La presse, 6 septembre 1997, B. Plus
[" B Montréal, samedi 6 septembre 1997 \\ «Le nouveau choix» m '\u2014 \u2014 sroTTi SUBARU ÉDITORIAL / OPINIONS / MONDE 4305, boul.Métropolitain Est/(514) 725-9394 Un mère Teresa La biographie illustrée Mère Teresa, foi et compassion résume bien le vaste océan de charité créé par la célèbre religieuse Joël Goulet \" *wêf \" e message était JJ H tout à fait clair.\\\\ I C'était un ordre.B Je devais quitter ¦ à le couvent.Je ^Lh^I sentais que Dieu voulait quelque chose de plus de moi.Il voulait que je sois pauvre et que je L'aime sous l'apparence misérable du plus pauvre d'entre les pauvres, » Mère Teresa, décédée hier à 87 ans, était un symbole vivant de miséricorde.Elle a passé sa vie à fonder des dispensaires, des léproseries, des foyers pour infirmes et des centres pour enfants abandonnés.Sa frêle silhouette figure parmi les cinq plus reconnues de la planète.Des sondages révèlent qu'elle se classe au premier rang des personnalités qui ont le plus marqué le XX« siècle.Ses bulletins de santé ont fait la manchette des journaux partout dans le monde.Mais que sait-on vraiment de mère Teresa ?L'auteur de Mère Teresa, foi et compassion, Navin Chawla, haut fonctionnaire dans les services administratifs de l'Inde, rend dans son livre un vibrant hommage à la religieuse que plusieurs considéraient comme la plus célèbre catholique du monde.La biographie \u2014 ou l'hagiographie ?\u2014 de Chawla, qui contient près d'une centaine de clichés du réputé photographe indien Raghu Rai, décrit la foi et l'oeuvre d'une femme qui s'est entièrement consacrée au service des plus démunis.Agnes Gonxha Bojaxhiu \u2014connue mondialement sous le nom de mère Teresa\u2014 est née le 26 août 1910 à Skopje, aujourd'hui la capitale de la Macédoine.Cadette d'une famille d'ascendance albanaise de trois enfants, elle était à peine âgée de 12 ans lorsqu'elle a dit pour la première fois à sa mère qu'elle désirait devenir religieuse.Après six ans de prière, elle quitta la sécurité du foyer familial pour aller joindre les rangs des religieuses de l'Ordre de Notre-Dame-de-Lorette à Dublin, en Irlande.Quelques semaines plus tard, on l'envoya en Inde pour terminer son noviciat au pied des montagnes du Darjeeling, dans le Bengale.Le 24 mars 1931, soeur Agnes prononça ses voeux définitifs de pauvreté, de chasteté et d'obéissance.Durant son noviciat, elle fut profondément touchée par la vie de sainte Thérèse de Lisieux, qui avait prié avec une grande ferveur pour les missionnaires.Elle devait retenir le nom de la célèbre contemplative française lorsque vint le temps de choisir une nouvelle identité au moment de ses voeux perpétuels.«L'Appel de Dieu» Le 10 septembre 1946, après presque 20 années passées dans le cloître, mère Teresa quitta Calcutta pour Darjeeling, où avait lieu sa retraite annuelle.Dans un compartiment de train de troisième classe, elle entendit « l'Appel de Dieu » qui lui ordonna de quitter Notre-Dame-de-Lorette pour aller aider les pauvres dans les rues et les taudis.Après de longues démarches auprès des autorités religieuses, mère Teresa demanda d'être libérée de la congrégation de Notre-Dame-de-Lorette.L'autorisation du Vatican lui fut accordée en février 1948.Le décret s'accompagnait toutefois d'une période d'évaluation d'un an par l'archevêque de Calcutta.Ponctuée d'épreuves, sa première année dans les bidonvilles a été Photos de Rêgfiu Rm mms Ou *vr» m*» T«r«sa.ta « compas»* ( ê&ons Danç*s i «À ses yeux, celui ou celle qui, au sens strict, reçoit, est aussi celui ou celle qui donne, et qui donne le plus.» (Le président du comité norvégien Nobel, 1979.) Mère Teresa en prières «Je n'ai jamais refusé un enfant.Jamais.Pas un seul.» Mère Teresa à Navin Chawla.La mort Pourquoi avons-nous peur de la mort ?lui demandai-je un jour.H n'y a pas de raison à cela, me répondit-elle.Dieu nous a donné la vie et quand nous mourons, nous retournons auprès de Lui.Nous venons de Lui et retournons vers Lui.Le sens de nos vies est de faire tout ce que nous pouvons pour la gloire de Dieu et le bonheur de tous les peuples.Des milliers de personnes sont mortes avec nous, et je peux seulement vous dire que pas une seule n 'est morte dans la solitude ou la misère.Quelqu 'un est avec elles, alors, quand elles meurent, elles meurent en paix.Mère Teresa, lors d'une conversation awc Na\\in Chawla.à New Delhi, le 25 mars 1996.très difficile.La religieuse a tout de même réuss* à ouvrir deux écoles et un dispensaire.Puis ses anciennes élèves de l'école St.Mary's ont commencé à exprimer le souhait de faire partie de sa communauté.Convaincu du bien-fondé de l'oeuvre de mère Teresa, le Vatican a accepté officiellement en 1950 une nouvelle congrégation au sein du diocèse de Calcutta : les Missionnaires de la charité.Le nombre sans cesse grandissant de nouvelles postulantes a permis à mère Teresa d'ouvrir de plus en plus de foyers destinés aux pauvres.Au cours des dix premières années, son oeuvre se limitait au diocèse de Calcutta mais en 1960, elle s'étendait dans une demi-douzaine de villes en Inde.Quarante-cinq ans plus tard, le deuxième pays le plus populeux au monde comptait 189 centres des Missionnaires de la charité.À l'extérieur de l'Inde, la popularité de mère Teresa a eu un impact direct sur l'afflux de dons charitables et par le fait même, sur la progression des missions internationales.On en retrouve aujourd'hui 517 dans 105 pays, aussi bien au Bangladesh, en Ethiopie et aux Philippines qu'aux États-Unis, en Angleterre et en Italie.Mourir dans la dignité Mère Teresa a toujours pensé qu'il était essentiel que les pauvres puissent mourir dans la dignité* Cette nécessité n'a jamais été aussi évidente à ses yeux que le matin \u2014 en 1952 \u2014 où elle a trébuché sur ce qu'elle croyait être un paquet de chiffons.Il s'agissait plutôt d'une femme gisant sur un trottoir de Calcutta, le visage à demi dévore par les rats et les fourmis.« C'est ce jour-là que j'ai décidé de trouver un lieu pour les mourants et de prendre moi-même soin d'eux », a d'ailleurs confié mère Teresa.Avec une énergie contagieuse et une détermination peu commune, la religieuse réussit à obtenir une grande propriété dans le quartier populaire de Kalighat.Malgré le tumulte provoqué par des hindous orthodoxes en désaccord avec son projet, la maison devint rapidement une foyer pour les mourants.Au fil des ans, la congrégation fonde d'autres mouroirs, mais aussi des dispensaires, des écoles, des foyers pour enfants abandonnés et des léproseries.Pour mère Teresa, le traitement de la lèpre a toujours constitué une priorité.Cette terrible maladie s'ac-compagnant d'une atroce difformité \u2014 il existe encore aujourd'hui 12 millions de lépreux en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique du Sud \u2014 est souvent synonyme d'humiliation et de rejet social pour les personnes qui en sont atteintes.Les unités mobiles pour le traitement de la lèpre exploitées par les Missionnaires de la charité sont d'une telle efficacité dans les rues de Calcutta qu'un hôpital spécialisé va jusqu'à fermer ses portes dans les années 50.Des prix prestigieux En 1962, le pays d'adoption de mère Teresa, l'Inde, lui remet le premier d'une longue liste de prix prestigieux.La renommée de la religieuse a atteint son paroxysme en 1979 lorsque lui fut attribué le prix Nobel de la paix.Mère Teresa a touché le monde entier en refusant que soit présente le traditionnel banquet en son honneur, prétextant que la somme ainsi épargnée permettrait de nourrir des affamés.Ce geste a eu pour effet d'entraîner des dons dont la somme globale a représenté près de la moitié du prix remis par le comité Nobel.Éprouvant des problèmes de santé, la religieuse a cessé de diriger l'ordre des Missionnaires de la charité en mars dernier.Sa succession est assurée par soeur Nirmala.63 ans, qui dirigeait la branche contemplative de la congrégation.La biographie Quoique peu volumineuse \u2014 le livre n'a que 175 pages\u2014 , la biographie Mère Teresa, foi et compassion résume bien le vaste océan de charité créé par la célèbre religieuse.Le travail de longue haleine effectué ces dernières années par l'auteur Navin Chawla se traduit souvent par des informations particulièrement précieuses.La deuxième partie du livre renferme d'ailleurs de nombreux extraits de conversations avec mère Teresa.On y retrouve aussi des lettres qu'elle a faii parvenir à des correspondants, des témoignages de religieuses, de pauvres et de mourants ainsi que son discours d'acceptation du prix Nobel de la paix.Il aurait ete cependant intéressant que l'auteur s'attarde davantage sur les critiques qui ont visé cette femme de grande foi.Il effleure à peine son éternelle croisade contre l'avortement et ne parle pas de ceux qui affirment qu'elle ne déteste peut-être pas assez la pauvreté et la maladie.Sa déclaration de 1988 dans laquelle elle dit que la lèpre peut être perçue comme « un très beau don de Dieu si on en fait bon usage >» a pourtant fait beaucoup de vagues.Malgré cela, ce livre émouvant truffé d'anecdotes révélatrices d'une vie marquée par le dénuement le plus total aide à mieux connaître l'une des plus grandes personnalités du siècle qui s'achève.Mère Teresa, foi et compassion.Navin Chawla.édifions Danqles.175 payes.49.95 1 Autres informations on page B-6 \u2022 40 professionnels de lo santé et de la mise en forme à votre service \u2022 Évaluation médicale sérieuse, programme personnalisé Golf \u2022 Sauna \u2022 Bicyclette \u2022 Volley-ball \u2022 Musculation \u2022 Mossothérapio Danse aêrobique \u2022 Clinique anti tabac \u2022 Cours de réanimation Cours de nototion et oquaforme \u2022 Contrôle du poids et du cholestérol Course et marche rapide sur piste surélevée .et bien plus Abonnez-vous! i i le Centre Epie de l'Institut de Cardiologie de Montréal 5055.rue Sort Zohque Est, H1T1N6 Visites guidées choque semaine 374.1480 B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 SEPTEMBRE 1997 Editorial André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Montréal : la désaffection méritée Agnès Gruda est Jean Doré qui doit rire dans sa moustache.Il y a trois ans à peine, il représentait tout ce dont les Montréalais ne voulaient plus.Aujourd'hui, il fait figure de favori parmi tous les candidats hypothétiques à la mairie de Montréal ! ¦ Cette ironique revanche de l'histoire n'est que l'un des éléments du sondage dévastateur publié cette semaine.On y apprend aussi que les deux tiers des répondants souhaitent la démission du maire.Que si une élection avait lieu maintenant, les meilleurs scénarios lui réservent à peine plus du cinquième des votes.Et qu'à un an du prochain scrutin, les Montréalais voteraient pour à peu près n'importe qui, sauf leur maire actuel.L'ampleur de cette vague d'antipathie est sans précédent.Même dans les moments où il cristallisait le mécontentement populaire à l'égard de sa gestion verbo-technocratique, Jean Doré n'avait jamais atteint un tel niveau d'impopularité.Même dans ses pires moments, le rejet n'a jamais été suffisamment fort pour que des sondeurs évoquent l'éventualité de sa démission.Après trois ans de « bourquisme », le lien de confiance entre les Montréalais et leur maire est définitivement rompu.Ce n'est pas un phénomène fortuit.D'autres sondages, depuis un an, indiquent la même désaffection.Celle-ci n'est pas le fruit d'un acharnement médiatique ou de Le message La santé de mère Teresa était vacillante depuis le début de la décennie.Son départ, aboutissement naturel d'une vie bien remplie, ne revêt ni caractère tragique ni effet de surprise.Mais le moment qu'elle a choisi pour quitter cette terre viendra comme un message, que certains pourront presque qualifier de divin.Son décès, au moment où le monde entier pleure, dans le faste et les débordements, la mort de Lady Diana, met en relief des contrastes trop saisissants pour ne pas être soulignés.¦¦¦snHHUH Ce rapprochement dans la mort a déjà amené certains à tracer un parallèle entre la vie de ces deux femmes.Mais ces comparaisons sont injurieuses pour celle qui a obtenu et mérité le prix Nobel de la paix, en 1979.Au contraire, s'il faut tirer une leçon de ces deux événements tragiques, c'est la différence fondamentale entre la sainteté et la célébrité.Mère Teresa a donné sa vie aux plus pauvres des plus pauvres, les sans-abri de Calcutta, fondé une con-grégation religieuse, étendu son action à travers le monde.Ce travail, elle l'a accompli en se dévouant corps et âme à une cause, dans l'engagement sans limite et le dénuement.Peut-on sérieusement comparer cette oeuvre admirable aux gestes généreux mais ponctuels d'une princesse qui interrompait sa vie dans la jet-set pour se consacrer à temps partiel à quelques bonnes causes ?Et dont la popularité tenait plus à sa beauté, sa richesse, sa gentillesse et les soubresauts de sa vie amoureuse qu'à sa contribution au mieux-être de l'humanité.La mort de mère Teresa, bien à l'abri des paparazzi, est là pour nous aider à réajuster nos échelles de valeurs et à réfléchir un peu à la démesure collective et à l'enflure médiatique.Alain Dubuc quelque construction artificielle : c'est le résultat, pleinement mérité, de trois années d'incompétence.Jusqu'à maintenant, M.Bourque niait les résultats des sondages, se rabattant sur quelque mythique homme ou femme de la rue qui lui vouerait toujours une adoration sans bornes.Pour la première fois cette semaine, il a reconnu que sa popularité en avait pris un coup.Cet éclair de lucidité pourrait indiquer qu'il a aussi compris les raisons du reflet défavorable que lui renvoie le miroir des sondages.Hélas ! si l'on se fie à ses récentes déclarations, ce n'est pas le cas.Plusieurs changements ont été entrepris à la mairie, mais ils tendent tous dans la même direction : redorer l'image amochée du Grand Jardinier.Une nouvelle directrice des communications veillera à rendre M.Bourque plus sympathique aux yeux de l'électorat.Un conseiller spécial s'occupera de calfeutrer les lézardes entre le parti Vision Montréal, le caucus des élus et l'administration : comme ça, les conflits ne paraîtront pas.Dans les deux cas, les travaux de réparation portent sur la façade, alors que ce sont les fondations qui craquent.Si les Montréalais se sont détournés du maire, ce n'est pas parce qu'ils n'aiment pas son image.Ils le jugent pour ses actions, ses erreurs et ses incohérences réelles.Pas pour sa façon de paraître à la télévision ou de faillir à museler ses critiques.Rien ne nous indique que le maire et son équipe comptent utiliser la dernière année de leur mandat à s'entourer de personnes compétentes pour les conseiller non seulement sur leurs stratégies de communications, mais sur leurs politiques.Sur le rôle que Montréal devrait jouer sur la scène régionale, la position qu'elle devrait défendre devant Québec, la vision qu'il lui faudrait promou- voir en matière de transport, d'urbanisme, de fiscalité, etc.C'est pourtant le contenu qui fait défaut à la mairie : personne ne semble s'en préoccuper.« Je ferai à l'avenir plus de politique », expliquait énig-matiquement M.Bourque au lendemain du dernier sondage.L'aversion avec laquelle il prononçait le mot « politique », comme s'il s'agissait de quelque chose de sale contre quoi il a résisté pendant toutes ces années, montre à quel point son rôle ne lui convient pas.Qu'est-ce que la politique, après tout, sinon l'art de gouverner ?Pourquoi cette répugnance ?Il est peu probable que ces efforts de redressement de dernière heure portent fruit.Les opérations de charme ont peu de chance de séduire les électeurs qui, après avoir été brièvement mystifiés par une.personnalité à qui tout semblait réussir, ont rapidement pris conscience de leur erreur.Finalement, il y a peut-être des conclusions positives à tirer de toute cette histoire.Il semble que, lorsque la dé*-mocratie cafouille d'une façon grossière, des freins naturels se mettent en action pour limiter les dégâts.Des conseillers changent de parti, le gouvernement exerce une tutelle subtile, si bien que même lorsqu'ils parviennent à prendre le pouvoir, les apprentis-monarques ont peu de chances de l'exercer.La population s'en rend compte et en prend note.Au point, espérons-le, de s'en rappeler aux prochaines élections.Après trois ans de « bourquisme », le lien de confiance entre les Montréalais et leur maire est rompu définitivement.DROfTS RÊSEJtVÉS LA PRESSE ET VOUS Paparazzi contre photographes * Tout au long de la dernière semaine, des photographes de La Presse ont craint de se faire apostropher par le premier venu et de se faire traiter de paparrazzi.À part quelques blagues sans méchanceté adressées à quelques-uns de nos photographes, de telles insultes ne sont pas venues.Les gens d'ici savent faire la différence entre les paparrazzi et les photographes.Car il y a des différences.?Différence de culture d'abord.Ce n'est ni dans nos traditions ni dans nos mentalités d'assaillir, de pourchasser, de harceler jour et nuit, par tous les moyens possibles et imaginables, les vedettes québécoises ou internationales de passage ici.Ne soyons pas hypocrites ! Si la princesse Diana et son ami Dodi al-Fayed avaient été supris à dîner au Ritz de Montréal, samedi dernier, et qu'un informateur avait prévenu La Presse de la piésence de ce couple princier, nous aurions demandé à un ou des photographes de se rendre à l'intérieur de l'hôtel ou de se poster à la sortie du Ritz pour immortaliser sur pellicule cette visite de la belle princesse dans la métropole.Et les lecteurs se seraient littéralement précipites sur l'édition du lendemain pour regarder dix fois plutôt qu'une les photos de la « reine des coeurs » et de son nouvel amant.Mais, de là à les poursuivre jusqu'à leurs derniers retranchements et à risquer leur vie et celle des photographes, il y a un énorme fossé que la presse d'ici ne franchit pas.Même pas les journaux ou magazines friands d'histoires artistiques croustillantes.De mémoire, le couple le plus « pourchassé » parmi nos vedettes locales a été l'ex-premier ministre Pierre Trudeau et son ex-épouse Margaret Sinclair; ou M.Trudeau au bras des Barbara Streisand, Margot Kidder, Jennifer Rae, Louise Marteau et quelques autres personnalités artistiques bien connues.Actuellement, il est évident que la présence de notre vedette internationale Céline Dion et de son époux René Angelil ne passe pas inaperçue, de même que celle de Jacques Villeneuve et de sa conjointe Sandrine GrosD'Aillon.Mais les photographes d'ici sont loin d'être aussi indiscrets ou écornifleurs que les paparazzi européens.?Différence économique ensuite.La France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, notamment, sont des pays où pullulent les revues, magazines et journaux à sensation, dits artistiques, à fort tirage.Jusqu'à des centaines de milliers sinon quelques millions d'exemplaires vendus chaque semaine.Les lecteurs curieux et voyeurs se pré-dpitent dans les kiosques à journaux pour y découvrir les derniers scandales, les dernières rumeurs, les derniers potins, les photos les plus sensuelles ou sensationnelles de leurs vedettes politiques, sportives ou artistiques bien en vue.C'est à savoir quel média en offrirait le plus pour satisfaire l'appétit insatiable de son public-lecteur.À preuve, lorsqu'un magazine pu- bliait à la une une photo captivante de Diana, le tirage augmentait systématiquement de dizaines de milliers d'exemplaires, comme l'ont reconnu plusieurs éditeurs et éditrices de ces journaux et revues au cours de la semaine.Cette recherche du sensationnalisme à tout prix incite les paparazzi à trouver LA photo, LE cliché, l'illustration qui fera faire fortune au média qui la publiera.Et, par effet d'entraînement, au paparazzi qui aura vu sa photo primée.Alors qu'au Québec et au Canada un média paiera rarement plus de 1000 $ pour une photo vraiment exceptionnelle, exclusive, un paparazzi peut vendre sa photo jusqu'à un demi et même jusqu'à un million de dollars si celle-ci permet à un journal ou à une revue à sensation d'Europe de prendre le dessus sur ses concurrents de même acabit.Tout est question de population.Même avec le « scoop » du siècle, un journal d'ici ne pourrait probablement pas vendre plus de 50 000 exemplaires additionnels parce que la population est limitée.En Europe, aux États-Unis ou en Asie, c'est par millions que les gens achètent chaque semaine de tels journaux, revues ou magazines à sensation.?Différence professionnelle également.Malgré quelques abus signalés ici et là, quelques jugements rendus et quelques procès en cours relativement à la prise de photos qui n'auraient pas respecté la vie privée ou l'intimité de personnes captées sur pellicule, c'est tout à l'honneur des médias d'ici de compter pour la plupart sur des photographes professionnels.Le métier se discipline lui-même.Les photographes de presse qui abusent des facilités que leur procure leur métier et leur carte de presse sont souvent rappelés à l'ordre par leurs collègues.Les exagérations quant au non-respect de la vie privée ou de l'intimité des personnes sont soûle-, vées lors de colloques, de congrès ou dans des articles de la revue consacrée aux journalistes et aux métiers connexes.Par ailleurs, les médias qui emploient les photographes de presse ont également leurs exigences.Les clauses professionnelles, la qualité du personnel et des gestionnaires, l'autodiscipline qui est exercée permettent d'éviter la plupart des abus.En Europe, la plupart des paparazzi travaillent pour eux-mêmes, pour leur propre commerce, ou pour des agences sans trop de scrupules, l'odeur de l'argent étant Je seul critère valable.Ils se permettent tout.Jusqu'à des formes d'espionnage pour parvenir à leurs fins lorsqu'ils veulent absolument traquer une personnalité.Heureusement, ce n'est pas le cas ici.U faut en être reconnaissant aux photographes professionnels.L'occasion est bienvenue de reconnaître le travail accompli par les photographes de La Presse, employé! réguliers comme collaborateurs occasionnels.Claude MASSON Éditeur adjoint LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 SEPTEMBRE 1997 B 3 Le Prince Charmant Chantai Hébert D epuis le lendemain du dernier référendum, les stratèges fédéralistes savent qu'ils vont devoir revoir leur alignement un jour ou l'autre et certainement avant un autre vote du même ordre Le tandem Chrétien-Johnson ne fait tout simplement pas le poids par rapport à Lucien Bouchard.D'un sondage à l'autre, les deux personnages les plus en vue du camp fédéraliste au Québec se côtoient à la queue du peloton lorsque vient le temps de classer les leaders politiques par ordre de crédibilité.Cette situation de faiblesse du leadership fédéraliste est unique en son genre.Au cours d'épisodes référendaires précédents, jamais les duos Trudeau-Ryan ou Mulroney-Bou-rassa n'ont été tenus en aussi basse estime par l'opinion publique.Ni M.Chrétien ni M.Johnson n'ont pour autant manifesté la moindre velléité de départ.Mais, des deux, le chef libéral québécois est clairement celui qui a le moins de chances d'en faire à sa tête.Le premier ministre fédéral vient tout juste d'obtenir un second mandat majoritaire.Sa clientèle déborde largement du cadre québécois.Il est entouré de gens qui lui doivent des positions d'envergure et dispose de tous les mécanismes du pouvoir pour s'assurer de choisir lui-même son heure.Daniel Johnson est dans une position drôlement plus faible.Il a bien en poche un vote de confiance imposant émanant des instances de son parti.Mais l'enthousiasme d'une bonne partie de ses troupes à l'égard de son leadership ne s'inspire pas de la conviction qu'il va les mener au pouvoir.Leur appui est plutôt directement proportionnel au sentiment que le PLQ est voué à la défaite aux prochaines élections et, qu'à tout prendre, Daniel Johnson est tout désigné pour porter le chapeau du perdant.Quant aux libéraux fédéraux, il ne manque pas d'indices de ce qu'ils ne pleureraient pas un départ de M.Johnson et même qu'ils l'attendent tôt ou tard.Même si la prudence leur dicte de garder leur opinion pour eux, dès décembre 1995, dans une entrevue à La Presse, André Ouellet, alors lieutenant québécois sortant de Jean Chrétien, affirmait non seulement que Daniel Johnson devait partir mais que le chef conservateur Jean Charest devait le remplacer.Depuis, la position de M.Johnson s'est encore détériorée.Alors même que le gouvernement péquiste perd des plumes face à l'électorat, le voilà jugé par la population comme moins digne de confiance que Jean Chrétien et à peine autant que le mal aimé Gilles Duceppe.Au quotidien, il a perdu depuis longtemps la direction du débat fédéraliste que ses alliés fédéraux mènent à leur guise et souvent en le plaçant, comme avec la Daniel Johnson partition, entre l'arbre de ses nombreux députés anglophones et l'écorce de l'électoral francophone qu'il a besoin de séduire.Les déboires du Bloc québécois aux dernières élections générales ont eu deux conséquences.D'abord, ils ont ranimé la combativité de plusieurs fédéralistes en vue de la prochaine élection provinciale.Et ils ont remis en circulation le nom de Jean Charest comme Prince Charmant du camp fédéraliste québécois.À première vue, le chef conservateur est bel et bien le personnage le plus susceptible de faire la vie la plus dure à Lucien Bouchard.Comme vient de le démontrer un récent sondage, sa cote de confiance dépasse maintenant celle du populaire premier ministre.Il est le seul fédéraliste en vue à disposer d'appuis dans le camp de l'autre option.Au cours de la dernière campagne électorale, M.Charest a gardé ses distances par rapport au plan B.Il a exprimé de sérieuses réserves à l'égard du renvoi fédéral en Cour suprême et s'est tenu le plus loin possible du mouvement partitionniste.( Les bons points que valent ces positions à M.Charest prouvent d'ailleurs encore combien la politique est affaire de perception.Quand Daniel Johnson s'insurge contre des initiatives fédérales, tout le monde y voit un indice de ce qu'il n'a pas d'ascendant sur ses alliés.Mais quand Jean Charest fait de même, cela devient une saine indépendance d'esprit ! ) Le chef conservateur a toujours systématiquement exclu l'hypothèse d'un saut en politique provinciale.Mais, depuis la récente Jean Charest % élection, sa situation a quand même change.Aujourd'hui, plusieurs conservateurs conviennent que leur leader actuel leur est beaucoup moins indispensable.M.Charest lui-même évite soigneusement de s'engager .i poursuivre sa carrière fédérale jusqu'à un autre scrutin.On peut croire qu'il caresse le projet d'une carrière dans le secteur prive plutôt que celui de se recycler à Québec, mais il est quand même plus disponible qu'avant.Jean Charest ne serait pas nécessairemetu le premier choix des libéraux de Jean Chré?tien qui sont nombreux à le trouver trop fi-tif.Dans un monde idéal, certains d'entre eux préféreraient quelqu'un du style de Pierre Pettigrew, le ministre québécois voué à la bonne entente depuis qu'il a été recruté à Ottawa.Comme Jean Charest, Pierre Pettigrew a évité de s'associer au plan B.Contrairement au chef conservateur, il est lié aux libéraux du Québec avec lesquels il a fait ses premières armes.Mais combien des soi-disant nationalistes mous que tout le monde veut cultiver seraient vraiment emballés par un chef du PLQ issu du sérail ministériel de Jean Chrétien ?En fait, aux yeux de biefi-des électeurs, un des grands atouts de Jean Charest consiste justement en sa capacité, démontrée à plusieurs reprises, de tenir tête au premier ministre fédéral actuel.De plus, le ministre Pettigrew, qui a eu peu d'occasions de montrer ce qu'il a vraiment dans le ventre depuis qu'il est à Ottawa, évolue au Québec dans une grande obscurité.Évidemment, aussi bien Jean Charest que Pierre Pettigrew sont des politiciens fédéraux.Or, depuis Jean Lesage, politique fédérale et québécoise sont considérées comme des sphères réciproquement étanches.Mais cela n'a pas empêché un Lucien Bouchard de s'éjecter d'un fauteuil de député à Ottawa pour atterrir dans celui de chef d'un gouvernement souverainiste à Québec.- -» Entre le lys et l'érable ( 3 ) un nécessaire recadrage JEANH.GUAY, PIERREA.COTNOIR, PIERRE DROUILLY et PIERRE NOREAU Les auteurs sont membres du Groupe de recherches sur l'opinion publique ( GROP ).Nous publions aujourd'hui la troisième et dernière tranche de l'opinion qu 'ils nous ont fait parvenir et qui est basée sur un exposé fait le 11 juin dernier devant des membres du groupe IPSO ( Intellectuels pour la souveraineté ).Lorsque Lucien Bouchard, lors de sa conférence de presse clôturant la dernière session parlementaire, soulignait la nécessité de « repenser le nationalisme ».il n'avait pas tort.Bien au contraire ! La gifle qu'ont reçue les souverainistes, le 2 juin dernier, nous montre la nécessité de définir de nouvelles perspectives.Les changements cosmétiques et tactiques sont devenus insuffisants.En fait, il faut refaire l'effort de création qui a initié le mouvement souverainiste, développer un nouvel argumentaire, redonner du sens au projet de la souveraineté, repenser le nationalisme.La péréquation, le partage des pouvoirs, l'échec de Meech ou le rapatriement de 1982 ne constituent plus des arguments efficaces pour rallier une majorité dans l'exigence d'un nouveau pays.L'indignation a fait son temps.Et la nostalgie aussi, comme l'ont montré les manifestations pour commémorer le voyage de de Gaulle, il y a trente ans, et son discours du balcon de l'hôtel de ville de Montréal.Il faut que, pour le prochain référendum, on ne vise plus une majorité précaire, mais une majorité confortable, parce que cette troisième fois sera sans doute la dernière.La difficile majorité Sachant ce que l'on sait maintenant de la complexité de l'opinion publique, quelles sont les conditions pour que le camp souverainiste puisse constituer une majorité significative?Cette majorité n'est pas impossible, et on l'a vue se constituer lors du référendum de 1992, alors que le NON obtenait 56,7 % des voix.Elle est cependant difficile à atteindre.La première difficulté tient évidemment à la polarisation du vote linguistique, qui fait que les non-francophones votent presque unanimement contre la souveraineté.Cela veut dire que le camp souverainiste doit rallier environ les deux tiers du vote francophone pour obtenir une majorité décisive, objectif difficile dans le cadre des sociétés occidentales modernes et démocratiques.La deuxième difficulté tient au fait que la mobilisation ne pourra se faire seulement sur la base des moteurs traditionnels de la cause souverainiste \u2014 la langue et le rôle de l'État \u2014 tels qu'on les a fait valoir dans le passé.Cela ne signifie pas qu'il ne faille pas redéfinir l'État ou que le dossier linguistique soit réglé.Cela signifie que ces deux arguments ne sont plus aussi mobilisateurs que dans le passé.D'autre part, une majorité ne sera pas acquise par la seule mobilisation des segments les plus convaincus et les plus motivés du mouvement souverainiste, ce que nous avons appelé la couche de calcaire.Cela ne pourra pas non plus se faire en ralliant seulement les électeurs mobilisables à la faveur d'une bonne campagne électorale, d'un bon messager, d'une bonne organisation, ce que nous avons appelé la couche de grès : en 1995, ce pari risqué n'a pas donné le résultat escompté.Pour obtenir une majorité, les souverainistes doivent être capables de rallier à leur cause les électeurs centristes.Mais là est la principale difficulté.En effet, plus on se situe dans les couches friables de l'électorat, plus on a affaire à des personnes pragmatiques, fonctionnelles, apolitiques, moins informées, plus difficiles à rejoindre.C'est ce que les politologues appellent parfois les électeurs amorphes ou apathiques.Pour rejoindre, sensibiliser et convaincre ces électeurs, un important recadrage du projet souverainiste sera nécessaire, faute de quoi les souverainistes risqueront, dans quelques années, de perdre le troisième, et dernier, référendum sur la souveraineté.Des opinions porteuses d'avenir Ce sont les opinions qui sont modifiables par le discours politique.Que dire ?Que faire comprendre ?La conviction souverainiste doit emprunter une structure semblable à celle que n'importe quel individu doit avoir lorsqu'il désire quitter un lieu, une entreprise ou un lien amoureux, bref lorsqu'il doit faire un choix important.Que dit donc un jeune qui veut quitter le domicile parental, un associé qui veut quitter les siens ou un partenaire qui veut refaire sa vie.Ils se posent tous la même série de questions : 1 ) Ai-je épuisé toutes les possibilités que me donne la situation où je me trouve ?2 ) Ai-je le droit de quitter ma situation ?3 ) Aurai-je à long terme le potentiel d'être autonome?Et finalement, 4 ) Mon ambition est-elle réalisable à ce moment-ci ?Quand on répond OUI à ces quatre questions on quitte habituellement son logement, ses associés, son ou sa partenaire.On décide d'aller ailleurs, de refaire sa vie.Quand on répond NON à ces quatre questions, on reste là où on se trouve.Toute l'hésitation provient d'une combinaison de OUI et de NON.Pour définir un pays Les opinions sur lesquelles on peut fonder un nouveau pays relèvent de la même structure cogniti-ve.À trois reprises nous avons ainsi interrogé les Québécois sur ces quatre éléments : l ) « 11 n'est pas possible de réformer le fédéralisme canadien de façon à satisfaire à la fois le Québec et le reste du Canada ».2 ) « Le Québec a le droit de Plutôt que de faire subir au Québec un nouvel échec, il serait plus réaliste de « remballer nos rêves » tout de suite et de proposer immédiatement au Canada de bâtir une nouvelle « Union canadienne ».se séparer du Canada ».3 ) « Le Québec dispose des ressources humaines et matérielles pour devenir souverain ».4 ) « La souveraineté du Québec est réalisable à court terme ».Chacune de ces opinions incorpore une des dimensions de la construction d'un Québec souverain : le politique, le juridique, l'économique et le conjoncturel.L'analyse des données accumulées, au cours des dernières années, incite à conclure que les réponses à ces quatre éléments permettent de prédire le vote référendaire dans 85 % des cas.En fait, plus on donne de réponses affirmatives à ces quatre éléments, plus on a de chances de voter OUI.Les électeurs qui répondent oui aux quatre indicateurs votent pour le OUI à plus de 90 % ; ceux qui répondent non aux quatre indicateurs votent NON eux aussi à plus de 90 % : ce sont les couches de calcaire des deux options.On notera aussi que les quatre oui ou les quatre non sont très stables.Ce sont ceux qui expriment une combinaison de oui et de non qui hésitent, qui virevoltent : lorsque les répondants donnent trois réponses positives sur quatre, on retrouve la couche de grès ; c'est lorsque les réponses sont deux fois oui et deux fois non que l'on traverse la bifurcation séparant les souverainistes des fédéralistes.On voit immédiatement que ces électeurs ne sont pas « sans opinion », ni « sans idée » : ils sont ambivalents.Us sont discrets quand on les interroge sur la souveraineté, mais volubiles quand on leur soumet les quatre arguments.De ces quatre dimensions, la dimension politique ( possibilité de réformer le fédéralisme ) apparaît comme la plus discriminante, mais toutes les quatre s'articulent à la notion d'État, reconnu ici comme ensemble institutionnel ou comme acteur agissant à travers un réseau de possibilités et de contraintes.Les répondants doutent d'autant plus du droit du Québec à exercer sa souveraineté et de l'existence de ses ressources humaines et matérielles pour être souverain, qu'ils ont un fort sentiment d'attachement au Canada.Une stratégie fédéraliste révélatrice La plus belle preuve de la force de cet argumentaire est évidemment le comportement des fédéralistes.Au cours des derniers mois, les stratégies fédéralistes se sont attaquées à chacune de ces quatre dimensions : 1 ) tentative de prouver la souplesse du fédéralisme ( ententes administratives sur des dossiers particuliers, comme celui de la formation de la main-d'oeuvre ) ; 2 ) tentative d'illégitimation de la déclaration de souveraineté ( rc- Lucien Bouchard cours à la Cour suprême ) ; 3 ) chantage économique ( non-viabilité d'un Québec souverain ) ; et 4 ) menaces à la faisabilité de la souveraineté ( partition et plan B ).Devant cela, les souverainistes n'ont d'autre choix que d'agir sur ce même terrain.Ils doivent répliquer point par point.Ils doivent développer cette nouvelle conviction, qui possède un volet négatif ( le fédéralisme n'est pas flexible ), mais qui possède surtout trois volets positifs ( « on est capables » ).Cet argumentaire n'est pas académique.Dans un avenir très rapproché, le jugement de la Cour suprême donnera une occasion de débattre du deuxième argument.Si les fédéralistes parviennent, en prenant appui sur l'instance judiciaire, à miner la légitimité du droit à la souveraineté ou tout au moins à semer le doute dans la conscience des Québécois, tout l'édifice souverainiste s'en trouvera ébranlé.Ces quatre arguments sont à la fois des piliers et des cordes sensi-bles, mais aussi les quatre cases centrales de l'échiquier politique, celles dont l'occupation conditionne le contrôle du jeu.Repenser le nationalisme nous oblige à agir sur ces quatre éléments.Les quatre piliers que nous avons décrits sont des soutiens indubitables à l'élaboration d'une conviction légitime, durable et qui est compatible avec l'esprit du partenariat.C'est donc là que la famille souverainiste doit agir pour convaincre les deux tiers des francophones.\u2022 À la recherche du destin perdu Et alors le sentiment d'identité des Québécois et Québécoises, qui est la première donnée du nationalisme québécois, qui tourne actuellement à vide et se limite à un émotif « Nous sommes Québécois », dans une affectivité réactive quasi aléatoire, a de bonnes chances de réapparaître avec force si on le marie à un nouvel argumentaire positif et moderne.Car il convient de le rappeler.La grande difficulté des hommes et des femmes politiques aujourd'hui vient de ce qu'ils ne parviennent plus à rendre compte des condi- tions de la vie sociale, qui sont également les conditions de la vie politique.Les peuples et les États sont fondés et se maintiennent parce qu'ils rendent crédible une certaine idée du « vivre ensemble » ; ils incarnent ce qu'en d'autres' temps on appelait la communauté de destin.Or, c'est ce qui manque le plus aujourd'hui à l'Etat.Il nous manque en effet cette conscience claire des coûts incontournables d'une vie collective à laquelle on ne peut pas échapper, mais qu'on peut contribuer à définir.Cette conscience est fondée à la fois Sur le partage de valeurs communes et sur la définition des moyens de la vie en commun.Bref, le renouveau du mouvement souverainiste suppose un discours différent sur nous-mêmes, sur ce que nous espérons pour l'avenir et sur les moyens qui permettent de nous approcher de cette définition idéale de ce que nous sommes, définition de nous-mêmes toujours changeante, à laquelle nous voulons convier les autres.Dans cette perspective, qui met en évidence les conditions de la vie collective, une nouvelle réflexion sur les conditions du nationalisme est possible.La souveraineté nous .convie d'abord et avant tout à une réflexion sur nous-mêmes et sur les choix que nous avons en partage.« On ne parviendra à rien sans un important recadrage de la question nationale et sans ce facteur qui accompagne tous les grands changements : le temps », écrivions-nous en août 1995.Encore aujourd'hui, cet énoncé garde toute sa pertinence.À moins qu'on ne soit tenté, en misant sur sept petites semaines de campagne, de jouer une autre fois à la roulette russe avec notre avenir commun, pour qu'en tirant très fort dessus, la fleur pousse plus vite.On a vu, en 1995, combien cette stratégie était hasardeuse.Pour un temps, il faut sans doute savoir poser l'accession à la souveraineté comme le produit d'une démarche de fond qui dépasse la conjoncture toujours imprévisible d'une campagne référendaire.Le référendum ne sera alors que la ratification d'un très large consensus sur ce que nous sommes et ce que nous voulons devenir.Autrement, comme en 1995, nous irions contre un mur, et Qfe nouvel échec ne ferait que continuer de développer cette culture de la défaite, si caractéristique de notre histoire.Plutôt que de faire subir au Québec un nouvel échec qui ferait du projet souverainiste une utopie destructrice ayant, en fin de compte, affaibli notre peuple comme il l'a déjà été après la délai te des Patriotes, il serait plus réaliste de « remballer nos rêves » tout de suite, de faire preuve de pragmatisme et du sens des responsabilités, et de proposer immédiatement au Canada de bâtir une nouvelle «< Union canadienne ».Ce serait toujours mieux que ce que.Quel cois souverainistes ou fédéralistes, nous pourrions obtenir au lendemain d'une troisième défaite rétc* rendaire.FIN f > B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 SEPTEMBRE 1997 Plus La d'ozone ne sera pas reconstituée avant 2050 Mais dix ans après le Protocole de Montréal, des progrès sensibles ont été néanmoins réalisés « \u2022 Joël Goulet ême si le 10* anniversaire du Protocole de Montréal est une belle occasion de se ré-] \\ jouir des pro- grès' réalisés en matière de protection de l'ozone, les pays signataires ont intérêt à éliminer rapidement toute forme d'émission nocive.La prévision la plus optimiste ne prévoit une reconstitution de la couche d'ozone qu'en 2050.« «-.L'amincissement de la couche d'ozone ne concerne pas seulement les régions polaires.Dans les années 80, elle s'est amincie de 4 % au-dessus du sud du Canada.Des scientifiques anticipent une perte additionnelle de 4 % au cours de la présente décennie.L'ozone est un fragile bouclier de gaz en haute atmosphère qui absorbe la majeure partie des plus dangereux rayons ultraviolets du soleil.La production et la consommation mondiales des substances destructrices de la couche d'ozone ont créé un « trou » dont l'étendue est comparable à deux fois la superficie de l'Europe.Or, l'appauvrissement de cette couche protectrice favorise une augmentation soutenue du rayonnement atteignant la surface terrestre.Les conséquences néfastes les plus appréhendées sont une hausse des cancers de la peau, une réduction des récoltes, ainsi qu'une déstabilisation des écosystèmes, notamment la chaîne alimentaire marine.« Il faudra éventuellement trouver des substances de remplacement avec un effet zéro pour la couche d'ozone.» « Les gaz réfrigérants développés durant la première moitié du siècle ont affecté considérablement la couche d'ozone », explique Michel Duquette, professeur agrégé en sciences politiques à l'Université de Montréal et spécialiste en politiques environnementales.Si la réfrigération est historiquement connue comme le principal ennemi de la couche d'ozone, c'est en raison de l'utilisation des chlo-rofluorocarbones ( CFC ), gaz réfrigérants qui se retrouvaient jusqu'à tout récemment dans la plupart des automobiles et réfrigérateurs.Les substances chimiques libérées dans l'atmosphère par les CFC détruisent pendant une centaine d'années les molécules d'ozone.Le bromure de méthyle, qui est le deuxième pesticide le plus employé à l'échelle planétaire, s'attaque aux molécules d'ozone mais 50 fois plus rapidement que les CFC.Les halons, utilisés lors de l'extinction des incendies par un procédé de saturation, de même que certains solvants industriels sont également très dommageables.La pression des scientifiques convaincus du caractère destructeur des CFC \u2014 et des autres substances \u2014 pour la couche d'ozone est à l'origine d'une entente internationale signée en 1987 et connue sous le nom de Protocole de Montréal.« On a demandé aux pays industrialisés de s'engager à éliminer progressivement les substances nocives, explique Denis Langlois, gestionnaire du programme de la couche d'ozone à Environnement Canada.Quant aux pays en voie de développement, ils ont eu droit à une période de grâce de 10 ans.» Michel Duquette souligne pour sa part que « le traité ne représente aucunement l'imposition d'une grille réglementaire stricte pour les participants, mais plutôt une adhésion volontaire à des principes généraux de protection de l'ozone, doublée d'un échéancier simple ».Conscient qu'il reste encore beaucoup de travail à accomplir, Denis Langlois note cependant des PHOTO MICHEL QRAVEU La Presse Michel Duquette croit difficilement que la couche d'ozone puisse se reconstituer d'ici 2050.progrès remarquables à l'aube du 10e anniversaire du Protocole de Montréal, à commencer par la création d'un Fonds multilatéral auquel le Canada contribue à raison de huit millions par année.« Il s'agit d'une mesure très importante puisque ce fonds fournit une assistance technique et financière aux pays en voie de développement afin qu'ils puissent à leur tour éliminer progressivement les substances qui appauvrissent la couche d'ozone.Ils n'auront donc aucune excuse pour ne pas respecter les engagements du Protocole au cours de la prochaine décennie.» M.Langlois souligne que la grande majorité des pays industrialisés ont respecté les échéances relatives à l'élimination des substances dangereuses lors de la réunion annuelle de Copenhague en 1992.Les halons ( 1994 ), le tétrachlorure de carbone ( 1995 ), les CFC ( 1996 ) et le méthylchloroforme ( 1996 ) sont interdits de production et de consommation en Occident.Quant au très polluant bromure de méthyle, les pays développés ont convenu d'en cesser graduellement la production d'ici 2010.Le Canada proposera cette année d'avancer l'échéance à 2001, même si les États membres de l'Union européenne sont plutôt en désaccord avec cette idée.Des scientifiques estiment que l'appauvrissement de la couche d'ozone ralentirait de 10 % si des mesures étaient prises afin d'interdire l'utilisation de ce produit.« Le bromure de méthyle est le prochain défi des pays industrialisés », souligne Denis Langlois.Par contre, ces mêmes pays prévoient une élimination progressive des hydrochlorofluorocarbones ( HCFC ) pouvant s'étirer jusqu'en 2030.Principaux produits de substitution des CFC, les HCFC ont un potentiel destructeur beaucoup moins élevé, mais les substances chimiques qui les composent s'attaquent tout de même à la couche d'ozone.Une autre ombre au tableau : la contrebande du fréon ( CFC ) aux États-Unis.Le marché noir du fréon est à ce point en expansion que ce gaz réfrigérant est devenu la deuxième source d'importation illégale en importance chez nos voisins du Sud, après la drogue.Les contrebandiers trouvent preneurs parmi les quelque 100 millions de propriétaires de voitures américaines fabriquées avant 1993 qui ne veulent pas payer la nouvelle taxe imposée par le gouvernement aux consommateurs de CFC.Michel Duquette n'est pas d'accord avec ceux qui prétendent que la couche d'ozone sera reconstituée d'ici 50 ans.« Nous produisons dans la meilleure des hypothèses, ce dont je doute, 50 % des substances nocives relevées en 1990.Mais si des substances agressantes sont toujours émises, qu'est-ce qui pourrait nous faire croire que la couche d'ozone ne s'amenuise pas ?» s'interroge celui qui craint l'industrialisation de la Chine.Le politicologue illustre sa pensée en se basant sur un exemple très simple : « Si je fume six paquets de cigarettes par jour et que je décide de réduire ma consommation de moitié, mes poumons* ne rosissent pas, iis noircissent toujours.» Selon Denis Langlois, les premiers pas ont été franchis avec succès, mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir en matière de protection de l'ozone.« Il faudra éventuellement trouver des substances de remplacement avec un effet zéro pour la couche d'ozone.» Michel Duquette espère quant à lui que le 10e anniversaire du Protocole de Montréal incitera les pays à redoubler d'efforts.«< Souhaitons que les participants pensent à une phase plus volontariste dans laquelle des mécanismes de contrôle plus sévères pourront être envisagés », a-t-il conclu.Le 5 1972, le terrorisme fait son entrée sanglante aux Olympiques UNE PAGE D'HISTOIRE â a m Pierre Vennat e ne sont pas les sujets d'intérêt qui manquaient à Montréal, il y a un quart de siècle.Au lendemain de la fête du Travail, tout les sportifs du pays avaient les yeux tournés vers la série du siècle au hockey, opposant l'URSS au Canada.Tandis que ceux qui s'intéressaient à la politique se régalaient avec la campagne électorale opposant un Pierre Elliott Trudeau en pleifie forme à un Robert Stanfield chancelant.Mais rares étaient ceux qui croyaient que politique et sport se mêleraient, et surtout de façon si tragique, comme ce fut le cas aux Jeux olympiques, qui se déroulaient en même temps à Munich et où La Presse avait dépêché son envoyé spécial, Guy Pinard, alors chroniqueur de sport.Le 5 septembre 1972, La Presse titrait â la une qu'un commando palestinien, affilié à l'organisation terroriste Septembre noir, composé de cinq hommes armés, avait réussi à perpétrer un attentat le matin même contre la délégation israélienne aux Jeux olympiques, jetant la consternation dans le village des athlètes.À ce moment-là, deux Israéliens avaient été tués et neuf au- L'image d'un cauchemar \u2022 très étaient détenus en otage dans le bâtiment de la délégation.Le commando palestinien exigeait la libération de 200 prisonniers politiques palestiniens détenus en Israël, ainsi qu'un avion pour pouvoir prendre la fuite.Guy Pinard avait aussitôt câblé qu'il s'agissait d'une tragédie pour le sport et les Jeux olympiques.Dix-huit victimes Le lendemain, c'était la consternation : le commando avait abattu ses otages.En tout, la tragédie avait fait 18 victimes : onze athlètes et entraîneurs israéliens, cinq membres du commando palestinien, un policier ouest-allemand et un des pilotes d'hélicoptère présents sur les lieux lorsque la fusillade entre la police allemande et les terroristes éclata.Pourtant, après de longues heures de négociations entre les membres du commando et Le gouvernement de Bonn, les deux parties avaient apparemment réussi à s'entendre sur la façon de régler momentanément le sort des neuf otages israéliens.Selon cet accord, trois hélicoptères conduiraient tant les otages que les terroristes à l'aéroport de Fuerstenfcldbruck, d'où ils pourraient s'envoler à bord d'un appareil de la Lufthansa en direction du Caire, en Egypte.Mais les événements devaient prendre une toute autre allure, après que deux des trois hélicoptères se furent posés à l'aéroport.Selon des témoins, les terroristes ont pressenti que quelque chose d'anormal se tramait lorsque le troisième hélicoptère transportant des officiers ouest-allemands reprit son vol au lieu de se poser, tel que prévu.Une fusillade éclata alors entre des francs-tireurs de la police allemande et les terroristes.Trois terroristes furent tués et un blessé, mais l'autre monta à bord d'un des appareils et mitrailla les otages qui y étaient assis, pieds et mains liés.Le blessé réussit à lancer une grenade dans l'autre hélicoptère qui explosa.Tous les otages étaient alors morts.L'olyrnpisme terni Quelques heures plus tard, les meilleurs parmi les jeunes d'un peu tous les pays du monde, des milliers d'athlètes, la mine triste, ont assisté à un service funèbre au stade olympique de Munich.La commission executive du Comité international olympique avait décidé de la poursuite des XXe Jeux olympiques, mais le coeur n'y était plus.C'était plutôt le deuil.Les Jeux, d'ailleurs, se terminèrent un jour plus tard que prévu.PHOTOTHÈQUE Lê Pressé « À Munich, on ne joue plus », titrait pour sa part Guy Pinard, qui ajoutait qu'il s'agissait d'une bien triste journée.« À Munich, la politique venait de déloger le sport.Tragiquement.» Pinard écrivait également que Munich et l'olympisme étaient maintenant entachés.« Ce mardi 5 septembre 1972 passera à l'histoire des Jeux comme un jour de deuil international, un jour où des hommes, pour la première fois, brisaient la trêve olympique.C'est triste à faire pleurer.» « Comment des hommes peuvent-ils poser un tel geste 7 Comment, et surtout pourquoi aussi ! Pour une cause qu'ils croient juste ?Mais alors ils n'auraient pu choisir de terrain plus dangereux.Ils voulaient susciter la sympathie, ils ont provoqué la fureur.Us ont perdu la vie dans une aventure où leur cause a subi une gifle magistrale.« Mais l'olympisme aussi sort perdant.Son caractère apolitique est entaché.La trêve qu'il commandait pendant quatorze jours tous les quatre ans, n'est plus respectée.La paix et la fraternité du village olympique, sacrées jusqu'ici, ont été profanées sans vergogne.Il faudra dire désormais qu'au moins une fois dans l'histoire des Jeux, un village olympique, celui de Munich, aura servi de tribune politique à des fanatiques.h Désormais, Munich aura honte, comme Dallas a honte à la suite de l'assassinat de John Kennedy.» Une cible terroriste Vincent Prince, qui signait l'éditorial de La Presse, affirmait qu'il s'agissait d'un massacre gratuit et stupide.« Les Jeux olympiques ont été conçus pour favoriser la fraternité entre les athlètes, entre les représentants des différents pays de l'univers.On a voulu en faire des oasis de paix dans un monde divisé par les guerres.Or voilà que des fanatiques, prétendant défendre une cause politique, profitent de la tenue de ces jeux pour s'en prendre, manu militari, à des hommes qui, â leurs yeux, symbolisent le pays ennemi.« On a porté la guerre dans un temple de la paix, on a introduit des visées politiques dans une arène sportive.On a profané un lieu d'amour en y commettant un acte de haine.» Mais la tragédie de Munich comportait cependant d'autres leçons.Elle prouvait \u2014 et les événements survenus depuis le démontrent \u2014 qu'il n'y a plus aujourd'hui de lieux privilégiés à l'abri de la haine et de la violence physique.Il y â d'ailleurs eu une bombe, qui a fait deux victimes, lors des derniers Jeux d'Atlanta.Et des attentats terroristes partout dans le monde: dans des restaurants, des magasins, des aéroports, à la porte d'églises ou de synagogues.On tue toujours indifféremment femmes et enfants, comme le démontrent les massacres en Algérie ou ailleurs.Le 5 septembre 1972 à Munich, on venait de transgresser un des derniers tabous : que politique et sport ne se mélangent pas.Désormais, tout serait politique I LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 SEPTEMBRE 1997 B 5 Plus r La partition : fumée mais de encore de feu ! Le démembrement d'un Québec souverain fait davantage de sceptiques inquiets qu 'elle ne rallie d'adeptes sérieux dans le reste du pays ¦ Chantai Hébert D e Conrad Black à Marc Lalonde en passant par Guy Bertrand et y inclus Stéphane Dion, jusqu'à présent, le débat entourant la partition a presque toujours mis en vedette des acteurs qui ont un lien particulier avec le Québec.Et pour cause ! Les quelques flammèches suscitées par le mouvement par-titioniste québécois, notamment en Cour suprême et dans les officines fédérales, sont encore loin d'avoir embrasé le reste du Canada.Si les récents avertissements épistolaires du ministre fédéral des Affaires intergouvernementales, Stéphane Dion, à ce sujet remportent un succès d'estime auprès de l'opinion canadienne, dans la pratique, l'hypothèse du démembrement d'un éventuel Qué- «Le reste du Canada n'aurait pas r estomac assez solide pour s'embarquer là-dedans.» bec souverain fait davantage de sceptiques inquiets qu'elle ne rallie d'adeptes sérieux parmi les élites informées du reste du pays.Considérée largement comme un ballon propagandiste, la notion de la partition du Québec et de la création d'enclaves canadiennes un peu partout sur son territoire est rejetée d'emblée par un nombre croissant de ténors politiques, intellectuels et financiers canadiens.D'ailleurs, la tendance fédérale à accréditer ce genre de scénario fait craindre à plusieurs observateurs vigilants du dossier que ce ballon, à force d'être gonflé, ne finisse par éclater au nez de l'ensemble des Canadiens.Une arme à deux tranchants Participant de longue date au débat Canada-Québec, le politologue torontois Kenneth McRoberts juge ainsi tout simplement que le sujet de la partition est dangereux pour les autres Canadiens avant, pendant et après un nouveau référendum au Québec.« Si le Québec devait faire sécession,, ce serait dans l'intérêt de tout le monde que ça se fasse de la façon la plus rapide et la plus efficace possible, explique-t-il.Je n'ai pas l'impression que le reste du Canada aurait intérêt à promouvoir la partition et je trouve que c'est dangereux d'entretenir une telle notion.Il y a une différence entre définir des positions qui s'inscrivent dans une guerre de propagande et des positions qui correspondent à l'intérêt réel du Canada.Dans ce cas-ci, la position fédérale ne serait pas du tout appropriée dans la réalité m, ajoute-t-il.Cette position tranchée est loin d'être l'apanage exclusif d'intellectuels bien-pensants.Le Conseil national des chefs d'entreprise, qui tente activement d'ouvrir des avenues de solution au contentieux Canada-Québec, évite soigneusement les scénarios partitionistes.L'hiver dernier, Tom Kierans, du prestigieux institut CD.Howe, est venu à Montréal dire tout haut ce que beaucoup de gens d'affaires canadiens pensent tout bas.Il a soutenu qu'il fallait que le reste du pays signifie immédiatement aux partitionistes québécois de ne pas compter sur le moindre appui, advenant un OUI.« Le reste du Canada n'aurait pas l'estomac assez solide pour s'embarquer là-dedans », affirme-t-il, précisant que des sujets comme la négociation de la dette seraient alors jugés comme bien plus pertinents par les acteurs canadiens en place.Dans les milieux politiques, la résistance aux scénarios de partition oblitère les démarcations partisanes.Ainsi, pour l'ancien premier ministre libéral de l'Ontario, David Peterson, le projet partitiontste est une aberration.« La partition est un argument impossible, qui n'a pas d'aboutissement logique en soi.Où tracerait-on la ligne entre ceux qui restent et ceux qui partent?Selon les rues, les bureaux de scrutin ou quoi encore ! Il me semble que c'est un débat stérile qui jette de l'huile sur le feu.» L'ancien ministre conservateur fédéral Lowell Murray, qui avait piloté l'accord du lac Meech, partage cet avis.Pour lui, le Canada n'a aucun intérêt à continuer de s'engager sur cette voie.Dans le même esprit, le député néo-démocrate de la Saskatchewan Lomé Nystrom décrit l'idée comme un « drapeau rouge » qu'il vaudrait mieux mettre au rancart.Loin de la coupe aux lèvres Aux yeux des McRoberts, Peter-son et d'autres, dans l'éventualité d'un OUI, le reste du Canada aurait autant intérêt que le Québec à ce que toute velléité de partition du territoire s'abîme dans le gouffre qui sépare la théorie de la réalité.Souvent, ce qui se présente comme un Même quand ils font la distinction entre les revendications de nations autochtones comme les Cris et les prétentions des groupes de citoyens qui ont inspiré l'adoption de résolutions partitionistes dans plusieurs municipalités du Québec, ces ténors ont tendance grand courant n'est en fait qu'un modeste ruisseau.à voir la partition comme une solution peu prometteuse.Pourtant, les sondages font état d'un appui important à la partition dans le ROC.Selon Tom Kierans, cela résulte d'une absence de réflexion réelle plutôt que de convictions bien enracinées.En d'autres mots, on cherche davantage à en mettre plein la vue au Québec qu'à s'embarrasser de considérations pratiques.Et souvent, ce qui se présente comme un grand courant n'est en fait qu'un modeste ruisseau.Récemment par exemple, les lecteurs du quotidien Globe and Mail pouvaient lire dans la rubrique des lettres à l'éditeur le témoignage d'un simple citoyen, un monsieur A.R.B.Butson, de Hamilton en Ontario, qui racontait avec quelle facilité il avait réussi à faire signer une pétition réclamant d'Ottawa une loi d'appui à d'éventuels partitionistes.« Tous ceux à qui je me suis adressé ont voulu signé », soulignait-il.Mais, vérification faite, M.Butson n'a finalement sollicité qu'une cinquantaine de personnes.Et même s'il voudrait bien qu'Ottawa se pose en champion des partitionistes, quand on lui demande, comment exactement le Canada devrait s'y prendre pour faire respecter ses voeux, il répond que la question est plutôt embêtante.LA BIOGRAPHIE DE BOUCHARD ¦if Gérald LeBlanc « D ans l'univers du rêve, la raison n'a plus sa place, écrit Vivian Rakoff.Lucien Bouchard, comme le psychiatre et plusieurs autres le savent, évolue trop souvent dans l'arène du rêve.» Un titre et un dernier paragraphe qui ne laissent aucun doute sur les allégeances de Lawrence Martin, l'auteur de la biographie qui fait tant de bruit depuis deux semaines.Est-ce à dire que le livre ne vaut rien ?C'est au contraire un ouvrage fouillé, doublement intéressant pour les fédéralistes, mais aussi très instructif pour les souverainistes.S'il est bon de savoir comment contrer l'ennemi il est aussi utile de comprendre le comportement de son propre leader.Maintenant que la tempête s'est apaisée* on peut distinguer entre le livre et l'extrait paru dans le quotidien The Citizen et le magazine Sa-turday Night, qui mettait carrément en doute la santé mentale de Lucien Bouchard.On ne peut mettre dans le même panier l'irresponsable collage des bouts les plus explosifs du livre publié la semaine dernière et les 356 pages de la biographie de Lawrence Martin.Les renseignements Avec les renseignements entassés dans ce livre, on est porté à croire l'auteur, qui dit avoir parlé à 20 des 30 camarades de classe de Bouchard au cégep de Jonquière et avoir interviewé quelque 200 personnes ayant côtoyé, à un moment ou l'autre, le premier ministre du Québec.Grâce à la surprenante candeur des trois frères de Lucien, l'auteur peut lever le voile sur la vie intime de la famille Bouchard, pauvre mais fière, ancrée dans le terroir religieux et politique du royaume du de j ugements - THE ANTAGONIST LUCIEN BOUCHARD ANO THE POLITICS Oh 01LUSI0N LAWRENCE MARTIN pires défauts chez Chrétien deviennent les traits sympathiques : Bouchard, tout, y compris le pseudo-profil psychiatrique cfu évidence son dangereux cheminement irrationnel.» 'un homme simple < mittant libéral, sert à Saguenay\u2014Lac-Saint-Jean.Étonnant en effet que les quatre gars de cette modeste famille aient fait des études universitaires, la plupart en Europe ! L'auteur a aussi déniché de nombreux témoins des autres étapes de la vie de Lucien Bouchard : les études en droit à Laval, la pratique du droit à Chicoutimi, les négociations pour le gouvernement du Québec, l'action politique, de l'ambassade de Paris à la direction du Québec.On y apprend qu'il serait devenu indépendant de fortune durant ses années de pratique à Chicoutimi.On y trouve enfin le nom de sa première femme, Jocelync Côté, avec qui il a passé 21 ans et dont il ne mentionne jamais le nom, pas plus que celui de sa mère, dans soi.autobiographie, À visage découvert.De belles pages sur les relations Bouchard-Mulroney cl l'étonnante phrase de ce dernier : « Il est venu au Canada trop tard, trop tard pour comprendre.» Le chapitre sur sa fracassante démission du gouvernement Muiro-ney pour rejoindre les souverainistes est particulièrement éclairant.Luc Lavoie, qui fut son chef de cabinet efcdemeure son ami \u2014 Il sert toujours de lien entre Bouchard et Mulroney \u2014 y fournit de précieux renseignements.Selon Lavoie, Bouchard s'est servi de l'affaire du lac Meech pour claquer la porte alors que la vraie raison de son départ résidait dans son incapacité d'accepter que son vieil ami Mulroney soit devenu son patron.Confirmée par plusieurs autres témoins, toujours admiratifs de Bouchard, cette hypothèse semble de plus en plus proche de la vérité.Les jugements Les renseignements, comme les chiffres, ne sont que matière première : tout dépend de l'utilisation qu'on en fait.« Le livre est écrit par un fédéraliste.Comme dans mes autres livres, cependant, j'ai essayé de rester neutre, laissant le* témoins diriger la trame du récit.On retrouve un partage assez équitable entre les défenseurs et les adversaires de Lucien Bouchard », écrit l'auteur dans sa préface.Il est sans doute sincère, mais n'a pas pour autant réussi à se dégager du climat d'anxieuse fébrilité qui s'empare du Canada anglais à la simple mention du nom de Lucien Bouchard.Demander la neutralité dans un tel contexte relève de l'angélisme ! C'est dans la façon de présenter les choses, le contexte, qu'on sent poindre le parti pris et les objectifs de l'auteur.Le contraste est frappant avec son autre grande biographie.Chrétien - Le désir de vaincre, où les révélations sont aussi crues, mais l'explication compréhensive.Même les pires défauts chez Chré- tien deviennent les traits sympathiques d'un homme simple et franc Chez Bouchard, tout, y compris le pseudo-profil psychiatrique d'un militant libéral, sert à mettre en évidence son dangereux cheminement irrationnel.Les deux derniers chapitres en particulier.Des démons partout et iX Jekyll et Mr Hyde, sont de vibrants réquisitoires contre le démagogue malhonnête nommé Lucien Bouchard.Le jupon fédéraliste de l'auteur dépasse quand il résume la fameuse nuit de l'accord de 1981, la nuit des longs couteaux, en disant qu'il était impossible de s'entendre avec un gouvernement séparatiste.La thèse Trudeau-Chrétien à l'état pur ! Pour bien éfayer l'instabilité de son sujet \u2014le mantra anti-Bouchard dans le ROC\u2014 l'auteur offre, en appendice, 50 volte-face du caméléon séparatiste.Ici, ce n'est pas seulement le jupon, mais toute la garde-robe qui traîne.Void quelques exemples.Tout en se prétendant homme de principe, Bouchard appuie son ami Mulroney contre Joe Clark au congrès de leadership, malgré la plus grande ouverture au Québec de ce dernier.Après avoir longtemps appuyé le bilinguisme de Trudeau, Lucien Bouchard déclarait en 1989 que le bilinguisme n'existait effectivement pas au Canada.Bouchard dit qu'il n'aime pas le « nationalisme ethnique », mais il emploie sans cesse le mot « peuple du Québec ».Et la 50* contradiction : parmi les sept changements de parti effectués par Lucien Bouchard, on retrouve l'Union nationale de ses parents et le Bloc québécois quitté pour le Parti québécois.Malgré ou à cause de tout cela» il faut lire le livre de Martin, tout comme il fallait lire les livres de Jean-François Usée sur Bourassa \u2014 Le Tricheur et Le Naufrageur \u2014 même si ses convictions séparatistes l'amenaient à tirer ses propres conclusions.Ce qui ne changeait rien à la qualité de la recherche et à l'abondance des renseignements.The Antagonitt \u2022 Lucien Bouchard and the Polit les of Delusion (L'adver saire - Lucien Bouchard et la politique du mirage).Lawrence Martin.Viking, 1977 J56 pages. B6 LA PRESSE, MONTRÉAL SAMEDI 6 SEPTEMBRE 1997 Plus / Une vie consacrée aux pauvres %4: Le 19 février 1992, mère Teresa accueillait Lady Diana dans son couvent de Rome.Toutes deux viennent de mourir à moins d'une semaine d'intervalle.ï \u2022 Mère Teresa émerveillée devant un bébé.Sur cette photo prise le 20 avril Teresa libère une colombe 6?un navire donné par les Français, qui devait devenir le premier hôpital flottant du Bangladesh.\\ * Aux côtés de celle qui lui a succédé, soeur Ncrmala, mère Teresa salue la foule.La religieuse qui s'est consacrée aux plus pauvres d'entre les pauvres, dont le nom était devenu synonyme de charité, avait attiré une foule immense à Vancouver, en mai 1988, à l'occasion d'un congrès mariai.Souriante au sortir d'une messe consacrée aux enfants pauvres de New Delhi, mère Teresa répond eux salutations d'autres religieuses membres des Missionnaires de la charité.I é » En 1979, la fondatrice de l'ordre Otto, des matais de John Missionnaires de la charité a reçu le prix Nobel de la paix à du comité Nobel.PHOTOS AFP.PC, BEUTER et AP LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 SEPTEMBRE 1997 B7 American Airlines british ai rways hf- > - Of Al'S 7 A AL/A vous aviserons par écrit.Vous pouvez également vérifier le niveau que vous avez atteint en communiquant avec les réservations de Canadien International .lu 1 800 665-1177.Une fois votre objectif atteint,.vuus pouvez vous envoler immédiatement » * * - .¦ * Cependant tous les voyages gagnes doivent êtiG effectues avant le 31 ma» 1998.Il vous suffit d'appeler les reser-v-atiens do Canadien international et u altoirgi trois jours ouvrables pouj la confirmation de votie voyage gratuit.RLSCRVEZ MWNTÊ.NÂNT I Bt'^.'iuT dos auioiird'hui.Volez 5, 10.ÏS ou 20 fois et voyagez gratuite* ment! Appelez Canadien International au 1 800 665-1177 ou votre agent de voyages des nramtehant.Ou réservez directement yia les.réservations intsi \u2022 actives Canadien Pfus et obtenez en Pour participer à ctttt offre promotionnelle, voua devez être membre du programme Canadien Plus.Si voua n'êtes pet déjé membre, il voua suffit de composer le 1100686-1177 pour edhérer Pour les nouveeux membres, postez vos cartes d'embarquement et reçue de billets è : Cenedien Plus, C.P 7737.Succursale Prmcipele, Vancouver BC V68 5W9.*Les voyages gratuits seront attribués tel qu'indiqué ci-dessus pour chaque cinq segments de vol aller simple edmiasibles effectués entre le 5 septembre et le 31 octobre 1997.Seuls les vols réservés et effectués dens les clesses suivantes sont edmisstbies Cenedien Intemeoonel ou ses partenaires régionaux, tarifs F.J.Y ou B; American Airlines*, tarifs F.C.Y ou B; British Airways, tanfs F.J ou S, Qantas.tarifa P J ou Y.Seuls les vois admissibles eux points Cenedien Plus définis dsns les conditions généreles du progrsmme des membres Cenedien Plus sont admissibles Lss voysges primes de cette promotion sont valables du 5 septembre 1917 eu 31 mel 1981.dete Hmrte pour effectuer le vol de retour, é l'exception de le période des Fêtes (15 décembre 1997 eu 5 (envier 1968) Chèque voyage prime «Cinq vols* peut être combiné é tout autre voyega prime.Tous les voyages pnmes doivent être réservés euprés de Cenedien International Les taxes (incluant lea taxée d*aéroport), les frets aéroportuaires, les droits et autres dépenses de voyege sont le reeponaeMfté du passager.Tous les voyages prîmes «Cinq vols» peuvent être cédéa é un membre de le famille proche tel que défini dens les régies d'edmtesibilrté aux primée Cenedien International publiées dens le guide d'mformetion des membres du programme Cenedien Plus.Ces primes ne sont paa monnayables, ne donnent pes droit é des points Canadien Plus et les billets peuvent être déclarés nuls s'ils sont modifiés ou vendue.Toutes les autres conditions d'échange du programme Cenedien Plus s'appliquent Consulte; le guide d'informetion des membres Cenedien Plus.Les plaças sont limitées et essujetties eux disponibilités et peuvent ne pes être disponibteâ sur tous les vols et à toutes les detes Des périodes de restrictions et d'eutres conditions s'appliquent Amencen Airlmas est une merque déposée de Amencen Airlines me.Csna*a>av Es» rasas!ai et ~mnVr*\" sont des mer-ques déposées des Lignes aériennes Cenedien International Itée.Canadien l%V\\c.\\.iui;rr.iniiivcvnn^friimi^- ' \u2022 www.cdnaii.ea B8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 SEPTEMBRE 1997 V L'EXPRESS INTERNATIONAL MEXICO Marche zapatiste ¦ Quelque 1111 Indiens zapatistes, qui ont entamé une marche « contre la présence militaire dans les territoires indiens » et pour le respect des accords conclus sur les droits et la culture des Indiens, arriveront le 12 septembre à Mexico où ils resteront cinq jours, a indiqué hier le sous-commandant Marcos, chef de la guérilla.Les marcheurs, en provenance des communautés favorables à la cause zapatiste, rejoindront la capitale en suivant la route empruntée en 1914 par les troupes du général Emiliano Zapata.Le Congrès de fondation du Front zapatiste de libération nationale ( FZLN ), le bras politique de l'armée zaptiste de libération nationale ( EZLN ), s'ouvrira le lendemain.d'après AFP IRAN L'Europe renoue ¦ Un envoyé spécial de l'Union européenne ( UE ) était attendu hier soir à Téhéran pour des en4-tretiens notamment sur « le retour des ambassadeurs » des pays européens en Iran, a rapporté l'agence officielle IRNA.L'émissaire de 1TJE, qui n'a pas été identifié, doit également discuter d'une éventuelle rencontre entre les ministres des Affaires étrangères de la troïka européenne et leur homologue iranien Kamal Kharazi en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New-York.La troïka est constituée de l'actuelle présidence de l'UE ( Luxembourg ), de la précédente ( Pays-Bas ), et de la prochaine ( Royaume-Uni ).Les ambassadeurs européens avaient été rappelés dans leur pays, en avril, après le verdict d'un tribunal allemand impliquant « les plus hautes autorités iraniennes » dans l'assassinat d'opposants kurdes à Berlin en 1992.d'après AFP BULGARIE Recel d'État ¦ Un grand nombre de hauts fonctionnaires bulgares roulent légalement dans des voitures volées à l'étranger et recherchées par Interpol, selon Ivan Petrov, président de l'association des procureurs bulgares.Les douanes bulgares remettent à l'État les voitures confisquées à des personnes ne disposant pas des papiers d'origine de la voiture, a expliqué Petrov.Il s'agit dans environ 80 % de ces cas de voitures vendues par leurs propriétaires à l'étranger à des criminels et déclarées par la suite volées aux assurances.«< Ces voitures sont peut-être recherchées à l'étranger par Interpol, mais selon notre législation, tout est en règle », a dit Petrov.d'après AFP ESPAGNE Policier tué ¦ Un policier espagnol a été tué hier par l'explosion de sa voiture à Basauri, dans la banlieue sud de Bilbao ( province basque de Biscaye, nord ).La victime, Daniel Villar Enciso, 39 ans, marié et père de deux enfants, membre de la policé nationale, originaire de Castille ( centre ) et habitant Basauri, est décédé à l'hôpital local de Basauri où il avait été transféré.La Ertzaintza, la police régionale basque, a attribué l'explosion à une bombe placée sous le véhicule du policier par l'organisation séparatiste basque ETA.Dix personnes ont été tuées en Espagne depuis le début de l'année par l'ETA.d'après AFP IRAK Pétrole contre vivres ¦ Le Conseil de sécurité des Nations $nies s'achemine vers une solution permettant à l'Irak de proroger un accord trimestriel pétrole contre nourriture, ont déclaré hier des diplomates.Un projet de résolution actuellement en discussion permettrait à l'Irak de vendre pour un milliard de dollars de pétrole dans le cadre d'un accord pétrole contre nourriture au-delà de la date limite du 5 septembre.d'après AFP Autres informations ¦ : an page C 16 Israël restera en Cisjordanie et poursuivra seul les islamistes KARIN LAUB de 1'Associated Press, JÉRUSALEM La riposte au triple attentat-suicide de jeudi est très ferme : Israël a annoncé hier le gel de son retrait de Cisjordanie et la chasse aux militants islamistes sans coordination préalable avec l'Autorité palestinienne.Soixante-neuf islamistes présumés ont déjà été arrêtés dans les zones de Cisjordanie sous contrôle israélien dans la nuit de jeudi à hier.« Israël ne peut pas continuer sur une voie qui donnerait des terres supplémentaires aux Palestiniens alors que l'Autorité palestinienne ne remplit pas toutes ses obligations, et notamment celle de combattre le terrorisme dans les territoires déjà sous son contrôle », a déclaré Danny Naveh, secrétaire du gouvernement, à l'issue d'une réunion d'urgence de l'exécutif.Pour le négociateur palestinien Hassan Asfour, cette annonce risque de provoquer de nouvelles violences dans la région.En vertu des accords de paix, Israël aurait dû se retirer de la quasi-totalité de la Cisjordanie en trois étapes jusqu'à la mi-1998.La décision de geler ce re- trait équivaut au non-respect d'un des principaux points de l'accord.Actuellement, environ 70 % de la Cisjordanie reste sous contrôle israélien exclusif.Par ailleurs, a précisé Naveh, les forces de sécurité israéliennes « opéreront et feront tout ce qu'elles ont à faire indépendamment, sans aucun lien avec l'Autorité palestinienne, pour tout ce qui concerne les organisations terroristes ».Selon Benjamin Netanyahu, Yasser Arafat porte ha responsabilité du triple attentat-suicide, car il avait joué l'apaisement avec le Hamas : « Les terroristes ont opéré depuis des zones qui sont sous son contrôle.Nous attendons donc de lui qu'il agisse immédiatement », a Benjamin Netanyahu ajouté Netanyahu.Hier soir, la tension continuait de monter en Israël.Des soldats chargés de renforcer le blocus des territoires occupés ont ouvert le feu sur un bus amenant des Palestiniens à un mariage, blessant le chauffeur à l'oeil.Selon les autorités israéliennes, le bus aurait tenté de forcer un barrage.Les Israéliens risquent de se montrer d'autant plus intransigeants avec les Palestiniens que l'opération commando lancée dans le sud du Liban, dans la nuit qui a suivi le triple attentat, s'est soldée par un échec.Les commandos héliportés se sont heurtés à des milices chiites Hezbollah et Hamal, appuyées par l'armée régulière libanaise, à 25 km au sud de Saida.Le bilan est le plus lourd enregistré par les Israéliens depuis plus de 10 ans : 11 morts, un disparu et quatre blessés.Moscou fête ses 850 ans Une foule nombreuse s'est massée sur la Place Rouge à Moscou hier pour admirer les feux d'artifices marquant le début des fastueuses célébrations du 850* anniversaire de la capitale russe.Des centaines de bâtiments ont été repeints et les rues regoudronnées parées de drapeaux de Saint-Georges terrassant le dragon, étendard de la ville.PHOTO AP Du travail contre de la nourriture pour un million de Coréens du Nord Agence France-Presse GENÈVE Le Programme alimentaire mondial ( PAM ) de l'ONU va distribuer de la nourriture à plus d'un million de Nord Coréens au bord de la famine en échange de travaux de réfection de digues détruites par un raz-de-marée le mois dernier.L'opération vivres contre travail a été approuvée jeudi par le PAM et doit durer trois semaines, a déclaré hier la porte-parole de l'organisme Christiane Berthiaume.Le projet vise à éviter de nouvelles inondations après que la Corée du nord eut subi d'importants dégâts lors d'inondations au cours des deux dernières années.Le pays est frappé cet été par une sécheresse.Quelque 370 000 Coréens vont travailler à la réparation de 288 km de digues endommagées par le raz-de-marée provoqué par le typhon Winnie sur la côte ouest, dans les provinces de Pyongan Nord et Sud et Hwanghae Sud.12 500 tonnes de nourriture leur seront distribuées en échange.Une partie de la nourriture est destinée à des membres de leur famille, portant à plus d'un million le nombre de gens aidés.Les vivres distribués par le PAM proviennent de 100 000 tonnes données par les États-Unis.Pour la première fois, des organisations américaines non gouvernementales seront autorisées à surveiller la distribution des vivres.Des resprésen-tants des ONG Care, Mercy Corps, Catholic Relief Services, Amigos Internacionales et World Vision sont déjà en Corée du Nord, dit le PAM.contre sept blessés dans le camp adverse.Dans un tel contexte, la tâche impartie à Madeleine Albright semble quasiment impossible.Le secrétaire d'État américain est attendue dans la région mercredi pour tenter de remettre sur les rails le processus de paix.Des questions importantes se posent sur la volonté ou la capacité de Yasser Arafat à procéder au grand « nettoyage » demandé par Israël, Une telle opération ne vaudrait pas à Arafat le soutien des Palestiniens, qui attendent toujours de voir les « fruits » de la paix qu'on leur a promis.Le mouvement de la résistance islamique Hamas, qui s'oppose au processus de paix et a revendiqué l'attentat-suicide, est solidement implanté en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza.Il compte jusqu'à 30 % de partisans dans la population palestinienne.Certains indices semblent montrer que les personnes qui tirent les ficelles pourraient être basées hors du pays, et ceux qui agissent localement travaillent dans l'ombre, hors de portée des forces de sécurité d'Arafat.La fiscalité au coeur du référendum en Ecosse Agence France-Presse LONDRES La campagne référendaire sur la création d'un parlement autonome écossais, interrompue pour les obsèques de la princesse Diana, reprendra demain ne laissant que quatre jours aux partis pour convaincre les électeurs.La consultation du jeudi 11 septembre porte sur l'un des grands projets du gouvernement travailliste, et deux questions seront soumises aux électeurs.L'une porte sur la création d'un parlement autonome, doté des pouvoirs actuels du ministère à l'Ecosse, c'est-à-dire compétent notamment en matière de santé, d'éducation ou de justice.La seconde, beaucoup plus sensible, a fait l'objet des principaux débats à ce jour.Les électeurs doivent dire s'ils souhaitent que le parlement ait le pouvoir de modifier le taux d'imposition sur le revenu dans une fourchette de 3 % au-dessus ou au-dessous du niveau fixé pour l'ensemble du Royaume-Uni.Plusieurs chefs d'entreprises ont émis des réserves à l'égard de ce projet de parlement, et estimé que l'octroi de pouvoirs fiscaux à l'assemblée pourrait avoir des répercussions sur l'investissement.Les grands patrons estiment qu'une hausse des impôts pourrait entraîner une augmentation des revendications salariales, préjudiciables à la compétitivité, des entreprises et à l'afflux d'investissements étrangers.Cette seconde question, pour laquelle un « oui » n'est pas assurée, devrait à nouveau accaparer l'attention d'ici le vote.REPERES / Congo Les 2000 tués du Kivu Agence France-Presse KINSHASA lus de 2000 personnes ont été tuées depuis juillet dans l'est de la République démocratique du Congo ( RDC, ex-Zaïre ) lors d'affrontements entre militaires et combattants « Mai-Mai » issus de différents groupes ethniques.Selon i'AZADHO, Association zaïroise de défense des droits de l'Homme, les affrontements, qui ont fait 2162 morts, ont eu lieu dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, frontalières de l'Ouganda, du Rwanda et du Burundi.Les violences se sont déroulées dans k- Masisi ( est de Goma, Nord-Kivu) et autour de Kalehe ( nord de Bukavu, Sud-Kivu ).Les militaires du nouveau régime de Kinshasa, appuyés par des troupes rwandaises, affrontent des « Mal-Mai », combattants des groupes ethniques Hunde, Nyanga, Tembo et Kumu, selon la même source.Les Mai-Mai sont, eux, soutenus par des éléments des anciennes forces armées rwandaises ( ex-FAR ) et zaïroises ( ex-FAZ ).Selon l'association, la nomination à la tête des administrations locales de personnalités d'ethnie luisi d servi de détonateur à cette flambée de violences.Elles ont été ressenties par les combattants Mai-Mai comme une tentative pour dépouiller les chefs traditionnels hunde et Nyanga de leurs pouvoirs.Les hostilités ont commencé en juillet dans la localité de Ziralo, à Kalehe, après que des soldats ont contraint un chef traditionnel et ses notables à transporter leurs bagages.Un groupe de Mai-Mai a alors décidé de « laver l'affront fait à leur chef » en s'attaquant aux positions des militaires.Au total, 162 soldats ont été tués au Nord et Sud-Kivu.Les soldats, encouragés par les autorités locales, ont exercé des représailles avec des renforts venus du Rwanda.Des troupes rwandaises héliportées ont incendié une cinquantaine de villages, des maisons, des édifices publics, notamment un hôpital.D'après des sources paysannes, ces représailles ont fait 2000 morts dans la population.D'après I'AZADHO.le gouvernement du président Laurent-Désiré Kabila vient de constituer une commission d'enquête pour mettre fin à ces troubles.Les tensions entre tutsis et hutus se sont aggravées avec l'arrivée des réfugiés hutus en 1994, après le génocide rwawdais et le changement de pouvoir à Kigali.Elles ont encore augmenté avec la prise du pouvoir à Kinshasa par les troupes de l'Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo ( AFDL ) de Laurent-Désiré Kabila, appuyées par l'armée rwandaise.Par ailleurs, des soldats des ex-FAR et des milicens extrémistes hutus interhamwé, réfugiés dans l'est de l'ex-Zaïre, mènent à partir du Nord et du Sud-Kivu des incursions en territoire rwandais, ce qui a souvent provoqué des ripostes de l'armée rwandaise.Pour trouver une « solution politique » et mettre fin à ces violences, l'association exige la mise en place (l'une commission indépendante chargée de consulter toutes les parties aux conflits.Celle-ci devrait proposer des approches de règlement de la question de la nationalité ainsi que de la gestion des terres et du pouvoir coutumier.Enfin, l'organisme réclame la création d'une armée nationale pour que les « troupes de l'AFDL cessent de donner l'image d'une armée d'occupation » et des poursuites judiciaires contre les militaires impliqués dans les tueries de paysans. B 10* la presse, montréal, samedi 6 septembre 1997 AVIS LÉGAUX - APPELS D'OFFRES - SOUMISSIONS Dans l'affaire des faillites de : LES | JACQUFS MAGASINS GAGNON, D'ESCOMPTES durant au 201.LUGÀ INC Chemin du Club Marin, App.1401.lement consumée 7 Kll ayant sa place Ilc dcs *Z%™ \\ d'affaires au 2020, (QucT>ec)H3E 1T4.nie René GaiUthier.l failli nYU^(QUft0C> AV,S cst par H ~rlW\\ , présentes donné Corporation faillie p ,.rnnr:c que JACQUES AVIS est par les GAGNON a dé- présentes donné .__.que LES MAGA- Posé une cession de SINSLTESCOMP- ^ bicns cn vcrtu TES LUGA INC.,a sur la a déposé une ces- faillite et l'insol-j sion de ses biens en vabilité le 3e jourj vertu de la Loi sur I de septembre 1997.] la faillite et rinso»- |a date pré-; vabilité le 2?jour sumec de la faillite] cTaoût 1997, mais la .______.v_l .! _, , .sera rétroactive à la date présumée de .la faillite ^ date du dépôt de tiveàladate M'avis d'intention du dépôt de l'avis I de faire une propo-intention de faire sition soit, 18e jour | ur« proposition sort, d'août 1997.12-jourrfaoûtl997.Que ia premièrel Que la première assemblée des (réassemblée des an ci ers sera tenue I créanciers sera te j g.de $ep- tCnUCfc!l8,^df tembre 1997.à ^f^^'illOhiaibareau du Séquestre officiel.9 h 30 au bureau du Séquestre Officiel, 5,RaœVflleMarie, 8e étage, Montréal (Québec).Ce 29e jour d'août 1997.5,Place Ville-Marie, 8* étage, Montréal (Québec).Ce 4' jour do septembre 1997.ROBERT STE-M ARIE, CIP Syndic Ad Le Groupe MMG moouin.MÉNARD.GlROUX.du TEMPLE INC Synààe de fûûïiu Place Montctê&e, 101, boul Rouaho-Thbwien, Bureau 500 Longueur (Québec) J4H4B9 (514) 679-7020» (514) 875-6215 lorsM.i'ti-it \u2022 LAVAI \u2022 MONlkrAI \u2022 Dm :\\w'.si'\\ m r» \u2022 ipÏM fil \u2022 Km-isik.n> \u2022 Si-|» vs \u2022 V \\u » Mi» VENTE PAR VOIE DE SOUMISSIONS DANS L'AFFAIRE DES FAI LUTES DE : MARTHE MORISSETTE FRANCINE LEBEL Des soumissions sont demandées pour les éléments d'actif ci-aprés décrits, lesquels peuvent être vendus par lot DESCRIPTION DES ÉLÉMENTS D'ACTIF LOT 1 : JEEP CHER0KEE LTD1993 Estimé à 12 000,00$ LOT 2: HONDA CMC DX1992 Estimé à 4100.00 S Les soumissions doivent être envoyées au bureau du syndic, PIERRE LABERGE & ASSOCIÉS INC., lequel les recevra jusqu'au JEUD118 SEPTEMBRE 1997.À13 H 00.Les soumissions doivent être scellées et doivent porter au recto de l'enveloppe et lisiblement inscrit: -LOTI MARTRE MORISSETTE - LOT 2 FRANCINE LEBEL ERRATUM Veuillez noter qu'une erreur s'est glissée dans la publicité de Club Voyages en page G 18 du cahier vacances d'aujourd'hui.Les dates de validité des prix annoncés auraient dû se lire: « Pour départs entre le 29 oct.et le 9 déc.1997, sauf indication du contraire».Également, les dates de validité pour la promotion à l'hôtel Beacharbour auraient dû se lire: « Du 1er au 19 décembre » (et non du 1er novembre au 19 décembre).Nous nous excusons des inconvénients que cela a pu causer.Commission scolaire do Momphrémacog APPEL D'OmiS PUBLIC Vente de terrains vacants Les soumissions doivent être accompagnées d'un chèque visé fait à l'ordre du syndic etdont le montant représente au moins 15 pour cent du montant de la soumission.Les soumissionnaires sont invités a assister à l'ouverture des soumissions qui sala tenue au bureau du syndic, le JEUD118 SEPTEMBRE 1997.À13HO0 CONDITIONS ET RÉSERVES Avis est par toi présentes donné que les conditions énoncées, au paragraphe (8) de l'article 114 des Règles régissant la faillite s'appliquent à la présente vente sous réserve des additions, modifications ou omissions en -totalité ou en partie des conditions de vente apportées par le syndic.Ces conditions font parie intégrante de la demanda de soumissions.Il ,est de la responsabilité Bu soumissionnaire d'obtenir le détail de ces conditions et réserves- INSPECTION DES ÉLÉMENTS D'ACTIF ¦a\" i t^V * ^» 1 \u2022 * * Les biens mentionnés au lot 1et2 peuvent être inspectés le MARDI 9SEPTEMBRE YS97 «aire 10 h 00 ET 16 h 00 en se rendant au 34» rua Kochetata.t*ea***l.toétoe*.Pierre Laberge, CÀ, CIP Responsable de l'actif PIERRE LABERGE & ASSOCIÉS INC.3420, rue Hochelaga, Montréal (Québec) HIW1H3 Téléphone: (514) 521-5188 \u20224 *£*.'\u2022 IS*^'^** CHSILDC inc APPEL DE SOUMISSIONS NO 97-809 SERVICE D'ENTRETIEN PAYSAGER Clôture le: 23 septembre 1997,14 h, heure locale i Casiloc inc.désire recevoir des offres de service pour fournir la main-d'œuvre et l'équipement nécessaires à l'entretien paysager au Casino de Hutl.Toutes les conditions de cet appel de soumissions sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et qui peut être obtenu Contre un paiement non remboursable de 50 S présenté sous forme de chèque certifié ou mandat-poste fait à Tordre de la Société des casinos du Québec inc., du lundi 8 septembre au lundi 15 septembre 1997.de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 16 h 30.à: Société des casinos du Québec Inc.Direction de l'Approvisionnement, 15e étage 500.rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3A 3G6 Aucune soumission reçue après le délai ne sera acceptée.Pour être admissible à présenter une soumission, le soumissionnaire doit répondre aux critères suivants, sans quoi sa soumission sera automatiquement rejetée: \u2022 Avoir obtenu, avant le 15 septembre 1997.16 h 30.le document d'appel de soumissions directement de la direction de l'Approvisionnement de la Société des casinos du Québec inc; \u2022 Être une société ayant une place d'affaires au Québec; 1 ,v \u2022 Avoir exécuté des contrats d'entretien paysager et d'horticulture sur des sites0 à standards élevés comportant des arbres matures variés, arbustes, secteurs gazon nés e! fleurs annuelles; \u2022 Avoir à son emploi, ou en sous-traitance, des personnes ayant une formation reconnue et expérience en horticulture et en arboriculture d'au moins quatre (4) ans dans la région de rÔutaouais; \u2022 Avoir assisté à la séance d'information obligatoire.Casiloc inc.tiendra une séance d'information obligatoire le 16 septembre 1997 à 10 h.Veuillez confirmer votre présence auprès de Sylvie Lemay au (514) 282-8080 poste 2578.Les soumissions devront être accompagnées d'une garantie de soumission présentée sous la forme d'un chèque certifié, d'une traite bancaire, d'une lettre de garantie irrévocable ou d'un cautionnement de soumission au montant de 10% du montant total dé la soumission en faveur de Casiloc inc.l-es soumissions devront aussi être accompagnées d'une garantie d'exécution présentée sous la forme d'un chèque certifié, d'une traite bancaire, d'une lettre de garantie irrévocable, d'une convention relative à l'émission d'un cautionnement d'exécution ou d'une convention relative à l'émission d'une traite bancaireémis en faveur de Casiloc inc.et représentant 25% du montant total de la soumission.Casiloc inc.ne s'engage pas à accepter la plus basse ou toute autre soumission reçue.Toute information peut être obtenue auprès de Yves Desmarais au numéro (514) 499-5027.Michèle La vigne ; vrt Directrice.Approvisionnement Société des casinos du Québec inc Émis le 6 septembre 1997 mm A VENDRE DANS LES CANTONS DE L'EST TERRAINS ET BÂTIMENTS GOUVERNEMENTAUX 4.rue Western' Waterloo Québec' \u2014v.QUATRE LOTS POSSIBILITÉ D'USAGES -MULTIPLES LN Vjrrçrk*» MI-CHEMIN ENTRE SHERBROOKE ET MONTRÉAL 30 MINUTES DES É.-U.PROXIMITÉ DES CENTRES DE VILLÉGIATURE D'QRFORD ET DE BR0M0NT, DE PISTES CYCLABLES, GOLF, ETC.CAFETERIA \u2022 GYMNASE INFIRMERIE \u2022DORTOIRS S.fc \u2022 .ATELIER ET ENTREPÔT \u2022 \u2022 % \\ % ERABLIERE ¦ RESIDENCE ET GARAGE LE VENDRED112 SEPTEMBRE DE 10H à 18H RENSEIGNEMENTS GILLES RIYEST (POSTE SS24) OU ROGER 0 ROI ET (POSTE 3318) AU (411) Mt-17tS SURVEILLEZ LA PUBLICATION PROCHAINE DE NOTRE APPEL D'OFFRES (PARTICULIERS ET ENTREPRISES POURRONT SOUMISSIONNER) Autre* Avis légaux.Appâte d'offres, Soumissions et Encans en page F15 La Commission scolaire de Memphrémagog demande des soumissions pour la vente des terrains vacants suivants: Terrain vacant, rue CHAMPLAIN à Magog Lot n° 10-294 Superficie de 8 374,7 mètres carres Évaluation municipale: 154 500 $ Terrain vacant, rue CHAMPLAIN à Magog Loin0 10-304 Superficie de 16 710,0 mètres carres Evaluation municipale: 200 500 S Les acquéreurs intéressés pourront obtenir tous les renseignements et documents nécessaires pour soumissionner en s'adressant à monsieur Guy Labbé, 449.rue Percy à Magog au (819) 847-1441.Les soumissions, pour être déclarées conformes, devront être faites sur le formulaire prévu à cette fin.Toute offre d'achat devra être accompagnée d'une garantie de soumission égale qu supérieure a 10% du montant de la soumission sous forme de chèque visé à l'ordre de la Commission scolaire de Memphrémagog ou de cautionnement de soumission valide pour une période de soixante (60) jours de la date d'ouverture des soumissions.lies, soumissions dans des enveloppes cachetées et adressées à monsieur Guy Labbé.seront reçues au centre administratif de la Commission scolaire de Memphrémagog.449.rue Percy à Magog jusqu'à 14 h, le 14* jour du mois d'octobre 1997 pour être ouvertes publiquement au même endroit, le même jour et à la même heure.Le soumissionnaire retenu devra signer un contrat conforme à sa soumission dans les 15 jours de la date d'acceptation et payer comptant le montant offert à cette même occasion.La Commission scolaire de Memphrémagog ne s'engage à accepter ni la plus haute ni aucune des soumissions reçues.Jean Foumier ; Directeur des services administratifs VILLE DE SÀINT-JEAN-SUR-RICHELIEU appel D'offres sa-197-AD-97 ASSURANCES COLLECTIVES La Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu recevra des soumissions cachetées pour le projet cité en rubrique, au bureau du directeur des approvisionnements et services, au plus tard le 26 septembre 1997 à 15 h, heure cn vigueur localement.Quel que soit le mode d'envoi que le soumissionnaire choisit d'adopter, toute soumission doit, pour eue validement acceptée, eue sous pli cacheté dans l'enveloppe de soumission fournie à celte fin et se trouver physiquement au bureau du directeur des approvisionnements et services de la Ville.105.rue Laurier.Saint-Jean-sur-Richelieu (Québec), à la date et à .l'heure indiquées ci-dessus.Chaque enveloppe est estampillée à l'horodateur du service, et un reçu peut eue exigé.DOCUMENTS DE SOUMISSION Toute personne ou firme intéressée pourra se procurer les documents de soumission à compter de 9 h, le lundi 8 septembre 1997.au bureau du directeur des approvisionnements et services de la Ville, 105.me Laurier, Saint-Jean-sur-Richelieu (Québec).Le dépotque l'entrepreneur aura à faire pour l'obtention des plans, devis et documents de soumission sera de vingt-cinq dollars (25$) pour chaque soumission, sous forme de chèque fait à l'ordre de la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu ou en argent.ET SERA NON REMBOURSABLE.ET CE POUR CHAQUE COPIE SUPPLÉMENTAIRE.ACTUAIRES CONSEIL INC NORMANDIN, BEAUDRY a/s Monsieur Daniel Drolet 2020.University.bureau 1500 Montréal (Québec) H3A2A5 Tél.: (514)285-1122 OUVERTURE DES SOUMISSIONS : i- .' lieu : Approvisionnements et services 105, rue Laurier Saint-Jean-sur-Richelieu (Québec) Date : Le vendredi 26 septembre 1997 Heure.: 15 h, ou immédiatement après Les soumissionnaires sont invités à y assister.Lai Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu ne s'engage i accepter ni la plus basse ni aucune des offres reçues et ouvertes, et il ne sera pas tenu compte des soumissions non conformes au devis ou à la formule de soumission.APPROVISIONNEMENTS ET SERVICES Claude Fatiey i I \u2022 0 '\u2022' 1*1 Construction Defence Construction de défense Canada Canada PRÉQUALIFICATION DES ENTREPRENEURS RELATIVEMENT À DES SERVICES D'ENTRETIEN ET D'AMÉLIORATION MINEURE DES LOGEMENTS FAMILIAUX A LA BFC MONTRÉAL En tant qu'Agence spéciale du nwnlslsf de la Défense nationale (MDN).l'Agence de togement des Forces canadiennes (ALFC) est responsable de gérer les logements familiaux du MDN, y cornons les services d'entretien et d'amélioration mineure.Au nom de l'ALFC.Construction de Défense Canada (COQ lance un appel de déclarations d'intérêt auprès des entrepreneurs locaux pour établir l'admissibilité des candidats à un appel d'offres visant des travaux d'entretien et d'amélioration rniheuse pour environ 250 logements familiaux a la BFC Montréal.Les accords d'offre permanente (AOP) seront attribués aux entreprises retenues aux fins de la prestation de services «au fur et à mesure des besoins pendant un an.sort du 1er avril 1996 au 31 mars 1999.Les AOPane g^rantirorrt aucune quantité mantmaJe de travail.Construction de Défense Canada lancera, au nom de l'ALFC, un appei d'offre en janvier 1996.Le travail d'entretien et d'amèeonsjion mineure dépendre de la nature du travail variant des demandes d'urgence jusqu'à un temps de réponses spécifié dans les domaines suivants: béton et asphalte, travaux de charpente, travaux d'électricité, tépamtton des fonda* tons, tonte du gazon, chauffage et climatisation d'air (y cornons chaudières et montage d'installation au gaz), maçonnerie (y compris foyers), nettoyage, aménagement paysager et entretien d'arbres, planchers de bots dur.lutte contre les insectes et les animaux nuisibles, travaux de déneigement, travaux de plomberie, travaux de peinture, toitures et planchers en vinyie et tape.Oa marché intéressera surtout les petites entrephaes locales.Lee entreprises qui se jugent qualifiées a assurer des services d'entretien et d'amétoratxxi mineure, dans l'un ou plusieurs des ctomsJnes énu- KXer que tes entreprise! du site ne peuvent être préqualifiées dans las corps de métier suivants: travaux de charpente, travaux d'éteetnerté.chauffage et c*i-msolsaUon d'air (y cornons chaudières et montage d'installation au gaz), travaux de plomberie, et toitures puisque ces corps de métier nécessitent un service d'intervention d'urgence après las heures de travail.Agence de logement dee bt\\* wionirvOT 10, rue Suzor, St-Mubert (Québec) J3Y3X6 Mme Oinorte Sfroi* Tel: (514) 402-6777 ext fi mm Lee déclarations d'intérêt doivent être d'o 15 h (heure locale) le 19 indioué \u2022 1997.i i.11 CanadS RAYMOND, CHABOT INC.DEMANDE DE SOUMISSIONS RAYMOND.CHABOT INC.ôs qualités de syndic de l'actif de : CENTRE DE LA RELÈVE MUSICALE DU QUÉBEC (NORMAND ST-JEAN) requiert, d regard des biens ci-après décrits, des offres d'achat (\u2022les soumissions»).DESCRIPTION DES BIENS Coût tttlmé ÉQUIPEMENT AUDIO (consoles de mixage, enregistreurs, moniteurs, etc.) 27 250 $ 1.Les biens pourront être examinés le mercredi 10 septembre 1997 de 9 h 30 d 11 h30.au 151.rue St-Louis.Ville Lemoyne.2.Les offres d'achat doivent être accompagnées : i) d'un dépôt constitué du produit d'un chèque certifié payable è Tordre du syndic, d'un montant représentant pas moins de 15 % du montant offert (le «Dépôt»); ii) du document intitulé «Modalités et Conditions de vente-signe par l'offrant.3.Les soumissions doivent être contenues dans une enveloppe cachetée portant la mention - Soumission - Centre de la Welètre Musicale du Québsc (Normand St-Jsan)» et adressées à Raymond.Chabot inc.ès qualités de syndic de l'actif de Centre de la Relève Musicale du Québec (Normand St-Jean).a l'attention du responsable de l'actif.4.Les'soumissions doivent parvenir au syndic, a ses bureaux, avant le lundi 16 septembre 1997, à 11 II.heure à laquelle le syndic cessera de les recevoir; le syndic prendra connaissance des soumissions en la présence des soumissionnaires qui sont conviés à cette fin.aux bureaux du syndic â 11 h, le lundi 15 septembre 1997 5.Sous réserve des ajouts, modifications ou omissions qui peuvent être contenus au document intitulé «Modalités et Conditions de vente», les dispositions du paragraphe 8 de l'article 114 des Règles sur la faillite et l'insolvabilité s'appliquent è la présente demande de soumissions.7.Pour plus de renseignements, veuillez communiquer avec Madeleine Proulx.Longueml.le 4\" jour de septembre 1997.RAYMOND, CHABOT INC., Ès qualités de syndic de l'actif de Centre de la Relève Musicale du Québec (Normand St-Jean) Classe Trateae, CA, CIP Respoasabia te l'actif RAYMOND, CHABOT INC.Édifice Richelieu 37U.chemin de ChamoJy.bureau 300.Longueuil (Québec) J4H 326 Tél.: (514) 679-5510 Télécopieur (514) 679-5511 ENCANS encans équipement de bureau sans réserve e 50 nm«ur» tofrraux 2 potes e il dnsfuststinux 3 rxx-tt* e 11 emumn latéraux 4 porta» e 7 dstaaura lattraux S portas e Nauh «t ram* a neufs S 26 dataam vancaux 4 portât e 300 dosons acoustioues -Pracison» (séparataurs) e*8 |po - 30 po \u2022 36 po e 1 eiaeweie os séparateurs vitras -La-e 12 staîxxn de trtwari neuves -Laçasse- et -mereoœ Comportants- haut de gamme \u2022 Fauteufe neufs -tarie» nv-drauwoues et rsgukers e 40 bureau» avers 30 po X 60 po - 36 ax 72 po e 3 tables de conférence e 2 tables à dssan e Ta-i a ordnatsur e Armoise en métal e Etagères 36 X 18 X 72 I i de saRe danente et autres l'encan aura ksu a Montréal 7220.route Trvecanetfenre Saint-Laurent Encan Ls marai 9 septembre 1997 a 10 h Visite Le lundi 8 septembre 1997.10 h a 16 h CONDITIONS ENCAN Argent comptant ou chèque visé 10% trarj d encan Encan rjnge par et pour le compte de ENCANS LIQUIDATIONS DU PARC ENR.985.1rs Avenue Ste-Cathenne, J0L1E0 635-5128 ENCAN PUBLIC ÉQUIPEMENT DE PEINTURE SYSTÈML JE SABLAGE BLASTRACK, CAMION, ÉQUIPEMENT DE BUREAU Jeudi 11 septembre 1997,10 h 30 au 944-B, Chemin Trudeau, Betoeil (autoroute 20, sortie 109, près du viaduc, vers l'aéroport) Liste perttess: Système de sablage de plancher pour béton BLASTRACK.mod 10-0 portatif, comprenant oosacteur de poussière et unrte de contrôle \u2022 4 fuses à peintura ORACO 750 -ariess- \u2022 4 fus»*s a peinture ORACO EH-433 -a.ness- \u2022 2 fusds à peinture ORACO \u2022 important lot os boyaux pour «attess» \u2022 7 piasalau QRACO pour -amess- * 3 tus»s à peinture TUR6MAJRE CX-20 \u2022 Pus» à psnture TTTAM Pro-Fmrah 360 \u2022 Fusds è penture avec rsaervors.ensnots et basas \u2022 important lot os boyaux \u2022 3 systèmes ds peinture sur rouas avec acesss.\u2022 Pompe a psnture TEX-SPRAY rrtod 10-30 \u2022 Pompe a arr QRACO avec fus* et boyau \u2022 Cornprsssaur 16 HP mod V- TtMnsvsc moteur à SSji ssnes \u2022 Compresseur 11 HP avec moteur a essence HONOA \u2022 2 BsOlO électriques \u2022 2 compresseurs portatifs sur roues \u2022 Système dl Ist à sorbe double, pour apoxy et autres \u2022 Appecateurs à coaa 5 gâtons \u2022 pour sablage au jet \u2022 TrarspeJette 5500 fcs.piste formes 1.5'x8\\ 1 Sx 12*.lot ds pattes \u2022 tiinajaudjos sur¦ r.2largeur \u2022 Escabeaux afurwTr 1 x 14\\ 3x6.1 x 5' \u2022 Ecnaftssi' x 20*.1x16', 14x12\\10-10\\ 1x9*.1x8*.11x6» Echsles ftors de vers 20*.24'.| \u2022 Escabeaux tore ds verre 6'.8'.12' \u2022 Cage d'acier pour rnsisnst \u2022 Boas etaar msrenei \u2022 2 cages de transport 32\" x 48\" \u2022 Lct de chances 4 roues \u2022 2 (anerss I nés \u2022 Env.200/ cordage vr.200' cordage '/«'\u2022 \u2022 Meute \u2022 Mélangeur a psstUte \u2022 rss a pexMure \u2022 Ensemble r/etagere* d entrepôt \u2022 Tories s pexiture \u2022 Lots d tels : casques, vteeves, masques, cax%»ssdeserArte.r>^exrsrsjtj»esenala msnohss 9\".manches 4\".raSonges éteetnques.chaînes, cabtes cfaoer avec trueftes.grartors.paper saote.sachons, reeervoirs à essence, etc \u2022 Lot de produits i psvwass.aotvarSs.nettoyeur*, pfses.rouleaux os tepejeana.etc _ et arneubtement de bureau: Irnrjnmante S chèque PAY14A5TER \u2022 tsms téléphonique TRiUJUIs, 3 apparats * Systems ntsrcom \u2022 Systems ifafrrie) \u2022 de paoertes \u2022 5 caJassthcas, OLYMPIA, SHARP, etc.\u2022 Bureau ds nfception en l fini chêne pale \u2022 Bureau executif \u2022 Bureau 5 irons \u2022 2 tables a dessn \u2022 ptens \u2022 Fsuteui executif.2 fauteurts \u2022 Cabinet 6 bronj \u2022 Etagère 5 tablettes \u2022 an boa \u2022 2 cte*seurs 4 twotre.latéraux \u2022 1 classeur 3 t*ots, taxera) \u2022 Amone r.portas \u2022 Coffre-Ion ULC QAROEX \u2022 Réfrigérateur GJBSOW \u2022 Nfccro-ondas \u2022 Réchaud \u2022 Table \u2022 Dtstritwtnce à e.i j 0A98 \u2022 Tableau marqueur, etc.Aussi rCarrxon 1990 FORD F-250 Custom.166000 km Chariot élévateur CLARK, mod.NS40 B, type -Reech», 3 sections.77*7 171 avec chargeur 24 v.Inspection: Mercredi 10 septembre 1997, de 9 h à 17 h Condrtiona : Frais d'encan : 10 % Dépôt : 25 %, argent comptant ou chèque visé Balance : argent comptant ou chèque vise GESTION BARIL INC.Comm»saaers> poseur Tél.(514) 397-0114, fax.(514) 799-1883 ENCAN PUBLIC \u2022 ENCAN PUBLIC \u2022 ENCAN PUBLIC \u2022 ENCAN PUBLIC ENCAN PUBLIC Piiica^séarnent pour notre compté et / ou autres parties i a»g^»i:iei:wai 10 SEPTEMRRE à 11 h précises (Inspection le mardi de 10 h à 17 h) air.2111-D, st-régis, Dollard-dea-Ormeaux Transcanadienne sortie Des Sources nord, droite Brunswick, droite Deacon et gauche St-Regis) 3 ENCANS DANS 1 MOBILIER DE BUREAU ACAJOU MOIJiLtCR DE OURtAU NEUF (5) suites fxéajqenouftea acajou (bureaux et credences) \u2022 (3) superbes ensembles exécutifs a / huches \u2022 dbll» « =J w-ulliuiaiBa 10'.aussi 8' et 6' \u2022 (6) stations en U \u2022 (501 chasses cuir bourgogne, noir \u2022 Qasseurs latéraux Wk W.4 et 5 tir.\u2022 (3) stations orrjrnateur \u2022 plusieurs enatses doperati pnsxsTTatiques ?Tapis d'Onent \u2022 Aniiueet» reprrxluction en pin.?lORDINATEURS PENTIUM.PHOTOCOPIEURS, FAX 1 ,mieu_h 1290 \u2022 MfTA OC 1256 BRQTHER5500.PANA^ 1.2 gig.32 meg ram.14\" SVGA, multlme» 166.1^ Qlg.16 meg ram.14\" SVX5A.mui-J>Tlj3.1.3 gig.16 meg ram.14\" SVQA \u2022* NP 4050.6060.1020.8012 \u2022 KON1 5?¦ 2N NP4< sVv^N \u2022nic kx^' V1
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