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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-02-28, Collections de BAnQ.

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[" 1LP0101A0228 Page A1/28f vrier 1LP0101A0228 ZALLCALL 67 01:07:29 02/28/00 B 1 3 4 6 www.lapresse.infinit.net Montréal, lundi 28 février 2000 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, RÉGION HULL-OTTAWA 70 ¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.REMPLACEMENT DE BIJOUX POUR ASSURANCE Très grand choix Prix d'escompte Modeliste Joailliers diamantaires Une seule adresse depuis 1956 7139, rue St-Hubert (coin Jean-Talon) www.bijouterieleroy.com (514) 277-3127 116e année No 128 64 pages, 4 cahiers Auto Acura 3,2 cl: une deuxième génération prometteuse page C1 Charles Sirois ou l'ambition globale page A5 Yves Boisvert Hockey page S3 Où sont les sites québécois de ventes à l'encan?page A20 Il ne faut pas trop rêver La classe moyenne attend fébrilement de connaître l'ampleur de la baisse d'impôts que lui réserve Paul Martin GILLES TOUPIN et VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA C'est aujourd'hui un peu après 16 heures que les Canadiens \u2014 les contribuables les plus taxés au monde \u2014 sauront si les baisses d'impôts promises par le ministre des Finances, Paul Martin, se feront sentir pour la peine au fond de leurs poches.Faut-il rêver ?Un peu.mais pas trop.Le budget fédéral d'aujourd'hui (consacré à l'année fiscale 2000-2001), le septième de Paul Martin, a été concocté afin que ses effets les plus importants culminent dans les mois qui précéderont la prochaine campagne électorale fédérale.Il a donc été préparé par le ministre des Finances selon certains calculs électoraux, dans un contexte politique tout à fait particulier, où peut-être lui-même sera appelé à diriger les troupes du Parti libéral lors de la prochaine joute électorale \u2014 le premier ministre Jean Chrétien, écorché par le scandale aux Ressources humaines, pourrait reconsidérer (on ne sait jamais) son intention de briguer un troisième mandat.Ainsi, le pire qui pourrait arriver aux Canadiens ce soir, c'est que Paul Martin, dans un désir de satisfaire tout le monde, retombe dans la manie du saupoudrage ; on redistribue la manne des excédents budgétaires à gauche et à droite pour ne laisser personne sur la touche, mais du coup on passe à côté des grands impératifs économiques actuels du Canada, ceux de redonner confiance aux consommateurs, de miser sur la productivité et d'accroître la taille de l'économie.Saupoudrer, cela veut dire répartir les excédents budgétaires (qui devraient se situer quelque part entre 8 et 10 milliards pour Voir IL NE FAUT en A2 Autre texte en page B1 PHOTO CP Le ministre des Finances, Paul Martin, photographié hier alors qu'il quittait son bureau d'Ottawa.Les Laurentides se mobilisent contre Hydro-Québec Après l'or, Mélanie Turgeon gagne l'argent Même piste, même discipline, autre podium.Vingt-quatre heures après sa première victoire en Coupe du monde de ski alpin, Mélanie Turgeon a remporté la médaille d'argent d'un autre super-G, hier, à Innsbruck.Elle a terminé à 16 centièmes de seconde de l'Autrichienne Renate Goetschl, meneuse de la spécialité.De son propre aveu, ses récents succès \u2014 elle avait pris le cinquième rang de la descente de vendredi \u2014 s'expliquent par une meilleure préparation.« Je savais que je skiais bien, mais je n'arrivais pas à transposer ça en course », a déclaré la skieuse de Beauport.À lire en page S9 BRUNO BISSON Le passage d'une des lignes électriques promises par Hydro-Québec après le verglas de janvier 1998, dans les Laurentides, fera face à une opposition concertée de l'ensemble des représentants socioéconomiques de cette région, qui estiment tous que cette ligne de 250 millions n'est ni nécessaire, ni justifiable.Les municipalités concernées et la MRC Laurentides, la chambre de commerce de Saint-Jovite, l'Union des producteurs agricoles et le Syndicat des producteurs de bois Outaouais- Laurentides, le conseil Voir LES LAURENTIDES en A2 Le Canada impliqué dans un imbroglio entre Cuba et les États-Unis d'après AFP et PC LA HAVANE Le diplomate cubain José Imperatori, expulsé manu militari des États-Unis et en grève de la faim, pourrait se révéler un hôte encombrant pour le Canada, impliqué à son tour dans le nouvel imbroglio diplomatique opposant La Havane et Washington.Le diplomate cubain José Imperatori, expulsé samedi soir des États-Unis après avoir été déclaré persona non grata pour espionnage, poursuit sa grève de la faim et souhaite prolonger son séjour au Canada, a-t-on annoncé officiellement hier à La Havane.Pour sa Voir LE CANADA en A2 PHOTO AP Grosse nature Quelques heures avant de monter sur la scène du Saint-Denis pour la toute première représentation de La Cage aux folles, Rémy Girard était l'ombre de lui-même.Il venait de se taper trois jours à l'hôpital et une opération par voie naturelle sous anesthésie locale pour une pierre au rein.Même si l'opération avait été un succès, un risque de complications demeurait.Et ce risque- là le rendait fou.Ajoutez à cela qu'une douleur tenace continuait à lui traverser le corps comme une épée, l'obligeant à se bourrer de calmants.Malgré cela, Rémy Girard a pris le chemin du théâtre.Pour se donner du courage, il s'est rappelé avoir déjà joué Galilée au TNM avec 103 de fièvre.Il n'en était pas mort.Il n'en mourrait pas cette fois non plus.La tête lourde, les traits tirés, le ventre noué par l'anxiété, Rémy Girard a enfilé son costume d'Albin, le travesti vieillissant de La Cage aux folles, avant d'aller attendre en coulisses avec Normand Chouinard son ami et complice depuis 37 ans.Et puis comme par magie, à la minute précise où le rideau s'est levé, Rémy Girard a senti une charge d'adrénaline monter en lui.La douleur, la fatigue, l'angoisse ont levé l'ancre, tandis que l'acteur plongeait avec bonheur dans La Cage aux folles, se permettant même de sauter dans les bras de Normand Chouinard vers la fin, mouvement que les deux avaient convenu d'éviter vue les circonstances.Quelques heures plus tard, il répétait l'exploit pour la séance du soir.Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu'à la tombée du dernier rideau, puis subitement tout est revenu.Rémy est rentré chez lui, pâle, blême, convaincu qu'il allait finir la nuit à l'urgence.Il n'en fut rien.Le lendemain, il se leva comme un charme, prêt à retrouver Albin là où il l'avait abandonné la veille.Quant à savoir si reprendre du service aussi vite et aussi intensément était une bonne idée, c'est la seule question que Rémy Girard ne s'est jamais posée.À lire, l'entrevue en page A9 Nathalie Petrowski rencontre RÉMY GIRARD PHOTO MARTIN C.CHAMBERLAND, La Presse Rémy Girard INDEX Petites annonces - index B9 - immobilier B9, B10 - marchandises B10 - emplois B10, B11 - automobile B11, C10 - affaires B5 Arts et spectacles C6 à C8, C12 - horaire spectacles C8 - horaire télévision C7 - cinéma maison C7 Bandes dessinées B10 Bridge C10 Décès C11 Économie B1, B4 à B8 Éditorial B2 Êtes-vous observateur B9 Feuilleton B11 Horoscope C10 Le monde A22, A23 Loteries A2, A6 Mots croisés B10, S10 Mot mystère B11 Opinions B3 Politique A12, A13 Quoi faire A16 Tabloïd Sports - Mathias Brunet S5 ÉDITORIAL Ne pas céder?- Pierre Gravel page B2 MÉTÉO Plutôt nuageux Max.5, min.-8 Cahier Sports, page 16 CAVALIER La n o u ve l l e ENSEMBLE VALEUR Cavalier 198$ 0U 4 portes /mois Lo c a t i o n 3 6 m o i s Transport et préparation inclus LES CONCESSIONNAIRES CHEVROLET OLDSMOBILE DU QUÉBEC Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant aux Cavalier 2000 neuves en stock.Sujet à l'approbation du crédit.Photo à titre indicatif seulement.Première mensualité et dépôt de sécurité exigés à la livraison.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Versement ou échange équivalent requis.Frais de 12 ¢ du km après 60 000 km.Taux de financement de 1,9 % à l'achat disponible jusqu'à 48 mois ou jusqu'à 36 mois à la location.Voyez votre concessionnaire participant pour tous les détails.à l'achat ou à la location 1LP0201A0228 Page A2/28f vrier 1LP0201A0228 ZALLCALL 67 01:07:38 02/28/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 28 FÉVRIER 2000 Suites de la une Il ne faut pas trop rêver IL NE FAUT / Suite de la page A1 2000-2001) selon la longue liste d'épicerie des groupes de pression et des collègues du ministre des Finances qui exigent à la fois des baisses d'impôts, une réduction de la dette, une aide accrue à l'enfance, de meilleurs soins de santé, une meilleure éducation, une réduction du poids fiscal des entreprises pour contrer l'exode et tout cela sans que la croissance des revenus de l'État ne soit affectée.On le voit, la cour de Paul Martin est pleine.Et pour que les choix du grand argentier n'aient pas les effets d'un cataplasme sur une jambe de bois, ils devront être judicieux et ciblés.Avec les horreurs qui sont dévoilés jour après jour aux Ressources humaines, les Canadiens auront notamment du mal à être persuadés que chaque dollar investi dans les programmes fédéraux contribuera au bien-être du pays.Chose certaine, on connaît déjà l'ampleur des baisses d'impôts qu'entend annoncer le ministre des Finances : de 40 à 45 milliards de dollars sur cinq ans.On connaît aussi sa grande cible, la classe moyenne, celle dont les revenus familiaux se situent entre 30 000 $ et 70 000 $ et qui, faut-il s'en étonner, représentent le plus grand bassin des électeurs de ce pays.Au cours de ses deux derniers budgets, Paul Martin avait mis l'accent de ses réductions d'impôts du côté des pauvres.Les chiffres avancés paraissaient importants mais, réduits à la réalité quotidienne des individus, d'une mère célibataire par exemple, il en résultait des économies puériles de quelques centaines de dollars, « de quoi s'acheter une tasse de café de plus par jour », avait alors lancé un député de l'opposition.Paul Martin usera-t-il du même stratagème cette année pour les familles de la classe moyenne sacrifiées pendant des années à l'autel du déficit zéro ?On ne s'attend pas cet après-midi à ce que les baisses d'impôts dépassent les 5 milliards pour la première année.Mais on voit mal comment une baisse d'impôts de moins de 3 milliards permettrait au gouvernement de redonner un véritable pouvoir d'achat aux consommateurs, donc un niveau de vie plus élevé, et de rencontrer ses objectifs de croissance.À titre indicatif, une baisse d'impôts de 3,5 milliards de dollars veut dire 600 $ de plus dans les goussets de la famille canadienne moyenne.Ce n'est pas le Pérou.D'autant plus que si ces mêmes baisses ne sont pas accompagnées d'une véritable réforme fiscale, notamment le rétablissement de l'indexation des tables d'impôt, le gouvernement fédéral récupérera en cinq ans, selon la Banque de Montréal, le tiers de ses « généreuses » baisses d'impôts, soit 15 milliards sur 45.Ce qu'il donnerait d'une main, il le reprendrait de l'autre.Le pays entier retient donc son souffle, jusqu'à 16 heures.Les Laurentides se mobilisent contre Hydro-Québec LES LAURENTIDES / Suite de la page A1 régional de l'environnement, le centre local de développement des Laurentides et l'organisme Loisirs et sports Laurentides, se sont tous entendus pour défendre une même position face à ce projet de ligne entre les postes Grand-Brûlé et Vignan.Depuis décembre, les acteurs régionaux des Laurentides ont même interrompu toute discussion avec Hydro-Québec quant au choix d'un tracé ayant le moins d'impact possible sur le milieu, parce qu'on estime que ces pourparlers sont prématurés dans l'état actuel des choses.« Plutôt que de perdre du temps dans des discussions théoriques avec Hydro-Québec, dit Denis Savard, directeur général de la MRC des Laurentides, nous allons d'abord nous assurer que cette ligne est nécessaire et justifiable.En 1998, quand Hydro-Québec nous a approchés au sujet de cette ligne, sa justification était simple.Il y avait eu le verglas, l'Outaouais était isolée par les pannes électriques, et la ligne à haute tension entre les Laurentides et l'Outaouais devait servir à alimenter cette région, s'il arrivait un autre sinistre.» Mais depuis 1998, dit M.Savard, « nous avons pris une certaine expérience dans l'analyse de ces projets ».Et, dans la région, on s'interroge aujourd'hui sur la réelle nécessité de construire une ligne à haute tension pour alimenter l'Outaouais en cas d'urgence alors que la société d'État prévoit aussi augmenter les capacités de ses interconnexions avec le réseau électrique d'Hydro-Ontario.Au printemps, le Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE) étudiera un projet de poste de conversion de 1250 mégawatts près de la frontière ontarienne.La coalition laurentienne appuie ce projet d'autant plus qu'à son avis, Hydro-Québec aura ainsi la possibilité d'acheminer suffisamment d'électricité dans la région outaouaise pour alimenter tous ses clients, en cas de sinistre ou de situation d'urgence.En conséquence, dit M.Savard, si le poste de conversion prévu dans la municipalité de L'Ange-Gardien a une puissance suffisante pour alimenter l'Outaouais, qu'est-ce qui justifie de construire, en plus, une nouvelle ligne de transport d'électricité ?« Nous allons donc nous présenter ensemble devant le BAPE, pour poser ces questions et présenter notre position, dit le directeur de la MRC.Ensuite, si le BAPE conclut que le projet est justifié et nécessaire, il sera toujours temps de discuter d'un tracé avec Hydro- Québec et les élus de l'Outaouais.» Rappelons qu'en pleine crise du verglas, en 1998, Hydro-Québec lançait trois projets de « bouclage » dans les régions de Montréal, de l'Outaouais et de la Montérégie, qui furent les plus affectées par le sinistre, afin d'améliorer les possibilités d'alimentation électrique régionale.Invoquant l'urgence d'agir, le gouvernement du Québec a permis à Hydro-Québec, par décret, d'escamoter l'étape des consultations et des évaluations environnementales de ces projets.Des « comités » ont toutefois été mis sur pied pour présenter chacun des projets.Mais au début de 1999, des citoyens de l'Estrie ont obtenu une injonction de la Cour supérieure invalidant les décrets du verglas et obligeant Hydro-Québec à fermer ses chantiers, dont celui de la ligne Grand- Brûlé/Vignan.L'automne dernier, la société d'État a réanimé ces projets, et repris les discussions avec « le milieu ».En 1998, les régions des Laurentides et de l'Outaouais s'étaient entredéchirés pour que la ligne provoque le moins d'inconvénients dans leur coin respectif.Et l'Outaouais a gagné.Le parcours retenu, dit-on dans les Laurentides, aurait eu des impacts importants dans le territoire de la petite municipalité de Saint-Rémi-d'Amherst, traversée sur une longueur de 20 kilomètres par la ligne à haute tension d'Hydro-Québec.Or, il appert que la petite municipalité comptait mettre en valeur les paysages de son territoire pour assurer son développement.Le Canada impliqué dans un imbroglio entre Cuba et les États-Unis LE CANADA / Suite de la page A1 part, le gouvernement canadien, visiblement pris de court, a signifié par l'intermédiaire du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Patrick Hébert, que le Canada s'attendait à ce que M.Imperatori « quitte sous peu » le pays pour Cuba et a indiqué ne « pas être au courant » d'une demande de visa du diplomate cubain.« Notre rôle consiste à faciliter le retour de M.Imperatori à La Havane.Il devrait quitter sous peu », a dit M.Hébert.José Imperatori, arrivé dans la nuit de samedi à hier à Montréal, se trouve à Ottawa en compagnie de l'ambassadeur cubain au Canada, Carlos Fernandez de Cossio, et poursuit sa grève de la faim pour « protester contre l'absurde mesure unitalérale » appliquée par Washington, selon un communiqué lu à la télévision cubaine.Le gouvernement cubain affirme dans ce communiqué qu'il « n'accuse pas le Canada, mais les États-Unis » qui ont « lancé la patate chaude à leur voisin canadien » pour « en faire une victime de leur arrogante politique » et ajoute même que « quelqu'un a trompé les autorités canadiennes, quelqu'un leur a menti ».Mais il n'en fait pas moins état d'une série de faits qui sonnent comme autant de critiques voilées envers « l'étrange opération » dans laquelle se retrouve mêlé le Canada, un des principaux partenaires économiques de Cuba.« Nous n'avons rien su de ce qui a été conclu entre ce pays et les États-Unis, comment et qui a sollicité un visa » canadien pour le diplomate cubain, et « de quelle manière il serait rapatrié à Cuba » relève notamment le communiqué officiel.Il indique également que « le conseiller politique de l'ambassade du Canada à Washington a seulement contacté la section des intérêts cubains dans la capitale américaine pour lui demander qu'Imperatori ne fasse aucune déclaration à la presse au cas ou il serait expulsé vers le Canada.» « Le fait est que ce sont les États-Unis qui ont mêlé ce pays à cette affaire », estime le gouvernement cubain, qui relève que le diplomate cubain aurait pu être renvoyé directement vers Cuba de New York ou Miami, où il existe des vols charters quotidiens vers l'île.M.Imperatori, déclaré persona non grata par les États-Unis, a été expulsé samedi soir de ce pays.Six agents du FBI l'ont escorté de son domicile, situé à Bethesda, une banlieue de Washington, jusqu'à l'aéroport Ronald- Reagan où il a pris un avion pour le Canada.José Imperatori, 46 ans, était accompagné de son avocat, l'ancien maire de Baltimore, Kurt Schmoke.Le diplomate cubain n'avait plus d'immunité diplomatique depuis samedi après-midi, échéance qui lui avait été imposée pour son départ du sol américain.Samedi matin, il avait annoncé qu'il renonçait à ses fonctions de vice-consul à la section des intérêts cubains à Washington et qu'il entamait une grève de la faim jusqu'à ce que les accusations d'espionnage portées contre lui soient levées.Son épouse Raquel Fundora a déclaré pour sa part hier à La Havane qu'elle faisait « confiance au peuple cubain et notre Commandant (Fidel Castro) ».Une centaine d'étudiants s'étaient rassemblés devant son domicile pour lui apporter leur soutien.L'épouse du diplomate, qui avait regagné Cuba deux jours avant l'expulsion de son époux, a déclaré que les États-Unis étaient « un pays monstrueux » où « rien n'est pur ».Elle s'est également interrogée sur le fait que son époux, « un homme qui veut démontrer son innocence », a pu être expulsé en 24 heures alors que le petit Elian Gonzalez « se trouve depuis trois mois aux États- Unis, et ils ne l'ont pas encore renvoyé ».BUDGET MARTIN Pour tout savoir Pour tout savoir sur le budget fédéral, rendez-vous sans tarder sur le site Internet de La Presse ( www.lapresse.infinit.net ), dès le début de la présentation du ministre des Finances, Paul Martin, cet après-midi à la Chambre des communes.Vous aurez accès à tous les documents budgétaires.Et ne manquez pas, demain matin dans La Presse, les synthèses, les analyses et les commentaires de nos chroniqueurs et de nos éditorialistes.La hausse des paiements de transfert irait aux plus riches Presse Canadienne OTTAWA La majeure partie de l'augmentation de 11,5 milliards sur les cinq prochaines années des paiements de transfert fédéraux aux provinces ira aux trois provinces les plus riches, en laissant très peu aux provinces de l'Atlantique ou au Québec, selon une étude obtenue par le quotidien Moncton Times and Transcript.L'étude du Conseil économique des provinces de l'Atlantique conclut que pas moins de 98 % de cette augmentation, promise dans le budget fédéral de l'an dernier, ira à l'Ontario, à l'Alberta et à la Colombie-Britannique d'ici 2003-2004.On ne sait pas comment sera partagé le reste de l'augmentation de 11,5 milliards entre les sept autres provinces, mais la région de l'Atlantique ne recevra qu'une augmentation très modeste.Un économiste au conseil, Mike Holden, affirme que la majorité de l'argent ne va pas aux provinces les plus pauvres parce que le calcul des paiements se fait per capita, ce qui favorise les provinces dont la population croit davantage.Ce n'est pas tout : l'Ontario, l'Alberta et la Colombie-Britannique bénéficient également d'une mesure instaurée en 1990 qui annule le plafond maximum de paiements de transfert qu'elles peuvent recevoir.Cent des 101 circonscriptions électorales fédérales de l'Ontario sont représentées par des libéraux, ce qui a donné à Jean Chrétien les assises de sa victoire lors des deux dernières élections générales.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 5-5-9 à quatre chiffres : 5-0-2-5 COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: n à Montréal: Centre des donneurs de sang, Centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est (métro Préfontaine), de 10 h à 17 h 30; n à Farnham: Ville de Farnham, en collaboration avec le Club Optimiste de Farnham, église Saint-Romuald (sous-sol), 500, rue Saint-Hilaire, de 13 h 30 à 20 h.Objectif: 175 donneurs; n à Oka: organisée par les Artisanes unies d'Oka, le Cercle des fermières d'Oka et plusieurs autres organismes de la région, 1700, chemin d'Oka, de 13 h 30 à 20 h.Objectif: 100 donneurs; n à Saint-Germain-de-Grantham: salle municipale, 293, rue Notre-Dame, de 14 h 30 à 20 h.Objectif: 125 donneurs; n à Sainte-Agathe-des-Monts: organisée par les Filles d'Isabelle, avec la collaboration des Chevaliers de Colomb, école Fleur-des- Neiges, 99, rue Sainte-Agathe, de 13 h 30 à 20 h.Objectif: 150 donneurs.DEMAIN DANS LA PRESSE Les livreurs du cybercommerce La bonne vieille poste se positionne actuellement pour prendre un rôle de premier plan dans la révolution commerciale qu'a amorcée Internet.La valeur des ventes en ligne doit doubler cette année pour atteindre trois milliards au Canada.Tous ces biens achetés dans le confort du foyer \u2014 ou du bureau \u2014 doivent être livrés chez le consommateur d'une façon ou de l'autre.Voilà qu'entrent en scène de grands joueurs, nous explique Charles Côté demain dans le cahier Économie.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Le premier ministre français Lionel Jospin a-t-il eu raison de qualifier de terroristes les militants palestiniens du Hezbollah?Selon vous, un contrat-type va-t-il satisfaire les routiers?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 37 % Non: 63 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique. 1LP0302A0228 A 3 (lundi) 1LP0301A0228 ZALLCALL 67 01:07:57 02/28/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 28 FÉVRIER 2000 R A 3 Un nouveau record: 12 degrés à Montréal .mais l'hiver n'a pas dit son dernier mot! RAYMOND GERVAIS On se serait cru presque en été hier dans le sud du Québec, tellement il faisait beau et chaud.Des records de température fracassant de plusieurs degrés les anciens records ont été établis et pour longtemps.Le mercure a grimpé jusqu'à 12 degrés à Montréal et à Saint-Jovite, à 16 degrés à Saint-Anicet, à 13 degrés à Gaspé, alors qu'il faut habituellement attendre à la fin avril pour que le mercure atteigne cette marque, tandis que dans le Grand Nord, il faisait 4 degrés à Kuujjuaq, en bordure de la baie d'Ungava.Selon Gilles Brien, météorologue à Environnement Canada, cette hausse subite des températures à la fin de février, démontre clairement que le temps change et pas uniquement au Québec.On n'a qu'à se souvenir de la tempête de vent et de pluie qui a balayé la France en fin d'année, semant la terreur et le désarroi sur son passage, faisant pour des millions de dollars de dégâts.« 12 degrés à Montréal un 27 février représente près de 15 degrés au-dessus du maximum de la normale saisonnière.La température minimum devrait être de -11 la nuit et de -3 le jour, la moyenne de la journée devrait être de -7 et on a eu 12 degrés hier, c'est exceptionnel », soutient le météorologue.Le record datant de 1971 (6,7 degrés) a été battu hier.Néanmoins, l'hiver n'est pas encore dit son dernier mot et les températures reviendront plus près des normales de saison à compter d'aujourd'hui.Un creux barométrique au-dessus de l'Ontario nous amènera de la pluie en matinée et un refroidissement suivra.Le ciel devrait demeurer nuageux et des vents soufflant du nord, nordouest, apporteront des éclaircies durant la journée.Le mercure oscillera entre 5 et 6 degrés le matin pour redescendre à 2 degrés en toute fin d'après-midi.En soirée, il pourrait atteindre la marque de zéro.Le soleil sera de retour demain matin, mais il fera frais avec 1 ou 2 degrés comme maximum et de -6 à -8 comme minimum.Une second creux barométrique nous apportera des averses de pluie pour mercredi avec des températures au-dessus de 0 degré.Jeudi et vendredi seront doux, mais nuageux.Le mercure ne devrait pas descendre trop souvent en bas du point de congélation durant toute la semaine.Hier midi à Montréal, il ne restait plus que 9 cm de neige au sol par rapport à 25 cm vendredi.On a donc perdu 16 cm uniquement par l'effet du soleil et de l'évaporation.Plusieurs sous-sol de résidences sur les rues Des Muguais, Bernard- Pilon et Therrien à Saint-Mathieude- Beloeil, ont été inondés hier à la suite de la fonte rapide de la neige et de la crue de la rivière Richelieu.Les pompiers sont intervenus afin de pomper l'eau des sous-sols et le service de la voirie de la municipalité a dégagé les fossés afin de permettre à l'eau de se retirer de la rue.Aucune évacuation n'a été nécessaire.Même phénomène à Athlestan, dans la région de Huntingdon, où les glaces ont envahi le chemin River Road.PHOTOS BERNARD BRAULT, La Presse Il faisait beau et chaud hier sur les pentes de ski à Saint-Sauveur, dans les Laurentides.Un skieur solitaire s'en donnait à coeur joie dans les bosses, tandis qu'Anne-Sophie Locas en a profité pour refaire son bronzage.Le mercure a atteint 12 degrés à Montréal et à Saint-Jovite.PHOTO YVON GAGNON, collaboration spéciale Le chemin River Road, à Athlastan, dans la région de Huntingdon, a été inondé hier lorsque la fonte de la neige dans les champs a recouvert la route en bordure de la rivière à la Truite en provenance des États-Unis.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse Vers le Vieux-Port Le Vieux-Port de Montréal a attiré hier un millier de personnes venues respirer l'air du large et assister à la Symphonie du musée de la Pointe-à-Callières, qui orchestrait les sirènes des bateaux.Comme en témoigne notre photo, le boulevard Saint-Laurent est devenu un immense terrain de stationnement. 1LP0499A0228 a04 actus lun 28 f vrier 1LP0499A0228 ZALLCALL 67 08:33:28 02/28/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 28 FÉVRIER 2000 Dunham VERMONT Magog Saint- Hyacinthe Roxton-Falls DÉPART Frelighsburg Itinéraire parcouru Destination Frontière américaine Saint-Germainde- Grantham Infographie La Presse Lac Memphrémagog Sheldon (États-Unis) Saint-Charlesde- Drummondville Drummondville PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © Gérard Lafond, 80 ans, et Marie-Ange Bourgeois, 77 ans, devaient se rendre à un souper à Saint- Charles-de-Drummond.Ils ne s'y sont jamais rendus.L'illustration ci-contre indique le chemin qu'ils ont parcouru avant d'être retrouvés.Un couple âgé disparu est retrouvé au Vermont Presse Canadienne DRUMMONDVILLE Après plusieurs heures d'angoisse vécues par la famille et par les proches, un couple de personnes âgées de Saint-Germain-de-Grantham, près de Drummondville, qui faisait l'objet d'un avis de recherche depuis samedi soir, a été retrouvé sain et sauf au Vermont.Samedi, Gérard Lafond, 80 ans, et Marie-Ange Bourgeois, 77 ans, devaient se rendre à un souper à Saint-Charles-de-Drummond.Ils ne s'y sont jamais rendus.L'homme a des problèmes d'orientation ; la dame est atteinte de la maladie d'Alzheimer.« Ça leur est déjà arrivé de se tromper de chemin ou de ne pas trouver une adresse, mais, dans le pire des cas, ils retournaient chez eux », a indiqué Roger Lafond, le fils des disparus.Ils étaient attendus chez de la famille pour 17 h.À 20 h 30, le fils du couple a été averti de la situation.Après avoir fait elle-même d'infructueuses recherches, la famille a fait appel à la police.Un avis de recherche a donc été émis par la Sûreté du Québec à 22 h 30.Une distance de 13 kilomètres sépare la résidence du couple de l'endroit où ils devaient se rendre.Le voyage aurait dû leur prendre une vingtaine de minutes.« Ils sont trop gênés pour demander de l'aide et ce n'est pas leur genre de coucher dans un hôtel.De plus, mon père est souvent confus dans des situations stressantes ou difficiles », a dit Roger Lafond.Hier avant-midi, après avoir tenu une petite réunion dans une fourgonnette de la Sûreté du Québec garée dans la cour du couple disparu, la famille a rencontré les médias, venus en grand nombre.La Sûreté du Québec avait à ce moment une piste encourageante pour la famille.À 2 h 30, dans la nuit de samedi, le véhicule du couple s'est immobilisé dans un rang de Roxton Falls et M.Lafond est allé dans une résidence pour demander son chemin.Un hélicoptère et une quinzaine de véhicules ont ratissé tout le territoire de la Montérégie et de l'Estrie.Les stations à essence, les dépanneurs et les restaurants ont été visités et avertis de l'avis de recherche.Le couple circulait à bord d'une Chrystler Concorde 1993 de couleur rouge vif.Rendu au Vermont, le couple a été accueilli par une dame de la municipalité de Sheldon.Hier, vers 11 h 30, M.Lafond et Mme Bourgeois se sont souvenus de leur numéro de téléphone.« Une femme circulait sur la route 78 à Sheldon, au Vermont, a raconté l'agent Gérard Carrier de la SQ.Elle était suivie de très près par un véhicule qui l'a presque accrochée.La dame a arrêté le conducteur pour lui parler et elle s'est rendu compte que les occupants étaient égarés.Elle les a conduits chez elle et a fait appel à une voisine francophone, Mme Boulet, pour en savoir davantage.C'est d'ailleurs la dame francophone qui a appelé à la résidence du couple.» Les gens du Vermont ont offert de reconduire le couple à la frontière canado-américaine, à Frelighsburg.Les policiers de la MRC de Brome-Missisquoi ont pris le relais et ont accueilli les personnes âgées dans leur poste.À 14 h 15, les enfants des Lafond sont allés récupérer leurs parents.« Ils sont fatigués et confus.Ils ignoraient être rendus si loin de chez eux.Ce soir (hier), des agents de la MRC Drummond vont rencontrer le couple pour tenter d'en apprendre davantage sur ce qui s'est vraiment passé », a dit l'agent Carrier.STCUM: retour à la normale Les usagers du transport en commun de la STCUM ne devraient pas être affectés outre mesure ce matin dans leurs déplacements à cause du manque d'autobus.Moins de 50 véhicules sont retenus dans les garages de la Société de transport.Compte tenu de la semaine de relâche des étudiants et des vacances d'un bon nombre d'usagers, l'absence des véhicules ne devrait pas trop se faire sentir, estime Odile Paradis, porte-parole de la STCUM.Mme Paradis a expliqué qu'aucune ligne ne sera particulièrement affectée puisque les autobus seront répartis équitablement sur toute les lignes.Par ailleurs, les véhicules qui doivent demeurer aux garages sont des «cas lourds» de réparation à la suite d'actes de vandalisme commis la semaine dernière par les chauffeurs.Rappelons que le syndicat des chauffeurs, tout comme celui de l'entretien, ont annoncé publiquement qu'ils s'engageaient à respecter l'ordonnance du Conseil des services essentiels et de mettre fin aux moyens de pression. 1LP0502A0228 A5 LUNDI 1LP0502A0228 ZALLCALL 67 01:08:03 02/28/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 28 FÉVRIER 2000 R A 5 Charles Sirois ou l'ambition globale De ses mains jointes, il dessine un triangle devant son oeil droit.« J'ai toujours vu les choses à travers l'angle des télécommunications ; j'aimerais prendre un angle plus large dans la nouvelle économie.» En disant cela, Charles Sirois ouvre très grand ses grands bras, comme pour englober toute la planète.Qu'on ne s'y trompe pas, l'ex-pdg de Téléglobe n'est pas en retrait du Big Business montréalais.Son ego a été froissé ces derniers mois, mais rien n'a entamé l'ambition dévorante de l'homme d'affaires.Rien, pas même l'argent.Quand on vaut dans les trois milliards, on peut bien s'étendre les pieds sur la bavette du poêle quelques instants, non ?Mais non.La preuve que les journalistes ne seront jamais milliardaires, c'est qu'ils posent des questions comme : « Qu'est-ce qui vous fait courir encore, M.Sirois, maintenant que vous venez de vendre vos actions de Téléglobe à Bell Canada pour 1 milliard de dollars ?» Mauvaise question ! « Qu'est qui fait qu'un grand peintre continue à peindre ?Est-ce qu'on lui demande : mais vous avez fait des tableaux extraordinaires, vous êtes reconnu, pourquoi continuez- vous ?(notez bien : un grand peintre, pas un peintre ordinaire).Moi, je suis un bâtisseur.J'ai une idée, mon équipe a une idée, et l'argent devient seulement la possibilité de réaliser ces idées.» Comme il a été légèrement occupé au bureau ces derniers temps, il n'a pas eu l'occasion de se pencher sur de nouvelles idées.Maintenant qu'il est soulagé du titre de pdg de Téléglobe, les choses vont changer.« Ce qui me manquait, c'était du temps pour respirer par le nez.Là, je vais rapatrier du temps.Je vais retourner à temps plein à Télésystème (son holding familial).Je dois réfléchir.Je vais rencontrer des gens un peu partout, à Silicon Valley, en Europe.Je vais aller dans des colloques, lire.» Lire quoi ?Il lit ces temps-ci des ouvrages sur la physique quantique et des grands auteurs français.Tout d'un coup, dit-il, les idées prendront la forme d'une nouvelle entreprise.En passant, M.Sirois, avec tant d'argent, vous n'avez pas le goût d'en donner des gros morceaux, des fois ?« Oui, mais dans des implications structurantes », dit-il.Il donne l'exemple de l'Institut international des télécommunications de Montréal, qu'a financé Téléglobe et qui forme des professionnels du domaine.C'était son idée.« Ça ne rapporte pas directement, mais ça profite au milieu.J'appelle ça de la business sociale.» Il veut aider à « connecter les individus au savoir » par ce genre de projet qui laisseraient des traces à long terme ici.« La mentalité, l'ambiance sont en train de changer de façon dramatique à Montréal.Les gens commencent à penser qu'on peut rattraper Toronto.Moi, je le pense, mais je suis content de voir qu'on arrête de se donner des complexes.C'est pas mal plus excitant d'être dans la nouvelle économie ! On peut leur laisser les chars.« Les gens se prennent en main, on voit la richesse s'accroître, des grues dans la cité du multimédias.Allez voir le prix des lofts dans ce coin-là ! Les hôtels sont pleins, il se fait des choses intéressantes au plan culturel, des innovations, de la création partout.» Il parle vite, fait des gestes, explique avec conviction ses décisions, ses projets, ses idées sur l'ère de la « créativité » qui s'amorce.Mais le Saguenéen d'origine ne cache qu'à moitié son irritation.Pour la première fois dans le monde des affaires, où il a toujours passé pour un visionnaire invincible, on le critique durement.Ça persifle ici et là, rue Saint-Jacques.Et ça l'agace.Il trouve qu'on oublie bien vite ses réalisations, l'argent généré, les emplois créés.Les ennuis ont commencé l'an dernier.À peu près au même moment où il lançait un livre sur sa vision de la nouvelle économie et sur les affaires de l'État, pendant qu'il multipliait présences médiatiques et conférences, le titre en Bourse de Téléglobe se préparait à connaître une chute vertigineuse.On le voyait aux Grands Prix de Formule un partout dans le monde, entrer en contact avec le jet-set des affaires, puisque Téléglobe est le commanditaire principal de l'écurie BAR, pour laquelle court Jacques Villeneuve.Comme pour faire exprès, Villeneuve et BAR ont connu une saison minable.On avait aussi vu Charles Sirois, en 1998, comme agent recruteur du Parti libéral du Québec.Il avait annoncé un peu naïvement qu'il attirerait des « vedettes » des affaires en politique.Elles ne sont jamais venues.Alors, quand l'action de Téléglobe est passée de près 60 $ à moins de 25 $, on s'est mis à dire qu'il ne s'occupait pas assez de la société, qu'il se mêlait de ce qui ne le regardait pas.Des cadres de Téléglobe, dont les options d'achat d'action ne valaient soudainement plus rien, sont venus pleurer dans son bureau.La pression a commencé à monter, au 1000, rue de la Gauchetière.Un aveu ?Il a annoncé il y a six mois qu'il prenait à temps plein la direction de Téléglobe \u2014 il doit s'occuper aussi de ses bébés, Microcell et TIW, qui ont des activités florissantes partout dans le monde, plus Motion International dont il détient 25 %, et bien d'autres.« J'ai un milliard dans cette compagnie-là, faudrait avoir des fuses de pétées pour penser que je négligeais Téléglobe ! Je me suis toujours occupé de plusieurs compagnies en même temps ! Si Téléglobe avait suivi le plan qu'elle avait quand je suis arrivé en 1992, elle n'existerait plus.En huit ans, sa valeur est passée de 500 millions à 12 milliards.Téléglobe a commencé à avoir des problèmes après l'achat d'Excel, le quatrième vendeur d'interurbains aux États-Unis.Le coût : 7 milliards.Trop cher, admet M.Sirois.De toute manière, le marché a durement jugé cette acquisition.Mais sauf le prix, Charles Sirois n'admet pas que ce fut une erreur.Téléglobe, qui possède des câbles de fibre optique partout dans le monde, avait besoin d'acquérir du « contenu ».Et la méthode de vente d'Excel, style Amway, permet de pénétrer des marchés sans grand investissement.On pourra juger dans un an, dit-il.De toute manière, que BCE ait ou non acheté Téléglobe, il aurait quitté la présidence, qu'il a acceptée presque « par accident », dit-il.La gestion ne l'intéresse « pas cinq minutes ».Bâtir, créer, oui.Charles Sirois a 45 ans.Demain, cela fera 20 ans qu'il a pris le contrôle de la toute petite entreprise de téléavertisseurs de son père, à Chicoutimi.Du cellulaire à la transmission de données en passant par la production télé, il contrôle suffisamment de sociétés pour s'occuper.Ça ne le contente pas.Il veut démarrer autre chose.Quoi ?Ce n'est pas clair.Mais rarement par le passé un homme d'affaires de Montréal aura-t-il eu autant les moyens de ses ambitions \u2014 énormes.yboisver@lapresse.ca Nouveau virage à la Davie Presse Canadienne QUÉBEC Les travailleurs syndiqués des Industries Davie ont effectué un virage important, hier.Ils se sont donné une dernière chance en acceptant de s'impliquer financièrement dans la relance du chantier maritime de Lévis.Réunis en assemblée générale à laquelle participait le président de la CSN, Marc Laviolette, environ 800 employés ont donné le feu vert à leur exécutif syndical pour « explorer toutes les opportunités » visant à relancer l'entreprise, notamment une participation financière des membres du syndicat via le Fonds d'action de la CSN.Au terme de la réunion, M.Laviolette a expliqué que l'implication des travailleurs pourrait prendre la forme d'une Coopérative de travailleurs actionnaires qui choisirait d'être partenaire avec Syntek et une autre entreprise qu'il restera à dénicher maintenant que Desgagnés et Océan ne font plus partie du décor.« Ça nous permettra d'avoir un mot à dire, de discuter sur un plan d'égalité au lieu d'être sur la défensive », a-t-il commenté.M.Laviolette a dit avoir de bonnes raisons de croire qu'une entente de partenariat avec Syntek est possible.Il a fait valoir qu'une implication des travailleurs est la meilleure garantie qui peut être donnée à un éventuel investisseur.La banque Scotia accusée de vouloir s'enfuir avec les surplus de la caisse de retraite Presse Canadienne TORONTO Un groupe représentant des ex-employés et retraités du Trust National accuse le nouveau propriétaire de la fiducie, la banque Scotia, de vouloir faire main basse sur le surplus de leur caisse de retraite \u2014 ce qui représente un montant de plus de 140 millions $.Certains des retraités, qui sont actionnaires de la banque Scotia, ont l'intention de soulever la question à l'assemblée annuelle de la banque, mardi, à Calgary.Selon ce groupe, depuis l'acquisition, en 1997, du Trust National, la banque, dont le siège social est à Toronto, a usé de manoeuvres juridiques et tenté de gagner du temps dans le but de s'approprier le surplus de la caisse de retraite d'environ 4000 ex-employés et retraités.La banque nie l'accusation.Elle soutient que diverses questions doivent être résolues avant qu'on puisse déterminer que faire du surplus et comment respecter toutes les obligations de ce régime envers les employés passés, actuels et futurs. 1LP0699A0228 a06 actus lun 28 f vrier 1LP0699A0228 ZALLCALL 67 08:37:18 02/28/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 28 FÉVRIER 2000 La drogue: répression ou prévention?L'arrestation d'étudiants de l'école secondaire Jeanne-Mance relance le débat RIMA ELKOURI L'intervention musclée de la police à l'école secondaire Jeanne-Mance, jeudi, n'aura peut-être pas l'effet dissuasif escompté auprès des jeunes consommateurs de drogue.« Ça peut, oui, avoir un effet dissuasif pour ceux qui sont plus soumis, plus conformistes et qui, peutêtre, auraient le goût d'essayer de prendre de la drogue, croit le psychologue Claude Duquette.Mais pour ceux qui sont un peu plus rebelles et qui s'identifient à ceux qui ont été arrêtés, qui ont peutêtre consommé, mais qui ne se sont pas fait prendre, il peut y avoir une révolte.Ça peut les rendre encore plus agressifs envers l'autorité.» À l'issue d'une enquête de deux mois menée par un agent secret du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM), 15 adolescents, soupçonnés d'être liés à un réseau de trafic de drogue, ont été arrêtés la semaine dernière à l'école Jeanne- Mance.On les a menottés, fouillés et renvoyés de l'établissement du Plateau Mont-Royal.Leur sort est maintenant entre les mains du Tribunal de la jeunesse.Certains de ces jeunes ont été arrêtés parce qu'ils ont tout simplement indiqué à l'agent secret \u2014 une jeune femme se faisant passer pour une élève rebelle, avec sa boucle au nez, décorée d'une feuille de cannabis \u2014 qui était le revendeur de marihuana à l'école.« S'ils n'ont pas été impliqués d'aucune façon, s'ils n'ont pas acheté ou vendu de la drogue, je pense qu'on peut parler d'abus de la part de la police.Et cet abus peut créer chez ces jeunes-là un sentiment de révolte face à l'autorité », indique le psychologue Duquette.Plutôt que « pénaliser à outrance » les jeunes en les obligeant à changer d'école et en les traitant comme des criminels, il faudrait mettra l'accent sur la prévention, croit-il.Le psychologue propose, par exemple, d'inviter des ex-toxicomanes à témoigner, devant les jeunes, des ravages de la drogue.Voilà qui est beaucoup plus efficace que des menaces de policiers, dit-il.Le Dr Kamal Zariffa, pédopsychiatre, croit pour sa part qu'il ne faut pas banaliser, comme ont tendance à le faire les jeunes et même leurs parents, les effets néfastes que peut avoir la marihuana lorsqu'elle est mêlée à d'autres substances.Les cas de psychoses toxiques chez les jeunes consommateurs sont assez courants, note-t-il.Cet état, qui provoque des hallucinations visuelles et qui nécessite une hospitalisation, survient quand les adolescents, qui n'ont pas les moyens d'acheter de la marihuana pure, se rabattent sur des mélanges suspects et dangereux.Selon le Dr Zariffa, pour limiter les problèmes de drogue dans les écoles, il faudrait davantage miser sur les ressources médicales et les interventions communautaires, et non sur la répression.« Le problème est entier.Prendre la ceinture, le fouet ou la loi, je ne vois pas comment.» À la suite de l'arrestation de la semaine dernière à l'école Jeanne- Mance, le directeur de l'établissement, Pierre Paquette, a dit que son approche se veut éducative.Un comité de toxicomanie a d'ailleurs été mis sur pied à l'automne.Il est chargé d'identifier le plus clairement possible les problèmes liés à la drogue à l'école et de mettre en oeuvre des programmes pour les régler.venez en discuter avec nous.(514) 289-9761 Patiente de Notre-Dame volée RIMA ELKOURI Un voleur qui profite de la fragilité de patients alités pour faire fructifier ses mauvais coups, c'est bien la dernière chose à laquelle se serait attendue Danièle Claveau, opérée mercredi, à l'hôpital Notre-Dame, pour un cancer du sein.Non seulement la dame de 50 ans s'est fait voler son porte-monnaie à l'hôpital, mais le voleur sans scrupule a voulu tirer profit des effets de l'anesthésie pour obtenir le NIP de sa victime et ainsi vider son compte.« C'est aberrant ! » confie Mme Claveau.Indignée, cette résidante du Plateau Mont-Royal tient à ce que le récit de sa mésaventure serve de mise en garde pour les patients qui risqueraient de se trouver dans la même situation.Admise à 7 h à l'hôpital, Mme Claveau a eu à peine le temps de monter à sa chambre, de déposer son sac à dos au bord de la fenêtre et d'enfiler sa chemise de malade, qu'une infirmière l'a invitée à se rendre à la salle de médecine nucléaire.L'opération terminée, vers 17 h 30, la patiente est reconduite à sa chambre.« Le téléphone sonnait.Ça sonnait, ça sonnait, se rappelle-t-elle.J'étais à moitié réveillée, j'avais un gros pansement, j'avais mal.J'essayais de rejoindre le téléphone, mais je n'étais pas capable.« L'infirmière est venue et m'a dit : « Il y a quelqu'un qui vous téléphone et insiste vraiment pour vous parler.C'est un constable de la CUM.Je lui ai dit de vous rappeler.» Perplexe, Mme Claveau, un peu étourdie par l'effet de l'anesthésie, tentait de comprendre ce qui se passait, tandis que l'infirmière plaçait le téléphone près d'elle.Celui qui se disait policier a rappelé.« C'était une voix d'homme assez âgé.Il me dit : « On a attrapé le gars qui fait des retraits dans votre compte ! C'est à Rivière-des-Prairies.On est là, on est prêt ! Il va faire un autre retrait.On a besoin de votre NIP immédiatement.Confuse et à moitié endormie, Mme Claveau a révélé le numéro secret donnant accès à son compte.« Pourtant, je sais très bien, on me l'a dit mille fois dans ma vie : « Ne donne jamais ton NIP ! » observe-telle.En raccrochant, la patiente a soudainement compris ce qui se passait.« J'ai dit à l'infirmière : « Sortez le porte-monnaie qui est dans mon sac à dos, juste dans la petite pochette devant !» Elle sort le sac, je regarde.Plus rien ! Plus d'argent, plus de cartes, plus rien ! » Même pas quelques sous pour s'acheter un biscuit ou un jus après l'opération, dit-elle.« Je mourais de faim et je n'avais pas d'argent.» Mme Claveau a immédiatement appelé la caisse populaire pour qu'on désactive ses cartes.« Heureusement, le voleur n'a pas eu le temps de retirer quoi que ce soit.» Normalement, une infirmière se charge d'accueillir les patients qui doivent être opérés et s'assure de garder leurs effets personnels sous clé, pendant que les malades sont dans la salle d'opération, indique Mme Claveau.« Ce que l'infirmière me dit, c'est qu'il devrait y avoir quelqu'un pour nous accompagner à la chambre.Pour moi, ça ne s'est pas passé comme ça.Mais je ne blâme pas les infirmières.Elles sont tellement gentilles et dévouées.J'ai été traitée super bien.» Selon Mme Claveau, le vol dont elle a été victime n'est pas un incident isolé.« À l'hôpital, on m'a dit que c'était le troisième cas, depuis peu de temps.» 1 2 013 678,10 $ 6 100 683,90 $ 263 1 837,50 $ 13 832 66,90 $ 260 440 10,00 $ 00-02-26 8 14 737 236 $ 2 000 000 $ 0 1 000 000,00 $ 1 50 000,00 $ 37 500,00 $ 1 733 50,00 $ 23 256 5,00 $ 00-02-26 8 572 117 $ 00-02-26 225932 00-02-27 5 13 14 23 26 00-02-27 00-02-27 1LP0799A0228 A07, lundi, G N RAL 1LP0799A0228 ZALLCALL 67 08:39:45 02/28/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 28 FÉVRIER 2000 A 7 Arrivée prochaine d'un « Viagra pour femmes »?Presse Canadienne OTTAWA Une nouvelle boisson soi-disant aphrodisiaque destinée aux jeunes adultes et présentée comme le « Viagra pour femmes » pourrait être vendue dans les bars et les marchés d'alimentation du Canada au printemps.Appelé « Go-Go Passion », cette boisson à saveur de fruits ne contient pas d'alcool, mais plutôt du ginseng et du yohimbine, extrait de l'écorce du yohimbehe, un arbre africain.Ces deux ingrédients aurait des vertus aphrodisiaques.Cette boisson est présentement offerte dans les bars de Londres et a choqué les autorités de l'Église catholique romaine en Écosse avec ses publicités grivoises.L'étiquette apposée sur la bouteille présente un personnage de dessins animés, plus précisément une adolescente portant une robe très courte et ajustée.Le public-cible de la compagnie est la génération des 15 à 25 ans.« Go-Go Passion » est une création de la firme Energy Brands, de Whitestone, dans l'État de New York.Il est vendu aux États-Unis depuis un an et a été lancé récemment au Royaume-Uni.La compagnie a commencé à produire sept boissons contenant des herbes, des vitamines et d'autres ingrédients naturels pour profiter de la vague actuelle de popularité des boissons énergisantes en Europe, un marché dont les ventes annuelles sont évaluées à 1,5 milliard $ US.Energy Brands veut tenter bientôt d'obtenir l'autorisation du ministère fédéral de la Santé pour commercialiser son breuvage au pays en vertu de la Loi sur les aliments et drogues.Selon le fabricant, les ingrédients actifs sont les suivants : 150 mg de ginseng sibérien, 20 mg de yohimbine et 8 mg de zinc.Dans les pays asiatiques, le ginseng est perçu comme un remède à tous les maux.Souvent utilisé comme tonique, le ginseng est également vu comme un aphrodisiaque.Quant au yohimbine, il est utilisé dans trois types de médicaments approuvés par le ministère de la Santé et il est prescrit par les médecins pour traiter les problèmes érectiles. 1LP0801A0228 A 8 (lundi) 1LP0801A0228 ZALLCALL 67 01:05:01 02/28/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 28 FÉVRIER 2000 Actualités Le TAQ n'est pas au bout de ses peines Les délais s'accumulent aux affaires sociales Voici la dernière tranche de notre série sur les débuts chaotiques de la réforme de la justice administrative.Le président du Tribunal administratif du Québec, Gaétan Lemoyne, le reconnaît volontiers : il y a encore pas mal de sable dans l'engrenage du TAQ, après bientôt deux ans de fonctionnement.Côté gestion, selon un témoin de l'intérieur, « ce n'est pas la fonction publique à son meilleur ».Un exemple : le rapport annuel, dû au 30 juin, est toujours en confection, sept mois plus tard.« Nous avons intégré quatre organismes très différents avec des systèmes informatiques non compatibles et on ne pouvait pas obtenir de données fiables à temps, c'est pourquoi il n'est pas prêt », dit M.Lemoyne.Autre os considérable : les délais sont bons presque partout, sauf dans la section des affaires sociales.qui occupe les trois quarts de l'activité du TAQ.Ils sont présentement officiellement de 14 à 19 mois en moyenne, mais très souvent de plus de deux ans (sauf pour les urgences).La loi dit pourtant que l'on doit favoriser une audition dans les six mois de l'appel.Le TAQ a hérité des vieux dossiers de la Commission des affaires sociales.« Certains remontaient à 1981 ! confie M.Lemoyne.En fait, il y avait 700 dossiers inscrits entre 1981 et 1994.» Comment cela se fait-il ?L'inscription d'un appel suspend la décision du ministère, dans bien des cas.Par exemple, si un assisté social se fait cotiser pour 5000 $, il n'a pas nécessairement intérêt à faire avancer sa cause rapidement.Et du côté de l'administration, on a fait preuve de laxisme dans de très nombreux dossiers.Tenter de retrouver quelqu'un qui a déménagé huit fois depuis quinze ans, pour faire revivre le dossier, devient parfois impossible.Malgré tout, 350 de ces 700 dossiers préhistoriques sont déjà réglés.Restent les 20 000 en attente.Le hic, c'est que la section des affaires sociales a ouvert 750 dossiers de plus qu'elle n'en a fermés l'en dernier.Ce déficit vient donc aggraver le problème.« Nous avons un plan d'action sur quatre ans, de dire M.Lemoyne.Nous estimons pouvoir faire diminuer le nombre de dossiers en attente à 10 000 et atteindre des délais plus raisonnables, entre six mois et un an.Mais moins de six mois, c'est impensable.» C'est impensable en partie à cause de délais incompressibles, dit-il.Un accidenté qui conteste une décision de la SAAQ doit aller voir un orthopédiste.Le rendez-vous peut prendre quatre mois.La SAAQ voudra faire une contre- expertise.On a déjà dépassé les six mois.Le TAQ, basé à Montréal et à Québec, siège dans 65 villes, ce qui n'est pas une mince organisation.En fait, le système judiciaire traditionnel, dans ces cas, se révèle plus léger et plus efficace : un juge de la Cour du Québec peut siéger à Gaspé en criminel, en civil et en chambre de la jeunesse.Il siège seul.Mais au TAQ, la loi oblige à siéger à deux.Parfois à deux juristes, parfois un juriste et un médecin, parfois un juriste et un travailleur social, selon le problème soulevé.Si on envoie une équipe à Rimouski, elle ne pourra entendre toutes les affaires.« C'est tout un chantier, résume M.Lemoyne.Nous ne pouvons pas dire mission accomplie encore.» Les problèmes, dit-il, découlent de la complexité des dossiers, de la spécialisation et des anciens problèmes de la CAS dont le TAQ a hérité.« Mais les membres sont très mobilisés ! » assure-t-il.FIN Yves Boisvert Les «juges» administratifs réclament l'inamovibilité Le jugement Rochon est un pas vers un vrai statut de juges Loin d'être mécontents du jugement Rochon, qui laisse entendre qu'ils sont peut-être partiaux au moment de leur renouvellement de mandat, les « juges » administratifs du Québec se félicitent de cette décision.qui ne va pas assez loin à leur goût ! Anne Leydet, qui siège au TAQ, est présidente de la Conférence des juges administratifs du Québec.L'organisme regroupe quelque 200 décideurs administratifs et se bat pour l'amélioration de leur statut.Nulle part dans le jugement Rochon n'estil dit que tel ou tel membre du TAQ n'est pas impartial, souligne Me Leydet.C'est la structure qui a de quoi inquiéter le citoyen, parce qu'elle laisse place à l'arbitraire.Une personne raisonnable peut craindre de ne pas être traité impartialement.« La conférence est très encouragée par ce jugement, dans la mesure où il reconnaît à quel point nous exerçons des pouvoirs d'une cour de justice.Selon nous, il faudrait aller un peu plus loin : nous devrions avoir les mêmes garanties d'indépendance que les juges.Elle signale que, contrairement aux juges, les membres du TAQ connaissent des écarts salariaux importants : ils sont rémunérés entre 70 000 $ et 103 000 $ par année, selon ce qu'ils ont négocié avec le Trésor et selon l'évaluation de la présidence par la suite (l'augmentation de salaire est fonction de l'évaluation).« Nous réclamons l'inamovibilité (nomination à vie sauf en raison d'une mauvaise conduite) et la création de comités indépendants pour fixer notre rémunération, comme les juges.Particulièrement au TAQ où les litiges opposent le simple citoyen à l'État.« J'ai confiance que nous restions indépendants dans les faits, mais le citoyen a des raisons de craindre, de s'inquiéter que le sort de sa cause ne soit influencé par le fait que le membre est en processus de renouvellement.Le TAQ a à décider si les sourds-muets ont droit à des décodeurs payés par l'État ; si une usine peut s'implanter dans une région, contre l'avis de la Commission de protection du territoire agricole ; si une personne qui s'est fait soigner aux États-Unis peut être remboursée par la Régie de l'Assurance-maladie.toutes décisions aux conséquences humaines et budgétaires importantes.PHOTO JEAN GOUPIL, La Presse Anne Leydet, qui siège au TAQ, est présidente de la Conférence des juges administratifs du Québec.L'organisme regroupe quelque 200 décideurs administratifs et se bat pour l'amélioration de leur statut.Le professeur Yves Ouellette à la défense les tribunaux administratifs Le professeur Yves Ouellette, qui a enseigné plus de 30 ans le droit administratif à l'Université de Montréal, est une des sommités en la matière au Canada.Il défend depuis des années l'importance et l'originalité des tribunaux administratifs, tout en ayant plaidé vigoureusement pour une réforme en profondeur (le rapport Ouellette, en 1987, en témoigne).« Les tribunaux administratifs ont longtemps été considérés comme suspects dans la communauté juridique, dit-il.Les avocats sont portés à croire, souvent, qu'ils doivent transposer le modèle judiciaire au monde quasi judiciaire.« Or, les tribunaux spécialisés n'ont pas été créés pour être des copies, mais pour être différents ; ils ne sont pas composés uniquement de juristes, et c'est leur richesse : l'interdisciplinarité.« Par exemple, à la Commision des lésions professionnelles, un tribunal « négocié » entre le monde syndical et patronal, on tente d'éviter le légalisme ; on retrouve au banc des décideurs, en plus du commissaire, un représentant patronal et un représentant syndical ; la présence de gens issus du milieu augmente la confiance du travailleur ou de l'employeur ; on évite une justice rendue par des gens qui n'ont jamais mis les pieds dans une usine.« Cela fait une justice plus humaine, moins légaliste.La loi prévoit d'ailleurs que l'on doit juger suivant « l'équité et le juste mérite du cas ».Les juges et les avocats sont entraînés, eux, à s'appuyer sur des précédents.Dans certains cas, ils préfèrent copier d'autres décisions plutôt que d'avoir à se servir de leur tête.Celui qui a travaillé 30 ans dans une usine, les précédents ne l'impressionneront pas beaucoup.Et le TAQ ?Le professeur Ouellette n'est pas un chaud partisan du Tribunal administratif du Québec (TAQ), créé il y a deux ans.À la lumière du jugement Rochon, il y voit même une « lamentable bavure bureaucratique et législative ».Trop formaliste, trop teinté de valeurs judiciaires et trop décroché de la tradition anglo-saxonne de nos tribunaux administratifs, le TAQ.En fait, il paraît s'inspirer du modèle français, où les tribunaux administratifs fonctionnent de façon complètement séparée des tribunaux de droit commun.Traditionnellement, ici comme en Grande-Bretagne, les cours de justice conservent un pouvoir de surveillance sur la légalité des décisions de ces tribunaux spécialisés.C'est, dit-il, une invention bureaucratique que personne ne réclamait et nullement nécessaire pour régler le problème du pistonage politique.On lui a donné trop de pouvoirs, l'assimilant à une vraie cour de justice, et c'est pourquoi la Cour supérieure a estimé les garanties d'indépendance de ses membres nettement insuffisantes.« Ce qu'il y a de positif, par contre, c'est la création d'un Conseil de la justice administrative et d'un code de déontologie auquel sont soumis les membres.« Le mécanisme de sélection des membres n'est pas parfait, mais il s'agit d'un progrès courageux.Le système de renouvellement et de nomination est amélioré au TAQ, à la Régie du logement et à la CLP.Des critères, quoique vagues, sont énumérés.» Les comités de nomination sont composés de trois membres du TAQ, deux hauts fonctionnaires et un représentant extérieur.Ils reçoivent les candidats et retiennent sur une liste ceux qui sont aptes ; le ministre de la Justice choisit à même cette liste.« Ça ne me scandalise pas.Il ne faut pas tomber dans l'angélisme absolu non plus.« Ce n'est pas un vrai système de mérite, avec concours et embauche par ordre d'excellence.Le ministre choisit parmi la liste des candidats déclarés aptes à remplir la fonction.J'aurais préféré un vrai système de mérite, mais c'est tout de même mieux qu'avant.« On ne peut pas passer du jour au lendemain d'un système de patronage et de dépannage à un système de mérite parfait.La constitution n'exige pas la perfection ! Ça prend encore quelques strapontins », dit-il, pour placer ses amis politiques. 1LP0901A0228 A 9 (lundi) 1LP0901A0228 ZALLCALL 67 01:05:25 02/28/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 28 FÉVRIER 2000 A 9 Entrevue avec.Rémy Girard Rémy Girard a mis plusieurs années à émerger de la mêlée.Il jouait mais personne ne le remarquait.Il était l'image même de l'acteur efficace mais invisible.PHOTOS MARTIN CHAMBERLAND, La Presse « C'est vrai que je suis quelqu'un d'angoissé, du moins par rapport à mon métier.Je ne prends rien pour acquis, je me remets en question continuellement.Le lion dans la cage Il y a dix ans, au moment où il s'apprêtait à reprendre le rôle de Fred Barry dans les Fridolinades, Rémy Girard avait déclaré à La Presse : « Je mange trop, je bois trop, je travaille trop.C'est pas de ma faute, je suis un excessif.» Le lendemain de la parution de l'article, Rosange, sa mère, l'avait appelé complètement catastrophée.« Pourquoi tu dis des choses comme ça ?Les gens vont croire que t'es un alcoolique ! » Si cela peut consoler Rosange, son fils de 49 ans, bientôt 50, ne risque plus de faire de telles déclarations.Depuis cinq mois, Rémy Girard ne mange plus.Ou du moins il mange beaucoup moins et n'est plus l'ogre dévoreur de biscuits au chocolat qu'il était avant.Il a perdu 25 livres.Ses joues sont creuses et il flotte dans ses vêtements.Il ne boit presque plus.Du moins jamais quand il joue au théâtre.Pour le travail, par contre, rien n'a changé.Rémy Girard est demeuré un bourreau de travail, un boulimique professionnel compulsif ou comme le résume sa bonne amie Marie Tifo, « un lion dévoreur de vie qui veut tout et qui prend tout ».Le jour de notre rencontre pourtant, le lion n'était pas dans sa forme habituelle.Les traits tirés, le teint gris, l'acteur se remettait de sa pierre au rein, mais surtout du stress que l'annulation de la première de La Cage aux folles lui avait causé.Même si l'affaire s'est finalement bien terminée, Rémy Girard s'en voulait encore d'avoir entraîné ses producteurs dans une aventure qui aurait pu virer à la catastrophe.Il faut dire que La Cage aux folles est une production entièrement privée qui n'a pas reçu l'ombre d'une subvention et qui dépend entièrement de ses deux vedettes principales, Rémy Girard et Normand Chouinard.Contrairement à la production de Broadway où Georges et Albin peuvent être interprétés par n'importe qui, à Montréal on a misé sur deux noms connus qui ont intérêt à être en scène.Sinon l'édifice qui repose sur leurs épaules peut s'écrouler du jour au lendemain.C'est à tout cela que pensait Rémy Girard sur son lit d'hôpital en maudissant le destin et en se demandant pourquoi son corps l'avait trahi à un aussi mauvais moment.Une semaine plus tard, il ne maudit plus le destin, il le remercie de lui avoir épargné le supplice d'une hospitalisation prolongée.Il est reconnaissant, mais pas au point de renoncer à toutes ses mauvaises habitudes et de devenir un saint végétarien buveur de tisanes et non-fumeur.C'est pourquoi en entrant au Zyng, un restaurant de nouilles chinoises, rue Saint-Denis, il m'entraîne sans hésiter vers le coin fumeur.Rémy Girard fume encore.Au moins un paquet par jour.« Je ne pouvais pas maigrir et arrêter de fumer en même temps, sinon je serais devenu fou, dit-il en éclatant de son grand rire de bonhomme carnaval.Sitôt le rire calmé, Rémy Girard se rembrunit et m'offre ce que je considère être son vrai visage.J'ai en effet toujours soupçonné que sous les rondeurs, la bonne humeur et la bonhomie, Rémy Girard était un grand tourmenté qui n'avait pas dû connaître de grands moments de sérénité dans sa vie.C'est un avis qui ne semble pas être partagé par les directrices de casting, les réalisateurs et les metteurs en scène qui le campent souvent dans des rôles de bons gars.Depuis Le Déclin de l'empire américain qui, en 1986, a propulsé sa carrière, Rémy est devenu l'image même du Québécois de 40 ans, bon vivant, bonne pâte, drôle, expansif, généreux, rarement méchant, jamais salaud.Au cinéma, au théâtre ou à la télé, Rémy Girard a la rondeur rassurante du bonhomme Pillsbury.L'homme est pourtant beaucoup plus complexe.On sent bouillir en lui une intensité inquiète que rien ne semble vouloir apaiser.Il le confirme en allumant une cigarette.« C'est vrai que je suis quelqu'un d'angoissé, du moins par rapport à mon métier.Je ne prends rien pour acquis, je me remets en question continuellement.Arriver à s'imposer dans le métier est difficile.Mais réussir à se maintenir sans jamais décevoir les gens est autrement plus difficile.» Marie Tifo a connu Rémy Girard à Jonquière alors qu'il avait 14 ans et qu'il était maigre comme un clou.C'est à Jonquière qu'ils ont tous les deux commencé à faire du théâtre.Ils ont continué à Québec avec le groupe des Treize, une joyeuse bande d'acteurs réunissant dans un petit théâtre local Normand Chouinard, Raymond Bouchard, Ghyslain Tremblay, Dorothée Berryman, Germain Houde et Jean-Pierre Bergeron.Étrangement, Rémy Girard était le moins flamboyant du lot, celui qui doutait le plus de ses talents de comédien.Après le cégep, au lieu de foncer à l'école de théâtre comme ses amis, il s'inscrit en droit à l'université Laval et se passionne pour le droit constitutionnel.Il ne faut pas chercher bien loin pour comprendre pourquoi.Girard est le fils de Fernand Girard, un politicien dans l'âme qui de 1953 à 1957 a siégé à titre de député indépendant à Ottawa, avant de devenir directeur de l'Union nationale, chef de cabinet de Daniel Johnson et de participer à la gestation de « Égalité ou indépendance ».« La politique, raconte-t-il, j'ai connu ça de l'intérieur.J'ai vécu ça mur à mur.J'ai vu mon père se brûler et recommencer à zéro le lendemain d'une défaite.J'ai vu les jeux de pouvoir, les coups de couteaux, les trafics d'influence.Et j'ai su très vite que je ne ferais jamais de politique de ma vie.» Paradoxalement, il n'a pas su aussi vite qu'il voulait être comédien.Il a fallu l'intervention de Paul Hébert pour qu'il comprenne enfin.Un jour, ce dernier lui a lancé devant tout le monde : « Arrête de perdre ton temps avec le droit.T'es un acteur, pas un avocat ! » Ses paroles ne sont pas tombées dans l'oreille d'un sourd.Six mois plus tard, Rémy Girard abandonnait définitivement le droit pour le théâtre.Mais vouloir être un acteur, est une chose.Réussir en est une autre.Comme Luc Picard, Rémy Girard a mis plusieurs années à émerger de la mêlée.Alors que ses amis de Québec explosaient à l'écran ou dans les théâtres montréalais, Rémy Girard passait complètement inaperçu.Il jouait mais personne ne le remarquait.Il était l'image même de l'acteur efficace mais invisible.« C'est comme s'il était devenu un homme de 40 ans trop vite, raconte Marie Tifo.À partir du Déclin, son âge et son corps sont devenus synchrones et tout s'est mis à débouler pour lui.» Aujourd'hui, Rémy Girard compte 27 films à son actif, un exploit dont peu de comédiens, à l'exception de Marcel Sabourin et de quelques autres, peuvent se vanter.Quant à ses nombreux rôles au théâtre qui vont de Sancho Pança à Galilée en passant par Bottom, Estragon, Fridolin et aujourd'hui Albin, Rémy Girard en a tout simplement perdu le compte.« J'ai été ben hot entre 1990 et 1998, dit-il.Ces huit années-là, ça y allait et pas rien qu'à peu près.J'acceptais tout, j'essayais tout avec plus ou moins de succès mais j'essayais.On a des cycles nous autres, les acteurs.Aujourd'hui, les gens ont l'impression qu'ils me voient encore partout mais c'est une impression parce que j'ai refusé plusieurs rôles récemment.» Rémy Girard n'a pas refusé des rôles par caprice ou par souci de son image.Il les a refusés à cause de son fils Renaud.Il y a trois ans, Rémy et sa compagne et agente, Line Lemieux, s'étaient résignés à l'idée de ne pas avoir d'enfants.Renaud est arrivé comme un cadeau du ciel.Malheureusement, le cadeau du ciel s'est mué en cauchemar.Né prématurément à six mois, la nature n'a pas gâté Renaud.« Méningite, épilepsie, hémorragies massives, paralysie cérébrale, il y a rien qu'il n'a pas eu », raconte son père.Aujourd'hui âgé de trois ans, Renaud fréquente encore l'hôpital régulièrement et le centre de réadaptation deux fois par semaine.Il ne marche pas encore mais il parle et les efforts incroyables qu'il déploie chaque jour pour vivre ont complètement bouleversé la vie de son père.C'est pour Renaud que Girard est allé voir son médecin il y a un an : « Je venais de comprendre que mon fils aurait besoin de moi pendant longtemps et j'avais envie d'être là longtemps pour lui », raconte l'acteur.C'est pour Renaud qu'il a maigri de 25 livres, pour lui aussi qu'il a refusé des rôles afin d'être plus souvent à la maison.Pour lui enfin qu'une seule fois il a participé à un téléthon pour les enfants malades en se disant que ça pourrait peutêtre aider les autres.Depuis, Rémy ne cache pas la maladie de son fils mais il ne la publicise pas non plus.Manifestement, le fils de politicien en lui répugne à se faire du capital de sympathie sur le dos de son fils.Quant au lion en lui, il a trop d'orgueil pour jouer à la victime.Pour le grand public, Rémy Girard demeure l'éternel bon gars, drôle, débonnaire et pas compliqué, la force de la nature que même une pierre au rein ne peut pas ébranler.Ce qu'ils oublient, c'est qu'avant d'être ce bon gars, Rémy est d'abord un acteur à part entière et aussi un lion dévoreur de rôles et de vie.Nathalie Petrowski La Presse 28 février 2000 Page A10 manquante 1LP1199A0228 A11, lundi, LAVAL 1LP1199A0228 ZALLCALL 67 08:40:27 02/28/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 28 FÉVRIER 2000 A 11 Laval Des parents inquiets de projets de fermeture d'écoles Jean-Paul Charbonneau La Commission scolaire de Laval (CSL) qui veut fermer 10 écoles afin d'éponger une partie de son déficit de près de 10 millions fait face à une vive opposition des parents lors de ses réunions itinérantes d'information.Toutes les constructions visées datent d'au moins 35 ans et leur rénovation serait très onéreuse.Le président du conseil des commissaires de la CSL, Pierre Bourgeois soutient qu'il est satisfait des discussions tenues jusqu'à présent.Les parents qui s'opposent à ces fermetures ou au déménagement de l'école de leur quartier donnent des motifs fort acceptables lors de leur intervention, précise-t-il lors d'une entrevue avec La Presse.« Ils ne se contentent pas, poursuit- il, de dire non.Ils expliquent leurs motifs et ils apportent des suggestions.Ils demandent : que va-t-il arriver du transport ?Ils se questionnent sur les zones dangereuses.Ils posent des questions pratiques », a-t-il expliqué.Les parents ne veulent pas d'autre part que la commission scolaire touche à la structure actuelle des écoles internationales.Les parents de l'école primaire Saint-Gilles, du quartier Pont-Viau, s'opposent farouchement à la modification envisagée par la CSL qui aurait pour conséquence de la convertir en un mégacomplexe de 1000 élèves.Le conseil d'établissement de Saint-Gilles veut conserver la vocation d'école de quartier capable d'accueillir 350 élèves.Mme Johanne Brosseaau, mère d'une écolière de six ans, écrit à la directrice générale de la CSL, Jocelyne Darveau, que la recommandation de former un vaste complexe primaire de 1000 élèves en regroupant dans les écoles Saint-Gilles et Alphonse-Desjardins, les clientèles actuelles de Saint-Gilles, Saint- Christophe et Raymond-Labadie va à l'encontre de toute logique éducative, l'échec des polyvalentes au niveau secondaire en ayant fait largement la preuve.« Permettez-moi de vous souligner, écrit Mme Brosseau, que ce projet va à l'encontre de ce que la Commission scolaire de Laval et le ministère de l'Éducation décrivent comme un environnement d'apprentissage idéal.Pourquoi détruire l'environnement de l'école Saint-Gilles pour régler les problèmes des écoles Saint-Christophe et Raymond-Labadie ?Ne peut-on trouver une solution qui épargne une école qui ne vit pas de problèmes de démographie et de bâtiment vétuste ?» Saint-Christophe et Raymond- Labadie figurent parmi les écoles primaires qui devraient fermer à la fin de la présente année scolaire.Selon cette mère, la commissaire de ce quartier fait fausse route quand elle dit que les parents de Saint-Gilles veulent protéger leur acquis au détriment des autres écoles.Pour le conseil d'établissement de Saint-Gilles, il serait préférable d'utiliser les écoles Le Virage et Le Rucher pour loger les jeunes de Saint-Christophe et de Raymond- Labadie, car la clientèle de ces deux endroits est régionale et peut être aisément relogée ; les personnes qui les fréquentent sont des décrocheurs adultes qui ont des horaires variables et elles se déplacent en automobile ou en utilisant le transport en commun.Mme Brosseau spécifie à la directrice générale de la CSL qu'elle est prête à prendre tous les moyens nécessaires pour garantir à sa fille un milieu éducationnel de qualité, principale motivation de son déménagement dans le quartier Pont- Viau en 1998.La colère gronde aussi parmi les parents de l'école primaire d'Argenteuil, qui loge aussi la maternelle L'Érable, institution qui devrait fermer l'an prochain selon le plan présenté par la CSL.Précisons que la majeure partie des écoles visées sont situées dans la partie centre- sud de Laval qui a été l'un des premiers secteurs développés au plan résidentiel.Au début de la lettre envoyée à la direction de la CSL, il est écrit : « Récemment, nous avons eu droit à la fusion des commissions scolaires, faite dans un but de rentabilité.Résultat, nous faisons face aujourd'hui, à en croire les chiffres, à un déficit record.Après cette fusion pour le moins ratée, voilà qu'on nous impose la fusion des écoles entraînant avec elle la fermeture de notre petite école de quartier.En tant que membres du comité de défense de l'école d'Argenteuil, nous nous opposons fermement à cette fermeture et contestons les arguments émis par les responsables de cette décision » Lors d'une conférence de presse au début de février, la direction de la CSL avait souligné que les écoles visées étaient situées dans des secteurs dont la population vieillissait.« Or, soulignent les neuf signataires de la lettre, on annonce la construction d'un centre-ville dans le quartier, l'arrivée d'une station de métro et la construction de projets domiciliaires.Comment croire qu'avec ces projets nous assisterons à un vieillissement du tissu urbain de notre quartier ?Quelles sont les raisons qui poussent la Commission scolaire de Laval à occulter ces éléments :improvisation ?négligence ?solutions à court terme ?raisons politiques ?» Ces parents spécifient que leurs enfants fréquentent une petite école dont la taille favorise une adaptation progressive aux différentes structures sociales.« Nous exigeons que la Commission scolaire de Laval révise son échéancier et reconsidère sa décision de fermer l'école d'Argenteuil et la maternelle L'Érable.Nous exigeons de participer activement et réellement au débat », concluent les signataires.La CSL tiendra deux audiences publiques avant que le conseil des commissaires adopte le 29 mars le plan triennal, qui comprend ce projet.Ces séances auront lieu le 21 mars à l'école secondaire Saint- Maxime et le lendemain, à l'école Curé-Antoine-Labelle.jean-paul.charbonneau.@ lapresse.ca PHOTO PIERRE McCANN, La Presse Heureux enfants de Saint-Gilles.ANGLAIS COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes ; admission continue COURS INTENSIFS de jour, 25 h/semaine 135 $/semaine à temps partiel et semi-intensifs matin, après-midi, soir, samedi 1 à 7 fois/sem.I 190 $/30 h matériel pédagogique inclus, pas de taxe, déductible d'impôt, frais d'inscription : 40$ école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec 5268, av.du Parc www.converlang.com (514) 278-5309 1LP1201A0228 A12, lundi, POLITIQUE 1LP1201A0228 ZALLCALL 67 01:08:08 02/28/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 28 FÉVRIER 2000 Politique Odeurs de scandale à l'Institut canadien du tourisme L'ex-président Vallerand appelle une enquête sur cet organisme installé dans le comté de Chrétien Presse Canadienne SHAWINIGAN Honoraires versés à certains membres du conseil d'administration, jetons de présence aux montants exorbitants, subventions publiques accordées de façon douteuse.Voilà quelques-unes des irrégularités administratives relevées par l'ancien président de l'Institut canadien du tourisme et du commerce électronique (CITEC), André Vallerand, pour justifier la tenue d'une enquête de la GRC et du ministère du Développement des ressources humaines du Canada sur cette institution implantée à Shawinigan, dans la circonscription du premier ministre Chrétien.André Vallerand, ancien député libéral de Crémazie à l'Assemblée nationale et ex-ministre du Tourisme, a décidé de rendre publiques certaines raisons qui expliquent la fin prématurée de son contrat et de celui du directeur général du CITEC, Richard Bourassa.Ces derniers auraient été remerciés de leurs services le 31 janvier dernier, la veille de la tenue d'une réunion du conseil d'administration du CITEC, lors de laquelle ils avaient l'intention de demander des explications sur certaines manoeuvres administratives.Lorsque le système comptable de CITEC a été rapatrié à l'interne, en novembre 1999, le directeur général et le président ont constaté que deux des quatre administrateurs, en l'occurrence Mario Pépin et Paul Lemire, « se versaient régulièrement des salaires et honoraires sans qu'aucun contrat d'emploi ou de services n'ait été convenu entre la direction de CITEC et ces administrateurs », selon M.Vallerand.M.Pépin, directeur général du Groupe Forces et dg par intérim de CITEC, touchait 3200 $ par mois, tandis que M.Lemire, homme d'affaires bien connu en Mauricie qui a plaidé coupable à d'importantes accusations d'évasion fiscale, encaissait 2500 $ mensuellement.Le 14 décembre dernier, le conseil d'administration composé de Mario Pépin, Paul Lemire, Pierre Guillemette et Pierre Vincent adoptait une résolution par laquelle ils s'octroyaient des jetons de présence de l'ordre de 500 $ par réunion.On a même prévu que la mesure allait être rétroactive à janvier 1999.« Normalement, un organisme sans but lucratif comme CITEC ne donne pas de jetons de présence aux membres de son c.a., qui doivent être bénévoles, explique André Vallerand.Des montants comme ceux-là, on voit ça dans des sociétés comme Hydro-Québec, jamais pour un petit organisme comme le nôtre.« Je n'étais pas d'accord avec cette pratique et j'ai voulu faire part de cette réserve.Je trouve inadmissible qu'on utilise des fonds publics pour des jetons de présence et des honoraires aussi élevés », ajoute l'ex-président.Depuis la fin de 1998, ce sont donc plus de 100 000 $ qui auraient été versés aux administrateurs et ce à même la subvention de démarrage de CITEC, qui était de 2,5 millions $.Cette somme avait été octroyée dans le cadre des programmes de création d'emplois du ministère du Développement des ressources humaines du Canada, en décembre 1998.André Vallerand évoque même des utilisations discutables d'une partie des montants reçus dans le cadre de la subvention de démarrage.Les membres du conseil avaient alors présumément effectué divers placements, dont un dans des fonds du Groupe Investors et un autre dans le Fonds Laprade.Le premier aurait subi des pertes de rendement lors du dernier trimestre, alors que le second serait, selon M.Vallerand, à risque.« Des sommes comme celles-là devraient aller dans un compte en banque plutôt que dans des investissements », estime M.Vallerand.Ce dernier allègue que les sommes dont il est ici question transitaient dans un compte bancaire distinct, dont l'existence fut révélée au président Vallerand et au dg après que l'institution financière eut envoyé par mégarde un relevé à l'adresse du CITEC.« Nous sommes conscients qu'un c.a.peut, à partir des argents qui lui sont confiés, faire des placements.Mais nous avons indiqué aux administrateurs de le faire dans la plus grande prudence et transparence, parce que ces fonds sont déboursés pour pallier au financement des besoins d'investissement et de trésorerie de l'organisme auquel ces sommes sont dédiées », fait valoir M.Vallerand, en précisant qu'il s'agit toujours de fonds publics.Dès qu'ils ont été remerciés de leurs services, MM.Vallerand et Bourassa ont informé le bureau du premier ministre Chrétien et le ministère du Développement des ressources humaines de la situation, qu'ils jugeaient inadéquate.Le 8 février dernier, un enquêteur de la Gendarmerie royale du Canada a été saisi du dossier.Des rencontres avec André Vallerand, Richard Bourassa, Pierre Vincent, Pierre Guillemette et Mario Pépin auraient eu lieu jusqu'à présent.Par ailleurs, le processus de vérification administrative du ministère n'aurait pas progressé de façon significative.Une fois entamés les pourparlers avec les autorités fédérales, il avait été convenu, selon M.Vallerand, de surseoir à toute action et déclaration publiques, étant donné que deux enquêtes venaient d'être déclenchées.Mais l'inaction actuelle du ministère aurait incité André Vallerand à vider son sac, histoire de faire accélérer le processus de vérification.Qui plus est, l'ex-président de CITEC n'a pas digéré que les dirigeants en poste à l'Institut invoquent une impossibilité pour M.Vallerand de s'installer à Shawinigan comme raison de son départ.« Le contrat que j'avais avec CITEC devait être renouvelé en avril 2000.Et à aucun endroit dans ce contrat il est mentionné que je devais m'installer à Shawinigan », plaide-t-il.Lors du départ de M.Vallerand, au début du mois de février, les dirigeants du CITEC avaient expliqué par voie de communiqué que c'était « pour des raisons personnelles » que le président avait quitté ses fonctions.L'actuel président du conseil d'administration de CITEC, Pierre Guillemette, a refusé d'émettre tout commentaire ou de confirmer quoi que ce soit.« Il nous faut analyser clairement ce qui a été dit par M.Vallerand et on va se réserver les commentaires pour le début de la semaine.Je n'ai rien à cacher là-dedans et tout ce qui doit être dit le sera », a dit M.Guillemette. 1LP1399A0228 a13 polit lun 28 f vrier 1LP1399A0228 ZALLCALL 67 08:41:06 02/28/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 28 FÉVRIER 2000 A 13 Politique Grandes inégalités salariales dans l'armée Les simples soldats sous le seuil de la pauvreté Presse Canadienne OTTAWA Alors que le gel de salaire des simples soldats des Forces armées canadiennes en oblige certains à fréquenter les soupes populaires, les généraux et les amiraux ont reçu des augmentations de salaires cumulatives allant jusqu'à 7 % entre 1996 et 1998, selon l'édition de dimanche du quotidien Ottawa Citizen.Durant ces deux années, les hausses de salaires pour des centaines d'officiers au-dessus du grade de capitaine ont totalisé près de 2,9 millions, selon des documents du ministère de la Défense obtenus par le journal grâce à la Loi d'accès à l'information.Pendant cette période, le salaire annuel des 35 brigadiers-généraux des Forces a augmenté de 7,2 % pour atteindre près de 91 000 $.Les 200 colonels ont connu une hausse de salaire moyenne de 4,6 % à environ 83 000 $, et les 22 majors-généraux et contre-amiraux ont vu leur salaire augmenter de 5,8 % à près de 104 000 $.Le nombre de lieutenants-généraux est passé de cinq à huit et leur salaire a grimpé de 6,8 % pour se fixer à plus de 121 000 $.Ces hausses de salaires coïncidaient avec les audiences publiques du comité des Communes sur la défense concernant les médiocres conditions de vie et de travail des hommes de troupe.Une nouvelle recrue des Forces armées en 1996 gagnait un salaire annuel de 14 000 $.Les salaires des simples soldats variaient de 15 000 $ à 26 000 $.En 1997, le comité des Communes a entendu des témoignages racontant que des soldats devaient s'alimenter dans les soupes populaires, travailler comme gardien de sécurité la nuit ou livrer de la pizza pour joindre les deux bouts.À l'automne de 1998, le comité a publié un rapport cinglant présentant 89 recommandations pour améliorer le salaire, le logement et les services sociaux pour le personnel des Forces armées.En mars dernier, le ministre de la Défense, Art Eggleton, avait annoncé une série de mesures totalisant 1,9 milliard sur cinq ans pour faire écho aux conclusions du rapport.Les simples soldats ont obtenu une hausse de salaire de 14,4 % ; pour le personnel non officier, l'augmentation a été de 7,28 %.On savait déjà que le ministère de la Défense donnait des bonis au personnel de direction.Cette pratique a été critiquée par des députés de l'opposition, qui ont dit qu'elle favorisait injustement les hauts gradés, alors que l'armée canadienne a fait face à des compressions budgétaires de 23 % entre 1994 et 1998.Ces bonis sont basés sur une échelle de cotation allant de zéro à cinq.Ainsi, un brigadier- général ayant reçu deux cotes cinq consécutives s'est vu attribuer une augmentation de 5,5 % en 1996-1997 et une autre de 4,5 % en 1997-1998.Ceci lui donne une hausse totale de 10,2 %, son salaire passant de 82 000$ à 90 000 $.EN BREF Rachat de permis de pêche commerciale pour les autochtones n Le gouvernement fédéral est prêt à racheter plus d'un millier de permis de pêche commerciale pour élargir la pêche autochtone, a confirmé la semaine dernière le ministère fédéral des Pêches et Océans.Cette mesure s'inscrit dans la foulée du jugement de la Cour suprême du Canada dans l'affaire Marshall, qui reconnaissait le droit des autochtones de pêcher pour gagner leur vie.En vertu de ce plan, Ottawa achèterait les bateaux et l'équipement de pêcheurs désireux de prendre leur retraite ou de réorienter leur carrière.Selon un fonctionnaire, un bateau de pêche au homard peut valoir jusqu'à 150 000 $.Mais le chef de la réserve Big Cove, au Nouveau- Brunswick, Robert Levi, a soutenu que les autochtones n'ont pas à se procurer de permis.La décision de la Cour suprême dans l'affaire Marshall a déjà confirmé les droits des autochtones, reconnus par traité, a-t-il souligné.Sévérité envers les fraudeurs n L'Ontario ne fera pas de quartier pour les handicapés qui frauderont l'aide sociale : selon la chaîne de journaux Southam, ils perdront leurs bénéfices pour la vie, comme les autres fraudeurs.Les groupes de défense des personnes handicapées ont soutenu vendredi que ces nouvelles règles auraient des conséquences désastreuses pour ces citoyens qui ne pourront occuper un emploi s'ils sont bannis de l'aide sociale.« Je ne peux fermer les yeux sur la fraude, mais suspendre quelqu'un à vie, de façon arbitraire, ça me semble extrêmement sévère », a soutenu Me Harry Beatty, avocat auprès du Centre de référence et de défense des handicapés.« Que pourra bien faire la personne qui souffre d'un handicap sévère ?».Déficit inquiétant n L'Université du Québec à Hull (UQAH) tire la sonnette d'alarme.Si le gouvernement n'augmente pas dès cette année son financement, l'institution atteindra une situation irréversible.« L'UQAH est historiquement sous-financée, affirme le recteur de l'établissement d'enseignement, Francis Whyte.Nous avons subi les mêmes taux de compressions que les autres universités québécoises au cours des dernières années, mais mathématiquement parlant, à cause de notre jeune âge, on se retrouve au fond du baril.» Le fond du baril, c'est un manque à gagner de près de 5,5 millions pour permettre d'assurer l'équilibre budgétaire annuel.À cela s'ajoute un investissement de quelque 7 millions qui assurerait, dans les prochaines années, le développement de l'université afin qu'elle puisse remplir sa mission et répondre aux besoins de la région.Devant cette situation, l'UQAH tente d'aller chercher l'appui des politiciens locaux pour augmenter les pressions sur le gouvernement. 1LP1401A0228 A14, lundi, SONDAGE 1LP1401A0228 ZALLCALL 67 01:03:39 02/28/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 28 FÉVRIER 2000 1LP1599A0228 A15 LUNDI 1LP1599A0228 ZALLCALL 67 08:46:23 02/28/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 28 FÉVRIER 2000 A 15 Des étudiants de l'UQAM poursuivent leur grève Ils refusent le consensus intervenu au Sommet des jeunes Presse Canadienne Les étudiants du secteur des sciences humaines, arts, lettres et communication de l'Université du Québec à Montréal poursuivent leur grève pour une deuxième semaine.Ces étudiants revendiquent certains changements à la gestion de l'établissement.Selon leur porte-parole, Daniel Vigneault, ils veulent que seuls les membres de la communauté universitaire siègent au conseil d'administration et demandent aussi l'élection du recteur au suffrage universel.Par ailleurs, soutenant que la représentativité des participants au Sommet du Québec et de la jeunesse de la semaine dernière était déficiente, ces étudiants réfutent que l'exercice ait donné lieu à un consensus.Ils estiment aussi que le milliard de dollars devant être consacré à l'éducation sur trois ans par le gouvernement est insuffisant. 1LP1601A0228 a16 qfair lun 28 f vrier 1LP1601A0228 ZALLCALL 67 01:02:38 02/28/00 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 28 FÉVRIER 2000 Quoi faire cette semaine Adressez vos communiqués à: Rubrique Quoi faire La Presse 7, rue St-Jacques Montréal H2Y 1K9 CONFÉRENCES n Vivre au Moyen Âge, avec Marie- Claude Déprez-Masson, le lundi 28 février à 13 h 30, Collège de Maisonneuve, 3800, rue Sherbrooke Est (local B-4420) \u2014 métro Pie-IX.Organisée par le Service à la communauté du Collège.Entrée : 9 $.Inscription et rens.: 514 254-7131, poste 4942.n Le Chemin de Compostelle, avec Gilles Robineault, le lundi 28 février à 13 h 30, à la salle Brébeuf du pavillon Lalemant, 5625, av.Decelles, Montréal.Organisée par la Fondation culturelle Jean-de-Brébeuf.Avec diapositives.Entrée : 5 $.Rens.: 342-9342, poste 412.n Le Ciel du mois de mars, avec Alain Roussel, le mardi 29 février à 19 h 30, au Centre des loisirs Saint- Mathieu, 7110, 8e Avenue \u2014 métro Saint-Michel.Organisée par la Société d'astronomie de Montréal.Entrée libre.Rens.: 514 728-4422.n Les Ouimet et l'Île Jésus, avec Yvon Ouimet, le mardi 29 février à 20 h, au 4290, boul.Samson, Chomedey.Organisée par la Société d'histoire et de généalogie de l'île Jésus.Entrée : 5 $.Rens.: 450 681-9096.n Histoire de l'évolution des marsupiaux, avec François-Joseph Lapointe, le mardi 29 février à 20 h, au Planétarium de Montréal, 1000, rue Saint-Jacques Ouest.Organisée par le Musée de paléontologie et de l'évolution.Entrée : 5 $.Rens.: 514 933-2422.n L'Interculturalité en milieu de travail, avec Pascale Chanoux, le mercredi 1er mars à 12 h, au collège Édouard-Montpetit, 945, chemin Chambly, Longueuil.Organisée par Vision Inter-cultures.Entrée libre.Rens.: 450 928-2917.n Réduire les impôts, est-ce un bon choix de société ?avec Pierre Gaudreau et Sylvain Charron, le mercredi 1er mars à 18 h 30, Centre Lajeunesse, 7378, boul.Lajeunesse (salle 101), Montréal.Organisée par L'Association des locataires de Villeray.Entrée libre.Rens.: 514 270-6703.n De Gauguin à Toulouse-Lautrec, avec Richard Hemphill, le mercredi 1er mars à 19 h, au pavillon Jean-Noël Desmarais du Musée des beaux-arts de Montréal, 1380, rue Sherbrooke Ouest.Thème : L'estampe en France dans les années 1890.Entrée libre.Rens.: 514 285-2000.n La Chapelle Sixtine restaurée, avec Michel Brunette, le mercredi 1er mars à 19 h 30, à la bibliothèque d'Anjou, au 7500, av.Goncourt.Organisée par le Comité d'animation culturelle de la bibliothèque.Entrée : 4 $.Rens.: 514 493-8211.n James Tissot au Musée du Québec, avec Edwidge Asselin, le mercredi 1er mars à 20 h, à l'auditorium Saint- Albert-le-Grand, 2715, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal.Organisée par l'Association culturelle T.X.Renaud.Avec diapositives.Coût : 7 $, 4 $.Rens.: 514 332-4126.n Effets de la perte de forêt mature sur les populations d'oiseaux, avec Marc-André Villard, le vendredi 3 mars à 15 h 30, au Jardin botanique, 4101, rue Sherbrooke Est, salle B-354 \u2014 métro Pie-IX.Organisée par l'Institut de recherche en biologie de Montréal.Entrée libre.Rens.: 514 872-8486.CONGÉ SCOLAIRE n Croque-insectes.L'Insectarium offre des dégustations de bouchées d'insectes préparées par le chef Nicole Anne Gagnon et ses étudiants, de 13 h à 16 h, jusqu'au dimanche 5 mars (au 4581, rue Sherbrooke Est \u2014 métro Viau).Entrée : 6,75 $, 5,25 $, 3,50 $ (donne accès également au Jardin botanique).Rens.: 514 872-1400.n Le Biodôme présente le Rallye des coulisses, tous les jours jusqu'au dimanche 5 mars de 11 h à 16 h, 4777, av.Pierre-de-Coubertin \u2014 métro Viau.Visite de 15 points d'intérêt inusités : la cuisine, la clinique vétérinaire, les laboratoires de recherche, etc.Entrée : 9,50 $, 7 $, 4,75 $, 5 ans et moins gratuit.Rens.: 514 868-3000.n Festival du film pour enfants.C'est au Centre Cinéma Impérial que se déroule le Festival internationale du film pour enfants de Montréal, tous les jours jusqu'au dimanche 5 mars à 10 h et 13 h (au 1430, rue de Bleury \u2014 métro Place-des-Arts).Entrée : 5 $.Rens.: 514 848-0300.n Théâtre.La Maison des arts de Laval présente la pièce À la conquête du soleil, par le Théâtre du p'tit loup, les lundi 28 et mardi 29 février et les mercredi 1er mars et jeudi 2 mars à 13 h 15 (au 1395, boul.de la Concorde Ouest, Laval).Entrée : 9 $.Rens.: 450 667-2040.n Arts plastiques.Le Musée d'art de Mont-Saint-Hilaire offre des ateliers en arts plastiques pour les jeunes de 6 à 12 ans, les mercredi 1er mars et vendredi 3 mars de 9 h 30 à 11 h 30, et le jeudi 2 mars de 13 h 30 à 15 h 30.Au 150, rue du Centre Civique, Mont- Saint-Hilaire.Coût : 12 $.Rens.: 450 536-3033.n La Cinémathèque québécoise présente trois films de James Dormeyer : Prévert, rose ou bleu ?, Nous n'irons plus au bois et Le Conte de l'oiseau, le jeudi 2 mars à 19 h 30 (au 335, boul.de Maisonneuve Est \u2014 métro Berri-UQAM).En présence du réalisateur.Entrée : 4 $.Rens.: 514 842-9768.n Spectacle de magie.Le Centre communautaire le Trait d'Union présente Manigances, spectacle d'humour, de fantaisie et de magie, uniquement pour les jeunes longueuillois (5 à 12 ans), le jeudi 2 mars à 14 h et à 19 h 30 (au 3100, rue Mousseau, à Longueuil).Coût : 3 $.Réservation nécessaire : 514 646-8666.n Bande dessinée.La Bibliothèque de l'Île-des-Moulins offre un atelier de bande dessinée avec Raymond Parent, le mercredi 1er mars à 14 h, au 855, rue de l'Île-des-Moulins, Terrebonne.Activité familiale.Coût : 4 $, 2,50 $.Rens.: 450 471-4192, poste 288.n Spectacle de musique.Le Centre communautaire Sarto Desnoyers présente Impact, spectacle musical avec cinq jeunes musiciens, le mardi 29 février à 13 h 30 (au 1335, chemin Borddu- Lac, Dorval).Coût : 3 $.Rens.: 514 633-4170.n Bain libre.La piscine municipale Olympia à Longueuil offre des périodes de bain libre pour tous, du lundi au vendredi de 14 h à 16 h 30 (670, rue Darveau, Longueuil).Coût : 2,50 $, 1,25 $.Rens.: 450 646-8666.COURS, ATELIERS n Céramique.Les Ateliers d'éducation populaire offre un atelier de céramique, les mardi 29 février et mercredi 1er mars à 13 h 30 (au 4273, rue Drolet, Montréal).Démonstration de la technique d'impression de plaque d'argile.Activité gratuite.Rens.: 514 350-8881.n Astronomie.La bibliothèque Marius- Barbeau organise une rencontre d'initiation à l'astronomie, animée par Pierre Giroux, le mardi 29 février à 19 h 30 (au 1245, Montée du Moulin, à Saint-François, Laval).Apportez vos jumelles (facultatif).Entrée libre.Inscription nécessaire : 450 662-4005.n Le Logement social.Le Comité logement de la Petite Patrie organise une rencontre d'information sur les coopératives d'habitation, les HLM et les OSBL, le mercredi 1er mars à 19 h (au 6747, rue Saint-Denis \u2014 métro Beaubien).Réservation : 514 272-9006.n Les Hausses de loyer.Le Comité logement Rosemont tient une séance d'information gratuite pour les locataires sur les hausses de loyer, le jeudi 2 mars à 14 h (au 5095, 9e Avenue, local 203, Montréal).Inscription obligatoire : 514 597-2581.n Alphabétisation.Le Centre de lecture et d'écriture CLÉ-Montréal offre des ateliers gratuits le jour ou le soir pour celles et ceux qui ont de la difficulté à lire et à écrire.Le Centre est situé au 4273, rue Drolet \u2014 métro Mont- Royal.Rens.: 514 849-5473.BÉNÉVOLAT n Auprès des aînés.La ligne Info- Abus aux Aînés du CLSC René-Cassin recherche des bénévoles pour répondre aux appels d'une ligne téléphonique d'écoute, d'information et de référence.Une formation gratuite est offerte au CLSC René-Cassin, 5800, boul.Cavendish, suite 600, Côte-Saint-Luc.Rens.: 514 488-9163, poste 351.n Auprès de jeunes immigrants.Un organisme d'Anjou recherche des bénévoles pour aider de jeunes immigrants dans leurs devoirs, leurs leçons, ainsi que dans l'apprentissage de la langue française.Disponibilité demandée : en semaine entre 16 h et 17 h.Rens.: 514 523-6599, Service bénévole de l'est de Montréal.n Dans une cafétéria.L'Association d'entraide Le Chaînon recherche des bénévoles pour effectuer des travaux à la cafétéria (laver la vaisselle, les chaudrons, etc.) de 10 h à 14 h et de 16 h à 19 h.Rens.: 514 842-3351, Centre d'action bénévole de Montréal.n Le Centre Tel-Écoute/Tel-Aînés recherche des bénévoles pour son service d'écoute téléphonique apportant réconfort et soutien moral aux personnes en détresse psychologique.Formation gratuite offerte par l'organisme les 18 et 19 mars.Rens.: 514 493-4445.n Auprès des élèves.Diapason-jeunesse recherche des bénévoles pour aider des jeunes dans leurs travaux scolaires ou manuels.Disponibilité demandée : les lundis ou mercredis de 15 h à 17 h 45.L'organisme est situé au 111, boul.des Laurentides, Laval.Rens.: 450 668-8839.n Auprès de personnes malades.Le Service d'accompagnement médical intensif (SAMI) recherche des automobilistes qui, sur le chemin de leur travail, traverse les ponts de la Rive-Sud vers Montréal quotidiennement et sont prêts à déposer des personnes aux endroits où elles suivent leurs traitements médicaux.Frais d'essence remboursés.Rens.: 450 465-1812.n Auprès de personnes en détresse.Les Déprimés anonymes, service téléphonique pour les personnes vivant une détresse psychologique, recherche des bénévoles disponibles quatre heures par semaine.Formation en écoute active et en prévention du suicide.Rens.: 514 278-2133.n Déficience intellectuelle.PROCEID, un organisme qui fait la promotion des droits des citoyens ayant une déficience intellectuelle, recherche de bénévoles pour aider ces personnes à prendre des décisions importantes dans leur vie et pour être leur ami(e).L'organisme est situé au 3333, boul.Graham, bureau 601, Ville Mont- Royal.Rens.: 514 737-7973.n REVDEC (Un rêve pour décrocheur), organisme communautaire montréalais d'aide aux jeunes en difficulté scolaire ou qui ont abandonné l'école, recherche des bénévoles disponibles une demi-journée par semaine, pour ses ateliers de soutien scolaire et ses ateliers manuels, de création artistique, sportifs ou autres.Rens.: 514 761-9766.FEMMES n La Sexualité.Info-Femmes présente une rencontre d'information intitulée S'Affirmer et communiquer, un pas vers une meilleure sexualité, animée par Julie Beaulieu, le mercredi 1er mars à 13 h 30 (au 2185, rue Des Ormeaux, Montréal).Coût : 3 $.Rens.: 514 355-4529.n Femmes et sida.Le Centre d'action sida Montréal (femmes) recherche des bénévoles voulant s'impliquer au sein de leurs différents comités.Une soirée d'information a lieu le mercredi 1er mars à 19 h 30, au 1750, rue Saint-André.Inscription : 514 495-0990.n Protection de la jeunesse.Le Service aux femmes immigrantes du Centre des femmes de Montréal tient une rencontre d'information portant sur La Loi de la protection de la jeunesse, le jeudi 2 mars à 13 h 30 (au 3585, rue Saint-Urbain).Entrée libre.Réservation : 514 842-0814.n Téléromans et féminisme.À l'occasion des 6 à 8 féministes, le Centre de santé des femmes de Montréal tient une rencontre d'information sur le thème Les téléromans servent-ils la cause du féminisme ?, le jeudi 2 mars de 18 h à 20 h (au 1103, boul.Saint-Joseph Est, Montréal).Entrée libre.Réservation et rens.: 514 270-6110.n Diminuer la pauvreté.Dans le cadre des préparatifs de la Marche mondiale des femmes, le Centre des femmes de Laval présente une conférence sur le thème Diminuer la pauvreté des femmes : oui, mais comment ?, le jeudi 2 mars à 18 h 30 (au 70, rue Lahaie, Laval).Coût : 3,50 $.Inscription nécessaire : 450 629-1991.n Informations juridiques.Inform'Elle offre des informations juridiques gratuites par téléphone, du lundi au vendredi de 9 h à 16 h 30.Sujets : pension alimentaire, procédure de divorce, médiation familiale, union libre, testament, droit familial, etc.Rens.: 450 443-8221 ou ligne sans frais 1 877 443-8221.SANTÉ n Le Diabète.Les Diabétiques du Nord de Montréal présente une conférence donnée par Donald Bouthiller, sur les Aspects psychologiques du diabète, le mardi 29 février à 19 h 30, salle Émilie- Gamelin, hôpital du Sacré-Coeur (5400, boul.Gouin Ouest).Entrée libre.Rens.: 514 338-2222, poste 2220.n L'Andropause.L'hôpital Saint-Luc présente une conférence sur l'andropause, donnée par Pierre Alarie et Marie- Andrée Champagne, le mercredi 1er mars à 19 h, au 1112, rue Sanguinet, Montréal.Entrée libre.Réservation : 514 356-1661.n La Ménopause.Le Centre St-Pierre présente une conférence intitulée Ménopause, l'âge de la récolte, avec Francine Dallaire, le mercredi 1er mars à 19 h (au 1212, rue Panet \u2014 métro Beaudry).Entrée : 12 $.Inscription : 514 524-5663.n La Prévention des problèmes de dos.La Section de chiropratique de l'Université du Québec à Trois-Rivières présente une conférence sur la prévention des problèmes de dos, avec André-Marie Gonthier, le mercredi 1er mars à 19 h 30, au Collège Régina Assumpta (1750, rue Sauriol Est, Montréal).Entrée libre.Réservation nécessaire : 514 388-0202.n Le VIH en Afrique occidentale.L'Université Concordia présente une conférence de Martine Somda sur le thème L'Initiative communautaire contre le VIH en Afrique occidentale, le jeudi 2 mars à 18 h, au 1455, boul.de Maisonneuve Ouest (salle H-110) \u2014 métro Guy-Concordia.Entrée libre.Rens.: 514 848-4234.n Alternative Naissance organise une rencontre d'information sur la Santé par les plantes pendant la grossesse et l'accouchement, animée par Chantal Beaulieu, le jeudi 2 mars à 19 h, au 6006, rue de Bordeaux, Montréal.Coût : 7 $, ou 10 $ par couple.Rens.: 514 274-1727.n Les douleurs de l'arthrite.La Société d'arthrite organise une session du Programme d'initiative personnelle de l'arthrite (PIPA), tous les mardis du 7 mars au 11 avril, de 13 h à 15 h 30, à la Société d'Arthrite, 2155, rue Guy, bureau 1120, Montréal.Sujets abordés : l'arthrite et la fibromyalgie, l'exercice, la douleur, le stress, les médicaments.Coût : 40 $ pour six rencontres.Inscriptions : 514 846-8840.RECHERCHE D'EMPLOI n Formation agricole.Le projet Rosemont vire à l'en Vert offre une formation en horticulture maraîchère écologique pour hommes et femmes.Conditions d'admission : être prestataire de l'assurance-emploi, expérience en tant que travaileur agricole, endurance physique.Rencontre d'information le vendredi 3 mars à 9 h (matin), au Patro Le Prevost, 7355, rue Christophe- Colomb \u2014 métro Jean-Talon.Inscription et rens.: 514 376-3360.n Le Boulot vers.offre un stage rénuméré d'une durée de 4 à 6 mois en ébénisterie (apprenti-ébéniste, magasinier, responsable de la finition ou commis de bureau) pour les hommes et les femmes entre 16 et 25 ans.Rencontre d'information le vendredi 3 mars à 13 h 30, au 4447, rue de Rouen, Montréal.Inscription et rens.: 514 259-2312.n Le Centre de recherche d'emploi de l'Est offre une rencontre d'information sur sa méthode intensive de recherche d'emploi, le mercredi 1er mars à 9 h 30, au 6025, rue Jean-Talon Est (bureau 320), à Saint-Léonard.Rédaction de curriculum vitae, préparation aux entrevues ; services individuels et ateliers de groupe.Formation gratuite.Inscription et rens.: 514 256-1645.n Montérégie.Le Service de développement d'employabilité de la Montérégie offre des services d'aide à l'emploi gratuits pour les personnes handicapées de cette région.La formation comprend un programme d'une durée de 4 semaines.L'organisme est situé au 85, rue Saint-Charles Ouest, bureau 10, à Longueuil.Inscription et rens.: 450 674-1812.CULTUREL n Théâtre expérimental.Omnibus et Infinitheatre présente Farce, le making ov, du lundi 28 au vendredi 3 mars à 20 h et le samedi 4 mars à 14 h, à l'Espace Libre, 1945, rue Fullum, Montréal.Entrée : 10 $, 5 $.Réservation : 514 521-4191.n Exposition.Le Cégep du Vieux Montréal présente l'exposition Gilless, peintures et sculptures de Martine Lalonde, Félix M.-Guyon, Jonathan Laterreur et Antonin Marquis, du mardi 29 février au jeudi 2 mars de 11 h à 19 h et le vendredi 3 mars de 11 h à 15 h, salle de l'agora du cégep (255, rue Ontario Est \u2014 métro Berri- UQAM).Rens.: 514 982-3437, poste 2164.n Récital d'orgue.L'église Immaculée- Conception présente un récital de Luc Beauséjour, organiste, le mercredi 1er mars à 20 h, à l'église de l'Immaculée- Conception (angle des rues Rachel et Papineau), à Montréal.Oeuvres de Jean-Sébastien Bach.Entrée : 12 $.Rens.: 514 526-5961.n Les Graffitis à Montréal.X-Pressions Urbaines organise un débat public sur les graffitis à Montréal, le jeudi 2 mars à 18 h, au théâtre De Sève de l'Université Concordia (1400, boul.de Maisonneuve Ouest \u2014 métro Concordia).Avec Nicole-Sophie Viau, Marc Bourcier, Zilon, Sterling Downey, entre autres.Entrée libre.Rens.: 514 862-8243.DIVERS n Le Certex de Saint-Hubert, centre de recyclage de textile, tient une activité porte ouverte le jeudi 2 mars de 13 h 30 à 16 h, au 5155, rue Ramsay, Saint-Hubert.Visite de cette entreprise qui oeuvre à l'insertion des personnes handicapées dans le milieu de travail et à la protection de l'environnement.Rens.: 450 926-1733.n Type de sol du jardin.La Société d'écologie et d'horticulture de Deux- Montagnes présente une conférence avec Luc Fortin, intitulée À la découverte du type de sol de son jardin, le mercredi 1er mars à 19 h 15, à l'école Jacques-Labrie (88, rue Saint-Nicolas, Saint-Eustache).Coût : 3 $.Rens.: 450 472-7692.n Un Jardin à l'européenne.La Société d'horticulture et d'écologie de Laval présente une conférence avec Bertrand Dumont, intitulée Les Idées de jardins à l'européenne, le jeudi 2 mars à 19 h 15, au pavillon Bois Papineau, 3235, boul.Saint-Martin Est, Laval.Coût : 3 $.Rens.: 450 667-4949.BAZARS n Paroisse Saint-Paul, le mercredi 1er mars mars, de 9 h à 15 h, au 1690, de l'Église (au sous-sol), Montréal.Rens.: 514 768-2514.n Paroisse Saint-Alphonse d'Youville, les jeudi 2 et vendredi 3 mars de 18 h à 21 h, et le samedi 4 mars de 10 h à 15 h, au 570, boul.Crémazie Est \u2014 métro Crémazie.Rens.: 514 388-1161.n Paroisse Saint-Charles, les vendredi 3 mars de 16 h à 21 h et samedi 4 mars de 9 h à 16 h, au 2115, rue Centre \u2014 métro Charlevoix.Rens.: 514 932-5335.n Paroisse Notre-Dame-du-Rosaire, les vendredi 3 mars de 17 h à 21 h, samedi 4 mars de 9 h à 17 h et dimanche 5 mars de 9 h à 16 h, au 800, rue du Rosaire (salle Guillet), Montréal.Rens.: 514 272-8265.n Coopérative Olier, les vendredi 3 et samedi 4 mars de 10 h à 18 h, et le dimanche 5 mars de 10 h à 17 h, au 772, rue Rachel Est \u2014 métro Mont-Royal.Rens.: 514 525-1829.n Habitat Saint-Camille, le samedi 4 mars de 10 h à 14 h, au 5220, rue Charleroi, Montréal-Nord.Rens.: 514 321-4579.n Paroisse Saint-Benoît, le samedi 4 mars de 10 h à 15 h, au 470, rue Fleury Est, Montréal.Rens.: 514 387-4082.n Comptoir familial La Mosaïque, à Le Moyne, à partir du 29 février, du mardi au vendredi de 13 h à 16 h, et les samedis de 10 h à 15 h, au 173, rue René-Philippe, Le Moyne.Rens.: 450 465-1803.n Paroisse Saint-Georges, à Longueuil, les samedi 4 mars de 10 h à 17 h, et dimanche 5 mars de 10 h 30 à 16 h, au 700, rue Préfontaine (coin rue Desaulniers), Longueuil.Rens.: 450 677-6369.Recherche et textes : André Cloutier PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © On recycle à Saint-Hubert! Le Centre de récupération et de recyclage du textile à Saint-Hubert ouvre ses portes au public ce jeudi.Les employés de cette entreprise, en grande majorité des personnes handicapées, expliqueront comment on peut dans la bonne humeur redonner de la valeur aux vieux vêtements.Voir sous la section Divers. La Presse 28 février 2000 Page A17 manquante 1LP1899A0228 a18 rivsu lun 28 f vrier 1LP1899A0228 ZALLCALL 67 08:47:19 02/28/00 B A 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 28 FÉVRIER 2000 Rive-Sud/Montérégie Embellir le boulevard Taschereau: un défi de taille Martha Gagnon Monstre hideux d'aménagement urbain avec ses commerces implantés de façon désordonn é e , s e s enseignes gigantesques et ses problèmes de circulation, le boulevard Taschereau conserve étonnamment un pouvoir d'attraction.« Si vous cherchez quelque chose, vous êtes certain de le trouver sur Taschereau.Il y a vraiment de tout.En fait, il ne manque que des églises pour attirer davantage de clientèle le dimanche », dit, en riant, Bill Pothitos, propriétaire du Chili's Grill & Bar qui a ouvert ses portes en novembre.« Il faut y croire pour dépenser 900 000 $ dans la rénovation d'un bâtiment.Je tenais à être sur le boulevard Taschereau à cause de son achalandage important.Il y a même des Américains qui s'arrêtent avant d'aller au casino », ajoute-t-il.À sa grande surprise, M.Pothitos a cependant été obligé de réduire considérablement la taille de son enseigne commerciale et de mettre un peu de verdure autour de son commerce.« On part de tellement loin en urbanisme que c'est presque un exploit d'arriver à changer des choses sur Taschereau, explique Marc Rouleau, urbaniste à Greenfield Park.On a commencé bien modestement avec la plantation d'arbres autour d'une pharmacie Jean Coutu, cela ne s'était jamais vu sur ce boulevard.» Selon lui, les habitudes d'affichage et d'aménagement se transforment peu à peu.« C'est lent mais il y a de l'espoir, dit-il.La municipalité impose des normes sévères, ce qui ne plaît guère aux compagnies d'enseignes commerciales qui nous considéraient au début comme la bête noire.Les promoteurs rouspètent aussi parce que nos exigences entraînent des coûts supplémentaires.Sur notre territoire, il fallait agir parce qu'il y avait plusieurs bâtiments délabrés.» M.Rouleau est parmi ceux qui croient possible d'embellir et de revitaliser le vieux boulevard.« À la condition, précise-t-il, que toutes les villes implantées le long de cette artère suivent la même orientation.Ce n'est pas facile de développer une vision commune.La guerre des enseignes n'est malheureusement pas terminée.» Plusieurs municipalités de la MRC de Champlain sont responsables, en effet, du développement urbain aux abords de Taschereau et appliquent encore des critères d'aménagement différents.Il s'agit de Longueuil, Saint-Hubert, Brossard, Le Moyne et Greenfield Park.La numérotation civique des établissements situés le long du boulevard, qui représentait un méli-mélo incroyable (il y avait même des numéros pairs et impairs du même côté), a été refaite seulement en 96.Souvent cité comme « l'exemple à éviter » à cause de son développement anarchique, le boulevard le plus connu de la Rive-Sud est un axe routier régional qui relie l'autoroute 10 au pont Jacques-Cartier.Selon les tronçons utilisés, de 30 000 à 70 000 véhicules y circulent quotidiennement.La gestion et l'entretien du boulevard est sous la responsabilité du ministère des Transport, propriétaire de l'emprise.Inauguré en 1932 par le premier ministre, Alexandre Taschereau, on y retrouve aujourd'hui plus de 27 000 emplois, 2500 établissements commerciaux dont la valeur foncière totale est d'environ 700 millions, 26 000 places de stationnements, un cinéma Imax, ainsi que l'hôpital régional Charles-Le Moyne.Le paysage est varié : restaurants, magasins de grandes et petites surfaces, cliniques médicales, commerces d'automobiles, lieux de divertissement, bureaux et motels.Au gré des modes et des tendances du marché, des commerces ferment, d'autres ouvrent.Un projet de 30 à 40 millions réunissant plusieurs grandes surfaces, dont possiblement un Sobey's, devrait se réaliser bientôt à Greenfield Park.Un plan ambitieux de développement sur 12 ans « En superficie commerciale, le boulevard Taschereau, c'est six fois les Promenades Saint-Bruno », explique André Brodeur, urbaniste à La Société Blancamano, Bolduc, qui a participé à la réalisation d'une étude sur l'avenir et la mise en valeur de cette artère commerciale.« Malgré sa réputation négative, le boulevard Taschereau demeure très vivant et continue d'attirer de nouveaux commerces, dit-il.Mais s'il veut maintenir son pouvoir d'attraction, il a besoin d'être rajeuni et revitalisé comme l'a été le boulevard Laurier à Québec qui était aussi laid.» La sécurité routière et piétonnière, source de nombreuses critiques, doit être améliorée.Le développement du transport en commun nécessite des changements, dont l'aménagement de voies réservées.Il y a aussi le réseau d'infrastructures électriques aérien qui défigure le paysage.« Un défi de taille », reconnaît Sylvie Cossette, directrice générale de la MRC de Champlain.Elle explique que le plan de développement est ambitieux et s'échelonne sur 12 ans.« Nous voulons que Taschereau soit reconnu comme un boulevard métropolitain pour qu'il occupe une place de choix dans la programmation de l'Agence métropolitaine de transport.Pour la MRC, c'est le projet le plus important.» À la demande de la MRC, en collaboration avec le ministère des Transports et la Société de transport de la Rive-Sud de Montréal, des firmes de consultants ont produit une étude qui contient des scénarios pour améliorer et revitaliser le boulevard.Les grandes orientations figureront dans le schéma d'aménagement révisé de la MRC qui devrait être en vigueur en mai.Par la suite, les municipalités devront amender et uniformiser leur réglementation.Il y a quelques années, le gouvernement du Québec avait laissé entendre qu'il voulait céder la propriété du boulevard aux municipalités.« Il y a toujours une épée de Damoclès au dessus de nos têtes, mais ce n'est pas un sujet de discussion présentement.Plusieurs actions doivent être faites pour moderniser le boulevard.» André Hamelin, du ministère des Transports, affirme lui aussi que la rétrocession n'est pas une préoccupation pour l'instant.Selon lui, la sécurité des piétons, l'aménagement de voies réservées pour les autobus, l'amélioration de la signalisation et des accès aux endroits névralgiques, la synchronisation des feux de circulation, l'instauration du double virage à gauche dans certains secteurs et l'élimination d'entrées commerciales trop nombreuses sont parmi les améliorations qui doivent être apportées au cours des prochaines années.Des projets ont été soumis à l'AMT, surtout dans le secteur de Brossard où des travaux pourraient être réalisés dès cet été.L'urbaniste Rouleau explique que les difficultés d'accès à l'hôpital Charles-Le Moyne sont également une priorité.« Les ambulances doivent emprunter les rues résidentielles derrière l'hôpital, ce qui est inacceptable, se plaint M.Rouleau.Il faut absolument faire une ouverture dans la bande centrale du boulevard.» Des améliorations qui nécessitent des investissements.« Le MTQ a participé à des études qui démontrent la nécessité de revitaliser cette artère.Il devra maintenant investir », affirme M.Rouleau.PHOTO PIERRE MC CANN, La Presse © Avec ses milliers d'enseignes et ses aussi nombreux poteaux d'Hydro, le boulevard Taschereau est \u2014 pour l'oeil \u2014 une des plus grandes horreurs de la région métropolitaine. 1LP1999A0228 A19 LUNDI 1LP1999A0228 ZALLCALL 67 08:50:35 02/28/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 28 FÉVRIER 2000 A 19 Plus de 300 morts dans les inondations en Afrique australe Agence France-Presse HARARE Les inondations et le cyclone Éline ont fait plus de 300 morts en Afrique australe, selon un décompte établi par l'AFP.Au Mozambique, où au moins 164 personnes ont été tuées au cours des inondations et du cyclone, le Programme alimentaire mondial (PAM) a estimé hier que l'interruption des secours aux populations touchées par les catastrophes naturelles engendrerait un accroissement des pertes en vies humaines.Quatre hélicoptères et un avion cargo mis à la disposition du Mozambique par l'Afrique du Sud début février pour les opérations de secours pourraient en effet être rapatriés par Pretoria faute de fonds, a déclaré Michèle Quintaglie, la porte-parole de cette organisation des Nations unies.Le gouverneur de Gaza, Eugenio Numaio, a indiqué dans une interview retransmise par la radio publique que la situation était critique dans la capitale de la province de Gaza, Xai-Xai, dont de larges zones sont inondées.Les habitants ont été obligés de se réfugier sur les hauteurs de la ville, a-t-il précisé, tandis que la station d'électricité a été inondée, provoquant une coupure totale de courant.Les Nations unies ont demandé une aide de 13 millions de dollars pour les opérations de secours au Mozambique.Au Zimbabwe, au moins 33 personnes ont trouvé la mort dans l'est du pays, à la frontière du Mozambique lorsque l'autobus dans lequel elles se trouvaient a été emporté, le 25 février, par les eaux du fleuve Muzdi en crue au passage d'un pont, a indiqué hier un porteparole de la police.Vingt autres passagers sont portés disparus.Cet accident porte le bilan des victimes des inondations catastrophiques qui frappent le Zimbabwe à 62 morts.Le nombre des sansabri est estimé à 250 000.Ce bilan devrait s'alourdir, selon les autorités, avec l'arrivée des informations provenant des secteurs dans lesquels tous les moyens de communications ont été coupés.Les opérations de secours se poursuivaient hier au Zimbabwe mais leur manque d'efficacité a été souligné par des victimes et par le principal parti d'opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), rejetant la responsabilité sur le régime déjà affaibli du président Robert Mugabe.Les récoltes et les réserves alimentaires ont été emportées par les eaux, laissant les survivants sans nourriture, ont indiqué les autorités.Cette situation a aggravé la misère d'une population déjà affectée par un fort taux d'inflation et de chômage, et s'annonce de mauvaise augure pour le président Mugabe alors que les élections législatives sont prévues au mois d'avril.Le passage du cyclone a par ailleurs aggravé la pénurie de carburant qui frappe le Zimbabwe et le Mozambique, les bateaux de ravitaillement n'ayant pu accoster dans le port mozambicain de Beira, sur l'océan Indien, en raison de l'état de la mer.L'Afrique du Sud est également touchée par les inondations et, dans la province Nord, la police chiffrait hier à 21 les victimes des pluies torrentielles qui ont suivi le passage d'Éline, portant à 76 tués le dernier bilan du cyclone.Au Botswana, une personne a été tuée et plus de 2000 autres se sont retrouvées sans abri durant les pluies de la semaine écoulée.Il y a deux semaines, de premières chutes torrentielles avaient tué huit personnes et laissé 60 000 autres sans-abri.PHOTO AP Les villageois de Chokwe, au Mozambique, réfugiés sur le toit d'un maison, attendent qu'un hélicoptère vienne les secourir. 1LP2001A0228 A20, lundi, CYBER 1LP2001A0228 ZALLCALL 67 01:03:59 02/28/00 B A 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 28 FÉVRIER 2000 technologie@lapresse.ca Où sont les sites québécois de ventes à l'encan ?Jean-François Parent collaboration spéciale Malgré l'essor fulgurant que les ventes aux enchères électroniques connaissent dans les pays industrialisés, les sites d'encan québécois sont bien maigrelets.Il est d'ailleurs presque virtuellement impossible, sans vouloir faire de hasardeux jeux de mots, de trouver des sites offrant les ventes aux enchères qui s'adressent aux habitants de nos froides contrées.Parlant de froid, tiens, le Net nous permet justement, outre le choix de cimes enneigées suggérées la semaine dernière, de rester bien au chaud.On n'est pas à une contradiction près, surtout si on veut dégotter cette commode antique ou ces vieux disques de Juliette Greco tant convoités.Dans nos incessantes recherches, nous avons ainsi réussi à dénicher quelques perles gérées d'ici, sans toutefois oublier certains des incontournables.Mais attention, il est facile de se faire prendre au jeu de l'enchère.Les habitués ont tous leurs histoires de pratiques douteuses.Par contre, les bons coups se succèdent, jour après jour.Chronique des plaisirs mercantiles.Guide des enchères en ligne www.zdnet.fr/inte/a0009797.html Le dossier préparé par ZD Net est une bonne façon de se familiariser avec les astuces de l'encan électronique.On y trouve une discussion des principaux sites d'enchères en ligne et sur les choses auxquelles il faut prêter attention.Par exemple, si une aubaine semble être trop belle pour être vraie, eh bien, c'est sûrement le cas.Il est difficile de prévenir la fraude, dans la mesure où le bon fonctionnement du système est garanti par ses usagers.Il faut aussi bien connaître les règles du jeu pour chacun des sites sur lesquels on transige.Heureusement, ces informations sont disponibles sur la majorité des sites.On y apprend que tous les sites sérieux offrent, en plus d'évaluations sur le comportement des acheteurs et des vendeurs, un historique des ventes qui permet de se familiariser avec les prix en cours dans la catégorie qui nous intéresse.Auctionwatch (anglais) www.auctionwatch.com Une des références sur les détails techniques et les légalités des enchères en ligne.Plusieurs dossiers très étoffés sur les us et coutumes de l'encan électronique.Des discussions sur les façons de réaliser de bonnes affaires, des astuces de vente et d'achat, des conseils pour éviter les fraudes et des recommandations sur la recherche d'objets abondent.Un directoire des sites de ventes aux enchères regroupés par catégories est offert, et un service d'évaluation payant est disponible.Fait à signaler, il propose une recherche simple dans plus de trois cent sites d'enchères et propose de gérer gratuitement vos paiements électroniques.Bid Expert www.bidexpert.com Ce site, spécialisé dans les produit électroniques, est un des plus complets offerts en français au Québec.Inscription gratuite, de belle facture, le site est facile de navigation.Plusieurs produits s'y trouvent, de la montre en or à la camionnette en passant par le PC.La particularité du site est d'offrir des voyages, du billet d'avion au forfait, selon différentes fonctions : requête ou ajustement de prix et enchères.Le principe est de lancer un appel de soumission auprès des agents de voyage qui s'occuperont de trouver ce que vous cherchez, selon certaines conditions préalables.Comme le mentionne le site, ne demandez pas qu'on vous trouve un billet pour Paris à 1 $.Finalement, on y offre un catalogue de ses vedettes de la semaine.iBazar www.ibazar.fr Alors là, attention ! vous avez accès à près de 90 000 enchères sur le bazar.À l'instar des portails, il offre des ramifications internationales.Vous pourrez y transiger en espagnol, en ourdou et en anglais, ou même en portugais.Peu nombreux, la présence de participants canadiens, tout de même assez fréquente compte tenu du volume de visites, augmente les chances de trouver un objet qui ne sera pas soumis aux frais douaniers ou de manutention.Il offre un guide des enchères les plus populaires, les sélections du jour et de nombreux billets d'avions, des forfaits vacances, certains disponibles de l'Amérique.Entièrement gratuit, c'est le bonheur des collectionneurs avec ses nombreuses sections et soussections.Bien organisée, l'information relative aux objets vendus est souvent très détaillée.On nous réfère, pour le paiement sécuritaire, à des services payants de fiducie.Finalement, de nombreux forums, le courrier des utilisateurs et très peu de publicité, chose rare pour un site gratuit.Aucland www.aucland.fr Voilà un bon endroit pour trouver ces albums rares, ces documents inédits ou ces bijoux intéressants.Le coin des philatélistes et des numismates compte plus de 13 000 objets.C'est plein de ressources qui ne coûteront pas une fortune en frais de manutention, puisque sur ce site français, les transactions sont faites en Europe.Une évaluation sommaire des participants donne à penser qu'environ 15 % des personnes qui vendent ou achètent sont canadiennes.Avec un peu de patience, on peut arriver à trouver ce que l'on cherche sans frais de douanes.Les règles d'usage sont faciles à trouver, les descriptions de produits très fréquentes et on peut accéder à l'évaluation des participants avant de transiger.Le site offre de plus une série de forums virtuels qui permettent aux membres d'échanger entre eux sur les bons coups ou les recherches en cours.Inscription gratuite, mais des frais de transactions sont prélevés.Enchères Yahoo ! Canada (anglais) ca.auctions.yahoo.com Ce portail, qui a ses ramifications dans plusieurs pays du monde, offre un service d'enchères très intéressant.Encore ici, des bibelots, des voitures, des timbres et des disques à ne plus savoir qu'en faire.La particularité du service est que les produits mis en vente le sont à partir du Canada.Des sections maisons et jardins, équipement de bureau, antiquités et collections, vêtements ou matériel informatique.Sobre et rapide, l'adhésion est gratuite et l'accès au réseau mondial de Yahoo !, dont le portail français, sont des atouts intéressants.Empire Auctions (anglais) www.empireauctions.com Pour les amateurs d'oeuvres d'art, de documents anciens, de porcelaines, de tapis persans et d'antiquités.Ce n'est pas Sotheby's, mais j'y ai quand même dégotté des peintures de Fortin et de Kriegoff, en plus de montres de gousset du 19e siècle.Il y a aussi des catégories art précolombien, propriétés immobilières et même des artefacts des Beatles ! Un peu lent à naviguer, mais une bonne initiation à la recherche électronique pour les collectionneurs et les férus d'antiquité.La maison Empire Auctions tient aussi des encans à Montréal, Toronto et Ottawa.EN VRAC Magazine C-Net www.cnet.com (anglais) Dans la fonction recherche de ce magazine, saisissez le mot « auctions ».Dossiers complets et très critiques sur les enchères électroniques.Onsale www.onsale.com Les enchères commerciales.C'est un peu plus cher, mais c'est plus que du bonbon.Auctions www.auctions.com Un impressionnant réseau, comptant parmi ses membres le Canada, l'Angleterre, l'Australie et les États-Unis.Encan Montréal www.pagemontreal.qc.ca/encan Tout petit, mais rapide et efficace.Le Super encan www.superencan.com Un peu maigrelet, mais quelques bonnes catégories.Enchères immobilières www.cafe.rapidus.net/proprio Eh oui, même l'immobilier se vend aux enchères.On peut joindre l'auteur de cette chronique à : jfparent@total.net 1LP2199A0228 a21 actus lun 28 f vrier 1LP2199A0228 ZALLCALL 67 08:52:57 02/28/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 28 FÉVRIER 2000 A 21 EN BREF Pas de victimes n La route n'a pas fait de victimes au cours de la fin de semaine au Québec.Un touriste se noie au Témiscamingue n Un touriste français, âgé de 28 ans et qui passait des vacances au Québec, a perdu la vie hier au lac Moffet, au Témiscamingue, lorsque la motoneige qu'il conduisait s'est enfoncée sous la glace.La victime s'adonnait au sport de la pêche blanche en compagnie d'un ami et d'un guide de la pourvoirie Driftwood à Moffet, lorsque pour une raison inconnue, il a sauté sur sa motoneige et est parti en direction d'un pont qui enjambe la rivière Moffet sous lequel le couvert de glace est mince et le courant fort.Le guide a tenté de le rattraper, mais lorsqu'il est arrivé sur place, le touriste tentait désespérément de s'agripper à un bloc de glace.Réalisant qu'il ne pouvait s'approcher suffisamment sans risque, le guide est reparti chercher un câble.À son retour, le malheureux avait été emporté par le courant sous la glace.Des plongeurs de la Sûreté du Québec doivent se rendre sur les lieux aujourd'hui afin d'effectuer des recherches.L'identité de la victime n'a pas été révélée.Nouveau mouvement politique n Fondé officiellement hier à Montréal, le Rassemblement pour un pays souverain (RPS) entend promouvoir la souveraineté du Québec et se porter à la défense de la langue française.Le mouvement ne se rattache à aucune formation politique mais entend « faire bouger les choses », affirme son président, Benoît Roy.« Nous voulons expliquer les enjeux de la souveraineté aux Québécois ordinaires.» La Tribune: offres rejetées n Les employés du quotidien La Tribune ont rejeté les dernières offres patronales, hier, et décidé de reprendre les moyens de pression des dernières semaines.Réunis en assemblée dans un hôtel de Sherbrooke, quelque 135 employés de La Tribune ont rejeté par un vote unanime les dernières offres, qui prévoyaient une augmentation de salaire de 2 % au 1er janvier 2000 pour un contrat se terminant le 31 décembre de la même année.L'employeur offrait également un montant forfaitaire de 2 %du salaire gagné entre juin 1998 et décembre 1999.Le syndicat, affilié au Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier, réclame pour sa part des augmentations de salaire de 2,5 % par année en plus d'un rattrapage de 1,5 % résultant de concessions accordées à l'employeur lors des négociations de 1996.Le contrat de travail des employés de La Tribune est échu depuis le 30 juin 1998.Au cours des deux dernières semaines, suite aux moyens de pression (refus de signer les textes, pauses improvisées, manifestations à l'extérieur des lieux de travail), les négociations avaient repris et une entente de principe était intervenue sur l'ensemble des points normatifs en suspens, selon le syndicat.Un écart subsistait toutefois en ce qui concerne les salaires et la durée du contrat.La Tribune est un quotidien de la chaine Gesca à laquelle appartiennent La Voix de l'Est, Le Nouvelliste et La Presse.Jeune femme aux prises avec la bactérie mangeuse de chair n Une jeune femme de Bourget, dans l'Est ontarien, se remet lentement d'une infection de streptocoque de type A communément connue sous le nom de bactérie mangeuse de chair.Marie-Hélène Dupuis, une étudiante de 12e année de l'école secondaire de Casselman, a contracté la bactérie en début de semaine dernière.Elle a passé la semaine à l'unité des soins intensifs de l'Hôpital pour enfants de l'est de l'Ontario (HEEO).Elle y repose toujours dans un état stable et les médecins ne craignent pas pour sa vie.À 84 ans, il fête son 21e anniversaire n Un Britannique de 84 ans, né le 29 février de l'année bissextile 1916, va réaliser son rêve mardi en fêtant son 21e véritable anniversaire en compagnie d'amis qu'il avait invités pour cette occasion il y a de cela 60 ans, rapporte aujourd'hui le Times.Comme tous ceux nés un 29 février, Martin Grundy, aujourd'hui avocat à la retraite, ne peut réellement célébrer son anniversaire que tous les quatre ans.Le 28 février 1937, alors qu'il était étudiant en droit à l'université d'Oxford, il avait fêté son « faux » 21e anniversaire, mais non sans convoquer l'assistance pour une nouvelle célébration en l'an 2000, année bissextile, pour les célébrations de son « vrai » 21e anniversaire.18 ans de voyage n Lorsque Ram Chandra Biswas est arrivé cette semaine à Hanoï sur sa bicyclette pour « délivrer un message de paix », il venait de franchir son 456 565e kilomètre, 18 ans après avoir quitté son pays et parcouru 148 pays.Ram Chandra Biswas, 47 ans, a quitté le port de Calcutta (Inde), sa ville natale, le 21 avril 1982 « avec un dollar en poche, et un vélo, pour parcourir le monde en répandant un appel contre la violence, la guerre nucléaire et l'injustice », a-t-il expliqué.Il s'est d'abord rendu au Kenya, puis a parcouru l'Afrique, les Amériques, les Caraïbes, la Scandinavie, l'Europe de l'Est et de l'Ouest, la Russie, l'Australie et le Pacifique. 1LP2201A0228 A22, lundi, MONDE 1LP2201A0228 ZALLCALL 67 01:08:34 02/28/00 B A 22 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 28 FÉVRIER 2000 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL Israël : premier conseil des ministres sur un retrait éventuel du Liban Agence France-Presse JÉRUSALEM Les vingt-quatre ministres du cabinet de M.Ehud Barak se sont pour la première fois réunis hier afin d'examiner la question du retrait d'Israël de la zone de 850 km 2 occupée depuis 1985 au Liban-sud.Le tiers des ministres s'est exprimé durant cette séance de sept heures et demie à propos de laquelle aucun communiqué officiel n'a été publié.La séance doit reprendre la semaine prochaine, selon la radio israélienne.En lever de rideau des discussions, M.Barak a réitéré son engagement à ordonner d'ici juillet le repli de ses troupes jusqu'en deça de la frontière libano-israélienne dans le cadre d'un accord, pour ne pas accroître inéluctablement ses pertes en vies humaines au Pays du Cèdre, a indiqué le secrétaire du gouvernement, M.Yitzhak Herzog.Sept soldats israéliens ont été tués au Liban depuis le début de l'année, et un consensus populaire s'est dégagé en Israël en faveur d'un retrait.Mais les dirigeants israéliens s'inquiètent d'éventuelles menaces contre leur territoire après ce retrait.Le quotidien Haaretz a ainsi indiqué hier que l'Iran a fourni au Liban des missiles de type Fajr capables d'atteindre Haïfa, la troisième ville d'Israël.La Knesset doit cependant examiner aujourd'hui des motions de censure du gouvernement déposées par les formations arabes israéliennes au parlement à la suite des récents propos du chef de la diplomatie David Lévy menaçant le Liban et le Hezbollah chiite libanais en cas d'attaque contre Israël.Selon la radio israélienne, M.Barak a expliqué que « le temps presse pour le président (américain) Bill Clinton, qui souhaite un accord avec la Syrie d'ici le mois de mai, car il arrive en fin de mandat et craint par ailleurs qu'une vague de terrorisme des mouvements intégristes islamistes ne ruine tous les espoirs de paix au Proche- Orient ».La Syrie exerce une influence prépondérante au Liban où elle a déployé des troupes.Toujours selon la radio, M.Barak a aussi estimé que « le président syrien Hafez al-Assad hésite à poursuivre son dialogue avec Israël parce qu'il appartient à la minorité alaouite et craint que l'avènement de la paix ne se traduise par des retombées négatives pour son régime ».De même source, M.Barak a indiqué que ses prédécesseurs, MM.Yitzhak Rabin et Benjamin Netanyahu, ont envisagé de négocier dans certaines conditions un retrait du Golan jusqu'aux lignes du 4 juin 1967 prévalant avant la guerre des Six Jours.M.Barak a cependant estimé qu'« un accord avec la Syrie n'est pas acquis, même si la porte reste ouverte à une reprise des pourparlers de paix », suspendus depuis le 10 janvier.Il aussi indiqué, selon la radio, que l'« important pour Israël dans ses négociations avec Damas est d'assurer ses capacités dissuasives, ainsi que la normalisation des relations bilatérales avant le démantèlement de localités juives sur le plateau du Golan occupé depuis 1967 ».Enfin, le premier ministre a affirmé qu'« Israël souhaite d'une part démilitariser de façon asymétrique des secteurs situés de part et d'autre du Golan (vu l'exiguïté du territoire de l'État hébreu), et trouver d'autre part des solutions équitables au problème du partage des ressources en eau ».D'autre part, l'agression dont a été victime samedi le premier ministre français Lionel Jospin en Cisjordanie traduit la colère et la frustration des Palestiniens et le risque croissant d'une explosion de violence, estiment les autorités palestiniennes et certains analystes.IRAK Coup d'État ?n Les autorités irakiennes ont déjoué en janvier une tentative de coup d'État et exécuté 38 militaires irakiens, a affirmé le journal arabe Azzaman, basé à Londres.Selon Azzaman, « le général Abdel Karim Hussein al- Doulaimi, chef de la deuxième brigade de la Garde républicaine irakienne, a été arrêté et exécuté ainsi que 37 autres militaires » qui planifiaient un coup d'État contre le président irakien le 6 janvier, à l'occasion de la journée de l'armée.Azzaman dit que « la plupart des 38 militaires ont été exécutés dans une caserne située à l'ouest de Bagdad ».d'après AFP ALLEMAGNE Élections n Le Parti social-démocrate (SPD) a remporté le premier test électoral après le scandale des caisses noires de l'Union chrétienne- démocrate, tandis que la CDU était en recul aux élections régionales au Schleswig-Holstein (nord).Selon les résultats officiels provisoires, le SPD obtient 43,1 % (+3,3 % par rapport au scrutin régional de 1996), la CDU 35,2 % (-2), le Parti libéral FDP 7,6 % (+1,9 %) et Les Verts 6,2 % (-1,9 %).La coalition sortante SPD-Verts garde ainsi la majorité absolue en sièges, au grand soulagement du chef de l'exécutif régional, la sociale-démocrate Heide Simonis, 56 ans, seule femme ministre-président d'un Land (État régional).d'après AFP TADJIKISTAN Législatives n Les premières élections législatives au Tadjikistan depuis la fin de la guerre civile en 1997 se sont déroulées dans un climat d'insécurité, l'ex-république soviétique ayant été secouée par des attentats meurtriers ces dernières semaines.Les troupes gouvernementales gardaient notamment les routes menant à la capitale Douchanbe ainsi que les bâtiments gouvernementaux par crainte d'attentats.Les premiers résultats du scrutin sont attendus pour aujourd'hui.d'après AFP PAKISTAN Accusations rejetées n Le Pakistan a rejeté des accusations indiennes selon lesquelles ses troupes ont attaqué un poste frontalier dans la zone disputée du Cachemire, faisant au moins six morts parmi les soldats indiens.Le général indien P.P.S.Bindra qui commande des troupes locales, avait déclaré que six soldats étaient morts et deux autres portés disparus après le raid de soldats pakistanais dans la zone frontalière de Nawshera, à 480 km au sud de Srinagar.d'après AFP ÉTHIOPIE Aide d'urgence n Le Programme alimentaire mondial (PAM) a débloqué une aide d'urgence de 137 millions de dollars pour assister quelque 2,3 millions d'Éthiopiens menacés de famine.Un communiqué du PAM publié à Nairobi indique que cette situation est due aux mauvaises récoltes, conséquences de plusieurs calamités naturelles conjuguées : sécheresse, pluies excessives, et insectes nuisibles.Le PAM a demandé aux pays donateurs de fournir 200 000 tonnes de céréales et plus de 30 000 tonnes de produits directement consommables.d'après AFP ALGÉRIE Autres assassinats n Quatre adolescentes ont été assassinées samedi soir par un groupe armé islamiste alors qu'un inspecteur de police était tué dans une embuscade dans l'ouest algérien, indique Le Quotidien d'Oran.Les quatre adolescentes ont été retrouvées égorgées au Douar Sidi Tayeb, près de Remka, dans la région de Relizane (300 km à l'ouest d'Alger) où l'armée avait mené une importante offensive contre les maquis islamistes.En outre, un inspecteur de police a été tué dans une embuscade.d'après AFP Scrutin présidentiel massif et tendu au Sénégal JEAN-NOËL GILLET Agence France-Presse, DAKAR Les Sénégalais se sont rendus nombreux, et parfois dans une ambiance tendue, dans les bureaux de vote lors du premier tour d'une élection présidentielle dont le résultat, pour la première fois depuis l'indépendance, paraît incertain.L'incident le plus sérieux a été enregistré en Casamance, au sud du pays, lorsque des tirs de roquette, attribués à des éléments du MFDC (Mouvement des forces démocratiques de Casamance \u2014 indépendantiste), ont semé la panique chez les électeurs de Nyassia, près de Ziguinchor.Après l'intervention de l'armée, ceux-ci ont pu aller voter, de même que les habitants de la région de Kolda, plus à l'est, où sept militaires ont été blessés en sautant sur une mine.Les habitants d'une dizaine de villages de cette région, qui s'étaient enfuis vers Kolda, après avoir été agressés par une centaine d'hommes armés \u2014 ans doute des éléments dissidents du MFDC \u2014 ont finalement pu voter dans leurs villages sous la protection des militaires.La tension était aussi perceptible hier après-midi dans certains quartiers de la banlieue de Dakar, où de jeunes casseurs s'en sont pris à plusieurs bureaux de vote.La capitale du Sénégal est par ailleurs demeurée calme et quasiment vidée de ses habitants.Dans le reste du pays, le vote, « globalement bien organisé » selon un responsable de la Direction des élections, s'est déroulé dans le calme.Des retards et de légers incidents ont été enregistrés dans la matinée dans plusieurs bureaux, notamment dans celui où a voté le président sortant, Abdou Diouf : les rideaux des isoloirs étaient jugés trop courts.A Dakar, les électeurs se sont pressés dès le matin devant les bureaux de vote pour aller retirer les bulletins sur lesquels étaient imprimés les photos et les emblèmes des huit candidats en lice.Chacun arborait une couleur différente.D'autres incidents, attribués par la police à de jeunes casseurs, ont été enregistrés dans plusieurs quartiers populeux de Grand Dakar et à Rufisque (30 m au nord).Là, des jeunes ont lancé des pierres contre une école, blessant un caméraman.Dans l'après-midi, un responsable de l'opposition a accusé le Parti socialiste (PS, au pouvoir) de préparer « des nervis » pour s'attaquer à des bureaux de vote à Grand Dakar.Cette accusation a été formellement repoussée par un responsable du PS.Dans le même quartier, la police a arrêté de jeunes délinquants armés de barres de fer qui, selon elle, voulait profiter de la tension pour procéder à des actes de pillage.Face à ces risques de dérapage, qui ont alimenté la tension au cours des dernières semaines à Dakar, les candidats à la présidence ont lancé hier, à la sortie des urnes, des appels à « des élections pacifiques et sereines ».Abdou Diouf, candidat à sa succession pour un quatrième mandat, a souhaité que les Sénégalais votent dans le calme ».« Pour le deuxième tour, Dieu seul sait », at- il ajouté.Quant à son rival de toujours, Md Abdoulaye Wade, dirigeant du Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition), il s'est refusé à accorder « un chèque en blanc » en ce qui concerne la régularité du scrutin.« Je reste vigilant jusqu'à la proclamation définitive des résultats puisqu'à tout moment, Abdou Diouf peut sortir une botte secrète », a déclaré le bouillant « Pape du Sopi » (changement), qui conteste depuis le début l'organisation des élections.Quelque 2 619 000 Sénégalais étaient appelés à élire leur président au cours d'une élection dont les résultats sont incertains pour la première fois depuis 40 ans.Le président Diouf, 65 ans, au pouvoir depuis 19 ans, affronte sept autres candidats, dont Me Abdoulaye Wade, 74 ans, qui se présente pour la cinquième fois.Les deux hommes devront compter avec deux anciens barons et ministres du PS, Moustapha Niasse et Djibo Ka, qui ont fondé leur propre parti, l'Alliance des forces de progrès (AFP, opposition) et l'Union pour le renouveau démocratique (URD).PHOTOS AFP ET AP Les deux candidats prédominants au premier tour des élections présidentielles d'hier au Sénégal ont voté à Dakar.À gauche, Abdoulaye Wade, chef du principal parti de l'opposition, et le président sortant, Abdou Diouf, au pouvoir depuis 19 ans.Un commissaire de l'UE arrive en Tchétchénie ALVI ZAKRIEV Agence France-Presse, ALKHAN KALA Le commissaire européen aux droits de l'Homme Alvaro Gil-Robles, est parti pour la Tchétchénie afin de visiter Grozny et un camp de détention russe, alors que la population tchétchène cherche à rétablir un semblant de vie normale dans les territoires « libérés » par l'armée fédérale.Le journaliste de Radio Svoboda, Andreï Babitski, a quant à lui été officiellement accusé de possession de faux passeport et incarcéré à Makhatchkala (Daguestan, Caucase russe) où il avait été arrêté vendredi, a indiqué son avocat Alexandre Zozoulia.À Moscou depuis jeudi soir, M.Gil-Robles s'est envolé pour Nazran, à la frontière tchétchène.Il compte se rendre à Grozny, la capitale en ruines, et visiter le centre de détention provisoire de Tchernokozovo, appelé camp de filtration par les Tchétchènes qui accusent les militaires russes d'y torturer les prisonniers.À Alkhan-Kala, Chaami-Iourt, Katyr-Iourt, des villages situés à l'ouest et au sud-ouest de Grozny, la vie reprend petit à petit son cours, a constaté un correspondant de l'AFP.Ces localités ont été massivement détruites par les troupes fédérales à la poursuite des combattants tchétchènes qui ont abandonné la capitale entre le 30 janvier et le 5 février.Des habitants y reconstruisent leurs maisons à leur propres frais car, selon eux, les administrations de ces villages n'ont pas les moyens financiers ni matériels de les aider.À Alkhan-Kala, des habitants ont cependant assuré recevoir retraites et allocations.De même à Ourous-Martan, principal village situé au sud-ouest de Grozny, où les petits marchés sont ouverts alors que les plus grands ne fonctionnent pas.En revanche, il est toujours très difficile de se déplacer sur le territoire de la Tchétchénie, où un couvre- feu est en vigueur de 18 h à 6 h.Côté militaire, les tirs étaient toujours concentrés sur Chatoï, un village situé au coeur des gorges d'Argoun que l'état-major fédéral considère comme le dernier grand bastion des rebelles.Environ 3000 combattants y seraient retranchés, selon Moscou.Sergueï, un militaire russe interrogé à un poste de contrôle près d'Alkhazourovo, a estimé que les troupes fédérales « en finiront la semaine prochaine avec les rebelles qui se cachent dans la région de Chatoï ».Selon le général Guennadi Trochev, un des commandants de l'opération militaire russe en Tchétchénie, les rebelles ne contrôlaient plus hier que 1 % du territoire.Les forces russes sont en train de se regrouper afin de « livrer un combat ultime et décisif afin de tuer jusqu'au dernier bandit qui se bat dans les montagnes », a déclaré le général, cité par l'agence Itar- Tass.Par ailleurs, le journaliste de Radio Svoboda Andreï Babitski « a été incarcéré aux termes du code pénal russe, pour possession de faux passeport », a expliqué son avocat, Alexandre Zozoulia, sans dire où le journaliste était détenu.Andreï Babitski, 35 ans, a été arrêté vendredi à Makhatchkala en possession d'un faux passeport au nom d'un citoyen azerbaïdjanais, mais avec sa photo.Babitski « n'a pas signé le protocole d'interrogatoire », a indiqué l'avocat, précisant que ce faux passeport « lui avait été remis par la force par des inconnus ».M.Zozoulia, interrogé sur la chaîne de télévision russe NTV, n'a pas voulu dire pourquoi Babitski ne s'était pas débarrassé de ce passeport.Les Russes qui avaient arrêté Babitski le 16 janvier, affirmaient l'avoir « échangé » le 3 février contre des soldats russes prisonniers des indépendantistes. 1LP2301A0228 A23, lundi, MONDE 1LP2301A0228 ZALLCALL 67 01:05:48 02/28/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 28 FÉVRIER 2000 A 23 Monde Le Monténégro prépare son référendum en espérant un divorce à l'amiable Entrevue exclusive avec le président Milo Djukanovic, du Monténégro Gilles Paquin envoyé spécial PODGORICA, Monténégro Le président du Monténégro, Milo Djukanovic, joue un jeu dangereux, celui du chat et de la souris.Le félin qui le guette est redoutable, il s'appelle Slobodan Milosevic.Les relations entre le maître de Belgrade et Djukanovic étaient déjà tendues, l'an dernier, lorsque le Monténégro a refusé de se ranger derrière Milosevic face à l'OTAN.Elles le sont encore davantage aujourd'hui parce que Podgorica menace de se séparer de la Fédération yougoslave.La décision n'est pas encore prise, du moins officiellement, mais elle pourrait l'être après un référendum au Monténégro l'automne prochain.En attendant, Djukanovic prépare ses « conditions gagnantes » et arrache des pouvoirs à l'État fédéral tout en offrant un compromis à Milosevic.La démarche de Djukanovic est risquée et pourrait conduire les Monténégrins à la guerre.C'est d'ailleurs ce qui s'est produit, au début des années 90, lorsque la Bosnie et la Croatie ont décidé de quitter la Fédération malgré l'opposition de Belgrade.Bien conscient de s'avancer en terrain miné, Djukanovic évite de trop brusquer les choses.Les 650 000 habitants du Monténégro ne peuvent se permettre de bousculer huit millions de Serbes.Le gouvernement de Podgorica a donc proposé, l'été dernier, une réforme en profondeur de la fédération et il attend encore la réponse de Belgrade.L'économiste de 37 ans ne se fait cependant pas trop d'illusions.Manifestement, il connaît bien ses interlocuteurs et semble assuré qu'ils refuseront son projet de « décentralisation » tous azimuts.« Nous voulons restructurer l'union entre le Monténégro et la Serbie, en faire une communauté démocratique intégrée dans le monde occidental », explique Djukanovic lors d'une interview avec La Presse à Podgorica.En clair, cela veut dire l'égalité absolue entre les deux républiques au sein d'un État fédéral aux pouvoirs très restreints.Bref, un marché commun réunissant deux États souverains où chacun des gouvernements décide de tout ce qui est important sur son territoire.« Je crains que nous n'ayons pas une réponse positive, dit-il.Dans ce cas, les citoyens du Monténégro seront seuls compétents pour décider de leur avenir lors d'un référendum », affirme Djukanovic.Le dilemme des Monténégrins est de choisir entre deux voies très différentes, explique le président.L'une étant le maintien du système actuel « avec la dictature d'un homme et de sa famille », l'autre conduisant à l'indépendance.Le régime actuel est sans perspectives d'avenir, lourd de menaces de guerre et injuste pour le Monténégro parce que celui-ci n'y est pas égal en droit avec la Serbie, souligne Djukanovic.Par contre en devenant un État indépendant, le Monténégro peut réaliser son développement économique et social à sa manière, dit-il.Mais le Monténégro ne doit pas se presser de radicaliser la situation politique ou précipiter les événements car cela serait dommageable, croit Djukanovic.« Nous devons laisser mûrir la population en attendant la réponse officielle du parlement serbe.Quand les circonstances seront favorables et que les gens seront prêts, alors nous ferons le référendum », dit-il.D'ici là, le gouvernement du Monténégro reprend une à une plusieurs des compétences qui étaient aux mains de l'État fédéral, ajoute Djukanovic.Ainsi, il protège mieux les intérêts des citoyens et se gagne de appuis, ce qui diminue d'autant les risques de conflits.À titre d'exemple, il souligne que le Monténégro s'est doté de sa propre politique douanière, a repris le contrôle de son commerce extérieur, délivre ses propres visas et utilise le mark allemand tout autant que le dinar yougoslave.« C'est vrai que tout cela est contraire à la constitution, mais la Cour fédérale elle-même ne respecte pas la constitution quand il s'agit de juger de la légalité des gestes de Milosevic », dit-il D'ailleurs, le Monténégro a proposé des moyens d'organiser les choses autrement et il attend toujours la réponse, rappelle Djukanovic.Le tribunal fédéral a, pour sa part, déjà donné un élément de réponse en déclarant récemment que le Monténégro n'avait pas le droit d'adopter le mark allemand.Rien d'étonnant, estime Djukanovic.Ce sont des juges choisis selon la volonté de Milosevic et ils donnent toujours tort au Monténégro.PHOTO La Presse Le président du Monténégro Milo Djukanovic, 37 ans, attend les circonstances favorables et une évolution des esprits pour tenir un référendum sur l'indépendance de sa république.Les médias «indépendants» sont dans la mire de Milosevic Victimes de harcèlement, ils doivent se défendre de ne pas être à la solde d'« étrangers » GILLES PAQUIN envoyé spécial, BELGRADE Après avoir vainement tenté de contrôler les médias indépendants de Yougoslavie par la censure, le gouvernement de Slobodan Milosevic a maintenant recours à l'asphyxie financière et à l'intimidation.Les méthodes adoptées par le pouvoir varient selon l'organe d'information tenu dans sa mire.Ainsi, les hommes de Milosevic brouillent systématiquement les bulletins de nouvelles de la station de télévision Studio B.Les cotes d'écoute tombent, la publicité ne se vend plus, le diffuseur est étranglé.« Nous avons la preuve que le brouillage de nos émissions est l'oeuvre des gens du pouvoir.Ils sabotent nos bulletins presque chaque jour, ce qui nous empêche de rejoindre environ deux millions de téléspectateurs », dit la directrice générale de la chaîne Slobodanka Kojadinovic.Studio B se veut une télévision alternative et populaire qui traite des problèmes quotidiens de la vie en Serbie.La station obtient 51 % de son financement de la ville de Belgrade, une des 32 municipalités contrôlées par l'opposition.Selon Mme Kojadinovic, Studio B ne véhicule pas pour autant la ligne d'un parti, mais elle donne souvent la parole à l'opposition et aux critiques du gouvernement pour faire contrepoids à la propagande de la télé d'État.Le gouvernement avait installé ses thuriféraires dans les radios indépendantes, l'an dernier pendant la guerre, et elles n'ont toujours pas retrouvé leur liberté.Certaines songent même à diffuser vers la Serbie depuis un pays voisin.Sur la corde raide Les quotidiens indépendants, eux, sont régulièrement traînés devant les tribunaux pour des motifs aussi futiles les uns que les autres.Le juge tranche la question en 24 heures et l'amende doit être réglée sur le champ.Glas, le deuxième plus important quotidien de Belgrade, vit sur la corde raide.Il a été accusé de diffusion de « fausses nouvelles » 39 fois et condamné à de fortes amendes à 37 reprises.Toutes les accusations, sauf deux, avaient été portées par le ministère de l'Information.« En 18 mois, nous avons écopé d'amendes équivalentes au salaire de nos 74 journalistes pendant un an.Notre situation est dramatique, nous ne pouvons plus nous permettre le moindre imprévu », dit le rédacteur en chef du journal, Slavoljub Kacarevic.Comme le journal ne pouvait pas tout payer immédiatement, la justice a alors saisi des ordinateurs, des télécopieurs, des téléphones, des pupitres et même le compte en banque du journal, explique M.Kacarevic.Selon lui, c'est une bataille à finir entre les journalistes indépendants et le pouvoir.Le grand public regarde sans intervenir, les lecteurs ne peuvent rien faire et les partis d'opposition sont indifférents.Au moins sept autres journaux ont aussi été accusés en vertu de différentes dispositions de la loi sur l'information de Milosevic.Leur situation est également difficile, mais Glas est le champion des amendes.Quand ils ont vu qu'ils ne parvenaient pas à détruire les journaux, ils ont commencé à s'en prendre aux imprimeries, ajoute le rédacteur en chef.Ces entreprises font l'objet d'une surveillance constante des inspecteurs du gouvernement qui scrutent leur administration et font pleuvoir les amendes.L'imprimeur de Glas, ABC Grafika, a été si souvent ciblé par les inspecteurs qu'il est aujourd'hui menacé de faillite.Le tribunal a nommé un syndic qui a licencié une centaine d'employés et s'apprête a vendre une partie des équipements.« Heureusement, deux des trois presses appartiennent à Glas.Nous allons tout faire pour garder les employés, même vendre des camions et un immeuble », dit Kacarevic.Pour continuer à travailler dans un journal libre et manifester leur solidarité avec leurs camarades, les journalistes de Glas n'ont pas touché de salaire depuis trois mois.La salle de rédaction bourdonne néanmoins d'activité, les rédacteurs se partagent des pupitres et s'entassent à quatre ou cinq dans des bureaux exigus.Le moral est bon, nous faisons oeuvre utile, disentils.Des « traîtres » Ce n'est pas l'avis du vice-premier ministre et président du Parti radical serbe, Vojislav Seselj, un extrémiste qui dit souvent tout haut ce que Milosevic pense vraiment.Pour lui, les journalistes qui critiquent le gouvernement sont des « traîtres » à la patrie et des « collaborateurs » de l'OTAN.Lors d'une récente conférence de presse, il a mis tous les journalistes indépendants dans le même sac et proféré des menaces très graves à leur endroit.« Vous êtes des traîtres parce que vous acceptez l'argent des Américains et l'avez toujours fait.Vous êtes tous les mêmes, ceux qui ont pris de l'argent pour tuer le ministre de la Défense et vous qui êtes payés pour répandre de la propagande contre votre pays.Vous êtes tous les mêmes, des criminels.vous êtes des assassins », a affirmé Seselj.Déchaîné, Seselj a ajouté que tous ceux qui oeuvrent pour les journaux indépendants Glas, Danas, Blic, Novosti, etc.allaient subir les « pires conséquences possibles ».« Ne croyez pas que vous allez survivre si nous sommes exécutés », at- il lancé en faisant allusion aux récents assassinats survenus à Belgrade.Le rédacteur en chef de Glas a nié les accusations de Seselj et affirmé que son journal ne recevait aucune aide financière de l'étranger.S'il en recevait, le journal n'aurait pas à liquider ses actifs pour payer les amendes, a-t-il expliqué.Les associations de journalistes ont évidemment dénoncé les propos de Seselj et demandé au procureur de Belgrade d'ouvrir une enquête.Ils estiment que le vicepremier ministre a tenu des propos diffamatoires et mis la vie de plusieurs personnes en danger par son appel à la violence.Des organismes internationaux, dont Reporters sans frontières et l'Association mondiale de la presse, ainsi que divers mouvements de défense des droits de l'homme, ont également condamné le discours de Seselj.Au moment d'écrire ces lignes, nous apprenions que le syndic venait d'annoncer le licenciement d'un autre groupe de travailleurs d'ABC Grafika.L'imprimerie semble bien condamnée à fermer ses portes.L'avenir du quotidien Glas est encore une fois menacée, comme celle de tous les journaux qui osent critiquer le régime de Milosevic.Meurtre d'un policier en Serbie : la KFOR intervient Agence France-Presse GRACANICA, Yougoslavie La force multinationale de paix au Kosovo (KFOR) a bouclé hier l'enclave serbe de Gracanica, dans le centre du Kosovo, après une manifestation de quelque 150 habitants contre le meurtre d'un policier en Serbie.Des soldats suédois de la KFOR ont bloqué en fin de matinée les voies d'accès au village, situé dans le sud de Pristina, et où vivent les parents du policier tué, a indiqué le capitaine Mats Olssen.La KFOR craignait que les Serbes n'attaquent des Albanais traversant le village.Selon l'agence officielle yougoslave Tanjug, le policier serbe et un Kosovar albanais ont été tués lors d'une attaque, imputée à des « terroristes albanais venant du Kosovo », près du village de Konculj (sud de la Serbie).Selon un officier serbe de la police kosovare, mise en place par l'ONU, les villageois étaient « très en colère » après ce meurtre, qui fait suite à trois autres assassinats attribués également à des Albanais la semaine dernière.Lundi, un Serbe de 47 ans Dragan Jovanovic avait été décapité à la hache dans le village de Susica, proche de Gracanica, a indiqué ce policier.Le même jour, deux Serbes avaient été tués par balles alors qu'ils coupaient du bois près de Gusterica, au sud de Gracanica, a-til ajouté.Le policier tué samedi, Slavisa Dimitrijevic, 27 ans, sera enterré aujourd'hui à Nis (sud de la Serbie) et la KFOR fournira une escorte à 100 Serbes de Gracanica pour qu'ils se rendent aux funérailles, a précisé le policier.L'enclave serbe de Gracanica, siège du monastère de Mgr Artemije, patriarche de l'Église orthodoxe du Kosovo, restera fermée au trafic jusqu'à aujourd'hui. La Presse 28 février 2000 Page A24 manquante "]
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