La presse, 3 décembre 1995, Cahier A
[" Écrivain, public r numéro un Cahier Livres LONGUEUR O'U 1 i V ni] mer Sciences, page B14 619 919 2123 3149 g 2 SELECT'^ v MONTRÉAL.DIMANCHE 3 DÉCEMBRE 1995 112e ANNÉE No 45 54 PAGES.4 CAHIERS Extérieur de la ville de Québec (région est) 65c Iles de-la-Madeleme 1 $ Floride 1.60 $ US 60* Taxes en sus Boniour! La personnalité de la semaine i\t \t Marcel Dubé page A12 Météo *# Cie/ nuageux avec faible neige max -1 /min -3 page $16 Monde Clinton tente de rassurer les GVs page A 8 Girerd owoievatctfe *7 Index Annonces classées\t - immobilier\tC7.C8 \u2022 marchandises\tC8 - emplois\tC8 \u2022 automobile C9.C10, C11\t \u2022 propositions d'affaires\tC11 Arts et spectacles\tB8àB12 - horaires spectacles\tB11 \u2022 têlê horaires\tB10 Bridge\tC11 Décès\tC11 Êtes-vous observateur?\tC7 Génies en herbe\tA11 Horoscope\tC8 La Jeune Presse\t08 Le monde A7.A8, A9, A11\t Loteries\tA4 Mots croisés\tA11 Mot mystère\tC8 Opinions\tB2 Tabloïd sports\t - Pierre Ladouceur\tS5 Chirac et Chrétien souhaitent que le français occupe plus de place sur l'inforoute MANON CORNELLIER de lu Presse ( tinadunne COTONOl, Bénin Les pays membres de la francophonie doivent se battre contre la marginalisation de la langue française sur la scène internationale et sur l'autoroute de l'information.C'est l'appel pressant qu'ont lance hier les sept chefs d'Etat et de gouvernement qui ont ouvert le VU Sommet francophone, réunis à Cotonou, au Bénin.« l'appelle la francophonie à prendre la tête d'une vaste campagne pour le pluralisme linguistique et la diversité culturelle sur les inforoutes de demain », a déclare avec emphase le président français Jacques Chirac devant un parterre de dignitaires étrangers et le gratin de la société béninoise.Le premier ministre lean Chrétien a renchéri, quelques minutes plus tard.« Cette langue que nous partageons doit faire sa place pour ne pas être marginalisée.La francophonie doit prendre l'offensive », a-t-il dit.À son avis, la survie de la communauté francophone en dépend.Il a fait référence « à la consolidation, à l'épanouissement et au rayonnement de cette langue que nous avons en partage et, à travers elle, à la promotion des grandes valeurs PHOTO PC Le premier ministre du Canada.Jean Chrétien.d'humanisme et de solidarité qu'elle véhicule ».L'hôte de la rencontre, le président béninois Nicéphore Soglo.lui a fait écho.« La francophonie, ce n'est pas seulement l'usage d'une langue, c'est aussi une certaine vision du monde, une certaine exigence de solidarité », a-t-il indiqué.M.Chirac s'est pour sa part inquiété de l'omniprésence de l'anglais sur l'autoroute de l'information, y voyant un premier facteur d'uniformisation culturelle.« S'affirmer francophone, c'est enfin combattre un risque majeur pour l'humanité.Ce risque, c'est l'uniformité linguistique et donc l'uniformité culturelle.( .) Défendre le rayonnement de la langue française, c'est en réalité défendre le droit à penser, à échanger, à s'émouvoir, à prier autrement.C'est défendre l'ouverture à autrui et donc la tolérance », a-t-il plaidé.Le président français a souligné que 90 pour cent des informations diffusées sur Internet étaient en anglais parce que les serveurs et les outils de navigation sont dédiés à l'usage exclusif de cette langue.La présence du français sur l'inforoute préocuppe beaucoup le Canada, le Québec et le Nou- VOIR FRANÇAIS EN A2 ¦ Autres informations en page A6 ROY PERD LES PÉDALES ! Un sauveur d'églises envoyé par la.divine Providence YANN PINEAU Ouand Constantin Florea est arrivé au Canada il y a cinq ans, il n'avait rien, sinon ses mains avec lesquelles il fait des miracles.Faites-le entrer dans une église aux murs abîmés, dans une chapelle au bord de la ruine, et d'un coup d'oeil il aura évalué la situation, ses mains cherchant déjà un pinceau pour commencer l'ouvrage.Car Constantin Florea est non seulement Roumain, mais il est peintre.Peintre et restaurateur d'art sacré.C'est d'ailleurs grâce à son art qu'il a échappé aux griffes du ministère de l'Immigration en juin 1994.Un jour réfugié politique menacé de déportation, il devenait le lendemain un « cas d'intérêt national » ! Constantin Florea était en effet le seul à pouvoir sauver de la décrépitude les scènes d'inspiration biblique et les multiples décorations peintes sur les murs et le plafond de la chapelle du monastère du Précieux Sang, à Saint-Hyacinthe, au bord de la rivière Yamaska.VOIR SAUVEUR EN A2 PHOTO BERNARD BRAUlT.U Presse Les Red wings de Détroit ont infligé l'un des pires revers de son histoire au canadien, hier soir au Forum.Les visiteurs Vont emporté 11 à 1, et conduit Patrick Roy à des écarts de conduite qui feront les gorges chaudes au cours des prochaines semaines.En deuxième période, après avoir effectué un arrêt de routine et alors que le jeu se poursuivait Roy avait répondu aux moqueries de la foule en levant les deux bras en signe de victoire.Remplacé par Pat Jablonski, Roy, hors de lui brisait un autre tabou en se rendant parler à Ronald Corey, le président de l'équipe.À en juger par le regard courroucé de Mario Tremblay, l'affaire aura assurément des lendemains pénibles.De toute son histoire, le Canadien n'a perdu que quatre fois par une marge de 10 buts.Le dernier revers du genre avait été encaissé à Détroit, un mauvais soir de janvier, en.1942 / \u2022 Notre reportage, dans le tabloïd Sports, pages 2 à 5.À qui la faute quand une mère tue son enfant ?RICHARD HÉTU collaboration spécial* L 6 21924 98765 1 e mercredi 22 novembre dernier, veille de la Thanksgiving, New York a été plongé dans un drame affreux qui lui a complètement enlevé le goût de célébrer les bienfaits de la vie américaine, comme le veut la fête.Dans un HLM du Lower East Side.a Manhattan, une mère de six enfants, conçus avec quatre hommes différents, a battu à mort sa fillette de six ans, selon l'accusation accablante de la po- La Presse à EW YORK lice.Les détails de l'infanticide ont pétrifié la ville.Et pas seulement à cause du sensationaiisme du crime.Si les citoyens ont rte gi avec autant d'émotion, c'est qu'ils ont tous reconnu leur part de responsabilité dans la mort de la petite Elisa.Ça commence par les voisins de la mère, Awilda Lopez, 29 ans, tellement accrochée au crack que le sang de la petite Elisa avait des traces de cocaïne à sa naissance.Pendant des mois, ils çnt entendu des cris et des pleurs d'enfant à travers les murs du logement ie Lopez.Ont-ils fait assez pour prévenir la mort d'Elisa ?La question ne s'adressait pas seulement aux voisins.Tous les citoyens de New York ont été obligés de se demander ce qu'ils auraient fait à leur place.Dans cette mégapole où tout le monde est étranger à l'autre, la réponse est d'une cruelle évidence : probablement pas grand chose.Une voisine de Lopez, Rosa Garcia, a certes signalé le 911 à quelques reprises.Mais, selon son témoignage, les policiers n'ont jamais rien fait pour mettre fin au martyre de la petite Elisa.Elle leur a imputé la mort de la fillette.Des ques^ons troublantes Mais qu'ont fait les services sociaux de la ville ?Dès la naissance d'Elisa, ils ont joué un rôle dans sa vie.Apres avoir découvert l'état d'intoxication de la mère, ils ont décidé de confier la garde de l'enfant au père, qui travaillait comme homme à tout faire dans un refuge de sans-abri, à Brooklyn, où il avait fait la connaissance de la mère.Pendant cinq ans, le père, Gustavio Izquierdo, un immigrant cubain, a traité sa fille de façon exemplaire, selon tous les témoignages.Mais il a ete emporté par le cancer l'année dernière.Et la petite Elisa est allée vivre avec sa mère, qui vit de l'aide sociale depuis des années.Les administrateurs et Ses en seignants de |pcolc que frequen tait Elisa s'étaient élevés contre cette décision.Selon eux, Lopez battait déjà Elisa lors des quelques week-ends que la fillette a passés avec sa mère avant la mort de son père.Ils voulaient qu'Elisa soit placée auprès de la cousine de son père, qui avait demandé la garde de l'enfant.Ils ne sont pas les seuls à avoir reconnu chez Elisa des troubles de comportement inquiétants.Elle urinait et déféquait dans son lit et se tirait les cheveux.Mais les travailleurs sociaux de la ville et les avocats de l'aide juridique ont jure que la mère ciait apte a élever l'enfant.Quel genre de surveillance ont-ils exercé par la suite pour s'assurer VOIR FAUTE EN A2 A2 LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE S DÉCEMBRE 1995 trêves généralisées en France : un fiasco nommé Juppé LOUIS-BERNARD ROBITAILL1 collaboration spéciale Le premier ministre Alain Juppé est-il déjà en train de gagner sa place dans le livre des records Guinness au chapitre des grands fiascos politiques ?Il y a peu d'exemple d'une telle dé* gringolade dans l'histoire politique moderne de la France.Rétrospectivement, la socialiste Edith Cresson ( mai 91-mars 92 ).malgré son amateurisme t ses maladresses, donne l'impression 'avoir eu davantage de tenue, et d'avoir été d'abord victime de l'usure du pouvoir mitterrandien .et de la misogynie de la classe politique.Le gouffre sans fond dans lequel se trouve plongé M.luppé six mois à peine après son arrivée à Matignon est tout simplement stupéfiant.Le brillant quinquagénaire qui était plébiscité en mai dernier par l'ensemble du monde politique, et avait au moins les faveurs unanimes de la droite, a réussi, malgré l'état de grâce qui accompagne tout début de septennat, à enregistrer la plus S formidable impopularité qu'ait jamais connue un premier ministre français.Et aujourd'hui, il fait face à un gigantesque mouvement social qui, au cours de la semaine qui vient, peut à tout moment se transformer en nouveau Mai 68.avec paralysie du pays : un mouvement qui.dans ce cas.emporterait celui qui passait pour le meilleur cerveau de sa génération.Au moment où nous parlons, pratiquement toutes les catégories sociales imaginables \u2014 routiers, médecins, fonctionnaires de tout poil, enseignants, étudiants \u2014 réclament désormais, non plus l'aménagement, mais le retrait pur et simple de son plan de réforme de la Sécurité sociale.On voit mal comment il pourrait le faire sans démissionner également et laisser sa place au seul joker dont dispose le président Chirac : Philippe Séguin, président de l'Assemblée nationale, gaulliste social et adversaire de la monnaie unique, c'est-à-dire de la politique du franc stable par rapport au mark.Un remplacement qui serait non seulement une humiliation pour Alain luppé, mais également un désaveu très grave pour le président Chirac.On dira, bien entendu, que le couple Chirac-Juppé fait face à une redoutable crise des finances publiques et sociales ( déficits structurels intolérables, dette de 900 milliards de dollars ), et que la politique d'austérité qui est menée aujourd'hui était à la fols inévitable et extrêmement impopulaire.Ce n'est pas faux.Mais il convient de noter qu'en avril 1993, lorsqu'Edouard Balladur a été nommé premier ministre de cohabitation de Mitterrand après le débâcle socialiste, il s'est immédiatement trouvé obligé de mettre en place une politique d'austérité plutôt musclée : coupures dans les services, aug-mentatons diverses des impôts, etc.Pendant ce temps, la croissance était même négative pour toute l'année 1993.Et pourtant, plutôt mystéricuseent.Balladur est demeuré un premier ministre populaire, jouissant d'une très bonne cote de confiance.Était-ce seulement le fait que les Français étaient tellement contents de s'être débarrassés des socialistes que n'importe quel premier ministre de droite aurait été automatiquement populaire ?On peut porter au crédit de Balladur qu'il ne faisait pas dans la démagogie et qu'il annonçait clarement la politique de rigueur.Peut-être finalement les Français, quoi qu'on dise, apprécient parfois les gens qui leur disent à peu près la vérité.Le couple Juppé-Chirac, lui, parait aujourd'hui victime, d'une part d'un in- croyable amateurisme dans la gestion des affaires, d'autre part de la démagogie délirante que le candidat Chirac avait utilisée pendant la campagne présidentielle pour justement se débarrasser de son rival Balladur.Le problème, c'est que ce discours ne correspondait pas le moins du monde à la réalité.Ou en tout cas, si l'on voulait vraiment pratiquer une politique de relance, il fallait à tout le moins abandonner la politique du franc fort, qui maintenait les taux d'intérêt à un très haut niveau et asphyxiait l'économie française.Mais, bien que fortement soutenu par Philippe Séguin, Chirac n'avait jamais eu l'intention de prendre ce virage radical, équivalant en fait à une sortie du Système monétaire européen ( à l'instar de la Grande-Bretagne ).Et, après deux ou trois mois de relatif cafouillage et de mesures plutôt confuses et contradictoires, on en est arrivé très tôt ( mais déjà trop tard ) à l'heure de vérité.Le 26 octobre, aussi serein qu'il l'avait été pendant sa période « gauchiste », Chirac annonçait les vraies couleurs : priorité absolue, et pour au moins deux ans, à la grande austérité.On pouvait penser à ce moment-là que le président et son premier ministre avaient touché le fond de l'impopularité, qu'ils ne pouvaient plus que remon- ter, et que cela les laissait les mains libres pour appliquer la potion saumâtre.Il semble au contraire que la tromperie électorale majeure à laquelle s'était livré Jacques Chirac restait en travers de la gorge des Français, déprimés, angoissés devant un chômage à 12 pour cent, inquiets de l'avenir et accrochés à leurs droits acquis.Ovationné il y a deux semaines au Parlement pour sa réforme de la Sécu, Alain Juppé, qui s'est révélé un piteux communicateur, et qui s'est entouré de ministres pour la plupart peu séduisants, venait d'ouvrir sans même s'en rendre compte une énorme boite de Pandore.Pour couronner le tout, il ne s'était même pas rendu compte que son gouvernement, au même moment, remettait en question le statut des cheminots de la SNCF, haut lieu de la résistance sociale.À la veille de la semaine cruciale où l'on verra se joindre au mouvement ( SNCF, poste, Électricité ) les personnels hospitaliers, les enseignants, les routiers, les médecins, puis les compagnies aériennes, Alain Juppé fait face à la plus grave crise sociale depuis 27 ans.Vraisemblablement, il aura le choix entre un affrontement potentiellement explosif.Ou la capitulation en rase campagne, lui-même ayant pris soin préalablement d'actionner son fauteuil éjectable.Demain dans La Presse Automobile Pour l'Australie.ou le Québec ¦ 11 n'y a pas un Québécois qui ne soit allé au Vermont un jour ou l'autre.Que ce soit pour la plage, la villégiature, la montagne, le ski, même pour l'essence bon marché ou les boutiques hors taxes.Or on ne le sait peut-être pas, mais le Ver-mont est une terre de prédilection pour la Subaru, parce qu'il s'agit d'un pays de montagne, nous dit Gilles Bourcier, en nous parlant de la Subaru Outback.Quant à Jacques Gagnon, il consacre sa chronique « Auto-rétro » à une voiture très rudi-mentairc, l'International 1914.r i.InfoBref Be\\\\ Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 875-2355; au son de la voix, faites le 220.Trouvez-vous géniale l'idée d'accorder la semaine de 4 jours aux employés du réseau de la santé sans débours additionnels pour le gouvernement?l .i Presse La quotidienne\tà trois chiffres\t627 Tirage d'hier\tà quatre chiffres\t8538 17.I I ABONNEMENT La service des abonna est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 17 h RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-6911 monta 30 285-7070 285-7100 285-6692 285-6900 ANNONCES CLASSÉES kmdi au vendredi de S h 30 à 17 h Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillant» National, Tel*.Vacaacas, Vsyasea Canieras at ptof aaatana, nomination» 285-71 ïï\"! 285-6816 I 285-6931 I 285-7306 285-7265 285-7320 i i i i la presse est publiée par LA PRESSE, ltee.7.rue Saint-Jacques, Montréal H2Y1K9.Seule I ia Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de la presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations particulières à la presse sont également réservés ¦ Envois de publication canadienne \u2014 Contrat de vente numéro 0531650 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 00487 CODE DU JOUR 48-7 Suite de la Une FRANÇAIS Chirac et Chrétien souhaitent Qtai le français occupa plut da plaça sur llitfo-routa veau-Brunswick.Les trois gouvernements sont arrivés au sommet avec des projets concrets pour corriger la situation.Ils devraient les annoncer d'ici de- à noter, les pays francophones veulent s'allier aux hispanophones, aux arabophones et à tous ceux qui parlent une des grandes langues de communication mondiale pour défendre le multilinguisme face à l'anglais.i i -1 i DIMANCHE I 3 DÉCEMBRE 1995 I Présent à la séance d'ouverture, le secrétaire général des Nations unies, Boutros Boutros-Ghali, a joint sa voix à la leur.« Défendre le multilinguisme, c'est défendre la différence, le respect de l'autre », a-t-il déclaré.Selon Jacques Chirac, la tâche qui attend les pays francophones est immense et exige que la francophonie se dote d'institutions cohérentes et d'un porte-parole unique.Le Canada milite depuis longtemps en faveur de la création d'un poste de secrétaire-général de la francophonie.Les chefs d'État et de gouvernement ont entériné cette proposition hier, lors de leur assemblée plénière à huis clos, et le premier titulaire du poste sera choisi au prochain sommet, dans deux ans.Selon Jean Chrétien, le virage politique est un défi d'une « impérieuse nécessité » pour la francophonie.Le monde francophone doit « faire entendre davantage sa voix et faire sentir sa présence face à un environnement international où l'on assiste à la multiplication des conflits régionaux et nationaux », a-t-il déclaré.Cette évolution n'est pas évidente.Lors de leur assemblée plénière d'hier, les leaders présents ont dû oublier l'idée de se prononcer sur la situation algérienne et ils n'ont pas réussi encore à s'entendre au sujet d'une conférence internationale sur le Rwanda.Pour les pays africains, la réalisation du front politique francophone doit se traduire par des gestes concrets.« Nos partenaires du Nord doivent se convaincre enfin de la nécessité d'un Plan Marshall pour l'Afrique », a demandé le président Soglo sous un tonnerre d'applaudissements.Il a rappelé que les deux tiers des pays les plus pauvres du monde sont en Afrique sub-saha-rienne et que la majorité d'entre eux parlent français.Q SAUVEUR Un vtna ProYltfenca la.dl- Un véritable « envoyé de la divine Providence », selon les religieuses adoratrices du Précieux Sang qui habitent le monastère, mais aussi un expert unique au Québec en restauration d'église.« Les églises du Québec sont relativement récentes comparées à celles d'Europe, constate M.Florea.Le temps ne fait ici que commencer son oeuvre de détérioration des oeuvres d'art dans les églises.Il n'est donc pas étonnant que les artistes compétents pour la restauration travaillent tous en Europe.» C'est tout naturellement là que M.Florea a acauis et cultivé son art.Né il y a 4© ans dans un petit village roumain, à proximité d'une église peinte entre 1426 et 1428, il étudie les beaux-arts jusqu'à 20 ans, puis apprend l'art de la décoration et de la restauration des églises à l'Institut de théologie de Bucarest.Suivront des années de travail \u2014 un travail de bénédictin, il va sans dire \u2014, pendant lesquelles Constantin Florea décore et restaure une vingtaine d'églises et de cathédrales, en plus de réaliser différentes icônes et statues.Au Québec, outre la chapelle de Saint-Hyacinthe, M.Florea a entièrement décoré et restauré à Montréal l'église de l'Annonciation et l'église Saint-Miche-Archange.Il a également travaillé à l'église Saint-Domenico-Savio, toujours à Montréal, et à l'église Sainte-Marie, à Greenfield Pârk.« Pour moi, peindre une église, c'est faire ressortir son amour pour le lieu, explique M.Florea.Cela dépasse la religion, quand on regarde la peinture, on oublie tout.» Et c'est bien ce qui se serait passé si Constantin Florea PHOTO ARMAND TROTT1ER, U i Constantin Florea dans la chapelle de Saint-Hyacinthe où il a travaillé pendant deux ans et demi.n'était pas passé un peu par hasard par Saint-Hyacinthe.«< On dit que la ville est un second Vatican à cause du nombre d'églises, raconte le peintre.Mais il y avait énormément de travail à faire à la chapelle.Certaines peintures avaient été cachées par d'autres \u2014 moins belles \u2014, le plâtre qui soutient les peintures se lézardait à cause de l'humidité et des mouvements du bâtiment, même l'autel en marbre avait définitivement disparu.» Après deux ans et demi de travaux qui ont coûté environ un million de dollars, la chapelle est presque remise à neuf et Constantin Florea pense déjà aux prochaines.« U est temps de penser à restaurer les églises du Québec avant qu'il ne soit trop tard, dit-il.le pense par exemple à l'église du Très-Saint-Nom-de-Iésus, à Montréal.Le curé est d'accord, mais il n'a pas d'argent.» M.Florea se demande donc s'il pourra un jour bénéficier d'une partie des 40 millions qui seront consacrés par le ministère de la Culture à la sauvegarde du patrimoine religieux au cours des cipq prochaines années.Avec i?s fonds nécessaires à la restauration d'une autre église, M.Florea ferait d'une pierre deux coups : il aurait du travail et il pourrait former des apprentis, ce qui constituerait l'embryon d une école dont rêve le peintre pour former la relève.Et si le gouvernement ne délie pas les cordons de sa bourse, Constantin Florea compte sur la générosité de la population pour sauver les églises.On peut contacter M.Florea en écrivant au PRAS Saint-Luc ( Peinture et restauration d'art sacré), 1210, rue Provencher, #113, Brossard, J4W 2V8.Pourquoi Saint-Luc ?C'est le patron des peintres restaurateurs.?FAUTE À qui la faute quand uns mira tua son que l'enfant était bien traitée ?Etaient-ils trop débordés pour intervenir ou ont-ils tout simplement fermé les yeux sur les signes de la détresse d'Elisa ?Eli-sa, qui est morte d'une hémorragie cérébrale après que sa tête eut été frappée contre un mur de ciment, mais dont le corps était couvert de bleus et de cicatrices prouvant qu'elle était victime d'abus physiques et sexuels depuis un certain temps déjà?Un cas parmi d'autres En attendant les réponses, la douleur et la révulsion ont dominé les réactions des New-Yor-kais, y compris ceux qui ont déjà tout vu.« La pensée qu'une telle chose puisse arriver dans la plus gran- de ville du monde me rend furieuse, et rien dans mon travail ne me met plus en colère », a déclaré le détective Nancy Farrell, chargée de l'enquête, dans une entrevue au New York Times.«c À cause de ce que j'ai vu et entendu au cours des derniers jours, j'ai le goût de serrer et d'embrasser chaque enfant que je croise.» En attendant les réponses, il se trouvera sans doute des politiciens pour détourner le drame à leur profit.L'ironie est amère : à une époque où tous les programmes sociaux sont remis en question, les plus grands malheurs de 1 « underclass » américaine servent de plus en plus souvent d'argument à ceux qui veulent détruire l'Êtat-providence.Une semaine avant la mort de la petite Elisa, le phénomène a été mis en lumière de façon caractéristique dans l'IUinois, où une bénéficiaire de l'aide sociale, enceinte d'un quatrième en- fant, a été éventrée par le père, qui, selon la police, voulait refiler le bébé à un cousin infertile.Dans sa folie, le père a également tué deux des enfants de la mère.Au lendemain de ce crime horrible, Newt Gingrich, le leader de la « révolution » républicaine au Congrès, a brandi devant les journalistes un journal qui faisait état du drame.« Parlons de la déchéance.» Et il a déclaré : « Parlons de ce aue l'État-providence a créé.Pari ions de la déchéance morale du monde que la gauche défend.» « Ce qui ne va plus, a-t-il ajouté, c'est un système d'aide sociale qui paie les gens à ne rien faire.» Gingrich n'en était pas à sa première déclaration du genre.U y a un an, au lendemain de la mort de deux enfants noyés par leur mère en Caroline du Sud, et à la veille des élections législatives, il avait déclaré : a Quand une mère tue ses deux enfants, cela démontre jusqu'à quel point notre société est malade et jusqu'à quel point nous avons besoin de changement.le pense que les gens veulent du changement, et la seule façon de l'obtenir, c'est en votant républicain.» A New York, aucun politicien n'a encore tenu ce genre de propos d'un opportunisme de bas étage.Mais la presse de droite a déjà préparé le terrain.Ainsi, dans un éditorial publié mardi dernier, le New York Post a écrit : « Awilda Lopez a construit sa vie autour du crack grâce à un système d'aide sociale qui a littéralement subventionné sa toxicomanie en la payant pour avoir des enfants.» New York et les Etats-Unis en sont rendus là.Une fillette de six ans est battue à mort.Sa mère est accusée du meurtre.La population s'interroge.Et les démagogues délirent.Q Economisez \u2022 .4aatMaalËBBBBBBBBBBaBBsa»^BassiBBl^^BBFàr ' s.aaaBS^^aâaâ^ÉBB^MâB^^aâ^^^^Ba^e^^^^^a^aaBB^BBBaiaa^^aw^«a^k^^^ en vous abonnant a a\"«^D au IZS'S-Ô*?!! 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% ) La patiente sera libérée même si elle peut s'avérer dangereuse ÉRIC CLÉMENT ¦ La Commission des affaires sociales a récemment renversé la décision du Centre hospitalier Robert-Giffard, de Québec, de maintenir une patiente en cure fermée, même si l'état de santé de cette dame demeure fragile.Mme Tremblay ( nom fictif ) est âgée de 41 ans.À la suite des rapports de deux psychiatres, le Centre hospitalier Robert-Giffard a émis une ordonnance, le 12 mai dernier, afin de l'envoyer en cure fermée.Les psychiatres estimaient que Mme Tremblay « a des comportements desorganisés, qu'elle est tonique, paranoide impulsive et manifeste de l'agressivité verbale ».Le 25 mai, un psychiatre évalue de nouveau l'état de santé de Mme Tremblay et recommande de maintenir la « garde en établissement ».La Commission s'oppose alors a une première demande de Mme Tremblay qui veut quitter l'hôpital psychiatrique.Le 1er août, la Cour supérieure ordonne un traitement à Mme Tremblay, malgré son refus et contre son gré et ce, pour une durée de trois ans.On lui injecte alors des doses de médicaments ( du Modecate ) à trois reprises.Son médecin traitant fait ensuite état d'une amélioration de l'état de santé de la dame, « quoi qu'elle demeure sans autocritique véritable et qu'elle refuse de reconnaître une relation entre la médication et l'amélioration de son état ».L'hôpital psychiatrique considère alors que Mme Tremblay doit rester en cure fermée car si on cesse de lui administrer du Modecate, « elle redeviendra dangereuse pour elle-même ou pour autrui de façon inévitable ».Devant la Commission des affaires sociales, Mme Tremblay a contesté en septembre l'effet bénéfique du traitement et fait part de son voeu de quitter l'hôpital pour aller poursuivre des études entreprises il y a quelques années.Toutefois, « devant la constatation de son médecin traitant, à l'effet qu'elle ne présente pas dans l'immédiat » de danger, tant pour elle-même que pour autrui.Me Daniel Lamonde, membre de la commission, et les psychiatres Jacques Labrie et Pierre Martel ont décidé de « lever la cure fermée de Mme Tremblay », inversant du coup la décision du centre hospitalier.bénéficieront d'une réduction de leurs taxes.De ce nombre, 383 auront leur fardeau allégé de plus de 2 % et 192 de plus de 5 %.Pour ce qui est des multiplex ( les immeubles de 4 à 11 logements ), la baisse des taxes foncières touche 12 159 édifices sur 14 888.Près de 90 % des triplex et plus de 85 % des duplex bénéficient également d'une réduction des taxes.Constatant ces données, M.Rotrand invite les locataires à s'informer de la situation fiscale de leur immeuble à partir du mois de janvier auprès du bureau d'Accès Montréal de leur quartier.Selon le conseiller municipal, les locataires ont tout intérêt à évaluer leur prochain bail à la lumière du fardeau fiscal de leur propriétaire.Il ne faut toutefois pas s'attendre à des élans de générosité incontrôlables de la part de ces derniers, si l'on en croit les représentants de deux associations de propriétaires interrogés hier.Pierre Aubry.président de la Ligue des propriétaires, estime que la réduction des taxes est bien mince et que les dépenses d'assurance, par exemple, ont beaucoup augmenté ces dernières années.« |e ne dis pas que les loyers vont augmenter, mais ce n'est pas cette minuscule baisse qui va justifier un gel des loyers », affirme M.Aubry, qui représente 1200 propriétaires.Pour Louise Roy, présidente de la Centrale immobilière Mérite ( 600 pro- priétaires ), la hausse du coût des assurances est effectivement un facteur important dont on doit tenir compte dans les loyers.« De plus, les propriétaires n'ont pas pu absorber les hausses de taxes des cinq ou six dernières années à cause de l'état du marché de la location », explique Mme Roy.Selon M.Aubry et Mme Roy , c'est d'ailleurs le taux de vacance élevé sur le marché des logements qui provoquera une baisse ou un gel des loyers si un tel phénomène doit se produire.« Dans un marché comme celui-là, la loi de l'offre et de la demande a beaucoup plus d'impact que les artifices des gouvernements », dit M.Aubry.Le père Noël en a oublié qu'il lui restait deux ans à tirer ÉRIC CLÉMENT ¦ Le père Noèl était si heureux, hier, qu'il en avait oublié qu'il lui restait au moins deux ans de prison à faire à l'établissement carcéral Leclerc, à Laval.11 faut dire qu'il était fort occupé le père Noël, hier après-midi.Dans un gymnase de la prison transformé en salle des fêtes, il a porté des enfants sur ses genoux.Il a sorti de son traîneau des cadeaux à la pelle déclenchant des cris de joie.En un mot, il a donné du vrai bonheur à des jeunes de 7 à 30 ans, handicapés intellectuels pour qui le père Noël sera toujours le père Noël.Il s'agissait pour Yves Dastous de sa deuxième expérience de père Noël à l'occasion de la fête traditionnelle qu'organise chaque fin d'année, depuis six ans, les détenus de Leclerc pour des handicapés intellectuels.Quelque 80 détenus ont passé la journée avec « leurs » 26 enfants, qui venaient de deux organismes, L'Ami du déficient mental et La joie des enfants.Emprisonné depuis cinq ans pour vol, le père Noël d'un jour était ravi de voir briller les yeux de ces enfants : « Ça m'apporte beaucoup de choses en dedans, a dit Yves Dastous, âgé de 33 ans.On oublie qu'on est ici.On a un coeur, quand même.Et après toutes ces années de prison, mes valeurs ont changé.» «Tous les enfants se font des amis.Us ont tous un parrain, explique Lise Séguin, présidente de La loie des enfants.Ça permet aussi aux familles d'avoir du répit pendant une journée.» Des ventes de hot-dogs et une loterie entre prisonniers ont permis aux détenus d'offrir des cadeaux aux « enfants » ( plusieurs handicapés étaient plus âgés que certains détenus ! ) : « |*ai eu un sac à dos, je suis bien content », a dit le jeune Ken-neth Burns.Marie-Josée, émue d'avoir eu une poupée, a dansé avec le père Noël.François, lui, voulait embarquer dans le traîneau.Une petite fille et un détenu s'amusaient à passer des fils à travers un patron en carton.Roger avait encore en tète les moments passés avec son parrain, Normand Morin, à jouer au hockey.PHOTO BERNARD BRAULT.L3 Presse Pour une deuxième fois en cinq ans, le détenu Yves Dastous de la prison fédérale Leclerc.à Laval, s'est transformé en père Noël, hier après-midi, pour la plus grande joie de 26 enfants handicapés intellectuels mais aussi de 80 prisonniers qui avaient choisi de s'amuser avec eux.le temps d'une journée.Pour un détenu, la journée avait une copie d'une lettre envoyée ven- une saveur particulière.Jean-François Leboeuf, qui collabore à l'accueil des handicapés intellectuels et aide fréquemment les détenus toxicomanes, vit dans l'attente d'une décision de justice quant à sa possible extradition en Floride, dès le 7 décembre.Signe d'espoir, il venait de recevoir dredi par la directrice de l'école de la prison, (osée Kaigle, au ministre de la justice, Allan Rock.Notant le dévouement de M.Leboeuf, elle écrit qu*« il serait dommage que le Canada perde un citoyen qui pourrait dans un avenir proche apporter de l'énergie positive dans un société qui en a besoin ».Octogénaire tuée à coups de marteau par son mari // s'agit de la quatrième femme tuée depuis une semaine dans la région de Montréal m RAYMOND CEPVAIS ¦ Un homme de 74 ans qui avait été expulsé par la police de son domicile à la demande de sa femme, peu après minuit dans la nuit de vendredi à samedi, est revenu vers les 5 h 30 à la maison et y a tué son épouse de 80 ans à coups de poing et de marteau.Selon la police, la victime, Mme Louise Plante-Ouellette avait fait évincer son mari qui était en état d'ébriété en début de nuit à la suite d'une violente prise de bec survenue entre l'octogénaire et le septuagénaire.Lorsque les agents se sont présentés à l'appartement du couple situé au 6060, 29e Avenue, dans le quartier Rosemont à Montréal, peu après minuit, rien ne semblait indiquer qu'un tel drame pourrait survenir quelques heures plus tard.D'ailleurs, Mme Plante-Ouellette a refusé de porter plainte contre son mari, précisant aux agents qu'elle désirait uniquement qu'il parte puisqu'il était en état d'ébriété.L'homme devait cependant revenir à la maison quelques heures plus tard.C'est à ce moment qu'il aurait frappé à plusieurs reprises à coups de poing son épouse qui s'est écroulée.Constatant qu'elle respirait toujours et qu'elle n'était pas morte, l'homme s'est alors emparé d'un marteau pour lui en assener plusieurs coups.Quelques minutes plus tard, le meurtrier appelait lui-même la police pour l'aviser qu'il venait de tuer sa femme.À l'arrivée des agents à l'appartement, Mme Plante-Ouellette gisait dans une marre de sang.Le mari n'a opposé PHOTO FERNANO MERCIER.colUboratton spéciale Les employés de la morgue transportent le corps de Mme Louise Plante-Ouellette.80 ans.assassinée hier par son mari de 74 ans.aucune résistance à son arrestation et a confessé son crime.Selon des voisins du couple, des cris et des bruits ont été entendus provenant du logement où s'est déroulé le drame durant la soirée de vendredi.Une résidante du même édifice a indiqué hier à La Presse qu'elle soupçon- nait que quelque chose n'allait pas dans ce couple.« Ce n'est pas la première fois qu'on entend des cris provenant de cet appartement.Son mari buvait et il n'était pas commode lorsqu'il prenait un coup.Toutefois, jamais je n'aurais pensé qu'une chose semblable puisse se pro- duire ici.Ça fait peur et vous savez à notre âge, lorsqu'un entend des cris on s'imagine toutes sortes de choses et l'on vérifie si notre porte est bien verrouillée », a indiqué la vieille dame qui a catégoriquement refusé de s'identifier, craignant des représailles.Par ailleurs, l'enquête concernant l'assassinat de l'agent Odette Pinard, tuée d'une balle en pleine figure lundi, à l'intérieur du poste de police communautaire 1 A du SPCUM à Cartierville, progresse à pas de tortue.De nombreuses informations ont été recueillies jusqu'à maintenant par les enquêteurs chargés d'élucider ce crime, mais les limiers sont avares de commentaires, craignant que la diffusion des informations dans les médias, nuisent à l'enquête déjà très difficile.Toutefois, La Presse a appris de bonne source que des éléments du puzzle commençaient à prendre forme et que les longues heures d'enquête commenceraient à donner des dividendes.Les policiers posséderaient au moins une piste sérieuse.Quant aux deux autres meurtres commis plutôt cette semaine à Montréal, soit celui de Sylvie Samson, une mère de famille de 37 ans, tuée à l'heure du souper à quelques portes de chez-elle mardi sur la 3* Avenue dans le quartier Pointe-aux-Trembles et celui d'une autre femme, Ginette Boucher, 43 ans, dont le cadavre a été découvert jeudi derrière le 5205, rue Notre-Dame Ouest, les enquêteurs ne disposent toujours que de très peu d'éléments.Les limiers se sont mis à fouiller le passé des deux victimes espérant ainsi découvrir un motif puis une piste.\t\t c r i -\t\t L'EXPRESS DU MATIN TROIS MORTS SUR LES ROUTES ¦ La chaussée glissante a fait trois morts, vendredi soir, au Saguenay et dans les Bois-Francs.Un couple de Chicoutimi, Michel Turcotte, 44 ans, et Francine Morin, 43 ans, ont perdu la vie lors d'une violente collision frontale sur la route 172, à Saint-Ful-gence, au Saguenay, vers 23 h 15.Le véhicule conduit par Mme Morin au* rait d'abord dévié vers l'accotement.Une manoeuvre pour tenter de le ramener vers le centre de la chaussée aurait ensuite provoqué un dérapage et une collision avec la voiture de Lise Pilote, 34 ans, de Saint-Fulgen-ce.Cette dernière a été grièvement blessée.Par ailleurs, Alain Vachon.un homme de 28 ans résidant à In-verness, a péri dans une collision, vers 21 h, sur la route 267 à Plessis-ville, près de Victoriaville.Sa compagne, Chantale Pomerleau, a perdu la maîtrise de sa voiture lorsqu'elle s'est mise à déraper au moment où elle croisait un véhicule venant en sens inverse.Mme Pomerleau a subi des blessures qui ont nécessité son hospitalisation.GARÇONNET GRAVEMENT BLESSÉ ¦ Un garçonnet de cinq ans a été happé par une automobile hier midi, dans le quartier Pointe-aux-Trembles, à Montréal, au moment où il traversait la rue en courant.L'accident est survenu sur le boulevard Henri-Bou-rassa, à l'intersection de la 41« Ave^ nue.Selon la police, l'enfant, ainsi que deux autres jeunes âgés de 10 et 11 ans, s'amusaient à glisser sur la côte du viaduc du boulevard Henri-Bourassa.À un certain moment, les enfants ont décidé de traverser la rue.Les deux plus vieux y ont réussi sans encombre, mais le plus petit, qui courait moins vite et qui par sa petite taille était moins visible, a été frappé par une automobile dont la conductrice n'a pu l'éviter.Le choc a été très violent et l'enfant a été projeté à proximité.Souffrant de graves blessures à la tête, le petit a d'abord été transporté à l'hôpital Maisonneu-ve, puis à Sainte-Justine, où il reposait hier dans un état extrêmement grave.DRUMM0NDV1LLE SOUS PRESSION ¦ Les cols bleus de Drummondville font la grève des heures supplémentaires depuis minuit hier matin.Le syndicat CSN représentant les 80 cols bleus de Drummondville a toutefois conclu une entente pour assurer les services essentiels.Il y aura donc épandage d'abrasifs, enlèvement de la neige à partir de 9 cm et les cols bleus seront en poste en cas de bris ou gel des conduites d'égoût, d'aqueduc et pour toute situation d'urgence.Le principal point en litige demeure les salaires.Le syndicat réclame dix pour cent sur trois ans alors que la ville offre 4,5 pour cent.La convention collective des cols bleus de Drummondville est échue depuis le 31 décembre 94.Le syndicat n'exclut pas avoir recours à un médiateur si l'impasse persiste.INDIVIDU RECHERCHÉ ¦ Dans l'après-midi du jeudi 26 octobre 1995, vers 13 h, un individu se rend au 5200, rue Beaubien Est, soit au Dépan-Escompte Couche-tard, situé au coin de la 4le Avenue, dans le quartier Rosemont, à Montréal.L'intrus se présente à la caissière, prétextant y effectuer un achat.Comme l'employée s'apprête à lui remettre sa monnaie, il renverse sur elle des étagères à friandises et s'empare de la recette.L'agresseur s'enfuit à pied vers le sud par la 41e Avenue.L'assaillant est un ho ni nie dans lu trentaine.Il mesure environ 1,83 m et pèse 82 kg.Il avait des cheveux noirs coupés courts, avec une calvitie partielle, et arborait une barbiche.Il s'exprimait en français.Le suspect était vêtu d'un chandail à manches longues de couleur grise et d'un pantalon noir.On impute au même individu au moins sept autres vols qualifiés similaires perpétrés dans le secteur nord-est depuis le mois d'août.Toute personne possédant des informations sur cet individu est priée de communiquer avec le programme Info-crime en composant le 393-1133 où toute information sera traitée confidentiellement.ROUTE FERMÉE SUR LA CÔTE-NORD ¦ Environnement Québec n'a pas encore rouvert un tronçon de la route 138, sur la Côte-Nord, fermé depuis vendredi soir à la suite d'un déversement d'acide sulfurique.Le liquide s'est échappé d'un camion-citerne impliqué dans une collision avec un semi-remorque qui a fait deux morts.Les victimes de l'accident sont Gaétan Talbot, un résidant de Rivière-Colombien, âgé de 35 ans, et lean-Guy Bilodeau, 54 ans, de Clermont, les deux chauffeurs des poids lourds.Une explosion a immédiatement suivi la collision.Puis, c'est le diesel qui s'est enflammé, calcinant les carcasses et leurs occupants.Le travail des équipes de pompiers des environs appelées qur les lieux a été grandement compliqué par la présence d'acide sulfurique dans la citerne.Le produit pur à 93 pour cent est très corrosif et il réagit au contact de l'eau.Le nouveau spectacle du CIRQUE DU SOLEIL LE VOYAGE RECOMMENCE Départ le 23 avril AU VIEUX-PORT DE MONTRÉAL Billets en vente maintenant sur le réseau ADMISSION (514)790-1245 /Ir800-361-4S95 Vente de groupes (514) 622-9.272 ¦ A4 LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 3 DECEMBRE 1995 Le ministre Bégin risque de se retrouver seul pour couper à l'aide juridique IIIXB SIMIUIU Kl>lUbor*twn spéciale ROUYN-NORANDA m Le ministre de la Justice du Québec, Paul Bégin, aura fort à faire pour respecter l'objectif de compressions de 18 millions en effectuant une réforme du système québécois d'aide juridique.La vingtaine d'organismes qui ont déposé ces jours derniers à Montréal devant le comité Scha-bas, mis sur pied au début de novembre pour soumettre des recommandations précises au ministre, ont tous plaidé en faveur du statu quo.« Tous les intervenants : le barreau du Québec, les ACEF, la CSN, les syndicats et associations d'avocats, le Front commun des assistés sociaux ou le Regroupement provincial des maisons d'hébergement, tous ont plaidé pour l'intégrité du système québécois d'aide juridique, l'un des plus performant et des moins dispendieux au pays », résumait hier soir à l'issue des audiences le président de la Fédération des avocates et avocats d'aide juridique du Québec, Me Paul Faribeau.Malgré les attentes du ministre, poursuit Me Faribeau, les audiences n'ont pas révélé de coupures magiques.Les modifications prévues au Erojet de loi 87, Loi modifiant la oi sur l'aide juridique, déposé le 11 mai dernier par le ministre Bégin et adopté en première lecture par l'Assemblée nationale, avaient soulevé un tollé.Environ un tiers des 3( Québécois qui bénéficient chaque année des services de l'aide juridique, estimait-on en divers milieux, cesseraient d'être couverts par le système.Les propositions du ministre, éliminant de la couverture par le système les récidivistes, les prévenus n'encourant pas de peines d'emprisonnement, et les citoyens aux prises avec des tribunaux administratifs liés à l'assu-rance-chômage, la sécurité du revenu, et la Société de l'assu-rance-automobile du Québec, soulevaient, selon plusieurs, d'épineuses interrogations par rapport au respect des chartes des droits et libertés.En quatre journées d'audiences, qui se clôturaient hier à Montréal, de la vingtaine d'organismes ayant déposé un mémoire, seul le Comité des avocats de pratique privée, un comité indépendant du Barreau du Québec, a suggéré des réductions de la couverture de l'aide juridique au Québec : en matière de sécurité routière, dans le cas d'infractions au lois provinciales et aux règlements municipaux, et, coup de Jarnac à des collègues soupçonnés de tenter d'empiéter dans leurs chasses gardées, en matière de droits notariaux.Le ministre Paul Bégin aura donc fort à faire pour respecter le diktat imposé l'an dernier par le Conseil du trésor : des économies de 33 millions au ministère de la lustice.La réforme de l'aide juridique devait permettre d'atteindre 55 % de cet objectif, soit 18 millions.L'aide juridique représente 25 % du budget annuel du ministère de la Justice au Québec.Axworthy ment, dit Action Chômage ÉRIC CLÉMENT ¦ S'opposant à la nouvelle réforme fédérale de l'assurance-chômage, le Mouvement Action Chômage de Montréal ( MACM ) affirme que le ministre du Développement des ressources humaines, Lloyd Axworthy, ment quand il dit que celle-ci vise à faire des économies.«< Depuis l'adoption de la loi C-21 en 1990, Ottawa ne met plus un sou dans la caisse de l'assurance-chômage, explique Hans Marotte, président du MACM.Ce ne sont pas les coupures proposées qui réduiront le déficit.Le ministre ment en affirmant ça.» Le MACM argumente son opposition : « La caisse de l'assurance-chômage affiche un ex- cédent de 1,3 milliard et, selon le propre budget du ministre, on prévoit cinq milliards pour la fin de 96 », explique M.Marotte.Selon lui, si Ottawa purge cette caisse, il s'agira d'un « détournement de fonds aussi odieux que celui pratiqué par les libéraux provinciaux dans la caisse de la Société de l'assurance automobile du Québec ».La réforme Axworthy est « totalement injustifiée », selon lui, car elle touchera « encore plus lourdement » les travailleurs à temps partiel et entraînera « une augmentation de la misère humaine avec le lot de problèmes que cela engendre ».Il dit que Statistique Canada se trompe et que le vrai taux de chômage atteint 20 % au Québec, soit « un travailleur sur cinq ».C'est vrai, il n'existe pas qu'un seul père Noël mais bien cinq YANN PINEAU ¦ C'est vrai, le père Noél n'existe pas.En fait, il y en a cinq ! Tous ces pères Noël, dont deux femmes, se feront même un plaisir de vous convaincre qu'ils sont le « vrai » père Noël si vous allez les voir au musée de la Pointe-à-Callière d'ici au 7 janvier.En parcourant le musée d'archéologie et d'histoire, vous croiserez l'un ou l'autre de ces personnages qui tente de rallier a sa cause des enfants subjugués et leurs parents.Saint Nicolas, évéque né en Asie mineure au IV* siècle, est NUMÉROS 215666 15666 5666 666 66 215661 2156H 2151 RÉSULTATS Tirage du 95-12-01 LOTS 50 000$ 5 000$ 250$ 25$ 5$ 1 000$ 100$ 10$ NUMÉROS 273682 73682 3682 682 82 Tirage du 95-12-01 LOTS 250 000 $ 2 500$ 250$ 25$ 10$ Tirages du 95-11-26 au 95-12-02 3 4 DIMANCHE 046 7752 LUNDI 760 8007 MARDI 258 1639 MERCREDI 472 0836 JEUDI 174 3895 VENDREDI 529 6217 SAMEDI 627 8538 Tirage du 95-12-01 i.1 1 11 12 13 16 19 28 34 55 57 42 4§ 46 4J 52 53 67 62 Prochain tirage : 95-12-02 SUPER Tirage du 95-12-01 1_ ?2 25 29 51 39 42 Numéro complémentaire 17 SUPER 7 Tirage du 95-12-01 NUMÉRO LOT 539299 100 000$ T V A.LÉ RESEAU DES TIRAGES les mofakés Rencaissement des btfefe gagnants paraissent au verso dec bdtots.En cas àépanléentn ceie ne e* » ne uuueue, cene œniere a pnorie.surtout connu des enfants d'Allemagne, de Suisse, de Hollande, de France et d'Autriche.S'appuyant sur sa crosse quand il se penche pour parler aux enfants, il leur explique que c'est lui qui apporte des cadeaux aux enfants sages le 6 décembre.On le soupçonne toutefois de passer sous silence la présence du père Fouettard qui l'accompagne toujours et qui, lui, distribue des punitions aux enfants moins sages.On rencontrera aussi la Befa-na, une vieille femme au nez et au menton crochus qui descend dans les cheminées le jour de l'Epiphanie pour laisser des présents à ceux qui le mérite.Bien connue en Italie, elle prend un malin plaisir à ne donner qu'oignons rouges, cendres et charbon aux chenapans.Melchior, vieux roi d'Arabie et de Nubie, est parti de Perse en compagnie des deux autres Rois mages, Balthazar et Gaspard.Ils suivaient l'étoile qui les guidait vers l'enfant Jésus.On a retrouvé sa trace en Espagne où il distribue des cadeaux aux enfants le 6 janvier, jour de la fête des Rois.Selon la légende, la Babouchka reçut la visite des Rois mages qui suivaient l'étoile.Cette grand-mère russe décida alors d'aller voir elle aussi l'enfant Jésus, mais ne le trouva pas.Depuis, elle passe chaque année de maison en maison à la recherche de l'enfant-roi et laisse des jouets aux enfants.Enfin, le plus connu des pères Noél en Amérique du Nord, Santa Claus, tentera lui aussi de séduire ses visiteurs.Son nom est en fait une déformation de Santa Star, le nom de saint Nicolas quand il est arrivé à New York au XVII« siècle.Santa Claus doit son allure joviale à l'imagination d'un poète du siècle dernier, Clément Clar-ke Moore.Ces cinq pères Noël attendent les visiteurs tous les jours de 12h30 à 16h30.sauf les lundis.e bkxjjébec RÉSULTATS loto-québec &49 Tirage du 95-12-02 9 19 21 23 31 49 GAGNANTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 q u é b e c LOTS 1* Numéro complémentaire: 22 Ventes totales: Prochain gros lot (approx.): Prochain tirage: 95-12-06 Egtra Tirage du \u2022 95-12-02 NUMÉROS 356147 56147 6147 147 47 7 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 95-12-02 73l 49 _9_ 11 19_ 20 12 51 35.53 42 54 55 56 58 61 67 70 s n m Tirage du 95-12-02 GAGNANTS 6/6 4 17 29 32 33 39 Numéro complémentaire:.10 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2 0 18 968 14 670 10TS 500 000,00 $ 16 905,10 $ 1 565,30 $ 54,30 $ 5$ mise-tôt 11 20 25 42 gagnants lots _44 1156,30 S Ventes totales: 648 302,00 $ Gros lot a chaque tirage: 1 000 000,00 $ 1 22 25 29 51 59 42 Egtra, Numéro complémentaire:.17 Tirage du vendredi NUMEROS 539299 39299 9299 299 99 9 LOTS 100 000$ 1000$ 250 S 50$ 10$ 2$ GAGNANTS 7/7 0 6/7+ 0 6/7 28 5/7 1 790 4/7 37 226 5/7+ 35177 5/7 312 578 (3 sélections) Ventes totales: 4 611100,00 $ Prochain gros lot (approx.): 5 000 000,00 $ Prochain tirage: 95-12-08 LOTS 4 000 000,00 $ 85 571,60$ 2 674,10$ 149,40 $ 10$ 10$ 1- -t__it._ i \u2022.parocçroon yiturtê T VA, LE RESEAU DES TIRAGES DE LOTO QUEBEC Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.photo rené foley.collaboration spécule Vous allez croiser ces pères Noël au musée de la Pointe-à-Callière d'ici au 7 janvier.& LlflGI bormioli la*casa solingen \u2022 pintinox \u2022 china pearl \u2022 rcr crystal \u2022 silverstone^^l^s^)rks int ^ BENIX,, IMPORTATEURS D'ARTICLES MÉNAGERS DE QUALITÉ M $5,000,000 XI LIQUIDATION D'ARTICLES MENAGERS Si vous aimez lis articles ménagers, vous vous sentirez comme un enfant dans un magasin il bonbons quand vous enlrerei chez Benix 1 Co.Nous avons plus dt 10 000 et Mr.de tout ce dont vous pourriez rêver comme articles ménagers do qualité.Quand vous aurez vu Benii I Ce., vous voit demanderez comment vous avez pu magasiner ailleurs! 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désespoir de cause, de confier la gestion de ses neuf pires écoles \u2014 huit élê-meniaires et une secondaire \u2014 à une firme privée.Education Alternatives.Le responsable local de cette compagnie, Ramon Harris, a travaillé pendant vingt ans comme représentant des ventes pour la compagnie Xerox.Cet expert des photocopieuses a maintenant pas loin de 5000 enfants sous sa gouverne ! ¦ Les bureaux d'Education Alternatives sont logés au sous-sol d'une des neuf écoles « privatisées », campée au milieu d'un quartier désolé, dans un décor de rues vides et de fenêtres barricadées.Sur le mur d'un corridor, Ramon Harris a accroché une sorte de montage post-moderne : des bouts de tuyaux percés, des pièces de métal rouilles.Question de ne pas oublier dans quel état se trouvait l'école au moment où la compagnie l'a prise en main.« Le système de chauffage ne fonctionnait pas, il n'y avait pas de portes dans les toilettes, les murs étaient écaillés, la plomberie défaillante ».raconte M.Harris.Selon lui, le bâtiment était inhabitable.Comment voulez-vous étudier dans ces conditions ?Education Alternatives est financée par la commission scolaire, selon le tarif per capita habituel.Mais elle peut aussi emprunter.Dès son arrivée, la compagnie a investi dix millions de dollars pour améliorer l'état physique des bâtiments, mais aussi pour de l'équipement scolaire, dont un nouveau laboratoire d'informatique.Voilà pour les résultats visibles qui, de l'avis de tous, ont eu un impact positif : quand les parents voient que ça bouge, ils ont tendance à s'impliquer davantage.Pour le reste, la philosophie pédagogique de la compagnie est plutôt simple.On met l'accent sur l'enfant.Les classes se font en petites tables rondes.Et les élèves éprouvant des difficultés d*apprentissage sont intégrés dans les cours réguliers.Education Alternatives estime que son principal atout, c'est son accès au crédit, impossible pour une institution publique.Et que son emprunt se paiera grâce à des économies réalisées via le dégraissage bureaucratique.Les résultats demeurent incertains.Les notes des élèves ont baissé dans un premier temps, pour remonter légèrement l'an dernier.« Les résultats scolaires, ce n'est qu'un aspect du problème », affirme toutefois Lawrence Leak, un professeur de l'Université du Maryland qui a codirigé une étude sur les écoles privatisées pour le compte de la Ville, laquelle devait décider si elle allait renouveler le contrat « Quand on parle aux élèves, ils disent que maintenant, ils aiment les mathématiques et les sciences, qu'ils ont du plaisir à aller à l'école.C'est un progrès inestimable.» Dans son étude, M.Leak a constaté un petit hic : les écoles privatisées oui eu un coup de pouce financier, un cadeau caché d'un million de la part de la commission scolaire.C'est un million de moins pour les écoles traditionnelles.Il s'interroge aussi sur l'impact de l'abolition des classes « difficiles », qui a permis à Education Alternatives d'économiser sur les salaires des professeurs spécialisés.Mais à quel prix ?UNE FORMATION ALTERNATIVE Baltimore a néanmoins renouvelé son L'école américaine contrat.Son expérience n'est pas unique et le débat sur la privatisation des écoles publiques fait rage à travers le pays.Education Alternatives tente de percer à Washington.D'autres compagnies s'intéressent à la formule.Principal adversaire : les syndicats d'enseignants.Dans ses bureaux de la capitale, David Dorn, directeur de la puissante Fédération des enseignants (FTA), critique farouchement la vogue de la gestion privée.« C'est une solution rapide (quick fix), on repeint les murs des écoles.Mais qui va payer pour les profits qu'empocheront les compagnies privées ?Où vont-elles les trouver?Que va-t-on faire si une compagnie fait faillite ou disparaît de la carte ?» Pour M.Dorn, la privatisation est une réponse au désespoir.« Dites à un chauve que vous avez une potion magique pour faire repousser ses che- veux, il va l'essayer à coup sûr.» Opinion que partage Mark Walsh, journaliste à l'hebdomadaire spécialisé Education Week : « Les gens sont excédés.Us n'en reviennent pas qu'une employée de McDonald soit incapable de calculer la monnaie dès que sa caisse enregistreuse fait défaut.Us sont prêts à tout pour brasser le système.» LES BONS PUBLICS Pour plusieurs Américains, le grand brassage scolaire passe par l'instauration d'une féroce compétition entre les écoles publiques et privées.Ce sont les adeptes des vouchers.ou bons publics permettant aux enfants de familles pauvres de s'inscrire dans une école privée.L'État du Wisconsin a lancé le bal il y a quatre ans, en donnant de tels bons aux enfants les plus démunis de Milwaukee.Le calcul est simple : l'éducation publique dans cet État coûte 3600 dollars «c publics » par enfant chaque année.Au lieu de subventionner l'école publique, les parents disposent du montant et peuvent envoyer leurs enfants à l'école de leur choix.Dans un premier temps, les bons d'instruction n'étaient valides que pour les écoles non confessionnelles.Cette année, l'État a décidé d'étendre la méthode aux écoles religieuses.Les syndicats d'enseignants n'ont pas fait que hurler.Us ont décidé de poursuivre l'État devant les tribunaux, jugeant que le projet était contraire à la Constitution américaine.Les procédures judiciaires se poursuivent, mais en attendant, des donateurs privés ont recueilli 1,5 million pour permettre à quelque 2000 élèves de continuer leurs études privées.Soeur Renée Olivier, de l'association Citizens for freedoom of éducation, croit dur comme fer que les vouchers sortiront l'école américaine de la grande noirceur.« Les parents savent mieux que quiconque ce qui est bon pour leurs enfants.La concurrence forcerait sûrement les écoles publiques à s'améliorer », dit-elle.Ce sont les écoles catholiques, nombreuses dans les inner cities américaines, qui seraient les premières à profiter d'un recours massif aux bons d'instruction.Est-ce normal que les taxes des contribuables alimentent les coffres d'institutions privées ?« Maintenant elles financent des écoles pourries, ce n'est pas mieux », rétorque soeur Olivier.L'idée des vouchers est particulièrement populaire dans les milieux noirs les plus démunis.Selon le magazine Education Week, les parents trouvent que l'école publique est trop impersonnelle, trop grande.Même des parents d'autres confessions révent d'inscrire leurs enfants dans des écoles catholiques pour leur épargner leur propre expéncncc de l'école publique.A Milwaukee, les enseignants voient les choses d'un autre oeil.Si les tribunaux donnent l'aval au projet, les inscriptions vont baisser dans le secteur public, qui risque d'y perdre des plumes et des sous.Des pertes qui pourraient atteindre jusqu'à 17 millions.Comment un système sous-subventionné pourrait-t-il se remettre à flot?DEMAIN : Des écoles magnétiques Le Canada commence l'enquête sur les transactions de Salinas L'ancien président se serait établi au pays Reutcr MEXICO ¦ Les autorités judiciaires du Canada et du Mexique ont commencé à enquêter sur les transactions financières de l'ancien président mexicain Carlos Salinas de Gortari, ont révélé deux journaux mexicains dans leur édition d'hier.Le quotidien Reforma a indiqué que les autorités canadiennes se penchaient sur les transactions financières effectuées par l'ancien président en sol canadien au cours des derniers six mois.Plusieurs sources ont indiqué que Carlos Salinas de Gortari Bétail établi temporairement au Canada.Les raisons 'La Reforma a ajouté que les responsables canadiens, qui ne sont pas nommés, n'avaient pas voulu préciser les raisons de leur enquête.Les diplomates canadiens en poste à Mexico n'ont pu être rejoints pour commenter les révélations.Des responsables canadiens à Ottawa avaient déclaré la semaine dernière ne pas être au courant de discussions entre le Mexique et le Canada à ce sujet.Le journal El Financiero a pour sa part rapporté que les autorités mexicaines enquêtaient sur des comptes en banque ouverts au Mexique et dans d'autres pays qui auraient pu être ouverts sous de faux nom par l'ancien président et son frère.Comptes en Suisse Le Financiero a ajouté que la police mexicaine avait découvert 300 millions $ US dans des comptes en banque appartenant au frère de l'ancien prési- dent en Suisse, en Allemagne, en Grande-Bretagne, au Luxembourg et aux Iles Caïmans.Un porte-parole du bureau du procureur général du Mexique a indiqué hier ne pas être en mesure de confirmer ou de réfuter la nouvelle.Ces révélations surviennent une journée après que le Canada ait indiqué qu'il comptait interroger Carlos Salinas \u2014 qui se trouve présentement à Cuba selon les autorités mexicaines \u2014 à propos des raisons d'un nouveau séjour s'il demandait un renouvellement de son visa de touriste.L'actuel visa de l'ancien pré-sident mexicain arrive à échéance le 14 décembre prochain.Ces révélations viennent gonfler un scandale déjà fort chargé de multiples allégations de corruption, de meurtre et de mensonge reliés à l'administra-tion de Carlos Salinas entre 1988 et 1994.Mulroney est innocent, affirme l'homme d'affaires Schreiber - .9 Presse Canadienne TORONTO ¦ Un homme d'affaires germano-canadien, Karlheinz Schreiber, dont le nom est mêlé aux allégations de pots-de-vin qu'aurait reçus l'ex-premier ministre Brian Mulroney pour l'achat d'avions Airbus par Air Canada, a affirmé que toute cette histoire était aussi absurde que dépourvue de preuves.« En autant que je sois impliqué, en autant que je sache et dans la mesure de ce que j'ai vu, M.Mulroney est totalement innocent », a déclaré M.Schreiber au cours d'une interview avec le Toronto Sun depuis la Suisse.« Il est autant impliqué là-dedans que le pape - pas du tout.» M.Schreiber a affirmé que Giorgio Pclossi, un ancien employé mécontent, était la source des premières allégations de pots-de-vin révélées par le réseau de télévision CBC et qui font maintenant l'objet d'une enquête de la pa/k de la Gendarmerie royale du Canada.Selon ces allégations.Interna- tional Aircraft Leasing, une compagnie établie au Liechtenstein prétendument contrôlée par M.Schreiber, aurait agi comme intermédiaire dans la vente d'appareils Airbus d'une valeur totale de 1,8 milliard à Air Canada en 1988.M.Pelossi avait soutenu que la compagnie avait reçu 20 millions en commissions occultes lors de la transaction, qui auraient été transférés à la banque de M.Schreiber en Suisse.Selon les allégations, la moitié de cette somme aurait été divisée en deux parties de 5 millions versées dans deux comptes en banque suisses secrets, ouverts pour Brian Mulroney et Frank Moo-res, un lobbyiste très proche du gouvernement conservateur.Les deux hommes ont nié toute implication dans la transaction menant à l'achat des Airbus.Brian Walroney a déposé une action en dommages de 50 millions contre le ministère fédéral de la Justice et la GRC en raison d'un» lettre envoyée aux autorités suisses dans laquelle le nom de l'ancien premier minis- tre était lié aux allégations.M.Schreiber a indiqué au Toronto Sun qu'il comptait engager des actions en justice contre la CBC et « beaucoup d'autres » pour avoir diffusé et publié les allégations.« Où sont les preuves que IAL appartient à M.Schreiber ?Où sont les preuves qu'il existe une entente signée entre IAL et Airbus ?Où sont les preuves que les comptes en banque où l'argent a été transféré appartiennent à M.Schreiber ou à M.Mulroney ou à M.Moores ?Où sont les preuves ?C'est totalement absurde.» Au cours de différentes interviews avec les médias cette semaine, M.Pelossi a soutenu qu'il avait accompagné MM.Schreiber et Moores à une banque de Zurich où les comptes bancaires avaient été ouverts, dont un, avait-il appris sans pouvoir le prouver, au nom de Brian Mulroney.Il avait aussi admis qu il n'avait aucune preuve permettant de prouver que de l'argent d'Airbus y avait été transféré.4 4 » %¦ I |i 1 ! f ? A6 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 3 DÉCEMBRE 1995 LE Vie SOMMET DE LA FRANCOPHONIE Défense du français : un « appel de Cotonou » de Jacques Chirac Age ne e France-Presse COTONOU ¦ Le président français Jacques Chirac a lancé samedi un « appel de Cotonou » pour que la francophonie, forte de 47 pays membres, combatte le « risque de l'uniformité linguistique et donc culturelle » dans le monde.Jacques Chirac, qui s'adressait aux participants au sixième sommet des « pays ayant le français en partage », a déclaré ne pas être « de ceux qui dénigrent l'anglais » mais a averti qu'il «existe un danger d'éradication des langues vernaculaires ».« Défendre le rayonnement de la francophonie c'est défendre le droit à penser, à s'émouvoir, à prier, c'est défendre l'ouverture et donc la tolérance », a ajouté le chef de l'État français lors de la séance inaugurale du sommet.« Cette langue ( le français NDLR ) a cerné la raison humaine, a porté l'humanisme », comme elle a véhiculé les concepts de « liberté et d'égalité exprimés en français », a ajouté M.Chirac qui a appelé les pays du Sud à participer à ce combat, comme « les hispanophones et les arabophones », « ceux qui s'expriment en japonais ou en hindi » puisqu'ils sont eux aussi victimes des « mêmes menaces ».« La francophonie doit prendre la tête d'une campagne pour la diversité sur les inforoutes de demain », a estimé M.Chirac, rappelant que 90 pour cent du trafic sur le réseau mondial Internet se faisait en anglais.La francophonie « est une identité qui transcende les frontières, mais le français ne doit pas menacer la vitalité des langues nationales ou locales », a souligné M.Chirac sous les aplaudisse-ments et les vivats des participants.La francophonie est « un instrument de désenclavement, une fenêtre ouverte », a ajouté le président français, pour qui le « repli » de la langue française PHOTOPC Le ministre québécois des Affaires internationales Bernard Landry semblait très attentif aux propos qu'ont échangés hier le premier ministre Jean Chrétien et le président Jacques Chirac de France.sera « sanctionné par le déclin ».Mais elle doit également être un « idéal politique qui affirme une identité politique », « une certaine vision des rapports entre les hommes, un sens de l'universel », a-t-il déclaré.Héritiers de Montaigne, les francophones le sont aussi de « Camara Laye ( guinéen ), de Simenon ( belge ) ou de Cioran ( roumain ) », a-t-il souligné.La francophonie n'est cependant « pas encore assez visible ou efficace », a constaté M.Chirac qui s'est félicité de la prochaine élection d'un secrétaire-général du mouvement qui sera « désormais un visage, une voix, une autori- té », pour que la francophonie « prenne toute sa place dans le concert des nations ».La France est déterminée « à consentir des efforts, y compris financiers » pour y contribuer, a affirmé M.Chirac qui a rendu un hommage appuyé, 25 ans après sa mon, au général de Gaulle.Comme lui, « la France affirme la dimension politique de la francophonie », a-t-il déclaré.La francophonie, une force politique Pour sa part, le président béninois Nicéphore Soglo a affirmé que son pays souhaitait que « la francophonie devienne une force politique qui reflète l'entente d'un bloc important de peuples de la planète ».S'exprimant à l'ouverture du VI* Sommet de la francophonie, M.Soglo a indiqué que « cette force politique devrait être en permanente consultation et, à l'occasion des grandes rencontres internationales, arrêter des positions communes et donner son point de vue sur les gravés problèmes de notre temps ».Il a ajouté que cette force devrait, « principalement par la diplomatie pré- ventive, apaiser les éventuels foyers de tension qui viendraient à s'animer entre des membres de la communauté francophone ou à l'intérieur d'un quelconque État membre, en liaison avec les autres organisations internationales ou régionales compétentes ».«Le Bénin souhaite que le français devienne un prétexte à la manifestation d'une solidarité de groupe pour l'élaboration de grands programmes communs de développement ».Il a estimé que « pour accroître l'efficacité de la francophonie, il était nécessaire de la doter rapidement de ressources de toute nature », soulignant que celle-ci a « longtemps souffert de l'absence d'un porte-parole politique ».Évacuation du président djiboutien Par ailleurs, on a appris que le président djiboutien Hassan Gouled Apti-don, victime d'un malaise, hier matin à Cotonou, a été évacué sur la France dans l'après-midi.Le président Hassan Gouled, âgé de 79 ans, avait été pris d'un malaise samedi matin quelques minutes avant l'ouverture officielle du Oc me sommet de la Francophonie.Entré en souriant, coiffé de sa toque traditionnelle, dans le bâtiment du Palais des sports de Cotonou où devait avoir lieu la cérémonie, il en était ressorti quelques minutes plus tard, un mouchoir ensanglanté cachant une partie de sa figure.Il saignait apparemment du nez.L'un des responsables du protocole qui l'aidait à marcher avait l'épaule tachée de sang.Selon un des gardes du corps du président djiboutien, le couloir emprunté par M.Hassan Gouled était lui aussi maculé de sang.Aucune indication n'a pu être obtenue sur les causes de cette hémorragie.a.Attendez-vous à plus m LUNDI MARDI hjaix conclus sous les auspices des États- inis; révèlent au grand jour les tensions au-sein du camp occidental, au moment où les troupes de l'OTAN s'apprêtent à5 prendre le relai de la FORPRONU en; Bosnie.1 La crise, larvée depuis plusieurs semaines, a éclaté avec les prises de position françaises exprimant de l'inquié-, tude sur le sort des populations serbes-/ de Sarajevo.Les accords de Dayton prévoient la réunification de la ville, dont tous les secteurs seront sous la souveraineté du gouvernement bosnia- ' que.Mercredi, le président lacques Chi- -rac a écrit à Bill Clinton pour s'inquiéter de l'absence dans l'accord de Dayton de garanties pour les Serbes de Sarajevo, ce qui pourrait conduire à un ; nouvel « exode massif ».i Vendredi, le général Jean-René Ba-chelet, commandant les Casques bleus de Sarajevo, a enfoncé le clou, se déclarant « très inquiet » sur l'application des accords, ajoutant que le futur statut de la ville avait été « improvisé en .dernière minute ».Le général Bachelet a ajouté que les Serbes risquaient de n'avoir le choix qu'entre « la valise et le cercueil ».Les États-Unis, avec quelque 20 000 hommes, et la France, avec 10 000, doivent fournir environ la moitié des effectifs de 1TFOR, la force multinationale de paix sous commandement de l'OTAN.Les Français auront notamment en charge le secteur très sensible \u2022 de Sarajevo.Paris, qui avait connu un vif regain .de sympathie dans le camp musulman après l'intervention de la Force d'action rapide ( FRR ), se retrouve désormais accusée par ces mêmes Musul- .' mans de collusion avec les Serbes de Bosnie.¦< Dans les milieux diplomatiques amé- ' ricains, on déplore également que les critiques de Paris donnent l'image .d'une OTAN divisée, comme le fut la , Force de protection des Nations unies » ( FORPRONU ).Le ministère français de la Défense a cherché vendredi soir à détendre la si- \" tuation en désavouant le général Ba- ; chelet, dont les propos, selon un communiqué, «c ne reflètent pas la position du gouvernement français ».Reste le soupçon que Paris, en se faisant l'écho des craintes serbes sur Sara- \" jevo, ne cherche en fait à monnayer cette bienveillance contre la libération de ses deux pilotes capturés le 30 août dernier en zone serbe.Par ailleurs, le général Ratko Mla-dic, commandant des forces serbes bosniaques, est sorti de sa réserve en appelant hier son armée à « protéger les frontières » de la République serbe ( RS, entité serbe en Bosnie ), dans sa première réaction à l'accord de Dayton.Il a estimé que « les Serbes ne.peuvent être d'accord avec les cartes » de découpage de la Bosnie qui « attribuent à la coalition croato-musulmane certains territoires qui sont serbes depuis des siècles ».Plus de 3000 Croates originaires de la Bosanska Posavina ( nord-est de la ' Bosnie ) ont manifesté en outre hier au coeur de Zagreb contre l'accord de Dayton qui attribue la plus grande partie de cette région aux Serbes.En outre, bien que leurs dirigeants aient assuré qu'il serait rais fin à de tels actes, des miliciens croates se sont remis à incendier des maisons dans les zones j de Bosnie centrale qui doivent passer sous contrôle serbe, ont rapporté hier des responsables de l'ONU.?REPÈRES ?Venezuela un climat de désenchantement MICHEL G A LAN de l'Agence France-Presse CARACAS ¦ Plus de dix millions d'électeurs vénézuéliens sont appelés aux urnes aujourd'hui pour élire leurs gouverneurs, députés régionaux, maires et conseillers municipaux dans le desenchantement général provoqué par la crise économique et les scandales politiques.Le principal indicateur politique au lendemain du scrutin sera l'ampleur de l'absten-tionnisme, plus que la victoire de tel ou tel candidat ou les avancées de tel ou tel parti, estiment la plupart des observateurs.Le président Rafaël Caldera, un démocrate chrétien dissident, qui tente de gouverner i±4 centre gauche grâ- ce à une coalition à géométrie variable allant de la démocratie chrétienne aux communistes, a lancé un dernier appel télévisé vendredi soir pour que les Vénézuéliens apportent leur soutien « au système démocratique qu'ils préfèrent dans leur grande majorité ».Entouré de tout son état-major militaire en grand uniforme, il a promis aux électeurs une ambiance de sérénité électorale assurée par un renforcement temporaire des mesures de sécurité, baptisé « opération République ».Depuis vendredi et jusqu'à la publication des résultats, 100 000 militaires armés resteront en position aux points stratégiques du pays, notamment autour des organismes de radiodiffusion, et patrouilleront dansées rues pour as- surer un « vote tranquille » des Vénézuéliens privés d'alcool par la « loi sèche ».Une étrange ambiance prévalait, alors que le président Caldera s'est déclaré lundi, dans une interview télévisée, « tenté de fusiller les traîtres à la patrie » qui dénigrent le Venezuela et freinent les investissements étrangers.Quelques députés « caldéris-tes » s'étaient d'ailleurs immédiatement portés volontaires pour « commander les pelotons d'exécution ».Ces déclarations peu précises, surprenantes dans la bouche d'un président qui se déclare grand défenseur du système démocratique, pourraient être mises sur le compte de l'éloquence passionnée et viser les économis tes et journalistes qui souli-gnent la situation peu favorable à l'investissement au Venezuela.En fait, le climat est au désenchantement, malgré les candidatures notées de vedettes du monde des arts et des spectacles, dont la plus célèbre, Irène Saez, miss Univers 1981, postule à une réélection au poste de maire dans le quartier de Chacao, le plus « chic » de la capitale vénézuélienne.Les Vénézuéliens n'ont pas oublié les accusations de corruption qui entourent certains hommes politiques, ni la crise financière de 1994 et les banqueroutes parfois frauduleuses de 17 grandes banques auxquelles ils avaient confié leurs économies.Le bolivar, la devise baptisée du nom du père de l'indépendance du pays ( 1830), perd chaque jour un peu plus de sa valeur face au dollar sur le marché libre ( 1 dollar 340 bolivars ), rendant dérisoire le change officiel de 170 bolivars par dollar.Dans un pays qui importe presque tout, cette situation alimente l'inflation qui atteint près de 50 % pour l'année passée, tandis que grèves et préavis de grèves touchent tour à tour les divers secteurs économiques qui demandent des réajustements salariaux.La plupart des Vénézuéliens craignent la tourmente, une fois passées les élections.Après les fêtes de fin d'année, ils redoutent une dévaluation officielle de la monnaie qui devrait quasi-doubler les prix du jour au lendemain, dans le cadre d'un accord entre le Venezuela et le FMI qui permettra au pays de continuer à payer sa dette extérieure de 38 milliards de dollars, au prix de lourds sacrifices sociaux. LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 3 DÉCEMBRE 1995 A9 MONDE France : une semaine encore plus turbulente d'après AFP PARIS ¦ Les grèves n'ont pas connu de répit ce week-end en France après un crescendo de l'agitation sociale dans le secteur public face à laquelle le gouvernement de coalition de droite reste pour l'instant sans réponse.Trains paralysés depuis neuf jours, métros bloqués, courrier en souffrance : le pays s'est enfoncé dans une grande crise sociale qui touchera la semaine prochaine tous les secteurs publics névralgiques et menace de pertuber sérieusement son économie.Au « non » de millions de fonctionnaires à la réforme radicale du système de protection sociale, prévoyant notamment de retarder l'âge de leur retraite, que le gouvernement a présenté d'un coup à la mi-novembre, s'ajoute le « non » de centaines de milliers d'étudiants à la pépurie de moyens dans les universités d'État.Les Français semblent approuver ces grèves alors que la conjugaison des mécontentements, sans précédent depuis les troubles de « mai 68 », réveille les débats sur l'Europe de Maastricht et l'Etat-providence.Ce soutien est manifeste dans un sondage publié par le quotidien populaire Le Parisien montrant que près de deux Français sur trois soutiennent les mouvements sociaux ( 62 % ) et ne font pas confiance au gouvernement pour résoudre la crise ( 65 % ).Si le gouvernement affirme que le dialogue est toujours possible» il main- tient qu'il ne déviera pas du cap de rigueur fixé par le président gaulliste Jacques Chirac pour que la France puisse passer à la monnaie unique européenne prévue par le traité de Maastricht.Élu en mai sur le thème de la lutte contre « la fracture sociale », dans un pays où le chômage, qui touche trois millions de personnes, augmente de nouveau, le chef de l'État avait fait en octobre une volte-face en s'assignant pour priorité la réduction des déficits publics de 5 à 3 % du Produit intérieur brut en deux ans.Un test en grandeur réelle du rapport de forces politiques aura lieu aujourd'hui avec sept élections législatives partielles.Devant l'impasse, la prochaine semaine sociale sera encore plus turbulente, avec l'extension du mouvement aux télécommunications, aux douanes, aux hôpitaux, aux banques, à l'enseignement primaire à Pans, ou encore, jeudi, aux compagnies aériennes Air France et Air Inter.Devenus alliés mais restés concurrents, deux des trois grands syndicats français, la CGT ( proche des communistes ) et FO ( indépendant ) ont lancé des mots d'ordre pour une mobilisation accrue, en particulier mardi.Le troisième des grands syndicats, la CFDT ( socialisante ) pourrait avoir du mal à ne pas s'associer au mouvement, dont il s'est tenu en marge jusqu'à présent, sauf dans le rail.Les syndicats de cheminots ont décidé de boycotter une commission mise en piace par le gouvernement pour étudier une réforme de leur système de retraite.La coordination étudiante a appelé à des manifestations mardi, avant même son rendez-vous aujourd'hui avec le ministre de l'Éducation, François Bayrou.À leur tour, trois syndicats de médecins, ont aussi appelé à descendre dans la rue le 17 décembre pour faire échec à la mise sous surveillance des dépenses de santé prévue dans la réforme d'une Sécurité sociale en quasi-faillite avec des dettes de 150 milliards de FF ( 50 milliards de dollars ).Sur le plan économique, la paralysie des transports ferroviaires devient très pénalisante pour les entreprises et le commerce alors que l'économie française a du mal à décoller d'une croissance quasi zéro depuis avril dernier, remettant en cause les prévisions gouvernementales.Le Sinn Fein dit oui Agence France-Presse BELFAST ¦ Gerry Adams, le dirigeant du Sinn Fein, bras politique de l'IRA, a annoncé hier que son parti prendra part, malgré «c des réserves », au processus proposé mardi par Londres et Dublin pour tenter de faire sortir de l'impasse la situation en Ulster.Mais le leader nationaliste assure toutefois que ce processus sera «c inutile » si Londres maintient la condition préalable d'un geste de l'IRA en matière de désarmement avant la participation du Sinn Fein à des négociations multipartites.Ce processus, dit « de la double voie », comporte la création d'une commission internationale sur le désarmement des groupes paramilitaires et le début parallèle de pourparlers préliminaires pour organiser des négociations multipartites avant fin février sur l'avenir constitutionnel de l'Ulster.L'annonce du Sinn Fein intervient au lendemain de la fin d'une visite de trois jours de Bill Clinton à Londres, en Irlande du Nord et à Dublin, qui a redonné souffle au processus de paix en Ulster.Pendant sa visite, le président américain a rendu hommage à ceux qui ont accepté de « prendre des risques » et a demandé aux habitants d'Ulster de «c tenir bon contre la terreur et dire aux hommes de violence : 'Vous êtes le passé, votre époque est révolue' ».Désireux de profiter au maximum de la dynamique créée par la visite de Bill Clinton, Londres et Dublin ont lancé dès vendredi les invitations aux dirigeants de tous les partis d'Ulster à participer aux discussions préliminaires.C'est à cette invitation que le Sinn Fein répond favorablement.Dans un communiqué diffusé à Belfast, M.Adams fait part de « réserves » sur certains aspects des propositions anglo-irlandaises, mais ajoute que, « malgré celles-ci, le Sinn Fein tentera évidemment que cette nouvelle étape ( du processus de paix ) soit une réussite ».La condition préalable d'une remise partielle d'armes par l'IRA, répétée à plusieurs reprises par le premier ministre britannique John Major depuis l'annonce de l'accord, constitue « un motif d'inquiétude pour le camp nationaliste », ajoute M.Adams.Lors de la conférence de presse conjointe mardi à Londres, John Major avait affirmé que l'IRA devrait faire un geste en matière de désarmement avant la mi-février 1996, date à laquelle les deux gouvernements décideront si les conditions requises pour des négociations multilatérales sont remplies.M.Adams a rappelé que le premier ministre irlandais John Bruton avait alors exprimé son désaccord avec l'approche de M.Major sur cette question.Il a estimé qu'une « lourde responsabilité repose désormais sur M.Bru-ton pour convaincre M.Major sur ce point ».La stratégie de la double voie « doit permettre la mise en place de négociations multilatérales entre tous les partis sans préconditions.Si elle ne peut achever cet objectif, alors, comme l'a admis M.Bruton, la double voie est inutile », affirme M.Adams.La question de l'armement des paramilitaires doit être examinée par la commission internationale composée de trois membres et présidée par l'ancien sénateur américain George Mit-chell.Elle devra étudier si les groupes paramilitaires, essentiellement l'IRA, ont « la volonté de désarmer et comment y parvenir », selon le communique conjoint anglo-irlandais.Mais son rôle sera seulement consultatif et les gouvernements décideront en dernière instance s'ils souhaitent suivre ses recommandations.Maintenant que « l'euphorie générée par le visite historique du président Bill Clinton s'apaise» la nécessité de trouver une Rnix durable réémerge », ajoute 1.Adams.CINQ JOURS SEULEMENT SAMEDI à MERCREDI 2 - 6 déc.OUVERT LE DIMANCHE SAMEDI à MERCREDI 10 h - 18 h 2 - 6 déc.BIJOUX* DIAMANTS «MONTRES «MONNAIES NOUS PAYONS COMPTANT SUR-LE-CHAMPS NOUS PAYONS COMPTANT POUR TOUS DIAMANTS, L'OR, L'ABSENT, ET LES BIJOUX ANCIENS DIAMANTS 1/2 carat diamant )vsqoè.SU 00.00 3/4 carat diamant jusqu'à.$2,200.00 1 carat diamant jusqu'à.$5,000.00 2 carat diamant jusqu'à.S15,000.00 Plus gros.-.Apportai poar vno offre MKM10IS(NVriirNII1WIIIWIB Noos ocèotoes tous diamants do tootos coupai \u202250 carat oa plot* Coapoi andonnai, cou pos ooropionnoS/ mâaio lot diamants ondonwiogds sont on demande Apportai vos diamants poar évaluation ot poar paiement comptant.NOOS PAYONS COMPTANT WUi T0VT LOI (TOUS LES TYPES DE BUOUX EN OR 9k* 10k* 14k* 131c* 22k «24k Bagues, 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