La presse, 28 janvier 1995, Cahier A
[" AU COMPLET '.V.TURES EUEV'.l:' ¦ SUR NOS GRANDES MARQUES E ' /ES ULTIMA' ilOW Le magasin-entrepôt qui offre la plus 5 grande sélection de linge de maison § et d'articles de cuisine à Montréal ST.LEONARB l WEST LSLAND 67b5.bd Métropolitain Es» 3205.boul.des Source LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE GRE1CHE & SCAFF OPTOMÉTRISTES 336-4444 MONTRÉAL, SAMEDI 28 JANVIER 1995 111e ANNÉE N° 97 184 PAGES, 13 CAHIERS Miami : 2 $ Îles-de-la-Madeleine : 2 $ i se s Taxes en sus Météo # I Des labos privés offrent Ciel ensoleillé et froid max -11 /min -20 page G10 Cinéma des prébendes aux médecins Les technologistes médicaux demandent l'intervention de Québec GILLES PAQUIN es laboratoires médicaux privés violent la loi sur la santé en offrant une commission et d'autres avantages aux médecins qui incitent leur clients à recourir à leurs services plutôt qu'aux labos gratuits des hôpitaux.Isabelle Huppert: l'art du silence page Cl Spectacles Mary-Voisine: le tandem d'enfer page Dl Vacances 4 ail.m i Hj Hong Kong: mégalopole et fourmilière page H1 Index Annonces classées - immobilier E1 àE7 marchandises E7 - emplois E8à E12 - automobiles C8 et C9 - propositions d'affaires F6 Arts et spectacles - informations cahiers C et D - ciné-horaires C6 - télé-horaires D2 Avis A28.B9 et B10 Bridge \u2014 Timbres H16_ Carrières-professions cahiers IJ Décès B8 Economie F1 à F10 Encans B9 et B10 Etes-vous observateur?E1 Feuilleton J6 Habitat cahier K Horoscope J6 Jardiner K12 Le monde A22 et A23 Loteries C10 Maisons denseig.A24 à A27 Mots croises E4 et J6 Mot mvstere E5 Restaurants D16 Vacances voyage cahier H Vins D17 Sports - Chasse et pèche C5 \u2022 Réjean Tremblay 02 Un de ces laboratoires privés, Curalab, de Saint-Hubert, a même fait parvenir une lettre confidentielle aux directeurs des cliniques médicales de la Monté-régie pour leur proposer différentes formules de «participation financière)».Dans sa missive, le président de Curalab, Jean-François du Page, se dit prêt à «rétrocéder aux médecins 15 pour cent du revenu des analyses.Nous faisons parvenir confidentiellement un relevé mensuel détaillé.Le chèque peut être établi à l'ordre de chaque médecin ou bien à celui de la clinique», précise-t-il.Il suggère ensuite à ceux qui s'opposeraient à cette pratique douteuse d'accepter une participation sous forme d'un loyer mensuel versé à la clinique.«Ce loyer peut être calculé sur une base annuelle ou révisé tous les trois mois en fonction de l'achalandage», note M.du Page.La présidente de l'Association professionnelle des technologistes médicaux du Québec, Franci-ne Genest, a dénoncé ces métho- VOIR LABOS EN A 2 « Ce qui m'est arrivé est un miracle » PIERRE CINGRAS avis McArdle était resplendissante hier, à l'hôpital Royal Victoria.Dans dix jours» disent les médecins, elle devrait quitter l'hôpital.«Ce qui m'est arrivé est un miracle», dit-elle manifestement émue devant la horde de journalistes.Un miracle rendu possible grâce au foie d'un donneur de Toronto, mais aussi grâce au foie d'un autre «donneur» inusité.un porc.Âgée de 55 ans, Mavis McArdle était en attente d'une greffe de foie depuis un an.En décembre, la détérioration subite de l'organe la plonge dans un profond coma.Même si le coeur fonctionne normalement, ses médecins estiment qu'elle pourrait être morte «cérébralement».Les molécules d'ammoniac que le foie n'arrive plus à éliminer provoquent un oedème très grave au cerveau.Les médecins font un appel national pour obtenir un foie afin de procéder à une greffe.L'appel reste sans réponse.Jean Tchervenkov, le chirurgien traitant, se souvient d'un article lu en juillet dans une revue médicale qui fait état de technique innovatrice utilisant VOIR MIRACLE EN A 2 Âgée de 55 ans, Mavis McArdle était en attente d'une greffe de foie depuis un an.En utilisant le foie d'un porc pour épurer le sang de sa patiente, un traitement jamais utilisé au Canada, le Dr Jean Tchervenkov lui a sauvé la vie.PH0TcPC Le monde se souvient d'Auschwitz, symbole de la barbarie humaine d'après AFP et AP AUSCHWITZ Wê es chefs d'État et représenta tants officiels de 24 pays, ainsi que plusieurs prix Nobel, ont célébré hier sur le site de l'ancien camp nazi d'Auschwitz-Birkenau, en Pologne, le 50e anniversaire de sa libération.Le 27 janvier 1945, les forces soviétiques entraient en effet dans le camp d'extermination nazi, où ils découvraient 5200 prisonniers promis à la mort.Cinquante ans plus tard, en présence de quelque 2000 anciens détenus et de leurs proches, un appel à la paix et à la tolérance dans le monde a été lancé à cette occasion depuis le mémorial de Birke-nau.« Plus jamais de fanatisme ni de violence, plus jamais de guerre ni de tueries», proclame l'appel qui Une ancienne déportée dépose des fleurs sur les rails menant au camp d'extermination d'Auschwitz, en Pologne, où sont morts plus d'un million de juifs, qui a été libéré il y a 50 ans par les troupes soviétiques.PHOTO Af P évoque les «crimes contre les juifs, surtout contre les juifs, mais aussi contre d'autres peuples»: une trentaine de nations citées nommément.Le camp d'Auschwitz, «symbole de barbarie au-delà du XXe siècle», était «érigé en terre polonaise par des mains de nazis allemands et non par des Polonais», lit-on dans l'appel.«Nous devons sauvegarder le souvenir des victimes, mais leur héritage doit aussi permettre à l'humanité de consolider la foi dans un avenir libre de racisme, de haine et d'antisémitisme».Les signataires de l'appel ont exprimé l'espoir qu'à la fin du XXe siècle, «des instrument seront crées pour garantir une solution pacifique de tous les conflits».«Les crimes de génocide», ont-ils poursuivi, «ne peuvent être oubliés, quels qu'en soient les lieux, les temps ou les auteurs».L'appel avait été adopté par acclamation jeudi à Cracovie, en présence de délégations de 24 Etats et sept Prix Nobel.Quatre autres Prix Nobel, le Dalai Lama, Nelson Mandela, Frederik de Klerk et Henry Kissinger, ainsi que le secrétaire général de VOIR AUSCHWITZ EN A 2 » \" n -l \u2022 ; - : : Démission surprise du nouveau patron de Radio-Québec ANDRÉ NOËL_ Le nouveau président-directeur général de Radio-Québec, Raymond Brasseur, a remis sa démission hier, une semaine après avoir été nommé à la tête de la télévision publique par la ministre de la Culture du Québec, Rita Dionne-Marsolais.Ni Radio-Québec, ni le ministère de la Culture n'ont voulu révéler les raisons de cette démission surprise.M.Brasseur a refusé de parler aux journalistes.Mme Dionne-Marsolais, en voyage en France avec le premier ministre lacques Parizeau, n'a pu être jointe.Le changement à la direction de Radio-Québec suscitait des réactions plutôt hostiles depuis le début de la semaine.Des observateurs soulignaient que la prési* VOIR DÉMISSION EN A 2 Chantage au poison chez Natrel : deux suspects sont coffrés LUCIE Jacques Bédard Les deux hommes soupçonnés d'avoir voulu extorquer près d'un demi-million aux compagnies Natrel et Provigo en menaçant de contaminer des produits laitiers ont comparu hier au palais de justice de Longueuil.Arrêtés jeudi soir à leur domicile respectif de la région de Québec, grâce à une personne qui a reconnu leurs voix sur des bandes enregistrées, lès deux beaux-frères, le longiligne Charles-Henri Pelletier, âgé de 34 ans, de Charny, et le trapu Jacques Bédard, 39 ans, de Charles-bourg, ont été accusés de tentative d'extorsion pour avoir «tenté d'induire la compagnie Natrel, par des menaces, à lui remettre une somme d'argent».Cette accusation très grave peut valoir à Charles-Henri l'accusé une _ .peine maxima- Pelletier le d'emprisonnement à vie.En novembre dernier, un homme de 34 ans, Roman Wusaty, jusqu'alors sans casier judiciaire, a été condamné à quatre ans et demi de prison pour avoir tenté d'extorquer 49000 $ à un avocat montréalais bien connu.Tous deux sans emploi, mariés et chacun père d'un enfant, Pelletier, étudiant à temps partiel en géographie à l'université Laval de Québec, et Bédard sont aussi accusés de méfait (pour avoir gêné le commerce des compagnies victimes de chantage) et de transmission de faux messages, les fameuses conversations téléphoniques qui se sont déroulées avec les compagnies laitières et les supermarchés visés dans cette affaire et qui ont mené à leur arrestation.VOIR CHANTAGE EN A 2 LA SUPERBE COLLECTION AZTEK EN FINE PORCELAINE L'OFFRE DU MOIS LA CRANpE ASSIETTE A ÊH a AVBC ACHAT Ml M UTMI OC CARBURANT JUSQU'A KPUtSClftCMT OCS «TOdCS.Prov - ¦ Fumer comme les parents ¦ Raymond Bernât chez a rencontré des jeunes de 11 et 12 ans pour s'entretenir avec eux de la cigarette.Ils sont la cible d'un programme d'information sur la fumée car l'on a constaté une augmentation du nombre de fumeurs chez les adolescents depuis quelques années.Le ministre de la Santé du Québec et le Conseil québécois sur le tabac et la santé ont jugé que ce ne serait pas une mauvaise idée de «renforcer les défenses psychologiques» des pré-adolescents avant qu'ils soient exposés.Une constatation de Bernatchez: les enfants rêvent de fumer comme leurs parents.Un dossier à lire demain dans le cahier SANTÉ.Contrairement à ce que nous écrivions dans notre édition du mardi, 17 janvier 1995, le numéro civique 2020 de la rue Gauthier, à Montréal, est désormais occupé par une boutique de fleurs, la «Boutique Cadeau 2020».Notre édition du 17 janvier reproduisait une photo du même édifice à l'époque où celui-ci était occupé par le commerce «La Machine Electroménager» dont était actionnaire Daniel «Dada» Senesac, un membre du club de motards Roch Machine, tué en manipulant une bombe le 14 janvier.Les propriétaires de la nouvelle boutique n'entretiennent aucun rapport avec ce club de motardS.PHOTO BERNARO BRAULT, La Presse Un vaccin anti-sida sera testé Agence Fronce-Presse BETHESDA ¦ Un comité d'experts scientifiques a décidé de recommander aux autorités américaines (FDA) de donner le feu vert au test à grande échelle d'un vaccin antisida, en précisant que les malades ne devaient pas s'attendre à des miracles.Le vaccin appelé Immunogen, développé par le Dr Jonas Salk, est destiné à empêcher le virus HIV de se développer chez les patients infectés.Les experts ont voté à 6 contre 3 pour recommander à la FDA d'autoriser le nouveau médicament, que les médecins veulent injecter à quelque 5000 patients.«Je ne suis pas enthousiasmé par les données que j'ai vues», a affirmé le président du comité des sages, le Dr Stanley Lemon.«Mais j'ai des frissons à l'idée qu'on me prouve un jour que j'avais tort», a-t-il ajouté.Suite de la Une LABOS_ Des labos privés offrent des prébendes aux médecins des commerciales illégitimes et réclamé l'intervention du ministère de la Santé pour y mettre fin.Selon elle, les règlements de la Loi sur la protection de la santé publique interdisent clairement l'instauration d'un tel système.Elle cite à ce propos les dispositions sur les normes d'équipement, de fonctionnement technique et de salubrité des laboratoires et de la qualité du personnel.«Le détenteur d'un permis de laboratoire ou toute autre personne agissant en son nom ou au nom du laboratoire ne peut donner à quiconque, directement ou indirectement, des primes, cadeaux, échantillons ou ristournes destinées à attirer la clientèle», dit l'article 112 du règlement.interrogé à ce sujet lors de l'émission Tout comptes faits hier, M.du Page a expliqué qu'il ne croyait pas enfreindre la loi.11 prétend qu'il s'agit d'un loyer offert aux médecins pour l'utili- sation de leurs bureaux par les infirmières de la compagnie.D'autres laboratoires versent également des commissions ou partagent autrement les profits avec les médecins, soutient Mme Genest.Ainsi, une clinique médicale de l'île-des-Soeurs a exigé des frais de prélèvement de 150 $ pour une batterie de 12 tests, pour ensuite en confier l'analyse à un laboratoire privé qui a perçu 250 $ du même client.En général, les assurances remboursent seulement une partie de ces frais et le client doit prendre à sa charge la différence, note Mme Genest.Si le travail est effectué par un laboratoire public, dans un hôpital, il est entièrement couvert par l'Assuran-ce-maladie du Québec, dit-elle.Les médecins suggèrent à leurs patients de recourir aux services des laboratoires privés pour accélérer les choses.À l'hôpital, il faut souvent attendre des semaines et même des mois pour obtenir un rendez-vous.Dans le secteur privé le service est effectué en quelques jours, disent-ils.Pour Mme Genest, le goulot d'étranglement que constitue la liste d'attente dans les hôpitaux est loin d'être un obstacle insur- montable.Elle existe souvent parce que les hôpitaux réduisent le nombre de techniciens de laboratoire pour faire des économies.Certains médecins se placent d'ailleurs en situation de conflit d'intérêts en tentant de profiter de ces retards, dit Mme Genest.Ainsi, deux médecins de l'hôpital Le Gardeur de Repentigny, Yves Legault et Michel Maheu, ont fondé leur propre laboratoire priv;é.U s agit d'un cas inquiétant puisque ces deux spécialistes oeuvrent dans le même secteur à l'hôpital Le Gardeur.Le Dr.Legault est biochimiste clinique dans cet établissement, tandis que son collègue le Dr Maheu est hématologiste.Le troisième associé du laboratoire Médic-Express, le Dr.Pierre-Jean Laflamme, est pour sa Kart microbiologiste au Centre ospitalier régional de Lanau-dière à Joliette.Invitée à commenter la situation, la direction de l'hôpital Le Gardeur a déclaré qu'elle était au courant de la participation de ces deux médecins à Médic Express.Nous sommes assurés de la loyauté des gens concernés, écrit la direction.Selon le directeur des ressources humaines de l'hôpital, Jean-Benoît Marcotte, la mission de ce laboratoire privé est différente de celle du Centre hospitalier.«Il dessert une clientèle recrutée auprès des cliniques privées et des compagnies d'assurance».L'hôpital Le Gardeur a néanmoins confié des analyses à Médic-Express l'automne dernier.En deux mois, ce laboratoire privé à reçu 72000 $ pour du travail effectué à la demande de l'hôpital.Le ministère de la Santé et des services sociaux du Québec a déjà entrepris une étude sur les services de laboratoires.Un pre-mier^ rapport a été déposé l'an dernier, mais on attend toujours de connaître les intentions du gouvernement face à la prolifération des laboratoires privés.D'autres provinces ont privatisé les services de laboratoire pour ensuite connaître une escalade des coûts.Au Québec, le coût ne dépasse pas 70 $ par personne pour les services de laboratoire, alors qu'en Ontario il a atteint 100 $ par habitant depuis que les services sont entre les mains du secteur privé.?DÉMISSION Démission surprise du nouveau patron de Radio-Québec dence d'une télévision publique ne peut varier au gré des humeurs politiques.M.Brasseur se trouvait à remplacer Françoise Bertrand, dont le mandat devait expirer seulement dans trois ans.Mme Bertrand avait été nommée à la tête de Radio-Québec par l'ancien gouvernement libéral.Florian Sauvageau, professeur de journalisme de l'Université Laval et ancien co-président d'une commission d'enquête sur la télévision, s'était dit «indigné» du fait que le nouveau gouvernement ait limogé Mme Bertrand, apparemment pour des raisons politiques.«Il est inadmissible qu'à la veille du référendum, le gouvernement péquiste congédie, pour des raisons clairement politiques, la présidente du seul média qu'il contrôle directement», avait écrit M.Sauvageau, dans une lettre ouverte.«Le gouvernement du Parti québécois doit démontrer que son attitude dans ce dossier n'a constitué qu'une gaffe isolée, et donner au plus tôt à Radio-Québec toutes les garanties d'autonomie qui en fassent un véritable diffuseur public.» À son tour, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec appelait à la vigilance «pour que le gouvernement péquiste n'utilise pas Radio-Québec à des fins partisanes».Le Conseil de presse notait qu'il «y a lieu de s'inquiéter de toute intervention de tout gouvernement dans le domaine de l'information».Hier soir, M.Sauvageau s'est quand même dit surpris de l'annonce de la démission de M.Brasseur.U est difficile de croire que ce geste est le résultat de simples critiques, dit-il, d'autant plus qu'il n'était pas le premier visé.«Personne ne lui a demandé de démissionner, a-t-il ajouté.On a simplement affirmé que le président d'une, télévision publique doit être inamovible.Prenons exemple sur Radio-Canada: son président ne peut être congédié que pour des raisons graves, et non pas parce que le gouvernement change.» Les vraies raisons du départ de M.Brasseur restent donc inconnues, sa lettre restant pour l'instant secrète.On sait cependant que sa nomination pouvait prêter flanc aux attaques.M.Brasseur avait contribué au financement de la campagne de la ministre de la Culture, Mme Dionne-Marsolais.Mais surtout, il était entre 1989 et 1992 prési-, dent de Techner, la société qui re- ! groupait les filiales de production de TVA au moment où avait éclaté une controverse au sujet des sociétés en commandite, un dossier dont il avait la responsabilité.11 avait alors démissionné, mettant fin à une carrière de 30 ans chez TVA et ses filiales.La controverse tournait alors autour de frais de production gonflés qui permettaient aux investisseurs des déductions fiscales injustifiées.Mais en janvier dernier, après des mois d'enquête, la So- ciété des valeurs mobilières fermait le dossier, faute de preuves En réponse aux questions d'un journaliste, hier, la présidente du Conseil du Trésor, Pauline Ma-rois, a dit que le gouvernement devait bien s'acquitter de ses responsabilités quand il nomme des hauts fonctionnaires et des directeurs d'organisme.Elle a ajouté que ce serait peut-être une bonne idée que d'améliorer les règles d'embauché.Qui remplacera M.Brasseur?Le nom qui circule le plus est celui de Jean Fortier, qui a quitté la semaine dernière son poste de président et chef de la direction de Télévision Quatre Saisons.M.Fortier a beaucoup d'expérience dans la programmation.La petite crise qui ébranle Radio-Québec survient à un bien mauvais moment pour le gouvernement péquiste.La société d'État a en effet été mandatée comme auditeur hôte pour la couverture du lancement des travaux des commissions régionales sur le projet souverainiste, à l'Assemblée nationale, vendredi prochain.?MIRACLE «Ce qui m'est arrivé est un miracle» le foie de porc pour épurer le sang, un traitement jamais utilisé au Canada.Les consultations entre experts se mettent en branle, le comité d'éthique de l'hôpital consulte, les parents donnent leur accord.Deux jours plus tard, on procède à l'intervention.On fait circuler le sang de la patiente dans un foie de porc qui vient tout juste d'être prélevé et qui baigne dans une solution.Le foie de l'animal dont la physiologie est très semblable à celle de l'homme survit et peut continuer sa fonction d'épuration grâce à l'apport de sang humain.Quarante minutes après le début de l'intervention, c'est le premier miracle: Mavis McArdel ouvre les yeux et réagit à la voix.Le taux d'ammoniac est tombé de 50 pour cent.La patiente est sauvée.On poursuit l'opération durant près de cinq heures.La patiente se porte encore mieux mais il faut cesser la circulation car le foie de porc commence à se dégrader.Cette épuration permet au moins un délai de survie de 48 à 72 heures.Et le deuxième miracle s'est produit une journée plus tard.Un foie est disponible à Toronto.On procède à la greffe dès l'arrivée de l'organe à Montréal, une intervention qui se déroule très bien, en cinq heures à peine, disent les chirurgiens.« Nous étions prêts dans les 24 heures à recommencer avec un autre foie de porc, explique le docteur.Nos laboratoires à l'Université McGill pouvaient nous en fournir sans problème.Et leur coût, moins de 500$, est fort abordable d'un point de vue médical », dit-il.Le spécialiste explique que cette technique a été utilisée au moins une douzaine de fois aux Etats-Unis, ces deux dernières années.Deux patients ont survécu.La situation est d'autant plus singulière dans le cas McArdle que la perfusion du sang de la patiente dans le foie de porc semble avoir permis l'élimination d'anticorps qui ont favorisé la reprise de la greffe.Au milieu des années 60, on avait tenté d'utiliser le foie de porc à plusieurs reprises dans des circonstances similaires, mais les techniques de greffe n'étaient pas alors assez avancées pour permettre la survie du patient qui avait préalablement profité d'un délai grâce à l'organe du porc.Le docteur Tchervenkov insiste toutefois pour dire que l'intervention avec le foie de porc avait été utilisée dans des circonstances très particulières, pour permettre la survie de la patiente.U n'est pas encore question de greffer un foie de porc chez l'humain, dit-il.Mavis McArdle souffrait d'une cirrhose biliaire du foie, une maladie mortelle dont on ignore l'origine et qui frappe surtout des femmes (80 pour cent) entre l'âge de 45 et 65 ans.La greffe du foie est venue apporter un espoir à ces malades.Mais il n y a jamais assez de donneurs, soulignait-on hier, Aux États-unis, on estime à 27000 le nombre de personnes décédées l'an dernier en attente d'une greffe.Avant l'intervention de Mme McArdle, deux patients du Royal Victoria sont décédés faute de donneur.«C'est incroyable, disait la «miraculée» hier.Je mange bien, je prends des forces.Maintenant je veux donner les plus de temps possible aux autres et amener les gens à faire dons de leurs organes, notamment en signant leur permis de conduire à cet effet.Je veux vivre encore 20 ans.Que ceux qui voudraient faire une entrevue à ce moment-là choisissent leur date immédiatement», a-t-elle lancé aux journalistes, dans un éclat de rire.Ironie du sort, Mme McArdle avait lu elle aussi un article scientifique faisant état de l'usage d'animaux dans le domaine de la greffe.Elle en avait parlé à son médecin.Le Dr Tchervenkov lui avait alors dit que sa santé ne nécessitait pas ce genre d'intervention.U n'aurait pas cru qu'un foie de porc sauverait sa patiente quelques mois plus tard.?CHANTAGE Chantage au poison chez Natrel: deux suspects sont coffrés Samedi dernier, la Fédération des producteurs de lait du Que* bec et l'Association des laiteries offraient une récompense de 25000 S à quiconque pourrait conduire les policiers aux maîtres chanteurs.Les voix des deux hommes ont été diffusées à partir de mardi.Les policiers de la Sûreté du Québec ont reçu une soixantaine d'appels, dont deux ou trois étaient réellement intéressants.La personne qui recevra la récompense (et dont les policiers taisent l'identité pour la protéger) a reconnu les voix des deux suspects sur les bandes diffusées à la radio et à la télévision et les a dénoncés.Les deux beaux-frères sont soupçonnés d'avoir \u2014 sans raison particulière, ni l'un ni l'autre n'ayant jamais travaillé pour les compagnies visées \u2014 fait une demi-douzaine de tentatives d'ex- torsion et logé une dizaine d'appels entre le 9 et le 24 janvier derniers.Lors du troisième appel, le 16 janvier, par exemple, un homme réclamait 450000$ en coupures de 20 $.« Là, est-ce que vous êtes d'accord pour collaborer ou sinon, on va vous en faire une alerte», disait-il.Deux jours plus tard, un appel au service des relations publiques d'une chaîne d'alimentation mentionnait une substance toxique versée dans des produits laitiers en vente dans la région de Laval.Sauf exception, les appels provenaient tous de téléphones publics de la région de Québec.«Pour l'instant, M.Pelletier est très nerveux, ébranlé par ce qui vient de se produire», a confié hier midi son avocat, Me Conrad Lord, qui a brièvement parlé à son client avant la comparution.L'avocat de Jacques Bédard, Me Alain Dubois, disait son client abattu.Bédard a déjà un casier judiciaire.En mai dernier, il a plaidé coupable à sept accusations de fraude et a été condamné à payer des amendes totalisant 1970 $.Pour le moment, les deux prévenus ont choisi, comme c'est l'usage, un procès devant juge et jury.Charles-Henri Pelletier et Jacques Bédard passeront le week-end en détention préventive, à Parthenais.Ils seront de retour devant le tribunal lundi, pour l'enquête sur leur remise en liberté.De l'aveu même des avocats qui allaient consacrer leur week-end à se préparer pour lundi, la chose risque d'être ardue, à cause des sommes en jeu.Les compagnies visées par les menaces ont en effet perdu beaucoup d'argent en détruisant les produits qui risquaient d'être contaminés ( mais les tests de Santé Canada n'ont jamais révélé quoi que ce soit d'anormal).L'arrestation des deux suspects a été très bien accueillie chez Natrel, la compagnie qui fabrique notamment les produits des marques Québon, Laval, Purdélice et Yoplait, retirés la semaine dernière de nombreux magasins.?AUSgHWjTZ Le monde se souvient d Auschwitz, symbole de la barbarie humaine l'ONU M.Boutros-Ghali, s'y sont joints par correspondance.Avant la cérémonie, des sirènes ont retenti, identiques à celles qui rythmaient la vie des détenus.Puis, une à une, se sont succédé les prières: la juive d'abord, récitée par le grand rabbin polonais Menachem Jaskowicz, puis celles de l'évêque catholique de Craco-vie, d'un pope orthodoxe, d'un pasteur protestant et d'un mufti musulman.Des bougies ont été allumées sur la voie ferrée qui conduisit à la mort des centaines de milliers d'hommes et de femmes.Puis une voix a commencé à lire l'interminable liste des victimes.Maurice Goldstein, président du Comité international d'Ausch-witz, a parlé le premier devant les délégations officielles et quelque 2000 anciens déportés, certains revêtus du sinistre uniforme rayé des détenus du camp.? .\u2022 I LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 28 JANVIER 1995 La A3 Les policiers municipaux mis à contribution pour aider leurs collègues de Chambly \u2022\t\t\t\t\t 1\t11\t\t\t\t JEJUf-PJIUL CHUlfOIHreAU_ ¦ Quelque 4000 policiers municipaux du Québec verront leur cotisation syndicale augmenter de 75 cents par semaine durant trois ans pour financer les procédures civiles entreprises par leurs collègues de Chambly» à la suite de l'opération de la Sûreté du Québec au poste de police de cette municipalité le premier septembre dernier.Les policiers des autres provinces canadiennes seront aussi appelés à apporter une con-tibution financière.Lors de cette opération connue sous le nom de Brigade, tous les policiers de cette municipalité de la Rive-Sud avaient été conduits dans des bâtiments de Forces armées canadiennes à Longue-Pointe pour être interrogés par des agents provinciaux.Le premier vice-président de la Fédération des policiers du Québec, André Nadon, ( aussi président de la Fraternité des policiers de Laval ) a expliqué à La Presse, hier, que cette cotisation spécia- # 9 t le n'est pas pour payer les frais des policiers accusés au criminel dans cette histoire.Ils paieront eux-mêmes les honoraires de leurs avocats.« Le but de cette décision syndicale est de se donner les moyens financiers pour aider à faire réparer les torts considérables qui ont été causés à ces policiers et à leurs familles », a spécifié M.Nadon.La Fédération entend ainsi récolter plus de 400 000 $.« De plus, reprend M.Nadon, je vais demander à l'Association canadienne des policiers de donner 75 000 $.>?M.Nadon est l'un des vice-présidents de cet organisme canadien.Les policiers de Chambly ont intenté plusieurs actions au civil, certaines contre la Sûreté du Québec et différents médias.Il se sont aussi adressés à la Commission de déontologie policière.Des prêts Lors de l'entrevue, le leader syndical a précisé que les montants qui seront versés aux policiers de Chambly ne sont pas des dons.Ils sont en quelque sorte, selon les propos de M.Nadon, des prêts pour aider au financement des procédures intentées.«Si, poursuit M.Nadon, les policiers ont gain de cause en Cour supérieure, ils devront remettre les montants qu'ils recevront en dédommagement pour combler les sommes reçues de leurs collègues.Si les montants alloués par les tribunaux dépassent les sommes obtenues, la balance sera gardée par ces policiers.» Les délégués syndicaux des quelque 150 corps de police municipaux membres de la Fédération seront appelés à ratifier cette décision, le 12 février, lors d'une assemblée spéciale qui aura lieu à Trois-Rivières.# Réunis en assemblée jeudi, les policiers de Laval ont accepté la recommandation de leur exécutif syndical d'aider financièrement leurs collègues de Chambly.Les policiers de la Communauté ur- baine de Montréal, de Québec et de Sept-Iles, tout comme ceux de la Sûreté du Québec, ne sont pas membres de la Fédération.Par ailleurs, la hache de guerre entre la Sûreté du Québec et l'Association des policiers provinciaux (APPQ) d'une part, et André Nadon, de l'autre, principal porte-parole de la Fédération, est loin d'être enterrée.Le président de l'APPQ, Jocelyn Turcotte, n'a pas du tout apprécié la sortie de M.Nadon, la semaine dernière, qui ventait une entente entre les directeurs de police de la Laval et de la CUM voulant que des policiers lavallois aillent oeuvrer dans le SWAT de la CUM.Et que, lors de coups durs, le groupe tactique de la police de la CUM viendra dans Tile Jésus.Pour lui, c'est à la SQ d'offrir ce genre de services à Laval et aux autres municipalités.« Cette histoire n'est certainement pas une façon pour ramener l'harmonie entre la SQ et la police municipale », a ajouté M.Turcotte qui n'a aucunement pas l'intention de laisser aller les choses.De joyeuses retrouvailles entre une Québécoise et sa mère libanaise virent au cauchemar FRANÇOIS BERCER ¦ Ce qui devait être de joyeuses retrouvailles entre une mère libanaise et sa fille vivant au Québec depuis 18 ans s'est transformé rapidement en cauchemar pour un jeune couple qui avait accepté de parrainer la mère en vertu des lois de l'immigration.L'immigrante parrainée s'est retournée contre ses parrains ( sa fille et le conjoint de celle-ci ) en les traînant en justice pour qu'ils la fassent vivre, après qu'elle eût quitté le foyer familial et accusé son gendre de menaces de mort à son endroit.Mme Aline Baaklini, 26 ans, et son conjoint M.Keinsy Laine, 27 ans, avaient accepté de se porter garants de la mère d'Aline, Mme Aida Aramouni, 48 ans, et d'un fils de celle-ci.Arrivés du Liban le 9 juin dernier, les parrainés ont fait savoir au couple, dès le mois de juillet, qu'ils désiraient quitter sa maison de Mascouche pour habiter un appartement à Montréal.Mais voilà qu'en septembre, la Libanaise parrainée se trouve à court d'argent et fait une demande d'aide sociale au ministère québécois de la Sécurité du revenu.Demande rejetée par les fonctionnaires, étant donné qu'il s'agit d'une immigrante parrainée qui doit tirer sa subsistance de ses garants.Ces derniers se sont formellement engagés par contrat pour une période de dix ans en vertu des lois et règlements de l'immigration régissant le parrainage de membres de la famille.Le couple réitère en septembre, par écrit, sa volonté de loger chez lui la mère parrainée et son fils, mais Mme Aramouni ne veut pas retourner à Mascouche et dépose ensuite, en novembre, une plainte à la police de la Communauté urbaine de Montréal accusant son gendre de menaces de mort.Cette accusation, qui doit être présentée en Cour criminelle le 22 mars prochain, permet à Mme Aramouni de recevoir de l'aide sociale en attendant un jugement qui déterminera si elle avait de véritables raisons de fuir le logement de ses parrains ou si, au contraire, comme le prétend le couple de parrains, elle ne s'est servie de cette plainte que comme prétexte.D'autre part, Mme Aramouni a entamé une poursuite au civil réclamant de ses parrains la somme de 445 $ par mois.La Loi de la sécurité du revenu oblige un immigrant parrainé à « faire valoir ses droits », de telle sorte que l'aide sociale soit retirée et la responsabilité financière redonnée aux parrains en vertu du contrat d'immigration.Mme Aline Baaklini, qui n'avait pas photo armand trottier.La Presse Mme Aline Baaklini n'arrive toujours pas à croire que sa propre mère a profité de sa générosité pour immigrer au Québec et se retourner contre elle et son conjoint.Elle a dû mettre sa maison en vente pour faire face aux frais judiciaires, on la voit ici avec son Jeune fils, Vladimir, devant leur maison, à Mascouche.revu sa mère depuis 13 ans avant le parrainage, n'en revient pas des manigances de l'immigrante libanaise.« Nous vivons un cauchemar, cette histoire est en train de nous détruire s, a t elle dit à La Presse en ajoutant qu'elle « n'arrive pas à le croire ».« Ma mère n'est jamais venue ( au Québec ) pour moi, mais pour abuser du système », fulmine Mme Baaklini, arrivée au Québec en 1976 et maintenant citoyenne canadienne.Son conjoint Keinsy Laine, un Haïtien immi- gré au Québec en 1978 et également citoyen canadien, a expliqué qu'il a décidé de rendre cette histoire publique pour « avertir les autres, lés protéger » contre les pièges du parrainage d'immigrants.Le couple, qui a un enfant de cinq ans, a mis sa maison en vente pour faire face à des frais judiciaires anticipés de quelque 7 000 $.Les deux parrains occupent un emploi et leur situation financière avait été jugée, par le ministère de l'Immigration, suffisam- ment bonne pour qu'on leur accorde le parrainage.L'immigrante parrainée, Mme Aramouni, a refusé tout net de commenter l'affaire quand La Presse l'a jointe à son domicile, hier.Responsables On retrouve assez souvent ce genre de situation où des immigrants parrainés « exagèrent face à leurs parrains », a commenté hier soeur Denise Laine, une spécialiste du parrainage au Centre social d'aide aux immigrants à Montréal.Mais il est rare que les choses aillent aussi loin, jusqu'en cour, a indiqué soeur Laine en précisant qu'on en arrive généralement à un arrangement qui comporte le versement par les parrains d'une pension alimentaire.Si l'immigrant parrainé est capable de travailler, on l'incite à chercher un emploi, a ajouté soeur Laine.Il arrive aussi que l'immigrant parrainé soit obligé par les tribunaux de retourner vivre chez ses parrains.De toute façon, de dire soeur Laine, les parrains sont, en vertu des lois, « entièrement responsables de tout ce qui peut arriver ».Dans de nombreux cas, cependant, la fuite d'un immigrant parrainé et son recours à l'aide sociale sont tout à fait justifiés, quand il s'agit par exemple de cas de mauvais traitement ou d'abus sexuels, a commenté une fonctionnaire du ministère de l'Immigration.Selon Me Robert Dominico, avocat de M.Keinsy Laine dans la cause concernant les menaces de mort, cette affaire risque de faire jurisprudence et d'alerter les autorités quant à certaines difficultés liées au parrainage.Au ministère québécois de l'Immigration, une porte-parole a déclaré hier que les conflits personnels ou familiaux entre parrainés et garants sont de « nature privée ».Le ministère ne peut donc intervenir.Selon le ministère de la Sécurité du revenu, il y a au Québec près de 8 000 ménages d'immigrants parrainés qui reçoivent des chèques d'aide sociale.Cela représente environ 12 000 personnes, quelque 10 p.cent de tous les immigrants parrainés vivant au Québec.Les immigrants parrainés, dont les garants ne respectent pas leur contrat pour une raison ou une autre, coûtent ainsi quelque 65 millions de dollars par an à l'Etat québécois, moins de deux p.cent de tout le budget de l'aide sociale.Quelque 7 500 immigrants, surtout des femmes, arrivent au Québec chaque année sous le régime du parrainage, soit un immigrant sur six.L'EXPRESS DU MATIN La victime.Richard Fortier.MEURTRIER RECHERCHÉ ¦ La police de Laval demande l'aide du public pour retrouver Fauteur du meurtre de Richard Fortier ( ci-haut ).Fortier a été retrouvé mort dans la soirée du 27 septembre dernier, dans sa voiture, un Camaro 82 blanche» avec toit ouvrant noir, garée rue Bel-grand, près de l'autoroute 440, dans le quartier Saint-Vincent-de-Paul.Il avait été atteint d'une balle au cou.Toute personne possédant des informations peut joindre la police de Laval au 662-4636 ( en tout temps ) ou au 978-6709 ( sur semaine ).LINA MIS EN ACCUSATION B Alain Lina, 20 ans, a été accusé, hier, au palais de justice de Laval de séquestation, de vol qualifié, de vol d'auto et de possession d'arme relativement à l'attentat contre le chauffeur de taxi Réal Dion.Le ministère public l'a aussi accusé d'enlèvement, de séquestration, d'introduction par effraction et de vol qualifié sur la personne de Jules Chabot.Me Genevièrc Dage-nais, agissant pour la poursuite, a demandé au juge Micheline Du-four, de la Cour du Québec, que la requête en cautionnement de Lina soit entendue lundi, ce qui signifie qu'il passera au moins le week-end en cellule.Il aurait commis au moins trois vols à main armée dans le territoire de la Communauté urbaine de Montréal.Lina n'a pas de casier judiciaire.GRANDS M0NTRÉA1AIS ¦ L'académie des Grands Montréalais a accueili hier trois nouveaux membres.Il s'agit de Pierre Péladeau, président de Québécor, Charles Daudelin, sculpteur, qui a notamment réalisé le retable de la chapelle du Sacré-Coeur de l'église Notre-Dame, et Maurice L'Abbé, un mathématicien de renom.LAC MASKETSI : LE CN OPTIMISTE ¦ Les employés du CN ont continué hier de déverser de la chaux par hélicoptère dans le petit lac Masketsi et ils ont soutenu que cette opération permettrait d'y assurer la survie des poissons.Rappelons que ce plan d'eau a été contaminé par 50 000 litres d'acide sulfurique samedi dernier lors du déraillement d'un train qui se rendait de l'Abitibi au Nouveau-Brunswick.La circulation ferroviaire a été rétablie au milieu de la semaine et tous les wagons renversés auront été tirés de l'eau dans quelques jours.EXTORSION h SAINT-JEAN ¦ Deux hommes de Saint-Jean.Michel Mailloux, 36 ans, et Robert Longtin, 42 ans, ont comparu hier au palais de Justice de cette ville pour répondre à des accusations d'extorsion et de complot contre un homme de 63 ans.Lors d'appels anonymes, ils menaçaient leur victime de transmettre des photos compromettantes à son épouse s'il refusait de payer.1 LE CONCOURS LE PLUS «PLANANT» EN VILLE isneu Ulortd V a m L'un des quatre voyages pour quatre personnes à Walt Disney World Resort, comprenant : Transport aérien aller-retour avec Delta Air Lines, b transporteur officiel de Walt Disney World; >> Hébergement six jours et ànq nuits au Disney's Ail-Star Resorts; Passeports quotidiens pour Magk Kingdom, Epcot '95 et Disney-MGM Studios; Coupons pour les déjeuners, drners et soupers.Pour pvtioptr, c'est simple : il vous suffi! de remplir, avec votre enfant âgé de 1S ans ou moins, le bulletin de participation ci-contre et de le foire parvenir à (KMF 94,3.Des chanceux choisis ou hasard seront invités à se rendre à (KMF afin de se mesurer à d'outrés enfants dans une compétition de jeux vidéo.Le cognant de cette compétition verni ensuite son nom déposé dans b boîte de tirage pour le grand prix hebdomadaire, soit un voyage pour quatre personnes à Woh Disney World.Un grand tiroge par semaine, à partir du 3 février prochain.© The Watt Disney Company Tous les détoits à \\émission «Un marin n'attend pas l'outre».i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i BULLETIN DE PARTICIPATION jsneyUlorM Concours «JOUEZ POUR WALT DISNEY WORLD A CKMF» CXMF 94,3, CP.3094, Succursale C Montréal (Québec) H2L 4K6 Nom de l'enfant :.Âge :.Adresse :.App.: i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i L Ville: .(odepostal: Téléphone: .Signature d'un parent.Nom de l'école de l'enfant.Trxiniporttur officUl de Wahlhimn WoriJ -I I \u2022 I I I I I I I (Fac-similé non reproduit meconiquement accepté) Ce (oncourc s cdrc.se uniquement oux residonts du Québec, ogés de 15 om ou moins Détails et règlement du concours disponibles o (KMF 94,3.Les buBetim de participation sont publies les samedis, lundis et mercredis et sont admissibles jusqu'au 22 février 1995.I l I l I l l t l I I l l ! l I I I i I \u2022 i i l A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 28 JANVIER 1995 Des personnes doivent vivre à l'hôpital faute de place en centre d'accueil MARTHA GAG NON PHOTO LUC-SIMON PERREAULT.L3 Presse M.Jean-Maurice Desnoyers a bien hâte que sa femme, Mme Marie-Fernande Morin quitte l'hôpital pour un centre d'accueil.¦ Faute de places d'hébergement, Mme Marie-Fernande Morin, 84 ans, vit à l'hôpital où l'attente pèse lourd.« l'ai hâte d'avoir un vrai chez-moi.le ne veux pas finir mes jours ici même si on me traite bien.» Cette situation oblige son mari, M.Jean-Maurice Desnoyers, 81 ans, à voyager en autobus et en métro durant deux heures ( aller-retour ) pour visiter sa femme à l'hôpital Maison-neuve-Rosemont.Celle-ci attend depuis plus de quatre mois qu'on lui trouve une place dans un centre d'accueil de son quartier à Pointe-aux-Trembles.En soixante ans de mariage, c'est la première fois que le couple est séparé.Amputée des deux jambes à cause d'un problème circulatoire, Mme Morin a terminé sa réadaptation et ne nécessite plus de soins médicaux spécialisés.« Plus les semaines passent et plus le moral baisse », confie-t-elle.À son âge, l'attente est d'autant plus longue que chaque jour compte.« Ici, je suis loin de mon quartier, de mes amis et de mes petits-enfants.Je m'inquiète aussi pour mon mari qui se fatigue à voyager autant.L'hôpital ce n'est pas un foyer.» # Mme Jeanne Robert, 84 ans, vit la même situation.Depuis six mois, elle attend qu'une place se libère dans un centre d'accueil.«Je suis anxieuse de quitter l'hôpital pour me retrouver dans « mes » affaires.Actuellement, je partage une chambre avec une malade confuse qui m'empêche souvent de dormir.Même si le personnel fait tout pour nous divertir, je trouve quand même le temps long.Le plus difficile c'est de prendre tous mes repas dans la chambre plutôt que dans une salle à manger.» Victime d'un accident céré-bro-vasculaire, Mme Robert se déplace maintenant en fauteuil roulant et ne peut vivre seule.« J'ose espérer que je ne serai pas encore ici au printemps, dit-elle en soupirant.Ma place n'est pas à l'hôpital.J'ai assez d'autonomie pour faire encore bien des choses.» Mesdames Robert et Morin font partie des personnes âgées ou malades chroniques qui doivent rester à l'hôpital durant des LE SEUL REER qui vous permet d'économiser 'impôt.âff I ¦\u2022\u2022*.- en plus de créer et maintenir des milliers d'emplois au Québec.DONNEZ UN C0UP.DE TELEPHONE 800 567-FONDs 1 800 567-3663 À Montréal : (514) 383-FONDs OUEST DE MONTRÉAL MONTREAL EST DE MONTREAL Place Kirkland 2758.boulevard Saint-Charles Edifice FTQ-Fonds de solidarité 8717, rue Berri Centre commercial Champlain 7770, rue Sherbrooke Est RIVE-SUD \u2022 BROSSARD Métro Crémazic CENTRE VILLE DE MONTREAL Métro Honoré-Beaugrand LAVAL Centre commercial Taschereau 6400, boulevard Taschereau Cours Mont-Royal Boutiques 1455.rue Peel, 4e Niveau Métro Peel JSSB-! 2506, boulevard Daniel-Johnson (face au Carrefour Laval) LE DE SOLIDARITÉ DES TRAVAILLEURS DU QUÉBEC (FTQ) mois en attendant qu'on leur trouve un toit.Un phénomène qui n'est pas nouveau mais que dénoncent encore plus vigoureusement certains médecins et administrateurs en ces temps de compressions budgétaires où Ton ferme des lits.À l'hôpital Maisonneuve-Rose-mont où sont mesdames Robert et Morin, les besoins pour les soins de longue durée dépassent le nombre de lits réservés à cette fin, soit 132.Il y a actuellement 47 autres patients qui occupent des lits de courte durée et attendent une place dans un centre d'accueil ou une résidence privée.« La mission première d'un hôpital est de soigner et non d'héberger, explique le Dr Gilles Jobin, président du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens de cet hôpital.On utilise des ressources inappropriées et coûteuses pour combler le manque de places d'hébergement.Plus la population vieillit et plus le problème prend de l'ampleur.On a déjà eu jusqu'à 58 patients en surplus pour les soins de longue durée.Cela a des conséquences sur l'urgence et toute l'organisation de l'hôpital.» Source d'anxiété Chef du service social au même hôpital, M.Pierre Gadou-ry, explique que l'attente moyenne est de six mois et demi.« Il y a toutefois des gens qui sont ici depuis un an et même plus.Tout dépend des besoins et du type de ressources.Plus le cas est lourd et plus c'est difficile de trouver une ressource.» Selon M.Gadoury, l'attente est une grande source d'anxiété pour les gens âgés qui sont obligées de vivre à l'hôpital.« Au début, la personne vit d'espoir.Après quatre à cinq mois, le moral commence à se détériorer et parfois l'état de santé.C'est un cercle vicieux.» Dans certains cas, on parvient, grâce à des soins à domicile, à maintenir les gens chez-eux plutôt qu'à l'hôpital, le temps qu'on leur trouve une place en centre d'accueil.L'hôpital Maisonneu-ve-Rosemont, de concert avec le CLSC, essaie de privilégier cette solution lorsque cela est possible.Il y a actuellement 35 personnes qui peuvent ainsi attendre chez-elles ou dans une résidence privée.Pour les autres, lorsque l'attente est trop longue à l'hôpital, on n'a pas d'autre choix que de leur trouver une place temporaire dans un centre d'accueil qu'ils n'ont pas choisi.« C'est loin d'être la solution idéale, dit M.Gadoury.Les gens âgés ont be- soin de sécurité et de stabilité.C'est terrible de les obliger à déménager d'un endroit à un autre.» Mme Diane Brouilleur travailleuse sociale, explique que les places en centre d'accueil sont rares et la sélection rigoureuse.« L'attente est souvent plus longue pour les gens qui sont à l'hôpital.Comme ils sont en sécurité, leur situation est jugée moins urgente que celle des personnes qui doivent quitter leur domicile, par exemple.» Il manque 1300 lits À la Régie de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre, Mme Marie-Claire Hens, responsable du service aux personnes âgées, affirme que l'on est préoccupé par cette situation.« Il faut diversifier les ressources et augmenter le soutien à domicile pour répondre aux besoins d'une population vieillissante.» D'après plusieurs, la nouvelle réorganisation des hôpitaux universitaires devrait amener des changements.Le nombre de lits réservés aux malades chroniques et personnes âgées pourrait diminuer dans les hôpitaux spécialisés et ultra-spécialisés dont la vocation n'est pas l'hébergement.Il faudra cependant créer de nouvelles places d'hébergement.« Il manque 1300 lits de soins de longue durée à Montréal, dit Mme Hens.Dans plusieurs hôpitaux, on dépasse le nombre de lits réservés à ces patients.On utilise, chaque jour, autour de 400 lits supplémentaires en raison de la demande.» Dans une période où l'on ferme des lits de soins de courte durée pour équilibrer les budgets, on comprend que cette situation déplaît à plusieurs administrateurs.Mme Hens précise que la situation diffère cependant d'un hôpital à l'autre.« Les hôpitaux du centre-ville ont moins de patients de longue durée que ceux en périphérie.» En 1985, la ministre de la Santé de l'époque, Mme Thérèse Lavoie-Roux avait augmenté le nombre de travailleurs sociaux dans les hôpitaux et instauré certaines mesures pour mieux répondre aux bersoins des personnes âgées.« Cela a eu de bons ef-fets, se souvient M.Pierre Gadoury.Il faudrait un autre coup de barre.» En 1990, l'ex-ministre, Marc-Yvan Côté promettait d'ajouter 7000 places d'hébergement d'ici l'an 2000, au Québec.On songe actuellement à transformer certains hôpitaux en centre de soins prolongés.Le vieillissement de la population est une réalité à laquelle on ne peut échapper.Les compressions entraînent des sacrifices, dit Rochon d'après La Presse et PC QUÉBEC ¦ Les compressions budgétaires dans le secteur de la santé amènent certains établissements à ne plus fournir la petite collation du soir aux malades hospitalisés, a dénoncé hier à l'Assemblée nationale le député Georges Far-rah, des Iles-de-la-Madeleine.M.Farrah a rendu publique la lettre qu'un patient de l'Hôtel-Dieu de Québec, atteint d'un cancer, a fait parvenir au premier ministre Jacques Parizeau et à son épouse pour protester contre ce traitement.Pour le ministre de la Santé, Jean Rochon, il faudra apprendre à vivre avec certains réaménagements, comme par exemple l'obligation qui peut être faite à des malades capables de se déplacer d'aller prendre leurs repas à la cafétéria de l'établissement plutôt que d'avoir le service aux chambres.« Dans des situations comme celle qu'on traverse actuellement, c'est essentiel de protéger les services de santé.On peut être obligé de faire certains réaménagements et d'accepter certains efforts pour maintenir des services de santé de qualité avec une situation financière plus serrée », a expliqué le ministre de la Santé.M.Rochon a été mis sur la sellette par l'opposition pour la deuxième journée consécutive à l'Assemblée nationale au sujet des compressions prévues dans le domaine de la santé.Le député libéral de Robert-Baldwin, Pierre Marsan, a rappelé qu'après des coupes de 118 millions $ dans les hôpitaux de la région de Québec, c'est maintenant une réduction de 420 millions $ qui attend les établissements de la région de Montréal pour les trois prochaines années.* Ces coupures affecteront grandement la qualité des services donnés aux malades », a dit M.Marsan qui.avant son élection en septembre dernier, était directeur général de l'Hôpital Sacré-Coeur de Montréal.Le ministre Rochon a contre-attaque sur deux fronts.D'une part, la mauvaise gestion des fonds publics des libéraux entre 1985 et 1994 est lar-gement responsable des difficultés financières que l'on connaît dans le secteur de la santé, a fait valoir le ministre.D'autre part, au lieu de procéder à des coupes aveugles comme l'avait fait le précédent gouvernement libéral, notamment en imposant des frais de 20$ pour les traitements de chimiothérapie, l'actuel gouvernement péquiste préfère procéder à une période de consultation de trois mois pour « trouver ensemble les moyens de gérer de façon responsable la situation financière sans toucher à la qualité des soins ».Fusion Fleury et Saint-Michel Par ailleurs, la fusion des hôpitaux Saint-Michel et Fleury apparaît inévitable, s'il faut en croire le directeur général de l'hôpital Fleury, M.Lucien Her-vieux.« Il peut arriver qu'en avril, on réalise que ça ne se peut pas, a-t-il dit hier lors d'une entrevue téléphonique.Mais je ne le pense pas.» Les deux hôpitaux sont de même taille : environ 250 lits chacun ; sont situés dans le même secteur : le nord-est de la ville ; emploient le même nombre de personnes : de 600 à 800 employés chacun \u2014 dont environ 125 médecins chacun\u2014; et disposent de budgets semblables : 33 et 37 millions respectivement.La fusion est rendue nécessaires par les compressions exigées des hôpitaux.Pour les deux institutions concernées, M.Her-vieux évalue ces compressions à 9 millions pour les trois prochaines années.Combien la fusion permettrait-elle d'économiser ?M.Her-vieux l'ignore.« Pour le moment, dit-il, on en est encore à l'étape de la collecte des données.Ce n'est que lors de la deuxième étape que l'on pourra élaborer des scénarios.» Il reconnaît toutefois que, oui.la fusion devra produire les 9 millions des compressions exigées.Le personnel écopera-t-il ?« 80 p.cent de nos budgets sont affectés aux ressources humaines, répond M.Hervieux.C'est sûr qu'il y aura des postes de moins.Il faudra maximiser l'utilisation de l'attrition.» C'est évidemment le groupe administratif qui risque d'être le plus touché ; les infirmières et autres professionnels auraient moins à craindre. interdiction de vendre du tabac : l'Ordre des pharmaciens gagne la première manche ¦ Pour la première fois de son histoire, le syndic de l'Ordre des pharmaciens va étudier une plainte contre la vente de tabac dans une pharmacie, a indiqué hier le directeur de la corporation, Alain Bois-vert.Cette décision a été annoncée au palais de justice de Montréal, où la corporation a gagné la première manche d'une bataille pour interdire à ses membres de vendre des cigarettes.Le juge Louis Crète, de la Cour supérieure, a rejeté une requête en jugement déclaratoire déposée par un pharmacien, Normand Bonin, contre la politique antitabac de la corporation.M.Crête n'a pas voulu se prononcer sur le bien-fondé de cette politique.Mais il a dit que cette dernière devait d'abord être testée par le comité de discipline de la corporation, qui a toute la compétence requise.L'année dernière, le gouvernement a amendé le Code des professions.Le nouveau code stipule qu'un professionnel ne peut exercer un commerce « qui est incompatible avec l'honneur, la dignité ou l'exercice de sa profession ».La direction de l'Ordre des pharmaciens interprète ce nouvel article comme une interdiction, pour ses membres, de vendre un produit aussi nocif que le tabac.Le président de la corporation, Jean-Pierre Grégoire, a adressé une lettre en ce sens à tous ses membres.M.Bonin, propriétaire d'une pharmacie Uniprix de Montréal-Est, conteste l'interprétation que fait sa corporation du nouveau Code des professions.Selon lui, le Code est vague et n'interdit pas à un pharmacien de vendre des cigarettes dans la partie « boutique » de son commerce.Il a demandé l'avis du tribunal ( c'est ce qu'on appelle une requête en jugement déclaratoire ) avant même que l'Ordre n'étudie une plainte.C'est cette requête qu'il a perdue, hier.Son avocat, Me Pierre journet, a dit qu'il en appellerait.Le directeur de la corporation, M.Boisvert, reconnaît que le Code des professions n'est pas très explicite.L'Ordre des pharmaciens demande d'ailleurs au gouvernement québécois d'amender le Code de façon à interdire clairement la vente de cigarettes par les pharmaciens.En attendant, ajoute M.Boisvert, le syndic va étudier la plainte.Le pharmacien qui sera éventuellement mis à l'amende aura tout le loisir d'en appeler de la décision du comité de discipline devant les tribunaux.L'enjeu est important.Les pharmaciens vendent pour 225 millions de dollars de cigarettes chaque année.La chaîne Pharma-Prix est détenue par Imasco, propriétaire d'Impérial Tobacco, le plus important fabricant de cigarettes au Canada.D'un autre côté, fait valoir l'Ordre, les pharmaciens sont des professionnels de la santé et il est pour le moins contradictoire qu'ils s'enrichissent en vendant un produit qui tue 10 000 personnes par année au Québec, soit 10 fois plus que les accidents de la route et des centai-_ nés de fois plus que le sida.Les cordes à linge (et autres notes de voyage) La Tuque est une petite ville chanceuse qui ne le sait pas.Qui n'en profite pas.Au bout de l'une des plus jolies routes de la province, sur la rive de l'une des plus belles rivières de la province.La Tuque se contente d'être un ectoplasme de banlieue.La Tuque croupit et stagne au lieu de s'exalter aux merveilles qui l'environnent.Le touriste s'arrête à La Tuque pour faire le plein d'essence en allant au Lac-Saint-Jean.Plus rarement pour y dormir dans un motel standard.Un gîte-auberge à La Tuque ?Mon dieu quelle drôle d'idée.Constance et André ont beaucoup étonné leurs amis quand ils ont annoncé leur projet.Constance était secrétaire.André, contremaître aux Cartons Saint-Laurent.Au printemps dernier, ils ont retapé une ruine dans un cul-de-sac.Ils l'ont baptisée Claire-Fontaine en l'honneur de Félix Le-clerc qui a grandi à La Tuque, rue Claire-Fontaine, précisément, « dans une longue maison de bois à trois étages, une maison bossue et cuite comme un pain de ménage.» Le 15 mai dernier, c'était un dimanche, les planchers cirés, la couette bien tirée sur les oreillers dans les chambres fleuries d'un bouquet.Constance et André étaient prêts à recevoir leur premier touriste.« Et maintenant ?Qu'est-ce qu'on fait ?» demanda Constance.Mais il restait un dernier détail : l'enseigne, minuscule, qu'André est allé clouer sur un poteau de téléphone, un coin de rue plus bas, là où passe le trafic.« Eh bien maintenant, on attend », a-t-il dit en revenant.Une heure après, un minibus de touristes Français entraient dans leur cour.Depuis Claire-Fontaine n'a pas désempli, et le voyageur d'affaires s'ajoutant au touriste d'hiver, le gîte est devenu un des plus courus de la province ( mais toujours ignoré à La Tuque même, où les chauffeurs de taxi le prennent encore pour un foyer de vieux ! ).La maison mérite très largement son succès.Cinq belles chambres confortables, ( sans falbalas mais avec la télé ), un accueil super chaleureux, des petits déjeuners somptueux de quatre services, du genre coupe de fruits, yogourt maison, omelette, crêpes aux pommes, et ce matin-là, fèves aux lards et à la perdrix.Tout cela pour 50 $ en occupation double, 35 $ en simple.Incroyable ?C'est ce que je me dis aussi et j'en profite pour décréter que le Québec est, avec la France, le dernier vrai royaume des Bed and Breakfast.En Irlande, où ils sont nés, ils se sont dégradés en bouibouis inhospitaliers, alors qu'en Nouvelle-Angleterre, et particulièrement au Vermont, ils se sont pervertis en petites auberges moumounes, hors de prix.Qu'est-ce qu'on disait ?Ah oui.qu'une heure après avoir posé sa pancarte, André accueillait ses premiers Français.Us se sont succédé tout l'été, et encore maintenant, André qui les redoutait est tout à fait rassuré, et même les préfère à tout autre clientèle.Des gens bien élevés, qui tiennent leur place.Mais attention, des gens déroutants, qui s'acclimatent rapidement aux plus abrupts dépaysements, nos espaces et nos rigueurs, et même à nos mouches noires, mais qui soudain s'effarent d'un rien, les voilà soudain qui s'ébaudissent d'une par-lure, d'une saveur, d'un machin, et on découvre que, finalement, ces cousins sont aussi des Martiens.Un matin, raconte André, j'ai trouvé un pilote d'Air France qui avait fait le tour des merveilles du monde, je l'ai trouvé dans le jardin, médusé par ma corde à linge.« Comme c'est ingénieux », admirait-il, en faisant couiner la poulie.J'en suis moins surpris qu'André.D'abord parce que je sais que les Français tripent sur nos cordes à linge, c'est un fait établi.Ensuite parce qu'il me revient que, moi-même, lors de mon passage à Agra ( dans le nord de l'Inde ), j'ai trouvé que le Taj Mahal manquait terriblement de cordes à linge entre ses colonnes.L'ordinaire est toujours ce qu'il y a de plus extraordinaire quand on voyage.* * * \u2022 C'est fou pareil tous ces Européens qui dépensent des fortunes pour faire du traineau à chien chez nous.Et jamais, ou presque jamais de Québécois.Le prix, sans doute.Mais on me dit aussi que dans l'imaginaire de ce pays, le chien attelé renvoie à une fonction utilitaire et.misérable.Il n'y pas si longtemps, au fond des campagnes, ceux qui rentraient leur bois de chauffage avec des chiens étaient ceux qui étaient trop pauvres pour avoir un cheval.Pour revenir au loisir, la poulka et le skijoring, importés des pays Scandinaves, ont plus d'avenir que l'attelage traditionnel.La poulka c'est deux chiens qui tirent un traineau auquel s'accroche un skieur de fond.Pour le skijoring, un seul chien est attelé directement au skieur de fond.Permettez en terminant ce chapitre canin que je salue Tucky, une chienne huskie qui travaille dans la réserve du Saint-Maurice.Elle a de particulier d'avoir le caoutchouc des pattes arrière très sensibles.Alors on lui met des petites bottines rouges avant de l'atteler.Je vous assure.On dirait que Tucky s'en va au bal.Elle fera, je crois, un bon chien pour la poulka.* * * Du côté de Clova, je suis entré pour la première fois sous la tente d'une famille d'Indiens.On marche sur un plancher mouvant de petites branches d'épinettes.Il y avait des enfants au fond, je ne sais pas combien, parce qu'il y avait aussi beaucoup de fumée.Cela sentait la friture, ils étaient en train de faire cuire un lièvre, avec la téte.Le monsieur m'a dit en français qu'il m'avait vu dans le train.Je lui ai demandé ce qu'il faisait dans la vie, il m'a dit qu'il trappait le castor.Il ne m'a pas demandé ce que moi je faisais dans la vie.S'il l'avait fait je lui aurais répondu oto-rhino-laryngologiste.Il y a des jours comme ça où j'ai pas tellement envie d'être journaliste.* * * À Saint-Georges, dans la banlieue nord de Grand-Mère, on annonce l'ouverture, pour juin prochain, d'un parc d'amusement pour les enfants.Il y aura un petit train, des autos miniatures, un parc Tonka, des jeux de marelle et « une galerie de gens riches et célèbres ».Le parc s'appellera La Forêt Enchantée.Là où est situé le parc, il y avait effectivement une forêt.Us l'ont rasée.Il n'y a plus rien.Juste un panneau pour annoncer le projet.Pour faire La Forêt Enchantée, ils ont coupé tous les arbres. Pensions alimentaires: un comité suggère d'imposer aux juges des barèmes élevés Ptir.se Canadienne OTTAWA ¦ En établissant des barèmes qui serviraient de lignes directrices aux juges des cours familiales, les parents qui ont la garde des enfants pourraient voir leur pension alimentaire augmenter en moyenne de 32 p.cent, sauf si l'ex-conjoint gagne 30 000 $ ou moins.C'est l'une des propositions recommandées par le Comité fédé- ral-provincial-territorial sur le droit de la famille qui s'est penché sur les pensions alimentaires à la lumière de la cause Thibo-deau.Selon cette première option, on maintiendrait le traitement fiscal des pensions alimentaires mais on établirait des seuils fixes plus élevés pour équilibrer les revenus entre les conjoints.Le but ultime serait de mieux répartir les coûts liés aux besoins des enfants entre les parents.« C'est le barème la solution », a opiné une responsable du ministère de la Justice sous le couvert de l'anonymat.Par rapport à 1991, on prévoit que les pensions alimentaires seraient de 32 p.cent plus élevées qu'elles ne le sont actuellement puisque les juges seraient tenus de les fixer en fonction de barèmes précisés dans la Loi sur le divorce.Concrètement, a-t-on fait savoir hier, il y aurait peu de changement lorsque l'ex-con-joint gagne 30 000 $ ou moins.car il ne peut vraiment pas débourser davantage.« Lorsque les deux conjoints sont au bord de la pauvreté, c'est difficile de trouver une formule qui pourra alléger la pauvreté des enfants », a-t-on fait remarquer hier.Lorsque l'ex-conjoint gagne 30 000 $ ou plus, celui-ci a beaucoup plus de souplesse pour verser une pension plus généreuse à la famille.Cela permettrait de réduire l'écart de revenu entre les conjoints, a signalé un expert.À l'heure actuelle, l'ex-conjoint qui n'a pas la garde des enfants ( le plus souvent l'homme ) peut déduire les paiements qu'il verse à son ex-conjoint.Par contre, le conjoint qui reçoit la pension ( le plus souvent les femmes ) doit déclarer cette somme comme revenu imposable, et payer les impôts en conséquence.Le montant des pensions alimentaires est fixé par les juges, varie grandement d'une province à l'autre et selon plusieurs critiques, ne reflète pas le coût réel qu'il faut débourser pour élever des enfants.Selon une deuxième option à l'étude, le gouvernement fédéral ne permettrait plus aux ex-conjoints de déduire la pension qu'ils versent.En conséquence, les pensions alimentaires seraient moins élevées, prévoit-on, mais il faudrait compenser cette perte en offrant un crédit d'impôt directement aux enfants.Le comité d'étude n'a pas donné préférence à aucune de ces options.On laisse le soin au gouvernement de choisir, a-t-on signalé hier.photo u Presse Susan Thibodeau souligne que les recommandations du comité fédéral-provincial sur les pensions alimentaires ne régleraient en rien le problème de l'imposition des pensions.Un rapport qui ne règle rien Susan Thibaudeau attend impatiemment la décision de la cour suprême Presse Canadienne TROIS-RIV1ÈRES ¦ Le rapport préparé pour le ministre fédéral de la Justice, Allan Rock, n'a pas fait vibrer celle qui se bat depuis quatre ans pour que cesse la discrimination envers les femmes monoparentales.Oui, il faut revoir le processus de fixation des pensions alimentaires, convient Mme Susan Thibaudeau, mais cela ne règle en rien le débat de fond sur lequel sept juges de la Cour suprême délibèrent depuis plus de trois mois.La Trifluvienne explique qu'il existe trois grandes controverses dans le dossier des pensions alimentaires : la perception, la fixation et l'imposition.Dans le premier cas, le problème vient du fait qu'entre 60 et 75 p.cent des personnes qui doivent verser une pension alimentaire \u2014 en grande majorité des hommes \u2014 omettent de le faire.La perception à la source est soulevée comme solution possible.La déclaration du ministre Rock porte sur la fixation.En effet, les juges possèdent présentement un pouvoir discrétionnaire lorsque vient le temps de dévoiler le montant qui doit être versé.La nouvelle formule démontre une bien bonne intention, commente Mme Thibaudeau, mais il s'agit d'un vieux débat que le ministre remet sur le tapis.Depuis le début des années 90, Mme Thibaudeau se bat sur le troisième point : l'imposition des pensions alimentaires.Elle attend d'ailleurs la réponse des sept juges de la Cour suprême qui ont entendu sa requête, le 4 octobre dernier.Une attente insupportable, reconnaît-elle, d'autant plus que la période de perception des impôts arrive rapidement.Des milliers de femmes attendent avec beaucoup d'impatience le verdict du plus haut tribunal du pays.Sans vouloir préciser davantage, Mme Thibaudeau souligne que des rencontres sont amorcées afin de déterminer la ligne à suivre au cours des prochains mois, si la Cour suprême ne son pas de son mutisme. Les pompiers des aéroports de Mirabel et de Dorval menacent de faire la grève PIERRE ROBERGE de la Presse Canadienne ¦ Les pompiers des aéroports de Dorval et Mirabel menacent de déclencher la grève d'ici la mi-février.L'Alliance de la fonction publique du Canada et la FTQ dénoncent l'attitude « rétrograde » de l'employeur, la société privée Aéroports de Montréal ( ADM ).L'unité de négociation des 65 pompiers en est à l'étape du commissaire conciliateur et l'avis de sept jours pour la grève suivra, indiquait hier Henri Massé, secrétaire général de la FTQ, en conférence de presse.Les pompiers et cols blancs de Dorval et Mirabel prendraient volontiers les conditions négociées à Vancouver, Calgary et Edmonton, entre les syndicats et les nouveaux gestionnaires privés de ces aéroports, dit-il.Mais ADM s'y refuse et, avec la sécurité d'emploi au coeur du litige, la société vient de mettre à pied 22 salariés : sept pompiers, sept cols blancs ( dont trois de retour de maternité ) et huit cols bleus, note joane Hurens, vice-présidente de la FTQ ; l'employeur viserait une centaine de mises à pied.Des turbulences ?ADM aurait aussi dépensé 750 000 $ pour former des remplaçants des pompiers : « S'ils recourent aux scabs, le conflit risque d'être pas mal long, lance Henri Massé.Il y aura des turbulences, ils vont se faire brasser le cul.» Selon Pierre Marineau, représentant des pompiers, ADM «s'enligne pour un service comme les pompiers volontaires.Un effectif minimum sur place, les autres sur liste d'appel.» Depuis au moins l'an dernier, un sous-traitant entraine ces éventuels remplaçants.Un jour, « ils ont pris un de nos camions, les apprentis scabs sont allés sur notre champ d'entraînement et nous n'avions même pas le droit d'aller voir », raconte M.Marineau.Ce sous-traitant est dirigé par le consultant Rodrigue Pot-vin, précise-t-il.L'effectif minimum actuel, à tout moment, est de sept pompiers à Dorval, huit à Mirabel.Suivant ce qu'ADM veut imposer, le nombre pourrait descendre à trois ou deux seulement, rien ne l'empêcherait, croit M.Marineau.Respect des piquets En cas de grève ( ou lockout ) des pompiers et cols blancs AFPC-FTQ, les cols bleus affiliés à la CSD vont respecter les piquets de grève, ajoute-t-il ; de plus les contrôleurs aériens et pilotes refuseraient de travailler dans des aéroports qui ne seraient pa sécuritaires.Selon la partie syndicale, l'employeur n'a pas tenu la parole proclamée il y a deux ans, quand les employés maintenant menacés ont quitté le ministère des Transports et accepté de devenir employés d'ADM.Le président d'ADM, Jacques Auger, «avait assuré qu'il n'y aurait pas de changements au bout de deux ans ( période minimale de maintien de l'emploi ).Il avait promis qu'il n'y aurait pas de coupures, que tout allait rester comme avant », rappelle Mme Hurens.Environ 50 autres employés avaient opté pour rester au ministère et ils y sont encore.Dans un communiqué émis peu après la conférence de presse, les autorités d'ADM ont dit trouver dangereuse l'attitude manifestée par les syndiqués.Disant vouloir éviter le climat d'affrontement qui ne peut mener qu'à un cul-de-sac, elles ont souhaité que le différend se règle par la négociation. A o LA PRfcSSÉ.MONTREAL.SAMEDI 28 JANVIER 1995 S Les témoins ont pris une tache pour mon sexe, dit Bissonnette YVES BOISVERT 4 \u2022 ¦ Les deux femmes qui disent avoir vu le docteur Marc Bissonnette violer sa patiente n'ont pas vu son pénis, mais une simple tache sur son pantalon, a supposé l'accusé, hier, à la vingtième journée de son procès pour agression sexuelle.Le chirurgien Bissonnette en était à sa quatrième journée de témoignage devant le juge Pierre Brassard, de la Cour du Québec, au palais de justice de Montréal.L'homme, qui dit avoir eu une relation sexuelle consensuelle sur la table d'opération avec sa patiente juste avant de procéder à un changement de prothèses mammaires, a dit avoir été « estomaqué » en prenant connaissance de la version de cette jeune femme, deux mois après son accusation.Elle dit n'avoir jamais fait l'amour avec son chirurgien, sur la table d'opération ou ailleurs.La patiente a été opérée le 6 juillet 1993.Bissonnette a été arrêté une semaine plus tard.Il dit avoir pris connaissance partiellement de la version des témoins de la Couronne dans les médias après son arrestation.« )e ne comprenais pas.Je trouvais que ça ne se pouvait pas.J'étais estomaqué.C'est pas ça qui s'est passé.Il y a eu une relation sexuelle consensuelle.C'est certain que ( la patiente ) se souvient de ça, même après l'anesthésie », a dit l'accusé hier.Bissonnette dit avoir trouvé incroyable dans la déclaration de la tante et de la mère ( qui ont assisté à la scène par la fenêtre de la clinique ) qu'elles prétendaient que son pénis était sorti de ses pantalons de chirurgie, puisqu'il ne contient pas d'ouverture.Si l'on détache le cordon, les pantalons tombent.« La seule explication, c'est que j'avais une tache dans la région génitale », a dit l'accusé.En effet, lors d'une telle opération, plusieurs liquides entrent en contact avec les vêtements de chirurgie, en particulier le sang de la patiente et un liquide désinfectant brunâtre.Comme la blouse de chirurgien est en coton, les liquides traversent facilement et tachent bien souvent les pantalons.Il suppose que ce fut le cas ce jour-là.Interrogé par son avocat, M« Pierre Poupart, Bissonnette a aussi dit qu'il a tenté des reconstitutions à quatre ou cinq reprises dans sa clinique.Il a tenté, avec l'aide de sa femme ou d'une secrétaire, de vérifier si la version des témoins de la A A * ¦ Devenez un auteur à succès Vous avez envie d'écrire?L'Ecole de rédaction vous offre un cours par correspondance qui vous montrera comment écrire de façon professionnelle et faire publier vos textes.Apprenez à rédiger des articles, nouvelles, romans ou scénarios qui se vendront.Votre tuteur ou tutrice privé vous aidera à écrire des textes clairs, frais et vendables.En fait si, à la fin du cours, vous n'avez pas récupéré vos frais grâce à vos ventes, NOUS VOUS REMBOURSERONS jusqu'au dernier sou! 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