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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-09-18, Collections de BAnQ.

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[" 6SA0102A0918 Page A1/18sept.6SA0101A0918 ZALLCALL 67 14:13:47 09/18/99 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, R samedi 18 septembre 1999 2$ TAXES EN SUS ÎLES - DE - LA - MADELEINE 2,50 $ / FLORIDE 2,35 $ U.S.Montréal (514) 381-2424 Extérieur 1 888 990-2424 Myopie \u2022 Hypermétropie Presbytie \u2022 Astigmatisme 2780373 115e année No 324 200 pages, 11 cahiers Municipalités: le statu quo n\u2019est pas une option, dit Harel ÉRIC TROTTIER Recul ou repli stratégique ?Quoi qu\u2019il en soit, la ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel, a annoncé hier que sa réforme des structures municipales est ouverte à toutes les options.La ministre a même expliqué que « toutes les options » seront contenues dans son livre blanc, précisant qu\u2019elle est désormais prête à étudier le scénario du maire de Montréal, Pierre Bourque, qui prône la fusion des 29 villes de l\u2019île, ou encore d\u2019envisager l\u2019implantation d\u2019une superstructure municipale « légère » composée de représentants des villes (alors qu\u2019elle favorisait auparavant une structure représentée par des membres élus).« Quelle que soit la manière, le statu quo n\u2019est pas une option et il nous faudra atteindre nos objectifs », a déclaré la ministre au cours d\u2019une conférence de presse à Montréal, avant d\u2019ajouter que le livre blanc qu\u2019elle doit publier prochainement sera soumis à une large consultation.Depuis le mois de juin, Mme Harel a indiqué à plusieurs reprises qu\u2019elle préférait de loin la solution avancée par la présidente de la Communauté urbaine de Montréal, Vera Danyluk.Cette solution, un conseil métropolitain avec des membres élus au suffrage universel chapeautant la grande région de Montréal, n\u2019a toutefois pas reçu un bon accueil de la part des maires et de certains députés péquistes.Se disant persuadée d\u2019avoir encore l\u2019appui du gouvernement dans ce dossier, Mme Harel annonce donc que seuls les trois principaux objectifs de sa réforme (instauration d\u2019un régime fiscal équitable, simplification des Voir MUNICIPALITÉS en A2 Autres textes en page A6 Un réseau sur la corde raide KATIA GAGNON du bureau de La Presse, QUÉBEC Serge Rousseau symbolise à lui seul la fantastique popularité du programme de garderies à cinq dollars.Avant la réforme, il était à la tête d\u2019une petite garderie de 40 places à Black Lake.Il dirige aujourd\u2019hui un méga- service de 300 places, réparti en plusieurs lieux.Mais Serge Rousseau représente également la plus grande crainte d\u2019un réseau qui a passé les dernières années à se développer comme jamais auparavant : les garderies y ont-elles perdu leur âme ?Non, répond résolument M.Rousseau, qui jongle avec un budget annuel de plusieurs millions de dollars et gère près d\u2019une centaine d\u2019employés.Il est vrai, reconnaît-il toutefois, qu\u2019avec le programme à cinq dollars, lancé il y a trois ans par le gouvernement, la classe moyenne a envahi les garderies, plaçant le réseau québécois sur la corde raide.L\u2019ancien Office des services de garde développait en moyenne 2000 places par an avant la réforme : le ministère de la Famille a dû en ouvrir 25 000 en deux ans dans les centres à la petite enfance, le nouveau nom des garderies.Aujourd\u2019hui, plus de 100 000 places sont disponibles dans 900 CPE, mais déjà, on envisage d\u2019en créer 100 000 autres d\u2019ici cinq ans pour suffire à la demande.« La bouchée était grosse à avaler », concède Serge Rousseau.Mais même s\u2019ils étaient poussés par le vent fou du développement, la plupart des CPE ont d\u2019abord choisi de préserver la qualité de leurs services, croit-il.« Nous Voir UN RÉSEAU en A2 Autres textes en page B1 Les «conditions gagnantes» pourraient être intégrées au programme du PQ Sino-léonin et.de marbre! DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Les fameuses « conditions gagnantes », passage obligé avant la tenue d\u2019un autre référendum sur la souveraineté, devraient faire formellement leur entrée dans le programme du Parti québécois au congrès de mai 2000.La Presse a obtenu la partie des propositions soumises aux comtés par le comité du programme du Parti québécois, un texte destiné à alimenter les débats dans les circonscriptions cet automne.Les dirigeants du PQ et le conseil du comité exécutif national y proposent d\u2019inclure officiellement la formule des « conditions gagnantes », adoptée par le premier ministre Bouchard, au printemps 1998, comme préalable à la tenue d\u2019un nouveau référendum.Dans le programme actuel du PQ, on retrouve : « Après en avoir obtenu le mandat lors des prochaines élections générales (le texte date du printemps 1996) le Parti québécois soumettra donc à la population le projet de créer un pays souverain et de présenter au Canada une offre de partenariat.» Dans une liasse de recommandations émanant des comtés, le conseil du comité exécutif national met tout son poids derrière une recommandation qui propose que le paragraphe de 1996 soit remplacé par : « Tel que nous avons obtenu le mandat lors des Voir LES CONDITIONS en A2 PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse Les quatre lions qui orneront les nouveaux portiques du Quartier chinois ont débarqué à Montréal, hier.Don du gouvernement chinois à la Ville de Montréal, les bêtes, façonnées dans du marbre blanc, pèsent trois tonnes et demie chacune.Maria Fulwiner et son frère Neil, deux petits Bostonnais en visite dans la métropole, ont pu les approcher sans crainte! Le «modèle ontarien» sous la loupe CLAUDE PICHER cause de sa taille, de sa proximité, de sa puissance économique et politique, de l\u2019ampleur de ses échanges avec le Québec, à cause de l\u2019histoire aussi, l\u2019Ontario ne laisse aucun Québécois indifférent.Beaucoup de Québécois se font une image presque idyllique de la province voisine : les impôts sont plus bas, les salaires plus élevés, les possibilités d\u2019emploi plus intéressantes, les perspectives d\u2019avenir plus prometteuses.Et tous ceux qui voyagent le moindrement dans la province voisine le savent : l\u2019Ontario est riche, ça se sent, ça se voit dans les magasins, dans les rues, dans les parcs, sur les routes.Et pourtant, à chaque fois que j\u2019annonçais à des gens de mon entourage que je devais passer une semaine en Ontario pour préparer cette série d\u2019articles, la réaction était presque toujours la même : « Pauvre toi ! ».Imaginez le calvaire : quelques jours en Ontario.En dépit de tous ses succès, l\u2019Ontario conserve, auprès des Québécois, l\u2019image tenace d\u2019une province drabe et mortellement ennuyeuse.Qu\u2019en est-il au juste ?Au cours des prochains jours, nous jetterons un regard comparatif sur les deux provinces.La fiscalité, bien sûr, un élément incontournable ; mais aussi les prix du logement, principale dépense des ménages après les impôts ; le marché du travail, et toute une série d\u2019indicateurs de la qualité de vie, de l\u2019état du réseau routier au taux de criminalité en passant par l\u2019intensité de la vie culturelle.Tous les éléments sont en place, au Québec, pour un débat sur le « modèle ontarien ».Le poids de l\u2019Ontario est tel que les Québécois ne peuvent pas ignorer ce qui s\u2019y passe.Quant au gouvernement du Québec, qui est parvenu à dégager son premier surplus budgétaire en quarante ans, il aura des choix fiscaux et sociaux importants à faire, et ces choix devront tenir compte de la province voisine.Cette série ne prétend pas proposer des solutions, mais vise à tracer un portrait aussi éclairant que possible des différences entre les deux provinces.Plus on est informé, moins on risque de se tromper.Nous commençons, aujourd\u2019hui, par comparer la situation des contribuables ontariens et québécois.À lire en page F1 105 JOURS AVANT L\u2019AN 2000 INDEX Petites annonces - index B11 - immobilier B11,B12, C10, C11, E1 - marchandises E2 - emplois E2, E10 - automobile E10, E11,G11 - affaires F6 Arts et spectacles cahiers C et D -horaire cinémas C4, C5 - horaire spectacles D17 - horaire télévision D2 - télévision D2 Actualités A21 Avis E12 Bridge-Échecs-Timbres H21 Carrières et professions cahiers I et J Décès G10,G11 Économie cahier F Éditorial B2 Encans G11, G12 Êtes-vous observateur?B11 Feuilleton E11 Foglia Pierre A5 Formation J13, J14 Horoscope J12 Jardiner K10 Le monde B8 Les petits compagnons H21 Loteries A2,G12 Météo G12 Mots croisés E1,J12 Mot mystère G11 Plus cahier B Politique B9 Restaurants D18 Vacances cahier H Vin D19 Sports cahier G - Réjean Tremblay G4 - Michel Blanchard G5 MÉTÉO Ensoleillé Max: 20 Min: 9 page G12 Voyagez et courez la chance de gagner une à chaque tranche d\u2019achat de 400$ chez Multi-Voyages 2776165 8397, rue St-Denis M o n t r é a l ( Q c ) ( 5 1 4 ) 858-0011 1 888 302-6221 290$ Cayo Coco \u2022 Tryp Cayo Coco 690$ Varadero \u2022 Bella Costa 840$ Cancun \u2022 Oasis Cancun 1190$ Punta Cana \u2022 Bavaro Beach 1050$ Jamaïque \u2022 Super Club Surprises 1549$ HAITI Tél: Spécial Spécial Croisières (incluant vol aller-retour, tous les repas, les taxes et frais portuaires) À bord du Costa Romantica 1 699$ (cabine int.) Croisière aux Caraïbes À bord du Voyager of the Seas 1 959$ (cabine int.) à partir de À bord du Norway à partir de 1 249 $ (cabine int.) *Spéciaux du À partir de Millénaire Paris Floride Costa Rica Cancun Vancouver Californie V O L A L L E R R E T O U R À P A R T I R D E 789$ 669$ 469$ 899$ 399$ 699$ (Plus gros navire du monde) Hotel HHHH Formule tout compris, 1 sem.Départ en septembre Spéciiaux Sud à partir de Permis du Québec OUVERT LE DIMANCHE 6LP0201A0918 Page A2/18sept.6LP0201A0918 ZALLCALL 67 14:11:44 09/18/99 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 SEPTEMBRE 1999 Suites de la une Municipalités: le statuo quo n\u2019est pas une option, dit Harel MUNICIPALITÉS / Suite de la page A1 structures municipales et supramunicipales, développement d\u2019une région métropolitaine forte et concurrentielle) ne sont pas négociables.Et pour atteindre ces objectifs, elle propose d\u2019entamer des négociations avec le monde municipal en se basant sur les trois propositions qui sont sur la table : la proposition Danyluk, le projet des maires de la banlieue montréalaise, qui ressemble un peu au premier, avec la nuance que seuls les élus municipaux en seraient membres, et les fusions.« Toutes les options sont présentement évaluées et seront contenues dans (le) livre blanc », a dit la ministre, en invitant ses « partenaires municipaux » à se prononcer sur la manière de réaliser les objectifs et, s\u2019ils le désirent, à « proposer toute autre façon constructive » d\u2019assurer leur réalisation.Mme Harel n\u2019a pas précisé quand son livre blanc allait être rendu public, ni quelle forme prendra la consultation qu\u2019elle annonce.Elle a toutefois parlé de l\u2019« urgence » de la situation et a dit espérer que le processus s\u2019enclenche « dans les meilleurs délais ».Écorchant au passage les intervenants du monde municipal pour leur « vision ultra-locale », elle leur demande enfin de « cesser les guerres stériles » et souhaite que le débat devienne serein.La déclaration de la ministre a permis de calmer les maires, qui ruaient dans les brancards depuis quelques semaines.La plupart des élus locaux joints par La Presse se sont déclarés satisfaits de la nouvelle position de la ministre, à commencer par le maire de Montréal, Pierre Bourque.« Je trouve ça très positif, puisqu\u2019elle ouvre maintenant la porte à d\u2019autres propositions, notamment la nôtre », a déclaré le maire Bourque qui compte bien profiter de ce temps qui lui est accordé pour faire avancer son projet « une île, une ville », car avec la consultation promise, la ministre ne pourra sans doute plus présenter un projet de loi comme prévu avant la fin de l\u2019année.Le président de l\u2019Union des municipalités de banlieue sur l\u2019île de Montréal (UMBM), Georges Bossé, en faveur d\u2019un projet de superstructure composée d\u2019élus municipaux, s\u2019est dit heureux de constater que la ministre invitait le milieu municipal à déterminer la meilleure option possible pour atteindre ses objectifs.« Nous sommes convaincus que les élus locaux métropolitains trouveront une formule originale sur les moyens d\u2019y arriver », a-t-il déclaré.Le seul son discordant est venu du président de l\u2019Union des municipalités du Québec, Mario Laframboise, déçu de sentir que la ministre n\u2019ait pas renoncé à sa superstructure.« Je pense qu\u2019elle ne l\u2019a pas mis de côté, dit-il.Je trouve ça décevant parce qu\u2019on voudrait qu\u2019elle s\u2019assoie devant nous pour négocier sans parti pris.» La ministre Harel jouera maintenant un manche cruciale, mardi prochain, puisqu\u2019elle doit rencontrer les députés péquistes et tenter de refaire la solidarité du caucus.Les «conditions gagnantes» pourraient être intégrées au programme du PQ LES CONDITIONS / Suite de la page A1 dernières élections, le Parti québécois réunira les conditions gagnantes afin de soumettre à la population le projet de créer un pays souverain et de présenter au Canada une offre de partenariat ».« Le programme rend compte du cheminement du parti depuis le dernier référendum », observe le second vice-président du Parti québécois, Me Gilles Grenier, pour qui le concept des « conditions gagnantes » est désormais bien « mastiqué » par les militants.« Avec les conditions gagnantes, on n\u2019ajoute pas nécessairement de la clarté, mais même si on ne les mettait pas dans le programme, c\u2019est tout de même cela qui arriverait, résume-t-il.On a envoyé le texte comme ça et il n\u2019est pas dit que nous-mêmes, à l\u2019exécutif, on ne révisera pas certaines positions.» Des débats sont à prévoir.« Tout ce qui concerne l\u2019article 1 (la souveraineté) soulève toujours beaucoup d\u2019intérêt.Si les délégués pouvaient tous s\u2019inscrire à cet atelier, ils le feraient probablement », ironise l\u2019avocat de Québec.La semaine prochaine ; la langue Chez les militants plus radicaux, le texte est déjà sous haute surveillance.On veillera à ce que la nouvelle formule ne permette pas de repousser aux calendes grecques la tenue du référendum, explique Mario Beaulieu, président des 14 comtés de Montréal-Centre.Cette région promet d\u2019ailleurs un débat corsé au conseil national de la fin de semaine prochaine à Drummondville.Tandis que le gouvernement vient de se doter d\u2019un nouvel « indice » plutôt réconfortant sur la vitalité du français à Montréal, les militants du comté de Laurier-Dorion ont un tout autre point de vue.Dans une proposition qui sera probablement approuvée par l\u2019ensemble des 14 comtés de Montréal-Centre, lundi, cette association propose que le parti « demande au gouvernement d\u2019admettre sans ambiguïté que la langue française est en situation de déclin à court terme dans l\u2019île de Montréal, et à moyen terme dans l\u2019ensemble du Québec ».Une partie du conseil national se passera d\u2019ailleurs à entendre des spécialistes sur la situation linguistique dans la métropole.Les conditions gagnantes Le concept de « conditions gagnantes » a été lancé au printemps 1998 par le premier ministre Lucien Bouchard, peu de temps après la démission surprise du chef libéral Daniel Johnson.Dans les premiers échanges par média interposé avec le futur chef libéral Jean Charest, M.Bouchard avait paru diluer l\u2019engagement référendaire de son parti en ajoutant la nécessité de l\u2019obtention des « conditions pour un référendum gagnant », avant la tenue d\u2019un référendum.L\u2019expression « conditions gagnantes » allait suivre quelques semaines plus tard.M.Charest avait alors prédit que M.Bouchard proposerait un « nouveau virage » à ses troupes pour se sortir de la promesse formelle de tenir un référendum au cours du prochain mandat (actuel).Dans un conseil national par la suite, les militants péquistes de Montréal avaient tenté de clarifier qu\u2019une fois élu, le gouvernement du PQ tiendrait un référendum dans le cours du mandat.Mais une fois adoptée, cette résolution a été renversée le lendemain, comme l\u2019exigeait Lucien Bouchard.Juste avant le début de la campagne électorale, au conseil national du 24 octobre 1998, les dirigeants du PQ ont fait ajouter l\u2019idée des « conditions gagnantes » dans la plate-forme électorale du parti.On y souligne que « le gouvernement du Parti québécois est convaincu de la nécessité de réunir ces conditions gagnantes afin de tenir un référendum sur la souveraineté lors de son prochain mandat ».Un réseau sur la corde raide UN RÉSEAU / Suite de la page A1 avons choisi d\u2019être plus gros, mais en restant petits.» Plutôt que d\u2019agrandir ses locaux pour en faire une garderie de 80 places (le maximum que la loi permet), M.Rousseau a choisi d\u2019ouvrir deux autres installations et de développer parallèlement près de 150 places en milieu familial, réparties dans les foyers de la région.« Bien sûr, ça aurait été beaucoup plus rentable de mettre 80 enfants au même endroit.Mais ça ne répondait pas à nos critères de qualité.» La qualité.Après le développement effréné des dernières années, c\u2019est devenu le maître mot dans les services de garde.Car le portrait brossé par M.Rousseau à Black Lake n\u2019est pas aussi rose dans le reste de la province.Coincés entre les impératifs de développement et la pénurie d\u2019éducatrices en garderie \u2014 les inscriptions dans les programmes de techniques de garde avaient fondu de 30 % il y a deux ans \u2014 certains CPE n\u2019ont pas eu le choix : ils ont abaissé leurs exigences.Le ministère a haussé la norme maximale d\u2019enfants de 60 à 80 places, a augmenté les ratios pour les enfants de quatre ans.Au moins 15 % des nouvelles places créées l\u2019ont été par des CPE qui ont augmenté le nombre d\u2019enfants admis plutôt que de s\u2019étendre en de nouveaux lieux.« Avec le 5 $, le gouvernement a fait pression pour que les garderies fonctionnent au maximum », estime Carole Welp, directrice du CPE de la Pointe, à Montréal.« Certains CPE ont grossi trop vite », acquiesce Serge Rousseau.« On aurait pu aller plus vite, mais on n\u2019a surtout pas voulu y aller n\u2019importe comment.Le développement est accéléré, mais on s\u2019est toujours préoccupé de qualité », rétorque la ministre de la Famille, Nicole Léger.Mais un problème criant existe bel et bien dans les services de garde en milieu scolaire, eux aussi soumis à la loi du 5 $ depuis avril 1998, mais sous la juridiction du ministère de l\u2019Éducation.« Ce n\u2019est pas du tout le même climat qu\u2019avant.On est partis de petites cellules de 20 ou 30 enfants et aujourd\u2019hui, certains services de garde peuvent accueillir jusqu\u2019à 350 enfants à la fois.Les enfants se retrouvent donc du matin au soir dans de très gros groupes », constate la présidente de l\u2019Association des services de garde en milieu scolaire, Brigitte Guy, qui a vu la clientèle de ses membres grimper du tiers en un an.Les enfants en ont-ils pâti ?« Sûrement.Quand on empile tous les enfants dans un gymnase, ce n\u2019est pas de la qualité de vie.» À l\u2019heure actuelle, personne n\u2019a encore fait d\u2019étude sur la qualité des services de garde au Québec, déplore le psychologue Camil Bouchard.« Les garderies à 5 $, c\u2019est une innovation sociale extraordinaire.Tout le monde a les yeux braqués sur ce système-là.Mais il va falloir prouver que cet investissement en valait la peine.Est-ce que, oui ou non, on a sorti les enfants des ornières de l\u2019échec ?» lance-t-il.Et les parents ont, eux aussi, le droit d\u2019être convenablement informés sur la qualité de la garderie que fréquente leur enfant.« Dans un hôtel, il y a une différence entre cinq étoiles et une étoile.Ça serait peut-être bien que les parents sachent combien d\u2019étoiles détient leur CPE », estime Serge Rousseau.Le ministère de la Famille et de l\u2019Enfance est conscient de cette problématique et se prépare d\u2019ailleurs à amorcer cette année un « virage qualité », souligne le directeur du développement et de la qualité, Michel Germain.« Nos énergies ont été consacrées au développement massif, mais là, on a la tête hors de l\u2019eau.On revient à notre mandat fondamental, qui est la qualité des services », dit-il.Mais pour Mario Régis, président du Regroupement des CPE de Montréal, les parents qui forment les deux tiers des conseils d\u2019administration des CPE, sont le meilleur « filet de protection » pour préserver la qualité des services.Il faudra d\u2019ailleurs s\u2019assurer, note-t-il, que le gouvernement, bien qu\u2019il soit le principal bailleur de fonds, laisse le contrôle des CPE aux parents, les principaux intéressés.« Il n\u2019est pas question qu\u2019on donne ce réseau-là à l\u2019État », conclut-il.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 6-0-7 à quatre chiffres : 7-8-1-6 Super 7: 3-9-24-30-34-39-46compl.41 extra: 597336 SAULIE ZADJEL Précision La photo parue hier en page B1 du candidat à l\u2019investiture libérale dans le comté de Mont-Royal était celle d\u2019Abraham Reichmann (président et chef de la direction de Heathmount, de Toronto) et non celle de Saulie Zadjel, conseiller et membre du comité exécutif de la Ville de Montréal.Nos excuses.DEMAIN DANS LA PRESSE Parfums d\u2019automne La fin de l\u2019été est arrivée et l\u2019automne fait cette année son entrée à pas feutrés.Le journaliste Pierre Gingras et le photographe Pierre McCann sont allés à sa rencontre cette semaine.La Presse vous présente demain deux pages de photos couleurs vous invitant à profiter du beau temps des prochaines semaines en attendant la grisaille de l\u2019hiver.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Le repli de la ministre Louise Harel relativement à la réforme des structures municipales vous étonne-t-il?Les Expos ont 45 jours pour sauver la concession montréalaise.Croyez-vous que le groupe de relance réussira à satisfaire les dernières exigences du baseball majeur pour le 30 octobre?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 45 % Non: 55 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.à partir de 129 $ ensemble 249 $ à partir de 199 $ ensemble 399 $ à partir de 279 $ ensemble 399 $ à partir de 339 $ ensemble 645 $ 2781513 6LP0301A0918 A 3 samedi, 18 sept.6LP0301A0918 ZALLCALL 67 14:11:35 09/18/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 SEPTEMBRE 1999 A 3 « Aujourd\u2019hui, on tourne la page » La conjointe d\u2019Alain André n\u2019a jamais cru aux accusations de sa fille CHRISTIANE DESJARDINS Le 28 mars 1994, Alain André était conseiller d\u2019Ahuntsic à la Ville de Montréal et vivait l\u2019effervescence des préparatifs pour les élections qui auraient lieu en novembre.Le 29 mars au matin, sa vie était brisée et sa carrière politique anéantie.Même si les accusations d\u2019agression sexuelle et de voies de fait que sa belle-fille lui imputaient n\u2019ont pas tenu la route \u2014 l\u2019affaire ne s\u2019est même pas rendue à l\u2019enquête préliminaire \u2014, et même si un juge de la Cour supérieure vient de lui accorder un dédommagement de 326 000 $ en blâmant sévèrement l\u2019enquêteur du SPCUM et la Couronne, Alain André ne croit pas qu\u2019il se relancera en politique.« Qu\u2019est-ce que vous allez écrire si je me présente demain matin ?Comment allez-vous me décrire ?Comme le gars qui a déjà été accusé d\u2019agression sexuelle, mais qui a été blanchi ?Il y en a toujours qui se disent qu\u2019il n\u2019y a pas de fumée sans feu.Qui voterait pour un violeur ?C\u2019est impensable, voyons.J\u2019ai fait de la politique pendant 22 ans, et ma carrière s\u2019est terminée le 29 mars 1994.En tout cas, pour le moment, c\u2019est hors de question », dit M.André, 59 ans.« Et pourtant, la politique, c\u2019était sa maîtresse », ajoute en souriant Lorraine Drouin, sa conjointe depuis plus de 25 ans, qui est la mère de la jeune fille qui a porté les accusations.Tout au long de ce cauchemar, elle a soutenu son mari.D\u2019ailleurs, elle n\u2019a jamais cru aux allégations de sa fille, même au plus fort de la tempête, quand les propres frères de Mme Drouin tournaient le dos au couple.« Jamais, jamais je n\u2019ai douté de mon mari, dit-elle tranquillement.Ma famille n\u2019a pas résisté au scandale, elle m\u2019a abandonnée.Ma fille, elle, avait besoin d\u2019aide, c\u2019était sa façon d\u2019attirer l\u2019attention.» Des cinq frères et soeurs de Lorraine Drouin, seule une soeur lui parle encore.Quant à sa fille, qui avait cinq ans quand Alain André est entré dans leur vie et environ 25 ans au moment des accusations, en 1994, elle n\u2019en a plus aucune nouvelle, pas même par personne interposée.Selon le couple, la jeune femme serait mentalement instable et portée à la fabulation.Ils affirment qu\u2019elle avait consulté en psychiatrie avant même de partir de la maison, en 1992.Dans toute cette affaire, ce n\u2019est donc pas tant la fille de Mme Drouin qui est à blâmer, estime le couple, que l\u2019enquêteur et la Couronne, qui ont décidé de procéder avant de vérifier les dires de la jeune femme.« L\u2019enquêteur a commencé son enquête le 30 mars, après mon arrestation, dit M.André.Je suis d\u2019accord pour qu\u2019on arrête quelqu\u2019un quand la prétendue victime est en danger, dans le cas d\u2019un enfant qui vit sous le même toit que son présumé agresseur, par exemple.Mais dans mon cas, il n\u2019y avait pas urgence.La plaignante était majeure, et elle ne vivait plus avec nous.Ils auraient dû vérifier.Elle nommait 40 témoins dans sa déclaration aux policiers, ça aurait été facile de vérifier.» Ces vérifications, le couple André les a faites lui-même.« Tous ou presque étaient prêts à venir à la cour et témoigner comme quoi ces choses n\u2019étaient jamais arrivées.À l\u2019enquête préliminaire, si elle avait eu lieu, on aurait eu 40 témoins », signale M.André.On connaît la suite.La Couronne a décidé de ne pas poursuivre, et Alain André, de son côté, a intenté une poursuite au civil qu\u2019il vient de gagner.À cet égard, il n\u2019a que de bons mots pour ses avocats, Jacques Richard et Pierre Gagné, qui ont ardemment défendu sa cause.« De bons avocats, c\u2019est la clé dans une affaire comme ça.Je plains ceux qui ne peuvent pas s\u2019en payer », souligne Alain André, qui a toujours conservé son emploi au cégep John Abbott, où il est chef de département en techniques policières.Le couple a-t-il finalement découvert les motifs qui ont poussé la fille de Mme Drouin à agir de la sorte ?« Pourquoi elle a fait ça ?On ne le sait pas et on a fini de chercher pourquoi.Aujourd\u2019hui, on tourne la page et on brûle le livre », conclut Lorraine Drouin.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © Alain André et Lorraine Drouin ont passé bien des nuits blanches depuis le 29 mars 1994.Le SPCUM a raffiné ses méthodes depuis l\u2019affaire Alain André CHRISTIANE DESJARDINS Le 4 juin 1995, soit un peu plus d\u2019un an après l\u2019affaire Alain André, le SPCUM créait la Section des agressions sexuelles, une unité spécialisée dans le traitement des plaintes d\u2019agression sexuelle, qui traite en moyenne entre 1500 et 1700 cas par année.L\u2019affaire Alain André pourraitelle se reproduire aujourd\u2019hui ?« C\u2019est difficile pour moi de me prononcer, car je ne connais pas les détails de ce dossier, signale d\u2019entrée de jeu Pierre Leduc, lieutenant à la section des agressions sexuelles.Mais ce que je peux dire, c\u2019est qu\u2019on évolue continuellement dans le domaine.Il y a plusieurs éléments d\u2019enquête qui peuvent êtres faits, ou pas faits, selon les circonstances et l\u2019urgence de la situation.Oui, on est capable de déceler que, parfois, les plaignants ne disent pas toute la vérité, ou même que les faits allégués ne sont pas complètement arrivés.» Cela dit, il arrive aussi que les policiers, humains après tout, puissent se tromper.Parfois, c\u2019est le contraire qui se produit.Les policiers croient la victime, le suspect est identifié, mais il n\u2019est pas traduit devant la justice.Dans le cas de l\u2019affaire André, c\u2019est un policier de Police jeunesse qui avait mené le dossier, comme c\u2019était l\u2019usage avant la création de la section des agressions sexuelles.Selon M.Leduc, ces policiers connaissaient leur métier et avaient reçu une formation dans le domaine.Mais elle n\u2019était sans doute pas aussi pointue qu\u2019aujourd\u2019hui, puisque, parallèlement, ils avaient à traiter toutes sortes d\u2019autres dossiers.« C\u2019est évident qu\u2019on a raffiné nos méthodes.On évolue, comme la société qui nous entoure », conclut M.Leduc.Quant aux avocats du SPCUM et du ministère public dans l\u2019affaire Alain André, ils étudient le jugement rendu jeudi par le juge Luc Lefebvre ; ils ont 30 jours pour en appeler.Alain André et ses avocats ne seraient pas étonnés outre mesure qu\u2019ils le fassent.2782502 PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © L\u2019avocat Gérald Lavoie (à droite) en compagnie de son défenseur, Me Richard L\u2019avocat Gérald Lavoie coupable de blanchiment YVES BOISVERT L\u2019avocat Gérald Lavoie a été déclaré coupable de blanchiment de 1,7 million pour le compte du trafiquant de drogue Paul Larue, en complicité avec l\u2019ex-juge Robert Flahiff.Lavoie, 53 ans, risque maintenant de perdre son droit de pratique à courte échéance et, surtout, une peine d\u2019emprisonnement.Lavoie ne niait pas avoir transféré des centaines de milliers de dollars, souvent après avoir déposé l\u2019argent comptant, pour le compte de Larue.Il prétendait cependant ignorer tout des activités criminelles de Larue et n\u2019avoir aucune raison de ne pas croire qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un « homme d\u2019affaires ».Dans l\u2019analyse de 37 pages qu\u2019il a lue hier, le juge Hubert Couture, de la Cour du Québec, en vient à la conclusion que Lavoie savait fort bien que Larue était un trafiquant.Le témoignage de Lavoie est « truffé d\u2019invraisemblances et de contradictions », estime le juge.Plusieurs questions sont restées sans réponse véritable, en outre.Par exemple, pourquoi déposer l\u2019argent de Larue sous des noms d\u2019emprunt, pourquoi acheter des traites à différents endroits ?L\u2019argent de Larue, déposé en petites coupures par Flahiff et Lavoie en 1989, était acheminé sous forme de traites en Suisse par les deux avocats.L\u2019argent a été rapatrié par les deux en 1990 et 1991 d\u2019une manière fort complexe.Tout cela ne fait pas très légitime.Lavoie, par ailleurs, s\u2019était fait dire par les gens du fisc fédéral que Larue était soupçonné d\u2019être un trafiquant.On lui réclamait l\u2019impôt sur des revenus non déclarés de trois millions.Larue, pour expliquer ses revenus, a inventé une histoire abracadabrante de bienfaiteur latino-américain à qui il aurait sauvé la vie.Un millionnaire impossible à localiser.Comment un homme d\u2019expérience comme Lavoie a-t-il pu logiquement croire une telle fable ?Le juge estime que c\u2019est impossible et que Lavoie savait fort bien à qui il avait affaire.Bizarrement, aussi, malgré tout le travail de gestion et d\u2019investissement, Lavoie prétendait n\u2019avoir réclamé des honoraires de Larue que lors d\u2019un voyage en Suisse.Pour le reste, c\u2019était gratuit : aucun dossier au bureau ne garde la trace de ses actions.Pour le juge, cela indique uniquement que Lavoie ne voulait pas laisser de trace dans son bureau pour ces actes qu\u2019il savait criminels.Le juge Couture entendra les avocats le 5 octobre quant à la peine à infliger.Robert Flahiff, qui en appelle de sa condamnation et de sa peine, a été condamné à trois ans de pénitencier cet hiver.Me Bruno Pateras, procureur spécial de la Couronne dans cette affaire, s\u2019est dit satisfait du verdict, le seul possible vu « la preuve écrasante », a-t-il dit. A4i LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 SEPTEMBRE 1999 Perron raconte ses deux années en prison YVESBOISVERT « Gilles Perron a dit hier à la juge Carole Julien combien les deux années qu'il a passées comme détenu après son premier procès ont été difficiles.L'ex-réalisateur télé de Radio-Canada de 59 ans, finalement acquitté du meurtre de sa femme en 1992, poursuit la police de Laval et le procureur général pour 1,2 million.Il leur reproche de l'avoir accusé sans motif du meurtre de sa femme, Michèle, survenu le 15 décembre 1987 dans le parking de la polyclinique Concorde, à Laval.Parlant de son séjour en prison du 19 décembre 1989, jour de sa condamnation pour meurtre prémédité par un jury, jusqu'à sa libération sous caution par la Cour d'appel deux ans plus tard, M.Perron a dit que l'expérience a été « extrêmement difficile » et qu'on « ne s'habitue jamais ».Il a survécu à l'expérience en acceptant des tâches administratives et divers menus travaux à l'intérieur des murs.Il a expliqué au tribunal avoir fait la connaissance de Claire Léger, vice-présidente des Rôtisseries Saint-Hubert à l'époque, en avril 1988, quatre mois après la mort de sa femme.Il l'a rencontrée à une représentation du Théâtre Jean-Du-ceppe.Le premier contact a été froid, mais leur relation a commencé peu de temps après.Sauf que Jean-Pierre Léger, président de la société et frère de Mme Léger, ne voyait pas d'un bon oeil cette relation.Dès le mois de mai, Claire informe Gilles Perron que son frère est en contact constant avec la police de Laval.Léger est convaincu que Perron est le meurtrier de sa femme.Il ne sera accusé qu'au début de l'année suivante.« Il (Léger) cherchait des poux ; Dernier week-end à La Ronde Les amateurs de sensations fortes peuvent profiter aujourd'hui et demain du dernier week-end à La Ronde de la saison et du millénaire.Un party disco aura lieu ce soir à partir de 17 h pour le souligner.Il se terminera à 20 h par un petit bouquet pyrotechnique d'une dizaine de minutes offert par la Société du parc des îles.Contrairement à ce qui se passe lors des feux d'artifice habituels, le pont Jacques-Cartier demeurera ouvert à la circulation automobile et il n'y aura pas de pièces musicales.il a tout fait pour me détruire », a dit M.Perron hier.M.Léger, de connivence avec les policiers, avait organisé une rencontre au Sheraton de Laval dans le but de faire craquer son beau-frère potentiel, le 19 octobre 1988.La police avait placé à l'avance des micros dans la chambre d'hôtel.Malgré tous ses efforts, M.Léger n'a pas réussi à arracher d'aveux de M.Perron.M.Perron a aussi dit qu'un des enquêteurs poursuivis, Jean-Claude Poulin, l'a menacé de le frapper avec une chaise s'il n'avouait pas, mais l'affaire en est restée là.M.Perron a aussi dit avoir passé le test du polygraphe (« détecteur de mensonges ») ; les policiers lui ont dit qu'il avait échoué.Les projets d'union de M.Perron avec Mme Léger ont avorté en 1989 quand la police l'a finalement arrêté.Il a également parlé d'une de ses dernières rencontres au poste dè police, où les policiers l'ont enregistré pendant une heure et demie, pour dire ensuite que l'enregistrement n'avait pas fonctionné.Seloq M.Perron, l'appareil a fort bien fonctionné et il s'agissait d'un stratagème.Le procès, censé durer jusqu'à trois mois, se poursuit lundi.Arrêté pour possession de pornographie infantile Photothèque ANDRÉ FORGET.La Presse G CHRISTIANE DESJARDINS Gino Vallée, 36 ans, du quartier Rosemont, a été arrêté cette semaine et accusé au palais de justice de Montréal de possession, vente et distribution de pornographie infantile.Toute l'affaire a débuté le 14 septembre au soir, quand un citoyen a informé la police que Vallée s'apprêtait à vendre du matériel pornographique.Dès le lendemain, les policiers surveillaient sa résidence, située rue Bourbonnière, quand ils l'ont vu distribuer des bonbons à des enfants, garçons et filles, âgés entre cinq et dix ans.Craignant qu'il n'attire les jeunes chez lui, et ayant déjà en mains un mandat de perquisition, les policiers ont immédiatement arrêté Vallée et ont fouillé sa résidence.Ils y ont trouvé du matériel pornographique, ainsi qu'une arme à feu.En tout, les policiers sont repartis avec cinq caisses de matériel, contenant notamment des cassettes vidéo.Les enquêteurs n'ont pas fini de tout visionner, mais ils ont rapidement trouvé des preuves suffisantes pour accuser Vallée.Il y aurait notamment des images mettant en scène des adolescents et Gino Vallée même de tout jeunes enfants, dont un poupon de quelques mois.Vallée, qui n'a aucun antécédent judiciaire, a comparu le 16 septemi bre, et il a pu recouvrer sa liberté en attendant la suite du processus.L'homme est toutefois soumis à un couvre-feu et à de sévères condi1 tions, dont celle de ne pas se trou; ver seul en présence de mineurs.; Toute personne détenant des in; formations susceptibles d'aider lès enquêteurs peut communiquer avec le sergent-détective Guy Bian> chi, au 280-0290, ou avec le détective André Boisjoly, au 280-8502.> EN BREF Témoins recherchés ¦ La Sûreté du Québec est à la recherche de personnes témoins hier matin d'un accident de la circulation qui s'est produit sur l'autoroute 15 à la hauteur de La Prairie (route 132).Le conducteur d'une automobile de marque Pontiac Grand Am 1996, de couleur beige, qui circulait sur l'autoroute en direction sud a perdu la maîtrise de son volant, traversant le terre-plein et faisant plusieurs tonneaux avant de terminer sa course du côté nord.Le véhicule a alors été heurté par quatre automobiles qui venaient en sens inverse.Le conducteur, un homme de 59 ans de Boisbriand, a subi des blessures graves.Les policiers sont à la recherche de témoins qui auraient aperçu le véhicule dans les minutes qui ont précédé l'accident.Ces personnes peuvent communiquer avec la SQ en composant le 450-442-0011 ou le 450-641-9455.Voleur recherché ¦ La police de Longueuil demande la collaboration du public afin d'identifier l'auteur d'un vol à main armée commis le 25 août dernier, vers 14 h, sur le terrain de stationnement du magasin Canadian Tire, au 2211, boulevard Roland-Therrien.Le suspect, dont la I policea réalisé le portrait-robot, s'est dirigé vers une automobiliste qui avait des ennuis mécaniques.Il a alors pointé une arme vers elle, lui disant : « Sors du véhicule, j'en ai besoin ».Le suspect a ensuite pris la fuite à bord de l'automobile, une Ford Tempo, 1990, quatre portes, bleue, immatriculée YDD 368.L'homme est de race blanche, s'exprime en français, est âgé d'environ 30 ans.EL Le suspect recherché mesure 1,70 m et pèse 73 kg.Lors du délit, il était vêtu d'un manteau en nylon foncé et portait une casquette foncée.Si vous reconnaissez cet individu, veillez contacter l'officier de service au 450-646-8554.L'homicide est écarté ¦ Les résultats préliminaires de l'autopsie pratiquée sur le corps de Maurice Gauthier, retrouvé mort à proximité d'un champ de cannabis jeudi à Saint-Jacques-de-Mont-calm, ne permettent pas de conclure à un homicide.Selon les policiers de la Sûreté du Québec, l'homme de 50 ans aurait plutôt été victime d'un malaise et se serait blessé en tombant.Il n'y aurait de plus aucun lien entre M.Gauthier, résidant de Saint-Jacques-de-Montcalm, et le cannabis découvert à plusieurs mètres de son corps.« Il ne cultivait pas le cannabis », a indiqué l'agent Manon Gaignard, de la SQ.En outre, loin de s'appa^ renter à une vaste plantation, lç champ recelait tout au plus une centaine de plants, dit-elle.En atr tendant le rapport d'autopsie, le$ enquêteurs tenteront notamment d'établir la raison de la présence de M.Gauthier à cet endroit.L'enr quête se poursuit, mais la thèse du meurtre est écartée.Une autre en* quête permettra quant à elle dé faire la lumière sur la découverte de la marijuana.^ EXPORTATION - IN\t\t- COMMERCE\t= ELECTRONIQ.UE\t \t\t\t\t Trois jours pour profiter de la plus grande période de prospérité de l'histoire! 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m\u2019a redemandé.Voici la chose.n n n La liberté donc.La liberté est un mot très utile quand on écrit des chansons engagées.Notons que dans les chansons engagées, liberté s\u2019écrit avec plusieurs « é », libertéééééé, comme les moutons quand ils font bééééé.C\u2019est souvent le dernier mot de la dernière chanson d\u2019un spectacle, l\u2019artiste lève les bras : la liber- téééééé.Les spectateurs se dressent d\u2019un bond.La liberté est un mot qui met les gens au garde-à-vous, comme un hymne national, comme un drapeau.Moi je reste assis.Quand je me mets au garde-à-vous, je ne me sens pas libre.Drette là, on voit que la liberté n\u2019est pas un concept aussi simple qu\u2019il en a l\u2019air dans les chansons.On voit que la liberté qui fait lever des gens en assoit d\u2019autres.On voit que la liberté peut vouloir dire n\u2019importe quoi et son contraire.Finalement, c\u2019est un mot plutôt rigolo.Dans nos contrées, nous jouissons de toutes les libertés fondamentales qui font qu\u2019une société est à peu près démocratique : liberté d\u2019opinion, liberté de circuler, liberté de choisir un gouvernement, liberté de pratiquer la religion que l\u2019on veut, liberté de conscience, liberté (entre adultes consentants) de pratiquer la sexualité qui nous convient, liberté de s\u2019associer pour défendre la liberté, etc.De plus en plus de libertés.Mais en même temps, de moins en moins.Comment est-ce possible ?Eh bien ! parce qu\u2019il est des nouvelles libertés qui en annulent d\u2019anciennes.Par exemple, la liberté d\u2019être con annule presque toutes les autres libertés.Quel usage voulez- vous que le con fasse de la liberté d\u2019opinion puisqu\u2019il n\u2019a rien à dire ?De la liberté de circuler puisqu\u2019il ne sait pas trop où aller ?De la liberté de presse puisqu\u2019il ne lit pas le journal ?La liberté d\u2019être con est pourtant la liberté la plus à la mode de cette fin de siècle.En particulier chez les jeunes.La liberté d\u2019être con est sans doute la liberté la plus revendiquée par une large majorité d\u2019étudiants du secondaire puisque c\u2019est la liberté de ne pas étudier, la liberté de refuser l\u2019autorité, la hiérarchie, l\u2019effort, le travail scolaire après l\u2019école, et même pendant.C\u2019est une liberté relativement nouvelle au sens où, il n\u2019y a pas si longtemps, les enfants n\u2019étaient libres de rien.On jugeait que la liberté était d\u2019abord affaire de savoir, de connaissance, de culture, et les enfants ne sachant rien on leur disait « apprenez d\u2019abord, vous serez libres ensuite, mais en attendant fermez vos gueules ».Je ne sais pas trop comment c\u2019est arrivé, probablement une autre négligence des baby-boomers, les enfants sont devenus des êtres libres à part entière.Devenant libres, ils ont aussitôt revendiqué la liberté de ne pas apprendre.La liberté d\u2019être cons.La liberté qui les prive de toutes les autres.Les premiers à céder ont été les parents, puis les fonctionnaires du ministère de l\u2019Éducation, puis les maîtres.Il n\u2019y paraît presque pas, on a réussi à donner le change en baissant les exigences, les enfants changent de classe, sont reçus à des examens bidon, tout semble aller très bien, n\u2019empêche que l\u2019école manque totalement à sa mission première : l\u2019instruction.Les savoirs ne sont plus transmis.Donc les libertés non plus.C\u2019est la première chose, jeunes gens, que je voulais vous dire sur la liberté : fermez donc vos gueules et apprenez.n n n Si vous vous rappelez bien j\u2019ai commencé cette chronique en disant que la liberté était n\u2019importe quoi et son contraire, et c\u2019est la deuxième chose que je vais vous dire, le contraire : quand vous aurez appris, désapprenez.Refusez les contraintes.Prenez des risques.La liberté comporte toujours des risques.Quand l\u2019homme ordinaire part travailler le mardi matin, ce ne sont pas les grandes libertés fondamentales qui font de lui un homme libre.C\u2019est l\u2019envie, même fugitive, même si elle ne fait que lui traverser l\u2019esprit, l\u2019envie de sortir de ses sentiers.L\u2019envie de prendre un risque.Vivre.Aimer.Accoucher.Vieillir.Travailler.Courir.Nager.Conduire sa voiture.Tout ça, c\u2019est prendre des risques.Aimer.J\u2019avais déjà dit aimer ?Fait rien, je répète.Aimer.Aimer, c\u2019est la liberté.Aimer, c\u2019est prendre des risques.Les gens qui menacent le plus la liberté sont ceux qui, au nom du bien commun, veulent supprimer le risque.La liberté est toujours plus menacée par la morale que par la politique, par les curés que par les flics.Les pires ennemis de la liberté ne sont pas les groupes racistes, antisémites, la mafia, les motards, les extrémistes politiques, Preston Manning, Bill Johnson, Galganov, ceux-là, on les voit venir de loin.Vous allez rire, le pire ennemi de la liberté en ce moment au Canada, c\u2019est le tôton de fonctionnaire qui a décrété que pour éliminer tout risque de propagation de la maladie de la vache folle, les Canadiens qui ont séjourné plus d\u2019un mois en Angleterre ne pouvaient pas donner leur sang.La mesure, ridicule, ne causera pas un bien grand dérangement, mais l\u2019idée qui la porte, cette prévoyance maniaque, absolue, cette phobie du risque, annonce une société paralysée par la crainte.Les plus grands ennemis de la liberté, ce sont ces curés-là de la santé et de la sécurité publique, les coalitions contre la cigarette, les lobbies contre les armes à feu, pour le port de la ceinture, et du casque obligatoire, ils ont en tête un projet de société à risque nul.Et ils ont pour l\u2019instaurer un plan de match qui passe par la manipulation des médias, des politiques, de la majorité silencieuse, cette merde sournoise qu\u2019on appelle l\u2019advocacy.L\u2019advocacy est le pire ennemi de la liberté.La liberté, c\u2019est de porter un casque parce que c\u2019est raisonnable d\u2019en porter un, et de l\u2019enlever parce que c\u2019est obligatoire.La liberté n\u2019est jamais une obligation civique, une vertu personnelle, une réponse satisfaisante à une question morale.Et puis la liberté, faut jamais en parler trop longtemps.La liberté, souvent, c\u2019est une minute de silence.Pierre 2779104 6LP0601A0918 A 6 Samedi 6LP0601A0918 ZALLCALL 67 14:10:41 09/18/99 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 SEPTEMBRE 1999 Île de Montréal RÉFORME DES STRUCTURES MUNICIPALES La tablette guette le rapport Bédard Première manche à la banlieue MARTIN PELCHAT et ÉRIC TROTTIER Le maire de Rosemère, Yvan Deschênes, qui a orchestré la vigoureuse contre-attaque des maires de la couronne nord au projet de superstructure de la ministre Louise Harel, a interprété son discours comme un « repli stratégique », « peutêtre pour mieux rebondir plus tard ».C\u2019est pourquoi il n\u2019entend pas baisser la garde.« Dans ce que Mme Harel a dit, les orientations sont les mêmes : faire payer les villes périphériques pour des responsabilités que le gouvernement identifie comme métropolitaines et compliquer le développement dans les villes périphériques.» Mais il n\u2019en demeure pas moins, selon M.Deschênes, que les maires ont remporté une manche importante.« Ça va nous donner du temps et faire en sorte qu\u2019il n\u2019y aura pas de projet de loi cet automne.» Le président de l\u2019Union des municipalités du Québec, Mario Laframboise, demande pour sa part à Mme Harel de ne pas déposer son livre blanc avant que les négociations sur le pacte fiscal de l\u2019an 2000 n\u2019aient porté sur les questions de structures.Les négociations ont débuté hier en présence de Jean-Roch Boivin, conseiller du premier ministre \u2014 ce qui, pour plusieurs, prouve que la ministre Harel a l\u2019appui de Lucien Bouchard dans le dossier \u2014 et le débat sur les structures est prévu pour le 14 octobre, selon l\u2019échéancier déposé par la ministre.Au menu fixé par Mme Harel, ce jourlà : les mécanismes pour favoriser l\u2019équité régionale comme les redevances de développement imposées aux promoteurs, le partage de la croissance de l\u2019assiette fiscale (Tax base sharing) et la simplification des structures par les regroupements ou le remplacement de plusieurs organismes supramunicipaux par un seul organisme renforcé.Pour sa part, le maire Bourque a rappelé que tout le monde s\u2019entend sur le diagnostic et les objectifs à atteindre.« Il ne reste que les moyens, a-t-il dit.Je vais profiter de ces quelques semaines de plus pour continuer à sensibiliser tout le monde.Je suis très motivé.» M.Bourque doit, pour la première fois lundi prochain, rencontrer la ministre ainsi que les députés péquistes de la région de Montréal, pour leur exposer son projet d\u2019« une île, une ville ».La mairesse de Boucherville, Francine Gadbois, estime que la ministre vient d\u2019offrir une chance en or aux maires de trouver euxmêmes la solution aux problèmes d\u2019iniquité fiscale dans la région de Montréal.« Ça nous enlève une grande inquiétude, parce que la structure qu\u2019elle proposait était inacceptable, dit-elle.Mme Harel fait montre d\u2019une grande ouverture d\u2019esprit.Maintenant, il nous reste à nous asseoir et à entreprendre les discussions.» Pour sa part, le maire de Longueuil, Claude Gladu, s\u2019est déclaré fort optimiste après la sortie de la ministre : « Si elle veut s\u2019asseoir avec nous, je suis convaincu que nous allons le régler, le problème ! » De son côté, la présidente de la Communauté urbaine de Montréal (CUM), Vera Danyluk, sans doute la seule à appuyer le projet de superstructure municipale de la ministre (puisque celle-ci est inspirée d\u2019une proposition soumise par Mme Danyluk), s\u2019est dite encouragée par ce qu\u2019elle venait d\u2019entendre, heureuse de voir que la ministre avait conservé, malgré la grogne des dernières semaines, son « sentiment d\u2019urgence ».M.Laframboise a finalement mis en garde la ministre contre la tentation de céder à l\u2019antipathie envers le monde municipal qui transpirait hier de ses propos.MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Bien qu\u2019il ait été encouragé, il y a cinq mois, par les commentaires avec lesquels Lucien Bouchard et Louise Harel ont accueilli la publication du rapport de la commission sur la fiscalité municipale, qu\u2019il présidait, Denis Bédard est aujourd\u2019hui un homme pessimiste.Convaincu que l\u2019ambitieuse réorganisation municipale \u2014 fusions massives dans la région de Montréal et structure supramunicipale métropolitaine \u2014 à laquelle appelait sa commission réclamait que des gestes soient rapidement faits, M.Bédard craint maintenant que le rapport de 425 pages aille rejoindre sur une tablette le rapport Pichette et les autres qui l\u2019ont précédé.« Je me serais attendu à ce qu\u2019au mois de septembre, le gouvernement fasse connaître une position, ce qui n\u2019est pas le cas », déplore-t-il.Le signal très clair d\u2019une mise au rancart du rapport et de toute velléité de réforme en profondeur serait selon M.Bédard que le gouvernement se contente de négocier avec les municipalités les moyens de remplacer sa ponction annuelle de 375 millions, tout en consentant à quelques concessions pour diversifier les revenus des villes, « et qu\u2019on laisse traîner les discussions sur les structures », dit-il.Or, voilà que la ministre des Affaires municipales et de la Métropole annonce une autre série de consultations sur les structures, sans fixer de date butoir.L\u2019Union des municipalités du Québec réclame de son côté que Mme Harel renonce à publier son livre blanc sur la réorganisation avant la mi-octobre.« S\u2019il n\u2019y a pas de livre blanc d\u2019ici la mi-novembre, ça nous reporte pratiquement au printemps ou à l\u2019été et à ce moment-là, on tombe dans un autre cycle politique », observe Denis Bédard.Le gouvernement sera alors à mi-mandat ; la tentation de ne pas s\u2019engager dans des bouleversements sera plus forte afin de ne pas nuire à ses chances de réélection.D\u2019autres signes inquiètent cet ancien mandarin de la fonction publique québécoise.M.Bédard remarque que la dernière véritable réforme municipale, celle de 1980, avait été une opération résolument gouvernementale, où le ministre des Affaires municipales avait l\u2019appui tangible de son collègue des Finances et du premier ministre.« Là, on a l\u2019impression que le dossier n\u2019est pas géré au plan gouvernemental mais bien ministériel, dit-il.Ça veut dire qu\u2019il n\u2019y a probablement pas encore à l\u2019intérieur du gouvernement une volonté forte de pousser sur le dossier.» « Si on veut qu\u2019il se fasse quelque chose, il va falloir que ça devienne véritablement un dossier gouvernemental », ajoute M.Bédard.En clair, cela signifie que Louise Harel ne devra plus monter seule au front, mais en compagnie de Bernard Landry et de Lucien Bouchard.« J\u2019ai encore un peu d\u2019espoir qu\u2019il y ait quelque chose qui se fasse », ajoute Denis Bédard, en souhaitant toutefois que les maires participent au débat en usant moins de « démagogie ».«Ça nous enlève une grande inquiétude, parce que la structure qu\u2019elle proposait était inacceptable.» PHOTO MICHEL GRAVEL, La Presse © Le projet de superstructure de la ministre Harel avait été mal accueilli en banlieue.«Je me serais attendu à ce qu\u2019au mois de septembre, le gouvernement fasse connaître une position, ce qui n\u2019est pas le cas.» LASALLE Le maire Leduc encore critiqué ÉRIC TROTTIER Le chef de l\u2019opposition à l\u2019hôtel de ville de LaSalle, François Dupuis, s\u2019attaque à son tour au maire Michel Leduc, lui reprochant d\u2019avoir favorisé la vente d\u2019un terrain de la municipalité à son fils, au printemps dernier.Rappelons qu\u2019un citoyen de LaSalle, Martin Lécuyer, a déposé la semaine dernière une requête pour faire déclarer le maire inhabile à siéger.Selon M.Lécuyer, le maire s\u2019est placé en conflit d\u2019intérêts et a abusé de son pouvoir quand son fils a acquis un terrain que la Ville venait tout juste de vendre à une LaSalloise, au printemps dernier.En entrevue avec La Presse, cette semaine, M.Leduc a expliqué que son fils avait payé le terrain au prix du marché (40 000 $) et que personne n\u2019a été avantagé par sa position de maire dans cette affaire, qui refait surface à l\u2019occasion de la campagne électorale en vue des élections du 7 novembre.Hier, le conseiller du quartier numéro trois à LaSalle, François Dupuis, du Parti municipal, a tenu à déclarer que cette vente soulevait encore plusieurs questions : « On se demande comment la dame qui a d\u2019abord acheté le terrain (pour le revendre au fils du maire) a été amenée à s\u2019intéresser à ce terrain.Comment se fait-il que la Ville n\u2019ait pas offert ce terrain par vente publique ?Et puis, comment se fait-il que ce soit le maire qui ait lui-même négocié la vente du terrain, tout en offrant à l\u2019acheteur d\u2019en revendre la moitié à son fils ?» M.Dupuis affirme que le terrain, situé aux abords du parc Angrignon, est « l\u2019un des plus intéressants encore disponibles à LaSalle ».Il conclut : « Ça donne l\u2019impression que tout ça a été fait pour favoriser le fils du maire.» Par ailleurs, M.Dupuis a tenu à dissocier son parti de Martin Lécuyer, ce citoyen qui a entrepris une poursuite contre le maire.« Je nie catégoriquement qu\u2019on ait eu quoi que ce soit à voir avec cette poursuite.Nous n\u2019avons rien à voir non plus avec M.Lécuyer, qui n\u2019est pas une personne crédible à nos yeux.» \u2014 Mais M.Lécuyer est tout de même membre de votre parti.\u2014 Peut-être, mais nous ne pouvons contrôler tous les gestes de nos membres.Et puis, on a autre chose à faire que demander à M.Lécuyer de faire le travail à notre place.2784019 6LP0701A0918 A07, samedi, G N RAL 6LP0701A0918 ZALLCALL 67 14:11:16 09/18/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 SEPTEMBRE 1999 A 7 Pourquoi deux tarifs de transport en commun dans une seule ville ?DERNIER AVIS ENCAN PUBLIC AUTORISÉ PORT DE MONTRÉAL \u2014 ENTREPÔT DE FRET MARITIME MARCHANDISES DE VALEUR SAISIES POUR DÉFAUT DE PAIEMENT Tapis persans et asiatiques rares noués à la main en Iran, Turquie, Russie, Inde, Pakistan, Cachemire, etc., faits à la main en laine, soie, poil de chameau et autres fibres naturelles, ainsi que de nombreux tapis persans traditionnels, en plus d\u2019autres articles ROLEX, CARTIER, PIAGET, PATEK PHILIPPE, OMEGA Rolex President pour homme, GMT Master, Submariner, Oyster, Jubile, Rolex President pour dame, Jubilee 2 tons, Oyster, Cartier Pasha pour homme, Santos, Panther, Cartier or 18 carats et 2 tons pour dame, Piaget Dancer or 18 carats pour homme et dame, et beaucoup d\u2019autres.SOLITAIRES, BAGUES, COLLIERS, BRACELETS D\u2019ESCLAVES, BOUCLES D\u2019OREILLE ET BIJOUX DE CHOIX.Bagues 14, 18 carats et platine, avec gros solitaires poires, Marquie, taille Princes et ronde, de 1 à 5 carats.Imposant collier diamant et émeraude avec diamants 13,20 carats et émeraudes 2,90 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PRIX NI RÉSERVE.Certains articles peuvent être sujets à réserve.1275932 Ontario Inc.OA: Heritage Auctioneers.1-800-396-9236.2784937 RIMA ELKOURI À Repentigny, selon que vous habitez à l\u2019ouest ou à l\u2019est du boulevard Brien, le prix du transport en commun pour se rendre à Montréal peut varier.Mercredi soir, Jean- François Hamelin, 17 ans, l\u2019a appris à ses dépens.Ce jeune résidant de Repentigny qui étudie au cégep du Vieux- Montréal s\u2019est procuré au début du mois une carte TRAM à 57 $.Depuis deux semaines, il l\u2019utilise sans problème pour se rendre à Montréal.Mais voilà que mercredi soir, un chauffeur d\u2019autobus de l\u2019OMITRepentigny lui dit qu\u2019il n\u2019a pas la bonne carte et le somme de descendre.Puisque Jean-François habite à l\u2019est du boulevard Brien, il doit se procurer un titre à 68 $ et non à 57 $, lui dit-on.Hier matin, c\u2019était le même manège, raconte sa mère, Denise Hamelin.« Tu paies ou tu débarques », a dit le chauffeur.Jean- François a eu beau lui expliquer qu\u2019il était étudiant et qu\u2019il n\u2019avait pas les moyens d\u2019acheter une autre carte à 68 $ alors qu\u2019on en était à la mi-septembre, il n\u2019y avait rien à faire, rapporte Mme Hamelin.Il lui a fallu descendre de l\u2019autobus.Et sa mère a dû le conduire à l\u2019ouest du boulevard Brien.pour qu\u2019il remonte à bord du même autobus.« C\u2019est tout à fait aberrant qu\u2019à l\u2019intérieur de la même ville, il y ait deux tarifs ! » fulmine-t-elle, étonnée qu\u2019on n\u2019en ait pas soufflé un mot à son fils quand il a acheté sa carte.À la Ville, on explique que le règlement date de juillet 1998 et qu\u2019il relève du système par zones tarifaires de l\u2019Agence métropolitaine de transport (AMT).Huit zones ont été définies en fonction de leur éloignement du centre-ville de Montréal.Des cercles concentriques, couvrant un territoire de dix kilomètres, déterminent chacune d\u2019elles.Et il se trouve qu\u2019une partie de la ville de Repentigny appartient à la zone 5 (à l\u2019ouest du boulevard Brien) alors que l\u2019autre (à l\u2019est) est incluse dans la zone 6.Plus on s\u2019éloigne de Montréal, plus c\u2019est cher.D\u2019une zone à l\u2019autre, le tarif réduit passe de 57 $ à 68 $.Et le tarif normal, de 102,50 $ à 122,50 $.Mais Repentigny n\u2019est pas la seule ville « divisée », souligne Bernard Théorêt, porte-parole de l\u2019AMT.C\u2019est aussi le cas de Sainte- Thérèse, Terrebonne, Boisbriand, Saint-Eustache, Mercier et Carignan.« Ce n\u2019est pas l\u2019idéal, reconnaît- il.Mais il faut bien qu\u2019il y ait une frontière quelque part.» Dans ce cas-là, le cégépien a dû être mal informé quand il s\u2019est procuré son titre, croit M.Théorêt.« Les gens qui vendent les cartes doivent s\u2019assurer de fournir l\u2019information adéquate.» Pour éviter toute confusion, on peut aussi composer le (514) 287-TRAM.Piéton écrasé par un camion rue Berri Un piéton a connu une fin atroce, vers 4 h 45 hier, après s\u2019être fait passer sur le corps par un camion semi-remorque.Le mastodonte roulait rue Berri en direction sud lorsque la victime, un homme dans la vingtaine, a fait irruption devant le conducteur, l\u2019obligeant à stopper sur-le-champ.Il est ensuite monté sur le marchepied de la cabine et a copieusement injurié le camionneur.Feignant de l\u2019ignorer, ce dernier a redémarré lentement.Alors qu\u2019il tentait d\u2019effectuer un virage à gauche pour se rendre au poste de police, il a vu le piéton tomber et passer sous les roues avant du véhicule.La mort de l\u2019homme a été constatée sur les lieux.Comme il n\u2019avait aucune carte d\u2019identité, les policiers de la CUM n\u2019ont pas été en mesure de l\u2019identifier.Il portait un blouson à carreaux bleu et beige ainsi qu\u2019un pantalon beige.Le conducteur du camion a indiqué aux policiers qu\u2019il semblait sous l\u2019effet de la drogue ou de l\u2019alcool.Le dossier fera l\u2019objet d\u2019une enquête, pouvant conduire à des accusations.2779745 A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 SEPTEMBRE 1999 Le nombre de crimes violents recommence à augmenter FRANÇOIS BERGER Les crimes violents sont en recrudescence au Québec pour la première fois depuis six ans.Cette hausse inattendue met fin à la plus longue période de baisse de la violence jamais enregistrée par les services policiers depuis le début des années soixante.Les crimes avec violence, tels l'homicide.Levis L'ENTREPÔT\t\t\t\t\t L6VIS1 Jeans (irrégulier) .îarti 1999 s\\ ^ 1\tPantalons de coton CARGO pour femmes I a partir de I\t1 Chemises 1 pour 1 hommes 0,99$ af*V t ¦\t1 Tricots | pour 1 hommes 1 à-partir de\tCoton ouatés pour femmes .» l'.irtir de 19,\"*\t¦ Pantalons de 1 I coton pour 1 1 hommes 1 1 à partir de I ou 2/35s|\t| 3^99 S\tOU l3/25s\t129,\" \\\tOU 12/35 *\t129,\" 1 \t\t\t\t\t Pontorama L'ENTREPÔT\t\t\t\t\t Manteaux automne/hiver pour hommes a partir de 29,\"$ Salopettes à partir de 39.\"$ Jeans évasés pour femmes à partir de 29,\"$ Chemises à manches longues pour hommes et femmes à partir de 19,\"$ Pantalons CARGO 120 % DE RABAIS du prix courant Nous avons les marques de vêtements Tommy Hilfiger, Guess, Calvin Klein et Polo de Ralph Lauren.0 VERSANT ST-SAUVEUR 11, CHEMIN DU LAC-MUETTE _SAINT-SAUVEUR OamJn Heures d'ouverture Lan.-mer.i 10 h-18 h Jeu.-ven.i 10 ¦ - 21 Samedi i 8 II-17 b Dimanche i 12 h-17 h PLACE DU QUARTIER 5870, BOUL LAURIER SAINT-HYACINTHE troaH Ml | PLACE DU QUARTIER le viol les voles de fait ou le vol à main armée, étaient en diminution constante depuis un sommet atteint en 1992, mais les données les plus récentes des services de police montrent que cette baisse a cessé en 1998.Auparavant, la période de diminution la plus longue avait duré trois ans, de 1976 à 1978.La fréquence des crimes violents signalés à la police a augmenté Tan dernier de 2,6 % au Québec, selon le Centre canadien de la statistique juridique.Plus de 47 000 crimes violents ont été rapportés, ou 643 par tranche de 100 000 habitants.C'est deux fois plus qu'il y a 25 ans.Au Canada, seul le Québec et la Saskat-chewan (hausse de 2,9 %) ont connu l'an dernier une augmentation de la criminalité violente.Parmi les grandes villes du pays, seule Montréal a connu une montée des crimes violents, de 4,9 %.Cette recrudescence reste inexpliquée pour le moment, ont indiqué des spécialistes de la question à l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), qui doit publier la semaine prochaine une série de tableaux sur l'évolution de la violence au Québec.Il faudra attendre l'année prochaine pour voir si la tendance à la hausse se confirme.Dans l'ensemble du Canada, la violence signalée à la police a continué l'an dernier sa descente pour la sixième année consécutive (baisse de 1,5 %).Quant aux crimes contre la propriété, ils diminuent régulièrement depuis une dizaine d'années, au Québec aussi.Les homicides commis au Québec l'année dernière ont totalisé 137, dont 65 dans la région de Montréal.L'incidence des homicides par 100 000 habitants a augmenté de 3,4 %.Les voies de fait ont progressé de 4,3 %, tandis que les agressions sexuelles ont très peu augmenté.Seuls les vols qualifiés ont diminué de 2,7 %, une baisse amorcée depuis plusieurs années grâce notamment à l'utilisation de plus en plus grande des cartes de débit chez les marchands (il y a moins d'argent dans les tiroirs-caisses).Les enquêtes dites de victi misât ion menées par Statistique Canada montrent que les victimes de crimes violents hésitent souvînt a signaler ces événements.Seulement tinf agression sexuelle sur dix est signalée à la police.C'est aussi le cas de la moitié desyolç qualifiés et du tiers des voies de fait.!~ Ainsi, les chiffres « réels » au Québec seraient, pour l'an dernier, de quelque 30 000 agressions sexuelles, 17 000 vols qualifiés et près de 100 000 voies de fait.Au total, c'est trois fois et demie plus de crimes que ceux signalés à la police ! Selon le criminologue Marc Ouirnet, de l'Université de Montréal, les Québécois ont tendance à signaler moins que les autres Canadiens les crimes violents, parce qu'ils « ne veulent pas voir les autorités se mêler de leurs affaires ».C'est pourquoi le taux global de criminalité apparaît plus bas au Québec que n'importe où ailleurs au pays : 27 % plus bas qu'en Ontario ou dans les Maritimes, deux fois moindre qu'en Colombie-Britannique ou* dans les Prairies.Le portrait de la violence au Québec change cependant quand on examine les crimes les plus graves, qui sont presque tous signalés à la police, selon des données obtenues par La Presse auprès de l'ISQ.Le Québec apparaît passablement plus violent que le reste du Canada au chapitre des meurtres au premier degré (prémédités ou commis au cours d'un autre acte criminel), dont le taux est 30 % plus élevé que la moyenne canadienne depuis le début des années quatre-vingt-dix.Les vols avec armes à feu ont un taux 74 % plus élevé au Québec.Quant aux agressions sexuelles comportant des blessures, ils sont plus fréquents de 33 % au Québec La violence « à la québécoise » demeure cependant quatre fois moins fréquente qu'aux États-Unis.Selon les chiffres de l'ISQ, 49 % des victimes de crimes violents sont des femmes, tandis que plus de 80 % des auteurs de ces crimes sont des hommes.Seulement 8% des crimes avec violence sont commis par de purs inconnus des victimes.r 11 i * V ni \u2022 i .Vista 350 \u2022 Fonction mains libres \u2022 Accès gratuit aux services interactifs PratiGo** \u2022 Répertoire de 50 noms/numéros \u2022 Compatible avec les services étoiles de Bell1 \u2022 Pour aussi peu que 8,60 $ par mois (24 mois) Vista- 450 \u2022 Clavier infrarouge \u2022 Facilite l'utilisation du service Accès au courrier électronique^ \u2022 Accès gratuit aux services interactifs PratiGo.Seulement 5 S par mois \u2022 Répertoire de 100 noms/numéros Compatible avec les services Étoiles de Bell \u2022 Pour aussi peu que 14,50 $ par mois (36 mois) Renseignez-vous au sujet de l'offre d'échange de votre Vlsta 350 Casque d'écoute Aastra HT100 \u2022 Casque d'écoute unique en son genre \u2022 Microphone ajustable et pince à v-ceinture m ¦*.* Cybiolink\" 8 mil \u2022 Mémoire des noms et numéros des 99 derniers appelants et recomposition directe de 8 numéros \u2022 Compatible avec les services interactifs PratiGo ainsi qu'avec les services Étoiles de Bell tels 1 Affichage de l'appel en attente et TéléRéponse Plus \u2022 Grand écran rétroéclairé \u2022 Mains libres avec fonction discrétion Ne cherchez plus, passez chez nous! 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Le Cavalier Grand Fleuve vient de quitter le quai de Tadoussac avec quelques centaines de passagers, dont un bon nombre de touristes français.Nous nous dirigeons vers le milieu du Saint-Laurent \u2014 large de 25 kilomètres à cet endroit \u2014 où convergent également d\u2019autres bateaux d\u2019observation.Nous croisons aussi des zodiacs avec leurs passagers à 40 $ tout de cirés jaunes vêtus.Une semaine après « l\u2019incident Cousteau », c\u2019est business as usual à Tadoussac.Et la business, ici, c\u2019est les baleines.Plusieurs touristes n\u2019ont même pas entendu parler de l\u2019affaire.Et ceux qui en ont eu vent sont parfois un peu mêlés.« Pas très bon, tout ça, n\u2019est-ce pas ?» risque tout de même Tom Butcher, un sexagénaire de Newcastle, en Grande-Bretagne.« Je crois que les Cousteau reprochent aux bateaux d\u2019aller trop près des baleines », dit pour sa part Dominique Reymond, accompagnateur d\u2019un groupe de touristes auvergnats.Pas tout à fait.Le contraire, même.Avalanche de plaintes Petit rappel : vers 11 h, le 8 septembre dernier, la direction du Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent reçoit une avalanche de plaintes de touristes et de bateliers de Tadoussac.Des plongeurs-caméramen du groupe Cousteau foncent à répétition sur un troupeau de baleines à bord de zodiacs.Un vidéaste amateur a capté des scènes semblant montrer un zodiac des Cousteau chevauchant littéralement un rorqual commun.Des agents-enquêteurs sont dépêchés dans la demi-heure.Ils s\u2019entretiennent avec les gens de Cousteau.Mais sitôt rentrés, les plaintes recommencent à affluer.Il y en aura une cinquantaine en tout.L\u2019affaire s\u2019ébruite sur Internet et se retrouve à la une des journaux et des bulletins télévisés.Bernard Delemotte, chef de mission du groupe Cousteau, nie, évoquant une illusion d\u2019optique provoquée par l\u2019utilisation de la téléphoto par le vidéaste amateur.Une enquête est néanmoins instituée et les Cousteau se voient retirer leur permis de filmer sous l\u2019eau par Pêches et Océans Canada.« Elle souffle, j\u2019accélère.» Paradoxal, puisqu\u2019à l\u2019été 1996, on pouvait lire dans un numéro de Calypso Log, publié par le groupe Cousteau, cette critique des bateliers de Tadoussac : « Autre point noir, Tadoussac, dans la baie du Saint-Laurent, où plus de 55 bateaux se disputent les eaux pour débusquer le moindre aileron, sans aucun respect pour les animaux.» Mais conforme à la description faite par Bernard Delemotte luimême d\u2019une séance de tournage mouvementée, pour dire le moins, dans les eaux du Pacifique, le 28 janvier 1968, et qu\u2019on peut lire dans Diolé et Cousteau - Nos amies les baleines (L\u2019Odyssée Flammarion 1973).En voici quelques extraits : « Nous naviguons à 5 ou 6 noeuds et nous bondissons en avant chaque fois que l\u2019animal souffle (.) La poursuite continue, surexcitante, malgré les chocs qui, à chaque lame, nous cassent les reins jusqu\u2019au cou.Nous nous plaçons de mieux en mieux à chaque réapparition de la baleine.Nous sommes maintenant à 50 mètres.Elle souffle.J\u2019accélère.nous sommes sur elle (.) Il est évident que la baleine veut venir respirer en surface.Quand elle remontera, nous serons là.Visiblement, la présence et le bruit du zodiac la gênent.Elle tourne vers la gauche, puis vers la droite, elle accélère puis ralentit, mais guidé par Falco, je maintiens le zodiac toujours au-dessus d\u2019elle (.) » Cette poursuite s\u2019était mal terminée pour Delemotte et son équipe : excédé, le grand mammifère marin avait chargé le zodiac et précipité ses occupants dans la flotte.Industrie de 55 millions Si « l\u2019incident Cousteau » de la semaine dernière n\u2019a guère frappé l\u2019imagination des touristes qui n\u2019en ont pas été directement témoins, il en est allé autrement des résidants de Tadoussac, dont l\u2019observation des baleines est devenue le pain, le beurre et le dessert depuis une quinzaine d\u2019années.« Les baleines, c\u2019est des retombées de 55 à 60 millions pour Tadoussac, signale le maire Pierre Marquis.Ici, il y a 915 habitants et 925 emplois ! » Les gens ont été choqués, selon M.Marquis, qui dit ne pas savoir si les plongeurs ont heurté et blessé les baleines.« Mais ils les ont harcelées, ça oui ! » Pour le moment, les baleines ne semblent pas manquer dans le fleuve.Une dizaine de rorquals bleus \u2014 à 30 mètres et 120 000 kilos, le plus gros animal à jamais avoir vécu sur la planète terre \u2014, de 1000 à 1200 bélugas, des petits rorquals et, là où nous naviguons présentement, à l\u2019embouchure de la rivière Saguenay, quelques dizaines de rorquals communs (20 mètres, 40 000 kilos).Philippe, le naturaliste à bord, est en train d\u2019expliquer qu\u2019une rivière sous-marine glacée provenant de l\u2019Atlantique coule sous l\u2019eau de la rive nord du fleuve.Il s\u2019interrompt : « Là, on aperçoit les grands souffles.» Tout le monde se précipite du même côté, faisant pencher le bateau.« On voit bien.mais on voit pas grand-chose », se plaint une femme.Puis, apparaît le dos d\u2019un rorqual commun.Un autre surgit devant le bateau.Le capitaine ralentit, met au neutre.Un phoque se sort la tête de l\u2019eau et observe un moment l\u2019activité ambiante.Il peut sans doute voir quatre ou cinq autres bateaux comme le nôtre et autant de zodiacs.Trop de bateaux ?Philippe Bois, jeune diplômé en environnement, accompagne un groupe d\u2019élèves du primaire de Sherbrooke.Il s\u2019interroge.Il se demande s\u2019il n\u2019y a pas trop de bateaux autour des baleines.Sa question est pertinente.Ici même, on se la pose.Québec et Ottawa veulent d\u2019ailleurs créer un permis pour régir les firmes qui font dans l\u2019observation de baleines.On parle aussi de contingenter le nombre de bateaux.En attendant, l\u2019industrie a adopté un code d\u2019éthique en 1997.À 400 mètres d\u2019une baleine, on ralentit, à 200 mètres, on passe au neutre.Durant notre excursion, notre capitaine, Réjean Carré, a semblé s\u2019y conformer à la lettre.Mais il est arrivé au moins une fois qu\u2019une baleine émerge juste devant le bateau en marche.Quelqu\u2019un a crié : « Elle va passer en-dessous de nous.» Une autre voix : « Elle va soulever le bateau ! » L\u2019excursion a duré trois heures, dont une à observer les baleines.Coût : 35 $ plus taxes.Plus de 300 000 visiteurs s\u2019en payent une chaque année.À Pêches et Océans Canada, on confirme que deux individus ont déjà plaidé coupable il y a quelques années à l\u2019accusation d\u2019avoir perturbé des baleines.On ignore toutefois s\u2019ils ont écopé d\u2019une amende, qui peut atteindre théoriquement 100 000 $.Si l\u2019industrie de l\u2019observation des baleines a connu une progression fulgurante dans le monde depuis une quinzaine d\u2019années \u2014 elle se pratique désormais dans 65 pays \u2014, ce n\u2019est pas d\u2019hier que les grands mammifères marins fréquentent le Saint-Laurent.Ils y viendraient depuis au moins 10 000 ans.Essentiellement pour s\u2019y nourrir.Nadia Ménard, biologiste au parc marin Saguenay-Saint-Laurent, évoque la richesse de l\u2019écosystème.Michel Boivin, directeur du parc, compare le chenal laurentien à une « gigantesque soupe » de krill et autres délices (plancton, etc.).Un seul rorqual commun peut engloutir de 2 à 3 tonnes de nourriture par jour.Les baleines viennent ici de maijuin à novembre, explique Nadia Ménard.Les mêmes reviennent chaque année.Où passent-elles le reste de l\u2019année ?Croyez-le ou non, on ne le sait pas.Les marins du coin, eux, connaissent « leurs » baleines.Ils parlent de U2, de Zipper, de Grand Galop, de La Pulpeuse, du Bossu.Patience Le soir, au bar Le Gîbart, ils acceptent volontiers de parler de « l\u2019affaire Cousteau ».« Ils auraient dû prendre un capitaine de la place, opine Steve Servant, capitaine pour Croisières 2001.On a l\u2019habitude, on est capable de suivre une baleine sans foncer dessus.Plus tu fonces, plus tu la stresses.» La biologiste Nadia Ménard, qui a participé à des recherches sur les baleines, est du même avis : « Si la baleine ne collabore pas, tu attends.La recherche, ça demande beaucoup de patience.» Les baleines vont revenir à Tadoussac l\u2019an prochain.Les touristes aussi.Entre-temps, les enquêteurs de Pêches et Océans auront décidé s\u2019ils portent ou non des accusations contre le groupe Cousteau \u2014 la décision serait d\u2019ailleurs imminente.En temps normal, à part les témoins directs, personne n\u2019aurait entendu parler de cette affaire.Louis Caron, patron et capitaine de Croisières 2001, le confirme : « T\u2019en vois des bateaux foncer sur des baleines, mais là, c\u2019était Cousteau.» Les trois photos du haut sont tirées d\u2019une vidéo tournée par des touristes le 8 septembre.Les photos du bas sont tirées du film tourné par l\u2019équipe Cousteau le même jour.Ci-dessous, sur cette photo prise à Rimouski, on voit le fameux Zodiac de l\u2019Alcyone.«Ils auraient dû prendre un capitaine de la place.On a l\u2019habitude, on est capable de suivre une baleine sans foncer dessus.Plus tu fonces, plus tu la stresses.» 2725501 6LP2201A0918 a22 actus sam 18 septemb 6LP2201A0918 ZALLCALL 67 14:04:44 09/18/99 B A 22 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 SEPTEMBRE 1999 2782203 La France et le Québec unis pour lutter contre l\u2019alcoolisme et les toximanies MICHEL DOLBEC Presse-Canadienne, PARIS Le Québec et la France unissent leurs efforts pour former des spécialistes capables d\u2019affronter « sur le terrain » les problèmes d\u2019alcoolisme et de toxicomanie.Le ministre délégué à la Santé, aux Services sociaux et à la protection de la Jeunesse, Gilles Baril, a annoncé hier la création d\u2019un diplôme universitaire de « Prévention et de prise en charge des conduites de dépendance » élaboré par l\u2019Université catholique de Lille et l\u2019Université de Montréal.« Le problème est de plus en plus global, a signalé le ministre.Il faut donc conjuguer nos forces pour faire converger nos connaissances.Ce diplôme, le premier du genre, va permettre de développer notre partenariat et d\u2019aller plus loin dans nos stratégies de prévention et de réinsertion sociale.\u2019 La France et le Québec n\u2019ont pas tout à fait la même approche en matière de polytoxicomanie.Les Français ont tendance à « cloisonner les approches sectorielles », à traiter problèmes d\u2019alcool et de drogues séparément ; le Québec privilégie de son côté une approche globale.Depuis 20 ans, l\u2019Université de Montréal a formé environ 4000 « intervenants » capables d\u2019appréhender le problème de cette manière.La formation offerte à Lille, qui « deviendra un laboratoire d\u2019échanges important », ira apparement dans le même sens.En matière de toxicomanie, les cas français et québécois présentent de plus en plus de points commun.Au Québec, les polytoxicomanes mélangeaient surtout alcool et cocaïne, les français pratiquaient plutôt l\u2019héroïne.Mais on trouve désormais de l\u2019héro à Montréal et de la coke à Paris.Tout cela de toute façon mène « aux mêmes trois, quatre ou cinq niveaux de marginalité : l\u2019exclusion, la maladie mentale, la prostitution, le sida ».Venu étudier l\u2019approche française en matière de protection de la jeunesse et de réadaptation des alcooliques et des toxicomanes, le ministre Baril sera en France jusqu\u2019à mardi.Il est accompagné d\u2019un groupe de médecins et de chercheurs spécialisés dans ce domaine.Des contraventions aux motoneigistes?2775052 Presse-Canadienne QUÉBEC Le gouvernement se prépare à autoriser sur les sentiers de motoneige la présence de patrouilleurs bénévoles, avec droit d\u2019émettre des contraventions, a révélé hier le ministre délégué aux Transports, Jacques Baril.« Il me reste quelques ficelles à attacher pour une réglementation qui permettrait aux clubs de faire eux-mêmes de la patrouille et d\u2019émettre des contraventions », a dit hier le ministre Baril, invité au Sommet mondial de la motoneige, qui coincidait avec le 25e Congrès annuel des clubs de motoneigistes.Le ministre Baril s\u2019est inquiété de l\u2019augmentation des accidents mortels dans les sentiers de motoneige l\u2019hiver dernier.On y a déploré 40 décès, soit beaucoup plus que la moyenmne des années précédentes qui était de 28 morts.Il y a eu de plus quelque 100 blessés graves à la suite d\u2019accidents impliquant des motoneigistes.2783643 2783130 2785846 2781444 6LP2301A0918 A 23 samedi, 18 sept.6LP2301A0918 ZALLCALL 67 14:07:01 09/18/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 SEPTEMBRE 1999 A 23 La fonte des calottes glaciaires aux deux pôles devient alarmante 2768120 ANDRÉ NOËL Le couvert de glace dans les mers de Beaufort et des Chouktches, dans l\u2019Arctique canadien, était de presque 40 % moins important l\u2019automne dernier que la moyenne des automnes précédents, selon un article paru dans une récente livraison du Geophysical Research Letters .« Le réchauffement global du climat semble avoir un impact manifeste dans l\u2019Arctique de l\u2019Ouest », a dit Thomas Agnew, un des auteurs de l\u2019article et chercheur à Environnement Canada, au cours d\u2019un entretien par téléphone, hier.La fonte des glaces dans l\u2019Arctique et l\u2019Antarctique inquiète au plus haut point l\u2019Agence des Nations unies pour l\u2019environnement, à cause de l\u2019élévation possible du niveau des mers.L\u2019agence a publié un rapport cette semaine, où elle appelle à une réduction rapide des émissions de gaz à effet de serre.James A.Maslanik et Mark C.Serreze, de l\u2019Université du Colorado, ont signé l\u2019article sur l\u2019Arctique de l\u2019Ouest avec M.Agnew.Les auteurs montrent que le couvert de glace en septembre 1998 était 25 % moins étendu que le record minimum enregistré en 1958, et 39 % moins étendu que la moyenne entre 1953 et 1997.« Pendant l\u2019été 1998, une réduction record du couvert de glace s\u2019est produite dans les mers de Beaufort et des Chouktches, écrivent- ils.Des étendues d\u2019eau libres de glace se sont formées plus tôt que par les années précédentes.Sept pour cent du bassin de l\u2019Arctique, qui était normalement couvert en permanence de glace, était dégelé en 1998.» En général, au mois de septembre, la limite de glace est située à 156 kilomètres de Point Barrow, une pointe de terre ferme située à l\u2019extrême nord de l\u2019Alaska.En septembre dernier, elle était située à 569 km, soit presque quatre fois plus loin ! « Le gel total ne s\u2019est pas produit avant la seconde semaine de novembre, soit beaucoup plus tard que les années précédentes », précise l\u2019article.M.Agnew a dit à La Presse que la situation semblait aussi très anormale cette année.« J\u2019ai examiné les images satellites cette semaine, a-t-il confié : la limite de glace est à 450 km de Point Barrow.» L\u2019année 1998 a été la plus chaude jamais enregistrée au Canada et dans le monde, a rappelé hier Lucie Vincent, d\u2019Environnement Canada.Et 1999 sera à peine moins chaude.« La température au Canada est au-dessus de la normale depuis neuf saisons consécutives (de l\u2019été 1997 à l\u2019été 1999) », souligne Mme Vincent.En 1950, toutes les autos, les fournaises et les usines de la terre ont craché cinq milliards de tonnes de gaz carbonique, reconnu comme le principal gaz de serre emprisonnant la chaleur du soleil.Même à cette échelle, les gaz s\u2019accumulaient.Cette année, on enverra dans l\u2019atmosphère près de 30 milliards de tonnes, selon le rapport publié cette semaine par l\u2019Agence des Nations unies pour l\u2019environnement.En Antarctique Les nouvelles en provenance de l\u2019Antarctique sont particulièrement inquiétantes.Deux glaciers polaires de l\u2019Antarctique sont en pleine récession en raison du réchauffement et ont perdu près de 3000 km2 de leur surface l\u2019an dernier.Les scientifiques américains croient qu\u2019il y a une possibilité réelle qu\u2019une grande section de l\u2019Antarctique de l\u2019Ouest s\u2019effondre, mais ils ne peuvent prédire quand.« L\u2019effondrement de la couverture de glace de l\u2019Antarctique de l\u2019Ouest est en effet une possibilité », a indiqué à La Presse Claire L.Parkinson, enquêteur principal au Laboratory for Hydrospheric Processes, Oceans and Ice Branch de la NASA.« Si cela se produit, cela pourrait avoir des effets dévastateurs sur les zones côtières du monde entier, parce que le niveau de la mer augmenterait de cinq à six mètres (une vingtaine de pieds).Cependant, il est fort peu probable que cela se produise d\u2019ici 10 ans.» Des volcans ont commencé à faire éruption sous l\u2019Antarctique de l\u2019Ouest, pompant des quantités astronomiques d\u2019eau chaude et de boue sous cette zone de glace déjà instable, ce qui pourrait accélérer le phénomène.Selon un article paru dans la dernière livraison du CCPA Monitor , une augmentation du niveau de la mer de six mètres pourrait provoquer la mort d\u2019un milliard de personnes.2780352 2784239 6LP2401A0918 a24 actus sam 18 septemb 6LP2401A0918 ZALLCALL 67 14:02:20 09/18/99 B A 24 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 SEPTEMBRE 1999 Policier blâmé pour excès de vitesse 2782923 ROLLANDE PARENT Presse-Canadienne Un citoyen qui a eu la peur de sa vie quand il a été conduit au poste de police, menotté et sans ceinture de sécurité, à une vitesse de 100 kilomètres-heure a finalement eu gain de cause devant un comité de déontologie policière.Le conducteur de l\u2019auto-patrouille, l\u2019agent Gilles Bluteau du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal vient de se mériter un blâme à deux égards : d\u2019avoir négligé de boucler la ceinture de sécurité du prévenu et d\u2019avoir conduit son véhicule à 100 kilomètres/heure, sans nécessité.Dans sa décision rendue publique hier, le président du comité, Me Gilles Arsenault, critique abondamment le policier Bluteau et son accolyte Marc Gagné qui, estime-t-il, sur certains points, « ne lui ont pas dit la vérité ».« Sur plusieurs éléments, les explications fournies par l\u2019agent Bluteau sont grossières et boîteuses ».Il affirme avoir parcouru tout le trajet à 40 ou 50 kilomètres/heure, respecté les feux de circulation et les arrêts obligatoires.Rien ne pressait dit-il, il n\u2019y avait aucune urgence et le prévenu était d\u2019un calme mémorable.Pourquoi alors a-t-il actionné les gyrophares » demande Me Arsenault.De par son attitude, l\u2019agent Bluteau a été jugé « bâcleur et brouillon ».« Par exemple, en traitant de l\u2019énoncé des droits constitutionnels qu\u2019un policier doit donner à un prévenu, il ne peut dire d\u2019où ce texte est tiré et qu\u2019elle en est sa portée.Il avouera également qu\u2019à l\u2019époque où les faits sont survenus il n\u2019était pas très au fait des prescriptions du Code de sécurité routière quant au port de la ceinture de sécurité à bord d\u2019une auto-patrouille.« En ce qui a trait à l\u2019utilisation des gyrophares, il ne pourra dire au comité s\u2019il existe une directive à cet égard.« Bref, le comité accorde peu de crédibilité au témoignage de l\u2019agent Buteau pas plus qu\u2019il n\u2019en accorde à celui de l\u2019agent Gagné venu répéter les propos entendus précédemment à la barre des témoins par son collègue », commente Me Arsenault.Le comité a également noté que du blanc correcteur avait été mis sur certains documents déposés devant lui par les policiers.Par contre, Me Arsenault souligne l\u2019attitude magnanime du citoyen prêt à excuser les policiers de l\u2019avoir arrêté pour un vol qu\u2019il n\u2019avait pas commis.« Ce qu\u2019il n\u2019accepte pas, c\u2019est d\u2019avoir été transporté en auto-patrouille à quelque 100 kilomètres/heure, à l\u2019heure de pointe dans une rue de Montréal.Cet événement a été marquant pour lui et il avouera avoir eu peur », écrit Me Arsenault.Me Arsenault croit que les policiers ont agi ainsi tout simplement parce que leur quart de travail était déjà terminé ou était sur le point de l\u2019être.2785566 Un espion britannique de la Stasi démasqué d\u2019après AFP LONDRES Un universitaire britannique qui avait travaillé pendant douze ans comme espion à la solde de l\u2019ancienne police secrète est-allemande, la Stasi, a été démasqué, a annoncé hier la BBC.Le docteur Robin Pearson, historien de l\u2019économie à l\u2019université de Hull (nord-est de l\u2019Angleterre), avait commencé à travailler pour la Stasi en 1977, sous le nom de code « Armin », indique la BBC.M.Pearson, pendant ces douze années, a espionné et trahi des amis et des collègues, dont certains d\u2019entre eux travaillaient pour des organisations internationales comme l\u2019OTAN.Le service britannique de contre-espionnage (MI5) était au courant de l\u2019identité de l\u2019agent Armin depuis 1994, mais aucune procédure judiciaire n\u2019a été ouverte contre M.Pearson, a précisé la BBC.La BBC est sur le point de dévoiler l\u2019ensemble des détails des accusations d\u2019espionnage lors d\u2019une émission, « Spying Games : une école pour les espions », qui sera diffusée dimanche.Cette émission a utilisé des archives secrètes pour mettre en lumière l\u2019étendue du travail de la Stasi pour identifier, recruter et manipuler ses agents, et révèle comment le service secret de la RDA a manipulé la carrière de M.Pearson pour servir ses intérêts.M.Pearson a été recruté alors qu\u2019il étudiait l\u2019allemand à l\u2019université de Leipzig (alors en RDA) par l\u2019unité d\u2019espionnage à l\u2019étranger de la Stasi.Interrogé par la BBC, M.Pearson a déclaré : « Il existe bien une histoire, mais je n\u2019ai pas particulièrement envie de vous en parler.» En tant que champion d\u2019escrime, il se servait des compétitions à l\u2019extérieur pour rencontrer ses contacts.Au début des années 1980, à l\u2019apogée du mouvement Solidarité en Pologne, M.Pearson a espionné et trahi deux exilés polonais, selon la BBC.Ces dernières révélations interviennent après une semaine de révélations sur l\u2019espionnage des pays de l\u2019ex-bloc de l\u2019Est à l\u2019époque de la guerre froide.Êtes-vous ménopausée?Centre hospitalier de l\u2019Université de Montréal Hôpital Saint-Luc RECHERCHONS PATIENTES MÉNOPAUSÉES EN BONNE SANTÉ AVEC OU SANS TRAITEMENT HORMONAL Les patientes doivent être en bonne santé, ménopausées depuis plus de 6 mois.Elles seront invitées à utiliser, possiblement, un traitement hormonal pour diminuer les signes et symptômes de la ménopause.Il y aura 5 visites et l\u2019étude durera 6 mois.Les frais raisonnables de déplacement seront remboursés.Si vous êtes intéressées, communiquez au 281-2121, poste 6377 2784232 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 SEPTEMBRE 1999 A 25 NTENNE.DE SOUCOUPE I paç nF REBELLES i ¦c % JUSTE LA BONNE TECHNOLOGIE.t I fj 1 LA TÉLÉ NUMÉRIQUE VOUS EST OFFERTE SUR LE CÂBLE VIDÉOTRON, TOUT SIMPLEMENT! fi A partir de seulement 10,99$' par mois pour la programmation (terminal requis), vous obtenez la meilleure qualité d'image et de son et toute la liberté de choisir vos canaux préférés, même à l'unité* Plus les avantages uniques au 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Vous pouvez donc capter plusieurs canaux à la fois sans décodeur supplémentaire.Et vous pouvez ajouter à votre forfait d'autres canaux à 1,50$/mois chacun.TÉLÉMAX 1 TV5, Canal Famille, LCN, MusiquePlus, Canal D.MusiMax, RDS, TÉLÉT00N français, Canal Vie, PBS-Burlington, CBS, ABC, NBC.PBS-Plattsburgh, FOX, The Learning Channel, TSN, Discovery Channel, CMT, YTV, CTV Sporfsnet.191 /mois FAITFÇ vnTRP ppnppr nuniY i LIBRE SERVICE En plus tlu service de base, choisissez vous-même tous les canaux que vous voulez! 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