La presse, 29 septembre 1999, Cahier A
[" 3LP0103A0929 A1 MERCREDI 3LP0101A0929 ZALLCALL 67 01:09:32 09/29/99 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, RR mercredi 29 septembre 1999 60 ¢ TAXES EN SUS ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 $ Spécial 4 960$ «Griffe d\u2019Or» du design RIEN À PAYER AVANT 4 MOIS 2774760 Une seule adresse 7139,rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) www.bijouterieleroy.com (514) 277-3127 115e année No 335 Platine et or 24 k 80 pages, 6 cahiers La Presse à Pékin L\u2019Alliance flanque une gifle au front commun Dans ce deuxième texte sur le 50e anniversaire de fondation de la République populaire de Chine, notre collaboratrice à Pékin explique que la Révolution culturelle fut une guerre de pouvoir qui a ravagé la Chine et que les « gardes rouges » qui l\u2019ont vécue quotidiennement s\u2019estiment dupés.MARC THIBODEAU et DENIS LESSARD Les membres de l\u2019Alliance des professeurs de Montréal ont fragilisé le front commun syndical en décidant lundi soir de ne pas participer à la grève générale que les employés de l\u2019État menacent de déclencher le 18 novembre prochain.En assemblée générale, 56 % des 2000 enseignants présents ont rejeté ce moyen de pression lors d\u2019un vote tenu au Palais des congrès, à Montréal.La présidente de l\u2019Alliance, Monique Séguin, a prévenu hier qu\u2019il ne fallait pas y voir une indication que les 7000 membres de son syndicat, le plus important des 44 qui sont affiliés à la Fédération des syndicats de l\u2019enseignement ( FSE-CEQ ), « baissaient les bras ».Ils ont plutôt choisi, dit-elle, de mettre l\u2019accent sur des actions locales visant à appuyer leurs revendications relatives à la tâche d\u2019enseignement.Mme Séguin a reconnu hier qu\u2019il était possible que la décision de l\u2019Alliance fasse boule de neige auprès des autres syndicats liés à la FSE, qui doivent se prononcer d\u2019ici le 26 octobre sur la possibilité d\u2019une grève générale.Ces syndicats, juge-t-elle, seront mieux placés pour prendre un vote éclairé puisqu\u2019ils disposeront de plus de temps pour apprécier l\u2019impact des actions sectorielles.L\u2019assemblée générale de l\u2019Alliance avait été convoquée dès le mois de juin pour faire le point sur ces mesures, mais sa portée a été élargie à la dernière minute pour englober le plan proposé par le front commun.« On ne pouvait pas faire comme si le plan n\u2019était pas connu et reporter les débats à plus tard », a expliqué hier Mme Séguin.Une jeunesse Voir L\u2019ALLIANCE en A2 qui s\u2019est laissé duper Air Canada: Ottawa ne peut garantir les emplois Quand deux ténors.SYLVIANE TRAMIER collaboration spéciale, PÉKIN «Le village tourné vers le soleil »: c\u2019est un bien joli nom pour un restaurant.Mais on n\u2019y vient pas pour déguster les spécialités gastronomiques de la Chine méridionale.On vient s\u2019y replonger dans la grande noirceur de la « Révolution culturelle ».Le soleil de l\u2019enseigne, c\u2019est Mao Zedong ( Mao Tsé-toung ), le village, c\u2019est la Chine d\u2019il y a trente ans.Un corridor faiblement éclairé conduit à des « cellules » aux murs décorés d\u2019affiches de propagande d\u2019époque et au plafond placardé de pages du Quotidien du peuple, d\u2019époque également.On peut y lire les éditoriaux haineux de 1966 contre le grand écrivain populaire Lao She, dont on a retrouvera le corps \u2014 suicide ou exécution \u2014 quelque temps après dans un lac de Pékin.Au menu, des boulettes de mauvaises herbes, des vers à soie et des grillons frits et des galette de maïs.L\u2019atmosphère y est résolument sinistre.Associer gastronomie et Révolution culturelle: le succès n\u2019est pas garanti.Mais deux ou trois restaurants de Pékin s\u2019y essaient.Dans la clientèle, on trouve des jeunes branchés, des nouveaux riches, des artistes et des quadragénaires avec leurs enfants.Ceux-là ne viennent pas pour la nostalgie ou par snobisme.Leur objectif est pédagogique: donner une leçon d\u2019histoire concrète aux plus jeunes.Tous les Chinois ou presque ont souffert à divers degrés de la folie destructrice qui a déferlé sur la Chine durant la Révolution culturelle.Pour ceux qui ont entre quarante et cinquante ans aujourd\u2019hui, c\u2019est toute leur jeunesse qui a été meurtrie par cette période.Tous peuvent raconter les sévices subis par leur famille et dont ils ont été les témoins \u2014 ou parfois les complices lorsque sous la pression constante des idéologues, ils dénonçaient leurs propres parents \u2014, leur scolarité interrompue pendant dix ans et que seuls les plus déterminés ont réussi à rattraper, leurs années de galère dans les campagnes pour « s\u2019éduquer par le travail » comme le voulait Mao.Voir UNE JEUNESSE en A2 VINCENT MARISSAL et GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Le ministre des Transports, David Collenette, promet que la fusion d\u2019Air Canada et de Canadien se fera « dans le meilleur intérêt des Canadiens », mais le premier ministre Jean Chrétien prévient que son gouvernement ne peut rien contre les pertes d\u2019emplois.« Il y a continuellement des pertes et des gains d\u2019emplois dans tous les secteurs de l\u2019économie canadienne, a indiqué hier le premier ministre.Nous n\u2019avons jamais garanti d\u2019emploi pour toujours à qui que ce soit, pas même dans le secteur public, où nous avons coupé 20 % des emplois.» Le projet d\u2019Onex d\u2019acquérir et de fusionner les deux transporteurs est une transaction privée, dont le sort est entre les mains des actionnaires, a ajouté M.Chrétien.Les actionnaires d\u2019Air Canada auront d\u2019ailleurs l\u2019occasion de se prononcer sur l\u2019offre d\u2019Onex le 8 novembre, a tranché hier la Cour supérieure de l\u2019Ontario.Air Canada souhaitait retarder l\u2019assemblée des actionnaires à janvier, mais la cour a finalement donné raison à l\u2019entreprise de Gerry Schwartz.Pendant que Jean Chrétien, à Ottawa, s\u2019en remettait aux lois du marché, son ministre des Transports, David Collenette, promettait à St.John, au Nouveau- Brunswick, d\u2019encadrer la transaction.Voir AIR CANADA en A2 n Autres informations, page D1 PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse Le premier ministre Lucien Bouchard n\u2019a pas manqué de féliciter son ami Richard Verreau, peu avant le concert en hommage au célèbre ténor québécois que les Jeunesses Musicales ont présenté hier soir à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Au programme figuraient des airs d\u2019opéras italiens et français chantés, entre autres, par Joseph Rouleau, Colette Boky et Gino Quilico.Nos informations, page E2 L\u2019étalon prend de la valeur Fouettée par la décision de quinze banques centrales européennes de limiter leurs ventes d\u2019or pendant cinq ans, l\u2019once du précieux métal a grimpé hier à 308 $ US, une hausse de 26,20 $ par rapport à la veille.Dans son comptoir de monnaie et philatélie, rue Sainte- Catherine, Lise Rousseau était souriante: ses ventes ont dépassé les 10 000 $, durant la seule matinée d\u2019hier.Nos informations, page D1 À la poubelle les sacs blancs En dépit des protestations, c\u2019est à partir du 15 novembre que les Montréalais délinquants, qui ne mettront pas leurs déchets dans une poubelle ou dans un sac de plastique résistant d\u2019au moins 56 centimètres sur 61, risquent de se voir infliger une amende variant de 50 à 1000 $.La Ville, qui a décidé hier d\u2019aller de l\u2019avant avec son réglement, n\u2019a fait qu\u2019une seule concession: la grosseur des sacs.Nos informations, page A6 94 JOURS AVANT L\u2019AN 2000 INDEX Petites annonces - index C4 - immobilier C4 et C5 - marchandises C5 - emplois C6, D16 - automobile D17 à D19 - affaires D2 Arts et spectacles E1 à E5 - horaire spectacles E3 - horaire télévision E2 Bandes dessinées C7 Bridge D17 Décès E7 Économie D1 à D15 Êtes-vous observateur?C4 Feuilleton D18 Horoscope D17 Laval A13 Loteries A2 et A17 Monde B4 et B8 Mots croisés D16 et S10 Mot mystère D18 Opinions B3 Politique B1, B6 et B7 Publicité-marketing D20 Rive-Sud A12 Tabloïd Sports - Michel Blanchard S5 ÉDITORIAL L\u2019art de tourner en rond - Alain Dubuc page B2 MÉTÉO Ciel variable Max.24, min.11 cahier Sports page 16 Voyagez et courez la chance de gagner une à chaque tranche d\u2019achat de 400$ chez Multi-Voyages 8397, rue St-Denis M o n t r é a l ( Q c ) Tél: ( 5 1 4 ) 8 5 8 - 0 0 1 1 1 888 302-6221 *Prix à partir de Nombre de places limité Permis du Québec Croisières aux Caraïbes Norway 22 janv.1 249 $* Century 15, 22 et 29 janv.1 539 $* Mercury 16, 23, 30 janv.13 fév.2000 1 559 $* *Millénaire Spéciaux vols aller retour* Paris Floride Costa Rica Cancun Vancouver Californie 789$ 669$ 469$ 899$ 399$ 699$ Permis du Québec OUVERT LE DIMANCHE 2776118 incluant vol aller retour, tous les repas, taxes et frais portuaires.*Prix valides pour départs du 5 nov.au 12 déc.1999 HAÏTI SPÉCIAUX promotion 2pour 1 1 sem.2 sem.Margarita Margarita Village 898 $ 1 198 $ Varadero Mar Del Sur 768 $ 998 $ Cartagène Decameron 828 $ 1 098 $ Puerto Plata Club on the Green 898 $ 1 198 $ Cancun Calinda Beach 1 078 $ 1 518 $ Puerto Vallarta Decameron 898 $ 1 148 $ N VACANCES 3LP0202A0929 A2 MERCREDI 3LP0201A0929 ZALLCALL 67 01:09:14 09/29/99 B Suites de la une A 2 R LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 29 SEPTEMBRE 1999 L\u2019Alliance flanque une gifle au front commun L\u2019ALLIANCE / Suite de la page A1 Johanne Fortier, présidente de la FSE, qui chapeaute les enseignants de toutes les commissions scolaires francophones, se disait étonnée hier que le vote ait été tenu si rapidement.Elle refuse de parler d\u2019un revers majeur pour le front commun.« En vue du fait qu\u2019un seul syndicat sur 44 de la FSE s\u2019est exprimé à ce jour, ce serait prématuré à mon avis de prétendre qu\u2019une brèche irrémédiable a été créée », note Mme Fortier, en s\u2019empressant de rappeler que l\u2019Alliance s\u2019est souvent retrouvée à contre-courant par le passé.À la CEQ, on se contentait d\u2019accuser le coup.La présidente de la centrale, Monique Richard, a déclaré qu\u2019elle était surprise par le geste des membres de l\u2019Alliance ainsi que par la rapidité avec laquelle le syndicat a procédé dans ce dossier.« On aurait préféré que la réunion se tienne un peu plus tard avec un peu plus d\u2019informations », observe Mme Richard, qui refuse aussi de parler d\u2019un coup dur.Il s\u2019agit plutôt d\u2019une illustration claire du « travail à faire » parmi les membres de la base syndicale, juge la présidente, qui ne perd pas espoir de voir les membres de l\u2019Alliance renverser ultérieurement leur décision.Le président de la FTQ, Henri Massé, croit aussi que leur décision n\u2019est pas irréversible.« C\u2019est sûr que cela me déçoit, c\u2019est pas un vote comme cela qui nous aide à ce momentci et ce n\u2019est pas encourageant, mais on a encore un peu de temps avant le 18 novembre », dit-il.La vice-présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, qui est responsable des négociations pour la centrale syndicale, croit que le geste de l\u2019Alliance ne fera pas tache d\u2019huile.Elle se réjouissait hier que les délégués de la Fédération de la santé et des services sociaux aient parallèlement approuvé « à l\u2019unanimité » le plan proposé.Du côté du gouvernement, on pavoisait en coulisses après l\u2019annonce des enseignants montréalais.Publiquement, le président du Conseil du Trésor, Jacques Léonard, conservait toutefois son flegme.« Ce n\u2019est pas à l\u2019employeur de commenter ce qui se passe dans la partie syndicale », a-t-il souligné en rappelant que Québec espère, de toute façon, éviter le débrayage prévu.Air Canada: Ottawa ne peut garantir les emplois AIR CANADA / Suite de la page A1 « Le marché ne décidera pas seul de ce qui est le mieux pour les Canadiens, a-t-il indiqué.Le gouvernement du Canada va agir dans l\u2019intérêt du public.» Pour se réaliser, le projet de fusion devra rencontrer cinq conditions, a expliqué le ministre: respecter la protection des consommateurs, les services aux petites communautés et les droits des employés, assurer la compétition et maintenir un contrôle efficace.Les intentions du ministre Collenette n\u2019ont pas calmé toutes les inquiétudes au sein même du gouvernement.Le caucus du Québec, qui a rencontré les principaux acteurs lundi à Dorval, doit se réunir de nouveau la semaine prochaine, a indiqué à La Presse le député de Vaudreuil- Soulanges, Nick Discepola.« Nous n\u2019étions que dix à Dorval, dont un seul ministre du Québec ( Stéphane Dion ), déplore M.Discepola.On ne peut prendre de décision sans avoir, au moins, le ministre politique du Québec ( Alfonso Gagliano ) ».Les craintes du caucus demeurent, poursuit-il, notamment en ce qui à trait à la limite de propriété de 10 % par actionnaire et aux pertes d\u2019emplois.« On doit prendre le temps de préciser notre politique et ensuite on analyse les offres, plaide Nick Discepola.En ce moment, on sent que l\u2019on est obligé de prendre une décision sous pression.L\u2019offre d\u2019Onex présume que l\u2019on va changer la loi pour modifier la règle du 10 %.» Les déclarations du premier ministre à propos des emplois perdus ont heurté les syndicats et l\u2019opposition.« C\u2019est vrai que l\u2019on ne peut garantir les emplois, mais on devrait au moins favoriser le projet qui minimiserait les pertes, plaide le critique bloquiste Michel Guimond.Air Canada a déjà proposé dans le passé une fusion qui aurait éliminé 1500 emplois.Onex, selon nos estimations, coupera de 8000 à 10 000 emplois, surtout chez Air Canada.» Outrés par les propos du premier ministre, les membres de l\u2019opposition n\u2019en ont pas moins entamé hier les audiences du comité ad hoc sur le transport aérien au Canada, comité créé en dépit du refus des libéraux d\u2019y participer.Autres absences remarquées: Onex, Air Canada et Canadien.« Il semble que les dirigeants d\u2019Onex, de Canadien et d\u2019Air Canada, a déclaré le néo-démocrate David Proctor, préfèrent parler aux libéraux en privé plutôt qu\u2019aux Canadiens en public et ça fait l\u2019affaire du gouvernement.» Parmi les témoignages entendus, le président d\u2019une société d\u2019agences de voyages, Rob Dexter, a défendu avec passion les consommateurs.Ces derniers n\u2019auront plus de choix sinon celui d\u2019une seule compagnie \u2014 « Air Monopole » \u2014 et les prix grimperont en flèche.Quant au syndicat des Travailleurs canadiens de l\u2019automobile, qui défendent plusieurs employés d\u2019Air Canada et de Canadien, ils exhortent le gouvernement à maintenir sa politique à deux transporteurs au Canada, optant plutôt pour une restructuration qui éliminerait « la concurrence perverse ».Enfin, le professeur Marc Gaudry a plaidé en faveur de la fusion proposée, la qualifiant de « chance à saisir ».« Le gain net d\u2019une fusion, at- il dit, c\u2019est la possibilité que peut-être un joueur moyen va survivre.» M.Gaudry estime que le statu quo conduira de toute façon à la perte de 5000 emplois.PHOTO PC Gerald Schwartz, président d\u2019Onex Une jeunesse qui s\u2019est laissé duper JEUNESSE / Suite de la page A1 En 1966, lorsque Mao Zedong voit son pouvoir contesté à l\u2019intérieur du Parti communiste chinois, il lance contre ses adversaires politiques les « masses révolutionnaires », au premier rang desquelles figurent les écoliers et les collégiens embrigadés dans les « gardes rouges ».Leur mission est de démasquer et de pourchasser ceux qui ont « pris la route capitaliste ».Le pays est mis à feu et à sang.Dans toute la Chine, les gardes rouges mettent en accusation les autorités, avant d\u2019être eux-mêmes livrés à la répression militaire, ou expédiés pour des années dans des campagnes reculées pour défricher des terres, une fois qu\u2019ils auront joué le rôle que Mao leur avait assigné.« La Révolution culturelle, c\u2019était une guerre de pouvoir entre les dirigeants communistes.Elle a ravagé la Chine.Et nous, la génération des gardes rouges, nous avons été dupés », dit Liang Xiaosheng, romancier et essayiste.Liang est né quelques jours avant la proclamation de la république populaire par Mao en 1949.D\u2019une famille d\u2019ouvriers de Mandchourie, il a 17 ans quand la Révolution culturelle est lancée.Membre de la Ligue des jeunesses communistes, il répond tout naturellement à l\u2019appel de Mao et s\u2019enrôle dans les gardes rouges.En 1968, il est envoyé, comme des millions de « jeunes instruits », travailler à la campagne.Il passe huit ans dans une zone isolée du nord de la Chine avec une escouade d\u2019assèchement des marais.Ce n\u2019est que lorsque la Révolution culturelle touche à sa fin qu\u2019il pourra reprendre des études à l\u2019université Fudan de Shanghaï.« Ce qui a été le plus terrible dans cette période, c\u2019est le mépris pour la dignité humaine », dit-il.« Quiconque soupçonné d\u2019être un ennemi de la révolution pouvait être arrêté, emprisonné, battu.Il n\u2019y avait pas de frein au déchaînement des sentiments de vengeance.Tout était fait dans le but d\u2019humilier, de blesser les gens.L\u2019humanisme était foulé aux pieds.» Comme pour beaucoup d\u2019écrivains de sa génération, la Révolution culturelle occupe une place prépondérante dans l\u2019oeuvre de Liang Xiaosheng.Son expérience d\u2019adolescent garde rouge et de « jeune instruit » à la campagne sont au coeur de ses premiers récits publiés dans les années 80.Sur la révolution chinoise, il fait ce constat désabusé: « La Révolution française a été violente et sanglante.Elle a produit une république.Les révolutions communistes ont été aussi violentes et sanglantes.Elles ont produit des régimes de parti unique ou de pouvoir concentré à vie dans les mains d\u2019un seul individu.» La démocratie Parce qu\u2019il trouve plus urgent et plus utile pour la Chine d\u2019aujourd\u2019hui de faire de la critique sociale que de ruminer le passé, Liang Xiaosheng délaisse de plus en plus le roman et le récit autobiographique pour l\u2019essai ou le genre satirique.La censure ne l\u2019a pas épargné.Plusieurs de ces ouvrages ont été interdits.Mais il revendique le droit à ses opinions.« Je ne suis pas un fanatique du système capitaliste.Mais je crois que la démocratie de type occidental, c\u2019est encore ce qu\u2019il y a de mieux.Personnellement, j\u2019ai épousé la philosophie marxiste.Mais je crois que si Marx était vivant, il ne serait pas d\u2019accord pour que sa pensée soit érigée en dogme pour construire un modèle de société.Évidemment, les marxistes ne seraient pas d\u2019accord avec moi! » À cinquante ans, ayant vécu tous les soubresauts et les déchirements de la Chine populaire, Liang Xiaosheng se veut le porte-parole des nouveaux « damnés de la terre » chinoise: les ouvriers au chômage, les travailleurs migrants, les paysans des régions pauvres, les laissés-pour-compte du développement économique des vingt dernières années.À sa manière prudente de chat échaudé, il est circonspect.Il appuie la politique de réforme économique engagée par l\u2019ancien numéro un Deng Xiaoping.Il constate avec satisfaction les progrès réalisés au plan du système judiciaire: « Avant, il était inimaginable qu\u2019un simple citoyen intente un procès à un cadre du part communiste.Maintenant, même des gens très haut placés ne sont pas à l\u2019abri de poursuites et il leur arrive même de perdre.» Mais il a des doutes sur la transparence et l\u2019honnêteté du processus de transition à une économie de marché: « Il y a beaucoup d\u2019entreprises privées maintenant en Chine.Elles prospèrent et elles peuvent décider elles-mêmes quelle sera leur stratégie et quels seront leurs objectifs de production, en toute indépendance du gouvernement.Mais au plan politique, elles sont très proches du pouvoir.Cette collusion entre le pouvoir politique et le pouvoir de l\u2019argent nous amènent le revers de la médaille: la corruption qui est le gros problème de la Chine d\u2019aujourd\u2019hui.» Liang Xiaosheng, l\u2019ancien garde rouge qui croyait pouvoir changer la société par le coup de force, revendique le droit à la patience: « Ici, la démocratie commencera peut-être lentement, par le bas.Il faut donner du temps à la Chine.» n DEMAIN: Les fêtes du 50e Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 728 à quatre chiffres : 3105 DEMAIN DANS LA PRESSE Orgue et couleurs Après nous avoir fait suer à grosses gouttes tout l\u2019été avec la Fiesta latine et les soirées de musique traditionnelle, au marché Maisonneuve, ce quartier nous invite cet automne à découvrir un univers musical fort différent.Celui de l\u2019orgue.Présenté dans trois lieux exceptionnels, l\u2019église du Très- Saint-Nom-de-Jésus, l\u2019église Saint-Clément et le Château Dufresne, le festival Orgue et couleurs propose, du 1er au 11 octobre, une série de concerts inusités.À lire demain dans le cahier Sortir.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net La décision de l\u2019Alliance des professeurs de Montréal de bouder le mandat de grève générale met-elle en péril le front commun des salariés du gouvernement?Les pierres d\u2019arches retrouvées du terminus Craig devraient-elles servir lors de l\u2019agrandissement du Palais des congrès?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 80 % Non: 20 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.COLLECTES DE SANG Aujourd\u2019hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 17 h 30; à Montréal: collège Dawson, campus Atwater, 4001, boul.De Maisonneuve Ouest, de 10 h à 17 h.Objectif: 200 donneurs; à Île-Bizard: centre socio-culturel, 490, rue de l\u2019Église, de 13 h à 20 h.Objectif: 175 donneurs; à Valcourt: salle municipale, rue Desranleau, de 13 h 30 à 20 h.Objectif: 150 donneurs. 3LP0301A0929 a3-mercredi 3LP0301A0929 ZALLCALL 67 01:03:50 09/29/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 29 SEPTEMBRE 1999 A 3 Francis Boucher et Stéphane Jarry sont libérés Sébastien Beauchamp devra attendre le 7 octobre pour savoir s\u2019il peut reprendre sa liberté JEAN-PAUL CHARBONNEAU Arrêtés chacun en possession d\u2019un pistolet de calibre 9mm à l\u2019Hôtel- Dieu de Saint-Jérôme lundi, Francis Boucher et Stéphane Jarry, deux membres des Rockers, un gang de motards affilié aux Hells Angels, ont été libérés sous condition hier, après avoir enregistré un plaidoyer de non-culpabilité au palais de justice de Saint-Jérôme.Sébastien Beauchamp, 25 ans, de Montréal, devra attendre jusqu\u2019au 7 octobre pour savoir s\u2019il peut reprendre sa liberté.Me Ginette Maillet, de la Couronne, s\u2019est objectée à la libération immédiate de Beauchamp, un aspirant Rocker arrêté en possession d\u2019un 380 mm chargé à bloc, alors qu\u2019il était déjà en liberté conditionnelle avec interdiction de posséder une arme à feu après avoir été arrêté avec un revolver en 1998.Les trois autres personnes arrêtées lundi ont été libérées sans qu\u2019aucune accusation soit portée contre eux parce qu\u2019ils n\u2019étaient pas armés.Il s\u2019agit de Normand Bélanger, 50 ans, de Saint-Hubert, de Pierre Laurin, 35 ans, de Saint-Constant, et de Stéphane Faucher, 27 ans, de Longueuil.Ces arrestations ont été effectuées après que la police municipale eut été avisée par des personnes travaillant dans le milieu hospitalier que des hommes armés faisaient le guet devant la chambre de Sandra Gloutney, la conjointe de Denis Houle, des Nomads, victime d\u2019un attentat à Piedmont.Très à l\u2019aise avec les médias, Maurice Mom Boucher, chef des Nomads, groupe d\u2019élite des Hells Angels, a passé la journée au palais de justice de Saint-Jérôme pour assister à la comparution des trois accusés et il est parti en même temps que son fils, Francis.Francis Boucher, 24 ans, de Contrecoeur, avait en sa possession lors de son arrestation, selon la police, une petite quantité de haschisch, soit 0,4 gramme.Boucher, qui n\u2019a pas de casier judiciaire, a dû faire un dépôt de 1000 $ en plus de s\u2019engager à ne pas avoir d\u2019arme et à ne pas se rendre dans le district judiciaire de Terrebonne.Le juge Hugues Saint-Germain, de la Cour du Québec, a fixé pour la forme leur enquête préliminaire au 11 novembre.Arrêtés armés sur la 20 L\u2019attentat dont a été victime Sandra Gloutney, qui a refusé de déposer une plainte et qui est encore protégée par des sympathisans des Hells, n\u2019a pas fini d\u2019avoir des répercussions.Vendredi dernier, David Wolfe Carroll, 47 ans, membre des Nomads, a été arrêté par hasard par des agents de la Sûreté du Québec alors qu\u2019il roulait en auto sur la 20, à la hauteur de Rivière-du-Loup, accompagné de Dany Kane, 28 ans, un Rocker.Dans la voiture, les policiers ont trouvé dans un sac une mitraillette 9mm de type Cobray et sur Kane un revolver de calibre 38 chargé.Carroll s\u2019était rendu au domicile de Houle après que Mme Gloutney eut été la cible d\u2019un tireur embusqué.Les policiers ont déjà trouvé des armes de type Cobray dans des véhicules incendiés à la suite d\u2019attentats contre des Dark Circle.Selon une source de Carcajou, Carroll et Kane se dirigeaient vers Halifax où, la veille, deux ex-Hells Angels avaient été la cible d\u2019un attentat.Après avoir passé le week-end en détention, ils ont repris leur liberté lundi.Maurice Mom Boucher, chef des Nomads, a passé la journée au palais de justice de Saint-Jérôme pour assister à la comparution des trois accusés.PHOTOS PIERRE McCANN, La Presse Arrêté en possession d\u2019un pistolet de calibre 9mm à l\u2019Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme lundi, Francis Boucher, membre des Rockers, un gang de motards affilié aux Hells Angels, a été libéré sous condition hier, après avoir enregistré un plaidoyer de nonculpabilité au palais de justice de Saint-Jérôme.Stéphane Jarry, lui aussi membre des Rockers, a été libéré sous condition hier, après avoir enregistré un plaidoyer de non-culpabilité.Comme dans Omertà Après deux ans de recherche, la GRC met enfin la main au collet de Bruno Diquinzio 2782510 ANDRÉ CÉDILOT La réalité dépasse parfois la fiction.Il faudrait en parler au comédien de la télésérie Omertà, Bruno Diquinzio, arrêté avant-hier pour avoir tenu, dit la police, un véritable « magasin général » de drogues, d\u2019explosifs et d\u2019armes à feu, à Montréal.Diquinzio, qui personnifiait Tony Two, l\u2019un des hommes de main du jeune parrain Nicky Balsamo, a fait courir la GRC pendant deux ans en se cachant sous de fausses identités et en se déguisant.Comme dans les films ! Diquinzio, 33 ans, était en fuite depuis que les policiers de la brigade des stupéfiants de la GRC avaient découvert, en avril 1998, dans le soussol d\u2019une maison inhabitée de la 10e Avenue, dans l\u2019est de la ville, une remise qui lui aurait servi de cache pour ses activités illicites.En fouillant les lieux, les agents fédéraux avaient découvert l\u2019équivalent de 250 000 $ en argent canadien et américain, de même que plusieurs kilos de haschisch et de marijuana, ainsi que de l\u2019héroïne et de la cocaïne en petites quantités.Il y avait aussi de la drogue chimique.Les enquêteurs avaient également confisqué plusieurs armes de poing, des carabines de petit et gros calibres, des munitions et tout l\u2019attirail nécessaire à la fabrication d\u2019une bombe (explosif, commande à distance, détonateur, etc).Son frère, Dino Diquinzio, 31 ans, avait alors été arrêté et accusé après avoir été trouvé en possession d\u2019un lot important d\u2019exctasy, ces pilules euphorisantes si populaires auprès des jeunes qui vont dans les parties raves.Il subira bientôt son enquête préliminaire au palais de justice de Montréal.Jusqu\u2019à ce que la GRC le retrace à Saint- Laurent, lundi soir, Bruno Diquinzio a vécu dans la clandestinité en changeant continuellement sa physionomie et son identité.Au moment de son arrestation, il avait les cheveux teints en noir (ils sont normalement bruns) et possédait de faux papiers d\u2019identité.Les policiers ont aussi trouvé un revolver 9mm chargé à bloc dans sa fourgonnette.Diquinzio a comparu hier, en Cour du Québec, sous six chefs d\u2019accusations reliés au trafic de drogue.La juge Odette Perron l\u2019a maintenu incarcéré jusqu\u2019à lundi.Il devrait alors revenir devant le tribunal pour connaître la date de son enquête sur remise en liberté.Plusieurs autres accusations devraient s\u2019ajouter concernant les armes à feu et les explosifs.Bruno Diquinzio avait été référé au réalisateur d\u2019Omertà par un ami qui avait un rôle important dans cette télésérie qui a gardé l\u2019affiche pendant trois ans à Radio-Canada.Il n\u2019a fait que quelques apparitions dans Omertà III où il était le gendre du personnage incarné par Paolo Noël.Il travaillait dans le bar de Nicky Balsamo, vedette du dernier volet de cette série qui a épaté par la qualité de ses acteurs et le réalisme saisissant de son scénario.Au moins un autre acteur d\u2019Omertà, Dino Tavarone, a eu maille à partir avec la justice.Devenu célèbre grâce à son rôle de Scarfo, chef de la mafia montréalaise, Tavarone a déjà été condamné, à la fin des années 80, pour avoir trempé dans une grosse histoire d\u2019importation de cocaïne.Il avait alors écopé sept ans de pénitencier.PHOTOTHÈQUE, La Presse Bruno Diquinzio, 33 ans, personnifiait Tony Two dans la série Omerta. A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 29 SEPTEMBRE 1999 À Le détective raconte comment il a épingle Gilles Perron Gilles Perron, 59 ans, ex-réalisateur à Radio-Canada, réclame 1,2 million à la police de Laval et au Procureur général pour avoir été selon lui injustement accusé du meurtre de sa femme dont il a été acquitté lors d'un second procès.YVES BOISVERT Le sergent-détective Jean-Claude Poulin a raconté hier comment, au fil des mois, il est devenu de plus en plus convaincu que Gilles Perron était le meurtrier de sa femme.M.Poulin, qui a pris sa retraite ce printemps de la police de Laval, est au nombre des personnes poursuivies par Perron, un exréalisateur de Radio-Canada, qui réclame 1,2 million à la police et au Procureur général.M.Perron, 59 ans, a été déclaré coupable du meurtre de sa femme Michelle en J989, puis acquitté en 1992 après un deuxième procès.Il reproche aux policiers d'avoir mal fait leur enquête et dit qu'il n'aurait pas dû être accusé.M.Perron a terminé sa preuve et depuis vendredi, les personnes poursuivies présentent la leur.M.Perron reproche notamment aux policiers de ne pas avoir analysé le sang retrouvé sur la scène de crime pour déterminer si, en plus de celui de M^c Perron, il n'y avait pas celui du meurtrier, une découvene qui aurait pu le disculper, dit-il.M.Poulin réplique que le sang était dans un seul secteur de l'automobile où Mmc Perron a été assassinée à coups de couteau, le 15 décembre 1987, dans le parking de la Polyclinique Concorde, de Laval.Selon l'analyse du biologiste, l'assassin était assis côté conducteur et la victime côté passager au moment de l'agression.Il n'y avait pas de sang ailleurs, ce qui faisait croire aux policiers que seule la victime avait perdu du sang.Le policier a également dit que s'il n'a pas saisi la vidéo du dépanneur situé tout proche de la scène de crime, c'est qu'il n'est qu'intérieur.« Je ne pense pas que le meurtrier est allé s'acheter un paquet de gomme ou de cigarettes après », a-t-il dit.M.Poulin s'est étonné de voir M.Perron commencer une liaison amoureuse avec une des héritières de l'empire des Rôtisseries Saint-Hubert, Claire Léger, à peine deux mois après la mort violente de sa femme.« J'ai trouvé ça rapide et ça a augmenté ma suspicion à son endroit », a dit le policier à la juge Carole Julien, de la Cour supérieure.C'est le frère de M™« Léger, Jean-Pierre, qui a appris la nouvelle aux policiers, en avril 1988.M.Léger s'inquiétait grandement de voir sa soeur fréquenter Perron.Il se demandait si les policiers, comme lui, considéraient Perron comme le meurtrier.Les policiers, après avoir fait certaines vérifications sur M.Léger, ont commencé à échanger de l'information avec lui.Les policiers ont souligné que la version de M.Perron laissait un trou de 20 à 30 minutes, qui était inexpliqué.Selon eux, dans ses déclarations, comme tout suspect, il chercherait à combler ce « trou » par diverses explications.Et « effectivement, il s'est mis à donner des versions, il « patchait », de dire le policier.Les versions se contredisaient sur plusieurs détails.Les policiers ont également donné une série de renseignements à M.Léger pour qu'il confronte son futur beau-frère dans un hôtel où, à l'insu de M.Perron, les policiers allaient enregistrer l'échange le 19 octobre 1988.« Le mensonge facile » M.Poulin a également offert à Gilles Perron de se soumettre au test du polygraphe (détecteur de mensonges).Pour Perron, s'il réussissait le test, cela l'aidait à réclamer ses assurances.Pour les policiers, d'expliquer M.Poulin, même si le test n'est pas admissible en cour, il permet d'orienter l'enquête, de voir si l'on doit chercher un autre suspect.Résultat du test, d'après le rapport : « le sujet ne dit pas toute la vérité ».Mais, d'expliquer M.Poulin, « entre nous, on utilise des termes plus directs; le polygraphiste a dit : c'est un menteur ».« Penses-en ce que tu veux ! » fut la réponse de Perron devant ce résultat.Mais ce qui a fait débloquer l'enquête une fois pour toutes, c'est la découverte de la maîtresse que Perron a eue de 1976 à 1988 (il l'a éconcluite après avoir emménagé avec Claire Léger).Les policiers ont vu tout ce que Perron avait inventé.Mais surtout, de dire M.Poulin, ils estimaient tenir là un mobile et une « preuve solide de préméditation » du meurtre : un mois avant le meurtre de Mmi\" Perron, Gilles Perron disait à sa mai-tresse de s'installer à Montréal, de s'y trouver un emploi, qu'il allait bientôt être « divorcé ».Interrogé enfin à savoir pourquoi Perron a été enregistré au poste de police, le jour de son arrestation, le 15 février 1989, M.Poulin a dit que les policiers enregistrent ceux qui risquent de les accuser ensuite de brutalité ou d'autres choses.« M.Perron, je savais qu'il avait le mensonge facile et qu'il ne m'aimait pas ».Le policier poursuit son témoignage aujourd'hui.Proeramme de financement de Honda Canada finance Inc.a 4.8 % offert à l'achat de tout modèle Civic hatchhack.berline Accord 4 cylindres ou CR-V 1999 neuf en inventaire ou de 5.8 % à lâchât de tout ; modèle berline Civic 19*M neuf en inventaire pour des termes de 24.36.48 ou bO moiv In versement initial pourrait être exigé.**PD.S.F.de la berline Civic Ldilion Spéciale 1999 a irantmtuton manuelle \u2022 (modèle H651X).Transport et préparation 1830 S), ainsi que taxes, immatriculation et assurance en sus 11'Location-bail offerte exclusivement par H Cl 1 portant sur le CR-V l.X 1999 a transmission manuelle ! \u2022 Modèle RD174X) neul I change OU comptant de 3 437 S.la première mensualité et un dépôt de garantie de 350 S sont exigibles.Taxes, assurance et immatriculation en sus Limite de 000 km.Irais de 0 10 S le kilomètre excédentaire Roues en alliage et galerie de toit illustrées sur le CR-Y disponibles en option.Sujet à l'approbation du crédit.Offres dune durée limitée.Photos a titre indicatif Tous les détails chez votre concessionnaire Honda.1 I 3LP0501A0929 a5 mercredi 3LP0501A0929 ZALLCALL 67 01:04:14 09/29/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 29 SEPTEMBRE 1999 A 5 Les théories du prof Breton Des incapables ?Si on se fie aux statistiques, nos services publics syndiqués n\u2019en comptent aucun.Zéro.Pas un seul.La preuve, personne n\u2019est congédié pour cause d\u2019incompétence.En logique pure, ce constat signifie que les milliers d\u2019employés de notre gouvernement, nos municipalités, nos écoles, nos sociétés de transport et notre réseau de la santé accomplissent leur tâche à la satisfaction du patron.Le modèle québécois représente une fichue réussite ! Ce postulat vous amuse ?Pas étonnant.Nous savons tous qu\u2019il est plein de trous.Et que, à l\u2019image d\u2019autres travailleurs besognant dans des entreprises où la performance est régulièrement mesurée, plusieurs employés de l\u2019État se retrouveraient en fâcheuse position sans la protection de leur convention collective.Pourquoi les incompétents ne sont-ils pas menacés ?En raison des monopoles syndicaux, tranche Réjean Breton, professeur de droit du travail à l\u2019Université Laval.Entre autres effets indésirables, ces monopoles empêchent de procéder sérieusement à l\u2019évaluation du rendement des travailleurs.Pas question, par exemple, d\u2019accorder un meilleur salaire à un enseignant plus performant que ses collègues ou à un col bleu qui se défonce à l\u2019ouvrage.Cette seule idée frôle l\u2019hérésie.Cela conduit au laisser-aller et à une culture de nivellement par le bas, dont les résultats sont désastreux pour notre société.En pleine période de négociations dans le secteur public, avouez que cette théorie est provocatrice ! Dans un livre qui sera lancé aujourd\u2019hui à la Bibliothèque nationale du Québec, rue Saint-Denis, Réjean Breton bouscule, en une centaine de pages bien tassées, plusieurs dogmes de notre monde du travail.Son regard incisif sur la situation qui prévaut dans nos écoles et nos villes fera rugir les syndicats.« Je m\u2019en fous complètement, dit-il.Nous devons parler de ces enjeux.» n n n Au début des années 1980, Réjean Breton m\u2019a enseigné le droit du travail.Plus tard, j\u2019ai été son assistant auprès des étudiants de première année au baccalauréat.Je l\u2019ai ensuite perdu de vue durant 15 ans.Le week-end dernier, la maison d\u2019édition Varia m\u2019a fait parvenir son livre.J\u2019ai tout de suite reconnu son ton acéré.Réjean Breton, qui ne manque pas de confiance en soi, a toujours cru que la mission d\u2019un universitaire était de remettre en question les idées reçues, au risque d\u2019attaquer des tabous.Je me souviens de l\u2019époque où, dans le cadre d\u2019un travail de session, il m\u2019encourageait à fouiller la jurisprudence américaine et à étudier l\u2019histoire du puissant syndicat AFLCIO.« Vois ce qui se fait ailleurs, augmente ton champ de références, ne te contente pas de connaître les législations québécoise et canadienne », me répétait-il.Ce conseil, il l\u2019a lui-même mis en pratique en rédigeant son bouquin, Les monopoles syndicaux dans nos écoles et dans nos villes.En fait, je regrette seulement qu\u2019il n\u2019ait pas consacré un plus grand nombre de pages à ces fascinantes comparaisons entre le Québec, les États-Unis et l\u2019Europe.Tenez, au niveau de l\u2019administration municipale, il évoque l\u2019exemple d\u2019Indianapolis.Nouvellement élu, le maire de cette ville du Midwest américain a instauré un système de concurrence dans l\u2019attribution des contrats.Une rue à paver ?Une piscine à nettoyer ?Des ordures à ramasser ?Toutes les entreprises intéressées pouvaient soumissionner, y compris les services municipaux ! Pour obtenir leur part de contrats, les cols bleus ont dû rationaliser leurs opérations et corriger leurs lacunes.« Dans les quatre années qui ont suivi son élection, le maire a obligé les employés municipaux à soumissionner 64 fois pour du travail », écrit Breton.Imaginez si le maire Bourque pouvait légalement agir de la même façon ! Imaginez si les cols bleus de Montréal devaient de temps à autre démontrer qu\u2019ils sont les mieux placés pour remplir une tâche avec succès et à bon prix ! \u2014 Êtes-vous devenu antisyndical, M.Breton ?\u2014 Non.Mais je dénonce les monopoles syndicaux.Les villes devraient aussi profiter des lois du marché.n n n Ses pages les plus percutantes, Breton les réserve au réseau scolaire.Il pose des questions intrigantes.Pourquoi les parents ne savent-ils pas dans quelles écoles se retrouvent les meilleurs profs de français ou de mathématiques ?Pourquoi les profs ne sont-ils pas évalués à intervalles réguliers ?Pourquoi ne pas inciter les plus passionnés d\u2019entre eux à relever le défi des écoles difficiles, en les payant mieux ?Pourquoi ne pas instiller « l\u2019esprit d\u2019entreprise » dans l\u2019école, comme le suggère Claude Allègre, le ministre français de l\u2019Éducation ?Afin d\u2019insuffler de l\u2019air frais au débat, Breton ouvre une fenêtre sur l\u2019Angleterre, où le premier ministre Tony Blair veut encourager l\u2019excellence dans l\u2019enseignement.Il songe ainsi à identifier des « super-profs » qui seront dépêchés dans les quartiers défavorisés.Pourquoi ?Parce qu\u2019une éducation de qualité représente la seule chance d\u2019accès à l\u2019égalité pour ces enfants.Ces « super-profs », eh oui !, auront un meilleur salaire que leurs collègues.Comme dans la plupart des métiers où la compétence est récompensée monétairement.On devine le tollé à la CEQ si un politicien osait suggérer pareille réforme dans le réseau scolaire québécois.Mais les parents, eux, seraient-ils en si profond désaccord ?En Angleterre, les sondages sont éloquents : malgré l\u2019opposition de l\u2019union des professeurs, l\u2019initiative gouvernementale jouit de l\u2019appui de la population.n n n Réjean Breton enseigne depuis 25 ans.Il sait que le marché de l\u2019emploi est source de profondes inégalités sociales.Au-delà du problème très concret des clauses discriminatoires, ce sont des milliers de jeunes Québécois qui ont vu leur confiance en l\u2019avenir effritée, convaincus que leur situation économique sera moins rose que celle de leurs parents.À son avis, les monopoles syndicaux sont en grande partie responsables de cette exclusion des jeunes et de leur refoulement dans des jobines.Et s\u2019il reconnaît que l\u2019instauration de la permanence syndicale a jadis mis fin au patronage, il affirme avec cran que nos façons de procéder ont besoin d\u2019un bon dépoussiérage.« Nous vivons depuis 30 ans dans une culture de la permanence syndicale, écrit-il.L\u2019an 2000 est l\u2019occasion rêvée de consacrer l\u2019avènement de la culture de l\u2019excellence.» Pas mal, venant d\u2019un baby-boomer syndiqué ! philippe.cantin@lapresse.ca Philippe Petits groupes : 3 à 7 personnes ; admission continue ANGLAIS COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION COURS INTENSIFS de jour, 25 h/semaine 135 $/semaine* à temps partiel et semi-intensifs matin, après-midi, soir, samedi 1 à 7 fois/sem.I 190 $/30 h* *matériel pédagogique inclus, pas de taxe, entièrement déductible d\u2019impôt, frais d\u2019inscription: 40$.2780548 école de langue postmoderne accréditée par Emploi-Québec (SQDM) 5268, av.du Parc www.converlang.com (514) 278-5309 Chevrette s\u2019en prend à Cannavino ROLLANDE PARENT Presse Canadienne Dans une lettre adressée au leader syndical des policiers de la Sûreté du Québec, le ministre des Transports, Guy Chevrette, accuse Antonio Cannavino d\u2019avoir utilisé un fauxfuyant en soutenant publiquement qu\u2019il avait négocié « avec des guerriers autochtones armés ».« J\u2019ai toujours limité mes négociations avec les élus des communautés concernées », écrit le ministre.« Vos propos à mon endroit n\u2019avaient pour but que de créer une diversion et de détourner l\u2019attention du public du questionnement sur la légitimité des gestes que vous avez posés à Drummondville samedi dernier » poursuit le ministre.M.Cannavino a tenu les propos qui lui sont reprochés, lundi, dans une interview télévisée deux jours après que le ministre Chevrette se soit élevé contre l\u2019utilisation faite par quelque 200 policiers, de leur arme et de leur uniforme, à Drummondville, lors de la tenue du conseil national du Parti Québécois, en fin de semaine.M.Chevrette soutient que le public « n\u2019est pas dupe » de l\u2019échappatoire utilisée par M.Cannavino et lui conseille d\u2019interroger les policiers de la SQ qui étaient en service lors de la crise micmaque à l\u2019été 1998.« La réalité est à mille lieux de ce que vous tentez de colporter », réplique le ministre.2778892 André Gagnon jugé à Québec Presse Canadienne QUÉBEC Le procès d\u2019André Gagnon, qui fait face à 31 chefs d\u2019accusation d\u2019agressions sexuelles et d\u2019homicide involontaire, aura lieu à Québec.Le juge Louis de Blois, de la Cour supérieure, a accédé à la requête de l\u2019avocate de l\u2019accusé, qui s\u2019opposait à ce que le procès se tienne à Montmagny, compte tenu de la couverture médiatique ayant entouré l\u2019affaire.Dès la comparution de l\u2019accusé, a rappelé le tribunal, les médias ont commencé à parler de Gagnon en le désignant comme le « monstre de la 20 » ou le « prédateur de la 20 ».Des images ont aussi montré l\u2019accusé, sa maison et ont décrit toutes les circonstances de l\u2019enquête ainsi que des témoignages de certaines présumées victimes.Depuis 20 ans, le Collège April-Fortier, vous ouvre toutes grandes les portes vers des carrières fascinantes dans le Domaine du voyage Gisèle April-Fortier Agences de voyages : secteur vacances secteur affaires Compagnies aériennes : agents de réservations agents aux aéroports Grossistes en voyages : postes aux réservations et aux opérations Nombreux autres postes accessibles Le Collège April-Fortier est une institution fondée par des professionnels du voyage qui travaillent en étroite collaboration avec l\u2019industrie depuis 1979, avec une aide au placement particulièrement efficace.Formation de 5 mois à temps plein de jour débutant tous les mois.Possibilité de suivre la formation le soir et le samedi.Attestation d\u2019Études collégiales et aide financière du gouvernement L\u2019institution la plus reconnue dans le domaine du voyage.Stage en milieu de travail avec possibilité d\u2019alternance travail / études.Cours en français ou en anglais.Pour recevoir de la documentation ou prendre rendez-vous avec un conseiller : (514) 878-1414 Collège April-Fortier 801, rue Sherbrooke Est Bureau 100 Montreal (Québec) H2L 1K7 Pour plus de renseignements, venez nous visiter au canal INFOPUB le vendredi soir à 22 h 57.2787652 2784395 3LP0601A0929 a6 mercredi 3LP0601A0929 ZALLCALL 67 01:03:58 09/29/99 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 29 SEPTEMBRE 1999 Île de Montréal L\u2019EXPRESS DU MATIN Les «sacs blancs» aux poubelles! Dès le 15 novembre, la Ville commencera à sévir sur les contenants, le contenu et l\u2019heure de sortie des déchets MICHÈLE OUIMET À partir du 15 novembre, les Montréalais délinquants qui ne mettront pas leurs déchets dans une poubelle ou dans un sac de plastique résistant d\u2019au moins 56 centimètres par 61 risquent d\u2019écoper d\u2019une amende variant de 50 $ à 1000 $.En dépit de la controverse entourant les petits sacs blancs d\u2019épicerie, la Ville de Montréal a tout de même décidé d\u2019aller de l\u2019avant avec son règlement sur les déchets.Elle a toutefois modifié un point : la grosseur du sac.En mai, seuls les gros sacs verts d\u2019au moins 65 centimètres par 90 entraient dans les bonnes grâces du maire Bourque.Devant les nombreuses critiques, la Ville a rectifié le tir et réhabilité les sacs un peu plus petits.Mais pas question de permettre le retour des sacs blancs d\u2019épicerie, jugés trop minces et qui s\u2019éventrent au premier coup de pied venu.Si les Montréalais veulent tout de même les utiliser, ils devront éviter de les mettre sur le trottoir les soirs de collecte en les dissimulant dans des sacs plus grands et plus résistants ou en les déposant dans une bonne vieille poubelle en plastique ou en métal, qui, elle, est légale.C\u2019est la précision qu\u2019a apportée hier la responsable du dossier au comité exécutif, Noushig Eloyan.Le «mode d\u2019emploi» D\u2019ici au 15 novembre, les inspecteurs se contenteront de billets de courtoisie.Mais après, fini la tolérance.La Ville déclenche d\u2019ailleurs une campagne de sensibilisation qui coûtera 75 000 $.Elle distribuera, dans chacun des 535 000 foyers, des dépliants qui, dans plusieurs langues \u2014 français, anglais, vietnamien, russe, mandarin, espagnol et arabe \u2014, expliqueront les subtilités du règlement.Les Montréalais, par exemple, doivent « préparer leurs déchets domestiques comme suit : 1) les déchets de table et de cuisine doivent être égouttés et enveloppés ; 2) les déchets de jardinage doivent être écrasés ou brisés de façon à en réduire le volume (.) ; 3) la cendre doit être éteinte et refroidie ; 4) aucun déchet ne doit comporter de partie piquante ou coupante.».Il faut aussi sortir ses ordures une heure avant la collecte.Si le camion passe à 18 h, pas question de déposer ses sacs à 16 h, sinon gare aux amendes.Et si les gens travaillent à cette heure-là, eh bien qu\u2019ils se débrouillent pour trouver une bonne âme prête à sortir leurs ordures.Recyclage obligatoire Le recyclage devient lui aussi obligatoire.Si un citoyen met une bouteille en plastique, des journaux, du carton, du papier ou du métal dans un sac vert, il pourra se faire coller une amende, variant de 50 à 100 $ pour une première infraction.Le nombre d\u2019inspecteurs double, passant de 17 à 35.Comment vontils s\u2019y prendre pour retrouver le propriétaire d\u2019un sac délinquant qui gît sur le trottoir, surtout s\u2019il se trouve en face d\u2019un édifice à logements multiples ?Vont-ils fouiller dans le sac à la recherche d\u2019un indice ?« Il y a des façons d\u2019identifier », a répondu de façon sibylline Mme Eloyan.\u2014 Les inspecteurs vont-ils fouiller dans les vidanges ?a demandé un journaliste.\u2014 Entre autres, oui.\u2014 Y aura-t-il de la délation ou de la surveillance ?\u2014 Il ne faut pas aller jusque-là.Notre but n\u2019est pas d\u2019embêter le citoyen.La consigne c\u2019est de mettre ses vidanges au bon moment, à la bonne place et dans un contenant autorisé.Panne d\u2019électricité à Côte-Saint-Luc n Privés d\u2019électricité depuis près de 48 heures, de nombreux résidants de Côte-Saint-Luc ont perdu le contenu de leur réfrigérateur et doivent prendre leur douche matinale à l\u2019eau glacée en attendant qu\u2019Hydro-Québec rebranche leurs résidences au réseau de distribution.La panne, qui affecte 1242 clients de la société d\u2019État, a été signalée lundi vers 5 h 30 et le courant devait revenir dans la nuit d\u2019hier à aujourd\u2019hui, précise une porte-parole d\u2019Hydro-Québec, Dana Crocetti.La cause exacte de la panne n\u2019était pas encore déterminée hier soir.Des employés d\u2019Hydro- Québec doivent vérifier chacune des portions des lignes souterraines, qui doivent toutes être mises hors tension pendant l\u2019opération, explique Mme Crocetti.Le secteur touché est délimité par les chemins Wallenberg, Mackle, Louis-Pasteur ainsi que les avenues Krieghoff, Brandeis, Marc-Chagall et Lismer, dans le secteur nord-est de Côte-Saint-Luc.Ex-policier en prison n Reconnu coupable de quatre vols à main armée, un policier retraité de Longueuil, Yvon Vallières, 62 ans, devra passer trois ans en prison.Ainsi en a décidé le juge Lucien Roy, de la Cour du Québec, au palais de justice de Longueuil, hier.Ce sont des problèmes d\u2019argent liés à sa passion pour le jeu et le vidéopoker qui auraient amené l\u2019ex-policier à cambrioler trois banques et un dépanneur entre mai et septembre 1998.Victime à identifier n À la demande du coroner José Luis Labarias, le Bureau du coroner garde à la morgue de Montréal le corps non réclamé d\u2019une jeune femme décédée le 19 juin, à l\u2019Hôpital général de Montréal à la suite d\u2019une overdose.L\u2019individu qui l\u2019a amenée à l\u2019hôpital ce jour-là a indiqué qu\u2019elle disait se prénommer Isabelle et être récemment arrivée de Québec ; toujours selon cette source, son ex-conjoint et son enfant de cinq ans habiteraient toujours la région de Québec.Il s\u2019agit d\u2019une femme blanche d\u2019une vingtaine d\u2019années, aux yeux et cheveux bruns aux épaules.Elle mesurait 1m65 et pesait 70 kilos.Elle portait deux tatouages à l\u2019abdomen et un anneau au nombril.Toute personne pouvant aider à l\u2019identifier est priée de communiquer avec le sergent-détective Michel Lambert, du Service de police de la CUM au (514) 280-2059.Brigadier du Millénaire n CAA-Québec fête le 70e anniversaire du programme des brigades scolaires qu\u2019il a établi pour aider les écoliers à circuler en sécurité sur le chemin de l\u2019école, en lançant le concours du Brigadier du Millénaire.S\u2019adressant à tous les jeunes, le concours demandera aux participants d\u2019expliquer dans une courte lettre qui est le meilleur brigadier ou brigadière scolaire de son école et de mentionner deux règles de sécurité que les piétons doivent respecter.Les participants ont jusqu\u2019au 31 octobre pour faire parvenir leur proposition au CAA-Québec.Pour de plus amples renseignements, on peut communiquer avec CAA-Québec en appelant au (418) 624-2424, poste 2314.Piste cyclable entre St-Jean et Plattsburgh n Hier à Plattsburgh, Vélo Québec, en collaboration avec Lake Champlain Bikeways et East Coast Greenways, inaugurait une toute nouvelle signalisation transfrontalière entre le Québec et les États-Unis.L\u2019inauguration de cette signalisation n\u2019est en fait que la partie émergente de l\u2019iceberg.Depuis 1993, les trois associations ont réalisé un travail de concertation pour assurer le développement de liaisons cyclables entre le Québec et les États-Unis.Depuis 1997, ces initiatives ont l\u2019aval de la Conférence des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l\u2019Est du Canada.Le premier tronçon balisé permettra aux cyclistes de circuler entre Plattsburgh et Saint- Jean-sur-Richelieu.Au cours des prochaines années, de telles liaisons seront établies avec le Vermont et avec le Maine.Un lien entre le Québec et le Nouveau- Brunswick est en place depuis l\u2019été 1998.PHOTOTHÈQUE ARMAND TROTTIER, La Presse © Peu importe les protestations, il n\u2019est pas question de permettre les sacs d\u2019épicerie qui s\u2019éventrent au premier coup.Déchets: Montréal et la banlieue craignent de devoir se doter de nouvelles installations MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC La Ville de Montréal et ses voisines de banlieue craignent que le droit de refus conféré aux MRC par l\u2019avant-projet de loi du ministre Paul Bégin sur la gestion des déchets ne les force à se doter de nouvelles et coûteuses installations d\u2019enfouissement ou d\u2019élimination de déchets dans l\u2019île de Montréal.Dans le mémoire qu\u2019elles défendront à Québec en commission parlementaire, le 13 octobre, les villes membres de la Régie intermunicipale de gestion des déchets dans l\u2019île de Montréal (RIGDIM) s\u2019opposent au pouvoir qui serait donné aux MRC \u2014 et aux communautés urbaines \u2014 de limiter ou interdire la mise en décharge sur leur territoire de déchets provenant de l\u2019extérieur.Les villes de la CUM sont déjà de grandes exportatrices de déchets et le seront encore plus à mesure que Montréal fermera le site d\u2019enfouissement de l\u2019ancienne carrière Miron.La Ville veut y interdire l\u2019enfouissement de matières putrescibles dès la fin de 1999.Plusieurs municipalités de banlieue envoient déjà leurs déchets à Lachenaie (Lanaudière), Sainte-Sophie (Laurentides) et Saint-Nicéphore (Centre du Québec).« Les municipalités subissant l\u2019interdiction pourraient avoir à se doter d\u2019installations fort coûteuses », juge la RIGDIM dans ce mémoire, obtenu par La Presse .La Régie, qui regroupe toutes les villes de la CUM sauf Montréal-Nord, redoute également une hausse des prix de l\u2019enfouissement si des MRC exercent leur droit de regard contre Montréal et sa banlieue.« L\u2019application d\u2019une telle mesure aura pour effet de créer d\u2019une façon arbitraire des frontières qui fermeraient les marchés, alors qu\u2019actuellement environ 75 % des matières circulent librement.La délimitation de frontières artificielles, lesquelles ne correspondent aucunement à la réalité économique, risquerait de paver la voie à des monopoles régionaux et de priver les municipalités du libre choix de leur fournisseur au détriment d\u2019une saine concurrence.» La RIGDIM réclame que l\u2019avant-projet de loi soit amendé afin que la planification à long terme de la gestion des déchets soit faite non pas séparément par la CUM et les MRC, mais à l\u2019échelle de la grande région métropolitaine.Car à son avis, cette planification « nécessite un certain partage des infrastructures dites plus régionales ».L\u2019avant-projet de loi du ministre de l\u2019Environnement impose à chaque communauté urbaine et MRC de se doter avant le 1er janvier 2002 d\u2019un plan de gestion.Dans ses commentaires d\u2019ouverture en commission parlementaire hier, Paul Bégin a souligné que le droit de regard des MRC sera balisé, notamment via le droit que se réserve le ministre d\u2019approuver les plans de gestion.Il pourrait ainsi intervenir pour empêcher que Montréal soit privée d\u2019un site d\u2019enfouissement après la fermeture de l\u2019ancienne carrière Miron.« Il y a, dans la loi, des mécanismes prévus où le ministre pourra, avant d\u2019approuver le plan de gestion, dire \u2018\u2018Non, regardez là, vous prévoyez ne pas pouvoir accepter de matières résiduelles, mais vous êtes à côté de Montréal.Montréal a un besoin.L\u2019intérêt public exige que vous acceptiez.\u2019\u2019 Alors, il y a un équilibre qui va se faire de cette façon-là.» Têtes d\u2019affiche Le bégaiement chez les adultes peut se contrôler comme en fait foi Harvey Shuster, qui fait aujourd\u2019hui appel à la générosité du public pour appuyer financièrement le « programme de rééducation du bégaiement chez les adultes », offert par le département d\u2019orthophonie et d\u2019audiologie de l\u2019Hôpital général de Montréal, et dont il a bénéficié.Affligé de bégaiement depuis des années, M.Shuster aujourd\u2019hui s\u2019exprime sans anicroche et veut sensibiliser les gens à l\u2019existence d\u2019un programme de rééducation qui a démontré son efficacité.Renseignements : Hôpital général de Montréal, orthophonie et audiologie, 1650, avenue Cedar, bureau A2 141, Montréal (Québec) H3G 1A4.Tél.934-8028.n n n Jacques Brulotte À l\u2019occasion de la première présentation du Trot mondial à l\u2019Hippodrome de Montréal, Jacques Brulotte, président des hippodromes de Montréal, Québec et Trois-Rivières, a remis un chèque de 1 0 0 0 0 $ a u Fonds de recherche de l\u2019Institut de cardiologie de Montréal, cet argent ayant été recueilli à l\u2019occasion de ces courses de chevaux.n n n Fringuez-vous, un magasin de vêtements usagés pour assurer l\u2019autofinancement de l\u2019entreprise de réinsertion au marché du travail qu\u2019est le Centre régional de récupération et de recyclage de Laval (CRRRL), vient d\u2019ouvrir ses portes, au 2633, boulevard Le Corbusier, à Laval.Les députés de la région ont participé à l\u2019ouverture du magasinentrepôt, qui emploie des personnes de 18 à 35 ans dont un certain nombre sont aux prises avec le VIH-sida, pour les préparer au marché du travail.L\u2019organisme compte également sur des dons de vêtements pour assurer son bon fonctionnement.Renseignements : 682-7474.n n n Pierre Brunet C\u2019est sous la p r é s i d e n c e d\u2019honneur de Pierre Brunet, président et chef de la direction de la Financière Banque Nationale (ex-Lévesque, Beaubien, Geoffrion), que se tiendra, au club Saint-Denis le vendredi 29 octobre, le dîner annuel de la fondation Famille-espoir, qui assure le financement du Centre de formation pour femmes, situés dans le sud-ouest de Montréal.Cet organisme aide des femmes démunies chefs de familles monoparentales.L\u2019activité aura lieu à guichets fermés, mais on peut contribuer à l\u2019oeuvre de Famille-espoir en adressant des dons au 5999, rue Drake, Montréal (Québec) H3E 4G8.n n n Quatre chercheurs, dont deux de l\u2019Université du Québec à Chicoutimi, le professeur Massoud Farzaneh, et l\u2019étudiant au doctorat Stephan Brettschneider ; ainsi que le professeur K.D.Srivastava et S.Li, de l\u2019Université de Colombie-Britannique, ont remporté l\u2019un des huit prix de l\u2019International Symposium on High-Voltage Engineering (dans la catégorie contournement électrique des isolateurs pollués ou recouverts de glace), pour un article scientifique rédigé conjointement et intitulé Ultra-High Speed Photographic Observations of Discharge Developpement along the Ice Surface.Stephan Brettschneider a également remporté cet été un prix étudiant pour un article intitulé Study of Ice Surface Breakdown Using Ultra- High Speed Photography.n n n Jocelyne Cazin C\u2019est sous la p r é s i d e n c e d\u2019honneur de Jocelyne Cazin, journaliste au réseau TVA (émission J.E.), que se tiendra le tournoi de golf de La Traversée, un centre d\u2019aide aux femmes et aux jeunes filles de la Rive-Sud victimes d\u2019agression à caractère sexuel.Le tournoi aura lieu lundi prochain, au Country Club de Montréal, à Saint-Lambert.Renseignements : (450) 465-5264.n n n La Fondation pour les soins et la recherche du sida organise un gala retrouvailles des chanteurs belcanto, pour venir en aide à des maisons d\u2019hébergement pour personnes atteintes du sida.Le tout aura lieu samedi, à l\u2019Habitat Saint- Camille (3220, rue Charleroi, à Montréal-Nord).Renseignements : 271-2057 ou 274-1515.n n n Yvon Lepage C e n t r e d\u2019écoute et de relation d\u2019aide, Sentiers de foi célèbre ses 15 ans d\u2019existence après avoir mis une année à réor i e n t e r s o n champ d\u2019intervention.L\u2019organisme est devenu moins religieux pour s\u2019ouvrir à la quête de sens et au cheminement spirituel de plus en plus de gens.Ce virage, pris sous la houlette de son directeur Yvon Lepage, a fait croître les interventions de l\u2019organisme.Pour marquer ce quinzième anniversaire, on a invité Yvon Saint-Arnaud, à la fois psychologue et théologien (professeur à l\u2019Université Saint-Paul d\u2019Ottawa), à donner une conférence dont le thème Images de Dieu et croissance personnelle, cadre avec l\u2019orientation actuelle de Sentiers de foi.La célébration du 15e anniversaire aura lieu le 15 octobre, de 9 h à 16 h.Coût (comprenant le repas) : 30 $.Renseignements : 384-7873.Adressez vos communiqués à: Têtes d\u2019affiche La Presse, 7, rue St-Jacques Montréal H2Y 1K9 Denis LAVOIE 3LP0701A0929 a7-mercredi 3LP0701A0929 ZALLCALL 67 01:01:44 09/29/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 29 SEPTEMBRE 1999 A 7 Actualités Une légende urbaine pancanadienne MATHIEU PERREAULT La controverse sur les cellulaires dans les stations-service a commencé en Colombie-Britannique.La rumeur voulant qu\u2019un automobiliste ait été grièvement brûlé dans une station-service à cause d\u2019un cellulaire ont circulé dans quelques ministères provinciaux.De mémo en courriels à la chaîne, le mythe prend consistance sans que personne n\u2019ai vu « l\u2019homme qui a vu l\u2019ours ».En juillet le Chieftain, un bulletin de l\u2019Association des chefs de pompiers de Colombie-Britannique, rapporte l\u2019histoire.Le Trail Times la reprend fin août, et elle se retrouve partout au Canada par l\u2019intermédiaire de la Presse Canadienne.Le bulletin Canadian Occupational Health & Safety News a aussi repris la nouvelle, que Mme Whissel tenait hier pour véridique.À aucun moment la véracité de ce « mythe urbain », pour reprendre les mots de l\u2019Institut canadien des produits pétroliers (ICPP), a-telle été vérifiée.L\u2019ICPP est mandaté par les pétrolières pour répondre aux médias sur le sujet.La Commission ontarienne de sécurité (CSNT) a eu vent de l\u2019histoire et demandé à l\u2019Association canadienne des normes (ACN) si un cellulaire pouvait être considéré comme une « source d\u2019ignition ».Les sources d\u2019ignition sont interdites par la loi à moins de trois mètres d\u2019une pompe à essence.« L\u2019ACN a dit non, résume l\u2019ingénieur civil John Wastle, de la CSNT.La question n\u2019était plus de savoir si l\u2019histoire de Trail était vraie.C\u2019est qu\u2019une explosion peut survenir avec un cellulaire.Les gens ignorent cela et les cellulaires sont de plus en plus populaires.» L\u2019ICPP précise qu\u2019un client au téléphone est plus susceptible de renverser de l\u2019essence par inadvertance.En Martinique, rapporte Mme Whissel, les cellulaires sont bannis depuis deux ans dans les stations service.En Finlande, Exxon a pris cette approche, rapporte un bulletin californien.Quoi qu\u2019il en soit, Shell n\u2019a pas évité tous les problèmes : le règlement interne des stations de Calgary prévoit que ses employés ne couperont l\u2019alimentation qu\u2019aux clients qui se servent de leur téléphone.Pas question, pour le moment, de demander à tout le monde d\u2019éteindre.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse Martine Chevalier avec un téléphone devant une station-service de la rue Christophe-Colomb.Les pétrolières n\u2019ont pas encore affiché leur nouveau règlement qui bannit les cellulaires à moins de trois mètres des pompes.Fini les téléphones cellulaires en faisant le plein d\u2019essence MATHIEU PERREAULT Les grandes pétrolières canadiennes ne veulent plus que leurs clients parlent au téléphone en faisant le plein.L\u2019impulsion électrique à la fin d\u2019une conversation ou quand le téléavertisseur ou le cellulaire sonnent pourrait faire exploser les vapeurs d\u2019essence, a averti en juillet la Commission ontarienne de sécurité et de normes techniques en matière de carburants.L\u2019Association canadienne de télécommunications sans fil est furieuse des nouvelles règles dans les stations-service Esso, Shell, Petro- Canada, Sunoco et Ultramar, où des pictogrammes anticellulaires seront installés et dont les employés seront entraînés à fermer la pompe des récalcitrants.« Ce n\u2019est pas une question de cellulaire, mais de batterie, explique le relationniste Marc Choma.Les cellulaires ne sont pas plus dangereux qu\u2019un walkman, une lampe de poche ou un Gameboy.» Voilà quelques années, un employé d\u2019une compagnie de gaz propane est mort après que son walkman eut provoqué une explosion.« Il travaillait sur le wagon de propane », indique Mireille Whissel, du Groupe Prevac, de Candiac, qui ne peut révéler le nom ou la nationalité de la firme parce qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un client.« Le walkman est arrivé à la fin de la cassette.Ça a sauté.L\u2019employé est par la suite décédé de complications.Ça faisait des années qu\u2019il cachait son walkman au travail.» Il n\u2019y a aucun doute que l\u2019étincelle qui jaillit du déclenchement d\u2019un appareil électronique est suffisante pour faire sauter un pompiste, selon l\u2019ingénieure chimique Whissel, qui a passé 13 ans dans une compagnie pétrolière avant de fonder sa firme de formation en prévention.« Le niveau d\u2019énergie nécessaire pour le propane est d\u2019un quart de millijoule, à peu près la même chose pour l\u2019essence.Des piles AA libèrent un niveau d\u2019énergie au moins (10 fois) plus grand.Évidemment, il faut que l\u2019étincelle se produise à un moment précis.» Par exemple, que le téléphone sonne pendant que le client se trouve à côté du réservoir ouvert, la main sur le boyau.Les vapeurs d\u2019essence sont plus lourdes que l\u2019air et migrent rapidement vers une couche d\u2019un pied et demi audessus du sol.Quant à la distinction entre les appareils électroniques, Mme Whissel avance qu\u2019il est rare qu\u2019un automobiliste se serve d\u2019un gameboy ou d\u2019un walkman en faisant le plein, mais beaucoup moins qu\u2019il parle au téléphone.Elle-même éteint toujours son appareil.Au moins deux professeurs de génie électrique sont sceptiques.« Même avec l\u2019argument de la proximité, ça me semble un peu tiré par les cheveux, estime Jean- Jacques Laurin, de l\u2019École polytechnique.Si le filage est mauvais dans une auto en marche, il y a des étincelles autrement plus fortes.Des autos en marche, il y en a dans les stations-service.» Il suffit d\u2019accrocher la batterie d\u2019une voiture au moteur arrêté avec un objet métallique pour susciter une étincelle très forte, renchérit son collègue Ron Johnston, de l\u2019Université de Calgary.« Je pense que les pétrolières sont extrêmement prudentes.Il y a d\u2019autres problèmes plus substantiels à régler avant ça.Quand j\u2019avais 17 ans et que je transportais de l\u2019essence, avant de rentrer le camion dans la raffinerie, je devais installer une prise de terre.Personne ne fait ça dans les stations-service.» Nos taxes pour recycler des vieux pneus ontariens ANDRÉ NOËL L\u2019Ontario et les États-Unis envoient presque un million de pneus usés au Québec, et les automobilistes québécois seront mis à contribution pour en recycler une bonne partie, a confirmé hier le ministère de l\u2019Environnement.Le ministère et Recyc-Québec ont tenu une conférence de presse, hier, pour annoncer l\u2019imposition d\u2019un droit de trois dollars à l\u2019achat de chaque pneu, à compter de vendredi.Quatre pneus coûteront donc 13,80 $ de plus, en comptant les taxes sur ces nouveaux « droits environnementaux ».Il se vend 4,7 millions de pneus chaque année au Québec.Les revenus sur les droits s\u2019élèveront donc à 14 millions.Ils serviront surtout à prendre les vieux pneus dans les garages, à les transporter et à les recycler.Une partie de cette somme servira aussi à nettoyer les 48 dépotoirs de pneus, semblables à celui de Saint-Amable où un incendie a fait rage pendant quatre jours, en 1990.Un des plus gros dépotoirs est celui de Jean-Marie Béland, à Franklin, près de la frontière de l\u2019État de New York.« M.Béland reçoit des centaines de milliers de pneus de l\u2019Ontario et des États-Unis chaque année, a indiqué hier Jean-Marc Jalbert, du ministère de l\u2019Environnement.Nous aimerions bien l\u2019en empêcher, mais il fait valoir que cela reviendrait à une expropriation illégale.» Ginette Bureau, vice-présidente de la Société québécoise de récupération et de recyclage (Recyc-Québec), a dit qu\u2019il fallait éviter que les automobilistes paient pour recycler des pneus usés de l\u2019Ontario ou des États- Unis.« Mais en raison du traité de libreéchange, ce n\u2019est pas si facile d\u2019empêcher les importations.» M.Béland a dit hier qu\u2019il avait accumulé entre 12 et 15 millions de pneus dans son « dépôt » de Franklin.« Depuis que Recyc- Québec dirige les vieux pneus vers les compagnies de recyclage, je me suis tourné vers l\u2019Ontario et l\u2019État de New York, a-t-il dit.Sinon, mon entreprise allait mourir.» Il est de plus en plus difficile et coûteux d\u2019entreposer des pneus en Ontario et aux États-Unis, et c\u2019est ce qui explique que des compagnies payent M.Béland pour les recevoir.Ce dernier n\u2019a pas dit combien lui rapportait chaque pneu.On croit qu\u2019il s\u2019agit en moyenne d\u2019un dollar par pneu.M.Béland a précisé qu\u2019il recevait entre 700 000 et 800 000 vieux pneus chaque année, dont la moitié provient de l\u2019extérieur du Québec.Les cimenteries québécoises brûlent aussi des milliers de pneus étrangers chaque année, a dit Mme Bureau, de Recyc-Québec.Monique Desnommés, porte-parole du comité des citoyens de Franklin, a dit que le dépôt de M.Béland faisait courir des risques importants à sa communauté.« Les pneus sont entreposés sur une zone de recharge de nos eaux souterraines.Il n\u2019y a aucun système de drainage.Des îlots de pneus sont situés sur des pentes.Si un incendie se déclare, la nappe phréatique risque d\u2019être gravement affectée.» « Lorsque Recyc-Québec voudra nettoyer des dépôts comme celui-là, elle utilisera les revenus des droits de trois dollars.Ça n\u2019a aucun sens de demander aux Québécois de payer pour recycler des pneus de l\u2019extérieur du Québec.Il faut arrêter cette importation immédiatement.» Il y a une dizaine d\u2019années, le ministère de l\u2019Environnement a adopté un règlement pour interdire l\u2019importation d\u2019ordures ménagères.En revanche, le Québec continue à recevoir des milliers de tonnes de déchets industriels et toxiques chaque année, auxquels s\u2019ajoutent les pneus. 3LP0801A0929 A-8 MERCREDI 3LP0801A0929 ZALLCALL 67 01:03:41 09/29/99 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 29 SEPTEMBRE 1999 Les pierres du terminus Craig serviront à nouveau Les architectes devront proposer une façon de les intégrer au nouveau Palais des congrès CLAUDE-V.MARSOLAIS Les vieilles pierres d\u2019arches de l\u2019ancien terminus Craig, retrouvées dans le fond d\u2019une cour du ministère des Transports du boulevard Henri-Bourassa Ouest, reprendront du service puisque le cahier de charges modifié à l\u2019intention des entreprises soumissionnaires prévoit leur intégration au nouveau Palais des congrès.C\u2019est ce qu\u2019a révélé hier la directrice des Communications de la Société du Palais des congrès, Dominique Morval.On ne sait pas comment on les intégrera, car on laisse aux firmes soumissionnaires et à leur équipe d\u2019architectes le soin d\u2019avancer des idées originales.Hier, les représentants des trois sociétés soumissionnaires, le consortium Gespro/BFC/Divco, le groupe Axor et l\u2019entreprise Hervé Pomerleau, ont rencontré les représentants de la Société immobilière du Québec et ceux du Palais des congrès pour prendre connaissance des nouveaux besoins.«Il ne s\u2019agit pas d\u2019éléments majeurs, a indiqué Pierre-Louis Dufresne, et nous attendons une réponse des entreprises au plus tard à la mi-octobre.» Mme Morval a aussi précisé que les entreprises n\u2019auront pas à absorber l\u2019augmentation éventuelle des coûts d\u2019expropriation.Enfin, un nouveau comité d\u2019évaluation sera mis sur pied pour juger des plans modifiés.Ses membres seront nommés par le gouvernement.PHOTO ROBERT NADON, La Presse © Le concierge du dépôt du ministère des Transports, situé au 625, Henri-Bourassa Ouest, Yvon Brisson, nous montre les pierres entassées pêle-mêle dans le petit bois qui a surgi depuis 15 ans.PHOTOTHÈQUE, La Presse Cette photo de l\u2019ancien terminus Craig, rue Craig (aujourd\u2019hui Saint-Antoine), a été prise en 1932 à une période où le tramway connaissait son âge d\u2019or à Montréal.I Freins I Alignement des roues I Mise au point et plus ! 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éoliennes à axe horizontal.Un emplacement est situé à quelques kilomètres de Matane et l\u2019autre se trouve à Cap- Chat, en Gaspésie.D\u2019une hauteur de 55 mètres, les éoliennes accumulent une puissance de 100 mégawatts (MW), ce qui suffirait à fournir en électricité 10 000 foyers ou 5 % de la consommation gaspésienne.Le projet Le Nordais, mis sur pied par la firme d\u2019ingénierie québécoise Axor et le consortium danois et japonais M&N Wind Power, est évalué à 160 millions et créera une dizaine d\u2019emplois de technicien et d\u2019ingénieur.Un contrat signé avec Hydro-Québec en 1993 fait en sorte que les mégawatts générés par ces éoliennes seront achetés et redistribués par la société d\u2019État pendant les 25 prochaines années.Tout comme les petites centrales hydroélectriques, Le Nordais vend son énergie à Hydro-Québec au prix de 5,8 cents le kW.La technologie utilisée est danoise.C\u2019est la plus performante et la plus répandue dans le monde.Le groupe Axor a choisi la Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent pour plusieurs raisons.D\u2019abord pour des qualités éoliennes puisque les vents atteignent une vitesse moyenne de 28 km / h.Ensuite, la proximité du réseau de distribution est un atout.De plus, la faible densité de population et l\u2019espace disponible facilitent l\u2019installation de ces structures imposantes.Grâce à un système de chauffage, les éoliennes peuvent fonctionner l\u2019hiver, alors que la puissance du parc se déploie au même moment que la demande en énergie.Avec ce projet, on a quintuplé la production d\u2019énergie éolienne au Canada : elle atteint maintenant 124 mégawatts.Cela tombe bien : l\u2019énergie éolienne est en progression partout dans le monde.Le principal client d\u2019Hydro- Québec, les États-Unis, s\u2019est donné de nouvelles normes et exige désormais que 2 % de l\u2019électricité vendue provienne de sources renouvelables.Selon l\u2019Association canadienne de l\u2019énergie éolienne, entre 60 % et 80 % du potentiel éolien canadien (estimé à 4500 MW) se trouve au Québec.Plus de 35 000 grandes éoliennes produisant au-delà de 8000 MW étaient exploitées dans le monde en 1998, contre 2000 MW en 1990.Les analystes prévoient que cette production pourrait atteindre 46 000 MW en 2007.Le Danemark, pays de 5,2 millions d\u2019habitants et leader mondial dans le domaine de l\u2019énergie éolienne, disposait en 1998 d\u2019une puissance éolienne installée de 1350 MW.CLAUDE-V.MARSOLAIS Un employé d\u2019Hydro-Québec pourra prendre sa retraite à 50 ans à partir de 2003 s\u2019il a travaillé pendant 30 ans au service de la société d\u2019État.Le facteur d\u2019équivalence 80 introduit en 1996 au lieu du facteur 85 (55 ans et 30 ans de service) devient ainsi la règle à la société d\u2019État.« En plus d\u2019un congé de cotisation pour les employés et Hydro- Québec pendant cinq ans, c\u2019est l\u2019un des gains majeurs obtenus par les sections locales 1500, 957 et 2000 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) dans le cadre de l\u2019amélioration au régime de retraite dont le fonds accuse un excédent de l\u2019ordre de 1,6 milliard cette année », a expliqué hier Charles Paradis, négociateur en chef syndical.Les employés ont aussi obtenu une amélioration du niveau de la rente pour les retraités âgés entre 60 et 65 ans, qui équivaut à un montant variant de 1000 $ à 2500 $ par année selon la situation du salarié.De même, tous les gains obtenus par le régime d\u2019intéressement de l\u2019entreprise seront inclus dans la définition du salaire lorsque viendra le moment de déterminer la rente du retraité.Enfin, les travailleurs qui n\u2019ont pas cotisé au régime de retraite parce qu\u2019ils étaient malades ou en congé de maternité auront la possibilité de racheter jusqu\u2019à deux années de service afin de compenser leur perte.À compter de 2004, l\u2019employeur et les employés vont se remettre à cotiser sur la base des anciennes règles qui sont de 5,82 % du salaire pour les employés et de 10,42 % pour l\u2019employeur.Bonis d\u2019intéressement Les employés sont assurés d\u2019obtenir des hausses de salaire de 9 % d\u2019ici la fin de 2003.Toutefois, un programme de bonis d\u2019intéressement est introduit qui leur permettra d\u2019aller chercher entre 1 % et 3 % d\u2019augmentation si les objectifs de réduction de coût déterminés par le conseil d\u2019administration d\u2019Hydro sont atteints.« Il faudra que ce soient des économies permanentes et que la qualité du service à la clientèle soit maintenue », a indiqué Jean-Claude Lefebvre, porte-parole de la société d\u2019État.Le protocole de retour au travail prévoit que la grande majorité des mesures disciplinaires prises à l\u2019endroit de travailleurs par l\u2019employeur sont retirées, à l\u2019exception de 20 cas qualifiés de « lourds » qui seront référés à l\u2019arbitrage du ministère du Travail.Le négociateur en chef syndical, Charles Paradis, a signalé que sa tâche était loin d\u2019être terminée puisqu\u2019il devra expliquer le règlement aux membres des trois syndicats au cours de 150 assemblées différentes.Celles-ci débuteront dans deux semaines et se termineront un mois plus tard.PHOTO JEAN GUENETTE, collaboration spéciale Avec le parc éolien Le Nordais à Matane et Cap-Chat, on a quintuplé la production d\u2019énergie éolienne au Canada : elle atteint maintenant 124 mégawatts.L\u2019entente signée par Hydro-Québec est improbable dans le secteur public DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Le règlement survenu entre Hydro- Québec et ses 14 000 employés de bureau et ouvriers serait difficilement applicable à l\u2019ensemble du secteur public.Théoriquement prêt à s\u2019en inspirer pour les négociations avec le front commun, le président du Conseil du Trésor, Jacques Léonard, ne cache pas que ce règlement serait peu adaptable pour l\u2019ensemble des 315 000 syndiqués des secteurs public et parapublic.Même constat du côté syndical.« Dans l\u2019entente d\u2019Hydro, il y a de l\u2019argent qui n\u2019est pas disponible pour le secteur public.J\u2019aimerais bien cela, ce serait un beau règlement pour le front commun, mais les bonus de 3 % par année, cela représente beaucoup d\u2019argent », observe Henri Massé, président de la FTQ.Pour nous, ce n\u2019est pas un modèle exportable, disent Monique Richard, présidente de la CEQ, et Claudette Carbonneau, responsable de la négociation du secteur public pour la CSN.Les employés d\u2019Hydro ont toujours négocié à part, c\u2019est une société commerciale, observent- elles.Le ministre Léonard n\u2019a pas manqué de relever ce qui faisait l\u2019affaire du gouvernement dans l\u2019entente d\u2019Hydro.En terme d\u2019augmentations salariales, l\u2019entente d\u2019Hydro s\u2019aligne sur le paramètre des 5 % édicté par Québec dans ses offres au front commun, des augmentations de 1 %, 2 % et 2 % pour les trois premières années de la convention.Mais les comparaisons deviennent vite impossibles.M.Léonard n\u2019envisage pas que Québec étende de trois à cinq ans sa proposition de règlement.Les employés d\u2019Hydro ont un contrat de cinq ans où ils obtiennent des augmentations de 2 % pour chacune des deux dernières années en plus de primes au rendement pouvant atteindre 3 %.Hydro-Québec est « une société commerciale qui peut tabler sur des revenus stables basés sur la consommation d\u2019électricité », explique M.Léonard.Le gouvernement, dont les revenus sont soumis aux cycles économiques, risque de devoir faire face à une récession et ne peut s\u2019engager à aussi long terme.« Aller au delà de trois ans paraît difficile ; on peut en parler, mais notre proposition est sur trois ans actuellement », résume-t-il.Pour Henri Massé, « après plusieurs réunions, personne ne parle de prolonger la durée de la convention ».« On essaie de négocier sur trois ans, on veut régler sur trois ans », dit de son côté Mme Richard.Un aspect « exportable » de l\u2019entente survenue à Hydro, observe M.Léonard, pourrait être les baisses de cotisations au régime de retraite.Les employés d\u2019Hydro se donnent un congé de cotisation pendant cinq ans.Mais les surplus de la caisse de retraite des employés du secteur public (soit plus de 3,2 milliards de dollars) ne permettraient pas autant de latitude et on parle plutôt d\u2019une réduction de cotisation qui équivaudrait à deux ou trois pour cent d\u2019augmentation de salaire pendant trois ans.« Le surplus ne nous appartient pas, c\u2019est aux employés eux-mêmes de décider.S\u2019ils décident de réduire leurs cotisations, il y a de l\u2019espace », dit le ministre.Pour Claudette Carbonneau, certains pourront faire l\u2019analogie entre les deux surplus aux caisses de retraite, mais cela ne résiste pas à l\u2019analyse.Les syndiqués du front commun souhaitent bonifier leur régime, obtenir par exemple le facteur 85 au lieu de 90 \u2014 le seuil à partir duquel l\u2019addition de l\u2019âge et de l\u2019ancienneté permet de prendre sa retraite sans pénalité.Le régime des employés d\u2019Hydro est beaucoup plus généreux que celui des syndiqués des secteurs public et parapublic, a fait valoir Mme Carbonneau.C\u2019est aussi l\u2019opinion de Monique Richard, qui rappelle que le dernier règlement du secteur public a imposé une ponction importante dans les caisses du régime de retraite.Par ailleurs, M.Léonard dit ne pas être réfractaire à l\u2019idée de primes du type de celles convenues entre Hydro et ses ouvriers, même si « les difficultés d\u2019application » dans le secteur public, dans les services, sont évidentes.Québec a d\u2019ailleurs déjà introduit l\u2019idée, mais pour les cadres seulement, dans son projet de réforme de la fonction publique.En tout état de cause, il est impossible qu\u2019un tel régime puisse être mis en place dans le cadre de l\u2019actuelle négociation.Pour Monique Richard, l\u2019idée des primes n\u2019intéresse guère les enseignants qui souhaitent « une politique salariale qui tiendra compte de leur travail, mais aussi qui, au fil des ans, leur donnera un pouvoir d\u2019achat accru quand la marge de manoeuvre du gouvernement augmente ».2788458 2788452 LA PRESSE, MONTRÉAL.MERCREDI 29 SEPTEMBRE 1999 A 11 Actualités L'espionne venue du.jardin Derrière l'histoire de Hola se profile celle, fascinante, d'un transfuge soviétique VERA MURRAY collaboration spéciale.LONDRES Elle était là, la semaine dernière, digne et plutôt en forme pour ses 87 ans, seule dans une allée de son jardin banlieusard à faire face à une immense foule de journalistes.PrOTQ AP Melita Norwook a toujours gardé son secret mais elle n'a jamais caché ses convictions, elle qui, chaque matin, reçoit toujours ses 30 exemplaires (!) du Daily Star, organe du Parti communiste britannique.On venait d'apprendre que sous le nom de « Hola », elle avait été pendant plus de 40 ans une ardente collaboratrice du KGB, la Britannique la plus importante du réseau d'espionnage soviétique.L'égale des « Ma-gnificent Five », Kim Philby, Anthony Blunt, Guy Burgess, Donald Maclean et John Cairncross, ses célèbres compatriotes espions, démasqués depuis des années.Les renseignements qu'elle avait transmis à partir de l'institut de recherche au nom étrange de « British Non-Ferrous Metals Research Association », où elle travaillait comme secrétaire, auraient aidé à la construction de la bombe atomique soviétique après la Deuxième Guerre mondiale.Melita Norwood avait gardé son secret depuis son départ à la retraite, dans les années soixante-dix.Mais elle ne s'est jamais cachée de ses convictions politiques et continuait à croire dans les lendemains qui chantent.Elle recevait toujours une trentaine (!) d'exemplaires quotidiens du Daily Star, organe du Parti communiste britannique.Elle n'avait donc aucun regret à exprimer devant les journalistes assemblés dans son jardin : elle avait aidé le régime soviétique parce que celui-ci avait réussi « à nourrir les gens ordinaires, à leur donner de l'éducation et des services de santé ».S'il lui fallait refaire la même chose, elle n'hésiterait pas une seconde.Elle n'avait rien d'autre à ajouter.On aurait au moins voulu savoir ce qu'elle faisait avec tous ces exemplaires du Daily Star.Mais elle repartait déjà à petits pas vers sa maison.Les services secrets britanniques connaissaient l'identité de l'espionne Hola, depuis 1992, grâce aux notes des archives du KGB fournies par le transfuge soviétique Vassili Mitrokhine.Personne ne sait vraiment pourquoi elle n'a jamais été traduite en justice.Les anciens ministres conservateurs, au pouvoir à l'époque, se défendent en niant avoir été informés par leurs propres services secrets.Ces derniers affirment, bien sûr, le contraire.Et dans les journaux, tout le monde semble d'accord pour dire que Hola a pu continuer à cultiver tranquillement son jardin, parce qu'elle était déjà trop vieille et que la révélation de son histoire aurait été trop embarrassante pour tout le monde.Mieux que John Le Carré Il reste que l'an dernier, les services secrets britanniques ont donné accès aux notes de Mitrokhine à un professeur de Cambridge, spécialiste du sujet, et que celui-ci est sur le point de publier un livre écrit en collaboration avec l'ex-kégébiste.L'histoire de Hola est un morceau particulièrement juteux qui a été offert en primeur à la presse.Mais s'il y a une histoire fascinante, avec tous les éléments de danger et des rebondissements bien plus extraordinaires que dans un roman de John Le Carré, ce n'est pas celle de la petite arrière-grand-mère de Bexleyheath, dans le Kent, mais celle du renégat soviétique lui-même.Vassili Mitrokhine, un haut responsable des archives du KGB à Moscou, avait pris sa retraite en 1984.Huit ans plus tard, à Riga, en république soviétique de Lettonie, il se mettait en relation avec les services secrets britanniques pour leur offrir des renseignements recopiés des dossiers du KGB.Personne ne soupçonnait à l'époque l'ampleur et l'importance de sa cache.Le représentant de la CIA, contacté en premier, également en Lettonie, avait carrément refusé : il avait déjà Les Archives Mitrokhine regorgent de révélations sur les services secrets soviétiques.sur les bras assez de transfuges potentiels du KGB.Une erreur que la CIA ne devait jamais se pardonner : les notes de Mitrokhine contenaient des renseignements sur toutes les actions importantes de son malfamé employeur, depuis la fondation du KGB en 1917, jusqu'à son départ à la retraite, en 1984.Il y avait, pour commencer, des dizaines de norYis d'Occidentaux devenus espions soviétiques.Il y avait également des renseignements époustouflanis sur l'ampleur de l'espionnage industriel : la moitié de l'armement soviétique aurait été conçu avec des plans volés à l'Ouest.Et des dizaines de coups incroyables : le KGB aurait ainsi réussi à mettre sur L'écoute la ligne téléphonique du secrétaire d'État américain, Henry Kissinger.Il aurait infiltré au plus haut niveau des compagnies comme General Motors ou IBM.11 aurait soufflé à la presse américaine des histoires sales sur le leader noir, Martin Luther King, parce que ce dernier, qui se voulait plus pacifiste, n'était pas à son goût.Il aurait projeté de briser les jambes du danseur Rudolf Noureyev, après son passage en Occident.Pendant dix ans, Mitrokhine avait copié quotidiennement des dossiers.II dissimulait les notes sous ses vêtements pour les sortir de l'immeuble du KGB.Les fins de semaine, il les rangeait, puis les cachait sous-les planchers de sa maison de campagne.À la fin, il était en possession-de plus de 25 000 pages de renseignements.Aux services secrets britanniques, if avait dit d'avoir été motivé par sa haine du régime.Il avait découvert les horreurs du communisme, il voulait que les mensonges et la cruauté du pouvoir soviétique soient mis au jour.Peu de temps après le premier contact avec Mitrokhine, en Lettonie, les services secrets britanniques avaient réussi à le sortir en cachette de l'Union soviétique.Les trois caisses de documents et plusieurs membres de sa famille étaient également du voyage.Les Mitrokhine vivent depuis en Angleterre sous la protection des services secrets.Des renseignements contenus dans les archives de Mitrokhine avaient conduit petit à petit à des enquêtes, des démissions et des procès dans plusieurs pays occidentaux.Aux États-Unis, un espion fut condamné à 18 ans de prison, sans que toutefois on mentionne au procès les archives de Mitrokhine.En France, on découvrait qu'en pleine guerre froide, au moins une trentaine de politiciens au plus haut niveau avaient collaboré avec le KGB.En Allemagne, selon les documents de Mitrokhine, tous les partis politiques avaient été infiltrés par le KGB.Le meilleur espion étranger du KGB s'était révélé être un Japonais.Beaucoup, beaucoup plus se trouve dans le livre intitulé Les Archives Mitrokhine.On dit qu'il y a des noms d'autres espions encore inconnus du public, mais qui ne doivent plus dormir tranquillement.On dit aussi que Mitrokhine, qui avait toujours affirmé être mû par des principes, s'attend maintenant à être généreusement récompensé pour son labeur.Quant à Melita Norwood, si jamais le gouvernement britannique décide de la poursuivre en justice, elle ne va probablement pas s'effondrer.Dixit sa fille, découvrant à l'âge de 58 ans le secret de sa mère bien aimée : « Elle est forte.Elle est une vraie communiste.Elle a toujours fait ce qu'elle croyait bon pour l'humanité.» La nouvelle CAVALIER ENSEMBLE \u2022 *** /mois' location 36 mois Transport et préparation inclus 16999 à l'achat de financement' Comptent\tMensualité OS 1125S 1 825 S\t258 S 228S 208 S Cavalier 200(1 Celle qui vous comblera Cavalier 4 portes - » Moteur 2,21 de 115 HP O Boite automatique 4 vitesses avec traction asservie \u2022 Radiocassette AM/FM stéréo \u2022 Système antiblocage aux 4 roues \t\t \t\t ¦ooo*\t\t - \u2014 -\u2014-\u2014 w w \u2014' ^ w -w ^ » ^ j j lire et qui suit.Offres d'une durée limitée réservées eui particuliers, s appliquant aui Cavalier neuves 2000 en stock, comportant I ensemble des éoufcemeuts décrits c dessus, fteto à titre mituM seulement Si jet a l'appeeëetion du crédit.* lac de I\u2014I a I ecnit de 1.9 s disponible jusqu'à 18 mois.\"A racket, préparation incluse, transport (680S) et taies en sus.le concessionnaire peut fiier son propre prii.\u2022\u2022\"Moments mensuels basés sur m bail avec versement initial ou échange équivalent (voir tableau de mensualités).A la location, transport et préparation inclus.immotrtuMetion.assurance et taies en sus.Depot de sécurité d au pîus 300 S et première mensualité eviqés à la livraison, frais de 1?c du km après 60 000km (temple de financement de 15 000S à 1.9 V 48 versements de 324 77 V coûts en intérêts de 588 97 S.coût total de 15 588.97 S Rabais aui diplômés laiable et accordé selon les critères du useuulecturter ^Marque déposée de 6eneral Motors Corporation Banque ÎD.usaqer aeree Une commande (ou ecbenoe) de véàicuie peut être renuise Peur plus d'tafcrmetion.voter votre concessionnaire participant ou vmtei le u« «.omconeda.com' Si seulement tout était aussi fiable que la Cavalier.ce prix, la nouvelle Cavalier vous est offerte avec ensemble Valeur 2000.O ïélédéverrouillage des portes \u2022 Verrouillage électrique des portes ?Régulateur de vitesse O Dispositif antivol PASSLockll \u2022 Sacs gonflables côtés conducteur et passager \u2022 Siège arrière à dossier rabattable \u2022 Assistance routière CHEVROLET la Cavalier.Connue pour en prendre.Reconnue pour en donner. 3LP1201A0929 A12 MERCREDI 3LP1201A0929 ZALLCALL 67 01:06:18 09/29/99 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 29 SEPTEMBRE 1999 Rive-Sud/Montérégie Le train de banlieue doit rouler malgré la STRSM Neuf maires pressent le gouvernement de débloquer les fonds nécessaires MARTHA GAGNON Les maires de neuf municipalités de la Montérégie, appuyés de plusieurs organismes locaux, ont dénoncé hier l\u2019attitude négative de la Société de transport de la Rive-Sud de Montréal (STRSM) qui refuse de contribuer financièrement au projet de train de banlieue Mont- Saint-Hilaire\u2014Montréal.« L\u2019Agence métropolitaine de transport peut, en vertu de la loi, obliger la STRSM à payer sa part des coûts d\u2019exploitation qui serait inférieure à 2 $ annuellement par citoyen », affirme Julien Bussière, maire de Beloeil et président du Conseil intermunicipal de transport de la Vallée du Richelieu (CITVR).Il souhaite, comme ses collègues, que la STRSM change d\u2019attitude et se rallie au projet.Réunis dans l\u2019ancienne gare de Saint-Bruno que plusieurs aimeraient voir revivre, les maires du CITVR, dont ceux de Saint-Hyacinthe, Saint-Bruno, Mont-Saint-Hilaire, Saint-Basile-le-Grand, Mc Masterville et Otterburn Park, ont lancé un appel pressant au gouvernement pour qu\u2019il donne enfin le feu vert au projet de 30 millions.« Le gouvernement ne doit pas laisser la STRSM bloquer le projet parce qu\u2019elle refuse de payer 25 % des contributions municipales, alors que 36 % des utilisateurs du train proviendront de son territoire », déclare M.Bussière.Présent à la rencontre, le député de Borduas, Jean-Pierre Charbonneau, porte-parole du Comité de concertation en faveur du train de banlieue, a expliqué qu\u2019il avait été très déçu des commentaires formulés publiquement par le maire de Longueuil et président de la STRSM, Claude Gladu.« On ne peut pas développer une région ou une société avec la philosophie de M.Gladu qui nous dit : arrangezvous.Lui et la mairesse de Boucherville ne veulent pas d\u2019un train, alors c\u2019est à nous de nous débrouiller pour en avoir un.Quelle belle solidarité ! Les études démontrent pourtant qu\u2019entre 7000 et 12 000 usagers utiliseraient quotidiennement le train.» Il ajoute que le projet de la Rive- Sud soulève les mêmes réticences que dans la couronne nord.« Laval aussi a hésité à appuyer le projet du train de Blainville.Mais elle a fini par embarquer dans le train et trouve aujourd\u2019hui que c\u2019est une bonne affaire.» Par ailleurs, M.Charbonneau cite la ville de Saint-Hyacinthe comme exemple de solidarité.« Même si elle ne fait pas partie du corridor desservi par le futur train de la Rive-Sud, elle a accepté de collaborer financièrement », dit-il.Le maire, Claude Bernier, comprend mal les réticences de certaines villes de la STRSM.« Il est possible de s\u2019entendre sur un partage équitable des coûts, expliquet- il.C\u2019est ce que nous avons fait au Conseil intermunicipal de transport de la Vallée du Richelieu.La facture sera moindre pour notre municipalité étant donné que le train ne se rend pas chez nous.» Le député Charbonneau affirme que Longueuil et Boucherville peuvent, elles aussi, conclure des arrangements quant au mode de financement.« Si elles ne le font pas, l\u2019AMT pourrait bien leur imposer un coût selon la richesse foncière comme le permet la loi », ditil.Les municipalités de Saint-Lambert et de LeMoyne, qui font partie de la STRSM, appuient cependant le projet.Le déficit d\u2019exploitation du futur train est estimé à cinq millions, dont 2,6 millions proviendraient de l\u2019AMT, 1,7 million de la CITVR et 720 000 $ de la STRSM.PHOTO ROBERT NADON, La Presse © Le maire de Beloeil, Julien Bussière, et le député de Borduas, Jean-Pierre Charbonneau, invitent la STRSM à se rallier au projet.2788209 PHOTO ROBERT NADON, La Presse © Andrew Silver, technicien du ministère des Richesses naturelles de l\u2019Ontario, procède à l\u2019ajustement du convoyeur de l\u2019avion chargé de larguer des vaccins contre la rage.Pas moins de 250 000 vaccins antirabiques ont été largués hier sur la rive sud du Saint-Laurent aux frais du gouvernement ontarien dans le but d\u2019immuniser les renards contre la rage.Les vaccins antirabiques largués Les experts du ministère ontarien des Richesses naturelles ont procédé au largage de 250 000 vaccins antirabiques, hier, sur la rive sud du Saint-Laurent pour immuniser les renards de la région contre la rage et éviter ainsi la propagation de la maladie en Ontario.Le vaccin est contenu dans une pastille odorante qui est habituellement avalée par les canidés dans les dix jours suivant l\u2019opération.Il est sans danger pour l\u2019homme et les autres animaux.On conseille toutefois aux personnes qui seraient venues en contact avec un appât perforé de consulter le CLSC.Les avions ontariens ont effectué au moins cinq sorties hier, couvrant un vaste territoire le long de la rive sud du Saint-Laurent, de Baie-du-Febvre, près de Nicolet, jusqu\u2019à Akwesasne.Aucun appât n\u2019est toutefois largué en milieu habité ou au-dessus des étendues d\u2019eau. 3LP1301A0929 A-13 MERCREDI g n ral 3LP1301A0929 ZALLCALL 67 01:06:08 09/29/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 29 SEPTEMBRE 1999 A 13 Laval / Lanaudière 2787329 Lanaudière attend toujours l\u2019hôpital promis il y a 4 ans JEAN-FRANÇOIS BÉGIN D\u2019abord promise pour la fin avril, puis pour la fin de l\u2019été, la réponse de la ministre de la Santé, Pauline Marois, se fait toujours attendre dans le dossier du nouvel hôpital dans le sud de Lanaudière.« C\u2019est toujours à l\u2019examen au Conseil du Trésor », a indiqué hier l\u2019attachée de presse de Mme Marois, Nicole Bastien.Dans cette région qui compte six députés péquistes, où le besoin de remplacer l\u2019hôpital Le Gardeur est exprimé depuis plus d\u2019une dizaine d\u2019années, les pressions sont fortes pour que la ministre donne le feu vert à ce projet de 150 millions.« Tout le monde se pose des questions, a commenté le député de Masson, Gilles Labbé, ancien maire de Le Gardeur et ex-préfet de la MRC L\u2019Assomption.Ce dossier aurait dû être réglé il y a quatre ans et chaque délai supplémentaire est pénible.» Le député du comté voisin de L\u2019Assomption, Jean-Claude Saint-André, qui s\u2019était fait très critique à l\u2019endroit du gouvernement au printemps, constate lui aussi que les délais s\u2019accumulent.« Je n\u2019ose plus mettre d\u2019échéancier, il y a longtemps qu\u2019on aurait dû donner une réponse », dit-il.Le projet est confronté à des obstacles de taille, dont le moindre n\u2019est pas son coût.En effet, à 150 millions, il grugerait l\u2019intégralité de l\u2019enveloppe d\u2019immobilisations habituellement consentie au ministère de la Santé.Or, la région de Lanaudière n\u2019est pas la seule à faire face à des besoins criants de renouvellement de ses infrastructures de santé : les projets d\u2019immobilisations soumis par les régions à la ministre Marois totaliseraient en effet 800 millions de dollars.Selon M.Saint-André, le président du conseil d\u2019administration de l\u2019hôpital Le Gardeur, Michel Desrochers, a écrit la semaine dernière au premier ministre Lucien Bouchard pour réclamer une rencontre afin de faire avancer les choses.L\u2019hôpital, qui ne peut plus être agrandi, dessert une population qui a presque doublé en 15 ans.Son taux d\u2019occupation moyen est de 99 %, souligne la directrice générale, Gisèle Boyer.L\u2019ancien premier ministre Jacques Parizeau ayant promis une nouvelle construction en 1994, aucun développement important n\u2019a été entrepris depuis cinq ans dans le bâtiment actuel.Résultat : le service de périnatalité, en particulier, ne correspond plus aux standards actuels, note Mme Boyer, tandis que l\u2019hôpital n\u2019est pas en mesure d\u2019offrir de services de médecine nucléaire, pas plus que d\u2019hémodialyse.Le cadavre du sac de couchage identifié JEAN-PAUL CHARBONNEAU Le cadavre découvert dans un sac de couchage, lundi, à moitié submergé dans la rivière des Mille-Îles, à Laval, est celui de Réal Saint-Louis, 31 ans.Il a reçu pas moins de 15 coups de ce qui pourrait être un bâton de baseball, dont plusieurs à la tête.Il avait une plaie béante au front.Sans adresse connue, Saint-Louis fréquentait Laval-Ouest, pas très loin d\u2019où son corps a été découvert par un cycliste.Il était connu des policiers pour avoir été impliqué dans des cambriolages dans des maisons privées.Il a été identifié grâce à ses empreintes digitales.Réal Saint Louis Rien n\u2019indique aux policiers de Laval que Saint- Louis avait des contacts avec le monde des motards.Saint-Louis aurait été battu à mort pour être ensuite placé dans un sac de couchage et transporté sur le bord de la rivière pour y être abandonné.Au moment de la découverte, la mort remontait seulement à quelques heures.Un policier a souligné que Saint-Louis a pu être victime d\u2019une dispute d\u2019une bande locale.2787895 2787023 2788997 13 2788778 A 14 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 29 SEPTEMBRE 1999 Norvegian Sky: aucun pilote n'a été poursuivi en 30 ans Certains marins ont déjà été sanctionnés pour négligence \u2014Vamende maximale prévue est de 1000$ j MARIE-CLAUDE MALBOEUF Quand un navire s'échoue dans le Saint-Laurent, l'accident s'explique neuf fois sur dix par un bris mécanique plutôt que par une erreur du pilote.Et il semble que jamais les 190 marins chargés de conduire passagers et cargaisons à bon port n'aient été poursuivis en dommages en 30 ans.« Mais on en a déjà sanctionnés certains pour négligence (l'amende maximale est de 1000 $) », précise le capitaine Clément Deschênes, directeur d'exploitation à l'Administration de pilotage des Laurentides (APL), l'organisme fédéral qui gère la navigation pour les corporations de pilotes.Quant aux deux hommes qui guidaient le Norwegian Sky, M.Deschênes est bien en peine de dire s'ils ont commis quelque faute le 24 septembre, lorsque le paquebot de 12 étages a percuté un rocher au large de Tadoussac, où le Saint-Laurent rencontre les puissants courants de la rivière Saguenay.De leur côté, les employés du bateau tout neuf n'ont pas tardé à jeter le blâme sur leurs guides en disant qu'ils avaient ralenti et dévié de leur course pour permettre aux plaisanciers d'observer les baleines.Le vice-président de la Norwe-gian Cruise Line, Arthur Sabsky, a même assuré que les pilotes admiraient eux-mêmes le spectacle plutôt que de se concentrer sur leur travail.PHOTO ROBERT SKINNER.LaPresseO Le Ncrwegian Sky, un géant des mers de 77 104 tonnes, sera réparé au chantier MIL-Davie, à Lévis.On croit qu'il sera en mesure de reprendre la navigation dans une dizaine de jours.Retenu à Paris, le président de la Corporation des pilotes du Bas-Saint-Laurent affirme pour sa part ne rien connaître des événements et précise que ses membres n'ont pas à lui rendre compte, même s'il devra les aider à se défendre si jamais la compagnie norvégienne leur réclame les milliers de dollars déjà déboursés pour réparer les dégâts.Lors d'une conférence télé- phonique, Louis Rhéaume a toutefois déclaré que les pilotes en cause (dont il tient à taire les noms) sont chacun forts de plus de 30 ans d'expérience et ont une feuille de route irréprochable.L'un enseignait même aux jeunes diplômés de l'Institut maritime de Rimouski.Accompagnés de leurs avocats, les deux hommes doivent être entendus cette semaine par les enquê- teurs du Bureau des transports du Canada, mais l'organisme pourrait ne pas remettre son rapport avant un an.Il lui faudra bien analyser la vitesse du navire et son cap.« Naviguer à l'embouchure du Saguenay demande beaucoup de doigté, explique M.Rhéaume.Le passage est étroit et les courants contraires créent des turbulences.C'est une région où il faut être pré- PLUS QUE 4 JOURS! ventif, toujours réviser la position du navire.» Étonnamment, les accident restent néanmoins fort rares dans ces eaux périlleuses.On parle de quatre ou cinq échouements par an sur 23 000 missions (un taux de succès de 99,98 %).« Et il y en aurait bien plus s'il n'y avait pas de pilotes », lance le directeur d'exploitation de l'APL et capitaine.Clément Deschênes, convaincu que l'accident du Norwegian Sky ne donnera pas de munitions aux armateurs canadiens.Ceux-ci tentent depuis huit ans de faire changer la loi fédérale sur le pilotage pour ne plus être tenus d'embarquer (et de payer) des pilotes chaque fois qu'ils s'aventurent entre Montréal et Québec.Quant aux navires étrangers, l'obligation de se faire conduire leur est imposée partout dans le monde et existe depuis des lustres.« Notre organisme a succédé à Transport Canada en 1972.Mais les mêmes règles sont suivies pratiquement depuis Jacques Cartier, qui a aussi fait appel à un guide local 1 blague M.Paul-Hus.Les gens s'échouent dans le Saint-Laurent depuis le tout début et il faut protéger nos eaux, notamment, de la pollution des navires-citernes.» Concrètement, 24 heures avant d'arriver à l'embouchure, les navires réclament des pilotes par l'intermédiaire de la garde côtière.C'est ensuite l'APL qui délègue tour à tour les marins et qui réclame aux armateurs 40 millions par an.Alcan ferme son chantier d'Alma \u2022a VENTE PLEIN CAMION D'ÉLECTROMÉNAGERS ÉPARGNEZ KEN W A PI OUÏES Et avec la carte Sears, pas d'intérêt avant 2002* * ou pas de paiement avant 2000 * pour tous les gros appareils ménagers 0 r ' Offre 'Épargnez 13%: Sears déduira du prix de l'article le montant équivalant a celui qui sera paye pour la TPS et la 1YQ.ce qui signifie que le montant total de l'achat toutes taxes compnsesvrKiidèpassera pas te prix de l'article la déduction équivalant au montant des taxes ne s'applique pas aux achats lails dans le cadre de toute exonération dé taxes, l'offre ne s applique pcnaux trois de livraison, de contrat d'entretien ou d'installation.Elle s'applique a la marchandise des magasins Sears \"Offre 'Pas d'intérêt', payez en 2/ mensualités égales, sans intérêt, jusqu'en jorrier 200?Offre 'Pas de paiement': pas de paiemenl jusqu'en septembre 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porte-parole d'Alcan, que cette dernière n'a d'autre choix que de fermer le chantier jusqu'à lundi.« C'est la sécurité même des personnes qui sont en jeu, en plus de celle des installations », a dit Margot Tapp, depuis Jonquière.La compagnie dit espérer que cette interruption permettra aux parties concernées par la crise de parvenir à y trouver les solutions qui s'imposent.« Il y a eu vandalisme, bris d'équipement et même expulsion de travailleurs, a poursuivi Mme Tapp.Il est impossible de continuer comme ça.» Joint à Montréal en fin de soirée, le directeur provincial de la FTQ-Construction n'a voulu faire aucun commentaire.« On est en négociations avec Alcan, a dit Jocelyn Du-puis.Je n'ai rien à dire à propos de la fermeture du chantier.» La Fédération des travailleurs du Québec est la centrale syndicale la plus présente sur le chantier, avec près de 2000 ouvriers sur 2500.Un groupe de ses ferrailleurs affiliés a fait une grève de trois jours, à la mi-septembre, pour protester contre l'entrée, sur le chantier, de poutres de béton armé fabriquées dans une usine indépendante située dans le parc industriel voisin.Et ces jours derniers, c'était au tour des syndiqués de la CSN-Construction de perturber le chantier, afin de protester eux aussi contre la préfabrication extérieure.Mais en même temps, leurs porte-parole ne se privaient pas de dénoncer l'entente de paix signée par la FTQ, au début des travaux, accusant cette dernière d'avoir commis une erreur qu'elle ne voudra jamais admettre.« Cette fermeture de chantier est extrêmement malheureuse.Voilà le terrible résultat de toute cette succession de mécontentements et de conflits de juridiction syndicale qui ont marqué les dernières semaines », a dit le maire d'Alma, Jean-Maurice Harvey, qui est également président du Comité sociopolitique d'Alma.Ce chantier de 2,2 milliards est le plus gros actuellement en cours en Amérique du Nord, et le plus coûteux de toute l'histoire du Québec dans le secteur privé.Entrepris en mars 1998, il devait à la future usine de couler de l'aluminium .i compter de l'automne 2000 et ainsi faire d'Alma la plus grosse productrice mondiale du domaine.Les difficiles relations de travail risqueraient aussi de compromettre le projet de centre de coulée qui devait accompagner la construction de la nouvelle usine.A 3LP1501A0929 a15 mercredi 3LP1501A0929 ZALLCALL 67 01:05:17 09/29/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 29 SEPTEMBRE 1999 A 15 Les homosexuels mieux pourvus.Profitez de rabais exceptionnels partout en magasin tout le mois de septembre 2781952 Agence France-Presse TORONTO Un sexologue canadien affirme que les homosexuels disposent d\u2019un pénis en moyenne plus long que les hétérosexuels, ce qui pourrait offrir une cause biologique à l\u2019orientation sexuelle, rapportait hier le journal canadien National Post.Selon les recherches menées par le professeur Anthony Bogaert, de l\u2019Université Brock de St.Catharines (Ontario), conjointement avec le professeur de psychologie Scott Hershberger, de l\u2019Université de l\u2019État de Californie, la taille moyenne du pénis en érection est de 16,4 cm chez un homosexuel et de 15,6 cm chez un hétérosexuel.Ces résultats, publiés dans un des derniers numéros de la revue Archives du comportement sexuel, avaient été recueillis entre 1938 et 1963 par un institut de recherche en sexologie de l\u2019Indiana auprès de 4.187 hétérosexuels et 935 homosexuels.Cette différence, selon le spécialiste, pourrait s\u2019expliquer par des facteurs biologiques, tels que les niveaux d\u2019hormones reçus par le foetus, mais « les données sont ouvertes à toute interprétation », indique-til.Alison Kemper, responsable d\u2019une organisation d\u2019accueil pour les homosexuels citée par le journal, s\u2019est étonnée que l\u2019on puisse réduire l\u2019orientation sexuelle « à de simples mesures ».Le Dr Miriam Kaufman, professeur associé de pédiatrie à l\u2019Université de Toronto, a estimé pour sa part que le principe même de cette étude était « ridicule ».Elle quitte mari et beaux-parents Agence France-Presse ROME La Cour de cassation italienne a donné raison hier à une femme qui avait abandonné le domicile conjugal, ne supportant plus de vivre avec ses beaux-parents.Giuseppa, une Sicilienne de 26 ans, avait été condamnée en première instance et en appel à deux mois de prison, peine commuée en amende de 1,5 million de lires, pour « violation des obligations familiales ».La jeune femme, exaspérée par la cohabitation avec ses beaux parents, avait abandonné son mari et était partie avec ses deux fillettes.La Cour de cassation, qui ne s\u2019est pas prononcée sur le délit d\u2019enlèvement de mineurs, a en revanche jugé « justifiée » la fuite de la jeune femme, en raison « de motifs personnels ne permettant plus la poursuite de la vie en commun ».La cohabitation avec les beaux-parents terribles peut s\u2019avérer « intolérable et porter préjudice à l\u2019éducation des enfants », ont estimé les juges suprêmes.Y a pas l\u2019feu Agence France-Presse LONDRES Un pompier de l\u2019ouest de l\u2019Angleterre est sur le point de prendre sa retraite sans jamais avoir eu à intervenir pour éteindre le moindre incendie.« Je ne m\u2019ennuie jamais.Il n\u2019y a rien de glorieux ici mais on trouve toujours quelque chose pour s\u2019occuper », a raconté hier à la radio BBC Colin Linge, affecté depuis 29 ans à l\u2019aéroport international de Bristol.Ce grand-père de 54 ans, qui doit prendre sa retraite l\u2019année prochaine, a accompli plus de 50 000 heures de service sans qu\u2019aucun feu ne se déclare.« Quand j\u2019étais jeune, je piaffais d\u2019impatience pour avoir un peu d\u2019action.Et c\u2019est vrai que les jeunes gars du service trouvent que ça manque d\u2019animation », poursuit le pompier.Et de se remémorer l\u2019incident le plus spectaculaire sur lequel il ait eu à intervenir : voici quinze ans, un Airbus a quitté la piste d\u2019atterrissage.Aucun incendie ne s\u2019est déclaré et M.Linge, accouru sur les lieux avec tout son équipement, a dû se contenter d\u2019évacuer les passagers.2786573 A 14 LA PRESSE.MONTRÉAL, MERCREDI 29 SEPTEMBRE 1999 Norvegian Sky: aucun pilote n'a été poursuivi en 30 ans Certains marins ont déjà été sanctionnés pour négligence \u2014Vamende maximale prévue est de 1000$ MARIE-CLAUDE MALBOEUF Quand un navire s'échoue dans le Saint-Laurent, l'accident s'explique neuf fois sur dix par un bris mécanique plutôt que par une erreur du pilote.Et il semble que jamais les 190 marins chargés de conduire passagers et cargaisons à bon port n'aient été poursuivis en dommages en 30 ans.« Mais on en a déjà sanctionnés certains pour négligence (l'amende maximale est de 1000 S) », précise le capitaine Clément Deschênes, directeur d'exploitation à l'Administration de pilotage des Laurentides (APL).l'organisme fédéral qui gère la navigation pour les corporations de pilotes.Quant aux deux hommes qui guidaient le Nonvcjiian Sky, M.Deschênes est bien en peine de dire s'ils ont commis quelque faute le 24 septembre, lorsque le paquebot de 12 étages a percuté un rocher au large de Tadoussac, où le Saint-Laurent rencontre les puissants courants de la rivière Saguenay.De leur côté, les employés du bateau tout neuf n'ont pas tardé à jeter le blâme sur leurs guides en disant qu'ils avaient ralenti et dévié de leur course pour permettre aux plaisanciers d'observer les baleines.Le vice-president de la Norwe-gian Cruise Line.Arthur Sabsky, a même assure que les pilotes admiraient eux-mêmes le spectacle plutôt que de se concentrer sur leur travail.T \u2022 11 « 1 \" ' C'\u2022 ?& '\u2022 '¦ ' * ' k M \u2022 il ' ' \" * l* n i < 1» \u2022 \\ i s » 1 ¦ 1 Ml » \u2022 r » M m PHOTO ROBERT SKINNS» La Presse' Le Norwegian Sky, un géant des mers de 77 104 tonnes, sera réparé au chantier MIL-Davie, à Lévis.On croit qu'il sera en mesure de reprendre la navigation dans une dizaine de jours.Retenu à Paris, le président de la Corporation des pilotes du Bas-Saint-Laurent affirme pour sa part ne rien connaître des événements et précise que ses membres n'ont pas à lui rendre compte, même s'il devra les aider à se défendre si jamais la compagnie norvégienne leur réclame les milliers de dollars déjà déboursés pour réparer les dégâts.Lors d'une conférence télé- phonique, Louis Rhéaume a toutefois déclaré que les pilotes en cause (dont il tient à taire les noms) sont chacun forts de plus de 30 ans d'expérience et ont une feuille de route irréprochable.L'un enseignait même aux jeunes diplômés de l'Institut maritime de Rimouski.Accompagnés de leurs avocats, les deux hommes doivent être entendus cette semaine par les enquê- teurs du Bureau des transports du Canada, mais l'organisme pourrait ne pas remettre son rapport avant un an.Il lui faudra bien analyser la vitesse du navire et son cap.«< Naviguer à l'embouchure du Saguenay demande beaucoup de doigté, explique M.Rhéaume.Le passage est étroit et les courants contraires créent des turbulences.C'est une région où il faut être pre- PLUS QUE 4 JOURS! VENTE PLEIN CAMION D'ÉLECTROMÉNAGERS TOUS EPARGNEZ TOUTES l£S GRANDES MARQUES SONT EN SOLDE DR TOUS LES GROS APPAREILS MENAGERS Et avec la carte Sears, ^ pas d'intérêt avant 2002* * ou pas de paiement avant 2000* .-pour tous les gros appareils ménagers___ \u2022 Offre 'Éparqnez 13%: Sears déduira du prix de l'article le montant équivalant à celui qui sera paye pour la ÏPS et la IYQ, ce qui signifie que le montant total de l'achat, toutes taxes comprises, ne dépassera pas le prix de l'article.La déduction équivalant au montant des taxes ne s'applique pas aux achats (oits dans le cadre de toute exonération de taxes.L'offre ne s'applique pas aux frais de livraison, de contrat d'entretien ou d'instollation.Elle s'applique à la marchandise des magasins Sears \"Offre 'Pas d'intérêt': payez en 71 mensualités égales, sans intérêt, jusqu'en janvier ?0C2.Offre 'Pas de paiement': pos de paiement jusqu'en septembre 2000.Offres 'Pas d'intérêt' et 'Pas de paiement': sur approbation de votre crédit, avec la carte Sears.Achat minimum: 200S Tous les frais et taxes applicables sont poyables ou momenl de l'ochot.Tottes les offres: a l'exclusion des articles de nos (entres et magasin de liquidation et des achats par catalogue Renseignez-vous.' .m El avec la carte Sears, gagnez le DOUBLE DE POINTS DU CLUB SEARS-* pour tous les gros appareils ménagers Offre 'Dooble points': In memb« du Club Seois pemwi uitoer le carie Sears el gagner le double de pomh du Club Seau poui tous les gros oppareik ménagers, ospualeun (sauf In osoaoteurs ovale.tout) txbêles avec la code Sears, sur opprobotton de votre (lëdd Renseigne; vous Rabais 200* RÉFRIGÉRATEUR AMANA* À CONGÉLATEUR EN HAUT, 18,7PI *59S2.Ré* Sihj 1091.99 898* r Rabais 250$ ASPIRATEUR TRAÎNEAU WHISftRTONE* KENMORE lotwr de I?1 flectrobroMedone Pwer taie* M pot or« avec afrton de m 1W *n M9.99 398$ Offres en vigueur du jeudi 30 septembre au dimanche 3 octobre 1999, iflu/ovfirontorr éanloknkéaUoAs (etlonar*b
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