La presse, 7 septembre 2000, Cahier A
[" 4LP0102A0907 A1 JEUDI 4LP0101A0907 ZALLCALL 67 01:05:16 09/07/00 B Lindsay Davenport en deux sets page S3 La folie furieuse : la chronique de Claude Picher page E1 1 3 4 6 R MONTRÉAL, JEUDI 7 SEPTEMBRE 2000 P 116e ANNÉE, NO 314, 78 PAGES, 6 CAHIERS P 60 ¢ TAXES EN SUS / EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, HULL-OTTAWA 70 ¢ La Tigermanie frappe Santé: le déficit va mieux KATIA GAGNON du bureau de La Presse, QUÉBEC En trois mois, depuis que les finances des établissements du réseau de la santé ont été regardées à la loupe par une équipe de hauts fonctionnaires, le déficit appréhendé pour le réseau a fondu du tiers, passant de 300 millions à moins de 200 millions.Et ce chiffre pourrait encore diminuer d'ici une semaine.En juin dernier, au moment de l'adoption d'une loi prohibant les déficits dans le réseau de la santé, les chiffres étaient pourtant impressionnants: le réseau s'en allait tout droit vers un déficit de 300 millions, dont 200 millions pour les seuls hôpitaux, clamaient les intervenants du réseau.Près de la moitié des 116 établissements membres de l'Association des hôpitaux se préparaient à présenter des budgets déficitaires.Depuis, les dirigeants d'une centaine d'établissements ( hôpitaux, CLSC et centres d'hébergement ) ont été rencontrés par une équipe dirigée par le sous-ministre adjoint François Turenne.Trois mois plus tard, le portrait, dont La Presse a pu prendre connaissance hier, est fort différent.Le tiers des déficits des établissements constituait en fait un coussin de sécurité, facilement évacué du décor par l'équipe de M.Turenne.Voir SANTÉ en A2 PHOTO PC Ce n'était pas un pro-am comme les autres, hier matin à l'Omnium canadien Bell sur le parcours du club Glen Abbey, à Oakville, en Ontario.Des centaines d'admirateurs se pressaient très tôt pour voir le meilleur golfeur au monde, Tiger Woods, qui a joué officieusement 71 ( -1 ) dans un match meilleure balle.Assis en toute décontraction sur leur sac, le champion et son cadet Steve Williams ont attendu leur tour au départ du 11e trou ( notre photo ).Woods jouait en compagnie du ministre ontarien des Finances Ernie Eves, du président de Bell Canada, John Sheridan, du président du conseil d'administration de Via Rail, Rod Morrison.« C'était fantastique, s'est exclamé Eves.C'est un jeune homme extraordinaire.» L'Omnium canadien, dont Woods est le favori, se jouera dès ce matin à guichets fermés.À lire en page S13 Le projet de Technodôme est mort et enterré La maternelle en milieux défavorisés: des programmes qui «piétinent» ANDRÉ PRATTE Les différentes mesures devant aider les enfants de milieux défavorisés à entreprendre leur scolarité sur le bon pied ne donnent pas les résultats escomptés, selon une enquête réalisée par des spécialistes de l'UQAM.« Je ne veux pas dire que c'est un échec, parce qu'il y a des choses qui se sont faites.Mais on piétine.On dirait même que l'écart entre les chances de réussite des enfants des différentes classes sociales s'accroît », a déclaré à La Presse l'un des responsables de cette étude, le professeur Bernard Terrisse, du département des sciences de l'éducation.Les chercheurs ont analysé à la loupe la performance scolaire de 1010 enfants inscrits dans des écoles de milieux défavorisés de la grande région de Montréal.Parce qu'ils habitent dans des quartiers pauvres, ces enfants avaient droit à l'une ou l'autre des mesures offertes par le ministère de l'Éducation et les commissions scolaires: maternelle 4 ans, maternelle 5 ans à temps plein, programmes Passe- Partout, Groupes Soleil, etc.Ces mesures doivent permettre aux enfants, souvent mal préparés à l'école, de rattraper leur retard avant leur entrée en première année.Or, les résultats ne sont guère impressionnants, si l'on en croit l'étude qui vient d'être publiée.( 1 ) Trois ans après le début de leur scolarité, 89 % des enfants étaient inscrits en troisième année, et suivaient donc le cours normal des études primaires.Cependant, bon nombre d'entre eux avaient eu besoin d'aide pour franchir ces trois premières années: orthopédagogie, soutien linguistique, etc.C'était le cas de plus d'un cinquième des élèves ayant bénéficié des programmes de « maternelle maison » et Passe-Partout, puis d'une maternelle 5 ans à demijournée.Les enfants ayant fréquenté la maternelle 5 ans à temps complet ont semblé s'en tirer mieux que les autres.Mais même là, chez ceux qui ont fait la maternelle 4 ans et la maternelle 5 ans à temps complet, le pourcentage ayant eu recours aux services d'adaptation scolaire dépassait 18 %.Voir LA MATERNELLE en A2 DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Tout est joué, le projet de Technodôme ne verra pas le jour à Montréal.Les frères Reichmann, partenaires potentiels de la Société générale de financement dans ce projet de 900 millions sondent déjà des partenaires à New York pour y transplanter le projet envisagé pour Montréal.C'est encore une fois la CIBC World Market qui aide la famille Reichmann à monter le projet de New York, clairement présenté comme un remplacement de la tentative avortée de Montréal.Triste ironie, la SGF avait, comme elle en a l'habitude dans ses lettres d'entente avec des partenaires éventuels, consenti une participation financière à la phase de conception du projet \u2014 un maximum de cinq millions conjointement avec les Reichmann.« Ce projet est mort et enterré », disaient à l'unisson hier des sources dans les cabinets politiques à Québec, à la Ville de Montréal et à l'administration du Port.Ce n'est qu'une question de jours ( le conseil d'administration du Port se réunira jeudi prochain ) avant qu'un trait définitif \u2014 et officiel \u2014 ne soit tiré sur l'aventure du Technodôme.Au-delà du problème du terrain, la question du financement ne tenait pas la route, continue-t-on de dire à Québec.Seuls 150 millions d'équités sur 900 millions étaient trouvés, le reste devant provenir d'emprunts ou de contributions.Voir LE PROJET en A2 Revoir le rôle des Casques bleus Ottawa propose la mise sur pied d'une commission Rubriques Arts et spectacles .D5 à D10 - télévision D6 Bandes dessinées C4 Bridge C7 Décès C8 et C9 Économie E1 à E12 Êtes-vous observateur?.C5 Feuilleton C4 Horoscope C8 Loteries A2 et B4 Monde C1 à C3 Mots croisés C4 et S14 Mot mystère C4 Petites annonces C5 - immobilier C5 et C6 - marchandises C6 - emplois C6 - automobile C7 et C8 - affaires E12 Politique B1, B4 et B6 Quoi faire D12 Sortir D1 à D4 MÉTÉO Passages nuageux Max.25, min.14 cahier Sports, page 20 http://lapresse.infinit.net VINCENT MARISSAL NATIONS UNIES Le Canada veut former une commission internationale chargée d'établir les nouvelles règles d'intervention des Casques bleus, une idée que pourrait présenter aujourd'hui le premier ministre Chrétien à l'occasion du Sommet du millénaire de l'ONU.Selon les bruits qui couraient hier dans les corridors surpeuplés du siège des Nations unies à New York, Ottawa entend proposer une commission internationale présidée par deux éminents diplomates, qui auraient pour mandat de revoir, d'ici un an, les règles d'intervention des Casques bleus.Déchirés par les crises récentes du Kosovo, de la Sierra Leone ou du Timor oriental, pour n'en nommer que trois, les pays membres de l'ONU cherchent des lignes directrices qui permettent, notamment, de déterminer quand une force internationale peut, légitimement, violer la souveraineté territoriale d'un pays pour sauver des vies, comme ce fut le cas au Kosovo.La réforme du Conseil de sécurité, où siège le Canada pour quatre mois encore, est au centre des débats du Sommet du millénaire auquel prennent part jusqu'à demain à New York plus de 160 chefs d'État et de gouvernement.Tout projet de réforme en profondeur se heurte toutefois à de fortes résistances pour le moment.Voir REVOIR en A2 PHOTO AFP Avec l'aide d'une interprète, Jean Chrétien et Fidel Castro ont échangé quelques mots lors du banquet au Sommet du millénaire, hier à New York.SUPERSOLDE DE L'AUTOMNE! Le Centre de Design PELLA 3075 TRANS-CANADIENNE (514) 694-5855 -Voie de service nord, entre Des Sources et St-Jean ÉPARGNEZ30%SUR DES PORTES PATIO ET FRANÇAISE PELLA® 4LP0201A0907 A2 JEUDI 4LP0201A0907 ZALLCALL 67 01:03:11 09/07/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 7 SEPTEMBRE 2000 Suites de la une Santé: le déficit va mieux SANTÉ / Suite de la page A1 Les prévisions de déficit pour tout le réseau s'élèvent donc, à l'heure actuelle, à un peu moins de 200 millions.De plus, au ministère, on évalue que les établissements pourraient probablement réaliser d'autres économies à l'interne, pour encore 100 millions.La « zone de fragilité réelle » se situerait donc, évaluent les mandarins de la santé, autour de 100 millions.« Certains hôpitaux qui demandaient plus d'argent se sont fait poser des questions et n'ont pas été capables d'y répondre.Plusieurs se sont fait tasser dans le coin », raconte une source du réseau.Dans d'autres établissements, notamment les grands hôpitaux montréalais, l'équipe de François Turenne s'est cependant frappée à un mur et a dû reconnaître la précarité de la situation financière.C'est la semaine prochaine, à l'issue des travaux du comité Turenne, que le ministère de la Santé aura un portrait complet du nombre d'établissements où les problèmes sont réels, et dans certains cas, criants.Le chiffre de 22 hôpitaux qui circule depuis plusieurs semaines est loin d'être définitif, indique-ton au ministère, puisqu'un blitz de rencontres se tient encore cette semaine, surtout avec la régie régionale de Montréal.« C'est là que le problème demeure », dit-on.Mais la grande inconnue dans le réseau, c'est l'attitude que le ministère compte adopter avec les établissements où des problèmes financiers réels subsisteront.La loi antidéficit prévoit plusieurs « mesures aidantes », qui peuvent aller, à l'extrême, jusqu'à la mise en tutelle.Une éventualité qui est cependant impraticable si de nombreux établissements se retrouvent avec un déficit sur les bras.« Est-ce que ça va être la méthode dure pour tout le monde ou juste pour ceux qui n'ont pas fait leur travail?» se demandet- on dans le réseau.Car la solution pour ces grands hôpitaux où les problèmes financiers sont réels se résume en deux mots: plus d'argent, fait-on valoir dans le réseau.Or, la ministre de la Santé, Pauline Marois, n'a encore placé aucune demande de fonds supplémentaire au Conseil du Trésor parce qu'elle attend de disposer du portrait complet brossé par l'équipe Turenne.Et ces éventuels réinvestissements sont évidemment liés à l'issue de la conférence fédérale- provinciale de la semaine prochaine et aux fonds qu'Ottawa serait disposé à transférer aux provinces.Si Québec dispose du milliard supplémentaire qu'il demande, les cordons de la bourse pourraient se relâcher plus facilement.Mais si les négociations achoppent, ce casse-tête financier risque cependant de causer bien des maux de tête à la ministre Marois, puisqu'il semble que le Conseil du Trésor est très peu enthousiaste à l'idée de pomper de nouveaux fonds dans le réseau de la santé.Déjà, 322 millions ont été réinjectés pour boucler le budget de l'an dernier, peut-on lire dans la synthèse des opérations financières divulguée la semaine dernière.Le projet de Technodôme est mort et enterré LE PROJET / Suite de la page A1 D'ailleurs, les Reichmann tenaient à être associés à la construction du projet, ce qui aurait rendu leur contribution à l'équité \u2014 75 millions \u2014 bien théorique.Pour l'instant toutefois à la SGF on affiche encore la foi du charbonnier.Le comité formé par le gouvernement du Québec, la Ville et le Port de Montréal pour identifier des terrains de rechange n'a pas fourni son rapport.Il devrait faire des propositions pour la mi-septembre.« On n'a pas été avisé de quoi que ce soit », disait encore hier soir Jean-Yves Duthel, porte parole de la SGF.Mais l'information circule déjà à la Ville de Montréal, à la SGF et au ministère des Finances.Après que La Presse eut annoncé début juin que le projet était en danger, le ministre des Finances Bernard Landry avait exhorté, en vain, le Port de Montréal à reconsidérer sa décision de ne pas céder le quai Bickerdike, essentiel selon les promoteurs pour assurer la viabilité du mégacentre de divertissements virtuels.La Ville de Montréal, le gouvernement du Québec et le Port de Montréal avaient alors mis sur pied un comité mixte chargé d'identifier des lieux de rechange pour permettre au port de maintenir et d'accroître ses activités tout en cédant la jetée Bickerdike.Or le comité qui se réunissait encore hier, a-t-on appris, n'aurait pu identifier de lieu qui serait satisfaisant « à court terme » pour des dirigeants du Port de Montréal.« La position du conseil d'administration du Port n'a pas changé », indique- t-on dans les coulisses et tout devrait être consommé lors de la prochaine réunion du conseil d'administration.On a jonglé avec l'extension du Port à Contrecoeur, mais des problèmes seraient survenus entre le CN et le CP, et surtout, les armateurs n'auraient pas voulu y laisser leur marchandise destinée à Montréal.Le Port a d'ailleurs des projets d'agrandissement qui rendent plus névralgique encore la jetée Bickerdike.On compte combler des bassins pour accroître la superficie destinée aux conteneurs, le secteur en forte croissance.Le quai Bickerdike reçoit de la marchandise en vrac, des poutrelles d'acier notamment.Or la fermeture d'Algoma Steel en Ontario a fait bondir le transit de cette marchandise par Montréal, et la jetée convoitée par la SGF est particulièrement active depuis des mois, et le sera pour un bon moment encore.La maternelle en milieux défavorisés: des programmes qui «piétinent» LA MATERNELLE / Suite de la page A1 Lorsque les chercheurs ont regardé les notes obtenues par les élèves en français et en mathématiques, ils ont constaté que les enfants qui ont suivi un programme à 4 ans, puis la maternelle 5 ans à temps complet, avaient obtenu de meilleures notes que les autres en première année.Par contre, rendus en troisième année, ces élèves étaient les plus faibles de tous dans trois matières sur quatre.« Il ne semble pas que les effets bénéfiques de ces interventions se prolongent au-delà de cette première étape puisque ces élèves se retrouvent derniers à la fin du premier cycle du primaire », constatent les chercheurs de l'UQAM.D'ailleurs, quel que soit le programme dont ils ont bénéficié à quatre ans et à cinq ans, la plupart des élèves voient leurs notes faiblir entre la première et la troisième année.Les mêmes effets L'absence d'effets à moyen terme de tels programmes avait déjà été constaté aux États-Unis.Au Québec, il y a quelques mois à peine, une autre étude, celle-là réalisée par des chercheurs de l'Université de Montréal, concluait que les élèves de milieux défavorisés ayant bénéficié d'une maternelle 5 ans à temps plein n'ont pas de meilleures notes que ceux qui ont été inscrits à la maternelle demi-journée.( 2 ) À partir de ces deux études, peut-on conclure que les mesures mises en place en milieux défavorisés sont un échec?Sans aller aussi loin, le professeur Bernard Terrisse concède que les résultats obtenus « n'ont rien de très réjouissants.» Pourquoi l'effet des programmes de maternelle semble-t-il se dissiper dès après la première année du primaire?« ( Ces mesures ) visent à donner à l'enfant ce qu'il n'a pas dans son milieu, explique M.Terrisse.Mais les causes qui ont provoqué les difficultés de l'enfant restent présentes.L'école n'a en rien agi sur les aptitudes éducatives familiales.Une fois l'intervention faite en petite enfance, s'il n'y a pas de suivi, le milieu n'a pas changé, et les mêmes causes produisent les mêmes effets.» Comme l'impact des programmes de maternelle « se dilue relativement rapidement », les auteurs de l'étude suggèrent que « des mesures de soutien scolaire soient offertes de façon continue à ces enfants, tout au moins jusqu'à la fin du premier cycle du primaire.» Bernard Terrisse convient, pour sa part, que le nouveau programme éducatif mis en place dans les garderies pourrait aider les petits de milieux défavorisés.Mais à son avis, il faut aussi agir pour transformer l'environnement de ces enfants.Agir, notamment, auprès des parents: « Ce n'est peutêtre pas le rôle de l'école d'agir sur la famille ou sur l'environnement, mais alors c'est le rôle de qui?À Montréal, 90 % des enfants en difficulté ou en échec proviennent de milieux défavorisés.C'est une véritable plaie sociale! » M.Terrisse rêve du jour où les enseignants des écoles concernées deviendront des « intervenants socio- éducatifs ».« Les intervenants socio-éducatifs, ce sont des médiateurs d'une part entre l'enfant et la connaissance, et d'autre part entre l'enfant et son milieu, dit-il.Mais il va falloir des dizaines d'années avant qu'on en arrive là.» ( 1 ) Terrisse, B.et al., Analyse des caractéristiques des mesures d'intervention éducative précoce et comparaison de leurs effets à moyen terme sur l'adaptation scolaire et sociale d'enfants de milieu socio-économiquement faible, Conseil québécois de la recherche sociale, avril 2000.( 2 ) Tremblay, R.E.et al, « Impact des mesures d'éducation préscolaire en milieux défavorisés sur l'île de Montréal », Conseil québécois de la recherche sociale, avril 2000.Revoir le rôle des Casques bleus REVOIR / Suite de la page A1 Malgré les discours de bonne volonté et les voeux pieux qui résonnent depuis hier matin dans l'enceinte des Nations unies, le pari du Canada est loin d'être gagné.Le premier ministre Chrétien le sait et il reste prudent quant aux résultats de ce Sommet du millénaire.« Le problème, a-t-il indiqué hier en point de presse, c'est que l'on a besoin d'une réforme du Conseil de sécurité, mais il y a un blocage international parce que certains pays ont un droit de veto.» Sans les nommer, M.Chrétien faisait évidemment référence à la Russie et à la Chine, qui ne veulent rien savoir d'une force d'intervention rapide des Casques bleus de l'ONU et qui s'opposent à tout déploiement de l'ONU dans des conflits internes, comme ce fut le cas, l'an dernier au Kosovo.Devant le refus de la Chine et de la Russie d'engager l'ONU contre Slobodan Milosevic, l'OTAN avait pris la mission en main.D'autres pays, comme le Japon ou l'Allemagne, approuvent l'idée d'une réforme du Conseil de sécurité, mais ils n'en font pas partie, souligne M.Chrétien.Le premier ministre, qui prononcera aujourd'hui deux discours importants sur l'avenir des Nations unies, entretient des attentes plutôt modestes.« Il s'agit que tous les membres des Nations unies souhaitent maintenir l'ONU », dit-il quand on lui demande ce qu'il attend du communiqué final du Sommet du millénaire.Instigateur de ce qui se veut la plus importante rencontre de chefs d'État et de gouvernement de tous les temps, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a reconnu dès mardi que la réforme sera difficile.« Les États membres n'ont pas montré d'intérêt ni d'envie susceptibles de permettre une intervention plus rapide des Casques bleus », a commenté M.Annan.Pourtant, les appuis à un tel projet ne manquent pas.Parmi eux, outre le Canada, on compte la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la France.Les États-Unis penchent aussi en faveur d'une telle force d'intervention, quoique le discours d'ouverture du président Clinton, hier matin, ait fait sourciller plusieurs chefs d'État.« En Sierra Leone et au Timor oriental, l'ONU n'a pu déployer une force d'intervention rapide et bien entraînée.Nous devons donner les outils nécessaires à l'ONU ( .), mais cela a un prix », a lancé le président Clinton, dont le pays doit 1,7 milliard d'arrérages en cotisation à l'ONU.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Sans frais : 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PRESSE Golf, F1 et boxe! « Tiger! Tiger! Tiger! » Le jeune champion est en train de transformer le golf.et l'Omnium canadien: jamais les allées de Glen Abbey n'ont connu tant d'affluence.Comme tout le monde, notre chroniqueur Denis Dion suit Tiger.Réjean Tremblay, lui, est à Monza pour le Grand Prix d'Italie.Un oeil sur la piste, un sur les puits, et une oreille dans les coulisses.Gilles Bourcier, de son côté, se penche sur la carte d'Interboxe, présentée demain au Centre Molson.Gros week-end, vous dites ?QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Les travaux en cours sur les routes de la région perturbent-ils vos déplacements?Selon vous, le président des États-Unis réussira-til à convaincre les pays de l'OPEP d'augmenter leur production de pétrole?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 42 % Non: 58 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 19 h 30; à Saint-Laurent: galeries Saint-Laurent, 2103, boul.Marcel-Laurin, de 10 h à 20 h.Objectif: 200 donneurs; à Montréal: caserne 43 des pompiers, 1945, rue Fleury Est, de 13 h 30 à 20 h 30.Objectif: 125 donneurs; à Sainte-Marthe-sur-le-Lac: promenades Deux-Montagnes, 2801, boul.des Promenades, de 14 h à 20 h 30.Objectif: 200 donneurs. 4LP0301A0907 A3 samedi 4LP0301A0907 ZALLCALL 67 01:03:26 09/07/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 7 SEPTEMBRE 2000 A 3 Un nouvel indicatif régional à Montréal Il faudra 3 millions de nouvelles lignes de téléphone FRANÇOIS BERGER L'île de Montréal aura besoin de trois millions de nouvelles lignes téléphoniques d'ici quatre ans pour répondre aux besoins gargantuesques de communication créés par les développements technologiques.Un nouvel indicatif régional côtoiera le 514, dès juin 2003, ce qui obligera tous les usagers montréalais du téléphone à composer 10 chiffres au lieu de sept lors d'un appel local, même pour joindre le voisin d'à côté.Le Consortium de gestion de la numérotation canadienne, qui réunit à Ottawa les principales entreprises de télécommunications, a recommandé hier au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) la création dans l'île de Montréal d'un nouvel indicatif régional, dont les trois chiffres n'ont pas été dévoilés.Le CRTC devrait convoquer des audiences publiques au début de 2001.Le nouvel indicatif, qui sera fonctionnel dès le 7 juin 2003, chevauchera l'actuel 514.Tout nouveau numéro de téléphone attribué à Montréal à partir de 2003 sera précédé du nouvel indicatif, tandis que les numéros déjà attachés au 514 demeureront inchangés.Cet ajout obligera cependant tous les usagers du téléphone sur l'île de Montréal à composer 10 chiffres pour faire un appel local, au lieu de sept actuellement.Il y aura une période de transition de quelques mois pour permettre aux usagers de s'habituer.Déjà, il faut composer 10 chiffres pour toute communication entre l'île et la périphérie de Montréal, depuis l'introduction, en 1998, de l'indicatif régional 450.Certains usagers du téléphone cellulaire doivent aussi déjà composer 10 chiffres même s'ils appellent depuis le territoire de leur propre indicatif.C'est le développement rapide des nouvelles technologies de communication qui entraîne Montréal sur le même chemin que Toronto et Vancouver, qui seront aussi dotés d'un second indicatif régional dès l'an prochain (647 à Toronto et 778 à Vancouver).Dans la banlieue de Toronto, l'indicatif 905 créé en 1993 sera lui aussi «doublé» du nouvel indicatif 289 en juin prochain.Au rythme actuel d'installation de nouvelles lignes téléphoniques, la zone du 514 serait saturée dès 2004, selon la North American Numbering Plan Administration, à Washington.Le nombre maximal de numéros de téléphone que peut contenir un indicatif régional est de 7,8 millions et le 514 en compte déjà cinq millions.Selon Glenn Pilley, porte-parole du Consortium de gestion de la numérotation canadienne, la popularité sans cesse croissante du téléphone cellulaire explique en grande partie le besoin de nouveaux indicatifs.Le nombre de numéros dédiés aux appareils cellulaires a quadruplé au Canada au cours des années quatre-vingt-dix et atteint actuellement 7,6 millions.D'autre part, la prolifération des télécopieurs et, depuis peu, la popularité du réseau Internet viennent augmenter la demande pour de nouvelles lignes téléphoniques.Aussi, les ménages disposent plus souvent de lignes multiples, signale M.Pilley.L'ajout d'un nouvel indicatif à Montréal ne va pas empêcher les problèmes de congestion dans quelques années.Selon M.Pilley, le nouvel indicatif sera à son tour saturé vers 2012.À Toronto et Vancouver, les nouveaux indicatifs qui seront introduits en 2001 seront à leur tour saturés en 2009.Au Québec, l'indicatif régional 819 (Outaouais, Estrie et centre du Québec) sera saturé en 2006, tandis que le 418 (Québec et tout l'est de la province) le sera en 2011.Le récent 450 en banlieue montréalaise sera saturé seulement en 2020.Selon l'industrie de la téléphonie, la totalité des indicatifs régionaux d'Amérique du Nord et des Antilles seront saturés dans deux décennies.Au Canada, on envisage d'ajouter un chiffre ou deux à tous les numéros de téléphone ou encore de doter le pays d'un code international, comme c'est déjà le cas dans la plupart des pays du monde.Pour en savoir plus: Canadian Numbering Administration Consortium http://www.cnac.ca North American Numbering Plan Administration http://www.nanpa.com Autre : http://www.areacode-info.com http://www.npac.com Pm PHOTO PIERRE CÔTÉ, La Presse © Nouvelle pièce de 25 cents « Sagesse » est le thème de la pièce de monnaie du mois de septembre, un 25 cents, lancée hier à Montréal par la Monnaie royale canadienne.Le concepteur de la pièce, Cezar Serbanescu (notre photo), est un jeune Montréalais de 17 ans.Son dessin montrant un vieil homme qui offre une feuille d'érable à un enfant représente la transmission de la sagesse d'une génération à l'autre.Le ministre responsable de la Monnaie royale canadienne, Alfonso Gagliano, ainsi que le comédien et chanteur Jean Lapointe, ont aussi pris part au lancement qui s'est déroulé au Santropol Roulant de Montréal, où se tient justement une activité d'interaction entre les générations.Avec tout achat de 26 $ et plus de produits Estée Lauder, recevez gratuitement les 8 articles suivants : Votre choix parmi trois nouveaux masques So Moist, So Clean ou So Polished, format prime de luxe un perfectionneur de teint Spotlight une crème Day Wear FPS 15 et antioxydants, format prime de luxe un rouge à lèvres Futurist, format courant un rouge à lèvres All-Day, format courant deux fards à joues harmonisés All-Day Cheek 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formulée par la MRC Thérèse-de-Blainville aux fins de la réalisation de ce projet de 350 millions, appuyé par la Caisse de dépôt et de placement du Québec, mais contesté par l'Union des producteurs agricoles et la ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel.La demande de dézonage de 212 hectares est plus importante que le total des exclusions (153 hectares) accordées dans tout le territoire de la région métropolitaine depuis 10 ans.Les auteurs de cette « orientation préliminaire », les commissaires Bernard Trudel, Pierre Rinfret et Pierre Turcotte, signalent d'emblée que la CPTAQ, « gardienne de la zone agricole », doit faire preuve d'une vigilance accrue dans la région de Montréal, où la zone agricole est déjà passablement comprimée.« À plus forte raison quand les sols recèlent un potentiel supérieur », comme dans le cas du territoire visé par la société Mills-Cambridge au carrefour des autoroute 13 et 640, soulignent-ils.« À ceux qui lancent la serviette trop rapidement sur l'avenir agricole des 212 hectares, qu'il soit permis de rappeler qu'on retrouve à Laval au moins un petit îlot de 30 hectares très productif au plan agricole et pourtant tout autant encerclé par une zone ou des usages non agricoles », écrit encore la commission.Les commissaires affirment ne pas avoir été convaincus par les raisons invoquées par les promoteurs pour rejeter certains des 21 autres emplacements étudiés, notamment ceux de Laval, Mirabel et de la Rive- Sud.Ils déplorent en outre qu'aucune solution dde rechange n'ait été soumise pour les volets industriel et résidentiel du projet, qui occuperaient à eux seuls 80 hectares.Les promoteurs exigent un emplacement rectangulaire d'au moins 84 hectares en bordure d'autoroutes, avec une accessibilité aux bassins touristiques et à une population d'au moins deux millions de personnes dans un rayon de 32 km.La CPTAQ cite également le ministère de l'Agriculture, qui conclut à une pénurie de terres cultivables dans la région métropolitaine, la zone agricole disponible étant occupée à pleine capacité.Au même moment, le ministère évalue à 37 000 hectares la superficie vacante destinée à des développements résidentiels, commerciaux ou industriels.« Devons-nous sacrifier 212 hectares de sols à plus haut potentiel agricole pour la seule raison que cette vaste étendue est bornée par des zones non agricoles ?demandent les commissaires.Poser la question, c'est y répondre.» Maintenant que cet avis préliminaire a été rendu, les parties ont 30 jours pour présenter leurs observations ou rencontrer la commission, avant qu'une décision finale ne soit prise. 4LP0401A0907 4LP0401A0907 ZALLCALL 67 00:59:49 09/07/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 7 SEPTEMBRE 2000 Ottawa accorde 7 $ pour lutter contre les gangs de rue Chauffage radiant: règlement de 6 millions PIERRE GINGRAS La Cour supérieure du Québec vient de donner son aval à l'entente intervenue, au début d'août, entre les représentants des propriétaires de maisons équipées d'un chauffage radiant et les fabricants des pellicules chauffantes mises en cause dans de nombreux incidents au début de 1994, soit la compagnie américaine Flexwatt et la firme écossaise Thermaflex.L'Association canadienne de normalisation, mieux connue sous l'acronyme anglais CSA, est également impliquée et devra elle aussi participer au versement de six millions de dollars aux victimes du chauffage radiant.Les détails de l'entente restent secrets et on ignore quelle somme sera versée par la CSA qui était responsable des normes d'utilisation et qui avait donné son sceau d'approbation aux produits défectueux.L'Association des consommateurs pour la qualité dans la construction, qui avait mené le recours collectif au nom des propriétaires lésés, sera responsable de régler les réclamations.En cas de litige, on fera appel aux tribunaux.Selon le directeur général de l'association, Charles Tanguay, il s'agit d'un règlement équitable qui permet à toutes les parties de limiter les frais judiciaires du litige et de réduire les délais de règlement.L'entente ne comporte aucune admission de responsabilité, a indiqué M.Tanguay.Jusqu'à maintenant, 2200 personnes s'étaient inscrites à l'association en vue du recours collectif, mais le nombre de propriétaires affectés par les problèmes de pellicules radiantes atteindrait les 2700.C'est en décembre 1993 et au début de janvier 1994, lors d'une période de froid sibérien, que le chauffage radiant a fait les manchettes.En un mois, pas moins de 78 incidents ont été imputés aux pellicules radiantes dont 28 ont dégénéré en incendies.Quelques semaines plus tard, en plein hiver, la Régie du bâtiment du Québec ordonnait aux propriétaires de pellicules Flexwatt et Thermaflex de débrancher leur système de chauffage.Les produits des autres fabricants ont été et sont toujours jugés sûrs.Un système de chauffage radiant est composé de pellicules de plastique dans lesquelles passent des fils qui émettent de la chaleur.La pellicule est apposée directement sous les panneaux de gypse du plafond et la chaleur est émise à travers ces panneaux.Selon M.Tanguay, le règlement permettrait aux propriétaires de récupérer 84 % du coût de remplacement du système de chauffage, et non pas les frais occasionnés à la suite de dommages.Le montant définitif sera établi selon la puissance des pellicules et la somme moyenne versée atteindrait 1850 $, ce qui correspond à environ cinq millions.Les frais légaux ont en effet coûté un million, dont la très grande partie va à l'avocat des consommateurs.Le délai de réclamation s'étend jusqu'en avril 2001.On peut communiquer avec l'association au (514) 384-2013.ALEXANDRE SIROIS Un organisme montréalais souhaitant venir en aide aux jeunes qui font partie de gangs de rue, ou qui sont susceptibles d'en devenir membres, vient de recevoir 700 000 $ du gouvernement fédéral, sur une cagnotte de plus de 5,7 millions destinée à la prévention du crime.Un programme intitulé Plan stratégique jeunesse et gangs de rue, concocté par l'Institut de recherche pour le développement social des jeunes (IRDS), fait en effet partie des 134 initiatives québécoises financées par Ottawa, grâce à l'octroi de 5,7 millions pour lutter contre la criminalité par la prévention.En tout, 52 organismes de Montréal et des environs recevront une aide financière, ont annoncé hier le ministre fédéral du Revenu, Martin Cauchon, et le ministre de la Sécurité publique du Québec, Serge Ménard, lors d'une conférence de presse à Outremont.« Nous savons que la meilleure façon de s'attaquer au crime et à la victimisation, c'est de s'attaquer aux causes profondes de ces problèmes, en fournissant aux adolescents, ainsi qu'à leurs familles, le soutien et les ressources dont ils ont besoin pour partir du bon pied ou retrouver la bonne voie », a déclaré M.Cauchon.À l'aide de sa subvention, l'IRDS tentera d'identifier ce qui peut pousser les jeunes à s'intégrer à la société au lieu de s'impliquer dans les gangs de rue.Le projet pilote sera mis sur pied dans Villeray, Petite-Patrie et Montréal-Nord.« Le pire, c'est quand les gangs de rue correspondent à des ghettos ethniques de pauvreté.C'est probablement la pire des situations pour ce qui est du développement de la criminalité.Ainsi, toute action visant à comprendre et à régler ça est très bien accueillie », a affirmé M.Ménard.Parmi les autres organismes les plus généreusement subventionnés, notons l'École de psychoéducation de l'Université de Montréal, qui recevra 300 000 $ pour mettre sur pied un projet qui aidera les écoles à prévenir la violence.À Québec, la maison Kinsmen\u2014 Marie-Rollet a reçu 165 000 $ pour la mise au point de stratégies permettant de protéger les enfants exposés à la violence conjugale, alors qu'à Beauport, le Réseau québécois de villes et villages en santé a eu droit à 299 760 $ pour un programme de prévention du crime destiné aux collectivités locales.Le ministre Ménard a par ailleurs annoncé la nomination de Serge Bruneau comme premier président du Conseil québécois en prévention de la criminalité, un organisme qui devra aider Québec à assumer « un leadership accru » en matière de prévention du crime.Urgences Santé : les négociations reprennent CLAUDE-V.MARSOLAIS Les négociations ont repris, hier soir, entre Urgences Santé et le Regroupement des techniciens ambulanciers du Québec (RETAQ), après un arrêt de deux jours qui avait abouti à une impasse, les parties ne parvenant pas à s'entendre sur un quantum d'heures travaillées annuellement et sur le nombre de postes à maintenir pour assurer la sécurité du public.Selon le président du RETAQ, Yves Imbeault, un règlement serait à portée de main si une nouvelle base de calcul du nombre d'heures travaillées annuellement, incluant les heures effectuées par les équipes volantes, était bien comprise par Urgences Santé.En effet, au total de 1 066 000 heures de travail par année auxquelles les parties s'étaient entendues pour les postes permanents, l'ajout de 1 % permettrait de constituer des équipes volantes pour remplacer les techniciens ambulanciers réguliers qui sont absents pour cause de maladie ou de vacances.Cela ferait un grand total de 1 072 000 heures travaillées par année permettant ainsi à Urgences Santé de parer à l'augmentation de la demande.Interrogé sur cette hypothèse, le porte-parole d'Urgences Santé, André Champagne, n'a pas nié que cela pourrait être une base de discussion pour en arriver à un règlement.M.Imbeault souligne que les négociations ont achoppé jusqu'ici en raison d'une incompréhension sur le mécanisme de calcul.« Les gens d'Urgences Santé fonctionnent encore avec les barèmes de 1997 alors que la demande s'est accrue de 10 % depuis.» 4LP0501A0907 a5 jeudi 4LP0501A0907 ZALLCALL 67 01:02:23 09/07/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 7 SEPTEMBRE 2000 A 5 Le prix de l'essence utilisé comme un atout pour le transport en commun MARTHA GAGNON « Le prix de l'essence ça me traumatise.» Tel est l'un des messages publicitaires que la population entendra régulièrement dans le cadre de la campagne de promotion du transport en commun qui a été lancée hier et durera jusqu'à la fin décembre.Son coût est de 1,5 million.La présidente de l'Agence métropolitaine de transport (AMT), Florence Junca-Adenot, affirme que la hausse vertigineuse du prix de l'essence et le succès du train de banlieue sur la Rive-Sud, en opération depuis le mois de juin, devraient inciter plusieurs automobilistes à changer leur mode de transport.« Lors de la rentrée mardi, les gens applaudissaient dans le train de banlieue de la Rive- Sud en voyant la congestion routière.Il y avait 600 personnes à bord.On ne prévoyait pas un achalandage aussi important dès le début.C'est très stimulant.» En plus d'ajouter un huitième wagon bientôt, on prévoit diminuer la durée du trajet Mc Masterville- Montréal de 39 à 29 minutes.Chaque wagon comprend 95 places assises.Concernant la hausse du prix de l'essence, la présidente explique que « l'impact ne s'est pas encore fait sentir dans le transport en commun, mais cela ne devrait pas tarder ».La deuxième édition de la campagne de promotion de l'AMT et de ses partenaires, dont le thème est Le transport en commun, suffit de s'en servir !, ne pouvait pas mieux tomber.L'un des messages radiophoniques est celui d'une auto qui « relaxe son beau body dans l'entrée de garage » pendant que le coût de l'essence grimpe.Présidente d'honneur de la campagne, la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, qui assistait au point de presse au stade olympique, s'est bien gardée de commenter la hausse du prix de l'essence et la possibilité de réduire les taxes.« Je m'occupe de plusieurs dossiers, mais pas de celui- là », a-t-elle répondu.Par ailleurs, elle estime qu'un « système de transport efficace constitue une des conditions primordiales de la performance et de la compétitivité d'une métropole ».Le transport en commun a connu un accroissement depuis 96 qui dépassera 2 % cette année.Mais il est loin de surpasser l'automobile dont l'augmentation des déplacements est de 4 % en pointe annuellement.Élie Fallu, président de l'Association des conseils intermunicipaux de transport (CIT), affirme que les habitudes sont en train de changer.« La demande dépasse l'offre dans certains cas, expliquet- il.Le train Blainville est rempli à pleine capacité.Quant aux CIT, ils ont investi pour ajouter des services et offrir un réseau plus étendu.L'achalandage a augmenté de 10 % par année depuis 10 ans.» Selon Mme Junca-Adenot, le système de covoiturage instauré chez Bombardier a permis de retirer plus de 1000 voitures de la circulation après un an.« Cela dépasse nos prévisions qui étaient de 500 », précise-t-elle.Si elle est favorable à l'instauration de mesures incitatives pour amener les gens à délaisser l'automobile, comme l'augmentation des tarifs des terrains de stationnement, elle ne croit pas que les péages routiers soient la solution.« Montréal et Laval sont des îles ; on ne peut pas paralyser toute une région avec des péages tout autour.» Dans le cadre de sa campagne de promotion, l'AMT organisera des activités d'animation dans les stationnements incitatifs, dont un concours permettant de gagner un voyage à Londres et plusieurs autres prix.La Semaine des transports en commun, du 11 au 17 septembre, sera soulignée également d'une façon particulière.Une cinquantaine de municipalités participent à la campagne.Parmi les nouveaux services de transport en commun, il y a la voie réservée sur l'autoroute 10 qui sera terminée en décembre, le terminus intermodal de Longueuil, le train de banlieue sur la Rive-Sud et le Carrefour Express à Laval.PHOTO ROBERT NADON, La Presse © Robert Dubois se bat pour que Laval règle le problème de débordement du ruisseau qui passe sur son terrain.PHOTOTHÈQUE La Presse © La demande dépasse l'offre : le train de Blainville est rempli à pleine capacité.Seul contre la Ville de Laval Un homme se bat depuis 18 ans contre l'expropriation d'une partie de son terrain ANDRÉ CÉDILOT Un résident de la rue Lac-de-Mai n'en revient pas que Laval en appelle d'un cinglant jugement qui empêche la municipalité d'exproprier une partie de son terrain pour contrer un problème d'inondation.« C'est du harcèlement, de l'abus de pouvoir, un règlement de compte », rugit Normand Dubois, accusant l'administration du maire Gilles Vaillancourt de se servir des tribunaux pour tenter de l'épuiser moralement et.financièrement.Fort de deux autres jugements qui lui ont été favorables depuis 1990, M.Dubois croyait ses malheurs terminés, le 28 juin dernier, quand le juge Pierre Viau, de la Cour supérieure, avait fustigé la Ville pour son manque de transparence et sa mauvaise foi dans ce dossier qui traîne depuis 1982.Dans des termes clairs, le juge avait donné raison sur toute la ligne à M.Dubois.Avec l'aide d'experts, celui-ci avait démontré que le plan d'expropriation de la Ville n'était pas, comme celle-ci le prétendait, l'unique solution aux problèmes de débordement des eaux pluviales et d'égouts d'un ruisseau qui passe sur son terrain.Le problème vient de ce que le petit cours d'eau qui servait autrefois à l'écoulement des eaux des champs de culture est incapable d'absorber les eaux de pluie et les égouts des maisons qui poussent comme des champignons dans le secteur.Le ruisseau déborde quand il pleut abondamment.Après 18 ans de combat, et compte tenu surtout de la virulence du jugement \u2014 le juge Viau reprochait à la Ville d'avoir fait preuve d'un « abus de pouvoir créant une injustice équivalant à une fraude à l'endroit de ses citoyens lésés par ses actes et omissions » \u2014, M.Dubois pensait enfin pouvoir jouir en paix de sa propriété.De son côté, la Ville justifie sa décision d'en appeler en disant que l'expropriation partielle de terrains visant à élargir le ruisseau est une solution moins coûteuse.D'autant plus que des trois résidants touchés, M.Dubois est le seul récalcitrant.« C'est de la désinformation.Depuis des années qu'on dit à la Ville comment procéder, en détournant le ruisseau et en aménageant un ou deux puits de rétention, mais ils ne font que du patchage.Ils préfèrent donner des millions à leurs petits amis avocats plutôt que de régler le problème.C'est un odieux gaspillage », s'insurge M.Dubois.Il ne voit dans cette attitude de la Ville qu'« arrogance et mépris » envers lui et les autres contribuables.« On me fait tout passer sur le dos, mais je ne fais que défendre mes droits », insiste-t-il.Et cela, au péril de la qualité de vie de sa famille, de ses liens d'amitié et de sa santé.« Je suis en train de rendre ma femme et ma fille dingues.Je ne pense qu'à ça depuis 10 ans, on ne sort plus, on n'a plus de loisirs, c'est l'enfer », dit-il.Professeur de mécanique dans une école spécialisée, M.Dubois, 52 ans, ne travaille pas depuis trois ans, en proie à une vive dépression.Sur le plan financier, l'aventure lui coûte au bas mot 300 000 $ jusqu'à maintenant.Il a déjà obtenu un dédommagement de 50 000 $ d'un premier jugement rendu en 1996 à la suite des avaries causées à son terrain.La récente décision du juge Viau lui accordait 115 000 $ pour payer les frais de son avocat et des experts qu'il avait embauchés pour le seconder.En interjetant appel, la Ville esquive ce dernier paiement.« Ils veulent peut-être que je me suicide, ça réglerait tous les problèmes.Mais je ne leur ferai pas ce plaisir là », a-t-il souligné, avisant les autres citoyens d'y penser à deux fois avant de se lancer dans une bataille comme la sienne.« Dans mon cas, il est trop tard pour reculer », a-t-il conclu sur une note pleine d'amertume.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © La présidente de l'Agence métropolitaine de transport, Florence Junca-Adenot, croit que l'impact de la hausse du prix de l'essence devrait se faire sentir bientôt.Le maire de Rosemère veut faire bouger les pétrolières SYLVAIN LAROCQUE Le maire de Rosemère, Yvan Deschênes, veut « passer à l'action » pour amener les pétrolières et les gouvernements à baisser le prix de l'essence, qui a considérablement augmenté au cours des derniers jours.C'est pourquoi il va rencontrer demain le président de la Coalition pour la défense des consommateurs de carburant, Daniel Giguère, question de « trouver des moyens inventifs » pour « faire avancer les choses ».M.Giguère, qui est également maire de Jonquière, cherche à élargir le mouvement de contestation populaire qui a pris naissance en avril au Saguenay-Lac-Saint-Jean sous la forme d'un boycott des grandes pétrolières.Au cours des derniers mois, plus de 400 municipalités et MRC ont adopté des résolutions appuyant la coalition de M.Giguère, à la demande expresse de celui-ci.« Nous voulons canaliser la grogne de nos citoyens.Les citoyens en ont marre d'être impuissants face à la situation », a déclaré à La Presse M.Deschênes, qui a convoqué la rencontre de demain à l'hôtel de ville de Rosemère.Mme Jocelyne Houle, mairesse de Buckingham, y sera également.« Nous allons établir un plan d'action, une stratégie pour atteindre notre objectif, qui est de faire baisser les prix de l'essence », a précisé M.Deschênes.« Nous avons deux cibles : les gouvernements, qui empochent plus de 50 % du prix à la pompe et qui bénéficient ainsi de la hausse des prix, et les pétrolières, qui profitent du contexte international », a ajouté M.Deschênes.Parmi les moyens envisagés, on compte évidemment le boycott des pétrolières, mais le maire de Rosemère reconnaît qu'il « faut être prudent » à cet égard.« Il ne faudrait pas attaquer les petits détaillants.Ce n'est peut-être pas le moyen à retenir.» Mais il ne peut toutefois l'exclure.Un autre moyen « efficace », selon le maire, serait la mise en place de « journées » ou de « semaines » du transport en commun.« On pourrait profiter de la situation pour encourager nos citoyens à utiliser le train et l'autobus, en collaboration avec l'AMT », a-t-il expliqué. 4LP0601A0907 A-6 JEUDI g n ral 4LP0601A0907 ZALLCALL 67 01:03:32 09/07/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 7 SEPTEMBRE 2000 Le Centre hospitalier Beauce-Etchemin perd quatre spécialistes SHAWINIGAN-SUD Fermeture temporaire du Presse Canadienne département d'obstétrique SAINT-GEORGES Le Centre hospitalier Beauce-Etchemin (CHBE) a perdu quatre spécialistes en un mois et lance un cri d'alarme avant que le « château de cartes devenu très fragile » ne s'affaisse au point de devoir fermer des services.« La situation est criante.La Beauce et les Etchemins n'ont pas à devenir les otages d'un système », a soutenu hier la directrice générale du CHBE, Huguette Giroux.Si le problème du recrutement médical est impératif partout au Québec, au CHBE la situation va de mal en pis depuis le printemps.Quatre-vingt-cinq spécialistes et omnipraticiens sont autorisés à pratiquer au CHBE ; il n'y en a que 56.En deux ans, l'hôpital a recruté 16 médecins, mais 26 sont partis.Il manque donc actuellement le tiers de l'effectif.À très court terme (la direction parle d'environ 15 jours, si des actions ne sont pas faites), le mouvement de départ des jeunes spécialistes pourrait s'accentuer, a déploré le déclare le directeur des services professionnels de l'établissement, le docteur Bernard Jean.Depuis le mois de mai, les règles du jeu ont changé au chapitre de la rémunération des médecins.« Il n'y a pas d'avantage pécuniaire à pratiquer en périphérie.Tout le monde est à 100 %, à Saint-Georges comme à Québec.Mais l'argent n'est pas le seul facteur expliquant cette crise.Il y a la lourdeur de la tâche.Ici, les équipes sont plus petites, le tour de garde revient plus souvent.Ça joue sur la qualité de vie.Quand deux radiologistes sur quatre partent, il ne reste en réalité que 50 % de l'équipe », souligne le Dr Jean.Presse Canadienne SHAWINIGAN-SUD Après les urgences à la fin de juillet, c'est au tour du département d'obstétrique de fermer ses portes temporairement au Centre hospitalier du Centrede- la-Mauricie (CHCM), en raison du manque de médecins.La salle d'accouchement du CHCM sera donc fermée à partir de demain matin jusqu'au 22 septembre.Aucun service pour les femmes enceintes ne pourra être offert à l'étage de l'obstétrique pendant cette période.Cette fermeture temporaire est due au manque chronique d'obstétriciens-gynécologues.Normalement, le CHCM devrait fonctionner avec une équipe de quatre spécialistes ; depuis quelque temps, seulement deux gynécologues se partagent le travail.La pénurie fait en sorte que la salle d'accouchement ne peut être fonctionnelle que deux semaines sur quatre.On savait depuis le 15 juin dernier qu'une rupture de services en gynécologie était prévisible, le départ d'un gynécologue le 1er juillet ayant aggravé la situation.À force de démarches, on avait réussi à combler les lacunes jusqu'au 25 août, notamment en ayant recours aux services de médecins à la retraite.Toutefois, on n'a pu trouver personne pour assurer les quarts de garde des deux prochaines semaines.On a attendu jusqu'à la dernière minute pour se résigner à annoncer à la population que le service d'obstétrique serait ainsi fermé jusqu'au 22 septembre.On compte beaucoup sur la mise en place d'un système de dépannage structuré ou de jumelage efficace pour en venir à constituer une équipe stable en gynécologie-obstétrique.De telles mesures ont été discutées lors de la visite de la ministre de la Santé Pauline Marois, le mois dernier.L'administration de l'hôpital demande donc aux gens de ne pas se présenter à la salle d'accouchement lors de la période de fermeture, et de consulter dans un autre centre hospitalier, le plus près étant le Centre hospitalier régional de Trois-Rivières.La Fédération des omnipraticiens demande aux médecins de ne pas démissionner Presse Canadienne SHAWINIGAN À moins de dix jours de la démission collective des médecins du Centre hospitalier du Centre-de-la-Mauricie (CHCM), le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le docteur Renald Dutil, a demandé aux médecins de renoncer à leur décision et prié leurs collègues de venir à Shawinigan-Sud leur prêter main-forte.En faisant état de la grave pénurie d'effectifs au CHCM, le Dr Dutil a démontré une sympathie face aux conditions dans lesquelles les médecins sont contraints de travailler.Il a par ailleurs souligné le dévouement des professionnels qui oeuvrent malgré tout dans ce contexte de manque d'effectifs médicaux.Le président de la Fédération croit par contre que la population doit avoir accès aux services essentiels devant être dispensés par un centre hospitalier et son personnel médical.C'est dans cette optique qu'il a demandé hier aux membres du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens du CHCM, de retirer leur avis de démission.Renald Dutil De son côté, la Fédération garantit qu'elle fera « tous les efforts possibles pour combler les quarts de garde qui ne seraient pas comblés par d'autres médecins venant de la région ou de d'autres régions ».À cette fin, le président de la Fédération a fait parvenir une lettre à tous les omnipraticiens du Québec, les enjoignant de venir en aide à leurs collègues du CHCM.La missive expose les difficultés vécues par le centre hospitalier et rappelle le caractère essentiel des services de santé tant en salle des urgences que pour les patients hospitalisés.La lettre renvoie aussi une grande part de la responsabilité de la situation au gouvernement.« Si les omnipraticiens se reconnaissent l'obligation d'offrir les services médicaux essentiels et prioritaires, ils exigent du gouvernement les moyens requis pour le faire », peut-on lire en conclusion du document envoyé aux omnipraticiens.« Je n'accepte pas qu'on tienne les médecins omnipraticiens responsables du fonctionnement général des services de santé alors que les ratés du système résultent d'une série de mauvaises décisions gouvernementales », a également déclaré le Dr Dutil.Les médecins voudraient entre autres bénéficier d'une rémunération de 115 pour cent pour les activités hospitalières, afin de favoriser le recrutement de médecins au CHCM.Des mesures pour encourager le recrutement au service de psychiatrie, de même que la désignation de Shawinigan comme lieu d'installation pour les médecins boursiers et ceux diplômés hors du Canada et aux États-Unis, font aussi partie des revendications des médecins.Pour la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, ces demandes sont « recevables ».« Je me suis engagé auprès des médecins à défendre ces demandes, à trouver des solutions.Mais il y a des demandes qui ne sont pas sans créer des difficultés car elles auraient des impacts dans d'autres lieux que Shawinigan », a affirmé le Dr Dutil.MX660 M703AT MX608WN Voyager dans le temps «l'odyssée Macintosh» Maintenant à l'affiche chez Micro-Boutique 6615, avenue du Parc, Montréal Stationnement réservé à l'arrière au 6640, Jeanne-Mance 514.270.4477 Apple et le logo Apple sont des marques déposées d'Apple Computer, inc., enregistrés aux États-Unis et autres pays.Heures d'ouverture: L, M, M, 8 à 18 J, V, 8 à 19 S, 10 à 17 Concessionnaire autorisé 4LP0701A0907 A7 samedi 4LP0701A0907 ZALLCALL 67 01:01:16 09/07/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 7 SEPTEMBRE 2000 A 7 L'échec au primaire favorise le décrochage à l'université MARC THIBODEAU Les élèves qui redoublent une année durant leurs études primaires courent deux fois plus de risques de « décrocher » au niveau universitaire.C'est du moins ce qu'indique une nouvelle étude de Statistique Canada, qui vise à identifier les facteurs déterminants du décrochage au niveau des études supérieures, un phénomène très peu étudié jusqu'à maintenant au Canada.Le centre de la statistique de l'éducation de l'organisme a procédé à cette étude en considérant les données dont il disposait sur les « sortants » du réseau universitaire en 1991 ainsi qu'en 1995.On désigne par cette expression les personnes qui ont entrepris des études supérieures, mais qui les ont interrompues sans avoir terminé leur formation.Les élèves qui ont déjà décroché temporairement avant d'obtenir leur diplôme d'études secondaires ou qui ont sauté des cours à ce niveau courent aussi plus de risques d'interrompre leurs études postsecondaires avant la fin.La probabilité est aussi plus élevée pour les élèves qui ont travaillé plus de 20 heures par semaine durant leurs études secondaires.Inversement, les caractéristiques sociodémographiques comme le niveau d'instruction des parents ou leur statut d'emploi, qui ont une grande incidence sur les chances de réussite au secondaire, ne sont pas un prédicteur important de décrochage à l'université.L'étude de Statistique Canada met aussi en relief d'importantes disparités régionales en matière de décrochage.Le Québec fait bonne figure puisque le taux y est de l'ordre de 15 %, sensiblement le même que celui de l'Ontario.Dans les provinces de l'Ouest et de l'Atlantique, le pourcentage d'étudiants qui disaient avoir interrompu leurs études sans diplôme était deux fois plus important.Le résultat relevé par Statistique Canada doit être mis en parallèle avec les données du ministère de l'Éducation du Québec, qui estime à près de 35 % la proportion d'étudiants qui quittent une année donnée le réseau universitaire sans diplôme.George Butlin, qui a chapeauté l'étude de Statistique Canada, estime que cet écart peut s'expliquer par des différences méthodologiques.Le ministère québécois considère uniquement, pour établir son pourcentage de décrocheurs, les étudiants qui quittent les études, avec ou sans diplôme, alors que l'organisme fédéral obtient le sien en considérant les étudiants qui ont obtenu leur diplôme, ceux qui ont décroché et ceux qui poursuivent leurs études.Avec cette approche, le poids relatif des décrocheurs est nécessairement plus faible.Les élèves américains n'ont fait que de faibles progrès en lecture et en mathématiques 700 000$ de plus pour les communications à l'UdeM MARC THIBODEAU La Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal (FAECUM) comprend mal que l'établissement consacre 40 000 $ à la production et à la diffusion d'une vidéo corporative destinée aux vols d'Air Canada alors que personnel et étudiants sont au bout du rouleau.« Tout le monde est stretché au maximum et l'université va dépenser des milliers de dollars pour faire de la publicité dans des avions.Ça m'écoeure », a commenté le secrétaire général de la FAECUM, Patrick Lebel.La décision l'irrite d'autant plus, dit-il, que le budget de la direction des communications de l'UdeM a bondi en deux ans de 1,3 million à près de 2 millions.Dans une lettre transmise hier au vice-recteur aux affaires publiques et au développement de l'université, Patrick Robert, M.Lebel souligne que les dernières initiatives de cette direction lui font craindre que l'établissement ne s'écarte de son objectif premier, soit « d'assurer une formation de qualité aux étudiants (.) et soutenir un environnement de recherche désintéressé à la fine pointe des connaissances ».La communauté universitaire, ajoute-t-il, « n'a pas accepté tous les sacrifices qu'elle a endurés pour voir la direction utiliser l'argent du réinvestissement (gouvernemental) à des fins publicitaires ».M.Robert, visiblement irrité par l'intervention de la FAECUM, a indiqué hier que la vidéo était une dépense tout à fait raisonnable pour soutenir la campagne de financement de l'UdeM, qui cherche à recueillir 125 millions.Une campagne qui, fait-il valoir, profitera grandement aux étudiants, notamment par l'octroi de substantielles bourses d'études.« S'il (le secrétaire général de la FAECUM) pense que l'on peut aller chercher 125 millions sans dépenser d'argent, c'est son problème », indique M.Robert, qui défend par ailleurs la progression du budget de la direction des communications, dont il est responsable.L'argent additionnel, dit-il, a notamment permis de créer des outils promotionnels indispensables pour faire connaître l'université et les dizaines de nouveaux programmes ayant été ajoutés récemment dans l'espoir d'attirer plus d'étudiants.La hausse des inscriptions observée encore cette année à l'UdeM n'est pas étrangère au phénomène, note le vice-recteur, qui se garde toutefois d'attribuer l'ensemble de la hausse relevée à l'évolution budgétaire décriée par la FAECUM.Agence France-Presse WASHINGTON Les élèves américains ne lisent pas mieux que leurs prédécesseurs des années soixante-dix et leur niveau en mathématiques n'a progressé depuis qu'à un « rythme d'escargot », selon le rapport d'un centre de recherches publié hier.« Depuis 1971, les progrès pour tous les groupes d'âge (9, 13 et 17 ans) ont été minuscules », note l'auteur principal du rapport, Tom Loveless, directeur du Centre Brown sur l'éducation américaine de l'Institut Brookings.Selon lui, de nombreux États ont trop privilégié les mathématiques et les sciences, au détriment de l'apprentissage de la lecture.« Culturellement, on attache aujourd'hui moins d'importance à l'alphabétisation », a-t-il souligné.Si les élèves ont fait des progrès notables dans certains domaines des mathématiques, notamment la résolution des problèmes et la géométrie, en revanche « les résultats en arithmétique stagnent ou baissent peu à peu », relève le rapport, qui note ainsi que « nombre d'élèves de 13 ans ne possèdent pas les bases nécessaires pour passer à l'algèbre ».En ce qui concerne les connaissances mathématiques élémentaires, un enfant américain sait aujourd'hui à neuf ans ce qu'un même élève savait à dix ans en 1973, et à treize ans ce qu'il savait à quatorze.Les progrès se font donc « à un rythme d'escargot », conclut le rapport, et sont même encore plus lents pour les adolescents de 17 ans, qui semblent accorder aujourd'hui moins d'importance à la réussite scolaire.Les auteurs du rapport avancent plusieurs hypothèses pour expliquer ces faibles progrès : des méthodes d'enseignement moins efficaces que dans d'autres pays, l'insuffisance des devoirs à la maison, l'abondance d'activités sportives ou extra-scolaires (petits boulots à mi-temps, etc.).Selon eux, ce sont, en définitive, certains « aspects de la culture américaine qui découragent la réussite scolaire durant l'adolescence ». 4LP0802A0907 A8 - JEUDI 4LP0802A0907 ZALLCALL 67 01:04:50 09/07/00 B Rive-Sud A 8 R LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 7 SEPTEMBRE 2000 Les élections municipales reportées à Saint-Hubert MARTHA GAGNON et SYLVAIN LAROCQUE La campagne électorale, qui dure depuis plusieurs semaines à Saint- Hubert, vient de prendre fin abruptement.La ministre d'État aux Affaires municipales, Louise Harel, a annoncé hier soir le report des élections prévues le 5 novembre dans cette municipalité de la Rive-Sud, suivant ainsi les recommandations formulées par Louis Bernard, le mandataire du gouvernement chargé d'étudier les regroupements municipaux dans la région métropolitaine Plusieurs hypothèses de fusions municipales sont à l'étude sur la Rive-Sud, et Saint-Hubert est visée dans chaque cas, a indiqué hier le cabinet de la ministre.« Aucune procédure d'élection, régulière ou partielle, ne peut être accomplie dans une municipalité dont le territoire fait l'objet d'une recommandation de regroupement, et ce pour une période de 12 mois », a indiqué la ministre.Une nouvelle que plusieurs candidats appréhendaient.Trois partis avaient déjà été formés, soit celui du maire Michel Latendresse et de deux conseillers sortants qui lui font la lutte, Marguerite Pearson- Richard et Jean-Guy Fortin qui ont réuni autour d'eux 11 candidats.La campagne électorale s'annonçait mouvementée.Le maire Latendresse se dit déçu qu'on reporte les élections alors que les partis ont déjà commencé à faire du porte-à-porte et à dépenser de l'argent pour la campagne.« C'est faire fi de la démocratie, a-til dit.Je suis choqué qu'on ne laisse pas les citoyens décider qui les représentera pour les prochaines années.» La municipalité de plus de 78 000 habitants fait partie de la proposition de regroupement de M.Bernard qui consiste à réunir huit villes de la Rive-Sud en une seule.Outre Saint-Hubert, il y a Longueuil, Brossard, Saint-Lambert, Saint-Bruno, Boucherville, Le- Moyne et Greenfield Park.La ministre Louise Harel a déjà reporté les élections à Charlesbourg et Beauport où des fusions sont également envisagées.Une décision qui soulève le mécontentement des maires, Jacques Langlois et Ralph Mercier, qui menacent d'envoyer au gouvernement la facture des dépenses électorales déjà effectuées, qui atteindrait 100 000 $, selon eux.M.Bernard a indiqué qu'il n'avait pas l'intention, du moins pour le moment, de réclamer le report d'élections dans d'autres municipalités.D'autre part, le projet de créer deux villes sur la Rive-Sud, présenté par trois maires, continue de soulever les discussions.Au cours d'une entrevue hier, le maire de Longueuil, Claude Gladu, a déclaré que cette proposition signifiait une fusion forcée.« Personne ne veut en arriver là, dit-il.La création de deux villes n'est pas une très bonne idée pour guérir les plaies de la Rive-Sud s'il y en a.» M.Gladu ajoute qu'il est surpris de constater que le maire de Brossard, Paul Leduc, appuie un tel projet.Et il affirme qu'une autre proposition sera présentée très bientôt et pourrait rallier plusieurs personnes.« Je suis confiant que nous allons trouver une solution acceptable.On peut penser, entre autres, à une MRC renforcée, à des fusions de services », dit-il.Quant à la fusion des huit villes que M.Bernard entend proposer, M.Gladu ne croit pas qu'elle puisse se faire sur une base volontaire.Par ailleurs, le conseil municipal de Saint-Bruno a adopté lors d'une séance extraordinaire, mardi soir, une résolution pour s'opposer à l'inclusion de la MRC de la Valléedu- Richelieu au schéma d'aménagement de la Communauté métropolitaine de Montréal.Il demande à la ministre Harel de ne pas modifier la loi 134 qui prévoit que le territoire du schéma d'aménagement se limite à Montréal, Laval, Mirabel et aux MRC qui sont entièrement comprises dans la Communauté métropolitaine de Montréal.Saint-Bruno ne veut pas se regrouper avec les sept autres villes de la Rive-Sud qui ne font pas partie de sa MRC.Les locataires de Solitec demandent des comptes à Brossard PASCALE BRETON Inquiets pour leur santé et leur sécurité, 70 locataires d'un immeuble en construction appartenant au Groupe Solitec, sur le boulevard Marie-Victorin, viennent d'envoyer une mise en demeure à la Ville de Brossard.« Comment se fait-il que votre administration laisse un entrepreneur comme Solitec construire un immeuble de 216 logements en fermant les yeux sur une multitude de défauts majeurs ?Pourquoi est-ce que l'édifice n'est pas encore sécuritaire et conforme aux normes du service d'incendie malgré plusieurs constats d'infraction ?Comment se fait-il que des locataires aient emménagé malgré le fait que c'était, et que c'est encore, un chantier », demande le regroupement de citoyens à la Ville, qui n'a pas répondu aux appels de La Presse à ce sujet hier.Le dossier de Solitec n'est pas clos.Un nouveau rapport du service de protection des incendies de Brossard s'est ajouté hier.« L'immeuble doit répondre à des normes minimales.Il doit y avoir, par exemple, un système d'éclairage d'urgence, de la lumière adéquate dans les cages d'escaliers, deux issues sécuritaires et des gicleurs fonctionnels.Solitec ne s'est pas conformé à toutes nos demandes, alors nous avons fait un rapport », a indiqué le directeur des incendies, Claude Chevalier.Paul Robertson, un ancien employé de Solitec, a accepté de rencontrer La Presse pour parler de ce qu'il a vu.Il a été congédié la semaine dernière parce qu'il a défait une partie de mur pour trouver la source de moisissure dans un logement alors que son employeur a jugé qu'il aurait simplement dû nettoyer les traces d'humidité.« Les gars ont un talkie-walkie.Dès que les inspecteurs de la Commission de la construction du Québec (CCQ) arrivent pour vérifier les cartes de compétence, le chantier se vide en deux minutes.Les gars courent dans les corridors pour se cacher.Je me suis déjà caché pendant deux ou trois heures dans un logement », affirme M.Robertson, dont la déclaration a été confirmée par des locataires.Du côté de la CCQ, le porte-parole Michel Gayou se dit surpris.« Nous n'avertissons pas les gens avant d'arriver sur le chantier.Les travailleurs doivent nous montrer leurs cartes de compétence et prouver qu'ils travaillent dans leur champ d'activités.Lorsqu'on émet des avis d'infraction, les employeurs s'y conforment généralement.M.Robertson, qui affirme avoir pris une part active aux travaux avant l'arrivée des locataires, critique la façon de travailler.« Ça se passe tout croche chez Solitec, je ne peux même pas certifier que la bâtisse est vraiment sécuritaire.Normalement, on commence par une bonne base, puis on monte jusqu'au toit et ensuite on revient faire les travaux intérieurs.Là, tout a été fait à l'envers et personne n'a rien vu, les inspecteurs de Brossard ne disent rien, ça n'a pas de sens.» « Paul Robertson a été congédié, alors c'est certain qu'il veut nuire à la compagnie.Tout a été bien fait », rétorque Jean-Claude Blanchard, propriétaire du Groupe Solitec avec son frère Stephen.Mais le regroupement de locataires croit lui aussi que les travaux n'ont pas été faits selon les règles.Avec sa mise en demeure, le groupe a même fait parvenir à la Ville de Brossard une liste de vices cachés.Les locataires craignent aussi pour la sécurité des enfants qui, disent-ils, circulent dans les corridors alors que des fils électriques pendent et qui doivent traverser le chantier pour atteindre leur autobus scolaire.PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse Louis Racicot, directeur du Service de génie de Brossard, devant le ruisseau d'écoulement qui a fait couler tant d'encre, ne suffisant plus aux besoins de la population locale.Déversements d'égouts : l'ordonnance de Québec coûtera dix millions à Saint-Hubert /G/4/44 Déversements d'égouts : l'ordonnance de Québec coûtera dix millions à Saint-Hubert BRUNO BISSON Le règlement définitif des problèmes de déversements d'égouts de la ville de Saint-Hubert coûtera au moins 10 millions à celle-ci, en vertu d'une ordonnance rendue la semaine dernière par le ministre de l'Environnement du Québec, Paul Bégin.Le ministre ordonne à la Ville de Saint- Hubert de rembourser à la ville voisine de Brossard, d'ici le 30 décembre, 39 % des coûts de construction d'un collecteur sanitaire, construit à la fin des années 80.La facture s'élèvera à environ 2,7 millions, en plus des intérêts cumulés sur ce montant depuis 1990.De plus, la Ville de Saint-Hubert devra assumer 50 % des coûts de construction de la phase II de ce collecteur, que la ville de Brossard devra impérativement construire, d'ici le 1er septembre 2001.Le coût de ces travaux avait été estimé à 4,4 millions, en 1998.Enfin, le ministre de l'Environnement renverse une ordonnance précédente qui avait été émise dans le même dossier, en 1994, et ordonne à la Ville de Brossard de procéder à un « reprofilage » du ruisseau Daigneault, dans lequel sont survenus assez fréquemment, depuis 10 ans, des débordements des égouts de Saint-Hubert.Les travaux seront exécutés sous l'autorité de Brossard, mais financés à 68 % par la Ville de Saint-Hubert, dans une proportion équivalente au débit d'eau que chaque municipalité est autorisée à y déverser.Le coût de tels travaux a été récemment estimé par la Ville de Brossard à 4,4 millions.Au total, la facture des travaux ordonnés par le ministère de l'Environnement s'élèvera donc à plus de 8 millions pour Saint- Hubert, sans compter les frais d'intérêts.Le ruisseau Daigneault est devenu, en fait, un vulgaire fossé d'évacuation des eaux de pluie sous la pression du développement urbain.Il prend sa source à Saint-Hubert et longe ensuite l'ex-golf municipal de Brossard, avant de plonger sous l'autoroute 10 et de traverser du nord au sud un immense territoire promis à un développement immobilier de grande envergure d'ici peu.Le fossé se jette dans la rivière Saint-Jacques à la limite des villes de Brossard et La Prairie.Depuis de nombreuses années, les eaux d'égout de Saint-Hubert s'y déversent régulièrement quand il pleut, en raison d'un débit d'eau beaucoup trop important pour l'unique collecteur sanitaire qui dessert le secteur, et qui fut construit par les deux villes dans les années 60.L'ordonnance, rendue au terme de huit mois d'enquête et de 22 jours d'audition, était attendue avec impatience par la Ville de Brossard, car l'avenir du vaste projet immobilier de 2000 unités d'habitation planifié sur les terres traversées par le ruisseau, dépendait de la solution préconisée par le ministre.Son « aspect inesthétique » et les odeurs qui s'en dégagent parfois rebutaient les promoteurs.La Ville de Brossard était d'ailleurs si impatiente que le 12 août dernier, le maire de Brossard, Paul Leduc, expédiait une lettre au premier ministre Lucien Bouchard, menaçant de remettre en question des aménagements stratégiques pour l'organisation du transport en commun sur la Rive-Sud, mis en chantier sur le territoire de sa municipalité.Hier, le maire Leduc était clairement satisfait du verdict du ministre.Selon lui, le ministre « a retenu la solution qui est la plus acceptable au plan environnemental » pour régler une vieille querelle qui oppose les deux villes depuis plus de 10 ans.Pour la Ville de Saint-Hubert, aux prises avec des poursuites civiles de 45 millions déposées par des dizaines de ses citoyens à la suite des gros débordements d'égouts survenus successivement en 1996 et 1997, l'ordonnance risque toutefois de faire mal.En 1994, dans ce même dossier, le ministre de l'Environnement de l'époque avait rendu une décision totalement différente, mais qui serait indéfendable aujourd'hui, sur le plan environnemental.Elle aurait entraîné des coûts de seulement 1,5 million, pour la Ville.La nouvelle ordonnance multiplie ce chiffre par sept.Hier, un porte-parole de la municipalité a seulement confirmé que l'ordonnance avait été reçue, et que les services municipaux en était encore à évaluer ses conséquences pour la Ville.Le maire de Brossard, Paul Leduc, est clairement satisfait du verdict.Selon lui, le ministre « a retenu la solution qui est la plus acceptable au plan environnemental » pour régler une vieille querelle qui oppose les deux villes depuis plus de 10 ans. 4LP0902A0907 4LP0902A0907 ZALLCALL 67 01:04:59 09/07/00 B Actualités LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 7 SEPTEMBRE 2000 R A 9 La mégacité de Montréal est pratiquement réalisée Les maires ont perdu la bataille en se limitant à refuser les fusions forcées, estime le maire de Laval MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC La création d'une mégacité dans l'île de Montréal est à peu près chose faite, estime le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, selon qui les maires de banlieue ont perdu la bataille en se cantonnant dans leur refus des fusions forcées.« Montréal, je pense que c'est fait », a lancé hier matin le vétéran de la scène municipale, après avoir présidé, avec la ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel, au lancement du programme Infrastructures-Québec.M.Vaillancourt prédit même que les maires de la banlieue ne mettront pas à exécution leur menace de tenir des référendums le 19 novembre.« À partir du moment où leurs municipalités ne disparaîtront presque pas, en tout cas la majorité des grandes, quel serait l'intérêt pour ces maires d'aller dire : nous allons perdre du pouvoir.Je ne suis pas sûr que le peuple a un grand intérêt dans les bat a i l l e s de pouvoir entre politiciens.» Le maire de Laval se dit convaincu que les gens seront séduits par la proposition de Louis Bernard de former une seule ville dans l'île, mais avec 29 arrondissements, soit neuf à Montréal et le reste dans les villes de banlieue.Bien que dépouillées de plusieurs pouvoirs, ces villes conserveraient leur statut de municipalités autonomes, sauf les huit plus petites, qui seraient regroupées.« Un Verdunois sait qu'il est Montréalais », dit Gilles Vaillancourt.Le maire de Laval explique avoir prédit il y a 18 mois à ses collègues de l'Union des municipalités de banlieue sur l'île de Montréal (UMBM) que le gouvernement allait bouger.« Je suis même allé voir le premier ministre et il m'a dit : oui, je vais faire quelque chose dans le cas de Montréal, c'est sûr », se souvient-il.Il a alors conseillé en vain à l'UMBM d'entreprendre des études sur des hypothèses de regroupement pour faire contrepoids au projet « Une île, une ville » du maire Bourque.« Pas de fusions forcées, ce n'est pas une proposition, dit-il.Et l'UMBM n'a pas véritablement déposé de proposition.» Certains maires de la région disaient plutôt qu'ils allaient « faire tomber le gouvernement », ajoute-t-il.La résistance de certaines villes de banlieue lui rappelle celle des municipalités qui faisaient obstacle, il y a 35 ans, à la création de Laval.« Laval-sur-le-Lac avait dit que ce qui était le jardin de l'île Jésus deviendrait un désert ; 35 ans plus tard, ils achètent une maison de 400 000 $, la démolissent et en bâtissent une de 2,5 millions.Si c'est ça le désert.» Un Laval du Sud Le maire de Laval explique avoir également senti qu'il y aurait des fusions sur la Rive-Sud après que le mandataire du gouvernement, Louis Bernard, lui eut emprunté, peu après sa nomination, le livre de Jean-Noël Lavoie sur l'histoire de la création de Laval.« Après ça, il m'a dit : la meilleure décision que le gouvernement a prise, il y a 35 ans, c'est de créer Laval et il faut que je crée un Laval sur la Rive- Sud.» M.Vaillancourt est convaincu que le gouvernement a aussi fait son lit et qu'il lui reste à soupeser deux hypothèses, soit la création d'une ou deux villes d'importance en Montérégie.Laval n'a d'ailleurs pas à craindre l'émergence de compétitrices de taille sur la Rive-Sud, affirme-t-il.« Ça va amener une nouvelle mentalité et nous amener à des échanges et à une synergie qui va être au bénéfice de la région.C'est une décision qui arrive tardivement, mais je suis heureux de voir que ces choses-là se discutent.» Dans la couronne nord, où la résistance aux fusions est fort bien organisée, Gilles Vaillancourt croit que le gouvernement ne forcera rien et se contentera d'attendre les regroupements volontaires, comme songent déjà à le faire Terrebonne, Mascouche et Lachenaie.« Je ne pense pas qu'on voudrait agrandir le territoire de Laval, qui est géographiquement très bien délimité », ajoute-t-il.Québec va de l'avant dans la rénovation des infrastructures Les 90 municipalités dont le service d'eau est déficient pourront réaliser les travaux nécessaires avec l'aide du gouvernement MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Les 90 municipalités montrées du doigt cet été en raison de leurs services d'eau déficients pourront compter en priorité sur le nouveau programme provincial de rénovation des infrastructures, pour réaliser les travaux de 20 à 30 millions exigés par le ministre de l'Environnement, Paul Bégin.Même si le conseil d'administration d'Infrastructures-Québec (IQ) n'entreprendra officiellement l'analyse des demandes de subventions qu'en décembre, ces 90 municipalités, qui desservent une population de 35 000 personnes obligées de faire bouillir leur eau, recevront dans les prochains jours et les prochaines semaines la confirmation d'engagements financiers, ont expliqué hier la ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel, et le président du conseil d'IQ, Gilles Vaillancourt, maire de Laval.Certaines d'entre elles, soit Les Éboulements, Saint-Joseph-de-larive, Saint-Alphonse, Les Cèdres et Saint-Adrien-d'Irlande, ont déjà reçu le feu vert pour la mise en place de nouveaux équipements.La ministre a aussi confirmé des engagements totalisant 140 000 $ au bénéfice de Martinville et La Patrie.Infrastructures-Québec a en outre hérité des dossiers de Saint- Magloire, Saint-Côme-Linière, Hatley et Fort-Coulonges, qui devraient être fixées sous peu sur leur nouveau procédé de traitement.Une fois les besoins plus pressants réglés, le plus grand défi demeurera la mise aux normes de 225 usines de traitement des eaux usées déjà existantes, note Louise Harel.Une mise à niveau rendue nécessaire par le nouveau règlement sur l'eau potable du ministre Bégin et qui coûtera 600 millions.« Ce sont 225 usines au Québec qui approvisionnent des populations considérables, dit-elle.Cette mise à niveau est indispensable pour aller chercher les normes américaines.On ne parle même pas des normes européennes.» Rien d'étonnant, donc, surtout après la tragédie de Walkerton, à ce que le nouveau programme québécois d'infrastructures, doté par Québec d'un budget de 175 millions \u2014 auquel les municipalités ajouteront 125 millions \u2014 soit entièrement consacré à l'amélioration de la qualité de l'eau potable et à la construction et la réfection des services d'eau et d'égout.Le président de la Fédération québécoise des municipalités, Pierre Ménard, demeure cependant inquiet, malgré les investissements de 300 millions annoncés.« Ce qui est inquiétant, c'est les délais d'application, dit-il.C'est sûr que si on demande immédiatement l'application de 300 millions supplémentaires, c'est un coût faramineux que les municipalités ne peuvent absolument pas absorber.Il faut espérer que M.Landry dégage des surplus et qu'on en mette d'autres dans Infrastructures-Québec.Et il faut espérer que le programme fédéral sera aussi bonifié, sinon on n'y arrivera pas.» Louise Harel a par ailleurs repris là où son collègue Bernard Landry avait laissé la veille en prenant Ottawa à partie pour les nouvelles exigences \u2014 cogestion, bilinguisme, visibilité \u2014 qu'il veut imposer aux provinces dans le cadre de son nouveau programme de rénovation d'infrastructures, dont Québec attend 515 millions en cinq ans.Québec tient à conserver la mainmise sur l'analyse et la sélection des projets, explique la ministre.« Le gouvernement fédéral ne doit pas faire du chantage avec l'argent qu'il a à sa disposition et exiger d'autre chose que ce qu'il a toujours exigé dans le passé, ce serait du chantage », dit-elle.Comme Bernard Landry, la ministre laisse entendre que le Québec est prêt à se passer de l'argent plutôt que de céder.« Est-ce que le fédéral a le droit d'exiger du Québec qu'il abdique ses responsabilités, notamment en matière municipale ?Jamais on ne renoncera à nos responsabilités et à nos compétences exclusives en ces matières.» Président de la Coalition québécoise pour le renouvellement des infrastructures, Gilles Vaillancourt croit pour sa part que M.Landry joue de stratégie.« Quand il dit qu'il est prêt à renoncer à ses 500 millions, probablement que c'est pour améliorer sa marge de négociation, dit-il.Je vous dirais que je ne suis pas très inquiet.» Quoi qu'il en soit, le monde municipal tient à ces 500 millions, dit-il.« Nous réclamons au moins deux à trois fois plus pour être capables de remettre les infrastructures à niveau, donc ce n'est pas le temps de laisser tomber 500 millions.» M.Vaillancourt s'étonne par ailleurs qu'Ottawa veuille enlever la maîtrise d'oeuvre du programme au Québec.Birdair est poursuivie à la suite de l'effondrement du toit du Stade 2883798 Presse Canadienne QUÉBEC À la suite de l'effondrement d'une partie du toit du Stade olympique, en janvier 1999, les assureurs de Mazda Canada intentent une poursuite de 185 200 $ contre Birdair, la compagnie ayant installé la toiture de fibre de verre recouverte de Téflon, et contre trois sous-traitants.La poursuite a été déposée au palais de justice de Québec bien qu'aucune des parties impliquées n'ait sa place d'affaires dans la Vieille Capitale.Les sous-traitants visés par la procédure sont en effet Danny's Construction, une entreprise américaine, Montacier, de Boisbriand, et Rousseau Sauvé Warren, de Montréal.Ces entreprises ont exécuté ou surveillé les travaux d'installation de la toiture du Stade.Dans leur déclaration, les demandeurs rappellent que, le 18 janvier 1999, la compagnie Birdair avait suspendu les travaux d'installation de la nouvelle toiture pour permettre la tenue du Salon international de l'auto de Montréal.La majorité sinon la totalité des équipements d'exposition de Mazda se trouvaient alors au Stade.Ce jour-là, une section de la nouvelle toiture s'est effondrée, entraînant avec elle une avalanche de neige et de glace dans la zone d'exposition, De plus, la fonte de la neige et de la glace a résulté en une quantité imposante d'eau.Selon les compagnies d'assurances demanderesses, la toiture installée par Birdair n'était pas appropriée pour l'usage auquel elle était destinée.Plus spécifiquement, Birdair se voit reprocher de ne pas avoir adéquatement calculé le poids et la pression de la neige et de la glace.Quant aux autres défendeurs, allègue-t-on dans la poursuite, ils auraient dû connaître ces déficiences.Les dommages subis par Mazda lors de cet effondrement sont d'un montant supérieur à celui réclamé dans la poursuite.Celui-ci correspond en fait aux indemnités versées par les trois compagnies d'assurances, Tokyo Marine & Fire Insurance, Sumitomo Marine & Fire Insurance et Yasuda Fire & Marine Insurance.En bref Corruption de l'administration montréalaise n La ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel, affirme qu'elle n'a pas compétence pour tirer au clair les allégations de corruption de l'administration municipale de Montréal contenues dans le témoignage de l'avocat Jean-Pierre Cantin sur l'affaire du Marché central.« C'est le Directeur général des élections qui en vertu de nos lois doit se prononcer dans un dossier semblable », dit-elle.Mais au bureau du DGE, on fait entendre un tout autre son de cloche.« Ce dossier-là n'est pas de la juridiction du DGE », indique le porte-parole du DGE, Bernard Renald.Motion d'urgence n Le conseiller indépendant Marvin Rotrand veut présenter une motion d'urgence aux membres du conseil municipal de Montréal, le 11 septembre, dans le but d'appuyer sa demande d'enquête publique sur les allégations de corruption dans l'affaire du Marché central.« Les allégations de l'avocat Jean- Pierre Cantin sont très graves.Il affirme que l'on peut acheter des changements de zonage à Montréal.Il est important de faire toute la lumière sur cette affaire, car elle ternit l'image de la Ville », explique M.Rotrand.Tous les conseillers doivent consentir à la motion d'urgence pour qu'elle soit présentée au prochain conseil.Nouveau poste de la SQ à Laval n Le conseil municipal de Laval a accepté mardi de modifier le zonage d'un terrain à l'angle des boulevards Curé-Labelle et Gabriel, dans le secteur Fabreville, afin de permettre la construction d'un immeuble qui servira de poste autoroutier à la Sûreté du Québec.Jusqu'à tout récemment, ce terrain situé au sud du boulevard Gabriel et à l'ouest du boulevard Labelle était zoné résidentiel et commercial et il est maintenant public.Le capitaine Michel Martin, de la SQ, a indiqué que ce poste logera une trentaine de policiers qui sont responsables de la surveillance des autoroutes 13 (Mirabel), 15 (des Laurentides) au sud de la 640, 440 (Laval), 19 (Papineau-Leblanc) et 25.Lorsque les effectifs de la SQ seront augmentés, une dizaine d'autres agents viendront s'y ajouter afin de desservir l'autoroute 640 qui s'étend de Saint-Joseph-du-Lac à Repentigny.Hôpital Rivière-des-Prairies n Des parents de bénéficiaires de l'hôpital Rivière-des-Prairies et des employés protestent contre la fermeture graduelle de l'institution de la région de Montréal.À l'occasion d'une manifestation, mercredi, devant l'hôpital, les participants ont affirmé qu'ils auraient aimé être impliqués dans le processus de transfert des patients psychiatriques vers des centres pour déficients intellectuels.Selon la porte-parole des employés syndiqués à la CSN, Odette Richmond, les responsables de la santé ne réaliseront pas d'économie.Elle explique que les patients psychiatriques vont se retrouver dans les urgences des hôpitaux et que le personnel ne sera pas apte à prendre soin de cette clientèle. La Presse 7 septembre 2000 Page A10 manquante 4LP1101A0907 a11 jeudi 4LP1101A0907 ZALLCALL 67 01:01:41 09/07/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 7 SEPTEMBRE 2000 A 11 Complot pour assassiner un ex-ami de coeur: trois femmes et un homme comparaissent CHRISTIANE DESJARDINS Les tiraillements pour la garde des enfants quand les couples se séparent sont légion devant les tribunaux, mais rarement a-t-on vu complot aussi machiavélique que celui pour lequel trois femmes et un homme ont comparu hier, au palais de justice de Montréal.Jacinthe Beauchemin, 30 ans, sa mère, Jacqueline Arcand Beauchemin, 62 ans, ainsi qu'un couple d'amis, Nathalie Lachance, 30 ans, et Patrick Mac Maniman, 31 ans, ont été accusés de tentative de meurtre et de complot pour faire assassiner Sylvain Lebreux, l'ancien ami de coeur de Jacinthe Beauchemin, et père de leur enfant né en avril 1999.La tentative de meurtre a effectivement eu lieu le 2 mars dernier, quand Lebreux, qui se trouvait dans sa voiture tout près de chez lui, a été gravement blessé à l'abdomen d'un coup de feu tiré à bout portant.Il a passé six semaines à l'hôpital, mais a survécu.En juin dernier, Beauchemin et Mac Maniman auraient recruté un homme, Jerry Dinielli, pour reprendre le travail que le premier tueur à gages avait raté.L'affaire est heureusement venue aux oreilles de la police, qui a éventé le complot et procédé aux arrestations cette semaine.Toute l'affaire, selon la police, vient de ce que Beauchemin refusait que Sylvain Lebreux ait accès à leur petit garçon.Tous deux se sont fréquentés de décembre 1997 à juillet 1998, sans toutefois habiter ensemble.Quand ils se sont laissés, la femme était enceinte et a accouché le 1er avril 1999.Lebreux est d'ailleurs enregistré dans les documents officiels comme étant le père de l'enfant.Les choses se sont vite envenimées par la suite.Lebreux voulait avoir accès à l'enfant, mais la mère refusait.Le litige s'est transporté devant la Cour supérieure un mois après la naissance du bébé.En juin 1999, un juge accordait la garde de l'enfant à la mère, mais donnait aussi un droit d'accès au père.Puis, en mars dernier, survenait la tentative de meurtre sur Lebreux.Selon la preuve recueillie, Jacinthe Beauchemin aurait alors fait circuler des rumeurs voulant qu'il ait eudes fréquentations peu recommandables, qu'il était acoquiné à des bandits.La preuve, c'est qu'on avait attenté à sa vie.Le litige est revenu devant la Cour supérieure.Le stratagème de la femme semble avoir fonctionné, puisque en juin dernier, un juge restreignait l'accès du père à son enfant.Lebreux a porté ce jugement en appel et la cause est toujours pendante.Les événements des derniers jours donnent toutefois un éclairage fort différent sur cette affaire.Jacinthe Beauchemin, qui demeurait avec sa mère, rue Lamoureux, à Montréal-Nord, aurait eu l'appui de cette dernière et du couple d'amis cités plus haut, pour monter ce sordide complot.Hier, les quatre accusés ont comparu brièvement et sont restés détenus.Ils reviendront devant le tribunal le 14 septembre.Leurs avocats ont fait valoir qu'ils attendaient un complément de preuve pour décider de la suite à donner au processus judiciaire.PHOTO JEAN-PIERRE RANCOURT, collaboration spéciale La voiture des policiers après la collision.Des policiers imprudents?Jacinthe Beauchemin et sa mère, Jacqueline Arcand Beauchemin.MARCEL LAROCHE et SYLVAIN LAROCQUE Les deux policiers de la SQ impliqués dans une collision avec une motocyclette qu'ils tentaient d'intercepter pour vitesse ont-ils suivi à la lettre le manuel d'instruction en matière de sécurité routière ?Cette délicate question, restée sans réponse pour le moment, constitue l'un des principaux éléments d'enquête pour les policiers du SPCUM chargés de découvrir les circonstances exactes entourant cet accident de la circulation survenu vers 19 h 45 mardi sur la route 222, à Sainte-Christine, en Montérégie.La collision qui a fait trois blessés, les deux agents de police et le motocycliste, s'est produite lors d'une opération-radar visant à faire respecter la limite de 90 km/h sur cette route située au sud-est d'Acton Vale.À bord d'un véhicule équipé d'un radar, les policiers circulaient en direction ouest sur la 222 quand ils ont vu venir en sens opposé une moto roulant à 128 km/h.Dans le but évident de l'intercepter, le conducteur de la voiture de la SQ aurait voulu faire demi-tour sur la route pour se lancer à sa poursuite.Mais la manoeuvre a échoué, et la moto a percuté la partie avant gauche du véhicule de police qui se serait trouvé au milieu de la route.Sous la violence de l'impact, le conducteur de la moto a fait un vol plané de 40 mètres pour atterrir sur la chaussée.Le jeune homme de 19 ans a été transporté par ambulance à l'hôpital Honoré-Mercier, à Saint-Hyacinthe, où il a été soigné pour une fracture à une jambe et des blessures à l'épaule.Malgré la gravité de ses blessures, il ne gardera aucune séquelle de son aventure.Quant aux deux policiers attachés au poste de la MRC d'Acton Vale, ils n'ont subi que des blessures légères.Des poursuites judiciaires ?De son lit d'hôpital, le motocycliste a reconnu hier sur les ondes de TQS qu'il roulait effectivement à près de 130 km/h peu avant l'accident, mais il a tenu à dénoncer les agissements des deux policiers dans cette affaire.« Je les ai traités de malades, je leur ai demandé s'ils voulaient me tuer », a-t-il déclaré.Selon lui, le policier qui conduisait a non seulement placé la voiture en travers de la route pour tenter de l'arrêter, mais il aurait également appuyé sur l'accélérateur au moment où la motocyclette s'approchait du véhicule.Le jeune homme songe à intenter des poursuites judiciaires contre les policiers impliqués.Par souci de transparence et pour se conformer à la politique ministérielle, la SQ a fait appel aux policiers du SPCUM pour mener l'enquête.Elle a été confiée au lieutenant- détective Jean-François Martin, de la section des homicides, et servira à déterminer avec précision si les deux agents de la SQ étaient justifiés de mener cette intervention comme ils l'ont fait.Nathalie Lachance et Patrick Mc Maniman EN BREF Ugueth Urbina intente une poursuite de 175 000 $ n Au lendemain de son acquittement pour voies de fait avec lésions corporelles, l'as releveur des Expos de Montréal, Ugueth Urbina, intente une poursuite de 175 000 $ contre le plaignant, Leroy Ledesma.Mardi, le juge François Doyon, de la Cour du Québec, a acquitté le lanceur des Expos après avoir constaté de nombreuses incohérences tant dans la preuve de la défense que dans celle de la Couronne.Urbina réclame 175 000 $ parce qu'il estime qu'en faisant de fausses déclarations, Leroy Ledesma a terni sa réputation et son image publique, alors qu'il renégocie présentement son contrat avec les Expos de Montréal.Corps non réclamés n Le Bureau du coroner tente de retracer les parents ou amis de quatre personnes dont les corps non réclamés reposent à la morgue de Montréal.Le 9 juin, la dépouille d'un homme d'environ 30 ans, mesurant six pieds et cinq pouces, a été repêchée dans les eaux du fleuve Saint-Laurent.L'homme arborait une moustache et une barbe noires ainsi qu'une cicatrice de 24 centimètres au bras droit.Il portait un chandail et un pantalon beiges ainsi que des bottes noires.La seconde dépouille a été repêchée le 15 juin.Il s'agit d'un homme d'une quarantaine d'années qui mesure cinq pieds et six pouces.Il portait une veste de nylon noire, un jeans et un t-shirt noir avec l'inscription Beat Molson Dry.La troisième dépouille non réclamée est celle de Michel Savage, 49 ans, décédé le 9 juillet à l'hôpital Saint-Luc, à Montréal.Fils de André Savage et Carmen Bruyère, il habitait le 2140, rue Saint-Denis.Le quatrième corps est celui de Pierre-Claude Trudeau, 44 ans, décédé à son logement du 3315, boulevard de L'Assomption, à Montréal.Toute personne qui connaissait l'une de ces quatre personnes ou qui possède des renseignements à leur sujet est priée de communiquer avec Francine Houle, au Bureau du coroner, entre 8 h 30 et 16 h 30 au (418) 873-3284 poste 227.Fuite de gaz n Un bris de conduite a provoqué une fuite de gaz hier dans le secteur du cégep du Vieux-Montréal, mais seulement une quinzaine de personnes, des résidants pour la plupart, ont été évacuées.L'incident est survenu vers 13 h 15, au moment où un employé municipal travaillait à la réfection d'un trottoir de l'avenue de l'Hôtel-de-Ville.Le cégep du Vieux-Montréal se trouve à proximité de la conduite de gaz qui a été percée.Le plan d'intervention a été mis en place rapidement, mais il n'a pas été nécessaire d'évacuer les 13 000 élèves et travailleurs présents dans l'établissement.1240 Square Phillips 397-2511 Fairview Pointe-Claire Centre Rockland Carrefour Laval Promenades St-Bruno 1 800 682 2622 www.birks.com BI RKS LES PIERRES PRÉCIEUSES.depuis 1879 Pour ceux qui rêvent en couleurs.Saphirs montés sur or jaune et blanc 18 carats.Collier, 575 $.Bague, 1 100 $.Dormeuses, 575 $. La Presse 7 septembre 2000 Page A12 manquante "]
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