La presse, 20 décembre 1995, B. Politique
[" CAHIER AIMEZ - /OU S LE BLACK JACK AU CASINO?Éditorial Opinions fi ; liB â ¦'s Hi I HI 11 *; î »y \u2022 ' bftM>.MC M A M EX.I L'EXPRESS POLITIQUE ANCT1L CONFIRME SON DÉPART ¦ Ainsi que l'indiquait La Presse dans son édition d'hier, le chef libéral, Daniel (ohnson, aura un nouveau chef de cabinet d'ici le début de l'année : Pierre Anctil, qui occupait ces fonctions depuis le règne de Robert Bourassa, quitte son poste pour retourner travailler dans le secteur privé.Niant les rumeurs de congédiement, M.Anctil dit partir de son propre chef.« C'est une décision programmée depuis un certain temps.C'était convenu comme ça quand j'ai commencé à travailler pour Daniel lohnson, on s'est entendu que c'était pour deux ans », explique-t-il.Son départ n'a aucun lien avec les résultats référendaires, assure l'attachée de presse de Daniel lohnson, Ann Champoux.Pour remplacer M.Anctil, Daniel lohnson a choisi Jacques Dupuis, chef de cabinet de son leader parlementaire Pierre Paradis.M.Dupuis est avocat et travaille au sein du Parti libéral depuis plusieurs années.D'après PC UNE FAUTE SUR IA CARTE DE BOUCHARD ¦ La carte de Lucien Bouchard avait une faute d'orthographe en anglais.Le premier ministre Jean Chrétien en a envoyé 64 000, mais sans que cela coûte un sou aux contribuables.Et Preston Manning n'a pas du tout respecté la tradition.La plupart des politiciens ont recours aux services de courrier gratuits de la Chambre des communes pour envoyer leurs voeux.M.Bouchard, le leader du Bloc québécois, a envoyé une carte avec une photo en noir et blanc de lui-même et de sa jeune famille \u2014 son épouse Audrey et leurs fils, Alexandre et Simon.Mais dans la carte bilingue, il y avait une faute d'orthographe au mot « rejoicing ».Les voeux commençaient ainsi : « During this season of rejoycing and reunion .» M.Chrétien a envoyé ses cartes, mais n'a pas refilé la facture aux contribuables.Au lieu de cela, le Parti libéral fédéral a acquitté les frais d'expédition.Comme il l'avait fait l'année dernière, M.Manning a préféré ne pas participer au rite de la carte.Un porte-parole a indiqué que le leader du Parti réformiste n'envoie que quelques cartes qu'il met à la poste à ses frais.D'après PC FRANCINE LALONDE COURTISERA LES COMMUNAUTÉS ETHNIQUES ¦ Le Bloc québécois devra regagner la confiance des Québécois après le départ de son leader charismatique, estime la député bloquiste de Mercier, Francine Lalonde, candidate à la succession de Lucien Bouchard.« On va devoir être plus alertes que jamais, fouiller davantage nos dossiers, aller chercher la confiance du monde.M.Bouchard ne sera plus avec nous, nous devons mériter de nouveau cette confiance », a déclaré Mme Lalonde, de passage à Québec pour l'enregistrement d'une émission de télévision.Elle admet que le départ de Lucien Bouchard « laisse un grand vide au Bloc » mais se présente comme la candidate qui saura insuffler au parti le vent de changement qui, selon elle, s'impose après le résultat référendaire et la décision de M.Bouchard de faire le saut dans l'arène politique québécoise.« Le Bloc ne peut pas continuer après ces deux événements-là comme si c'était le train- ' irain habituel.Il faut se servir de la course au leadership comme d'un élément pour dynamiser le Bloc, pour retrouver la cohésion sans Lucien Bouchard », dit-elle.Francine Lalonde désire élargir la base souverainiste du .parti aux communautés culturelles, durement touchées par le discours de la soirée référendaire du premier ministre Parizeau.D'après PC LE RÉGIME DE RENTES INDEXÉ ¦ Les prestations de près d'un million de bénéficiaires du Régime de rentes du Québec seront majorées de 2,3 pour cent à compter du 1er janvier 1996.L'augmentation correspond au taux d'inflation canadien.L'indexation des rentes de retraite, d'invalidité, de conjoint survivant, d'orphelin et d'enfant de personne invalide fera en sorte que la Régie des rentes déboursera une somme supplémentaire de 117 millions.Le montant maximum des prestations sera également haussé en 1996 alors que les nouveaux bénéficiaires âges de 65 ans auront droit à une somme de 727,08 S par mois.On estime que près de 65 000 personnes obtiendront leur rente de retraite au cours de l'année qui vient.Les rentes du conjoint survivant et d'invalidité seront également majorées et la prestation de décès pourra atteindre 3540 S.Par ailleurs, les cotisations des travailleurs seront aussi haussées à partir de janvier, Causant de 5,4 pour cent à 5,6 pour cent, e maximum des cotisations annuelles pour le salarié et pour l'employeur sera de 893,20 S et de 1786,40 S pour le travailleur indépendant.D'après PC Un successeur-surprise à de Chastelaîn Jean Boyie est soupçonné d'avoir caché des documents dans l'affaire somallenne JULES RICHE* de la Presse Canadenne OTTAWA omination-surprise hier à Ottawa : le nouveau chef d'état-major de la Défense canadienne sera )ean Boyle, un francophone né à Ottawa, que l'on suspecte d'avoir caché des documents sur l'intervention canadienne en Somalie.Une enquête, dont on ignore toujours les résultats, a d'ailleurs été entreprise concernant ces allégations.M.Boyle, un lieutenant-général de 48 ans, remplace le général John de Chastelaîn, qui quitte les Forces canadiennes le 31 décembre prochain.Il occupe actuellement le poste de sous-ministre adjoint, chargé du personnel, au quartier général de la Défense.On constate sur la feuille de route Ïu'il a été commandant du ollège militaire royal de Kingston, de 1991 à 1993.Il s'agit du plus jeune chef d'état-major de l'histoire des Forces canadiennes.En annonçant la nomination, hier, le ministre de la Défense, David Collenette, a immédiatement défendu son choix.« Nous avons confiance en lui, le gouvernement a confiance en lui », a-t-il affirmé.La décision a, en effet, été entérinée par le cabinet fédéral, qui tenait une réunion hier matin, la dernière avant la fin de l'année.PHOTOPC Le lieutenant-général Jean Boyle Au sujet des allégations concernant le lieutenant-général Boyle, M.Collenette a dit qu'une conférence de presse est prévue ce matin et que lui et M.Boyle allaient répondre à toutes les questions.Selon M.Collenette, le lieutenant-général Boyle est le candidat tout désigné pour le poste.« C'est un homme qui a servi avec beaucoup de distinction, a-t-il dit.Il a la capacité de communiquer dans les deux langues officielles.C'est un homme très intelligent.Et il a la confiance de tous les membres des Forces canadiennes.» Les analystes avaient plutôt porté leur choix sur le lieutenant-général Armand Roy, qui a servi à tous les échelons du Royal 22e régiment.« l'imagine qu'Armand Roy serait (.) probablement un bon et solide choix », expliquait à la mi-décembre le major-général à la retraite Lewis MacKenzie.« Il a beaucoup d'appuis, il provient de l'infanterie et il est francophone », notait de son côté le colonel à la retraite Brian MacDonald.On reproche au nouveau chef d'état-major d'avoir caché l'existence de documents sur l'affaire somalienne.L'affaire a été révélée au début du mois de novembre par le réseau anglais de Radio-Canada.Un journaliste de la radio avait demandé à obtenir copie de documents internes du ministère de la Défense sur l'intervention en Somalie, en ver-tu de la Loi d'accès à l'information.Informé de la situation, le lieutenant-général Boyle aurait prétendu que ces documents n'existaient pas.Pourtant, on découvrait quelque temps plus tard l'existence des documents et ceux-ci portaient la signature du lieutenant-général Boyle.Une enquête de la police militaire a été ordonnée.On en ignore toujours les résultats.Hier, le ministre Collenette a laissé entendre que les résultats pourraient être rendus publics lors de la conférence de presse de ce matin.« Nous allons discuter de cette question demain avec le général Boyle, et vous pourrez lui poser directement des questions », a-t-il dit aux journalistes.Le ministre Collenette connaît bien le lieutenant-général Boyle.En novembre 1993, après que M.Collenette eut été nommé ministre de la Défense, lean Boyle, qui était alors sous-ministre responsable des communications, l'avait prévenu que les journalistes s'intéressaient de près à la mission en Somalie.« Votre habilité à répondre au défi que posent les médias serait un atout pour le ministère », avait-il alors dit au ministre Collenette, selon une note interne rendue publique pendant l'enquête sur la Somalie.La nomination entre en vigueur le 1er janvier.Le général de Chastelain, qui avait occupé le poste de chef d'état-major pendant cinq ans, a accep-té de siéger sur une commission internationale sur la paix en Irlande du Nord.La GRC avait été prévenue du manque de sécurité au TA Sussex Presse Canadienne un cadeau sVi, Ht.Chirac î PHOTOPC Un groupe d'étudiants dé niveau secondaire de ta Vieille Capitale s'est rendu, hier, devant le consulat français à Québec pour y présenter £ne couronne de Noël et une pétition de quelque 2000 noms.La pé-tltlon demandait au prèstqjent Jacques Chirac d'offrir au monde en cadeau de Noël l'arrêt des essais nucléaires de la France.OTTAWA n officier de la GRC avait prévenu un superviseur d'un problème de sécurité au 24 Promenade Sussex, des mois avant l'intrusion du mois dernier dans la résidence du premier ministre.La Presse Canadienne a également appris que dès 1989, un rapport de la GRC recommandait plusieurs mesures pour améliorer la sécurité de la résidence officielle.Mais il semble que seulement quelques-unes de ces recommandations aient été suivies.« Le niveau de sécurité à l'arrière de la résidence est très bas », peut-on lire dans un rapport secret.« La possibilité que quelqu'un pénètre sur la propriété est élevée.Les conséquences pourraient être mineures ou très sérieuses, dépendamment des intentions de l'intrus.» L'homme qui s'est introduit par effraction dans la résidence du premier ministre, le 5 novembre, y serait entré par l'arrière après avoir brisé la fenêtre d'une porte avec une pierre.D'autres documents montrent que quelques mois plus tôt, le 28 juillet, un agent de la GRC avait appréhendé un homme qui se promenait sur le terrain, à l'arrière de la maison.Aucune accusation n'a été portée contre cet homme.Dans un rapport de trois pages, un policier impliqué dans cet incident, le sergent Frank Trottier, écrit que « cet incident a permis d'identifier un secteur non couvert » par le circuit de télévision de surveillance de la GRC.Des copies de ce rapport pourraient avoir été lues par d'autres responsables de la GRC.Autres informations, B4 à B7 Guy Bertrand réclame une injonction contre un futur référendum YVES BOISVGftT v:.¦ -,-.- _ uy Bertrand remet ça.Dans, un nouveau geste d'éclat, l'avocat1 de 58 ans a déposé hier à Québec une nouvelle demande d'injonction pour empêcher toute future tentative de référendum sur la souveraineté du Québec.Qualifiant la démarche du gouvernement péquiste de « frauduleuse », le plaideur demande à la Cour supérieure de déclarer inconstitutionnel tout référendum qui ne serait pas purement « consultatif ».Un référendum \u20ac décisif », c'est-à-dire qui a pour effet de déclencher la sécession, serait contraire à la constitution canadienne, note Me Bertrand.En effet, aucun mécanisme de sécession n'est prévu dans la Loi constitutionnelle de 1982, qui prévoit tous les modes de modification constitutionnelle.Une modification du nombre de provinces et des institutions centrales que suppose la sécession nécessiterait l'unanimité des provinces et du gouvernement fédéral.Quand on lui demande si les tribunaux peuvent vraiment régler des problèmes politiques de ce genre, Guy Bertrand répond que les politiciens ont perdu leur crédibilité, et qu'uâ arbitra- ge « neutre » doit avoir heu, afin que la vérité juridique soit connue du public.Me Bertrand avait obtenu du juge Robert Lesage le 8 septembre un jugement déc(aratoire dans lequel la Cour supérieure décla- \u2022¦«¦»\u2022?\u2022 1 1 fi «¦» Merci à nos policiers à pied ¦ Depuis maintenant plus de 6 mois, le service de police de la Communauté urbaine de Montréal a délégué sur la rue Saint-Denis et les rues avoisinantes une patrouille de deux policiers à pied afin d'effectuer une surveillance de quartier.Nous tenons à souligner la gentillesse et la courtoisie de cette policière et de ce policier qui, en s'intégrant au milieu par leurs visites personnalisées aux commerçants et en établissant avec eux et les gens de la rue des contacts directs et chaleureux, ont permis à tous de renouer avec la police comme étant un service pour les gens et près des gens.À la direction de la police de la CUM, nous vous disons que votre initiative a été très appréciée et que tous ( marchands, résidants, clients et touristes ) souhaitent qu'elle continue.Cet engagement direct dans le milieu a permis de rétablir notre tranquillité d'esprit, de même que notre sentiment de sécurité.Merci de la part de tous les gens qui travaillent et fréquentent cette importante artère commerciale et touristique de Montréal.L'équipe de la boutique Amandine, rue Saint-Denis, Montréal N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit i'tre clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y IK9. LA PRESSE.MONTRÉAL.MERCREDI 20 DÉCEMBRE 1995 Opinions POUR UNE REMISE EN QUESTION DU STATU QUO ( 1 ) Les Québécois ont parlé et leur message est clair : le Canada doit changer ! FRANK MCKENNA et DONALD J.SAVOIE Les auteurs sont respectivement premier ministre du Nouveau-Brunswick et Constitutionnaliste.Nous publions i opinion qu'ils nous ont fait parvenir en trois volets, aujourd'hui, demain et vendredi.Les Québécois ont parlé et leur message est clair : le Canada doit changer ! Les souverainistes ont encore une fois perdu leur combat pour un Québec souverain.Mais nous savons déjà qu'ils voudront regrouper leurs forces pour livrer une autre bataille.Nous constatons aussi que les souverainistes voudront fixer les paramètres du débat.Toutefois, nous croyons que le statu quo au sein du fédéralisme canadien est remis en question de toutes parts et qu'il a peu de chances de durer encore bien longtemps.Nous sommes aussi convaincus que les tenants du statu quo dans le fédéralisme canadien sont nettement minoritaires et qu'ils ne pourront tout simplement pas résister aux forces puissantes qui nous entraînent irrésistiblement vers un exercice fondamental de réflexion sur le fonctionnement du Canada Pour une multitude de raisons, certains voudraient nous faire croire que seules deux possibilités s'offrent aux Québécois.En effet, n'est-ce pas une façon crue, simple et facilement compréhensible de voir l'avenir ?Cette approche permet aux souverainistes québécois de se présenter comme étant les seuls véritables agents de changement.Bref, si vous êtes Québécois, voilà le choix qui s'offre à vous : ou bien vous épousez leur cause, ou bien vous acceptez que l'on vous serve à tout jamais le même plat réchauffé.Cette façon de voir s'appuie peut-être sur la ferme conviction qu'il est impossible de transformer en profondeur le fonctionnement du fédéralisme canadien autrement qu'en modifiant la Constitution.Bien sûr, les modifications Constitutionnelles sont des instruments puissants susceptibles de provoquer de vastes changements dans la mécanique de notre pays.Cependant, l'histoire nous enseigne que le Canada a été modelé à l'aide d'outils encore plus efficaces, soit les ententes administratives fédérales-pro-vinciales et la politique gouvernementale.L'une des premières leçons que retient le nouvel étudiant en sciences politiques, c'est que la Constitution canadienne se distingue par sa rigidité.Elle est rigide dans ce sens qu'il est difficile d'y apporter des modifications.(.) Inutile de rappeler que les modifications à la Constitution n'ont pas été rendues plus faciles par cette nouvelle loi Constitutionnelle, comme Le premier ministre du Nouveau-Brunswick.Frank McKenna.l'ont éloquemment prouvé les événements politiques qui se sont produits depuis 1982.(.) Il faut aussi se rappeler que le rôle du gouvernement était très restreint en 1867.Comme l'ont noté les commissions Si rois et Rowell : [trad.] «c Les principales fonctions de l'Etat étaient calquées sur les préceptes d'Adam Smith.On estimait que le gouvernement remplissait son mandat s'il assurait de façon adéquate la défense du pays, l'application des lois d'ordre général en administrant la justice et le maintien de quelques services publics essentiels.»(.) Puis, la Dépression est venue bouleverser l'ordre établi.En proposant son New Deal% Franklin D.Roosevelt a montré aux gouvernements des pays industrialisés qu'ils pouvaient intervenir pour amortir l'impact des difficultés économiques.Lord Keynes, économiste réputé de Cambridge, n'a pas tardé a fournir aux gouvernements la justification intellectuelle de leurs interventions pour atténuer les creux des cycles économiques.En résumé, les théories keynésien-nes jetaient les bases de la budgétisation contracyclique.Elles justifiaient aussi les mesures et les programmes gouvernementaux visant à stabiliser l'économie, à promouvoir le développement et à assurer le plein emploi.Selon cette philosophie, la demande latente et l'absence de limites aux facteurs de production permettraient aux gouvernements de créer les sociétés prospères et rationnelles tant souhaitées.En revanche, les théories économiques de Keynes rendaient légitimes les déficits publics.Dans cette foulée, les gouvernements se sont donc mis à dépenser davantage, à taxer davantage et à emprunter toujours davantage.La révolution keynesienne a séduit le ministère des Finances du Canada tout comme les trésors publics d'autres pays occidentaux.À l'issue de la Deuxième Guerre mondiale, les Canadiens se sont bien promis qu'ils ne laisseraient jamais plus se produire une dépression de l'ampleur de celle qu'ils avaient traversée dans les années 30.En outre, à la fin de la guerre, les Canadiens croyaient dur comme fer que le gouvernement était apte à intervenir et à gérer l'économie.(.) Tout bien considéré, personne n'a été surpris lorsque, vers la fin de la guerre, le gouvernement du Canada a présenté à la Chambre des communes un important exposé de principe d'inspiration nettement keynesienne.On y lisait notamment ce qui suit : « Le gouvernement sera prêt, lorsque le chômage risquera de sévir, à encourir des déficits et une augmentation de la dette publique dans le cadre de sa politique d'emploi et de revenu.En période de reprise de l'emploi et du revenu, la budgétisation entraînera des excédents.» Cependant, le recul de l'économie prévu pour l'après-guerre ne s'est pas matérialisé et les mesures préparées par le gouvernement fé- déral se sont révélées superficielles.Pourtant, à Ottawa, on est devenu convaincu d'avoir découvert un arsenal complet de mesures écononomi-ques permettant au fédéral d'assurer un haut niveau d'emploi et, dans l'ensemble, de gérer l'économie nationale.Au risque de proférer des évidences, les théories keynésiennes prônent l'élaboration de mesures politiques qui englobent l'économie nationale et qui visent à atteindre l'équilibre entre les cycles économiques.Elles ont comme prémisse que le gouvernement national est le principal acteur sur la scène économique.Bref, l'économie keynésienne est fortement axée sur la centralisation du pouvoir.(.) Convaincu d'avoir trouvé le Saint-Graal de la politique économique \u2014 après tout, il lui suffisait de regarder ce que faisaient les autres pays oc-citentaux industrialisés pour justifier sa position \u2014 le gouvernement d'Ottawa reconnaissait néanmoins qu'il ne disposait pas des compétences juridictionnelles nécessaires pour gérer l'économie et mettre en place l'Etat résolu.Les conclusions des commissions Si-rois et Rowell, déposées en 1940, le lui avaient déjà appris.De plus, l'administration fédérale ne savait que trop bien qu'elle ne pouvait pas compter sur des modifications Constitutionnelles pour mettre en place son État-providence, à cause de la rigidité de la Constitution écrite.(.) À SUIVRE DEMAIN Racisme et xénophobie au Québec : qui est pour ?Le texte qui suit nous parvient du groupe « Des intellectuels pour la souveraineté » ( IPSO ).Les personnes suivantes l'ont cosigné: Didier Calmeh, étudiant MA.philosophie.Université de Montréal ; Jocelyne Couture, philosophe.Université du Québec à Montréal : Pierre Gendron.chercheur.Centre de recherche en droit public.Université de Montréal ; Guy Lâcha pelle, politologue.Université Concordia : Normand Marion, juriste.Université du Québec à Montréal : Jacques-Yvan Morin.juriste.Université de Montréal : Kai Nielsen.philosophe.The University of Calga-ry ; Guy Rocher, sociologue.Université de Montréal: Michel Seymour.philosophe.Université de Montréal ; Geneviève Sicotte.étudiante Ph.D études littéraires.Université de Montréal ; Jules Pascal Venne.politologue.Université de Montréal.Les actions les mieux intentionnées sont parfois si malhabiles qu'elles risquent de cre-^r cela même qu'elles veulent éviter.Un exemple en est bnbnbnenbnbrbnbnbmbnbbnnii fourni par la pétition du Comité spontané des citoyens québécois venant des arts, de la culture et _______ de l'enseignement contre l'institutionnalisation de la xénophobie et du racisme au Québec ( La Presse, 5 décembre 1995 ).Le Comité exige avec raison que l'on exerce une extrême vigilance sur les questions qui touchent la démocratie, la tolérance et le pluralisme au Québec, et il s'inquiète des effets désastreux que pourraient avoir les propos tenus par Monsieur Parizeau au soir du 30 octobre.Le texte de la pétition s'applique à montrer qu'il y a des raisons objectives de craindre ces effets désastreux.Ce que les membres du Comité appellent « l'institutionnalisation de la xénophobie et du racisme », serait une chose déjà bien amorcée au Québec.Son symptôme tangible et observable résiderait dans le fait que ni les membres du gouvernement québécois, ni le premier ministre lui-même ne se soient excusés des propos tenus par ce dernier au soir du 30 octobre.Or les propos de M.Parizeau, de l'avis du Comité, « reflètent bien plus que la reconnaissance de la vérité (.) un dérapage (.) ou un manque de réserve » ; ils « sont une insulte au peuple québécois », ils « remettent en cause les valeurs démocratiques » et, ce faisant, ils sont une menace « au climat social du Québec ».Ainsi, des multiples interprétations des propos de monsieur Parizeau produites au Canada, depuis que ce dernier s'est engagé dans la spirale herméneutique post-référendaire, le Comité en a choisi une : la pire.Si cela invite à une vigilance maximale vis-à-vis des effet» possibles de ces propos, tant mieux.Mais en attribuant de fait à M.Parizeau l'intention délibérée de communiquer un message d'exclusion et de mépris, c'est surtout au châtiment maximal que cela invite et le Comité ne se prive pas de le réclamer ; c'est d'ailleurs l'objet de la pétition.De la même manière devraient aussi être frappés d'opprobre les membres ses représentants, de collaborer à l'institutionnalisation de la xénophobie et du racisme ?Les auteurs ont-ils bien pesé leurs mots ?Qui retiendra le souci de tolérance des membres du Comité alors qu'ils font de leur mieux pour désigner des coupables et exiger le châtiment ?Les auteurs et les signataires n'ont-ils pas prévu l'effet de leur discours sur une population exposée depuis quelques semaines aux édito-riaux incendiaires de la presse canadienne ?Et, finalement, quel bien cela peut-il faire au climat social, à la solidarité, et à l'unité de la population, que d'attiser un sentiment de méfiance chez les uns et de culpabilité chez les autres ?Il est admirable d'avoir des convictions et d'avoir, surtout, le courage de les assumer.Il faut dire haut et fort ce que l'on croit.Mais il faut aussi penser à ce que l'on dit et, en particulier, à ce que les autres pensent et font en conséquence de nos discours.C'est une chose remarquable que le Comité, si prompt à s'inquiéter des effets possi- La caricature, comme nous devrions tous le savoir, est l'arme par excellence de l'exclusion.de son cabinet qui n'ont pas dénoncé les fielleux propos, c'est-à-dire l'actuel gouvernement dans son ensemble.Et puisque « le propos sous-tend une logique xénophobe », devrait aussi être incriminée la cause même que défendent monsieur Parizeau, ceux qui l'ont élu et ceux ( les mêmes ?) qui ont voté OUI au référendum.Les auteurs déclarent qu'ils veulent « élever le débat qui risque de tomber dans la 'partisanerie' ».Mais qui se souviendra de ce rassurant préliminaire alors que l'on s'applique à démontrer que la menace partisane est l'affaire exclusive des souverainistes ?Les auteurs n'ont-ils pas vu comment leur propos pouvait alimenter d'autres sources, bien objectives, de partisanne-rie ?Qui, de plus, prendra acte du noble souci de relever une insulte faite au peuple québécois, alors que le Comité l'accuse tacitement, de même que bles du discours de M.Parizeau.n'ait pas réalisé que sa propre pétition, si bien intentionnée fût-elle, risquait elle aussi d'avoir des effets indésirables.Ce n'est pas en noircissant les intentions d'autrui que l'on peut convaincre des bienfaits de la tolérance ceux qui n'en seraient pas encore convaincus.La tolérance et le respect d'autrui sont des acquis ( toujours fragiles ) des démocraties libérales contemporaines et ce n'est pas en tenant des discours dénonciateurs qui en contredisent l'esprit que l'on peut espérer voir ces fragiles acquis s'affirmer davantage.C'est au contraire en encourageant les gestes d'ouverture sincères, même s'ils ne sont pas toujours entièrement réussis et c'est en reconnaissant la bonne volonté là où on peut l'imaginer, même si cela implique que l'on accorde le bénéfice du doute.C'est en tablant sur les solidarités acquises même si elles apparaissent encore trop ténues et c'est en se montrant réceptif à la critique, même si elle nous paraît encore partiale, que nous pouvons faire progresser la solidarité et l'esprit de tolérance.Bref, c'est en prenant l'initiative de considérer autrui de la façon dont nous aimerions qu'il nous considère, à savoir comme une personne responsable, digne de respect et perfectible, que l'on peut construire un « climat social ».Le climat social est trop fragile au Québec et ailleurs pour que l'on se permette d'ébranler inconsidérément la base des dialogues amorcés ; mais il y a suffisamment de dialogues amorcés au Québec pour que l'on puisse raisonnablement espérer s'entendre un jour sur quelque chose.Il y a encore beaucoup à faire et à construire au Québec et les politiciens ne sont pas les seuls à pouvoir faire, ou défaire, les choses.Nous devons travailler ensemble à la réalisation d'une société plus démocratique, plus tolérante et plus juste.Nous ne croyons pas que ¦¦¦¦¦¦¦¦¦b™™ la meilleure façon de faire cela soit d'entretenir le doute sur les intentions de ceux qui y tra- _ vaillent déjà, et de discréditer, ce faisant, un projet de société auquel ont déjà adhéré, dans un vaste mouvement de solidarité, des Québécois de toutes origines.L'effet net des propos endossés par les signataires de cette pétition est de produire une vision caricaturale de la société québécoise et la caricature, comme nous devrions tous le savoir, est l'arme par excellence de l'exclusion.C'est celle dont se servent nos adversaires pour camoufler leur propre intransigeance et leur refus de nous entendre.Que les signataires de la pétition se rassurent : nous sommes, comme eux.contre le racisme et la xénophobie.Nos divergences portent sur les moyens à prendre pour contrer efficacement l'un et l'autre.De plus, et s'il faut le mentionner, nous sommes aussi pour la démocratie, la tolérance et la solidarité sociale.Analyse fondement CÉLINE SAINT-PIERRE L'auteure est vice-rectrice à l'enseignement et à la recherche à l'Université du Québec à Mi>n-tréal.I#est avec étonnement et consternation que j'ai pris connaissance de l'article publié dans La Presse du 10 décembre dernier, sous la signature de Mme Nathalie Petrowski, sur le Département des sciences religieuses de l'UQAM.D'abord et avant tout, je déplore le manque de sérieux avec lequel madame Petrowski lance des chiffres tout à fait erronés, qui ne reflètent nullement la réalité b| qui, de toute évidence, n'ont jamais été vérifiés.Le ratio étudiants-cours par professeur du Département des sciences religieuses est le troisième plus élevé de l'ensemble des trente-et-un départements de l'UQAM, se situant à 231,15 et non à « 2,5 étudiants pour chaque prof », alors que la moyenne d'étudiants-cours par professeur est de 181,52 à l'UQAM.Madame Petrowski oublie sûrement de considérer qu'en plus des cours dispensés dans le cadre du baccalauréat en religiolo-gie.le Département des sciences religieuses fournit des services d'enseignement dans une dizaine d'autres programmes : des certificats, des baccalauréats, une maîtrise et le doctorat en sciences des religions offert conjointement avec l'Université Concordia.Loin d'être un département en perte de vitesse, comme l'insinue injustement madame Petrowski, il s'agit au contraire d'un département qui dessert plus de 1 100 étudiants-cours par session.Les critères d'admission aux programmes sont définis par la Commission des études et sont aussi rigoureux que ceux de tous les autres programmes de l'Université.De plus, ses diplômés ont la compétence tant pour enseigner la doctrine d'une religion que l'histoire des religions ou la morale, justement parce qu'ils sont formés dans un contexte laïque.Sur le plan de la recherche, il se situe, en 1994-1995, au deuxième rang parmi les départements de sciences humaines à l'UQAM pour la moyenne des subventions par professeur ; par ailleurs, le secteur des sciences humaines de l'UQAM, dont le Département des sciences religieuses fait partie, se situe au cinquième rang au Canada pour les subventions du Conseil de recherche en sciences humaines ( CRSH ) du Canada.Dans un deuxième temps, j'ai trouvé particulièrement inopportuns les liens que se permet d'établir madame Petrowski entre des faits de divers ordres.Madame Petrowski rapporte la « dernière rumeur des couloirs.», laissant entendre qu'il y aurait un lien possible entre la mort violente de madame Samson et la situation qui prévaut au département.Si l'on peut facilement comprendre que la police fasse enquête et examine toutes les pistes possibles, il est certes prématuré de tirer quelque conclusion que ce soit ou même de le laisser entendre.De la même façon, madame Petrowski semble relier la nomination, par le Conseil d'administration, d'un administrateur délégué au Département des sciences religieuses à cette histoire de caisse occulte, qui date de plus d'un an.Cette pratique, qui allait évidemment à rencontre des règlements, ne représentait qu'un problème mineur, pour lequel la direction de l'UQAM a pris les mesures qui s'imposaient dès qu'elle a été saisie du problème.Quant au département, à l'heure actuelle, il a déjà réglé presque tous ses problèmes sur le plan administratif.Le comité exécutif du département, le comité de programmes d'études avancées, ainsi que le conseil de module ont été formés et les directeurs des études de premier cycle ( module ) et des études avancées ont été nommés.Un directeur de département devrait être nommé avant le 31 mai 1996, date à laquelle l'administrateur délégué, le professeur Mauro Malservisi aura terminé son mandat.l'ai enfin été frappée par le ton déplacé, dans les circonstances, de l'article, dont certains passages confinent au mauvais goût.La cérémonie commémorative qui s'est tenue à l'occasion du décès de madame Sylvie Samson n'avait d'autre but que de rendre hommage à une collègue disparue.Cette cérémonie, certes émouvante, n'avait aucune prétention liturgique et encore moins idéologique.Plutôt que de respecter la douleur des participants, madame Petrowski prend prétexte d'un événement malheureux pour s'engager dans une analyse sans fondement.En conclusion, nous regrettons que madame Petrowski traite d'une realite que, de toute évidence, elle ne connaît pas.tout en sautant à des conclusions hâtives et non vérifiées. b4 LA PRESSE.MONTRÉAL, MERCREDI 20 DÉCEMBRE 1995 \u2022 Styliste sur place \u2022 Manufacturier depuis 1958 \u2022 Cuir \u2022 Agneau renversé \u2022 Pelisse \u2022 Cachemire \u2022 Plan de financement ôérârd Samuel PO U R R U R E S 1460, boul.Le Corbusier, Laval Sortie 8, Autoroute 15 Tél.: 681-1618 21MHM27 Klein veut devenir un leader de la réforme constitutionnelle Pressé Canadienne EDMONTON fÊ Maintenant que Ralph Klein a presque complété son programme de réformes en Alberta, il désire se concentrer sur la question constitutionnelle.« Ce sera ma priorité numéro un » en 1996, a dit le premier ministre albertain, qui remplacera Clyde Wells Tété prochain comme président du conseil des premiers ministres.« l'aimerais jouer un rôle important dans la réalisation d'un scénario par lequel nous pour* rions tendre notre main au Québec et dire, regardez, nous pouvons travailler ensemble.» Au cours d'une entrevue accordée lundi, Ralph Klein a ajouté au'il espérait diriger un groupe de premiers ministres qui 'ai eu un très bon rendement durant les années pendant lesquelles j'ai investi.J'ai pris ma retraite à l'âge de 56 ans.Les travailleurs n'ont pas à avoir peur; investir dans le Fonds de solidarité, c'est sécuritaire et payant pour la retraite.Je trouve que le Fonds s'occupe des gens même après le retrait des actions.Ça c'est bon.» Rodrigue Bemier, Rivière-Pentecôte Comme les 245 000 autres actionnaires du Fonds de solidarité (FTQ), M.Bernier a fait le bon choix en souscrivant au REER du Fonds.11 a contribué à créer des emplois, il a économisé deux fois plus d'impôt, il a profité d'un rendement équitable et il a obtenu facilement le rachat de ses actions pour prendre une retraite anticipée.Trop beau pour être vrai ?Parlez-en à M.Bernier.Surtout qu'il a maintenant tout son temps.NDS DE SOLIDARITÉ DES TRAVAILLEURS DU QUÉBEC (FTQ) REER PORTEUR D'AVENIR 1 800 567-FONDs (3663) Tout actionnaire du Fonds de solidarité qui soumet une demande de rachat de ses actions pour motif de retraite ou de préretraite verra sa demande acceptée, qu'il ait 50 ou 64 ans, peu importe son âge.Il suffit pour l'actionnaire de s'être prévalu d'un droit à la retraite, de pouvoir le démontrer avec les documents requis et de ne pas avoir de revenus d'emploi ou d'entreprise supérieurs aux barèmes de la Régie des rentes du Québec.Dans le cas d'un rachat pour préretraite avant 60 ans, l'actionnaire ne pourra acquérir de nouvelles actions après le rachat.&-â-C t - pousseraient Ottawa à céder davantage de pouvoirs aux provin- Le premier ministre Jean Chrétien a déjà dit qu'il était prêt à examiner des propositions concernant d'éventuels changements constitutionnels.Mais il a aussi dit qu'il ne ferait aucun changement avant que la formule d'amendement ne soit examinée, lors de la conférence constitutionnelle de 1997.À titre de président du Conseil des premiers ministres, Ralph Klein aura pour tâche d'organiser et d'accueillir la conférence annuelle des premiers ministres, l'été prochain.L'Alberta fait partie des provinces qui réclament davantage de pouvoirs d'Ottawa, en particulier dans le secteur de la santé.Des officiers à couteaux tirés dans le Régiment aéroporté Presse Canadienne OTTAWA ¦ Les conflits entre les principaux officiers du Régiment canadien aéroporté ont atteint un point où l'un d'entre eux a menacé de porter une accusation de voie de fait simple contre un sergent-major, a-t-on appris hier à l'enquête sur l'affaire somalien-ne.Le major Tony Seward, qui a pris la téte du 2e Commando du régiment déployé en Somalie, a indiqué qu'il s'était disputé avec l'officier de service Bud Jardine au sujet de la façon dont M.Jardine avait réprimandé ses hommes.Le major témoignait devant la commission d'enquête sur l'affaire somalienne, qui examine ce qui s'est passé avant, pendant et après que l'Aéroporté aille en Afrique.Seward a été condamné par une cour martiale l'année dernière pour s'être montré négligent dans l'exercice de ses fonctions au cours de sa période de service en Somalie.Il avait dit à ses soldats qu'ils pouvaient « rudoyer » les prisonniers.Un adolescent somalicn avait par la suite été tué par deux des soldats de Seward.La poursuite a fait appel de la sentence de Seward.Sa'dispute avec M.Jardine s'est produite moins de deux mois avant que l'Aéroporté ne parte pour la Somalie.M.Jardine était chargé de veiller à la discipline.Il s'en était pris en public aux sergents et officiers de service du 2e Commando.Seward s'était mis en colère et s'était plaint auprès de M.Mor-neault.M.Jardine avait par la suite soutenu devant M.Morneault que les officiers du Commando avaient peur de leurs soldats.MM.Seward et Jardine se sont engueulés dans le bureau de M.Jardine.Seward a raconté que M.Jardine l'avait saisi par le coude et l'avait poussé dans son bureau.« Une altercation entre un officier et un sergent-major est un événement significatif», a fait remarquer Seward.Lorsque M.Morneault a soulevé la question, Seward l'a arrêté net et a dit au colonel : « Si j'entends encore parler de ça, je me verrai obligé de contacter mon avocat et d'accuser l'homme de voie de fait simple ( pour l'avoir saisi au coude ).» Quelques jours après, M.Morneault a perdu son commandement et a été remplacé par le lieutenant-colonel Carol Mathieu.En janvier 1993, M.Mathieu avait réprimandé officiellement Seward au sujet de son comportement agressif en Somalie.Le major a perdu son commandement en mars 1993.Nouveau procès Par ailleurs, le lieutenant-colonel Mathieu, aujourd'hui à la retraite, devra subir un nouveau procès le mois prochain, sous l'accusation de négligence dans l'exercice de ses fonctions.L'ex-officier avait été acquitté l'an dernier par une cour martiale, mais le jugement a été renversé cet automne par la cour martiale d'appel.Les accusations tournent autour de la mission tristement célèbre du régiment en Somalie, au cours de laquelle des soldats canadiens ont torturé et tué un Somalicn.Carol Mathieu devra donc à nouveau faire face à la cour martiale, le 22 janvier.Il avait pris le commandement du Régiment aéroporté en octobre 1992 et l'avait accompagné en Somalie moins de deux mois plus tard.*i j LA PRESSE.MONTRÉAL MERCREDI 20 DÉCEMBRE 1995 BS POLITIQUE Content de lui-même, Chrétien ne voit pas de raisons de partir \\ MU GUETTE YOUNC de la Presse Canadienne OTTAWA ¦ Le premier ministre Jean Chrétien estime qu'il s'est, somme toute, bien tiré d'affaires depuis son accession au pouvoir, en octobre 1993.Au cours d'une entrevue accordée au réseau Global TV, M.Chrétien a rappelé que les fédéralistes ont gagné la bataille référendaire et que la cote de popularité de son gouvernement a été longtemps au sommet dans les sondages.Selon lui, rien ne justifierait son départ à la téte du gouvernement.« l'ai le même conseil des ministres, je n'ai pas dû congédier qui que ce soit et nous avons restauré l'intégrité et la compétence au sein de la vie publique », a-t-il répliqué hier à l'interviewer Peter Kent.« Nous avons atteint nos cibles de réduction du déficit et modifié de nombreux programmes sans sabrer sans discernement.Et nous avons conservé la confiance des Canadiens à un sommet inégalé pendant plus de 25 mois.le suis donc très à l'aise de vous en parler », a-t-il ajouté.Au sujet de son caucus, le premier ministre a souligné qu'il trouvait très normal que des députés libéraux expriment leur point de vue, mais ceux-ci doi- vent se rallier à la position du gouvernement en bout de ligne» a-t-il précisé.Pour la deuxième journée consécutive, M.Chrétien a indiqué hier qu'il ne croyait pas qu'il y avait un troisième référendum imminent dans l'air.Selon lui, la priorité de Lucien Bouchard à Québec sera le redressement de l'économie et l'as-sai n i sse-ment des finances.It ^ Le réfé- ré n d u m paraît donc bien loin à ses yeux.« Pourquoi vous me posez une question hypothétique au sujet d'un référendum hypothétique qui sera convoqué dans combien d'années, je ne sais pas vraiment ?a-t-il rétorqué.Lorsque M.Bouchard deviendra le premier ministre du Québec, ce ne sera pas ça sa priorité, alors pourquoi est-ce la vôtre ?» a-t-il lancé à l'interviewer.Nous nous occuperons de ce problème ( le référendum ) si on doit y faire face.» Jean Chrétien ROLEX oyster PERPETUAI lad y datejust S**yntnt chtz votrt brouter autorisé Roiex EVEREST CHERBAKA 8910, boul.Lajcmuttc, Montréal (Québec) H2M 1R9 ^(514)388-5358 .25*(514)388.2562; cm AVIS PUBLIC Canada Avis public CRTC 1995-210.Le CRTC a été saisi des demandes suivantes : À TRAVERS LE CANADA.Demandes présentées par LES COMMUNICATIONS PAR SATELLITES CANADIENS INC.en vue de modifier la licence de l'entreprise a voies multiples de distribution de services de télévision et de radio par l'ajout de WHDH (NBC) Boston (Massachusetts) et en y remplaçant KiRO-TV Seattle par le signal KSTW (CBS) Tacoma (Washington) dans la liste des signaux qu'elle est autorisée è distribuer et dans la liste des «Services par satellite admissibles en vertu de la partie II» et celle des «Services par satellite canadien admissibles en vertu de la partie III» et celle des «Services par satellite non canadien admissibles en vertu de la partie III» respectivement; et en vue d'élargir son bloc de services en ajoutant les 19 nouveaux signaux radiophoniques dans son bloc de 10 signaux radiopho-niques autorisés à l'heure actuelle.Le CRTC fait remarquer que la Car.com prévoit ne plus offrir gratuitement les 10 signaux radiophoniques autorisés à l'heure actuelle.Ces signaux seront inclus dans le bloc total de signaux radiophoniques contre 0.10$ par mois.Il y a lieu de noter que.si cette demande est approuvée, tout télédistributeur pourra généralement ajouter ces signaux radiophoniques à son service sans autorisation préalable du CRTC.conformément au Règlement sur la télédistribution.EXAMEN DE LA DEMANDE : 10e étage.50.ch.Burnhamthcpe ouest, Mississauga (Ont.).Le texte complet de cette demande est disponible en communiquant avec la salle d'examen à Huit.(819) 997-2429; ou au bureau du CRTC à Montréal : (514) 283-6607.Les interventions écrites doivent parvenir au Secrétaire général.CRTC.Ottawa (Ont ) K1A 0N2 et preuve qu'une copie conforme a été envoyée au requérant le ou avant le 1S lanvtf 1996.Pour de plus amples renseignements sur le processus d'intervention, communiquez avec les Affaires publiques du CRTC à Hull au (819) 997-0313, fax (819) 994-0218.ATS (819) 994-0423.5*1 Conseil de la radiodiffusion et des Canadien Radio-télévision and télécommunications canadiennes Télécommunications Commission IMKSONM- NIi VEND MOINS CHER LE PARCHEMIN J \u2022 \u2022 l l l l r O r f * w r 50°/° de rabais sur toutes nos bagues à diamants Bague 14 et prix cour.5 576$ $2 788 1/2 carat 50 points total Jonc d'anniversaire 1 caruitotal Jonc d'anniversaire 25 points total Seulement $888 Seulement $888 Seulement 8288 Prix cour.1 776 $ Prix cour.1 776 S Prix cour.576 S 50% de rabais Boucles d'oreilles à diamants 50% de rabais 10 et total 0,25 et total 0,50 et total JfxS S|6 prixord.: 176$ prixord.: 736$ prixord.: 1376$ Mezzanine Métro BerrMJQAM 1900, rue Berri 845-5243 1 800 667-6878 D'ailleurs, dit-il, le ton a changé depuis que M.Bouchard s'apprête à prendre les commandes du Parti québécois.« C'est peut-être parce que M.Bouchard a décidé, au lieu d'essayer de faire les manchettes en créant des chicanes avec le fédéral, qu'il veut travailler de concert avec nous pour régler des problèmes.C'est du progrès.» M.Chrétien a répété, comme il Pavait fait la veille au cours d'un entretien au réseau CTV, que la stratégie référendaire fédérale marchait très bien jus- qu'au jour où le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, décida de diriger la barque référendaire.Selon lui, de nombreux Québécois ont voté OUI, car ils croyaient pouvoir conserver une entente de partenariat avec le Canada.Or, lorsque la question sera claire, cette impression se dissipera, a-t-il semblé dire.Pour l'heure, les Québécois comme les autres Canadiens préfèrent s'attaquer à l'économie.« Ils ne veulent pas parler de constitution.» Sur le front des dépenses publiques, le premier ministre a réitéré qu'il souhaiterait réduire le budget de la santé de 10 à 9 pour cent du produit intérieur brut.« Nous visons 9 pour cent du PIB, a-t-il déclaré succintement.Les pays européens ont un système d'assurance-maladie aussi efficace que le nôtre et ils y consacrent 8 ou 7,5 pour cent de leur PIB », a-t-il repris.Le prochain budget du ministre des Finances, Paul Martin, frappera probablement moins durement, croit le premier ministre, car le gouvernement est en voie d'atteindre les cibles qu'il s'est fixées.De retour au pensionnat Enfin.M.Chrétien a révélé qu'il devra se plier, contre son gré, aux directives de la GRC, a la suite de l'entrée d'un assaillant au 24 Sussex, sa résidence officielle.« C'est comme si j'étais de retour au pensionnat », a-t-il dit, qualifiant l'expérience de « terrifiante ».Pourquoi ne pas donner Lotto eXpress à Noël, au lieu des traditionnels billets de loteries ?«Le logiaer Lotto eXpress ' pour Windows\"v contient les lesultats de' toutes les loteries québécoises a boulier (Lotto 6/40 Sèfei | 42 Supçi 7 Banco Keno.Quotidiennes 3 & 4 etc ) Vous pouvez étucjfiei une foule de statistiques, analyser les combinaisons que vous vous apprêtez a jouer, vérifier vos billets optimiser vos mises selon une méthode passionnante et ce.avec une simplicité desarn;mte» raconte Daniel Corriveau.le crack du Casino de Montréal, qui remporta 620 000$ au Keno en 1994 à laide de ce logiciel Le logiciel Lotto eXpress\" est disponible chez tous les bons libraires et détaillants de logiciels Pour informations (5141 3.21 0505 AVIS PUBUC Ville de Môntréa Service des travaux publics Dépôt de la neige sur la voie publique En vertu de l'article 17(e) du règlement municipal 270 de la Ville de Montréal, il est défendu de déposer de la neige provenant d'un immeuble privé sur les trottoirs, dans les ruelles, rues et places publiques.Toute personne qui négligera de se conformer au présent avis ou règlement sera passible de la pénalité édictée selon le règlement.Montréal, le 14 décembre 1995 La directrice, Johanne Falcon économisez de 20% à sur le prix initial de certains articles Tous les articles ne sont dos dans tous les magasins! 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Griserie des pentes des centres de Ski Stoneham et Mont-Sainte-Anne.Griserie de l'ambiance après-ski unique de Québec.Loews Le Concorde est votre lien direct avec l'action, quelle que soit vota- station de ski préférée.\u2022 Tarifs paribamhn'fMirmal m < Likm'/Hn/nuilih': o»t'pnv.ani Jf*-;u% »k+wvr\\ hujfti /u.05»-»» mi» lar.(\\ mautupnwlik'stfs.il'ti */ ik\\-*inhrv IWfiainsitpw Jdtl2~jamvrilk*2.i
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