La presse, 29 août 1999, B.Sortir
[" 1 m Montréal dimanche 29 août 1999 11 ¦ ¦ Gilbert Grand Place au polar à la française La fameuse «exception culturelle» française, le revendiqué droit à la différence trouveraient-ils leur meilleure illustration dans le domaine du polar?Pour s'en convaincre ou presque, il suffit de passer sans transition des grosses machines à suspense US (tournant à plein régime, mais parfois aussi à vide) aux petites cylindrées de la fiction noire française.Le choc est aussi salutaire que rassurant: quelle diversité thématique, quelle liberté de ton et d'invention.Volontiers râleur, un brin anar ou libertaire, flairant l'air du temps, attentif autant aux miasmes des bas-fonds et des scandales qu'aux petits bonheurs quotidiens, ouvert à toutes les tendances et expériences, le meilleur voisinant bien sûr le pire, le sanglant, le poétique, le polar à la française existe vraiment et mérite plus qu'un détour.Trouvez-moi ainsi un récit plus fou, loufoque et inclassable que La santé par les plantes de Francis Mizio.Ce véritable OVNI littéraire venu d'on ne sait où, comme la Série Noire nous en offre parfois (voir Fantasia chez les planes, Cosmix Banditos, Les cafards n'ont pas de roi, L'éloge de la pièce manquante, de), est qualifié par son auteur (un ancien journaliste de Libération) de «polar écolo-comique».C'est peu dire! Tout commence par un constat consternant: Gatsby Legrand a passé 4,8 années de sa vie sur la lunette de ses toilettes, constipé bétonné.Un «calvaire intestinal» totalement inacceptable pour ce riche PDG du premier groupe pharmaceutique mondial, qui somme ses chercheurs de mettre au point en trois mois un «sopolaxatif à effet retard» révolutionnaire.À en croire Zénédore Douglas, expert en arnaque scientifique, la solution se trouverait dans les fruits de VAllocasuarina portuensis.Encore faut-il mettre la main sur ce rarissime arbuste CŒUR DE PIERRE lyrxia La Kante le Masque, w p.australien en voie d'extinction, convoité par les eco-terro-ristes du Front de libération chlorophylle et les sbires du laboratoire rival.En contrepoint des rocamboles- ques péripéties de cette chasse au trésor, Mizio intercale de délirantes digressions zoologiques sur la vie des «perroquets verts à deux crêtes et touffes rouges sous les ailes» et des «doryphores-bousiers lubriques», essentiels à la survie de l'arbuste.Voir] POLAR en Ri DRÔLES D'OISEAUX Le bruant maître chanteur DANS LE JARDIN Un fleuriste dont tout le monde connaît le nom CUISINE Salade vietnamienne aux crevettes enBK) Pierre Cintras enB3 LECTURE D'ÉTÉ Cauchemar: ou aemon auteur dangereux Elisabeth Benoit collaboration spéciale L'écrivain français Alain Monnier sait créer des atmosphères tordues, gluantes et maladives.Somptueuses et cruelles comme des fleurs empoisonnées.Grotesques aussi.Et le miracle, c'est qu'on le lit avec la même frénésie qu'on dévorerait un bon roman de Patricia Cornwell.Non qu'il écrive des thrillers, c'est beaucoup plus sophistiqué que ça, mais Alain Monnier possède cet art du suspense, cette façon de livrer de l'information au compte-gouttes, qui fait que le lecteur d'Un amour de Parpot ( 1996) et de Côté jardin ( 1998) est littéralement incapable d'interrompre sa lecture et de s'arracher le livre des mains.Alors qu'Un amour de Parpot donne dans l'humour grinçant et pathétique.Côté jardin est carrément cauchemardesque.C'est l'histoire d'un homme, Jacques Lalanne, paralysé à la suite d'une opération chirurgicale manquée, totalement incapable de bouger, de parler, de mâcher, et même de soulever ses paupières.Mais il entend, il voit et il pense, et il est prisonnier d'un fou démoniaque qui cause sémantique et «déteste les sous-entendus, les moqueries et les femmes qui pouffent.» Réduit à l'état de parfait légume, il ne peut dénoncer son bourreau (qui vit sous des dehors très respectables), ni même se suicider pour lui échapper.Impossible même de hurler sa souffrance.Des sueurs froides, des larmes, des halètements, c'est tout ce que Jacques Lalanne peut fabriquer, cloué sur son lit.Il est installé au centre des Chanterelles, où logent surtout des «détraqués de la psychanalyse», du genre «gentils, mais crispants».Et si les fonctionnaires de l'Administration viennent parfois contrôler les lieux, ils «préviennent avant de venir».Pas de danger qu'ils fourrent le nez dans toutes les irrégularités qui ont cours à la clinique.Où il faut par exemple aller aux goûters d'anniversaire de la femme du patron, et «sans ricaner pour éviter le pire», parce que c'est une «femelle dangereuse», raconte Régis, un patient et un prisonnier lui aussi, qui se fait assez régulièrement tabasser par l£ hommes de main du patron.Outre Régis, différen personnages se rendent a chevet de Jacques.Son bourreau (qui a l'haleine nauséabonde, selon Régis) lui susurre des menaces et l'appelle «cher ami».D'autres lui parlent, le menacent, se confessent.Paralysé, Jacques ne peut rien répéter de tout ça à qui que ce soit.Ses visiteurs sont d'une franchise sordide.Égoïstes et cruels, souvent monstrueux, mais terriblement humains.Immenses et répugnants comme certains personnages de tragédie, mais avec le grotesque en plus.Tout se joue dans l'ironie créée par les recoupements entre les récits des différents personnages, qui s'adressent directement à Jacques Lalanne, et donc au lecteur.Les contradictions d'un récit à l'autre, les différentes versions, les ajouts d'information.Peu à peu, Jacques découvre toute l'horreur de ce qui lui est arrivé, et pourquoi c'est arrivé.Et le pourquoi est de plus en plus délirant à mesure que le récit avance.Tellement que ce livre donne la fièvre.C'est un livre terrible et envoûtant, un roman extrêmement efficace, écrit d'une main de maître, d'une écriture qui a l'air toute simple, mais corrosive, mais intelligente, mais fabuleuse.Sans contredit, voilà un auteur à découvrir.Les âmes sensibles préféreront cependant Un amour de Parpot ou Signé Parpot, qui donnent dans une veine moins diabolique.Ce septembre paraîtra aussi Les Ombres d'Hannah, le dernier roman d'Alain Monnier, qui en écrira beaucoup d'autres, espérons-le.1/2 CÔÏÏIARDIN AUmMonm r \u2022 M fi ¦ La IDaison de Rêve LES AILES DE LA MODE A GAGNER! Tirage le 12 octobre 1999 > Tirage au profit des enfants handicapés et défavorises.Lm Maison de Rêve de lm Fondation Ailes de lm Mode sera remise au détenteur de I un des billets de tirage, totalement meublée et décorée, avec en prime aucune taxe ni frais de chauffage, d'électricité et de téléphone pour une période de 5 ans.S ¦ FONDATION AILES DE LA MODE la Maison de Rêve est située au 241, rue Cartier datis le projet le Haut-Saint-Lambert (accessible par Vavenue Victoria et la rue Upper Edison) Les brun te sont /es lundi, jeudi et vendredi, de 1 i h à et le samedi et dimanche, de midi à /\" A Cû3 RfltropoWtiln «UUIT«»MARTINEÀU SIED © «-es Automobiles Popular MAAX fTlKffFlI^ SUMMUM GRANIT ! LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 29 AOÛT 1999 J J ! LES UNS ET LES AUTRES Vingt ans dej a ! lors qu'elle vient tout juste de terminer le tournage du dernier James Bond, Le Monde ne suffit pas, le magazine Studio a fait le point avec Sophie Marceau qui en est à ses vingt ans de carrière.\u2014 Qu'est-ce qui vous plaît dans l'univers de James Bond ?\u2014 Le personnage de Bond lui-même.C'est un homme sympathique, qui ne vous ennuie jamais avec ses problèmes.C'est formidable, non ?Et puis» c'est du spectacle.Uniquement du spectacle.L'humour et l'absurde se mélangent.On y parle de la vie, de l'amour, de la mort, mais avec une certaine distanciation et un humour très anglais.\u2014 C'est difficile pour une actrice française ZOOM , Terence Stamp \u2014 Pour appréhender un rôle, faut-il se mettre des barrières ?J J Non, parce que la façon dont j'ai m m travaillé depuis Fellini est » -île que a \\ je maîtrise toujours ce que je dois maîtriser, je me dois de connaître les grandes lignes du personnage.Entre « action » et * coupez », quand on tourne, je dois croire à ma voix, à mes mouvements, à tous les mots* Je dois croire que ma gorge peut dire ces mots et que mon corps peut faire ces mouvements.Donc, je dois avoir la tète vide.Ensuite ce qui sort, eh bien ça sort.Il y a une énergie très spéciale entre les mots « action » et « coupez », une énergie très forte.CM Live M$ *M>TS Énigme ¦ Fontenelle peut se vanter d'avoir composé la plus courte des énigmes.Une ligne, six mots et tout est dit : Je fus demain, je serai hier.RÉPONSE : fnq.pjnofne » de se faire respecter et d'exister dans une superproduction de 120 millions de dollars ?\u2014 Tout dépend de la relation que vous installez dès le départ avec l'équipe.C'est une grosse machine, mais derrière chaque poste, il y a une personne avec laquelle vous instaurez un rapport particulier.Certes, Il peut y avoir des barrières culturelles mais, à partir du moment où vous êtes étrangère, vous sentez les gens plutôt curieux.Bien sûr, dans une telle structure, vous patientez beaucoup entre les scènes.Vous avez aussi parfois l'impression qu'on ne vous utilise pas assez, que les effets spéciaux sont plus importants que les acteurs, mais ça ne me dérange past.\u2014 Vous dites que le temps est de plus en plus important, est-ce parce que cela vous fait peur par rapport à votre physique ?\u2014 Non, je ne pense pas encore en ces termes.Ça va sans doute venir.Comment passer d'un état à un autre sans prendre de gifles ou de douches froides?Entre ma vie de mère, ma vie de femme et ma vie d'actrice.Entre ce que je dois faire et ce que je veux faire.Il y a quelques jours, par exemple, je suis allée passer le week-end en Pologne, chez moi, pour faire la promotion d'un livre pour enfants dont j'ai écrit les textes.J'étais toute fébrile en partant et en revenant, je quittais Bond, Londres, le cinéma, pour arriver dans notre maison de Varsovie où, après des mois d'absence.Il y avait de la poussière partout.Il fallait que je fasse le ménage.J'avais envie de poser mes valises, de m'installer.Pendant quelques heures, j'ai parlé une autre langue, mangé une autre nourriture, rencontré des gens qui n'ont strictement rien à voir avec le cinéma.Ces changements d'univers sont parfois compliqués à gérer.Sophie Marceau FIAS H Solide dormeur H IB B oody Allen est devenu un so-B^H^B lide dormeur; comme il ve-^MS nait de s'assoupir dans la Ii-^V^V mousinc qui le ramenait à la WK wm maison, le chauffeur voulut le secouer à l'arrivée, mais sa femme Soon-Yi lui fit remarquer qu'il détestait se faire réveiller.Le chauffeur attendit donc près d'une heure avant que son passager ne se réveille de lui-même et quitte la limousine comme s'il venait tout juste d'arriver.Invitée surprise ¦ L'édition américaine de Marie-Claire a proposé à Julia Robert s de reproduire dans la vie l'une des scènes rigolotes de Notting Hill : un dîner entre amis où elle débarque en invitée surprise.L'auteur de l'article, René Chun, se régale à décrire les mâchoires des convives qui tombent quand l'actrice leur tend la main en souriant, se présente et se déclare ravie de les rencontrer.Julia a l'habitude de faire cet effet-là.Elle confesse qu'elle-même perd parfois ses moyens quand elle rencontre une vedette qu'elle admire, comme Anthony Hopklns.Banderas superstar ¦ Un prêtre ( Antonio Banderas ) est envoyé par le Vatican en Terre sainte pour enquêter sur une découverte archéologique de taille, des ossements qui appartiendraient à Jésus-Christ.Le magazine Studio précise que pour embrasser la foi dans The Body, Antonio Banderas touchera son plus gros salaire à ce jour : 12 millions de dollars.Woody Allen Marché conclu ! ¦ Par une journée torride de Los Angeles, pris d'une Irrépressible envie de crème glacée, Drew Carey se précipita au comptoir de produits glacés d'une pharmacie pour prendre une barre glacée.Arrivé à la caisse, il se heurta à une queue d'une vingtaine de personnes.« Si j'offre de la crème glacée à tout le monde, pourrai-je passer avant vous ?» leur proposa-t-il.Ce fut marché conclu.Scorsese, biographe ¦ Llv Tyler devrait entacher quelque peu son image virginale en interprétant la pin-up scandaleuse des années cinquante, Betty Page dans un film de Martin Scorsese.Une biographie pour le cinéaste, qui planche déjà sur la vie de Dean Martin, des Rolling Stones, et celle du financier du Vatican assassiné, Michèle Sindona.Ledoyen-Puccini ¦ Après The Beach.Virginie Ledoyen continue sa carrière internationale.Elle a accepté d'être l'héroïne de Cccilia, l'histoire d'une folle passion entre une jeune femme volontaire et indépendante, fascinée par l'opéra, et le compositeur italien Giacomo Puccini, qui sera interprété par Jeremy Irons.Express ¦ À l'occasion de la tournée de promotion que fait Liam Neeson pour Hantise, il a fait savoir par écrit aux journalistes qu'il ne répondra à aucune question sur sa femme et ses enfants, non plus que sur ses anciennes aventures amoureuses.Francis Ford Cop-pola s'est promis de terminer deux scénarios d'ici la fin de l'année : la comédie musicale The Big Kahoona et Mayalopoulos qui s'inscrirait dans la veine d'Apocalypse Now.Alors qu'une jolie journaliste l'interviewait dans une suite d'un hôtel de New York, tout attendri, Kevin Costner prit le téléphone pour entreprendre les réservations en vue d'amener la jeune fille à l'extérieur de la ville pour une projection privée de For tin Love of the Game.Comme elle lui faisait remarquer qu'elle était mariée, Costner répondit : « Tu n'as qu'à laisser ton mari à la maison l » Elle a refusé l'invitation.SOURCES : Star, People, Studio, Movieliuc tOP-CO** ¦ Scan Connery, Anthony Hopklns, Antonio Banderas et Liam Neeson, les quatre acteurs qui ont été mes partenaires récents ont tous un point en commun : ils se ressemblent par le fait qu'ils ne cherchent jamais à vous intimider.Au contraire, ils font tout leur possible pour vous mettre à l'aise et vous aider.Ce ne sont pas seulement des acteurs formidables, mais des hommes d'une qualité exceptionnelle.____- _ ^ _ Catherine Zeta Jones B II y a des moments dans une carrière d'acteur où l'on croit qu'on ne retrouvera jamais un bon rôle.C'est déstabilisant.A Walk on the Moon est arrivé quand je commençais un peu à désespérer.Heureusement pour moi, j'ai un enfant qui me comble, et je trouve la sérénité dans ma pratique quotidienne du yoga._a Diane Lane ¦ On me demande souvent quels sont les conseils que je donnerais à une jeune actrice d'aujourd'hui.Elles n'en ont pas besoin.Elles ont toutes l'air tellement sûres d'elles ! _ .Sophia Loren ¦ On a la vie que l'on mérite, mais je ne sacrifierai jamais ma liberté à mon métier.C'est trop cher payer l _ _ r K Julia Roberts VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Louise Cousineau 7:30 CES - Grand Prix de Belgique Jacques Villeneuve a perdu une roue vendredi, ce qui augure encore bien mal.En l'absence de Michael, Mika et Eddie devraient se partager les honneurs.On reste couchés?19:30 O- Les Couche-tôt en vacances Je n'ai pas vu cette émission de l'été.Les enfants grandissent-ils bien?20.00 O - Les Colocs déménagent Un groupe amusant reçoit une bande de musiciens.On ne devrait pas s'ennuyer.20:00 CD - Les Mordus- Spécial artistes Pour marquer le début de la saison, André Robltaille reçoit deux équipes de trois artistes: Martin Drainville, Luce Dufault, Guy A.Lepage.Mario Pelchat, Stéphane Rousseau et Julie Snyder.20:00 fD - Des hommes d'honneur Un bon film d'armée qui a gagné l'Oscar du meilleur film en 92.Un procès auquel participent Tom Cruise, Demi Moore et Jack Nicholson.23 00 O - Cet obscur objet du désir Finir une soirée avec Bunuel, surtout dans ce film surréaliste avec Fernando Rey et Carole Bouquet, est un délice Laissez-vous aller.( CANAUX 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 CF VD eu o1 99(31 Bons Baisers d'Amérique O1 Clrtfma} OURAGAN SU* MIAMI (5) avec Ted Wass Brynn Trttyer cbc ABC fB cbs CD NBCGD a 4 s bravo cAstetv.CANALD QMN DISC.FAMILY CH FOX GLOBAL HtSTORY LIFE RDI RDS SKOWCASE TELETOON ,e soir .eTVA Découverte / Réchauffement de la planète La vie est un sc-01 ftMSW Les Francs-tireurs Les Coucne-tôt en vacances M«nséne / La Béte avec William Petersen.Karen SMas (3/4) En pleine nature FldM îravel.Travel News Felicity Track and Field / World Aîhletics Championships News SttMy Homes World News World News Friends Les Beaux Dimanches / Les Colocs déménagent Les Mordus - Spécial Artistes Les Beaux Dimanches / Km Te Kanawa: voix des antipodes Le Téléfoumal Sport (22:33) Cinéma/MOI PAPA?(5) avec Hugh Gram jutemi* Moore Le plaisir croît avec l'usage./ Normand Bratnwaite Arts et Spectacles / Citizen Bames - Un rêve américain Dnétna; CET OBSCUR OBJET OU DéSIR (3) ?vec ftey Le TVA.éd lion réseau Sports (2324)/ Loteries (23 40) Or*ma ; TOUS LES MATINS DU M030E (3* avec Jean-Pierre Marte».Anne 9rocîiet (2£3*) Cinéma /DES HOMMES DHONNtU* (4) avec Tom Cruisc.Demi Moore Touched by an Angel Who Wants to be a Millionaire?Cinéma t CRIME IN C0NNECTICUT: THE ST0RY OF ALEX KELLY (6) avec Marmew Stettle.Casskly Rat» Le Grand Journal Cinéma / N0AH S AHK r5) avec J.Voigtt.M.Steenburoen (1/?) ùmma \u2022 H0NEY, WE SHRUNK OUfiSELVES IUKE (3) avec Paul Nmotuti ;\\rr» Eîv*; The Great Performances Dowtuwn Exp nsectia WorWViOW itsyourMoney Juste pour nre Bus.Unusual Arts & Mrnds Touched by an Angel You Asked for It Nature / Joy of Pkjs Evening at Pops Who Wants to be a Milionaire?Sunday Report The Practice Cméma / ELLEN FOSTEft (5) aw Jerta MaJone red t evtnt Cuiéma/ CRUEL JUSTICE avec A Martinet N«clo Aycox Fronthne / The Farmer s Wïfe (2/3) The Newport Jazz Festival The Wild Ride of Outlaw Bikers Alex CoMUe: Spiendour of Order Controversy Horticulture les Années Mode / Les Dessous CNN Sunday Science of the Impossible Franklin Moviestars WiidemessJmi UtttetukiShow For your Love Talkmg Heads Turntng Points Backyard Real Famil»es MuchMegal irts D Crue Plané* World New» Box-OfHot Duo: BngMmm Money Show Toute une époque / Histoire Culturisme: 0c 8porti30Mag Grand IHuskxis Clarifia Sports Toraght Vict Krtchen it or not King of the Hill 60 MkHÉM The Canadians / Mackenzie Trendsportmg Foodessence CombatZone Le Décompte Musiqu^Plus Ed Sullivan Pop up vidéo TneAwfulTruth Pi publique 90 Le Goût du monde / Le BordrtÉl CNN & Time Sunday Showease / Napoléon.Great Perl CTVNews Undercurrents Mmm Çtnéma/S8£ W0UE M) Puise / Sports Nitlon's/Reflec.Ace HoMywood ER Viper Mystery! / Otrveri Travail (2/4) World News C*nértw 8 11 45 13 22 21 23 20 The Wikj Ride of Outlaw Bikers Cncma / THE LAST DETAIL (3) avec Jack Nicholson.Ot» Ycung Reflets Parole et Vie Biographies / Denise Pelletier Perspective / Dymo,.TeBtheStory Sunday SrtowcaN/Roating infemo Cinéma / TUWéER AND H00CH (5) avec Toni Hante 24 38 Crr*rui THE POSTMAN. Hu?nette Rober?e Au cours des dernières années, le Festival des films du monde a pris l'habitude de consacrer une set lion spéciale à une cinémato-graphie qui lui semble mériter une attention particulière.Après les cinémas russe, iranien el coréen, le 23e FFM propose cette année Regard sur le cinéma irlandais.Au menu, 17 productions, soit quatre courts et 13 longs métrages, dont les deux premiers.Le Dernier Mot et The Last September, ont fait salle comble depuis le début de l'événement et gardent l'affiche aujourd'hui.Depuis la renaissance en 1993 du Bord Scannan na héireann (l'Office du film irlandais), dont i'abolition en 1986 avait plongé les créateurs dans une désolante pénurie de subventions, le cinéma irlandais se dit en plein essor.On sait le succès phénoménal qu'ont connu à l'échelle mondiale My Lcft Foot, de Jim Sheridan, et Crying Game, de Neil Jordan, oeuvres difficilement comparables quant au genre, mais où l'humour irlandais, très spécifique et pour ainsi dire vital, arrive tout de même à transcender le quotidien le plus noir et douloureux.JLes premiers longs métrages de la section Regard sur le cinéma irlandais au Festival, eu l'occurrence Le Dernier Mot (The Last Word), de; Sébastien Grall, et The Last September, de Deborah Warner, nous transportent aussi dans des univers aux antipodes.Le Dernier Mot Charmante comédie au sujet on ne peut plus actuel, à savoir un amour né sur Internet, Le Dernier Mot, coproduction Irlande-France, pourrait être un « film de femme » au bon sens du terme : tendre, romantique, tou- m m, m \u2022v j % The Last September marque la fin de l'époque, dans les années 20, de la grande aristocratie british en Irlande du Sud.chant et pas bête du tout.C'est un film de gars, et on ne peut que s'en réjouir.Son héros central, le gentil et timide Nicolas, 17 ans, s'est lié sur Internet avec Cyn-thia, une jeune Irlandaise de son âge.Mais s'il s'exprime avec aisance sur son clavier, l'adolescent souffre d'un bégaiement catastrophique, au point qu'il ne peut communi- quer avec ses proches qu'à l'aide d'une craie et d'un petit tableau.Sa crainte ?Que Cyn-thia téléphone, ou pis encore, décide de venir le visiter à Paris.Ce qui, bien sûr, arrivera.Au téléphone et à l'accueil, le frère de Nicolas, ce voyou de Bertrand, le remplacera auprès de la belle.Vous devinez déjà que c'est le bègue qui aura le dernier mot (du ti- tre).Mais qu'importe ! Le charme du film tient au jeu parfaitement naturel des jeunes interprètes inconnus et aux répliques de la Girardot (because la coproduction), dans un emploi à sa mesure, celui d'une vieille chipie sentimentale et imbibée, qui deviendra la confidente de Nicolas et l'aidera à vaincre son handicap.The Last September Tableau de l'aristocratie britannique décadente en Irlande du Sud en 1920, The Last September pourrait être un film de gars, satirique et parfois violent.Or, c'est un film de femmes, adapté du roman d'Eiizabeth Bo-wen, produit par Yvonne Thunder et mis en scène par Deborah Warner.Un film qui raconte non pas la fin du monde mais, comme l'indique en exergue la réalisatrice, la fin d'une époque, qui a duré des siècles.Lois Farquar (Keeley Hawes), l'héroïne centrale, est une jeune fille de 19 ans, qui devient femme dans un lieu et à un moment bien mal choisis.Poursuivant leur lutte pour l'indépendance commencée avec le soulèvement de 1916, les jeunes Irlandais de souche s'impliquent dans des combats à petite échelle, mais néanmoins meurtriers, contre l'armée britannique.Dans leur domaine à la campagne, où se croisent domestiques, parents et invités.Sir Richard Naylor et sa femme.Lad y Myra, interprétés par les excellents vétérans Michael Gambon et Maggie Smith, font tout ce qu'ils peuvent pour préserver la vie « normale », tissée de conversations anodines, de menues vacheries et de parties de tennis.Mais tous savent que la fin est proche.Climat navrant, traversé heureusement par des éclairs d'humour qui provoquent le rire en salle.Jane Birkin, dans un rôle peu flatteur, et Lambert Wilson, sont également de la distribution.Bibi Andersson, la grande dame du jury PHOTO ROBERT SKINNER.La Presse C Louis Massicotte, James Orr, George Cosmatos, Jim Cruickshank et Ted Kotcheff vont installer la maison High Five Entertainment à Montréal.Hollywood à Montréal + Marie-Claude Girard Cinq réalisateurs et producteurs canadiens travaillant depuis plusieurs années à Hollywood ont décidé d'implanter à Montréal une maison de production de films destinés au marché américain et international, un petit Hollywood en sol québécois.High Five Entertainment compte tourner ici des films d'environ 10 millions qui seront distribués d'abord aux États-Unis et au Canada.Le groupe compte aussi produire pour la télévision et Internet, à l'aide d'une nouvelle technologie récemment brevetée.Comme d'autres productions américaines, le projet Un pont vers Hollywood cherche à profiter des coûts de tournage moins élevés au Canada.Parce qu'elle est canadienne, l'entreprise pourrait aussi bénéficier d'autres avantages et programmes.Quatre des cinq fondateurs sont connus pour avoir produit, scéna- risé ou réalisé de nombreux films commerciaux.Ted Kotcheff (Wee-kend at Bemie's, Rambo : First Blood, L'Apprentissage de Duddy Kravitz) ; James Orr et Jim Cruickshank (Father of the Bride I et IL Three Men and a Baby) ; George P.Cosmatos, (Tombstone, Cobra, Rambo : First Blood II).Quant à Louis A.Massicotte, il a participé à la production de plusieurs films et émissions.Il supervisera les projets et activités quotidiennes de High Five Entertainment.« Montréal représente non seulement un endroit où les équipes et les infrastructures sont extraordinaires, mais également un endroit qui « offre » des possibilités avec les Américains, distributeurs de nos produits, et également avec l'Europe », a déclaré M.Massicotte, au cours d'une conférence organisée en marge du Festival des films du monde.Avant de s'implanter officiellement, le groupe attend l'engagement d'un partenaire financier lié à la distribution.Mais on est confiant d'arriver très rapidement à une entente, note M.Massicotte.High Five compte produire de deux à trois films par année, quelques émissions de télé et des produits pour Internet.Il a déjà en banque huit scénarios et une quinzaine d'idées de séries télévisées.En distribuant leurs films aux États-Unis, ils ne craignent pas de faire les frais de la grogne provoquée là-bas par le départ de nombreuses productions vers des cieux moins onéreux.« Hollywood n'est pas en guerre.Il y a des unions qui sont en guerre.Mais la tendance est irréversible », note M.Massicotte.Les studios et chaînes de télévision sont très heureux de pouvoir produire des films « de qualité internationale » à moindre coût, dit-il.« Les Américains ont toujours considéré le Canada comme un do-mestic market, souligne pour sa part Serge Losique, le patron du FFM.Où est le problème si aujourd'hui les Canadiens se i éveil lent pour, comment dirais-je, produire des films américains ici au Canada ?» Luc Pcrreault La présidente du jury du 23e Festival des films du monde débarquait à Montréal jeudi soir nimbée de tout un passé prestigieux.En voyant approcher, ce matin-là, cette petite dame vêtue de son tailleur turquoise, toujours belle même avec ses lunettes, impossible de ne pas réaliser qu'une légende vivante avance à votre rencontre.Bibi Andersson a incarné à une certaine époque la quintessence du métier d'actrice.Avec Persona, Les Fraises sauvages et Le Septième Sceau, pour ne nommer que trois de ses films, elle a imposé une facette nouvelle de la féminité à l'écran.Bien des actrices, à une époque, reconnaissaient en Bibi Andersson leur idole de jeunesse.« Je suis très fière d'avoir joué dans autant de films de Bergman », avoue-t-elle spontanément.Pour ajouter avec une nuance de regret : « Malheureusement, il ne me demande pas de réaliser un de ses scénarios.» En plus d'une riche carrière d'actrice, Bibi Andersson a également mis en scènes plusieurs pièces de théâtre.Ces quinze dernières années, elle a surtout joué sur la scène à Stockholm.Mais elle participait encore récemment à un film en Suède.Il ne s'agit pas de son premier passage à Montréal.Il y a plus de 30 ans, elle y tournait dans Quintet sous la direction de Robert Altman.Elle se souvient encore qu'on y mangeait bien même s'il faisait un froid de canard.Film de science-fiction, Quintet avait pour thème le froid.« Mais on était bien habillés.» Elle regrette que ce film n'ait pas tellement eu de succès.Même si ce n'est pas la première fois qu'elle participe à un jury organisé dans le cadre d'un festival de films, le fait d'en être la présidente constitue pour elle une première, bien qu'elle ait déjà été présidente d'un jury, à Québec, mais c'était à l'occasion d'un festival de théâtre.« Je suis complètement innocente, plaide-t-elle.Je ne connais pas les films.J'essaie d'étudier le programme.Je ne connais pas les autres membres du jury.On verra ! » Quant aux films, elle adore en bloc.Elle affirme ne pas avoir un jugement tranchant.Mais quand c'est bon, elle apprécie.Simple déformation professionnelle, elle s'intéresse avant tout au jeu des interprètes.« J'apprécie les bons acteurs parce que je sais que c'est un métier difficile.Bien sûr, je peux être très ennuyée quand c'est mal joué, ce qui arrive souvent.Mais j'ai pu constater avec les années que ce qui est bon est habituellement honnête.» PHOTO MICHEL GRAVEL.Lê Presse O Bibi Andersson LA PRESSE A VU POUR VOUS BERESINA OR THE LAST DAYS OF SWITZERLAND ¦ Que voilà une agréable surprise ! D'autant que le ton de cette comédie satirique tranche nettement sur celui que privilégiait Daniel Schmid dans des oeuvres comme Hécate, Je-natsch ou Hors-saison.Le cinéaste suisse s'attarde ici à révéler la corruption qui gagne tous les échelons de la vie politique et financière helvète.Pour ce faire, il lance dans la mêlée une jeune Russe naïve qui n'avait qu'une vision idyllique d'un pays reconnu pour la beauté de ses montagnes, son gruyère, ses montres et sou chocolat.Prête à tout pour obtenir la citoyenneté de la Confédération helvétique« la belle Irina (Elena Pa-nova) s'acoquine avec des fonctionnaires, militaires, et banquiers aux fantasmes libidineux qui.tous, lui promettent, en retour de faveurs sexuelles, la sanction ws autorités.Tout n'est pas d'égale valeur dans ce portrait très grinçant, mais le dénouement du récit, aussi étonnant que jouissif, vaut à lui seul le déplacement.\u2014 M'A.L.Aujourd'hui 13 h 20 au Parisien 4 ; demain 22 h à l'Impérial ; mardi 16 h au Parisien 4.THE PERSONALS ¦ La conception que se font les humains du bonheur, peu importe le coin de planète qu'ils habitent, semble obligatoirement passer pas le désir de vivre une grande liaison amoureuse.Dans The Personah, un film taï-wanais des plus sympathiques, réalisé par Chen Kuo-fu, cette quête nous est exposée à travers une série de rencontres, toutes provoquées par une femme qui, après une rupture sentimentale, a décftfé de placer une petite annonce dans un journal afin de trouver un nouveau compagnon.Âgée d'une trentaine d'années.Du Jian-zhen a toutefois tenu à ne pas voir les photos de ses correspondants, histoire de garder intact le plaisir de la découverte.Tous les candidats (et ils sont nombreux) défilent ainsi en une série de vignettes parfois drôles, parfois touchantes, révélatrices en tout cas du profond désarroi existentiel dans lequel se trouve une bonne partie de l'humanité.À découvrir.\u2014 M'A.L.Aujourd'hui 12 h 30 au Complexe Desjardins 2 ; demain 21 h au Complexe Desjardins 2.AH, HARU / WAIT AND SEE ¦ I ' inéaste japonais Shinji Somai, qui réalise des films depuis une vingtaine d'années, a marque lA einématographie nipponne au point de donner son nom à un style.Souvent caractérisé par des plans-séquences, le style « Somai » est même enseigné dans les écoles de cinéma au Japon, apprend-t-on dans la biographie du cinéaste.Son plus récent film.Ah.Haru (Ah, Le printemps !) se distingue par des images d'une très grande beauté.On ne décèle par contre pas beaucoup d'originalité dans un récit au cours duquel un jeune financier voit sa vie complètement chamboulée par la récession.Et aussi par l'arrivée d'un père qu'il n'a jamais connu.Signalons la présentation au même programme de To Speak, un court métrage belge d'Erik Lamens, dans lequel un jeune homme, aux prises avec des difficultés d'élocution.revoit des moments traumatisants qui ont marqué sa jeunesse.Percutant.\u2014 M.-A.C\\ Aujourd'hui 17 h 40 au Parisicy 4 ; mardi 18 h 10 rVrn Parisien 4 ; samedi 9 li au Parisien 4.V \u2022 * « 7LP0701B0829 B 7 dimanche ARTS 7LP0701B0829 ZALLCALL 67 01:08:53 08/31/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 29 AOÛT 1999 B 7 SOUVENIRS INTIMES La tigresse dégriffée Jean Beaudin était nerveux hier matin au moment de présenter Souvenirs intimes.Absent du grand écran depuis sept ans, il n\u2019en incarne pas moins une idée d\u2019excellence dans le cinéma québécois.Le problème pour lui comme pour d\u2019autres consiste à se renouveler.Il a beaucoup fignolé son dernier film tiré d\u2019un roman de Monique Proulx, trop peut-être.Un certain esthétisme en gâche la fraîcheur.Ces inserts, par exemple, en noir et blanc qui ponctuent l\u2019action et qu\u2019on croirait repris de Being at home with Claude.Et ce cliché du loft \u2014 car c\u2019en est un \u2014 qu\u2019on dirait piqué à Binamé.Son film m\u2019a rappelé L\u2019Été meurtrier.Vous vous souvenez d\u2019Adjani incarnant une folle, que dis-je, une tigresse animée par un seul désir : se venger des hommes qui l\u2019avaient violée.Souvenirs intimes aurait pu, en hommage à Jean Becker, s\u2019intituler L\u2019Hiver vengeur.Car ici, la vengeance est un plat qui se mange froid.D\u2019abord, parce que cette vengeance, différée pendant 18 ans, a eu le temps de refroidir.Mais aussi à cause de la saison où l\u2019action se déroule : Montréal figée dans la neige à -30 degrés, avec la ville au ralenti et jusqu\u2019aux humains dont les souvenirs paraissent cristallisés.Il y a beaucoup de haine dans le personnage qu\u2019incarne Pascale Bussières.Dans la peau de Lucie, elle aussi tient de la tigresse.Elle déploie tous ses charmes et son grand talent pour séduire au téléphone l\u2019homme (Max) à qui elle n\u2019a jamais pardonné.Tout ce jeu n\u2019a qu\u2019un but : guérir une blessure qui a laissé de profondes cicatrices et amener Max à souffrir à son tour.Mais à la fin, une fois le dispositif de la vengeance bien dressé, le massacre attendu n\u2019aura pas lieu.On dirait que la tigresse s\u2019est laissé dégriffer.En Max, James Hyndman sert de cible à Lucie, un rôle qu\u2019il campe d\u2019ailleurs avec finesse et compassion.Peintre de son métier, doux comme un agneau, cet homme a peut-être dans le passé commis un geste ignoble, mais un accident d\u2019auto, en le rendant paraplégique, l\u2019a aussi rendu généreux et attentif aux autres, non sans l\u2019avoir du même coup complètement émasculé.(Triste image, en passant, du mâle québécois.) En fait, ce n\u2019est pas tant le pardon de Lucie auquel il aura droit que sa pitié.Même si Pascale Bussières en met beaucoup et que Hyndman se trouve constamment au coeur de l\u2019action, ce sont souvent des scènes sans grand rapport avec le thème de la vengeance qui accrochent le plus.Chaque apparition de Louise Portal, par exemple, arrache une larme (même si Hyndman y est pour beaucoup).En Pauline, Louise Portal joue la mère adoptive de Laurel (Pierre-Luc Brillant), un jeune homme que des liens très oedipiens avec les personnages principaux vont précipiter au coeur de l\u2019action.Dans un rôle de composition assez sympathique, Yves Jacques campe de son côté un sculpteur à l\u2019ego hypertrophié.Marcel Sabourin en médecin a un rôle bref mais touchant.Michel Charette fait un doux arriéré qui ne ferait pas de mal à une mouche.Quant à Jacynthe René, le modèle qui pose pour Max, elle ne dévoile pas que ses charmes mais aussi une fragilité qui sied à son personnage.Jean Beaudin a voulu, de son propre aveu, faire un thriller psychologique.Mais son intrigue paraît souvent prévisible.Souvenirs intimes charrie hélas ! parfois une impression de déjà vu.Son originalité, finalement, ce qui sauve le film du déjà vu, c\u2019est toute cette chair autour de l\u2019os que Beaudin a su préserver : une direction d\u2019acteurs étonnante, ce souci du détail, cette vision d\u2019une ville chaleureuse malgré le froid.COMPÉTITION OFFICIELLE Pascale Bussières et James Hyndman.LA VILLE DES PRODIGES Coup double La ville dont le prince est un escroc Olivier Martinez est de passage à Montréal afin d\u2019accompagner deux films : La Ville des prodiges, une coproduction franco-hispano-portugaise réalisée par Mario Camus, inscrite en compétition officielle ; et La Taule d\u2019Alain Robak, une comédie noire dont l\u2019intrigue se déroule dans une prison.Dans ce film, où Martinez a Claude Brasseur et Bernard Lecoq pour partenaires, il incarne un détenu qui, à cause de son mutisme, provoquera bien des soubresauts à l\u2019intérieur des murs de l\u2019institution carcérale.« Je n\u2019ai pas du tout considéré ce rôle comme un défi particulier à relever, explique-t-il.Je n\u2019ai même pas pensé au fait que le personnage ne parlait pas.À vrai dire, je ne m\u2019en rends compte que maintenant.Parce que tous les journalistes y font allusion.Mais pour moi, l\u2019interprétation d\u2019un rôle n\u2019a rien à voir avec la parole.« Dans mon esprit, ce type a la possibilité de parler.Son mutisme découle plus d\u2019un refus que d\u2019un handicap.C\u2019est du moins la manière avec laquelle j\u2019ai intérieurement abordé le personnage.Mon jeu aurait été tout à fait différent si j\u2019avais pensé le contraire.» Quand à son rôle de paysan dans La Ville des prodiges, Martinez affirme avoir été d\u2019autant plus heureux de participer à cette fresque catalane qu\u2019elle lui permettait de visiter une culture avec laquelle il a beaucoup d\u2019affinités.On a de l\u2019espagnol dans la famille.Se disant très peu spectateur des films dans lesquels il joue (« Je les vois à travers le regard des autres »), celui qui a incarné le héros romantique du Hussard sur le toit, le roman de Jean Giono que Jean-Paul Rappeneau a porté à l\u2019écran, se soumet volontiers à la vision des metteurs en scène avec lesquels il travaille.« À partir du moment où j\u2019accepte de m\u2019engager dans un film, je me dois d\u2019accepter aussi le regard de celui qui apposera sa signature.Ça fait partie du jeu.En revanche, cette vision relève entièrement de la responsabilité du cinéaste.» D\u2019autant plus que Martinez évite les situations conflictuelles.« C\u2019est mieux pour tout le monde.Chez les acteurs, il y a ceux qui ont besoin d\u2019être stimulés par des affrontements, et ceux qui ont besoin de calme pour bien faire leur travail.J\u2019appartiens à la deuxième catégorie.Cela dit, je préfère quand même, à choisir, faire un beau film avec des gens que je n\u2019aime pas, plutôt qu\u2019un mauvais film avec des gens que j\u2019adore ! » On reconnaît là l\u2019esprit du battant, celui du jeune homme que rien ne destinait au métier d\u2019acteur.« C\u2019était plutôt mal parti, ouais.» Il a en effet 22 ans (et aucun projet) lorsque des copains l\u2019intriguent en lui parlant de théâtre.Il suit la classe libre du cours Florent (avec Francis Huster), intègre les rangs du Conservatoire d\u2019art dramatique, et se fait ensuite remarquer par le directeur du casting d\u2019IP5, un film que s\u2019apprête alors à réaliser Jean-Jacques Beinex avec Yves Montand.« L\u2019avantage de ne rien faire, c\u2019est qu\u2019on a le temps de tout faire ! » dira-t-il, laissant sous entendre qu\u2019un horaire chargé ne lui aurait peut être jamais permis à l\u2019époque de se laisser guider au gré des rencontres et des circonstances.Remarquez que même si sa carrière est aujourd\u2019hui très bien remplie (« Je n\u2019aurais pas le temps de me lancer dans la mise en scène, je suis trop occupé »), Martinez s\u2019abandonne encore volontiers aux imprévus.L\u2019acteur passe d\u2019ailleurs pas mal de temps en Amérique actuellement.Il tourne en effet dans le nouveau film de Julian Schnabel, l\u2019artiste à qui l\u2019on doit le film Basquiat.Olivier Martinez y incarne un exilé cubain dans une histoire qu\u2019il qualifiera simplement d\u2019« intense ».« Je ne pourrais même pas vous dire qui sont les acteurs qui me donnent la réplique, la distribution est trop imposante ! » En compétition, hier, Mario Camus nous offrait une pièce de résistance.Cette ville des prodiges qu\u2019évoque le titre de son film, c\u2019est Barcelone.Dans une fresque de plus de deux heures et demie, le vétéran du cinéma espagnol a cherché à reconstituer l\u2019atmosphère régnant dans cette ville entre 1888, veille de l\u2019Exposition universelle, et la Première Guerre mondiale.L\u2019esprit de Barcelone, Camus a tenté de l\u2019incarner à travers le personnage d\u2019Onofre Bouvila (Olivier Martinez).Ce jeune homme débarque dans la capitale catalane bien décidé à faire fortune et à venger son père, un idéaliste qui, faute de réaliser son rêve de richesse, a fini par gâcher le repos de sa famille.Mais le destin d\u2019Onofre est complexe.Il tombe d\u2019abord amoureux de Delfina, la fille de l\u2019aubergiste chez qui il loge.Celle-ci l\u2019entraîne dans le mouvement anarchiste qui prépare dans l\u2019ombre une révolution ouvrière.Évitant de justesse le peloton d\u2019exécution, Onofre comprend que sa survie dépend de son habileté à louvoyer.Revenant à son premier objectif, s\u2019enrichir, il va donc s\u2019engager comme homme de main pour le compte d\u2019un des caïds de la ville.Il entreprend alors une ascension qui le mènera jusqu\u2019au sommet.Quant à la belle Delfina, séduite à son corps défendant, elle résistera longtemps à ses avances.Le film révèle tout un passé de Barcelone dont on ne soupçonnerait pas la richesse.Par exemple, ces bandes rivales que décrit Camus et qui se font la guerre évoquent un univers mafieux qui n\u2019est pas sans rappeler certains films de Coppola.Camus trouve souvent des formules élégantes pour décrire la misère du peuple et le cynisme des possédants.Ainsi, la séquence au cours de laquelle Onofre échappe au peloton d\u2019exécution laisse le spectateur à bout de souffle.De même, au milieu des multiples coups d\u2019éclat du personnage principal pour s\u2019imposer, on sera parfois témoin de scènes dégoûtantes.Par son abattage et sa présence, Olivier Martinez pourrait se révéler un candidat idéal au prix d\u2019interprétation masculine.Quant à la belle Emma Suarez dans le rôle de Delfina, son jeu effacé se veut fidèle à l\u2019esprit de son personnage de femme constamment tenu en retrait.À la fois fresque historique, étude de moeurs, portrait d\u2019une ville et drame d\u2019amour, La Ville des prodiges est une oeuvre ambitieuse mais malheureusement gâchée par son caractère un peu trop touffu.Certains personnages secondaires sont à peine esquissés et leur nombre nuit à la clarté du propos.Malgré la longueur du film, on a l\u2019impression que Camus a tourné certains coins ronds et qu\u2019il a cherché à synthétiser un matériel qui, idéalement, aurait pu être mieux exploité dans une télésérie.Mais on se souviendra longtemps d\u2019Onofre Bouvila.COMPÉTITION OFFICIELLE Olivier Martinez Tous les films! Voyez l\u2019horaire des films à l\u2019affiche du FFM aujourd\u2019hui en page B10.2771332 B 8 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 29 AOÛT 1999 Cranberrie Olivier Ulande coilibontion spéciale photo robert skinner.Lê, e ¦ v.Le nouveau visage de MusiquePlus Nabic-Alexandre Chartier est sorti vainqueur hier du concours organisé par MusiquePlus pour se trouver un nouveau VJ.L'heureux élu a eu la faveur du public et du jury à l'issue d'une finale en direct qui l'opposait à quatre autres candidats.Son contrat avec la station de télé est d'un an.Le concours a commencé à la fin mai et a suscité la candidature de 613 personnes d'un peu partout au Québec.LE MEILLEUR ENDROIT POUR VOIR LES MEILLEURS FILMS! 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(Gj f.000004.00- 700-9.00Lun-Jmu 700*00 (X) HANTISE (13*) 3.45-945lun-Jeu 9.45 (X) INSPECTEUR GADGET (G) 100-2 45- 4 30-6:15-8.00Lun-Jmu 7.00 (X) L'AFFAIRE THOMAS CROWN (G) 1:15 \u20227:13 (urvJfctf 7:15 (X) LA MARIES EST RM FUITE (Gj 1:15-3 45-7:159.45 Lun-Jmu 7:15*46 (X) LE SEANT 01FRR (G) SamOtm 12 30-2:154 O0-5 45 (X) LS SIXIEME SENES (13 1 f(W 40- 7:10-9.40 Lun-Jmu 7:10*40 (X) LE 1 3IEME GUERRIER(13+) 1.O0-3.O51 -5 10-7.15920 turvJeu 7 15-920 (X) LES SUPPOSES HEROS (G/9.45 tua-Jeu 925 (X) MICKEY BELLE GUEULE (Gj 1.000061 ¦5:10-7:15-9:20 Lun-Jmu 7:15*30 / »20O-15-6 10-705900LurxANr^u (X) LES SUPPOSES HEROS (G) 3 35-705- 935IBBJBB 7.05-935 (X) LES YEUX GRANDS FERMES (13* J MEGA-PLEX TASCHEREAU 18 0«R\u20acAU 915 (X) BOWFINOERIV.F.) (G) 1.00-3006.00- 7 O0-9O0 Lun-Jmu 700*00 (X) HANTISE (13+) 3 45-9.45 Lun-Jmu 946 (X) INSPECTEUR 0 AD SUT (G) 1.00-2 45 4 30-â 15-6 00 Lun-Jeu 7.00 (X) L'AFFAIRE THOMAS CROWN (G) 1 15 -7.15 tun-Jeu 7:15 (X) LA MARIEE EST RM PUITS (G) 1:15-3 457 f 59.45 Lun-Jeu 7.15945 (X) LE GEANT OB FBR (G) SarryDtm 12 30-2 15-4.00-5 45 (X) LE SIXIEME SBNSS(13-f /110-3 40- 7 10-9 40 Lun-Jmu 7 10*40 (X) LE 13IEME GUERRIER(13+) 100-3061 -5 10-7.15920a*vj«u 7:15*30 (X) LES SUPPOSES HEROS (G) 9.45 Lun- 'PF.NSr7 GRAND, PENSEZ MIGA-PLEX aSO.SG3.ee44 (X) MICKXY BELLE GUBULEIG) 1O0-306 Jmj9:3S ' Oir>7^20UrKN^^920^ (X) STARWARS mm,» 1 y*(G) 130400- ,,w PQ TERREUR BOUS LA MSR(13*7 7.30- |X) ASTERIX A OBELIX CONTRE gjS^l'ftuïïitîL ¦cESARre; 1245-3.O0O 10LunJM«Jeu7 10 Vtî?^3*;f |rX)BOWFINGSR(V.F.)rG; 1.000.005.00 ' ¦7JSSNPS0 LunJUacJeu 7 00-9 00 i DEEP RLUS S8A/13.; 3 459 45 Lun.JSSBl ELVIS ORATTON 2 fGj 125-725 Lun.725 ISMUT713*; 7.00440 FI ISS DE GRADUATION (13 ?/ 7 30- 1 MEGA-PLEX\" SPHERETECH 14 MEGA-PLEX PO NT-VI AU 16 Imi*^.- 450-947-4453 VliESl 35ÛÛ CÔTf-VfBTU 514-745-5544 CROYEZ-V AU PMINOMENI' (G) 100-3 05 (X) A DOG OF -5.10-7 15 LunMmrJmu 7.15 1(13+) 1.050.30-7.05-9 301m 7 05-9 INSPECTOR GADGET (G) 100-245-TW8-E.OD-945 LunMmrJmu 700*00 Tofo DE j LAURFNTEXS PENSEZ GRAND, PENSEZ MIGA-PLEX (X) ASTERIX S OBELIX CONTRE CESAR (G) 1230-2 404.50 LunMmrJmu 7:10 (X) ROWFINGER (G) 103-3006.00-7 00-(X) ROWFINOSR(V.F) (G; 1 0O-3 0O6O0- 900iun.MerJeu 7.00-9 00 7O0-9O0LunMmrJmu 700*00 (X) BROKXDOWN PALACE (G) 706-905 QQ DU OLE Y DO-RIOHT (G) lOOOOO-fl.OO OQ DRE F BLUE SEA(13*J 7.30-9 33 Lun.700-900 LunMmrJmu 700*00 Mer Jeu 9 00 LE 1SIEME GWUWBERTf3*mxVlJ0 ?^ *>,ATTOH » 1 ^71S ^ *^ (X) DU OLE Y DO-RMMTfSf 1G0Oi»d00 50 35-5:10-540-7 15745-920-9.30luo, \"ZîLZL- \u2014\u2014««.r»,\u2014 , ,__-700*00LunMmrJmu700*00 (X)EYES km*Jmu 935 %tiUT(13+)7O0-960Lun.(X) BYSS W4D8 SMUT(13 +) 945LunMmr (X) HANTISB (13*^106O.30-7.O5-9.30Lua ^fS.7 15-745*30*50 (G)Vmr>-0tmMar \\l2-30-2 154 00-545 LB SIXJBME SENSE (131 15-3.45- \\ LunMmrJmu 7:15*46 LES SUPPOSES HEROS (G) 1 15-715 7 15 ¦ lioLSoOWXtlWttrt W\"ll±Uif13*) SRCHSV BELLS GUEULE rGJ 1.00-1 M Ô06O 35O10-5 40-7 157 459jÔ-950Lun.LunMmrJmu 7OS* 36 (X) INSPECTOR GADGET (G; 100-2.45-4.30-5 15-flOOLunJMacMu 7.O0 (X) MICKEY BLUE BYSS (Gj 100036- Mmrjmu 7.05* 30 (X) INSPECTEUR 0ADGRT(G; 10D-2.45-4 30-5 15 ê 00-945 LunMmrJmu 700*00 (X) L'AFFAIRE THOMAS CROWN (G; 1.00 5 40-7 157 45*3Q*MLunMmrJmu 7.15-Q.3Q700-9 30LunMmrJmu 7 00*30 745-9 20*60 (X) LE 13IEM6 GUERRIER (13 100-130 PQ MYSTERY MSN (G; 1050 35706-9:35 1455 106 40-7 15-7 45-9 20-1000 7157 45-9201000 (Gj 3.50-950LunJUer.RUE ARLINGTONffJ.;705940 r Jmu 940 (X) STAR WARS ¦.« (G?12:450 15- 109 40 LunMmrJmu 7 10*40 I STAR WARS mmm « nei(G; 1 130.45 :15-9.45 LunMmrJmu 7 15*45 Idmrjmu 715-746*20-960 (X) LES YEUX GRANDS FERMES (13*; 100-4 00-700-9 50 LunMmrJmu 7 00-960 IX) MICKEY BELLE GUEULE BM 1 00- 1 300 06O 33-5 10-6 40-7 15-7 45 9 20-lOOOLurvMer^u 7 15-7.45 9 20-1000 (X) RUE AAUNOTON (133 45-945lun.Mmrjmu 945 (X) STAR WARS mon 1 (G) 12*5-3 15- iTAAZAN(G;V^vC*nJU(7l 1SO 10OO5 1 ^0-^40 LunMmrJmu 7 10-9 40 i TARJLANru^i (G) V%n-Olm.Mcr 1 20O 15 10 _ BRRRUR SOUS LA MSR(13 105-10-5 15-7 20-9 25 LunMmrJmu 730*36 INIVBRSAL SOLDtBR 2 - f 1 ?1120 fi* 10-7 05-900LunMmrJmu 706*00 OQ STAR WARS.t rw>(Gj 100-3 30 7 00 9 30 LurxMmrJmu 7.00-9:30 PQ TERREUR SOUS LA MSR(13*; 105 3 10-6 16-7 20-925 LunMmrJmu730*36 (X) THE SIXTN SENSE (11 *J 1 150 45-7.-1S-9 451 un.Mme Jmu 7 15*46 (X) RUNAWAY BRIDB (G) 1:10-3:40**0 LurxMmrJmu 7:10-9 40 (X) STAR WARS ¦¦¦¦¦¦ « (G) 1000 30-700] -9 30 ajn.A4v.Jeu 700 9 30 CT11.55 (X) TARZAN (GlV*n-0*n.A4rT 1.20020-6 201 (X) THB IRON OIANT (G/ 12.30-2.15-4 00-5 45 LunMmr.Jmu 7 00 (X) THE SIXTH SENSE (13*j 11SOoSS-7:13-9 45 LunJMerJau 715*46 (X) THE 13TH WARAIOR(13^ 100O05-' 5 10-7 15920LuaA4wjFu 7 15920 (X) THE THOMAS CROWN AFFAIR (G) 100-3 30700*30LunMmrJmu 700*30 (X) UNI VERBAL SOLOIER:THE RETURN | (GJ 1 20O 15-7 06*00LunMmrJ9U 706*00 Les critiques n'ont pas toujours été très tendres à l'endroit des CranbeiTies.D'un autre côté, il faut dire que le quatuor irlandais n'a jamais vraiment fait de détour pour rallier à sa cause les oreilles réfractaires, appliquant systématiquement la même recette de mélodies éthérées et de guitares scintillantes à chaque album depuis leur premier Everybody Else Is Doing It So Why Don 7 We de 1992.Leur plus récent opus, Bury The Hatchet, aurait en effet pu avoir été enregistré quelques semaines après tellement les ingrédients de base sont les mêmes.Les Cranberries, c'est donc une histoire de constance, et les 13 500 fans venus les applaudir au Centre Molson hier le savaient.Avant même que la môme Dolorès ne pointe sa petite robe bleue sur la grosse scène, vers 21 h 20, ceux-ci savaient qu'ils n'auraient pas droit à des tours de chiens savants.Pas d'expérimentations touffues ou de grandes trouvailles musicales.Juste des chansons.Ce que ces 13 500 paires d'oreilles étaient venues chercher, c'était justement un peu de cette constance.Et c'est ce qu'ils ont eu.Et peut-être même un peu plus, puisque contre toute attente, la chanteuse Dolorès O'Riordan (qui tâte aussi la guitare et le clavier) s'avère être une maîtresse de cérémonie tout à fait convenable, ponctuant le set de brèves interventions enthousiastes et de quelques pas de danse devenus sa marque de commerce.Côté choix de chansons, disons simplement qu'avec quatre albums remplis à craquer de tubes et autres classiques, les quatre Irlandais et leurs deux musiciens additionnels n'ont eu aucun mal à faire chanter leur public.On reconnaissait chaque « tu du du tu », chaque « râââ » poussé par la très zen O'Riordan, par ailleurs tout à fait en voix, malgré son trimbre toujours un peu fragile et forcé.Chacune de ces mélodies annonçait une pièce mille fois entendue, à la radio ou dans une fiesta.Nommez-les, elles y étaient, les Littger, Dreams, Ode To Afv Family, Can't Be With Y ou, Zombie, Salvation.On a évidemment eu droit à une bonne dose de pièces du plus ré- photo robert skinner La Pmm 0 Dites « aaaa« : la chanteuse des Cranberries, Dolorès O'Riordan.cent compact Promises, Animal Instinct et plusieurs autres), mais aucune zone de leur carrière n'a été ignorée, sauf peut-être l'album To The FaitHful Departed (1996), dont on n'avait retenu que deux morceaux.Et les bonus ?Une chanson tirée de la trame sonore du film The Devil's Own en lever de rideau, ou encore leur excellente reprise du classique de Fleetwood Mac Go Yonr Own Way un peu plus tard.Le quatuor géorgien Collective Soul, qui nous étaient servis en entrée pour une prestation brève mais sans temps mort, avait également son lot de tubes et suffisamment d'oreille pour y réagir.Sur les planches, pas de doute, c'est le chanteur Ed Roland qui mène la barque.La preuve : la foule ondule au moindre doigt pointé dans sa direction.Et si l'homme daigne sortir son français des grands jours pour lancer des ordres comme « debout » ou « chantez avec moi.1)2 » avant d'entamer un vieux classique du band irlandais (un autre), on obéit sans discuter.Autant de tubes en quelques heures, ça donne une soirée faite de concentré.Bon d'accord, le goût n'est pas subtil, mais c'est toujours bon pour la santé.L'OPÉRA IIRNARD uzan.directeur general et artistique 'le poison fatal de la jalousie\" À Topera, nous nous assurons de ne pas faire de jaloux ! a MONTRÉAL 20eanniversaire OTELLO de GiuvDne Verdi Allo j'écoute ! Il y en a pour tous les goûts : musique, danse et théâtre ! Composez le À travers des extraits et de courts résumes, AMn.anrruteur h CTTT ROCK vousxcrjmpagneàla ,, découverte de nos six proouCDons._ Lune des 6 productions de notre saison 1999 - 2000 : Salome - La Bohème - Otello - Mefistofele le couronnemeint de poppêe - le barbier de séville iH»«» l'hnr.mp «\u2022 «.ujot .i chnwgtmtwl, yuill»i I.lir|thnn(>r a un clnemns pour confirmation.(fVltOI /\"\\ Hydro *0H C-cMMicjiowow\u2014, p\u2014c\u2014Finioosow * .r- ces cmCmas ouno \u2014« m- tes cmCmas auzzo BT.BRUNO»/ DELSONPLAZA»>«a \u2014.| TRdS-RMERES ?[ [ PLAZA REPPiTIONy^l | VALLEYFIELD ?! FSANÇAiU OC \u2022 tONAWAT SS0C \u2022) /\\ p f | Ç | g | C0HSULTI2 LES GUIDES HORAIRES DES CINEMA j m\u2014 FAAKMM PtAVf US f\u2014 KMJOUS FtATSWS i ¦-' AMTXM FtAYmS \u2014» t\u2014 FAMOtW FVAV1FIS-| 1 PARAMOUNT^ 1 LOEWS |[fi^RA^t^rr^rUYBBtg^| C->AA
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