La presse, 30 novembre 1995, Cahier A
[" Ensemble pendentif et boucles d'oreilles.Perle et Chaîne OMOKOrd 99$ Spécial 4jgj* Icroy 277-3127/ LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE GUES S JEANS 1-800-661-GUESS \u2022 MONTRÉAL.JEUDI 30 NOVEMBRE 1995\t112© ANNÉE N° 42\t76 PAGES.6 CAHIERS\thesdela-Madeleine 1 $ rnf« Floride 1.60 $ US OU** Taxes en sus WÊBËÊÊIlÊIÊtÊÊÊËËÊlÊÊtlKÊIIIÊÊÊIÊÊÊÊÊIIIÊÊÊEÊÊlËEÊItÊÊÊÊÊÊÊBÊ\t\t\t Météo & Partiellement ensoleillé max -41 min -5 page S16 Sports page S 3 Musiaue Un Américain à IVrchestre Métropolitain pageD8 Girerd Un cetfreei Index Annonces classées\t \u2022 immobilier\tC2 et C3 \u2022 marchandises\tC3 \u2022 emplois\tC3 et C4 ¦ automobile\tC4àC6 \u2022 propositions d'affaires\tC6 Arts et spectacles\tD8àD15 - horaires-spectacles\tD9.\u2022 téléhoraires\t015 - télévision\tD13 Bandes dessinées\tC5 Bndqe\tC6 Décès\tC7 Économie\tE1 à E10 Éditorial\tB2 Êtes-vous observateur?C2\t Horoscope\tC4 Le monde\tC1 et D16 Loteries\tA11 Maisons de la culture\tD6 Mots croisés\tC4 et S10 Mot mystère\tC3 Opinions\tB3 Politique\tB1,B4àB7 Sortir\tD1 à D7 Quoi faire\tD7 Tout le monde y goûte: 6 milliards en trois ans GÉRALD Le BLANC TORONTO Le premier ministre de l'Ontario, Mike Harris, a pleinement justifié, hier, son surnom de «< Mike the Knife » \u2014 « Monsieur Couteau ».À peine élu.le gouvernement Harris annonçait, en juillet, des coupes de deux milliards, touchunt surtout l'aide sociale, et le mini-budget, présenté hier par le ministre des Finances, Lrnie Eves, ajoute des réductions de 3,5 milliards.Ce sont donc 5,5 milliards de moins que dépensera le gouvernement ontarien en 96-97.Le gouvernement lui-même promet de réduire du tiers la taille de son administration, entraînant en cours de route le congédiement de 13 000 des 89 000 fonctionnaires.Mais c'est tout le secteur public qui sera affecté par ce programme draconien de réductions des dépenses.On a même créé l'acronyme MUSH pour désigner ce secteur des municipalités, des universités et collèges, des commissions scolaires et des hôpitaux, qui passent maintenant sous le couperet.Chacun des membres du MUSH verra ses octrois amputés: 290 millions de moins aux municipalités, 400 millions de moins aux collèges et universités, 400 millions de moins aux commissions scolaires et 365 millions de moins aux hôpitaux.Pour dorer la pilule, on promet aux membres du MUSH d'assouplir les normes provinciales pour l'utilisation de l'argent reçu du gouvernement, notamment en ce qui touche l'arbitrage obligatoire pour les policiers, les pompiers et le personnel d'hôpital.Un projet de loi imposera aux arbitres l'obligation de tenir compte de la capacité de payer des organismes publics.« Nos partenaires jouiront d'une grande latitude et de plus d'autonomie pour restructurer leurs opérations », a promis le ministre des Finances.VOIR ONTARIO EN A2 6 21924 98765 1 Surtout que l'hiver est précoce! photo PirRRE côté.La Presse Pour une deuxième année consécutive, la police de la Communauté urbaine de Montréal distribue près de 1500 sacs de couchage afin d'alléger le fardeau des personnes qui s'apprêtent à affronter, avec un minimum de moyens, les rigueurs de l'hiver.Le comédien Michel Forget.porte-parole de l'opération (troisième en partant de la gauche), était présent hier pour une séance de distribution qui s'est déroulée rue Bonsecours.devant le quartier général de la police.Tous les sacs offerts ont été donnés par des Montréalais au cours des derniers mois.Montréal obtient son « pacte fiscal » Mais Québec ne sait pas encore où puiser les 50 millions DENIS LESSARD du bureau de l>a Presse QUEBEC ressé par l'échéance budgétaire de Montréal, le gouvernement Parizeau a décidé d'acquiescer en principe à la demande de Montréal.Au lieu du « pacte fiscal » définitif attendu par l'administration Bourque, Québec fera une proposition atteignant les 50 millions réclames, mais en définira plus tard les modalités.Divisé hier, le Conseil des ministres n'a pu arrêter hier de position définitive quant à la façon dont cette somme sera trouvée.Montréal a accepté en coulisses de comprimer ses dépenses de sept à dix millions, ce qui fait qu'il en coûtera en réalité entre 40 et 43 millions à Québec pour permettre â l'administration Bourque de boucler son budget.« Québec donne un accord de principe pour 50 millions, mais le gouvernement n'a pu arriver à prendre une décision sur les mécanismes utilisés», expliquait-on hier soir.Depuis deux semaines, le gouvernement Parizeau a nagé dans l'improvisation dans ses tentatives de régler le problème de Montréal, lusqu'à la mi-novembre, au comité des priorités \u2014 le cercle restreint du Conseil des ministres \u2014 on étudiait encore une proposition selon laquelle Québec autorisait Montréal à emprunter 23 millions ventilés comme suit: 18 millions pour des investissements des sociétés paramunicipales et cinq millions pour les dépenses d'immobilisations directes de la municipalité.De telles permissions étaient monnaie courante dans le passé, mais Québec a stoppe cette politique, parce que les villes s'en servaient ouvertement pour financer leurs dépenses d'exploitation.Pour le cas de Montréal, cette idée a été mise de côté récemment, à l'instigation des Finances et du Trésor, pour qui il est inapproprié de faire de tels emprunts imputés aux immobilisations qui risquent de servir à payer la facture d'épicerie.En Chambre, hier, le ministre des Affaires municipales, Guy Chevrette, a reconnu que l'assistance de Québec ne sera pas totalement récurrente.Or c'est une mesure « récurrente » permanente, qui réglerait le problème, a-t-il reconnu.« |e pourrai rendre publique dans les jours qui vont suivre exactement l'aide que Montréal espère, qu'ils pourront budgéter en fonction de la parole que je leur ai donnée », a laissé tomber M.Chevrette.En matinée, à VOIR MONTRÉAL en A2 Chrétien sollicite l'appui de Bouchard qui « a d'autres chats à fouetter » CHANTAI HÉBERT du bureau de I .1 Presse OTTAWA Jean Chrétien a demandé directement hier à Lucien Bouchard de l'aider à modifier la Constitution pour y enchâsser le caractère distinct du Québec.Ce dernier lui a répondu que les Québécois n'ont plus de temps à perdre avec la Constitution et qu'ils ont des dossiers plus pressants à régler en attendant d'accéder à la souveraineté.Ce phénoménal renversement de rôle découle évidemment du résultat référendaire au Québec.Il a marqué le lancement du débat aux Communes sur une résolution présentée par le premier ministre pour reconnaître symboliquement le caractère distinct du Québec.Chacun leur tour, |ean Chrétien et Lucien Bouchard ont profité de l'occasion pour présenter leurs versions \u2014 largement contradictoires \u2014 de leurs rôles respectifs dans certains événements marquants de l'histoire récente du Canada, en particulier l'épisode de Meech.Les deux hommes ont souvent abordé ces thèmes au cours des derniers mois, mais jamais vraiment l'un en face de l'autre comme hier après-midi aux Communes.Ils ont également produit des interprétations diamétralement opposées du résultat référendaire et de ses conséquences.« |e comprends et je partage le désir de mes compatriotes de faire reconnaître leur différence.Vous avez eu raison de croire que le Canada peut changer et changera dans le sens de vos aspirations et de celles de tous les Canadiens, que le Québec peut prendre fièrement toute sa place au sein du Canada », a affirmé Jean Chrétien en présentant sa résolution.Maigre le caractère symbolique de la mesure, le premier ministre a affirmé que cette résolution lierait son gouvernement et guiderait son comportement à venir à l'égard du Québec.« l'ai un compliment à faire au premier ministre.C'est la meilleure et la mieux réussie de ses tentatives de dilution du caractère distinct du Québec, a rétorqué Lucien Bouchard.Ça ne prendra même pas d'avocats pour dire que ça ne veut rien dire.» Le chef du Bloc québécois a rappelé qu'il n'y a pas deux mois, le premier ministre fédéral disait haut et fort qu'il ne voyait pas la nécessité de voir inscrit le ca- VOIR CHRETIEN EN A2 Parizeau se fait rassurant PHILIPPE CANTIN du burtau de La Presse QUÉBEC Au moment où le gouvernement de l'Ontario annonçait une nouvelle série de compressions budgétaires, le premier ministre Parizeau a cause une surprise, hier, en livrant à l'Assemblée nationale une déclaration sur l'état des finances publiques du Québec.« |e peux vous annoncer que nos prévisions de dépenses du dernier budget seront scrupuleusement respectées, a dit M.Parizeau.le peux aussi vous annoncer que pour la première fois depuis très longtemps, l'objectif que le gouvernement du Québec s'est fixé pour la réduction de son déficit sera respecté.Comme nous nous y sommes engagés, le déficit québécois est en train d'être réduit d'un tiers en une seule année.» C'est la deuxième fois en moins de deux semaines qu'un haut grade de l'administration Parizeau assure que le déficit du gouvernement sera, comme prévu, inférieur à 4- milliards pour l'exercice financier 1995-96.Le 15 novembre, la ministre des Finances, Pauline Marois, avait tenu des propos identiques au quotidien québécois Le Soleil.Deux hypothèses circulaient pour expliquer la décision de M.Parizeau de s'exprimer, avec une certaine solennité, sur la question budgétaire.D'abord, des rumeurs ont couru ces jours derniers selon lesquelles le déficit serait largement supérieur aux >,975 millards annoncés.Le chiffre de 7 milliards a été avancé.M.Parizeau.dit-on dans son entourage, a voulu tuer clans l'oeuf tous ces bruits, de façon a rassurer les marches financiers.Son allocution n'a d'ailleurs pas été préparée de concert avec le ministère des Finances.Ensuite, au moment où l*Ontario sort le couperet pour remettre de l'ordre dans ses finances, la stratégie du Québec de geler ses dépenses de programmes en 1995-96, plutôt que de les réduire dramatiquement comme son voisin, risque de susciter des interrogations.« Nous ne prendrons pas le virage à droite », a dit M.Parizeau, dans une allusion claire à la méthode de son homologue ontarien Mike Harris.« Dans l'immédiat, nous allons, le mieux possible, défendre nos citoyens dans le cadre actuel.Une des façons est d'appeler le gouvernement fédéral à cesser son pelletage de déficit.Qu'Ottawa fasse son ménage dans ses finances publiques et nous laisse poursuivre le nôtre.» M.Parizeau a néanmoins confirmé que des jours difficiles attendaient les Québécois, comme l'ont déjà démontre les initiatives du gouvernement dans les secteurs de l'aide sociale et de l'aide aux mu- VOIR PARIZEAU EN A2 Oui à la police de quartier WON LABERGE Les élus de la Communauté urbaine de Montréal ont approuvé à l'unanimité hier soir la création d'une police de quartier plus proche des citoyens.Mais malheureusement pour eux.la Fraternité des policiers n'a pas participe à la fête.Selon la présidente du Comité executif de la CUM, Mme Vera Danyluk, la Fraternité des policiers doit à tout prix s'associer à cette reforme.« Les élus de lu communauté et la direction du Service de police de la CUM tendent la main VOIR POLICE EN A2 Obtenez le flip de Motorola.en cadeau ! 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' ,.15 25 040 289 $ Merci! Centraide du Grand Montréal 493, rue Sherbrooke OuK»t Montréal (Québec) H3A1B6 tel : (514) 288-1261 La valeur de votre don Le sprint final de la campagne de souscription est commencé.Centraide est fier de pouvoir compter sur l'appui de la population du Grand Montréal.Il faut redoubler d'efforts pour atteindre le fil d arrivée.LE DON DE CHANGER LES CHOSES 1 111 I L ¦ ¦i InfoBref Bell Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 875-2355; au son de la voix, faites le 220.Pour régler le problème des cols bleus à Montréal, la ministre de l'Emploi Louise Harel devrait-elle faire appel à une loi spéciale?Selon vous, un meilleur contrôle des armes à feu aurait-il pu éviter le meurtre d'Odette Pinard lundi soir?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 22% Non: 78% Tirage d'hier Le Lot t O 6 / 49 E-X-T-R-A 14 22 26 38 42 43 (36 9 9 6 1 6 3 La quotidienne\ta trois chiffres\t472 Tirage d'hier\ta quatre chiffres\t0836 [\"\"/^BONNEMENT 285-6911 ILe service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 I RÉDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 I COMPTABILITE ' Grandes annonces 285-6892 Annonces classées ANNONCES CLASSEES lundi au vendredi de 8 h 30 a 17 h 30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Télé* Vacances, Voyages Carrières et professions, 285-7111^ 285-6816 285-6931 285-7306 285-7265 i i LA PRESSE es: oubliée par LA PRESSE, LTÉE 7, rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des serv ces de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reoroduction des informations particulières a LA PRESSE sont également réservés * Envois de publication canadienne \u2014 Contrat de vente numéro 0531650 » Port dt retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 265-7272 r- 00484 -i |_c, CODE DU JOUR 48-4 ONTARIO L'Ontario \u2022 coupe » a Certains dirigeants du secteur public ont déjà évoqué la nécessité d'avoir recours au secteur privé pour certains services et d'en tarifer d'autres pour palier les réductions d'octrois provinciaux.Le gouvernement lui-même introduit le ticket modérateur pour les médicaments aux personnes âgées et aux bénéficiaires de l'aide sociale.Une trentaine de programmes gouvernementaux de tout ordre sont éliminés et les subventions aux organismes culturels et populaires sont grandement diminuées ou carrément abolies.« Brutal » et « destructeur a Commentant la présentation du mini-budget, le leader de l'opposition officielle, Lyn McLeod, a dit qu'il s'agissait d'un document brutal et destruc- JEUDI 30 NOVEMBRE 1995 I teur.qui met en danger la santé de la société ontarienne.Tout comme le néo-démocrate Bob Rae, Mme McLeod accuse Mike Harris de renier sa promesse de ne pas faire de compressions dans les soins de santé et de ne pas introduire de ticket modérateur.Quant à MM.Harris et Eves, ils répètent depuis quelques jours un message simple, que les électeurs semblent apprécier puisque le dernier sondage donnait 58 p.cent d'appui aux conservateurs.L'arithmétique selon Harris va comme suit: le déficit sera cette année de 8,7 milliards et portera la dette ontarienne à près de 100 milliards, pour laquelle la province paiera neuf milliards en intérêts.« Neuf milliards, c'était le budget total de l'Ontario en 1975 et c'est un million chaque heure que doit payer l'Ontario en intérêts.Ça ne peut plus durer! » martèle le premier ministre Harris pour justifier sa terrible cure d'amaigrissement.En plus de ce déficit à effacer et en plus des deux millards de moins que versera Ottawa à l'Ontario, M.Harris a une autre raison, plus idéologiqc celle-là, de « couper » jusqu'à l'os.Il lui faut en effet trouver cinq autres milliards pour boucher le trou des coupes de 30 pour cent de l'impôt sur le revenu des particuliers, comme promis dans la « Révolution du bon sens », le catéchisme du gouvernement conservateur de l'Ontario.Les croisés du bon sens ne veulent pas seulement équilibrer le budget, mais aussi réduire la taille du gouvernement au strict minimum: les bancs d'écoles, les lits d'hôpitaux et les voitures de police.« Le gouvernement doit en faire moins et le faire à moindre coût » est une phrase qui revient sans cesse dans la bouche de M.Harris.La suite se fait sur le mode des restructurations et rationalisations auxquelles nous ont habitué les grandes entreprises.Même si l'énoncé politique du ministre Eves n'était pas un budget \u2014 le premier vrai budget viendra en avril avec le début des réductions de taxes \u2014 une trentaine de caméras et des centaines de journalistes suivaient hier l'événement.Du jamais vu a Queen's Park, longtemps siège de 1' évolution tranquille! M.Harris a souvent promis de démolir le coûteux édifice érige, à crédit, par ses prédécesseurs.Sa révolution du bon sens est effectivement une restauration de la société qui prévalait avant la poussée social-démocrate des dernières décennies.Une oeuvre de démolition aussi gigantesque que l'avaient été les grandes manoeuvres sociales dont l'Ontario est en voie d'effacer les traces.À ceux qui l'accusent de mesquinerie à l'endroit des plus démunis, Mike Harris répond que la pire cruauté serait de laisser à ses enfants une province appauvrie et endettée.Ce n'est pas en s'excusant mais en clamant la moralité de leur tâche que les croisés de la Révolution du bon sens sont en train de virer l'Ontario ù l'envers.J PARIZEAU Parizeau se fait rassurant nicipalités.« Les changements budgétaires ne vont pas s'arrêter là.Tout le monde aura à contribuer selon ses moyens.Les municipalités et les prestataires d'aide sociale sont peut-être les premiers, mais ils ne seront pas les seuls.» Pour le premier ministre, le gouvernement fédéral, avec la réduction anticipée de 2,6 milliards en paiements de transfert au Québec de 1996 à 1998, est en grande partie responsable des efforts oui seront exigés des citoyens, une victoire du OUI au référendum aurait permis au Québec de gérer entièrement les sommes que les salariés paient actuellement en impôts à Ottawa.«Les résultats en ont décidé autrement, a dit M.Parizeau.Nous sommes maintenant dans une trappe.L'effort que nous impose le fédéralisme nécessitera des sacrifices de la part des Québécois et je les appelle tous, ceux du privé ou du public, les salariés et les chefs d'entreprise, les plus jeunes et les plus âgés, à faire leur part.» Le premier ministre a de nouveau défendu la décision de son gouvernement de geler les dépenses de programmes en 1995-96-au niveau de l'exercice financier précédent, prélude à une réduction de 500 millions en 1996-97 et d'un autre 500 millions en 1997-98.«Certains nous ont reproché la modestie de l'effort.C'est mal connaître le système.Quand il développe des rythmes habituels d'augmentation de dépenses, stopper la mécanique qui génère ces hausses est fort compliqué.Toutes ces provinces, dont on admire dans certains milieux la chute des dépenses depuis quelques années, sont passées par là.» M.Parizeau a ajouté que son gouvernement s'était engagé à éliminer ses déficits courants « par le truchement de la réduction de ses dépenses » et non pas par la hausse des impôts.Il a cependant rappelé que le dernier budget fédéral avait « bouleversé » la situation esquissée.« Déjà des signes avant-coureurs avaient fait apparaître les premiers pas du virage à droite qui s'est tellement répandu depuis.Les personnes âgées et les chômeurs sont apparus comme les premières cibles des coupes fédérales.» Le gouvernement de M.Parizeau conserve l'idée d'augmenter d'un p.cent la taxe de vente l'an prochain, à moins que le gouvernement fédéral ne revienne sur sa décision de diminuer les transferts aux provinces, ce qui n'est certes pas dans les cartes.Rappelons cependant que Lucien Bouchard, qui devrait théoriquement succéder à M.Parizeau.entretient de sérieuses réserves face à cette hausse anticipée.L'opposition libérale, par la voix d'André Bourbeau, a réagi aux propos du premier ministre.L'ex-ministre des Finances a indiqué que si M.Parizeau assurait que l'objectif des dépenses était maintenu, il n'avait pas évoqué celui des revenus.Et il a soutenu que ceux-ci seront inférieurs d'un milliard aux prévisions.Mme Marois a récemment indiqué que pour garder le déficit sous les 4 milliards, le gouvernement devrait décaler certaines dépenses et accélérer la vente de placements.Les actions de la Société générale de financement dans la papetière Domtar, d'une valeur de 350 millions, sont déjà sur la sellette.J CHRÉTIEN Chrétien sollicite l'appui de Bouchard qui « a d'autres chats i fouetter » ractère distinct du Québec dans la Constitution.Le Canada tel qu'il est lui plaisait parfaitement, a-t-il souligné.Au fil d'un discours-fleuve de plus d'une heure, Lucien Bouchard a également tenté de démontrer que la version libérale du fédéralisme est foncièrement incompatible avec les aspirations du Québec.« Le Québec est un des petits poussins sagement rangés autour de la poule fédéra- le, a-t-il soutenu pour illustrer la vision du Canada qu'il attribue à Jean Chrétien.Nous n'avons rien à demander.Nous n'avons rien à quémander», a-t-il conclu.Simultanément, le gouvernement Chrétien a produit hier un projet de loi destiné à prévenir toute réforme constitutionnelle sans l'assentiment notamment du Québec.Le bill, déposé par le ministre de la justice, A liai) Rock, compte à peine une demi-douzaine de paragraphes.Il stipule, en gros, qu'avant d'entériner un amendement constitutionnel, Ottawa doit s'assurer qu'il rallie le Québec, l'Ontario et deux provinces de l'Ouest et de l'At- lantique respectivement.Mais le projet de loi fédéral ne précise pas que ce consentement doit forcément émaner des gouvernements des provinces en cause.Techniquement, Ottawa pourrait également tenter de 1 obtenir directement de la population en tenant un référendum.Plus concret que la résolution sur la société distincte, le bill rallie encore moins d'appuis à l'extérieur du gouvernement Chrétien.Les projets d'Ottawa en la matière soulèvent une tempête politique en Alberta et en Colombie-Britannique où on s'insurge contre l'idée qu'Ottawa s'oblige ù tenir compte des volontés constitutionnelles du Québec et de l'Ontario.Hier, le chef du Parti conservateur, |ean Charest, a également émis de sérieuses reserves à l'égard du projet, suggérant de le renvoyer pour étude à un comité de députes et de sénateurs, et au besoin de l'abandonner complètement.Tout en appuyant la résolution sur la société distincte qu'il voit comme un signal de bonne volonté en provenance d'Ottawa, Jean Charest a également implicitement indiqué que le gouvernement Chrétien n'en faisait pas suffisamment.Il a invite les premiers ministres des provinces à prendre l'initiative d'une réforme en profondeur de la fédération.?MONTRÉAL Montréal obtient son \u2022 pacte fiscal \u2022 l'entrée du Conseil des ministres, le délégué régional de Montréal, Camille Laurin, parlait lui aussi de 50 millions.« Le chiffre, c'est 50 millions.Les modalités restent à discuter », a-t-il dit comme s'il prévoyait que le Conseil n'arriverait pas à tirer de conclusions hier.Le gouvernement est toujours prêt à acquérir des immobilisations de la Ville de Montréal, mais le parc susceptible d'être acheté paraît désormais très restreint.Le gouvernement entend payer leur valeur marchande, ce qui forcerait la municipalité à déclarer une perte par rapport à la valeur au livre de ces biens.L'achat d'équipements avait permis l'an dernier à Québec de refiler 50 millions à Montréal pour l'acquisition de l'édifice où se trouve le Casino de Montréal, l'ancien pavillon de la France, et son voisin, l'ancien pavillon du Québec.Le Conseil des ministres n'a pas arrêté sa décision hier.Mais dans sa proposition, on retrou- vait aussi l'exigence de rationalisation des dépenses de la Ville 5 millions.En outre, le gouvernement provincial se disait prêt à financer jusqu'à concurrence de cinq millions pour des efforts supplémentaires de rationalisations des dépenses, pour acheter, par exemple, des mises à la retraite anticipée, explique-t-on.La proposition, qui n'a pas encore été adoptée, contenait aussi dix millions pour compenser la disparition de la taxe d'amusement pour les municipalités.Ce faisant, le gouvernement provincial paierait 100 p.cent de la va- leur de cette taxe abolie par le gouvernement libéral au début des années 1990.Selon le scénario envisagé auparavant, Québec n'aurait eu à payer que 43 p.cent de la valeur présumée de cette taxe cette année.Finalement, c'est déjà décide, et même annoncé, cette fois.Québec accordera une subvention spéciale de 7,8 millions à Montréal à titre de « ville-centre ».Cinq autres villes au Québec ont droit à des subventions au même titre, mais doivent se partager 3,2 millions.?POLICE Oui à la police de quartier à la Fraternité, a-t-elle déclaré, et je suis convaincue qu'il est possible d'établir une collaboration franche et ouverte avec le syndicat pour le bénéfice de ses membres, des municipalités et pour tous nos concitoyens.Ensemble, nous pourrons relever le défi de faire de notre agglomération une collectivité plus sûre et plus solidaire.» À sa sortie de la salle du Conseil de la CUM, le président du syndicat des policiers a rejeté l'invitation de Mme Danyluk, précisant même qu'il ne croit plus à la notion de partenariat avec les élus.«< le prends ça comme étant un voeu pieux, a dit Yves Prud'homme.Nous sommes encore convaincus à la Fraternité qu'il est trop tôt pour prendre des décisions.Il y a trop d'im- pacts à évaluer et trop d'interrogations sans réponse pour que les élus de la CUM votent là-dessus ce soir (hier soir).» Cela dit, a soutenu en substance M.Prud'homme, la décision a été prise par des politiciens et ce sont eux qui devront faire avec.D'autant plus qu'au cours des derniers semaines, il a en vain demandé à rencontrer Mme Danyluk et le président de la Conférence des maires de la banlieue, Peter Trent, en présence du directeur Jacques Duches-neau, pour en discuter.Pour l'essentiel, la réforme du directeur Duchesneau abolit les 23 postes de police actuels pour les remplacer par 49 mini-postes de quartier.Quatre centres opérationnels sont créés avec cellules et escouades spécialisées.Comme La Presse l'annonçait dans son édition de lundi, les commandants des postes de quartier et ceux des centres opérationnels seront dorénavant des cadres.C'est donc dire que la puissante Fraternité des policiers de la CUM perd environ 200 membres, soit 160 lieutenants et une trentaine de capitaines syndiqués.Vingt-trois des 49 postes de quartier ouvriront leurs portes le 1er janvier 1997 dans les secteurs Ouest et Sud de l'Ile de Montréal; les 26 autres, dans les secteurs Nord et Est, le 1er janvier 1998.Les deux premiers centres opérationnels (Ouest et Sud) ne le seront que dans la deuxième moitié de l'année 1997 et ceux du Nord et de l'Est vers le milieu de l'année 1998.Évidemment, la Commission de sécurité publique a recommandé au Conseil de CUM qu'« aucune fusion administrative de districts policiers entraînant la fermeture de postes de police existants ne soit effectuée durant la phase de mise en oeuvre du modèle de police de quartier ».Par ailleurs, le Service de poli- ce de la CUM doit préciser, dans les prochains mois, les modalités de la création de postes satellites à Sainte-Anne-de-Bellevue, à Pierrefonds-Est / Roxboro et dans l'île des Soeurs à Verdun.À la demande de la Commission de sécurité publique, le SPCUM reverra le découpage territorial du quartier montréalais de la Côte-des-Neiges.Austérité budgétaire oblige, les nouveaux postes de quartier et les postes satellites devraient s'installer dans des édifices municipaux quand cela est faisable.Dans la même veine, la Commission de sécurité publique pourra poursuivre son étude exploratoire visant à faire payer aux organisateurs d'événements spéciaux d'envergure pour les services policiers rendus.Pourtant, comme l'a dit Mme Danyluk hier soir, la police de quartier permettra à la CUM d'économiser « 20 millions de dollars au cours des prochaines années ».?TAGHeuer SUISSE DEPUIS 1860 La série 6000 en or 18 cartiis et acier.Étanche jusqu 'à 200 mètres.V A k t i m CHÂTEAU D'IVOIRE Le chronomètre ) S ici automatique Étanche jusqu*à 200 mètres 2020, nie de La Montagne 845-4651 0065385000014 53?3 LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUDI 30 NOVEMBRE 1995 La Presse Des déclarations de l'agent Thériault contredites Des marques de peinture rouge encore visibles sur l'auto d'Hélène Hurtublse MARTHA GACNON ¦ L'agent Gérard Thériault, de la GRC, a caché son insigne et donné une fausse identité à Hélène Hurtubise la nuit de sa longue conversation avec elle dans la voiture de police, juste avant sa disparition.Pourquoi ce manège?Le policier Thériault disait qu'il voulait aider Hélène, alors pourquoi s'cst-il présenté à elle sous un faux nom ?À l'enquête du coroner sur la mort de la jeune femme de 18 ans dont le corps a été repéché dans la Voie maritime, deux policiers municipaux de Sainte-Catherine, André Fluet et Denis Boi-vin, ont raconté hier que l'agent Thériault leur avait fait cette révélation peu de temps après sa rencontre avec Hélène Hurtubise, le 6 novembre 1994.11 a dit à Hélène cette nuit-là qu'il s'appelait François.Lors de son témoignage, mardi, l'agent Thériault déclarait n'avoir jamais vu Hélène Hurtubise avant cette rencontre en pleine nuit dans une cour de recyclage, près de la réserve de Kah-nawake et de la route 132.Or, les policiers municipaux affirment qu'il leur a dit le contraire.Il aurait rencontré Mme Hurtubise une autre fois auparavant.Selon Me Denis Dussault, l'avocat de Gérard Thériault, son client a caché sa véritable identité «c parce qu'il ne voulait pas être harcelé par Hélène Hurtubise » qui était très attirée par les policiers.La crédibilité de l'agent Thériault, qui est au service de la GRC depuis 15 ans, a été ébranlée au cours de l'enquête publique.Son témoignage ne concorde pas avec ses déclarations antérieures.Même son ex-conjointe, Nathalie April, est venue contredire certaines de ses affirmations.Selon elle, Gérard Thériault l'aurait incitée à signer le bail de leur logement après la disparition d'Hélène Hurtubise, en décembre, au cas où des policiers voudraient effectuer une perquisition à leur appartement.Dans son témoignage, le policier avait déclaré que le « bail avait été signe bien avant la disparition de Mlle Hurtubise ».Mme April a ajouté qu'elle avait dé- pmoto robert nadon 12 Presse Selon deux policiers municipaux de Sainte-Catherine, l'agent Gérard Thériault.de la GRC, leur aurait confié avoir donné un faux nom à Hélène Hurtubise.lors de sa rencontre.cidé de contacter les enquêteurs de la Sûreté du Québec, en avril 1995, parce qu'elle avait caché certaines choses relativement à l'affaire Hurtubise et qu'elle voulait en discuter avec eux.Elle a toutefois précisé que sa séparation avec Thériault, de qui elle a eu un enfant, n'a rien à voir avec ces événements.Par ailleurs, dans un rapport qu'il a rédigé en novembre 1994, l'agent Thériault dit ceci au sujet d'Hélène Hurtubise : «Cette personne est en manque affectif et devrait être considérée comme potentiellement dangereuse pour nos membres.Elle semble saine d'esprit et intelligente mais vit dans un monde de fantaisie élevée.» Selon son témoignage, vers 4 h du matin, après la rencontre au cours de laquelle il lui a demandé de lui montrer ses seins mais l'a ensuite repoussée, Hélène Hurtubise est « partie souriante » et s'est dirigée vers la Voie maritime, un endroit qu'elle disait bien connaître.C'est là que des plongeurs ont retrouvé son cadavre dans la voiture de son père au pied du quai Baillargeon à Sainte-Catherine, six mois plus tard.Suicide, accident ou meurtre ?Peu d'éléments permettent de tirer une conclusion.Le rapport d'autopsie n'a pas révélé la cause exacte de la mort.Le pa- thologiste n'a observé aucune marque de violence sur le corps d'Hélène Hurtubise qui était cependant dans un état de putréfaction avancée.Sa montre-bracelet était arrêtée à 4 h 20 mais il n'y a aucune date.Des traces de peinture rouge apparaissent toutefois à deux endroits sur la voiture repêchée dans la Voie maritime.La coroner Anne-Marie David, qui termine son enquête aujourd'hui, doit faire part des résultats des analyses scientifiques.À quelques reprises, Hélène Hurtubise avaient informé des policiers qu'elle était poursuivie par une camionnette rouge qui n'a jamais été retracée.Carcajou réussit une autre razzia chez les Hells Angels Les enquêteurs recommandent par ailleurs d'inculper Lajoie-Smith de tentative de meurtre JEAN-PAUL CHARBONNEAU ¦ Les révélations d'un délateur, Martin « Satan » Lacroix, ont permis hier à Carcajou de faire une razzia chez les Hells Angels en effectuant cinq perqui-sitons et en arrêtant dix personnes qui se seraient spécialisées dans le contrôle de bars et dans la distribution de stupéfiants dans le secteur Cartiervile, à Montréal, et à Sainte-Thérèse.La délation de Lacroix, arrêté lors de perquisitions en série le 26 octobre, aurait permis aux enquêteurs de recom-nander a la Couronne d'accuser Mi-chael Lajoie-Smith, 33 ans, d'une tentative de meurtre survenue le 22 juillet dernier devant le disco-club Le Pot, au 5771, boulevard Gouin Est, à Montréal.Un client de cet établissement, Alain Cadieux.32 ans, est depuis ce temps dans un état végétatif dans un hôpital.Lajoie-Smith, alias l'Animal, est présentement détenu à la prison de Saint-lerôme où il purge une peine de cinq mois.11 a été envoyé à cet endroit parce que son avocat, après sa condamnation pour possession d'armes à feu, dont un 9mm chargé à bloc, a plaidé qu'il serait dangereux pour lui de purger sa peine à la prison de Bordeaux.Il est membre en règle des Hells Angels de Montréal ( Sorel ) et parrain du gang Death Riders, fondé à Laval et ayant maintenant pignon boulevard Michael Lajoie-Smith, dit l'Animal Desjardins, à Sainte-Thérèse.Les Death Riders sont une filiale des puissants Hells.Tête du réseau Dans l'histoire de tentative de meurtre à l'endroit de M.Cadieux, un paisi- Martin Lacroix, dit Satan ble client de cet établissement.Lajoie-Smith aurait été accompagné de deux hommes et d'une femme, arrêtes lors des raids d'hier à Laval.Mascouche, Pointe-Calumet et Saint-Eustache.Les personnes appréhendées lors de la dernière sortie de Carcajou comparaî- tront aujourd'hui à Laval et à Montréal.Elles seront principalement accusées de possession et utilisation d'explosifs et d'armes à feu, de complot pour meurtre et de voies de fait graves.Lajoie-Smith, très bien connu des policiers de Laval, serait la « tête » du reseau que les policiers croient avoir démantelé à la suite des révélations de Lacroix sur les Hells Angels.Lacroix est le beau-frère de Denis De-sormiers trouve dans une cache de munitions, tôt le 26 octobre, dans une maison du rang Lafrenière, dans le quartir Saint-Benoit, à Mirabel.Après avoir allégué qu'il cachait les grenades et autres objets du genre dans la maison, habitée aussi par ses deux jeunes enfants, pour son beau-frère, De-sormiers a reconnu sa culpabilité et il a été condamné à sept ans de prison.Le beau-frère visé par Desormiers n'était pas Lacroix, mais Benoit Néron.Desormiers et Lacroix ont comme conjointes les deux soeurs de Néron.Recherché, Néron devrait se rendre aux policiers prochainement.Martin Lacroix était, avant de le vendre aux policiers, le bras droit de Lajoie-Smith dans le contrôle de bars.Lacroix avait comme principal partenaire Sylvain Bosso.lui aussi incarcéré.Bosso est accusé d'avoir comploté avec Jean-Pierre Guitton pour commettre le meurtre de Serge Labine, en juin dernier, à La Plaine.Guitton est devenu délateur lui aussi.L'EXPRESS DU MATIN VOIE HAIfTlHE : ACCORD ¦ Avec l'aide du conciliateur fédéral, les deux parties sont arrivées a un accord de principe à Montréal tard mardi soir.L'entente vise 700 travail leurs de bureau et d'entretien qui font fonctionner les écluses entre Montréal et Port-Colbourne.Les deux parties se rencontrent depuis novembre 1994 afin de remplacer la convention qui a expiré en décembre 1994.Cet accord est une garantie contre les interruptions cette année.La nouvelle convention expire à la fin de décembre 1996.SUSPECT APPRÉHENDÉ ¦ Paul Boyer, 35 ans, a été appréhendé avant-hier par la Sûreté du Québec de Marieville, dans le stationnement de la caisse populaire de Saint-Paul d'Abbotsford.ou un vol avait été commis trente minutes plus tôt.Après l'interrogatoire du suspect, la sq a pu résoudre quatre autres vols qualifies survenus ces derniers mois dans les caisses populaires de Côteau-du-Lac.L'Ange-Gardien et Disraeli, de même qu'un vol perpétré à la Banque Nationale de Côteau-Lan-ding.Le prévenu a comparu hier à Saint-Hyacinthe sous diverses accusations.MISES À PIED SAUVAGES ?¦ La CSN dénonce la décision de Trizec de procéder aujourd'hui à la mise à pied des 122 travailleurs ( CSN ) de l'entretien ménager de la Place Ville-Marie, alors que des audiences doivent débuter en décembre pour déterminer qui est le véritable employeur de la PVM.« La procédure du propriétaire ( Trizec ) confirme sans l'ombre d'un doute son intention, dès le départ, d'éliminer le syndicat CSN en faisant son appel d'of-fres, le 16 octobre, à des soumissionnaires privés pour l'obtention du contrat d'entretien.Or, les travailleurs sont licenciés aujourd'hui et ils ne savent pas qui a obtenu le contrat d'entretien ménager de la PVM », soutient-on du côté syndical.MAUVAISE CIRCONSCRIPTION ¦ André Novak a été reconnu coupable d'avoir enfreint la Loi électorale en votant, aux élections générales du 12 septembre 1994, dans une circonscription où il n'avait pas son domicile le jour de la prise du décret.En effet, M.Novak s'est inscrit sur la liste électorale d'un bureau de scrutin de la circonscription de Viger et a voté à cet endroit, commettant ainsi une infraction à la Loi pour laquelle il a été condamné à une amende de 100 dollars.ADOLESCENTE RECHERCHÉE ¦ La police municipale de Saint-Hubert recherche actuellement une adolescente de 14 ans.Myriam Proulx.qui est disparue du 5770.chemin Chambly.depuis le 31 octobre 1995.L'adolescente francophone, qui a les cheveux et les yeux bruns, mesure près de 1 m 60.Toute personne détenant des informations pouvant permettre aux enquêteurs de la retrouver est priée de téléphoner au 445-7711 ou au 445-7705.ENQUÊTE RÉCLAMÉE ¦ Le directeur québécois du Syndicat des métallos (FTQ).Arnold Dugas.estime que le décès d'un mineur survenu mardi dernier à la mine Mous-ka.près de Cadillac, relance tout le débat sur la sécurité des mines souterraines.Il exige à ce titre que les résultats de l'enquête de la CSST mise en branle afin d'éclaircir les circonstances de cet accident mortel, le onzième à survenir dans le secteur des mines au cours des deux dernières années, soient rendus publics.m m \\ % * s ¦y \\\\\\ s V m m jjji i L'esprit des fêtes est dans \u2014^ Venez voir nos assortiments de nappes, chandelles, aromatiques, jetées et décorations de Noël.De tout pour habiller la maison, le sapin et la table avec la magie de la saison.ri, S ko.Vaa- si M: / NT ¦ o > 7 y l * \\ > ri ?rv AILE LES AILES DE LA M 0 0 E s' : < Ne manquez pas nos spectacles de Noël pour enfants, présentés par le Théâtre Biscuit les 2 et 16 décembre à 11H30 et 14H30.\\ MAIL CHAMPLAIN BR0SSARD \u2022 672-4537 A4 LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUDI 50 NOVEMBRE 1995 L'enquête sur le meurtre de la policière progresse.en secret ANDRÉ CED ILOT ¦ La police de la Communauté urbaine de Montréal croit être sur une bonne voie dans son enquête sur l'assassinat de la policière Odette Pinard, abattue lundi après-midi dans un poste de police communautaire de Cartierville « On a quelques pistes ».a déclaré, hier, l'agent Paul Vidal, du service des communications de la CUM, précisant que les enquêteurs de la brigade des homicides mettaient les bouchées doubles pour solutionner le meurtre de leur consoeur.Une dizaine de policiers s'occupent activement du dossier, mais traitent les informations qu'ils obtiennent de façon tellement discrète qu'il est difficile de savoir exactement où en est rendue l'enquête.Dans le milieu, on chuchote que les détectives montréalais axent leur travail autour d'une remarque que la jeune femme a faite à des collègues, remarque selon laquelle elle était victime de harcèlement depuis un certain temps.A-t-elle mentionne le nom de l'importun?S'agit-il d'appels téléphoniques ?Est-ce relié à son travail ou a sa vie privée ?Il a été impossible d'en savoir plus, voire de confirmer les renseignements auprès du SPCUM.Une chose est sûre, Odette Pinard n'a pas consigné ses appréhensions dans un rapport de police.Cette seule constatation, advenant bien sur que cette piste s'avère sérieuse, laisserait croire aux enquêteurs qu'il ne s'agit peut-être pas d'un meurtre gratuit, comme les premiers indices tendaient à démontrer.Et, par le fait même, que la jeune policière de 30 ans, mère de deux enfants en bas âge.connaissait son assassin ou, à tout le moins, l'avait déjà vu.Sinon, comment expliquer qu'elle ne se soit absolument pas méfiée quand le tuear s'est présenté au petit poste de police du boulevard Gouin, avant de lui tirer une balle en plein visage, sans qu'elle ait pu dégainé son arme ?Le suspect, qui s'est servi d'un revolver de gros calibre, possiblement un .38 ou un .357 Magnum, avait sûrement préparé fil o v> S) pour un acnai dt 2 000 S Si vom Qtoôu d» p^jongw » taoncanure w l?mogodd>onncnoM du mmi \u2022 Programmation auto des canaux \u2022 Syntonisoteur 181 conam \u2022 Fonction sous titres mot 03é0i 1645, BOUL LE CORBUSIER 978 5420 745, BOUL.TASCHEREAU 4M i al ,êk l v, 1041 RUE DU MARCHE 3Ç7^9)d6 \"CklTDAI \" b * CENTRAL 7077.BOUL NEWMAN CARREFOUR ANGRIGNON 368 8002 NOUS ACCEFJOWS LES COMMANDES PAR TELEPHONE.C0IIMUNICKHE2 AVEC LE FUTURE SHOP LE PLUS HBÉS D\u20ac CHEZ VtH» LA PRESSE.MONTREAL, JEUDI 30 NOVEMBRE 1995 Le voici, le voilà, le service Internet au service de tous.Bonjour à vous ! Sympatico,MC le service Internet au service de tous, vous souhaite la bienvenue.Étudiants à la curiosité sans borne, parents attentifs et actifs, aînés qui ont tout leur temps pour jaser ou très affairés gens d'affaires, Sympatico, c'est pour vous.Aussi facile à installer qu'à utiliser, Sympatico, c'est l'Internet à son plus simple.En effet, le logiciel et le service Sympatico ont été pensés en ayant à l'esprit les gens d'ici.On y aborde l'Internet dans une perspective canadienne et régionale.Et on vous offre bien sûr le \"E Mail,\" le courrier électronique, qui vous permet un Sygma contact instantanné avec parents, collègues et amis, qu'ils soient à côté, ou au bout du monde.En tant qu'abonné à Sympatico,vous avez aussi droit, 24 heures sur 24, à un sympathique service de soutien.Mieux encore, vous pouvez, le premier mois, faire 50 heures de promenade avec Sympatico pour seulement 29,95$.* Il ne vous en coûtera ensuite que 9,95$ par mois pour naviguer sur l'Internet.Le forfait Sympatico vous attend aux magasins ci-dessous.Vous pouvez aussi le commander par téléphone au 1-800-773-21-21.Avec Sympatico, votre vision de l'Internet sera changée à jamais.Vous partez avec nous ?Le service Internet au service de tons\" Offert dans ces magasins ou en téléphonant au 1 -800-773-21 -21 I trousse Sympatico est vendue dans ces magasins.Service offert dans le secteur d'appel local des villes suivantes: Montréal, Ottawa/Hull, Québec et Toronto.FUTURE SHOP IVMI (IHTtl 01 l' IlICTiomOUI \u20ac) RadioShack réléboutiquc T3 C ce \u2014 -ra Q Z 3 C o ¦ë QJ 3 cr fera £ c 3 \u2014 S 3 c c 3 \u2022ra 1 Q.\"3 C QJ > 3 I «si «\u2014 C ra -3 "]
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