La presse, 6 avril 1997, B. Livres
[" B Mont i i\\iI, dimanche 6 avril 1997 ivres KJaPresse ?I .(til I All!4 \u2022 I.' I i C£(it> 'J.Deux dictionnaires Voyage au bout de la Noire page B2 ARTS ET.SPECJACLJES.i.S \"7 .!.- ; r;/;/l ' ¦ I i.e bonheurs V, '¦si -m H i - .v - t .\u2022 * .¦ - , - .'.^ ¦ jSc 4fi REGINALD MARTEL Vie sans suite, en deux mois, c'est l'histoire d'un écrivain qui ne veut plus d'histoires, qui ne veut plus écrire.Il s'embarque tout de même, bien malgré lui, dans des histoires et dans-Vécriture d'un roman/Vu par le petit boitt dèJa lorgnette.Vie sans .¦suite, est autre chose, I histoire d'une obsession, car ledit écrivain est un peu pédophile.Moins pédophile qu'il ne le pense, mais bien plus qu'il ne le voudrait.Deux occurrences, pour lui et pour quiconque, c'est déjà trop.Il y a très longtemps, il a frôlé sa propre fille.Plus récemment, sur une plage du Mexique où il devrait couler des jours tranquilles, ce quinquagénaire avancé a peut-être frôlé aussi la fillette de onze ans qui partageait son hamac ; dans son sommeil, ou dans un demi-sommeil, mais tout de même.François Barcelo punira sévèrement le délinquant, puisqu'à la fin du roman celui-ci marchera vers la plage et puis dans la mer, pour s'y enfoncer et s'y perdre .lentement; comme un fameux écrivain anglais.Mais à part la manière de mourir, l'écrivain démissionnaire François Camirand a peu en commun avec Virginia Woolf.Certes, il est écrivain aussi, mais de troisième ordre et il le sait.Ce n'est pas votre cas, François Barcelo ?« Non.Moi Je suis un écrivain mineur.Les majeurs sont rares.Chez nous, citez les vivants, Marie-Claire Biais et Réjean Ducharme.peut-être Victor-Levy Beau lieu, je ne suis pas sûr.D'autres écrivains majeurs viendront peut-être.Robert Lalonde, Louis Hamelin.» On a beau se méfier de la fausse humilité, qui est plus courante que la vraie, il faut bien reconnaître que voici un romancier québécois d'espèce rare.Non seulement il lit ses collègues, il se permet encore de les admirer.Quant au statut d'écrivain mineur qu'il s'attribue, à tort ou à raison, il aurait ses avantages : « C'est bien plus agréable, parce qu 'on a moins de responsabilités.Et puis, vous le savez comme moi.il y a des écrivains mineurs qui écrivent parfois des livres intéressants, et des écrivains majeurs qui écrivent parfois des platitudes.» Voir BONHEURS en B 2 7- ~¦cr-H^ Photo : Pierre Côte.U Piesse Diane Denault Comme la main sur la cuisse d'un amant IL N'Y A PAS DE VICE IL N'Y A QUE DES VERS.ÇA En vente partout jjT_Les éditions internationales Alain Stanké 1212.rue^aint-Mathieu.Montréal H3H 2H7 t514) 935-7452 B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 AVRIL 1997 Livres Un phare au royaume de l'éphémère Gilbert Grand Chère Série Noire.Toujours drapée dans sa robe nuit et or, dont une broche clinquante a déparé un temps la sobre élégance, elle nous aguiche au kiosque de la gare ou aux rayons mal famés des librairies depuis tant d'années ( bientôt 52, en fait ; veuillez excuser ce manque de galanterie.Madame ! ) que nous en avons oublié ce que cette présence a d'extraordinaire au royaume de l'éphémère et du prét-à-jeter littéraire.La mythique collection créée en 1945 par Marcel Duhamel, en effet.n'est-elle pas la seule à avoir fait découvrir en format de poche aussi bien les classiques du roman noir américain ( Chandler, Hammett, McCoy, Cain, Goodis, Tracy, Hi-mes, Thompson, McBain, Westla-ke, Charyn, etc.), anglais ( Robin Cook ) et français ( Amila, Manchette ) que des débutants devenus depuis les stars des collections « blanches » ( Daniel Pennac, Didier Daeninckx, Daniel Picouly, entre autres )\u2022 Pour s'y retrouver dans l'immense catalogue d'aujourd'hui 2450 titres, où l'excellent voisine inévitablement avec le moins bon et le franchement médiocre ( Carter Brown ), viennent de paraître chez un jeune éditeur nantais deux dictionnaires Indispensables, l'un de Claude Mesplède consacré aux auteurs de la collection, l'autre de Robert Giraud et Pierre Ditali étudiant fort opportunément l'argot des traducteurs.Faut-il le rappeler en paraphrasant abusivement Chandler : si la Série Noire fit l'effet d'une bombe, voire d'une révolution, c'est que ses romans sortaient le crime « du vase vénitien » des salons de thé anglais et le « flanquaient dans le LES BEST SELLERS Éditions québécoises Fiction [romans]\t\t\t 1 Quitte* ou doubles\tLise Btssonnette\tBoréal\t(2) 2 Quarante-quatre minutes, quarante-quatre secondes\tMichel Tremblay\tLeméac\t(6) 3 Maïna\tDominique Demers\tQuébec / Amérique\t(D m-1.rsaBr»\t\t\t 1 Souvenirs de Monica\tGeorges-Hébert Germain Libre Expression\t\t(2) 2 Le Syndrome de Pioocchk)\tAndré Pratte\tBoréal\t(2) 3 Olivier Gubnond, mon père, mon héros\tLucGuimond\tEdimag\t(4) Éditions étrangères\t\t\t Fiction [rontons]\t\t\t 1 L'idéaliste\tJohn Grisham\tLatfont\t(5) 2 Noeuds et dénouements\tE.Annie Proulx\tRivages\t(2) 3 Le Useur\tBemhard Schlink\tGallimard\t(9) Essais\t\t\t 1 L'Intelligence émotionnelie\tDaniel Goleman\tLattont\t(2) 2 Mémoires: Le Voleur dans la maison vide\tJ.F.Revel\tPion\t(5) 3 La Fin du travail\tJ.Rit km\tBoréal\t(3) Livres pratiques\t\t\t 1 La revanche du pâté chinois\tAndré Montmorency\tLemeac\t(3) 2 Je mange, donc je maigris\tMichel Montignac\tJ'Ai Lu\t(8) 3 Gîtes du passant 97\tEn collaboration\tUlysse\t(2) Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes: Archambauft, Bertrand, Champigny, Le Fureteur (St-Lambert).Garneau, Guêhn, Hermès, René Martin (Joliette).Monet, Le Parchemin, Les Bouquinistes (Chicoutimi), Payette (Sherbrooke).Guy Poirier (Trois»Rivières), Raftin, Renaud-Bray, Sons et Lettres, Librairie Smith (Promenades de la Cathédrale).de LIRE «.méfions-nous do ceux qui enseignent qu'il no faut pas laisser tomber la proie pour l'ombre.» Le conseil fort judicieux qui vient conclure un livre brillant admirablement écrit est du géographe Luc Bureau.Son ouvrage a pour titre « Géographie de la nuit »: C'est un essai poétique philosophique, une méditation littéraire, un appel à la nuit porteuse des rêves, des espoirs, des créations de l'homme, une dénonciation de la lumière or je qui veut tout révéler.Une rétexion rafraîchissante sur nos sociétés d'efficacité où on nous serine avec raison que « le niveau de vie baisse».Une métaphore sur l'exhibitionnisme forcené qui nous envahit : « .Il n'y a pas de place pour le jeu subtil des secrets dans une société où la pensée n'a de sens qu'à la condition de s'Incarner dans les faits, dans un monde trouvant ses racines, son sens, ses certitudes dans ce qu'il étale au grand jour.» Luc Bureau nous apprend que depuis la nuit des temps c'est par le rêve et la création, par l'ombre et ses secrets que les hommes se sont hissés au niveau de la culture et ont ainsi transformé la vie.Le géographe nous dit que « .si la nature a horreur du vide, la géographie a horreur du noir.Mais autant la nuit ferme les yeux sur la nature, autant elle les ouvre sur l'homme.Elle n'en a que pour lui : ses villes, ses torches de gaz et autres brasiers.Chaque lumière dans la nuit est une cristallisation, une amarre, une signature d'une fraction d'humanité dans l'espace qui, autrement, serait inaccessible et insignifiant.» Je cite, je cite, je cite parce que je retrouve ce qui nous reste d'une lecture, des bribes, des restes d'essentiel.Et parce que j'ai la même soif et la môme faim de sens dans cette immense distraction qu'est devenue la vie.Et parce que c'est un si grand plaisir que cette invitation au voyage brillante, érudite et ai originale.Tiens je me fais encore plaisir : une dernière citation sur ces précieuses ténèbres : « .tout comme la femme elle est promesse de vie, dépositaire de secrets essentiels, inspiratrice de désirs ; douceur et violence, plénitude, nid et gouffre.Rien de plus chargé d'humanité que la nuit.Rien non plus qui n'éclaire mieux la scène du monde.» Également à Plaisir de lire ce soir, un être intense, passionné, un comédien éblouissant : Guy Nadon.Il nous parle des livres- phare qui l'habitent encore entre autres « Barthelby le scribe » de Melville et « pour saluer Victor Hugo » de Victor Levy Beaulieu.Danlèle Bombardier Alors, à ce soir, 20 heures, à Télé-Québec.caniveau » des jungles d'asphalte.D'où le recours fréquent au slang que la « langue verte » utilisée par les traducteurs rassemblés par Duhamel ( dont Boris Vian ), et ceux qui les suivront, s'efforce d'adapter à un auditoire français, avec d'inévitables approximations et détestables trahisons, mais souvent avec une grande liberté de ton.Ainsi, par exemple, cette réplique extraite de Moisson rouge de Dashiell Hammett : « You know this ?You're not just running off at the head ?» est devenue sous la plume de P.J.Herr et Henri Robil-lot : « T'es bien sûr ?Tu chies pas dans la colle ?» Cette dernière expression pour le moins colorée signifiant « exagérer, se vanter », selon le Giraud-Ditalia, dont la consultation offre une balade au pays de l'argot pleine de verdeur et de poésie et qui appelle d'autres recherches, pour peu que l'on soit le moindrement curieux.L'exemple illustrant le terme « baraqué » ( bien bâti ) ayant ainsi accroché mon regard puisque extrait de Mon Cadavre au Canada ( Hot Freeze, 19S4) de Martin Brett, je m'empressai d'ouvrir le gros dictionnaire de Mesplède où j'appris que cet auteur canadien d'origine anglaise a écrit plusieurs polars mettant en scène Michael Garfin, un attachant privé « dur à cuire » de Montréal, cynique et cultivé, affrontant aussi bien les rigueurs du climat que la pègre et la bourgeoisie locales.Après La Came à papa ( Dead Connection, 1961 ) où évolue un agent des narcotiques montréalais, Brett se tourne vers des ro- mans d'aventure et des thrillers se déroulant dans le milieu des trafiquants de la Méditerranée et du Proche-Orient.Voilà un auteur parmi les dizaines que ce dictionnaire hyper-informé incite à redécouvrir.Nul guide, on l'aura compris, n'est aussi qualifié que Claude Mesplède pour parler de la Série Noire : non seulement en a-t-il lu tous les titres, mais il en a aussi mis sur fiches intrigues et auteurs.De ce travail de bénédictin mené avec Jean-Jacques Schléret était déjà sorti au début des années 1980 un Voyage au bout de la Noire ( Futu-ropolis ) en deux volumes, rapidement devenu la bible des amateurs de polar.Puis, en 1992, s'amorçait chez Encrage une entreprise encore plus folle.Les Années « Série Noire », dans laquelle Mesplède et un groupe d'amis résument et commentent chaque roman de la collection ( quatre volumes parus à ce jour, crois-je ).Son dernier dictionnaire, chez Joseph K., constitue enfin une édition complétée, remaniée de fond en comble et surtout actualisée du fameux Voyage.Les bibliographies tiennent aussi compte, il faut le noter, des livres parus ailleurs que dans la Série Noire.Indispensable.Prospection Même si, par manque de flair mais surtout de moyens, elle a ignoré ou perdu à ses rivaux ( Rivages et Seuil ) de gros noms, la Série Noire n'en continue pas moins un travail de prospection essentiel mais difficile, à l'écoute des soubresauts de l'époque.À découvir parmi les dernières parutions : l'impossible retraite d'un tueur à gages fatigué sans ces- l se rattrapé par son passé ( Alain Gagnol \u2014 Les Lumières de frigo ) ; une France cauchemardesque rava- ! gée par l'épuration ethnique menée par les bandes « lepénistes » du pouvoir ( Jean-Pierre Bast id \u2014 Notre-Dame des Nègres ) ; le New \\ork des années 20 terrorisé par un tueur imitant Edgar Allan Poe et traqué par nul autre que Conan Doyle et Houdini ( William Hjorts-berg \u2014 Nevermore ) ; l'Ulster des pubs et de TIRA vu par un journaliste alcoolique poursuivi sa femme rancunière ( Colin Bateman \u2014 Divorce, Jack ! ) ; l'Alaska des grands espaces et des communautés locales menacées par la prospection minière ( John Straley \u2014 Les Curieux s'en mordent les doigts ) ; un dangereux trafic de faucons et de terrain protégé dans le désert arizonien ( Ray Ring \u2014 Rêves pèlerins ) ; le calvaire d'un paysan catalan monté à Barcelone pour y retrouver sa soeur broyée par la ville ( Andreu Martin \u2014 Jésus aux Enfers ) ; les maquis zapatistes dangereux même pour un ex-terroriste italien ( Cesare Battisti \u2014 Buena Onda ), sans oublier les vieux McBain dans leur nouvelle traduction ( La Rousse, Mort d'un tatoué.Les Heures creuses, etc ).Bonne lecture.LES AUTEURS DE LA SERIE NOIRE.Claude Mesplède et Jean-Jacques Schléret.Joseph K., Nantes.1996.63/ pages.L'A RGOT DE LA SÉRIE NOIRE, t.-L'A r-got des traducteurs.Joseph K., Nantes, 1996, 381 pages.Une pilule pas si anodine REGINALD MARTEL Un roman policier sans policier, c'est possible ?Ça a tout l'air, et Sirène de ca-niveau ne le fera regretter à personne.Le monde du crime est un monde en soi, un monde à part, qui a son propre système juridique et judiciaire.On soupçonne même que dans cet autre monde, contrairement au nôtre, les vrais coupables n'échappent jamais à leurs juges.Pascal Millet raconte ici l'histoire d'un peintre.Manu, réfugié dans un coin tranquille des rives françaises de l'Atlantique.Comme tout artiste ( de roman ), il cherche à composer le tableau : le tableau complet, parfait, l'impossible tableau de ses rêves.Il y parviendra sans doute un jour.Pour l'instant, il a d'autres chats à fouetter.- Sa petite vie tranquille dans le voisinage d'un vieux chef cuisinier vient d'être sérieusement ébranlée.Une sirène à deux pattes lui arrive de la mer, plus morte que vive.Et, bien sûr, plus belle qu'il est permis.Viendra ensuite l'homme à la Jaguar, qui a intérêt sans doute à être là plutôt qu'ailleurs, parce PASCAL MILLET SIRENE DE CANIVEAU mi m \u2022* \u2022 \u2022 : : \u2022 .¦ - qu'il exerce en toute sérénité \u2014 enfin, presque \u2014 le métier de tueur à gages.Voilà pour les personnages et je ne révélerai rien qu'il faille taire si j'écris que les trois hommes sont amoureux de Sarah-venue-de-la-mer.Comme ils ne sont pas jaloux les uns des autres \u2014 ça arrive dans les romans\u2014, l'amour de Sarah pour chacun ne crée d'ennuis à personne.La bande pourrait couler des jours tranquilles dans son petit paradis breton, mais.11 y a une histoire de drogue, et cette drogue n'est pas la moindre.Elle permet de revivre le passé comme si on y était.L'effet serait anodin, sauf pour les nostalgiques incurables, s'il n'y avait pas un risque à la clé : ce n'est pas tout de retrouver son passé, encore faut-il en revenir.Ce risque ne gène en rien les mafiosis en tout genre.Et comme la délicieuse Sarah possède non seulement les fameuses pilules, mais aussi leur formule dûment enregistrée sur cédérom, elle est en danger.Avec Manu et le charmant tueur à la Jaguar, nous allons donc courir après elle.C'est la partie action de ce roman, et je vous jure que M.Millet s'y connaît.Il nous entraîne dans une série de poursuites ponctuées de meurtres ou d'hécatombes, selon les circonstances, et, ma foi, c'est assez agréable.Cela nous console en tout cas, mais seulement un peu, de ne pas partager nous aussi le lit de Sarah.Ça, hélas ! même la littérature ne le peut pas.SIRÈNE DE CANIVEA U.Pascal Millet.Éditions de la Pleine Lune, Montreal, 1997,150 pages.Les bonheurs de l'écrivain mineur Télé-Québec BONHEUR / Suite de la page B I Sans doute François Barcelo, quel que soit son talent, n'aurait-il pas détesté écrire des best-sellers.Devenu sage avec le temps \u2014 il a plus de quinze ans de métier\u2014, Il se dit que l'auteur de best-sellers n'a pas tout beau : il est condamné à en écrire d'autres.Le point de vue de l'interviewer, c'est que M.Barcelo a écrit plusieurs best-sellers.qui se sont peu vendus.Et il trouve ça bien regrettable, quand il songe à des histoires aussi ambitieuses que Agénor, Agénor, Agi» nor et Agénor, cette grande fresque qui défaisait et refaisait le temps et l'espace du monde.Un roman qui aurait pu se vendre asez bien, et Elus encore Je vous ai vue, Marie, une istoire d'apparitions, fameuse pochade, délicieux tableau de moeurs.Vie de Rosa, paru l'an dernier, c'était peut-être une grosse brique un peu convenue, mais c'était bien mieux que les histoires de familles qui triomphent à la télévision.Oublions ça, résignons-nous et revenons plutôt au p'tit dernier.Vie sans suite.Un écrivain un peu pédophile ( et un peu assassin ), plutôt sympathique.Pour provoquer ?« // faut préciser tout de suite que ce n 'est pas mon cas ! Ma fille a exigé que je le dise publiquement.Alors voilà, c'est fait.Bon.Quand j'ai commencé le roman, je ne savais à peu près rien de François Ca-mirand.Il venait de participer à l'assassinat du père de la petite, qu 'il ne con-naissait pas encore, et puis il se retrouve avec elle sur une plage mexicaine.« Je ne pouvais tout de même pas refaire Les Dimanches de Ville d'Avray.Ce qui est osé, en effet, c'est d'en faire un personnage sympathique.Mais tous les criminels peuvent être sympathiques parfois, même les politiciens.» y Pour la préméditation, il faudra donc repasser.M.Barcelo n'est pas de ceux qui rumiment longtemps leurs histoires et qui ensuite dressent un plan précis.Il écrit plutôt comme ça vient : « Le matin, j'ouvre le cinéma dans ma tête et j'écris ce que je vois et ce que j'entends.J'écris en toute naïveté.Rendu aux trois quarts du roman, je me sens un peu coincé, parce qu'il faut trouver une logique à tout ça, et une fin qui tienne.L'ennui, c'est qu 'on ne sait pas du tout si on en est rendu aux trois quarts I » N'allez pas croire que François Barcelo s'inquiète pour si peu.Il aime écrire, il le fait sans états d'âme.Il écrit là où il se trouve, parfois dans sa maison sur les bords de la rivière Richelieu, et souvent aux États-Unis, comme en témoigne la trilogie du Texas, de l'Arizona et de la Californie, États où il a séjourné en camping.Vie sans suite a aussi commencé en camping, au Vermont.M.Barcelo a écrit cent pages en cinq jours, parce qu'il pleuvait, et, comme d'habitude, sans avoir la moindre idée, le soir, de ce qu'il allait écrire le lendemain.Et sans la moindre angoisse, évidemment : « Parce que j'ai hâte de connaître la suite.Il y a parfois des moments de grâce et ça va tout seul.Il y a aussi de faux monents de grâce, je m'ai rends bien compte quand je me relis.» Pour nous, lecteurs peu nombreux mais fidèles de François Barcelo, les moments de grâce, vous savez.L'important est ailleurs, dans l'extrême inventivité de ce sacré conteur, dans son humour fantasque, dans sa façon d'enfoncer ses personnages dans des situations sans issue et puis de les en sortir, dans la succession rapide des rebondissements.En prime, on voyage à peu de frais et sans risques.Au Mexique cette fois, et aussi au Texas, où nous emmène une histoire de pègre assez bien ficelée.Pourquoi le Mexique ?Comme ersatz du paradis ?« Oui, la quête d'un bien-être, d'un lieu oit il n 'y a pas de problèmes, ni de téléphone, ni de technologie.Cami-rand a un ordinateur portatif, mais il est en panne.Une panne qui le réjouit, une panne providentielle: elle le libère de l'écriture.Il enterre son ordinateur, mais deux jours plus tard, il a envie de le déterrer ! » M.Barcelo ne guérira pas non plus.Il aime trop « le plaisir de faire quelque chose à partir de rien, ou de presque rien ».Il se définit comme un écrivain « heureux et résigné ».Résigné ?Il a même renoncé à recevoir un prix littéraire.U a été finaliste une ou deux fois, mais pour ce que ça vaut.Quant aux bourses, deux demandes, deux refus.C'est fâchant, c'est blessant ?« Non, ça me laisse heureux et résigné I » Il y a quand même des compensations.Nulle part au Texas a atteint les deux mille exemplaires vendus, peut-être grâce à un ami inconnu, dans un cégep, qui veut du bien à M.Barcelo.Et on commence à traduire quelques nouvelles.Ainsi de « L'Homme qui faisait arrêter les trains », en néerlandais, en chinois, en anglais et en espagnol.Pressé au début, et alors désireux d'écrire le grand roman national, l'écrivain se dit qu'il l'écrira peut-être après tout, mais que « ça devra se faire sans effort.S'il vient, il viendra tout seul.Et je ne m'en apercevrai probablement pas ».En attendant, aussi bien rigoler, « puisque à part l'Holocauste et le Rwanda, il n'y a dans le monde rien de très sérieux ».VIE SANS SUITE, François Barcelo.Editions Libre Expression, Montréal.1997, 216 pages. LA i'KLàbt:, MOJNIKtlAL, DliVi/AiNciii: O ivy/ Livres ROMAN L'humour de Raymond Lévesque tout entier dans son style direct REGINALD MARTEL éditeur de Raymond Lévesque nous invite à « savourer au deuxième degré » les aventures de Cafoui-ne, l'héroïne de Paix sur la terre aux dames de bonne volonté.Au deuxième degré, on voudrait bien, mais il n'y a pas de deuxième degré.L'humour de M.Lévesque est tout entier dans le style direct, qui vise l'effet immédiat.Donc, pas la peine de chercher plus loin, il suffit de repérer les cibles du chansonnier-romancier et d'apprécier la pertinence et la précision de ses flèches.Tantôt, une corporation entière semble visée.C'est le cas des juges, des policiers et des nantis en général,, que le poète de l'amour et de la fraternité n'estime pas beaucoup, c'est le inoins qu'on puisse dire.Il leur prèle des attitudes et des comportements que condamnerait tout honnête homme, si un honnête homme pouvait exister.Et puisque le registre est celui de l'humour, rien n'empêche d'exagérer.On verra ainsi un juge comdamncr un homme à la potence, qu'il soit coupable ou non, même si cette peine a été depuis longtemps exclue du répertoire de notre barbarie.Cafouine, la protagoniste, est la championne des bonnes causes.Causes collectives, causes individuelles, peu lui chaut.Quand elle s'en mêle, tout ce qui allait mal tourne plus mal.Elle est ce qu'on appelle une forte personnalité, capable de suggérer à ses protégés, qui seront tantôt des victimes, les gestes ou les mots qui les mettront dans un pétrin définitif.Bref, une immense emmerdeuse, mais sympathique au fond, qui ne ferait pas de mal à une mouche.Tellement sympathique que \\y romancier l'oublie parfois.C'est le milieu du théâtre, sur- Raymond Lévesque tout, ci celui de la télévision, qui ont nourri la verve de M.Lévesque et inspiré les épisodes farfelus de son roman.Il les a ajoutés les uns aux autres, sans grand souci de progression dramatique, comme autant de tableaux plaisants ou grinçants.On châtie bien qui on aime, dit-on, et M.Lévesque ne s'en prive pas : « Ce qu 'on ignore sottvettt, c'est que les comédiens, mis à part leur texte, ne connaissent rien du tout.» Et vlan ! Des tableaux plaisants ou grinçants L'ignorance et la peur de l'ignorance n'ayant jamais retenu personne, ils sont nombreux ceux qui dans ce roman veulent devenir comédiens ou metteurs en scène.Ou bien ils croient être en possession du talent requis, ou bien ils soupçonnent que le talent ne fait rien à l'affaire.On devine le réservoir de cocasseries que leur sotte ambition peut constituer.Les aficionados de la scène ou de l'écran sauront reconnaître, sous les noms que leur prête le romancier, des personnages bien réels.À part M.Paul Buissonneau, je n'ai reconnu personne, mais des types.Ce n'est pas si grave en l'occurrence : on peut, à la rigueur, lire un roman à clés sans en posséder aucune.Sinon, une bonne partie de la littérature du XVIIK siècle nous échapperait, qui visait les grands de ce monde sans oser les nommer.À vrai dire, la méchanceté n'est jamais le mobile premier, si même il en est un.des écritures de M.Lévesque.Quel que soit le genre qu'il pratique, le message \u2014car il y est toujours \u2014 c'est celui d'un homme qui refuse la bêtise et l'injustice.On a crucifié le Christ pour cela, mais Raymond Lévesque peut toujours causer.Tant mieux.Il est bien possible, après tout, que les temps changent.PAIX SUR LA TERREAUX DAMES DE BONNE VOLONTÉ, Raymond lévesque.Editions Stankc, Montréal.1997.128 pages.Tout dire sur Lévesque La Presst Les Éditions Triptyque publient Raymond Lé\\cs-que I On peut pas tout dire, une véritable petite somme sur le patriarche des chansonniers, également poète, romancier, militant de longue date, homme de théâtre.Les textes ont été réunis par le journaliste et auteur Sylvain Rivière, qui présente un survol de la carrière de Lévesque, des témoignes, le réflexions de l'homme sur une trentaine de thèmes, la vie, les choses, les êtres, avec son expérience et dans ses mots.Le livre contient aussi une sorte d'album de famille et de carrière, des poèmes, des chansons, des textes de théâtre et des monologues du créateur de Quand les hommes \\ivront d'amour, ainsi que les témoignages de ceux qui l'ont connu, aimé, respecté.« Je n'ai pas voulu faire une élude exhaustive de l'oeuvre de Rav-mond Lévesque et encore moins de l'homme », précise Sylvain Rivière.« J'ai voulu en brosser un portrait honnête, tout simplement.» RAYMOND LÉVESQUE I ON PEUT PAS TOUT DIRE, textes réunis par Sylvain Rivière.Triptyque.Montréal.1997.260 paies.AMÉRIQUES Le texte de la Dictée des Amériques 1997 rédigé par Ariette Cousture Saynète à deux temps Scène 1 Appelé au chevet d'une jeune fiancée victime d'une crise aiguë de mutisme, le médecin malgré lui confondit la malade et sa nourrice.Eût-il mieux tâté le sein d'icelle que notre homme eût pu reconnaître une tumeur aussi détestable que maligne.On lui amena la pâlichonne enfant, qui, comme l'en informa son père, «était devenue muette, sans que jusques ici on en ait pu savoir la cause».Quoique la patiente, au dire de ses proches, allât là où nous savons, échappant ainsi à un clystère, que son aorte ne fût point obstruée et que son pouls frappât les parois des artères malgré sa déveine, la pauvre demeurait sans voix.Le médecin remarqua ses humeurs peccantes puis en perdit son latin.Fin de la dictée pour les juniors Scène 2 Sur ces entrefaites, mon ami Pierre, déchaux, mandibule suspendue, les sarraus sales du décrochez-moi-ça pendant de sa trousse, apparut dans cette scène moliéresque.Rassuré par l'absence de toute ecchymose, mais voyant l'acné rosacée, il porta son stéthoscope sur le sterno-cléido-mastoïdien de la souffreteuse damoiselle.Pierre ne vit point d'aphte lingual, d'amygdales hypertrophiées, mais, remarquant une diaphorèse profuse et une érythrose prononcée, il déduisit qu'elle était aussi chevronnée dans la comédie que ne l'était son prétendu soignant.Voulant rendre diserte la femme aphone, il réprima un sourire, fronça les sourcils, puis l'enjoignit de s'empiffrer de croque-monsieur si cela lui chantait et de manger des croquignoles sucrées si elle le voulait.Elle était visiblement en mal de mots pour exprimer sa détresse amoureuse.Certes, Pierre fit fi du fumiste extravaguant sur la concavité du diaphragme, pensant pis que pendre de cet être et des diagnostics bidon qu'une sotte imagination s'était plu à échafauder.Devant l'humiliant hallali, le fraudeur brindezingue reporta aux calendes grecques l'usage de la sangsue, pria ses hôtes de l'excuser, se mit élégamment un doigt dans l'œil pour en enlever la chassie et, drapé dans sa cape d'arrogance, sortit en fulminant contre Poquelin d'avoir fait de lui un clownesque caudataire m .mm mmmVm CZVCIiin Télé-Québec Michel Tremblay QUARANTE-QUATRE MINUTES QUARANTE-QUATRE SECONDES k mk;hpi.j t tkembiay j min'utus | V>-\" lUA.V.VOU*T«X j SECONDES 1 LEMÉAC/ ACTES SUD I « Un véritable tour de prestidigitation littéraire \u2022» Le Magazine littéraire '¦ « Un roman tragique »\u2022 Le Devoir « La seuJe déception sera d'arriver trop vite au terme des 358 pages »\u2022 Le Soleil \u2022« Un rendez-vous à ne pas manquer* Le Nouvel Ohsertaieur : « Pour le plus grand bonheur de ses lecteur».\u2022 Le Droit '¦ Des Ciiromques, «< l'autre ! versant.Michel Tremblay, l'a voulu réaliste, justement, mais c'est à sa manière, qui W; est pudique UPrme +jf- lg> '¦ u Une pierre de qualité à 14>1 une oeuvre déjà impressit parle.name » déjà impression-V'otr 1 I\t g\t ¦ .\t ¦*\t.-p SI ma INTERNET LES 500 MEILLEURS SITES incurs siree) q DE LA PLANÈTE 18.95$ 5* ; < ÎTLFUNET Leguide acHats INTERNET LE GUIDE DES ACHATS 1H35S INTERNET LE GUIDE DE L'INTERNAUTE 1997 tû 2-1.9:,s INTERNET LE GUIDE DES AFFAIRES INTERNET COMMENT TROUVER TOUT CE OUE VOUS VOULEZ EDITEUR 0EL£!L 2000 Les Editions LOGIQUES En vente partout \u2022 Distribution exclusive: LOGIDISQUE inc.TtaMcontmtntal Tel.(514) 933-2225 \u2022 Fax: (514) 933-2182 \u2022 log.que@cim org \u2022 http://www.logique.cô*n LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE o AVRIL 1997 TOUT EN LISANT Livres ors chanceux.Jacques Folch-Ribas collaboration spéciale j j \"TT\" c ne sa's Pas s' vous JJ 9 vous rcil(,c/- compte H de l«i chance que H vous avez avec moi, i W lecteurs, mes frères, mes amis ( .) ¦' s*,nu' di.justju 'au 19avril.Mis* \u2022 - de Jean Asselin et Franeine Ah \u2022 hv« Jean Asselin.I rancineAU »'« v.Philippe Ducros, Jacqtu> ! le titane, Marie Lifelnre Charles Prel* \u2022 \"* Blass Viilalpando, Le prix, test de 15$ mais des billets à I0$r obtenus pont lesS-9-IOavi ,,J' rieCallimard.1700 Iwtl.si Laurent Pourresenatiom VI i LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 AVRIL 1997 Les uns et les autres squives et vérités Depuis vingt ans, les rencontres de Marlon Bran-do avec les journalistes se comptent sur les doigts d'une main.À l'occasion de son dixième anniversaire, le magazine Studio a réussi à obtenir de lui une interview sur le plateau de tournage de son dernier film avec Johnny Depp.Entre esquives et vérités, face-à-face avec un géant.\u2014 Pourquoi n'avez-vous réalisé qu'un seul film ( La Vengeance aux deux visages ) ?\u2014 Oh, parce que ça démarre trop tôt le matin.Vous êtes obligé de vous lever aux aurores, comme les bêtes sauvages.Et le soir, il faut encore tout organiser pour le lendemain.C'est trop de travail.\u2014 Avez-vous essayé d'écrire vos propres scripts ?\u2014 Oui, j'ai beaucoup écrit.Dans quasiment tous mes films, j'ai réécrit mes rôles.Parfois, je les ai même écrits Dans ce ballet, on reconnaît la signature Noureev en ce qu'il a donné plusieurs solos aux hommes.« Noureev a beaucoup amélioré le standard pour les danseurs dans le ballet tout en sauvegardant l'importance pour les femmes », explique la danseuse qui a eu l'occasion de côtoyer la légende lors de son dernier passage au sein de la compagnie torontoise dans les années 80.Déjà affaibli par le sida, le danseur avait remonté le ballet pour la troupe et dansé plusieurs représentations avec la grande Karen Kain.« Il était charmant, on ne voyait que lui, il taquinait les danseurs.Je me souviens d'un party où il racontait comment il préférait faire de longues routes en limousine plutôt que de prendre l'avion.Il disait que cela était néfaste pour ses jambes », relate la ballerine qui était alors demi-soliste pour la compagnie.Contrairement à plusieurs danseuses, Martine Lamy n'a pas caressé le rêve de jouer le rôle de la princesse lorsqu'elle était petite.À l'école, une de ses maîtresses de ballet lui avait pourtant dit qu'elle avait les atouts nécessaires pour esquisser les tribulations de la Belle.« On m'avait dit que j'avais ia technique et que ce serait mon ballet fétiche.J'ai eu peur d'être catégorisée mais j'ai eu la chance de faire pas mal tous les ballets.Pour une danseuse, La Belle au bois dormant, c'est le test ultime, si tu peux le faire, tu peux faire n'importe quoi.» Aujourd'hui, à 32 ans, Martine Lamy ne compte plus le nombre de représentations et de rôles qu'elle a joués dans La Belle au bois dormant, mais c'est la troisième fois qu'elle se glisse dans le tutu de la Belle.Et probablement la dernière.« J'aurai 35, 36 ans la prochaine fois qu'on le refera, alors j'imagine que c'est la dernière fois.Ça ajoute du stress mais je veux faire le meilleur spectacle que je peux, d'autant plus que je ne danse qu'une seule représentation, la première.» Seule Québécoise parmi le peloton de tète des ballerines de la compagnie, Martine Lamy dansera le rôle de la Belle à Montréal pour la première fois.Devant toute ia famille tassée dans les fauteuils de la salle Wilfrid-Pelletier, elle évoluera dans le féerique et fastueux décor évoquant la cour de Louis XIV jusqu'à ce que son prince vienne enfin l'embrasser. LA PRhSSii.MONTREAL DIMANCHE 6 AVRIL 1997 B 9 t.i.\u2022 3?10 5,7 fm INVITENT 300 PERSONNES à la Première du film materntti: rwtRNrrE Le jeudi 17 avril à 19h30 au Cinéma du Complexe Desjardins Kemçfosez le coup*} it porlkipotion pcbae du 1er ou 7 avril KHluyvemenl.150 perjwwm recevront par lo posit un fasta-pse double, lo v^eur totale d« peu fit de 240OS Retournez o : «2 PAPAS ET LA MAMAN-* France film.SOS rue Sherbrooke ni Burwu 2401.Montreal.(Q() H214N3 Lts lac-t>imiles laits a ta mam sont acceptes Nom .Adresse Ville Code postal :.Telephone : VENTES Palmarès des ventes de disques au Québec pour la semaine se termfita.nOe.-29 mars 1997.J 1 Mercedes Band 2 Kevin Parent 3 Céline Dion 4 LuceDufault 5 La Compagnie créole 6 Charles Dumont 7 Elisabeth Blouin Brathwaite 8 Zachary Richard 9 JeanLeloup 10 Eric Lrpointe L'Heure J.M.R.vol.2 Pigeon d'argile Live à Paris Luce Dufault Les grands succès Les grandes chansons Un monde merveilleux Cap enrage Le Dôme Invitez les vautours Sarah, Elvis et Albani SOUVENIRS, SOUVENIRS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Toni Braxton Aerosmith Backstreet Boys Spice Girls U2 ZJJ_ Céline Dion\" No Doubt Moist Artistes variés 10 Live Secrets Nine Lives Backstreet Boys Spice_ Pop 7 Falling Into You Tragic Kingdom Creature 1997 Grammy Nominees Secret Samadhi Source: LE Palmarès (PC) L ; E 1>'S.» ,c; I N \u2022 E ' M A s FAMOUS PLAYERS _ ÉCRAN GÉANT! QUALITÉ DU SON! ' .-M GRANDE DIFFÉRENCE! »9?EN MATINÉES^ REPRÉSENTATIONS AVANT 1 8h00 HORAIRES DU 23 au 27 MARS ?INFO-HUM: 866-0111 AS toutes les scènes dans le cahier Ails & Spectacles le Samedi dans t.- -1 * 1 \u2022v \u2022 sty ?* Pierre Vennat CENTRE EATON 705 Ste-Catheone o (5e etaget 985-5730 ?PRIVATE PARTS (16*) ¦ 1 20-4 40-7 30-10 10 ?LE SAINT (SAC) ' 1 10-4 00-7 10-10 00 CATS DON'T DANCE (G)* 12 30-2 15 SELENA (G)' 4 15-6 50-9 20 DONNIE BRASCO (16*)\" 12 40-3 50-6 40-9 40 ?JERRY MAGUIRE (G)' 12 20-3 25-6 30-9 20 ?THE SIXTH MAN (G)* 1.30-4 10-7 20-9 50 m«r 1 30-4 10- 9.50 LOEWS 954, rue Ste-Catherino O 861-7437 ?THE SAINT (SAC) * 1 00-3 50-7 00-9 50 KOLYA (G)' 12 30-2 45-5 15-7 25-9 40 lun 12 30-2 45-9 40 SLING8LADE (13*)* 12 20-3 30-6 40-9 20 THE GODFATHER (13*)* 12 45-5 05-8 45 LA VENGEANCE DE LA FEMME EN NOIR (G)* 12 10-7 00 SECRETS & LIES (G)* 3 00-9 10 p PALACE 6 698 ru© Ste-Catherme O 866-6991 TOUS LES JOURS - TOUS LES FILMS 2.50S w.a/THE RELIC (13»)' 12 30-2 50-5 25-7 45-9 55 il ?METRO (13*)* 1215-2 35-5 0O-7 2O-9 40 H RANSOM (13*)* 1 15-4 15-*D 4>ç.iCiOU \u2022 ,5.4 ,5 SCREAM (16*)* 12 10-2 25-4 50-7 10-9 35 EVERYONE SAYS I LOVE (G)* 12 45-3 00-5 15-7 30-9 45 THE PEOPLE v» LARRY FLYNT (13»)' 12 00-3 20-7 00-9 25 I > 9.4 1 DORVAL\t 260 ave Dorvai\t631-8586 ENTREE GENERALE 6.00S - MATINEES 4.25$ MARDI & MERCREDI 4.25$ _ENFANTS & AGE D'OR 4.25$ ?DOUBLE TEAM (SAC) * 7 309 40 dim 1 00 4 00-7 30- 9 40 LIAR LIAR (G)# 7 20-9 20 dim 12 45-2 454 4i>-7 20-9 20 DEVIL'S OWN (13*)* 7 10-9 30 dim 1 30-4 15-7 10-9 30 DONNIE BRASCO (16»)' 7 00-9 35 dim 1 15-4 20-7 00-9 35 GREENFIELD PARK 3*3.TO boul Tascriereau 671-6129 ENTREE GENERALE 6.00$ - MATINEES 4.25$ MARDI & MERCREOI 4.25$ _ENFANTS & AGE DOR 4,25$ DONNIE BRASCO (16*) 7 00-9 25 SHINE (G) 7 15-9 20 LA VENGEANCE DE LA FEMME EN NOIR (G) 7 10-9 15 F.P.8-POINTE CLAIRE & c£l iPomte-Cla»e) 185 boul Hymus 697-8095 ?JERRY MAGUIRE (G)' 7 15-10 05 dim.mir 12 45-3 25-7 15-1005 ?RETURN OF THE JEDI (G»* 7 05-9 55 dim.mar 12 40-3 30-7 05-9 55 THE SIXTH MAN (G)' 6 55-9 15 dim.mar 1 15-3 35-6 55-9 15 ?THE SAINT (SAC) * 7 30-10 00 dim.mir 1 00-3 45-7 30-1000 ?THE SAINT (SAC) \u2022 7 00-9 30 dim.mir 12 30-3 15-7 00-930 SHINE (G)* 6 35-9 00 CATS DON'T DANCE (G)* d.m.mar 12 20-2 15-4 10 ?JUNGLE 2 JUNGLE (G)' 7 20 dim.mir 12 00-2 25-4 50-720 ?PRIVATE PARTS (W 9 45 THE ENGUSH PATIENT (?)\u2022 6 45-9 50 dim.mir 12 15- 3 40-6 45-9 50 F.P.8-GREENFIELD PK *âE| 672-2229 500C boul TascNw&au THAT OLD FEELING (G)* 7 25-9 55 dim 1 00-3 30-7 25-9 55 ?LE SAINT (SAC) \u2022 7 10-9 40 dim 1 15-3 45-7 10-9 40 JUNGLE 2 JUNGLE (G)a 7 20 dim 1 25-3 40-7 20 PRIVATE PARTS (16*)' 9 35 THE ENGUSH PATIENT (G)# 8 00 dim 1 05-4 15-8 00 JERRY MAGUIRE (G)' 7 05-9 45 dim 1 10-3 55-7 05-9 45 ?THE SAINT (SAC) ' 7 00-9 30 dim 1 20-4 20-7 00-9 30 ?THE SAINT (SAC) * 7 00-9 30 CATS DONT DANCE (G)- dim 1 30-3 35 THE SIXTH MAN (G)' 7 15-9 50 dim 1 35-3 50-7 15-9 50 LAVAL 1600.boul LeCofbus»er 688-7776 ?THE SAINT (SAC) * 7 30-10 00 dim 2 00-4 40-7 30-1000 ?THE SAINT (SAC) * 7 00-9 30 dim 1 30-4 10-7 00-9 30 L'ESPION AUX PATTES DE VELOURS (G)' d.m 1 05-3 20 DONNIE ORASCO V.F.(16*)' 7 10-9 45 OE JUNGLE EN JUNGLE (G)' 7 00 dim 1 00-3 30-7 00 PRIVATE PARTS (16*)'9 15 ?LE SAINT (SAC) * 6 50-9 20 dim 1 10-4 00-6 50-9 20 LA VENGEANCE DE LA FEMME EN NOIR (G)* 7 20-9 50 LES 101 DALMATIENS (G)* dm 1 20-4 20 CATS DON'T DANCE (G)' dm 1 05-3 00-4 45 SELENA (G)* 7 05-9 40 EVITA (Soui-titre» français) (G)* 9 30 JUNGLE 2 JUNGLE (G)' 7 10 dim 1 10-4 00-7 10 ?LE SAINT (SAC) ¦ 7 20-9 50 dim 1 40-4 30-7 20-9 50 THE SIXTH MAN (G)\" 7 15-9 35 dim 1 30-4 10-7 15-9 35 JERRY MAGUIRE (G)' 6 45-9 45 dim 1 20-4 05-6 45-9 45 SLINGBLADE (13*)* 6 35-9 25 dim 1 00-3 406 35-9 25 Ce n'est pas d'hier que l'on parle de théâtre dans La Presse.« Il fail froid, il gèle presque, lant mieux.! Elle fera dégeler tout ce qui l'entourera, on peut en être certain, un dégel par enthousiasme î En attendant la représentation de ce soir, nous souhaitons la plus cordiale des bienvenues à la grande artiste toujours spirituelle et charmante », pouvait-on lire le 6 avril 1891, il y a 105 ans aujourd'hui, en parlant de Sarah Bernhardt, sans doute la plus grande dame qu'ait produit le théâtre français et qui arrivait par train à Montréal, après une tournée triomphale aux États-Unis.Le lendemain, le critique, toujours aussi enthousiaste, écrivait : « Chez Sarah Bernhardt, c'est \" la femme \" qui joue : elle se livre réellement, elle étreint, elle enlace, elle se lord, elle se meurt, elle enroule celui qu'elle est sensée aimer dans des mouvements couleuvres, et ce jeu hardi est fait avec grâce et de façon toui à fait gracieuse.» ¦ « Des cris, des larmes, du délire ».Ainsi titrait La Presse du 4 avril 1957, il y a quarante ans, après le passage à Ottawa de l'ouragan du rock'n roll.Les fans d'El-vis Presley avaient alors passé par toute la gamme des émotions, comme ceux de Toronto la veille.Le chroniqueur parlementaire Amédée Gaudreauli s'était déplacé et écrivait qu'il avait vu Elvis Presley se gratter la cuisse gauche : «< Une hystérie collective s'est aussitôt emparée d'une foule de 8500 personnes et une vague de cris perçants, de hurlements, a noyé la voix du chanteur bien-aimé.Quand il s'em- para de sa guitare d'un geste dramatique, les murs du Colisée d'Ottawa résonnèrent d'échos rauques.spasmodiques, tandis que des adolescentes s'arrachaient les cheveux, pleuraient, riaient, tendaient :lcs bras tordus par l'émotion.» * ¦ La Presse du 3 avril 1900 publiait un long compte-rendu sur le.recueil que venait de publier TEcpJe littéraire de Montréal, qui se tçl|* nissait alors fréquemment dans les salons du château Ramsay.Plusieurs poêles renommés du temps, dont Charles Gill, Jean Charbon-neau.Henry Desjardins, Albert Ferland, E.-Z.Massicotte, Arthur de Buissières, Albert Lozeau et Antonio Pelletier y avaient écrit .'des textes.Mais le plus génial de tous était sans aucun doute Emile Nelll-gan, qui publiait justement dans cette édition de La Presse un poème intitulé L'Homme aux cercueils .¦ Porté en avril 1957 à la présidence de l'Union des artistes, en tant que successeur de Mia Riddez.le comédien Jean Duceppe inaugura son règne en créant le prix du Président.Dans un mouvement tout spontané, en effet, Duceppe avait décidé de faire cadeau de son traitement de président du syndicat d'artistes à des étudiants en art dramatique qui, à sa suite, se destineraient au métier de comédien, mais qui, a leurs debuts, devraient en arracher.¦ Le 3 avril 1930, La Presse faisait sa manchette avec la mort, à Londres, de l'illustre cantatrice canadienne-française Albani ( Emma Lajeunesse ).Albani était, à l'époque du moins, la plus grande cantatrice que le Canada ait produite.Elle avait obtenu des succès retentissants en Europe et aux États-Unis et avait suscité l'enthousiasme partout sur son passage à chaque fois qu'elle revenait faire une visite au Canada.Née à Chambly, Albani avait été parfaire ses études musicales à Paris et Milan et fit ses débuts a l'opéra à Messine, en Sicile, en 1870.Elle chanta subséquem-ment à Florence et à Malte et fit sa première apparition sur la scène du Co vent Garden de Londres en mai 1872.On raconte même qu'elle était la seule amie intime de la reine Victoria qui la combla d'honneurs et de faveurs.Albani avait cessé de se produire en concerts en 1912, à l'âge de 60 ans.s.- - v ES-TU A LA RECHERCHE D'UN EMPLOI ?CINEMA ANGRIGNON 7077 boui Newman 366-2463 DE JUNGLE EN JUNGLE (G)* 6 45 dim 12 50-3 2^6 45 SELENA (G)* 9 30 THE ENGLISH PATIENT (G)* 8 00 dim 1 30-4 408 00 LA VENGEANCE DE LA FEMME EN NOIR (G)* 9 20 JUNGLE 2 JUNGLE (G)* 7 00 dim 1 10-3 45-7 00 JERRY MAGUIRE (GJ* 7 10-9 50 dim 1 40-4 35-7 10-9 50 THE SIXTH MAN (G)# 7 15-9 20 dim 1 50-4 10-7 1 5-9 20 SLINGBLADE (13*)' 6 40-9 25 CATS DON T OANCE (G)' d«m 1 00-3 00 ?LE SAINT (SAC)* 7 30-10 00dim 20-4 00-7 30-10 00 ?THE SAINT (SAC) * 7 00-9 35 dim 12 45-3 20-7 00-9 35 Tu es âgé entre 18 et 25 ans ?Alors, viens parcourir le Circuit de l'Emploi au \u2022 Viens franchir toutes les étapes de recherche d'emploi en compagnie d'intervenants du milieu sur Le Grcuit de l'Emploi.\u2022 Viens naviguer sur les sites de recherche d'emploi au Café Internet de l'Emploi.\u2022 Viens te renseigner sur les techniques de recherche d'emploi et simule des entrevues au Club de l'Emploi.\u2022 Viens échanger avec des conseillers en orientation au Bistro de l'Orientation.MEDLEY Mercredi t'est gratuit ! VERSAILLES Piaœ Versailles &t*£|9 353-7880 DOUBLE TEAM (SAC) * mar.m«r.jeu 7 20-9 45 dim 1 35-7 20-9 45 ?LE SAINT (SAC) * mar.marjtu 6 50-9 25 dim i 10-6 50-9 25 LA VENGEANCE DE LA FEMME EN NOIR (0)* dim mar.mer.jeu 7 15-9 30 LES 101 DALMATIENS (G)* dim 1 00 THE SAINT (SAC) ' mar,m«rj»u 7 00-9 35 dim 1 25-7 00- 9 35 LIAR LIAR (G)* mar.marjtu 7 10-9 15 dim 1 45-7 10-9 15 DEVIL'S OWN (13*)* mar.merjau 7 C5-9 20dim 1 30-7 05-920 U B.- «/SON DIGITAL VAL KILMER ELISABETH SHOE NI fil VIII/ JAMAIS Vllllll NIIM NI IIIIIHNI/ JAMAIS Vllllll II it : ; NI ii UN HI / JAMAIS Vllllll Dill till 'Motion S A N rn W IISIIIN I IIWI MSI III I III I www.thesaint.com 0% __m MAINTENANT À L AFFICHE! [grmUTWr^T] CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS ?jOlWrTU AWtOMOwWl CMTttUUl^ j VfHtMiUt»^ mj\u2014WIWé^ Câtt.tol'PTO IfcAM OMlSS^ imioeaoM-KUM ITJtAJ CM lut ii ail*.| - 'il cAMNroua»\u2022 joue m m entau» c»«rf mjotMTii\u2014iiicamu ourro-71 ITl.THMIttW -««« c«aft*M>uJt 1 \u2022 \u2014îl I\u2014~»M*ou» una\u2014?\\ I CMCHâ M*-71 __STE-AOELE i\\ '¦UUMMOUCMflM sherbaooxe grahrft NOIR SILENCE t ftwr jki é'bérmations sur ks activités offertes éw k cadre de DÉFI EMPLO11825, composez le Montréal : 496 1825 extérieur de Montréal : 1888 496-1825 (sans frais) et da s** partenaires : ¦ ?I Développement ôes ¦ ^ il ressources humaines Canada Goov©momont du OuûDoc IHnartèf dtli Sécurité du nvaoo en coilabofafian avec i ®STCUM Attachez vos lacets et relevez le Défi Corporatif Canderel ! Participez à la plus folle course de collecte de fonds pour la recherche sur le cancer! Appuyez les efforts de recherche de l'Institut du cancer de Montréal (affilié à l'Université de Montréal) et du Centre de cancérologie de l'Université McCill.DÉFI APPELEZ NOUS DÈS AUJOURD'HUI WgL^gL CORPORATIFL ' Il INSCRIVEZ VOTRE EQUIPE AU O4Z0050 w (axdJS 4\" Au profit de> centres \\V.%k/ de recherche sur le cancer de nos universités -*- B 10 LA PRHSSn, MONTRÉAL, DIMANCH!: h AVRIL IW7 Têtes affiche Adressez vos communiqués à: l'ctes d'affiche La Presse 7, rue St-Jacques Montréal H2Y 1K9 ¦ Des jeunes sont très préoccupes par le sort du tiers monde, comme l'ont démontré 400 élèves du secondaire, qui ont participé à un récent colloque du club 2/3, tenu à l'école secondaire Soulanges.S'éloignant des problèmes qu'on leur dit propres ( décrochage, suicide, etc.) ces jeunes ont parlé de solidarité, de coopération internationale/ de protection de l'environnement, des droits humains, etc.Renseignements : 382-7922.¦ M a 1 e t t e - Maheu/Arth ur Anderson vient de remettre un don de 35 000 S à Centraide du grand Montréal et à la présidente et directrice générale Michèle Thibodeau-De-Guire, à titre de contribution pour la campagne de financement de 1996.Ce sont Roger Desrosiers, associé et directeur général, et Mireille Lambert, directrice des ressources humaines chez Arthur Andersen, ainsi que Guy Gauthier, directeur des ressources humaines chez Malette-Maheu qui ont apporté le don.¦ Seulement deux nouveaux membres ont joint les rangs du conseil d'administration de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, dont l'assemblée générale a Roger Desrosiers réélu la plupart de ses dirigeants, en commençant par son président, le Dr Pierre Gauthier, pédiatre de Sept-îles.Réélus avec lui : Yves Dugré, Louis Lapointe, Suzanne Michalk, Pierre Robitaille, Jean Si-mard et Jean Talbot.Les nouveaux élus sont : Francine Mathieu-Mil-laire et Gilbert Matte.¦ Depuis 1993.Hydro-Québec a investi 184 000 $ 5£\\ :-^^WÊÊ pour soutenir un \" ~?projet de dépistage et de diagnostic des dys-1 i p i d é m i e s a t h é r o g è n e s mené par le Dr Jean Davignon.C'est ce qu'a rappelé Michel Hu-don, directeur régional de l'île de Montréal, et directeur des services à la clientèle d'Hydro-Québec, lorsqu'il a remis une nouvelle contribution de 46 100 $ au Dr Davignon, directeur du Groupe de recherche sur les hyperlipidémies et l'athérosclérose.¦ C'est hier que la Ligue de sécurité routière du Québec, lors d'un gala se tenant sous la présidence d'honneur du ministre québécois des Transports Jacques Brassard, a décerné trophées et plaques honorifiques aux entreprises et conducteurs qui ont excellé en 1996.Quatre entreprises, les transporteurs de la commission scolaire de Lotbiniè-re, Kruger, Logistique Huron et Michel Hudon Hydro-Québec soutient la recherche médicale % Serge Mallette, chef des relations avec le milieu chez Hydro-Québec ( à droite ) a remis un premier don de 61 800 S à Edward Bradley et Joseph Ayoub, du pavillon Notre-Dame du CHUM, chercheurs en oncologie.Un chèque de 46 400 $ va au centre d'oncologic et l'autre, de 15 400 $ à l'Institut du cancer de Montréal.Les plus généreux La Banque Royale et ses employés de la région de Montréal viennent de remettre à Centraide la plus importante contribution d'une entreprise de la région montréalaise, en 1996, soit 756 837 S.Dans l'ordre habituel : Michael Turcotte, premier vice-président pour le Québec ; Michèle Thibodeau-De-Guire, PDG de Centraide ; David Johnston, professeur à l'uni* versité McGill, coprésident ; et France Beaucage, présidente de la campagne Centraide auprès des employés de la banque.Shell fait sa part Les employés et la direction de Shell ( Place Carillon et raffinerie de Montréal-Est ) ont remis 45 000 S à Centraide pour sa campagne de 1996.Dans Tordre habituel : André Dumais et Henriette Laroche de Shell ; Michèle Thibodeau-DeGuire, PDG de Centraide ; Nicole Belval et Lyne Tessier, de Shell.Catherine Rowe, de Centraide ; Pierrette Brouard, Marilena Colapelle, Raymond Aubin* et Bob Marshall de Shell.BOC gaz, ont remporté le titre de « roi de la route » avec aucun accident évitable pour plus d'un million de kilomètres parcourus.Plus d'une vingtaine d'autres entreprises ont remporté des prix pour la qualité de leurs conducteurs.Et 79 conducteurs professionnels ont été salués pour leurs années de conduite sans accident.Un Méritas a été décerné à Éthelbert Bert Pelletier de Transport Cabano-Kings-way ; un autre Méritas a été remis par l'Association du transport écolier à l'entreprise Autobus B.Dion de Windsor.¦ C'est à titre exceptionnel que la compagnie pharmaceutique SmithKline Bee-cham vient de remettre une bourse postdoctorale de 60 000 $ ( renouvelable pour deux autres années ) au psychologue Richard Fleet de l'Institut de cardiologie de Montréal, pour qu'il poursuive son étude des rapports entre les troubles de panique et la maladie coronarienne.C'est Michael Comeau, directeur régional pour l'est du Canada de SmithKline Beecham, qui a remis l'importante bourse au docteur Fleet.Soulignons que « les connaissances actuelles portent à croire que l'incidence des troubles de panique est plus élevée chez les patients ayant des douleurs thoraciques que dans la population en général ».Richard Fleet MOLSON (M $75 OOO niai XX 100 DOUARS Don de Molson Le Fonds de bienfaisance des compagnies Molson vient de remettre la deuxième tranche d'un don de 75 000 S à la fondation de l'UQAM.Dans Tordre habituel : Jean-Marc Ritchie, représentant de Molson pour l'UQAM, accompagnant Monique Dépatie, adjointe aux relations publiques chez Molson, qui remet le don à Gil Desautels, vice-président et directeur général de la fondation.PHOTO MICHEL GRAVEL La Presse Pour des finissants des HEC La ministre déléguée à rindustrie et au Commerce, Rita-Dionne Marsolais, remettait dernièrement un chèque de 7000 $ à un groupe de 15 finissants du baccalauréat en administration des affaires de l'École des Hautes Etudes commerciales qui partiront le mois prochain en mission commerciale en Israël.Mme Dionne-Marsolais, à l'extrême-gauche sur la photo, est photographiée en compagnie de Vincent Thériault, l'étudiant qui dirige la mission, Corinne Ber-neman, responsable pédagogique, Jacques Nantel, directeur des programmes des HEC et Laurent Zarka, vice-consul d'Israël.\\ \\ ^ \u2014 \u2022 V y$ \u2022*\u2022 i v 5^- lit .m \u2022 /\u2022 V ¦ -m 0 m I i .\u2014 .W \u2022 J'Y Le cabinet de la campagne Centraide Première rencontre, la semaine dernière au Chic resto pop du quartier Hochelaga-Maisonneu-vi', en tout début de matinée, du nouveau cabinet de la campagne Centraide 1997 dont les coprésidents sont, ici à Pavant-scène entourant la PDG de Centraide du grand Montréal, Michèle Thibodeau DeGuire ( au centre ), MM.L.R.Wilson, président et chel du conseil de BCE, et Pierre Michaud, président du conseil et chef de la direction de Réno-Dépôt, et président du conseil de Provigo.À l'extrême gauche, Irène Nattel, présidente du conseil de Centraide du grand Montréal.La cinquantaine de personnes qui travaillent avec eux au QG de la campagne de financement, sont assistées d'une armée de 22000 bénévoles, qui recueilleront des millions de dollars pour financer des centaines d'organismes communautaires. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 AVRIL 1997 B 11 Sciences .a sonde Pioneer 10 fête ses 25 ans comment Mais après dix milliards de kilomètres, la NASA a coupé les liens avec la sonde Associated Press LOS ANGELES Pioneer 10 : l'aventure continue.Après 25 ans de voyage et quelque dix milliards de kilomètres parcourus, la sonde Pionnier 10, porteuse d'un message terrestre à l'univers, poursuit sa course inexorable hors du système solaire, mais son pouls faiblit de plus en plus.Le 31 mars, la NASA a décidé de couper les liens avec la sonde, à cause de la faiblesse du signal.Lancée le 2 mars 1972, Pioneer 10 est le premier objet de fabrication humaine à être sorti de notre système solaire.Aujourd'hui, aucun autre objet de l'homme ne se trouve aussi loin de la planète-mère.Pas mal pour un satellite dont la mission d'origine était prévue pour durer.21 mois.À la NASA, le Centre de recherches Ames continue à recevoir des renseignements du voyageur sur les champs magnétiques, vents solaires et autres particules cosmiques rencontrées.Mais le vétéran est désormais trop fragile pour se livrer à des expériences scientifiques.Le peu d'énergie qui lui reste suffit tout juste à mener à bien l'un de ses onze programmes originaux.Pioneer 10 a « très bien travaillé et mérite de prendre sa retraite**, constate B.J.O'Brien, directeur de la conception du satellite pour la société TRW, lui-même à la retraite depuis 1988.Le signal radio de la sonde met neuf heures et 15 -mi mu es à atteindre la Terre.À l'arrivée, ce n'est plus qu'un infime « bip-bip ».Peu après son lancement, Pioneer 10, bébé de 260 kilos, s'était habilement faufilé au milieu de la ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter.Une collision avec le moindre « petit pois« cosmique aurait pu lui être fatale.En décembre 1973, la sonde envoya son premier reportage sur Jupiter, avant d'utiliser la force gravitationnelle de la planète géante pour reprendre de l'élan dans l'espace.Pendant que la sonde était derrière Jupiter, la NASA perdit le contact : « Ce furent deux heures d'attente insupportable », se souvient Ed Wheeler, ingénieur de TRW.« Puis notre bébé, bien sûr, ressortit de l'autre côté >» de la planète.Les scientifiques applaudirent lorsque Pioneer 10 fut catapulté à la vitesse de 138 397 km/h pour le saut dans l'inconnu.Sa vitesse de croisière actuelle n'est plus que \\ .* Y ***** - '\u2022 -7'-; w -v' ' m ._ >.r:.« \u2022 ;¦ i \u2022 \u2022.PKDTOACP La mission de la sonde Pioneer 10 « nva pas de fin ».Ou plutôt, sa deuxième mission commence : celle de l'errance dans l'espace intergalactique.de 48 278 km/h et les 9,6 milliards de km arpentés représentent l'équivalent de 300 000 révolutions autour de la Terre.La NASA laisse désormais voguer Pioneer 10.À sa vitesse actuelle, la sonde croisera, dans environ 32 600 ans, à quelque trois années-lumière au large d'une étoile nommée Ross 248.Une carte d'identité de la Planète bleue Sur ses flancs, Pioneer 10 transporte en direction d'éventuels mondes inconnus la carte d'identité de notre Planète bleue : une plaque d'aluminium couverte de symboles, parmi lesquels un dessin représentant des humains des deux sexes : la main droite de l'homme est levée en signe \u2014 universel ?\u2014 de paix.Les neuf planètes de notre système solaire y figurent, la route parcourue par Pioneer 10, ainsi que la distance et direction par rapport au soleil de 14 céphéides ( étoiles à intensité luminueuse variable ).Car la mission de la sonde « n'a pas de fin ».Ou plutôt, sa deuxième mission commence : celle de l'errance dans l'espace intergalactique.Denis Bergeron a découvert son astéroïde Denis Bergeron a trouvé son premier astéroïde en mars 1995, en participant à un projet international d'observation de Chiron ( un gros astéroïde situé au-delà de Neptune ).Un mois après avoir transmis ses photos de Chiron aux scientifiques qui dirigeaient le projet, il apprend que leur analyse révèle la présence d'un autre astéroïde, inconnu celui-là.On lui demande d'autres photos pour confirmer la découverte.Par chance, il a effectivement pris d'autres clichés de Chiron le soir suivant.Le nouvel astéroïde s'y trouve.Il est désormais répertorié sous le nom de 1995SC21.En septembre 1995, Denis Bergeron photographie une comète.L'analyse de la photo, le jour suivant, révèle la présence de pas moins de trois astéroïdes inconnus ! Par malheur, le ciel reste couvert pendant toute la semaine : impossible de confirmer.Quand le ciel se dégage enfin, l'astronome amateur calcule une trajectoire probable, puis pointe son télescope.Il trouve bel et bien un nouvel astéroïde.qui n'est pas l'un des trois observés sept jours plus tôt ! La découverte est celte fois dûment confirmée, et aujourd'hui enregistrée sous le nom de 1995SB5.Comme de nombreux amateurs, Denis Bergeron a toutefois délaissé depuis peu la chasse aux astéroïdes.C'est que les professionnels sont entrés sur les plate-bandes des amateurs : depuis la collision entre la comète Shoemaker-Levy et Jupiter, les astronomes de métier s'intéressent soudain aux astéroïdes et scrutent le ciel avec des outils puissants.La compétition est trop forte ! Denis Bergeron croit-il que sa passion va s'épuiser un jour ?« Jamais ! L'astronomie, ce n'est pas seulement regarder le ciel, c'est toute une philosophie.Elle donne des réponses sur la nature des choses : le sens de la vie et de la mort, notre place dans l'univers.Je ne pourrais pas passer mes soirées à regarder la télé, je me pose trop de questions.» « Et puis, les projets scientifiques me permettent de participer à l'évolution des choses et de rencontrer des gens.L'humanité progresse grâce aux gens qui dépassent la moyenne.Certains vont sur l'Everest ou au Pôle Sud.Moi, je fais de l'astronomie.» LA GRILLE THÉMATIQUE de Michel Hannequart SCULPTURE 12 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 HORIZONTALEMENT 1 Sculpteur italien \u2014 Phase d'une évolution \u2014 Unité de mesure.2 Blessantes \u2014 Sculpteur britannique \u2014 Célèbre Chinois.3 Sculpteur et médail-leur italien mort en 1590 \u2014 Sculpteur italien, on lui doit la statue équestre du Gattamelata.4 Aeneas, en latin \u2014 Branché \u2014 Titre abrégé.5 Mouvement basque \u2014 Sculpteur britannique d'origine russo-polonaise né à New York \u2014 Madame.6 Sculpteur français, un des maîtres de l'école romantique \u2014 Racine vomitive \u2014 Croyance religieuse.7 île d'Indonésie \u2014 Terminaison \u2014 Assaisonnement \u2014 Scandium.8 Sert à polir par frottement \u2014 Syncope.9 Gros poissons \u2014 Enduits imitant le marbre.669 10 Petit plat rond destiné à recevoir l'hostie \u2014 Au Japon \u2014 Fonctionnera.11 Sang-froid \u2014 Versant d'une vallée exposé au soleil \u2014 Vedette.12 Dimension verticale d'un objet, considéré de la base au sommet \u2014 Grosse lime plate.13 Exprime un coup \u2014 Meurtri.14 Maison de jeu \u2014 Ancien bouclier \u2014 Déchiffrées.15 Morceau de citron \u2014 Petit ouvrage sculpté.VERTICALEMENT 1 Sculpteur américain \u2014 Sculpteur d'origine lituanienne.2 Noyau d'une statue \u2014 Sculpteur français, collaborateur de Le Brun \u2014 Perroquet \u2014 île de France.3 .classicisme \u2014 Architecte et décorateur britannique \u2014 Logement misérable et malpropre.4 Décoré \u2014 Fait partie d'un tout \u2014 Métal précieux.5 Trace plus ou moins sinueuse visible sur un bloc de pierre \u2014 Pronom indéfini \u2014 Cri des bacchantes.6 Manillon \u2014 Mèche rebelle \u2014 Sculpteur français.7 Sculpteur français mort à Paris en 1946, il fut l'aide de Rodin \u2014 Fleuve d'Afrique.8 Écrivain italien \u2014 Statue sans bras ni jambes dont le corps se termine en gaine \u2014 Précis.9 Mammifère insectivore \u2014 On en fait des liens \u2014 Démonstratif.10 Répète souvent les mêmes choses \u2014 Ville de Roumanie \u2014 Position par rapport à la société.11 Cancan \u2014 Crochet \u2014 Pascal.12 Marque la façon \u2014 Vague \u2014 Support pour un sculpteur.13 Millilitre \u2014 Molybdène \u2014 Entre un coucher et un lever \u2014 Obtint.14 Sculpteur grec \u2014 Exprime la soudaineté \u2014 Conjonction.15 Sculpteur britannique \u2014 Sculpteur français, il a beaucoup travaillé avec le fer soudé \u2014 Déformé.¦ SOLUTION DIMANCHE PROCHAIN to il i?n n is SOLUTION DE DIMANCHE DERNIER Génies en herbe En collaboration avec Génies en herbe PantoJogie Inc., 3535, bout.Rowmont, Montreal H1X 1K7 A 1 NOIR du Quel était le nom Prince Noir ?2 Dans quels pays coule la rivière Noire ?3 Qu*appelle-t-on poche noire en zoologie ?4 Oui a écrit Comment faire l'amour à un Noir sans se fatiguer ?5 Comment s'appelle l'école d'expression artistique newyorkaise dédiée aux Noirs ?SITES ARCHÉOLOGIQUES 1 Quel site de Terre-Neuve fournit la preuve d'installation Viking au Canada ?2 Quel site guatémaltèque célèbre par sa pyramide confirme la présence mays en 320 après J.-C.(plaque de jade de leyde) ?3 Sur quel site pourriez-vous déambuler dans la rue de l'Abondance ?4 Où se trouve la Galerie de barattage de la mer de Lait ?5 Dans quel pays est situé ce dernier site ?FLEUVES 1 Où coulait le Styx ?2 Quelle science étudie la formation et le comportement des fleuves ?3 Comment désigne-t-on les sinuosités décrites par un fleuve ?4 Quel réalisateur français a transposé au cinéma le roman Le Fleuve de Patricia Walters en 1951 ?5 Quel fleuve arrose la ville anglaise d'Oxford ?D PERSONNAGES 1 À quoi rattachez-vous le nom d'Alester Crowley ?2 Dans quel domaine s'est illustré l'abbé Albert Tessier ?3 En Iran, quel titre portait l'empereur déchu en 1989?4 Quel était le surnom du président américain Andrew Jackson ?5 Dans quel domaine l'Anglais Rowland Hill fut-il un initiateur ?SPORTS - \" ¦ Marathonien 1 Quel athlète a remporté le marathon de Montréal en fauteuil roulant en 1986?2 À quel sport est relié le terme « chicane »» ?3 De quelle province sont les skieuses Laurie Graham et Usa Savi-jarvi ?4 Qui fut le premier joueur de troisième but de l'histoire des Expos ?5 Dans quel sport s'est spécialisé Yvon Jolin ?Réalisateur français Acteur dans JFK F CINÉMA 1 La dernière scène tournée par Yves Montand le montre de dos.faisant un signe d'adieu.Quel fut ce dernier film dans lequel il a joué ?2 Qui interprète le procureur Garrison dans JFK ?3 Quel métier exerce Joseph dans le film Je vous salue Marie ?4 Quel comique français interprète le rôle du pompiste alcoolique et désabusé dans Tchao Pantin de Claude Berri ?5 Quel célèbre cinéaste hispano-français est décédé à Mexico le 30 juillet 1983?G NUIT 1 Qui a écrit La Nuit des Rois ?2 Quel nom porte cette pièce en anglais ?3 Dans quel opéra trou-ve-t-on la Reine de la Nuit?4 Quel poète nous a laissé quatre Nuits (mai, décembre, août, octobre) ?5 Quel titre porte l'oeuvre de l'auteur latin Aulu-Gelle ?6 Qui a écrit Voyage au bout de la nuit ?H ADAM 1 Quel livre de la Bible présente le personnage d'Adam ?2 Que relie la chaîne de récifs qu'on appelle le Pont d'Adam ?3 Quel métier exerçait l'Écossais Robert Adam ?4 Qui est l'auteur de Robin et Manon et du Jeu de la Feuillée ?5 Quel était le prénom du sixième president américain ?SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETïTJES ANNONCES B 12 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 6 AVRIL 1997 Sciences La sonde Pioneer 10 fête ses 25 ans page B 11 PHILIPPE GAUTHIER A oence Science-Presse hoemaker- Levy, Hyakutake, Hale-Bopp.La tradition veut que les comètes portent le nom de ceux qui les découvrent.Or, la plupart du temps, ces gens sont des astronomes amateurs.Ils n'ont ni les diplômes ni l'équipement de pointe des « vrais ».Mais les rapports d'observation de ces autodidactes minutieux alimentent les grands livres de la communauté scientifique.Les amateurs capables de découvrir de nouveaux astres sont quelques centaines, tout au plus.Cette tribu mystérieuse est dispersée sur les cinq continents.Elle a ses méthodes et ses vedettes.De ce groupe, Denis Bergeron, de Val-des-Bois, dans l'Outaouais québécois.Le soir, après le travail, cet agent de conservation de la faune de 41 ans scrute le ciel.Il participe à des projets de recherche internationaux et compte deux nouveaux astéroïdes à son actif\u2014 un exploit unique au Canada.Denis Bergeron s'intéresse à l'astronomie depuis l'âge de huit ans.À l'époque, l'émission de télé Au-delà du réel, avec ses images de galaxies et de nébuleuses, piquait son imagination.Il reçoit son premier télescope à 10 ans : un appareil qui grossissait 30 fois et n'avait coûté que.16 dollars.« C'était tout juste bon pour voir les lignes de Jupiter.Mes amis ne voyaient qu'une tache floue avec quatre petits points à côté.» Ces quatre points, c'étaient les quatre plus grosses lunes de Jupiter.« Pour moi, c'était une révélation.J'étais comme Galilée.Je notais la position des satellites de jour en jour », se souvient-il.À 14 ans, on lui offre deux disques de pyrex à polir pour en faire des miroirs de télescope.Il n'y connaît rien, mais se prend au jeu : un an plus tard, il est moniteur d'optique à la Société d'astronomie de Montréal.En quelques années, il polit une vingtaine de miroirs ; il se bricole un télescope de 15 cm qui grossit 350 fois ; et plus le temps passe, plus il achète des outils puissants.Son télescope actuel, doté d'un miroir de 25 cm, peut se pointer de lui-même vers l'un des 16 000 objets de sa carte du ciel préprogrammée.Au cours des années 80, Denis Bergeron ajoute à l'observation la photo astronomique.Un art qui demande de la patience.et une-bonne résistance au froid : les astronomes amateurs travaillent surtout pendant les longues nuits d'hiver.Le télescope doit être maintenu vers le bon point du ciel à la main, parce que les moteurs ne sont pas assez précis.Et même avec un film hypersensible de 10 000 ASA, le temps de pose est de.30 à 90 minutes.À moins 35, il faut le faire ! « Mais chaque image est une révélation : la photo montre des choses que l'oeil ne voit pas à travers le télescope », note-t-il avec admiration.L'ère de la photo électronique Au début des années 90, la photo f.Denis Bergeron électronique révolutionne le travail des amateurs.L'oeil nu, on s'en doute, est limité aux astres les plus lumineux : ceux dont la magnitude, c'est-à-dire le degré de luminosité, est de +6 ou moins.Le télescope d'un amateur passionné comme Denis Bergeron, en comparaison, permet d'atteindre +14.Mais en dotant ce télescope d'une caméra numérique de 4000 dollars, on peut monter jusqu'à + 19 ou +20, ce qui ouvre la porte à toute une série de nouvelles observations.Un astéroïde par exemple, a généralement une magnitude de +17 ou +18.La caméra numérique a aussi un immense avantage : celui de réduire le temps de pose à.cinq minutes.Couplée à un ordinateur, elle permet le traitement informatisé des images.En d'autres termes, on peut désormais prendre dix photos à l'heure et comparer immédiatement la position de chaque objet.Tout ce qui bouge est tout de suite repéré.Car c'est toujours ainsi qu'ont travaillé les chasseurs de comètes et d'astéroïdes : ils balayaient le ciel et comparaient les photos entre elles.Un Série de photos de Chiron, un astéroïde situé au-delà de la planète Neptune, prises dans la nuit de 2 au 3 avril 1995 par l'astronome amateur québécois Denis Bergeron.Le temps d'exposition d'une telle photo étant de plusieurs minutes, la présence de Chiron, et de l'astéroïde découvert cette nuit-là par M.Bergeron, est révélée par leur déplacement : ils apparaissent comme deux minuscules traits, plutôt que des points fixes ( comme les étoiles ).Sur les photos du bas, coloriées artificiellement à l'ordinateur et agrandies plusieurs fois, on distingue la masse irrégulière de Chiron.point flou qui bouge et qui n'est pas dans l'atlas est sans doute une comète.Si le point est net, on a affaire à un astéroïde.On transmet aussitôt ces données à l'Union astronomique internationale.Si la position de l'astre ne correspond à aucune orbite connue, l'astronome doit fournir les données d'une seconde nuit d'observation, pour confirmer son existence et calculer son orbite exacte.Et s'il y parvient, il passe à l'histoire.¦ Comment Denis Bergeron a découvert l'astéroïde 1995SC21 \u2014 page B 11 _LA TÊTE DANS LES ÉTOILES_ Rattraper le temps perdu Guy Granger Décembre 1582.En pleine Renaissance, la France est dévastée par les terribles guerres de Religion.Henri III est encore aux commandes.Montaigne vient de publier ses Essais et la pensée est en rupture avec le Moyen Âge.C'est dans ce contexte que François Lecoq1 et ses amis décident, le soir du dimanche 9 décembre, d'or-g.iniser un petit jam de luth chez, l'aubergiste du coin tout en se payant un bon coup de rouge.Le problème, c'est que François est tombé dans la barrique de rouge et qu'il n'en est ressorti que le 20 décembre aux petites heures du matin.Sa femme n'a rien dit de special, ses enfants non plus.Pas même son boss, à l'atelier de hallebardes du village.Encore moins sa belle-mère.François, c'est sûr, n'a rien dit non plus mais s'est vite rendu compte que la Terre avait cessé de tourner pendant dix jours.Personne n'était né, personne n'était mort.Sa femme n'avait pas encore mis au pot la poule qu'il avait plumée le dimanche après-midi.Comme si le 9 décembre, c'était hier.Eh bien justement, c'était hier.La France venait de rajuster son calendrier pour rattraper l'hiver, comme Rome venait de le faire à la demande du pape Grégoire XIII.Le dimanche 9 décembre avait donc été suivi du lundi 20 décembre 1582.L'établissement d'un calendrier fut, de tout temps, un grand défi pour l'Homme et c'est, entre autres, ce qui le poussa à lever plus attentivement les yeux vers les astres.Facile de déterminer la durée d'une journée : c'est l'intervalle de temps moyen entre deux levers ou deux couchers du Soleil.Plus difficile de déterminer la durée d'une année car la Terre revient à la même position dans le ciel par rapport aux astres après 365,2564 jour ( année sidérale ) et é c'est ce petit quart de jour supplémentaire qui a longtemps mis du piment dans la vie des premiers astronomes, des souverains et des papes.Les Anciens utilisaient les cycles de la Lune comme point de référence.Mais, comme l'année lunaire ne comptait que 354 jours ( 12 x 29,5 jours ), les saisons furent vite décalées.Pour remédier à cet inconvénient, ils ajoutaient des jours ou des mois supplémentaires, soit fixes, soit sur décision du souverain, ce qui ne faisait pas l'affaire de tout le monde.Ce sont les Égyptiens, vers 4000 avant Jésus-Christ, qui ont auraient abandonné les premiers le mois lunaire pour se tourner vers une année de 365 jours.Mais il manquait toujours le petit quart de jour nécessaire pour compléter l'année.Les quarts de jour de retard s'accumulèrent et les saisons se décalèrent.Irrité par un semblable désordre du calendrier romain, Jules César demanda ( ou ordonna ! ) à l'astronome Sosigène, en 46 av.J.-C, de mettre bon ordre en la demeure.Il se mit au travail et accoucha bientôt du calendrier julien ( en l'honneur du bon Jules ) : douze mois de 30 ou 31 jours, sauf février qui devait en compter 28 pendant trois ans et 29 la quatrième année.Pourquoi février?Parce que c'était le dernier mois de l'année romaine ( septembre était le septième, octobre, le huitième.).En adoptant le plan de Sosigène, Jules décida du même souffle de ramener le début de l'année au 1er janvier.Mais le problème n'était pas tout à fait réglé.Sosigène avait ramené la durée moyenne de l'année à 365,25 jours.Mais, comme nous l'avons vu plus haut, l'année sidérale, le temps que la Terre prend pour revenir exactement à la même position par rapport aux étoiles, est de 365,2564 jours.De plus, la Terre tourne un peu comme une toupie d'enfant : pendant qu'elle tourne sur elle-même, son axe dérive lentement dans l'espace et décrit un cercle complet en 26 000 ans.Par exemple, si c'est le printemps actuellement chez nous, ce sera l'automne dans 13 000 ans.C'est le phénomène nommé « précession des equinoxes » par les astronomes.Pour tenir compte de ce décalage annuel de 1/26000° d'année, il faut donc retrancher 1/26000° à l'année sidérale.On obtient alors l'année « tropique » qui vatit 365,2422 jours et doit nous servir à établir un calendrier le plus précis possible.r La différence entre l'année tropique et l'année de Jules César équivalait donc à environ trois jours tous les 400 ans.C'est pourquoi le pape Grégoire XIII décida, en 1582, au grand plaisir de Francois Lecoq, d'ajouter 10 jours au calendrier pour rattrapper le temps perdu et éviter qu'on en arrive à célébrer Noël au printemps.Et, pour ne pas que cela se reproduise, Grégoire commanda une réforme ( le calendrier grégorien > qui établit que les années se terminant par deux zéros et qui ne sont pas des multiples de 400 (comme 1700, 1800, 1900, 2100.) ne seraient plus bissextiles.Ce qui réduisit le décalage du calendrier à environ trois jours sur 10 000 ans.La prochaine fois que vous ferez une virée, pensez à François.Le chanceux.Il avait une femme en or, disait-il.« Même quand je rentrais d'une \"brosse\" de 10 jours, radotait-il durant ses vieux jours à qui voulait l'entendre, elle était toute contente de me voir.Je me rappelle, en décembre 82.» ( I) Vous aurez compris
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