La presse, 15 avril 2002, B. Actuel
[" 1LP0101B0415 b1 lun 1LP0101B0415 ZALLCALL 67 19:09:43 04/14/02 B Bernard Primeau UNE RENCONTRE ENTRE DEUX MUSICIENS D'EXCEPTION ! MARDI 16 AVRIL, 20h - Maison de la Culture Frontenac 12,50 $ MD et le Montréal Jazz Ensemble accompagné de Hugh Fraser et d'un quatuor à cordes Première partie : Eduardo Pipman Quartet BILLETS EN VENTE MAINTENANT (514) 790-1245 Aux comptoirs Admission et au Spectrum.RENSEIGNEMENTS : (514) 871-1881 montrealjazzfest.com Les prix des billets n'incluent pas les taxes, les redevances et les frais de services.en collaboration avec : avec la participation de : 1LP0201B0415 1LP0201B0415 ZALLCALL 67 20:20:17 04/14/02 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 5 AVRIL 2002 BANDE À PART « De quelle Église êtes-vous?» La Presse publie toutes les semaines un témoignage personnel d'Anaïs Barbeau-Lavalette, jeune cinéaste québécoise diplômée de l'INIS, qui sillonne la planète en compagnie du caméraman polonais Przemyslaw Niczyporuk et du preneur de son kényan Julius Keya, dans le cadre d'un projet des Nations unies sur le volontariat.AMMAN, Jordanie \u2014 « De quelle Église êtes-vous ?» À mes côtés, une très grosse femme a du mal à me suivre, même avec mon énorme sac de voyageuse sur le dos.Elle sue, elle souffle, je lui prends le bras.Il est minuit et elle nous attend à l'aéroport depuis trop longtemps.Elle est fatiguée.Devant nous, son mari pressé, entouré de mes deux mousquetaires, Julius et Przemec.« De quelle Église êtes-vous ?» me répète-t-elle.J'hésite.Question très délicate, surtout au premier contact.À tâtons, je me risque : j'explique que je ne suis pas d'une église mais d'une ONG, qu'on est ici pour filmer les activités d'Operation Mercy, pour laquelle travaille son mari, que la Jordanie est notre deuxième escale, deuxième film.Je m'arrête parce qu'elle ne m'écoute plus.Les sourcils froncés, elle me regarde dans les yeux et me demande doucement, comme elle marche : « Êtes-vous croyante ?» Immobile, au milieu de l'aéroport d'Amman, Jordanie, à minuit, une grosse dame essouflée me demande si je suis croyante.Pause.Je réfléchis.Un instant.Puis, mes yeux bien dans les siens : « Oui, ma'am ».Sourire et soupir.D'un côté comme de l'autre.Oui madame, je suis croyante.Je crois au monde.Je crois en l'être humain.Je crois en l'humanité.Et c'est pour ça que je suis ici.Pour filmer ceux qui, comme moi, osent encore y croire.Et en reprenant notre marche lente, je me serre contre cette grosse dame humide.et je suis contente, terriblement contente, qu'elle m'ait posé cette question.\u0001 \u0001 \u0001 Ma'am est la femme d'Abou Fahdi.Ils sont tous deux protestants dans un pays musulman.Ma'am \u2014 c'est ainsi qu'on l'appelle \u2014 reste à la maison.Assise dans son fauteuil fleuri, elle attend.Ou elle prie.En tout cas, de toute la journée, elle ne bouge pas.Abou Fahdi, lui, travaille pour Operation Mercy.C'est lui qui nous introduit à la Jordanie.Secrète Jordanie.Pays chuchoté, pays de silence et de cris étouffés.\u0001 \u0001 \u0001 « Ils vivent là, tous ensemble.Plusieurs familles, plusieurs générations.Avant, ils avaient plus de place.Toute la place.Avant, ils étaient libres.» Il est ému, Abou Fahdi, devant les montagnes dorées de son pays.Il nous raconte les Bédouins comme on raconterait des oiseaux brisés.Des oiseaux du désert qui ne peuvent plus voler.« Le soir, on les entend chanter sur les montagnes.» Sur la rondeur du désert, des maisons dessinées.Blanches, identiques.C'est là que les Bédouins du centre de la Jordanie ont été casés.Il y a 20 ans, on a dit aux Bédouins qu'ils ne seraient plus Bédouins.Du jour au lendemain, les nomades et leurs âmes ont pris racine.Du jour au lendemain, les enfants du vent ont dû atterrir et mourir un peu.Je comprends ce sourire triste dans les yeux d'Abou Fahdi.Je comprends qu'il est amoureux de son pays.Et je comprends aussi que la liberté n'est ni protestante ni musulmane.Elle est libre, c'est tout.\u0001 \u0001 \u0001 Un autobus cabossé sillonne les routes de sable, d'un village à l'autre, d'un camp à l'autre.Bédouins et Palestiniens y cohabitent.Un peuple auquel on a imposé des racines, un autre auquel on les a arrachées.Tous deux privés de liberté.Un autobus cabossé dans un nuage blanc, d'un camp à l'autre, collecte les enfants.Enfants blessés, nés de mariages forcés.Enfants handicapés qu'un autobus cabossé cueille d'une maison à l'autre, fruits fragiles du désert, premiers enfants des camps.Souvent nés de mariages consanguins, les enfants brisés peuvent recevoir soins et tendresse au creux de la colline, dans une maison vide aux fenêtres ouvertes sur le ciel.Là, des médecins, professeurs et pédiatres posent un peu de baume sur ces petits êtres souriants malgré tout, plus vivants que les vivants, et pourtant exclus des exclus.\u0001 \u0001 \u0001 Voilée aussi, assise entre les femmes et leurs enfants de verre, je me laisse porter.Au loin, une femme voilée, une femme volante, une femme trésor qui fait un petit rond noir sur la ligne sage de l'horizon.Un petit rond noir qui chatouille le dos du monde.En silence.En secret.Dans l'air, la prière du matin.Dressée au milieu de rien, fière, digne, une mosquée chante la liberté.Une mosquée chante l'Islam, le vrai, celui qui fait du bien.Dans l'autobus rouillé, les enfants de verre ont les yeux fermés.Puis, au détour d'une rondeur, dans le creux d'un silence, entre deux chuchotements : une rencontre.\u0001 \u0001 \u0001 D'abord, un triangle.Comme un petit chapeau posé sur un front dégarni.Une tente, au milieu du désert.Un désert clown, juste pour un instant.L'instant suivant, je suis dedans.Dedans la tente, toute petite au milieu du désert tellement grand, et puis doux, très doux.Et plus clown du tout.Devant moi, un visage.Et puis dessus, une vie.Une vie qui est longue, longue comme la ligne sage de l'horizon.Et des yeux qui ne disent rien parce qu'ils parlent trop bas, pour ne pas réveiller le vent.Des yeux brillants qui disent vivre, et c'est bien suffisant.Des yeux eau sur un visage terre.Des yeux secrets.Qui me regardent.Qui me regardent avec une simplicité déroutante.Humainement.Simplement.Et puis une main usée, une main cordée, une main comme la racine d'un arbre qui a vu les années défiler.Une main noire qui, à elle seule, entre ses monts et vallées, porte tous les secrets du désert.Une main qui, avec la lenteur d'une caresse, me sert le thé.Le thé dans sa fumée.Le thé sucré qui veut dire je te donne un peu de moi et ça me fait plaisir.Et moi qui ne parle pas ce pays, je ne cherche pas comment quoi dire et pourquoi, je souris avec mes yeux, seulement.Parce qu'ici, au milieu du désert où j'ai rencontré un humain, il n'y a d'important que la vérité.et ses secrets chuchotés.\u0001 \u0001 \u0001 Dans la tente, trois espaces.Celui de l'homme et de ses invités.Sol de terre tapissé et toile de cuir remontée pour permettre au soleil de s'y installer.Puis, noires, séparées par des bouts de tissu tendus, deux autres espaces sur plancher de sable.Là, seules les femmes peuvent pénétrer.Pieds nus, je me faufile doucement de l'autre côté.Le côté caché.Assise par terre, une femme.Vieille, dessinée sur le visage, tatouée autour de ses yeux de lumière.Par poignée, elle arrache les dernières plumes d'un coq d'un geste lent, rythmé.Elle me regarde, ne sourit pas, mais dans ses yeux, je lis que ça va.Que si je reste silencieuse et que mes pas s'effacent dans l'ombre de la tente, je peux rester et regarder.Un filet de lumière perce l'obscurité.À travers, se faufile une femme, une autre, plus jeune, le dos bossu comme si elle y portait sa vie, lourde vie de femme nomade.Elle me sourit, un court instant, puis m'oublie.Ces femmes cachées partagent le plancher de sable avec les enfants, entre fruits et légumes, et dorment parfois avec l'homme du désert, quand il le désire.\u0001 \u0001 \u0001 Dehors, l'homme nourrit ses chameaux, sous le regard attentif de Julius et Przemec.Le vent souffle sur eux, mais ils ne s'envolent pas.Doucement, je quitte les femmes cachées qui m'offrent un sourire en secret, un sourire de femme à femme, un cadeau, un vrai.L'homme fait face au désert, son désert.Au fond de son regard, le soleil se couche.Et je conmprends que le soleil n'a qu'un lit, et c'est celui-là.Et je me trouve chanceuse d'être là où le lit du soleil est aussi.Et, suivant le vent, j'écoute les mots.Les mots qui appellent les moutons comme une chanson triste.Et j'écoute les cloches timides qui répondent, petites touches de couleur sur le silence blanc du désert.\u0001 \u0001 \u0001 Demain, tous ils partiront.Ils déploieront leurs ailes et iront chercher ailleurs un morceau de vie, un peu de vert au milieu du désert pour nourrir les moutons.En attendant, ils vivent en secret.Je ne sais pas s'ils regrettent ou s'ils ont peur quand ils ont faim comme aujourd'hui.Mais je sais cette ligne parfaite, cet horizon calme dans les yeux de cet homme et leurs éclats blancs.Je reconnais là, dessinée, la liberté.\u0001 \u0001 \u0001 Je sais que je n'ai pas su vous raconter la Jordanie.Et c'est bien comme ça.Parce que la Jordanie ne se raconte pas.Elle se chuchote.Parce que la Jordanie n'existe pas.Elle se rêve seulement.Parce que dans le désert où j'ai rencontré un humain, le vent qui parle pour les Bédouins parle aussi pour les Palestiniens.Parce que dans le désert où j'ai rencontré un humain, une bombe détruit un secret.Dans le même désert.À côté du lit du soleil, une bombe brise l'horizon.Et à travers son écho, un homme et sa famille marchent.À travers son écho, un homme et sa famille s'accrochent à la liberté.Alors oui.Je suis croyante.Dans le désert de Jordanie, il ne pousse plus rien.Plus rien que des poèmes.Pour m'écrire au bout du monde : nanalavalette@yahoo.com Pour communiquer avec le projet Operation Mercy, vous pouvez écrire à Fawaz Sharaiha ( Abou Fahdi ) : opmercy@index.com.jo Rendez-vous dès demain sur la plate-forme Web de Radio-Canada www.Silence On- Court.tv, pour voir le deuxième film de l'Odyssée d'Anaïs, « Et j'ai écouté les fragiles secrets de jordanie », un périple, une carte-postale où se mêlent l'ocre des sols sablonneux au blanc lumineux des maisons.Anaïs sera de retour dans nos pages le 22 avril, depuis Sao Paulo, au Brésil.La Jordanie, terre des bédouins.« Le soir, on les entend chanter sur les montagnes.» VODKA Suite de la page B1 Le Dr Medvedev commence ses sessions en prodiguant un long discours au patient sur les effets néfastes de l'alcoolisme.Il invite à cette session les proches du patient qui contribuent à convaincre ce dernier de la nécessité de laisser tomber la bouteille de vodka.Lors de la deuxième rencontre, le médecin demande à ses patients d'acheter eux-mêmes une bouteille du liquide transparent.Il leur propose alors de les mettre sous hypnose et de leur donner une injection de vitamines qui leur permettra de mieux se remettre de la procédure.L'astuce commence dès lors : l'hypnose est fausse et les vitamines ne sont pas des vitamines.En fait, le docteur injecte un médicament qui rend le patient allergique à l'alcool pendant 24 heures.Pendant la session « d'hypnose », il répète « l'alcool mène à la mort » ! De la musique d'église remplit la pièce où le médecin travaille.Après l'hypnose, le médecin demande au patient d'avaler une gorgée de vodka.L'effet est automatique : une gueule de bois multipliée par 10 s'empare de l'ex-alcoolique.Le produit disparaît du sang du patient le lendemain, mais l'effet psychologique perdure.Le médecin demande ensuite au patient de signer une carte, le déchargeant de toute responsabilité au cas où le patient déciderait de boire à nouveau.La boucle est bouclée : la peur de l'alcool est alors bien implantée.La Dr Medveded est content de dire que la procédure est efficace dans 70 % des cas.Plus de 50 % de ses patients abandonnent la bouteille pour plus de trois ans.Lors de rechutes, ils vont souvent retrouver le même médecin traitant.Avoir la foi Andreï, une ancienne vedette d'un groupe rock de l'époque soviétique, suit ce même traitement depuis plus de 10 ans.Il se permet deux ou trois bières lors des fêtes, mais est convaincu qu'une goutte de vodka pourrait l'envoyer directement à l'hôpital.« On se fait souvent dire que la procédure est un placebo mais je ne suis pas le seul à l'avoir essayé.Un de mes amis qui a aussi subi un « cardovanie » a tenté de boire un soir, il a été malade pendant deux jours », raconte-t-il dans son studio.Depuis qu'il a quitté la musique, Andreï est peintre.Il se désole de voir sa génération, les 30 à 40 ans, se détruire à grands coups de toasts, mais il remarque que de plus en plus de jeunes ont troqué la vodka contre la bière, un produit qu'ils jugent moins néfastes.Les ventes de bière augmentent de 20 % par année depuis 1995, selon le brasseur russe le plus important, Baltika.La vodka s'embourgeoise La vodka est néanmoins présente dans la vie de tous les jours.Une bouteille de 40 onces coûte entre 2 $ et 5 $.Les compagnies comme Flagman de l'enclave de Kaliningrad et Cristall, la principale distillerie moscovite, commencent aussi à varier leurs produits, ajoutant à leur panoplie de vodkas ordinaires des vodkas aromatisées.Ce phénomène de vodka parfumée en surprend plus d'un.« Traditionnellement, les Russes détestent et le goût et l'odeur de la vodka.C'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils boivent leurs verres d'un seul trait.C'est l'effet d'ivresse qui est recherché », expliquait lors d'une soirée conviviale Alexandre Sadetski, directeur des études russes de l'Université Laval et spécialiste des traditions culturelles.Philosophie de bouteille Il expliquait en une seule plaisanterie la compréhension qu'ont les Russes du liquide transparent, associé partout dans le monde au caractère slave : « Un grand-père dit à son petit fils : Comment trouves-tu l'odeur de la vodka ?Le petit-fils sent, plisse le front et répond : C'est dégoûtant, grand-père.Le grandpère demande alors : Et comment trouves-tu le goût de la vodka ?Le petit-fils se mouille les lèvres et son visage se transforme en grimace.C'est dégoûtant ! répète-t-il.Le grandpère le prend alors par le bras et lui dit dans l'oreille : Tu vois, c'est terrible, mais ton grandpère doit boire ça tous les jours ! » 1LP0301B0415 b3 actuel lun 15 avril 1LP0301B0415 ZALLCALL 67 19:09:55 04/14/02 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 5 AVRIL 2002 B3 LA RUSSIE EN 10 CLICHÉS Qui a (encore) peur du KGB?Exit le KGB, place au FSB.Rebaptisé en 1992, le FBI russe a non seulement changé de nom, mais il a aussi perdu de son lustre et de sa triste réputation.Comme on dit, les temps changent.Mais changentils vraiment?LAURA-JULIE PERREAULT collaboration spéciale MOSCOU \u2014 La Loubianka : un édifice rose et jaune, planté au milieu d'une grande place.Loubianka, un mot qui a longtemps donné froid dans le dos aux Moscovites.Loubianka, siège de l'ancien KGB, a toujours la même gueule, malgré la disparition de la redoutée police secrète soviétique il y a 10 ans.Aujourd'hui, la Loubianka abrite le FSB (le Service de sécurité nationale), l'organisme qui a succédé au KGB.Le service de renseignement externe, qui porte maintenant le nom du FCP, travaille indépendamment, aux dires des autorités.Les drapeaux russes ont remplacé les drapeaux soviétiques et plus personne ne fait un détour pour éviter l'édifice qui autrefois symbolisait le pire du régime communiste : la surveillance permanente, le totalitarisme.Un supermarché occidental, Le Septième Continent, a même osé s'installer juste à côté.Autre signe du temps qui passe et qui oublie : le 7 mars dernier, une église othodoxe a été ouverte dans l'arrière-cour du siège social pour les agents du FSB.Clin d'oeil de l'histoire : du temps du régime de Lénine, la police secrète était chargée de surveiller de près les moindres gestes de l'Église orthodoxe, bannie pendant 70 ans.Depuis 1992, le KGB, rebaptisé pour la 17e fois de son histoire, a définitivement changé de look et a perdu beaucoup de son importance, mais aussi de sa mauvaise réputation.Des milliers d'employés ont été mis à pied par le grand réformateur de la boîte, Bakatin, qui voulait faire de la nouvelle police secrète un FBI à la russe.avec des ambitions égales au budget de la Russie et non plus de l'empire soviétique.Dans l'antre du KGB Mais il suffit de prendre rendezvous avec un guide assigné pour aller visiter le musée du KGB afin de réaliser que les changements sont bien relatifs au sein de cette organisation qui a donné lieu à un nombre incalculable de films et de romans policiers, du Parc Gorky aux Bons baisers de Russie, passant par quelques épisodes de la série Mission Impossible.Le musée, élaboré pendant l'ère Gorbatchev en 1987 dans l'édifice qui jadis abritait le club social des agents du KGB et aujourd'hui celui des employés du FSB, a d'abord été mis sur pied pour les agents euxmêmes.Les quatre pièces, faisant la rétrospective des moments glorieux et moins glorieux de la police secrète russe, devaient leur servir de lieu de réflexion et de formation.En 1989, ce musée interne a aussi été ouvert aux « professionnels de la sécurité » et à quelques visiteurs triés sur le volet.Robert de Niro y aurait fait un bond alors qu'il préparait un de ces rôles.Lorsque le KGB a rendu l'âme en 1992, l'exposition a été rendue publique.Mais n'entre pas qui veut : le musée reçoit uniquement une poignée de visiteurs par jour, tous accompagnés d'un guide qui a préalablement informé le FSB de l'identité des visiteurs.Le coût de la visite : 54 $ US.On vous invite à payer en roubles ou en dollars US, une pratique rare à Moscou.La première pièce de l'exposition rappelle que c'est Lénine qui a fondé cette police, d'abord appelée la Tcheka ou V-Ché-Ka par les Russes.Le père du bolchévisme voulait que cette force policière devienne « l'épée punitive de l'Union soviétique ».Contre-révolutionnaires, saboteurs, terroristes et ennemis du peuple devaient en être la cible principale.La guide, Anna Preobrazhenskaya, une ancienne employée de l'agence touristique officielle Intourist, raconte l'histoire de chacun des leaders de cette institution pour le moins mystérieuse.Celui-ci, Félix Dzershinski, le premier patron de la Tcheka est mort après avoir fait un discours sur la nécessité des réformes économiques.« Il était évidemment hors du cercle du pouvoir, car tous savaient que Staline était contre ces réformes.Lorsque Dzerzhinski l'a su, il n'a pas tenu le coup », raconte Anna.En 1992, c'est avec enthousiame que les Moscovites ont déraciné une immense statue de Dzerzhinski qui règnait sur la place Loubianka.Il était le symbole même de l'oppression policière.Les histoires des successeurs de Dzerzhinski se terminent toutes de la même manière : les six leaders suivants de la police secrète, devenue entre temps le NKVD, ont tous été fusillés pour différentes raisons pendant l'ère stalinienne.Le plus important de ceux-là, Lavrenti Beria, a été éliminé par le successeur de Staline, Nikita Khrouchtchev, et c'est alors que la célèbre institution a pris le nom de KGB.Musée en deux temps Alors que la première partie de l'histoire de la police secrète est glauque, ce qui suit dans la salle d'exposition est plutôt un hymne aux grands espions russes.et à un des plus récents chefs du FSB, Vladimir Poutine.Dans trois salles, les plus grands exploits des espions russes sont étalés sur les murs qui rappellent la dure victoire des Russes contre les Allemands pendant la Deuxième Guerre mondiale.Des montres dissimulant des microphones, différents équipements d'espionnage interceptés, le récit des missions ultra-secrètes, sont présentés comme des trophées.« Les professionnels du FSB sont encore aujourd'hui très fiers de leurs réalisation surtout lors du passage de Youri Andropov à la tête du KGB.Tout le monde le dit encore, c'était l'âge d'or du KGB », explique une Anna enthousiaste.Elle est tout aussi fière de montrer quelques armes de l'armée russe qui ont été vendues par des citoyens aux rebelles tchétchènes.« Ça démontre bien qu'il y a encore besoin de contrôle à l'intérieur de la Russie », commente la guide.Le tour du musée est terminé.Rien n'a été dit sur le travail acharné du KGB pendant la guerre froide pour garder les citoyens russes bien tranquilles, rien sur leur grand rôle de chien de garde d'une population qui vivait dans la peur.Pas un mot non plus sur la présumée participation du FSB dans les explosions survenues dans des immeubles qui ont fait 300 morts à Moscou en 1999 et qui ont causé la reprise des hostilités avec la Tchétchénie.À la sortie, dans un des halls cérémoniaux du club social du FSB, une grande statue blanche surgit.« C'est la statue de Dzerzhinski, dit la guide, les gens s'en sont débarassés à l'extérieur de l'édifice, mais il est toujours très respecté à l'intérieur par les professionnels ».Plus ça change.Photothèque La Presse L'ancien édifice du KGB qui loge toujours les services secrets russes.3040938A 1LP0401B0415 b4 russie lun 15 avril 1LP0401B0415 ZALLCALL 67 19:10:29 04/14/02 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 5 AVRIL 2002 LA RUSSIE EN 10 CLICHÉS Le grand Bolchoï agonise, les petits théâtres grandissent LAURA-JULIE PERREAULT collaboration spéciale MOSCOU \u2014 La seule évocation du nom du théâtre Bolchoï a longtemps fait naître des tonnes d'images dans l'imaginaire des Occidentaux : des rangées de ballerines exécutant avec brio la chorégraphie de Petipa du magnifique Lac des cygnes ; des rangées d'apparatchiks du parti communiste applaudissant à tout rompre et lançent des « bravos » en roulant les « r ».À lui seul, ce théâtre rappelait haut et fort la sophistication de la culture russe pendant l'ère soviétique.« Les Américains ont le Playboy, nous avons le Bolshoï », aimaient rappeler les leaders de l'empire du froid.Une décennie après la tombée du système communiste et l'effondrement simultané de l'immense budget culturel, il est toujours aussi impressionnant de pénétrer dans l'antre de ce majestueux théâtre qui a célébré ses 225 ans le 28 mars.Les lustres brillent de tous leurs éclats.Des dizaines et des dizaines d'employés vendent des programmes pour la représentation de la soirée.Un tableau annonce les titres de la semaine : deux opéras, trois ballets.La salle de spectacle, couverte de rouge et de doré, rappelle les meilleurs passages de Guerre et Paix.L'amateur ordinaire des grands arts de la scène y passe une soirée mémorable à un prix plus que raisonnable.Malgré une hausse vertigineuse des prix en 2001 \u2014 ils ont quadruplé du jour au lendemain \u2014, il est encore passablement facile de trouver des billets à moins de 20 $ pour une soirée au Bolchoï, qui veut dire grand ou gros théâtre en Russe.Mais le brillant s'arrête là.Depuis plus de cinq ans, le célèbre Bolchoï est en crise et cherche désespérément du financement pour sauver et son théâtre et sa troupe de danseurs, de chanteurs et de musiciens professionels.Le toit coule, les fondations de l'édifice qui fait face à la place Rouge sont fragiles ; des lacunes dans le système électrique ont à maintes reprises forcé l'annulation des spectacles.Plus de 200 millions sont nécessaires pour la reconstruction, mais le début des travaux est sans cesse repoussé.Du côté du personnel, c'est la saignée.Les salaires, versés par l'État russe, sont ridicules.Plusieurs grandes vedettes ont quitté le Bolchoï pour d'autres institutions prestigieuses dans l'Ouest ou pour des théâtres plus jeunes et plus dynamiques en Russie.Second souffle après l'ouragan Même si le bateau-émissaire de la culture russe a besoin d'être sauvé du naufrage, le reste de la flotte est bien loin de sombrer dans les eaux froides des lois du capitalisme.En fait, avec plus de huit compagnies d'opéra et des dizaines et des dizaines de compagnies de théâtre et de ballet, Moscou est toujours la capitale des arts de la scène.L'opéra Hélikon et son directeur artistique, Dimitri Bertman, âgé tout juste de 35 ans, sont l'illustration même de la survie, voire de la renaissance, des grands arts russes, malgré les bouleversements qui secouent le pays depuis 10 ans.M.Bertman a fondé son opéra en 1990, alors qu'il avait tout juste 23 ans, dans l'ancien palais de la princesse Shachovskoi qui abritait pendant la période communiste un club de médecins.Au tout début, son opéra avait l'air d'un radeau bien plus que d'un bateau de croisière, se rappelle-t-il.« Nous avons commencé notre travail en pleine pérestroika, alors que les magasins étaient vides et que tout tombait en morceaux.Je montais des opéras avec trois chanteurs.Je choisissais des titres que personne ne montait dans les grands théâtres russes, comme du Stravinski, du Prokoviev, du Debussy », raconte-t-il en rigolant.Pour financer son projet, il a dû jouer de ruse.« J'empruntais dans une banque et je donnais le montant en garantie dans une autre banque ! Ce théâtre n'aurait jamais pu naître à une autre époque de notre histoire ».Son petit Hélikon, qui ne peut accueillir que 200 spectateurs, était le laboratoire parfait pour ses expérimentations.Sa plus grande phobie : « Recopier la vie, c'est si cliché.C'est exactement ce que le Bolchoï fait.Ils montrent aux spectateurs ce qu'ils connaissent déjà.Ils ne les obligent pas à penser », commente le jeune Bertman, dans son bureau niché au deuxième étage de son lieu de création.En 1993, alors que le pire de la tempête de la transition était passée \u2014 le rouble avait déjà dégringolé et les étalages des magasins se remplissaient à nouveau \u2014 le petit théâtre Hélikon a été nommé théâtre d'État.« Nous avons commencé à engraisser et nous avons pu faire de plus grandes productions.Les critiques nous détestaient.Ils disaient que nous étions trop élitistes.C'est alors que j'ai décidé de mettre en scène des titres très, très connus comme La Traviata et Aïda.Les gens sont venus pour le cliché, mais ils ont été assez surpris ».Ses productions, complètement débridées et parfois transposées au présent, ont d'abord choqué la critique.Mais le public, lui, a acheté.Le petit théâtre Hélikon est, depuis lors, plein à craquer et Dimitri Bertman a pu traîner sa troupe en tournée en France, au Canada (il a monté La Traviata à Toronto), aux États-Unis.Le jeune metteur en scène a remporté plus souvent que quiconque en Russie des masques d'or, la récompense ultime dans le milieu culturel russe, pour ses productions audacieuses.Son petit théâtre qui était l'exception il y a 10 ans a inspiré bien d'autres directeurs artistiques.C'est aujourd'hui Dimitri Bertman, l'ancien vilain petit canard de l'opéra russe, qui est président du jury du festival annuel des Masques d'or qui vient tout juste de débuter et qui se poursuivra jusqu'en mai.« Ce que je remarque en regardant ces nouveaux spectacles russes est que les vieux clichés commencent à tomber.Il y a un nouveau public russe, fait des 20-35 ans, qui s'intéresse à l'art en général et qui veut voir du nouveau, pas seulement Boris Godounov.Je dois beaucoup à ce public », dit-il.Une chose dérange cependant beaucoup le directeur artistique.Le prix de ces billets est tellement élevé (100 $ US) que seuls les étrangers et les nouveaux Russes peuvent se les offrir.« Je veux construire un nouveau théâtre qui aura trois fois plus de sièges.C'est incroyable d'avoir 300 employés et moins de spectateurs.La construction devrait prendre plus de quatre ans », explique-t-il.« C'est presque impossible de trouver des mécènes qui peuvent aider en Russie.Ça ne fait pas partie de la culture ».D'ici là, sa troupe continuera à passer à l'Ouest plusieurs fois l'an, question de compenser pour le salaire de 200 $ US que le gouvernement verse à ses membres chaque mois.« Mais le miracle dans tout ça, est que le nouvelle génération d'artistes préfère travailler ici, à Moscou, plutôt que de s'exiler en permanence.C'est éventuellement ce qui sauvera nos arts de la scène.Au début des années 1990, il y avait l'attrait de l'Europe, de l'Amérique du Nord, mais rapidement, les artistes s'ennuient de leur langue, de leur famille », précise-t-il.Il est lui-même la preuve vivante de ce retour aux sources.La Finlande, l'Autriche lui ont longtemps fait de l'oeil.Il y enseigne parfois.« Mais c'est ici que tout est possible.Ici, ironiquement, qu'il y a le plus de liberté de création », conclut-il avant de recevoir dans ses appartements un célèbre chef d'orchestre qu'il a réussi à dérober au Bolchoï.Le Bolchoï : 225 ans d'histoire, une salle qui rappelle les meilleurs passages de Guerre et Paix.LA MAFIA L'ARMÉE De bums à hommes d'affaires?Du boeuf à la grenouille CERTAINS COMPARENT le procédé actuel à celui qui a eu lieu aux États-Unis, d'autres parlent de remords de conscience : la mafia russe serait en train de se légaliser.Des sommes importantes, qui ont été encaissées par des hommes d'affaires aux mains souillées au début des années 1990 et qui ont été déposées dans des comptes offshore, sont maintenant de retour au pays, selon une foule d'analystes qui prévoient que la croissance économique russe, à la hausse depuis le krach boursier du rouble en 1998, devrait continuer sur sa lancée.Les gardes du corps en manteaux longs sont encore présents dans certaines parties de Moscou mais ils rappellent surtout le vieux cliché des premières années de la nouvelle Russie.La corruption qui touche les citoyens n'est cependant pas moins prévalante.Tous les propriétaires de magasins, de restaurants et d'entreprises doivent débourser des sommes pour recevoir une protection.Les mafias des pays du Caucase contrôlent la plupart des marchés des grandes villes.JADIS LA FIERTÉ de l'État soviétique, l'armée russe n'est plus que l'ombre d'ellemême.Alors que cette armée a jadis rivalisé avec l'armée américaine, son budget militaire est aujourd'hui 1,5 % du budget militaire des États-Unis.Les désastres de Tchernobyl et la tragédie du sous-marin Koursk ont rappelé au monde qu'une bombe à retardement, faite de matériel militaire mal entretenu, dort dans les steppes russes.Le service militaire est toujours obligatoire, mais de nombreuses discussions sont en cours quant à sa légitimité.Depuis la guerre d'Afghanistan, de puissantes organisations de mères se battent contre la conscription.Elles veulent leurs fils vivant et en Russie.Les effectifs de l'armée sont cependant toujours importants.Plus de 348 000 hommes forment l'armée de terre, 184 600 autres complètent les rangs de l'aviation.La marine compte à son bord 171 500 hommes.L'armée canadienne est 10 fois plus petite.Le Grand Journal L'information à Une couverture fidèle de l'actualité locale, nationale et internationale Gilles Proulx 11 h 30 Jean-Luc Mongrain 17 h Jean Lapierre 22 h 3042509A La Presse 15 avril 2002 Page B5 manquante 1DU0601B0415 LUNDI 1DU0601B0415 ZALLCALL 67 18:37:13 04/14/02 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 5 AVRIL 2002 Même excellente voiture, nouveau prix formidable.SATURN SL 2002 Comprend : Transmission manuelle Deux sacs gonflables à l'avant Banquette arrière à dossiers rabattables divisés 60/40 Direction assistée Pour faire tout autrement.Comprend : Transmission manuelle Deux sacs gonflables à l'avant Béquet arrière intégré Direction assistée Lecteur de disques compacts SATURN COUPÉ 3 PORTES SC1 2002 Achetez en ligne à saturncanada.com ou appelez au 1 888 4SATURN Ces offres sont d'une durée limitée et ne peuvent être jumelées.Elles s'appliquent aux nouveaux modèles Saturn 2002 en inventaire.Le prix d'achat inclut un crédit de livraison et ne peut être jumelé à aucun autre programme incitatif d'achat ou de location.L'immatriculation, l'assurance et les taxes ne sont pas incluses.Le transport n'est pas inclus dans le prix d'achat comptant.À la signature du bail, un comptant initial (ou échange équivalent), un dépôt de garantie remboursable et un premier versement mensuel vous seront demandés.Pendant la durée du bail, le kilométrage qui vous est alloué est de 80 000 km et chaque kilomètre supplémentaire ne vous coûtera que 12 cents.L'offre de location est sujette à l'approbation de crédit.Les détaillants peuvent fixer un prix ou des mensualités moindres.Une commande ou un échange de véhicules entre détaillants peut être requis.Voyez votre détaillant Saturn pour plus de détails.Chaque Saturn 2002 comprend une garantie limitée de 5 ans ou 1 km sur le groupe propulseur.Nos mensualités comprennent les frais de transport, la préparation à la route et la taxe d'accise, lorsque cela s'applique.SATURN INTERMÉDIAIRE L100 2002 GROUPE VALEUR SÛRE Comprend : Transmission automatique Freinage antiblocage (ABS) avec traction asservie Rideau gonflable de pavillon Climatisation Lève-glaces et verrouillage électriques Télédéverrouillage Régulateur de vitesse Lecteur de disques compacts Béquet arrière Roues en alliage ou louez pour 21 300 $ PRIX LORS D'UN ACHAT COMPTANT.TRANSPORT ET TAXE D'ACCISE EN SUS (930$).249 $/MOIS/48 MOIS 2940 $ comptant ou louez pour 14765$ PRIX LORS D'UN ACHAT COMPTANT.TRANSPORT EN SUS (750$).179 $/MOIS/48 MOIS 2750$ comptant ou louez pour 12245$ PRIX LORS D'UN ACHAT COMPTANT.TRANSPORT EN SUS (750$).159 $/MOIS/48 MOIS 2314 $ comptant 3031862A 1LP0702B0415 6LP0301C0413 1LP0702B0415 ZALLCALL 67 21:45:37 04/14/02 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 5 AVRIL 2002 B7 SPOTS ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale Toscani après Benetton LES PHOTOS de poumons intoxiqués, encrassés et souillés sur les paquets de cigarettes vous choquent ?Attendez de voir la prochaine campagne publicitaire antitabac de la World Health Organisation ! C'est nul autre qu'Oliviero Toscani que l'organisme a approché afin de diffuser les images les plus percutantes qui soient.On peut s'attendre à tout avec le photographe italien qui a fait beaucoup jaser avec ses campagnes publicitaires de Benetton, il y a quelques années.Rappelez- vous : le sidéen, le soldat mort au champ de bataille.Sa campagne antitabac risque de faire tout un.tabac ! Elle sera, en effet, diffusée mondialement et est déjà annoncée comme choquante, indique le quotidien The Guardian.Elle visera principalement les événements sportifs que commanditent des marques de cigarettes comme la Coupe du monde de soccer 2002, dans deux mois, en Corée et au Japon.\u0001 \u0001 \u0001 Qui fait combien ?DANS SON numéro d'avril, Info Presse Communications publie un tableau des salaires des employés des agences de pubs au Québec.Une première pour le magazine spécialisé.Ainsi, on y apprend que les présidents des grandes agences (celles qui ont des revenus annuels de 10 millions de dollars et plus) font, en moyenne, de 200 000 $ à 700 000 $.Les directeurs de création font, en moyenne, de 150 000 $ à 500 000 $.Les directeurs de compte : de 80 000 $ à 120 000 $.Les concepteurs-rédacteurs (qui rédigent les textes des pubs) et les directeurs artistiques (qui assurent le graphisme et la production visuelle) : de 30 000 $ à 150 000 $.Il est intéressant de les comparer à leurs homologues américains.Pour une dixième année, Advertising Age a mené une étude auprès des agences de publicité des États-Unis.Les 40 plus grandes agences américaines, dont la plupart ont leur siège social à New York, ont été sondées.La lecture des résultats vous fera peutêtre renoncer au rêve américain ! Les présidents d'agence ont fait en moyenne 199 000 $ (soit 311 000 $ canadiens), primes incluses, en 2001.Les directeurs de création ?119 000 $ (186 000 $ canadiens).Les directeurs de compte ?73 000 $ (114 000 $ canadiens).Les concepteurs-rédacteurs et les directeurs artistiques ?Respectivement, 56 000 $ et 55 000 $ (87 500 $ et 86 000 $ canadiens).\u0001 \u0001 \u0001 Mc Do fait de l'oeil aux fillettes LES RESTAURANTS Mc Donald's des États-Unis ont misé gros, cette année, pour attirer plus de fillettes à leurs comptoirs.Depuis la semaine dernière, c'est avec des reproductions de luxe de la célèbre poupée Madame Alexander avec les yeux qui ouvrent et qui ferment (vendue environ 50 $ dans les boutiques Schwarz et Neiman Marcus) que la chaîne de restauration rapide espère féminiser sa clientèle.La version Mc Do de Madame Alexander fait quatre pouces et trois quarts de haut, contrairement à huit pour l'originale.Elle vient en huit modèles.Les clientes doivent simplement se procurer un Happy Meal (hamburger, frite et boisson) à 1,99 $ pour en avoir une ! Depuis une dizaine d'années, l'entreprise doit travailler fort pour attirer autant de filles que de garçons dans ses restaurants.Car en vieillissant, les filles perdent intérêt pour Mc Do beaucoup plus vite.D'après une étude américaine, 45 % des fillettes de six à huit ans disent que Mc Do est leur restaurant préféré.Le pourcentage baisse de moitié chez les neuf à 11 ans, tandis qu'il demeure à 37 % chez les garçons du même âge.Selon la nutritionniste Tammy Baker, citée par le Wall Street Journal, « à l'adolescence, pendant que les gars développent un appétit féroce qui fait fi de toute considération alimentaire, les filles accordent de plus en plus d'importance à leur apparence.Comme elles prennent du poids durant la puberté, elles s'imposent un régime amaigrissant.Elles s'accrochent à des salades et des yaourts.Les filles et les gars à cet âge ont, par ailleurs, des idoles différentes.Ils préfèrent les athlètes.Elles, les mannequins et actrices rachitiques.Les modes sont de plus en plus passagères.L'effet Amélie Poulain s'estompera dès qu'un autre film marquant sortira.Le fabuleux destin publicitaired' Amélie Poulain ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale Regardez autour de vous, à la sortie de l'épicerie, lors d'une halte chez le fleuriste du coin ou d'une balade à la campagne en voiture.Vous constaterez à quel point Amélie Poulain a fait tout un effet de ce côté-ci de l'Atlantique.Pas tant sur votre entourage, mais dans le paysage.publicitaire.Suffit de jeter un coup d'oeil à un abribus ou de ne pas zapper entre deux intrigues de Fortier.Ces dernières semaines, pas moins de cinq campagnes publicitaires québécoises inspirées du film de Jean-Pierre Jeunet ou de sa bande sonore signée Yann Tiersen ont vu le jour.La plus évidente est une campagne de Mc Do pour promouvoir ses filets de poulet et baptisée « Le délicieux festin d'Émilie Poulet ».« Lorsqu'on mousse un produit qui n'est pas nouveau, on n'a pas le choix de se démarquer », estime Hugues Choquette, directeur de groupe création, de l'agence de publicité Cossette Communications-Marketing, qui détient depuis des années le compte publicitaire des Restaurants Mc Donald's.« Il faut donc saisir les occasions.» Les publicitaires (et les journalistes.) ne pouvaient espérer mieux : un film au titre évocateur, qui baigne dans un univers musical coloré, qui a récolté cinq nominations aux Oscars et a fait le bonheur de moult Français et Québécois.Combien de fois avez-vous entendu de l'accordéon dernièrement à la télévision ?Il y a un petit peu d'Amélie Poulain dans les récentes pubs de Tel-Jeune, des restaurants Mc Donald's, de la loterie La Roue de fortune et d'IGA.« La pub récupère beaucoup les tendances, dit Hugues Choquette de Cossette.Elle les précède rarement.De toute façon, son format (15, 30, 60 secondes) ne nous permet pas de le faire.On se sert donc souvent des choses existantes, car elles sont un gage de succès et qu'on n'a que 30 secondes pour passer un message.La popularité d'Amélie Poulain était assez forte pour qu'on s'en inspire.On peut ainsi parfois se permettre de diffuser nos messages à une fréquence moins élevée.» Les demandes d'airs de bal-musette ne se sont pas fait attendre, après l'arrivée d'Amélie Poulain sur nos écrans.« Il n'y a pas de demi-mesures en pub », juge Gaétan Gravel, compositeur d'Audio Z, à qui l'on doit la musique du message d'IGA dans lequel on entend la voix de la comédienne Angèle Coutu.« On a connu la même chose après la sortie du film Pulp Fiction, il y a quelques années.Tous les clients, à l'époque, voulaient de la musique surf rock avec de la guitare de style Ventures.La vague Pulp Fiction était même plus grande encore que celle d'Amélie Poulain, ce dernier film étant très ciblé culturellement.Pour la pub d'IGA, l'agence de publicité LG2 désirait une bande son « à la Amélie Poulain, mais qui se démarquerait, précise Gaétan Gravel.Elle voulait de l'accordéon, mais sans que ça sonne folklorique.Pour celle de la loterie La Roue de fortune, Communications bleu, blanc, rouge a demandé à son compositeur de « s'inspirer de l'instrumentation de la bande sonore et, évidemment, d'accorder la musique avec les images », explique Francis Armstrong, associé principal de l'agence de publicité.La situation était quelque peu différente pour la pub dans laquelle le propriétaire d'un bistro français s'aperçoit que tous ses employés, sa femme y compris, mangent en cachette des plats de chez Mc Do.« Quelle musique met-on pour montrer que l'action se déroule dans un bistro français ?demande le compositeur Michel Corriveau.Avec l'agence, j'ai exploré différentes avenues musicales, pour réaliser qu'il fallait absolument de l'accordéon.Mais comme Amélie Poulain est populaire en ce moment, tout le monde associe ma musique à celle du film.Alors que ce genre n'est pas nouveau.On a simplement redonné ses lettres de noblesse à l'accordéon et au musette.Dans tous ces cas, pourquoi ne pas avoir simplement acheté les droits d'une des pièces de la bande sonore du film ?« Car elles ne sont pas nécessairement adaptées au format publicitaire, répond Jean-François Bernier, directeur artistique de l'agence Bos, derrière la campagne de Tel-Jeune.Et c'est trop dispendieux.Les droits d'une chanson des Rolling Stones (comme Start Me Up, utilisée pour un message publicitaire de Windows 95) peuvent coûter des millions.Mettre la main dessus, joindre la maison de disques, attendre une autorisation, peut prendre des semaines.» Ce qui explique, en partie, tous ces dérivés des succès de l'album Play de Moby, l'an dernier, de la lambada et de la bande sonore oscarisée du film Les Incorruptibles (signée Ennio Morricone), il y a une quinzaine d'années.« De toute façon, la pub est un reflet de la société, de ce qui est à la mode, dit Gaétan Gravel.Pour vendre, il faut prendre des influences ici et là lorsqu'on compose.» « Entendre un air connu évoque un paquet de choses, poursuit Michel Corriveau.Mais qu'est-ce qui est plus efficace ?Une composition éclatée et originale ou une énième pub de voiture avec un air de Moby ?Les annonceurs doivent apprendre à se faire remarquer autrement.» Il n'y a pas que la bande sonore ou les titres de films qui sont visés.Leurs scènes également.Vous avez dit The Matrix ?« Pour autant que les images s'accordent avec le produit annoncé, mentionne Hugues Choquette.Reproduire des scènes de The Matrix pour vendre des voitures, ça va, mais pas pour Mc Donald's.» « Au départ, avant même de recourir à la musique d'un film, il faut avoir une bonne idée, un concept, dit Jean-François Bernier.Je suis contre les pubs qui ne vivent que par leur musique.» Surtout qu'il y a de fortes chances qu'on finisse par se lasser d'un air ou d'une chanson.L'effet d'Amélie sur les publicitaires va-t-il durer ?« Non, croit Hugues Choquette.Les modes sont de plus en plus passagères.L'effet Amélie Poulain s'estompera dès qu'un autre film marquant sortira.Ça nous oblige à rester à l'affût.» « Amélie Poulain va durer, estime en revanche le compositeur Michel Corriveau.Sa musique va devenir un code pour certains états d'âme.» Lorsque les personnages des pubs auront le goût de faire du bien autour d'eux ?La fille.le garçon.et la mère, sur un air du Fabuleux destin d'Amélie Poulain. 1LP0801B0415 B8 LUNDI 1LP0801B0415 ZALLCALL 67 19:10:42 04/14/02 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 5 AVRIL 2002 Être jumeau et solde2jours chercher l'amour Mardi et mercredi 16 et 17 avril mode enfantine 40 % de rabais vestes printanières et impers pour enfant 30 % de rabais grenouillères et layette Baby's Own solde 599et 799 grenouillères pour bébé En éponge unie ou à motifs et en velours.Ord.7,99 $ et 9,99 $ 15 % de rabais meubles et accessoires de la nursery bijoux, produits de beauté et accessoires 60 % de rabais liquidation du fabricant : bijoux en or à 10 ct et à 14 ct 50 % de rabais liquidation du fabricant : bijoux mode Monet et Jones New York Prix tels qu'étiquetés produits Line Eraser de L'Oréal pour soin de la peau sacs à main To Gomc bagages Exceptions : articles « Aubaine la Baie », Outline, Travel Pro et ceux à parois rigides.40 % de rabais bracelets tennis diamantés et sélection de boucles d'oreilles et pendentifs diamantés 30 % de rabais lunettes de soleil montres Scandia pantoufles collants fins Dim sacs à main et portefeuilles écharpes, ceintures, chapeaux et parures de cheveux chaussures 50 % de rabais bottes hivernales pour elle et lui Sur nos derniers prix étiquetés.40 % de rabais chaussures pour elle Modèles Aerosoles®, Clarks®, Hush Puppies®, Naturalizer®, Easy Spirit, Life Stride dans le lot.choix de chaussures de sport Reebok et Brooks® pour elle et lui choix de chaussures de sport Avia® pour elle 25 % de rabais chaussures pour enfant 30 $ à 50 $ de rabais chaussures pour lui Dans le lot : Florsheim®, Bostonian®, Nunn Bush®, Wolverine®, Mantlesmc, To Gomc et sélection de modèles Rockport®, Ecco®, Clarks® et Hush Puppies® liquidation! 50 % de rabais additionnel chaussures en liquidation à prix déjà réduit de 50 %pour femme et enfant.Dans le lot : marques griffées dans certains magasins.30 % de rabais additionnel bijoux et montres à prix déjà réduits mode, tenues d'extérieur et lingerie à prix de liquidation pour femme Sur nos derniers prix étiquetés.mode et lingerie pour elle casseroles, vaisselle, etc.mode masculine 30 % de rabais mode en tailles petites, courantes et fortes Pour elle.Alia, Alia Sport, Nygård Collection, Nygård Sport, Emma James, Villager, Tan Jay, Alfred Dunner, Haggar® pour elle et Evan Picone toute la mode féminine Global Mind®, Levi's®, Ikeda, Manager, Tommy Jeans, CK Jeans, Polo Jeans, Guess Jeans et Buffalo pulls, interchangeables tout-aller et mode carrière Mantlesmc et To Gomc pour elle En tailles petites, courantes et fortes 25 % à 40 % de rabais mode griffée sélectionnée pour elle Liz Claiborne, Bianca Nygård, Jax II, Joneswear, Jones New York et autres.Aussi en tailles petites.25 % de rabais soutiens-gorge, slips et dessous amincissants Exception : articles Calvin Klein 40 % de rabais toutes les vestes tout-aller pour lui Pacific Trail, To Gomc et Impermeable solde 4999 pantalons tout-aller Dockers® et Haggar® 35 % de rabais hauts et pantalons Levi's® pour lui 30 % de rabais imperméables Weatherman pour lui chemises habillées et cravates pour lui Arrow, Hathaway, Jones New York et Geoffrey Beene 195 $ de rabais complets Shipley pour lui Ord.495 $.Solde 299,99 $ 25 % de rabais pantalons de ville Jones New York et Haggar® pour lui sportswear Polo choisi pour lui solde 1999 chemises tout-aller Natural Issue et Arrow Ord.34,99 $ et 45 $ 15 % de rabais sous-vêtements pour lui Stanfield's, Harvey Woods, Prodige et Joe Boxer chaussettes pour lui Mc Gregor, Nike, Wilson, CCM, Levi's®, Weekender, Superstar, Dockers® et Mantlesmc Exception : promos « 3 paires pour.» Pourquoi certains articles ne sont-ils jamais en solde?Parce que ceux de nos marques maison Market Square et Outline, ainsi que les articles « Aubaine la Baie » vous sont offerts aux meilleur prix, chaque jour.Les rabais indiqués sont sur nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Le choix et les marques varient selon le magasin.Exceptions : articles « Nouvellement réduit », « Achat spécial » et ceux des rayons concédés.meubles, gros électros et appareils électroniques jusqu'à 60 % de rabais meubles, duos-sommeil, lampes et gravures de fin de série et en montre jusqu'à 250 $ de rabais gros électros Frigidaire et Whirlpool jusqu'à 25 % de rabais appareils électroniques de fin de série et en liquidation, en montre 50 % de rabais ustensiles de cuisson sélectionnés Circulon, Professional de Circulon, Kitchen Aid, Le Cook's-Ware, Europa et Casa Bella de Lagostina, Integral et Restaurant Gourmet de T-Fal verres à pied Claudia et Diana boîtes de chocolats Lindt, 108 g Sur notre prix original chaise longue Easy Lounger de To Gomc de notre coin jardin Ord.89,99 $.Solde 44,99 $ 40 % de rabais verres à pied J.G.Durand et Schott articles de service en verre articles-cadeaux en métal Exception : Seagull Pewter 30 % de rabais figurines Royal Doulton articles Bunnykins et Peter Rabbit pour enfant 25 % de rabais articles Rubbermaid et Thermos batteries de cuisine To Gomc en acier inox Ord.200 $.Solde 149,99 $ et articles suivis verrerie Exception : articles Luigi Bormioli jeux d'ustensiles de table Oneida, 45 pièces jeux d'ustensiles de table Mantlesmc, 24pièces nettoyants Hagerty pour l'argenterie 15 % de rabais petits appareils de cuisine Sunbeam et Oster 10 % de rabais papeterie Exception : articles Market Square linge de maison 55 % de rabais serviettes To Gomc en éponge Tout coton.Débarbouillette, essuie-mains et serviette de bain.Ord.18 $ à 50 $.Solde 7,99 $ à 22,50 $ serviettes To Gomc en velours Débarbouillette, essuie-mains et serviette de bain.Ord.12 $ à 20 $.Solde 5,40 $ à 8,99 $ 50 % de rabais oreillers Supreme de Healthy Living® Standard.Ord.20 $.Solde 9,99 $ Grand.Ord.28 $.Solde 13,99 $ 40 % de rabais couvre-matelas Healthy Living® Une place à très grand lit.Ord.70 $ à 120 $.Solde 41,99 $ à 71,99 $ couettes Healthy Living® Une place à très grand lit.Ord.100 $ à 170 $.Solde 59,99 $ à 101,99 $ 30 % de rabais cadres, bougies et accessoires déco Journée magasinage homme d'affaires La Baie, Centre Rockland, Mail Champlain et Place Rosemère le samedi 20 avril Précisions en magasin.de TRANSFORMEZ VOS ACHATS DE TOUS LES JOURS EN RÉCOMPENSES.Amassez des points dans tous les magasins de la Compagnie de la Baie d'Hudson : la Baie, Zellers, Déco Découverte ou hbc.com Amassez rapidement des points en utilisant votre carte HBC, la Baie ou Zellers.Obtenez 25 points additionnels pour presque chaque dollar dépensé.J'aime, j'achète! 3043080A DEUX JUMELLES australiennes viennent de lancer le tout premier site mondial de rencontres pour jumeaux qui espèrent l'amour et le mariage.Selon les éditrices du site, il semble que de nombreux jumeaux ont des difficultés dans leurs relations amoureuses parce que leurs partenaires ne comprennent pas la force du lien qui les unit et en deviennent jaloux.Elles ont donc lancé le service de rencontres Exclusively Twins (www.twinsrealm.com) dans l'espoir que sortir avec un autre jumeau soit la solution ou que le futur conjoint soit bien conscient de la situation avant d'aller plus loin.La base de données, qui regroupe des jumeaux célibataires du monde entier, est accessible moyennant un abonnement mensuel de 9,95$ US.\u0001 \u0001 \u0001 ON DIT SOUVENT que lorsqu'on se compare, on se console.C'est souvent vrai, mais pas toujours.Prenez par exemple le site du Museum of Conceptual Art de Earl Vickers.Dans la section Biographie comparative accomplished) , on nous propose un moteur de recherche qui permet de découvrir les réalisations des grands de ce monde à tel ou tel âge.Le genre de truc qu'on ne veut pas nécessairement voir le jour de son anniversaire ou lorsqu'on fait le bilan des années qui passent.\u0001 \u0001 \u0001 AVIS AUX UTILISATEURS du service Yahoo ! Mail (mail.yahoo.com), celui-ci s'octroie dorénavant le droit de vous envoyer du courrier non-sollicité.Presque trois semaines après avoir annoncé que son service deviendrait en partie payant, le service de messagerie électronique du portail américain Yahoo ! vient de modifier sa réglementation sur les données personnelles « Privacy Policy » pour y inclure de nouvelles règles en matière de marketing direct.À compter du 15 juin, les abonnés du service recevront des offres publicitaires du service Yahoo ! Delivers.On parle d'une douzaine d'offres publicitaires par courriel en plus d'offres postales si vous avez indiqué l'adresse de votre domicile lors de l'inscription.\u0001 \u0001 \u0001 LA FRANCE revit l'effervescence de Loft Story, avec la suite du concept télévisuel et Internet qui a enivré tout le pays l'an dernier.Loft Story 2002, était à la télé jeudi dernier sur M6 et sur le Web.Outre le site officiel (www.loftstory.fr) qui présente l'émission, les participants et donne accès aux caméras en temps réel moyennant abonnement, il existe une multitude de sites « off » Loft Story avec infos croustillantes et rumeurs sur les participants.Je cite au passage le portail de Loft Story (www.auloft.com), La caverne du loft (www.lacaverne- du-loft.com) ou encore tout simplement Loft Story 02 (loftstory.02.free.fr).Bruno Guglielminetti collaboration spéciale actuel@guglielminetti.com Ceaucescu n'est pas mort.Associated Press IASI (Roumanie) \u2014 Nicolae Ceaucescu, le dictateur communiste qui a dirigé la Roumanie pendant des décennies avant d'être sommairement jugé et exécuté avec sa femme Elena en 1989, garde une certaine aura parmi les adolescents de Iasi, une ville du nord-est du pays, selon un sondage publié mardi dernier par le quotidien Evenimentul Zilei.D'après cette enquête réalisée par des étudiants en science politique, 44 % des adolescents de Iasi pensent que Ceaucescu était meilleur que les deux présidents qui lui ont succédé, Ion Iliescu et Emil Constantinescu.Les étudiants ont demandé à 1067 personnes réparties par groupes d'âge de remplir un questionnaire pour ce sondage comportant une marge d'erreur de 3 %.Aucune marge d'erreur n'a été donnée pour le sous-groupe adolescent.La coordinatrice de cette étude, Georgeta Condur, estime dans les colonnes du quotidien que les résultats pourraient simplement refléter l'immaturité politique des jeunes.« Les adolescents entendent souvent leurs parents dire que sous Ceaucescu c'était mieux (.) mais ils ne s'aperçoivent pas que c'est avant tout pour punir le gouvernement actuel », analyse-t-elle.3040483A "]
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