La presse, 16 juin 2000, Cahier A
[" La Presse 16 juin 2000 Page A1 manquante 5LP0201A0616 A2 VENDREDI 5LP0201A0616 ZALLCALL 67 00:37:24 06/16/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 JUIN 2000 Suite de la une Les plus hauts fonctionnaires sont gratifiés d'un ajustement de 12% à 24% LES PLUS HAUTS / Suite de la page A1 Un ajustement de 12 %, qui assure un salaire maximum de 135 000 $ aux sous-ministres de classe 1, les rapprocherait toutefois considérablement de la recommandation ( 137 000 $ ) faite par un comité indépendant.Québec ne l'avait pas retenue.Ces magistrats gagnent présentement 118 000 $ par an, alors qu'un autre comité indépendant vient de recommander à Ottawa de payer un salaire de 198 000 $ aux juges fédéraux, plus 2000 $ par année pendant trois ans.Les députés devront pour leur part se contenter des 9 % obtenus par les 400 000 employés d'État.Lucien Bouchard a encore fermé la porte cette semaine à un ajustement de leur salaire \u2014 60 860 $ plus une allocation non imposable de 12 000 $ et des frais \u2014 afin de rattraper leur retard sur les administrateurs auxquels ils sont comparés dans la fonction publique.Lors d'un caucus agité cette semaine, les députés ont rappelé au premier ministre qu'ils avaient été les seuls à subir une ponction salariale directe \u2014 de 7 % depuis 1993 \u2014 au nom de la lutte contre le déficit.« On a eu des discussions extrêmement difficiles cette semaine parce qu'on est tous conscients qu'il faudrait trouver un moyen de valoriser le travail des députés en le reconnaissant par une majoration de leur rémunération, dit Lucien Bouchard.Pour le moment, je ne le juge pas possible.» Quant aux hauts fonctionnaires, la progression dans leur échelle de traitement a été gelée pendant trois ans, de 1993 à 1995, alors que les salaires des cadres supérieurs de la fonction publique augmentaient.Certains sont passés au privé, comme Louis Bernard, André Dicaire et Alain Rhéaume.« Depuis quatre ans, dit M.Bouchard, j'ai personnellement été confronté au départ d'une douzaine de personnes de très haut niveau qui ont quitté la fonction publique à la suite d'offres qu'ils ou elles ne pouvaient pas refuser.Chaque fois, le gouvernement en a ressenti les effets.» Grâce à cette correction, la majorité des sous-ministres obtiendront une hausse de 12 %, mais ceux dont les responsabilités sont plus grandes recevront 15,5 %.Leur grand patron, Michel-Noël de Tilly, secrétaire général du conseil exécutif, aura droit à 19 %, pour un salaire maximum de 162 946 $.« C'est une décision très délicate de la part d'un gouvernement », reconnaît M.Bouchard.Mais il souligne que malgré ces hausses, la rémunération d'un sous-ministre de niveau 3, le plus haut niveau créé, sera encore inférieure de 188 % à celle de la moyenne des postes équivalents du secteur privé, de 32 % à celle du même fonctionnaire fédéral et de 14 % par rapport à l'Ontario.Le salaire du premier ministre est de 124 000 $.Les pubs se bousculent rue Crescent: c'est le plus gros week-end de l'année LES PUBS / Suite de la page A1 En un court laps de temps, les touristes et acteurs du Grand Prix injectent directement 75 millions dans l'économie de la métropole, dit Pierre Bellerose, vice-président marketing de Tourisme Montréal.Pour les commerçants du centreville, c'est ni plus ni moins que la manne.Chacun veut en grappiller un morceau.« Les touristes étrangers restent environ sept jours à Montréal pendant le Grand Prix.Et ils dépensent plus d'argent que la moyenne.Dans certaines boutiques de luxe, c'est plus fort que pendant la période de Noël », ajoute M.Bellerose.Nicola Picciani était tout sourire hier.« Le Grand Prix, c'est la plus grosse fin de semaine de l'année, by far », dit le président de l'Association des marchands de la rue Crescent, qui participe à l'organisation du festival de rue.« La grosse gomme est venue voir ce qui se passe ici.Ces gens-là ne regardent pas les prix sur les menus, ils demandent ce qu'il y a de meilleur.Ça n'arrête pas de grossir à chaque année et on se prépare déjà pour l'an prochain, souligne M.Picciani.Les réfrigérateurs sont full au bouchon.Les restaurants augmentent leur personnel de 20 à 30%.» Pourquoi tant d'agressivité dans la pub?« Il y a beaucoup de joueurs sur la patinoire en même temps et le but dans tout ça, c'est d'attirer rapidement l'attention du consommateur, car le Grand Prix est circonscrit dans le temps.Les commerçants veulent tous profiter du momentum », explique Jean Gosselin, vice-président au marketing sportif chez National.De plus, le cirque de la Formule 1 est un des événements les plus exclusifs au monde.« L'impact médiatique est énorme.Le Grand Prix est diffusé dans 130 pays », dit Pierre Bellerose de Tourisme Montréal.C'est pendant le week-end de la Formule 1 que les 25 000 chambres d'hôtel de la grande région de Montréal sont réservées le plus longtemps à l'avance, précise M.Bellerose.À l'hôtel Omni Mont- Royal, rue Sherbrooke Ouest, le Grand Prix et ses invités monopolisent 230 chambres et suites sur les 300 que compte l'établissement.« C'est le plus gros week-end de l'année.On s'occupe bien de nos clients VIP, qui sont habitués aux hôtels de Monte-Carlo, Paris, New York et Buenos Aires.Nous hébergeons des clients de chez Hugo Boss, Mercedes, Mc Laren, Ferrari, BAR », dit Alex Filiatrault, directeur du marketing.Plusieurs boutiques du centreville ont aussi réaménagé leurs vitrines pour plonger leurs clients dans l'ambiance du Grand Prix.Même le club de danseuses nues le Downtown, rue Sainte-Catherine Ouest, a installé un bolide de course devant sa porte, question d'attirer des touristes en quête d'un autre type de sensations fortes.Les policiers «punis» pour abus de l'Internet LES POLICIERS / Suite de la page A1 La plupart des 4000 policiers de la CUM avaient un accès direct à l'Internet à leurs postes de travail.La nouvelle politique n'affecte pas le courrier électronique, chaque policier conservant l'usage de son adresse de courriel.Le responsable des communications, le commandant André Durocher, a justifié le retrait de l'accès Internet par « l'engorgement » du réseau informatique du service policier et par la nécessité d'« éviter des abus », tels la fréquentation de l'Internet pour des fins personnelles ou la visite de sites jugés non recommandables ou offensants.Le mois dernier, un employé du SPCUM a été trouvé en flagrant délit d'envoi par courriel d'illustrations obscènes obtenues sur Internet.Même si un filtre électronique bloque automatiquement l'accès de certains sites, comme ceux à caractère pornographique ou des sites de jeux et de divertissement ( dont le golf ), il est « toujours possible que certains nous échappent », a commenté hier le responsable de la sécurité informatique au SPCUM, Pierre Gratton.La décision de retirer l'accès Internet à un policier ou à un employé civil appartient au commandant de chaque unité ou de chaque poste de quartier, qui juge de la pertinence d'un tel accès comme outil de travail, selon M.Gratton.Cependant, la politique de restrictions s'applique à l'ensemble du service, notamment parce que la direction veut diminuer l'achalandage sur tout son réseau informatique.Une source du milieu policier a expliqué de façon plus prosaïque que l'accès généralisé à l'Internet avait eu des « effets inattendus », comme son utilisation à des fins personnelles.Les policiers doivent encore apprendre à faire un « usage raisonnable » de l'Internet, selon la même source.Le président de la Fraternité des policiers de la CUM, Alain Simoneau, a dit hier que le retrait de l'accès à l'Internet équivaut à « tuer une mouche avec un canon ».Selon lui, la « navigation personnelle » sur le Web est normale et peut être limitée; « il fallait s'y attendre », at- il commenté.Un sondage fait en avril aux États-Unis a montré que la moitié des employés utilisent l'Internet à des fins personnelles au travail.Selon un professeur de droit du cyberespace de l'Université de Montréal, Karim Belyekhlef, le retrait de l'accès Internet aux simples policiers va faire d'eux des « analphabètes ».L'Internet devient un moyen de communication courant dont tous les policiers devront tôt ou tard se servir, dit-il.« Quelle promotion pourra espérer un policier écarté de l'utilisation de cet outil?» se demande-t-il.Une grande partie des policiers du Québec sont, en tout cas, déjà des « analphabètes de l'Internet », selon une étude menée il y a quatre mois par le Collège canadien de police ( CCP ), une école spécialisée qui reçoit chaque année 3000 policiers de carrière provenant de tous les corps policiers du pays.L'enquête du CCP, réalisée par sondage à la grandeur du pays, montre que les services policiers du Québec sont les moins branchés au réseau Internet.Plus de 40 % des corps de police municipaux n'y ont aucun accès, tandis qu'il s'agit de seulement un sur sept dans le reste du pays.Parmi les corps provinciaux, la Sûreté du Québec est largement devancée par l'Ontario Provincial Police.Le sondage montre que ce sont les services de petite taille qui sont les moins connectés au grand réseau.Ainsi, près de 60 % des corps policiers de 30 membres ou moins n'ont pas accès à l'Internet.C'est le Québec qui compte au Canada le plus grand nombre de petits services de police municipaux, tandis que l'Ontario, par exemple, vit à l'heure des services régionaux fusionnés comptant souvent plusieurs centaines de policiers.Une autre étude du Collège canadien de police, portant sur l'influence des technologies en milieu policier, notait déjà l'an dernier que l'Internet devient incontournable et qu'il fait désormais partie intégrante du « territoire » de la police.Pour en savoir plus: Collège canadien de police, http://www.cpc.gc.ca/main/ menu\u2014f.html SPCUM: http://www.spcum.qc.ca/ OUI à la loi sur les armes à feu OUI / Suite de la page A1 Pour Serge St-Arneault, frère de l'une des victimes de Polytechnique et membre de la Fondation des victimes du 6 décembre, la reconnaissance de la sécurité et de la protection des citoyens, implicite au jugement, était un motif de réjouissance.« Nous croyons que le jugement, a dit M.St-Arneault, va favoriser le succès de l'application de la loi sur le contrôle des armes.» En revanche, l'Alberta, principal appelant dans cette cause en compagnie de l'Ontario, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau- Brunswick, du Manitoba, de la Saskatchewan, des Territoires du Nord-Ouest et du Yukon, a accueilli avec dépit le jugement de la Cour suprême.Le ministre albertain de la Justice, Dave Hancock, a maintenu que la loi de 1995 sur les armes à feu était « une mauvaise loi ».« C'est une mauvaise loi, a dit M.Hancock, parce qu'elle consacre beaucoup d'argent à l'enregistrement des armes à feu au lieu d'utiliser cet argent à neutraliser ceux qui violent la loi avec des armes à feu.» Le ministre albertain estime que la loi actuelle n'empêchera pas ceux qui violent la loi avec des armes à feu de continuer à le faire.La Saskatchewan a déjà fait savoir de son côté, par la voix de son ministre de la Justice, Chris Axworthy, qu'elle ne prendrait pas sur elle de poursuivre les contrevenants à la loi et que si Ottawa voulait faire appliquer la nouvelle réglementation il aurait à utiliser sa propre police et ses propres tribunaux.L'Alberta avait perdu sa cause devant sa Cour d'appel en 1998 dans une décision de trois juges contre deux.Dans son renvoi à la Cour suprême, l'Alberta contestait par la suite au gouvernement fédéral la constitutionnalité de la loi sur les armes à feu en alléguant que l'obtention d'un permis et l'enregistrement d'une arme à feu concernaient la réglementation de la propriété, soit un champ de compétence provincial.Pour les provinces réfractaires à la loi, un permis de possession d'arme à feu et l'enregistrement de cette dernière étaient en quelque sorte comparables à l'obtention d'un permis de conduire et à l'enregistrement d'une voiture.La Cour a rejeté cette argumentation.Elle juge que la loi relève du droit criminel parce qu'elle vise à la sécurité publique et qu'elle se place donc « dans l'objectif de droit criminel que constitue la protection de la paix publique, de l'ordre, de la sécurité et de la santé ».« Les armes à feu sont dangereuses, écrit la Cour, et constituent un risque pour la sécurité publique.» De plus, la Cour a rejeté l'argument des opposants à la loi de 1995 qui prétendaient que les armes à feu ordinaires, comme les carabines et les fusils de chasse, étaient des biens ordinaires et non pas des biens dangereux.« Toutes les armes à feu sont susceptibles d'utilisation criminelle, a tranché le jugement.Elles sont toutes susceptibles de tuer et de mutiler.Toutes les armes à feu sont donc une menace pour la sécurité publique.À ce titre, leur contrôle relève de la compétence en matière criminelle.» Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 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Les pères d'aujourd'hui Dans les années cinquante, le rôle du père se limitait \u2014 dans les perceptions, du moins \u2014 à celui d'un pourvoyeur autoritaire, protecteur de sa femme et de sa marmaille.Mais aujourd'hui, des hommes comme Raymond Villeneuve se taillent une grande place auprès de leurs bambins.« Je passe une soirée sans eux et je m'ennuie », explique le papa de Gabriel, 3 ans, et Fanny, 1 an.À l'occasion de la fête des Pères, qui sera célébrée dimanche, La Presse vous propose un reportage d'Isabelle Hachey sur l'évolution de l'exercice de la paternité.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Êtes-vous d'accord avec le gouvernement du Québec qui a décidé d'accorder un rattrapage salarial de 12 % à ses hauts fonctionnaires?Approuvez-vous le Port de Montréal, qui a décidé de ne pas céder le quai Bickerdike où des promoteurs voulaient construire le Technodôme?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 64 % Non: 36 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 17 h; à Rougemont: pavillon de l'agriculture, 735, rue Principale, de 9 h 30 à 16 h.Objectif: 135 donneurs; à Saint-Jean-sur-Richelieu: hôpital du Haut-Richelieu, 920, boul.du Séminaire Nord, de 9 h 30 à 16 h 30.Objectif: 100 donneurs; à Saint-Hubert: complexe Cousineau, 5245, boul.Cousineau, de 13 h 30 à 20 h 30.Objectif: 150 donneurs; à Greenfield Park: place Greenfield Park, 3514, boul.Taschereau, de 14 h à 20 h.Objectif: 90 donneurs; 5LP0399A0616 A03, VENDREDI, ACTUALIT 5LP0399A0616 ZALLCALL 67 18:59:25 06/16/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 JUIN 2000 A 3 57201-5-VEN Not Found 57201-5-VEN 57201-4-VEN Not Found 57201-4-VEN 57201-VEN Not Found 57201-VEN PHOTOS ALAIN ROBERGE, La Presse L'assassinat sauvage de la jeune Aylin Otagno Garcia a bouleversé la région de Lachute, au nord-ouest de Montréal.Deux limiers locaux examinaient les lieux du drame hier, des traces de sang près d'une canette ayant attiré la curiosité d'un papillon.Dans l'intervalle, à l'école Monseigneur-Lacourse que fréquentait Aylin, les compagnons de la jeune fille arrivaient mal à contenir leur douleur.Sinistre mixture de racisme et d'amour déçu Aylin était « dynamique, sympathique, elle était super », confie une amie CHRISTIANE DESJARDINS La carrière de Chatham où Aylin Otagno Garcia, 15 ans, a été piégée par ses deux bourreaux dans la soirée de lundi, est si reculée, si loin d'une route vraiment carrossable, que seul un miracle aurait pu la sauver.Ses cris ne pouvaient qu'alerter les petites bêtes qui y ont élu domicile.Et c'est sans doute de constater à quel point un crime aussi sordide a, de toute évidence, été planifié par des adolescents, qui fait le plus froid dans le dos.Dans la région de Lachute, hier, c'était toujours la consternation, tout comme à Saint- André-Est, où habitent les deux garçons de 15 ans accusés d'avoir battu Aylin à mort avec un bâton de baseball, après l'avoir attirée dans un guet-apens.Ce fameux bâton de baseball a d'ailleurs été retrouvé hier après-midi par les policiers de la Sûreté du Québec, qui ont toutefois refusé d'indiquer où ils l'ont découvert.Ce crime sordide aurait vraisemblablement deux mobiles : le racisme (Aylin était d'origine cubaine), et une frustration amoureuse.Selon les personnes interrogées hier par La Presse, l'un des garçons s'était amouraché d'Aylin, qui avait refusé ses avances, tandis que l'autre avait des tendances racistes.« Il a peint plein de croix gammées sur son casier », dit Mathieu Roussel, qui occupe le casier voisin à l'école Monseigneur-Lacourse, à Lachute.On raconte aussi que le racisme du garçon viendrait du fait que son père aurait été rudoyé par des Noirs, lors d'un voyage aux États-Unis.L'amoureux déchu serait un « suiveux », qui se laissait facilement embarquer, tandis que l'autre serait un adolescent plutôt renfermé qui, selon plusieurs, avait déjà déclaré qu'il rêvait « de tuer quelqu'un ».Il se serait aussi vanté auprès de quelques copains d'école de posséder une plantation de pot à la carrière de Carillon.« Il avait dit que s'il voyait quelqu'un dans sa plantation, il le tuerait à coups de batte de baseball », dit Mathieu, qui tient ça des copains de l'école.Mathieu Roussel, 15 ans, et sa soeur Mélanie, 17 ans, sont voisins de la famille d'Aylin.Mélanie a beaucoup joué avec Aylin quand elle est arrivée au Québec, en 1993.« Au début, elle ne parlait pas beaucoup français, mais elle a vite appris.C'était une fille heureuse, dynamique, sympathique et qui ne se laissait pas marcher sur les pieds.Elle était super », dit-elle.La mère d'Aylin et son conjoint, Claude Brosseau, acheteur à l'hôpital de Lachute, se trouvaient à Cuba avec leur enfant de deux ans, Damian, quand ils ont appris la disparition d'Aylin.Depuis le départ de ses parents il y a quelques jours, l'adolescente se faisait garder chez une amie à Lachute, question de terminer l'école.Elle devait aller les rejoindre à la fin de ses cours, la semaine prochaine.L'adolescente avait l'habitude d'aller passer une partie de ses vacances d'été à Cuba, puisque son père biologique s'y trouve, ainsi que la famille de sa mère.Un choc terrible pour la famille M.Brosseau se trouvait encore à Cuba quand il a appris que la disparition s'était transformée en drame terrible.Mais il n'a pas voulu l'annoncer à sa femme tout de suite, d'autant plus qu'ils devaient prendre l'avion avec le bambin de deux ans.« Il lui a dit qu'ils devaient rentrer immédiatement, et de s'attendre au pire.Ils sont rentrés dans la nuit de jeudi, et elle l'a su en arrivant.C'est un choc terrible.Présentement, toute la famille est là pour les soutenir », a expliqué Martin, gendre de M.Brosseau, hier.En ce qui concerne les deux présumés tueurs, Martin signale que ce n'étaient pas des amis d'Aylin, mais simplement des connaissances.Rappelons qu'Aylin a quitté la résidence de sa gardienne vers 17 h 45, lundi, en disant qu'elle allait faire du VTT avec un ami.Celui- ci l'aurait conduit jusqu'à la carrière de Chatham, où l'autre garçon attendait, caché, avec un bâton de baseball.La jeune fille a été abondamment frappée, notamment à la tête, puis son corps a été dissimulé à l'orée d'un bois.Dans le cadre de leur enquête, les policiers ont été amenés à interroger l'un des garçons, mardi soir, qui a finalement révélé l'horrible drame.Il a aussi conduit la police au corps d'Aylin.Le résultat sommaire de l'autopsie indique que la jeune fille est morte de graves traumatismes crâniens, a indiqué hier, l'agente Manon Geignard, de la SQ.Hier midi, à l'école Monseigneur- Lacourse, les élèves ont organisé une célébration en mémoire d'Aylin.On y a notamment fait jouer la chanson préférée de la jeune fille : Hotel California.« C'était émouvant, tout le monde pleurait », dit Mathieu.« Vendredi, (aujourd'hui), on devait faire une disco en aprèsmidi pour fêter la fin de l'année.On a décidé de la faire quand même parce qu'Aylin aimait beaucoup les discos.Ca va être la sienne, c'est pour elle », conclut Mathieu.57201-6-VEN Not Found 57201-6-VEN 57201-1-VEN Not Found 57201-1-VEN Mathieu Roussel, 15 ans, et sa soeur Mélanie, 17 ans, sont voisins de la famille d'Aylin.Enfant, Mélanie a beaucoup joué avec la petite Aylin, arrivée de Cuba en 1993.C'était « une fille super », dit-elle de l'adolescente assassinée.L'échec du Technodôme engendre soulagement et déceptions MARIE-CLAUDE GIRARD S'il en est un qui a été soulagé de la décision du Port de Montréal de ne pas céder le quai Bickerdike aux promoteurs du Technodôme, c'est bien le locataire des lieux, Arrimage Empire.« On est très heureux.On pense qu'ils ont pris la bonne décision », commente Ted Chodos, président de la compagnie installée au quai Bickerdike depuis une quarantaine d'années.Même si le Port aurait dû payer pour le déménagement, M.Todos n'aimait « pas trop l'idée de déménager ».Il aurait d'ailleurs préféré ne pas quitter l'île de Montréal.Il espère maintenant que le dossier sera réglé pour quelques années.Les visées de promoteurs qui rêvent d'y construire des condos ne l'inquiètent pas trop.Il y a toujours des gens qui viennent sur place et font des offres, dit M.Chodos.Comme les autres locataires du port, il bénéficie d'un bail d'un an.Environ 300 000 tonnes de marchandises diverses transitent par le quai Bickerdike chaque année.L'entreprise emploie entre 25 et 200 personnes, selon l'arrivage de cargos.« Il y a toujours quelqu'un sur place.» M.Chodos souhaite que le Port procède à certains aménagements pour améliorer le quai.Il aimerait que les abords soient excavés pour augmenter la profondeur d'eau, ce qui faciliterait le passage de gros navires.De son côté, il compte ajouter des équipements dans les prochaines années, notamment de nouvelles grues.L'homme d'affaires soutient que son entreprise, fondée par son père en 1931, souhaite que Montréal se développe, y compris sur le plan touristique.Il préfère néanmoins que le Port ait privilégié des activités maritimes dont la rentabilité a été prouvée, contrairement au Technodôme.Les membres du conseil d'administration du Port de Montréal ont voté à l'unanimité contre la cession des terrains à la famille Reichmann.Deux d'entre eux ont été nommés par la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec, Denis Gauthier et Jean-Guy Chaput.Au Port de Montréal, on explique que ces deux membres ne « représentent » pas Montréal ou Québec, n'étant ni élus ni fonctionnaires.Ils sont avant tout membres du conseil, dit-on.La Ville de Montréal semble du même avis, même si son représentant n'a manifestement pas voté comme elle le souhaitait.À la fin mars, en l'absence d'information émanant du Port de Montréal, le président du comité exécutif, Jean Fortier, avait indiqué que le premier devoir du représentant de la Ville était envers le conseil d'administration du Port.Il n'aurait pas de compte à rendre à la Ville.Mercredi, le ministre fédéral des Transports, David Collenette, a souligné qu'il ne craignait pas d'être pris à partie par le gouvernement du Québec puisque même M.Chaput a voté contre la vente des terrains.Pour sa part, le chef de l'opposition à l'hôtel de ville, Michel Prescott, invite les promoteurs déçus à plus de patience.À ses yeux, la « fin de non-recevoir » exprimée par le président-directeur général, Dominic Taddeo, est inacceptable étant donné l'envergure du projet.« Si le refus de céder le site « .» vient de l'impossibilité de relocaliser les installations, le Port de Montréal a le devoir d'en faire la démonstration publique de façon convaincante », soutient M.Prescott.À défaut de quoi, la Ville devrait analyser elle-même le prix offert et la possibilité de déménager les activités portuaires, estime-t-il.Missing files that are needed to complete this page: 57201-5-VEN 57201-4-VEN 57201-VEN 57201-6-VEN 57201-1-VEN 5LP0401A0616 A4 VENDREDI 5LP0401A0616 ZALLCALL 67 00:38:23 06/16/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 JUIN 2000 La police de la CUM croit avoir démantelé un réseau criminel MARCEL LAROCHE En mettant le grappin sur 13 personnes soupçonnées de trafic d'héroïne et reliées à trois réseaux distincts trafiquant sur le Plateau Mont-Royal, la police de la CUM croit avoir mis fin aux activités de cette organisation criminelle dirigée par un membre du gang de motards des Rockers.Les trois réseaux auraient été fort actifs dans les bars, brasseries et restaurants de l'un des quartiers les plus achalandés de la métropole.Grâce à une liste de 650 clients réguliers, les trafiquants auraient réussi à écouler sur le marché jusqu'à 165 grammes d'héroïne par semaine, un commerce fort lucratif dont le chiffre d'affaires pourrait facilement atteindre 14 millions de dollars par année.Parmi les personnes soupçonnées de faire partie de cette organisation criminelle figure Jean-Guy Pontbriand, accusé du meurtre de George O'Hara, un employé d'entretien de 55 ans abattu par balles mardi dernier au bar le Bal Saint- Louis, sur le Plateau Mont-Royal.Pontbriand, qui serait lui-même un héroïnomane, aurait été un client régulier de ce bar, ce qui laisse supposer qu'il connaît bien la femme de 32 ans, responsable de la comptabilité dans ce commerce, blessée grièvement par trois projectiles.La femme, qui a miraculeusement survécu à cette tentative de meurtre, est toujours hospitalisée, mais son état de santé s'est grandement amélioré, les médecins ne craignant plus pour sa vie.Connu dans le milieu sous le sobriquet de Pompon, Pontbriand était attablé au restaurant situé juste en face du Bal Saint-Louis, en compagnie de sa conjointe et de sa fillette de huit ans, lorsque les policiers l'ont appréhendé mardi aprèsmidi à quelques mètres seulement des lieux du crime.L'enquête a démontré que le vol des recettes du bar où travaillaient les deux victimes est à l'origine de cet attentat meurtrier.Lors de son arrestation, Pontbriand, un récidiviste de 31 ans déjà condamné à la prison pour différents crimes, était dans la mire des enquêteurs de la CUM qui l'avaient interpellé le 31 mai avenue Papineau, en possession d'héroïne.L'enquête amorcée il y a près de quatre mois a finalement abouti, hier, avec l'arrestation de 13 personnes.«On connaît le motard des Rockers qui est à la tête des trois réseaux, mais notre enquête nous a permis d'arrêter ses principaux collaborateurs », a indiqué, hier, le sergent-détective Pierre Méziade, superviseur à la section des stupéfiants du Centre opérationnel Nord du SPCUM.Les trois chefs de réseaux seraient Sylvain Lévesque, 25 ans, Mark Reis, 21 ans, et Philippe Roy, 25 ans.Les policiers ont aussi arrêté, outre Jean-Guy Pontbriand, Sébastien Pelletier, 26 ans, Benoit Richard, 28 ans, Annie Cholette, 26 ans, Robert Huddy, 21 ans, Kevin Vieira, 20 ans, Jacques Mélançon, 54 ans, Sylvain Messier, 44 ans, et Raymond Guérin, 50 ans, tous de Montréal.Enfin, huit perquisitions effectuées au cours des derniers jours ont conduit à la saisie de 144 000$ d'héroïne, 10 000 $ en argent, six véhicules, plusieurs cellulaires ainsi que cinq arme à feu.PHOTO ÉRIC BRISEBOIS, collaboration spéciale Accidents spectaculaires Hier, par endroits, sur les routes du Québec, on se serait cru aux autos tamponneuses.Dans la matinée, deux autobus de la STCUM se sont frappés au coin des rues Beaubien et de Gaspé.Plus tard, vers 14h, sur l'autoroute 640 à la hauteur de Sainte-Thérèse, un spectaculaire accident a impliqué quatre véhicules.Le coroner de l'Ontario enquêtera sur trois autres morts à Walkerton Presse Canadienne TORONTO Alors que les attachés politiques du premier ministre Mike Harris continuent de faire des pieds et des mains pour réduire l'impact négatif de la tragédie de Walkerton sur le gouvernement, le coroner de l'Ontario annonce qu'il enquêtera sur trois autres décès qui auraient pu être causés par la contamination à la bactérie E.coli.Jusqu'ici, sept personnes infectées par la bactérie en buvant de l'eau de l'aqueduc de Walkerton sont décédées.Toutefois, selon le coroner en chef James Young, sept autres décès qui n'avaient pas été attribués à la bactérie font l'objet d'une enquête.Les dernières victimes potentielles de la contamination sont deux femmes âgées de Walkerton et une femme de 27 ans de Kitchener.Les décès ont eu lieu entre le 5 et le 19 mai.Pendant ce temps, le gouvernement Harris continue de se défendre contre les accusations voulant qu'il soit responsable de la tragédie.Hier, le bureau du premier ministre a réfuté les allégations de l'ancien maire de Walkerton, Jim Bolden, à l'effet que le gouvernement aurait ignoré une lettre dans laquelle il disait craindre une contamination imminente à la bactérie E.coli.Dans sa lettre, datée du 18 juin 1998, M.Bolden dit vouloir « porter à l'attention de M.Harris ce sujet très important ».L'ex-maire affirme qu'il n'a jamais eu de réponse.Hier, le bureau du premier ministre a cependant fait état d'une brève réponse de M.Harris, envoyée le 3 juillet 1998, dans laquelle il remercie les autorités municipales « pour l'avoir informé des résolutions du conseil visant la réorganisation des services municipaux et provinciaux ».Le gouvernement a également publié une autre lettre, écrite deux mois plus tôt par le ministre de l'Environnement, avertissant clairement les autorités de Walkerton que leur aqueduc n'était pas dans un état acceptable.Enfin, à Walkerton même, la vie a commencé à reprendre son cours normal, bien que les résidants soient toujours avisés de faire bouillir leur eau avant de la consommer.Aucun nouveau cas de contamination à la bactérie de E.coli n'a été rapporté depuis le 10 juin.PHOTO FRANÇOIS FOURNIER, La Presse © 5LP0599A0616 A 5 vendredi, 16 juin 5LP0599A0616 ZALLCALL 67 19:20:39 06/16/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 JUIN 2000 A 5 Déjà vu all over again C'est l'histoire des frères Reichmann qui débarquent dans une ville avec un projet de parc d'attractions révolutionnaire censé créer des dizaines de milliers d'emplois.Les politiciens sont tout excités.Les Reichmann convoitent un terrain dans un emplacement de première qualité contrôlé par un organisme fédéral.Ils exigent d'obtenir le terrain à leurs conditions, sans quoi ils déménagent le projet, l'argent et les emplois.Ça ne fonctionne pas.Les politiciens dénoncent le fédéral.Oui, oui, c'est l'histoire du Technodôme, mais pas celui de Montréal.Celui de Toronto.La société des Reichmann, Heathmount, a commencé à négocier pour le Technodôme de Toronto autour de 1995 (leur troisième proposition de parc récréatif dans la région depuis 1990).Heathmount voulait à tout prix le terrain de l'ancienne base militaire Downsview.Un terrain, soit dit en passant, très loin de l'eau.Mais près de l'autoroute 401 et de l'aéroport.Le terrain appartient à la Société immobilière du Canada (SIC), qui gère le parc immobilier du gouvernement fédéral.Après bien des négociations, la SIC offre aux Reichmann un bail à long terme de 125 ans.Ce n'est pas assez pour les hommes d'affaires : ils veulent devenir propriétaires du terrain.Dès mars 1999, le bruit commence à courir que le projet pourrait déménager à Montréal.Le maire de Toronto, le très divertissant Mel Lastman, pique une crise de nerfs : « C'est stupide ! » Et d'accuser Ottawa : « Si quelqu'un avait voulu créer 35 000 jobs à Terre-Neuve ou au Québec ou quelque part, ils (Ottawa) céderaient, ils supplieraient.Ici, ils fuient.Ils s'en foutent.C'est quoi le maudit problème ?Pourquoi ne s'intéressent-ils pas à Toronto ?J'essaie de trouver ce que le gouvernement fédéral a fait pour Toronto ou l'Ontario à quelque moment que ce soit.Où sont-ils ?Là, ils ont une chance de faire quelque chose et ils vont se cacher.« Il faut que je pourchasse ces gars-là (les politiciens fédéraux).Ils ne peuvent pas s'en tirer comme ça.» Comme un petit sentiment de déjà vu, n'est-ce pas ?n n n Un an plus tard, le mélodrame se répète.Les Reichmann, appuyés par une société d'État, la Société générale de financement (SGF), ciblent d'immenses terrains appartenant au Port de Montréal \u2014 une administration fédérale.Le quai Bickerdike, qui fait 2,5 millions de pieds carrés, ne représente que la moitié des terrains convoités.C'est ce terrain, ou rien.On argue que le bord de l'eau est essentiel au projet.La proximité du centre-ville et du Vieux-Port, l'endroit le plus fréquenté par les touristes, est évidemment un atout majeur.Quand la SGF et les Reichmann voient que le Port hésite, ils décident de mettre un peu de pression.Conférence de presse en décembre 1999 : on fait miroiter une sorte de Disney World québécois sur une superficie équivalant à six stades olympiques.Curieux, quand même, un lancement en grande pompe pour un projet dont le terrain n'est même pas acheté.L'idée était de mettre le poids moral de l'échec éventuel du projet sur les épaules du Port.Le Port ne dit pas non tout de suite, mais décide d'étudier la question.Une étude immobilière de Devencore conclut que les terrains valent au moins 42 millions et non 14, comme offrent les Reichmann et la SGF.Une autre étude conclut que, de toute manière, le Port a besoin de terrains pour ses activités à venir.Déménager ses activités qui débordent à Contrecoeur est possible, mais très coûteux (150 à 200 millions) et prendrait environ cinq ans.Qui veut payer ?Les clients du Port ?Les sociétés de chemin de fer ?La SGF ?Personne, évidemment.Alors, le Port garde ses terrains.La SGF a été plus subtile que le maire Lastman, mais laisse entendre qu'un élément « extérieur » \u2014 sous-entendu le sombre fédéral, mais sans jamais le dire \u2014 a joué ; car, selon elle, le PDG du Port, Dominic Taddeo, était très ouvert à un règlement il n'y a pas si longtemps.Le ministre Bernard Landry a été plus modéré que le maire de Toronto, mais en suivant la même idée : « Les gens du Port vivront avec leur responsabilité en leur âme et conscience.» n n n J'emprunte la rue Mill presque chaque matin pour venir travailler.Je passe le petit pont qui enjambe le canal de Lachine et là, devant moi, s'ouvre ce qui sera la Cité du multimédia.À l'ouest, la future Cité du commerce électronique.À l'est, le Vieux-Port.Il y a aussi cette saleté de silo numéro cinq, tout fissuré, qui bloque la vue sur le fleuve.Personnellement, je le ferais sauter à la dynamite.Ce n'est pas possible cet été : des artistes contemporains l'ont transformé en milieu d'expériences sonores.Vous allez pouvoir appeler au téléphone, crier, et votre voix se répercutera à l'intérieur du silo, avec celle d'autres personnes.Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, quand j'entends qu'on subventionne ces projets-là, il me vient une terrible envie de crier.Ça tombe bien, il y a un gros silo exprès pour ça.Toujours est-il que demain, ou après-demain, ce lieu aura une valeur extraordinaire.Ça grouillera de vie.Devencore propose d'ailleurs de faire un hôtel de ce silo.Pourquoi pas ?Et tout le bord de l'eau, près de la Cité du havre \u2014 et du quai Bickerdike \u2014, pourrait être aménagé.Quand tous les boomers voudront un condo, dans 10, 20, 30 ans.Si moi, qui n'ai même pas assez d'esprit pour saisir la beauté d'un cri dans un silo, j'y ai pensé, les Reichmann ont dû le voir.Comme ils ont vu qu'à Toronto, il n'y a pas beaucoup d'immenses terrains libres.Alors pourquoi pas un petit coup de chantage sur le fédéral, à coup de milliers d'emplois : ça se vend tout seul.(En passant, c'était 35 000 emplois à Toronto.dans la construction, suivis d'un peu plus de 3000 permanents.À Montréal, on parle de plus de 6000 permanents pour la même superficie et de 14 000 emplois « en tout ».Pourquoi pas ?Si le Technodôme ne fonctionne pas, les Reichmann se retrouvent avec des terrains d'une valeur formidable.Le Technodôme lui-même, est-ce un projet formidable ?Peut-être.Il faut toujours des visionnaires pour démarrer ce genre de projet fou.Mais les Reichmann sont censés s'essayer à New York depuis quelques années.N'est-ce pas un marché plus attrayant ?Et ça n'a toujours rien donné.Léger & Léger a fait une étude de marché qui conclut que le Technodôme pourrait attirer 6,7 millions de personnes par année à Montréal.Ça fait 18 356 personnes en moyenne par jour.C'est une grosse commande, 18 356 personnes, un petit mardi de février.Même un mercredi.Mais supposons que le projet soit excellent.De quel droit exige-t-on que le Port engloutisse des dizaines de millions pour satisfaire non pas seulement le développement touristique, mais aussi l'appétit de promoteurs immobiliers qui ne sont pas censés avoir besoin d'aide ?Ça aussi, c'est un air connu.yboisver@lapresse.ca L'acquittement de Lorraine Pagé est maintenu Québec renforce la sécurité du transport par camion Presse Canadienne, QUÉBEC Diverses mesures pour améliorer la sécurité du transport par camions ont été annoncées hier par le ministre des Transport, Guy Chevrette.Une campagne de publicité radio-télévisée sera lancée lundi prochain pour expliquer les dangers que représentent les angles morts autour d'un camion en marche.Un programme de récompenses et d'avantages pour les camionneurs prudents sera mis en place.Une signalisation spéciale sera installée dans les endroits réputés dangereux pour les accidents impliquant des camions.Environ 150 contrôleurs routiers seront ajoutés sur les routes d'ici un an.Enfin, les normes régissant les écoles de conduite seront renforcées.Toutes ces mesures ont été adoptées par la Table de concertation sur le transport lourd qui regroupe depuis l'an dernier des représentants du ministère des Transport et de l'industrie.Les angles morts sont les parties de la route qu'un conducteur de véhicule lourd ne peut voir directement ou par ses miroirs, en raison des dimensions de son véhicule.Une étude de l'École polytechnique de Montréal indique qu'annuellement, 30 décès et 530 blessés se produisent au Québec dans des accidents liés aux angles morts et impliquant un véhicule lourd et un véhicule léger.Par ailleurs, le gouvernement étudie actuellement deux types de récompenses pour les conducteurs de camions capables de faire la preuve qu'ils ont un excellent dossier de sécurité au volant.Ces avantages pourraient être des rabais sur le prix de l'immatriculation ou de l'assurance, ou encore des facilités opérationnelles comme échapper aux barrages routiers pour la pesée.Une signalisation spéciale sera mise en place sur les endroits considérés comme dangereux pour les véhicules lourds.Le ministère a identifié un endroit où beaucoup de renversements de camions se produisent dans la région de Montréal, soit une bretelle donnant accès à l'autoroute 20 à partir de l'autoroute 13.Enfin, le nombre d'écoles de conduite pour routiers apparaît insuffisant.Il n'y en a que deux publiques, à Charlesbourg et Saint-Jérome.On envisage d'en créer d'autres.L'examen pratique auquel sont soumis les conducteurs sera renforcé et la correction en sera rendue plus sévère.LIA LÉVESQUE Presse Canadienne La Cour d'appel du Québec a maintenu le verdict d'acquittement prononcé contre l'ancienne présidente de la CEQ Lorraine Pagé, concernant le vol d'une paire de gants.Les juges Michel Proulx, Marc Beauregard et André Forget ont rendu leur décision en moins d'une heure, après que le procureur du ministère public, Me Gaétan Plouffe, eut présenté ses arguments.Me Magali Lepage, qui représentait Mme Pagé, n'a même pas eu à replaider la cause de sa cliente.La Cour d'appel a estimé que le juge de première instance, qui avait déclaré Mme Pagé coupable, avait erré en ne tenant pas suffisamment compte « de tous les éléments favorables » à Mme Pagé, ce qu'il aurait dû faire et ce que le juge de deuxième instance, qui l'avait acquittée, avait eu raison de faire.Le juge Proulx a cité quelques-uns des éléments qui auraient dû militer en faveur de Mme Pagé, comme son explication spontanée lorsqu'elle avait été surprise par un agent de sécurité du magasin La Baie ; comme le fait que si elle semblait pressée, c'est parce qu'elle disposait de peu de temps pour magasiner ; et comme le fait que si elle regardait de gauche à droite, c'était parce qu'elle cherchait un vendeur pour l'aider, ne trouvant pas la bonne pointure de gants.L'ancienne présidente de la Centrale de l'enseignement du Québec, aujourd'hui directrice des communications de la même centrale syndicale, était absente lors de son appel, hier avant-midi.Mme Pagé s'était fait intercepter par un agent de sécurité du magasin La Baie de la Place Versailles, dans l'est de Montréal, avec une paire de gants dans son sac.Mme Pagé avait plaidé la distraction et n'avait pu expliquer comment les gants s'étaient retrouvés dans son sac.L'incident était survenu le 10 décembre 1998, au coeur de la période de magasinage du temps des Fêtes.En première instance, le 30 avril 1999, devant la Cour municipale, Mme Pagé avait été reconnue coupable par le juge Denis Boisvert.En deuxième instance, devant la Cour supérieure, le juge Réjean Paul l'avait acquittée, la faisant bénéficier du doute raisonnable.Cette fois, la Cour d'appel a maintenu le verdict d'acquittement.DERNIÈRE CHANCE! L'EMBARGO AMÉRICAIN SUR LES TAPIS PERSANS EST LEVÉ Depuis la levée de l'embargo commercial américain, la plupart des tapis persans sont expédiés sur le marché des États-Unis.Nous voulons offrir à nos clients l'occasion d'acheter leurs tapis pendant cette vente spéciale, avant que les prix des tapis soient multipliés par quatre ou même cinq.Nous avons tous les genres de tapis, Qum en soie, Tabriz laine et soie, Heriz, Isfahan, Kashan, Mashad, etc., dans toutes les dimensions, jusqu'à 16' x 12' et des tapis de passage jusqu'à 22' de longueur.TOUS NOS TAPIS VONT DE 100$ À 2 200$ Premiers arrivés, premiers servis Samedi 17 juin 2000 \u2014 13 h à 19 h Dimanche 18 juin 2000 \u2014 11 h à 18 h Hôtel Ruby Foo's 7655, boul.Décarie Montréal (Québec) (514) 731-7701 CHÈQUE Winners Auctioneers 5LP0601A0616 A6 VENDREDI 5LP0601A0616 ZALLCALL 67 00:34:35 06/16/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 JUIN 2000 Île de Montréal L'EXPRESS DU MATIN La tour de la FTQ dépasserait de 16 mètres la limite permise MARIE-CLAUDE GIRARD Le projet de tour à bureaux de 30 millions que la Fédération des travailleurs du Québec souhaite construire à côté de son siège social du boulevard Crémazie dépasse de seize mètres et de deux étages la limite permise au plan d'urbanisme.Le nouvel immeuble, qui serait situé entre les rues Basile-Routhier et Lajeunesse, déroge également au plan d'urbanisme quant à l'alignement des constructions, le nombre d'espaces de stationnement et certaines normes d'aménagement des quais de chargement.Il fera donc l'objet d'une consultation publique et sera examiné par la Commission de développement urbain au cours de l'été.L'édifice actuel de la FTQ compte 16 étages.Selon le projet soumis, le nouveau bâtiment en aurait 14, plutôt que les 12 permis.Recouverte de verre et de pierre grise dite « de Montréal », la tour incorporera le bâtiment de la caisse populaire Crémazie.Du côté sud, l'édifice fera face au boulevard Métropolitain.Côté nord, il sera adjacent à un secteur résidentiel de faible densité, composé principalement de duplex et de cottages.La réglementation autorise de 77 à 154 unités de stationnement, alors que le projet en propose 187 : une quinzaine sur le terrain et 173 au sous-sol.Le gérant de projet et administrateur du complexe FTQ, Réjean Leclerc, explique que la centrale a préféré demander une dérogation au règlement d'urbanisme pour réaliser un bâtiment plus effilé qui occupe moins de terrain.Chaque étage comptera près de 1000 mètres carrés, moins que ce que permettait le règlement d'urbanisme.Le terrain visé est d'une superficie totale de 2441 mètres carrés.Quant aux espaces de stationnement additionnels, M.Leclerc souligne qu'on préfère en demander pour ne pas en manquer.Une étude d'ensoleillement démontre qu'à l'équinoxe, le 21 mars, la tour portera ombrage du côté est de la rue Basile-Routhier entre midi et 14 heures.Au solstice d'été, le 22 juin, le projet assombrirait une portion est de bâtiments de la rue Lajeunesse.Selon M.Leclerc, les deux étages additionnels causeront à peine plus d'ombrage que si on s'en tenait à 12 étages.Selon une étude des impacts éoliens, le nouvel immeuble n'aurait pas d'impact majeur sur le régime des vents dans le quartier.Une étude sur la circulation est en cours au Service des travaux publics et de l'environnement.Le projet prévoit aussi la démolition d'un cottage voisin, rue Basile- Routhier.Joint hier par La Presse, le propriétaire, Gilles Richelieu, a indiqué qu'il a vendu sa maison cet hiver à la FTQ.S'il estime avoir obtenu un bon prix, il a tout de même du mal à trouver une maison comparable, surtout dans le même secteur.Installé depuis quinze ans, il n'avait pas l'intention de vendre avant que la FTQ ne propose d'ériger une tour à côté de chez lui.D'après M.Leclerc, les principales inquiétudes sont liées à la circulation et à l'accès aux commerces pendant la période des travaux.Ainsi, il a été convenu que les travailleurs pourront stationner leurs voitures sur les terrains de l'église Saint-Alphonse, de l'autre côté du Métropolitain.La FTQ espère commencer les travaux à l'automne pour prendre possession du bâtiment au début de l'année 2002.Les citoyens qui souhaitent émettre des commentaires sur le projet sont invités à transmettre leurs commentaires écrits au service du greffe au plus tard le 28 juillet.Le projet sera examiné ultérieurement par la Commission du développement urbain.Gates donne 240 000 $ aux bibliothèques n La fondation Bill et Melinda Gates accorde 240 000 $ au service de la culture de la Ville de Montréal pour l'achat de 25 postes Internet destinés à 16 bibliothèques montréalaises.Le don permettra aussi d'installer 11 ordinateurs et des équipements périphériques dans la salle de formation de la Bibliothèque de Montréal.La Ville paiera les frais d'installation (60 400 $).La ministre de la Culture, Agnès Maltais, avait annoncé en avril que 548 bibliothèques québécoises en milieu défavorisé allaient se partager 8 millions provenant de la fondation du grand patron de Microsoft.Le comité exécutif de Montréal a accepté hier le don de la fondation, qui ne servira pas à acheter des livres, mais uniquement à brancher les bibliothèques au réseau Internet.Pont Galipeault n Des travaux se dérouleront en fin de semaine au pont Galipeault sur l'autoroute 20.Ces travaux de réfection de structure nécessiteront la fermeture de la voie de gauche en direction est, ainsi que la fermeture complète de la rue Sainte-Anne située sous le pont.Ces fermetures auront lieu aujourd'hui à compter de 9h jusqu'à lundi matin.La voie de droite demeurera disponible à la circulation.Les usagers de la rue Sainte-Anne à Sainte-Anne-de-Bellevue pourront emprunter le chemin de détour suivant : la rue de l'Église, le boulevard Saint-Pierre et la rue du Collège.La STCUM renforce son service n La STCUM renforcera son service dans le métro à l'occasion des feux d'artifice, demain, en ajoutant des trains sur les lignes 1-verte, 2-orange et 4-jaune.Comme cette activité génère un important achalandage dans le métro, les vélos y seront interdits à compter de 18h.En surface, le service s'ajustera à la situation et sera quelque peu modifié.Plusieurs lignes d'autobus circulant au sud de la rue Sherbrooke (entre Papineau et Frontenac) rouleront inévitablement au ralenti.De 20h à 23h30, le parcours de la ligne 10-De Lorimier prendra fin à l'intersection De Lorimier/De Maisonneuve, alors que celui des lignes 34-Sainte-Catherine et 94-Iberville se terminera à la station de métro Frontenac.Le service sera interrompu sur la ligne 169-Îles-Ronde, à compter de 19h50, pour reprendre une fois l'événement terminé, soit vers 23h30.Les véhicules de la ligne 168-Cité-du-Havre n'auront pas accès à la Cité-du-Havre entre 22h30 et 23h30.Recrutement à la CSN n À l'issue d'un deuxième tour de scrutin supervisé par le bureau du commissaire général du travail, les 1775 salariés des centres jeunesse de Montréal ont voté pour adhérer à la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN.Ce faisant, ces agents de relations humaines, éducateurs, techniciens en assistance sociale, travailleurs sociaux, psychologues, psychoéducateurs, etc., ont voté en faveur du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres jeunesse de Montréal (CSN).Pour la FSSS, qui regroupait déjà 1250 de ces travailleuses et travailleurs, il s'agit d'un gain de 525 nouveaux membres.Lors de la dernière période de changement d'allégeance syndicale dans le secteur public en 1997, le Syndicat des centres jeunesse de Montréal (CSN) avait déposé une requête en accréditation pour représenter tous ces salariés.Le vote de mercredi vient donc confirmer la volonté de ces travailleurs de se regrouper au sein d'un seul syndicat.Baignade estivale n Beau temps, mauvais temps, la Ville de Montréal inaugure aujourd'hui, à compter de 11h30, sa saison de baignade estivale en ouvrant la plupart de ses 20 piscines extérieures, ses 75 pataugeoires et 26 piscines intérieures.Les piscines extérieures sont ouvertes sept jours sur sept, de 11h30 à 19h et même plus si le beau temps et la chaleur sont au rendez-vous.Les pataugeoires sont ouvertes jusqu'à 16h30 et peuvent aussi ouvrir plus tôt ou fermer plus tard.La baignade est gratuite dans les piscines extérieures, sauf les week-ends où le coût d'entrée est de 2,75 $ (1 $ pour les enfants de 3 à 17 ans, 2 $ pour les 55 ans et plus).PHOTO PATRICK SANFAÇON, La Presse © Le président et fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, en compagnie du peintre Jean-Paul Ganem, sur le terrain du Jardin des capteurs.Des fleurs sur les rebuts de la carrière GABRIEL BÉLAND Six semaines après la fermeture du dépotoir, les premières fleurs ont été plantées hier en vue de la fresque horticole qui prendra forme dans l'ancienne carrière Miron.Les 300 camions d'ordures ménagères qui affluaient quotidiennement sur les lieux depuis 1968, au grand dam des résidants du quartier Saint-Michel, seront remplacés par des amateurs d'horticulture venant voir le Jardin des capteurs.Le maire de Montréal, Pierre Bourque, s'est félicité de ce que désormais Montréal soit un véritable « modèle » en matière de reconversion de lieux d'enfouissement.Le projet, unique en son genre au Québec, a réuni M.Bourque, le président et fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, et le peintre français, Jean-Paul Ganem, concepteur du jardin, l'espace d'une plantation protocolaire de pétunias.Plus de 40 000 pétunias rouges, roses, orange, violets et blancs seront plantés d'ici peu.On prévoit que les plants seront en fleurs dès la mi-juillet et qu'ils atteindront leur apogée à la mi-août.Cet ensemble multicolore formera 14 cercles, dont les centres seront occupés par autant de capteurs de biogaz, d'où le nom de l'oeuvre.Le jardin étant destiné à une vue aérienne, un promontoire sera construit à proximité.Rappelons que les vols vers l'Europe passent au-dessus de cet endroit, ce qui permettra au voyageur attentif de se rincer l'oeil.Le Cirque du Soleil et la Corporation Saint- Laurent/Grands Lacs, un organisme communautaire faisant la promotion du Jour de la Terre au Québec, ont organisé le Jardin des capteurs, conçu à l'origine par le PARI Saint- Michel.Cet organisme oeuvre pour un meilleur aménagement du quartier Saint-Michel, et avait mené une lutte pour la cessation des activités d'enfouissement à l'ancienne carrière Miron.C'est le 1er mai que la Ville de Montréal a décrété la fin de l'enfouissement des matières organiques dans le Complexe environnemental Saint-Michel.Les résidants du quartier avaient fait connaître leur opposition au dépotoir dès les premières livraisons de déchets, il y a plus de trente ans.Il est minuit moins une pour les opposants à l'agrandissement du Métro Chèvrefils PASCALE BRETON Manifestation, distribution de tracts et appel au boycottage, c'est dans un dernier regain d'énergie qu'un petit groupe de citoyens du Plateau Mont-Royal s'oppose avec vigueur au projet d'agrandissement de l'épicerie Métro Chèvrefils.Mais il est minuit moins une.En avril, la Commission de développement urbain (CDU) a recommandé l'adoption du projet qui a depuis été approuvé par le conseil municipal de Montréal.La famille Chèvrefils a obtenu toute les approbations requises, mais elle doit faire face au mécontentement de certains citoyens, particulièrement ceux qui résident aux abords du commerce et qui craignent de voir leur quartier dénaturé par la construction d'une épicerie plus vaste à l'angle de la rue Brébeuf et de l'avenue Laurier.« Nous voulons faire des pressions et miner l'image de marque de M.Chèvrefils pour le forcer à s'asseoir et réviser son projet », confie une des opposantes, Marie- France Lalande.Ce soir, les manifestants vont distribuer 8000 tracts dans le Plateau, et demain, ils organisent une manifestation devant l'épicerie de l'avenue Laurier pour protester contre la perte de logements à prix raisonnable et la diminution de la qualité de vie dans le secteur du parc Laurier.Un appel au boycottage du commerce est aussi lancé pour jeudi prochain.« Il n'y aura aucun recul, nous avons les consentements requis.Nous attendons le permis pour construire et les travaux débuteront dès le mois d'août, probablement avant », répond fermement le directeur général de l'épicerie, Guy Chèvrefils.Le projet d'agrandissement mijote depuis 1996 et M.Chèvrefils affirme qu'il est essentiel pour répondre aux besoins des clients de ce commerce établi depuis 1936.« Nous avons fait beaucoup de démarches depuis un an pour adapter notre projet, mais les mécontents le seront toujours », ajoute-til.Avec l'investissement de 6,5 millions, l'épicerie verra sa superficie passer de 7500 à 16 800 pieds carrés.Au-dessus du commerce, 21 logements seront construits, en plus de 16 espaces de stationnement souterrains qui coûteront près d'un demi-million.Dans l'avenue Laurier et la rue Brébeuf, cinq bâtiments seront démolis, ce qui provoque la disparition de 11 logements.François Lemay, agent de communication au service de Développement économique et urbain de la Ville de Montréal, croit qu'il y a peu de chance que les opposants obtiennent gain de cause.« Il n'y a plus aucun recours, à moins que la famille Chèvrefils décide ellemême de changer le projet.Elle devra alors repasser par le même processus de décision », expliquet- il.Depuis leur témoignage devant la CDU, les opposants s'étaient peu fait entendre.Ils ont mis au point leur stratégie lors d'une rencontre qui a réuni un peu plus de 80 personnes mercredi soir.Selon les organisateurs, les participants résident autant dans les logements directement touchés par les travaux d'agrandissement que dans les rues environnantes.Le chef d'opposition à l'hôtel de ville et chef du RCM, Michel Prescott, pense que les citoyens ont plus souvent penché en faveur du projet que le contraire.« Les avis étaient partagés, mais il y avait davantage de pour que de contre, dit-il.Je ne crois pas qu'il y ait beaucoup d'éléments pour faire reculer le projet.» 5LP0701A0616 a7 vendredi 5LP0701A0616 ZALLCALL 67 00:39:21 06/16/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 JUIN 2000 A 7 Actualités Dix familles francophones réclament en Cour l'accès libre à l'école anglaise ALEXANDRE SIROIS Dix familles francophones ont mis le gouvernement québécois au banc des accusés, hier, pour que leurs enfants aient le droit de se retrouver sur les bancs d'écoles anglaises.Provenant des quatre coins du Québec et représentés par l'avocat fétiche d'Alliance Québec, Brent Tyler, les parents francophones contestent devant la Cour supérieure certaines dispositions de la Loi 101, qui empêchent leurs enfants d'être instruits en anglais.« Mes clients aimeraient avoir des enfants bilingues, c'est aussi simple que ça, a affirmé hier M.Tyler, en conférence de presse, sur l'heure du midi.Et ils ont démontré, avec leurs témoignages, que le système scolaire francophone ne rencontre pas leurs attentes.Loin de là ! » C'est que dans la matinée, l'avocat a fait venir dix parents à la barre des témoins.Ils ont pour la plupart affirmé que la fréquentation d'une école anglaise était le seul moyen pour leurs enfants d'apprendre à s'exprimer correctement en anglais.« Je ne crois pas qu'on peut s'ouvrir à toutes les possibilités si on n'est pas capable de s'exprimer dans les deux langues », a dit Gilles Maltais, commerçant de La Baie, au Saguenay.M.Maltais tient mordicus à ce que ses deux jumeaux de sept ans et demi, Charles et Charlie, puissent être éduqués en anglais.De nombreux parents ont admis leur frustration devant le tribunal.Rachel Guay, une enseignante d'Anjou s'est même dit « dégoûtée face au gouvernement qui se dit démocratique ».D'autres, comme le dentiste René Giguère, de Waterloo en Estrie, ont critiqué les cours d'anglais offerts dans les écoles primaires françaises, qui ne débutent qu'en quatrième année.Plus tard, M.Giguère a même déclaré que si cette formation était meilleure, il ne serait pas en cour actuellement.La charte contre la Loi 101 Pour s'en prendre à la Loi 101, l'avocat des parents, au cours des six prochains jours d'audiences, s'appuiera sur la Charte des droits et libertés du Québec.Le fait que les parents francophones doivent absolument avoir étudié en anglais pour que leurs enfants aient droit au même traitement est discriminatoire, selon lui, en vertu notamment de l'article 12 de la charte.« La charte québécoise dit tout simplement qu'on ne peut pas, par un acte discriminatoire, exclure un individu, un être humain, d'un service public.Et ça m'apparaît évident que l'instruction en anglais est un service public », a déclaré Me Tyler.L'avocat va demander au juge de rendre son jugement « nonobstant appel ».Si ce dernier donne raison aux parents, il pourra ainsi ordonner que leurs enfants puissent fréquenter une école anglaise en septembre.Invité à préciser l'impact d'une victoire, M.Tyler a expliqué, en conférence de presse, « que tous les parents francophones citoyens du Canada (pourraient) choisir la langue d'instruction de leurs enfants ».En cour, le gouvernement du Québec a tenté de contredire les allégations de M.Tyler.Le procureur Benoît Belleau a invité Marc Termote à témoigner devant le tribunal hier après-midi.Ce professeur de démographie à l'Université de Montréal, qui terminera son témoignage ce matin, s'est évertué à démontrer, statistiques à l'appui, que le français demeure vulnérable au Québec.« Il y a, encore aujourd'hui, une forte capacité d'attraction » de l'anglais, a-t-il affirmé.PHOTO PC Des policiers neutralisent l'une des 18 personnes arrêtées, hier, lors d'une manifestation qui a tourné à la violence, à Queen's Park.Des manifestants effrénés affrontent la police anti-émeute à Toronto Des journées pédagogiques qui n'en sont pas Presse Canadienne TORONTO Les matraques bien hautes, les agents de la police antiémeute de Toronto ont dû éviter les pierres, les bombes de peinture et les cocktails Molotov, hier, alors que plus de 1000 manifestants s'en sont pris à l'édifice de l'Assemblée législative de l'Ontario, lors d'une démonstration de désobéissance civile.Au moins 18 personnes ont été arrêtées, 15 agents et six manifestants ont été blessés durant cette violente confrontation d'une heure, qui a débuté lorsqu'une coalition de militants contre la pauvreté, des partisans syndicaux et des sansabri ont demandé à rencontrer le premier ministre de l'Ontario, Mike Harris.Les protestataires ont réussi à faire tomber les clôtures de métal qui avaient été installées devant les portes verrouillées de l'édifice de la législature.Un cocktail Molotov enflammé a alors atterri dans l'escalier, provoquant la réplique de l'escouade antiémeute.Les événements qui ont suivi, aux dires de tous, étaient une démonstration de force sans précédent, alors que la police a utilisé du poivre de Cayenne et la matraque pour repousser les manifestants.Ceux-ci ont lancé vers les policiers tout ce qu'ils ont pu trouver \u2014 des pancartes, de la poussière et des morceaux arrachés au trottoir.La police repoussait tout manifestant qui refusait de céder le passage.Les organisateurs de cette manifestation voulaient dénoncer ce qu'ils qualifient d'attaques contre les pauvres de la province faites par le gouvernement conservateur et ses compressions budgétaires dans les programmes sociaux.Les manifestants désiraient également dénoncer le manque de logements à prix abordables et les lois visant les sans-abri.Le premier ministre Harris n'était pas à l'Assemblée législative au moment des événements, mais il a affirmé hier soir être déçu par ce qui s'est produit.« Ce groupe voulait vraisemblablement faire parvenir un message à moi et à notre gouvernement.J'ai entendu ce message.Vous n'avez pas besoin de recourir à la violence pour me faire comprendre ce message », a commenté M.Harris.Par le passé, il a souvent louangé ses politiques en matière d'aide sociale, dont le programme de travail pour les assistés sociaux en échange de prestations, estimant qu'elles ont permis de réduire le nombre de personnes vivant de l'aide sociale en ramenant certaines d'entre elles sur le marché du travail.Le gouvernement ontarien soutient également que ses prestations d'aide sociale, même après une réduction de 22 pour cent en 1995, sont plus élevées que celles des autres provinces.Mike Harris a ajouté qu'il avait l'appui de plusieurs personnes dans la province et que les protestations violentes d'hier ne changeront pas les orientations du gouvernement.« Je suis du côté de la vaste majorité des Ontariens qui veulent le travail en échange des prestations, qui veulent des chances de réussite pour tout le monde et qui veulent un programme politique pour aider les gens à se relever », a-t-il dit.Les députés qui ont quitté la période de questions à l'assemblée pour observer l'affrontement affichaient un air sombre devant le terrain jonché de débris de Queen's Park, où se trouve l'assemblée législative.MARC THIBODEAU Les journées pédagogiques, initialement prévues pour parfaire la formation des enseignants, sont trop rarement utilisées à cette fin.C'est l'avis du Comité d'orientation de la formation du personnel enseignant (COFPE), qui recommandera au ministre de l'Éducation, François Legault, de consacrer un nombre plus important de ces journées à la formation continue dans un avis devant être déposé à l'automne.Le constat de la COFPE s'inspire notamment d'une étude publiée l'année dernière par le département des sciences de l'éducation de l'Université du Québec à Trois-Rivières.Basée sur un sondage, l'étude révélait que quatre des 17 journées pédagogiques relevées en moyenne en 1994-1995 par les enseignants de niveau primaire avaient été utilisées à des fins de formation.Au secondaire, trois des 15 journées pédagogiques étaient utilisés de pareille façon.Francine Schoeb, présidente de la COPFE, juge que le nombre de journées réservées à la formation « est nettement insuffisant ».Les journées pédagogiques, ditelle, sont trop souvent utilisées à d'autres fins, notamment pour pallier les journées perdues en raison de tempêtes.« On décide de mettre en place des journées pédagogiques parce que la formation est jugée importante et ça devient tout à coup aléatoire en raison de la température.Ce n'est pas logique », note Mme Schoeb.Les journées pédagogiques, notamment à cause de la diminution du personnel de support dans les écoles, servent aussi fréquemment à la réalisation de tâches administratives, dit-elle.La nécessité de mettre davantage l'accent sur la formation à l'intérieur de ces périodes paraît d'autant plus importante que le réseau s'engage dans une vaste réforme du curriculum, rappelle Mme Schoeb.Son avis est partagé par la Commission des programmes d'études, chargée de revoir le contenu des programmes de la réforme.Dans un récent avis, l'organisme consultatif recommandait de « restaurer le sens des journées pédagogiques ».La présidente de la Commission, Jeanne-Paule Berger, estime que la réforme constitue un véritable « changement de paradigme » pour le réseau de l'éducation.La formation du personnel, et l'utilisation des journées pédagogiques, prend dans un tel contexte une importance toute particulière.« On ne peut pas se dire que l'on va donner cinq jours de formation à l'enseignant et qu'on n'en parlera plus par la suite comme on le faisait il y a 20 ans lorsqu'on changeait le contenu des programmes.Il faut que la formation devienne une préoccupation constante », plaide Mme Berger.L'Alliance canadienne se déchire sur ses membres québécois Presse Canadienne OTTAWA La bisbille fait rage chez les candidats à la direction de l'Alliance canadienne au sujet du succès que Tom Long affirme obtenir auprès des Québécois, certains des organisateurs de M.Long accusant même leurs rivaux d'intolérance à l'endroit des Québécois.Les tensions ont éclaté au grand jour, hier, après que M.Long \u2014 un ancien organisateur conservateur de l'Ontario \u2014 eut annoncé avoir recueilli l'énorme chiffre de 2800 signatures de cartes de membre dans la région de Gaspé, qui est actuellement représentée par un député du Bloc québécois.Ce chiffre a été ouvertement remis en question par les partisans des adversaires de Tom Long, certains d'entre eux n'hésitant pas à parler de membres achetés.L'entourage québécois de M.Long affirme être injustement traité par la haute direction de l'Alliance et se demandent s'ils demeureront dans un parti qui, disent-ils, montre une hostilité ouverte à l'endroit des Québécois.Frédéric Loiselle considère ainsi qu'il est malheureux que des gens dans l'Alliance aient choisi de suggérer qu'il y ait toujours quelque chose de suspect à propos du recrutement au Québec.L'organisateur estime que l'Alliance veut le Québec, mais dit ne pas être certain qu'elle veuille les Québécois.Pierre Miquelon, le conseiller en communications de Tom Long pour le Québec, estime quant à lui que les partisans de Preston Manning sont furieux de constater qu'un rival recueille aussi rapidement des appuis.Il a aussi laissé entendre que les détails du support de l'Alliance dans la région de Gaspé avaient été coulés aux médias par une direction de l'Alliance restée fidèle à Preston Manning. 5LP0801A0616 A8 VENDREDI 5LP0801A0616 ZALLCALL 67 00:39:58 06/16/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 JUIN 2000 Actualités Sainte-Justine a besoin de 10,6 millions de plus JEAN-FRANÇOIS BÉGIN La loi interdisant les déficits dans les hôpitaux pourrait entraîner la fermeture du quart des salles d'opération de l'hôpital Sainte-Justine et ralentir considérablement les programmes de greffe de foie et de moelle osseuse de l'établissement.Ce sont là quelques-uns des scénarios catastrophes présentés hier en conférence de presse par les médecins de Sainte-Justine, au lendemain de l'adoption par le conseil d'administration de l'hôpital d'un budget de 170 millions où figure un manque à gagner de 10,6 millions.Les cliniciens sont « très inquiets », a dit la présidente du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP) de l'hôpital, le Dr Patricia Garel.« En l'absence des moyens financiers nécessaires, nous ne pourrons pas maintenir l'accessiblité et la qualité des services ultraspécialisés en périnatalité, en pédiatrie et en chirurgie », a-telle déclaré.Si Québec ne reconnaît pas les besoins additionnels de Sainte-Justine, deux des huit salles d'opération présentement ouvertes pourraient être fermées, ce qui ferait rapidement grimper de 2900 à 3600 le nombre d'enfants en attente de chirurgie, a dit le Dr Salam Yasbeck, chef du service de chirurgie générale.On devrait également réduire le nombre de lits à l'unité de soins intensifs des nouveau-nés, fermer plusieurs unités d'hospitalisation en pédiatrie \u2014 et ainsi augmenter les risques de contagion \u2014 et faire moins de greffes de foie et de moelle osseuse.« C'est le seul programme de greffe hépatique dans tout l'Est du Canada, a rappelé le directeur du programme, le Dr Fernando Alvarez, qui a comparé la greffe du foie à une police d'assurance.« N'importe quel enfant au Québec peut avoir une hépatite fulminante demain et avoir besoin d'une greffe en deux ou trois jours, a-t-il dit.Est-ce qu'on veut continuer à avoir ce type d'assurance ?C'est la société qui doit répondre.» Jusqu'ici, clament les médecins, une gestion financière serrée et des « acrobaties organisationnelles » ont permis de préserver l'excellence des services à la population.Mais le « point de rupture » sera atteint si Québec n'accorde pas les 10,6 millions supplémentaires réclamés par l'hôpital, dit le Dr Garel.« Les 10,6 millions, c'est une demande minimale.On ne peut pas baisser cette demande de 10 $.» De plus, des médecins pourraient quitter Sainte-Justine vers des cieux plus roses, prévient-elle.« S'ils n'ont plus les moyens de pratiquer la médecine pour laquelle ils ont été formés et se battent depuis des années, probablement que certains seront obligés de quitter.» La loi antidéficit doit être adoptée aujourd'hui à Québec.Elle prévoit des mesures pouvant aller jusqu'à la tutelle pour les établissements déficitaires.Le mois dernier, la ministre de la Santé, Pauline Marois, avait averti les hôpitaux que seules des situations « exceptionnelles » pourraient justifier un hôpital de dépasser son enveloppe budgétaire.La porte-parole de la ministre, Nicole Bastien, s'est bornée hier à indiquer que les rencontres se poursuivent entre les représentants du ministère et de Sainte-Justine, comme c'est le cas avec les autres établissements déficitaires.Dans la région de Montréal, le déficit annoncé par les hôpitaux s'élève à 131,5 millions, dont 75 millions sont « solidement documentés », dit-on à la régie régionale de la santé.Il s'agit de frais attribuables à la hausse du prix des médicaments et des fournitures médicales, à l'accroissement de la clientèle et à une indexation des budgets qui ne tient pas compte de tous les coûts des nouvelles conventions collectives.Selon le directeur des finances, René Rouleau, « l'argumentaire de fond pour les demandes de Sainte-Justine est bon ».C'est le désastre aux urgences Les consommateurs mangent plus de poulet mais boivent moins de lait JEAN-FRANÇOIS BÉGIN La situation des urgences montréalaises était rien de moins que désastreuse, hier : taux d'occupation de 189 %, 73 patients alités depuis plus de 48 heures et jusqu'à 106 patients cordés sur des civières à l'hôpital du Sacré-Coeur ! Les choses étaient aussi particulièrement corsées à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, où 87 patients étaient couchés sur des civières, hier matin, dont 20 depuis plus de deux jours.Rien de surprenant : mercredi, pas moins de 231 personnes se sont présentées aux urgences de cet hôpital de l'est de Montréal, dont 40 en ambulance.« C'est des journées d'hiver, a soupiré la porte-parole de l'hôpital, Suzie-Jacynthe Gravel.L'été, on est censé être largement en dessous des 200 patients par jour.» La saison estivale s'annonce donc particulièrement pénible et on a peine à imaginer ce qui se produira si la fréquentation des 17 urgences de l'île de Montréal ne diminue pas.Surtout qu'à peine le quart des 1225 lits qui seront fermés au plus fort de la période des vacances le sont déjà.La régie régionale de la santé de Montréal-Centre a prévu l'achat de 91 places dans des centres de réadaptation et de 81 autres dans des centres d'hébergement pour accélérer la sortie des patients hospitalisés dans les hôpitaux de courte durée et ainsi faire de la place aux patients des urgences.Mais la mesure, qui coûtera trois millions, n'aidera pas beaucoup Maisonneuve-Rosemont : à peine sept de ces lits lui ont été attribués.« C'est quand même sept lits qu'on n'aurait pas autrement, mais avec la fréquentation hivernale qu'on connaît, ça risque d'être insuffisant », a dit Mme Gravel.L'hôpital, dont 65 des 725 lits sont présentement fermés, invite les gens qui le peuvent à se rendre dans d'autres établissements de santé.« S'il y a moins de pression du côté des patients ambulants, on pourra affecter plus d'infirmières aux patients sur civières », a expliqué Mme Gravel.La situation était identique à Sacré-Coeur, où la pointe de 106 patients constituait sans doute un record, selon la porte-parole de l'hôpital, Sylvie Doré.En matinée, 22 malades avaient franchi le cap des 48 heures d'attente.L'engorgement affectait les urgences de plusieurs autres hôpitaux, dont Verdun, Notre- Dame (CHUM), Fleury, l'Hôpital général du Lakeshore et Santa Cabrini.STÉPHANIE BÉRUBÉ Les Canadiens mangent plus de poulet et boivent moins de lait.Statistique Canada dévoilait hier quelques chiffres concernant les habitudes alimentaires des Canadiens en 1999, année qui clôturait la décennie.On en a donc profité pour voir ce qui avait changé dans les assiettes des Canadiens durant ces dix années.De bonnes et de moins bonnes nouvelles.Durant la dernière décennie, la volaille a gagné en popularité dans le coeur des gourmets canadiens, elle a même dépassé le boeuf en terme de nombre de kilos de viande consommés au pays.Si en 1990 il mangeait 28 kg de volaille, le Canadien moyen en a mangé 33 kg l'année dernière contre 31kg de boeuf et la même quantité de porc.Pourquoi ?« La viande rouge a très mauvaise réputation », explique Natalie Lacombe, diététiste.Selon elle, dix ans, c'est très court pour évaluer les tendances en alimentation d'une société.Ce que l'on peut toutefois affirmer sans trop se tromper, c'est que les campagnes contre la viande auront porté leurs fruits.Un fait que la diététiste admet autant qu'elle déplore.Selon elle, les groupes de pression offrent des campagnes-chocs contre lesquelles les professionnels de la santé ont bien peu d'armes.La preuve : dans les années 90, la consommation d'oeufs a chuté à son plus bas niveau.« Si on est en bonne santé, que l'on n'a pas de problème particulier, il n'y a aucune raison de se limiter à deux ou trois oeufs par semaine », explique la diététiste qui affirme qu'il y a toujours beaucoup de travail à faire pour redorer l'image de l'oeuf.La promotion d'une saine alimentation durant les dernières années aura tout de même eu du bon : les Canadiens ont troqué leur verre de lait entier pour du lait moins gras.Par contre, ils en boivent moins.Les chiffres révélés hier nous apprennent que le lait subit une baisse de popularité : environ huit litres de moins par année, par Canadien.« C'est dommage qu'on délaisse le plaisir de boire du lait, qui est une excellente source de calcium », commente Louise Lamoureux, présidente de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec, D'après Statistique Canada, le vieillissement de la population pourrait en partie expliquer cette baisse, les enfants étant de plus grands consommateurs de lait.La grande variété de boissons disponibles sur le marché serait aussi responsable de la diminution de la consommation du lait.On aurait plutôt tendance à siroter des boissons gazeuses : en moyenne, le consommateur canadien en a bu 117 litres l'année dernière.C'est 17 litres de plus qu'en 1990.Si l'on considère que chaque canette de boisson gazeuse régulière contient approximativement dix cuillerées à thé de sucre, c'est annuellement environ 2394 grammes de sucre supplémentaire, pour chaque Canadien.Mince consolation à cette baisse de consommation du lait : les gens mangent plus de fromage.Natalie Lacombe pense toutefois qu'il s'agit d'un choix gastronomique plutôt que d'une préoccupation de la part des consommateurs qui chercheraient à balancer leurs apports en calcium.Un autre aliment gagne en popularité : le riz.On en consommerait 60 % de plus qu'il y a dix ans.Selon Louise Lamoureux, si les gens d'ici connaissaient le riz depuis longtemps, la proximité de cultures nouvelles, et de cuisines nouvelles, aurait convaincu les Canadiens d'adopter cette céréale au quotidien.« Les gens sont prêts à essayer des recettes d'origines différentes », dit Mme Lamoureux, qui souligne par ailleurs que les nouvelles émissions de télévision où les chefs innovent et font la promotion de nouveaux ingrédients ont certainement contribué à l'augmentation de la consommation du riz.Même chose pour la grande variété de livres de recettes qui sont désormais disponibles en français.Toutefois, Natalie Lacombe note que les statisticiens n'ont pas fait la différence entre le riz basmati et le riz instant qui n'ont pourtant pas du tout la même valeur nutritive.Consommation annuelle, par Canadien, de certains aliments Source: Statistique Canada - PC Données de 1995 ALIMENTS Poulet (kg) Lait (litres) Fromage (kg) Crème (litres) Boissons gazeuses (litres) Riz (kg) Oeufs (douzaine) Beurre (kg) Viande rouge (kg) 28,1 95,4 11,0 5,2 4,9 14,4 3,3 64,3 33,2 87,5 11,9 6,3 8,0 15,0 2,8 62,3 Hochelaga-Maisonneuve sera enfin doté de services de pédopsychiatrie LILIANNE LACROIX Laissés pratiquement orphelins pendant près de huit ans, le quartier Hochelaga- Maisonneuve et ses enfants disposeront enfin, à compter de septembre, de services réguliers en pédopsychiatrie, la régie régionale ayant décidé, devant les pressions et après avoir laissé la situation se dégrader pendant des années, de débloquer les sommes nécessaires.Au total, 3,2 postes à temps plein ont été créés pour une équipe de pédopsychiatrie (travailleur social, psychologue ou infirmière), dont 1,7 poste proviendra de la subvention de la régie et 1,5 des ressources même de l'hôpital Maisonneuve- Rosemont, chargé de fournir les services.Trois psychiatres, les Drs Lageix (qui oeuvrait à Douglas et à Rivière- des-Prairies) et Di Nicola et le chef de la psychiatrie, le Dr Roger-Michel Poirier, se partageront la tâche de l'évaluation et du suivi médical.Dans Hochelaga-Maisonneuve, la satisfaction de recevoir enfin les services auxquels ont normalement droit tous les quartiers est teintée d'un peu d'inquiétude.C'est à travers les branches que les écoles ont appris la nouvelle.C'est aussi par dame Rumeur que le Dr Gilles Julien, pédiatre social, a appris l'arrivée d'une équipe dans le quartier.« Non seulement on n'a pas été consultés, mais on n'a même pas été informés, déclare Sylvain Gagnon, directeur de l'école Saint-Nom-de-Jésus.Pour avoir travaillé dans d'autres quartiers défavorisés, je peux vous dire que la dynamique dans Hochelaga est très différente et souvent plus lourde.Il ne suffira pas d'ouvrir une clinique dans le quartier et d'inviter les gens à y aller, pour que ça fonctionne, il faudra être très présent sur le terrain.Tant qu'on ne sait pas exactement de quelle façon ces gens-là vont fonctionner, c'est difficile d'évaluer l'impact de leur arrivée.» À Maisonneuve-Rosemont, le chef de la psychiatrie, le Dr Poirier, n'y va pas par quatre chemins : « On cherche des locaux dans le quartier, idéalement juxtaposés au CLSC.Avec les budgets disponibles, il ne sera pas possible d'offrir une équipe volante, même s'il va de soi que les intervenants de l'équipe iront parfois dans les familles.» Faisant allusion à la déclaration d'un de ses collègues qui dénonçait la situation intenable dans Hochelaga (« Ça n'a aucun sens d'être en Cadillac à Rosemont et à pied dans Hochelaga-Maisonneuve »), le Dr Poirier ne veut pas soulever de faux espoirs : « On ne passera pas de la passe d'autobus à la Bentley.Il faut que cela soit clair.» Selon lui, la méthode qui sera mise en place pourrait d'ailleurs s'avérer plus efficace.« Tout faire à la place des gens n'est pas nécessairement thérapeutique et peut entretenir la passivité, dit-il.Nous allons faire une partie du chemin, mais il leur faudra faire l'autre, c'est clair.On ne nourrira pas les gens à la cuiller (on ne fera pas du babyfeeding).» Visiblement, M.Gagnon préférerait un peu plus d'implication.« La formule standard référence-coup de téléphone ne convient pas ici.C'est vraiment de la médecine sociale dont on a besoin, très présente sur le terrain, à l'école, dans les familles, etc.Quand il y a de grosses problématiques familiales, ce n'est pas vrai qu'une visite chez le psy va tout régler ! » Selon le Dr Poirier, les intervenants du CLSC et l'équipe du Dr Julien continueront de faire ce travail de première ligne essentiel tandis que l'équipe spécialisée pourra leur fournir un soutien pour les cas les plus lourds.Tirage du 2000-06-14 Tirage du 2000-06-14 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 768 152,60 $ 5/6+ 3 176 815,20 $ 5/6 184 2 306,30 $ 4/6 12 453 65,30 $ 3/6 224 248 10,00 $ Ventes totales: 12 841 745 $ Prochain gros lot (appr.): 5 000 000 $ Numéro complémentaire: 47 Numéro complémentaire: 22 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 0 50 000,00 $ 5/6 16 500,00 $ 4/6 1 236 50,00 $ 3/6 21 117 5,00 $ Ventes totales: 527 191,00 $ TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du 2000-06-15 Tirage du 2000-06-15 Tirage du 2000-06-14 Tirage du 2000-06-15 NUMÉRO: 998210 NUMÉRO: 139459 5LP0901A0616 A9 VENDREDI 5LP0901A0616 ZALLCALL 67 00:34:11 06/16/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 JUIN 2000 A 9 Vote dans la construction : la FTQ obtient la majorité et la CSN perd des plumes CLAUDE-V.MARSOLAIS Le vote d'allégeance syndicale dans l'industrie de la construction, qui s'est tenu du 8 au 10 juin, a confirmé la domination du Conseil conjoint de la construction, né de la fusion de la FTQConstruction et du Conseil provincial des métiers de la construction, qui a décroché la majorité des voix avec 72,07 %.La seule surprise de taille, c'est que la CSN a perdu des plumes et est maintenant dépassée par la CSD dans ce secteur.Cette dernière représente maintenant 13,1 % des membres contre 11,7 % pour la CSN, soit une perte de près de deux points de pourcentage.Le syndicat québécois de la construction, une organisation indépendante, fait aussi des gains, passant de 1,9 % à 2,9 % des syndiqués.Bien que l'on compte 103 000 travailleurs dans la construction, seuls ceux qui étaient titulaires d'un certificat de compétence ou qui avaient travaillé au moins 300 heures entre le 1er mars 1999 et le 28 février 2000, soit 78 000, avaient le droit de vote.De ce nombre 5282 ont participé au scrutin.En général, ceux qui ne participent pas au scrutin sont présumés être fidèles à leur ancienne allégeance syndicale.Interrogé sur la perte de membres, André Paquin, président de la CSN-Construction, a dit qu'il ne pouvait pas donner de réponse précise.« Nous allons faire le bilan des résultats la semaine prochaine et à notre congrès de l'automne », a-t-il dit, manifestant par ailleurs sa satisfaction que la CSN représente toujours 30 % des membres dans le secteur industriel.La CSN avait surtout fait campagne sous le thème de la pluralité syndicale dans la construction en mettant en évidence les dangers du monopole de représentation, brandissant le spectre de la violence sur les chantiers comme dans les années 1970.La CSD qui avait fait campagne sur les services dispensés à bas coût à ses membres a eu, semble-til, la meilleure stratégie.« Nous donnons un excellent service en région et nous nous faisons un devoir d'être proches de nos gens », a expliqué Michel Fournier, vice-président de la CSD.Même situation pour le Syndicat québécois de la construction qui a fait des gains dans les régions de Montréal, de la Mauricie et des Cantons de l'Est, selon Sylvain Gendron.Pour sa part, le représentant du Conseil conjoint de la construction (FTQ), Jean Lavallée, s'est dit très satisfait des résultats puisque son organisation est majoritaire dans les 35 métiers de cette industrie.Négocier seul Le directeur général du groupe de la FTQ, Jocelyn Dupuis, a lancé un vibrant plaidoyer pour l'unité des travailleurs de la construction dans une seule unité.Selon lui, c'est la seule façon d'obtenir des gains.Contrairement à la dernière ronde de négociations où la FTQConstruction et le Conseil provincial des métiers de la construction (international) avaient invité la CSD à participer aux négociations, cette fois le CCC entend mener seul la barque comme le lui permet la loi.Ces négociations doivent débuter l'automne prochain afin de renouveler la convention collective qui se termine le 30 avril 2001.Michel Fournier, de la CSD, a révélé que le Conseil conjoint avait déjà invité son organisation à fusionner, mais que les membres de la CSD avaient rejeté cette hypothèse lors d'un référendum.Même s'ils ne sont pas présents à la table des négociations, les groupes minoritaires doivent être consultés par le groupe majoritaire afin d'établir leurs demandes particulières.Par ailleurs, le président-directeur général de la Commission de la construction du Québec, André Ménard, a confirmé que l'industrie connaissait une pénurie de maind'oeuvre dans certains métiers spécialisés.« Habituellement nos écoles de métier forment 2000 diplômés par an qui trouvent immédiatement des débouchés sur le marché du travail.Or, l'an passé, en plus des 2000 diplômés, nous avons dû accepter 2000 autres travailleurs sans diplôme afin de combler les besoins.Ces derniers sont acceptés à la condition qu'ils s'engagent à obtenir une formation de 150 heures », explique M.Ménard.Le prochain défi qui guette l'industrie de la construction concerne le jugement prochain et appréhendé de la Cour suprême relativement à la constitutionnalité de la Loi québécoise régissant l'industrie de la construction.« Si la cour donne raison aux travailleurs ontariens, la situation risque de dégénérer sur les chantiers », prévoit Jocelyn Dupuis.Suspension de l'interrogatoire dans le dossier des pigistes LIA LÉVESQUE Presse Canadienne L'interrogatoire au préalable a été suspendu, hier midi, dans le dossier de la requête pour faire autoriser un recours collectif des journalistes pigistes contre plusieurs médias écrits du Québec, concernant leurs droits d'auteur.L'Association des journalistes indépendants du Québec souhaite obtenir l'autorisation d'intenter un recours collectif contre 13 journaux, hebdomadaires ou magazines et le diffuseur d'information électronique Cédrom- SNI pour violation des droits d'auteur des journalistes-pigistes.Les requérants ont recensé 15 000 articles, rédigés par des pigistes depuis 1992.Ils réclament 2000 $ pour chacun, alléguant qu'ils n'avaient pas autorisé la revente ou la reproduction en format informatique, d'où le recours collectif au montant de 30 millions.Les parties en sont présentement au stade de l'interrogatoire au préalable, qui sert à mieux connaître la preuve et circonscrire la cause.Cet interrogatoire se déroule sans la présence du juge.La séance a été suspendue après quatre journées \u2014 deux en mars et deux cette semaine \u2014 à la fin de l'interrogatoire par l'avocat de Cédrom-SNI, Me Jean-François Buffoni, du témoin André Bélanger, qui agit à titre de représentant du recours collectif.M.Bélanger est un ancien journaliste-pigiste qui a collaboré à plusieurs quotidiens, magazines et hebdomadaires et qui a développé une expertise sur les questions reliées à l'Internet.L'interrogatoire de M.Bélanger se poursuivra à une date qui reste à être fixée.Ce sera au tour de l'avocat du quotidien Le Devoir d'interroger M.Bélanger.Éventuellement aussi, un juge devra trancher les nombreuses objections qui ont été formulées tout au long de cet interrogatoire.Ces objections avaient généralement trait au dévoilement du nom d'autres journalistes pigistes ou de gens qui auraient, par exemple, participé à des assemblées de l'Association des journalistes indépendants du Québec.Les avocats de M.Bélanger, Me Marie Pepin et Me Normand Tamaro, ont systématiquement refusé que des noms de pigistes soient dévoilés, alors qu'ils ignorent encore si le recours collectif sera autorisé, afin de les protéger contre toute forme de représailles économiques.D'ici la poursuite de ces procédures aussi, M.Bélanger et l'AJIQ devront remplir une série d'engagements qu'ils ont pris durant l'interrogatoire préalable, comme le fait de fournir plusieurs documents ou articles ou données factuelles sur lesquels ils se sont basés pour alléguer certains faits de leur requête.Les médias intimés sont Cédrom-SNI, La Presse, Le Devoir, Le Soleil, Le Droit, Le Quotidien, Le Progrès-Dimanche, Le Nouvelliste, Journal Voir, PME, Journal Les Affaires, Commerce, Affaires Plus et L'Actualité.Entente sur la taille des classes d'handicapés La Fédération des syndicats de l'enseignement a annoncé hier par voie de communiqué qu'elle s'est finalement entendue avec le ministère de l'Éducation pour éviter toute augmentation de la taille des classes d'élèves handicapés à la rentrée scolaire.La convention collective signée en décembre dernier avec le gouvernement prévoyait des hausses de ratios pour plusieurs « catégories » d'élèves handicapés, au grand dam des enseignants, qui avaient demandé la mise sur pied d'un comité conjoint pour corriger la situation.AUR CASA GRECQUE (DEPUIS 1980) APPORTEZ VOTRE VIN GRILLADES ET FRUITS DE MER FESTIVAL DU 1295$ HOMARD à partir de Les homards sont arrivés chez Casa Grecque Venez en déguster! (Tous les jours pour un temps limité) ACCOMPAGNÉS DE NOTRE SALADE MAISON OU SALADE CÉSAR RIZ, POMMES DE TERRE MAISON, CITRON ET SAUCE À L'AIL.MAINTENANT 25 RESTAURANTS POUR MIEUX VOUS SERVIR MONTR AL Sherbrooke .(514) 842-6098 MONTR AL Cadillac (514) 899-5373 LASALLE (514) 364-0494 DOLLARD-DES-ORMEAUX (514) 626-6626 CHOMEDEY, LAVAL (450) 663-1031 SAINTE-TH RéSE (450) 979-4619 SAINT-J R ME (450) 431-7660 REPENTIGNY (450) 654-4978 BOUCHERVILLE (450) 449-2249 LONGUEUIL (450) 646-2228 BROSSARD (450) 443-0323 SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU.(450) 359-4066 GRANBY (450) 777-7250 SHERBROOKE (819) 565-5000 DRUMMONDVILLE (819) 474-1222 VICTORIAVILLE (819) 751-0002 TROIS-RIVIéRES (819) 693-2421 SHAWINIGAN (819) 539-6233 QU BEC (Beauport) (418) 661-2002 QU BEC (Sainte-Foy) (418) 656-6151 QU BEC (Vanier) (418) 527-1210 CHICOUTIMI (418) 549-5499 GATINEAU (819) 246-8300 HULL (819) 595-8300 AYLMER (819) 685-0600 5LP1001A0616 5LP1001A0616 ZALLCALL 67 00:37:34 06/16/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 JUIN 2000 Pierre Bruneau et Michel Jasmin pour contrer Gilles Proulx Comment TVA a-t-il décidé de répliquer à l'arrivée de Gilles Proulx à TQS le midi la saison prochaine ?En remettant Pierre Bruneau à l'antenne et en ramenant un revenant, Michel Jasmin.Pierre Bruneau, qui se réjouissait de ne plus faire le TVA du midi cet automne puisqu'on a doublé son temps d'antenne à l'heure du souper pour contrer Jean-Luc Mongrain, refera le bulletin du midi.Hier, il souriait à la conférence de presse et rigolait même : « Ma retraite aura été de très courte durée ! » Ajoutant que de toute façon, il entre tous les jours à 9h au bureau.La stratégie contre Gilles Proulx qui commencera son Grand Journal à midi est de faire débuter les nouvelles à 11h45 à TVA.Avec un tandem : Pierre Bruneau sera à Montréal, Pierre Jobin, qui fait avec succès le 18 heures à la station TVA de Québec, sera à Québec en duplex.L'émission durera jusqu'à midi et demie.M.Jobin a avoué hier qu'il a envie de se faire connaître à l'extérieur de Québec.Alors arrivera Michel Jasmin dans une émission quotidienne d'une heure.Au programme, entrevues de gens surtout dans le showbiz.Souvent en duplex comme Larry King à CNN.Le public pourra poser des questions au téléphone, comme chez Larry King.Entrevues longues, pas pressées par le temps.Si on invite un politicien, il faudra qu'il ait des choses plus intéressantes à dire que les cassettes habituelles.M.Proulx à TQS aura sa dernière demi-heure à faire, puisque Michel Jasmin sera en ondes à 12h30.TVA explique que c'est Michel Jasmin qui a attiré le plus d'auditoire lorsqu'il a été remplaçant au Poing J l'automne dernier.Michel Jasmin a connu ses plus grandes heures de gloire à TVA dans les années 80 alors qu'il animait le talk-show le plus populaire des ondes, attirant deux millions de spectateurs tous les soirs en plein prime time.L'émission a duré sept ans.C'est lui qui a présenté pour la première fois à la télé, le 19 juin 1981, une jeune inconnue avec une voix extraordinaire.C'était Céline Dion.La divine viendra-t-elle le remercier de ce coup de pouce qui a lancé sa carrière à sa nouvelle émission, intitulée provisoirement Jasmin en liberté ?Michel Jasmin avoue qu'il adorerait ça, mais ajoute qu'elle ne lui doit rien.« Si ce n'avait pas été moi, ç'aurait été un autre.» Depuis son départ de TVA, Michel Jasmin n'a jamais connu autant de succès.Il a produit et animé une émission de variétés à Télé- Québec.Puis des émissions à TQS, à la radio de Hull, et finalement au canal Vox, l'ancien canal communautaire de Vid é o t r o n o ù plein d'anciennes vedettes comme Pierre Marcotte continuent d'exercer leur métier.A Vox, il fait une émission sur les 50 ans et plus.On le voit aussi annoncer à la télé une maison de retraite.Il entend continuer cette publicité pour un de ses amis.Mais Michel Jasmin n'a jamais cessé d'être un interviewer de qualité, avec 32 ans de métier dans le corps.Depuis quelques années, il publie des entrevues dans le Lundi et il entend continuer, quoique moins fréquemment.Philippe Lapointe, vice-président à la programmation à TVA, jure toutefois que les entrevues à la télé ne seront pas là pour ploguer celles dans le Lundi, qui appartient, comme chacun sait, à TVA.Et il fait tout l'été le Salut Bonjour ! du week-end depuis Québec.Il arrêtera le 13 août, jour de son anniversaire.TQS commence sa programmation du midi avec Gilles Proulx le 21 août.TVA aussi.L'émission de Michel Jasmin proviendra de Québec, pour faire plaisir au CRTC qui oblige TVA à produire 21 heures par semaine dans la capitale.M.Jasmin, qui a déjà travaillé deux ans à Québec, ne se plaint pas de déménager.Il gardera toutefois sa résidence à l'Iledes- Soeurs.TÉLÉVISION Louise Cousineau Dans Some Like it Hot, Marilyn Monroe partageait la vedette avec Tony Curtis (à gauche) et Jack Lemmon (derrière).Les Américains aiment bien les travestis.Les films les plus drôles : Certains l'aiment chaud et Tootsie Michel Jasmin Associated Press LOS ANGELES Les hommes déguisés en femmes font rire aux États-Unis, ou du moins dans l'industrie cinématographique : les films Certains l'aiment chaud et Tootsie viennent d'être désignés comme les plus drôles de l'histoire du cinéma américain par l'American Film Institute.Mardi, lors d'une soirée retransmise par CBS, le premier choix des 1800 acteurs, réalisateurs, patrons de studio, critiques et autres à qui avait été demandé de dresser une liste des 100 films les plus drôles parmi 500 productions, ont classé en tête Certains l'aiment chaud, un classique signé Billy Wilder réalisé en 1959 avec en vedette Jack Lemmon, Tony Curtis et Marilyn Monroe.Lemmon et Curtis jouent des rôles de musiciens déguisés en femmes tentant de se fondre à un groupe de femmes pour échapper à des criminels.Tootsie de Sydney Pollack, le deuxième choix de l'Institut, est l'histoire d'un comédien (Dustin Hoffman) qui trouve le succès en se faisant passer pour une femme.Parmi les autres films les plus drôles, on retrouve, dans l'ordre : Dr.Folamour de Stanley Kubrick, Annie Hall de Woody Allen, Soupe au canard des Marx Brothers, Le Shérif est en prison de Mel Brooks, M.A.S.H.de Robert Altman, New York-Miami de Frank Capra, Le Lauréat de Mike Nichols et Y a-t-il un pilote dans l'avion ?de Jim Abraham, David et Jerry Zucker.Mel Brooks a particulièrement eu du succès auprès des membres de l'Institut ; deux autres de ses films, Les Producteurs et Frankenstein Junior ont obtenu les onzième et treizième places.C'est Woody Allen qui a été le plus encensé pour ses oeuvres : outre Annie Hall qui est arrivé en quatrième position, Manhattan (46e), Prends l'oseille et tire-toi (66e), Bananas (69e) et Sleeper (80e) ont obtenu une place dans la liste.Quatre autres films de Billy Wilder, en plus de Certains l'aiment chaud, font partie de ce nouveau palmarès.Même chose pour les Marx Brothers.Quant à Charlie Chaplin, quatre de ses films ont été retenus.La Ruée vers l'or, arrivé 25e, a obtenu la meilleure mention.Quatre films de George Cukor et Preston Sturges ont aussi été retenus par les gens de l'industrie.Le film muet qui a eu le plus de succès est Le Mécano de la générale de Buster Keaton qui est 18e.Mrs.Doubtfire et Victor/Victoria, deux autres films mettant en vedette des acteurs travestis, apparaissent en 67e et 76e positions.Le film le plus récent, qui a réussi à obtenir les faveurs de l'Institut américain du film, est There's something about Mary des frères Farrelly, réalisé en 1998 et classé 27e.Seulement quatre autres films produits dans les années 90 ont été primés.C'est la décennie 1980 qui a semble-t-il produit le plus de films drôles, avec entre autres Un Poisson nommé Wanda (21e), Quand Harry rencontre Sally (23e) et Ghostbusters (28e).C'est la troisième fois que l'American Film Institute produit une liste de ce genre.L'an dernier, les 50 plus importantes personnalités du cinéma américain ont été répertoriées.Humphrey Bogart et Katharine Hepburn figuraient en haut de la liste.En 1998, l'Institut avait demandé à ses membres de choisir les 100 meilleurs films ; Citizen Kane d'Orson Wells avait été le premier choix de l'industrie.Pierre Bruneau EN PRIMEUR CETTE SEMAINE BEYOND THE MAT Film américain (1999) de Barry W.Blaustein.Scénario : B.W.Blaustein.Images : Michael Grady.Montage : Jeff Werner.Musique : Nathan Barr.102 min.- V.O.: Centre Eaton n Documentaire.Avouant lui-même un plaisir coupable à regarder des matchs de lutte professionnelle, Barry W.Blaustein a décidé d'examiner les rouages de cette industrie qui génère des millions de dollars à chaque année.Le cinéaste rencontre les bonzes des différentes fédérations professionnelles, puis certains lutteurs, dont le légendaire Terry Funk, qui renonce à se retirer malgré de sérieuses blessures, Mick « Mankind » Foley, une bête féroce sur le ring mais un père doux et attentionné hors des projecteurs, et finalement Jake « The Snake » Roberts, qui a compromis son avenir et celui de sa famille à cause de ses problèmes de drogue.DES GARS, DES FILLES (Boys and Girls) Film américain (2000) de Robert Iscove.Scénario : The Drews.Images : Ralf Bode.Montage : Casey O Rohrs.Musique : Stewart Copeland.Avec Freddie Prinze Jr., Claire Forlani, Jason Biggs, Amanda Detmer, Alyson Hannigan, Heather Donahue.95 min.- V.O.: Colisée Kirkland, Laval, Cavendish, Côtedes- Neiges, Faubourg, Place Lasalle, Lacordaire, Des Sources, Mega-Plex Spheretech - V.F.Q.: Versailles, Place Lasalle, Quartier latin, Terrebonne, Ste-Thérèse, Mega-Plex Pont-Viau, Mega-Plex Taschereau, Mega-Plex Centre Jacques- Cartier n Comédie sentimentale.Ryan et Jennifer font connaissance à l'âge de douze ans à bord d'un avion et tout de suite, une franche antipathie naît entre eux.Lorsque leurs chemins se croisent de nouveau à l'adolescence, ils se détestent toujours autant.Mais à l'université, les choses changent.Le crispé Ryan et la fougueuse Jennifer constatent alors que leurs différences les rapprochent plus qu'ils ne le pensent, ce qui se traduit par le début d'une belle amitié.Or, Hunter, le compagnon de chambre de Ryan, et Amy, la copine de Jennifer, contribuent à transformer cette amitié en une relation amoureuse.GRASS Film canadien (1999) de Ron Mann.Scénario : Solomon Vesta.Montage : Robert Kennedy.Musique : Guido Luciani.79 min.- V.O.: Cinéma Du Parc n Documentaire.À partir d'une impressionnante quantité de films d'archives, ce documentaire retrace l'histoire du combat que le gouvernement américain mène depuis cinquante ans pour empêcher la possession et la consommation de la marijuana.Après d'anciens messages expliquant que le « pot » peut rendre fou, meurtrier ou obsédé sexuel, le film s'attarde à la période des années 1960, le « Flower Power », la guerre du Viet- Nam et les mouvements populaires de décriminalisation de ladite herbe, pour revenir enfin sur les récentes années Reagan, qui ont vu une recrudescence de la guerre aux drogues.SHAFT Film américain (2000) de John Singleton.Scénario : Richard Price, J.Singleton, Shane Salerno, d'après le roman d'Ernest Tidyman.Images : Donald E.Thorin.Montage : John Bloom, Antonia Van Drimmelen.Musique : David Arnold, Isaac Hayes.Avec Samuel L.Jackson, Vanessa Williams, Geoffrey Wright, Christian Bale, Toni Collette, Richard Roundtree.98 min.- V.O.: Carrefour Angrignon, Colisée Kirkland, Greenfield Park, Laval, Paramount, Famous Pointe-Claire, Côte-des-Neiges, Lacordaire, Mega- Plex Spheretech - V.F.Q.: Carrefour Angrignon, Greenfield Park, Laval, Parisien, Versailles, Terrebonne, Ste-Thérèse, Mega-Plex Centre Jacques-Cartier n Drame policier.À New York, le détective afro-américain John Shaft arrête l'étudiant universitaire Walter Wade, suspecté d'avoir commis un meurtre raciste.Relâché grâce à la caution versée par son riche et influent paternel, Wade s'enfuit en Suisse.À son retour deux ans plus tard, Shaft l'appréhende à nouveau, mais il est encore libéré sous caution.Le détective indigné en vient à quitter la police et se promet d'avoir la peau de Wade.Peu après, ce dernier s'acoquine avec le trafiquant de drogue Peoples Hernandez, un autre ennemi de Shaft, pour retrouver et éliminer la serveuse Diane Palmieri, qui a été témoin du meurtre.TITAN - APRÈS LA TERRE (Titan - A.E.) Film américain (2000) de Don Bluth et Gary Goldman.Scénario : Ben Edlund, John August, Joss Whedon.Musique : Graeme Revell.Voix (version originale) : Matt Damon, Bill Pullman, John Leguizamo, Nathan Lane, Janeane Garofalo, Drew Barrymore.95 min.- V.O.: Colisée Kirkland, Paramount, Cavendish, Côte-des-Neiges, Place Lasalle, Lacordaire, Des Sources, Mega-Plex Spheretech, Mega-Plex Taschereau - V.F.Q.: Place Lasalle, Quartier latin, Paradis, Langelier, Terrebonne, Ste-Thérèse, Mega-Plex Pont-Viau, Mega-Plex Taschereau, Mega-Plex Centre Jacques-Cartier n Dessins animés.En l'an 3028, la Terre est réduite en cendres par les Drej, des extraterrestres qui entendent dominer la galaxie.Quinze ans plus tard, les rares humains ayant survécu sont devenus des citoyens de seconde zone.Cale, le fils impétueux d'un ingénieur porté disparu après la funeste attaque, est recruté par le capitaine Korso et sa copilote Akima afin de retrouver le légendaire vaisseau spatial Titan, qui recèlerait les ressources nécessaires pour créer une nouvelle planète à l'image de la Terre.Mais les Drej mettent tout en oeuvre pour localiser cet engin avant eux afin de le détruire.SOURCE : MÉDIAFILM FILL140 5LP1101A0616 a 11 (vendredi) ARTS 5LP1101A0616 ZALLCALL 67 00:39:51 06/16/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 JUIN 2000 A 11 EN BREF Le bal le plus cher de l'année Sexe hors caserne, jugement et calendrier n Un pompier new-yorkais a fait sourciller sa hiérarchie en jouant dans le feuilleton Sex and the City.Dans l'épisode diffusé le 4 juin, le personnage de Michael Lombardi, 38 ans, a une brève mais torride aventure avec celui interprété par Kim Cattrall.« Le service est à réévaluer sa politique de collaborations extérieures, pour s'assurer que les pompiers et officiers fassent preuve de jugement quand ils acceptent des engagements », a affirmé le commissaire Thomas von Essen.Le syndicat a promis pour sa part de « défendre vigoureusement » Lombardi, pompier depuis 12 ans, si jamais l'employeur s'avise de le sanctionner.Les charmes des soldats du feu sont en fait déjà exploités par le service des incendies, qui publie un calendrier intitulé Firehouse Hunks et qui montrait justement Lombardi dans son édition de 1999.L'hebdomadaire People aussi avait décerné, en 1998, un titre de beauté au héros de cette histoire.AOL encourage la confection de menus n Le fournisseur de services Internet America Online a conclu une entente de trois ans avec la société Ti Vo Inc pour mettre au point des systèmes devant aider l'abonné à établir un menu télévisuel à son goût.AOL, par ailleurs associé au groupe Time Warner, compte investir 200 millions $ US dans Ti Vo.EN VADROUILLE Francine Grimaldi collaboration spéciale La crise d'Oka demeure un conflit important dans l'histoire du Qué bec et pour en marquer le 10e anniversaire (le 11 juillet 2000), Me John Ciaccia a décidé de raconter les événements d'Oka, tels qu'il les a vécus de l'intérieur, jour après jour, en tant que ministre des Affaires internationales et ministre délégué aux Affaires autochtones.Une bombe ?Avec le recul, à l'aide de ses carnets de notes et des révélations a posteriori qui lui ont été faites, Me Ciaccia livre un rapport qu'il juge objectif, après sept ans de réflexion et de questionnement, dans son ouvrage de 336 pages intitulé La Crise d'Oka, miroir de notre âme que Leméac éditeur lancera le 10 juillet, en terrain neutre soit au coeur de la Petite-Italie, à la Trattoria dai Baffoni ! Le livre sortira simultanément en anglais : Oka Crisis \u2014 The Mirror of the Soul avec la même photo de la pinède d'Oka en page couverture.Il faut s'attendre à un gros lancement, en présence de 500 ou 600 invités dont plusieurs journalistes de l'Ouest canadien.n n n Les seules personnes qui ne se plaignaient pas du froid qui persiste à Montréal sont les invités venus du Nunavik participer au 10e Festival de Présence autochtone ! L'événement, qui se poursuit jusqu'à l'arrivée officielle de l'été le 21 juin, s'est fait une place du Nunavik au soleil pour le week-end, au square Berri.Il sera sûrement très amusant de voir des cuisiniers, comme Daniel Pinard et Philippe Métayer, faire du pain bannique avec une vieille Inuite, sous la tente à 14 h 30 aujourd'hui.Beau temps, mauvais temps, le défilé des peuples autochtones descendra la rue Saint-Denis demain, à partir de la rue Sherbrooke dès 13 h.n n n Jean-Claude Lord va rouler sur L'Or de Val-d'Or ! Il va réaliser une nouvelle télésérie de dix heures, produite par Rock Demers et Pierre Gendron.Le scénario de L'Or a été écrit par Michèle Allen, d'après une idée originale d'André Petrowski (père de notre camarade Nathalie, elle-même scénariste de son autobio Maman Last Call que va réaliser Denise Filiatrault avec Sophie Lorain et Patrick Huard !).La série sera tournée du 3 juillet à la fin octobre à Montréal, à Val-d'Or, à Vancouver et à Shanghai.Jean- Claude Lord a choisi Marina Orsini comme vedette féminine.Pas étonnant.Elle aura pour amant un homme d'affaires de Vancouver déjà marié à une Chinoise, d'où la nécessité d'aller tourner à Vancouver et Shanghai.La distribution des rôles est en cours, j'y reviendrai.n n n Comme les revues musicales ont beaucoup de succès au cabaret du Casino, Danse Sing ne sera pas la dernière et les productions Phaneuf sont déjà à la recherche de chanteurs et de musiciens-chanteurs pour la prochaine revue qui prendra l'affiche au Cabaret à partir de novembre.Il s'agit d'une revue axée sur les succès anglais et américains des années 60.Des auditions se tiendront en juillet.Les artistes intéressés n'ont qu'à faire parvenir leur C.V.avec une bande sonore ou vidéo de cinq chansons en anglais, au plus tard le 26 juin, aux Productions Phaneuf/ projet Casino, 482, rue Sainte-Hélène, Longueuil, J4K 3R2.n n n Le comédien Normand D'Amour ne s'est pas fait prier pour accepter d'être le porte-parole du Musée ferroviaire canadien de Saint- Constant et pour une excellente raison : son père et son grand-père ont été cheminots toute leur vie et son père est maintenant bénévole au musée.Il y aura un événement inusité au Musée ferroviaire demain, de 18h à 1h du matin : un concert ferroviaire, orchestré par Jean-François Laporte, dans le cadre de la deuxième Folle Nuit des musées de la Montérégie.Une oeuvre musicale pour moteurs, sifflets, cloches de locomotives et démarreur à air comprimé ! Le compositeur a dû s'amuser comme un petit fou car il a pu composer avec la collection de 140 véhicules du musée.Ensuite, les visiteurs pourront participer à un jeu de meurtre et mystère, faire une visite guidée nocturne du musée, s'asseoir dans le vieux tramway- observatoire, jadis surnommé « le p'tit char en or » ou faire une balade romantique dans le train de jardin.n n n Vroum ! Vroum ! Vroum ! Je vais donner dans le jet-set ce soir.Je suis invitée au bal du Grand Prix au Windsor.Le bal le plus cher de l'année : 600 $ par personne.Malheureusement, Jacques Villeneuve n'y assistera pas (comme l'an dernier) mais plusieurs pilotes de Formule 1 ont confirmé leur présence, dont Eddie Irvine, Jarno Trulli, Mika Hakkinen et H.H.Frentzen.Des artistes, comme Martin Petit, France D'Amour, Daniel Pilon, ainsi que Jean-Luc Brassard relèveront le défi d'autos tamponneuses avec de vrais pilotes avant le dîner.Un dîner très animé, entrecoupé de numéros du Cirque du Soleil et d'encans au profit du réseau Enfants Retour.On pourra finalement se dégourdir les jambes avec le Boogie Wonder Band en fin de soirée.Tout un programme.France D'Amour Marina Orsini Téléspectateurs Émission Réseau Jour Heure (en milliers) 1 4 et demi R-C Lundi 20:00 1829 2 Juste pour rire R-C Lundi 21:00 1216 3 Km/h TVA Mardi 20:30 1042 4 Virginie R-C Moy.5 19:00 994 5 Un gars une fille R-C Moy.5 19:30 983 6 Histoires de filles TVA Mardi 20:00 890 7 TVA édition 18h00 TVA Moy.5 18:00 874 8 La poule aux oeufs d'or TVA Mercredi 19:00 860 9 Ciné dimanche TVA Dimanche 20:30 740 10 Arcand TVA Mercredi 19:30 731 11 Dodo déco TVA Mardi 19:00 729 12 TVA édition réseau TVA Moy.5 22:00 728 13 TVA édition 18h00 TVA Sam-Dim 18:00 712 14 Le bonheur est dans la télé TVA Mardi 19:30 705 15 Décès de Maurice Richard R-C Samedi 21:00 690 16 Eliminatoire de hockey 19 R-C Samedi 19:10 682 17 Lobby TVA Mardi 21:00 675 18 Ciné-romance TVA Mercredi 20:00 617 19 Piment fort TVA Moy.5 18:30 615 20 Eliminatoire de hockey 18 R-C Jeudi 20:00 599 21 Vendredi c'est Julie TVA Jeudi 20:00 588 22 Décès de Maurice Richard 2 R-C Samedi 19:55 586 23 Histoire vraie TVA Vendredi 20:00 585 24 Jardin d'aujour'hui R-C Vendredi 19:30 579 25 Bec et museau TVA Lundi 19:30 570 26 Ciné-extra TVA Samedi 18:30 564 27 Le téléjournal R-C Samedi 22:15 554 27 L'émeute Maurice Richard 1 TVA Dimanche 19:30 554 29 Nikita TVA Jeudi 21:00 547 30 Eliminatoire de hockey 18 R-C Mardi 19:00 545 Ces données couvrent la semaine du XX au XX.Moy.5: Moyenne des cinq jours.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 26 54 RC TVA TQ TQS CTV PBS CÂBLE CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Ce soir Tam Tam / Steve Hill C'est juste une farce C'est ma tournée / Luce Dufault Zone libre Le Téléjournal/Le Point Sport Cinéma (23:18) Le TVA Tôt ou Tard / J.Théodore Claire Lamarche / Attention! vos gestes vous trahissent Cinéma / FEMME BATTUE (5) avec Maria Pitillo, Adam Storke Le TVA Tôt ou Tard / M.Mpambara Sports / Lot.(23:20) Cinéma / BODY.(4) Le Monde merveilleux de Disney Branché Les Francstireurs Ciel! Mon Pinard / Excursion à Milan Cinéma / COCKTAIL MOLOTOV (4) avec Elise Caron, Philippe Lebas Cinéma / AU NOM DU COQ (5) avec Pierre Santini, Pierre Hoden (22:41) Grand Journal (17:00) Flash Partis pour l'été Métier Policier Cinéma / LES FANTASMES DE KATHY (5) avec Harley Jane Kozak, Elizabeth Mc Govern Le Grand Journal Flash Sexe et Confidences Pulse Access H.Kids Say.Power Play Basketball / Finale de la NBA: Lakers - Pacers CTV News News Wheel of.Jeopardy Newswatch Sharks of the Golden Triangle Michael Flatley: Feet of Flames Comics! The National / CBC News Nat.Update News News ABC News Judge Judy Frasier Sabrina.Boy Meets Making the Band 20/20 Friday News Night.(23:35) News CBS News E.T.Kids Say.Candid.Rock'n Roll Forever Nash Bridges Late (23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Dateline NBC Basketball / Finale de la NBA: Lakers - Pacers News Newshour Bus.Report Vermont.Washington Wall Street M.Russell Cinéma / BOOMERANG (3) avec D.Andrews Masterpiece Theatre BBC News Nightly Bus.Newshour 1900 House / Time Machine Mystery! An Unsuitable Job.I, Claudius BBC News Charlie Rose L.A.Law Law & Order Biography / George VI Poirot Investigative Reports Law & Order Brian Setzer: Jazz Festival Videos StarTV Scanning.Achievers Cinéma / TRUE STORIES (4) avec John Goodman Beggars and Choosers Contact Animal - Survivre Gr.Énigmes Riches et.Des crimes./ Terrorisme Biographies / Romain Gary Les Procès chocs Agents très spéciaux Informe Semanal (Nouvelles) Rete Italia.Téléroman italien / Felicità.Solomusica Casa d'Italia Comédie.Téléritmo (Rythmes latins) Football Inde Le Monde des affaires Educational Psychology Imagine .d'histoire Inventeurs.Savoir.placement .immobilier La Civilisation grecque How'd they do that?@discovery.ca Wild Discovery / Creature.Expedition Discovery Discovery's Canada @discovery.ca Prêt à partir Vidéo Guide Plans d'eau Escapades.Lonely Planet Golfs du.Le Sport.Prêt à partir Mentors Gargoyles So Weird Dark?Cinéma / THREE FUGITIVES (4) avec N.Nolte Cinéma / GIDGET (5) avec Sandra Dee, James Darren (21:40) .(23:15) News Radio Drew Carey 3rd Rock.Beyond Belief: Fact or Fiction Greed Charmed Change of.Star Trek Global News Nat.News .the Band E.T.Sliders 20/20 Headline .(23:10) Histoire des États-Unis L'Histoire à la une Histoire ancienne Cinéma / MISSION ESPIONNAGE (4) avec John Shea, Eli Wallach Capitales.It Seems.The Way.Archaeology Hist.Bites It Seems.Crimes Cinéma / SHARPE'S REGIMENT avec S.Bean, D.O'Malley The Final Day / M.Monroe Good Dog Pet Project TV Guide TV It's a Living .Families .Homes Extra Shiver TV Guide TV For Dinner?Eros Chic Planète The Tube Ed Sullivan Pop up.Musicographie: Tom Petty Grands Événements:.Tom Petty Duo Benezra Musicographie: Tom Petty Top5.com Clip Hip Hop Décompte Musique Plus Bouge Le Cimetière BBC News Bus.News Newsworld Reports Life & Times The National Hot Type On the Arts Newsworld Reports Euronews Cap.Actions Le Monde ce soir Les OGM Journal RDI Partis.Branché Canada auj.Canada auj.Canada auj.Golf (17:00) Sports 30 Tout sur le Grand Prix.Golf PGA / Omnium des États-Unis - 2e ronde Sports 30 Mag La Lutte Fou de toi Voilà! 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Cité Mag À la une Uh Oh! Sailor Moon Power Puff.Daria YTV'S Hit List Gamerz Syst.Crash Student.Radio Active Beasties L'Arcade L'Édition.Nerdz / Jeux Technofolie Métiers.Frontière.Highlander Des histoires extraordinaires Millennium Daniel Pinard Louise Cousineau 18:30 K - FLASH Dernière édition de la saison.20:00 a - C'EST MA TOURNÉE Luce Dufault, ses chansons, sa famille, ses musiciens et sa tournée.20:00 A - CIEL! MON PINARD À Milan - pas en Italie mais au mont Mégantic- à la meunerie et dans la cuisine pour les pâtes.21:00 3 - BIOGRAPHIES L'écrivain Romain Gary, qui a mystifié l'univers littéraire lorsqu'il a publié La Vie devant soi sous le pseudo d'Émile Ajar.22:30 r - TÔT OU TARD L'humoriste Michel Mpambara y sera.23:18 a - PIÈGE MORTEL Une comédie policière de grande qualité avec Michael Caine et Christopher Reeve.Un auteur de pièces policières à court d'inspiration veut voler l'idée d'un autre.Mais est-ce vraiment ça? 5LP1201A0616 a 12 (vendredi) ARTS 5LP1201A0616 ZALLCALL 67 00:34:49 06/16/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 JUIN 2000 Nouvelle salle pour le concert de Groove Armada PHILIPPE RENAUD collaboration spéciale La formation électronique londonienne Groove Armada, dont le concert de ce soir avait été annoncé au Métropolis, a été déplacé à la dernière minute dans l'espace du Studio, une salle située dans l'enceinte du Musée Juste Pour Rire, boulevard Saint-Laurent.Le duo house à haute teneur en fibres funky et pop s'entourera de sept musiciens pour l'escale montréalaise de leur tournée nord-américaine.Reconnus pour pour le succès I See You Baby (Shaking that Ass) (une chanson qui a dû être censurée pour les radios américaines.), le groupe s'était fait connaître comme DJ et remixeurs sur la scène house britannique.La première partie de ce concert sera assurée par la surprenante formation house Faze Action (du respecté label Nuphonic).Avec un son alliant les influences disco à l'électro, en passant par d'audacieux ajouts d'instrumentation live, les frères Lee ont su se tailler une place de choix chez les amateurs de house sophistiquée.La paire montera sur scène avec cinq musiciens additionnels.Les portes ouvrent à 20h, les billets, en vente au coût de 20 $, sont disponibles à l'entrée, ou sur le réseau Admission (514 790-1245).Lancement de vinyle n Le label montréalais Ascend, qui nous a donné l'album technotrance du groupe Nuclear Ramjet, lance sa dernière parution et première sur vinyle \u2014 au Sona (1439, rue de Bleury) ce soir.L'honneur de la première parution en format 12 pouces de cette prometteuse étiquette locale revient donc au jeune producteur Francis Delage.Il offrira une prestation d'une heure qui présentera les chansons de ce nouveau disque intitulé Tunnel, avec le résident du Sona, Nivoc, également directeur artistique de l'étiquette.Parmi les prochaines parutions à venir du label Ascend Recordings, celles des producteurs Mateo, également sur Hautec, ainsi que Louis Dufort, compositeur de musique techno et électroacoustique, qui a participé à la fameuse Symphonie du Millénaire. 5LP1301A0616 a 13 (vendredi) ARTS 5LP1301A0616 ZALLCALL 67 00:35:19 06/16/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 JUIN 2000 A 13 Jules Roy, le vieux combattant, a rendu les armes Agence France-Presse PARIS Jules Roy, écrivain exigeant et vieux combattant anticonformiste, enfant d'un siècle déchiré, a rendu les armes à l'âge de 92 ans dans sa demeure près de la basilique romane de Vézelay où il est décédé hier matin.Le surnom de « Julius », adopté par ses amis, lui allait comme un gant : on l'imaginait patricien romain avec sa haute taille et ses cheveux blancs ou « centurion à l'air incommode, écoeuré par le système et les abus », selon l'historien et journaliste Jean Lacouture.« On se venge sur moi d'être ce que je suis : un éternel bâtard.Bâtard, je scandalise », a écrit cet enfant adultérin, né de l'amour d'une fille de gendarme et d'un instituteur, qui ne sera jamais l'homme des demimesures.Romans (notamment sur le thème de l'aviation), essais, poésies, pamphlets, l'oeuvre de Jules Roy s'est développée dans toutes les directions.Auteur d'une cinquantaine d'ouvrages, il était lauréat du Grand Prix de littérature de l'Académie française (1958) et Grand Prix national des lettres (1969).Né en 1907 à Rovigo (Algérie), Jules Roy choisit le métier des armes, après des études au séminaire d'Alger.Il devient officier de carrière dans l'armée de l'air (1927-1953) et participe, au sein des Forces françaises libres, au bombardement de la Ruhr pendant la Deuxième Guerre mondiale.Il raconte dans son roman La Vallée heureuse sa honte de bombarder Mannheim ou Essen.Sa publication lui vaut 15 jours d'arrêt de rigueur et le prix Renaudot (1946), qui le révèle au grand public.Devenu colonel en Indochine, Jules Roy, favorable à la décolonisation, désapprouve la politique française qui y est menée.Il quitte l'armée en 1953 pour se consacrer pleinement à l'écriture, travaillant comme grand reporter à L'Express.En 1960, avec son essai La Guerre d'Algérie, il se met à dos ses frères « pieds-noirs » en se prononçant pour l'indépendance.Il était très lié au groupe des « écrivains d'Alger » comme Jean Amrouche, Albert Camus et Emmanuel Roblès.En mai 68, défendant les jeunes contre l'ordre établi, il fustige de Gaulle et Malraux de n'avoir su « devancer la révolution culturelle ».Favorable à un régime socialiste, il se décrit alors avec ironie comme « l'homo sovieticus, un couteau entre les dents ».Au début des années 80, François Mitterrand s'invite volontiers chez lui, l'entraîne auprès du romancier allemand Ernst Junger afin d'écouter les deux anciens guerriers ennemis, devenus écrivains, confronter leurs visions du monde.Jules Roy aurait pu appartenir à la cour mais il n'est pas dupe.En 1981, après la cérémonie du Panthéon, il écrit dans ses mémoires : « C'est le populo qui a gagné, mais c'est le populo qui en sera de sa poche ».Toujours iconoclaste, il critique aussi le conservatisme de l'Académie française, ce « cimetière avec des tombeaux solennels où l'on enterre vivant ».Pourtant, il s'y présente deux fois sans succès.Ce père de deux enfants voit au fil des ans s'éteindre ses amis, Maurice Clavel, Max-Pol Fouchet ou Jean-Louis Bory.Comme sa femme Tania, poète russe, il se sent vieillir, et se disait lui-même très amoindri par l'âge et la maladie : « Ce sont Les Chevaux du soleil qui nous ont usés, Tania et moi, et qui m'ont tué ».Les six tomes de cette grande fresque, retraçant l'histoire des Français en Algérie de 1830 à 1962, adaptée à la télévision où elle a eu un grand retentissement, lui a en effet pris beaucoup de temps et d'énergie.Dans ces livres, parus entre 1968 et 1975, il se montrait historien précis, sarcastique vis-à-vis de l'esprit de conquête mais tendre pour les humbles.PHOTO AP Jules Roy 5LP1401A0616 a 14 (vendredi) ARTS 5LP1401A0616 ZALLCALL 67 00:35:36 06/16/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 JUIN 2000 SPECTACLES Salles de répertoire AMERICAN BEAUTY Cinéma Impérial.Ven.: 19h.AMERICAN PSYCHO Cinéma Impérial.Ven.: 21h20.ANNANACKS (THE) -JUSTICE BLANCHE Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 21h.BASEBALL - THE NATIONAL PASTIME Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Séguin): 19h30.BEST OF NY EROTIC FILM FESTIVAL Cinéma du Parc (2): 23h15.DESSOUS DES CARTES (LE) Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 19h.EVIL DEAD 2 Cinéma du Parc (1): 23h.FREQUENCY Cinéma du Parc (2): 17h.GRASS Cinéma du Parc (3): 16h45, 18h30, 20h15, 22h, 23h45.HIGH FIDELITY Cinéma du Parc (1): 19h.HUMAN TRAFFIC Cinéma du Parc (1): 21h15.IMAGE PAR IMAGE Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 17h15, 21h15.MANHATTAN Cinéma du Parc (2): 19h15.ME, MYSELF, I Cinéma du Parc (1): 17h.PAS UN DE MOINS Ex-Centris (salle 2, Fellini): 13h30, 15h30, 17h30, 19h30.RÊVE D'ALONSO (LE) Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 15h15, 19h15.SEX PISTOLS (THE): THE FILTH AND THE FURY Ex-Centris (salle 2, Fellini): 21h45.SUE (PERDUE DANS MANHATTAN) Ex-Centris (salle 3, Cassavetes): 15h, 17h, 19h, 21h.THUNDER BIRDS Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 17h.TIME CODE Cinéma du Parc (2): 21h15.TOUT SUR MA MÈRE Cinéma Impérial.Ven.: 17h.Théâtre L'AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier) Littoral, de Wajdi Mouawad.Idée originale de Isabelle Leblanc et Wajdi Mouawad.Avec David Boutin, Manon Brunelle, Pascal Contamine, Claude Despins, Miro, Denis Gravereaux, Steve Laplante, Isabelle Leblanc et le musicien Bernard Poirier.Du mar.au sam., 19h.LA LICORNE (4559, Papineau) Le radio-théâtre en cinq temps.Mise en lecture publique de textes de 20 auteurs: 20h.THÉÂTRE LA CHAPELLE (3700, St-Dominique) Jairy's Sign Fell Down, de David E.Bonk: 14h45.Variétés PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Show Boat, d'après le roman d'Edna Ferber.Mise en scène de Clayton Phillips.Avec Phillip Lamar, Jennifer Evans, Jason Fleck, Kim Grogg, Frances A.Jones, Jean Michelle Grier et Kerry Sensenbach: 19h30; mat., sam., dim., 14h.CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Danse Sing, revue musicale, avec la troupe de Sophye Nolet: 21h, sauf lun.et mar.STUDIO (2109, St-Laurent) Groove Armada et Faze Action: 20h30.L'IMPRÉVU (1650, Marie-Anne E.) Aqua viva: Jiva vodà, de Sonaï Anguelova: 20h30.LE NOUVEAU CLUB SODA (1225, St-Laurent) Michel Barrette: 20h30.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Festival Fringe: 22h.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Alex Sohier et le groupe Dany Pouliot: 20h.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Daniel Blouin et Yan Parenteau: 20h.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Live Expérience (hommage à Jimmy Hendrix): 21h.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) No Name Band: 22h.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Éric Desranleau et Richard Lachapelle: 21h.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Gauche: 21h.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Sound Brigade: 22h.JAZZONS (300, Ontario E.) Young Lion avec Skip et Tim: 22h.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Roots 66: 22h.LE LAURIER (5141, St-Denis) Billy Craig Blues Band: 22h.L'OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Gaston Breton et JD Slim: 22h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Les Coquines d'abord: 22h.PORTÉ DISPARU (153, St-Amable) Alain Tremblay: 20h.CABARET ST-SULPICE (1680, St-Denis) Ensemble vocal de jazz Bémol 9: 20h.UPSTAIRS (1254, Mackay) Eduardo Pipman: 21h.MCKIBBIN'S (1426, Bishop) Fine Mess: 21h30.LE SWIMMING (3643, St-Laurent) Jazz Pharmacy: 21h.BRUTOPIA (1219, Crescent) Gary Davis et Pat Lesyk: 21h.O'BLUES (7567, Taschereau, Brossard) Clifford Stevens: 21h.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Jean-Michel Anctil: 20h30. 5LP1501A0616 a 15 (vendredi) ARTS 5LP1501A0616 ZALLCALL 67 00:36:00 06/16/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 JUIN 2000 A 15 Louise Beaudoin et Sheila Copps au château de Versailles MICHEL DOLBEC Presse Canadienne PARIS Les ministres Louise Beaudoin et Sheila Copps se sont retrouvées au château de Versailles pour assister à la naissance d'un nouveau forum sur la diversité culturelle.Ces Rencontres de Versailles aspirent à devenir l'équivalent culturel du Forum économique de Davos, qui réunit chaque année en Suisse les personnalités les plus puissantes de la planète.« Il ne faut jamais laissé passer une occasion de faire entendre notre voix, expliquait hier la ministre québécoise de la Culture.Ces rencontres sont appelées à se développer.Il faut assurer leur pérennité.Il n'est pas négligeable que le Québec en ait été un des membres fondateurs.La première édition, que doit clore demain le président français Jacques Chirac, a réuni une centaine de personnalités intellectuelles et artistiques venues des quatre coins de la planète.Parmi elles, on retrouve quelques grands noms, ceux des réalisateurs Wim Wenders et Costa Gavras notamment.Aucun des dirigeants des grands groupes qui contrôlent désormais les médias « globaux » (Vivendi en France, par exemple) n'était cependant présent.Il reste encore du chemin à parcourir avant que les Rencontres de Versailles puissent faire, comme l'a souhaité Louise Beaudoin, « contrepoids à tous ces forums qui gèrent le succès économique et la richesse du monde ».Si elle s'est réjouie de la naissance de ces rencontres, Mme Beaudoin a tout de même insisté dans son allocution sur la nécessité de confier le dossier de la diversité culturelle « à un instrument international comme l'UNESCO ».La ministre fédérale du Patrimoine, Sheila Copps, défend elle aussi cette approche avec vigueur : elle devrait le redire lors de son intervention à Versailles aujourd'hui.Hier, Mme Beaudoin a par ailleurs tenté d'aborder le débat sous « un angle mois habituel », vantant la richesse de la culture américaine, pour montrer que l'idée de diversité culturelle n'est pas « anti-américaine, anti-libérale, anti-mondialisation, anti-modernité ».Le problème, a-t-elle rappelé, réside « dans la concentration abusive, dans l'abus de position dominante qui briment la concurrence ».« La culture anglo-américaine est comme une grande plante d'intérieur qui aurait tellement poussé qu'elle ferait de l'ombre aux plus petites, a résumé la ministre.La solution n'est pas de couper la grande plante mais toutes les disposer afin que toutes vivent.» La délégation québécoise aux Rencontres de Versailles comptait une dizaine de personnes, parmis lesquelles on retrouvait le président de TV5, Pierre Lampron et le parolier Luc Plamondon. 5LP1601A0616 a 16 (vendredi) ARTS 5LP1601A0616 ZALLCALL 67 00:35:28 06/16/00 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 JUIN 2000 Les bons moines réservent une belle surprise JEAN BEAUNOYER Grosse surprise au Théâtre de Marieville.Alors que je m'attendais au pire, j'ai vu un spectacle étonnant, bien écrit, bien joué, drôle sans verser dans la vulgarité.Ah ! six bons moines, une comédie musicale de Serges Turbide a été totalement ignorée par la critique, l'été dernier.On a eu beau présenter ce spectacle à 75 reprises au Théâtre de Marieville, les journalistes l'ont soigneusement évité, échaudés par de très mauvais spectacles présentés par des amateurs durant les dernières années.Il faut ici reconnaître le courage et l'acharnement du producteur André Lejeune qui a revampé ce lieu théâtral trop longtemps négligé et fort peu accueillant pour en faire un endroit propre, fleuri, rénové et fort sympathique.C'est le même André Lejeune qui a demandé à Serges Turbide d'écrire une comédie musicale et qui a misé sur des artistes qu'on voit moins souvent pour défendre cette oeuvre originale.La confiance manifestée par Lejeune a rapporté puisque les Serges Turbide, Claude Steben, Jean Faber, Septimiu Sever et Cyrille Beaulieu ont donné le maximum dans cette production mise en scène par Sever.Le jeune comédien Mario Lejeune (aucun lien de parenté avec André Lejeune) apporte un élément de jeunesse à cette production et constitue la révélation de ce spectacle d'été.On ne peut évidemment comparer ce spectacle aux comédies musicales présentées au Théâtre Saint-Denis ou au Casino de Montréal, mais Ah ! six bons moines peut soutenir la comparaison avec Les Nonnes, une comédie musicale américaine qui a eu longue vie dans nos théâtres d'été.On y retrouve la même bonne humeur et le même problème puisque le monastère est endetté et menacé de disparition.On propose de monter un spectacle pour renflouer les coffres de la sainte institution, lors de la visite du moine inspecteur.Le décor est crédible, les moines sont joyeux, les gags nombreux et on évite soigneusement les blagues en bas de la ceinture.malgré toutes les tentations.Le public d'un certain âge n'apprécierait pas, de même que les religieux qui ont déjà manifesté leur présence.En somme, un spectacle fort divertissant, étonnant même, qui pourrait avoir longue vie.De bonnes chansons pendant le spectacle en plus d'un rap, d'une Providanse et de bons numéros d'acteur.Un forfait souper- théâtre est offert à l'intérieur du théâtre.Simple, mais sympathique.Finalement, le Théâtre de Marieville est à redécouvrir.AH ! SIX BONS MOINES, comédie musicale de Serges Turbide, mise en scène de Septimiu Sever, direction musicale de Cyrille Beaulieu avec Claude Steben, Jean Faber, Mario Lejeune, Serges Turbide, Cyrille Beaulieu et Septimiu Sever.Spectacle présenté du mercredi au samedi jusqu'au 2 septembre à 20 h au Théâtre de Marieville, à Marieville.Six bons moines : (devant) Cyrille Beaulieu, Septimiu Sever, Serges Turbide, (derrière) Mario Lejeune, Jean Faber et Claude Steben."]
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