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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-11-03, Collections de BAnQ.

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[" 7LP0102A1103 Page A1/3novembre 7LP0102A1103 ZALLCALL 67 00:20:32 11/03/02 B MONTRÉAL DIMANCHE 3 NOVEMBRE 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ 1 19e ANNÉE > NO 1 5 > 60PA G E S > 6 C A H I ER S FONDS DE LA FTQ « JE TE CONFIE MON COEUR.ET MON BRAS ! » AIDE SOCIALE Perte nette de 551 millions De plus en plus de prestataires chezles COMME le rapportait La Presse hier, la contre-performance boursière de cette année a fait mal au Fonds de solidarité de la FTQ ce qui a contraint ses dirigeants à suspendre toute nouvelle émission d'actions cette année.Pour la deuxième fois de son histoire, le Fonds a présenté hier à ses actionnaires un bilan négatif, inscrivant une perte nette de 551,5 millions $ pour la période se terminant le 30 juin 2002, soit un rendement négatif de 11,4 %.Toutefois, ont-ils fait remarquer, le rendement négatif avait été réduit à 7 % en date du 25 octobre dernier.La suspension des émissions d'actions, une mesure temporaire, a été rendue nécessaire par les fluctuations importantes du marché boursier depuis le dernier rajustement de la valeur de l'action du Fonds de solidarité au 30 juin 2002.La valeur du titre avait alors été fixée à 22,02 $, en baisse de 2,96 $ depuis un an.Afin de protéger ses investisseurs, le Fonds a donc annoncé officiellement hier à ses membres à l'occasion de sa 19e assemblée générale annuelle, qu'il retardait jusqu'au 30 décembre prochain toute nouvelle émission d'actions.Cette mesure vise à éviter de pénaliser des actionnaires qui continueraient à souscrire durant cette période à de nouvelles émissions d'actions.Voir PERTE en A2 MARIE-FRANCE LÉGER Alors que le nombre de prestataires de l'aide sociale diminue au Québec dans toutes les catégories de façon continue, la proportion augmente chez les immigrants.Du côté du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale, on chuchote une explication : le volume d'immigrants de plus en plus élevé au Québec qui atteindra cette année le seuil des 40 000 individus.André Boulerice Les statistiques émanant de ce ministère montrent qu'entre juin 2001 et juin 2002, 72 393 adultes nés hors Canada étaient bénéficiaires de l'aide sociale, soit une augmentation de 5 % par rapport à l'an dernier.Sur la même période, les prestataires des autres catégories ont été moins nombreux à avoir recours à l'aide de l'État.On a observé en effet une baisse de 5,6 % chez les familles monoparentales, de 4 % chez les jeunes de moins de 25 ans et de 2,7 % chez les adultes de moins de 30 ans.André Boulerice, ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration, a vivement réagi en soulignant qu'il s'agissait de statistiques « tronquées » qui faussaient le Voir IMMIGRANTS en A2 Photo BERNARD BRAULT, La Presse Installés dans le choeur de l'église et faisant face à la nef, où étaient regroupés les familles et les nombreux amis, l'as-lanceur des Dodgers de Los Angeles, Éric Gagné, et Valérie Hervieux se sont mariés devant Dieu hier, à Saint-Henri-de-Mascouche.Ils avaient déjà célébré leur union civile en Californie il y a plusieurs mois.La cérémonie s'est déroulée sous le signe de la joie et de l'humour.Éric Gagné, l'as releveur des Dodgers de L.A., convole en justes noces FRANÇOIS BÉLIVEAU LE LANCEUR de relève étoile des Dodgers de Los Angeles, Éric Gagné, a épousé Valérie Hervieux, 25 ans, de Repentigny, hier après-midi dans la magnifique église de Saint-Henri-de Mascouche, en présence des familles et de leurs proches.Cérémonie intime, mais joyeuse, animée par le prêtre Éric Généreux.Éric et Valérie, qui s'étaient déjà unis officiellement par une célébration de mariage civil à Los Angeles, ont une fille de 2 ans, Faye.Les nouveaux époux s'étaient connus il y a une dizaine d'années alors que le baseballeur évoluait pour le Royal de Repentigny de la Ligue de baseball élite du Québec (LBEQ).Lors de l'échange des anneaux, le grand joueur à la barbichette, qui a sauvegardé 52 victoires la saison dernière pour les Dodgers, un record d'équipe, tout près du record du baseball majeur qui se situe à 57, s'est dit impressionné par le long témoignage d'amour de sa belle.Voir GAGNÉ en A2 ÉTATS-UNIS Le vieux parti Les poids lourds mobilisés C'est dur à croire, mais le Parti démocrate a déjà été celui de la jeunesse aux États-Unis.En 1960, mené par un leader charismatique, John F.Kennedy, le parti a inspiré une génération de jeunes idéalistes, dont Bill Clinton et Hillary Rodham, qui exercent encore une influence aujourd'hui auprès de leurs concitoyens.À l'époque, l'engagement politique était noble.En 1972, sous le leadership de George Mc Govern, héros de la Seconde Guerre mondiale passé dans le camp des colombes, le parti est devenu celui des jeunes opposés à la guerre au Vietnam.Clinton et sa future femme ont continué à y militer, appuyant la campagne présidentielle de Mc Govern au Connecticut, où ils étudiaient le droit.Les jeunes démocrates ont perdu l'élection, mais ils n'ont pas abandonné leurs principes sur le Vietnam.À la fin, la majorité de leurs concitoyens se sont ralliés à eux sur cette question.En 1974, à l'âge de 28 ans, Clinton prenait part à sa première campagne électorale en Arkansas en se présentant sous la bannière démocrate pour briguer un siège à la Chambre des représentants.Il fut défait, mais sa passion politique était encore largement partagée par les jeunes de sa génération.Songez un peu : lors des élections de mi-mandat de 1974, les moins de 30 ans avaient été plus nombreux aux États-Unis à voter que les 65 ans et plus.Même si la guerre au Vietnam avait entamé leur idéalisme, les jeunes croyaient Voir PARTI en A2 À tire-d'aile F8 Bandes dessinées F7 Décès C7 Êtes-vous observateur C5 Génies en herbe E7 Grille thématique E7 Feuilleton F7 Forum A11-A13 Horaire spectacles E6 Horaire télévision E2 Horoscope C6 Le bridge C7 Loteries A2, A4 Mots croisés F7 Mot mystère C6 Petites annonces - immobilier C4, C5 - marchandises C5 - emplois C5 - automobile C5-C7 Sciences E8 M É T É O Voir page D14 Passages nuageux Maximum 2, Minimum -5 Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Pour le dernier week-end avant les élections américaines de mi-mandat, républicains et démocrates ont mobilisé leurs poids lourds sur le terrain, avec un souci particulier pour la Floride où le président George W.Bush et Bill Clinton ont défendu hier leur candidat respectif au poste de gouverneur.Jusqu'au scrutin de mardi, le président avait programmé de parcourir dix États en quatre jours, avant d'aller lui-même déposer son bulletin dans une urne de Crawford au Texas où se trouve son ranch.Hier, George W.Bush a poursuivi une tournée marathon entamée jeudi, se rendant successivement à Blountville dans le Tennessee, en Géorgie et en Floride, cherchant à mobiliser les électeurs.« Il faut aller voter.Nous avons le devoir dans ce pays de soutenir nos libertés, et l'une des façons de soutenir la liberté est d'aller voter », a-t-il insisté.Aujourd'hui et lundi il sera dans le centre et le nord du pays (Illinois, Minnesota, Dakota du Sud, Iowa, Missouri et Arkansas).L'ancien président Bill Clinton a soutenu à Miami le candidat démocrate au poste de gouverneur de Floride, Bill Mc Bride, et son ex-vice- président Al Gore, candidat malheureux contre George W.Bush Voir POIDS en A2 7LP0202A1103 Page A2/3novembre 7LP0202A1103 ZALLCALL 67 00:27:07 11/03/02 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 3 NOVEMBRE 2002 DEMAIN DANS LA PRESSE Le Match du mois Même si les véhicules utilitaires ont la cote par les temps qui courent, la berline traditionnelle n'est pas morte pour autant.Le prochain Match du mois dans le cahier L'Auto opposera demain les trois plus récentes concurrentes du groupe, à savoir la Honda Accord, la Mazda 6 et la Mitsubishi Galant.La table est mise pour cet affrontement entre les trois intermédiaires qui feront jaser au cours de la prochaine année.À lire demain dans le cahier L'Auto AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Pour planifier votre visite au Salon du livre de Montréal, découvrez notre dossier spécial cyberpresse.ca/salonlivre > Suivez toutes les rencontres de la NFL en direct cyberpresse.ca/nfl > Relisez toutes nos archives de clavardage cyberpresse.ca/clavardage Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650.Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 5-3-0 > À quatre chiffres : 1-2-3-9 LOTO 6/49 > 04-08-11-21-27-48 Compl.: 03 > Extra : 182622 SUITES DE LA UNE PERTE Suite de la page A1 GAGNÉ Suite de la page A1 Dans l'état actuel du marché, le prix actuel fixé à 22,02 $, serait surévalué par rapport à sa juste valeur qui serait plutôt de l'ordre de 20,35 $ sur le marché, estime-t-on.Pierre Genest, président et directeur général du Fonds FTQ a expliqué que toutes les souscriptions reçues par le Fonds d'ici le 30 décembre, feront l'objet d'une émission d'actions qui aura lieu après cette date, à un nouveau prix qui sera déterminé à ce moment.Toutes les sommes recueillies entre-temps seront comptabilisées par le Fonds en vue de l'émission des actions.M.Genest a tenu à rassurer les actionnaires qu'ils pouvaient bénéficier du meilleur des deux mondes.« Si le titre est dévalué au 30 décembre, l'investisseur n'aura pas été pénalisé en ayant acheté l'action à 22,02 $.Par contre, si le titre se transige au-dessus de 22,02 $ au 30 décembre, l'actionnaire n'aura pas à payer plus cher l'action s'il a cotisé avant cette date.La valeur de rachat de l'action est maintenue à son prix actuel jusqu'au 14 mars 2003, tel qu'annoncé le 16 mars dernier.Les modalités de rachat demeurent inchangées.Les quelque 1000 actionnaires qui assistaient hier à l'assemblée annuelle ont bien accueilli la décision du conseil d'administration.Une période difficile Henri Massé, président de la FTQ, a déclaré que le Fonds de solidarité traversait une période difficile depuis 16 mois, comme c'est le cas pour la grande majorité des compagnies inscrites en Bourse.Depuis le 30 juin 2001, la valeur de l'action a baissé de 19%, tandis que le rendement a enregistré un recul de 22%.Depuis le début du présent exercice financier, le 1er juillet, le Fonds a poursuivi sa chute à la Bourse et a enregistré une diminution de l'ordre de 7 à 8%.Pour Henri Massé, il est important que le Fonds retrouve la rentabilité tout en maintenant le cap sur la mission du Fonds, soit celle de créer des emplois.Afin d'y arriver, le président de la FTQ a expliqué que le Fonds s'était fixé six enjeux prioritaires, soit: l'amélioration constante de l'efficacité et l'engagement de ressources humaines; l'amélioration de la structure organisationnelle du groupe responsable des investissements; l'amélioration de la qualité du portefeuille des investissements en favorisant la croissance des entreprises à fort potentiel et en soutenant plus efficacement les entreprises qui traversent des périodes difficiles; le dépistage des meilleurs projets d'investissement; l'examen du cadre réglementaire régissant les activités d'investissement du Fonds afin de l'actualiser et assurer l'atteinte des objectifs de souscription.Il a riposté en commençant par une formule bien à propos pour un champion qui fait fortune avec son bras : « Valérie, je te confie mon coeur et mon bras ! » Le droitier de 26 ans, né Éric Serge Gagné en janvier 1976, considéré comme la découverte de l'année dans le monde du baseball, se promettait depuis longtemps une « grosse noce » avec les amis et la famille.Ses parents Richard et Carole, ainsi que son frère Dominic, attendaient les invités sur le parvis de l'église, par une température particulièrement froide, alors que des dizaines d'adolescents admiraient l'imposant véhicule de l'athlète, un rutilant Hummer de couleur verte, garé tout près.On les entendait s'exclamer : « Wow, man ! En plus c'est la version route.C'est un V8 ou un V12 ?» Quant au mariage, les jeunes n'en avaient cure, au contraire de quelques dizaines d'adultes qui se sont laissés geler une bonne demiheure en attendant l'arrivée, en longue limousine blanche, de la mariée en longue robe blanche, accompagnée de son père et d'une demoiselle d'honneur.Plusieurs de ces badauds assistèrent par la suite à la cérémonie du mariage, regroupés au fond de l'église.Les Gagné, qui résident à Lacanada, à dix minutes de Los Angeles, habitent à Mascouche durant la saison morte, une municipalité de banlieue qui célèbre ses 252 ans de fondation.Une saison de rêve Choix de 30e ronde des White Sox de Chicago en 1994, Gagné a signé une entente comme agent libre avec les Dodgers l'année suivante, alors que le recruteur de cette équipe pour le Québec était Claude Pelletier, « un homme qui a toujours aimé mon bras », a commenté le joueur de 6 pieds 2 pouces.Possédant la meilleure moyenne de points mérités de la LBEQ en 1994, Gagné a poursuivi dans cette voie chez les professionnels puisque cet été avec le club de la Californie, il a affiché une excellente moyenne de points mérités de 1,97.En 82,1 manches lancées, il a réussi 114 retraits au bâton, accordé 16 buts sur balles et n'a eu que 18 points marqués contre lui.À ses débuts, après avoir abandonné le hockey pour se concentrer sur le baseball, Éric Gagné a représenté deux fois le Québec au championnat canadien junior, et deux fois le Canada au championnat du monde junior.Il y a trois ans il fut nommé lanceur de l'année dans la Ligue du Texas ainsi que dans les filiales des Dodgers.En l'an 2000, il fut désigné le meilleur nouveau lanceur d'impact et deuxième meilleur espoir des Dodgers par Baseball America.Parmi les étoiles Tous ces honneurs, peu communs pour un Québécois, ont atteint leur paroxysme cet été lorsqu'il fut invité au match annuel des étoiles des Ligues américaine et nationale, à Milwaukee, où il a lancé la cinquième manche, donnant deux coups sûrs, dont un circuit en solo à Alfonso Soriano.La Presse avait alors profité de l'occasion pour le nommer sa Personnalité de la semaine.Gagné était le 10e Canadien, et le deuxième Québécois seulement après Claude Raymond (en 1966) à prendre part à ce traditionnel match.Selon son père, le jeune homme aurait empoché le salaire de recrue de 220 000 $ au cours de la dernière saison, mais de prochaines négociations devraient multiplier ses gains avec les Dodgers.Certains ont prédit une entente de 16 millions pour quatre ans, ce que Éric et son père ont évidemment catégoriquement nié.« Qui a dit ça ?Ça n'a aucun sens ! » a lancé Éric, il y a deux jours.Puisque c'est la Californie qui paiera, pourquoi pas.IMMIGRANTS Suite de la page A1 portrait de l'immigration au Québec.« Il s'agit de toutes les personnes immigrantes, même celles qui sont ici depuis 30 ans.Ce n'est pas seulement les gens fraîchement arrivés qui sont inclus dans cette statistique.Où s'arrête donc le moment où n'est plus immigrant ?» s'est-il demandé dans une entrevue accordée à La Presse.Les réfugiés en cause Du même souffle il a aussi indiqué que les réfugiés et les revendicateurs de statut de réfugiés formaient forcément un gros contingent des prestataires de l'aide sociale, mais que deux ans après leur arrivée en moyenne, la majorité arrivait à s'intégrer au marché du travail.« Là où il y a une plus forte augmentation, c'est du côté des revendicateurs de statut.C'est clair qu'ils sont à la charge du gouvernement tant que leur cas n'est pas réglé.Et ça peut souvent durer des années à cause de la lenteur du gouvernement fédéral », a-t-il soutenu.Le Rapport statistique sur les prestataires du programme d'assistance-emploi, réalisé sous l'égide la Direction de la recherche, de l'évaluation et de la statistique du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale, indique qu'en juin 2002 on dénombrait 552 127 prestataires de l'aide sociale, soit 14 669 de moins qu'à pareille date l'an dernier (une baisse de 2,1 %).Cette baisse annuelle est inférieure à celle observée en juin 2001 (une baisse de 6 %).« En fait, à partir de décembre 2000, ça augmente de façon continue chez les immigrants alors que dans les autres catégories la baisse est générale.Depuis deux ans, l'augmentation de prestataires nés hors Canada est de 6 %.Je crois que le volume d'immigration est le principal facteur.Si le volume d'immigration augmente, donc ça explique la hausse », a avancé un analyste au sein du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale.POIDS Suite de la page A1 Précision MARIO POIRIER en 2000, se rendra lui aussi aujourd'hui et lundi dans cet État, à Orlando, Daytona et Miami.Les enjeux sont multiples pour le président Bush : maintenir, ou mieux, renforcer la majorité républicaine de la Chambre des représentants, faire basculer le Sénat à l'avantage des républicains, soutenir les candidats républicains aux 36 postes de gouverneurs sur 50 qui seront aussi soumis aux suffrages des électeurs américains mardi, sans parler d'assurer sa propre réélection en 2004.Et la Floride est à plusieurs titres une terre électorale primordiale pour les trois poids lourds de la politique américaine qui ont décidé de venir en personne y soutenir leurs candidats en fin de campagne électorale.Pour George W.Bush, il s'agit d'une affaire de famille : son frère Jeb Bush est le gouverneur de cet État depuis novembre 1998 et sa réélection s'avère difficile face au démocrate Bill Mc Bride.Selon le dernier sondage publié hier par le New York Times, Jeb Bush bénéficie de 49 % des intentions de vote, contre 43 % pour Bill Mc Bride.Outre le soutien politique et moral de son frère président, John Ellis, dit Jeb, Bush, qui fêtera ses 50 ans le 11 février prochain, a pu également bénéficier de son important soutien financier.Selon le New York Times, la contribution de George W.Bush s'élève à au moins 8 millions de dollars, sans parler des 9 millions de dollars apportés, selon la même source, par diverses commissions républicaines du Congrès.« La Floride a obtenu plus d'argent que n'importe quel autre État depuis janvier 2001 », souligne le journal.Pour les démocrates, et en particulier l'ex-candidat à la présidentielle Al Gore, cet État a gardé un goût amer.Les problèmes de décompte des voix en Floride avaient retardé l'annonce du vainqueur de 36 jours fin 2000.Le camp démocrate a hésité avant d'annoncer le déplacement de Bill Clinton en Floride, par crainte que le souvenir de l'affaire Lewinsky ne lui coûte des voix dans l'électorat féminin.L'ancien président, qui a fait campagne hier au côté de Bill Mc Bride, a prévu aujourd'hui d'aller à la rencontre de l'électorat noir, qui lui est généralement favorable.UNE ERREUR s'est glissée dans notre numéro de vendredi.Le psychologue auteur d'une étude sur l'impact du travail sur la santé mentale se nomme Mario Poirier et non Mario Cloutier.Toutes nos excuses.Datejust en acier et or jaune 18 carats.2020 rue de la Montagne, juste au nord de Maisonneuve (514) 845-4651 3018967A PARTI Suite de la page A1 encore au pouvoir réformateur de la politique.Ils contribuèrent ainsi à la défaite de plusieurs républicains à la Chambre des représentants et au Sénat, punissant le parti de Richard Nixon pour l'affaire du Watergate.Aujourd'hui, bien sûr, les jeunes s'intéressent très peu à la politique aux États-Unis.Mardi, à l'occasion des élections de mi-mandat, il devrait y avoir deux électeurs de 65 ans et plus qui iront aux urnes pour chaque électeur de 30 ans et moins, selon un sondage réalisé par le Washington Post, l'Université de Harvard et une fondation privée.Malgré le vieillissement général de la population, il faut noter que les 18-30 ans sont encore plus nombreux que les 65 ans et plus aux États-Unis.Le Parti démocrate n'est plus le parti de la jeunesse, et ce, malgré les efforts soutenus de Bill Clinton, qui fait campagne aujourd'hui même en Floride, dans l'espoir de contribuer à la défaite du gouverneur sortant, Jeb Bush, frère du président américain.L'engagement politique de Clinton constitue un précédent.L'homme a quitté la présidence il y a seulement deux ans.S'il imitait ses prédécesseurs à la Maison-Blanche, il se ferait le plus discret possible.Mais l'engagement de Clinton est peut-être symptomatique des problèmes du Parti démocrate.Ce parti ne semble pas avoir su se renouveler.Sur le plan national, il n'a jamais semblé si vieux, si dénué d'idées, de principes, de passion.Mardi, le parti de JFK conservera peut-être sa mince majorité au Sénat, une majorité qui est l'enjeu véritable de ce scrutin qui passionne les experts mais laisse indifférent une grande partie du public.S'il y parvient, il le devra surtout à deux septuagénaires, Frank Lautenberg et Walter Mondale, qui ont accepté de sortir de leur retraite politique pour se porter à la rescousse de leur parti.À 78 ans, Lautenberg remplace le candidat démocrate au New Jersey, Robert Torricelli, qui a abandonné sa campagne de réélection au Sénat pour cause de corruption.Il a redonné aux démocrates une avance dans les sondages dans un État qui s'apprêtait à voter pour un candidat républicain au Sénat pour la première fois depuis des lunes.À 74 ans, Mondale prend la relève du sénateur sortant du Minnesota, Paul Wellstone, tué dans des circonstances tragiques.Mondale est très populaire au Minnesota.C'est le seul État que l'ancien viceprésident des États-Unis est parvenu à enlever à Ronald Reagan lors de l'élection présidentielle de 1984.À l'époque, même les jeunes votaient républicain.Le Parti démocrate semble ne plus rien avoir à dire aux jeunes.Au cours de la campagne actuelle, il s'est d'abord et avant tout adressé aux électeurs de 65 ans et plus, parlant abondamment de régime de retraite et de médicaments sous ordonnance, des sujets peu susceptibles de soulever la passion des jeunes.Le Parti démocrate a fait très peu de cas des scandales financiers et encore moins de la guerre en Irak qui semble inévitable.Quand est venu le temps de donner le feu vert à George W.Bush, Hillary Clinton est rentrée dans le rang et a voté avec la majorité du Sénat.Rêvant à la Maison-Blanche en 2008, elle ne voulait surtout pas être accusée de manquer de patriotisme.Le Parti démocrate n'inspire plus grand-monde chez les jeunes.Les plus militants d'entre eux se reconnaissent davantage dans le Parti vert de Ralph Nader.De façon perverse, en 2000, ils ont contribué à l'élection de George W.Bush.Sur la scène nationale, la politique américaine est vraiment grise. 7LP0302A1103 A3 DIMANCHE 7LP0302A1103 ZALLCALL 67 00:21:29 11/03/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 3 NOVEMBRE 2002 A3 3069917A ACTUALITÉS Jour d'élections dans 153 villes Vingt et un mois plus tard, les résidants de Saint-Jean-sur-Richelieu vont aux urnes L'hôpital Lakeshore fermé pour trois jours JEAN-PAUL CHARBONNEAU TRADITIONNELLEMENT au Québec, le mois de novembre amène son lot d'élections municipales.Cette année, 153 villes verront leur administration modifiées par le vote qui se tient aujourd'hui.Avec une population de 81 339 habitants, qui en fait la 11e ville au Québec, Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie, est la ville la plus populeuse du Québec où se tiennent des élections aujourd'hui.La Montérégie retiendra aussi l'attention parce que les électeurs de Bromont ont été appelés à voter par la poste.Située à une vingtaine de kilomètres de Montréal, Saint-Jean-sur-Richelieu a été créée le 24 janvier 2001 par le regroupement des municipalités d'Iberville, L'Acadie, Saint-Athanase, Saint-Jean-sur-Richelieu et Saint-Luc.Depuis, elle a été dirigée par un conseil provisoire de 16 membres.Yves Denis et Gilles Dolbec se livrent une lutte pour devenir le premier maire élu, tandis que 26 candidats sont sur les rangs pour occuper l'un des 12 postes de conseiller.M.Dolbec a été désigné lors de la fusion pour occuper le poste de maire par intérim.Il était depuis 1983 maire de Saint-Luc et il est préfet de la Municipalité régionale de comté (MRC) Haut-Richelieu.Quant à M.Denis, il était au moment de la fusion conseiller de Saint-Jean-sur- Richelieu.Il invite les contribuables à aller voter massivement parce que, selon lui, dans les prochaines années cette ville devra jouer pleinement son rôle de capitale régionale.Un sondage publié la semaine dernière dans l'hebdomadaire Le Canada Français donnait la victoire à M.Dolbec.À Bromont, les 4052 électeurs ont été invités à voter par la poste.Chacun a reçu par courrier une enveloppe dans laquelle ont été insérés des documents permettant l'identification de l'électeur.Il y a aussi une enveloppe qui contient le bulletin de vote que l'électeur doit sceller après avoir fait son choix.Il place ensuite le tout dans une enveloppe affranchie et la dépose à la poste.Le président des élections de Bromont, Pierre Simoneau, a indiqué qu'après avoir pris connaissance des documents identifiant bien l'électeur, l'enveloppe scellée contenant le bulletin est placée dans une boîte qui sera ouverte à la fermeture des bureaux ce soir.Les résultats seront compilés en même temps que les bulletins des personnes qui auront préféré venir faire leur choix aujourd'hui.M.Simoneau a expliqué que cette expérience était tentée afin d'augmenter le nombre de participants aux élections.« Nous avons toujours connu un bon pourcentage à Bromont, dit-il.En 1998, le taux a été de 69,9 % et notre objectif est d'atteindre 80 %.» Les électeurs ont deux choix à la mairie.Garder Pauline Quinlan, qui est mairesse depuis 1998, ou faire revenir à ce poste Pierre Jacob, qui a été maire de 1978 à 1982.Mme Quinlan clame « mission accomplie » pour ce qui est de son premier mandat tandis que M.Jacob veut redevenir maire pour équilibrer les taxes et relancer l'ancienne usine Hyundai.D'autres municipalités, dont La Malbaie, Boischatel et Laurier-Station, et des MRC tentent aujourd'hui l'expérience du vote par la poste.Couronne Nord Les élections municipales ne sont pas l'apanage de la Montérégie, 153 municipalités ou villages du Québec envoient leurs citoyens aux urnes.Dans la Couronne Nord, c'est le cas de Rosemère, Boisbriand, Sainte-Marthe-sur-le-Lac et de Deux-Montagnes.Parmi les quatre, seule Rosemère est assurée d'avoir un nouveau maire.La lutte pour l'obtention du poste se fait entre deux conseillers sortants qui ont été du même parti durant quelques années.Monique Richer est la successeure désignée par le maire sortant, Yvan Deschênes.Son adversaire, Sylvain Coutlée, a déjà été très proche de M.Deschênes.C'est lui qui l'a convaincu de se porter candidat à une élection partielle de conseiller.C'est également lui qui lui a vendu un terrain pour la construction de sa maison pour qu'il devienne résidant de cette municipalité cossue.Du côté de Boisbriand, Robert Poirier brigue un deuxième mandat à titre de maire.Son adversaire est celui qu'il a évincé de l'hôtel de ville en 1998, Georges Dubois.Pour leur part Sainte-Marthe-sur-le- Lac et Deux-Montagnes sont deux municipalités jumelles et plusieurs services municipaux sont déjà regroupés.Le maire sortant de la première, Michel Leroux, affirme qu'il doit être réélu pour un troisième mandat afin que la municipalité continue à progresser.Il devra vaincre Lucie Leblanc, qui promet de changer radicalement la vieille culture et la vieille mentalité qui perdurent au conseil municipal, dont elle en est pourtant membre depuis 1998.À Deux-Montagnes, Pierre-Benoit Forget, maire depuis 1990, s'engage à geler le taux de l'impôt foncier pour trois ans.Il promet une réduction de taxes aux acheteurs d'une première maison.Cette mesure s'appliquerait particulièrement aux jeunes couples.Son adversaire, Marc Lauzon, soutient qu'il est temps de mettre fin au « mythe » Pierre-Benoit Forget.Partout, les bureaux fermeront à 19 h et les résultats devraient être connus de 30 à 45 minutes plus tard, assure-t-on, considérant que la majorité des municipalités ont recours aux urnes électroniques.TRISTAN PÉLOQUIN Confrontée à une épidémie majeure de gastroentérite virale qui se propage à grande vitesse au sein de son établissement, la direction de l'hôpital Lakeshore, dans l'ouest de l'île de Montréal, a décidé de fermer son service des urgences pour une période de trois jours.À l'heure actuelle, 57 patients, soit 20 % de la clientèle de l'hôpital, 35 membres du personnel et un Le Dr John Carsley nombre indéterminé de visiteurs ont contracté le virus, et ce, à peine une semaine après que les premiers cas se sont manifestés.« D'autres cas sont actuellement en incubation et l'infection pourrait même aller jusqu'à atteindre la moitié de notre clientèle », a prévenu le Dr Jacques Nadeau, directeur des services professionnels à l'hôpital Lakeshore, lors d'un point de presse hier matin.Dès le départ, toutefois, les spécialistes de la santé publique ont voulu calmer le jeu en soulignant que le virus de la gastroentérite « est bénin quant à ses conséquences ».Bien qu'il soit extrêmement contagieux, les personnes qui en sont atteintes souffriront tout au plus de diarrhée, de vomissements et de symptômes associés à la déshydratation, a expliqué le Dr Nadeau.De manière générale, les personnes atteintes de la gastroentérite virale guérissent au bout de trois jours.Voulant néanmoins éviter que l'épidémie se propage davantage, l'hôpital refusera jusqu'à mardi tout nouveau patient et restreindra l'accès aux visiteurs.« Il n'est cependant pas question de fermer nos portes aux cas graves qui se présenteront à l'urgence », a néanmoins assuré le Dr Nadeau.Des mesures d'hygiène accrues ont été mises en place à l'intérieur de l'hôpital.« Nous accordons une attention particulière aux personnes âgées, qui sont plus à risque de contracter le virus », a indiqué Ramona Rodriguez, conseillère en prévention des infections.Des éclosions semblables de gastroentérite virale se produisent régulièrement dans des milieux fermés, comme les écoles et les centres d'hébergement pour personnes âgées, ont ajouté les spécialistes.Il n'y a cependant aucune raison de croire que les autres hôpitaux de la région montréalaise doivent faire face au même problème au cours des prochains jours, a pour sa part tenu à préciser le Dr John Carsley, responsable de l'unité des maladies infectieuses de la direction de la santé publique.« Il est extrêmement rare qu'un virus se retrouve largement répandu dans la population », a-t-il expliqué.Par mesure préventive, aucun membre du personnel de l'hôpital Lakeshore ne sera autorisé à travailler dans un autre hôpital, jusqu'à nouvel ordre.Et malgré le nombre élevé d'infirmières et de préposés jusqu'à présent mis sur le carreau, les services de l'hôpital n'en seraient pas pour autant affectés, a assuré le Dr Nadeau.Ce serait la première fois que le service des urgences de l'hôpital Lakeshore doit fermer ses portes pour une épidémie semblable.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Le président des élections de Bromont, Pierre Simoneau, surpris vendredi transportant des bulletins de vote transmis par la poste.Bromont est l'une des villes à tester ce type de scrutin.Le conseiller à l'éthique examinera les liens entre Coderre et Everest Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le conseiller en éthique Howard Wilson a déclaré vendredi qu'il pourrait enquêter sur le rôle tenu par le ministre de l'Immigration Denis Coderre dans l'octroi d'un contrat de 500 000 $ au Groupe Everest, a rapporté le quotidien de Toronto The Globe and Mail, hier.Denis Coderre Les conservateurs et les alliancistes ont réclamé une intervention de M.Wilson en se basant sur un courriel d'un haut fonctionnaire, Roger Farley, dans lequel il mentionne qu'en 2000, Denis Coderre l'a avisé vouloir qu'un contrat soit accordé à la firme.Howard Wilson a dit vouloir examiner l'affaire avant de décider s'il enquêtera.Alors secrétaire d'État aux sports amateurs, Denis Coderre voulait organiser six rencontres sur l'avenir du sport amateur.Dans une correspondance, dont le Globe and Mail a obtenu copie cet été, M.Farley mentionne que « la firme que le secrétaire d'Etat (Denis Coderre) veut embaucher est (le Groupe) Everest ».Denis Coderre réfute ces allégations et son attaché de presse, Mark Dunn, qualifie le courriel de « merde ».Roger Farley maintient sa version des faits.Le whip de l'Alliance canadienne et député de Wetaskiwin Dale Johnston a déclaré en chambre qu'« étant donné le passé de M.Coderre, nous ne croyons pas » sa version.Dale Johnston a rappelé que M.Coderre a admis en mai dernier avoir séjourné au condo du président du Groupe Everest, Claude Boulay, ce qu'il avait pourtant nié en 2000.Le chef conservateur Joe Clark a accusé le gouvernement de brouiller les cartes.« Si le gouvernement croit le ministre, alors le fonctionnaire doit être réprimandé.S'il croit le fonctionnaire, il faut faire enquête sur les agissements de M.Coderre.» Le code d'éthique des élus fédéraux interdit aux ministres de préférer leurs amis ou les membres de leur famille dans l'octroi de contrats.Le ministre des Travaux publics, Ralph Goodale, a répliqué qu'il importait peu que quelqu'un ait fait pression pour l'obtention du contrat puisque la décision revenait à son ministère.Cependant, au moment où Travaux publics a été avisé de la question, le Groupe Everest avait déjà déposé deux soumissions pour le contrat et rencontrait des fonctionnaires à ce sujet.Tout sur les soupçons de favoritisme qui pèsent sur le gouvernement fédéral à www.cyberpresse.ca/favoritisme 7LP0401A1103 A04, dimanche, CRIME 7LP0401A1103 ZALLCALL 67 22:40:18 11/02/02 B A 4 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 3 NO V EMB R E 2 0 0 2 Les fameux « pinkies» si chers aux narcotrafiquants se font plus rares Chaque dimanche, nos journalistes spécialistes des affaires policières, du crime organisé et du monde judiciaire reviennent sur un événement pour analyser et expliquer ses répercussions.Aujourd'hui, André Cédilot explique pourquoi on retire les coupures de 1000 $du marché.a c e d i l o t @ l a p r e s s e .c a L'élimination des billets de 1000 $ décrétée au printemps 2000 par le gouvernement fédéral va bon train.En deux ans, leur nombre est passé de 3,8 à 2,3 millions.C'est dire que les déchiqueteuses de la Banque du Canada ont jusqu'à maintenant détruit 1,5 million de ces « pinkies » tant prisés des narcotrafiquants.À ce rythme, les prévisions des experts pourraient s'avérer exactes.Lors de l'adoption du décret en mai 2000, on s'attendait à ce que 90 % des billets de 1000 $ soient disparus du marché en cinq ou six ans.« En moins de deux ans, on a presque la moitié du chemin de parcouru.C'est bon signe », affirme Denis Abbott, chargé de l'information sur la monnaie à la Banque du Canada.Par comparaison, le retrait des billets de 1 $ et 2 $ se réalise beaucoup plus lentement.Selon M.Abbott, des 300 millions de bouts de papier vert existant en 1989, il en reste encore la moitié en circulation, après 13 ans.Idem pour les coupures de 2 $ : on en compte toujours 113 millions, par rapport à 222 millions quand on a commencé à les remplacer par des pièces de monnaie, en 1996.« C'est étonnant qu'il y en ait autant.Comme il s'agit de petites dénominations, sans doute que les gens tardent davantage à s'en débarrasser ou les gardent comme souvenirs », avance M.Abbott, reconnaissant être à court d'explications.Bien qu'ils soient en voie de disparition, les billets de 1 $, 2 $ ou 1000 $ gardent leur pleine valeur, assure le spécialiste de la Banque du Canada.Ceux qui en ont en réserve peuvent les conserver aussi longtemps qu'ils le veulent.Il va sans dire que la banque centrale n'émet plus de billets de 1000 $.Pour le reste, le processus d'élimination s'effectue entièrement par l'entremise des institutions financières.Sur une base volontaire, celles-ci doivent lui remettre tous les billets rose pourpre qu'elles ont en réserve ou qu'elles reçoivent.« On ne peut en donner aux clients et on les retourne automatiquement quand on en reçoit », explique la porte-parole de l'Association des banquiers canadiens, Lise Provost.La Monnaie royale canadienne imprimait des billets de 1000 $ depuis 1935.Au XIXe siècle, ceuxci servaient uniquement aux transactions interbancaires.Le Canada était le seul pays à avoir une dénomination de si grande valeur.Le gros des coupures \u2014 60 % en 1993 \u2014 était en circulation au Québec, considéré comme la Mecque du crime organisé au pays.Son utilité était contestée depuis 30 ans.C'est la pression internationale, et plus spécialement les clameurs répétées de nos voisins des États- Unis, qui ont incité le gouvernement fédéral à mieux contrôler la circulation de l'argent.En même temps que l'élimination des billets de 1000 $, on oblige depuis l'an passé les banques, les casinos, les sociétés spécialisées dans les virements de fonds et tous les autres établissements financiers à signaler les transactions de 10 000 $ et plus.Il en est de même pour le transport d'argent d'un pays à l'autre.Ces mesures de détection ont surtout été prises pour lutter contre le blanchiment d'argent, mais aussi l'évasion fiscale, le travail au noir et la fraude.La GRC et les autres corps de police se plaignaient depuis des années que les narcotrafiquants étaient les plus gros usagers des billets de 1000 $.La raison en est une de commodité : il est plus facile de transporter 50 billets de 1000 $ dans la poche d'un veston qu'une pleine valise de 20, 50 ou 100 $.Ces fameux « pinkies », comme on le appelle dans le milieu, servaient autant à acheter la drogue qu'à en lessiver les profits.Depuis que la Banque du Canada s'est engagée à les éliminer il y a deux ans, la GRC a constaté que les trafiquants n'en utilisent pratiquement plus.« On en voit beaucoup plus rarement.Il faut croire que ça soulève davantage la suspicion de se promener avec de si grosses coupures », soumet un porte- parole de la police fédérale après consultation auprès de la brigade des stupéfiants, des délits commerciaux et de la lutte aux produits de la criminalité, à Montréal.« Depuis un bout de temps, on voit plus souvent des montagnes de billets de 100 $ », ajoute-t-il.Le démantèlement d'un réseau de télémarketing frauduleux à Laval en février 2001 est un bel exemple.À cette occasion, les enquêteurs avaient confisqué 250 000 $ en coupures de 100 et de 50 $.« La dernière fois que j'ai vu des billets de 1000 $, c'était il y a quatre ou cinq ans lors d'une saisie de cigarettes de contrebande.On comptait les billets avec une machine tellement il y en avait », se souvient le policier de la GRC.Selon d'aucuns, les gangsters se font plus méfiants et cachent ces grosses coupures dans des coffrets de sûreté ou dans des lieux sûrs dont ils ont seuls le secret.Certains vont jusqu'à emmurer ou enterrer leur argent ! Dans le monde interlope, on chuchote que des gros bonnets sont même prêts à payer des frais de 3 à 5 % pour se débarrasser en douce des masses de « pinkies » accumulés au fil des années.À l'inverse, des hommes d'affaires et des banquiers à la morale élastique continuent de leur refiler ces précieux billets de 1000 $ en échange d'une commission sous la table.Dans le monde interlope, onc huchote que des gros bonnets sont prêts à payer pour se défaire de leurs billets de 1000 $.aujourd'hui 14h en reprise lundi 23h25 www.radio-canada.ca/christiane ENTRE AUTRES INVITÉS : STÉPHANE BOURGUIGNON ET RICARDO TROGI Ici Radio-Canada 3092127A Le président colombien s'oppose à la libérationde deux chefs du cartel de Cali VANESSA ARRINGTON Associated Press BOGOTA \u2014 Le président colombien a suspendu hier l'ordre de libération de deux barons de la drogue, chefs multimillionnaires du puissant cartel de Cali, qui n'avaient purgé que la moitié de leur peine.Ils devaient sortir la semaine prochaine.Alvaro Uribe a interrompu la procédure pour donner au gouvernement le temps d'enquêter sur la décision prise vendredi par le juge.« Le gouvernement a interdit la libération des prisonniers tant qu'il demeurera des doutes judiciaires », a déclaré le président à la presse.Miguel et Gilberto Rodriguez, qui devaient bénéficier d'une libération conditionnelle, avaient été arrêtés en 1995 et condamnés respectivement à 14 et 15 ans de prison pour trafic de cocaïne vers les États-Unis.Le ministre de la Justice et de l'Intérieur Fernando Londono a remis en cause la légitimité de la décision du juge de les relâcher, estimant qu'elle montrait « une fois de plus que le pouvoir judiciaire colombien est incapable de gérer le problème du trafic de drogue ».Le procureur général de Colombie Luis Camilo Osorio a pour sa part qualifié l'initiative de « malheureuse » et précisé qu'il allait se pencher sur cette question.Les frères Rodriguez ont purgé sept années de prison et ont participé à un programme de travail et d'études généralement accordé aux détenus condamnés pour des crimes et délits moins graves.« C'est de la liberté conditionnelle », a justifié le juge Pedro Suarez.« Ils seront soumis à un certain nombre d'obligations.» La date exacte de leur libération n'était pas connue hier.La journée de demain étant fériée en Colombie, ils pourraient entreprendre les démarches pour leur sortie dès mardi.Les États-Unis ont demandé par trois fois leur extradition depuis leur arrestation en 1995.Chaque demande a été rejetée, sous prétexte que cela contreviendrait à la Constitution colombienne.Ce texte a été modifié en 1997 pour permettre les extraditions dans le cadre du trafic de drogue, mais il ne concerne que les faits intervenus après cette date.Les autorités colombiennes estiment que tous les hauts responsables du cartel de Cali ont été emprisonnés ou tués.Une opinion que ne partage pas Alfonso Plazas, le directeur de la Brigade des stupéfiants de Colombie : « Je pense que le cartel de Cali est toujours présent (.) et qu'il continue à envoyer de la cocaïne vers les États-Unis.» Les autorités américaines affirment pour leur part que William Rodriguez, le fils de Miguel Rodriguez, pourrait être un des nouveaux chefs du cartel.En août, elles ont demandé l'extradition de cet avocat de 37 ans.Mais pas à peu près\u2026 Si vous vous nourrissez vraiment correctement, que vous évitez les excès de sucre et de graisses, que vous faites régulièrement de l'exercice tous les jours, que vous n'êtes pas stressé et angoissé, que vous avez le poids idéal, que vous ne fumez pas, que vous buvez modérément de l'alcool et que vous vivez dans un environnement non pollué, par l'air et le bruit, alors NE LISEZ PAS CECI.Vous êtes parfait, mais pas à peu près.Par contre, si vous n'avez pas toujours le temps de bien manger et que vous travaillez tout l'temps, vous êtes stressé, fatigué, angoissé, etc., c'est là que des suppléments de vitamines et minéraux dosés scientifiquement peuvent faire une réelle différence! 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Est-ce qu'ils vont se réunir en congrès?Vont-ils organiser une marche?Vendre du chocolat de porte à porte?Passer à la télé?Estce qu'on va les voir à Salut Bonjour?Quand c'est le mois de la nutrition, Guy Mongrain reçoit une nutritionniste.Quand c'est le mois de la santé dentaire, Guy Mongrain reçoit un dentiste.Quand c'est le mois des travailleurs à pourboire victimes de la MIUF, Guy Mongrain reçoit un travailleur à pourboire victime de la MIUF.Mais quand c'est le mois des morts, Guy Mongrain ne reçoit jamais un mort.Non.Les morts ne sont pas sorteux.Ça beau être leur mois, ils restent où ils sont.Ils ne font rien de spécial.Ils ne militent pas.Ils ne défendent pas leur cause.Pourtant, ils devraient le faire.Parce que s'il y a du monde exploité sur cette planète, c'est bien les morts.On se sert d'eux à toutes les sauces.Sans aucun remords.Douze mois par année! Non stop! Une chance qu'ils sont morts, sinon ils en mouraient! Les médias en sont remplis.Les morts sur les routes.Les morts dans les rues.Les morts à Washington.Les morts en Palestine.Les morts en Russie.Plus qu'il y a de morts, plus que c'est bon pour les cotes.Quand on manque de morts frais, on ressort les anciens.On souligne la mort de René Lévesque pendant trois jours, celle de la princesse Diana pendant un mois, celle d'Elvis pendant 20 ans.On n'a pas peur de les brûler, ils le sont déjà! Les morts font vendre des albums, des posters, des films, des biographies, des tableaux.On met aux enchères leurs bébelles.Les morts font rouler l'économie.Quand les politiciens veulent nous convaincre de leurs idées, ils vont chercher l'appui des morts.On cite John F.Kennedy, Gandhi, de Gaulle.Ça paraît bien.Et surtout, ils ne viendront jamais se plaindre qu'ils ont été mal cités.On se sert des morts pour justifier la guerre.Pour exciter les fanatiques.Pour faire d'autres morts.Le mort est vraiment d'une très grande utilité en politique.Il est même capable de voter ! Et souvent! Et puis, quand ça va mal, c'est toujours la faute des morts.Le mort a l'os large.Le mort ne peut pas se défendre.Plus que le mort est mort, plus que c'est un pas bon.Quand il vient de mourir, on l'encense.On se pavane à RDI pour dire que c'était un être exceptionnel.Qu'on ne l'oubliera jamais.Après une semaine, on commence à l'oublier.Puis un an plus tard, un livre paraît pour le sortir de l'oubli et nous révéler qu'il n'était pas si bon que ça.Que c'était un ci.Que c'était un ça.Et plus le temps passe, plus qu'il y a des intimes qui dévoilent des détails scabreux.Des choses épouvantables.Après 10 ans, tous les morts sont des pourris.Et si on les laissait tranquilles?Si on ne s'en servait pas pour faire de l'argent, ni pour justifier nos actes.Si on n'en faisait ni des héros ni des moins deux.Si on les laissait être ce qu'ils ont toujours été.Des hommes et des femmes.Comme nous.Si on les respectait.Comme des vivants.Qu'ils sont encore peut-être.Je l'espère pour nous.En ce mois des morts, si on leur foutait la paix.\u0001 \u0001 \u0001 L'ex-ministre Paul Bégin quitterait le PQ pour Hollywood.Avec ses lunettes fumées, il va servir de doublure à Robert de Niro.\u0001 \u0001 \u0001 La revue L'actualité vient de publier son très controversé palmarès des écoles du Québec.Voici pour la première fois, le palmarès des écoles buissonnières du Québec: 1.L'arcade; 2.Le centre commercial; 3.Le Mc Do; 4.Le cinéma; 5.Dans le sous-sol du gros Morin; 6.Sur n'importe quelle côte à pic en rollerblades; 7.En face du dépanneur; 8.Le lit de la petite voisine; 9.Dans un sac de couchage, sur le trottoir du Centre Bell, pour acheter des billets pour le concert du groupe The Singing Boutons; (.) 550.La bibliothèque.\u0001 \u0001 \u0001 Avez-vous écouté les discours de remerciements des gagnants du gala de l'ADISQ, dimanche dernier?Nos chanteurs et chanteuses ont remercié leurs gérants, leurs musiciens, leurs attachés de presse, leurs pères et leurs mères.Comme d'habitude.Quand on regarde les galas américains, les gagnants remercient toujours Dieu.On passe la soirée à entendre «Thank you Lord!» Au Québec, personne ne remercie jamais Dieu.Les chanteurs américains vendent 1000 fois plus de disques que les chanteurs québécois.Dieu regarde sûrement les galas.\u0001 \u0001 \u0001 Comment appelle-t-on la mouche dont la piqûre fait dormir?La mouche tsé-tsé.Comment appellet- on la mouche dont la piqûre fait dormir très très profondément?La mouche Tchétchénie.\u0001 \u0001 \u0001 Avec des sauveteurs comme l'armée russe, pas besoin de terroristes.Une brèche dans le moratoire sur les porcheries CAMILLE BEAULIEU collaboration spéciale VILLE-MARIE \u2014 Moins de six mois après l'adoption d'un moratoire qui devait interdire durant deux ans la construction de nouvelles porcheries au Québec, le gouvernement du Québec s'apprête à accorder une première dérogation à cette mesure environnementale, a appris La Presse.Le ministre de l'Environnement, André Boisclair, a fini par céder aux pressions du ministre régional d'Abitibi-Témiscamingue, Rémy Trudel, et un projet de loi sera inscrit au feuilleton de l'Assemblée nationale dès la semaine prochaine, selon plusieurs sources.À Québec, on a convenu en haut lieu de procéder par projet de loi privé, qui sera probablement présenté par le député d'Abitibi-Est, André Pelletier \u2014 pour marquer le caractère d'exception de la mesure, qui ne peut être directement présentée par le gouvernement.On s'attend à ce que cette brèche soit vertement critiquée par les environnementalistes et tout aussi vertement jalousée par les porchers des autres régions du Québec, particulièrement ceux de la Côte-Nord.Cette loi, a confirmé hier le ministre Trudel, permettra la construction et l'exploitation d'une usine de production de prosciutto au Témiscamingue.Ce projet de la compagnie Viandes Lorraine paraissait hier condamné, faute d'un approvisionnement suffisant.Son promoteur, Roger Éthier, avait très publiquement jeté l'éponge avant-hier dans les pages de La Presse.Ce qui ne l'a pas empêché de passer la journée de vendredi dans les bureaux du gouvernement, à Québec, pour plaider sa cause et même demander une aide financière en compensation du retard qu'a causé le moratoire.Pour atteindre le seuil de rentabilité, l'usine devra transformer, outre toute la production porcine actuelle de la région, les bêtes produits sur six ou sept autres fermes porcines qui n'existent pas encore.« Tant que le projet n'est pas déposé, on reste dans l'ignorance des détails, a reconnu hier soir le directeur général de la Société de développement du Témiscamingue (SDT), Guy Trépanier.Le ministre Trudel assure que le projet de loi est prêt et satisfait à nos requêtes, ce qui signifie des fermes supplémentaires.Les Témiscamiens comprenaient mal ces derniers temps pourquoi un moratoire imposé afin de limiter les excès de production de lisier de porc dans plusieurs régions agricoles du sud de la province, s'applique chez eux où la production porcine en est encore à ses premiers balbutiements.L'usine de prosciutto, les fermes pour l'approvisionner et l'abattoir de Lorrainville représentent 150 emplois auxquels les Témiscamiens ne semblent pas prêts à renoncer sans de très bonnes raisons.Échaudé par les menaces successives qui ont plané sur le projet ces derniers mois, le président de Viandes Lorraine et la coalition régionale du Témiscamingue en appui au projet de prosciutto maintiennent, malgré l'annonce du projet de loi, son appel à la manifestation pour aujourd'hui devant les bureaux du ministre Trudel à Ville-Marie.8910, boulevard Lajeunesse, Montréal (514) 388-5358 Day-Date en or jaune 18 carats.(514) 843-YOGA(9642) L'INSTITUT DE YOGA ET DE MÉDITATION COURS CONTINUS & ATELIERS DE YOGA PROGRAMME DE FORMATION ET DE CERTIFICATION DE PROFESSEURS DE YOGA 3080149A Je mange ce que je veux et pis après! 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La blonde de mon père 21 h 45 Une performance d'actrices : Roberts et Sarandon ! 3091235A 7DU0601A1103 DIMANCHEÀ 7DU0601A1103 ZALLCALL 67 16:47:18 11/02/02 B A6 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 3 NOVEMBRE 2002 Syntonisateur AM/FM Lecteur CD Enceintes 2 voies Télé1comm9ande CM8TTRB5 Micro-chaîne cinéma maison avec lecteur DVD et 5 enceintes satellites et caisson de graves Décodeur Dolby Digital Caisson de graves actif Télécommande THA9 500 lignes de résolution horizontale Compatible DTS / Sortie numérique Double laser de lecture Télécommande DVP323 177 Nous battrons tous les prix de tous nos compétiteurs.C'est garanti ! 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seraient la pire des solutions.Mais si nous n'avons pas d'autre choix, nous irons en élections », a souligné cet ancien du Likoud, la formation de M.Sharon, qui appartient au parti du Centre (cinq sièges), membre de la coalition.Un ralliement de Benjamin Netanyahu, le rival de M.Sharon au Likoud, auquel le premier ministre a proposé les Affaires étrangères au côté du général Shaoul Mofaz, ancien chef d'état-major, qui a officiellement accepté hier le poste de ministre de la Défense, « contribuerait grandement à renforcer l'assise d'une nouvelle coalition avec les autres formations de droite », a-t-il ajouté dans une déclaration à la radio publique.La législature actuelle devrait s'achever fin octobre 2003.M.Sharon a rencontré vendredi M.Netanyahu pour lui proposer les Affaires étrangères, mais il n'est pas certain, selon la radio publique, que les deux hommes parviennent à un accord.M.Netanyahu estime, selon la même source, que le gouvernement devrait opter pour une politique économique différente que celle reflétée par le budget d'austérité 2003 adopté mercredi en première lecture par le parlement.La question des budgets alloués aux colonies juives dans les territoires palestiniens a provoqué l'implosion du cabinet d'union nationale et le départ des travaillistes.Les tractations officielles avec l'extrême droite devraient débuter quant à elles aujourd'hui.Un éventuel ralliement de ses représentants assurerait à M.Sharon une majorité de 62 sièges au parlement (120 sièges).En soirée à Tel-Aviv, quelque 100 000 personnes ont assisté à une manifestation commémorant l'assassinat de Yitzhak Rabin, là où le premier ministre travailliste était tombé sous les balles d'un extrémiste juif de droite, le 4 novembre 1995.« Sept ans après » était inscrit sur une imposante banderole sur laquelle figurait le portrait du dirigeant assassiné.Le président égyptien Hosni Moubarak, le roi Abdallah II de Jordanie et l'ancien président américain Bill Clinton ont adressé des messages à la foule, via un écran installé sur la place.À Gaza, quelque 300 manifestants ont célébré un autre anniversaire, celui de la déclaration Balfour (1917), première évocation par le gouvernement britannique de l'implantation d'un « foyer national juif » en Palestine, et promis de poursuivre l'Intifada.À Ramallah, le nouveau ministre palestinien de l'Intérieur, Hani al- Hassan, a vivement critiqué les gouvernements successifs en Israël les accusant de ne pas vouloir d'accord de paix avec les Palestiniens.« Ni (Ariel) Sharon, ni (Benjamin) Netanyahu, ni (Ehud) Barak ne veulent d'un accord politique avec les Palestiniens, mais veulent un accord sécuritaire », a affirmé M.Hassan dans une déclaration en référence aux chefs du gouvernement israéliens qui se sont succédé depuis la signature des accords d'Oslo en 1993.En Cisjordanie, sept Palestiniens, dont deux activistes recherchés et un officier des services de renseignements de l'Autorité palestinienne, ont été arrêtés lors d'opérations de l'armée israélienne.Arrivé dans la soirée à Beyrouth, le ministre palestinien de l'Information, Yasser Abed Rabbo, a affirmé que la droite extrémiste israélienne se préparait à « commettre de nouveaux crimes contre le peuple palestinien ».« La droite extrémiste israélienne unifie ses rangs et tente de mener sa dernière bataille décisive contre le peuple palestinien et contre le processus de paix dans la région », a-t-il déclaré à la presse.Photo AFP Ces jeunes Israéliennes tenaient des bougies hier lors d'une manifestation qui a réuni 100 000 personnes à Tel-Aviv pour commémorer le septième anniversaire de l'assassinat du premier ministre Yitzhak Rabin par un opposant politique.EXPRESS INTERNATIONAL États-Unis Pitt partirait LA MAISON-BLANCHE envisage de demander au président controversé de la Commission des opérations de Bourse (SEC) Harvey Pitt de démissionner après les élections de mi-mandat de mardi, a rapporté hier le Washington Post en citant des sources du Parti républicain.L'administration « serait exaspérée par le fait que les agissements de Harvey Pitt aient créé une crise politique pour le président (George W.) Bush avant les élections de mi-mandat et que cela pourrait jouer un rôle pour le contrôle du Congrès ».C'est pourquoi la Maison-Blanche « envisagerait de demander à M.Pitt de présenter sa démission après les élections ».\u2014 d'après AFP ASEAN Contre le terrorisme Les dirigeants de l'Asie du Sud-Est présents aujourd'hui au sommet annuel de l'ASEAN au Cambodge espèrent faire clairement entendre à la communauté internationale qu'ils sont capables de maîtriser la menace terroriste dans leur région.Vendredi encore, le ministère américain des Affaires étrangères prévenait que des terroristes pouvaient préparer des attaques sur les plages, dans les restaurants, hôtels et autres sites fréquentés par les Occidentaux.\u2014 d'après AP Un nouveau projet américain de résolution sur l'Irak est attendu cette semaine Moscou maintient son opposition à certains termes employés par Washington Associated Press NATIONS UNIES \u2014 Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU devraient recevoir cette semaine le nouveau projet de résolution sur les inspections en armement en Irak mis au point par les États- Unis, tandis que la Russie déclarait vendredi que les points de vue des cinq membres du Conseil jouissant du droit de veto étaient aujourd'hui plus proches.Moscou continue cependant de s'opposer aux termes employés dans ce texte qui pourraient autoriser les États-Unis à attaquer l'Irak sans l'aval du Conseil et a clairement fait comprendre que des « divergences considérables » persistaient sur des aspects capitaux du dossier.Le porte-parole de la Maison-Blanche Ari Fleischer a affirmé hier que la semaine dernière avait été « productive » dans la recherche d'une résolution qui satisferait la Russie et la France.« Les pourparlers continuent », a-t-il confié aux journalistes à bord d'Air Force One, alors que le président américain George W.Bush se rendait dans le Tennessee pour soutenir des candidats républicains qui se présentent mardi pour les élections au Congrès américain.M.Fleischer n'a pas précisé quand les États-Unis attendaient un vote du Conseil de sécurité.Le président américain a maintenu la pression hier, affirmant que Saddam Hussein était « un homme dangereux » et que les inspections de l'ONU en Irak étaient cruciales.« Nous savons qu'il a eu des contacts avec des réseaux terroristes comme Al-Qaeda », a-t-il dit au cours de son déplacement dans le Tennessee.« Le message à cet auguste corps (de l'ONU) est : soyez efficaces, soyez les Nations unies, pas la Ligue des nations », a-t-il ajouté.En Jordanie, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a estimé hier que « la bataille était maintenant au sein du Conseil de sécurité et (qu'il y avait) une forte résistance contre une résolution irréfléchie qui provoquerait l'Irak et nuirait à la tranquillité de la mission des inspecteurs ».« Nous espérons que la résolution du Conseil de sécurité sera sage et équilibrée pour aider les inspecteurs et non créer des difficultés », a-t-il ajouté.Tous les détails sur les tractations diplomatiques au sujet de l'Irak à www.cyberpresse.ca/irak Napoléon: pas mort! La France, comme la plupart des pays européens, vit dans l'Histoire.D'une manière impensable en Amérique du Nord.Certes, il y a des limites quantitatives à la mémoire historique.Comme me le disait un jour Umberto Eco : « L'Italie n'a évidemment aucune nostalgie de l'Empire romain.La période fondatrice de l'Italie moderne, ce sont les républiques et cités de la Renaissance, Florence ou Venise.Les Romains, pour nous, c'est un peu comme Vercingétorix pour les Français : cela relève de la bande dessinée.» La cause est entendue : pour la quasi-totalité des Français (c'est-àdire environ 59 millions d'entre eux, moins Jean-Marie Le Pen et quelques fidèles), des personnages comme Vercingétorix, Clovis ou Jeanne d'Arc n'ont rigoureusement aucune consistance réelle.D'ailleurs, Vercingétorix était plutôt un envahisseur suédois ou danois, Clovis un « Alleboche » (comme on disait pendant la Guerre 14-18), et Jeanne d'Arc une bien étrange Pucelle, sorte de leader populiste à la Russe.À la vérité, même Louis XIV, malgré le colbertisme, appartient à un passé révolu et, pas plus que la totalité de l'Ancien régime, ne suscite aucune passion (sauf pour les lecteurs d'Alexandre Dumas).Même la gauche et la droite, pourtant très portées sur les guerres de religion rétroactives, ne trouvent rigoureusement rien à dire sur Louis XIV, sinon qu'il a fait la grandeur de la France et un pays centralisé.Mais c'est une idée aussi consensuelle qu'abstraite.Les passions se réveillent très précisément au sujet de la Révolution de 1789.La mère (extrêmement communiste) me répond à propos du film Danton de Wajda : « Je n'irai pas voir ce film.D'ailleurs je suis robespierriste.» Une façon de dire que, si la guillotine avait continué à tourner à plein régime quelques années de plus, on aurait fini par accéder directement au socialisme sans traîner en route.De la même manière, j'ai déjà été accosté, en pleine semaine, par un étudiant à lunettes boutonneux et attardé : « Voulez-vous signer une pétition pour que Robespierre ait enfin une place ou une rue à son nom à Paris ?» La passion historique est communicative : à force de vivre en France, j'en suis venu à être farouchement opposé à ce qu'une rue soit baptisée du nom de ce lugubre exterminateur puritain.Tout cela pour dire que, bien entendu, Napoléon Bonaparte demeure dans ce pays presque aussi vivant que s'il avait sévi dans les années 1930.Même si sa conquête du pouvoir absolu \u2014 en tant que Consul à vie \u2014 date de l'été de 1802, c'est-à-dire de 200 ans.Le bicentenaire de ce sympathique événement est aujourd'hui l'occasion de multiples commémorations.Entre autres, à la mi-octobre sur France 2 (et bientôt Radio- Canada), de la diffusion de la minisérie (quatre fois 90 minutes) à très gros budget et très forte audience (plus de dix millions de téléspectateurs.Minisérie réalisée honnêtement par Yves Simoneau (ni plus ni moins mauvais dans ce genre que Josée Dayan pour Monte-Cristo ou Les Misérables), et mettant forcément en vedette les deux poids lourds du cinéma français, c'est-àdire Christian Clavier dans le rôle titre et, absurdement, Depardieu en Fouché (il fallait bien le caser quelque part, et franchement il n'avait pas le physique pour Bonaparte).Vue la médiocrité inimaginable de la télévision française de notre époque, les critiques se sont abstenus de comparer ce Napoléon avec ceux d'Abel Gance, de Sacha Guitry ou même son incarnation par Marlon Brando.Le Monde s'est contenté de parler d'un « Napoléon des ménagères ».Ce qui règle la question.Ce qui était remarquable dans cette série \u2014 et qui fut noté par les spécialistes \u2014, c'est que le Napoléon sirupeusement scénarisé par Didie Decoin réussit le tour de force d'apparaître privé de tout point de vue.Un peu de vie privée (sentimentale), un peu de vie publique (grandes batailles et fin tragique à Sainte-Hélène) : en passant de l'un à l'autre, on réussit à demeurer en compagnie d'un personnage positif, mais sans trop savoir pourquoi.Un tour de force qu'on a déjà vu opérer moult fois à Hollywood sur des sujets historiques, et qui n'a rien d'extraordinaire.Simplement ça ne vous rend pas le téléspectateur plus intelligent qu'il ne l'était avant le début de la série \u2014 mais est-ce si grave ?Dans la salle immense du Palais des sports de Paris (4500 places), le tonitruant metteur en scène Robert Hossein fait de son côté salle comble tous les soirs avec son Bonaparte.Hossein a eu recours à la bonne vieille méthode pour en faire un personnage sympathique et positif : il s'en est tenu aux années héroïques et romantiques du très jeune général qui sillonnait l'Europe (ou l'Égypte) à la tête de ses armées, tel un Alexandre moderne.À quoi bon s'embêter avec le personnage beaucoup moins exaltant d'un empereur bouffi, devenu l'Ogre du vieux continent et monarque tout de même rempli de luimême Car le problème de Napoléon est là : la gloire nationale qui, aujourd'hui encore, entoure son personnage, est d'autant plus étrange que le personnage lui-même est profondément ambigu.La preuve de cette ambiguïté, c'est que, mis à part quelques vieux monarchistes attardés, l'empereur, par ailleurs créateur du Code civil actuel, des Départements et de la Légion d'honneur, est l'objet de l'adulation sans partage à la fois de la droite et de la gauche.Que la droite l'encense, passe encore : d'un côté, c'est lui qui a plus ou moins mis un terme définitif à la Terreur révolutionnaire.De l'autre, il a donné à la France le plus grand empire de son histoire et \u2014 du coup \u2014 incarné cette époque révolue où le pays était la plus grande puissance mondiale.Mais pourquoi diable la gauche soutient-elle celui qu'un de mes amis \u2014 intellectuel « plutôt de gauche », mais d'une famille à particule, peut-être monarchiste \u2014 tient pour « l'un des plus grands criminels de guerre de son époque » ?Bizarrement, même la gauche jadis communiste considérait Napoléon comme un héros positif.Sous le prétexte que dans ses expéditions militaires il se battait contre des princes et des monarques.Mais enfin, comme le disait, fort abusivement le leader populiste milanais Umberto Bossi, « n'a-t-il pas principalement massacré 200 000 Italiens » ?Et en tout cas, n'a-t-il pas été, même de manière civilisée et raisonnable, un solide dictateur ?Comme l'écrivait le 15 octobre Le Monde, à l'occasion de la sortie de la série : « Napoléon est l'une des dernières figures mythiques compréhensibles par le très grand nombre.» Mais compréhensible de quelle manière ?Réponse : « il exerce une fascination dangereuse, symptomatique de l'époque, et peut être identifié à la figure du dictateur universel, d'un héros de la mondialisation de l'époque.» Héros romantique sans l'ombre d'un doute \u2014 mais le nazisme trouvait en partie sa source dans le romantisme.N'importe : celui qui allait moderniser l'Europe par le fer et par le sang était français.Encore aujourd'hui, cela reste le principal.Le reste, on le passe par profits et pertes de l'Histoire. 7LP0801A1103 a8 3 NOV 7LP0801A1103 ZALLCALL 67 20:57:30 11/02/02 B 7LP0901A1103 a9 3 NOV 7LP0901A1103 ZALLCALL 67 20:57:38 11/02/02 B 7LP1001A1103 A10, dimanche, MONDE 7LP1001A1103 ZALLCALL 67 20:57:12 11/02/02 B A10 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 3 NOVEMBRE 2002 La classe moyenne US va-t-elle survivre ?Née de la dernière guerre, elle fond, sous l'effet de l'écart croissant riches-pauvres, dit Paul Krugman On trouve encore ici et là le long du Saint-Laurent, et en particulier en périphérie de l'île de Montréal, de ces grands manoirs qui témoignent de la richesse et du goût des grandes élites financières du début du siècle dernier.Des bataillons d'employés faisaient marcher ces grandes maisons qui, avec le temps, sont passées de mode, plusieurs se retrouvant converties en auberges, centres d'accueil ou institutions en tout genre.Paul Krugman, dont on peut lire régulièrement les chroniques sur l'économie dans les pages éditoriales du New York Times, évoque cette époque qui a vu éclore cette folie de grandeurs devenues aussi vestiges dans le Long Island de son enfance.Ce qui frappe le chroniqueur, dans un long article paru dans le New York Times Magazine, c'est que cette mégalomanie, disparue depuis la Seconde Guerre, refait surface depuis une décennie aux États-Unis avec l'émergence d'une classe de super-riches qui se recrute principalement chez les PDG des grandes entreprises.Un architecte comme Thierry Despont se spécialise dans la conception de ces nouveaux manoirs qui font entre 20 000 et 60 000 pieds carrés, certains n'étant guère plus petits que la Maison-Blanche.L'intérêt de M.Krugman pour l'architecture n'est que circonstanciel.Il évoque ces deux ères des grands manoirs pour illustrer son propos : entre ces deux ères s'est forgée aux États-Unis une classe moyenne, qui a maintenant commencé à régresser et qui pourrait disparaître, les inégalités dans la distribution de la richesse tendant à retrouver l'acuité qu'elles connaissaient au début du siècle dernier.Un pays déclassé Parce qu'elle est de plus en plus concentrée entre les mains de super- riches, la richesse statistique \u2014 toute basée qu'elle soit sur un progrès économique authentique \u2014 n'empêche pas le pays réel que sont les États-Unis d'entretenir un indice de pauvreté plus élevé et d'afficher une espérance de vie plus courte que toute autre nation développée.Et la puissance des nouveaux super-riches contribue à restructurer le système politique américain : virage général à droite et polarisation extrême de la vie politique.Paul Krugman est absolument fasciné par la rapidité avec laquelle les PDG d'entreprises en sont venus à se donner, sur le dos souvent des actionnaires ou des employés, des revenus mirobolents.Quand Jack Welch a quitté la présidence de General Electric, la plus importante entreprise au monde, il a eu droit à un appartement à vie dans Manhattan (nourriture, cave à vins et entretien compris), à l'utilisation des jets de l'entreprise et à une série d'autres avantages sociaux, le tout atteignant aisément les deux millions de dollars US par an.Tout ça est significatif, mais marginal : durant sa dernière année complète en exercice, en 2000, il a touché des revenus de 123 millions.L'addition des hausses de traitement de tous les PDG de grandes entreprises et de leur entourage a contribué à élever ce qu'on appelle le salaire moyen des Américains.Or ce salaire moyen, calculé en dollars de 1998 et inflation prise en compte, aura passé de 32 522 $ en 1970 à 35 864 $ en 1999.Dix pour cent en 29 ans, c'est pas terrible.Mais dans le même temps, le traitement moyen des 100 plus importants PDG aura passé, lui, de 1,3 million en 1970 (ce qui représentait 39 fois le salaire moyen des Américains) à 37,5 millions (soit plus de 1000 fois le salaire national moyen).Classe moyenne précaire Le très fiable Office du budget du Congrès des États-Unis confirme cette tendance : entre 1979 et 1997, les revenus après impôts du 1 % des ménages les plus riches ont augmenté de 157 % contre 10 % pour les ménages formant la classe médiane.Le propos de M.Krugman, qui cite plusieurs études, vise à démontrer que les super-riches dominaient une société plutôt miséreuse au début du siècle dernier.La grande dépression puis la Seconde Guerre mondiale auront cassé leur emprise absolue sur le processus politique.L'après-guerre aura donné lieu à l'émergence d'une classe moyenne, dans un climat qui aura favorisé l'équité dans la redistribution de la richesse.Mais depuis les années soixantedix, l'écart s'accentue rapidement entre les plus riches et les autres et on retourne à vitesse grand V à la situation du début du siècle dernier.En 1998, les 13 000 ménages les plus riches des États-Unis ont touché des revenus équivalant presque à ceux des 20 millions des Américains les plus pauvres.Ces 13 000 ménages gagnaient 300 fois plus d'argent que les ménages médians.Les économistes, poursuit M.Krugman, ont avancé trois hypothèses pour expliquer l'écart de richesse croissant : >>la mondialisation, en favorisant les importations de biens fabriqués dans des pays à main-d'oeuvre moins chère, a fragilisé la classe ouvrière américaine ; >>la révolution technologique a aussi nui aux cols bleus, au profit de classes plus restreintes formées à l'université ; >>enfin le vedettariat s'est installé dans la culture managériale, stimulant compétition et gratification.L'auteur ne nie pas le poids de ces facteurs, mais estime qu'aucune de ces hypothèses ne justifie à elle seule la concentration, désormais galopante, de richesse et de pouvoir au sommet de l'échelle sociale.Elle procède d'une révolution qui s'est produite dans cette culture managériale.Dans la foulée du New Deal (réformes socio-économiques mises de l'avant par Franklin D.Roosevelt dans les années trente) puis de la Seconde Guerre, le chef d'entreprise se soumettait à une sorte de code moral qui interdisait l'autogratification.Le célèbre économiste John Kenneth Galbraith s'est étendu sur le sujet dans The New Industrial State, louant les vertus de transparence, d'honneur et d'honnêté qui animaient les chefs d'entreprise.Code chambardé Le code a prévalu jusqu'à ce que certains commencent à chambouler les règles du jeu.Des grands patrons, qui désignaient les membres des conseils d'administration, attendaient de la reconnaissance en retour.Certains ont touché des traitements mirobolents en dépit de performances de gestion douteuses à l'occasion.D'un coup, ce n'était plus la main invisible des lois du marché qui allait déterminer ces traitements, mais la poignée de main échangée au conseil d'administration.Cette permissivité nouvelle fut une transformation sociale plus qu'économique, estime M.Krugman, qui attribue aux investisseurs institutionnels une large part de responsabilité dans ce changement.C'est dans les années quatrevingt que les chefs d'entreprise ont commencé à sortir de l'ombre de leur chapelle privée.Lee Iacocca, qui a réformé Chrysler à l'époque, fut un chef de file.Un seul grand patron aura fait la page couverture d'un magazine des affaires comme Business Week en 1980 ; en 1999, 19 grandes vedettes des affaires auront fait la une de l'hebdo.Le vedettariat a commencé à s'appliquer aux grands patrons un peu à la manière du monde du divertissement ou du sport.Cette révolution culturelle a fait apparaître la cupidité comme valeur défendable, et parallèlement, toute une industrie médiatique liée au monde des affaires a trimé dur pour rendre cette révolution acceptable.Avec le résultat global que les super-riches ont augmenté leurs revenus au point de fausser le sens réel de la statistique sur le revenu moyen des Américains.Dans la vraie vie, le revenu réel (inflation prise en compte) de la tranche des 20 % des ménages les plus pauvres aux États-Unis a baissé entre 1979 et 1997, pendant que le revenu du ménage médian \u2014 celui se situant exactement entre le premier et le dernier dans l'échelle \u2014 n'a augmenté que de 0,5 %.Et encore cette modeste hausse s'explique-t-elle possiblement par le plus grand nombre d'heures travaillées par les femmes.Une démocratie malade Et à l'ère de la classe moyenne, la grande entreprise prenait soin de son monde.General Motors \u2014 qu'à l'interne on appelait Generous Motors \u2014 ne congédiait des employés qu'à l'extrême limite.Des conventions couvraient l'assurance-maladie, même pour les employés licenciés.Aujourd'hui, la grande entreprise ne se gêne plus pour congédier massivement, sans plan de santé.Et souvent avec des fonds de retraite aux pieds d'argile.C'est la même cupidité des grands patrons d'entreprises qui les a conduits à investir le pouvoir politique.Les deux grandes baisses d'impôts des dernières décennies, celle de Ronald Reagan et celle récente de George W.Bush, ont profité essentiellement aux classes les plus riches, accentuant elles aussi l'écart des revenus entre riches et pauvres.Malgré tout, les plus riches ont réussi à manoeuvrer médiatiquement pour que la population en général en vienne à accepter ce type d'orientation, même si des services fondamentaux comme l'éducation en font les frais.Paul Krugman en conclusion cite le politologue Kevin Phillips : ou bien on fait revivre la démocratie dans ce pays, ou bien les États-Unis s'enferrent dans la ploutocratie, un système de gouvernement où seuls les très riches ont accès au processus décisionnel de l'État.Photomontage JEAN-SÉBASTIEN MERCIER, La Presse Générations Dégradation Convention Bifurcation PENDANT les trois semaines durant lesquelles l'Amérique et une partie du monde s'accrochaient à la télé pour suivre les péripéties des tireurs fous dans la région de Washington, les assassinats se poursuivaient « normalement » ailleurs.Les prévenus de Washington sont soupçonnés d'avoir tué une dizaine de personnes, mais dans les mêmes trois semaines, 1600 personnes ont perdu la vie par des armes à feu aux États-Unis et plus de 17 000 dans le monde.Le Réseau international d'action sur les petites armes à feu (IANSA) profite de cet événement exceptionnel pour faire connaître, dans l'International Herald Tribune, l'ampleur du problème posé par la libre circulation des armes à feu das le monde.La directrice de IANSA écrit que pendant que des pays s'inquiètent de la prolifération d'armes de destruction massive, 300 000 personnes par année dans le monde sont victimes de simples armes à feu, dont la circulation augmente au fur et à mesure que prospère le commerce international et que s'allègent les contrôles douaniers.L'organisme a mis en branle un processus devant conduire à la rédaction, sous l'égide des Nations unies, d'une convention sur les armes à feu, mais Washington, sous la pression de son puissant lobby des armes à feu, met des bâtons dans les roues.LA RÉCESSION de 2001 aux États-Unis a des effets durables et a ceci de particulier qu'au chapitre des mises à pied, elle affecte surtout les jeunes adultes, rapporte Business Week.Au sommet du boom économique au début de l'an 2000, 88 % des hommes âgés de 20 à 44 ans avaient un emploi ; le taux est passé à 85 % en septembre 2002.Chez les femmes du même âge, le taux est passé de 73,5% à 70,6 %.Dans la génération des 45 / 54 ans, la chute de l'emploi a été plus faible, passant de 73,9 % à 73,5 % chez les femmes et de 85,9 % à 84,8 % chez les hommes.Et, surprise : le pourcentage d'emploi des 55 / 64 ans chez les hommes et les femmes a augmenté, passant de 65,9 % à 67,2 % chez les hommes et de 51,7 % à 54,4 % chez les femmes.Mais l'emploi en général est en baisse et on n'en a pas vu la fin, disent les experts.Dans le seul petit monde de Wall Street, on terminera l'année avec 15 % de moins de personnel que l'an dernier.Plus largement, les emplois temporaires ont baissé de 18,4 % et de 18,1 % dans l'équipement informatique.Quantité de jeunes avaient envahi ce secteur : les jeunes sont les premiers mis à pied, ayant touché de hauts salaires à l'entrée à cause de la concurrence d'alors, mais comptant néanmoins peu d'expérience à ce jour.C'EST CYCLIQUE, mais cette fois ce pourrait être aussi structurel : les Nations unies annoncent une nouvelle vague de grande famine devant affecter le tiersmonde et on l'explique par les effets climatiques consécutifs au réchauffement de la planète.L'Éthiopie et la Corne de l'Afrique sont singulièrement visées par cette nouvelle famine, note le Programme alimentaire mondial de l'ONU.Dans l'intervalle, un autre organisme de l'ONU, la FAO, qui s'occupe d'agriculture, révèle que pour la cinquième année de suite, la production agricole mondiale va baisser alors que la population du globe continue d'augmenter.Les inventaires agricoles ont baissé bien en deçà des niveaux critiques et les prix grimpent.En seule Éthiopie, on évalue à près de six millions le nombre de personnes susceptibles de mourir de faim dans un proche avenir ; trois millions au Soudan et un million en Érithrée.Kenya et Somalie ajoutés, c'est un bloc de 14 millions qui est menacé, autant que dans l'ensemble formé au sud par la Zambie, le Malawi, le Mozambique, le Zimbabwe et d'autres pays de la région.Dans certains cas, note une enquête du Independent, des facteurs politiques sont en cause, mais pour l'essentiel ces menaces de famine originent des changements climatiques consécutifs au réchauffement de la Terre.L'ABSENTÉISME pour cause de maladie a atteint un tel niveau en Suède que le premier ministre Persson a décidé de créer un poste de ministre spécifiquement pour régler le problème, rapporte The Economist.Dans l'Union européenne en général, 1,9 % des employés se prévalent chaque année d'un congé de maladie d'une semaine ou plus ; c'est 4,5 % en Suède.Pourtant les Suédois fument moins, consomment moins d'alcool, sont moins obèses et jouissent d'une espérance de vie plus longue que la majorité des Européens.Ces chiffres signifient que n'importe quel jour de l'année, 10 % du personnel se trouve en congé de maladie dans ce pays.On a fait les comptes au gouvernement : les congés de maladie et les traitements versés au titre de l'incapacité représentent 12 milliards de dollars US par an, ce qui veut dire plus de 10 % du budget de l'État suédois.L'employé malade en Suède doit assumer une perte de salaire le premier jour de sa maladie, mais il touche ensuite 80 % de ce salaire jusqu'à concurrence de 2600 $ US par mois.Après deux semaines, le pourcentage grimpe à 90 %, l'employeur devant contribuer une tranche de 10 %.Après trois mois, l'État défraie seul 80 % du salaire.Un récent sondage explique beaucoup de choses sur la fragilité des Suédois : 62 % jugent normal de se prévaloir d'un congé de maladie même quand on n'est pas malade. 7LP1101A1103 a11 dimanche 7LP1101A1103 ZALLCALL 67 17:45:38 11/02/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 3 NOVEMBRE 2002 A 1 1 PHOTOTHÈQUE, La Presse Les relations de travail difficiles entre les fonctionnaires et l'État ont souvent amené ceux-ci à manifester.Mais, croit M.Dufour, « la priorité doit être d'empêcher les milliers de jeunes fonctionnaires que l'on engagera massivement dans les prochaines années, de se voir stérilisés avant l'âge, de la même façon que leurs aînés l'ont été.» Un corporatisme débilitant Admettons d'emblée qu'il existe de graves dysfonctionnements au sein de l'administration publique québécoise CHRISTIAN DUFOUR L'auteur est politologue à l'École nationale d'administration publique du Québec.QUELLE BONNE nouvelle ! Après 30 ans de débats politiques dominés par la question nationale, une année s'annonce où l'un des principaux enjeux sera la réforme de notre administration publique.Mais pour ne pas laisser passer cette occasion inespérée, il importe de comprendre le problème à résoudre.Admettre tout d'abord qu'il existe de graves dysfonctionnements au sein de l'administration publique québécoise, comme les fonctionnaires le sentent et le savent bien, indépendamment de la langue de bois qui s'est malheureusement imposée au niveau officiel.Ce décalage entre les discours et la réalité explique l'énorme scepticisme des employés de l'État à l'égard de tous ces projets de réformes qu'ils ont vu passer depuis 20 ans.La vingtaine d'initiatives majeures de la période, malgré tant d'efforts et de bonne volonté, n'a manifestement pas réglé un problème dont on ne parle pas assez.Or, quel est ce problème ?C'est un corporatisme de plus en plus débilitant qui est en train de stériliser et de rigidifier une administration publique québécoise pourtant fort dynamique au départ.Ce problème réside dans l'importance scandaleuse accordée à un statut et à des privilèges que l'on ne saurait perdre une fois qu'on les a obtenus, quelles que soient l'incompétence, l'incurie ou l'incapacité à faire sa job manifestées par la suite.En lisant Des moeurs administratives sous l'ancien régime, de Tocqueville, on a parfois l'impression qu'il décrit la fonction publique québécoise de l'an 2002, une institution axée sur les droits acquis et les titres de toutes sortes \u2014 à commencer par les interminables titres ronflants de nos ministres \u2014 au détriment de l'essentiel : la compétence et l'excellence.C'est la plus grande critique que l'on peut adresser à notre administration publique : avec le temps, elle en vient à démotiver immanquablement ceux qui valorisent la compétence et l'excellence, à créer systématiquement de la médiocrité.Plus précisément, notre administration publique est minée par l'incapacité de beaucoup de cadres \u2014 une incapacité encouragée par le système \u2014 à exercer de l'autorité et à gérer véritablement.L'on oscille donc entre l'application littérale et bête de la norme \u2014 sans être capable d'autoriser franchement les exceptions nécessaires \u2014 et le copinage maquillé sous le réseautage à la mode.Impossible de démettre un cadre Par ailleurs, pour compenser le fait qu'il est pratiquement impossible de démettre un cadre incompétent, on lui adjoindra parfois quelqu'un qui fera le travail à sa place sous le nom de coordonnateur, un « professionnel de complexité supérieure » dans le jargon bureaucratique québécois.Pendant ce tempslà, celui qui sera devenu propriétaire dans les faits de son emploi \u2014 comme dans l'ancien régime en France \u2014 se trouvera de bonnes raisons pour travailler souvent à la maison.L'envers du fait que trop de cadres ne gèrent pas vraiment, c'est le fait qu'il y en a trop : on a affaire à des structures administratives où les taux d'encadrement sont souvent excessifs, ce qui aboutit à l'infantilisation de fonctionnaires surgérés et mal gérés.On les paye comme des professionnels, mais on les traite comme des techniciens, sans leur accorder le respect auquel ils ont droit, ni la marge de manoeuvre dont ils ont besoin pour faire leur travail de façon professionnelle.Il est difficile de changer réellement une culture administrative, surtout quand on est incapable de voir le problème à résoudre.C'est pourquoi, en dépit de ses incontestables bonnes intentions, le dernier projet de réforme en cours \u2014 l'ambitieuse loi 82 sur l'administration publique \u2014 risque encore une fois de rater le coche.Prisonnier d'une approche bureaucratique, mettra-t-on davantage l'accent sur les rapports à produire que sur les résultats à atteindre ?Troquera-t-on les anciens contrôles a priori pour de nouveaux contrôles a posteriori, en escamotant l'essentiel : une véritable augmentation de la marge de manoeuvre et de la responsabilisation des fonctionnaires à tous les niveaux ?Il ne faut pas confondre enfin la sécurité d'emploi, qui protège des risques économiques liés à l'emploi, et la permanence, essentielle à toute fonction publique professionnelle que l'on veut soustraire à l'arbitraire politique.La priorité doit être d'empêcher les milliers de jeunes fonctionnaires que l'on engagera massivement dans les prochaines années, de se voir stérilisés avant l'âge, de la même façon que leurs aînés l'ont été.La sécurité d'emploi au sein de l'administration publique québécoise \u2014 la plus étendue de toutes les administrations comparables, France comprise \u2014 est excessive.L'accorder à un jeune fonctionnaire après quelques mois de service est le pire service à lui rendre.Pierre Bourgault plaidait récemment pour des contrats de cinq ans renouvelables, avec l'octroi de la sécurité d'emploi en fin de carrière pour éviter la précarisation du revenu des plus âgés.Des changements de ce genre permettraient de changer pour le mieux le système pour l'avenir, sans toucher à ceux qui sont à la veille de prendre leur retraite : c'est dans cette direction qu'il faut aller.La culture, levier de développement Il est urgent que le Quartier des spectacles reçoive un appui formel de la Ville de Montréal JACQUES PRIMEAU L'auteur est président de l'ADISQ.Ont cosigné le texte : Claude Larivée, président-directeur général du Cabaret Music-Hall ; Marie Lavigne, directrice générale de la Société de la Place des arts ; André Ménard, vice-président et directeur artistique de l'Équipe Spectra et du Festival international de jazz de Montréal ; Géatan Morency, vice-président planification et affaires publiques du Cirque du soleil ; Lorraine Pintal, directrice générale et artistique du Théâtre du Nouveau-Monde ; Michel Sabourin, président du Club Soda ; et Maryse Warda, directricegénérale adjointe de l'École nationale de théâtre du Canada.Les signataires sont tous membres fondateurs du Quartier des spectacles.ALORS QUE les autorités montréalaises réfléchissent aux suites à donner au Sommet de Montréal de juin dernier, nous tenons à réitérer l'importance de la dimension culturelle en tant que levier de développement de la ville.Montréal est un milieu de création.Que ce soit dans le monde scientifique, dans celui des affaires, ou dans celui de la culture et des arts, les créateurs d'ici se sont montrés prolifiques.Toutefois, pour éclore, les idées nouvelles ont besoin d'un cadre d'organisation et d'un environnement stimulants.Or, à l'échelle mondiale, de plus en plus, ce sont les villes qui agissent directement sur les plans commercial, économique, social et culturel.Cette tendance est d'autant plus marquée que les capacités d'intervention des gouvernements nationaux sont de plus en plus limitées par les accords qui façonnent la mondialisation.Dans ce contexte, les réflexions en cours pour doter la Ville de Montréal d'une véritable politique culturelle revêtent un caractère extrêmement important.Nous comptons participer activement à ce chantier et invitons la population à s'y intéresser vivement.Par ailleurs, lors du Sommet, plusieurs projets ont été évoqués et des mesures immédiates ont été proposées.Certains contribueraient à fournir un environnement stimulant pour nos créateurs.Le projet du Quartier des spectacles en est un bon exemple.Il s'agit d'un projet structurant qui accroîtra considérablement le rayonnement régional, national et international des arts de la scène québécois.Montréal possède une particularité propre à d'autres grandes métropoles au rayonnement culturel mondial : une extraordinaire concentration de salles de spectacles en son centre-ville.En aménageant des espaces publics, en assurant un développement immobilier conséquent et en faisant la publicité de cette singularité, on accroîtra l'activité culturelle et ses retombées positives.C'est pourquoi il est urgent que le Quartier des spectacles reçoive un appui formel de la Ville de Montréal de façon à permettre à des projets concrets de s'enclencher rapidement.Présentement, les touristes de passage ne dépensent en moyenne qu'un maigre neuf dollars par soir pour aller voir un spectacle ou pour tout autre produit culturel de la métropole.C'est un bien faible montant, compte tenu de l'effervescence et de l'originalité de notre production artistique.Cependant, Montréal ne parviendra à affirmer fermement son rôle de métropole culturelle internationale que dans la mesure où ses artistes pourront continuer à créer et à s'exprimer.Pour renforcer le dynamisme culturel, les capacités d'innovation, de création et de savoir, un consensus s'était également dégagé du Sommet de Montréal en faveur d'une augmentation significative des fonds mis à la disposition du Conseil des arts de Montréal (CAM).Le CAM doit devenir un levier majeur et stratégique du développement artistique de la métropole.Sa mission actuelle est de soutenir l'excellence dans la création, la production et la diffusion des arts.Le CAM doit également étendre cette mission et participer plus activement à l'émergence de nouveaux artistes et au développement de la relève.Au fil des ans, le CAM a eu une contribution importante dans le développement culturel de la métropole.Il a permis notamment à plusieurs artistes de se produire dans les maisons de la culture.Cette action en faveur de l'accès aux arts de la scène dans les arrondissements de la ville a inoculé le goût de la culture à bien des Montréalais.Pour toutes ces raisons, il mérite un appui à la hauteur des ambitions de Montréal comme métropole culturelle internationale.Les touristes de passage à Montréal ne dépensent en moyenne qu'un maigre neuf dollars par soir.LES gouvernements sont-ils plus attentifs aux besoins des citoyens qu'ils ne l'étaient il y a quelques années ?Faites-nous part de votre expérience, en nous écrivant à : forum@lapresse.ca.Biens servis? 7LP1201A1103 a12 dimanche 7LP1201A1103 ZALLCALL 67 17:45:21 11/02/02 B A12 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 3 NOVEMBRE 2002 Pour un fisc sympa Nous vous présentons ici le deuxième d'une série d'éditoriaux sur la qualité des services gouvernementaux.m a u r i c e .j a n n a r d @ l a p r e s s e .c a Trois contribuables sur cinq au Québec font remplir leur déclaration de revenus par une autre personne : soit qu'elles sont incapables de répondre par elles-mêmes au formulaire parce qu'il est trop compliqué ou soit qu'elles cherchent une façon de payer moins d'impôt en ayant recours à un spécialiste de la fiscalité.Ce comportement n'a rien de répréhensible : au contraire, il montre bien la distance qui s'est établie, au fil des ans, entre le citoyen et le fisc.Mais, plus inquiétants sont les résultats d'une enquête publiée au début de l'année : une forte proportion des gens interrogés déclarent avoir contourné le fisc, en cachant des revenus, en achetant des produits de contrebande ou en ayant recours au travail au noir.Par exemple, chez les personnes âgées de 55 ans et plus, 42 % affirment avoir déjà triché l'État.Le phénomène est plus élevé encore chez les jeunes puisque 71 % des 35 ans et moins avouent pratiquer la « délinquance fiscale ».F a c e a u x taxes, le Québécois navigue en pleine ambivalence.D'un côté, la vertu : il faut des impôts pour obtenir des services de qualité dans la santé, l'éducation publique et les routes ; pour y parvenir, chacun doit fournir sa juste part.De l'autre côté, une frustration alimentée par la rigidité de la machine bureaucratique, le niveau trop élevé de la taxation et la perception que le gouvernement gaspille l'argent des travailleurs durement gagné.Y a-t-il des façons pour que le citoyen reprenne une partie du contrôle sur la fiscalité, à tout le moins que l'État agisse de façon plus humaine envers le contribuable ?Périodiquement, les partis politiques reviennent en choeur avec l'idée de simplifier la formule de déclaration des revenus ; des tentatives ont été faites en ce sens, mais il reste encore beaucoup de travail à faire.Pour plusieurs, rétablir la confiance dans l'État passe par une augmentation du revenu personnel.L'interventionnisme de l'État mène inévitablement à un fardeau fiscal trop lourd.À revenu égal, le Québécois paie 15 % de plus d'impôt que le contribuable moyen des autres provinces.Les deux partis d'opposition au Québec, le Parti libéral et l'Action démocratique proposent de réduire les taxes.Ce dernier va plus loin en se portant à la défense du taux uniforme d'imposition, un projet qui suscite de l'intérêt et des questions, mais qui montre que les Québécois sont ouverts aux idées différentes quand ils ont l'impression qu'une formation politique comprend leur ras-le-bol.Où va l'argent de tous ces impôts ?Le contribuable aimerait sûrement savoir à quoi servent les taxes sur l'essence.Sont-elles vraiment appliquées à l'amélioration du système routier.Un gouvernement pour le citoyen devrait mieux faire connaître l'utilisation des recettes publiques.Le principe d'avoir des caisses dédiées devrait être répandu.L'exemple le plus connu est celui du régime d'assurance-médicaments qui profite à 1,5 million de personnes.Le coût atteint désormais 1,6 milliard de dollars et progresse continuellement.Pour le financer, le gouvernement doit augmenter les primes.Le programme est dispendieux ; en revanche, le public sait ce qui lui en coûte pour se payer un tel régime.Le respect du citoyen exige que si un programme enregistre des surplus, il doit servir à accroître les bénéfices du participant ou à réduire les cotisations.Tel n'est pas le cas avec le compte de l'assurance- emploi, comme il a été rapporté cette semaine, ou l'excédent de la Société d'assurance-automobile du Québec.L'expérience démontre que plus le gouvernement a des revenus élevés, plus il voudra dépenser et créer des programmes.Un retour du balancier est-il nécessaire ?C'est-à-dire : moins de taxes, donc État réduit ?Les Québécois en sont là maintenant dans leurs choix politiques.Paul Bordeleau, collaboration spéciale Droits réservés D'UN CANADA À L'AUTRE PHOTOTHÈQUE, La Presse Paul Martin Paul Martin est-il Québécois?Alternance oblige, pour bien des libéraux, la question n'est Et l'éthique, alors?pas anodine car il y aura l'après-Martin m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a Marc Lachance est chef de l'opposition à Longueuil.Salaire : 82 868 $ par année.Marc Duclos est membre du comité exécutif de la Ville de Longueuil.Salaire : 82 868 $ par année.Normand Caisse est conseiller municipal à Longueuil et membre de la Commission de l'aménagement du territoire.Salaire : 53 868 $ par année.Ces trois hommes ont plusieurs points en commun : en plus d'être des élus, d'avoir beaucoup de pain sur la planche et de recevoir un salaire tout à fait convenable, payé par les taxes des Longueuillois, ils cumulent un autre emploi qui n'a rien à voir avec leur boulot de politicien.Marc Lachance enseigne au cégep, Marc Duclos dirige une entreprise d'ébénisterie et Normand Caisse est directeur d'une école primaire, du lundi au vendredi, de 8h à 17h.Illégal ?Non.Normal ?Non.Immoral ?Certainement.Et ils ne sont pas les seuls.À Longueuil, quatre des sept membres du comité exécutif, l'équivalent du Conseil des ministres, mènent de front une carrière et leur travail d'élu.À Laval, deux des quatre membres du comité exécutif assument un autre emploi.À Montréal, par contre, tous les membres du comité exécutif se consacrent entièrement à leur travail.Un exemple à suivre.Avec les fusions, les salaires des politiciens municipaux ont grimpé.Le maire de l'ancienne ville de Brossard, par exemple, recevait un salaire de base de 46 000 $.L'actuel maire de Longueuil, Jacques Olivier, touche 110 000 $.Il n'y avait pas d'exécutif à Brossard.Les dix conseillers se partageaient les dossiers.Ils étaient payés 17 000 $.Dans la nouvelle Ville de Longueuil, un membre de l'exécutif reçoit 70 000 $.À cela, s'ajoute une allocation de dépenses non imposable qui a presque doublé, passant de 7700 $ à Brossard à 13 000 $ à Longueuil.Le travail est drôlement plus compliqué.Brossard comptait 66 000 habitants et gérait un budget de 72 millions.Avec les fusions, Longueuil a avalé sept villes, sa population frise les 400 000 habitants et son budget atteint les 380 millions.Dans ce contexte, comment le maire Jacques Olivier peut-il assurer la population qu'il fait du bon boulot si la moitié de son comité exécutif est occupé ailleurs ?Et comment un chef de l'opposition peut-il enseigner 25 heures par semaine dans un cégep et garantir aux Longueuillois qu'il suit ses dossiers avec diligence et talonne le maire Olivier ?Faut-il rappeler que le chef de l'opposition avait fait pleurer les braves gens de Longueuil dans leur chaumière au début de l'année lorsqu'il avait raconté qu'il n'avait pas de bureau ni de secrétaire et qu'il travaillait dans son salon ?Il s'était bien gardé de parler de son boulot d'enseignant.Les politiciens locaux reçoivent un salaire décent.Ils devraient, en échange, se consacrer entièrement à leur charge, du moins ceux qui siègent au comité exécutif.Québec devrait obliger les villes à adopter un code d'éthique qui baliserait le double emploi car si on compte sur les villes, ça risque d'être long.Surtout à Longueuil où la fibre éthique n'est pas très développée.PAUL WELLS L'auteur est chroniqueur au National Post.IL EST beaucoup question d'alternance ces jours-ci à Ottawa.Les libéraux s'amusent à prétendre qu'ils préparent une vraie course à la direction dont le résultat ne serait pas encore connu.Ils débattent donc, en coulisse, de l'opportunité de maintenir la tradition dite d'alternance (mot que les anglophones utilisent avec un mauvais accent français, puisqu'il n'y a pas d'équivalent anglais), selon laquelle un chef anglophone succède à un chef francophone.C'est une vieille tradition dans un parti qui s'est débarrassé de la plupart de ses vieilles traditions : depuis Wilfrid Laurier, donc depuis presque un siècle, tout chef libéral québécois s'est fait remplacer par un chef d'une autre province.(Il est vrai que John Turner, montréalais d'origine, a remplacé Pierre Elliot Trudeau le Montréalais ; mais Turner était devenu depuis longtemps l'incarnation de Bay Street.) Les conservateurs n'ont aucune tradition semblable : Brian Mulroney était le premier chef complètement bilingue dans l'histoire du parti.Si les libéraux tiennent à cette tradition depuis bientôt 100 ans, c'est qu'ils la trouvent compatible avec une autre tradition, leur plus grande, celle qui définit cette formation politique très particulière : l'art de gagner des élections.Pourquoi passer la moitié de son temps sous la gouverne de chefs issue d'une population minoritaire \u2014 en fait, plus de la moitié, parce que la plupart des chefs libéraux anglophones ont été plus faibles et ont duré moins longtemps ?Pas pour s'enorgueillir de la vision de deux peuples fondateurs, mais parce que l'alternance livre la marchandise.Mulroney, lui, avait compris.Il répétait sans cesse, lors de sa deuxième course à la direction tory en 1983, que sur environ 300 circonscriptions fédérales au Canada, une centaine comptaient au moins 15 % de francophones.« Pis si tu donnes un longueur d'avance de 100 sièges à un libéral, disait-il, il va gagner chaque fois.» Pourquoi insister pour qu'un chef sur deux appartienne à la majorité linguistique ?Parce que le Canada est quand même grand mais surtout parce que, face à d'autres formations dirigées par des non-francophones, les libéraux pouvaient se payer le luxe de se laisser diriger de temps en temps par un Canadien anglais.Et justement, lorsque des chefs unilingues anglophones ont réussi des percées électorales importantes au Québec (Mackenzie King et Diefenbaker), c'est qu'ils faisaient face à d'autres non-francophones.Un constat délicat Ce qui m'amène à un constat délicat : s'il est payant pour un parti fédéral de se doter d'un chef francophone, c'est que le Québec francophone n'a jamais voté pour un parti dirigé par un anglophone contre un parti dirigé par un francophone.L'inverse n'est pas vrai hors-Québec.Le « rest of Canada » appuie souvent des francophones contre des non-francophones.Qu'on pense à Trudeau et Chrétien en Ontario contre Robert Stanfield et Joe Clark, ou au rejet total de Kim Campbell dans sa Colombie-Britannique natale en 1993.On attribue souvent l'échec cuisant des libéraux de John Turner au Québec, en 1984, au fait que Trudeau avait rapatrié la Constitution en dépit d'un consensus québécois en 1981.J'ai toujours cru qu'une autre raison, beaucoup plus prosaïque, explique cet échec.C'est tout simplement que Trudeau était Québécois et Turner ne l'était pas, ou plus.L'allégeance québécoise s'est tout simplement transférée d'un libéral québécois à un conservateur québécois (Mulroney).L'histoire n'est pas un laboratoire.On ne saura jamais si j'ai raison.On ne peut pas refaire l'élection de 1984 en opposant les conservateurs de John Crosbie aux libéraux de Jean Chrétien.Ç'eut été intéressant comme expérience scientifique.Drôle d'alternance ! En tout cas, voilà que M.Chrétien s'en va, vraisemblablement pour se faire remplacer par Paul Martin.Drôle d'alternance, diraient des méchants : un chef qui parle les deux langues officielles en remplaçant un qui n'en parle aucune ! Plus sérieusement, l'arrivée de M.Martin pourrait chambarder une fois pour toutes le vieux système d'alternance.Ontarien de naissance, Québécois par choix, aussi bilingue qu'on puisse l'être, M.Martin est tellement difficile à classer que la question risque de perdre tout intérêt.Sauf que.La tradition de l'alternance est presque éternelle, tandis que M.Martin ne le sera pas.Il devient très important pour certains libéraux de classer M.Martin comme Canadien anglais ou comme Québécois en raison de l'influence que cela pourrait avoir sur sa succession.Si Paul Martin est Québécois, alors en principe on le remplacerait par un non-Québécois.Et vice versa.Cela ne vous était pas venu à l'esprit ?Dites-vous bien que John Manley, Allan Rock, Denis Coderre et Martin Cauchon, eux, y ont pensé. 7LP1301A1103 a13 dimanche 7LP1301A1103 ZALLCALL 67 17:44:20 11/02/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 3 NOVEMBRE 2002 A13 Absence de valeurs La liberté en friche ROBERT CAMPEAU L'auteur est un Montréalais.OUBLIEZ VOS émissions à sensation préférées.Oubliez toute cette fiction hollywoodienne qui vous en met plein la vue, tous ces Pow Pow soigneusement dosés pour qu'ils résonnent en vous comme si vous y étiez.La fiction a tellement rejoint la réalité que cette dernière est devenue le seul théâtre quotidien véritablement capable de nous garder captifs, de nous tenir en haleine.Nous sommes des millions à assister, chaque soir, à l'horreur en direct.À côté de la réalité vraie, les décors de films les plus sophistiqués font désormais figure de carton-pâte.« Vos enfants ne sont pas en sécurité, où qu'ils se trouvent, à aucun moment ! » : que voilà une phrase-choc qui a dû faire pâlir d'envie les scénaristes les plus tordus ! Et sous cette pluie de mots insensés, de balles sanglantes, d'attentats toujours mieux orchestrés : l'impuissance.Toujours plus grande.Toujours plus palpable.L'après 11 septembre Dans la (courte) accalmie qui a suivi « l'automne de l'anthrax » 2001, d'aucuns ont avancé qu'il avait peut-être été faux de croire qu'après le 11 septembre, le monde ne serait « plus jamais pareil ».Que c'était là une formule-choc inventée sous le coup de l'émotion, appelée à mourir de sa belle mort.C'était, hélas, sans compter sur les récents événements qui n'en finissent plus de se bousculer, qui font de l'Amérique le lieu de la dernière innocence perdue, et de notre petite planète une véritable poudrière.Dans notre sympathique coin de pays, on a depuis longtemps choisi de rire.En tout temps et en toute circonstance.De tout et de rien.Pour mieux taire, sans doute, la rumeur du monde.C'est probablement de santé.Mais ces rires n'arrivent plus à masquer notre impuissance qui, elle \u2014 c'est le sempiternel principe de la saucisse Hygrade ! \u2014, est le terreau idéal pour fabriquer d'autres impuissants, désireux de revendiquer eux aussi leur 15 minutes de gloire.Tout ça pour dire qu'entre nos rires \u2014 et dans notre confort relatif \u2014 nul ne peut plus se permettre le luxe de tenir quoi que ce soit pour acquis.Que les valeurs chèrement acquises, propres à nos sociétés somme toute assez paisibles, méritent qu'on s'y attarde, qu'on en prenne soin, qu'on les cultive.La liberté, comme disait l'autre, ça se prend.Mais force est de constater que ça se perd plus vite encore que ça s'acquiert.Et que le chemin pour la reconquérir, peut être un véritable chemin de Damas.MARIE-FRANCE LEGAULT L'auteure demeure à Québec.L'INTERVENANTE parlait constamment de dépistage, d'analyse de dossier.Nous discutions des abus envers les personnes âgées, des moyens de contrer cette plaie sociale.Puis ce fut le tour du suicide chez les jeunes et les personnes âgées.Et le même refrain reprenait : dépistage, stratégie pour tenter de régler le problème.Puis, voulant pousser plus loin la réflexion, j'ai demandé : y a-t-il des ressemblances entre le suicide des jeunes et celui des personnes âgées ?Les motifs se ressemblent- ils ?Ont-ils des affinités ?Dans quelle mesure sont-ils en croissance (ou en déclin) ?Ne faudrait-il pas s'attaquer aux « causes » avant d'élaborer une stratégie ?Pas de réponse.Le discours revenait sans cesse aux techniques d'intervention comme si tout était dans la technique et que le succès en dépendait largement.J'avais l'impression que la technique supplantait tout, même la personne.Le problème de l'isolement des personnes âgées, la détresse psychologique, les tentatives de suicide (et souvent les réussites) tout était subordonné à la technique.On ne règle rien, car on ne s'attaque pas aux « causes ».On essaye de mettre un « diachylon » sur une plaie béante : le mal de l'âme.Ce mal qui envahit les jeunes qui sont pourtant à l'âge des absolus, des défis emballants, des projets de vie.Ce mal qui paralyse, qui détruit toute initiative, toute action, toute entreprise, les rendant inutiles, éphémères, fugaces.Ce mal de l'âme si profond qu'il conduit à vouloir disparaître à tout jamais de la planète.Et qui s'attaque même aux personnes en fin de vie.Libérés de la religion ?Il paraît que nous, au Québec, sommes libérés de l'emprise de la religion.Sans doute qu'il y a eu de malencontreuses erreurs, de lamentables abus, de bêtises innombrables.Mais on a jeté « le bébé avec l'eau du bain ».Et on se retrouve devant un « vide » immense.Les valeurs de la famille, du mariage, de la fidélité et du respect des engagements ont été jetées par-dessus bord.On a tout jeté.Plus rien n'a de valeur.Le seul critère c'est le « MOI ».Si ça me convient, si je perçois que c'est avantageux pour moi.L'individualisme est devenu le principal moteur de l'activité humaine : plus de repères, plus de points d'ancrage, plus de valeurs.Au moindre « coup de vent » à la moindre « tempête » déception, on veut en finir avec la vie.Pour certains « vivre » est devenu un fardeau insupportable, un joug de plus en plus lourd.C'est facilement compréhensible devant le « vide », on est pris de vertige.L'absurdité exerce une fascination diabolique devant l'absence de valeurs.Puisque plus rien n'a de valeur, à quoi bon vivre dans ce monde cruel et inhumain ?Pourtant un certain « monsieur » est venu parler de la « vie en abondance ».Il nous a prescrit une « recette de bonheur » qui n'a rien à voir avec les stratégies, dépistages, techniques.Il a fait appel à notre liberté qui n'est pas celle qu'on préconise, c'est-à-dire faire n'importe quoi.Il nous a montré que la vraie liberté c'est de faire le « bien ».Il a fait appel au « volontariat » et plusieurs répondent encore même après 2000 ans.Pendant la pause, car il faut bien se reposer l'esprit, je discutais avec Monsieur X.Il me disait : « Madame, ce qui manque dans notre société actuelle ce sont des valeurs.Nous avons beaucoup de problèmes causés par cette carence.» Mais on en parle jamais.On ne veut pas se questionner sur les valeurs, si nous en avons, et lesquelles ?On cherche à guérir tous nos bobos par des techniques, des stratégies, des méthodes.On ne s'attaque qu'aux conséquences et non aux causes.Et on continue à multiplier des plans, des procédés, des moyens.C'est à qui élaborerait le meilleur schéma avec des mots très « songés », des rapports très épais avec des statistiques pour se donner l'illusion qu'on a trouvé le remède efficace et parfait.Et nous appelons ça, une société moderne et avant-gardiste.À titre d'auteur de la lettre primée de la semaine, Mme Legault recevra une copie laminée de cette page.PHOTO La Soleil Mme Marie-France Legault L'univers «rock-matante» JEAN P H I L I P P E PARÉ L'auteur demeure à Beauport.À CHAQUE fois que les artistes québécois se rassemblent pour se donner des récompenses et célébrer la dernière année musicale, ils font toujours l'éloge de « la relève ».Cette relève qui est si peu présente dans ces galas.Je constate toujours et je trouve paradoxal que ces artistes qui disent encourager la relève sont le principal facteur de l'absence de ladite relève.Je m'explique.Un album, ça ne se fait pas tout seul.Ça prend de l'argent et lorsqu'on débute dans l'industrie, on n'en a pas beaucoup.C'est pourquoi un organisme comme Musicaction existe.Cet organisme distribue diverses subventions aidant les artistes à réaliser des albums, des clips, des tournées, etc.Ce qui est incroyable, c'est que des artistes comme Éric Lapointe par exemple, qui a vendu des milliers, voire des centaines de milliers d'albums dans sa carrière continuent de toucher ces subventions.Que ce soit pour un album ou un clip il y a toujours une mention de l'aide reçue de Musicaction en plus de nombreux autres programmes de subventions.Vous allez me faire croire qu'avec tout l'argent que certains artistes font, ils n'ont pas les moyens de se payer un clip.En fait qu'est-ce qu'un clip et pourquoi en fait-on ?Parce que c'est une vitrine importante qui est un excellent moyen de nous faire connaître.Le petit magasin du coin qui se paie une publicité dans le journal ne va pas frapper à la porte d'un organisme pour se faire payer la pub en question.Éric Lapointe ne doit pas rouler en Pinto 74 et pourtant le prix d'un clip peut se comparer au prix d'une voiture neuve.S'il fait un clip qui devrait faire augmenter ses ventes, attirer des spectateurs à ses spectacles et faire gonfler son compte en banque, alors qu'il le paie son clip.Tous ces artistes qui nous montrent leurs nouvelles voitures et nous font visiter leurs condos, maisons, et chalets de campagne dans le 7 jours empêchent des artistes de la relève qui ont peu de moyen de se faire connaître ou du moins obtenir des outils qui leur permettront de tenter leur chance.Alors le Québec et son univers de « rock-matante » pourra peut-être se vanter d'avoir une culture musicale diversifiée.J'ai beaucoup de difficulté à accepter qu'une partie de mes taxes et impôts finance les albums d'Isabelle Boulay qui gagne sa vie beaucoup mieux que la plupart des Québécois moyens et qui a la chance de voir le monde grâce à sa carrière.Végétalisme: une prise de conscience SOPHIE PELLAND L'auteure réside à Saint-Bruno-de-Montarville.DANS SON article du 17 octobre sur le végétalisme, Émilie Dubreuil concluait en écrivant que « le végétalisme est avant tout un moyen de contestation contre la mondialisation des marchés et les abus du capitalisme ».Végétalienne depuis quelques années, je suis heureuse que mon choix alimentaire s'inscrive dans un effort de gestion efficace de nos ressources naturelles pour bien nourrir le plus de gens possible.Cependant, le végétalisme est d'abord et avant tout une prise de conscience et une affirmation des droits des animaux.Cette prise de conscience n'est ni une mode, ni une affaire de jeunes contestataires.Depuis la fin du XIXe siècle, c'est en effet notre société au complet qui a graduellement pris conscience que, comme les êtres humains, les autres animaux peuvent souffrir et jouir de leur vie.Nous avons donc mis sur place des lois et des sociétés pour prévenir la cruauté envers les animaux.Encore une fois, c'est un public nombreux qui s'est opposé à ce que les produits de beauté soient testés sur les animaux, de sorte que plusieurs fabricants de cosmétiques ont délaissé cette pratique.Les végétariens et les végétaliens poussent tout simplement ce raisonnement un peu plus loin, en décidant de ne pas faire souffrir des animaux pour se nourrir.Bien sûr, il faut faire une transition au végétalisme renseignée (les vitamines B12 et D sont particulièrement à surveiller).Cela veut dire entre autres découvrir une variété de nouveaux aliments-tofu, grains (quinoa, bulgur), fèves et fruits et légumes de toutes sortes \u2014 pour s'assurer un apport suffisant de vitamines et minéraux.Des avantages Une fois ces habitudes alimentaires installées, le végétalien jouit de plusieurs avantages du côté santé.Le nombre de crises cardiaques est énormément réduit chez les végétariens et végétaliens, tout comme le taux de cholestérol, l'embonpoint et certains types de cancer (cancer de l'intestin, du sein, et de la prostate, par exemple).Devenir végétalien peut donc réduire autant la souffrance des êtres humains que celle des autres animaux et de notre environnement.Loin d'être seulement qu'une contestation, le végétalisme est \u2014 comme l'écrit le philosophe Peter Singer \u2014 un désir de mettre en oeuvre la libération des animaux ! Pour ce qui est des restaurants, il n'y a pas lieu de s'inquiéter.Les restaurants végétariens et végétaliens se multiplient au Québec.On n'a qu'à penser au succès des restaurants Le Commensal, qui sont passés d'un repère de contestataires, il y a 25 ans, à une chaîne extrêmement populaire aujourd'hui ! Un peu de conscience.CHRISTIAN JACQUE L'auteur habite à Le Gardeur.L'OPINION QUI suit est le reflet d'une réflexion basée strictement sur le bon sens par une personne n'ayant pas d'intérêt direct sur la chose, n'étant pas actionnaire d'une pétrolière et n'étant pas militant d'une quelconque organisation environnementaliste.Notre société maintenant majoritaire citadine s'éloigne progressivement du contact avec les composantes naturelles de la terre (forêt, animaux, rivières.en favorisant les activités pratiquées dans le confort de nos foyers (Internet, télévision, films.).Nous sommes, par le fait même, moins conscients de l'opulence mais aussi de la fragilité de notre environnement naturel dont nous sommes pourtant dépendants.En utilisant ma logique de citoyen ordinaire, j'observe mon entourage et je m'interroge : comment se fait-il qu'il y a tant de jeunes aux prises avec l'asthme ?Qui ne connaît pas quelqu'un diminué par des allergies de toutes sortes ?Pourquoi tant de journées d'été avec épisodes de smog, où l'on doit éviter les activités extérieures ?Ceux qui utilisent les patinoires extérieures peuvent témoigner des conditions d'hiver qui raccourcissent de beaucoup les journées de hockey extérieur, et quoi d'autre ?Urgence d'agir En tant que membre de la génération approchant la trentaine, je ressens une urgence d'agir quant à nos habitudes de vie : nous devons nous conscientiser.Pourquoi empoisonner notre entourage avec l'herbicide et devoir attendre une loi provinciale avant de cesser de l'utiliser ?Pourquoi toujours de plus gros véhicules sur nos routes ?Devonsnous toujours donner priorité aux activités récréatives utilisant des véhicules motorisés ?Pourtant, une randonnée à vélo comporte tellement plus d'avantages.Cessons de nous fermer les yeux sur les conséquences de plus en plus évidentes de nos habitudes néfastes sur la vie en général.Devenons conscients des conséquences de notre désir de confort et de plaisir.Il faut changer ; tous doivent faire leur part et nous changerons les mentalités et les acquis deviendront questionnables.« L'homme n'a pas tissé la toile de la vie, il n'est qu'un fil de cette toile.Quoiqu'il fasse à cette toile, il le fait à lui-même ».(American Chief Seattle).Bientôt, des choix seront faits par nos gouvernements sur des enjeux nous touchant directement : la ratification du protocole de Kyoto, les solutions de transport autour de la région métropolitaine, les petites centrales électriques, les centrales thermiques, la réglementation touchant les systèmes antipollution des véhicules, etc.Encourageons-les à faire des choix en fonction du long terme. 7LP1403A1103 a14 3 nom 7LP1403A1103 ZALLCALL 67 00:22:07 11/03/02 B Québec élimine la pénalité salariale aux jeunes médecins pratiquant dans les centres urbains SÉBASTIEN RODRIGUE LES GROUPES de jeunes médecins sont comblés : Québec éliminera sous peu la pénalité salariale imposée depuis 20 ans à ceux pratiquant en région urbaine pour miser sur une application « plus rigoureuse » des plans régionaux d'effectifs médicaux (PREM).Mais l'idée inquiète en partie le président de la Fédération des médecins résidents du Québec (FMRQ), le docteur Stéphane P.Ahern.Ce dernier se demande si les jeunes médecins ne seront pas de nouveau pénalisés si jamais les plans d'effectifs ne sont pas respectés.Jeudi dernier, au cours d'une conférence de presse pour faire le point sur les négociations avec les médecins omnipraticiens et les spécialistes, le ministre de la Santé, François Legault, a annoncé la fin de la réduction d'honoraires de 30 % appliquée aux omnipraticiens et aux spécialistes pratiquant depuis moins de trois ans à Montréal, Sherbrooke et Québec.Pour s'assurer de bien répartir les médecins sur le territoire québécois, le ministre privilégie maintenant l'application des PREM, a fait savoir Anne Marcotte, attachée de presse du ministre.« Les dispositifs pour les PREM sont déjà prévus dans la loi 28 adoptée en juin 2001 », ajoute-t-elle.En collaboration avec les hôpitaux, ces plans prévoient le nombre de médecins nécessaires pour chaque région.Mais la question des pénalités, si jamais un hôpital embauche trop de médecins, est encore en discussion par le ministre et les deux fédérations de médecins.Les négociations avec la Fédération des médecins spécialistes du Québec se trouvent toutefois dans une impasse.La décision d'abolir le décret adopté en 1982 par le gouvernement de René Lévesque réjouit néanmoins le président de l'Association des jeunes médecins du Québec (AJMQ), le docteur Ziad Nasreddine.« Même si c'est un plan un peu contraignant pour la mobilité du médecin, on pense que c'est un compromis que les jeunes médecins devront accepter pour pouvoir au moins répondre aux besoins de la population dans certaines régions éloignées », dit-il.Cette semaine, l'AJMQ avait lancé un ultimatum de deux semaines au ministre pour faire cesser la discrimination envers les jeunes médecins.L'organisme menaçait de favoriser l'exode de ses membres en cas de refus.L'abolition de cette clause discriminatoire satisfait aussi le président de la FMRQ.Le docteur Ahern met toutefois en garde le ministre de la Santé sur la question des plans d'effectif qui ne garantissent pas automatiquement la qualité des services.« Tant qu'on ne garantit pas que chaque hôpital, chaque PREM, aura fait un effort pour respecter les conditions d'installation, je pense que les PREM sont un instrument dangereux », dit-il.En un clin d'oeil Phytobec vous apporte les exigences du présent\u2026 il faut tirer profit du grand nombre de ses composantes à doses contrôlées\u2026 des éléments très diversifiés disponibles tout-dans-un.Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 L'imprimante i320 offre des vitesses d'impression de 10 pages-minute en noir et de 7 pages-minute en couleurs, une excellente définition de 2 400 x 1 200 points-pouce et la capacité d'obtenir des imprimés sans 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système de santé québécois violent de toute façon l'un des cinq principes de la Loi canadienne sur la santé, soit l'accessibilité aux soins.Ce dernier croit aussi que Mme Mc Lellan et les fonctionnaires du ministère fédéral de la Santé interprètent mal l'un des articles du programme santé de l'ADQ.Cet article propose « d'effectuer une intégration graduelle du secteur privé au système de santé québécois dans les secteurs administratif et clinique », tout en préservant le système public.« Dans notre programme, on parle d'additionner des contributions, on ne touche pas au système public en place, ce serait de la privatisation que de prendre un pan de mur du public et de le transférer au privé », précise l'architecte du programme santé de l'ADQ.Dans une entrevue accordée à La Presse, la ministre Mc Lellan soutient que la volonté du parti de Mario Dumont de faire entrer le système privé dans le réseau n'est nullement en accord avec la volonté de la grande majorité des Canadiens.La ministre de la Santé ajoute que certaines propositions de l'ADQ, si elles sont mises en application, violeraient la Loi canadienne sur la santé.Or, chaque province qui enfreint cette loi peut se voir retrancher les paiements de transfert destinés aux programmes sociaux.Mme Mc Lellan citait en exemple le principe du ticket modérateur en précisant que tout parti provincial qui jongle avec l'idée d'appliquer ce principe risque de faire face à un rejet.Selon M.Morgan, l'ADQ n'a pas l'intention d'imposer un ticket modérateur, mais plutôt de faire payer des « fournitures ».« Je pense qu'il va falloir faire le débat, si de payer pour des fournitures viole la loi canadienne, à ce moment-là, les hôpitaux québécois violent tous la loi canadienne parce que 95 % des patients paient leurs lentilles oculaires », affirme-t-il.Le Dr Morgan précise néanmoins qu'un gouvernement adéquiste ne compte pas défier le gouvernement fédéral sur la question de la privatisation des soins cliniques de santé.« La politique de la confrontation ne mène nulle part.Ça prend une politique de concertation.Je ne peux pas imaginer qu'un gouvernement fédéral qui a le souci du bien des gens ne s'asseoira pas à la même table que nous », espère-t-il."]
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