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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1993-03-09, Collections de BAnQ.

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[" ] \u2022 MONTRÉAL, MARDI 9 MARS 1993 109e ANNÉE N° 137 58 PAGES, 4 CAHIERS Iles de La Madeleine: 1.00 Taxes en bus Aujourd'hui A3 surtaxe Un millier de petits commerçants et propriétaires montréalais opposes à la surtaxe sur les immeubles non-résidentiels manifestent devant un hôtel de ville «fortifié».A5 éducation Les 220000 élèves du secondaire qui ont subi les examens du ministère en juin 1992 ont connu des résultats un peu meilleurs, et le décrochage a sensiblement diminué.Bcourse au X leadership Kim Campbell reçoit un nouvel appui dans sa course au leadership du PC en la personne du ministre de la Justice et principal organisateur du parti au Québec, Pierre Biais.ci économie Pour le pdg de Bell Canada, Robert Kearney, le Canada ne peut se permettre de céder à qui que ce soit le contrôle de son infrastructure nationale de télécomunications.A14 césars La 18ème Nuit des Césars a pris fin hier soir par un hommage émouvant à Cyril Collard, réalisateur du meilleur film français.Les Nuits fauves, emporté par le sida.Sommaire Annonces classées immobilier.\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 B5 à B7 marchandises.\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 B7-B8 emplois.B8 automobiles.88 à B10 propositions d'affaires.C7 Arts et spectacles informations.A13 à A18 cine-horaire.A16-A17 Telehoralre.A16 Télévision.A18 Bandes dessinées.B8 Bridge.B6 Décès.B11 Économie.C1 à C11 Éditorial.B2 Êtes-vous observateur?.B5 Feuilleton.B7 Horoscope.B6 Le monde.B4 Loteries \u2014 résultats:.A7 Mots croisés.B9 Mot mystère.La Caisse a offert 100 millions Blackstone pour tasser Unigesco RUDY LE COURS et Ml VILLE TREMBLAY a Caisse de dépôt et place-lia ment a offert d'investir 100 millions avec Blackstone pour ul-timement ravir à Unigesco la place du principal actionnaire d'Univa.C'est immédiatement après l'échec de ces négociations avec la banque d'affaires américaine, le 18 février, que la Caisse a exprimé publiquement son désaccord avec les termes de la transaction proposée par Blackstone et Unigesco.Selon les informations obtenues par La Presse de diverses sources, Blackstone a refusé les conditions posées par la Caisse en échange de ses 100 millions, pré- férant demeurer loyale à son partenaire Unigesco.La Caisse demandait une série de vetos qui avaient pour résultat net de la placer au centre des décisions stratégiques.Elle acceptait toutefois une offre aux actionnaires à seulement 11 $, et un niveau d'endettement égal à celui proposé par Blackstone-Uniges-co.Mme Suzanne Brochu, porte-parole de la Caisse, explique que c'est à l'invitation de Blackstone \u2014 et d'Unigesco, affirme-t-elle \u2014 que des rencontres ont eu lieu et que des «scénarios» ont été examinés.Sans commenter celui des 100 millions, Mme Brochu prétend qu'en tout temps, la Caisse a maintenu ses demandes concer- Tannée de courir après «ex» Voici la deuxième et dernière tranche de notre série sur les pensions alimentaires.MARTHA GAGNON 46 ans, Manon Bruneau est épuisée à force de se battre pour obtenir une pension alimentaire pour sa fille, «l'ai reçu trois chèques, dont deux sans provisions», dit-elle.|uste au moment où elle commençait à se tirer d'affaires, elle a perdu son emploi dans une usine pétrochimique de Montréal, en avril dernier.Malgré un jugement de cour, son ex-conjoint refuse de payer la pension de 75$ par semaine pour sa fille de 7 ans.«C'est humiliant de courir après un homme qui se fiche complètement de ses responsabilités.Les tribunaux sont plus sévères envers ceux qui ne payent pas leurs contraventions qu'envers les pères qui ne versent pas de pension alimentaire à leur enfant.On devrait les condamner aux travaux forcés.» Même si la Cour suprême étend la durée de paiement des pensions alimentaires et ouvre plus grande la porte aux demandes des femmes, il y d'autres obstacles: la capacité de payer des hommes, mais surtout le refus -de plusieurs d'acquitter leurs obligations.Pour essayer de se sortir du pétrin, Manon Bruneau a vendu ses quelques bijoux de famille, fait du porte à porte comme représentante Avon et VOIR «EX» EN A4 ¦ Cinquante-six p.cent des femmes sont concentrées dans le «ghetto des cols roses».Page A 6 PHOTO ROBERT MAILLOUX.Lê Presse Manon Bruneau .s'est toujours sacrifiée pour donner le meilleur à sa fille Marie-Eve, malgré les contraintes économiques.«Je n'ai aucun regret.L'amour fait oublier bien des choses.» nant un prix supérieur à 11 $ l'action et des assurances plus fortes concernant l'intégrité d'Univa.Ce sont là deux des trois arguments au coeur du désaccord financier officiel de la Caisse avec la proposition Blackstone-Uni-gesco.La Caisse a développé son raisonnement dans une lettre que VOIR CAISSE EN A 2 La tutelle de Louis-H.Lafontaine: Côté a abusé de son pouvoir MARTHA GAGNON La Cour d'appel du Québec maintient que le ministre de la Santé Marc-Yvan Côté a abusé de son pouvoir lorsqu'il a mis en tutelle l'hôpital Louis-Hyppolite Lafontaine, en mai 1990, à la suite d'un conflit médico-administratif.Ce jugement devrait mettre un terme à la bataille judiciaire qui opposait les médecins de l'hôpital psychiatrique et le ministre Côté depuis deux ans.Le président du Conseil des médecins, le docteur Gérard Cournoyer, et ses collègues soutenaient que le ministre était allé beaucoup trop loin et qu'il n'y avait aucune raison valable pour justifier la tutelle.Dans une décision rendue vendredi, la Cour d'appel conclut que le juge de première instance Danielle Grenier, de la Cour supérieure, avait raison lorsqu'elle affirmait que la tutelle était illégale et que le ministre Côté avait agi de «façon arbitraire et déraisonnable».Il voulait alors «mater» le conseil d'administration, qui lui tenait tête.Le Procureur général du Québec, le ministre et le responsable de la tutelle, Réjean Cantin, avaient interjeté appel de ce jugement.Le Procureur reprochait au juge d'avoir, entre autres, qualifié le pouvoir du ministre de «quasi-judiciaire».Or, la Cour d'appel estime que le juge Grenier n'a commis aucune erreur et qu'elle a bien analysé la situation dans son jugement, rendu en mars 1991.«11 s'agit presque d'une analyse au jour le jour».Celle-ci affirmait que la tutelle avait été imposée comme sanction parce que le conseil d'administration avait refusé d'obéir à un ultimatum de M.Côté.«Le ministre ne pouvait se servir de ses pouvoirs pour punir.Le motif était illégitime», déclarait VOIR TUTELLE EN A 2 Un employé de Secur est tué au centre commercial Rockland ANDRÉ CÉDILOT près une vingtaine d'attentats contre des transporteurs d'argent depuis quinze mois, l'inévitable s'est produit, hier matin, quand un employé de la compagnie Secur a été tué et son collègue blessé lors d'une attaque à main armée survenue dans le hall du centre commercial Rockland, à Mont-Royal.La victime, Gérald Boyle, 49 ans, a été abattue de cinq balles dans la tête et à l'abdomen.Atteint de balles à une jambe, l'autre gardien, dont la police garde l'identité secrète pour des raisons de sécurité, repose dans un état jugé satisfaisant.De l'avis des médecins, il pourrait obtenir son congé de l'hôpital dès aujourd'hui.La fusillade s'est produite vers 10 h.Les deux convoyeurs venaient de prendre livraison des dépôts du week-end à la Banque de Montréal quand ils ont été accostés par trois cagoulards por- tant des lunettes et des vêtements aux teintes bourgogne.D'une froideur peu commune, les suspects n'ont donné aucune chance aux deux gardiens, qu'ils ont «mitraillés» au moment où ils s'engageaient dans un étroit corridor menant à l'aire de stationnement, où se trouvait un camion blindé, «Freeze, don't move!» aurait lancé l'un des bandits avant d'ouvrir le feu sur les deux convoyeurs, sous les yeux horrifiés de dizaines de clients et d'employés du centre commercial.D'après les policiers, une bonne vingtaine de projectiles ont été tirés.Par ailleurs, la police n'écarte pas la possibilité que l'un des gardes de Secur ait répliqué au tir des bandits en tentant de s'esquiver.L'autre gardien s'est affaissé sur le champ.En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, les suspects désarmaient ensuite les deux gardiens gisant dans le corridor et prenaient la fuite avec l'argent.«l'ai entendu un gars crier, puis il s'est avancé vers les gardiens et a tiré», a raconté une employée de Photo-Plus, dont le comptoir de vente est situé à quelques pieds des lieux de la fusillade.En état de choc, elle a seulement accepté de fournir son prénom \u2014 Rita \u2014 à La Presse.Comme d'autres, elle s'est immédiatement mise à l'abri, craignant d'être touchée par un projectile.Les employés de la Banque de Montréal ont également eu peur, croyant que les bandits allait s'attaquer à leur succursale.Sur le coup, les clients se sont jetés au sol ou précipités dans les magasins.Un peu plus loquace, Marc Bcr geron, 32 ans, gérant de la boutique Aventure, située un peu plus loin, affirme avoir entendu deux séries de détonations.« l'ai d'abord entendu deux coups de feu.Puis, après une courte pause, c'était la pétarade.» a-t-il dit.Il a immédiatement donné VOIR SECUR EN A 2 Pour la première fois depuis 1983, un convoyeur d'argent a été assassiné hier.Atteint de deux balles à une jambe, un autre employé de Sécur a été blessé.photo cp Concours pour b ion o À ROYAL, 06 FÉV.* MARS * AVRIL A «p.m Permis du Québec f ACHETEZ 'un (1) billet au prix régulier adulte* et obtenez le deuxième au prix annoncé FORT LAUDERDALE: Lun., Mer., Jeudi, Vend., Dim.ST.PETERSBURG / WEST PALM BEACH: Sam.0RLAND0: Mer., Sam., Dim.Taxes et services $80.00 indus RESTRICTIONS: \u2022 .Voua Oevei réserver et payer tvent le 20 mers 93.NON-APPLICABLES \u2022 Pou les dépens qui correspondent eux retours situés entre le 15 et le 21 avrl 1993 \u2022 Pourtour u»s départs (««cluant le dunenerte) dont le rétour se fart un dvnencne.\u2022 Mewnum 2 personnes par dossier.\u2022 Simple, triple et enfants, déduve 30$ par passager 1 1 du prti régukor (A E) le minimum possible étant de 219$ per personne (A / E).e La durée du séjour ne doit pas etcéder 14 nuits.Apres cette limite, la promotion est toujours applicable mais en ajoutant les suppléments en vigueur.\u2022 Base tarifaire Voe pnx révisés no 6.IMPORTANT: Pour les dates ou le promotion ne s'appliqua pas.ai réservé et payé evnnt le 27 février 1993.une réduction de 30$ (A/E) s apeaquere VACANCES HO holidays maam Consultez votre aqetf de voyage A2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 MARS 1993 Demain dans La Presse SUITE DE LA UNE ' s .'A CAISSE_ La Caisse a offert 100 millions à Blackstone pour tasser Unigesco ses avocats ont envoyée vendredi soir aux administrateurs d'Univa.Dans l'offre faite à Blackstone, la Caisse aurait conservé entre ses mains un bloc d'actions plus considérable que celui promis à Unigesco au dénouement de la transaction, dans cinq ou sept ans.Une mise de 100 millions aurait constitué le tiers des 300 millions que Blackstone s'est engagé à rassembler pour sa contribution à l'avoir propre d'Univa.Ces 300 millions donneront droit à 80 p.cent des actions d'Univa.Or, avec le tiers de 80 p.cent des actions, la Caisse aurait pu conserver 26,7 p.cent des actions d'Univa, tandis qu'Unigesco n'aurait gardé que 20 p.cent.Bref, la Caisse aurait pu alors brider le règne de Bertin Nadeau à la direction d'Univa, à défaut de l'en éjecter.La Caisse veut investir à ses conditions.Elle n'a pas accepté l'invitation que lui a faite le président d'Unigesco, Bertin Nadeau, de prendre une participation minoritaire dans son propre partenariat.Pour ses 20 p.cent d'Univa, Unigesco doit investir 75 millions: 40 millions à même ses ressources et 35 millions en capitaux extérieurs.M.Daniel Larouche, porte-parole d'Unigesco, déclare qu'il Vivre Moments intimes ¦ Après la vague «jogging», c'est la fièvre «cocooning*.Plus intimiste et serein, le style d'aujourd'hui fait référence à un mode de vie moins essoufflant, pour ne pas dire douillet avec sa coupe tout confort, ses lignes flottantes et ses matériaux 100 p.cent naturels.Finies les épaulettes de footballeurs, les bretelles trois couleurs et les couleurs criardes, le look des années 1990 mise sur la simplicité.Et lorsque l'on pense lingerie, écrit Viviane Roy dans le cahier Vivre de demain, les notions de confort et d'élégance sont les deux qualificatifs qui se retrouvent en tête de liste.À lire demain dans La Presse.Collectés de sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants: \u2022 à Montréal: Centre des donneurs de sang, 2991, Sherbrooke est, Centre commercial Maisonneuve (métro Préfontaine), de 9 h à 20h; \u2022 à Montréal: Université McGill (Faculté de Médecine) Mclntyre Médical Sciences Building, 3655, rue Drum-mond.Foyer, 6e étage, de 10 h à 17 h 30; \u2022 à Montréal: Cégep Ahuntsic, 9155, rue Saint-Hubert, Agora, de9h30à!6h; \u2022 Masson-Angers: parrainée par les Clubs Optimistes, la Caisse populaire et les Chevaliers de Colomb, église Notre-Dame-des-Neiges (sous-sol), 21, rue St-|ean-Baptiste, de 14hà20h; \u2022 à Saint-|oseph-du-Lac: parrainée par le Club Optimiste, avec la collaboration de la municipalité, salle municipale, 1110, rue Principale, de 15h à 20 h 30.Début du procès de huit adultes accusés d'avoir agressé des enfants Presse Canadienne IhMl-COMF.AU ¦ C'est aujourd'hui que doit débuter au palais de justice de Baie-Comeau le procès de huit personnes accusées de graves crimes sexuels qui auraient été commis sur des enfants entre 1982 et 1988 sur la Haute-Côte-Nord.Pas moins de 58 chefs d'accusations pèsent sur cinq hommes et trois femmes, tous des résidants des villages voisins de Saint-Paul-du-Nord et de Sault-au-Mouton.Les présumées victimes sont six appartient à Blackstone et à la Caisse de commenter leurs négociations.Il ajoute cependant- que la Caisse est toujours invitée à prendre une participation dans le partenariat d'Unigesco.Selon une autre source, M.Nadeau est prêt à accepter un investissement de la Caisse supérieur à 35 millions, mais tient mordicus à conserver la possibilité de récupérer le contrôle d'Univa après le départ de Blackstone.Plusieurs observateurs proches de \\q transaction font valoir l'inimitié qui sépare Bertin Nadeau du président et chef de l'exploitation de la Caisse, Guy Savard.Certains soulignent d'autre part l'amitié qui lie M.Savard avec Paul Gobeil, président du conseil de Métro-Richelieu.Aussi, se demandent-ils ce qu'est le véritable objectif de la Caisse: placer Bertin Nadeau en situation d'échec et mat, ou préserver l'intégrité et la santé financière d'Univa.Ou les deux à la fois.Lettre au CA d'Univa Depuis la rupture des négociations, marquée par son incapacité d'acheter «le poste de commande» au prix de 100 millions, la Caisse montre les dents: «c La Caisse n'aura d'autres choix que de prendre, le cas échéant, tous les moyens que la loi met à sa disposition pour faire respecter ses droits fondamentaux d actionnaires afin de ne pas être exclue de l'actionnariat d'Univa contre son gré à un moment qu'elle juge in-noportun et à des conditions qu'elle juge innacceptables», lit-on dans la lettre que ses conseillers juridiques Stikeman Ejliott ont fait parvenir aux administrateurs d'Univa.La juridiciarisation du dossier provoquerait des délais.Or, le temps joue contre M.Nadeau, qui doit rembourser une débenture de 62 millions ce printemps.La lettre rappelle en outre aux administrateurs d'Univa leurs devoirs de fiduciaire, rappel que certains d'entre eux jugent méprisant et insultant.Le troisième argument financier de la Caisse veut que la transaction ait pour effet «d'imposer à Univa un fardeau excessif d'endettement qui nuira à sa croissance, sa rentablité et sa compétitivité, ce qui va dans le sens oposé des objectifs antérieurs qu'elle s'était fixés dans le meilleur intérêt d'Univa, de ses actionnaires en général, de ses employés et de ses créanciers».Dès lors, on comprend mal que cette préoccupation fut mise sous le boisseau lors de ses négociations avec Blackstone.Me lean-Pierre Ouellet, signataire de la lettre, écrit que dès octobre 1992, Blackstone «a eu accès à toute information, de nature financière et autre, concernant Univa sans que le conseil d'administration d'Univa n'en soit informé.«Il semblerait que le conseil d'Univa n'a (sic) jamais lui-même pris la décision de mettre Univa en jeu ou encore de la mettre en vente.«En conséquence, le conseil d'Univa (.) n'a pas eu l'occasion de prendre quelque disposition que ce soit dans le but de s'assurer qu'une fois la compagnie mise en jeu, le meilleur prix soit obtenu pour l'ensemble des actionnaires d'Univa.» Le comité indépendant qui doit étudier la proposition de Blacks-tone-Unigesco devra examiner ces arguments et prévoit rencontrer les avocats de la Caisse.Mais d'ores et déjà, certains membres du conseil d'administration jugent ce dernier argument spécieux, car depuis la proposition de fusion, tous et chacun peuvent renchérir avec une offre plus généreuse pour les actionnaires.Les avocats de la Caisse plaident aussi que la proposition de Blackstone-Unigesco ne traite pas tous les actionnaires «de la même façon», et que la procédure de fusion «viole» les dispositions de la loi.À cet égard, les avis juridiques obtenus par le comité indépendant lui permettent de présumer de la légalité de la proposition, jusqu'à preuve du contraire.En ce moment, il n'y a pas de négociations entre la Caisse et le tandem Blackstone-Unigesco.?PHOTO RADIO-CANADA PHOTO CP La victime, Gératd Boyle, 49 ans, s'est affaissée dans le corridor après avoir été criblé de balles qui l'ont touché à la tète et à l'abdomen.Les policiers ont retrouvé le fusil de l'un des gardiens de Sécur dans une fontaine du centre commercial.SECUR enfants qui étaient âgés entre quatre et 11 ans à l'époque.La cause sera entendue par le juge Guy Ringuette.Les chefs d'accusation varient de l'entrave au travail des policiers à l'inceste.Deux femmes de 37 et 45 ans sont inculpées de ce dernier chef alors que les autres sont accusés d'agressions sexuelles.Lors de l'enquête préliminaire, tenue à huis clos, le juge Jean-Paul Decoste a interdit la publication des noms des inculpés pour protéger les jeunes victimes.La quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 814 6313 [\"ABONNEMENT 285-6911 , Le service des abonnements I est ouvert du lundi su i i vendredi de7hà17h30 RÉDACTION 283-7070 PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES Commandes ou corrections lundi su vendredi de 8 h 30 à 17 h30 285*7111 GRANDES ANNONCES 1 Détaillants National, Téte+ Vacance», Voyagea Carrière! et prof étalons, nomination s i 285-7202 285-7306 285-72GF.| 285-7320 Un convoyeur de Soeur est tué au centre commercial Rockland l'alerte à la police de la CUM.Peu après, il a aperçu trois cagoulards qui marchaient d'un pas rapide en poussant un chariot garni de cinq ou six sacs d'argent, «l'aurais bien aimé les filmer sur vidéo, mais l'appareil n'avait pas de cassette!» a ajouté M.Berge* ron, visiblement déçu.Les inconnus ont ensuite descendu un large escalier qui conduit au rez-de-chaussée du stationnement à étages du centre Rockland, où ils ont empilé les sacs d'argent sur la banquette arrière d'une voiture de modèle américain.Selon des témoins que la police a interrogés, les trois individus ne semblaient nullement nerveux.L'un d'eux a pris le volant, tandis qu'un autre prenait place à côté de lui et que le troisième s'asseyait à l'arrière, près du précieux butin.Le chariot a été retrouvé à l'intérieur du centre commercial, près de la porte par laquelle le trio s'est enfui.L'une des armes dérobées aux deux gardiens \u2014 un fusil à pompe \u2014 a été retrouvée au fond d'une fontaine qui sert de décoration.Un revolver de calibre .357 reste introuvable.L'enquête est menée par des équipes de policiers supervisés par les lieutenants-détectives Claude Lachapelle et Donald Côté, de la section des homicides Le gérant de la boutique Aventure, Marc Bergeron, a entendu les détonations et aperçu les cagoulards s'enfuir avec le chariot plein d'argent.Quant à Rita, une employée de Photo-Plus, elle s'est cachée sous un comptoir après avoir vu les bandits ouvrir le feu en direction des gardiens de Sécur.TUTELLE I LA PRBSSE est publiée par LA PRESSE.LTÉE.7.rue Saint-Jacques, Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des Informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement: numéro 1400 » Port de retour garanti.(USPS003692) Chnmplain N.Y.12919-1518.j RENSEIGNEMENTS 285-7272 ^ i Illlllllllllllllllllllll ¦ i Illlllllllllllllllllllll i I 10-2 MARDI I | CODE DU JOUR 9 MARS 1993 j La tutelle de Loute-H.Lafontaine: Côté a abusé de son pouvoir le juge Grenier.Selon elle, la seule raison qui a poussé le ministre a intervenir n'est pas la sécurité des patients, mais le refus d'obéir du conseil d'administration.Encore aujourd'hui, le tribunal est d'avis que la tutelle a été imposée pour «écarter un conseil gênant qui résistait aux volontés ministérielles et qui, fort judicieusement, s'interrogeait sur le bien-fondé des recommandations qu'on cherchait à lui imposer à la sauvette et sans discussion.» et des vols qualifiés de la police de la CUM.À la mi-février, le centre Rockland avait été le théâtre d'un autre vol spectaculaire.Des bra-queurs avaient tiré des coups de feu dans le plafond en tentant de s'approprier les recettes qu'un commerçant allait déposer dans un guichet automatique.Devant la résistance de la victime, ils s'étaient contentés d'arracher des mains d'une femme un sac d'argent appartenant à la chocolate-rse Laura Secord.Selon nos informations, c'est la La décision de la Cour d'appel n'apportera pas grand bouleversement à l'hôpital Louis-Hyppoli-te Lafontaine, où la tutelle a été levée.En avril dernier, un nouveau directeur général, Raymond Carignan, ancien sous-ministre à la Santé, a été nommé et un nouveau conseil d'administration a été élu.Le directeur du département de psychiatrie, le docteur Claude Va-nier, qui avait été forcé de quitter son poste lors du conflit, est aussi revenu.Il semble que le climat soit meilleur.Pour les médecins» ce jugement constitue cependant une victoire morale.Ceux-ci voulaient, en quelque sorte, remettre le ministre à sa place en démontrant que PHOTOS JEAN COU Pli, u Presse huitième fois depuis les années i960 qu'un convoyeur d'argent est assassiné dans l'exercice de ses fonctions au Québec.Le dernier drame du genre remonte à 1983.Sauf une, toutes les victimes étaient de la compagnie Brink's, qui ne dessert plus le Québec depuis six ans.Hier, il a été impossible d'obtenir les commentaires des dirigeants de Sécur, pourtant largement éprouvés par une série de vols au cours des deux dernières années.De fait, depuis juillet dernier, c'est la troisième fois au même lorsqu'on occupe un poste de pouvoir, on ne peut agir de façon arbitraire.Les associations de médecins appuyaient la cause des psychiatres de Louis-H.Lafontaine.L'ex-président de la Fédération des médecins spécialistes, le docteur Paul Desjardins, déclarait: «Cette intrusion intempestive dans un hôpital remet en question une réalité fondamentale.Car il s'agit du pouvoir de l'État face aux responsabilités des médecins, aussi bien administratives que thérapeutiques.» Le porte-parole des malades, Lucien Landry, est pour sa part déçu du jugement de la Cour d'appel.Encore aujourd'hui, il soutient que le ministre était jus- moins que des employés de cette firme de transport d'argent et de valeurs sont impliqués dans des fusillades.Lors du dernier coup de force aux Galeries Terrebonne, le 4 décembre, le responsables des opérations chez Secur, Robert Saint-Denis, avait déclaré à La Presse qu'il n'entendait pas empêcher ses hommes de tirer, même si deux innocents citoyens avaient été légèrement blessés.À ce moment, M.Saint-Denis ne voyait pas comment améliorer la protection de ses hommes, jugeant que l'équipement, la formation et l'entraînement étaient adéquats.Il estimait aussi que les directives étaient correctes.«Il est impossible de montrer à nos employés comment réagir puisqu'il n'y a pas une agression qui se déroule de la même façon et au même endroit.C'est une question de jugement», avait-il expliqué.Pourtant, hier, peu de commerçants du centre Rockland s'étonnaient de ce que les gardiens de Secur aient été agressés, puisqu'ils se présentent à cet endroit presque tous les lundis et pratiquement toujours à la même heure.De fait, dans un communiqué émis en fin de journée, Secur s'est contentée d'offrir ses plus sincères condoléances à la famille de Gérald Boyle.Bien qu'il ait invité les journalistes à communiquer avec lui, M.Saint-Denis n'a jamais retourné les appels de La Presse.U tifié d'agir comme il l'a fait pour rétablir l'ordre dans l'hôpital.Selon lui, le conflit qui existait alors entre les médecins et l'administration mettait en péril la qualité des soins, ce qui n'a pas été démontré devant le tribunal.M.Landry affirme cependant que les relations se sont améliorées.«Depuis la nomination d'un nouveau directeur, les choses vont plutôt bien».Il y a deux ans, les médecins refusaient d'appliquer le plan de réorganisation proposé par le ministre pour réduire la clientèle de l'hôpital, qui souffre de gigantisme.Si les intentions sont toujours les mêmes, les moyens pour y arriver devraient être différents.?4 COUPLES S'ENVOLERONT VERS PARIS grâce à «g'V/fffM^ CKAC73AM VOTtfHOII AVEC, EN POCHE, 1500$ EN BONS D'ACHAT ÉCHANGEABLES CONTRE DES VÊTEMENTS SIGNÉS VOItf QOjt.Do plus, tous las jours, du 8 mars au 2 avril, à l'émis- Remplissez lo coupon do sion do louiso Doschâtclots «En toute franchise», on participation en répondant procédera au tirage d'un coupon et la personne gagnante mériiora un magnifique pantalon «fuseau» VOTRE NOM, d'une valeur de 140$.Jrouvez la réponse à l'émission «En toute franchise».Los règlement du concourt sont disponiblt* à CKAC et à La Presse.Si lei personnes gagnantes sont.abonnées.à.La Pressa, elles recevront un bon d'achat additionnel de 300$ échangeable chez le distributeur de la collection Vomt non.à Montréal.correctement à la question et t otournoz-lo à l'adresse indiquée avant midi, le 2 avril 1993.La valeur dos prix est de 17,000$.i i i i i i i L Concours \"Magasinez à Paris\" CKAC 73 Case po»tol 7474 Succursale A Montréal H3C4A9 Question: Quel» éêaHla profession de Bfhl?Mpoftej: Nom _ A drosse Ville _ Age , App.Code postal Tel.(rés.)_(travail) Jo suis abonnée) à La Presse: oui O non CD I 6969998 LA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 9 MARS 1993 \u2022AS Mille contribuables manifestent devant l'hôtel de ville CILLES GAUTHIER ¦ Les petits commerçants et propriétaires d'immeubles qui s'opposent à la surtaxe sur les immeubles non résidentiels de l'administration Doré-Cousineau ne lâchent pas.Ils étaient environ un millier hier soir devant un hôtel de ville transformé en forteresse.Plus agressifs qu'il y a une semaine, alors qu'ils avaient forcés les autorités à annuler la réunion du conseil municipal, ils n'ont pu que crier leur mécontentement tellement les forces de l'ordre étaient omniprésentes.Le principal organisateur.Peter Sergakis, a promis qu'ils reviendront plus nombreux à la prochaine assemblée.Il n'auront pas à attendre longtemps étant donné que le conseil devra tenir une séance spéciale, probablement jeudi ou vendredi de cette semaine, pour adopter la mesure destinée à apaiser les contribuables commerciaux mécontents.L'administration avait annoncé vendredi dernier que plutôt que d'attendre à l'an prochain pour rembourser la surtaxe pour les locaux vacants, elle verserait 50 p.cent de la somme prévue dès juin prochain.Il fallait l'approbation unanime des conseillers municipaux pour inscrire cette mesure à l'ordre du jour de l'assemblée d'hier soir, mais le représentant de leannc-Mance, Michel Prescott, s'y est opposé.Les règlements prévoient un délai de 48 heures pour convoquer à nouveau le conseil.Le maire Jean Doré a qualifié d'« irresponsable» l'attitude du conseiller Prescott, «qui rend un mauvais service aux contribuables».11 a également souligné que la convocation et la tenue d'une assemblée du conseil municipal entraînent des frais.M.Doré rencontrera vendredi prochain le ministre Claude Ryan et il a demandé que la réforme de la fiscalité municipale, qui a provoqué le mécontentement d'un certain nombre de gens d'affaires, soit inscrite à l'ordre du jour.Le maire entend à cette occasion «tester une ou deux hypothèses» visant à modifier la loi 145 sur la fiscalité muni- PHOTO ROBERT MAILLOUX.U Presse Des policiers de la CUM comptent scrupuleusement les 50 manifestants antitaxes autorises par le conseil municipal à pénétrer dans l'hôtel de ville de Montréal hier soir.cipale en prévision de l'exercice financier 1994.Ces hypothèses seront d'abord soumises au comité de travail sur la fiscalité dont la création a également été annoncée par l'administration vendredi dernier.Dirigé par la présidente du comité exécutif et responsable du budget, Léa Cousineau, il groupe des organismes tels la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, la Sîdac Promenade Ontario, Taxe Saction, etc.Les portes de l'hôtel de ville n'ont été ouvertes hier soir par des membres de À qui l'héritage : au veuf ou au curé ?La Cour devra interpréter le testament JEAN-PAUL SOULIË ¦ Un testament olographe vaut ce qu'il vaut.Encore faudra-t-il interpréter celui de feue Ida Pelletier.C'est un juge qui décidera si, dans ce cas, le mari hérite de tous les biens, tel que prévu dans le contrat de mariage, ou s'il est lui-même confié aux bons soins des exécuteurs testamentaires désignés par sa femme décédée.De plus, la Loi 146 (sur le patrimoine familial) pourrait s'appliquer, partageant les biens de feue Ida Pelletier entre son veuf et son curé, le prêtre Mario Foucault.Deux prêtres de la paroisse Saint-Agapit de Deux-Montagnes sont désignés dans le testament, sans que leurs noms apparaissent sur le document.Vendredi prochain, John -Corway, 84 ans, se présentera au palais de justice de Sain t-Jérôme, devant la Cour supérieure (chambre civile) du district de Terrebonne, pour connaître l'opinion d'un juge sur la validité du testa-tement olographe.Atteinte d'un cancer dont elle est morte le 18 novembre 1992, Ida Pelletier léguait tous ses biens \u2014 d'une valeur d'environ 65 000 $\u2014 à son «tuteur testamentaire, les deux prêtres de Saint-Agapit», paroisse de Saint-Eustache où résidait le couple.Des deux prêtres, il n'en reste qu'un en lice, Mario Foucault, qui a fait parvenir une assignation à comparaître à |ohn Corway.Son ancien collègue de la paroisse Sain-Agapit, Jacques de Vi 1 lers, est maintenant curé de Sainte-Thérèse, et son nom ne figure pas au dossier.Le testament écrit à la main par Ida Pelletier, le 22 août 1987, a été fait environ un an après le mariage d'Ida et de |ohn Corway, un anglophone uni-lingue qui a aujourd'hui 84 ans.Pour lui, il s'agissait d'un second mariage; pour Ida, c'était le quatrième.Par contrat de mariage, les deux époux se sont fait donations entre vifs de sommes de 5000 $ et 4000 $, ainsi que de tout le mobilier.John Corway, par son avocat, demande à la cour de le déclarer légataire à titre particulier des meubles, placements en argent \u2014 une cinquantaine de milliers de dollars\u2014 et des 4000 $ prévus par le contrat de mariage, laissant aux prêtres de la paroisse Saint-Agapit à titre de «légataires universels», le solde du compte d'épargne de la défunte.Si les prêtres sont nommés légataires de tous les biens d'Ida Pelletier, John Corway leur demande de payer tous les frais relatifs à son logement, son alimentation, son habillement, ses soins, ses transports «sans limitation quant aux autres soins du demandeur».Si la cour déclare John Corway «légataire particulier» d'Ida Pelletier, celui-ci réclame la moitié de tout l'héritage de sa femme, en conformité avec la loi sur le patrimoine familial.De son côté, la succession d'Ida Pelletier et Mario Foucault contestent la requête pour jugement déclaratoire du demandeur, et entendent faire valoir que «il est clair du testament olographe du 22 août 1987 de feue Ida Pelletier que le défendeur Mario Foucault.est l'exécuteur testamentaire de la succession de Mme Pelletier», avec comme seule charge «de voir à mon mari quand il aura besoin de soins».En plus de cette demande relative au bien-être de son conjoint, Mme Pelletier demandait à ses «tuteurs testamentaires» qu'ils disent «20 grandes messes et un service», et elle disait ne rien lui laisser du don entre vifs prévu au contrat de mariage, parce qu'elle avait déjà payé leurs funérailles à tous deux.|ohn Corway vit toujours seul, mais semble assez bouleversé par la tournure des événements.Il ne parle pas français, et a même de la difficulté à se souvenir du nom «du prêtre, celui qui a dit le mariage.Oui ! Mario Foucault».11 serait un ancien militaire et a travaillé pour la compagnie Marconi, ce qui lui assurerait une retraite de 1285 S par mois.Rejoint par La Presse, le prêtre Mario Foucault a refusé de commenter l'affaire, qu'il a remise entre les mains de son avocat.Me Richard La Charité.Celui-ci n'a pû être joint.M.Foucault s'est dit «peu intéresse à ce qu'on fasse toute une histoire avec ça ».Il a affirmé qu'il voulait seulement «défendre les droits de Madame».De son côté, Mgr Valois, évêque de Saint-Jérôme, a fait savoir qu'il était au courant de l'affaire, qui devrait avoir son épilogue en cour à Saint-Jérôme vendredi prochain.l'escouade technique de la police de la CUM que pour faire entrer cinquante personnes.Les citoyens qui ont posé des questions au conseil se recrutaient parmi elles.Les tribunes de la salle du conseil étaient fermées au public et à un moment donné, dans le hall d'honneur, une douzaine de policiers casqués et armés de matraques empêchaient une vingtaine de contribuables d'y monter.Auparavant, à l'extérieur, le député libéral de Lafontaine, (ean-Claude Gobé, avait pris la parole devant les manifestants, dénoncé les taxes des administrations fédérale, provinciale et municipale et promis de se faire le porte-parole des contribuables mécontents à l'Assemblée nationale dès ce matin.Deux conseillers du Parti civique ont confirmé que M.Gobé avait l'intention de poser sa candidature à la direction de cette formation pour affronter le maire Doré aux élections de l'an prochain.« Nous avons d'autres candidats en vue», se sont-ils empressés d'ajouter.Le procès de Fabrikant durera plus de cinq mois À elle seule, la sélection du jury prendra deux semaines YVES BOISVERT ¦ U faudra deux semaines pour choisir un jury, puis environ cinq mois pour juger Valéry Fabrikant, accusé du meurtre de quatre professeurs de l'Université Concordia.La plus grande salle d'audience du palais de justice de Montréal était pleine à craquer de candidats jurés, hier matin, quand le petit homme en complet brun est entré avec son sac d'épicerie en papier brun, escorté de deux policiers.Fabrikant s'est rendu à la table de la défense et a sorti un Code criminel et une pile de documents qu'il a commence à parcourir studieusement.Le juge Fraser Martin, de la Cour supérieure, a annoncé aux 400 citoyens, choisis au hasard sur les listes électorales, que le processus de sélection des jurés prendrait environ deux semaines.Le juge a ajouté que la sélection du jury n'est d'ordinaire qu'une étape «administrative» du procès, mais que dans ce cas-ci, elle ferait partie intégrante du procès, ce qui explique sa longueur inhabituelle.La greffière a commencé à lire, un par un, les sept chefs d'accusation qui pèsent contre l'accusé en lui demandant, chaque fois, s'il plaidait coupable ou non coupable.Après la lecture du premier chef d'accusation de meurtre au premier degré, Fabrikant s'est levé et, avec son accent slave, a dit en anglais, sur un ton monocorde: «Non coupable, mais à part cela, je crois que certaines questions devraient être soulevées.» Le juge Martin ne l'a pas laissé continuer: «M.Fabrikant, tout ce qu'on vous demande pour le moment, c'est votre plaidoyer.» L'accusé s'est rassis sagement et s'est contenté de dire «non coupable» à la lecture de chacun des autres chefs.Valéry Fabrikant est accusé d'avoir assassiné, le 24 août 1992, à l'Université Concordia, les professeurs Aaron |aan Saber, 46 ans, Michael Hogben, 52 ans, Matthew Douglass, 66 ans, et Phoivos Ziogas, 48 ans.Il fait face à un chef de tentative de meurtre de la secrétaire Eli- Valery Fabrikant zabeth Horwood, 66 ans.Il est accusé de plus d'avoir séquestré George Abdou et Daniel Martin dans les locaux de la faculté d'ingénierie et d'informatique, cette même journée.Le juge Martin a fait comprendre aux jurés que s'ils étaient choisis, ils n'auraient probablement pas fini d'entendre cette affaire quand l'été arrivera.L'avocat de la Couronne, Me Jean Le-cours, a fait savoir qu'il aurait besoin d'environ trois semaines pour faire entendre la quarantaine de témoins qui présenteront sa preuve.L'accusé, lui, a dit avoir besoin de «troisà quatre mois».Pour l'instant, le juge a divisé les quelque 400 personnes convoquées (d'habitude, on en convoque seulement 150) en petits groupes de 50.Aujourd'hui et demain, les candidats jurés pourront faire valoir des motifs pour être exclus (maladie, occupations familiales, partialité.).Puis, jeudi, la sélection proprement dite commencera.La Couronne et la défense auront le droit chacune d'écarter sans donner de motif jusqu'à 20 candidats.Chaque partie aura le droit par ailleurs d'exclure des candidats en invoquant un motif suffisant.Fabrikant se défendra seul.Me Louis Bel!eau, un criminaliste de 12 ans d'expérience, agira comme «ami de la cour».Il ne sera pas l'avocat de l'accusé, mais aura pour mandat de conseiller le juge Martin quand surgiront des problèmes de droit.L'EXPRESS PHOTO ROBERT NADON.U Presse Le jeune Michel Goulet, en compagnie de Mike Bossy.Dans la deuxième rangée, à gauche, Vie Bertrand, et de l'autre côté, Robert Bédard.FAUTEUIL ROULANT GEANT ¦ Le plus grand fauteuil roulant au monde, une gracieuseté de Mega Blocks, a été dévoilé hier, au complexe Desjardins de Montréal, à l'occasion du lancement de la Campagne du Timbre de Pâques 1993.Le joueur de hockey Mike Bossy a accepté d'être le porte-parole officiel de cette campagne parce que, a-t-il souligné, elle est un moyen d'aider des enfants physiquement handicapés de tous les coins du Québec à se procurer les équipements spécialisés dont ils ont besoin pour accroître leur autonomie.TENTATIVE DE MEURTRE?¦ Atteint d'un coup de feu à l'abdomen, un homme de 32 ans a été transféré dans un hôpital de Montréal après avoir été trouvé hier dans son automobile, rue de la Madone, à Mont-Laurier.L'homme, qui demeure à Val Barrette, près de Mont-Laurier, pourrait avoir été la cible d'une tentative de meurtre.Il a d'abord été transporté dans un hôpital de la région puis à Montréal.SAISIE DE CIGARETTES ¦ La Gendarmerie royale du Canada a saisi pour un demi-million de dollars de cigarettes de contrebande, vendredi dernier, à Longueuil.Les enquêteurs ont fait une perquisition dans un immeuble de la rue Labadie.pour y découvrir 11 700 cartouches de cigarettes et 2000 boites de tabac.Deux individus de Montréal et de Laval ont été arrêtés.INDIVIDU VIOLENT RECHERCHÉ ¦ La police de la CUM recherche un homme de 21 ans, Stéphane Fri-gon, qui se trouve en liberté illégale depuis le 22 février dernier.Selon les enquêteurs du district 52, cet individu pourrait être violent et armé.11 mesure 1,68 mètre et pèse 70 kilos.Ses yeux et ses cheveux Stéphane sont noirs.Toute crjq0n information sur s ses allées et venues peut être transmise au 280-2552 ou 280-2252.POIGNARDÉ DANS UN AUTOBUS ¦ Un jeune homme a été poignardé dans un autobus de la STCUM, hier après-midi, à l'intersection des rues Saint-Hubert et Crémazie, dans le nord de la ville.L'incident est survenu à la suite d'une banale dispute impliquant quatre belligérants.L'un d'eux aurait soudain sorti un couteau et asséné quatre ou cinq coups à la tète de la victime, dont les blessures sont cependant superficielles.Aucun suspect n'avait été arrêté en soirée.R9ANIF À L'UdeM ¦ Plusieurs centaines de femmes et d'hommes faisant partie du personnel de l'Université de Montréal ont souligné à leur façon la lournée internationale des femmes: ils ont débrayé afin de manifester leur désaccord avec l'attitude de la direction de l'institution dans le dossier de l'équité salariale dans leur milieu de travail.BMW.C'EST AU VOLANT QU'ON COMPREND.?* LE PLAISIR DE CONDUIRE T I i A4 LA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 9 MARS 1993 Les hommes se plaignent d'être étranglés financièrement À tort ou à raison ?Cela dépend; mais les pensions ne dépassent généralement pas le tiers du salaire brut MARTMA CAGNON hilippe Côté.36 ans, fait partie des hommes qui payent régulièrement leur pension alimentaire.«Mais, dit-il, il ne faut pas tuer la poule aux oeufs d'or.» Une phrase que les juges ont l'habitude d'entendre.Menuisier ,» *on compte, il fait un revenu brut d'environ 38 000 $.La pension alimentaire est de 875 $ par mois pour ses deux enfants de cinq et six ans.Divorcé depuis trois ans.il n'a jamais failli à ses obligations.À tous les quinze jours, les enfants viennent passer la fin de semaine chez-lui.lusqu'a récemment, son ex-epouse faisait un salaire annuel de 21 000 $ en travaillant comme coiffeuse et esthéticienne à deux -ilons.À cause de la récession, elle a dû réduire ses heures de travail, ce qui fait un trou dans le budget.Elle dit ne plus arriver et « eclame une augmentation de la pension alimentaire de 175$ par mois.\u2022< le vais aller en cour pour con- tester, dit-il.|e veux bien payer, mais il ne faut pas pousser trop fort.Il y a des limites à la bonté, le fais déjà des semaines de 60 heures.Si elle ne peut pas arriver, ce n'est pas de ma faute.S'il le faut, je vais demander la garde des enfants».Une situation que vivent bien des couples séparés.Les temps sont durs pour tout le monde.À cause du chômage et de la récession, les demandes de révision de jugement sont plus nombreuses.Gilles R., barman, a cessé de payer sa pension pendant trois mois parce qu'il en avait assez de se quereller avec son ex-femme pour voir sa fille de cinq ans.«l'ai dit au juge que je payerais seulement si je pouvais sortir ma fille régulièrement.C'était mon seul moyen de pression.» Selon lui, il y a bien des hommes qui se découragent de verser une pension pour un enfant qu'ils ne voient pas grandir.« Mon «ex» se vengeait en prenant la petite en otage.Mais lorsque j'ai serré les cordons de la bourse, elle a compris qu'elle était mieux de filer doux.» Plusieurs hommes se plaignent de devoir se battre pour voir leur enfant.Dans ce cas, ils sont moins motivés à verser leur pen- sion.«On n'est pas seulement des pourvoyeurs», ajoute Gilles.Pension et déduction fiscale Même si les hommes se plaignent souvent d'être étranglés financièrement.Me Jean-Pierre Se- nécal, de l'Aide juridique, affirme que les pensions ne dépassent généralement pas le tiers du salaire brut.« Et cela, même si la loi permet de saisir jusqu'à 50 p.cent du salaire, des prestations d'assurance-chômage, d'accidents du travail ou de pensions de vieillesse».Il ajoute que les hommes ont parfois une drôle de façon de calculer.Dernièrement, l'un d'eux poussait les hauts cris parce qu'il ne lui restait que 280 $ par semaine pour vivre.«Or, après vérification, il s'agissait plutôt de 380 $.Il omettait de dire qu'il payait des obligations d'épargne, qu'il avait avant une allocation d'auto ci que la pension n'était pas déduite sur une base hebdomadaire, comme il aurait pu le faire.» Dans le milieu judiciaire, il y a cependant une règle selon laquelle on ne réclame pas une pension à un conjoint dont le revenu est de moins de 200 $ brut par semaine.Me Senécal rappelle que les hommes peuvent déduire la pension alimentaire de leur revenu total.Prenons l'exemple d'un perc qui fait un revenu de 40 000$ et paye une pension de 10 000$ à la mère de ses enfants.Étant donné la déduction fiscale à laquelle il a droit, la pension ne lui coûte, en réalité, que 5800$ puisqu'il récupère le reste en impôt.Tandis que pour la femme, la pension est un revenu imposable.La Cour d'appel n'hésite pas à hausser les pensions lorsqu'elles ne tiennent pas compte de l'incidence fiscale.Estimant qu'un juge avait «commis une erreur» en négligeant cet aspect, elle a augmenté la pension d'une mère de deux enfants, de 96 $ à 140 $ par semaine.«Même s'il y a une amélioration, les juges hésitent à hausser les pensions après avoir calculé l'incidence fiscale.Le montant leur semble trop élevé», dit Me Senécal.Les juges, les avocats et les notaires disposent pourtant de tables fiscales afin de les aider à fixer les pensions alimentaires.La compagnie Informatrix 2000 vient même de concevoir un système informatique qui réalisera les calculs ou simulations fiscales en peu de temps pour ceux qui veulent s'abonner au programme.La charge de travail de la mère Il ne faudrait pas croire que tous les hommes se payent du luxe et font la belle vie après le divorce.Il est clair qu'un homme qui gagne 40 000$ par année et verse une pension de 1000 $ par mois pour ses enfants, doit se serrer la ceinture.La pauvreté des femmes oblige les tribunaux à étendre la durée des pensions alimentaires MARTMA CAGNON ne femme a droit à une pension alimentaire même si elle est divorcée depuis 10 ou 20 ans.qu'elle a un emploi modeste et que les enfants ont quitté la maison.Cette décision récente de la Cour suprême trace une nouvelle voie.Elle rappelle la dure réalité économique avec laquelle de nombreuses femmes et enfants ^ont confrontés à la suite d'un divorce.Selon le plus haut tribunal, certaines femmes pourraient obtenir une pension alimentaire à vie.Résumons les faits.Divorcée en 1974, Zofia Moge, 55 ans, du Ma-niioba, réclamait le maintien d'une pension alimentaire de 150 $ par mois que son ex-mari, Andrzej Moge, ne voulait plus payer.Ce dernier affirmait qu'il avait fait sa part, que l'éducation des enfants était terminée et qu'il n'était plus responsable des problèmes financiers de son ex-épouse.Ces arguments n'ont pas convaincu la Cour suprême qui a ordonné le maintien de la pension.Elle a pris en considération le fait que Mme Moge s'était consacrée a sa famille, qu'elle avait élevé trois enfants, qu'elle n'avait qu'une septième année et travaillait comme concierge pour gagner sa vie.Même si monsieur a des revenus modestes, le tribunal considère qu'il est dans une meilleure situation financière et qu'il peut encore soutenir son ex-épouse.\"Un jugement dont on n'a pas rinï d'entendre parler et dont on peut dire, sans se tromper, qu'il - d'une des plus importantes décisions judiciaires en matière d'obligation alimentaire», dit Dominique Goubau, professeur à la Faculté de droit de l'Université Laval.Il donne d'ailleurs des conférences aux avocats pour expliquer la portée de cette décision.«Un jugement dont l'application rencontrera, sans doute, des résistances de la part des hommes qui espéraient pouvoir mettre fin au versement d'une pension alimentaire.» Selon M.Goubau, on reconnaît aujourd'hui que le mariage peut occasionner des inconvénients, surtout pour la femme qui s'est consacrée à sa famille par choix ou parce que son conjoint le désirait.La pension alimentaire doit compenser ces désavantages.«Dans leur évaluation, les tribunaux tiennent compte du rôle joue par chaque conjoint durant l'union.Si l'un éprouve des difficultés financières à cause du mariage et de son échec, on estime qu'il a droit à une aide alimentaire.» Dans une étude réalisée à la demande du gouvernement fédéral, l'économiste, Richard Kerr, démontre, avec chiffres à l'appui, que les femmes qui abandonnent le marché du travail ou diminuent leurs activités professionnelles pour s'occuper de la famille subiront une «perte qui pourra se prolonger durant des années, même si elles retournent à la vie active».Il évalue cette perte à au moins 30 000 $ si elle a été absente du marché du travail durant deux ans et à 80 000 $ si l'absence a duré dix ans et plus.Pour cette raison, explique Me 1 «Les femmes ne doivent pas avoir honte de réclamer une pension alimentaire -, dit Me Mirlam Crassby.photo armand trotther.u pr«* Miriam Grassby, spécialiste du droit matrimonial, «les femmes ne doivent pas avoir honte de réclamer une pension alimentaire.Nous voulons tous croire qu'après le divorce, les deux conjoints peuvent recommencer à neuf et qu'ils ont une chance égale au bonheur.Malheureusement, ce n'est pas le cas.» À son avis, le jugement de la Cour suprême s'applique autant aux femmes qui ont vécu un mariage dit traditionnel qu'a celles dont l'union est plus récente.« Même dans un mariage moderne, il y a des femmes qui jouent un rôle traditionnel, se consacrent davantage à la famille qu'à leur carrière.» Il y a plusieurs années, des juges sans doute influencés par le courant féministe, poussaient davantage dans le dos des femmes pour les inciter à être autonomes financièrement.À l'une d'elles qui réclamait une pension, un juge d'Abitibi avait répondu: «Il y a deux façons d'atteindre l'autonomie: vous travaillez ou vous vous trouvez un nouveau chum.» D'après le professeur Goubau, les tribunaux ne peuvent plus limiter la durée de paiement d'une pension alimentaire.«Il y a plusieurs années, on pensait qu'il fallait permettre aux conjoints de devenir rapidement indépendants.C'était la théorie du «clean break», le divorce devait conduire à une rupture totale et définitive pour permettre aux conjoints de refaire leur vie.Or, ce n'est plus le cas.» Me Grassby ajoute que les fem- mes doivent, évidemment, viser l'autonomie financière.Un juge peut annuler une pension alimentaire s'il constate que l'ex-épouse fait preuve de mauvaise volonté ou ne cherche qu'à se venger de l'autre.« Mais lorsque la femme a fait des efforts raisonnables pour améliorer son sort et qu'elle n'y est pas parvenue, elle a le droit de recevoir de l'aide.Ce n'est pas un caprice.» Malgré tout, elle affirme que les femmes ne sont pas toujours conscientes des conséquences à long terme du divorce, «j'en vois qui renoncent à leur pension alimentaire parce qu'elles sont capables de s'arranger dans l'immédiat, alors qu'elles devraient penser au futur.Elles ne devraient pas laisser tomber la pension simplement parce qu'elles ont trouvé un emploi souvent peu rémunérateur.» Est-ce que les femmes qui ont aujourd'hui la trentaine auront dans le futur les mêmes probèmes que celles qui sont dans la quarantaine et la cinquantaine?«On peut espérer que non, dit l'avocate.11 y a la Loi sur le patrimoine familial qui assure désormais une meilleure protection.Il y aussi plus de femmes qui travaillent».Mais elle leur conseille de ne pas renoncer à leur pension même si elles obtiennent un bon moulant forfaitaire lors de la distribution du patrimoine.Pas féministe Même si le jugement de la Cour suprême a été rédigé par une femme, Claire l'Heurcux-Dubé, on ne Me Miriam Grassby, qui donne souvent des conférences sur le droit matrimonial, explique qu'il ne faut jamais oublier que c'est la femme qui assume la garde des enfants dans la majorité des cas.«Le coût de cette responsabilité est rarement reconnu.Pourtant, l'homme, lui, est beaucoup plus libre et consacre plus d'argent pour ses dépenses personnelles.» Des statistiques québécoises révèlent que le taux d'absentéisme au travail chez les femmes passe de 5,7 % à 17,2 % lorsqu'elles ont des enfants âgés de zéro à cinq ans.Dans le cas des hommes, le taux passe de 4,7 % à 5,2 %.On estime que la charge de travail augmente considérablement pour les femmes après une rupture.Des études évaluent qu'elles doivent consacrer de 20 à 27 heures par semaine aux tâches ménagères et à l'éducation des enfants.«Alors que l'homme qui n'a pas la garde des enfants pourra consacrer ses heures à ses loisirs et à sa carrière», explique Me Grassby.H est difficile d'évaluer le pourcentage exact des conjoints qui ne payent pas leur pension ou le font d'une façon irrégulière ou incomplète.Les chiffres se contredisent.Au ministère québécois de la lustice, on estime que 45 p.cent des débiteurs remplissement leurs obligations.Parmi les autres, il y a ceux qui ne payent qu'une partie, qui obtiennent une annulation ou qui ne donnent pas un sou.Selon Pierre Tanguay, porte-parole au ministère de la lustice, il y a toujours un 8 p.cent d'irrécupérables.Une statistique que conteste Céline Signori, de la Fédération des femmes du Québec.«La vérité c'est qu'on ne sait pas combien d'hommes négligent de payer leur pension.En Ontario, on estimait que de 50 à 60 p.cent ne remplissaient pas leurs obligations.» SUITE DE LA UNE cc peut le «taxer de jugement féministe», dit Me lean-Pierre Senécal, un autre spécialiste en droit familial.Ses collègues l'ont appuyée à l'unanimité.«Il y a aussi des juges masculins de la Cour d'appel qui sont allés dans le même sens il y a quelques années.» Peut-être ont-ils été influencés par Mme l'Heureux-Dubé qui, à cette époque, siégeait à la Cour d'appel du Québec.En 1985, elle et son collègue le juge Vallerand rendaient une décision importante en augmentant la pension alimentaire d'une femme qui avait été mariée à un diplomate durant 25 ans.«Elle a fait comme toutes les épouses de son époque qui renonçaient à acquérir une compétence professionnelle pour se consacrer entièrement à leurs enfants et se soumettre aux exigences de la carrière de son mari», expliquait le juge Vallerand.C'est la désormais célèbre «Grand mother clause».L'autonomie financière Un autre juge de la Cour d'appel du Québec, Christine Touri-gny, a poussé encore plus loin la définition de l'autonomie financière.Selon elle, « l'autonomie, ce n'est pas seulement d'être capable de se procurer les nécessités quotidiennes.C'est aussi celle de préparer, du moins dans une certaine mesure, sa retraite».C'est pourquoi elle a maintenu la pension alimentaire de 50$ par semaine d'une femme de 70 ans que contestait la Curatelle publique chargée d'administrer les biens de l'ex-mari.Mariée durant trente ans, la dame avait était âgée dans la cinquantaine au moment du divorce.Employée dans un magasin, elle avait des revenus inférieurs à son ex-mari.Celui-ci, une fois les coûts d'hébergement et les principaux frais payés, conservait un surplus de 1600$ par mois, en plus des actifs de 150 000 $.Par ailleurs, le juge Tourigny a manifesté son étonnement de voir une institution publique comme la Curatelle «poursuivre avec autant d'acharnement en appel une cause difficile à défendre.» Un autre jugement Dans un autre jugement important, la Cour d'appel a accordé le maintien d'une pension alimentaire à une femme dans la quarantaine atteinte de sclérose en plaques, divorcée depuis 1988.Tout en soulignant que le mari n'est, évidemment pas responsable de la maladie de son ex-épouse, laquelle s'est manifestée au moment de la séparation, le Tribunal affirme que cette femme a droit à une pension.Non pas à cause de sa maladie, mais parce qu'elle est restée à la maison pour s'occuper de son enfant durant le mariage, comme le souhaitait son mari.Aujourd'hui, c'est lui qui a la garde de l'enfant, la mère n'étant plus capable de s'en occuper.«Un conjoint ne pourrait se prévaloir du droit à une pension alimentaire si sa situation de dépendance dépendait uniquement de son état de santé ou du chômage.Ce sont là des risques sociaux », dit la Cour d'appel.Il faut donc toujours démontrer que le mariage a entraîné des inconvénients.Tannée de courir après son «ex» loué une chambre dans sa maison.«|e cherche désespérément du travail», dit-elle.Le seul temps où elle a touche une partie de sa pension alimentaire, c'est lorsque son ex-conjoint s'est retrouvé sur l'assuran-ce-chômage.«Là au moins, on savait ce qu'il faisait.Le service de perception a saisi la moitié de ses prestations.Après, il est déménage sans laisser d'adresse».Elle l'a retrouvé et l'a convoqué en cour, mais il ne s'est pas présenté.Il dit ne pas avoir d'argent, mais elle le soupçonne de travailler au noir.«Même l'automobile qu'il conduit est immatriculée au nom de son frère».Elle évalue les arrérages de pension à 6500$.Manon Bruneau a une autre fille de 26 ans qu'elle a eu étant très jeune et qu'elle a élevée toute seule.« Dans ce cas, il n'était pas question de demander une pension alimentaire».Mais elle ne croyait pas se retrouver dans une situation semblable des années plus tard.Lorsqu'elle est tombée enceinte la deuxième fois, son conjoint l'a abandonnée.«Soit que je suis malchanceuse, soit que je choisis mal mes hommes».Au baptême, son ex-compagnon a fait une apparition.«Il est arrivé avec une caisse de bouteilles de vin alors que j'avais davantage besoin d'une caisse de couches.Cela donne une idée de ses priorités.La fête a été de courte durée».Mais elle insisté pour qu'il voit sa fille.«Il est venu la chercher à quelques reprises, puis les visites se sont espacées.Il ne s'est pas montre depuis plus d'un an ».« Pauvres a vie » Dans un document sur «Les femmes dans la quarantaine et la pension alimentaire», l'avocate Miriam Grassby explique que ces dernières peuvent se retrouver «pauvres à vie».Même si elles travaillent, elles n'ont souvent pas le revenu nécessaire ni le temps de se constituer un capital pour la retraite.C'est ce que craint Manon Bruneau.Après avoir travaillé durant cinq ans comme coordonnatrice du service à la clientèle pour un salaire annuel d'environ 30000$ dans une usine pétrochimique, elle se retrouve devant le trou noir de l'incertitude.«Je me suis toujours sacrifiée pour ma fille.Par exemple, à cause des problèmes de gardienne, je l'ai même inscrite à l'école privée où l'horaire était mieux adapté à mon travail.Faute d'argent, je vais devoir la retirer».Avec d'autres femmes, elle a participé au Sommet sur la justice parce qu'elle voudrait qu'on améliore le système des perceptions alimentaires.Elle déplore, entre autres, que le percepteur ne dispose pas d'un service d'enquête.« Les femmes doivent jouer au détective privé pour enquêter sur la solvabilité de leur ex-conjoint.» ?- FIN - La proportion des revenus des femmes par rapport à ceux des hommes progresse Prvs.sc Canadienne u Québec, la proportion des revenus des femmes par rapport à ceux des hommes a progressé en trois ans, indiquent les compilations de Statistiques Canada.Les femmes ont ainsi franchi le cap des deux tiers du point de repère masculin.S'agissant de personnes travaillant à temps plein, le rapport des revenus féminins aux revenus masculins a monté de 65,9 pour cent, en 1988, à 70,1 pour cent en 1991 ; entre les deux, ce pourcentage avait chuté à 62,4 pour cent en 1989, puis remonté à 68,5 pour cent en 1990.Hier, pour la journée internationale des femmes, le Conseil du statut de la femme (CSF) rappelait que, sur une période de 12 ans, le progrès était assez faible; la part se maintenait à peine à 67 pour cent, de 1980 à 1984.Dans tout le Canada, chez les temps plein toujours, l'année 1991 se soldait pour les femmes par 69,6 pour cent des revenus masculins.La progression a été constante, de 65,3 pour cent en 1988, à 65,8 en 1989 et 67,6 en 1990.Toutefois regrouper tous les revenus (temps partiel et temps plein ), indique le Conseil du patronat du Québec, amène dans une toute autre fourchette la part des revenus des femmes en termes de ceux des hommes: au Québec en 1989, elle était de 56,8 pour cent, contre 52,3 pour cent en 1971.Dans un document établi pour le 8 mars, le CPQ cite par ailleurs une récente analyse, suivant laquelle les femmes, de même âge et avec autant d'années d'expérience que leurs vis-à-vis masculins, touchent globalement 75 pour cent des salaires des hommes.L'organisme patronal observe aussi une hausse des familles monoparentales au Québec, ces dernières années; elles constituaient 21 pour cent de toutes les familles avec enfants au Québec, contre 18,8 pour cent dans tout le Canada.Chez les enfants de 12 ans et moins, un sur huit vivait avec un seul parent; suivant les dernières estimations, des femmes sont responsables de 85 pour cent de ces familles au Québec.Et dans tout foyer, rappelle le CPQ, un enfant de six ans ou moins représente 1000 heures de travail domestique de plus par année, ou encore deux heures trois quarts par jour.Parmi les entreprises, note le CPQ, «les initiatives sont encore timides» pour favoriser la coordination des responsabilités familiales et du travail.Environ le quart des employeurs canadiens ont établi des programmes pour aider les mères à concilier les deux préoccupations.Par exemple appliquer les congés de maladie à la maladie d'un enfant, congé de maternité aux frais de l'employeur* retour progressif après la grossesse, partage d'emploi.Environ 20 pour cent des entreprises recensées a-justent leur calendrier à celui des écoles.CONCOURS pour o CKAC;73AM r e u r l a, d i c t é e p g 1 e n f a m i I l e.BON DE PARTICIPATION Nom Hyrlro puéboc Adresse Age: App.: HSSW\"1* Ville Ccvde postJi r Téléphone : Écoutez CKAC 73 et le restau Télémédia, avec Paul Gérin-lajole, les lundis, mardis et mercredis à 19 h 20 Une dictée différente sera donnée à chaque Jour, Jusqu'au mercredi 31 mars.L'invité de la semaine : M.Patrick Huneautt, chroniqueur Jeunesse / comédien.Faites parvenir votre dictée du Jour avec votre bon de participation La Presse dûment rempli à : concours « La Dictée P.G.L en famille » Fondation Paul Gérin-Lajole C.P.7373.succursale A, Montréal.Québec H3C 4A5 un indice vous sera donné à 18 h 19 sur la chaîne vidéoway.câble 10.- TEXTE M LA DICTÉE DU MARDI 2 MARS - M faut éviter les coups de soleil, mais dans l'enthousiasme d'un pique-nique, on oublie souvent de se protéger.Et ensuite la peau péle.Alors ne dites plus : \u2022 Je plume ».à moins que vous ne soyez une poule ! I LA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 9 MARS 1993 Les élèves ont mieux réussi les examens en 92 On constate une nette amélioration en français aux examens du ministère au secondaire A5 MICHÈLE OUIMET ¦ Les quelque 220 000 élèves du secondaire qui ont passé les examens du ministère en juin 1992 ont légèrement amélioré leurs résultats et le décrochage scolaire a sensiblement diminué, peut-on lire dans deux documents remis aux médias, hier, par le ministère de l'Éducation.Le gouvernement public ces résultats depuis I987 mais, pour la première fois cette année, les commissions scolaires ne sont plus classées en fonction de leur rendement scolaire, mais plutôt par ordre alphabétique.Ce sont les commissions scolaires qui ont demandé et obtenu ce changement.Elles n'aimaient guère se retrouver en fin de liste avec des résultats parfois catastrophiques.«Les autorités préféraient quelque chose de neutre, a expliqué le directeur de la sanction des études, Michel Doré.Mettre en ordre selon la performance irritait el choquait.» Cette année, les commissions sco- laires sont donc sagement classées par ordre alphabétique, évitant ainsi les douloureux grincements de dents.Mais si on passe à travers la liste des 136 commissions scolaires du Québec qui offrent un enseignement en français, on constate que les élèves des commissions scolaires de Saint-Jérôme, de Brossard et des Rivières, à Farnham, ont obtenu une moyenne d'environ 74 p.cent pour l'ensemble des épreuves ministérielles de juin 1992, faisant d'eux les plus forts de la province.Par contre, les élèves des commissions scolaires de Pontiac, à Fort-Coulonge, de Laurenval, à Laval, et de La Tourelle, à Saintc-Anne-des-Monts, sont parmi les plus faibles affichant une moyenne de 62 à 64 p.cent pour l'ensemble des examens du ministère.La CECM De son côté, la Commission des écoles catholiques de Montréal (CÉCM) se situe sous la moyenne provinciale, de 1,3 points de pourcentage, pour tous les examens.Par contre, le rendement de ses élèves s'est amélioré depuis 1990.Nonobstant ce classement, les jeunes Québécois ont tout de même légèrement augmenté leurs notes.En 1991, ils avaient obtenu une moyenne de 70,5 p.cent pour l'ensemble des examens du ministère.En 1992, cette moyenne passait à 71,4 p.cent.Le pourcentage de réussite est aussi plus élevé.En 1991, 80,4 p.cent des élèves avaient obtenu la note de passage \u2014 qui est de 60 p.cent \u2014 aux examens contre 82,8 p.cent en 1992.Plus d'élèves ont également obtenu leur diplôme, soit 67,3 p.cent en 1992 comparé à 65,1 p.cent l'année précédente, diminuant ainsi l'ampleur du décrochage scolaire.En français, les notes se sont nettement améliorées.La moyenne pour les épreuves de français est passée de 67,2 p.cent en 1990 à 71,4 cent en 1992, augmentant de plus de quatre points en deux ans.Par contre, en mathématiques, la moyenne est toujours aussi basse.En 1990, les élèves de cinquième secondaire avaient obtenu une moyenne de 63,7 p.cent.Deux ans plus tard, elle baissait d'un demi-point, disputant la dernière place avec chimie.Depuis 1990, les élèves inscrits au secteur français obtiennent de meilleurs résultats que leurs confrères du secteur anglais.Il y a un écart d'environ un à deux points de pourcentage.Les garçons performent légèrement mieux que les filles, mats ils mettent pas mal plus de temps pour obtenir leur diplôme et ils décrochent plus facilement.On retrouve aussi toujours le sempiternel même fossé entre les établissements privés et les écoles publiques.Le privé devance d'au moins une dizaine de points le secteur public (environ 20 p.cent des Québécois fréquentent une école privée).La présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Diane Drouin, a demandé aux médias de ne pas faire de sensationna-lisme avec cette donnée.L'école publique, a-t-elle précisé, est ouverte à tous.Le taux de natalité ne cesse de s'accroître au Québec Presse Canadienne oui tac ¦ L'instauration de primes à la naissance a eu des effets positifs sur la natalité au Québec, indiquent les dernières données que vient de publier la Régie des rentes du Québec.Depuis 1987, l'indice synthétique de fécondité des femmes a en effet grimpé de 1,35 à 1,67.Cet indice désigne le nombre moyen d'enfants par femme en âge de procréer, et constitue une mesure démographique universellement reconnue.Dans les années 1950-60, cet indice variait autour de 4,0 au Québec, avec un record à 4,09 en 1957.Il a baissé graduellement par la suite, se retrouvant en bas de la barre de 2,0 pour la première fois en 1971, puisa atteint un creux à 1,35 en 1987, soit un des plus bas en Occident.Mais en 1988, le gouvernement du Québec mettait en place un système de primes accordées à la naissance d'enfants.Cette année, ces montants sont de 500 $ quand l'enfant qui naît est le premier de la famille, de 1000$ pour un second enfant et de 8000 $ dans le cas d'un troisième.11 y a eu 83 600 naissances en 1987 mais le nombre a grimpé après la mise en place des allocations.On a dénombré 86 350 naissances en 1988, 91 750 en 1989, 98 000 en 1990 et 97 500 en 1991, dernière année dont les données sont disponibles dans le document de la Régie des rentes du Québec.Dans les années 1950, il naissait annuellement environ 140 000 Québécois, l'année 1959 établissant le record avec 144 459.Les parents considèrent de plus en plus l'opportunité d'avoir plus que deux enfants, constate-t-on à la lecture des chiffres.En 1987, dans 48 p.cent des naissances, il s'agissait d'un premier enfant tandis que dans 16 p.cent des cas, le nouveau-né était au moins le troisième enfant du couple.En 1991, un premier enfant ne représente plus que 46,7 p.cent des naissances tandis que 18,1 p.cent des naissances constituent le troisième enfant d'un couple ou même les suivants.On note aussi que les femmes accouchent alors qu'elles sont de plus en plus jeunes.L'âge moyen de la mère à la naissance est maintenant de 27,6 ans, alors qu'il était de 29,6 ans en 1950.Au total, signale la Régie, le montant des allocations versées aux familles à cause des enfants s'élevait à 560 millions en 1991.Ce sont les allocations familiales qui grugent la plus grosse partie de ce budget, soit 240 millions versés à 960 000 familles québécoises.Mais l'État verse également 163 millions en 1991 au titre de l'allocation de naissance, 38,6 millions comme allocations spéciales pour des enfants handicapés et 118 millions pour allocation aux parents d'enfants de moins de six ans.La natalité a augmenté au Québec L'instauration de prime à la naissance a eu des effets positifs sur la natalité au Québec.Depuis 1987, l'indice synthétique de fécondité des femmes a en effet grimpé de 1,35 à 1,67.Cet indice désigne le nombre moyen d'enfants par femme en âge de procréer et constitue une mesure \t\t\t\t\t\t4e 2e 3- et + % % %\t\t 1950\t3.90\t121 842\t25.2\t29,6\t25.0\t21.0\t16.0\t38.0 1955\t4.00\t136270\t24.8\t29,3\t25,0\t21,0\t16,0\t38,0 1960\t3.86\t141 224\t24.5\t28,9\t26,0\t22,0\t16,0\t36.0 1965\t3.06\t123 279\t24.4\t28,7\t31,0\t23,0\t16,0\t30.0 1970\t2.08\t96 512\t24.7\t28.0\t42,0\t28.0\t14,0\t16.0 1975\t1,82\t96258\t25.0\t27.4\t47,0\t34.0\t12,0\t7.0 1980.\t1.68\t97498\t25.4\t27,4\t46,0\t36.0\t13,0\t5.0 1985\t1.42\t86008\t25.7\t27,5\t45.0\t38.0\t13.0\t4.0 1990\t1.65\t98013\t26.0\t27,7\t47.0\t35.0\t13,0\t4.5 1991**\t1.67\t97500\tN.D.\t27,6\t46.7\t35,1\t13,3\t4.8 \u2022 Nombre moyen cfent ants qu'une femme aurait durant sa période de fécondité \u2022\u2022 Données provisoires Source: Registre de l'État civil; Statistique Québec Fabienne Sallin - (PC) ANTI-RECUL ENJOLIVEURS DE ROUES PLEINE GRANDEUR CONSOLE CENTRALE GLACES TEINTÉES MOTEUR 1.8 L, 4 CYLINDRES FREINS À DISQUE, VENTILÉ À LAVANT INJECTION ÉLECTRONIQUE PHARES À HALOGÈNE MIROIRS DE COURTOISIE (2) - RÉTROVISEURS ÉLECTRIQUES - VOLANT INCLINABLE AVEC MÉMOIRE \u2022 SUSPENSION INDÉPENDANTE AUX 4 ROUES - ESSUIE-GLACE/LAVE-GLACE DE LUNETTE ARRIÈRE - PNEUS RADIAUX CEINTURÉS D'ACIER TOUTES SAISONS \u2022 RADIO ÀM/FM STÉRÉO À SYNTONiSATlON ÉLECTRONIQUE \u2022 ESSUIE-GLACE/LAVE-GLACE A BALAYAGE INTERMITTANT \u2022 DIRECTION ASSISTÉE Offre valable Jusqu'au 15 mars 1993  M lu m Incluant le service routier Subaru SUBARU MONTRÉAL 4tOOPv4 SUBARU AUTO-CCNTRC CRlSTOf ARO SUBAPU l'.n BimIwL MuwWÉI SUBARU OE LA SALLE ir;i Oo»»mj VWLlMW SUOARU LONGUEUIL 4UCurtPama SUBARU VARCMHES 1111 Roula Ut LEMOUX A SIMARO SUBARU RLPEHTIf.nr Tt\\ Hotrt omm f«p«iligny LACHUTE SUBARU nnun Hurfttt t SUBARU ST-AGATHE l»»MMorin SI Agtitwtfn Monta LABELLE SUBARU 7)0 Ml SUBARU ST-JEROME nu m i*n\u2014 si jtio** BOULEVARD ST-MARTW AUTO KJOSI UrtmO.SUBARU VALLEYTrtLO J 71 MM M*t>*it AUTOMOBILE LAVKjHE S4» Anna 'Transport, préparation ot taxes en sus Votre incomparable concessionnaire Qualité japonaise à un prix abordable ¦v Nathalie Petrowski Attention à la marche epuis jeudi dernier, je n'ose plus marcher seule dans la rue.le vois des voleurs et des violeurs partout, le les vois, mais surtout je les imagine: tapis dans l'ombre d'un garage souterrain, planqués dans une ruelle sans issue, dissimulés derrière un banc de neige, cachés dans l'entrée d'un immeuble abandonné et prêts, dans leur concupiscence, à me sauter dessus.Ma peur ne date pas d'hier.C'est une antiquité, une pièce de musée, l'artefact de ma condition de femme que je traîne dans ma poche depuis le début des temps.Et depuis le début des temps, j'ai appris à vivre avec, à la négocier aux différentes heures du jour où je cours un minimum de risques pour ma sécurité, et aux heures de la nuit où je sais que j'ai intérêt à me balader avec une armoire à glace ou, l'armoire manquant, avec un bazooka de l'année.Depuis jeudi dernier pourtant, ma peur s'est réveillée.Même la conviction qu'une prudence élémentaire me sauverait n'a su y remédier.Ma peur rue dans les brancards.Elle s'emballe, s'affole et enfle au point de devenir une incurable paranoïa.C'est pas de sa faute ni de la mienne.C'est la faute du comité exécutif de la ville de Montréal.Jeudi dernier, le dit comité m'a invitée en compagnie d'une quarantaine de collègues de la presse tout terrain â une marche exploratoire rue Laurier, entre Saint-Denis et Saint-Laurent, un sordide bout de rue que je ne conseille pas à mon pire ennemi.N'eut été de l'insistance de l'administration municipale, je ne me serais jamais aventurée dans cette zone sinistrée.Sauf que la ville avait un point à prouver et moi, une curiosité sur les marches exploratoires à assouvir.Les marches exploratoires sont la nouvelle trouvaille de l'administration Doré.Elles font partie d'un projet-pilote qui cherche à redonner aux Montréalaises le sentiment de sécurité qu'elles ont perdu en pratiquant les coins impraticables de leur ville.Oubliez que la sécurité grandit avec la prospérité économique.Oubliez que la tranquilité d'esprit se négocie mal devant des bâtiments en ruine, des violeurs au chômage et un seuil de pauvreté sans cesse défoncé.La ville a décidé qu'à défaut de relever son niveau économique, elle sécuriserait l'esprit de ses femmes et de ses enfants.C'est généreux comme idée, mais le capitaine du Titanic en a fait autant avant de couler.Chaque semaine ou chaque mois, des groupes de femmes partent à pied avec une guide prêtée par la ville qui leur signale les endroits à éviter, les dangers et les pièges qui les guettent au tournant des allées mal éclairées.Dans la plupart des cas, les femmes sont étonnées de voir à quel point la ville est minée, à quel point elle est un nid fertile pour les maniaques en mal d'affirmation.Dans la plupart des cas, les femmes font comme moi: elles reviennent à la maison complètement traumatisées.Ce n'est pas le but de l'exercice mais c'est sa conséquence.La ville le sait, c'est pourquoi en même temps qu'elle invite les femmes à la vigilance, elle leur demande de défier la peur et de se réapproprier le territoire que la violence urbaine leur a confisqué.En d'autres mots, on secoue les femmes tout en les ménageant.La ville vous appartient les filles, leur dit-on, en ajoutant: pour peu que les violeurs de votre voisinage deviennent Témoins de (ehovah, un jour vous pourrez vous promenez en ville sans peur, sans reproche, les yeux fermés et les seins nus.* * * La guide de la marche exploratoire s'appelait Marie Dominique Lahaise.C'est une urbaniste féministe, ou plutôt une féministe qui applique sa grille à l'urbanisme.Elle croit dur comme fer à la réappropriation du territoire.Elle croit qu'à force de faire pression sur les autorités municipales, les propriétaires d'édifices et les gérants de garages et de postes de police, les femmes vont finir par gagner la guerre.Elle marche vite, tellement vite que j'avais de la difficulté à la suivre.Faut croire que la réappropriation passe par l'excès de vitesse.Tout en dépassant les bâtiments abandonnés, les murs aveugles, les ruelles en forme d'alcôve pour sans-abris détraqués, elle récitait les trois principes de base de son catéchisme.Voir et être vue.Entendre et être entendue.Savoir où l'on est et où l'on va.|e notais fidèlement tout en désapprouvant chaque commandement.|e veux bien voir, mais à une trop grande visibilité, je préfère de loin sinon l'invisibilité au moins l'anonymat.Évidemment, quand on est attaquée de dos, il vaut mieux être vue par le pompiste du coin.Sauf que si l'on se fie aux réflexes des pompistes d'ici ou d'ailleurs, le sauvetage.risque de prendre plus de temps que l'ambulance.De la même manière, je veux bien entendre et avoir des oreilles tout autour de la tête, mais je ne perdrais pas de temps à me faire entendre.Que ceux qui m'aiment m'écoutent.Les autres n'auront qu'à se boucher les oreilles.Ouant à savoir où je suis et où je vais, j'avoue que j'ai mis des années à comprendre que je ne suis pas différente de la majorité des êtres humains.Comme eux, je ne vais nulle part sinon au cimetière.Comme eux, je ne veux pas savoir quel est le meilleur chemin pour y arriver.* * * Attention à la marche, pouvait-on lire à l'entrée de la salle de conférence ou nous avons échoué après notre marche échevelce au bord du dépotoir.La pancarte était banale en soi mais dans les circonstances, elle m'a fait rigoler.Attention à quelle marche?ai-je failli de demander.Non pas que je prenne ma sécurité à la légère, mais j'ai passé l'âge de demander qu'on me tienne la main pour traverser la rue.le considère que je suis une grande fille qui sait prendre ses responsabilités.Il y a longtemps que j'ai renoncé au paradis perdu.|e sais que les rues de Montréal, comme celles de New York ou de Montpellier, ne sont pas forcément mes alliées.C'est pourquoi je ne m'y promène pas à quatre heures du matin avec ma naïveté et les deux pieds attachés.Quand je m'y risque, c'est en parfaite connaissance des pièges qui m'attendent.C'est une mentalité de colonisée, j'en conviens.Les urbanistes féministes de la ville de Montréal vont me le reprocher.Sauf que pour se réapproprier une chose, il faut qu'elle nous ait un jour appartenu.Or, pouvez-vous me nommer une seule rue en ville où, de tous temps, les femmes ont pu se promener en paix 24 heures sur 24?Les rues ont été inventées par des hommes, et mal éclairées pour que les femmes ne puissent pas s'y aventurer sans eux.C'est dommage, mais c'est ainsi.Alors, ou bien on reste enfermée entre ses quatre murs ou bien, à la guerre comme à la guerre, on sort en prenant ses jambes à son cou.C'est bête à dire, mais quand on est une femme.Montréal ou n'importe autre ville moderne ressemble toujours un peu à Sarajevo. A6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 MARS 1993 LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES Peu d'hommes ont eu le courage hier de s'arrêter devant le kiosques «Initiation aux tâches ménagères.Hommes seulement», au complexe Guy-Favreau.On volt ici l'un des braves, M.J.Jacques Lasalle qui s'initie au repassage en compagnie de Mme Danielle Senécal.PH0T0S *°BERT NAD0N u**** La ministre des Relations extérieures et du développement international, Monique Vézina, a remis hier le prix Simonne Monet-Chartrand à Louise Leboeuf, originaire de Québec, qui travaille depuis des années auprès des femmes défavorisées.La moitié des femmes au travail dans le ghetto des cols roses MARTHA GACNON es responsables du YWCA ont dénoncé hier le ghetto des «cols roses» dans lequel les femmes sont encore prisonnières.Même si leur nombre croit sur le marché du travail, elles ne sont guère plus riches et plus satisfaites.Les femmes continuent d'occuper des emplois du secteur tertiaire faiblement rémunérés.On estime que 56 p.cent sont concentrées dans le ghetto des «cols roses»: travail de bureau et services.Profitant de la tournée internationale du 8 mars, le YWCA de Montréal a présenté hier le projet TEC (Tout pour l'emploi et la carrière) dont le but est d'offrir un service permanent pour aider les fem-;mes à améliorer leur sort sur le marché du travail: information,orientation, formation, références et apprentissage.jusqu'à maintenant, cinq YWCA ont développé des programmes pour soutenir les femmes dans la recherche d'un ;emp1oi plus valorisant et mieux rémunéré.Au début d'avril, par exemple, on offrira un atelier de formation en électromécanique.On offre aussi des services aux mères adolescentes, aux immigran-# tes et aux femmes qui veulent se réorien- * -ter.«Le ghetto de «cols roses» et la féminisation grandissante de la pauvreté a poussé le YWCA à mettre de l'avant ce projet», explique la directrice générale de Montréal.Line Robillard.D'ici trois ans, on espère étendre les programmes à l'ensemble des 45 YWCA à travers le Canada.Le projet est subventionné par Emploi et Immigration Canada.Selon Mme Robillard» les femmes éprouvent de sérieux problèmes auxquels il faut s'attaquer.La formation et l'expérience sont souvent insuffisantes.«Plusieurs ne trouvent ji.mais l'aide nécessaire pour entreprendre des démarches.Le YWCA veut devenir le Service d'aide à l'emploi pour les femmes à Montréal.» Le travail au coeur des débats Plusieurs groupes de femmes de divers milieux discutaient hier des problèmes liés au travail : emplois dévalorisants, salaire inférieur, conditions difficiles, etc.Tous font le même constat: la pauvreté se conjugue au féminin.Plus de 80 p.cent des familles monoparentales sont dirigées par des femmes dont une majorité n'arrivent pas à joindre les deux bouts.On affirme qu'une femme ayant la charge d'un enfant doit gagner au moins le double du salaire minimum pour que son emploi soit plus rentable que les prestations d'aide sociale.Raymonde Folco, présidente du Conseil des communautés culturelles et photo jean goupil, La Presse La féministe américaine Gloria Stei-nem était de passage à Montréal, hier, pour présenter son livre Révolution from withln.de l'immigration du Québec, s'inquiète: «Plusieurs femmes travaillent non par choix, mais par obligation.Malgré un courage exemplaire, elles n'arrivent pas à s'en sortir».Les femmes immigrantes, qui sont un demi million au Québec, ont souvent plus de difficultés.«Elles arrivent ici très jeunes.Une sur quatre a moins de 15 ans.» Plus que la violence et le harcèlement sexuel, le travail était au coeur des débats en cette journée internationale des femmes.À l'Université de Montréal, un bulletin d'information nous apprenait qu'il y avait seulement quatre femmes sur les 23 cadres de direction.Dans l'ensemble, les femmes ont un salaire moyen égal à 80 p.cent du salaire moyen des hommes.Des employées de soutien de l'université avaient organisé une manifestation pour protester contre l'inertie de l'employeur et sensibiliser le public au problème de la discrimination dans l'emploi.Dans un autre milieu de travail, 75 employés du centre téiévente de la Brasserie Molson O'Keefe, majoritairement des femmes, annonçaient qu'elles s'étaient offertes un «vrai cadeau» pour le 8 mars en formant un syndicat.Il s'agit, selon elles, d'un geste d'affirmation face à l'employeur.Le syndicat des employés professionnels et de bureau de la FTQ, dont 70 p.cent des membres sont des femmes, a présenté une de- mande d'accréditation.La moitié des conseillers syndicaux sont des femmes, ce qui explique qu'on s'intéresse davantage aux congés de maternité, aux horaires flexibles, etc.Pour sa part, la ministre déléguée à la Condition féminine et responsable de la Famille, Violette Trépanier, a rappelé que les femmes composaient actuellement 45 p.cent de la main-d'oeuvre québécoise.Selon elle, on doit reconnaître leurs talents et leurs compétences.Par ailleurs, la présidente du Conseil du statut de la femme, Marie Lavigne, pense que l'une des façons de changer les choses est de s'impliquer dans les organismes régionaux et locaux.Elles sont déjà très présentes dans le milieu de l'éducation où elles représentent 43 p.cent des commissaires et dans le domaine de la santé où elles occupent 42 p.cent des postes des conseils d'administration.Leur présence est toutefois moins grande aux conseils municipaux (18 p.cent ) et dans le secteur économique.Mme Lavigne les invite à participer au débat sur l'avenir des régions.Au cours du printemps, le Conseil organisera des colloques sur ce thème à Trois-Rivières, Longueuil et Chicoutimi.«Les femmes doivent prendre conscience de l'importance de leur rôle dans le développement régional.» Hausse de 66 p.c.des mères seules avec des enfants à charge en 15 ans photo AP S accompagnant de coups de cuiller assénés sur la marmite dont elle s'est coiffée, une militante procommuniste crie des slogans dirigés contre le président Eltsine, durant une marche de protestation organisée hier à Moscou à l'occasion de la Journée internationale des femmes.La solidarité avec les femmes de Bosnie victimes de viols, un thème principal d'après AFP La solidarité avec les femmes de Bosnie victimes de viols liés à la guerre a été l'un des thèmes principaux de la tournée internationale des femmes, célébrée hier à travers le monde.À Genève, plus de 600 femmes, venues de toute la Suisse, ont manifesté devant te Palais des Nations en protestant contre les viols dans Pcx-Yougoslavie.Elles ont demandé à remettre une pétition au président de la Commission des droits de l'homme de l'ONU pour exiger que le viol en temps de guerre soit déclaré «crime contre l'humanité» et que l'enquête soit dirigée par une femme.Dans plusieurs villes d'Italie, des mouvements féministes, pacifistes et syndicaux ont protesté dans la rue contre les viols collectifs des femmes bosniaques.En Turquie, quelques centaines de femmes membres du «Comité féminin de soutien à la Bosnie-Herzégovine» ont protesté à Ankara dçvant le bureau* de l'ONU et dé- posé une couronne mortuaire en guise de deuil.Des associations féministes d'Allemagne ont également exprimé leur solidarité avec les femmes violées en ex-Yougoslavie.Des représentantes d'Amnesty International ont exigé à Stuttgart que le viol soit reconnu comme un crime de guerre et que, comme tel, il ouvre un droit d'asile en Allemagne.L'Internationale socialiste a demandé que les viols liés à la guerre soient reconnus comme «un motif légitime de droit d'asile» et a décrété le 8 mars journée de solidarité avec le peuple de Bosnie-Herzégovine.À Strasbourg, près de deux cents personnes ont manifesté silencieusement sur le parvis du Palais de l'Europe, pour protester contre les viols de femmes et d'enfants sur le territoire de l'ex-Yougoslavie.L'intégrisme religieux a également été mis en cause par les femmes de plusieurs pays: quelque 400 Algériennes, répondant à l'appel de leurs associations, ont rejeté «tout dialogue avec les in- tégristes et les terroristes» lors d'une assemblée organisée à Alger.À New York, le secrétaire général de l'ONU, Boutros Boutros-Ghali, a dénoncé la «violence sexuelle contre les femmes» utilisée dans certains pays comme «une arme de guerre pour dégrader et humilier des populations entières».«Le viol systématique est une abomination symptomatique des nouvelles tactiques vicieuses de guerre à outrance que l'on voit apparaître depuis la fin de la guerre froide», a souligné M.Boutros-Ghalt, en évoquant implicitement les exactions commises dans l'ex-Yougoslavie.M.Boutros-Ghali a rappelé que pour le cinquantième anniversaire de l'ONU, en 1995, il s'était fixé l'objectif d'atteindre une proportion de femmes occupant des postes d'administrateur égale à celle des hommes au sein de l'Organisation.Au total, 119 pays, soit plus du tiers des membres actuels des Nations unies, ont souscrit à la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'éaai^it des femmes.PHILIPPE DUBUISSON du bureau de La Presse OTTA WA eu de groupes sociaux ont connu au cours des quinze dernières années une croissance aussi forte que les familles monoparentales dirigées par une'femme.Et selon Statistique Canada, la majorité de ces familles ont un revenu inférieur au seuil de la pauvreté.Une étude publiée hier dans la revue Perspectives de l'agence fédérale indique que le nombre de femmes seules ayant des enfants de moins de 16 ans a progressé de 66 p.cent de 1976 à 1991, passant de 267 000 à 444 000.i Par conséquent, les familles monoparentales dirigées par une femme représentaient 14 p.cent de l'ensemble des familles ayant des enfants de moins de 16 ans en 1991 contre 8 p.cent en 1976.Sur le plan économique, ce groupe social est toutefois nettement désavantagé.Pas moins de 59 p.cent des familles monoparentales dirigées par une femme avaient un revenu inférieur au seuil de faible revenu en 1990.Cette situation économique des mères seules s'explique en bonne partie par le fait que près dé la moitié seulement d entre elles détenaient un emploi, une proportion nettement inférieure à celles des autres parents.Si les mères seules sont grandement absente du marché du travail, c'est en bonne partie en raison de leurs obligations familiales.En 1991, 30 p.cent des mères seules avec un enfant de moins de 6 ans ont quitté leur dernier emploi pour des raisons familiales.Mais l'étude de Statistique Canada révèle que la présence de jeunes enfants n'est pas le seul facteur qui explique la situation économique difficile des mères seules.Ainsi, plus du tiers des mères seules n ont pas complété leurs études secondaires.«Leurs perspectives d'emploi demeurent limitées non seulement par la présence d'enfants, mais aussi par leur manque de formation, de compétences profe-sionnelles et d'expérience», note Statistique Canada.Par conséquent, le taux de chômage est aussi particulièrement élevé chez les mères seules qui participent au marche du travail.En 1991, les mères seules avec des enfants de moins de 6 ans affichaient un taux de chômage de 22,6 p.cent.Ce taux était de 13,8 p.cent pour celles dont les enfants avaient entre 6 et 15 ans.Toutefois, les caractéristiques des mères seules varient grandement et elles ne forment pas un groupe homogène.Si plus du tiers des mères seules n'avaient pas complété leurs études secondaires, une proportion tout aussi grande étaient diplômées d'un collège ou d'une université.Les mères seules dont le niveau d'instruction est relativement peu élevé ont tendance à occuper des emplois peu rémunérés, offrant de faibles chances d'avancement et bien souvent à temps partiel.«Par conséquent, même parmi les mères seules qui ont un emploi, nombreuses sont celles qui se situent sous le seuil de faible revenu», note l'étude.Certaines possèdent cependant les compétences et l'expérience qui leur permettent de faire face à la concurrence sur le marché du travail.Ainsi, parmi les mères seules ayant un diplôme de niveau postsecondaire, 59 p.cent exerçaient une profession libérale ou occupaient un poste de gestion.Mais il s'agit d'une minorité.Mères seules sur le marché du travail Cnomaqe taux (%) 20 16 16 14 12 10 8 6 4 2 0 ««¦Il !»X v.v.v.v.vXv Xv.v \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 m 1976 1981 1986 1991 \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022*\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 1976 à 1991 lë Seules ayant a charge des Été rirtpinè :dé 16 ans a jâiièë % pour atteindre 4-4-4- 000, le nombre Source: Sondage sur la main d'oeuvre (PC) IA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 9 MARS 1993 Bourget admet que la police a tardé à agir en 86 YVES BOISVERT ¦ L'ancien chef de police de la CUM, M.Roland Bourget, a dit hier au juge Gilles Hébert, de la Cour supérieure, que des responsables du service de police qu'il dirigeait ont été trop passifs dans la nuit du 25 mai 1986, et qu'ils auraient dû voir venir les émeutes qui se sont produites dans le centre-ville après que le Canadien eut remporté la Coupe Stanley.Les joueurs du Canadien, cette année-là, avaient remporté contre toute attente la 23e Coupe Stanley de leur histoire.C'est en fin de soirée que le Canadien a mis un point final aux séries éliminatoires en défaisant les Fiâmes chez eux, à Calgary.Quelques minutes plus tard, un «défilé» spontané s'ébranlait dans le centre-ville et les fêtards envahissaient le rue Sainte-Catherine.Soudainement, la fête a tourné au pillage.Des dizaines de commerces ont été défoncés et les pilleurs s'en sont donnés à coeur joie.Deux compagnies d'assurance et cinq petits commerçants (dont Splash, Elam Etam, Mode Fellini) ont déposé l'année suivante des poursuites totalisant environ un million de dollars contre la CUM et des responsables du service de police.Les poursuites ont été réunies et, hier, le procès commençait devant le juge Gilles Hébert, de la Cour supérieure, par le témoignage de l'ancien chef de police Bourget.Essentiellement, le chef Bourget a dit ce qu'il avait déjà dit quelques mois après les événements dans un rapport où le service de police ne paraissait pas très bien.D'une part, le chef Bourget dit qu'il était difficile de prévoir un tel déchaînement.Le Canadien avait gagné cinq coupes dans les années 1970 (73, 76, 77, 78, 79) et jamais n'avait-on vu de telles scènes.Mais d'autre part, le chef Bourget (il dirige maintenant la police de Sainte-Foy) admet que ses troupes ont réagi avec beaucoup de retard et en déployant des effectifs insuffisants.Les fêtards ont commencé à s'attrouper vers 23 h 15.Dès 23 h 24, les policiers patrouilleurs remarquent que les choses tournent mal.«La Sainte-Catherine est bloquée, c'est noir de monde, c'est la guerre ici», lance par exemple l'auto-patrouille 25- Pourtant, ce n'est qu'une heure et 20 minutes plus tard que les responsables du poste 25 seront informés de ce qui se passe.Pourquoi?Parce que les officiers sont en réunion et qu'ils ont baissé le volume de leur radio-émetteur.Les policiers sur le terrain tentaient de leur mieux de répondre aux appels d'urgence, mais leur patrons ne savaient pas ce qui se passait.Quand, enfin, vers Oh40, le «chargé de relève» du poste 25 est informé de la situation, il communique à son collègue du poste 33.On décide finalement de faire une réunion au Quartier général pour décider de la marche à suivre.Pendant ce temps, le «party» continue rue Sainte-Catherine.Après I h 00, cependant, les policiers ont laissé complètement la rue aux fêtards, parce que la situation était devenue complètement hors de contrôle.Finalement, les policiers arrivent en force, et se font accueillir par «une salve d'applaudissements» moqueurs, a dit M.Bourget, ce qui n'a pas manqué de faire sourire largement le juge Hébert.Ce n'est qu'à 2 h 52 que l'évacuation est vraiment commencée.Le procès, qui doit durer trois semaines, se poursuit ce matin.Le travail reprend à la fonderie Minéraux Noranda CAMILLE BEAULIEU collaboration spéciale ROUYN NORANDA ¦ Les opérations devaient reprendre hier en soirée ou tôt ce matin à la fonderie de Minéraux Noranda inc.à Rouyn-Noranda, un complexe industriel ébranlé vendredi dernier par une violente explosion.Aucun des 850 travailleurs n'a été blessé dans la déflagration qui a fortement endommagé un bâti- ARGENT DISPONIBLE Problèmes de liquidités?Prêt commercial seulement Confidentiel | Finance Rapide Cie Liée f 342-4488 IGENERAL BEARING SERVICE ic Mffitml Uni Stiit-ltmrd 137-7423 IIS-S3M 3214471 Sl-Uiriit LtRiiiiH Uti-kl 744-2721 171-25SI 2M4UI PÉSUHTATS ¦ % loi o \u2022 q u * b c c Tirage du 93-03-08 5 15 17 20 22 23 26 32 35 36 38 39 41 43 46 47 50 53 58 60 Prochain tirage: 93-03-09 T V A, le reseau des'tirages.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.Rn cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Ottawa vous réserve une fin de semaine remplie d'intrigue.Cherchez-vous la solution à l'intrigue?Un indice: 99 $ par personne (séjour de deux nuits, occupation double).Souper meurtre et mystère compris.13 Victoria Park Suites Le confort et Us charmes du coeur d'Ottawa.À découvrir! 377, rue O'Connor Td.: (613) 567-7275 1-800-465-7275 ment de 200 pieds carrés abritant le réacteur, pièce maîtresse du processus industriel de l'usine.Le directeur de la fonderie, M.Michel Bédard, estimait hier dans t.n communiqué que «la cause probable de celle-ci serait qu'un matériel très chaud soit entré en contact avec du silicium, causant un dégagement d'hydrogène, un gaz extrêmement explosif».Ces produits étaient entreposés dans une trémie, sorte de silo d'une capacité de 420 tonnes dans lesquels Minéraux Noranda peaufine les cocktails de concentrés de minerais et d'autres matériaux qui sont ensuite convoyés jusqu'au réacteur.La poussière de silicium provenait de la compagnie américaine Dow Corning.On y aurait par mégarde ajouté des poussières récupérées de la salle de refroidissement des gaz (spray chamber) dont la température dépassait en- core les 200 degrés centigrades, suffisamment pour déclencher une réaction chimique avec le silicium.La compagnie Minéraux Noranda et de nombreux citoyens de Rouyn-Noranda ont été fort intrigués en fin de semaine par des reportages radiophoniques sur un incendie ravageant l'usine, alors que les flammes avaient été circonscrites dès vendredi après-midi.Suspect recherché dans une affaire de meurtre ¦ La drogue et la «protection » sont à l'origne du meurtre de Michel Thibodeau, 43 ans, commis dimanche soir au 3970, boulevard Lévesque, dans le quartier Chomedey.Un mandat d'arrestation a été émis hier à l'endroit de Georges Doré, 51 ans, un individu fort bien connu de la police.Avant de tirer une balle de calibre .22 en direction de la victime.Doré aurait fait feu à cinq reprises dans le plancher de la cuisine du logement.Il appert que Doré se trouvait au domicile de Claude Rousseau quand celui-ci a contacté par téléphone Thibodeau pour lui demander de venir chez lui avec une arme parce qu'il avait reçu des menaces d'une tierce personne.Thibodeau est arrivé quelque minutes plus tard, mais sans arme.Il aurait discuté au téléphone avec une personne pour ensuite, après avoir raccroché, aviser Rousseau que tout était arrangé et qu'il n'aurait plus de menace.C'est à ce moment que Doré serait entré en scène.Il aurait notamment avisé Thibodeau que la protection de Rousseau lui revenait.Il y aurait eu dispute et, finalement, Thibodeau a été abattu d'une balle qui l'a atteint à l'oreille droite.Pendant que d'autres personnes qui se trouvaient dans Georges Doré la maison portaient secours à la victime, le meurtrier prenait la fuite.Doré est recherché pour meurtre au deuxième degré.11 mesure Im80 (5 pieds 11 pouces) et pèse 93 kgs (205 livres).Il a les cheveux et les yeux bleus.Il est peut-être en possession d'un véhicule genre Econoline, gris, entièrement vitré.Toute information pouvant aider à localiser Doré peut être transmise au 662-4636.Elle sera traitée confidentiellement.Les rétracteurs d'urgence des ceintures ayant agissent en 1/10W de seconde-temps qui peut sembler long en cas dueddent.Qui a besoin de freins antiblocage?Il suffit simplement de pomper les freins 3Q fols par seconde! 57/ vous semble exagéré «d'accidenter» 100 voitures par an, songez qu'au Canada, en moyenne, 830 000 voitures par an sont impliquées dans des accidents.C Mercedes-Ben i Canada Inc., t993.ToroDto.Ont.Membre du groupe D*lmler-Benr.Ht*' ^ 'fb* ¦ t La pédale de freins est montée de façon à s'escamoter, ce qui augmente vos chances de sortir indemne d'un accident Même le gouvernement n'exige pas les tests dimpact hors de luxe médian conçus par Mercedes-Benz.Bof! Ces impacts ne comptent que pour 62 % du total Un bouton à pousser et les sièges avant avancent, reculent, montent, s'abaissent.Mais sous un choc arrière à 50 km/h, ils ne bougent pas.N'achetez pas une Mercedes pour ses sièges de cuir, ses garnitures de bois rare, ni son système de son à onze tiûuî-pûrlcurs.Achetez-la pour ce que son habitacle offre de sécurisant.- c .¦y \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022 Nous avons des coussins gonflables.Ils ont des coussins gonflables.Nous avons des protège-genoux.Eux, ils ont des coussins gonflables.Nous avons des sièges qui empêchent de plonger sous la reinture.Ils ont des coussins gonflables.a * 9 1 ¦ Mercedes-Benz Avant d'acheter toute autre voiture de luxe, voyez ce dont vous pouvez vous passer.» \u2022 \u2022 « \u2022 m * « V A8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 MARS 1993 o 0 I m VILLE Impossible de fuir, le moment est venu de payer.LE MATCH 4 < I Sur la route : L'industrie des contraventions, le quotidien des routiers I TVA Autobus visé: les parents tenus dans l'ignorance JEAN-PAUL CHARBONNEAU a Le directeur du service des loisirs de Laval se demande pourquoi la Sûreté du Québec n'a pas jugé bon d'avertir les parents, morts d'inquiétude devant le retard de l'autobus qui ramenait les jeunes athlètes lavallois de Baie-Comeau, dimanche.Rappelons que leur autobus a été atteint d'un projectile d'arme à feu, peu après avoir quitté Baie-Comeau, samedi soir.Régent Martimbeau se demande aussi pourquoi la SQ a donné, vers 14 h 30 dimanche, un «spectacle» en arrivant dans Laval, en provenance du centre commercial Place Versailles, à Montréal.« Il y avait en avant et en arrière de l'autobus une auto lettrée de la SQ avec sirère et gyrophare en action.Un cortège de voitures ba-nalisées fermait la marche.L'autobus a pourtant effectué le trajet Forestville-Laval sans aucune escorte», a-t-il précisé.Il a repris en disant: «Le premier autobus est arrivé à Laval à 8 h 30, suivi d'un deuxième à 8h 40.Le troisième était prévu cinq minutes plus tard.Les parents n'ont appris vaguement ce qui s'était produit qu'à 11 h 30 environ.Durant ces deux heures et demie d'attente, toutes sortes d'idées leur ont traversé l'esprit», a précisé M.Martimbeau.Un proche collaborateur de M.Martimbeau a ajouté qu'il aurait été si facile, pourtant, qu'un membre de la SQ avise la police de Laval pour qu'elle dépêche quelqu'un au point de rencontre, au centre commercial Laval, pour dire aux parents de ne pas s'inquiéter, que l'autobus transportant leurs enfants arriverait plus tard que prévu.Des journalistes «Ce sont des journalistes qui ont avisé les parents vers 11 h 15», a mentionné pour sa part Robert Deslonchamps, du service des loisirs de Laval.Une fille de M.Deslonchamps a participé au dernier bloc de la finale provinciale des Jeux du Québec de Baie-Comeau.Elle était dans l'autobus qui est arrivé à8h30.«)c suis retourné chez moi et, vers 11 h 15, j'ai reçu un appel de Lise Davidson (présidente du comité organisateur de Laval des |Q) de Baie-Comeau, qui m'a informé qu'un incident sans gravité s'était produit vers 23 h la veille.«Elle m'a demandé d'aller aviser les parents qui attendaient au Centre Laval de ne pas s'énerver.Quand je suis arrivé, il y avait des journalistes qui avaient entendu parler de l'incident sur les ondes de la SQ et qui avaient informé les parents que leurs enfants étaient sur le point d'arriver au centre commercial Versailles, à Montréal», a souligné M.Deslonchamps.« Dès qu'ils ont appris ce qui ce passait, reprend M.Deslonchamps, des.parents ont sauté dans leur auto pour se rendre Place Versailles.Des policiers de la SQ leur ont dit de ne pas s'énerver et de retourner à Laval, que leurs enfants viendraient les rejoindre plus tard.«Ces enfants étaient dans l'autobus depuis 23 h la veille après avoir, pour certains, fait des compétitions toute la journée.Et voilà qu'après avoir été questionnés une première fois à Forestvil-le, ils ont dû répondre à d'autres questions à Montréal.» (oint au téléphone, le président de Sport Québec, M.Jacques Ha-mel, a déclaré qu'il n'avait lui-même été avisé de l'incident que vers 1) h 00 dimanche matin, alors qu'il se trouvait avec Mme Davidson.« l'attends le rapport de la Sûreté du Québec avant de réagir.Les policiers auraient dû nous aviser de l'incident immédiatement.C'est nous qui sommes responsables des enfants jusqu'à leur arrivée à la maison », a précisé M.Ha-mel.De son côté, un porte-parole du détachement de Baie-Comeau de la SQ a fait savoir que l'enquête se poursuivait et qu'aucun élément nouveau n'avait été signalé sur la provenance du coup de feu.Un médecin prêt à aider Mme Rodriguez à mourir Presse Canadienne VICTORIA ¦ Peu de temps après avoir perdu une autre manche dans sa lutte pour faire reconnaître son droit au suicide avec assistance médicale, Mme Sue Rodriguez a révélé hier avoir trouvé un médecin prêt à l'aider.«J'ai parlé au médecin, il s'est proposé, c'est tout ce que je peux vous dire», a déclaré Mme Rodriguez au cours d'une conférence de presse.«Il est prêt à m'aider, quoi que je lui demande.C'est assez récent, alors évidemment j'éprouve beaucoup de sentiments contradictoires.Mais je crois que d'ici la fin de la journée, je m'en sentirai réconfortée.» Elle a refusé de dévoiler l'identité du médecin.La Cour d'appel de Colombie-Britannique a jugé que Mme Rodriguez, qui se meurt de la maladie de Lou Gehrig, n'a pas légalement le droit d'obtenir l'aide d'un médecin pour se suicider parce qu'un article du Code criminel interdit d'assister ou de conseiller un suicide.Les juges ont ainsi maintenu un jugement d'une instance inférieur re, par deux voix contre une.Le juge en chef Allan McEachern a rédigé le jugement dissident.Mme Rodriguez a avisé son avocat de demander l'autorisation d'en appeler de la décision en Cour suprême du Canada.« Il faudra seulement que je sois patiente.J'ai l'habitude.Je suis déçue et anxieuse.Je me suis affaiblie ces derniers temps, alors ce délai m'inquiète.» Mme Rodriguez était accompa- Mme Sue Rodriguez, accompagnée de M.John Hofsess.gnée, pour la conférence de presse, de son avocat Chris Cons-idine, ainsi que de John Hofsess, directeur exécutif de la Société pour le droit de mourir, et Svend Robinson, le député néo-démocrate qui a soumis un projet de loi privé qui permettrait le suicide «assisté médicalement».Le député a confirmé que Mme Rodriguez a trouvé un médecin de Colombie-Britannique pour l'aider.Les textes des jugements reflètent les problèmes que cette cause a posés aux juges.Tout en déboutant Mme Rodriguez de sa cause, le juge Harold Hollinrake a exprimé son accord avec certaines parties du jugement McEachern, tandis que sa collègue Patricia Proudfoot a complètement rejeté l'appel.Mais tous trois ont clairement exprimé leur malaise de devoir rendre jugement dans une telle cause.«|e ne puis qu'espérer que le Parlement, dans sa sagesse, fera en sorte qu'il ne sera plus nécessaire que des juges aient à décider d'autres cas de ce genre», écrit ainsi le juge Hollinrake.La juge Proudfoot écrit pour sa part que le Parlement devrait prendre le pouls de la nation (concernant le suicide avec assistance médicale), et que cette question ne devrait pas être du ressort des tribunaux.Le juge McEachern a écrit que Mme Rodriguez pourrait avoir un «recours» qui impliquerait des examens psychiatriques, des certificats signés par des médecins et des entrevues répétées pour s'assurer qu'elle n'avait pas changé d'avis.Le magistral t «estimait qu'on pouvait arriver à trouver un recours approprié, tant et aussi longtemps qu'il ne s'appliquerait qu'à Sue Rodriguez», a déclaré Me Considine.Mme Rodriguez, qui est âgée de 42 ans, est mariée et mère d'un fils de huit ans.Elle a su qu'elle était atteinte de la maladie de Lou Gehrig en août 1991.Médecin radié pour avoir divulgué un dossier Presse Canadienne B La question du caractère confidentiel des informations obtenues par des professionnels du réseau de la Santé et des Services sociaux dans l'exercice de leurs fonctions a été récemment examinée par deux corporations professionnelles, celle des médecins et celle des travailleurs sociaux.Le médecin, en l'occurrence le spécialiste Anis Khalil, a été radié pour trois mois tandis que la travailleuse sociale Johanne Arcand-Rzesauskas a été exonérée.Anis Khalil, 54 ans, spécialiste en radiologie diagnostique dans la région métropolitaine, a trans- mis des renseignements confidentiels quant à la santé de sa belle-soeur au Tribunal maronite unifié du Liban.Ce tribunal étudiait la demande d'annulation du mariage contracté par le frère du médecin.Devant le comité de discipline de la Corporation professionnelle des médecins du Québec, il a été démontré que le médecin Khalil a fait valoir à un confrère d'une clinique médicale qu'il avait besoin de certaines informations au dossier de sa belle-soeur afin d'aider celle-ci à trouver un psychothérapeute et à ajuster la médication.En plus de faire parvenir ces documents dans lesquels les médecins ont diagnostiqué une paranoïa et une dépression chroni- que, le médecin y est allé de son opinion sur l'état de santé mentale de l'épouse de son frère.La maladie psychiatrique ou mentale est une des causes d'annulation de mariage en vertu de la Loi maronite libanaise.Dans sa décision, le comité de discipline rappelle que le code de déontologie des médecins stipule que celui-ci doit garder secret ce qui est venu à sa connaissance dans l'exercice de sa profession.Il estime qu'Anis Khalil a contrevenu à cette règle.Dans le cas de la travailleuse sociale Johanne Arcand-Rzesaus-kas, du CSSMM, le comité de discipline de sa corporation profes- sionnelle a été saisie d'une plainte de divulgation de renseignements confidentiels portée par un couple ayant fait une demande d'adoption internationale.L'homme et la femme dont la demande n'a pas été agréée reprochent à la travailleuse sociale d'avoir communiqué des informations à leur sujet à ses collègues de travail.Le fait de tenir une discussion de cas et de partager des renseignements confidentiels avec des collègues de travail eux-mêmes liés par l'obligation au secret professionnel ne constitue pas un accroc au code de déontologie, a conclu le comité de discipline.Dormez là- dessus Gouverneurs i Gouverneurs Québec 4ft$ t^iVOTtittirç .y.\u2022 y y -y i > \u2022\u2022 l i fcUesGotiver u> Charron ouverneurs HfiilVCJTieurS ml Gouverneurs dôsGc^uverneurs Cane ouverneurs neau $ En période de récession, ce n'est pas la peine de réfléchir trop longtemps avant de saisir une offre aussi tentante.Pour repartir du bon pied, l'Hôtel des Gouverneurs vous invite, du 12 octobre 1992 au 30 avril 1993, à profiter de son confort et de son service réputés, à des prix qui font rêver.Pour réserver, composez sans frais, le 1800 463-2820 ou communiquez avec votre agent de voyages.Occupation simple ou double.Ces tarifs sont offerts aux individus, /gv sans limite et sans condition.W/iTrojilan djo HÔTEL DES GOUVERNEURS RÉSERVATIONS 18004632820 iitk.' \u2022 il1.» 1 7759 .LA PRESSE.MONTRÉAL, MARDI 9 MARS 1993 Salameh ne semble pas être le «cerveau» de l'attentat contre le World Trade Center d'après AFP et AP NEW YORK ¦ Dix jours après l'attentat du World Trade Center à New York, l'enquête a soulevé plus de questions qu'elle n'en a résolu, de sorte que la police s'achemine vers une enquête scientifique de longue haleine pour déterminer le mobile et l'identité réelle des auteurs.Le suspect numéro un, Mo* hammed Salameh, ne semble pas être le «cerveau» de l'attentat.Ce Palestinien de 25 ans détenteur d'un passeport jordanien avait loué, avec un autre homme toujours recherché, la camionnette qui a servi à transporter la bombe, et entreposé à Jersey City ( New Jersey ) des produits chimiques-explosifs (acide sulfurique, urique et nitrique).Il a été arrêté alors qu'il voulait récupérer un dépôt de 400 dollars versé pour la location de la camionnette \u2014 qu'il prétendait lut avoir été volée \u2014 en présentant des papiers tachés de nitrates.Selon les autorités jordaniennes, il n'a pas de passé de militant extrémiste.«Les personnages clés» liés à Mohammed Salameh ont probablement fui au Proche-Orient et il pourrait avoir été laissé sur place pour «trinquer pour les autres», a indiqué la police.Le directeur du FBI pour le district de New York, lames Fox, a comparé l'enquête actuelle à celle qui avait suivi l'attentat contre le Boeing de la Panam au dessus de Lockerbie (Ecosse), qui avait duré plus de deux ans.L'enquête se poursuit dans les milieux musulmans de la petite ville de jersey City et du quartier de Brooklyn.Les enquêteurs continuent également leurs recherches dans ies gravats des six sous-sols du garage où la bombe a explosé, faisant cinq morts, un disparu et un millier de blessés.Le premier d'autres actes terroristes aux É.-U.?AP NEW.YORK ¦ Malgré les premiers succès rencontrés dans l'enquête sur l'explosion du World Trade Center, les autorités américaines craignent de nouveaux attentats sur leur propre sol.jusqu'à présent; les États-Unis ont été plutôt épargnés par le terrorisme international qui s'attaquait de préférence à leurs intérêts à l'étranger, et ce pour plusieurs raisons: la distance qui sépare le pays des foyers révolutionnaires, le nombre d'institutions représentatives des États-Unis à l'étranger, l'efficacité de la politique de répression du terrorisme dans le pays.Mais les autorités semblent maintenant penser qu'il n'y a pas de raison pour que cet attentat, dirigé contre l'un des symboles de la plus grande démocratie capitaliste du monde, reste un événement isolé.Le drame, a souligné le gouverneur de New York Mario Cuomo, n'est qu'un «reflet de ce qui est devenu courant dans d'autres grands pays, comme la Grande-Bretagne».«Je ne crois pas que nous verrons jamais de choses semblables ici.Nous sommes plus forts que cela, nous appliquons les lois plus sévèrement.» L'Iran.Interviewé par la chaîne de télévision ABC, le directeur de la CIA Robert Gates a imputé la responsabilité de la plupart des actes terroristes récents à l'Iran.Mais «il est trop tôt pour savoir» si la contagion a gagné les États-Unis.Selon un rapport du Pentagone qui date de 1988, parmi les actions d'envergure menées par des terroristes arabes'entre 1968 et 1988, 69 visaient Israël, 35 d'autres Arabes et 33 des Américains.Aucun de ces attentats n'a eu lieu sur le territoire des États-Unis, alors que 57 ont eu lieu en ' Europe ou ailleurs dans le monde.De même, la Fraction Armée Rouge, les Brigades Rouges et d'autres organisations du même type ont sévi en Europe dans les années 70 et 80, visant parfois des installations américains ou des ressortissants des États-Unis.Mais jamais elles n'ont commis de crime à l'intérieur des frontières américaines.De 1987 à 1991, toujours selon le FBI, 34 «incidents terroristes» ont été recensés mais aucun n'a fait de mort ou de blessé.Dans vingt-trois cas, un lien a été établi |avec Porto Rico*, .Hier, le FBI a démenti l'interpellation à (ersey city d'un étudiant au cours d'une perquisition où trois réveils, susceptibles de servir à la confection d'un dispositif de mise à feu d'une bombe, ont été saisis.Plusieurs journaux de New York avaient annoncé le même jour l'arrestation d'un troisième homme, mais en précisant qu'aucune accusation n'avait été retenue contre lui.La police a entrepris le relevé systématique d'empreintes digitales dans les lieux fréquentés par Mohammed Salameh.Dimanche, une douzaine de militants juifs ont manifesté devant la mosquée de (ersey city où Salameh venait régulièrement prier.Au World .Trade Center, les policiers pensaient pouvoir accéder hier après-midi en toute sécurité à l'ensemble des six sous-sols dévastés par l'explosion, grâce à des systèmes d'échaufaudages mobiles.Le bureau de l'alcool, du tabac et des armes à feu a porté à 82 le nombre de spécialistes qui fouillent des gravats à la recherche d'indices.L'explosif utilisé n'est toujours pas connu et on.ignore s'il est de la même nature que celui qu'on a découvert dans la cache de Salameh.Le dispositif de mise à feu reste aussi une énigme.Les enquêteurs recherchent aussi tin employé de l'hôtel Vista International, Wiifredo Merca-\u2022do, porté disparu depuis le 26 février, un chien «ayant donné une petite indication qu'un corps pourrait être dans les décombres», a indiqué un officier de police.Davidiens assiégés souhaitent mourir dans b guerre sainte » aux côtés de leur chef d'après Reuteret AFP WACO.Texas B Le chef de la secte des Davidiens, retranché'depuis neuf jours dans un ranch transformé en forteresse, a défié hier les policiers de lancer un assaut contre ses fidèles et lui,' en affirmant sa volonté de mourir dans une «guerre sainte» annoncée par une prophétie.\u2022 Bob Ricks, porte-parole du FBI, a déclaré à la presse que les 90 adultes et 17 enfants encore auprès -de David Koresh souhaitaient aussi mourir dans un tel affrontement.Les 33 personnes avec lesquelles le FBI a pu entrer en contact auraient toutes affirmé qu'elles étaient libres de partir si elles le désiraient, mais qu'elles avaient décidé de demeurer aux côtés de leur leader.«Elles sont toutes entièrement dévouées à leur chef, et l'abandonner serait pour elles une infraction très grave aux comande-ments de la Bible», a précisé Ricks.Le chef de la secte aurait souligné quant à lui qu'il ne comptait pas ordonner un suicide collectif.«Il ne veut pas accomplir la prophétie en*se suicidant», a dit le porte-parole.* Le Pentagone a mis à la disposition de la police des chars M-1 Abrams pour remplacer les transports de taupes.David Koresh affirmi^cU|jm^^armemenrs \u2014 peut-être^c^fçWe-roquettes \u2014 «capables dé projeter ces véhicules à 40 ou 50 pieds dans les airs».Mais le porte-parole du FBI a Transportés par des camions, des blindés légers quittent le secteur où sont barricadés les membres de la secte des Davidiens pour être remplacés par des chars Abrams M-1.Le chef de la secte, David Koresh, a dit qu'il avait une puissance de feu suffisante «pour anéantir les blindés légers», photos noté que ces chars n'étaient pas armés et serviraient seulement à couvrir les mouvements des agents fédéraux.Il a ajouté que les 400 policiers et agents fédéraux qui encerclent les bâtiments n'avaient pas l'intention de leur donner l'assaut et continuaient de négocier avec David Koresh, qui se prend pour le Messie., Les négociateurs ont réussi à obtenir la semaine dernière la libération de 21 enfants, mais le ton s'est durci depuis, et David Koresh a rejeté les offres qui lui étaient faites.Selon Bob Ricks, il devient de plus en plus irrascible, et évite îa moindre discussion sur un éventuel dénouement du siège policier en se lançant dans de longues tirades contre le système judiciaire ou en parlant de ses croyances religieuses.«Toutes les discussions sont vaines, aurait-il dit, et je vous donne la possibilité de vous sauver avant d'être pulvérisés.» «Nous en sommes rendus au point d'être obligés de demander à M.Koresh de nous dire ce que nous pouvons faire pour faire redémarrer les négociations», a précisé M.Ricks, manifestement exaspéré.«Donnez-nous des éléments spécifiques»! a déclaré le porte-parole à l'intention de Koresh et de ses disciples, qui écoutent en direct les conférences de presse quotidiennes des forces de l'ordre.m Depuis l'assaut manqué de la police, le 28 février, Koresh s'est barricadé avec une bonne centaine de personnes dans le ranch, rempli d'armes et de provisions.Les autorités voulaient l'arrêter pour atteinte à la législation sifr les armes à feu.pas revenus 9 \u2022 \\.% \u2022 \u2022 *, .\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 i / vos économies Saturn SW1, à partir de 13 225 $! 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immatriculation et transport en sus.1 : A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 MARS 1993 Informations nationales Le professeur Donderi ne voit pas de différence fondamentale entre le Québec et l'ex-Yougoslavie MARIO FONTAINE ¦ Par ses lois linguistiques, le Québec poursuit une politique de purification ethnique semblable à celle qui se déroule dans l'ancienne Yougoslavie.Montréal est la capitale nord-américaine du racisme linguistique et de la répression, Jacques Parizeau et Camille Lau-rin sont quant à eux de quasi-criminels.Voilà la thèse qu'un professeur en psychologie de l'Université McGill, Don Donderi, s'est employé à démontrer hier soir devant une quinzaine de membres de l'Association des hommes et femmes d'affaires de l'Ouest de l'île, réunis dans un restaurant de Pointe-Claire.« Nous n'acceptons pas le nettoyage ethnique pratiqué au Québec depuis 1977», a expliqué le professeur Donderi.Une politique propre à des pays ravagés par un nationalisme meurtrier et qui ne trouve pas son équivalent dans les nations civilisées d'Europe.Scion M.Donderi, il n'y a pas de différence fondamentale entre ce qui se passe dans l'ex-Yougoslavie et ici: on incite des gens à partir aux deux endroits.Le résultat sera le même à long terme, quoiqu'il reconnaît que la méthode serbe est plus brutale: ils font en six mois là-bas ce qu'on fait ici depuis 16 ans.Résultat: 200 000 anglophones ont quitté le Québec depuis l'adoption de la loi 101, fatigués de voir leurs droits fondamentaux baffoués.Présent à la rencontre, le vice-président du Parti égalité, Gilles Pépin, approuve la teneur générale des propos de M.Donderi, même s'il préfère éviter la comparaison avec la Yougoslavie.M.Pépin fait partie de ceux que le conférencier tient pour des défenseurs de la liberté, de concert avec l'écrivain Mordecai Richler, l'avocat Ju-lius Grey et le chroniqueur de The Gazette, William Johnson.Le professeur Donderi n'en est pas à ses premières déclarations fracassantes.L'an dernier, devant le même auditoire, il qualifiait la Charte de la langue française de «barbare et tyrani-que».En 1990, ce membre du Parti égalité soutenait qu'à long terme les objectifs des nazis et des auteurs des loi 101 et 178 sont les mêmes: détruire un peuple et une culture.À ses yeux, le «père de la loi 101 », Camille Laurin, de même que l'actuel leader péquiste, lacques Parizeau, sont de quasi-criminels, ainsi que tous les «nationalistes et les nationalistes» qui grenouillent au PQ et au Parti libéral du Québec.M.Donderi tSk craint pas les poursuites que pourrait lui intenter M.Parizeau, lequel traîne déjà devant la justice le courtier Richard Lafferty pour l'avoir justement associé au régime nazi.«l'ai droit à ma liberté d'ex-presion», plaide celui qui refuse de croire que le Parti québécois assouplira la législation linguistique dans un Québec souverain.O N J O U R MONTRÉAL De 5h 15 à 9h 15 LA SEMAINE DE L'HUMOUR Mardi: Mercredi: Dominique Jeudi: Michel Vendredi: îer Mi îer i ^ * -> V t I Le premier ministre Bourassa reprendra ses activités d'ici deux semaines DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUEBEC ¦ Le premier ministre Robert Bourassa pourra reprendre ses activités normales d'ici deux semaines, a indiquer hier son attachée de presse, Mme Sylvie Godin.Ce n'est qu'au début mai toutefois que M.Bourassa retournera au National Institutes of Health de Washinton où on évaluera l'effet du traitement qu'il vient de subir.Rendue publique hier par le cabinet de M.Bourassa, une brève lettre du médecin spécialiste américain Steven Rosenberg, qui a traité le premier ministre, souligne que celui-ci «a bien toléré le traitement (à l'interleukine-2) et devrait pouvoir reprendre normalement son travail dans quelques semaines».«M.Bourassa pourra reprendre ses activités dans deux semaines», précise Mme Godin.Rentré au Québec dimanche, le premier ministre récupérera à sa résidence d'Outremont toute cette semaine.La semaine prochaine il reprendra «graduellement» ses activités, par exemple en entrant en contact avec ses ministres par téléphone.Il n'est pas exclu qu'il assiste à la rencontre hebdomadaire du Conseil des ministres à Québec, le 17 mars.Le premier ministre devra revenir au National Cancer Institute «au début mai pour évaluer son mélanome et les effets de cette série de traitements», poursuit le spécialiste de réputation internationale.Cette évaluation semble reportée par rapports aux indications fournies jusqu'ici par l'entourage de M.Bourassa, qui parlait officiellement d'un délai de «six ou huit semaines», soit la mi-avril, avant que les médecins ne se prononcent sur l'effet de l'intervention.L'interleukine-2, un traitement «expérimental» développé par le Dr Rosenberg, est susceptible de freiner le développement du cancer.Dans dix p.cent des cas, le traitement fait même disparaître toute trace de tumeur.Selon les informations obtenues par La Presse, M.Bourassa ressent un épuisement profond à l'issue de cette seconde série de traitements.Mais comme il avait rapidement récupéré après la première série, on ne s'attend pas à ce que cette fatigue se prolonge, d'autant plus que cette seconde série fut plus brève que la première \u2014 quatre jours contre six la première fois.t * Bientôt un budget fédéral Presse Canadienne OTTAWA ¦ Le ministre des Finances Don Mazankowski déposera un budget au cours de la campagne à la direction du Parti conservateur afin de rassurer les marchés financiers et en raison de la baisse des revenus gouvernementaux, a-t-il déclaré hier soir.« |e vais essayer de le déposer le plus tôt possible», a déclaré M.Mazankowski.Le ministre des Finances a déposé un mini-budget en décembre dernier mais les revenus du gouvernement n'étant pas ceux projetés voilà trois mois, le déficit anticipé sera plus important que celui prévu.«Les revenus n'ont pas augmenté comme nous l'espérions», a reconnu M.Mazankowski, qui a annoncé la semaine dernière qu'il ne serait pas candidat pour succéder au premier ministre Brian Mulroney afin de se concentrer sur les finances du pays.\u2022 a m i i* »i l 4 « .1 ¦ « U If Les femmes-vétérans craignent pour leur sécurité au Québec Elles détournent leur congrès de 1995 vers Vancouver DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUEBEC ¦ Parce qu'elles craignent pour leur sécurité, les femmes qui ont servi dans la marine canadienne lors du dernier conflit mondial ne veulent plus tenir leur congrès de 1995 dans un Québec qui risque d'être souverain.Aussi, la réunion annuelle des 1000 membres de cette association risque-t-elle d'être détournée sur Vancouver, dans deux ans, parce que ces dames âgées craignent d'être importunées dans les rues de Montréal.En janvier dernier, dans la dernière publication de la lettre circulaire de cette association située à Toronto, le Jenny Wren Times, on rapportait que la personne susceptible de présider le congrès de Montréal avait prévenu récemment l'association des risques qu'il y aurait à réunir ces dames âgées et anglophones au Québec si le Parti québécois prenait le pouvoir.Selon la circulaire destinée aux femmes-vétérans, «le sentiment au Québec est que Robert Bourassa va perdre la prochaine élection et que les séparatistes n'accueilleront pas bien un rassemblement comme le nôtre».La circulaire affirme aussi qu'une vérification auprès de la police de Montréal montrait que les policiers «ne pourraient pas garantir notre sécurité», écrit-on.jointe hier, Mme leannine Marmette, celle qui devait organiser l'événement à Montréal, a toutefois précisé qu'elle n'était pas entrée en contact avec la police de la métropole.Mais il est clair pour elle que si le PQ était élu, des dames unilingues anglophones portant des blazers aux couleurs de la marine risqueraient d'être importunées en se promenant dans les rues.«Si le PQ est élu, l'attitude des gens sur la rue pourrait changer.|e ne dis pas que tout le monde viendrait se ruer sur notre groupe mais il n'en faudrait qu'un pour gâcher la soupe», d'expliquer Mme Marmette.Les jeunes péquistes, en particulier, sont très opposés à tout ce qui est militaire, souligne-t-elle.« Il y a encore trop de choses en suspens pour organiser une réunion au Québec», dit cette résidante de Québec.* a \u2022 t a t a « » a f » t a t i i « a 14 II \u2022« ta u it ta
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