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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Sortir de l'ordinaire
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1995-04-06, Collections de BAnQ.

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[" LA PRESSE.MONTREAL, JEUDI 6 AVRIL 1995 CAHIER MARC COITEUX Laymen Twaist page D5 6 I'mW NATHALIE PETROWSKI Le blues des Anglais page D 3 NOS CHOIX RBCK ¦ Depuis un peu plus de 7 ans, le groupe montréalais de ska-rock Me, Mom and Morgentaler nous a proposé des spectacles parmi les plus «par-tyesques» de la grande région métropolitaine.Mais le party ultime, la dernière grande foire, bref, le show d'adieu, c'est samedi soir qu'il a lieu, au Métropolis, à compter de 21 h.En effet.Me, Mom and Morgentaler mettent fin à leurs jours, paix à leur âme débridée.Nous serons nombreux à aller leur faire des «bye bye» samedi, le sourire jusqu'aux oreilles et la gorge serrée.MARIE-CHRISTINE BLAIS collaboration spéciale V Bit* ¦ Le meilleur remède contre la «référendu-mite aiguë» qui nous guette est offert au cinéma Parallèle jusqu'au 16 avril.11 s'agit de Yes sir! Madame.la bande hilarante de Robert Morin qui a été choisie vidéo de l'année lors des derniers Rendez-vous du cinéma québécois.On y assiste aux péripéties d'Earl Tremblay, le parfait bâtard bicéphale du biculturalisme canadien.Robert Morin a mis 20 ans pour terminer cette oeuvre unique où il fait tout: narration, jeu, bruitage et traductions à l'emporte-pièce.Comme Earl le dit si bien: «It's about being alone in this world.» MARIO CLOUTIER collaboration spéciale ¦ C'est le temps des crocus, ces petites fleurs bigarrées qui dégèlent le moral en enterrant l'hiver pour de bon.Parmi ceux qui restent à éclore il faut compter les Créa-tions-Solo présentées au Théâtre de la Ville de Longueuil samedi, à 20 h.Cette production de La Femme 100 têtes clôture sa saison de danse en nous offrant quatre solos créés par William Douglas, Sylvain Émard, Louise Bé-dard et Paula de Vasconcelos.Un bouquet de danse qu'il faut s'empresser d'aller cueillir.MANOM RICHARD collaboration spéciale o OC I O o I c.ue Dante, près de la rue de Gaspé, une douzaine de sexagénaires s'engueulent vertement devant les locaux de l'Association sociale italienne canadienne.En ce dimanche ensoleillé, on discute de politique post-tangentopoli et de calcio nazionale avec une passion typiquement méditerranéenne.Elle est là, entière, dans cette engueulade fiévreuse et fraternelle, l'âme de la Petite Italie.C'est pour découvrir ce chaleureux coin de patrimoine italo-montréalais \u2014plus ou moins délimité par le boulevard Saint-Laurent à l'ouest, le marché jean-Talon à l'est, les rues Saint-Zotique au sud et (ean-Talon au nord \u2014 que j'ai sillonné les traditionnels et moins traditionnels cafés, les sympathiques restos et les boutiques vieillottes de la Piccola Italia.l'y suis allé un peu aussi, sans doute, pour m'imbiber de mes lointaines origines italiennes.C'est que mon ancêtre Antonio Cassivi a immigré, il y a près de 200 ans, sur une terre vierge de la Gaspésie.Parti de Syracuse, en Sicile, le navire sur lequel il était mousse a échoué sur les rives de Québec.À quinze ans, pris sous l'aile de missionnaires récollets, il allait parcourir toute la Gaspésie avant de rencontrer sa dulcinée dans le village de Grande-Grave.C'est un peu à la dérive aussi, naufragé déraciné dans le quartier rouge, blanc et vert des Vellone, Meti, Valentini, Rindone et autres Saputo.que j'allais découvrir le charme de la Petite Italie, lieu de rassemblement par excellence des quelque 185 halo-québécois de l'ile de Montréal.\u2022 il Ils furent nombreux, comme mon ancêtre, a suivre l'exemple de Giovanni Caboto, premier à poser pied sur le continent nord-américain en 1497.Depuis la grande migration de 1945, Montréal vibre aux sons des ténors de la Scala de Milan, raffole de pizza napolitaine, s'entiche de gelato florentine et a même un penchant occasionnel \u2014comme la tour de Pise.\u2014 pour ce fameux calcio, expression sportive de la passion et de la fierté italiennes.Allons donc prendre un espresso au légendaire Caffè Italia (notre photo) ou une Moretti au chic café International, jeter un coup d'oeil sur les manchettes de La Repubblica à la Librairie italienne, se laisser bercer par les musiciens de chez Baffoni, suivre les exploits de la squadra degli azzuri au bar Sportivo, s'imprégner du décor «à la Fellini » du café Ciné-Città et faire des emplettes chez Milano ou au marché jean-Talon.Ah! la bella Piccola Italia.collaboration spéciale Au coeur de la Petite Italie.Page 05 EN VEDETTE I 88*811 9%.¦ Si Raymond Devos était Québécois et avait moins de 30 ans, on le consacrerait «découverte de l'année» tellement son univers, plongeant dans les racines mêmes de l'art du clown, du mime et du comédien, est original, drôle et consistant.À 72 ans, le comique-poète français donne au Théâtre Saint-Denis un des shows d'humour les plus rafraîchissants des dernières années.Étonnant! Ceux qui n'ont jamais vu Raymond Devos sur scène ne devraient pas rater l'occasion, demain, samedi et dimanche, non pas de voir un spectacle de plus, mais de vivre une expérience unique.uiseau rare lie a fait ses premiers pas sur scène à l'âge de neuf ans dans Casse-Noisette.Elle dansait alors.Maintenant, elle dirige.Elle fait se mouvoir des corps autres que le sien.Théâtre, danse,-théâtre gestuel, danse théâtrale.Sans parler de la musique omniprésente qui l'inspire.Elle a pris son véritable envol en 1987 avec la complicité de Paul-Antoine Taillefer.Depuis, sur scène, deux créations et trois adaptations fort remarquées: Le Réverbère, Perdus dans les coquelicots.Du sang sur le cou du chat.Le Cri et Savage/Love.Une oeuvre en vol libre qui se promène jusqu'en Italie, tel un pigeon international.Vues à vol d'oiseau, les choses vont donc bien pour cette Latine d'ici et d'ailleurs.Samedi, elle revient vers la danse avec Creen Man Blue.une chorégraphie qui sera présentée au Théâtre de la Ville, à Longueuil, avec trois autres créations solo d'artistes réputés.Un petit plaisir qui la fait planer.L'avez-vous reconnue?La réponse est en page D2.IQUE A QUÉBEC \u2022 2 EVENEMENTS DANS 1 PROFESSIONNELS ET TECHNICIENS SUR PLACE ORIENTATION ET INFORMATION ¦ DÉMONSTRATIONS INTERACTIVES ¦ LES MEILLEURS OUVRIERS AU MONDE.¦CONFÉRENCES, VIDÉOS US DE 75 MÉTIERS ANIMÉS ¦ 50 INSTITUTIONS OE FORMATION COLLEGIALE ET PROFESSIONNELLE \u2022 PLUS DE 3000 ÉLÈVES.PROFESSEURS ET TRAVAILLEURS(SES) AI \u2022.(XII 11 QuMI< OUI M i* maim omuvw Gouvernement du Québec Ministère de l'Education Coordination: ®cecm 16\" éDfflON ALON INTERNATIONAL - fl PtKSI Une présentation de.* cKQi 96,9 MU Vtvr « STADE OLYMPIQUE \u2022 31 MARS AU 9 AVRIL 1995 \u2022 HORAIRE \u2022 LUNDI A JEUDI 9 H À 17 H \u2022 VENDREDI 9 H A 21 H \u2022' SAMEDI 10 H A 21 H » DIMANCHE 10 H A 18 H » ADMISSION 6 75 $ TAXES 1MCLUSES \u2022 INFORMATION 1122 D 2 m CHRIS WHITLEY.Les amateurs de blues-rock ont rendez-vous, ce soir, au Café Campus, où se produit Chris Whitley, accompagné de deux musiciens.Au menu, les deux albums du guitariste new-yorkais: Liying with the Law, et le tout récent Din of Ecstasy (avec un son rock plus cru ).À compter de 20 h.¦ SESSION BLUES.Depuis hier et jusqu'au 16 avril, la dixième Session Blues bat son plein dans plusieurs bars de la rue Saint-Denis.Parmi les têtes d affiche, ce soir, on retrouve Bob Harris-son et le Berri Blues Band (au Berri Blues), Dean Cottrill et The Magic Wandas (aux Retrouvailles), ainsi que Pierre Perron et Billy Charcoal (au Saint-Sulpice).¦ BACHELOR.Le populaire café-restaurant Porté Disparu (957, ave.du Mont-Royal E.) présente Bachelor, de Louise Roy et Louis Saïa, avec la comédienne Nathalie Costa.Ce soir et demain, 20h.Entrée: 12,50$.¦ LE ROCKABILLY JAM.Les groupes Honeymakcrs ( Mark Lamb, Michel Dage-naiset Simon Meilleur, ci-dessus), Jim Dandy Se His Howlin' Hound Dogs et Cha Cha Da Vinci and the Mob se partagent la vedette de la cinquième édition du Rockabilly la m, qui a lieu ce soir, à 20 h, dans le sous-sol de l'église Immaculée-Conception ( 1855, rue Kachel Est).Entrée: 10$.¦ LE VIOLON SUR LA TOILE.Un film de Michka Saal sur Eleonora Turovsky.Au cinéma ONF, ?20 h 30.« Ce film est de ceux dont on peut dire qu'ils ont de l'âme.On en sort heureux et touché, plus conscient aussi.Avec, peut-être, un regard neuf sur les créateurs et artistes québécois, qui nous sont venus d'ailleurs.» ( Huguette Roberge ) ¦ KÎTTÎE BRUN EAU.Dernière journée d'exposition des tableaux récents de Kittie Bruneau à la galerie Didactart (Complexe du canal Lac h i ne).De 13h à 17 h.EN VEDETTE i eurs \u2022MARIO CLOUTIER collaboration spéciale ¦ Paula de Vasconcelos est un oiseau rare.Elle le sent et le dit elle-même en d'autres mots : « Je suis très bien ici, mais je viens d'ailleurs.Ma vision du monde est différente.Les 'ailleurs' m'ont toujours intéressée.» Ailleurs, comme dans différence.Langues différentes ( portugais, anglais, espagnol ), appro-che différente et théâtre différent.Paula de Vasconcelos est un esprit indépendant qui a fière allure.« Ce n'est pas par mépris des traditions ou par snobisme, dit-elle.Je m'exprime différemment.C'est tout.» Née à Lisbonne au Portugal, elle se retrouve ici à l'âge de quatre ans avec des parents qui voulaient offrir à leur deux fillettes mieux que ce qu'iis avaient connu.« Mes parents ont travaillé très fort.le les remercierai toujours pour nous avoir tout donné, pour nous avoir toujours dit oui.» Un de ses premiers cadeaux : des cours de danse.aux Grands Ballets Canadiens.À six ans, la petite Paula, qui dansait continuellement dans le salon familial, apprend le travail et la discipline.« La danse, c'est la féerie, les princesses et le prince charmant.» À neuf ans, elle participait à Casse-Noisette en entrant seule sur la scène Wilfrid-Pelletier.« Ce passage aux Grands Bal- lets m'a marquée pour la vie, confie la belle jeune femme.l'y avais un bon groupe d'amies et on sentait l'amour de nos profs, l'ai appris la rigueur dans le travail.Aujourd'hui, voir des gens qui manquent de discipline me frustre.» Paula de Vasconcelos aime travailler.C'est de famille.Voilà d'ailleurs une autre réalité bien importante pour elle: la famille.Ses parents, sa soeur qui écrit des nouvelles, et maintenant sa petite fille de trois ans, Camille.L'esprit de famille habite également la troupe qu'elle dirige, Pigeons International.« Quand un comédien nous quitte ou ne peut pas jouer dans un de nos spectacles, je suis bouleversée.Je m'attache beaucoup aux gens avec qui je travaille.» C'est pourquoi elle préfère oeuvrer au sein d'un groupe qui demeure sensiblement le même.Et qui travaille toujours avec sérieux et rigueur.Le succès des cinq productions de Pigeons International n'a donc rien à voir avec le hasard.Chaque pièce nécessite de deux à trois ans de préparation et il en va ainsi depuis le début de la compagnie en 1987.C'est après un bac en interprétation à Con-cordia et pendant sa maîtrise en français à l'UQAM que Paula de Vasconcelos se lance dans cette belle aventure avec Paul-Antoine Taillefer.« On aimait bien Carbone 14, mais le théâtre qu'on voulait faire n'existait pas.Un théâtre plus physique, qui intégrerait la danse, qui ne serait pas naturaliste et qui s'ouvrirait aux comédiens d'origine étrangère.À ce moment-là, la réalité des immigrants n'était pas du tout repré-sentée dans le théâtre québécois.» Rendez-vous avec le succès Et le succès fut.« Nous avons été chanceux, dit-elle.Je ne pensais pas du tout à long terme.» Après deux pièces allemandes, Du sang sur le cou du chat et Le Cri, elle écrit et met en scène Le Réverbère en 1990.Un an après, Perdus dans les coquelicots est créée, puis reprise en Italie.Enfin, l'an dernier, elle montait Savage / Love au Théâtre de La Chapelle.Un parcours irréprochable qui a reçu les plus hautes notes de la critique.« Cela donne confiance, mais je ne suis pas ambitieuse.le ne me suis jamais fixé d'objectifs, même si j'ai plusieurs projets.On dit que je suis 'in , so what?l'ai simplement envie de faire certaines choses comme artiste.» Elle refuse même des offres de mise en scène avec d'autres troupes.« Encore une fois, ce n'est pas par snobisme, mais pour le plaisir de faire ce que j'aime le plus.» Ce qui veut dire la danse et le théâtre.Un art de l'intégration qui, croit-elle, demeure « éminemment accessible ».Samedi soir, à Longueuil, elle reviendra d'ailleurs avec plaisir â la danse.Elle a conçu une cho- régraphie de 12 minutes qui sera interprétée par Paul-Antoine Taillefer, dans le cadre d'une soirée de créations solo au Théâtre de la Ville.Le titre : Green Mon Blue.« Il y est question de solitude, dit-elle, mais je ne saurais mieux décrire ce que nous avons préparé.» Malgré les doutes de créatrice et les incertitudes des temps présents, on sent une force et un feu qui couvent en elle.Une détermination ferme et sérieuse, peut-être même féroce.Un volcan sur le point d'entrer en éruption, mais qui se contrôle et attend le moment propice de la création pour éclater.Elle s'emballe d'ailleurs pour le nouveau projet de Pigeons International, dont elle préfère ne pas trop parler.« Disons qu'il s'agit d'une adaptation du Macbeth de Shakespeare» le plus grand auteur de tous les temps.» Ce collectif fort complexe ne sera prêt qu'en 1996, mais sachez que, dixit Paula de Vasconcelos, « ce travail nous excite à mort ».Entre-temps, elle caresse un projet de moyen métrage sur la luxure et Savage / Love sera reprise dans le cadre du prochain Festival de théâtre des Amériques.Le trava!î ne manque pas, mais malgré la fatigue, il lui restera toujours de 1 amour et du temps pour Camille.« Rien ne vaut une sortie au parc avec elle.» Perdues dans les coquelicots?WEEK-ENDS de £a CHANSON Syi\\^TO^A/'HÉI£NE PEDNEAUJ VIENS ON VA SE FACILITER LA VIE 7-8-14-15 AVRIL, 20 H PROCHAINE INVITÉE: DANIÉLLE ODDERA 19-21-22-28-29 AVRIL cfk Studio»thé*tw du WmÊÊÊ» Lté* ww Place des Arts Billets en vente à la PdA/514 642-2112 et Réseau A\\.) OOLBY Tout Ma «OO 7 20 dm mar 1 35 LOSING ISAIAH (O) DOLBY Tout Mt tort 9 45 6*r» mar 3 55 TOMMY BOY (O) DOLBY Tous las tôt 6 55-9 15 dim mar 1 55-4 15 OUTBREAK (O) OOLBY Tout Mt to*t 7 00-0 40 dim mar 1 30-4 20 FORREST OUMP (Q) DOLBY Tout Mt t»rt 6 4M 30 n > Mc-ja-w f Voitj * v ¦ 1071 Ch*nw> Ou Col«Jo * s Ihili SMTharaaa * ' UAJSOHDU CINEMA566-a782 iTROtS-RIVIERES 37s-3277 ¦ ST-HYACINTHE ™-w92|ST-JEROME 436,5914 6JK«vjO Sheftxook» iFMurdeLyi *'lLePam_* ¦ CamMour Ou Nord_\u2022 SHAWINIGAN53H7oo|ST-BASILE «1-7952|S0REL 743-323*1 JULIETTE 752-0366 Crntmj B*M» .11 i \u2022 \u2014.- \u2022 - > TIRÉ DU BESTSELLER VI M'.ION » MAN(.Al'.l B£RRI ^ mf^|P^USALLEl2M^nLijafin^ 17J0 fua S» Oarvt \u2022 I 'Ii3 boul C*w+* \u2022 \u2022 21X boul U C»>tW \u2022 - IM00 boul l»c*\u2014+j \u2022 < ?mi mm n»^f DÈS DE M A IN' Unicef^ » 4- 010 Chris Withley insiste plus sur les chansons que sur le rock MONTRÉAL, ¦ « l'aime les choses simples, viscérales, entières.» Cette voix est éthérée, vaporeuse.Jamais Chris Withley ne montera le ton pendant cette trentaine de minutes interurbaines.Ce ton est calme, posé, ponctué de curieux emportements qui s'immiscent dans la conversation comme de légers courants d'air qui vous piquent l'épiderme après que vous ayez entrouvert la fenêtre \u2014 un front froid d'avril peut faire l'affaire.Au bout du fil, jamais Chris Whitley n'aura émis les fréquences costaudes qu'il émettra ce soir au Café Campus.L'artiste new-yorkais n'en demeure pas moins précis et captivant quant à sa façon de décrire ce langage musical qui lui est propre, langage dont on vient tout juste d'entrouvrir le deuxième volet.Non sans être parcouru de moult frissons.Dès le premier coup d'oreille, Din Of Ecstasy ( vacarme extatique, si vous voulez ) se démarque clairement de Living With The Law% paru il y a trois ans et produit par Malcolm Burn \u2014 que certains identifient encore comme l'ai ter ego de Daniel danois.Living With The Law avait alors été célébré par la critique.« Ce second disque est moins produit.J'y ai insisté sur les chansons plutôt que sur l'emballage et les arrangements.Sur Living With The Law9 la production l'emportait sur les chansons, le n'étais alors pas aussi impliqué dans le processus d'enregistrement.Je n'ai pas été déçu, mais je n'ai jamais senti que ce disque me représentait parfaitement.» Chris Whitley est de cette génération de songwriters pour qui le rock et la distorion sont propices à une poésie de qualité.Il opine : « Depuis le phénomène Nirvana, on peut enfin faire jouer ce type de chansons à la radio.Tant mieux, car mon ait en est d'abord un de chanson.Pas de rock.Ce que je fais a plus à voir avec Howlin'Wolf et Creedence Clearwater Revival que Led Zeppelin ou Jimi Hen-drix.le m'applique à améliorer mon jeu de guitares, mais je ne veux surtout pas qu'on me perçoive comme un guitariste.« l'aime Howlin'Wolf pour l'émotion qui se dégage de son art minimal : pas de progression d'accords, des textes oui ne signifient pratiquement nen et pourtant, un art fabuleux.J'aime aussi Bob Dylan, foni Mit-chell ou Neil Young pour leurs plumes extrarodinaires, encore inégalées.Et je préfère de loin Iggy Pop à tant d'auteurs mer-diques qui prétendent à une poésie intelligente.« Voilà pourquoi j'essaie de me détacher des techniques à la mode chez les auteurs de chanson.En ce sens, je tente d'éviter le côté précieux et prévisible d'une chanson bien faite.» L'idée, c'était de rendre hommage à Nelson Symonds.ALAIN BREJNET LE TOUR S V 4 juin 1995 Inscrivez-vous dès maintenant! l'inscription à l'avance est obligatoire.Formulaires d'inscription disponibles dès le mardi 4 avril dans tous les lira du Québec.\u2022$>SRC (OMMMNWtfOfflGB Info-Tour Bdl \"St-H»laire .DomwicSNf^an' Barbara SfJ^Hpbe Jvan-Gtiy Sé^Picrre .Jonativin Sfark f vnt- Sie-Marif jlon-PcU-r Strobl.\" Pauil Suirb*çl^u 1 .indà Sylvain ÀarônTàger \u2022 v François Tassé P,iul Tavlor Mittb Tehàkarorem NofinanaTe^si.r Paul-Guy Te^sjier perneTessIer Donald TétreauJt Guv Thau\\'ette Alain Thenault Jaques th.-rrauU l I .rn___\\.i.Lôm^Therratfft hei Thenault PierreThéfiaoft ' SonyaTheriauit Michel Charle^TTierrien ?en Donjondan Denis Lêvassvur * Roger- Joubert Marcel Levasseur cjouyante : Martine Léveille iôjuarez Claude iéveillce ^ Gabriel Gascon Piernc J Sophie Gascon RKârdô S.»rge GaudeUe Pauline Julien Berthold L»-\\vsq nas c^i^ ' Al^in Gendreau Lriulse Ondron ; MlchV| Germain Pierre Germain Serge Germain Yves Gfàjjim- l^UÉlBignjc .Clod tâcoursiere ère Serge LacTOix Marie-Prahce Laferrièrè Marie-Chantal Labellé .Sophie Loram Normand Labelle André Lorrain' J'¦\u2022s l Johanne Labonte Pascale Lortie Sylvain Labrecque ' Olivier Loubry-r Alain Lachance \\\\ Donny Jam Andrt?éUchapeUe * Gilbert André Lacosle\" ^ bons i: .RTngoc/ ¦¦pPaien^ht lauvle Paiement ^YKrteur Pakm^ Claude Palardy Aubert Pa!lao Kte Pantâzopouios lia Jacques Ronald Éric L Il MurielleLaferriere.Gerald L ircl Jean-François Lafont Ann Mac irard - , Jean Laiontaine Charles* F DommicGira Louis-Georges '-ir^TiJ Lou?> GirAStln \u2022 \\ J Prein^C Danieli» \u2022 ii tii.i xidin1 GjHtef ' - Ifmn^l.o^ivCajnneiLi Sosseîin P^rîiyv*êUn-Pu^rd B
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