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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1994-11-24, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER I.b Prifssi Montréal, jeudi 24 novembre 1994 Éditorial L'EXPRESS POLITIQUE JEAN-ROBOT GAUTHIER AU SÉNAT ¦\tAprès avoir réclamé pendant des années la nomination de franco-ontariens au Sénat, le député libéral d'Ottawa-Vanier, Jean-Robert Gauthier, est devenu hier titulaire d'un tel fauteuil à la Chambre haute.M.Gauthier, qui était député depuis 1972 et qui est ôgé de 65 ans, était passé à deux voix, en janvier dernier, de devenir président de la Chambre des communes.Connu pour sa défense des droits des minorités de langues officielles, il avait, en 1982, voté contre son parti lors du rapatriement de la constitution, jugeant ses dispositions à cet égard peu satisfaisantes.Sa nomination signifie qu'il y aura sous peu deux élections complémentaires fédérales puisque le comté de Brome-Missisquoi au Québec est également vacant.)ohn Bryden, un pilier du parti libéral au Nouveau-Brunswick, entre au Sénat en même temps que Jean-Robert Gauthier.' \u2022 Chantai Hébert CM : MASSÉ SE TROUVE UN « AlilÉ » ¦\tLe gouvernement fédéral a-t-il oui ou non déniché un nouvel allié dans la saga de la fermeture du collège militaire de Saint-Jean ?Tout dépend du moment où le ministre fédéral des Affaires gouvernementales, Marcel Massé, en parle.Arborant un macaron prônant le sauvetage du collège Saint-Jean, le ministre a affirmé hier, aux Communes, qu'à l'issue d'une rencontre avec le maire de Saint-Jean, ce dernier se joignait à Ottawa pour supplier Québec de se rallier à une entente intervenue le 19 juillet dernier.Cet accord, négocié avec les libéraux de Daniel Johnson, substitue, à compter de septembre, une fonction strictement académique à la vocation militaire du collège.Mais interrogé une demie-hetire plus tard à savoir si cela signifiait que le maire avait renoncé à son projet d'obtenir un sursis de trois ans pour le collège militaire, le ministre a répondu que, sur ce point, il n'y avait toujours pas concordance de vues.Chantai Hébert HOTTE SUCCÈDE À CILLES BARIL ¦\tComme l'avait indiqué La Presse le \u2022 printemps dernier, Yvon Picotte, ancien ministre libéral de l'Agricuture, est devenu cette semaine le directeur du centre de désintoxication « Pavillon du nouveau point de vue » à Lanoraie.Depuis 16 ans, M.Picotte est un des leaders québécois du mouvement Alcooliques anonymes.Il remplace à la barre du Pavillon M.Gilles Baril qui, faisant le chemin inverse, est revenu à la politique.Joint chez lui hier, M.Picotte a précisé qu'il occupait cette fonction au Pavillon à titre bénévole.« Ce genre d'organisme ne roule pas sur l'or et celà me fait plaisir de leur donner un coup de main » a-t-il dit.Pour l'heure, M.Picotte est encore lié par un contrat avec le groupe Radio Mutuel Lorsque l'avenir deviendra plus clair en ce qui a trait à ce contrat, il n'est pas exclu que M.Picotte devienne administrateur en bonne et due forme de l'organisme.Denis Lessard LES INDIENS ET LES COMPRESSIONS ¦\tLa lutte contre le déficit ne doit pas toucher les Indiens, qui veulent que le gouvernement fédéral leur consacre encore plus que les 5,4 milliards dépensés en 1993-94.Comparaissant devant le comité des Finances des Communes, qui poursuit les consultations pré-budgétaires, le chef de l'Assemblée des premières nations, Ovide Mercredi, a soutenu que les Indiens ne devaient pas être victimes de compressions parce que leurs conditions de vie ressemblaient à celles du tiers-monde et qu'ils vivaient dans un état de dépendance.M.Mercredi a affirmé que lors d'une rencontre tenue le 14 novembre dernier, le ministre des Finances, Paul Martin, lui a promis que les budgets du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien ne seraient pas réduits.Gilles Gauthier L'« HURLUBERLU DE TORONTO » ¦ Des commentaires du premier ministre Jacques Parizeau sur les mesures de sécurité mises en place par la police ontarienne lors de sa visite de mardLà Toronto ont fait bondir la police provinciale de l'Ontario.« Nos policiers ont agi de façon absolument correcte.Nous avons fourni aux policiers de la SQ tout ce qu'ils nous ont demandé, et maintenant, ils nous critiquent », a déclaré l'inspecteur Harry Lawrence, chargé de superviser les mesures de sécurité.En matinée, M.Parizeau y est allé de commentaires assez vifs sur l'incident survenu après sa rencontre avec son homologue ontarien Bob Rae.« Ce n'est pas une question de protection mais une question d'image.a n'a pas de bon sens que ça soit un garde du corps québécois qui empêche un hurluberlu de crier pendant une conférence de presse que je fais en irio », s'est-il exclamé.d'après PC Revenu Canada : les critiques fusent Le ministère parie de compréhension à l'endroit des contribuables LAURIER CLOUTIER Les critiques fusent à l'endroit de Revenu Canada à la suite de la publication du rapport du vérificateur général du Canada qui estime à 6,6 milliards le montant des impôts en souffrance.Mais le ministère explique qu'il se veut compréhensif à l'endroit des contribuables en défaut.Le ministre du Revenu national, David Anderson, affirme qu'il est en train de régler le problème.« La croissance des comptes débiteurs a pris fin en 93 », dit-il.Pourtant, le rapport de 1100 pages du vérificateur général, Denis Desautels, affirme le contraire.À eux seuls, les impôts en souffrance ( qui ne font pas l'objet d'un litige ) sont passés de 4,2 à 6,6 milliards de 1989 à 1994, une hausse de 58 p.cent en quatre ans, M.Denis Desautels.À cela, il faut ajouter les comptes de TPS en souffrance qui ont grimpé de 650 millions à plus d'un milliard depuis mars 93.Réalisant que la machine s'enraye, des commerçants vont jusqu'à mettre dans leurs poches la TPS de leurs clients et Ottawa laisse faire.Un fonctionnaire de Vancouver a dénoncé le pot aux roses à son patron, qui l'a suspendu pour 10 jours.Joane Hurens, vice-présidente, Québec, de l'Alliance de la fonction publi- que du Canada, évalue à 32 milliards les revenus de l'économie souterraine, qu'Ottawa ne taxe pas.Yves Séguin, ex-ministre de Revenu Québec, renchérit avec les cinq milliards des filiales canadiennes aux Bahamas, Bermudes et lies Caymans, à l'abri de l'impôt.On arrive ainsi rapidement à un total qui ferait fondre le déficit fédéral ! Le ministre Anderson affime qu'il endiguera cette année l'économie clandestine par des cotisations supplémentaires de 3,8 milliards.Depuis huit mois, il a conclu des ententes avec toutes les provinces pour contrer à la fois l'économie clandestine, l'évasion fiscale et la contrebande.Michel Cléroux, porte-parole de Revenu Canada à Ottawa, affirme que « moins d'un p.cent » des 6,6 milliards d'arrérages d'impôts est irrécupérable.C'est faux, réplique le vérificateur général.Sans doute plus de 20 p.cent pourraient ne jamais l'être.D'ailleurs, le ministère lui-même a déclaré à Denis Desautels qu'environ 17 p.cent, soit 1,1 milliard, pourraient ne jamais être récupérés, vu l'âge de ces comptes non payés.De part son expérience, Yves Séguin gonfle plutôt ces pertes sèches à « 50 p.cent » ! Il faut plaindre les simples employés, cotisés à la source, pour plus de 60 p.cent des impôts provenant des particuliers, précise M.Desautels.I Revenu Canada a augmenté ses effectifs de 25 p.cent, affirme M.Clé-roux.Joane Hurens réplique que plusieurs équipes furent au contraire réduites de 66 p.cent, comme le nombre d'enquêteurs des dossiers d'entre-rises de Montréal, en chute de 286 à 5 depuis 1986.Yves Séguin estime que le Revenu est le seul ministère ou il ne faut jamais sabrer le personnel, parce que c'est « le seul rentable ».Il convient avec Mme Hurens qu'un nouvel enquêteur rapporte de 650 000 à un million par année.La vice-présidente de l'Alliance souligne que les vérifications au hasard des dossiers ont chuté de quatre p.cent à quatre pour 10 000 depuis les années 80.«Pourquoi pas 100 p.cent », demande Yves Séguin.« Ça s'est vite appris chez les fiscalistes.» note Mme Hurens.Pour respecter ses objectifs de compressions de personnel, Revenu Canada a le projet de hausser de 1000 à 3500 dollars les soldes impayés qu'il laisse courir, selon Mme Hurens.Yves Séguin qualifie le laxisme de Revenu Canada «c d'énorme et d'inacceptable ».New York a connu un « succès boeuf » en 1983 avec une amnistie fiscale de trois mois, pendant laquelle les retardataires pouvaient régler leurs comptes, sans pénalités.« Revenu Canada est peut-être rendu là », déclare l'ex-ministre.« Un gouvernement doit donner l'exemple avant d'imposer des sacrifices à tout le monde.Mais ils ne veulent rien comprendre », ajoute M.Séguin, qui avoue en devenir cynique.« Revenu Canada ne saisit pas immédiatement les biens des contribuables, qui ont le droit d'être traités avec équité.Ce ne sont pas des recettes perdues.Ces milliards seront recouvrés, avec intérêts », réplique David Anderson.Des fiscalistes qui se battent contre Revenu Canada pour leurs clients, comme Marcel Bertrand, de Laliberté Lanctôt Coopère Lybrand, assurent en effet qu'il n'est pas facile de négocier avec le ministère.« Il a saisi un compte de 53 dollars d'un enfant de Toronto, soulevant ainsi un tollé.Si on l'accuse de négligence, ça va jouer dur ».Serge Aubry, d'Arthur Andersen, estime qu'Ottawa fait preuve de « rigueur et d'une certaine flexibilité ».« Le niveau des impôts en souffrance a grimpé de 3,7 à 4,6 p.cent du tôt de plus de 160 milliards durant la ré cession.Mais il reste plus bas que celui des États-Unis.Qui paye toujours tous ses comptes à temps, Bell, Hydro ?Revenu Canada n'a rien contre le vérificateur, qui ne lui demande pas d'être inhumain.«c En 95, on va essayer de réduire le niveau des impayés à 3,6 p.cent.Le pire est passé ».PHOTO REUTER Le premier ministre Jean Chrétien a profité de la visite de son homologue Israélien.Yltzhak Rabin, hier, à Ottawa, pour annoncer le début de pourparlers de libre-échange entre les deux pays.Vers une entente de libre-échange avec Israël MANON CORNELLIER de la Presse Canadienne OTTAWA e Canada et Israël entameront des négociations en vue.de conclure un accord de libre-échange qui entrerait en vigueur le 1er janvier 1996.Le premier ministre Jean Chrétien a profité de la visite à Ottawa hier du premier ministre israélien Yitzhak Rabin pour annoncer la nouvelle.Les négociations devraient démarrer immédiatement afin d'éliminer la plupart des tarifs douaniers et les barrières non tarifaires au commerce.Le Canada espère ainsi améliorer l'accès des produits canadiens au marché israélien et à celui des territoires palestiniens.L'accord envisagé ne sera pas aussi complexe que celui qui lie le Canada et les États-Unis.Il portera seulement sur le commerce des biens et peut-être sur les investissements.L'objectif est de permettre une réduction des tarifs douaniers plus rapide que celle prévue dans l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce ( GATT ).Contrairement à l'Accord de libre-échange canado-américain, le secteur des services ne sera pas touché et aucun mécanisme élaboré de règlement des différends n'est prévu.Ottawa a décidé d'aller de l'avant car les entreprises canadiennes sont désavantagées lorsqu'elles compéti-tionnent avec des firmes américaines ou européennes pour entrer sur le marché israélien.En effet, les États-Unis et l'Union européenne ont conclu depuis un bon moment des ententes de libre-échange avec Israël.Certains des secteurs actuellement désavantagés sont ceux des produits pharmaceutiques, de la biotechnologie, du matériel de télécommunication, des machines de rechange, du bois et des pièces de rechange pour automobile.Pour le premier ministre Chrétien, une entente de libre-échange permettra aussi de renforcer le processus de paix au Moyen-Orient en aidant l'économie de la région.L'Assemblée nationale siégera au besoin seulement Une réforme parlementaire permettra d'adapter le calendrier au menu législatif CILLES NORMAND du bureau de ta Presse QUÉBEC ini l'imposition du bâillon ou la suspension systématique des règles de procédure pour faire adopter des blocs entiers de lois en fin de session.Le gouvernement Parizeau procédera à une réforme parlementaire en profondeur, qui permettra d'adapter le calendrier au menu législatif, et non l'inverse comme c'est le cas depuis des années.« Nous avons pris des leçons dans l'opposition.On convoquera le Parlement tant et aussi longtemps qu'il le faudra », a déclaré le leader parlementaire de gouvernement, Guy Chevrette, en faisant le point sur le caucus préses-sionnel des députés du Parti québécois, hier, dans un hôtel de Québec.Une fois cette réforme adoptée, l'Assemblée nationale siégera donc quand le voudra le gouvernement, comme c'était le cas avant la réforme de 1984 qui imposait la convocation des chambres du deuxième mardi de mars au 23 juin au plus tard, et du troisième mardi d'octobre au 21 décembre au plus tard.* Un groupe de travail sera formé, sous la direction du ministre Guy Che- vrette, du whip en chef Jean-Pierre Jo-livet et du président du caucus des députés, Rosaire Bertrand, pour préparer cette réforme avec mandat du premier ministre Jacques Parizeau « d'aller aussi loin que vous voudrez dans vos recommandations ».Il se penchera entre autres sur la notion du vote libre en chambre, c'est à dire en certaines circonstances où les députés n'auraient pas à suivre la ligne de leur parti.Bien sûr, le vote libre ne saurait être accordé dans le cadre des politiques budgétaires ou de l'orientation politique du gouvernement.Le rapport de ce comité devrait être remis autour du 15 février.Entre-temps, le gouvernement siégera selon le mode actuel qui nécessite le consentement de l'opposition pour la présentation de toute pièce législative, puisque les règles actuelles prévoient que tout projet de loi doit être présenté avant la date limite du 15 novembre, pour être adoptée durant la session d'hiver.Et cette période de travail risque d'être courte s'il s'avère que les libéraux veulent y mettre fin le 16 décembre, comme le font croire nos informations.Mais qu'importe, le premier ministre Parizeau s'est dit tout disposé à.convoquer le Parlement en janvier, tomme le lui permet l'article 23 du règlement de l'Assemblée nationale.Ce qu'a confirmé le ministre Guy Chevrette, laissant même entendre que cette convocation pourrait être faite pour le 11 janvier.Les porte-parole du gouvernement, MM.Chevrette, folivet et Bertrand, se sont montrés moins loquaces quant à la démarche référendaire prévue pour 1995, invitant les journalistes à poser leurs questions au premier ministre demain, à l'issue d'un conseil des ministres spécial de deux jours, qui commence aujourd'hui, ou à attendre son discours d'ouverture de la nouvelle législature, mardL M.Parizeau, en matinée, a laissé entendre que si les questions d'ordre économique étaient au premier plan, la démarche référendaire, englobant la déclaration solennelle de souveraineté, l'était aussi : « Nous avons développé l'habitude do mâchcr de la gomme et de marcher en même temps », a-t-il répondu lorsqu'il a été abordé à ce propos.M.Chevrette a par ailleurs indiqué que le gouvernement limiterait le recours à la suspension des règles de procédure, ne l'utilisant que lorsque la santé ou la sécurité des citoyens l'exigerait ou qu'en cas de risques de préjudices graves.M.Jolivet, lui, a souligné que les critiques avaient été nombreuses pour déplorer le manque de décorum à l'Assemblée nationale et que les membres du Parlement seraient invités à soigner leur propre comportement.« Nous voulons faire en sorte qu'on réponde convenablement aux questions qui sont posées en chambre, ce qu'on n'a pas connu au cours des neuf dernières années », a-t-il soutenu.Le gouvernement veut revoir la question des commissions parlementaires, celles relevant de mandats d'initiatives comme celles ayant des mandats de vérification, afin de permettre à un député d'opposition qui voudrait con voquer quelqu'un ou un organisme en commission parlementaire, par exemple la CSST, de pouvoir le faire.Ac tuellement, il ne peut le faire que s'i obtient la double majorité des votes des participants, de sorte que le parti ministériel peut comme il !e veut bloquer une telle initiative.La réforme électorale représente également une pièce de résistance, le gouvernement s'orientant vers une liste d'électeurs permanente et informatisée.À ce propos, a indiqué le responsable de cette réforme, Guy Chevrette, un conseil consultatif sera dirigé par le directeur général des éjections, Pierre F.Côté, le 2 décembre A* B 2 LA PRESSE, MONTREAL JEUDI 24 NOVEMBRE 1994 \"EDITORIAL Paul Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Le branle-bas de combat du vérificateur général Pour un pays aussi endetté que le Canada, le vérificateur général est un personnage plus important que la plupart des ministres.M.Denis Desautels est devenu l'allié indispensable du ministre des Finances dans son combat contre le déficit budgétaire.Traditionnellement, son rapport annuel à la Chambre des communes témoigne de la fidélité des livres du gouvernement et de la conformité des dépenses par rapport aux Intentions du Parlement Longtemps un recueil d'histoires d'horreur à faire rire la galerie, il donne maintenant une description des finances fédérales qui porte plus à pleurer qu'à rire.Le rapport du vérificateur général est pris de plus en plus au sérieux par le gouvernement et par les Communes, car la gestion des finances du gouvernement est devenue d'une complexité énorme.Les hauts fonctionnaires ne peuvent plus se passer de l'avis d'experts extérieurs, capables d'offrir une critique constructive de leur travail.Avec quelques décennies de retard, le vérificateur général suit la tendance qui s'est généralisée dans le secteur privé.Peu d'entreprises d'une certaine taille retiennent les services d'experts comptables uniquement pour certifier qu'il n'y a pas d'erreurs dans les additions et que les livres reflètent fidèlement leurs finances.Les comptables sont aussi des conseillers qui examinent et critiquent la structure et les pratiques sanctionnées par la direction.Dans un gouvernement, certains aspects de la gestion ressemblent à ceux d'une entreprise commerciale, par exemple, la gestion du personnel.Mais, dans beaucoup d'autres domaines, la différence est énorme.Le bénéfice en fin d'année est une des raisons d'être d'une entreprise, alors que le respect du budget n'a pas le même caractère dans un ministère.Dans le secteur public.Il n'y a aucun moyen simple de mettre en rapport la satisfaction des citoyens avec les crédits votés par le Parlement pour Juger si le travail a été bien fait ou non.Les fonctionnaires ne sont donc jamais certains de la qualité de leur gestion, comme les députés ne savent jamais si les crédits qu'ils votent sont excessifs ou Insuffisants.Ainsi, les politiciens lancent des programmes et des fonctionnaires les gèrent, et ni les uns ni les autres n'en connaissent le coût réel pour le pays.Dans son dernier rapport, le vérificateur général a examiné le filet de sécurité sociale du Canada, qui représente 26 milliards de dollars, pour en déterminer la nature et le coût, ce travail est devenu urgent parce que le Parlement ne dispose pas des renseignements nécessaires pour examiner à bon escient des propositions de réforme.Le vérificateur général n'est donc pas seulement à la recherche de nouvelles économies et de façons d'éviter le gaspillage, mais aussi de moyens de rendre le gouvernement plus efficace.Dans cet esprit, la dernière modification à la loi autorise le vérificateur général à publier trois rapports par an en plus du rapport traditionnel de fin d'année.Cela lui donnera l'occasion d'appuyer le Parlement en tenant mieux compte de ses besoins et de l'état de ses travaux.Ceci dit, pour un gouvernement dont le budget se boucle par un déficit de l'ordre de 40 milliards, la recherche constante d'économies est la principale priorité, d'où l'Insistance de M.Desautels sur la nécessité de combattre l'évasion fiscale, cette lutte est aussi importante parce qu'elle représente un souci d'équité du gouvernement à l'égard des contribuables qui payent rubis sur l'ongle.Dans la recherche d'un budget en équilibre, le vérificateur général doit être témoin du fait que le système fonctionne aussi bien que possible, avant que le Parlement ne se résigne à augmenter les impôts ou à diminuer certaines dépenses.Dans ce cas extrême, son analyse des finances du gouvernement doivent montrer aux canadiens qu'il n'y a pas d'autres solutions que des taxes impopulaires ou des coupures douloureuses.Le vérificateur général écrit son rapport pour le Parlement, mais ce sont surtout les fonctionnaires qui le lisent dans l'espoir d'y voir une évaluation de leur travail et pour y puiser l'Inspiration.Mais, compte tenu de l'Importance politique du déficit et de la dette accumulée, une vulgarisation du rapport du vérificateur général destinée aux citoyens-contribuables serait très utile.En fin de compte, c'est lui qui fera les frais du déficit et il a le droit d'être tenu au courant.Frédéric WAGNIÈRE L'heure juste On peut reprocher beaucoup de choses à Jacques Pari-zeau.mais sûrement pas de manquer de courage ni de rigueur.Il en a fait une autre démonstration à Toronto, mardi, où il a donné l'heure juste au reste du Canada â plusieurs égards.A elle seule, sa décision de réserver à l'Ontario sa première Intervention publique en dehors du Québec montre bien sa volonté de tirer les choses au clair, dès le départ, avec ses principaux partenaires.Malgré l'accueil glacial qu'ils lui ont réservé, ses hôtes auraient d'ailleurs été les premiers à le blâmer s'il avait choisi d'aller d'abord à New-York ou à Paris pour y laver le linge sale de ia grande famille canadienne.Pas besoin non plus de partager son optimisme quant à l'issue du référendum pour reconnaître la \u2022limpidité de son message.Ceux qui pouvaient encore douter de ses intentions savent maintenant à quoi s'en tenir quant à sa détermination de tout mettre en oeuvre pour amener les Québécois à opter pour la souveraineté.\u2022Mais ce n'est pas uniquement à ce point de vue que ce voyage aura été utile.Autant par le ton de son discours que par la sobriété de ses propos.M.Parizeau aura montré que les illusions dangereuses, les préjugés et les réactions émotives ne sont pas l'apanage exclusif des Québécois.Loin de là.: Ces derniers rêvent peut-être en couleurs en pensant que le Canada anglais s'Inclinerait de bonne grâce devant une éventuelle déclaration d'indépendance du Québec.Mais M.Parizeau a eu bien raison de prévenir ses Interlocuteurs contre le danger de croire qu'un Non au référendum mettrait enfin un terme au vieux débat constitutionnel qui paralyse le Canada depuis des lustres.Il a aussi illustré le fait que les Québécois sont à des lieux de l'Image étriquée qu'on s'entête à leur plaquer dans certains milieux où on préfère s'en tenir à des clichés dépassés plutôt que d'affronter la réalité.Un des éléments clés de cette réalité est sans doute blessant pour bien des Canadiens.À preuve la rage mal contenue de Bob Rae au sortir de sa rencontre avec M.Parizeau.C'est la capacité de la plupart des Québécois \u2014 y compris bon nombre de fédéralistes \u2014 de peser froidement le pour et le contre de la souveraineté sans éprouver d'émotion particulière, positive ou négative, pour le Canada qui demeure à leurs yeux un mariage de raison.Ce n'est peut-être pas très flatteur pour l'autre conjoint mais, au moins, maintenant chacun sait à quoi s'en tenir.Pierre GRAVEL Dénouement ?Le dénouement de ia guerre bosniaque est-ll en train de se jouer à Bihac ?Hier soir, cette enclave musulmane du nord-ouest de la Bosnie, en état de siège depuis 30 mois, semblait sur le point de céder à l'offensive serbe.Plus tôt, l'OTAN avait déclenché une opération massive contre trois bases serbes en Bosnie.Après le bombardement, lundi, d'un aéroport serbe en Croatie, c'était la deuxième intervention militaire la plus spectaculaire que les forces Internationales aient effectué en Bosnie depuis le début de la guerre.En sol, ces frappes aériennes n'Indiquent pas de changement majeur dans la manière dont l'OTAN compte agir dans le bourbier bosniaque.Plus d'avions, frappant plus fort : il n'y a là qu'un changement de ton, pas de contenu.Mais, avec l'escalade que connaît actuellement le conflit, l'OTAN pourrait se trouver happé malgré lui par l'engrenage guerrier.Au printemps 93, l'ONU décrétait six zones de sécurité en Bosnie, un an et demi plus tard, la plupart de ces zones sont moins « sécuritaires » que Jamais.Gorazde a failli tomber entre les mains des Serbes, en avril 94.Une intervention de l'OTAN les a forcés à reculer un peu, mais les combats autour de la ville se poursuivent La sécurité n'est pas mieux garantie à Tuzla, qui a été bombardée par les serbes, en mai dernier.A Sarajevo, l'horreur reprend après une brève accalmie.Et la chute de Bihac paraît Imminente.Tous les fronts bosniaques s'embrasent.Ce n'est pas pour rien.Cet automne, le gouvernement bosniaque a enregistré une petite victoire diplomatique, les États-Unis ayant décidé de ne plus participer au contrôle de l'embargo sur les armes \u2014 une manière de marquer leur désaccord avec cette mesure qui pénalise autant l'agresseur que les victimes de cette sale guerre.Puis, Belgrade a officiellement rompu ses liens avec les Serbes sécessionnistes de Bosnie.Et enfin, l'armée bosniaque est parvenue à leur arracher quelque 250 km carrés de territoire.\u2022 Ce renversement a exacerbé les Serbes bosniaques, qui se sont lancés dans une contre-offensive du désespoir: hier, ils semblaient déterminés à Ignorer les « frappes chirurgicales » de l'OTAN.Tout est en place pour une ultime épreuve de force, que l'on en vient presque à souhaiter.Car c'est peut-être la seule manière d'obliger la communauté internationale à sortir la tête du sable et à admettre que ses missions de paix n'ont servi.Jusqu'à maintenant, qu'à faire mijoter la guer- re.,.BACXUo, Ai'', *BoO0&OOOO , e'&r/hy FfteTre OU 71*77/ y-: our toute la famille.tous les jours! Nombre de cigarettes fumées quotidiennement par les Canadiens de 15 ans et plus, en août 94.Tabagisme quotidien (selon le degré d'instruction et le sexe) Sans niveau secondaire Niveau universitaire Niveau secondaire Niveau collégial Source: Statlstlstique Canada\tNancy GHI \u2014 (1 Tabagisme: aucun changement notable Presse Canadienne Ces données permettent de croire que les responsables de la santé et ceux qui sont chargés de créer des programmes afin d'aider les gens à cesser de fumer ont encore beaucoup de pain sur la planche s'ils désirent combattre efficacement cette dépendance.L'enquête a démontré que l'été dernier : \u2022\t30 p.cent des gens fumaient; \u2022\tLes fumeurs les plus nombreux se retrouvaient parmi les 20-24 ans; \u2022\t312 000 fumeurs réguliers sont devenus des fumeurs occasionnels; \u2022\t248 000 fumeurs occasionnels sont devenus des fumeurs réguliers; \u2022\tLes fumeurs grillent en moyenne 15,7 cigarettes par jour.Certains indices permettent de croire que la réglementation plus sévère sur le tabagisme a contribué à réduire la consommation de tabac.ses petits meubles pour Noël Secrétaires - guéridons - tables cabinets - fauteuils ÉliÊ^ u GALERIE ART SÉLECT INC.6810, ST-DENIS, MONTRÉAL SJçJ 273-7088 N2S 2S2 OTTAWA ¦ Plus d'un demi-million de personnes ont cessé de fumer l'été dernier au Canada.Malheureusement, 320 000 ex-fumeurs ont renoué avec leur assuétude envers la nicotine.En plus, près de 200 000 personnes ont commencé à fumer pour la première fois.Ces données sont tirées d'une étude réalisée auprès d'environ 16 000 personnes entre mai et août dernier par le ministère fédéral de la Santé.L'objectif consistait à établir les habitudes des Canadiens de 15 ans et plus face au tabagisme.Les résultats démontrent, selon Statistique Canada, que quelque 1,7 million de Canadiens ont modifié leurs habitudes face au tabac mais que cela ne représente aucune changement notable dans la population en général.PHOTO DENIS COURVILLE.U Presse Jerry Peltier.grand chef du conseil de bande de Kanesatake.dit que sa communauté ne reconnaît pas la juridiction du gouvernement provincial sur son territoire.J2170142 peacekeepers à Kanesatake?¦ Des peacekeepers pourraient être à pied d'oeuvre à Kanesatake dès la semaine prochaine affirme ferry Peltier, le grand chef du conseil de bande de Kanesatake.Le grand chef Peltier a fait cette déclaration à La Presse à l'issue d'une « session publique d'information » qui rassemblait quelques dizaines de résidants de Kanesatake, hier soir.Les médias ont toutefois été invités à attendre la fin de l'assemblée avant de pouvoir entrer dans le bâtiment où étaient réunis les Mohawks.Lors de cette assemblée, M.Peltier soutient que la population du village est arrivée à un consensus en faveur de la création d'un corps de peacekeepers issu de la communauté.En attendant la formation de ces agents qui devrait durer un an, des peacekeepers des réserves de Kahnawake et d'Akwesasne auraient l'autorisation du conseil de bande d'assurer le maintien de l'ordre sur ce que le grand chef nomme le « territoire mohawk de Kanesatake ».Contrairement à Kahnawke et à Akwes&s-ne, il n'y a pas de réserve à Kanesatake.« Nous ne reconnaissons pas la juridiction du gouvernement provincial sur notre territoire, dit M.Peltier.La communauté ne veut ni Sûreté du Québec, ni agents fédéraux, elle veut des peacekeepers.» Le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, déclarait toutefois vendredi dernier que les peacekeepers n'ont pas la juridiction pour faire respecter la loi dans Kanesatake.Actuellement, seule la SQ peut assumer cette responsabilité.« Quand nous aurons des peacekeepers, les policiers de la SQ pourraient être arrêtés s'ils patrouillent sur notre territoire », a souligné Jerry Peltier.Par ailleurs, afin que les éventuels policiers mohawks aient des lois à appliquer dans les affaires qui ne relèvent pas du code criminel, la population de Kanesatake devra se prononcer sur différentes « lois communautaires » dont une ébauche a été présentée lors de l'assemblée d'hier soir.Ces lois portent autant sur l'usage d'armes à feu à Kanesatake que sur la viande avariée ou sur l'imposition d'un couvre-feu pour les enfants.Soulignant que le seul interlocuteur valable à ses yeux est le gouvernement fédéral, Jerry Peltier a également annoncé qu'il devait rencontrer aujourd'hui des représentants du bureau du Solliciteur général afin de discuter de l'introduction de peacekeepers à Kanesatake.« l'espère rencontrer aussi le Solliciteur général Herb Gray », a ajouté M.Peltier.Joe Norton et Norman Tarbell, les grands chefs de Kahnawake et d'Akwesasne devraient également assister à cette rencontre.\ta coton Comparable à 50$ et à 6< Vous reconnaîtrez les nombreuses marques connues Des centaines de modèles pour convenir à tous les âges.Superbes motifs et couleurs unies texturées.Idéals pour les cadeaux des Fêtes.des Sources jw,\t\u2022\t«\tboulevard le Corbusier et prix magiques !\tSt ^ oust 9h à 21h, sam.9h à 17K dim.1 lh à 17h, Téléphone: 978-5055 Téléphone Heures cfouverture: lun.LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 24 NOVEMBRE 1994\t__»B 5 B6 At .\ttM \u2022 drtaib.
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