La presse, 4 décembre 1998, B. Politique
[" B Montréal, vendredi 4 décembre 1998 La Presse A VOIR CHEZ : Nous avons plusieurs voitures 98 à prix avantageux Taux d'intérêt à 2,9%-3,9%| 4,9% SCOTT I SUBARU 4330, rue Jarry Est / (514) 725-9394 EDITORIAL / OPINIONS / CYBERPRESSE Points saillants Presse Canadienne OTTAWA ¦ Les équipes professionnelles et semi-professionnelles qui se qualifient devraient bénéficier d'un crédit d'impôt correspondant à 10 % de leurs premiers 50 millions de revenus.¦ Les taux d'imposition des revenus des joueurs professionnels canadiens devraient être harmonisés avec ceux des États-Unis.¦ Les petites entreprises devraient obtenir un crédit d'impôt de 100 % des coûts des billets ou des suites pour assister aux rencontres sportives.¦ Un ministère du Sport devrait être formé.¦ Un programme de construction d'installations pour le sport amateur de 100 millions devrait être lancé par le gouvernement fédéral.¦ Les parents devraient bénéficier d'un crédit d'impôt pour l'achat d'équipements sportifs pour leurs enfants et l'inscription à des activités ¦ Un centre d'éthique dans les sports devrait être formé.Sports-Québec croit avoir eu l'oreille du comité PIERRE LAD0UCEUR Sports-Québec, cet organisme regroupant les fédérations sportives de la Belle Province, avait été invité, par le biais de son président Jean-Guy Ouellet, à formuler ses recommandations au comité Mills.Parmi ces recommandations, on est heureux aujourd'hui au sein de cet organisme de voir que le comité Mills a vraiment été à l'écoute.« Le rapport Mills propose en effet la formation d'un ministère du Sport à Ottawa.C'est encourageant puisque les membres du comité ont fait un effort pour valoriser la place du sport amateur.« De plus, avec un tel ministère, on pourrait avoir une politique d'infrastructures qui mettrait un terme à un certain favoritisme à l'égard des provinces de l'Ouest.« À ce sujet notons que depuis les Jeux olympiques de Calgary, en 1988, Victoria a obtenu les Jeux du Common-wealth en 1994, tandis que les Jeux interuniversitaires ( Ed-monton ) et les Jeux panaméri-cains ( Winnipeg ).On a complètement ignoré l'est du pays», a expliqué Ouellet.Le rapport Mills suggère également d'accorder un crédit d'impôt aux parents qui achètent des équipement sportifs ou encore qui paient les coûts d'inscription pour leurs enfants.De plus, on recommande un programme de construction d'installations pour le sport amateur de l'ordre de 100 millions.« On touche les parents et les intervenants avec des mesures incitatives.On recommande même un contenu plus axé sur le sport amateur canadien sur les ondes de nos réseaux de télévision.« Mais la question fondamentale maintenant, c'est de savoir ce que l'on retiendra de ces recommandations et quels seront les moyens employés pour les rendre efficaces », a conclu Ouellet.Le comité Mills propose un crédit de 20 millions VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Convaincu qu'un Canada plus sportif serait plus en santé, le comité Mills sur l'avenir du sport au pays recommande la résurrection du ministère du Sport et propose d'accorder aux familles des crédits d'impôt de 320 millions sur cinq ans pour l'achat de l'équipement sportif des enfants.« Si les Canadiens faisaient seulement 10 % de plus de sport, on économiserait cinq milliards à Santé Canada », estime Denis Co-derre, le député libéral de Bourassa et vice-président du sous-comité Mills.Et comme les bonnes habitudes se prennent jeune, le comité propose au gouvernement fédéral d'instaurer un crédit d'impôt de sport pour enfants pour aider les familles à payer les inscriptions et l'équipement.On estime qu'une telle mesure coûterait environ 64 millions par année, soit autour de 320 millions sur cinq ans, les crédits étant calculés en fonction du revenu des parents.Le comité Mills recommande par ailleurs d'accorder plus d'importance au sport amateur en recréant le ministère du Sport, un ministère qui existait avant l'arrivée des libéraux au pouvoir et dont l'un des derniers titulaires a été le chef du PLQ, Jean Charest.Un nouveau ministère du Sport aurait un budget de 10 millions par année, selon le comité.Côté infrastructure, le comité suggère qu'Ottawa investisse 100 millions en cinq ans pour la construction et la rénovation des installations sportives, en particulier dans l'Est, une région sous-équipée, selon Denis Coderre.La construction de nouveaux stades ou la rénovation des plus vieux permettrait au Canada de se qualifier pour l'obtention de la Coupe du monde de soccer de 2010, un des objectifs poursuivis par le comité Mills.La Fédération internationale de football exige que les candidats aient au moins neuf stades gazonnés de 50 000 places.Question d'assurer une plus grande visibilité au sport amateur ( et par le fait même aux équipes nationales du Canada ), le comité Mills demande que Radio-Canada et CBC soient tenus de diffuser un nombre minimum d'heures de sport amateur à « contenu canadien ».Les entreprises qui achètent du temps publicitaire pendant ces émissions auraient droit à un crédit d'impôt de 150 %, ajoute le comité.On veut plus de sport, mais du sport « propre », précisent les parlementaires.Ainsi, il est recommandé d'investir 10,5 millions de plus en cinq ans dans le programme de lutte contre le dopage.La place du français dans les hauts lieux du sport canadien, notamment aux Jeux olympiques ou aux Jeux du Commonwealth, a fait couler beaucoup d'encre depuis un an.Le comité Mills a reçu et sermonné les responsables fautifs au cours des derniers mois.Il faut toutefois chercher longtemps pour trouver les solutions proposées par les députés.« C'est que nous avons déjà souvent souligné le problème », se défend Denis Coderre, qui est pourtant le premier à demander des comptes aux organisateurs qui « oublient » sys- tématiquement la deuxième langue officielle dans leurs cocktails et autres événements.Récemment, la ministre du Patrimoine, Sheila Copps, est allée beaucoup plus loin, menaçant les organismes sportifs nationaux de leur couper les vivres s'ils oubliaient encore le français.Le comité Mills n'a pas eu cette audace se contentant de voeux pieux sur la question.Le « gouvernement canadien doit garantir l'élaboration et la prestation des services et programmes dans les deux langues », lit-on dans le rapport.Le Bloc québécois, dans un rapport dissident, insiste pour que les athlètes francophones puissent s'entraîner et vivre dans leur langue.Par ailleurs le Bloc et sa porte-parole, Suzanne Tremblay, profitent de ce rapport pour pratiquer l'autre sport national : les querelles Ottawa-Québec.Selon les bloquistes, de grands pans du rapport Mills sont inacceptables parce que le sport devrait être de juridiction exclusivement provinciale.PHOTOPC Le président du comité des Communes sur l'avenir du sport au pays, M.Dennis Mills, a présenté hier, à Ottawa, le fruit du travail de son groupe.L'opposition décrie les recommandations « Les équipes professionnelles se sont mises elles-mêmes dans le \"trouble\"», dit le Bloc d'après la PC « Les équipes professionnelles se sont mises elles-mêmes dans le \"trouble\" en acceptant des hausses de salaire exponentielles », a souligné hier la députée blo-quiste Suzanne Tremblay en commentant les mesures d'aide au sport professionnel préconisées par le comité parlementaire sur l'étude du sport au Canada, vite décriées par l'opposition aux Comunes.« On ne comprend pas pourquoi le gouvernement fédéral devrait les aider alors que les équipes ne sont pas capables de faire du ménage dans leur cour », a déclaré Mme Tremblay.Les députés libéraux voient les choses autrement.À leur avis, il faut tenir compte de l'impact économique du sport professionnel au Canada.« C'est facile de parler de sport professionnel et de dire que ce sont des millionnaires qui dépensent leur argent ailleurs.Il faut prendre cela autrement.Le hockey, c'est 20 000 emplois et c'est un impact économique important », a affirmé Denis Coderre, vice-président du comité.Les équipes professionnelles représentent aussi des revenus en taxes et en impôts pour tous les échelons de gouvernements.Dans le cas du hockey, on parle de 200 millions par année, note M.Coderre.Le député croit que la mise en oeuvre des recommandations du comité constituerait « un bon moyen de régler la situation des Expos ».Pour sa part, le président du comité, le député Dennis Mills, estime que le gouvernement se trouve actuellement devant l'alternative suivante : ne pas intervenir et risquer l'exode des équipes professionnelles vers les États-Unis ou bien accepter les suggestions de son groupe et continuer à développer le sport au Canada.Dans son rapport, la majorité libérale du comité propose ce qu'elle appelle un « programme de stabilisation du sport professionnel » prévoyant notamment un crédit d'impôt pour les équipes et une déduction pour amortir le coût d'installations sportives, comme un nouveau stade pour les Expos.Les joueurs y trouveraient aussi leur compte puisqu'on recommande, à leur seul bénéfice, d'harmoniser les taux d'imposition canadiens sur leurs salaires avec ceux des États-Unis.Appelée à réagir au rapport du comité, la ministre du Patrimoine, Sheila Copps, a refusé de faire des commentaires en soutenant qu'elle n'a pas encore pu en prendre connaissance.Ronald Corey accueille le rapport avec satisfaction Le président du Canadien se réjouit de la volonté de reconnaître le hockey comme une industrie PIERRE LAD0UCEUR Le rapport du comité Mills de la Chambre des communes sur l'étude du sport au Canada, déposé hier, a suscité plusieurs réactions chez les magnats canadiens du sport professionnel.Pour sa part, Ronald Corey, le président du Club de hockey Canadien, a accueilli avec joie ce qui émanait du rapport même s'il n'avait pas encore eu la chance d'étudier en détail les différentes recommandations.« Il faut tout d'abord réaliser que ces recommandations devront ensuite être débattues avant de devenir des lois.Mais je me réjouis qu'on ait finalement l'intention de reconnaître que le hockey professionnel est une industrie », a expliqué Corey.« Avec ce statut d'industrie, on peut donc recevoir les mêmes bénéfices que toutes les autres industries.Dans notre cas, le comité Mills a reconnu qu'on contribuait beaucoup à l'économie canadienne.« Par ailleurs, je suis bien conscient des problèmes sociaux.Mais j'aimerais bien qu'on soit traité au même titre que les autres industries.On ne dit pas qu'on ferme des hôpitaux quand on avantage une autre industrie.De fait, le hockey génère beaucoup de revenus pour le gouvernement », a ajouté M.Corey.Le président du Canadien s'est ensuite attardé à commenter les principales recommandations qui touchaient directement à son sport.Ronald Corey entreprises devraient obtenir un crédit d'impôt de 100 % des coûts des billets ou des suites pour assister aux rencontres sportives.« Avec cette recommandation, on réalise que la compagnie se servant d'un billet pour faire sa promotion fait tourner la roue économique.Le Centre Molson fait vivre plusieurs personnes.Et, les compagnies qui investissent dans un billet ou une loge ont également une influence sur l'économie », a analysé Corey.De plus, les équipes professionnelles pourraient bénéficier d'un crédit d'impôt correspondant à 10 % de leur premier 50 millions de revenus.« Cette mesure touche surtout des équipes comme celles de Calgary et Edmonton puisque notre revenu au Centre Molson dépasse la limite de 50 millions », a noté M.Corey.« Je suis heureux de voir qut^ les petites Finalement, M.Core^ a semblé un peu moins à l'aise lorsqu'il a été question de cette proposition visant à réduire le taux d'imposition des athlètes pour les harmoniser avec ceux des États-Unis.« Nous n'avons jamais fait de recommandations en ce sens lorsqu'on a rencontré les membres de la commission, le printemps dernier.D'ailleurs, ces recommandations devront être étudiées par le gouvernement et ce sera certes un point qui suscitera un débat », s'est contenté de dire M.Corey.Mais comment des impôts réduits pourraient-ils aider la situation financière des équipes canadiennes ?Les joueurs, en signant avec des équipes américaines, payent moins d'impôts.Or, avant de signer au Canada, ils sont conscients de ce facteur.Dans plusieurs cas, ils forcent les équipes canadiennes à payer la différence.« Mais je n'ai pas suffisamment étudié le dossier pour répondre à cette question », a conclu M.Corçy. B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 DÉCEMBRE 1998 Editorial La Presse André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef 2* Agnès G ru ci a a4jtuda@lapresse.ca L'impuissance e qui devait être le procès du siècle s'est terminé en queue de poisson.Maurice « Mom » Boucher, le chef des Notnads, qui était accusé d'avoir orchestré le meurtre de deux gardiens de prison, a été acquitté, faute de preuves.-I L'image de « Mom » Boucher quittant le pâtais de justice dans un état de parfait contentement fait partie de ces symboles qui s'incrustent dans la mémoire collective, incarnant l'impuissance de la justice devant le crime organisé.^mbhbbhi Celle impuissance est, hélas ! réelle.Mais l'acquittement de Mom Boucher n'en était pas moins inévitable.La Couronne avait bien peu d'éléments pour étayer sa preuve.Son principal filon, c'était le témoignage d'un délateur qui a lui-même admis avoir participé au meurtre des gardiens de prison dans l'espoir de se hisser dans la hiérarchie des motards, mais qui n'avait jamais entendu le Nomad en chef commander cet assassinat.Il a cité à ce sujet ses deux complices.Mais, manque de pot, ceux-ci ne sont plus là pour pouvoir corroborer sa version des faits.Craignant de connaître le même sort, Stéphane « Godasse » Gagné a préféré transiger avec la justice.Il a troqué son témoignage contre Boucher en échange de quelques faveurs.Ainsi, il est assuré de pouvoir quitter la prison dans 15 ans.Le problème avec les témoignages des délateurs, c'est qu'ils sont toujours intéressés.« Godasse » Gagné n'esi pas tout à fait un enfant de choeur : il a fait de fréquents séjours en prison, et a réussi à s'en tirer plus souvent qu'autrement après avoir purgé une fraction de sa peine parce qu'il a bien su tromper les autorités en jouant au repenti.Devant un témoignage indirect, non corroboré et produit par un caïd n'inspirant pas particulièrment la confiance, le jury a manqué de matériel pour condamner Boucher.La barre du doute raisonnable n'a pu être franchie.Dans notre système judiciaire, les mêmes règles de preuve s'appliquent à tous les accusés, y compris un chef de motards \u2014 et c'est fort heureux comme cela.Le verdict d'acquittement était prévisible dès le début du procès.I \u2022 » i \\ .i f \\ \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 » \u2022 * % v% v> ^ *^ \u2022 *\\ ^ y% .» N-r/«»>r.i OlU MA »*l*N,1 tvfj^ o « Le Film Événement De L'Automne ; « Dis Sœnks-Chocs D'une Beauté SouvkntSidkrantj-:.Devrait Se Rkndjrk Aux Oscars'n' Dans plusieurs Catégories !* rua 'KN\\! I>l MONTRf.U il « Intrïcufs.Trahisons/ Mkurtrfs.Gukkhfs v Reijcieuses Sanglant es.romanïismk et sk nsua! m : Composent A Lk Mknu D'un Rkci r %\\ Construit â La Manière fcj D'un Suspense v ™ Contemporain.»: M-M- J Arw.vM IZA* yalltc La puïSpêcc absolue exige; M m \u2022\u2022.m ' MERCI A w\\vvw.uii/.il)«'th-llKMiiovic.com POUR UNI EXCELLENTE PROMOTION I cMtnnoMOM OMJMf % «T-MrAC*«T»a llAIALLEfPtsc»)^ 1 lTASCHEREAlM8»\"> st-BRUN0*/ 9 A L'AFFICHE! OUCWfMA IT-HYÂCtlfTWÉ\" i LUff RBROOKEj[m TI«cmfi&4Ôûl2Ô~ :-THÉRÈSE 8*\" lTfKfgBOKttE I CMtPKX OOfOM tOUCHEWVILlfj^ c **rn % Dufipu NORD ST- JEROME ?I .CMllUi OCtOM UICMfMAI V»M»ION CiMKlINAll ANUIAI»! lO^AJ I UULLE fPlsct) OUBO~] flll CÏ&FIMX OOtON brossard ?SON OtGTTAl CMf MA* GATIMEAU ?.-k ' Ctwf MA JtNC STE-ADELE ?CONSULTEZ LCS GUlOES-HOHAlHtS tJTS CINLMA3I ¦m Du même réalisateur que \"LA REINE MARGOT» (eux ciment prendront le train Un «m do Patrice Chéroau A L'AFFICHE! CINEPLEX ODEON CONTRE-VILLE © y sam, dta, ra*, rruc 1 :40 - 4:10 \u2022 640 \u2022 8:15 vwi.lurt et j*u: 4:10 \u2022 &40 \u2022 9:15 Ni excellent film.» - M»n LT| KADIO-CANADA la vie rêvée Un film de Erlck Zonca A L'AFFICHE! CINEPLEX ODEON COMPLEXE DESJARDINS 9 tous les jours: 1:50-4:30-7:10-9:40 Exc.te 9 déc.: 1:50 \u2022 4:30 \u2022 9:40 LE FILA\\ ÉVÉNEMENT A\\J B0X-0FFICE FRANÇAIS CETTE ANNÉE.«mi mm9 cm noms, r o m u OMii DUSlUi~VM va/us.n w$m.» CAJumni THIERRY LHERMITTE JACQUES MURET ri;r.cLOL DU COURT METRAGE oe NICOLAS MONETTE JÎc
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