Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

La presse, 1997-07-06, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Montréal, dimanche 6 juillet I 97 Livre s La Presse FESTIVAL DE JAZZ / ARTS ET SPECTACLES / TÊTES D'AFFICHE / SCIENCES L'auteur de La Variété Andromède, de Harcèlement et du Parc jurassique |g révèle un tenace explorateur des coins perdus de la planète et des profondeurs de l'âme s.JEAN-FRANÇOIS BÉGIN avais trente ans.J'étais diplômé de Harvard, j'avais enseigné à Cambridge University, escaladé la Grande Pyramide, obtenu un diplôme de médecine et divorcé, travaillé au Salk Institute, publié deux romans qui avaient été sur la liste des best-sellers et enfin tourné un film.Brusquement j'étais à court d'objectifs.» Étrange aveu ! À un âge où une grande partie de la population cherche encore sa voie, Michael Crichton \u2014 l'auteur de La Variété Andromède, du Parc jurassique, de Harcèlement et du Monde perdu, qui vient de déferler dans nos salles de cinéma \u2014 avait déjà accompli assez de choses pour remplir une vie entière.Voire deux.De quoi causer une petite panne d'inspiration ! Cette panne, on le sait maintenant, n'a pas duré.Que ce soit à titre de romancier, de scénariste ou de réalisateur, Michael Crichton a transformé en or tout ce qu'il a touché depuis les débuts de sa carrière, à la fin des années 60.Aujourd'hui, à 54 ans, ce géant \u2014 il mesure 2 m 05 \u2014 trône au firmament des auteurs les plus lus, en compagnie des Stephen King, John Grisham et autres Tom Clancy.Rien ne lui résiste, pas même la télévision.La série qu'il a créée, ER, a été un succès populaire et critique immédiat lors de sa sortie en 1994 et demeure l'une des émissions les plus regardées aux États-Unis.Pourtant, malgré son incontestable réussite et l'apparente facilité avec laquelle il y est parvenu, Michael Crichton n'a jamais cessé de travailler à l'élargissement 1 i ijli l 56 mon - r NE MANQUEZ PAS LE GRAND DÉCOMPTE DANS L'ÉDITION DE SAMEDI EX À LA RADIO LE DIMANCHE DE 9HÀ MIDI B 2 LA PRIiSSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 JUILLET 1997 CAROLE-ANDRÉE LAN I EL collaboration spéciale n s'attendait au pire avec Le Rapt, récit autobiographique d'une jeune romancière américaine.Lancement quasi simultané de l'édition originale et de la traduction française, campagne de presse massive.durant laquelle on a pas cessé rie souligner le côté choquant du livre, une photographie charmeuse dé l'auteure et enfin, une critique qui a.douté de l'honnêteté intellectuelle de l'entreprise, y voyant plus une oeuvre commerciale que littéraire.C'est que Le Rapt raconte justement l'amour incestueux entre l'auteure, Kathryn Harrison, et son père, alors qu'elle était déjà une jeune femme.On s'attendait à des confessions mille fois entendues ou lues, à une suite de phrases expiatoires, collées sur la douleur et l'indignation et surtout, un propos sans style, sans souffle et sans profondeur.Erreur et soulagement.Le Rapt n'est pas du tout cela.c 11 s'agit du récit d'une écrivaine qui a attendu le bon moment avant de s'attaquer à son sujet, sujet qui est toujours demeuré au coeur de sa vie et de son oeuvre, soulignons-le.L'expérience des romans précé- Livres ROMAN Le père retrouvé, mais.dents et une étonnante distance avec les événements racontés lui ont permis d'écrire dans un style achevé ce livre dur et douloureux, narré à la première personne du singulier.Un « je » qui n'est pas inconnu, Kathryn Harrison étant mariée au rédacteur en chef de Har-per's Magazine.Enfant, Kathryn a grandi chez ses grands-parents maternels, où elle habitait avec sa mère.La famille avait écarté son père après un mariage hâtif, les parents ne voulant pas de ce petit pasteur sans envergure dans les parages, « Mon père est une absence, un trou semblable à ceux que de ma grand-mère découpe dans les photos de famille.» Les trous étant l'image du corps de son père.Sa mère, elle, se réfugiait dans le sommeil, passait de longues heures dans le silence à ne pas voir le jour défiler.Durant ce temps, sa fille la regardait.Elle voulait faire juste assez de bruit pour la réveiller ( et ainsi être avec elle, et non à côté ) mais pas trop pour la mettre en colère.En réaction au désintéressement de sa mère, dans le désir de vengeance et d'exclusion, Kathryn ira même jusqu'à l'anorexie, cherchant à se « rétrécir de plus en plus jusqu'à disparaître et devenir réellement sa fille : celle que ma mère ne voit pas ».Sa mère voulait de la minceur, Kathryn lui en a donnée.En quelques rares occasions, le Kathryn Harrison père, la mère et la fille se retrouvent.Les rapports sont étranges entre ses parents ( il a déjà fondé un foyer ailleurs ) ; l'amour, la séduction et l'ambiguïté étant au coeur de leurs rares rendez-vous.Pour la fille, c'est le malaise et la gêne.Un jour elle a vingt ans et son père la désire follement.Ainsi, il reprend ses droits sur sa fille, sur le corps de sa fille, il reprend son dû, ce que la famille lui avait refusé.Elle en est choquée, apeurée mais refuse de regarder en face « l'énormi-té » de ce qu'elle est en train de faire : « un acte qui me définit, dit-elle, qui explique qui je suis, car il recèle toute la souffrance, la colère et la faim de mon passé, et il contient aussi l'avenir ».Ravir à sa mère son père pour le peu d'amour qu'elle lui a donné, voilà ce qu'elle en dit aujourd'hui.Kathryn Harrison aura mené une vie de combat dont elle se savait perdante ; pendant qu'elle unissait son corps à celui de son père, sa mère luttait contre un cancer du sein.Pour se retrouver, pour regarder sa mère mourir, pour vivre « normalement » surtout, il lui fallait rompre définitivement avec son père.Kathryn Harrison porte un regard en profondeur sur son expérience, explore avec intelligence et perspicacité tous les éléments de son passé, de sa personnalité et de celle des acteurs en cause.Ainsi, Le Rapt n'est pas qu'un récit sur l'inceste, n'est pas qu'une histoire vécue, mais une histoireécrite et c'est là la différence.Elle qui craignait de ne pouvoir expliquer à une inconnue « qu'il était une fois une fille qui perdit la grâce, qui s'égara si profondément dans une sombre forêt qu'elle redoute encore aujourd'hui de ne jamais plus être sauvée », voilà qu'aujourd'hui, écrivaine, mariée et mère, elle la raconte, envers et contre tous.LE RAPT.Kathryn Harrison.traduit tic l'américain par Suzanne V.Mayoux.Éditions de l'Olivier.Paris.1997.186pages.Les mondes de Michael Crichton MONDES / Suite de la page B 1 de ses connaissances, tentant de trouver le sens de sa vie en parcourant le globe à la recherche d'expériences nouvelles.Qu'elles se déroulent au Kenya, au Pakistan, dans le sud de la Californie ou ailleurs, ce sont ces expériences qui forment, pour une large part, la tra-\u2022 me de fond de Voyages, un récit autobiographique récemment traduit en français.Né à Chicago en 1942, le jeune Michael quitte très tôt la Ville des vents à destination de Roslyn, i Long Island.En compagnie de sa .mère et de ses trois frères et soeurs, il y suit son père, un journaliste devenu cadre publicitaire sous l'influence duquel il s'intéresse à l'écriture dès son plus jeune âge.À 14 ans, il publie un texte dans la i section Voyages du New York Times, ; pour lequel il reçoit 60 $.Une somme rondelette pour l'époque, mais tout de même près d'un million de ' fois moins que ses revenus \u2014 59 millions de dollars\u2014 pour l'année 1995-1996 ! À 18 ans, Crichton entreprend des études au département d'an-; glais de Harvard, avec en tête l'idée de devenir écrivain.Mais son style ne plaît pas à ses professeurs et il bifurque vers l'anthropologie.Il passe ensuite un an à Cambridge, en Angleterre, comme professeur invité, avant de retourner à Harvard, à la faculté de médecine cette ;î)e$ la première année, Crichton soupe à abandonner, rebuté par le caractère théorique des cours.Il persévère pourtant, ce qui nous vaut dans Voyages un portrait sans complaisance de l'enseignement et surtout de la pratique de la médecine dans les années soixante, avec son cortège de traitements forcés et de conspirations du silence dans les cas d'erreurs médicales.En cours de route, il découvre que son imagination est trop débordante pour la profession.« Quand vous allez consulter un médecin, vous n'avez naturellement aucune envie qu'il vous voie comme le chapitre d'un livre ou qu'il concocte des maladies imaginaires pour expliquer votre anémie », explique-t-il.Afin de payer ses études en médecine, Crichton publie sous divers pseudonymes une dizaine de thrillers dont l'un.Un cas de force majeure, lui vaut le prix Edgar Allen Poe de la littérature policière.Ce roman précède de peu La Variété Andromède, premier authentique best-seller de Crichton et premier livre qu'il signe de son vrai nom.Le livre est publié en 1969, alors que l'auteur effectue une année d'études post- que du train d'or, Congo ) qu'au cinéma, où Crichton réalise, d'après ses propres scénarios, des films tels que Westworld et Morts suspectes.H s'affirme, c'est devenu un cliché de le dire, comme un maître du techno-thriller, combinant des intrigues sans temps mort à une connaissance étendue de la science et de ses implications.Parallèlement à sa carrière hollywoodienne, Crichton se met à arpenter la planète.Aucune destination n'est trop reculée ni aucune aventure trop extraordinaire pour lui : face-à-face nocturne avec un éléphant et ascension du Kilimandjaro en Afrique orientale, randonnée par une chaleur caniculaire dans les étendues désertiques des confins du Pakistan et de la Chine, plongée au beau milieu d'un banc de requins à Tahiti, la recherche d'exotisme de Crichton ne semble pas avoir de limites.En réalité, ces voyages et la relation qu'il en fait sont pour Crichton doctorales au Salk Institute for Bio- .un prétexte lui permettant de déve- logical Studies de La Jolla, en Californie.Crichton finit par abandonner ses velléités médicales pour se consacrer pleinement à l'écriture, un geste en général mal perçu par son entourage.« Renoncer à la médecine pour devenir écrivain, écrit-il, c'était, aux yeux du plus grand nombre, quitter la Cour suprême pour une vie d'esclave en liberté provisoire.» En 1971, La Variété Andromède est porté à l'écran, avec succès, par Robert Wise.Crichton décide alors de s'établir à Los Angeles.Les années soixante-dix verront se succéder une série de réussites, tant à l'écrit ( L'Homme terminal, La Grande atta- lopper une réflexion sur lui-même et sur sa place dans le monde.Comme il le remarque vers la fin du livre : « Je n'avais pas voyagé pour apprendre quoi que ce soit, sauf sur moi.» Les voyages sont aussi pour lui une « stratégie » pour résoudre les problèmes auxquels il doit faire face, une manière de prendre du recul face à l'adversité.Nulle part ce besoin de régler des problèmes n'apparaît avec autant de clarté qu'au début des années 80, époque où Crichton se remarie, puis divorce à deux reprises.Même s'il n'aborde pas directement ce sujet dans Voyages, c'est au cours de cette période que Crichton éprouve pour la première fois de sa vie l'angoisse de la page blanche ( il s'écoule en fait sept ans entre la parution de Congo, en 1980, et celle de Sphère, son roman suivant ).Les voyages qu'il entreprend alors tiennent plus de la quête spirituelle que du tourisme d'aventures.Finis, ou presque, les périples dans des contrées éloignées : ses déplacements le conduisent plutôt en Californie du Sud, terre de prédilection des amateurs d'expériences parapsychiques.Et Crichton expérimente.Il dialogue avec un cactus.Il fait « bouffer » son aura comme on fait bouffer ses cheveux.Il tord des cuillers.H se débarrasse d'une « entité » qui le suivait depuis son enfance.Il apprend à « canaliser ».Chemin faisant, il ne tente pas d'expliquer, se contentant de constater que « la conscience a des dimensions légitimes qu'on n'a pas encore devinées ».Et même s'il lait de sa recherche spirituelle une quête d'abord privée, il n'hésite pas à affirmer qu'il « soupçonne qu'à l'avenir, imaginer les variétés de conscience aura une importance de plus en plus grande dans des domaines comme le traitement de la maladie, l'entretien de la santé et l'encouragement de la créativité ».Par ailleurs, même si ses expériences parapsychiques l'ont amené à s'éloigner « des traditions intellectuelles, académiques, rationnelles » dans lesquelles il avait.été élevé, Crichton ne met pas ces dernières de côté, loin de là.Son plus grand succès.Le Parc jurassique, paru en 1990, en fait foi : il y traite de génétique, de géométrie fractale et de la théorie du chaos.En fait.Le Parc jurassique signale le retour en forme de Crichton, qui ne s'arrête désormais plus.Depuis quelques années, les best-sellers se suivent sans discontinuer, au rythme d'un tous les 18 mois environ : Soleil levant, Harcèlement, Le Monde perdu et Airframe, son dernier, pas encore traduit.À l'image de ces romans qui ont fait la gloire de Crichton, Voyages est un livre d'une lecture éminemment facile, dans lequel l'auteur privilégie une fois de plus l'action par l'entremise de courtes anecdotes et réflexions qui se succèdent au fil d'une trentaine de chapitre.Le dernier tiers du livre, dans lequel Crichton décrit ses nombreuses expériences spirituelles, n'est toutefois pas à la hauteur de ce qui le précède, l'auteur s'appesantissam parfois sur des épisodes nouvelâ-geux qui finissent par être lassants et redondants.À son crédit, il faut dire que Crichton ne verse en aucun cas dans le prosélytisme.Au contraire, il encourage plutôt le lecteur à faire preuve de scepticisme et n'hésite pas à dénoncer les phénomènes \u2014 lévitation, ovnis, etc.\u2014 auxquels il ne croit pas lui-même.Une note en terminant : ceux qui cherchent dans Voyages des détails quant à la vie professionnelle ou sentimentale de Michael Crichton en seront pour leurs frais, l'auteur évitant volontairement d'aborder ces aspects de sa vie, si ce n'est en passant.Il en va de même quant à ses expériences au cours de la dernière décennie, l'ouvrage ayant été originalement publié en 1988.VOYAGES.Michael Crichton.traduction de Pierre-Emmanuel Dauzat.Robert Laf-font.Paris.1997.410 pages.en collaboration avec CKAC730 présente Bouquinistes Saint-Laurent À Montréal, sur les quais du Vieux-Port le 4 juillet de 17h à 23b du 5 au 20 juillet de llh à 23b EN QUELQUES MOTS par Pierre Vennat Roger Caratini JVLES ROME, VILLE À VENDRE ! f j » t\\ n* > A 11 a rrf ' Le Roman mauve a Des boites de livres à ciel ouvert! Des livres anciens, neufs ou d'occasion, gravures, cartes postales, à tous les prix, pour tous les goûts.Musique, poésie et jeux.Accès gratuit.Une production et réalisation d'Hélène Tlrole EmmàouoJ Haymann \\ AU CŒUR DE L'INTÉGRISME France.Israël.Etats-Unis LE VIEUX PORT DE MONTRÉAL 4p Gouvernement du Québec Mi ni itère de la Culture tt dts Communications | Gouvernement du QoèbtO i de ta Métropole Ccwwwnwti du Ooéb»c dc'nlducatkHi \u2022»»- -1- dSSCMBLtE nATKXIALC Fresque biographique ¦ Les romans historiques constituent une nouvelle mode, une nouvelle façon d'enseigner au moins quelques notions d'histoire à un lectorat qui en acquiert de moins en moins via 4e système d'enseignement traditionnel.Et les grandes fresques aussi.Le philosophe et encyclopédiste Roger Caratini s'est donc transformé, le temps de trois gros volumes, en un romancier sur l'époque de Jules César et de ses conquêtes.C'est public chez l'éditeur parisien Michel La-fon.Les lectures d'un critique ¦ Leméac avait publié les meilleures critiques de Régi-nald Martel.Cette fois-ci, c'est Québec / Amérique qui fait de même avec Jacques Allard, son conseiller littéraire, qui enseigne à l'Université du Québec à Montréal et qui a publié moult chroniques littéraires dans Le Devoir.Elles sont reprises ici dans ce qui se présente comme des « microlectures de la fiction récente au Québec » ou encore, si l'on se fie au dos de couverture, « une leçon de littérature québécoise ».$ Juifs intégristes ¦ Les médias et, partant, le public, ont pris l'habitude par les temps qui courent, d'accoler l'épithète « musulman » au mol « intégrisme ».S'il est vrai qu'il y a effectivement un intégrisme musulman qui propage ses ravages souvent terroristes, il existe également un intégrisme juif.Tout aussi condamnable comme tous les inté-grismes.Ce sont eux qui remettent en cause le processus de paix avec les Palestiniens.Et peuvent tout faire échouer.Cet ouvrage publié chez Albin Michel explique le phénomène. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 JUILLET 1997 Livres IDÉES Une critique philosophique du libéralisme radical STÉPHANE POTVIN collaboration spéciale i le libéralisme renvoie à une panoplie de discours, c'est le libéralisme dans sa version musclée qui a triomphé un peu partout en Occident au cours des dix dernières années, alors que furent déployées des mesures économiques conservatrices ( comme la politique monétaire anti-inflationniste de la Banque du Canada qui gonfla artificiellement la dette nationale ), inspirées de Milton Friedman, lauréat du prix Nobel, et de ses collègues économistes de l'Université de Chicago.Dans L'Utopie néolibérale, cet essai à saveur pamphlétaire, Michel Bernard, collaborateur à Vaut'journal, se livre à une déconstruction des fondements épistémologiques et éthiques de ce libéralisme.Préfacé par le coloré Michel Chartrand, cet essai vaut la peine d'être lu, que l'on soit partisan ou non du libéralisme.La force de cet essai réside moins dans la description des tendances observées en Occident ( comme les compressions budgétaires affectant les plus démunis, la formation de villes privées, le regain d'influence de la supply side economy.et même la tentation d'abolir les impôts pro- gressifs ), que dans une critique acerbe des économistes qui en sont à l'origine, tels que les Friedman père et fils, Friedrich von Hayek et Murray Rothbard.La ligne directrice que développe Bernard est de montrer, en remontant le fil de l'histoire des idées, que le libéralisme de ces économistes est plus radical que le libéralisme dans son acception classique 1 ( Par exemple, il n'y avait pas de véritable doctrine de l'État minimal chez les premiers libéraux.) En fait, ces libéraux radicaux sont plutôt redevables aux libéraux anarchisants du XIXe siècle comme Frédéric Bastiat et Herbert Spencer.Ceux-ci s'inscrivent dans la lignée darwiniste qui fait des lois « déterministes » du marché des lois de la nature, et qui justifie les inégalités économiques comme étant naturelles.Cette radicalisation est manifeste dans la reformulation contemporaine de la théorie de la main invisible d'Adam Smith, qui devient avec Hayek la théorie de l'ordre social spontané.Armés de cet ordre jugé naturel et supérieur à tout ordre rationnel, les libéraux radicaux conçoivent toute intervention de l'État comme perturbatrice du marché, dont le mécanisme de la concurrence assure la régulation sup-posément harmonieuse des intérêts particuliers.L'UTOPIE NÉOLIBÉRALE :v-'';':-i'é^#*s','^.'r!'::;-! !\"\t\t \u2022A I i \u2022 '¦ 1 L \u2022 i * , \\ i 1 i j\t.¦»¦/-\u2022¦-.*» ï ' ¥**.w* ' \\~ & 1 \u2022\t¦ .\u2022¦ \u2022 p*^aij\t¦ \u2022\t Si cela est relativement connu, ceci l'est sûrement moins : avec Rothbard, l'État est jugé à ce point perturbateur, qu'il en réclame l'abolition.Plus encore, c'est la notion même de justice sociale qu'attaquent les radicaux, notion qui a traditionnellement justifiée l'interventionnisme étatique.En ce qui concerne les droits, le principal qui serait reconnu dans la société idéale de ces libéraux est le droit individuel à la propriété privée.Or, ce droit prime à leurs yeux de telle sorte que les autres droits s'en trouvent menacés.Il s'agit surtout des droits sociaux.Encore une fois, cela est relativement connu.Mais pas ceci : chez Rothbard, même les droits à la liberté d'expression et à la liberté de presse sont récusés ! Cela dit, faut-il s'étonner alors que certains des libéraux radicaux, comme Hayek, n'hésitent pas à remettre en cause la démocratie elle-même, du moins dans sa forme actuelle ?Finalement, Bernard plaide, s'inspirant de John Rawls, pour un libéralisme compatible avec la justice sociale.En plus de ce principe, l'auteur réhabilite entre autres les notions de volonté générale, de droit social et d'ordre construit, proposant le modèle de la société assurancielle.Pensée unique et.parti unique Mais voilà, si on conçoit aisément que l'utopie des chantres comme Rothbard est dangereuse, la réalité est plus complexe.Or, L'Utopie néolibérale ne traduit pas cette complexité, en minimisant par w exemple les ratés partiels cormus par l'État-providence.( On y twju-ve toutefois quelques statistiques à vous glacer le sang : aux États-Unis, 1 % des foyers possède 40 % des richesses du pays.) Autres faiblesses : Bernard démontre une incapacité à hiérarchiser son indignation, en nous demandant par exemple ce qu'il y a de pire entre la pensée « unique » actuelle et la dictature du parti unique.Ensuite, dans un chapitre sur l'homme « unidimensionnel » à venir ( Marcuse 101 ! ), l'auteur reprend à John Kenneth Galbraith l'idée que les grandes compagnies dicteraient les goûts du public.Cette idée dissimule pourtant l'essentiel : ces goûts, parce que plus immatériels, sont plus imprévisibles que jamais.Enfin, dans le chapitre qu'il consacre à la réalité québécoise (et aussi canadienne ), Bernard ne fait vraiment pas dans la nuance.C'est ainsi qu'il présente Radio-Canada comme une machine de désinformation au service de la classe possédante.Malgré ces réserves, L'Utopie néo-libérale, d'un point de vue philosophique, offre de la substance.L'UTOPIE NÉOLIBÉRALE, Michel Bernard.Les Éditions du Rettouveau québécois et la Chaire d'études socio-économiques de l'UQAM, Montréal.1997.318pages.ROMAN Pas de confitures pour les mamies DOMINIQUE PAUPARDIM collaboration spéciale Pendant les années cinquante, Françoise Do-rin a joué dans des revues écrites par son père, tâté du music-hall et du cabaret et débuté au Théâtre du Quartier Latin avec un bel inconnu, Michel Piccoli.Comédienne sans talent particulier, elle abandonne les planches pour se consacrer à l'écriture.Ne reculant devant aucun problème stylistique, elle pond des textes pour la radio, la télévision, des nouvelles, des articles et des chansons.La célèbre ballade Que c'est triste Venise, mise en musique et interprétée par Charles Aznavour en 1965, c'est elle.À la même époque, elle commence à écrire pour le théâtre sous le pseudonyme masculin (!) de Frédéric Renaud.Son succès est fulgurant et le public se presse dans les théâtres parisiens où ses pièces se succèdent.Elle est également au-teure de romans à succès tels que Va voir Maman, Papa travaille.Les Lits à une place.Voilà que ce palmarès vient de s'enrichir d'un nouveau titre.Les Vendanges tardives, où, grosso modo, elle raconte de manière très ( très, très, très ) légère la vie de trois sexagénaires qui ne veulent pas se laisser happer par l'âge et finir leurs jours, immobiles, dans des pantoufles \u2014pardon, des charen-taises\u2014 de retraitées.Le roman, apparu ici en librairie il y a quelques semaines, a séjourné sur les listes de best-sellers.Iris, la rousse, Jeanne, la châtaine et Marguerite, la brune \u2014 l'au-teure insiste sur leur couleur de cheveux, allez savoir pourquoi \u2014se sont connues durant les années soixante à la chorale du collège de leur bled natal, rebaptisé par leurs bons soins « Grisouille-sur-Loin ».Elles vont se retrouver trente-trois ans plus tard par ce hasard de circonstances qu'affectionnent les auteurs dramatiques.Iris vient de publier son autobiographie.Jeanne cache sous ses allures de femme respectable un tempérament volcanique et Marguerite est une veuve alcoolique qui vit au Québec depuis treize ans.À travers l'alternance des témoignages d'Iris et de Jeanne, le lec- Le parler québécois PARLER QUÉBÉCOIS restas cxJou tint ircHintei La Presse Il y a ceux qui s'offusquent que les Québécois ne parlent pas toujours un français international ou, si l'on aime mieux, le français des Français de France.Et il y a ceux qui sont tout fiers de voir dans le « parler québécois » une langue nationale à défaut d'avoir un vrai pays.Et il y a ceux qui sont dans le milieu : tout en essayant de parler le français le plus international possible, ils ne peuvent nier qu'il y ait un « parler québécois », bref des termes bien à nous, pour le meilleur comme pour le pire.C'est à eux et aux touristes français de passage chez nous que se destine ce petit guide paru chez Stanké.: n 1 Bol * \u2022 *.\tMcfcCMflcM \tbouillon poulet \tr^mwIfNt ta mon! 2518555\t288 p.-1955$ LA SÉRIE «BOUILLON DE .POULET POUR L'AME» Jack CAHDFIELD et Mark Victor HANSEN SCIENCES ET CULTURE TRADUCTION DE -CHICKEN SOUP FOR THE SOUL» No 1 des tttt-MlItrs du NEW YORK TIMES Plus ite 60 histoires, érouvates et s' \"*ji3tes.pleines (flwnour, çi 'échJutort te coeur et remorte^t le nooL Un rappel aux valeurs essentiels: amour, antté, grattude, compassion, estime de soi.2525149-M teur est entraîné dans l'univers pas très orthodoxe de ces dames avides de sensations fortes qui, outre leurs petits problèmes d'intendance, se passionnent pour les histoires d'amour et de cul.Quelques indices : Iris va acheter et rénover un bordel et un photographe amateur va surprendre Jeanne, toute guê-pière dehors, dans les bras de son amant, un homme marié.Croyez-moi, les grands-mères décrites par Françoise Dorin ne perdent pas leur précieux temps à faire des confitures ! Tout cela pourrait être réjouissant, mais voilà, l'auteure favorise l'humour de potache, les situations abracadabrantes, souvent niaises, dignes d'un vaudeville de second ordre, les dialogues de sourds, les répliques « assassines » truffées de jeux de mots qui ne coulent pas toujours de source.Soit dit en passant, le lecteur avisé peut démonter assez rapidement les mécanismes du rire utilisés par l'auteure qui n'a pas inventé la roue dans ce domaine.Autant dire qu'on peut trouver mieux comme lecture d'été.LES VENDANGES TARDIVES.Françoise Dorin.Pion / Laurédit, Paris.1997.279 p.Photo Jérôme da Cunha, reprisa par Pion / Laurédit.Aux Beaux Dimanches, Les Ailes d u Feu U c P h i 1 i p p c Le d u c les Ailes du l'eu En librairie ¦ Une mu- tmkmftA ¦.'\u2022zttacukdrtA v4r Lauréat du Félix arrangeur i996.Gémeaux du montage i996.H M 1 A U I t Chez tous les bons disquaires il U Le dimanche 6 21 h30 Radio-Canada Télévision : « 4 « 4 I « I 4 è. B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 JUILLET 1997 cLZZ Marianne Faithfull, une grande interprète ALAIN DE REPENTIGNY C'était quelque part entre le récital et la représentation théâtrale.Normal, Marianne Faithfull nous proposait hier au Spectrum des chansons écrites par Kurt Weill et, pour la plupart, son grand complice, le dramaturge Bertolt Brecht.Dès le départ, André Ménard avait demandé au public de demeurer silencieux pour mieux apprécier ce spectacle voix-piano.Le vp du Festival en impose tellement qu'on n'entendait plus un bruit une bonne minute avant que le rideau ne s'ouvre.« Ne prenez pas ça au sérieux au point de ne pas parler et de ne pas vous allumer une cigarette.Vous me connaissez.», a cru bon de dire Marianne Faithfull pour détendre l'atmosphère.La dame a vraiment bien veilli.De la minette des années 60 en passant par la junkie révoltée de la fin des années 70, elle est devenue une véritable interprète.Excellente à part ça.On savait tous que sa voix cassée était faite sur mesure pour le répertoire weillien et son récent album 20th Cenlury Blues l'a prouvé.Mais si on l'avait déjà vue chanter ses propres drames de façon très convaincante, on ne lui connaissait pas le talent de comédienne dont elle a fait montre hier.Ce n'était plus uniquement le fait de son « vécu », Marianne Faithfull jouait devant nous, elle incarnait des personnages dont Pirate Jenny, de l'Opéra de Quat'sous, qu'elle a jouée à Dublin et qui l'a mise sur la piste de ce très beau récital il y a six ans.Les moments forts ?Ils furent nombreux.Sûrement Bilbao, que l'on redécouvrait presque, tellement elle mordait dans ce texte.Aussi la fort belle Complainte de la Seine que, pour une fois, elle n'avait pas à traduire, et The liai Lui of the Soldier's Wife, écrite par Brecht et Weill en Californie, en 1942, au moment où se déroulait la bataille de Stalingrad.Avant le punch final de cette émouvante chanson, la chanteuse et son excellent pianiste Paul Trueblood ont fjit une pause pour en accentuer l'impact dramatique.Sans oublier l'immortelle Fal-ling In Love Again avec sa finale en allemand, qui sera toujours associée à Marlene Dietrich \u2014 et Klaus Nomi.Tout au long du spectacle, Marianne Faithfull situait ces chansons dans l'itinéraire de leurs auteurs, Brecht et Weill bien sûr, mais aussi Noël Coward et Harry Nils-soh, son copain disparu dont elle nous a raconté la fin dans une histoire « longue et macabre » \u2014 presque digne du Capitaine Bonhomme à la fin.Elle a prié le fantôme de Nilsson de s'asseoir à la petite table de bistro à la droite de la scène, lui a servi un verre et lui a offert, avec beaucoup d'émotion et de respect, sa chanson Don't Forget Me.Puis elle a montré la petite table du doigt, invitant le public a applaudir son chum Harry : « Harry fait dire merci, il est très content.» C'était déjà un show mémorable.Marianne Faithfull nous en a donné davantage.En rappel, après une autre chanson de Noël Coward, elle nous a offert coup sur coup As Tears Go By, que Jagger et Richards avaient écrite pour elle alors qu'elle était encore une adolescente, et la magnifique Hang On To a Dream de Tim Hardin.À la toute fin, après plus d'une heure et demie en scène, elle a dédié Love Is Teasin0 à son ami Charles Corner, l'ancien attaché de presse de Slevie Ray Vaughan, qui était dans le Spectrum.Un conseil d'ami : il reste encore quelques billets pour le récital de ce soir, le tout dernier de sa tournée de 11 mois.Faites-vous plaisir.Marianne Faithfull, ce soir à 18 h au Spectrum.PHOTO ARMAND TROTTJER.La Prssso Marianne Faithfull nous proposait hier au Spectrum des chansons f écrites par Kurt Weill et Bertolt Brecht.PHOTO BERNARD BHAULT.La Presse Le trompettiste Joe Sullivan et le saxophoniste Joël MHIer du Joël Miller Quintet.\u2022 4 Le Joël Miller Quintet remporte le Prix de Jazz Du Maurier JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE collaboration spéciale Ils étaient dix concurrents, mais il n'y a qu'un seul vainqueur : c'est finalement le Joël Miller Quintet qui a remporté le Prix de Jazz Du Maurier.Lê groupe en a d'ailleurs profité pour fêter sa victoire, et deux fois plutôt qu'une, en se produisant hier après-midi sur la scène Du Maurier, ainsi qu'en première partie^ d'Oliver Jones et Rob McCon-nell, en concert de clôture du Festival.\u2022 « C'est une très bonne nouvelle, dit-il quelques minutes après avoir reçu la petite statuette Du Maurier.Ce prix me donnera l'occasion d'avancer, de pouvoir jouer et de faire entendre ma musique.Et c'est aussi une appréciable reconnaissance pour tout le travail qu'on a pu mettre depuis quatre ans.» Joël Miller, sax ténor de 27 ans, originaire de Sackville au Nou-veau-Brunswick, est établi à Montréal depuis 1988.Il en était à s.i troisième participation au Festival de jazz, mais à sa première avec son propre groupe.Le prix, d'une valeur de 5000 $, vient confirmer ce que tous les critiques de jazz au pays lui reconnaissent depuis la sortie de son premier album ( Find a Way, étiquette Isthmus ) paru plus tôt cette année : l'aplomb d'un vétéran, une grande maîtrise de l'instrument ainsi que de grandes qualités d'arrangeur et de compositeur.Ce qui l'inspire ?*< Les actions, les c xpériences physiques et visuelles que je vis, expHque-t-IJ.Mon écriture est une expression, une rc-flectlon picturale de tout ça.» PHOTO BERNARD BRAULT.La Presse Il y avait foule pour entendre le Joël Miller Quintet.On a parfois associé Miller à Stan Getz ou Coleman Hawkins.Pour le phrasé doux, la tranquillité et une certaine volupté dans le jeu de saxophone.Il accepte les comparaisons, mais ajoute au passage les influences de Way ne Shorter, George Coleman et Hank Mobley.« On m'a décrit comme un saxophoniste moody, dit-il.Et cela s'entendait effectivement sur l'album.» Mais dans son esprit, le groupe est sans doute plus agressif aujourd'hui qu'il ne l'était il y a un an.« Un disque de toute façon, ne représente qu'un aspect de ce que le musicien a à dire.C'est pour cette raison qu'il faut encourager l'auditeur à aller au-delà d'un morceau de plastique.» Créé en 1982, le Prix de Jazz Du Maurier a pour objet de récompenser et de donner un maximum de visibilité aux musiciens canadiens.Il donne, entre autres avantages, la possibilité d'enregistrer un CD sur étiquette Justin Time.Les critères de sélection ?La présence sur scène, l'improvisation, de composition, l'exécution.Rappelons que Michel Donato ( 1982 ), Lorraine Desmarais ( 1984) le trio François Bourassa ( 1985 ) le Steve Amirault Trio ( 1991 ) James Gelfand ( 1992 ) l'ensemble Normand Guilbault ( 1994 ) et le trio Jean-François Groulx ( 1995 ) ont déjà remporté cet honneur.À surveiller : Joël Miller et son quintette puisqu'ils se produiront au Upstairs à la fin août et à l'Air du Temps au début septembre.Pour ceux qui voudraient aller plus loin qu'un morceau de plastique.D'autre part, la bourse Socan d'une valeur de 1000 S, fut attribuée hier à la pianiste Dinah Vero, pour sa composition /./ Ruina.« On a souvent complimenté mon côté interprétation, confie la principale intéressée, alors je suis bien contente qu'on me récompense pour une composition.» .< Grosse journée JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE collaboration spéciale Bye bye nuages, vvelcome soleil.Après trois journées maussades, le Festival de jazz dans la rue a retrouvé sa bonne humeur.De l'après-midi jusqu'au soir, les terrasses avaient retrouvé leur clientèle et on se disputait âprement les rares places de choix au bord de la piscine de la Place des Arts.Bébés, poussettes, petits couples, camisoles et lunettes fumées.ça grouillait de tous les côtés.À 16 h, scène Du Maurier, une grosse foule s'était rassemblée pour entendre le concert du Joël Miller Quintet, qui venait tout juste de remporter-le Prix de Jazz Du Maurier.Assis ou debout, c'est l'oreille attentive que les festivaliers ont absorbé le jazz du saxophoniste, qui a plané sur Sainte-Catherine pendant près d'une soixante minutes.Autre bonne affiuence dans l'heure suivante, au délirant spectacle de Ceux qui marchent debout.On murmurait que cette formation française était une des curiosités de la programmation extérieure.Fun-ky ?Vachement ouais.Avec des instruments de fanfare traditionnels, le sextette produit plus de groove qu'il n'en faut pour s'appeler James Hrown.Et on rigole ferme aussi.Un conseil : ils sont aujourd'hui à la Terrasse SAQ, à 17 h.Attrapez-les.Trop lard par contre, pour attraper Juan Carlos Caceres, le « Paolo Conte du tango », qui se produisait avec son groupe pour un seul et unique soir, hier à la Place du Maurier.Là aussi, foule nombreuse, et tout ouïe.Pas un mot pendant les morceaux et les monologues éducatifs du pianiste ( merci pouf le cours de tango 101 ! ), applau^.dissements à tout casser, chanson; après chanson.Caceres, qui est arrivé sur scène les sourcils froncés> n'a pas mis longtemps avant dc% sourire derrière sa barbichette pouj vre et sel.Apparemment, l'Argent tin-émigré-à-Paris-depuis-trente-j! ans, fût le premier surpris de l'en^ thousiasme du public.qui rte semblait pas avoir échoué là paf hasard.Belle ambiance, brise légèK re.Des couples enlacés dansaient le; tango.On n'aurait pas fait mieux à-Buenos Aires.0 Le festival international 06 m.\"ëw 1i de Montréal 1997 AUJOURD'HUI ?Midi Place du Complexe Desjardins François Richard Rebop Quartet Terrasse SAQ Sélection L'Orkestre des Pas Perdus ?I3h Terrasse SAQ Sélection L'Orkestre des Pas Perdus ?14h (et 15h30) Place du Complexe Desjardins La Petite École du Jazz ?14h Terrasse Nescafé L'Orkestre des Pas Perdus ?15h30 (et 17h30, 19h30, 21h30) Cinémathèque québécoise 30 ans de Montreux (Accès exclusif Carte des Amis) Sax Masters (1996): Pharoah Sanders , PliiI Woods ?16h (et 18h,20h,22h) Cinémathèque québécoise Ciné Jazz (Accès exclusif Carte des Amis).Liberty Street Blues: La Nouvelle-Orléans ?16h Scène du Maurier Mike Murley Quintet ?17h Terrasse Nescafé Cégep Vanier Terrasse SAQ Sélection Ceux qui marchent debout Terrasse de l'Esplanade Street nix ?18h Spectrum de Montréal (Achat de billets requis) Marianne Faithfull chante Kurt Weill et autres Scène du Maurier t Time Capsule ?18h30 Casino de Montréal (Achat de bil£ lets requis) * Blackbirds of Broadway: A Harlem Rhapsody ?19h Place du Maurier Swing Dynamique avec Guy Na-% don Scène Labatt Blues Bob Walsh Terrasse Nescafé Sari Dajani ?20h Scène Bleue Dry Gregory Fine Quartet Terrasse de l'Esplanade Steve James Place du Festival The Rhythm Truth Brass Band ?21h Métropolis (Achat de billets requis) Buddy Guy Big Band Luther Allison et ses musiciens Scène du Maurier Dany Brillant Place du Maurier Ildo Loho Scène Labatt Blues Johnny Blue Band avec la participation de Marjo ?22h Scène Bleue Dry Issac Delgado Place du Festival Sweet Dixie Terrasse Nescale The Rhythm fr Truth Brass Band ?23h Scène du Maurier Danny Brillant Scène Labatt Blues Bob Walsh ?Minuit Foufounes Électriques (Achat de billets requis) Sci-Fi Lounge Crew Ben Neill with D.J.Spooky Terrasse Nescafé Sweet Dixie ?00h30 Spectrum de Montréal (Accès exclusif Carte Des Amis) Johnny Blue Band avec la participation de Marfo LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 JUILLET 1907 ?B 5 Festi Oliver Jones sait recevoir ALAIN DE REPENTIGNY \u2022 Oliver Jones sait recevoir la visite.Surtout celle qu'il attendait depuis 18 ans.L'excellent pianiste montréalais a donc donné au Boss Brass torontois du tromboniste Rob McConnell l'occasion \u2014 et le temps\u2014 de s'exprimer à sa première participation au Festival de jazz de Montréal dont c'était le concert de clôture, hier soir à la salle Wilfrid-Pelletier.L'occasion était belle : McConnell venait tout juste de recevoir des mains du vice-président à la programmation du festival, David Jobin, le prix Oscar-Peterson pour sa « contribution exceptionnelle au développement du jazz canadien ».Un honneur qui lui revenait d'emblée : McConnell oeuvre depuis les années 50 et son talent a été reconnu au Canada comme à l'étranger, lui valant trois prestigieux Grammys et 14 nominations au gala annuel de l'industrie de la musique aux États-Unis.* Après une première partie mettant en vedette le Joël Miller Quintet, gagnant du Prix du Mau-rier, Oliver Jones a joué pendant une quarantaine de minutes en compagnie du contrebassiste George Mitchell et du batteur Normand Villeneuve.11 en a profité pour interpréter quelques-unes de ses compositions qui se retrouveront sur son prochain album Hâve Fingers Will Travel, enregistré avec le contrebassiste Ray Brown et le batteur Jeff Hamilton.Dont la très énergique Laie AJ'ter-noon Blues, qui nous a prouvé hors de tout doute que notre pianiste n'a rien perdu de son swing et de sa vigueur depuis qu'il jouit de sa « demi-retraite ».Puis le toujours sympathique Jones a présenté ses invités ( « Après 18 ans d'absence, c'est le temps ! » ) et il s'est éclipsé.McConnell est un joyeux luron.Comme ses musiciens il portait un chandail noir sur lequel était dessinée une cravate.colorée ! Le chef d'orchestre torontois entend à rire \u2014 l'un de ses albums s'intitule Even Canadians Gel the Blues\u2014 , mais il y avait sûrement un fond de sérieux quand il a lancé qu'« Oliver va venir nous rejoindre bientôt et jouer avec le meilleur band de sa carrière ».McConnell tapait des deux pieds en alternance et des mains pendant que son big band se lançait dans la pièce Bitte Tag.Le saxophoniste Rick Wilkins, également auteur des partitions de l'album Front Lush To Lively enregistré avec Oliver Jones, et le trompettiste montréalais Guido Basso ont successivement pris un solo, puis le big band a pris le relais pour une finale très punchée.En une quarantaine de minutes, le Boss Brass ne pouvait permettre à tous ses musiciens d'y aller d'un solo.McConnell a vite réglé le problème : « On a joué une partie de poker avant le concert et les perdants jouent un solo ».Par la suite, Oliver Jones et ses deux musiciens devaient revenir jouer avec leurs invités torontois des pièces de Front Lush To Lively.Mais l'heure de tombée avait sonné.PHOTO ARMAND TROTTIER.U Presse Le pianiste Oliver Jones et son invité, le tromboniste Rob McConnell9 gagnant du Prix Oscar-Peterson.L'excentrique Caria Bley toujours en quête de rigueur ALAIN BRUNET Lorsque son big band s'était dissout à la fin des années 80, Caria Bley avait pris une tout autre direction.À qui voulait l'entendre, l'excentrique musicienne disait vouloir apprendre les rudiments d'un métier qu'elle croyait ne pas maîtriser.Seule sa crinière proverbiale demeurerait hirsute.La quête de rigueur se poursuit.Hier soir au Théâtre du Nouveau Monde, elle était accompagnée pas le velouté Steve Swallow ( son mari de bassiste ) et l'excellent saxophoniste britannique Andy Sheppard.Ainsi, ces trois musiciens nous conviaient à un concert qui tenait davantage de la musique de chambre que du jazz.Peu d'im-pro au menu, en fait ; l'accent était mis plutôt sur la qualité de l'écriture.Minimaliste de facture, cette rencontre a donné lieu à l'exposition de thèmes intéressants, qui rappelaient souvent la manière Monk.La livraison de Mysterioso, classique du génie disparu, n'était pas l'effet du hasard.Même si Caria est limitée techniquement, même si elle se concentre sur la partie centrale de son clavier, ce qu'elle s'applique à faire témoigne d'un goût et d'une intelligence indiscutables.L'approche composi-tionnelle de la dame est variée, du Slrange Arrangement monkien au Clticken bebopien.On pouvait apprécier, par ailleurs, le jeu impeccable ( et si singulier ) de Swallow.Andy Sheppard, dont les puissantes expirations au ténor rappelaient parfois celles légendaire Ben Webster.Personnellement, j'ai bien aimé.Konitz : un sommet Au chapitre des concerts intimes, cependant, le dernier de la veille remporte la palme.Entre vendredi, 23h, et samedi, lh, le 18e Festival de jazz a atteint un sommet en ce sens.Ce que j'ai entendu du concert de Lee Konitz, Char lie Haden et Brad Mehldau ( un peu plus de la moitié ) fut mémorable.Dans des conditions à peu près idéales, trois musiciens et un auditoire ont fait corps.Des improvisations brillantes, de l'écoute mutuelle, de l'humour fin ( qui désamorçait toute impression de communion pompeuse ), un auditoire qui a goûté paisiblement un grand moment de jazz.Haden et Konitz y ont dit l'essentiel \u2014 leur génie n'a rien à voir avec toute acrobatie technique, comme on le sait.Le pianiste Brad Mehldau, un jeunot qu'on avait apprécié à quelques reprises aux côtés de Joshua Redman, a marqué beaucoup de points chez les mélomanes présents au Gesù.Ce jeune homme a fait la démonstration de sa musicalité immense.Toucher délicat mais assuré, gestuelle des plus sensuelles, grande capacité d'adaptation ( plus tôt cette semaine, je l'ai vu rouler à la planche, ce qui n'avait rien à voir avec ce que j'ai entendu avec Konitz et Haden ), toujours la bonne note au moment opportun.Incomparable, ce Mehldau.Mais revenons à la soirée d'hier.Au Spectrum, la saxophoniste et flûtiste Jane Bunnet et les maîtres du piano cubain ont donné un concert intéressant.Fort en rythmes ( les percussionistes Juanito Oliva et Dafnis Prieto y maîtrisaient parfaitement les beats afro-cubains ), respectueux de l'esprit latin jazz.Le vétéran Frank Emilio Flynn et Hi-lario Duran y ont effectué un authentique dialogue de pianos, Jane Bunnett ( décidément meilleure au sax soprano qu'à la flûte ) et le trompettiste Larry Cramer y ont joué les thèmes.Bien envoyé, en somme, mais pas mémorable \u2014 je parle évidemment des 50 minutes que j'ai entendues.Au Gesù, une heure plus tôt, les invités du quatuor de Bill Frisell étaient l'auteure-compositrice-in-terprète Robin Holcomb et le cla-viériste Wayne Horvitz.On y a évoqué Nashville, l'album country de Bill Frisell.À mon sens, la relecture était en deçà de ce qu'on peut entendre sur ce disque fort intéressant.La voix ( chevrotante ) de Robin Holcomb a mis du temps à trouver sa place, le jeu d'orgue de Wayne Horvitz n'a pas apporté pas grand-chose au son d'ensemble.On a tout de même eu droit à de jor lies versions de The End Of The World, sans compter un classique de Hank Williams, l'm So Lonesome î Could Cry.11 faudra souligner en outre le succès éclatant remporté par notre Ranee Lee.Dans un TNM à guichets fermés, la chanteuse montréalaise (d'origine new-yorkaise) a fait preuve d'une grande m.miri-té.Certes, Ranee Lee ne réinvente pas la roue, mais arrive à un stade de sa carrière où elle manifeste line autorité sans précédent.Son charisme, la qualité de ses scats, son humour, bref la maîtrise de son langage mènent à croire qu'elle est mûre pour conquérir un grand public à l'échelle planétaire.En terminant, quelques mots sur le gagnant du Concours du Mau-rier : le saxo ténor montréalais Joël Miller, qui se produisait en fin d'après-midi sur la scène.du Maurier.Le jeune homme témoigne d'une riche sonorité, moins rutilante que celle d'un Wayne Shor-^ ter ( une de ses grandes influences ) et plus robuste que celle d'un Stan Getz.Ancré dans !a tradition, les thèmes de Miller 5 .jt joués simultanément par son saxo et la trompette de son collègue Joe Sullivan.Derrière les vents, une rythmique correcte ( le contrebassiste Brian Hurley, le batteur Kevin Cady ) et le pianiste Tilden Webf>.Un bon feeling d'ensemble, mais rien d'époustouflant.Seul le leader de la formation s'impose au sein de ce groupe.Un histoire à suivre.- Douleur nocturne au Spectrum Daniel Lemay Le plan était clair: un petit papier léger, léger comme le premier croissant.Parce que c'est dimanche, qu'il fait beau et que demain, c'est les vacances.Aussi pour faire contremesure, si je peux dire, au sérieux qui entoure le monde du jazz et son joyau, notre Festival international de.Pas particulièrement jojo, la planète jazz.En tant que groupe, ai-je observé de mon oeil vif, ça rit minimaliste.Vu de l'extérieur, ça s'écoute souffler et ça se regarde le tuyau.Comme dans toutes les sociétés d'admiration mutuelle ( SAM ), restreintes par définition.Et sérieuses.Léger donc, moi ce matin.Souriant.Je voulais vous parler du lapsus d'Alain Simard, le président du Festival qui a remqrcié le comman- ditaire Air Transat, le soir de l'ouverture.Le fait est que c'est sur les ailes d'Air Canada que viennent les musiciens d'outre-frontière.Alerte, André Ménard a corrigé de suite, Simard a ri de son impair et la salle aussi.Je voulais aussi glisser un mot sur la formidable veste qu'arborait ce même Ménard vendredi soir quand, vers 22 h, il est allé calmer le public impatient du Théâtre Maisonneuve.qui attendait Colin James depuis 18 h.Vous savez, ce genre de veste multifonctionnelle kakie, avec 42 poches, zippers et pochettes secrètes.Comme en portent les adeptes de la pêche sportive, les photographes et les touristes français.Quoi d'autre.?Oui, à l'entrée de Bleury, j'ai acheté ( 3 S ) le 46< numéro du New Genre Montréal Jazz Prose Magazine, écrit en « lenglish Québécois », un dialecte, ap-prends-je avec bonheur, que vient de reconnaître Oxford.La prose jazz est une écriture improvisée et je voulais vous improviser à mon tour une traduction partielle du passage le plus léger de cette Litanie à la Déesse Vulcanis, pour poète et choeur, de Jacques Lebrun : Nos corps scintillant de lave, je nie demandais comment traverser une rivière avec la Déesse Vulcanis.amour de sang, sang de l'amour d'où s'égouttent des larmes salées de joie.Yeah ! L'improcriture, vous ai- mez?On en reparle, promis.Ça me rappelle qu'un collègue m'a posé une joyeuse question, cette semaine : si le jazz est de la musique improvisée, pourquoi les gars ont-ils besoin de lire des partitions ?Ah.Je vais demander à Brunei.Ainsi, le coeur presque volage, j'alignais les flashes pour ce papier style Lighler side of jazz quand la douleur est revenue.Uhe douleur lourde et sourde au niveau du Spectrum, qui m'assaille nuitamment depuis 10 jours.Et quand j'ai mal à mon Spectrum, je suis frappé d'une incapacité temporaire d'écrire léger.Ça arrive comme ça, bang ! Les signes ne trompent pas : la touche du clavier s'alourdit, je ne trouve plus le tréma ni le U majuscule accent circonflexe.Mon Spectrum.Le premier soir, on s'est dit : c'est le premier soir.Pas un chat dans le grand couloir, une barmaid esseulée dans !e lobby, deux gars dans la grande allée, des estrades à moitié pleines et une quinzaine de spectateurs devant la scène où chantait sans passion Long John Hunter.Désolation.Après, on s'est dit : ça doit être à cause de la Carte des amis qu'il n'y a presque personne au show de blues de minuit et demi, historique lieu de iencontre de la faune mé-dia-jazzistique, agora nocturne offrant siège chaud et bière fraîche aux bluesophiles attardés.Après le Spectrum, théoriquement, on rentrait à la maison, parce que demain est un autre jour.La Carte des amis ?Instituée l'an dernier, la Carte des amis du Festival \u2014 elle coûtait 5 $\u2014 constituait un nouveau moyen de financement.Financement direct, du public festivalier.Cette année, pour 10$, on obtenait un CD anniversaire de l'étiquette Blue Note, la chance de gagner une Jetta Jazz de Volkswagen et des billets pour l'Europe sur Air Canada, et l'« accès gratuit à des spectacles exclusifs », soit la série Blues en reprise au Spectrum.L'harmoniciste Char-lie Musselwhite a rempli dimanche mais pour le reste.Vendredi, la salle s'est vidée du tiers quand les gens ont compris que Sam Myers n'était plus capable de chanter et que le pianiste des Rockets avait des raideurs dans les doigts de la main droite.Le show de blues le plus triste qu'on ait vu au Festival depuis des années.Gratuit mais ça coûte 10 $.J'ai vu des dizaines de festivaliers virer les talons à la porte du Spectrum mais le Festival a quand même vendu plus de 35 000 Cartes des amis, ce qui constitue 70 % de l'objectif: Blue Note avait donné 50 000 CD.La Carte n'était donc pas la cause première de la désertion du Spectrum.Un collègue m'a dit : « Le blues, c'est fini ; le monde n'aime plus fa.» Voyons donc ! Le monde aime p'us l'blues.À 19 h et à 21 h, le parc Fred-Barry déborde.Un moment donné, l'évidence nous est apparue : le monde avait déserté le Spectrum pour le Métropolis, la nouvelle propriété de Spectra, le producteur du Festival.Le Métro-polis, la Cité de toutes les cités: trois étages et demie de bars, une dizaine de niveaux, 2300 places.et un gros double bill tous les soirs à 21 h.Voyez un peu : Marisa Monte / Djavan, JackSoul / Isaac Hayes, triple affiche Irakere / Los Van Van / Herb Alpert mercredi, R.L.Burnside / Ben Harper, Crazy Rhythm ' Daddies / Brian Setzer, Little Feat / Zachary Richard, Luther A 11 ison / Buddy Guy, hier et ce soir encore.Grosse affiche, grosse salle, gros frigidaires.La vedette commence vers 22 h 30 et finit vers minuit.Après quatre heures passées debout \u2014 le Métropolis a peu de sièges\u2014, la plupart des gens rentrent.Les plus résistants vont aux Foufounes pour la série Groove à minuit ( Bran Van 3000 a fait deux soirs ).Pendant ce temps-là, le Spectrum compte ses cennes noires et ses sièges vides, espérant que ses maîtres ( locataires ) reconnaissem la qualité de sa contribution à la vie nocturne du grand événement que vous savez.Ma douleur exprimée, je m'en vais de ce pas au Métropolis.Jusqu'à! minuit 25.if B 6 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 JUILLET 1997 \u20221 / Arts et spectacles Tina Turner : tassez-vous les jeunes ! MARC-ANDRÉ LUSSIER collaboration spéciale citi*i « » r Tina Turner a pris d'assaut hier soir la scène du Centre Molson de la même façon qu'elle a pris d'assaut toutes les scènes possibles et imaginables au cours de ses quarante années de carrière : avec énergie, générosité, talent et sex-appeal.Whatever you want me to do, I will do it ' for you, chante-t-elle en guise de présentation.Gratifiant son auditoire, comme le veut une tradition qu'elle a elle-même établie, de trois gros baisers mouillés au début du spectacle, la rockeuse d'expérience a fait un retentissant bras d'honneur au temps qui passe en se lançant à corps perdu dans une prestation électrisante, tout à fait digne de sa réputation.N'ayant rien perdu de sa fougue légendaire, la chanteuse \u2014 âgée de 57 ans \u2014 a su construire un tour de .chant équilibré, puisant à même les innombrables succès qui ont jalonné sa carrière, et en interprétant aussi des chansons de Wildest Dreams, son plus récent album.En fait, Tina a, pendant près de deux heures et une vingtaine de chansons, autant exploré les ave- nues du pur rock n'roll ( l'incontournable Proud Mary figurait bien sûr au programme ), que celles du soul ( Let's Stay Together de Al Green ) ou de la chanson pop ( Mis-sing You de John Waite ).Sa version de Addicted to Love, une chanson de Robert Palmer qu'elle affectionne particulièrement, a une fois de plus soulevé la foule.Mieux encore, la chanteuse nous a offert un segment unplugged ( « je vais maintenant faire quelque chose, a-t-elle prévenu, que je n'ai pas l'habitude de faire sur scène : m'as-seoir et chanter ! » ) au cours duquel elle a livré quelques nouvelles interprétations bien senties, sans esbroufe et sans artifice.Et quelle voix î Profonde, vibrante, souple, en un mot, émouvante.Du genre de celles qui viennent complètement vous remuer l'intérieur.Ce spectacle imposant fut par ailleurs ponctué d'effets saisissants ( l'entrée toute « Bondienne » pour Goldeneye par exemple ), réglés au quart de tour, et retransmis bien sûr sur écran géant.Pendant River Deep, Mountain High, la toute jeune Tina se fait même aller en arrière plan.Du coup, les prestations des trois danseuses qui roulent des hanches avec la diva nous sont apparues bien inutiles dans les circonstances, Tina Turner sachant habiter une scène comme peu de chanteuses savent le faire.Accompagnée d'une formation de sept musiciens accomplis dont quelques-uns la suivent en tournée depuis des années ( c'est le cas notamment des excellents guitaristes James Ralston et John Miles, de même que du claviériste-harmoni-ciste-percussionniste-saxophoniste aux gros bras Timmy Cappello ), la chanteuse aux talons hauts bouge avec énergie et sensualité dans un décor gigantesque ( une structure de métal en forme d'oeil que relient deux grands escaliers ) ; arbore avec un aplomb insolent des mini-jupes et maillots de corps à faire pâlir d'envie les jeunes nymphettes ; et dévoile bien entendu ses célèbres jambes qui n'en finissent plus.Surtout, Tina Turner nous aura montré de quel bois se chauffe une vraie chanteuse.Chargée d'assurer la première partie, Cindy Lauper aura de son côté fait revivre quelques-uns de ses succès des années 80.PHOTO BERNARD BRAULT.La Presse Une vraie chanteuse.Heppner: trois ténors en un seul PHOTO ÉRIC CLÉMENT.La Presse Le village de Petite-Vallée et son Café de la Vieille-Forge au centre de la photo.Petite-Vallée, grand festival L'ambiance est à l'image des Gaspésiens : simple et chaleureuse ÉRIC CLÉMENT PET ITE -VALLÉE En Gaspésie, au pays des Kevin Parent, Laurence Jalbert, Isabelle Boulay, Nelson Minville et autres Kathleen, la chanson est reine et depuis 15 ans, des prétendants de la relève affluent de partout au Québec, et même de l'étranger, pour participer au Festival en chanson de Petite-Vallée.\u2022 Village cotier d'à peine 260 habitants l'hiver, situé au bord du golfe du Saint-Laurent, Petite-Vallée connaît son heure de gloire chaque été.Et ça, il le doit à l'engagement des gens du milieu.Le Festival en chanson de Petite-Vallée a pris la suite du Festival de la parenté, organisé pour la première fois il y a 18 ans pour célébrer, en chanson, le retour estival des jeunes partis travailler à Montréal ou à Québec.Au début, le festival ressemblait plus à un party qu'à un concours.Aujourd'hui, c'est une activité culturelle de premier plan dont la renommée dépasse les frontières du Québec.« La chanson a toujours occupé une place importante dans la région mais depuis 1988, quand Denise Lebreux ( qui tient un gîte du pissant à Petite-Vallée ) a convaincu la radio de Radio-Canada de venir nous voir, le festival a pris une ampleur et une maturité qui ont comblé et intéressé plusieurs artistes québécois qui ont accepté de nous aider », explique Michel Descham^s, le coordonateur du festival.Cette année, 172 chanteurs, compositeurs, auteurs ou interprètes de la chanson francophone avaient posé leur candidature et 22 ( un Belge, une Ontarienne, un Néo-Brunswickois et 19 Québécois dont cinq Montréalais ) ont été retenus pour le concours.Mais les heureux élus ne font pas que chanter.Ils reçoivent aussi une semaine de formation assurée cette année par.Michel Rivard, Marie-Claire Séguin, Sylvain Lelièvre et Lise Vaillancourt.« Ce festival, c'est un travail d'équipe axé sur la formation, la voix, l'aspect théâtral et la mise en scène, dans une atmosphère de famille », explique Fabiola Cacciato-re, une interprète de Saint-Gérard-Magella, dont c'est la deuxième participation au festival.« Pour ces jeunes, le plus important n'est pas de gagner mais d'apprendre, explique Marie-Claire Séguin.Et puis, je ne sais pas si c'est le bord de la mer ou la montagne, mais la compétition n'est pas le focus ici, contrairement à d'autres concours.» L'ambiance du festival est à l'image des Gaspésiens : simple, décontractée et chaleureuse.Mardi dernier, chanteurs connus, artistes amateurs, touristes et locaux ont passé la soirée à chanter et à discuter au bord du fleuve, à la lueur d'un feu de camp.Quelques heures auparavant, une trentaine d'enfants de 5 à 10 ans du village ont interprété les chansons de Michel Rivard et de Sylvain Lelièvre devant leurs parents.Michel Rivard y est allé d'une chanson en compagnie de ses deux filles, Joséphine et Adèle.Avec un budget de 120 000$, soit beaucoup moins que celui du Festival international de la chanson de Granby, le Festival en chanson de Petite-Vallée doit son existence à quelques subventions provinciales ( jamais suffisantes mais ô combien essentielles ), à l'aide de commanditaires fidèles et à de nombreux bénévoles.Son succès et sa survie, il les doit surtout à quelques jeunes qui ont toujours cru aux ressources humaines de ce coin de Gaspésie.Alan Côté ( fils de Denise Lebreux ) est de ceux-là.Le directeur artistique du festival est une des âmes culturelles de la région.Metteur en scène, enseignant, chanteur, il a notamment innové en créant une salle de spectacle, le Café de la Vieil le-Forge, à Petite-Vallée.Cette année, quatre pièces de théâtre \u2014 théâtre québécois et.japonais\u2014 y sont produites par des amateurs.Aussi, des chanteurs tels que Luc de Larochellière ou Geneviève Paris vont venir y présenter un spectacle cet été.« C'est un des lieux artistiques les plus actifs de la région dans un des villages les plus petits de la Gaspésie », dit M.Deschamps.La Société de développement des entreprises culturelles du Québec ( SODEC ) croit tellement en ce festival qu'il est maintenant reconnu comme « événement national ou international ».Les organisateurs ont d'ailleurs conclu un protocole d'entente avec un festival du même genre, en France.Et le président du Mouvement Desjardins, Claude Béland, sera présent aujourd'hui, lors de la clôture du festival pour annoncer une aide supplémentaire de l'institution financière.Même un Centre d'interprétation de la chanson francophone est sur les tablettes, un projet gelé par le moratoire décidé par Québec sur toute nouvelle construction d'équipement culturel.Mais Petite-Vallée garde espoir : quand l'investissement dans la culture en région aura damé le pion aux coupes budgétaires, le village aura certainement tout ce qu'il faut pour devenir un pôle touristique capable de rivaliser avec le parc Forillon et.même le rocher Percé ! CLAUDE GINGRAS La route Joliette-Montréal est parfois très longue : une heure et demie hier soir, soit beaucoup plus que le temps qu'il me reste pour parler du concert de Ben Heppner avec roSM.L'ancien choriste anonyme des Tudor de Montréal est maintenant une vedette internationale de l'opéra.Une sorte de Quatrième Ténor.Peut-être mieux encore : à la fois un Heldentenor allemand, un tenore eroico italien et un fort-ténor français.Avec le physique à l'avenant.Quand le colosse a ouvert les bras en lançant, de toute la force de sa voix, « Et j'étais une chose à toi !.» \u2014c'était le fameux Air delà fleur, de Carmen \u2014, c'est toute la foule à ses pieds qu'il semblait enlacer d'un geste.Une foule considérable.Sous la partie couverte de l'Amphithéâtre, pas un siège libre : 2000 têtes subjuguées par ce qu'elles entendaient.Sur la grande pelouse inclinée, le même nombre, peut-être même un peu plus.N'attendons pas de contre-ut spectaculaire.La voix robuste retient quelque chose du baryton et commence à révéler certaines limites autour du sol lancé fortissimo dans l'air de Freischiitz.Le ténor canadien a d'ailleurs connu quelques brefs problèmes d'émission : dans Morgen de Richard Strauss et, plus tard, sur le tout premier mot de l'air de Bizet, ce qui fut d'autant plus évident que tous connaissent celte chose-là par coeur.Peu importe.La voix est gigantesque, elle se déploie avec une extraordinaire générosité, et les situations dramatiques sont intelligemment suggérées.Ainsi, il était manifeste que l'air de Andréa Chénier en est un de révolte.Ovationné sans fin, Ben Heppner donna deux rappels ( il en avait préparé trois ).Il a d'abord chante le fameux le t'ai donné mon coeur dans l'original allemand puis, prenant une feuille de papier, le répéta en français \u2014 un français d'ailleurs presque sans accent ( et, en passant, une petite leçon d'un « étranger » à certains employés du restaurant de l'Amphithéâtre qui nous offrent « une napkin » ).Et j'ai eu les larmes aux yeux, comme tant d'autres, lorsqu'il termina avec.Danny Boy.Dutoit et l'OSM l'ont impeccablement acecompagné, et sans couvrir la voix \u2014 ils auraient d'ailleurs eu beaucoup de mal à le faire ! Dutoit complétait le programme avec quatre raretés sur lesquelles j'aimerais avoir le temps d'en dire davantage.Le premier ministre Bouchard et le lieutenant-gouverneur Thibault assistaient au concert.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL.Chef'J'orchestre Charles Dutoit.Soliste : Ben Heppner.ténor.Same-Jisoir, Amphithéâtre Je Lanainticre.Dans le cadre Ju 20e Festival international de LanauJièrc. i LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 JUILLET 1997 B7 Les uns et les autres Monsieur To be or not to be Mister B.À 36 ans, Kenneth Branagh a enfin réalisé le rêve de sa vie : adapter Hamlet in extenso.Le magazine Première lui a demandé comment lui est venue cette drôle d'idée.\u2014 Depuis Henry V, mon premier film, en 88, mon « prochain projet », c'était Hamlet.Le problème c'est qu'en 90 Gibson a fait le sien avec Zef-firelli ; il a donc fallu attendre.Mais après Frankenstein, je me suis dit qu'il fallait y aller : il me restait très peu de temps avant d'être trop vieux pour le rôle.Hamlet est l'une des premières pièces que j'ai vues dans ma vie et, dès la première fois, j'ai été bouleversé.À l'époque, je l'avais davantage « ressentie » que « comprise » et, au cours des vingt années qui ont suivi, jusqu'à aujourd'hui, j'ai tâché de comprendre ce que j'avais éprouvé.\u2014 Toutes ces stars dans de si petits rôles, vous n'avez pas peur qu'on ne fasse que regarder leurs « numéros » ?\u2014 Il n'y a pas de mal à ça.Une des raisons de ce cas-ting, c'est d'inciter à regarder la pièce d'un oeil neuf.Il y a tellement de clichés sur Hamlet, même chez ceux qui ne l'ont jamais vu ! Quand vous voyez Billy Crys-tal ou Robin Williams, vous regardez la scène d'une façon différente.C'est un moyen de débarrasser la pièce de la trop grande familiarité que les spectateurs en- ZOOM Clint Eastwood J J Souvent, à Hollywood, on dit que pour m m réussir un bon thriller, il faut une scène ^ ^ d'action toutes les six minutes.Moi, je ne fonctionne pas comme cela.Il n'y a ni règle ni genre, la réussite est basée sur l'histoire et les personnages.Le public attend d'abord une histoire solide, qu'il s'agisse d'un western, d'un thriller ou d'une histoire d'amour.C'est toujours le scénario qui prime.Je me souviens qu'en 1970, lorsque j'ai réalisé mon premier film.Un frisson dans la nuit.Don Siegel, avec qui j'avais tourné plusieurs films, m'a dit de toujours rester moi-même et de ne pas me « diviser » sous prétexte d'avoir davantage de responsabilités et plusieurs chapeaux à porter.Je me suis toujours souvenu de ce conseil.» tretiennent avec elle.Il y a eu tellement de versions, et la dernière, celle de Gibson, n'a que cinq ou six ans.\u2014 Cet Hamlet ressemble plus à Frankenstein qu'à vos autres adaptations de Shakespeare.C'est normal ?\u2014 Il y a certaines similarités dans le sujet.La taille, bien sûr, et l'omniprésence de la mort.Victor Frankentein entre en action quand sa mère meurt et Hamlet a du mal à accepter la disparition de son père.Et puis, les deux vivent dans des châteaux énormes et vides.À ce propos, dans les deux cas, j'ai choisi de ne pas créer un univers sombre et gothique : les endroits où ils vivent sont brillants, colorés.La noirceur est à l'intérieur d'eux-mêmes.\u2014 Ça renvoie à quelque chose de personnel ?\u2014 C'est surtout une des questions fondamentales de l'homme ! Dès l'éveil de notre conscience, nous savons que, durant notre vie, nous endurons la perte des gens que nous aimons.À des moments totalement arbitraires.En fait, ce qui m'intéresse, c'est la façon dont les gens se collettent avec la perte possible des êtres chers.Qu'il s'agisse de la mort ou de la fin d'une histoire d'amour.Qu'est-ce qui fait que la vie vaut d'être vécue ?L'amitié, l'amour, sont des réponses, des « distractions )> de l'idée que la vie n'est qu'un tas de merde.Kenneth Branagh POP-CORN Les gueules de bois ¦ C'est le cognac qui, de tous les alcools, donne la pire gueule de bois.Une étude dont les conclusions ont été publiées dans le British Médical Journal a classé sept types d'alcool d'après le degré de gravité des gueules de bois qu'ils provoquent, et c'est le cognac qui vient en tête, suivi du vin rouge, du rhum, du whisky, du vin blanc, du gin et de la vodka.¦ Lorsque j'avais 14 ans, les filles ne me regardaient jamais.Puis, un jour, je suis monté sur scène, à l'occasion d'un bal, et les filles ont commencé à me regarder.Je voulais devenir professeur d'histoire, mais le rock'n'roll m'a perdu.w .F Billy Joël ¦ Lorsque les gens me demandent ce qu'ils doivent faire, je leur réponds : « Faites ce que vous avez toujours rêvé de faire.C'est ce que j'ai fait et cela m'a parfaitement réussi.» _ .- .Bette Midler ¦ J'aimerais pouvoir me cloner, car je serais alors en mesure de tourner les 50 films par an que j'aimerais faire.John Tra volt j ¦ J'ai toujours été satisfait de mon âge.J'aimais avoir 30 ans, je ne souffrais pas d'en avoir 40 et je ne vais certainement pas me laisser aller au désespoir maintenant que je suis dans la cinquantaine.Harrison Ford LES MOTS Ciné Live Syndrome de l'essuie-glace ¦ Affection du genou, le syndrome de l'essuie-glace touche essentiellement les cyclistes et les coureurs de fond.Dans ce cas-là, pourquoi « essuie-glace » ?Parce qu'à chaque flexion-extension du genou, le tendon qui est mis à contribution fait un mouvement de va-et-vient qui rappelle celui d'un essuie-glace.À la longue, ces allers et retours peuvent provoquer des microlésions douloureuses.Les élancements partent du genou et remontent dans la cuisse.Us nécessitent une mise au repos totale et un traitement aux corticoïdes.Marie France FLASH Précoce r David Cronenberg Ma c a u 1 a y Culkin, qui a tout juste 16 ans, a été vu l'autre soir en compagnie d'un ami à peine plus âgé que lui au Cheetah Club, une boîte d'effeuilleuses de Las Vegas, où il a glissé un billet de 100 dollars sous la jarretelle d'une plantureuse danseuse dont les charmes semblaient l'avoir tout particulièrement impressionné.On est en droit de se demander comment le jeune acteur a réussi à convaincre le portier de le laisser pénétrer dans ce club réservé aux adultes ; un autre billet de 100 dollars a peut-être fait l'affaire.eXistenZ ¦ Drôle de titre que celui du prochain film de David Cronenberg, dont les premiers tours de manivelle seront donnés l'automne prochain.Si on ne connaît pas encore la distribution, on connaît cependant l'intrigue.Selon son réalisateur, eXistenZ sera « un jeu en réalité virtuelle, basé sur une technologie si révolutionnaire et provocatrice qu'elle flirtera avec la biologie ».Ciné Live note que « provocatrice » est un mot qui peut réjouir \u2014 ou effrayer \u2014 dans la bouche de Cronenberg.Chirurgie esthétique ¦ Ozzy Osborne a amené son bull-dog adoré chez un plasticien pour lui faire réduire l'amas de peau qui lui rendait le port de son collier intolérable.Et maintenant, le rockeur a décidé d'améliorer la physionomie quelque peu rébarbative de son chien vieillissant en lui faisant remonter la lèvre supérieure, espérant que cette opération l'incitera en même temps à baver un peu moins.Rue privée ?¦ Les voisins de Sylvester Stal-lone ont poussé les hauts cris lorsqu'il a manifesté son intention de faire fermer de façon permanente la rue de Miami où il habite, pour empêcher les curieux de se masser constamment devant sa maison pour tenter de l'apercevoir.Sly a finalement cédé et a engagé un gardien, qui a pour unique tâche de faire circuler les badauds.Herbe à puce ¦ En ouvrant un imposant colis qui venait de lui être livré par une luxueuse boutique de Beverly Hills, Uma Thurman fut stupéfaite d'y trouver 24 bouteilles de lotion calmante à la calamine.U s'agissait d'une petite plaisanterie de George Clooney, covedette d'Uma dans le nouveau Batman et Sylvester Stallone Robin, où l'actrice incarne.P Ivy ( herbe à puce ).Chez BeiTs ! ¦ Harrison Ford peut être vu régulièrement dans un restaurant de Beverly * Hills qui porte le nom de Jackson's Fârm.La nourriture y est excellente, mais ce n'est pas la principale frai-son de l'affection que voue _ l'acteur à cet établissement : il le fréquente surtout parce Ben, en est le chef Harrison Ford que son fils, cuisinier ! Vrais bandits.¦ Les bandits authentiques du Far West jouissent, aux yeux des chasseurs d'autographes, d'une cote beaucoup plus élevée que les acteurs qui les incarnent \u2022 à l'écran ; une reconnaissance de dette signée pour une facture de bar par le bandit texan John Wesley Hardin s'est vendue 24 500 dollars, tandis qu'un autographe de Rock Hudson, qui incarna Hardin dans un film, vaut 65 dollars.Autre exemple : une photo signée de John Wayne le représentant lors du tournage de True Grit ne vaut pas plus de 495 dollars, alors qu'une lettre écrite par Jesse James à son frère Frank a été payée 8100 dollars.Dix bouts d'essai ¦ Bruce Willis a entrepris de, visiter les écoles élémentaires de la région de Los Angeles pour trouver le jeune garçon qui sera sa covedette dans son pro-, chain film.Simple Simon.L'acteur a décidé de prendre les choses en main après que les recherches effectuées par le réalisateur pour découvrir l'oiseau rare se furent révélées vaines.Bruce a déjà déniché dix candidats, qui tourneront chacun un bout d'essai.Précision tardive ¦ Jayne Mansfield n'a pas été décapitée dans l'accident de la route qui lui coûta la vie il y a 30 ans.On a toujours cru que sa tête avait été arrachée lorsque sa voiture avait embouti à toute allure l'arrière d'un camion, mais Jim Roberts, l'entrepreneur de pompes funèbres qui embauma le corps, affirme qu'il n'en fut rien.Selon Roberts, ce fut la perruque de l'actrice, et non sa tête, que les témoins virent projetée dans les airs sous la violence du choc.La pomme du jour ¦ La recette de Sharon Stone « La pomme du jour » brille par sa simplicité dans le livre de .recettes de stars que bien de publier Frank Sinatra : « Ouvrez la porte du réfrigérateur, prenez une pomme et mangez-la.» SOURCES : A?, Star, Globe, People Bruce Willis Les festivals font les nuits courtes «¦ »\u2022 w + ge du film The Blouse Mon, un drame familial dans lequel elle jouera une fille de bonne famille juive new-yorkaise en cavale à Woods-tock, pendant l'été de 1969 ; en covedette, dans le rôle de Pearl, sa mère, Diane Lane.Le drame, c'est que cette bonne mère de famille s'amourache d'un représentant de commerce et disparaît avec son amant.Le choc, c'est lorsque la fille aperçoit sa mère dansant à moitié nue dans la foule de Woodstock, visiblement stone et euphorique ! C'est la région de Sainte-Agathe qui a été choisie par les producteurs pour les scènes qui se situent dans les Catskills ! Le réalisateur américain, Tony Goldwyn ( que l'on connaît comme acteur, dans Ghost ) donnera son premier tour de manivelle le 14 juillet.U sera entouré, jusqu'au 30 août, d'une équipe technique québécoise.Le producteur exécutif de The Blouse Man est nul autre que Dustin Hoffmah ( qui, soit dit en passant, incarnera Neil Amstrong à l'écran l'an prochain ), mais inutile de le chercher, il n'assistera pas au tournage m'a-ton dit.Sa productrice déléguée est la très efficace Josette Perrotta.Michel Chauvin est le directeur de production, et Gilles Aird agit comme assistant à la direction artistique.À suivre.EN VADROUILLE Francine Grimaldi collaboration spéciale Les nuits sont trop courtes ! Je sais bien que la Terre est actuellement à l'aphélie du Soleil mais si mes nuits sont si courtes, c'est surtout à cause du Festival de Jazz, dont je ne veux rien manquer du festin, ou presque, et je sais bien que les chaudes Nuits d'Afrique, qui commencent demain, ne vont pas être plus longues ! Tony Bennett, peintre de paysages ¦ Incroyable mais vrai : tout le monde sera d'accord pour reconnaître que Tony Bennett est un grand monsieur, très cool.Croyez-vous qu'il faisait la sieste ou qu'il prenait un coup pendant la journée avant ses spectacles à la PdA ?Pas du tout.U est allé au Jardin botanique.Peindre les paysages.Il a trip-pé sur la roseraie et le jardin de Chine.De plus il a beaucoup apprécié le spectacle traditionnel de la troupe Zhongyang Minzu de Chine.Jazz et photos ¦ Le photographe américain Jacques Lowe, attaché à la Maison-Blanche sous Kennedy, a toujours été passionné par le jazz.Il a déjà publié un album.Portraits de Jazz, et prépare un deuxième ouvrage, cette fois sur les Festivals de jazz à travers le monde.H a l'intention de consacrer douze pages à Montréal et à son Festival international de jazz.À surveiller.Saint-Sauveur aura son festival des arts ¦ Autre ouverture pour les jeunes créateurs.Il y aura des compétitions de chorégraphie, ainsi que de musiques originales pour chorégraphie, au tout nouveau Festival des arts de Saint-Sauveur.Ce dernier aura lieu du 1er au 10 août dans les Laurent ides, pendant les FrancoFo-lies de Montréal.Une occasion pour les chorégraphes de rencontrer de nouveaux compositeurs et vice-versa.De plus, le lauréat de chaque catégorie recevra un prix de 2000 S.La programmation de ce festival se veut fidèle à l'esprit du défunt Festival Hiawatha.Il y aura de la danse classique et moderne, même de la danse-théâtre avec Anik Bissonnette et Louis Robitail-le ( le 7 août ), ainsi que des concerts de musique classique et world beat.Le Canadian Brass ouvrira, avec humour, ce premier Festival des arts de Saint-Sauveur,- le 1er août.L'irrésistible groupe de musique klezmer, Raoul, ouvrira le bal sur une scène extérieure le lendemain, alors que le Royal Winnipeg Ballet se produira sous le chapiteau, les 2 et 3 août.Jazz à Vienne, en France ¦ Tiens, on dit qu'on n'est jamais prophète dans son pays.Alors, le mot de Cambronne au groupe Trioxyde qui s'en va participer au Concours international d'orchestres au festival Jazz à Vienne, du 8 au 15 juillet.À Vienne, en France! C'est au sud de Lyon.Rafraîchissant ! ¦ La gourmandise aura meilleure conscience et meilleur goût mardi, vu que c'est pour une bonne cause que vous pourrez profiter d'une invitation aussi alléchante que rafraî- chissante.Le mardi 8 juillet vous pourrez assister au Concours de Lait frappe.à la folie ! qui se déroulera dans le Jardin d'hiver ( Brrrrr.) au 1000, de la Gauche-tière, de midi à 14 h.Amenez-y vos enfants, c'est la petite Élizabeth Blouin-Brathwaite qui animera la compétition.Tout comme Élizabeth et les seize membres du jury, dont feront partie entre autres.Abeille Gélinas et Pénélope McQuade, vous pourrez déguster les créations originales de milk shake, préparées par dix chefs de cuisine de restaurants, spécialement pour cet événement, organisé par Braun Canada au profit de la Fondation Charles-Bruneau qui vient en aide aux enfants atteints d'un cancer.On tourne à Sainte-Agathe ¦ Vous vous souvenez de la jeune actrice néo-zélandaise Anna Pa-quin, découverte grâce au merveilleux film La leçon de piano, de Jane Campion, Palme d'or du Festival de Cannes en 1993.La belle enfant a maintenant 14 ans et s'intéresse toujours autant au cinéma et à la musique.D'ailleurs elle est arrivée à Montréal avec son violoncelle ( de Nouvelle-Zélande ! ) pour occuper ses moments de loisirs dans les yiurentides, pendant le tourna- Sur ce, bon dimanche.> \\ B8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 JUILLET 1997 Une comédie romantique étincelante.\" PETER TRAVERS.ROLLING STONE JUL1 A R O B E R T S De Mon Meilleur Ami version fran^bc de M Y BEST FRIEND'S WEDDING __ JBS CONSULTEZ LES QUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS m mi AL'AFFICHE! CtHlPUiXOOtOH BERjU ?t.w M.JONES M.SMITH hommes en noir îmrîâoh (r.mcAtvo dn men in black * \" ccium3iav.\u2022\u2022Ilvi u LUCMtMASOUZZO LAKGELIER ?wpiwoN m miçosm CJHCPLXX OOtOM CMÉPIXX OOf oh CM£pLE~X~00£ON PUZADELSOM.^.UULL£(HlCi)»év cinéma\" ST-CUSTACKE^k 1x3 cinémas aozzo TERREBONNE ?\\ GaL'DUÏ* STMYACSCTMf STHYACIMTHE » CAPITOL ST-JEAN *A> CSMf LIXOOfOM cinTpux ooTom DAUPHIN * «i cmEplex oôTon BOUCtfRVILLf .s Ltncwi'yA^Qurzo STE-THERESE ?*.cm^mabcmman SHAWINIGAN *h maison DU CINÉMA SHERBROOKE * CM&UI GATINEAU * £jè>_ CMfTNTRCPfttSt SI-BASILE * s, CMCMACAPTTOC ORUMMpHDVELE CMÉMAOCPARtS- VALLEYFIELD * CS4t-\u20acCTREPfUs£ i F fleur OjE lys ~CWiCNTREPÎWSiE~ RwiëtlftGRAMBY » CMUUr~JPJ)UNOR& ST-JEROME .ONfMA st LAURENT SOREL-TRACY cinTma 9 ROCK FOFtEST **, ~~IC CAPBCTOÔP ï~~ JULIETTE \u2022 CSji-fMTRCPfUSf CINEMA DU CAP * ciné-parc PRfQWP cinema maooq MAGOG.s.SnEmmo 5685S BOMOHERVILLE BRHS CAPITOL- VAL D'OR *_i.CJNÉ-PARC \" j I Cmt-PARC TMHS-fMVICTE* TtMPUTOH CtMt-PARC jtoatja UQVAY CINÉ-PARC | J»jP_I C IN f-PARC I pbummpwp 1 2» fini CtNtPLCX COCON ATWATER ?\\ VtnillOW OMIUW4AIX ANQLAIU an*-parcs .CÏNiPLCXÔOÎOH ClTE«t«KES^o.-r cineplex oocon LAVAL (Batsrlts) ?CMEMÂT GATINEAU .CINEPLEX oceon ÉGYPTIEN ?r *.cmcplexoocon C94EMÂ* 5T-EUSTACKE ?9 *.CÎn'eI'LEX OOCON BROSSARD ?s * on&4a0 BOCK «MOT LIS cmc mas OU2ZO LACOROAJREII^r.CKEPUX OOCOM POUmCUIRE ?9 \\ cineplex OOf ON OUTUUBWT |\u2014fAUoUs~PLÀYCU | DORVAL * *> VERSAILLES ?^ CMEPtix ooCon LA1ALLE (rtsct) ?h cineplex OOCON CINEMA PME 8TE-A0ELE ?CtNÉ-PARC LAJSSEZ-PÀSSER REFUSÉS CONSULTEZ LES QUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS Captivant.'îpsïKi Mai iiii.ws.NKWSDAY : Vkrsion Française www.lost-warid.com \u20227» «*»>.!»U.UNIVIMA1 vtii».'ONfrvkNÇ*:oi \u2022A L'AFFICHE! CTMtPtEX OOCON BERRI ko CtNfPlEXÔOCON LAVAI JGilsf tes) » IXSCSNCMASOUZZO LAKGEL1ER ?.CINEPLEX OOCON ÎÛÔ
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.