La presse, 6 octobre 1996, Cahier A
[" AILES i \u2022 *.mi.fi (>i v- \u2022 «i 5 y 8 Equité salariale: la ministre .- 7> Harel gagne KATIA GAGNON OCTOBRE 1996 Suites de la une Equité salariale: la ministre Harel a gagné ÉQUITÉ / Suite de la page aI le processus d'application de l'équité », sou-ligne-t-on.La ministre concédera par exemple un an de plus aux entreprises pour implanter le programme d'équité, le temps de mettre sur pied la commission sur l'équité salariale qui sera chargée de faire appliquer la loi.« Le sablier » ne commencera donc à couler qu'après la mise sur pied de la commission.Dans le projet de loi déposé au printemps, les entreprises avaient déjà jusqu'en l'an 2004 pour combler les écarts salariaux entre-leur personnel féminin et masculin, soit quatre ans pour mettre sur pied un programme d'équité et quatre autres années pour l'appliquer.Durant cette première année de fonctionnement, la commission développera en fait des outils de comparaison d'emplois sur un modèle unique, qui pourront s'appliquer dans toutes les entreprises.Les patrons n'auraient ainsi pas besoin de recourir massivement, comme ce fut le cas en Ontario, a des consultants en ressources humaines pour appliquer l'équité salariale a leurs employés.<« Ça représentera des coûts et des tracasseries en moins pour les entreprises », dit-on.Pour éviter d'indisposer le patronat québécois a la veille du sommet socio-économique où on sollicitera leur collaboration pour créer des emplois, Mme Harel reporte toutefois le dépôt des amendements, qui devaient.au départ, être rendus publics au début d'oc- tobre.Au bureau de la ministre, on évoque plutôt des problèmes d'horaire pour justifier ce report.Mme Harel consacrera une bonne partie du mois d'octobre à une commission parlementaire sur la Kegie des rentes.Les amendements seront donc plutôt de-poses pendant les deux premières semaines de novembre, pour être finalement adoptes avant Noël : la loi sur l'équité salariale sera donc en vigueur au moment ou l'avait promis le premier ministre Bouchard.Québec se souvient QUÉBEC / Suite de la page a / Mirait.Nous sommes devenus beaucoup plus proches au cours des trois dernières années, il était un support important pour moi », a témoigné son successeur a la tête du Parti libéral, Daniel Johnson.Plusieurs des ministres qui ont servi sous Robert Bourassa ont tenu a venir saluer une dernière fois celui que plusieurs considèrent comme leur mentor.Raymond Garneau, Claude Ryan, Marc-Yvan Côté, Lise Bacon, Paul Gobeil, André Vallerand, Michel Page, Lawrence Cannon, Sam Elkas, étaient notamment présents.Ceux qui furent ses conseillers les plus proches, Jean-Claude Rivest, Sylvie Godin, Clément Patenaude et Pierre Bibeau, entre autres, étaient également à Québec, de même que les ministres fédéraux Marcel Massé et Lucienne Robillard.Lise Bacon, qui fut sa vice-premiere ministre pendant des années et qui l'a même remplacé à la tête du Québec pendant les semaines où il est allé recevoir des soins aux États-Unis, était étranglée par l'émotion, incapable de s'adresser aux journalistes.Certains se sont rappelés des moments partagés avec Robert Bourassa, qui ont marqué leur vie de façon indélébile.L'ancien premier ministre ne parlait jamais de sa maladie, se souvient Jean-Claude Rivest.Une seule fois, le premier ministre lui avait demandé de le suivre sur le toit du bunker par-ce qu'il avait quelque chose à lui dire.« Fi- nalement, la conversation avait dévié.Nous n'en avons jamais parlé ».Le député de Nelligan, Russell Williams, se rappelle avoir été « stupéfié et comblé » quand Robert Bourassa a choisi de faire son entrée en Chambre avec lui alors même que M.Williams et d'autres députés anglophones s'apprêtaient à voter contre la loi 150 post-Meech.Sam Elkas, ancien ministre des Tram-ports, raconte comment, alors qu'il venait de s'asseoir à son siège de ministre, Robert Bourassa l'avait félicité au sortir d'une période de questions particulièrement difficile.« Je n'ai pas répondu aux questions », se disait, découragé, Sam Elkas.« C'est exactement ce qu'il faut faire », avait rétorqué M.Bourassa, le sourire aux lèvres.D'autres ministres se souvenaient plutôt de l'extraordinaire capacité d'écoute de l'ancien premier ministre: il pouvait passer deux heures à écouter ses députés, lors d'un caucus, sans Jamais intervenir.«< Sa capacité de concilier les extrêmes a l'intérieur du parti était étonnante », observe Marc-Yvan Côté.« Il savait ce qu'il voulait, mais ne l'imposait jamais », acquiesce Claude Ryan.En début de soirée, près de trois cents personnes se sont massées aux portes de l'Assemblée nationale pour saluer une dernière fois « celui qui fut un des grands hommes du Québec », croit Diane Duval, qui avait tenu à ce que ses trois enfants, Mélissa, Sébastien et Vanessa, comprennent bien l'importance du moment.^W^^^^f^ eB PHOTOKfWMOBRMJLT, lif*me Accompagnée de son fils, m fWe et m bru, Mme Andrée Bourassa s'apprête à entrer dans le Parlement peur y recevoir dignitaires et citoyens.Le Kennedy poids plume LE KENNEDY / Suite Je la page aI_ il'abord préciser, c'est être constamment bombardé de potins concernant la vie de John-John.Dans une ville où les paparazzis pullulent, le fameux rejeton ne peut fréquenter un restaurant ou une boite de nuit sans retrouver sa photo le lendemain dans le New York Post ou le Daily News.Les photographes new-yorkais s'en donnent d'autant plus à coeur joie que John-John a toujours eu le don de s'entourer de femmes séduisantes \u2014 Daryl Hannah, Ma-donna, Sharon Stone, la liste est longue.Ils le poursuivent même en vacances, où il est invariablement photographié, émergeant de la mer, le torse nu et ruisselant.C'est à l'occasion de la publication d'une photo du genre que le Post lui a trouvé un surnom qui est resté : « The Hunk ».Le beau mâle.Traqué dans sa vie privée, John-John l'a aussi été dans sa vie professionnelle.Avec un malin plaisir, a la fin des années 80, les journalistes ont commenté ses deux échecs a l'examen du barreau de l'État de New York.En apprenant les résultats d'un de ces examens, le Post n'avait pu résister à une allitération méchante, titrant à la une : « The Hunk Flunks ».Le beau mâle se fait recaler.Comment ne pas sympathiser avec John-John?La politique comme divertissement La question est cependant devenue un peu plus compliquée depuis que Junior a fait son entrée officielle dans le monde des adultes en devenant éditeur du magazine George, en septembre 1995.C'est un peu comme si Lucien Bouchard devenait rédacteur en chef de la Gazette ou du Globe & Mail : bizarre.Car George s'inspire de la même stratégie médiatique qui a transformé la vie de son éditeur en cirque perpétuel.On y traite de politique, mais en la rabaissant au niveau du divertissement.Dès le premier numéro, le ton était donné : page couverture, on retrou- vait le mannequin Cindy Cravvford déguisée en George Washington, le nombril a l'air.A l'intérieur, on pouvait lire un article de Ma donna sur le thème « Si j'étais présidente.», de même qu'une entrevue de Craw-ford avec le designer Isaac Mizrahi sur le look de Hillary Clinton.En lançant le magazine, John-John avait expliqué qu'il voulait traiter de la politique «< comme un autre aspect de la pop culture »».Et c'est en se pliant à ce noble objectif qu'il a publié récemment a la une de son magazine une photo de l'actrice Drew Barrymore déguisée en Marilyn Monroe.une des conquêtes de son père.Sa pauvre mère a dû se retourner dans sa tombe.Un bel avenir Inconscient ou cynique, John-John est de son temps.Récemment, le National Enquirer.un hebdomadaire à sensation, a annoncé qu'il ouvrirait un bureau à Washington, plaçant ainsi la Maison-Blanche sur le même pied que Hollywood.Remarquez qu'il n'y a rien la d'étonnant.Quand Bill Cinton accepte de parler publiquement de ses préférences en matière de sous-vêtements, comme il l'a faii en ll)t)2 au réseau MTV.il ne compromet pas seulement sa dignité, mais celle de s.i fonction.Dans cet univers où les politiciens sont confondus avec les célébrités, il faut reconnaître que John F.Kennedy Jr.a un ires bel avenir devant lui.tt son mariage avc< Caro-lyn Bessette, une belle et grande blonde de 30 ans.ne peut que contribuer a son succès.Avant de se consacrer à temps plein a la préparation de son mariage avec John-John.Carolyn a travaille comme publiciste pour le designer Calvin Klein.Son expertise en matière de relations publiques n'a sans doute rien a voir avec l'amour que lui porte son mari.Mais cette expertise nous ramené quand même a la source du mythe Kennedy.ce triomphe de l'image sur la realité.El John-John n'est pus homme a rejeter cet héritage.Renseignements : 285-7272 Abonnement : 285-6911 Lundi au vendredi de 7 h à 11 h 10 Samedi et dimanche de 7 ha midi Rédaction : 285-7070 Promotion : 285-7100 Annonces classées : 285-7111 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Décès, remerciements : 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes Annonces Détaillants : 285-6931 National, TéléPlus : 285-7306 Carrières et professions.Nominations : 285-7320 Comptabilité Grandes annnonces : 285-6892 Annonces classées : 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse.Ltée.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2YIK9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.«Envois de publication canadienne -Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.00407 Code du jour 40-7 Dimanche, 6 octobre 1996 LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 0-2-5 à quatre chiffres : 5-8-2-2 6/49: 5-22-30-31-37-38Compl.23 avec extra: 260222 INSOLITE L'État français mauvais payeur AgenceFrance-Presse PARIS L'État français est le plus grand débiteur de la compagnie publique France Télécom qui doit être privatisée, avec 2,5 milliards de FF ( 500 millions de dollars ) de factures impayées, selon la Cour des comptes, une institution indépendante chargée de contrôler les finances de l'État.Dans leur rapport annuel 96 qui sera publié lundi, les magistrats de la Cour soulignent que ces impayés sont devenus « d'autant moins supportables » que France Télécom devient le 1er janvier 1997 une société anonyme et que la libéralisation du marché des télécommunications intervient début 1998.DEMAIN DANS LA PRESSE Une première voiture sport en 21 ans ¦ Lorsque les versions coupé et cabriolet de la nouvelle Jaguar XK8 ont été successivement dévoilées à Genève et New York le printemps dernier, c'était la première fois en 21 ans que la célèbre marque britannique proposait un nouveau coupé sport.En effet, la nouvelle version remplace la XJS qui avait elle-même remplacé la légendaire XKE en 1975.Et, a constaté notre collaborateur Denis Duquet, la XK8 a fait peau neuve et est vraiment la première Jaguar constituée d'éléments nouveaux depuis belle lurette.La chronique « Autorétro » est également consacré à une voiture britannique, en l'occurrence une A.C.Bristol 1959.QUESTION DU JDUR InfoBref Bell Vous voulez vous faire entendre 1 Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 875 2355, au son de la voix, faites le 22(1 Les autorités canadiennes devraient-elles être plus vigilantes afin de contrer le trafic d'immigrants clandestins qui se fait via Akwesasne?Les états généraux sur l'éducation veulent sortir la religion des écoles québécoises.Êtes-vous d'accord avecLCtte démarche?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses a été: Oui: 36% Non: 64% rgrille fine est de retour 3 octobre 1996 100 gagnants mériteront le Dictionnaire de synonymes et contraires, de la série Les Usuels V L du Robert et le fameux t-shirt iyi DICTIONNAIRES I El LE ROBERT Amateurs de Mots tasupe d'autan dès le 1 0065385000014 LA PRESSE:.MONTREAL.DIMANCHE 6 OCTORRF 1996 ?A3 Montréal métro L'EXPRESS DU MATIN Rues fermées ¦ En raison des funérailles de l'ex-premier ministre Robert Bourassa, qui se tiendront demain après-midi à la basilique Notre-Dame, plusieurs rues environnantes seront fermées à la circulation automobile.À compter de 4 h, la place d'Armes, la rue Notre-Dame entre les rues Saint-François-Xavier et le boulevard Saint-Laurent, seront fermées aux automobilistes.À partir de 9 h, le quadrilatère délimité par les rues Notre-Dame, Saint-Jacques, McGill et Saint-Laurent sera bouclé, de même que les rues de l'Hôpital, Saint-François-Xavier, au nord de la rue Saint-Paul, et Saint-Sulpice, au nord de la rue Saint-Paul.Les rues McGill et Saint-Laurent demeureront toutefois ouvertes.Réseau de vol d'autos ¦ Une perquisition effectuée en début d'après-midi hier sur la route 158 a Sainte-Sophie, au nord est de Saint-Jérôme, dans les Laurent ides, a permis aux policiers de la Sûreté du Québec de retrouver des automobiles ainsi que des pièces d'autos volées dans la région de Montréal et en Ontario pour une valeur de près d'un million de dollars.Peu après l'heure du lunch, les enquêteurs de l'unité des crimes contre la propriété de la SQ ont fait irruption à l'intérieur d'un entrepôt situé au 2475 route 158.À cet endroit, les agents ont de-couvert six véhicules complets, dont quelques-uns étaient accidentés.École fermée ¦ Ce n'est vraisemblablement pas avant le lendemain de la fête de l'Action de Grâce, soit le 15 octobre, que les cours reprendront normalement à l'école secondaire Gérard-Filion à Lon-gueuil.C'est une défectuosité électrique survenue le 29 septembre entraînant l'explosion d'un transformateur contenant des BPC est à l'origine de la fermeture de l'école.Il semble qu'il faille plus de temps que prévu aux experts afin de terminer l'analyse des tests et pour procéder au nettoyage de la zone contaminée.Toutefois, les élèves qui fréquentent le BAC reprendront leurs activités, des lundi, le 7 octobre, à l'école Jacques-Rousseau, au 444, boulevard de Gentilly Est.Finance et universités ¦ Quelque 250 délégués de toutes les universités de la province discutent financement, en fin de semaine, à Montréal, à la première édition du Sommet universitaire.Professeurs, étudiants et personnel de soutien échangent plus précisément sur les effets des compressions budgétaires sur l'enseignement universitaire.La diminution des sommes réservées aux universités oblige notamment les professeurs à solliciter les entreprises privées pour financer leurs recherches.Selon la Fédération québécoise des professeurs d'université, cette pratique nuit à l'enseignement.L'organisme estime que le financement des universités n'est pas une dépense, mais un investissement.Portée disparue ¦ La Sûreté du Québec recherche actuellement une résidante de Saint-Placide âgée de 30 ans, Darla Hogan, qui est portée disparue par sa famille depuis le 13 septembre.Elle aurait été vue pour la dernière fois une semaine auparavant, dans un club de danseuses de London, en Ontario.La femme, qui mesure 1,70m et pèse 70 kilos, travaillait sous le nom de « Bambi ».Lutte à finir contre une bactérie à Valleyfield MARC THIB00EAU Six nouveaux cas de patients colonises par une bactérie résistante aux antibiotiques ont été relevés à la fin de la semaine au centre hospitalier régional du Suroît, à Sala-herry-dc-Valleyficld, où la direction affirme maigre tout avoir le phénomène bien en main.« Ces patients sont traités dans des pièces isolées afin d'éviter que d'autres personnes ne soient touchées », a expliqué hier à La Presse le Dr Patrice Vigeant, un microbio-logiste-infectiologue de l'institution qui agit comme porte-parole dans ce dossier.En incluant les cas les plus récents, le nombre total de patients de l'établissement touchés à ce jour par la bactérie en question \u2014 l'en-térocoque multirésistante \u2014 est de neuf.Des prélèvements ont été réalisés sur l'ensemble des quelque 300 patients de l'hôpital celte semaine afin d'identifier toutes les personnes atteintes.Les résultats pour le tiers de ces tests n'étaient toujours pas connu en fin de journée hier.Au dire du Dr Vigeant.la situation n'a strictement rien de dramatique puisque cette forme d'entero-coque, qui apparaît pour la première fois au Québec après avoir été découverte dans trois provinces canadiennes en 1995, n'est pas « du tout » virulente.Dans la majorité des cas, les personnes atteintes ne ressentent, dit-il, aucun inconvénient.Le spécialiste a cependant indique que de< patients dont le système de défense est grandement affaibli \u2014 par exemple à l'issue d'une difficile opération chirurgicale \u2014 peuvent développer en raison de la présence de la bactérie des infections urinaires ou sanguines.PhOTOPCSéRTSkiNNER ls Pisse Le personnel traitant du centre hospitalier régional du Suroît, à Salaberry-de-Valleyfield, multiplie les précautions afin d'enrayer la transmission d'une bactérie résistante aux antibiotiques.Afin d'éviter que des patients très vulnérables ne soient colonisés par la bactérie, l'hôpital a décide d'entrée de jeu de jouer de prudence en isolant les personnes deja touchées.Celles-ci, a précise le médecin, peuvent cependant retourner chez eux, quand leur état le permet, sans poser de risque véritable pour leur famille.Quelques précautions hygiéniques sont alors de mise puisque la bactérie se transmet principalement par contact direct ou indirect avec les selles du malade.À l'hôpital, le personnel soignant se munit en conséquence de gants en caoutchouc et de sarraus pour éviter tout contact inopine.En gênerai, aucun traitement n'est retenu pour éliminer la bactérie, qui se loge au niveau des intestins a l'instar de la forme commune d'cr.tcrocoquc.«< présente chez 98 °o de la population ».Lorsque l'cntcrocoque multirésistante entraîne une infection, indique le Dr Vigeant, les médecins québécois peuvent faire appel, en obtenant plusieurs autorisations spéciales, à un produit disponible aux Etats-Unis, le Synercid, qui n'a pas encore passé tontes les étapes cliniques requises pour la commercialisation au Québec.L'annonce de la présence de la bactérie a évidemment crée un certain émoi cette semaine au sein de l'établissement de Salaherry-dc-Valleyfield.« On s'attendait à ce que la bactérie se manifeste prochainement au Québec.Mais on a jamais pensé que ce serait chez nous », a explique le Dr Vigeant.La Presse, qui a visite l'hôpital hier, a pu constater de visu que les patients accueillaient somme toute sans trop d'inquiétude la présence de la bactérie.Des feuillets visant a expliciter son impact leur ont d'ailleurs été distribues.Le calme était également de mise du côte des employés.«< La direction nous a assure qu'il n'y avait pas de danger », a expliqué une préposée aux bénéficiaires, qui disait malgré tout avoir bien hâte que toute cette histoire soit terminée.« Tout est SOUS contrôle »>, a résume pour sa part le Dr Vigeant, qui chapeautera lundi une séance d'information pour le personnel en compagnie du Dr Gilles Del âge, directeur du Laboratoire de santé publique du Québec.Les efforts se poursuivront d'ici la pour identifier comment la bactérie a été introduite au sein de l'hôpital.La première patiente chez qui elle a été découverte au mois de septembre, une octogénaire, est finalement décédée d'une pneumonie qui, assure le Dr Vigeant.n'est « aucunement » liée a la bactérie.Deux autres personnes atteintes ont par ailleurs obtenues leur congé de l'hôpital et se portent bien.Des hydravions indésirables au Mont-Tremblant ÉRIC CLEMENT Plusieurs centaines de résidants de Mont-Tremblant, dont 30 propriétaires riverains du lac Ouimet, sont en guerre ouverte contre une société d'exploitation d'hydravions qui, selon eux, nuit à leur environnement et a leur sécurité.La Presse est allée y voir de plus près, hier, et a constaté les nombreux décollages et amerrissages d'hydravions qui font faire des tours de dix minutes a des touristes de passage.«< Depuis deux ans, le problème a pris une ampleur considérable, se plaint Claude David, porte-parole de l'Association pour la protection du lac Ouimet.La société Wheel Air Aviation appelle ça des tours écologiques mais de 8 h à la fin de la journée, c'est un va-et-vient incessant d'appareils »».M.David affirme qu'en moyenne, chaque jour, ce sont dix autobus qui viennent se garer au bord de la route 327.peu après le golf de Grey Rocks, pour amener les touristes a l'embarcadère de la société.Hugueite Curtis, riveraine du lac Ouimet, estime aussi que les réservoirs d'essence ( pour les hydravions ), situes en bordure de la roule, ne sont pas sécuritaires.Une pétition de 350 noms a été PM0T0OaiSTiANGuAV La Pr$sse Une cinquantaine de manifestants ont exprimé sur terre mais aussi en canots, hier après-midi au lac Ouimet, à Mont-Tremblant, leur opposition aux nombreux décollages et amerrissages d'hydravions sur ce lac voisin de leurs propriétés.constituée.Carole Corbeil et Donald Laçasse ont, quant a eux, porte plainte à Transports Canada pour « manoeuvre dangereuse d'un hydravion » au-dessus de leur maison.« C'est la même chose pour d'autres personnes qui habitent près de chez nous mais ce sont des aines et ils ont peur de se plaindre », disait Mme Corbeil.La Ville de Mont-Tremblant a adopté une résolution soutenant les citovens mécontents.Mais la socié- s té privée a un permis d'exploitation de Transports Canada et les différentes pressions faites auprès d'Ottawa n'ont rien donné, regrette M.David.«< Le ministre nous dit que cette activité est légale », dit-il.Se tournant vers Québec, le ministère de l'Environnement et de la Faune ( qui, selon M.David, a loué à Wheel Air Aviation, jusqu'en 2008, le terrain sur lequel se trouve cette société ) n'a pas voulu intervenir davantage.De leur côté, les commerçants de Saint-Jovite sont favorables a cette activité car.elle est coordonnée avec une visite dans leurs commerces ( un restaurant, un musée, une bijouterie, etc ).Une des solutions serait que la municipalité rachète le bail du terrain occupé par la société privée.Une résolution en ce sens pourrait être présentée sous peu.4 Mais Johanne Legault, propriétaire de la société privée, ne l'entend pas de cette oreille.« On a essayé d'en arriver a une entente avec eux, explique-t-elle.On proposait de limiter notre nombre de vols par jour mais il faut dire que l'automne nous fait vivre et que les retombées économiques pour la région sont importantes.Depuis 1940, il y a toujours eu de 12 a 15 vols par jour, ici.Quand on s'établit près d'une base d'hydravions, on sait ce qu'on fait.En plus, il n'y a jamais eu d'accidents.» Parmi les touristes en visite au lac Ouimet, hier, Mme Terrât, de la Haute-Loire, en France, a fait remarquer que le Canada est « un bien beau pays ».Elle a ajouté qu'elle comprenait la préoccupation des citoyens mécontents.« J'aimerais pas qu'on fasse ça chez moi, a la campagne », a-t-elle dit.Saisie d'un million de drogue vendue par téléphone RAYMOND GER VAIS Il est peut-être de plus en plus difficile de faire son épicerie par téléphone, mais il devient de plus en plus facile de se procurer de la cocaïne de la même façon.La section des stupéfiants de la police de la Communauté urbaine de Montréal a réussi un beau coup de filet dans la nuit de vendredi à samedi, après avoir pris en filature un livreur de drogue et procédé à l'arrestation de six personnes, dont la tète dirigeante du réseau.Au moins quatre d'entre-elles seront accusées de trafic de stupéfiants.C'est en composant un numéro de téléavertisseur que les policiers ont remonté la filière jusqu'au distributeur.Les agents ont mis la main sur une importante quantité de stupé-fiants, dont de la cocaïne, de la marijuana, du haschisch, du crack et de l'héroïne pour une valeur totale de près d'un million de dollars sur le marché noir.L'important réseau de vente opérait principalement dans l'ouest de l'île de Montréal, soit à Lasalle, Verdun, Ville-Émard et Côte-Saint-Paul.Pris en filature, le livreur a, sans se douter, mené les policiers à plusieurs adresses.Utilisant un chien pisteur, les agents ont d'abord découvert 107 gr de cocaïne au domicile du livreur, ainsi que 10 gr.de marijuana au 1702, rue Allard, dans le quartier Ville-Émard.Un homme de 43 ans a été arrêté à cet endroit.Une seconde perquisition au 1737, rue Clifford, soit à l'arrière de la première adresse, a permis aux enquêteurs de mettre la main sur 3630 gr de coke puis 100 gr de cannabis.À cet endroit, trois personnes ont été arrêtées, dont un homme de 40 ans soupçonné d'être le fournisseur.Poursuivant leurs recherches, les limiers se sont ensuite rendus au 1746, rue Marie-Claire, à Lasalle, où ils ont saisi 508 gr de cocaïne, huit roches de crack, 1100 gr de haschisch et 284 gr de marijuana ainsi que de l'héroïne.Un homme de 43 ans et une femme âgée de 40 ans ont été appréhendés.Lors de la razzia policière, cinq enfants âgés de six à dix ans étaient sur les lieux.Selon le sergent Bernard Lamo-the de la police de la CUM, la drogue était facilement accessible aux enfants et se trouvait dans leur salle de jeu.L'enquête se poursuit et d'autres arrestations sont a prévoir.Opération Défi EMPLOI Vous cherchez un emploi ?Mercredi, PUBLICATION D'OFFRES D'EMPLOI Une sélection des emplois disponibles dans les GUICHETS EMPLOI des Centre de ressources humaines du Canada.UNE PRÉSENTATION DE ET DE SES PARTENAIRES CKAC730 | +1 T A4* LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 6 OCTOBRE 1996 Politique La nomination de Pettigrew vise à atténuer les dissensions au sein du camp fédéraliste CHANTAI HÉBERT bureau de La Presse OTTAWA En sautant sur l'occasion d'un remaniement ministériel forcé pour propulser Pierre Pettigrew aux commandes du vaste ministère du Développement des ressources humaines, Jean Chrétien admet qu'il a besoin d'un porteur de ballon plus performant au Québec.Sa nomination confirme également que le premier ministre fédéral prend au sérieux les dissensions qui agitent le camp fédéraliste québécois et les risques que lui font courir le désaveu de sa stratégie actuelle en matière d'unité canadienne par le chef du PLQ, Daniel Johnson.L'accession de M.Pettigrew a un poste de premier plan du cabinet survient en effet alors que le camp fédéraliste québécois est encore secoué par la décision d'Ottawa de solliciter l'avis de la Cour suprême sur la légalité de la sécession du Québec.Aussi bien Jean Charest que Daniel Johnson ont reproché avec véhémence à Jean Chrétien de ne pas investir toute son énergie dans le renouvellement du fédéralisme.Simultanément, dans un discours mercredi dernier, le premier ministre a proclamé que son message « ne passait pas au Québec.» Cette remarque touche au premier titre le ministre Stéphane Dion.Ce-sont sur ses épaules que reposait essentiellement depuis janvier dernier la diffusion du message fédéraliste en sol québécois.Mais for-c e est de constater que ni les paroles du ministre Dion, ni les actes de son gouvernement ne correspondent aux attentes minimales de ses propres alliés au Québec.La nomination de Pierre Pettigrew est taillée sur mesure pour tenter d'apaiser la tempête.Au sein du cabinet, le ministre est clairement identifié à la mouvance qui privilégie le changement par rapport au durcissement pour régler le contentieux Canada-Québec.Pierre Pettigrew Ancien conseiller de Claude Ryan.il est également proche du PLQ qui s'était mobilisé pour lui dans Papineau-Saint-Michel lors de l'élection partielle de l'hiver dernier.Jusqu'à vendredi.Pierre Pettigrew était cantonne dans un poste dénué d'importance et de visibilité.A titre de ministre a la Coopération internationale, il passait davantage de temps a l'étranger qu'au Parlement fédéral.Ce sera tout le contraire dans ses nouvelles fonctions.Il hérite de la direction de la politique sociale canadienne au moment où les négociations avec le Québec sur la formation de la main-d'oeuvre entrent dans une phase décisive et ou s'entament avec les provinces des discussions cruciales sur une nouvelle répartition des responsabilités en matière de programmes sociaux.Dans cette optique, les lettres de créances qui servent M.Pettigrew au Québec risquent fort de lui nuire autour de la table du cabinet où plusieurs ténors de Jean Chrétien soupçonnent tout projet qui aurait pour résultat un rôle fédéral plus effacé en matière sociale de s'inspirer d'impératifs strictement québécois.La critique bloquiste Francine Lalonde note pour sa pan que le ministre hérite de son portefeuille au moment où les compressions fédérales a l'assurance-emploi sont sur le point de frapper de plein fouet plusieurs régions du pays.Enfin, sa nomination confirme une tendance troublante du premier ministre à envover un nou- m veau soldat québécois au front presque tous les six mois.Après les Massé.Robillard et Dion, c'est au tour de Pierre Pettigrew.Le prochain Sommet doit être celui de la déréglementation LAURIER CLOUTIER envoyé spécial de La Presse HULL Le prochain Sommet économique doit être celui de la déréglementation, pour relancer l'économie et l'emploi.Plusieurs conférenciers l'ont affirmé hier aux micros du congres annuel, de la Chambre de commerce du Québec, auquel participent ce week-end, à Hull, près de 300 personnes.Pendant ces discours, le pharmacien Jean Coutu, devenu temporairement président du Chantier de l'emploi en vue du Sommet, prenait des notes.Il expliquera plus tard qu'il «« ne faut blâmer personne pour le passé mais que Québec doit devenir plus jeune, donc plus mince ».Les congressistes représentent les 218 chambres régionales, avec 53 000 membres, et veulent « réinventer » le Québec.Pour y arriver, ils examinent par secteur déréglementations et privatisations, fusions de municipalités et allégements du fardeau des employeurs.Le Sommet de la fin d'octobre risque ainsi de faire des étincelles.Les gens d'affaires tirent a droite alors que les syndicats semblent préférer la gauche ( plus de règlements ).Dans le cas du gouvernement : Ça dépend des jours, disait l'autre.Le Québec ne peut éliminer son chômage avant de créer les entreprises qui lui font défaut et rentabiliser celles qu'il a, déclare Rodrigue Tremblay, professeur d'économie a l'Université de Montréal.Des études montrent que le Québec a 800 000 citoyens sans emploi mais aptes au travail, qu'il faudrait créer 80 000 PME ( 10 emplois chacune ) pour les faire contribuer à l'économie.Mines antipersonnel : 50 pays veulent agir Agence France-Presse OTTAWA Un nombre grandissant de pays ont marqué clairement une volonté politique d'interdire totalement à l'aube de Tan 2000 les mines anti-personnel lors de la conférence d'Ottawa qui s'est achevée hier soir.Aux 47 pays venus à Ottawa avec l'objectif de définir une stratégie visant une interdiction totale, se sont finalement joints trois autres, la Bolivie, l'Iran et le Cambodge, pour approuver un plan d'action visant à parvenir dans les plus brefs délais à une interdiction totale des mines antipersonnel.Il y a un an, seulement 23 pays soutenaient publiquement cet objectif, selon la Croix-Rouge.« C'est un signal très clair que ce qui a été négocié à Genève en mai était nettement insuffisant », a déclaré à l'AFP un diplomate européen qui a requis l'anonymat.Lors de la conférence de Genève, organisée en mai dernier par l'ONU pour réviser le protocole de 1980 concernant les mines antipersonnel, les représentants de 57 pays s'étaient simplement accordés sur une limitation de l'utilisation de ces armes.Le Canada, parmi d'autres, avait alors estimé que « de nouveaux progrès sont une question prioritaire ».Ces 50 pays, dits du « Groupe d'Ottawa », auxquels se sont joints des observateurs représentant 24 autres pays et huit organismes internationaux et humanitaires, ont manifesté une volonté d'agir, si nécessaire, en dehors du cadre contraignant des Nations unies.loto-québec Tirage du 96-1005 1 6 8 9 20 22 30 31 33 34 39 44 51 54 55 56 58 63 65 68 Tirage du 96-10-05 3 4 025 5822 EStra Tirage du 96-10-04 NUMÉRO: 556717 EStra Tirage du 96-10-05 NUMÉRO: 260222 M9 Tirage du 96-10-05 5 22 30 31 37 38 Numéro complémentaire: 23 GAGNANTS LOTS 3/6 W Ventes totales: 00 000 000,00 S Prochain gros lot (approx.): 0 000 000,00 S Tirage du 96-10-05 GAGNANTS 10 14 16 27 34 38 Numéro comptémentairo: _30 mise-tôt 10 15 30 55 QAGNANTS 95 LOTS 526.30 6/6 5/6* 5/6 4/6 3/6 0 0 12 778 12 776 LOTS 1 000 000,00 $ 13 940.40$ 1936,10$ 55.70 $ 5$ ventes totales: 559 945,00 $ Gros lot a chaque tirage: 1 000 000,00 $ SUPER Tirage du 96-10-04 GAGNANTS 5 10 26 33 42 44 45 Numéro complémentaire\" 7/7 6/7* 6/7 5/7 4/7 S/7* 0 5 23 1 672 34 627 31 716 ventes totales: 4156 480,00 $ Prochain gros lot (approx): 5 000 000,00 S 3/7 289 070 Prochain tirage.96-10-11 10TS 4 000 000,00 $ 25 248,60 $ 2 881,60$ 141,50$ 10$ 10$ partie, grat.TVA.le réseau des tirages de Loto-Ouebec Le modaHéi d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des bMets.En cas do disparité entre cette iste et ta hsto officielle, cette dernière a priorité.\u2014*-L Mais il faut être un héros pour créer une PME au Québec, dit le prof.Il faut obtenir un minimum de 14 permis différents.Robrigue Tremblay a conseille au gouvernement d'imiter l'État du Michigan qui.l'an dernier, a créé un emploi sur cinq aux États-Unis.Pour y arriver, le Michigan a mis sur pied l'Office of Regulatory Re-form.avec mandat d'éliminer la paperasse et 1000 règlements par année.Jean Coutu n'est pas contre.Le président du Chantier de l'emploi a fait le tour du Québec : «« pour réussir, il faut être délinquant », lui a-t-on dit.« Il faut repenser les conventions collectives, réinventer la roue, remettre le Québec au travail ».« Les gouvernements, dont celui du Québec, n'ont pas du tout une politique d'emploi, mais de revenus élevés, camouflée derrière des incantations officielles » du contraire, dit le prof Tremblay.Par les taxes et les règlements qui se multiplient toujours.Québec «< pousse les entreprises a automatiser » et a licencier des employés.Jean-Luc Landry, président des gestionnaires de fonds Bolton Tremblay et de l'Association des économistes québécois, déclare que le coût des charges sociales tombe directement sur le dos des entreprises.Avec le libre-échange et la déréglementation mondiale, les entreprises ne peuvent hausser impunément leurs prix et doivent rogner dans leurs profits et les emplois.Il ne faut pas se faire de cachettes.Jean-Luc Landry précise que le gouvernement taxe les moins mobiles : d'abord les.travailleurs, ensuite les entreprises, avant les consommateurs qui peuvent s'approvisionner outre-front ieres.Québec n'a pas le choix, dit M.Landry : déréglementer, augmenter son efficacité de 20 % ou taxer 25 °o de plus que ses partenaires En bref Milligan choisi ¦ Le ministre Keith Milligan a été choisi hier pour succéder à la première ministre démissionnaire Catherine Callbeck, dans le cadre du congrès de direction du Parti libéral de l'île-du-Prince-Édouard.M.Milligan a été désigné chef du parti dès le premier tour de scrutin, grâce aux 2237 votes récoltes.Un autre ministre du cabinet, Wayne Che-verie, a terminé Keith Milligan deuxième, avec 1836 votes.Ian ( Tex ) MacDonald, un ancien conservateur, n'a recueilli que 205 votes, alors que Daniel Mullen n'en avait que 51.M.Milligan.qui compte 16 années d'expérience à la législature de l'île-du-Prince-Édouard même s'il n'est âgé que de 46 ans, occupe présentement le poste de ministre des Transports et des Travaux publics.Il devrait entrer en fonction comme premier ministre d'ici une semaine et pourrait tenir une élection générale dès l'automne.Le « GO » privatisé ?¦ Le gouvernement ontarien songe à privatiser le réseau de transport en commun du Toronto métropolitain ( GO ) et demanderait aux municipalités desservies par le service de subventionner a hauteur de 25 °n les coûts d'exploitation, a indiqué le ministre des Transports.Al Palladini.«< Je souhaite que le GO soit exploite comme une entreprise ».a-t-il dit.«« Le gouvernement serait encore impliqué mais c'est le secteur privé qui exploiterait en son nom la société.» Le réseau de trains de banlieue et d'autobus transporte 100 000 voyageurs chaque jour dans la grande région de Toronto.Un délai pour la puce ¦ Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes a retardé d'une année l'entrée en vigueur d'un système de filtrage des émissions de télévision contenant des scènes de violence au moyen d'une puce électronique, dite Puce-V.Selon la présidente du CRTC, Françoise Bertrand, l'industrie de la télévision a besoin de ce délai pour perfectionner ce concept inventé au Canada.Mme Bertrand a de plus indiqué que le délai permettra à l'industrie canadienne de la télévision d'harmoniser son svstè- 0> me de codification des émissions avec celui des Etats-Unis, qui sera dévoilé au mois de février.d'affaires, l'Ontario et les États-Unis.Le gouvernement continue à voter 10 000 pages de règlements par année, dit Yvon Marcoux.premier vice-président de Provigo.On évalue le coût de la réglementation aux États-Unis à 680 milliards par année et on fait marche arrière.Résultat : le chômage baisse à 5 %, un peu comme en Nouvelle-Zélande et en Grande-Bretagne.Robert Tessier, président canadien de GEC Alsthom, active dans 26 pays, note « une corrélation parfaite » entre le chômage, la rigidité des règlements et les charges sociales.Comme en Espagne, avec 22 % de chômage.rCAPSu: e :.; & format im: Sàviez-vou;: Les taux de placement des diplômés de la formation universitaire de premier cycle varient entre 47,9% (linguistique) et 100% (dans quelque 13 programmes de formation).\t\t¦\t\t-¦> \t.u\tS\t\t Vous avez ces questions choix de carrière?Envoyez-les nous par fax ou par courrier électronique et suivez les réponses une fois la semaine dans le cahier Carrières ez professions de la Presse du samedi.Fax : (514) 679-69J Pi Un cadeau merveilleux Icônes par Rosette Mociornitza (514) 656-0188 I A L'HOTEL RUBY FOO'S ENCHÈRES PUBLIQUES SANS RESTRICTION PLUSIEURS ARTICLES 0E GRANDES VALEURS SERONT VENDUS SANS MISE A PRIX.SANS ENCHERE MINIMUM CARPETTES ET TAPIS SAISIS.N0N-ACQUITTÉS \u2022 EN DÉFAUT 0C PtfttC 0 ASIE OORlIMT NCUTS CN ftO* ET EN LAINE.EN ROA.M CHAMEAU, ETC.TOUS f AB\"i0 JtS A LA MAIN PLUSIEURS AUTUf S TARIS AUTHUfTlOUtt 0 IRAN 0 INOS.0 AFGHANISTAN AUXQUELS S'AJOUTENT PLUSIEURS PIAGET.ROLEX, CARTIER, TAG HEUER.GENEVE PLUSIEURS RARES DIAMANTS, RUBIS, PERLES, SAPHIRS.OPALES.EMERAUOES BAGUES.BRACELETS.COLLIERS.BOUCLES D'OREILLES.ETC.DE TRES GRANDE VALEUR 1 DATE: Les personnes qui ont une maladie mentale, les accepter, c'est fondamental.Gouvernement du Québec MiRimilëilBSwH» LIEU: LE DIMANCHE.6 OCTOBRE 1996 A 14 M PRÉCISES INSPECTION PUBLIQUE A COMPTER 0C13 H HÔTEL RUBY FOO'S 7055.BOULEVARD DEC A RIE (ANGLE RUE PARC) CttOQUO ptOCO OOt OdOquOtOmont #tK)uat6a Tout d'Importation ont eie \u2022cqortte» sur HChli r^qixte oot ancnantaaura é ranooo.Cor uno méeo é prti.Fra» do manutention do 10% on tua.comptant, choqua* SSRMSl at carte do credR.F« 1 aoo 344 «69 Non-omaot a LA PRISSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 6 OCTOBRE 1996 Mes premiers pas Stépane Laporte collaboration spéciale Dimanche dernier.J'étais au ^ala de l'après-midi des prix Gémeaux, assis dans le fond de la salle avec ma blonde.Sur la scène, Simon Durivage ouvre l'enveloppe : « Le Gémeaux pour le meilleur spécial humoristique est remis à., Bye Bye 95.Stéphane Lapone ! ».Dans ma tête, c'est le feu de foyer de TQS, une chanson de Kathleen, une plaidoirie de Guy Bertrand, bref le vide total.Je realise que je dois me lever et aller le chercher.Et ce qu'il y de plus difficile pour mol, ce n'est pas d'écrire le Bye Bye.ni de lire les critiques le lendemain, c'est de marcher en étant conscient que tout le monde me regarde.Parce que je marche croche.C'est de naissance.Et plus je me sens regarde, plus je marche croche.El plus je marche croche, plus je me sens regarde.C'est comme la saucisse.Un complexe, ce n'est pas simple.Ça vient cie loin.Enfant, jetais espiègle et je courais partout, un petit kangourou avec des springs défectueux.Je courais tout croche* mais c'a ne me taisait rien.C'est dans les yeux de ceux qui nous regardent qu'on se voit.Et comme je jouais avec mon grand frère qui m'aimait très fort, ce que je vo\\ais île moi.dans ses veux, était très beau.Puis a huit ans, je suis aile jouer au hockey intérieur dans une ligue organisée.Et durant la période de réchauffement, un joueur de l'autre équipe s'amusait a me faire tomber.C'était pas ires complique, jetais aussi facile a faire chuter que le dollar canadien.J'avais le coeur de Mario Tremblay, la précision de Steve Shutt mais autant d'équilibre qu'Olivier Guirnond en gars chaud.Il a bien dû me faire tomber une dizaine de fois, en éclatant de rire.C'est son bâton qui m'enfargeait mais c'est son regard qui me faisait mal.Dans ses yeux, je voyais qu'il ne comprenait pas pourquoi je marchais comme ca, et ca lui faisait peur.Alors il me jetait a terre.Quand je suis rentre a pied après la partie, j'ai senti que tous les gens dans la rue me regardaient comme lui.C'était peut-être pas vrai, mais c est ce que j'ai senti.À partir de ce jour-la, c'est devenu un peu plus difficile pour moi de faire les premiers pas.Faut toujours que je voie une lumière dans les yeux de quelqu'un* comme une auto qui attend la lumière verte.C'est si fort un regard, que lorsqu'on le pose sur quelqu'un, il faut le faire en douceur, pour ne pas l'écraser.Quand je suis avec ma blonde ou avec André-Philippe, j'ai l'impression de marcher avec l'aisance de Claudia Schiffer.Mais mettez-moi devant deux étrangers, et Claudia Schiffer devient l'Homme de fer.J'avance carre.Laporte se barre ï C'est pas de leur faute, c'est de la mienne.Faut juste que j'en revienne, que je leur laisse le temps de me connaître, que j'apprenne a avancer même si c'est jaune.Même si dans leur regard, y'a comme un doute.Mais c'est mon réflexe ou ma défense; je fige.Alors imaginez, là.il iaut que je marche devant les caméras de RDI.le reseau des catastrophes.Des plans pour que je tombe ! Simon Durivage attend toujours que quelqu'un vienne chercher le prix avec un x.parce que le pris avec un s ( c'est moi ) ne bouge-pas ! Pris dans le sens de poigne.Je vois l'escalier sans rampe qui mené a la scène et je sais que ça ne sera pas évident de le monter tout seul.Ma blonde me tend son bras.Dans ses yeux, il y a plein de lumières.Je me levé.Mais le temps d'arriver devant la scène, Marie Perreaull, la directrice des variétés de Radio-Canada, est déjà au podium : « J'accepte ce trophée au nom de Stéphane Laporte.»» Je reste en retrait.C'est alors que des gens me reconnaissent et crient : « Y'est la ï Y'est la ï »».Marie se retourne vers moi.elle me sourit et m'invite a venir la rejoindre.Le monde applaudit.Ça aille.En serrant très fort la main de ma blonde, je monte l'escalier et je ira- verse la scène comme Donovan Bailey doublant un Américain.C'est peut-être pas vrai, mais c'est ce que je sens.A la tele.ça devait être autre chose ! J'embrasse Marie, je remercie toute l'équipe du Bye Bye, et je termine en disant : « Dans la vie pour avancer, on a besoin des autres >».C'est peu.mais sinon c'aurait été trop long.Sortie cote jardin.J'aurais jamais réussi à me rendre sur la scène sans ma Denise.Physiquement oui, mais la peur aurait bloque mes jambes.La peur île ne pas plaire.C'est sur son amour que je me suis appuyé, beaucoup plus qtie sur son bras.Et c'a a marche ! Le sourire de Marie, les applaudissements des gens, tous ces regards étaient doux.Personne n'est venu me faire tomber.Merci.Je suis sûrement le seul récipiendaire de Gémeaux, dont le plus grand bonheur n'est pas de l'avoir gagné, mais d'avoir été capable d'aller le chercher î Un petit pas pour l'homme, un pas de géant pour moi.Et pour continuer sur cet élan, a tous les dimanches, grâce a cette chronique, si vous le permettez, j'irai vers vous.Brigitte Bardot : ma vie, mes hommes Quand l'actrice française la plus célèbre dit tout Vingt-trois années après ses adieux au cinéma.BB rompu le silence.Dans ses Mémoires, en vettte au Québec depuis le début du mois, elle dit absolument tout.Avec la franchise et I insolence qu on lui connaît, elle parle de ses joies, des drames qu 'elle a vécus, des hommes qui ont compté dans sa vie, de ses passions.Elle a reçu Le Figaro et a accepté de se livrer au jeu des questions-réponses avec une simplicité et une honnêteté stupéfiantes.LE FIGARO \u2014 Ce livre, c est vraiment vous qui l'avez écrit ?Brigitte BARDOT \u2014 Bien sur.\\ ai mis 21 ans a le finir.C'est drôlement long, 21 ans ! j'ai commencé a l'âge de 40 ans : h- J«s septembre, i 'aurai (>2 ans ' \u2014 Qu'est-ce que c'est ?Un journal intime ou des Mémoires ?\u2014 le me suis replongée dans mes souvenirs.Mais ce n'est pas un livre linéaire.Entre le moment eu je l'ai commencé et le peint final, il v a eu de longues interruptions, parfois Je cinq ans.parlais de trois ans \u2014 Des le départ, c'était un livre qui était desline a être publie ?\u2014 fin fait, c'est un livre que je voulais publier après ma mon le voulais laisser un témoignage sur mon existence.\u2014 Pourquoi ?\u2014 On a écrit tellement de conneries sur moi ! Des gens qui ne m'avaient jamais vue m'ont décrite comme s'ils vivaient avec moi vingt-quatre heures sur vingt-quatre ! J'en avais marre de lire des mensonges sur ma vie.D'ailleurs, a la fin.je ne voulais même plus lire ces ragots.Alors, je me suis dit.je vais m-conter moi-même ma vie.sans fausse pudeur et en toute franchise, comme ça je serai sûre que ce sera la vérité.\u2014 À quel moment l'avez-vous écrit ?\u2014 La nuit, pour être tranquille.Pour plonger dans ma mémoire./ avais besoin d'un silence total.Il fallait que j'aie l'esprit libre.Si j'étais préoccupée par quelque chose, je ne pouvais pas retrouver les détails, les odeurs.les odeurs c'est très important pour moi.les détails aussi.\u2014 Dans le livre, vous écrivez : «< La folie qui entourait ma personne me semblait irréelle.Je ne comprenais pas bien pourquoi moi.Cette vie de star, je n'y étais pas préparée.>?Comment devient-on Brigitte Bardot ?\u2014 J'ai toujours été loin de tout cela, même au faite de ma gloire.J'ai toujours été comme je suis maintenant, me forçant a faire des choses qui m enquiquinaient, ou qui m'e.carrément ! Je n'ai jamais vraiment compris ce qui m'arrivait et je n 'en ai jamais vraiment profité.En fin de compte, être une star ne présente que des inconvénients.\u2014 Lesquels ?\u2014 Les journalistes et photographes par exemple : je ne pouvais bouger, tout ce que je disais était déformé, tout ce que jefaisais était monté en épingle.\u2014 Mais si celait a relaire vous le referiez ?\u2014 Je ne sais pas.Si C'était a r4 Line je le referais ou je ne le referais pas le m en feus \u2014 Tout de même, il n'y a pas que des inconvénients a être Brigitte Bardot.\u2014 C'est vrai Ce tut une existence unique Vais on ne peut pas dire que ce tut une vie heureuse Le bonheur n était pas dans le pre \u2014 Vous n'avez pas ete heureuse ?\u2014 Qui ne \\eu; pas eue heureux ! Tout le monde veut ! être Mais le bonheur i 'est planplan et \\ iliaque fois que l'amour ne ressemblait plus à de la passion, ie m'angoissais et je recherchais une passion ailleurs \u2014 «< Je n'ai jamais ete une actrice dans l'âme, ce que je préférais dans le cinéma c'était le soir quand le travail était fini, »» Finalement, vous n'étiez pas laite pour le cinéma.\u2014 Je ne suis pas une actrice, je ne suis pas quelqu'un qui interprète un rôle.Je suis Incapable de jouer au théâtre, par exemple Quand j'ai un rôle a jouer, je le vis Je le vivais même tellement que je tombais amoureuse de meï partenaires des la première stcnc d'amour ! C'est pour ça qu'un film comme « La Vérité \u2022\u2022 de Clouzot a ete très destructeur pour moi.pane que j'ai pleinement vécu ie rôle de Dominique Marceau.Clouzot m'entraînait dans des gouffres de détresse, il voulait que je crache tout ce que j'avais de détresse.Ça s'est conclu par une réelle détresse qui s est terminée en suicide ! le m investis totalement dans ce que je lais.Quand j'écrivais ce livre, il m arrivait de tomber en larmes parce que je pensais a tout ce pathos que je traîne après moi.\u2014 Vous parlez aussi de l'alcool dans le livre, vous racontez qu'en 1972 : «« Je craquai et me mis a boire lieux bouteilles île Champagne et trois Mires île vin rouge quotidiennement.»\u2022 C'est fini aujourd'hui ?\u2014 J'ai an été.\u2014 Comment en éliez-vous arrivée la ?\u2014 Quand on est ce que j'ai été.c'est-à-dire une des femmes les plus connues du monde, c'est inévitable.Que j'aille n importe ou.on me déroulait des tapis rouges sous les pieds.Quand j'arrivais quelque part, j'étais gâtée, constamment entourée.Je connais peu de femmes, à ce niveau de notoriété, qui ont pu, a part Garbo.dire du jour au lendemain.«' j'arrête ».On est pris dans une espèce d'engrenage.Lorsqu'on arrête, on est pris de vertige, on se trouve dei'ant un énorme vide.On n a plus aucun but.\u2014 Vous avez tout de même fini par tout laisser tomber.\u2014 J'ai arrêté pour une seule raison, mais ma conversion ne s'est pas faite du jour au lendemain.J'ai mis des années avant d'y arriver.Je l'ai fait lentement, et j'ai appris ce que c'était la protection animale.Ce ii est pas le tout de vouloir protéger les animaux et de s'appeler Brigitte Bardot.Au début, on dit « elle est bien mignonne », mais après on vous demande de retourner derrière la caméra.La rande entrée d'automne de $1 &< Ca C'est 15000$ en argent à gagner Jusqu'au 22 novembre 1996 La Presse fera tirer _T six (6) lots de 2 500 $ ~r parmi tous ses abonnés(es).Soyez du nombre ! Le prochain tirage aura lieu le vendredi 11 octobre 1996.La Presse publiera le nom du gagnant ou de la gagnante du deuxième lot de 2 500 $ le samedi 12 octobre prochain, Pour gagner il suffit d'être abonné(e) à La Presse.Règlements du concours 1 ^ disponibles à La Presse.Pour tout renseignement supplémentaire composez : Montréal : 285 6911 Lntcricur de Montréal fJMM fron> Indicatif (514) : 1 800 361-8202 Indicatifs (418) - (61 3) - (819) : 1 800 361 7453 A 6 ?LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 6 OCTOBRE 1996 Sous le signe des paparazzi PARIS Louis-Bernard Robitaille collaboration spéciale Le terme a été inventé par Fellini pendant le tournage de la Oolce Vita.On les voit en meute faire le pied de grue devant le palace où est descendue la star incarnée par Anita Ekberg, poursuivre des limousines en ves-pas, s'entre-tuer pour arriver les premiers sur un cadavre tout frais.On ne sait pas comment le nom a fait son apparition, mais il fonctionne dans toutes les langues : ce sont les paparazzi, autrement dit les violeurs professionnels de vie privée.Ils « planquent » pendant 48 heures ou une semaine devant l'appartement que Marlon Brando a acheté a Paris en espérant que le monstre sacré fasse enfin une apparition.Ils se déguisent en bédouins à dos d'âne pour attraper une photo furtive de la fiancée de Hugh Grant au Maroc, et les seins nus.Entre Londres, Paris, Rome, Monaco, ils forment une petite internationale \u2014 200 ou 300 photographes, jeunes, sportifs et pas trop scrupuleux \u2014, ce sont les aventuriers modernes du Nikon et du Leica.Grâce à eux, on a vu le prince Charles faire le pitre a quatre pattes au cours d'un déjeuner privé, Lady Diana faire des exercices dans une salle de gymnastique, Sarah Fergu-son seins nus sur une plage avec son avocat et amant.Leur plus grand titre de gloire : les photos, a la fin des années 60, de Jackie Onassis et Monsieur, nus dans leur île privée en Grèce.C'était l'oeuvre de photographes italiens en tenue de plongée, et qui avaient fait le guet à bord d'un petit sous-marin.Plus récemment, on a pu voir apparaître dans Paris-Match la photo de la fille naturelle de Mitterrand, sortant d'un restaurant parisien avec son père et, bien entendu, le mari athlétique de Stéphanie de Monaco, Daniel Ducruet ( ancien garde du corps de profession ) se livrer à des ébats fougueux au bord d'une piscine avec une strip-teaseuse belge.Jusqu'à ces dernières années en France \u2014 comme au Québec \u2014 les journaux à potins se contentaient de broder des histoires à dormir debout à propos de personnalités connues ( variétés, cinéma, spon, politique ), mais à partir de photos prises le plus banalement du monde au cours d'événements mondains, dans la rue, à la sortie d'un spectacle.Ce qu'il y a de nouveau depuis quelques années, c'est l'irruption de ce nouveau style de re- portage : le viol systématique de la vie privée, qui se pratiquait depuis longtemps et sur une grande échelle en Italie.À tout seigneur tout honneur, c'est le magnat allemand de la presse « populaire », Axel Ganz, qui a lancé l'affaire Lu en France avec Voici, un hebdomadaire bon marché qui en deux ou trois ans a atteint le tirage de Paris-Match, et vend 800 000 exemplaires en moyenne.Paris-Match, jusque-là, se spécialisait dans le reportage « intime-autorisé », négocié avec la personnalité en question, ou alors dans les images de scènes relativement anodines.Depuis l'irruption brutale de Voici dans le décor ( et maintenant de deux autres magazines de Ganz, Gala et VSD ), le jeu a changé de nature, et ce qu'on recherche exclusivement, c'est la photo-scandale, de qualité médiocre le plus souvent, mais prise dans l'intimité a l'insu de la personnalité en question : un photographe chanceux attrape ainsi Isabelle Adjani et War-ren Beatty en amoureux a New-York.Un autre, extrêmement patient, saisit les deux présentateurs-vedettes du journal télévisé de TF1 \u2014 Claire Chazal et Patrick Poivre d'Arvor \u2014 a la sortie de l'hôtel Raphaël a Paris, le matin bien entendu.La très lourde condamnation a des dommages et intérêts obtenue par les journalistes au titre d'atteinte a la vie privée n'a rien changé : désormais ces amendes sont inté-grées aux prévisions budgétaires de Voici a concurrence de 10 %.et l'affaire reste bien juteuse.L'objectif quasiment unique de cette chasse frénétique est vieux comme le monde : le sexe.Une personnalité connue et prise « à poil » ou presque est déjà un bon début : une photo de Patrick Bruel en maillot de bain et sur un bateau, prise d'hélicoptère et qui met en valeur quelques bourrelets, fera à elle seule une bonne page dans Voici et sera payée jusqu'à 100 000 S au photographe.Les photos de Claudia Schiffer, également sur un bateau, mais en bikini, et en compagnie innocente, vaut cinq ou dix fois moins.En monokini, cela redevient intéressant.En monokini et avec un nouvel amant, cela commence à valoir de l'or.Les paparazzi, dont l'armée campe en permanence pendant les mois d'été en quelques hauts lieux de villégiature méditerranéens \u2014 la plage des Lices à Saint-Tropez, les abords de telle plage privée, etc.\u2014 traquant inlassablement nudité et adultère.Un Robert de Niro en maillot de bain au club 55, c'est bien ; le même avec une nouvelle petite amie, et voilà la saison rentabilisée d'un seul coup, à condition d'avoir l'exclusivité, bien sûr.On a ainsi vu des clichés de l'inusable Caroline de Monaco se négocier a 2 millions S, ce qui était jusque la le record absolu dans le genre.Ce tarif a sans doute été dépassé à la fin du mois d'août par un reportage qui concernait de nouveau la principauté de Monaco.On y voyait donc le fameux Daniel Ducruet, fils de poissonnier devenu prince consort d'opérette, au bord d'une piscine privée de Villefran- che-sur-mer, pas loin de Monaco.Le reportage intégral, d'abord publié en Italie, ne cachait rien de l'anatomie du brave garçon, ni de la nature de ses activités avec la strip-teaseuse belge.Les photos étaient tellement détaillées \u2014 d'ailleurs accompagnées d'une video, en vente en Italie \u2014 qu'on a rapidement conclu a un coup monte.C'était de toute évidence la belle Fili qui avait attiré Ducruet en ce lieu précis où le ou les photographes pouvaient opérer sans problème.Simple coup monté par le pa-parazzo lui-même, ou guet-apens de plus haut niveau, où la mafia italienne de Monaco aurait joué un rôle ?En tout cas l'affaire a occupé la France entière pendant deux bonnes semaines et opportunément égayé une rentrée morose.L'affaire Ducruet-Stéphanie, d'ailleurs, n'est toujours pas terminée.Semaine après semaine, des clichés par ailleurs sans intérêt nous tiennent au courant des allées et venues et de la tristesse de la princesse \u2014 au supermarché, dans un jardin privé, etc.Et, cette semaine, Paris-Match vient de réussir un joli coup : de nouvelles photos de l'incorrigible Ducruet, a bord d'un bateau au large de Monaco, et se prélassant sur le pont avec ce qui passe pour être une nouvelle flamme.Ce Ducruet qui prétendait avoir la plus grande honte de son acte coupable, aurait ainsi récidive sans même attendre que le scandale public s'apaise î Tristesse et courroux de ce pauvre papa de prince Rainier ! Et suite du feuilleton la semaine prochaine.La Brasserie Molson a été infiltrée par l'OTS ! ERIC CLÉMENT Non seulement l'Ordre du Temple solaire avait donné des cours de gestion et de marketing au sein d'Hydro-Québec mais aussi à Tinté-rieur « d'établissements financiers » et de compagnies privées, dont la brasserie Molson du Canada, affirme Hermann Delorme, un exadepte québécois de l'OTS, dont le livre « Crois et Meurs » sortira cette semaine.Tout juste deux ans après la première tragédie de l'OTS, qui fit 53 morts en Suisse et à Morin Heights, les 4 et 5 octobre 1994, Hermann Delorme livre ses secrets et les enseignements qu'il a tirés de trois années passées au sein de la secte.Dans le livre paru aux Éditions de la Paix, le courtier de Granby ( arrêté par la SQ pour trafic d'armes au profil de l'OTS en 1993 ) raconte aussi combien l'OTS avait réussi a pénétrer jusque dans le tissu social et industriel du Québec, «< sous le couvert d'une approche humaniste de l'homme et de l'entreprise ».Les adeptes «« LOTS et surtout l'ARCHS ( l'Académie de recherche et de la connaissance des hautes sciences fondée par le gourou Luc Jouret ) ont recruté des adeptes pouvant exercer une influence dans la société, écrit-il a la page 170 de son livre.Ainsi, plusieurs cadres de l'énorme société québécoise.Hy-dro-Quebec.ont ete cibles.En outre, plusieurs membres de l'OTS ont donné des cours de gestion et de marketing a l'intérieur d'Hydro-Québec et de compagnies comme la brasserie Molson du Canada.» M.Delorme affirme ensuite que quelques adeptes ont ouvert la porte de la <« nouvelle gestion » a d'au- Dernière Semaine pour Economiser chez Sears SUR MOQUETTE 'MANSIONS' i mm ¦ ¦ ¦ D o PLUS, RECEVEZ EN PRIME UN EXCELLENT SOUSTAPIS Moquait* à vtlours coupé tl texture en nylon ICF troité tésistacho\".Choix de 20 coloris.Mansions I texture.36 oxT.N° 13801.Sears ord.39,99 ver.ca.Maintenant.23,99 ver.ca.(28,69 m2) Mansions II texture.45 oz*.N° 13802.Sears ord.49,99 ver.ca.MaintenanL.29,99 ver.ca.(35,86 ni1) Mansions III texture.55 ozf.N° 13803.Sears ord.59,99 ver.ca.MaintenanL.35,99 ver.ca.(43,04 m7) Mansions velouté ou designer.45 oz'.N° 13800/4.Sears ord.54,99 ver.Maintenant.32,99 ver.ca.(39,45 m3) (Poids ovoni rasage \"Morque certifie» de E.I DuPom de Nemoun ond Company ca.CS3 AVEC LA CARTE SEARS, RIEN À PAYER AVANT MARS 1997 SUR /MOQUETTE PAS D'ACOMPTE PAS D'INTERVENTION D'UN TIERS POUR LEO ' Sur approbation du service du crédit, avec la carte Sears.35$ de frais de paiement différé Offre en vigueur jusqu'où dimanche 13 octobre 1996.Cette offre ne s'applique pas oux achats par catalogue ni oux ortides soldés des Centres de liquidation.Détails en mogasin.\"Sauf tapis d'appoint APPELEZ POUR UNE CONSULTATION À DOMICILE SANS OBLIGATION OU PASSEZ AU MAGASIN SEARS LE PLUS PROCHE 1-800-625-0025 C'est Sears Aujourd'hui RÉCLAME EN VIGUEUR JUSQU'AU DIMANCHE 13 OCTOBRE 1996, 3(» \u2022 2 .OQn-b» Copyngm 1996.Sears Canada Inc.Attendez-vous à plus V 1res sociétés dont la philosophie correspondait à celle de l'OTS.« Us y ont donné, dans certains cas, une formation a tendance eso-terique, très souvent bien camouflée, écrit-il.D'autres adeptes ont occupé des positions importantes dans des établissements financiers, diverses entreprises et à différents niveaux des gouvernements.Avec quelques recherches, je suis sur qu'on découvrirait la même infil-tr.ition de l'Ordre en Europe et dans d'autres pays où l'OTS est implante.» Selon Hermann Delorme, déjà au printemps 93, Jean-Pierre Vinci, le cadre d'Hydro-Quebec décède lors du premier massacre, tout comme Luc Jouret, savaient très bien que « leur temps sur cette terre s'achevait, car leur décision de « partir » était prise depuis plusieurs mois »».Emprise Delorme décrit Vinet comme sous l'emprise totale de Jouret.Après le procès pour trafic d'armes, le 30 juin 93.Delorme se plaint a Vinet d'avoir été floué dans cette histoire.Vinet se défend et ajoute : «« Sais-tu qu'avant notre arrestation flottait un nuage noir au-dessus du Québec et qu'après, il s'est dissipe ?» Le 5 juillet 1994, quand Delorme rencontre de nouveau Vinet, ce dernier lui raconte qu'il portait sa croix de Templier lors de son arrestation : «« Lorsque je me suis deshabillé pour la fouille a nu, avant d'être conduit en cellule, ma croix s'est dematérialisée.dit Vinet.Elle est réapparue quand je me suis rhabille.Les policiers n'ont rien vu ».Delorme raconte que Vinet lui disait que Di Mambro était « l'énergie pure » incarnée dans un corps physique, et que le chef de l'OTS aurait pu.électrocuter l'épouse de Jean-Pierre Vinet s'il n'avait pas « couper son courant » le jour où il l'avait serrée dans ses bras! Président de l'ARCHS en 1991.Delorme a quitté l'OTS en 1992 et tout contact avec l'ARCHS en mars 1993.PROPOSITIONS D'AFFAIRES 710 occasions d'affaires CS mondait nutrition Mrté crt*-OOCMor de craounct 4534933 dOU* société de financement aux pme ***** des prowts étr>-9cryn gtwgijt igajaaon t*oruan OWCtrçù» R40 ContiJUKr.gr*uflt M Raymond 351 2929 Pig 314*57 730B.514*74-1082 718 À Hkiïtx 714 pour MB « banaouat tl rêojom- du Ouaoac PDttntt.de rtvanu Q 8913131 mm 75000 t 514962*76 14C sctvicb-=- / IJ rmanciebs qpa avts 06 nuncmwt coeeenciAi.3W dbsoiutk*.\t F1HAHC£MENT TOUS «MES perhcufeor corne» ce { PME E**z i» d*a**.contact»* nom au .¦ m\t \tPMM1 A Vît j :0r*> papg TfOirid ne de-mmjêpmSmmm LA PRFSSF.MONTRÉ\" AI DIM\\\\» Il ne garde pas de rancune apparente non plus contre Pierre Elliot Trudeau qui l'a traité de « mangeur de hot-dogs ».« J'ai pensé qu'il ferait mieux de réagir avec dignité »\u2022 Il met sur « le stress causé par ses relations maritales tendues » les insultes de Trudeau.Quant à son coiffeur, sujet d'innombrables moqueries, il se compare à « De Gaulle qui avait besoin d'un aide de camp pour repasser ses chemises.» Mais ses yeux brillent à nouveau et le politicien reprend vite le dessus sur l'homme lorsque je l'amène à la Baie James.« Avec ce projet, on recule les frontières du Québec, c'est la tradition de pionniers des Québécois, des Normands qu'on répète.» Peu importe s'il a fallu bousculer les Amérindiens ?« C'était extrêmement difficile de négocier avec eux avant d'entreprendre les travaux.Si j'avais attendu une conclusion des négociations, le projet ne serait pas commencé actuellement.On parle de leadership, il y a des fois où il faut que le gouvernement prenne le taureau par les cornes.On en parlait depuis 1937.HydroQuébec avait déjà dépensé 8 millions en études.On a ajouté 20 millions après la victoire ( 1970).Alors, j'ai dit il est temps.» I PK)T0 B£»SAft0 9R/CAT.UPTM Mme Bourassa accompagne la dépouille de son mari î ¦ : t t - t \\ ¦à » *i \" \u2022 v' Simon Bourassa, le petit-fils de l'ancien premier ministre Robert Bourassa, s'amuse sur le tapis du Salon rouge tout près du corps de son grand-père.PHOTOS «EUTER Le premier ministre du Québec Lucien Bouchard, accompagné de son épouse, Audrey Best, et du premier ministre canadien Jean Chrétien, se recueillent devant la tombe de Robert Bourassa.Un homme qui donnait L'auteur de ce texte a été président de la Commission-jeunesse du Parti libéral du Québec et 1989 à 1991, membre du Comité Allaire sur la position constitutionnelle du PLQ après l'échec de l'accord du Lac Meech.Monsieur Bourassa, Robert, merci.Je me souviendrai toujours du profond respect humain qui t'animait.Ce respect pour les gens, pour les opinions.Merci pour tous ces dimanches où tu es venu nous rejoindre, loin des caméras de télévision, pour prendre part aux discussions de notre groupe de jeunes.Il ne faisait 1 aucun doute que ce n'était ni le premier ministre du Québec, ni le chef du PLQ qui accomplissait sa tâche, mais plutôt un homme qui s'enrichissait de notre verve et de nos idéaux.Un homme qui partageait généreusement le fruit de son expérience, un homme qui donnait.Merci pour tous ces appels de minuit où tu te préoccupais de savoir et de comprendre ce qu'un gars, du haut de ses vingt ans, pouvait bien penser des décisions politiques a prendre.Merci pour ces batailles d'idées où tu as demandé à tes ministres de retourner à la table à dessin pour ainsi respecter les aspirations et les ambitions de ma génération.Merci pour ces rencontres au 190 Maplewood.Tu m'auras appris que la politique n'est pas une question de stratégies et de décisions.C'est une question de réflexion sur la vie personnelle et sur la société.Après, et seulement après, il peut être question d'action politique.Tu m'as appris la différence entre un homme d'État et un politicien.Bien sûr, tu le sais, je n'ai pas partagé ton avis sur toutes les décisions.J'ai même ragé pour une certaine.Merci de cette patience pour mon impatience.Merci d'avoir inspiré le sens et l'esprit libéral qui veut créer la richesse pour ainsi mieux la partager.Tu n'es plus.Nous sommes aujourd'hui meilleurs de tout ce que tu as su nous donner.Je crois ton rêve réalisé.MICHEL BISSONNETTI LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 6 OCTOBRE 1996 La Presse La ioune Presse est une r native du service de I information de La Presse.Cette pdge parait cnaque dimancne.durant l'année scolaire.Son objectif est d'initier les adolescents a l écriture journalistique en leur permettant de s'expnmer sur les divers sujets qui tes intéressent.Le choix des thèmes et des chroniques est du ressort d'un comité de rédaction sous la direction de AJdm de Repentigny.yfyj'nt au directeur de 'ormaton.Les élevés du cours secondaire et du cégep qui font de Us photo sont également invités a participer a La Jeune Presse en communiquant avec M.de Repentigny Téléphone : 28S7070 (télécopieur : 28S6808» Adresse : la Jeune Presse.7 rue S*mt Jacques, Montréal.H2Y IK'j INTERVIEW Isabelle Boulay Gaspésienne à ÉCHANGES Le Projet Gabon coopération et solidarité Al'ère dtf Ij mondialisation dis échanges économiques et culturels, certains pays d'Afrique ont décidé d'encourager des étudiants à venir acquérir leur savoir-laire ici.au Québec.Ainsi.plusieurs cégeps, en collaboration avec l'Agence canadienne de développement internationale (ACDI) et les pays étrangers impliqués» accueillent des étudiants africains dans le cadre de différents programmes de coopération internationale.Le cégep de Saint-.Iean-sur-Rtchelieu est celui qui gère le plus gros volume d'activités en Afrique.Le Projet Gabon, un Lg petit pays de la côte ¦ ouest de l'Afrique, uSlKI en plein sur le ci ua leur, est certainement le plus imponant.Le but principal du Projet Gabon est de former des étudiants étrangers qui pourront mettre en oeuvre leur savoir-faire en Afrique.De plus, les étudiants étrangers acquièrent ici une expérience d'intégration soi iale qui leur permettra éventuellement de mieux s adaptera différentes situations dans leur travail.Ce projet est divisé en deux sous projets: le premier est un projet d'assistance à des éta-bliscmcnts d'enseignement supérieur gabonais comme l'université Omar Hongo à Libreville.Environ 45 personnes-ressource par année collaborent à ce projet, le plus considérable du genre au Québec.Le deuxième consiste à encadrer les boursiers et les stagiaires gabonais en veillant à ce que leur séjour au Québec se déroule Le Projet Gabon forme des étudiants étrangers qui pourront mettre en oeuvre leur savoir-faire en Afrique.bien.Même après leurs études Collégiales, le cégep s'occupe du bon déroulement des études universitaires, si les étudiants poursuivent leurs études au Canada.Environ 170 boursiers ou stagiaires gabonais repartis dans 22 institutions différentes font partie du deuxième projet Le Projet Gabon offre aussi un débouché intéressant aux étudiants en techniques du cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu qui viennent de compléter leurs études collégiales, lin effet, ils ont la possibilité de travailler au Gabon en tant que «technicien volontaire» pour une période d'un an.Ce sont surtout des techniciens en informatique et en électrotechnique.Ce programme a permis, entre autres, d implanter le réseau Internet au Gabon.Les programmes de coopération internationale sont de plus en plus populaires auprès des différents cégeps, et ce malgré les coupures dans le domaine de 1 éducation au Québec.L'organisation Cégep international, qui travaille à la promotion des programmes de i oopération internationale, regroupe jusqu'à maintenant 21 cégeps à travers toutes les régions du Québec.Cette coopération démontre à quel point le Québec contribue à la reconstruction de l'Afrique, i ontinent largement négligé par le passe.Dominic Samoisette Collège de Saint-Jean-sur-Rkhelieu La Gaspésienne Isabelle Boulay n'a pas perdu de temps pour prendre sa place dans I univers artistique québécois.A 23 ans.la chanteuse s'est imposée en prêtant sa voix a la trame sonore de la téléséfic Afyi RM, a lancé un premier disque m janvier dernier et est en nomination dans deux catégories au Gala de 1 AD1SQ.dont celle de révélation de l'année! Émission attendue.Alvs Rûbi fut l'élément tlt clencheur qui lit connaître la voix et le talent d Isabelle Boulay à un large public.- I ai été extrêmement touchée d'être choisie pour un projet d'une telle envergure mais j étais aussi consciente de I ampleur du défi, raconte Isabelle Même si je ne connaissais pas vraiment le répertoire au moment de passer l'audition, je l'ai vite apprécie \u2022 Enregistré en quatre jours, l'album traduit une certaine spontanéité qui n est pas étrangère à l'interprète, -Quand j aime quelque chose, tout peut aller très vite», dit-elle.Les vertus du Mais elle aime aussi prendre le temps de faire les choses.Son album sol.Fallait pas.fut élaboré pendant un an.en étroite collaboration avec Daniel DeShabne qui a écrit pour elle neuf des I 1 chansons du disque «Daniel a cent des chansons dans lesquelles je me retrouve vraiment.Ce sont des pièces que ) aurais aimé écrire.\" Le propos conveige vers un thème majeur: la sensibilité de l'être humain.Cela petit certes sembler banal, \\oire redondant mais pour Isabelle Boulay.c est de cette capacité commune a tous île - ressentir» qu'il faut partir pour guérir certaines plaies de noire société.La détentrice d un DEC en Lettres semble croire davantage aux venus du coeur qu aux principes clos pour faire avancer v « monde Si seulement tout le momie pensait comme elle?< «pendant, malgré la sincérité profonde des textes de h allait pas.la musique qui les accompagne n est jus toujours à la hauteur.La critique a été très sec ère sur ce plan, allant même jiisiju a qualifier le tout de très linéaire» et d'«ennuyeux».s il faut adou- cir ces déclarations a I emporte-pieu certaines chansons sont tort belles \u2022 .on se doit d'admettre que certaines mélodies semblent aller nulle part.l.a \\<»i\\ chaude et ru he d'Isabelle mente un meilleur terrain de jeu.Néanmoins.On sent le tout sincère: -L'album représente bien ce que nous vicions au moment où nous i avons fait.Il n v a pas de regret La dernure année fut fort chargée p«»ur la jetUIC interprète.Alors qu elle était a enregistrer son premier disque solo et que I album-hommage a Aies Robi sortait.Luc Plamondon sollicitait les services d Isabelle pour défendre le rôle de Marie-Jeanne dans la production parisienne de Surmonte \u2022\u2022 i aime bien mon personnage de la serveuse automate qui.malgré ses nombreuses faiblesses, est lucide i i veut sauver le monde du drame qui se passe SOUS ses ceux, cxpliquc-t-cllc le me retrouve un peu en elle - Apres une tournée québécoise estivale qui se terminait le 28 septembre au Studio-Théâtre du Maurier.Isabelle s envole vers l'Europe pour reprendre son rôle dans Uormataa et assurer la promotion de Fallait pas.Sa carrière est d ailleurs bien partie sur le vieux continent avec I obtention du Dlal 1) < >r qui reconnaît en elle la révélation de I année parmi 60 candidats traitais lusqu OÙ iras-tu, Isabelle 1 Sylvain Larocque Collège Lionel-Groulx ECHANGES Un Danois à Montréal undi matin, en arrivant a I école.Martin Axelsen.un Danois de 16 ans liaiclienient débarqué, est vite devenu b coqueluche de tout le monde au collège du Mont-Saint-Louis.Parlant déjà, outre vi langue maternelle, l'allemand et I anglais, il est venu apprendre îr Irancais chez nous.Avec îles sourires, la barrière des langues fut un peu plus facile a surmonter; c'est qu il fallait lui laire visiter sou nouvel environnement! Martin vient de Glainsberg.une pcuic ville de 5UU0 habitants.Choc % uliurei donc, puisque Montréal est trois lois plus populeux que la plus grosse ville du Danemark.De plus, ce Québécois «temporaire» avait une vision plus «poétique\" du Québec en effet même s il savait Montréal très peuplé, il imaginait un Québec rempli de forêts cl de grands espaces.-J ai hâte de voir la neige et d'essayer le ski! - a-t-il ajouté, en anglais bien sur.D'ailleurs, il est plus facile de se débrouiller en anglais qu'il ne le pensait: «Je crois que l'apprendrai le français moins vite que les autres (qui sont à Québec) parce que tout le inonde parle anglais à Montréal»».Martin est pas mal au courant de la situation politique au Québec.Grâce à l'information transmise par AFS.l'organisme responsable de ce voyage de formation, mais surtout parce que la telév ision danoise en a parlé.Mais poui quoi avoir choisi le Québec comme terre d'accueil pour l'apprentissage du français?«Je voulais aller en France, mais toutes les places étaient prises», explique-l-il avec un sourire-désolé.Pourquoi ne pas simplement prendre un cours de français dans son pays?«Mais parce que je n'apprendrai pas le français de la même manière!» affirme-t-il.L'apprentissage de I' autonomie Effectivement cette méthode d apprentissage est plutôt radicale: parachuté dans une école francophone, ne comprenant pas un mot ou presque de ce qui se dit dans la classe.«Martin se sert de son dictionnaire et de ses nouveaux amis francophones pour déchiffrer le contenu des cours.L'éducation reçue au Danemark est selon lui plus axée sur le principe «d'apprendre à apprendre» aux étudiants, alors qu ici nous apprenons plus de notions concrètes.«Nous apprenons à devenir plus indépendants», soutient-il.Son autonomie est aussi mise à rude épreuve puisque les participants ne Parachuté au Collège du Morrt Saint Louis, la Danois Martin Axelsen se sert do son dictionnaire et de sas nouveaux amis francophones pour déchiffrer le contenu de ses cours.sont pas autorisés, en théorie, à voir leur famille au cours de leur séjour d'un an à l'étranger.«Maintenant, ça va.ça fait juste quelques semaines que je suis arrivé.Mais il parait que c est plus dura Noël.», raconte Martin.Durant son immersion.Martin est hébergé par les Bouthillier.une famille québécoise dont le fils Sebastien, devenu son ami.a 17 ans.«Ils sont très gentils», confie-t-il.Si le participant ne SC sent pas bien dans une famille d'accueil, il peut demander un changement et AFS se chargera de le rcloca-liser.Ces familles s'occupent des voyageurs bénévolement; elles doivent obligatoirement fournir un lit et trois repas par jour au jeune.Martin devra paver la moitié des 38 000 couronnes (environ l>500 dollars» que lui coûte le voyage.I autre moitié étant payée par ses parents.Cela prend une bonne dose de courage pour surmonter ses peurs et faire face a I inconnu.«Ce qui me taisait peur, c était que les gens ne veuillent pas de moi», explique Martin.Il n'a maintenant plus de crainte, s étant fait de nouveaux anus a I \"école qu'il fréquente.Souhaitons-lui un bon séjour en terre québécoise! Myriam Berthelet Collège du Mont-Saint-Louis - » Pour les surfers.Le 19 septembre dernier avait lieu le lancement officiel du site Internet du Regroupement des clubs-sciences du Québec.Conçu afin de promouvoir le loisir scientifique, ce site a pour but d'aider les différents clubs de sciences en leur offrant des ressources importantes par le biais de forums de discussion.Il permet aussi à ces clubs de sortir de leur isolement en se lançant des défis et en.répondant aux requêtes que les autres clubs ont lancées.13 II L: V \\1 S Évidemment, ce site n'est pas réservé qu'aux scientifiques; vous pouvez y poser les questions qui vous torturent l'esprit, répondre aux requêtes ou tout simplement satisfaire votre curiosité.Vous êtes tentés?En voici l'adresse: http://www.clubscience.qc.ca Jtaaiat Guindi Inscription pour les Jeunes Entreprises Il est temps pour les jeunes de cinquième secondaire et de la première année de cégep de s'inscrire aux «Jeunes Entreposes».Ce programme, parrainé par des entreprises privées, regroupe des jeunes motivés et dynamiques ayant du temps et de l'énergie à donner pour fonder leur propre entreprise.Les participants acquièrent ainsi de l'expénence pratique dans plusieurs domaines tels l'administration de la compagnie, ses finances et le marketing.Un bon départ pour l'avenir! L'inscription se fait par l'intermédiaire de votre maison d'enseignement Myriam Berthelet \\ LA PRHSS1-.MONTRE AL PIMAM'HE 6 OCTOBRE 1996 A 9 Monde Arafat : une nouvelle chance pour la paix d'après AFP GAZA Le président palestinien Yasser Arafat s'est félicité hier à Gaza que soit proposée « une nouvelle chance pour la paix * à l'occasion de l'ouverture aujourd'hui de négociations israélo-palestiniennes.À son retour du sommet de Washington et d'une tournée en Europe et dans trois pays arabes, M.Arafat s'est réjoui des « soutiens arabe et européen à l'exigence palestinienne d'une application des accords conclus » avec Israël.Environ 5000 Palestiniens s'étaient rassemblés à Gaza pour accueillir le chef de l'Autorité pa- lestinienne qui a participé mardi et mercredi au sommet sur le Proche-Orient de Washington, puis s'est rendu au Maroc, en Tunisie, en Italie, en France et en Egypte avant de regagner Gaza.De la frontière égyptienne à Gaza, de nombreuses manifestations populaires ont accueilli le président palestinien qui devait présider dans la soirée une réunion conjointe du cabinet palestinien et du comité exécutif de l'OLP.Décidées au sommet de Washington pour repondre a la flambée de violence de la fin septembre dans les territoires palestiniens ( 83 morts ), les négociations sur l'application des accords d'autonomie s'ouvrent aujourd'hui a Erez, à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, sous l'égide d'une délégation américaine.Avant leur ouverture, le secrétaire d'Etat américain Warren Christopher doit rencontrer aujourd'hui le premier ministre israélien Benjamin Neianyahu à Tel-Aviv puis M.Arafat a Gaza.Hier au Caire, l'Egypte a conseillé à M.Arafat de refuser toute renégociation de l'accord d'extension de l'autonomie signe en septembre 1995.Les négociations «« porteront sur l'application de l'accord et non sur une modification de cet accord »», a indique le ministre égyptien des Affaires étrangères Amr Moussa, a l'issue d'un entretien de M.Arafat avec le président Hosni Moubarak.LE DEBAT Clinton se prépare à une surprise de la part de Dole Un Irlandais en Palestine d'après AFP DUBLIN Le ministre irlandais des Affaires étrangères, Dick Spring, se rendra « le plus tôt possible au cours de la semaine a venir » au Proche-Orient, a annoncé hier le premier ministre irlandais, John Bruton, au cours d'une conférence de presse lors du sommet informel de l'Union européenne a Dublin.Plusieurs participants au sommet ont souligné que la mission de M.Spring visait à favoriser la recherche de la paix entre les deux principaux protagonistes mais ne constituait pas une médiation.M.Spring effectuera le déplacement en qualité de président en exercice du conseil des ministres de l'UE pour porter un message aux Israéliens et aux Palestiniens « et offrir aux deux parties le soutien politique fort de l'UE ».a ainsi déclare M.Bruton.La mission de M.Spring pourrait débuter mercredi, a-t-on indiqué auprès de la présidence irlandaise de l'UE.Le président français Jacques Chirac avait avancé la date de dimanche et le premier ministre britannique John Major celle de lundi.«< Les deux parties attendent quelque chose de nous ».a explique le chef de la diplomatie belge, Eric Derycke.Sa déclaration visait a souligner qu'en dépêchant M.Spring dans la région, l'Union européenne n'entendait pas seulement repondre a une demande du président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat pour une participation des européens aux négociations israélo-palestiniennes d'Erez qui débutent aujourd'hui.Il s'agit pour l'Union de rétablir un certain équilibre jpres une déclaration des Quin/c.adoptée lundi dernier a Luxembourg, qui critiquait l'usage exagère de la force par Israël.M.Dervtke a estime que «« l'Union européenne avait alors perdu une partie de sa crédibilité ?» auprès d'Israël.Cette démarche ne vise «< pas du tout a s'imposer, mais a adresser un message de l'Union »» au premier ministre israélien Benjamin Neianyahu et à M.Arafat et à « rester le cas échéant a leur disposition », a précisé le président Chirac.« Les progrès au Proche-Orient seront réalisés entre MM.Arafat et Netanyahu, ni l'Union ni person- ned'autre ne pourra les déterminer a souligne M.Major.Les participants au sommet sont, par ailleurs, tombes d'accord pour dépêcher un «« emoye spécial »* après avoir acquis la certitude qu'un « rôle prolonge de l'Union européenne serait utile >», a ajouté M.Bruton.M.Spring exprimera a l'occasion de son déplacement au Proche-Orient « la vue très clairement partagée autour de la table » a Dublin, selon laquelle « il convient d'accélérer le processus de paix et d'éviter toute confrontation, afin d'offrir aux deux parties le soutien politique appuyé de l'Union européenne dans les efforts destines a parvenir a un accord négocie le plus rapidement possible ».Réunis en sommet à Dublin, les quinze chefs d'Etats et de gouvernements et leurs ministres des Affaires étrangères ont consacre une bonne partie de leurs discussions à étudier les possibilités d'une initiative au Proche-Orient.M.Arafat avait exprimé vendredi soir a Paris le souhait de voir l'Ul: participer aux pourparlers d'Erez.d après AFP CHAUTAUQUA Le président démocrate Bill Clinton se préparait hier a une surprise de la part de son challenger républicain Bob Dole lors de leur premier duel télévise de la campagne, qui aura lieu ce soir a 21 h sur toutes les grandes chaînes américaines.«< Je pense que oui »», a répondu M.Clinton, auquel la presse demandait à Chautauqua, dans l'État de New York, ou il se trouve depuis jeudi, s'il pensait que M.Dole aurait «< une surprise » pour lui lors de ce débat d'Hart-ford, dans le Connecticut.II a assuré que lui n'en aurait aucune pour son rival.« Le président s'attend bien sûr à une surprise », a renchéri son porte-parole.Mi-chael McCurry, sans plus de détails.M.Dole, pour sa part, se préparait dans son appartement de Bal Harbour, en Floride.À un mois du scrutin du 5 novembre, M.Clinton aborde ce premier grand rende/-vous avec une avance tellement importante dans les sondages que M.Dole a besoin, de l'avis des analystes, de le mettre clairement en difficulté devant plusieurs dizaines de millions de téléspectateurs pour pouvoir espérer réduire un écart situé entre 15 et 20 points dans les intentions de vote.Retranché dans un hôtel de Chautauqua, une petite localité de quelques centaines d'habitants bâties autour d'un lac du même nom, M.Clinton cherche depuis jeudi à anticiper tous les arguments de M.Dole.Le sujet le plus épineux pour lui porte sur son intégrité et sa moralité, a propos des nombreuses affaires qui ont empoisonne sa présidence, de White-water \u2014 un investissement immobilier dans l'Arkansas qui a mal tourné \u2014 au scandale des fiches du FBI \u2014 l'obtention illicite par la Maison-Blanche des fiches de police de quelque 900 Républicains \u2014 au Travelgate\u2014 le licenciement, en 1993 des sept employés du service de voyage île la présidence.Mais un assaut de M.Dole sur ce sujet est tellement attendu qu'il s'agirait en fait du contraire d'une surprise.L'entourage présidentiel a aussi prépare son candidat a toute attaque dans le domaine de la lutte antidrogue.À la suite d'un rapport montrant une hausse de la consommation de drogue chez les adolescents, la campagne de M.Dole a, en effet, produit récemment une publicité télévisée rappelant aux Américains que le président avait admis, en 1992, avoir fumé du cannabis alors qu'il était étudiant et surtout qu'il avait plaisanté à ce sujet récemment.Parmi les deux douzaines de conseillers qui accompagnaient M.Clinton dans cette tranquille localité proche de la frontière canadienne, la plupart sont des experts venus pour aider le candidat Clinton a «< potasser >?ses dossiers, de l'économie a la diplomatie en passatit par la lutte contre la criminalité.Mais la Maison-Blanche a aussi fait appel a un acteur de théâtre, Mike Sheehan, qui a aidé, dans le passe, plusieurs candidats démocrates à améliorer leur style.M.Clinton, qui a procède vendredi soir a une deuxième répétition dans les conditions du débat avec pour «< sparring partner », l'ancien sénateur démocrate George Mit-chell dans le rôle de M.Dole, a affirmé hier être en progrès par rapport à la veille.«« J'ai fait mieux hier » ( vendredi ), a-t-il dit, estimant qu'il y avait peut-être eu match nul.Autres informations pages A10 et Ail \u2022fi.\u2022 - »¦ \u2022 «M* -v- KBh '* \u2022 i ¦ - -v.Câble 8: Montréal CD* Québec Anse-aux-Gascons S3 \u2022 Percé QQ \u2022 Hull Ë3 \u2022 Chapeau ES \u2022 Val D'Or CQ \u2022 Rouyn Q \u2022 Rimouski £B \u2022 Sherbrooke £D \u2022 Sept-îles O \u2022 Baie-Trinité £B \u2022 Carleton Q3 \u2022 « Gaspé §B \u2022 Grand-Fonds 00 \u2022 Cable 4 Trois-Rivières CB \u2022 Câble 2 Chicoutimi A 10 LA PRISSE.M ONT RI AL.DIMANCHE 6 OCTOBRE 1996 Le monde BOSNIE La stratégie de l'impasse Charriée malgré elle de guerres ethnicistes en élections bâclées, la Bosnie-Herzégovine reste le laboratoire des Grandes Puissances déstabilisées par l'effondrement de Yalta et forcées à rechercher un nouvel équilibre dans l'Europe de l'après-guerre froide.de la partition de facto tracée a Dayton et gérée sur place par 52 000 soldats de l'IFOR, une OTAN «< élargie » aux Russes et aux Européens de l'Est sous leadership US.C'est donc l'impasse.Mais « les impasses peuvent aider un endroit comme la Bosnie »», titrait le New York Times le 15 septembre.L'art i-c le, daté de l'ONU, avait pu au plus tard être écrit le 14, a l'heure ou les 4000 bureaux de vote étaient encore ouverts a travers l'« endroit bosniaque morcelé et ravagé par la guerre.Mais pour le journal que beaucoup considèrent comme le plus proche (les milieux officiels US, l'issue des élections était prédéterminée : une Impasse, « un signe d'espoir »», parce que « les impasses sont parfois des politiques en elles-mêmes », et « les plus malaisées des impasses donnent aux gens le temps de reprendre une vie normale et de rechercher des solutions plus permanentes ».Jooneed Khan Des voix autorisées crient au scandale, mais les résultats ont été dûment certifiés, et les États-Unis, superpuissance unique, cl de plus en plus unilatéraliste, ont marqué un autre point en faisant suivre l'accord de Dayton par la plus Ame* rica-friendly des issues possibles dans les circonstances.En bref, le Musulman Alija Izetbegovic, leur protégé obligé, a pris la tête de la présidence tricéphale du pays éclate, et son parti, le SDA, a fini premier au Parlement « national ».Il est suivi au triumvirat du Serbe Moine Mo Krasji-nek et du Croate Krcsi-mir Zubak, dont les partis SDS et HDZ remportent la part du lion de leurs électorals respectifs, le SDS renforçant en outre son emprise sur une Repu- bllka srpska ( us ) « purifiée Prévus par les analystes et dénoncé par les observateurs, surtout européens, des groupes d'Helsinki et de Crise internationale ( 1CG ), c'est la consécration des gains militaires des uns cl des autres, la « légitimation » des partis de la guerre, le gel L'impasse bosniaque est peut-être la moins mauvaise des options pour la stratégie US, mais elle a pour effet de briser l'élan du processus de Dayton.L'impasse postélectorale en Bosnie donne aussi du temps aux États-Unis pour remodeler l'OTAN selon leurs propres impératifs de superpuissance, d'en étendre les limites orientales jusqu'aux frontières d'une Russie dépendante, de refouler les velléités européennes d'une défense et d'une diplomatie Indépendantes, et d'y atteler le monde araho- musulman du flanc sud eurasien comme un partenaire junior captif.Plus Immédiatement, cette impasse conforte le président américain Bill Clinton dans sa quête de réélection car elle écarte, d'ici au 5 novembre au moins, touie menace photo «£jte« Le président de la Serbie Slobovan Milosevic ( à gauche ) et son homologue bosniaque Alija Izetbegovic ( à droite ) ont eu cette semaine à Paris, en présence du président français Jacques Chirac, leur première rencontre depuis la guerre en Bosnie.sur les 20 000 Gis qu'il a déployés en Bosnie contre l'avis de ses ri- vaux républicains.Et elle l'autorise à leur dire que le calendrier de Dayton suit son cours et que les élections promises en Bosnie ont pu avoir lieu grâce a la présence des Boys.Mais tout aussi immédiatement, les minisires de la Défense de l'OTAN, réunis en Norvège, décidaient de préparer l'après-IFOR, dont le mandai expire le 20 décembre.Au milieu de tiraillements Amérii|tie-Europe-Russie de plus en plus ouverts: William Perry a refusé de garantir une participation américaine à la nouvelle force; Charles Millon a répète que si les Etats-Unis se retirent, la France fera de même ; Français et Allemands veulent y engager après le 20 décembre leur brigade commune de 5200 hommes, pensée comme laboratoire d'une défense européenne ; et la Russie refuse que l'OTAN.dont l'élargissement vers l'Est suit un calendrier parallèle, profite de l'impasse bosniaque pour porter ses structures militaires jusqu'à ses frontières.Ses adjoints ont admis «« des erreurs d'ordinateurs, des problèmes de résultats doubles »».voire l'ignorance de la taille exacte de l'électoral et du taux de participation, mais l'équipe de l'OSCE a fini par certifier les résultais annonces prématurément par son patron américain, Robert Frovv kk.Dans la foulée.Washington obtenait la première rencontre de la présidence tricéphale a Sarajevo, levait a ses conditions les sanctions de l'ONU contre Belgrade, annonçait l'envoi d'une force de 5000 hommes pour « couvrir » jusqu'en mars 1997 le retrait des 20 000 Gis.et poussait a l'intégration des armées bosnienne et croate en promettant de leur livrer des chars el des hélicoptères \u2014au grand dam des Européens.La démocratie, en Bosnie en tout c.is.ne pesé pas lourd dans ce contexte.F rovvick a mis le processus électoral au service des impératifs l S d'<« impasse ».Le fiasco de Mostar aidant, l'ÏCG et le Groupe d'Helsinki ont réussi a faire reporter les municipales, qui posent maintenant le prochain défi : pourront-elles avoir lieu alors que l'IFOR se retire?Et si elles oni lieu, les nouveaux élus pourront-ils s'installer en zones «< purifiées » sans relancer la guerre ?L'impasse bosniaque est peut-être la moins mauvaise des options pour la sirategie US, mais elle a pour effet de briser l'élan du processus de Dayton.La mise en place de nouvelles institutions et le lancement de la reconstruction, propres a sauver l'unité du pays, sont désormais lourdement hypothèques.LE SOMMET DE WASHINGTON Le triomphe mine de Netanyahu J00NEED KHAN Plus que Bill Clinton, qui s'est pavané en leader international devant les caméras dans les dernières foulées de la campagne américaine, c'est Benjamin Netanyahu qui a triomphé au Sommet convoqué d'urgence cette semaine à Washington pour remettre sur les rails le processus de paix au Proche-Orient, gravement menacé par la relance de l'Intifada.Le jeune loup du Likoud, disciple de Begin et Shamir, n'a cède sur rien : il refuse de fermer le tunnel asmonéen dont l'ouverture mit le feu aux poudres ; il refuse une date pour le redéploiement de l'armée israélienne à Hébron ; il veut même en renégocier les termes au nom de la sécurité des 400 colons juifs implantés autour de la sépulture des patriarches ; il maintient les blocus externe et interne des Territoires palestiniens, qu'il a placés sous la menace d'une écrasante puissance de feu et fait ceinturer de chars en prévision de nouvelles explosions de colère palestiniennes ; el il ne renie ni son refus d'un Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale ni son rejet du principe d'échanger « la lerre contre la paix » sur lequel se fonde le processus de paix lancé en 1991 à Madrid.L'idéologue d'Eretz Israël s'est montre pragmatique tout de même en acceptant l'invitation de Clinton, qui avait oeuvré pour sa défaite aux élections israéliennes de mai, et en se prêtant à un tête-à-tête et ime poignée de main avec Yasser Arafat, qu'il a appelé « mon partenaire et mon ami »».Mais ces gestes étaient aussi diriges vers l'importante diaspora juive des Etats-Unis, dont un Influent secteur se méfie de lui.ayant beaucoup investi dans le processus de paix.Gestes calcules donc tout comme son accord pour reprendre les négociations des demain avec les Palestiniens à Erez, prés de Gaza, vise à émousser leur colère, et à rassurer la majorité d'Israéliens qui pensent qu'il a commis une erreur en ouvrant le tunnel le long de l'Esplanade des mosquées a Jérusalem, surtout la moitié de l'électoral qui vota pour Shimon Pères et qui désormais manifeste pour la paix en craignant le pire.La « victoire » de Netanyahu, claironnée par ses collègues du Likoud et ses coalisés intégristes, risque cependant de coûter cher à lui-même et à beaucoup de monde.« Netanyahu a joué avec le sort de l'Etat et personne ne sait combien paieront de leurs vies pour son pari », a dit Yossi Sarid, chef du parti pacifiste Meretz allié aux travaillistes.« C'est la fin d'Oslo, les craintes empirent », a commenté Ze'ev Schiff, expert de questions militaires et diplomatiques.Même le leader des colons, Pinhas Wal-lerstein, a déclaré : « Je suis très content, mais je suis aussi très inquiet.» Le fait est qu'en ouvrant le tunnel, Netanyahu, qui a pris de court ses propres généraux, a en même temps fermé la porte à toute négociation qui vaille.Au stade actuel, l'Autorité palestinienne devrait être en train de négocier avec Israël le statut final des Territoires, y compris celui de Jérusalem-Est, tout en gérant la reconstruction.Netanyahu lui offre plutôt de renégocier le statut d'Hebron et refuse de parler de Jérusalem-Est.Cela dans un contexte de siège militaire où tout manque l'argent, l'emploi, les vivres, les médicaments, les services publics, l'espace vital, les libertés et l'espoir d'une vie digne sur sa terre natale.Les explosions peuvent venir de plusieurs côtés.L'Intilada armée contre laquelle ne cesse de flicttrc pk)t0 peuter Des soldats israéliens postés à un point de contrôle dans le centre de la ville d'Hébron ont passé les menottes à deux jeunes Palestiniens afin qu'ils se tiennent tranquilles.en garde l'Égyptien Hosni Moubarak est déjà commencée.Un Palestinien était tué et cinq autres blessés à Hébron mercredi alors que se consommait l'échec de Washington.Elle empirera si Netanyahu exige le désarmement de la police palestinienne comme il a menacé de le faire.Il y a la menace d'attentats en Israël même, peut-être contre des civils comme en février et mars derniers.Il y a le front diplo- matique, où la Syrie prône le gel de la normalisation arabe avec Israël.L'Egypte, qui a boycotté le Sommet de Washington à cause de son caractère improvisé, menace d'annuler le Sommet économique régional prévu le mois prochain au Caire si Netanyahu ne plie pas.Il y a aussi le front militaire liba-no-syrien.Le Hezbollah, qui a tiré mercredi des missiles Sam et Sag-ger contre des hélicoptèresrdc com- i bat et des tanks au Liban-Sud occupé blessant deux Israéliens, disposerait de lance-roquettes pouvant atteindre des villes comme Sa-fed et Nahariya.La Syrie a retiré ses soldats de Beyrouth et les redéploie à sa frontière avec le Liban \u2014 à l'abri des batteries Sam, et dégonflant ainsi le ballon de Netanyahu de « négocier d'abord » le retrait israélien du Liban-Sud.« Ce front pourrait s'embraser dans les semaines qui viennent », peut-être avant les élections américaines, « ce qui pourrait exacerber les divergences entre Israël et les Etats-Unis », écrit le Lamashkia In-vestment Newsletter.Cette publication israélienne, disponible à la page web du Jérusalem Post ( http ://wvvw.jpost.co.il ), écrit aussi que l'économie de l'État juif court à la catastrophe et qu'une collision avec les intérêts US, qui misent gros sur le processus de paix, ne fera qu'envenimer la situation.La Bourse israélienne est en déprime depuis 1994, la croissance de 1992-94 était fondée uniquement sur le crédit extérieur, dont les garanties de 10 milliards de dollars consenties par les États-Unis en 1991 et qui expirent dans un an.Qu'arrivera-t-il alors ?, s'interroge le bulletin, qui évoque le récent crash mexicain \u2014 dévaluation massive du peso et grave récession.« Sauf que c'est le Congrès US lui-même qui finance la crise qui s'en vient.Interviendra-t-il pour renflouer l'économie israélienne ?» demande-t-il sur un ton dubitatif.Il est utile à ce sujet de souligner que tout le long de la crise du tunnel, CNN a rappelé que les États-Unis accordent trois milliards et plus d'aide par an à Israël, plus deux milliards de garanties de crédits par an, qu'Israël vend chaque année pour deux milliards d'obligations aux États-Unis, et que les contributions privées américaines à Israël frisent un autre milliard par an.La « victoire » de Netanyahu risque bien d'être une victoire «< à la Pyrrhus ».i LA PRIissi .MONT RI: AL.DIMANCHE 6 OCTOBRE 1^6 A 11 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL SUD-LIBAN Raid israélien ¦ L'aviation israélienne a mené hier en fin d'apres-midi un raid contre le massif montagneux de llklim al-Touffah, fief des intégristes pro-iraniens du Hezbollah au Liban sud» a indiqué la police libanaise.Les appareils israéliens ont lancé à 18 h 25 deux fusées sur les hauteurs de MU ta* une localité située à une quarantaine de kilomètres au sud de Beyrouth, selon la police qui n'était pas en mesure de préuser, une heure après le raid, si le bombardement avait fait des victimes.Auparavant, un commando du mouvement chiite libanais Amal avait attaque une position de l'Année du Liban sud ( ALS.milice pro-israélien-ne ) dans la zone occupée par l'État hébreu au Liban-Sud.Cette attaque n'avait pas fait de victime, selon des services de sécurité dans la région.d'après AFP RUSSIE Limogeage ¦ Le président Boris Eltsine a demis hier de ses fonctions son ministre pour les Sports et entraîneur personnel de tennis Chamil Tarpichev, mis en cause dans une tentative d'assassinat en juin dernier, a annoncé hier soir la première chaine de télévision russe.Selon la chaîne.M.Tarpichev a été démis par décret de toutes ses fonctions officielles, notamment la présidence du comité d'État pour le sport \u2014 l'équivalent d'un ministère \u2014 et la présidence du Conseil de coordination pour le sport auprès du président.Selon des sources informées citées par la chaine, M.Tarpichev a également décidé de lui-même de démissionner de ses fonctions de représentant de la Russie au Comité olympique international pour ne pas nuire à l'image du sport russe.M.Tarpichev avait ete mis en cause lors de la tentative d'assassinat en juin dernier contre Boris Fiodorov, un homme d'affaires influent qui dirigeait notamment le Fonds national du sport.d'après AFP HONGRIE Manifestation ¦ Quelque quinze mille personnes ont manifesté hier contre la politique d'austérité du gouvernement social-libéral du premier ministre socialiste ( ex-PC ) Gyula Horn a Budapest.Les manifestants se sont réunis devant le parlement dans le centre de Budapest à l'appel du Forum démocratique hongrois ( MDF-centre-droite ), l'ancien parti leader de la précédente coalition gouvernementale conservatrice.Ils réclamaient notamment « le rétablissement des prestations sociales » supprimées par le plan d'austérité du gouvernement actuel depuis mars 1995.Les manifestants ont en outre réclamé dans une pétition remise au gouvernement le rétablissement du congé maternité de trois ans qui a été écourté à un an et demi et celui de la scolarité gratuite.Le plan d'austérité avait imposé des frais de scolarité de 2000 forints ( 20 dollars US ) par mois.d'après AFP CAMBODGE Khmers rouges ¦ Deux des cinq dirigeants khmers rouges « extrémistes », qui avaient fui le Cambodge vers la Thaïlande mardi, se sont rendus à une faction rebelle dissidente, a-t-on indiqué hier de source militaire officielle.Les autorités ont identifié l'un des hommes comme étant Ny Korn, un haut commandant rebelle et frère de l'ancien « ministre de la Défense » khmer rouge Son Sen.Le second a été identifié comme Ta Muth, beau-fils du chef d'état-major de la guérilla Ta Mok.un personnage très craint.Mais Ieng Vuth, fils de Ieng Sary, chef de la faction sont recherchés au Cambodge depuis la loi de 1994 qui a rendu les Khmers rouges illégaux.Les cinq « extrémistes » y compris Nuon Chea, commissaire politique des Khmers rouges et Son Sen, ancien « ministre de la Défense » des rebelles, se sont enfuis de leur base.d'après AFP - % \u2022 fi mm \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 .t ' \u2022 PHOTO «EUTER Deux des trois membres de la nouvelle présidence tricéphate, le Musulman Alija Izetbegovic ( à droite ) et le Croate Kresimlr Zubak, sur scène; la chaise du Serbe Momcilo Krajisnik est restée vide.Boycott des Serbes de Bosnie d'après AFP SARAJEVO Les Serbes de Bosnie ont boycotté hier la cérémonie inaugurale des nouvelles institutions de l'après-guerre en Bosnie, une politique de la chaise vide de mauvais augure pour l'avenir du processus de paix.Les États-Unis, parrains de ce processus, se sont déclares « extrêmement mécontents » de l'attitude des Serbes.Les institutions communes aux deux entités de Bosnie, la Fédération croato-musulmane et la Repu-blika Srpska ( RS ), ont justement pour but d'éviter l'éclatement du pays, profondement divisé par trois ans et demi de guerre.Malgré d'intenses pressions internationales, les Serbes de Bosnie ont refuse de venir à Sarajevo en invoquant des raisons de sécurité.Alors que d'ultimes négociations avaient lieu à Pale, le fief des Serbes de Bosnie, a une quinzaine de km à l'est de Sarajevo, la confusion la plus totale a régné pendant plusieurs heures dans la capitale bosniaque, au théâtre national de la ville, où la cérémonie aurait dû commencera 14 h locales.Lassés d'attendre le résultat des négociations, les invités ont quitte la salle pour aller se réfugier au foyer du théâtre, laissant un instant croire à une annulation.L'orchestre philharmonique de Sarajevo a de son côté recommencé à jouer après s'être interrompu, faisant penser que la cérémonie allait débuter.Celle-ci s'est finalement ouverte à 17 h 15 locales avec l'entrée dans le théâtre des seuls élus musulmans et croates du Parlement issu des élections du 14 septembre dernier.Elle s'est terminée 45 minutes plus tard.Appelés sur la scène du théâtre, les 31 élus ont signé chacun une déclaration solennelle, promettant en particulier de « défendre la Constitution de Bosnie-Herzégovine et de mettre totalement en oeuvre l'accord de paix de Dayton ».Deux des trois membres de la nouvelle présidence tricéphale, le Musulman Alija Izetbegovic et le Croate Kresimir Zubak, les ont ensuite rejoints pour prêter serment à leur tour.Sur scène, la chaise du Serbe Momcilo Krajisnik est restée vide.Ce dernier, un fidèle du leader déchu des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, avait accepté lundi pour la première fois de revenir à Sarajevo depuis l'éclatement du conflit au printemps 1992 pour assister à la première réunion de la présidence tricéphale.Les Serbes ont invoque des raisons de sécurité pour refuser de revenir a Sarajevo maigre l'impressionnant dispositif déployé dans la ville avec 300 soldats italiens de la force de paix ( IFOR ) et des dizaines de policiers bosniaques et de l'ONU.« Nous avons proposé six autres lieux, dans la partie musulmane de Sarajevo, mais nos partenaires ( de la Fédération croato-musulmane ) les ont rejetes », a déclaré un porte-parole des Serbes, Slobodan Bijelic.L'autre raison invoquée est « la déclaration solennelle »», que les Serbes refusent de considérer comme un «« serment »», a précise M.Bijelic.Les efforts entrepris pendant plusieurs heures par Michael Stei-ner, l'adjoint de Cari Bildt, le haut représentant civil en Bosnie, rejoint par le chef de l'IFOR.l'amiral Joseph Lopez, n'ont pas réussi a faire fléchir les Serbes de Bosnie.Alija Izetbegovic, président de la présidence collégiale, a protesté à sa façon contre cette attitude en refusant de modifier son discours, dans lequel il souhaitait aux Serbes de Bosnie la «< bienvenue à Sarajevo ».*< J'ai écrit ce court discours ce matin quand je croyais encore que les représentants serbes viendraient.Ils ne sont pas venus, mais je vais le lire inchangé », a déclaré M.Izetbegovic.« Bienvenue a Sarajevo, sentez-vous en sécurité », a notamment lancé aux absents de cette cérémonie le président musul- man, accentuant le caractère surréaliste de la journée.Il a proposé que les ex-belligérants se livrent à une « compétition pour le meilleur », notamment pour la reconstruction du pays.« Les enfants ne sont pas coupables des péchés de leurs parents.Il n'y a pas de mauvaises gens, seulement de mauvais leaders », a-t-il dit.Cari Bildt a pour sa part promis que l'engagement de la communauté internationale en Bosnie se poursuivrait.« Le passe vous a divisés, vous devez vous unir pour votre avenir », a-t-il lance dans un discours au ton devenu quelque peu incongru.La Croatie et la Republique fédérale de Yougoslavie avaient envoyé des représentants a celte cérémonie, ainsi que les États-Unis, qui étaieni représentés par leur secrétaire d'État adjoint aux Affaires européennes, John Kornblum.« Nous sommes extrêmement mécontents et contrariés que tous les présidents n'aient pas été présents », a déclare M.Kornblum à la presse.« C'est un développement inopportun (.) mais nous allons continuer à construire ces institutions communes », a ajouté le diplomate.« Elles sont l'avenir de cette région.Il n'y a pas d'alternative au processus de paix », a encore déclaré M.Kornblum.« Les responsables de Pale mettent en danger l'avenir de leur peuple », a estimé le diplomate américain.Offensive des Talibans contre le bastion de Massoud d'après AFP KABOUL Les Talibans ont attaqué vendredi les troupes de l'ancien homme fort de Kaboul Ahmed Shah Massoud dans la vallée du Panchir le jour du sommet d'Almaty où les pays d'Asie centrale ont lancé un avertissement à la milice intégriste dont ils craignent l'effet déstabilisateur.« Nous avons pris les sommets qui dominent le Panchir de part et d'autre », a affirmé un commandant des Talibans sur place.« Dès que nous aurons chassé l'ennemi des crêtes où il est encore, nous pourrons avancer », a-t-il dit.Les Talibans ont lancé cette attaque vendredi soir et ont continué les combats toute la nuit dans cette vallée située à une centaine de kilomètres au nord-est de Kaboul.Les Talibans, équipés de leur armement favori \u2014 canon sans recul de 82 mm et lance-roquettes antichar RPG-7 \u2014 montaient toujours hier vers les crêtes qu'ils ont capturées hier matin et qui surplombent une partie de la vallée.Cette vallée a été, jusqu'à présent, un bastion inexpugnable du commandant Massoud qui y est né et y a gagné, lors de la lutte contre les soviétiques dans les années 80, le surnom de «< Lion du Panchir » pour avoir repoussé de multiples offensives de l'armée rouge.Massoud et l'armée du régime du président Rabbani y sont retranchés depuis la chute de Kaboul entre les mains des Talibans il y a huit jours.Ces troupes y sont estimées à quelques dizaines de milliers d'hommes, avec un noyau dur de quelques milliers de Tadjiks fidèles à Massoud, lui-même membre de l'ethnie.Toutefois, les observateurs estimaient que beaucoup de ces combattants pouvaient être démoralisés par les revers subis ces dernières semaines.REPÈRES / Les travaillistes britanniques Tony Blair : une stature de premier ministre HENRY BOUVIER de l'agence France-Presse.LONDRES Le leader travailliste Tony Blair est sorti renforcé du congrès de son parti à Blackpool ( nord ), ayant désormais acquis une stature de futur premier ministre, bien éloignée de l'image que véhiculait, il y a quelques années à peine, son surnom de «< Bambi ».Il est aujourd'hui à la tête d'un parti rénové, recentré, et il a rassemblé derrière lui : une machine de guerre prête à se battre pour reprendre le pouvoir après plus de 17 ans dans l'opposition.Chargé en 1993 de l'Intérieur dans le « cabinet fantôme » travailliste, Tony Blair passait alors pour encore un peu « tendre » en politique, ayant besoin de quelques années d'expérience supplémentaires avant de réaliser le brillant avenir qu'on lui devinait.Ses thèmes de prédilection ne plaisaient pourtant déjà pas à la gauche du parti.C'est lui qui avait par exemple créé la formule^ « Dur contre le crime, dur contre les causes du crime » signifiant qu'il était autant favorable à la répression qu'à la prévention.Cet ancien étudiant d'Oxford, né à Edimbourg, ne cachait pas les racines chrétiennes de ses convictions ni son attachement aux valeurs familiales : marié à Chérie Booth, une avocate de renom, il a eu trois enfants avec elle.Son « bon sens » apparent contrastant avec la phraséologie de certains responsables du parti, il était devenu l'un des hommes les plus populaires du Labour dans l'opinion publique qui aimait son image de « gendre parfait ».La mort subite du précédent leader John Smith en 1994 a précipité les choses.Tony Blair s'est révélé un tacticien aussi redoutable qu'inattendu : il a su écarter son ami mais principal concurrent, Gordon Brown, de la course à la succession, grâce à un accord conclu lors d'un dîner à Islington, le quartier des intellectuels de gauche qu'il habite à Londres.Puis il a facilement battu ses adversaires, devenant à 41 ans le plus Jeune leader du parti.T Faisant mentir ceux qui lui prédisaient des difficultés pour imposer son autorité aux puissants syndicats et aux barons du Labour, il a, en deux ans et demi, fait vivre à son parti une véritable révolution culturelle.Mais il n'a pu le faire que parce que John Smith et, avant lui, Neil Kinnock, avaient commencé à mettre en place le système d'« un membre, une voix », destiné à lutter contre l'influence des syndicats et leur « vote bloqué ».Tony Blair a accéléré le mouvement en réduisant le poids des syndicats à 50 % lors des votes aux congrès et en faisant abandonner le dogme des nationalisations.Il a aussi engagé ses troupes dans la reconquête des classes moyennes britanniques dont l'ancien premier ministre Margaret Thatcher, pour laquelle il ne cache pas son admiration, avait fait le domaine réservé des conservateurs.Même s'il a qualifie le Labour de «parti démocratique socialiste», les valeurs qu'il .1 égrenées a Blackpool en feraient plutôt un parti du centre, au point de créer un malaise grandissant dans son aile gauche qui ne se tait que parce qu'elle accepte la nécessité d'unité avant les élections.Aujourd'hui, ses détracteurs traiteraient plus volontiers Tony Blair de Kim II Sung que de « Bambi », comme il l'a regretté en riant dans son discours à Blackpool.Le score de 95 % de « oui » lors du vote du congrès sur son manifeste électoral a laissé en effet rêveur plus d'un observateur.Pour d'autres, Tony Biau serait en fait la version britannique du président américain Bill Clinton.Ils mettent en avant le caractère « présidentiel » de la mise en scène de son discours à Blackpool, se plaignent qu'il est en train de faire du Labour une sorte de Parti démocrate sans âme ni idées, une simple machine électorale.Kim II Sung ou Bill Clinton, le leader du Labour n'en reste pas moins totalement dénué d'expérience du gouvernement, pas même le moindre poste de sous-secrétaire d'État : il n'avait il est vrai que 26 ans à la fin du dernier gouvernement travailliste, en J979.r \\ A 12 LA PRESSI .MONTREAL, DIM \\\\< HE 6 cx.loKKÎ: 1 vvo La personnalité de la semaine // n 'est pas de succès qui se mérite s'il n 'est construit sur l'excellence André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président \\ i lditlur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins DIRECTEUR bfc L INFORMATION Alain Dublc i blTORlAUSTL EN CHEF « Nous avons des demandes de fonds un peu partout, mais il va falloir penser à renvoyer du personnel.Il faut passer beaucoup trop de temps à chercher des fonds pour continuer.» SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ / SEMAINE DU 6 octobre 1996 Jean Davignon JEAN-PAUL SOULIE Lm Association des médecins de lan-* guc française du Canada vieni de décerner son prix de l'Oeuvre scientifique 1996 au Dr Jean Da-j vignon de l'Institut de recherche ¦ clinique de Montréal.Le Dr Davignon dirige depuis 29 ans un groupe de chercheurs qui se consacrent a l'étude des hiperlipidémies et de l'athérosclérose.Ses travaux portent sur les facteurs génétiques qui prédisposent aux maladies cardiaques, ainsi qu'a tout ce qui touche au fameux cholestérol et à l'ensemble des « grumeaux durs » de graisse qui ont une fâcheuse tendance a vouloir obstruer les artères de ses contemporains.Il est aussi directeur des cliniques externes de recherche de l'Institut de recherche clinique de Montréal, médecin à l'Hôtel-Dieu, professeur à la faculté de Médecine de l'Université de Montréal et professeur associé à l'Université McGill.Le Dr Davignon s'est aussi penché sur l'hy-percholeslérolémie familiale.Des recherches qui ont permis de déterminer l'anomalie moléculaire dans 80 % des cas d'hypercholestéro-lémie familiale chez les Canadiens français.Une affaire qui remonte aux débuts du peuplement de la Nouvelle-France.Il s'est aussi interesse a la pharmacologie clinique, et a contribué a plusieurs découvertes scientifiques.Ses travaux sont rapportés dans 278 publications scientifiques, qu'il catalogue lui-même comme « ultra-spécialisées », 237 abrèges, 41 chapitres et trois livres.La Presse se joint a l'Association des médecins de langue française du Canada et souligne les trente années de carrière de l'un des plus éminents chercheurs du Québec en nommant le Dr Davignon Personnalité île la semaine.C'est au Collège Stanislas, a Montréal, que Jean Davignon décide, sous l'influence de son professeur île biologie, le neurologue Raymond Robillard, d'étudier la médecine.Il obtient son diplôme avec la mention <« très grande distinction », et va travailler pendant deux années au département de Recherches cliniques de l'Hôtel-Dieu de Montréal que vient de créer, quelques années plus toi, le Dr Jacques Genest.C'est les débuts de sa spécialisation en médecine vasculaire, qui le conduira a la clinique Mayo, aux États-Unis, puis a l'Institut Rockefcller, pour trois ans.Des son retour au Québec en 1967, il jette les bases île ce qui va devenir l'oeuvre de sa vie, un laboratoire de recherche sur l'hyperlipidemie et le métabolisme des lipides.C'est dans son bureau de l'Institut de recherche clinique de Montréal que La Presse a réussi à attraper au vol le Dr Davignon.La veille, il donnait une conférence à Toronto.Ce matin-là, il réglait quelques problèmes urgents avant de partir pour Québec.« J'ai un système de classement extraordinaire pour mes conférences, explique-il.Regardez! Sur cette diapo, c'est l'apo E 3 et E 4 d'une patiente qui a subi une greffe du foie.» Un cas ex- L'Association des médecins de langue traordinaire, observé à la clinique externe qui fonctionne en bas de l'édifice, au coin de la rue Saint-Urbain et de l'avenue des Pins.Une observation qui va permettre de soigner et de guérir d'autres patients.Grand et mince, l'oeil vif derrière ses lunettes, le Dr Davignon expose des mystères inaccessibles aux profanes.Autour de lui, il y a quarante personnes qui travaillent, a la clinique, en bas, et dans les laboratoires, les chambres réfrigérées, dans des enfilades de pièces encombrées d'appareils étranges.Des médecins, des infirmières, des techniciens.Le budget de cette équipe hautement spécialisée dépasse le million par année.Et loin des soucis de la recherche pure, le Dr Davignon doit sou-venl penser à quêter du financement.« Nous avons des demandes de fonds un peu partout, mais il va falloir penser à renvoyer du personnel ».Au Conseil de la Recherche scientifique du Canada, les fonds ont fondu, et chez les industries pharmaceutiques aussi.« Il faut passer beaucoup trop de temps à chercher des fonds pour continuer.» Et il cite Sol : « On met .ics compresses budgé- française du Canada ta ires, et on soigne les J 5 grosses coupures.» pourtant ie départe- vient de lui décerner ment de recherche du Dr Davignon est connu dans le monde entier.Il y a toujours quelques et udiantS post-doctoraux du Canada ou de l'étranger dans son équipe.Un Espagnol l'an dernier, un Hollandais, et chaque année sept ou huit « coopérants-militaires » de France, venus passer leur service militaire a faire de la recherche à Montréal.Il y a deux semaines, le Dr Davignon donnait une conférence a l'hôpital de la Salpètriere, a Paris.« J'ai été invité par le ministre français de la Culture, Philippe Douste-Blazy, dans l'ancien bureau d'André Malraux.Le ministre est un de nos anciens stagiaires.Ancien ministre de la Santé dans son pays, il est aussi membre, comme moi, de l'Association internationale de l'athé-riosclérose.C'est lui qui vient de décorer Céline Dion ».Fouillant dans son classement de diapos, le Dr Davignon annonce, avec un sourire, « une surprise ».C'est une jeune femme fort jolie.« Ma fille Isabelle, qui fait de la recherche à Dallas,.au Texas.Elle prépare un doctorat en biologie.» « J'ai aussi un fils écologiste, directeur de la Fédération du saumon de l'Atlantique pour le Québec, et un autre fils qui est mon meilleur spécialiste en informatique.Des enfants très, très intéressants ».son prix de l'Oeuvre scientifique 1996 Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de Veffort.Hydro Québec BANQUE NATIONALE Il faut penser .-c-'autrement ALCAN en personne C'EST BIEN MEILLEUR LE MATIN René Homier-Roy reçoit chaque dimanche à 7 h 10 la personnalité La Presse.II nous renseigne également, avec verve et passion, sur l'essentiel, le superflu et l'incontournable.Pour des petits matins de week-end tout en plaisirs et en culture.- i i C'est bien meilleur le Samedi 6 h 04 à 10 h Dimanche 6 h 04 à 9 h Réalisation : Louise Carrière témli Radio-Canada \"ZV CBF 690 Latin \u2022i i - "]
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