La presse, 27 septembre 1999, Cahier A
[" 1LP0102A0927 A1 LUNDI 1LP0101A1 27 ZALLCALL 67 00:49:10 09/27/99 B POUR L'AN 2000 Tous les détails en page B 13 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, R lundi 27 septembre 1999 60 ¢ TAXES EN SUS ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 $ CAMÉE OR10K 6 diamants Une seule adresse 7139,rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514)277-3127 www.bijouterieleroy.com SPÉCIAL 239$ 2774759 115e année No 333 68 pages, 4 cahiers Omertà et Le Polock raflent tout page B8 Les naufragés débarquent! Bouchard prêche la patience La souveraineté est en perte de vitesse, avance un politologue DENIS LESSARD DRUMMONDVILLE Ce n\u2019est pas de sitôt que le gouvernement Bouchard pourra tenir un référendum sur la souveraineté, se sont fait dire à huis clos les militants péquistes.Et, accusant le coup, le premier ministre Bouchard s\u2019est fait très évasif hier quant à l\u2019échéancier référendaire, lui qui avait déjà prédit dans le passé que le Québec serait souverain au tournant du millénaire.« Le moment venu et les conditions réunies, nous donnerons aux Québécois l\u2019occasion de décider de leur avenir et de se donner un pays », a lancé M.Bouchard s\u2019adressant aux 400 délégués réunis en conseil national en fin de semaine à Drummondville.Tant que la question nationale ne sera pas réglée, « la situation sera extrêmement débilitante.( Ottawa ) est en train de saper la viabilité politique et sociale » du Québec, a-t-il fait valoir plus tard, refusant carrément de s\u2019engager à crever cet abcès au cours de l\u2019actuel mandat.Au précédent conseil national, à Trois-Rivières au printemps, M.Bouchard avait convié ses troupes à être prêtes à une campagne référendaire dès le congrès de mai 2000.L\u2019échéancier était beaucoup plus fluide hier: le printemps prochain devrait être l\u2019occasion d\u2019une « vaste mobilisation » des péquistes pour la souveraineté, s\u2019est-il limité à dire.Le mandat obtenu le 30 novembre dernier « était de préparer un référendum gagnant; quand il sera prêt on le fera », se contentait de dire hier M.Bouchard aux délégués.Voir BOUCHARD en A2 n Autres informations, page A8 PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse Joe Wortel et son épouse, Jenny, ont savouré chaque minute de leur voyage et ont bien l\u2019intention de profiter de leur croisière gratuite.« On a vu des baleines et on a joué dans le sable », blaguait hier ce résidant de l\u2019Ontario.Avant de repartir «gratis» CHRISTIANE DESJARDINS QUÉBEC « Magnifique, splendide, encore.» S\u2019il faut se fier aux commentaires de la plupart des passagers qui débarquaient hier matin du Norwegian Sky, l\u2019avarie de jeudi sera à ranger dans les souvenirs cocasses de voyage, plutôt que dans les terribles mésaventures.« L\u2019équipage a été fantastique, personne n\u2019a paniqué.Tout cela a duré quatre heures.On aura une croisière gratuite et depuis trois jours, on a le bar ouvert.», lançait en riant, Joe Wortel, un résidant de l\u2019Ontario qui n\u2019en espérait pas tant.Plusieurs ont toutefois admis avoir eu peur quand l\u2019immense paquebot ayant à son bord 1924 passagers et 750 membres d\u2019équipage, s\u2019est échoué sur un banc de sable et de roche, jeudi midi, à l\u2019île Rouge, en face de Tadoussac.Le paquebot décrivait alors un cercle pour que les passagers intéressées puissent admirer les baleines.D\u2019autres se trouvaient dans la salle à dîner.« Vu l\u2019heure, nous étions à table pour dîner.On a senti comme un gros raclement, et tout s\u2019est mis à trembler », a raconté Joy Witzjen.Peu après, les passagers ont dû revêtir leur gilet de sauvetage et se rendre sur le pont, au cas où il aurait fallu évacuer le navire.Voir AVANT en A2 La fourmi Il y a quinze ans, Yseult Riopelle, la fille aînée du célèbre peintre québécois, a découvert que si elle n\u2019agissait pas immédiatement, dans 100 ans plus personne ne se souviendrait de l\u2019oeuvre de Jean-Paul Riopelle.Les archives du peintre étaient inexistantes ou perdues, ses milliers de tableaux produits sur une période de plus de 50 ans, dispersés aux quatre coins de monde et seulement deux ou trois livres retraçaient l\u2019histoire de son oeuvre.À moins d\u2019un violent coup de barre, son oeuvre à la dérive sombrerait dans l\u2019oubli.Puisque personne ne se proposait pour l\u2019opération de sauvetage, Yseult, alors âgée de 43 ans, a compris que si elle ne le faisait pas, personne ne le ferait à sa place.C\u2019est ainsi qu\u2019elle a entrepris l\u2019édification de son Catalogue raisonné, une formule savante pour décrire le volume qui fait l\u2019inventaire intégral d\u2019une oeuvre.Comme Chagall ou Matisse, Yseult voulait que son père ait son catalogue raisonné à lui.L\u2019idée était généreuse et belle.Sa réalisation fut une véritable traversée du désert pour cette femme sans moyens qui, du jour au lendemain, est partie à la recherche des 4500 oeuvres manquantes et qui a réussi à en retracer au moins quatre mille.« Ce fut un travail de fourmi, dit-elle à la veille du lancement au Musée des beaux-arts de Montréal du premier des neuf tomes du Catalogue raisonné de Jean-Paul Riopelle.Non seulement a-t-il fallu retrouver les collectionneurs, mais encore a-t-il fallu les convaincre de participer à la démarche.« Les collectionneurs ont beaucoup changé, raconte Yseult.Avant, ils étaient fiers de posséder des grandes oeuvres et ne se gênaient pas pour le dire.Aujourd\u2019hui, ils sont méfiants, ils ont peur de se faire voler et ils tiennent à leur anonymat.» Certains ont cru qu\u2019Yseult n\u2019arriverait jamais à ses fins.C\u2019était oublier que la patience et la ténacité sont inscrites en elle.Comme chez toutes ses soeurs les fourmis.n À lire, l\u2019entrevue en page A7 Nathalie Petrowski rencontre YSEULT RIOPELLE PHOTO PIERRE CÔTÉ, La Presse Yseult Riopelle 96 JOURS AVANT L\u2019AN 2000 INDEX Petites annonces - index B14 - immobilier B14 - marchandises B14 et B15 - emplois B15 - automobile C9 - affaires B5 Arts et spectacles B8 à B13 - horaire spectacles B11 - horaire télévision B11 Bandes dessinées C10 Bridge C11 Cyberpresse B16 Décès C11 Économie B1, B4 à B7 Êtes-vous observateur?B14 Feuilleton B15 Horoscope C9 Laval A12 Loteries A2 et A18 Monde A14 et A15 Mots croisés C10 et S14 Mot mystère B15 Politique A8 Rive-Sud A10 et A11 Tabloïd Sports - Michel Blanchard S5 ÉDITORIAL Le jeu en vaut-il la chandelle?- Mario Roy page B2 MÉTÉO Ensoleillé Max.22, min.11 cahier Sports page 20 CAVALIER La n o u ve l l e ENSEMBLE 2000 VALEUR Cavalier 208$ 0U 4 portes /mois* Lo c a t i o n 3 6 m o i s Transport et préparation 2709943 Offres d\u2019une durée limitée réservées aux particuliers, s\u2019appliquant aux Cavalier 2000 neuves en stock.Sujet à l\u2019approbation du crédit.* Première mensualité et dépôt de sécurité exigés à la livraison.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Versement initial ou échange équivalent requis de 1 825 $.Frais de 12 ¢ du km après 60 000 km.** Taux de financement à l\u2019achat disponible jusqu\u2019à 48 mois.Photo à titre indicatif.Voyez votre concessionnaire pour tous les détails.** 2709943 1LP0201A0927 A2 LUNDI 1LP0201A0927 ZALLCALL 67 00:47:27 09/27/99 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 27 SEPTEMBRE 1999 Suites de la une PHOTO PC Le vice-premier ministre et ministre de Finances, Bernard Landry, a répondu évasivement aux questions des journalistes sur la date du prochain référendum.PHOTO PC Le premier ministre Lucien Bouchard échange des poignées de main avec deux vieilles militantes à la sortie du conseil national du Parti québécois, hier à Drummondville.Bouchard prêche la patience BOUCHARD / Suite de la page A1 Des militants « s\u2019impatientent parce que Québec ne relève pas tous les gants que lance Ottawa.Il ne faut pas s\u2019enliser dans des débats sur les virgules de la question, encore moins sur la date du référendum », at- il prévenu.M.Bouchard a refusé de jouer au chat et à la souris en conférence de presse plus tard.Est-il possible qu\u2019il n\u2019y ait pas de référendum durant l\u2019actuel mandat?« Je veux voir le côté positif de mon engagement.J\u2019ai confiance qu\u2019on pourra tenir le référendum dans un délais le plus court possible », a-t-il répliqué.L\u2019habituel ténor souverainiste, le ministre Jacques Brassard allongeait même les échéances.Il « est possible dans les 48 mois qui restent au mandat constitutionnel de faire apparaître les conditions pour tenir un référendum gagnant ».Douche d\u2019eau froide En matinée, les militants péquistes avaient reçu une douche d\u2019eau froide avec la présentation, à huis clos, d\u2019un politologue de l\u2019Université de Montréal, Richard Nadeau.D\u2019entrée de jeu, le spécialiste a prévenu que l\u2019appui à la souveraineté n\u2019était que de 41 % environ et non de 47 % comme le soutenait une récente enquête Sondagem, publiée par /Le Devoir, des chiffres auxquels les ténors péquistes faisaient largement écho depuis quelques semaines.Il faut distinguer entre « l\u2019appui ponctuel » à la souveraineté et son « appui potentiel », la tendance qui pourrait ou non se réaliser à long terme, soutient M.Nadeau.À court terme, le tableau est sombre: la souveraineté est clairement en perte de vitesse, résume le spécialiste dans un entretien à La Presse.Il se refuse à prédire si cette tendance pourra être renversée, encore moins quand elle pourrait l\u2019être.Surtout, les péquistes devront faire leur deuil d\u2019une remontée de la souveraineté tant que la popularité du gouvernement ne s\u2019améliorera pas.Or, en quelques semaines, la satisfaction à l\u2019endroit du gouvernement a chuté de dix points, a expliqué M.Nadeau.Le gouvernement Bouchard « traverse actuellement une période délicate », laisse-t-il tomber.Mais les choses peuvent encore changer, « les souverainistes auraient tort de lancer complètement la serviette.et les fédéralistes aussi tort de dormir sur leurs lauriers », ditil.« M.Nadeau était très optimiste », a soutenu le vice-président du PQ, Fabien Béchard, avant d\u2019aller se plaindre à un employé du parti du fait que le spécialiste parle publiquement des constats qu\u2019il avait fait à huis clos.Vendredi soir dernier au bureau national du PQ, on avait donné des chiffres tout aussi pessimistes pour les souverainistes.Deux constats toutefois, le « partenariat » est un ingrédient essentiel pour vendre l\u2019option souverainiste, et l\u2019idée de l\u2019ouverture sur le monde, de la « mondialisation » pourrait être prometteuse pour la thèse souverainiste.Choisissant soigneusement ses mots, devant les troupes, M.Bouchard a relevé « que le potentiel d\u2019appui à la souveraineté est intact ».Pour Bernard Landry, responsable du comité destiné à préparer le terrain pour le référendum, il est impossible de prédire quand le référendum pourra se tenir.« Il y a deux paramètres, on le veut le plus tôt possible et on ne veut plus jamais perdre ».Quand on évoque les scénarios sombres pour les souverainistes, M.Landry rappelle que six mois avant le référendum de 1995, tous les sondages prédisaient une cuisante défaite des souverainistes.Or, le résultat fut extrêmement serré.Hymne national et manifestations En dépit du retard à l\u2019horaire, les militants péquistes ont studieusement traversé la trentaine de résolutions au menu.Unanimement, on a demandé à Québec d\u2019organiser un concours menant au choix d\u2019un hymne national pour le Québec.On a aussi demandé à Québec de « confirmer la pérennité et l\u2019autorité de la Régie de l\u2019Énergie », un organisme auquel le gouvernement songeait à rogner les ailes.Une proposition d\u2019urgence a soulevé un débat émotif: des péquistes montréalais voulaient qu\u2019on affirme le droit des élèves du secondaire de manifester et que le conseil national dénonce les arrestations et les contraventions décernées à 270 jeunes grévistes la semaine dernière.Après de long échanges où le ministre François Legault est venu rappeler les risques que couraient les jeunes sur la voie publique, les péquistes ont tranché la poire en deux.On a approuvé les manifestations sans dénoncer les arrestations.On s\u2019aussi engagé à « encourager le gouvernement à hausser dès cette année le salaire minimum », en laissant toutefois tomber une résolution plus contraignante exigeant une hausse de 6,90 à 7 $ dès cet automne.Le conseil national a également administré des remontrances à l\u2019ambassadeur de France au Canada, Denis Bauchard, qui a déclaré que son pays « n\u2019avait jamais reconnu les Québécois comme peuple, pas plus qu\u2019elle n\u2019a voulu s\u2019avancer sur la culture québécoise ».« Je m\u2019en sacre de ce gars-là », a lancé un délégué qui proposait de laisser tomber cette résolution.Les militants ont décidé d\u2019exiger une rétractation de l\u2019ambassadeur.Avant de repartir «gratis» AVANT / Suite de la page A1 Les passagers ont toutefois pu regagner la chaleur de leur cabine vers 16 h, après que le navire eut été remis à flot par la marée montante et une bonne poussée d\u2019un remorqueur.Les dommages au paquebot étaient cependant trop importants pour qu\u2019il puisse poursuivre sa route vers Halifax, comme prévu.Samedi soir, il a donc rebroussé chemin, pour venir s\u2019ancrer dans le port de Québec.Il est arrivé vers 5 h 45, hier matin.Pendant que les passagers dormaient du sommeil du juste dans leur cabine, la compagnie Norwegian Cruise Line, basée à Miami, devait faire des prouesses de logistique.Il y avait beaucoup d\u2019avions à louer pour ramener tout ces gens et leurs valises.Il fallait faire réparer le bateau, annuler la prochaine croisière du Norwegian Sky qui devait débuter demain.Hier, autobus, taxis et même camions de déménagement ( pour les valises ), se succédaient au pied du Norwegian Sky.Un Boeing 747 nolisé par la compagnie maritime a ramené un premier groupe de 350 personnes aux États-Unis, hier après-midi.Un petit groupe devait aussi se rendre à Dorval pour prendre l\u2019avion.Mais c\u2019est aujourd\u2019hui que le gros des passagers quittera Québec, après avoir passé une dernière nuit sur le paquebot.Arthur A.Sbarsky, vice-président marketing de Norwegian Cruise, a admis que la logistique n\u2019était pas évidente, particulièrement quand un événement du genre survient la fin de semaine.Mais il semblait heureux du déroulement de l\u2019opération.Les coûts engendrés par cette mini- catastrophe sont énormes, on s\u2019en doute.Outre les avions, autobus et camions qu\u2019elle a dû louer et le coût des réparations du bateau, Norwegian Cruise s\u2019est engagée à offrir une croisière gratuite à chacun des 1924 passagers actuels, ainsi qu\u2019à ceux qui devaient partir en croisière demain sur le paquebot.Et ainsi de suite, tant que le navire ne sera pas remis à flot.Le coût moyen d\u2019une croisière de dix jours sur ce paquebot est de 2000 $.M.Sbarsky a indiqué qu\u2019il attendait le résultat de l\u2019enquête, mais il a signalé que la situation n\u2019était certes pas « habituelle ».Deux pilotes du Saint-Laurent se trouvaient à bord pour manoeuvrer le navire.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 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Les 4298 centres commerciaux du Canada ont augmenté leurs ventes de 5 % en juin comparativement au même mois en 1998, une performance exceptionnelle et ce, malgré Internet, cet outil de communication qui devient de plus en plus un instrument de commerce, mais plus lentement que ne le prévoyaient les plus optimistes.Les ventes sur Internet ne dérobent qu\u2019environ un millième des revenus des centres commerciaux, raconte Laurier Cloutier dans le cahier Économie de La Presse, demain mardi.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Des policiers de la Sûreté du Québec, en congé ce jour-là, ont manifesté samedi à Drummondville avec leur arme de service.Êtes-vous d\u2019accord?Devrait-on continuer d\u2019exempter de taxes foncières les communautés religieuses du Québec?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 41 % Non: 59 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.COLLECTES DE SANG Aujourd\u2019hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 17 h 30; à Montréal: Coopérative fédérée du Québec, 9001, boul.de l\u2019Acadie, de 9 h 30 à 16 h.Objectif: 100 donneurs; à Montréal: caserne No 35 des pompiers, 10 827, rue Lajeunesse, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif: 125 donneurs; à Beauharnois: loge des Moose, 264, chemin Saint-Louis, de 12 h 30 à 20 h.Objectif: 250 donneurs; à Saint-Cuthbert: hôtel de ville, 1891, rue Principale, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif: 100 donneurs; à Valleyfield: résidence Salaberry, 50, avenue O\u2019Keefe, de 14 h à 20 h 30.Objectif: 200 donneurs.2786617 1LP0301A0927 A03 lundi, G N RAL 1LP0301A0927 ZALLCALL 67 00:48:00 09/27/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 27 SEPTEMBRE 1999 A 3 L\u2019EXPRESS DU MATIN La route fait au moins six victimes n Au moins six personnes ont perdu la vie sur les routes du Québec, en fin de semaine.Hier vers 15 h 15, Normande Harvey, 53 ans, de Varennes, est décédée au moment où la motocyclette sur laquelle elle était passagère est entrée en collision avec une automobile sur la voie de service de l\u2019autoroute 20 à Boucherville (notre photo en bas de page).Une autre femme de 53 ans, Monique Benoît, de Nicolet, est décédée vers 22 h 20, samedi, lorsque la voiture dans laquelle elle prenait place a heurté un orignal sur l\u2019autoroute 55 à Bécancour.Sébastien Fortier, 27 ans, de Châteauguay, est décédé après avoir perdu la maîtrise de sa moto sur la route 207 à Saint-Urbain-Premier, samedi vers 14 h 30.Samedi vers 11 h 20, une personne est décédée lorsque son véhicule a pris feu à la suite d\u2019une collision frontale survenue sur la rue York Sud à Gaspé.Une collision ayant impliqué trois véhicules, imputable à une manoeuvre de dépassement mal exécutée, a coûté la vie à Steve Boulet, 22 ans, et Jean-Marc Seyer, 39 ans, tous deux de Thetford-Mines, samedi vers 3 h 15, à Thetford- Mines même.Fusillade à Laval n Une bagarre entre deux groupes d\u2019individus qui a éclaté au restaurant Lordia, 3883, boulevard Perron, dans le quartier Chomedey à Laval, a fait cinq blessés dans la nuit de samedi à hier.La querelle qui a débuté à l\u2019intérieur de l\u2019établissement s\u2019est ensuite poursuivie dans le stationnement où quatre personnes ont été atteintes par des coups de feu.Une cinquième personne a été poignardée à l\u2019abdomen.Les armes utilisées lors de l\u2019agression n\u2019ont pas été retrouvées et les policiers n\u2019ont procédé à aucune arrestation.Agression armée n Un homme de 27 ans a été poignardé à la cuisse tard samedi soir à l\u2019intersection des rues Champagneur et Jean-Talon, à Montréal.C\u2019est la victime elle-même qui a appelé la police à partir d\u2019une cabine téléphonique.Transporté d\u2019urgence à l\u2019hôpital, le blessé qui a perdu beaucoup de sang, reposait dans un état grave hier.Personne n\u2019a été arrêté et le motif de l\u2019agression n\u2019est pas connu pour le moment, les enquêteurs n\u2019ayant pu interroger la victime.Seul un témoin a déclaré à la police avoir vu un homme âgé d\u2019une vingtaine d\u2019années, armé d\u2019un couteau, prendre la fuite après avoir poignardé sa victime.Carnet d\u2019identification n Comme à chaque année au début des classes, la police de la Communauté urbaine de Montréal a tenu hier son événement Carnet d\u2019identification.Ce carnet qui contient la photo de l\u2019enfant, ses empreintes digitales ainsi que sa description peut devenir un outil de recherche important pour les policiers, advenant la disparition de l\u2019enfant.Patrouille nautique n La police de la CUM a décidé de prolonger sa patrouille nautique sur les plans d\u2019eau entourant Montréal jusqu\u2019au 27 novembre.La police a pris cette décision notamment à cause de la période de la chasse aux oiseaux migrateurs qui a débuté samedi dernier.Les patrouilleurs seront présents sur les cours d\u2019eau de 6 h à 13 h 30 du dimanche au samedi et soutiendront les postes de quartier riverains qui font face à des problèmes reliés à la chasse.Suicide d\u2019un détenu n Un détenu âgé de 40 ans qui purgeait une peine de 25 ans de réclusion, a été retrouvé pendu dans sa cellule du pénitencier de La Macaza dans la nuit de samedi à dimanche par ses geôliers.En 1992, le détenu qui purgeait déjà une peine d\u2019emprisonnement à perpétuité pour un meurtre commis en 1984, avait écopé d\u2019un autre 13 ans de pénitencier après avoir été reconnu coupable d\u2019une tentative de meurtre commise contre un bijoutier de Thetford Mines.PHOTOS ROBERT SKINNER, La Presse Le Norwegian Sky, un navire de 77 104 tonnes, avait levé l\u2019ancre à Boston il y a huit jours, pour une croisière « Canada, Nouvelle- Angleterre ».Une majorité d\u2019Américains se trouvaient à bord, ainsi que que des voyageurs d\u2019ailleurs dans le monde.Le paquebot a accosté hier à l\u2019Anse-au-Foulon, à Québec.Encore les baleines ?Des manoeuvres « touristiques » ont-elles conduit à l\u2019échouement ?CHRISTIANE DESJARDINS Est-ce une manoeuvre téméraire dans le but de voir de plus près les baleines qui aurait provoqué l\u2019accident du Norwegian Sky ?L\u2019enquête de Transports Canada le dira mais en attendant, c\u2019est ce que plusieurs croient.Une chose est certaine, selon Alexis Segal, vice-président à l\u2019administration du Port de Québec, ce n\u2019est pas le niveau de l\u2019eau dans le fleuve qui serait en cause.« C\u2019est impossible, pas avec les marées qu\u2019on a.Cet été, il manquait d\u2019eau à Montréal, mais pas ici, jamais », a-t-il indiqué.Quant aux baleines, M.Segal admet que le Norwegian Sky décrivait un cercle pour que les passagers puissent admirer les mammifères, quand il s\u2019est échoué.« Mais les bateaux de croisière le font tous », dit-il.Selon lui, des bateaux se sont déjà échoués à cet endroit, mais jamais un navire de croisière.Pourtant, le Norwegian Sky n\u2019a pas une coque très profonde pour ses 12 étages.De la ligne de flottaison, on ne compte que sept mètres environ.« C\u2019est une grosse boîte qui flotte », note M.Segal.Au moment de l\u2019incident, deux pilotes du Saint-Laurent se trouvaient à bord, comme le veut le règlement maritime.Ce sont eux qui guident le bateau afin d\u2019éviter les ennuis.Les deux pilotes, dont l\u2019un compte plus de 30 ans d\u2019expérience, avaient embarqué sur le navire à Québec, la veille, vers minuit, et devaient descendre aux Escoumins vers midi et demi, jeudi.Il leur restait donc à peine 20 minutes de trajet à parcourir, quand l\u2019avarie s\u2019est produite.Selon le vice-président de Norwegian Sky, un pilote se trouvait alors sur le pont, et l\u2019autre ne s\u2019y trouvait pas.Ce n\u2019est toutefois pas inhabituel, selon M.Segal, puisque les deux pilotes sont là pour se relayer.Quoi qu\u2019il en soit, ce sont deux autres pilotes qui ont ramené le navire au port de Québec, samedi.Il est probable que cette affaire aboutira devant les tribunaux.Les pilotes pourraient-ils être tenus responsables personnellement ?« Je n\u2019ai jamais vu ça, mais je ne suis pas avocat », a dit M.Segal.Hier, on évaluait encore les dommages à la coque, et le vice-président de Norwegian Cruise, Arthur Sabsky, ne pouvait les quantifier.Le navire devrait prendre la route du chantier MIL-Davie, à Lévis, aujourd\u2019hui, où il sera mis en cale sèche et réparé.Ce qui pourrait prendre une dizaine de jours.Un scaphandrier s\u2019apprête à plonger, pour évaluer les dommages à la coque.Les passagers qui ne devaient pas à prendre l\u2019avion hier, ont pu descendre du navire pour aller visiter la ville de Québec.Un rorqual rend la politesse.et va visiter Québec Presse Canadienne QUÉBEC Une baleine a été aperçue dans le Vieux-Port de Québec, hier, tandis que s\u2019y pressaient de nombreux promeneurs.Le mammifère marin, probablement un rorqual, semblait assez gros.L\u2019un de ceux qui l\u2019ont vu, Marcel Boisvert, a évoqué un dos noir visible sur une distance de six ou sept mètres.Selon les spécialistes, la partie de l\u2019animal visible hors de l\u2019eau correspond en général au tiers de sa taille totale.Signalée en avant-midi au niveau de Saint-Nicolas et Cap- Rouge, à l\u2019ouest de Québec, la baleine s\u2019est ensuite rendue jusque dans le Vieux-Port et à proximité de Saint-Laurent, à l\u2019île d\u2019Orléans, cette fois à l\u2019est de la capitale provinciale.Les employés du ministère fédéral des Pêches et des Océans, qui ont pu apercevoir le mammifère depuis leurs bureaux du port, ne pouvaient dire ce qui l\u2019avait attiré aussi loin de son milieu habituel.Les baleines n\u2019ont pas l\u2019habitude de tant s\u2019aventurer dans le fleuve, cela étant même rare, ont-ils dit.Par ailleurs, les responsables fédéraux ne s\u2019inquiétaient aucunement pour la sécurité des plaisanciers, hier.« On n\u2019a jamais entendu parler d\u2019une collision entre une baleine et un bateau », a indiqué un porte-parole du ministère.Le sonar de l\u2019animal et son oeil alerte lui permettent en effet d\u2019éviter les obstacles.D\u2019ailleurs, la baleine semblait s\u2019amuser à suivre les plaisanciers, ceux-ci profitant de ce spectacle inhabituel.Autre accident mortel à moto La passagère d\u2019une motocyclette a perdu la vie hier après-midi dans une bretelle d\u2019accès de l\u2019autoroute 20 ouest, à Boucherville, à la hauteur de l\u2019autoroute 30, lorsque la moto est entrée en collision avec une automobile qui était soit immobilisée ou qui faisait marche arrière.La victime est Normande Harvey, 53 ans, de Varennes.Le conducteur de la moto a été blessé, mais sa vie n\u2019est pas en danger.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 27 SEPTEMBRE 1999 m 1 / \u2022i- ¦ 4 ' » V PHOTO BERNARD BRAULT.Là Presse C Succès de foule pour « Ça marche » contre le sida.Sous un ciel sans nuage, 25 000 personnes \u2014 selon les organisateurs \u2014 ont parcouru les 6,5 kilomètres du trajet reliant le parc Lafontaine à la rue McGill Collège.La marche contre le sida remporte un franc succès Plus de participants que l'an dernier 500000$ ont été recueillis MARIE-CLAUDE GIRARD Alors qu'elle craignait un désintéressement à la cause des personnes atteintes du sida, la Fondation Farha a attiré hier 25 000 personnes à sa 7e marche annuelle dans les rues montréalaises, 10 000 de plus que Tan dernier, selon ses propres estimations.L'événement a permis de recueillir 500 000 $ qui seront distribués à 48 organismes offrant des services de soutien, d'hébergement, de prévention et d'aide à la recherche dans une quinzaine de villes québécoises.« Nous sommes très heureux.La météo n'explique pas tout », s'est exclamé Michel Bélanger, porte-parole de la Fondation Farha, en prenant connaissance des premières évaluations.Après avoir atteint un record en 1996, le nombre de marcheurs avait chuté.En dépit du succès de participation, les fonds n'ont grimpé que de 50 000 $ par rapport à l'année dernière, le nombre de personnes ramassant de l'argent étant demeuré sensiblement le même.Depuis quelques années, les progrès de la multithérapie ont fait croire à plusieurs que la partie était gagnée.Or, on survit plus long- temps au sida et des nouveaux besoins apparaissent, rappelle M.Bélanger.Les traitements entraînent des effets secondaires importants.Des patients réagissent mal au traitement.La solitude et la pauvreté sont toujours le lot de plusieurs sidéens.« Oui, il y a de l'espoir, mais restons vigilants », résume-t-il.Sous un ciel radieux, une foule composée de gens de tout âge ont parcouru les 6,5 kilomètres du trajet reliant le parc Lafontaine à McGill Collège, en passant par le boulevard Maisonneuve et la rue Sherbrooke.Bon nombre y étaient par solidarité avec un proche atteint du sida ou en mémoire d'un disparu.À leur retour, des centaines de ballons rouges ont été libérés dans le ciel, et 3488 rubans y avaient été attachés, un pour chaque personne morte du sida au Québec depuis le début de l'épidémie.Les participants étaient aussi invités à accrocher à un ballon le nom d'une personne morte du sida.« Ce sont amis que vent emporte, et il ventait devant ma porte, les emporta », a chanté plus tard Claude Dubois.Okoumé, Mario Saint-Arnaud, Isabelle Rajotte, Lou Babin et Ranee Lee ont également participé au spectacle offert aux marcheurs.Des pans de la Courtepointe commémorative du sida, une oeuvre collective à la mémoire des victimes, ont été exposés sur le sol du parc Lafontaine.Confectionnés avec du tissu et des vêtements, ils constituent des tableaux touchants, parfois drôles ou naïfs.L'animateur de radio John Moore, qui participe à l'événement depuis sept ans, a inscrit quatre noms au ballon qu'il a laissé s'envoler.« C'était très touchant.» Le créateur de la fondation, Ronald Farha, était un de ses amis.Se sar chant atteint du sida, l'homme d'affaires avait mobilisé autour de lui sa famille et ses amis pour améliorer les conditions de vie des sidéens.Il est mort il y a six ans, avant la première marche.E EURS PR r M.0 ou louez pour ¦36 de taux de crédit jusqu'à 48 mois à l'achat* LOCATION 36 MOIS, TRANSPORT INCLUS, AUCUN DÉPÔT DE SÉCURITÉ REQUIS.Taurus et Sable en version familiale disponibles moyennant un léger supplément mois Ford Taurus SE 99 ou Mercury Sable LS 99 berline \u2022 Moteur V6 avec transmission automatique à surmultipliée \u2022 Climatiseur \u2022 Lève-glaces et verrouillage des portes électriques \u2022 Programmateur de vitesse ?Les Ford Taurus et Mercury Sable 1999 sont les seules voitures de leur catégorie à avoir obtenu la cote de sécurité 5 étoiles - la plus :-: - jx-i.i - j*.» - - » - j _ ~-.li:.:.-.4,.f»«%»M.e«**,%«m«*n+ nouic jainao «jttvci ncc iui > u» icjij uc kuiiuiun uu yyu » «- \u2022 \u2022 \u2022ciiiviU américain - pour le conducteur et le passager avant'.tla plus haute cote de sécurité pour le conducteur et k passager avant m cas (te coWsion frontale décerné» par le gouvernement américain (National Highvoy Triff< Safety Administration) lors de tests effectués sur des véhicules dont la différence de poids n'excède pas 227 kg (5001b) et le prw (k (J^il sug^ par le fabrkant «t mfénew à 30 000 $ F150 XLS 99 « SuperCab » \u2022 Moteur V8 de 4,6 L, 220 ch \u2022 Transmission automatique à surmultipliée \u2022 Climatiseur \u2022 Jantes en aluminium Version quatre portes Système antidémarrage SecuriLockMC Radio AM / FM stéréo /cassettes Banquette divisée 60/40 Achetez pour 21 995 ou louez pour 299$/mois** LOCATION 36 MOIS, TRANSPORT INCLUS, AUCUN DÉPÔT DE SÉCURITÉ REQUIS.$ Fiers commanditaires de La Fondation canadienne pour te cancer du tain.La course à la vie Montréal - dimanche 3 octobre 1 800 387-9816 MENSUALITE LOCATION SC MOIS MISE D\u20ac FONDS OU (CHANGE ÉQUIVALENT 299$ 2995$ 299$ 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College, mardi dernier.Deux limousines noires sont garées devant un édifice.Casquette enfoncée sur la tête, les chauffeurs attendent le retour de leurs clients, des canons du monde des affaires engagés dans des négociations serrées.Sur le trottoir, Daniel Poulin, un journaliste de la télé de Radio-Canada, fait le pied de grue en compagnie de son cameraman.Son objectif : coincer Jeffrey Loria, l\u2019élusif marchand d\u2019art new-yorkais intéressé à mettre le grappin sur les Expos.Il sait que Loria, accompagné de son beau-fils David Samson, discute du dossier dans les bureaux de Nesbitt Burns, situés à cet endroit.Soudain, Poulin aperçoit du coin de l\u2019oeil un homme d\u2019âge mûr, flanqué d\u2019un compagnon plus jeune, quitter l\u2019immeuble et se diriger d\u2019un pas vif vers une des limousines.Voilà assurément Loria et son beau-fils ! Il court vers eux et, avant que la portière ne claque, intercepte l\u2019aîné.Sans apercevoir son visage, il lance : « Répondriez-vous à quelques questions ?» Après un instant d\u2019hésitation, l\u2019homme accepte.Il ressort de la limousine et ajuste sa cravate pour la caméra.Poulin est étonné de sa bonne fortune.Il deviendra le premier journaliste à obtenir une entrevue de Loria, le plus mystérieux personnage de la scène sportive montréalaise.\u2014 Dites-moi, les Expos demeureront-ils à Montréal ?Son interlocuteur ne cache pas sa surprise.« Je ne connais rien au baseball », répliquet- il, pendant qu\u2019un de ses adjoints lance : « Vous parlez à Gerry Schwartz.» Constatant sa méprise, Poulin éclate de rire : « C\u2019est vous qui auriez dû acheter les Expos ! » L\u2019anecdote prouve deux choses.D\u2019abord, Poulin conserve le feu sacré, même s\u2019il n\u2019est plus une recrue du journalisme.Ensuite, Schwartz possède un meilleur sens des relations publiques que Loria.n n n Depuis le jour où la compagnie Onex a annoncé son intention de fusionner Air Canada et Canadien \u2014 une affaire de 1,8 milliard \u2014, le nom de Schwartz fait l\u2019actualité.En cinq petites semaines, il est devenu un joueur de premier plan pour l\u2019avenir économique de Montréal.Si son projet se concrétise, les répercussions seront majeures.Certains soutiennent que le rôle de Montréal s\u2019en trouvera renforcé, puisque le siège social de la nouvelle et puissante compagnie aérienne demeurera chez nous.D\u2019autres, plus nombreux, prévoient une chute importante du nombre d\u2019emplois en raison de la rationalisation.En plus des salariés d\u2019Air Canada, des travailleurs d\u2019autres compagnies établies à Montréal pourraient être affectés.Ainsi, ma collègue Sophie Cousineau révélait la semaine dernière que 700 postes au sein d\u2019une filiale d\u2019IBM, responsable des systèmes informatiques d\u2019Air Canada, seraient menacés.Tout cela incite à poser une question : qui est Gerry Schwartz, le fondateur d\u2019Onex ?n n n En août dernier, après avoir dévoilé son projet à Montréal, Schwartz a mis le cap sur Dorval, où l\u2019attendait son jet privé pour rentrer à Toronto.La limousine roulait depuis peu lorsqu\u2019il a ordonné au chauffeur de faire demi-tour.« Puisqu\u2019on est à Montréal, allons manger un sandwich à la viande fumée.» Le règlement de l\u2019addition n\u2019a pas représenté un problème pour Schwartz.En 1997, ses revenus ont frôlé les 19 millions ! Les tentacules de son empire touchent nos vies quotidiennes.Ainsi, si vous avez vu le film Larry Flynt, qui raconte la lutte du fondateur du magazine Penthouse pour la liberté d\u2019expression, ou La mince ligne rouge, une oeuvre troublante sur la Seconde Guerre mondiale, vous avez encouragé Phoenix Pictures, une de ses compagnies.Schwartz est ami avec Robert Redford et Milos Forman.Lorsque vous prenez un repas à bord d\u2019un avion, il y a fort à parier qu\u2019une autre de ses entreprises, Sky Chefs, l\u2019ait préparé.Vous achetez un kilo de sucre Lantic ?Encore Schwartz ! Votre automobile a besoin d\u2019une réparation ?La pièce pourrait bien être fournie par une de ses sociétés, Hidden Creek.Vous cassez la croûte chez Burger King ?Un membre de la famille Onex a fourni les ingrédients de votre hamburger.Et si, par chance, vous avez acheté il y a un an des actions de Celestica, une firme de produits informatiques contrôlée par Schwartz, vous êtes aujourd\u2019hui nettement plus riche.Transigé autour de 20 $ en octobre dernier, le titre vaut désormais 70 $.Ce n\u2019est pas tout.Heather Reisman, l\u2019épouse de Schwartz, est la propriétaire des magasins Indigo, dont une succursale vient d\u2019ouvrir dans l\u2019historique gare Jean-Talon.C\u2019est là que de malheureux rêveurs espéraient installer une bibliothèque garnie de livres en plusieurs langues, afin de servir la population de ce quartier multiethnique où sévit beaucoup de pauvreté.Mme Reisman, ardente libérale tout comme son mari \u2014 les deux sont des proches de Paul Martin et lèvent des fonds pour le parti \u2014, est diplômée de l\u2019Université McGill.Le couple possède des résidences en Californie et à Rosedale, une banlieue cossue de Toronto.Pour agrandir cette propriété, Schwartz a simplement acheté la maison voisine et l\u2019a fait démolir.n n n Pour connaître le parcours de Gerry Schwartz, on peut se tourner vers Titans, la brique de Peter C.Newman sur le nouvel establishment canadien.L\u2019auteur raconte notamment cette savoureuse anecdote.En 1996, The Financial Post accorde à Onex le 14e rang dans son classement des 500 plus importantes sociétés canadiennes.Schwartz est fou de joie.Il appelle son père pour lui apprendre la nouvelle.Celui-ci reste silencieux un moment, le félicite du bout des lèvres et change le sujet de conversation.Son fils comprend alors que pour papa, une 14e place représente un demi-échec.Gerry doit toujours être premier.Cette réaction explique sans doute pourquoi Schwartz est constamment à la recherche de coups spectaculaires.Aujourd\u2019hui, Air Canada est dans sa ligne de mire.Il y a quatre ans, c\u2019était la Brasserie Labatt.Ses efforts pour s\u2019emparer de ce géant de la bière ont échoué.Ce fut la plus amère déception de sa carrière.En proposant de fusionner Air Canada et Canadien, Gerry Schwartz veut venger cet échec.L\u2019homme n\u2019est pas un bâtisseur d\u2019entreprise, mais un investisseur audacieux.Et son cran vient de provoquer une incroyable tempête : accusations de salissage, recours juridiques, insinuations de favoritisme politique.La suite du feuilleton s\u2019annonce fascinante.philippe.cantin@lapresse.ca Philippe RÉGLAGES DU SIÈGE DU CONDUCTEUR: 8 2780204 1LP0601A0927 A6, lundi, ACTUALIT S 1LP0601A0927 ZALLCALL 67 00:42:46 09/27/99 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 27 SEPTEMBRE 1999 Actualités Les douaniers en voient de toutes les couleurs La panoplie des trucs des passeurs de cocaïne, d\u2019alcool.et de bâtons de golf Voici la troisième et dernière tranche de notre série sur la vie dans les petits villages à cheval sur la frontière entre le Canada et les États-Unis.Sylvie Martel a des doutes du moment qu\u2019elle aperçoit le visage du conducteur.Ses lèvres sont sèches, son regard fuyant et ses mains crispées sur le volant.Le portrait type d\u2019un « avaleur ».Invité à sortir de sa voiture, l\u2019homme fait la moue avant de s\u2019extirper péniblement de son siège.Sylvie est de plus en plus convaincue d\u2019avoir affaire à un passeur, surtout lorsqu\u2019elle perçoit l\u2019odeur fétide et caractéristique de son haleine.L\u2019homme n\u2019a pas bu ni mangé depuis plus de dix heures.Après quelques heures pénibles à nier l\u2019évidence, la nature le forcera à « évacuer » près d\u2019un kilo de cocaïne mise à l\u2019intérieur de préservatifs.Des scènes de ce genre, les douaniers du poste de Saint-Bernardde- Lacolle en vivent fréquemment.Avec le passage de deux millions de voitures par an, c\u2019est le plus important point d\u2019entrée au Québec, et l\u2019un des plus importants au Canada.Des simples magasineurs du dimanche qui tentent de passer quelques bricoles à leur insu aux réseaux de criminels organisés, les douaniers en voient de toutes les couleurs.Rien n\u2019échappe à l\u2019oeil aiguisé de la surintendante, Marianne Perreault.Ni les sourires forcés, ni les tics nerveux, ni les gouttes de sueur qui perlent sur les fronts.Et surtout pas les questions en enfilade, le plus souvent insignifiantes, supposées lui faire oublier la raison de sa présence à la guérite.« Le classique, c\u2019est lorsque je demande s\u2019il y a de l\u2019alcool dans le véhicule et qu\u2019on tente de détourner la question en me répondant qu\u2019on ne boit pas.Ça m\u2019enrage ! » Bref, il ne faut pas prendre les douaniers pour des valises.Les trucs éculés, mille fois répétés, ils connaissent.Enfiler cinq couches de vêtements sur vos pauvres enfants en plein été, cacher des cartons de cigarettes sous votre siège ou vider de l\u2019alcool dans des contenants de gazoline, oubliez ça.Pour sauver quelques dollars, l\u2019imagination de l\u2019homo magasinus est sans limite.Les douaniers américains ont récemment téléphoné à leurs collègues de Lacolle pour les avertir qu\u2019un Canadien était en train de frotter ses bâtons de golf tout neufs dans le sable, au bord de l\u2019autoroute.« Il y a même quelqu\u2019un qui avait fixé une bouteille de plastique remplie d\u2019alcool contre son moteur, raconte Claude Lussier, directeur du poste de douanes.C\u2019était en plein été.Pendant qu\u2019il faisait la file au soleil, la bouteille a fondu et sa voiture a pris feu ! » Malgré leur expérience, les douaniers ont parfois des surprises.« Je me souviens de cette petite vieille de 73 ans, l\u2019air très respectable, qui s\u2019était enroulé une espèce de ceinture fléchée autour du corps.elle cachait trois grosses bouteilles de fort ! » raconte Marianne Perreault.Les douaniers sont habitués aux engueulades, parfois mêmes aux bousculades.« Les gens ne comprennent pas qu\u2019on travaille pour eux, finalement », constate Sylvie Martel.« Nous ne sommes pas là seulement pour faire de la répression, poursuit M.Lussier ; 95 % des gens sont honnêtes et nous facilitons leur entrée au pays.Nous protégeons le Canada contre les terroristes, la drogue, les armes, et nous protégeons l\u2019économie canadienne.» Les réfugiés Et il n\u2019y a pas que les marchandises et les touristes qui transitent à Lacolle.Une quinzaine de revendicateurs du statut de réfugié débarquent chaque jour dans les bureaux d\u2019Immigration Canada, souvent sans le sou, ni aucun papier en poche.« La plupart d\u2019entre eux sont déposés à un kilomètre d\u2019ici, du côté américain, et font le reste à pied.Un hiver, il devait bien faire \u2014 30 degrés, une femme est arrivée avec un bébé en couches dans les bras.Il était presque mort de froid », raconte M.Lussier.En 1998, pas moins de 5152 personnes de tous les pays ont revendiqué le statut de réfugié à Lacolle.« Parfois, les gens nous déclarent qu\u2019ils se sont tout simplement fait conseiller de venir au Canada, que c\u2019était très facile », explique Ronald Blanchet, directeur du centre d\u2019immigration.Comment un exilé des campagnes du Pakistan ou du Sri Lanka peut-il débarquer à Saint-Bernardde- Lacolle ?« Il arrive que des voitures attendent les revendicateurs au nord de la frontière, dit M.Blanchet.Parfois, il s\u2019agit de la famille, mais souvent, c\u2019est une famille, disons, très élargie.On peut conclure que ces gens sont impliqués dans un réseau.» Même sans papier, les revendicateurs ont facilement accès au pays.Après leur entrée, leur cas est étudié par la Commission de l\u2019immigration et du statut de réfugié, un organisme indépendant.Et lorsqu\u2019ils sont refusés, ils ont droit à une panoplie de recours devant les tribunaux.Le Canada a accordé le statut à 44 % des revendicateurs l\u2019an dernier, un taux beaucoup plus élevé qu\u2019aux États-Unis et que dans la plupart des pays européens.Mais il ne s\u2019agit pas d\u2019un problème, souligne Jacques Ayotte, de la Commission.« Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés affirme que le Canada est un exemple à suivre pour la façon dont il traite ses réfugiés.» Isabelle Hachey PHOTO PIERRE McCANN, La Presse La douanière Sylvie Martel enfile toujours des gants chirurgicaux avant d\u2019entreprendre la fouille d\u2019une voiture.Simple précaution : elle ne sait jamais sur quoi elle peut tomber.Une douce revanche sur les Américains Vaste offensive pour attirer les consommateurs ISABELLE HACHEY Oubliez les files d\u2019attente interminables aux douanes américaines provoquées par des masses de magasineurs du dimanche en pèlerinage à Plattsburgh, la Mecque des bas prix.Le vent a tourné.Et les commerçants québécois ont bien l\u2019intention de rendre la monnaie de leur pièce aux Américains.Avec un taux de change plus que favorable, les petits commerçants des Cantons-de-l\u2019Est \u2014 qui voyaient il y a à peine dix ans, impuissants, des centaines de consommateurs de leur propre province les bouder au profit de leurs riches voisins du Sud \u2014 peuvent enfin croire à une douce revanche.Début juin, ils se sont lancés dans une vaste offensive publicitaire au Vermont, afin de convaincre les Américains de venir faire leurs emplettes dans leur région.Cette contre-attaque, une initiative de la Chambre de commerce et d\u2019industrie Magog-Orford, porte déjà ses fruits, selon la directrice de la Chambre, Francine Caya.« On parle de 26 % d\u2019augmentation du passage des Nord-Vermontois aux douanes », dit-elle.Le projet, financé par le ministère de l\u2019Industrie et du Commerce, se base sur une étude fort alléchante réalisée par le consultant Réjean Beaudoin, de Pragma Tourisme- conseil.Il estime que si les 100 000 Vermontois qui habitent à moins de 60 kilomètres de la frontière faisaient seulement 1 % de leurs achats au Québec, cela apporterait 30 millions et créerait pas moins de 450 emplois dans la région ! « Le revenu personnel des Vermontois est d e 3 0 0 0 0 $ CAN.Celui des habitants des Cantons-de-l\u2019Est est de 16 000 $, explique M.Beaudoin.Nous avons à la portée de la main, au Vermont, un potentiel commercial incroyable », soutient-il.D\u2019autant plus que les petites localités rurales du nord du Vermont sont souvent dépourvues de commerces importants.À Newport, par exemple, un petit village collé sur la frontière, les habitants effectuent 50 % de leurs achats à l\u2019extérieur, se tapant parfois près d\u2019une heure de route afin de magasiner au New Hampshire.Armée de cette étude concluante, la Chambre de commerce s\u2019est associée à un nouvel hebdomadaire, The Shopper, publié par le groupe Transcontinental et distribué devant 40 000 portes du nord du Vermont.Les commerçants qui y annoncent leur entreprise ont droit à une subvention gouvernementale pouvant aller jusqu\u2019à 50 % du prix de la publicité.Reste à savoir si les résultats seront aussi intéressants que prévu.Marcel Gévry, propriétaire de Meubles Gévry, à Magog, a acheté un espace publicitaire à cinq reprises cet été.« Je suis un peu déçu.Cela n\u2019a pas donné ce que je pensais.Je ne crois pas avoir un surplus d\u2019achalandage parce qu\u2019on a annoncé làbas.» Même son de cloche de la part de Michel Lefebvre, directeur de la publicité pour quatre marchés Métro situés près de la frontière.« Les affaires sont meilleures depuis que le prix des cigarettes a chuté, cela a freiné l\u2019exode des consommateurs canadiens aux États-Unis.Mais les Américains, chez nous, c\u2019est une petite tendance.Ce sont encore les Canadiens qui me font vivre, définitivement ! » « On part de loin, il faudra de la patience », reconnaît Réjean Beaudoin.Selon Statistique Canada, seulement 8000 Américains sont venus au Québec, en 1998, expressément pour faire des achats.Dans ce contexte, en attirer 100 000 par année dans les Cantons-de-l\u2019Est apparaît à tout le moins ambitieux, d\u2019autant plus que les Américains sont reconnus pour leur fort sentiment nationaliste et leurs campagnes sous le thème Buy American.Reste que plusieurs éléments jouent en faveur des commerçants québécois.Le taux de change, bien sûr, mais aussi l\u2019exemption de taxes fédérale et provinciale.On a d\u2019ailleurs bien pris soin d\u2019expliquer le système de remboursement de taxes aux douanes dans les pages du Shopper, tout près de grandes cartes de la région.« Les Vermontois viennent chercher ici ce qu\u2019ils n\u2019ont pas chez eux, comme des vêtements chics ou des fromages fins, affirme M.Beaudoin.Ils sont bien conscients que s\u2019ils faisaient tous leurs achats ici, cela nuirait à leur économie locale.» Ainsi, il n\u2019y a toujours pas de vent de révolte chez les petits commerçants américains, même si ce n\u2019est pas la première fois que des marchands québécois reluquent leur clientèle.En mai, le Progrès de Coaticook a lancé un nouveau mensuel anglais, le Coaticook Star, distribué à 12 000 exemplaires le long de la frontière, au Vermont et au New Hampshire.À l\u2019intérieur, des tonnes de publicité de commerçants de Coaticook, mais aussi des articles qui vantent les charmes de la région, pour attirer les touristes américains.« Nous pensons que c\u2019est une formule un peu plus dynamique qu\u2019une simple circulaire », dit la directrice du Coaticook Star, Suzanne Jean-Marie.Les choses vont donc lentement, mais sûrement.Selon des chiffres de Tourisme Québec, les dépenses des visiteurs Américains ont brusquement augmenté en 1998, faisant passer le déficit commercial de la province de huit à deux milliards.Pour Michel Audet, président de la Chambre de commerce du Québec, les commerçants de toute la province devraient suivre l\u2019exemple de Magog et profiter de l\u2019occasion.« La valeur du dollar canadien joue en notre faveur.Maintenant, il faut vendre cette opportunité- là, cibler des marchés, dans les régions à vocation touristique, par exemple.» Et il faut faire vite, avant que le vent ne change à nouveau de direction.Reste que les Américains sont fidèles au principe de Buy American 1LP0701A0927 A07 lundi, ENTREVUE 1LP0701A0927 ZALLCALL 67 00:43:43 09/27/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 27 SEPTEMBRE 1999 A 7 Entrevue avec.Yseult Riopelle La digne antithèse de son père Nathalie Petrowski Quand Yseult Riopelle était petite, elle n\u2019appelait jamais Jean- P a u l R i o p e l l e « papa ».Autour de la table, dans l\u2019atelier, devant les amis ou en famille, à Montréal, New York ou Paris, c\u2019était toujours Jean-Paul.Jean-Paul et rien d\u2019autre.« Mon père, raconte-t-elle dans l\u2019air trop frais de son loft-bureau rue Mont-Royal, n\u2019était pas un père absent.On le voyait souvent, on allait dans son atelier, on faisait partie de sa vie et lui faisait partie de la nôtre, reste qu\u2019il n\u2019était pas un père au sens traditionnel du mot.Non, ce n\u2019était pas un père.» « Il était quoi, alors ?» Yseult Riopelle, 51 ans, baisse ses yeux comme une gamine et détourne la tête d\u2019où pend une longue natte noire.C\u2019est une femme timide et réservée de nature qui porte des tailleurs stricts et qui parle avec un accent français ne laissant pas deviner qu\u2019elle est née ici.Devant ma question trop directe, elle se mue en statue de glace.« Mon père était autre chose », se contente-t-elle de répéter, évoquant une sorte de concept vague et abstrait qu\u2019elle n\u2019a jamais analysé et pour lequel elle n\u2019a trouvé aucune formule toute faite.« Autre chose.» Obtenir une entrevue avec Yseult Riopelle a pris 30 secondes.Je l\u2019ai appelée sur son cellulaire.Elle a répondu parmi le brouhaha du Salon des gens d\u2019affaires où elle se cherchait un distributeur pour son Catalogue raisonné, un magnifique volume qui fait l\u2019inventaire intégral de l\u2019oeuvre de Riopelle et dont le premier des neuf tomes sera lancé demain soir au Musée des beaux-arts.Obtenir un rendez- vous avec la fille aînée de Jean- Paul Riopelle et de la chorégraphe Françoise Lespérance, a été facile.La faire parler de son père, presque impossible.À cet égard, Yseult Riopelle est la digne fille d\u2019un homme énigmatique qui a toujours refusé de parler de sa vie privée, de ses trois enfants, de ses nombreuses femmes et dont on ne saura jamais s\u2019il a déjà pris la vie au sérieux, ou si tout, pour lui, ne fut qu\u2019une vaste et sinistre comédie.Née un 1er janvier 1948 à Montréal, six mois avant la publication de Refus Global, prénommée Yseult en hommage à l\u2019opéra de Wagner, elle a quitté Montréal à l\u2019âge d\u2019un an et grandi avec sa soeur cadette Sylvie entre Paris et New York.À la séparation de ses parents en 59, elle revient vivre temporairement à Montréal.Elle a alors 11 ans, habite Outremont, fréquente le Collège Marie-de-France et passe le plus clair de son temps à prendre des cours de danse avec Ludmilla Chiriaeff.Plus tard, elle ira joindre la troupe de danse moderne de Merce Cunningham.Elle affirme n\u2019avoir jamais souffert de la vie instable et bohème de ses parents.Pour elle de toutes façons, ses parents n\u2019étaient pas des adultes responsables mais des enfants.Elle est convaincue en revanche que leur amour de l\u2019art a été une force positive dans sa vie.Être une enfant du Refus Global ne fut pas pour elle l\u2019expérience traumatisante que la cinéaste Manon Barbeau, fille du peintre Marcel Barbeau, décrit dans Les enfants du Refus global.C\u2019est du moins ce qu\u2019elle prétend.Bien qu\u2019elle soit revenue vivre à Montréal il y a cinq ans pour être auprès de son père malade, elle ne le voit pratiquement plus : une ou deux fois par année et encore.Un conflit avec Huguette Vachon, la dernière femme de Riopelle, est à l\u2019origine de la rupture.Dès qu\u2019on y fait allusion, son regard noir s\u2019assombrit.Celle qui ne parle déjà pas beaucoup, devient muette comme une carpe.Elle n\u2019est guère plus loquace à l\u2019endroit de la biographie de son père écrite par la journaliste Hélène de Billy.Elle se contente de répéter que les erreurs y sont nombreuses et que la seule oeuvre de Riopelle qui y est reproduite, un autoportrait figuratif datant de 48, n\u2019est pas de lui.À cela, Hélène de Billy rétorque qu\u2019elle a toujours maintenu que l\u2019autoportrait était non authentifié.Mais ce qui l\u2019enrage, c\u2019est qu\u2019Yseult n\u2019ait jamais pris la peine d\u2019aller voir l\u2019oeuvre pour l\u2019authent i f i e r elle-même.Réponse d\u2019Yseult : « C\u2019était inutile.Le seul autoportrait de mon père date de 45.C\u2019est une oeuvre abstraite.Je ne vois pas pourquoi il aurait fait du figuratif trois ans plus tard.» Contrairement à ce qu\u2019on s\u2019imagine, les murs de son loft sont nus plutôt que couverts de Riopelle.Yseult ne possède que deux tableaux de son père.C\u2019est d\u2019autant plus paradoxal qu\u2019elle a passé les 15 dernières années de sa vie à retracer ses oeuvres dispersées aux quatre coins de monde.« Mon père était trop occupé à produire.Il n\u2019a jamais rien gardé, jamais tenu d\u2019archives.À la vitesse où il allait, il n\u2019avait pas le temps.Il fallait que quelqu\u2019un devienne son archiviste, sinon son oeuvre menaçait de disparaître d\u2019ici 100 ans.Comme personne ne s\u2019est proposé, j\u2019ai décidé de le faire.» Que dans 100 ans, on ne sache pas qui était Yseult lui importe peu.« Moi, je suis personne, je suis une nobody, je m\u2019en fous qu\u2019il ne reste rien de moi », dit-elle avec une désinvolture presque touchante.Mais la question demeure : Yseult Riopelle a-t-elle une vie en dehors de Jean-Paul Riopelle ?N\u2019a-t-elle jamais eu envie de fuir ce monstre sacré et ce monument, qu\u2019est son père.« C\u2019est ce qui s\u2019est passé au début.J\u2019ai entrepris une carrière en danse, j\u2019ai élevé trois enfants, j\u2019ai fait de la céramique, mais quand j\u2019ai vu que l\u2019oeuvre de mon père s\u2019en allait au vent, je n\u2019ai pas eu le choix.» Depuis, Yseult Riopelle est devenue LA référence sur l\u2019oeuvre de Riopelle.Les collectionneurs et les compagnies d\u2019assurance l\u2019appellent régulièrement pour authentifier des oeuvres de son père.Yseult peut pratiquement voir à l\u2019oeil nu s\u2019il s\u2019agit d\u2019un vrai ou d\u2019un faux.On ne peut pas berner une femme qui est née dans la peinture de Jean-Paul Riopelle et qui, certains jours, ne sait même plus ce qu\u2019elle en pense tant cette oeuvre fait partie d\u2019elle.Le sergent-détective Alain Lacoursière, responsable des crimes aux oeuvres d\u2019art à la police de Montréal, connaît Yseult depuis deux ans et vante son sérieux, son professionnalisme et cette froideur apparente qui masque une grande timidité doublée d\u2019un sens de l\u2019humour particulier.Il se souvient d\u2019une scène absurde dans le soussol d\u2019un comptable qui demandait une expertise sur un immense Riopelle.Le type n\u2019en finissait plus de dire comment il avait eu un coup de coeur pour le tableau, comment l\u2019oeuvre avait changé sa vie et bla bla bla.Il y avait un seul hic : le tableau de Riopelle dormait dans un emballage de plastique dans le sous-sol depuis cinq ans.Sacré gros coup de coeur en effet.Yseult et Lacoursière sont sortis de chez lui en retenant leur fou rire.« Récemment, poursuit-elle, je me suis retrouvée à Toronto devant une dizaine de tableaux datant des années 50.Je savais exactement où mon père achetait ses toiles à l\u2019époque et je savais aussi que le marchand y mettait un tampon qu\u2019il changeait à chaque année.Or, le tampon de ces toiles indiquait 1989.C\u2019était évident que ça ne marchait pas.» Elle raconte par la même occasion l\u2019histoire d\u2019un faussaire qui a vendu un faux Riopelle 75 000 dollars alors que le vrai dans une galerie ne valait que huit mille dollars.Elle ne comprend pas les faussaires ni ceux qui achètent des toiles non pas par goût de l\u2019art mais par pure spéculation.Les gens qui ne pensent et ne parlent que d\u2019argent, l\u2019exaspèrent.À voir les lieux nus et monastiques qu\u2019elle habite avenue du Mont-Royal avec son fils Tanguy, 18 ans, et son deuxième mari, l\u2019ébéniste André Plamondon, on comprend pourquoi.L\u2019argent ne fait visiblement pas partie de son schème de référence.Jusqu\u2019à l\u2019année dernière, elle gagnait sa vie comme comptable dans un restaurant et comme gardienne d\u2019enfants.Le reste du temps, elle montait pièce par pièce, tableau par tableau, ce catalogue aussi colossal que déraisonné.« Je suis entêtée et tenace, mais parfois je me demande si c\u2019est une qualité », risque-t-elle en jetant un coup d\u2019oeil aux 4000 catalogues qui dorment dans des caisses qu\u2019elle devra elle-même déballer puis glisser un à un dans des coffrets en carton.« Le catalogue a coûté 400 000 $ à produire, explique-t-elle.Il a été financé par une douzaine de commanditaires allant de Power Corporation jusqu\u2019à Imasco, en passant par Bell, Bombardier, Hydro, la Banque nationale, le groupe Everest et les gouvernements de Québec et d\u2019Ottawa.Même s\u2019il est prématuré de le sortir maintenant, je le fais pour que les collectionneurs qui sont devenus très méfiants et jaloux de leur anonymat se manifestent et m\u2019aident à retrouver les quelques 400 tableaux qui me manquent encore.» Chez Jean-Paul Riopelle, tout était élan, mouvement, vitesse et impétuosité.Chez sa fille, tout est lenteur, patience, attente, raisonnement et minutie.C\u2019est pourquoi à bien y penser, Yseult Riopelle n\u2019est pas vraiment la digne fille de son père.Elle est plutôt sa digne antithèse.PHOTO PIERRE CÔTÉ, La Presse Yseult Riopelle est la digne fille d\u2019un homme énigmatique qui a toujours refusé de parler de sa vie privée.« Mon père était autre chose » (qu\u2019un père), affirme la fille du célèbre peintre, évoquant une sorte de concept vague et abstrait qu\u2019elle n\u2019a jamais analysé.2762983 1LP0801A0927 A-8 lundi 1LP0801A0927 ZALLCALL 67 00:47:43 09/27/99 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 27 SEPTEMBRE 1999 Politique Offensive pour contrer le déclin du français à Montréal Le gouvernement Bouchard compte mettre de l\u2019avant un train de mesures DENIS LESSARD DRUMMONDVILLE Le gouvernement Bouchard compte mettre de l\u2019avant un train de mesures pour contrer le déclin du français à Montréal, une offensive « globale » qui ne nécessitera pas d\u2019amendements à la Charte de la langue française, croit le premier ministre Lucien Bouchard.À l\u2019issue d\u2019un conseil national de deux jours dominé par la question linguistique, M.Bouchard a soutenu « ne pas exclure » les modifications à la loi 101, une opération qui entraînerait forcément un débat déchirant.Mais pour lui, la réponse au glissement du français n\u2019est pas législative, il ne sert à rien d\u2019adopter des lois plus contraignantes.« Il y a des limites à ce qu\u2019on peut faire par des contraintes législatives, je l\u2019ai déjà dit, je le pense encore » at- il dit, un rappel du débat qui l\u2019avait opposé en 1996 à l\u2019aile montréalaise de son parti qui réclamait le retour à l\u2019unilinguisme français dans l\u2019affichage.La recette pour assurer la pérennité du français « ne saurait être que globale », selon lui.« On ne peut rester indifférent, il faut aborder le dossier de plein front », a soutenu M.Bouchard au lendemain d\u2019un colloque où deux spécialistes, Marc Termote et Charles Castonguay, avaient brossé un tableau très sombre de l\u2019avenir du français à Montréal.Dans 15 ou 20 ans, les francophones seront minoritaires sur l\u2019île de Montréal, « on parle de tendance lourde, c\u2019est un problème sérieux qu\u2019il faut examiner de façon sereine et responsable », a soutenu M.Bouchard.Il s\u2019agira pour Québec de proposer un faisceau de mesures relevant de l\u2019immigration, de l\u2019éducation et même des affaires municipales, en autant que l\u2019étalement urbain reste, cela est reconnu, une cause de la « défrancisation » de l\u2019île de Montréal.« Plusieurs ministères sont impliqués, ils devront examiner, puis trouver un certain nombres de mesures.Mais n\u2019oublions jamais que le fédéralisme est une machine à assimiler les francophones, hors Québec comme au Québec.On dit que c\u2019est encore la souveraineté qui est la meilleure solution », a lancé la ministre Louise Beaudoin devant les délégués.Grâce à la Charte de la langue française, le Québec est le seul endroit en Amérique du Nord où l\u2019assimilation vers l\u2019anglais est neutralisée par le transfert des allophones au français.Plus tard, elle rappela qu\u2019il fallait « relativiser » le constat encourageant du Conseil de la langue française qui évaluait à 71 % la proportion des Montréalais utilisant le français dans leurs échanges publics.« La langue parlée à la maison reste déterminante », a-telle dit.Le conseil national du PQ a adopté à l\u2019unanimité hier plusieurs résolutions prenant acte du sombre tableau fait la veille par les spécialistes Termote et Castonguay, qui constataient le déclin des francophones sur l\u2019île de Montréal et le déclin du pouvoir d\u2019attraction du français auprès des allophones.Aussi, les péquistes ont demandé au gouvernement « d\u2019admettre sans ambiguïté que la langue française est en déclin à court terme sur l\u2019île de Montréal et à moyen terme dans l\u2019ensemble du Québec ».« La promotion du français, c\u2019est pour le peuple québécois une question de se tenir debout », a lancé Mario Beaulieu, président des 14 comtés de Montréal-centre.Les militants montréalais réclamaient du même souffle « des mesures d\u2019aménagement linguistique réellement susceptibles de contrer la défrancisation de Montréal ».Aussi, on exhortait le ministre de l\u2019Éducation, François Legault, à colmater la brèche qui permet aux enfants d\u2019entrer dans le système scolaire anglophone.Quelques centaines de cas sont survenus dans la région de Brossard : des parents ont inscrit pour un an un enfant au réseau scolaire anglophone, ce qui est légal si l\u2019établissement n\u2019est pas subventionné.Un an et 5000 $ plus tard, l\u2019enfant peut revenir au réseau scolaire public anglophone et, de surcroît, procure ce même droit à ses frères et soeurs.PHOTO PC Le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, et le viceprésident du Parti Québécois, Fabien Béchard, font connaître leur vote lors du conseil national du PQ, hier, à Drummondville.La CEQ dénonce le chaos dans la santé 2780252 Presse Canadienne Rien ne va plus dans l\u2019ensemble des établissements du réseau de la santé et des services sociaux, qu\u2019il s\u2019agisse des centres hospitaliers, de réadaptation, d\u2019hébergement, de soins de longue durée, jeunesse ou encore des CLSC ou des régies régionales, estime la Centrale de l\u2019enseignement du Québec (CEQ), qui qualifie la situation de « chaotique ».Selon la centrale, l\u2019alourdissement de la tâche, la mauvaise répartition de celle-ci et le manque de formation entraînent des situations « dramatiques », tant pour le personnel que pour les bénéficiaires.« Ce n\u2019est plus une image, il manque de tout dans nos établissements : manque de ressources, de places, de lits, de savons, de serviettes, de couvertures, etc.», constatait la CEQ, hier, par voie de communiqué.« Comment voulez-vous, poursuivait- elle, que les (.) travailleurs exercent leur métier dans des conditions semblables et, surtout, qu\u2019ils aient le sentiment de la mission accomplie ?» Les trois fédérations du réseau de la santé et des services sociaux de la CEQ dénoncent la « dévaluation » du personnel qui, selon elles, se fait « grandissante » au sein du réseau.Le manque de personnel et de ressources, le manque de formation et l\u2019absence de reconnaissance ont des « effets pervers » sur les travailleurs, regrette la CEQ, faisant état de cas de plus en plus nombreux de démotivation, d\u2019épuisement, d\u2019absentéisme, de toxicomanie et même de suicide chez ses membres.CAMELOTS, ADOLESCENTS ET ADULTES demandés, à temps partiel, pour la livraison de à domicile I Avec ou sans voiture I À commission Dans les secteurs suivants: I Sainte-Julie I Saint-Basile-le-Grand I McMasterville Responsabilités I Livraison de La Presse devant être effectuée avant 6 h 30 le matin, du lundi au vendredi, et avant 8 h 00, le weekend.I Perception des abonnés.Pour joindre l\u2019entrepreneur de votre région, M.Michel Brunet composez le (450) 467-8252 2787093 1LP0901A0927 A09 lundi, POLITIQUE 1LP0901A0927 ZALLCALL 67 00:44:36 09/27/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 27 SEPTEMBRE 1999 A 9 Politique 2786439 PHOTOS PC Rivalités entre le premier ministre Jean Chrétien et son ministre des Finances, Paul Martin.Le torchon continue de brûler entre Chrétien et Martin Presse Canadienne OTTAWA Un remaniement ministériel estival et une chaude lutte lors de l\u2019investiture libérale dans York West il y a quelques semaines ont relancé les rumeurs quant à l\u2019avenir de Jean Chrétien et aux possibles stratégies de Paul Martin pour lui succéder au plus vite.À l\u2019époque de l\u2019élection des libéraux en 1997, les supporters du ministre des Finances présumaient que M.Chrétien dirigerait le pays pour le passage à l\u2019an 2000 et qu\u2019il prendrait ensuite sa retraite quelques mois plus tard.Un tel scénario aurait permis à M.Martin de prendre la tête du parti.Mais M.Chrétien, actuellement âgé de 65 ans, ne cesse de réduire en miettes les espoirs des supporters de M.Martin.On se rappellera qu\u2019il avait déclaré, lors du remaniement ministériel du 4 août dernier : « J\u2019ai mis en place l\u2019équipe que je souhaite diriger lors de la prochaine élection.» Les tensions ont en outre refait surface il y a un peu plus de deux semaines lors d\u2019une assemblée d\u2019investiture dans la circonscription ontarienne de York West en vue d\u2019une élection partielle.La circonscription était autrefois le fief de Sergio Marchi qui a quitté le cabinet pour la diplomatie.M.Marchi était un fervent partisan de M.Chrétien, et Peter Vechiarelli, un adjoint de longue date de l\u2019ancien ministre, espérait lui succéder.Il a plutôt terminé dernier dans une lutte qui l\u2019opposait à la conseillère municipale Judy Sgro et à l\u2019homme d\u2019affaires Jesse Rhandawa.Les autorités du Parti libéral affirment que cette lutte n\u2019avait rien à voir avec la course au leadership du parti et les deux factions en présence, mais le camp de M.Vechiarelli accuse les supporters de M.Martin de s\u2019être ligués contre leur représentant afin d\u2019envoyer un message clair au premier ministre.Le camp de M.Chrétien, à l\u2019instar du camp de M.Martin, nie que cette assemblée d\u2019investiture ait pu être significative, mais de nombreux analystes pensent le contraire.Ils estiment que ce ne sera pas la dernière lutte du genre.« On ne s\u2019en sortira jamais.La succession en politique est toujours quelque chose de fondamental », a déclaré un allié de M.Chrétien.2787701 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 27 SEPTEMBRE 1999 Rive - Sud / Montérégie PHOTO ARMAND TR0TT1ER.La Presse O Dans ses belles années, quelque 5000 bateaux passaient chaque année par le canal Soulanges.Inauguré en 1899, le canal a été fermé en 1959, année de l'inauguration de la Voie maritime du Saint-Laurent.Le canal Soulanges: rouvrira, rouvrira pas?-s rfè RIMA ELKOURI omme aux racines bien ancrées sur les rives du fleuve, Pierre Clément, 82 ans, rêve du jour où «flèBtot» ifllWi _ le canal Soulanges .recommencera à bourdonner d'activité.Le 9 octobre, jour du centenaire du canal, c'est avec nostalgie et espoir qu'il assistera à sa réouverture symbolique.Il attend avec impatience la réouverture réelle, promise pour bientôt par la Société de développement du canal Soulanges.Le projet de .phis de 250 millions sera bientôt plus qu'un voeu pieux, dit-on.« Ce serait magique ! » tranche i le natif de Pointe-des-Cascades qui .aime bien évoquer les beaux jours du canal.« P'tit gars, j'ai été élevé \u201e av.ec les lumières du canal.C'était un peu comme notre clair de .te*- » Ouvert depuis 1899 Ouvert à la navigation en 1899, le canal reliant les lacs Saint-François et Saint-Louis, fut le premier à être éclairé sur toute sa longueur.À J'époque des lampes à l'huile, le spectacle avait quelque chose de .féerique.En 1959, année de l'inauguration jde la Voie maritime du Saint-Laurent, les lumières se sont éteintes.« On appelait ça la « noirceur de unit », se souvient Pierre Clément.Avant, le monde entier s'offrait ; aux riverains grâce aux cinq mille bateaux accueillis chaque année, se rappelle celui qui oeuvre aujour- % -d'hui pour la Société historique de Pointe-des-Cascades.« Tous les drapeaux de la terre passaient.On \u2022 «apprenait notre géographie ! » Puis, du jour au lendemain, plus rien.' Mégaprojet Técréotouristique Pour réveiller ce port qui dort, la Société de développement du canal Soulanges voit grand.Voilà six ans qu'on mijote un mégaprojet récréo-touristiquc qui pourrait, espère-t-x>n, se concrétiser au printemps il Après avoir accueilli les voyageurs d'antan, le canal deviendrait la porte d'entrée au Québec pour les plaisanciers ontariens et canadiens.Il y aura un port, bien sûr, mais aussi deux marinas, des ponts ouvrants, des hôtels, des condos, des boutiques.On rêve de festivals et d'événements internationaux.On veut de l'animation, hiver comme été.Bref, le canal, ce n'est qu'un « prétexte pour développer », reconnaît Robert Sauvé, président de la Société de développement du canal Soulanges et maire de Coteau-du-Lac \u2014une des quatre municipalités, avec Pointe-des-Cascades, les Cèdres et les Coteaux, à longer le canal.À elle seule, la réfection du canal, qui se fera dans le respect des paramètres d'antan, coûtera 35 millions.Mais l'essentiel n'est pas là, dit-il.« On n'a pas l'intention d'ouvrir le canal pour regarder passer des bateaux sans qu'il y ait de retombées économiques ! » À la recherche d'investisseurs La maquette est prête, les études de faisabilité menées par la firme KPMG sont concluantes, soutient-il.Le tout sera dévoilé les 9 et 10 octobre.Du même coup, on lancera un livre relatant l'histoire du canal.Ne manque plus qu'un petit détail : des investisseurs-La réouverture s'inscrit dans le cadre du Grand Montréal Bleu, ce programme régional de développement récréotouristique et de mise en valeur des cours d'eau.Il y a deux semaines, les ministres Bernard Landry (Finances), Maxime Arsenault (Tourisme) et Guy Chevrette (Transports) ont donné leur appui au projet qui est le troisième en importance dans la province, après celui du mont Tremblant et du Palais des congrès de Montréal, se réjouit Robert Sauvé.« Un appui, bien entendu, conditionnel à celui des investisseurs privés », précise-t-il.Pour Mario Besner, directeur général et commissaire industriel du CLD Vaudreuil-Soulanges, ce projet d'envergure n'est ni plus ni moins que « l'épine dorsale » du développement récréotouristique de la région.On prévoit la création d'environ 500 emplois directs et de milliers d'emplois indirects.Rouvrira, rouvrira pas ?« Tout le monde est unanime à propos de ce projet, dit-il.Et on n'a jamais été aussi près de le réaliser.» 'A ^1 fi CIVIC HATCHBÂOC DX INCLUANT : \u2022 Coussins gonflables conducteur et passager (SRS) « Bedie AM/FM stéréo \u2022 Volent inclinable * Direction assistés \u2022 Rétroviseurs télécommandés « Roues de 14 nonces avec enfoUveurs \u2022 Moteur 1,6 iitrede 106 chevaux (PâNUft) * Et sien plus-.I mcentelfl st*r testes les Chrtc Imtdsfettk 139ô m inventaire.Coi Besoin d'aide ?posez l'on de ces numéros d'urgence \u2022 527-1375 Centre de référence du Grand Montréal 24 hf»\\7 joire 24hr«\\7jre |.24kresl7jrt S.O.S.Violence conjugale g 873-9010 (Ext 1-800-363-9010) Protection de la jeunesse (urgence sociale)_ Déprimés anonymes 896-3300 ou 896-3100 24 hrtt\\7 jrs 24 hret\\71rs 24 hrt\\7 jrs 24 ESd )re Drogue : aide et référence n 527-2626 (Ext: 1-800-265-2626) Parents anonymes\"-5 288-5555 (Ext: 1-8PM61-5085) Suicide -Action Montréal 24 E53H in Tel-Jeunes Tel-Aide 723-4000 288-2266 (ext.: 1-600-283-2288) 935-1101 24 hf tt\\7 jrs Grossesse-Secours 271-0554 24 mm in L'Association G.R.A.N.D.CAide au* grand-parents) 846-0574 Agression sexuelle (centre pour victime*) 934-4504 24brMl7Jre 24 kr*t\\7 ire Jeunesse J'écou.o 1-800-668-6868 Jeu: aide et référence U-Mhr-\\7Jre ttsml Gai Eco 527-0140 (Ext: 1-800-461-0140) iute CLSC de votre quartier ou votre région rr 866-0103 (Ext: 1-888-505-1010» 14 fcftt \\ 7 Jre CLSC Info-Santé de votre quartier ou votre région 77S67M an* i ft* A8$ * &4£u&U9r ge vit**** * £r*upeP# *Wes conducteur et p*»sger (SRS) » Kadi caoMtte \u2022 Tefete é* pf*a*-fi!*ft* \u2022 Si Mm oUt%~ ?Programme de financement de Honda Canada Finance Inc.à 4.8 % offert à l'achat de tout modèle Civic hatchback, berline Accord 4 cyli 24, 36, 48 ou 60 mois.Un versement initial pourrait être exigé.**RD.S.F de la berline Civic Édition Spéciale 1999 à transmission manu exclusivement par H.C.fil.portant sur le CR-V LX 1999 à transmission manuelle (modèle RD174X) neuf.Échange ou comptant de 3 4 96 000 km, frais de 0,10 $ l/kilomètre excédentaire.Roues en alliage^ y galerie de toit illustrées sur le CR-V disponibles en option.S LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 27 SEPTEMBRE 1999 ?A 11 Rive - Sud / Montérégie mm.4 ** LLL I É ^ - - ¦ i ! i il L'édifice du « Petit Pouvoir » aux Cèdres.C'est la centrale qui alimentait en électricité le canal de Soulanges.Le bâtiment, qui a 100 ans, appartient aujourd'hui à Transport Québec.Un canal à l'avant-garde de la technologie de son époque CHRISTINE LAROSE collaboration spéciale En octobre, trois bateaux remonteront une partie du canal Soulanges à partir de Pointe-des-Cascades afin de souligner le centenaire de son ouverture.À Pavant-garde de la technologie de son époque, ce canal est alors l'un des plus importants maillons de la voie navigable du Saint-Laurent.Il s'étend sur 23,4 km, en majeure partie en ligne droite, entre la Pointe-des-Cascades (lac Saint-Louis) et Coteau-Lan-ding (lac Saint-François).Au milieu du XD£< siècle, de nombreux facteurs, tels le déplacement vers l'Ouest de la production agricole, la suprématie grandissante du port de New York, les dif- CMC ÉDITION SPÉCIALE INCLUANT : « A!r climatisé \u2022 Serrures électriques * MmrMftlage saits dé * Poignets de portières harmonisées \u2022 ftalJo AM/FM-stéréo 4 haut-parleur* * Direction assistée * Volant inclinable « Rétroviseurs télécommandés * Coussins gonflables conducteur passager (SRS) * Moteur 1,6 litre de 106 ehcwoo* \u2022 Et Mon plus»*.'ACHAT r ftmcontftt d'tcfctt 807 tetrtts les bottines ùvte 1999 m inventaire.BERLINE ACCORD EX INCLUANT : \u2022 Aîr dhsa&sà » frétai AftS \u2022 Irft&tear ttreî 4* caii \u2022 Siège «von! frac** chauffant i S régteg** électriques \u2022 TWt ouvrant électrique firagp* éloffi jM| \u2022 Régulateur de viuime Ccr***te* «OfôfiftMôÀconducteur et puseger (SRS) Radte tMfm ftérte me lecteur Cfi \u2022 Roues 'aluminium * Garniture intérieure toutes ieft fcftftfses Accord 4 cyfiodrts 1999 es Hnventafefe VOS CONCESSIONNAIRES HONDA DU QUÉBEC Cnurivcc ct rn^c;TDtiiT^5jHtt| CONCESSION jrd 4 cylindres ou CR-V 1999 neuf en inventaire ou de 5,8 % à l'achat de tout modèle berline Civic 1999 neuf en inventaire pour des termes de 3n manuelle (modèle EJ651X).Transport et préparation (850 S), ainsi que taxes, immatriculation et assurance en sus.***Location-hail offerte nt de 3 437 $, la première mensualité et un dépôt de garantie de 350 S sont exigibles.Taxes, assurance et immatriculation en sus.Limite de >ption.Sujet à l'approbation du crédit.Offres d'une durée limitée.F^otos a titre indicatif Tous les deuils dflf votre concessionnaire Honda.ficultés économiques et l'abolition des tarifs préférentiels, rendent cruciale la nécessité d'améliorer la navigation sur le fleuve.Sans oublier la concurrence du canal Érié qui, favorisé par le climat, demeure ouvert toute l'année, de sorte qu'une quantité toujours croissante de grain canadien en provenance de l'Ouest est acheminée sur la côte, via les canaux américains.Un nouvel élan Au lendemain de la Confédération, le transport par eau connaît un nouvel élan, puisqu'une commission royale d'enquête est instituée en 1870, dans le but de trouver les meilleurs moyens d'améliorer tout le réseau de canalisation canadien.Dès lors, les canaux du Saint-Laurent se voient attribuer un nouvel objectif, à la fois politique et économique.Ils doivent contribuer à stimuler le commerce de l'ensemble du Canada en procurant un débouché sur l'Atlantique, via les eaux canadiennes, aux produits des régions de l'Ouest.Parmi les priorités identifiées par la commission, figurent l'amélioration des canaux des rivières Outaouais et Richelieu, le dragage du fleuve et l'agrandissement des canaux du Saint-Laurent.Un vaste programme ! On a cherché la solution idéale au problème de canalisation entre les lacs Saint-Louis et Saint-François.Des expertises sont faites de 1872 à 1875, après quoi plus rien jusqu'en 1889.On se demande encore une fois s'il faut construire un nouveau canal sur la rive nord ou sur la rive sud du fleuve, ou encore, s'il ne vaut pas mieux élargir le canal Beauhamois.Le 7 février 1891, le gouvernement canadien décide finalement de bâtir un tout nouveau canal, sur la rive nord du fleuve cette fois.Baptisé Soulanges, il évoque le souvenir du premier seigneur de Soulanges, Pierre Jacques de Joybert.Il s'agit de la troisième des quatre périodes de canalisation qu'a connues la région de Soulanges, chacune d'elles correspondant à la construction d'un nouveau canal, et à un changement de rive.Car chaque fois, les habitants des deux rives se disputaient le nouveau canal ! À la fine pointe du progrès Le canal Soulanges sera construit entre Pointe des Cascades et Coteau Landing, emplacement offrant plusieurs avantages.Il ne sera qu'à 182 mètres du fleuve et son niveau sera de 6 mètres plus haut que celui du Saint-Laurent lui-même.Mais la facilité de produire de l'électricité en abondance et à bon marché, puisque produite sur place, s'avéra le principal atout du site.Cette énergie permettrait de faire fonctionner tous les mécanismes du canal ainsi qu'un système d'éclairage.Commencés au printemps de 1892, les travaux n'aboutissent que sept ans plus tard au coût de 5 792 000 $.Les principaux critères à respecter sont la rapidité du transport et un entretien peu coûteux.On opte pour des techniques de construction et un mode de fonctionnement des plus modernes et efficaces.On emploie de plus en plus de béton au lieu des matériaux plus traditionnels tels que la pierre et le bois.Une centrale électrique vient s'ajouter aux installations du canal.En plus d'éclairer le canal, elle sert au fonctionnement de ses structures mobiles ainsi qu'à la manoeuvre d'un câble de halage pour les navires de 2000 tonneaux et plus.Le canal Soulanges a une largeur de 33 mètres pour un tirant d'eau de 4,5 mètres.Cinq écluses permettent de franchir une dénivellation de 25,45 mètres, soit les deux cinquièmes de la dénivellation totale entre Montréal et Kingston.On voyait grand car ces écluses mesurent 3,2 mètres de plus que celles du canal de Lachine.Le 10 octobre 1899, un premier bateau traverse le canal Soulanges, qui dès le début, s'avère très satisfaisant.L'électrification de toutes les manoeuvres est une réussite complète.Les gros bateaux ne mettent que deux heures et 25 minutes à franchir le canal à cinq écluses et les plus petits, une heure et demie.La navigation de nuit devient très aisée et double pratiquement la capacité du canal.Transport des céréales L'inauguration du canal coïncida avec la mise en vigueur d'un nouveau système de transport des céréales.Le grain destiné à l'exportation est acheminé par de gros cargos des Grands Lacs jusqu'à Depot Harbour, sur le lac Huron.Là, il est transbordé dans des wagons du chemin de fer qui l'amène aux élévateurs de Coteau-Landing, situés à la tête du canal Soulanges; le grain y est à nouveau transféré dans des barges vers Montréal.Le canal Soulanges se voit donc investir de la vocation particulière du transport des céréales.Au cours des 60 années d'opération du canal Soulanges, le charbon et le grain ont été les principales denrées à la descente, destinées en presque totalité à Montréal.Tandis qu'à la remontée, le bois de pulpe à destination des Grands Lacs, fut le principal produit jusque vers 1950 alors qu'il fut déclassé par le pétrole dont l'importation montait en flèche.En 1959, la Voie maritime du Saint-Laurent est inaugurée.Les six canaux et vingt-deux écluses entre Montréal et le lac Ontario ont été réduits à quatre canaux et sept écluses.Le long du corridor Saint-Louis / Saint-François, le canal Soulanges est abandonné pour le nouveau canal Beauhamois.Le canal Soulanges fut le principal chaînon de l'amélioration de la route du Saint-Laurent.Il a été l'une des premières constructions canadiennes où le béton est utilise à grande échelle.De même que le premier canal canadien à être éclairé et à fonctionner à l'électricité.La petite centrale électrique, qui rappelle les châteaux médiévaux, est toujours là.Sources principales : DUFRESNE, Marie-Claire.Histoire de la canalisation du Saint Laurent dans la, région de Soulanges, 1779-1959 Ottawa, Parcs Canada, décembre 1979.51pp.LAFREN1ÈRE, Normand.La canalisation du Saint-Laurent, deux siècles de tr.i vaux 1779 1959.Ottawa, Parcs Canada, 198).62pp.(Cahier no 1, parc historique national Coteau-du-Lac).V 1LP1201A0927 a12 laval lun 27 septemb 1LP1201A0927 ZALLCALL 67 00:43:28 09/27/99 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 27 SEPTEMBRE 1999 Laval/Laurentides/Lanaudière Des élections municipales mouvementées Les maires élus par acclamation en 1995 font face à de l\u2019opposition JEAN-PAUL CHARBONNEAU Ça bouge passablement dans les municipalités immédiatement au nord de Laval où il y aura des élections le dimanche 7 novembre.Des maires reportés au pouvoir par acclamation en 1995 font face à de l\u2019opposition.À la tête de Sainte-Thérèse depuis 1987 et élu par acclamation en 1995, Élie Fallu, qui a déjà été ministre sous René Lévesque, fait face à un ancien membre de sa formation en Gérald Graton.Ce dernier est actuellement conseiller municipal et il se présente au poste de maire comme indépendant.Quatre nouveaux candidats ont joint les rangs de l\u2019Équipe Fallu 2000.Dans le groupe, on retrouve Jean Léveillé, président d\u2019Accès- Nord fondé pour promouvoir l\u2019amélioration du transport en com mun entre la rive nord et Montréal.Depuis quelques années, il fait front commun avec M.Fallu, grand défenseur du train de banlieue Blainville-Montréal.« Sainte-Thérèse est une ville en plein essor.Notre énergie nouvelle et notre dynamisme serviront à propulser notre ville dans le nouveau millénaire », prétend le maire sortant de cette municipalité qui comprend quelque 18200 électeurs.À Lorraine, Laurent Belley, maire depuis 1975, est passablement contesté et trois candidats tentent de lui enlever son poste.Il s\u2019agit de Bernard Bissaillon, Pierre Saucier et Gilles Pelletier.Ce dernier en est à sa deuxième tentative.M.Bisaillon, fondateur de la Maison des jeunes de cette ville huppée, est le seul à avoir officiellement lancé sa campagne.La Coalition Bissaillon a même son site sur Internet.Dans la municipalité dortoir de La Plaine, Daniel Bélec, reporté au pouvoir sans opposition en 1995, devra vaincre Richard Imbeault s\u2019il veut conserver son poste.Pour M.Imbeault, La Plaine n\u2019a pas besoin d\u2019un maire à plein temps comme c\u2019est actuellement le cas.« Le maire à plein temps et une idée de l\u2019administration Bélec, avec seulement une population de 14 413 habitants, avons-nous les moyens de nous payer un maire qui gagne 52 000 $, plus 11 000 $ de dépenses ?», se demande le challenger.À côté de La Plaine, Richard Marcotte en poste depuis 1991, n\u2019a pas encore d\u2019adversaire connu au poste de maire de Mascouche.Faute d\u2019opposant, il a été réélu par acclamation en 1995.Par contre, il risque d\u2019y avoir passablement d\u2019action à Mirabel où Hubert Meilleur demande un quatrième mandat.Après avoir mordu la poussière en 1995 alors qu\u2019il avait tenté de se faire élire conseiller, Michel Lauzon revient quatre ans plus tard, mais cette fois avec la ferme intention de devenir maire.Il affirme avoir décidé de se porter candidat à la mairie à la suite d\u2019une consultation de deux mois.Oeuvrant dans le domaine de l\u2019agriculture, M.Lauzon lance un tas de reproches au maire sortant, dont celui d\u2019avoir négligé le principal secteur économique de Mirabel : l\u2019agriculture.Il accuse aussi son adversaire d\u2019avoir oublié « sur la glace » le dossier de l\u2019aéroport.Pourtant, M.Meilleur a été de tous les débats rapportés dans les médias sur le dossier du transfert des vols à Dorval.Dans sa publicité, M.Lauzon dit en autre qu\u2019il « souhaite redonner vie à une ville qui a trop pleuré sur ses défaites ».Élections reportées pour cause de fusion 2785568 JEAN-PAUL CHARBONNEAU Les électeurs de Saint-Lin et de Saint-Jovite n\u2019iront pas aux urnes comme prévu le premier dimanche de novembre pour élire un maire et des conseilleurs parce que des demandes de fusions ont été envoyées au ministère des Affaires municipales.Le président des élections de Saint-Lin, Sylvain Martel, a indiqué qu\u2019il avait fait parvenir une résolution à Québec pour un regroupement avec Laurentides, localité où des élections n\u2019étaient pas au calendrier en 1999.L\u2019avis a été publié dans l\u2019hebdomadaire local le 12 septembre et si tout se déroule normalement, les élections pour choisir un maire et des conseillers pour la nouvelle municipalité auront lieu le premier dimanche de juin prochain.Le maire sortant de Saint-Lin, André Auger, qui occupe un poste d\u2019édile depuis près de 30 ans, avait déjà annoncé son intention de se porter de nouveau candidat.M.Auger connaît passablement de difficultés sur le plan juridique.Il doit subir en mars prochain son enquête préliminaire sur 11 accusations d\u2019abus de confiance et son administration vient d\u2019essuyer un revers en Cour suprême alors qu\u2019elle réclamait l\u2019autorisation d\u2019en appeler d\u2019une décision de la Cour d\u2019appel qui donnait raison à la Commission municipale du Québec.Selon M.Martel, M.Auger et le maire de Laurentides, André Corbeil, ont manifesté le désir de se porter candidat pour devenir le premier magistrat de la nouvelle ville qui portera vraisemblablement le nom de Saint-Lin-Laurentides.Au plan géographique, cet endroit se trouve dans la région de Lanaudière et pour un visiteur, il est actuellement très difficile de déterminer dans quelle localité il se trouve tant les rues se croisent.La population de Saint-Lin est de 9335 personnes environ et celle de Laurentides de 2005.Dans les Hautes-Laurentides, les élections dans la municipalité de Saint-Jovite ont aussi été reportées parce que le conseil municipal a fait parvenir au ministère des Affaires municipales une demande de regroupement avec la paroisse de Saint-Jovite.Le maire de la municipalité, Pierre Pilon, a aussi indiqué que le conseil municipal mettait la dernière main à la rédaction d\u2019une requête pour l\u2019adoption d\u2019une loi par l\u2019Assemblée nationale afin de forcer une fusion avec Tremblant.Rappelons qu\u2019au cours de l\u2019été, les résidants de Tremblant se sont prononcés presque qu\u2019à 100 % contre un regroupement avec les deux Saint-Jovite.Il faut aussi rappeler que dans la municipalité et le village Oka, il y a eu entente volontaire et les électeurs devront se choisir un seul maire et six conseillers lors des prochaines élections parce qu\u2019il n\u2019y aura dorénavant qu\u2019un seul Oka.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © Don de 27000$ Des policiers de Laval ont remis vendredi un chèque de 27 000 $ à la Fondation Marie-Soleil Tougas, somme récolté lors d\u2019une randonnée cycliste de près de 1000 km.Sur la photo, l\u2019organisateur du tour cycliste des policiers lavallois, le sergent-détective Enrick Laufer, l\u2019animateur de TVA, Guy Mongrain, Micheline Bégin, la mère de Marie Soleil Tougas, et l\u2019assistant directeur de la police de Laval, Alain Saint-Onge. 1LP1301A0927 A13 LUNDI 1LP1301A0927 ZALLCALL 67 00:46:03 09/27/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 27 SEPTEMBRE 1999 A 13 Harel entourée de partisans de la superstructure Une voix s\u2019élève contre ce concept fort populaire dans le milieu universitaire MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC La ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel, s\u2019est entourée de conseillers qui tentent depuis des années de « vendre » leur projet de superstructure métropolitaine, un concept pourtant invendable, de l\u2019avis d\u2019un spécialiste des études urbaines de l\u2019UQAM, Luc-Normand Tellier.« Ce qui m\u2019agace, c\u2019est que les années passent et ils ne changent pas de discours, lance M.Tellier.Et ils voient bien que personne n\u2019en veut.» Partisan du projet « une île, une ville », aujourd\u2019hui défendu par Pierre Bourque, Luc-Normand Tellier s\u2019élève contre une certaine « orthodoxie » qui s\u2019est développée dans les milieux universitaires autour du concept d\u2019« instance métropolitaine », vu comme le salut des grandes agglomérations urbaines, et de mesures comme le partage de la croissance de l\u2019assiette fiscale, le Tax Base Sharing.Une orthodoxie qui à son avis fait aussi montre d\u2019un certain mépris pour les élus municipaux.Il constate que les promoteurs de ces idées, comme Jean-Pierre Collin et Pierre J.Hamel, de l\u2019INRS, et Jacques Léveillée et Robert Petrelli, de l\u2019UQAM, ont trouvé une oreille très attentive auprès de Mme Harel, qui ne jure aujourd\u2019hui que par ces concepts au moment où elle tente laborieusement d\u2019accoucher d\u2019un livre blanc sur la réorganisation municipale.Le conseil métropolitain avec des membres élus au suffrage universel, que privilégiait Mme Harel avant de se faire rabrouer par le caucus péquiste, devait notamment instaurer le Tax Base Sharing sur son territoire de 74 municipalités.Jean-Pierre Collin, qui a été vice- président de la commission Bédard sur la fiscalité municipale, a signé avec Pierre J.Hamel et Jacques Léveillée une récente étude sur la politique de renforcement des agglomérations urbaines que Mme Harel cite abondamment depuis le mois de mai.Robert Petrelli conseille lui aussi la ministre.M.Hamel est par ailleurs venu à la rescousse de Mme Harel il y a quelques jours, alors qu\u2019elle faisait face au tollé.Il a récolté 67 signatures de chercheurs sur une lettre, publiée dans Le Devoir, invitant Mme Harel à résister à la levée de boucliers et à instaurer une instance régionale avec pouvoir de taxation.Selon Luc-Normand Tellier, ces défenseurs de la superstructure brandissent souvent les mêmes exemples, le Twin Cities Metropolitan Council de Minneapolis\u2014St- Paul ou le Portland Metropolitan Service District, en Oregon, alors que la situation de ces villes ne peut être comparée à celle de Montréal.« Ce sont des villes qui vont très bien, qui ont le vent dans les voiles », note-t-il, alors que comme plusieurs grands centres urbains du nord-est du continent, Montréal traverse une période de déclin.« Ils font abstraction de ça.» Quant au Tax Base Sharing, qui doit en principe amener les banlieues à partager leurs revenus de croissance avec la ville-centre, il s\u2019agit selon M.Tellier d\u2019un mécanisme indéfendable.« Il y a des années où ça rapporterait à la périphérie, dit-il.Ce serait toujours imprévisible.Ça ne tient pas debout.» Luc-Normand Tellier croit qu\u2019il faut tabler sur la fusion des villes de l\u2019île de Montréal.« Je me base sur la réalité, dit-il.Mon postulat est très simple : il y a une société au centre de Montréal qui a des caractéristiques propres.» L\u2019autre société, qui vit en périphérie nord et sud, est différente et à son avis mal à l\u2019aise vis-à-vis de certaines spécificités montréalaises, comme son caractère cosmopolite.Dans ce contexte, dit-il, on ne récoltera que de l\u2019agressivité \u2014 il en veut pour preuve la réaction virulente des maires de la couronne nord à la superstructure Harel \u2014 en demandant à la périphérie d\u2019alourdir son compte de taxes pour aider Montréal par l\u2019intermédiaire d\u2019une structure de « bureaucrates ».Pour mettre la banlieue à contribution, le chercheur plaide pour un moyen moins détourné : l\u2019instauration de péages électroniques sur les ponts.Les recettes iraient dans un fonds destiné à financer les activités métropolitaines et administré par tous ses contribuables, y compris les banlieusards.« Il faut taxer la mobilité, ceux qui profitent des services offerts au centre.» 2786179 2785018 Prochaine session: le 7 octobre 18 h 30 Inscrivez-vous dès maintenant ! 2782668 1LP1401A0927 A14 lundi, MONDE 1LP1401A0927 ZALLCALL 67 00:47:51 09/27/99 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 27 SEPTEMBRE 1999 Monde L\u2019EXPRESS INTERNATIONAL Moscou isole la Tchétchénie et se dit prête à une intervention terrestre IGOR GEDILAGHINE Agence France-Presse, MOSCOU La Russie a annoncé hier avoir élaboré plusieurs plans d\u2019intervention terrestre en république indépendantiste de Tchétchénie, laquelle était de plus en plus isolée après la fermeture de la frontière administrative la séparant de l\u2019Ingouchie.« Nous avons plusieurs versions de plan d\u2019opération terrestre qui seront appliquées en fonction de la situation », a déclaré hier le ministre russe de la Défense, le maréchal Igor Sergueïev.Moscou a poursuivi ses bombardements sur la capitale Grozny, hier, pour le quatrième jour consécutif, selon l\u2019agence Itar-Tass.« Notre objectif premier est d\u2019anéantir les bandits », a dit M.Sergueïev, reprenant un leitmotiv lancé par le Premier ministre russe Vladimir Poutine.Le commandant en chef de l\u2019armée de l\u2019air russe, le général Anatoli Kornoukov, a indiqué hier soir que les bombardements aériens « pouvaient se poursuivre encore un mois ».« S\u2019il doit y avoir, et il y aura, des frappes dans un lieu habité, cela ne se fera que précisément et avec des armes de haute précision, de manière à n\u2019éliminer que des combattants », a-t-il ajouté, sans faire allusion à la possible intervention terrestre.Côté tchétchène, où l\u2019on affirme que des civils ont été touchés par les bombardements, le président Aslan Maskhadov a donné l\u2019ordre, hier, au vice-Premier ministre Lom-Ali Alsoultanov de préparer des réserves alimentaires au cas où la guerre commencerait, selon Itar- Tass.Parallèlement, Moscou a fermé samedi soir la frontière administrative entre la Tchétchénie et l\u2019Ingouchie afin d\u2019arrêter l\u2019afflux de réfugiés tchétchènes en Ingouchie.Cette frontière restait le seul passage possible pour les réfugiés après que la Russie eut fermé un peu plus tôt les frontières de la Tchétchénie avec le territoire de Stavropol et le Daguestan.L\u2019isolement terrestre est désormais total avec quelque 30 000 militaires russes massés aux abords des frontières administratives de la Tchétchénie.Environ 20 000 réfugiés tchétchènes ont trouvé refuge dans l\u2019Ingouchie voisine, faisant craindre un prochain désastre humanitaire dans cette République autonome, a annoncé samedi le Premier ministre ingouche par intérim Ahmed Malsagov.L\u2019Ingouchie, membre de la Fédération russe, faisait partie de la République d\u2019Ingouchie-Tchétchénie à l\u2019époque soviétique.Outre la fermeture des frontières, Moscou isole la Tchétchénie en détruisant ses infrastructures de télécommunication, ce qui complique fortement l\u2019émission d\u2019informations sur et en dehors du territoire tchétchène.Samedi, les bombardements russes ont mis hors service les installations techniques de la télévision ainsi que le seul émetteur de téléphonie cellulaire de Tchétchénie.Les bombardements russes sur Grozny ont commencé jeudi dernier, pour la première fois depuis la fin de la guerre de Tchétchénie (décembre 1994 - août 1996).Ils ont fait une centaine de morts, a indiqué le ministre tchétchène des Affaires étrangères Iliaz Akhmadov à la radio Echo de Moscou.Moscou reconnaît que plus de 41 personnes ont été tuées durant ces bombardements.La Russie accuse la Tchétchénie d\u2019abriter les combattants islamistes qui ont lancé des attaques sur la république voisine du Daguestan et organisé, selon elle, des attentats terroristes contre des immeubles d\u2019habitation dans lesquels 292 personnes ont été tuées depuis le 31 août dernier.M.Maskhadov, qui a répété que les Tchétchènes n\u2019étaient pas responsables de ces attentats, veut éviter une nouvelle guerre.Il s\u2019est dit prêt à recevoir des inspecteurs de l\u2019ONU pour qu\u2019ils constatent qu\u2019aucun terroriste n\u2019est réfugié en Tchétchénie.Le président tchétchène doit rencontrer aujourd\u2019hui les présidents d\u2019Ingouchie et d\u2019Ossétie du nord, Rouslan Aouchev et Alexandre Dzassokhov.Tous trois avaient souligné lors d\u2019une première rencontre mardi dernier la nécessité de trouver une solution politique à la crise.Depuis le 5 septembre, l\u2019armée russe bombarde la république indépendantiste, faisant plus de 400 morts selon les chiffres donnés par Grozny.La Tchétchénie a gagné son indépendance de facto depuis la fin de la guerre contre Moscou en 1996, mais n\u2019a reçu aucune reconnaissance internationale.Pour Moscou et le Premier ministre Vladimir Poutine, « la Tchétchénie fait partie de la Fédération de Russie ».YOUGOSLAVIE Manif à Belgrade n Environ 45 000 personnes ont manifesté hier soir dans le centre de Belgrade à l\u2019appel de l\u2019opposition démocratique pour demander le départ du président Slobodan Milosevic.La culture était le thème choisi pour cette manifestation, la sixième en six jours dans la capitale yougoslave.Des comédiens ont organisé un faux procès du ministre de la Culture Zeljko Simic, et un des acteurs les plus connus de Belgrade, Petar Kralj, a lu des messages de soutien envoyés par des artistes.d\u2019après AFP ÉTATS-UNIS Quayle abandonne n L\u2019ancien vice-président américain Dan Quayle, incapable de suivre le rythme de la collecte de fonds massive effectuée par George W.Bush, a décidé de se retirer de la course à l\u2019élection présidentielle de l\u2019an 2000, a-ton appris hier auprès d\u2019un responsable de la campagne du candidat républicain.M.Quayle annoncerait ses intentions aujourd\u2019hui.d\u2019après AP ALLEMAGNE La gauche écope n Dimanche après dimanche, les défaites électorales se succèdent pour les sociaux-démocrates du chancelier Gerhard Schroeder.L\u2019opposition chrétienne-démocrate a remporté la mairie de Cologne, et va administrer la quatrième ville allemande pour la première fois depuis 43 ans.Selon les résultats définitifs, le candidat de la CDU, Harry Blum, a remporté 54,8% des voix, contre 45,2% pour sa rivale de gauche, Anne Luetkes, une Verte soutenue par le SPD.La CDU a également remporté les mairies de Dusseldorf et de Gelsenkirchen.En revanche, les sociaux-démocrates ont réussi à conserver les mairies de Dortmund, Wuppertal, Mulheim, Bonn et Bochum.d\u2019après AFP PALESTINE Colonisation dénoncée n Le président de l\u2019Autorité palestinienne Yasser Arafat a dénoncé hier à Tunis la poursuite de constructions de logements de colonies israéliennes à Jérusalem, affirmant qu\u2019elle constitue « une atteinte » au dernier accord israélo-palestinien.« Les tentatives israéliennes de construire 4000 logements dans la ville sainte de Jérusalem, constituent une atteinte à l\u2019accord » israélo-palestinien de Charm el-Cheikh le 5 septembre, a affirmé M.Arafat, à l\u2019issue d\u2019un entretien hier avec le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali.d\u2019après AFP FRANCE Le Pen craint l\u2019islam n Le président du mouvement d\u2019extrême-droite français Front national, Jean-Marie Le Pen, a lancé hier une mise en garde contre l\u2019islam et annoncé un congrès de son parti au « printemps 2000 » à l\u2019occasion d\u2019un discours de rentrée politique.« La grande majorité des musulmans en France est étrangère ou rebelle à l\u2019intégration » et « peut être sensible aux influences qui sont exercées par certains pays ou certains mouvements étrangers dont on sait qu\u2019ils ne répugnent pas à l\u2019action terroriste ou aux comportements barbares », a notamment déclaré M.Le Pen.d\u2019après AFP CHINE Exécutions en masse n La Chine a commencé à procéder à des exécutions en masse de condamnés à mort à quelques jours du 50e anniversaire de la fondation de la Chine populaire, dans le cadre d\u2019une campagne de « nettoyage » tous azimuts, ont indiqué des journaux hier.Vingt-six personnes ont été exécutées à Chongqing (sud-ouest) conformément à cette campagne baptisée « frapper durement », selon le journal Chongqing Daily News.Ces 26 condamnés ont été reconnus coupables de meurtre, vol à main armée, viol, etc.d\u2019après AFP Timor : la force de paix appelle les miliciens à désarmer Agence France-Presse DILI La force de paix au Timor oriental a appelé hier les miliciens anti-indépendantistes à rendre les armes, à la veille du passage des pouvoirs de l\u2019armée indonésienne à la force internationale (Interfet), alors que pillages et incendies volontaires se poursuivaient à Dili.Dans la capitale du territoire occupé depuis 24 ans par l\u2019Indonésie, des incendies faisaient rage en plusieurs endroits tandis que les derniers détachements de l\u2019armée indonésienne quittaient la ville.Mais, malgré la présence à Dili de près de 3000 hommes de la force multinationale, des éléments incontrôlés, membres de milices proindonésiennes poursuivaient attaques et pillages sporadiques.Le commandant de l\u2019Interfet, le général australien Peter Cosgrove, a appelé les miliciens à participer à la recherche d\u2019une solution politique.« Nous invitons les milices à réintégrer le débat politique, à revenir sans armes, à rejoindre de nouveau leurs communautés », a déclaré le général Cosgrove.« Si les milices rendent leurs armes, l\u2019avenir sera meilleur pour le Timor, sinon, l\u2019actuelle situation peut se prolonger longtemps », a-t-il estimé.La force internationale, emmenée par l\u2019Australie, doit prendre le relais de l\u2019armée indonésienne aujourd\u2019hui pour assurer la sécurité dans le territoire, soit une semaine après l\u2019arrivée des premières troupes de l\u2019Interfet.Hier, un épais nuage de fumée noire s\u2019élevait au-dessus du sudouest de la capitale, se dégageant d\u2019un tas de pneus enflammés à l\u2019intérieur de baraquements fraîchement abandonnés des Brigades mobiles de la police indonésienne.De la fumée s\u2019échappait aussi du département de l\u2019Éducation et de la Culture, situé près de la cathédrale de Dili.« L\u2019armée indonésienne et les milices sont arrivées et l\u2019ont incendié », a déclaré à l\u2019AFP un homme qui se trouvait sur place.À travers la ville, les flammes ravageaient toujours des établissements bancaires, dont celui de la banque Danamon sur le front de mer.Avant leur départ, des militaires indonésiens montaient la garde devant cet édifice.Un entrepôt de l\u2019organisation humanitaire CARE, dans le sudouest de Dili, a été en partie pillé.40 tonnes de riz ont été emportées par des éléments incontrôlés avant que l\u2019Interfet intervienne.PHOTO AP Tuerie en Turquie Ce parent d\u2019un détenu manifeste devant la prison d\u2019Ulucanlar, à Ankara, capitale de la Turquie, où des détenus de gauche et des gardiens en sont venus au coup, faisant sept morts et 19 blessés.Le manifestant sùen est pris aux journalistes présents, les accusant d\u2019indifférence à propos du sort fait aux détenus.Hosni Moubarak paraît avoir gagné son référendum-plébiscite Agence France-Presse LE CAIRE Les Égyptiens se sont rendus aux urnes hier pour participer à un référendum- plébiscite destiné à reconduire le président Hosni Moubarak, unique candidat, pour un quatrième mandat de six ans.Aucun incident n\u2019a été signalé pendant le scrutin, marqué en particulier au Caire par des manifestations de soutien à M.Moubarak, 71 ans.Le ministre de l\u2019Intérieur Habib al-Adly annoncera cet après-midi les résultats officiels, a indiqué hier soir la commission électorale.Selon une première estimation de cette commission fournie après la fermeture à 17 h locales, des quelque 40 907 bureaux de vote, le taux de participation au référendum s\u2019est élevé à plus de 85 %.« Le taux de participation est estimé entre 85 % et 90 % des quelque 23,9 millions d\u2019électeurs », a-telle précisé.Le taux de participation est le seul enjeu de ce référendum-plébiscite.En 1993, M.Moubarak avait été réélu par 96,28 % des voix, avec un taux de participation de 84,16 %, mais l\u2019opposition avait crié à la fraude, sur ces deux chiffres.« La mobilisation des Égyptiens était sans précédent.Ce vote traduit l\u2019amour et les sentiments sincères du peuple envers le président Moubarak », a déclaré un responsable du ministère de l\u2019Intérieur, cité par l\u2019agence officielle MENA.Environ 24 millions d\u2019Égyptiens étaient appelés à se rendre aux urnes, soit plus du tiers de la population du pays qui compte près de 64 millions d\u2019habitants.M.Moubarak a promis un remaniement ministériel avec le début de son nouveau mandat, sans préciser son ampleur, et l\u2019opposition parlementaire, ultra-minoritaire, a multiplié les appels aux réformes démocratiques.Le chef de l\u2019État a par ailleurs indiqué qu\u2019il ferait de l\u2019économie la priorité de son nouveau mandat.Le taux de croissance stagne depuis deux ans à 5 %, un taux jugé insuffisant pour faire face à la croissance de la population, qui est de 2,1 % par an.Les manifestations de soutien à M.Moubarak, activement menées depuis plusieurs semaines par les municipalités, le Parti National démocratique (PND, au pouvoir) et des entreprises privées, ont continué hier parallèlement aux opérations de vote.Une atmosphère de kermesse a envahi les rues du Caire, où se sont succédé des cortèges fleuris portant des affiches montrant le président.Institutions publiques et organismes privés sont restés mobilisés.Le rédacteur en chef du journal gouvernemental Al-Gomhouriya, Samir Ragab, proche de M.Moubarak, a pris la tête d\u2019un cortège de 2000 de ses employés sur un kilomètre au centre ville pour crier « longue vie à Moubarak » et aller voter.M.Moubarak est arrivé au pouvoir le 13 octobre 1981, après l\u2019assassinat par des islamistes du président Anouar al-Sadate, dont il était le vice-président depuis 1975. 1LP1501A0927 a15 actus lun 27 septemb 1LP1501A0927 ZALLCALL 67 00:46:28 09/27/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 27 SEPTEMBRE 1999 A 15 Les otages canadiens demeurent introuvables Presse-Canadienne TARAPOA, Équateur L\u2019armée équatorienne suit à la trace les auteurs de l\u2019enlèvement de huit Canadiens, mais « ça prendra du temps pour les retrouver », a expliqué l\u2019ambassadeur canadien en Équateur, John Kneale.Parmi ces otages se trouve une coopérante montréalaise, Sandrine Roblain.« Les militaires croient avoir coincé les malfaiteurs dans une région particulière, mais c\u2019est un territoire très grand et accidenté », a raconté M.Kneale lors d\u2019une entrevue téléphonique accordée samedi au Edmonton Journal.Quatre autres personnes, trois Espagnols et un Américain, ont également été prises en otage.Depuis deux semaines, les hypothèses vont bon train au sujet de l\u2019endroit où les ravisseurs pourraient cacher leurs 12 otages.« L\u2019armée croit qu\u2019ils sont toujours en Équateur », affirme David Kilgour, le secrétaire d\u2019État canadien pour l\u2019Amérique latine et l\u2019Afrique.Ce dernier, ainsi que l\u2019ambassadeur, ont fait ces commentaires après un entretien privé avec le Colonel Flavio Cardenas, qui commande les 3000 militaires affectés à la recherche des otages dans une forêt dense située à 350 kilomètres au nord-est de la capitale, Quito.« L\u2019armée a dépêché six bataillons, dont une unité spécialiste de la jungle, pour ces recherches, affirme M.Kilgour.Une des choses que nous avons apprises durant cet entretien est que deux secteurs de cette région sont des jungles impénétrables.» Des endroits pleins de marécages et de végétation très dense, un habitat propice pour les pythons et les piranhas mangeurs de chair.« L\u2019armée a déjà envoyé son unité spéciale dans ces zones », lance le secrétaire d\u2019État, qui est également un député fédéral de la région d\u2019Edmonton.Toutefois, M.Kilgour estime que ces régions ne sont pas les principaux lieux de recherche.Les enquêteurs militaires ont plutôt suivi un sentier qui aurait été emprunté par les ravisseurs, menant d\u2019abord au nord vers la frontière avec la Colombie, puis bifurquant vers le sud dans la jungle.« Le colonel nous a affirmé que chacun de ses hommes comprend que la sécurité des otages est la grande priorité », a-t-il ajouté.« L\u2019armée espère avoir du nouveau dans quelques jours, mais elle dit ça depuis plus d\u2019une semaine.» Le secrétaire d\u2019État a passé la journée de samedi sous escorte militaire, alors qu\u2019il visitait l\u2019endroit où les douze otages ont été capturés le 11 septembre dernier.Ce lieu se situe le long d\u2019une route de gravier passante, bordée par des maisons et des fermes.Les sept Albertains, qui travaillaient pour la compagnie United Pipeline d\u2019Edmonton, implantaient une nouvelle technologie là-bas.Ils devaient insérer un fourreau de cylindre en plastique à l\u2019intérieur du pipeline qui longeait la route.Les dirigeants d\u2019Alberta Energy ont investi plusieurs millions de dollars pour rendre les équipements là-bas conformes aux normes canadiennes.La modernisation du pipeline faisait partie de ces travaux.Les installations d\u2019Alberta Energy à Tarapoa transportent 42 000 barils de pétrole brut par jour.David Kilgour affirme être impressionné par les efforts faits par la compagnie afin de secourir ses employés.« Ils sont prêts à prodiguer des soins médicaux pour tous et à les envoyer au Canada si nécessaire », a-t-il ajouté.M.Kneale mentionne que la police nationale équatorienne, la marine et l\u2019armée de l\u2019air participent également aux recherches : « La marine patrouille les rivières et les hélicoptères de l\u2019armée cherchent sans arrêt.» 2780973 1900-2000 Écrire en caractères d\u2019imprimerie Nom : Prénom : Adresse : App.: Ville : Code postal : Tél.(trav.) : ( ) Tél.(rés.) : ( ) QUANTITÉ LIVRE TPS FRAIS POSTAUX CHACUN TOTAL 29,95 $ 2,10 $ 3,00 $ 35,05 $ $ Je joins mon chèque ou mandat-poste à l\u2019ordre de La Presse, Ltée au montant de $ Je souhaite effectuer mon paiement par carte de crédit : Visa MasterCard Numéro de carte : Date d\u2019expiration : Signature : (Prévoir un délai de quatre à six semaines pour la livraison) No d\u2019enregistrement de la TPS de La Presse : R102972338 100 ans d\u2019actualités-La Presse C.P.11031, Succ.Centre-Ville Montréal (Québec) H3C 4W8 Postez ce bon de commande à : Près de 400 pages Format: 10\u201d x 13 1/2\u201d Interurbains (sans frais): 1 877 299-6299 Télécopieur: (514) 285-6988 Les quantités étant limitées, commandez dès maintenant (514) 285-6945 2995 $ Pour seulement FRAIS POSTAUX ET TPS EN SUS Un livre unique qui retrace les faits marquants de l\u2019actualité de 1900 à 2000 Du naufrage du Titanic à la conquête de l\u2019espace, de la Première Guerre mondiale à la chute du mur de Berlin, de Sarah Bernhardt à Céline Dion, près de 400 pages illustrées tant sur les grandes manchettes mondiales que sur les faits divers et les actualités locales qui ont eu lieu de 1900 à nos jours.Tout le siècle vu par La Presse.100 ans d\u2019actualités 1900-2000 2786436 2786969 1LP1601A0927 A16 LUNDI 1LP1601A0927 ZALLCALL 67 00:48:08 09/27/99 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 27 SEPTEMBRE 1999 Les Montréalais plus sensibles au patrimoine bâti L\u2019administration municipale récompense les défenseurs des vieilles maisons et bâtiments STÉPHANIE MORIN collaboration spéciale Les Montréalais sont de plus en plus conscients de la valeur architecturale de leur ville et s\u2019impliquent davantage dans la préservation de ce patrimoine unique.C\u2019est du moins ce qui se dégage du discours des différents lauréats de l\u2019Opération patrimoine architectural de la Ville de Montréal.Oubliés les immeubles désaffectés, bâtiments placardés et autres horreurs urbaines.Samedi, à l\u2019hôtel de ville, on en avait que pour les résidences centenaires, immeubles néo-victoriens et autres trésors architecturaux montréalais.En effet, pas moins de 35 propriétaires ont été récompensés pour leur contribution à l\u2019entretien et la préservation du patrimoine montréalais.Lucien Saint-Arnaud est du nombre.À 91 ans, il bichonne avec un soin jaloux sa résidence dans le quartier Mercier.« Je répare moimême mes fenêtres, mes poignées de porte », lance-t-il avec fierté.Pas question pour lui de changer quoi que ce soit à sa maison.Elle a gardé dans ses moindres détails son cachet d\u2019origine.S\u2019il faut en croire le maire de Montréal, Pierre Bourque, de plus en plus de citoyens ont à coeur, comme M.Saint-Arnaud, la préservation du patrimoine.« La ville est en train de renaître et les quartiers de se doter d\u2019une âme, a-t-il affirmé pendant son allocution.Et il est évident que pendant le nouveau millénaire, Montréal va continuer d\u2019affirmer sa personnalité.» Outre les prix Banque Scotia, décernés aux propriétaires des maisons les mieux conservées, différents prix spéciaux ont été attribués à des individus ou des entreprises particulièrement sensibles à la préservation du cadre-bâti historique.Ainsi, le prix d\u2019excellence Réno- Dépot a été remis à l\u2019architecte Jules Fournier, auteur du livre Mémoires de bâtisseurs du Québec.M.Fournier contribue depuis déjà 20 ans à sensibiliser le grand public au respect du patrimoine, notamment en prodiguant des conseils de rénovation de concert avec l\u2019organisation Héritage Montréal.Une jeune entreprise, Action Rénovation 2000, a obtenu le Prix de l\u2019artisan pour ses travaux de restauration d\u2019une demeure du carré Saint-Louis.« La propriétaire voulait remettre la maison comme elle était sur une photographie datant de 1951 », explique Gilles Charbonneau.Il a donc fallu retirer l\u2019aluminium et les bardeaux d\u2019asphaltes pour remettre moulures, fausse mansarde et lucarnes.Selon M.Charbonneau, la tendance penche de plus en plus vers de pareils projets : « Les gens sont de plus en plus conscients de la valeur d\u2019un bâtiment bien préservé, mais ils manquent de ressources, d\u2019artisans pour effectuer les travaux.» Le prix Conservation Gaz Métropolitain a quant à lui été attribué au promoteur Développements McGill pour ses travaux de recyclage d\u2019un ancien entrepôt situé au 100, rue McGill.Une nouveauté cette année : le prix Wawanesa de mise en valeur du patrimoine, décerné au groupe immobilier Gestion George Coulombe.Ce promoteur a en effet donné une deuxième vie à de nombreux édifices commerciaux et résidentiels du Vieux-Montréal.Pour Georges Coulombe, il est clair que les Montréalais ont retrouvé un goût pour les bâtiments historiques bien entretenus.« Mais les gens de l\u2019extérieur du Québec semblent apprécier davantage notre richesse architecturale, explique-til.Les New-Yorkais avec qui je fais des affaires par exemple sont carrément renversés par la beauté et la diversité de nos bâtiments.» L\u2019Opération patrimoine architectural offre aussi la chance au grand public d\u2019apprécier toute la beauté des résidences montréalaises.D\u2019abord par de nombreuses visites guidées expositions et autres activités culturelles, commençant dès aujourd\u2019hui.L\u2019horaire est disponible dans les bibliothèques municipales et les maisons de la culture.Ensuite, en leur permettant de voter pour une des cinq résidences finalistes pour le concours Maison Coup de coeur La Presse-TVA.Billets de participation : chez les détaillants Réno-Dépôt et dans les succursales de la Banque Nova Scotia.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Le maire Pierre Bourque, Gérard Beaudet d\u2019Héritage Montréal et Angèle Coutu, porte-parole de l\u2019événement encadrent les lauréats des prix spéciaux de l\u2019Opération patrimoine populaire.2787139 1LP1701A0927 A-17 lundi 1LP1701A0927 ZALLCALL 67 00:46:37 09/27/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 27 SEPTEMBRE 1999 A 17 La SQ enquête sur la manif armée de la SQ DRUMMONDVILLE Les dirigeants de la Sûreté du Québec évaluent si des mesures disciplinaires peuvent être prises à l\u2019endroit des policiers qui ont amené samedi leur armes de service dans une manifestation.« J\u2019ai des question sérieuses sur ce qui est arrivé », a déclaré le premier ministre Lucien Bouchard hier à l\u2019issue du conseil national qui avait été assiégé la veille par une manifestation de 200 agents en uniforme.Des sanctions sont-elles prévisibles ?Les dirigeants de la SQ « se penchent sur la question » actuellement, a-t-il admis.« On me dit que des policiers qui ne sont pas en fonction ne peuvent pas porter leur arme.Quand on fait une manifestation, on est pas en devoir », a-t-il résumé, ajoutant que la conclusion était évidente : les agents n\u2019avaient pas le droit d\u2019arborer leur arme de service lors de la manifestation.Le président du syndicat des policiers, Tonny Cannavino, avait approuvé le geste de ses membres, expliquant que l\u2019arme faisait partie de l\u2019uniforme des constables.Il semble que la difficulté d\u2019identifier les policiers qui portaient leur pistolet rendra bien ardue l\u2019application de toute mesure disciplinaire de la SQ, a-t-on appris par ailleurs.Au gouvernement, on niait catégoriquement qu\u2019une entente de principe ait été obtenue avec l\u2019Association des policiers provinciaux \u2014 les agents réclament un rattrapage de 7 % auquel, disent-il, s\u2019est engagé Québec en 1996, en plus d\u2019une augmentation de 7 % en trois ans.Le gouvernement offre 5 % en trois ans, comme aux autres syndiqués du secteur public.La CSST retire un camion du service des incendies de Beloeil 2781956 MARIE-CLAUDE GIRARD À la suite d\u2019une plainte du syndicat des pompiers de Beloeil, sur la Rive-Sud, la Commission de la santé et de la sécurité du travail a fait retirer de la route un véhicule autopompe dont la direction, la suspension et le système de freinage étaient endommagés par le temps.Le 16 septembre, un inspecteur de la CSST a ordonné le retrait du véhicule fabriqué en 1966.Il a constaté que le châssis était rouillé et que les systèmes de freinage et de direction étaient défectueux.La camion ne pourra reprendre du service avant qu\u2019une série de réparations ne soient complétées.L\u2019autopompe est le véhicule que les pompiers branchent aux bornes pour arroser les incendies.L\u2019inspecteur a également exigé l\u2019inspection de deux autres véhicules, soit une unité de secours et une échelle aérienne, privant momentanément le service d\u2019équipements importants.La municipalité de 19 300 habitants ne dispose actuellement que de deux autopompes plutôt que trois.D\u2019après le syndicat, une d\u2019entre elles est également en « très mauvaise condition ».Une des pires villes au Québec « Beloeil est l\u2019une des pires villes au Québec en ce qui concerne l\u2019état de la flotte des véhicules de prévention des incendies », affirme Gilles Raymond, président du Syndicat des pompiers du Québec, qui représente les pompiers de 86 municipalités, dont ceux de Beloeil.D\u2019après lui, la dégradation de l\u2019équipement fait courir des risques aux pompiers et à la population.Le syndicat soutient que depuis 1996, il a avisé régulièrement la Ville des problèmes liées au vieillissement de l\u2019équipement et demandé que les véhicules soient changés ou vérifiés.Les pompiers feront entendre leurs doléances ce soir au conseil municipal de Beloeil.2786569 1LP1801A0927 a18 actus lun 27 septemb 1LP1801A0927 ZALLCALL 67 00:47:06 09/27/99 B A 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 27 SEPTEMBRE 1999 Reprise des audiences sur la gestion de l\u2019eau BRUNO BISSON À qui appartient l\u2019eau au Québec ?Est-elle bonne ?Sinon, à qui puis-je m\u2019en plaindre ?Qui pollue ?Qui surveille les pollueurs ?Qui me dit si elle est contaminée ?Qui fait de l\u2019argent avec de l\u2019eau ?Combien en coûte-t-il aux contribuables pour la puiser à la rivière, la traiter, la distribuer dans un réseau municipal ?Qui est géré par qui, au fait ?Peu après 19 h 30, aujourd\u2019hui, dans un grand salon du Sélectôtel de la route Kennedy à Lévis, sur la rive sud de Québec, commencera un long débat de deux mois sur ces quelques questions parmi des centaines d\u2019autres.La commission itinérante du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) sur la gestion de l\u2019eau au Québec entame son deuxième tour du Québec, en 1999.Après deux jours à Lévis, elle se déplacera mercredi et jeudi dans le Centre-du-Québec, à Drummondville.Les 4 et 5 octobre, elle sera à Gaspé, ensuite à Rimouski, les 6 et 7.Et ainsi de suite.Quatre jours de séance par semaine, deux régions différentes pendant neuf semaines d\u2019affilée, jusqu\u2019à la fin novembre, alors que la ronde s\u2019arrêtera dans la métropole.Ce sera long et ardu.Considérant l\u2019ampleur du mandat confié par le gouvernement du Québec au BAPE, c\u2019est toutefois un délai très court pour soupeser les grands thèmes d\u2019un rapport attendu dès mars 2000, recommandant au gouvernement des orientations et grands axes d\u2019une future politique québécoise de l\u2019eau \u2014 qui ne se traduira pas en actes, lois ou règlements avant des années.En aurait-on trop demandé à une seule commission du BAPE ?Le président de la Commission sur la gestion de l\u2019eau au Québec, André Beauchamp, admet qu\u2019on « aurait pu faire 10 commissions du BAPE sur autant de thèmes, au lieu d\u2019une seule ».Mais il précise qu\u2019à l\u2019encontre de la plupart des mandats de l\u2019organisme, la Commission n\u2019a pas à trancher dans un débat sur un projet particulier.Une politique de l\u2019eau, précise-t-il, ça suppose trois éléments : « D\u2019abord un cadre de référence, ensuite des principes généraux, et enfin, des règlements.» L\u2019ampleur de cette tâche est d\u2019autant plus écrasante qu\u2019elle soulève des enjeux économiques, politiques et sociaux, dont les véritables impacts pourraient se faire sentir dans seulement 10 ou 20 ans.Peut-on permettre l\u2019exportation d\u2019eau ?Faut-il céder la gestion des services d\u2019eau et des réseaux d\u2019égouts municipaux au privé ou en conserver l\u2019expertise publique ?L\u2019autocontrôle est-il la seule solution de rechange au manque de ressources gouvernementales pour surveiller la pollution industrielle ?Les embouteilleurs d\u2019eau devraient- ils payer une redevance à l\u2019État ?« Je pense qu\u2019il va y avoir pas mal d\u2019action par moments, dit M.Beauchamp sur un ton rieur.J\u2019espère que ce sera de la bonne action.Des débats éclairés, des idées, sur un ton civil.» Malgré les critiques qui ont terni l\u2019exercice au cours de la première ronde d\u2019audiences (des présentations ternes et ardues, trop techniques, le refus du président de proposer un moratoire sur des projets d\u2019exploitation commerciale de l\u2019eau et le vague confinant au vide de certaines des réponses de représentants du gouvernement du Québec), M.Beauchamp croit que l\u2019intérêt envers la Commission est déjà confirmé.Au moment de sa rencontre avec La Presse, le 14 septembre, le site Internet du BAPE recevait 60 visites par jour, en moyenne.Près de 1000 documents ont été déposés, surtout par des agences, ministères et organismes gouvernementaux, dans les 22 centres de documentation du BAPE.Et, à elles seules, les transcriptions de la première ronde d\u2019audiences font environ 8000 pages de texte.On prévoit qu\u2019environ 300 groupes de citoyens, chercheurs et professionnels, associations industriell e s , municipalités, MRC, regroupements écologistes et autres groupes d\u2019intérêts voudront présenter des mémoires à la Commission.« Le mandat de la Commission, dit M.Beauchamp, est explicite sur la nécessité de dégager des spécificités dans chaque région et nous avons constaté en première ronde que les préoccupations ne s\u2019expriment pas de la même façon, partout au Québec.» En Estrie, on a beaucoup parlé de lacs, de leur surveillance et de leur aménagement, tandis que sur la Côte-Nord on parle de l\u2019eau potable, du coût prohibitif des infrastructures des services d\u2019eau et des réseaux d\u2019égouts.En Abitibi, on parlera probablement des impacts de l\u2019industrie minière.En Montérégie, de pollution agricole.2788205 0 2 183 965,20 $ 6 109 198,20 $ 183 2 864,20 $ 11 232 89,40 $ 222 330 10,00 $ 99-09-25 2 19 36 45 46 47 22 14 647 179 $ 5 000 000 $ 1 1 000 000,00 $ 1 50 000,00 $ 29 500,00 $ 1 513 50,00 $ 25 549 5,00 $ 99-09-25 7 8 10 12 15 45 46 582 288,50 $ 99-09-25 99-09-26 377465 4 6 12 15 20 99-09-26 23 24 27 29 31 33 34 36 42 46 48 53 54 59 64 99-09-26 529 2875 442396 Depuis 20 ans, le Collège April-Fortier, vous ouvre toutes grandes les portes vers des carrières fascinantes dans le Domaine du voyage Gisèle April-Fortier Agences de voyages : secteur vacances secteur affaires Compagnies aériennes : agents de réservations agents aux aéroports Grossistes en voyages : postes aux réservations et aux opérations Nombreux autres postes accessibles Le Collège April-Fortier est une institution fondée par des professionnels du voyage qui travaillent en étroite collaboration avec l\u2019industrie depuis 1979, avec une aide au placement particulièrement efficace.Formation de 5 mois à temps plein de jour débutant tous les mois.Possibilité de suivre la formation le soir et le samedi.Attestation d\u2019Études collégiales et aide financière du gouvernement L\u2019institution la plus reconnue dans le domaine du voyage.Stage en milieu de travail avec possibilité d\u2019alternance travail / études.Cours en français ou en anglais.Pour recevoir de la documentation ou prendre rendez-vous avec un conseiller : (514) 878-1414 Collège April-Fortier 801, rue Sherbrooke Est Bureau 100 Montreal (Québec) H2L 1K7 Pour plus de renseignements, venez nous visiter au canal INFOPUB le vendredi soir à 22 h 57.2780617 2787651 1LP1901A0927 a19 actus lun 27 septemb 1LP1901A0927 ZALLCALL 67 00:48:40 09/27/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 27 SEPTEMBRE 1999 A 19 Actualités Une réelle égalité pour contrer l\u2019assimilation Les Acadiens du Nouveau-Brunswick veulent reprendre le terrain perdu depuis dix ans ANDRÉ PÉPIN envoyé spécial, GRAND-SAULT, N.B.Trente ans après l\u2019extraordinaire victoire des francophones du Nouveau-Brunswick qui leur accordait l\u2019égalité des chances, les Acadiens réalisent qu\u2019ils n\u2019ont pas fini de se battre pour la reconnaissance réelle de leurs droits et entreprennent, avec des juristes, d\u2019obtenir une réelle égalité.Ils veulent bloquer l\u2019assimilation qui fait son oeuvre.C\u2019est ce qui ressort des travaux de la 26e assemblée annuelle de leur principale association, la Société des Acadiens et acadiennes « SAANB » qui se tenait cette fin de semaine à Grand-Sault, dans la région du Madawaska, près d\u2019Edmundston.C\u2019est dans ce Madawaska que les leaders acadiens de l\u2019heure ont décidé de rendre un vibrant hommage au père de la loi qui a fait du Nouveau-Brunswick la seule province canadienne officiellement bilingue, le sénateur Jean-Maurice Simard, qui fut ministre responsable dans l\u2019ancien cabinet conservateur de Richard Hatfield.Le sénateur Simard n\u2019a pu contenir son émotion lorsque la SAANB l\u2019a remercié pour l\u2019immense travail accompli dans le passé pour la reconnaissance du fait français au Nouveau-Brunswick.Il a pleuré, incapable de dire toute son affection à cette minorité française qui compte quelque 250 000 personnes, soit le tiers de la population de la province.M.Simard, un Québécois d\u2019origine qui a adopté l\u2019Acadie comme patrie, n\u2019accorde pratiquement plus d\u2019entrevue, souffrant d\u2019un problème d\u2019élocution résultant d\u2019une greffe du foie reçue en 1995.Il a cependant accepté de se raconter à La Presse, hier, rappelant les difficultés vécues pour obtenir l\u2019adoption de la loi 88 qui faisait de la province un territoire officiellement bilingue.« Il faut maintenant revoir la loi de fond en comble.Nous avons reculé, perdu des acquis depuis dix ans.Il faut se battre, non seulement au Nouveau-Brunswick, mais partout au Canada, pour le respect des langues officielles, principalement où les francophones sont minoritaires », explique-t-il, ajoutant qu\u2019il soumettra au gouvernement fédéral, en novembre prochain, un rapport sur la situation de la minorité française au pays.Il faut rappeler que c\u2019est le gouvernement libéral de l\u2019Acadien Louis Robichaud qui a initié, durant les années 60, l\u2019idée de l\u2019égalité des chances.Mais c\u2019est en 1970, sous la gouverne du francophile Richard Hatfield, que la loi a été adoptée.M.Simard parrainait le projet.« J\u2019étais fougueux.Mais j\u2019ai dû offrir ma démission deux fois en un an pour réussir à faire adopter la loi.Les anglophones ne voulaient pas de cette loi sur le bilinguisme.Ils voulaient me faire taire.Hatfield m\u2019a défendu publiquement et en privé, en disant aux ministres et députés anglophones que s\u2019ils voulaient faire valoir leur point de vue, ils n\u2019avaient qu\u2019à faire comme Jean- Maurice Simard.C\u2019est ainsi que nous avons gagné, mais rien n\u2019est jamais terminé, je le constate aujourd\u2019hui ».L\u2019indifférence Jean-Maurice Simard ne se fait pas d\u2019illusion.« Je prépare un rapport étoffé sur la situation des minorité francophones au Canada.Mais j\u2019ai peur qu\u2019il tombe dans l\u2019oubli rapidement.Je présenterai une trentaine de recommandations, dont la moitié sont très pointues, mais il faut susciter un débat.Les acquis sont menacés partout, notamment en Ontario, où l\u2019on risque de perdre le principal hôpital francophone, une décision qui serait catastrophiques pour l\u2019ensemble de la minorité.J\u2019aurai besoin d\u2019aide.J\u2019espère que les médias du Québec, notamment, nous donneront un coup de main.Je souhaite que, dans chaque province, des comités soient mis en place et financés par Ottawa, pour défendre nos droits ».Les Acadiens du Nouveau- Brunswick lui tiennent particulièrement à coeur.« Nous avons perdu nos conseils scolaires élus, nous devons nous battre devant les tribunaux.Des coupes sévères ont été imposées dans tous les secteurs, bloquant l\u2019émancipation du fait français ».Un dossier très chaud, au Nouveau- Brunswick, est celui de la Gendarmerie royale du Canada qui se prépare à réduire considérablement les exigences linguistiques pour l\u2019embauche de nouveaux agents, même dans les régions majoritairement francophones.Le problème du Nouveau-Brunswick, c\u2019est que la grande majorité des francophones sont bilingues.La SAANB qui, contrairement à la SSJB au Québec, n\u2019affiche pas radicalement des convictions politiques partisanes, doit compter sur l\u2019appui du nouveau gouvernement conservateur de Bernard Lord.Traditionnellement, depuis la confédération, les Acadiens ont voté pour le parti libéral.Ils ont appuyé les conservateurs de Richard Hatfield et de Lord cependant.« Nous allons surveiller le gouvernement provincial de près, au cours des deux prochaines années.Donnons une chance au coureur », dit le sénateur conservateur.La SAANB, appuyé par les juristes d\u2019expression française, veut obtenir la reconnaissance des droits des Acadiens, en s\u2019appuyant sur la Charte canadienne des droits, notamment dans les domaines de la santé, des tribunaux, de la formation scolaire.La loi provinciale actuelle n\u2019accorde aucun pouvoir de poursuite légale aux Acadiens.Il ne s\u2019agit que d\u2019une reconnaissance de la dualité linguistique.C\u2019est à cette lutte que la minorité s\u2019attaque.« Les grands événements de la francophonie des dernières années, notamment la tenue du Sommet de Moncton, au début du mois, nous a donné des ailes.Mais ils ne faut pas abandonner nos luttes », soutient Ghislaine Foulem, la présidente de la SAANB, un organisme qui regroupe plusieurs milliers de membres.2779927 A 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 27 SEPTEMBRE 1999 Actualités Les Journées de la culture: une grande réussite I Un pilote de STÉPHANIE BERUBE La vie de saltimbanque, c'est pas de la tarte ! Les milliers de personnes qui ont vu les artistes du Cirque du Soleil à l'entraînement hier, le savent.Très physique la culture ! Pour les troisièmes Journées de la culture, le Cirque a convié les gens à son studio de la 2e avenue à Montréal ; plus de 5000 personnes ont accepté l'invitation.Franc succès que ces Journées.L'année dernière, le temps à la pluie avait forcé l'annulation de quelques activités.Malgré tout, environ 150 000 personnes avaient participé.Cette année, les parapluies sont restés dans le placard et le beau temps a encouragé les gens à se pointer le nez à l'une ou l'autre des 800 activités offertes vendredi, samedi ou hier.Sur l'île de Montréal seulement, il y avait environ 200 activités au programme, dont la visite des locaux du Cirque.Là-bas, il y avait des mimes, des acrobates et des couturières, mais surtout, il y avait des centaines de bouilles réjouies.L'atmosphère était gaie dans tous les coins des immenses locaux du Cirque et même dehors où les enfants pouvaient s'initier aux arts du chapiteau.Dans le spacieux atelier de costumes, on révélait les secrets de la confection des accessoires d'Ô ou de Dralion.Les gens découvraient l'ingéniosité des designers d'habits de cirque : qui aurait pensé à faire des parures de têtes avec des tubes à transfusions sanguines teints ?C'est la troisième année que le Cirque ouvre ses portes pour les Journées de la culture; c'est la troisième fois qu'une foule s'y précipite.Même bilan au Conservatoire de Musique de Montréal qui accueillait les gens de 9 h le matin à 22 h le soir, et samedi et dimanche.On s'attendait à voir du monde, mais pas tant que les milliers de mélomanes qui s'y sont rendus.Les gens de l'ONF ont eu la même surprise.Pour les Journées, on initiait le public au fonctionne- ment de la cinérobothèque.Tous les postes de visionnement ont été occupés à toutes les heures d'ouverture ! Il n'y avait plus une place disponible pour la balade sur le Plateau Mont-Royal et les organisatrices de la promenade en métro ont dû refuser des gens par dizaines.> Certaines personnes couraient d'un endroit à l'autre, le programme à la main.Les chiffres officiels seront connus sous peu, mais on peut sans trop de risques prédire une hausse du nombre total de visiteurs et proclamer d'ores et déjà les troisièmes Journées de la culture une réussite.Des milliers de policiers rendent hommage à leurs collègues tués en service Presse Canadienne OTTAWA Plus de 4000 personnes ont assisté à un service funéraire hier à Ottawa en l'honneur de huit officiers de police tués dans l'exercice de leurs fonctions.Des familles et des policiers d'un bout à l'autre du pays s'étaient rassemblés sur la colline parlementaire afin de rendre un dernier hommage à huit policiers décédés.Les noms de ces policiers, dont celui de Dominique Courchesne, seront gravés sur une plaque com-mémorative.M.Courchesne, originaire de Joliette et âgé de 23 ans, est décédé lors d'une chasse à l'homme en octobre 1998.L'aumônier Allan Higgs a qualifié ces policiers de héros, mais il a insisté pour dire qu'il s'agissait avant tout de citoyens ordinaires.Avant la cérémonie, environ 100 personnes s'étaient rassemblées derrière la colline parlementaire.On y a récité les noms de plus de 500 officiers de police tués dans l'exercice de leurs fonctions depuis 1870.Pour de nombreuses familles, la cérémonie d'hier représente les vraies funérailles des policiers, explique Carole-Ann Larose, qui a fondé une organisation qui aide les familles des policiers à vivre avec le deuil.Pour d'autres, cependant, la cérémonie ravive des souvenirs très douloureux.Plusieurs personnes pensent que les familles des policiers doivent s'attendre au pire, affirme Mme Larose.« Mais ce n'est pas le cas, ajoute-t-elle.Ils en sont conscients, mais c'est quelque chose auquel tu ne peux pas te préparer.» Mme Larose en a profité pour déplorer la façon dont les familles apprennent la mort des policiers.La plupart du temps, ce sont les journalistes qui les en avisent.r ê PHOTOPC Scène très émouvante lorsque M\"\" Marriette McDonald a touché le képi de son fils Rick, un sergent, que lui a présenté le sergent Rob Thurkel, de la police régionale de Sudbury, lors de la cérémonie tenue à Ottawa.stock-cars meurt brûlé RAYMOND GERVAIS Une course de stock-cars s'est terminée de façon tragique samedi soir pour un pilote de 36 ans, lorsque le bolide qu'il conduisait a capoté, puis pris feu, à l'autodrome de Drummondville.Le pilote, Yvon Poulin, est mort brûlé, sans pouvoir être extirpé du véhicule en flammes.L'accident est survenu au 15e tour de la course lorsque le pilote a perdu la maîtrise de son volant.Le véhicule s'est alors renversé dans le fossé en bordure de la piste pour prendre feu presque instantanément.Des secouristes sont intervenus avec des extincteurs, mais n'ont pas réussi à éteindre les flammes et à porter secours au coureur automobile.« Les flammes jaillissaient par toutes les fenêtres du véhicule, c'était horrible à voir », a déclaré Marcel Phaneuf, un spectateur qui a raconté hier à La Presse ce qu'il a vécu.« J'estime que les organisateurs de l'événement n'étaient pas équipés adéquatement pour répondre avec efficacité à une catastrophe.Les secouristes n'avaient que de petits extincteurs, dont les jets étaient insuffisants pour éteindre le feu alimenté par le réservoir d'essence du véhicule.Impuissant à éteindre les flammes et à s'approcher du véhicule, les organisateurs ont utilisé un bélier pour retourner le véhicule et le remet- ' tre sur la piste, mais peine perdue, les flammes jaillissaient de plus belle.C'était horrible à voir et nous avons assistés impuissants au drame qui se jouait devant nous », a ajouté le témoin, encore sous le choc.Le pilote est mort brûlé dans son automobile devant tous les membres de sa famille qui assistaient à la course.La police de Drummondville a ouvert une enquête sur cet accident.Les organisateurs de l'événement ont refusé de parler aux médias, se bornant à dire qu'ils n'avaient aucun commentaire à faire.Bien des spectateurs s'entendent pour dire que la sécurité des pilotes de stock-cars ne tient pas à grande chose et qu'il y aurait dû y avoir un camion d'incendie sur place.La n ouvelle CAVALIER ENSEMBLE rv ¦ ¦ « ¦ ¦ /mois1 location 36 mois Transport et préparation inclus 16999 à l'achat\" de financement' C Celle i Comptant\tMensualité OS 1 125S 1 825S\t258 S 228S 208 S Cavalier 4 portes ¦-\"\u2014
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