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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-11-02, Collections de BAnQ.

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[" 2LP0199A1102 A1 MARDI 2LP0199A1102 ZALLCALL 67 08:10:05 11/02/99 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, RRR mardi 2 novembre 1999 60 ¢ TAXES EN SUS ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 $ FLORIDE 1,75 $ U.S.116e année No 14 76 pages, 4 cahiers Économie Un courrier pas comme les autres page C3 Claude Picher Télévision Le comité des sages recommande un code de conduite page B4 Sports La mort d\u2019un fils adoptif page S5 Louise Cousineau Culture L\u2019âme de la salle de rédaction page A7 Nathalie Petrowski Réjean Tremblay Un longue enquête s\u2019amorce Les familles des victimes commencent à arriver au Rhode Island RICHARD HÉTU collaboration spéciale, NEWPORT, Rhode Island Trente-cinq heures après le plongeon tragique du Boeing 767 d\u2019EgyptAir dans l\u2019Atlantique, les garde- côtes ont cessé de chercher des survivants parmi les 217 passagers du vol 990.Et une enquête s\u2019annonçant longue et pénible s\u2019est mise en branle pour connaître les causes de la tragédie survenue au large de l\u2019île de Nantucket.Le coeur de cette enquête battra dans la région de Newport, au Rhode Island, à environ 100 km du site de la catastrophe aérienne.Les garde-côtes, responsables de la récupération des corps des victimes et des débris de l\u2019avion, ont pris leurs quartiers à la base navale de Newport, où ils ont également installé un centre de presse.Hier, sous des conditions climatiques idéales, six vedettes des garde- côtes appuyés par un avion Falcon HU-25 et un hélicoptère ont poursuivi leurs recherches.À la fin de la journée, le nombre de corps retrouvés était toujours le même: un seul.Voir UNE LONGUE en A2 n Autres informations, pages A3 à A7 et B3 5 000 m 11 000 m Fred Garet Les dernières minutes L'appareil chute de 7 000 m par minute JFK Airport 31 octobre Décollage de l'aéroport John F.Kennedy Dernier contact radio avec le Boeing L'avion entame sa descente fatale du vol 990 d'EgyptAir Dernier contact radar New York BostonBostonBoston Halifax TWA Juil.1996 230 morts J.Kennedy Jr.Juil.1999 3 morts EgyptAir 31 oct.1999 217 disparus Swissair Sept.1998 229 morts USA CANADA ProfondeurProfondeurProfondeur des eaux: 80 à 90 mètres80 mètres Heure de New York Accidents en série Le vol 990 d\u2019EgyptAir Les victimes étaient pour la plupart des vacanciers d\u2019après PC et AFP Les Canadiens qui ont péri dans la catastrophe du vol 990 d\u2019EgyptAir, dimanche, étaient pour la plupart des touristes en voyage d\u2019agrément.La compagnie EgyptAir a annoncé hier que 22 Canadiens étaient à bord, un chiffre que le ministère des Affaires étrangères n\u2019avait pas exactement confirmé hier soir.Selon Reynald Doiron, porte-parole du ministère, sauf peut-être un cas ou deux, « il s\u2019agissait de gens en voyage d\u2019agrément ».Voici la liste: n Jeannine Bourdages, 59 ans, de l\u2019Île-des-Soeurs, Verdun; n Claude Masson, 58 ans, de l\u2019Îledes- Soeurs, Verdun; n Guy Gélinas, 46 ans, de Shawinigan; n Agathe Lavoie, 65 ans, de Saint-Hyacinthe; n Jacques Noreau, 67 ans, de Saint-Lambert; n Luce Noreau Poirier, 62 ans, de Saint-Lambert; n Bernard Poirier, 69 ans, de Saint-Lambert; n Luc Désy, 52 ans, de l\u2019Île-des- Soeurs, Verdun; n Carole Bergeron, 55 ans, de Montréal; n Louise Gamache, 42 ans, de Montréal n Johanne Laferté; n Yvette Saint-Germain, de Longueuil; n Gérard Saint-Germain, de Longueuil; n Céline Bienvenue.De toronto: n Shaline Adam, 42 ans; n Salah Adam, 32 ans; n Joshua Adam, 4 ans; n Rebecca Adam, 22 mois.De Richmond Hill, en banlieue de Toronto: n Anna Kogan; n Mark Kogan.n M.A.et Mme S.Rosenour.Les Canadiens forment le troisième groupe en importance parmi les 217 victimes de l\u2019accident après les Américains et les Égyptiens Du décollage de l\u2019aéroport John-F.Kennedy, à New York, au dernier contact radar au large de l\u2019île de Nantucket, au Massachusetts, le vol 990 d\u2019EgyptAir n\u2019aura duré que 32 minutes.Birdair poursuit.et se fait poursuivre Les trous du toit du Stade olympique font travailler les avocats YVES BOISVERT On pourrait appeler ça le salon national de la poursuite judiciaire.Car si les trous du toit du Stade olympique ont forcé l\u2019annulation de plusieurs salons, ils se révèlent une source de travail fort intéressante pour les avocats.Hier seulement, deux nouvelles poursuites ont été déposées simultanément dans le dossier Birdair au palais de justice de Montréal.D\u2019abord, la firme Birdair, qui a conçu le nouveau toit du Stade en 1997-98, a déposé une poursuite de 12 millions contre un sous-contractant qui n\u2019a pas respecté ses engagements, d\u2019après elle.Ensuite, la société d\u2019assurance Lloyds déposait contre Birdair ( et d\u2019autres ) une poursuite de 4 millions.La poursuite de Birdair vise la société Danny\u2019s Construction Company, de Shakopee, au Minnesota, et son assureur, National Union Fire Insurance Company of Pittsburgh, de New York.Birdair relate avoir conclu une entente avec la Régie des installations olympiques le 14 juillet 1997 pour le remplacement du toit du Stade.Un mois plus tard, Birdair signait une entente avec un souscontractant, Danny\u2019s, qui devait se débarrasser de l\u2019ancien toit en kevlar et reconstruire le nouveau selon le projet de Birdair.Selon le contrat de Birdair avec la RIO et celui de Birdair avec Danny\u2019s, les travaux devaient être complétés le 15 décembre 1998.Dès juillet 1998, Birdair se plaint auprès de son sous-contractant de la lenteur des travaux.La RIO se plaint quant à elle à Birdair.Les plaintes se répètent et, le 16 septembre, la RIO menace de poursuivre Birdair.Birdair demande des comptes à Danny\u2019s, mais la firme finit par dire qu\u2019elle manque de liquidités.Birdair lui avance 538 000 $ à la mi-octobre 1998.Voir BIRDAIR en A2 Québec obligé de suspendre son projet de messagerie électronique Le Survenant disparaît Jean Coutu, qui a incarné le mystérieux et séduisant Survenant, est mort hier à l\u2019âge de 74 ans à l\u2019hôpital Charles-Lemoyne de Greenfield Park.Il a succombé à une insuffisance respiratoire.Artiste doué, charmant et talentueux, Jean Coutu a connu une carrière fulgurante.C\u2019est son personnage dans le téléroman de Germaine Guèvremont qui l\u2019a rendu célèbre dès 1954.Nos informations en page B5 FRANÇOIS BERGER La Commission d\u2019accès à l\u2019information a ordonné la suspension du projet du gouvernement québécois de doter les citoyens d\u2019une adresse permanente de courrier électronique.« La confidentialité des renseignements recueillis n\u2019est pas garantie », a expliqué hier à La Presse Me Robert Parent, directeur des enquêtes à la Commission, qui est chargée de la protection des renseignements personnels.Le ministre délégué à l\u2019Autoroute de l\u2019information et aux Services gouvernementaux, David Cliche, a stoppé la semaine dernière le projet pilote lancé en mai dernier dans deux quartiers de Montréal et à Baie- Comeau, et devant fournir gratuitement une adresse électronique aux citoyens.Le projet, intitulé « courrier.qc.ca », devait être étendu d\u2019ici deux ans aux écoles et à l\u2019ensemble de la population.Il s\u2019agit d\u2019attribuer à chaque citoyen une adresse électronique permanente, permettant d\u2019être « branché » sur le réseau Internet auquel le gouvernement, ses ministères et ses agences sont eux-mêmes en train de se rattacher.Déjà plus d\u2019un million d\u2019adultes utilisent régulièrement ( au moins une fois par semaine ) le réseau Internet.Tous ces internautes possèdent déjà une adresse électronique, mais le projet est censé assurer une plus grande sécurité des informations échangées sur le réseau et être libre de publicité électronique.Voir QUÉBEC en A2 60 JOURS AVANT L\u2019AN 2000 INDEX Petites annonces - index C20 - immobilier C20 et C21 - marchandises C21 - emplois C21 - automobile C21 à C23 - affaires C2 Arts et spectacles B4 à B7 - horaire spectacles B7 - horaire télévision B6 Bandes dessinées C23 Bridge C25 Cyberpresse C19 Décès C24 et C25 Économie C1 à C17 Êtes-vous observateur?C20 Feuilleton C22 Horoscope C23 Laval A12 et A13 Loteries A2 et A23 Monde C18 Mots croisés C25 et S10 Mot mystère C21 Opinions B3 Politique B1 et B8 Rive-Sud A14 et A15 Tabloïd Sports - Réjean Tremblay S5 ÉDITORIAL Le mal des transports - Mario Roy page B2 MÉTÉO Nuageux et averses Max.14, min.10 cahier Sports page 16 2LP0103A1102 A2 MARDI 2LP0201A1102 ZALLCALL 67 11:51:46 11/02/99 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 2 NOVEMBRE 1999 Suites de la une Québec obligé de suspendre son projet de messagerie électronique Une longue enquête s\u2019amorce UNE LONGUE / Suite de la page A1 Mais les garde-côtes ont commencé à apercevoir, à la surface de l\u2019océan, des « restants humains en plus grand nombre », a indiqué Richard Larrabe, porte-parole de l\u2019agence gouvernementale.Les garde-côtes ont également récupéré un « important morceau du Boeing », a ajouté M.Larrabe sans offrir plus de détails.Et ils ont détecté les « ping » caractéristiques émis par les « boîtes noires » au fond de la mer.L\u2019USS Grapple, un navire doté d\u2019un puissant sonar, doit arriver ce matin dans les eaux où s\u2019est écrasé le Boeing d\u2019EgyptAir.Parti de la Virginie, le navire devrait fournir une aide précieuse pour retrouver les boîtes noires, qui contiennent les données du vol et les voix des pilotes, éléments cruciaux de l\u2019enquête.Mais la tâche ne sera pas facile.L\u2019océan Atlantique est deux fois plus profond au large des côtes du Massachusetts qu\u2019il ne l\u2019est au large de Long Island, où s\u2019est abîmé le vol 800 de la TWA en juillet 1996.Les plongeurs devront affronter une mer particulièrement agitée en cette période de l\u2019année.Et la météo devrait redevenir automnale à partir d\u2019aujourd\u2019hui.« L\u2019enquête sera longue », a déclaré Jim Hall, président du Bureau national de la sécurité des transports ( NTBS ), au cours d\u2019un point de presse tenu à la base navale de Newport.« N\u2019oubliez pas que nous allons devoir travailler par 250 pieds de profondeur.Le défi de localiser et récupérer des petits objets comme les boîtes noires sera considérable.» Pour le moment, le NTBS détient le leadership dans l\u2019enquête.L\u2019agence gouvernementale a installé son centre de commandement à Quonset Point, à 40 km de Newport, sur une base aérienne.Quonset Point dispose également de quais en eau profonde qui peuvent accueillir les navires de la marine et des garde-côtes engagés dans les recherches.Et la base aérienne compte un grand hangar vide dans lequel les enquêteurs du NTBS tenteront de reconstituer le Boeing 767.Fait à souligner, les enquêteurs du FBI se font beaucoup plus discrets au Rhode Island qu\u2019ils ne l\u2019avaient été à Long Island, en 1996.« À l\u2019heure actuelle, rien n\u2019indique un acte criminel », a déclaré le lieutenant Barry Mawn, du FBI, s\u2019adressant aux journalistes à la suite du président du NTBS.Peu après 13 h, les garde-côtes ont annoncé leur décision de passer d\u2019une opération de « recherche et sauvetage d\u2019éventuels survivants » à une opération de « récupération » des restes de l\u2019appareil et des corps des victimes.« Il n\u2019est dans l\u2019intérêt de personne d\u2019espérer que nous allons trouver des survivants », a dit M.Larrabe, des garde-côtes, en précisant que la température de l\u2019eau au large de l\u2019île de Nantucket ne pouvait pas laisser espérer une survie de plus de cinq à six heures.Au milieu de l\u2019après-midi, à bord d\u2019un vol en provenance de l\u2019aéroport Kennedy, 80 des familles éprouvées par le vol 990 sont arrivées à Newport, où elles seront logées, informées et consolées dans un hôtel isolé de Newport.Cent autres familles devraient les rejoindre dans les 48 heures.Elles pourront assister sur place à deux séances d\u2019information par jour sur les recherches, en plus de recevoir de l\u2019aide psychologique ou spirituelle.« Cela peut les aider à se sentir plus proches d\u2019un être cher perdu, de comprendre un tant soit peu ce qui s\u2019est passé », a déclaré Phil Zepeda, porte-parole de la Croix- Rouge.Les familles de deux des 22 victimes canadiennes sont arrivées à Newport hier.QUÉBEC / Suite de la page A1 Le projet pilote mené à Baie-Comeau et dans les quartiers montréalais Centre-Sud et Hochelaga- Maisonneuve devait permettre l\u2019attribution d\u2019adresses électroniques à 15 000 personnes en six mois.Toutefois, seulement 1400 personnes ont été inscrites en cinq mois, a indiqué M.Jean-Michel Salvador, responsable du projet relevant du Conseil du Trésor.Selon M.Salvador, des problèmes techniques ont fait monter les coûts.Le budget initial était de 1,6 million, dont 600 000 $ proviennent du gouvernement et le reste des entreprises privées qui participent au projet, dont les firmes Silicon Graphics et Sun Microsystems.Selon la Commission d\u2019accès à l\u2019information, ce projet est nébuleux quant à la collecte des renseignements personnels, leur détention et leur échange avec des tiers.Les responsabilités ne sont pas clairement départagées entre les nombreux participants au projet, une quarantaine d\u2019entreprises, d\u2019organismes gouvernementaux et de groupes communautaires.Le ministre Cliche a promis de remédier à cette situation au cours des prochaines semaines.Il a demandé au Centre de droit public de l\u2019Université de Montréal de rédiger des contrats types qui devront être signés par les entreprises et les organismes communautaires, garantissant la confidentialité des renseignements et la sécurité des transactions électroniques.PHOTO REUTERS Des proches des victimes du vol 990 d\u2019EgyptAir se sont rassemblés hier à l\u2019aéroport international du Caire avant de gagner New York par avion et de se rendre sur les lieux de la catastrophe.CANTATE Précision Pour assister à la Cantate d\u2019un 6 décembre, chantée le 4 décembre prochain par l\u2019ensemble Equi Vox dans le cadre du dixième anniversaire de la commémoration de la tragédie de Polytechnique, il faut composer le ( 514 ) 277-5701, contrairement à ce qui a été publié dans notre numéro de vendredi.Nos excuses.Birdair poursuit.et se fait poursuivre BIRDAIR / Suite de la page A1 Et voilà que le 28 octobre, un dirigeant de Danny\u2019s dit à Birdair que sa firme n\u2019a pas assez d\u2019argent pour payer les sous-contractants.Danny\u2019s ne peut plus financer les travaux et demande de rouvrir le contrat.Birdair refuse et décide de traiter directement avec les autres sous-contractants, dont Montacier, de Laval, qui refuse de poursuivre si on ne la paie pas.Cela a coûté un surplus de 13 842 476 $ à Birdair, allègue la firme dans sa poursuite.Comme Birdair réclamait déjà 2 millions à Danny\u2019s, la présente poursuite n\u2019est que pour les 11 842 476 $ restants.Là-dessus, l\u2019assureur est copoursuivi pour 8,4 millions.Dans la poursuite déposée au nom de la Lloyds par son mandataire montréalais M.J.Oppenheim, le célèbre assureur londonien dit avoir dédommagé les organisateurs de trois salons annulés ( l\u2019auto, l\u2019habitation et l\u2019expo nautique ) pour un total de 3 965 771 $ ( dont 2,4 millions pour le salon de l\u2019auto et 1,3 million pour le salon de l\u2019habitation ).En effet, les organisateurs étaient assurés auprès de la Lloyds en cas d\u2019impossibilité de tenir leur événement.La Lloyds poursuit conjointement la RIO, Birdair, la firme d\u2019ingénieurs Rousseau Sauvé Warren, de Montréal, et Montacier.La RIO était responsable des lieux, Birdair du nouveau toit, mal conçu pour nos hivers, allègue-t-on, Montacier aurait dû savoir que le concept était inadéquat et la firme d\u2019ingénieurs aurait mal supervisé les travaux, selon la poursuite.Ces poursuites s\u2019ajoutent à d\u2019autres, dont une de la RIO, qui réclame 4,1 millions à Birdair pour tous les problèmes rencontrés avec son toit supposément très résistant.LA SUPERGRILLE Précision Il y a une erreur au 28 horizontal de la supergrille publiée dans notre numéro de dimanche.Au 28H-3: il faudrait lire Métal dur et cassant et au 28H-5: Thulium.Nos excuses.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de 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par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Selon vous, réussira-t-on à identifier toutes les victimes du vol 990 d\u2019EgyptAir?Selon vous, la catastrophe d\u2019EgyptAir est-elle plutôt le résultat d\u2019un attentat que d\u2019un accident?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 56 % Non: 44 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.COLLECTES DE SANG Aujourd\u2019hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 19 h 30; à Chomedey: cégep Montmorency, agora, 475, boul.de l\u2019Avenir, de 9 h 30 à 17 h.Objectif: 175 donneurs; à Montréal: Commission scolaire de Montréal, centre administratif, 3737, rue Sherbrooke Est, de 10 h à 15 h 30.Objectif: 75 donneurs; à Gatineau: église Sainte-Maria-Goretti, 664, rue Du Berger de 13 h à 20 h.Objectif: 400 donneurs.PRÊTONS MAIN-FORTE 21 380 727$ 1 15 10 5 20 30 25 Centraide du Grand Montréal Merci! 493, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3A 1B6 tel.: (514) 288-1261 Objectif 34,5 millions 2758859 2LP0302A1102 a03mardi2novembre 2LP0301A1102 ZALLCALL 67 00:58:55 11/02/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 2 NOVEMBRE 1999 R A 3 La sécurité à l\u2019ordre du jour ISABELLE HACHEY La tragédie du Boeing 767 qui s\u2019est abîmé en mer dimanche, entraînant la mort de 217 personnes, soulève la question de la sécurité assurée par les lignes aériennes internationales à bord de leurs appareils.L\u2019entraînement des pilotes et l\u2019entretien des avions relèvent strictement des États dans lesquels sont enregistrés les appareils.Ainsi, le Boeing d\u2019EgyptAir et son équipage devaient se plier aux seules normes du gouvernement égyptien.L\u2019Association du transport aérien international (IATA) et l\u2019Organisation de l\u2019aviation civile internationale (OACI) ne possèdent qu\u2019un simple pouvoir de recommandation auprès des pays membres et des lignes aériennes.« L\u2019Égypte déclare et dicte ses propres normes, souligne Yvan-Miville Des Chênes, consultant en aviation.Ils sont souverains chez eux et font ce qu\u2019ils veulent.Ces normes, il y a bien des pays en émergence qui les calquent toutefois sur celles de l\u2019OACI.» L\u2019OACI, une agence des Nations unies, a mis sur pied en janvier un programme de surveillance obligatoire, touchant à la fois l\u2019entraînement des pilotes et l\u2019entretien des appareils dans chaque pays.L\u2019Égypte a d\u2019ailleurs récemment obtenu une très bonne note auprès de l\u2019organisme international.« L\u2019Égypte a répondu à toutes nos recommandations.Tout était à l\u2019ordre.Ils se sont très, très bien tirés d\u2019affaire dans cette évaluation », affirme Denis Chagnon, relationniste de l\u2019OACI.Si le programme d\u2019évaluation de l\u2019OACI est obligatoire, l\u2019application des normes, elle, ne l\u2019est pas.« Il n\u2019y a pas de sanctions directes, mais on considère que l\u2019information est quand même une sanction », dit M.Chagnon.Il explique que les résultats des évaluations sont expédiés à chacun des pays membres de l\u2019organisme.« Aucun pays ne veut se voir attribuer une note noire au niveau de la sécurité parce que cela a des répercussions énormes sur le plan économique, que l\u2019on parle de tourisme ou de transport de marchandises.» L\u2019Administration fédérale de l\u2019aviation américaine (FAA) se plaint depuis longtemps de ne pas avoir le pouvoir juridique de juger elle-même la sécurité des compagnies étrangères.« C\u2019est une question de souveraineté nationale », rétorque William Gaillard, directeur des communications de l\u2019IATA.« Il y a toujours eu une tendance, chez les Américains, à vouloir étendre leur juridiction audelà de leurs frontières nationales.En ce qui nous concerne, l\u2019Égypte est tout aussi fiable que la FAA américaine.Il y a eu des problèmes aux États-Unis aussi », note-t-il.Si certains pays craignent réellement pour la sécurité de leurs citoyens, ils peuvent toujours interdire les vols d\u2019un transporteur étranger, ajoute M.Chagnon.PHOTO AFP ©© Deux femmes se promenaient hier sur la plage Surfside de Nantucket.À une centaine de kilomètres de là, au fond de la mer, reposent les restes du Boeing 767 d\u2019EgyptAir et de ses 216 passagers.L\u2019IATA met sa confiance dans EgyptAir Pourtant le transporteur a un bilan meurtrier et quelques attentats ISABELLE HACHEY Malgré un bilan plutôt meurtrier et quelques attentats terroristes, la compagnie aérienne EgyptAir conserve toute la confiance de l\u2019influente Association du transport aérien international (IATA).« Nous n\u2019avons pas de chiffres précis, mais franchement, ce n\u2019est pas un problème », a commenté hier le directeur des communications de l\u2019IATA, William Gaillard, joint aux quartiers généraux de l\u2019organisme, à Genève.EgyptAir a été l\u2019une des premières compagnies à adhérer à l\u2019IATA et son président fait même partie du comité directeur de ce club sélect.M.Gaillard a vanté hier la « flotte moderne » et la « fiabilité » de la compagnie égyptienne.Selon des chiffres compilés sur Internet par Todd Curtis, un analyste de la sécurité aérienne pour la compagnie Boeing depuis 1991, EgyptAir ne fait pourtant pas très bonne figure au sein des transporteurs internationaux.Ainsi, EgyptAir possède un taux de huit accidents fatals par million de vols.Par comparaison, Air Canada détient un taux de 0,63 accident par million.Peu de compagnies ont un bilan aussi lourd.Mais c\u2019est Cubana qui vient en tête de liste, avec un taux de 18,2 accidents par million de vols.Ces chiffres sont basés sur le nombre d\u2019accidents mortels survenus entre 1971 et 1997, divisés par le nombre de vols effectués par les compagnies aériennes.Ils constituent une estimation des risques « historiques » et non la prédiction d\u2019une performance future.Dimanche, un haut responsable d\u2019EgyptAir, Samir Embaby, a néanmoins souligné que la compagnie détenait un « excellent record de sécurité » et que cet accident était la deuxième catastrophe qu\u2019elle connaissait en 67 ans, selon l\u2019agence de presse AFP.Mais, depuis 15 ans, EgyptAir a également été la cible des terroristes à au moins trois reprises.Le plus récent attentat a eu lieu le 20 octobre, alors qu\u2019un passager est entré dans la cabine du pilote lors d\u2019un vol entre Istanbul et Le Caire et a forcé l\u2019équipage à se rendre à Hambourrg.Personne n\u2019a été blessé.En novembre 1985, un Boeing 737 d\u2019EgyptAir a été détourné sur Malte.Deux membres de l\u2019équipage et 58 passagers ont perdu la vie dans cet attentat.Un mois plus tôt, un 737 de la compagnie transportant des terroristes a été intercepté par des Américains et forcé d\u2019atterrir en Italie.« Il y a énormément de passagers expérimentés qui préfèrent ne pas prendre de vols directs vers des destinations où il existe des problèmes socio-politiques », souligne Jean Lapointe, expert en aviation civile.Par exemple, 70 % des passagers d\u2019Air Canada qui se rendent en Israël sont Américains, poursuit l\u2019expert.« Ils préfèrent des transporteurs dont le pays n\u2019est pas aux prises avec des déchirements avec d\u2019autres pays.» Fondée en 1932, EgyptAir est l\u2019une des plus vieilles compagnies aériennes au monde et la première formée en Afrique et dans le monde arabe.« Avant 1971, EgyptAir s\u2019appelait les Lignes aériennes des Émirats arabes, et regroupait une foule de petites compagnies du Moyen-Orient.Ils n\u2019avaient pas une très bonne réputation et cumulaient les actes de piraterie et les accidents, si bien qu\u2019ils se sont regroupés sous un beau nom », affirme Yvan-Miville Des Chênes, consultant en aviation.D\u2019abord sous contrôle militaire, EgyptAir est ensuite passé sous le contrôle du gouvernement égyptien.Dans les années 1970, la compagnie a acquis plusieurs appareils russes.Elle possède aujourd\u2019hui environ 50 appareils modernes, des Boeing et des Airbus.La compagnie indique que sa flotte ne compte que six années de service, en moyenne, ce qui en ferait l\u2019une des flottes les plus jeunes de l\u2019industrie aérienne.Le Boeing 767 impliqué dans la tragédie de dimanche matin a été livré il y a dix ans à EgyptAir, flambant neuf.Il est sorti de l\u2019usine d\u2019assemblage de Boeing immédiatement avant un autre appareil 767 de Lauda Air qui s\u2019est lui aussi écrasé, en 1991, dans la jungle thaïlandaise.Les deux avions ont été construits juste avant que les employés de Boeing ne déclenchent une grève, se plaignant notamment de la fatigue et des heures supplémentaires qu\u2019ils se disaient forcés d\u2019accomplir.« Je m\u2019en vais en Égypte, je prends EgyptAir » Claude Masson aurait pu partir une journée plus tôt.JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Malgré le sort tragique des passagers du vol 990 d\u2019EgyptAir, l\u2019agente de voyage Roberte Dupuis, qui avait organisé le voyage fatal de l\u2019éditeur adjoint de La Presse, Claude Masson, n\u2019hésiterait pas à confier de nouveaux clients à cette compagnie aérienne.Rencontrée hier dans ses bureaux de la rue Ontario Est, la directrice et copropriétaire de l\u2019agence Voyages Yvon Dupuis commençait à peine à digérer l\u2019annonce de la mort de M.Masson et de son épouse, Jeannine Bourdages, qu\u2019elle avait rencontrés pour la première fois le 2 octobre dernier.Elle a appris la nouvelle par la radio, au saut du lit, dimanche matin.« J\u2019ai tout de suite su que c\u2019était leur vol.J\u2019avais la parole coupée, comme si le sang s\u2019était retiré de mes veines.J\u2019étais complètement abasourdie.» En 25 ans de carrière dans le domaine du voyage, c\u2019est la première fois que Mme Dupuis perd des clients dans une tragédie aérienne.« C\u2019est comme perdre quelqu\u2019un de la famille.On travaille avec eux, on a l\u2019impression de les connaître, car ils nous font part de leurs goûts, de leurs préférences », confie-t-elle.Mme Dupuis affirme n\u2019être « pas au courant » du piètre bilan de sécurité d\u2019EgyptAir, qui affiche pourtant l\u2019un des pires taux d\u2019accidents fatals de l\u2019aviation civile.« Je ne déconseille pas aux gens de prendre cette compagnie-là, dit-elle.Il y a des compagnies qui sont beaucoup plus à risque qu\u2019EgyptAir dans certains pays, notamment au Moyen-Orient.» Sans parler, ajoute- t-elle, que des lignes aériennes à la réputation aussi étincelante que Swissair, par exemple, ne sont pas immunisées contre les accidents, comme l\u2019a démontré l\u2019écrasement de Peggy\u2019s Cove, en septembre 1998.La catastrophe de dimanche n\u2019empêchera donc pas Voyages Yvon Dupuis \u2014 qui organise, bon an mal an, le séjour en Égypte d\u2019une centaine de personnes \u2014 de confier d\u2019autres voyageurs aux bons soins d\u2019EgyptAir.« S\u2019il fallait arrêter de vendre des billets de toutes les compagnies qui ont eu des accidents, on n\u2019en vendrait plus du tout », commente Mme Dupuis.Le 7 novembre, un groupe d\u2019une vingtaine de personnes accompagnées par le fils de Mme Dupuis, Langevin Dupuis, doit d\u2019ailleurs quitter Montréal à destination du Caire, via New York.« Vous pouvez être certain que les avions d\u2019EgyptAir vont être les plus vérifiés de tous », note-t-elle.Selon Mme Dupuis, Claude Masson avait lui-même écarté la possibilité de se rendre en Égypte avec des compagnies européennes comme Air France ou KLM, qui offrent des vols avec correspondance vers Le Caire.« Sa réaction, ça a été : je m\u2019en vais en Égypte, je prends EgyptAir.C\u2019était son choix », dit-elle.M.Masson et son épouse avaient un itinéraire extrêmement chargé et étaient censés revenir au pays le 16 novembre.Ils devaient notamment visiter Abou Simbel, Louxor et Le Caire (en Égypte), puis Haifa, Nazareth, Jérusalem, la mer Morte et Tel-Aviv (en Israël).Pour se déplacer, ils comptaient emprunter plusieurs vols régionaux d\u2019EgyptAir, ce qui rendait plus avantageux de traverser l\u2019Atlantique sur les ailes du même transporteur.Les vols via l\u2019Europe obligent aussi souvent les passagers à de longues escales, contrairement aux vols d\u2019EgyptAir, qui ne supposent qu\u2019un bref arrêt à New York, souligne Mme Dupuis, et cela a sans doute pesé dans la décision de M.Masson et Mme Bourdages.Triste ironie du sort, Mme Dupuis avait offert à M.Masson de partir le 29 octobre au lieu du 30, la date de départ initialement fixée.« Mais il m\u2019a dit que le 30 faisait son affaire », soupire-t-elle.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Roberte Dupuis, de l\u2019agence Yvon Dupuis. 2LP0401A1102 A-4 MARDI vol 990 2LP0401A1102 ZALLCALL 67 07:57:59 11/02/99 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 2 NOVEMBRE 1999 Le vol 990 d\u2019EgyptAir Carole Bergeron, une femme d\u2019aventure et de voyage Louise Gamache, une autre Montréalaise, travaillait à l\u2019hôpital Sacré-Coeur JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Parmi les victimes de l\u2019accident du vol 990 d\u2019EgyptAir figurent Carole Bergeron, une Montréalaise de 55 ans longtemps employée au Musée de la civilisation, à Québec, et Louise Gamache, qui travaillait à l\u2019hôpital du Sacré-Coeur.« Carole, c\u2019était une femme d\u2019aventure et de voyage, un leader, a confié sa belle-soeur, Marie-Thérèse Lord, lors d\u2019un entretien téléphonique.Elle était pleine d\u2019imagination, de créativité, et elle était surtout une mère de famille très dévouée depuis le décès de Jean- René, son mari, il y a une dizaine d\u2019années.» Retraitée depuis 1997, Mme Bergeron avait deux filles dans le début de la vingtaine, Sophie, étudiante en architecture, et Josiane, étudiante en cinéma d\u2019animation.Toutes deux se sont rendues hier dans le Rhode Island, en compagnie d\u2019une des soeurs de leur mère.Carole Bergeron Mme Bergeron devait passer cinq semaines en Égypte, a indiqué Mme Lord, en visite chez son autre soeur, Michèle, qui y vit avec son mari.C\u2019est apparemment Michèle qui, inquiète parce que l\u2019avion de sa soeur n\u2019arrivait pas, a sonné l\u2019alarme en appelant les filles de Mme Bergeron.La nouvelle de la mort de Carole Bergeron s\u2019est répandue comme une traînée de poudre au Musée de la civilisation, a indiqué la directrice des relations publiques, Julie Gagnon.Le PDG du musée, Roland Arpin, avait en effet affiché dès hier matin une note sur le babillard des employés.« Elle avait vraiment laissé sa trace au musée.Il n\u2019y a rien de bien drôle ici aujourd\u2019hui », a commenté Mme Gagnon.À titre de directrice du service de l\u2019éducation, Mme Bergeron avait eu la responsabilité, entre l\u2019ouverture du musée en 1988 et le moment de sa retraite, neuf ans plus tard, de tous les ateliers, visites commentés et autres produits éducatifs offerts par le musée.« C\u2019était une femme très dynamique, pas toujours très facile à suivre, car elle était assez énergique, merci, et très méticuleuse », a dit Mme Gagnon.Malgré la retraite et un déménagement à Montréal \u2014 elle habitait le Plateau-Mont-Royal \u2014 elle continuait de fréquenter le musée de temps à autre.Louise Gamache Par ailleurs, l\u2019hôpital du Sacré-Coeur de Montréal a perdu sa directrice de la planification et des communications, Louise Gamache.Mme Gamache, 42 ans, était infirmière bachelière, détentrice d\u2019une maîtrise en administration de la santé, et avait été directrice générale adjointe de l\u2019ancien hôpital Sainte- Marie, à Trois-Rivières.Elle a occupé différents postes de direction dans le réseau de la santé, notamment à l\u2019hôpital de La Sarre, en Abitibi, et au CLSC Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal.Dans un communiqué interne, le directeur général intérimaire de Sacré-Coeur, Pierre Rollin, a loué « la détermination, l\u2019efficacité et l\u2019esprit d\u2019équipe de cette jeune femme dynamique qui a toujours été une source d\u2019inspiration pour ses collègues de travail ».Mme Gamache, qui travaillait à Sacré- Coeur depuis trois ans et demi, entreprenait un voyage d\u2019un mois au Moyen-Orient.Une messe sera célébrée en sa mémoire le vendredi 12 novembre, à 16 h 05, à la chapelle de l\u2019hôpital.PHOTO REUTERS Un avion nolisé de la Delta Airlines a décollé hier de l\u2019aéroport JFK de New York pour conduire à Providence, au Rhode Island, un premier groupe de parents des victimes du vol 990 d\u2019EgyptAir qui s\u2019est écrasé tôt dimanche matin au large de Nantucket.Vingt-deux Canadiens, dont 14 Québécois, se trouvaient à bord.«Je perds un gros morceau, Luc était mon seul frère», déclare Marie Désy-Lemay « Je perds un gros morceau, il était mon seul frère.Il aimait tellement voyager.Il faisait un voyage chaque année.Ça ne se dit pas ce que nous ressentons actuellement ma mère et moi.Papa est décédé et c\u2019est Luc qui avait en quelque sorte pris la relève.» C\u2019est en tentant de contenir ses larmes que Marie Désy-Lemay, soeur de Luc O.Désy, 52 ans, qui a péri dans l\u2019écrasement du Boeing d\u2019EgyptAir, a bien voulu parler de son chagrin immense, hier après-midi, depuis son domicile de Laval.Après avoir appris l\u2019écrasement de l\u2019appareil à la télévision dimanche matin, la mère de Luc a téléphoné à sa fille pour lui demander s\u2019il avait pris le vol 990.« À chaque fois que Luc partait en voyage, il me donnait toujours le nom de la compagnie aérienne et le numéro du vol et quand maman m\u2019a donné le numéro, j\u2019ai tout de suite su », a expliqué Mme Désy-Lemay.Luc O.Désy Luc O.Désy habitait l\u2019Île-des-Soeurs et il était parti avec une amie, Johanne Laferté, 44 ans, employée chez Bell Canada, qu\u2019il avait connue lors d\u2019un précédent voyage.« Luc était une véritable encyclopédie.C\u2019était la première fois qu\u2019il se rendait en Égypte », a-t-elle ajouté.Le disparu était très proche des deux filles du couple Désy-Lemay, Anne-Sophie et Catherine.« Luc était en quelque sorte notre protecteur », a conclu émue Marie Désy-Lemay.Luc O.Désy était à l\u2019emploi des papiers Rolland, du groupe Cascades, où il occupait le poste de secrétaire et de conseiller juridique au siège social à Saint-Jérôme.Diplômé des HEC et de la faculté de droit de l\u2019Université McGill, il était à l\u2019emploi de cette entreprise depuis janvier 1979.Le directeur général de Rolland à Saint-Jérôme, Yvan Duchesne, dit de lui qu\u2019il était un homme très jovial, aimé de tous et très bien organisé.« Il effectuait un voyage à chaque année, dit-il.C\u2019était une véritable bibliothèque, il connaissait toute l\u2019histoire de Rolland et savait exactement où se procurer le document nécessaire chaque fois que nous faisions référence à un sujet en particulier.J\u2019ai été estomaqué quand son beau-frère, Pierre Lemay, m\u2019a téléphoné pour m\u2019apprendre la nouvelle.» Selon Louis Parent, porte-parole de la Ville de Saint-Jérôme, il était un homme très impliqué dans la communauté, étant souvent appelé à représenter la compagnie Rolland, très présente dans le milieu culturel.Agathe Lavoie, Saint-Hyacinthe: une dame de 65 ans avec une passion dévorante des voyages Famille, collègues de travail et amis regrettent la mort de Guy Gélinas HUGO DUMAS Agathe Lavoie nourrissait une passion dévorante pour les voyages.Cette dame de 65 ans n\u2019aura cependant jamais pu admirer les majestueuses pyramides de Gizeh.Ni le grand Sphinx.Ni le célèbre Nil, fleuve légendaire qui serpente en Égypte.Le nom de cette résidante de Saint-Hyacinthe figure dans la liste des 217 personnes qui ont péri dans l\u2019écrasement du vol 990 d\u2019EgyptAir, qui assurait la liaison entre New York et Le Caire.Une liste maudite pour plusieurs familles québécoises.Une voisine de la sexagénaire, Françoise Benoît, l\u2019a côtoyée pendant près de dix ans.Les deux femmes prenaient souvent des marches, avenue Colbert, et ailleurs dans le quartier.Elles en profitaient alors pour discuter simplement.« Samedi, je l\u2019ai appelée avant son départ.Elle était tellement heureuse, elle qui aimait tant voyager et s\u2019instruire.Elle allait souvent aux Grands Explorateurs », raconte Mme Benoît, qui devait surveiller la maison, arroser les plantes et récupérer le courrier pendant son absence.Mme Lavoie, partie avec un petit groupe de voyageurs de Saint-Lambert, avait deux fils dans la trentaine, Benoît et Éric.Benoît Lavoie est le directeur artistique de la version Internet de l\u2019hebdomadaire culturel montréalais Voir .Les deux fils Lavoie se trouvaient sur les lieux de la tragédie hier, selon des renseignements obtenus par La Presse.Mme Lavoie était aussi la grand-mère d\u2019adorables jumelles, ajoute Mme Benoît.Son mari, Jacques Lavoie, a été à l\u2019emploi de la société d\u2019assurances Groupe Commerce, à Saint-Hyacinthe, dès 1956.En fin de carrière, il occupait le poste de vice-président de la région Centre-du-Québec.Il est mort en décembre 1995, selon André Lord, viceprésident aux ressources humaines du Groupe Commerce, à Saint-Hyacinthe.« Ils ont voyagé ensemble en France et dans d\u2019autres pays d\u2019Europe.C\u2019étaient des gens qui aimaient bien se préparer avant de partir.Ils aimaient beaucoup voyager », se rappelle M.Lord.« Je pense qu\u2019elle est allée en Thaïlande l\u2019an dernier.Nous étions assez proches l\u2019une de l\u2019autre, poursuit Mme Benoît.Une voisine comme ça, tout le monde rêve d\u2019en avoir une.On se respectait beaucoup.» En attendant des nouvelles, Françoise Benoît surveille toujours la résidence de style canadien qu\u2019habitait Mme Lavoie.« La maison est vide.Ça me fait tout drôle.» Presse Canadienne SHAWINIGAN Un travailleur consciencieux, un homme engagé à fond dans les activités auxquelles il participait, un passionné des voyages.Voilà comment les amis et les collègues de travail de Guy Gélinas décrivaient cet homme de Shawinigan, en Mauricie, qui a péri dans l\u2019écrasement du Boeing 767 de la compagnie EgyptAir.Guy Gélinas Les drapeaux étaient en berne, hier, à l\u2019usine Belgo de la compagnie Abitibi- Consolidated, où travaillait M.Gélinas depuis vingt-quatre ans.Ses collègues de travail se rappellent du papetier consciencieux qu\u2019il était, jusqu\u2019à tout récemment.Jeudi dernier, Guy Gélinas quittait le travail pour trois semaines de vacances.Jean Caron est un des derniers employés à avoir travaillé avec Guy Gélinas.De ce dernier, il garde le souvenir d\u2019un bon travailleur, avec qui c\u2019était toujours un plaisir de travailler.« La semaine passée, il m\u2019a raconté en détail son itinéraire.En fin de semaine, quand on a commencé à entendre parler de l\u2019écrasement d\u2019un avion d\u2019EgyptAir à New York, j\u2019ai tout de suite fait le lien », a expliqué M.Caron à sa sortie de l\u2019usine, hier après-midi.Le président du local 1455 du Syndicat canadien de l\u2019énergie et du papier, Philippe Hanna, connaissait bien M.Gélinas.« C\u2019est un homme qui était toujours à sa place, qui faisait bien son travail.Il devait faire un ou deux voyages par année, environ.Et il avait des destinations pas comme les autres », explique- t-il.Depuis une quinzaine d\u2019années, Guy Gélinas était impliqué de très près au sein du mouvement scout, particulièrement avec le groupe Eclaireurs 24e Saint-Marc, à Shawinigan.Avec les louveteaux ou, plus récemment, avec les éclaireurs, l\u2019homme a toujours su laisser sa marque et communiquer sa passion aux jeunes qui l\u2019entouraient.« C\u2019était ici, sa famille », explique Daniel Guay, commissaire régional pour l\u2019Association des éclaireurs Baden-Powell.Les autorités du 24e Saint-Marc détermineront au cours des prochains jours de quelle façon ils rendront hommage à leur collègue.Guy Gélinas vivait seul avec ses parents, à Shawinigan.Il n\u2019était pas marié et n\u2019avait pas d\u2019enfants.Trois membres d\u2019une même famille Le frère et la soeur Poirier ont marié la soeur et le frère Noreau CHRISTIANE DESJARDINS Si on ne lui avait pas offert récemment d\u2019accompagner un groupe en Thaïlande, une destination qui l\u2019intéressait particulièrement, Lise Noreau- Poirier aurait pris l\u2019avion d\u2019EgyptAir avec son mari, Bernard Poirier, son frère, Jacques Noreau, et sa belle-soeur, Luce Poirier-Noreau.Tous trois ont péri dans l\u2019accident du Boeing 767, tôt dimanche matin, au large du Massachusetts.Tous trois habitaient Saint- Lambert, sur la Rive-Sud de Montréal.« J\u2019appelle ça le destin.J\u2019ai tellement insisté pour que Lise aille en Égypte avec son mari, raconte Jocelyne Rochon, propriétaire de l\u2019agence Le Tassili.C\u2019était un couple tellement uni, très complice.Mais après qu\u2019on lui eut offert la Thaïlande, elle y tenait vraiment.Elle me disait : non, je ne vais pas en Égypte.Cette année, c\u2019est la Thaïlande.Elle devait partir samedi prochain.» Lise Noreau-Poirier est agent de voyages pour Le Tassili.Ironie du sort, c\u2019est elle qui avait « monté » le groupe pour l\u2019Égypte, explique Mme Rochon.Outre Bernard Poirier, 69 ans, Jacques Noreau, 67 ans, Luce Poirier- Noreau, 62 ans, (le frère et la soeur Poirier ont marié la soeur et le frère Noreau), il y avait Agathe Lavoie, de Saint-Hyacinthe, Louise Gamache, de Montréal et Céline Bienvenue.Six personnes, ce n\u2019était pas assez pour former un groupe complet, signale Mme Rochon, si bien qu\u2019ils se sont joints à un groupe de Rêvatour.« Bernard Poirier revenait d\u2019un voyage Espagne / Portugal, où il avait été très apprécié comme accompagnateur.C\u2019était un homme cultivé avec beaucoup d\u2019entregent et un fin diplomate.Alors on l\u2019a chaudement recommandé à Rêvatour, poursuit Mme Rochon.Ils l\u2019ont pris.» Hier, les familles Noreau et Poirier étaient toujours sous le choc de cette terrible nouvelle.Bernard Poirier laisse dans le deuil son épouse, Lise, de même que trois grands enfants et des petits-enfants.Le couple Poirier- Noreau laisse pour sa part deux enfants, adultes eux aussi.Pour l\u2019agence Le Tassili, qui a perdu son accompagnateur et cinq clients, le coup est dur aussi, d\u2019autant plus que c\u2019est la première fois qu\u2019un tel accident se produit au cours des voyages organisés par cette agence, selon Mme Rochon. 2LP0501A1102 A-5 MARDI 2LP0501A1102 ZALLCALL 67 00:56:32 11/02/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 2 NOVEMBRE 1999 A 5 Le vol 990 d\u2019EgyptAir Un homme honnête Pierre Foglia Je me suis d\u2019abord dit que je n\u2019étais pas l\u2019employé de La Presse le mieux placé pour rendre hommage à M.Claude Masson, et puis je me suis dit le contraire : justement parce que nous n\u2019étions pas les plus grands amis du monde, il me revenait un peu de témoigner de l\u2019inaltérable civilité de ce patron qui, ce n\u2019était pas sa faute, est revenu à La Presse en remplacement de Michel Roy que je vénérais ou presque.C\u2019était, déjà, un peu mal parti entre nous.Puis il y a eu les « CM », ces petites notes signées de ses initiales que nous trouvions dans nos casiers, pour nous féliciter d\u2019un article qu\u2019il avait particulièrement apprécié.Je revois son étonnement quand je lui avais glissé que ce n\u2019était pas forcément une bonne idée : « Si vous me permettez, M.Masson, cela fait un peu chef scout.Quand on trouve un « CM » dans notre casier, on se demande si c\u2019est pour nous dire que c\u2019est des papiers comme celui-là que vous voulez tout le temps, et quand on n\u2019a pas de « CM », on se demande si c\u2019est parce que notre article ne valait pas d\u2019la marde.» Il ne s\u2019était pas fâché, il ne se fâchait jamais.Je lui ai donné cent fois l\u2019occasion de perdre son calme, une seule fois en dix ans, il a mis le poing sur la table en me disant c\u2019est assez.Je lui en ai bêtement tenu rancune.Pas lui : son éclat de voix passé, il est redevenu aussi affable, aussi disponible qu\u2019avant.Nous devions d\u2019ailleurs aller dîner prochainement pour mettre un point final à notre dernière bouderie.Comme les autres fois, nous serions sûrement allés chez Delmo ; comme les autres fois, il aurait délibérément évité d\u2019aborder nos différends ; ce qui le pressait toujours c\u2019était de renouer les liens ; ce qui l\u2019animait toujours c\u2019était un savoir-vivre plus près du gros bon sens que des mondanités : qu\u2019on se parle civilement comme deux adultes, nous réglerions nos problèmes plus tard, d\u2019ailleurs était-ce bien nécessaire de les régler ?C\u2019était un homme simple, bien dans sa peau, à cent mille lieues de nos bibites et de nos ego de journalistes.C\u2019était aussi un homme de milieu, moins indécis qu\u2019il n\u2019y paraissait, mais qui fuyait le tranchant des extrêmes, de milieu ai-je dit.Je ne suis pas le seul à être entré dans son bureau \u2014 la porte était toujours ouverte \u2014 fâché de quelques propos mitoyens et sibyllins qui nous faisaient nous gratter la tête.Que vouliez-vous dire au juste, M.Masson ?Justement il ne voulait rien dire « au juste ».Il voulait dire un peu de ci, un peu de ça, il voulait recentrer les choses sans faire de remous, ni, surtout, causer de peine.Son culte de la bonne nouvelle m\u2019a longtemps hérissé, jusqu\u2019à ce que je découvre que ce n\u2019était pas du renforcement moral, ou un truc pour faire vendre le journal.Dans son esprit chrétien, les bonnes nouvelles témoignaient de l\u2019avancement des choses, invitaient à avoir foi en l\u2019Homme et sa fiancée.M.Masson était un homme de foi chez qui l\u2019intime, la conviction primaient toujours sur la mode ou les conventions, chez qui la fibre urbaine, la fibre « vie commune », vibrait plus fort que la fibre politique.Un homme que peu de choses irritaient sauf peut-être une certaine bourgeoisie de l\u2019esprit.Un homme simple, toujours lui-même, qui faisait le mieux possible ce qu\u2019il avait à faire.Bref, foncièrement, un honnête homme.(1) (1) À la suite de ce papier, il m\u2019étonnerait que je trouve, demain, un « CM » dans mon casier.C\u2019est bien la première fois que je le regretterai.PHOTO AP Les garde-côtes américains poursuivaient hier leurs recherches, dans l\u2019Atlantique à environ 65 milles au sud-est de Nantucket au large du Massachusetts, afin de récupérer des débris du Boeing 767 d\u2019EgyptAir.La route de l\u2019Atlantique depuis New York: quatre tragédies en trois ans, 680 morts FRANCIS TEMMAN Agence France-Presse WASHINGTON Avec quatre catastrophes aériennes et près de 680 morts en trois ans, la route aérienne de l\u2019Atlantique au départ de New York, la plus fréquentée au monde, estelle devenue un nouveau « couloir de la mort » ?Non, il s\u2019agit juste d\u2019une « pure coïncidence », rétorquent les experts.En juillet 1996, un Boeing 747 de la TWA explose quelques minutes après son décollage au large de Long Island (230 morts).Septembre 1998 : un Boeing MD-11 s\u2019abîme en mer un peu plus au nord, au large d\u2019Halifax, au Canada (229 morts).Dimanche, c\u2019est un Boeing 767 d\u2019Egyptair, avec 214 personnes à bord, qui a plongé dans l\u2019océan, près de l\u2019île de Nantucket (Massachusetts).Enfin, le 16 juillet dernier, un Piper Saratoga, petit avion privé de tourisme, piloté par John F.Kennedy Jr, s\u2019abîme lui aussi dans l\u2019Atlantique (3 morts), au large de l\u2019île de Martha\u2019s Vineyard, voisine de celle de Nantucket.À chaque fois, les causes établies ou probables de l\u2019accident semblent différentes mais la concentration géographique de ces drames n\u2019a pas manqué de susciter des interrogations.« C\u2019est bizarre », s\u2019est exclamé le PDG d\u2019EgyptAir, Mohamed Fahim Rayyan, en notant que « l\u2019emplacement de l\u2019accident (du Boeing 767) est le même que celui de l\u2019accident de TWA et de l\u2019avion du fils du président américain, John F.Kennedy ».Le président égyptien Hosni Moubarak, notant que « deux accidents ont eu lieu dans la région », s\u2019est lui-même demandé s\u2019il ne fallait pas « changer les routes aériennes ».« Il y a peut-être des conditions atmosphériques très dures dans cette région », a-t-il dit, en excluant la possibilité d\u2019un acte terroriste.Hasard ou pas, trois des vols fatals ayant emprunté ce couloir aérien reliant l\u2019Amérique du Nord à l\u2019Europe sont tous partis de l\u2019aéroport Kennedy, à New York.Quant à l\u2019accident du Piper, c\u2019était un « Kennedy » qui était aux commandes.Y aurait-il une « malédiction Kennedy » dans la région ?Les spécialistes du transport aérien écartent l\u2019idée comme saugrenue.« C\u2019est une pure coïncidence », estime pour sa part à propos de ces catastrophes aériennes le président de l\u2019Association internationale du trafic aérien (IATA), Pierre Jeanniot, soulignant que l\u2019importance du trafic à partir de New York augmente les probabilités statistiques d\u2019accident dans la région.Chaque jour, plus d\u2019un millier de vols et 100 000 passagers partent en effet de l\u2019aéroport John F.Kennedy.Deux autres énormes aéroports internationaux voisins, Newark et la Guardia, desservent également la métropole new-yorkaise.« Si tous les appareils avaient disparu de façon soudaine, sans aucune raison, alors là, évidemment, ce serait autre chose.Mais ce n\u2019est pas le cas », affirme Rudy Kapustin, ancien enquêteur du Bureau national de la sécurité des transports (NTSB).James McKenna, spécialiste de la sécurité aérienne à la revue Aviation Week est d\u2019accord pour récuser l\u2019apparition d\u2019un nouveau « triangle des Bermudes ».« Chaque accident concernait un type d\u2019appareil différent, ils étaient tous à des endroits différents dans le ciel lorsqu\u2019ils ont connu des problèmes et, à chaque fois, les problèmes étaient différents », explique- t-il.« Que les gens se posent des questions, c\u2019est normal », poursuitil, en se disant convaincu « que l\u2019on découvrira qu\u2019il n\u2019y avait rien d\u2019anormal avec l\u2019espace aérien ou l\u2019aéroport ».« Les enquêteurs du FBI (sûreté fédérale) vont certainement à nouveau se pencher sur les dossiers de la TWA et de la Swissair pour voir si, peut-être, ils sont passés à côté de quelque chose.Peut-être qu\u2019il y a un élément commun.Mais je doute qu\u2019ils trouvent quoi que ce soit », conclut James McKenna.Les avions canadiens prémunis contre le Kapton, selon Collenette JULES RICHER PC, OTTAWA Des précautions ayant été prises contre les défaillances potentielles de l\u2019isolant électrique Kapton, le ministre fédéral des Transports, David Collenette, soutient que les avions utilisés par les compagnies canadiennes sont sécuritaires.« Nous avons fait beaucoup d\u2019études sur le Kapton et, à notre avis, avec un bon entretien des avions il n\u2019y a pas de problèmes », a-t-il affirmé hier à sa sortie de la Chambre des communes.Employé dans de nombreux types d\u2019avions commerciaux, le Kapton a été mentionné comme l\u2019une des causes possibles de l\u2019écrasement du Boeing 767 d\u2019EgyptAir, qui a fait 217 morts au large des États-Unis, dimanche.On croit aussi que les défaillances du Kapton auraient eu un rôle à jouer dans l\u2019écrasement d\u2019un MD- 11 de la compagnie Swissair près des côtes de la Nouvelle-Écosse en septembre 1998, une tragédie qui avait fait 229 victimes.L\u2019isolant s\u2019userait prématurément, ce qui causerait des courtscircuits et éventuellement des incendies.Il a d\u2019ailleurs été banni dans les avions de la marine américaine.M.Collenette a précisé que les autorités canadiennes continuaient néanmoins à prendre leurs précautions.« Nous travaillons avec les autorités de l\u2019aviation aux États- Unis pour déterminer s\u2019il y a d\u2019autres processus pour améliorer l\u2019état de nos avions.Mais, à notre avis, il n\u2019y a pas de problèmes, mais on doit toujours prendre garde.« « Mais, en ce qui nous concerne, il n\u2019y a aucun danger à monter à bord des avions au Canada », a-t-il ajouté.PHOTO REUTERS Le Boeing 767 d\u2019Egyptair portait le numéro de série 282 et avait été livré en septembre 1989, trois semaines avant celui de Lauda Air qui s\u2019est écrasé en 1991 au décollage de Bankok en Thaïlande.Le B767 d\u2019EgyptAir construit juste avant celui du Lauda Air accidenté JEAN-LOUIS SANTINI de l\u2019AFP, WASHINGTON Le Boeing 767 de la compagnie EgyptAir qui s\u2019est abîmé dans l\u2019Atlantique portait le numéro de série 282, soit l\u2019appareil situé sur la chaîne d\u2019assemblage juste avant celui de Lauda Air accidenté en Thaïlande en 1991, a indiqué hier un porte-parole de l\u2019avionneur de Seattle.Mais ce porte-parole, Doug Webb a aussitôt insisté sur le fait qu\u2019il « ne fallait pas en tirer des conclusions trop hâtives ».« L\u2019équipe d\u2019enquêteurs examinera tous les scénarios possibles pour essayer de déterminer la cause de l\u2019accident » du vol 990 d\u2019Egyptair, a assuré Doug Webb.Il a précisé que le B767 d\u2019Egyptair portait le numéro de série 282 et avait été livré le 26 septembre 1989, soit environ trois semaines avant celui de Lauda Air, numéro 283, et dont la livraison a été faite le 16 octobre de la même année.Doug Webb n\u2019a pas été en mesure d\u2019indiquer à quelles compagnies aériennes les B767 sortis des chaînes juste avant et après ceux d\u2019Egyptair et de Lauda Air, ont été livrés.Les B767 d\u2019EgyptAir et de Lauda Air étaient sortis des chaînes d\u2019assemblage peu avant que les ouvriers de production de Boeing ne se mettent en grève.Le B767 de Lauda Air s\u2019était écrasé peu après son décollage de Bangkok en 1991 après qu\u2019un inverseur de poussée se soit déclenché accidentellement sur l\u2019un des deux moteurs au moment de l\u2019ascension du biréacteur à environ 3300 mètres (10 000 pieds), précipitant sa chute.Les inverseurs de poussée sont utilisés à l\u2019atterrissage pour aider à la décélération de l\u2019appareil.Sur les 767, ils consistent en de large cônes de métal qui se déploient devant la tuyère d\u2019éjection des réacteurs, détournant la poussée vers l\u2019avant au lieu de l\u2019arrière, contribuant à ralentir l\u2019avion.Le B767 d\u2019EgyptAir \u2014 qui avait effectué 31 000 heures de vol \u2014 a plongé de 11 000 mètres environ (33 000 pieds) à quelque 8 300 mètres (25 000 pieds) la minute, touchant l\u2019eau en moins de deux minutes.Stuart Matthews, le président de l\u2019« Aviation Safety Foundation », un organisme international à but non lucratif chargé de promouvoir la sécurité du transport aérien, a émis trois hypothèses pouvant expliquer l\u2019accident dimanche matin du B767 d\u2019EgyptAir, peu après son décollage de New York.Tout d\u2019abord, une erreur grossière du pilote, voire un acte suicidaire comme cela s\u2019était produit sur un Boeing 737 d\u2019une compagnie thaïlandaise en 1996, est plausible.Mais ce scénario paraît « très peu probable », a dit cet expert.La deuxième hypothèse est celle d\u2019une défaillance structurelle de l\u2019appareil \u2014 telle que la perte d\u2019une pièce essentielle \u2014 ou du système de commande, mettant l\u2019équipage dans l\u2019incapacité de contrôler l\u2019appareil, a expliqué M.Matthews.La troisième possibilité serait l\u2019explosion d\u2019une bombe, a-t-il dit.Mais le B767 ne s\u2019est apparemment pas brisé en vol ou lors de sa plongée et ce, contrairement au vol 800 de la TWA en juillet 96.Le fait que peu de débris et un seul corps aient été retrouvés tend à indiquer que le B767 d\u2019EgytAir était entier au moment où il a touché l\u2019océan, selon M.Matthews. 2LP0602A1102 A6 mardi 2LP0601A1102 ZALLCALL 67 00:58:40 11/02/99 B Le vol 990 d\u2019EgyptAir A 6 R LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 2 NOVEMBRE 1999 Nombreux témoignages de sympathie MARTINE ROUX « C\u2019est trop souvent après sa mort que nous reconnaissons la véritable richesse de l\u2019être disparu et que nous lui témoignons, sans masque, sans calcul et sans artifice, nos sentiments les plus profonds.» L\u2019auteur de ces lignes est nul autre que Claude Masson, au lendemain du décès de l\u2019ex-premier ministre du Québec, Robert Bourassa, en octobre 1996.Aujourd\u2019hui, c\u2019est à lui que sont destinés les hommages qui affluent à La Presse.Par téléphone, par télécopieur, par télégramme ou par courrier électronique, nous avons reçu de nombreux témoignages de lecteurs et d\u2019amis de Claude Masson.Nous ne pouvons malheureusement les publier tous, mais en voici quelques-uns.André Boulerice, député de Sainte-Marie-Saint-Jacques, leader adjoint du gouvernement du Québec : « Mercredi dernier je m\u2019entretenais avec Claude Masson au sujet du journal L\u2019Itinéraire auquel il a toujours apporté son soutien indéfectible.Une remise d\u2019ordinateurs se fait aujourd\u2019hui (hier) et il devait m\u2019y accompagner.Son projet de vacance en Égypte rendant la chose impossible, il a eu la gentillesse de me prévenir et de s\u2019excuser.Voilà une des mesures de cet homme exceptionnel.» Le Conseil de presse du Québec et son président, Michel Roy, ainsi que son secrétaire général, Robert Maltais : « C\u2019est avec tristesse que nous avons appris la disparition de ce pilier de l\u2019information écrite au Québec qu\u2019était l\u2019éditeur adjoint de La Presse, Claude Masson.Les membres du Conseil de presse tenaient M.Masson en haute estime.» La Communauté urbaine de Montréal (CUM) et sa présidente, Vera Danyluk : « La CUM voit disparaître en M.Masson un allié de taille puisqu\u2019à ses vastes connaissances du milieu municipal s\u2019ajoute un intérêt particulier pour les dossiers touchant la Communauté.À ce titre, M.Masson a activement participé au colloque tenu en 1998 à l\u2019UQAM qui examinait l\u2019histoire et la place de la CUM dans la collectivité montréalaise.» Michel Sarrazin, directeur du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) : « Claude Masson a été un interlocuteur privilégié du SPCUM.Fidèle partisan de la police de quartier, il a aussi été sollicité tant pour son rôle d\u2019observateur privilégié de notre société que pour son esprit critique.» Bernard Uzan, directeur général et artistique de l\u2019Opéra de Montréal : « Nous nous étions accoutumés à le voir en compagnie de sa femme à nos représentations.Pendant les entractes, il exprimait toujours avec la plus grande courtoisie, la plus grande gentillesse, son plaisir et sa joie d\u2019être parmi les spectateurs.Il aimait la musique, il aimait l\u2019opéra et nous aimions l\u2019homme.Nous le regretterons.» Claude J.Lapointe, commissaire scout et directeur général, Scouts du Montréal métropolitain : « Il aura été et sera toujours pour le mouvement scout un modèle exemplaire.L\u2019importance d\u2019une personne s\u2019évalue à ce qu\u2019elle lègue à ses pairs.Par son approche humaine, sa présence des plus attentives, l\u2019intérêt qu\u2019il portait aux adultes et aux jeunes qu\u2019il a côtoyés, Claude Masson, vice-chancelier de la Société honorifique, mais avant tout un homme de coeur, aura démontré et favorisé l\u2019importance de l\u2019interrelation avec autrui.» Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFPFTQ) : « Le SCFP reconnaît en M.Masson un homme dont les normes éthiques dans l\u2019exercice de la profession journalistique passaient bien avant la promotion des groupes d\u2019intérêts influents dans notre société.Ses chroniques sur la façon dont s\u2019exerce le métier de journaliste auront très certainement contribué à rehausser la considération du public lecteur pour ce métier essentiel dans toute société démocratique digne de ce nom.» PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse Une gerbe de fleurs.Une gerbe de fleurs apportée par un lecteur anonyme décorait hier la table de travail de Claude Masson.Mis à part ce témoignage d\u2019appréciation hautement significatif, le bureau de l\u2019éditeur adjoint de La Presse est demeuré exactement tel qu\u2019il l\u2019avait laissé tard vendredi soir.Pour tous ses collaborateurs et compagnons de travail comme pour tous les lecteurs de La Presse, l\u2019absence de Claude Masson ne fait que commencer à se faire sentir.Ottawa rend hommage à Claude Masson GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Le Parlement canadien n\u2019a pas manqué hier de souligner la tragédie du vol 990 d\u2019EgyptAir de maintes manières, soit à l\u2019intérieur de l\u2019enceinte des Communes, ce qui sera à jamais inscrit dans les comptes rendus officiels, soit à l\u2019extérieur.Jean et Aline Chrétien ont notamment offert leurs condoléances aux familles des disparus.Au sujet de l\u2019éditeur adjoint de La Presse, le premier ministre a émis un communiqué séparé dans lequel il exprimait ses condoléances aux familles de Claude Masson et de Jeannine Bourdages, « à leurs enfants Bruno et Philippe, ainsi qu\u2019à tous leurs collègues et amis ».« C\u2019est une tragédie épouvantable », avait déclaré auparavant M.Chrétien en point de presse en parlant de l\u2019écrasement du Boeing 767.« Pour nous au Canada, a-t-il poursuivi, nous avons perdu M.Claude Masson qui est un journaliste que je connaissais depuis très très longtemps et qui était président du Nouvelliste (NDLR : avant de revenir à La Presse).Il était un très bon professionnel avec lequel j\u2019ai eu une très bonne relation.Alors, je sais que tous ses confrères sont extrêmement peinés et que nous avons perdu un citoyen exemplaire.» « Tout au long d\u2019une carrière remarquable, a affirmé le premier ministre, il a su se distinguer par son approche fondamentalement humaine du journalisme.Toujours soucieux de rapporter la nouvelle avec équité et objectivité, il tenait néanmoins absolument à respecter la dignité de ceux et celles qui en faisaient l\u2019objet.Ce sens profond de l\u2019éthique, de même que son grand engagement social et communautaire lui ont valu non seulement l\u2019estime mais l\u2019affection de tous ceux qui ont eu la chance de le rencontrer.Son départ prématuré constitue une grande perte tant pour sa profession que pour l\u2019ensemble de notre société.» Pour Gilles Duceppe, le chef du Bloc québécois, « le monde des médias québécois perd un homme d\u2019un grand professionnalisme qui a fait preuve tout au long de sa carrière de rigueur et de passion pour son travail.Il était une référence pour le milieu journalistique ».Aux Communes, Preston Manning, le chef réformiste de l\u2019opposition officielle, y est allé d\u2019une de ses rares déclarations entièrement en français dans laquelle il offrait ses condoléances aux familles des disparus du vol 990.« (.) Aucune parole, a-t-il dit, ne pourrait réduire la douleur causée par cette tragédie, mais nous désirons faire connaître aux familles des victimes que nos pensées et nos prières sont avec elles.» De son côté, le député libéral de Brossard\u2014La Prairie, Jacques Saada, a prononcé dans l\u2019enceinte des Communes un vibrant hommage à Claude Masson.« Le vol 990 d\u2019EgyptAir s\u2019est traduit par une tragédie absolument sans nom pour 18 familles canadiennes, a-t-il déclaré.Même si les mots sont inutiles, je voulais que ces familles sachent que nous tous ici en cette Chambre, tous partis confondus, partageons leur peine.Parmi les victimes, il y avait Claude Masson, l\u2019éditeur adjoint de La Presse, et son épouse, Mme Jeannine Bourdages.Quand une personne peut unanimement être reconnue pour ses qualités humaines, quand elle peut s\u2019attacher avec tant de force et de vérité aux faits et à leur interprétation intègre, quand une telle personne peut traduire si concrètement le rôle social de la presse et des médias en général, c\u2019est que cette personne a réussi sa vie, une vie bien trop courte mais réussie.La liberté et l\u2019humanisme ont perdu aujourd\u2019hui un grand défenseur.» Le député bloquiste de Trois-Rivières \u2014 où Claude Masson a laissé sa marque à la tête du Nouvelliste \u2014, Yves Rocheleau, a également rendu hommage à l\u2019éditeur adjoint de La Presse à l\u2019intérieur même de la Chambre des communes, affirmant que le monde des médias venait de perdre une de ses figures de proue.« (.) Célébré par ses collègues pour ses remarquables qualités professionnelles et humaines, a dit Yves Rocheleau, M.Masson était un journaliste intègre et un citoyen impliqué.L\u2019ayant côtoyé à quelques reprises, j\u2019ai pu apprécier encore récemment la grande affabilité de cet homme sincère et attachant.Le vide qu\u2019il laisse dépasse largement le monde des médias.» Sven Robinson, le député néodémocrate de Burnaby\u2014Douglas en Colombie-Britannique, a aussi pris la parole aux Communes au nom de ses collègues, déclarant que M.Masson avait gagné la reconnaissance pour son engagement envers le journalisme.« Ses éditoriaux, a-t-il dit, ont informé et ont souvent mis au défi la pensée des Québécois et des Québécoises.» Jean Chrétien Grand amateur de théâtre et d\u2019art MARTINE ROUX Dans un agenda déjà fort chargé, entre les soupers (sacrés) avec les amis, son travail, son dévouement à mille et une causes communautaires et la détente en famille, Claude Masson faisait une grande place à l\u2019art, dont le théâtre et la musique.« On se demandait bien où il trouvait le temps ! se souvient une de ses amies, la comédienne Francine Ruel.Il se faisait un devoir d\u2019assister aux premières de théâtre.» Ses goûts étaient hétéroclites, à son image : pièce classique ou production inédite, création québécoise ou étrangère, le couple Masson- Bourdages se pointait au théâtre avec le même enthousiasme.Au Rideau Vert, Claude Masson avait notamment apprécié la présentation de Grace et Gloria (Tom Ziegler) ainsi que celle d\u2019Encore une fois si vous le permettez (Michel Tremblay), se souvient Serge Turgeon, directeur artistique du théâtre.« Il était aussi très porté sur les classiques.Il aimait particulièrement les pièces qui révèlent l\u2019être humain et le tirent vers son avenir.C\u2019était un homme doté d\u2019une grande sensibilité, ce qui rejoint un certain humanisme chez lui, très palpable.Ce qui me fascinait, c\u2019était cette recherche d\u2019équilibre dans toutes les sphères de sa vie.» S\u2019il se gardait bien d\u2019exprimer des critiques négatives, Claude Masson prenait le temps d\u2019envoyer un petit mot de remerciement lorsqu\u2019il avait apprécié une représentation.Ainsi, après avoir assisté à la reprise de La Mort d\u2019un commis voyageur, la saison dernière, il avait félicité par écrit la directrice la Compagnie Jean-Duceppe, Louise Duceppe.« Il m\u2019avait écrit qu\u2019il avait apprécié la pièce, que mon père (feu Jean Duceppe) en aurait été fier.Je l\u2019ai peu connu, mais dès que je l\u2019ai rencontré, j\u2019ai aimé spontanément cet homme chaleureux.Il avait les yeux qui pétillaient toujours, il était plein de vie et de projets.» Il fréquentait aussi le Théâtre du Nouveau Monde, où un siège porte son nom.« Il aimait beaucoup le théâtre, raconte la directrice, Lorraine Pintal.On perd un grand complice et un ami, car on avait appris à apprivoiser M.Masson, son humour, son oeil taquin et sa grande compréhension des enjeux sociaux, politiques et culturels.» Quant à la musique, elle était au centre de sa vie, relate Michelle Courchesne, directrice de l\u2019Orchestre symphonique de Montréal.« C\u2019était un fidèle abonné.Chaque fois qu\u2019il venait à un concert, il avait les yeux tout émerveillés.Son être tout entier vibrait à la musique, c\u2019était pour lui un recueillement et un réel plaisir.Il était le premier arrivé et le dernier parti.Quel homme ! D\u2019une qualité humaine inestimable, qui incarnait le sens profond du mot respect.» « Il aimait le ballet, l\u2019opéra, la musique classique, rappelle Claude Gingras, critique musical à La Presse, qui le guidait à l\u2019occasion dans ses choix musicaux.Comme la plupart des amateurs, il s\u2019intéressait moins à la musique de chambre, moins accessible que d\u2019autres formes de musique.» Ce n\u2019est pas parce qu\u2019il vibrait théâtre et musique que Claude Masson n\u2019appréciait pas le sport.Au contraire : il était un ardent partisan du Canadien de Montréal ! « À chaque début de saison, il jasait un peu avec moi, me demandait si le Canadien allait faire mieux cette année, raconte « son » placier au Centre Molson, Yves Mercier.Je ne le connaissais pas de nom, ça m\u2019a fait tout un choc quand j\u2019ai vu sa photographie dans les médias.C\u2019était un monsieur toujours jovial, toujours souriant.» Francine Ruel 2LP0702A1102 A7 mardi 2LP0701A1102 ZALLCALL 67 00:58:47 11/02/99 B Le vol 990 d\u2019EgyptAir LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 2 NOVEMBRE 1999 R A 7 L\u2019âme de la salle de rédaction Lundi matin à la première heure, je me suis précipitée sur le pas de la porte pour voir si La Presse était arrivée.Je savais exactement ce que j\u2019allais lire dans le journal.J\u2019allais y lire l\u2019annonce de la mort de mon patron Claude Masson qui a péri avec sa femme Jeannine dans l\u2019écrasement du vol 990 d\u2019EgyptAir.J\u2019ai appris dimanche midi que Claude Masson avait disparu à jamais au large de Nantucket, mais la brutalité de son départ me semblait tellement étrange et irréelle que j\u2019avais besoin de le voir écrit noir sur blanc pour le croire.La photo de Claude Masson accompagné de sa femme accaparait la moitié de la une du journal.Sur le coup, je n\u2019ai pas pu m\u2019empêcher de penser que si Claude Masson avait été en poste dimanche, sa légendaire modestie et son sens de l\u2019autodérision lui auraient sans doute fait réduire de moitié la taille de la photo.Prise au cours d\u2019un des galas Excellence de La Presse, la photo le montre en « habit de pingouin », comme se plaisait à dire Jeannine.C\u2019est l\u2019habit qu\u2019il portait lundi soir dernier au souper de la Société des alcools du Québec.Assis à la même table, nous avons passé la soirée à manger comme des rois et à boire des vins sublimes.Ce soir-là, Claude Masson aurait pu aller au Centre Molson pour l\u2019hommage à Maurice Richard.Parce qu\u2019il était sur le point de conclure une entente entre La Presse et la SAQ, il a dû faire un choix.J\u2019imagine que c\u2019est au même genre de choix absurde quand il a été confronté quelques jours plus tard quand il s\u2019est envolé sur EgyptAir plutôt que sur KLM.Reste que lundi dernier, son choix fut des plus judicieux.Il ne cessait d\u2019ailleurs de le répéter chaque fois qu\u2019un sommelier s\u2019approchait de la table pour déboucher un autre grand cru.Tout au long de la soirée j\u2019ai fait des blagues sur son habit de pingouin sans me douter un seul instant qu\u2019il ferait la une du journal avec le même habit une semaine plus tard.Sans me douter non plus que cet habit qu\u2019il portait avec un brin de gêne serait la dernière image que je garderais de lui.n n n Ce matin, je me sens un peu téteuse de faire l\u2019apologie de mon patron.En même temps, je dois admettre que Claude Masson n\u2019était pas un patron au sens traditionnel du mot.Et s\u2019il l\u2019était par moments, c\u2019était avant tout un patron avec lequel je me suis toujours sentie à l\u2019aise mais surtout, libre d\u2019être moi-même et de dire ce que je pensais même lorsque je savais qu\u2019il pensait le contraire.Ce qui était souvent le cas.Lorsque je suis arrivée à La Presse il y a sept ans, Claude Masson m\u2019a fait parvenir des petits mémos signés CM et agrafés à une chronique qui correspondait à la ligne journalistique qu\u2019il voulait que je maintienne.Il y avait un ennui : les chroniques qu\u2019il aimait et pour lesquelles il me félicitait étaient systématiquement celles dont j\u2019étais le moins fière.Un jour, je le lui ai dit.Il n\u2019a pas sauté au plafond, n\u2019est pas sorti de ses gonds.Il a ri et acquiescé au fait qu\u2019au plan de l\u2019information, nous n\u2019étions pas sur la même longueur d\u2019ondes et ne le serions probablement jamais.Il n\u2019est pas donné à tous les patrons de cultiver avec le personnel des rapports basés sur la cordialité plutôt que sur le pouvoir ou l\u2019autorité.Claude Masson, lui, le faisait tout naturellement, sans affectation aucune.Ce n\u2019était pas par grandeur d\u2019âme.C\u2019était dans son tempérament.Ça et une sorte d\u2019enthousiasme juvénile pour la vie d\u2019une salle de rédaction, une vie en dents de scie dont il appréciait davantage les temps morts mais dont les frénésies soudaines, les coups de gueule et les sauts d\u2019humeur le titillaient plus qu\u2019il n\u2019osait l\u2019admettre.Claude Masson n\u2019était pas du genre à vivre terré dans son bureau.Sa porte était toujours ouverte et son bureau souvent vide du fait qu\u2019il passait davantage de temps dans la salle de rédaction.S\u2019il y avait une personne qu\u2019on était assuré de voir en entrant dans la salle de rédaction, c\u2019était bien lui.Claude Masson a dû y user des dizaines de semelles de souliers.Je le revois encore traverser à tout bout de champ la salle d\u2019un pas pressé, décravaté, les manches de chemise relevées avec, accroché au visage, cet air de boy scout et de bouteen- train perpétuel.Tant et si bien qu\u2019à force d\u2019assurer une permanence tranquille au coeur de la fugacité des choses, à force de toujours tenir le fort, Claude Masson, je m\u2019en rends compte aujourd\u2019hui, est devenu malgré lui un peu l\u2019âme de cette salle de rédaction.Il existe plusieurs définitions de l\u2019âme.L\u2019âme peut être un élément vital et essentiel à une chose ou alors une façon d\u2019animer une entreprise collective.La définition qui convient le mieux à Claude Masson est sans doute la deuxième.Il était l\u2019âme de la rédaction dans la mesure où par le simple fait de sa présence physique, par le fait de sa constance, il animait cette entreprise collective qu\u2019est la production quotidienne d\u2019un journal auquel il croyait plus fort que tout.Claude Masson n\u2019était pas un homme de grands éclats, de grands émois ni un personnage haut en couleurs ou en colères.L\u2019histoire dira un jour s\u2019il a réussi ou non à faire grandir ce journal.Une chose est certaine, il a installé dans la salle un degré de confort et de détente qu\u2019on ne retrouve pas ailleurs.Certains diront qu\u2019un journal n\u2019a pas à être confortable.Que les journalistes doivent y vivre sur la brèche plutôt que dans leurs pantoufles.C\u2019est peut-être vrai.Reste que la vie est courte.Un peu de confort moral et professionnel est peut-être la meilleure façon de la prolonger.Pour une fois, Claude Masson aurait été d\u2019accord avec moi.Malheureusement, il ne lira jamais ce que je viens d\u2019écrire sur lui.Depuis que j\u2019ai commencé cette chronique, je n\u2019ai cessé de fixer la porte close de son bureau.En d\u2019autres circonstances, cette porte fermée aurait été le signe que le patron est parti en voyage.Mais aujourd\u2019hui, cette porte fermée cache un bout d\u2019âme de la rédaction.Un bout d\u2019âme qui s\u2019est envolé à jamais.Nathalie Nombreux témoignages de sympathie 33 officiers égyptiens étaient à bord Marc Blondeau, vice-président de TVA : « Claude était un collègue apprécié et inspirant de même qu\u2019un ami pour plusieurs d\u2019entre nous.L\u2019équipe de l\u2019information du Groupe TVA est de tout coeur avec le personnel de La Presse à l\u2019occasion de cette épreuve qui vous afflige.» Gilles Taillon, président du CPQ: « La profondeur de sa pensée, ses interpellations à un engagement social toujours plus grand ne laissaient nulle personne indifférente.Nous retiendrons de Claude Masson sa grande humanité, son attachement à suivre le cheminement de la société d\u2019aujourd\u2019hui, redéfinissant au passage la réflexion qu\u2019il devait susciter.Sa parole, ses écrits conféraient un sens à ses actions et demeurent une source d\u2019inspiration inépuisable pour nous qui lui survivons.» Maurice Jannard, président du Syndicat des travailleurs de l\u2019information de La Presse : « Les employés de la salle de rédaction viennent de perdre pour leur part un dirigeant, qui au-delà de ses responsabilités administratives, avait su gagner l\u2019affection personnelle des femmes et des hommes qui oeuvrent au Service de l\u2019information.Avec ce triste événement, nous réalisons une autre fois qu\u2019en dépit de nos rôles respectifs dans les tâches quotidiennes, le journal La Presse forme et demeure une grande famille.» Russ Mills, éditeur, Ottawa Citizen : « Lors de mes rencontres avec lui, il m\u2019a toujours impressionné par ses grandes qualités d\u2019homme d\u2019information ainsi que par sa compassion comme être humain.Sa mort est une grande tragédie.» Raymond Bonneau, directeur général, Fédération québécoise des centres communautaires de loisir : « Claude Masson est brusquement disparu une de ces nuits troubles qui peut faucher tout d\u2019un coup ce que la vie donne de meilleur.Ça fait 25 ans qu\u2019il était conseiller bénévole pour la Fédération.Nous voulons évoquer particulièrement la générosité de cet homme, qu\u2019il qualifierait, lui, de sens social, de solidarité avec l\u2019humanité.Il était un homme donné à ses citoyens, non seulement dans sa profession mais aussi dans des organismes dont il reconnaissait le rôle incontournable pour une société d\u2019égalité.» Associated Press WASHINGTON Trente-trois officiers de l\u2019armée égyptienne se trouvaient à bord du Boeing 767 d\u2019EgyptAir qui s\u2019est abîmé en mer, dimanche, au large des côtes américaines, a déclaré hier à Washington le porte-parole du Pentagone, Kenneth Bacon.Il s\u2019agissait pour la plupart de pilotes de l\u2019armée de l\u2019air qui étaient venus aux États-Unis pour s\u2019entraîner.Ils rentraient chez eux.Au moins un général se trouvait dans leurs rangs.Selon Kenneth Bacon, certains officiers avaient rendu visite à des fournisseurs d\u2019équipements militaires, et d\u2019autres participaient à des programmes d\u2019entraînement, notamment sur des hélicoptères.Si Israël est le premier pays bénéficiaire de l\u2019aide étrangère des États-Unis, l\u2019Égypte arrive en deuxième position, avec des liens militaires particulièrement importants.600 enquêteurs du FBI mobilisés PHOTO AP Comme Max et Judy Bowman (notre photo), de Huntinton Beach (Californie), la plupart des victimes américaines du vol 990 d\u2019EgyptAir étient des retraités qui partaient en vacances.Agence France-Presse WASHINGTON La sûreté fédérale américaine (FBI) a mobilisé 600 agents dans le cadre du volet criminel de l\u2019enquête sur la catastrophe du Boeing 767 d\u2019Egyptair, qui s\u2019est abîmé en mer dimanche au large des côtes du Massachusetts, faisant 217 morts, a indiqué hier un responsable du FBI.« Ce chiffre variera suivant les jours et les pistes que nous suivrons », a déclaré ce responsable, sous couvert de l\u2019anonymat.Le FBI procède notamment à l\u2019interrogation de toutes les personnes \u2014 employés aéroportuaires, passagers, membres d\u2019équipage, etc.\u2014 qui sont entrées en contact avec l\u2019avion sur les trois aéroports américains où l\u2019avion s\u2019est posé avant l\u2019accident : Newark, au New Jersey, New York et Los Angeles, a-t-il précisé.Comme toujours au début d\u2019une telle enquête, le FBI s\u2019occupe du volet criminel de l\u2019affaire, tandis que le Bureau national pour la sécurité des transports (NTSB) s\u2019occupe, lui, du volet civil et des aspects techniques de l\u2019enquête.L\u2019implication du FBI dans l\u2019enquête ne présume pas de la nature criminelle ou accidentelle de l\u2019accident, a cependant tenu à préciser à Newport, au Rhode Island, le responsable du FBI chargé de l\u2019enquête, le lieutenant Barry Mawm.« À ce stade, rien ne laisse à penser qu\u2019il y ait eu un geste criminel », a-t-il dit.De nombreux retraités américains parmi les victimes du vol 990 Agence France-Presse NEW YORK De nombreux retraités, en route pour des voyages organisés dans la vallée du Nil, figuraient parmi les passagers du vol d\u2019EgyptAir qui s\u2019est abîmé dimanche au large des côtes américaines, a-t-on appris hier de sources concordantes.Eugenia Rhodes, 80 ans, s\u2019était notamment offert ce voyage pour son anniversaire, a expliqué son pasteur, Leonetta Bugleisi, de la Beverly Unitarian Church de Chicago.Amoureuse des voyages, elle s\u2019était déjà rendue en Chine, en Russie et en Indonésie, et est morte «en faisant ce qu\u2019elle aimait le plus», a-t-il ajouté.Une agence de voyages de Boston, Grand Circle Corp, spécialisée dans les vacances pour personnes de plus de 50 ans, a précisé qu\u2019elle avait embarqué 44 passagers à bord du Boeing d\u2019EgyptAir, venant principalement de l\u2019ouest des États- Unis.Leur voyage de deux semaines comprenait une croisière sur le Nil.Le maire de New York Rudolf Giuliani avait également indiqué dimanche qu\u2019au moins un autre groupe de touristes faisait partie des 217 victimes.Newport devient le centre de l\u2019enquête Agence France-Presse NEWPORT, Rhode Island La ville de Newport, au Rhode Island, se préparait hier matin à devenir le centre de l\u2019enquête sur l\u2019accident du vol 990 d\u2019EgyptAir, alors que les recherches se poursuivaient avec peu d\u2019espoir de retrouver des survivants.Une cohorte de responsables locaux et fédéraux, et d\u2019enquêteurs devaient arriver dans cette ville où les garde-côtes américains ont installé le quartier-général de leurs opérations de recherche.L\u2019enquête pourrait durer des mois dans les installations de la base maritime de Quonset Point, selon les responsables du Bureau national de la sécurité des transports (NTSB), qui ont déclaré avoir choisi cet endroit en raison de ses hangars, de ses pistes et de ses bassins en eau profonde.Selon les enquêteurs, cette base est idéale car elle dispose de bâtiments assez grands pour abriter les restes du Boeing 767 et servir de morgue temporaire pour les victimes de la catastrophe.Deux cent dix-sept personnes étaient à bord de l\u2019avion au moment de l\u2019accident.Le porte-parole de la base, Robert Krekorian, a indiqué que des ouvriers avaient travaillé dimanche soir pour tranformer un gymnase en centre de presse.Les responsables du NTSB ont indiqué que le quartier général de l\u2019aide aux familles serait installé à Providence, la capitale de l\u2019État du Rhode Island (1 million d\u2019habitants), où les membres des familles des victimes étaient attendus hier. 2LP0801A1102 A-8 MARDI g n ral 2LP0801A1102 ZALLCALL 67 07:57:02 11/02/99 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 2 NOVEMBRE 1999 Île de Montréal On dansera au Rialto même si les experts de la Ville le déconseillaient à cause du bruit GILLES GAUTHIER Le comité exécutif de Montréal a repoussé, mercredi dernier, l\u2019objection des urbanistes de la Ville à ce que le propriétaire de l\u2019ancien théâtre Rialto puisse aménager une discothèque et une salle de réception dans le bâtiment de l\u2019avenue du Parc.Les spécialistes municipaux estimaient que ces usages provoqueraient un niveau de bruit inacceptable dans un secteur où se trouvent des logements.Le propriétaire avait demandé l\u2019autorisation d\u2019aménager un bar complémentaire à la salle de spectacles ainsi qu\u2019une salle de danse et de réception.Le 22 octobre, les spécialistes en aménagement de la Ville, écrivaient qu\u2019« à notre demande, le propriétaire a déposé une expertise acoustique qui propose, entre autres, un mur à l\u2019arrière de la scène pour pallier à d\u2019éventuels problèmes de bruit.Selon une estimation des intervenants compétents dans ce domaine à la Ville, il apparaît que l\u2019opération d\u2019une discothèque ou d\u2019une salle de réception dans l\u2019ancien théâtre pourrait induire des nuisances supplémentaires en terme de bruit pour le voisinage.Il n\u2019est donc pas recommandé d\u2019autoriser ces usages et de déroger au Règlement sur le bruit.» Claude Forcier, directeur du Service du développement économique et urbain, auquel ont été intégrés les urbanistes, transmettait le même jour au comité exécutif une recommandation conforme à cet avis.Le 27, le comité exécutif la rejetait et donnait le mandat d\u2019inscrire à l\u2019ordre du jour de la réunion du 9 novembre de la Commission du développement urbain (CDU) du conseil municipal un projet de règlement autorisant, outre le bar, les activités de salle de danse et de réception.« Il s\u2019agit d\u2019une commande politique », déclarait hier la conseillère municipale Helen Fotopulos (Mile-End), qui suit de près le dossier du Rialto.« Cette politicaillerie est inacceptable et nous organisons la mobilisation.Ce n\u2019est plus de l\u2019ingérence politique, mais de la gestion politique.» Elle se réjouit toutefois du fait que les fonctionnaires n\u2019aient pas eu à mentir et à rédiger un rapport de complaisance.« Le service nous a donné l\u2019heure juste.C\u2019est la première fois et c\u2019est surprenant, mais aussi rassurant.» De plus, le document recommandant de ne pas donner suite à la demande du promoteur a été rendu public, ce qui n\u2019est pas habituel.Lors d\u2019une réunion tenue le 8 octobre, la Commission Jacques-Viger émettait un avis favorable à la demande d\u2019occupation du bâtiment à des fins de salle de spectacles et de bar « à la condition que des mesures efficaces de mitigation du bruit soient prises ».On peut se demander pourquoi elle n\u2019a pas étudié la requête d\u2019aménager une salle de danse et de réception, sur laquelle le Service du développement économique et urbain ne s\u2019est prononcé que le 22.Ce dernier signalait par ailleurs qu\u2019outre le bruit, l\u2019exploitation de la salle de spectacles aurait à elle seule des conséquences sur le stationnement et sur l\u2019achalandage.Le théâtre est entouré, sur l\u2019avenue du Parc, de bâtiments dont le rez-de-chaussée est occupé par des commerces et les étages par des logements.À l\u2019arrière, une ruelle le sépare des habitations de la rue Jeanne- Mance.Les boissons alcooliques ne pourront être vendues que pendant la tenue de spectacles, danses ou réceptions.Aucune enseigne visible de l\u2019extérieur ne pourra signaler la présence du bar.PHOTOTHÈQUE ROBERT MAILLOUX, La Presse © L\u2019édifice du Rialto, avenue du Parc à Montréal 2800664 Montréal se dit prêt pour le bogue MICHÈLE OUIMET La Ville de Montréal est prête à affronter le passage à l\u2019an 2000.C\u2019est du moins ce qu\u2019a déclaré, hier, en conférence de presse le président du comité exécutif, Jean Fortier.« Tout ce qu\u2019on peut craindre, c\u2019est que le ciel nous tombe sur la tête », a-t-il lancé en boutade.En plus d\u2019Alain Michaud, directeur du Service de protection des incendies, et de Gerry Weiner, responsable du centre des mesures d\u2019urgence, une douzaine de personnes accompagnaient Jean Fortier, soit des hauts fonctionnaires de la Ville et des représentants d\u2019Urgences Santé et de la régie régionale de la santé.Curieusement, personne du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal n\u2019était présent.Pourquoi ?À cause d\u2019un simple imbroglio, a-t-on affirmé.M.Fortier a voulu se montrer rassurant.« La Ville de Montréal a tout mis en oeuvre pour que le passage à l\u2019an 2000 se fasse dans le calme et l\u2019harmonie.» La Ville a investi 11,6 millions pour s\u2019assurer que son système informatique passe sans problème en 2000.Plus de 90 % de la tâche a été accomplie.Seuls les 5000 micro-ordinateurs utilisés par les employés ne sont pas encore conformes.« Il a fallu vérifier et, dans certains cas, modifier des dizaines de milliers de programmes informatiques, une centaine de serveurs locaux, une vingtaine de serveurs départementaux et un serveur central utilisé par 4000 employés, a expliqué Samuel Kairy, directeur du projet an 2000.On s\u2019est aussi assuré que les 350 fournisseurs de la Ville répondaient eux-mêmes aux normes.» La Ville a simulé le passage à l\u2019an 2000 dans ses deux usines d\u2019eau potable.Celle d\u2019Atwater a complètement bloqué et la Ville a dû investir 310 000 $ pour lui permettre de fonctionner lors du passage fatidique du 31 décembre au 1er janvier.Si tout bloque, la Ville affirme qu\u2019elle peut faire fonctionner ses usines de production et de pompage manuellement.Les endroits stratégiques, comme les systèmes de production d\u2019eau potable, la gestion des appels au service des incendies, le contrôle des feux de circulation, le système de chauffage des serres du Jardin botanique, le Biodôme et le Complexe environnemental de Saint-Michel sont sous contrôle et des scénarios ont été élaborés pour prévenir les incidents.« Les employés de la Ville seront mobilisables et 700 d\u2019entre eux seront déployés sur le terrain », a dit le chef des pompiers, Alain Michaud.Même si de nombreux fêtards arpenteront les rues de Montréal dans la nuit du 31 décembre, la Ville croit qu\u2019elle peut les encadrer et qu\u2019il n\u2019y aura pas de grabuge.Environ 700 à 800 policiers supplémentaires seront en service ce soir-là.Ils auront fort à faire.Il y aura près de 600 000 personnes au centre-ville et les bars seront ouverts toute la nuit jusqu\u2019à 8 h le premier de l\u2019An.Le président du comité exécutif reste optimiste et il n\u2019a pas peur des dérapages qui pourraient être provoqués par des fêtards éméchés.« C\u2019est l\u2019hiver, on n\u2019est pas dans un contexte de long hot summer .On pense que ça va se faire dans l\u2019ordre », a-t-il prédit.2784827 2LP0901A1102 A09 mardi 2LP0901A1102 ZALLCALL 67 00:51:16 11/02/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 2 NOVEMBRE 1999 A 9 Île de Montréal Courtoisie, prudence et confort manquent en taxi Un sondage du ministère des Transports montre plus d\u2019insatisfaction à Montréal MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Aux yeux des Québécois, le confort des taxis, la courtoisie de leurs chauffeurs et leur prudence laissent grandement à désirer, conclut un sondage réalisé pour le compte du ministère des Transports.Et c\u2019est dans l\u2019île de Montréal que le taux d\u2019insatisfaction est le plus élevé.La firme Baromètre, qui a réalisé ce sondage obtenu par La Presse, constate que l\u2019indice de satisfaction ne franchit pas non plus la barre des 80, à partir de laquelle on la juge élevée, lorsqu\u2019il s\u2019agit de mesurer la perception de la sécurité mécanique des taxis (70), de leur propreté (71) et du sentiment de sécurité des voyageurs (74).L\u2019indice est encore plus faible pour ce qui est de la prudence des conducteurs (59), leur courtoisie (67) et le confort des voitures (69).« Il y a donc des améliorations à apporter à ces niveaux », insistent les sondeurs.La connaissance du territoire par les conducteurs mérite un indice plus élevé à 78, mais ce n\u2019est que sur la question des délais d\u2019attente, jugés raisonnables, qu\u2019on franchit la barre des 80 (81), ainsi que sur la disponibilité des voitures (88).Pas moins de 42 % des Montréalais ont par ailleurs affirmé avoir vécu au cours de la dernière année une situation où le chauffeur a été imprudent, contre 28 % ailleurs ; 45 % des Montréalais ont aussi rapporté avoir été conduits par un chauffeur qui ne connaissait pas le chemin pour se rendre à destination, contre 28 % en province.Enfin, plus du quart des Montréalais (27 %) ont été en rapport avec un conducteur ne parlant pas suffisamment leur langue.Baromètre explique le niveau de satisfaction moindre des Montréalais, plus particulièrement dans le centre-ville, par l\u2019état du parc de taxis de la métropole.Sur la question de la prudence des conducteurs, par exemple, les répondants de la métropole ne donnent un indice de satisfaction que de 51, soit onze points de moins qu\u2019en région.Baromètre souligne aussi que l\u2019industrie a un problème d\u2019image, car « les personnes qui ne prennent jamais le taxi ont une perception plus négative des aspects mesurés que les usagers ».Consolation pour les chauffeurs : la majorité des répondants (61 %) estiment les tarifs raisonnables.Réalisé auprès de 1300 répondants dans tout le Québec entre le 17 et le 23 septembre, le sondage a été commandé par le ministre des Transports, Guy Chevrette, dans le cadre de la consultation qu\u2019il mène en vue d\u2019une réforme du transport par taxi.Devant l\u2019état inquiétant de la flotte de taxis, notamment à Montréal, où l\u2019âge moyen des véhicules est de neuf ans, Guy Chevrette proposait le printemps dernier dans un livre vert que les nouveaux véhicules n\u2019aient pas plus de deux ans lors de leur première immatriculation.Mais après deux semaines d\u2019audiences en commission parlementaire, il s\u2019est dit d\u2019avis vendredi dernier que cette limite serait trop sévère.« De l\u2019avis de tous, une limite d\u2019âge à quatre ans serait plus facilement applicable dans la situation économique actuelle de l\u2019industrie du taxi », argue-t-il, ajoutant que des vérifications mécaniques obligatoires plus nombreuses « pourraient peut-être faire partie de la solution ».Selon Baromètre, 78 % des Québécois sont favorables à une réglementation limitant l\u2019âge des taxis.Ils suggèrent 5,5 ans alors que les Montréalais, eux, proposent 6,4 ans.C\u2019est évidemment dans l\u2019île de Montréal, où on compte 4477 des 8000 taxis du Québec, qu\u2019on retrouve la plus forte proportion d\u2019habitués du taxi.Plus du tiers des Montréalais sont des usagers.On remarque d\u2019ailleurs que si l\u2019automobile est le principal moyen de transport de 77 % des Québécois, cette proportion tombe à 50 % dans l\u2019île de Montréal, où le transport en commun est beaucoup plus utilisé.PHOTOTHÈQUE ROBERT MAILLOUX, La Presse Les Québécois ne se sentent pas très en sécurité en taxi, révèle le sondage de la firme Baromètre.2743318 2801240 2745849 2LP1001A1102 A-10 MARDI g n ral 2LP1001A1102 ZALLCALL 67 00:54:35 11/02/99 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 2 NOVEMBRE 1999 Place des Arts: séance de conciliation jeudi Un «doigt d\u2019honneur» de jeunes de la rue impliqués La direction de la Place des Arts et le syndicat représentant ses 152 techniciens en grève depuis le 23 juin, ont été convoqués jeudi à une rencontre de négociations par la conciliatrice du ministère du Travail, Monique Richard.Quatre points séparent encore les parties d\u2019un règlement : les vacances, la nomination des chefs d\u2019équipe, l\u2019entraide des chefs d\u2019équipe et les heures supplémentaires.La semaine dernière, le porteparole de l\u2019Alliance internationale des employés de scène, de théâtre et de cinéma (AIEST) qui représente les techniciens, déclarait qu\u2019un règlement était à portée de main.Mais dès le lendemain, le président de la PdA, M.Clément Richard, donnait un son de cloche moins optimiste.LILIANNE LACROIX Depuis plus de trois mois, six jeunes de la rue de 17 à 24 ans s\u2019escriment à travailler au projet « Majeur », produisant un magazine mensuel, le Suspectus , en plus d\u2019organiser des ateliers et des événements éducatifs et artistiques à l\u2019intention des jeunes de leur communauté.Ils travaillent et ils adorent ça.« J\u2019aime pas produire, j\u2019aime mieux créer.Et c\u2019est ça que j\u2019ai l\u2019impression de faire ici.La chaîne de montage, c\u2019est pas pour moi.J\u2019aurais beau être plus conforme, porter veston et cravate et marcher comme un straight, je penserais tout de même ainsi », déclare Jean Gabriel.« J\u2019ai reçu ma paie quand j\u2019ai su que j\u2019étais engagée.C\u2019est la première fois que j\u2019ai un emploi légal, un vrai emploi et je me sens superbien là-dedans », lance Jenny, encore emballée.« On doit se lever le matin, dit Véronique.Si je n\u2019y étais pas obligée, je me lèverais à 17 h, comme avant.Tu sais, quand t\u2019as rien d\u2019utile et de constructif à faire et pas une crisse de cenne dans les poches, tu relaxes et tu prends ça cool.Au lieu de faire des niaiseries, t\u2019es mieux de rester couchée.Maintenant, c\u2019est différent.» D\u2019aussi loin qu\u2019elle se rappelle, Véro a toujours dessiné pour s\u2019exprimer.Maintenant, on lui fournit non seulement l\u2019occasion de dessiner, mais même un public avec qui partager ses oeuvres.Même si l\u2019immense majorité des jeunes de la rue n\u2019ont pas d\u2019emploi régulier, leurs chums du Majeur insistent : « Les gens ont l\u2019impression qu\u2019ils ne font rien, mais ce n\u2019est pas vrai.Ils ont une vie culturelle intense, font partie de bands, écrivent, font de la peinture, etc.» Dans l\u2019édition de leur journal, une règle les gouverne : pas de censure, tout le monde a le droit de s\u2019exprimer.« Ce n\u2019est surtout pas du journalisme objectif, on est plein de préjugés et on veut les exprimer », insistent-ils.Des poèmes coups de poing de David qui raconte son « lendemain d\u2019apocalypse au coeur de la salle de bain », aux odes à l\u2019amour et à la tendresse en passant par les éditoriaux corrosifs où ils attaquent un journaliste qui a eu le malheur de parler d\u2019eux sans trop s\u2019y connaître, tout y passe.Conçu par les jeunes, le journal est destiné aux jeunes qui sont invités à y contribuer pour y partager la culture de la rue.« Même certains bourgeois s\u2019y intéressent, mais c\u2019est d\u2019abord fait pour nous », déclare David.Cette immense invitation à toute leur communauté vaut aussi pour le projet d\u2019immenses casse-tête qui doivent constituer une murale pour orner l\u2019organisme Cactus, pour ce livre qu\u2019ils envisagent où chacun pourra s\u2019exprimer, pour la conception de sculptures faites des matériaux recyclés et qui serviront de décor à une performance artistique ou encore pour ce méga-show du jour de l\u2019An qu\u2019ils préparent.Au milieu de toutes ces activités, ils organisent même un dîner parentsenfants.Le nom de baptême du projet « Le Majeur » ne traduit pas des idées de grandeur.Le majeur, c\u2019est l\u2019évocation du doigt levé à la société à laquelle les jeunes de la rue disent d\u2019aller se faire cuire un oeuf des deux bords ! « Les jeunes sont pas toujours dans la rue par choix, déclare Jennie.La marginalité, c\u2019est pas un choix, c\u2019est quelque chose avec lequel on apprend à vivre.» David, qui vendait ses poèmes dans la rue avant même de faire partie de l\u2019équipe, sursaute : « C\u2019est notre choix d\u2019être dans la rue.On choisit d\u2019être là plutôt que quelque part d\u2019autre où on voulait nous maintenir de force.» Face à cette question existentielle, les esprits bouillonnent, la discussion aussi.Être ou ne pas être forcés à la rue, là est toute la question.Pour la première fois, tous parlent en même temps, pressés de donner leur point de vue, de contredire une vision qu\u2019ils ne partagent pas.Animatrice, coordonnatrice du projet aussi, Tasha encourage les jeunes à fouiller le sujet plus à fond.Le dilemme shakespearien, ça doit être thérapeutique selon elle.Pas question de faire allusion au passé, toutefois ! « L\u2019important, c\u2019est le présent », rappelle-t-elle vivement dès le premier écart avant de s\u2019inquiéter, soucieuse, de l\u2019image qui pourrait être projetée par un journal « straight ».\u2014 J\u2019espère que vous ne direz pas qu\u2019il y a, d\u2019un côté, les bons jeunes de la rue et de l\u2019autre côté, les autres.2801235 PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Tous font un peu de tout au Majeur et au magazine Suspectus, mais ils ont tous leur spécialité: on vous présente donc David le poète; Véronique la dessinatrice; Véronique la metteure en pages et Jean Gabriel l\u2019artiste.2796757 2LP1199A1102 A-11 MARDI g n ral 2LP1199A1102 ZALLCALL 67 08:12:35 11/02/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 2 NOVEMBRE 1999 A 11 2797902 Un écolier est mort et dix ont été blessés lors de la rentrée 99 La sensibilisation des automobilistes se solde par un bilan moins bon que l\u2019an dernier MARCEL LAROCHE En dépit d\u2019une campagne de sensibilisation exhaustive auprès des automobilistes, un écolier a perdu la vie et dix autres ont été blessés dans des accidents de la circulation survenus pendant la rentrée scolaire 1999 dans l\u2019île de Montréal.Durant l\u2019opération Rentrée scolaire qui s\u2019est déroulée du lundi 30 août au vendredi 17 septembre, le Service de police de la CUM a délivré 4653 constats d\u2019infractions à des conducteurs, dont plus de la moitié (2315) pour vitesse excessive en zone scolaire.C\u2019est ce que révèle le rapport de l\u2019agent Pierre Bénard, de la section sécurité routière du SPCUM, qui a coordonné cette campagne annuelle visant à réduire les accidents impliquant des écoliers.Les statistiques montrent cependant une légère détérioration par rapport à 1998, alors que le SPCUM avait déploré une perte de vie et quatre blessés dans cinq accidents de la circulation.L\u2019accident mortel de cette année est survenu le 13 septembre lorsqu\u2019un écolier de 11 ans a été renversé par une voiture à l\u2019intersection du boulevard Saint-Jean et de la rue Lake, à Dollard-des-Ormeaux.Par ailleurs, le rapport indique une baisse du nombre de constats d\u2019infractions en 1999 : 4653 comparativement à plus de 5000 en 1998.Cette légère baisse serait cependant imputable au fait que la campagne de sécurité s\u2019est échelonnée sur trois semaines, alors qu\u2019elle avait duré un mois l\u2019an dernier.L\u2019opération Rentrée scolaire, à laquelle ont participé activement des policiers des 49 postes de quartiers du SPCUM, consiste principalement à exercer une surveillance spéciale aux abords de toutes les écoles.Pendant cette campagne de sécurité routière, les policiers de la CUM ont émis 1488 contraventions diverses (arrêts obligatoires, feux rouges et virages interdits) près des écoles, ont visité 503 institutions primaires et ont surveillé 1854 traverses protégées par des brigadiers scolaires.EN BREF 2797573 Femme blessé n Une femme de 37 ans a été blessée d\u2019un coup de couteau au thorax, vers 5 h 30 hier matin, après avoir été impliquée dans une altercation avec deux hommes dans une maison de chambres située à l\u2019angle du boulevard Saint-Laurent et de la rue Sainte-Catherine, au centre- ville de Montréal.Alertés par le gérant de l\u2019établissement qui venait de trouver la cliente ensanglantée, les policiers de la CUM n\u2019ont pu retracer les suspects, deux hommes dans la vingtaine qui s\u2019étaient enfuis à bord d\u2019une voiture de couleur bourgogne.La victime de cette agression armée a été transportée à l\u2019hôpital, où elle a été soignée pour des lacérations superficielles.Tentative de vol n Pour avoir refusé de donner le contenu du tiroir-caisse, un changeur du métro de Montréal a subi les foudres d\u2019un voleur qui lui a asséné un violent coup de crosse de revolver en plein visage, avant de s\u2019enfuir les mains vides.L\u2019incident est survenu vers 10 h hier matin à la station de métro Honoré-Beaugrand, dans l\u2019est de la métropole, au moment où l\u2019employé de la STCUM a été attaqué par le bandit brandissant une arme de poing.Voyant que le préposé refusait de remettre l\u2019argent, le voleur l\u2019a frappé au visage avec son arme pour ensuite tirer des coups de feu en direction de deux agents de sécurité de la STCUM lancés à ses trousses.Les gardiens n\u2019ayant pas été blessés et aucun dommage n\u2019ayant été constaté dans le métro, les policiers de la CUM croient que le voleur âgé de 35 à 40 ans aurait été armé d\u2019un pistolet de départ.Quant au changeur du métro, il en a été quitte pour quelques points de suture au front.Incendies criminels n Moins de 15 jours après l\u2019incendie qui a complètement ravagé la brasserie Chez l\u2019père Gédéon du boulevard Métropolitain, à Anjou, des individus ont tenté de faire subir un sort identique à un autre établissement de cette chaîne situé au 7680 du boulevard Saint-Michel, dans le nord de Montréal.Après avoir rapidement maîtrisé ce début d\u2019incendie survenu vers 23 h 35 dimanche, les pompiers ont trouvé à l\u2019intérieur du commerce deux bidons d\u2019essence devant servir à activer les flammes.Différents indices, dont l\u2019utilisation d\u2019accélérant et la façon de procéder ressemblant à s\u2019y méprendre à celle utilisée par les gangs de motards, laissent croire aux policiers que les deux attentats seraient l\u2019oeuvre des mêmes incendiaires.Par ailleurs, les propriétaires des six brasseries du père Gédéon (quatre à Montréal, une à Greenfield Park, sur la Rive-Sud, et une autre à l\u2019extérieur de la région métropolitaine), n\u2019auraient fait l\u2019objet d\u2019aucune menace. 2LP1201A1102 A12 mardi 2LP1201A1102 ZALLCALL 67 00:53:10 11/02/99 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 2 NOVEMBRE 1999 Laval/Laurentides Sainte-Thérèse: trois anciens alliés s\u2019affrontent JEAN-PAUL CHARBONNEAU À la suite de la dissolution en 1996 du parti porté au pouvoir en novembre 1995 à Sainte-Thérèse, trois hommes jadis membres de cette équipe se font aujourd\u2019hui la lutte pour devenir maire de cette municipalité dimanche prochain.Deux d\u2019entre eux, Élie Fallu, maire sortant, et Michel Mathieu, se présentent chacun avec une équipe complète de huit candidats aux postes de conseillers, tandis que Gérald Graton fait campagne à titre d\u2019indépendant.Dans cette municipalité des Basses-Laurentides, le conseil municipal est composé de huit élus, en plus du maire.C\u2019est M.Fallu qui a décidé de dissoudre sa formation.« Les débats s\u2019éternisaient, c\u2019était devenu intenable.Il fallait prendre une décision, la situation ne pouvait plus durer.Michel Mathieu a été l\u2019un des premiers à partir.En 1998, M.Graton a annoncé qu\u2019il se présentait comme maire aux prochaines élections avec une équipe complète, il est seul aujourd\u2019hui », a souligné M.Fallu qui a déjà été ministre dans le gouvernement de René Lévesque.Avant de se lancer en politique provinciale, il était professeur au cégep Lionel-Groulx.Maire depuis 1987, M.Fallu a refait sa formation, qui a été enregistrée au bureau du directeur général des élections sous le nom d\u2019Équipe Fallu 2000.Sur la première page du programme, il est écrit : « Génération nouvelle ! Sainte- Thérèse prend le virage de l\u2019an 2000, modernisation des services municipaux ».Élu en 1987 également, Michel Mathieu, un médecin, a travaillé avec M.Fallu jusqu\u2019en 1996.« L\u2019équipe Fallu de 1995 a perdu 55 % de ses effectifs, soit cinq conseillers sur huit.Moi, je n\u2019ai pas quitté l\u2019équipe, c\u2019est monsieur le maire qui a décidé de la dissoudre.Nous avons fait de belles choses ensemble, à l\u2019exception des trois dernières années.La situation était devenue insupportable, les idées que nous apportions étaient rejetées d\u2019un revers de la main par M.Fallu », prétend M.Mathieu.Le slogan de sa formation est : « Avec l\u2019équipe Mathieu, les Thérésiens au pouvoir ».Pour ce candidat, il existe à Sainte- Thérèse un important problème de communication auprès de la population.« Les citoyens, expliquet- il, sont informés, mais il faut prendre le temps d\u2019expliquer, de vulgariser.Il faut aussi, une fois rendu au conseil municipal, garder un lien avec les citoyens.Pour demeurer plus proche du citoyen, nous allons créer des comités de quartier.Car c\u2019est important de connaître les problèmes, comme savoir que telle rue n\u2019a pas été déneigée.Déjà dans notre porte-à-porte, des gens nous ont fait part de leurs intentions de participer à ces comités, comme s\u2019occuper des finances, des loisirs et autres.La communication doit se faire de deux côtés ; nous allons informer davantage la population et il va falloir qu\u2019elle nous renseigne également ».Une fois élu, il va faire en sorte d\u2019augmenter les horaires du train de banlieue parce que pour lui, il n\u2019est pas normal qu\u2019il n\u2019y ait pas de service le soir.Michel Mathieu est âgé de 44 ans et il est originaire de Sainte- Thérèse.Il pratique sa profession à la clinique médicale de Boisbriand.De son côté, Gérald Graton est d\u2019avis que pour donner un nouveau départ à Sainte-Thérèse, il faut que les électeurs le portent au pouvoir le 7 novembre.Il soutient qu\u2019il faut avoir pour les prochaines années un conseil municipal renouvelé, libre et efficace et qu\u2019il peut, lui, apporter ces changements.« Au cours des huit dernières années, j\u2019ai pu observer de près la gestion des affaires municipales à l\u2019hôtel de ville, écrit M.Graton dans son programme.La façon de faire actuellement relève essentiellement de l\u2019improvisation.La vision du conseil actuel se limite à éteindre les feux et à laisser porter les problèmes en espérant qu\u2019ils se résolvent d\u2019eux-mêmes.Je ne peux pas adhérer à cette politique du laisser-aller parce qu\u2019elle nous mène tout droit dans une impasse.Nos défis pour les prochaines années sont importants.D\u2019abord et avant tout, rétablir la communication entre les citoyens et leur hôtel de ville.» Gérald Graton est le seul à parler de réduction du compte de taxes dans les imprimés distribués par les candidats à la mairie.Trois candidats indépendants à des postes de conseillers appuient M.Graton « dans son virage vers l\u2019efficacité ».La population de Sainte-Thérèse est de 27 000 personnes environ et la liste électorale comprend 18 189 noms.PHOTO PIERRE McCANN, La Presse © Les affiches électorales, des trois candidats à la mairie de Sainte- Thérèse ne semblent pas avoir de difficulté à faire bon ménage.moins, en tout cas, que les candidats eux-mêmes.Qui est aux commandes?Le plan de restructuration de l\u2019industrie des transporteurs aériens proposé par Onex comporte une faille de taille : ils n\u2019ont aucune expérience dans le bon fonctionnement d\u2019une compagnie aérienne.Par contraste, nous avons à Air Canada une expertise technologique insurpassable.À preuve, de nombreux autres transporteurs aériens font appel à nos services pour la maintenance de leurs appareils.Nous avons un taux de satisfaction des consommateurs qui fait l\u2019envie de tout le monde.À preuve, nous avons récemment remporté de nombreux prix d\u2019excellence, incluant: «Meilleur service», «Transporteur aérien le plus ponctuel» et «Meilleur transporteur aérien».Nous avons devancé la concurrence en ce qui a trait aux résultats.À preuve, nous avons réalisé, jusqu\u2019à présent cette année, les profits les plus élevés de nos soixante années de croissance, ceci étant reconnu par les analystes comme l\u2019une des plus belles performances en Amérique du Nord.Alors, quand tout aura été dit et écrit, à qui allez vous faire confiance pour piloter le Canada vers l\u2019avenir?www.aircanada.ca 2800597 Une lutte féroce à Mirabel JEAN-PAUL CHARBONNEAU De toutes les municipalités des régions des Laurentides et de Lanaudière où des élections auront lieu dimanche prochain, c\u2019est certainement à Mirabel que la lutte est la plus féroce.Pour employer un vieux cliché, les couteaux volent bas.Maire depuis 1987, Hubert Meilleur travaille sans relâche pour obtenir un quatrième mandat.Mais la tâche semble difficile.Il fait face à une coalition fort coriace dirigée par Michel Lauzon, qui vise le poste de maire de cette municipalité créée à la fin des années 60 à la suite de la décision du gouvernement fédéral de construire ce qui devait être l\u2019aéroport de l\u2019avenir.Ce regroupement tire à boulets rouges sur M.Meilleur, l\u2019accusant même de racisme.Selon ce qui a été rapporté par la Coalition des quartiers de Mirabel, le maire sortant aurait tenu des propos tendancieux à l\u2019endroit d\u2019un de ses candidats qui est origine tunisienne.Dans un communiqué publié au cours du weekend, M.Lauzon affirme que choqués de la chose, des citoyens n\u2019ont pas hésité à la dénoncer aux médias.Il a aussi ind i q u é q u e contrairement à certaines informations qui courent, ni lui ni ses candidats ne font l\u2019objet d\u2019une enquête de la part de la Direction générale des élections.Un producteur agricole, défait par 13 voix à un poste de conseiller en 1995, M.Lauzon prône le développement d\u2019une nouvelle culture municipale avec trois thèmes principaux : agir avec et pour la collectivité, orienter plutôt qu\u2019exécuter et planifier à long terme.Dans ses engagements, la Coalition promet de créer des comités de quartier, d\u2019implanter six maisons de quartier, de contribuer à mettre sur rail le train de banlieue jusqu\u2019à Saint-Jérôme avec arrêt à Mirabel et d\u2019instaurer des bureaux de sécurité publique dans les quartiers.M.Meilleur a vivement réagi en affirmant principalement que la réalisation de ces promesses aurait pour conséquence d\u2019augmenter le compte de taxe de 272 %, ce qui représente des dépenses de $20 250 000.« Ce programme copie en fait et dans une large mesure, soutient M.Meilleur, des programmes politiques présentés dans des villes beaucoup plus populeuses que Mirabel.Nous, de l\u2019Équipe Meilleur, proposons une approche certainement plus réaliste et soucieuse de la capacité de payer des contribuables.Nous sommes d\u2019avis que les services actuels sont dans l\u2019ensemble adéquats et adaptés aux attentes de la population.De nouveaux ajustements sont certes nécessaires et nous réglerons un à un les problèmes qui surgiront.» Au cours d\u2019un prochain mandat, M.Meilleur affirme qu\u2019il va continuer à défendre les intérêts de la population sur la scène régionale et gouvernementale.« Depuis plusieurs années, poursuit-il, le taux de la taxe foncière est demeuré à 0.94 $ par 100 $ d\u2019évaluation et notre richesse foncière se chiffre à 1,3 milliard, ce qui pour une ville de près de 26 000 habitants est plus qu\u2019enviable.» La liste électorale de cette municipalité compte près 18 000 noms.PHOTO PIERRE McCANN, La Presse © Hubert Meilleur Michel Lauzon LA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 2 NOVEMBRE 1999 A 13 Laval Le transport en commun bientôt plus cher JEAN-PAUL CHARBONNEAU Les usagers du transport en commun à Laval doivent s'attendre, comme ceux de l'île de Montréal, à payer plus cher l'an prochain.C'est ce que La Presse a appris hier soir à l'assemblée du conseil municipal de Laval.Il est cependant encore trop tôt pour savoir à combien s'élèvera cette augmentation.Le conseil d'administration de la Société de transport de Laval (STL) ne s'est pas encore prononcé, mais il doit le faire assez rapidement puisque le conseil municipal doit être saisi de sa décision avant la fin du mois.Nouveau système de communication pour la protection des citoyens JEAN-PAUL CHARBONNEAU Laval accorde à la firme Elyps solu-tion de répartition un contrat de 4,3 millions pour une période de cinq ans afin de mettre en place un tout nouveau système de communication pour son Service de protection des citoyens, qui comprend notamment la police.Selon ce qu'a dit le maire Gilles Vaillancourt à ses collègues du conseil municipal, hier soir, le système choisi est très fiable et sécuritaire et il est compatible avec celui des autres corps policiers.Il répond aussi à toutes les exigences de la Ville.Outre Elyps solution de répartition, trois autres soumissionnaires avaient présenté des offres : Bell Mobilité, Clearnet et Hydro-Québec.Avec Elyps, a affirmé le maire, la Ville va économiser 2,5 millions de dollars au total.Elyps solution de répartition a les mêmes dirigeants que Communication Services qui avait obtenu le contrat pour l'installation d'un système de communication au coût de 727 604 $ dans les autobus de la Société de transport de Laval (STL) en 1993.Ce système n'a jamais fonctionné, si bien que la direction de la STL avait mis fin aux travaux d'installation et chassé Communication Services.Par la suite, la STL avait entamé une poursuite civile de 715 340$ contre cette firme pour avoir failli à la tâche.Plus tard.Communication Services a fermé ses portes et ses dirigeants sont repartis en affaires sous la raison sociale Elyps solution de répartition.À la réunion du conseil municipal, un conseiller de l'opposition, Philippe Garceau, a demandé au maire pourquoi cette firme avait été choisie malgré l'échec précédent avec la STL.Le maire lui a répondu que le choix avait été fait par trois experts, dont le directeur du Service de protection des citoyens, Jean-Pierre Gariépy, qui avaient pris soin de s'informer si elle répondait bien aux besoins de la ville.Pour Lavai, même s'il s'agissait aussi d'un système de communication, il existe une grande différence entre celui choisi par la STL et celui qui sera installé pour les services d'urgence de la municipalité.M.Vaillancourt a aussi mentionné que l'inquiétude de la Ville par rapport à cette compagnie avait été mise de côté quand elle a appris que la Société générale de financement et le Fonds de solidarité y avaient investi 30 millions de dollars.I e système qui sera mis sur pied sera monte en deux phases.L'une en mode verbal, appelé analogique, devra être en opération a l'intérieur d'une période de 15 semaines a compter de l'adjudication du contrat, et l'autre, en mode numérique \u2014 ce qui rendra quasi Impossible de capter les ondes de la police pour les chauffeurs de dépanneuses, voleurs, etc.\u2014, qui devra élu en fonction dans un délai de dix mois.Le système actuel de communication de la police de Laval a été installe en 14>65 il est déficient, a tel point que récemment toutes les autOS affectées à la surveillance du territoire avaient été rappelées durant plusieurs heures au poste a cause d'un bris qui mett.iit en danger la sécurité des policiers.Les tarifs à la STL sont inchangés depuis quelques années, mais cette fois les usagers ne pourront vraisemblablement pas y échapper à cause des augmentations des différents coûts d'opération que doit subir cette société.D'autre part, les membres du conseil municipal ont entériné une résolution concernant un règlement d'emprunt adopté par le conseil d'administration de la STL relativement à l'achat de 50 autobus à plancher bas et de 15 autres articulés pour un montant totalisant 31 340 000$.Les 14 premiers seront livrés prochainement et les derniers au début de 2003.Le président de la STL, Jean-Jacques Beldié, a expliqué que ces autobus seront de marque Nova Bus, de l'usine de Saint-Eustache, et que les achats s'étaient effectues en collaboration avec les sociétés de transport de la CUM, de la Rive-Sud et de Québec.Il a souligné à ses collègues du conseil municipal qu'il était plus que temps de commencer à renouveler la flotte, qui compte 26 véhicules qui ont plus de 16 ans.« Il devient beaucoup trop dispendieux de les réparer », a-t-il précisé.C'est la première fois que la STL se porte acquéreur d'autobus articulés.Grand solde d'automne Nous payons les taxes Foulard gratuit avec tout achat d'un manteau CHRIST Confection allemande dopas 1954 Manteau d'agneau renversé Poids plume de grand confort Venez voir notre collection 1999/2000 Fourrrures \u2022 Cuir \u2022 Suède Cachemire et laine \u2022 Pelisses \u2022 Accessoires Êiabb FOURRURES INC.m 1228, rue Saint-Denis 208, rue Aberdeen Montréal (Québec) Sherbrooke (Québec) (514) 288-1683 (819) 562-0429 \u2022 Montent, Christ en vente ô 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A 14 LA PRESSl-, MONTREAL, MARDI 2 NOVEMBRE 1999 Rive- Sud / Montérégie Le terminus de l'an 2000 prend forme à Longueuil Place publique, aires chauffées et détecteurs de mouvement modernisent la station Martha Gagnon En ce matin frisquet, Roger Danis, un travailleur de Saint-Hubert, rêve de pouvoir attendre l'autobus bien au chaud, à l'abri des intempéries et du vent souvent impétueux près du fleuve.M.Danis, comme les autres usagers fidèles du transport en commun, suit, chaque jour, révolution cics travaux du nouveau terminus de Longueuil.Un chantier impressionnant de 19,4 millions qui contribuera à rehausser ce secteur névralgique de la ville où un important complexe cinématographique devrait être construit.« Avec la Place Charles-Le Moyne et le métro, le terminus deviendra un lieu de rendez-vous animé comme Tétaient les grandes gares canadiennes et comme elles le sont en France.Un lieu ouvert sur la ville d'où on pourra voir le pont Jacques-Cartier de partout », explique l'architecte Raouf Bou-tros, de la firme Boutras, Pratte et Lessard.Le pont a d'ailleurs influencé le choix des structures robustes en acier.Une place publique bordée d'arbres sera aménagée à l'extérieur, le long de la station de métro.Le terminus sera bien identifié par une tour de l'horloge.À l'intérieur, des boutiques pourront s'installer en complémentarité avec celles déjà existantes du métro.À l'abri Construit en 1967 lors de l'Expo, le vieux terminus de Longueuil ne a 1 A f I \\ ; Ht, PHOTO APMANO TPOTTÏER.La Presse Construit en 1967 lors de l'Expo, le vieux terminus de Longueuil ne répondait plus aux besoins actuels.La nouvelle station, présentement en construction, sera deux fois plus grande.circuler dans une partie du nouveau terminus où les lignes d'autobus de la STRSM ont été relocalisées.D'ici la fin de novembre, toutes les lignes de la société devraient être transférées temporairement dans cette partie neuve, où il reste cependant plusieurs travaux à accomplir.De décembre à mai, les usagers devront se contenter de la moitié du nouveau terminus où l'activité sera très dense.Selon M»* Émard, il s'agit d'une période transitoire qui occasionne, bien sûr, des inconvénients pour la clientèle.« Les gens ont été plutôt compréhensifs jusqu'à maintenant, dit-elle.Nous avons reçu très peu de plaintes.Des employés de l'AMT et de la STRSM sont là quotidiennement pour renseigner et aider le public à s'orienter.» Mais le bonheur des uns fait parfois le malheur des autres.Attendre l'autobus à l'abri ne plaît guère à certains fumeurs qui se font avertir d'écraser leur cigarette.« Curieusement, c'est la principale plainte », affirme M'm Emard.Les cyclistes n'ont pas été oubliés.Et pour cause, le terminus accueille de 500 à 600 vélos.Des supports modernes, installés en rangée sous un éclairage intense, seront mis à leur disposition.répondait plus aux besoins qui ont considérablement augmenté au cours des années.« Il fallait surtout mettre de l'ordre dans la circulation anarchique », dit M.Boutros.Le terminus de l'an 2000 sera deux fois plus grand.Le nombre de quais d'embarquement passera de 23 à 41.Les lieux seront plus fonctionnels, plus accueillants et surtout plus confortables.Au lieu d'attendre l'autobus à l'extérieur, les gens seront à l'abri dans des aires chauffées par un système infrarouge, ventilées et bien éclairées.«< Le nouveau terminus n'aura surtout pas l'allure d'une boîte carrée, affirme Pierre Dauphinais, chargé de projet pour l'Agence mé- tropolitaine de transport (AMT).Il y a du volume et beaucoup de lumière.L'endroit ne sera pas oppressant malgré sa forte circulation.Seulement dans le cas de la STRSM, il y a 50 000 usagers chaque jour qui passent ici.Si on ajoute les autres services de transport, c'est beaucoup de monde.» Malgré un retard, la construction progresse à un rythme satisfaisant, selon M.Dauphinais.« Le gros défi est de maintenir les activités tout en effectuant les travaux, dit-il.Cela exige une grande logistique.Nous avons bien réussi à venir jusqu'à maintenant.Il n'y a eu aucune interruption de service et aucun accident.» Les travaux et la relocalisation complète de toutes les lignes d'autobus (STRSM, transporteurs privés, conseils et organismes intermunicipaux de transport en commun) devraient être termines en mai 2000.Le financement provient du ministère des Transports, de l'AMT et d'autres contributions.L'échéancier a été modifié depuis la première pelletée de terre, en août 98.À cette époque, l'AMT prévoyait ouvrir le nouveau terminus pour le début du millénaire.« Dès cet hiver, les gens pourront toutefois attendre l'autobus à l'abri », précise Marie-Josce Émard, porte-parole de la STRSM.Période transitoire Plusieurs usagers peuvent déjà Sécurité et information L'information et la sécurité seront grandement améliorées.« Jamais un piéton n'aura à croiser un véhicule, précise M.Dauphinais.Les portes coulissantes sont bien contrôlées avec des délecteurs de mouvement.De plus, les autobus ne feront plus de manoeuvres pour reculer après s'être stationnés.» Un affichage dynamique sur écran, semblable à celui du terminus du centre-ville, permettra de mieux renseigner les usagers sur les horaires des autobus.La sécurité sera assurée par une quarantaine de caméras, sans compter les radios de communication.« Depuis que la police a Installé un poste de quartier au métro, les problèmes de criminalité ont cependant diminué », mentionne M.Dauphinais.2 7 8 S/MOis* ©OCATION 36 MOIS TRAN8P0RT ET PRÉPARATION INCLUS 20 848 S À L'ACHAT-À L'ACHAT\u2014* \u2022 Moteur Ttuln Corn 4- cul.de 2,A L de 150HP \u2022 Boîte outomotlque o 4 vitesses ovec traction asservie \u2022 Système antiblocage aux A roues \u2022 Climatiseur \u2022 Verrou II loge électrique des portes et volont inclinable Lecteur de disques compacts Oldsmobile One performance hors de l ordinaire Une grande performance Voila ce que l'Rlero vous promet et ce, avant même que vous ne mettiez la clé cJan^.le contact.\u20acn effet, pour un temps limité, les concessionnaires Oldsmobile offrent en exclusivité aux 200 premiers0 clients qui loueront ou achèteront une Rlero.deux billets pour assister ou qrond spectocle musicol Notre Dôme de Poris oinsi que le disque compoct double.Lo nouvelle Rlero de Oldsmobile.on l'applaudit LAISSEZ L ORDINAIRE DERRIERE f ?L'Association marketing dos concessionnaires Chovrotot Oldsmobile du Quoboc vous suggéra do lins ce qui suit.Offre» d'une durée limitée réservées ou* particuliers.s appliquant ou* Alero GX 2000 neuve» en stock, comportant l'ensemble de» équipements décrit» a dessus Véhicule illustré 6 titre indicatif seulement Su|et a (approbation du crédit \u2022Paiements mensuels base» sur un boil avec vertement initial ou echonge équivalent (voir tableau de mensualités) À io location, transport et préparation inclus Immatriculation, assurance et taxe» en su» Dépôt de sécurité d'au plu» 425 $ et première mensualité exigé» a la livroison Fro«s de 12 c du km âpres 60000 km \"*À l'achat, préparation incluse, transport (720 SI et taxes en su-» le concessionnaire peut rixet son propre prix \u2022\"faux de rsrsoncement de 4,9% dispocwbie |usou o 48 mois E nempie de relancement de 20 000 S o 4.9 48 versements de 459.66 S, coûts en mioréts X de 2 064.64 S.coût total de 22 064.64 S Pour être admissible o I oHre de bftets et de CD la prise de po*ees»on du véhicule doit étnj effectuée le.ou après le 19 octobre & 1999 l'offre se termine le 19 novembre 1999 ou avant, y la quantrté de Mien a dessus est écoulée \"^Marque dépotée de General Motor» Corporation Banque TD Comptant\tMensualité 0$ 1 352 S 2 675$\t358$ 318$ 278$ *Oj*ls*£P* agrée Une commande (ou échange) de véhicule peut être requise Pour plu» d information, voyez vota» participant ou U www amcanoda com~ LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 2 NOVEMBRE 1999 A 15 Rive-Sud / Montérégie CHÂTEAUGUAY Un indépendant en lice contre le maire Bourcier FI MA ELKOURI k la tête de Châteauguay depuis 16 ans, Jean-Bosco Bourcier croit dur comme fer qu'il est l'homme que les citoyens voudront garder à la mairie, le 7 novembre.Son adversaire, le candidat indépendant Sergio Pavone, qui n'a que 33 ans, est pour sa part convaincu que c'est surtout de « renouveau » dont ont besoin les Châteaugois.Une lutte chaude en perspective ?Le maire Bourcier, qui, à 58 ans, sollicite un cinquième mandat, n'y croit pas.Son jeune adversaire, dit-il, arrive « comme un cheveu sur la soupe ».Selon lui, la campagne de « dernière minute » de son opposant n'a rien de sérieux.« Je ne me suis pas lancé dans cette campagne-là à la dernière minute, bien au contraire, réplique M.Pavone.Il y a déjà un an et demi qu'on m'a approché pour que je me présente, » Bachelier en sciences politiques, le candidat rappelle qu'en dépit de son jeune âge, il s'occupe de politique depuis une douzaine d'années.À titre de bénévole d'abord, puis comme candidat libéral aux dernières élections fédérales.À ceux qui lui disent que du haut de ses 33 ans, il ne fait pas le poids contre un maire d'expérience, il répond en riant : « Le premier ministre du Nouveau-Bruns wick a 33 ans ! » Ce qu'il promet ?« D'abord et avant tout la transparence, dit-il.Il y a ici à Châteauguay un grand besoin de renouveler la démocratie, juste au sens de l'octroi de contrats.(.) Lorsqu'on va permettre à un entrepreneur de faire affaire avec la Ville, il faudra avoir tous les documents en main.» M.Pavone promet aussi de ne Jean-Bosco Bourcier pas demeurer plus de huit ans à l'hôtel de ville.Il demandera d'ailleurs à Québec de légiférer pour limiter à deux le nombre de mandats des maires.« Après deux mandats.Sergio Pavone je crois qu'un maire doit se retirer.On a besoin de ce filet de sauvetage-là.Même si le maire est bon pendant huit ans, ce n'est pas vrai qu'il n'y a pas une autre personne sur 41 000 habitants qui ne peut pas faire le travail aussi bien ou mieux.» De plus, pour contrer la «stagnation malsaine » de la Ville en ce qui a trait à son développement depuis 10 ans, M.Pavone croit qu'il faut alléger le fardeau fiscal des Châteaugois.II propose aussi d'améliorer le système de transport en commun de la ville, de faire des pressions pour maximiser la participation du gouvernement provincial au financement d'une nouvelle bibliothèque et de mettre en place une politique culturelle.De son côté, M.Bourcier mise avant tout sur la continuité : maintien du gel des taxes, rationalisation des dépenses, réduction de la dette.Sous son règne, la Ville a été bien administrée, soutient-il.« C'est une des villes les moins endettées au Québec.» Pas question pour lui de plier bagage, même après 16 ans.« Si j'étais un mauvais maire ou si ça allait si mal que ça, j'aurais été le premier à le réaliser et j'aurais trouvé un remplaçant.» Le président des cols bleus de Longueuil suspendu et accusé de vandalisme MARTHA GAGNON Suspendus sans solde, le président du syndicat des cols bleus de Longueuil, Claude Patenaude, et un délégué syndical, Urgel Demers, font également face à des accusations de complot, introduction par effraction et méfaits relativement à des incidents survenus au Cotisée Jean Béliveau, en août dernier.Michel Saint-Laurent, porte-parole de la Ville, a expliqué que les deux hommes avaient été suspendus mardi dernier et que M.Patenaude comparaissait hier au palais de justice.« Une enquête administrative est présentement en cours afin de déterminer si des sanctions doivent être imposées.Entre-temps, les employés ont été relevés de leurs fonctions.L'enquête interne fait suite à l'enquête policière qui a conduit à des accusations.» La Ville a aussi décidé de ne plus faire appel aux services d'un autre employé auxiliaire qui serait, lui aussi, impliqué dans les actes de vandalisme.Selon M.Saint-Laurent, il n'est pas impossible que d'autres employés aient participé à répandre de la peinture sur la patinoire.« Il a fallu refaire la glace en catastrophe pour le début des activités », précise M.Saint-Laurent.Les incidents survenus au Cotisée sont sans doute reliés aux négociations entre la Ville et les cols bleus qui concernent les salaires et l'horaire des employés dans les arénas.La convention, qui se termine en 2001, prévoyait une nouvelle négociation de ces deux points.« La Ville veut obtenir des horaires plus flexibles afin de mieux répondre aux besoins, explique M.Saint-Laurent.L'horaire des employés d'arénas n'a pas été modifié depuis 1970.» Quant aux salaires, la partie patronale propose une augmentation de 1,5 % identique à celle accordée aux autres catégories d'employés.Le syndicat, lui, réclame 3 %.Président syndical depuis quatre ans, Claude Patenaude a comparu hier au paiais de justice.Le juge lui a interdit de participer à des manifestations syndicales et de communiquer avec Urgel Demers.Il doit revenir en cour le 20 décembre.Drame familial dans les Bois-Francs Presse Canadienne PRINCEV1LLE Un couple dans la soixantaine a été retrouvé mort, hier matin, dans leur résidence de Princeville, dans les Bois-Francs, à la suite de ce qui semble être un drame familial.Selon la police, René Laçasse, 61 ans, aurait abattu sa femme, Yvonne Bédard, 65 ans, avec une carabine de calibre .22, avant de retourner l'arme contre lui.C'est un voisin du couple qui a découvert les deux cadavres hier matin.M.Raymond Pelletier s'inquiétait en effet de ne voir aucune activité dans le domicile du couple.Il avait notamment remarqué que les lumières de la maison étaient demeurées allumées tout au long des nuits de samedi et de dimanche.Hier matin, il a décidé d'aller faire des vérifications.En entrant dans la maison, il a retrouvé les deux sexagénaires sans vie.Mme Bédard était assise dans sa chaise berçante tandis que M.Laçasse était couche sur le divan du salon.Il avait une carabine dans les mains.La télévision était encore allumée.De toute évidence* les deux seraient morts après avoir reçu un projectile dans la tête.Aucune trace d'effraction n'a été vue dans la maison.C'est M.Pelletier qui a informé les policiers a 9h3û\\ Il a par la suite procédé à l'identification formelle des victimes en compagnie du coroner Gilles Campcau.L'une des hypothèses qui a été avancée pour expliquer cette tragédie pourrait être reliée à des problèmes di santé vécus par M.Laçasse et Mme Bédard.A ce sujet, l'agent Daniel Lamirande, chargé des affaires publiques a la Sûreté du Québec, n'a pas .;:é mesure de confirmer ou d'infirmer celte possibilité.« Tout ce que nous savons pour l'instant est que Mme Bédard soutirait d'arthrite, ce qui n'est pas une maladie mortelle », a-t-il mentionne.Il a précisé que les deux filles des victimes seront rencontrées par les enquêteurs.Leurs témoignages pourraient aider les policier! a en apprendre un peu plimsur les motifs cftr meurtre et du suicide Blazer Édition Spéciale 2000.Votre assurance tous risques.L'ÉDITION SPÉCIALE BLAZER 2000 COMPREND: DES MARCHEPIEDS SANS FRAIS.J 10 /mois Ucdtioir 36 mois 0538 Comptant\tMensualité OS 2267$ 4 266 S\t448 S 378$ 318$ Moteur Vorlec 4300 V6 de 190 HP Boite automatique 4 vitesses avec surmultipliée Système antiblocage à disques aux 4 roues Sacs gonflables côtés conducteur et passager Climatiseur Verrouillage des portes, rétroviseurs chauffants et vitres à commande électrique \u2022 Pont arrière autobloquant \u2022 Suspension tout-terrain \u2022 Régulateur de vitesse et volant inclinable \u2022 Lecteur de disques compacts \u2022 4 roues motrices |n L'Association Marketing dos concessionnaires Chevrolet Otdsmobile du Québec vous suggère de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée réservées m particuliers, s'appliquent aui Blazer 2000 neufs en stock, comportant l'ensemble des équipements oecrw ci dessus.Pboto a tint ioécettf seulement Sujet a r approbation du crédit.'Paiements mcwjueh basés sur un bail arec Tersenent initial ou échange équivalent (voir tableau de mensualités) A ta location, transport et préparation mclos.Immatriculation, assurance et taies en sus Dépôt de sécurité d'au plus 525 S et première mensualité eiiges a ta livraison.Frais du 12c du km après 60 000km \"À I achat préparation incluse, transport (755S) et laies en sus La concessionnaire peut fiier son pfopfe prti.*' *!iui de financement a dcbit de 3.9% disponible iusgu'è 41 mois Eiemple de financement de 20 000S à 3.9S: U versements de 450.69S.coûts en intérêts de 1 633.12S.coût total de 21 633.12S.\"Henné déposée de Gênera» Motors Corporation.Banque TD.usager agrée Llue commande (ou échange) de véàiouc peut être requise, fcur puas d'information.iovei votre kl participent ou vistlei ie w«« qmcaMG4.com\" f Li 2LP1601A1102 A-16 MARDI g n ral 2LP1601A1102 ZALLCALL 67 00:54:19 11/02/99 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 2 NOVEMBRE 1999 Pour briser le cycle de la violence hérité des pensionnats religieux La Fondation autochtone de guérison publie son rapport annuel RIMA ELKOURI Algonquin de Val-d\u2019Or, Richard Kistabish n\u2019oubliera jamais les dix années d\u2019enfer qu\u2019il a passées au pensionnat des oblats de Marie Immaculée à Saint-Marc, près d\u2019Amos.« Encore aujourd\u2019hui, j\u2019ai de la misère avec ça.J\u2019en fais encore des cauchemars », raconte l\u2019homme de 51 ans, membre du conseil d\u2019administration de la Fondation autochtone de guérison qui rendait public son rapport annuel cette semaine.M.Kistabish n\u2019avait que cinq ans lorsqu\u2019on l\u2019a arraché à sa paisible vie de nomade pour le condamner à une vie de pensionnaire maltraité.Des hydravions sont passés dans sa ville natale et ont « kidnappé » tous les enfants d\u2019âge scolaire, se rappelle-til.Il pensait faire un simple « tour d\u2019avion ».Mais ce qui l\u2019attendait, jusqu\u2019à l\u2019âge de 15 ans, c\u2019est un quotidien empoisonné par des sévices, de la violence psychologique et des agressions sexuelles.Comme 100 000 autochtones encore vivants au Canada, M.Kistabish a été victime du régime des « écoles résidentielles », en place entre 1892 et 1969, à la suite d\u2019ententes entre le gouvernement canadien et les Églises (catholique romaine, anglicane, méthodiste et presbytérienne).Il s\u2019agissait en fait d\u2019une politique d\u2019assimilation : les autorités religieuses cherchaient par tous les moyens à acculturer les enfants autochtones.On les forçait à embrasser des rituels religieux qui leur étaient étrangers.On les punissait lorsqu\u2019ils s\u2019exprimaient dans leur propre langue.M.Kistabish se rappelle ce prêtre qui, ditil, se plaisait à martyriser les enfants.« Il nous faisait tout le temps mal (.) en plus de nous dire qu\u2019on était des Indiens bons à rien et qu\u2019il perdait du temps avec nous autres.» Il se souvient de cet autre prêtre qui, à la chapelle du pensionnat, invitait souvent sa soeur Jackie à s\u2019asseoir sur lui pour exiger d\u2019elle des faveurs sexuelles.« J\u2019ai aussi vu des petits gars se faire ramasser par des frères et des soeurs.Ils allaient chercher les enfants durant la nuit et les emmenaient dans la chambre.Quand les enfants revenaient, ils se mettaient à vomir.» À la suite des révélations troublantes de la Commission royale sur les peuples autochtones en 1996, le gouvernement fédéral a offert aux victimes ses excuses officielles et a proposé de mettre sur pied une fondation pour venir en aide aux Métis, aux Inuits et aux peuples des Premières Nations lésés par la politique d\u2019assimilation.Créée le 1er avril 1998, la Fondation autochtone pour la guérison constitue le projet-clé issu de la stratégie du gouvernement intitulée Rassembler nos forces : le plan d\u2019action du Canada pour les questions autochtones .Le gouvernement s\u2019est engagé à offrir 350 millions pour appuyer des initiatives de guérison communautaire.Une somme que M.Kistabish et bien d\u2019autres victimes trouvent dérisoire si on la compare aux fortunes englouties pour mettre en place le régime assimilationniste des pensionnats.Il n\u2019y pas que les enfants envoyés dans ces écoles résidentielles qui ont souffert de cette politique, mais également leurs enfants et leurs petits-enfants, soulignait hier Georges Henry Erasmus, président de la Fondation.« Parfois, comme en Colombie-Britannique, cinq générations ont été affectées.» Souvent, les victimes d\u2019agression dans leur enfance ont elles-mêmes fait subir à leurs enfants toutes sortes d\u2019abus, générant tout un cycle de violence.« Moi, ce que j\u2019espère, ce n\u2019est pas tant de guérir, que de briser ce cycle », insiste M.Kistabish, qui oeuvre depuis plusieurs années dans le domaine de la santé et des services sociaux.Au Québec, on sait qu\u2019il y avait cinq pensionnats (à Sept-Îles, Saint-Marc, La Tuque et deux à Fort Georges).À l\u2019assemblée régionale de Montréal, hier, une soixantaine de personnes originaires notamment des réserves d\u2019Akwesasne, de Kahnawake et de Kanesatake sont venues se renseigner sur la possibilité de mettre sur pied un projet de guérison avec l\u2019aide de la Fondation.À ce jour, 73 projets ont été financés.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Richard Kistabish, un Algonquin de Val-d\u2019Or, évoque encore avec douleur les dix années d\u2019enfer passées dans un pensionnat d\u2019Amos.2796388 2LP1701A1102 A17 mardi 2LP1701A1102 ZALLCALL 67 00:55:20 11/02/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 2 NOVEMBRE 1999 A 17 Les aliments transformés génétiquement n\u2019ont rien de monstrueux, soutient une coalition de scientifiques Presse Canadienne TORONTO La peur et l\u2019ignorance au sujet des aliments modifiés génétiquement risquent de nuire au développement de cette nouvelle industrie, a soutenu hier une coalition de scientifiques canadiens éminents.Une centaine de scientifiques ont signé une pétition pour réclamer un débat sur les récentes affirmations voulant que ces aliments soient dangereux pour la santé humaine.« Aucune étude scientifique ne vient corroborer de telles affirmations », a soutenu, lors d\u2019un point de presse, le docteur Wilf Keller, responsable du laboratoire de biotechnologie au Conseil national de la recherche du Canada.Le docteur Keller ainsi que cinq autres experts provenant des milieux hospitalier, universitaire et du monde des affaires, soutiennent que les aliments modifiés génétiquement sont soumis aux plus rigoureux critères de recherche scientifique.Ceux qui disent le contraire ne cherchent qu\u2019à faire peur au monde, affirment-ils.La procédure consiste à introduire dans un organisme des morceaux d\u2019ADN provenant d\u2019une plante ou d\u2019une bactérie de façon à ce que cet organisme conserve ces nouvelles caractéristiques dans sa progéniture.Par exemple, un scientifique peut prélever un gène dans une bactérie qui permet la production d\u2019un poison.Introduit ensuite dans un embryon de plant de pomme de terre, la nouvelle plante devient plus résistante aux insectes, sans qu\u2019il soit nécessaire de l\u2019asperger d\u2019insecticide.Il y a deux semaines, le vulgarisateur scientifique canadien David Suzuki soutenait que la population était livrée à une « expérience massive » en matière d\u2019alimentation génétiquement modifiée et que les résultats ne seraient connus que dans des décennies, après que des millions d\u2019individus auront été exposés aux produits.« Tout politicien ou scientifique qui affirme que ces produits sont sans danger est ou bien menteur ou très stupide », avait dit le docteur Suzuki, au cours d\u2019une réunion de l\u2019Association canadienne des aliments de santé.« Il y en a parmi nous qui ne sont pas d\u2019accord », a répliqué hier le docteur Gord Surgeoner, président de la société Ontario Agri- Food Technologies.Il faut plusieurs années pour mettre au point et tester un nouveau type de plante, ont expliqué les scientifiques et, à chaque étape, elle est méticuleusement observée pour protéger la santé des humains, des animaux et de l\u2019environnement.Ainsi, disent-ils, plusieurs générations de porcs ont mangé des céréales modifiées génétiquement sans montrer d\u2019effet négatif dans leur reproduction ou leur comportement.M.Surgeoner dénonce par ailleurs les affirmations voulant que 70 % des aliments dans les épiceries soient génétiquement modifiés.Selon lui, il n\u2019existe en fait aucun fruit ou légume produit par des manipulations génétiques.Par contre, certaines céréales ont été produites de cette façon, comme le canola.Ceux qui font la promotion des aliments modifiés génétiquement affirment qu\u2019ils sont sans danger pour la santé tout en offrant des avantages énormes quand vient le temps de nourrir la population en hausse de la planète.Cette technologie permet également, disent-ils, de mettre au point de nouveaux médicaments et de réduire l\u2019utilisation de pesticides, dont l\u2019usage comporte des risques certains pour la santé et l\u2019environnement.Selon eux, une variété de riz qui contiendrait plus de fer pourrait sauver des millions de vies dans le tiers-monde.La technologie pourrait également permettre de mettre au point des variétés de céréales plus résistantes au gel, un avantage pour les agriculteurs canadiens.« Cette technologie nous offre une occasion incroyable de créer de nouveaux produits respectueux de l\u2019environnement, a ajouté le docteur Keller.On ne peut se permettre d\u2019attendre ou d\u2019imposer un moratoire.C\u2019est le temps de foncer mais de façon responsable, avec des analyses et les tests appropriés, afin que nous puissions laisser aux générations futures une économie plus forte et une meilleure qualité de vie.» 2793490 2LP1801A1102 a18mardi2novembre 2LP1801A1102 ZALLCALL 67 00:54:10 11/02/99 B A 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 2 NOVEMBRE 1999 Des syndiqués visitent députés et ministres péquistes CLAUDE-V.MARSOLAIS Lors d\u2019un blitz organisé dans toutes les régions du Québec, près d\u2019un millier de syndiqués du front commun des secteurs public et parapublic ont visité hier quelque 40 bureaux de députés et ministres péquistes afin de faire pression pour accélérer les négociations.Parmi les actions les plus spectaculaires, on peut signaler l\u2019occupation pendant deux heures du bureau de comté de la ministre Louise Harel, qui était toutefois absente.Ils ont aussi manifesté devant les bureaux de la ministre du Travail, Diane Lemieux, dans l\u2019est de la ville, à l\u2019heure du dîner.Les syndiqués n\u2019ont pu intercepter comme ils l\u2019espéraient la ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois, qui devait procéder à l\u2019inauguration du nouveau pavillon de réadaptation à l\u2019hôpital Charles-LeMoyne.Celle-ci s\u2019est plutôt fait représenter par le député de Saint-Jean, Roger Paquin.Louise Rochefort, responsable de l\u2019information à la CEQ, a indiqué que les syndiqués avaient pu rencontrer les ministres David Cliche, Agnès Maltais et Linda Goupil à leur bureau de comté et que ceux-ci furent surpris d\u2019apprendre que les négociations avançaient à pas de tortue.Aux élus qu\u2019ils ont pu rencontrer, les syndiqués ont rappelé leurs demandes visant à améliorer leurs conditions de travail et à réinvestir dans les services publics.Ils exigent notamment des correctifs aux problèmes chroniques de surcharge de travail, de la précarité des emplois, du non-remplacement des absents ou des retraités et de la dégradation des conditions d\u2019exercice des professions.Ils désirent également un meilleur partage de la richesse collective en signalant que leur pouvoir d\u2019achat a reculé de 5,9 % depuis dix ans.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Plusieurs dizaines de syndiqués du front commun des secteurs public et parapublic ont manifesté hier devant le bureau de comté de la ministre du Travail et de l\u2019Emploi, Diane Lemieux, dans l\u2019est de la ville.2776784 LA PRESSE.MONTRÉAL, MARDI 2 NOVEMBRE 1999 A 19 LE PROJET D'ONEX EN DONNE PLUS AUX ACTIONNAIRES.43 % DE PLUS AU COMPTANT Les actionnaires recevront 1,1 milliard de dollars, soit 300 millions de plus que n'offre la direction d'Air Canada.600 MILLIONS DE DOLLARS DE PLUS EN SYNERGIES RÉALISABLES Air Canada s'attend à ce que AMR soit d'accord pour renoncer à 530 millions $ en actions privilégiées.Il n'en est rien.Air Canada ne pourra donc pas acheter Canadian Airlines et profiter des synergies escomptées.Seule Onex a les ententes signées ainsi que l'appui des syndicats.Nous allons mener notre projet à terme.LES MEMBRES DE LA DIRECTION ET DU CONSEIL D'ADMINISTRATION D'ONEX ONT MIS LEUR ARGENT SUR LA TABLE, TOUT COMME LES ACTIONNAIRES D'AIR CANADA.CE N'EST PAS LE CAS DES MEMBRES DE LA DIRECTION ET DU CONSEIL D'ADMINISTRATION D'AIR CANADA.En fait, les 13 membres du conseil d'administration et la haute direction d'Air Canada ne détiennent, en tout et pour tout, que moins d'un million de dollars en actions d'Air Canada.Les membres du conseil d'administration et les dirigeants d'Onex vont investir dans la nouvelle Air Canada plus de 100 fois ce montant.POUR L.l SOLUTION C AN VOILANT wun.airco.c a 2LP2001A1102 a20mardi2novembre 2LP2001A1102 ZALLCALL 67 00:57:10 11/02/99 B A 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 2 NOVEMBRE 1999 AVIS LÉGAUX - APPELS D\u2019OFFRES - SOUMISSIONS - ENCANS EN BREF 2800736 Municipalité de LaSalle Élections du 7 novembre 1999 Évaluation finale établissant le plafond des dépenses électorales permises pour toute candidature.1.À la mairie a) Montant de base 4 500 $ b) 0,35 $ x 19 000 6 650 $ Le nombre d\u2019électrices et d\u2019électeurs compris dans la tranche excédant 1000 sans excéder 20 000 c) 0,60 $ x 32 953 19 771,80 $ Le nombre d\u2019électrices et d\u2019électeurs compris dans la tranche excédant 20 000 sans excéder 100 000 Total des dépenses électorales permises 30 921,80 $ (Évaluation finale) 2.À la fonction de conseillère ou conseiller 0,35 $ par électrices et électeur compris dans la tranche excédant 1000 Total des dépenses électorales permises (évaluation finale) Nombre d\u2019électrices et d\u2019électeurs District électoral Montant de base 123456789 10 11 12 4 757 4 928 3 937 4 843 4 667 3 690 3 925 4 149 5 005 4 856 3 812 4 384 2 250,00 $ 2 250,00 $ 2 250,00 $ 2 250,00 $ 2 250,00 $ 2 250,00 $ 2 250,00 $ 2 250,00 $ 2 250,00 $ 2 250,00 $ 2 250,00 $ 2 250,00 $ 1 314,95 $ 1 374,80 $ 1 027,95 $ 1 345,05 $ 1 283,45 $ 941,50 $ 1 023,75 $ 1 102,15 $ 1 401,75 $ 1 349,60 $ 984,20 $ 1 184,40 $ 3 564,95 $ 3 624,80 $ 3 277,95 $ 3 595,05 $ 3 533,45 $ 3 191,50 $ 3 273,75 $ 3 352,15 $ 3 651,75 $ 3 599,60 $ 3 234,20 $ 3 434,40 $ Total 52 953 41 333,55 $ 2801275 LaSalle, le 1er novembre 1999 Le trésorier, Maurice Martel Collision entre trains nUn bébé et une femme ont été tués lors d\u2019une collision entre deux trains lundi soir près de la gare de Berne-Weissenbuehl, tandis que 25 autres personnes ont été blessées.Selon la police municipale bernoise, un train des chemins de fer suisses (CFF) a brûlé un feu rouge et percuté un train régional de la compagnie BLS.La collision s\u2019est produite peu avant 18h sur un aiguillage de la ligne Berne-Thoune, à environ 500 mètres de la gare de Weissenbuehl, située dans un quartier de la capitale.Le train régional des CFF a quitté la gare malgré le feu rouge et sa motrice a éventré un wagon du train du Chemin de fer du Loetschberg (BLS) y entrant.Un adolescent tue trois personnes n Un adolescent de 16 ans a été pris hier d\u2019une crise de folie meurtrière qui s\u2019est soldée par la mort de quatre personnes, deux passants, sa soeur et lui-même, dans une petite ville de Bavière.Lorsque le commando spécial de la police a pris d\u2019assaut la maison familiale de Bad Reichenhall, où le tueur fou s\u2019était retranché, vers 17 h 30 locales, il a trouvé deux corps : celui de l\u2019adolescent qui s\u2019est suicidé, et de sa soeur de 18 ans.En une petite demi-heure,, l\u2019adolescent armé d\u2019une arme à longue portée, a tiré depuis une fenêtre « sur tout ce qui bouge », selon les mots d\u2019un porteparole de la police.2800524 2796385 2LP2101A1102 A21 mardi 2LP2101A1102 ZALLCALL 67 00:53:20 11/02/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 2 NOVEMBRE 1999 A 21 Religion à l\u2019école: les Québécois sont tiraillés Tout en approuvant le rapport Proulx, ils veulent des cours religieux pour leurs propres enfants KATIA GAGNON du bureau de La Presse, QUÉBEC Sur la délicate question de la religion à l\u2019école, les opinions des Québécois évoluent comme un funambule sur sa corde raide : ils veulent du changement dans les classes de leurs enfants, mais refusent catégoriquement la rupture avec le passé.Un sondage réalisé par la firme Léger & Léger pour le compte de la Coalition en faveur du droit des parents de choisir l\u2019école de leur préférence, dont La Presse a obtenu copie, montre toute l\u2019ambivalence dont font preuve les Québécois lorsqu\u2019on les interroge sur l\u2019enjeu de l\u2019heure en éducation : l\u2019enseignement religieux à l\u2019école.D\u2019abord, plus de la moitié des 1500 répondants interrogés (55 %) est d\u2019accord avec la proposition du groupe dirigé par l\u2019universitaire Jean-Pierre Proulx, qui suggère de remplacer l\u2019enseignement religieux confessionnel par un enseignement culturel des religions.Une proportion semblable considère souhaitable la mise en oeuvre d\u2019un tel programme.Dans cette perspective, l\u2019école répondrait aux attentes de 54,9 % des répondants sur le plan des valeurs qu\u2019ils souhaitent transmettre à leurs enfants.Pourtant, et c\u2019est là le paradoxe, l\u2019enseignement religieux constituerait tout de même le premier choix des parents québécois : si on leur donnait la possibilité de choisir, 43 % opteraient pour la religion, 30 % pour l\u2019enseignement culturel des religions et 24 % pour l\u2019enseignement moral.Et surtout, une majorité significative de personnes (60 %) serait déçue si la possibilité d\u2019inscrire les enfants en enseignement religieux n\u2019était plus offerte, conformément à ce que propose le rapport Proulx.« Nous interprétons ces résultats comme un besoin de changement, mais aussi un désir de garder ce qui existe.En fait, les gens voudraient que ce qui existe connaisse une certaine évolution, mais sans rupture brutale.La religion demeure importante, mais on sent un besoin d\u2019ouverture.En fait, on cherche un compromis », analyse Baya Harricane, responsable de la recherche chez Léger & Léger.Une chose est claire : si on s\u2019en tient aux recommandations du rapport Proulx, qui propose le remplacement des cours de religion par l\u2019enseignement culturel des religions, « ça ne fera pas l\u2019affaire de la majorité des Québécois », estime Mme Harricane.D\u2019ailleurs, note-telle, le rapport Proulx est pratiquement inconnu de la population.Près de 44 % des gens ont entendu parler d\u2019un tel rapport, mais seuls six pour cent des répondants peuvent nommément citer le rapport Proulx.Dans l\u2019ensemble, les femmes et les gens âgés demeurent les plus distants face aux recommandations du rapport rédigé par le groupe de Jean-Pierre Proulx.Les répondants possédant un diplôme universitaire sont probablement la catégorie de la population qui est le plus favorable aux changements qu\u2019il propose.Cependant, une large majorité (61 %) de parents ayant des enfants de moins de 16 ans serait déçue si elle n\u2019avait plus la possibilité d\u2019inscrire ses enfants à un cours de religion.Pour les parents d\u2019enfants de plus de 16 ans, la proportion grimpe à 67,6 % et elle baisse à 51 % pour les personnes qui n\u2019ont pas d\u2019enfants.Finalement, les répondants désirent clairement qu\u2019au-delà de la commission parlementaire qui se poursuit ces jours-ci sur le rapport Proulx, le gouvernement tienne un véritable débat public sur la question de la religion à l\u2019école.Plus des deux tiers des répondants expriment un tel souhait.Et si d\u2019aventure un tel débat se tenait sur la place publique, le tiers des répondants plaideraient pour une école sans statut confessionnel, mais avec enseignement de la religion et un autre tiers des répondants prendraient position pour le maintien pur et simple du statu quo.Le quart des répondants appliqueraient les solutions avancées par Jean-Pierre Proulx dans leur intégralité.Ce sondage Léger & Léger a été mené, du 8 au 18 juillet, auprès de 1500 Québécois avec une marge d\u2019erreur de 2,5 %, pour un intervalle de confiance de 95 %.L\u2019échantillon, réparti proportionnellement au Québec, est formé à 65,6 % de parents et à 34,4 % de parents.Le taux de réponse est de 61 %.SONDAGE 2783048 A 22 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 2 NOVLMBRI: 1999 « La formation en réanimation doit devenir obligatoire » Un médecin fait pression sur le ministère de l'Éducation PIERRE APRIL de la Presse Canadienne.QUÉBEC Le Dr Alphonse Mont-miny, urgentologue à l'hôpital Charles-Lemoyne et président de la Faculté des soins d'urgence cardiaque de la Fondation des maladies du coeur du Québec, exige du ministère de l'Éducation qu'il rende obligatoires des cours de formation en réanimation cardiorespiratoire (RCR) avant la fin du secondaire 5.Profitant, hier, de la remise de 70 certificats de bravoure par le lieutenant-gouverneur Lise Thibault, patronne d'honneur de la Fondation, à autant de héros qui iIllustrent à merveille la nécessite d'enseigner les techniques de réanimation, le Dr Montminv y est allé de son appel pressant.« Malgré tous les efforts des différents organismes, a-t-il expliqué au cours d'une entrevue, dont la Fondation des maladies du coeur, pour promouvoir le for- mation en réanimation, on réalise qu'on dépasse difficilement les 6 % de la population capable d'intervenir dans des situations d'urgence pour sauver des vies.Pour cet urgentologue, la formation est très facile à inclure dans un programme scolaire au niveau secondaire.Le cours est d'une durée maximale de quatre heures el peut être offert en même temps que la formation en éducation physique par des instructeurs certifiés en réanimation ca rd i o res p i ra t o i re.Des proches impuissants Les statistiques démontrent que 50 % des personnes qui meurent d'une crise cardiaque décèdent avant d'arriver à l'hôpital et que 70 % des incidents se produisent en présence de proches.Il esi évident, a explique le D' Montminy, qu'il faut permettre a un plus grand nombre possible de personnes de connaître les bases des techniques de réanimation et d'augmenter sensible-ment le taux de survie des victimes d'arrêts cardiaques.» Des démarches auprès du gouvernement ont été entreprises en 1996 par la Fondation des maladies du coeur alors que la titu- laire du ministère de l'Éducation était Pauline Marois.« Il n'y a malheureusement pas encore eu de résultats concrets, malgré plusieurs rappels de la Fondation », a indiqué le Dr Montminy.Dans l'ensemble du Québec, il y a à peine 200 écoles où la formation est réanimation cardiorespiratoire est effectivement offerte.Au total, on compte plus de 100 maîtres-instructeurs et 3000 instructeurs certifiés au Québec.Implantation facile L'implantation d'une telle formation au niveau secondaire, a noté le Dr Montminy, ne nécessiterait pas des investissements majeurs parce que toute la structure est en place et que le programme existe déjà.Il s'agit d'un nombre minime d'heures et 11 y a des gens dans toutes les institutions qui possèdent une formation en réanimation.>?Tous les maillons de la chaîne de survie sont importants, a expliqué le médecin urgentologue.« De là l'importance d'avoir un mode de vie sain, a-t-il dit, de savoir reconnaître les signes avant-coureurs d'une crise cardiaque, d'appeler les services d'urgence et de savoir appliquer la RCR.» Les technologues en radio-oncologie suspendent la grève des heures supplémentaires Presse Canadienne Encouragés par la mise sur pied d'un comité voué spécifiquement à étudier leur problème d'effectifs, les technologues en radio-oncologie ont très majoritairement accepté la recommandation de leur syndicat de suspendre le boycott prévu des heures supplémentaires.C'est à compter du l« novembre que les 190 membres du Syndicat des technologues en radiologie devaient à l'origine refuser d'effectuer des heures supplémentaires, à titre de moyen de pression dans le cadre de leur négociation avec le gouvernement.Place devant une situation délicate \u2014 la liste d'attente pour les traitements est telle que le ministère de la Santé doit déjà envoyer des patients cancéreux se laire traiter aux États-Unis \u2014 le ministère a mis sur pied un groupe de travail mandaté pour étudier les problèmes d'effectifs des technologues en radio-oncologie.Ce comité doit « élaborer un consensus sur les besoins quantitatifs et qualitatifs d'effectifs » d'ici décembre prochain et proposer un plan d'action à court, moyen el long termes d'ici février 2000.Motive par la mise sur pied de ce comité, le syndicat avait recommandé à ses membres de suspendre temporairement leur refus de faire des heures supplémentaires.Ainsi, dans les huit établisse- ments de santé où le Syndicat des technologues en radiologie a des membres, les huit assemblées géné-i.iles ont accordé ce mandat, précisait en entrevue le président de la Centrale îles professionnels de la santé Jacques Paradis (la centrale à laquelle est affilié le syndicat).lit c'est dans une proportion de 89 pour cent que les membres ont accepté de suspendre ce moyen de pression.Le comité de travail n'a tenu qu'une rencontre jusqu'ici, mais une autre est prévue le 10 novembre, indiquait M.Paradis, qui y siège.Après cette date, M.Paradis pense pouvoir savoir avec plus de certitude si le gouvernement est sérieux dans sa démarche ou si le comité ne sert qu'à gagner du temps.Si les travaux progressent, la suspension du refus de faire des heures supplémentaires pourrait bien être en vigueur jusqu'au début de l'an 2000, a opiné M.Paradis.Le Syndicat des technologues en radiologie a des membres dans huit des 11 établissements de santé du Québec qui dispensent des traitements spécialisés en radio-oncologie, soit l'Hôtel-Dieu de Montréal.l'Hôtel-Dieu de Québec, l'hôpital Notre-Dame, le Royal Victoria, le Centre hospitalier La Sagamie à Chi-coutimi, le Centre hospitalier de la Vallée de l'Outaouais à Gatineau, l'Hôpital général de Montréal et ce-lui de Rimouski.bonheur fragile.Protégez ***** \\VINhST.\\R AYY: la seule nnnifour^onnetre à avoir obtenu une côte Je sécurité 5 étoiles, six années Je 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