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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts + Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-11-18, Collections de BAnQ.

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[" 1LP0101C1118 C-1 lundi - ARTS 1LP0101C1118 ZALLCALL 67 19:02:07 11/17/02 B GERMAIN HOUDE Homme de convictions collaboration speciale Epoux attentionne de Manon (Louise Portal) dans Tabou, pere attentif d'Emilie dans Les Filles de Caleb et .retenez-vous mesdames .amoureux cajoleur de Leone Vigneault dans Scoop (la scene de la robe de chambre dans la secheuse, vous vous souvenez?).Germain Houde s'impose a tout coup au petit ecran, en bonne compagnie feminine.Mais n'attire-t-il que les roles de gars sensibles a la television ?On oublie que j'ai tue quelques motards dans la peau d'un chef de gang dans Omerta 2 ! repond-il.Ce ne sont pas les realisateurs, mais les hasards qui m'ont fait decrocher ces roles.Reste que j'aime mes personnages a la fois extremement forts et fragiles.On peut jouer sur tous les registres lorsqu'on a des roles profonds et consistants.Caleb et Remi Chagnon, dans Scoop, sont des etres a la base solides, qui peuvent aussi etre droles et tendres.Son Bertrand dans Tabou egalement.L'entrepreneur possede la fermete necessaire pour faire retrouver la raison a sa femme et ses enfants, mais fait aussi preuve de comprehension, de tendresse et d'humour aux moments opportuns.C'etait le cas, la saison derniere, quand il etait sans nouvelles de sa fille Sara.C'est toujours le cas, la belle rentree au bercail.Et c'est le propre des fictions bien ecrites, selon le comedien.La preuve, c'est que Manon et Bertrand ont vecu quelque chose d'epouvantable, des situations difficiles, mais melees a des moments de bonheur.La vie n'est pas faite que d'obstacles.Il y a toujours de la place pour des sourires, malgre tout.Manon et Bertrand se sont battus comme bien des gens.Ils ont vecu avec un fantome pendant plusieurs annees, mais ils ont conserve un certain equilibre.La disparition de leur fille pendant sept ans a fait d'eux des heros de la vie quotidienne.Ces nuances dans les dialogues et l'attitude des personnages ont fait craquer Germain Houde quand il a lu les premiers textes de Tabou (jeudi, 20h, a TVA).Les auteurs Anne Boyer et Michel d'Astous ont le sens de la dramatique.Tabou est un beau melodrame dans lequel l'humanite des personnages domine.Mais il y a des pieges a incarner de tels personnages, car on ne peut jouer dans un melodrame assis.Les concessions ne sont pas possibles.Il faut se donner totalement, avec une sincerite extreme.Ou sinon ne pas jouer du tout.Germain Houde est exigeant lorsque vient le temps de choisir un role, quitte a en laisser filer un, deux, trois.A l'exception des tournages des derniers episodes de Tabou, il n'a rien a l'agenda.C'est la vie de pigiste ! Je ne suis pas pret a faire n'importe quoi.Je n'ai pas d'enfants en bas age a nourrir ! A la fin de Caserne 24 (il y a deux ans), j'ai passe sept mois sans travailler.La panique a eu le temps de s'installer, mais ca en valait le coup, car j'ai eu Tabou.Sur le plan financier, je n'ai pas a me plaindre, poursuit-il.Je vis bien de mon metier depuis une vingtaine d'annees.Des ma sortie du Conservatoire d'art dramatique de Quebec (en 1976), j'ai fait du theatre.Je jouais dans cinq pieces par annee.J'ai aussi rapidement tourne au cinema.Je fais probablement partie du 1.2 % de membres de l'Union des artistes qui gagnent tres bien leur vie.Travailler pour durer A presque 50 ans (le 14 decembre), Germain Houde sait que les plus beaux roles s'en viennent.Ils se font plus rares en vieillissant, mais ceux decroches, au theatre par exemple, peuvent etre extraordinaires.Vieillir a ses bons et ses mauvais cotes, ajoute-t-il.J'ai toujours buche et travaille fort physiquement.Aujourd'hui, je me fatigue plus vite.Je me suis fait un mal de dos en lacant mes souliers l'autre matin ! Mais a cet age, on est plus efficace.On comprend et on se revire rapidement.C'est ce qu'il y a de merveilleux dans ce metier ! Metier qu'il pratique sans compromis, insiste- t-il.Meme si ca suppose de vivre angoisse pendant des mois, voire des saisons.A la fin de mes etudes au Conservatoire, j'ai fait le pari de vivre du metier d'acteur ou d'en mourir.Je preferais emprunter de l'argent a des amis plutot que de chercher un boulot en attendant.Une dizaine d'annees plus tard, il aurait pu balancer sa promesse : il venait de demenager a Montreal et s'appretait a jouer au TNM lorsque les placiers de la salle de theatre de la rue Sainte-Catherine sont tombes en greve.J'ai passe huit mois sans travailler, se rappelle le comedien.Le matin, je me levais en pleurant.Le coup fut d'autant plus dur que le comedien avait auparavant attire vers lui tous les regards dans le corps tordu de l'homme elephant, dans la piece du meme nom, presentee 120 fois, a Quebec, Ottawa et Montreal entre autres.Mais avec le recul, une lecture rapide de son C.V.fait passer son conge force pour des vacances ou une sabbatique, tellement les roles se sont ensuite multiplies.On oublie qu'il a joue, a la tele, dans Le Volcan tranquille, Le Parc des braves et dans quelques dramatiques Avec un grand A de Janette Bertrand.Qu'au cinema, on l'a vu dans Leolo, Love- moi, L'Assassin jouait du trombone et Un zoo la nuit (il a d'ailleurs decroche le Genie du Meilleur role de soutien en 1988 pour son interpretation de Charlie).A-t-il deja pense qu'on pouvait l'oublier ?On pense toujours que c'est le cas.Dans ce metier, on apprend vite qu'on n'est pas indispensable et que la celebrite dure six mois.Il faut travailler tres fort pour exceller et durer.Les grands yeux bruns de Germain Houde brillent lorsqu'il parle de son metier.Presque autant que lorsqu'il decrit les splendeurs du coin de pays (Petit-Saguenay) qui l'a vu grandir avant qu'il ne parte etudier a Jonquiere, puis a Quebec.Le paysage, les fjords, les montagnes, le Saguenay, les coniferes, les chutes majestueuses.J'ai realise tres jeune que tout etait beau autour de moi.Mais partir ne me derangeait pas.Comme je vivais sur une ferme, j'ai eu des taches a accomplir des l'age de sept ans.Alors que petit, on ne veut que jouer.N'a-t-il pas rattrape le temps perdu depuis ?Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse c Dans ce metier, on apprend vite qu'on n'est pas indispensable et que la celebrite dure six mois.Il faut travailler tres fort pour exceller et durer , constate le comedien Germain Houde.DOMINIQUE MICHEL De figurante a reine des Bye Bye JEAN BEAUNOYER AVANT D'ETRE la reine des Bye Bye, Dominique Michel a d'abord ete figurante a Radio-Canada, chanteuse, danseuse, comedienne et fantaisiste.En 1952, j'etais figurante.Je me promenais dans un parc ou je prenais un cafe dans un restaurant, c'est tout.Pendant les longues repetitions, quand je n'avais rien a faire, je m'amusais a imiter Elaine Bedard ou les chanteuses a la mode.On m'a remarquee et on m'a propose de faire partie de l'equipe du P'tit Cafe en compagnie de Normand Hudon et Paul Theriault, ainsi que du pianiste Paul De Margerie.On presentait des parodies au P'tit Cafe, des sketches humoristiques, des imitations, surtout pendant la periode des Fetes.On s'en est inspire pour creer un evenement special de fin d'annee qui allait devenir le fameux Bye Bye.Parmi les invites du P'tit Cafe, Dominique se souvient d'un duo de comiques francais forme d'un tout petit homme, Jean-Pierre Darras, et d'un costaud, Philippe Noiret.Elle se souvient aussi de Paul De Margerie qui, a la suite d'une peine d'amour, s'est suicide en se tirant une balle dans la tete.Ce musicien de grand talent avait ecrit la musique de la chanson Ton visage.Dominique a aussi beaucoup chante.A cette epoque, elle a enregistre pas moins de huit longs jeux, comme on disait dans les annees 1950.Elle a chante du Raymond Levesque qu'elle adorait et a obtenu beaucoup de succes avec La Famille et Les Trottoirs, avant d'enregistrer son plus grand succes en 1957, En veillant su'l perron.Cette chanson de Camille Andrea avait remporte le deuxieme prix du concours de la chanson canadienne et Dominique pouvait encore se permettre, a la fin des annees 1950, d'interpreter des chansons romantiques sans faire rire.Evidemment, c'etait avant Moi et l'autre, la serie qui allait changer sa vie.Voir DOMINIQUE en C4 Pour souligner les 50 ans de Radio-Canada, nous vous offrons chaque semaine des portraits d'artisans qui l'ont marquee.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse c Je n'ai pas envie de mourir en faisant un Bye Bye , dit aujourd'hui Dominique Michel. 1LP0201C1118 C-2 lundi - ARTS 1LP0201C1118 ZALLCALL 67 17:34:10 11/17/02 B C 2 L A P R E S S E MONT R E A L L UND I 1 8 NO V EMB R E 2 0 0 2 Du rock pour les yeux CETTE SEMAINE Sur disque > George Harrison, Brainwashed.> Shania Twain, Up.> Muzion, J'revolutionne.> Craig David, Slicker Than Your Average.> Chantal Kreviazuk, What If It All Means Something.> Robbie Williams, Escapology.> Roch Voisine, Higher.> Joni Mitchell, Travelogue.> Toni Braxton, More Than A Woman.Sur scene > Terez Montcalm, mardi, vendredi et samedi, au Corona.> Tori Amos, mercredi, au Centre Bell.> Boubacar Traore, mercredi et jeudi, au Balattou.> Hart Rouge, mercredi et jeudi, au Studio Stella Artois de la Place des Arts.> Veronic Di Caire, jeudi, au Cabaret Musical Hall.> Lorraine Klaasen, vendredi, au Kola Note.> April Wine, au Spectrum.POP - ROCK Ma guitare electrique, c'est mon pinceau.Mes notes, ce sont mes couleurs.Mes crescendos, ce sont mes coups de pinceaux.Zilon, le plus celebre dessinateur urbain de Montreal, n'a pas seulement une ame de rockeur.Son art est, lui aussi, pas mal rock'n roll.Jusqu'a dimanche, l'artiste de 46 ans presente ses plus recentes oeuvres a la Galerie d'Art Yves Laroche (4 rue Saint-Paul dans le Vieux- Montreal).Sa plus importante exposition a vie, qui regroupe quatre annees de production.Pourquoi en parle-t-on dans un espace reserve au rock et a la pop?Parce que l'art de Zilon entretient des liens etroits avec la musique.Dans le cadre de l'exposition en cours, il presente d'ailleurs une serie d'oeuvres intitulee Zilon / Sonic, qui propose sa vision du monde des rock stars.Zilon, qui travaille aussi comme DJ dans un club fetichiste, ne fait pas dans le figuratif purement decoratif.Le monde musical qu'il depeint est peuple d'etres tortures, forts a l'exterieur .l'attitude rock'n' roll, c'est un peu ca .et dechires a l'interieur.Un univers d'une beaute a la fois attirante et troublante, d'une beaute dangereuse pour reprendre les mots du dramaturge et metteur en scene Wajdi Mouawad.Mes personnages se rapprochent plus de Marilyn Manson que de Celine Dion , expose l'artiste.Enfin, tant qu'on n'aura pas vu Celine en dominatrice sadique donnant de la cravache a son impresario de mari.L'EXPO Zilon / Sonic temoigne de deux epoques dans le travail du peintre urbain.L'avant et l'apres 11 septembre 2001, illustres par deux styles diametralement opposes.L'avant se traduit par une sorte de pop art inquietant (serie Zilon / Pop) .on pense a des histoires policieres rendues dans un style comic book americain ., tandis que l'apres consiste en une serie de tableaux frenetiques, qui evoquent les bedes neo-expressionnistes d'un Enki Bilal (Trilogie Nikopol, Partie de chasse) ou les personnages hantes d'un Hulet (L'Etat morbide).Une sorte de boite de Pandore s'est ouverte le 11 septembre, explique- t-il.Une formidable electricite s'est emparee de moi, je me suis senti comme un paratonnerre.Dans la rue, les gens etaient inquiets.Comme apres une grosse tempete de neige, quand les habitudes sont derangees et que les petits robots humains sont deregles.L'attaque terroriste a aussi provoque un virage marque du point de vue musical dans la vie de Zilon.Le detail a son importance, puisque le peintre ecoute beaucoup de musique lorsqu'il travaille.Une methode de travail qui lui permet d'installer une atmosphere hautement emotive dans son atelier, qu'il recrache ensuite en traits impulsifs, tendus et passionnes sur le canevas.Quand j'ai fait la serie plus pop art, j'ecoutais de l'electronica joyeux et des trucs comme Gary Numan et Kraftwerk, expose-t-il.Dans les series Ground Zero et Zilon / Sonic, j'ecoutais du rock encrasse avec des guitares pleines de distorsion, des voix criardes comme du vieux Iggy Pop ou le groupe Suicide, qui fait une musique electronique sale que j'aime beaucoup.Apres le 11 septembre, il s'est de toute evidence replonge dans le punk et la new wave de sa jeunesse.L'inquietude d'aujourd'hui, il la transpose en s'inspirant de l'image des rockeurs britanniques du tournant des annees 1980, lorsque l'Angleterre goutait a l'austere et autoritaire regime Thatcher.L'attitude et les coiffures de plusieurs de ses personnages renvoient directement au look corbeau et aux coiffures araignees des groupes comme The Cure, Siouxie & The Banshees, Psychedelic Furs ou Bauhaus.En restant plante quelques minutes devant certains de ces tableaux, on croirait aussi entendre les musiques abrasives de Skinny Puppy, la froideur electropop de Cabaret Voltaire ou de Front 242 et, pourquoi pas, le vrai son industriel de Einsturzende Neubauten.Le plus frappant, c'est que dans les regards de ces rock stars deglinguees qu'on imagine en proie a tous les exces, on percoit la tristesse et surtout l'angoissante fragilite du monde dans lequel nous vivons.L'actuelle exposition de Zilon montre ni plus ni moins que le vacarme ambiant.Un electrochoc apeurant et terriblement seduisant.Joni Mitchell se retire de la competition DEGOUTEE PAR L'INDUSTRIE du disque, Joni Mitchell a decide que Travelogue, album double a paraitre cette semaine, serait son dernier disque.Apres 35 ans d'une carriere ayant embrasse le folk, le rock et le jazz, elle accroche sa guitare et quitte un monde qu'elle juge desormais repugnant , rapporte Billboard.Elle ne se plait plus dans une industrie ou il faut tout faire pour rester a la page et dit qu'elle ne peut plus ecrire de chansons dans un tel climat.Qu'est-ce que je pourrais faire pour rendre ma musique plus vendable , montrer mes seins ?Me prendre l'entrejambe ?Me faire poser des rallonges de cheveux et engager un choregraphe ?Non, ce n'est pas son monde.Elle a donc choisi de retourner a ses pinceaux.Photo ROBERT SKINNER, La Presse c Jusqu'a dimanche, Zilon, le plus celebre dessinateur urbain de Montreal, presente ses plus recentes oeuvres a la galerie d'art Yves Laroche, dans le Vieux-Montreal.SAUVERA-T-IL LES MEUBLES ?ce soir 20h Mon meilleur ennemi Ici Radio-Canada 3071742A VOTRE SOIREE DE TELEVISION Le cineaste Charles Biname et le peintre Pierre Gauvreau.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO CABLE Ce soir Virginie Un gars, une fille Mon meilleur ennemi Bunker, le cirque / Derniere Le Telejournal/Le Point Nouvelles du sport C.Charette (23:25) Le TVA 18 heures Ultimatum La Lampe magique Dans ma camera Camera Cafe Max inc.Cyclone Le TVA Le grand blond avec un show sournois / Phil Collins M.Jasmin (23:32) Macaroni tout garni Ramdam Tous contre un Les Choix de Sophie 1045, rue des Parlementaires Cultive et bien eleve L'oeil ouvert / Gauvreau ou l'obligation de la liberte Le jour se leve.Le Vrai Monde Fetes fatales Les Choix de Sophie Grand Journal (17:00) Flash / Roy Dupuis Fun noir / Karine Vanasse Shania Twain rencontre.Cinema / PREUVE D'AMOUR (6) avec Ann Jillian, Tracey Gold Le Grand Journal 110% Confidences erotiques News Access H.Drew Carey Everwood Third Watch CSI: Miami CTV News News Wheel of.Jeopardy CBC News: Canada Now .Air Farce It's a Living Cinema / THE HOUND OF THE BASKERVILLES avec R.Roxburgh The National The National ZeD (23:25) News ABC News Dharma &.Will & Grace 20/20 Special Edition NFL Football / Bears - Rams News CBS News E.T.King of Queens Yes, Dear .Raymond .Standing CSI: Miami News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Fear Factor Third Watch Crossing Jordan Tonight.(23:35) Newshour Bus.Report Profile Antiques Roadshow / New Orleans (2/3) Ken Burns' American Stories / Mark Twain (1/2) Cinema / KING KONG (2) BBC News Bus.Report Newshour BBC News Charlie Rose The View American Justice TVography American Justice IR: NY Justice: Mental.Third Watch .Amerique Palettes L'Ecume des villes / Cadix Arioso Tablo Palmares Viens voir / Marcel Sabourin Videos Road to Avonlea .Anansi Dance of Life Cinema / DIRTY DANCING (4) avec P.Swayze, J.Grey Law & Order Humour en spectacle Chasseur de crocodiles La Filiere canadienne Biographies / Harlem.K 2000 Cinema / LE SILENCIEUX (4) Le Monde des affaires .entreprises touristiques Les 4 visages de la sante.Activites physiques.Intervention aupres des.Educational Psychology Crocodile Hunter / Jungle.Daily Planet Wild Discovery / Cheetahs Monster Garage Frontiers of Construction Daily Planet Entrada Guide Debeur .au Canada Croisieres a la decouverte.des iles.24 heures de./ Montreal Europe express Bleu .l'aventure Travel Travel Amanda Sh.All that .Stevens Jett Jackson Boy Meets.the Dark Cinema / LOOK WHO'S TALKING TOO (6) .the Dark Nowhere Man 3rd Rock.Drew Carey Seinfeld That '70s Boston Public Funniest Animal Outtakes Everwood Seinfeld Elimidate Global News National Bob &.E.T.Raymond .Standing Crossing Jordan Global News Sports L'Histoire a la une Trouvailles./ Valleyfield Origines / Truchements JAG Cinema / CAPONE (5) avec Ben Gazzara, Susan Blakely Historylands Streets of.Tour of Duty Disasters of the Century Turning Points / M.Sanger Bringing Down a Dictator China Beach Good Dog Dogs, Jobs .Homes Fashion File Extra Matchmaker Med.Skin Deep .Miracles Birth Stories Extra .Homes Max Musique Duo Benezra d.Musicographie / Billy Idol Televisez! Publicity Stunts Duo Benezra Made in.Musicographie / Billy Idol Top5 Franco Cimetiere.Infoplus M.Net VJ Rajotte Cimetiere.Rock Star Box Office M.Net Hip Hop Zoom Regina That' 70s Show Fear Factor Chai Mtl Focus on.The Guardian Indo-Mtl.Late.(23:35) BBC News Bus.News CBC News Hot Type CBC Television's 50th Ann.The National The Passionate Eye CBC Television's 50th Ann.RDI Junior Cap.Actions Le Monde Maisonneuve Iraq: l'apres Saddam Le Telejournal/Le Point Maisonneuve En sante Le Canada aujourd'hui Sports 30.Sports 30 Hockey / Penguins - Canadiens Sports 30 L'Equipe.Dans la LNH Brigade des mers Medicopter Balko Zone urbaine Cinema / FRANKIE (5) avec Anne Parillaud, Corban Walker This Hour has 22 Minutes North of Sixty Cold Squad Paradise Falls Queer as Folk Cinema / O FANTASMA (4) Forever Knight Relic Hunter Buffy the Vampire Slayer The World's Scariest Ghosts Star Trek: Voyager X-Files Sportsnews Hockey.NHLPA's.NBA Basketball / Raptors - Hawks Sportsnetnews Hockey.Snapshots Canada.Volt Panorama Splendeur de la soie.Cinema / MASCULIN-FEMININ (4) avec Jean-Pierre Leaud Panorama Super Structures of America Medical Detectives Trauma / The Good Life Maternity Ward / Fragile.St.Michael's Lifeline Trauma / The Good Life Off the Record Sportscentre .Hockey Beg, Borrow & Deal WWE Tough WWE Raw Sportscentre A.Anaconda Sourire.Sacre Andy! 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Simpson La Clique Des chiffres.Journal FR2 Pyramide Des racines et des ailes / Chine: un autre visage .Jardins Campus, le magazine de l'ecrit Carnets.(23:35) Swap-TV CG Kids Cosmic Odyssey Studio 2 Inspector Morse Imprint (23:10) .medecine Les Copines .pour la vie Vie, famille Maigrir.Metamorph.Coup de pouce tele .la cigogne Les Copines Jeux de societe Top 50 Souper de filles Le Guide de l'auto Micro.Info et jeux video City Mag L'Express Decideurs Le Guide de l'auto .galaxie Radio Enfer Mes parents Une grenade Dawson Real-TV .galaxie Spongebob Justice.Samurai.Yu-Gi-Oh Dragon Ball Reboot Zack Files Radio Active Breaker.Big Wolf.My Family .(23:35) Chroniques du paranormal .nerdz .c'est fait Farscape Aux frontieres de l'inexplique Code prioritaire Highlander Louise Cousineau 17:00 r - LE 17H Le prof Lebrun, qui fut meteorologue a TVA jusqu'en 88, reprend du service et accompagne Colette Provencher.18:30 K - FLASH Tout sur la premiere du film Un homme et son peche.20:00 a - MON MEILLEUR ENNEMI Mais qui est vraiment Lisa .Linda Roy .qui a voulu se suicider?Le suspense dure.21:00 a - BUNKER La derniere de cette serie qui a deroute des telespectateurs et enchante les autres parce qu'elle est audacieuse.Avec David Boutin.21:00 A - GAUVREAU OU L'OBLIGATION DE LA LIBERTE Documentaire de Charles Biname sur son ami le peintre-auteurrealisateur Pierre Gauvreau.Tres beau film ou les couleurs des toiles se melent a celles des fleurs du jardin et ou les propos athees, amoureux et revoltes de Gauvreau vous etonneront.22:30 r - LE GRAND BLOND Invites: Phil Collins en entrevue.Il ne chantera pas, mais Marc Dupre l'imitera et fera un duo avec Kim Richardson.Au Club: Serge Chapleau. 1LP0302C1118 C-3 lundi - ARTS 1LP0302C1118 ZALLCALL 67 00:42:59 11/18/02 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 8 NOVEMBRE 2002 C3 La Nouvele Sinfonie: un succès! CLAUDE GINGRAS NOTRE ÉLITE de la musique ancienne était là presque au complet, dans l'auditoire de 700 personnes, non pas tant pour assister à l'entrée de la Reine d'Espagne annoncée par le titre que pour observer, peutêtre aussi épier un tout petit peu, l'arrivée dans notre monde musical d'un grand orchestre baroque français de 40 musiciens, La Nouvele Sinfonie.Fondée par Hervé Niquet, qui nous l'a présentée dans ces pages samedi dernier, cette formation constituée majoritairement de musiciens d'ici est appelée, je pense, à faire autant de bruit, et de beau bruit, qu'elle en a fait hier soir.Des sept Sinfonies (ou suites) de Charles Desmazures retrouvées par M.Niquet, celui-ci en avait retenu \u2014 et entièrement orchestré \u2014 quatre pour ce programme devant faire, avait-il dit, une heure et demie, entracte compris.Mais un retard au départ, d'autres facteurs aussi, firent que le concert s'est terminé comme les autres, à 22 h.Peu importe.L'événement a laissé une impression très forte, et doublement : par le niveau étonnamment élevé que cet orchestre a atteint dès sa première prestation (en fait sa deuxième, si l'on compte le concert donné 24 heures plus tôt à Ottawa) et, deuxième aspect que le premier pourrait faire oublier, par le talent d'orchestrateur imaginatif et coloré qu'a révélé M.Niquet.Voici 40 musiciens manifestement triés sur le volet et voici un chef aussi convaincant que convaincu, dominant l'orchestre, sans baguette, et avec une gestuelle épousant les contours de la musique.Dès le premiers instants, et jusqu'à la fin, la rencontre a produit des résultats que je qualifierais de miraculeux.Principal sujet d'étonnement : la cohésion du jeu collectif.Le discours et la sonorité sont ceux d'une formation aguerrie.et pourtant, c'est un premier concert.Les attaques et les conclusions sont extrêmement précises, les unissons des groupes isolés, tantôt violons, tantôt flûtes, sont pour ainsi dire parfaits et l'écoute rapprochée révèle de séduisants timbres individuels.Et voici, surtout, un orchestre « ancien » qui joue juste.Seuls les deux clavecins sont perdus dans la masse sonore.Une précision, en passant.Le bruit courait à l'entracte que l'orchestre jouait au diapason 392.Après vérification, c'est bien, tel que promis par M.Niquet, à 415 qu'on jouait hier soir.Quant à la musique même de Desmazures, elle contient de réelles trouvailles mélodiques et même harmoniques, mais aussi des longueurs et des redites.C'est l'époque.En réponse à l'ovation de la fin, M.Niquet a bissé la dernière pièce, y jouant lui-même des castagnettes en dirigeant.LA NOUVELE SINFONIE.Chef d'orchestre : Hervé Niquet.Hier soir, salle Pierre-Mercure de l'UQAM.(Radiodiffusion du même programme, donné samedi soir à Ottawa : Radio-Canada, 9 déc., 20 h.).Programme : quatre des sept « Sinfonies pour l'entrée de la Reine d'Espagne à Marseille » (1701) de Charles Desmazures.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © À maintes reprises, Caetano Veloso a opposé les frappes viriles de ses tambourineurs, la distorsion guitaristique et l'élégance de ses douces mélodies.Une vraie Nuit du Nord pour Caetano Veloso ALAIN BRUNET LE TITRE de la tournée ne pouvait être mieux indiqué : Noites do Norte.Nuits du Nord, gracieuseté d'un monument de la musica popular brasileira, s'amenait donc à Montréal le soir suivant la première bordée hivernale.Inutile d'ajouter que les éléments n'ont pas été tout à fait favorables à Caetano Veloso, dont les fans les plus fervents n'ont malheureusement pu remplir la salle Wilfrid-Pelletier à plus de 60 % de sa capacité.Gentleman devant l'Éternel, l'artiste n'en a pas fait de cas.Svelte, souriant, le pas léger, l'air miraculeusement jeune malgré ses 60 ans, en pleine possession de ses moyens, Veloso a donné hier une performance à la hauteur de son immense personnage.Inspiré de Joaquim Nabuco, dont la pensée fut l'une des fondatrices de l'identité brésilienne, ce spectacle dominical passait en revue toute la palette sonore et poétique de Caetano Veloso, qui puise autant dans les racines métisses de son pays que dans les influences extérieures l'ayant traversé.La performance du Brésilien (originaire de la province de Bahia, transplanté à Rio) fut toutefois moins mémorable que celle livrée au Métropolis il y a trois ans \u2014 en juillet 1999.Moins enlevante dans le contexte d'une salle difficile à réchauffer et toujours aussi ingrate au plan de la sonorisation.Récital moins faste au plan de l'instrumentation et des arrangements, en somme, bien qu'audacieux dans l'approche : cette fois, l'auteur-compositeur-interprète a choisi de miser sur la tension entre sa propre voix, les cordes électriques et acoustiques (notamment celles de l'excellent guitariste David Moraes et du violoncelliste Jacques Morelenbaum) ainsi que ce quatuor de percussionnistes issus du Nordeste.À maintes reprises, Caetano Veloso a opposé les frappes viriles de ses tambourineurs, la distorsion guitaristique et l'élégance de ses douces mélodies.Contrastes parfois trop prononcés notamment dans l'agaçante Rock'n'Raul, sublimes dans Zera a Resa, entonnée de concert avec ses collègues, incisifs dans Haïti, chanson assortie d'un rap qu'il a créée avec Gilberto Gil, autre grand tropicaliste.La tropicalia de Jorge Ben était aussi évoquée dans Zumbi, hymne superbe à la dimension africaine de la société brésilienne.Caetano Veloso aura aussi suggéré moult configurations de son orchestre : violoncelle et voix dans O ultimo romantico, guitares, violoncelle et voix dans Curucucu, un classique du répertoire latinoaméricain (chanté en espagnol), guitare tout court dans une série de chansons incluant Manhattan à la gloire de la Grosse Pomme, le standard américain Stardust ainsi que le standard français « bossaïfié » (et plutôt masculiniste, pour employer un terme à la mode) Tu t'laisses aller de Charles Aznavour.Difficile à réchauffer pour les raisons qu'on sait, l'auditoire de la Wilfrid a fini par se laisser galvaniser par les salves percussives, par la samba réformée et autres actualisations de ces bardes si compétents.Tout le monde était (évidemment) debout pour le dernier droit (Gente) et la vibrante série de rappels dominée par Tropicalia, titre évoquant ce fameux mouvement ayant démarré au cours des années soixante, ayant transgressé bossa nova et samba pour les fondre dans un alliage incluant rock, funk et désormais hip hop et musique actuelle.C'est dire que Caetano Veloso, à mon sens le plus éloquent et le plus complet des tropicalistes, continue à solidifier son alliage en le plongeant dans la plus criante des actualités sonores ou poétiques.Plus vivant que ça.19 h Tous contre un Le seul jeu-questionnaire interactif branché sur l'actualité.Ce soir.18h30 Ramdam Leur vie amoureuse à la télé ?Un volcan tranquille ?21 h Gauvreau ou l'obligation de la liberté Auteur, Pierre Gauvreau est également réalisateur et surtout peintre.Un portrait fascinant signé Charles Binamé.3080987A 25 ans au coeur du livre www.s a l o n dul i v r e demontreal.com Heure s d ' o u ve r t u re J e u d i a u dimanche 9 h à 2 2 h W L u n d i 9 h à 1 8 h EXPOSITIONS Garderie Le grand roulement peut s'occuper des petits de 2 à 10 ans les vendredi, samedi et dimanche / 3 $ l'heure.Programme complet au Salon du livre de Montréal et sur le site Internet., La lecture en cadeau OFFREZ UN LIVRE NEUF À UN ENFANT , COLLECTE DE SANG le vendredi 15 et le samedi 16 novembre La nuit à lire debout Reliure d'art La Tranchefile Une grande langue - le français dans tous ses états Livres comme l'air Nos mères de Clémence Desrochers Fondation Émile-Nelligan L'antimoine, les éditions d'Orphée : 50 ans de plomb dans la tête 1802 - Victor Hugo - 1885 Brel sur les planches, hommage en bandes dessinées 25 ans d'édition au Québec 14,18 novembre 3094314A 1LP0401C1118 C-4 lundi - ARTS 1LP0401C1118 ZALLCALL 67 22:20:02 11/17/02 B C 4 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 8 NO V EMB R E 2 0 0 2 50 ans de souvenirs RADIO-CANADA fait revivre 50 ans de télévision dans Ici Radio-Canada, un album de 247 pages glacées publié par les Éditions de l'Homme.De Pépinot et Capucine à Vazimolo, de Quelle famille à La Petite Vie, de L'Heure des quilles à La Soirée du hockey, c'est une bonne partie de notre enfance qui repasse dans ces pages.Un ouvrage écrit par Jean-François Beauchemin, en collaboration avec Gil Cimon, « avec le coeur et qu'on doit lire également avec le coeur » selon les propos de l'auteur, qui a choisi de regrouper les émissions par thèmes : les émotions, les coups de coeur, la culture, les informations, le divertissement et la jeunesse.Les images sont souvent inédites ou presque oubliées.Les textes sont vivants, explicites et toujours intéressants.Le récit est à peine nostalgique et la facture actuelle plaira sans doute à toutes les générations, qui se retrouveront dans l'histoire de Radio-Canada \u2014 qui est aussi l'histoire de la francophonie dans ce pays.En librairie au prix de 44,95 $, cet ouvrage demeure le plus beau souvenir de Radio-Canada, une télé qui nous a faits autant que nous l'avons faite.Jean Beaunoyer Photo MARTIN TREMBLAY, La Presse © Les scénaristes Julie Hivon et Patrick Sénécal participaient à la table ronde d'hier.SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL Cinéma québécois et querelles de générations DOMINIQUE Suite de la page C1 Dodo faisait équipe avec Denise Filiatrault, qu'on a vue pour la première fois, ensemble à la télé, à l'émission Music-Hall, à la fin des années 1950.Le sketch intitulé La Mère et la Fille est devenu un classique de l'humour de cette époque.Ce sketch qui semblait improvisé nous faisait voir la mère, interprétée par Denise Filiatrault qui interrompait l'animatrice de Music-Hall, Michèle Tisseyre, afin de lui faire entendre sa fille qui chantait comme un ange, selon la mère.Dodo, vêtue et maquillée comme un enfant de 10 ans, s'exécutait, faisait des crises, tapait du pied, engueulait sa mère.C'était le fou rire dans la salle.« On a fait ce numéro pendant des années dans les cabarets, se souvient Dominique.Il n'y avait aucun danger de brûler ce sketch à la télévision puisqu'il n'y avait pas assez de téléviseurs dans les foyers du Québec, à cette époque.» Lorsque Dodo et Denise se sont retrouvées dans la série Moi et l'autre, elles n'interprétaient plus les rôles de mère et de fille, mais de deux femmes libérées vivant dans un appartement du centre-ville.« On a donné le ton pendant cette série.On lançait des modes vestimentaires, des expressions.On était en studio tous les jours.On achetait nos vêtements et tous les magazines de mode.On a travaillé sur cette émission avec passion et j'en garde de bons souvenirs.Mais on méprisait beaucoup le genre comique dans les années 1960 et la critique ne nous épargnait pas.On parlait de notre affreux accent canadien dans Moi et l'autre ; j'ai même reçu une note de la direction, me disant de surveiller mon langage.» On a tourné 39 épisodes de cette série pendant cinq ans et il n'en reste plus que seize.On a effacé tout le reste.Pratique courante à l'époque ; même La Famille Plouffe n'a pas survécu au grand ménage du printemps à Radio-Canada.Après Moi et l'autre, Dominique a vécu une période dépressive.Étrangement, après le succès de cette populaire série, elle se retrouve sans travail pendant une période de deux ou trois ans.Cette workaholic ne peut accepter l'oisiveté.« Pour m'occuper, j'ai décidé de peinturer une grange que je possédais.Et j'ai développé une passion pour la décoration et pour les antiquités.» Une passion qui la dévore encore.Chez elle, des tableaux de collection, des objets précieux dont une coutellerie numérotée provenant de la vieille Pologne.Comme son père antiquaire, Dominique Michel est devenue une férue des antiquités.Puis, il y a eu les fameux Bye Bye qui l'ont ramenée à l'avant-plan de la télévision.Assurément la reine des Bye Bye avec une trentaine de participations \u2014 elle ne les compte plus.« J'ai lâché à cause de l'âge, précise-t-elle.Il n'y a pas d'autres raisons.Je n'ai pas envie de mourir en faisant un Bye Bye.Si Patrice L'Écuyer, qui est dans la trentaine, est fatigué après avoir participé à un Bye Bye, imaginez comment je peux me sentir.On travaillait six mois pour préparer cette émission spéciale et il n'était pas question de fêter à Noël, d'être avec nos familles et de se coucher tard.Il fallait être en forme pour le Bye Bye afin de pouvoir endurer le stress de cette émission en direct.On n'avait jamais le goût de fêter et moi, dans la nuit du jour de l'An, je me préparais un bol de Corn Flakes avec du lait et j'allais me coucher.Et notre cachet n'était pas si extra : on était loin de gagner 100 000 $ pour six mois de travail.« Je pense qu'on pourrait ressusciter le Bye Bye en utilisant une formule plus simple.Nous, on ne se prenait pas au sérieux et c'est ce que les gens aimaient.Quand j'imitais Michel Chartrand, on ne peut pas dire que j'avais le physique de l'emploi et c'était drôle parce que ce n'était pas parfait.On conservait l'atmosphère du party de famille.» Et c'était du direct avec tous les dangers que cela comporte.Je me souviens d'un sketch où l'on voyait rapidement.les seins de Dominique Michel.« Je me souviens très bien.C'est en imitant Mitsou alors que j'étais assise sur une chaise et le technicien du son était trop saoul pour m'aider à placer le micro.Je n'ai pas eu assez de temps pour me changer.» « Dominique Michel, c'est comme Maurice Richard ou Guy Lafleur, raconte Patrice L'Écuyer qui a joué dans plusieurs Bye Bye.Il n'y a plus de joueurs de cette trempe dans l'équipe du Canadien et il n'y a plus d'humoristes comme Dominique à Radio-Canada.Certains ont du talent, mais personne n'a son charisme.Tout le monde aime Dominique.C'est la seule personne que je connaisse qui est capable d'analyser un gag et de vous expliquer pourquoi il a fonctionné.Je comprends pourquoi elle a laissé les Bye Bye, mais si jamais elle revenait derrière la caméra pour concevoir ou réaliser l'émission, je serais le premier à jouer pour elle.» Et pourquoi pas ?D'autant plus que Dominique Michel adore soutenir et diriger les jeunes humoristes.Et puis, elle a toujours su ne pas vieillir.CHANTAL GUY collaboration spéciale TROIS LIEUX communs à rappeler pour que ne s'embourbe pas une table ronde formée de créateurs dans la trentaine : 1) les babyboomers nous étouffent ; 2) « jeune » signifie tout ce qui vient après baby-boomers et 3) les décideurs ne donnent jamais assez d'argent aux jeunes.C'est par ces précisions indispensables que David Heurtel, animateur pince-sansrire de la table ronde « Les écrivains nous font du cinéma ! » qui se tenait hier au Salon du livre, a ouvert la discussion.Aux micros, Mélika Abdelmoumen, auteure du Dégoût du bonheur et scénariste, Marie- Hélène Copti, scénariste et réalisatrice à Radio-Canada, Julie Hivon, scénariste et réalisatrice du film Crème glacée, chocolat et autres consolations, Stanley Péan, écrivain, scénariste et animateur de Bouquinville et Patrick Sénécal, auteur de Sur le Seuil, adapté pour le cinéma par le réalisateur Éric Tessier, aussi présent à cette table ronde.Le programme annonçait Stéphane Bourguignon et Philippe Falardeau, qui ont dû se désister, l'un étant débordé par ses séances de signatures, l'autre occupé à un tournage.N'empêche, on restait malgré tout parmi des trentenaires forts en gueule.On promettait aussi un débat sur la valeur littéraire d'un scénario et sur l'adaptation d'un roman au cinéma, sujets qui ont rapidement été éclipsés par les multiples problèmes de la production cinématographique au Québec.En résumé, tous s'entendaient pour dire qu'un scénario est en fait une oeuvre inachevée, qui a besoin de l'image pour s'accomplir.« Un scénario, c'est plutôt « platte » à lire, estime Julie Hivon.Ça n'a pas vraiment de valeur artistique, puisque la façon de raconter, c'est de mettre en images.C'est donc un outil.» Pour Stanley Péan, il s'agit d'une étape cruciale dont la destinée repose entre les mains du réalisateur.« S'il est bon, il ajoute de la valeur au scénario, sinon, il faut que le scénario soit vraiment bon pour survivre à un mauvais réalisateur, a-t-il lancé.Ce qui est certain, c'est que le meilleur réalisateur au monde ne peut pas faire un bon film avec un mauvais scénario.» Pour le reste, les éternelles récriminations concernant l'industrie du cinéma au Québec ont fini par prendre toute la place, encouragées par les questions des spectateurs du Salon.Cinéma d'auteur ou cinéma commercial ?« Nous avons un cinéma de pôles, déplore Patrick Sénécal.Entre Les Boys et Léa Pool, il y a tout un range à explorer.» Le français international ou le joual ?Stanley Péan admet avoir été un peu surpris d'entendre l'accent radio-canadien dans un film comme Les Muses orphelines qui se passe pourtant au fin fond du Saguenay.« Ce n'est pas une question de folklore, mais de réalisme.Est-ce qu'on a honte de notre réalité ?On ne se pose pas cette question-là avec Pagnol.» Quant à l'image que doit projeter le Québec sur la scène internationale, Marie-Hélène Copti préfère ne pas y penser lorsque vient le temps de créer.« Ça fait un peu cinéma « nazi », cette préoccupation, dit-elle.Je choisis la diversité, car il y a tellement de réalités à explorer ! » Comment plaire à la fois à la SODEC et à Téléfilm Canada et qu'est-ce qu'on veut dire par « contenu québécois » ou « contenu canadien » ?« Est-ce que ça veut dire que mes personnages doivent sacrer ?» questionne Mélika Abdelmoumen, en soulignant qu'avec son nom de famille, elle se demande si elle fait partie du « contenu québécois ».« Ce qui est certain, c'est que la SODEC et Téléfilm doivent s'entendre, car on peut difficilement faire un film sans avoir l'accord de ces deux institutions », soutient Éric Tessier.Quelles sont les responsabilités des créateurs envers le contribuable qui finance leurs films ?Et les scénaristes de rappeler que bien des scénarios, subventionnés par les deniers publics, demeurent sur les tablettes.« C'est le contraire de l'édition, explique Patrick Sénécal.On peut être payé pour écrire un scénario qui ne sera jamais tourné, mais il faut avoir terminé un roman pour être payé.» « C'est normal qu'on n'accorde pas quatre millions de dollars juste parce qu'une bonne idée est jetée sur le papier, rappelle Éric Tessier.C'est pourquoi il faut subventionner la recherche et le développement d'un scénario.» Finalement, doit-on choisir entre le renouveau de la jeunesse ou l'expérience des plus vieux ?« Je crois que peu importe les générations, tout le monde au Québec ne fait pas souvent des films ! » a conclu Patrick Sénécal, rappelant que Denys Arcand ou Pierre Falardeau sont encore traités comme des jeunes premiers par les comités de sélection.Les chicanes de générations au Québec ne sont peut-être, finalement, que des chicanes de pauvres ! Des entrevues et des critiques à www.cyberpresse.ca/salonlivre 35 SHOWS SOUS LE CHAPITEAU riezencore.com AUSSI DISPONIBLE 8 et 9 mars 03 THÉÂTRE ST-DENIS 790.1111 Du 27 juin au 30 août 03 AU CHAPITEAU SAINT-SAUVEUR (forfaits-cadeaux disponibles) 450.227.1616 ou 1.877.227.1616 www.admission.com En vente dès aujourd'hui MARC DUPRÉ 3094560A 1LP0501C1118 C-5 lundi - ARTS 1LP0501C1118 ZALLCALL 67 22:36:04 11/17/02 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 8 NO V EMB R E 2 0 0 2 C 5 NATHALIE PETROWSKI Tu ne vas pas nous pleurer une rivière.Dennis Lehane est la nouvelle sensation littéraire américaine.Depuis la sortie ce printemps de Mystic River, un puissant polar campé dans un quartier ouvrier de Boston, Newsweek et le New York Times ne jurent que par lui.L'écrivain Michael Connelly le voit comme le fils spirituel de Raymond Chandler.Stephen King est devenu un ami intime qui l'appelle chez lui aux deux jours et Clint Eastwood vient de terminer l'adaptation pour le cinéma de son best-seller avec Tim Robbins et Sean Penn.Chez nous, Lehane compte une ribambelle d'admirateurs dont je suis la toute nouvelle recrue.J'ai en effet découvert Mystic River il y a à peine une semaine, l'ai dévoré en deux jours en savourant chaque virgule et en enviant le souffle, la sensibilité et l'incroyable profondeur de son auteur.Avec des ventes qui doivent frôler le million aux États-Unis et en France, Dennis Lehane fait désormais partie des grands.Il n'avait pas vraiment besoin de venir au Salon du livre de Montréal et encore moins d'y rester quatre jours alors qu'il ne comprend pas un traître mot de notre langue.Et pourtant c'est ce que Lehane a fait.Pendant quatre jours complets alors qu'il aurait dû être enfermé chez lui en train de boucler furieusement la fin de son nouveau polar (Shutter Island), Lehane squattait à la Place Bonaventure.Assis sur une chaise droite devant une petite table installée sous la bannière Rivages thriller, il a signé et signé des livres tendus par des lecteurs admiratifs qui ne savaient pas toujours quoi lui dire et lui, quoi leur répondre.Quand il ne rencontrait pas des lecteurs, il rencontrait des libraires.C'est dans une de ces rencontres que je l'ai vu vendredi.Habituellement, les auteurs étrangers de passage ont rarement le temps ou l'envie de serrer la pince aux intermédiaires, qui dans le meilleur des cas mettent leurs livres en vitrine et dans le pire, les cachent sous une pile de guides de tricot ou de cuisine.Mais Dennis Lehane a déjà été libraire dans une autre vie.Il a aussi été chauffeur de limousine, surintendant dans un parking, commis dans une compagnie de location d'autos.Mais comme il l'a avoué lui-même aux libraires, il a surtout été acteur.Acteur au sens qu'il se glisse dans la peau, la tête, les tripes et le ventre de chaque personnage qu'il invente, devenant tour à tour détective, psychopathe, pédophile, abusé et abuseur, femme au foyer, jeune fille en cavale, brute épaisse et plaie vive ambulante.Dehane affirme n'avoir jamais rencontré ses personnages dans le monde réel ni s'inspirer de sa vie pour les construire.Mais entre vous et moi, je crois qu'il ment.Je crois que son enfance dans un quartier pauvre de Boston à mille lieues des camps d'entraînement des Kennedy, n'a pas dû être de la tarte.Son père ouvrier a passé 33 ans dans un job dont il a détesté chaque seconde.J'imagine qu'en rentrant fourbu et usé à la maison, il devait le laisser savoir à sa femme et à ses enfants.Chose certaine, les pères dans les bouquins de Lehane ne sont pas des modèles de tendresse et d'affection.Les mères non plus, sauf quelques exceptions.Mais cela Lehane n'en a pas parlé aux libraires.Il a préféré leur raconter que ses bouquins étaient de la fiction pure fondée sur ses observations puisées dans la société américaine.S'inspirer de sa vie pour écrire, a annoncé Lehane, c'est pour les voleurs et les paresseux.Puis pour détendre l'atmosphère qui, en passant, n'était pas du tout tendue, Lehane a raconté ce qu'il appelle son « Tim Robbins story », une anecdote qu'il sert à tous les journalistes.Robbins, un grand type surtout connu pour les 10 ans qui le séparent de sa femme Susan Sarandon, a été choisi pour interpréter Dave, le pilier dramatique de Mystic River.À 10 ans, Dave a été enlevé et séquestré par deux pédophiles.L'événement en a fait un adulte mal dans sa peau, foudroyé par la honte et à la dérive.La veille du début du tournage de Mystic River, Lehane et Robbins sont sortis ensemble.Ils ont fait la tournée des bars, bu des rivières de bière, joué au pool et déconné joyeusement.Lehane a trouvé Robbins ultrasympathique et bien plus beau garçon dans la vie qu'à l'écran.Les deux se sont séparés aux petites heures du matin les meilleurs amis du monde et Lehane est reparti en tournée de promotion.Il est revenu sur le plateau 10 jours plus tard.« J'ai aperçu Tim dans un coin au fond d'une salle, raconte-t-il.Ce n'était plus le beau grand type cool de notre virée.C'était Dave.Il avait le teint gris, les épaules voûtées, le corps mou et sans colonne d'un homme brisé.En me voyant approcher, il m'a lancé : merci Dennis, merci beaucoup d'avoir créé ce putain de Dave.Il pleut dehors, hein ?Eh bien, la flotte et ce temps déprimant, c'est du Dave tout craché.Dire qu'il va falloir que je me farcisse ce type pendant encore sept semaines ! » Lehane aurait pu rire ou prendre en pitié son nouvel ami.Au lieu de quoi, il lui a répondu du tac au tac.« Tu vas pas nous pleurer une rivière, Robbins ! Toi, tu vas peut-être déprimer pendant sept semaines mais moi, ça fait deux ans que je vis avec Dave.Deux ans ! Alors va te faire foutre ! » Les libraires ont tous éclaté de rire.Moi j'ai noté dans mon calepin : Tu ne vas pas nous pleurer une rivière.J'aimais sa musique et la rivière de tristesse qui s'en échappait.Je voyais Lehane assis à sa table de travail en train de s'enfoncer dans les eaux glauques de Dave.Je le voyais suer et tourner autour du pot de cette fameuse scène où Dave découvre l'inavouable en lui.Lehane a mis des mois et des mois avant d'entreprendre de l'écrire.Et puis un jour, n'en pouvant plus, il a retroussé ses manches et pendant 14 heures sans arrêt, il a écrit et écrit et réécrit cette scène terrible et déchirante.Le cauchemar terminé, il est sorti se saouler la gueule.Pendant trois jours et trois nuits.À Montréal, on me dit qu'il n'a bu que du Coke.Le soir venu, il s'enfermait dans sa chambre d'hôtel pour écrire.Et peut-être aussi pour pleurer en cachette une rivière de larmes.Une décision arbitrale tiendra lieu d'entente collective entre l'ADISQ et la Guilde des musiciens ALAIN BRUNET À COMPTER d'aujourd'hui, une entente collective lie les membres de l'ADISQ lorsqu'ils retiennent les services de musiciens à l'occasion de la production d'un concert ou d'un spectacle de variétés.Cette première entente collective entre l'ADISQ et la Guilde des musiciens du Québec entre en vigueur en vertu d'une décision arbitrale résultant de quatre années d'auditions.Elle détermine notamment les conditions d'embauche des musiciens de la relève, problème qui perdurait depuis des lustres.Cette entente prévoit donc des conditions minimales de travail et un contrat type qui devront obligatoirement être respectés par les producteurs membres de l'ADISQ et les musiciens, membres ou nonmembres de la Guilde.L'entente a notamment trait à l'aire d'application, au contrat de service, aux principales conditions minimales de rémunération ainsi qu'au déplacement de spectacle.L'arbitre, Me André Matteau (dont la décision, datée du 16 septembre dernier, n'avait pas encore été rendue publique), précise que c'est le producteur et non le diffuseur qui est responsable d'appliquer l'entente.Il établit en ce sens une distinction claire entre producteur et diffuseur.Dans le cas des festivals qui agissent à titre de producteurs de concerts ou de spectacles inclus dans leur programmation, leurs organisateurs devront transmettre la liste des spectacles pour lesquels ils agissent à titre de producteurs et fournir les noms des producteurs de chacun des autres spectacles inclus dans leur programmation.Le musicien, lui, aura la liberté de négocier les conditions de son engagement, à condition qu'elles soient au moins aussi avantageuses que les conditions minimales prévues par l'entente.Par ailleurs, un contrat de service devra obligatoirement être utilisé par les producteurs et les musiciens.Avant la signature du contrat de service, le musicien non membre de la Guilde devra acquitter auprès de la Guilde un montant de 25 $ à titre de frais de service.L'entente collective prévoit aussi qu'un producteur peut congédier ou suspendre le musicien pour une cause juste et suffisante dont la preuve incombe au producteur.Sauf avec l'accord du producteur, un musicien ne pourra se faire remplacer par un autre musicien.En troisième lieu, le cachet minimum d'un musicien pour une représentation sera de 100 $.Une séance de répétition faite à la demande du producteur sera rémunérée au taux horaire de 15 $.Le temps supplémentaire sera rémunéré à 150 % du cachet minimal.De plus, une série de clauses de l'entente collective prévoit les obligations du producteur en ce qui concerne les conditions de déplacement d'un spectacle en tournée.Subirana à demi satisfait Du côté de la Guilde, Émile Subirana s'estime « à demi satisfait de l'entente, comme c'est le cas de toute entente résultant d'une décision arbitrale » pour reprendre ses dires.Le président de la Guilde, ajoute que le syndicat « se reprendra » dans deux ans, lors de la négociation de la prochaine entente collective avec l'ADISQ.« Finalement, pense-t-il néanmoins, c'est une entente qui va donner à la Guilde un peu plus de force et d'influence dans un secteur où elle n'était pas tellement présente, c'est-à-dire parmi les musiciens de la relève.Qu'ils soient membres ou non-membres de la Guilde, les musiciens toucheront quand même un cachet de 100 $ quand ils touchaient parfois 50 ou 75 $ sans aucun autre bénéfice \u2014 caisse de retraite, vacances, etc.» Or la Guilde n'envisageait pas les choses ainsi au début des négociations amorcées en juillet 1997.En plus d'exiger un tarif minimum de près de 140 $ par soir (en plus d'un tarif double pour le chef d'orchestre de même qu'un paiement en double pour tous les musiciens en tournée et pour les jours fériés), la Guilde voulait imposer la notion d'atelier fermé, c'est-à-dire interdire aux non-membres du syndicat d'exercer leur métier dans le cadre d'une entente collective avec l'ADISQ.Ce qui ne sera pas le cas.« Pour le moment, il faut vivre avec l'entente, ça ne veut pas dire qu'on abandonne l'idée de faire la promotion de nos membres avant tout », dit Émile Subirana.Des fonctions distinctes Les membres de l'ADISQ, eux, se réjouissent de la clarté de cette entente qui déterminera les relations entre producteurs et musiciens.« Après cinq séances de négociations, la Guilde refusait de poursuivre ses discussions avec l'ADISQ si celle-ci ne se rangeait pas à la position du syndicat quant aux notions de producteur et de diffuseur », rappelle-t-on.Après plusieurs séances de médiation, un arbitre a dû être désigné avec les résultats que l'on sait.Selon la Guilde, les fonctions de producteur et de diffuseur étaient synonymes alors que, pour l'ADISQ, il a toujours été clair que ces fonctions étaient distinctes et que l'entente collective ne pouvait viser que les relations contractuelles entre les producteurs et les musiciens.Rendue en janvier 2001, une décision intérimaire de l'arbitre rejetait l'interprétation de la Guilde du mot producteur prévue à la loi sur le statut de l'artiste.« Depuis quatre ans, on était dans l'incertitude.Entre autres, il y avait une série d'imbroglios sur la notion de diffuseur et de producteur, surtout en ce qui concerne les lieux où s'exprime le nouveau talent.Cette entente va enfin clarifier la condition des lieux de diffusion, c'est-à-dire tous ces petits bars qui n'avaient pas les moyens de faire face aux exigences de la Guilde \u2014 et qui ont été maintes fois harcelés par le syndicat.Cette entente vient donc régler un énorme problème de comportement abusif de la part de la Guilde.Le cadre de cette entente fait en sorte qu'on n'empêchera plus le jeune talent de s'exprimer », soutient Jacques Primeau, président de l'ADISQ.« Avant, il n'y avait pas d'entente collective dans ce secteur.La Guilde imposait des règles qui, selon nous, ne tenaient pas compte de la réalité de la relève et du spectacle au Québec.Maintenant les règles sont claires », ajoute à son tour Solange Drouin, directrice générale de l'ADISQ.« On salue le fait que cette entente tient compte de la réalité du marché, lance à son tour Claude Larivée, vice-président spectacle au conseil d'administration de l'ADISQ.Les minimums réalistes étant établis, nous pourrons continuer à faire du développement d'artistes plus audacieux et dont la carrière doit être envisagée à long terme.Si la décision n'avait pas tenu compte de cette réalité-là, ça nous aurait forcés d'abandonner cette catégorie d'artistes.» r i e z e n c o re .c om Théâtre St-Denis 790.1111 2 shows 65$ Mario Jean 18 au 22 février 03 Dates disponibles pour le forfait 18 au 20 février 03 Claudine Mercier 12 au 15 février 03 Dates disponibles pour le forfait 12 et 13 février 03 Offrez-les en cadeau! 3092981A 1LP0602C1118 C-6 lundi - ARTS 1LP0602C1118 ZALLCALL 67 23:41:23 11/17/02 B C6 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 8 NOVEMBRE 2002 La mer qu'on voit chanter THÉÂTRE Les Feluettes : mission (impossible) accomplie MARIE-CHRISTINE B L A I S collaboration spéciale OH LA LA ! que nous avons eu peur que les charmes de Petite-Vallée ne se révèlent pas, hier soir, lors du spectacle final du 16e événement Coup de coeur francophone.Petite-Vallée, c'est ce petit village de Gaspésie où se déroule un festival de la chanson de plus en plus renommé depuis ses débuts il y a 20 ans.ce qui a bien failli tuer le party.Car, pour marquer ce 20e anniversaire, le spectacle annuel offert à Montréal par les habitants-chanteurs du village et les auteurs-compositeurs- interprètes invités du festival avaient élu domicile dans une salle assez froide (la Cinquième Salle de la PDA), et le ton de la première demi-heure était plutôt formel, cérémonieux, à des annéeslumière de l'habituel ton joyeux et sans façon des précédentes années.Une soirée en costume de ville, quoi.Et puis, la chanson a fini par gagner.Ou plutôt, les chanteurs-citoyens de Petite-Vallée eux-mêmes ont fini par « délousser » l'atmosphère empesée : l'infirmière, l'aubergiste, le directeur d'école, l'épicier, l'enseignante, le directeur du festival, les musiciens du coin, tous ces gens qui chantent à coeur de jour et à coeur joie, et qui sont l'épine dorsale et l'âme de l'événement.Ils ont mêlé leurs voix, leurs âmes, les ont mises au service de chansons de Vigneault et à celui des auteurs-compositeurs-interprètes qu'ils avaient invités cette année à venir les visiter.De ces invités, c'est certainement Pierre Flynn qui a le mieux réveillé la soirée, improvisant et racontant sa première fois à Petite-Vallée en 1986 (ou en 1987.), décrivant la forge où l'on se produit, le bar où l'on boit, le village où l'on chante.Il était délirant, frétillant, hilarant, Flynn, hier soir, et en voix pour chanter avec brio N'attends pas et Ma prière accompagné des chanteurshabitants de Petite-Vallée.Michel Rivard aussi était là, et Luce Dufault itou \u2014 leur duo pour Une femme à la mer était magnifique.Et puis, il y avait Louise Forestier et Richard Séguin et Edgar Bori.Et même Petite-Vallée ellemême, en images tout simplement superbes projetées derrière les chanteurs : l'eau, le ciel, le sable, les rochers.Hier soir, quand la cérémonie a finalement viré au party, c'était la mer qu'on voyait chanter.ANNE-MARIE CLOUTIER collaboration spéciale IL FLOTTAIT une étrange atmosphère à la première de la pièce.Une certaine fébrilité, la conscience généralisée d'être convié à un événement important \u2014 quelle qu'en soit l'issue.Plusieurs comédiens rarement présents à ce type de soirée y étaient.Certains d'entre eux, de la première distribution des Feluettes, affichaient une réserve inaccoutumée.Quinze ans étaient subitement passés.Serge Denoncourt a eu le courage artistique de s'acquitter d'une mission a priori quasi impossible.Du moins, auprès d'une bonne partie d'entre nous, pour qui Les Feluettes d'origine étaient intouchables.Disons- le : sacrées.Le talent du metteur en scène a beau être établi, de quel droit se faire les dents sur un tel monument ?Le dépaysement se fait instantanément.Sitôt notre billet tendu, nous entrons en prison.Noir total.Les barreaux nous entourent.Monseigneur Bilodeau ne tarde pas à nous suivre.Un projecteur se braque sur lui.La voix off de Simon casse le silence, déjà très dense.Il apparaît.Les autres aussi, témoins ou acteurs de ce printemps de 1912, au collège de Roberval, l'année où les étudiants répétaient Le martyre de Saint Sébastien, de D'Annunzio.Premier choc : les costumes.Dans la mise en scène de Brassard, ils étaient l'écho du lyrisme de la pièce : extravagants, outrés.Ici, virage aux antipodes.François Barbeau a revêtu tous les détenus du même matériau, du gros coton gris foncé.Bien sûr, la Comtesse et Lydie- Anne sont en robe.Mais des robes qui couvrent sans parer.Deuxième choc : les éclairages.Du noir foncé au blanc blafard des projecteurs, du rouge incandescent des incendies de Simon aux étoiles filantes des lampes de poche, ils participent de la même entreprise d'épuration, de réduction à l'essentiel.Troisième choc : le climat.Autant les premières Feluettes avaient frappé par le lyrisme de son auteur, autant celles-ci sont empreintes d'une violence constante.La dimension onirique des personnages en est presque évacuée.La Comtesse est maintenant moins rêveuse que folle et Lydie-Anne, moins poétique que menteuse.Les chocs passés, restent les points de repère.Serge Denoncourt, selon toute apparence, préfère la provocation à l'évocation.Il semble particulièrement heureux quand limites et conventions se présentent à lui et que le texte lui suggère un moyen de les défoncer.Ce qu'il fait ici, encore une fois.Non seulement Vallier se dénude, mais lui et Simon se permettent une gestuelle amoureuse qui n'a plus grand-chose de suggestif.Cela n'est pas pour autant gratuit.Au contraire, dans cette audace et cette révolte épidermiques réside toute la pertinence de cette relecture.Ici, les mots de Bouchard se font réquisitoire contre l'intolérance \u2014 et ils restent toujours aussi beaux.Le metteur en scène fait par ailleurs montre de son sens de l'ellipse habituel : le mot « couvent », écrit sur un bout de tissu, que l'on enflamme ; les coups de fouet évoqués par des dessins tracés dans le dos de Simon ; le ballon qui tient lieu d'aérostat.Aux interprètes incombait la tâche ingrate d'atténuer le souvenir qu'avaient laissé leurs prédécesseurs.Ce n'est pas toujours possible.Combien d'Yves Jacques peutil y avoir par génération ?Ce qui n'enlève rien à la prestation honnête de David Savard en Lydie- Anne.Le soir où j'y étais, Robert Lalonde a mis du temps à entrer dans la peau de la Comtesse mais il s'est rattrapé dans les dernières scènes.Patrick Hivon et Renaud Paradis \u2014 Simon et Vallier \u2014 sont en symbiose, écorchés, désespérés.Et bouleversants.Un bémol : le jeu trop chargé de Dominic Théberge dans le rôle du jeune Bilodeau.Il en fait un tel imbécile qu'on a du mal à croire au pouvoir de sa malveillance.« Si jamais vous m'aimâtes, que votre amour je le connaisse.» Ce sont des mots de D'Annunzio.Dans cette version des Feluettes, ils ont l'urgence d'un texte hip hop.LES FELUETTES OU LA RÉPÉTITION D'UN DRAME ROMANTIQUE, de Michel Marc Bouchard.Mise en scène: Serge Denoncourt.Interprétation: Patrick Hivon, Robert Lalonde, Jacques Lavallée, Normand Lévesque, Olivier Morin, Renaud Paradis, Carl Poliquin, Denis Roy, David Savard, Dominic Théberge.Scénographie: Louise Campeau.Costumes: François Barbeau.Éclairages: Martin Labrecque.Environnement sonore: Stéfane Richard.À l'affiche du Théâtre Espace GO jusqu'au 7 décembre.Le danseur William Marri se tue sur sa moto Presse Canadienne TORONTO \u2014 William Marri, ancien danseur principal du Ballet national du Canada, est décédé samedi à New York des suites d'un accident de la route.Le danceur, qui avait quitté le Ballet national en mars pour se joindre à la comédie musicale Movin' Out, présentée sur Broadway, se rendait à la représentation du vendredi soir lorsqu'il a eu un accident de moto.Il a été transporté d'urgence au Presbyterian Hospital de New York, vendredi soir.Son décès a été constaté samedi matin.Décédé deux jours avant son 34e anniversaire de naissance, William Marri est né à Montréal et a commencé à danser à 19 ans.Après son passage à l'Ecole supérieure de danse du Québec, il se joint au Ballet national en 1990 pour en devenir le premier soliste en 1997 et le danceur principal en 2001.La critique avait souvent remarqué ses talents d'acteur.Danceur puissant et athlétique, il pouvait être intimidant sur scène.Selon le critique du Toronto Star, William Littler, « Marri pouvait jouer le bon comme le méchant avec conviction, un jour incarnant le fringant Danilo dans La Veuve joyeuse, le lendemain le sinistre Rothbart dans Le Lac des cygnes ».Il fut particulièrement remarqué pour son rôle de Petruchio dans le ballet de John Cranko Taming Of The Shrew.La critique du New York Times Anna Kisselgoff avait noté, dans sa revue de Movin' Out le mois dernier, « sa remarquable performance comme artiste invité avec le Ballet Theater deux ans plus tôt ».Les critiques newyorkais avaient acclamé William Marri pour son interprétation d'Eddie, le personnage principal de Movin' Out, une comédie musicale dont les 24 chansons de Billy Joel sont chorégraphiées par Twyla Tharp.« Tous ceux de la compagnie qui connaissaient William n'oublieront jamais son sourire malicieux et sa soif de vivre », a commenté James Kudelka qui, comme directeur artistique du Ballet national du Canada, a donné à Marri ses meilleurs rôles.Il a ajouté être triste de voir que le succès obtenu par Marri dans Movin' Out soit interrompu par ce tragique accident.SPECTACLES Cinémas indépendants BALZAC ET LA PETITE TAILLEUSE CHINOISE Cinéma Beaubien: 13h, 15h30, 18h30, 21h30.BARBALOUNE Cinéma Parallèle: 15h, 21h10.BOWLING À COLUMBINE: LE JEU DES ARMES Ex-Centris: 14h, 16h30, 19h, 21h20.CASA LOMA Cinéma Parallèle: 15h15, 21h10.FILS (LE) Cinéma Parallèle: 13h, 17h10, 19h10.FUDOH Cinéma du Parc (2): 19h30, 21h30.INTERVENTION DIVINE Ex-Centris (salle 2 - Fellini): 15h30, 17h25, 19h20, 21h30.MARAIS (LE) Cinéma Beaubien: 13h15, 15h15, 17h30, 19h15, 21h15.NÈG' (LE) Cinéma Beaubien: 12h30, 14h45, 17h15, 19h30, 21h45.NINE QUEENS Cinéma du Parc (2): 17h15.SEX AND LUCIA Cinéma du Parc (1): 16h45, 19h15, 21h45.TREMBLING BEFORE G-D Cinéma du Parc (3): 17h, 19h, 21h.Danse FONDERIE DARLING (745, Ottawa) Anima, de Michel Lemieux et Victor Pilon.Avec Michel Lemieux, Pierre-André Côté, Noémie Godin-Vigneau et Tom Walsh: 21h.Musique THÉÂTRE DU RIDEAU VERT Claire Ouellet et Sandra Murray, duopianistes.Mozart, Mendelssohn, Debussy, Infante, Chostakovitch, Milhaud: 19h30.Variétés LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Abel présente Avec ou sans protection: 20h.LE LION D'OR (1676, Ontario E.) Le Cabaret des Zapartistes: 21h.L'ALIZÉ (900, Ontario E.) Ligue d'improvisation Globale: 20h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Pascal Côté chante Renaud: 21h30.QUAI DES BRUMES (4481, St-Denis) Jenifer Aubry: 21h.UPSTAIRS (1254, Mackay) Fresh Jazz: dès 21h.3096828A UN HOMME ET SON PECHE EN PRE-VENTE DES MAINTENANT LE MARAIS \u0001 (13+) Lun.au Jeu.12:15,2:45,5:15,7:35,9:45 QUÉBEC-MONTRÉAL \u0001 (13+) Lun.au Jeu.12:45,3:20,6:30,9:05 LA TURBULENCE DES FLUIDES (G) Lun.au Jeu.3:35,9:15 8 FEMMES \u0001 (G) Lun.& Mar.12:50,4:10,7:10,9:55 Mer.& Jeu.12:50,4:10,9:55 MONSIEUR BATIGNOLE (G) Lun.au Jeu.4:00,9:25 DRAGON ROUGE (16+) Lun.au Jeu.12:30,6:30 LE CERCLE \u0001 (13+) Lun.au Jeu.12:40,3:30,6:50,9:30 BALZAC ET LA PETITE TAILLEUSE CHINOISE \u0001 (G) Lun.au Jeu.1:00,3:45,6:35,9:10 IVRE D'AMOUR \u0001 (13+) Lun.au Jeu.7:40,10:00 ESPION ET DEMI (13+) Lun.1:10 Mar.au Jeu.1:10,7:00 FRIDA \u0001 (v.française) (13+) Lun.au Jeu.12:20,3:50,6:40,9:30 8 MILE\u0001(v.française) (13+) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Lun.au Jeu.12:20,1:20,3:20,4:15,6:20,7:15,9:20,9:50 FEMME FATALE \u0001 (13+) Lun.au Jeu.12:40,3:30,7:00,9:40 EMBRASSEZ QUI VOUS VOUDREZ\u0001 (13+) Lun.au Jeu.12:00,2:30, 5:00,7:30,9:55 HARRY POTTER ET LA CHAMBRE DES SECRETS\u0001\u0001(G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 5 ÉCRANS Lun.au Jeu.11:30,12:00,12:30,1:00,2:00,3:15,3:45,4:10,4:30,5:30,6:45,7:30,8:00,9:00, 10:15 UN HOMME ET SON PECHE EN PRE-VENTE DES MAINTENANT LE MARIAGE DE L'ANNÉE (G)Lun.au Jeu.12:50,3:05,5:15,7:25,9:40 L'EXPÉRIENCE (16+) Lun.au Jeu.4:10,9:20 LE CERCLE (13+) Lun.au Jeu.12:35,2:55,5:10,7:30,9:50 VAISSEAU FANTÔME (13+) Lun.au Jeu.9:25 ESPION ET DEMI (13+) Lun.au Jeu.1:30,7:15 SUR LES TRACES DU PÈRE NOËL 2 (G) Lun.au Jeu.12:20,2:45,5:05,7:20,9:30 STATION NORD (G) Lun.au Jeu.1:00,3:45,7:00 FEMME FATALE (13+) Lun.au Jeu.1:15,4:00,7:00,9:40 8 MILE (v.française) (13+) Lun.au Jeu.1:25,4:15,7:05,9:45 HARRY POTTER ET LA CHAMBRE DES SECRETS (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Lun.au Jeu.11:30,12:00,1:00,3:15,3:45, 4:30,6:45,7:30,8:00,10:15 HARRY POTTER AND THE CHAMBER OF SECRETS (G) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.1:00,4:30,8:00 MY BIG FAT GREEK WEDDING \u0001 (G) Lun.Mer.& Jeu.6:55 Mar.12:55,6:55 THE RING \u0001 (13+) Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:30 Mar.12:20,2:30,4:45,7:05,9:30 THE SANTA CLAUSE 2 \u0001 (G) Lun.Mer.& Jeu.7:15,9:30 Mar.12:25,2:35,5:00,7:15,9:30 FRIDA \u0001 (v.o.Anglaise) (13+) Lun.Mer.& Jeu.6:40,9:15 Mar.12:50,3:40,6:40,9:15 8 MILE \u0001 (v.o.Anglaise) (13+) Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:10 Mar.12:35,3:00,6:50,9:10 BOLLYWOOD/HOLLYWOOD\u0001 (v.o.Anglaise) (G) Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:20 Mar.12:30,2:40,4:50,7:10,9:20 FEMME FATALE \u0001 (v.o.Anglaise) (13+) Lun.Mer.& Jeu.9:00 Mar.3:00,9:00 HARRY POTTER AND THE CHAMBER OF SECRETS \u0001 (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Lun.Mer.& Jeu.6:45,8:00,10:15 Mar.11:30,1:00,3:15,4:30,6:45,8:00,10:15 UN HOMME ET SON PECHE EN PRE-VENTE DES MAINTENANT DRAGON ROUGE (16+) Lun.& Jeu.9:25 Mar.& Mer.2:40,9:25 RED DRAGON (16+) Lun.au Jeu.9:45 LE CERCLE (13+) Lun.& Jeu.6:50,9:20 Mar.& Mer.12:20,2:50,6:50,9:20 VAISSEAU FANTÔME (13+) Lun.& Jeu.7:20 Mar.& Mer.12:35,7:20 PUNCH-DRUNK LOVE (13+) Lun.au Jeu.7:10,10:00 I SPY (13+) Lun.& Jeu.7:00,9:30 Mar.& Mer.11:45,2:10,4:35,7:00,9:30 FEMME FATALE (13+) Lun.& Jeu.7:05,9:55 Mar.& Mer.12:30,3:00,7:05,9:55 8 MILE (v.française) (13+) Lun.& Jeu.7:05,9:40 Lun.& Jeu.6:55,9:50 Mar.& Mer.12:15,3:00,6:55,9:50 STATION NORD (G) Lun.& Jeu.7:15 Mar.& Mer.11:50,2:20,4:50,7:15 IVRE D'AMOUR (13+) Lun.& Jeu.7:25,9:35 Mar.& Mer.12:10,2:25,4:40,7:25,9:35 HARRY POTTER ET LA CHAMBRE DES SECRETS (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Lun.& Jeu.6:45,7:30,8:00,10:15 Mar.& Mer.11:30,12:00,1:00,3:15,3:45,4:30,6:45,7:30,8:00,10:15 BÉCASSINE: LE TRÉSOR VIKING (G) Mar.& Mer.11:40,1:40,3:40 UN HOMME ET SON PECHE EN PRE-VENTE DES MAINTENANT LE MARAIS (13+) Lun.Mer.& Jeu.9:10 Mar.4:00,9:10 8 FEMMES (G) Lun.Mer.& Jeu.6:55 Mar.1:30,6:55 BALZAC ET LA PETITE TAILLEUSE CHINOISE (G) Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:35 Mar.1:35,4:20,7:10,9:35 FRIDA (v.française) (13+) Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:30 LE NEG'(13+) Lun.au Jeu.9:15 STATION NORD (G) Lun.Mer.& Jeu.7:00 Mar.1:40,4:10,7:00 EMBRASSEZ QUI VOUS VOUDREZ (13+) Lun.Mer.& Jeu.7:15,9:25 Mar.2:00,4:20,7:15,9:25 LA VÉRITÉ À PROPOS DE CHARLIE (G) Lun.Mer.& Jeu.7:20,9:40 Mar.1:50,4:00,7:20,9:40 L'EXPÉRIENCE (16+) Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:35 Mar.2:00,4:30,7:00,9:35 UN HOMME ET SON PECHE EN PRE-VENTE DES MAINTENANT LE CERCLE (13+) Lun.au Jeu.12:55,3:10,5:20,7:35,9:50 BALZAC ET LA PETITE TAILLEUSE CHINOISE(G) Lun.au Jeu.1:25, 3:45,7:20,9:40 SUR LES TRACES DU PÈRE NOÖLLun.au Jeu.1:20,3:35,7:15,9:30 ESPION ET DEMI (13+) Lun.au Jeu.9:35 8 MILE (v.française) (13+) Lun.au Jeu.1:10,3:40,7:05,9:50 FEMME FATALE (13+) Lun.au Jeu.1:30,3:55,7:00,9:25 EMBRASSEZ QUI VOUS VOUDREZ (13+) Lun.au Jeu.1:05,3:15,7:10,9:45 STATION NORD (G) Lun.au Jeu.1:35,4:00,7:00 HARRY POTTER ET LA CHAMBRE DES SECRETS (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Lun.au Jeu.12:45,1:15,1:45,4:10,4:40, 5:10,7:30,8:00,8:30 UN HOMME ET SON PECHE EN PRE-VENTE DES MAINTENANT LE CERCLE (13+) Lun.au Jeu.6:50,9:25 VAISSEAU FANTÔME (13+) Lun.au Jeu.9:35 SUR LES TRACES DU PÈRE NOËL 2 (G) Lun.au Jeu.7:00,9:10 ESPION ET DEMI (13+) Lun.au Jeu.7:20 STATION NORD (G) Lun.au Jeu.7:00 FEMME FATALE (13+) Lun.au Jeu.9:30 8 MILE (v.française) (13+) Lun.au Jeu.6:50,9:20 HARRY POTTER ET LA CHAMBRE DES SECRETS (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Lun.au Jeu.6:45,7:30,8:00,10:15 UN HOMME ET SON PECHE EN PRE-VENTE DES MAINTENANT LE CERCLE (13+) Lun.au Jeu.7:45,9:50 SUR LES TRACES DU PÈRE NOËL 2 (G) Lun.au Jeu.7:20,9:40 ESPION ET DEMI (13+) Lun.au Jeu.9:15 8 MILE (v.française) (13+) Lun.au Jeu.7:10,9:30 FEMME FATALE (13+) Lun.au Jeu.7:05,9:25 STATION NORD (G) Lun.au Jeu.7:00 HARRY POTTER ET LA CHAMBRE DES SECRETS (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Lun.au Jeu.6:45,8:00,10:15 UN HOMME ET SON PECHE EN PRE-VENTE DES MAINTENANT LE CERCLE (13+) Lun.au Jeu.7:20,9:35 ESPION ET DEMI (13+) Lun.au Jeu.9:25 FEMME FATALE (13+) Lun.au Jeu.7:35,9:55 STATION NORD (G) Lun.au Jeu.7:00 8 MILE (v.française)(13+) Lun.au Jeu.7:30,9:45 HARRY POTTER AND THE CHAMBER OF SECRETS (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Lun.au Jeu.6:45,10:15 MY BIG FAT GREEK WEDDING (G) Lun.Mer.& Jeu.9:20 Mar.3:30,9:20 I SPY (13+) Lun.Mer.& Jeu.7:30,9:40 Mar.1:05,3:05,5:20,7:30,9:40 FEMME FATALE (v.o.Anglaise) (13+) Lun.Mer.& Jeu.7:00 Mar.1:10,7:00 8 MILE\u0001(13+) Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:30 Mar.1:20,4:00,7:05,9:30 HARRY POTTER AND THE CHAMBER OF SECRETS \u0001 (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Lun.Mer.& Jeu.6:45,8:00,10:15 Mar.11:30,1:00,3:15,4:30,6:45,8:00, 10:15 HALF PAST DEAD \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Lun.Mer.& Jeu.7:40,9:50 Mar.12:45,3:20,5:30,7:40,9:50 THE RING \u0001 (13+) Lun.Mer.& Jeu.7:15,9:35 Mar.12:30,2:45,5:00,7:15,9:35 LE CERCLE (13+)Lun.au Jeu.1:05, 3:35,7:10,9:35 VAISSEAU FANTÔME (13+) Lun.au Jeu.9:20 SUR LES TRACES DU PÈRE NOËL 2 (G) Lun.au Jeu.12:50,3:10,6:50,9:05 ESPION ET DEMI (13+) Lun.au Jeu.1:10,3:20,7:20,9:25 STATION NORD (G) Lun.au Jeu.12:55,3:30,7:00 8 MILE (v.française)(13+) Lun.au Jeu.1:20,3:40,7:05,9:30 FEMME FATALE (13+) Lun.au Jeu.7:35,9:45 HARRY POTTER ET LA CHAMBRE DES SECRETS (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Lun.au Jeu.12:50,1:00,1:15,4:10,4:20, 4:30,7:30,8:00 DRAGON ROUGE \u0001 (16+) Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:25 Mar.12:05,6:50,9:25 L'EXPÉRIENCE \u0001 (16+) Lun.au Jeu.7:00,9:30 LE CERCLE \u0001 (13+) Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:10 Mar.12:00,2:20,4:35,6:55,9:10 VAISSEAU FANTÔME \u0001 (13+) Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:20 Mar.12:10,2:15,4:30,7:10,9:20 JACKASS THE MOVIE \u0001 (18+) Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:05 Mar.12:50,2:45,4:40,7:10,9:05 ESPION ET DEMI \u0001 (13+) Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:20 Mar.12:15,2:30,4:45,7:05,9:20 FRIDA \u0001 (v.française) (13+) Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:25 SUR LES TRACES DU PÈRE NOËL 2 \u0001 (G) Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:15 Mar.12:00,2:15,4:30,7:00,9:15 STATION NORD \u0001 (G) Lun.Mer.& Jeu.6:55 Mar.12:45,3:10,6:55 FEMME FATALE \u0001 (13+) Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:25 Mar.1:10,3:50,6:55,9:25 EMBRASSEZ QUI VOUS VOUDREZ\u0001 (13+) Lun.Mer.& Jeu.7:15,9:35 Mar.12:10,2:25,4:40,7:15,9:35 8 MILE\u0001(v.française) (13+)Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:15 HARRY POTTER AND THE CHAMBER OF SECRETS \u0001 (G) Laissez-passer refusés Lun.Mer.& Jeu.8:00 Mar.1:00,4:15,8:00 HARRY POTTER ET LA CHAMBRE DES SECRETS \u0001 (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Lun.Mer.& Jeu.6:30,8:00,8:30,9:40 Mar.12:00,1:00,1:30,3:15,4:15,4:40, 6:30,8:00,8:30,9:40 DES HOMMES DE MAINS (13+) Lun.au Jeu.9:20 LE PETIT STUART 2 \u0001 (G) Mar.2:40,4:35 ESPIONS EN HERBES 2: L'ÎLE DES RÊVES ENVOLÉS \u0001 (G) Mar.12:15,2:25,4:35 ESPION ET DEMI \u0001(v.française) (13+) Lun.au Jeu.7:10,9:10 FEMME FATALE\u0001(13+) Lun.au Jeu.7:45,10:00 STATION NORD \u0001 (G) Lun.au Jeu.7:05,9:25 8 MILE\u0001 (13+) Lun.au Jeu.7:10,9:35 HARRY POTTER ET LA CHAMBRE DES SECRETS\u0001(G) Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Lun.au Jeu.7:10,9:00 HORAIRE VALIDE DU NOVEMBRE 18 AU NOVEMBRE 21 3096791A ANIMAUX Pour cette offre spéciale, aucun changement ne peut être apporté au texte original en cours de publication.On peut annuler après la première parution, cependant la facturation s'établira obligatoirement pour le nombre de jours de parution démandé lors de la réservation.Payables avant publication.987-VENDU 1 866 987-VENDU La parution sur ÇAPRESSE.CA est incluse dans le prix LES PETITES ANNONCES APPLICABLE À L'ACHAT DE NOURRITURE CHEZ QUANTITÉ LIMITÉE 4 jours consécutifs pour seulement 30,48 $ pour 3 lignes 2,54 $ par ligne additionnelle par jour taxes en sus ET OBTENEZ ANNONCEZ DANS LA RUBRIQUE ANIMAUX 10$ UN CHÈQUE-CADEAU DE 3086322A 1LP0701C1118 c7 lun 1LP0701C1118 ZALLCALL 67 16:39:03 11/17/02 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 8 NOVEMBRE 2002 C7 BEN LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND COMIC18NEM Comment empêcher le jour d'entrer pour qu'il ne chasse pas mon amour?- Je dois partir et vivre, ou rester et mourir, ajoute-t-il.Tais-toi, mon amour! Tais-toi! Je pose un doigt sur ses lèvres et ses dents le mordillent.Je me pends à son cou.Je m'agrippe.Je supplie: - Reste donc, tu n'as pas besoin de partir encore! Je me tais.Mon regard l'implore de ne pas m'abandonner.Je ne m'en remettrais pas.Caresse mon visage, mon amour! Ma tête entre tes mains, comme si on déposait la terre sur deux piliers parce qu'elle ne tourne plus, ni sur elle-même ni autour du soleil.J'ai si peur, Roméo! Tellement peur! Parle-moi! - J'ai plus le désir de rester que la volonté de partir.me dit-il, le regard bleu triste.Dis-le encore, cher amant! L'alouette! Roméo a raison, c'est l'alouette qui chante aussi faux! Mon amour, je ne veux pas que tu t'en ailles! Mais je ne veux pas que tu meures! - C'est le jour, c'est le jour! Fuis vite, va-t'en, pars!.Oh! maintenant pars.Le jour est de plus en plus clair, lui dis-je, paniquée.- De plus en plus clair?.De plus en plus sombre est notre malheur, me dit Roméo en essuyant la larme qui glisse doucement sur ma joue.Il quitte le lit conjugal.Nourrice, oiseau de malheur! Qu'est-ce qu'elle vient faire dans notre nuit de noces?- Madame, votre mère va venir dans votre chambre.Le jour paraît; soyez prudente, faites attention, chuchote-t-elle avant de repartir comme elle est venue, sur la pointe des pieds.J'ai trop mal, je crie: - Allons, fenêtre, laisse entrer le jour et sortir ma vie! - Adieu.adieu! Un baiser, et je descends, me dit l'homme que j'aime en se rhabillant en vitesse.Lison Leclerc, la réalisatrice du vidéo, et Xavier Labelle, son assistant et le frère de Greta, nous rejoignent en coulisse.- Hé! la gang! J'ai un aveu à vous faire: je ne suis pas déçu d'avoir accepté le contrat! dit Xavier.- Dis donc la vraie vérité! l'interrompt Lison après lui avoir donné un léger coup de coude dans les côtes.Xavier attrape Lison par la main et l'attire à lui: - Disons que ma blonde m'a carrément tordu le bras et je suis bien content qu'elle ait autant de poigne! Lady Greta Capulet délaisse sa méditation avec un sourire: - Mon cher frère, serais-tu en train de faire notre éloge, par hasard?- C'est à peu près ça! répond-il.Nous encaissons le compliment avec plaisir et trinquons à la finale.Maxence alias Frère Laurent fait mine de bénir la troupe.Lena regarde sa montre.- Allez, mes amours! Le spectacle continue! nous dit-elle.J'ai des chenilles dans le ventre.Miracle: ce ne sont plus des papillons géants.Emmanuel prend mon verre vide et l'emboîte dans le sien.Nos regards se croisent.Nous nous sourions sans rien dire.Nous préservons notre énergie pour aller mourir sur scène.Un baiser d'adieu et mon amour s'en va.Je me penche sur le balcon.Mon regard fixe le sol.Je voudrais me laisser tomber tellement j'ai mal! Emmanuel fait les cent pas en silence.Greta médite dans son coin.Nénette gruge ses ongles avec acharnement et sirote un Coke tiède et dégazéifié.- C'est bon, mes amours! Audelà de mes espérances! s'exclame notre metteure en scène enthousiaste.- Lena, il ne faut jamais vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué! Les amoureux devront faire leurs preuves dans leurs rôles de cadavres avant de crier victoire! s'exclame Maxence avant de pouffer de rire.- S'il te plaît, Frère Laurent, baisse le volume! Ton humour tranchant massacre ma concentration! dit Greta, énervée.Maxence lui fait la gueule et se joint aux gardes et aux valets qui se délectent des blagues cochonnes du Prince de Vérone.- Qui veut un coup d'eau?demande Jasmine en déposant verres et bouteilles parmi le maquillage et le démaquillant.- 56 - À S U I V R E Éditions Québec Amérique www.quebec-amerique.com © 2000 Éditions Québec Amérique Inc.ROM18NE "]
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