La presse, 5 avril 1995, B. Politique
[" CAHIER Montréal, mercredi 5 avril 1995 olitique Éditorial Opinions Têtes d'affiche L'EXPRESS POLITIQUE 5,4 MILLIONS POUR L'ALPHABÉTISATION Il En pleine période de restrictions, le budget des groupes d'éducation populaire et d'alphabétisation grimpe de 5.4 millions, soit une spectaculaire bausse de 68 p.cent, a annoncé hier le ministre de l'Éducation.lean Garon.tors d'une rencontre avec une cinquantaine de bénéficiaires de ces jirogramnjes, M.Garon a rappelé que Plaide financière à ces organismes .n'avait pas augmenté depuis 1988 et avait même été réduite par deux fois de 4 p.cent par le précédent gouvernement.Le ministre a indiqué que chacun des groupes d'alphabétisation ( 93 au Québec ) sera ainsi assuré d'un financement annuel minimal de 25 000 $.D'après PC GOURD REVIENT AUX SOURCES ¦ André Gourd revient au bercail; l'ancien représentant du Québec à Ottawa vient d'être nommé vice-président aux affaires gouvernementales de Québécor, un retour chez son ancien employeur.Après que le gouvernement Parizeau ait mis fin prématurément à son contrat à Ottawa, M.Gourd était brièvement passé au cabinet du ministre fédéral des Affaires intergouvemementales, Marcel Massé.Denis Lessard R.-Q.REPORTE SES ANNONCES ¦ Le conseil d'administration de Radio-Québec a remis à plus tard les annonces qu'il prévoyait faire aujourd'hui quant à l'impact des compressions budgétaires du gouvernement sur l'Autre télévision.La divulgation du plan de programmation de la société a ete aussi reportée.Le conseil d'administration de la société a été formellement avisé par le gouvernement Parizeau de la 4< nomination inuninente » d'un nouveau PDG à Radio-Québec.Il est acquis que cette question sera abordée dès aujourd'hui au conseil des ministres.Jean Portier, anciennement de TQS.sera 'nommé président d'un groupe d*experts i>our se pencher sur l'avenir de Radio-Québec.Il est certain, dit-on, qu'il sera lïbmmé aussi pdg de l'entreprise de diffusion, mais cette nomination I>ourrait survenir dans une semaine ou deux, explique-t-on.Le conseil d'administration de Radio Québec examinait hier le projet de «Tepositionnement » du diffuseur qui sera transmis par la suite au premier ministre Pari/eau.Denis Lessard lE RAIL UNE SOLUTION « TEMPORAIRE » .La loi spéciale qui a forcé le retour au travail des travailleurs du rail n'était qu'une solution temporaire aux problèmes de ce secteur, estime la ministre du Travail Lucienne Robillard.À son avis, le gouvernement fédéral devrait se pencher sur des questions plus fondamentales comme le droit de grève et l'offre de ser\\'ices essentiels.« |e pense qu'il va falloir allez plus loin dans la solution à moyen et â long termes », a confié Mme Robillard lors d'une entrevue à la Presse Canadienne.« Il n'y a pas un gouvernement qui peut supporter un arrêt total de toute l'activité ferroviaire au Canada parce que l'impact est trop grand.Ça nous amène à nous interroger sur l'exercice du droit de grève et l'exercice du droit de lock-out », a-t-elle noté.D'après PC VERS UNE QUESTION PLUS SOUPLE ?¦ Les séparatistes québécois ont échoué dans leur tentative de prouver qu'un Québec indépendant améliorerait son sort, a soutenu mardi le leader conservateur Jean Charest.Cet échec forcera le gouvernement du Parti québécois à assouplir la question sur la souveraineté au référendum ou de reporter carrément la tenue du scrutin pour une période indéfinie, a-t-il prédit au cours d'un discours devant des gens .d'affaires.Une question plus souple, cependant, ne dissimulera pas l'option du PQ, a déclaré M.Charest.« Les options sont claires.M.Parizeau n*a cesse de répeter que ce qu'il propose c'est la séparation.Peu importe le libellé de la question, rien n'en changera le sens.» ; D'après PC CHRÉTIEN RENCONTRE ZEDiUO ¦ Le premier ministre lean Chrétien aura un entretien privé, aujourd'hui, avec le président du Mexique, M.Ernesto Zedillo.Les deux chefs d'État discuteront des relations commerciales entre leurs pays, y compris l'avenir de l'Accord de libre-échange n^rd-americain.Les deux hommes se trouvent à Dallas à l'invitation de l'American Society of Newspapers Editors, qui a invité les trois leaders de l'ALENA.incluant le président américain Bill Clinton, à son congrès annuel.Mais il n'y aura pas de réunion des «trois amigos», comme M.Chrétien a deja qualifie le trio.D'après PC Bégin rejette le ticket modérateur Plusieurs types de causes seront exclues de l'aide Juridique DENIS LESSARD du bureau de Presse Qi'EBEC Les avocats québécois se verront imposer un plafond quant aux revenus qu'ils pourront tirer de l'aide juridique.En outre, des mesures seront prises pour éviter que ces juristes multiplient les procédures dilatoires devant les tribunaux pour arrondir leurs honoraires.Devant la multitude des fuites, le ministre de la lustice, Paul Bégin, a donné hier publiquement les grandes orientations qu'il avait retenues pour procéder à une réforme de l'aide juridique \u2014 son mémoire sera discuté au conseil des ministres aujourd'hui.D'entrée de jeu, M.Bégin écarte l'idée d'un «ticket modérateur » de 20 $.bien qu'il reconnaisse « y avoir songé » et même avoir lancé l'idée dans des consultations menées en vue de la réforme.Cette mesure aurait généré une économie de 2.2 millions environ.Aucun bureau de l'aide juri- Paul Bégin dique en région ne sera fermé et personne ne perdra son emploi \u2014 les réductions de 40 postes environ viendront de l'attrition naturelle.L'an dernier, le gouvernement libéral avait voulu imposer des coupes draconniennes au réseau de l'aide juridique en région.«On maintient le réseau et le système d'aide juridique », de souligner le ministre Bégin.Comme l'avait indiqué La Presse il y a deux semaines, Québec entend étendre l'assiette des clients de l'aide juridique.Le plafond de revenu permettant d'y avoir accès passera grosso modo de 13 000$ à 20 000 $ par année { pour une famille biparentalc avec deux enfants ).« Il y a un préjugé favorable pour permettre à un plus grand nombre de familles d'avoir accès à l'aide », souligne M.Bégin.« La lustice a toujours eu un plateau.11 y a une question d'équilibre.Devant les choix difficiles, on a le droit de dire qu'on donne une meilleure accessibilité à une famille monoparentale », dira le ministre.En revanche, on éliminera la possibilité de recourir à l'aide juridique pour plusieurs types de causes : les contraventions au code de la route, par exemple.On précisera sur la sommation que le procureur de la Couronne n'a aucune intention de procéder a un emprisonnement.En matière carcérale, un détenu n'aura pas le droit à l'aide juridique pour contester des mesures disciplinaires.Les récidivistes ne pourront y recourir pour une troisième offense du même genre.Plusieurs recours devant des tribunaux administratifs ne pourront plus passer par l'aide juridique.«On a l'aide juridique la plus généreuse au Canada.Même après la réforme, on couvrira davantage de choses que les autres provinces », de soutenir le ministre.M.Bégin prévoit ainsi que l'aide juridique aura 60 000 dossiers de moins sur les 330 000 qu'elle a actuellement.Des sources fiables à la lustice indiquent qu'environ 8 millions de dollars d'économies pourront être réalisées en éliminant des «abus du système», notamment la multiplication des reports devant les tribunaux, des «remises» payantes pour les avocats qui coûtent très cher en frais judiciaires au gouvernement.Cette tarification « forfaitaire » pour les mandats de l'aide juridique aura pour effet de diminuer le nombre de remises devant les tribunaux.Le système actuel fait en sorte que les plaideurs ont avantage à multiplier les reports, une tendance qui disparaîtra une fois le nouveau système mis en place.En tout, d'indiquer hier le ministre Bégin, la réforme devrait entramer des économies de l'ordre de 16 millions.Il n'y aura plus d'avocat qui pourra retirer des revenus de 500 000 $ par année du système d'aide juridique, d'indiquer le ministre Begin.Selon lui, de tels niveaux de revenus tirés de l'aide juridique sont « inacceptables ».Cette pratique n'est pas si répandue, peut-être une quinzaine de cas au Québec, precise-t-il.Un plafond sera imposé.Le ministre envisage un seuil annuel variant entre entre 100 000$ et 150,000$ d'honoraires par avocat tirés de l'aide juridique.1 ¦ \\: * un contrat sans concours à un dirigeant du PLC MARIO FONTAINE ¦ A.PHOTO PC Le Jeu \u20acÊu RéférentÊum Deux Québécois d'allégeance politique différente ont dévoilé hier un nouveau jeu, Le Jeu du Référendum.Bruno Dupuis ( à gauche ) est souverainiste et Paul-Marcel Dupuis est fédéraliste.Comme son nom l'indique, le ieu est basé sur le projet de souveraineté sur lequel auront à se prononcer les Québécois lors du référendum qui sera vraisemblablement tenu à l'automne.LFancien président du Parti libéral du Canada section Québec, Fac-ques Saada, a obtenu un contrat d'une valeur de 93 000$ de l'Agence canadienne de développement international quelques mois après avoir été battu dans le comté de Laprairie par son rival du Bloc québécois.Ce contrat de consultant, valable du premier août dernier au 31 juillet prochain, lui a été donné sans concours.Il consiste, rapporte l'hi'bdomadaire Le Citoyen dans son édition de cette semaine, à mettre en oeuvre un pian de médiatisation du programme de l'AC-Dl au Maghreb.Son mandat comprend notamment la préparation d'une «stratégie pour la communication et la production active des orientations et objectifs du programme auprès des audiences ciblées au Canada, et de faire un suivi régulier a l'ACDI de la mise en oeuvre de cette stratégie afin de sensibiliser les audiences canadiennes ».Ce mandat a été élargi sans augmentation de ses émoluments, précisait hier M.Saada.Il dit avoir vendu son agence de traduction en décembre 1993.deux mois après sa défaite crève-coeur contre le bloquiste Richard Bé-lisle.La lutte, très serrée, avait forcé la tenue d'un recomptage, M.Saada explique s'être présenté quelques mois plus tard à l'agence fédérale pour y offrir ses services, fort de son expérience en communications acquise durant ses activités de traducteur, et du fait qu'il est français d'origine tunisienne.On l'y a engagé.« S'il y en a qui ont du temps à perdre à parler de favoritisme, ça les regarde.Les gens sont libres de peiâser ce qu'ils veulent.Quand on se présente comme candidat pour un parti politique, on tombe pour ainsi dire dans le domaine public », dit-il.M.Saada affirme ignorer ce qu'il fera au terme de son contrat.S'il avait été élu.son salaire annuel serait de 64 400$.En tant qu'ancien président du PLC-Q.il a droit à un siège au conseil de direction de l'aile québécoise du parti.Comme ancien candidat, il a aussi un siège au conseil de direction de l'association du comté de Laprairie.Le Bloc: un premier congrès, deux paradoxes MARIO FONTAINE Le premier congrès du Bloc québécois se terminera, dimanche, sur deux paradoxes : les troupes seront au maximum de leur mobilisation six mois trop tôt, et cette formation qui se veut temporaire se sera donnée pas moins de 11 pages de statuts et règlements.« À la fin de ce grand rassemblement, le Bloc québécois sera fin prêt à se lancer dans la bataille référendaire », a affirmé hier François Langlois, qui présidera ce premier congrès national du Bloc.Le congrès réunira près de 1 400 militants dans la métropole à compter de vendredi soir.Or, la semaine dernière, le vice-premier ministre Bernard Landry a clairement indique que les troupes souverainistes ne veulent pas aller à l'abattoir au terme d'un combat qu'elles ne sont pas certaines de gagner.A moins d'un brusque retournement de l'opinion publique, le référendum n'aura donc pas lieu avant l'automne.Un report qui fait en sorte que le congrès du Bloc québécois, prévu de longue date, surviendra a des mois de l'échéance référendaire et à la veille de la période estivale, qui n'a jamais été propice aux grandes mobilisations.M.Langlois soutenait hier qu'un congres à ce moment-ci ne pouvait au contraire mieux tomber, puisqu'il se tient au moment où les commissions sur l'avenir du Québec mettent la dernière main à leurs travaux.Cette reti-contre « nous permettra d'approfondir nos arguments sur la souveraineté », d'ajouter le député de Bellechasse.Le congrès donnera également l'occasion aux militants de reprendre contact avec leur chef Lucien Bouchard, dont les activités ont été perturbées cet hiver après qu'il ait été victime de la bactérie mangeuse de chair.M.Bouchard prononcera le discours d'ouverture au Palais des congrès vendredi soir, ainsi que celui de clôture dimanche après-midi.La journée du samedi sera consacrée aux ateliers, dans lesquels diverses personnalités et plusieurs anciens ministres agiront comme personnes ressources, dont les libéraux Yvon Picotte et Michel Page.Un Bloc permanent ?Le Bloc québécois a été crée en 1991.dans le sillage de l'échec de Mcech.Il n'a jamais tenu de congrès plenter comme tel.tout comme il n'a pas de programme officiel puisque « le Bloc Québécois n'est pas un parti ayant l'intention de former le gouver- t nement et de devenir permanent », rappelle l'article I de ses statuts.Or une résolution émanant des comtés de Chicoutimi, Lotbinière, Rose-mont, Papineau-St-Michel et St-Denis veut qu'on biffe cette phrase, comme si le Bloc devait s'enraciner a Ottav^a même après un NON au référendum.M.Bouchard, et ta députe Suzanne Tremblay encore la semaine dernière, expliquent quant à eux que les Québécois ne doivent pas voir leur formation comme une police d'assurance, un contrepoids permanent au régime fédéral.Les militants devront trancher quant au rôle de la formation à long terme.Les sondages sont en effet unanimes à donner une longueur d'avance au camp du NON, et le premier ministre Parizeau lui-même reconnaît que les Québécois ne sont pas prêts à voter en faveur de la souveraineté dans le moment.Si l'option souverainiste n'arrive pas à lever d'ici la fin de l'année \u2014l'échéance fixée par M.Parizeau\u2014 les 53 députés du Bloc auront en pratique à décider de leur sort au cours des douze prochains mois.Or les documents qu'on remettra aux délègues ce week-end font comme si le Bloc était là pour durer.La liste de statuts proposés par le Bureau de direction comprend pas moins de 57 articles.On y propose par exemple la te- J nue d'un congrès plenier régulier à tous les deux ans.On y précise aussi les règles à suivre pour de futures assemblées d'investiture qui ne devraient théoriquement pas avoir lieu, et une résolution d'amendement propose même l'élection du chef au suffrage universel.1,3 million en caisse « Quand un parti est fini, il est fini, ça peut se faire très vite.Le caractère éphémère du Bloc est toujours la, mais en attendant les résultats du référendum il faut se donner des règles de fonctionnement », explique son directeur général.Bob Dufour.« Le Bloc québécois est un instrument de transition vers la souveraineté», renchérit Daniel Turp.le président de la commission politique.Avec 100 000 membres, le Bloc québécois est la plus importante formation fédérale au Québec.De ce nombre.60 000 ne sont pas membres du Parti québécois.La formation est en pleine campagne de financement.L'an dernier, explique M.Dufour, il avait fallu un an pour amasser l.l $ million.Cette année on a recueilli 1,3 million $ après deux mois de sollicitation.L'objectif de 1,75 million devrait être atteint a lu fin du printemps, prédit le directeur gênerai du Bloc.J :b:2 EDITORIAL LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 5 AVRIL 199S Pau) Desmarais Roger D.Landry président du conseil président d'administration et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desiardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef mm mt.Transports : enfin, un peu de cohérence ê i| \u2022 té 89 : dans un élan de générosité électorale, le Parti libéral C.du Québec s'engage à prolonger le métro montréalais jus-La qu'à Laval.Le Parti québécois dénonce cette promesse qui.selon lui, arrive comme un cheveu sur la soupe.Hiver 90: on amorce les études sur la constaiction de la ligne de Lavai.Le maire de Laval organise même une conférence de presse dans un wagon de métro pour bien montrer que le projet, même s'il fait l'objet de nombreux tiraillements politiques, est bien sur les rails.Printemps 91 : Québec laisse entendre qu'il n'a plus les moyens de financer le métro de Laval.Le train reste en gare.Été 94: le Parti québécois annonce â son tour son Intention de construire un métro à Laval.Autant sa volonté paraissait ferme dans le contexte préélectoral, autant elle n'a cessé de perdre des plumes, depuis que le PO a accédé au pouvoir.À elle seule, l'histoire tourmentée du métro lavallois Illustre à quel point la gestion du réseau de transport métropolitain a souffert, ces dernières années, d'une overdose de politique et d une pénurie de cohérence.L'ancien ministre des Transports, Marc-Yvan Côté, avait bien pondu une « politique » du transport pour la région.Celle-ci :péchait par un amour excessif de l'asphalte et une incompré- hension des enjeux proprement montréalais.Elle a été laissée en plan.Depuis, c'est le néant.Les décisions touchant les transports dans la métropole se prennent à ta pièce, bout de route par bout de route, au gré des pressions politiques, sans aucune vision d'ensemble.C'est ce vide que le ministre Jacques Léonard a voulu combler en lançant un plan préliminaire qui fera l'objet d'un débat public dans les mois qui viennent.Il faut saluer cette initiative non seulement parce quelle répond à un besoin criant, mais aussi parce qu'elle paraît engagée dans la bonne direction.Toute réflexion sur les transports dans la région métropolitaine est confrontée à deux dilemmes fondamentaux, un: comment arbitrer entre le transport public et l'auto ?Deux : comment arbitrer entre les besoins de la ville centrale et ceux de la banlieue.Les deux dilemmes s'inscrivent sur la même toile de fond : le manque d'argent Même S'ils laissent beaucoup de questions ouvertes, les volumineux documents ministériels laissent transparaître une volonté d'équilibre et une détermination qui ont fait cruellement défaut au cours de la dernière décennie.M.Léonard reconnaît d'emblée que la question des transports est Intimement liée à celle de l'aménagement et du développement économique de la région, concrètement cela signifie qu'aucun prolongement routier n'est innocent: un nouveau bout d'asphalte attire de nouveaux résidants, lesquels imposent leurs besoins qui conduisent en bout de ligne à la construction de nouvelles Infrastructures, etc.Pendant-ce temps, les villes se vident : c'est l'étalement urbain, auquel le ministre Léonard veitt mettre un frein.Mais d'autre part, son approche a le mérite de ne pas dlaboli-ser la banlieue.Et de tenir compte du fait qu'en améliorant les accès vers la métropole, on incite aussi les entreprises à ne pas fuir la ville.Stopper l'hémorragie d'emplois, c'est aussi une manière de lutter contre l'éparplllement démographique.M.Léoruird s'inspire par ailleurs du rapport Pichette en voulant confier toute la gestion des transports publics et une partie de la gestion des routes à un organisme supra-réglonal.Par définition, celui-ci aurait à coeur l'Intérêt de la région dans son-ensemble, et jouerait le rôle d'arbitre dans les guerres de clo-.cher qui politisent et paralysent le développement du réseau.Enfin, le ministre semble déterminé à trouver de nouvelles* formules de financement et de partage de la facture du transport public entre Montréal et la périphéhe.A un moment où le gouvernement s'apprête à imposer aux sociétés de transport de la région une nouvelle *< coupe » dune cinquantaine de mil-' lions, ce virage devient incontournable.Les réactions que Ion a entendues sur les rives nord et sud de l'île montrent que l'opération risque d'être politiquement douloureuse.A cette étape-ci de la démarche, on ne peut que souhaiter que te bateau mis à l'eau la semaine dernière n'échouera pas.une fols de plus, sur les écueils des petites rivalités locales.Agnès CRUPA r r rrt La coquille vide Contrairement aux fonctionnaires qui font face à d'Importantes compressions budgétaires, les employés d'Alliance Québec peuvent dormir tranquilles.Ottawa ne se laissera pas influencer par un vulgaire facteur comme la diminution radicale de son membership et continuera a lui verser sa subvention annuelle de 1.2 million.C'est du moins l'engagement pris, lundi, par le président du caucus libéral, Alfonso Cagliano, en réponse aux questions d'un député du Reform Party sur la pertinence dune telle contribution servant surtout à payer le personnel et les locaux d'un organisme qui ne représente plus grand monde.Et qui est devenu, aux yeux même de représentants de la communauté anglo-québécoise, un club ferme du Parti libéral du Québec.* Répondant au besoin de se regrouper et de faire entendre son point de vue, lors des grands débats linguistiques des années 80.Alliance Québec pouvait, à l'époque, prétendre parler au nom de 20 â 25 000 membres.De vrais militants, encadrés par une équipe de permanents dynamiques, inquiets de leur avenir dans un Québec en pleine mutation.Au point de vouloir se doter d'une formation politique \u2014 le Equality Party.aujourd'hui disparu \u2014 exclusivement voué à la défense de leurs droits.Avec révolution de la situation, dont un net adoucissement de la législation sur la langue, ce militantisme a fondu comme neige au soleil.Au point où, l'an dernier.Alliance Québec arrivait à peine à attirer plus de 2 000 membres et en raison de ses liens avec le Parti libéral, avait perdu beaucoup de sa crédibilité au sein même de la collectivité anglophone qu'elle affirme représenter.¦ Il est possible qu'Alliance Québec retrouve un jour sa raison d'être.Là n'est pas la question.Ses capacités de recrutement le démontreront En attendant ce qui nest absolument pas normal, c'est qu'Ottawa continue de dilapider des fonds publics sous forme de subvention à une coquille vide comme si elle était pleine.Si le gouvernement fédéral veut continuer à être pris au sérieux quand II parle d'éliminer le ' gaspillage, il doit aller au bout de sa logique et remettre en question son aide à Alliance Québec en tenant compte de , sa représentativité.Et ne plus lui verser que ce qu'elle mérite.C'est à dire pas grand-chose.Pierre CRAVEL 0R0(T5 RESERVES >'.r> I ¦ » * La boite aux lettres Patricia Tulasne // est trop facile d'accuser les phoques * ¦ Comme il est facile d'accuser les phoques de vider les mers de leurs f»oissons.plutôt que de regarder la réa-itc en face.Ce sont les politiques canadiennes en matière de pèches, depuis plus de vingt ans, qui sont les vraies responsables du désastre écologique.Quotas démesxirëment élevés atteints grâce à d'cnormes chalutiers munis de filets maillants qui ratissent la mer et peuvent parfois y rester pendant des années, causant la destruction systématique de toutes les espèces, maigre les avertissements des petits pécheurs traditionnels, pour satisfaire les lois économiques du marché.Car c'est bien d'argent qu'il s'agit.H n'y a que des raisons économiques a la destruction des espèces, comme d'ailleurs â la chasse aux phoques, qui sert en plus de bouc émissaire parfait face à l'irresponsabilité des gouvernements.Mais le plus odieux de l'affaire, c'est qu'on nous donne de bonnes raisons de continuer le massacre.On nous fait croire que le phoque est la base alimentaire du Québécois moyen, qu'il est obligé de porter sa fourrure pour se protéger de froid et que c'est très amusant ( et payant ) de lui couper le pcnis pour satisfaire les fantasmes de virilité des asiatiques.Ne nous leurrez pas.Madame Copps, avec votre bonne conscience.Le vrai responsable du désastre écologique, c'est l'homme et sa certitude que tout lui appartient, et qu'il peut disposer des êtres et des choses comme il l'entend pour son profit immédiat, sans s'encombrer des conséquences, sans aucun tespect et sans aucun amour.Patricia TULASNE comédienne Lucien Bouchard, grand défenseur des syndiqués ?¦ Dans le conflit qui les oppose aux patrons du Canadien Pacifique, du Canadien National et de Via Rail, les syndiqués ont reçu l'appui tonitruant de l'opposition officielle aux Communes dirigée par le chef du Bloc qucbe-cois, Lucien Bouchard.Au début de la décennie 1980, lors d'un conflit syndical qui opposait au gouvernement pequiste les employés de la fonction publique et para-publique, le négociateur en chef, grassement rémunère, qui dirigeait la stratégie gouvernementale, n'était nul autre que ce même Lucien Bouchard.Sous sa férule et sous l'oeil approbateur du ministre des Finances, lacques Pari-zeau.les 300 000 employés de l'État québécois se sont fait matraquer à coups de décrets, de lois spéciales, de conventions collectives suspendues et de salaires coupés de près de 20%.Celait peut-être cela « l'autre façon de gouverner ».Quoi qu'il en soit, il y a lieu de s'interroger sur la sincérité de Lucien Bouchard devenu aujourd'hui, par l'opération de l'électoralisme.le défenseur des conventions collectives et des droits des syndiqués.Lequel est le vrai Lucien Bouchard ?Celui d'il y a quin* ze ans ou celui d'aujourd'hui ?M.SIMARO « Tu nous as menti Pierre Bourque ! » ¦ «Tu nous as menti, Charlie Brown ! » Tous se souviennent de cette fameuse phrase lancée à Brian Mulro-ney, alors premier ministre du Canada, par une dame âgée.Eh bien, on peut maintenant dire la même chose au jardinier qui nous tient lieu de maire: « Tu nous a menti Snoopy ! ».Cai.on s'en rend compte aujourd'hui, Pierre Bourque nous a bel et bien menti tout au long de la campagne électorale.Il nous avait promis de geler les dépenses de la Ville et les comptes de taxes.Résultat : les dépenses sont en hausse et nos comptes de taxes augmentent en moyenne de 5 % .11 n'a pas cessé de décrier l'état de malpropreté lamentable dans lequel était la ville.Résultat : Montréal n'a jamais été aussi sale que depuis que monsieur Bourque est au pouvoir.11 nous avait promis de faire de Montréal une ville verte.Résultat : il abandonne le superbe projet de revitalisation du Mont-Royal, le poumon de la métropole.Monsieur Bourque, }*ai voté pour vous en pensant que vous feriez attention à notre environnement.l'ai maintenant l'impression que vous êtes plus prcoccupé par le sort des pingouins du Biodôme et des cyclamens du jardin botanique que par la qualité de vie des Montréalais et Montréalaises.l'ai déjà hâte à la prochaine élection municipale ! Daniel LAPOfNTE Montréal Oui, le rôle de Radio-Canada est à revoir ¦ Après la démission post-budgétaire du président de Radio-Canada, M.Anthony Manera.l'incertitude plane quant à l'avenir de la Société d'État.Avant d'étudier la question des coupures, une constatation doit être faite : Il fut une époque où Radio-Canada était la seule institution à pouvoir fournir un service de télédiffusion.Ce n'est désormais plus le cas.C'est 350 millions qui sera amputé au budget de la Société d'État.|usqu*à aujourd'hui, le fédéral versait tout près d'un milliard de dollars d'argent du public à la SRC.L'année dernière seulement, Radio-Canada a fait un déficit de 150 millions.Elle perdra donc plus du tiers de la contribution fédérale et devra non seulement couper, mais ré étudier complément son rôle.À mon sens, il est grand temps qu'on réexamine profondément son rôle et son utilité dans le contexte actuel de notre pays.On peut constater que la Société se livre à une concurrence déloyale avec les autres télêdiffuseurs dans le but de s'octroyer les plus grands événements, tant sportifs que culturels.En raison de son avantage financier, la SRC réussit à être la plus offrante et souvent la « trop » offrante pour obtenir des choses comme la télédiffusion de la très «essentielle» soirée du hockey.Alors, ce qui pourrait être rentable pour une autre chaîne, finit inévitablement par un bilan déficitaire pour la Société d'État.Ayant artificiellement le pouvoir de mettre en ondes les émissions les plus courues, qui récolte les plus grosses cotes d'écoute?Ainsi, qui bénéficie des plus grosses campagnes publicitaires ?Les autres diffuseurs qui participent au système, et donc qui contribuent au succès de la SRC, on ne leur laisse que les petits projets à petite cote d'écoute, avec les publicités de « liquidation de stores verticaux ».En économie on appelle ça, l'effet d'éviction.Il faut aussi noter que l'enregistrement d'un telcroman sans intérêt, comme Marylin, à toujours coûté au moins deux fois plus cher qu'une émi^ sion similaire produite par Telé-Métro-pole.Le télévision publique n'a pas et n'a jamais eu un rôle bien défini, ce qui lui laisse le loisir d'offrir à peu près la même programmation que les autres postes.Il en résulte par le fait même, qu'elle fait directetnent compétition a ses consoeurs du privé, à la seule différence qu'elle, elle a droit aux foilds publics.Rappelons qu'à l'heure actuelle, il nous faut repenser notre système de santé et d'éducation, faute de moyens.Nul doute que ces deux service* sociaux sont autrement plus « essentiels » que l'entière prograromatiotxjj^ la SRC.Soyons cohérents dans nos interventions ! Que l'État se donne comme V^Fè d'assurer un «contrôle de la qualité» des émissions de la même façon qu'il le fait avec la qualité des aliments d'accord I Que l'Etat s'applique à offrir une forme d'aide à différents projets selon des critères préétablis de qualité, comme elle le fait dans l'industriOQ) disque^ c'est une autre solution.Mais que l'Etat s'amuse à produire lui-même des petits «quiz» avec intentionnellement plus de moyens que dans le privé, c'est complètement hors mission.Collectivement, on n'en retire, pas grand chose et par conséquent, on n*à plus rien à faire là-dedans ! Quant à son avenir, c'est à se demander s*îl doit en avoir un.Il n'existe paç.de quotidien d'État et personne ne s'en plaint pour autant.Marc bernard étudiant à TUniversité de Montréal N.B.¦ La Presse accorde priorité sous d'é'ffe rubrique aux lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se rèser^ ve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, doft-ner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres, La Presse, 7, rue Saint Jacques» Montréal, H2Y !K9. LA PRESSE.MONTRÉAL, MERCREDI 5 AVRIL 1995 B3 OPINIONS Radio-Québec : propos de M.Lapointe choquent les réalisateurs lOUIS CHAREST L'auteur est président de l'Assinia-litm des réalisateurs de Radio-Qué- La lettre que le président du conseil d'administration de la Société de radio-telêvision du Québec, Me Pierre L.Lapointe, a récemment adressée à La Presse ( jeudi 30 imirs), nous inspire un sentiment de rage, de honte, de crainte et de grande frustration.Comment, en effet, ne pas ressentir une profonde humiliation devant les propos d'une personne qui représente au plus haut niveau Radio-Québec et ses artisans et qui cautionne le démantèlement de la Société dont il préside le conseil ?tfattitude de Me Lapointe est hautaine et méprisante, d*abord à l'égard de ses collègues du conseil d'admi-ftfstration qui ne siègent pas au comité exécutif.De l'aveu même du président du conseil d'administration de Radio-Québec, seuls les membres du -comité exécutif et de la haute di-recfion ont été informés, avant sa publication, du contenu d'une lettre qui constitue à sa face même la position que la Société défendra devant les autorités ministérielles concernées.Dès lors, il nous est permis de nous demander s'il y a eu un vote au conseil d'administration sur un sujet qui concerne la survie d'une institution dont le démantèlement aura des conséquences incalculables dans toutes les régions du Québec.L'attitude de Me Lapointe est également méprisante face aux artisans de Radio-Quebec, c'est-à-dire tous ceux et celles qui, depuis 27 ans, forgent une télévision éducative originale.Or, c'est par les journaux que ces gens de vision, de coeur et de passion ont pris connaissance du contenu de la lettre du président du conseil.Cela est indigne d'une personne qui occupe de telles fonctions.Quant au contenu de cette missive, il est fort inquiétant et suscite de nombreuses questions.En premier lieu.Me Lapointe fait remarquer que « le conseil d'administration avait effectivement reçu le mandat de réexaminer la mission globale de Radio-Québec ».Qui a donné ce mandat ?Quand le conseil d'administration l'a-t-il reçu?De quel mandat s'agit-il ?Celui que vient de lui donner le gouvernement du Parti québécois ou celui qu'il avait reçu de l'ex-ministre de la Culture et des Communications, Mme Liza Frulla, au cours de l'été de 1994?En deuxième lieu.Me Lapointe fait référence au «conflit d'intérêt dans lequel se retrouve Radio-Québec, comme toutes les télévisions publiques financées partiellement par la publicité».Mais de quoi parle-ton ?Le CRTC et la Régie des services publics du Québec ont reconnu le droit de Radio-Québec de faire appel à la publicité pour assurer une partie de son financement.Est-ce un conflit d'intérêts eu égard au mandat éducatif de la Société ?Où est le problème ?Est-ce un conflit d'intérêts en regard du financement de Radio-Québec ?Parce qu'une partie importante des revenus de Radio-Québec provient de TËtat, il lui serait interdit de compter sur l'apport de commanditaires?Comble du paradoxe, voilà le discours que tiennent les dirigeants de la télévision privée qui.eux, n'éprouvent aucune gêne lorsqu'ils bénéficient du soutien de l'État {via Téléfilm, la SOGIC ou les crédits d'impôt ) pour financer certaines de leurs séries ! Nous déplorons vivement que le président du conseil d'administration de Radio-Québec n'ait pas abordé, dans sa « réflexion », ces deux volets essentiels que constituent la culture et l'information, et qu'il se soit contenté de conclure à l'impossibilité, pour la Société, de continuer à remplir son double mandat éducatif et culturel.Or, Radio-Québec n'a-t-elle pas, de façon originale, l'obligation de refléter l'identité québécoise tout en respectant son mandat éducatif ?À plusieurs reprises, depuis 15 ans, le CRTC et la Régie des services publics ont reconnu que la Société s'acquittait fort bien de son mandat, tout en oeuvrant dans les secteurs de l'information et de la culture.Radio-Québec étant une télévision qui a la possibilité de pénétrer quotidiennement dans chacun des foyers du Québec, pourquoi le gouvernement se priverait-il d'un outil aussi important pour informer la population et présenter le visage culturel de notre société ?En troisième lieu.Me Lapointe précise que les membres du conseil exécutif désignés par le conseil d'administration ont « par ailleurs tenté de déceler ce que pourraient être les attentes de la société québécoise au sein de laquelle Radio-Québec évolue et pour laquelle elle doit oeuvrer ».À cet égard, nous sommes non seulement très intéressés à connaître les tenants et aboutissants de cet examen, mais également à savoir qui y a participé et quels ont été les moyens retenus pour assurer sa réalisation.Et lorsque Me Lapointe affirme que te public « devra faire connaître clairement son acceptation de la mission de Radio-Québec et juger de la pertinence de celle-ci en fonction de sa capacité à satisfaire ses besoins d'éducation et de formation, tout en apprenant à ne pas comparer Radio-Québec à des télévisions généralistes », nous ne pouvons que le rassurer : au rythme où vont les choses, d'ici peu, Radio-Québec (ou du moins ce qu'il en restera ) ne sera plus comparable à quoi que ce soit.Ainsi, parce qu'ils confirment une indéniable volonté de réduire le rôle de Radio-Québec à une télévision marginale, les propos du président du conseil d'administration sont certes réjouissants pour les autres télévisions, mais combien décevants pour les artisans de Radio-Québec et les téléspectateurs qui l'honorent de leur fidélité.En plus d'ignorer délibérément l'évolution de Radio-Québec, son apport original et significatif sur les plans éducatif et culturel, de même que l'impact de sa présence en régions.Me Lapointe prend bien soin de ne jamais donner sa définition d'une télévision éducative.(.) Par ailleurs, il nous apparaît très révélateur que Me Lapointe ait intitulé « Le temps est venu de se servir de Radio-Québec » le texte de sa lettre ouverte à La Presse.N'en déplaise à cet expert en privatisation et à ses acolytes du comité exécutif, le temps n'est pas venu de se servir de Radio-Québec.Le temps est venu de donner à la télévision éducative la plus performante au monde ( Radio-Québec possède en effet des parts de marché deux fois supérieures à celles de TV-Ontario et de PBS ), les moyens de continuer à servir la population du Québec.Pour un nationalisme moderne le PO a toujours tenté de favoriser llntégration harmonieuse des Québécois de diverses origines et de condamner ie racisme MONIOUE SlfMAIID L'auieure est première vice-présidente et directrice générale du Parti québécois, Le 21 mars dernier marquait la Journée internationale pour l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale.Pour souligner cet événement, une motion a été déposée à l'Assemblée nationale par le vice-premier ministre, M.Bernard Landry.Le Parti québécois s'est également associé à cette journée en diffusant, par l'entremise de son bulletin interne, une note à toutes ses associations de comté dans laquelle il rappelait la contribution qu'apportent les citoyennes et citoyens de diverses origines au développement du Québec.Depuis sa fondation, le Parti québécois a toujours eu pour souci de favoriser l'intégration harmonieuse des Québécoises et Québécois de diverses origines et de condamner le racisme.C'est ce parti qui a été le premier à faire élire un député Noir à l'Assemblée nationale.C'est ce même parti qui, au tout début de son premier mandat, a créé le ministère des Communautés culturelles et de l'Immigration et mis en place une politique de «convergence culturelle».C'est toujours ce même parti qui a vu des hommes comme Jacques Couture et Gérald Godin mener le combat contre l'exclusion au profit d'un rapprochement entre ce qu'on appelait alors les « communautés culturelles » et la « société d'accueil », ce que nos adversaires reconnaissent et que le magazine interculturel Images, dans son édition de décembre 1993, a d'ailleurs rappelé en soulignant que les années péquis-tes ( 1976-1985 ) avaient été des années de « grande générosité ».Enfin, c'est toujours ce même parti qui consacre un chapitre entier de son programme à cette question en rappelant avec insistance la lutte qu'il faut mener aujourd'hui contre le racisme et la discrimination.Pourtant, depuis quelques semaines, certains analystes, et plus particulièrement Lysiane Gagnon, du journal La Presse, pour ne pas la nommer, ont remis en doute cet héritage et celte position défendus par le Parti québécois suite aux déclarations de certaines personnes associées au mouvement souverainiste, déclarations d'ailleurs fortement condamnées et même sanctionnées.Dans sa chronique du 9 mars dernier, par exemple, Mme Gagnon s'en prenait au mouvement souverainiste, et plus précisément au Bloc québécois et au Parti québécois, suite aux déclarations de Raymond Lévesque et des députés bloquistes Philippe Paré et Gilbert Fillion sur le vote des membres des communautés ethno-culturelles.Mme Gagnon m'accusait même directement de m'en être pris aux «juifs et aux anglophones» qui auraient voté contre moi dans le comté de Bertrand.Il ne s'agit là que d'une pure calomnie et d'une ignoble médisance puisque je n'ai jamais tenu de tels propos.l'ai toutefois fortement dénoncé ceux qui se sont permis de voter dans le comté de Bertrand alors qu'ils n'y sont pas domiciliés.Parmi eux.il y en avait une forte majorité qui habitent dans les comtés de Westmount, Saint-Louis et D'arcy-McGee.Là ne s'arrêtent pas les élucubra-tions de Lysiane Gagnon.Après avoir mentionné « ces récriminations qui sentent la xénophobie à plein nez », la chroniqueuse de La Presse mettait la cerise sur le gâteau en affirmant qu'il y a « derrière tout cela une toile de fond et un leadership intellectuel ».Mme Gagnon s'empressait alors de mettre dans le même sac Pierre Bourgault et le sociologue Pierre Drouilly.Laissons à Monique SImard ces deux dernières personnes le soin de se défendre elles-mêmes, elles sont parfaitement capables de le faire sans moi.En ce qui le concerne, le Parti québécois s'interroge sur cette faculté prodigieuse de sauter du coq a l'àne et d'associer diverses déclarations en laissant entendre qu'on aurait ainsi affaire a une sorte de complot a saveur eihnocentriste dans lequel toutes les forces souverainistes seraient impliquées.Et quoi encore ?On nage vraiment en pleine paranoïa.Pourquoi cette «supervigilance» a notre égard ?Pourquoi une telle insistance à vouloir continuellement dénigrer le Bloc québécois et le Parti québécois sur cette question, alors qu'on reste pratiquement muet sur des commentaires semblables émis par les défenseurs du fédéralisme.À titre d'exemple.M.lean Pelletier, actuel chef de cabinet de Jean Chrétien, a déclare durant la dernière campagne électorale fédérale que les électeurs de la région de Québec n'étaient pas encore prêts a élire un Noir.Est-ce que ça fait du Parti libéral du Canada un parti raciste ?Plus récemment, une députée du Parti libéral du Canada a tenu des propos particulièrement choquants a l'égard des homosexuels.Bien que cette députée n'ait pas ctc contredite par son chef, doit-on en conclure nécessairement que ce parti est homopho-be?M.lohn Crosbie.alors ministre du précédent gouvernement conservateur, a eu à quelques reprises des mots pas très élogieux vis-a-vis des francophones en général et des Québécois en particulier.Le Parti conservateur du Canada serait-il devenu un parti francophobe ?Passons rapidement sur M.Jean-Louis Roux, sénateur libéral et grand défenseur du fédéralisme, qui a été jusqu'à menacer de quitter le Québec en évoquant l'exemple de l'Allemagne nazie.( .) Ainsi, si l'on portait toutes ces déclarations au crédit des partis défenseurs du système fédéral, on pourrait en conclure que ce mouvement est homophobe, francophobe, raciste et fasciste.Or, d'une part, personne ne le fait et, d'autre part, ce n'est pas le cas.Ces affirmations sont des propos isolés, qu'il faut certes déplorer, mais qui ne reflètent en aucune manière les idéologies des partis.Alors pourquoi agit-on autrement quand il s'agit des partisans de la souveraineté du Québec ?Lorsque des membres de notre formation font de telles déclarations, nous sommes les premiers a les réprimander, ce qui n'est pas toujours le cas chez nos adversaires.Alor;, pourquoi rechercher avec tant d'insistance de notre côté ce qu'on refuse souvent de relever de l'autre?Pourquoi cet acharnement à nous dénigrer tout en minimisant les propos de la partie adverse ?Pourquoi nous faire endosser des idées que nous condamnons?Pourquoi même aller jusqu'à nous prêter des déclarations que nous n'avons jamais faites ?Il est du devoir de la société tout entière de constamment rester vigilante et de ne pas hésiter a s'élever pour dénoncer toutes les formes idéologiques extrémistes qu'on peut retrouver ici et la au sein de la population.Il ne faut cependant pas partir a la chasse aux sorcières en interprétant maladroitement des propos isolés comme étant le reilei idéologique de mouvements ou de partis politiques.( .) Réplique ¦ Décidément, il y a des cas ou la « partisaneric » rend aveugle, à tout le moins entrave sérieusement la lecture.OU Mme Simard est-elle allée chercher que j*aurais évoqué « une sorte de complot à saveur ethnocentrisfe dans lequel toutes les forces souverainistes seraient impliquées » ?La « paranoïa » dont elle m'accuse semble être plutôt de son côté.Dans cette chronique du 9 tnars, je n*ai fait que relever, comtne du reste nombre d'autres obsen*ateurs francophones, une série de propos à caractère xénophobe, en signalant que, loin de venir de quidams \u2014 auquel cas il aurait été sans intérêt de les commenter \u2014.ils venaient d'ituiividus assez haut placés dans la hiérarchie péquiste et bloquiste.le n'ai fumais parlé du PO en tant que parti, ni de Vetisemble des souverainistes, trujis d'un courant qui existe, c'est assez clair, et contre lequel tout parti doit se prémunir.Oue le PO, datts l'ensemble, ait fait de grands efforts pour s'ouvrir aux minorités culturelles, est une chose que non seidement je n'ai jamais niée, mais que j'ai plusieurs fois signalée, dans d'autres chroniques.Sur le sujet particulier de l'élection dans Bertrand, le fait detneure que, parmi les quelque 700 électeurs qui, souvent de très bonne foi, ont voté là où ils avaient leur chalet, Mme Simard ( ou les porte-parole du PO dans cette affaire ) n 'ont jamais visé nommément que des municipalités et des cotntés à peu près exclusivement juifs ( D'Arcy McGee, Hampstead ) ou très majoritai-retncttt anglophones ( Westmoimt, Saint-Louis ), alors qu'on sait fort bien qu'un certain notnbre de villégiateurs d'Outre-mont, de Rosemont ou d'autres cotntes dont la bourgeoisie est francophone, ont eux aussi voté dans Bertrand.De tels propos laissent croire que seuls les électeurs des cotntés juifs et anglophottes auraient été de nuwvaise foi, ce qui effecli-vetnent ressemble fort a un procès d'intention.Ettfin, Mme Simard nous accuse de « supervigilance » à l'égard du PO et des souverainistes.Ettcore une illustration de la pariisanerie qui rend aveugle.De toute évidence, elle n'a pas lu, ou elle a oublié, les innombrables chroniques critiques que j'ai écrites sur les gou-vernemetîts Bourassa, Chrétien, Johnson, le PLC, le PLO, etc.Cela dit, le PO forme maintenant le gouvertwment et c'est le projet souverainiste qui est sur la table.Il est parfaite-tnent normal qu'on en parle davatitage que des groupes d'opposition, ou des propos d'une députée libérale isolée, d*un lohn Crosbie qui a quitté la poli4i-que il y a trois ans, ou d'un sénateur qui ne représente que lui-même.Loin d*être de racharnrment, c'est au contraire l'un des premiers devoirs des joumatistes qdc d'être particulièrement critiques envers ceux qui détietment le pouvoir.' Lysiane GAGNON Écofiomie : te Québec à la remorque de ses groupes ROMA DAUPHIN L'auteur est professeur d'économique a l'Université de Sherbrooke, epuis vingt ans.le Québec s'est endetté année après année.Les limites de notre ligne dë crédit ont probablement été atteintes et il ne ser^a plus possible d'emprunter strictement pour payer les frais d'intérêt sur la dette comme par le passé.Cette nouvelle contrainte implique le sacrifice de ressources réelles, c'est-à-dire qu'une partie accrue de notre main-d'oeuvre devra se consacrer à la production de biens destinés à des non-résidants.La tâche n'est pas au-dessus de nos moyens si nous réussissons à mettre à l'oeuvre le t'^xl pourcentages de chômeurs et d'assistés sociaux aptes au travail.Cette baisse drastique dans le chômage n'est possible cependant que si chacune des trois conditions suivantes est rencontrée : un dollar canadien faible, des salaires au Québec environ dix pour cent inférieurs à ceux de l'Ontario et l'effacement des déficits budgétaires du gouvernement fédéral et du Québec.Ce programme est réalisable puisqu'il ne reste que la troisième condition 4 satisfaire.Non f.le vrai problème du Québec n'est ni sa dette publique, ni le taux de chômage, mais le Bien trop faible taux de natalité qui persiste depuis vingt années.À l'instar des autres pays industrialisés, le fort taux de croissance des décen-hlés 1950 et 1960 a produit une baisse des taux de natalité au cours de la décennie 1970.Au Québec, la baisse fut dramatique et notre taux se situe au niveau de celui du Japon, depuis des années.Il est prévu, au Québec comme au lapon, que le pourcentage des 65 ans et plus dans la population totale sera de 25%, en l'an 2025, et que la population totale de ces deux territoires se mettra à décliner quand ces aînés décéderont.Le maximum prévu quant aux poids des aînés dans la population totale est de 20 % dans la plupart des autres pays industrialisés du monde.En pourcentage du PIB, la dette publique nette était, en 1994, de 7,1 %, au lapon, comparée à près de 90%, au Québec, De plus, le ministre nippon des finances dans ses discours du budget en 1991, 1992, 1993 a insisté sur un point : pas question de faire un déficit budgétaire puisqu'il nous faut amasser une énorme réserve pour faire face au défi qui se présentera dans 15 ans.Au Québec, la situation est un peu différente puisque personne ne veut parler du problème à l'exception de quelques démographes.Le problème posé par un trop faible taux de fécondité est d'une ampleur inouïe.Non seulement réduira-t-il le poids du Québec au sein du Canada, mais il pourra casser le Québec en deux.À compter de Tan 2010.les babyboomers commenceront à prendre leur retraite en grand nombre.Ils exigeront alors des services de santé de qualité et ils commenceront a ce moment-là à récupérer de l'État leur épargne accumulée jusque-là pour financer le restant de leur vie.À moins que l'État puisse alors emprunter à l'étranger, ce qui est peu probable, il devra déclarer des sur- plus budgétaires.Comment dégager ce surplus?Supposons que le gouvernement relève les taxes pour tous : les jeunes, les gens adultes et les aines et qu'il effectue une coupe proportionnelle, selon les groupes d'âge, dans les dépenses.Un énorme transfert de fonds au profit des aînés en provenance de la population plus jeune sautera alors aux yeux de toute la population.Ce transfert se-ra-t-il toléré par les plus jeunes contribuables et clients de l'État ?Peut-être si le revenu de ceux qui ont aujourd'hui entre 15 et 35 ans décolle un jour.Le problème de la légitimité du transfert ne se posera pas au lapon, car depuis 40 ans une génération a toujours laissé à celle qui la suit des revenus réels plus élevés.Les politiques du lapon ne peuvent servir d'exemple au Québec.Les laponais sont prêts a accepter une certaine dépopulation, mais il n'est pas certain que le Québec puisse tolérer cela.Afin de relever le taux de fécondité, les laponais vont investir massivement, au cours des prochaines années, dans la construction de logements de 5 et 6 pièces, alors que la plupart de nos familles disposent déjà de leur maison unifamiliale.Pendant que les laponais constitueront une réserve pour l'an 2010 et les suivantes, nous, les Québécois, nous paierons nos dettes passées.Il n'existe pas d'autres problèmes ou la société québécoise semble autant a la remorque de ses groupes.En effet, un retour à une nai;;litc plus élevée n'est possible que si les plus puissants groupes y mettent du leur et adoptent un horizon à plus long terme.Ces groupes sont les jeunes, les femmes, les gens d'âge mur.les syndicats et tes entreprises.Nous posons à chacun des questions qui feront ressortir le possible rôle de chacun.Au jeune couple.Va-t-il falloir que leur revenu actuel soit égal a celui de leur parents pour qu'il se décide a avoir un enfant ?* Aux femmes.Si le Québec encourageait-le tiers de ses femmes à n'avoir aucun enfant afjn qu'elles puissent atteindre des sommets dans leur carrière professionnelle et incitait les autres ferlâmes à avoir en moyenne trois enfants, ce projet, qui relèverait le taux de fécondité, serait-il acceptable ?: Aux gens d'âge mûr.Les hauts revenus actuels des gens d'âge mûr sont-ils uniquement le fruit de leur détermination, de leur sagesse et de leur travail personnel ?Ceux qui sont nés entre 1940 et 1960 n'ont-ils pas été un peu chanceux ?Aux syndicats.Pourquoi les syndicats aiguisent-ils parfois des appétits insatiables au lieu de défendre comme autrefois l'équité ?Aux entreprises.Elles ont reçu et continuent de recevoir beaucoup de fonds de l'État.Nos entrepreneurs sont-ils maintenant assez grands pour se lancer dans la vie sans leur grand frère ?Toutes ces questions posent un problème de fond : comment concilier les intérêts individuels et des groupes avec le bien commun ?Il suffirait, je crois, que la réponse d'un *»eul groupe ne soit pas dans le bon sens pour que celui-ci puisse imposer son rythme a la société québécoise elle-même.Seul rtlat peut-il mettre de l'avant un cadre gênerai qui préserve le bien commun tout en reconnaissant le caractère éminemment personnel de la décision d'un couple ou d'une femme quant au nombre d'enfants desires.f B4 LA PRESSE.MONTRÉAL.MERCREDI 5 AVRIL 1995 Têtes d'affiche Adressez ws commsmmés à: Têtes d'affiche La Presse 7, rue Saint-Jacques Montréal H2Y1K9 acha Crenon, entourée d'enfants ( dont Mustapha Eid, Alana Soi-leqù et Antoine Fontaine, trois enfants soignes à rHûpital de Montréal pour enfants ).participait hier au lancement de la Bcboloto de la Fondation de THô-pital de Montréal pour enfants.Les bénéfices de cette série de tirages serviront à Tachât d'équipement médical pour l'Hôpital de Montréal pour enfants et tout particulièrement des lampes chirurgicales, au coût unitaire de 25 000$.et d'un coeur-poumon d'une valeur de 160 000$.ainsi que l'a précise la directrice générale de la Fondation Marie-Claire Morin, lors du lancement de Ja Bebcloto.L'Hôpital de Montréal pour enfants traite des enfants provenant^ d'un peu partout au Québec et au Canada, car il est l'un des rares hôpitaux pédiatriques pouvant pratiquer la reconstruction cardiaque chez les nou-veaux-nes, devait préciser le docteur Anthony Dobeil, pionnier de la chirurgie cardio-vasculaire chez les enfants.La populaire comédienne Mâcha Gre-non, « Gouverneur honoraire » de l'Hôpital, est la présidente d'honneur de la campagne de financement de cette fondation hospitalière.Pour inciter à la générosité du grand public.Bebéloto offre l'opportunité de remporter l'un des nombreux lots évalués à 100 000$ au total.Coût du billet : 2$, disponible dans les Pharmaprix.marchands de journaux, stations-service Olco, restaurants Harvey's et rôtisseries Chalet Suisse.Renseignements : 934-4507.O ¦ Clinique d'identification d*enfants par video, offerte par le Réseau enfants retour Canada, en collaboration avec Vidéo Esprit et les Projets Benoit et Romeo, dans le cadre du Salon de la maternité et de la paternité, qui se tient à Place Bonaventure du jeudi 6 avril au dimanche 9 avril.Renseignements: 843-4533.O ¦ C'est sous la présidence d'honneur de Pierre Brunelle, président et chef de la direction de la Société R|R-Macdonald, que se tiendra la soirée bénéfice annuelle de la Fondation lean Du-ceppe qui a pour objectif de soutenir la Compagnie lean Du-ceppe pour la réalisation de ses idéaux et de son développe-mcrtt.Pour l'occasion, ce vendredi 7 ;ivril, les donateurs pourront assister a la première officielle de la pièce Sca Hnrse, 6'Edivard /.Moore, avec Fran-cine Rue! et Gilles Renaud dans une mise en scène d'André' Brassard.Depuis 21 ans, la compagnie théâtrale leari Duceppe a présenté 111 pièces devant plus de 2.*^ millions de spectateurs.Coul: 100 i».Renseignements: 842-8194.¦ Le Chalet du Mont-Royal sera transforme par Gilbert Lanouetie i de Fleurs Gilbert ) en un immense jardin de 50 000 jonquilles, pour la tenue du deuxième Bal de la lonquille de la Société canadienne du cancer, qui aura lieu ce samedi 8 avril.Le tout sera agrémenté d'un menu printanier gastronomique concocté sur place par René Pankalla.Les commanditaires se sont montrés généreux pour faire un succès de l'événemeni ( en offrant cadeaux et prix à tirer ) dont on espère tirer 150 000 $ de bénéfices.Coût : 250 $ et 351) $ ( 150 $ pour les moins de 30 ans ).Renseignements: 255-5151.Rappelons que la campagne de financement de celle année est présidée par Gérard Le-beau, président du conseil de Autostock, qui a personnellement bénéficié (^\\^ réconfort et de l'appui de bénévoles do la Société canadienne du cancer, lors dii décès d'un être cher.O ¦ le travail a la pige, qui est le lot de beaucoup de journalistes, sera au centre des préoccupations du congrès de l'Association des journalistes indépendants du Québec < A|1Q ).qui tiendra des ateliers sur la pige dans les différents types de médias ( journaux, radio, magazine et télévision ).lors de son congrès annuel, qui se tiendra à Radio-Québec, lOjJO.rue Fullum, ( 5« étage ) ce samedi 8 avril, à compter de 8 h 30.Participeront à ces ateliers : Marcel Desjardins Pierre Brunelle 4 Les tÊonateuÊFS agtpHmtsés La soirée bénéfice du Théâtre du Nouveau Monde a connu un vif succès, permettant de tirer un bénéfice de 100 000 $ grâce au concours des bénévoles et commanditaires.Cette activité bénéfice coïncidait avec la Journée mondiale du théâtre et a réuni quelque 700 invités autour des présidents d'honneur, la comédienne Monique Miller et Laurent Lemaire, président et chef de la direction de Cascades, venus assister à la présentation de La mégère apprivoisée, le tout suivi d'une réception dans le ton donné par Shakespeare, de La Presse, Bernard Descôteaux du Devoir, et Renet Bouchard de l'Association des hebdos régionaux ; Yvan Asse-tin de Radio-Canada et Peter Miller de l'Association canadienne de la radiodiffusion ; René Fortin de la Fédération nationale des communications ( CSN ), Monique Prince, du Syndicat des travailleurs de l'information de La Presse et lean-Pierre Legauit, du syndicat des journalistes du Devoir; Faute Beau-grand-Champagne de VActualité, Da-nielle Thibault de la revue Commerce^ Romain Bédard, d\"Info-Presse et Détail, et lO'Ann Marchand, de Quart de rond ; et encore./ean-Paul Dubreuil, de la Société Radio-Canada et /acques Véron-neau de Radio-Québec.Coût: 30$.Renseignements : 523-9845.O ¦ L'Association des avocats de la défense de Montréal a choisi d'honorer Me facques Beilemare, demain, à l'occasion de sa huitième Soirée reconnaissance, qui suivra la journée d'étude annuelle de l'Association.C'est le juge en chef du Canada, Antonio Lamer, qui remettra officiellement le prix reconnaissance de l'Association.Le ministre de la Sécurité publique.Serge Ménard, prendra la parole lors du lunch.Renseignements : 954-3443, Louise Sainte-Marie.¦ Session d'information sur le décrochage scolaire, offerte gratuitement aux parents intéressés, dans le cadre d'un programme ( pour une réussite éducative face au décrochage scolaire, le marché du travail à la carte ) d'Opération placement jeunesse, un organisme oeuvrant auprès des jeunes depuis plus de douze ans, et les Centres jeunesse de Montréal, en collaboration avec la caisse populaire Desjardins Notre-Dame-des-Victoires.C'est pour le jeudi 13 avril, à 19 h, à la caisse populaire cî-haui mentionnée, 5790.rue Pierre-de-Coubertin.Renseignements : 281-1030.O ¦ Appel de dons pour les Maisons de l'Ancre, foyer d'hébergement pour femmes en difficulté « .qui sont à la dérive et qui veulent se réintégrer au niveau social.Elles ont souvent subi plusieurs pertes dans leur vie.Elles ont perdu la garde de leurs enfants et vivent dans l'instabilité.Nous les accueillons dans un objectif de réinsertion sociale.Pour ce faire, nous avons continuellement besoin de votre support et de votre générosité.» précise Jacques Beilemare Diane Fortin, directrice générale de l'Ancre, dans le bulletin annonçant la campagne de financement de ce service, le tout sous la présidence d'honneur du cardinal fean-Claude Turcotte.On nous informe par la même occasion de l'ouverture prochaine ( 2 juin ) d'une friperie.Pour bien faire, on est donc à la recherche de tout matériel récupérable ( vêtements, meubles, etc.) qu'on peut livrer au 8391A boulevard Saint-Michel, de 10 h à 14 h et de 19 h à 21 h.les mardis et vendredis.Renseignements : Maisons de l'Ancre, 7930, boulevard Pie IX.Montréal ( Québec ) HlZ 313.Tél.725-1534.O ¦ Spectacle Fashionations, présenté par le collège Marianopolis, au bénéfice d'Action cancer du sein de Montréal.C'est pour ce dimanche 9 avril.19 h 30, au Spectrum, 318, rue Sainte-Catherine Ouest.Coût : 10$ ( 13,10$ a la porte ).Renseignements ; 931-8792.O ¦ L'organisme le Boulot vers., qui lire beaucoup de fierté d'avoir réussi à intégrer sur le marché du travail ou k remettre sur les bancs d'école quelque 550 jeunes en difficulté, peut aujour-d'hui compter sur l'appui de Guy Bisail-lon, vice-président de la Banque Scotia, qui a accepté d'être le président d'honneur de la soirée concert qui sera offerte au profit du Boulet vers.Mettant en vedette l'orchestre 1 Musici de Montréal et Claude Léveillé, ce concert aura lieu le jeudi 27 avril, à 20 h, à la salle Claude Champagne.Coût : 100$.Renseignements : 259-2312.O ¦ Dix heures d'art de la scène, sous le thème de la « Passion », avec en vedettes de jeunes amateurs et leurs créations originales ( tous les domaines d'expression artistique devraient être représentés ).qui tiendront l'affiche de la Cinquième salle de la Place des arts, ce samedi 8 avril, de 17 h a 3 h.Ce hap-pcnning artistique, qui est sous la présidence d'honneur de Daniel Lemire est organisé au profit de l'hôpital Sainte-Justine, désigné comme le Centre maternel et infantile pour le sida.Les profits de cette activités serviront d'ailleurs à offrir des activités aux enfants atteints du sida.Coût : 12 $ ( 9.99 $ pour étudiants avec carte).Renseignements: 333-0665.O ¦ Bonne nouvelle, d'une bonne récolte Serge Couin Cuv Bisaillon de sang, lors de la récente clinique de sang annuelle du Groupe lean Coutu qui s'est tenue à son siège social a Lon-gueuil.On a en effet recueilli 150 unités de sang pour la banque générale de la Croix-Rouge, chaque unité, nous rap-pelle-t-on.pouvant aider de trois à quatre patients par la division en différentes composantes.Depuis maintenant cinq ans, une moyenne de 220 employés donnent de leur sang.Nas entreprises contribuent ainsi au bien-être de la collectivité.O ¦ La campagne de financement de la Fondation Ressources-jeunesse, organisme qui agit comme intervenant privilégié dans toutes les dimensions de l'employabilité des jeunes et de leur intégration au marché du travail, se tiendra cette année sous la présidence d'honneur de Serge Gouin, président et chef de l'exploitation du Groupe Vidéotron.C*est sous le thème « Le travail, l'intégrateur d'une vie» que s'amorce cette campagne de financement qui met également l'accent sur le chômage des jeunes comme facteur de risque pour la prospérité économique et sociale de plusieurs générations.11 y va de leur et notre avenir.La Fondation soutient financièrement des organismes qui interviennent auprès des jeunes sans emploi.Renseignements : 982-0577.O ¦ Des jeunes ayant accompli des actions positives pour la société et d'autres ayant des besoins spéciaux, recevront une bicyclette et un casque protecteur de jeunesse au soleil, grâce à la générosité d'un bienfaiteur anonyme.Depuis l'instauration de ce programme, on a distribué plus de 500 bicyclettes.Invitation est donc lancée de soumettre les noms de jeunes qui ont posé un geste méritoire et pour lequel ils n'auraient pas reçu de récompense.Renseignements : Comité des bicyclettes, ( feunesse au soleil ), 4251.rue Saint-Urbain.Montréal ( Québec ) H2W 1V6.Tél.842-6822.O ¦ Le Centre pour l'avancement des associations du Québec ( CEPAQ ) compte célébrer dignement la semaine des secrétaires en organisant une manifestation toute spéciale, le mercredi 26 avril, de 11 h à 14 h.au Holiday Inn Crowne Plaza ( 505, rue Sherbrooke Est ).Coût : 60$.Renseignements: CEPAQ, a/s Michèle Cyr.case postale 188, succursale Outremont, Montréal ( Québec ) H2V 4M8.Tél.523-7636.a ¦ Recherche de jeunes talents, chez les adolescents et jeunes adultes, pour participer à un spectacle-bénéfice au profit de la Société canadienne du cancer, section Laval, qui sera présenté les 27 et 28 mai.Avis donc aux chanteurs, danseurs, magiciens, humoristes désirant brûler les planches.Renseignements: 627-4725, Mona, ouo Roger au 662-4423.O ¦ Remise du prix Reconnaissance 1995 à un directeur d'association ayant mis la.main à la pâte et prêché par l'exemple en servant bénévolement au sein d'un organisme sans but lucratif.Il s'agit d'une initiative de la Société canadienne des directeurs.Michèle d'association qui.ThIbOdeaU- fP\"^ ^'^^^ marquer p.j 1 importance du bene- Deguire volat, a invité deux conférencières de marque.Il s'agit de la présidente et directrice générale de Centraide du Grand Montréal, Michéle Thibodeau-DeGuire, qui traitera du recrutement et de la motivation des bénévoles, et de Poulette Vinette, présidente : de l'Association canadienne de boissons < gazeuses, et également présidente nationale de la Société canadienne des directeurs d'association qui.mettant à profit ses 20 ans d'expérience en direction générale d'associations industrielles et commerciales, traitera de « L'importance pour un cadre d'association de s'impliquer comme bénévole ».Allocutions et remises de prix auront lieu le mardi 29 avril, à l'hôtel Delta.450.rue Sherbrooke Ouest, à l'occasion d'un déjeuner servi à midi.Coût : 60 $.Renseignements : 989-9937.O ¦ Nomination d'un nouveau recteur et vice-chancelier de l'université Concordia.Le choix du conseil d'administration de l'université s'est arrêté sur l'ancien doyen de la Faculté de médecine de l'Université de Toronto, le docteur Frederick H.Lowy, qui entrera en fonction le 15 août pour un mandat de cinq ans.Co-re- dacteur au McCili Daily en 1954, le nouveau recteur de Concordia a de vieilles attaches à Montréal, ayant étudié à l'université McGill et fait son internat à l'hôpital Royal Victoria.Il fut également professeur adjoint de psychiatrie a l'université McGill et devint le premier directeur du Laboratoire d'études sur le sommeil et les rêves de l'Institut Allan Mémorial.Le professeur Lowy dirige présentement le Groupe de travail tripartite sur l'éthique en matière de recherche sur des sujets humains.Il a bien sûr beaucoup d'autres crédits à son actif.O ¦ La Fondation du diabète juvénile voit grand et vise amasser 500 000 $ pour la recherche, à l'occasion de son iraditio-nel Cyclothon, qui aura lieu cette année le 28 mai, comme d'habitude au Parc Lafontaine.Le chanteur Daniel Lavoie, porte-parole du Cyclothon, rappelle que plus de 3 millions de dollars ont été versés à la recherche depuis la tenue du premier cyclothon il y a tout juste 20 ans.Si 150 cyclistes ont participé a ce tout premier cyclothon, on espère aujourd'hui attirer 3 000 cyclistes, tout comme l'an dernier, mais battre la récolte d'argent (411 000 $ ) du cyclothon 1994.Le lancement officiel des inscriptions a eu lieu en présence des gens d'affaires de la division des Cyclistes exécutifs qui, chaque année, amène à elle seule 200 000$ en commandites.Le succès de cette activité bénéfice tient aussi à la participation de cyclistes de tous âges ( 7 à 77 ans ) invités à rouler sur un circuit spécialement aménagé autour du Parc Lafontaine ou a partici-.per à un marchethon de 5 km.Des formulaires de participation sont disponibles dans plusieurs commerces Coût : 30 $.Renseignements : 744-5537.1 Frederick H.Lowy Bell a bien fait ça.Bell Ouebec vient d annoncer son engagement à contribuer pour 25 000 $ sur cinq ans à la campagne de financement de la Fondation du centre hospitalier Pierre-Boucher ( iongueuil ).Dans l'ordre habituel : Jean-Cuy Parent, président du conseil d'administration de la Fondation: la docteure Michèle Doiron.directrice des services profession-^ ne/s ; Marc w.Saint-Jean, directeur général, ventes et service pour le sud-est chez Bell [Ouebec ; Henri Drouin, de la Fondation : et Cilles Dufault.directeur gênerai du centre.un coup ne pouce a Loulm-Paui Les centaines de personnalités qui ont répondu à l'appel de la Fondation québécoise de l'environnement pour assister à son gala-bénéfice ont ainsi contribué pour 60 000 $ à son financement Y étalent dans l'ordre habituel : Victor Lichtinger.conférencier invité et directeur de la Commission nord-amérlcalne de coopération environnementale de l'Alena ; Cilles Séguin, détaillant Canadian Tire et président d'honneur du gala ; Cilles valllancourt, maire de Laval; Jacques Brassard, ministre de l'Environnement : Pierre Bourque, maire de Montréal ; et Me Louis-Paul Miard, président de la Fondation. LA PRESSE.MONTRÉAL.MERCREDI 5 AVRIL 1995 B5 POLmquE La femme de Bernard Landry avait été recommandée dès 1990 Cil Remillard n'avait pas retenu la candidature de Me Lorraine Laporte, proposée par le comité de sélection des juges.CILLES NORMUIND du bureau de 1^ Prrme QVÈBEC ¦ La femme du ministre Bernard Landry.Me Lorraine Laporte, qui vient d'être nommée juge à la chambre criminelle de la Cour du Québec, à Montréal, avait été recommandée au même poste par le comité de sélection des juges, en 1990.mais le ministre de la justice du temps, Gil Remillard, n'avait pas retenu cette candidature.C'est ce qu'a révélé à TAsscm-blée nationale le ministre de la lustice.Paul Bégin, en réponse au chef de l'opposition libérale, Daniel lohnson, qui lui demandait quelle procédure avait mené à la nomination de Mme Laporte, nomination dont il a rappelé qu'elle avait «fait passablement de remous ».Le ministre Bégin a précisé que la liste finale des recommandations qui lui avaient été faites par le comité de sélection comportait les noms d'une vingtaine de candidats jugés aptes à exercer la fonction de juge et Me Lorraine Laporte Pas d'appel d'offres pour la pub de l'aide sociale DENIS LESSARD du hureav de l*resst QIEBEC ¦ Les contrats sur la publicité destinée à améliorer l'image des bénéficiaires de l'aide sociale ont été accordés sans appels d'offres.Le ministère de la Sécurité du revenu voulait avoir l'assurance que ce message pourrait être diffusé rapidement, expliquait-on hier.Davantage identifiée au Parti québécois, la firme Cossette a été retenue à la fois peur la conception, la production et le placement média de la publicité rendue publique dimanche par la ministre de la Sécurité du revenu.Mme Jeanne Blackburn.« On voulait procéder rapidement » expliquait-on hier dans l'entourage de la ministre pour justifier la décision de ne pas recourir à la procédure normale d'appels d'offres.En recourant à la procédure habituelle de soumissions publiques, les messages auraient été diffusés en mai plutôt qu'en avril, ajoute-t-on.Cossette était déjà parmi les firmes retenues pour le placement média du gouvernement.On a décidé de lui octroyer aussi la production.Au total ce contrat représente 85 000 $ pour la firme.La campagne de publicité coûtera au total 472 000 $.Très identifiée aux libéraux provinciaux et fédéraux, la firme BCP a aussi bénéficié, sans appels d'offres publics, de cette campagne \u2014 elle a obtenu 8500$ pour la conception du slogan.qu'il avait choisi Me Laporte parmi ces personnes.Effectivement, l'accession de Me Lorraine Laporte à la magistrature a suscité des réactions négatives au Palais de justice de Montréal, oii le président de l'Association des avocats de la défense.Me Guy Cournoyer, a souligné et déploré l'inexpérience de la nouvelle juge en droit criminelle, elle qui siégera justement en chambre criminelle.Plusieurs n'ont pas manqué l'occasion de se surprendre de cette nomination, entre autres parce que Me Laporte est la femme du ministre des Affaires internationales, Bernard Landry.Selon nos sources, il n'y aurait cependant pas qu'en 1990 et en 1995 que Lorraine Laporte a été pressentie pour être juge.Il appert qu'elle a été choisie plusieurs fois par les comités de sélection, et pas uniquement pour des cours de compétence criminelle.C'est avec beaucoup de doigté et de mesure que le chef libéral a abordé le ministre Bcgin sur cette question, lui demandant simplement de « rappeler à cette Chambre quelles sont les procédures, quel est donc le processus qui est suivi et qui mène à la nomination, par le ministre de la lustice, d'un juge à la Cour du Québec ».M.Bégin a d'abord indiqué que la nomination qu'il avait faite était celle de Me Lorraine Laporte.et non celle de Me Landry comme le suggérait dans sa question Daniel lohnson.« l'ai suivi le règlement sur la procédure de sélection des personnes aptes à être nommées juges », a soutenu le ministre.Il a précisé que ce règlement prévoit que lorsqu'un poste est vacant, le ministre de la justice doit dans les six mois donner un avis dans les journaux que ce poste est ouvert et que les personnes intéressées peuvent poser leur candidature.Un jury ou comité de sélection est ensuite formé, composé selon le règlement du juge en chef de la Cour du Québec ou d'une personne nommée par lui, d'un représentant du Bareau du Québec et.finalement, d'un autre metnbre nommé par le ministre de la lustice pour représenter le public.« Cette procédure a été suivie pour les 14 nominations que j'ai faites depuis que je suis ministre de la lustice.Et quand le comité de sélection a fini son travail, après avoir interviewé chacune des personnes en suivant les mêmes règles dans chaque cas, il fait une recommandation au ministre de la lustice », a expliqué M.Bégin.Selon nos sources, dans le cas de Me Laporte.le comité de sélection était formé du juge en chef adjoint lean-Pierre Bonin, responsable de la chambre criminelle, de Me Gérard La Haye, pour le Barreau du Québec et d'une troisième personne, choisie par le ministre de la lustice.mais dont le nom n'a pas été dévoilé.Le ministe a ajouté que ce comité se devait de tenir compte de certains critères au moment où la recommandation est faite.Le règlement prévoit d'ailleurs des dispositions très spécifiques : «On doit considérer certaines* qualités que doivent revêtir les personnes qui sont recomman-dées.Ces qualités-là se retrouvaient dans toutes les personnes recommandées.Par la suite, il y a recommandation pour nomination.Interrogé a savoir combien de personnes comportait la liste finale des recommandations, dont Me Lorraine Laporte.le ministre a parlé d'« une vingtaine de recommandations favorables ».Le ministre Begin n'a pu pré- ! ciser si d'autres personnes parmi ces vingt avaient ou n'avaient pas d'expérience dans la pratique du droit criminel.Après avoir souligne qu'il y avait eu de nombreuses nominations à la magistrature d'avocats qui n'avaient pas de pratique spécifique dans les domaines ou ils allaient désormais exercer leur fonction de juge, le ministre allant même jusqu'à mentionner le juge Benudoin, nommé à la Cour d'appel mais qui n'avait jamais siégé, il a indique que cela n'affectait en rien leurs aptitudes, puisqu'ils « étaient parfaitement aptes » a le faire.«L'affaire Malavoy» montre l'utilité d'une liste électorale permanente, selon Parizeau KATIA CACNON de la Presse Canadienne QVÉBEC ¦ Les derniers développements «l'affaire Malavoy».comme continue de l'appeler l'opposition, montrent bien l'utilité d'une liste électorale permanente informatisée, telle que prévue au projet de loi 40.C'est ce qu'a déclaré hier, à l'Assemblée nationale, le premier ministre lacques Parizeau.« C'est pas mal que ça sorte maintenant pour tous nous rappeler à quel point le projet du gouvernement, quant à une liste permanente d'électeurs, est quelque chose de nécessaire.« Ça tombe au bon mo- ment ».a-t-il dit en réponse aux questions du leader de l'opposition, Pierre Paradis.Un message L'événement est également, souligne M.Parizeau, un message aux Québécois qui ne possèdent pas la citoyenneté canadienne mais font tout de même des dons aux partis politiques.« C'est une excellente indication donnée à l'égard de tous ceux qui.n'étant pas citoyens canadiens, votent quant même et.d'autre part, contribuent aux partis politique ».a indiqué M.Parizeau.Le premier ministre a cependant admis que ni lui.ni son conseiller juridique.Yvon Mar- tineau.n'avaient pensé à vérifier si Mme Malavoy avait contribué à la caisse du PQ lorsque celle-ci leur a avoué qu'elle avait voté à plusieurs reprises en n'étant pas citoyenne canadienne.« La première faute est tellement sans aucune commune mesure avec la seconde que.oui, je le reconnais, l'idée n'est pas passée par mon esprit », a-t-il dit.Un peu plus tôt, Mme Malavoy avait vainement tenté d'intervenir en Chambre, en invoquant une question de fait personnel.La député de Sherbrooke voulait manifester son désaccord avec des propos tenus par M.Paradis dans le journal La Tribune.Le leader de l'opposition y soutenait que Mme Malavoy avait peut-être tenté de cacher volontairement des éléments au premier ministre Parizeau.Mais le président de l'Assemblée nationale, Roger Bertrand, a refusé d'accéder a la demande de la député, au grand déplaisir des troupes pequîstes.Rappelons que La Presse Canadienne révélait hier que la député de Sherbrooke a fait au moins une contribution illégale à la caisse du Parti québécois en 1991.Le dg des élections effectue des recherches afin de déterminer si Mme Malavoy n'aurait pas effectué d'autres dons dans les deux dernières années, delar consenti au gouvernement pour intenter des poursuites.«Pour votre assurance automobile, vous n'avez aucune franchise à payer en cas de délit de fuite ou de perte totale.Faut surtout pas manquer cet autre privilège de l'Avantage double contrav.»* L'AVJLNTACK 1 BOO 567-2a23 Ou communiquez avec un aqent â votre disse Desjarains.Assurances générales des caisses Desiardins s P E CI A L 40 À 50 % DE RABAIS \u2022 .Articles Jivcrs pt)ur i.*a4 I3i0tioui ()eMai9ûonnMeE4 b2i>^932 1430Slanti'v métrufM 84A-0eâ9 »400C«tc des Neigea 344-3071 ?t99baui LeC»ralaur.LMiinM7?7 a; beau la vie La Société canadienne de la Croix-Rouge llf^lnfe-iinpôts^ Je suis propriétaire d'un immeuble résiitentiel à logements multiples (MURB) de la ealéyorie 31.Est-il encore possible de créer ou d'augmenter une perte locative par ramorii.ssemeni ?Non.Il est à noter que si votre immeuble fait partie des catégories d'amortissement 31 ou 32 (immeubles résidentiels à logements multiples), il n'est plus possible, pour l'année d'imposition 1994 et les subséquentes, de créer ou d'augmenter une perte locative par l'amortissement de celui-ci.Dorénavant, les biens des catégories 31 ou 32 recevront le même traitement fiscal que les autres immeubles locatifs.OPDPE DES COMPTABLES GÉNÉRAUX ItCENClÉS DU QUÉBEC SI C'EST UN PROBLÈME DANS TA VIE, JE SUIS PRÊT À T'AIDER.PAUL AQUIN ET SON PERSONNEL (514) Z29-3426 TÉLÉCOPIEUR GRAND ELAm^^.4171, RUE ROLLAND.C.P/119 MONT-ROLLAND (QUÉBEC) JOR IGÙ IL YAUNSEUl ET UNIQUE PAVILLON GRAND ELAN À MONT-ROLLAND DEPUIS 1978 PAVILLON lA PgACE CLIMATISEUR SANS FRAIS SUR CIVIC «SE» ET ACCORD «UCi POUR UNE H O N D A 95 CIVIC BERLINE (ÉDITION SPÉCIALE) MOIS + TAXES 95 CIVIC HATCHBACK MOIS + TAXES TRANSPORT ET PRCPARATION INCLUS / (Uil *è m^MOt k ifw'.Voyez voire concessionnaire pour les détails.Chez vos concessionnaires Lincoln Mercury du Grand Montréal \\tntk Al' l)»taii.PtS moi>fXFS ï^oç A partir Dt?stocks r>rs c0\\ce4-535o Terrebonne Lincoln Mercury Inc.Uchenaif (514) 492-2929 Vaudreuil Merairy Lincoln (1988) Inc Vaudieuii (514) 435-3338 Vover Lincoln Mercur)' Inc.I.ival (514) 973-(H»iHî Eri bref ONZE ENFANTS MEURENT APRÈS AVOIR ÉTÉ VACCINÉS ¦ Des villageois rendus furieux par lu mort de 11 enfants qui venaient d'être vaccinés contre la polio et la rougeole ont mis lë^ feu à une clinique et attaque des-médecins dans l'État indien du Bengale occidental, a annoncé la police.Onze enfants ont trouvé la mort et quarante autres ont -y* été hospitalisés apnîs avoir subi une vaccination lundi dans un'^** dispensaire public dans le village de Debogram, a-t-on précisé de même source.Les autorités du ' \u2022 Bengale occidental ont ouvert une enquête et fait retirer les vaccins en attendant qu'ils \u2022 *\u2022 puissent être analyses.LA FEMME ET LES PRÊTRES ¦ Le pape |ean Paul H va adresser à Toccasion de la .Semaine Sainte, une lettre aux prêtres, dans lequel il exposera l'importance de la femme dans la vie du prêtre, a-t-on appris hier au Vatican.Le nouveau message du souverain pontife doit être présenté vendredi \\ prochain par le cardinal |osc Sanchez.préfet de la Congrégation pour le cierge, et sera envoyée aux prêtres du monde entier le 13 avril, à ^ l'occasion du |eudi saint.|ean Paul 11 a maintenu une doctrine.^ très rigide sur le célibat des prêtres, refusant d'envisager la possibilité de leur mariage.Il s'est aussi opposé à l'ordination de femmes prêtres.lA PRISON À VIE POUR SEPT MAFIOSI ?¦ Sept condamnations à la perpétuité ont été requises hier à Palerme ( Sicile ) contre des chefs de la mafia, lors d'un procès sur l'assassinat de deux dirigeants démocrates-chrétiens et d'un dirigeant communiste, perpétrés entre 1979 et 1982 dans cette ville, a-t-on appris de source judiciaire.Ce procès dit « des délits politiques qui se déroule depuis Tan dernier, est l'un des principaux procès contre Cosa Nosira.Parmi les sept parrains, figure Toto Riina, emprisonné depuis janvier 1993 et qui a déjà écope de huit condamnations à la prison à vie.Selon l'accusation, les trois crimes sont liés.La mafia aurait tenté de bloquer un processus de rénovation politique et morale dans la vie publique sicilienne.L'EFFET TORTUE ¦ Des scientifiques ont affirmé hier avoir découvert comment les tortues peuvent rester sous l'eau des heures durant sans dommages pour leur cerveau.Ils mettent au point des médicaments fondés sur cet « effet-tortue » et destines aux personnes victimes de congestion cérébrale.Les scientifiques ont détaillé a la Société britannique de biochimie le processus qui permet aux tortues de ralentir l'activité de leur cerveau pour économiser l'oxygène lorsqu'elles sont en apnée.«C'est un mécanisme de protection qui semble particulièrement prometteur car nous savons déjà comment il marche chez les animaux ».a précise Michacl Spedding.de l'Institut de Recherches Servier de Paris, dans un communiqué.Les médicaments pourraient reproduire l'effet et sauver les victimes d'attaques d'apoplexie, dont le cerveau, qui n'est plus irrigué, en général à cause d'un caillot sanguin, se retrouve privé d'oxygène.DISEUSE OU V'LIMEUSE ?¦ Un joueur malchanceux du loto réclame à une diseuse de bonne aventure plus de 3 millions $ US de dommages-intérêts, soit le montant de la * cagnotte qu'elle devait lui faire * -empocher.Warren E.Smith, s'était fait lire plusieurs fois les lignes de la main par « Mlle Stella », de son vrai nom Lola Rose Miller, qui prétendait pouvoir lui désigner les numéros gagnants.En cinq mois, le client crédule lui avait verse plus de 75 (XK) $ US.DÉVELOPPEMENT ET.CARTES POSTALES ¦ Une délégation de Développement et Paix a remis \u2022 hier au secrétaire d'État aux Institutions financières .internationales, Douglas Peters, quelque 70 000 cartes postales demandant que les représentants du Canada à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international rendent des comptes au parlement canadien.Les membres de la délégation on: aussi demandé que le gouvernement canadien presse ces grandes institutions internationales de faire preuve de plus de transparence et d'une plus grande sensibilité devant les effets de leurs décisions économiques sur les populations pauvres du Sud.L'économiste péruvien Humberto Ortiz a accompagné la délégation composée de Dick Brady, le président de Développement et Paix, de Gabriclle Lachance, la directrice générale et de Susan Eaton, une coordonnatrice du \u2022 programme d'cxlucation de cet organisme de coopération internationale de l'Eglise catholique.Depuis 1967, Développement et Paix a appuyé financièrement des milliers de \u2022 programmes de développement.dans plus de tK) pays.* LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 5 AVRIL 1995 B7 DOSSIER Il y a 40 ans.le « Vieux lion » anglais démissionnait Une page D'HISTOIRE AVEC PIERRE VENNAT Le 5 avril 1955.La Presse titrait à la largeur de la une de son édition finale: «Churchill donne sa démission ».En sous-titre, on expliquait qu'après un demi-siècle de vie politique, «le grand homme d*Etat s'est présenté, pour la dernière fois à titre officiel, chez Sa Majesté la reine Elizabeth II, cet après-midi ».Toujours à la une de notre journal, le premier ministre canadien, Louis Saint-Laurent, déplorait le même jour le départ d'un «grand chef ».Plus loin, dans la même édition, on écrivait : « Le monde entier rend hommage à un grand homme d'Etat ».Et le lendemain, 6 avril, toujours à la une, alors qu'Anthony Eden était intronisé à son tour premier ministre de Grande-Bretagne, Clément Att-lee, le leader travailliste, adversaire traditionnel de Churchill, proclamait néanmoins que «Churchill a été le chef qu'il fallait ».Quant à Anthony Eden, il ajouta que « sir Winston restera la personnalité dominante ».Mais qui était donc cet homme ans qui s'attirait ainsi tant d'éloges ?La Presse du 5 avril 1955 relatait pour ses lecteurs les faits saillants d'une vie et les principaux événements de la carrière du premier ministre démissionnaire, né en 1874, 81 ans auparavant.À 21 ans, Churchill avait commencé une carrière militaire en tant qu'officier de hussards puis de lanciers, s'illustrant dans la campagne du Nil, en Egypte.En 1899, on le retrouve en Afrique du Sud pendant la guerre des Boers, d'abord comme journaliste et correspondant de guerre, puis comme officier encore une fois.L'année suivante, en 1900, à l'âge de 2b ans, il est élu député aux Communes britanniques pour la première fois, en tant que député conservateur.Cinquante-cinq ans plus tard, il l'était toujours.Après un bref séjour au sein du Parti libéral britannique, il revint dans le giron conservateur et fut nomme ministre pour la première fois à 36 ans, d'abord comme secrétaire à l'Intérieur puis en lant que premier lord de l'Amirauté.Durant la Première Guerre mondiale, il occupa l'important poste de minis- \u20ac\u20ac ans les détours d'une des carrières les plus mouvementées, les plus contradictoires qu'un homme d'Ëtat eut jamais, le fil conducteur qui donne son unité à la vie extraordinaire de Churchill est sa conviction fondamentale de la supériorité de sa nation et de sa classe ».C'est ainsi que La Presse expliquait, le 5 avril 1955.le «fil conducteur dans la vie de Churchill ».Churchill, rappelait-on.est né à l'apogée de l'ère victorienne, au sommet de la puissance britannique, dans une famille praticienne où chaque parole, chaque pensée, chaque geste sont imprégnés de grandeur militaire ou politique.« D'emblée, quoi qu'il accomplisse dans la vie.il sait qu'il fait partie de l'histoire parce qu'il appartient au peuple qui règne sur les mers les plus lointaines et.au sein de ce peuple, à une famille qui a largement contribué à sa gloire ».À aucun moment le doute ne semble l'avoir effleuré quant à la nécessité ou à la permanence de cette double supériorité.Pourtant, bien souvent dans les actes de sa vie, Churchill a donné l'impression de n'être qu'un dilettante, supérieurement doué, et jusqu'en 1940, il a semé autant de méfiance que d'admiration.Engagé dans l'armée, il en sort pour devenir journaliste.Engagé dans la politique, il s'en If échappe a tout bout de champ pour écrire, peindre ou même manier la truelle.Pilier du Parti y conservateur, il se fait pourtant élire en 1906 comme député libéral.Puis, deux ans plus tard, revenu parmi ses pairs, il s'y agite de nouveau, constitue un groupe d'opposition au sein de son propre parti qui ne cessera d'harceler les gens en place.Privé d'affection L'article de La Presse du 5 avril 1955 explique ensuite que des son plus jeune âge.Winston Churchill est privé d'à peu près toute tendresse familiale.Il vit dans la seule affection de sa « nurse » dont il gardera une photographie sur lui pendant de longues années.Puis c'est l'école aux préceptes victoriens, où la pauvreté de l'instruction est compensée par l'abondance des bastonnades et des humiliations.Dans une at- PHOTOTHEQUE La Presse on volt ici Churchill en compagnie de sa fille Mary franchissant la frontière américaine en provenance du Canada pendant la guerre.tre des Munitions, puis une fois la guerre terminée, fut ministre de la Guerre et de l'Air, avant d'être nommé aux Colonies.En 1924.on le retrouve chancelier de l'Échiquier ( ministre des Finances ) mais en 1929.il décide de se retirer de la vie publique, ce qu'il fait pendant dix ans.se consacrant noiammcni à l'écriture et la peinture.En 1939, rAnj^îeterre entrant en guerre contre le nazisme, le virus le reprend et il prend la tête d'une coalition gouvernementale dont il est le premier ministre, le premier lord du Trésor et le ministre de la Défense en plus d'être le chef du Parti conservateur en succédant à Nelson Chamberlain.Comme chef de guerre, Churchill rencontrera plusieurs fois Roosevelt et Staline ansi que Tchang Kai-Chek.En 1945, défait aux élections par le chef travailliste Clément Attlee.il démissionna comme premier ministre mais demeura à la tête de son parti comme chef de l'opposition.En 1951, bien qu'âgé de 77 ans.il reprenait le pouvoir et en 1953, toujours premier ministre, il obtenait le Prix Nobel, non pas de la paix, mais de la littérature ! En avril 1955, la dépêche annonçant sa démission disait qu'il avait combattu et défait tous ses adversaires, sauf l'inexorable temps.Sa carrière, disait-on.a contribué à modeler l'Empire britannique et la culture occidentale.11 s'était rendu célèbre durant la guerre en brandissant deux doigts en signe de « V » pour « Victoire ».Il aimait également se faire photographier fumant un énorme cigare.Des amis vinrent dire que ce n'était qu'avec une grande répugnance que Churchill s'était laissé persuader par sa femme et ses collaborateurs intimes d'être relevé de sa charge.Il estimait avoir encore, à 80 ans.la vigueur mentale d'un homme beaucoup plus jeune.Son vieil adversaire Clément Attlee lui rendit hommage aux Communes, déclarant que Churchill « a donné au pays les directives voulues quand ce pays en avait le plus grand besoin.Sa place dans l'histoire est assurée ».Au Canada, le chef de l'oppo- sition.George Drew.joignant sa voix à celle du premier ministre Louis Saint-Laurent, devait qualifier Churchill de plus grand parlementaire de tous les temps ! Rappelons que Churchill est venu maintes fois au Canada et au Québec, notamment en 1943 alors qu'il a rencontré le président américain Roosevelt et le premier ministre canadien William Mackenzie King au Château Frontenac de la Vieille Capitale.Le héros d'Afrique du Sud Dans un article paru le 5 avril 1955, La Presse rappelle que Sir Winston Churchill est entré dans la politique parce qu'il a accompli un exploit militaire.11 Le fil conducteur de la vie de Churchill : la grandeur de l'Empire PHOTOTHEQUE ta Presse En temps de guerre.Churchill portait volontiers le casque militaire en acier.Mais son fameux « John Bull » n'était Jamais loin.M 1 PHOTOTHÊOUE U PrttSê Winston Churchill a Joint le 4« Régiment des hussards de rarm6e britannique en 1895.il était alors âgé de 21 ans.PHOTOTHÈQUE U Presse Alors qu'il était premier ministre pendant la Deuxième Guerre mondiale.Churchill se faisait à l'occasion pilote davion.mosphère de cauchemar à la Dickens, Winston Churchill, petit garçon, devient renfermé et taciturne et traîne à la queue de sa classe.Il y reste deux ans.puis passe trois nouvelles années dans un pensionnat à Brighton.tenu par deux vieilles demoiselles, où il n'apprend à peu près rien.Il lui faudra tout le prestige de son nom, toute Tinfluence personnelle de son père pour être admis au collège aristocratique de Harrow.Il passe d'une classe à l'autre, ferme au latin, fermé au grec, détestant les mathématiques et ayant même du mal a assimiler la langue anglaise.Churchill n'était guère apprécié de ses camarades, car il n'appréciait même pas le cricket ou le football.De petite taille, les cheveux roux, il ne se serait cependant montré nullement affecté par toutes ses insuffisances intellectuelles ou physiques.Déjà par moments, il éprouvait le besoin d'étonner.Ainsi il jeta à l'eau, tout habillé, le champion de gymnastique de son collège et échappa aux conséquences de sa provocation par quelques paroles habiles.C'est que, déjà, il avait développe un sens aigu du verbe, du moi a l'emporte-pièce.presque du mot historique.Avide de gloire Désespérant d'en faire un avocat comme il l'aurait souhaite, son père s*est souvenu que tout enfant, son fils avait la passion fut en effet élu au Parlement comme héros national après son évasion, en 1899.d'un camp de prisonniers de guerre en Afrique du Sud.Le front intérieur attendait impatiemment de bonnes nouvelles de la guerre des Boers quand l'évasion de Churchill parut dans les journaux.Churchill était aile en Afrique du Sud comme correspondant de guerre.Moins d'un mois après son arrivée, son train blindé était sorti des rails près de la frontière du Transvaal et du Natal.Les Boers capturèrent Churchill.Quelques semaines plus tard, l'aventureux jeune homme s'était évadé, marchant auda-cieusement dans les rues de la capitale ( Pretoria ) et sautant a bord du premier train aperçu.Heureusement, ce train s'en allait vers la frontière.Mais, craignant d'être découvert, il abandonna le train à des centaines de milles derrière les lignes ennemies.La faim le contraignit à accoster un étranger.La chance était pour lui car l'étranger était un Anglais et le seul homme dans le district prêt à aider un prisonnier en fuite.Churchill resta caché dans une mine de charbon abandonnée mais infestée de rats, passant son temps à lire Kidnapped de Robert Louis Stevenson.Pendant ce temps, les Boers avaient mis sa tête à prix, offrant 25 livres sterling pour sa capture et distribuant la peu flatteuse affiche suivante : « Un Anglais, âgé de 25 ans.mesurant 5 pieds et 8 pouces, taille quelconque, marche d'une façon voutee, apparence paie, cheveux bruns roux, petite moustache a peine visible, parle du nez et ne peut prononcer convenablement la lettre S.» Churchill s'enfuit ensuite en Afrique orientale portugaise, décrivit son évasion pour son journal, resta quelque temps pour rapporter des victoires britanniques et revint en héros national dans son pays.L'éditorialiste de La Presse ap* pelé à commenter sa démission le 6 avril 1955 décrivit Churchill comme « l'un des plus brillants hommes d'État de la Grande-Bretagne, un homme dont la renommée a dcbordé les frontières des îles britanniques pour atteindre tous les coins du globe ».L'éditorialiste ajoutait que le souvenir des années de la Deuxième Guerre mondiale, alors qu'il incarna l'âme de la résistance au nazisme, assurera la survie de son nom.Churchill était d'ailleurs connu sous le sobriquet de a Vieux lion ».Winston Churchill ne devait s'éteindre que dix ans plus tard, en 1965.a 1 âge de 91 ans.des soldats de plomb.Il décide d'en faire un officier.L'année suivante.Winston Churchill est reçu parmi les elèves-officiers de cavalerie.Soudain à ses yeux, la vie prend un sens.Et l'adolescent qui ne réussissait pas sur les bancs d'école devient un cadet brillant et plein d'entrain et un cavalier aguerri.H commence a rêver de gloire comme son illustre aïeul, le général Malborough.A peine etait-i! promu sous-lieutenant qu'il demanda a être envoyé comme observateur a Cuba, ou les troupes espagnoles luttaient contre les rebelles indigènes.Le jeune sous-lieutenant de 20 ans, aux cotes des Espagnols, prit part à quelques escarmouches.Lorsqu'il revint en Angleterre, encore tout jeune officier, il était le seul à avoir entendu siffler les balles.Ensuite, retour aux Indes, en tant qu'officier de l'armée impériale.Voué corps et âme au polo à cheval.Mais les soirées sont longues et il se lance dans la lecture et l'histoire.Et la philosophie.11 traverse une crise morale où le hante son manque de formation universitaire.Transféré dans une zone plus dangereuse, il écrit ses premiers essais littéraires, publics dans le Da/7y Tcle-graph.En 1898, ses papiers sont rassemblés en volume.Puis il pondit un roman en seulement deux mois.Se cherchant encore, il doit faire appel a toutes ses relations pour être admis à participer à l'expédition de Kitchener en Egypte.C'est à la suite de cette campagne qu'un journaliste du Daily Mail faisant preuve d'une clairvoyance extraordinaire, trace de lui un portrait flatteur ou il prédit que cet officier de 24 ans pourra devenir a son choix « un grand chef populaire, un grand journaliste ou le fondateur d'une entreprise de publicité ».Son choix : la politique C'est aussi à l'issue de cette campagne que Winston Churchill prend la décision irrévocable de quitter l'armée et de suivre le chemin tracé par son père dans la politique.Apres NOS aventures sud-africaines et son évasion, il devient rapidement un héros national, se présente aux Communes et.a 26 ans, est clu pour la première fois.C'était le début d'une car* riere politique qui tievaii durer 55 ans. B 8 LA PRESSE.MONTREAL.MERCREDI 5 AVRIL 1995 New York renforce sa protection contre le sarin Affence France^Presse TOUT DOIT ETRE VENDU* IMPORTATIONS ITALIENNES < 8085, boul.Taschereau Ouest .Brossard \u2014 Tél.: 656-6868 NEW YORK ¦ Les services d-urgence de New York ont quadruplé les doses d*antidote au gaz sarin que portent leurs médecins, après l'attentat meurtrier dans le métro de Tokyo, a indiqué hier un porte-parole de Torganisme.Les médecins dps urgences étaient dotés de 2 mg d'Atropine, un accélérateur cardiaque pouvant serx'ir d'antidote au gaz jnervant qui a fait 11 morts et 5500 blesses le 20 mars à Tokyo, a expliqué un porte-parole» Charles DiGaetano.« Après l'attentat de Tokyo, nous avons eu une réunion le 22 mars de' tous les services chargés d'intervenir en cas de catastrophe, au cours de laquelle il a été décidé de porter cette dose à 8 mg >», a-t-il indiqué.Certains ( représentants de ces services ) ne savaient même pas que les médecins disposaient déjà d'un antidote, a-t-il expliqué.L'Atropine est utilisé notamment pour le traitement de certaines affections cardiaques ou dans des cas de violentes allergies, à des piqûres de guêpe par exemple.\u2022 Le directeur des opérations spéciales de l'EMS, Paul Manis-calo, souhaite que son personnel soit équipé de kits de prévention contre les gaz de* combat semblables à ceux utilisés lors de la guerre du Golfe, a ajouté M.DiGaetano.Mais la Food and Eh-ug Administration ( FDA ) n'a pas délivré d'autorisation de mise sur le marché pour ces trousses, et seule Tarmce peut aujourd'hui en disposer, a-t-il précisé.D'autre part, dans le cadre de son enquête ouverte après l'attentat de 20 mars dans le métro de Tokyo, la police japonaise a trouvé mardi, au cours de nouvelles perquisitions de locaux de la secte Aoum, d'autres produits chimiques, certains susceptibles de servir a la culture de bactéries.Trois installations, jusque-la non visitées, ont fait l'objet de ces recherches de la police, qui n'a pas réussi à ce jour à trouver dans les locaux de la secte des traces du gaz sarin utilisé dans l'attentat du métro.Ce gaz mortel, développé pour la première fois par les nazis dans les années 30, a provoqué la mort de 11 passagers et en a intoxiqué 5500.Du matériel coûteux et d'importantes quantités de produits chimiques avaient été découverts lors des premières perquisitions, en quantité suffisante pour fabriquer assez de sarin pour éliminer la population de toute la Terre, selon les médias japonais.Les découvertes réalisées hier paraissent plus modestes, mais l'importance des installations visées témoigne de la richesse de cette mystérieuse organisation, dont le grand quotidien Yomiuri évalue le patrimoine dans le seul japon à quelque 2.5 milliard de yen ( 29 millions de dollars ).I LIVRAISON lAAAAÉPIATE EiMT a Catastrophe de l'Airbus : les premiers résultats tardent Mode pour elle! 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