La presse, 14 septembre 1995, B. Politique
[" CAHIER Montréal, jeudi 14 septembre 1995 olitique Éditorial Opinions Lyn McLeod L'EXPRESS POLITIQUE LYN MCLEOD DÉMISSIONNE ¦ Le chef du Parti libéral de l'Onta-rio, Mme Lyn McLeod, a annoncé hier sa démission.Elle a pris cette décision après avoir fait le bilan de la cuisante défaite de son parti lors des élections provinciales de juin dernier.Mme McLeod restera à son poste jusqu'à ce qu'on lui ait trouvé un successeur.D'après PC CAMP EAU: PAS DE COMMENTAIRE ¦ Le ministre des Finances, Jean Campeau, refuse de commenter les allégations contenues dans la poursuite déposée par Pierre Desjardins, ancien président et chef de la direction de la papetière Domtar, contre son ancien employeur.Au cabinet du ministre, on a fait savoir que la Cour supérieure étant désormais saisie de l'affaire, M.Campeau ne réagirait pas publiquement.Rappelons que la poursuite fait état de déclarations de deux administrateurs de Domtar, E.J.Waters et Raymond Cyr, qui « ont admis » que la décision de mettre fin au contrat d'emploi de M.Desjardins « avait été prise et requise » par M.Campeau.La Caisse de dépôt et placement, et la Société générale de financement, deux sociétés d'État, détiennent 42 p.cent des actions de la papetière.Philippe Cantin BOUCHARD MÉNAGE LA FRANCE ¦ Comme le premier ministre Jacques Parizeau, le chef du Bloc québécois Lucien Bouchard refuse de condamner la France pour la reprise de ses essais nucléaires dans le Pacifique.« Ce que je note, c'est que la France respecte les traités actuels, qu'elle s'engage à signer J?an prochain le traité d'interdiction > totale et que, dans cette mesure, on ne .peut pas lui faire de reproches », a déclaré M.Bouchard hier en marge d'une réunion de son caucus.« Il y a une chose certaine.Ce n'est pas sur moi t qu'on doit compter pour reprocher quoi rejue ce soit à la France dans cette (histoire », a-t-il ajouté.Selon le chef thloquiste, il ne faut pas perdre de vue \u2022 que certaines puissances nucléaires ont des arsenaux encore plus importants et qui ont procédé, par le passé, à beaucoup plus d'essais que la France et l'parfois, sans même le dire.« On ne devrait pas verser dans l'hypocrisie.le conclus que je ne vais pas condamner la France dans ce dossier », a-t-il dit.D'après PC LE PREMIER MINISTRE ET LE MARCHAND ¦ Il pourrait bien arriver que le premier ministre de l'Ontario éprouve « un peu \u2022jfc rancoeur et de dépit » après une victoire de la souveraineté du Québec, mais le marchand au bord du lac Ontario, lui, voudra bien continuer à vendre ses produits au Québec, a déclaré, hier, la présidente du Conseil du trésor, Pauline Marois.Celle-ci avait choisi un auditoire de choix pour parler souveraineté et affaires puisqu'elle s'adressait à quelques centaines d'hommes et de femmes d'affaires à la Chambre de commerce régionale de Sainte-Foy.La ministre a consacré une bonne partie de son allocution, intitulée Vers un nouvel État », à promouvoir 'idée de la souveraineté du Québec.Elle été écoutée avec attention, dans un -and silence et applaudie par toute la tile à la fin.D'après PC IHING FAIT DES SCEPTIQUES Le chef réformiste, Preston Manning, a fait face hier à des étudiants sceptiques, à des auditeurs mécontents et à un premier ministre prudent, alors u'il tentait de vendre en Nouvelle-cosse les politiques d'austérité de son parti.Tandis que 48 des 52 députés .réformistes se réunissaient pour trois jours dans un hôtel du centre-ville, -Preston Manning faisait le tour des \"médias, accordant pas moins de sept entrevues à la radio, la télévision et aux journaux, en plus de rencontrer des étudiants d'une école secondaire.Le Chef réformiste a également profité de ce caucus pour dire que les Canadiens seraient déçus si le parlement fédéral devait ne fixer son attention que sur la question de la souveraineté du Québec lors de la reprise de la session, la semaine prochaine.Le chef réformiste affirme que les habitants de la région de l'Atlantique sont prêts à se débarrasser de leur dépendance à l'égard des chèques gouvernementaux, et à s'intéresser à son parti \u2014 qui a été rayé de la carte régionale lors de l'élection de 1993.D'après PC Parizeau critique l'hésitation de Chrétien Tout retard à reconnaître le résultat du référendum affecterait les marchés, dit-Il CILLES NORMAND du bureau de La Pres.se QUÉBEC Jacques Parizeau estime que les hésitations du premier ministre du Canada à reconnaître tout de suite le résultat du référendum québécois risquent d'affecter les marchés financiers.« Comme on commence à le noter sur les marchés financiers, M.Chrétien serait bien mieux d'aboutir dans la voie du sens commun, c'est-à-dire que, oui, il reconnaîtra le résultat et que les négociations s'amorceront pour stabiliser l'effervescence autour du dollars canadien.Ce serait tellement mieux.De toute façon, il va aboutir à ça, alors pourquoi ne pas le dire tout de suite », a déclaré le premier ministre du Québec.Coincé dans un ascenseur, à la fin de la période des questions à l'Assemblée nationale, M.Parizeau a indiqué, devant la caméra du réseau TVA, que la réaction de Jean Chrétien l'étonnait, puisqu'il avait déjà, selon lui, tranché cette question dans son ouvrage intitulé « Dans la fosse aux lions », en affirmant que « si le OUI l'emporte, on acceptera ça ».Soulignant qu'à son point de vue, la ministre responsable du référendum chez les fédéraux, Lucienne Robillard, avait « exprimé le bon sens même », mardi, en déclarant qu'Ottawa respecterait le vote, quel qu'il soit, le premier ministre Parizeau invite M.Chrétien à abonder dans le même sens au plus tôt.Il faut souligner que peu après sa déclaration, Mme Robillard a été appelée au bureau de son patron, après quoi elle apportait certaines nuances.En chambre, M.Parizeau s'est de nouveau fait reprocher par son (ris-à-vis, Daniel lohnson, de ne pas rendre publique « la proposition de traité et d'entente qu'il entend soumettre au Canada après un vote majoritaire pour le OUI ».Le premier ministre a répondu, pour une deuxième journée consécutive, que l'essentiel de ce qui sera proposé apparaît dans l'entente signée par les trois chefs souverainistes, le 12 juin, que Mme Robillard, « la lieute- nant du premier ministre du Canada, a reconnu que cela lui suffisait », et qu'on ne peut qualifier de traité tout ce qui n'a été ni négocié ni signé.Les quelques divergences observées cette semaine entre les déclarations de MM.Chrétien et Johnson et de Mme Robillard, ont amené des ministres du gouvernement Parizeau à faire observer des « problèmes d'arrimage » et de « confusion », au sein du camp du NON.Ainsi, pour la ministre des Affaires intergouvernementales et de la Culture, Louise Beaudoin, Lucienne Robillard « a probablement laissé aller le meilleur d'elle-même, disons ce qui lui reste de spontané ».Lorsqu'on lui fait remarquer que Mme Robillard a par la suite exprimé des nuances, Mme Beaudoin en déduit que la ministre fédérale « s'est tout simplement fait réalignée sur la position de M.Chrétien qui consiste à qualifier tout cela d'hypothèse, que ça n'arrivera pas, c'est tout ».Un point de vue qu'endosse le ministre de l'Environnement et député de Lac-Saint-Jean, Jacques Brassard.Philippe Séguin reste prudent PHOTO MICHEL GRAVB, L* Presse Le président de l'Assemblée nationale française, M.Philippe Séguin (à gauche), a fait une visite de courtoisie hier au maire de Montréal Pierre Bourque < au centre ).il s'est bien gardé de se compromettre dans l'actuel débat référendaire.« J'ai déjà vu le balcon de votre hôtel de ville », a-t-il lancé avec humour, faisant ainsi allusion au célèbre « Vive le Québec libre » du Général Charles De Gaulle lancé de ce balcon.« Mais Je n'ai pas à commenter Ici l'histoire.Quant à la reconnaissance d'un Québec souverain par la France/laissons les événements se produire ».a-t-il Insisté, en présence du maire et du vice-premier ministre Bernard Landry.\u2014 \u2014\u2014\u2014 V La rose défend avec vigueur la tolérance des Québécois envers les minorités DENIS LESSARD du bureau de Lu Presse Autres informations, B5 à B7 QUÉBEC e Québec est moins raciste que le reste du Canada, a soutenu hier, sans détours, le président de la ÇSN, Gérald Larose, prévenant que la campagne du NON tentera de culpabiliser les Québécois quant au traitement des droits fondamentaux dans tin Québec souverain.« Il y a moins de gestes de racisme au Québec qu'en Ontario, il y a moins d'antisémitisme au Québec qu'en Ontario », de marteler Gérald Larose rappelant que le « gouvernement fédéral dans le passé avait déjà emprisonné plusieurs catégories de citoyens, les Ja-ponais, les Ukrainiens, les Allemands ».« La rectitude politique voudrait qu'on glisse sur ces réalités, nous ne le ferons pas même si cela vient de gens d'origine grecque, italienne, ou même créole ! » de lancer le président de la centrale.Comme minoritaires les Québécois sont faciles à culpabiliser, dé-plore-t-il.Dans un discours enflammé, devant 200 délégués du conseil confédéral de la CSN, Gérald Larose a aussi promis que sa centrale \u2014 avec 240 000 membres à travers le Québec \u2014 appuiera de toutes ses forces la campagne du « OUI » au référendum.La souveraineté est l'une des clés de la réalisation des objectifs sociaux de la CSN, a-t-il plaide.Plusieurs mois avant l'élection de mai prochain, pour freiner des campagnes susceptibles de s'amorcer, il a par ailleurs confirmé qu'il solliciterait un autre mandat à la tête de la centrale.Président de l'imposante Fédération des affaires sociales ( 100 000 membres ), Louis Roy soutenait hier que son.groupe allait appuyer la campagne OUI \u2014 le printemps dernier la FAS avait temporairement retiré son appui au projet du gouvernenent.Pour Gérald Larose, le Québec n'a pas à rougir du sort qu'il a réservé a ses minorités : « En dehors d'Israël le seul endroit où la communauté juive a le parfait contrôle sur sa gestion scolaire, financée par l'État, est-ce en Ontario ?Non c'est ici.Alors ils vont devoir freiner sur une roue sinon on va se choquer », de lancer M.Larose.« Il y a moins de racisme au Québec des francophones envers les anglophones que des anglophones envers les francophones dans le reste du Canada », a-t-il soutenu.Pas question de cautionner des gestes intolérants au Québec, insiste M.Larose.Mais les «c Christos Sirros ( député libéral de Laurier-Dorion ) jouent avec les allumettes autour des barils d'essence en soutenant que le projet souverainiste cultive l'exclusion », a-t-il dit.« |e suis prêt à comparer la situation faite par le Québec à l'endroit d'un certain nombre de groupes et ce que le Canada a fait à l'endroit des mêmes groupes», de lancer M.Larose.La campagne du NON tentera de « culpabiliser » les Québécois en jetant « systématiquement le doute sur la capacité des Québécois à respecter les droits, les différences », prévoit-il.« Pour les prochaines semaines l'implication de la CSN sera majeure, sans réserve, sans retenue dans le débat ré- férendaire », dira le chef syndical \u2014 la centrale a, à toutes ses instances, donné un très net appui à la souveraineté, a-t-il expliqué en conférence de presse.M.Larose, comme la ministre Louise Beaudoin n'a pas voulu condamner l'ancien ministre conservateur, Marcel Masse, qui prédisait qu'en cas de victoire du NON, il fallait prévoir « une grande confrontation six à sept mois après le référendum », quand les Québécois « réaliseront pour la première fois depuis 1759, que la majorité francophone n'a pas le contrôle sur son territoire ».« |e ne nierai pas la réalité, si c'était cela le scénario, ça se peut que cela pose un problème.Il est possible que certains aient un peu plus de récriminations, une telle situation causerait des problèmes dans un syndicat, dit-il.La ministre Louise Beaudoin \u2014 de qui relève Marcel Masse comme président du Conseil de la langue \u2014 a dit hier avoir demandé des clarifications de la part de M.Masse, et que celui-ci ne parvenait pas à identifier dans quel contexte il avait tenu de tels propos \u2014 il soutient ne pas avoir donné d'entrevue à l'Ottawa Sun.« Vous pouvez faire des constats sociologiques cela ne veut pas dire que politiquement c'est ce qui se passera ».Ces propos « je ne sens pas qu'il étaient agressifs où qu'ils démontraient de l'intolérance », a dit Mme Beaudoin.«C'est un fait sociologique, pour moi un Québécois est un Québécois, je vote, ils votent, je suis francophone, je ne sens rien de mal, je suis partie de la majorité.Un ressac, on verra ce qui se passera, mais je sens que le débat est démocratique depuis' le début, et le sera jusqu'à la fin », dira la ministre.Mme Beaudoin a ajouté que l'équipe qui s'affaire à préparer les négociations de partenariat avec le Canada anglais ne s'attarde sur aucun scénario qui tienne compte d'un refus de négocier.« Nous, nous travaillons sur cette réalité qui nous semble incontournable et qui est la nôtre.Un OUI.d'abord, et une propositions de négocier un partenariat », précise la ministre.Le ministre des Ressources naturelles, François Gendron, voit « une confusion très importante dans le camp du NON ».« Si le Québec s'exprime majoritairement, c'est évident que le reste du Canada devra composer avec l'expression de la démocratie.Ça été le cas en 1980, on a pris notre pi 1 Iule et on a dit à la prochaine.C'est ça la démocratie.Si le peuple du Québec décide de se faire confiance, c'est évident que ça va être respecté », indique-t-il.Quant aux demandes des libéraux provinciaux de rendre publique ce qu'ils appellent la proposition de traité, M.Gendron répond que « ce qui est en jeu, ce n'est pas des fiches techniques de négociation, mais de grandes orientations ».Johnson nie tout lien entre le plq et un document controversé PHILIPPE CANTIN du bureau de La Presse QUÉBEC aniel lohnson nie vigoureusement : le document de travail sur la constitution, attribué hier au Parti libéral du Québec par le Réseau de l'information ( RDI ), ne provient d'aucune des instances de cette formation politique.L'affaire a éclaté en fin d'après-midi.RDI, la chaîne d'information continue de Radio-Canada, a dévoilé un texte de 58 pages contenant deux « possibilités » pour réformer la constitution canadienne et permettre au Québec de la réintégrer politiquement.Ces propositions ont été présentés comme « un document de travail » du Parti libéral.Parmi ses clauses les plus controversées, on note celles qui feraient du Québec « une société spécifique » au sein du Canada, et une autre qui accorderait à l'anglais le statut de « langue officielle au Québec », au même titre que le français.Convoquant à la hâte un point de presse.M.lohnson a rejeté d'un bloc tout lien entre ce document, manifestement rédigé par un expert de la chose constitutionnelle, et le Parti libéral du Québec.« Ce document n'émane d'aucune instance du parti, d'aucun comité, groupe de recherche, commission, sous-commission, ni de quiconque peut prétendre parler au nom du Parti libéral.On ne sait pas d'où ça vient, ni qui l'a écrit.J'ignore à qui il est destiné.Il s'agit d'un document anonyme dont je ne connais pas la source.» À RDI, le journaliste lean Bedard a affirmé que ce document, dont il a obtenu copie, représente un courant de pensée au sein du Parti libéral et que des gens souhaitent que son contenu fasse l'objet d'un débat.M.Johnson a affirmé que le comité présidé par l'ancien député Maurice Richard, chargé de préparer le manifeste du camp du NON, n'avait pas rédigé le texte litigieux, qui contient même un préambule d'une éventuelle nouvelle constitution du Canada.« Jusqu'au référendum, ce comité a pour mandat de préparer le manifeste du NON pour le Parti libéral, a dit M.Johnson.Après le référendum, il aura le rôle d'élaborer des propositions constitutionnelles qui seront discutées par les instances du parti.» Selon le chef libéral il est hors de question que le document controversé représente un genre de rapport d'étape du comité Richard.Et même s'il a refusé de commenter la substance de ce texte, il a affirmé que le français était la seule langue officielle du Québec depuis 1975, que cela faisait partie de la politique du Parti libéral et « qu'il n'y aurait pas de recul là-dessus, fin de la citation ».II a également soutenu n'avoir jamais entendu l'expression « société spécifique ».Ce n'est pas la première fois que la divulgation d'un document de nature constitutionnelle empoisonne le chef libéral.Au printemps dernier, un texte émanant du comité Richard, et rapidement connu sous l'appellation ironique de « Meech moins », avait été répudie par M.Johnson.Ses adversaires souverainistes ont longtemps ironisé sur cette « position constitutionnelle temporaire » du PLQ.Cette fois, en revanche.M.Johnson soutient que son parti n'est associé d'aucune façon à l'affaire, admettant simplement qu'qn des 150 00^ membres pourrait soumettre ces idées au comité Richard.Daniel Johnson B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD11* SEPTEMBRE 1995 ÉDITORIAL Paul Desmarais Roger D.Landry président du conseil président d'administration et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Avant de « sortir la religion des écoles » Ce n'est pas nouveau.C'est, depuis longtemps, l'objectif des adversaires du système scolaire confessionnel : « il faut sortir des écoles tout ce qui est relié à la religion ».Ce qui surprend, cette fois, c'est que cette suggestion, faite lundi dans le cadre des états généraux sur l'éducation, émane des directeurs d'école de la CECM.C'est une autre démonstration du fossé qui sépare la majorité de ses dirigeants élus et ses cadres oeuvrant sur le terrain.Et un nouvel exemple des aberrations auxquelles mène la survie d'un régime archaïque qui permet à une coterie d'intégristes d'abuser de l'indifférence générale pour se maintenir à la tête de la plus importante commission scolaire au Québec.Avec le résultat que le but premier de leur mainmise sur les écoles est combattu par ceux qui sont en contact direct avec les professeurs et les enfants.Cette divergence ne fait pas que mettre en relief les effets pervers d'un système scolaire « déconnecté » de la réalité et dune démocratie qui ne fonctionne pas faute de participation.Elle montre le danger de se réfugier dans des solutions simplistes à un problème complexe devant lequel on est porté à tout mélanger.Dans un camp, les porte-parole auto-proclamés des parents catholiques veulent Imposer leur « projet éducatif » qui débor- de l'enseignement religieux et transcende toutes les activités scolaires ; dans l'autre, les directeurs qui veulent faire table rase de toute référence confessionnelle sous prétexte qu'elle leur complique la vie face à une clientèle hétérogène qui s'identifie de moins en moins aux dogmes et aux traditions qu'on s'entête à lui présenter.C'est du « charriage » de part et d'autre.Les évêques l'ont compris bien avant les traditionalistes qui s'amusent à triturer les statistiques et les sondages pour faire croire qu'ils représentent une forte majorité des parents.En admettant qu'il n'appartient pas à l'école mais à la structure paroissiale et aux parents de veiller à la pratique religieuse des enfants et de les préparer aux sacrements, ils ont déjà largement contribué à clarifier les choses.Ils ont, en tout cas, tiré d'embarras beaucoup d'enseignants dits catholiques qui, ayant pris leurs distances face à l'Église, se retrouvaient dans l'obligation d'amener leurs élèves à la messe ou à la confesse où eux-mêmes ne mettent Jamais les pieds.Reste pour ceux qui s'interrogent sur l'éducation à faire les nécessaires distinctions entre la pastorale, la formation morale et la culture religieuse.C'est là où les directeurs d'école ont tendance à vouloir jeter le bébé avec l'eau du bain.Si on peut contester la pertinence, dans un système public et surtout dans certains milieux plus cosmopolites, d'un service de pastorale axé sur une forme subtile de prosélytisme, on tomberait dans l'excès contraire en bannissant de la vie quotidienne dans les écoles toute référence à la religion catholique qui a été \u2014 et demeure \u2014 une des composantes majeures de.l'identité québécoise.C'est pourtant ce qu'on suggère de faire dorénavant à partir d'un raisonnement tordu selon lequel, l'école devant être neu-, tre, toutes les religions devraient être traitées sur le même pied et avoir la même Importance sur le calendrier scolaire, c'est-à-dire aucune.Comme si c'était faire preuve d'une grave discrimination religieuse de faire comprendre aux néo-Québécois de religion mulsulmane, bouddhiste ou shintoïste que la .collectivité qui les reçoit a, depuis toujours, l'habitude d'avoir congé le vendredi Saint i Et.à plus forte raison à Noël, comme presque partout dans le monde, même là où cette fête n'a pas de sens religieux.On contribuerait, au contraire, bien plus à leur intégration si on se donnait la peine, non seulement de leur faire part de ces traditions, mais de leur en expliquer la signification.Et de voir, avec eux, combien la foi catholique \u2014même si elle paraît moins vivante aujourd'hui \u2014 a façonné et continue d'Influencer les valeurs de la société où ils ont choisi de vivre.Entre le zèle intempestif des catholiques Intégristes qui ne se rendent pas compte qu'ils sont des marginaux et la démission pure et simple devant la tentation du nettoyage par le vide, il y a une marge.Face à ces positions extrêmes, il serait temps qu'on en vienne à comprendre que.au-delà de certai- .nés limites, le soi-disant respect des autres devient du mépris de soi-même.Pierre GRAVEL Le « captain » L e nouveau capitaine du club de hockey Canadien.Mike Keane.bien encadré par ses patrons, s'est profusément excusé, hier après-midi, des propos qu'il avait tenus, lundi, lorsque sa nomination a été annoncée.M.Keane ne parle pas français.Mais lundi, appelé à commenter ses carences linguistiques, il a expliqué qu'il ne voyait pas pourquoi il devrait apprendre le français.« Tout le monde ici parle anglais.Je ne vois pas le problème.» Ses excuses ne mettent pas fin à cette histoire.KNotre but n'est pas de conspuer ce joueur, même si son attitude étonne.Au baseball, on peut comprendre le peu d'insertion de certains joueurs, très mobiles, qui viennent de pays lointains et qui vivent ici quelques mois par année.Mais Mike Keane est Canadien, il vient du Manitoba où le français existe, il évolue au sein du Canadien depuis 1988.après avoir été deux ans à Sherbrooke.Neuf ans au Québec sans parler français, c'est gênant.Mais le vrai problème vient des dirigeants du Canadien, ils doivent sans doute savoir que la région montréalaise est bilingue, mais plus encore, majoritairement francophone.Ils savent également que, depuis le départ des Nordiques, le Canadien est le seul club de hockey des ligues majeures au Québec, une province très majoritairement francophone.Ils savent aussi, qu'à Montréal, le Canadien est une Institution qui, à ce titre, a un certain nombre d'obligations.: Quand on sait tout cela, on s'arrange pour que ceux qui représentent et symbolisent l'institution qu'est le Canadien soient minimalement le reflet de leur communauté.En commençant par s'arranger pour que le capitaine, souvent le porte-parole de l'équipe, soit capable de communiquer avec l'ensemble des citoyens.; Autrement dit, il aurait semblé élémentaire que les dirigeants du Canadien aient choisi un capitaine bilingue.Et si, pour une raison que l'on ignore, cela était impossible, leur premier devoir aurait dû être de « briefer » l'anglophone unilingue.lui expliquer ce qu'est le Québec et l'envoyer à toute vitesse chez Berlitz.Le plus absurde, c'est que les dirigeants du Canadien qui n'ont pas pensé à ces choses élémentaires sont des francophones, ils nous rappellent que le Canadien, comme institution, symbolise le Montréal corporatif et sportif des années cinquante, celui des colonisés.Alain dubuc DROCTS «SERVES La boite aux lettres Urgences : une Question de priorité Monsieur Foglia, M En lisant votre « Chronique de la main gauche », parue dans La Presse du 30 août dernier, j'ai ressenti un besoin « urgent », une impulsion incontrôlable : il fallait absolument que je prenne ma plume pour vous répondre, à vous et à tous ceux qui ne comprennent absolument rien au système d'urgence en place chez nous, qui l'utilisent très mal et s'en plaignent facilement.Tout d'abord, permettez-moi de vous proposer d'ouvrir votre Petit Robert et d'y lire la définition du mot URGENCE : « Qui ne peut attendre, dont on doit d'occuper sans tarder ».Voilà donc votre première erreur : vous n'auriez même pas dû vous présenter à l'urgence ( mais dommage, je n'aurais pas pu vous écrire.).Beaucoup de cliniques offrent le service de radiologie et ne reçoivent pas de cas «c majeurs », ou n'ont pas de bénéficiaires en observation, donc souvent moins d'attente.Nous commençons par nous occuper des cas vraiment urgents, M.Foglia.c'est-à-dire ceux dont la vie est en danger, ceux qui risquent de « décompenser » ou ceux dont la souffrance extrême met leur équilibre en danger.On ne meurt pas d'un malaise au poignet à la suite d'une chute, ni sur le coup, ni cinq heures plus tard.Cependant, d'une chute à vélo sans casque.Votre deuxième grosse erreur est de croire qu'on est vu plus vite lorsqu'on arrive en ambulance.Pitié ! Voilà qui coûte extrêmement cher au système de santé, car plusieurs le croient aussi, utilisent l'ambulance comme un taxi ( d'où son surnom « taxi jaune » ).Certains se leurrent en croyant que « pour eux.ça ne coûte rien » ( mais.oui.les bénéficiaires de l'aide sociale profitent amplement de ce service «gratuit » ).Nous connaissons notre métier et nos priorités.M.Foglia.Les cas non urgents arrives en ambulance sont achemina vers la salle «J'attente.Les préposés à l'inscription nous sont d'une aide appréciable en nous proposant de rencontrer certains bénéficiaires en priorité à l'accueil ( infirmière à l'accueil ), mais, non, elles/ils n'ont pas la formation pour poser un diagnostic ou proposer une radiographie.( tiens, pourquoi le préposé à l'entretien n'écrirait-il pas votre chronique demain ?) Ce n'est sûrement pas par plaisir que l'infirmière a pris une heure dix avant de vous appeler.Je mettrais ma main au feu qu'elle a rencontré des gens avec des douleurs cardiaques, des asthmatiques, recueilli des histoires interminables, noté des dizaines de médicaments, pris des tensions artérielles et des températures.Elle a sûrement été perspicace, M.Foglia, comme vous dites, car elle a noté que vous n'aviez pas de fracture ouverte, pas de déplacement, qu'il y avait une bonne coloration, chaleur et mobilité aux extrémités.Elle a pris note aussi qu'aucune pathologie antérieure d'importance ( vous avez fait une chute : faites-vous des syncopes ?des arythmies cardiaques ?) et qu'aucun médicament ne modifiait votre équilibre.Toutes ces données influencent votre priorité.Avez-vous des allergies ?Si nous avons un analgésique à vous offir, vaut mieux le savoir avant.Avez-vous pensé une minute que, pendant l'heure perdue à attendre le médecin, cette dernière a reçu un accidenté de la route, a calmé une douleur cardiaque, a noté des résultats d'examens, a ausculté un asthmatique?Il n'y a pas que des cas non urgents comme le vôtre à l'urgence, M.Foglia.Elle vous envoie en radiologie pour un fi\u2022 m de votre poignet (quelques fois, il faut aussi prendre les doigts ou l'avant-bras ) pour déterminer si vous avez une fracture, et de quel genre : fermée, communitive, en bois vert, transverse, en spirale, oblique, pathologique.le traitement est différent alors.Avec toutes les radiographies qui lui sont passées sous les yeux, la techni- cienne en radiologie savait sûrement que vous n'aviez pas de fracture.Mais, encore une fois, le diagnostic est réservé au médecin.S'il fallait qu'elle se trompe, elle n'a pas les assurances pour couvrir la poursuite.Saviez-vous que certaines petites fractures sont très difficiles à déceler, même pour un médecin expérimenté ?Certains ont pris les devants comme vous, en jouant au radiologiste, et se sont repointés trois jours plus tard avec une patte d'éléphant à la place du bras.Vous connaissiez la recette de la glace et de la chaleur ?WOW ! Certaines personnes ne le savent même pas.Et quand vous aurez un vrai accident, M.Foglia ( peut-être une fracture du crâne .sans enfoncement, souhaitons-le ).pendant que nous nous occuperons de vous, il y aura encore un patient avec une douleur au poignet, impatient, dans la salle d'attente, qui ne comprendra pas.Tiens, si vous êtes conscient, vous pourrez proposer au médecin de s'occuper d'abord de ce cas non urgent.Établir no6 priorités, M.Foglia, c'est l'essence même de notre travail.Nous sommes une équipe multidisciplinaire, mais aussi des êtres humains qui donnons le meilleur de nous-mêmes avec les moyens dont nous disposons.Nous confrontons tous les jours la frustration et la colère, mais aussi la douleur et la peine.Chantale C.JEAN infirmière - urgence Réplique Vous me voyez très étonné.Je n'ai pas chronique sur le système de santé, sur la qualité des soins dans les urgences, sur le virage ambulatoire, sur la compétence du personnel.C'est tout simple, il s'agissait de savoir si /'avais ou non une fracture du poignet.Je veux bien attendre trois, cinq heures en radiologie parce qu'il y a du monde avant moi.Mut s je ne veux pas attendre trois heures QU'ON ME DISE D'ALLER.EN RADIOLOGIE.Ce n'est 1 pas une question de médecine, c'est une question de trafic.Même le gardien du parking me l'a dit quand il m'a vu sortir de la voiture en me tenant le bras : « On va vous faire des rayons X ».On devrait le nommer directeur de l'hôpital.PJF.Selon que vous serez puissants ou misérables.¦ |e viens de lire dans La Presse que, dans une campagne de publicité pan-canadienne, les francophones hors-Québec, valoriseront avec dynamisme et clarté la dualité linguistique canadienne.Il ne sera pas fait mention de l'assimilation et des difficultés qu'ils éprouvent à faire respecter leurs droits, notamment en matière scolaire! Et, pendant ce temps-là, le Parti Égalité va se plaindre à l'ONU qu'au Québec les méchants francophones humilient les pauvres anglophones ! Selon que vous serez puissants ou misérables.Michel GALLAY Saint-Laurent Accroissement de haine réciproque ¦ Dans sa lettre au président et éditeur du Toronto Star ( La Presse, 2 septembre ), Monsieur Alain Dubuc écrivait : «c Lancer un référendum sur une supercherie est une aventure périlleuse.» le suis d'accord.Le projet de souveraineté associée à un partenariat du gouvernement de Jacques Parizeau a déjà plusieurs fois été comparé à un divorce.Sur le plan économique, une partie demande plus, alors que l'autre cherche à donner le moins possible.Sur le plan politique, il y a l'arbitrage de la garde des enfants, le droit de visite et sûrement la dépréciation de l'un et l'autre devant les enfants.n Jacques Parizeau Tout cela ne peut que mener à un accroissement de haine réciproque.Alors, où est le partenariat dans cet enjeu ?Une aventure périlleuse ! Certainement.Lucien L'HEUREUX Longueuil N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette -rubrique aux lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y IK9.\u2022 Lysiane Gagnon LA PRESSE.MONTRÉAL, JEUD114 SEPTEMBRE 1995 OPINIONS Loi antigang : un dangereux mirage Notre seule expérience, en octobre 70, d'une Justice d'exception conférant des pouvoirs discrétionnaires illimités aux policiers s'est soldée par un gâchis JEAN-C.HÉBERT L'auteur est avocat Tirant avantage sur la tribune populaire de la vague d'émotion provoquée par la reprise brutale de la guerre des motards, des policiers communicateurs tiennent un discours alambiqué et trompeur.Réclamant un remède miracle contre le cancer du crime organisé, ils occultent sciemment la posologie, auquel cas personne ne peut en vérifier les effets secondaires.Bref, le bon peuple doit faire un acte de foi et signer la pétition pour la vertu et contre le vice.Les chantres policiers prônant une loi anti gang allèguent qu'à défaut d'un régime musclé, la guerre au crime organisé est irrémédiablement perdue.Or, disent-ils, bon nombre de pays démocratiques ont adopté des mesures draconiennes aptes à faire échec aux mafieux.Le délit d'association serait un point d'appui incontournable.Des pouvoirs d'enquête pénétrant la vie privée, dégagés du contrôle tutélaire des juges, deviennent indispensables.Prenons l'argument à rebours.En pure théorie, dans les pays où Ja police dispose d'un tel arsenal anti gang, elle devrait pouvoir gagner la guerre contre le crime organisé.Or, selon Gilbert Côté, chef du renseignement à la police de la CUM, « les enquêtes en France et en Italie ont montré qu'on utilise de plus en plus d'argent blanchi à des fins de corruption politique» (L'Actualité, 15 mars 95 ).S'il dit vrai, l'efficacité de la lutte au crime organisé dans ces pays, malgré un arsenal de gros calibre, laisse songeur.L'exemple américain, maintes fois cité pour la raideur de ses mesures anti gang, contredit la dialectique de nos policiers.En effet, la police américaine dispose, depuis 1970, de la loi RICO ( Racketter Influenced and Corrupt Orga-nizations ).Plusieurs États de la fédération américaine ont adopté des lois similaires.Toute cette panoplie législative n'a, à ce jour, aucunement permis d'éradiquer le crime organisé.On a même l'impression qu'il se porte assez bien chez nos voisins du sud.Pourquoi a-t-il fallu une flopée d'explosions spectaculaires pour sonner l'éveil de nos troupes et provoquer le regroupement d'effectifs d'élite chargés de la traque aux motards criminalisés ?Il nous faut bien présumer que les services de renseignement avaient, depuis belle lurette, informé la direction policière de l'existence et des activités criminelles de ces groupes.En somme, l'actuel regroupement d'effectifs spécialisés autorise la perplexité.La médiatisation du geste soutient l'inféren-ce qu'il s'agit davantage d'un exercice de relation publique pour apaiser l'inquiétude des citoyens.Une bombe sous une Jeep, il y a quelques semaines, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.Cette fois-ci, la guerre des motards aura fait plus que des dommages matériels : deux morts, dont un garçonnet qui passait par là.La loi actuelle Tirant profit de l'expérience acquise à l'étranger, notamment aux Etats-Unis, en Angleterre et en Australie, le gouvernement canadien fit voter, en 1989, un amendement majeur au Code criminel afin d'y ajouter un chapitre complet sur les produits de la criminalité.Le pivot de ce mini-code destiné à combattre les organisations criminelles structurées est la nouvelle infraction de criminalité organisée.Ses composantes sont si larges qu'elle embrasse une longue liste d'infractions susceptibles de générer des profits illégaux.À cela s'ajoute également Tin-fraction de recyclage des produits de la criminalité.Le législateur a conféré aux forces de l'ordre des pouvoirs de perquisition et saisie élargis de même que la possibilité d'obtenir des ordonnances de blocage d'actifs liés à la criminalité.Les policiers peuvent également, par voie d'ordonnance judiciaire, obtenir des renseignements fiscaux dont la confidentialité est habituellement assurée par les lois fiscales.D'aucuns soutiennent que le laxisme de notre système bancaire favoriserait le blanchiment d'argent par les gens du crime organisé.Cette assertion ne résiste pas à l'analyse puisqu'en 1991, le gouvernement fédéral fit adopter la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité.Par voie réglementaire, les institutions financières sont tenues, depuis 1993, sous peine de sanctions pénales, de tenir des relevés d'opération pour toute transaction excédant 10 000$ en espèces.Quant aux bureaux de change, ils doivent s'assurer de l'identité de quiconque effectue une transaction excédant 1 000 $.À cette quincaillerie juridique toute récente, conçue spécifiquement pour lutter contre le crime organisé et les trafiquants de drogue, les policiers peuvent utiliser les télémandats ( Le.l'obtention de mandats de perquisition par téléphone ) et, sous réserve d'autorisation judiciaire, faire de la surveil-lance vidéo quel que soit l'endroit.Us peuvent également utiliser les gadgets électroniques les plus sophistiqués pour faire de l'écoute clandestine.Assumons que les barons du crime organisé s'abstiennent de conspirer sur des appareils téléphoniques conventionnels; ils utilisent très certainement la téléphonie cellulaire.À preuve, la fin tragique de Pablo Escobar, chef du cartel de Medel-lin, trahi par l'utilisation de son téléphone cellulaire.Voilà certes une faille dans l'armure du crime organisé dont la police peut tirer profit.En résumé, là où la première apparence rend le discours policier séduisant, la réalité fait plutôt voir une action incohérente.En effet, seule la GRC utilise les nouveaux moyens d'enquête rendus disponibles à tous les corps de police.Dans un passé récent, plusieurs membres des groupes de motards criminalisés furent condamnés à de lourdes peines de réclusion.Des délateurs furent utilement mis à contribution pendant l'enquête policière et à l'étape du procès.II est donc faux d'arguer que la loi du silence régit le crime organisé au point de le rendre impénétrable par les forces de l'ordre.Là comme ailleurs, la concurrence provoque déloyauté et règlements de compte.Rappelons pour mémoire qu'à la fin des années quatre-vingt, le FBI a décapité ( temporairement du moins ) les cinq grandes familles newyorkaises de la mafia en ciblant des membres influents des organisations criminelles.Confrontés à la perspective de finir leur carrière en prison, ceux-ci ont choisi de dénoncer le clan et d'incriminer leurs pairs.Chez nous, depuis le rapport Gué-rin portant sur l'utilisation des délateurs ), le recours à ce mécanisme d'enquête et de preuve se trouve institutionnalisé.Arbitraire d'une loi anti gang L'esprit de modération doit guider le législateur.Chez nous, la tradition veut que les citoyens ne sont sanctionnés que pour ce qu'ils font d'illégal et non pas pour ce qu'ils sont.Des pays tels la France, l'Italie et la Suisse connaissent le délit d'association.Leur système de justice pénale, de type inquisitoire, permet également la détention préventive ou garde à vue.Notre système de justice, de type accusatoire ( toute charte mise à part ), ignore ces expédients procéduraux.Notre unique expérience d'une justice d'exception conférant des pouvoirs discrétionnaires illimités aux policiers s'est soldée par un énorme gâchis.L'application, en 1970, par la Loi des mesures de guerre interposée, d'un règlement spécial créant notamment le délit d'appartenance à une association illégale entraîna l'arrestation et la détention arbitraire de plusieurs centaines de citoyens innocents.Cette douloureuse expérience gène toujours notre mémoire collective.Une lutte efficace au crime organisé suppose un processus de longue main et, en corollaire, une allocation des ressources financières suffisantes.La décroissance des budgets de la sécurité publique oblige les policiers à faire mieux et plus avec moins.Pour l'heure, le coffre d'outils mis à leur disposition nous semble complet et moderne.Encore faut-il savoir l'ouvrir et apprendre à s'en servir efficacement.Ensuite, on verra.La lutte pour un pays : et si le Québec était en train de manquer le bateau ?ANCÉLINE FOURNIER L'auteure est vice-présidente de l'Institut Gamma.Au début d'une campagne référendaire qui s'annonce tendue, où chacun affûte ses armes et commence à lancer ses flèches, on peut se demander si la bataille pour l'indépendance que le gouvernement québécois mène est la bonne.¦ # Mene-t-on la bataille qu'il faut pour préparer la société québécoise à affronter le plus grand défi du siècle prochain : celui de redéfinir le rôle de l'État dans un monde en mutation, où le fossé entre les « inclus » ( ceux qui peu-vent se dé- ses qu'il faudra créer pour « négocier » en urgence des questions aussi vitales pour les Québécois qu'un libre-échange, une monnaie ( commune ou non ), un partage de la dette, des actifs communs, une renégociation des conventions et accords internationaux ( ALE-NA, GATT.), de nouvelles lois ( fiscalité, code criminel, réglementations commerciales.), une nouvelle constitution, de nouvelles institutions gouvernementales, l'intégration de la fonction publique fédérale québécoise.À cela s'ajoutera la nécessité de maintenir la cohésion sociale ( avec les mécontents ) afin d'éviter une saignée brutale de capitaux en manque de confiance et de centaines de milliers de Québé- quotidiennement sur l'autoroute électronique, des multinationales « apatrides » qui, recherchant le profit, peuvent déménager sans préavis leurs activités vers des cieux plus cléments, du développement de nouvelles technologies qui détruisent les emplois.Les Etats sont en outre confrontés à une crise financière ( dette et déficit ) et à la réalité de l'appauvrissement croissant de la population.Ils doivent faire face aux pressions migratoires dues à l'explosion démographique dans le monde où les 5/6 du monde jouissent de 1/5 des richesses mondiales.Le Québec ne peut échapper à ces courants.L'enjeu, donc, de cette fin de siècle n'est donc plus : comment brouiller ) et les « exclus » ( les plus défavorisés de la société ) ne cesse de s'agrandir.Le Québec ne peut en aucun cas échapper à cet exercice vital pour L'inimaginable énergie que demanderait la création d'un nouveau pays ne nous empêcherait-elle pas de nous concentrer sur les défis de l'heure ?une transition réussie, qui doit mobiliser toutes les énergies de la société.Toute société a une capacité de mobilisation et d'ingéniosité limitée.L'inimaginable énergie que demanderait la création d'un nouveau pays ne nous empécherait-elle pas de nous concentrer sur ces défis de l'heure ?Alors qu'on nous propose de bâtir une maison, nous devrons, avant même de creuser les fondations, détourner des rivières, remplir des crevasses, aplanir les montagnes, lutter contre les orages et garder le moral des bâtisseurs.Imaginons un instant le nombre de commission! canado-québécoi- cois prêts à partir à l'étranger ( le Canada ) si on en croit les sondages ( entre 1 à 2 millions ).Cette liste non exhaustive ne tient même pas compte des effets en cascade d'une indépendance que l'on ne peut pas encore mesurer pleinement.Les partisans les plus fervents de l'indépendance du Québec devraient se demander qui, dans cette tornade, relèvera les défis de l'heure ?Le monde n'attend pas.Il est devenu un village global ou la révolution technologique et des communications révolutionne les paramètres de référence : nos Etats sont à la merci des mille milliards de dollars qui transitent se séparer, mais plutôt comment s'unir pour faire face à des défis communs.Ainsi, la plupart des pays industrialisés repensent le rôle de l'État pour assurer la transition d'un État providence ( à la mode dans l'après-guerre ) à un État fort mais plus « maigre » et ingénieux, qui doit avoir pour mot d'ordre « faire plus avec moins ».Et beaucoup se sont déjà mis au travail.On dit que les pays les mieux préparés à affronter le XXKe siècle seront ceux qui ont un taux d'épargne élevé, une dette et un déficit réduits, une industrie bien ciblée, un niveau de qualification et de formation élevé, un système de recyclage professionnel adéquat, ainsi qu'une place de choix accordée à l'éducation.Et, pour trouver la direction à prendre, il faut avoir une vision à long terme afin de « guider plutôt que de ramer ».Oui, il faut du changement, revoir les modes d'administration des gouvernements, travailler à responsabiliser les partenaires sociaux, travailler à une meilleure prévention, améliorer de toute urgence le système d'éducation, rationaliser les soins de santé.et ce changement est à portée de notre main.Mais, dans le contexte économique et social actuel, les options sont limitées, pour une société qui recherche avant tout le bien-être de sa popula-ma*mMnm\u2014*m\u2014m tion.Ceci demande donc de la part des gouvernements une réflexion rigoureuse, menant à des choix et des actions fermes, ______ mesurés et ciblés, ainsi que la capacité de jouer un rôle de catalyseur des énergies.C'est pourquoi, dans une société aussi développée que le Québec, le changement ne peut passer par l'indépendance qui, loin de créer le consensus nécessaire, est porteuse du germe mortel de la division et de la confusion.Alors, puisque comme le résume si bien l'avocat Guy Bertrand : « nous n'allons pas passer notre vie à vouloir nous séparer », le moment est peut-être venu de développer une vision de société réalisable qui permettra au Québécois d'affronter de nouveaux défis.Réflexions sur la question (2) Le « virage » imposé au gouvernement Parizeau par l'aile Bouchard-Dumont aura au moins eu ceci de bon qu'il a éliminé un aspect particulièrement antidémocratique de la démarche initiale, soit l'adoption par l'Assemblée nationale du projet de loi sur la souveraineté avant le référendum.Cette démarche était de la même eau que celle qui avait poussé le Parti québécois à prévoir dans son programme officiel la proclamation, par l'Assemblée nationale, d'une déclaration solennelle de souveraineté sitôt après une victoire électorale, des mois avant que la population ne soit spécifiquement consultée sur le projet d'indépendance.Dieu sait quel vent de folie avait soufflé sur ce parti habituellement féru de principes démocratiques pour qu'il fasse preuve d'un tel mépris envers l'électoral.Enfin ramené a la raison, le gouvernement attendra donc que les Québécois se soient prononcés en faveur de l'indépendance du Québec pour engager l'Assemblée nationale.* * * Que penser, par ailleurs, du fait que la question référendaire renvoie à deux documents \u2014 le projet de loi sur la souveraineté et l« entente du 12 juin » signée entre les trois chefs souverainistes ?Le processus est assez lourd, si l'on présume qu'un indécis ne sachant trop quoi penser de la souveraineté se sentira obligé, en son àme et conscience, de s'atteler à la lecture de ces documents afin de se faire une opinion.En pratique, c'est autre chose.À ce stade-ci du débat, les électeurs indécis sont soit des gens mal informés, ou fort peu instruits, ou qui ne s'intéressent pas du tout à la politique; soit des nationalistes « mous » qui rêvent toujours d'un Québec souverain a l'intérieur du Canada; soit, enfin, des gens qui ont déjà fait leur choix en leur for intérieur mais ne veulent pas le dire aux sondeurs.Il y a gros à parier que la majorité, parmi ces électeurs dits «c indécis », ne se donnera pas la peine de lire ces textes mot à mot.Ceux qui s'y astreindront n'auront certainement pas la tâche plus difficile que les électeurs européens qui auraient tenté de décoder par le menu détail le traité de Maastricht sur lequel on les invitait à se prononcer par référendum, ou que ceux qui se sont plongés dans l'indéchiffrable fatras de l'accord de Charlottetown, lequel \u2014 comble de confusion ! \u2014 comptait encore des articles en suspens au moment où fut déclenché le référendum fédéral de 1992.Les textes soumis par le gouvernement québécois sont de lecture beaucoup moins aride que les documents issus des accords de Charlottetown, à plus forte raison que la prose hyper-technique, proprement illisible, du traité de Maastricht.Ils ont en plus le mérite d'avoir été livrés au public en même temps que la question référendaire, contrairement à l'accord de Charlottetown qui n'a été publié in extenso qu'une fois la campagne référendaire engagée.* * * Mais il y a une autre différence \u2014 fondamentale celle-là.Outre qu'il portait sur des questions relativement secondaires par rapport à l'enjeu capital que constituerait le fractionnement du Canada et l'accession du Québec à l'indépendance, le traité de Maastricht avait été dûment conclu entre les gouvernements des pays membres de l'Union européenne.(On demandait aux populations de l'entériner).Pareillement, l'Accord de Charlottetown avait fait l'objet d'un accord entre tous les gouvernements du Canada, au moins sur les points majeurs.Le projet de partenariat du gouvernement Parizeau, au contraire, est, littéralement, un projet en l'air.Un projet unilatéral, qui n'a jamais fait l'objet de la moindre discussion avec les « partenaires » de cet hypothétique « partenariat ».Idem pour « l'entente du 12 juin », qui n'est qu'une entente en vase clos à l'intérieur du camp souverainiste.Maastricht existait.Charlottetown existait.Le « nouveau partenariat » de la question référendaire n'a aucune existence réelle, sinon dans l'esprit de ses auteurs.Ce qui veut dire que l'on demande à l'électeur de se prononcer sur un projet qui ne se réalisera jamais tel quel, puisqu'il fera, dans la meilleure des hypothèses, l'objet de longues négociations et de déchirantes concessions.Une liste de demandes syndicales n'est pas la convention collée* tive.* * * En fait, les raisons pour lesquelles on a annexé ces textes à la question ont plus à voir avec la stratégie qu'avec l'information.Il s'agit, d'une part, de dresser, autour du concept « risqué » de la souveraineté, un écran de fumée susceptible d'apaiser les craintes de l'électeur qui reste attaché au Canada, en lui faisant miroiter l'image d'un Québec souverain organiquement lié au reste du pays.Il s'agit, d'autre part, de rassurer les « partenaires » de l'intérieur, ceux de la coalition souverainiste.Mario Dumont et son Action Démocratique ont une peur bleue de M.Parizeau, qu'ils trouvent trop radical, et ils ont exigé, pour l'encadrer au maximum et lier le gouvernement, que le texte qui décrit le joli rêve des allairistes, de même que le « comité de surveillance des négociations » (sous-entendu: et de Jacques Parizeau) soit annexé à la question référendaire.La référence à l'entente du 12 juin est donc surtout pour consommation interne, histoire de maintenir au moins jusqu'au 30 octobre une coalition qui est loin d'être coulée dans le béton.Le projet de loi contient de l'information plus solide, notamment quand il précise les modalités juridiques de la période de transition et les intentions gouvernementales concernant la future constitution québécoise.Il reprend dans ses grandes lignes le joli rêve du partenariat Québec-Canada, de même que certains points qui faisaient partie du projet initial du PQ \u2014 de l'idée rassurante que le Québec garderait la même monnaie à l'idée originale que les habitants de ce Québec séparé pourraient également garder le passeport et la nationalité du pays voisin, en passant par l'intégration des fonctionnaires fédéraux, etc.Plusieurs, avec raison, ont reproché au gouvernement de ne pas avoir prévu de second référendum pour permettre à la population de se prononcer sur le partenariat qui résulterait des négociations entre le Canada et le Québec indépendant.Mais comme on dit, on construira le pont quand on sera a la ' ^ vière.r * B 4 LA PRESSE.MONTREAL, JEUD114 SEPTEMBRE 1995 la première fois hier.vousavez vu la méaastar Céline Dion faire la vaisselle en compagnie de Gregorv Charles I À la demande générale, ils sont de retour l TVA VÎT AVEC VOUS LA PRESSE.MONTRÉAL, JEUD114 SEPTEMBRE 1995 \u2022 B 5 POLITIQUE Les éveques solidaires de la réflexion référendaire Presse Canadien** BAIE'COMEAU ¦ Même si les évoques du Québec n'entendent pas prendre position pour l'une ou l'autre des options dans le présent débat référendaire, ils se disent profondément solidaires de cette réflexion collective.Selon eux, le peuple du Québec a effectivement la responsabilité de décider de son avenir, bien que le choix soit majeur et difficile.« Sans dire s'il faudrait voter OUI ou NON, je trouve que le processus est légitime et que la population est capable d'orienter son avenir », a confié l'évèque auxiliaire du diocèse de Trois-Rivières, Mgr Martin Veillette, qui participe actuellement à la réunion plé-nière de l'Assemblée des éveques du Québec ( AEQ ) tenue à Baie-Comeau.Dans leur prise de parole sur la question nationale, les membres de Tépiscopat québécois invitent tous les citoyens à s'exprimer massivement en ayant à l'esprit que pour avoir un sens, tout exercice démocratique doit être porté par des valeurs humaines et spirituelles.« Le meilleur vêtement d'aventure au monde » Un OUI fermerait l'Asie au Québec, dit Chrétien Un Québec séparé ne serait plus membre de l'Association Asie-Pacifique, dit le premier ministre HUGUETTE YOUNC de la Presse Canadienne OTTAWA ¦ Les Québécois ont intérêt à demeurer au sein du Canada s'ils veulent continuer à retirer les avantages de l'Association de coopération économique de l*Asie-Pacifique, a souligné hier le premier ministre Jean Chrétien.« )e suis un Québécois et je veux demeurer une nation qui donne sur le Pacifique, a-t-il expliqué aux journalistes hier à l'issue d'un entretien avec le fremier ministre Goh Chok ong de la république de Singapour.S'ils ( les Québécois ) devaient se séparer, le Québec ne serait plus une nation qui donne sur le Pacifique.» M.Chrétien a profité de sa rencontre avec son homologue pour rappeler aux Québécois qu'ils perdront des débouchés considérables pour leurs produits s'ils quittent la fédération canadienne.Si le OUI triomphe au référendum, la société Bombardier de Montréal qui prépare une proposition pour construire le système de métro de Singapour et d'autres « perdront la possibilité » de commercer avec les nations de l'Asie-Pacifique, a-t-il enchaîné.« C'est la troisième fois que je rencontre le premier ministre de Singapour.le rencontre le premier ministre de Singapour plus souvent que je rencontre le pre- La ehmiu de brousse à manches longues ?deux plis d'expansion au dos ?les poches soufflet pratiques sont munies d'une fente pour le stylo ou les lunettes fumées ?deux boutons au poignet, pour bien les serrer au besoin, pour un effet bouffant si désiré, et deux boutons de rechange, au cas où ?les voyageurs accomplis apprécient particulièrement cette chemise \u2014 ils portent leurs manches à pleine longueur dans la fraîcheur du matin, et les roulent lorsque le soleil se fait plus ardent Disponible en kaki, marine, blanc, rouge, ivoire, bleu pâle, de 115 $ TilkyEndurablcs 158, ave.Laurier ouest 272-7791 TÉLÉPHONEZ POUR OBTENIR GRATUITEMENT UN CATALOGUE DE COMMANDE POSTALE 1-800-465-4249 6°^ô I psRTiapacnan< Lu monfimêêii pour lu sêMlé itiln t I ¦¦¦¦ ROYAL PHOTO *brt MINOLTA AUTOMÈTRE IVF Téte réceptrice (pivote sur 270°) prise de synchro SPÉCIAL ¦ « 3 modes de mesure ^ ^ ahhà mémoire de mesures n *JBb88S sélecteur de paramètres J Jj MIN' Reflex à mise au point automatique avec objectif 50 mm 1.7 md OA X-91 SPÉCIAL 99$ ni PAPIER \u2022 Potycontrast III ou Potymax \u2022 100 feuilles de Polycontrast/ Polymax8x10 !\tM\t \t\t SPÉCIAL 99$ 32 PHOTO PC Le premier ministre Jean Chrétien recevait hier, à Ottawa, son homologue Goh Chok Tong, de la république de Singapour.mier ministre du Québec, a-t-il ironisé.Nous parlons d'affaires et d'emplois et c'est pourquoi il est très important que les Québécois restent au sein du Canada pour qu'ils demeurent membres de l'Association de coopération économique de l'Asie-Pacifique ( APEC ).» En novembre dernier, dans le cadre d'une imposante mission commerciale en Chine et en Asie du Sud-est composée de neuf premiers ministres et de 400 gens d'affaires, le premier ministre Chrétien avait arraché d'importants contrats.Pour sa part, le premier ministre Jacques Parizeau avait préféré s'abstenir de « l'Equipe Canada » et avait proposé que le ministre aux Affaires internationales Bernard Landry soit du groupe mais M.Chrétien avait refusé.Les 18 pays membres de cette association ont décidé en novembre 1994 de créer une zone de libre-échange au plus tard en l'an 2020.On fera un suivi au cours de la prochaine rencontre de cet organisme à Osaka, au lapon.Le Canada y sera, a rappelé hier le premier ministre Chrétien.M.Chrétien a déjà indiqué également qu'un Québec indépendant serait obligé de faire la queue pour adhérer à l'ALENA, l'entente de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.Pour sa part, le premier ministre Goh a encouragé le Canada à commercer davantage avec l'Asie-Pacifique et à promouvoir le tourisme au Canada.« Par exemple, les citoyens de Singapour pourraient voler jusqu'à Vancouver, puis visiter les Rocheuses, faire prendre leur photo avec des agents de la GRC ou aller voir les Esquimaux ».Par ailleurs, M.Chrétien a refusé encore une fois de s'engager à des réformes constitutionnelles advenant une victoire du Non au référendum mais il n'a pas fermé la porte définitivement.« Le Canada est flexible, a-t-il réitéré hier mais la meilleure façon d'effectuer des changements, c'est de les faire petit à petit.Lorsqu'on essaye de le faire d'un seul coup comme ce fut le cas deux fois ( Meech et Charlotte-town ), la pilule est trop difficile à avaler.Donc, mieux vaut faire des changements administratifs qui pourraient éventuellement être reflétés dans la constitution.» Quant à savoir s'il était disposé à accepter la société distincte et le droit de veto du Québec ( deux propositions du chef libéral du Québec Daniel Johnson ), lorsqu'il convoquera une conférence constitutionnelle en 1997, il a répondu qu'on verra ça en temps et lieu.«On parlera de ça en 1997.En 1995, c'est la séparation du Québec qui est sur la table et c'est de ça qu'on doit parler et pas de d'autre chose », a-t-il rappelé en ajoutant que la conférence portera sur la formule de modification de la constitution.PAS UN SOU A PAYER AVANT JANVIER 96 Prenez le volant d'une BMW 318ti maintenant et ne payez rien avant janvier 96.Vous avez bien lu : vous pouvez rouler en 318ti jusqu'en janvier 96 sans avoir à débourser un sou.Voilà une offre qui ne s'est jamais vue dans l'industrie automobile et que vous n'êtes pas prêt de revoir.Seuls vos concessionnaires BMW du Grand Montréal peuvent vous faire une telle offre.La BMW 318ti.à partir de 24900 $.Montré* Canbec Automobiles inc.4090.rue Jean-Talon Ouest Montréal 731-7871 Uval Boulevard St-Martin Auto inc.«430.bout.St-Martin Ouest Chomedey, Laval 667-4343/Mtl 343-3412 Banlieue Ouest Automobiles Jalbert inc.16710.Route Transcanadanne KirWand 695-6662/343-3413 Rive Sud Par* Avenue BMW 8755.bout Taschereau Ouest Brossard Rive Sud 445-4555 Montréal 875-4415 ^TgÉtw 3iSt 1996 et meiut r«* eknttoé Aucun \u2022conxjw Pre^e* mdr'1***' 1996 TaUB de «ocatoo ot 90S\\ pou»60 mo« O t«n «st 0* v dw services tiwciert oe »W«Ou« Rovê* seuJemem « Cr>ev ¦\u2022» oœm*orw*oan
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.