La presse, 19 février 2003, X. Cahier spécial: Réunions et congrès
[" 3CS0101X0219 C1 MERCREDI congrès 3CS0101X0219 ZALLCALL 67 14:56:20 02/16/03 B 3CS0201X0219 C2 MERCREDI congrès 3CS0201X0219 ZALLCALL 67 15:37:19 02/16/03 B RÉUNIONS ET CONGRÈS Choisir un musée pour sortir de l'ordinaire SYLVIE DUGAS collaboration spéciale Il est de bon ton de convier ses employés ou ses actionnaires dans des salles att somptueux.Depuis plusieurs années, les musées profitent de leurs attraits culturels pour attirer la clientèle d'affaires dans leurs locaux.Réceptions, cocktails, réunions d'affaires ou conférences de presse, tous les musées de Montréal se prêtent à l'exercice, qui leur assure des revenus d'appoint intéressants.« Les musées offrent une heureuse combinaison de l'utile et de l'agréable, et leur offre s'inscrit dans une nouvelle tendance qui consiste à sortir des sentiers battus », indique Luc Martin, président du Coordinateur et des Productions Iceberg, deux compagnies spécialisées dans la coordination et l'animation d'événements spéciaux.Qui ne souhaite pas voir la magnifique exposition Invitation au voyage.De Gauguin à Matisse, en cours au Musée des beauxarts de Montréal ?Faisant d'une pierre deux coups, les entrepreneurs programment souvent une réception dans la superbe verrière du musée et offrent en même temps à leurs convives l'accès aux salles d'exposition.« Plus l'exposition est prestigieuse, plus la clientèle est nombreuse », dit Michel Ménard, coordonnateur des événements spéciaux au Musée des beaux-arts.Le musée Mc Cord, situé en plein centre-ville dans un édifice centenaire, possède aussi un charme irrésistible : l'une des plus importantes collections d'histoire canadienne au pays.L'intérieur de l'immeuble a été complètement rénové il y a 10 ans, même si l'extérieur a été laissé intact.Ses six salles de toutes tailles, pouvant accueillir de 15 à 200 personnes, sont prisées par les entreprises, les organisations à but non lucratif, les services gouvernementaux et la communauté universitaire.« Nous avons environ 125 événements par année », atteste France Desmarais, chef du service à la clientèle du musée Mc Cord.Le Musée d'art contemporain de Montréal dessert la clientèle d'affaires depuis une dizaine d'années.À chaque semaine, ses quatre magnifiques salles pouvant accueillir de 50 à 500 personnes sont louées à des tarifs variant entre 1500 $ et 4000 $.L'architecture du musée, établi sur un site charmant, est réputée.« Nous avons l'un des seuls jardins privés au centreville pouvant contenir 300 personnes et notre terrasse sur le toit est idéale pour les cocktails de 50 personnes durant l'été », dit Danielle Patenaude, responsable des événements spéciaux au Musée d'art contemporain.Cela sans compter l'accès au musée, qui expose ce mois-ci les oeuvres du photographe américain James Casabere et de l'artiste britannique Gillian Wearing.Pointe-à-Callière Au musée d'archéologie et d'histoire de Montréal, connu sous le nom de Pointe-à-Callière, la clientèle d'affaires augmente d'année en année, d'après Christine Lavertu, coordonnatrice aux événements spéciaux.Le musée a été l'hôte de plus d'une centaine d'événements en 2002, des défilés de mode aux 50e anniversaires de naissance en passant par les partys de Noël d'entreprises.Pour les présentations d'affaires, la salle multimédia du musée constitue un atout enviable, d'après Mme Lavertu.« La projection sur tulle est à couper le souffle », assure-t-elle.Le site archéologique sur lequel est construit le bâtiment constitue également une plusvalue pour le musée.Moyennant des frais supplémentaires, des visites de groupes avec guide sont organisées durant les réunions.La Banque Nationale et la Financière Manuvie ont apprécié les charmes de ce musée.La vue panoramique du restaurant sur le Vieux-Port attire les clients.Durant le Mondial SAQ des feux d'artifice, les entrepreneurs peuvent louer le restaurant de 110 places et admirer le spectacle pyrotechnique en se laissant bercer par la musique d'accompagnement.« La période du 21 juin au 30 juillet est la plus fréquentée », indique Mme Lavertu.Situé sur l'île Sainte-Hélène, le musée Stewart intéresse aussi les groupes d'affaires, tant pour la location de salles que pour les régiments militaires permettant une véritable reconstitution historique du XVIIIe siècle.Pour une touche protocolaire, les soldats peuvent former des haies d'honneur ou faire des tirs de fusil ou de canon.Les événements sont tarifés à la pièce, avec une soumission personnalisée pour chaque client.Du lancement médiatique de séries télé aux banquets ou pique-niques d'entreprises, le site patrimonial peut accueillir jusqu'à 3000 personnes.En plus, les feux d'artifice et les animations thématiques de la Nouvelle- France réussissent à égayer toute la famille.Bombardier, la Chambre de commerce de Montréal, les clubs Ferrari ou Porsche en ont fait l'expérience.Au musée Marc-Aurèle Fortin, où les équipes de télévision viennent parfois filmer gratuitement des entrevues dans un décor d'époque, l'accent sera mis cette année sur les lancements de livres et de films.Photothèque La Presse © Le Musée des beaux-arts de Montréal organise annuellement de 120 à 150 réceptions.2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 9 FÉVRIER 2003 3104106A Programme corporatif à partir de 99 $ par chambre, par nuit Réunions 44, côte du Palais, Vieux-Québec (Québec) Canada G1R 4H8 Tél.: 418.692.1030 Fax: 418.692.3822 Courriel: admin@manoir-victoria.com www.manoir-victoria.com 1 800 463.6283 10 chambres et plus Au coeur du vieux-Québec \u0001 Chambre de catégorie supérieure avec 1, 2 ou 3 repas \u0001 Salle de réunion \u0001 2 pauses-café par jour \u0001 Appels locaux sans frais \u0001 Frais de service 20 OCT.2002 AU 30 AOÛT 2003 \u0001 7 salles de réunions pour des groupes jusqu'à 200 personnes \u0001 Restaurant fine cuisine à « La Table du Manoir » \u0001 Resto-bistro « Le Saint-James » \u0001 Piscine intérieure / club santé / sauna \u0001 Stationnement intérieur avec service de valet Taxes en sus.Non applicable les 31 janvier, 1, 7, 8, 14 et 15 février 2003.Forfait À partir de 72$ PAR PERSONNE, PAR JOUR EN OCCUPATION DOUBLE 3115437A 3CS0301X0219 C3 MERCREDI congrès 3CS0301X0219 ZALLCALL 67 15:47:23 02/16/03 B RÉUNIONS ET CONGRÈS Pour attirer les congrès, Windsor mise sur son casino É M I L I E DUBREUIL collaboration spéciale Avec ses bars, ses restaurants, son cabaret, son hôtel de 389 chambres, son spa et son salon de coiffure, le casino de Windsor, en Ontario, est une véritable petite ville.Pas moins de 4600 personnes y travaillent, 17 000 viennent y jouer tous les jours.Ça fait beaucoup de monde compte tenu du fait que la modeste Windsor compte environ 200 000 résidants.Construit en 1998 au coût de 500 millions par la Société des loteries et des jeux de l'Ontario, le Casino attire principalement une clientèle américaine.Il faut dire que la ville de Windsor est un peu à Detroit ce que Longueuil est à Montréal.À la différence que, lorsque les Américains passent le pont Ambassador, ils y gagnent au change.Le Casino utilise l'attrait inouï du jeu sur les Américains pour attirer dans ses salles de conférence \u2014 et devant ses machines à sous \u2014 les congrès et réunions d'organismes.Jeudi dernier, par exemple, les cadres de la compagnie Quantum Pharmaceuticals suivaient une formation en gestion des ressources humaines dans l'une des trois salles de conférences que le Casino a construites pour accommoder sa clientèle d'affaires.Dans cette salle où règne une atmosphère particulièrement studieuse, il est difficile d'imaginer qu'à quelques pas de là résonne le bruit assourdissant des machines à sous.« Nous offrons le meilleur des deux mondes.Le jour les gens travaillent, et le soir venu ils peuvent se divertir sans se déplacer », explique avec conviction la directrice des communications du Casino, Holly Ward.Le Casino est l'hôte d'une trentaine de congrès par année mais il y a aussi les centaines de réunions, conférences, rencontres et dîners d'affaires qui assurent au Casino et à son hôtel des revenus supplémentaires importants.Selon les administrateurs de l'établissement, la demande est si forte qu'il ne se passe pas une journée sans que les salles soient occupées.Ce sont les trois grands de l'auto, GM, Daimler Chrysler et Ford, qui utilisent le plus souvent les installations du casino de Windsor.Il faut dire que sa situation géographique est particulièrement pratique pour les employés des deux côtés de la frontière.Mais surtout, les trois casinos américains qui se trouvent dans la région de Detroit n'ont pas d'hôtel.La combinaison hôtel-casino fonctionne tellement bien à Windsor que la Société des loteries et des jeux de l'Ontario a décidé de doter le casino de Niagara Falls d'un endroit où loger les joueurs, touristes et congressistes.On songe de plus sérieusement à construire un nouvel hôtel sur un terrain vague adjacent au casino de Windsor.Mais on veut d'abord s'assurer de la présence continue d'une forte clientèle américaine, ce qui est difficile à prévoir dans le contexte politique actuel.Après les événements du 11 septembre 2001, le nombre de joueurs a chuté de 80 %.La perspective d'une guerre fait donc craindre le pire à Windsor où le Casino est le deuxième employeur en importance après Daimler Chrysler, mais aussi à la province puisque le Casino déverse environ un million de dollars par semaine dans les coffres de l'Ontario.Il semble toutefois que la recette concoctée par la Société des loteries et des jeux de l'Ontario ne soit pas applicable au Québec.Le casino de Charlevoix ne tire pas énormément de profits de la proximité du manoir Richelieu.À Montréal, Loto- Québec a choisi de ne pas construire d'hôtel adjacent à son casino de l'île Notre-Dame.À Hull, on envisage de faire du casino un centre de foire, mais seulement si les divers paliers de gouvernements contribuent.Reste à voir ce qu'il adviendra de la construction d'un casino au Mont-Tremblant, qui s'appuierait sur l'infrastructure hôtelière déjà en place pour attirer la clientèle des high rollers, qui aiment bien la montagne, mais qui considèrent qu'un verre de scotch devant le tapis vert est un meilleur après-ski que la peau d'ours devant le feu de foyer.Photo Presse Canadienne © Le Casino utilise l'attrait inouï du jeu sur les Américains pour les attirer dans ses salles de conférence \u2014 et devant ses machines à sous.Nos studios et suites spacieuses avec une ou deux chambres sont assortis de cuisinettes entièrement fonctionnelles et, dans bien des cas, d'une laveusesécheuse dans une pièce attenante.Nous avons installé un système de sûreté et de sécurité des plus modernes.Les téléphones sont compatibles avec un ordinateur personnel et nous ne chargeons aucuns frais pour les appels locaux.Nous sommes plus qu'un hôtel: nous voulons que vous vous sentiez chez vous, loin de chez vous.Informez-vous des rabais qui s'appliquent aux séjours prolongés! 14 salles de réunion et de banquet bien aménagées Piscine intérieure et centre de conditionnement physique Le restaurant Noah's et le service aux chambres À quelques pas de la colline du parlement Réservations: Canada et États-Unis: 1-800-267-3377 Ottawa: (613) 782-2350 Site web: www.mintohotel.com Courrier électronique: mpshotel@minto.com 433, avenue Laurier ouest, Ottawa (Ontario) K1R 7Y1 (613) 232-2200 Télécopieur: (613) 232-6962 Vous parlez affaires, nous nous occupons du reste.Petites réunions avec GRANDES ATTENTIONS www.hotelvillemarie.com Au coeur du centre-ville de Montréal 171 chambres 5 salles de réunions 1 800 361-7791 (514) 288-4141 En réservant un forfait réunion pour 10 pers., vous obtiendrez 100 $ de rabais sur présentation de cette annonce.jusqu'au 30 juin 03.LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 9 FÉVRIER 2003 3 3CS0401X0219 C4 MERCREDI congrès 3CS0401X0219 ZALLCALL 67 15:56:22 02/16/03 B RÉUNIONS ET CONGRÈS Les « lacs-à-l'Épaule» JACINTHE TREMBLAY collaboration spéciale Les dirigeants d'entreprises passent leur vie en réunion.Pourtant, aux moments charnières, ils sentent le besoin de prendre un temps d'arrêt, hors des murs du bureau et affranchis momentanément du quotidien, pour repenser l'avenir de leur société.Ils convoquent alors cette forme de réunion exceptionnelle qu'est un « lac-àl'Épaule ».L'expression fait tellement partie du langage, au Québec, que bien des gens l'emploient maintenant sans savoir qu'elle vient d'un événement qui a marqué l'histoire récente du Québec.Elle fait allusion à une réunion secrète du cabinet du premier ministre libéral Jean Lesage tenue il y a 40 ans, en septembre 1962, au chalet de pêche du lac à l'Épaule, situé dans le Parc de la Jacques- Cartier, lui-même enclavé dans la réserve faunique des Laurentides, près de Québec.Pierre Ménard, vice-président principal, gestion du changement et des ressources chez Meloche Monnex, a été associé à l'organisation de plusieurs rencontres de planification au cours de sa carrière.Il a notamment participé en tant que cadre supérieur à l'un des lacà- l'Épaule d'entreprises les plus marquants de la décennie 1990 au Canada, la retraite fermée qui a permis à la division médias du Groupe GTC Transcontinental de redéfinir son identité et ses objectifs.« Un lac-à-l'Épaule peut amener une entreprise à se réorienter, à changer de vitesse de croisière, à explorer de nouveaux créneaux », dit-il.Comme leur ancêtre, les lacs-àl'Épaule modernes se tiennent à l'extérieur du bureau.« Sortir des salles de conférences, c'est aussi sortir du conformisme et du formalisme.On choisit de plus des environnements qui permettent les échanges informels, en grands comme en petits groupes », dit Pierre Ménard.« En se retirant, on s'assure de ne pas être pris dans le train-train quotidien et d'être à l'abri la pression du bureau », note le consultant Robert Coppenrath.Un moment d'histoire Si la rencontre du cabinet Lesage est demeurée dans les annales, c'est cependant pour bien d'autres raisons que l'endroit perdu dans le bois où elle a eu lieu.Paul Gérin-Lajoie, seul participant encore vivant de cette rencontre, en rappelle les caractéristiques fondamentales : « C'était une réunion secrète sur une question difficile et dont la décision principale est apparue comme un coup d'éclat.» En 1960, le Parti libéral du Québec, dirigé par Jean Lesage, arrive au pouvoir à Québec, marquant le début de la Révolution tranquille.En février 1962, René Lévesque annonce publiquement son intention de nationaliser toutes les firmes privées qui contrôlent la production hydroélectrique au Québec, et de confier à une société d'État (Hydro-Québec) la responsabilité du développement et de l'exploitation de l'ensemble des ressources hydrauliques du Québec.Bien des patrons et actionnaires des firmes visées pètent les plombs.Mais l'opposition féroce des compagnies d'électricité et des milieux d'affaires n'empêche pas René Lévesque de multiplier les déclarations aux médias.Sa campagne ne fait pas l'unanimité au gouvernement ; le sous-ministre des finances, George Marler, est en tête de la résistance.Plus important encore, la cabale de René Lévesque heurte Jean Lesage, que l'on dit tiède à l'idée et qui s'offusque de voir son fougueux ministre s'avancer autant sans avoir soumis son plan au cabinet.Le torchon brûle, à l'extérieur comme à l'intérieur.C'est dans ce contexte que Jean Lesage convoque ses ministres à une rencontre secrète les mardi et mercredi 4 et 5 septembre 1962.La controverse ne semble plus, aujourd'hui, l'élément déclencheur des lacs-à-l'Épaule.Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © « C'était une réunion secrète sur une question difficile et dont la décision principale est apparue comme un coup d'éclat », raconte Paul Gérin-Lajoie, le seul exministre encore vivant ayant participé à la rencontre du lac à l'Épaule.4 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 9 FÉVRIER 2003 1 800 361.0505 Réservez un groupe de 10 chambres et plus pour mars et avril et obtenez un massage gratuit.des affaires bien encadrées Forfait affaires à partir de 124$ par personne, par nuit, occupation double, incluant: Chambre régulière Petit déjeuner américain Déjeuner buffet Dîner 4 services Salle de réunion 2 services café et thé Frais de service 124 chambres climatisées 19 salles de réunions et de banquets avec fenêtres pouvant accommoder jusqu'à 300 pers.Salle à manger et de réception surplombant le lac Fine cuisine réputée Golf 18 trous de calibre international Tennis - sports nautiques Ski de randonnée - motoneige traîneaux à chiens et ski alpin SPA complet avec traitements de santé et de beauté Choix de forfaits affaires disponibles et ajustés sur mesure Dans les Laurentides à une heure au nord de Montréal 1 888 ESTÉREL.com Dans les Laurentides à une heure au nord de Montréal 1 888 ESTÉREL.com 3115700A 3CS0501X0219 C5 MERCREDI congrès 3CS0501X0219 ZALLCALL 67 16:12:25 02/16/03 B RÉUNIONS ET CONGRÈS L'expression est passée dans la langue, le processus, lui, fait maintenant partie des moeurs d'affaires « Généralement, c'est la question Que veut-on devenir quand on sera grand ?qui guide la tenue de telles rencontres.Mais elles peuvent également servir à régler des différents.C'est leur caractère informel qui le favorise », note Pierre Ménard.Rencontre informelle « Il n'y avait pas à proprement parler d'ordre du jour.Par contre, le sujet était connu : on allait parler de la nationalisation de l'électricité », se rappelle Paul Gérin-Lajoie.Pendant l'été 1962, René Lévesque avait peaufiné ses armes et préparé, avec ses collaborateurs, un document présentant tous les avantages de la nationalisation de l'électricité.« Son principal objectif est de convaincre le premier ministre », raconte Pierre F.Côté, qui était alors secrétaire particulier de René Lévesque (et qu'on connaît surtout aujourd'hui parce qu'il était jusqu'à récemment directeur général des élections).Dès l'ouverture des échanges au lac à l'Épaule, le samedi matin, René Lévesque distribue son document à ses collègues.Ces derniers y jettent un coup d'oeil, sans plus.Cette réaction déçoit Lévesque, mais pas Paul Gérin-Lajoie.« On les connaissait, ses arguments ! Je peux comprendre qu'il était déçu, parce qu'il avait travaillé énormément là-dessus.Mais dans de telles rencontres, les gens lisent peu.Ils écoutent et ils parlent », fait remarquer M.Gérin-Lajoie.Encore aujourd'hui, l'ordre du jour des lacs-à-l'Épaule d'entreprises est souple.« Les gens n'arrivent pas la tête vide.Ils savent qu'il sera question de l'avenir de l'entreprise et y ont réfléchi.Cependant, le cadre des discussions doit laisser une place à l'imaginaire des gens.Ils doivent se sentir libres d'exprimer leur opinion sans craindre des conséquences négatives », note Pierre Ménard.Majorité ou consensus Les lacs-à-l'Épaule doivent-ils servir à mettre tout le monde d'accord ?S'ils suivent les traces du premier, c'est d'abord un lieu de recherche du consensus.« L'enjeu du lac-à-l'Épaule n'a jamais été de rallier la majorité du cabinet à la nationalisation, souligne M.Gérin-Lajoie.Lesage a organisé cette rencontre pour connaître le pouls de son monde.Le plus important, encore une fois, était de convaincre Lesage.C'est Lesage et personne d'autre qui avait le pouvoir de faire tourner le vent et d'amener le cabinet à faire consensus, c'est-à-dire une décision avec laquelle, sans nécessairement être d'accord, tout le monde était capable de vivre », rappelle M.Gérin- Lajoie.Rappelons que, le 4 septembre 1962, trois ministres sont ouvertement en faveur de la nationalisation : René Lévesque, Paul Gérin-Lajoie et Georges-Émile Lapalme.Le cabinet compte 16 membres, y compris le premier ministre.Il fera toute la différence.Aujourd'hui encore, le rôle du PDG est déterminant.« Il est le rassembleur, celui qui doit garder le focus et dégager des orientations, tout en écoutant les nombreuses pistes soumises par les participants », dit Pierre Ménard.Il arrive, à l'issue de telles rencontres, que certains cadres n'acceptent pas les changements.« Des lacs-à-l'Épaule ont déjà donné lieu à des congédiements ou à des démissions.Les échanges sont parfois musclés et l'atmosphère, tendue », dit Robert Coppenrath.Tensions et médiation Paul Gérin-Lajoie se souvient de la première journée, la soirée et de la nuit comme d'une période de vives tensions.« Les échanges informels se sont poursuivis au souper puis en soirée, par petits groupes.On ne savait pas comment tout ça allait se conclure », se rappelle-til.Tard en soirée, alors que tous les autres avaient gagné leur lit, le ministre de la Justice, Georges-Émile Lapalme, est allé discuter avec Jean Lesage en tête-àtête, dans la chambre de ce dernier.C'est Émile Lapalme, dit M.Gérin-Lajoie, qui a alors suggéré au chef de tenir rapidement une élection générale, sous le thème de la nationalisation.Jean Lesage a saisi l'idée au vol.« Que diriez-vous de tenir une élection sur le sujet le 14 novembre ?» a-t-il demandé le lendemain à ses ministres.« C'était sa façon d'annoncer une décision, tout en ayant l'air de consulter », dit M.Gérin-Lajoie.La rencontre du Lac à l'Épaule s'est terminée sur des préparatifs électoraux.Le 19 septembre, Lesage annonce la tenue du scrutin général.De nos jours, c'est aussi bien souvent dans les échanges de coulisses que se dessinent, dans des lacs-à-l'épaules, les solutions et les projets marquants.Le 14 novembre, après une campagne électorale menée sous le célèbre slogan : « Maintenant ou jamais ! Maîtres chez nous », les libéraux font élire 63 députés sur 95 et recueillent 56,5 % des votes.Le 1er mai 1963, Hydro-Québec lance une offre publique d'achat pour acquérir 85 entreprises privées de distribution d'électricité, coopératives et réseaux municipaux.Coût de l'opération : 604 millions de dollars.Pour l'historien Richard Desrosiers, il est clair que la rencontre du lac à l'Épaule a été une grande mise au point dont est sortie une grande décision.« L'événement a créé l'expression », résume- t-il.Selon Pierre Ménard, les lacs-àl'Épaule actuels n'accouchent pas nécessairement de décisions ou d'actions spectaculaires.« Plus souvent qu'autrement, ces réunions posent des jalons pour explorer, par la suite, de nouvelles pistes ou pour vérifier des hypothèses soulevées par les participants.» Le refuge du lac à l'Épaule, page 6 Photothèque La Presse © En route vers le lac à l'Épaule, dans la réserve faunique des Laurentides.LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 9 FÉVRIER 2003 5 Chambre (occ.double) 3 repas 2 pauses café Salle de réunion Service compris Forfait réunion À partir de Par personne, par jour 99$ Sainte-Adèle, Québec, Autoroute 15 nord, Sortie 67 Taxes non incluses, minimum de 10 chambres/nuit.Valide jusqu'au 30 avril 2003.3117409A GOLF - SPA TENNIS - SKI 3CS0601X0219 C6 MERCREDI congrès 3CS0601X0219 ZALLCALL 67 16:26:26 02/16/03 B RÉUNIONS ET CONGRÈS Le refuge du lac à l'Épaule JACINTHE TREMBLAY collaboration spéciale Il y a 10 ans à peine, la fréquentation du chalet de pêche du lac à l'Épaule était encore réservée aux instances gouvernementales du Québec, qui utilisaient depuis 1946 ce repaire situé à moins d'une demi-heure du Parlement.L'équipe du tonnerre de Jean Lesage n'a donc pas été la première ni la dernière à fréquenter le lac à l'Épaule.Après l'élection du Parti québécois, René Lévesque y a réuni ses ministres à quelques reprises, selon son biographe, Pierre Godin.En 1986, l'ancien chef du Parti québécois en faisait d'ailleurs une belle description dans son livre Attendez que je me rappelle.: « Dans le parc des Laurentides, à cinq minutes de l'entrée sud, le lac à l'Épaule cache sur ses bords, au bout d'un chemin sinueux que masque un fouillis d'arbres, un joli chalet en bois rond pourvu d'immenses foyers de pierre, de quelques chambres frustres mais confortables et d'une salle à dîner où l'on vous sert une incomparable truite fumée.» Aujourd'hui, pendant la période estivale, il est possible à tous de séjourner au chalet de pêche du lac à l'Épaule.Il a été rénové depuis 1962 mais il a toujours les foyers et le revêtement en rondins dont parlait René Lévesque.Ses huit chambres peuvent accueillir 14 personnes.Il y a encore une salle à mangr mais les villégiateurs doivent préparer leur repas.Coût pour l'hébergement et les embarcations de pêche : 60,50 $ par jour par personne.« Un joli chalet en bois rond pourvu d'immenses foyers de pierre.» \u2014René Lévesque Photothèque La Presse © La photo du haut représente le chalet de pêche du lac à l'Épaule au moment la réunion historique du cabinet Lesage, en septembre 1962.Ci-contre, le chalet de pêche tel qu'il est, aujourd'hui.Photo Le Soleil © 6 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 9 FÉVRIER 2003 Le patron veut vous voir.détendu ! Pour vos réunions d'affaires Le patron veut vous voir.Courtoisie, Cuisine, Calme, Charme et Caractère sont à l'ordre du jour Le patron veut vous voir.Le patron veut vous voir.www.leaualabouche.com Ste-Adèle 450.229.2991 4 nouvelles salles pour mai 2003 Salles de réunions modernes et lumineuses Golf, spa et centre sportif intérieur complet À 70 minutes de Montréal Stationnement intérieur 2255, Route 327 Nord, Brownsburg-Chatham (Québec) J0V 1A0 www.laccarling.com 1 800 661-9211 FORFAITS affaires à partir de 79 $ p.p.VOTRE CENTRE D'AFFAIRES DANS LES LAURENTIDES 3113774A Hébergement dans une suite avec foyer Petit-déjeuner, lunch, souper Une salle de réunions Une pause-café Une pause détente (session de relaxation) Accès Internet Accès illimité à nos installations récréatives Tarif par personne, par nuit, taxes en sus, service de base inclus.Séjour minimum de 2 nuits, minimum 10 suites en occupation simple, offre valable en semaine seulement du dimanche au jeudi, du 30 mars au 19 juin 2003 et du 19 octobre au 18 décembre 2003.Certaines conditions s'appliquent.(819) 425-2731 1 800 567-8341 121, rue Cuttle Ville de Mont-Tremblant hotelclubtremblant.com 189$ JL Forfait réunions «tout inclus» à partir de 3117010A 3CS0701X0219 C7 MERCREDI congrès 3CS0701X0219 ZALLCALL 67 16:32:55 02/16/03 B RÉUNIONS ET CONGRÈS Un congrès 300 pieds sous terre Le Centre des congrès de Shawinigan s'agrandit Le Nouvelliste La superficie du Centre des congrès de Shawinigan, jumelée à l'Auberge Gouverneur, sera agrandie de plus de 75 %.Les travaux, évalués à plus de 1,4 million, ajouteront une surface additionnelle de 792 m2.La mise en chantier est prévue pour la mimars.Les travaux devront être terminés pour le mois de juin 2003.On trouvera ainsi trois nouvelles salles de réunion ainsi que des locaux de services.Les travaux comprennent également la rénovation intérieure du bâtiment.CAMILLE BEAULIEU collaboration spéciale Àl'épreuve de l'écoute électronique, imperméable aux micros, immunisée contre les malotrus qui laissent leur cellulaire allumés durant les conférences, voici la salle de réunion la plus inviolable du Québec.L'auditorium souterrain de Val-d'Or et son confort de première classe, à 91 mètres de profondeur dans un monde méphistophélique, attire des gens de tous horizons.Lucien Bouchard, Guy Chevrette et François Gendron y ont tenu une conférence de presse à l'automne 1998.« Quand les gars de la sécurité ont appris qu'il faudrait descendre encore 310 mètres, jusqu'à 400 mètres sous terre, pour inspecter la sortie de secours, ils ont préféré nous croire sur parole.» Cette anecdote, la préférée du directeur de la Cité de l'or, à Val-d'Or, Pierre Dufour, fait référence à une série de rencontres préélectorales du PQ, tenues à 91 mètres sous terre dans les galeries désaffectées de l'ancienne mine d'or Lamaque, à Val-d'Or.L'endroit est connu dans la région comme « l'auditorium souterrain » de Val-d'Or.Et les péquistes ont d'autant exulté de leur propre audace, selon la petite histoire, que quelques jours plus tôt, de passage lui aussi en ville, Jean Charest s'était platement contenté d'une salle ordinaire, en surface.Tout confort, près des enfers Il y a quelques années, la compagnie pharmaceutique Merck-Frosst, de Montréal y a réuni un groupe de médecins.Comment même rêver d'un meilleur endroit pour discuter santé pulmonaire ?La Société des alcools du Québec (SAQ), elle, a utilisé l'auditorium pour stimuler l'enthousiasme de responsables de succursales de tout le Québec lors d'une réunion de travail.Le service, par contre, s'y complique en diable.Soixante convives, se rappellent les organisateurs de dégustations de vins, ça veut dire environ 500 verres ou coupes, sans compter les bouteilles, les cendriers, les fauteuils et même les plantes vertes, qu'il faut transbahuter depuis la surface en véhicules ciseaux.Les écoliers, pour leur part, se montrent fous de la salle.Y tenir un pique-nique est sans contredit cool, in et hot.On y vient par autobus jaunes entiers, de toutes les régions du Québec.Mais certaines occasions ne passent qu'une fois.Ainsi en août dernier, Val-d'Or a reçu le congrès provincial des thanatologues.Malheureusement, ils ont choisi une autre salle que l'auditorium souterrain et ont manqué une occasion unique de se mettre sous terre à la place de leurs clients.Photo Le Nouvelliste © La nouvelle capacité du Centre des congrès permettra d'accueillir des événements d'envergure.3115580A 181, RUE RICHELIEU, LA MALBAIE (QUÉBEC) G5A 1X7 TRAVAIL ACCOMPLI, PLAISIR GARANTI! Fairmont Tremblant est l'endroit idéal pour conjuguer plaisir et travail.Avec sa panoplie d'activités exaltantes et son environnement magique au coeur d'un charmant village piétonnier de style européen.Ce grand hôtel de villégiature offre plus de 16 000 pi2 d'espaces réunion et un centre d'affaires équipés à la fine pointe de la technologie.Intarissable source de ravissement, Fairmont Tremblant saura combler les attentes les plus élevées, pour un séjour unique qui restera gravé à jamais dans vos souvenirs.Contactez notre bureau des ventes au (819) 681-7687 ou 1 800 441-1414 www.fairmont.com 3113773A Photo courtoisie La Cité de l'Or Un congrès bien arrosé à l'auditorium souterrain de Val-d'Or, un confort de première classe, à 91 m de profondeur.LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 9 FÉVRIER 2003 7 PLANIFIEZ VOTRE PROCHAINE CONFÉRENCE, SÉANCE DE FORMATION OU EXPOSITION DANS UN CONTEXTE DÉTENDU.TREMBLANT VOUS OFFRE UN ENVIRONNEMENT PROPICE AUX AFFAIRES, AU COEUR DE LA NATURE.CONTACT : Rémy Babin TÉLÉPHONE : 514.347.7117 COURRIEL : rbabin@intrawest.com PAR PERSONNE PAR NUIT À PARTIR DE 225$ PARTAGER Renseignez-vous sur nos autres forfaits d'affaires disponibles à partir de 189$.1 800 461-8711 www.Les Suites Tremblant.com Offre valide sur tarifs printemps et automne 2003 les jours de semaine (nuit du dim.au jeudi).Tarif basé sur occ.simple.Ne peut être jumelée à aucune autre offre.Prix et conditions sujets à changement sans préavis.Redevance et taxes en sus.UNE NUIT D'HÉBERGEMENT DANS UNE CHAMBRE D'HOTEL TROIS REPAS PAR JOUR PAUSES-CAFÉ ACCÈS À LA PISCINE D'EAU SALÉE ET SPA STATIONNEMENT INTÉRIEUR UNE CHAMBRE GRATUITE PAR 25 CHAMBRES PAYANTES TENEZ VOTRE PROCHAINE RÉUNION AUX SUITES TREMBLANT 3113772A 3CS0801X0219 C8 MERCREDI congrès 3CS0801X0219 ZALLCALL 67 16:47:13 02/16/03 B RÉUNIONS ET CONGRÈS La parole est d'argent, beaucoup d'argent! De 3000$ à 75000$l'heure.et plus JACINTHE TREMBLAY collaboration spéciale Nos sportifs mobilisés pour transmettre leurs valeurs aux gens d'affaires absorbent aussi \u2014 forcément \u2014 des façons de se mettre en marché qui s'inspirent du monde des affaires.Plusieurs ont leur site Internet, sur lesquels chacun s'annonce et vante ses mérites comme conférencier.Le site de Bernard Voyer s'intitule Bernard Voyer, explorateur, conférencier.Celui de l'entraîneur de l'équipe canadienne de basketball Jack Donahue est un véritable catalogue, qui décline la liste des discours que l'entraîneur peut venir prononcer dans votre entreprise.Vous trouvez que vos gestionnaires intermédiaires ne donnent pas leur 110 % à l'ouvrage ?Coach Jack arrive et harangue les troupes avec un discours intitulé : « Où sont donc passés tous nos leaders ?» Vos employés travaillent chacun de leur bord, sans collaborer ?Coach Jack arrive à la rescousse avec son discours prêt d'avance qui s'appelle : « Comment les équipes fonctionnent.» Vos cadres ont de la difficulté à fouetter l'ardeur des troupes ?Voici Coach Jack avec sa solution clé-en-main, un pep talk intitulé : « Mais qui motive le motivateur ?» Dieu sait ce que Coach Jack résoudra avec son autre discours, qui s'appelle : « Cessez de vous parler à vous-même », mais parions qu'il propose aux vendeurs des trucs pour se concentrer sur le travail à faire et ne pas écouter la voix corrosive du doute, de l'hésitation et de la peur de l'échec.Comme tout bon catalogue, le site de Jack Donahue (sur le site de l'agence MCP Talent) affiche clairement le prix : il vient galvaniser votre personnel pour moins de 5000 $.À noter que tous les orateurs à louer sur le site de MCP donnent la liste des quatre ou cinq discours prêts d'avance, qu'ils répètent de fois en fois.Comme quoi la spontanéité, ça se prépare soigneusement.Leur parole est d'or Qu'ils soient tribuns d'occasion ou qu'ils deviennent orateurs à temps plein, les anciens sportifs trouvent avec l'industrie de la conférence une source de revenus importante.Il faut en effet compter plus de 1 0 0 0 0 $ p o u r inscrire Marc Gagnon au p r o - gramme.Bernard Voyer demande ent r e 7 0 0 0 $ e t 10 000 $ (un peu moins qu'un autre Canadien qui a vaincu l'Everest, l'Albertain Alan Hobson).Mike Bossy, Jack Donahue, Larry Smith prennent la parole pour des cachets situés entre 5000 et 8000 $.Michel Bergeron, Jacques Demers, Dany Dubé et Vicky Vilagos sont des aubaines, se déplaçant à vos réunions pour une somme oscillant entre 3000 $ et 5000 $.De la petite bière, si on compare aux cachets exigés par certaines idoles sportives des États- Unis, qui sont parmi les conférenciers les plus coûteux au monde, toutes spécialités confondues.Ainsi, le héros du basketball Magic Johnson réclame plus de 50 000 $ (US, of course, ce qui se traduit par environ 76 500 $CAN) pour raconter son histoire.Idem pour les footballeurs Steve Young et Dan Marino.Le seul Canadien qui s'élève dans ces hautes sphères est « La Merveille », le joueur de kockey Wayne Gretzky.À noter que ces quatre sportifs sont inscrits dans la catégorie « 50 000 $ et plus ».En matière de tarifs, à tout le moins, ces quatre athlètes sont dans la même catégorie qu'Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale américaine et que Georges Bush père, ancien président des États- Unis.Photo Associated Press © Le héros américain du basketball Magic Johnson réclame plus de 50 000 $US pour raconter son histoire.Dans un autre registre, l'ancien maire de New York, Rudolph Giuilani (à gauche), présente lui aussi des factures assez corsée.1220, place George-V Ouest, Québec HÔTEL Bien placé pour parler affaires ! Internet gratuit Salles de réunion Stationnement gratuit 1.866.822.9222 www.vieuxquebec.com La beauté du Vieux-Québec, 2minutes.3110158A 8 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI19 FÉVRIER 2003 Photohèque La Presse © L'ancien entraîneur de hockey Jacques Demers s'offre comme conférencier pour moins de 5000 $, une « aubaine ». 3CS0901X0219 C9 MERCREDI congrès 3CS0901X0219 ZALLCALL 67 16:55:13 02/16/03 B RÉUNIONS ET CONGRÈS MOTIVATION DU PERSONNEL Héros sportifs à louer JACINTHE TREMBLAY collaboration spéciale Certains des conférenciers les plus recherchés par les milieux d'affaires n'ont rien à dire sur les plus récentes tendances en gestion.Pour devenir des tribuns convoités, ils ont plutôt raflé l'or olympique, gagné la coupe Stanley ou gravi l'Everest.Le patineur de vitesse Marc Gagnon avait à peine défait ses bagages à son retour des Jeux olympiques de Salt Lake City que déjà le téléphone se faisait entendre chez son agent.« On le réclamait comme conférencier sur des bateaux de croisières, pour des congrès d'entreprises.Un bureau de conférenciers de Beverly Hill nous a proposé de le représenter aux États-Unis », raconte Érik de Pokomandy, de Slam Management, l'agence montréalaise qui représente le plus grand médaillé canadien de l'histoire des Jeux olympiques d'hiver.Qu'avait à dire le patineur ?Avait-il des talents d'orateur ?Ses clients éventuels n'en avaient aucune espèce d'idée, convient l'agent : « Ils voulaient le médaillé olympique Marc Gagnon.Le contenu de son allocution était pour eux d'une importance relative.Marc Gagnon n'est pas le seul à avoir été propulsé conférencier après sa performance en 2002.Danièle Sauvageau, l'entraîneure de l'équipe féminine gagnante de l'or en hockey sur glace, multiplie également les allocutions dans les milieux d'affaires depuis Salt Lake City.En mars prochain, elle est au programme de la journée Réussites québécoises, un forum pour les PME.Ils ont rejoint au club des orateurs chouchous des entreprises les Bernard Voyer, Larry Smith, Jacques Demers et plusieurs autres signataires d'exploits sportifs.Motivation David Larose a créé, il y a trois ans, le Bureau de conférenciers Ori Zon.La jeune PME représente plus de 60 conférenciers.Parmi eux, une équipe d'étoiles sportives : Mike Bossy, les ex-entraîneurs de hockey Michel Bergeron et Jacques Demers, Jack Donahue, Marc Gagnon, l'ancien ailier rapproché et directeur général des Alouettes de Montréal Larry Smith et la championne de nage synchronisée Vicky Vilagos.« Les sportifs sont très en demande pour les conférences de motivation car il y a plusieurs ressemblances entre le sport et les affaires.Ils sont très bien placés pour parler de l'importance de se fixer des objectifs, de travailler en équipe, par exemple », note David Larose.Inspiration et admiration Ils sont aussi \u2014 et personne ne veut trop l'avouer chez les organisateurs de conférences \u2014 des idoles dont on offre la présence, comme un cadeau au personnel de l'entreprise.Sylvie Coulombe est directrice générale du marketing de Clarica, une compagnie d'assurances de la Financière Sun Life.Elle est responsable du choix des conférenciers pour les multiples rencontres de l'entreprise, que ce soit les séances de formation des conseillers, les réunions de la direction ou les congrèsrécompenses pour les meilleurs vendeurs.Elle a été le premier employeur de Marc Gagnon, le conférencier.Il s'est adressé, en juin 2002 à un auditoire Clarica de 600 personnes réunissant les meilleurs vendeurs québécois et leurs conjoints.« Le sport est un domaine dont plusieurs leçons s'appliquent aux affaires.Un sportif n'atteint pas son but sans embûches, par exemple.En plus, les gens sont fiers de leurs champions et sont heureux de les rencontrer », dit-elle.Et comment ! Marc Gagnon a beau raconter son histoire et parler d'accomplissement, de persévérance et de motivation, l'élément clé de sa conférence, pour les participants, est souvent la séance de photos et de signatures d'autographes.« Elle est pratiquement aussi longue que l'allocution.Des gens de tous âges viennent voir Marc Gagnon en tremblant et font la file pour lui serrer la main », dit, étonné, Éric de Pokomandy.Bernard Voyer est lui aussi l'objet de telles réactions un peu groupie de ses auditoires d'affaires : « On veut serrer la main d'une personne qui a foulé le sommet de l'Everest en premier et partir avec un autographe, ditil.Après chacune de mes conférences, je reçois de nombreux courriels dans lesquels les gens veulent avoir mon avis sur une foule de sujets, parfois très personnels.» Émulation Bernard Voyer a pris la parole devant plus de 100 000 gens d'affaires, affirme-t-il, depuis son expédition à l'île Ellesmere en 1992, l'île la plus près du pôle Nord.Avant cet exploit, il était surtout conférencier dans les écoles ou pour des clubs de plein air.Sa carrière de conférencier d'affaires a fait un grand bond à son retour du pôle sud, en 1996.L'atteinte du sommet de l'Everest a fait grimper encore plus la demande.« Je raconte ce que j'ai fait.C'est tout.Je n'utilise jamais les mots synergie, part de marché, mondialisation, etc.Les entreprises qui m'embauchent ont des messages bien précis à passer.À travers mon histoire, ils peuvent atteindre leurs objectifs autrement.Et j'introduits un ingrédient important pour le personnel : l'émotion », analyse le président d'honneur du Concours québécois d'entrepreneurship.Alors que Marc Gagnon a été embauché par Clarica dans le contexte d'un congrès-récompense, l'entreprise a fait appel à Bernard Voyer à l'occasion d'une séance de formation de ses conseillers.« Nous n'avons pas que des sportifs comme conférenciers, précise Sylvie Coulombe.Mais ces derniers ont l'avantage d'avoir des vécus fantastiques.Leurs propos s'appuient sur des réalisations.Cela leur donne beaucoup de crédibilité ».Photothèque La Presse © Marc Gagnon et Bernard Voyer, deux conférenciers très en demande lorsque vient le temps de motiver les troupes.Offre en vigueur du 1er janvier au 31 mars 2003 Voir tous les détails sur le site www.gouverneur.com Aucune autre offre ne peut être jumelée à cette promotion.MD Aéroplan est une marque déposée d'Air Canada.membre Club Gouverneur, petit déjeuner gratuit appels locaux gratuits 15e nuitée gratuite tarif corporatif préférentiel obtenez : et bien d'autres avantages ! Adhérez gratuitement ! Plus ! 3111526A LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 9 FÉVRIER 2003 9 3CS1001X0219 C10 MERCREDI congrès 3CS1001X0219 ZALLCALL 67 18:59:25 02/16/03 B RÉUNIONS ET CONGRÈS Des outils pour vaincre la peur du micro JACINTHE TREMBLAY collaboration spéciale Durant une assemblée d'actionnaires, un investisseur mécontent s'approcha du micro pour dire ce qu'il pensait de la direction de la compagnie dont il détenait des actions : il déclina toutes les décisions qu'il reprochait aux dirigeants, rappela gravement la stagnation du titre boursier et dénonça les salaires du président et du viceprésident.C'est au moment de son apothéose qu'il provoqua \u2014 bien malgré lui \u2014 un immense éclat de rire dans toute la salle.« Il y en a ici qui se graissent la poche ! », lança-t-il sur un ton accusateur.Mêler deux expressions (« se graisser la patte » et « s'en mettre plein les poches »), bafouiller, endormir son auditoire en tournant autour du pot, se prendre pour un stand-up comic, voilà seulement une petite partie des pièges qui guettent les gens qui parlent en public.La crainte du micro peut faire trembler, gaffer et même, dans certains cas extrêmes, vomir.Mais lorsque parler en public devient une obligation, certains outils peuvent être d'un grand secours.Une peur très courante L'automne dernier, Édith Prescott publiait, aux Éditions Transcontinental, le livre Parler en public.Elle constate que la peur du micro est très courante.« Les gens craignent de faire des erreurs dont on se rappellera longtemps », dit-elle.Selon cette spécialiste, ce sentiment d'angoisse qui précède la prise de parole a ses bons côtés.« Le trac permet de demeurer sensible aux besoins de l'auditoire et d'être à l'affût.Et il se dissipe généralement après quelques minutes », ditelle.La pratique de la relaxation peut aider à réduire le stress, tout comme la dédramatisation des enjeux de la prestation publique.« Je suis convaincue que les spectateurs ont un haut degré de tolérance pour un orateur qui fait des erreurs.Ils préfèrent de loin la nervosité à la pédanterie », dit-elle.Mais sa principale recommandation pour combattre le trac est simple : être bien préparé.L'éditeur du bulletin spécialisé en conservation Forest Certification Watch, Jean-Pierre Kiekens, n'a jamais eu la phobie du micro.Avant d'arriver au Canada, il avait enseigné plusieurs années dans une université bruxelloise.Pourtant, il était conscient d'avoir un des défauts cités par Mme Prescott : il faisait de longs détours avant d'aller au coeur de son propos.Pour se corriger, il a adhéré à un club Toastmasters.L'objectif de ce mouvement, créé en 1924 par le Dr Ralph C.Smedley à Santa Ana, en Californie, est de permettre à ses membres d'accroître leurs habiletés à s'exprimer en public.L'expression Toastmaster est le nom anglais du « maître de cérémonie » qui, durant une soirée officielle, gère l'ordre de participation des conférenciers et, accessoirement, invite les convives à porter un toast, d'où le nom.La région de Montréal compte plus d'une trentaine de clubs dont les quelque 600 membres se rencontrent une fois par semaine.Certains sont réservés aux employés d'une entreprise.Autrefois majoritairement anglophone, le mouvement a maintenant ses clubs francophones et bilingues.Que fait-on durant ces rencontres ?Chacun prend la parole à tour de rôle en expérimentant diverses formes d'expression (l'intervention, l'allocution, le discours, etc.).Les prestations sont par la suite évaluées par les pairs.Les remarques doivent être constructives et indiquer des pistes d'amélioration.Toastmasters ne fait pas appel à des formateurs professionnels.« Des membres plus expérimentés accompagnent les nouveaux.De plus, on trouve dans les clubs plusieurs professionnels de la communication », indique M.Kiekens.L'organisation Toasmasters transmet aux clubs locaux les acquis de 80 années d'expérience.Ils sont consignés dans 64 manuels couvrant une foule de sujets tels la présentation d'un briefing, la prise de parole lors d'une réunion, la préparation d'un discours humoristique, l'entrevue télé, etc.Selon Jean-Pierre Kiekens, ces regroupements répondent tout autant à des besoins personnels que professionnels.Les clubs Toastmasters permettent aux membres de développer et peaufiner leurs habiletés à s'exprimer en public.1 0 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 19FÉVRIER 2003 Nous louons des salles pouvant accueillir de 10 à 600 personnes Auditorium Jardin intérieur Service de traiteur Équipements audiovisuels Support technique Accès facile par autobus et métro.Stationnement disponible.Information : (514) 254-7131, poste 4167 COLLÈGE DE MAISONNEUVE SERVICES À LA COMMUNAUTÉ 3800, rue Sherbrooke Est, Montréal www.cmaisonneuve.qc.ca Tout pour v o tre é v èneme nt! 3107483A 3CS1101X0219 C11 MERCREDI congrès 3CS1101X0219 ZALLCALL 67 19:13:27 02/16/03 B RÉUNIONS ET CONGRÈS Cure de jeunesse pour la base de plein air Jouvence JACINTHE TREMBLAY collaboration spéciale L'ère du pâté chinois et des corvées de vaisselle est bel et bien révolue à la base de plein air Jouvence.Après un premier virage résolument haut de gamme il y a quelques années, le centre de villégiature situé au coeur du parc du Mont-Orford recentrera dès l'an prochain son activité principale vers les rencontres d'entreprises, d'institutions et d'associations.Il ne s'agit pas vraiment d'une nouveauté mais plutôt de la confirmation d'une orientation adoptée depuis quelques années.Ces jours-ci, ce sont surtout des PDG, des cadres et des groupes d'employés qui utilisent le lieu pour réfléchir tout en profitant du site enchanteur du mont Orford.À la Petite auberge de Jouvence, ils peuvent se détendre grâce à un spa et à un sauna avant de déguster une banquette de saumon fumé à la moule dijonnaise, un steak de faux filet flambé ou un strudel aux asperges.Voilà tout un changement pour cette vénérable institution qui, des années 1940 aux années 1970, a été une des grandes oeuvres sociales de l'archidiocèse catholique de Sherbrooke.Pendant ces décennies, des milliers de membres de mouvements de jeunesse (scouts, guides, etc.) et des enfants citadins de milieux défavorisés ont chanté Feu, feu, joli feu près des cabanes de bois rond de la colonie de vacances.Dans les années 1970, Jouvence a pris le virage des camps familiaux.Les installations ont été agrandies et les anciens dortoirs ont été transformés en petits appartements.Comme un bottin des grandes firmes Aujourd'hui, dans la liste des clients de Jouvence, on trouve une entreprise à chaque lettre de l'alphabet.Beaucoup de « B », avec Bombardier, Bell et plusieurs banques.À la lettre « I », on trouve IKEA, ING et IBM.Plus loin, le cabinet comptable Raymond Chabot Grant Thorntorn et de nombreux « U », pour universités.Même les « X » sont présents, avec Xerox.Trois bâtiments peuvent les accueillir : le Centre de villégiature, la Petite Auberge et le Hors-piste.Le complexe offre à ces groupes 12 salles de réunion d'une capacité variant entre quatre et 120 personnes, en format classe.L'une d'entre elles, la « Girouette », a été construite récemment dans le bois.« C'est comme une petite cachette », illustre Laetitia Duvanel, déléguée commerciale du Centre.Cette nouvelle salle est l'une des améliorations aux infrastructures de Jouvence effectuées grâce à un investissement de 2,2 millions l'an dernier.« Nous voulons assurer la cohabitation le plus harmonieuse possible entre nos clientèles adultes, les familles et les jeunes.Pour les clientèles d'affaires, nous avons mis l'accent sur l'amélioration de la quantité et la qualité de l'hébergement », explique Mme Duvanel.Quelque 75 personnes peuvent y loger en occupation simple et plus de 200 en occupation multiple.« Nous continuerons à accueillir des familles pendant la relâche scolaire, l'été et la période des Fêtes », précise Laetitia Duvanel, déléguée commerciale du centre.Les groupes de jeunes ont encore leur place à Jouvence.Un nouveau bâtiment, Adjouv, construit à leur intention, permettra de recevoir des classes nature tout en assurant la quiétude des groupes d'adultes.3117181A À 1 h de Montréal! Découvrez les Cantons-de-l'Est.Pour plus d'information sur la région des Cantons-de-l'Est : 1 800 355-5755 www.tourismecantons.qc.ca FORFAITS - AFFAIRES À SUTTON Conjuguez affaires et plaisirs avec un forfait taillé sur mesure à l'une ou l'autre de nos auberges.Nous offrons des chambres confortables, une table réputée, des salles de réunion fonctionnelles et, selon la saison, un parcours de golf stimulant ou une montagne époustouflante.LES ROCHERS BLEUS GOLF ET AUBERGE 1 800 361-2468 www.lesrochersbleus.com AUBERGE LA PAIMPOLAISE 1 800 263-3213 www.paimpolaise.com 3115695A LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 19FÉVRIER 2003 1 1 3CS1201X0219 C12 MERCREDI congrès 3CS1201X0219 ZALLCALL 67 17:27:17 02/16/03 B RÉUNIONS ET CONGRÈS Réussir son congrès, un exercice d'équilibre VALÉRIE MARTIN collaboration spéciale Dans la salle de réunion, les clients fébriles à l'idée de découvrir les dernières innovations dans leur champ d'activité prennent place dans leurs fauteuils.Le rideau se déploie.Misère ! On a oublié l'écran de projection.La présentation visuelle bat son plein.sur un mur de brique.Au secours, un organisateur ! Ce petit incident est loin d'être un cas isolé.Pour éviter les désagréments, tout congrès qui se respecte, aujourd'hui, est conseillé, chapeauté, encadré par des professionnels de la chose.Le concept même de congrès s'est métamorphosé avec le temps.Il y a 10 ans, les participants se précipitaient aux conférences comme une ruée de vacanciers sur une plage dorée.Ils rigolaient gaiement, profitaient du vin qui coulait à flots et se languissaient doucement au milieu d'un décor pittoresque.Maintenant, ils sont studieux.Ils griffonnent les informations transmises sur leurs blocs-notes, tels des écoliers appliqués, et ils rentrent prestement au bureau pour mettre en pratique les nouvelles connaissances acquises.Les organisateurs de congrès ont dû s'ajuster aux changements et proposer de nouvelles idées, méthodes et approches.Pour garantir le succès d'un congrès, il y a un certain nombre d'erreurs à ne pas commettre.1) Ignorer les objectifs de la conférence Avant de se lancer dans l'organisation détaillée d'un congrès, un organisateur doit bien s'interroger sur sa pertinence.Dans le cadre d'une réunion de sommités scientifiques, les participants s'informeront des nouvelles percées dans un domaine donné.Pour un colloque d'entreprise, les dirigeants d'entreprises débattront des politiques administratives, de l'organisation du travail.Les membres d'une société dispersés aux quatre coins du globe, eux, se rassembleront afin d'échanger leurs opinions.« Dans un congrès, il y a toujours un message à transmettre, une idée ou un besoin à déterminer », explique Hélène Pigeon, directrice générale d'Organisations d'événements Agora.« Les gens sont sollicités de toutes parts.Ils se plaignent souvent du programme qui est toujours le même.Il faut donc avoir un contenu attirant, une approche moderne.Lors de notre Congrès sur la prévention et le contrôle des traumatismes, le sujet était d'actualité, il touchait les gens.Grâce à des bourses du gouvernement, plusieurs chercheurs de pays en voie de développement ont présenté leurs découvertes », raconte Philippe Colas, vice-président de Coplanor Congrès.2) Être rigide et crispé dans son allocution Beaucoup d'Américains optent pour un bon dosage entre l'humour et le sérieux dans leurs discours, rapporte Jean- Paul de Lavison, président de JPdL.« Il faut parfois rendre un sujet aride plus divertissant.Si on parle sur un ton léger, on a des chances d'être plus écouté.Les gens qui se démarquent attirent l'attention », note- t-il en soulignant l'importance d'alléger une prestation même si le sujet est sérieux.3) Utiliser une technique désuète Dans la seconde moitié des années 1990, les présentations à l'aide du logiciel Power Point ont causé une minirévolution dans les salles de réunion.Le support informatique est devenu indispensable : il permet une diffusion efficace, précise et simplifiée du message.Une technologie encore plus poussée tente timidement son entrée sur le marché québécois.De nouveaux outils comme le système dit de rotation électronique.« Celui-ci permet l'interactivité avec la salle.Au moyen d'une télécommande, chaque participant peut choisir un menu, voter, poser des questions.Le conférencier peut ainsi nourrir sa présentation, avoir un résultat immédiat, compiler les bulletins de votes rapidement », dit Alain Brissette, consultant indépendant en organisation de congrès.Selon le consultant, seulement 1 % des professionnels s'en servent, parce qu'ils manquent de formation ou hésitent à débourser pour cela : « C'est un investissement, les outils sont là pour faciliter et souligner le message », conclut-il.« Il faut avant tout connaître ses outils », avertit Marie-Josée Boilard, présidente des ventes et du marketing chez CORPAV, un fournisseur de services audiovisuels.Parfois, les gens sont aveuglés par l'éclairage.Ou il n'y a pas d'ajustement de la densité de la lumière.Avec une bonne préparation, on peut vite réparer les torts.J'ai assisté à l'ouverture d'une salle où, pendant qu'un célèbre pianiste jouait, les feux d'artifice ont enflammé les rideaux.Les organisateurs de la soirée n'avaient pas vérifié s'ils étaient ignifugés », rappelle Marie-Josée Boilard, qui est aussi vice-présidente de Meeting Professional International, une fédération qui rassemble les professionnels en organisation de congrès.4) Un conférencier qui déblatère sans fin Nul besoin d'être psychologue pour savoir que l'attention soutenue de l'assistance ne s'étire pas pendant des heures.Plutôt que de faire bâiller l'auditoire, les présentations courtes et animées sont de mise.« Elles durent en moyenne 20 ou 30 minutes.On ne doit pas développer plus de deux ou trois idées par séance, conseille Jean-Paul de Lavison.J'ai assisté à un congrès où une pièce musicale avait préparé mentalement les participants.La bande sonore d'Amélie Poulain avait créé une atmosphère détendue et joyeuse.» 5) Oublier le «social » Après des présentations formelles, des pauses santé dans les corridors, des groupes de discussion, des forums divers contribuent de façon utile à l'efficacité d'un congrès.Les organisateurs sont d'avis que de bons rapports humains sont à la base d'une réunion réussie et peuvent consolider les liens d'affaires ou d'amitié.« On cherche à interagir, à se situer par rapport aux autres et à sa profession, à découvrir ce qui se fait ailleurs, à rentabiliser sa participation », ajoute Alain Brissette.« Pour briser la glace et l'isolement, rien de mieux, par exemple, que de sculpter une oeuvre d'art collective.sur glace », se remémore en rigolant Hélène Pigeon, évoquant un récent congrès de Meeting Professional International.Des banquets chics à la Gare Windsor au cirque, en passant par les rencontres sur les sièges des navettes, tout est prétexte au « social ».6) Un personnel distant et débordé « Un accueil où l'on ne te sourit pas, où l'on a perdu ta carte de visite, ton nom, ton numéro, ça commence bien mal, déplore Alain Rogala, président d'Opus 3.Parfois, on a l'impression que le personnel court dans tous les sens.Il est à l'accueil et à l'accompagnement en même temps.Il oublie de présenter un invité à la table d'honneur.Détail important : les participants ne doivent pas voir toute la mécanique derrière.7) Économiser sur la boustifaille C'est ainsi : la bonne chère figurent parmi les raisons d'assister à un congrès.Au Congrès de la société internationale de transplantation, les traiteurs d'Opus 3 avaient mitonné, sous un immense chapiteau, du boeuf de l'Alberta et du saumon de l'Atlantique, organisant un véritable voyage culinaire aux quatre coins du Canada.« Les chefs cuisiniers sont soucieux d'offrir des produits de qualité, car les clients se montrent souvent très pointilleux.Ils comptent les calories, les repas sont plus légers : soupes, salades, etc.C'est une des nouvelles tendances », relève Marie-Josée Boilard.Mais attention ! Il faut faire preuve de générosité : « Plutôt que de servir deux bouchées de saumon fumé, pourquoi pas six portions de bruschetta ?On économise sans couper dans la bouffe », suggère Alain Rogala.« Les clients aiment se faire gâter et dorloter », pense Hélène Pigeon.Les esprits valeureux sont bien nourris.Mais le succès d'un congrès ne serait pas assuré sans un budget détaillé et précis.« Tout doit être planifié, calculé.On veut certes impressionner le client, mais il ne faut pas trop en faire.Tout est affaire d'équilibre.Sinon, on se dirige vers la faillite », conclut Philippe Colas.Règle no 7 : ne pas être chiche envers les convives 1 2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 9 FÉVRIER 2003 "]
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