La presse, 6 mai 1995, C. Cinéma
[" CAHIER C Montréal, samedi, 6 mai 1995 844-7894 lESfAUlAftl» sajous* européennes & bières importées THE ENGLISHMAN WHO WENT UP A HILL, BUT CAME DOWN A MOUNTAIN 9 m - o E f Depuis FOUR WEDDINGS, les producteurs se l'arrachent HUG(JETTE ROBERCE envoyée spéciale La Presse À NEW YORK a publicité, les autographes, tout le cirque qui entoure les acteurs connus, c'est nouveau pour moi, avoue-t-il, candide.Je ne m'y attendais pas du tout.Je ne trouve pas déplaisant d'être sous les feux, mais il faut, je crois, du temps pour s'y habituer.Quand je vais quelque part, j'ai toujours le réflexe de me retourner pour voir la vedette qui arrive derrière moi ! » Encore incrédule devant le statut de star, que le succès mondial de Four Weddings and a Funeral lui a jeté à l'ego l'an dernier, le bel acteur britannique Hugh Grant ne semble pas, qu'on se rassure, prédisposé à attraper la grosse tête.Simple, vif, drôle, il a séduit d'emblée la cinquantaine de journalistes invités à ce junket ( vision-nement et cascade d'entrevues ) organisé récemment au somptueux Warldorf de New York pour lancer le film The Englishman Who wcnt up a Hill, but Came Down a Mountain du Gallois Christopher Mon-ger, qui prendra l'affiche à Montréal vendredi prochain.Ce film au titre pour le moins curieux raconte une de ces nombreuses histoires inventées sur une ombre de réalité, et qui ont pris, au fil des narrations successives, dimensions de légende dans dans le vert pays où le cinéaste a grandi.Poésie, tendresse, humour Tourné au village gallois de Llanrhaedr-ym-Mochnant ( répétez pour voir ! ), dont à peu près tous les « locaux » sont devenus acteurs de soutien ou figurants, le film de Monger nous ramène en 1917, alors que la guerre ravage le continent et que tous les mâles valides d'Angleterre se battent sur le front français.Ce jour-là, deux cartographes londoniens, le jeune Reginald An-son ( Hugh Grant ), démobilisé à la suite d'une blessure, et le bedonnant George Garrad ( lan McNei-ce )\u2022 arrivent au village perdu de Ffynnon Garw, au sud-est du pays de Galles, pour mesurer.Ffynnon Garw, cette montagne à laquelle les gens de cette petite agglomération s'identifient depuis toujours.Vérifier en fait si elle a la hauteur prescrite ( 1 000 pieds ) pour s'appeler montagne et figurer sur les cartes du roi Edouard V.Anson découvrira bientôt 1 ) que Ffynnon Garw ne mesure que 984 pieds, et que 2 ) en revanche, sa communauté est la plus excentrique, la plus fière et la plus déterminée qu'on puisse imaginer, surtout quand elle entreprend de faire grandir une montagne ! De son personnage, Hugh Grant dit : «Comme Charles dans Four Weddings, Anson est un homme timide et lunatique, ou alors il est juste un Anglais ! Mais c'est surtout un être qui, parce que foncièrement bon, finira par se découvrir une parenté avec les paysans de Fynnon Garw et se faire une place parmi eux.» SUITE A LA PAGE C 2 \u2022 .à.40 000$ ^ EN TOUT À GAGNER! 1 .UNE RÉNOVATION OU UN AMEUBLEMENT \u202287 AUTRES PRIX (Joindre 3 codes CUP de jaoants.pas de fac-similés) -« BIEN-ÊTRE CHEZ SOI! Nom Vile: TéiiDoro.Code postât Trtv- Question tfhabtoté: 15x3-5*4d« fc lupf Pli\u2014JosQiwSlMw(tuhi»n«wd> tf 4t u b«w4én>) CF.80.Boudwrv«t (QuttocJ J48 SJ4 -A-«t- v a C2 LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 6 MA11995 charme fou, une ascension fulgurante SUITE DE LA PAGE C 1 i » : .4 t t I * % » » * w C 1 c \u2022 s i t t Plein de candeur poétique, de tendresse, et de cet humour propre aux Anglais, ce film était en cours de tournage quand le triomphe de Four Wed-dings a éclaté.L'ascension fulgurante de son principal interprète, confirmée par la mise en nomination du film de Mike Newell à l'Oscar du meilleur film a, bien sûr, galvanisé tous les gens du plateau de YEnglishman et constitué un énorme atout pour ce film à budget relativement modeste de 8 millions, cinquième long métrage d'un cinéaste encore peu connu, malgré les succès à son crédit ( Waiting for the Light, Voice Over ).Grant est conscient du poids accru de son nom au générique.Et s'en réjouit : « Tant mieux, si ma popularité contribue à le faire voir et apprécier à l'extérieur de l'Angleterre, j'ai vraiment eu un gros coup de coeur pour ce film, pour son scénario et les gens qui l'ont tourné.« Actually, même s'il est très situé dans le temps et l'espace, The Englishman traite d'un sujet universel et intemporel : la foi qui soulève les montagnes, c'est-à-dire qui permet parfois aux humains de réaliser l'impossible.» Attendrissant de sincérité, l'acteur accorde intérêt à toutes les questions, sérieuses, directes ou anodines.Et leur apporte des réponses qui commencent souvent par « Actually ».« J'ai envie de gros défis ! » Non, il n'a pas, enfant» rêvé d'une carrière d'acteur.L'idée, raconte-t-il, lui a été soufflée quand, étudiant d'Oxford en Histoire de l'art, il a accepté de jouer dans un film d'amateur : « Ce petit film a connu un certain succès sur le campus et alors, plusieurs m'ont dit que je devrais penser à me recycler.Comme j'avais beaucoup aimé l'expérience, j'y ai pensé ! » Il a fait ses classes au théâtre ( Shakespeare, bien sûr, avec Hamlet et Co-riofan au Nottingham Playhouse ), et joué dans plusieurs productions pour la télé, avant de plonger et de percer au cinéma dans des films comme Sirens, Impromptu, Bitter Moon, Remains of the Day, Nine Months et Four Weddings and a Funerai.Mais ne lui demandez pas de marquer une préférence entre les divers médias.Tous les rôles intéressants l'attirent, à commencer par les plus difficiles : « J'ai envie de gros défis.» On s'entend pour dire qu'il est un des rares acteurs capables de plaire aux femmes, sans pour autant représenter une menace pour les autres hommes.Pas du tout désarçonné par cette remarque, Hugh Grant réagit par un clin d'oeil : « Je n'ai pas le droit de me plaindre ! » Oui, par les temps qui courent, producteurs et réalisateurs se l'arrachent : « Actually, je suis très excité de recevoir tout à coup beaucoup de propositions, je passe mon temps dans les avions et je lis des tonnes de scénarios.Mon problème, c'est de prendre les bonnes décisions ! » Nous constatons qu'il a horreur des journaux cheap, quand un journaliste américain lui offre un exemplaire de la dernière livraison de SpielFun, un magazine de cul allemand, dont il fait la une dans le plus simple appareil.jusqu'au bas-ventre.« Merci ! » fait-il en toute innocence, avant de s'écrier : « Mais ce n'est pas moi I le veux dire, c'est bien ma tête, mais pas mon corps.Je vous jure ! C'est un trucage.Incroyable ! Des choses comme ça, vous savez, c'est malheureux, mais fréquent.Un acteur n'y peut rien du tout.C'est oui of control ! » L'acteur envisage-il la possibilité d'une carrière américaine ?lui deman-de-'t-on enfin.Question qui lui semble mal posée : « Peu m'importe qu'un projet de film soit américain, russe ou chinois, s'il est bon, je suis partant.» Mais le prochain sera.britannique.Bientôt, on retrouvera en effet Hugh Grant dans An Awfullly Big Adventure, le nouveau film de Mike Newell ( Four Weddings ), où il aura enfin le plaisir d'incarner, dit-il en riant, autre chose qu'un héros romantique : «c Cette fois, je serai un directeur de théâtre, vicieux, mesquin, frustré.Un vrai salaud, quoi.C'est un rôle en or ! » À 33 ans, Hugh Grant n'a sûrement pas fini de nous étonner.* \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 De sa grande vedette, christopher Monger ( à droite ) dit qu'il y a en réalité deux Hugh Grant : « L'un est typiquement anglais, bonnes manières et bonne diction, tandis que l'autre est Imprévisible, Incontrôlable, et tellement rafraîchissant 1 » Christopher Monger : « Tout le village vivait au rythme du tournage » HUCUETTE kOBERCE envoyée spéciale 4 \u2022 l > C « t T I i - 4 La Presse À NEW YORK ¦ « /?devais avoir dix ans quand j'ai demandé à mon grand-père pourquoi, au vil' loge, on parlait souvent du vieil instituteur, Mr.Anson, comme de VEnglishman Who Went Up A Hill, But Came Down A Mountain.J'attendais une courte réponse, mais mon grand-père a soupiré, en regardant sa montre.«r Hmmm.C'est une longue histoire.* «r Vas-y, raconte » le suppliai-je.« Ce n'est pas seulement une longue histoire, dit-il, c'est une très longue histoire.» Ainsi commence The Englishman Wîio Went Up A Hill, But Came Down A Mountain, ce conte romantico-philoso-phique, qui fut roman avant de nous arriver sur écran comme la plus agréable des brises printanières.Et dont l'auteur-cinéaste Christopher Monger a puisé l'essentiel dans une légende qui a coloré son enfance dans un petit village du pays de Galles.«c En Amérique, les gens en sont venus à penser qu'aujourd'hui, un film à budget modeste n'a aucune chance de faire un gros box-office.Pourtant, Four Weddings and a Funerai, et quelques autres, ont prouvé que cela n'est pas vrai », dit le cinéaste gallois, qui réve de faire aussi bien que son collègue britannique Mike Newell.Certains parmi les journalistes réunis autour de lui, à l'occasion de ce funket new-yorkais,^ allaient volontiers de ré- férences au Bagdad Cafe de Percy Ad-lon, au Festin de Babette de Gabriel Axel.Monger buvait du petit lait.Il est heureux de son Englishman, qu'il présente comme un film-bonheur.« Quand on tourne, dit-il, on doit s'attendre à tout, y compris au pire.Mais ce tournage a vraiment a reçu une pluie de cadeaux.« Il y a Hugh ( Grant ), qui se mêle S* >de devenir une star, dit-il dans son bri-tish tout neuf, car jusqu'au début des années 90, ce pur Gallois n'avait de toute sa vie dit ou écrit un seul mot d'anglais.Sur le plateau, on a toujours eu, comme sur commande, la tempéra- ture exacte, incluant les pluies torrentielles et les bains de boue, que le scénario exigeait.Enfin, et je dirais surtout, les gens du cru ont été fantastiques.Drôles, attachants, et sincèrement, profondément emballés par le projet.Leurs expressions, leurs blagues, leur amitié, me réchaufferont le coeur pour le reste de ma vie.« Tout le village vivait au rythme du tournage ! poursuit le cinéaste.C'était comme si, tous ensemble, on arrivait à reproduire dans la vie le miracle raconté dans le film.» Les personnages principaux de The Englishman sont des acteurs professionnels.De sa grande vedette, Christopher Monger dit qu'il y a en réalité deux Hugh Grant : « L'un est typiquement Anglais, bonnes manières et bonne diction, tandis que l'autre est imprévisible, incontrôlable, et tellement rafraîchissant ! » Autour de Grant ( Anson, le héros central, qui a donné son surnom au film ), on trouve Ian McNeice ( le marchand général, qui a profité de l'absence de concurrence pour semer plein de petits rouquins dans le village ), Ian Hart ( George Garrad, le gros compagnon d'Anson, qui préfère la bouteille et le hamac à l'alpinisme, sans oublier la belle Tara Fitzgerlad ( Betty de Car-diff, au passé pas très net, qu'on appellera en renfort pour retenir Anson au village.) Mais plusieurs personnages de soutien, inspirés de ceux que Monger a connus dans son propre village ( Taff's Well ), ont été assumés par les « locaux » de l'imprononçable village de Llanrhaeadr-ym-Mochnant, où le film a été tourné.Certains d'entre eux étaient si pittoresques dans la vie réelle \u2014 ces jumeaux de 60 ans ( Thomas Twp et Thomas Twp Too ! ) par exemple \u2014 qu'ils ont été ajoutés au scénario.« Plusieurs parmi ces gens ont prouvé qu'ils étaient de merveilleux acteurs naturels dans leurs propres rôles.Mais ils ne jouaient pas l'émotion à la sortie de la projection du film, qu'on leur a présenté en première.Il fallait voir leurs visages noyés de larmes.Ce qu'ils étaient beaux ! » Phooian Devl a dirigé pendant cinq ans un groupe de bandits, rançonnant, tuant et pillant tout ce qui passait à portée.Après onze ans en prison, elle obtenait sa libération le 18 février 1994.Les récits qu'elle écrivit pendant sa captivité ont servi de base au scénario de Mala Sen.Anatomie d'une héroïne indienne : LUC PERREAULT ¦ Difficile d'imaginer une héroïne plus ambiguè que Phooian Devi.Tour à tour victime et bourreau, sympathique et cruelle, elle charrie en un même personnage le meilleur et le pire de l'humanité.Entrée vivante dans la légende, cette femme inspire alternativement la pitié et l'horreur.À travers elle se dessine le portrait d'une Inde toujours aux prises avec ses vieux démons : une misère inimaginable, une injustice généralisée, une intolérance galopante, sans oublier un système de castes aberrant et un sexisme primaire qui font, hélas, lever le coeur.Signalons, pour qui n'aurait jamais entendu parler de ce personnage haut en couleur, que Phooian Devi s'est rendue célèbre le 12 février 1983 en se livrant à la police avec ses compagnons devant une foule de 10 000 personnes.Elle était accusée d'avoir dirigé pendant cinq ans un groupe de bandits, rançonnant, tuant et pillant tout ce qui passait à portée.Après onze ans en prison, elle obtenait sa libération le 18 février 1994.Les récits qu'elle écrivit pendant sa captivité ont servi de base au scénario de Mala Sen ( de môme qu'à un roman publié en France ).Qu'est-ce qui a bien pu transformer la fillette innocente qu'on nous montre au début de Bandit Queen en ce bourreau sanguinaire que nous décrit Shekhar Kapur?Ce dernier met en cause un code social millénaire BANDIT QUEEN lorsqu'il monte Phooian Devi, encore fillette, vendue par son père ( malgré les pleurs et les caresses muettes de la mère ) à un homme qui, après avoir fait d'elle sa femme, lui fait subir en la violant les pires outrages.La future révolte de l'héroine se trouve déjà en germe dans cette séquence du début.Plus tard, le fait d'appartenir à l'une des plus basses castes de la société et, par-dessus tout, le fait d'être une femme lui attireront le mépris de tout un village puis, suprême déshonneur, un viol collectif.Sans pathos Cette séquence horrible se trouve surpassée même en horreur par celle qui marque la revanche finale de Phooian Devi, ce fameux raid au cours duquel elle venge les sévices endurées dans sa jeunesse en assassinant à son tour 30 hommes dans le village même qui l'avait si mal accueillie.Entretemps, sous l'impulsion de cette femme, le grand bantitisme parait acquérir en Inde un statut qui paraît avoir peu d'équivalent depuis l'époque de Robin des bois.Le mérite de Shekhar Kapur est de retracer sans pathos exagéré, d'une manière presque détachée, la métamorphose de la femme renfermée, soumise et victime en une pasionaria conquérante et épanouie ( après avoir connu la révélation d'un amour authenti- que ).Elle tire avec la facilité d'une Calamity fane et transforme les ravins et les collines entourant la rivière Chambal en un mini-Far-West d'où, paradoxalement, les Indiens ( avec des plumes ) brillent par leur absence, remplacés qu'ils sont par d'autres qui ont mérité leur nom.Phooian Devi et ses compagnons n'ont pas l'air de bandits romantiques comme les héros des westerns d'antan.Mais, même si on ne meurt pas de la même façon dans le cinéma indien que dans le cinéma hollywodien, on y meurt aussi vite et sans préavis.Le prix d'une vie y paraît bien peu élevé.En revoyant le film, j'étais parfois tenté de réagir plutôt négativement à son côté mélodramatique.C'est que tout ici échappe aux critères occidentaux habituels.Si mélodrame il y a, il ne naît pas d'une intention des cinéastes mais d'une matière première incontournable.Il se dégage finalement du film l'impression puissante d'une oeuvre accomplie qui doit avant tout son succès à sa mise en scène maîtrisée.La direction d'acteurs est particulièrement saisissante, en particulier le jeu subtil de Seema Biswas dans le rôle de Phooian Devi, plus jolie et sexée que la vraie.Bien sûr, le cinéma ne serait pas ce qu'il est, même en Inde, sans en rajouter un peu sur la réalité.BANDIT QUEEN, de Shekhar Kapur, à l'Égyptien 3.L'amour, l'amour, encore l'amour.MARIO CLOUT1ER collaboration spéciale ¦ Lawrence Kasdan représente un véritable mystère dans le cinéma américain.Scénariste à succès, il a écrit deux films de la série Star Wars ainsi que les très populaires Raiders of the Lost Ark et The Bodyguard.Comme cinéaste, il s'est attaqué au cinéma de genre avec un esprit inventif et, souvent, beaucoup d'intelligence.On lui doit notamment le film noir Body Heat, le western Silverado, mais aussi The Big Chili et Grand Canyon.Ce parcours sans faute a été entaché l'an dernier avec l'inutile et bancal Wyatt Earp.Son dernier long métrage, French Kiss, navigue entre le meilleur et le pire.Voici une amusante comédie romantique qui, à défaut de renouveler le genre, nous fait passer d'agréables moments en compagnie de deux acteurs de talent Meg Ryan et Kevin Kli-ne.Avant tout, French Kiss demeure un film d'acteurs.Lawrence Kasdan délaisse tout souci d'originalité dans sa mise en scène pour laisser toute la place à des gros plans d'échanges enlevés entre les deux personnages principaux : Kate ( Meg Ryan ) et Luc ( Kevin Kline ).FRENCH KISS Kate aime Charlie qui, lors d'un voyage en France, tombe amoureux de Juliette.Kate s'envole vers Paris dans le but de reconquérir le coeur de son fiancé.Dans l'avion, elle tombe sur Luc, un viniculteur français fait voyou.Les deux poursuivront Charlie jusqu'à Cannes où surviendra l'inévitable.Dans la même veine que Sleepless in Seattle, le succès romantique de 1993, French Kiss renvoie aux vieilles comédies hollywoodiennes où les relations d'amour-haine mettaient en scène des couples mythiques du cinéma : Bogart et Bacall, Grant et Bergman, Grant et Hepburn, Grant et nombre d'autres actrices, en fait.Même s'il passe habilement du slaps-tick à l'humour fin, façon Woody Allen, Lawrence Kasdan n'a toutefois pas su éviter les clichés de la naïve Américaine perdue à Paris et du Français baiseur et buveur, mal rasé et mal fagoté.Certains gags tombent d'ailleurs carrément à plat, tel que celui où l'on voit Kate crier qu'elle triomphera de sa rivale devant l'Arc de Triomphe.Plutôt facile.On retrouve quand même avec joie la lumineuse Meg Ryan, l'attachante interprète de rôles similaires dans When Harry Mfit Sally et Sleepless in Seattle.Ici, la comédienne n'hésite pas à se vautrer dans les pâtisseries françaises pour faire crouler la salle de rire.Quant à lui, Kevin Kline réussit le tour de force de nous rendre sympathique un personnage auquel on ne croit pas une seule minute.Dans son rôle de Français à l'accent plus qu'improbable, il est tout de même suave et aussi brillant que dans A Fish Called Wanda.Que voulez-vous?Hollywood ne recherche pas autant l'authenticité que l'attrait d'une sympathique vedette américaine auprès des foules.Il faut dire que les dialogues de French Kiss sont tout aussi savoureux que les interprètes, ce qui donne parfois des répliques dans le style de Sieur Foglia : « quand quelqu'un me parle du bonheur, mon cul se contracte.* D'ailleurs, l'homme aura tout intérêt à amener sa fiancée voir ce film un beau soir d'été en prenant soin de laisser toute trace de cynisme au vestiaire.FRENCH KISS.de Lawrence Kasdan.Le Faubourg, Côte-dea-Neiçes, Place LaSalle, Pointe-Claire, Versailles, Carrefour Laval, Dorval, Le Mirage.Bons baisers de France ( v.f.) au Berri, Langclier, Place LaSalle, Galeries Laval 8, Boucherville, Ter-rebonne.Sainte-Thérèse, Saint-jerôme.Château-guay.( Trois- Rivières, lolictte, Maison du cinéma ).Meg Ryan Incarne Kate et Kevin Kline Luc dans le film de Lawrence Kasdan. C4 LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 6 MA11995 l .'?primeur f- x \\ Meg Ryan et Kevin Kllne dans la comédie sentimentale américaine French Klss ( Bon Baiser de France h AMATEUR Film américain ( 1994 ) de Haï Hartley.Scénario: H.Hartley.Images: Michael Spiller.Montais: Steven Hamilton.Musique : Jeff Taylor, Ned Rifle.Avec Isabelle Huppert, Martin Donovan, Eiina Lowensohn.Damian Young.105 minutes.Cinéma Le Parallèle.M Comédie dramatique.Frappé d'amnésie, Thomas ne se souvient plus qu'il est un truand recherché par des tueurs à gages.En errant dans New York, il rencontre Isabelle, une ancienne religieuse qui s'est recyclée dans l'écriture de romans pornos.Se croyant investie d'une mission divine dont elle n'est pas trop sûre de connaître la nature, Isabelle voit dans sa rencontre avec Thomas un signe du ciel.Et voilà que survient Sofia, une star du cinéma erotique qui semble -avoir déjà été acoquinée à Thomas, lequel ne se souvient évidemment plus d'elle.Tout ce beau monde se réfugie dans un couvent afin d'échapper aux tueurs à gages qui pourchassent {Thomas.BANDIT QUEEN Film indien ( 1994 ) de Shekhar Kapur.Scénario : Mala Sen.Images : Ashok Mehta.Montage : Renu Saluja.Musiaue : Nusrat Fateh.Avec See-ma Biswas, Nirmal Pa^ndey, Manoi Bajpai, Rajcsh Vivek.121 minutes.Égyptien.M Drame social.Née dans une famille Appartenant à une caste inférieure, Phoolan Devi est forcée de se marier jà l'âge de onze ans.Elle se soumet «lors aux exigences sexuelles de son mari qui n'hésite pas à la battre.Mais n'en pouvant plus après quelque temps, l'adolescente décide de fuir pour retourner vivre parmi les siens.Violée par le fils du chef de village qui l'accuse injustement de l'avoir provoqué, la jeune fille est contrainte à l'exil.Elle décide alors de se joindre à une horde de bandits qui fait régner la terreur dans la région.Son ascendant sur les membres de la bande lui permet rapidement d'en devenir le chef.Phoolan profite alors de sa nouvelle puissance pour exercer une terrible vengeance sur ses anciens bourreaux.DANCE ME OOTSIDE Film canadien ( 1994 ) de Bruce McDonald.Scénario : B.McDonald, Don McKellar.d'après le livre de W.P.Kinsella.Images : Miroslaw Baszak.Montage : Mjchael Pacek.Musique : Mychael i Rajendra Brack, Adam Beach.lennifcr Podemski.Michael Greyeyes.84 minu- tes.Place Alexis-Nihon.¦ Drame de moeurs.Durant une nuit d'été, les petites intrigues sentimentales se multiplient entre les jeunes d'une réserve amérindienne.Ainsi, Si-las vient en aide à sa soeur llliana qui veut un enfant mais dont le mari, un avocat blanc, est stérile.Silas s'arrange donc pour tenir ce dernier occupé pendant que sa soeur fait l'amour avec Gooch, son ancien amant.Plus tard, une bagarre oppose le trio d'amis formé par Silas» Frank et Gooch au belliqueux Qarence.Par la suite, ce dernier viole et tue une jeune fille de la réserve, un crime qui lui vaut la prison.Un an plus tard, la rumeur circule que le meurtrier a été libéré et veut revenir dans la réserve.i* v * i \u2022 1 * I\"» Gérard Lanvtn dans le film de Nicole Garcia, le fils préféré.BON BAISER DE FRANCE ( French Kiss ) Film américain ( 1995 ) de Lawrence Kasdan.Scénario : Adam Brooks.Images : Owen Roiz-man.Montage : Joc Hutshing.Musique : lames Newton Howard.Avec Meg Ryan.Kevin Kline, Timothy Hutton, lean Reno.111 minutes.VERSION ORIGINALE: Faubourg, Place Lasalle, Carrefour Laval, PLaza Côte-oes-Neiges, Pointe-Claire, Versailles VERSION FRANÇAISE : Bcrri, Carrefour du Nord, Chàteauguay, Ste-Thérèse, Galeries Laval, Place Lasalle.Terre-bonne.¦ Comédie sentimentale.Kate découvre que son fiancé Charlie profite d'un voyage en France pour passer quelques moments intimes avec une jeune Parisienne.Craignant de perdre à jamais celui qu'elle aime, Kate embarque dans le prochain avion à destination de Paris où elle compte bien reconquérir son Charlie.À bord, elle fait la connaissance de Luc, un Français charmeur qui se propose de lui servir de guide pour l'aider à découvrir les charmes de la France.et aussi l'amour h la française ! LE FILS PRÉFÉRÉ Film français ( 1994 ) de Nicole Garcia.Scénario : N.Garcia, François Dupcyron, Jacques Flesxhi.Images : Eric Gautier.Montage : Agnès Guillemot.Musique : Philippe Sarde.Avec Gérard Lanvin, Bernard Giraudeau, fean-Marc Barr, Roberto Herlitzka, Margherita Buy.100 minutes.Le Parisien.¦ Drame de moeurs.Jean-Paul Mante-gna est à la recherche d'une forte somme pour éponger ses dettes.Il commence d'abord par demander l'argent à son vieux père Raphaël, un ancien champion de boxe, mais ce dernier ne possède pratiquement plus rien.Jean-Paul se tourne ensuite vers son frère aîné Francis, un universitaire qui a été rejeté par leur père en raison de son homosexualité avouée.Mais lui non plus n'a pas la somme requise.Jean-Paul n'a plus qu'un dernier recours, son autre frère Philippe dont l'épouse a déjà été sa maîtresse.Devant le refus de celui-ci, et de plus en plus désespéré, Jean-Paul contracte à son propre profit une police d'assurance-vie au nom de son père dont il imite la signature.Mais aura-t-il le courage d'exécuter jusqu'au bout son terrible plan ?JUST UNE A WOMAN Film anglais ( 1994) de Christopher Monger.Scénario : Nick Evans.Images : Alan Hume.Montage : Nicolas Gaster.Musique : Michael Sto-rey.Avec Julie Walters.Adrian Pasdar, Paul Freeman, Susan Wooldridge.105 minutes.Cinéma de Paris.¦ Comédie de moeurs.Gérald est un jeune financier à succès qui aime se travestir en femme, une habitude qu'il entretient depuis des années à l'insu de son épouse.Mais un jour, celle-ci tombe par hasard sur les sous-vêtements féminins de Gérald.Prenant alors pour acquis que son mari a une maîtresse, elle le met à la porte.Gérald se loue une chambre dans une pension dont la propriétaire, une jeune divorcée, se met à le courtiser.Il lui avoue alors son penchant pour les fringues de femme, mais cela ne re- Avez-vous vu?m L*Appât ( Cineplex Centre-Ville 9 ) - Fort, poignant, dérangeant, ce suspense de Bertrand Tavernier traite de l'érosion des valeurs chez les jeunes qui, sous la dictature de l'argent et de l'image, ont subi un lessivage du cerveau et de la conscience.L'action tourne autour d'un trio infernal : la fille drague de riches célibataires que ses copains se chargent de neutraliser et de dévaliser au moment opportun.Mais le plan tourne mal.¦ Before the Rain ( Cineplex Centre-Ville 5 avec s.-t.franc.; Égyptien 1 avec s.-t.ang.) - L'éternel conflit entre chrétiens et musulmans dans l'ex-Yougoslavie fait des victimes innocentes.Le Macédonien Milcho Man-cheveski démontre dans ce premier long métrage une maîtrise exceptionnelle.¦ Eldorado ( Bcrri 3 ) - Utilisant des méthodes qu'il qualifie de guérilla ( improvisation, plans-séquences, montage serré ), Charles Binamé trace un portrait acide, fort réussi, des 25-30 ans, francophones et déboussolés.Le film fétiche de la génération X montréalaise.¦ Gazon maudit ( Parisien 1 et 6, Angrignon 1, Versailles 2, Laval 5 et Greenfield Park 3.Avec s.-t.anglais : Centre Eaton 6 ) - Une rencontre fortuite entre une lesbienne coiffée à la garçonne et une petite épouse modèle ( Victoria Abril ) se termine au lit, au grand désespoir du mari ( Alain Chabat ).Un hilarant trio « infernal » rondement mené par Josiane Balasko qui campe une butch mémorable.¦ Katia Ismailova ( Parisien 3 ) - Au fin fond d'une datcha, une passion torride entre une dactylo et un menuisier se termine dans le sang.Un polar russe signé Valeri Todorowski qui témoigne d'un réel talent.¦ Senza Pelle ( Cineplex Centre-Ville 3 ) - Les amours improbables entre un poète schizophrène et une jeune mère de famille, laquelle prend les traits de la très belle Anna Galiena.Un sujet casse-gueule qu'Alessandro D'Alatri parvient à traiter avec tact et sensibilité.¦ Une femme française ( Desjardins 2, Dauphin 1, Boucherville 6 et Galeries Laval 2 ) - Un efficace mélodrame de Régis Wargnier, qui a mis la France dans tous ses états.Emmanuelle Béart s'y éclate dans son premier vrai rôle de femme, celui d'une femme qui aimait trop la vie pour attendre son soldat de mari, durant la Seconde Guerre mondiale.Une histoire un peu trouble, celle de sa propre mère, que le cinéaste a reconstituée à même ses souvenirs d'enfance.Tom Hanks a remporté un Oscar pour son rôle dans Forrest Cump.¦ Forrest Gump ( Laval 4.V.o.a.Palace 1, Angrignon 8, Laval 10 ) Une comédie qui tourne en ridicule tout ce qu'une Amérique conformiste adore.Avec Tom Hanks dans le rôle d'un brave type au quotient intellectuel au-dessous de la moyenne qui va, inexplicablement, de succès en succès.Ne lui manque qu'une chose, pourtant capitale : celle qu'il aime depuis l'enfance ne l'aime pas du tout.Habilement fait.¦ Don Juan DeMarco ( Boite à Films 1, Boucherville 1, Carrefour du Nord 8, Chàteauguay 4, Cinéparc Laval 3, Sainte-Thérèse 6, Galerie Laval 4, Galeries Laval 8, Langelier 3, Place Lasalle 7, Terrebonne 7.En v.o.anglaise : Chàteauguay 2, Lacordaire 3 et Plaza Côte-des-Neiges 2 ) - Don Juan emprunte les traits de Johnny Depp dans cette délicieuse variation sur l'art de la séduction et le rôle du masque en société.Avec Marlon Brando métamorphosé en psy bienveillant.¦ Nous étions guerriers ( Desjardins 4 et Galeries Laval 3 ).Scènes de la vie conjugale dans la banlieue d'Auckland, Nouvelle-Zélande.Monsieur bat madame sous le regard horrifié des enfants.Lee Tamahori porte sur des descendants de Maoris un regard incisif, pathétique et bouleversant.9 ¦* une scène de L'Appât ce suspense de Bertrand Tavernier traite de l'érosion des valeurs chez les Jeunes qui, sous la dictature de l'argent et de l'Image, ont subi un lessivage du cerveau et Jz la conscience.Cinéma m - H Salles de répertoire outre les pentes Intrigues sentimentales de Dance Me Outslde, éclate une bagarre opposant le trio d'amis formé par Sllas ( Ryan Black.à droite ), Frank < Adam Beach, au centre ) et Gooch ( Michael Greyeyes ) à l'agressif ciarence.AMATEUR Cinéma Parallèle: 13h50.15h30.17h50.19h50.21 h 50.AU COEUR DE LA DÉMENCE Paradis : 21 h 15.25 h 15 CLOCHE ( LA ) ET L'IDIOT Paradis : 15 h 10.15 h 10.17 h 10.HARCÈLEMENT Paradis : 21 h 50.HICHLANDER S V.F.Paradis 15 h 15.15 h 15.17 h 15 HOMAGE TO CHACALL Conservatoire dirt cinématographique : 19 h.IMAX - BLUE PLANET et TO THE LIMîT Vieux-Port de Montréal : 16 h 45.IMAX - IMAGINE 3( D ) et A VOL D'OISEAU Vieux-Port de Montréal : 11 h 45.15 h 15.19 h 15.IMAX - IMAGINE ( 3D ) et ON THE WING vieux-Port de Montréal.20 h 45.IMAX - L'ODYSSÉE Vieux-Port de Montréal : 22 h 15 IMAX - PLANÈTE BLEUE et VIVRE AU SOMMET Vieux-Port de Montréal : 14 h 45.IMAX - VIVRE AU SOMMET et IMAGINE ( SD et L'ODYSSÉE vieux-Port de Montréal : 22 h 15.INSTINCT DE VENGEANCE Paradis : 19 h 10.JEUNE FILLE ( LA ) ET LA MORT Paradis : 19 h 15.JUST LIKE A WOMAN Cinéma de Paris : 16 h 50.21 h 45.LÉGENDES D'AUTOMNE Paradis : 19 h.25 h 50.LION KING ( THE ) cinéma de Paris : 14 h 50.LIVRE DE LA JUNGLE ( LE ) paradis: 15 h.15 h.17 h.MEURTRE AVEC PRÉMÉDITATION Paradis : 21 h 20.23 h 50 NOUVEL HABIT DE L'EMPEREUR ( LE ) Cinéma Onf : 21 h.PROFESSIONAL ( THE ) cinéma de Paris : mlnutt 0UIZ SHOW Cinéma de Parts 19 h.SALO.120 DAYS OF SOOOM Conservatoire d'art cinématographique : 21 h.VUES D'AFRIQUE Cinéma ONF : 15 h.16 h.19 h.II > LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 6 MA11995 / panncipocrion Le mouvement pour la santé activa MO PLUS QUE 8 JOURS POUR VOIR IMAGINE-3D A VOL D'OISEAU VIVRE AU SOMMET PLANÈTE BLEUE ¦ MAX LE VIEUX-PORT DE MONTRÉAL Emission] Consultez l'horaire cinéma ou composez le 496-IMAX Ai» .'I» U* p >l> i r.| MntjTnr ai I \"?Cefllmett un chef-d'oeuvre! L'assistance devrait crier bravo!\" Bmi Wlllltmton, PlAYBOY GAGNANT D'UN GOLDEN GLOBE Itooira vrote du célèbre castrat.urinai Un ton de GERARD CORBIAU * X Uït rtittvi 1% \"Deux fois bravo!\" \u2022 SI SX EL 4 EBERT Visitez le site de: A QOOFY MOVIE sur Internet au: http://www.dlsney.oom te CENTRE EATON 98s-5730 1 CAR.ANGRIGNON 366 24w1FAMOJSPLAYERS3 697-80951 CENTRE LAVAL 688 7776 /U'jSIp CithenneO ¦*(*>¦ /O//bnul n'*m.m A* (S 1'8'j Boul h»uur.?O éxl 1600lr Corbiriff * O ** > > l» .* , s \u2022* \u2022» \u2022 \\ > \u2022» i % \\ r 9 1 1 ¦v i S I -4 -«cC'est avec un brin de naïveté -mais une certaine passion pour \"le bridge que je me suis laissé prendre dans cette aventure de te rédaction d'un livre», dit l'auteur.'Ingénieur de profession, il a appris le bridge à l'université.Et comme plusieurs autres dans son cas, il s'est adonné à ce jeu en dilettante pendant longtemps.Il y a quatre ans, il s'est Converti au bridge de compétition.«Souvent, rappelle-t-il, des amis me consultaient sur une convention ou une série d'enchères, car on savait, dans mon entourage, que je lisais beaucoup.» Petit à petit lui est venue l'idée d'écrire un livre à l'intention de ceux qui, comme lui, cherchaient une suite à leur initiation.Le bridge moderne.à votre portée ?st un livre de 165 pages à la lect n e facile.Dans les pre-miers.Ckjapitres, Dupuis rappelle la théorie des ouvertures au niveau de UN, puis les réponses à ces ouvertures, les déclarations suivantes, les enchères à SA, bref tout ce qu'un néophyte devrait savoir avant de se présenter à une séance de duplicata.L'auteur ne néglige pas les enchères de compétition, il traite de nombreuses conventions: le Drury, le cue*bid fort, les Mi-chaels, le Cappelletti, le Black-wood, le Roman Key Card, le Gerber, le Dopi, sans oublier le Grand Slam Force.Un chapitre est consacré aux entames et un autre au jeu de la carte.Un glossaire et deux annexes complètent le livre qui se vend 22$.Comme il l'explique dans son avant-propos, Dupuis assure: «que la compréhension totale au sein d'une équipe rehaussera les performances à la table de bridge.Pour arriver à bien se comprendre, il faut parler le même langage.» L'auteur a donc cherché à présenter un système cohérent et complet qui compare, tout au long du bouquin, le standard au système moderne.Kevin Grégoire, qui assume la distribution du livre avec l'auteur, soutient qu'il n'y a rien de comparable sur le marché québécois.«Paul (Dupuis) a consacré beaucoup de temps à la rédaction de son livre, dit-il.Il n'a pas craint de soumettre des chapitres à des directeurs et il a corrigé la grande partie des erreurs qui s'y étaient glissées.» L'auteur se propose de poursuivre dans le même but, celui d'aider les personnes de plus en plus nombreuses qui se mettent au bridge et de publier trois autres essais: Manuel novice I, Manuel novice 11 et Manuel intermédiaire II.Pour renseignements: Paul Dupuis, au (514) 445-6028 ou Kevin Grégoire au (514) 466- 2983.There must be a way Puisqu'il est question de livres, Master Point Press, de Toronto, a publié There must be a way, du docteur Andrew Diosy, médecin à la retraite, passionné de bridge et d'échecs.L'auteur propose, pour 9,95$, 52 problèmes de bridge vus sous l'angle offensif, puis défensif.C'est à la fois amusant et instructif.Le livre s'adresse aux joueurs intermédiaires.On peut communiquer avec Master Point Press au (416) 785-3924 par téléphone ou par fax au (416) 785-1048.Dans les Laurentides La Ligue de bridge des Laurentides, présidée par Robert Thibault, de Saint-Jerome, a couronné les 4 As de Repentigny champions de la saison régulière.Les 11 équipes ont disputé 10 matchs chacune.Voici le classement final.1- As de Repentigny, 162 points; 2- Pharmaxi Brunet de Saint-Jérome, 150; 3- Zouaves de Saint-Pie X, 107; 4- Aristocrates de Saint-Eustache, 106; 5-Grande Chelem de l'Ecole de bridge Gaétan Thibault, 105; 6-Rois de Sainte-Adèle, 99; 7-Sphynx de l'EBGT, 98; 8- Conquérants de Saint-Eustache, 84; 9- Petit Chelem de l'EBGT, 77; 10- Dinosaures de l'EBGT, 59; 11- 4 B- 2 M de Repentigny, 53.L'équipe des champions était formée de Paul Bécotte, Michel Duval, Diane Lefebvre, Robert Lirette, Benoit Morency et Serge Perron.Le noms des vice-champions sont: Nicole Brisebois, Philippe Champagne.Kevin Grégoire, Gilles Lacroix, Normand Maillé et Robert Thibault.Félicitations à tous ces bridgeuses et bridgeurs.Les éliminatoires de la ligue sont en cours.En bref Madame Nicole Ouellette, de Saint-Sauveur, a quitté la présidence du club de ce village des Laurentides, poste qu'elle a occupé pendant cinq ans.Le club présente ses séances de duplicata le mercredi, à 13h 15, de septembre à juin, et le vendredi, à 19 h 30, de juin à septembre.Le chroniqueur de bridge Hugh Kelsey est décédé récemment.Auteur de plusieurs livres, il a légué ses redevances à une fondation de son Ecosse natale.La semaine prochaine, dans cette chronique: une entrevue avec le directeur Marcel Bour-beau, de Sainte-Adèle, et des échos du tournoi pascal de Toronto, le mois dernier.La bonne défense En défense, le joueur qui a choisi une entame sans avenir peut corriger son jeu dans certains cas et obtenir le résultat souhaité: la chute du contrat.Voyons un cas.Vous êtes en Sud et vous obtenez la main suivante: Pi: R-3; Co: R-9-4-3-2; K: R 8; Tr: V-8-7-6.Les adversaires ont demandé la manche à 3 SA de la façon suivante: Quelle est votre entame?Si vous vous demandez dans quelle couleur vous aimeriez que revienne votre partenaire, vous allez attaquer du 3 de Co, la quatrième carte de votre couleur longue.Après avoir joué le 3 de Co, le mort s'étale en Ouest à votre gauche : Pi: D-9-8-7-5; Co: 10-8-7; K: D-2; Tr: A-D-4 Le mort fournit le 7 de Co, votre partenaire joue la Dame et Est, le déclarant, gagne de l'As.Retour petit Tr vers la Dame et votre partenaire fournît le 2.Le mort revient de la Dame de K qui file jusqu'à votre Roi.Comment continuer?Sud peut revenir Co et espérer prendre la main du Roi de Pi et défiler ses Co affranchis.Mais sera-t-il trop tard?Sud sait que le déclarant peut compter sur 3 levées à Tr, probablement sur cinq K et il a déjà une levée de Co.Quelle est la distribution du déclarant?Sans doute 2-2-6-3 ou 1-3-6-3.Si Est possède l'As de Pi, il n'a pas le Roi de Tr, car il n'aurait pas demandé 2 K à sa deuxième enchère (signe de faiblesse).11 a donc l'un ou l'autre.Et comme Nord n'a pas le Roi de Tr, car il l'aurait joué sur la Dame du mort, l'As de Pi est chez le partenaire.Abandonnant les Co, Sud joue le Roi de Pi qui tient et qui reçoit l'encouragement du 6 chez son vis-à-vis.Le Valet sec tombe en Est.Roi de Co et Pi vers la fourchette As-10 de Nord et le contrat est battu.Voici la main complète.Les enchères: Est Sud Ouest Nord 1 K 1 Co 1 Pi passe 2 K passe 3 K passe 3 SA passe passe passe Entame: ?Donneur: Est Vulnérabilité: Est-Ouest Nord ?A 10642
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