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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-01-05, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0102A0105 A1 SAMEDI 6LP0102A0105 ZALLCALL 67 23:37:07 01/04/02 B MONTRÉAL SAMEDI 5 JANVIER 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 2 $ TAXES EN SUS ÎLES-DE-LA-MADELEINE 2,50 $ FLORIDE 2,60 $ U.S.À QUAND L'OR?RÉJEAN BOURDEAU CDP Capital a clôturé l'année 2001 avec un rendement négatif, a confirmé hier à La Presse son président Michel Nadeau, sans préciser davantage, au cours d'une entrevue portant sur le bilan annuel du plus grand gestionnaire de portefeuilles au pays.En dépit du marché boursier « le plus difficile en 40 ans », le bras de gestion de la Caisse de dépôt et placement du Québec s'en sort quand même avec une augmentation de son actif total sous gestion, qui dépasse maintenant les 125 milliards.Pendant l'année, CDP Capital a obtenu des mandats de gérer pour 15 milliards d'actifs provenant de nouveaux clients nord-américains, asiatiques, arabes et européens.En 2000, la valeur des nouveaux mandats s'élevait à « quelques » milliards.« Malgré la tourmente, on a bien tiré notre épingle du jeu, dit M.Nadeau.On ne parvient pas à dénicher autant de nouveaux mandats internationaux sans réaliser des rendements au-dessus des indices.» Le problème pour les gestionnaires, c'est que les indices boursiers ont reculé d'entre 15 % et 25 % l'an dernier.Sans compter que CDP Capital a été particulièrement amoché par la dévaluation de son important investissement dans Quebecor Média.En contrepartie, les marchés obligataires et immobiliers ont réalisé de bonnes performances.« Quand on sait que nous avons la moitié de notre portefeuille investi en Bourse, il suffit d'utiliser une règle de trois pour avoir une idée du rendement réalisé », a-t-il souligné.Il faudra toutefois attendre à la mi-février pour connaître le rendement annuel du plus important investisseur institutionnel canadien.Pour s'ajuster à sa nouvelle vision de gestionnaire mondial, enraciné au Québec, la Caisse de dépôt a modifié sa structure organisationnelle l'été dernier.En août, elle a créé CDP Capital pour chapeauter l'ensemble de ses activités de gestion de fonds et d'investissement : CDP Gestion mondiale, CDP Participations et CDP Immobilier.Son virage amorcé il y a trois ans pour élargir ses activités sur la scène internationale commence à porter ses fruits.Parmi ses nouveaux clients, CDP Gestion mondiale a obtenu un mandat de 400 millions de dollars US du fournisseur d'assurances et de services financiers Arab Insurance Group ( ARIG ), le plus grand au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.Ensemble, ils ont mis sur pied la société de gestion CDP Arig, à Bahreïn, pour offrir des produits et services financiers et pour gérer des fonds institutionnels.Voir CAISSE en A2 d'après AFP KABOUL \u2014 Les États-Unis, qui ont annoncé leur premier soldat tué en action en Afghanistan, ont bombardé hier un camp d'Al-Qaeda, tandis que l'ONU manifestait son inquiétude devant la poursuite de ces raids qui tuent des civils.Dans le même temps, le FBI a prolongé l'état d'alerte au terrorisme jusqu'au 11 mars, soit une période de six mois après les attaques suicide contre le World Trade Center à New York et le Pentagone à Washington.Quelque 18 000 corps de police ont été informés de cette prolongation.Le chef des opérations en Afghanistan, le général Tommy Franks, a annoncé qu'un GI avait été tué hier dans un échange de coups de feu.Voir GI en A2 1 18e ANNÉE > NO 74> 146 P AG E S > 10 C A H IE R S Le Canada s'est incliné 5-4 face à la Russie hier en finale du championnat mondial de hockey junior à Pardubice en République tchèque.L'équipe canadienne a de nouveau échoué dans sa tentative de remporter la médaille d'or pour la première fois depuis janvier 1997.L'équipe junior avait récolté le bronze ces deux dernières années et l'argent en 1999.À deux reprises, le Canada a laissé filer une avance de deux buts: il menait 2 à 0 à la première et 3 à 1 à la deuxième période.La défense canadienne s'est effondrée par la suite, laissant les Russes inscrire trois buts sans riposte en deuxième.Nos informations en page G1.MÊME AVEC UN RENDEMENT NÉGATIF La Caisse de dépôt réussit à maintenir son actif total PHOTO AFP L'armée américaine a laissé tomber hier des tracts au-dessus de Kandahar et de la région de Tora Bora, espérant ainsi convaincre les membres d'Al-Qaeda de se rendre.Sur un côté du tract, on peut voir Oussama ben Laden, vêtu à l'occidentale, la barbe rasée, n'ayant gardé que la moustache.On peut y lire: « Le meurtrier et lâche Oussama ben Laden vous a abandonnés.» Washington reconnaît avoir perdu son premier GI Arts et spectacles cahiers C et D - horaires-spectacles D9 - Télé-horaire D2 Actuel A13-A17 Avis B9 Bridge H15 Carrières F2-F6 Décès B8, B9 Échecs H15 Éditorial A10 Encans B9 Êtes-vous observateur?F7 Feuilleton H16 Horoscope H16 La Presse Affaires E1-E10 Loteries A2 et G10 Monde B10 Mots croisés H9, H16 Mot mystère H16 Ni bête ni méchant H15 Petites annonces F7 - immobilier F7 - marchandises F8 - emplois F8-F10, G10 - automobile G8, G9 - affaires E2 Philatélie H15 Phrase secrète H16 Plus B1-B7 Politique A8 Restaurants D10 Vacances-voyage cahier H Vin D11 Sports G1 à G10 M É T É O Voir G10 Nuageux Maximum -2 > minimum -7 La dévaluation du peso oblige les consommateurs à jouer à la loterie BUENOS AIRES \u2014 Acheter du pain, des médicaments, des vêtements.Une affaire désormais ultra compliquée en Argentine, où la dévaluation du peso oblige les consommateurs à jouer à la loterie \u2014 avec des prix qui changent de porte en porte et de jour en jour.Dans la capitale ruinée, le prix des poupées et autres babioles a instantanément doublé dans un petit commerce de la rue piétonne Florida, qui a vu passer les émeutes ayant entraîné la démission de quatre présidents en deux semaines.« Les prix pourraient changer encore demain, prévient le jeune vendeur Damian Rossentale.On verra l'ampleur de la dévaluation.» Hier, le nouveau président Eduardo Duhalde n'a pas donné de détails, se contentant de parler de l'abandon de la parité peso-dollar comme d'un « fait accompli » devant un groupe de chefs d'entreprises et remettant à demain l'annonce de son plan de relance économique.Un plan qui pourrait faire exploser le pays.Dans les médias, on avance que chaque dollar US coûtera maintenant 1,3 peso.Mais les changeurs en exigent déjà 1,7 sur le marché noir.Un écart qui galvanise les spéculateurs.« Nous avons besoin d'air conditionné au bureau, mais les vendeurs refusent de nous vendre un appareil.Ils veulent nous le vendre deux fois plus cher demain », s'indigne le directeur de la Chambre de commerce et d'industrie franco-argentine, Olivier Leparc.« Notre comptable n'a même pas pu acheter une cartouche d'encre.Le magasin exigeait des dollars.Échaudé par six mois d'hyperinflation, en 1989, le consultant Eduardo De Miguel est inquiet.« Il fallait faire l'épicerie à la course.On se promenait dans les allées et les caissiers annonçaient au micro que le prix des pommes de terre changeait! » Et cette fois, c'est pire, soutient l'homme de 40 ans, outré que le gouvernement continue de limiter les retraits bancaires à 250 pesos par semaine.Voir PESO en A2 Les dernières dépêches sur l'Argentine, des analyses et les textes de notre envoyée spéciale à: www.cyberpresse.ca/argentine PHOTO REUTERS Eduardo Duhalde Ces produits sont disponibles chez votre agence de voyages ou téléphonez au (514) 858-0011 1 888 302-6221 jaibesoindevacances.com Ouvert le dimanche jusqu'à 20 h Lisbonne 585 $ Madrid 650 $ Reykjavik 585 $ Copenhague 650 $ Tunis 650 $ Alger 715 $ Kingston 539 $ Haïti 506 $ Martinique 539 $ Dakar 845 $ Abidjan 975 $ À partir de À partir de EN PRIMEUR Vol direct hebdomadaire de Montréal en gros porteurs 747 & 767 à compter de mai 2002 Permis du Québec Présentation audio-visuelle sur toutes les Croisières Carnival le 23 janvier 2002 à 19 h, veuillez réserver.France, Suisse, Italie 1 999 $ Allemagne, Suisse, Autriche 2 199 $ Espagne, Portugal 2 899 $ Angleterre, Écosse, Irlande, Pays de Galles 2 499 $ Le meilleur de l'Italie 2 499 $ Danemark, Suède, Norvège 2 999 $ Joyaux de France 1 999 $ Couleurs du Portugal 2 299 $ Tours d''Europe Tarifs réservez tôt 6LP0201A0105 A2 SAMEDI 6LP0201A0105 ZALLCALL 67 22:25:07 01/04/02 B A 2 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 5 J ANV I E R 2 0 0 2 1 > DEMAIN DANS LA PRESSE Picasso.le grand-père! Dans Grand-père, Marina Picasso dresse un portrait dévastateur de son grand-père, le peintre Pablo Picasso, égocentrique de la pire espèce qui a fait plusieurs victimes dans son entourage familial.La Presse a rencontré l'auteure à Cannes, chez elle, à La Californie, une demeure somptueuse qui a longtemps servi d'atelier à Picasso.À lire demain dans le cahier Lectures 2 > AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Dossier complet: les nouveaux leaders cyberpresse.ca/leaders > Préparez votre portefeuille pour 2002 cyberpresse.ca/perspectives2002 > À relire: mille et un Islam cyberpresse.ca/islam 3 > À VENIR CETTE SEMAINE > Chronique Rima Elkouri de retour lundi dans le cahier Montréal Plus > Automobile Tout sur le Dodge Ram lundi > Trainspotting La Presse fait le point vendredi sur ce phénomène typiquement britannique LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 3-1-2 > À quatre chiffres : 5-1-1-2 SUITES DE LA UNE CAISSE Suite de la page A1 Pour sa part, la filiale CDP Conseil a signé une entente de coopération avec la Korean National Pension Corporation, un assureur de la Corée du Sud, pour lui fournir de l'assistance technique et de la formation pour la gestion de son portefeuille d'actifs.La filiale a aussi obtenu le mandat de conseiller le gouvernement algérien pour la mise en marché d'émissions d'obligations.CDP Capital veut attirer d'autres mandats internationaux au cours de la nouvelle année.L'objectif, a dit le numéro deux de la Caisse, est de doubler les actifs sous gestion « d'ici trois à cinq ans », pour se positionner parmi les grands gestionnaires de fonds de ce monde.Le rendement négatif de cette année n'empêchera pas CDP Capital d'atteindre son but.« Nous allons miser sur notre expertise et notre historique, a expliqué M.Nadeau.De toute façon, notre rendement en 2001 sera comparable à celui des autres grands gestionnaires.Au pays, CDP Gestion mondiale a obtenu un nouveau mandat de Strategic Nova, propriété d'une filiale de la Caisse, pour gérer les fonds canadiens de revenu et le volet revenu fixe de ses fonds communs de placements.CDP Capital a aussi lancé une série de fonds communs pour les investisseurs institutionnels canadiens, comme l'a révélé La Presse, le mois dernier.Du côté des filiales de participations, la filiale CDP Sofinov a mis sur pied un fonds en placement privé de 250 millions pour les investisseurs institutionnels dédié au secteur de la haute technologie américaine.En immobilier, un fonds visant à recueillir 700 millions d'euros a été lancé auprès d'investisseurs institutionnels pour acheter des édifices dans les grands centres européens.GI Suite de la page A1 Il s'agit du premier militaire tué au combat depuis le début de la guerre le 7 octobre.Le Pentagone avait annoncé auparavant que des bombardiers avaient attaqué, dans la même région, pour le deuxième jour consécutif, un camp présumé abriter des membres du réseau d'Oussama ben Laden, qui reste toujours introuvable.Les récents bombardements en Afghanistan ont tué des dizaines de civils, selon des sources afghanes et des témoins, et le représentant de l'ONU dans le pays, Lakhdar Brahimi, a exprimé son inquiétude et son intention d'évoquer ces victimes avec les autorités américains.Selon des témoignages jugés crédibles par l'ONU, 52 civils, dont des femmes et des enfants, ont notamment été tués le 29 décembre par des raids sur le village de Niazi Qala, près de Gardez, dans la province de Paktia.Hier, l'agence Afghan Islamic Press, basée au Pakistan, a affirmé, citant des témoins, que 32 civils avaient été tués jeudi dans les bombardements dans l'est du pays.C'est aussi dans cette région qu'un premier militaire américain a été tué au combat vendredi après trois mois d'opérations en Afghanistan.« Un membre des forces spéciales a été tué par des tirs d'armes de petit calibre, près de Gardez-Khost », a annoncé à la presse le général Franks.La victime « faisait partie d'une équipe dont la mission était la coordination avec des éléments des tribus locales », a ajouté le général, sans préciser les circonstances de l'accrochage.Depuis le 7 octobre, un agent de la CIA a aussi été tué, lors d'une mutinerie dans une prison afghane dans le nord du pays, et trois soldats sont morts lors d'une erreur de bombardement.Selon le Pentagone, la mort du militaire est sans lien avec un raid contre un camp d'Al-Qaeda dans l'est du pays, bombardé hier.Des bombardiers B-52, B-1, F/A-18 et des appareils AC-130, ont attaqué le camp Zwar Kili dans la province de Khost, près de la frontière avec le Pakistan.« Nous avons noté une certaine activité ( .), et avons décidé de le frapper à nouveau », a indiqué la porte- parole du Pentagone, Victoria Clarke.Les Américains avaient déjà bombardé jeudi ce campement, qui comprend des terrains d'entraînement et des grottes, après que la présence de responsables du réseau Al-Qaeda d'Oussama ben Laden eut été signalée.Ben Laden est considéré comme le commanditaire des attentats du 11 septembre qui a fait un peu plus de 3000 tués à New York et Washington.Washington a aussi reconnu à plusieurs reprises avoir perdu la trace du chef islamiste, mais les stratèges poursuivent leurs efforts pour le retrouver, notamment en incitant les Afghans à le trahir.Des milliers de tracts le montrant sans barbe et en costume de ville occidental ont appelé ses partisans à ne pas mourir « pour rien » en tentant de le protéger.« Oussama ben Laden, le meurtrier et le lâche, vous a abandonnés », annonce la légende du photomontage.Jusqu'à présent, une offre de récompense de 25 millions de dollars pour ben Laden et son réseau n'a pas permis de le retrouver.De même, le chef des talibans, le mollah Mohammad Omar, est toujours introuvable en dépit des efforts pour le retrouver déployés récemment par les États-Unis et le gouvernement intérimaire de Kaboul.« Nous utilisons toutes sortes de moyens pour y arriver, en travaillant aussi bien avec le gouvernement intérimaire qu'avec les forces antitalibanes ou les personnes sur le terrain », a indiqué Victoria Clarke.« Les dernières nouvelles concernant Omar, c'est que nous ne savons pas où il se trouve », selon elle.Le chef du gouvernement intérimaire, Hamid Karzai, a estimé que le mollah Omar pouvait se trouver dans la province de Helmand ( centre-sud ) et réaffirmé qu'il serait remis aux États Unis s'il était arrêté.Le contredisant, le ministre des Affaires étrangères, Abdullah Abdullah, a considéré pour sa part qu'Omar devait être traduit devant un tribunal international s'il est capturé.Alors que la traque pour retrouver ben Laden et Omar reste infructueuse, les bombardements ont provoqué une réaction inquiète de l'ONU.Selon les Nations unies, le village de Niazi Qala, à environ 6 km au nord de Gardez, a été la cible le 29 décembre de plusieurs raids américains qui ont détruit cinq propriétés traditionnelles de grandes dimensions.Parmi les 52 victimes identifiées par leurs proches figurent 17 hommes, 10 femmes et 25 enfants, a précisé hier à la presse le directeur du centre d'information de l'ONU, Eric Falt.Plusieurs incidents de cette nature ont déjà été signalés de sources afghanes.Le 20 décembre un convoi avait été bombardé et 65 personnes tuées, selon des témoins.Par la suite 40 civils avaient été tués, selon des villageois, dans un bombardement dans la province de Paktia.PESO Suite de la page A1 « Si les prix montent, ce ne sera jamais assez », dit-il, en se demandant bien ce qu'il adviendra des 50 000 $ US qui dorment dans son compte en banque.« En 1989, le gouvernement a gelé toutes les économies des citoyens.Mon père n'a pas pu toucher aux siennes pendant trois ou quatre ans.Depuis, il cache son argent partout dans la maison au lieu d'aller à la banque.Je trouvais ça bizarre, mais il savait ce qu'il faisait: en Argentine, on refait les mêmes erreurs.» Pour éviter de replonger dans le chaos, l'État veut plafonner le prix de l'énergie et des médicaments.En après-midi, le Congrès étudiait par ailleurs un projet de loi d'urgence publique qui doit permettre de geler la valeur des loyers ( et autres contrats privés ) pendant six mois et de payer cartes de crédit et services publics en pesos plutôt qu'en dollars.La loi pourrait aussi mettre fin aux restrictions bancaires, qui ne cesse de provoquer des concerts de casseroles dans les rues et sur les balcons de la capitale.En attendant, les pénuries commencent.Hier, des diabétiques en manque d'insuline se sont butés aux portes des pharmacies.« Il manque de médicaments », indiquaient les affichettes.Les pharmaciens accusent les laboratoires de ne pas remplir les commandes parce que la dévaluation leur permettra de réclamer plus de pesos demain.De leur côté, les boulangers disent manquer de farine et ont augmenté le prix du pain de 30 %.Inondées de plaintes, les associations de consommateurs appellent au boycott des commerçants peu scrupuleux.Une femme qui avait déjà acheté un appareil électroménager l'a laissé là \u2014 on voulait soudain lui facturer 25 % de plus.« Les commerces n'ont pas intérêt à augmenter leurs prix.Avec la crise, la consommation a baissé, il y a même des gens qui ne mangent qu'une fois par jour.Les Argentins vont se priver si tout coûte trop cher », estime M.Leparc.Autre problème non résolu, celui des endettés, qui ne savent toujours pas dans quelle monnaie rembourser leur dette.Hier matin, des millions de détenteurs d'hypothèques ont poussé un grand soupir de soulagement en lisant dans les journaux que toutes les dettes de moins de 100 000 $ seraient transformées en pesos.Mais le soir, tout était en suspens, la loi d'urgence parlant d'« atténuer l'impact » de la dévaluation sur les emprunteurs sans dire comment.« Ici, on vit au jour le jour.On prend tout au conditionnel », commente M.Leparc.Même en vivant une heure à la fois, les Argentins sont déboussolés.Hier, les banques étaient assaillies de clients pressés de retirer leurs 250 pesos hebdomadaires et de les dépenser pendant qu'ils valent encore quelque chose.D'autres ne savaient plus s'ils devaient payer leurs comptes en dollars ou en pesos.« C'est le noir total, dit Eduardo.Tu ne connais même pas ton solde.» Centre Rockland: (514) 341-7810 La Cathédrale (centre ville): (514) 282-9525 Place Portobello, Brossard: (450) 671-2202 Les Galeries Laval: (450) 681-9090 Magasin d'entrepôt Carrefour Langelier: (514) 254-3636 nouvel emplacement spectaculaire! MARIONS-NOUS Let's Get Married Sheldon Kagan International Le Salon MARIONSNOUS le Salon de la Ma2r0i0ée2 12 et 13 janvier 2002 Palais des Congrès samedi 10h00 à 21h00 dimanche 10h00 à 18h00 admission 10$ à l'entrée 5 et 6 janvier 2002 Place Bonaventure samedi 10h00 à 20h00 dimanche 10h00 à 18h00 admission 10$ à l'entrée La plus grande exposition et présentation de mode jamais présentée au Québec Remise des frais d'entrée avec passeport validé.3014529A 6LP0302A0105 6LP0302A0105 ZALLCALL 67 23:38:06 01/04/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 5 J ANV I E R 2 0 0 2 A 3 3011046 ACTUALITÉS Les motoneigistes ragent, les outardes s'attardent En raison du temps doux, les lacs des Cantons-de-l'Est ne gèlent pas BRUNO BISSON LES GRANDS LACS des Cantons-de-l'Est n'avaient toujours pas gelé hier malgré le refroidissement des derniers jours.Le temps anormalement doux de décembre n'a laissé qu'une pellicule fragile sur les plus petits des lacs.Alors que dans les autres régions du Québec, une majorité des plans d'eau sont maintenant recouverts d'une croûte suffisamment épaisse pour retenir la neige, les lacs les plus importants des Cantons-de-l'Est (Memphrémagog, Aylmer, Brompton, Massawippi, petit lac Magog, etc.) restent désespérément.liquides.L'événement n'est ni grave ni exceptionnel.Il fait bien rager quelques motoneigistes et déçoit sûrement des légions de patineurs du dimanche, mais il fait aussi le bonheur de centaines d'outardes, qui profitent en petits groupes de l'abondance de nourriture et de la tranquillité des eaux sans glace où rien, ni oiseau ni humain ni prédateur, ne vient plus les déranger depuis des semaines.Des outardes ?Dans le coin de Sherbrooke ?Au mois de janvier ?« Oui, j'en ai vu une belle envolée le 26 décembre, au-dessus du lac », confirme Jean- Claude Thibault, géomorphologue de profession et résidant du Grand Lac Brompton, à quelques kilomètres au nord de Sherbrooke.« Quelque chose de spécial est en train de se passer, ajoute M.Thibault, en faisant allusion aux températures anormalement douces de décembre.J'ai parlé à un ami qui a un chalet au lac Aylmer, qui n'est pas gelé non plus.Des nichées d'outardes se sont installées sur le lac devant chez lui.Comme ça, elles sont à l'abri des coyotes et des renards, leurs pires prédateurs.Elles restent à cause de ça, parce que les eaux libres leur offrent un abri.» Et si les lacs ne gelaient pas de l'hiver, elles y resteraient peut-être à l'année.Elles croîtraient, elles se multiplieraient et elles finiraient par envahir les berges, les parcs, les pelouses et parterres, les clubs de golf et les abords des casse-croûte, en nuées bruyantes et compactes, un peu comme des pigeons, mais en bien plus gros, et surtout, en bien plus grosses productrices de fiente.Dans certains États du Midwest, sur les rives du lac Ontario, elles sont devenues une véritable plaie.« Si elles ne restaient jamais chez nous jusqu'à il y a cinq ans environ, c'est parce que nos lacs gèlent et parce qu'ils ne gèlent pas dans le sud de l'Ontario, par exemple », fait remarquer Paul Milot, porte-parole de Pêches et Océans Canada.Selon M.Milot, l'absence de glace sur les lacs des Cantons-de-l'Est, en janvier, ne peut être qualifiée de « phénomène ».C'est singulier et inhabituel certes, mais pas significatif en soi.Dans quelques jours, peut-être, la glace recouvrira les eaux et on ne reparlera plus de l'affaire.Pour l'écologie du lac, l'absence de couverture de glace sur une plus longue période n'aura sans doute aucun effet, ni sur l'état des eaux ni sur celui des habitats de poissons.Mais cela ne veut pas dire que l'événement soit insignifiant.« L'arrivée de la couverture de glace sur un lac peut s'avérer un indicateur précieux pour déterminer si nous entrons, oui ou non, dans une période de réchauffement climatique, explique M.Milot.Au lac Turkey, à 50 kilomètres au nord de Sault-Sainte-Marie, en Ontario, des chercheurs ont démontré que les quatre lacs formant le bassin du Turkey gèlent, aujourd'hui, 30 jours plus tard qu'il y a 20 ans.Mais la seule façon de faire parler de telles données, c'est à long terme.Un événement isolé n'a pas de signification.» À Environnement Canada, on prend la chose tellement au sérieux qu'on recrute même des observateurs bénévoles dans tout le pays pour alimenter une banque de données et pour observer les tendances de température.(On peut s'inscrire comme observateur en passant par le site Internet : www.naturewatch.ca/francais/icewatch.) Dans ce contexte, dit M.Pilot, et sur une période de 20 ans, un événement aussi bénin qu'un manque de glace sur les lacs des Cantons- de-l'Est pourrait prendre plus d'importance, surtout s'il devait se répéter.Il permettrait de se préparer aux effets des changements climatiques.En prévoyant les infestations d'outardes résidantes, par exemple, sur des lacs sans glace.En prévenant aussi les gens de ne pas les nourrir, pour ne pas qu'elles finissent par trouver nos parterres trop confortables.C'est beau, les outardes.Quand ça vole.Pour aller ailleurs.Les incendies fauchent les koalas La police australienne appréhende deux autres suspects d'après AP SYDNEY \u2014 Alors qu'ils faisaient déjà partie d'une espèce menacée, les koalas ont été touchés par les incendies de forêt qui encerclent Sydney.Les écologistes pensent que des milliers d'entre eux ont été tués ou blessés dans les incendies, relativement auxquels la police australienne a interpellé deux autres adolescents hier.« Les koalas sont vulnérables.Ils se meuvent lentement », s'inquiète Brian Gilligan, directeur du Service de la faune et des parcs naturels.« Il ne fait aucun doute que des milliers de koalas ont été soit tués, soit blessés dans les feux.» Les feux de forêt ont réduit en cendres près de 500 000 hectares, pour l'essentiel des forêts d'eucalyptus cruciales à leur survie.Riches en huile, ces arbres ont été des proies faciles pour les flammes, alors que les malheureux koalas n'ont eu guère de chances de s'échapper.En cas de feu de forêt, « ils grimpent jusqu'au sommet de l'arbre et se pelotonnent, protégeant des parties sensibles telles que le nez, les oreilles et les yeux », explique John Callaghan de la Fondation australienne du koala.Poursuivant son enquête, la police australienne a interpellé hier deux adolescents, un garçon de 14 ans et une jeune fille de 16 ans, soupçonnés d'avoir allumé certains des feux de broussailles qui font rage depuis 13 jours dans l'État de Nouvelle-Galles du Sud.Ces arrestations portent à 23 le nombre de personnes arrêtées relativement à ces incendies, dont 15 jeunes.Quelque 20 000 pompiers venus de tous le pays sont toujours mobilisés sur le front des incendies, qui atteint une longueur cumulée de plus de 2000 kilomètres.On n'attend toujours aucune précipitation.Photo AP Deux pompiers tentent de venir à bout d'un incendie autour de cette maison de la banlieue de Woodford, située à 70 kilomètres de Sydney.Les feu a déjà ravagé 500 000 hectares depuis 13 jours dans l'État de Nouvelles-Galles du Sud.La chaleur pèse plus au nord MATHIEU PERREAULT LE RÉCHAUFFEMENT DE la planète risque de faire plus de dégâts au Québec qu'en Floride, selon une imposante étude publiée cette semaine dans la revue American Journal of Epidemiology.Même en tenant compte des appareils de climatisation, les vagues de chaleur estivales entraînent beaucoup plus de mortalité dans les villes à l'hiver rigoureux que dans celles du Sud, ont découvert des chercheurs de l'Université Johns Hopkins, en analysant les décès survenus entre 1973 et 1994 dans 11 villes de l'est des États-Unis, dont Boston et Chicago.« On ne comprend pas trop pourquoi les gens habitués à la chaleur la supportent mieux », a commenté l'épidémiologiste Jonathan Samet, joint par La Presse à Baltimore.« Il y a probablement des adaptations physiologiques en plus des modifications au rythme de vie et aux infrastructures.On sait qu'à court terme, après deux ou trois jours de chaleur, le rein change de régime pour que le corps perde moins d'eau.À plus long terme, il semble que la quantité de transpiration change aussi.» Le réchauffement de la planète devrait augmenter le nombre de coups de chaleur : dans une région tempérée comme Washington, il y en aura deux fois plus si la température augmente de deux ou trois degrés, comme elle doit le faire au cours du siècle.Le Québec connaîtra cette augmentation du nombre de canicules plus tôt, puisque les effets du réchauffement de la planète devraient se faire sentir plus rapidement dans les latitudes nordiques.La courbe de mortalité en fonction de la température est en forme de « U », avec des maximums à très basse et très haute température ; les minimums sont plus hauts dans les villes du Sud que dans les villes du Nord : 27 degrés en Floride, contre 18 à Chicago.À -20 degrés, la mortalité grimpe d'entre 5 % et 35 % dans les villes nordiques, et d'entre 25 % et 40 % dans les villes méridionales.À 32 degrés, la mortalité grimpe d'entre 5 % et 20 % dans les villes nordiques, alors qu'elle oscille entre 10 % moins et 5 % plus que la normale dans les villes méridionales.En outre, la mortalité grimpe plus rapidement avec la chaleur qu'avec le froid.L'article fait partie d'un projet d'étude des impacts du changement climatique sur la santé.Selon M.Samet, il est important d'adapter les infrastructures et les systèmes de santé pour faire face à ces impacts \u2014 notamment d'augmenter le nombre de demeures climatisées dans le Nord.Les analyses statistiques ont révélé à ce sujet un phénomène intrigant : la climatisation diminue la mortalité durant les coups de chaleur, alors que le chauffage n'a aucun effet significatif sur la mortalité durant les grands froids.Autrement dit, mieux vaut être sans radiateur à -10 qu'être sans climatiseur à 35.« On ne comprend vraiment pas cette donnée, reconnaît Frank Curriero, le statisticien en chef de l'étude.Il semble que la chaleur soit plus difficile à supporter que le froid.Ça va un peu à l'encontre du bon sens.» Seules les personnes âgées bénéficient de façon significative du chauffage : la mortalité dans ce sous-groupe est généralement plus élevée que la moyenne par grand froid, sauf dans les villes où la plupart des demeures sont chauffées.Quant à la chaleur, elle augmente davantage la mortalité dans les villes plus pauvres ou dont les habitants sont moins instruits. 6LP0402A0105 A-4 samedi 6LP0402A0105 ZALLCALL 67 00:11:46 01/05/02 B A4 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 JANVIER 2002 LA GUERRE AU TERRORISME Le point faible du WTC: les escaliers de secours MATHIEU PERREAULT Depuis quatre mois, un débat fait rage parmi les spécialistes en structure sur le maillon faible responsable de l'écroulement du World Trade Center.Dans un article publié dans la revue Journal of Metals, un ingénieur des matériaux du Massachusetts Institute of Technology (MIT) affirme que la principale leçon à retenir de la catastrophe du 11 septembre concerne d'abord et avant tout les escaliers de secours.« En renforçant certains éléments de structure, on aurait pu gagner 15, 30, peut-être 60 minutes sans que le coût en soit prohibitif », explique Thomas Eagar, professeur au MIT.« Mais je ne pense pas qu'on aurait pu sauver beaucoup plus de gens.Si on ne compte pas les gens qui sont morts dans l'incendie des étages touchés de plein fouet, la grande majorité des victimes étaient coincées aux étages supérieurs.Seulement 5 % des victimes travaillaient dans les étages situés en bas des points d'impact.» Selon M.Eagar, il convient donc d'augmenter la résistance à la chaleur des escaliers de secours, et de mieux guider les gens vers ces sorties.« Le code du bâtiment sera revu au niveau des escaliers et des ascenseurs », prédit l'ingénieur, qui est un spécialiste du comportement des molécules de métal durant le soudage.Mais cela ne veut pas dire que le WTC a été mal conçu, prévient l'ingénieur : personne ne pouvait songer à l'époque à un « cocktail Molotov » de 90 000 litres.La tour Nord, qui a été frappée à 8 h 45 entre les 78e et 84e étages, s'est écroulée à 10 h 30.La tour Sud, qui a été frappée à 9 h 05 entre les 94e et 99e étages, s'est écroulée 30 minutes plus tôt, à 10 h.La faible résistance de la tour Sud est l'une des énigmes qui tarabustent les spécialistes.Certains ont avancé qu'elle a été touchée plus au centre, et donc que davantage de colonnes structurales centrales ont été arrachées.M.Eagar n'est pas d'accord.« Le seul élément de l'avion qui était plus dur que l'acier, et donc capable d'endommager les colonnes centrales, était la quille centrale.Je ne crois pas qu'elle en a arraché beaucoup.Je pense plutôt que la tour Sud est tombée en premier parce qu'elle a été touchée plus bas, et donc que le poids sur la structure affaiblie par l'incendie était plus élevé.» Les experts ne s'entendent pas non plus sur la structure qui a cédé en premier : les colonnes extérieures ou les attaches reliant le plancher aux colonnes.Le Scientific American, le Journal of Engineering Mechanics, et même CAD Headlines, une revue de dessin assisté par ordinateur, ont chacun fait leur analyse.La conclusion est importante : si les attaches, qui sont faites d'acier plus mince, ont cédé en premier, les renforcer pourrait faire gagner de précieuses dizaines de minutes.Thomas Eagar penche quant à lui pour l'affaiblissement des colonnes extérieures, à cause de la torsion induite par les différences de température, et d'un affaiblissement de moitié de la résistance de l'acier dû à la chaleur.« Normalement, ces colonnes peuvent soutenir trois heures d'incendie.Mais les calculs tiennent compte du fait qu'un incendie dans un bureau commence à un endroit précis, une corbeille à papier par exemple, pour ensuite se répandre.Le 11 septembre, la température a grimpé à plus de 1000 degrés Celsius en quelques secondes.» De toute façon, argumente M.Eagar, si les attaches étaient renforcées par un facteur de seulement deux ou trois, un autre point faible se déclarerait, probablement dans les poutres horizontales entre les colonnes extérieures.Et ainsi de suite.« On pourrait par exemple mieux isoler les colonnes à un coût raisonnable, un million de dollars.Mais combien de ces points faibles est-on prêt à renforcer ?Si on s'occupe de 100 éléments de structures, on vient de gonfler la facture de 100 millions.Ce n'est pas viable.» Une fois qu'un premier étage a cédé sur chaque tour, elle n'avait aucune chance de rester debout : chaque étage pesait 4500 tonnes, trois fois plus que ce qu'il pouvait supporter comme poids.M.Eagar et un de ses étudiants, Christopher Musso, ont calculé que l'affaissement a duré 10 secondes, avec une vitesse finale de 200 km/ h.Sans les étages inférieurs pour ralentir la chute, elle aurait duré huit secondes, atteignant une vitesse finale de 300 km/h.Nos textes et les dernières nouvelles sur les opérations en Afghanistan www.cyberpresse.ca/monde Un des acteurs du film Kandahar est recherché pour meurtre d'après AP et PC BETHESDA, Maryland \u2014 Un des acteurs du film Kandahar est aussi l'auteur du meurtre d'un dissident iranien, tué en banlieue de Washington, aux États-Unis, en 1980, affirme un procureur de l'État du Maryland, qui est à sa recherche.Hassan Tantai, qui joue un médecin noir américain dans le film, est en réalité Daoud Salahuddin, âgé de 51 ans, né David Belfield, selon le procureur Douglas Gansler.« Nous sommes persuadés que l'acteur et le meurtrier sont un seul et même homme, a dit M.Gansler.C'est un terroriste, un fugitif et un assassin avoué.» Kandahar a été projeté dans des festivals de cinéma internationaux où il a remporté plusieurs prix, notamment au prestigieux Festival de Cannes, et plus récemment, cet automne à Montréal, au Festival international du nouveau cinéma et des nouveaux médias, où il a fait salle comble.La campagne antiterroriste ayant subitement rendu d'une percutante actualité ce film illustrant la vie sous le régime fondamentaliste des talibans en Afghanistan, Kandahar a pris l'affiche à New York le 14 décembre et dans le reste des États- Unis hier.Photo AP Les Afghanes retournent à l'école Ramish, une Afghane de 20 ans, l'espace d'un éclair, jette un oeil au photographe, alors qu'elle trime sur un questionnaire qui lui permettra, si les résultats sont bons, de s'inscrire à la faculté de médecine de l'Université de Balkh, à Mazar-e-Charif, dans le nord de l'Afghanistan.Sous l'empire des talibans, cette université a refusé toute inscription féminine durant trois ans et demi.Cette année, elle compte recevoir un record de 400 étudiantes, principalement en droit, en médecine Cet hiver, ravivez votre carrière ! Que vous souhaitiez mieux vous exprimer en espagnol pour votre travail ou simplement dans votre vie sociale, nous avons le cours ou le programme qu'il vous faut.Inscrivez-vous dès aujourd'hui et ensoleillez votre hiver en perfectionnant votre espagnol.Frais d'inscription (non remboursables) : 15 $ Paiement par chèque certifié ou mandat à l'ordre de l'Université Concordia, ou par Visa, Master Card ou Interac.L'argent comptant et les chèques personnels ne sont pas acceptés.5 niveaux de cours de conversation offerts.Les étudiants sont classés selon leur niveau d'espagnol en fonction de leurs résultats d'auto-évaluation.Inscription tardive : jusqu'au 11 janvier, de 9 h à 16 h 30 (frais de retard : 15 $) PLACES LIMITÉES RENSEIGNEZ-VOUS SUR NOS PROGRAMMES DE FORMATION PROFESSIONNELLE Pour plus d'information : 1600, rue Ste-Catherine Ouest, bureau 117 Montréal (Québec) H3H 2S7 (métro Guy-Concordia, sortie Guy) téléphone : (514) 848-3600 télécopieur : (514) 848-2806 Internet : www.concordia.ca/conted courriel : celi@alcor.concordia.ca COURS DE CONVERSATION 22 janvier - 28 mars en après-midi les mardis et jeudis, de 16 h à 18 h 10 semaines (40 heures) : 190 $ COURS DE CONVERSATION 22 janvier - 28 mars en soirée les mardis et jeudis, de 18 h à 20 h 10 semaines (40 heures) : 190 $ COURS DE CONVERSATION 26 janvier - 30 mars les samedis de 10 h à 14 h 10 semaines (40 heures) : 190 $ Cours d'espagnol, langue seconde - Hiver 2002 3011467A (sauf sur les articles réduits de 50 %) sur une vaste gamme de modèles abandonnés (aucun article de second choix) pour hommes et femmes et jusqu'à équisement des stocks.Réduction de Montréal : 1050, av.Laurier Ouest (514) 272-7791 Composez le 1-800-465-4249 pour obtenir un catalogue gratuit.Fabricant des meilleurs vêtements de voyage et d'aventure au monde! 3013699A 700 soldats canadiens iraient en Afghanistan Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le Canada enverra dans les prochaines semaines plus de 700 soldats qui se joindront à la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) en Afghanistan, a annoncé hier un haut fonctionnaire canadien.Selon ce fonctionnaire, qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat, ces troupes proviendront en partie du troisième bataillon du régiment d'infanterie légère Princess Patricia, d'Edmonton.Environ un millier de membres de cette unité étaient en état d'alerte depuis plusieurs semaines, prêts à partir pour l'Afghanistan sur un avis de sept jours.Les détails de l'opération doivent encore être peaufinés et le gouvernement ne fera probablement pas d'annonce officielle avant lundi.L'entente sur la contribution canadienne aurait été conclue entre des dirigeants militaires canadiens et américains au commandement militaire de l'armée américaine à Tampa, en Floride.La force de stabilisation, sous commandement britannique, doit compter 4500 soldats qui seront déployés à Kaboul, la capitale, pour contribuer au maintien de la paix au lendemain de la campagne antiterroriste américaine dans ce pays d'Asie centrale.Les Canadiens pourraient se voir assigner un rôle allant au-delà des tâches traditionnelles de maintien de la paix des troupes relevant de l'ONU, a fait savoir le fonctionnaire.En effet, la mission de la force d'assistance à la sécurité a été autorisée en vertu de dispositions de la charte de l'ONU qui couvrent l'imposition et non simplement le maintien de la paix.Le ministre de la Défense, Art Eggleton, a laissé entendre que les troupes des pays occidentaux pourraient escorter les convois d'aide humanitaire.3015842A 6LP0501A0105 A5 Samedi 6LP0501A0105 ZALLCALL 67 21:49:11 01/04/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 5 J ANV I E R 2 0 0 2 A 5 PIERRE FOGLIA p f o g l i a @ l a p r e s s e .c a Un honnête homme Pas une autre église! Le beauf était tanné.Ils venaient de visiter les 10 églises de l'île d'Orléans.C'était en août.Des gens de Saint-Calixte, en vacances.En revenant par le chemin du Roy, ils s'étaient arrêtés à Sainte-Anne-de-la-Pérade pour manger un truc dans un petit resto, en plein coeur du village, de biais avec l'église.Robert voyait des gens entrer et sortir, manifestement des touristes, et il a eu envie d'aller voir aussi, même si le beauf était tanné.Je ne sais pas si vous connaissez l'église de Sainte-Anne, une des très belles du Québec, flanquée de ses doubles clochers on la prend souvent pour une petite cathédrale.Ce qui fascine tant Robert dans les vieilles églises du Québec, c'est le travail du bois, les balustres du jubé, les bancs, les marches et la main courante pour monter à la chaire, les stalles, les pièces d'angle, ces poutres que l'on dit «de gloire» parce qu'elles portent le Christ à l'entrée du choeur, parfois des sculptures, comme ici une magnifique sainte Anne en chêne.Robert est passionné par le travail du bois, mais le bois n'est pas son travail, il est chauffeur d'autobus à la Société de transport de Laval.L'ébénisterie c'est pour le plaisir, comme d'autres le golf ou la voile.La paroissienne qui accueillait les touristes ce jour-là était bien fière de leur souligner que tout ce qu'ils voyaient dans cette église, bâtie entre 1850 et 1865, tout, absolument tout était d'époque.Vraiment?Même les bancs?s'enquit Robert.Ah! non, rectifia la dame, pas les bancs, ils étaient si usés qu'ils tachaient le linge des fidèles, on a dû les remplacer.Et la chaire, demanda Robert?Qu'est-il donc advenu de la chaire?Ah! la chaire soupira la paroissienne.En si mauvais état qu'il avait fallu la démonter.«Mais on a gardé les morceaux, ils traînent dans le garage du curé, vous voulez les voir?Robert compta 102 morceaux en noyer américain.Un trésor.Le bois avait travaillé, mais pas trop.Cent deux morceaux tout à fait restaurables.En quittant l'église, il laissa son numéro de téléphone sur le livre des visites avec ce message: je suis passionné d'ébénisterie, en congé sabbatique pour quelques mois, je m'offre pour restaurer gratuitement votre chaire, je vous demande seulement de me loger et de payer mes repas.Robert est retourné à Sainte-Anne le 2 décembre avec son atelier qu'il a monté dans le sous-sol de la sacristie.On l'a logé au motel-restaurant de La Pérade.Son idée était de finir le travail pour Noël.Même en travaillant des 16 heures par jour cela n'a pas été possible.Les 15 marches de l'escalier en colimaçon, la main courante, les barreaux, le plancher.il y retourne lundi pour terminer, poser les derniers barreaux, fignoler, cela lui prendra la semaine.Je suppose que vous assisterez à la première grand-messe qui suivra la fin des travaux, ne serait-ce que pour voir le curé monter dans «votre» chaire.Figurez-vous qu'il n'y montera pas! Il a le vertige! L'autre jour, une paroissienne enthousiaste a dit à Robert qu'il n'était rien de moins qu'un saint homme d'avoir fait tout cela gratuitement.Elle se trompait de motif.Je vous dirai tantôt pourquoi cet homme-là est un saint, mais ce n'est certainement pas pour sa générosité.Même que je trouve qu'il a reçu autant, sinon plus, qu'il a donné.Voilà un passionné d'ébénisterie qui a saisi la chance de renouer avec la tradition des maîtres artisans qui, il y a 150 ans, avec des outils sommaires, faisaient des prodiges.Le voilà dans leurs oeuvres mêmes, dans leurs voussures, dans leurs plats joints, dans leurs queues d'aronde.Des vacances de rêve, il me semble.Pour un passionné d'ébénisterie, n'est-ce pas comme être invité à jouer sur le piano de Mozart?Vous allez me dire qu'il aurait pu s'amuser tout autant à fabriquer des meubles et les vendre.c'est ce qu'il fait habituellement.Mais justement il voulait se reposer de fabriquer des chaises.Cela lui prend 15 heures pour faire une chaise, et le client sursaute tout le temps, hein! 250$ pour une chaise! Parlant de chaises, vous ai-je déjà raconté l'histoire du menuisier qui, justement, terminait une chaise, quand vint à passer un touriste.Combien pour ta chaise?50$, dit l'artisan.Et si je t'en prends 10?1000$ dit l'artisan.Tu te trompes, corrige le touriste, 10x50 ça fait 500.Non, c'est toi qui comptes mal, explique l'artisan: fabriquer une chaise, ça m'amuse, fabriquer 10 fois la même chaise, tu peux pas imaginer comme c'est plate, alors 1000$ c'est mon dernier prix, si t'es pas content tu vas chez IKEA et tu me fais pas chier (1).Mais je reviens à Robert, mon chauffeur d'autobus ébéniste.Un saint homme, disaisje.Voici en quoi.Des gens de son entourage trouvant son dévouement exemplaire ont alerté la télé, une émission de TVA qui s'appelle, je crois, Coup de chapeau.L'apprenant, l'ébéniste se mit en beau fusil: je vous avertis, si je vois arriver une seule caméra, j'arrête les travaux et je refous tous les morceaux dans la cave du curé.En ces temps de bonté cabotine, je trouve que le détail méritait d'être rapporté.En ces temps de bénévolat frénétique, où l'on vous décore bruyamment pour avoir reconduit trois poivrots à leur domicile ou pour avoir donné deux boîtes de petits pois à Jeunesse au Soleil, en ces temps où la bonté pour être bonne doit absolument être merdiatique, ce chauffeur d'autobus qui prend une mois et demi de ses vacances pour aller zigoner des barreaux d'escalier dans une église mal chauffée, ce passionné qui fait ce qu'il aime en donnant le meilleur de lui-même, ce monsieur qui se rend tout simplement utile et qui en tire une satisfaction qui le nourrit totalement, j'entends qu'il n'éprouve pas le besoin d'aller se faire reluire chez Claire Lamarche, chez la Bombardier, chez Charron ou chez quelque autre montreur d'ours, vous savez comment j'appelle ça, un monsieur comme ça?J'appelle ça un honnête homme.Mais vous, M.Foglia, avec cet honnête homme qui ne demandait rien de plus que de rester anonyme, n'êtes-vous pas, précisément, en train de faire le montreur d'ours?Hélas! hélas! Et je n'en suis pas très fier, croyez-moi.Mais c'est mon métier aussi.Du moins je me console de commencer l'année avec un ours tel que celui-ci.(1) Adapté des Contes d'Outre-Temps, racontés sur les ondes d'Europe no 1 par un monsieur qui s'appelait Jean-Pierre Chabrol, il y a quelques millions d'années de cela, j'étais tout petit mais j'avais déjà des grandes oreilles.Suivez la tradition.RECYCLEZ votre arbre de Noël Les mercredis 9 et 16 janvier, déposez votre arbre de Noël dépouillé de ses décorations devant chez vous, avant 8 h le matin ou la veille au soir.Compte tenu des conditions climatiques, il est possible que votre sapin soit récupéré les jours suivant la collecte prévue.3011158A Le directeur de l'aéroport d'Ottawa rejette la nouvelle taxe fédérale de 24$ Presse Canadienne OTTAWA \u2014 La nouvelle taxe fédérale de 24 $ sur un billet aller-retour en avion, destinée à payer les coûts d'une nouvelle agence de sécurité aéroportuaire, n'est rien d'autre qu'un geste de « pillage de la part du gouvernement fédéral », et cette décision pourrait menacer l'avenir de petits aéroports du pays, voire de certaines compagnies aériennes, estime le directeur de l'aéroport d'Ottawa, Paul Benoit.Selon lui, il est inacceptable de voir Ottawa demander aux passagers d'assumer en totalité l'augmentation des coûts associés à une meilleure sécurité aérienne.« Cela va faire mal aux petites villes et aux petites compagnies aériennes », a-t-il prédit, dans une entrevue, hier.Cette taxe vise à couvrir les frais de 2,2 milliards prévus pour mettre sur pied une agence de sécurité aéroportuaire et assurer la présence de policiers armés dans les avions.Samedi de 9 h 30 à 15 h 30 Lun.au vend.de 12 h 30 à 17 h 9250, av.du Parc (angle Chabanel) Local 450 Tél.: 387-5495 EXCLUSIF Luxueux manteaux en peau d'agneau léger espagnol merinos Directement du fabricant Pour ELLE ET LUI Prêt à porter ou sur mesure Manteau léger et chaud 3015841A 6LP0601A0105 A6 SAMEDI 6LP0601A0105 ZALLCALL 67 20:07:33 01/04/02 B Des clichés tenaces Photo PIERRE CÔTÉ, La Presse © Un feu rouge grillé est à l'origine de cette collision spectaculaire.La conduite en état d'ébriété continue de causer des centaines de décès.Un noyau dur de récidivistes PASCALE BRETON LORSQU'IL EST QUESTION du taux d'alcoolémie dans le sang, les clichés chez les conducteurs buveurs sont aussi nombreux que tenaces.Les campagnes de sensibilisation le rappellent constamment, les effets de l'alcool sont plus rapides à se faire sentir qu'à disparaître.Danser ou boire un café n'y change rien, seul le temps peut faire son oeuvre.Tout dépend évidemment de la quantité d'alcool ingurgitée, mais précisons que l'organisme humain élimine environ 15 mg d'alcool par 100 ml de sang en une heure.Autant dire que pour faire disparaître un taux d'alcoolémie de 0,08, la limite légale, il faut patienter cinq heures.Il est tout aussi difficile d'évaluer le nombre de consommations qu'une personne peut absorber avant d'atteindre la limite de 0,08.Un petit calcul largement répandu suggère de boire deux bières la première heure, une la seconde et aucune la dernière heure.En fait, un homme de 90 kilos (200 livres) peut ingurgiter six bières en deux heures et présenter un taux d'alcoolémie légal.Pour une femme de 55 kilos (120 livres), la consommation peut atteindre trois bières.« C'est beaucoup, c'est plus qu'une bouteille de vin en deux heures.Est-ce qu'une personne est vraiment en état de conduire après cela, j'en doute », déclare le Dr Henry Haddad, président de l'Association médicale canadienne, en rappelant que les effets de l'alcool se font sentir bien en deçà de 0,08.Environ 90 % de l'alcool ingurgité passe directement à l'intestin grêle, puis dans le sang.Il faut environ une demi-heure avant que l'alcool ne fasse son effet et atteigne le cerveau, agissant ainsi sur le système nerveux central.Plusieurs facteurs influent également sur son effet : la fatigue, le fait d'être à jeun ou pas, la rapidité à laquelle l'alcool est bu, ainsi que l'habitude.Par contre, le fait de manger après une soirée bien arrosée ne change rien, sinon limiter les effets d'une gueule de bois au petit matin.Un dépliant distribué par la Société de l'assurance automobile du Québec démontre qu'après deux consommations, la gêne et la tension disparaissent et que le dialogue est plus facile.Avec quatre consommations, le buveur est déjà plus émotif, son jugement et ses gestes sont plus lents, son sens de l'équilibre est affecté et sa vision est moins bonne.Après cinq consommations, les idées sont embrouillées, les phrases sont moins claires et certaines personnes deviennent plus agressives tandis que d'autres sont plus amorphes.Le problème est que même au-delà de la limite permise, un conducteur peut avoir de la difficulté à reconnaître qu'il n'est pas apte à conduire son véhicule.Même à 0,21, presque trois fois la limite permise, Stephen Lavoie était ainsi persuadé qu'il était en état de prendre le volant.« On pense qu'on est correct, on se croit au-dessus des autres, on est le plus fort.Ça m'a coûté cher pour l'apprendre, environ 10 000 $ à cause d'un accident et de billets d'infraction, mais j'ai été chanceux, je n'ai tué personne », dit cet homme de 31 ans qui a maintenant récupéré son permis de conduire après une longue suspension.La sensibilisation fait tout de même son chemin et plusieurs organisations offrent un service de raccompagnement lors de certains événements.Créé en 1984, Nez rouge est l'un des précurseurs.L'organisme maintenant établi à l'échelle de la province a procédé à près de 76 000 raccompagnements en 2001.Molson offre également un service de raccompagnement en taxi ou en autobus lors de gros événements qu'elle organise, en plus de faire la promotion du chauffeur désigné.Il y a deux ans, un service de raccompagnement à but non lucratif, Tolérance Zéro, a vu le jour dans la région de Victoriaville et dessert maintenant toute la MRC de l'Érable.Il faut acheter sa carte de membre pour se prévaloir du service et un partenariat existe dans 90 % des bars de la région.De plus en plus, les entreprises réservent également une grande quantité de taxis lors des partys de bureau \u2014 dans la région de Montréal notamment \u2014 de façon à ramener tout le monde sain et sauf à la maison.Maudite boisson.Après plus de 20 ans de campagnes de sensibilisation contre l'alcool au volant, la situation au Québec s'est améliorée, mais la conduite en état d'ébriété continue de causer des centaines de décès chaque année.Au Canada comme ailleurs, les gouvernements tentent de trouver des solutions efficaces pour contrer ce fléau et une prise de conscience s'installe lentement.Nous concluons aujourd'hui notre série.Serge ne peut dire le nombre de fois où il a pris le volant passablement éméché par une soirée fortement arrosée.Mais il se rappelle clairement qu'en conduisant, il fermait l'oeil gauche pour ne plus voir double.« Je ne réalisais pas.Tout ce que je voulais, c'était de rentrer chez moi pour aller me coucher.Je ne voulais pas avoir d'accident ou tuer quelqu'un », dit-il aujourd'hui.Serge a été chanceux.Un soir qu'il avait particulièrement bu, ce n'est pas la rencontre avec une autre automobile ni un enfant à vélo qui a stoppé sa course.Il a plutôt foncé droit dans un barrage.« Je ne comprenais pas ce que le barrage faisait là, je l'ai dit au policier qui m'a arrêté, confie l'homme, qui n'a pas bu depuis 20 ans.C'est à partir de ce jour que j'ai commencé à prendre conscience de mon problème.Chaque jour, l'alcool tue environ quatre Canadiens, en plus d'en blesser 125.« En 1999, les statistiques montrent que 906 Canadiens ont été tués par l'alcool au volant alors qu'il y a eu 542 homicides », a indiqué à La Presse la ministre de la justice, Anne Mc Lellan.Dans bien des cas, ce sont des récidivistes qui sont en cause.Rares sont d'ailleurs les personnes qui perdent leur permis de conduire la première fois qu'elles dépassent la limite de 0,08.Des chercheurs ont estimé qu'un automobiliste peut effectuer environ 400 déplacements en état d'ébriété avant de se faire intercepter par les policiers.Au Québec, la Société d'assurance automobile du Québec impose désormais un programme de réadaptation et de sensibilisation aux récidivistes.Quelque 8500 personnes ont été rencontrées depuis l'implantation du programme, en 1997.Aucune statistique n'est encore disponible sur la réussite du programme à long terme \u2014 une étude sur le sujet devrait être publiée l'été prochain \u2014, mais les premières réactions laissent croire que l'effet est bénéfique, du moins dans les six premiers mois suivant la thérapie.« Les deux tiers des participants sont des personnes qui ont été condamnées à au moins deux reprises pour alcool au volant tandis que l'autre tiers est constitué de personnes qui n'ont jamais été condamnées, mais dont la SAAQ a de bonnes raisons de croire qu'elles conduisent en état d'ébriété », explique Jean Boudreau, responsable des programmes à la Fédération québécoise des centres de réadaptation pour personnes alcooliques et autres toxicomanes.Pendant six mois, les récidivistes sont suivis par un intervenant et chaque mois, ils doivent produire un travail de réflexion sur un accident impliquant l'alcool au volant.René Labelle, un sexagénaire condamné à trois reprises, a récemment terminé le programme et récupéré son permis de conduire.« Le programme nous fait vraiment réfléchir.Moi, c'est venu me chercher dans les tripes.Je voyais dans les journaux des enfants qui avaient été tués par des chauffards et je réalisais que ça aurait pu être de ma faute.J'ai des enfants, des petits-enfants, je ne voulais pas vivre ça.» Des chercheurs de l'Université de Montréal ont démontré qu'un récidiviste sur quatre est condamné plus de deux fois dans une période de cinq ans.Ce sont généralement des hommes de 25 à 44 ans, moyennement scolarisés, chômeurs ou assistés sociaux, alcooliques, agressifs et peu disposés à se soumettre à une thérapie.« Souvent, lorsqu'une personne se fait pincer une première fois avec un taux de 0,15 ou 0,16, elle est déjà à risque d'être un récidiviste.Il faut en prendre beaucoup pour atteindre ce taux, ce n'est pas juste une bière de trop au cours d'un party », indique Jacques Bergeron, directeur du laboratoire de simulation de conduite au Centre de recherche sur les transports de l'Université de Montréal.Un autre problème qui se présente est celui des personnes condamnées qui continuent de conduire sans permis.Dans leur cas, l'antidémarreur peut être efficace.« La personne ne peut prendre aucune consommation sinon l'auto ne démarre pas.Un important pourcentage de personnes condamnées conduisent sans permis, jusqu'à 50 %, parfois plus selon certaines études », explique M.Bergeron.Pour éviter de se retrouver davantage dans le pétrin, comme il le dit lui-même, René Labelle a pour sa part retourné son véhicule chez le concessionnaire.« Je ne voulais surtout pas être tenté de conduire sans mon permis », dit-il.En matière de conduite en état d'ébriété, ce sont souvent des individus comme Bertrand Gagné, qui a tué deux enfants à Thetford Mines en novembre 2000, ou André Sweeney, qui a fauché un garçon de six ans à Massueville au printemps dernier, qui viennent en tête.« La plupart de mes clients ne sont pas des récidivistes, lance pourtant Me Thomas Walsh, un avocat sherbrookois.Ce sont des personnes comme monsieur Tout-le-Monde qui, dans une situation ponctuelle, se sentent bien, se croient capables de conduire alors qu'ils dépassent la limite permise.» Mais l'avocat reconnaît que les récidivistes durs, ceux qui sont responsables d'accidents mortels, sont difficiles à atteindre.« Ils témoignent peu d'empathie pour leurs victimes.Bien souvent, ils croient qu'elles sont responsables de leur malheur.» Location de 48 mois pour la Sentra XE 2002 « Option Plus » (C4LG52 BK00).Acompte ou échange équivalent de 695 $.Limite de 19 500 km par année avec 0,10 $/km extra.Premier versement équivalent à un versement mensuel (toutes taxes incluses) requis à la livraison.Assistance routière 24 h.Taxes, immatriculation et assurance en sus.Sur approbation du crédit.Taux de financement de 2,8 % à l'achat pour les termes jusqu'à 36 mois.Offre d'une durée limitée.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Le modèle illustré est à titre indicatif seulement.TOUJOURS PLUS LOIN et le logo NISSAN sont des marques de commerce de Nissan.www.nissanmontreal.com www.nissancanada.com 1 800 387-0122 CETTE ANNÉE, PROMETTEZ-VOUS DE MIEUX VOUS CONDUIRE Radio AM/FM stéréo 100 watts avec lecteur CD Climatiseur Siège du conducteur à 8 réglages Moteur 1,8 L de 126 chevaux Pneus toutes saisons 14 po Barres stabilisatrices avant et arrière Coussins gonflables Dossier arrière rabattable 60/40 Acompte 0 $ 695 $ 1 195 $ 1 595 $ Mensualité 239 $ 219 $ 209 $ 199 $ 2,8% financement à l'achat ! 219$ /mois Acompte 695$ seulement 0$ dépôt de sécurité Transport et préparation inclus! 3014227A Les pauvres meurent plus souvent d'un accident vasculaire cérébral Presse Canadienne TORONTO \u2014 Plus une personne est riche, plus elle a de chances de survivre à un accident vasculaire cérébral.C'est du moins la conclusion à laquelle en arrivent les auteurs d'une étude, rendue publique hier et menée récemment par l'Institute for Clinical Evaluative Sciences, un organisme canadien.En fait, pour chaque tranche supplémentaire de 10 000 $ de revenu, on a observé une diminution de 9 % du taux de mortalité un mois après l'accident vasculaire cérébral, et une chute de 5 % du taux de mortalité après un an.Selon un des auteurs de cette étude, Moira Kapral, les résultats obtenus confirment ceux d'études antérieures qui avaient elles aussi tracé un lien entre le statut socio-économique des malades et leur chance de survie.Le lien entre le revenu et les chances de survie d'un patient ont été analysées dans le cadre d'études portant sur d'autres maladies « et cette étude confirme que le statut socio-économique semble avoir un impact majeur », a-t-elle affirmé.PROJET DE RECHERCHE Nous avons besoin de personnes volontaires pour étudier un nouveau traitement expérimental par administration orale suivi d'une exposition à la lumière bleue sur une plaque de psoriasis.Si vous avez 18 ans ou plus, que vous avez des plaques de psoriasis au corps et/ou aux membres, vous pouvez téléphoner au : (514) 890-8000, poste 2-8033 PSORIASIS 6DU0701A0105 SAMEDI 6DU0701A0105 ZALLCALL 67 14:47:09 01/04/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 JANVIER 2002 A7 Police, incendies, déneigement, urgences, collecte des déchets, loisirs, culture, bibliothèques On est toujours là pour vous.à votre service sur tout le territoire, aux mêmes numéros.URGENCES Ahuntsic-Cartierville 545, rue Fleury Est 872-6742 (Bureau Accès Montréal) Anjou 7701, boul.Louis-H.-Lafontaine Anjou 493-8000 (Bureau d'arrondissement) Beaconsfield - Baie-D'Urfé 303, boul.Beaconsfield Beaconsfield 428-4400 (Bureau d'arrondissement) 20410, chemin Lakeshore Baie-D'Urfé 457-5324 (Point de service) Côte-des-Neiges - Notre-Dame-de-Grâce 5885, chemin de la Côte-des-Neiges 872-6403 (Bureau Accès Montréal) 5814, rue Sherbrooke Ouest 872-6731 (Bureau Accès Montréal) Côte-Saint-Luc - Hampstead-Montréal-Ouest 5801, boul.Cavendish Côte-Saint-Luc 485-6800 (Bureau d'arrondissement) 5569, chemin Queen-Mary Hampstead 369-8200 (Point de service) 50, avenue Westminster Sud Montréal-Ouest 481-8125 (Point de service) Dollard-Des Ormeaux-Roxboro 12001, boul.De Salaberry Dollard-Des Ormeaux 684-1010 (Bureau d'arrondissement) 13, rue du Centre-Commercial Roxboro 684-0555 (Point de service) Dorval -L'île-Dorval 60, avenue Martin Dorval 633-4040 (Bureau d'arrondissement) Kirkland 17200, boul.Hymus Kirkland 694-4100 (Bureau d'arrondissement) Lachine 1800, boul.Saint-Joseph Lachine 634-3471 (Bureau d'arrondissement) La Salle 55, avenue Dupras La Salle 367-1000 (Bureau d'arrondissement) L'Île-Bizard- Sainte-Geneviève - Sainte-Anne-de-Bellevue 13, rue Chauret Sainte-Geneviève 626-2535 (Bureau d'arrondissement) 350, rue de l'Église L'Île-Bizard 620-6331 (Point de service) 109, rue Sainte-Anne Sainte-Anne-de-Bellevue 457-5500 (Point de service) Mercier -Hochelaga-Maisonneuve 4295, rue Ontario Est 872-6391 (Bureau Accès Montréal) 6070, rue Sherbrooke Est, bur.105 872-6716 (Bureau Accès Montréal) Montréal-Nord 4242, place de l'Hôtel-de-Ville Montréal-Nord 328-4000 (Bureau d'arrondissement) Mont-Royal 90, avenue Roosevelt Mont-Royal 734-2900 (Bureau d'arrondissement) Outremont 543, chemin de la Côte-Sainte-Catherine Outremont 495-6200 (Bureau d'arrondissement) Pierrefonds-Senneville 13665, boul.Pierrefonds Pierrefonds 624-1124 (Bureau d'arrondissement) 35, chemin Senneville Senneville 457-6020 (Point de service) Plateau-Mont-Royal 1374, avenue du Mont-Royal Est, bur.102 872-6752 (Bureau Accès Montréal) Pointe-Claire 451, boul.Saint-Jean Pointe-Claire 630-1200 (Bureau d'arrondissement) Rivière-des-Prairies - Pointe-aux-Trembles- Montréal-Est 11370, rue Notre-Dame Est Montréal-Est 645-7431 (Bureau d'arrondissement) 8910, boul.Maurice-Duplessis 872-6755 (Bureau Accès Montréal) 3445, rue Robert-Chevalier 872-6618 (Bureau Accès Montréal) Rosemont-Petite-Patrie 6100, 9e Avenue, 1er étage 872-6386 (Bureau Accès Montréal) Saint-Laurent 777, boul.Marcel-Laurin Saint-Laurent 855-6000 (Bureau d'arrondissement) Saint-Léonard 8400, boul.Lacordaire Saint-Léonard 328-8400 (Bureau d'arrondissement) Sud-Ouest 6255, boul.Monk 872-6458 (Bureau Accès Montréal) Verdun 4555, rue de Verdun Verdun 765-7000 (Bureau d'arrondissement) Ville-Marie 275, rue Notre-Dame Est, Rez-de-chaussée 872-6395 (Bureau Accès Montréal) Villeray - Saint-Michel - Parc-Extension 7217, rue Saint-Denis 872-6381 (Bureau Accès Montréal) 7511, rue François-Perrault 872-6375 (Bureau Accès Montréal) Westmount 4333, rue Sherbrooke Ouest Westmount 989-5200 (Bureau d'arrondissement) www.ville.montreal.qc.ca Une grande ville pour tous, des services pour chacun Tous ensemble, nous avons maintenant une nouvelle grande ville à bâtir.Une ville qui sera belle, grande et humaine, à l'image de ceux qui l'habitent.Chaque arrondissement de la nouvelle ville préservera sa personnalité propre.Tous les citoyens et citoyennes recevront la même qualité de services auxquels ils ont été habitués et conserveront l'accès privilégié qu'ils ont toujours eu avec leurs élus et élues et le personnel de la ville.Montréal deviendra une grande métropole, mais elle sera avant tout un milieu de vie où chacun de nous pourra s'épanouir.Faisons de ce nouveau Montréal, une ville dont nous serons tous fiers.«Montréal » Le maire, Gérald Tremblay 3013126A 6LP0802A0105 6LP0802A0105 ZALLCALL 67 23:44:04 01/04/02 B L'idée d'un diplôme de 3e secondaire mise au rancart L'hypothèse est définitivement écartée, selon le ministère de l'Éducation Les étudiants de l'UdeM prônent un investissement « responsable » MARC THIBODEAU LA FÉDÉRATION DES associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal (FAECUM) presse l'institution d'utiliser son poids financier pour favoriser un « meilleur comportement social et environnemental » de la part des grandes entreprises.Dans un mémoire d'une dizaine de pages qui a été présenté à l'assemblée universitaire au début de la session d'automne, la Fédération souligne que la fondation de 100 millions de l'institution et sa caisse de retraite de plus de 1,5 milliard en font un « actionnaire important » de plusieurs entreprises.« Ces réalités confèrent à la communauté universitaire un pouvoir économique que nous pourrions mettre au profit de nos idéaux sans pour autant réduire notre bénéfice économique », note la FAECUM en insistant sur le fait que les fonds « responsables » offrent généralement des rendements très compétitifs.Le mémoire recommande plus spécifiquement de faire appel à des gestionnaires de fonds qui, à performance égale, intègrent « des considérations sociales et environnementales dans le choix des entreprises incluses dans le portefeuille ».Il recommande par ailleurs que l'université utilise son droit de vote d'actionnaire pour faire pression sur les entreprises qui se comportent de façon répréhensible.Les étudiants souhaitent qu'un comité consultatif soit mis sur pied pour guider l'institution dans ce domaine.Plusieurs universités américaines importantes, comme Yale, Stanford et Harvard, se sont dotées depuis plusieurs années de comités de cette nature pour encadrer leurs pratiques d'investissement.La FAECUM souhaite par ailleurs que l'UdeM se dote d'une politique d'achat interdisant le recours à des entreprises contrevenant aux normes de l'Organisation internationale du travail, particulièrement lors de l'acquisition de vêtements.Ces normes interdisent notamment le recours au travail d'enfants de 14 ans et moins, le travail forcé, la discrimination dans les conditions de travail ainsi que les mesures limitant la liberté d'association et le droit de négocier une convention collective.Plusieurs universités américaines ont aussi adopté des politiques similaires pour faire pression sur les multinationales traitant avec des sweatshops situés dans les pays en voie de développement.La FAECUM relève que l'Université de Toronto en a fait autant en mai dernier.Un comité de l'UdeM regroupant des membres du comité de placement du régime des rentes, du fonds de dotation et de la communauté universitaire a été mis sur pied en septembre pour se pencher sur ces questions après que le mémoire eut été présenté à l'Assemblée universitaire.MARC THIBODEAU Après avoir jonglé pendant un certain temps avec l'idée de décerner un diplôme aux élèves qui terminent leur secondaire 3, le ministère de l'Éducation fait marche arrière.Une porte-parole du ministre François Legault a indiqué hier que cette hypothèse était définitivement écartée.« Un diplôme de secondaire 3, il n'en est pas question », a indiqué hier Chantal Bourque après avoir vérifié où en était le dossier à la demande de La Presse.Le ministère avait évoqué cette hypothèse une première fois en septembre 2000 en soulignant l'importance de reconnaître les acquis des élèves qui ne parviennent pas à terminer leur formation secondaire.Le ministre Legault, qui s'était engagé de concert avec les intervenants du milieu de l'éducation à « qualifier » 100 % des jeunes à l'issue du Sommet du Québec et de la jeunesse, avait alors indiqué qu'un jeune « peut très bien fonctionner avec un secondaire 3 ».Des propos controversés Ses propos avaient suscité les foudres de la présidente d'alors de l'Alliance des professeurs de Montréal, Monique Séguin, qui avait accusé le gouvernement, dans une lettre ouverte, de vouloir balayer le problème du décrochage scolaire « sous le tapis ».« Il faut savoir que le taux de décrochage est très élevé après le secondaire 3.Or, s'il y a un diplôme terminal de secondaire 3, les statistiques de décrochage scolaire chuteront considérablement.Que dirions- nous si le ministère des Transports, pour réduire son taux d'infraction au Code de la route, décidait d'éliminer les limites de vitesse sur les autoroutes ?C'est à peu près ce que le MEQ (ministère de l'Éducation) tente de faire.» avait-elle indiqué.Le ministre, qui doit présenter dans les prochaines semaines un plan d'action contre le décrochage scolaire, avait assuré, en réponse aux critiques de l'Alliance, qu'il n'était pas question de faire de ce nouveau document un diplôme terminal.À l'appui de ses dires, il avait indiqué que le ministère songeait à modifier la Loi sur l'instruction publique pour faire en sorte que les élèves soient obligés légalement de poursuivre leur scolarité jusqu'à l'obtention du diplôme d'études secondaires ou d'une formation professionnelle ou technique reconnue.Mme Bourque s'est dite incapable hier d'expliquer les raisons exactes qui ont poussé le ministère à faire marche arrière.Elle s'est contentée de préciser que la décision avait été prise en réaction aux observations entendues au cours des derniers mois lors de la consultation sur la nouvelle politique de formation continue du ministère.Photo REMI LEMÉE, La Presse © François Legault, ministre de l'Éducation du Québec Certaines conditions s'appliquent.Quantité limitée.Certains appareils ne sont pas offerts dans tous les magasins.Le crédit sera appliqué sur la facture sur réception d'une preuve d'achat.Seuls les frais qui n'auront pas été payés à l'avance apparaîtront sur la facture mensuelle.Le temps d'antenne dépassant le nombre alloué de minutes par mois sera facturé 0,25 $ la minute.La messagerie texte facturée à l'utilisation, les frais d'interurbain, les frais de déplacement, tous les services additionnels choisis et les taxes applicables seront également facturés chaque mois.MCPartezbranché est une marque de commerce de Rogers Sans-fil inc.MCRogers Communications inc.Utilisé sous licence.MDAT&T Corp.Utilisé sous licence.Motorola T2290 Nokia 5165 Nokia 3360 ROGERS AT&T ROGERS AT&T ROGERS AT&T MONTRÉAL 732, rue Ste-Catherine Ouest (514) 877-0090 3573, boul.St-Laurent (514) 288-0600 Centre Eaton (514) 844-6242 2360, rue Notre-Dame Ouest (514) 983-1666 1, Place-Ville-Marie, bur.11108 (514) 394-0000 8984, boul.de l'Acadie (514) 387-9999 1201, avenue Greene (514) 933-8000 5150, rue Jean-Talon Ouest (514) 341-2221 5954, boul.Métropolitain Est (514) 257-8826 6224A, rue St-Jacques Ouest (514) 369-4000 Place Alexis-Nihon (514) 865-9949 Place Versailles (514) 355-0003 Les Galeries d'Anjou (514) 356-0356 BOUCHERVILLE Promenades Montarville (450) 449-4998 BROSSARD 7005, boul.Taschereau, bureau 150 (450) 926-3111 Mail Champlain (450) 671-3300 Place Portobello (450) 671-4744 DOLLARD-DES-ORMEAUX 3339L, boul.des Sources (514) 683-3333 DRUMMONDVILLE 1565, boul.Lemire (819) 478-0851 GATINEAU 360, boul.Maloney Ouest, bureau 1 (819) 663-8580 Promenades de l'Outaouais (819) 561-3031 ÎLE-PERROT 15, boul.Don-Quichotte Bureau 103A (514) 425-5505 JOLIETTE 517, rue St-Charles-Borromée Nord (450) 755-5000 KIRKLAND 2758, boul.St-Charles (514) 428-9000 LAVAL 2142, boul.des Laurentides (450) 629-6060 379, boul.Curé-Labelle (450) 622-0303 Centre Laval (450) 978-1081 3364, boul.St-Martin Ouest (450) 682-2640 241C, boul.Samson (450) 969-1771 Carrefour Laval (450) 687-5386 LASALLE 8457, boul.Newman (514) 368-4000 Carrefour Angrignon (514) 368-4230 L'ASSOMPTION 814, boul.de l'Ange-Gardien Nord (450) 589-1411 MAGOG 221, rue Principale Ouest (819) 843-4455 POINTE-CLAIRE Fairview Pointe-Claire (514) 695-1554 REPENTIGNY 110, boul.Industriel (450) 581-4666 Les Galeries Rive-Nord (450) 581-7756 ROSEMÈRE 209, boul.Curé-Labelle (514) 971-0707 Place Rosemère (450) 971-2000 SAINTE-AGATHE 221, rue Principale Est (819) 321-3331 SAINT-BRUNO Promenades St-Bruno (450) 653-7472 SAINT-EUSTACHE 360, boul.Arthur-Sauvé (450) 974-9299 SAINT-HUBERT 3399, boul.Taschereau (450) 676-3963 SAINT-HYACINTHE Les Galeries St-Hyacinthe (450) 261-9991 SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU Carrefour Richelieu (450) 359-4941 SAINT-JÉRÔME 108, boul.du Carrefour (450) 431-2355 SAINT-LAURENT Place Vertu (514) 745-0745 SAINT-LÉONARD 4282, boul.Métropolitain Est (514) 593-7333 SHERBROOKE 2980, rue King Ouest (819) 566-5555 Carrefour de l'Estrie (819) 822-4650 SOREL 2605, chemin Saint-Roch (450) 742-9600 TERREBONNE 1270, boul.Moody, bureau 10 (450) 964-1964 Les Galeries de Terrebonne (450) 964-8403 TROIS-RIVIÈRES 5335, boul.des Forges (819) 372-5000 5635, boul.Jean-XXIII (819) 372-5005 VICTORIAVILLE 495, boul.des Bois-Francs Sud (819) 758-8840 imaginez la joie de vous faire plaisir Tout en un! 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fin du mois de juillet, la femme de M.Landry, Lorraine Laporte, alors juge à la Cour du Québec, a été hospitalisée à l'hôpital Pierre-Boucher, à Longueuil, pour y traiter un cancer.Dans son numéro du 30 juillet 1998, le quotidien The Gazette rapportait que M.Landry avait abusé de son titre afin d'obtenir un traitement de faveur pour sa femme, qui est décédée le 18 juillet 1999.Selon l'article, M.Landry avait perdu son sang-froid, autant avec le personnel qu'avec les autres patients, et il avait fait des pressions pour que sa femme obtienne une chambre privée.Le journal rapportait les dires de Jim Duff, animateur à la radio CIQC, qui avait fait cette déclaration en ondes, disant détenir ces renseignements d'une source confidentielle.Les propos ont par la suite été démentis, tant par M.Landry que par la direction de l'hôpital.Un chroniqueur du réseau Can West démissionne HALIFAX \u2014 Un chroniqueur du quotidien Halifax Daily News, Stephen Kimber, a démissionné de ses fonctions, hier, pour protester contre la décision du propriétaire, Can West Global, qu'il accuse de vouloir contrôler la ligne éditoriale du journal.M.Kimber tenait depuis 1981, et jusqu'à tout récemment, une chronique dans le Halifax Daily News, en Nouvelle-Écosse.Can West Global est la propriété de la famille Asper de Winnipeg.Dans une des chroniques de M.Kimber que la direction a refusé de publier, l'auteur écrit que la famille Asper « soutient le Parti libéral fédéral ».Il ajoute que les Asper « s'imaginent que des gens riches comme eux ont droit à des congés fiscaux.Ils veulent privatiser les soins de santé.Et ils croient que leurs journaux devraient être d'accord avec eux, de Victoria, en Colombie- Britannique, jusqu'à Saint- Jean, Terre-Neuve ».Presse Canadienne 6LP0902A0105 A9 Samedi 6LP0902A0105 ZALLCALL 67 23:38:41 01/04/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 JANVIER 2002 A9 ACTUALITÉS Dolly souffre d'arthrite L'apparition de la maladie chez l'animal souligne les risques du clonage pour l'homme Agence France-Presse ÉDIMBOURG \u2014 L'arthrite apparue chez la brebis Dolly ravive les craintes de vieillissement prématurédes animaux clonés et souligne les risques du clonage humain voire, à plus court terme, de l'implantation d'organes d'animaux sur l'homme.Il n'était pas possible dans le cas de Dolly de savoir si son arthrite prématurée à la patte arrière gauche est due au clonage ou s'il s'agit « d'un accident malencontreux », a déclaré son « père » scientifique, le professeur écossais Ian Wilmut du Roslin Institute of Scotland.« Le fait que Dolly ait de l'arthrite à un jeune âge (5 ans) laisse penser qu'il pourrait y avoir des problèmes », a toutefois reconnu le professeur qui a appelé les chercheurs dans le monde à partager leurs recherches.« Je pense qu'aucun des groupes (de chercheurs) n'a assez d'animaux pour tirer des conclusions seul », a-t-il précisé devant la presse invitée à venir voir la brebis jouer avec ses congénères.« La seule solution est de produire un grand nombre de clones et de comparer le taux d'arthrite ou autres chez les animaux clonés » avec les animaux nés naturellement.Ces inquiétudes interviennent alors que la société britannique de biopharmacie à l'origine du clonage de la brebis Dolly, PPL Therapeutics, a annoncé mercredi avoir produit cinq porcelets dépourvus du gène jugé responsable du rejet par le corps humain d'un organe de porc transplanté.Des chercheurs américains ont affirmé également avoir réussi à cloner un porc « miniature » dont ils avaient désactivé un gène considéré comme responsable des rejets de greffe, progressant vers la production d'organes pouvant être implantés sur l'homme, selon une étude parue hier dans Science.PPL s'est félicitée de « cette étape vitale qui devrait permettre, à l'avenir, à des organes ou des cellules de tels animaux d'être transplantés sur l'homme et de ne pas être rejetés ».« Les bénéfices potentiels doivent être mis dans la balance », a-til souligné M.Wilmut, jugeant très positifs les résultats de PPL.« Pour l'instant, des milliers de gens meurent chaque année » par manque d'organes vitaux disponibles, a-t-il relevé.Mais pour l'heure, « il est clair que la technique (du clonage) est très inefficace ».« L'un des résultats des recherches concernant Dolly prouvera que certains animaux sont plus vulnérables à certaines maladie », a-t-il ajouté.Le vieillissement accéléré de Dolly avait déjà été évoqué en mai 1999.Une étude menée par PPL avait montré que l'âge de ses chromosomes n'était pas de trois ans, mais de neuf.À son âge effectif, il fallait en effet ajouter celui de la brebis de six ans sur laquelle avait été prélevée la cellule qui a permis à Dolly de voir le jour.Dolly, née en juillet 1996, fut le premier animal cloné à partir d'une cellule adulte d'un mammifère.Sa naissance n'avait été révélée qu'en 1997.Les groupes de protection des animaux crient eux au scandale.« La biologie n'est pas un jeu de Lego.Ce n'est pas un Meccano.Vous ne pouvez pas agir sur une composante du système animal et vous attendre à ce que le reste continue de fonctionner parfaitement », s'est enflammé Dan Lyon, du groupe de protection des animaux CAGE.Il a dénoncé les objectifs mercantiles des laboratoires de recherche.La transplantation représente un marché estimé à plus de cinq milliards de dollars par an pour des organes entiers et six milliards de dollars pour des transplants de cellules, notamment celles produisant de l'insuline pour soigner les diabétiques.Photo AP « Le fait que Dolly ait de l'arthrite à un jeune âge (5 ans) laisse penser qu'il pourrait y avoir des problèmes », a reconnu le professeur écossais Ian Wilmut du Roslin Institute of Scotland qui a appelé les chercheurs dans le monde à partager leurs recherches.Née séropositive, condamnée par les médecins, Billie Jo aura bientôt 13 ans Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Lorsque la fille séropositive de Johanne et Bill Decarie, Billie Jo, avait six mois, les médecins prédisaient qu'elle ne vivrait pas jusqu'à la maternelle.C'était en 1989, huit ans après le premier signalement de la maladie qui allait être connue sous le nom de sida.Or, Billie Jo a aujourd'hui presque 13 ans, et se prépare à vivre une nouvelle étape de sa vie, l'adolescence, que ses parents n'auraient jamais espéré lui voir atteindre.Elle fait partie de la première vague de bébés infectés par le VIH à avoir surmonté les obstacles que la science médicale leur prédisait.Elle a survécu à d'innombrables infections et enduré pas moins de 144 séjours à l'hôpital.« Nous ne pensions jamais qu'elle atteindrait ce stade », commente son père, Bill, à sa maison située près de Hawkesbury, en Ontario.« Qu'elle puisse vivre encore plus longtemps, c'est merveilleux », dit-il.Mais pour ses parents, ce prochain passage dans la vie de leur fille signifie de nouvelles réalités, des problèmes différents.Ils devront notamment aider leur enfant à résister à l'influence des camarades et aux problèmes d'image corporelle qui sont le lot habituel des adolescents, alors que les médicaments qui la maintiennent en vie lui donnent l'air émacié et malade.Billie Jo fait partie des quelque quatre millions d'enfants de moins de 15 ans dans le monde à avoir contracté le VIH depuis le premier signalement du virus, en 1981.La grande majorité d'entre eux, comme Billie Jo, ont été infectés de la plus tragique des façons, par leur mère, dont plusieurs n'ont appris qu'elles étaient atteintes que lorsque leur enfant est tombé malade.En fait, Billie Jo est la plus jeune victime de la tragédie du sang contaminé au Canada : sa mère, Johanne, a été infectée après avoir reçu du sang contaminé au cours d'une transfusion d'urgence, en 1985.À son insu, elle a contaminé son mari, et Billie Jo a été conçue par la suite.Au cours des années écoulées depuis la naissance d'enfants comme Billie Jo, le VIH, qui équivalait au début à la condamnation à une mort certaine, est passé dans la catégorie de maladie chronique, contrôlable, grâce aux percées réalisées dans le développement de médicaments antirétroviraux.Il existe aujourd'hui de nouveaux traitements qui ramènent le risque de transmission du VIH de la mère à l'enfant à aussi peu que 3 %, comparé aux 50 % qui étaient la norme à la naissance de Billie Jo.Et jusqu'à 80 % des enfants nés séropositifs peuvent espérer vivre jusqu'à l'adolescence et au début de l'âge adulte, si le diagnostic est posé tôt, s'ils prennent les médicaments requis et sont suivis de près en prévision d'éventuelles complications secondaires, comme la pneumonie.Photo AP Un Challenger s'écrase : cinq morts Un bimoteur privé Challenger 604, fabriqué par Bombardier Aéronautique, s'est écrasé hier lors de son décollage à l'aéroport international de Birmingham, dans le centre de l'Angleterre.Les cinq personnes qui se trouvaient à bord, des Américains, ont été tués.Le bimoteur s'est écrasé peu après midi, a précisé un porte-parole de l'aéroport.L'avion privé, qui transportait deux passagers et trois membres d'équipage, avait décollé à destination de Bangor, dans l'État du Maine, aux États-Unis.Bombardier a précisé qu'il s'agissait d'un modèle 604 mis en service à l'automne 1999 et exploité par la compagnie américaine EPPS Aviation.Selon le directeur général de l'aéroport, Brian Summers, les passagers et l'équipage étaient tous de nationalité américaine.Ils se trouvaient en voyage d'affaires dans la région.L'appareil, dont la boîte noire a été retrouvée, était enregistré pour ce voyage au nom du géant de l'équipement agricole AGCO, dont le siège se trouve à Duluth, en Géorgie.Cette dernière a fait savoir que parmi les victimes figuraient son PDG, John Shumejda, 54 ans, et le vice-président des ventes, Ed Swingle, 59 ans.« C'est très triste, mais la société (.) y survivra », a déclaré la porte-parole d'AGCO, Molly Dye.Bombardier Aéronautique a indiqué par voie de communiqué qu'elle entend collaborer avec les autorités nord-américaines et britanniques dans l'enquête sur l'écrasement.L'aéroport de Birmingham a été fermé à la suite de l'accident.Des experts s'inquiètent de l'épidémie de sida au Cameroun Risques d'accident nucléaire: Washington stocke de l'iodure de potassium Agence France-Presse DOUALA \u2014 Une cinquantaine de médecins camerounais, de responsables d'ONG, de communicateurs et de porteurs du VIH/sida, réunis hier à Douala (Ouest), se sont inquiétés de l'expansion de la pandémie au Cameroun, a constaté un journaliste de l'AFP.Cette réunion, intitulée Les Hommes et le VIH au Cameroun, a démontré un « réel déficit dans les efforts de sensibilisation sur l'épidémie de sida », qui se traduit par une augmentation du taux de séroprévalence, passé de 0,5 % en 1985 à plus de 11 % aujourd'hui, a expliqué l'initiatrice de cette rencontre, Chantal Bellet Edimo.Environ 1,1 million de personnes sont actuellement porteuses du VIH/sida au Cameroun, selon l'Onusida.« Les feux sont braqués sur les hommes parce qu'ils sont traditionnellement en Afrique les seuls à décider de l'acte sexuel, à tel point que la femme subit en permanence », a souligné Mme Bellet Edimo.« La situation alarmante que l'on observe est surtout due au fait que les Camerounais, dans tous les domaines d'ailleurs, ont perdu la capacité de dire non », a noté pour sa part le sociologue Séverin Cecil Abéga.« C'est ainsi qu'ils n'arrivent pas à être maîtres de leur corps et se laissent toujours piéger dans des activités sexuelles non protégées », a ajouté ce sociologue.Un autre participant, le Dr Margaret Sanga Ngassa, a estimé qu'il était « difficile aujourd'hui d'évaluer avec précision l'ampleur du mal, à partir du moment où peu de gens acceptent de se soumettre au dépistage volontaire ».« Il apparaît que le mal a pris d'énormes proportions », a cependant assuré ce médecin, citant le plus grand centre hospitalier de Douala, l'hôpital Laquintinie, où sont reçus quotidiennement une cinquantaine de nouveaux patients atteints du sida.Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 L'administration américaine a commencé à stocker des doses d'iodure de potassium par mesure de précaution contre un accident nucléaire ou une attaque terroriste, a-t-on appris vendredi auprès du département de la Santé.Une commande de 1,6 million de doses a été passée en décembre, dont un million de doses pour adulte et 600 000 doses pour enfant, a précisé un porte-parole de cette administration, Bill Pierce.Une nouvelle commande pouvant aller jusqu'à 10 millions de doses devrait être passée en 2002, selon la même source.Les accidents nucléaires peuvent provoquer la libération d'iode radioactif qui, s'il est absorbé par l'organisme, s'accumule dans la thyroïde, augmentant le risque de cancer de la thyroïde.La prise d'iode stable, non radioactif, permet de saturer la thyroïde et d'empêcher la fixation d'iode radioactif.Pour être efficace, l'iode doit être ingéré dans les trois à cinq heures suivant l'exposition, ce qui a convaincu les autorités de répartir les doses sur les huit sites utilisés au pays pour stocker les médicaments d'urgence. 6LP1001A0105 a10 samedi 6LP1001A0105 ZALLCALL 67 20:26:07 01/04/02 B A10 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 JANVIER 2002 Déclin et chute du dernier «isme» m r o y @ l a p r e s s e .c a Vous vous souvenez de ce débat un peu futile qui soulevait les passions dans les jours précédant le premier janvier 2000 et portant sur la question de savoir quand le siècle nouveau débutait vraiment, en 2000 ou 2001 ?On sait aujourd'hui que le siècle a débuté le 11 septembre 2001.Et il n'est pas impossible que, très tôt en ce siècle, s'écroule le plus récent des « ismes » à avoir imposé la tyrannie, la souffrance et la mort : l'islamisme radical, qui est en un instant apparu, au moment des événements que l'on sait, pour ce qu'il est et ce que sont toujours les idéologies totalitaires, invariablement fondées sur la terreur et la mise en esclavage.La fameuse thèse de la fin de l'Histoire, montée par Francis Fukuyama il y a plus de dix ans, n'avait pas pris en compte cette postface.Mais on peut parier qu'elle sera courte : l'islamisme radical disparaîtra prévisiblement sans avoir provoqué une hécatombe comparable à celle qu'avait entraînée le nazisme ; sans avoir essaimé dans une ribambelle de palais présidentiaux comme les diverses variantes du fascisme ; sans avoir bénéficié de la puissance de feu et d'endoctrinement du marxisme.À la condition d'être optimiste, on peut croire qu'après le déclin et la chute du dernier « isme », ne séviront plus sur la planète, en marge des démocraties libérales, que des dictatures souvent brutales, certes.Mais non totalitaires.Et, surtout, dépourvues de cette parodie de justification morale que procure l'idéologie.Dans l'échelle du malheur, cela nous épargnera toujours un degré.\u0001 \u0001 \u0001 Les idéologies meurent invariablement de deux maladies : d'abord, de leur incapacité à s'incarner dans des réalités viables ; ensuite, par définition, de leur tendance à s'adonner aux excès.Sur le premier point, l'islamisme radical est parvenu à accaparer le pouvoir dans trois États, l'Afghanistan, le Soudan et l'Iran, transformés en théocraties.Dans aucun de ceux-là, l'idéologie n'a d'avenir.On connaît dorénavant assez bien le cas de l'Afghanistan, où les talibans, maintenant chassés du pouvoir, n'étaient même jamais parvenus à constituer un véritable gouvernement.Et, sous l'angle des institutions et de l'économie, avaient abandonné à son sort un pays déjà exsangue, ainsi plongé dans une misère plus grande encore.Si la situation au Soudan est encore incertaine, le 11 septembre y a certainement accéléré un processus déjà enclenché de rapprochement avec l'Occident.C'est que, malgré la brutalité du régime militaire islamiste en place, le principe de réalité finit par agir : après 1,5 million de morts occasionnées par les maux reliés à la guerre, le revenu annuel par habitant s'établit à plus ou moins 1000 dollars (É.-U.) et le taux d'analphabétisme atteint les 54 %.Mais le cas de l'Iran est certainement le plus intéressant.Sous une oligarchie d'extrême droite qui s'entête à organiser des manifestations antiaméricaines de moins en moins suivies, les rues de Téhéran se transforment à la vitesse grand V.Signe coquin qui ne trompe pas : on a ouvert, en banlieue de la capitale, une succursale de la chaîne de lingerie fine Victoria's Secret ! Des Iraniens commencent à parler ouvertement de « nos talibans » pour désigner le pouvoir fondamentaliste et souhaitent voir leur pays renouer des relations avec les États-Unis.Bref, après plus de vingt ans de dictature intégriste, les Iraniens sont affamés de progrès, de liberté et de prospérité \u2014 précisément ces trois choses que les idéologies sont incapables de livrer.Car la nation perse, qui a un glorieux passé impérial, intellectuel et culturel, se trouve à un carrefour.Les 66 millions d'Iraniens ne vivent pas dans l'extrême pauvreté (PIB par habitant : 6300 dollars).Ils sont relativement instruits et informés (taux d'analphabétisme, moins de 28 %, un million d'abonnés à l'Internet).Et donc, malgré les interdits frappant les antennes paraboliques et autres censures médiévales, ils connaissent assez exactement la situation de leur pays par rapport à l'Occident.Il faut se souvenir que les idéologies sont en général vaincues par les peuples \u2014 on a commencé à abattre le Mur avec des marteaux de charpentier.Or, les médias occidentaux \u2014 battons ici notre coulpe \u2014 ont trop souvent donné l'impression que, dans le monde arabo-musulman, les humains sont différents des autres et entretiennent massivement des fantasmes d'obscurantisme et de martyre les poussant inexorablement vers la « révolution » intégriste.Ce n'est évidemment pas le cas.Selon les pays, Daniel Pipes, spécialiste du Moyen- Orient, estime que les islamistes radicaux représentent de 10 à 15 % de la population.Ce qui équivaut peu ou prou à l'électorat conjugué de l'extrême gauche et de l'extrême droite en Occident.Mais il est vrai aussi que, lorsque l'idéologie va au bout de sa logique et se mue en « doctrine armée », selon le mot de l'auteur britannique Edmund Burke, il faut parfois la force pour la contrecarrer, comme ce fut le cas face à la monstrueuse dérive d'Adolf Hitler.Or, c'est celui-ci qui, en entrant en guerre contre les démocraties libérales, inscrivit dans l'Histoire la fin du nazisme, tout comme ben Laden est l'homme qui sera vu comme ayant déclenché l'agonie de l'islamisme radical.\u0001 \u0001 \u0001 Tout cela ne doit pas faire oublier que le terrorisme du réseau Al-Qaeda n'est pas exempt d'une fibre occidentale.Il succède en quelque sorte à la terreur des groupuscules européens \u2014 Brigades rouges et autres bandes à Baader \u2014 d'il y a un quart de siècle en ce qu'il incorpore la même quantité de haine vis-à-vis de la démocratie, du libéralisme, de la tolérance, de la prospérité, de la modernité.« Mohamed Atta et plusieurs des autres pirates de l'air (du 11 septembre) ont vécu et étudié en Occident.Non seulement cette culture ne les a pas séduits, mais elle les a suffisamment dégoûtés pour qu'ils encastrent des avions dans des tours et assassinent des milliers de ces gens parmi lesquels ils vivaient », écrit justement Fukuyama (dans Newsweek, 2 janvier).Car, bien entendu, la fin putative des « ismes » ne signifie nullement que l'humanité sera débarrassée des idéologies dont la composante essentielle est la haine, dont le fond de commerce repose sur le refus du réel.Mais, avec un peu de chance, ces divers monuments à la déraison seront élevés surtout \u2014comme ça a toujours été le cas \u2014 ici même en Occident, où le système immunitaire de la société, mis patiemment en place au fil des siècles, gardera ces débordements à l'intérieur de limites raisonnables.Et, surtout, évitera qu'ils ne fassent d'autres hordes d'innocentes victimes, comme ce fut trop souvent le cas dans le passé.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Des morts plus morts que d'autres.À LA FIN du téléjournal du 31 décembre, la SRC a fait sa traditionnelle nomenclature des grands disparus de l'année.Lorsqu'ils ont mentionné les victimes du 11 septembre, j'ai aussitôt eu une pensée pour les milliers de civils afghans qui sont tombés sous les feux mal nourris de bombes américaines moins intelligentes ou plus acrimonieuses que d'autres.Dommages collatéraux plutôt que victimes, petits disparus versus grands disparus ?Pierre Foglia avait éloquemment évoqué cette tendance dans sa chronique de fin d'année : « Il y a des morts plus morts que d'autres.» RICHARD LAMONTAGNE Montréal La carte de la STM : une farce ?L'APPARITION de la carte d'étudiant des 18-25 ans de la STM est une bonne idée en soi, et un geste longtemps attendu, mais l'organisation de la distribution des cartes laisse grandement à désirer.En effet, nous en sommes aujourd'hui à notre troisième tentative infructueuse.La situation est la suivante : les portes ouvrent à 9h30 et, dès 10h, les responsables de la sécurité ferment la ligne car il y a plus de sept heures d'attente.Nous trouvons totalement aberrant qu'il n'y ait que deux postes ouverts dans l'île de Montréal, alors que la ville possède quatre universités et de nombreux cégeps.Entre temps, nous déboursons toujours le plein tarif à chaque fois que nous nous y rendons.Cette situation est risible et contribue à détruire la crédibilité d'une société qui détient un certain monopole ; des changements s'imposent.CATHERINE MILLETTE élève au Collège Jean-de-Brébeuf De vieux clichés ALAN RUGMAN et Karl Moore dans leur texte publié hier par La Presse, (« Les ONG, une menace ?») s'en prennent aux organisations non gouvernementales (ONG) en répétant les vieux clichés rabattus à savoir que les membres de ces groupes n'ont pas été élus, qu'ils ont trop de pouvoir et qu'ils menacent l'économie canadienne toute entière.Depuis quand dans une société démocratique, le droit de se faire entendre, de contester et de faire pression est-il réservé aux seules personnes élues ou aux chefs d'entreprise ?La consultation et la participation de la société civile dans les décisions gouvernementales est la vraie mesure d'une véritable société démocratique.La société civile dans ce contexte comprend non seulement les ONG, les syndicats, les Églises, les associations professionnelles et d'affaires, mais aussi les médias et les universités.Selon la Déclaration universelle des droits de l'homme tout individu a droit à la liberté d'expression, d'opinion et d'association.WARREN ALLMAND président, Droits et Démocratie On croirait entendre parler des robots DEPUIS PLUSIEURS années, certains segments de la société semblent tenir pour acquis que la population des aînés coûte trop cher.Côté médicament, tout a commencé par l'imposition de frais modérateurs de deux dollars sur chaque prescription.On connaît la suite mais non pas la fin.Les gouvernants ont établi et établissent d'excellents programmes sociaux.Mais leur mise sur pied n'offre pas le professionnalisme nécessaire pour en faire des succès.La norme du court terme semble s'être établie au niveau gouvernemental dans plusieurs domaines de l'administration.Comme si la planification à long terme était impossible.On parle d'une assurance-vieillesse pour payer les soins à domicile pour les aînés ; saura-t-on être plus réfléchi et prévoyant ?Certains laissent croire que les aînés sont riches.Pourtant, il est de commune renommée que la majorité des aînés ne le sont pas et doivent se priver du nécessaire pour se procurer leurs médicaments.Cela est anecdotique et ces personnes ne sont qu'une minorité, ont affirmé le plus sérieusement du monde des quidams.Évidemment, pour ces derniers, une minorité, ça ne représente rien, ce ne sont pas des personnes vivantes, mais seulement des statistiques.On croirait entendre parler des robots.Mais au fait, on reproche fréquemment aux aînés de demander des privilèges spéciaux, on désire plutôt l'égalité pour tous et dans tous les domaines.J'en appelle donc aux retraités, aux préretraités, aux futurs retraités et aux futurs-futurs retraités : pourquoi chacun de vous paierait-il des prix plus élevés à cause de son âge ?ANDRÉ JULIEN On ne sera peut-être pas débarrassé bientôt des idéologies fondées sur la haine ; mais, avec un peu de chance, celles-ci seront tenues dans des limites raisonnables.Permettre un choix véritable aux parents Mme Katia Gagnon, SOUS LE titre « Un triste record », dans votre éditorial du 31 décembre, vous demandez : « Pourquoi les familles québécoises sont-elles parmi celles qui ont le moins d'enfants au monde ?».Par la suite, vous affirmez que « le Québec est pourtant une société relativement avantgardiste en ce qui a trait aux politiques familiales », et vous citez entre autres les garderies à 5 $.Permettez-moi de venir jeter un pavé dans la mare.En effet, lorsqu'un couple désire un enfant, sa décision se situe d'abord sur le plan affectif, auquel seront liées plusieurs questions financières et économiques.Chercher la solution au problème de la natalité en faisant fi de cette dimension mène tout droit à la chronique d'un échec annoncé.Le besoin le plus urgent des parents d'aujourd'hui et qu'ils réclament à cor et à cri ne semble pas être perçu par le ministère de la Famille, qu'on pourrait davantage qualifier d'extension de celui du Travail : une famille ne se résume pas seulement à ses membres travailleurs ni à ceux en bas âge.Pour hausser le taux de natalité au Québec, il faut avant tout offrir du TEMPS aux parents et ce, sans les pénaliser financièrement.Si on reconnaît que les enfants constituent une richesse collective (à bas tous les « No Kidding ! », les entreprises et les gouvernements doivent permettre une structure moins rigide qui propose un choix véritable aux parents.Actuellement, ils doivent se plier à un régime de travail à deux pleins temps, agrémentés des heures de courses en début et fin de journée à la garderie ; ou contracter leurs besoins afin de vivre avec un seul revenu, l'un des parents sacrifiant illico ses projets de carrière.Il faudrait donc favoriser le travail à temps partiel, en dépit du veto syndicaliste, et offrir une allocation compensatoire au parent, en général la mère, qui accepte de sacrifier un plein temps pour s'occuper davantage de ses enfants, et ce, en dépit des féministes criant au retour en arrière.Lorsqu'un parent se plaît à jouir de la présence de ses enfants, pourquoi devrait-il être taxé de passéiste ?MIREILLE ASSELIN Ilfaut se souvenir que les idéologies sont en général vaincues par les peuples. 6LP1101A0105 a11 samedi 6LP1101A0105 ZALLCALL 67 21:18:09 01/04/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 JANVIER 2002 A 1 1 LYSIANE GAGNON l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a De nouveaux défis pour l'école de 2002 Tout le monde s'entend sur l'objectif : les Québécois francophones devraient avoir acquis une connaissance de l'anglais adéquate avant la fin du secondaire.Le mot « adéquat » veut dire bien des choses.Disons, pour simplifier, que les élèves devraient avoir acquis à l'école une base solide, leur permettant à tout le moins de communiquer verbalement en anglais et de lire des textes simples.Ceux qui ont un talent particulier pour les langues, ou dont les projets professionnels exigeront une connaissance de l'anglais plus approfondie, pourront toujours se perfectionner, à partir de la base fournie par l'école, par divers moyens \u2014 lectures, cours avancés, séjours dans des milieux unilingues anglais, etc.Mais l'école élémentaire et secondaire est le seul lieu qui puisse vraiment démocratiser l'enseignement de l'anglais puisque tout le monde y passe obligatoirement.\u0001 \u0001 \u0001 Première règle (que le ministre Legault compte d'ailleurs appliquer) : l'intensification de l'enseignement.Autrement dit, les élèves commenceront l'apprentissage de l'anglais un peu plus tôt et y consacreront un peu plus de temps.C'est une mesure louable, mais par définition partielle et insuffisante.Il y a une limite à augmenter les périodes d'anglais, puisque cela se fait au détriment d'autres matières.Il n'est certainement pas question de rogner sur les heures consacrées au français.Deuxième règle, à ne jamais perdre de vue : se méfier des recettes miracles.Aiguillonnés par la Loi sur les langues officielles qui fait de la connaissance du français un énorme atout professionnel (surtout pour ceux qui optent pour la fonction publique), les Canadiens anglophones ont découvert, il y a 30 ans, la formule de l'immersion : pendant un certain nombre d'années, toutes les matières (sauf évidemment la langue maternelle) sont enseignées en français.La formule a donné de bons résultats partout où les élèves étant passés par l'immersion ont pu continuer à « pratiquer » leur français.Mais elle comporte d'énormes risques pédagogiques pour les élèves peu doués, ou pour ceux qui viennent de familles où la langue maternelle est fragile.C'est pourquoi d'ailleurs la formule de l'immersion n'existe que dans des milieux relativement instruits.Pour les francophones, dont la langue, minoritaire en Amérique, souffre des maux que l'on sait, l'immersion comporte le risque supplémentaire d'accentuer la « franglicisation ».C'est donc une sage décision que de l'avoir interdite.Le compromis trouvé a été la formule du « bain », ou l'immersion partielle.Les élèves passent à travers le programme régulier durant les premiers mois de l'année, et le reste du temps, reçoivent une formation intensive en anglais.La formule, bien évidemment, n'est pas pour tout le monde.Elle a le mérite de permettre aux plus doués, ou aux plus zélés, de cheminer à un rythme accéléré.Mais la constitution de classes de « bolés » (avec majorité écrasante de filles, comme on pouvait s'y attendre) pénalise les élèves des classes régulières, que l'introduction d'une catégorie « supérieure » dévalorise d'emblée.C'est un problème important dans un contexte où les garçons sont si nombreux à décrocher.L'autre danger est que les parents s'imaginent que le « bain » est la recette miracle, et qu'ils y poussent leurs enfants en surévaluant tant les capacités de leurs rejetons que les vertus de la formule.\u0001 \u0001 \u0001 Il n'y a pas de formule magique, ou plutôt, si, il y en a une, une seule : c'est la qualité de l'enseignement, donc la qualité des enseignants.C'est sur eux que tout repose.Or, il est bien évident que le meilleur maître, en matière de langue, est celui dont c'est la langue maternelle (et qui, bien sûr, est qualifié pour l'enseigner).Ce sont de « vrais » anglophones qui devraient être chargés des cours d'anglais, au primaire aussi bien qu'au secondaire.Idem pour les cours de français dans les écoles anglaises.Seuls les corporatismes syndicaux et la lourdeur de la bureaucratie scolaire s'opposent à cette solution de bon sens.Il est aberrant que dans une société où coexistent deux réseaux scolaires linguistiques, on n'ait jamais pensé à généraliser les échanges d'enseignants entre écoles et commissions scolaires pour l'enseignement des langues secondes.Le ministre Legault devrait en faire l'une de ses résolutions pour la nouvelle année.L'autre réforme qui s'impose \u2014 et qui devrait être étendue à l'ensemble des matières \u2014 est la réévaluation de la formation des enseignants.Pourquoi continuer à faire de l'enseignement secondaire la chasse gardée des diplômés en Formation des maîtres, à l'exclusion des détenteurs de bacs et de maîtrises Au secondaire, la pédagogie a moins d'importance que le contenu.L'école secondaire s'enrichirait si elle pouvait embaucher des diplômés en anglais, en musique, en maths, en littérature ou en histoire, quitte à ce que ces derniers acquièrent une formation de quelques semaines en didactique.Cette réforme bousculerait bien des droits acquis.Mais ne vaudrait-elle pas qu'on y réfléchisse un peu ?Hier, des Argentins attendaient patiemment l'ouverture de leur banque afin de retirer une partie de leurs économies.Difficile accouchement Le gouvernement argentin met en place un projet de «dédollarisation» de l'économie MARTIN COITEUX L'auteur est professeur agrégé à l'École des hautes commerciales (HEC) et spécialiste des questions de politique économique en Amérique Latine.LES ARGENTINS sont-ils ingouvernables ou mal gouvernés ?Tel était le titre d'une chronique de Mariano Grondona, analyste réputé de l'actualité politique argentine, publiée dans le respecté journal La Nacion, le 30 décembre dernier.Loin d'être anodine, la question va bien audelà du spectacle offert ces derniers jours par cette frénétique valse des présidents sur fond de bruits de casseroles.L'histoire de l'Argentine est ponctuée d'occasions ratées et de crises à moitié résolues.Avec les ressources humaines et naturelles dont elle dispose, l'Argentine devrait faire partie, aujourd'hui, du cercle étroit des pays les plus développés de la planète.Comment se faitil qu'elle se retrouve en ce début de 2002 dans un tel état de délabrement ?On pourra épiloguer longuement sur l'échec répété des stratégies économiques mises de l'avant par ce pays de décennies en décennies.En fonction des goûts du jour, on pourra pointer du doigt telle recette économique ou telle autre.À la manière froide des techniciens, on pourra aussi en critiquer la mise en oeuvre incomplète ou incohérente.Pourtant, si on se donne la peine de gratter la surface, on ne pourra faire autrement que de constater que l'Argentine se butte toujours au même problème : l'incapacité de définir clairement l'espace du bien commun et de défendre cet espace contre les assauts des intérêts individuels et corporatistes.Le passage furtif de Rodriguez Saá Sous la furtive présidence du péroniste Rodriguez Saá, la dernière semaine de l'année a représenté une caricature extrême de ce mal insidieux.Aux syndicalistes qui réclamaient le retour aux lois du travail de l'époque d'Isabel Peron, aux entreprises de services publics qui revendiquaient le droit de fixer les tarifs en dollars dans un pays où les gens gagnent en pesos, aux banques qui voulaient encore croire à la fiction d'une parité fixe éternelle entre le peso et le dollar, on répondait oui sans se soucier de l'impossibilité de réconcilier l'ensemble de ces demandes avec une autre promesse, celle de donner du travail aux centaines de milliers d'exclus que compte l'Argentine contemporaine.Le projet de création d'une troisième monnaie en plus du dollar et du peso n'avait d'autre but que de maquiller l'indécision de la classe politique face à la multitude des intérêts individuels et contradictoires en jeu.La fin d'une illusion Après plus de dix années d'un projet qui faisait du dollar le sacro-saint patron du système économique, il est difficile pour l'Argentine d'imaginer un véritable projet national.Au cours de toutes ces années, le leadership politique du pays n'a cessé de répéter que c'était le reste du monde qui était dans l'erreur avec ses politiques monétaires actives et ses régimes de change flottants.On encourageait les gens à s'endetter en dollars, on accordait aux entreprises de services publics le droit de fixer leurs tarifs en dollars en poussant le ridicule jusqu'à leur permettre d'indexer ceux-ci non pas au taux d'inflation de l'Argentine mais au taux d'inflation des États-Unis.La plupart des économistes locaux applaudissaient à l'unisson.Selon eux, plus on rendrait prohibitif le coût d'une dévaluation, moins celle-ci serait probable et plus grande serait la crédibilité des autorités, ce qui rendrait possible le maintien de taux d'intérêts peu élevés propices à l'investissement et à la croissance.L'intelligentsia économique mondiale, les marchés financiers et le FMI donnaient leur bénédiction en mots et en espèces.C'est toute cette rhétorique qui s'est maintenant effondrée.Sortir des conséquences de cette rhétorique exigera toutefois beaucoup de leadership politique.Il est bien tôt pour se prononcer sur les chances de succès du nouveau gouvernement présidé par Eduardo Duhalde.Le nouveau président est appuyé cette fois par un très large spectre de forces politiques et ses premiers discours ont été marqués du sceau du parler-vrai.L'Argentine est en faillite a-t-il déclaré sans détour et surtout, le modèle de la convertibilité (dont l'un des piliers est la parité de un pour un entre le dollar et le peso) a vécu.Pour les Argentins, ce parler-vrai est bienvenu mais il représente aussi un saut dans l'inconnu.Quelle sera l'alternative à cette convertibilité que personne n'osait critiquer il y a de cela moins d'un mois, à moins d'accepter de se faire traiter de dangereux lunatique ?Un nouveau modèle Depuis hier, le gouvernement annonce une série de mesures dont on connaissait déjà les grandes lignes.Les buts semblent assez clairs.Le gouvernement veut mettre en place un projet de « dédollarisation » de l'économie argentine.Là où il semble y avoir encore une bonne dose d'indécision, c'est au sujet de la vitesse avec laquelle il va tenter d'y parvenir.Les purs et durs des solutions extrêmes auraient voulu que l'Argentine opte immédiatement pour un régime de flottement pur du peso, accompagné d'une reconversion en pesos de l'ensemble des actifs et passifs du système bancaire qui sont aujourd'hui en dollars (ce que les Argentins appellent la pesificacion).Séduisante sur le plan économique, cette solution serait difficile à mettre en place sur le plan politique.Eduardo Duhalde est un politicien d'expérience et ce qu'il veut éviter à tout prix c'est que ne se reproduise une vague de concerts de casseroles qui pourrait déstabiliser son gouvernement.Le danger avec le flottement pur dans les circonstances actuelles c'est que la dévaluation ne devienne incontrôlable et que l'inflation suive inexorablement.Au vu des risques encourus sur les plans politique et social, il semble donc que le gouvernement optera pour l'établissement initial de deux parités, l'une qui sera soumise au libre jeu du marché et qui régira notamment pour le tourisme et l'autre, fixe et temporaire, qui régira pour les autres opérations commerciales ainsi que pour les transactions financières.Cette mesure sera accompagnée d'une reconversion en pesos de la plupart des dettes privées contractées en dollars mais non des dépôts dont la valeur sera maintenue dans la monnaie où ils ont été effectués à l'origine même s'ils ne pourront être retirés au complet dans l'immédiat.Il va de soi que cette solution plus politique qu'économique va mettre une pression énorme sur les banques et que le gouvernement devra chercher un moyen de recapitaliser celles-ci.On parle déjà d'une aide financière de la Banque Mondiale qui pourrait servir à cette fin.Le gouvernement devra également affronter le puissant lobby des entreprises de services publics dont les propriétaires sont souvent européens (notamment espagnols) et dont les tarifs sont fixés en dollars.Ces tarifs seront également « dédollarisés » impliquant pour les entreprises concernées des pertes initiales importantes.De toute évidence, le gouvernement cherche à limiter la dévaluation initiale pour que les secteurs les plus affectés (les banques et les entreprises de services publics) puissent être mieux en mesure de l'absorber.D'ici 90 jours, un nouveau régime monétaire sera mis en place et celui-ci impliquera un taux de change plus flexible.La stratégie n'est pas sans risque.Le taux de change parallèle sera forcément plus élevé que l'officiel, générant ainsi l'anticipation d'une nouvelle dévaluation à très brève échéance, ce qui risque de retarder la remise en marche de l'économie.La nécessaire « dédollarisation » de l'économie argentine sera une entreprise colossale et pas seulement sur le plan économique.Le président Duhalde ne s'est pas trompé en disant qu'il veut mettre en marche un projet de changement culturel.Le peuple argentin, naturellement individualiste et rebelle, et les puissants intérêts économiques en jeu vont-ils l'accompagner dans les décisions que le projet implique ?On le lui souhaite.Selon M.Coiteux, il est encore beaucoup trop tôt pour se prononcer sur les chances de succès du nouveau gouvernement présidé par Eduardo Duhalde. La Presse 5 janvier 2002 Page A12 manquante 6LP1301A0105 6LP1301A0105 ZALLCALL 67 20:43:17 01/04/02 B 3015343A 6LP1401A0105 a14 actus sam 5 janvier 6LP1401A0105 ZALLCALL 67 19:54:21 01/04/02 B A14 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 JANVIER 2002 CRÉDIT Suite de la page A13 « Il y a quatre ans, les étudiants de l'Université de Montréal recevaient 62 millions en prêts et bourses, indique M.Létourneau.Or, l'an passé, ils n'ont reçu que 39 millions.Le gouvernement dit que les besoins sont moins grands à cause du bon climat économique.Mais dans ce cas, comment explique-t-il que de plus en plus de jeunes aient du mal à rembourser leurs prêts ?» Le problème est double.Non seulement les étudiants s'endettent- ils considérablement par le régime d'aide financière du gouvernement (en moyenne, de 12 000 $ après le baccalauréat, 17 000 $ après la maîtrise et 19 000 $ après le doctorat, selon Andrée Mayer- Périard, présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), mais en plus, cette somme ne leur permet pas de vivre décemment.« En ce moment, selon le régime d'aide financière, 5 $ par jour suffisent pour manger », illustre Andrée Mayer-Périard.Du Kraft Dinner matin, midi, et soir ?Hmmmm.« Le gouvernement pense qu'il est facile de vivre avec 8000 $ par an ! » constate Jean- Marc Létourneau.La solution ?Faire appel à d'autres sources de financement, allant des deniers de maman et papa (pour les chanceux), aux petits boulots (qui réduisent le montant des bourses), en passant par les cartes de crédit (faciles d'accès).« Nous savons qu'il y a un endettement parallèle au régime du gouvernement, et qu'il est de plus en plus présent, mais nous sommes incapables de le chiffrer », indique Andrée Mayer-Périard.Tout ce crédit peut finir par peser lourd.« L'endettement n'est pas un motif de consultation en luimême, mais c'est souvent un stresseur, particulièrement en fin de baccalauréat », dit Hélène Trifiro, directrice du service d'orientation et de consultation psychologique de l'Université de Montréal.Eh non, les dettes ne s'envolent pas quand arrive le diplôme.Au contraire, elles tendent à s'incruster.Si, en 1990-1991, 11 % des gens remboursaient leur prêt étudiant en un an, ils n'étaient plus que 5 % en 1995-1996, selon Statistique Canada.« Aujourd'hui, après l'obtention d'un diplôme, les salaires ne sont pas si faramineux que ça, constate Andrée Mayer-Périard.Quelqu'un qui gagne 32 000 $ par année et qui doit 20 000 $ devra vivre comme un étudiant pendant encore longtemps.Son endettement retarde son accès la famille, son entrée dans la vie.» Peut-être aussi aurait-il pu limiter ses dépenses.« Les jeunes d'aujourd'hui sont tombés dans la surconsommation comme Obélix dans la potion magique », fait remarquer Gérard Ouimet, directeur des programmes de certificat à l'École des hautes études commerciales.« Ils ont toujours vécu dans une société de mensualités.Alors que pour les baby-boomers, l'idéal est de vivre son avenir à la « Liberté 55 », les baby busters, qui ont aujourd'hui 20 ans, sont plutôt issus de la culture « Payez en 2017 chez Léon ! » Ils sont capitalistes, hédonistes et veulent vivre dans le présent.» L'endettement des jeunes serait donc parfois futile ?Carl Cauchon, 29 ans, le reconnaît.« Je crois que je me démarque par mon irresponsabilité », avoue tout de go le jeune homme, qui a demandé un prêt étudiant pour financer un voyage à Hawaii, et qui cumule aujourd'hui prêt auto, prêt étudiant, prêt pour ordinateur et dettes de cartes de crédit.« Il y a eu un épisode de ma vie où je voulais profiter du plaisir des sens, sans me préoccuper de la morale judéo-chrétienne qui dit de rembourser ses dettes, dit-il.J'ai mis du temps avant de me rendre compte qu'amasser cet argent me demandait beaucoup d'énergie, et que ça dérangeait les gens que j'aime quand je devais leur emprunter des sous.» Emmanuel Préville, quant à lui, se dit « content d'avoir des dettes » ! Le jeune économiste de 27 ans, « aussi endetté que n'importe qui après une maîtrise », estime qu'étudier ne coûte pas assez cher et qu'une hausse des droits de scolarité permettrait à moins de jeunes de perdre leur temps sur les bancs d'école.« Ceux qui se plaignent de ne pas recevoir assez du gouvernement devraient rester chez leurs parents au lieu de louer un appartement à 600 $ par mois rue Édouard-Montpetit », fait-il valoir.L'endettement ne rend donc pas nécessairement les gens malheureux ?« Oh non, ça a des avantages, comme celui d'augmenter la créativité », affirme Carl Cauchon, qui a décidé de « clairer » ses dettes.Il a récemment envoyé, à un ami à qui il devait des sous, deux chèques de 100 $, l'un daté du 25 décembre, l'autre du 1er janvier.Content, le pote ?« Il a appelé chez moi pour demander si c'était une blague, et s'il y avait des fonds dans le compte », dit en riant le jeune homme.« L'être humain change par luimême s'il est dans le manque ou dans la souffrance, indique Gérard Ouimet.La société va en venir à se corriger.Il va y avoir un retour du balancier vers la simplicité volontaire.Mais il y a encore bien du jeu, d'ici là.» Photo ROBERT SKINNER, La Presse © « Les jeunes d'aujourd'hui sont tombés dans la surconsommation comme Obélix dans la potion magique », dit Gérard Ouimet, ci-dessus, directeur des programmes de certificat aux HEC.VILLE ST-LAURENT 612, boul.Ste-Croix (514) 747-6072 POINTE-AUX-TREMBLES 12510, Sherbrooke Est (514) 645-1241 DOLLARD-DES-ORMEAUX 3597, boul.St-Jean (514) 626-7235 GREENFIELD-PARK 3261, boul.Taschereau (450) 926-0660 MONTRÉAL 5916, rue Papineau (514) 274-4429 LAVAL (Méga centre) 4440, aut.Laval (440) (450) 681-8440 ST-HUBERT (Méga centre) 1701 boul.des Promenades (450) 656-1701 CURÉ LABELLE CHOMEDEY AUTOROUTE 13 AUTOROUTE DES LAURENTIDES CLÉROUX AUTOROUTE 440 HEURES D'OUVERTURE DES DEUX MÉGAS CENTRE DU HOCKEY: LUNDI AU MERCREDI DE 9H00 À 18H00, JEUDI ET VENDREDI DE 9H00 À 21H00, SAMEDI DE 9H00 À 17H00 ET DIMANCHE DE 11H00 À 17H00.LES AUTRES MAGASINS : LUNDI AU MERCREDI DE 9H30 À 18H00, JEUDI ET VENDREDI DE 9H30 À 21H00, SAMEDI DE 9H00 À 17H00 ET DIMANCHE DE 11H00 À 17H00.LE GRAND SOLDE DE PATINS DÉBUTE JEUDI LE 3 JANVIER 2002 ET PREND FIN LE DIMANCHE 20 JANVIER 2002.CERTAINS MODÈLES OU CERTAINES GRANDEURS PEUVENT MANQUER DANS CERTAINS MAGASINS.LE GRAND SOLDE DE PATINS BAUER 4000 SR RÉG.:449,99 SOLDE 29999 CCM HIGHLANDER RÉG.:149,99 SOLDE 11999 CCM TACK SK152 SR RÉG.:159,99 SOLDE 10999 3010462A Chute mortelle due à unsac d'école trop lourd Agence France-Presse HONG KONG \u2014 Un écolier âgé de 9 ans a été victime d'une chute mortelle du 20e étage d'un immeuble de Hong Kong après avoir été déséquilibré par son sac d'école trop lourd qui l'a fait basculer par dessus le barrière de sécurité, a-ton appris dans la presse locale hier.Selon des témoignages, le jeune Lee Ka-kit était penché au dessus d'une grille de sécurité au 20e étage du palier ouvert d'un ensemble immobilier, lorsque le sac d'école qu'il portait sur son dos a glissé vers le vide, l'entraînant dans une chute mortelle.Une porte-parole de la police a indiqué au quotidien de lanque anglaise South China Morning Post qu'une enquête a été ouverte sur ce drame.Ces dernières années, de nombreux parents, médecins et travailleurs sociaux de Hong Kong, ont alerté les autorités sur le danger que représente le poids trop important des cartables d'école.Pour les élèves des petites classes du primaire, il n'est pas rare que leur cartable pèse plus de 4 kilos, selon une étude effectuée récemment par un parti politique local. 6LP1501A0105 A15 SAMEDI 6LP1501A0105 ZALLCALL 67 19:25:13 01/04/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 JANVIER 2002 A15 Distribuées comme des bonbons MARIE ALLARD MÉLANIE n'avait ni travail ni compte en banque bien garni quand elle a reçu sa première carte de crédit, à l'âge de 17 ans.La limite qui lui a été accordée ?Mille dollars, qu'elle et un copain ont rapidement flambés, comme elle l'a raconté dans La Presse en septembre 1999.A-t-elle pu rembourser pareille dette, deux ans plus tard ?Non.« Je ne m'en suis pas encore sortie », dit Mélanie, aujourd'hui âgée de 20 ans et étudiante à temps plein en soins infirmiers.« Je suis enragée.J'ai fait le calcul, et j'ai dépensé 3000 $, seulement pour couvrir les intérêts.La banque m'appelle sans cesse, ils sont arrogants.À l'époque où j'ai eu la carte, je n'étais pas niaiseuse, mais je pense tout de même qu'ils m'ont arnaquée.» Est-ce normal de donner une carte de crédit à un jeune sans le sou ?Oui, si on en croit les sites Internet des banques et compagnies émettrices, qui font valoir qu'il est important de se bâtir une cote d'emprunteur.Résultat, 43 % des jeunes de 18 à 24 ans, et 71 % des 25 à 30 ans possèdent une carte de crédit bancaire.Et près de 70 % d'entre eux n'arrivent pas à en payer le solde total, selon des données publiées par la Fédération des Associations coopératives d'économie familiale du Québec en 1998.Distribue-t-on les cartes comme s'il s'agissait de bonbons ?Raymond Chouinard, porte- parole de la Banque Royale, s'en défend.« Les cartes sont émises avec un souci particulier, selon les ressources de chacun », assure- t-il.« Il n'est pas à notre avantage que les jeunes s'endettent et fassent faillite », ajoute Lise Provost, chef des relations publiques de l'Association des banquiers canadiens.« Ils peuvent prétendre ce qu'ils veulent, mais obtenir une carte de crédit est d'une simplicité désarmante », observe Jean-Marc Létourneau, directeur du bureau d'aide financière de l'Université de Montréal.« Je rencontre des gens à qui je ne passerais pas un cent, et qui obtiennent sans problème une carte de crédit.» Une chose est sûre : ces cartes sont distribuées.à la carte, selon le domaine d'études choisi.« Dès leur entrée en première année, les étudiants en médecine reçoivent une carte de crédit Or », dit la présidente de la FEUQ.Tant pis pour ceux qui ont préféré les arts ou la socio.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © De l'argent de plastique ?Rien de plus facile quand on est étudiant, à l'École des hautes études commerciales, par exemple.Une carte Visa avec son diplôme MARIE ALLARD EN JUILLET DERNIER, Jason Smith a reçu son diplôme de l'Université de Montréal.Dans la précieuse enveloppe se trouvait également un dépliant de Visa Desjardins, lui offrant non pas des félicitations, mais une carte de crédit.La pratique a choqué le diplômé, qui a fait part de sa stupéfaction à La Presse.Résultat ?« Nous faisons maintenant parvenir cette offre dans une enveloppe séparée du diplôme, bien que nous n'ayons eu qu'une plainte sur 50 000 envois », dit Michel Saint-Laurent, le secrétaire général de l'Association des diplômés de l'Université de Montréal.L'Association \u2014 qui était à l'origine de cette publicité \u2014 ne fait-elle pas aussi de la sollicitation sur le campus ?« Non, puisque nous ne nous adressons qu'aux diplômés, affirme le secrétaire général.Par contre, si un étudiant arrive ici et est intéressé par l'offre, nous allons l'écouter.Nous sommes dans une société libre et ces gens sont majeurs.» Des paroles qui ne rassurent pas Manon Fradette, présidente de la Société des professeurs d'économie du Québec.« Quand ils s'inscrivent au cégep, les jeunes reçoivent un formulaire pour une carte de crédit quasiment en même temps que leur horaire », observe Mme Fradette, qui enseigne l'éducation économique à la polyvalente Dominique-Racine de Chicoutimi.« Ce n'est pas nécessairement mauvais, mais ça ouvre la porte à des solutions faciles », ajoute François, fondateur des Dépensiers anonymes.Les offres de cartes de crédit pullulent donc dans les couloirs des collèges et universités ?Pas sûr.« Il fut un temps où de nombreux stands d'institutions financières étaient présents dans les cégeps, mais c'est de moins en moins le cas », affirme Mathieu Laberge, directeur des communications de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FECQ).« À chaque rentrée automnale, nous faisons une tournée d'une cinquantaine de cégeps, mais ce n'est pas pour y faire de la vente directe », assure Marie-Claude Bilodeau, conseillère en développement au Mouvement Desjardins.« Nous le faisons sur une base informative et éducative, comme le veut notre entente avec le réseau collégial.» Et à l'université ?« Au début de chaque session, les institutions financières sont bel et bien là », indique Andrée Mayer-Périard, présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).« Un étudiant n'a qu'à remplir un formulaire, et il reçoit automatiquement une carte avec une limite de crédit de 500 $.Sans compter le fait qu'on sait aussi que des institutions obtiennent les listes d'étudiants de certains programmes (en commerce, notamment) et qu'elles les sollicitent directement.» Une offre qui choque ?« Un peu, dit la présidente.Les étudiants sont des adultes, c'est à eux de prendre les décisions qui les regardent, mais le crédit leur est présenté comme quelque chose de léger, sans conséquence.Nous aimerions qu'il y ait plus d'information donnée sur les taux d'intérêt et le fonctionnement des cartes.» 1808 rue Sherbrooke O, Montréal QC H3H 1E5 Tél.: (514) 933-8111 / Téléc.: (514) 933-6867 Situé en plein coeur de Montréal, dans le quartier des affaires et de la mode, l'intime Hôtel Versailles Park Plaza redéfinit l'élégance classique et l'hospitalité chaleureuse que les gens d'affaires recherchent et adoptent à travers le monde.Chez nous, joignez l'utile à l'agréable.L'enseigne de l'hospitalité.Pour obtenir plus de renseignements et pour réserver 1 800 670-7275 ou www.parkhtls.com Des tarifs affaires et des forfaits spéciaux sont offerts.3015667A Faculté de l'éducation permanente La faculté d'évoluer AEng Elish CONVERSATION English Conversation Niveaux débutant, intermédiaire et avancé.Diverses possibilités d'horaires.Aussi offert au Campus Ville de Laval et au Campus Longueuil.RÉDACTION Writing Workshop 22 janvier au 23 avril Les mardis de 19 h à 22 h 15 Scientific and Technical Writing 22 janvier au 23 avril Les mardis de 19 h à 22 h 15 Cet hiver, étudiez l'anglais.Test de classement Les 5 ou 8 janvier à 9 h Les 7, 8 ou 9 janvier à 19 h Pavillon 3200, rue Jean-Brillant Renseignements 1 800 363-8876 www.fep.umontreal.ca/langues/ LECTURE Reading 22 janvier au 23 avril Les mardis de 19 h à 22 h 15 AFFAIRES Business Writing 19 janvier au 6 avril Les samedis de 9 h à 13 h Business English : Oral Communication 22 janvier au 23 avril Les mardis de 19 h à 22 h 15 SANTÉ English for Health Care Professionals 18 janvier au 19 avril Les vendredis de 13 h 30 à 16 h 15 3012226A Décès de l'homme le plus vieux du monde Agence France-Presse ROME \u2014 Antonio Todde, l'homme le plus vieux du monde et qui aurait eu 113 ans le 22 janvier, est décédé jeudi soir dans son village de Tiana, dans le centre de la Sardaigne, a rapporté hier le quotidien L'Unione Sarda.Antonio était berger et avait cessé d'exercer son métier il y a seulement quatre ans.Quand il naquit, l'année de l'achèvement de la tour Eiffel, Benito Mussolini était encore un écolier.Veuf depuis une décennie et père de deux filles âgées de 80 et 77 ans, Antonio Todde avait passé toute sa vie à Tiana et sa devise était : « dans la vie, il faut juste prendre un jour après l'autre et avancer.» M.Todde, qui avait combattu lors de la Première Guerre mondiale, observait le régime alimentaire suivant : des pâtes, de la soupe, du porc et du mouton.Il buvait un verre et demi de vin à chaque repas.Il appartenait à une famille où la longévité est la règle : son père a vécu jusqu'à 90 ans, une de ses soeurs a atteint les 100 ans.www.cyberpresse.ca OUVREZ UNE FENÊTRE SUR LE MONDE AMÉRIQUES AFRIQUE ASIE-PACIFIQUE EUROPE MOYEN-ORIENT CHAQ U E M I N U T E COMPTE FILL23 6LP1601A0105 A-16 Samedi 6LP1601A0105 ZALLCALL 67 17:58:12 01/04/02 B A 1 6 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 5 J ANV I E R 2 0 0 2 Analphabètes économiques ?Les jeunes ont peu de connaissances en finances personnelles MARIE ALLARD « POUR PAYER votre voiture, vous avez le choix entre des paiements de 240 $ par mois pendant cinq ans, et des paiements de 290 $ pendant trois ans.Que faites-vous ?» Quand Manon Fradette, professeur d'éducation économique à la polyvalente Dominique-Racine de Chicoutimi, pose la question à ses élèves, ils optent majoritairement pour la première option.« Ils se disent que 240 $ par mois, c'est moins cher, sans calculer le coût global de chaque solution », dit la présidente de la Société des professeurs d'économie du Québec.Faut-il s'étonner, dans ce cas, que les jeunes de 18 à 24 ans aient obtenu un maigre 35 % de bonnes réponses lorsque la firme de sondage CROP leur a posé des questions sur les finances personnelles (enquête menée pour le compte de la Fédération des Associations coopératives d'économie familiale, rendue publique le 6 décembre) ?Sûrement pas.Prendre de bonnes habitudes « Encore aujourd'hui, on parle de sexe beaucoup plus facilement que d'argent », souligne Manon Fradette.« On n'enseigne pas de bonnes habitudes de consommation aux jeunes, ajoute Manon Provencher, conseillère à l'organisme Solutions Budget Plus de Sherbrooke.Dire à ses enfants que l'on fait un budget, que papa ou maman ne peut pas toujours subvenir aux moindres désirs de chacun, c'est presque un tabou.» Gérard Ouimet, directeur des programmes de certificat à l'École des hautes études commerciales (HEC), corrobore : « L'importance de l'épargne n'est plus enseignée », constate-t-il.Pourtant, un cours d'éducation économique est au programme de cinquième secondaire, depuis 1982.« Le but du cours est d'initier ces jeunes qui seront bientôt adultes au monde de l'économie », dit Manon Fradette.Ces derniers sont souvent ahuris par ce qu'ils apprennent en classe, que ce soit le prix d'une livre de beurre, ou encore le coût réel du crédit.« Ils ont l'impression qu'une carte de crédit, c'est de l'argent qui leur est donné.» Il reste que même après ce cours, nombreux sont les jeunes qui s'endettent jusqu'au cou.Un échec pour les profs d'économie ?« Non, répond Mme Fradette.Nous croyons que sans notre cours, ce serait encore pire.» Et voilà qu'en 2005-2006, l'éducation économique doit justement être abolie du programme, réforme scolaire oblige.« Le ministère de l'Éducation nous dit que le contenu du cours sera intégré à une autre matière, mais nous ne sommes pas rassurés pour autant », indique l'enseignante.Il y a bien quelques initiatives extérieures à la famille ou à l'école, celles des ACEF, par exemple.À Sherbrooke, Solutions Budget Plus donne des ateliers sur la gestion d'un budget, en plus d'avoir conçu un jeu portant sur la vie en appartement.Et d'autres programmes, tel Choix et décisions : prendre sa vie financière en main, et Questions d'argent, prennent de plus en plus de place.Leur provenance ?Visa pour l'un (600 000 élèves y participent chaque année au Canada, selon Terrie Tweddle de Visa Canada), et l'Association des banquiers canadiens pour l'autre (3007 jeunes ont été rencontrés en 2000-2001, dit Lise Provost de l'ABC).« Ce sont des séminaires gratuits, neutres et non commerciaux », affirme Mme Provost.« Il n'en demeure pas moins qu'ils sont dirigés par des acteurs intéressés », nuance Gérard Ouimet.Les banques courtisent les jeunes Il reste aussi Internet, qui permet de naviguer sur les sites des différentes banques.Toutes ont une section s'adressant spécifiquement aux jeunes, souvent remplie d'informations intéressantes.Desjardins suggère aux étudiants de « déjouer les pièges », en ne cachant pas qu'emprunt égale intérêts.À la Banque de Montréal, on dit : « Vous devrez vous montrer conservateur dans vos dépenses, voire très économe.» À la Banque Nationale, on insiste entre autres sur l'importance de « bâtir votre cote d'emprunteur ».Ce qui n'empêche pas quelques couacs.La « Master Card d'étudiant Banque de Montréal » dit permettre de financer l'achat d'une maison, voilà qui est très bien.Mais un rapide calcul permet de constater que, pour accumuler les 2500 $ promis, l'étudiant doit dépenser.50 000 $ avec sa carte de plastique.Mieux encore, à la Banque Royale, on assure que « la carte Visa Classique II est le compagnon idéal pour faire des courses » ! Photos JEANNOT LÉVESQUE, collaboration spéciale Manon Fradette, professeur d'éducation économique à la polyvalente Dominique-Racine de Chicoutimi.c y b e r p re s s e.c a / ados FILL442 « Encore aujourd'hui, on parle de sexe beaucoup plus facilement que d'argent », souligne Manon Fradette.3013959A 6LP1701A0105 A17 SAMEDI 6LP1701A0105 ZALLCALL 67 20:10:02 01/04/02 B LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 5 JANVIER 2002 A17 Faire rimer Pepsi et cartes de credit Plusieurs entreprises americaines testent des logiciels sur leurs distributrices d'apres USA Today NEW YORK .Si Pepsi et d'autres fabricants reussissent a s'imposer, les consommateurs pourront utiliser leurs cartes de credit pour acheter des boissons gazeuses et une foule de produits de machines distributrices.Avec l'apparition de logiciels a trois voies capables d'autoriser et d'accelerer les transactions, les compagnies de cartes de credit sont de moins en moins opposees au traitement de transactions inferieures a un dollar.Aussi Pepsi, le numero deux des boissons gazeuses, a-t-il l'intention de modifier en consequence ses 1,2 million de distributeurs automatiques en Amerique du Nord.Un marche de 38 milliards Un jour, nous voudrions que toutes nos machines fonctionnent ainsi , affirme Todd Piatnik, porte-parole de Pepsi, qui teste presentement les logiciels de cartes de credit dans ses 200 distributeurs de Memphis (Tennessee), en collaboration avec la societe U.S.Wireless Data.Les proprietaires de distributeurs automatiques reclament les paiements par carte de credit parce que la technologie pourrait assurer un remplissage plus regulier des machines (en fournissant des rapports d'inventaire a l'entrepot) et permettre aux clients sans monnaie de faire un achat.Selon les experts, l'usage des cartes de credit pourrait provoquer une augmentation des ventes de l'ordre de 20 % par machine distributrice.L'occasion est enorme , dit Timothy Sanford, redacteur en chef de Vending Times.L'industrie des distributeurs automatiques a enregistre des recettes de 38,6 milliards $ US (soit 61,6 milliards $ CAN) aux Etats-Unis l'an dernier.De nombreux fabricants envisagent de plus en plus d'utiliser des distributeurs, avec ou sans marque de commerce.Qui sont-ils ?> Kodak.Grace a une entente avec Stitch Networks en janvier 2001, le fabricant d'appareils photo et de films a installe quelque 200 distributeurs sans monnaie dans des parcs d'attractions, dans des parcs thematiques et a d'autres destinations touristiques, partout au pays.On y vend des appareils photo jetables et des films.Aux Jeux olympiques de Salt Lake City, une vingtaine de ces distributeurs seront branches.> Coca-Cola.Le numero un des boissons gazeuses, avec 1,1 million de distributeurs automatiques aux Etats-Unis seulement, experimente la technologie sans fil au Japon, ou des distributeurs proposent du Coke et des billets d'admission au cinema.> M&M/Mars.Le producteur de friandises vend ses produits dans 92 % de toutes les machines distributrices et a 4000 de ses propres distributeurs automatiques.La compagnie appuie fortement les transactions sans monnaie, sans fil.Eventuellement, nous voulons utiliser une methode sans argent comptant, soit par carte de credit, soit par telephone cellulaire ou un type quelconque de carte debit interne , dit le porte-parole, Scott Hudler.Certaines compagnies de cartes de credit seront heureuses d'accueillir les transactions dans des machines distributrices, mais elles n'ont pas l'intention d'assumer les couts de recherche en technologie.A ce moment-ci, nous n'avons pas investi de ressources la-dedans , affirme Armen Khachadourian, vicepresident principal de Visa pour le developpement de nouveaux marches.Phototheque La Presse c Les etudiants pourront peut-etre bientot utiliser leurs cartes de credit meme dans les distributrices.Centre Rockland (514) 341-7810 La Cathedrale centre-ville (514) 282-9525 Place Portobello, Brossard (450) 671-2202 Les Galeries Laval (450) 681-9090 Carrefour Langelier (514) 254-3636 Service a domicile GRATUIT 331-5260 Nouvel emplacement spectaculaire! Nappes Invitation 3M Scotchguard 995 disp.en 6 couleurs 52\" x 70\" and 60\" x 84\" N a p p e s Choisissez parmi notre vaste selection Service a domicile 331-5260 Gratuit SILHOUETTE .DUETTE .LUMINETTE Duvets Debarbouillettes 99 Serviettes de bain 495 Robes de chambre 3995 Assortiment de rideaux de douche en DPC 495 Draps de bain Epais 37\"x65\" 1195 Serviettes E X C A L I B U R Construction en cloison Taies d'oreillers en percale Assortiment d'imprimes Legeres imperfections.La paire 295 Couvre-matelas Easy Fit Simple Double Grand Oreillers classiques 695 Tapis de bain 595 Ensembles complets Assortiment d'imprimes Simple 995 Double 1295 Grand 1495 Oreillers de duvet blanc 2795 Essuie-main 195 Lits en laiton et en fer.Aux plus bas prix garantis! 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àleurs lecteurs les portraits de 30 leaders de demain.EVA FRIEDE The Gazette >NOM: YSO >ÂGE: 29 ANS >OCCUPATION: DESIGNER DE MODE CERTAINS ONT déjà dit qu'Yso était comme une sorte d'esprit.Mince, androgyne, la voix très douce, le couturier de 29 ans incarne le caractère éthéré et fragile de ses designs.« Ma philosophie de vie, c'est de flotter, de vivre au jour le jour », dit-il à son atelier de l'avenue Mont-Royal, assis à une table entourée de rideaux de gaze blanc.Sur le plan de la mode, sa philosophie transforme les tissus qu'il sélectionne en légèreté et en liberté d'expression.« Je travaille toujours avec le même thème : poésie, légèreté, déclarait-il après son défilé extraordinaire de 2001.J'applique les thèmes aux tissus \u2014 tels le chiffon, le tulle, le taffetas en soie \u2014, à quelque chose qui prend l'éclat.» Seulement quatre créations pendent dans le présentoir de son atelier en ce jour pluvieux de décembre.La demande pour le designer est telle que la quasi-totalité de sa collection printanière de 2002 a été prêtée pour des séances de photos.Les magazines Elle, Clin d'Oeil, Flare et Fashion ont tous présenté ses créations vaporeuses.Maintenant Wallpaper, la bible du cool, se prépare à ouvrir ses pages à Yso.Né Siphay Southidara au Laos en 1972, Yso est arrivé au Canada à l'âge de sept ans.Il a étudié la création de mode au cégep Marie- Victorin et a accumulé les éloges et les prix \u2014 Smirnoff, Jeunes Designers, Griffe d'or et autres \u2014 depuis l'obtention de son diplôme.Ces jours-ci, il espère obtenir une aide financière du Québec, ayant soumis une demande de subvention de structuration d'entreprise à la Corporation de développement économique et communautaire (CDEC).Avec une bonne liste de commandes pour le printemps et l'obligation de produire la collection à temps pour les livraisons, Yso et ses deux employés ont atteint un tournant.Holt Renfrew a commandé 42 vêtements pour le World Design Lab de son magasin amiral de Toronto.Une douzaine de pièces ont déjà été livrées.« Elles ont été vendues dès leur arrivée.C'est un signe de bonne chance totale.Cela signifie que la collection va s'envoler », dit Ruth Ann Lockhart, directrice des vêtements sport griffés chez Holt.De plus, des boutiques haut de gamme de Montréal, telles Collection 24, U&I et Ima, ont également fait l'acquisition de pièces de la collection printanière.On parle même d'une boutique à l'intérieur de Scandale, boulevard Saint-Laurent, la référence montréalaise en mode funky depuis des décennies.L'espoir d'une génération Les dessinateurs, les rédacteurs et les détaillants s'accordent pour reconnaître en Yso, avec du talent à revendre et une signature originale, l'espoir d'une nouvelle génération de designers québécois.« Nous pourrions l'amener à Paris \u2014 il pourrait être international », estime Denis Desro, directeur de la mode du magazine Elle au Québec et au Canada.Selon la dessinatrice Céline Béland, Yso a inspiré les jeunes designers montréalais à faire preuve de plus de confiance et d'individualité.« Il est très progressiste.Yso est arrivé avec sa propre identité, sa propre signature.Pour moi, c'est un leader », dit-elle, ajoutant que ses chiffons et dentelles ne conviennent pas seulement aux jeunes filles élancées mais à toute femme à la fine pointe de la mode.Yso lui-même est quelque peu déçu de la situation de la mode à Montréal, notant les pratiques d'escomptes en vogue, et doute qu'une boutique d'avant-garde à prix élevés comme le World Design Lab puisse réussir dans la métropole.Mais il a le pardon facile.« Nous ne pouvons pas nous mettre en colère contre Montréal, dit-il.C'est toujours le même problème.Nul n'est prophète en son pays.Nous devons faire nos preuves ailleurs.Il y a ici tellement de talent, nous avons quelque chose de tangible, mais les gens ne veulent pas investir dans leur propre talent.» Yso célèbre cependant les styles éclectiques des Montréalais et des Montréalaises.« Les gens sont si expressifs \u2014 ils sont audacieux dans leur libre expression, opine-t-il.Les gens doivent se réinventer constamment.La vie peut parfois être si ennuyeuse.Nous devons habiter nos corps, habiter notre espace au maximum.» Autant l'esprit d'Yso est large, autant son corps est petit.Il peut porter des vêtements de taille 2 pour femmes.Quand on lui demande s'il vit d'air et d'eau, il rit : « J'aimerais bien.» Mais le couturier n'a pas que son travail.Il adore cuisiner, danser, boire des Black Russian avec les amis après le travail, et magasiner \u2014 surtout pour des bottes.Il a tendance à confectionner ses propres vêtements.« Je ne trouve rien dans ma taille », dit-il.Photo THE GAZETTE Yso étonne quand on le voit : il est aussi mince et éthéré que les mannequins qui portent ses créations.Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Le designer Yso, à droite, avec deux mannequins.UN MESSAGE IMPORTANT POUR TOUS LES PROPRIÉTAIRES D'ARMES À FEU AU QUÉBEC L'enregistrement GRATUIT prendra fin bientôt ! Si vous faites votre demande d'enregistrement d'armes à feu d'ici le mardi 15 janvier 2002, vous éviterez les frais de 18 $.En novembre 2001, des formulaires personnalisés d'enregistrement d'armes à feu ont été expédiés par la poste à tous les propriétaires d'armes à feu titulaires d'un permis au Québec.Si vous n'avez pas reçu de formulaire, veuillez composer le 1 800 731-4000 et demander qu'on vous en envoie un.Les propriétaires qui ont déjà demandé l'enregistrement de TOUTES leurs armes à feu n'ont pas à remplir le formulaire.Faites parvenir votre demande dès maintenant.Ainsi, vous aurez en mains vos documents d'enregistrement avant d'en avoir besoin.Il faut avoir son permis ou son AAAF avant de pouvoir enregistrer ses armes à feu.L'enregistrement est obligatoire pour tous les propriétaires d'armes à feu.Vous pouvez également faire une demande d'enregistrement en ligne à l'adresse : www.ccaf.gc.ca Mardi Janvier Dernier jour pour l'enregis trement ! Pour plus de renseignements : 1 800 731-4000, www.ccaf.gc.ca, www.armeafeucanada.com 3013113A La Presse 5 janvier 2002 Page A18 manquante 6LP2001A0105 A-20 Samedi 6LP2001A0105 ZALLCALL 67 17:45:14 01/04/02 B A20 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 JANVIER 2002 2002, l'année de Stefie Shock Son premier album s'est attiré un torrent de critiques favorables P H I L I P P E RENAUD La Presse > NOM: STEFIE SHOCK > ÂGE: 30 ANS > OCCUPATION: AUTEUR, COMPOSITEUR ET INTERPRÈTE « JE RÉFLÉCHIS beaucoup sur ce qui m'est arrivé cette année, explique Stefie Shock, en pesant bien ses mots.Je sais maintenant que je ne me suis pas trompé, que j'ai fait le bon choix de carrière.Tout ce qui se passe, je le vis à fond ! » Enfin, en 2001, Stefie Shock est né, après des années de travail dans l'ombre, de démos et de soirées comme DJ au Café Central, rue Saint-Denis.Des années pendant lesquelles il a couvé son groove lancinant et aiguisé sa plume désinvolte.L'auteur-compositeur-interprète montréalais de 30 ans a fait paraître, au printemps dernier, son premier album, Presque rien, qui s'est attiré un torrent de critiques favorables.Les nombreux spectacles qui en ont découlé ont confirmé le talent de cette nouvelle étoile de la musique québécoise.Pour lui, 2001 a été exceptionnelle et très remplie.2002 sera l'année de la consolidation des bases sur lesquelles ce nouveau visage s'est dressé.Des nouveaux visages de la scène musicale, il en apparaît plusieurs dans une année.Mais le flegmatique Stefie Shock a quelque chose de particulier, voire d'unique à la scène québécoise : sa musique est un vent de fraîcheur groove dans un milieu musical dominé par le rock classique.Comme une petite révolution des goûts du grand public, oserait-on même espérer.L'underground regorge certes d'artistes qui se nourrissent de funk des années 1970, de house, de breakbeats, de reggae, de musique sud-américaine et de chanson française.Mais aucun d'eux n'a encore su rejoindre les palmarès des radios commerciales à la façon de Stefie Shock.Pas moins de cinq singles ont été extraits de Presque rien \u2014 dont la chanson-titre, Rébarbatives et le succès Je combats le spleen.« Quelque chose m'a vraiment touché, confie Stefie.La dernière fois que j'ai reçu mon rapport de diffusions de la SOCAN (Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, qui gère les redevances auprès des artistes), j'ai vu que toutes les 12 chansons de mon album avaient tourné.Je ne sais pas si ça arrive souvent que toutes les chansons d'un album passent à la radio, mais ça m'a scié en deux.Ça voudrait dire qu'il y a au moins une personne qui a aimé chacune de mes chansons, et ça m'a fait un immense plaisir.» Son talent d'auteur-compositeur lui a de plus fait écrire pour quelques artistes, notamment Martine St-Clair, Elle (un autre nouveau visage ), les Respectables.La semaine de notre entrevue, Stefie Shock travaillait sur la chanson du spécial bilan de l'année de l'émission Infoman (à Radio-Canada).Si l'année 2002 s'annonce aussi radieuse pour le nouveau chantre du cool, c'est grâce à tout ce que 2001 lui a fait découvrir.D'abord, le lancement d'un premier album : « Lancer l'album, quelque chose qui soit accessible aux gens, c'était extrêmement gratifiant et motivant pour moi.De voir qu'il a été aussi bien reçu aussi.» Puis vint la première tournée.« J'en avais fait des shows avant dans ma vie, de dire Stefie Shock.Mais partir en tournée, c'était une nouvelle expérience.Aller voir des gens très loin de chez toi, des gens que tu ne connais pas, mais qui aiment tes chansons et viennent te voir après le concert pour te parler, c'est incroyable ! 2001, ç'a été l'année de la découverte.» Peu après la parution de Presque rien, Stefie Shock s'est lancé dans la tournée promotionnelle d'usage, laquelle l'a mené jusqu'en France pour la première fois.Un contrat de distribution de disques avait même été signé \u2014 il a été résilié aujourd'hui, la compagnie en question ne faisant pas d'efforts pour promouvoir l'album.Néanmoins, ce premier voyage en France lui a permis de rencontrer Jean-Louis Foulquier, père des Franco Folies, qui l'a d'abord invité à son émission de radio avant de le programmer pour les festivals de Spa et de La Rochelle.Une première initiation au marché français.Chez nous, sa tournée avec Jean Leloup a donné lieu à des rumeurs folles, voulant que Leloup ait symboliquement passé le flambeau au jeune loup Shock.Stefie désamorce : « Je ne pense pas que Leloup ferait ça.Ça m'a fait bizarre quand j'ai entendu ça.Le fan de Leloup en moi dit : Non, passe pas le flambeau, tu l'as encore ! Ça adonne qu'on s'entend bien et que nos musiques vont bien ensemble, c'est pour ça qu'on a fait la tournée.Depuis la sortie de Presque rien, le musicien a donné près de 70 spectacles partout en province.La prochaine tournée ira à l'été 2002 : pour les prochains mois, Stefie Shock composera pour son prochain album, lequel devrait voir le jour à l'automne 2002.En terminant, qu'est-ce qu'on souhaite à Stefie Shock pour la prochaine année ?« Le perfectionnement de tout ce que j'ai appris en 2001 ! » Et un deuxième album aussi groovy que le premier.Photo DENIS COURVILLE, La Presse © Stefie Shock a quelque chose d'unique sur la scène musicale québécoise.Une année grisante pour une jeune comédienne BRENDAN KELLY The Gazette > NOM : ELISHA CUTHBERT > ÂGE : 19 Ans > OCCUPATION : COMÉDIENNE ELISHA CUTHBERT a connu toute une année.L'actrice montréalaise, qui a eu 19 ans le 30 novembre, a décroché un rôle dans la série dramatique 24, au réseau Fox, l'émission la plus branchée à sortir d'Hollywood cette saison.De Rolling Stone à Entertainment Weekly, les critiques voient dans ce suspense au sujet de la CIA une des séries les plus excitantes du petit écran.Grâce à 24, Elisha Cuthbert a fait la une de TV Guide aux États-Unis et au Canada.Cuthbert a aussi tenu le rôle principal dans le film Lucky Girl au réseau CTV, où elle a séduit les auditoires en incarnant une adolescente de 16 ans, banlieusarde, bolée, qui devient joueuse compulsive.L'interprétation a valu à Cuthbert le prix Gemini accordé à la meilleure actrice dans un film ou une minisérie.Et la jolie blonde aux yeux bleus se prépare à entreprendre une carrière au cinéma en janvier, à Los Angeles, avec le début du tournage de la comédie Old School du studio Dreamworks, mettant aussi en vedette Will Farrell, de Saturday Night Live, Luke Wilson et Vince Vaughan.Ce sont des moments grisants pour cette fille de Greenfield Park, qui vient à peine de recevoir son diplôme d'étdes secondaires.Bien des acteurs et des actrices, à ce point, seraient obnubilés par un succès trop rapide.Pas Cuthbert.Décidée, confiante, elle n'y voit qu'un début.« J'y vois une échelle et ceci n'est pas le sommet, déclare-t-elle.Ça va continuer.Je suis heureuse au point où j'en suis, mais il y a encore beaucoup à faire.J'ai travaillé pendant neuf ans pour me rendre jusqu'ici.Malgré tout, je pense vraiment que c'est incroyable d'avoir 19 ans et de jouer dans une des meilleures émissions à la télé.C'est phénoménal.» Dans 24, Cuthbert incarne Kimberley Bauer, la fille rebelle de l'agent de la CIA et spécialiste du contre-terrorisme Jack Bauer (joué par Kiefer Sutherland).Au début de la saison, Kimberley est kidnappée dans le cadre d'un scénario complexe visant à assassiner un candidat présidentiel.Chacun des 24 épisodes de la série documente une journée dans la vie des Bauer.Louise Garfield, productrice de Lucky Girl, fait l'éloge du charisme et du talent naturel de Cuthbert.« Elle est à la fois très belle et très sérieuse, dit Garfield.On ne lui a pas confié de rôles légers.Tant Lucky Girl que 24 sont des productions très sérieuses, dans lesquelles elle dépeint de dures réalités.Elle est incroyablement calme et assurée pour une jeune actrice.Elle est aussi très talentueuse et je crois qu'elle réussira très bien.» Née à Calgary, Cuthbert est déménagée à Montréal à l'âge de 11 ans après quelques années à Vancouver, quand ses parents, tous deux Montréalais, ont décidé de rentrer à la maison.C'est là que la profession d'actrice lui est tombée dans l'oeil.Après une seule journée comme extra sur le plateau de la série jeunesse Are You Afraid of the Dark ?, tournée à Montréal, elle a été littéralement séduite par le monde du showbiz.Elle a vite décroché un rôle régulier, devint coanimatrice et reporter pour Popular Mechanics for Kids.Elle a passé près de trois ans à tenter de conjuguer ses études au Centennial Regional High School, sur la Rive-Sud, avec son emploi à Popular Mechanics, qui l'obligeait à voyager d'un bout à l'autre du continent.En route, elle a été invitée à rencontrer Hillary Clinton pour discuter de la télé pour enfants.« J'ai beaucoup appris de Popular Mechanics, affirme Cuthbert.J'ai appris à apprendre des rôles très rapidement et à travailler devant la caméra.» Après avoir reçu son diplôme d'études secondaires en juin 2000, avec l'appui entier de ses parents, elle a décidé de devenir actrice à temps plein.Le succès est venu presque immédiatement.Au Festival Juste pour rire, à l'été 2000, elle a rencontré les chefs de la distribution des grands réseaux et studios américains et, à la fin du festival, elle avait déjà une entente avec Fox Broadcasting.Elle s'est rendue à Los Angeles pour passer des auditions, et s'est retrouvée sur le plateau de 24.Cuthbert est bien consciente qu'elle pourrait se voir confier des rôles-types de jeune poupée sexy, et fait tout en son possible pour les éviter.« Les rôles typiques de jeune-fille-d'àcôté ne m'intéressent pas, dit-elle.J'aime les films sombres, des films avec des idées intéressantes.C'est davantage au sujet des projets, et moins « oh, je veux devenir célèbre ».» Bob Huber, qui a négocié l'entente avec Cuthbert pour le réseau Fox, estime qu'elle n'aura aucune difficulté à obtenir des rôles majeurs.« J'espère que 24 restera en ondes très longtemps parce que ça risque d'être notre seule chance de l'avoir, dit Huber, vice-président (distribution) à Fox Broadcasting.Elle ira droit au cinéma après 24.Entre sa beauté et son talent d'actrice, j'envisage de grands projets pour elle.» Retrouvez tous les articles de la série des nouveaux leaders www.cyberpresse.ca/leaders Photo ALLEN McINNIS, The Gazette La jolie blonde aux yeux bleus se prépare à entreprendre une carrière au cinéma en janvier, à Los Angeles. 6LP2101A0105 6LP2101A0105 ZALLCALL 67 18:17:13 01/04/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 JANVIER 2002 A21 Formidable bretteur ÈVE DUMAS La Presse > NOM : MAXIM GAUDETTE > ÂGE : 27 ANS > OCCUPATION : COMÉDIEN À LA SORTIE d'une représentation scolaire des Trois Mousquetaires, au théâtre Denise-Pelletier, cet automne, on entendait la rumeur.Dans les escaliers, dans le foyer, aux toilettes, à la sortie, les jeunes demoiselles n'en avaient que pour le beau d'Artagnan.En fait, elles n'en avaient que pour Maxim Gaudette, comédien qui prêtait ses traits fins au fougueux Gascon de Dumas.« L'avantage d'être beau, c'est qu'on n'a pas besoin d'être bon ! » lance-t-il à la blague.En fait, il n'est pas sérieux du tout.Dans la vie, le jeune acteur de 27 ans n'est pas plus bourreau des coeurs que fainéant.Il est plutôt timide que séducteur et mérite bien sa gloire naissante.C'est un Maxim Gaudette un peu épuisé que l'on rencontrait à la sortie d'une représentation, début décembre.Mais, à l'heure où vous lisez ces lignes, le comédien se repose probablement dans sa famille ou s'éclate avec les copains.Il a laissé cape et épée au théâtre pour profiter d'une période de « vacances » d'une durée indéterminée.Sa saison de théâtre est terminée, et il peut présentement se concentrer sur la télé et son rôle d'Éric Pouliot dans Virginie.« Les vacances, ça fait du bien.J'ai besoin de me changer les idées, de me ressourcer, de retrouver mon inspiration et mon plaisir de jouer.Je ne suis pas un workaholic.» Ce qui ne l'a pas empêché d'enfiler les rôles depuis sa sortie du Conservatoire d'art dramatique de Montréal en 1997.On l'a d'abord vu en jeune soldat taciturne au Théâtre d'aujourd'hui dans La Salle des loisirs de Reynald Robinson.La même année, il était Chérubin dans Le Mariage de Figaro de Beaumarchais, au Rideau Vert.Il a aussi joué le secrétaire de Diderot, Baronnet, dans Le Libertin au théâtre Saint-Denis et faisait partie des distributions de Lorenzaccio d'Alfred de Musset au théâtre Denise-Pelletier et de Songe d'une nuit d'été de Shakespeare au TNM.À la télévision, on a également pu le voir jouer un tueur en série dans Fortier.On constate que sa palette est variée.Avec son regard intense, point de mire d'un visage angélique, il est passé des personnages les plus lumineux aux plus torturés.Dans cette dernière catégorie, il ne faudrait pas oublier Raskolnikov de Crime et Châtiment de Dostoïevski, rôle qu'il a longtemps porté en lui.« C'était une grosse charge, tant physiquement que psychologiquement.» Maxim Gaudette ne fait pas la fine bouche lorsqu'on lui offre du travail.Même si tous les rôles ne sont pas aussi intéressants les uns que les autres, le comédien aime trouver les dimensions cachées de chaque personnage et les travailler en profondeur.« Je n'ai pas le rêve de jouer tel ou tel personnage.Je n'ai pas peur d'être identifié à un personnage.Je peux jouer un chien fini ou un gars à qui on s'attache, les deux sont aussi intéressants pour moi.» Tout est dans la façon de les rendre.« Quand j'étais à l'école, j'allais voir des spectacles et j'étais inspiré par certains acteurs.Il y en avait qui, plus que d'autres, me passionnaient, me nourrissaient.Moi, en faisant ce métier-là, je veux qu'il se passe quelque chose lorsque je suis sur scène, que les gens reçoivent quelque chose de ce contact.» Le jeune homme originaire de Sherbrooke est né d'un père joueur de hockey, André Gaudette, qui fit partie des Nordiques de 1972 à 1975.Dans sa jeunesse, il a plutôt baigné dans les sports que dans les arts.C'est à l'invitation d'un copain qu'il s'est mis au théâtre, à Sherbrooke, avec la troupe amateur Les Deux Signes.Il s'est ensuite inscrit en art dramatique au cégep Saint-Laurent.« C'est à ce moment-là que j'ai vraiment eu la piqûre.Les profs m'ont transmis la passion.J'ai été séduit par la grande diversité des genres dramatiques.On peut passer de l'hyperréalisme à l'absurde le plus total.» Par la suite, il a tenté sa chance au Conservatoire et a été accepté.Parmi les professeurs qui l'ont marqué, il nomme Carl Béchard, qui lui a fait découvrir jusqu'où on peut aller avec son organe vocal, et Gilbert Sicotte, un « prof assez raide » qui poussait ses élèves à affronter leurs peurs et leur timidité.Maxim poursuit sa formation continue en travaillant.Il observe ses collègues plus expérimentés et se fait des notes mentales.« Mais il n'y a rien comme le faire, affirme le fonceur.En plus, on a autant notre place qu'eux dans ce milieu ! » Et quand on est une jeune coqueluche de sa trempe, la place se fait tout naturellement.« On a autant notre place qu'eux (les vétérans) ! » Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © « Je veux qu'il se passe quelque chose quand je suis sur scène.» L'intelligence qui construit SOPHIE GIRONNAY La Presse > NOMS : ANNIE LEBEL, GENEVIÈVE L'HEUREUX, STÉPHANE PRATTE > ÂGE : LA JEUNE TRENTAINE > OCCUPATION : ARCHITECTES LE PREMIER ESSAI de l'Atelier in situ, en 1997, fut un coup de maître.L'aménagement de l'édifice Zone, ex-bâtiment industriel, pour y loger 300 employés de la firme multimédia Behaviour, a eu un effet dit de « battement d'ailes du papillon » sur l'économie montréalaise.Briques marquées par le passé, meubles d'acier noir futuristes, soleil généreux, espace monacal, dosage du brut et du raffiné : tout le talent d'Annie Lebel, de Geneviève L'Heureux et de Stéphane Pratte se trouvait là, en concentré.Après avoir vu cette rénovation, si pure, si discrète et pourtant si radicale \u2014 tant du point de vue de sa rigueur de style que de la fine compréhension de sa position dans l'Histoire et dans la trame de la ville dont elle témoignait \u2014, il n'a plus été possible de considérer du même oeil le Faubourg des Récollets, ce vieux quartier de l'ouest du Vieux-Montréal alors en perdition.L'avenir, c'était clair, était là, en germe.Inspiré par cet exemple (une initiative entièrement privée), le projet qu'on nomme aujourd'hui la Cité du multimédia allait naître quelques mois plus tard.L'effet fut moins explosif pour la carrière du jeune trio.À preuve, cette étiquette de « firme montante » et d'« espoir de l'architecture » qui continue de lui coller à la peau.Le bureau roule à plein régime, mais sur des projets de moindre envergure.Peut-être parce qu'il tient à sa position de saltimbanque, toujours sur le fil du rasoir entre les expériences d'ordre artistique et la construction à gros budget ?C'est son karma, et son choix ! En 2002, Annie Lebel, Geneviève L'Heureux et Stéphane Pratte recycleront en centre d'art la Fonderie Darling du Faubourg des Récollets pour le collectif d'artistes Quartier Éphémère (budget : 1,3 million).Ils construiront le pavillon d'accueil du Festival international des Jardins de Métis, à Grand- Métis, en Gaspésie.Ils seront l'une des six équipes montréalaises participant à la prochaine exposition présentée dans ses grandes salles par le Centre canadien d'architecture à partir du 17 avril.Ils termineront l'aménagement de condos de luxe dans Westmount.Pas mal pour une petite année tranquille au cours de laquelle le trio s'est juré de ne rien accepter, vu qu'il est censé se partager une année complète de séjour à Rome \u2014 à flâner, à créer, à établir la cartographie de la Ville éternelle \u2014 dans le cadre du prestigieux prix de Rome du Conseil des arts ! « Merci avant tout au Conseil des arts, par ses bourses et programmes, de permettre aux architectes de souffler et de réfléchir », disait Annie Lebel dans son discours de réception du prix, le mois dernier.Pratiquer l'architecture sans la nourrir de recherches ?Impensable ! In situ, c'est l'intelligence au service de l'art.Et c'est l'art au service de l'architecture.L'équipe fonde toute sa pratique sur une dynamique d'atelier, proche du collectif d'artistes.D'où ses accointances solides avec le milieu des musées.Outre des installations et des événements dans lesquels le trio met en scène son propre travail, il a réalisé plusieurs mises en espace d'expositions majeures.Citons Métissages de Robert Lepage au Musée de la civilisation, la rétrospective Marcelle Ferron au Musée d'art contemporain et, ces jours-ci, Ponctuations, une rétrospective Denis Juneau au Musée du Québec.Comment résister au plaisir gourmand et enrichissant d'échanger avec les milieux de la danse, du cinéma, de la scène, de la peinture.?Annie, Geneviève et Stéphane cèdent à l'appel et s'en délectent.Curieusement, chacun d'eux avait d'abord commencé des études scientifiques.Puis, Annie, Stéphane et Geneviève découvrent leur amour de l'architecture à l'Université Mc Gill sous l'oeil très éminent du prof-penseur Alberto Perez-Gomez.Mc Gill, ferment québécois de la réflexion sur les rapports entre site et bâti (qu'on pense à Melvin Charney), est une vraie école, en architecture, et In situ en est le fleuron.À l'occasion d'une exposition de projets étudiants qui devait se rendre à la Biennale de Venise, ils aiguisent leurs affinités.Leur dynamique de création s'installe une fois pour toutes.Un atelier de mobilier d'acier les trouve masque anti-escarbilles sur le visage et chalumeau à la main.C'est là que le patron de Discreet Logic, qui passait par là (il travaillait dans le même édifice), leur commande une table, puis ses premiers stands de foires internationales, puis la rénovation de Behaviour.Client mécène comme il s'en fait peu, il leur confiera la réfection du bâtiment historique du restaurant Da Emma, l'aménagement de son appartement de luxe, des stands nombreux, des projets de filiales \u2014 non réalisés \u2014 dans les capitales du monde.À cause de ces circonstances bienheureuses, alliées à leur style ultrachic, l'image de l'Atelier in situ est associée, désormais, au luxe, à la perfection grassement financée, au glamour mondialisé.Exact mais incomplet.Car c'est faire injure à sa profondeur.Si l'Atelier in situ représente toujours un « espoir », c'est surtout pour tous ceux qui croient que l'intelligence a sa place, dans l'avenir de l'architecture.Photo MICHEL BOULET ET MICHEL LEGENDRE, CCA Stéphane Pratte, Geneviève L'Heureux, Annie Lebel : sur le fil du rasoir entre les expériences d'ordre artistique et la construction à gros budget. 6DU2201A0105 SAMEDI 6DU2201A0105 ZALLCALL 67 15:04:06 01/04/02 B A22 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 JANVIER 2002 0% Taux de à l'achat Montana 2002 488$ /mois Transport et préparation inclus 398$ /mois Transport et préparation inclus Envoy SLE 2002 4 X 4 Rendezvous CX 2002 Alero GX 2002 2 et 4 portes LE SOLDE DES FÊTES Décrochez un bon prix 500$ minimum OU 2500$ OU LA VALEUR DE VOTRE VÉHICULE Choisissez votre véhicule chez votre concessionnaire et téléphonez sur place.Vous recevrez 500$ minimum.Vous pourriez aussi gagner 2 500$ ou la valeur du véhicule choisi.Applicable à l'achat ou à la location Aucun dépôt de sécurité à la location Cavalier VL et Z22 2002 Malibu 2002 268$ /mois Transport et préparation inclus Location 48 mois Location 48 mois Location 48 mois Les Associations marketing des concessionnaires Chevrolet Oldsmobile et Pontiac Buick GMC du Québec suggèrent aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée réservées aux particuliers, s'appliquant à la plupart des véhicules neufs sélectionnés 2001 et 2002 en stock.Photos à titre indicatif seulement.Sujet au financement et à l'approbation du crédit de GMAC.Aucun achat requis pour participer.Réservé aux résidents du Canada.Concours se terminant le 13 janvier 2002, ou à la date à laquelle tous les prix auront été attribués, selon la première éventualité.Les prix s'appliquent à la plupart des véhicules 2001 et 2002 achetés ou loués le ou avant le 13 janvier 2002.L'attribution des prix est subordonnée à ce que la personne sélectionnée au hasard réponde correctement à une question d'ordre mathématique.Chaque concurrent ne peut participer qu'une seule fois.Taux de financement de 0 % à l'achat disponible jusqu'à 36 ou 48 mois.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Aucun dépôt de sécurité à la location sur tous les modèles neufs 2001 et 2002 en stock.Paiements mensuels basés sur un bail avec versement initial ou échange équivalent (Cavalier : 0 $, Malibu : 2 742 $, Alero : 0 $, Montana : 0 $, Envoy : 4 155 $, Rendezvous : 4 250 $).À la location, transport et préparation inclus, immatriculation, assurance et taxes en sus.Première mensualité exigée à la livraison.Frais de 12 ¢ du km après 80 000 km.\u0001Conditions applicables à la location sur les Cavalier et Alero 2002.Aucun comptant ou dépôt de sécurité requis.La première mensualité (taxes incluses) est défrayée par General Motors.\u0001\u0001À l'achat, préparation incluse, transport (850 $), immatriculation, assurance et taxes en sus.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être jumelées à aucun autre programme incitatif d'achat ou de location à l'exception des programmes de la Carte GM, des Diplômés et de GM Mobilité.\u2020Rabais aux diplômés taxable et accordé selon les critères du manufacturier.\u2020\u2020MDMarque déposée de General Motors Corporation.Banque TD, usager agréé.Un échange de véhicules entre concessionnaires peut être requis.Pour obtenir plus de détails, voyez votre concessionnaire participant, visitez le www.gmcanada.com ou faites le 1 800 463-7483.\u2020 \u2020\u2020 226$ /mois Transport et préparation inclus Comptant 0 $, dépôt de sécurité 0 $, première mensualité 0 $\u0001 Location 48 mois 319$ Location 48 mois /mois Transport et préparation inclus Comptant 0 $, dépôt de sécurité 0 $, première mensualité 0 $\u0001 Moteur 2,2 L L4 de 140 HP Boîte automatique 4 vitesses 359$ /mois Transport et préparation inclus Comptant 0 $ Location 48 mois 29 998 $ à l'achat \u0001\u0001 3007075A "]
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