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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1994-01-30, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER Montréal, dimanche 30 janvier 1994 ivres Éditorial CRICHTON le roman Ici condition masculin»'! page B 5 mMmm LES CRIMES DE MADAME Ci-contre, l'illustration utilisée sur la page couverture du Crime de l'Orient-Express, certainement l'une des oeuvres les plus connues d'Agatha Christie (dans le livre de poche, Paris, 1934, édition de .1993).Photo Sea Containers.¦ En 1930, Agatha Christie, née Miller, divorcée depuis deux ans de Sir Archibald, son mari pendant 15 ans, et tout juste remariée à Max Mallowan, un jeune archéologue de 15 ans son cadet, a 40 ans.Elle a déjà publié, depuis 10 ans, quelques-uns des romans qui la consacreront Reine du crime.Elle a depuis longtemps créé son célèbre limier belge Hercule Poirot, qui apparaissait dans son premier roman policier La Mystérieuse affaire de Styles.Elle met en scène pour la première fois sa chère vieille fille Miss Marple.Enfin, elle publie Ciant's breàd, le premier de six ouvrages parus sous ie pseudonyme de Mary Westmacott, inédit jusqu'à maintenant en français.Ce livre largement autobiographique vient de paraître aux Editions Stock-Le Masque sous le titre Musique barbare.Comblés, sans doute, même s'il ne s'agit pas d'un roman policier, les fanatiques francophones du prolifique et populaire auteur \u2014 elle a publié 80 romans policiers, vendus à deux milliards d'exemplaires à travers le monde\u2014 auront de plus l'occasion de vérifier l'étendue de leurs connaissances Cilles Cougeon christiennes, puisque le jeu-questionnaire télévisé Tous pour un, animé par le journaliste Gilles Gougeon, consacre sa prochaine série de trois émissions (débutant jeudi) à Agatha Christie.«Lorsque nous cherchions un sujet en littérature grand public, pour lequel exitte beaucoup de documentation disponible, le nom d'Agalha Christie a surgi très rapidement.C'est un auteur avec une oeuvre remarquable, lue par beaucoup de monde, l'ai hâte.C'est un sujet intéressant, magique, qui ressemble un peu à Tintin (thème de l'une des émissions présentées cet automne).SUITE À LA PAGE B 4 80 romans, milliards 1 exemplaires.«Tous pour un» enquête maintenant sur elle LUCIE CÔTÉ collaboration spccialc I CIRQUE DU SOLEIL PREMIERE MONDIALE Lf 21 AVRIL AU VIEUX-PORT DjE MONTRÉAL ?RESERVEZ VOS PLACES DÈS AUJOURD'HUI ! ?BILLETS EN VENTE AUX COMPTOIRS ADMISSION (514) 790-1245 / 1-800-361-4595 VENTE DE GROUPES (ÎU) 522-9272 «RAIS DE SERVICES EN SU S B 2\t___LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 30 JANVIER 1994 Opinions I Délits à caractère sexuel : il rie faut pas oublier la réhabilitation ! FRANCISCO J.PINIRO ernièrement, on a entendu des critiques de plus en plus fréquentes concernant les sentences imposées aux délinquants sexuels.La semaine dernière, encore, la décision d'un juge de la Cour municipale de Montréal était l'objet de beaucoup de critiques, de même qu'une autre décision d'un juge de la Cour du Québec, à Sherbrooke, concernant des sentences à l'égard de personnes accusées d'agression sexuelle sur des enfants.|e ne voudrais surtout pas chercher ni une polémique, ni essayer de justifier le crime ou l'agresseur.Toutefois, je crois qu'il est important de réfléchir sur le but de la sentence, ainsi que sur les conséquences qu'elle a pour la société, vous et moi, vos enfants et les miens.Une sentence a et doit avoir un aspect punitif et restrictif dans la vie et la liberté du «sentencé», visant fondamentalement à lui faire prendre conscience du mal qu'il a fait et à le châtier.C'est ce qui reste de l'ancienne loi du talion: «oeil pour oeil et dent pour dent».Plus est punitive la société et plus la punition ressemble au délit, plus on châtie par où on a péché.Toutefois, dans une société évoluée et humanitaire,, nous cherchons plus à «récupérer» ou à réhabiliter la personne, et nous prenons les moyens afin d'éviter, dans la mesure du possible, que d'autres gestes semblables puissent être commis par cette même personne.C'est alors qu'on accomplit cette double mission (beaucoup plus difficile que la solution plus simple d'une punition) par laquelle on vise, non seulement à protéger la société, mais aussi à récupérer et à réhabiliter la personne déviante.Si je suis perturbé sexuellement et que je peux exercer ma sexualité que d'une façon marginale et pathologique, le fait d'être jugé et «sentencé» ne fait que «me retirer» de la société pour une période plus ou moins longue.Mais, à la fin de ma détention, rien n'aura changé en moi et je serai toujours aux prises avec mes fantasmes pathologiques.Le seul apprentissage qui m'aura été donné consistera à éviter d'être pris la prochaine fois.Donc, pendant cette période, la puri-tion n'aura servi qu'a me priver de liberté temporairement en échange d'un coût que la société doit payer pour mon «hôtellerie» dans un centre de détention.Dans une perspective de réhabilitation, la Cour me permet par sa sentence de favoriser le traitement de mes problèmes sexuels en échange de ma liberté.Dans ce contexte, cela me permettra de me faire aider afin de corriger mon problème, éviter une nouvelle détention et pouvoir satisfaire plus «normalement» mes besoins affectifs sexuels.Tout cela dans une situation d'engorgement dans les centres de détention, dans un contexte des coûts prohibitifs d'un emprisonnement, et finalement dans le cadre d'une société plus humaniste.' Ce n'est pas une approche simplement punitive qu'il faut viser, mais une approche réhabilitante.Il me semble qu'une telle approche est plus juste et plus équitable, autant pour la société que pour la personne ayant commis des actes déviants sexuels.\u2014r- faut pas se contenter d imposer simplement une sentence de prison.Entre la violence pour éliminer Nancy Kerrigan.et celle du hockey: quelle différence?'affaire Nancy Kerrigan et V«immunité de la patinoire» RICHARD PROULX tf^ u'attend le hockey professionnel ^Jr pour emboîter le pas au patinage artistique et poursuivre au criminel les athlètes coupables d'avoir blessé délibérément un adversaire?Stupéfaction dans le milieu du patinage artistique, à la veille des jeux olympiques de Lillehammer: la patineuse américaine Nancy Kerrigan est attaquée à sa sortie d'un entraînement par un mystérieux agresseur qui la blesse au genou quelques jours avant les qualifications.La nouvelle fait la «une» dans tous les médias.Puis, la bombe: des membres de l'entourage de sa grande rivale, Tonya Harding, sent impliqués dans le coup.La police enquête, des mandats d'arrestation sont lancés.Mme Harding elle-même figure parmi les suspects.Pendant ce temps, la télé nous sert des reportages, des entrevu.3 et l'inévitable gros plan de la patineuse blessée qui s'exclame en pleurs: Why me?La réponse est pourtant simple: en raison de la fulgurante popularité du patinage artistique (cette discipline figure au deuxième rang parmi les sports les plus populaires aux États-Unis, devancée seulement par le football américain), des millions de dollars sont en jeu pour la gagnante, qui aura la chance d'être couronnée la reine des Içux olympiques de 1994.- Bien que toute cette affaire provo-.que un véritable scandale, une constatation s'impose: objectivement, rien ne distingue la blessure subie par Mme Kerrigan de celles encaissées impunément et quotidiennement par les joueurs de hockey dans l'exercice de leur profession.Quand Adam Graves a fracassé le poignet de Mario Lemieux, en séries éliminatoires, quand Gary Suter a sauvagement frappé Wayne Gretzky dans le dos contre la bande, pendant un match international, ou quand Dale Hunter a sournoisement plaqué Pierre Turgeon, en train de célébrer un but crucial, l'an dernier, l'objectif était le même: vaincre un adversaire dangereux en le blessant dans le cadre d'une compétition comportant d'énormes enjeux financiers.Naturellement, comme Mme Kerrigan n'exerce pas un sport de contact, son agression ne pouvait se confondre avec les nombreux coups distribués «de façon normale», durant le jeu.L'attaque ne pouvait être camouflée: elle s'est d'ailleurs déroulée à l'extérieur de la patinoire.Ce facteur a certes favorisé l'intervention de la police, mais, surtout, au contraire des hockeyeurs, Tonya Harding ne pouvait profiter de l'« immunité de la patinoire», règle selon laquelle la loi cesse de s'appliquer sur une surface glacée, la société laissant aux instances dirigeantes du sport le soin d'administrer la justice selon leur bon vouloir.La première conséquence de la règle de l'«immunité de la patinoire» est que les individus possèdent la latitude de se faire justice eux-mêmes, les seules sanctions à leurs actes de la part des autorités étant habituellement une pénalité ou, dans de rares cas, une suspension.Dans un tel cadre, pour remporter la victoire lorsque les enjeux sont considérables, les joueurs ne manifestent souvent aucune retenue.L'intimidation tant verbale que physique, les coups assenés et les tentatives de blesser deviennent des «torts» ou des «injustices» que l'on corrige de son propre chef, d'où l'escalade rapide de la violence.Par ailleurs, afin de justifier tous ces règlements de comptes que permet l'«immunité de la patinoire», le sport professionnel a recours à certains ar- guments.Exemple: les combats servent de «soupapes d'échappement» sans lesquelles des attaques plus graves encore (à coups de bâton et de patin) seraient perpétrées.Transposons cette brillante logique dans notre société: permettons à un travailleur licencié d'agresser son patron à coups de poing pour redresser les torts qu'il a subis, sinon les gestionnaires seront bientôt exposés à des agressions à coups de bâton.Autre exemple: la violence «fait partie intégrante» du hockey.|e vous fais grâce de toute dénigration de cette optique qui recrute maintenant moins d'adhérents parmi les propriétaires de la Ligue nationale.Certains d'entre eux veulent tout simplement protéger les investissements faramineux que représentent leurs vedettes et nous indiquent que le hockey est un spectacle suffisamment intéressant en soi, qui ne requiert plus de fréquents combats pour remplir les amphithéâtres.Ce mois-ci, nous venons de constater avec regret que le patinage artistique et l'olympisme ne sont plus à l'abri des mêmes impératifs que le sport professionnel: blesser pour vaincre lorsque les enjeux en valent la chandelle.Incident isolé ou début d'une fâcheuse tendance?Évidemment, sans l'argument des coups donnés «dans le feu de l'action», le patineur artistique doit recourir à des moyens carrément criminels pour éliminer un adversaire, d'où l'intervention de la justice.Toutefois, cet argument ne tient pas au hockey: il y a une différence entre une mise en échec solide et des coups de bâton.Plusieurs charges des hockeyeurs découlent d'une intention évidente de blesser et devraient être considérées comme un geste criminel, au même titre que l'agression ouverte de Nancy Kerrigan.Dans ce cas, pourquoi la justice n'entre-t-elle pas en action?¦ Sophie a mal au coeur.En fait, c'est la révolte et l'indignation qui sortent de sa cage thoracique.La grande de 26 ans ne comprend plus rien aux humains.Un torrent de mots emplit l'espace de ce soir d'hiver.Elle n'en peut plus des juges qui manquent de jugement.Epidémique?Ses questions se bousculent au portillon de l'incompréhension.Une tristesse aussi.Comment des femmes comme elle, et encore plus des mères, restent-elles collées â des conjoints qui violent, menacent de mort physique ou psychologique, battent, déchirent leurs enfants.Comment se fait-il que ce sont les enfants qui se retrouvent dans des centres d'accueil, avec des inconnus, pendant que ceux qui leur volent leur enfance se réchauffent au flanc de leurs mères.Une misère transmise de mère en fille, peut-être, ma grande?Non, non, non, il faut que ça cesse, me dit-:11e, avec ses grands yeux perçants.Plus d'excuse! Sophie a mal à l'enfance, ce soir.Elle ne dort pas.Son indignation me donne de l'espoir, j'aime l'enfant qui vit toujours en elle.|e l'aime et.j'ai mal au coeur aussi.Cécile RODRIGUE Chambly Des dindons ou des jambons B Quelle désolation! Notre métro est en rénovation, entre les stations Berri etLionnel-Groulx.C'est qu'il y a réfection du réseau en cette section.Les autorités ont pris position pour apporter les corrections nécessaires afin que les rails et les fourgons résistent aux tensions et torsions des multiples révolutions imposées par la transplantation de pauvres piétons lors de l'utilisation des wagons.Ainsi, pignons, crémail-lons, échelons et cloisons feront tous l'objet de minutieuses révisions.Tout au long des prochains mois, â chaque jour de religion, la population sera privée de ce moyen de locomotion pour ladite portion du réseau.Cette importante perturbation provoquera certes la désolation et la damnation des pau- vres piétons et des conducteurs de véhicules à traction.Les joueurs de violon et de percussions devront faire intermission.Les mendiants vont arrêter leur procession.Tous, nous devrons faire preuve de compréhension.«Soucions-nous de nos wagons en désolation! Retapons ce bon métro, blason de béton et de laiton de notre Métropole qu'une exposition (1967) nous a légué!», nous répète-t-on.Non mais pour qui me prend-on?* Un jambon?Un dindon?Sans exagération, je crie à la conspiration.Voilà mon inspiration, quand on me fait .transférer d'un wagon à l'autre aux heures de congestion.Pierre-E.ANGERS \u201e Montréal Pourquoi vouloir enfermer Dieu ?Cher monsieur Audet, ¦ |e vous remercie de m'avoir piquée (La Presse, 18 janvier)au point que je veuille répliquer.À la lecture de la première chronique d'André Pratte (4 janvier) ma première réaction a été de lui écrire pour le féliciter.|e me sentais très près de lui.Mais, c'était la période des Fêtes et j'ai malheureusement négligé de le faire.Je ne suis le porte-parole d'aucun journal, ni d'aucun groupe, mais je me sens profondémen: blessée quand vous demandez à monsieur Pratte: «Avez-vous vraiment cherché?Et quand vous tenez responsables du malaise (le mot est faible) dans l'Église, ceux et celles qui, étouffés par les structures, ont quitté l'institution.Imaginez lésus, en 1^94, membre de l'Opus (octopus) Dei, ou Chevalier du saint Sépulcre ou Chevalier de Malte.11 a été crucifié pour a- oir dénoncé les structures.A t-il pron^.uiçue des dogmes?S'est-il attaché a la religion du passé?A-t-il condamné?Il a dénoncé les vendeurs du temple et les sépulcres blanchis.Si le Saint-Esprit a fécondé Marie, comme vous \\c dites, |?sus ne partage pas notre condition humaine: il est demi-homme et demi-die'.D'ailleurs nous retrouvons ces iditô dans les my-thologies égyptienne et autres.Le christianisme s'est approprié -es légendes.Pourquoi vouloir enfe/mer Dieu?Le Christ n'est pas la propriété ce i'Eglise catholique romaine.Le Christ engïobe et anime l'univers.Présentez-nous, de grâce!, un Dieu qui a de l'envergure.Une religion étriquée, culpabilisante ou mièvre est voué^ à la mort.Les membres de la hiérarchie font présentement de l'acharnement thérapeutique pour sauver une institution dépassée.|e re- » connais que des femmes et des hommes de l'Église travaillent humble- \u2022 ment à l'amélioration de la condition humaine tout en faisant des entourlou- \u2022 pettes pour rester fidèles à l'autorité \u2022 qu'on ne doit jamais remettre en ques- .tion.Mais combien de mouvements de solidarité naissent également hors des \u2022 structures?L'Esprit souffle où 11 veut.Les chefs temporels de l'Église paniquent: ils ont perdu le contrôle, mais continuent de réduire au silence les prophètes.Grisée par le pouvoir, l'Eglise vatica-ne est passée à côté de sa mission : elle n'a pas tenu compte des avertissements d'un Pierre Teilhard de Chardin qui disait dans son livre intitulé Com- \u2022 ment je crois: i «Aussi longtemps que, par une \u2022 christologie renouvelée (dont tous les éléments sont entre nos mains), l'Égli-se ne résoudra pas le conflit apparent \u2022 désormais éclaté entre le Dieu tradi- * tionnel de la Révélation et le Dieu «nouveau» de l'Évolution, aussi long-temps, le malaise s'accentuera, non seulement en marge, mais au plus vif du monde croyant; et.pari passu, le \u201e pouvoir chrétien diminuera, de séduction et de conversion.» Marie-Josée DALBEC-MASSÏCOTTE Et vous, monsieur Martin ?¦ Il y a quelques jours, la télévision de Radio-Canada parlait beaucoup du dé-fécit de notre pays (pauvre).A ur.n*.>-ment donn*, sur l'écran, on a aper.u un film d'archives montrantM.Muhu-ney qui discutait avec une très vieille dame qui l'affrontait ni plus ni moins.À l'époque, il avait évoqué la possibilité de couper dans les pensions des retraités.Sur l'écran, on rc,oyait cette dame lui dire qu'il avait menti aux retraités et qu'il notait qu'un «Charlie Brown ».Dans le film, on voit M.Mulroney s'avancer vers elle et lui dire, très fort: «Pensez-vous, madame, que je serais assez sans coeur pour couper dans la pension de vieillesse de ma vieille rr.ère?» Et vous, monsieur Martin?Pour ma part, j'ai travaillé pendant 56 ans.)e suis seul et je n'ai que ma pension pour vivre.Hormidas RANCOURT Montréal Plus d'excuse! LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 30 JANVIER 1v94 On ne peut s'empêcher de penser à l'affaire Barnabe en lisant le dernier Lavigne OvyLtvil» _ » Mourir » sur fond blanc On imagine que Guy Lavigne doit écrire avec un sourire aux lèvres, sarcastique souvent, sardonique parfois.SONIA SARPATI collaboration spéciale M Au moment même où l'affaire Barnabe est sur toutes les lèvres, Guy Lavigne sort un roman pour adolescents int;tulé Mourir sur fond blanc, dans lequel il est question de brutalité policière.: .Pas du six contre un, mais du quatre contre un (l'auteur n'a donc ! pas raté le score de beaucoup.).LITTÉRATURE JEUNESSE Au printemps dernier, des barils contenant des déchets dangereux étaient déterrés dans les environs de Châteauguay.Les lieux diffèrent, mais il se passe quelque chose de semblable dans L'obsession de lérôme Delisle, le roman que Guy Lavigne (encore lui!) a publié à cette époque-là \u2014 roman qui a été mis en nomination pour ;le prestigieux Prix Montréel/Bri-ve.Des coïncidences qui n'en sont pas vraiment.«Lorsqu'on touche à ce genre ;de sujets, il est malheureusement \u2022 difficile de ne pas tomber dans l'actualité, indique l'auteur.Si ce n'est pas cette semaine, ce sera la suivante ou l'autre encore.» Guy Lavigne, qui est par ailleurs l'auteur de Zut, c'est pas juste! (polar grand public publié chez VLB), croit toutefois en l'importance de traiter de ces événements.D'en parler, de les nommer.Pas nécessairement pour rendre le monde meilleur (quoi-; que.), mais pour provoquer certaines prises de conscience chez ses lecteurs.Ne pas laisser passer les choses sans réagir.Ne pas tenir pour acquis que les bons ga- gnent toujours.Et ne pas croire que ces bons le sont tout le temps.En fait, pour la perfection, vous repasserez: Joseph E., le personnage principal des deux romans jeunesse que Guy Lavigne a publiés à la Courte échelle, n'est ni tout blanc, ni tout noir.11 y a bien des zones grises dans la vie et dans la téte de cet enquêteur privé, alcolo repenti (mais toujours tenté par la bouteille) et grand amateur de sandwiches au foie de morue ou à la gelée de pommes et au bacon (je n'invente rien ).Entre deux gueuletons, Joseph E.enquête.«Le roman policier est un médium intéressant pour parler des problèmes socio-politiques», remarque Guy Lavigne.11 ne serait donc pas étonnant que les prochains Dossiers de loseph £.aient à leur source un autre de ces faits divers reflétant l'état de santé de notre société.Guy Lavigne, qui a exercé bien des métiers (libraire, barman et «d'autres, pas nécessairement nommables») et travaille actuellement comme guide accompagnateur, est en effet un observateur méticukux et un critique impitoyable de ces événements.«Mon dernier dada, note-t-il, c'est la violence.La violence, c'est aussi spectaculaire qu'une fièvre mais, comme la fièvre, ce n'est qu'un symptôme.Ce n'est pas en disant à un malade qu'il n'a pas de fièvre qu'on va le guérir.Ce n'est pas non plus en refusant de regarder la violence en face qu'on va guérir notre société qui souffre en fait d'injustice, d'indifférence, et des trips de pouvoir de certains!» Et, aux yeux de Guy Lavigne, faire face à la violence, ce n'est sûrement pas la masquer sous le vernis de la censure.«Interdire» et «obliger» sont, pour lui, deux mots tabous.Ce qui, d'ailleurs, lui faisait un peu craindre l'écriture de romans jeunesse, «l'avais peur que l'on m'oblige, par exemple, à parler de condom si j'évoquais des relations sexuelles, indique-t-il.Je ne suis pas contre le port du condom, bien sûr, mais contre l'obligation d'en parler.» Gageons toutefois que s'il décidait d'en parler, ce serait mémorable.Car Guy Lavigne possède un style incisif et précis, de même qu'un humour des plus grinçants.Que l'on songe à cette première scène de L'obsession de Jérôme Delisle.«Bob Bélanger, dit Le Kid, ramassa de sa main gantée le scalpel (.).Sans plus attendre, il se pencha sur la chose ventrue étendue sur la table.La lame de son scalpel s'enfonça (.).» Une autopsie?Oui.Celle.d'un sac à ordures, réalise-t-on une page plus tard.Je vous jure: imaginer Guy Lavigne en train d'écrire, c'est l'imaginer avec, sur les lèvres, un certain sourire.Sarcastique souvent, sardonique parfois.Guy Lavigne, lui, se voit plutôt avec un sourire extatique.«Il y a peu de choses comparables à la jouissance que j'éprouve en écrivant», dit-il.Pourtant, le processus est long et ardu \u2014dyslexique, il a appris à lire et à écrire en troisième année, grâce à une grand-mère.qui devait avoir du Pen-nac dans le sang! «Quand j'écris trois pages dans une journée, c'est que ça roule!», lance-t-il en riant.Trois pages rédigées à la main, en rongeant.non pas des foies de morue, mais des stylos.«C'est pas grave, je les pique dans les hôtels!», avoue-t-il ( pas sous la torture ).Les aventures extraordinaires et peu crédibles d'un héros québécois LUCIE CÔTÉ collaboration spéciale B Parti de Montréal, en pleine crise existentielle, à destination de Paris, le sociologue et journaliste pigiste François Maheux, âgé de 38 ans, narrateur du roman Le Grand départ d'Henri Lamou-reux, se retrouve au coeur du conflit israélo-palestinien, vivant des aventures extraordinaires qui lui paraissent aussi invraisemblables qu'au lecteur.'A.ém \u2022y LITTERATURE QUÉBÉCOISE / HSgSftSgBBgff À quatre reprises, dans ce livre bavard, plein de rebondisse-menu, hésitant entre le roman de politique-fiction et le guide touristique, le narrateur qui fait des rencontres étonnantes et se fait enlever deux fois, note en effet: «C'était bien gros comme coïncidence, mais c'était comme ça»; «Une coïncidence comme il n'en arrive que dans les romans et que l'on trouve parfois un peu grosse»; «Ces choses-là n'arrivent oue dans les films» et «('oubliais I inconcevable hasard qui m'avait conduit là.» Même si le hasard fait trop bien et trop fréquemment les choses, les nombreuses péripéties du Grand départ auraient pu en faire un livre intéressant.Mais il aurait fallu un bon travail d'édition pour corriger les défauts qui gâchent complètement la lecture de ce livre \u2014 les longueurs, les complaisances, les maladresses et les nombreuses fautes.Par exemple, deux fois, l'auteur écrit « Vas chier » et « progroms ».Il écrit aussi «l'État hébreux» et «cet Europe».II parle de l'inspecteur Clouzot (au lieu de Clou-seau ) et de Soljenytsine.Il rappelle avec nostalgie ce fameux jour d'octobre (sic) 1976, «où nous pleurions de joie à la pensée que nous étions «quelque chose comme un grand peuple».Le troisième et le dix-septième chapitres sont écrits à la troisième personne, avec un narrateur omniscient, alors que tous les autres sont écrits à la première personne, à l'exception des pages 274 à 276, où l'on retrouve indifféremment le je et le il.Peut-être pour se rassurer, comme s'il craignait que ses descrip- La Princesse Diana peu après l'annonce de la séparation en 1992.PHOTO AP La saga de « notre» famille royale à travers les déboires de Diana PIERRE VENNAT ¦ Dans un Québec aux prises avec le chômage, un des hivers les plus froids de son histoire et une échéance électorale importante dans quelques mois, la famille royale britannique \u2014 la «nôtre» en vertu d'une fiction légale \u2014 laisse la plupart d'entre nous indifférents.Mais pas la princesse Diana, l'épouse légale, mais séparée, du prince Charles, héritier de la Couronne; bref, pour le moment du moins, «notre» future reine.Même que la mini-série Diana, sa vraie histoire, qui a pris fin il y a quelques jours sur les ondes de Télé-Métropole, a obtenu un bon succès de cote d'écoute.C'est que, comme l'expliquent les journalistes Christ Hutchins et Peter Thompson dans leur ouvrage Le cauchemar de Diana, la disgrâce de la jolie princesse aux yeux de la famille royale consolide sa place dans le coeur et l'esprit des petites gens.Même ceux qui avaient regardé avec envie ou dédain sa progression au Palais de Buckingham la prennent maintenant en sympathie, comme si elle faisait partie des leurs.Encore plus qu'une chronique de la famile royale de Windsor et de l'impopulaire reine Elisabeth (au Québec du moins) dont aucun des trois fils n'a réussi à trouver une épouse capable de se soumettre aux contraintes de la vie royale, le sort réservé à Diana, la réfractaire, illustre pour des milliers de femmes à travers le monde le supplice des femmes captives d'un mariage sans amour et esclaves de maris qui les rendent dépendantes.Et comme la belle-soeur de la belle Diana.Sarah (« Fergie»), duchesse de York, subit le même sort, c'en est trop pour le public dont toute la sympathie va aux princesses.surtout que l'on sait maintenant que Charles, malgré ses airs d'éternel ennuyé et ennuyant, avait une maîtresse dans le dos de la belle Diana: Camilla Parker Bowles, dont Le cauchemar de Diana nous montre même la photo en compagnie de son prince bien-aimé.BIOGRAPHIE T- Le cauchemar de Diana, donc, constitue un bon reportage.Du genre de ceux de Paris-Match ou de jour de France sur la monarchie.Tout y est.Les intrigues et infidélités de la famille royale, la lutte de Diana pour son indépendance et le conflit latent avec sa belle-soeur Fergie pour l'obtention des faveurs de la presse pour les causes qu'elles défendent, etc.Mais surtout, ce qui frappe dans Le cauchemar de Diana, encore plus que toutes ces révélations, c'est l'hypocrisie de tout le système monarchique britannique et de ses fidèles.Car, enfin, que reproche-t-on tant à la princesse dans les cercles de monarchistes inconditionnels?En fait, écrivent Hutchins et Thompson, Diana a asséné aux membres de la famille royale un coup dont ils auront le plus grand ma! à se remettre.Elle n'a certes pas conçu le projet d'abattre la monarchie, mais elle a indiscutablement contribué à l'ébranler.«Par une extraordinaire ironie du sort, Charles avait fait le bon choix.11 avait trouvé la future reine idéale.Malheureusement, à l'inverse des autres épouses royales, celle-ci n'a pas voulu fermer les yeux sur l'infidélité de son mari.» Ce qui ne veut pas dire que Diana est contre la monarchie.Elle déteste Charïe comme seule une femme méprisée deteste son mari, et son entourage sait qu'elle le juge inapte a regner.Si elle ne peut accéder elle-même au trône, elle voit en son fils William un digne héritier.Elle ne veut pas devenir celle qui tire les ficelles dans le dos de son fils.Aujourd'hui, seule une minorité de républicains fanatiques désirent, en Angleterre, se débarras* ser complètement de la famille royale.Mais ceux qui s'opposent à ce que Charles regne sont plus nombreux.Or, les droits légaux des Windsor au trône ont beau être stipulés par le Parlement, il est possible de modifier l'ordre de la suc::^sion.D'ailleurs, on a déjà forcé Edouard VIII a abdiquer, il y a un peu plus d'un demi-siècle, parce qu'il aimait une divorcée.Forcera-t-on Charles à partir lui aussi?Tout cela à cause de Diana?LE CAUCHEMAR DE DIANA Christ Hutchins & Peter Thompson, traduit de l'anglais par Caroline Auchard Belfond.Paris.1993.364 pages.29.95$.tions ne tiennent pas toutes seules, l'auteur \u2014qui n'en est pourtant pas à ses débuts, ayant publié des essais, des contes, des nouvelles et des romans\u2014 utilise constamment des références, littéraires, culturelles, abusant d'un procédé qui n'est toutefois pas toujours dépourvu de charme.Un des personnages, Miguel Rimbaud Guetta, avait donc «tout fait pour ne pas devenir «son amant chinois» comme le qualifiait |ulie, lorsque, un peu mythomane, elle se prenait pour Duras», «Andréa était éctiyère comme dans un poème de Cocteau» et une pute et son maquereau ressemblent nécessairement à Simone Signoret et |ean Gabin.François Maheux soulignera pourtant que son ami Rimbaud déteste « les opportunistes de tous poils qui récitent leurs références livresques avec plus d'autorité que celles et ceux qui en sont les auteurs».Enfin, le narrateur, qui visitera la France, l'Italie, la Grèce et Israël, ne nous épargne aucun des plats goûtés, même s'il avoue que «les discours oenologiques ou gastronomiques (lui) ont toujours semblé pompeux et faussement poétiques» et y va de petits clichés sur chacune des villes visitées, par exemple: «Venise, la cité des doges et de Marco Polo, la ville bâtie sur la mer.» IE GRAND DÉPART.Henri lamoureux.XYZ editeur.Montréal.1993 282 pages.19.95$.AUJOURD'HUI 13 H 30 LES CHOIX DE LA SEMAINE L'auteure: EMMANUÈLE BERNHEIM \u2022\t«Sa femme -, Gallimard ; « Prix Médlcis 1993, « Sa femme » est un bref roman de 114 pages qui porte un regard totalement différent sur le comportement amoureux des femmes.Étonnant jusqu'à la fin.» les lectures de : USE BISSONNETTE \u2022\tGeorge Sand, «Oeuvre complète (2 tomes) », Presses de la Cité, collection Omnibus : « Dessins et aquarelles de George Sand », Belfond ; * Comme tout le monde j'ai étudié Georçe Sand à l'école mais mon intérêt pour la femme et l 'éc rivai ne qu'elle a été date d'une vingtaine d'années.En la lisant et en lisant tout ce qui a pu être écrit sur elle j'ai découvert une femme à plusieurs facettes : derrière son style il y a une critique de son siècle, une critique sociale et ça transparaît dans ses romans, ses lettres et un certain nombre d'essais.Elle a même été journaliste - elle a fait du journalisme d'enquête au moment où ça ne se faisait pas - elle a été éditorialiste Ion; de la révolution de I848.George Sand avait le don d'observation et il n'y avait aucune règle qui l'empêchait de faire de* choses : elle ne se laissait pas contraindre.- Le coup de cœur de Danièle Bombardier : \u2022\tChristiane Sand, «À la table de George Sand», Flammarion : « Dans ce très beau livre Christiane Sand recrée pour nous l'atmosphère de Nohant où a passé à peu près tout ce qui a compté dans l'Europe culturelle du 19* siècle.Elle nous parie de la vie au château de George Sand, de ce qu'on y mangeait, de la famille, des amis, des proches, des domestiques.» À souligner : Flammarion a lancé récemment une nouvelle collection dirigée par Michel Serres : Domino.Ces petits livres qui, dans le format comme dans les sujets qui y sont traités, s'apparentent un peu à la célèbre collection « Que Sais-Je ».lrne quinzaine de titres sont déjà disponibles.\u2022\tYann le Pichon et «Claude Pichois, «Le musée retrouvé de Charles Baudelaire », Stock.S J* \\ PLAISIR DE URE Im Samedi 22 h ou dimanche 15 h 30 Jean-Pierre Girard auteur du recueil de nou>ctle* « Léebéet, Timbrer.« - et le> lecture?» d'Edgar Fruitier.L'autre télé, {/autre vision.Radio vr*\" < j B 4 LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 30 JANVIER 1994 Vulgarisateur-né, Edgar Fruitier se fait le porte-parole de Larousse pour l'histoire PIERRE VENNAT ¦ Grand amateur de musique, homme de théâtre, animateur de rémission Quelle histoire à Télévision Quatre Saisons, Edgar Fruitier vient de se voir confier une autre mission : devenir porte-parole de Larousse afin de faire connaître sa nouvelle collection, L'Histoire du monde, en vente en fascicules d'une vingtaine de pages chacun, toutes les semaines, à prix populaire, d'ici la fin de 1996.¦yïi \u2022*«¦-! nele, Payette (Sherbrooke).Guy Poirier (Trots-Rivières), Raffin, Renaud-Bray, Sons et Lettres, LibrairieSnrth.m *\t\t\t\t 4 LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 30 JANVIER 1994 B 5 m &LÊLÀML\", ' tt jt Tout en lisant.JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale ¦L Frank: la légèreté ® de l'intelligence ¦ Bernard Frank est en train de prendre la place enviable de Paul Léautaud, celle du commentateur des lettres françaises.La sortie de chacun de ses livres, depuis l'après-guerre, est un événement pour connaisseurs \u2014 même si c'est souvent une reprise de textes anciens, parus en leur temps dans des revues ou des journaux.Bernard Frank est un monsieur craint, redouté, parce qu'il écrit, comme Léautaud, ce qui lui passe par ia tête à propos de littérature.Légèrement, sans avoir l'air de rien, dans l'absolue intelligence du texte qu'il commente.Il faut croire que c'est rare, et je me fais plaisir, et j'espère vous faire plaisir, en parlant du dernier né, intitulé ironiquement Mon siècle.Le père Léautaud, qui besognait misérablement chez un éditeur (le Mercure de France) écrivait peu durant ses journées.Il se vengeait le soir: rentré chez lui dans sa petite maison de banlieue (où vivaient aussi une centaine de chats, chiens et guenons) il notait, à la plume et à la lumière de bougies, ce qui devint le plus grand, le plus long, le plus curieux, le mieux écrit et surtout le plus libre des journaux littéraires.Un monument d'égotisme.Le journal littéraire au superlatif.Bernard Frank, lui, procède tout autrement pour en arriver, non pas à la taille mais à la qualité, à la finesse, à l'intelligence de Léautaud.Frsnk est un paresseux.Rien de plus productif que ceux-là: durant des années, une chronique dans les plus cotés des hebdomadaires et des revues de Paris, chronique attendue par la mafia littéraire mais aussi par celle des lecteurs anonymes, voilà quelque chose qui frise pourtant la prolixité.Or, non: Frank peut être considéré comme un paresseux, puisqu'il le dit, et en rit, et s'en gargarise à longueur de pages.Léautaud a écrit plus de vingt gros volumes, dix mille pages.Combien, pour Frank?H faudrait faire le compte un jour, on aurait des surprises.Bernard Krank Autre différence, plus notable, chez nos deux bienheureux commentateurs: le père Léautaud fut d'une impudeur totale, il étala dans ses écrits ses amours physiques, mettant parfois des points de suspension à la place de ces mots crus dont il disait pourtant se repaître.L'égotisme en points de suspension.Cela fait une partie du charme du Vieux: le lecteur sourit, amusé, devant des cochonneries aussi mal dissimulées.Frank, au contraire, ne dira jamais rien sur ses passions: il s'en explique dans la préface de ce livre.Il avoue, le traître: «C'est dans les livres et avec les femmes que j'ai passé le plus clair de mon temps».Et c'est pour ajouter qu'il ne dira rien, absolument rien, de ces dernières.On n'en attendait pas moins de lui.C'est peut-être parce que « nous supportons mieux de vieillir que de voir nos amours en faire autant».Léautaud n'avait pas cette pudeur-là.Sous bénéfice d'inventaire, ces deux différences, la paresse soi-disant et la pudeur certaine, mes deux larrons de l'écriture commentaire \u2014 toute écriture n'est-elle pas cela?\u2014 procurent le même plaisir.Une impression très forte d'avoir su lire ce dont ils parlent, de l'avoir compris, de regarder à travers les Persiennes des textes et de découvrir ce qui se cache derrière, bref d'être aucsî intelligent que Bernard Frank.Voilà qui semble impossible.Aussi intelligent et non moins hédoniste, jouisseur, moqueur et rigolard que lui.Le bonheur, vous dis-je.Personne n'impressionne Bernard Frank au point de lui clore le bec.Au contraire: «À nous deux, hommes dont on parle», semble-t-il dire en se jetant sur une pîume paresseuse mais acérée.Sartre (avec lequel il a travaillé).Camus, qui vous voudrez, tous ceux qu'il a appelés La panoplie littéraire dans un livre publié en 1966 puis en 1980 (chaque fois, le même bonheur de le lire) et qu'il épingle sur ses murs comme un entomologiste.Je le soupçonne d'en mettre aussi au plafond, pour lire au lit.Car, en vérité, il veut les comprendre, ce qui est presque toujours, déjà, les aimer.Et ce n'est jamais pour les descendre, ni du plafond ni des murs.Voilà qui est doublement intéressant.Bernard Frank, vous ne le prendiez jamais la main dans le sac de la critique chasseresse, celle qui tue ou blesse un peu au jugé, beaucoup au jugé, tout ce qui passe à sa portée.Il se conforme au célèbre axiome de Baudelaire: «Une critique doit être bonne, ou ne pas être».Ce qu'il essaie, Frank, et il y réussit à tous les coups, c'est nous faire découvrir, dans une langue admirable de clarté, le plus caché, le plus secret d'un texte, ou d'un auteur, en général des deux.Amusant, qu'on craigne tant l'intelligence.Ces textes sont précieux, ce sont des bijoux.Voilà pourquoi on les réédité avec constance.À peu près tous les cinq ans, un éditeur s'avise que Frank existe et que la Compagnie des Lecteurs Anonymes aimerait bien lire ce monsieur.De nouveau.Et encore.Cette réédition-là contient, outre ces chroniques coruscantes et tendres en même temps, qui font le charme de Bernard Frank, bon nombre de coups de coeur pour des amitiés que l'on qualifie habituellement de «sans faille».mais dont une incisive légèreté va chercher la moindre fissure.Ce sont des textes d'un homme lucide, qui n'a jamais fait une concession aux célébrités des temps, ni à la célébrité tout court.MON SIÈCLE.Bernard Frank (Chronique 1952-1960).Editions Ouai Vottaire.Paris.1993.396 pages.L'auteur du Parc jurassique explore une autre jungle Seul dans la nuit, il avala avec du Diet Coke le reste du sandwich de sa fille.Debout, vêtu seulement d'un T-shirt, éclairé par la lumière s'échappant de la porte ouverte du réfrigérateur, il vit son reflet dans la surface de verre du four.Il pensa: « Un autre représentant privilégié du patriarcat trônant dans son château.» -Michael Crichton MARIO ROY ¦ Avec sa maîtrise du suspense, sa capacité de vulgarisation et son travail en prise directe sur la modernité \u2014 tout ce qui a fait de lui I écrivain le plus en vue de ce côté-ci des limites de l'espace-temps\u2014, Michael Crichton, 51 ans, s'attaque dans Disclosure à un sujet difficile: le harcèlement sexuel en milieu de travail.Plus globalement, l'auteur examine le bouleversement des rapports hommes-femmes en cette ère d'après-féminisme \u2014studieuse activité qui a atteint aux États-Unis, avec les ouvrages magistraux des Susan Faludi et autres Camille Paglia, le stade de la production industrielle.Crichton démonte, sans égards aux canons imposés par la political correct-ness dominante, le mécanisme des relations de pouvoir s'exer-çant entre les sexes.¦ m'-à mm^.TTERATURE ETRANGERE V La victime de Disclosure est un homme; son bourreau est une femme.Hérésie?L'auteur n'a pas l'intention, écrit-il en postface, «de nier le fait que la grande majorité des plaintes pour harcèlement sexuel sont portées par des femmes contre des hommes.Au contraire: le fait de renverser ainsi les rôles permet d'explorer des aspects de ce problème habituellement cachés pur les réponses toutes faites et la langue de bois».Incidemment, note-t-il ailleurs, 5 p.cent des plaintes de ce type sont effectivement logées par des hommes contre des femmes.Le livre vient tout juste d'entrer en librairie dans sa version originale anglaise.Un film est prévu: l'auteur de Rising Sun, de lurassic Park et de Andromeda Strain a déjà obtenu 3,5 mil-lionsS pour les droits cinématographiques de Disclosurel N'en doutons pas: outre l'approche iconoclaste dont il use, cela aussi \u2014 le succès, le fric, la connection hollywoodienne\u2014 sera retenu contre Crichton.Déjà, le New York Times s'est écrié: «Voilà le roman qu'Hollywood attendait! Le sujet est bon: imaginez ce qu'Evelyn Waugh ou Tom Woife aurait pu en tirer.» À Toronto, le Globe & Mail a statué que cet «écrivain spécialisé dans les thèmes à la mode» a accouché d'un roman qui «a bien peu à dire sur le harcèlement sexuel».Peu à dire?Voyons voir.Suspense et technologie Meredith Johnson, 35 ans, jo lie, brillante, divorcée, est promue à la tète de la Digital Communications Technology, une entreprise de haute technologie (s'agitant, entre autres, sur le hardware nécessaire à la commercialisation du livre sur CD-ROM).Dès son entrée en fonction, elle se jette littéralement sur un subalterne, Tom Sanders, 41 ans, beau bonhomme, marié, deux enfants.Après une valse-hé sitation, l'homme dit non et reboutonne sa braguette, déclenchant ainsi la colère de sa patronne.Tous deux portent plainte l'un contre l'autre.Sanders a le gros bout du bâton \u2014 pour ainsi dire\u2014 du moins en ce qui concerne les faits eux-mêmes.Le faire reconnaître sera autre chose, même si Meredith-la-mangeuse-d'hommes a un passé en semblable matière.En fait, ce sera d'autant plus difficile que, comme un fait exprès, il y a des milliards de dollars à la clé : DCT est en pleine manoeuvre de fusion avec une méga-boite dont les administrateurs sont allergiques aux journalistes assoiffés de scandale.On comprend vite le parti que Crichton peut tirer d'une histoire pareille.Un : passé vingt pages, vous êtes pris.Menottés au livre.Vous ne vous en tirerez pas avant la fin et passerez pendant une douzaine d'heures pour un grossier personnage auprès de ceux qui vous adresseront la parole.Et ce, nonobstant le style de Crichton qui n'a pas, c'est un fait, la puissance de celui de Tom Wolfe ou la densité de la prose de lames Miche-ner; mis à part, aussi, quelques ellipses et autres expédients dont on ne se rend compte qu'après coup.Deux: DCT étant ce qu'elle est, l'auteur peut exploiter son filon de prédilection: la science-tech-nologie.Tout, tout, tout sur le CD-ROM, l'autoroute électronique ainsi que la sorcellerie de la réalité virtuelle.Se servant de ce dernier machin, l'auteur a concocté une scène littéralement hallucinante \u2014 je ne vous dis pas \u2014 dont la plausibilité est très certainement supérieure à celle des ma-ringouins jurassiques avaleurs d'ADN.Présumés coupables Frivolités que tout cela?Sans doute, si l'on ne s'intéresse pas à l'environnement technologique dans lequel le cerveau humain a, et aura de plus en plus, à s'approvisionner et qui est plus qu'une question de trucs et bidules, chaque véhicule d'information donnant une forme spécifique à son contenu.C'est en outre tout le talent de Crichton que de jongler à la fois avec ce type de quincaillerie high tech et avec un certain nombre Penelope Ann Miller \u2022Other Peoples Mooev film de Norman Jewison.Warner 1993 Terreur au bureau.d'idées qui ne sont pas inutiles à l'instant où il écrit et au moment où on le lit.Congo jetait un regard neuf sur le rapport de l'hom-me-communicateur à la nature.lurassic Park, le livre, développait aussi sa petite thèse sur la dynamique (cahotique) du contrôle de l'homme sur son environnement.Autre chose \u2014 peut-être pas mieux, mais différent en tous les cas \u2014 que les habituelles considérations bébétes et redondantes que l'on nous sert invariablement sur ces sujets.Pareil avec Disclosure.Au sujet des nouvelles règles régissant les rapports hommes-femmes, Crichton examine avec une certaine efficacité «ce climat actuel qui fait que les hommes sont présumés coupables de tout ce dont on les accuse, (en fonction d'un système ) de lois et de pénalités complètement inconnues pour les femmes».Sa technique de renversement des rôles fonctionne à la perfection et donne plusieurs pages surprenantes, parfois teintées d'un humour involontaire \u2014 l'est-il?C'est un hasard extrêmement parlant que Disclosure sorte au moment où s'achève à Manassas, en Virginie, l'affaire Lorena Bob-bitt (l'histoire sordide du pénis tranché; la jeune femme a été acquittée).On n'a voulu y voir que l'habituel cirque médiatique voué au sensationnalisme \u2014les 200 reporters, les 16 émetteurs-satelli-tes, la cote d'écoute de 60 p.cent (!) de l'auditoire américain, CNN et tutti quanti.Or.le cas Bobbitt a fascine les gens parce qu'il s'est constitué en point de convergence de tout ce qui a meublé le dossier des rapports hommes-femmes depuis des decennies.«Au moment où les Américains débattent de la guerre des sexes, la saga Bobbitt se présente comme une fable annonciatrice suffisamment spectaculaire pour nous forcer à prendre connaissance de cette sorte de chanson de geste moderne (et à nous poser la question : ) est-ce vraiment là qu'en est rendue la guerre des sexes?», écrit Newsweek.À Montréal, le Théâtre de Quat'Sous présente actuellement, dans une mise en scène de Micheline Lanctôt, la pièce Oleanna de l'auteur américain David Mamet.Celui-ci explore précisément une relation de pouvoir entre un homme et une femme \u2014professeur et étudiante.Une sorte de guérilla dont l'arme de choc est une accusation piegée de harcèlement sexuel et de viol.Bref, reprocher à Crichton de se pencher sur des sujets «à la mode», c'est-à-dire des thèmes qui pour une raison ou pour une autre intéressent à ce moment-ci un grand nombre de mortels, c'est aussi s'engager à applaudir quelque auteur qui ferait profession de n'explorer que des choses inintéressantes et de ne s'adresser à personne.Ce serait ridicule, évidemment.DISCLOSURE.Michael Crichton.Alfred A Knopf editeur.New York.1994.400 pages 2995S La longue marche de la traduction : un an de délai ! SONIA SARFATI collaboration spéciale ¦ À moins que vous ne lisiez l'anglais, vous devrez patienter jusqu'à la fin de l'année pour découvrir Disclosure, le plus récent roman de Michael Parc Jurassique Crichton.Après tout, s'il faut du temps pour écrire un best-seller, il en faut aussi pour le traduire.En moyenne, six à huit mois.Ajoutons à cela les délais de production, de diffusion, etc.Et une année complète sépare la date de sortie de la version originale d'un roman de celle de sa traduction.Pas de magie, dans tout cela.Mais beaucoup de travail.Sur la ligne de départ, un auteur et son agent.En face, des éditeurs.Et là, deux directions possibles.Tout d'abord, imaginons un auteur établi.Comme (par hasard) Michael Crichton, publié en français chez Robert Laffont depuis plus de vingt ans \u2014 qui ne connait pas La variété Andromède ( 1970) et Sphère ( 1988)?«Nous recevons le manuscrit dès que l'auteur y a mis un point final», indique Valérie-Anne Giscard d'Estaing, responsable de la collection Best-Seller, rejointe à Paris dans les bureaux des éditions Robert Laffont.« Le gros de la traduction se fait à partir de ce manuscrit, pour-suit-elle.Puis, l'éditeur américain nous fait parvenir le texte final, auquel des corrections ont été apportées en cours de route.Nous modifions alors la traduction en conséquence.» Tel est entre autres le cas, chez Robert Laffont, des John Le Carré, Robert Ludium et Anne Rice (en ce qui la concerne, la version française de Las/ver, c'est-à-dire la suite très attendue de Le lien maléfique, devrait arriver en librairie vers la fin de l'année ou en janvier 95).Un inconnu nommé Grisham Et puis, il y a les autres cas.Ceux des nouveaux auteurs, dont l'agent a peut-être (peut-être pas) fait parvenir le manuscrit aux éditeurs étrangers.Qui ne peuvent (ni ne veulent) traduire tout ce qui se fait aux États-Unis.C'est la loi du succès qui attire l'attention de ces éditeurs \u2014qui doivent aussi posséder un certain flair.Et la loi de la concurrence qui détermine lequel emportera le morceau.Prenons le cas de cet avocat recyclé en écrivain, John Grisham.«Nous l'avons acheté lorsque t-il opté pour cet éditeur?Plu- Robert Ludium The Firm a commencé à avoir du succès aux États-Unis, et nous avons négocié pour plusieurs livres.C'est un auteur que nous allons publier pendant longtemps», indique Mme Giscard d'Estaing, une note de satisfaction dans la voix \u2014on la comprendra: en terme de ventes, La firme a fait aussi bien, sinon mieux, que Le parc jurassique de Crichton.lohn Grisham est ainsi devenu un «auteur Laffont».Pourquoi a- r 7 sieurs facteurs entrent en ligne de compte au moment de la prise de décision.« L'auteur choisit non seulement un éditeur mais aussi une famille d'auteurs», explique Pauline Normand, éditeur délégué des éditions Robert Laffont pour le Québec.«Il tient compte des autres écrivains publiés par l'éditeur qui le sollicite.Robert Ludium, par exemple, que nous publions depuis une dizaine d'années, s'est montré très flatté de se retrouver aux côtés de |ohn Le Carré.» Lequel est un «auteur Laffont» depuis quelque 25 ans.D'ailleurs, au sujet de Ludium, ses fans ont remarqué qu'entre deux nouveautés s'intercale parfois un roman écrit il y a quelques années.C'a été le cas, entre autres, de Le manuscrit Chancelor.L'explication est simple: l'entente que l'écrivain a conclu avec Robert Laffont comprend l'obligation de publier ses oeuvres plus anciennes.Histoires de couples Une fois l'entente conclue, l'auteur fournit la matière première: un texte en anglais, qui est expédié à un traducteur.«Pour la collection Best-Seller, nous travaillons avec une trentaine de traducteurs indépendants, indique Mme Giscard d'Estaing.Ils choisissent les livres qu'ils ont envie de traduire en fonction de leurs affinités, de leurs goûts, de leurs connaissances et de leur disponibilité.» Il se forme alors, de temps en temps, des «couples».bilingues.|ohn Le Carré est pour ainsi dire toujours traduit par Mimi Perrin et Robert Ludium, par Patrick Berthon \u2014qui s'est aussi chargé de plusieurs Çrichton, dont le complexe Parc jurassique (c'est toutefois Bernard Ferry qui.le chanceux, a actuellement Disclosure entre les mains).Une fois la traduction et les étapes de corrections terminées, le pelliculage se fait.Puis l'impression.Qui.en ce qui concerne certains titres de Robert Laffont, se fait au Québec en même temps qu'en France.Ceci permet une sortie simultanée dans les deux pays et.pour le Québec, un prix de vente plus raisonnable que si le roman était importé.«Certains livres sortent même ici avant qu'ils ne soient publies en France», fait remarquer Mme Normand.L'explication se trouve.sur grand écran.Prenons le cas de L'affaire Pélican, 6c |ohn Grisham.Le film est arrivé dans nos salles à la fin de l'année 93, en version originale et en version française réalisée au Québec.Le livre a fait son apparition en librairie au même moment.En France, par contre, la sortie de l'adaptation «française de France» du long métrage n'est prevue que pour mars.Les éditions Robert Laffont ont donc repoussé la distribution du roman, qui vient tout juste d'arriver dans les librairies françaises.Marketing oblige.John Le Carré B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 30 JANVIER 1994 moins: «Confrontés a une situation de moins en moins rassurante, les gens se sentent dépassés.Que faire devant des problèmes d'une telle ampleur, moi qui n'occupe aucun poste de décision?Quand on se croit impuissant, on n'agit pas».Le père du Biodôme, Pierre Bourque, déplore pour sa part que Montréal ait connu ce genre de développement brutal qui a fait perdre à ses habitants leur sensibilité à la Nature.Et d'ajouter que «nous avons besoin de constuire notre société sur des institutions solides, viables, et non pas seulement sur des festivités éphémères».Selon Serge Mongeau, si nous voulons que la situation change réellement, nous devons y voir.«Nous devons nous reprendre en main au lieu d'attendre des solutions qui viennent d'en haut, car ceux à qui nous avons confié les rênes du pouvoir nous déçoivent constamment par leur manque de perspective et par les intérêts particuliers qu'ils défendent.Chez ceux qui voudraient les remplacer, rien de mieux ne s'annonce.» Les deux livres cités plus haut n'apportent pas de solution miracle.D'ailleurs, il n'y en a pas.Mais ils contribuent à la réflexion, ce qui est déjà beaucup dans un monde où, parfois, on a l'impression que peu de gens le font en profondeur.LE COUT DE LA TERRE Rene Vézina VLB Editeur.Montréal.1993.275 pages.POUR OUE DEMAIN SOIT Serge Mongeau.Editions Ecosociete.Montréal, 1993.190 pages.«Je suis sûr d'avoir tout fait pour le mieux», écrit-il.Guy Debord est un être absolument extraordinaire.Mario Roy \u2022 CEYTE MAUVAISE RÉPUTATION.-.Guy Debord.Gallimard, Paris, 1993.128 pages.Réfléchir sur les «vrais» problèmes PIERRE VENNAT 0 Bien sûr, on ne peut pas changer le monde d'un coup.Mais les problèmes les plus graves de la société québécoise actuelle ne sont peut-être pas ceux dont on entend parler ie plus.Surtout pas des problèmes de politique partisane ou concernant le statut constitutionnel futur du Québec.«La société est en crise.L'Amérique du Nord vit, sur le plan économique, une récession qui perdure, accompagnée d'un taux élevé de chômage, avec tout le cortège de problèmes que cela engendre: appauvrissement d'une portion croissante de la population, augmentation de violences diverses, suicide des jeunes.Ces problèmes d'actualité tendent à en faire oublier d'autres, tel l'état de pollution.» Serge Mongeau, médecin et organisateur communautaire bien connu depuis les années 70 écrit dans Pour que demain soit, son dernier essai, que ces problèmes d'actualité tendent à en faire oublier d'autres qui risquent de compromettre notre avenir.Des indices de plus en plus nombreux, tels l'éta* de pollution des eaux, la contamination du lait maternel, nous démontrent que l'environnement se dégrade lentement.Qu'on marie ainsi écologie et lutte aux problèmes sociaux ne devrait pas surprendre.Interrogé par René Vézina, (journaliste à Québec-Sciences et ailleurs et auteur de Le goût de la Terre), Pierre Dansereau, qui à 82 ans fréquente toujours son bu- Il serait temps de passer de la pollution à la pauvreté reau de l'Université de Montréal, affirme que supprimer la pollution, c'est très bien, mais il faut passer de la pollution à la pauvreté.On a d'ailleurs commencé à parler de pollution à partir du moment où elle a affecté les riches.«Quand elle ne faisait mourir que les pauvres, personne ne s'y intéressait.Il a fallu que les habitants de New York ou de Tokyo éprouvent des misères pour que le problème s'inscrive à l'agenda des puissants.Vaincre la pollution, oui, mais que fait-on après?C'est en quelque sorte un objectif négatif.Il faut passer aux inégalités sociales, à l'injustice, aux mésententes à l'échelle planétaire.Si on ne se rend pas aux causes déterminantes du désordre qui existe sur la Terre, l'exercice est vain.» Comme l'écrit Serge Mongeau, en plus des problèmes locaux qui déjà exercent un impact important sur notre qualité de vie, la si-tuation internationale est loin d'être rassurante et présente même de multiples menaces à notre survie à long terme.De nombreuses guerres déciment des populations entières tout en risquant de dégnérer en conflits nucléaires, chimiques ou biologiques qui pourraient contaminer toute la planète.Des désastres dits naturels tuent déjà des milliers d'êtres fragilisés par un état désespérant de pauvreté.Le pire, c'est qu'on s'habitue à tout.Christian Roy, président du comité permanent d'écologie de l'Ordre des ingénieurs, a d'ailleurs déclaré à René Vézina qu'il craignait l'accoutumance.«Voilà le danger.Je pense parfois à New York, une ville excitante, mais violente, avec au moins deux mille meurtres par année.Les gens s'habituent à ne pas prendre le métro tard le soir, à ne pas se promener dans telle rue, et je me demande comment il se fait qu'on accepte, qu'on se résigne ainsi au rétrécissement de sa vie.» Mais Albert Nantel, directeur du Centre de toxicologie du Gué-bec affirme, quant à lui, qu'il a malgré tout confiance.«Nos enfants ne se contenteront pas de fantasmes.Ils vont prendre les moyens pour les vivre jusqu'au bout, ou bien ils les écarteront.Le surplace n'est pas leur fort.Tant mieux pour nous tous.» Serge Mongeau, lui, l'est Le grand Charles est arrivé au Québec : mode d'emploi Debord : spectaculaire ! Il y en a sûrement encore quelques-uns pour s'intéresser à ce qu'écrit Guy Debord, ce penseur français qui accouchait, en 1967, de La Société du spectacle.La thèse qu'il y développait sert depuis de base \u2014sous un emballage grande consommation et même à ceux qui ignorent tout de l'écrivain\u2014 de critique passe-partout de nos sociétés, non pas d'abord sur le terrain économique ou politique (bien qu'on y arrive par incidence) mais sur celui de la circulation de l'image et de l'information, de la médiatisation, du spectaculaire intégré, selon l'expression de l'auteur.Debord vient de livrer un opuscule, «Cette mauvaise réputation.» (qui est évidemment la sienne), destiné à pourfendre ses critiques.Ceux-ci sont nombreux et, par l'effet d'une incroyable méchanceté du hasard, sont tous des imbéciles.Personnage fascinant \u2014 vrai\u2014 et absolument unique dans son honnêteté intellectuelle et sa stupéfiante intelligence \u2014 s'il le dit et le répète, ce doit être vrai aussi\u2014, De-bord livre ici un monument à la fatuité, au narcissisme et à l'inutilité.Elle nous est arrivée inopinément, il y a deux ans, comme stagiaire pour quelques semaines.Elle était bien gentille la petite Française de 23 ans qui s'était intégrée à la salle de rédaction de La Presse comme une vraie «pure laine».Estelle Saget est revenue à Montréal l'été dernier terminer sa collecte de renseignements pour la confection d'un guide à l'usage des Français désireux de s'installer en Nouvel-le-France.Il vient de paraître le vade-mecum \u2014 S'installer au Québec\u2014 aux éditions Rebondir, à Paris.Rédigé sur le mode du manuel pratique, le guide d'Estelle touche à tout: la filière du visa et du statut d'immigrant, la neige et la réputation des «maudits Français», les tuyaux pour trouver « une job» ( Estelle a vite appris notre par-lure ), les bonnes adresses et les métiers en demande, le coût de la vie et le mal du pays.« Le Québec recherche 20 000 immigrants francophones chaque année», a-t-on placé en médaillon dans la page couverture.Estelle vient de fournir un précieux outil aux Français en mal de devenir Québécois.Gérald LeBlanc S INSTALLER AU CANADA.Estelle Saget Edition Rebondir.Paris.1993.158 pages.L'âme d'un poète De la France Les chercheurs sont nombreux à publier les résultats de leurs recherchos.Mais II existe tellement de revues scientifiques qu'on ne peut en contrôler la valeur ni même toutes les recenser.Jacques Folch-Ribas TRENET, L AME D UN POETE, Jacques Pes-sis.Editions Pion, Paris, 1993.263 pages.CHARLES TRENET.TOMBE DU CIEL, intégrale de 584 pages, même éditeur.Compliqué de savoir à qui se fier si même la science peut tomber dans l'illusion PIERRE VENNAT ¦ À qui se fier?Un simple coup cToeil sur bien des campagnes publicitaires suffit à démontrer que l'industrie n'hésite devant rien pour vendre des produits dangereux.Comme le font remarquer Marc et Michel Bounias (père et fils), le premier biochimiste et professeur d'université, le second psychologue, tes, cela signifie non financées par la firme, comme tel est souvent le cas».Mais même dans un tel cas, pourrait-on se fier entièrement à la science?Pas tellement si on lit le livre de Serge Larivée, professeur à l'École de psycho-éducation de l'Université de Montréal et auteur, avec l'aide de l'anthropologue Maria Baruffaldi, du cégep Ahunstic, de La science au-dessus de tout soupçon.Leur patient se demande alors: qui croire?Dans le domaine médical, les exemples d'illusions se comptent par milliers.Mais au moins, en médecine et en psychologie, on peut toujours faire infirmer un diagnostic par un second.Tandis que dans d'autres disciplines, par exemple l'astronomie, l'archéologie, la paléontologie, la plupart du tc^ps les observations sont ponctuelles et limitées par la fidélité et la sensibilité des instruments disponibles.Croisons-nous les doigts et espérons que les scientifiques ne se sont pas trompés, volontairement ou non.Même les sciences dites exactes, comme la physique, comportent leur pourcentage d'illusions.Quant aux publications dites scientifiques, leur nombre a plus que doublé entre 1976 et 1986, passant de 959 500 à 2 186 300.Serge Larivée est convaincu que la prolifération du nombre de périodiques scientifiques ne contribue pas nécessairement à la diffusion des connaissances.Au problème de la quantité des publications s'ajoute celui de la qualité.Cette excessive proliféra- tion des articles scientifiques, dont un bon nombre présente peu d'intérêt, court-circuite les mécanismes d'autocontrôlé de la science.En médecine, par exemple, le nombre de revues médicales dans le monde et le millier d'articles par an reçus par les éditeurs font que tout travail de vérification est quasi voué à l'échec.Même le système des banques automatisées ne serait pas d'un grand secours.Les banques de données ne recensent qu'un nombre limité de revues, celles que les responsables considèrent comme serieuses.Par exemple, l'Index Medicus ne recense que 3000 des 10 000 revues médicales actuelles à travers le monde.L'ennui, bien sûr, c'est que les 7000 autres comptent des milliers de lecteurs susceptibles d'être bernés.En fait, conclut Larivée, dans les faits, la mise au jour des fraudes accuse un faible taux de probablilité.Les mécanismes officiels d'auto-protection éthique de l'activité scientifique n'ont le mérite que d'être officiels.Alors à qui se fier?\u2022 Larivée n'en sait rien, mais il conclut son essai par le paragraphe suivant: «La profession de chercheur n'a probablement pas d'égal pour ce qui est de la liberté de pensée et d'action.Existe-t-il d'autres professions dont les échanges sont à ce point basés sur la confiance, la liberté et l'autorégula-tion?Un tel privilège se doit d'être exercé avec sagesse et rigueur, sans quoi il risque de disparaître.» LA SCIENCE AU-DESSUS DE TOUT SOUPÇON Serge larivee Editions du Meridien.Mont real.1993 275 pages, LE T0X «50Marc et Michel Bounias.Cartha me Editions, Fillinges.1993.270 pages dans un livre bardé d'exemples de pub et de caricatures drôles.Le Tox «50», qui vient d'arriver de France pour diffusion au Québec, tout le problème, pour le concepteur de publicité, reviendra à trouver les arguments permettant de donner au client l'envie d'acheter un poison.Et les deux d'affirmer que si l'agrochimie investit à ce point en faveur des pesticides, en minimisant de toutes ses forces les dangers qu'ils représentent, c'est bien qu'elle souffre d'un affrontement intérieur entre la nécessité de développer le marché et une certaine forme de mauvaise conscience dont elle cherche à se préserver.Optimistes, les deux Bounias se demandent s'il est inimaginable que «les auteurs de ce genre de polémique aient l'objectivité de publier plutôt de solides documents de recherches toxicologi-ques indépendantes sur les effets indésirables du produit.Et quand nous disons indépendan- Tout d'abord parce que plusieurs scientifiques succombent à l'illusion et puis parce qu'il existe tellement de revues scientifiques qu'on ne peut en contrôler la valeur ni même toutes les recenser.Le pauvre profane, comme vous et moi, doit donc faire oeuvre de foi et malheureusement peut donc être berné par des plus scientifiques que lui, que ceux-ci agissent volontairement ou non.Comme le fait remarquer Larivée, le domaine de recherche le plus susceptible de succomber aux dangers de l'illusion est probablement la parapsychologie.Etant si intimement convaincus de l'existence des phénomènes qu'ils tentent de circonscrire et d'analyser, les chercheurs du paranormal ont maintes fois été accusés de se laisser berner par leurs observations.Par exemple, ils influenceraient les réponses des sujets ou encore ils interpréteraient incorrectement des phénomènes qui pourraient être expliqués par des principes physicochimiques connus.Les sciences «molles» sont aussi des candidates de choix à l'illusion.Les interprétations de psychologues, par exemple, sur les phénomènes observés non seulement pourront diverger, mais pourront parfois même s'opposer.Le soir où il fît la connaissance de Max lacob, ce dernier décrocha le téléphone pour appeler Cocteau.Il lui dit en substance: «)'ai dans mon bureau un poète qui s'appelle Charles Trenet.C'est moi qui l'ai découvert et pas toi».Et il, raccrocha, visiblement satisfait.Que voulez-vous! Les poètes ont de pareilles coquetteries.Et puis, Trenet, ils se le sont disputé.Ils ont tous voulu être le premier à voler au secours du succès.Quant aux autres artistes, de Chevalier à Mistinguett, de Tino Rossi à Gilbert Bécaud, pas un qui ne l'ait admiré (Chevalier, pourtant, l'a détesté, ce gros jaloux, avant de s'incliner).C'est que Charles Trenet, fils de sa maman, de Nar-bonne et de Perpignan, a une telle naïveté, gentillesse, joie de vivre, goût d'aimer que vraiment il serait impossible de ne pas lui rendre la pareille.\"Un livre de Jacques Pessis nous raconte la vie et les centaines d'anecdotes de Charles Trenet.On ne s'ennuie pas un instant, car pas une fois cela ne pontifie.Ce doux poète ignore la satisfaction de soi, le genre m'as-tu-vu des «thartistes de variétés» \u2014que l'on interroge sur tout, et qui ont des réponses à tout, quand ce ne sont pas des états d'âme\u2014 il s'est toujours tenu loin du cabotinage, il a toujours été dans son monde à lui, plein d'oiseaux et de nuages.Ce livre s'en ressent : c'est un joli vent de mer.Il dissiperait la pire déprime.Quant à la poésie du grand Charles (pas De Gaulle, Trenet ) on pourra la trouver tout entière dans une intégrale réunie par le même éditeur.«On l'appelait Chante le vent, Il venait nous voir souvent À Saint-Jérôme.» La morale de cette histoire.Etait-il possible de s'adresser aux tout-petits, de leur parler des méfaits de la cigarette, sans tomber dans un b-a-ba pédagogique et ennuyant?Qui.Il n'y a pas de fumée sans., un album signé Janet Munsil et illustré par Michael Martchenko en fait la preuve.Prenons un papa qui ne parvient pas à cesser de fumer et une fillette, Maude par exemple, qui se ronge les ongles à qui mieux mieux.Dans cette maison, seule maman semble ne pas avoir de mauvaise habitude.C'est du moins ce que l'on croit avant de tourner la dernière page! Amusant, cet album ne rivalise toutefois pas avec ceux que Michael Martchenko a signé avec Robert Munsch.Une collaboration amorcée il y a 13 ans par un album qui a depuis été traduit en huit langues.Annick Press vient d'en publier la version française de Christiane Duchesne: La princesse dans un sac.Une histoire de prince pas charmant et de princesse débrouillarde, à découvrir absolument.Sonia Sarfati IL N'Y A PAS DE FUMEE SANS., texte de Janet Munsil ( traduit par Raymonde Long-val ).illustrations de Michael Martchenko.Annick Press.Toronto.1993.26 pages (à partir de 5 ans).LA PRINCESSE DANS UN SAC.texte de Robert Munsch (traduction de Christiane Duchesne).illustrations de Michael Martchenko.Annick.Toronto.1993.32 pages (a partir de 5 ans).Eh oui, c'est de lui. LA PRESSA MONTRÉAL.DIMANCHE 30 JANVIER 1994 B 7 Arts et spectacles Trois écrivains sans parenté L 'un s'accommode bien de l'opacité du monde, le second explore un passé effacé, le dernier propose un récit-témoignage.RÉCINALD MARTEL Qfl M.Jean-François Bacot a l'humeur voyageuse.Elle le promène librement clans l'espace et dans le temps, sans qu'il semble y mettre quelque effort.L'écrivain est porté seulement, dirait-on, par une curiosité qui se nourrit d'événements, de textes ou d'oeuvres qui ne s'inscrivent pas nécessairement parmi les expériences convenues de l'honnête homme contemporain.Tandis qu'au contraire l'angoisse actuelle ramène tout un chacun aux oeuvres fondatrices de la civilisation occidentale, auxquelles l'usure des siècles aurait rendu leur transparence, M.Bacot s'accommode plutôt bien de ce que j'appellerais l'opacité du monde, si on entend par là que la réalité est intangible et qu'on ne peut l'imaginer que d'une manière fragmentée.'A.v \u2022 ¦ bar, pas de décor, pas d'orches-\u2022Itre, seulement une trentaine de femmes assises au salon, (e I m'assois derrière, un peu gê-f née de faire intrusion dans rieur intimité, et le spectacle -ml commence.Ouf! Wow! Quelle belle surprise! »Penny Lang vient s'asseoir, seule avec sa guitare, devant ~les filles.Concert intime au sa-lon.Penny Lang fait effet de 'baume et de revitalisant sur *nous toutes avec ses bonnes ^ paroles, sages et éprouvées, et Tson énergie contagieuse.Elle apporte douceur, tendresse, compréhension mais pas la soumission: «Ain't life sweet?» Elle a choisi des chansons d'éveil comme Freedom , -Stand Up, etc., et aussi des chansons à répondre des plus farfelues comme si nous étions en party privé, très décontracté, et tout le monde a marché.^ Penny Lang a découvert le tablent d'une résidente pour jouer ;.des cuillères! Elle l'a mise en vedette comme bout-en-train maison tout en invitant les autres aussi à participer.C'était 7tellement sympathique que ça \u2022^m'a émue.-\tTous les artistes qui partici-*~pent au Cabaret des sans-abri £;le font bénévolement.Penny ^Lang est venue s'asseoir avec Znous au salon pour regarder *les autres travailler! Nous ; avons eu droit à d'excellents numéros de variétés du Mos-I côw Show, un couple anciennement du Cirque de Moscou m'a dit M.Lévy.Puis, ce sont .lés filles de la résidence qui ont pris le micro.Pénible?Pas du tout! Au contraire! De jeunes chanteuses professionelles doute.En tout cas j'ai passé une sacrée bonne soirée au Cabaret des sans-abri.C'est une belle initiative.J(U CABARET DES BIEN-NANTIS Paul Houde leudi soir, j'ai participé aux ^36c agapes annuelles du très sé-«Ket Beaver Club à l'hôtel Rei-\\ ne-Elizabeth.le me demandais si l'atmos-; phère serait encore à la féte cette année ou si tout le jet set se tiendrait le corps raide et les r! fesses serrées par crainte d'être filmé.«Agapes scandaleuses \u2022\tQui honorent les bien-nantis 'qui ont exploité les gagne- \u2022\tpetit », clame, si je me souviens ^ bien, le cinéaste pamphlétaire Pierre Falardeau dans son \u2022\tfilm-vidéo Le Temps des bouf-i fons.Paul Houde, l'animateur du gala, n'y a pas fait allusion et ; bien sùr Falardeau brillait par \u2022\tson absence.Le thème choisi T était « Passion sur glace », et les ; membres du Beaver Club ont \u2022\tchaleureusement accueilli leur nouveau président pour 1994, te président du Club Canadien de Montréal, M.Ronald Co-rey: «Un homme d'action, un athlète qui court les marathons et pour qui chaque séance d'entraînement ressemble à un marathon olympique, dit Paul Houde dans sa présentation.Un gros travaillant: à la première pelletée de terre du Qouveau Forum, il a fallu l'ar-rèter, il pensait que les travaux étaient commencés.Un homme positif, tellement positif qu'on le prend en photo et il d'apparaît même pas sur le négatif!» Ronald Corey était nerveux comme un débutant avant le gala car il devait aussi perfor-(ner! On l'a échappé belle car [\u2022 finalement ce n'est pas lui qui à conduit l'énorme Zamboni du Forum entre les tables de la salle de bal.Ouf! ! lamais je n'ai vu table d'honneur plus populaire au dîner du Beaver Club.Pierre Brunct, Le président sortant, était entouré de vedettes du hockey et de champions en patinage comme Nathalie Lamterî \u2014 championne du monde 1993 en patinage de vitesse sur courte piste; Paul Houde a suggéré au Club Canadien de penser à elle afin de renforcer l'attaque à 5! \u2014 et les champions en patinage artistique Paul et Isabelle Duchesnay \u2014 Québécois entraînés en Allemagne par un Slovaque et chorégraphiés par un Britannique, et dont la carrière a fait l'objet d'un téléfilm que vous pourrez voir la semaine prochaine.11 a le sens de la formule, Paul Houde.Pour décrire Guy Carbonneau, le capitaine des Canadiens, il a dit : «Quand il s'accroche à un joueur adverse, on dirait un morceau de velcro, une sangsue qui finit par venir à bout de son adversaire en l'épuisant.» Moins dithyrambique envers Gaétan Boucher qui n'a pas gagné à Calgary, l'animateur a conclu en disant «il demeure ce qu'il a toujours été: tout un bonhomme».À la iable d'honneur il y avait aussi les Patrick Roy, Dickie Moore, Serge Savard, le n° 4 Jean Béliveau, le « Rocket » et le « Pocket Rocket» Maurice Richard et Henri Richard! Des légendes vivantes qui ont marqué 35 ans d'histoire des Glorieux! C'était non seulement impressionnant mais également émouvant de les voir réunis.Il ne manquait que la vraie Coupe Stanley.On a dû se contenter du décor sur le char allégorique parce que l'avion qui devait livrer l'originale n'a pas pu quitter Toronto à cause de la tempête de neige.Entre chaque service de ce diner de gala, il y a un numéro surprise spectaculaire.Jeudi soir, pendant que le président en exil d'Haiti, Jean-Bertrand Aristide, dînait dans la sal!e voisine, nous applaudissions nos athlètes et des artistes comme Les Sortilèges, les Chevaliers de l'Illusion, le Trio des îles (de la Madeleine) dans un formidable numéro de mains à mains, ainsi que six courageux patineurs qui ont réussi à évoluer en «modèle réduit» sur une petite scène couverte de glace artificielle.Mais nous avons pu goûter à de la vraie glace naturelle au moment du granité: le champion du monde de la sculpture sur glace Laurent Godon est monté sur scène avec sa scie à chaîne et a découpé et sculpté un énorme bloc de glace en quelques minutes et avec éclats.Il y a toujours des chevaux et des animaux exotiques qui défilent au moment du dessert.Cette année, avec un thème comme le sport sur glace, je n'aurais pas été étonnée de voir entrer un ours polaire ou un phoque! C'est encore le hockey qui fut célébré par l'entrée d'un gros ours dont l'entraîneur portait le chandail des Bruins de Boston! Puis ce fut l'entrée majestueuse d'une panthère pour le club de Floride et d'un faucon \u2014 pardon: une buse pattue \u2014 représentant les Blackhawks de Chicago.Original.ERREUR SUR LA PERSONNE E3 Surprise et méprise!.Quelle ne fut pas ma stupeur en lisant ma chronique de mercredi (qui est parue dans La Presse de vendredi ! ).La citation de Réjean Tremblay aurait dû être attribuée au réalisateur |ean Beaudin ! C'est Beaudin qui parle des personnages de Miséricorde et de ses projets avec Normand Lester! Pas de panique: il n'est pas question de «secrets d'État» entre Lester et Tremblay!!! C'est simplement |ean Beaudin qui est intéressé à l'idée de Normand Lester.UNE SIMPLE RELACHE ¦ |e ne pensais pas faire de vagues en parlant des Québécois en Floride, mais il semble qu'on lise La Presse aussi en Floride.Il me fait donc plaisir d'apporter une précision, une nuance très importante sur l'annulation des spectacles de Pierre Lalonde au Dunes Mole).|'ai parlé à Pierre Lalonde lui-même en fin de semaine: «La saison touristique est désastreuse cette année en Floride.C'est à cause de la récession.Il était entendu avec la direction qu'en période creuse, je ne chanterais pas au Dunes.Alors je fais relâche pendant quelques semaines, mais soyez assurés que je serai de retour au Dunes dès le 17 février.» Voilà et tant mieux! Les uns et les autres L'éternel retour n trente-cinq ans de carrière, Robert Altman a tout connu : les honneurs (Palme d'or pour M'A'S'H en 1969), les succès ( Nash vil le en 1975), les échecs ( Popeye en 1980) et, enfin, la faillite (celle de sa maison de production Lion's Gâte).Aujourd'hui, il frappe encore avec Short cuts, les Américains, un fi|m dans lequel il raconte les États-Unis d'aujourd'hui en neuf histoire.Le magazine Première a fait le point avec lui.\u2014\tVotre style est-il à l'origine de vos problèmes avec Hollywood ?\u2014\tSi vous n'appliquez pas la même recette que celle qui a eu du succès précédemment, ils ne comprennent pas ce que vous cherchez à faire.Ce sont des commerçants qui vendent des assiettes rondes, et si, un jour, quelqu'un arrive avec une assiette carrée, ils ne vont pas l'acheter parce qu'elle sera trop d!ffîcile à vendre.\u2014\tOn pourrait dire qu'avec Short cuts, vous réutilisez la recette qui vous a apporté le succès ( Nash ville, The player ).Ne craignez-vous pas que cela devienne une obligation ?\u2014\tSi.À chaque fois, il y a un risque.Mais quelle que soit la Robert Altman forme de mes films, ils se ressemblent forcément un peu, dans la mesure où ils viennent tous de moi.)e ne sais pas dans quelle direction je vais aller pour Prêt-à-porter, mon prochain film.11 y aura un casting important et pas d'histoire centrale.Ce sera différent, mais on y reconnaîtra la grammaire de tous mes films.\u2014\tOn parle souvent de votre virtuosité visuelle.Pourtant, on sent que la technique vous passionne moins que le travail avec les acteurs.\u2014\tle ne fais pas de dessins graphiques.Les mouvements de la caméra ne servent qu'à maintenir l'attention du spectateur.Quand il est temps de se rapprocher d'un acteur pour un gros plan, je le fais.Parfois je m'écarte de l'action pendant qu'elle se déroule, pour vous la faire vivre d'un autre angle.Un peu comme lorsqu'on marche dans la rue et qu'on entend des bribes de conversation.Tout cela, je ne le fais que pour encourager le public à foire marcher son imagination.|e le force à devenir une participant actif.\u2014\tVous avez réalisé un certain nombre de variations autour de divers genres du cinéma américain.Est-ce un exercice qui pourrait vous tenter à nouveau ?\u2014\tOui, mais ce n'est pas mon but.Il est vrai qu'à chaque fois que j'ai envisagé un film de genre, comme un film de guerre (M*A*S*H) un western (John McCabe) ou un polar ( Le privé), j'ai essayé d'en respecter les conventions, tout en portant un regard moins romanesque et plus vrai sur le sujet.\u2014\tVotre nouveau succès vous rassure-t-il ?\u2014\u2022 Non, parce que cela ne durera pas.Quelle chance de succès pensez-vous qu'un film comme Prêt-à-porter pourrait avoir?( Début du tournage le 5 mars).Et si ce n'est pas celui-là qui se plante, ce sera le suivant.Mais, heureusement, je ne m'arrête jamais de travailler pour réfléchir à cette éventualité.y-* v 4 M .Si fl A «H irfmliïin Sharon Stone ai une collection de lunettes, « W mais si, le soir, je porte celles à verres bleutés que j'adore, les gens pensent que je dois cacher mes yeux bouffis.À Los Angeles, on est tous catalogués, toujours jugés a priori.C'est très chiant! L'excentricité fait peur, surtout venant d'une blonde qui doit jouer le jeu d'Hollywood.Quand vous êtes une femme avec des opinions, ça fait un peu trop vibrer l'ego des hommes.Pour avoir du succès, vous devez faire des concessions, l'aime faire des films.Mais j'ai raté beaucoup de choses à cause de mon attitude et parce que je fais mes trucs à moi : rester à la maison, voir qui j'ai envie.le ne suis pas très bonne pour les relations superficielles.\t» Alors, avec des acteurs!.\" Lui LES MOTS SORTIR SON RIFLARD \u2014 Par temps incertain, prendre son parapluie.Riflard est un personnage de La petite ville, pièce de Picard, représentée pour la première fois à Paris le 18 mai 1801.Le héros de la pièce se nomme François Riflard: or, l'acteur qui tient le rôle a l'Odéon parait certain soir, pour le corser, armé d'un énorme et ridicule parapluie.Dès lors, l'accessoire retiendra le nom du personnage.Pop-corn Sur ce, che de ce mois froid.bon dernier diman-horriblement Jerry Seinfeld Stephen King » l'ai la phobie d'à peu près tout: les élévateurs, les avions, les maisons désertes la nuit, l'obscurité.Sans oublier, évidemment, la mort.StOptMMI Klng \u2022 Si ce n'était des conséquences, bien des gens en assassineraient d autres\tJohn Maikovfcti i l'aimerais avoir trois ou quatre enfants; certains de moi, d'autres adoptés.À trop accorder d'attention au corps, on finit par oublier l'être humain.Dtml Moort le connais plus les femmes que quiconque, hommes ou femmes, le suis vraiment un feminologis-te\\ j'en ai fait mon champ d'expertise.Les amis de Jack.¦\tNe pouvant se décider à rayer lui-même les noms de ses amis décédés de son carnet de téléphone, Jack Nicholson chargea une secrétaire de le faire.« Mais comment saurai-je s'ils sont morts ou vivants?», demanda celle-ci.«C'est simple, répondit l'acteur, appelez chacun des noms inscrits dans le carnet.Si on ne répond pas, c'est qu'ils sont morts.» ¦\tLes fans du regretté River Phoenix ont supplié le propriétaire du club Viper Room, lohnny Depp, de dessiner une étoile sur le trottoir, en face du club, à la mémoire du jeune acteur, qui a succombé à une surdose à cet endroit.Mais Depp a refusé, en expliquant qu'à son avis, ce serait de mauvais goût, et qu'il était préférable d'essayer d'oublier ce triste événement.¦\tClint Eastwood et Kevin Costner sont à couteaux tirés à propos du film Perfect World, dans lequel ils jouent tous les deux.Après avoir visionné la version éditée du film, Costner déclara à Eastwood qu'à son avis, certaines scènes n'auraient pas dû être supprimées.Clint, qui avait dirigé le film, promit de réétudier le tout.Mais lorsque Costner visionna la version finale, il constata que les scènes qu'il avait mentionnées étaient toujours absentes.Eastwood, qui a remporté l'an dernier l'Oscar du meilleur directeur pour Unforgiven, lui expliqua qu'il avait fait ce qui lui avait semblé le mieux.Ce à quoi Costner répondit: «J'ai aussi remporté un Oscar pour le meilleur directeur, et je maintiens que ces scènes sont importantes!».¦\tAndré Agassi n'a pas réussi à convaincre la Commission du comté de Las Vegas de nommer les deux artères menant à sa nouvelle demeure «Agassi Street» et «Agassi Avenue».On lui a fait remarquer que des noms aussi semblables pourraient créer la confusion en cas d'urgence, notamment si jamais le service des incendies était appelé à intervenir dans le secteur.Le joueur de tennis a donc accepté une solution de compromis: les deux rues s'appelleront «Agassi Street» et «André Court».¦\tMichael Douglas vient de s'offrir une résidence de 700 000 dollars à Monteci-no.Micha J Douglas, c'est le vrai nom de Michael Keaton, le héros de Batman.Le «vrai» Michael Douglas avait déjà une Jack Nicholson résidence à.Montecino.¦\tTom Cruise voudrait bien être la vedette d'un remake de L'héritière, le film de William Wyler( 1949) où Montgome-ry Clift incarnait, dans le New York de la fin du XIXe siècle, un dandy coureur de dot.¦\tlulia Roberts songeait à accepter le rôle principal dans un nouveau film qui s'intitulera Irish Thaw, lorsqu'elle apprit que sa covedette serait Donald Sutherland, le père de son ex-fiancé, Kiefer.¦\tRichard Bohringer sera l'entraîneur du «Saggard» \u2014 qui signifie « le bûcheron » en patois vos-gien.L'histoire d'un jeune homme, au début du siècle, qui, après avoir coupé des arbres, devient boxer professionnel.¦\tSigourney Weaver a un nouveau petit-fils, en la personne d'un bébé gorille.La vedette d9 Alien avait adopté un singe femelle alors qu'elle tournait Gorillas In The Mist, en Afrique, et l'animal vient de mettre bas.«Je suis la plus heureuse des grands-mères», affirme l'actrice.¦\tLes passants n'en crurent pas leurs yeux en voyant Mikhail et Raisa Gorbatchev se quereller devant la résidence du premier ministre Major, en plein coeur de Londres.L'ex-président de l'URSS était allé déjeuner chez le premier ministre et avait demandé à sa femme de venir le prendre à 3 heures.Pour passer le temps, Raisa alla faire des emplettes, et lorsqu'elle arriva au rendez-vous, il y a^ait tant de paquets dans la limousine qu'il ne restait plus de place pour Mikhail, qui dut faire venir une autre voiture.¦\tMichelle Pfeiffer sera l'héroïne de My posse don't do homework que va réaliser le Canadien fohn N.Smith.L'histoire vraie d'une enseignante dans un collège à fortes majorités ethniques et de ses démêlés avec ses élèves récalcitrants.Elle a obtenu un cachet de quelque cinq millions de dollars et le tournage devrait commencer en février.¦\tEvelyne Bouix termine la rédaction de son premier long métrage.Vingt ans et des poussières qu'elle va elle-même mettre en scène au printemps, mais dans lequel elle ne jouera pas.Sources: A P.AFP, Star.Première, Globe Cinémato-qaffe Oue le roi Arthur regarde sa montre ou que lames Stewart ait tantôt la jambe droite, tantôt la jambe gauche plâtrée dans Fenêtre sur cour.c'est fâcheux.Mais les cinéphiles pervers, comme Bill Givens, adorent.Il a publié Cinémato-gaffes chez Citadel Press.Voici quelques exemples de gaffes qu'il a relevées.\u2022\tDes spectateurs connaissant le langage des signes ont signalé que dans Les enfants du silence, Marlee Matlin et William Hurt échangeaient des remarques sur leur vie privée au lieu de poursuivre le dialogue du film.Et on raconte que Matlin, dans Walker, signe à un moment donné un vigoureux «Va te faire foutre!» \u2022\tLorsque David Lean refit le montage de Lawrence d Arabie pour une nouvelle sortie en 1989, il remarqua que sur une bobine les dromadaires allaient de gauche à droite de l'écran, et de droite à gauche sur la suivante.Puis il s'aperçut que la montre de Peter O'Toole avait par la même occasion changé de bras! \u2022\tDans Les diamants sont éternels, Sean Connery se glisse dans une ruelle etroite en mettant sa Mustang sur deux roues, les droites.Quand il ressort de la ruelle, la voiture roule toujours sur deux roues, mais ce sont celles de gauche.Une des plus belles poursuites de l'histoire du cinéma est celle de Bullitt (1968): Steve McQueen fonce dans les rues de San Francisco au volant d'une Dodge Charger et perd trois enjoliveurs de roue.Mais, à la fin de la poursuite, il va s'écraser contre un mur et la voiture en envoie valser trois autres.i Le grand classique: Halloween se passe dans l'Illinois, mais toutes les voitures sont immatriculées en Californie.» La longueur des cheveux de Judy Garland change au moins trois fois pendant Le magicien d'Oz.>\tFin mélo que celle des Bérets verts, John Wayne marche sur une plage, tenant par l'épaule un jeune Vietnamien, tandis que sur la mer se couche le soleil.Or, c'est impossible, toutes les plages du Vietnam sont orientée à l'est.>\tLee Remick, dans une scène capitale de Anatomie d'un meurtre tourné par Otto Preminger en 1959, ondule vers la porte d'un café dans une ravissante jupe fluide, pour émerger dans la rue portant un pantalon collant.j* \u20224 V 1 1 I 4 LE FAUBOURG 849-FILM 1616ou
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