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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-05-23, Collections de BAnQ.

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[" 2LP0199A0523 Page A1/23mai 2LP0199A0523 ZALLCALL 67 14:31:39 05/23/00 B Le plus grand quotidien français d'Amérique Lexus IS 300: une berline qui déménage page C1 Le Nasdaq joue au yoyo page D1 page S3 Première du «musical» Notre-Dame de Paris ce soir, à Londres page E1 1 3 4 6 MONTRÉAL, MARDI 23 MAI 2000 P 116e ANNÉE, NO 210, 86 PAGES, 6 CAHIERS P 60 ¢ TAXES EN SUS / EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, HULL-OTTAWA 70 ¢ Le Rocket continue de se battre Raz-de-marée pour Aristide La Palme d'or à Dancer in the Dark ANDRÉ DUCHESNE Toujours sous très forte médication, l'ancien joueur étoile du Canadien de Montréal, Maurice Richard, a eu hier une journée un peu plus difficile que dimanche.Maurice Richard Étant à demi conscient, il s'est alimenté « de peine et de misère », au dire de son amie Sonia R a y m o n d , jointe en soirée à son domicile.« C'est très dur.Il combat pour sa vie.J'ai encore espoir.Maurice ne veut pas partir, vous savez comment il est combatif », a-t-elle indiqué, des sanglots dans la voix, affaiblie par ses longues journées passées auprès du Rocket hospitalisé depuis huit jours au pavillon Hôtel-Dieu du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM).Mme Raymond a confirmé à La Presse que les médecins ont prescrit de la morphine pour soulager les vives douleurs ressenties par celui dont les performances sur les patinoires de la Ligue nationale de hockey ont fait vibrer tout le Québec au cours des années 1940 et 1950.« C'est vrai qu'il va mieux, comme les médecins l'ont déclaré dimanche.Ce sont les Voir LE ROCKET en A2 MARC CASSIVI envoyé spécial, CANNES La minette devenue speakerine, Virginie Ledoyen s'est dandinée toute la soirée comme une écolière stressée dans sa robe champagne, et Luc Besson a fait plaisir à tout le monde en accordant la Palme d'or à Lars Von Trier et son magnifique Dancer in the Dark, dimanche soir à Cannes.Évitant la controverse de « l'année Cronenberg », le jury présidé par le cinéaste du Grand Bleu a fait preuve de bons sens, de diplomatie et de générosité en dévoilant un palmarès juste \u2014 quoique discutable à certains égards \u2014 qui rend hommage à une très bonne sélection de films.On se réjouit entre autres de cette Mention spéciale décernée à l'ensemble des acteurs de La Noce, charmant film du Russe Pavel Lounguine.Dancer in the Dark, chef-d'oeuvre total qui a ému aux larmes plus d'un festivalier cette semaine, méritait pleinement sa consécration, quatre ans après que Lars Von Trier eut vu l'honneur palmé lui échapper de peu pour Breaking the Waves.« Quand on n'a pas de prix, on les déteste.Et quand on en a un, c'est comme de l'opium ! » confiait, soulagé, le cinéaste danois en conférence de presse, après la remise des prix.Dans son bonheur, Von Trier a entraîné sa muse éclatée et directrice musicale de génie, Björk, Prix d'interprétation féminine pour un rôle formidable d'immigrante tchèque aux États- Unis, prête à tout pour que son fils évite son sort, la cécité.« Le monde est plein de dentistes qui veulent être coureurs automobiles et de coureurs Voir LA PALME en A2 Bjork: le feu sous la glace page E1 PHOTO REUTERS Lendemain d'élections en Haïti : des éboueurs ramassaient hier des liasses de bulletins de vote valides mais non comptabilisés éparpillés dans la rue tout près du Bureau électoral communal de Port-au-Prince.L'opposition crie à la fraude JOONEED KHAN Les résultats des élections de dimanche en Haïti, entachées de nombreuses irrégularités et vivement contestées par les partis d'opposition, ne seront connus qu'à la fin de la semaine, mais le dépouillement en cours hier indiquait un raz-de-marée pour le Parti Fanmi Lavalas (PFL) de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide.« Un raz-de-marée, je pense qu'on peut dire ça, oui », a indiqué à La Presse Yvon Neptune, porte-parole du PFL et lui-même candidat au Sénat.Selon les indications officieuses qu'il a transmises à La Presse, le parti d'Aristide semblait « assuré » de remporter 13 des 19 sièges de sénateurs en jeu.« Dans trois départements, ceux du Sud, du Nord-est et du Plateau central, le PFL est assuré d'au moins un sénateur, mais nous pouvons encore gagner le deuxième au second tour prévu le 25 juin », a précisé Neptune.Au niveau des députés, où le total des 83 sièges était en jeu, il a dit ne pas avoir de données pour l'ensemble du pays.Mais il a déclaré, à titre indicatif, que le PFL était en voie de rafler « la totalité des 16 sièges Voir RAZ-DE-MARÉE en A2 Rubriques Arts, spectacles E1 à E5 - horaire spectacles .E4 - horaire télévision .E3 Bandes dessinées .D16 Bridge C9 Cyberpresse D13 Décès D18, D19 Économie D1 à D12 Éditorial B2 Êtes-vous observateur D14 Feuilleton D18 Horoscope D17 Le monde E6, E7 Loteries A2, C8 Mots croisés .D16, S14 Mot mystère C9 Opinions B3 Petites annonces.D14 - immobilier D14, D15 - marchandises D15 - emplois D15, D16 - automobile D16 - affaires D9 MÉTÉO Nuageux avec percées de soleil Max.22, min.11 Cahier Sports, page 20 http://lapresse.infinit.net Québec s'entend avec les 7000 médecins spécialistes DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Le gouvernement Bouchard consentira des taux de rémunération encore plus élevés aux médecins spécialistes qui accepteront de pratiquer dans les régions « isolées » du Québec, comme l'Abitibi et la Gaspésie.Selon les informations obtenues par La Presse, la ministre de la Santé, Pauline Marois, mettra un point final ce matin à l'ensemble des négociations du réseau de la santé, en annonçant qu'une entente est intervenue avec la Fédération des médecins spécialistes du Québec, soit environ 7000 médecins.Les points importants de l'entente qui sera dévoilée à Québec seront les mesures de « rétention » destinées à inciter les spécialistes à se rendre en région et à y demeurer.Pour ces régions « isolées », Québec paiera 140 % du tarif normal.Actuellement la Régie de l'assurance- maladie payait déjà 120 % du tarif normal pour les actes médicaux des spécialistes en région, mais cet incitatif était vite apparu insuffisant pour convaincre les médecins de rester loin des grands centres.Ce dossier des spécialistes en région était une pelure de banane pour le gouvernement Bouchard ; d'importantes manifestations s'étaient organisées, en Abitibi notamment.Mais ce ne seront pas toutes les régions qui seront considérées comme « isolées ».Les médecins spécialistes en Gaspésie, auront Voir QUÉBEC en A2 Absence temporaire Nathalie Petrowski rencontre MARIE GAGNON Marie Gagnon n'est pas dans l'annuaire de l'Union des écrivains bien qu'elle ait écrit deux romans en quatre ans, fait le circuit des émissions culturelles, séduit l'équipe de Christiane Charette et accumulé un épais dossier de presse dont deux pages dans Dernière Heure.Marie Gagnon n'est pas non plus dans l'annuaire du téléphone de Montréal.Dans les faits, l'auteur de Bienvenue dans mon cauchemar et des Héroïnes de Montréal est en absence temporaire.Traduisez qu'après avoir été libérée de la prison de Tanguay en mars dernier, Marie Gagnon est actuellement en maison de transition en attente d'une libération conditionnelle.Mais comme elle n'est plus tout à fait en prison ni tout à fait libre, les fonctionnaires du ministère de la Justice n'ont rien trouvé de mieux que l'expression absence temporaire pour décrire sa situation.En principe, Marie a le droit de sortir le jour.L'ennui, c'est qu'elle n'a pas le droit de travailler, ni le droit de toucher de l'aide sociale.Résultat : quand la structure de son troisième roman déjà en chantier lui donne du fil à retordre, Marie erre dans la ville.Comme la prison lui a donné la phobie des foules, elle est incapable de prendre le métro ou l'autobus.Elle parcourt donc la ville à pied ou alors saute dans un taxi dont elle ne peut jamais régler la course.C'est ainsi qu'elle se retrouve comme l'autre soir à faire des conneries et à être privée de sortie.Mais Marie s'en fout.Même quand elle perd tout, il lui reste la littérature.À lire, l'entrevue en page A7 PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse Marie Gagnon 2LP0201A0523 Page A2/23mai 2LP0201A0523 ZALLCALL 67 00:48:23 05/23/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 MAI 2000 Suites de la une Le Rocket continue de se battre LE ROCKET / Suite de la page A1 médicaments qui l'affaiblissent à ce point », a-t-elle tenu à indiquer.« Je suis allé le voir hier (dimanche) vers 15 h 30 et il ne m'a pas reconnu, a mentionné pour sa part le jeune frère du Rocket et ancien porte-couleurs du Canadien, Henri Richard.Il était à moitié endormi.» Ce dernier disait avoir « de la misère à comprendre » qu'on puisse parler d'un regain de santé pour son frère dans les dernières heures, mais s'en est toutefois remis à l'opinion des médecins.Lui aussi a souligné que le célèbre ailier droit était visiblement assommé par les médicaments.Tumeur maligne Dimanche, en conférence de presse, le directeur du département de chirurgie du CHUM, le Dr André Robidoux, a expliqué que l'état de santé de Maurice Richard s'était amélioré durant la fin de semaine, comparativement à ce qu'il était vendredi.D'ailleurs, dimanche matin, M.Richard a mangé de lui-même de la compote de pommes et a été en mesure d'échanger quelques mots avec ses proches, sans toutefois aller jusqu'à tenir une conversation.Le Dr Robidoux a en outre confirmé que le cancer qui avait affligé M.Richard en mars 1998, une tumeur maligne de type rétro-péritonéale, était réapparu derrière l'abdomen.Mais il a démenti que la maladie se soit généralisée, aucun autre organe vital du patient n'étant touché.Le médecin a du même coup nié que le Rocket soit atteint de la maladie d'Alzheimer, son état semi-comateux étant plutôt imputable à l'absorption massive de médicaments.Le légendaire numéro 9 du Canadien est toutefois traité pour la maladie de Parkinson.De son côté, son fils, Maurice junior, a indiqué qu'il croyait la fin venue vendredi, tellement son père était mal en point.Il avait entre autres de la difficulté à respirer, mais c'était à cause des médicaments.Hier, joint à sa résidence juste avant de partir pour l'hôpital, M.Richard a indiqué que son père « dormait bien », qu'il était « calme », mais qu'il n'« était pas trop réveillé ».Il est à noter que le Dr Robidoux n'est pas le médecin traitant de M.Richard, mais plutôt le porte-parole des instances médicales du CHUM pour faire le point sur son état de santé.Le médecin traitant du Rocket est le Dr Daniel Pharand, un urologue qui s'était également occupé de lui en 1998, dès l'apparition de la première tumeur à l'abdomen, une forme très rare de cancer.Le Dr Pharand a décidé de ne pas s'adresser aux médias.Le centre hospitalier a fait savoir qu'il émettrait périodiquement un bulletin de santé sur l'état de M.Richard.Le prochain bulletin devrait être émis demain.Chimiothérapie Par ailleurs, les médecins du CHUM ont déjà indiqué qu'il était hors de question d'opérer M.Richard ou de lui faire subir des traitements de radiothérapie dans le but de combattre son cancer.Des traitements de chimiothérapie sont toujours envisageables, mais son état de santé doit se redresser avant qu'on entreprenne quoi que ce soit.En attendant, la conjointe et tous les enfants de Maurice Richard se relaient jour et nuit à son chevet.« Il y a toujours quelqu'un près de lui et les enfants sont très gentils avec moi.Tous les jours, je suis là », a dit Mme Raymond, qui s'apprêtait à aller prendre quelques heures de sommeil.Raz-de-marée pour Aristide RAZ-DE-MARÉE / Suite de la page A1 de députés du département de l'Ouest », qui englobe la région de Port-au-Prince, la capitale.Un peu plus tôt, six partis d'opposition rassemblés au sein du « Groupe de convergence », avaient dénoncé en conférence de presse « des irrégularités et des fraudes massives ».Ils ont accusé les partisans du PFL de « bourrage d'urnes, d'exclusion de (leurs) mandataires des bureaux de vote, de vols d'urnes par des hommes armés après la fermeture du scrutin, et de la disparition d'un million de bulletins de vote ».Le groupe inclut l'Organisation du peuple en lutte (OPL, gauche), l'Espace de concertation (quatre partis sociaux centristes) et les démocrates chrétiens de l'ancien président Leslie Manigat.Même le Parti Louvri Baryé (PLB) de Renaud Bernardin, proche d'Aristide, semblait en voie d'être balayé.Candidate du PLB au Sénat, Marie-Laurence Lassègue a elle aussi dénoncé des « fraudes massives », affirmant que « des personnes sans cartes d'électeurs ont été autorisées à voter, d'autres ont été arrêtées avec des urnes remplies de bulletins, et des observateurs de l'opposition se sont vu interdire l'accès aux bureaux de vote ».Au même moment, les États-Unis estimaient que malgré « quelques irrégularités », dont « l'ouverture tardive de nombreux bureaux de vote », le déroulement du premier tour de scrutin dimanche a « reflété la volonté du peuple haïtien de choisir ses dirigeants à travers des élections libres ».Le porte-parole Richard Boucher, du secrétariat d'État, a appelé les autorités et les observateurs à rester « vigilants » vis-à-vis de toute irrégularité.Mais il a salué le calme qui a prévalu au premier tour du scrutin et la forte mobilisation des électeurs.La réaction de Washington, relayant la satisfaction de membres du Congrès américain ayant observé le scrutin, a donné le ton aux constatations de la mission de l'OÉA (Organisation des États américains), dont fait partie le Canada.« Nous sommes contents, très contents que le taux de participation ait atteint les 60 %, un net progrès par rapport aux élections de 1997, qui n'avaient mobilisé que cinq à 10 % des électeurs », a dit à La Presse Karl Schwenger, du ministère des Affaires étrangères à Ottawa.Pour ce qui est des allégations de l'opposition, le porte-parole a indiqué que « notre ambassade à Port-au-Prince fait enquête sur des rumeurs de bulletins de vote détruits, mais pour l'instant ce ne sont que des rumeurs ».Selon des témoins joints par La Presse en Haïti, un nombre indéterminé de bulletins de vote valides ont été retrouvés hier matin, trempés par la pluie de la nuit précédente, près du local du Bureau électoral communal de Port-au-Prince.« L'élection s'est en général bien déroulée et le CEP (Conseil électoral provisoire) s'en félicite, mais un paramètre qu'on ne maîtrise pas, c'est le sort des urnes après la fermeture du vote alors qu'il y a panne de courant et pluie diluvienne », a souligné à La Presse Gotson Pierre, du Centre de recherche et d'action pour le développement (CRAD) correspondant pour l'émission Kombit Flamboyan à la radio communautaire CIBL à Montréal.Yvon Neptune, de Fanmi Lavalas, a estimé qu' « il faut laisser le CEP faire son travail et attendre la fin du dépouillement ».« Les contestataires ont toute la liberté de contester, c'est prévu par la loi électorale, mais les mauvais perdants le font par pure politique de visibilité », a-t-il estimé.Commentant la découverte de bulletins de vote dans la rue, il a dit : « les élections se déroulaient au niveau national, avec 19 sièges de sénateurs, 83 de députés, 133 de maires, et 565 de conseils communaux, ça fait beaucoup.Si effectivement on trouve quelques bulletins éparpillés, ce sont des choses possibles.Mais quel impact ça peut avoir sur la globalité des élections ?» L'électorat inscrit est d'un peu plus de quatre millions, mais le scrutin dans l'un des neuf départements d'Haïti, la Grande Anse, a été reporté en raison de problèmes administratifs.Les partis d'opposition ont aussi demandé hier que le vote sur l'île de la Gonave, où le parti d'Aristide était seul en lice, soit annulé et refait en même temps que dans la Grande Anse.Québec s'entend avec les 7000 médecins spécialistes QUÉBEC / Suite de la page A1 droit au taux de 140 %, mais ceux qui sont, par exemple, à Rivière-du-Loup, resteront au taux de 120 % comme actuellement.La Côte- Nord, l'Abitibi et des régions comme Chibougamau et La Tuque auront droit au taux maximum.Cette nouvelle politique devrait s'appliquer à compter de juillet.Autre changement, on majorera progressivement le taux de 70 % que paie actuellement Québec aux jeunes spécialistes qui décident de s'installer en ville, proche des centres universitaires, avant trois ans de pratique.Le taux restera de 70 % dans l'île de Montréal, mais les médecins devront moins s'éloigner dans la grande couronne de Montréal pour atteindre le niveau des 100 % de rémunération.Comme l'annonçait La Presse il y a deux semaines, Québec a aussi accepté de passer l'éponge sur les dépassements de 46,7 millions de dollars d'honoraires pour l'année 1999-2000, un montant désormais intégré dans la masse salariale des médecins, et qui devient donc récurrent.Cette masse salariale des spécialistes était de 1,28 milliard en 1999-2000, elle atteindra 1,52 milliard au terme de la convention, en mars 2002.Pour le reste, sur le plan monétaire, la convention avec les médecins s'aligne sur ce qui a été conclu fin décembre avec l'ensemble du secteur public, soit des augmentations de 9 % sur les quatre années de l'entente.D'autres dispositions normatives sont prévues pour régler avec les spécialistes.On accordera davantage de « supplément de garde », des effectifs supplémentaires pour les directeurs d'hôpitaux aux prises avec un problème particulier.Aussi, le ministère de la Santé et la Fédération des médecins spécialistes mettront en place un « comité de gestion » pour se pencher sur le problème de la répartition des effectifs en région.Le groupe devrait accoucher de recommandations avant la fin de l'année.La Palme d'or à Dancer in the Dark LA PALME / Suite de la page A1 automobiles qui veulent être dentistes, déclarait aux journalistes l'excentrique chanteuse islandaise, irrésistible reine du palmarès.Je n'ai jamais voulu être actrice.Lorsque Lars m'a parlé de cette comédie musicale, je n'ai pensé qu'à la musique.Ce n'est qu'au bout d'un an qu'il m'a convaincu d'accepter le rôle.J'ai su que ce serait mon premier et dernier film.Je dois faire des disques ! » Guizi Lai Le, bijou de film d'époque du Chinois Jiang Wen (censuré à Pékin) sur un petit village qui évite l'occupation japonaise en 1945, a par ailleurs pleinement mérité son Grand Prix, qui aurait tout aussi bien pu échoir, à notre avis, au brillant Trolösa (Infidèle ; scénarisé par Ingmar Bergman), de Liv Ullmann.La cinéaste norvégienne, qui est certes la grande oubliée de ce palmarès, aurait mérité meilleur sort, en l'occurrence le Prix du scénario, remis au comique, très original mais mineur Nurse Betty, de Neil Labute (dont le cinéaste américain n'est, du reste, pas l'auteur).Edward Yang, dont le Yi Yi étrange et poétique a conquis la critique, ramène à Taiwan le Prix de la mise en scène.On regrette un peu que cet honneur n'ait pas été accordé au maître Wong Kar-wai (envoûtant In the Mood for Love), qui pourra se consoler avec le Grand prix technique, pour la qualité de sa direction artistique.La grande star hongkongaise du film, Tony Leung Chiu-Wai, s'est par ailleurs vu décerner un Prix d'interprétation tout à fait justifié.Ce qui l'est moins, c'est le Prix du jury attribué \u2014 ex aequo avec l'onirique Tableau noir, de l'Iranienne de 20 ans Samira Makhmalbaf \u2014 au très inégal Chansons du deuxième étage, du Suédois Roy Andersonn.Ce film qui compte quelques séquences hilarantes laisse dans l'ombre des oeuvres de la trempe des Destinées sentimentales d'Olivier Assayas, de Trolösa, de Liv Ullmann, et de Eureka, de Aoyama Shinji (Prix de la critique internationale).On ne fera pas les difficiles.PHOTO AFP Le cinéaste danois Lars Von Trier a reçu la Palme d'or dimanche soir au Palais des festivals, à Cannes.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements 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confortable pour ne pas être à tout bout de champ en train de le remettre en place.Bref ce petit bout de tissu extensible cache à lui seul bien des envies et complexes.À lire demain, dans le cahier Mode, les nouveautés en la matière.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Les élections qui ont eu lieu dimanche en Haïti vous semblent-elles légitimes, malgré les nombreuses irrégularités dénoncées par les partis d'opposition?Pensez-vous profiter du long week-end pour aménager vos plates-bandes?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 47 % Non: 53 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 4-3-7 à quatre chiffres : 4-3-4-7 COLLECTES DE SANG n à Montréal: Bell Québec (Tour Bell), hall d'entrée, 700, rue de la Gauchetière Ouest, de 8 h 30 à 16 h.Objectif: 200 donneurs; n à Vimont Laval: Cité de la Santé de Laval, auditorium, 1755, boul.René-Laennec, de 9 h à 17 h.Objectif: 150 donneurs; n à Montréal: Place Ville-Marie, hall d'entrée (entrée boul.René-Lévesque Ouest), 1, Place Ville-Marie, de 9 h 30 à 16 h.Objectif: 150 donneurs; n à Longueuil: Centre hospitalier Pierre- Boucher, salle L'Échange, 1333, boul.Jacques-Cartier Est, de 9 h 30 à 16 h 30.Objectif: 100 donneurs; n Saint-Michel: organisée par le Club Optimiste, salle communautaire, 412, place Saint-Michel, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif: 150 donneurs; n à Sainte-Marthe-du-Cap: Clinique du maire, en collaboration avec le Club Optimiste, salle Félix-Leclerc, 1001, rang Saint-Malo, de 14 h à 20 h.Objectif: 150 donneurs. 2LP0301A0523 A3 mardi 2LP0301A0523 ZALLCALL 67 00:48:42 05/23/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 MAI 2000 A 3 Le Barreau devra plier l'échine Coupable d'homicide involontaire, Sébastien Brousseau pourra faire son stage professionnel à la suite d'une injonction de la Cour supérieure RAYMOND GERVAIS Un étudiant en droit, Sébastien Brousseau, 29 ans, à qui le Barreau du Québec refusait le droit de faire un stage de formation professionnelle, vient d'obtenir gain de cause en Cour supérieure.Dans un jugement d'une douzaine de pages, le juge Vital Cliche a accordé jeudi une injonction finale ordonnant au Barreau du Québec de comptabiliser les examens réussis par le demandeur afin de lui permettre de faire le stage prévu au règlement.Sébastien Brousseau est cet étudiant qui s'était reconnu coupable d'une accusation d'homicide involontaire sur la personne de sa mère, en 1990, à la suite d'une querelle.Depuis le moment où il a fait une demande d'admission à l'École du Barreau le 2 avril 1996, M.Brousseau a dû se battre contre l'organisme qui avait conclu, après étude de son dossier, qu'il n'avait pas « la conduite, les qualités et les moeurs requises » pour être admis à l'École de formation professionnelle du Barreau du Québec et l'avait déclaré inadmissible.Toutefois, l'organisme a permis à M.Brousseau d'amorcer ses cours à l'École du Barreau.Après son appel, on lui confirme qu'il ne peut être admis.M.Brousseau se tourne alors vers les tribunaux, demande et obtient une injonction interlocutoire afin de pouvoir poursuivre ses études et passer les examens.Le 30 octobre, le comité des requêtes accueille l'appel du demandeur et casse la décision du comité de vérification et le déclare admissible à l'École du Barreau.En avril 1997, le bâtonnier du Québec demande une révision judiciaire de la décision du comité des requêtes.Le 9 mai suivant, la Cour supérieure accueille la requête et casse la décision du comité des requêtes.Néanmoins, une entente entre les parties relativement à un examen de reprise intervient, mais l'examen ne sera pas corrigé.En janvier 1998, M.Brousseau porte la décision devant le Tribunal des professions et obtient gain de cause.Toutefois, chaque fois qu'il tente de s'inscrire à l'École du Barreau, on lui répond qu'il ne répond pas aux critères pour y être admis.Depuis le 19 août dernier, il avait réussi tous les examens requis par le Barreau, mais ce dernier refusait de les reconnaître, allégant qu'il n'a jamais été admis à l'École.Le procureur du jeune homme, Me Julius Grey, a soutenu devant la cour qu'aucun article du règlement ne pose de limite, si le candidat réussit les examens du programme de formation et qu'il est déraisonnable de ne pas comptabiliser les examens réussis pour des raisons techniques ou de procédure.Le juge Cliche écrit : « Le défendeur lui a permis de suivre les cours et de se présenter aux examens de son École.Il serait déraisonnable (.) de ne pas tenir compte des examens réussis par le demandeur.» Manif pour l'étiquetage des OGM MARTINE ROUX ATTENTION : Ce produit peut contenir des organismes génétiquement modifiés (OGM).C'est fou ce que cet avertissement peut faire peur, ont voulu démontrer hier quelques citoyens militant en faveur de l'étiquetage obligatoire des OGM.Pour ajouter du piquant à ses revendications, le groupe, baptisé Étiquetage-Volontaire-Collectif-Citoyen (EVCC), a décidé de prendre d'assaut le supermarché Provigo de la rue du Parc, au centre-ville de Montréal.Au moins deux membres ont pénétré à l'intérieur pour y étiqueter des boîtes de craquelins ou de maïs.L'adjoint au gérant, Marc Bougie, leur a poliment demandé de quitter les lieux avant d'envoyer les policiers à leurs trousses.Résultat : deux arrestations et des citations à comparaître.Une personne a été relâchée immédiatement et une seconde quelques heures plus tard.Le commando-bouffe voulait précisément attirer l'attention et ses volontaires ne demandaient pas mieux que d'être arrêtés.« On s'y attendait et on le souhaitait », raconte Marie-Andrée Poisson, l'une des « étiqueteuses volontaires ».L'étiquetage des OGM est un enjeu trop important, nous avons le droit de lancer le débat.» Au Canada, les fabricants ou les distributeurs d'aliments ne sont pas tenus d'étiqueter les produits contenant peut-être des OGM, explique Charles Mercier, porte-parole du groupe.« Actuellement, le gouvernement canadien privilégie l'étiquetage volontaire, c'est-à-dire qu'il laisse le choix aux fabricants de mentionner ou non la présence d'OGM.Non seulement nous ne connaissons pas les risques des OGM pour la santé et l'environnement, mais ils pourraient aussi bouleverser notre système de production agroalimentaire.» Bref, les consommateurs ont le droit de savoir, répètent les militants.Depuis avril, EVCC en est à sa deuxième offensive contre des épiceries montréalaises, précise son porte-parole.Quant aux origines du groupe, qu'on présente comme un collectif de citoyens « partageant les mêmes affinités », mystère.« C'est un organisme qui débute, très anarchiste, poursuit M.Mercier.Nous visons des actions radicales.Des pros de la manif ?Chose certaine, plusieurs personnes présentes hier rue du Parc ont également participé à d'autres actions dites de désobéissance civile, dont la manifestation du premier mai ou les fredaines des entartistes.Grâce à ce coup d'éclat, leurs doléances passeront de la rue au tribunal, une merveilleuse publicité.« Nous allons plaider non coupables, nous voulons politiser le débat, avance Martin Petit, libéré après un bref séjour au poste de police.On va avoir du plaisir.» Même si l'adjoint au gérant du supermarché a fermé ses portes pendant que les manifestants brandissaient les pancartes, EVCC aura sensibilisé quelques consommateurs devant les vitrines.La plupart se disaient cependant peu inquiets de la portée négative des OGM.Selon l'adjoint au gérant Marc Bougie, la clientèle de l'épicerie réclame des produits biologiques, mais peu de gens s'informent de la présence des OGM dans les aliments.PHOTOTHÈQUE, La Presse Les citoyens du quartier Ahuntsic se plaignent d'un manque d'informations sur le projet d'aménagement des berges qui entourent l'île de Montréal, particulièrememt en ce qui a trait à celles de la rivière des Prairies.« On veut s'assurer que le projet bleu ne défera pas le projet vert », de résumer une résidante du quartier, Le Montréal vert vire au bleu Des citoyens d'Ahuntsic s'inquiètent du projet d'aménagement des berges STÉPHANIE BÉRUBÉ Un vent de controverse souffle sur le projet Montréal Bleu du maire Bourque.Des citoyens du quartier Ahuntsic se plaignent de manquer d'informations, alors que le chef de l'opposition, Michel Prescott, prétend que l'étude de faisabilité de ce projet, pourtant déjà bien entamé, n'a pas été faite.Il faisait beau, c'était jour de congé.Rien d'anormal à voir une cinquantaine de personnes réunies hier après-midi au parc Stanley, sur les berges de la rivière des Prairies.Mais le groupe n'était pas là pour prendre du soleil.« On veut s'assurer que le projet bleu ne défera pas le projet vert », disait Micheline Massé, une résidante du quartier qui déplore que l'administration municipale n'informe pas d'avantage la population des changements qu'elle compte faire dans le voisinage.Le projet Montréal Bleu a pour but d'aménager les berges qui entourent l'île de Montréal.Du côté nord, on souhaite aussi établir un service de navette fluviale qui longerait le rivage et ferait quelques arrêts dont un, justement, au parc Stanley.Mais qui dit arrêt, dit quai et stationnement.C'est du moins ce que prétend Michel Prescott, qui avait convoqué les médias et les citoyens au parc pour « sonner l'alarme ».Le chef de l'opposition demande au maire d'éviter de mettre les gens d'Ahuntsic devant un fait accompli.« Les gens veulent être d'abord informés et, ensuite, consultés », disait-il.Hier, M.Prescott, bien que bombardé de questions, fournissait peu de réponses : lui aussi disait ignorer si on allait ajouter des places pour d'autres bateaux au fameux quai.Les gens présents se demandaient également où serait aménagé le stationnement et personne n'avait envie de sacrifier une partie du parc pour y mettre de l'asphalte.« Soyons cohérents : l'administration parle d'espaces verts.Vous en avez un bel exemple d'espace vert ici », disait Réjean Desmarais, qui habite à proximité du rivage.M.Desmarais pense qu'une navette aura pour effet d'attirer plus de gens, d'accroître la circulation automobile, et qu'il faudra créer de nouvelles infrastructures pour accueillir cette clientèle.Il craint que ces changements ne nuisent à l'aspect champêtre des lieux, auquel les résidants du quartier tiennent énormément.Selon Michel Prescott, l'administration Bourque-Fortier aurait fait un appel d'offres pour les plans et devis de l'aménagement et choisi la firme qui réaliserait les schémas avant même d'effectuer une étude de faisabilité.« Il y a quelque chose de bizarre là-dedans : des gens vont être payés pour faire des plans sans savoir si le projet va être réalisé », affirme M.Prescott.Les citoyens d'Ahuntsic se sont donné rendez-vous au conseil de quartier, lundi prochain, 19h, à la Maison de la culture d'Ahuntsic- Cartierville, pour demander des explications aux élus. 2LP0499A0523 A-4 MARDI g n ral 2LP0499A0523 ZALLCALL 67 09:16:40 05/23/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 MAI 2000 La Jeep ne s'arrête pas: un mort et quatre blessés La route fait au moins 9 morts ANDRÉ DUCHESNE Au moins neuf personnes ont perdu la vie sur les routes du Québec au cours du long congé de la fête de Dollard.Le plus terrible accident est survenu dimanche vers 13 h 30, route 137 dans le canton de Granby, alors que trois membres d'une même famille ont perdu la vie dans une collision frontale.Selon les explications fournies par l'agent Julie Kavanagh de la police du Canton de Granby, Lise Robidoux, 45 ans, sa mère Pierrette (63 ans) et son père Armand (65 ans) étaient à bord d'une camionnette Lumina blanche se dirigeant vers le sud, entre les 10e et 11e rangs.En sens inverse, une voiture attendait que la camionnette passe pour tourner dans une entrée charretière.Mais un camion « pickup » Dodge Ram qui venait derrière cette voiture a amorcé une manoeuvre de dépassement.Les trois membres de la famille Robidoux, demeurant à Montréal, sont morts tandis que l'époux de Lise Robidoux, au volant de la Lumina, a subi des fractures multiples à une jambe.Il repose au centre hospitalier Piedmont-Yamaska de Granby.Par ailleurs, le plus récent accident enregistré sur le territoire de la SQ est survenu hier aprèsmidi vers 14 h 45, route 131, à Saint-Zénon.Le conducteur d'une automobile ayant entrepris une manoeuvre de dépassement en a perdu le contrôle lorsqu'une autre automobile le précédant a elle aussi quitté sa voie.La victime est Suzanne Doumbe, 35 ans, de Montréal.À Chester Est, près de Victoriaville, un homme de 23 ans, Stéphane Labrie, de Norbertville, a perdu la vie dans un accident de véhicule tout terrain.Il semble que le jeune homme a perdu la maîtrise de son véhicule qui est allé frapper un poteau.Un autre accident mortel impliquant un VTT a été signalé à Saint-Edwidge près de Roberval, samedi vers 19 h 20.Cette fois, Germain Rodrigue était seul au volant de son engin lorsqu'il a perdu le contrôle sur le rang 9, à 900 mètres de la route La Lièvre.Deux hommes ont également perdu la vie à moto.Le premier, un homme de 25 ans de Chicoutimi, a perdu la maîtrise de son bolide dans une courbe de la route 373 à Saint-Félicien.Samedi, vers midi 20, à Saint-Mathieu- de-Beloeil, un jeune résidant de Saint-Marc-sur- Richelieu, 27 ans, a été tué dans une collision frontale entre sa motocyclette et un autre véhicule à l'intersection de la rue Saint- Jean-Baptiste nord et du boulevard Industriel.Une neuvième personne, Emmanuel Gagnon, 18 ans, est morte lorsque la Jeep Cherokee dans laquelle elle prenait place, a fait une embardée à Saint-Jovite (voir texte ci-contre) dans la nuit de lundi.\u2014avec la Presse canadienne ANDRÉ DUCHESNE Un jeune homme de 18 ans est mort et quatre autres personnes ont été gravement blessées à la suite d'un accident de la route survenu la nuit dernière à Saint-Jovite.Le conducteur du véhicule impliqué, une Jeep Cherokee, devra expliquer aux enquêteurs pourquoi il ne s'est pas arrêté lorsqu'une voiture de la police municipale l'a suivi, ses gyrophares en fonction.Cette histoire semblait tout à fait banale à l'origine.Vers 2 h 54, une voiture de la sûreté municipale de Saint-Jovite circulait, rue Ouimet, vers l'ouest.Un véhicule, la Jeep Cherokee, roulait en direction inverse, phares éteints.Le policier au volant a alors lancé un appel de phares ; la Jeep n'y a pas répondu et les deux véhicules se sont croisés.« Le policier a alors fait demi-tour et a mis en fonction ses gyrophares.Il a tenté de rattraper la Jeep Cherokee.Le chemin étant sinueux par endroits, le policier a perdu de vue la Jeep à deux reprises », a relaté l'agent Manon Gaignard, de la Sûreté du Québec, à qui l'enquête a été confiée par souci de transparence.La Jeep aurait ensuite effectué un dépassement dans le village de Saint- Jovite, là où la vitesse limite permise est de 50 km / h.Un peu plus loin, le conducteur a perdu le contrôle de son véhicule.Celui-ci a dérapé vers la voie de gauche, avant de frapper un parapet de béton et revenir dans la voie de droite.La victime est Emmanuel Gagnon, 18 ans, de Saint-Jovite.Le jeune homme occupait le siège passager arrière droit, le côté du véhicule qui a violemment frappé le mur.Quant au conducteur, un homme de 25 ans, il a été gravement blessé et conduit à l'hôpital de Sainte-Agathe avant d'être transféré à celui de Saint- Jérôme.Acquitté en justice, le policier Lesiège est déféré au comité de déontologie MARTINE ROUX Filmé en octobre 1998 par une équipe de Radio- Canada alors qu'il frappait violemment la tête d'un homme menotté contre le sol, le policier Richard Lesiège a été acquitté en juin dernier d'une accusation de voies de fait.Aujourd'hui à la retraite, l'ex-sergentdétective du SPCUM devra néanmoins répondre de ses actes devant le Comité de déontologie policière.Malgré une preuve vidéo éloquente, le policier a été blanchi à la surprise générale puisque la victime, Gheorghe Capra, un présumé fraudeur au passé lourd, ne s'est pas présentée à la barre.Or, à la suite d'une plainte logée par le Mouvement Action Justice (MAJ), le Commissaire à la déontologie policière accuse Richard Lesiège d'avoir « abusé de son autorité dans ses rapports avec Gheorghe Capra, en ayant recours à une force plus grande que celle nécessaire pour accomplir ce qui lui est enjoint ou permis de faire (.).» Le policier de 50 ans devra ainsi se présenter devant le Comité de déontologie policière le 21 septembre.Voilà qui satisfait le coordonnateur du MAJ, Yves Manseau, qui estime que cette affaire pourtant sérieuse a été balayée sous le tapis.« À l'époque, la Couronne avait le devoir d'obliger la victime à témoigner, ce qu'elle n'a pas fait.Et même si la victime s'est défilée, le policier aurait pu être reconnu coupable grâce à la preuve vidéo et à la présence des autres témoins.Mais il est évident que cette affaire a été enterrée.» Selon M.Manseau, Richard Lesiège pourrait être destitué.« Il est encore jeune et plusieurs policiers connaissent des deuxièmes carrières.Il doit être reconnu coupable, ne serait-ce que par principe de justice.C'est l'une des histoires les plus désolantes de l'année, une illustration des traitements de faveur accordés aux policiers.» Lorsqu'il a été filmé en train de frapper la tête de Capra sur l'asphalte, le policier retraité était accompagné de jeunes confrères, poursuit M.Manseau.« Le fait de ne pas aller au fond du problème nourrit le sentiment d'impunité des policiers.Les jeunes policiers adoptent donc les mêmes réflexes que les plus expérimentés.» 2LP0599A0523 A-5 MARDI 2LP0599A0523 ZALLCALL 67 09:17:17 05/23/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 MAI 2000 A 5 La pub sur les médicaments agace Santé Canada MATHIEU PERREAULT La publicité de médicaments sur ordonnance faite auprès du public agace de plus en plus le ministère fédéral de la Santé, selon le bulletin d'information sur la santé Health Edition.« Il y a de plus en plus de publicité (de ce genre) au Canada, parce que les compagnies disent : « Où est la ligne qu'il ne faut pas dépasser, et comment pouvons-nous nous en approcher le plus possible ?» déplore Dann Michols, directeur général de la division des produits thérapeutiques de Santé Canada, dans la dernière livraison par courriel de Health Edition.Ce bulletin « indépendant » est financé par la compagnie pharmaceutique Merck Frosst et rédigé par la compagnie Krysgar, d'Ottawa.La publicité de médicaments sur ordonnance est interdite à la télé et dans les journaux grand public de la plupart des pays développés, sauf les États-Unis et, dans une faible mesure, la Nouvelle-Zélande.Comme le Canada anglais est inondé d'émissions de télévision américaines, les compagnies pharmaceutiques veulent concevoir des annonces publicitaires spécialement pour leurs consommateurs canadiens.Mais Santé Canada ne permet que les publicités d'« information » sur une maladie, sans mention d'un médicament ou d'une compagnie.Si un médicament est mentionné dans une publicité grand public, aucune maladie ne doit être mentionnée.Récemment, des campagnes de pilules anticonceptionnelles ont tenté de repousser les limites de la légalité.La pilule Diane 35, qui combat aussi l'acné, était annoncée cet hiver avec deux images de figure féminine, dont l'une était boutonneuse ; on lisait : « Diane avant, Diane après ».Au début mai, une annonce télévisée de la pilule Alesse a été lancée sur Much Music ; on y voit des jeunes femmes parler de contraception.Le hic, c'est que la deuxième phase de la campagne prévoit montrer le dispensateur de pilules Alesse avec les mêmes acteurs et la même présentation graphique.On ne mentionne pas la contraception, mais Santé Canada a été surprise.Le ministère fédéral termine la révision de ses normes de publicité pour tenir compte de l'influence américaine.M.Michols prévoit qu'il sera plus facile d'« informer » pour que l'industrie puisse « construire la reconnaissance de marque qui est si importante pour elle ».Mais, prévient-il, la publicité pure et simple ne sera pas permise.« Aucun des groupes que nous avons entendus n'était en faveur de la publicité telle qu'on la conçoit généralement.» Les dépenses de publicité grand public des compagnies pharmaceutiques sont passées de 55 millions en 1991 à 1,8 milliard US l'an dernier.Ces pubs sont permises aux États-Unis depuis 1985.La progression à la télé s'est accélérée depuis 1997, quand la FDA a permis que l'information complémentaire (effets secondaires) soit reléguée à des dépliants ou à Internet.Les médicaments antiallergiques dominent (46 entre 1989 et 1998), suivis par les médicaments gynécologiques (45), dermatologiques (37), cardiovasculaires (36) et contre le sida (33).Les médecins américains sont divisés.Un site Internet destiné aux médecins, Rx Centric, donne ainsi des conseils à ses lecteurs sur la façon de discuter avec les patients qui réclament une pilule précise, avec un dosage précis, à cause d'une maladie dont ils reconnaissent les symptômes.PHOTO REUTERS La publicité de médicaments sur prescription est interdite à la télé et dans les journaux grand public de la plupart des pays développés, sauf les États-Unis.Les médecins craignent une pénurie de radiologistes Ottawa pressé de créer un fonds pour l'achat d'équipement médical Presse Canadienne OTTAWA La profession médicale canadienne presse Ottawa de créer un fonds de technologie médicale de 1,74 milliard, pour faire l'acquisition d'appareils de haute technologie dont le pays manque cruellement.Sans cet investissement, disent les médecins, le Canada continuera de traîner derrière la plupart des autres pays industrialisés pour ce qui est de l'accès à des appareils de diagnostic comme les tomodensitomètres (scanners) et l'imagerie par résonance magnétique.Cette pénurie entraîne déjà des délais « déraisonnables » dans le diagnostic et le traitement de maladies comme le cancer, les maladies coronariennes et les affections débilitantes des os et des articulations, affirment les médecins.Des milliers de Canadiens endurent des souffrances physiques et de l'anxiété parce qu'ils doivent attendre un diagnostic \u2014 certains meurent même parce qu'il est trop tard pour les soigner, une fois le diagnostic établi, ajoutent les médecins.L'Association médicale canadienne ne réclame pas « des Ferrari ou des Lamborghini », seulement « les Chevrolet et les Ford » nécessaires pour rendre la technologie accessible, dans des délais raisonnables pour tous, a expliqué le président de l'AMC, le docteur Hugh Scully.Cette proposition ne ferait qu'amener le Canada au même niveau que les pays occidentaux industrialisés pour la proportion d'appareils par nombre d'habitants.Au début de l'année, l'Association avait défendu son projet dans une proposition détaillée, soumise au ministre des Finances Paul Martin et au ministre de la Santé Allan Rock.On y utilisait des données remontant à 1997 de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), pour comparer le Canada aux autres pays.Selon ces données, sur 15 pays étudiés, le Canada se classait 12e pour la disponibilité des tomodensitomètres, derrière des pays plus pauvres comme la Corée, le Portugal et l'Espagne.Depuis, dans une série d'échanges de lettres et de rencontres avec le Dr Scully, les ministres Martin et Rock ont discrètement fait savoir qu'ils n'écartaient pas l'idée d'un fonds.Presse Canadienne OTTAWA Le Canada est menacé d'une pénurie de médecins formés pour le diagnostic et le traitement de maladies complexes, soutient la profession médicale canadienne.L'avertissement vient de l'Association médicale canadienne et de l'Association canadienne des radiologistes.Selon ces groupes, même si les gouvernements prennent des mesures pour remédier à une grave insuffisance d'équipements médicaux de pointe, cela ne résoudra que la moitié du problème.De plus en plus, il manque de radiologistes aptes à lire les résultats d'appareils de diagnostic sophistiqués comme les tomodensitomètres (scanners) et l'imagerie par résonance magnétique.Il manque déjà 150 radiologistes à temps plein au Canada \u2014 ce qui équivaut à 8 pour cent de la main-d'oeuvre totale dans cette spécialité.On prévoit qu'il en manquera 500 en l'an 2004 si rien n'est fait.Entre-temps, la population vieillit et un nombre croissant de Canadiens souffriront de cancer et de maladies des os et des articulations, pour lesquelles on a besoin d'appareils de diagnostic à la fine pointe de la technologie médicale.Les médecins craignent que les gouvernements, cédant aux pressions, ne dépensent des millions de dollars sur des appareils qui seraient ensuite sous-utilisés, à cause d'une pénurie de personnel spécialisé.Normand Laberge, directeur exécutif de l'association des radiologistes, affirme qu'un plan stratégique en vue de former un nombre accru de spécialistes doit être mis sur pied, de concert avec l'achat d'équipement.Le docteur John Radomsky, un radiologiste albertain et président de l'association, souligne que le problème n'est pas seulement d'accepter un nombre accru d'inscriptions dans les facultés médicales.Il y a aussi celui des départs.« Nous devons rendre le Canada et notre système plus attrayants aux Canadiens, pour que nous puissions garder, et rapatrier ceux qui sont partis.Le régime fiscal doit être révisé, les conditions de travail doivent être révisées, et les honoraires aussi.Il faut un débat ouvert, honnête.» 2LP0601A0523 a6mardi 2LP0601A1 23 ZALLCALL 67 00:46:35 05/23/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 MAI 2000 Actualités Au temple de la testostérone Les galas de la WWF envahissent les cinémas Famous Players Rappeurs, rockers, gros bras bronzésépilés, mamies endimanchées, jeunes couples enlacés, préados à casquette ou BCBG bien élevés.Au total, 371 personnes, principalement des jeunes, ont assisté à une messe bien spéciale, dimanche dernier, au cinéma Star Cité de Sainte-Foy : le gala de la lutte WWF (World Wrestling Federation) sur écran géant.La salle était bondée et les lutteurs boursouflés aux stéroïdes ont galvanisé leurs fans.En prime, 10 000 watts de rock et des effets pyrotechniques de chaque côté du ring.Bienvenue au cirque ! Un drôle de phénomène social est né.Dimanche, une foule comparable à celle de Sainte-Foy s'est retrouvée dans 17 autres cinémas Famous Players à travers le Canada, dont le Paramount, au centre-ville de Montréal.Total : plus de 7000 fidèles auraient ainsi déboursé environ 15 $ (taxes en sus) pour un aller-retour au temple de la testostérone.À la suite d'une entente entre Famous Players, la World Wrestling Federation Entertainment Canada et Bell Express Vu, des galas de lutte de la WWF sont diffusés tous les mois par satellite au Canada depuis janvier dernier.Plusieurs salles sont à guichet fermé.Le dernier combat en lice, celui de dimanche dernier, provenait de Louisville (Kentucky) et s'intitulait (un peu d'orgue, s'il vous plaît ?) « Judgment Day » ! Les pantouflards pouvaient également capter simultanément ce spectacle, accessoirement sportif, par le biais de Pay-Per-View.Le clou de la soirée ?L'ultime combat entre les ennemis vedettes : The Rock, le bien-aimé, et l'abominable Triple H.Sortes d'Hercule pomponnées (chevelure blonde en cascades, bronzage intégral, épilation impeccable), ils ont tenu en haleine l'assistance jusqu'à 23 h.Entre-temps, la WWF offre quelques combats amuse-gueule.Imaginez les membres du groupe Kiss complètement déjantés en train de se tabasser dans un ring.À coups de chaises, de tables, de blocs de béton ou d'éléments du décor, tout est bon pour en mettre plein la vue.Sur l'immense écran, pendant qu'un pseudo-lutteur de sumo platiné et bronzé coince la tête de son adversaire sous son large fessier, je tente de comprendre pourquoi autant de gens ont claqué 17,20 $ pour s'offrir un combat de Rambo clonés.Un Chambres en ville de gros bras Robert, 25 ans, est accro.Il explique pourquoi la lutte de la WWF l'enflamme autant.« Pour moi, c'est une religion.Je suis la WWF sur Internet aussi.C'est comme un roman de filles, comme un soap, mais avec des lutteurs.Il y a une histoire, d'un combat à l'autre.» Robert n'est pas le seul à dévorer la lutte spectaculaire comme un (télé) roman.Le petit-fils de Gisèle a 13 ans et jubile.« C'est même meilleur quand c'est arrangé ! » « C'est une sorte de Chambres en ville de gros bras, enchaîne François, 23 ans.Ces lutteurs sont de formidables cascadeurs, bref des athlètes.» Ce jeune adepte de la WWF raconte aussi qu'il y a toutes sortes d'intrigues dans ces combats, dont un drôle de mariage.Le féroce Triple H aurait endormi la fille du propriétaire de la WWF pour l'épouser de force.La lutte, c'est aussi des tonnes de Pamela Anderson.Je demande à la copine de François, Mélanie, 23 ans, si l'univers profondément macho et kitsch de la WWF ne la révolte pas.« Oui, c'est macho et oui, au début, ça me révoltait.Disons que je ne m'en vante pas auprès de mes amies.» Son copain poursuit : « Oui, tout ça c'est du fake.Mais c'est tellement bien fait qu'on y croit.Puis, de toute façon, enchaîne-t-il, c'est libérateur.Au combat de fin de soirée, je vais sûrement lâcher une couple de sacres, me lâcher lousse.» Pendant l'heure qui précède le gala, un animateur, Denis Gravel, de CHOI Radio X, échauffe la salle.Il demande à des jeunes d'imiter le « chant » du lutteur Big Show.Par ici le cri guttural et les hurlements.On est à la lutte, surtout pas à l'opéra.En avant-scène, voilà maintenant que des jeunes imitent la danse de lutteurs.Tout ça pour gagner un bidule signé WWF.Oups ! Ma voisine reçoit un cadeau.Elle a 21 ans, s'appelle Annie et accompagne son ami.« La lutte c'est niaiseux ?Ben oui ! Mais c'est drôle.C'est comme une minisérie.Il y a toujours une suite.J'aime ça et j'ai embarqué.» Vitrine technologique Jean Rickli, vice-président de l'exploitation chez Famous Players, explique l'arrivée de la WWF dans ses salles de cinéma.« Les gens qui vont le plus souvent au cinéma sont ceux qui sont âgés de 14 à 25 ans et c'est auprès de ce groupe de personnes que la lutte obtient beaucoup de succès.Ça nous permet aussi de démontrer le potentiel de nos salles dotées de la technologie satellite.Aujourd'hui, c'est la diffusion de lutte en direct, mais nous avons aussi le projet de diffuser en temps réel des spectacles ou des concerts.Ricky Martin en direct de Londres, par exemple.» Autrement dit, cette diffusion mensuelle des événements spéciaux de la WWF est une façon, parmi d'autres, d'occuper, donc de rentabiliser, les salles de projection pendant les périodes creuses.« Le fait que ces combats soient toujours diffusés les dimanches soirs est intéressant, car ce sont des moments tranquilles », précise Jean Rickli.« Les profits ne se font pas tant sur la vente des billets, mais plutôt grâce à la consommation (boissons gazeuses, popcorn, hot-dogs, etc.).On offre aussi dans certaines salles, dont celle du Paramount, de la bière.Ce n'est pas que la consommation de bière soit très grande, mais elle stimule la faim.» Chut ! L'heure du jugement dernier (Judgment Day) a sonné.Derrière moi, Benjamin, 12 ans, pas plus gros qu'une allumette, me chuchote son point de vue sur la WWF.Il la connaît très bien.« Je la suis à la télé depuis quatre ou cinq ans.» Esprit de synthèse, il compare la lutte à l'histoire de l'humanité : « J'aime les histoires de la WWF parce que ce sont toujours des bons contre des méchants.Lucie Lavigne PHOTOS ALAIN ROBERGE, La Presse © Ci-dessus, un gala de lutte de la WWF sur un des écrans géants du Paramount Famous Players de Montréal.Ci-contre, Gary Rusyn, Isnard «Great» Blaise et Lorne Hellyer, trois mordus qui n'auraient pas voulu être ailleurs dimanche dernier.Pour garder ses profs, une université a intérêt à les associer à la commercialisation de leurs recherches MATHIEU PERREAULT Encourager les professeurs d'université à créer des entreprises pour commercialiser leurs recherches fondamentales peut être un moyen de contrer la fuite des cerveaux, selon un conférencier du congrès de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences, qui avait lieu la semaine dernière.« Les spin-offs (l'essaimage d'entreprises) peuvent être un moyen de retenir les chercheurs », a expliqué Alex Navarre, directeur du bureau de liaison entreprises-université (BLEU) de l'Université Mc Gill.Le BLEU de Mc Gill (Office de transfert technologique, de son nom officiel) est l'un des plus gros au Québec, selon M.Navarre, et a aidé 24 entreprises à prendre leur envol.L'intérêt de commercialiser ses recherches n'est pas que financier pour un prof.Seules « deux ou trois » des 24 entreprises qui sont passées par le BLEU de Mc Gill ont une valeur marchande, selon M.Navarre.N'empêche, sur papier, les profs ont des actions qui valent des millions.« Lumenon, lancée par un prof de Mc Gill, vaut 30 à 40 millions sur le Nasdaq », donne en exemple M.Navarre.Pour M.Navarre, l'accès de ses pupilles au marché boursier entraîne des problèmes de gestion de portefeuille.Il faut décider quand vendre les actions pour avoir le meilleur rendement, donc des qualités d'analyste financier qui ne faisaient pas partie de la mission originelle d'un BLEU \u2014 aider à l'application des recherches fondamentales.« Au cours des récents problèmes boursiers de la biotechnologie, une autre entreprise issue de Mc Gill, Signalgène, a joué au yoyo.Nous avons des décisions à prendre quand ça arrive.« Nos entreprises inscrites en Bourse ont une valeur combinée de 3,4 millions, pour une participation de 1 % à 3 %, indique M.Navarre.Notre participation va de 5 % à 20 % pour les entreprises plus jeunes.» Mc Gill n'a pas d'actions de Biochem Pharma ni de Nexia (biotechnologie) parce qu'au moment où ces firmes sont nées, l'université refusait en bloc l'actionnariat.Maintenant, les liens avec l'industrie sont devenus une mode.Le pendule a peut-être oscillé un peu trop loin du côté de la recherche appliquée, selon M.Navarre.« Il y a des départements où plus de la moitié des profs sont associés à des spin-offs.Il ne faut pas que ça aille trop loin, pour ne pas perdre un chercheur.Mais habituellement, quand l'entreprise est bien lancée, les chercheurs reviennent à l'université parce que ce qu'ils aiment faire, c'est de la recherche.Il peut néanmoins y avoir des conflits d'intérêts : par exemple, quels étudiants peuvent travailler pour l'entreprise ?Il nous faut privilégier l'achèvement de la maîtrise et du doctorat.Nous réfléchissons à de nouvelles lignes directrices.» Têtes d'affiche n C'est sous la présidence d'honneur de Marc Dalpé, vice-président du groupe Dalpé Millet (financière Banque Nationale) que se tiendra le concert-bénéfice de l'Orchestre symphonique des jeunes de Montréal, le 30 mai, au cinéma Imax du mail Champlain, à Brossard.Précédé d'un cocktail (vin et fromage) et de la présentation du film Sports extrêmes, ce bref concert (30 minutes) permettra aux donnateurs d'apprécier les talents des jeunes music Renseignements : (450) 787-2227.n n n Jean Elie n Le Bal d'une nuit d'été, de l'Orchestre symphonique de Montréal, aura lieu cette année le mercredi 31 mai, en plein coeur du centre-ville, soit sur le campus de l'Univesité Mc Gill dont les pelouses seront recouvertes pour l'occasion d'une immense tente.C'est sous la présidence d'honneur de Jean Élie, directeur de la Société générale et vice-président de l'orchestre, et Jacques Nadeau, directeur de Scotia capitaux, également membre du conseil d'administration de l'orchestre, que se déroulera cet événement-bénéfice précédé d'un cocktail à la salle Redpath, et suivi d'un souper gastronomique sous la tente.Renseignements : 840-7437.n n n Janelle Marquis n Devant une tendance à gommer le souvenir des personnalités qui ont marqué notre histoire, il se trouve des personnes qui, comme Janelle Marquis, savent défendre la préservation de témoignages d'engagement social.Ainsi, Mme Marquis a-t-elle réussi à ce qu'on préserve le nom d'Idola Saint-Jean, pionnière de la défense des droits de la femme, accolé à un établissement (Centre de soins prolongé Idola Saint-Jean), au moment de sa fusion avec le CLSC de Marigot.On a donc dévoilé un buste et une plaque à la mémoire d'Idola Saint-Jean, pour nommer le nouvel édifice regroupant les deux établissements de santé.n n n n La Fondation du cancer du sein de Montréal tiendra sa soirée-bénéfice (cocktail et tirage) annuelle au Jardin botanique, le jeudi 1er juin, au jardin de Chine.C'est sous la présidence d'Huguette Lemieux- Duclos et Lynn Eltes que se tiendra cet événement.Les profits réalisés permettront de financer deux projets de recherche sur la cancer du sein aux universités Mc Gill et de Montréal.Coût : 100 $.Renseignements : 871-1717.Il y aura tirage de prix.n n n n Les employés du groupe financier Banque Royale ont lancé une campagne de signature du Manifeste 2000 « Pour une culture de la paix et de la non-violence », rédigé par des lauréats du prix Nobel de la paix et présenté dans le cadre de l'Année internationale de la culture de la paix.Cette campagne s'inscrit dans le cadre du Mois de la diversité à la Banque Royale, occasion pour les employés de cette banque et de ses filiales de valoriser les différences tant sur le plan culturel qu'humain.n n n Serge Rémillard n C'est sous la d'honneur de Serge Rémillard, président des services financiers de la Caisse de dépôt et de placement, que se tiendra le jeudi 8 juin, le tournoi de golf du Réseau gestion UQAM.Les diplômés de l'École des sciences de la gestion de l'Université du Québec à Montréal qui participeront à ce tournoi contribueront du même coup à financer des bourses d'études, enrichies par l'encan qui accompagne cette journée.Coût : 175 $ (60 $ pour cocktail et souper seulement).Renseignements : 987-3010.n n n n Spectacle mettant en vedette une grande variété d'artistes québécois, depuis Stéphanie Biddle jusqu'à Mario Jean, organisé par la maison Jonathan (Longueuil) afin de financer les services qu'offre cet organisme aux jeunes en difficulté.Le spectacle, mettant également en vedette Gildor Roy, Richard Petit et les Sweet Boys, sera présenté le mardi 13 juin, au théâtre de la Ville (150, rue de Gentilly Est, à Longueuil).Coût : 25 $.Renseignements : (450) 670-1616 ou 790-1245.n n n Ronald Corey n La Fondation de l'hôpital Douglas (pour la santé mentale) tiendra son tournoi de golf sous la présidence d'honneur de Ronald Corey, le jeudi 17 août, au club de golf Cedarbrook à Sainte- Sophie.Les fonds recueillis serviront à financer le centre de recherche de l'hôpital et a soutenir les programmes offerts à la clientèle de l'hôpital Douglas.Renseignements : 762-3003.n n n Adressez vos communiqués à: Têtes d'affiche La Presse, 7, rue Saint-Jacques Montréal (QC), H2Y 1K9 2LP0701A0523 A7 mardi 2LP0701A0523 ZALLCALL 67 00:44:22 05/23/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 MAI 2000 A 7 Entrevue avec.Marie Gagnon La petite fille qui aimait trop la vie Nathalie Petrowski Au printemps 96, Pierre Graveline, l'éditeur de la maison VLB, a reçu une lettre signée par une dénommée Marie Gagnon.La lettre commençait ainsi : « Je suis née, ivre de passion un certain 24 octobre 1966 à Laval.Petit milieu bourgeois.Mon père est québécois et ma mère bretonne.J'ai une soeur aînée et un frère cadet qui vivent depuis quelques années à Vancouver.J'ai eu l'enfance des autres, puisque la mienne n'est même pas un souvenir.» La lettre se poursuivait : « J'ai suivi des études au cégep Montmorency et j'ai un baccalauréat en enseignement du français obtenu à l'UQAM.Je suis héroïnomane depuis 10 ans et je suis incarcérée à Tanguay depuis 20 mois.J'y suis pour des vols de livres commis en librairie.J'ai fait plusieurs thérapies, fréquenté plusieurs hôpitaux, connu la prison et vécu l'itinérance pendant plus d'une année.Je ne regrette en rien ni mon passé ni mon présent.» La lettre était accompagnée d'un manuscrit d'une centaine de pages, le manuscrit de Bienvenue dans mon cauchemar, qui fut lancé la veille de la libération de Marie Gagnon.La première fois que je l'ai vue avec sa petite robe noire, ses yeux pairs et ses cheveux blonds moussants c'était à l'émission du matin de Christiane Charette.Celle qui avait longtemps été la présidente du Comité des détenues à Tanguay ressemblait à une jeune fille sage et posée qui n'aurait aucun problème à réussir sa réinsertion sociale.C'était une perception purement télévisuelle.Car, dans les faits, Marie venait de caler la moitié d'une bouteille de scotch dans les toilettes pour se donner du courage.Elle n'était pas calme.Elle était gelée comme une balle.Cet automne, à la suite de la parution des Héroïnes de Montréal, un recueil de nouvelles sur les filles de la rue, les recherchistes de Christiane ont voulu à nouveau l'inviter à l'émission.Ils l'ont cherchée en vain pendant quatre jours.Marie était repartie sur la go dans le milieu des marginaux, le seul milieu dont elle veut rendre compte dans ses écrits.La vie et l'âme des marginaux est, si on veut, le seul projet littéraire de Marie Gagnon.Sa grande mission dans la vie.« Marie n'est pas la première à écrire sur les marginaux, m'a dit Pierre Graveline, mais ce qui est fascinant avec elle, c'est qu'elle a une connaissance intime du milieu.Elle connaît tout le monde et tout le monde l'a connaît.Elle rend compte de cet univers avec une lucidité et une justesse de ton qui sont uniques dans la littérature québécoise.» J'ai retrouvé Marie Gagnon la semaine dernière dans une maison de transition dans le nord de la ville.En personne, elle semblait moins calme qu'à la télé, mais le charme étrange et séduisant dont la nature l'a pourvue était intact.Elle dégage, c'est vrai, une énergie et une intensité extrêmes, mais on ne sent chez elle aucune agressivité, aucune violence, sinon peut-être contre elle-même.Marie n'est pas le genre à braquer des commerces ou à attaquer les gens.Lorsqu'elle a basculé dans la criminalité, elle l'a fait par le biais de la littérature : en volant des livres.Pas un ou deux.Des quantités industrielles de livres dérobés dans toutes les librairies de la ville et de la banlieue et glissés dans des sacs de plomb pour ne pas déclencher des alarmes.Les bonnes journées, ses vols pouvaient lui rapporter deux mille dollars chez le receleur.Elle a si bien fait qu'elle est aujourd'hui boycottée dans au moins sept librairies qui, non seulement ne veulent pas la voir, mais refusent de vendre ses livres.Nous nous sommes rencontrées mardi dernier dans le bureau de son agent de probation, moi à la place de l'agent, elle a la place de l'accusée, et nous avons parlé pendant deux heures de sa vie très mouvementée.À 33 ans, Marie Gagnon a vécu la vie d'une femme d'au moins le double de son âge.Elle a vécu à la vitesse grand V avec une intensité que les mots ne sauraient rendre.Sa vie n'est pas un roman.Sa vie est une anthologie de la démesure et du dérèglement des sens.Pendant longtemps, et encore parfois aujourd'hui, son credo est une question : Pourquoi exister si on ne peut pas vivre ?« Moi, je crois que dans la vie il faut toujours aller au bout de soimême, dans tout, sinon ça ne vaut pas le coup, dit-elle.D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu être écrivain.Je n'ai jamais eu de doute là-dessus et je me suis toujours dit que pour écrire, il fallait que je vive des choses.L'écriture pour l'écriture, ça ne m'intéresse pas.Je n'ai pas envie de faire des grandes phrases creuses, vides, sans âme et sans sang.Je veux que chaque mot porte le poids d'une expérience.» Côté expériences, Marie n'a pas chômé.Son père, Gérald Gagnon, est un auteur de roman-jeunesse.Il a longtemps été chef de service à Hydro- Québec, ce qui ne l'a pas empêché de faire une dépression lorsque la mère de Marie, Annick Cano, l'a quitté.À 10 ans, Marie n'avait plus de mère.À 13 ans, elle était elle-même devenue mère d'une petite Sabrina, aujourd'hui âgée de 17 ans.À 20 ans, Marie vivait en appartement avec sa fille, faisait une maîtrise sur Balzac à l'UQAM et travaillait à temps partiel chez Ernest.Elle hébergeait aussi son prof de philo qui traversait une mauvaise passe.Dans les faits, celui qu'elle appelle B dans son premier roman était un héroïnomane qui ne tarda pas à entraîner sa coloc sur la route cahoteuse de la toxicomanie.Bientôt l'argent du loyer y passa.Puis un jour, tous les livres de la bibliothèque disparurent, vendus pour plusieurs sachets d'héroïne.L'événement marqua Marie, qui venait de découvrir la vraie valeur marchande des livres.« C'est à partir de ce moment-là que je me suis mise à voler des livres en quantité industrielle.Au début, j'étais terrorisée, mais très vite, j'ai développé une méthode.En l'espace de trois minutes, je pouvais dévaliser plusieurs étagères de La Pléiade au complet.» Entre-temps, le couple maudit avait perdu son logement et vivait dans la Chrysler Le Baron de Marie.Entre deux injections, Bernard, qui était toujours prof, partageait la correction des travaux d'étudiants avec sa compagne.Éventuellement, la voiture a été vendue et les deux se sont retrouvés à la rue.« Ça été le plus beau moment de ma vie, s'écrie Marie avec des étoiles dans les yeux.J'étais jeune et en forme.J'étais au début de ma carrière d'héroïnomane.Je me sentais complètement libre.Je me promenais dans la rue.Tous les commerçants me connaissaient, me saluaient, m'offraient quelque chose à manger.Chaque minute était pleine.L'intensité était extraordinaire.Les bonnes journées, quand la récolte avait été riche, on se louait une chambre de motel, on achetait de l'héro en gros \u2014 ça coûte moins cher \u2014 et on savait qu'on avait la paix pour au moins trois jours.» Aujourd'hui, Marie affirme qu'elle a complètement cessé de consommer une drogue qui, ditelle, ne peut plus rien lui apporter.Grâce aux pressions de son père, elle a réussi à être admise dans un programme de traitement à la méthadone.Cela ne veut pas dire que ses problèmes sont terminés.Loin de là.Même si elle ne se pique plus et qu'elle a perdu la trace de Bernard, elle boit encore et parfois jusqu'à s'écrouler, inconsciente et ivre morte, dans une ruelle ou un terrain vague.Chez VLB, ils sont habitués à ses black-out épisodiques.Ils savent que Marie peut disparaître de la carte parfois pendant deux semaines, parfois pendant six mois, qu'elle change constamment d'adresse.Parfois elle appelle au bureau et laisse le numéro de téléphone d'un motel dont elle s'est poussée sans payer.Marie n'est pas l'auteur le plus reposant de chez VLB, mais elle est sans contredit un personnage passionnant et attachant.« Mon problème, plaide-t-elle avec sincérité, c'est que je suis seule au monde, j'ai nulle part où aller et j'ai une telle intensité en moi qu'il faut absolument que je trouve une soupape, sinon je vais exploser.Alors je retombe dans mes anciennes ornières parce que je n'ai rien d'autre à quoi me raccrocher.Dans le même souffle, elle avouera qu'elle est fatiguée, très fatiguée.Qu'elle voudrait juste avoir un coin à elle avec sa musique et une table pour écrire.Elle a d'ailleurs entrepris un troisième roman sur les thérapies.Elle sait de quoi elle parle puisqu'elle a survécu à onze thérapies, qui n'ont fait que renforcer sa conviction que les thérapies cassent et tuent l'âme des écorchés vifs comme elle.« Ce qui est incroyable avec Marie, raconte Pierre Graveline, c'est que non seulement elle écrit très bien, mais malgré ses rechutes et ses excès, elle ne lâche pas l'écriture.Elle y revient constamment, même épuisée, même brisée, elle y revient.Elle n'abandonne jamais.» « La seule chose qui me tient en vie et me calme, c'est d'écrire.J'ai pas besoin de grand chose, seulement d'un peu d'air pour respirer, que ça soit à Tanguay, à Joliette, sur la planète Mars, peu importe.Je veux construire une oeuvre.C'est mon but, et tant qu'il ne sera pas atteint, je ne lâcherai pas.» En attendant, Marie se prépare à passer l'été en maison de transition.À passer l'été toute seule avec son papier, son stylo, son désir brûlant de vivre et ses démons.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Marie Gagnon n'a que 33 ans, mais sa vie est une anthologie de la démesure.La drogue et le Viagra: danger Presse Canadienne CALGARY Des amateurs de boîtes de nuit et de raves consomment du Viagra en même temps que de la drogue, en dépit des avertissements de certains experts selon lesquels ils s'exposent ainsi à des attaques cardiaques.« J'ai entendu parler d'un usage récréatif (du Viagra) à Calgary par des jeunes gens », affirme le docteur Curtis Bell, un médecin embauché par Pfizer pour prononcer des conférences sur l'usage du médicament en Alberta.Les drogues consommées dans les soirées raves, comme l'ecstasy, tout en accroissant le désir de toucher et d'être touché, affaiblissent la libido masculine.L'ecstasy, utilisée en combinaison avec le Viagra, peut accroître le désir sexuel.La société Pfizer conseille de ne pas utiliser le Viagra avec l'ecstasy ou toute autre drogue à base de nitrate comme les « poppers ».« Le Viagra n'est pas un aphrodisiaque et n'a aucun effet sur la libido », affirme Don Sancton, de Pfizer Canada.Le médicament « ne devrait être utilisé que par des personnes souffrant de dysfonction érectile, et être traité de la même façon que tout médicament de prescription ».Judith Aldridge, de l'Université de Manchester, en Angleterre, qui a étudié les effets du Viagra absorbé en combinaison avec l'ecstasy, soutient qu'il peut faire baisser la pression de façon dangereuse. 2LP0899A0523 A8 mardi 2LP0899A0523 ZALLCALL 67 09:17:55 05/23/00 B A 8 RR LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 MAI 2000 PHOTO PC Un wagon à l'eau! Hier matin, le déraillement d'un train de marchandises au nord de la centrale hydroélectrique Beaumont, près de La Tuque, a provoqué la chute dans la rivière Saint-Maurice d'un wagon citerne vide qui a flotté vers le barrage avant d'être stoppé.Selon toute vraisemblance, un premier déraillement s'est produit sur la terre ferme et a entraîné hors de la voie ferrée une dizaine de wagons.L'onde de choc de ce déraillement en a entraîné un autre à l'arrière du très long convoi.L'opération de nettoyage prendra plusieurs jours.D'ici là, le lien ferroviaire entre La Tuque et Senneterre est coupé. 2LP0999A0523 A 9 mardi 2LP0999A0523 ZALLCALL 67 14:30:31 05/23/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 MAI 2000 A 9 Toujours le défi de la compétence MARTINE ROUX Bien qu'ils apprécient généralement la qualité de la formation universitaire, les gestionnaires en ressources humaines constatent que les entreprises se donnent bien du mal pour trouver et retenir des employés de qualité.Surtout lorsqu'elles font dans l'informatique, la santé ou la finance Telles sont du moins les conclusions d'un sondage réalisé par la firme SOM pour le compte de l'Ordre des conseillers en relations industrielles du Québec (OCRIQ).À la veille de la Rencontre annuelle des partenaires du marché du travail (24 et 26 mai) et de la Journée nationale de la formation (25 mai), l'OCRIQ a voulu tâter la perception de ses membres quant à la formation de la main-d'oeuvre au Québec tout en la comparant aux besoins du marché du travail.La formation universitaire recueille la faveur des spécialistes de la gestion des ressources humaines, puisque 92 % d'entre eux la jugent très favorable (22 %) ou assez favorable (70 %).Or, les choses se gâtent lorsqu'on descend les échelons : 77 % des conseillers sondés considèrent la formation collégiale comme très ou assez favorable, mais seuls 52 % d'entre eux font la même analyse de l'éducation secondaire.Quant aux disciplines universitaires souffrant cruellement de candidats compétents, les conseillers en relations industrielles identifient l'informatique / robotique/Internet, la médecine, l'administration et les services financiers, la gestion des ressources humaines et, dans une moindre mesure, le génie.Au niveau collégial, le portrait est semblable : on souhaite davantage de diplômés en informatique, en administration et services financiers ainsi qu'en techniques infirmières, par exemple.Enfin, la construction et la mécanique constituent, selon les conseillers consultés, des secteurs d'activité qui devraient aussi attirer plus d'adeptes.« Les résultats reflètent la réalité du marché du travail, constate Sophie Fortin, présidente de l'OCRIQ.Par exemple, les conseillers sondés aimeraient que les liens école-travail soient accrus.Selon eux, cet arrimage s'est amélioré dans le cas de l'université, mais il faudrait aussi que cela s'étende aux niveaux collégial et secondaire.Pas question de ne former que des universitaires, note Mme Fortin.« On souhaite plus de diplômés de l'école secondaire.Ces dernières années, on a incité les jeunes à fréquenter l'université, mais on a oublié qu'il faut aussi de bons plombiers ! » Peu importe la discipline, les employeurs se butent toujours au même défi : recruter et retenir le personnel qualifié, résume Mme Fortin.« Nous cherchons des gens qualifiés, c'est-à-dire des gens qui ont un diplôme dans leur champ de compétences, qui désirent travailler et qui combinent aussi des qualités personnelles.Nous recherchons des candidats qui sachent tenir une conversation, par exemple.Mais ces qualités sont de plus ou plus rares sur le marché.» La Presse 23 mai 2000 Page A10 manquante La Presse 23 mai 2000 Page A11 manquante 2LP1201A0523 a12 mardi 23 mai 2LP1201A0523 ZALLCALL 67 00:44:32 05/23/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 MAI 2000 Une ville dans la ville MICHÈLE OUIMET Une route privée traverse le port d'est en ouest, mais pas question que des automobilistes impatients, coincés dans les bouchons de circulation de la rue Notre-Dame, empruntent cette voie.N'entre pas qui veut dans le port de Montréal.Il faut d'abord franchir des guérites installées par les compagnies de manutention et montrer patte blanche.L'administration portuaire a son propre service de sécurité composé de patrouilleurs et de spécialistes en prévention des incendies.Quant à la police de la Communauté urbaine de Montréal, elle ne vient qu'au besoin.Le port ne fait pas partie de son territoire de patrouille.Par contre, les débardeurs passent partout, eux.Du moins les membres du bureau de direction dy syndicat.n n n À la fin des années 60, un régime de sécurité d'emploi blindé a été adopté au port de Montréal.Simple au début, il s'est compliqué au fur et à mesure que les parties fignolaient une précision ou négociaient un ajout.En gros, les débardeurs sont payés 40 heures par semaine peu importe le nombre d'heures travaillées du lundi au vendredi.C'est le principe de la sécurité d'emploi inscrit dans la convention collective.S'ils travaillent le samedi ou le dimanche, ces heures sont payées en double et elles s'ajoutent aux 40 heures de base.Prenons un exemple extrême.Si un débardeur ne travaille pas du lundi au vendredi, mais effectue huit heures de travail le dimanche, il sera payé pour 56 heures (40 à taux simple, garanties par la sécurité d'emploi et huit à taux double).Le slaire horaire est d'environ 23 $.En échange, le débardeur doit être totalement disponible.Tous les soirs, incluant le samedi et le dimanche, il doit appeler entre 18 h et minuit pour savoir s'il travaille le lendemain.L'employeur peut lui demander d'effectuer tous les quarts de travail, de jour (payé à taux simple), de soir (taux et demi) ou de nuit (taux double).Les débardeurs s'en plaignent.Pas facile, disent-ils, de vivre une vie de couple, d'élever une famille, de s'occuper des enfants ou de prévoir une soirée au cinéma entre amis.Les débardeurs qui conduisent les grues dans la section des conteneurs sont payés pour huit heures, mais ils n'en travaillent, en moyenne, que quatre.Un débardeur gagne environ 66 000 $ par année, sans les heures supplémentaires.Les 125 vérificateurs qui travaillent sur les quais et dirigent le trafic des marchandises qui transitent dans le port, ont droit aux mêmes conditions, à quelques variations près.À l'exemple des cols bleus de la Ville de Montréal, les débardeurs et les vérificateurs sont protégés par des planchers d'emploi.L'employeur a reçu au total 2500 griefs.n n n Les compagnies sont très chatouilleuses.Michel Beauregard, le président de CP navigation, propriétaire entre autres des deux plus grosses entreprises de manutention de conteneurs, Cast et Racine, a interdit à ses employés de parler aux médias.Il a finalement accepté de donner une courte entrevue de 15 minutes à La Presse à 7 h 30 du matin, en grognant et en poussant des soupirs.n n n Il y a environ 25 femmes débardeurs au port de Montréal, dont Lise Paquette, qui a commencé dans le métier en 1988.Élevée dans une famille de débardeurs, elle connaît le travail sur le bout de ses doigts.Sa soeur et son frère sont aussi débardeurs.Jeune, son père l'emmenait sur les quais.« J'ai grandi là-dedans, dit-elle en détachant le crochet d'une grue sur une bobine de métal qui vient d'être déchargée d'un navire.Je savais où étaient toutes les sheds (hangars) avant de travailler ici.» Les gens sont incrédules lorsqu'elle leur dit qu'elle est débardeur.« Le monde me dit : Ah, tu travailles au Vieux-Port ! Je leur réponds : Non, non, pas au Vieux- Port, au port de Montréal, comme débardeur.Hein, y a des femmes là ?» Parfois, Lise en arrache, mais pas plus que les hommes.« Des fois c'est lourd, pis y a pas de pogne.» Elle adore son travail et elle ajoute que 99 % des hommes sont respectueux.« On fait des jokes, mais tout le temps dans le respect.J'ai une bonne réputation.» Elle y tient, à sa réputation.Prudente, elle esquive les questions délicates et elle refuse d'avoir sa photo dans le journal.« Je ne veux pas avoir de trouble, pis si tu publies ma photo, je vais te retrouver.C'est-tu clair ?» Oui, c'est clair.-FINPHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Les frères Maggi veulent transformer l'entrepôt frigorifique en condos de luxe.Au Port de Montréal, on craint que les acheteurs ne se plaignent un jour du bruit que font les trains la nuit.Coincé entre fleuve et macadam Nous poursuivons notre série d'articles sur le port de Montréal.Portrait d'un monde à part.Michèle Ouimet Pour l'instant, l'ancien entrepôt frigorifique n'est qu'une grosse coquille vide qui surplombe le fleuve à l'ombre du pont Jacques- Cartier.Mais bientôt, il abritera 200 condos de luxe qui se vendront entre 200 000 $ et 3,5 millions.Les frères Maggi, des promoteurs qui se sont fait connaître au printemps 1999 en rasant sans autorisation 22 arbres matures sur l'ancien terrain du couvent des Dominicains, à Notre-Dame-de-Grâce, ont décidé de faire les choses en grand : immenses puits de lumière qui traversent les huit étages, ascenseurs, condos de luxe sur le toit avec terrasses, magasins et restaurants huppés au sous-sol et au rezde- chaussée.Au total, ils vont injecter 80 millions pour retaper l'ancien entrepôt qui a été construit en 1922 et abandonné en 1979.Les frères Maggi sont convaincus que leur idée de transformer la vieille bâtisse en condos est formidable et audacieuse, mais il y a un hic.Le vénérable entrepôt est situé dans le port de Montréal, un endroit où on ne fait pas dans la dentelle et où 20 millions de tonnes de marchandises transitent chaque année.Et pas la plus élégante.Il y a de la ferraille, des conteneurs, des bobines de métal, du verre concassé, du charbon, du sel, de l'acier, etc.Le port fonctionne 24 heures par jour, sept jours par semaine à l'année longue.L'entrepôt frigorifique est situé à moins de 30 pieds de la voie ferrée qui est très achalandée à cet endroit.Même si les frères Maggi veulent construire un mur antibruit et mettre de la verdure, le PDG du port de Montréal, Dominic Taddeo, reste sceptique.« Le chemin de fer est vital pour notre survie, dit-il.Plus de 60 % des conteneurs sont acheminés par train.» Le résidentiel et l'industriel font rarement bon ménage.Dans cinq ans, les propriétaires de ces riches condos vont peut-être se rendre en délégation à l'hôtel de ville de Montréal pour demander au maire de prendre des mesures afin de diminuer le bruit.\u2014 Est-ce que ça vous inquiète ?a demandé La Presse.\u2014 Mais bien sûr que ça m'inquiète ! a répondu M.Taddeo.Les gens vont acheter des condos à 400 000 $ et après ils vont se plaindre que les trains font du bruit la nuit et que ça n'a pas de bon sens qu'il y ait une voie ferrée si près des résidences.« Lorsque Faubourg Québec a été construit à deux pas de l'entrepôt frigorifique, on leur a dit qu'il y avait un chemin de fer, rappelle M.Taddeo.Les gens ont tout de même acheté leur condo.De leur salon, ils voyaient des trains avec des conteneurs.La province et la Ville de Montréal ont payé quatre à cinq millions pour abaisser le niveau de la voie ferrée afin que les résidants puissent avoir une vue sur le fleuve.» Le Port de Montréal a déjà fermé un poste de déchargement de ferraille sous le pont Jacques-Cartier parce que ça déparait le paysage.Les citoyens se sont plaints.Ils ne pouvaient pas voir La Ronde.« On a fermé ce poste et on a perdu 200 000 $ par année », affirme M.Taddeo.« On ne veut pas revivre l'expérience de Caty et Bruneau », explique Michel Turgeon, directeur des communications de l'administration portuaire.En se développant, le port de Montréal a tranquillement encerclé deux petites rues résidentielles, Caty et Bruneau.Coincés entre les conteneurs, les voies ferrées, les cargos et les camions, les résidants menaient une vie d'enfer, de poussière et de bruit.Après des années de lutte, ils ont finalement été expropriés au frais du gouvernement, du Port et de la Ville de Montréal.Les constructeurs de condos ne sont pas les seuls à convoiter les terrains du port de Montréal.Les frères Reichmann reluquent le quai Bickerdike, où transitent le tiers des marchandises qui ne sont pas transportées dans des conteneurs, pour construire leur technodôme, sorte de Disneyland.Mais M.Taddeo hésite à vendre ou à louer.Le Port de Montréal est à l'étroit, le conteneur occupe de plus en plus de place et les possibilités d'expansion dans l'île de Montréal sont pratiquement nulles.Prévoyant le coup, le Port a acheté, il y a dix ans, 350 hectares de terrains à Contrecoeur, au coût de 5,8 millions.Mais de là à vendre ou louer la jetée Bickerdike.Pendant que les frères Reichmann s'impatientent et trouvent que le port de Montréal se traîne les pieds, M.Taddeo multiplie les études.« Qu'allons-nous faire avec les 300 tonnes de marchandises qui créent de l'emploi et de l'activité économique ?Sommes-nous capables de les relocaliser ?Il faut s'assurer qu'on ne se peinturera pas dans un coin.Ce n'est pas une décision facile à prendre.» Que ça leur plaise ou non, les frères Reichmann devront patienter.D'ici la fin juin, Dominic Taddeo annoncera sa décision.PHOTO PIERRE McCANN, La Presse © Le tiers des marchandises qui ne sont pas transportées par conteneurs transite par le quai Bickerdike.Les frères Reichman de Toronto veulent transformer l'endroit en centre de divertissement.Dominic Taddeo, à gauche, PDG du Port de Montréal, hésite. 2LP1399A0523 A13 mardi 2LP1399A0523 ZALLCALL 67 09:18:31 05/23/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 MAI 2000 A 13 Cité-Jardin: un quartier bucolique en guerre STÉPHANIE BÉRUBÉ Cité-Jardin a tout d'un quartier calme : il fait bon se promener dans ses rues, où flotte une odeur de fleurs que l'on retrouve rarement en ville.Et ce n'est pas en y faisant une petite balade que l'on se douterait qu'il s'y déroule présentement une guerre interne : 95 % des résidants ont signé une pétition pour empêcher l'agrandissement du Centre de réadaptation Gabrielle Major.Envers et contre tous, le Centre souhaite quand même doubler sa superficie pour y établir son siège social.En plein quartier résidentiel.Il faut vraiment chercher le Centre de réadaptation pour le trouver : il est situé en plein milieu de Cité-Jardin, cette partie huppée de Rosemont où l'on ne retrouve que des petites maisons unifamiliales.Le centre est la seule exception à cette règle d'urbanisme.À l'origine, le quartier était une coopérative d'habitation qui devait permettre aux Canadiens français d'accéder à la propriété immobilière.Au milieu, on avait donc bâti ce petit édifice qui servait à la fois de chapelle et de magasin général.Toutes les rues de Cité-Jardin convergent vers ce point central.Les années ont passé, l'édifice a changé de vocation quelques fois avant de devenir le Centre de réadaptation Gabrielle Major, il y a environ une dizaine d'années.Le 15 mars, la direction du centre convie ses voisins à une réunion d'information.« Ça ressemblait plus à une gestion de citoyens », explique Alain Delorme, qui habite le quartier depuis deux ans.On a annoncé que le centre doublerait sa superficie.Une quinzaine d'employés supplémentaires emménageraient dans Cité-Jardin.Selon M.Delorme, la réaction des citoyens ne s'est pas fait attendre : « On se disait que ça n'avait pas de bon sens.» À la sortie de la réunion, un groupe s'organise pour représenter les citoyens : M.Delorme en fait partie.Le groupe doit faire vite puisque les travaux sont prévus pour le début du mois de mai et que personne n'avait envie de se réveiller un matin pour voir une excavatrice dans la cour.Et le permis ?« On nous avait dit que ce n'était qu'une formalité », assure M.Delorme.Première découverte : selon le zonage de la ville, cet édifice ne peut pas être essentiellement un édifice à bureaux.Or, c'est le cas.Il n'y aura pas d'handicapés dans Cité-Jardin, que des employés de bureau.Et c'est précisément ce qui dérange les résidants.Les rues de Cité-Jardin n'ayant pas de trottoir, les citoyens pensent qu'une augmentation de la circulation pourrait être dangereuse pour les enfants qui y circulent en grand nombre.Le groupe de citoyens reproche également au centre de services de ne pas avoir étudié d'autre projet.« L'ancien CLSC Rosemont est à vendre », prétend Michel Tremblay, qui réside dans le quartier depuis une douzaine d'années.Selon lui, cet édifice vacant serait une option intéressante puisque le nouveau CLSC est situé juste en face, ce qui faciliterait l'accès aux services de clinique.Au mois d'avril dernier, le groupe se rend à l'Hôtel de ville pour exposer son point de vue devant le maire Bourque, qui affirme alors que la ville n'accordera pas de permis.Le coût des travaux est évalué à 1,6 million de dollars.« Le Centre est un organisme sans but lucratif : les coûts des travaux seront financés par la Régie régionale de la santé », précise Alain Robillard, autre membre du groupe de citoyens.On rencontre donc également la députée de Rosemont, Rita Dionne- Marsolais, pour lui expliquer la situation.Selon M.Robillard, elle aurait à son tour affirmé son appui aux résidants.Tout est bien dans le meilleur des monde alors ?« Non », répond M.Robillard, qui explique que le centre de réadaptation exerce des pressions sur le service des permis de la ville, qui doit rendre sa décision prochainement.Les citoyens suivent la situation de près.En attendant, les locaux du centre sont vides et aucune pelle mécanique n'a été vue dans les parages.PHOTOS ALAIN ROBERGE, La Presse © Cité-Jardin n'a rien d'un quartier urbain.Des résidants du quartier Cité-Jardin ne se sont pas gênés pour exposer leur opposition au projet d'agrandissement du centre Gabrielle Major, qui se trouve enclavé dans leur quartier.157 VOITURES ET CAMIONS, NON RÉCLAMÉS VOIR PAGE : A 13 157 voitures et camions non réclamés doivent être vendus à prix de sacrifice.Montréal (Qc) \u2014 Comme si la pression de vendre des véhicules n'était pas assez grande, voici que les stocks ont tellement stagné que 157 véhicules neufs et presque neufs qui auraient dû prendre preneur en avril, sont demeurés sur le terrain.M.Yvon Dumoulin, viceprésident des ventes de Le Circuit Ford-Lincoln, a décidé de passer à l'action et d'en faire bénéficier les consommateurs.« Je me dois de liquider 157 autos et camions dans les prochains jours, pour équilibrer mon stock .» Des véhicules vendus en bas du prix coûtant.Le directeur des ventes, M.Pierre Kingsley, a reçu des instructions très claires.« On ne m'a pas laissé le choix.Je me dois de liquider ce surplus d'inventaire dans les 3 prochains jours .» Questionné sur des exemples spécifiques, il a répondu « Je ne peux en citer que quelques-uns : Je peux vous dire que nos 37 Focus 2000 trois portes seront liquidées.J'ai aussi un Explorer et un Windstar 99 flambant neufs qui seront vendus jusqu'à 7 000 $ de moins que le prix de détail.De plus, 20 Mustang 2000 auront des rabais jamais vus auparavant chez nous.Nous avons listé des véhicules en bas du prix coûtant du fabricant, la facture Ford à l'appui.Et la liste continue, les Windstar, les F150 / F250, les Cougar, les Taurus et tous nos véhicules de démonstration.Véhicules vendus avec un comptant de 99 $ Mme Linda Monaco, la directrice commerciale, a quant à elle informé tous ses financiers que tout contrat signé avec un comptant de 99 $ devra être approuvé dans un délai de 3 heures.Un expert en crédit défavorable sera sur place.M.Jean Comtois, expert en crédit défavorable, sera sur les lieux pour conseiller les consommateurs ayant eu des problèmes de crédit par le passé.Questionné à savoir s'il pouvait faire accepter les clients ayant un dossier de crédit défavorable, il a répondu : « Je suis sûr de faire approuver presque tous les acheteurs pendant ces trois jours.Même ceux qui ont fait faillite et sont maintenant libérés.Une ligne spéciale d'assistance est mise à leur disposition et ils peuvent me joindre en composant le (514) 851-0763.Trois jours seulement pour réclamer 157 véhicules L'événement aura lieu les 22, 23 et 24 mai seulement.Le Circuit Ford-Lincoln est situé au 6300, boul.Henri- Bourassa Est à Montréal-Nord.Pour plus de renseignements, écoutez le message vocal 24 h / 24 au numéro sans frais suivant : (514) 851-0760 PUBLICITÉ 2LP1499A0523 A14 mardi 2LP1499A0523 ZALLCALL 67 09:19:39 05/23/00 B A 14 R LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 MAI 2000 L'achat d'hélicoptères se fera par appel d'offres Le ministre de la Défense Art Eggleton répond aux accusations du Parti conservateur Presse Canadienne VICTORIA Le gouvernement fédéral aura recours à un processus d'appel d'offres pour remplacer la flotte vieillissante d'hélicoptères Sea King, assure le ministre de la Défense, Art Eggleton.De passage à Victoria pour y inaugurer de nouvelles installations navales, le ministre a affirmé samedi que le cabinet travaille présentement sur le processus d'acquisition.Beaucoup de soumissionnaires sont intéressés, a dit le ministre.Les conditions en vertu desquelles un contrat comme celui-ci serait attribué à un fournisseur exclusif sont rares, et à son avis, aucune ne s'applique dans ce cas, a-t-il ajouté.Jeudi dernier, aux Communes, le critique du Parti conservateur pour la défense, David Price, avait soutenu que le gouvernement libéral était prêt à accorder le contrat du remplacement des hélicoptères, vieux de 37 ans, à un consortium français \u2014 sans appel d'offres.Le député montréalais avait également affirmé que le contrat serait octroyé en échange d'une promesse de neutralité du gouvernement français lors du prochain référendum au Québec.M.Price précisait avoir appris d'une source non identifiée que le premier ministre Jean Chrétien annoncerait l'attribution du contrat à Daimler-Chrysler et Aérospatiale au cours d'une visite à Paris, le mois prochain.« Selon nos informations, il semble que le Cougar 11 (Eurocopter) vienne avec la promesse d'une usine Daimler-Chrysler, probablement à Shawinigan », avait ajouté le député.Le ministre a qualifié les allégations de M.Price de « balivernes ».M.Eggleton a dit que le gouvernement est à élaborer le processus d'acquisition des nouveaux hélicoptères, et qu'il espérait pouvoir annoncer sous peu la prochaine étape du processus.Les libéraux ont tergiversé sur la question du remplacement des Sea King depuis 1993, quand ils avaient annulé un contrat de 4,8 milliards $ conclu par le gouvernement conservateur de Brian Mulroney pour l'achat de 50 hélicoptères EH-101.L'annulation a coûté 500 millions $ aux contribuables en pénalité.Le ministre Eggleton a dit ne pas regretter cette annulation, parce que l'acquisition d'un hélicoptère « en stock » plutôt que d'un produit en développement ferait économiser de l'argent aux contribuables \u2014 de 25 à 30 % d'économies d'ici la fin du projet, a-t-il soutenu.Il a ajouté que le Canada acquérait également un produit plus conforme à ses besoins actuels.L'armée fait un sondage sur les soutiens-gorge La défense britannique est dans l'embarras Presse Canadienne OTTAWA Les questions sont on ne peut plus détaillées.Combien de soutiensgorge emportez-vous lorsque vous êtes envoyée en mission ?Quelle couleur de soutien-gorge préférezvous lorsque vous êtes en garnison ?En mission ?Combien de temps dure habituellement votre soutien-gorge ?Préférez-vous des bonnets rembourrés ou pas ?Avec ou sans couture ?Ce sont quelques-unes des questions tirées d'un formulaire de 12 pages du ministère de la Défense, distribué à 2500 femmes soldats, dans le cadre d'une enquête sur les caractéristiques jugées nécessaires dans les vêtements de combat.Le sondage, obtenu par l'intermédiaire de la Loi d'accès à l'information, servira à déterminer de quelle façon les femmes militaires perçoivent la lingerie fournie par l'armée, affirme le major Doug Palmer, directeur du programme « Habillez le soldat ».Il s'agit d'un projet de 184 millions $ destiné à renouveler et moderniser les vêtements portés par les 60 000 soldats canadiens \u2014 vêtements conçus avant l'avènement des nouveaux tissus de haute technologie.Environ la moitié des femmes militaires ont répondu au sondage \u2014 un taux inhabituellement élevé, affirme le major Palmer.Un tel sondage, au coût de 15 000 $, peut sembler exagéré, mais il faut rappeler que les sousvêtements, vêtements et chaussures portés par les militaires canadiens en mission le sont dans des conditions de dur labeur physique, dans des circonstances parfois dangereuses, et dans des climats extrêmes.Et si les vêtements ne conviennent pas, il n'y a probablement pas d'endroit pour s'en procurer d'autres.« Quand je suis en plein milieu de la Bosnie et que j'ai besoin d'une nouvelle paire de bottes, je ne peux pas magasiner à La Baie », note le major Palmer.Les femmes militaires estiment qu'il y a d'autres priorités que les soutiens-gorge de combat, comme la protection contre les éclats de balles, ou des sacs à dos moins durs pour le dos.Mais elles se sont dites d'accord pour que l'armée se penche sur la question.Le programme « Habillez le soldat » revoit et apporte des améliorations à 24 pièces de vêtement et d'équipement qui ont été jugées déficientes \u2014 y compris des bottes, gants, verres protecteurs, sousvêtements, casques et sacs à dos.Il y a deux ans, un long sondage avait recueilli au moins 150 mesures corporelles différentes considérées comme significatives \u2014 comme la grandeur, le poids, la taille des pieds, celle des doigts et l'écart entre les yeux.Certains produits, comme les sous-vêtements thermiques et les gants pour temps froid, seront prochainement livrés aux troupes.D'autres seront conçus et livrés plus tard.Agence France-Presse LONDRES Un officier de haut rang de la marine britannique s'est fait voler son ordinateur portable, chargé d'informations sensibles, dans un train de banlieue menant à Londres il y a deux semaines, mais l'ordinateur a été remis dimanche au ministère de la Défense.Le journal populaire The Mirror affirme dans son édition d'hier avoir retrouvé l'ordinateur et l'avoir immédiatement remis au ministère.Le quotidien a cependant eu le temps de constater que l'ordinateur contenait un certain nombre d'informations sensibles, notamment sur le programme anglo-américain Joint Strike Fighter (JSF), chasseur appelé à succéder à partir de 2015 à l'actuel F-16.Des plans de l'avion, ainsi qu'une note adressée au ministre de la Défense Geoff Hoon et une autre soulignant la nécessité de maintenir ce projet secret, étaient également enregistrés dans l'ordinateur, selon The Mirror.Un porte-parole du ministère de la Défense a affirmé que l'ordinateur ne contenait « rien qui soit classifié pour des raisons de sécurité nationale ».Le porte-parole a reconnu que l'ordinateur « contient des informations et des notes dont nous préfèrerions qu'elles restent internes, mais rien qui puisse causer des dommages en terme de sécurité nationale ».Le vol de cet ordinateur est le dernier d'une série de disparitions d'ordinateurs qui a frappé récemment les services secrets britanniques. 2LP1501A0523 A15MARDI 2LP1501A0523 ZALLCALL 67 00:45:55 05/23/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 MAI 2000 A 15 8000 motocyclistes manifestent à Québec Presse Canadienne Québec Un peu plus de 8000 motocyclistes de tous les coins de la province se sont rassemblés à Québec, hier, pour montrer qu'ils sont prêts à réagir advenant l'annonce de mesures impopulaires par le ministre Guy Chevrette.Le ministre des Transports doit en effet annoncer cette semaine les mesures plus sévères qu'il préconise afin d'améliorer le bilan routier chez les motocyclistes québécois.M.Chevrette s'est dit insatisfait des recommandations de la table de concertation qu'il avait mise sur pied à cette fin, regroupant principalement des intervenants du monde de la moto.Une rencontre entre le ministre et les intervenants est prévue pour aujourd'hui.« On veut démontrer que nous sommes unis et que nous serons très attentifs aux décisions qui vont nous toucher.On veut aussi répéter haut et fort notre opposition à une augmentation tarifaire de nos plaques de moto », a déclaré Serge Huard, porte-parole du Comité d'action politique motocycliste (CAPM).Le ministre Chevrette avait accepté, en janvier, de surseoir pendant un an à une hausse des droits d'immatriculation qui devait toucher les détenteurs de motos d'une puissance de plus de 400 cc.C'était à condition que le bilan routier s'améliore au Québec.\u2014 63 morts en 1999, selon le Bureau du coroner, un sommet au Québec.Or, on compte déjà 22 victimes jusqu'à présent, deux fois plus que l'an passé à pareille date.« Nous sommes d'accord pour pénaliser les délinquants, mais pas pour faire payer tout le monde à cause d'une minorité qui pose problème.Il faut améliorer la formation des conducteurs et resserrer l'obtention du permis de conduire », a soutenu pour sa part Pierre Thouin, président de la Fédération motocycliste du Québec.Les poursuites acculent les Oblats à la faillite Presse canadienne WINNIPEG Les poursuites intentées par des autochtones victimes d'agressions sexuelles alors qu'ils étaient pensionnaires ont presque acculé à la faillite la communauté manitobaine des Missionnaires oblats de Marie- Immaculée.Or, selon le provincial de la congrégation, le père Jean-Paul Isabelle, la crise est imputable au gouvernement provincial, qui refuse d'assumer une plus grande responsabilité, et à des avocats sans scrupules, qui pressent les autochtones de porter plainte contre les communautés religieuses.Les quelque 1900 procédures judiciaires intentées contre les Oblats leur ont jusqu'ici coûté près de 1 million $.« Beaucoup de gens n'ayant pas conservé de mauvais souvenirs de leurs années de pensionnat ont été approchés par des avocats qui leur promettent beaucoup d'argent », dit le père Isabelle.Entre 1880 et 1970, le gouvernement fédéral a encouragé l'établissement de pensionnats destinés à assimiler les jeunes autochtones.Or, les dix dernières années ont vu se multiplier les allégations d'agressions physiques et sexuelles et d'acculturation portées contre les communautés religieuses responsables de ces pensionnats.Plus de 7000 poursuites ont été intentées contre les Églises catholique, anglicane, unie et presbytérienne du Canada.Le provincial assure que sa congrégation entend assumer la responsabilité des fautes que la justice aura établies, mais impute à Ottawa la stratégie d'acculturation des autochtones.La plupart des poursuites déposées contre le procureur général du Canada cible aussi nommément les Églises, mais il n'incombe pas à ces dernières de s'acquitter de fautes commises au nom d'une politique imposée par le gouvernement fédéral, estime le père Isabelle.Mais, de l'avis de Shawn Tupper, directeur du département des pensionnats au ministère des Affaires indiennes et du Nord, le gouvernement retourne les accusations contre les Églises parce qu'elles ont été au coeur du phénomène de victimisation des Premières Nations.Par ailleurs, M.Tupper affirme que la plupart des cabinets d'avocats auxquels il a affaire sont saisis de causes légitimes, mais il se dit toutefois conscient que le comportement de certains d'entre eux traduit un sérieux manque d'éthique.« Nous savons qu'il y en a qui font campagne pour trouver des clients, admet-il.Les associations de barreau s'en occupent.« Evatt Merchant, dont le cabinet représente plus de 3500 ex-pensionnaires autochtones, assure que lui et ses collègues n'agissent qu'au nom de gens lésés.« Nous tentons de joindre les résidants des communautés rurales qui ne disposent pas nécessairement de la même couverture médiatique (que dans les grandes villes) ou d'une bonne connaissance du système judiciaire », dit-il.L'Église catholique du Canada n'a rien à craindre dans son ensemble, puisque l'absence de siège social la préserve de la faillite.Néanmoins, l'Église anglicane, administrée au Canada par un synode général, pourrait bien y être acculée d'ici 2001, croient ses responsables.Ses frais de cour se chiffrent jusqu'ici à 1,5 million $. 2LP1699A0523 A-16 MARDI 2LP1699A0523 ZALLCALL 67 09:20:13 05/23/00 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 MAI 2000 Une passerelle autoroutière pour piétons s'écroule: 107 blessés EN BREF Fugitif retrouvé mort n Le fugitif américain Calvin D.Miller, décrit comme un homme dangereux, a finalement été retrouvé sans vie vendredi soir dernier à Derby Line, dans l'État du Vermont.Il se serait probablement enlevé la vie.Le lendemain de sa découverte, la Police d'État du Vermont a fait parvenir un message général aux divers corps policiers, notamment la Gendarmerie Royale du Canada et la Sûreté du Québec, qui avaient été mis en alerte depuis que l'Américain avait franchi illégalement la frontière à la hauteur de Stanstead, en Estrie, le 9 mai dernier.On le soupçonnait d'avoir tenté de tuer son épouse au Rhode Island.Dispute meurtrière n L'homme retrouvé mort samedi matin en bordure de l'autoroute 20 à Saint-Liboire, près de Saint-Hyacinthe, a été victime de meurtre.La Sûreté du Québec a procédé à l'arrestation d'un individu de 26 ans, hier, relativement à cet homicide.La victime, Daniel Jacques, 34 ans, connaissait le suspect et c'est une dispute quelques heures auparavant qui aurait conduit au meurtre.Après avoir commis son geste, le suspect se serait rendu dans une aire de services à proximité, d'où il aurait appelé une ambulance pour se faire transporter à l'hôpital.Les deux hommes n'ont pas de domicile fixe.Saisie de 1600 plants de cannabis n Une enquête de la Sûreté du Québec s'est soldée samedi soir par la saisie de 1646 plants de cannabis et l'arrestation de deux jeunes hommes à Louiseville, près de Trois-Rivières.La valeur de revente des stupéfiants sur le marché noir atteint les 850 000 $.Ces plants avaient une hauteur variant entre 20 et 30 centimètres.Ils se trouvaient dans un camion, bien emballés dans des boîtes de carton.Les policiers présument que les producteurs s'apprêtaient à les transplanter à l'extérieur.Deux suspects ont d'ailleurs été arrêtés.L'un est âgé de 25 ans et l'autre de 27 ans.Associated Press CONCORD, Caroline du Nord Le dernier bilan de l'écroulement d'une passerelle autoroutière pour piétons en Caroline du Nord, dans l'est des États- Unis, était, dimanche, de 107 blessés dont deux sont toujours dans un état critique.L'accident a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche alors que 180 000 personnes regagnaient leur voiture, sur le parking situé de l'autre côté de la quatre voies, à l'issue d'une course de stock-car.Un peu moins d'une dizaine de mètres de la passerelle située à 4,5m du sol se sont écroulés vers 23 h 15.Le pont s'est plié en deux, jusqu'à toucher la voie.L'ouvrage, construit vers 1995, enjambe l'autoroute U.S.29 près de Concord, dans le sud-ouest de l'État.Seules 75 personnes étaient sur le pont au moment de son affaissement.Les autorités ont affirmé que personne ne se trouvait pris sous l'ouvrage écroulé.Cent-sept personnes blessées ont reçu des soins, a déclaré un porte-parole des organisateurs de la course, Jerry Gappens.Cinquante-trois étaient toujours hospitalisées dimanche, dont deux dans un état critique.PHOTO AP Les enquêteurs examinent la passerelle pour piétons qui enjambe l'autoroute U.S.29, à Concord en Caroline du Nord, et qui s'est écroulée dans la nuit de samedi à dimanche. 2LP1799A0523 A17 MARDI 2LP1799A0523 ZALLCALL 67 09:20:49 05/23/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 MAI 2000 A 17 Laval/Laurentides Un père se noie en tentant de secourir son fils ANDRÉ DUCHESNE Les plongeurs de la Sûreté du Québec reprendront ce matin les recherches dans la rivière des Mille Îles pour retrouver le corps de Marc Pelletier, un homme de 39 ans qui s'est noyé dimanche en tentant de secourir son fils de trois ans tombé à l'eau.« Les recherches ne se sont pas révélées concluantes aujourd'hui (hier).Les plongeurs vont concentrer leurs efforts dans un autre secteur de la rivière », a expliqué hier soir le porte-parole de la police de Laval, Pierre Désaultels.L'accident fatal est survenu dimanche vers 17h50.M.Pelletier revenait d'une promenade sur la rivière avec son bambin de trois ans.Ils se trouvaient à bord d'une petite embarcation à moteur qui venait d'accoster au quai de la marina Bo- Bi-No, sise en face du 9150, boulevard des Mille-Îles.« Le garçon, qui portait une veste de sauvetage, a tenté d'embarquer sur une motomarine qui était accostée, mais il a perdu pied et est tombé à l'eau.Son père s'est jeté à l'eau dans le but de le secourir », poursuit l'agent Désaultels.L'homme ne savait pas nager et ne portait pas de gilet de sauvetage.Il se débattait pour demeurer à la surface lorsqu'un passant, voyant la scène, s'est empressé d'aller porter secours aux deux malheureux.Il a d'abord sorti le garçonnet de l'eau avant de sauter dans la rivière pour tenter de ramener M.Pelletier au quai.Mais ce dernier se débattait tellement que le secouriste a dû lâcher prise.Par mesure de précaution, l'enfant a été conduit à l'hôpital pour y subir des examens.Il en est ressorti quelques heures plus tard.Dimanche, des recherches ont été entreprises par les pompiers de Laval, des employés de la Garde côtière canadienne et trois plongeurs bénévoles dans le but de localiser le corps de M.Pelletier.En vain.La soeur du disparu, Josée Pelletier, a lancé un appel aux plongeurs qui désireraient participer aux recherches aujourd'hui.La police précise cependant que ces volontaires doivent être des plongeurs expérimentés et accrédités et qu'ils ne doivent pas nuire au travail des policiers.Les recherches reprendront vers 9h30-10h.Monique Khouzam (à gauche), directrice du Service communautaire de la Ville de Saint-Eustache, et Isabelle Cadieux, coordonnatrice du Musée, observent une réplique de l'église de Saint-Eustache.PHOTO PIERRE McCANN, La Presse© Le Musée de Saint-Eustache fait revivre les grandes figures des événements de 1837.Saint-Eustache raconte les Patriotes JEAN-PAUL CHARBONNEAU Tout le monde a entendu parler de la bataille des Patriotes de Saint-Eustache, mais peu de gens savent qu'elle s'est produite le 14 décembre 1837 et que les Patriotes s'étaient réfugiés à l'intérieur de l'église.Afin de faire revivre cette partie de l'histoire et faire connaître davantage le contexte politique dans lequel s'est développée la rébellion qui a mené à cette célèbre bataille, on vient d'aménager dans l'ancien manoir Globenski le Musée de Saint-Eustache et de ses Patriotes.Situé au 235, boulevard Saint-Eustache, ce musée propose aux visiteurs de se mettre à l'écoute des différentes facettes de l'histoire de cette municipalité.Son ouverture officielle a lieu aujourd'hui.Le musée a quatre salles : trois pour le concept de muséologie et une pour les expositions temporaires.Une réplique miniature de l'église a été montée et, grâce à un écouteur, on entend les patriotes retranchés à l'intérieur discuter entre eux pendant que l'ennemi est à la porte.Sur les murs, des boîtes lumineuses avec des photos de maisons anciennes ont été installées.« Ce qui est très intéressant, c'est que ces maisons sont encore là.Les gens peuvent partir d'ici et aller voir les vraies maisons », a souligné la coordonnatrice du musée, Isabelle Cadieux.La conceptrice du musée, Anne Bérubé, rappelle dans un dépliant qu'en 1837, tous les habitants de Saint-Eustache ont été mêlés de près ou de loin aux événements entourant la bataille du 14 décembre.« Qu'on ait milité, écrit Mme Bérubé, au sein du mouvement patriote ou marché comme volontaire avec Colborne, tous foulaient le même sol et appartenaient à la même communauté.En dehors des opinions politiques, on avait affaire les uns aux autres, à la boulangerie ou au moulin.« Oublier cela, c'est ignorer les contradictions de la vie en société et travestir l'histoire.Aujourd'hui raconter l'histoire est une responsabilité que les autorités des trois niveaux de gouvernement reconnaissent puisqu'ils ont contribué à la rénovation du Musée de Saint- Eustache et de ses Patriotes dans le manoir Globenski.» Faire une nouvelle toilette à cet immeuble, qui fut jadis le théâtre de grands événements, a occasionné des coûts de 200 000 $, comprenant l'aménagement du musée.Le gouvernement fédéral a accordé une subvention de 20 000 $ et le gouvernement provincial, par le biais de deux programmes, a donné 100 000 $, tandis que la municipalité a injecté près de 90 000 $.« Comme c'est un bâtiment classé historique par le ministère de la Culture, il a fallu respecter certaines règles », a indiqué Monique Khouzam, directrice du Service communautaire de la Ville de Saint-Eustache.Tous les travaux ont été réalisés par des employés municipaux, ce qui a permis d'économiser des milliers de dollars.Les planchers de bois franc d'origine sont demeurés et ils ont été restaurés.L'idée de créer un musée est venue des autorités municipales.Depuis 1992, explique Mme Khouzam, on parlait de créer un musée à Saint- Eustache.Au début, le projet était entre les mains d'un consultant qui aimait beaucoup l'histoire, mais la Ville a décidé de faire un moratoire et de donner le mandat à une firme spécialisée pour une étude de viabilité et de faisabilité avant de concevoir un vrai musée.Le conseil d'administration du musée est composé de 13 membres, des représentants de la municipalité, de professionnels et de la Chambre de commerce.Mme Cadieux a mentionné qu'une vaste campagne de publicité sera entreprise pour faire connaître le musée, notamment aux écoliers de toute la région.Pour le visiter, un adulte devra débourser 3 $ et un étudiant 2,50 $ et il existe des tarifs spéciaux pour les groupes de 15 personnes et plus.Le musée est ouvert de 10h à 17h du mardi au dimanche.Le numéro de téléphone du musée est le 450-974-5170.Historique du manoir Globenski Après avoir hérité d'une immense fortune, Charles-Auguste-Maximilien Globenski s'est porté acquéreur d'un terrain qu'il a nommé Plateau-des-Chênes pour y faire construire un superbe manoir en 1861-1862, manoir qui a été détruit par un incendie en 1901.Deux ans plus tard, un second manoir a été rebâti.Au décès de Globenski, en 1906, la propriété est demeurée vacante durant quatre ans avant d'être vendue à Joseph-Antoine Laurin, élu maire du village en 1912.Peu de temps après, Évariste Champagne en est devenu propriétaire.Maire de 1925 à 1029, il a fait ajouter des balcons et de colonnes en façade.Acquis par la Ville, le domaine a été classé monument historique en 1961 et de 1962 à 1986, l'édifice a servi d'hôtel de ville.Depuis 1987, le manoir est utilisé à des fins culturelles.À compter de janvier 1992 des salles ont servi à tenir des expositions organisées par la Société du musée de Saint-Eustache.Les travaux de restauration qui ont permis d'ouvrir le musée des Patriotes ont débuté en 1999.Jean-Paul.Charbonneau@lapresse.ca 2LP1801A0523 A18 MARDI 2LP1801A0523 ZALLCALL 67 00:48:01 05/23/00 B A 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 MAI 2000 CLIC! Vive la santé! Bien que moins populaire que le Tour de l'île, le Festival de la santé a tout de même attiré un peu plus de 20 000 participants dimanche.Selon leurs intérêts, ou leurs capacités, les sportifs avaient décidé de marcher, courir, pédaler ou patiner dans les rues de la ville qui leur appartenaient pour la journée.Un véritable phantasme, selon plusieurs qui en ont profité pour prendre leurs aises sur ce bitume où il n'est normalement pas très plaisant de circuler.Tout le monde heureux, donc?Pas tout à fait.Il fallait voir les automobilistes pris dans les embouteillages, qui tournaient en rond, cherchant en vain le moyen de passer de l'est à l'ouest de la ville, les trajets du Festival coupant Montréal en deux, du fleuve Saint- Laurent à la rivière des Mille-Îles.Une mauvaise expérience qui devrait servir de leçon : la semaine prochaine, c'est le Tour des enfants; la suivante, le Tour de l'île.Et vive la santé! Personne n'est parfait.Madame est tombée, et c'est monsieur qui a joyeusement pris le coup.Photos: Alain Roberge Une vingtaine de milliers de cyclistes ont pris le départ de la dixième présentation du Festival de la santé, dimanche.La petite Michelle Caron, 7 ans, a trouvé une façon moins essoufflante d'affronter la côte de la rue Saint-Laurent.Un repos bien mérité au parc Lafontaine.Tirage du 2000-05-20 Tirage du 2000-05-20 GAGNANTS LOTS 6/6 4 1 250 000,00 $ 5/6+ 23 25 882,50 $ 5/6 743 640,90 $ 4/6 29 072 31,40 $ 3/6 427 240 10,00 $ Ventes totales: 18 313 441 $ Prochain gros lot (appr.): 2 000 000 $ Numéro complémentaire: 18 Numéro complémentaire: 18 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 1 50 000,00 $ 5/6 34 500,00 $ 4/6 1 210 50,00 $ 3/6 22 549 5,00 $ Ventes totales: 627 059,50 $ TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du 2000-05-21 Tirage du 2000-05-21 Tirage du 2000-05-20 Tirage du 2000-05-21 NUMÉRO: 323190 NUMÉRO: 146388 "]
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