Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

La presse, 1994-11-20, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" MH «Pif CAHIER Montréal, dlpianche 20 novembre 1994 Opinions Arts et spectacles Personnalité de la semaine PIERRE MASSUE L'homme aux 40 000 livres page B6 * « 8 ?» f » - ï Alys Robi a chanté, puis s'est tue.Décrire la vie d'une star, d'une ex-psychiatrisée, rouvrir des plaies encore vives et lui redonner une voix, telle est la tâche à laquelle s'est attelé Jean Beaunoyer.DOMINIQUE MUMRDIN collaboration spéciale u début des années quarante, Alys Robi était presque aussi connue que Madonna ou Barbara Streisand aujourd'hui.Courtisée par Hollywood, vedette de la première émission de télévision au monde, la jeune chanteuse québécoise était en voie de devenir une très grande star internationale.Un banal accident d'automobile interrompt sa carrière.Pour quelques jours seulement, espère sa cohorte d'admirateurs.Mais à l'hôpital succède l'asile psychiatrique, les électro-chocs et même une lobotomie! Libérée après cinq années d'humiliations et de solitude, celle qui avait elle-même créé de toutes pièces le star-system québécois se retrouve devant rien.Méprisée par une grande partie des médias et du milieu artistique, sans appuis, seule, elle trouvera le courage de remonter sur scène pour une deuxième carrière qui se poursuit toujours.Décrire la vie d'une star, d'une ex-psychiatrisée, rouvrir des plaies encore vives, dépeindre avec exactitude le climat de l'époque et replacer Alys Robi au panthéon des grandes dames de la scène, telle est la délicate tâche à laquelle s'est consacré Jean Beaunoyer, chroniqueur de théâtre à La Presse.Il lançait cette semaine Fleur d'Alys, la biographie d'Alys Robi.Vous imaginez la star fragile?Difficile à interviewer?Ah, que non! Alys Robi, légende vivante impeccablement coiffée, les yeux brillants, est tout simplement adorable.Pimpante et généreuse, elle distribue les sourires et les compliments.Et plus particulièrement â son biographe.Il est évident que ces deux-là s'aiment et se respectent.« Mon neurologue ! », affirme Alys Robi en riant.«Si je l'avais eu quand j'étais à l'hôpital, je pense que je serais sortie plus vite.» SUITE À LA PAGE 84 dsk ISfâw'Wi k : 'V \u2022 -i v > 4- t v Prenez donc un bon livre Qui m'aime me lise. B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 20 NOVEMBRE 1994 \u2022 ¦ » » \u2022 r OPINIONS Paul Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins\tAlain Dubuc éditeur adjoint directeur de l'information éditorialiste en chef i » A votre tour Les « aidants naturels » sont trop souvent ignorés dans les hôpitaux AGATHE ft-AFORTUNE Je ne remets pas en cause les compétences techniques des médecins, le veux plutôt attirer l'attention sur certains modes d'intervention et sur l'impact de la gestion de ces modes d'intervention sur les patients et sur leurs proches, ceux-là qu'une médecine humaniste appelle les « aidants naturels ».C'est à titre de personne impliquée dans le plan ou l'absence de plan concerté de traitement de mon conjoint, que j'ai adressé dernièrement une plainte au conseiller à l'évaluation et à la planification de l'hôpital du Sacré-Coeur de Montréal.J'ai voulu lui faire part de mes attentes déçues et lui signaler un certain nombre de faits que je trouve déplorables.Ces faits portent atteinte à l'intégrité morale des personnes, dont je suis, qui composent l'entourage immédiat du patient traité.Deux enfants qui habitent encore avec nous sont aussi en cause.Je déclare avoir été tenue à l'écart d'un certain nombre de décisions concernant mon conjoint hospitalisé.D'abord, de n'avoir reçu, de la part du corps médical, ni infirmier, ni biomédical, aucune information concernant l'intervention qu'il fut décidé de pratiquer sur le patient après une série d'examens.Mon conjoint a pu m'en parler, mais il l'a fait du point de vue où il était.Son état aurait dû justifier que je sois « professionnellement informée », et quant aux éventuelles interventions à pratiquer, et quant aux suivis à faire dans les deux cas.Des opérations comme celles qui relèvent de la chirurgie pour cardiopathie, tout comme bien d'autres d'ailleurs, ont des impacts sur la vie personnelle et sociale de la personne immédiatement impliquée comme sur la vie des personnes plus ou moins directement concernées.Toutes ces personnes vivent d'ailleurs en interrelation quotidienne.Elles ont à la fois à pâtir et à aider.Invisibilisées bien qu'utilisées à coup sur ou, au contraire, reconnues comme des alliées, ces personnes sont là.Identifier les « aidants naturels » et évaluer le rôle qu'ils peuvent jouer dans un plan de traitement peut constituer une étape importante dans la voie du rétablissement.Cette procédure est connue.Elle trouve des adeptes ici même à Montréal, dans les hôpitaux anglophones notamment.Par exemple, à l'hôpital General Juif.l'ai visité le patient, mon conjoint, tous les jours de la durée de son hospitalisation, sauf un où mes obligations professionnelles m'en ont empêchée.J'y suis allée à des heures différentes, le matin, en fin d'après-midi, le soir.Bref, je me suis rendue disponible.Suite à mes appels téléphoniques, un cardiologue a pris contact avec moi, mais cela, dans les premiers jours de l'hospitalisation, c'est-à-dire plus d'une semaine avant Topé-ration.J'ai cherché des interlocuteurs également du côté des services sociaux médicaux de l'hôpital du Sacré-Coeur.J'y ai d'ailleurs trouvé une écoute que j'estime adéquate, bien que trop limitée.Il faut savoir que ces services-là ont fait l'objet de compressions budgétaires.Surtout, je déclare n'avoir été aucunement informée du congé qui fut signifié au patient le lendemain de l'in-tervention qu'il fut décidé de pratiquer.J'ai été tenue à l'écart de la planification du congé, si bien que j'ai été privée de jouer un rôle actif dans l'organisation de la rentrée à la maison.Il ne me fut possible d'organiser ni le transport, ni l'accompagnement, ni l'accueil qu'il aurait été normal de mettre en place en pareille occasion.Le retour à domicile a pris l'allure d'une livraison par taxi où le patient aurait pu être mis à risque sans même que les intéressés ne s en doutent.J'estime enfin que ces pratiques qui ne font aucun cas de l'existence des parents immédiats et qui font abstraction des réseaux de support naturels sont des modes d'intervention blessants.Elles s'alignent sur une conception technocratique et froidement inhumaine de la maladie et de son traitement.Elles nient toute référence sociale aux malaises et aux maladies comme à leurs remèdes.Elles sont à mille lieues des approches humanistes ou écologistes qui tentent de percer, mais qui sont contestées par le système médical et les tenants des approches dites professionnelles que privilé-gieraient encore nos écoles de médecine.Trop axé sur des modèles d'intervention de type biomédical, le traitement exclusivement «scientifique » de la maladie se fait au détriment des personnes.Il sert de caution à l'insensibilité qui génère l'angoisse et qui tue.l'espère que le récit de cette expérience contribuera à une mise en commun de points de vue susceptibles de mener à la reconnaissance d'un mode d'intervention médical plus humain et somme toute plus efficace.Puis-je espérer, de la part des personnes qui sont en mesure de prendre des décisions à ce sujet, une ouverture d'esprit qui serait porteuse de changement ?on se bat pour rien du début à la fin de l'émission, à tel point qu'on ne sait plus qui sont les bons et les méchants.Violence et Power Rangers : un problème bien mal posé JEAN-PIERRE CORBEIL L'auteur est étudiant en sciences humaines appliquées à l'Université de Montréal.is-moi ce que tu écoutés et regardes et je te dirai qui tu es ! » Ou plutôt : « dis-moi ce que tu écoutes et regardes et je te dirai ce que tu deviens ».On ne compte ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦ plus aujourd'hui les spécialistes et non-spécialistes , qui se sont inter-; rogés sur le lien ! causal entre les représentations de violence à la télévision et les ' comportements sociaux de ceux et celles qui y sont exposés.En fait, la plupart des études sur le sujet ne font pas l'unanimité et il s'en trouve même davantage pour _ conclure que le lien entre exposition à la violence et développement de comportements violents chez les spectateurs de cette violence n'est pas significatif.Va pour les études sur le sujet.Et tant pis pour Iq croisade de Virginie Larivière, tant -\tpis aussi pour le petit bonhomme en -\tAngleterre que deux jeunes de 10-11 fths ont assassiné à coups de pieds et *\tàe pierres.Tant pis aussi pour cette *\tpetite fille morte en Norvège en jôuant aux Power Rangers avec ses amis.Après tout ils ne sont que quelques-uns des cas que l'on dit non significatifs ! , Le lien de causalité entre violence à la télé et comportement asocial est un casse-tête de même nature que celui qui consiste à trouver si c'est l'oeuf ou la poule qui vient en premier.Sauf que.Sauf que pour avoir visionné une fois cette émission à l'insu de mon fils de cinq ans ( celui-ci continuant de croire en toute résignation que l'émission n'est diffusée que sur le câble que nous n'avons pas ) j'ai été consterné de voir la nullité quasi-totale de cette émission.Laissant de côté l'aspect éducatif ou divertissant d'une émission de télé, j'ai été sidéré de voir à quel point on se bat pour rien du début à la fin de ¦¦¦¦¦¦ihmhhhbi l'émission à un point tel que je ne savais plus qui était le bon et qui était le méchant.Nul je vous dis.Tout cela pour dire que le débat sur la violence à la télé ne mènera nulle part parce qu'il est mal engagé et qu'on n'y pose pas les bonnes questions.La question n'est pas de savoir si telle ou telle émission _ exhibe ou étale un trop grand nombre d'actes de violence, mais pourquoi cette violence est présente et pourquoi ia plupart des films ou séries qui passent l'épreuve du temps ( voir la plupart des Walt-Disney ) font preuve de plus d'intelligence et de créativité que des émissions où la violence est on ne peut plus gratuite ( voir Tecnage Mutant Ninja Turtles et Mithry Morphin Power Rangers).La réponse est simple : la facilité et le profit qui y est rattaché.Quoi de plus facile en effet et exigeant si peu de 9e creuser les méninges que la violence gratuite.Du, reste, celle-ci s'insère di- rectement dans les schèmes de valeurs d'une société du prêt-à-porter et du je-ter-après-usage dans laquelle nous vivons.En fait, les producteurs et diffuseurs de ces émissions nous envoient un double message.D'une part, ils nous indiquent que la fin justifie les moyens dans la mesure où la nullité et la simplicité d'esprit qui régnent dans ces émissions est un moyen efficace et rapide de faire des profits considérables.D'autre part, ils cautionnent des produits qui sont une insulte à l'intelligence des enfants et qui véhiculent des valeurs où la violence est un outil de résolution de problèmes et de valorisation sociale.Pour ces petits cerveaux ouverts sur le monde qui les entoure, c'est l'image d'un monde où le divertissement, l'exhaltation et l'émotion ne peuvent se vivre que par l'expérience de la violence gratuite.Et on se demandera par la suite pourquoi la violence se retrouve banalisée aux yeux de tout un chacun, pourquoi elle en vient à faire tellement partie de notre quotidien qu'elle ne déclenche plus guère d'émoi ni d'indignation.Le lien de causalité entre violence à la télé et comportement asocial est un casse-tête de même nature que celui qui consiste à trouver si c'est l'oeuf ou la poule qui vient en premier.En ce sens la télé ne corrigera certainement pas les situations de pauvreté intellectuelle qui sévissent dans de trop'nombreux foyers.Mai6 le fait d'accepter que de telles émissions soient diffusées, c'est renoncer à nourrir l'esprit de ces futurs adultes d'une façon qui rendrait justice à la complexité du monde qui les entoure et l'émerveillement qu'ils peuvent en retirer.La boîte aux lettres Euthanasiez le Queen's ! ¦ Alors que je prenais un peu « d'air », récemment, entre le centre-ville et le Vieux-Montréal, je suis passé devant une construction digne d'un film d'horreur : l'hôtel Queen.D'abord, je fus impressionné par cette bâtisse d'une autre époque qui restait seule dans son pâté de maisons.Ensuite, de plus près, j'ai pu constater sa déchéance.Je me suis trouvé devant un témoin du passé amputé de tous ses charmes.Je ne suis pas originaire de Montréal; je ne connais donc pas beaucoup l'histoire de cet hôtel.Mais faut-il absolument laisser un glorieux vestige du passé victorien de la ville pourrir et devenir de plus en plus dangereux pour les passants?Faut-il que l'hôtel Queen laisse l'image d'une ruine chambranlante aux Montréalais.Ce qui reste de cet hôtel peut être considéré comme un danger public, puisque la moitié de la bâtisse est déjà tombée, et que le temps décompose le reste.Cet édifice pourrait tomber à tout moment.Une partie du Stade olympique est tombée; alors, imaginez un édifice centenaire de huit étages qui n'est pas entretenu ! Inutile d'être expert en urbanisme pour voir qu'il y a là matière à « bulldozer ».Bien sûr, c'est une partie du patrimoine montréalais qui disparaît ; mais trop tard, le mal est fait.Levez l'injonction et euthanasiez cette rui- V- \u2022«, un danger public ?ne pour sauvegarder la mémoire glorieuse de cet hôtel.Martin DUBE nouveau Montréalais La rue Cilford devrait être rebaptisée « rue Gérald-Godin » ¦ Nous aimerions par la présente proposer à la ville de Montréal de changer le nom de la rue Gilford en celui de « rue Gérald-Godin ».Voici les raisons qui motivent notre demande.Monsieur Gérald Godin, ex-minis-tre du gouvernement du Québec et député du comté de Mercier pendant 18 ans, est décédé le 12 octobre 1994 après un combat héroïque contre la maladie.Le poète Gérald Godin était un homme de coeur et un député que ses électeurs estimaient.Il connaissait ses gens ; il a arpenté les rues de son comté, s'arrêtant pour parler à ceux et celles qui le saluaient, s'in-formant à leur sujet et manifestant toujours beaucoup de chaleur humaine.Il avait d'ailleurs son bureau de comté au 1492 de la rue Gilford, au coeur du Plateau Mont-Royal.Monsieur Godin a toujours été présent pour le monde qui l'avait élu et réélu avec grande fidélité.C'est pourquoi nous aimerions, à titre de résidant et résidante du comté de Mercier, proposer à la ville de Montréal de faire en sorte que le souvenir de monsieur Gérald Godin, immortalisé dans son oeuvre poétique, reste également vivant dans la toponymie urbaine et rappelle ainsi à ceux qui l'ont côtoyé et aux Montréalaises et Montréalais qui viendront, l'engagement de Gérald Godin, l'homme politique.Nous tenons d'ailleurs à souligner que nous avons voulu savoir qui la rue Gilford honorait et nous avons découvert que, curieusement, ce n'était pas monsieur Gilford, mais plutôt un monsieur Joseph Guibord, » imprimeur, qui a vécu de 1804 à .1869.Il semblerait qu'en 1879, un \u2022 architecte ait mal transcrit le nom .qui apparaissait sur un plan, passant ainsi de Guibord à Gilford; cette er- \u2022 reur se serait perpétuée jusqu'à nos jours.Nous en concluons donc que le nom de la rue « Gilford » ne repré- s sente finalement rien et nous estimons notre cause doublement justifiée.Nous espérons que la ville de Montréal accueillera favorablement notre requête et donnera suite à notre proposition, car ce serait une excellente façon de rendre hommage à cet homme de paix d'une générosité \u2022 exceptionnelle que fut monsieur Gérald Godin.André L.BEAULNE Jocelyne M.BEAULNE Montréal Situation inacceptable ! ¦ Il est grand temps que les cols bleus de la ville de Montréal se rendent compte qu'ils vivent dans un pays civilisé.Quand ceux-ci prennent la population en otage, comme ce fut le cas le 2 novembre dernier alors qu'ils ont perturbé la circulation avec des véhicules appartenant à la ville de Montréal, c'en est trop ! Depuis quelques années, il semble bien que les cols bleus croient pou- voir se permettre des actes de vandalisme de toutes sortes envers les propriétés de la ville de Montréal, et envers les contribuables montréalais.Ceux-ci leur payent pourtant des conditions plus qu'enviables en ces temps difficiles.Il est grand temps qu'ils se fassent mettre à leur place ! Paul-André ALLARD Montréal ' Toujours sans ma fille.¦ J'ai connu mon ex-mari, il y a neuf ans, mais notre mariage n'a duré que deux ans.Deux filles sont issues de notre union : l'aînée est âgée de sept ans et la cadette de trois ans et demi.En décembre 1993, malgré trois mois de séparation, mon mari me fait miroiter la possibilité de partir en vacances ensemble au Liban avec nos deux filles.Il prétend vouloir réfléchir davantage à notre situation de fait et envisage la possibilité d'une réconciliation.C'est au Liban, dit-il, qu'il pourra retrouver le calme et la sérénité nécessaires à son accomplissement.Mon mari me jure que si je n'aime pas mon séjour, je pourrai revenir au Canada en tout temps avec mes deux filles.Bien sûr, je ne voulais pas y aller, mais.Malheureusement, les choses ne devaient pas se passer tel que prévu.Le 14 janvier 1994, je suis dans l'obligation de rentrer au pays, mon ainée devant recevoir des traitements médicaux non dispensés au Liban, faute d'équipement spécialisé.Au moment d'obtenir la confirmation des billets d'avion, mon mari m'informe qu'il n'y a plus de siège disponible pour ma cadette, alors âgée de trois ans.Que faire ?Qui croire ?Je parle un peu l'arabe mais pas suffisamment pour me débrouiller dans une telle situation.De plus, mon mari me dit de ne pas m'inquiéter et qu'il me ramènera ma petite fille lui-même à Montréal .Je ne l'ai pas revue.Depuis, je vis avec mon aînée un véritable cauchemar.Que répondre lorsqu'elle me demande des nouvelles de sa petite soeur qu* elle a très hâte de revoir ?Comment expliquer à une enfant de sept ans la dure réalité des conséquences d'une séparation et d'un g^s- » 4 ' \u2014 \u2022 » é* te immoral que notre pays refuse de C: sanctionner ?Aux Affaires extérieures, on me ré-»>' pond que mon mari n'a commis au-^ cun crime et qu'on ne peut rien faKr re, même s'il la retient contre mon;/ gré.Malgré le jugement de la Cour-, supérieure du Québec me confiant laH garde de mes deux filles, il me fau tout recommencer et aller me battre^ au Liban pour obtenir la garde légalegS de mes deux filles.Pire, même si je-£ réussis, je devrai en plus obtenir la> signature de mon ex-mari pour pou-r; voir la sortir du Liban.Quelle farce ! Bien qu'étant née en Gaspésie, je^C suis devenue musulmane.Je ne croisé pourtant pas que l'Islam autorise de!> tels comportements et injustices.Et,*îf pourtant, j'attends toujours le retour de ma petite fille et bien que cela ne soit pas toujours facile, je garde espoir et ose croire encore en Dieu et en la justice suprême.Pour une seule erreur, commise par amour, ma vie et celles de mes deux enfants doit-elle être à jamais gâchée ?Quand nos gouvernements prendront-ils conscience de l'urgence de régler le problème de l'enlèvement international d'enfants et de la nécessité de fournir aux parents et enfants victimes un support adéquat pour leur redonner espoir de retrouver un jour l'être aimé ?Il n'existe actuellement aucune loi qui me permette d'obtenir le retour de ma petite fille, le Liban, comme bien d'autres pays, n'étant pas signataire de la Convention intetnatlônale de la Haye, adoptée le 24 octobre 1985.Seulement vingt- neuf pays y ont adhéré.Il est impératif que nos gouvernements interviennent afin de dissuader certains parents, comme mon ex-mari, de se faire justice à eux-mêmes.^isa GAGNON LIVRES LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 20 NOVEMBRE 1994 b J Larose et ses détracteurs Le pamphlétaire réplique avec un sens certain du punch MARIO ROY II > j 'â S [ y ll>» I H lai L'ENFER DU DÉCOR Une mine d'informations explosives, par le Mouvement contre le sexisme dans les médias.9,95$ JAMAIS DEUX SANS TROIS.Album couleur pour les 3 à 8 ans.Des mots pour rire avec les chiffres.7,95 $ (Distribution: Édipresse) PRODUCTIONS ce Il Mi FORCE NEUVK POUR (.'EDITION Chroniques arrière« i itibi Chroniques amères d'Abitibi Françoise Hamel-Beaudoin Roman\t19,95$ Roman Mélissa Madeleine Renaud Mélissa Madeleine Renaud Roman 16,95$ IC«y» Caapcr m MCnfo 3 XJ a S C/3 S es Crt U S S es cn O G u a> u C O o G a) u N O C £ Poupées Russes Pauline Vanier-Bcllemare Roman\t16,95 $ Ftite cruche SyMe Saint-Laurent Véxina r-jttwsî» [ŒÇj P'tite cruche Sylvie Saint-Laurent-Vezina Roman\t16,95 $ L'ÉGLISE DE , Fàtltè.û $ etixvèr.difficile d'en sortir.:.ruiciOKÀjc ; O \u2022 v/ % I- X .L'amitié avec Dieu Kaye Cooper cl Bill Cooper Religion\t18,95$ 2168373-B20 Témoignage 18,95$ Dans ce roman, la plupart des personnages n'aspirent qu'à être quelqu'un d'autre, à mener une vie différente.Ils subissent avec difficulté leur sort.Personne n'a le sentiment de vraiment vivre sa vie, de vivre son destin.La famille, le hasard et les déceptions décident trop souvent de la route à prendre.Certains, comme Mary, réussisssent à briser la malédiction, d'autres, comme ses parents, s'enlisent dans la folie et l'alcool.Rose Tremain a dit en entrevue à un magazine français: «l'ai utilisé la transexualité comme une métaphore pour montrer que chacun d'entre nous vit avec un moi tapi au fond de lui.Quelqu'un de plus sage, de plus dur, de plus absolu, de plus convaincu.» La question reste entière: aurait-il mieux fallu que ce quelqu'un se taise, ou apporte un plus, une force, au moi déjà existant plutôt que de chercher à s'en emparer, à le déloger?Il n'y a pas de réponse à cela.Et il n'y en a pas dans le roman non plus.En fait, il n'y a de réponse à rien.Ni au bonheur, ni au malheur, ni à la vie, ni à la mort.C'est tel quel, nu, froid, blessant.Tous, donc, ne se rendront pas au bout du Royaume interdit.Parce c'est un livre aussi provocant que tortueux.Il arrive de ne plus l'aimer, d'être choqué par ce qui leur arrive à tous.Ça n'est facile pour personne, rappelle Rose Tremain avec une grande lucidité et un brin de cynisme.Lire Le Royaume demande réflexion, disponibilité et générosité.Pour tout cela, c'est peut-être le meilleur livre à lire cette année.LE ROYAUME INTERDIT.Rose Tremain, traduit de l'anglais par Jean Bourdier.Editions de Fallois.Paris.1994.ILLUSTRATION .LE MOWO\u20ac D\u20ac CMRtSTINE».ANDfftW WYETH.1948 MUSEUM Of MOOERN ART.NEW YORK.«PfîS PAR LES EDITIONS DE FAUOtS Didier van Cauwelaert Une amitié cocasse et émouvante entre un jeune fonctionnaire et un petit délinquant pris dans les filets d'une opération anti- immigration.l)idiVr vaiiCuuwebu'rl Un aller simple r.jMUtn Albin Mi« M VAN CAUWELAERT Albin Michel 208 pages 27,95 S ¦ 1 ¦ ¦¦ ¦ AUJOURD'I AU SALON 10 h 30 Interprétation du conte Le traîneau du Père Noël, par Dame Bleu, Judith Lévy-Goulet.Place Alice-Parizeau.12 h 00 Gilles Archambault s'entretient avec Hélène Desputeaux, auteure de uaillou.Place Alice-Parizeau.12\th 10 Denise Bombardier s'entretient avec Louise Beaudoin, Lise Bissonnette, Pierre Chagnon, Christiane Charette, Lara Fabian et Marie-Soleil Tougas.Place Alcan/Hydro-Québec.13\th 45 Émission Radar National, animee par Dominique Charbonneau, CBF-AM 690.Place Alcan/Hydro-Québec.15 h 00 La bonne définition Larousse.Quizz sur la langue française animé par Jacques Laurin.Place Alcan/Hydro-Québec.17 h 00 Gilles Archambault reçoit Haim Gouri, auteur de La cage de verre.Place Alice-Parizeau.Du 17 au 22 novembre 1994 Jeudi : 17 h a II h Vendredi uu Lundi : 10 h\th Maidi .10 h a 18 h Adultes .6 S ktudiants / Aines .i S SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL A, r ALCAN 1*1 Patrimoine canadien Gouvernement du Québec Ministère de la Culture et des Communications a Hydro-Québec C3 hn \\ente 'à la l ibrairie Scolaire Canadienne et dans toutes bonnes librait tes librairie Scolaire Canadienne 1 déplume: (514) 527-3425 Télécopieur: (514) 527 6713 LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 20 NOVEMBRE 1994 Tout en Usant | JACQUES FOLCI collaboration spéciale Mon amour.sous la douillette ¦ Il y a des romans qui sont légers, légers, doux et chauds comme des oreillers de plumes.Ou des douillettes.On a envie de se laisser aller, de cesser ce «va-et-vient inutile», celui de la pensée, et de se laisser porter en faisant semblant de croire ce qu'on lit.Et puis, n'est-ce pas, quelle époque que la nôtre, elle incite à fuir.Chaque jour nous apporte l'écuelle bien grasse: des histoires sordides, des assassinats, des pénis coupés et recousus, une mère qui tue ses enfants, un enfant qui tue ses parents, le mariage de la vedette du rock, les malheurs de Lady Di, n'importe quoi.Voilà-t-y pas, ma bonne dame, que not'président avait une fille! Naturelle, en plus! Bon, allez, c'est pas tout ça, à demain, on aura du nouveau.Chaque jour.Vous m'excuserez, donc, si je m'enfouis \u2014m'enfuis?\u2014 sous ma douillette, dès que je trouve un petit roman de midinette (tiens, ça rime).Et celui-ci en est un.Rien que le titre, déjà: Mon très cher amour.nous sommes prévenus.Prévoyons quelques mouchoirs de papier pour essuyer la larme furtive (une larme est souvent furtive dans cette littérature-là) que nous arrachera la femme trompée (ignominieusement, disait la chanson de Mouloudji) voire l'amante délaissée pour quelque gourgandine (ici, la gourgandine.est une assassine.) C'est qu'on ne rit pas, sous une douillette.C'est sérieux, un roman léger.C'est bon (délicieusement).félicitant.Ses pointes de style, ou d'esprit, qui proviennent toutes de clichés romantiques d'entre les deux guerres.(«L'élégance est toujours noire.Un journaliste anglais élégant.Un avocat talentueux.Un écrivain américain : grande brute bourrée de talent», etc.), on passerait des heures à recopier les douces vacheries de Françoise.Il vaut mieux en passer trois à lire ce roman, sans faire la fine bouche ou le déluré bougon, comme je le fais depuis tout à l'heure.C'est, vous l'avez compris, que je suis fort embêté, je tourne autour du livre.Un roman de douillette ne se raconte pas, me dis-je, Même pas en résumé.Ou alors ainsi, à la blague: c'est l'histoire de la femme de quarante ans qui se laisse séduire par plus jeune qu'elle, qui se laisse aimer et qui, soudain prise (on dit: accro ) brûle de jalousie, et ça finira mal, comme il se doit dans toutes les histoires d'amour.A-t-on jamais vu ça: «Ils furent heureux et eurent beaucoup d'enfants» ailleurs que dans les contes de Monsieur Perrault, Charles ( 1628-1703)?.Non, en vérité je vous le dis, et c'est tout ce que vous tirerez de moi, un roman d'amour qui finit bien n'est pas un roman d'amour.En tout cas pas à Paris dans les années fin de siècle que nous vivons.Voui ma bonne dame.Françoise Giroud, je l'ai toujours prise pour une midinette.Nous avons de ces faiblesses, nous autres chroniqueurs chroniques, qui nous écartent du lecteur ordinaire pour lequel il semble que la célébrissime journaliste soit juchée sur l'inamovible piédestal de la Toute-parisienne, le Tout-Paris, ici, devant être compris comme cent personnes des trois sexes attendant l'unique ascenseur qu'elles se renverront leur vie durant.\u2014 Et encore plus tard: ne dit-on pas que Gide, après sa mort, envoya à Mauriac un télégramme ainsi fait: «L'Enfer n'existe pas, tu peux te dissiper»?Sa façon de juger de tout et de rien, à Madame Giroud, avec une tendresse qui ressemble à une coquetterie dans l'oeil (qu'elle a mutin).Sa manière de critiquer tout en )e vous conseille donc, 6 romantiques lecteurs mes frères, ô vous, assoiffés d'âmes soeurs, d'étreintes sauvages et de lits défaits, affamés des sueurs et des grincements de la jalousie, de lire ce roman très beau, très court et très bien écrit sans un mot de trop ni le moindre cliché (hum!.sinon ceux qui font partie du langage parisien ordinaire), ce roman qui vous permettra de vivre, vous aussi, parmi les cent personnes déjà évoauées, d'en rencontrer une ou deux en particulier, de constater comment elles se conduisent au lit, au restaurant, au bureau, bref: de devenir sous la chaleur de la douillette et du rêve d'amour, un personnage de Françoise Giroud.Autrement dit: elle-même.Et puis, ne prêtez pas ce livre.Vous ne le reverriez jamais.MON TRES CHER AMOUR.Françoise Giroud.Éditions Grasset, Paris.1994.149 pages v s V * 31 s » ¦ V mg * / / Françoise Giroud La vallée des poupées (Jacqueline Susann) 1 ¦\"wrtr *]Uirrrliffl>Tfrr ¦ffwfci 'i'VniNHifrè< rr yMilLovl »*y (Erich Segal) U WSEi niiltii m \\.\\H\\ [Jamais tant ma fille (Betty Mahmoody)\\ r c tilt XkUMl.^ Autant an emporte le vent (Margaret Mhchei) JQLLU r (Grâce Métal tous)* 10 .Le grand Meaulnes (Alain 4 et plus Dix petits nègres (Agatha Christ*) La bicyclette bfeûe (Régine Desforgesj} {§11 et plus i\t>,+*éH,4.A.fi\u201e> ,,\\n\u201emm .La meurtre da Roger Ackroyd (Agatha Christw) rrrn .La cfcé de la |ole (Dominique Lapierre) U h ta àttt Apù^nt (t^^ùuMiyi 2 et plus 35 Un lauréat du prix Goncourt jj 0,2 à 0,6 r-\"-.¦ inn m '\t¦ n ww AFP Hognçf* \u2022 Fnd Gant Les Iles de la nuit ont 50 ans : l'Automne Crandbois é rend hommage à ce livre-culte CILLES TOUPIVi ¦ Le poids des astres, des «insondables voûtes», ces «poids invisibles (qui) nous paralysent comme des tombes de plomb», «ce feu qui brûle d'en haut», toutes ces puissances verticales qui viennent écraser les frêles épaules de l'homme et qui insistent sur son étrangeté au monde m'ont toujours fasciné dans la poésie d'Alain Grandbois.Quand, à la fin des années soixante, à dix-sept ans, avec quelques camarades, nous découvrions dans la classe de Belles-Lettres Les Iles de la nuitt nous connaissions nos premiers grands vertiges poétiques, nous entrions en poésie par cet oeuvre immense qui constitue chez nous, comme le souligne Pierre Nepveu dans son Écologie du réel, «à peu près l'équivalent de celui qui va de l'ère du silence à l'âge de la parole».Alain Grandbois rivait nos coeurs d'adolescent «aux grandes questions de l'existence humaine: naissance et mort, amour et solitude, temps fini et désir infini, mémoire et espoir» ( lacques Brault ).11 n'y avait pas que le tragique du poète pour nous éblouir, il y avait aussi «ces crépuscules de perle/ces ruisseaux de jeunesse renouvelée», il y avait aussi le personnage, le mythe, l'homme qui avait parcouru les sept mers, qui avait publié ses premiers vers en Chine, qui avait aimé passionnément les femmes et qui représentait pour nos jeunes esprits as- Alain Grandbois soiffés de découvertes l'archétype du bourlingueur.Les 50 ans des «îles de la nuit» Né en 1900 à Saint-Casimir de Portneuf, Alain Grandbois est mort en 1975.11 a marqué, comme le dit Pierre Nepveu, «toute une ^génération de poètes, ceux des.Editions de l'Hexagone et de la revue Liberté».C'est en mai 1944 que le recueil Les Iles de la nuit est publié.Cinquante ans plus tard, pour célébrer ce grand moment de la poésie québécoise, pour faire découvrir aussi ce livre culte aux jeunes générations, de bien belles choses ont été faites sous le thème de « L'Automne Grandbois ».D'abord des publications: \u2022\test publiée la réédition dans la belle collection format de poche Typo du recueil Les lies de la nuit avec une remarquable préface de lacques Brault ; \u2022\tà l'Hexagone, dans la collec- tion «Essais littéraires», Yves Bolduc publie L'étoile mythique.Lecture de l'étoile pourpre d'Alain Crandbois.Dans la même collection, Marcel Fortin nous parle de l'Histoire d'une célébration: la réception critique immédiate des livres d'Alain Grandbois, 1933-1963; \u2022 dans la collection «Itinéraires», Denise Pérusse nous donne un passionnant portrait du grand poète.Publié sous le titre de L'Homme sans rivages, l'ouvrage scrute les grandes époques de la vie de Grandbois, il raconte ses périples, son enfance, ses amours houleuses et tourmentées, ses lieux de retraite, ses amitiés et ses passions, tout en situant l'oeuvre dans l'ensemble de la poésie québécoise.Le livre a été préparé avec grand soin et il est surtout agrémenté de deux cents photographies et documents tirés en grande partie des archives de la Bibliothèque nationale du Québec; Francine D'Amour sait contourner les difficultés de manière féline.¦ÉGINALD MARTEL ¦ Sans le vouloir certainement, Mme Francine D'Amour pourrait décevoir ceux qui, lisant les Dimanches sont mortels ( 1987) puis les jardins de l'enfer ( 1990), ont reconnu et aimé sa voix très singulière.S'ils s'attendent à une oeuvre forte comme les précédentes, Écrire comme un chat leur apparaîtra plutôt comme un prolongement de ces premiers romans, une oeuvre en mineur cette fois et qui est en partie une réflexion sur l'art littéraire et ceux qui l'exercent, dans l'ivresse et le doute alternés.Les allusions aux sm \u2022>'V .LITTÉRATURF QUÉBÉCOISE Romans : les gros tirages Ventes mondiales en millions d'exemplaires livres antérieurs sont discrètes, sans doute, mais elles donnent l'impression, inquiétante, que l'inspiration aurait fui l'écrivain, qu'aucun sujet de roman ne se serait imposé avec assez de force, depuis quatre ans, pour que s'ébauche et se réalise un projet nouveau.La musique et la voix sont bien là, dans ces nouvelles qui semblent écrites en deçà même de leur propos apparent, mais elles chantent si discrètement qu'on souhaiterait parfois une fausse note, une brisure du rythme, quelque chose qui réduisit pour un instant la distance critique, par rapport à son propre texte, que Mme D'Amour a voulu s'imposer.On se promène dans ce recueil en dilettante, y rencontrant ici un visage d'artiste, ailleurs la fragilité d'un plaisir pur, là encore l'expression d'une souffrance presque ineffable.Dans un tel univers, il peut arriver qu'un lecteur se lasse un peu, qu'il ait le goût d'aller à des choses plus excitantes.Entendons-nous bien.Si Mme D'Amour est peu soucieuse d'effets dramatiques, elle n'est pas pour autant le héraut d'une sorte d'art pour l'art qui serait fondé essentiellement sur quelque maniérisme désuet.À la limite, on lit dans ses nouvelles des choses graves, par exemple sur la mort d'un père, qui ont leur poids de vérité bien palpable.D'autres événements sont traités autrement.Ils se produisent, ou ils ont eu lieu; ils sont brièvement évoqués et déjà ils s'effacent et la narratrice nous entraîne doucement ailleurs, pour nous ramener plus tard dans le même espace de la fiction, mais son regard a changé, ou serait-ce la lumière projetée qui, déclinante, jette sur certains paysages un voile qui en abolit peu à peu le relief?Par souci d'unité probablement, et même si les nouvelles ici réunies ont été écrites au fil de plusieurs années, l'écrivain a voulu placer en exergue de chacune une phrase tirée de la précédente.Le résultat n'est pas très probant.Tentative analogue, Mme D'Amour a concédé le droit de parole à un chat.Elle nous épargne heureusement les finesses de cette petite bête, dont le récit me hérisse toujours.L'artifice, car c'en est un, est peut-être inutile: on devine tout de suite que cette parole ajoutée est le miroir, donc l'envers, de la parole originelle.Se disant incapable d'écrire des dialogues, la nouvelliste a contourné la difficulté d'une manière bien féline.Pas de dentelle Le même désir ou besoin d'imposer à un recueil unité d'inspiration ou de ton, Mme (eanne Le Roy l'a exprimé dans son recueil de nouvelles intitulé la Zébresse.Ici, nous ne sommes plus dans la dentelle.Il s'agit d'une oeuvre érotique, mais pas de cet érotisme doux qui nous fait rêver de lentes étreintes, de cette douceur devenue si exigeante qu'elle nous fait sombrer dans le plaisir, certes, mais aussi dans la tendresse.A vrai dire, l'érotisme de la Zébresse est d'une telle violence, avec le duo classique de la femme dominée, violentée et qui en redemande, et de l'homme ou des hommes qui font d'elle un simple instrument de leur plaisir (mais quel plaisir?) \u2014d'une telle violence que lecteurs et lectrices, si comme à moi il leur reste un brin de romantisme amoureux, seront plus refroidis que séduits.D'une nouvelle à l'autre et à l'autre encore, nous sommes conviés à une virée touristique qui nous entraînera un peu partout.Au Kenya, à Paris dans les jardins du Palais-Royal (beau spectacle pour Colette ou Cocteau, anciens hôtes de ces lieux!) et, plus près de nous, dans le Jardin botanique de notre nouveau maire.Partout ressurgit l'image du zèbre, de la zébrure ou de la Zébresse.Cela crée un effet d'unité, il n*y a pas de doute, mais aussi un effet de répétition qui devient vite lassant.Ce qui sauve ce recueil, qui en a bien besoin, ce sont quelques passages, pas nécessairement éro-tiques ou pornographiques \u2014je n'entrerai pas dans ces distinctions\u2014, où Mme (eanne Le Roy manifeste un certain don d'écriture quand, par exemple, de l'oni-risme au réalisme ou vice-versa, elle réalise un glissement rapide et parfaitement convaincant.Un style à conquérir Souci d'unité encore dans un autre livre, où on utilise le titre de la dernière nouvelle, «Lettre d'une Ophélie», pour y mettre le pluriel et en faire le titre général du recueil de Mme Isabelle Maes, Lettres d'une Ophélie.Décidément, c'est une manie.D'auteur?d'éditeur?On semble ne pas se rendre compte d'une chose: ce qui donne à un recueil sa cohérence, son unité si on y tient, c'est le style de l'écrivain, ses styles s'il y a lieu.Voilà une signature nécessaire et suffisante et peu importe que les nouvelles, quant à l'inspiration, soient tout à fait différentes, imperméables même.Pour ce qui concerne Mme Maes, on comprendra que la conquête d'un style est encore à faire.Ce jeune écrivain, qui a remporté le prix Gaston-Gouin 1994, n'a pas encore vingt ans! Il y paraît un peu, parce que l'enfance et l'adolescence sont manifestement proches et que, heureuses ou malheureuses, elles laissent des marques.On les retrouve ici et là, ces souvenirs d'enfance, trafiqués évidemment, parfois dans des nouvelles plutôt anodines ou coquines (ah! les jolis jeux de la séduction!), parfois dans des situations bouleversantes.|e songe ici à la nouvelle « À n'importe quel prix».Une fillette encore impubère est agressée sexuellement par un ami de son père, un certain Paul, «rcollègue haut placé à respecter ».La fillette s'en plaint à son père, un beau salaud, comme le révélera une chute aussi courte qu'efficace.Quand Mme Maes saura mieux gommer les clichés qu'elle affectionne, quand elle se résignera à caviar-der beaucoup d'épithètes, ses nouvelles atteindront à leur puissance maximale.Mais elle a tout son temps.£CRtft\u20ac COMME UN CHAT.Francine D Amour Boréal.Montréal.1994 154 pages LA Z£B*CSSE.Jeanne Le Roy.Les Herbes rouges.Montréal.1994.136 pages f/ LETTfffS D'UNI OPMÉUC.Isabelle Maes Triptyque.Montréal.1994 72 pages FrjiîKHu- PV\\mV»ur Ecrirr comme un chat JEANNE LE ROY LA ZEBRESSE LES HERBES ROUGES I NOUVELLES ¦ \u2022\taux Presses de l'Université de Montréal, dans la collection «Bibliothèque du Nouveau Monde», une édition critique réalisée par Estelle Côté et Jean-Cléo Godin de Né à Québec (1933) offre une autre facette fascinante de l'oeuvre de l'écrivain ; \u2022\tenfin, la revue « Études française» a consacré son dernier numéro à Alain Grandbois, lecteur du monde pour compléter à merveille ce bouquet de publications.«L'Automne Grandbois», c'est aussi un colloque intitulé «L'Archipel Grandbois» organisé par le Département de langue et littérature françaises de l'Université McGill qui s'est déroulé le 10 novembre au Gésu.C'est aussi une lecture des textes du poète qui a eu lieu également le 10 novembre à la Bibliothèque nationale.Et c'est deux expositions: l'une, des dessins, gouaches, huiles et fusains, exécutés par celui qui fut aussi à ses heures peintre, à la galerie Éric Devlin (460, rue Sainte-Catherine ouest, suite 403) jusqu'au 3 décembre, et l'autre, intitulée «L'invitation au voyage» à l'édifice Saint-Sulpice de la Bibliothèque nationale ( 1700, rue Saint-Denis), préparée par Marcel Fortin et montée par Louise Godin.Cette dernière exposition rend compte «des déplacements du poète à travers l'espace et de leur contrepartie intérieure illustrée par la poésie».On peut y admirer jusqu'au 28 janvier les livres de Grandbois, dont les Poèmes d'Hankéou, des manuscrits, des carnets de voyage, des photographies, des cartes postales, des lettres, des livres d'artistes et autres documents.Mais pour tous, la plus belle des célébrations restera la lecture ou la relecture des Iles de la nuit.Car pour Grandbois, il n'y avait «de délivrance possible que par la poésie» (Jacques Brault).Et sans doute aussi pour nous, pauvres et heureux lecteurs. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 20 NOVEMBRE 1994 #B 9 SALON DU LIVRE DE MONTREAL la tendance se maintient.le record d'affluence de l'an dernier sera battu PIERRB VKNNAT ¦ Personne ne voulait vendre la peau de Tours avant de l'avoir tué, mais tout semblait indiquer, hier après-midi, Place Bo-naventure, que le Salon du livre de Montréal de cette année est non seulement une réussite mais qu'il éclipserait les records de l'an dernier.Et ce, qu'on soit dans le secteur de la littérature jeunesse, comme Robert Soulières des Édi- tions Pierre Tisseyre, la littérature générale, comme Antoine DelBusso de Fides ou Carole Levert de Libre Expression, ou dans le secteur de la poésie comme Paul Bélanger du Noroît, rencontrés au hasard dans les couloirs du Salon lors de la journée d'hier.Cela était perceptible dès le matin.En effet, on faisait file devant les guichets bien avant l'ouverture.De jeunes couples surtout, avec bébés en poussette ou enfants en bas âge.Et si papa et maman fréquentaient les stands plus sérieux, les enfants, eux, étaient nombreux et sages, Place Alice-Parizeau, pour assister à l'interprétation de beaux contes.Pour l'auteure-jeunesse franco-onta-rienne Judith Lévy-Goulet, qui voyait les marmots dévorer des yeux Dame Bleue qui interprétait son conte Le Traîneau du Pùre Noél (Éditions Pierre-de-Lune), d'être ainsi mise en vedette en plein Salon du livre de Montréal constituait la consécration de ses années d'effort.Ariette éclipse Béliveau À l'heure du midi, les lecteurs adultes commençaient déjà à affluer et en début d'après-midi, il y avait une longue file devant le stand de Libre Expression, attendant qu'Ariette Cousture, sans aucun doute l'auteure la plus courue du Salon, veuille bien leur dédicacer le deuxième tome de ses Enfants d'ailleurs.Même que l'auteure des Filles de Ca-/eb, de Blanche et d'Emilie attirait beaucoup plus de lecteurs enthousiastes que la gloire sportive Jean Béliveau, lui aussi pourtant bien entouré.i Pour l'éditrice Carole Levert, le succès de sa protégée et ceux d'une autre locomotive de sa maison, Francine Ouellette, apportent un baume sur ses plaies.Car ses auteures vedettes se font presque accuser d'être coupables de rédiger des oeuvres «populaires», comme si, dit-elle, le succès était péché ou comme si un écrivain digne de ce nom devait figurer parmi les génies méconnus ou les «hap-pyfew».Mme Levert, dont la maison publie au Québec les oeuvres complètes de Georges Simenon pour les Presses de la Cité, cite justement le cas de ce dernier, qualifié pendant la majeure partie de sa carrière «d'écrivain de gare» et qui en a beaucoup souffert.Maintenant qu'il est décédé, dit-elle, un tas d'universitaires se penchent sur son phénomène et on a tendance à le considérer comme un génie.Chose certaine, note-t-elle, il est un peu contradictoire de reprocher aux gens de lire moins ou de ne plus lire (ce qui est faux, dit-elle en passant) et en même temps de reprocher aux amateurs de lecture populaire ou aux lectrices des romans Harlequin de ne pas lire de «bons livres».Il n'y a pas, dit-elle, de bonne ou de mauvaise littérature.Les éditeurs plus confiants C'est également le point de vue du président de l'Association nationale des éditeurs de livres, Antoine Del Busso, de Fides.Selon lui, on n'a pas le droit d'opposer tel genre de littérature à tel autre, d'opposer les «bons» livres aux méchants et surtout de culpabiliser tel genre de lecteurs face à tel autre.Tout est question de goût et de préférence personnelle et d'ailleurs, rien n'empêche une lectrice de roman Harlequin de lire de la poésie, un acheteur de guide de vin de lire un essai pointu, un lecteur de biographie populaire de lire également un roman d'avant-garde.Selon M.DelBusso, il est vrai que le livre se porte un peu mieux depuis quelques mois, donc qu'on entend moins les éditeurs se plaindre.Mais, lui qui est d'un naturel un peu pessimiste demeure inquiet pour l'avenir de sa profession, tout en se réjouissant du succès du Salon du livre de Montréal qui, selon lui, a la formule gagnante et le bassin de population suffisant.Les coupures des budgets du Conseil des arts du Canada pour la création littéraire, le fait qu'on réduise la part de la littérature québécoise dans notre système d'éducation et le fait que les bibliothèques ont, règle générale, des budgets réduits, sont des facteurs inquiétants.Quant aux salons du livre, les éditeurs font savoir qu'ils ne pourront plus se produire dans tous les salons et dans toutes les régions mais devront se montrer plus sélectifs.«C'est pas vrai qu'on peut tenir un salon du livre dans toutes les municipalités et dans tous les villages.Ça prend un bassin de population et une infrastructure suffisante».PHOTO BERNARD BRAULT.L» PreBê slgs fveffes Mstoircs cfc# griot Lemusicien-conteur d'origine sénégalaise, Ndiouga Sarr, a envoûté les jeunes et leurs parents, au Salon du livre hier, en leur racontant des légendes de son pays tatal.Il se présente chaque jour au stand (935) de l'Agence de cooopération culturelle et technique où il partage les lieux avec le comédien Robert Jetté.L agence a reproduit ici un Centre de lecture et d'animation culturelle en milieu rural (CLAC) semblables aux 144 autres qu'elle a implantés en Afrique.À 82 ans, Jean-Louis Gagnon a encore des choses à dire aux «enfants de McLuhan» PIERRE VENNAT ¦ |ean-Loiis Gagnon a beau être membre de l'Acidémie des lettres du Québec, il se définit,toujours et avant tout, même ô 82 ans, ccmme un «journaliste».Celui qui.à La Presse d'abord puis au Nouveau Iqurnal a été, aux débuts de la Révolution tranquille, «le père du journalisme mlderne», en a encore long à dire sur c* qui fut d'ailleurs son seul «vrai métilr», et il vient de coucher ses réflexions flans un nouvel ouvrage.Les Enfants dcMcLuhan, qu'il vient de lancer chez Leméac à l'occasion du Salon du livre de Mintréal.L'anciei rédacteur en chef de La Presse a bailleurs encore des conseils à donner à Loger D.Landry et à ses successeurs.Et iéc se gêne pas pour les écrire.Selon lui,peu de nos journaux peuvent se compartr, de fait, à ceux de l'étranger.m La Presk, la Gazette et le Toronto Star, conmc à un moindre degré, le Winnipeg Free Press et le Vancouver Sun sont j'honètes journaux d'information géné^le qui se veulent à l'image du Canada eJ de leur province respective: sans beaiuoup d'imagination et peu préoccupés cfcs cultures et des idéologies qui s'affrontett.» M.Gapion, qui épilogue également j longtempi sur la fameuse autoroute de l'informaion qui risque de se faire aux dépens des pays pauvres ( «je suis demeuré un vieux militant de gauche», dit-il avec humour), est persuadé que le journalisme canadien pourrait être plus intéressant.Ainsi, croit-il, les excellents column-nists qu'a La Presse ou quelques-uns de ses concurrents devraient être transformés en reporters, mais en conservant leur style personnel et leur façon de voir originale.«Si on en faisant des reporters, les comptes rendus, qu'ils portent sur le débat politique ou sur les crises so-cio-économiques, les interviews et les faits divers qui se prêtent au grand reportage auraient un tout autre intérêt.» Et puis M.Gagnon apporte une deuxième suggestion: «Les quotidiens, bien sûr, ne sauraient modifier de but en blanc l'image qu'on se fait du Canada: a drab and boring country.« Mais il demeure que si La Presse et le Globe and Mail, par exempte, se risquaient à publier une sélection hebdomadaire de leurs meilleurs artides, peut-être trouveraient-ils preneurs chez les parlementaires, les entrepreneurs et les intellectuels des trois pays qui ont façonne notre destin: la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis.À ce propos, rappclle-t-il, on ne doit pas oublier que fa Presse, bien avant que Lt Monde n'en réinventât la formule, piiriiaH.au début du siècle, une sélection hebdoma- daire à l'usage des Canadiens français de l'Acadie ou du Manitoba et ceux qui avaient émigré en Nouvelle-Angleterre.» C'est cette formule que |ean-Louis Gagnon suggère de recréer.Pour les lecteurs pressés qui n'achètent pas de quotidien ou pour ceux des régions qui en plus de leurs quotidiens locaux seraient sans doute intéressés à se procurer, une fois par semaine, les meilleurs articles de la presse quotidienne.Selon l'ancien rédacteur en chef de La Presse et du Nouveau tournai, le tirage de notre journal, si l'idée était retenue, ne s'en porterait que mieux.Et le journalisme aussi.En attendant, l'ancien ambassadeur du Canada auprès de ('Unesco et exmembre de la Commission Laurendeau-Dunton ne chôme pas.Il a un autre livre en chantier, cette fois-ci sur «la morale laïque».Et tant que la santé lui sera donnée, il ne compte pas s'arrêter!  82 ans, Jean-Louis Gagnon qui publie Les Enfants de McLuhan ne chôme pas: Il a un autre livre en chantier, cette fols sur la .«morale Yann Queff élec Le Concourt 85 déplore que sa fille ne lise pas et regarde trop la télévision PIERRE VENNAT ¦ Léonore, dix ans, ne lit pas assez et regarde trop la télévision au grand désespoir de son père.Léonore, c'est la fille de Yann Queffélec, prix Goncourt 1985 pour Noces barbares, gagnant cette année du prix «Relais H du roman d'évasion», romancier populaire s'il en est un et auteur de Disparue dans la nuit qui sert de locomotive, par les temps qui courent aux Éditions Grasset, bien affectées par le fait que leur directeur littéraire, Yves Berger, n'a pas remporté, lui, le Goncourt ou le Renaudot de cette année.Mais Léonore est bien fiére de son père écrivain et de sa mère éditrice, même si, à l'école, être la fille de parents si célèbres est un peu lourd.C'est que Yann Queffélec, qui se désole publiquement que sa fille ne lise pas davantage, a un faible pour les jeunes.Même si, refusant les étiquettes, il refuse de dire qu'il écrit pour eux.Bien qu'il essaie, tout en écrivant des romans noirs («c'est pas mes romans, c'est la vie qui est noire», dira-t-il en entrevue») de laisser un message d'espoir.Ainsi Disparue dans la nuit finit malgré tout bien pour Léna.Car pour Queffélec, laisser de l'espoir est important.Ne demandez pas toutefois à Yann Queffélec, écrivain «breton» vivant à Paris et dont le dernier roman Disparue dans la nuit (Grasset ) se situe à Marseille, pourquoi il pilote la délégation de la Foire de Brive au Salon du livre de Montréal.Il ne le sait pas trop lui-même et jusqu'à un certain point, il s'en moque.Romancier Goncourt à succès, les autorités de la Foire de Brive, qui est jumelée au Salon du livre de Montréal, lui ont offert de venir avec eux à Montréal comme invité d'honneur à la tète de leur délégation.On lui offrait la chance de revenir au Québec, de rencontrer les auteurs, éditeurs, lecteurs et journalistes d'ici.Alors il a sauté sur l'occasion et le voici.Pas facile à cataloguer, Yann Queffélec.D'autant plus qu'il déteste les étiquettes et qu'il ne croit pas aux chapelles littéraires.«Les chapelles, c'est fini», lance-t-i! sans ambages.Et même les différentes catégories de littérature.Ne lui parlez pas, par exemple, de « littérature-jeunesse».Selon lui, ça n'existe pas, ou si ça existe, comme des maisons comme la Courte Échelle qui se spécialisent dans le genre, il croit que c'est une erreur.Selon lui, on doit écrire pour le plus de gens possible, refuser d'être considéré comme un «écrivain pour les jeunes, les vieux, etc.».S'il est vrai qu'il a surtout mis en évidence des jeunes dans ses romans, rien ne dit qu'il n'en écrira pas un jour sur un couple de vieux, dit-il.Et s'il refuse les étiquettes, il se qualifiera malgré tout de partisan de la gauche honnête ( donc adversaire de la droite mais aussi de la gauche à la Mitterrand) pour ajouter que «heureusement, la majorité des gens sont honnêtes mais que malheureusement, la majorité n'est pas au pouvoir, à peu près nulle part ».Des opéras parlés sur Saint-Saens et Debussy Polyvalent, il a annoncé devant son attachée de presse aussi surprise que nous, qu'il venait de terminer «deux opéras parlés», une première pour lui, à la demande de l'Opéra de Lyon qui désirait rendre hommage à deux grands compositeurs: Saint-Saens et Debussy.Mélomane, il a également déjà rédigé une biographie d'un compositeur à la suggestion de la femme d'un chef d'orchestre.Mais pas question d'écouter de la musique, même en sourdine, lorsqu'il écrit.Ses romans, il les écrit d'abord d'un premier jet.Puis il les fait lire par quelques personnes sûres, notamment sa femme éditrice, en qui il a le plus confiance et qui, dit-il, peut se montrer très sévère et surtout sans complaisance.El il réécrit alors le tout dans un deuxième jet.«Gagner le Goncourt à 3b ans est une locomotive formidable.Ça permet d'être lu, d'être assuré d'un grand bassin de lecteurs, d'avoir un public.Mais c'est aussi un défi.Ces lecteurs qui nous lisent tout autant pour notre nom et notre réputation que pour l'oeuvre elle-même, il ne faut pas les décevoir.Car un lecteur insatisfait se perd plus rapidement qu'un nouveau se gagne.» CHSPARUC DANS LA NUIT Taon Oueff^ec.Edifions Ber njfd Grasset. B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 20 NOVEMBRE 1994 Tantôt village, tantôt métropole ! 11 i > i près trois semaines de vacances bien douces et d'un calme absolu, comme l;,ticfrs du temps, je trouve que Montréal déborde d'activités et de créativité! Remarquez que lorsque je réViens de New York, de Paris ;otr de Londres, j'ai l'impression de rentrer au village.Tout \"fcfâfnt relatif.Mais chaque fois je reviens de faire le plein 'énergie solaire au bord de la .\"tnfer, je réalise à quel point ^nous sommes privilégiés ici et a' quel point notre pays est riche, l'apprécie.Tout! D'abord l'information: j'ai dé-! voré tous les journaux, revues ' fct magazines qui me sont tombés sous la main.J'ai pris plaisir à regarder la télé, à écouter la radio, à retourner au théâtre et au cinéma, j'ai continué à me gaver de littérature, comme une droguée en manque, au Salon du livre.Puis, parlant de se gaver, c'est aussi à table que ça se passe.À moi le bon vin, le boeuf de l'Ouest, les charcuteries et les fromages fins! On trouve tout ce qu'on veut ici, en abondance et à bon prix, même les épices, les fruits et légumes les plus exotiques, (e n'ai au'un mot en tête: abondance.Nous vivons dans l'abondance.Ce n'est pas très Zen je vous l'ac-,, corde.Moi qui voulais tendre jui dépouillement et au détachement.UN PIONNIER DE U SCÉNOGRAPHIE ¦ La comédienne Katerine Mousseau vient de m'appren-dfp une merveilleuse nouvelle.; L'Association des profession-'néls des arts de la scène du ï'Xluùbec vient de créer la Fondation Jean-Paul Mousseau! t Elle dit : « Peu de gens, en dehors du métier, savent que ;.:'jih0n père, ton défunt, cet artiste peintre automatiste, coloris-ï te - et muraliste fut aussi un pionnier en scénographie.Dès les années 40, il créait des costumes et des environnements visuels pour les spectacles de danse de Françoise Sullivan et des décors de théâtre pour les tièces de Claude Gauvreau.nsuite, il fonda le théâtre de l'Êgrégore avec Françoise Berd.Ils n'avaient pas d'argent à mettre dans \" la décoration Mousseau se servait de n'importe quel tissu: jute, co-ton-fromage, qu'il peignait et transformait en costumes ou en décor.«Aujourd'hui, on trouve, et à juste titre, que l'on manque de moyens, de budget, pour créer.Mousseau lui, il patentait des scénographies tout à fait efficaces, et bien souvent remarquables, avec du carton, de la broche à foin et des \"spots\" bien placés.Ses éclai- < i es ne servaient pas qu'à Fàirer les acteurs.Ils contribuaient à l'atmosphère dramatique de la pièce.Comme en 1087 pour Michel Rivard! Mûusseau s'est débrouillé avec ¦560 $ pour créer le superbe rideau de scène du spectacle Un trou dans les nuages.De bons .zÉElflirages sur des filets de ca- \"V i «I I mouflage, achetés au surplus de l'armée.C'était ça Mousseau: un créateur démerde.Je crois qu'il serait très fier de cette Fondation qui porte son nom.» Voilà.Les scénographes québécois sont des créateurs ima-ginatifs mais ils ont besoin de support pour pousser leurs recherches, se diffuser au Québec et à l'étranger, etc.La carte de membre de la Fondation jean-Paul Mousseau ne coûte que 10$.Moi, ce qui m'étonne, si vous me permettez, c'est de voir nommé le prénom de l'artiste.11 haïssait ça! Mousseau disait toujours «Y'a que ma mère qui m'appelait Jean-Paul».Enfin, en juin 1995, les scénographes québécois participeront à la Quadriennale de Prague, l'unique exposition internationale de décors, de costumes, d'architecture et de littérature théâtrale au monde! Ouf.Danièle Lévesque et Claude Goyette y représenteront le Québec pour la seconde fois je crois.Le jury a aussi sélectionné la maquette du décor de David Gaucher ( Ubu Roi), les maquettes de costumes de Mireille Vachon (Le Bossu de Notre-Dame) et de Maryse Bienvenue (Nez à Nez).Un événement important pour le merveilleux monde du théâtre.BROUE SUR LE PODIUM ¦ Parlant de théâtre, autre événement important, c'est lia Soirée des masques ! J'ai hâte de voir comment se passera cette première grande fête du théâtre.Déjà je sais que ça ne sera pas triste pour Michel Côté, Marcel Gauthier et Marc Messier, car ils recevront le Prix spécial de l'Académie québécoise du théâtre pour leur interprétation de Brouel, soit 1900 représentations depuis 16 ans.La fête commencera par un grand banquet chinois au Ho-liday Inn centre-ville cet après-midi.Les trois gars de Broue y seront avec leur camarade et co-scripteur de Broue, Claude Meunier.Il y aura aussi Loui-sette Dussault, le sénateur (mais oui et comédien toujours) Jean-Louis Roux, et même le président d'honneur du Salon du Livre, Jean-Claude Germain, se permettra une escapade pour participer aux agapes.Il y aura du beau monde aux tables: évidemment la belle Andrée Lachapelle, digne présidente de l'Académie québécoise du théâtre, l'indispensable ministre de la Culture et des Communications et présidente de la soirée de gala, Marie Malavoy, et, entre au- tres: Y von Deschamps, Mi-_ .\tÉcuyer, Monique Mercure,.Serge Tur- chel Forget, Patrice Lf geon , Pierre Péladeau et notre nouveau maire Pierre Bourque, pour ne nommer que ceux-là.Vous les verrez, sans masque, à 20 h au Monument National pour la soirée de gala (en direct à Radio Canada).Sur ce, bon dimanche.isabelle Gélinas, Yves Jacques et Didier Bezace Le Roman de Charles Pathé Le producteur Rock Deniers ne fait pas partie du comité d'honneur du Centenaire du cinéma pour rien! Les célébrations vont s'étendre jusqu'en 96.Ce qui permettra à tous et chacun d'apprendre des choses sur l'histoire du 7e art.Comme il est coproducteur d'un film qui raconte une des grandes aventures des débuts du cinéma, il organise une soirée de gala, au Complexe Desjardins le 1er décembre, pour la première de V'ià l'ciné-mal ou Le Roman de Charles Pathé, un film de lacques Rouffio que vous pourrez voir dès le 6 décembre à Super-Écran.|e vous avais signalé le tournage de ce film en août dernier, (acquêt Rouffio, à oui l'on doit entre autres L'État de grâce avec ! Nicole Garcia, et Lm Passante du Sans-souci avec Romy Schnei-; der, a choisi la comédienne québécoise Isabelle Gélinas pour incarner l'épouse de Charles Pathé, joué par l'acteur français Di-! dier Bezace .On ne la connaît pas beaucoup au Québec, la belle Isabelle Gélinas faisant carrière en France, tant au théâtre où elle joue Marivaux, Molière, Musset, qu'à l'écran, petit et grand.r~Aïï cinéma, je crois que dans Mado, poste restante on ne l'oublie ; pas ( 1983 mais j'avais oublié le nom du réalisateur: Alexandre ! Abadachian ; a-t-il changé de nom depuis).On a vu Isabelle dans LSoleil levant de Roger Planchon, Bilan provisoire de Kasso-; vitz, et en 1992 elle a fait A l'heure où ies fauves vont boire de \u2022 Pierre folivet.Pas vu, je dors à cette heure là.\"4Jn autre acteur québécois, maintenant installé à Paris, Yves I lacques, fait partie des principaux personnages.Il joue René ; fcampin.; Je dois rectifier une erreur que j'ai commise dans ma chroni-' que du dimanche 23 octobre dernier en parlant de la foule de vrais top models, de vrais designers et de vraies stars que l'on verra dans le film Prêt-à-porter de Robert Altmmn.J'ai écrit «le seul acteur québécois dans cette collection de stars est Yves lacques».Eh bien non ! Vous ne le verrez pas, Yves lacques ne joue pas dans ce film.On le verra dans Vlà l'einéma.Les uns et les autres Les enfants de la Fondation Maeght La Fondation Maeght, qui a vu défiler tout ce qui compte dans l'art, fête ses trente ans.À cette occasion, Florence Maeght, qui avait sept ans en 1964, a évoqué ses souvenirs pour le magazine Clamour.\u2014\tVous étiez à la fête le jour de l'inauguration de la Fondation.On vous voit sur une photo, avec vos deux soeurs Isabelle et Yoyo, offrant les clés de la Fondation à André Malraux.\u2014\tÀ la fête si on veut.On n'était pas si contentes que ça.D'ailleurs, juste avant l'heure de l'inauguration, on avait caché la clé de la Fondation.Saint-Paul, c'était chez nous et nous ne voyions pas pourquoi il fallait donner la clé à quelqu'un d'autre.Devant ma détermination à ne pas la rendre, Malraux m'a propose un marché: «Je te raconte une histoire drôle, si elle te plaît, tu me donnes la clé, sinon tu la gardes.» L'histoire n'était pas terrible, mais j'ai quand même rendu la clé en voyant arriver les gendarmes qui précédaient le cortège des invités.Les discours ont été très brefs.Puis Ella Fitzgerald et Yves Montand se sont mis à chanter et on s'est amusés très tard dans la nuit.\u2014\tLa Fondation représentait quoi, pour vous trois ?\u2014\tC'était la maison.Avec nos parents, on y habitait dans ce qu'on appelait la maison de Spirou et qui fait partie de la Fondation.On avait transformé les bassins de Miro en piscines, et les sculptures étaient nos maisons particulières.L'Oiseau solaire de Miro, c'était ma maison, le Grand Arc, celle d'Isabelle.Portrait de Florence, dite \u2014\tMais quand même, il y avait les expositions, les nuits de la Fondation, tout un rituel qui devait vous impressionner?\u2014\tPour nous, tout cela était normal.Le premier choc, je l'ai eu à 15 ans, en 1973, avec l'expo de Malraux, le «Musée imaginaire», on n'avait jamais vu ça.On voyait arriver des Flo, à 11 ans, par Calder.caisses en provenance de Bagdad, Damas, du Caire, de Tokyo, Buenos Aires, Mexico, des îles Marquise, du Congo, du Tibet.Comme dans les dernières images de Citizen Kane.On déballait: il y avait le Scribe, Bouddha Vishnu, Hercule et Pénélope, des masques africains, des poupées hopi, le serpent à plumes des civilisations aztèques, dçs vitraux de la Sainte-Chapelle, des menhirs.\u2014\tQui venait régulièrement à la Fondation à l'époque ?\u2014\tLes amis, les artistes, les copains de Saint-Paul, les automobilistes du clan de papa, les vignerons, les musiciens, tout le monde.Prévert nous y donnait des leçons d'irrévérence et Duke Ellington des leçons de piano.En réalité, rien n'a changé, c'est toujours pareil aujourd'hui avec les artistes.\u2014\tLes copains d'abord, soit.Mais vous avez dû y côtoyer bien des célébrités ?\u2014\tOui, on sait aujourd'hui qu'il s'agissait de célébrités.; Certains des artistes nous amusaient plus que d'autres.Comme Prévert qui avalait ses cigarettes tout allumées.On l'appelait l'Ogre, et d'ailleurs il ' signait l'Ogre les dessins et collages qu'il nous dédicaçait.Ou encore Calder que personne ne comprenait, sauf sa femme et ma mère qui traduisaient tout ce qu'il disait.C'était une sorte de gros ours, mais il bougeait divinement.Chagall s'amusait à nous pincer l'oreille et ça faisait vraiment mal, alors on le fuyait.Giacometti, on l'aimait beaucoup.Dans la parc de la Fondation, il y avait une 1 immense volière avec autour »-des chats qui guettaient et n'entraient jamais.Giacometti * trouvait ça injuste.Alors, il en a sculpté un en bronze.Le chat maître d'hôtel, dressé sur ses pattes arrière et tenant dans ses pattes avant une coupelle.C'est devenu la mangeoire des oiseaux.Un chat qui avait enfin réussi à pénétrer dans la volière.S Superman s'en mêle Sophie Marceau - a> surtout choisi mes films \" i» pour me retrouver moi.Ne pas trop me disperser, même si j'ai des choses très différentes, pour essayer de tracer une ligne dans tout ça.Une ligne de vie.Celle qui commence quand on naît et qui finit quand on meurt, avec la chance, peut-être, de laisser des choses derrière soi.Une ligne, ça se construit tous les jours.Elle est très difficile à expliquer parce qu'elle est très privée.Disons que j'essaie déjà d'en tracer une!\" Premtèr® LES MOTS OU SI DÉMETTRE \u2014 Phrase prononcée par Léon Gam-betta, chef de la majorité républicaine, le 15 août 1877 à Lille.Mais, note le Dictionnaire du gai parler, quelqu'un l'avait prononcée avant lui, quelques jours auparavant, au cours d'un déjeuner chez Charles de Freyci-net, ancien président du Conseil, qui mentionne l'anecdote dans ses Souvenirs.Pop-corn « Berlusconiana h \u2022 Conséquence inattendue de la poussée de la droite et de l'extrême droite en Italie: la vente des blazers croisés, quatre boutons, a augmenté, depuis l'arrivée de Berlusconi au pouvoir, dans des proportions délirantes.Les cravates à pois minuscules marchent également très fort.Baptisée «berlusconiana», cette déferlante ramène le phénomène de société à un phénomène de mode, mais beaucoup plus facile à porter que les chemises noires dont on annonçait le retour.Vogue (Pans) ¦\tDean Cain a prouvé qu'il n'était pas seulement un «superman»à la télévision.La vedette de Lois & Clark quittait un restaurant de Burbank (Californie) avec son amie, la joueuse de volleyball professionnelle Gabrielle Reece, lorsqu'il aperçut deux voyous qui s'en prenaient à une jeune fille dans une ruelle.Cain se précipita sur les deux individus, les saisit au collet et leur dit: «)e sais que vous êtes deux et que je suis seul, mais je n'ai qu'un signe à faire et mes deux gardes du corps, qui sont assis dans cette camionnette, là-bas, viendront vous donner une leçon que vous n'oublierez pas de sitôt!» En entendant cela, les deux voyous prirent la fuite à toutes jambes, mais lorsque la jeune fille reconnaissante affirma que c'était grâce à Cain et à ses gardes du corps qu'elle était encore en vie, l'acteur répondit: «Je n'ai pas de gardes du corps.|e ne sais même pas à qui appartient cette camionnette.» ¦\tEn arrivant à l'hôpital pour s'enquérir de l'état d'un ami qui venait d'être heurté par une automobile, Char-lie Sheen aperçut un garçonnet de neuf ans enveloppé de bandages ensanglantés, lui aussi victime d'un accident de la circulation, qui pleurait à chaudes larmes.Apprenant de la mère du bambin que celui-ci était fou des Hot Shots, Charlie passa trois quart d'heure à discuter avec l'enfant des péripéties de la série, ce qui eut pour effet de transformer les pleurs du garçonnet en un sourire ravi.¦\tEn dépit de ce que pourraient faire croire leurs films, Arnold Schwarzenegger et Sylvester Stallone ne sont pas exactement des champions au Club de tir de Beverly Hills.La palme revient dans ce domaine à famie Lee Curtis, la covedette d'Arnold dans True Lies.En dépit de tous leurs efforts, les deux «durs» n'ont encore jamais réussi à la battre.¦\t/ohn Travolta a causé un moment de stupeur dans un sauna de Los Angeles, lorsqu'il s'est précipité hors du bain nu come un ver, en criant que quelqu'un venait de lui voler son portefeuille.Mais l'acteur s'est trouvé doublement embarrassé quabd il s'est tout à coup souvenu qu'il l'avait oublié dans sa voiture.¦\tLe dos de Me/ Gibson le fait à tel point souffrir qu'il a engagé un chiro Dean cain practeur à plein temps pour s'occuper de lui durant le tournage de son nouveau film.Brave Heart.Après chaque scène d'action, Gibson se retire dans sa loge, où le chiro lui remet la colonne vertébrale en place.¦\tRobert De Niro porte des sous-vète-ments musicaux! Lorsque son caleçon est exposé à la lumière, il fait entendre la mélodie «Somewhere, My Love».¦\tLe nouveau compagnon avec lequel Madonna est vue ces jours-ci dans tous les restaurants est velu, ne donne jamais de pourboire au serveur et lèche tous- ceux qui s'approchent de lui.U s'agit d'un; bull-terrier de quatre-mois répondant au* nom de Pepito, qu'aucun restaurateur n'a ^ encore eu le courage de ?bannir de son établisse-* ment, même si son pas-se-temps favori semble être de déchiqueter les coussins des sièges.¦\tYoko Ono admirait beaucoup Jacqueline Onassis, au point où elle a fait une offre très généreuse pour se rendre acquéreur de l'appartement que possédait (ackie sur h Cinquième Avenue, à New York.Mais la famille Kennedy a fait savoir poliment à la veuve de John Lennon que l'appartement n'étâit pas à vendre.¦\tTom Cruisc et son équipe ont célébré la fin du tournage de Interview With the Vampire en dévorant un buffet monstrueux qui avait été dressé sur un cercueil de six pieds recouvert d'un drap r-C4tHr>i*r 0 # CINEMA DU PARC M4-5470 3%7SAve Ou r Air CREENFIELD PARK «Ml» Bnut * (S\tVERSAILLES 353-7810 DECARIE «Wl U* KLM du monde 18h35.20h40.Oméga : 19h15.21 h; sam .dim : 1Sh.15h15,17h.19h15.21 h.Parisien tt 12h45.14h45, 16h50.19h10.21 h50.St Basifc : 19h.21 h; sam.dim.: 1Sh.15h, 17h.19h.21 h.Terrebonne (4): 18 h 30.20 h 20; sam .dim.: 13h.14h50.16h40.1Bh30, 20h20.Versai^ (4): I9ti .21 h; ven.sam.dlm., mar.mewr: 12h45.14h4 5, 16h45, 19b, 21 h.ROSEAUX SAUVAGES Parisien !4): 12h35.14h4 5.16h55.19h10.21 h 30.ROUGE Cineplex Centre-Ville (2): 16 h.19 h 10.21 h 30; sam.dim : 13h15.16h.19h10.21h30.Nouvel Elysee 12): 17h20.19h30.21h45; sam.dim.: 13h, 15h1 5.17h20.19h30.21 h45.\t^ SANTA CLAUSE (THE) Cinéma Angrignon (5): 18h45.21 h 10; ven.sam.dim.mr.: 13h30.16h, I8h45.21h10.Du Parc (2): 19h.21 h; sam .dim.: 13h.15h.17h.1»h.21 h Famous Players 8 r 12h2S.14h40.16h55.19h10.21h25.Dernier spectacle ven., sam.: 23h30.Plaza Côte des-Nei-ges (5).Sam., dim., mar.merc.: 13h30.15h2S, 17h35.19h40, 21h40; ven., lun., jeu.: 19h10, 21 h15.SHAWSHANK REDEMPTION Faubourg (4): 13h05.15h50.18h35.21h20; lun .merc : 13h05, 15h50.21h20.Plaza Côte-des-Neiges (7).Sam., dim., mar.merc.: 13 h 3$, I9h; ven.lun.jeu.: 19h.\t\" SOLEIL TROMPEUR Parisien (7): 12h05.15h15.18h15.21h15.\u2022 SPECIALIST (THE) Centre Eaton (6).Ven.lun.mar., merc.jeu.: 12h15.14h3 5.16h50.19h10.21h30; sam.dim.: 14h3 5.16h50.Dernier spectacle ven.sam : 23 h45.Lacordaire (5): 22 h; sam., dim.: 14 h 45.22 h.Dernier spectacle ven., sam.: 23h55.SPÉCIALISTE (LE) Berri (5): 19h 30.21 h45; merc .jeu.: 21 h45.Brossard (2): 19h05.21h20; sam., dim.: 13h35.I5h50.19h05.21h20.Carrefour du Nord (1): 21 h 30 Carrefour Joliette (3): 21 h 20; sam.dim.: '.6 h 20.21 h 20.Cmema 6 Boucherville (3).Sam., dim .mar .merc.: 13h30, 16h30.19h.21M5; ven .lun .jeu.: 19h.21 h 15.Cinéma Châteauguay 3).Sam., dim., mar.: 13h.15h.17h, 19h10.21 h 30; ven.lun.mar.merc.: 19 h 10.21 h 30.Dernier spectacle ven.sam.: 23 h 30.Langelier 14): I9h05.21 hlO; sam.dim.: 13h05.15h05.17h05.19h05.21 h 10.Dernier spectacle ven., sam.: 23 h 10 Laval 2000 (2): 19 h.21 h 10; sam., dim : 13h45.16h, 19h.21h10.Terrebonne (1): 21 h25; sam.dim: 15h10.17h10, 22h.Dernier spectacle ven .sam.: 22 h 55.STARGATE Cinéma Angrignon (1>: 19h.21h35; ven.sam., dim.mar.: 13h30.16h15.19h.21h35.Cinéma Chateauguay (2).Ven., sam.: 21h30; du dim.au jeu.: 19 h.21 h 30 Dernier spectacle ven.sam,: 23h45.Dorval (3): 19h20; sam.dim.: 13h30.16 h 10.19 h 20.Famous Players 8 (1).Ven.mar.: 13h35.16h20.19h10.22h05; sam.: 16h20.19h10.22h05; dim.: 15h15.17h50.20h30; lun .merc .jeu : 17h50.20h30 Laval (3): 13h30.I6h 15.I9h05.21h40 Dernier spectacle sam.: minuitlO.Loews 13): 13h10.16h.19h, 21h45.Dernier spectacle ven.sam.: minuitlO.Versailles (6) 21 h 30.ven.sam , dim.mar., merc.: 16h40.21 h 30 Dernier spectacle sam.: minuit.STAR TREK GÉNÉRATIONS Carrefour du Nord (2): 19h.21h30; sam.dim.: 13 h.15 h 30.19 h.21 h 30.Carrefour Joliette (1): 19h.21 h30; sam.dim.: 13h30.16h.19h.21 h 30 Cinéma Angrignon (7): 19 h 20.21 h 45; ven.sam .dim.mar.: 12h30.14h45.17h.19h20.21 h45.Lacordaire (3): 19h10.21h25; sam .dim : 12h45.14h50, 17h.19h10, 21h25.Dernier spectacle ven.sam : 23h30.Laval (9): I2h.14h25.16h45.19h15.21h45.Dernier spectacle sam : minuitlO.Oméga (1): 19 h.21 h30 sam .dim.: 13h.15h30.19h.21h30.Parisien (6): 12h.14h30.17h.19h 30.22h15.Repentigny (1): I9h.21 h30; sam.dim.: 14h, 16\th 30.19 h.21 h 30 Dernier spectacle sam.: 23h45 St Basile (1): 19h30.21h30; sam.dimj 12h.14h.16h.19h30.21h30.Terrebonne (2h 19h 10.21 h25; sam.dim.: 12h45.14h50.17h, 19h 10.21 h25.Dernier spectacle ven., sam.: 23h30 Versailles (2): i9h25.21h55; ven .sam .dim., mar.merc.: 12h05.14h30.16h55.19 h 25.21 h 55.Dernier spectacle sam.: mi-nuitl5.STAR TREK: OENERATIONS Chateauguay Encore (2).Sam., dim.mar.: 13 h.15h30.I9h.21 h30; ven.lun.merc.jeu.: 19h.21 h30 Dernier spectacle ven.sam.: 23h45.Cinéma Angrignon (10): 19 h 05.21 h 30; ven.sam., dim .mar.: 12h15.14h30, 16h45.19h05.21 h30.Decarie (1): 19h.21h30; sam.dim.: 13h30.16h.19h, 21h30.Dorval (1): 19h, 21 h30; sam.dim.: 13h.16h.19h.21h30.Du Parc (1) 19h.21h30; sam., dim.: 13h30.16h.19 h.21 h 30.Famous Players (4).Ven.sam.mar.: 12h.14h30.17h.19h30.22h; dim.: 12h4C.I5h10.17h45.20h15; lun.merc.jeu.; 17h45.20h 15.Creenfield (1): 19h, 21h30;sam.dim.: 13h45.16h30.19h.21h30.Laval (4): I2h05.14h30.16h50.19h20, 21h50.Dernier spectacle sam.: minuit15.Loews (1): 11 h.13h45.I6h30.19hl5.22h.Dernier spectacle ven.sam: minuit30.Versailles : 13h30.16h.19h.21h35; sam.: 13h30.16h.21 h 35.Plaza Cote-des-Neiges 3» I LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 20 NOVEMBRE 1994 dénies en herbe In (oflofeortrtlofi \tque les parties présentaient.\tdes neuf scrabbleurs à l'avoir ; Au scrabble, un coup très\t\"A1™*!* S temos^deux ^Ut\t\" ' meme temps deux cases «mot «compte triple» faisant multiplier Ces trois nonuples n'ont aucu- ' par 9 la valeur du mot.On ap-\tnement ébranlé François Bédard, i pelle «nonuple» ce genre de coup\tchampion québécois en titre, qui -et je dirais qu'un nonuple se joue\tremporte aisément ce tournoi à 1 en moyenne une fois aux vingt\t70 P°,nts du *°P\tave* J parties.En général, c'est en pla-\t«ne\tàe I çant ses sept lettres en appui sur\t^ar,ellfQ?l1r\\Ç?S (92'52%) et LuC ; une lettre déjà sur la grille qu'un\tnTTOn W.1-W.\u2022\tjoueur nonuple, et il se voit grati-\tRésultats du tournoi (top: 3915 pts) fié par surcroît d'un bonus de 50\t/.François Sédard (LGL) .3845 points pour le scrabble.\t2.Marielle Ginpas (LAU) .3622 Au tournoi de Boucherville,\t3.Luc Perron (HUL).3607 trois nonuples difficiles sur des\tIA2.Real Bouchard (HUL).3430 ; coups avec joker se sont joués à\t2A2.Michèle Ginpos (DUV) .3369 ; l'occasion de trois parties sur\tJA2.Danielle Haineault (LA7).3329 '< quatre.\tMJ jem.Max Noè{ (STB) .5285 Voici les tirages\t2A3.Claire Sauriol (LLC) .3143 ; et les situations s'y attachant:\t3A3.lacques Plante (MCM) .3107 4.I DEERUV et-S -\t1B Mie Dallaire (LTO) .3155 ' 2 ACDEIS?et-E -\t2B.Gérard Amireault (HUL) .3144 y EEE1NX?et-R-3B.Mance Roy (LMP).3084 ^\t.\tf .\tIC.Manon Cyr (DRU) .2852 Dans le premierplusiwrs\t2Q Cécilc ^ (m) .2792 < D RAVE US F car même ent\t* Alki «on*au (ETI) .277* ch^n^qucf^es mot^ DRAVER^t\t£ W Paré (LMP) .2704 DRAVEUR sont apparus dans\t20.Guyiaine Savana (BEL) .2684 \u2022\tY Officiel du Scrtébblc en 1990.il\t3D.lean Mandai (REP) .2626 parties Troisième guillotine La troisième épreuve de la Coupe guillotine, dite «mort subite», n'a pas donné lieu à un long spectacle.Seul Claude Lali-berté a survécu au deuxième tirage qui a envoyé à l'échafaud tous les autres participants de l'épreuve.Bravo Claude! Comment Jouer la partie de duplicate ci-dessous La formule duplicate vous permet de rejouer chez vous une partie disputée dans un club ou dans un tournoi.Pour obtenir les relies détaillées, écrivez à: Pierre QT.Nguyen, Chronique de scrabble, La Presse, 7, rue St-Jac-ques, Montréal H2Y 1K9.PrwnJèft part te du tournoi A-Bouch-B de Boucherville dhputêt le 12 novembre 1994.TfWf\tM9T ÇWffl m ^ 1.\tTTETORM 2.\tEBOERS\tOMETTRtA)\tH3 68 5.\tLOT1COS\tEROTISEE\t6E 62 4.-IOXEELN\tTOISE\tM3 21 5.OCEL+JSK\tNOIX\t41 46 6.\tOEJ + UAMG\tLEKS\t81 48 7.O+ACIZDA\tMEJUGEA\tES 64 C.A-fWEELFI\tZODIAC (1)\t12B 55 9.WEEL-f AUA\tFAIX\t01 48 10.\tE\u20acLU+GNT\tKAWA (2)\tNO 42 11.\tELUG+HYD\tNET\t13C 31 12.\tEUiCH+RA\tDEY (S)\t100 13 13.\tH f LRSEVI\tLARGUCUR (4)\tSA 33 14.-AEPNT7B\tRRISH\t12J 49 15 -EEORHBB\t(S)APE\tH12 33 16.\tOH-flAIOS\tEBARBEZ\tB6 2B 17.\tOIO+OANU\tHELAS\t5G 29 18.\tON+EPNNR\tPOOUAI (5)\t14H 31 19.\tONENN-fNL\tPROMETTRA\tH1 33 20.\tENNN+STF\tLOIN\tN2 17 21.\tNNNSF-fUC\tTE\tN14 36 22.\tNNUC-fUUV\tFINIS .\tM11 23 23.\tNNUU+MDE\tCUVE\tK9 18 24.\tNNUMD+VT\tUSEE\t1SL 18 25.\tNNUMDT-M\tVU\t10J 13 MUTIN\tC2 _14 _891 COMMENTAMES 1\t\u2014 ZODIAC, canot en caoutchouc.2\t\u2014 KAWA.poivrier de Polynésie.^ \u2014 DF Y, chef du gouvernement d'Alger 4\t\u2014 LARGUEUR.ipecialitte chirg* du pmn chutuge (Solo de Mario Hébert ) 5\t\u2014 POQUER.au jeu de boules.Jeter sa boule- en l'air pour qu'elle tombe ans rouler.RÉSULTATS\tPtl 1.\tClaude Laliberte (LLC).881 2.\tRenee Gaudette (LA7).880 Y\tGermain Boulianne (HUL).879 Y\tlean Daiak (HUL).879 2S .846T.Î0.810.100 .7M ( rucigrammes Nicole Hannequart EXPLICATION OU JEU Tout d'abord, vous devez trouver les mots correspondant aux définitions, en commençant par le mot code (dont les lettres son ecrites entre parentheses).Ce dernier vous est d une grande aide puisque, une fois trouvé, vous reportez, en suivant le code, chacune de ses lettres dans la grille (Par ex.12 signifie la case d intersection des mots 1 et 2, 21, celle des mots 2 et 3.etc.).Enfin, il s'agit de compléter la grille en formant une anagramme pour chacun des mots trouvés.MOT CODÉ 2-3 8-9 6-7 3-4 1-2 DÉFINITION Narration.(AEILNORT) 5-6 7-8 4-5 MOTS 1.F.DÉFINITIONS - Fouillais pour découvrir des choses cachées.(8 lettres) 2.\tT- Avancerais.( 8 lettres ) 3.\tR- Peu souvent.(8 lettres ) 4.\tA- Comporteraient.( 8 lettres ) 8 MOTS 5.A.DÉFINITIONS - Comptai sur quelque chose avec impatience.< 8 lettres ) 6.\tD- Serai desagreable a.(9 lettres) 7.\tR-Recrutaient par des moyens publicitaires.(10 lettres) -\u2014 Saccagees.(8 lettres) , H H 8.\tD 9.\tV > \u2022 » \u2022 i Peurs ressenties au-dessus du vide.( 8 lettres ) 347 SOLUTION DU No 346:\t\t 1.\tVOYACE\t\u2014 COYAVE 2.\tRENVOYE\t\u2014 ENVOYER 3.\tTERMINEE\t\u2014 MENTERIE 4.\tPLANTEE\t\u2014 PLANETE ' 5.\tFRONCERONT\t\u2014 CONFRONTER 6.\tOCRERAIT\t\u2014 ORATRICE ' 7.\tRATANT\t\u2014 TARTAN \u2014 8.\tTRILOBEE\t\u2014 OBLITERE 9.\tMORILLE\t\u2014 ORMILLE .i Jii.A nacroisés .t-j »* i Philippe Guérin Les anacroisès sont des mots croisés dont les définitions sont remplacées par les lettres de mots à découvrir.Les nombres qui suivent certains tiraaes correspondent au nombre de solutions possibles dont une seule peut se placer sur la grille.Comme au scrabble, on peut conjuguer.Tous les mots à trouver figurent dans l'Officiel du Scrabble (Ed.Laroutte).Il n est donné que les tirages de mots de six lettres et plus.HORIZONTALEMENT 1 : A C H H T U (21 5: A ACHNR 9: Al JLOV 12: ABEHILS 13: BEEELLOR 14: A ACEER 15: ADECTU 19: AECILNNO 22: A ACEILT(3) 25: A A IILLRT(3) 26: E C I L 0 S T (2) 27: A E E G I L L R (4) 28: AEELSW 29: E I L R S U (7) 31: ACELST(6) 33:CDEEORTT 34: ABIRRR 39: ADEEMOS Y 41: AENORT(3) 45 : C H I N N 0 (2) 46: A ACEINRSC6) 47: A E I N 0 T U (3) 48: AEHNNR 49 : E E I N 0 S T T (4) 50: A AEMR RTU(3) 51: AEERTU 52: ADEHLNST 53: E E F I N R Z (2) VERTICALEMENT 1 : A C E H L M N 0 2: A C H I 0 R T (4) 3: A A ABECT 4: A E L M S U (4) 6 : E E C C I L N 7: A E G L R S U (6) 8: A E E I L L R T (2) 9: EC J LNORU 10: AENOSK2) 11:EELNTTU 16: AELSTU(2) 17:CEEINST(4) 18: ADERST W 20: C E III L L T 21: AL N OR R 23: E I L N 0 R S (7) 24: A E I I L N T (4) 30: A D E E II R T U (2) 32:CEILORTY 34: ABHSTU 35: A E E I M N S (6) 36: ACDORSK4) 37: A A E I R R (3) 38: E E I J N U Z 39 : C E H L O S (3) 40: ACEOSSI2) 42: AEEIMN(4) 43: E E R R R U 44: ACERTT(3) SOLUTION A LA DERNIÈRE PAGE DES ANNONCES CLASSÉES L'utilisation du terme «anacrotsés» est possiWe gréce à l'amaMitè de Michel Charlemagne.Mots croisés LA GRILLE THÉMATIQUE DE MICHEL HANNEOUART (AMEUBLEMENT) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 HORIZONTALEMENT 1\tBuffet de salle à manger où l'on range la vaisselle précieuse \u2014 Pour accrocher des vêtements.2\tAppareil sanitaire \u2014 L'un des principaux maîtres du style Louis XVI.3\tRésine d'odeur fétide \u2014\tMeuble de rangement \u2014 Roue à gorge.4\tUn des points collatéraux \u2014 Point culminant des Pyrénées \u2014 Oeufs de poissons.5\tPasse à Troyes \u2014 Pour protéger un objet \u2014 Partie d'une chemise.6\tOuverture sur la table d'un violon \u2014 Pour ouvrir ou fermer \u2014 Qui a perdu son rang.7\tTentative \u2014 Temps supplémentaires.8\tRad \u2014 Moutarde sauvage \u2014 Cité antique \u2014\tÉlectronvolt.9 Ornement architectural \u2014\tPalmiers \u2014 Terminaison.10\tDivision du compas \u2014 Abréviation chrétienne \u2014\tOn en fait des sièges \u2014 Difficulté.11\tElle est très peuplée \u2014 Pour unir deux mots \u2014\tîle de France \u2014 Compartiment d'un meuble.12\tFauteuil \u2014 Roulement de tambour \u2014 Prénom.13\tPronom personnel \u2014 Canapé.14\tPériode \u2014 Anciens caractères \u2014 Parties d une table.15\tHaricots africains \u2014 Coutumes \u2014 Commence par un événement important.VERTICALEMENT 1 Meuble à compartiments \u2014 Se servir d'un tamis.2\tTondues \u2014 Partie d'une chaise.3\tPremière femme \u2014 Ville du Japon \u2014 Chemin \u2014 Indique le moyen.4\tSuivait parfois oui \u2014 Elle a une grosse tète \u2014\tTerme de psychanalyse.5\tOn en fait des meubles de luxe \u2014 Sélénium \u2014 Exister.6\tÉcrit \u2014 Meuble \u2014 Large cuvette.7\tOn y crée \u2014 Siège de cérémonie.8\tConteste mal à propos \u2014\tLombic \u2014 Habitants.9\tId est \u2014 L'ameuble^ ment en fait partie Champion.10\tQui cherche à nuire sournoisement Homme politique prusSUi sien.\tZS, 11\tTribu Israélite \u2014 CeliCS qu'on a choisit SZ Étoffe d'ameublementSSS 12\tUtile en menuiserie Insolvabilité.13\tDont la fortune est rê*r* cente \u2014 Division.14\tCrie \u2014 Rivière d'Angle-» terre \u2014 Se permet de : \u2014\tAbréviation médicale.15\tSon bois est apprécié \u2014\tRécipient de grandeur et de forme variables \u2014 Épointé.¦ SOLUTION DIMANCHE PROCHAIN J 2 3 4 S 6 7 B 9 10 11 12 13 14 IS m- «n S46 SOLUTION D\u20ac DIMANCHE DERNIER B 16 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 20 NOVEMBRE 1994 NICOLE SAINT-JEAN ANNE RICHES* Ia prévention est son dada, notamment auprès des adolescentes.Elle a mis sur pied, en 1978, la Clinique des jeunes Saint-De-nis où, avec d'autres intervenants, il lui semblait urgent d'offrir de l'information et des soins à une clientèle mineure.Mais elle a beaucoup d'autres préoccupations; au travers des activités qui ont jalonné sa vie, elle a organisé, il y a trois ans, les déjeuners pour parler, qui d'un dimanche à l'autre réunissent en tout bien tout honneur, les âmes seules.Pour parler.Pour créer des liens.Et qui sait?Provoquer la grande tempête de l'amour.Nicole Saint-)ean tient cette mission d'une certitude: il y a beaucoup de solitude au coeur d'une grande yifie.11 faut donc: «un lieu de placotage pour remplacer leSperron de l'église aujourd'hui Déserté et.muet».Un lieu pour d'autres personnes, comme elle, qui ne veulent plus être seules.Trois ans, cela se fête cette semaine, d'une activité de convivialité gratuite et altruiste, et cela mérite d'être souligné.Ces déjeuners pour parler sont présents, depuis le début de leur existence, un peu partout au Québec et même en Ontario.La Presse veut souligner la préoccupation de Nicole Saint-jean face au problème criant de la solitude en la nommant Personnalité de la semaine.Dimanche : jour du.bavardage Nicole Saint-|ean va plus loin : « Le Commensal et autres restaurants où ont lieu les Déjeuners pour parler sont devenus des lieux privilégiés pour cette nouvelle politesse.Ne pourrait-on pas pratiquer cette nouvelle norme de civilité non pas seulement dans des lieux précis, mais à un jour précis et partout dans la ville: le dimanche.Ça pourrait devenir un jour où, dans un lieu public, une personne seule qui rencontre une autre personne seule qu'elle trouve sympathique prendrait le risque de lui adresser la parole.» Et elle ajoute après quelques questions sur la manière qu'auraient les personnes seules d'établir le contact: «Ne pourrions-nous pas au moins tout simplement nous dire bonjour, particulièrement le dimanche?» Les solitaires deviendraient solidaires.Les hommes n'auraient plus de gêne, leç femmes plus de peur.La psychologue de formation laisse cette dernière question aux sociologues: «*~por quelte pudeur ou quelle aberration nous en sommes arrivés à être gênés de nous parler eptre êtres humains?» , _ \u2022 \" ' f ^ % \u2022 \u2022 » , Les Déjeuners pour parler n'ont pas d'organisation structu* rée et sont un vaste bassin de bénévoles.Tous les 15 jours, on publie un feuillet d'information et d'échange: Écrire pour parler.Sur le reste, sur le développement, la régie interne, l'orientation, Nicole Saint-jean avoue qu'elle a lancé l'idée il y a trois ans, mais qu'elle n'a jamais cherché à y exercer un quelconque contrôle.Elle y va comme tout le monde de temps en temps.«Je garde toujours ma lampe allumée», dit-elle pour souligner qu'elle ne perd aucune occasion, qu'elle les suscite même parfois.* Le dimanche pourrait devenir un jour où, dans un Heu public, une personne seule qui rencontre une autre personne seule qu'elle trouve sympathique prendrait le risque de lui adresser la parole.» de faire se rencontrer ceux qui se meurent d'échanger.Qui se meurent d'amour non partagé.Au coeur de sa propre solitude En 1976, elle travaillait comme psychologue au cégep du Vieux-Montréal et était bien placée pour entendre les besoins des jeunes en ce qui a trait à leur sexualité.«Les adultes ont du mal en général à parler de cela et les jeunes doivent vivre leurs angoisses et leurs expériences clandestinement.On a voulu les aider.» Elle a donc rédigé le projet de la première clinique francophone de jeunes qui a vu le jour en 1978.Au CLSC Centre-Ville où elle travaille, elle ne fait plus de consultations individuelles, mais s'occupe de la formation de ceux qui veulent intervenir auprès des jeunes en matière d'éducation sexuelle.Habile à partager son savoir, elle a féaiisé des bandes dessinées destinées aux adolescents et qui servent dans les écoles; une brochure Sais-tu que?, simple et claire, qui se glisse dans la poche du jean et répond à 40 questions que l'adolescent se pose naturellement.Elle aborde l'éveil de la sexualité en insistant sur les BTS plus que sur les MTS: «Les bonheurs transmis sexuellement.Car on a tendance à ne parler que de l'aspect négatif de la sexualité chez les jeunes.» Nicole Saint-jean est née à Montréal, l'aînée d'une famille de quatre enfants.Elle apprend très tôt à changer les choses, à améliorer son environnement par une vision esthétique et artistique très forte.Sa mère est un modèle.Elle a mis sur pied une école commerciale pour jeunes filles seulement ( École commerciale Tremblay), elle faisait en même temps la soupe à ses étudiantes.Sa fille évidemment est son élève.Nicole Saint-|ean s'est mariée un jour et a eu deux enfants qu'elle élève en restant à la maison et en développant ses talents pour l'artisanat: bijoux, poterie, etc.Son mari étant décédé à 37 ans, elle doit prendre la barre du navire, assurer la subsistance des siens et reprend donc, là où elle l'avait laissé quelques années plus tôt, son métier de psychologue: (maîtrise obtenue à l'Université de Boston ).Elle a beaucoup voyagé.«Dîner seule dans un restaurant à Paris, il n'y a pas plus triste», dit-elle.Elle sait donc ce que la solitude veut dire, elle en a fait l'apprentissage très tôt.«Dans la nature je ne suis pas triste d'être seule, mais en ville.» Ce ne sont pas les amis qui manquent pourtant, ni le partage puisqu'elle invite à sa table, à sa maison de campagne, sous un prétexte gastronomique, tous ceux qui n'auraient pas autrement l'occasion de se rencontrer.Sans compagnon pour elle, sans amoureux, c'est comme vivre handicapée, amputée d'une partie d'elle-même.À l'instar de beaucoup de femmes seules, elle ressent la tristesse d'une générosité et d une tendresse inexploitées.Elle voit la beauté partout.Mais au coeur des occupations de sa vie quotidienne, elle témoigne de ce vide : « le serais plus en vie si j'étais amoureuse.» Elle n'est pas différente de celles qui se faufilent discrètement au Commensal, le dimanche, en espérant que l'inconnu assis en face sera le prince charmant.SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 20 NOVEMBRE 1994 La personnalité semaine Il n'est pas de succès qui se mérite s'il n'est construit sur l'excellence Cette psychologue a lancé les « Déjeuners pour parler », rendez-vous dominical des célibataires depuis trois ans Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, Vexcellence naît de l'effort.Qk Hydro-Québec Le meilleur de nous-mêmes tout s « Télévision ?Demain matin à la radio Un air de famille Avec Lise, Sylvie et Dominique Payette Du lundi au vendredi à 9 h 30 Réalisation : Louise Carrière > Mercredi après-midi à ia télévision Les Temps modernes Avec Isabelle Craig et Françoise Guénette Du lundi au vendredi à 14 h 30 Réalisation : Nicole Messier Nous recevons ia personnalité de la semaine src
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.