La presse, 5 avril 2003, B. Plus
[" 6LP0101B0405 B1 SAMEDI 6LP0101B0405 ZALLCALL 67 20:45:38 04/04/03 B Air Canada : autopsie d'un crash Page B5 EW YORK \u2014 Né dans le quartier Bushwick, à Brooklyn, le soldat de première classe William White, 24 ans, est la première victime newyorkaise de la guerre en Irak.Il est mort le 29 mars dans un accident.Il ne s'était certainement pas enrôlé pour écourter sa vie.«Il voyait l'armée comme une étape dans la vie, il voulait faire quelque chose de lui-même», a raconté sa cousine Althea Russell- Muse cette semaine.«C'était une façon d'aller au collège, de gagner de l'expérience.» Rattaché à une division basée au camp Pendleton, en Californie, le marine prévoyait quitter la vie militaire en février prochain.Marié, il parlait de revenir à Bushwick pour se trouver un travail comme pompier ou policier, s'acheter une maison et peut-être fonder une famille.Un rêve de col bleu, la classe la mieux représentée au sein de l'armée des États-Unis, qui compte 1,4 million de soldats, dont une forte proportion de Noirs, la minorité à laquelle appartient William White.Rares sont les soldats américains qui ont un diplôme universitaire, ou qui viennent de familles aisées.L'armée des États-Unis est composée de volontaires qui n'ont souvent pas les moyens de se payer une éducation supérieure.Ce sont donc les enfants de la classe ouvrière des États-Unis qui combattent (et meurent) en Irak, pendant que les enfants des classes supérieures continuent à étudier et à travailler dans le pays le plus riche du monde.«Ce n'est tout simplement pas juste», s'est indigné le représentant de Harlem à la Chambre des représentants, Charles Rangel, la semaine dernière.«Nous faisons nos guerres sur le dos de gens qui entrent dans l'armée en raison de leurs conditions économiques, parce qu'ils ont moins d'options.» Du Vietnam à l'Irak Vétéran de la guerre de Corée, Rangel fait campagne en faveur du retour de la conscription, qui imposerait à son avis un sacrifice égal à l'ensemble de la population des États-Unis.Mais l'opposition à son projet est vigoureuse, le concept du service militaire obligatoire ayant été sérieusement malmené pendant la guerre du Vietnam.La grande majorité des étudiants ont pu se soustraire à ce conflit, profitant de règles qui leur permettaient de surseoir à leur service.Leurs compatriotes moins instruits et moins fortunés se sont donc retrouvés à porter le gros du fardeau militaire, un peu comme aujourd'hui.Mais il y a des différences importantes entre l'armée qui a servi au Vietnam et celle qui combat aujourd'hui en Irak.Entre 1965 et 1972, le soldat moyen était un célibataire de 19 ou 20 ans, qui passait moins de deux ans dans l'armée, selon une étude réalisée par Richard Kolb, éditeur du magazine VFW (Veterans of Foreign Wars).Aujourd'hui, le soldat typique est plus vieux, comme le suggère la moyenne d'âge des 28 premières victimes de la guerre en Irak chez les militaires américains : 26 ans.Il passe environ sept ans dans l'armée et a une chance sur deux de se marier pendant son service (en 1973, seulement un quart des soldats étaient mariés).Ces changements découlent de l'abolition en 1973 de la conscription, qui a fait place à une armée professionnelle dont s'enorgueillit le Pentagone.D'autres changements de taille ont également vu le jour au fil des années.Ainsi, pendant la guerre du Vietnam, seulement 7494 femmes, dont 6250 infirmières, ont porté l'uniforme.Aujourd'hui, le nombre de femmes dans l'armée s'élève à 203 689, soit 15% des forces américaines.Le service militaire est particulièrement populaire chez les Noires, qui constituent plus de 35% des femmes engagées dans les différentes branches militaires.Dans l'armée, la moitié des femmes sont noires, surpassant les Blanches, qui constituent 38% de ce service.C A H I E R B | L A P R E S S E | M O N T R É A L | SA M E D I 5 AV R I L 2003 Ils ne sont pas bien riches.Ils n'ont pas accès aux études supérieures.Ils viennent de l'ouest, et surtout du sud des États-Unis.Ils sont noirs ou latinos.Parfois de simples immigrants n'ayant pas encore obtenu leur citoyenneté américaine.Et de plus en plus souvent, «ils» sont en fait.elles.Portrait-robot des troupes qui foncent sur Bagdad.collaboration spéciale RICHARD HÉTU Voir COLS BLEUS en B2 Qui sont ces jeunes qui risquent leur vie en Irak ?Dear Dad, Mom, Sam, Toni, écrit le soldat Randall Rosacker sur un bout de carton arraché de l'emballage de sa ration alimentaire.Ce jeune marine de 21 ans a été tué le 23 mars dans un combat près de Nasiriya, en Irak.En bas, de gauche à droite, William White, Eric Mc Cue et Robert Marcus Rodriguez sont parmi les militaires morts depuis le début de l'offensive contre Bagdad.À droite, Jessica Lynch, la jeune soldate de 19 ans qui a été sauvée cette semaine après être tombée dans une embuscade.UNE ARMÉE DE COLS BLEUS Quand maman va à la guerre Page B2 Photos AP 6LP0201B0405 B2 SAMEDI 6LP0201B0405 ZALLCALL 67 20:47:32 04/04/03 B Photo MICHAEL PROBSTAssociated Press © Le sauvetage de Jessica Lynch, 19 ans, a fait les manchettes cette semaine.La présence des femmes dans l'armée et dans le feu de l'action amène maintenant une série de questionnements sur la vie des militaires.Maman s'en va-t-en guerre.envoyée spéciale À WASHINGTON LOUISE LEDUC Les femmes comptent aujourd'hui pour 14 % des forces américaines.Elles pilotent des F-18, lancent des missiles Tomahawk, font tout, sauf combattre au front dans l'armée de terre.Ont-elles gagné leurs épaulettes ?Et les enfants, eux, restent derrière LOUISE LEDUC AU COURS DE la première guerre du Golfe, pas moins de 36 704 enfants américains ont vu leur seul parent ou leurs deux parents partir au front.La présence encore plus massive de femmes dans la présente guerre d'Irak fait s'interroger les médias américains sur le sort de ces petits.À l'heure actuelle, bébé pas bébé, les parents appelés ne sont nullement excusés.Même que dans la marine, quand un soldat dit n'avoir aucun proche pour s'occuper de son enfant, on lui trouve des parents gardiens.De purs étrangers.Le Washington Post avançait en éditorial le 25 mars que l'armée devrait peut-être chercher à « n'envoyer qu'un parent à la fois (.).Peut-être pourrait-elle songer aussi à permettre aux mères d'enfants de moins de 2 ans, par exemple, de rester à la maison en temps de guerre.» « Curieux, tout de même, que l'on ne se pose ces questions qu'en pensant aux femmes, note l'historienne Judy Bellafaire.À ma connaissance, la grande majorité des soldats étant encore des hommes, ils sont bien plus nombreux que les femmes, dans l'armée, à être chefs de famille monoparentale.» Vrai, l'armée devrait essayer dans la mesure du possible d'accommoder les mères et les pères, croit Frederic Medway, professeur de psychologie à l'Université de la Caroline du Sud.Il reste cependant qu'elle ne pourra soulager toutes les familles.« Ce que je dirai ne fera pas l'unanimité, mais je crois qu'à tout le moins, lorsque les deux membres d'un couple sont dans l'armée, ils devraient y penser deux fois avant de concevoir un enfant.» En 1991, Frederic Medway a fait une étude sur 250 enfants, depuis la période précédant le déploiement de leur père ou de leur mère (ou les deux) dans la région du golfe Persique jusqu'à quelques mois après la guerre.Le grand constat : l'angoisse de l'enfant est souvent fonction de l'état d'esprit de celui qui en a la charge.« Si les proches \u2014 la mère, le père, ou les grands-parents dans le cas de familles monoparentales \u2014, ne s'inquiétaient pas outre mesure, les enfants s'en tireraient mieux.» Pour tous ceux n'ayant plus de parent au pays, cependant, c'est toujours un gros changement de vie, relève le psychologue.Les soldats étant le plus souvent affectés à une base militaire loin de leur ville natale, « un déploiement outre-mer signifie un changement d'école pour ceux qui déménagent chez grand-maman pour trois ou quatre mois.S'adapter à un nouveau milieu quand on craint déjà pour la vie de son père ou de sa mère, ça fait beaucoup pour un tout-petit.» Photo d'archives Associated Press © Claudia Kennedy, première femme à obtenir le grade de général dans l'armée américaine.«Que des femmes soient faites prisonnières de guerre n'a rien de nouveau ! Quatre-vingt-huit Américaines ont été tenues captives dans les pires conditions durant la Deuxième Guerre mondiale, certaines pendant trois ans ! » observe Judy Bellafaire, historienne au Mémorial des femmes, à Washington.Toute la semaine, les médias n'en ont eu que pour la toute menue Jessica Lynch, de la Virginie, sauvée des eaux de justesse.Qu'un soldat de fin de semaine comme elle, qui s'était essentiellement enrôlée pour gagner vite fait bien fait assez d'argent pour se payer des études universitaires, ait été l'un des premiers envoyés en pâture \u2014 bien avant des milliers de soldats de formation et de carrière, comme son frère aîné ! \u2014n'a pas choqué.Non, ce qui a troublé le peuple américain, c'est la vue d'une femme exposée à pareils périls.Il y a 13 ans, la guerre du Golfe avait aussi fait sa très médiatisée prisonnière de guerre américaine : Rhonda Cornum, une chirurgienne militaire tenue captive pendant huit jours.Alors qu'elle avait un genou en charpie et les deux bras cassés à plusieurs endroits \u2014 « au point où je pensais qu'ils tomberaient si j'enlevais mes vêtements », a-t-elle confié au Washington Post \u2014 un soldat irakien l'a violée.Jamais, dira-t-elle, elle n'aurait cru que l'on puisse ainsi agresser quelqu'un « de si brisé », sous les yeux horrifiés de son collègue américain.N'empêche, raconte-t-elle aujourd'hui, le viol n'est que l'un des multiples traumatismes subis pendant ses huit jours de captivité.Dans pareilles circonstances, ditelle, tout ce qui n'est pas la mort entre dans l'ordre de la normalité.Des risques calculés « Les femmes militaires savent les risques qu'elles encourent, et choisissent cette vie en toute connaissance de cause », dit Judy Bellafaire.Comme en écho, Michaela Shafer, colonel dans l'armée depuis 20 ans et citée dans le New York Times du 16 mars, raconte aussi qu'en choisissant comme elle la carrière militaire, sa fille savait en effet « qu'elle pouvait être capturée par l'ennemi et violée pendant la guerre.Ce qu'elle ne savait pas, c'est qu'elle allait être violée à l'Académie américaine de l'armée de l'air ».Car au moment même où le pays s'enorgueillit du courage de ses troupes, 56 cas de viol finalement reconnus par l'armée font l'objet d'une commission sénatoriale à Washington.On en a mis du temps à entendre les jeunes cadettes qui ont eu le courage de dénoncer leurs confrères.L'une s'est fait dire par son supérieur qu'ayant trop bu, elle avait couru après son malheur.Sa sentence \u2014 à elle \u2014 : 265 heures de marche en rond pour avoir parlé.Pour quelques jeunes filles qui ont osé lever le voile, combien de femmes militaires de carrière se taisent de peur de tout perdre ?« J'aime penser que plus on vieillit, plus on est capable de dénoncer les gestes ignobles, dit Judy Bellafaire.La preuve que l'on peut être crue, c'est Claudia Kennedy.» Claudia Kennedy ?Une générale trois étoiles de l'armée américaine, la première femme à atteindre de si hauts sommets.En 1996, un général de même rang qu'elle \u2014 deux étoiles, à l'époque \u2014 lui fait des attouchements dans un bureau du Pentagone.Claudia Kennedy l'a bien dénoncé, mais des années plus tard, après qu'elle eut annoncé ses intentions de prendre sa retraite.Ce qui l'a incitée à parler ?La nomination du général Larry Smith à un poste où il aurait notamment été appelé à réviser les enquêtes.de harcèlement sexuel.Grâce à Claudia Kennedy, Larry Smith a finalement été mis à la retraite prématurément.Après sa victoire, Claudia Kennedy déclarera : « Ces jours-ci, les bruits que vous entendez au-dessus du Pentagone ne sont pas ceux d'avions brisant le mur du son.C'est le son d'un plafond de verre qui éclate en mille morceaux.» «Lorsque les deux membres d'un couple sont dans l'armée, ils devraient y penser deux fois avant de concevoir un enfant.» COLS BLEUS Suite de la page B1 L'arrivée des latinos Dans l'ensemble, les Noirs sont représentés de façon disproportionnée dans les forces américaines.Ils constituent 22 % des militaires, alors qu'ils ne sont que 12,7 % dans la population civile.Les Blancs, pour leur part, composent 60 % du personnel militaire.Quant aux latinos, qui constituent aujourd'hui la plus grande minorité aux États-Unis, ils sont encore sous-représentés dans les forces, mais leur nombre croît rapidement, ayant passé de 90 600 à 118 00 au cours des 10 dernières années, soit une augmentation de 30 %.Quelque 15 000 militaires d'origine latino-américaine sont présentement déployés par les États-Unis dans la région du golfe Persique.Parmi ceux-ci, plusieurs milliers n'ont pas encore la citoyenneté américaine.L'armée des États-Unis accepte en effet d'intégrer des ressortissants étrangers, à condition qu'ils soient déjà détenteurs d'une carte de résidant et de travail (la carte verte).Selon des chiffres publiés par le Pentagone, 31 044 résidants étrangers ont intégré les forces américaines en avril dernier.Dans certains cas, ceux-ci se sont engagés pour accélérer leur processus de naturalisation.Des milliers ont déjà profité d'un décret signé par le président Bush, qui permet aux militaires en service depuis les attentats du 11 septembre 2001 ou qui sont partis à la retraite avec les honneurs depuis cette date de demander immédiatement la citoyenneté américaine.Normalement, une personne qui possède une carte verte doit attendre cinq ans avant de pouvoir commencer le processus d'acquisition de la citoyenneté.Les militaires ont cependant besoin de la nationalité américaine pour être promus, améliorer leur salaire et travailler dans les domaines de l'électronique, du renseignement, des commandos et du pilotage d'avions de guerre.Au nombre des premiers soldats des forces américaines morts en Irak figurent un Guatémaltèque, deux Mexicains et un Colombien.Deux d'entre eux ont reçu cette semaine la nationalité américaine à titre posthume.Une «caste» militaire Les différents groupes ethniques ont tendance à occuper des fonctions distinctes dans l'armée.Ainsi, les Noirs sont deux fois et demie plus susceptibles d'occuper des fonctions de soutien ou d'administration, alors que les Blancs sont 50 % plus susceptibles de servir dans l'infanterie, où les risques sont plus grands.Quant aux latinos, ils ont également tendance à s'engager dans l'infanterie, mais, comme les Noirs, ils sont encore très peu nombreux à servir comme pilotes de combat, une fonction qui demeure largement l'affaire des Blancs.Depuis l'abolition de la conscription, l'origine géographique des militaires a également changé.Le pourcentage des soldats originaires du Nord-Est et du Midwest a chuté, alors que la proportion de ceux qui viennent de l'Ouest et surtout du Sud a bondi connu une augmentation marquée.À la fin de 2000, 42 % de l'ensemble des recrues étaient originaires du Sud.Ces nouveaux soldats sont de plus en plus souvent issus de familles comptant un ou plusieurs militaires, que ce soit un père, un oncle ou un cousin.Le phénomène inquiète certains critiques de l'armée professionnelle, qui évoquent l'émergence d'une « caste » militaire aux États-Unis.Une caste qui serait de plus en plus isolée de la population civile, et dont les opinions politiques seraient de plus en plus conservatrices.Ainsi, entre 1976 et 1996, le pourcentage des officiers se disant apolitiques ou indépendants est passé de plus de 50 % à moins de 20 %, selon une étude réalisé par le Triangle Institute for Security Studies, un groupe de recherche de la Caroline du Nord.Le principal bénéficiaire de ce changement est le Parti républicain, qui n'a pourtant jamais été très populaire chez les cols bleus. 6LP0301B0405 B3 SAMEDI 6LP0301B0405 ZALLCALL 67 18:35:26 04/04/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 5 A V R I L 2 0 0 3 P L U S B 3 Changements de régime: La démocratie n'est pas garantie Sur les rives du golfe Persique, au Koweït, les dirigeants du futur gouvernement irakien attendent leur heure.D'ex-généraux et des ambassadeurs à la retraite, tous américains, se préparent à prendre \u2014 temporairement \u2014 les rênes du pouvoir en Irak.Déjà, dans les médias, leurs responsabilités sont établies : un exmilitaire, Jay Garner, sera le grand chef ; la « mairesse de Bagdad » sera Barbara Bodine, une ancienne ambassadrice au Yémen qui a notamment dû gérer les contrecoups du bombardement du destroyer USS Cole en 2000 ; les ministères du Commerce et des Affaires étrangères seront aux mains d'autres ex-ambassadeurs dans des pays arabes ; pour le ministère de l'Information, des rumeurs suggèrent un ancien directeur de la CIA, James Woolsey.Ces préparatifs laissent penser que les États-Unis sont sérieux quand ils évoquent une « démocratisation » de l'Irak.Mais les exemples du passé ne sont pas encourageants : les États-Unis ont rarement réussi leurs « changements de régime ».« En général, les changements de régime dans les pays en voie de développement ont échangé un dictateur cruel pour un dictateur un peu moins brutal.» Le verdict de Minxin Pei, un politologue du Carnegie Endowment for International Peace, est brutal.M.Pei a examiné les 18 « changements de régime » effectués par les États-Unis depuis un siècle.Seuls cinq de ces pays étaient démocratiques 10 ans après l'opération.« Trois fois, c'était avec des pays déjà développés, le Japon, l'Italie et l'Allemagne, explique M.Pei en entrevue de Washington.Et deux autres cas touchent de très petits pays, Panama et la Grenade.Quand le président Bush promet que la guerre en Irak apportera la démocratie au Moyen- Orient, je crois qu'il crée des attentes démesurées.Plusieurs analystes affirment que l'Irak ne devrait pas être évalué à la lueur du passé.« Les enjeux sont ici bien trop grands pour les États-Unis, selon Arthur Helton, un politologue du Council on Foreign Relations, joint à New York.Vu l'opposition d'une bonne partie de l'opinion publique mondiale à la guerre en Irak, le prestige américain en prendra pour son grade si la démocratie n'est pas au rendez-vous.Contrairement au Vietnam, à la Corée ou à plusieurs pays sud-américains, où des dictateurs de droite ont été soutenus, il n'y a plus de menace soviétique pour justifier un choix entre deux maux.» D'autres analystes sont plus cyniques.« On peut avoir une démocratie même s'il n'y a pas d'élections », expliquait l'hiver dernier un haut fonctionnaire du département d'État américain au journaliste d'enquête Seymour Hersch, du New Yorker.Peter Sluglett, un historien spécialiste de l'Irak de l'Université de l'Utah, renchérit : « Les Irakiens ont des attentes modérées : ils veulent seulement que les choses s'améliorent, explique-t-il à La Presse.Des centaines de milliers d'Irakiens ont été exécutés, torturés ou emprisonnés depuis 24 ans.Entre 3 et 5 millions d'entre eux vivent en exil.S'ils peuvent vivre en sécurité, être à l'abri de la violence, ce serait déjà quelque chose.» Leçons bosniaques Depuis que les Nations unies se sont lancées à fond de train dans la « construction de nations », dans les années 90, on a pu faire un certain nombre de constats.« On sait maintenant qu'il est crucial d'établir un bon système juridique », explique Michael Ignatieff, un criminologue canadien qui enseigne les droits de l'homme à l'Université Harvard.« En Bosnie, la corruption règne dans la justice civile et criminelle, dont les acteurs n'ont pas changé depuis l'époque communiste.Il y a eu quatre élections en six ans, mais aucun procès de corruption.Ce n'est pas le seul écueil.En Afghanistan, selon M.Ignatieff, le gouvernement se plaint de ne pas être consulté par les organismes d'aide humanitaire qui reconstruisent le pays.« La participation des Irakiens au gouvernement est la grande inconnue, estime-t-il.Les États-Unis ne semblent pas être fixés sur le moment où cela va survenir.Il y a un désaccord entre le Pentagone et le département d'État, qui est opposé à ce que le Congrès national irakien joue un rôle important.En gros, les opinions vont d'une administration américaine à un gouvernement strictement irakien, en passant par un plan où l'ONU succéderait à un gouvernement militaire américain, et ne laisserait la place aux Irakiens qu'après des élections, dans deux ou trois ans.» Le département d'État préfère que l'ONU soit mise à contribution très tôt, ne serait-ce que pour apaiser l'Europe.Pour le moment, le général à la retraite Jay Garner dépend du Pentagone, mais des comités du Congrès et du Sénat américain ont demandé cette semaine que le gouvernement militaire américain soit transféré au département d'État.La Maison-Blanche tient mordicus à ce que le Pentagone décide tout : avant le 11 septembre 2001, le président Bush n'avait pas beaucoup d'estime pour les efforts de « construction de nations » durant les deux mandats de Bill Clinton, fortement associés au département d'État.« Le soutien de l'administration pour la démocratisation est pragmatique, affirme Arthur Helton, un politologue du Council on Foreign Relations, joint à New York.Le président est un wilsonien accidentel.» Problème d'inattention Tout cela coûtera cher : entre 75 et 500 milliards de dollars américains pour le maintien de la paix par 100 000 à 200 000 soldats pendant trois à cinq ans, et de 30 à 105 milliards pour la reconstruction, selon une récente étude d'un économiste de l'Université Yale.Est-ce que les États-Unis accepteront la facture ?« La possibilité d'une récession aux États-Unis est effectivement un problème, reconnaît M.Ignatieff.D'un autre côté, je trouve qu'on exagère quand on dit que les États-Unis ont de la difficulté à se concentrer longtemps sur un même problème.Ils sont en Corée depuis 1953 et forment toujours l'épine dorsale des forces de maintien de la paix en Bosnie, au Kosovo et en Afghanistan.Quand ils sont arrivés en Bosnie, on disait qu'ils ne resteraient pas plus de six mois.» Il ne faut pas oublier, souligne M.Ignatieff, que la démocratisation de l'Irak est déjà entamée.« Les 5 millions de Kurdes, surtout depuis 1996, ont construit des institutions démocratiques qui fonctionnent.Ils ont fait un travail impressionnant.» Selon M.Ignatieff, il est possible que l'entreprise réussisse, mais ce ne sera pas facile.« Les États-Unis ont un plan de démocratisation, dont l'élaboration a toutefois été ralentie par les efforts diplomatiques à l'ONU.Et beaucoup d'Irakiens en exil, très compétents, des administrateurs, des médecins, des politiciens, sont prêts à aider.Contre cela, il y a le fait que l'Irak n'a jamais connu la démocratie, et que 40 ans de totalitarisme ont détruit la société civile.La « débaasisation » sera difficile : par le passé, en Allemagne ou au Japon par exemple, on s'est limité à épurer les trois ou quatre échelons de chaque organisation gouvernementale ; il y aura probablement des bourreaux qui conserveront leur poste.» Arthur Helton, du Council on Foreign Relations, préfère lui aussi l'optimisme.« Mais je pense qu'il faut avoir des attentes modestes.Le cas de l'Irak n'est pas tellement différent de toutes les autres situations où la démocratisation a échoué.» Quand ils auront vaincu Saddam Hussein, les États- Unis veulent démocratiser l'Irak.Une tâche herculéenne, dans un pays qui n'a jamais connu la démocratie et où 40 % de la population est illettrée.Une tâche coûteuse, aussi, dont le financement pourrait revenir entièrement aux États-Unis, s'ils ne parviennent pas à convaincre l'ONU de mettre la main à la pâte.Photo Presse Canadienne © Michael Ignatieff, expert sur la question des droits humains, plaide pour la mise en place rapide d'un système juridique solide.« En général, les changements de régime dans les pays en voie de développement ont échangé un dictateur cruel pour un dictateur un peu moins brutal.» © GRAPHIC NEWS Source (militaires tués) : Correlates of War Project, Penn State University.Source: Carnegie Endowment for International Peace Les États-Unis ont renversé 18 fois des gouvernements étrangers depuis 100 ans.Ils n'ont agi que six fois de manière multilatérale.Seules cinq de ces tentatives ont établi un gouvernement démocratique qui a duré plus de 10 ans.Un siècle d'interventions 1.Afghanistan 2001 Multilatéral \u2014 2.Haïti 1994 Multilatéral NON 3.Panama 1989 Unilatéral OUI 4.Grenade 1983 Multilatéral OUI 5.Cambodge 1970-73 Unilatéral NON 6.Sud-Vietnam 1965-73 Unilatéral NON 7.Rép.dominicaine 1965-66 Unilatéral NON 8.Japon 1945-52 Multilatéral OUI 9.Allemagne de l'Ouest 1944-49 Multilatéral OUI 10.Italie 1944-47 Multilatéral OUI 11.Rép.dominicaine 1916-24 Unilatéral NON 12.Cuba 1917-22 Unilatéral NON 13.Haïti 1915-19 Unilatéral NON 14.Honduras 1924-25 Unilatéral NON 15.Nicaragua 1909-27 Unilatéral NON 16.Mexique 1914 Unilatéral NON 17.Nicaragua 1909 Unilatéral NON 18.Cuba 1906-09 Unilatéral NON NOTE : Seuls sont inclus les changements de régime où des soldats américains étaient impliqués.Les interventions humanitaires, comme la Somalie (1993) et la Bosnie (1995), sont exclues, tout comme les cas où les États-Unis ont aidé des alliés à reverser des régimes ennemis.PAYS DÉMOCRATIE APRÈS 10 ANS TYPE D'ACTION DATE Guerre froide : Lutte de pouvoir États-Unis / URSS Nouvel ordre mondial : Les États-Unis deviennent l'unique superpuissance Époque lointaine ÉTATS-UNIS 20.Somalie 1992-95 \u203a Les Casques bleus américains n'arrivent pas à rétablir l'ordre après le renversement du gouvernement proaméricain.21.Kosovo 1999 \u203a Les attaques de l'OTAN pour faire cesser le «nettoyage ethnique» serbe provoquent la chute du président Milosevic un an plus tard.22.Afghanistan 2001 \u203a Les fondamentalistes talibans sont désignés comme première cible dans la «guerre au terrorisme» du président George W.Bush après le 11 septembre.23.Irak 2003 \u203a Les É.-U et leurs alliés s'apprêtent à chasser Saddam.19.Irak 1991 \u203a À la tête d'une coalition internationale, les É.-U.chassent du Koweït un ancien allié, le président irakien Saddam Hussein.Douze ans plus tard, Saddam est toujours au pouvoir.\u203a 100 000 militaires tués.7.Corée 1950-1953 \u203a Une intervention de l'ONU après l'invasion du Sud par le Nord communiste fait 2 millions de morts, dont 54 250 Américains.8.Iran 1953 \u203a Coup d'État, soutenu par la CIA, contre le président Mossadegh pour ramener le shah Reza Pahlavi.Les É.-U.établissent des bases en Iran pour «contenir» l'URSS.12.Vietnam 1954-1975 \u203a Aide secrète au Sud-Vietnam contre le Nord communiste, puis guerre ouverte débordant au Laos et au Cambodge.\u203a Plus de 4 millions de morts, y compris 58 000 Américains.9.Guatemala 1954 \u203a Un coup d'État soutenu par la CIA chasse le président socialiste.14.Congo 1965 \u203a 100 000 militaires tués.\u203a Coup sanglant par Joseph Mobutu Sese Seko, soutenu par les É.-U.10.Cuba 1959 \u203a Renversement de Batista par les communistes de Castro.Les attaques des É.-U.se terminent par l'échec de l'invasion de la baie des Cochons.13.République dominicaine 1965 \u203a 2000 marines américains empêchent le soulèvement contre la dictature militaire.\u203a 2500 militaires tués.11.Indonésie 1965 \u203a Le président Sukarno est chassé par le général Suharto, appuyé par les É.-U.15.Chili 1973 \u203a La CIA aide la junte militaire du général Pinochet à renverser le président socialiste Allende.\u203a 8000 morts dans la répression.16.Nicaragua 1979-1990 \u203a Les contras, appuyés par la CIA, luttent contre le gouvernement sandiniste.\u203a 35 000 militaires tués.18.Panama 1989 \u203a 26 000 soldats américains envahissent le Panama pour capturer un ancien délateur de la CIA, le général Noriega.\u203a 300 civils tués.17.Grenade 1983 \u203a Les marines américains renversent l'armée cubaine après un violent coup d'État.\u203a 78 militaires tués.1.Guerre hispano-américaine 1898 \u203a Le naufrage du navire de guerre USS Maine dans un port de La Havane provoque une guerre avec le pouvoir impérial du «Vieux Monde», l'Espagne.\u203a Les É.-U.s'emparent des colonies espagnoles, des Philippines, de Porto Rico et de l'île de Guam.Cuba tombe sous l'influence des É.-U.2.Philippines 1901 \u203a Les É.-U.anéantissent le mouvement indépendantiste 3.Panama 1903 \u203a Les navires américains aident les rebelles à se séparer de la Colombie.\u203a Le traité du Canal de Panama est signé dans les jours qui suivent.Teddy Roosevelt et ses «Rough Riders», déterminants dans l'expulsion des Espagnols de Cuba.Fidel Castro et Che Guevara leaders du socialisme du tiers-monde.Bill Clinton George Bush père Ronald Reagan voit se dissoudre l'«Empire du mal soviétique».4.Nicaragua 1912 \u203a Les marines américains aident à renverser le gouvernement nationaliste.5.Haïti 1914 \u203a Une occupation de 20 ans des É.-U.commence après des révoltes.6.Russie 1918 \u203a 5000 soldats américains sont envoyés en soutien au gouvernement biélorusse contre les bolcheviks, définissant 70 ans de relations.\u203a 3700 militaires tués.\u203a 12 500 militaires tués.Pax Americana : comment les États-Unis ont changé le monde 6LP0401B0405 B4 SAMEDI 6LP0401B0405 ZALLCALL 67 19:09:26 04/04/03 B DES OH! ET DES BAH! EN HAUSSE.EN BAISSE CITATION DE LA SEMAINE : Le président chinois Hu Jintao et le premier ministre Wen Jiabao.En prenant les rênes du pays, ils ont promis un gouvernement branché sur les besoins de la population.Une enquête du Washington Post révèle que le ministère de la Santé a gardé secret un document du 27 janvier révélant les premiers cas de pneumonie atypique SRAS.«Ce sont des lâches.Chaque fois, c'est la même histoire.Les Irakiens tirent quelques coups de feu, puis nous leur tirons dessus, et c'est fini en cinq minutes.» Le capitaine Ted Card, commandant d'un escadron de marines qui ont pris contrôle de la région de Numaniya, en Irak, plus tôt cette semaine.LE CHIFFRE DE LA SEMAINE : Selon un sondage Time/CNN, c'est le pourcentage d'Américains qui favoriseraient le recours à l'arme atomique contre Bagdad si jamais le régime de Saddam Hussein devait déployer un arsenal chimique.collaborateurs et sources: Judith Lachapelle, Louise Leduc, Mathieu Perreault, Jean-François Bégin, Louis-Bernard Robitaille, le Washington Post, Time Magazine.CHINE > UN SECRET BIEN GARDÉ Le premier ministre du Canada Jean Chrétien, qualifié de «canard boiteux» par Richard Perle, l'un des plus farouches promoteurs de la guerre contre l'Irak dans l'entourage de George W.Bush.Dans le genre volatile, mieux vaut être un canard, même boiteux, qu'un faucon baveux.CANADA > LE CANARD BOITEUX DOHA Top secret Au centre de commandement de la coalition américano-britannique à Doha, au Qatar, les relations entre les journalistes et le haut commandement militaire sont souvent tendues.Même s'ils prétendent à la plus grande transparence, les militaires retrouvent parfois leurs vieux réflexes.À preuve, cette anecdote racontée par la journaliste Martha Brant, du quotidien Newsweek, à l'émission Larry King Live plus tôt cette semaine.«Au début du conflit, après le premier point de presse du général Brooks, j'ai donné un coup de fil au service des relations publiques de l'armée pour m'enquérir de son prénom.Après être allé aux renseignements, le préposé m'a répondu ne pas être autorisé à fournir cette information\u2026 de nature confidentielle! Je suis donc allée voir sur Internet pour apprendre que le prénom du général était Vincent.Des histoires pareilles n'améliorent en rien les relations entre les deux parties.» WASHINGTON Grosse surprise La scène se passe lors d'un point de presse à Washington.Excédé par les questions des journalistes qui lui demandent pourquoi le Pentagone n'avait pas envoyé davantage de troupes au front, le chef d'état-major américain Richard Myers décide d'en finir une fois pour toutes avec ce sujet délicat.«Pour le bénéfice de nos troupes, le général Tommy Franks voulait stratégiquement préserver un effet de surprise, explique-t-il.Comment voulez-vous préserver cet effet de surprise si vous avez 250 000 soldats autour de l'Irak le jour J?» Bravo pour cette fine stratégie.Après des mois de tergiversations internationales, des semaines de mouvements de troupes et un ultimatum de 48 heures, Saddam Hussein n'y a vu que du feu\u2026 WASHINGTON Question de goût C'est là l'une des questions existentielles que s'est posé cette semaine le très sérieux Washington Post, choqué des goûts vestimentaires de la porte-parole du Pentagone, Victoria Clarke.Il faut dire que les vestons de Mme Clarke, que l'on voit quotidiennement à la télévision en points de presse, se déclinent en couleurs toutes plus voyantes les unes que les autres \u2014 rose vif, orange, turquoise, voire des vestons tricolores avec col roulé d'une quatrième couleur \u2014 qui détonnent des sombres uniformes de colonels et de commandants se trouvant aux mêmes tribunes qu'elle.Ne reculant devant rien, le Washington Post a tenté d'interviewer Mme Clarke sur sa garderobe, mais elle a «poliment décliné» l'invitation.Le Washington Post a cependant pu apprendre au monde que Mme Clarke est\u2026 daltonienne.PARIS Good cop, bad cop Tout se passe comme si Jacques Chirac et son premier ministre Jean-Pierre Raffarin s'étaient partagé les rôles pour ce qui est de l'attitude de la France dans le conflit en Irak.D'un côté, le président s'en est tenu jusqu'à maintenant à une quasi-neutralité.Il ne s'est plus exprimé sur l'issue de la guerre depuis sa déclaration faite au premier jour des opérations : « Je souhaite qu'elle soit la plus rapide et la moins meurtrière possible.» De l'autre, le premier ministre a tenu à rassurer, à la fois les Américains et ses propres députés « atlantistes » en précisant publiquement, mardi, que « bien entendu, la France, en Irak, souhaitait une victoire des démocraties ».« Il ne faut pas se tromper d'ennemi », a dit M.Raffarin en dénonçant au passage les manifestations d'antiaméricanisme\u2026 ou de soutien à Saddam Hussein.MBABANE Bagdad, au Swaziland\u2026 Phesheya Dube a-t-il le don de l'ubiquité?L'envoyé spécial en Irak de la radio nationale du Swaziland, petit État enclavé entre l'Afrique du Sud et le Mozambique, prétendait envoyer ses reportages directement d'Irak.Compatissant, le présentateur du bulletin d'information l'exhortait couramment à se trouver un abri pour éviter les missiles qui sifflaient à ses oreilles.Le Tout- Swaziland vient de découvrir, à son grand désarroi, qu'il était plutôt caché dans un placard à balais de l'édifice du Parlement swazi.Le public est désormais privé des récits haletants de M.Dube.«N'accablons pas le malheureux, dont l'imagination féconde, le sens du récit, le ton de la voix ont essayé de compenser la pauvreté des moyens de la radio nationale», conclut le Figaro qui a relaté l'histoire.IRAK Pas de nus au front Le magazine érotique Playboy a annoncé une opération d'envoi aux troupes américaines en Irak de photos de jeunes femmes.Le magazine de charme précise cependant que les dames resteront vêtues, question de ne pas offenser les alliés arabes des États-Unis.«Nous voulons donner aux gars de quoi faire fonctionner leur imagination», précise Playboy.Mais il n'y a pas que la pudeur musulmane pour expliquer la retenue de Playboy.L'armée américaine compte de plus en plus de femmes, a affirmé l'un des responsables de Playboy.«Nous n'essayons pas d'être politiquement correct, loin de là, mais l'objectif de l'opération «playmate» est de renforcer le moral «des troupes, » pas d'offenser quelqu'un dans les forces», a précisé le porteparole.«Les gars pourront envoyer un e-mail à leur fille préférée, parue dans Playboy, qui renverra sa photo dédicacée, un portrait ou une pose habillée», a indiqué la direction du magazine.Le magazine avait déjà participé à «l'effort de guerre» lors du premier conflit du Golfe en 1991.Le général Norman Schwarzkopf, alors commandant de l'opération Tempête du désert», avait souligné que la première opération de charme à l'intention des militaires avait été un «coup de fouet formidable pour le moral des troupes », selon le mensuel.La rubrique qui voit et entend tout 42 % Marijuana: les États-Unis confrontés à la décriminalisation Cette fois, c'est officiel : le Canada décriminalisera très bientôt la possession de petites quantités de marijuana.Une idée qui est évidemment loin de faire planer les États- Unis.La guerre contre la drogue se transformera-t-elle en lutte entre les deux pays ?Rappel de pressions politiques passées, ici et ailleurs.En tolérant bientôt la possession de petites quantités de cannabis, le Canada forcera les États-Unis à faire la même chose.Telle est l'opinion surprenante du gouverneur du Nouveau-Mexique, Gary E.Johnson, ancien amateur de pot converti au triathlon.« Il y aura un effet d'entraînement.La prohibition de l'alcool a pris fin quand New York a refusé d'appliquer la loi.Les autres États ont dû suivre, c'était devenu trop compliqué », prédit le politicien républicain, dont les longs plaidoyers en faveur de la légalisation des drogues font évidemment bondir les autres membres de son parti.« Mes collègues s'intéressent de plus en plus à la question, jure-t-il néanmoins.Ils commencent à comprendre que la répression coûte des millions de dollars et ne donne rien.Alors, si jamais les États-Unis exercent des sanctions contre le Canada, elles seront de courte durée.» Déjà, une douzaine d'États américains ont décriminalisé la possession simple de marijuana, même si Washington sourcille.Et ils sont plus d'une vingtaine à autoriser ouvertement son usage thérapeutique.Si les Canadiens empruntent la même voie, leurs voisins seront donc bien mal placés pour les faire reculer, estime la criminologue Line Beauchesne, spécialiste de la question des drogues à l'Université d'Ottawa.D'autant plus mal placés qu'ils ne pourront invoquer les conventions internationales.« Les conventions nous obligent à interdire la drogue, mais ne nous disent pas de quelle façon punir les contrevenants.Alors rien ne nous oblige à intenter des poursuites pénales », précise Mme Beauchesne.Déjà, par contre, les Américains menacent de resserrer les contrôles aux frontières, inquiets à l'idée d'être infestés de cannabis canadien.Et ils pourraient aller plus loin encore.« Les Américains sont partout dans les instances internationales.Ils sont susceptibles de dire : Si vous faites cela, nous ne vous appuierons pas quand vous voudrez telle autre chose.Une bureaucratie importante vit de la guerre contre la drogue et elle a intérêt à agir de la sorte », expose Mme Beauchesne.Même outre-mer, dit-elle, les Pays-Bas ont goûté à la méthode américaine : « On a beau parler d'un tout petit pays peu stratégique, les Américains ne digèrent pas qu'on y trouve proportionnellement moins de consommateurs que chez eux.Pour condamner leur politique de tolérance, ils citent donc leurs statistiques n'importe comment et à tour de bras.» En plus de voir leur image ternie, les Néerlandais ont aussi subi maints assauts dans les années 90.Pressions, critiques acerbes, contrariétés diplomatiques.La France a ainsi pu bloquer un processus qui devait mener à la légalisation pure et simple du cannabis (qui est simplement toléré, depuis le milieu des années 70).Elle a aussi forcé son voisin à se montrer plus strict à l'égard des coffee shops (où la marijuana est vendue librement) et des trafiquants.Le froid aura quand même duré cinq ans.Alors premier ministre, le président français Jacques Chirac a frappé un premier coup en septembre 1995 (ses craintes exacerbées par l'ouverture des frontières) en accusant les Pays-Bas de fournir toute l'Europe en « drogues de toutes natures ».Un sénateur français les a ensuite qualifiés de « narco-État ».Outré, le premier ministre néerlandais Wim Kok a réagi en traitant Jacques Chirac d'« instable » et d'« obsédé » de la drogue, tout en clamant que la répression française était un échec.Une tirade qui ne l'a pas empêché de plier.Censure À l'autre bout du monde, le scénario est le même.Comme en Australie, où le gouvernement a renoncé à offrir de l'héroïne aux toxicomanes incurables et à ouvrir des salles d'injection assistée.À en croire les médias ayant suivi l'affaire, Sydney craignait que le Programme international de contrôle des drogues des Nations unies, qu'on dit largement dominé par les Américains, ne boycotte son industrie du pavot, dont les grains sont utilisés pour fabriquer la morphine et ne peuvent être vendus sans permis spécial.Apparemment, même les organisations internationales subissent plusieurs formes de chantages financiers.En 1997, un passage disant que le cannabis n'est pas plus néfaste que l'alcool ou le tabac est ainsi disparu d'un rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur les répercussions de la marijuana.L'hebdomadaire britannique New Scientist, qui a dévoilé toute l'affaire, conclut que les chercheurs ont cédé aux pressions de leurs bailleurs de fonds.En 1995, c'est une étude sur la cocaïne qui n'a jamais été publiée, l'OMS évoquant soudain des lacunes techniques après avoir pourtant annoncé un rapport « important et objectif ».L'étude disait que la plupart des consommateurs de cocaïne n'en font pas un usage intense ou compulsif.Et que ce type d'usage n'entraîne pas de graves problèmes.Excédés, plusieurs pays européens (dont la Suisse, l'Italie, l'Espagne, la Belgique et l'Allemagne) espèrent faire contrepoids aux Américains en faisant front commun.« Ils discutent pour se retirer en bloc des conventions internationales.Se retirer seul, c'est s'exposer à trop de sanctions », rapporte Mme Beauchesne.Elle-même favorable à la légalisation de toutes les drogues, la spécialiste suggère néanmoins d'y aller un pas à la fois, de prévoir une période de « transition culturelle ».Car le fait d'être longtemps uniques a desservi les Pays-Bas, qui ont vu des dizaines de touristes étrangers mourir de surdose dans leurs rues ou troubler la quiétude de leurs villes.« Si on agit trop vite, on se punit nous-mêmes, conclut Mme Beauchesne, puisque les consommateurs américains risquent de tous venir ici.» Bref, entre l'opprobre du gouvernement américain et l'enthousiasme de ses habitants, le danger n'est peut-être pas là où l'on croit.« Mes collègues républicains s'intéressent de plus en plus à la question, dit le gouverneur du Nouveau-Mexique.Ils commencent à comprendre que la répression coûte des millions de dollars et ne donne rien.Alors, si jamais les États- Unis exercent des sanctions contre le Canada, elles seront de courte durée.» 6LP0501B0405 B5 SAMEDI 6LP0501B0405 ZALLCALL 67 21:50:27 04/04/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 5 A V R I L 2 0 0 3 P L U S B 5 Air Canada: autopsie d'un crash Mardi, 1er avril 2003.C'est la date qu'a choisie Robert Milton pour prouver à ses 40 000 employés qu'il ne plaisantait pas.Après avoir répété durant près de deux mois que la survie de l'entreprise exigeait des économies 650 millions de dollars en main-d'oeuvre, il a voulu démontrer que, en l'absence de concessions, le transporteur était menacé de faillite.Cette faillite, la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC) permet à Air Canada de l'éviter temporairement, car elle garde justement les créanciers à distance.Elle l'a aussi aidé à obtenir un financement intérimaire de 1,02 milliard auprès de General Electric Capital Canada.Le juge de la Cour supérieure de l'Ontario a donné au transporteur jusqu'au 1er mai pour s'entendre avec ses créanciers, mais il prolongera sans doute cette période.Pendant ce temps, les fournisseurs doivent continuer à lui offrir leurs produits et services, les voyageurs peuvent acheter des billets, prendre l'avion et accumuler des points Aéroplan.Business as usual ?Pas vraiment.Les jours du transporteur tel que nous le connaissons sont comptés.Air Canada tente de préserver son image pour rassurer sa clientèle mais, dans les coulisses, ses dirigeants préparent sa métamorphose.L'entreprise peut-elle à la fois rivaliser avec des concurrents internationaux de l'envergure d'Air France ou de KLM et reconquérir des passagers qui se sont laissés séduire par West Jet, Jetsgo et Can Jet ?Pour mesurer la taille du défi, il faut comprendre comment le transporteur en est arrivé là.Un boulet nommé Canadien « Si Air Canada n'avait pas acheté Canadien, il aurait quand même des problèmes, il perdrait de l'argent, mais il aurait une meilleure capacité de survivre à une récession.Il aurait été durement frappé par le 11 septembre, la deuxième guerre du Golfe, le syndrome respiratoire aigu sévère (la pneumonie atypique), mais il n'aurait pas été forcé de faire ce qu'il a fait mardi », affirme Louis Gialloreto, professeur de gestion spécialisé en transport aérien à l'Université Mc Gill.Lorsque Ottawa a permis à Air Canada de racheter Canadien International en 1999, il a imposé des conditions : interdiction de mettre des syndiqués à pied ou de les muter de force en raison de la fusion et obligation de maintenir le service durant trois ans dans toutes les petites communautés couvertes par l'un ou l'autre des deux transporteurs.Absorber un concurrent est une stratégie classique pour gagner beaucoup de parts de marché d'un seul coup.Mais dans le cas des deux transporteurs, les gains étaient minimes, car leurs réseaux étaient très semblables, note Louis Gialloreto.« On ajoute 100 % des coûts et 10 à 15 % des revenus : les calculs sont malheureusement très faciles à faire », dit-il.Dès la fin de l'année 2000, Air Canada a senti un ralentissement de la demande, mais les conditions imposées par Ottawa ne lui permettaient pas de réduire ses coûts d'exploitation autant qu'il l'aurait souhaité.Les attentats du 11 septembre 2001 ont empiré la situation.« Il faut quand même distribuer les prix citron à tout le monde.Le gouvernement, là-dessus.» laisse tomber Jacques Roy, professeur spécialisé dans la gestion du transport à l'école des HEC, à Montréal.Pour les transporteurs « à plein service et à plein tarif » comme Air Canada (par opposition aux transporteurs à bas coûts comme West Jet ou Jetsgo), tout a commencé à mal aller.Les passagers de la classe affaires, la principale source de profits, ont littéralement disparu.Et pour les courts trajets à l'intérieur du pays, les clients ont jeté leur dévolu sur les transporteurs à rabais.Air Canada a bien essayé de les concurrencer avec Tango et Zip, mais cette stratégie n'a pas fonctionné.Un modèle éclaté L'esquisse de plan de sauvetage déposée par Air Canada mardi est un calque de la stratégie qu'avait présentée Robert Milton le 6 février dernier : segmenter le service en un arc-en-ciel de marques (Air Canada, Tango, Zip, Jazz, Jetz) et scinder les activités du transporteurs en filiales (Aéroplan, services techniques, fret, etc.) susceptibles d'être revendues, en tout ou en partie.Le président d'Air Canada rêve de ramener ses coûts d'exploitation au même niveau que ceux de West- Jet : des employés beaucoup moins bien payés et le moins de modèles d'avions possible.Les spécialistes sont très sceptiques.« Je doute qu'ils puissent vraiment imiter ce que fait West Jet.Leur organisation est beaucoup plus complexe, beaucoup plus compliquée, ce n'est pas évident que ça puisse se faire en ayant toutes ces marques », dit Michael Carney, professeur de gestion spécialisé dans le transport aérien à l'Université Concordia.Robert Milton a eu le mérite de réaliser avant les autres que le modèle de rentabilité traditionnel ne fonctionnait plus et d'essayer de réagir, note Jacques Roy.« Mais en voulant transformer un transporteur ordinaire en transporteur à tarif réduit, il essaie de faire quelque chose de presque insurmontable », dit-il.Pire : les consommateurs risquent de ne plus voir aucun avantage à choisir Air Canada, même pour les vols internationaux où il offrirait un service « à valeur ajoutée ».« On ne peut pas être un concessionnaire de Mercedes et vendre des Lada.Celui qui achète une Lada se sentira peut-être en confiance, mais celui qui achète une Mercedes va se poser des questions », illustre Jacques Roy.Le modèle de British Airways l'inspire davantage : offrir des vols internationaux, oui, mais pas question de se battre contre les transporteurs à bas coûts sur le marché intérieur.La consultante américaine Barbara Beyer lance une mise en garde : « Il y a déjà eu des transporteurs purement internationaux comme Qantas et Pan Am, et le modèle ne marche pas.Pour que le service international fonctionne, ça prend l'apport des vols intérieurs et on est bien mieux de les exploiter soi-même », dit la présidente de la firme Avmark.Comme les grands transporteurs américains, Air Canada voudrait augmenter sa flotte de jets régionaux.Sur ce point, sa stratégie diffère des transporteurs à bas coûts, qui préfèrent en généralement des appareils de 130 à 150 places comme en fabriquent Boeing et Airbus, observe Jacques Roy.Pressions sur les employés « Améliorer le bilan financier est nécessaire, mais à cause de la structure de coûts de main-d'oeuvre actuelle d'Air Canada, cela ne sera pas suffisant pour en faire un compagnie aérienne viable.Air Canada ne peut pas se maintenir avec les conventions collectives existantes intactes », lit-on dans les documents déposés par le transporteur devant le juge ontarien.Les syndicats, on s'en doute, ne sont pas d'accord.Cependant, ils ne peuvent pas nier leur poids dans la balance.Air Canada estime que la main-d'oeuvre représente environ 30 % de ses coûts d'exploitation, ce qui en fait sa plus importante dépense, devant le carburant.Américain d'origine comme ses deux prédécesseurs, Lamar Durrett et Hollis Harris, le président Robert Milton n'a rien manqué des négociations musclées que les transporteurs mènent avec leurs employés au sud de la frontière.US Airways, qui a émergé de la protection de la loi sur les faillites lundi dernier, et American Airlines, qui a failli y recourir, ont obtenu de leurs principaux syndicats des concessions de centaines de millions de dollars.Avec le fameux chapitre 11 aux États-Unis (protection contre la faillite), « vous pouvez renégocier tous vos contrats de travail.Essentiellement, vous pouvez les déchirer et recommencer », dit Michael Carney, en soulignant que la règle est loin d'être la même au Canada.« La loi dit plus ou moins que ce n'est pas le but du processus.S'il suffisait de se mettre en faillite durant une semaine pour renier tous les accords syndicaux, on verrait beaucoup plus de compagnies le faire », ironise Louis Gialloreto.La consultante américaine Barbara Beyer, qui a travaillé avec beaucoup de transporteurs qui sont passés par le chapitre 11, comme Eastern, Pan American, Continental et TWA, croit qu'il n'est pas nécessaire de réduire les salaires.« La productivité est un enjeu beaucoup plus important que le salaire.Il y a toutes sortes de clauses qui entraînent le suremploi et la sous-utilisation des compétences.Ce sont les règles qu'il faut changer », dit-elle.Les caisses de retraite des employés, vis-à-vis desquelles Air Canada a accumulé un déficit de 1,3 milliard, feront également l'objet d'intenses tractations.Qui ira sur la Côte-Nord ?Jusqu'en janvier dernier, Air Canada n'avait pas le droit de réduire les services offerts dans les petites localités.Résultat, Jazz, sa filiale de transport régional, a perdu presque 90 millions de dollars l'an dernier.Le transporteur l'a mise en vente, mais les acheteurs ne se bousculent pas.Que feront toutes ces petites villes si Jazz ne survit pas à la restructuration ?Les transporteurs à rabais en desserviront probablement quelques-unes.Michel Leblanc, le PDG de Jetsgo, n'a pas hésité à envoyer ses avions à Timmins, en Ontario, et il serait aussi allé au Saguenay si le gouvernement québécois n'avait pas conclu une entente particulière avec Air Canada.Mais plusieurs régions éloignées risquent de se trouver laissées pour compte.Pour attirer les transporteurs, elles pourraient carrément leur offrir des compensations financières, en réduisant par exemple les frais aéroportuaires de façon importante, suggère Louis Gialloreto.« En Europe, Ryanair fait ça de façon systématique.Ils ne vont pas à un aéroport à moins qu'on les paie pour venir, dit le professeur.Ça marche.Si on arrive avec une bonne compagnie qui a un bon produit à bas prix, ça va stimuler la demande.Le transporteur Air Canada n'avait pas le choix de se placer sous la protection de la loi : plombé par une dette de plus de 12 milliards, le premier transporteur au pays aurait bientôt manqué de liquidités.Réussira-t-il un nouveau décollage ?ÉVÉNEMENT Mardi, Air Canada a dû se placer sous la protection de la loi pour éviter la faillite.ENJEU La survie du premier transporteur aérien au pays, qui emploie environ 40 000 personnes, dont près du quart au Québec.AVENIR Air Canada doit réduire son endettement et ses coûts d'exploitation tout en trouvant une façon de redevenir rentable.Photo d'archives La Presse © Le président-directeur général d'Air Canada, Robert Milton.Faut-il changer les règles de propriété étrangère?Photo d'archives La Presse © Air Canada s'est placé sous la protection de la loi, mardi.Les difficultés successives du 11 septembre 2001, de la guerre et surtout l'achat de Canadien auront eu raison de la solidité du premier transporteur canadien.ARIANE KROL LA CRISE que traverse Air Canada pourrait obliger Ottawa à revoir sa politique limitant à 15 % la propriété étrangère des transporteurs canadiens, dit Michael Carney, de l'Université Concordia.« On a toujours présumé que la propriété signifiait la propriété des actions.Mais dans le cas d'Air Canada, ce ne sont plus les actionnaires qui ont le pouvoir, mais les créanciers », souligne-t-il.La société américaine Texas Pacific Group, qui avait investi dans Continental et America West au terme de leur restructuration, s'intéresse à Air Canada, écrivait cette semaine le quotidien torontois The Globe & Mail en citant des sources anonymes.« Je crois qu'on ne trouvera personne au Canada qui veuille prendre le risque de s'attaquer aux syndicats et de fournir des capitaux », renchérit Michael Carney.La propriété étrangère est pourtant une question incontournable, car lorsqu'un pays signe un accord bilatéral avec le Canada, les droits de trafic accordés se limitent aux transporteurs canadiens, rappelle Louis Gialloreto, de l'Université Mc Gill.Ottawa pourrait faire passer de 15 % à 49 % la limite de propriété étrangère, ou même nommer un transporteur désigné, suggère Jacques Roy, professeur à l'école des HEC, à Montréal.« J'ai l'impression que d'ici la fin de la décennie, dit-il, on va avoir un nouveau cadre réglementaire.Avec la mondialisation et la libéralisation des échanges, il y a une tendance qui nous amène vers ça.» 6CL0601B0405 CLASSEES SAM 5 AVRIL 6CL0601B0405 ZALLCALL 67 21:38:29 04/04/03 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 AVRIL 2003 INDEX DES DÉCÈS ACKAD EL MASRI, Gisèle St-Eustache ARCAND-BÉRARD, Adrienne Montréal BÉLISLE, Roméo Chambly BERTRAND, Colette Longueuil BLAIS, Cécilia Montréal BOISVERT, Charles Montréal BOULANGER, Jeannette Mont St-Hilaire BRODEAU (Falcon), Graciette Laval BUSSIÈRE, Armand Montréal CARRÈRE, Jeanne St-Bruno CHARETTE CHARTRAND, Jeannine Montréal COMEAU (née St-Cyr), Henriette Terrebonne COMTOIS (Roy), Jeanne La Salle DESCHAMPS, Colette Repentigny FORTIER (Dubois), Lucille Longueuil GAGNON, Jacques GASCON (née Leroux), Eva Verdun GÉNÉREUX, Henri La Pocatière GODBOUT PELLETIER, Thérèse Montréal GRENIER, Marguerite C.N.D.Montréal HÉBERT (Roy), Hélène LAFRAMBOISE, André Longueuil LEVESQUE Fontaine Marie-Paule LUSSIER (Bousquet), Yvette Montréal MELNYCZOK BOHDAN (Bob) Montréal MÉNARD, Marcel Montréal MORAND (Chauvin), Louise Longueuil PHANEUF (Lajoie), Gisèle St-Denis-sur-Richelieu PILON, Père Maurice Lennoxville PRÉVOST, Jean-Guy Repentigny SAURIOL (Delorme), Fernande Montréal SHANO BORDELEAU, Cécile Montréal SMARTH, Lucien Montréal ST-DENIS, André Dr Saint-Jérôme THIBAULT, Alice Leclerc Québec VAN MARCKE, Liliane N'oubliez pas de commander votre signet cyberpresse.ca/necrologie DÉCÈS ACKAD EL MASRI, Gisèle 1923- 2003 À St-Eustache, le 3 avril 2003, est entrée dans la paix de Dieu, Mme Gisèle El Masri (Ackad), veuve de M.René Ackad.Elle laisse dans le deuil ses enfants: Adel (Viviane), Mona (Jean-François) et Fouad René ainsi que ses petits-enfants et son arrière-petitfils.Une messe sera célébrée à sa mémoire le mercredi 9 avril 2003 à 19 h, en l'église Notre-Dame-des-Anges, 5621, boul.Gouin Ouest, Montréal.Elle fut confiée au: Complexe funéraire Régional Guay inc.418 boul.Labelle, angle autoroute 640 Rosemère ARCAND-BÉRARD, Adrienne 1905 - 2003 À Montréal, le 3 avril 2003, à l'âge de 97 ans, est décédée madame Adrienne Bérard, résidente du Château Beaurivage, épouse de feu monsieur Adolphe Arcand et mère de feu Marielle Arcand (Robert Pépin).Elle laisse dans le deuil ses enfants Pierrette (Jean-Guy Cloutier), Paul (Réjean Bernier), Lise (Denis Goyer), Gilles (Monique Buron), Lucien (Michelle Sénécal), Micheline, Carole (Roger Beaulieu).Elle laisse aussi dans le deuil ses vingt et un petits-enfants, plusieurs arrière-petits-enfants et quatre arrière- arrière-petits-enfants, neveux et nièces, parents et amis.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 400, Henri Bourassa, Montréal www.urgelbourgie.com Les funérailles auront lieu le lundi 7 avril à 11 h en l'église Ste-Madeleine-Sophie-Barat (10755 av.St-Charles) et de là au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Heures de visite: samedi 5 avril de 19 à 22 h, dimanche de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, lundi dès 9 h30.BÉLISLE, Roméo 1914 - 2003 À Chambly, le 3 avril 2003, à l'âge de 89 ans, est décédé monsieur Roméo Bélisle, époux de feu Yvette Roy.Il laisse dans le deuil son fils Guy (Odette Brisson), ses filles Lise (Gilles Délisle), Nicole (Alvin Cosgrove) et Lorraine, ses petits-fils et petites-filles ainsi que parents et amis.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 8145, ch.Chambly, St-Hubert www.urgelbourgie.com Les funérailles auront lieu le samedi 5 avril à 11 h en la chapelle du complexe et de là au Jardins Urgel Bourgie Rive-Sud.Heures de visite: samedi de 10 à 11 h.BERTRAND (née Dufort), Colette 1934 - 2003 De Longueuil, le 31 mars 2003, à l'âge de 68 ans, est décédée Mme Colette Dufort, épouse de M.Denis Bertrand.Outre son époux, elle laisse dans le deuil son fils Denis-Pierre, ses frères et soeurs, ses beaux-frères et belles-soeurs, ses neveux et nièces ainsi qu'autres parents et amis.Au lieu de fleurs, des dons à la Société canadienne du cancer seraient appréciés.La famille recevra les condoléances en présence des cendres le samedi 12 avril à compter de 10 h à La Maison Darche Réseau Dignité 505, boul.Curé Poirier Ouest, Longueuil Les funérailles seront célébrées le samedi 12 avril à 14 h, en l'église St-Pierre Apôtre de Longueuil.BLAIS, Cécilia 1913 - 2003 À Montréal, le 1er avril 2003, à l'âge de 90 ans, est décédée madame Cécilia Blais, autrefois de Côteau-du-Lac, soeur de feu Léopold et Philippe Blais.Elle laisse dans le deuil plusieurs cousins et cousines.Les funérailles, en présence des cendres, seront célébrées le lundi 7 avril à 11 h en l'église Ste-Jeanne de Chantal, située au 21, rue de l'Église, Notre-Dame de l'Île Perrot.La famille accueillera parents et amis à l'église, pour recevoir les condoléances, à compter de 10 h 30.Complexe funéraire Fortin Incinération C.I.F.(514) 386-9771 BOISVERT, Charles 1949 - 2003 À Montréal, le 1er avril 2003, à l'âge de 53 ans, est décédé M.Charles Boisvert, autrefois journaliste à TVA, fils de feu Réginald Boisvert et de feu Pauline Lamy.Il laisse dans le deuil son fils Julien, son frère Dominique, sa belle-mère Andrée Larivière ainsi que de nombreux parents et amis.La famille accueillera parents et amis au Complexe funéraire Magnus Poirier inc.6825, Sherbrooke Est, Montréal Une réunion de prière aura lieu a la chapelle le samedi 12 avril à 14 h 30.Heures de visite: le samedi 12 avril à partir de 12 h 30.BOULANGER, Jeannette (née Desroches) Est décédée le 30 mars 2003 dans sa 95ième année, à l'hôpital Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe, entourée de l'amour de sa famille, Jeannette Desroches, née à Sainte-Sophie-de-Mégantic, épouse de feu Charles-Omer Boulanger, fille d'Élise Carrier et de Philippe Desroches.Elle demeurait à la Résidence les 3 Pommes de Mont-Saint-Hilaire.Elle laisse dans le deuil ses enfants Armand (Denyse Desmarais), Yvette (Hélène Massé), André (François Pelletier) et Irène (Pierre Michaud), ses petits- enfants, ses arrière-petits-enfants et ses arrière-arrière-petits-enfants.La cérémonie religieuse sera célébrée à l'église Sainte-Anne de Danville, samedi le 3 mai à 11h en avant-midi.La famille rencontrera parents et ami(e)s une demi heure avant la cérémonie.Compensez l'envoi de fleurs par un don à la construction de la nouvelle église de Sainte-Anne de Danville.BRODEAU (Falcon), Graciette 1922 - 2003 Au CHSLD St-Jude de Laval, le 4 avril 2003, à l'âge de 80 ans, est décédée madame Graciette Falcon, épouse de feu Guy Brodeau.Elle laisse dans le deuil son frère Gabriel (feu Yvette), les deux fils de Guy Brodeau, Gilles (Andrée Tremblay) et Maurice, fils de M.Guy Brodeau, son filleul Richard Falcon (Carole Racine), plusieurs neveux et nièces ainsi que des ami(es).Elle sera exposée au Complexe funéraire Alfred Dallaire inc.2159, boul.St-Martin est, Laval Tél.: 514-270-3112 le dimanche 6 avril de 14 à 17 h et de 19 à 20 h, suivi d'une réunion de prières.Au lieu de fleurs, des dons à l'Association Alzheimer seraient appréciés.BUSSIÈRE, Armand 1921 - 2003 À l'hôpital Sacré-Coeur, le 28 mars 2003, à l'âge de 81 ans, est décédé Armand Bussière.Outre son épouse, Pauline Mallette Claude, il laisse dans le deuil ses bellessoeurs et beaux-frères, feu Carmen (feu Gérald Pilon, feu Paul-Emile Boyer), Georgette (feu Oscar Mallette), Denis (Anita), Claire, Maurice (Lucille), neveux et nièces, parents et amis.Exposé au Mausolée St-Martin édifice arrière du Complexe funéraire Alfred Dallaire inc.2159 boul.St-Martin Est, Laval le dimanche 6 avril à 14 h.Une liturgie de la parole sera célébrée en la chapelle à 17 h.Sincères remerciements au personnel de l'hôpital Sacré-Coeur et au Dr Michèle Pilon et au personnel de l'hôpital Notre-Dame-dela- Merci et au Dr Robert Rivest.Des dons à la Fondation de l'hôpital Sacré-Coeur seraient appréciés.CARRÈRE, Jeanne 1905 - 2003 À St-Bruno, le 2 avril 2003, à l'âge de 97 ans, est décédée Mme Jeanne Carrère.Elle laisse dans le deuil sa belle-soeur, ses neveux et nièces, parents et amis.Elle sera exposée au Complexe funéraire Alfred Dallaire inc.1120, Jean-Talon E., Montréal (514) 270-3112 le dimanche 6 avril de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, le lundi 7 avril dès 8 h 15.Les funérailles auront lieu le lundi 7 avril à 10 h en l'église Ste-Thérèse d'Avilla, 10, rue de l'Église à Ste-Thérèse et de là au cimetière de Ste-Thérèse.CHARETTE CHARTRAND, Jeannine À Montréal, le 27 décembre 2002, est décédée madame Jeannine Chartrand, veuve de Marcel Charette.Elle laisse dans le deuil ses enfants Manon, Sylvain et Martin Charette, ses petits-enfants, Annie et Bruno Pelletier, Maude et Audrey Lagacé- Charette, ses frères Robert et Jean- Jacques Chartrand, sa belle-famille ainsi que de nombreux neveux et nièces, parents et amis(es).Ses enfants tiennent donc à remercier chaleureusement tous ceux qui ont témoigné à cette femme aimante et généreuse, amour et réconfort de son vivant.Nous exprimons notre gratitude à ceux qui nous ont témoigné leur sympathie.COMEAU (née St-Cyr), Henriette 1936 - 2003 À Ste-Thérèse, le 23 mars 2003, à l'âge de 66 ans, est décédée Mme Henriette Comeau (née St-Cyr), retraitée du centre hospitalier de Lachine, autrefois mariée à feu Pierre Comeau et demeurant à Terrebonne.Elle laisse dans le deuil sa fille France (Jacques Quirion), sa mère Germaine (feu Aubert St-Cyr), sa soeur Lorraine (Claude Létourneau), ainsi que plusieurs amis.Selon ses dernières volontés, une réunion de prières a eu lieu dans l'intimité.Si vous souhaitez exprimer vos condoléances à la famille, vous êtes invités à cesser de fumer ou à aider un proche à le faire, ou encore à faire un don à la Maison de soins palliatifs de la Rivière du Nord, 66 rue Danis, St-Jérôme, Qc, J7Y 2R3.Tél.: (450) 431-3331.Direction funéraire: Résidence Funéraire St-Louis inc.Terrebonne COMTOIS (Roy), Jeanne 1923 - 2003 À La Salle, le 3 avril 2003, à l'âge de 79 ans, est décédée à sa résidence, paisiblement, Mme Jeanne Comtois, épouse de feu Maurice Comtois.Elle laisse dans le deuil sa fille Francine Comtois (Paddy Landreville), son fils Jacques Comtois (Manon Chevrier), sa petite-fille Marie-Line Comtois (Christian Lamarche), ses arrièrepetits- enfants Émilie et Camille ainsi que plusieurs parents et amis.Les funérailles auront lieu le samedi 5 avril 2003 à 11 heures, en l'église Notre-Dame-du-Sacré- Coeur, 7675 Edouard, La Salle.Direction Urgel Bourgie www.urgelbourgie.com DESCHAMPS, Colette 1935 - 2003 À Repentigny, le 3 avril 2003, à l'âge de 67 ans, est décédée madame Colette Deschamps, retraitée de l'enseignement de la Commission scolaire Le Gardeur.Elle laisse dans le deuil, ses frères et soeurs: Claude (Lise Bellemare), Lucille (Michel Leclerc), André, Lise (Claude Ferland), Robert (Reine Archambault), René (Marie-Claude Cailloux), Nicole et Denise, ses neveux et nièces ainsi que de nombreux parents et amis.La famille recevra les marques de sympathie le samedi 12 avril à compter de 9 h 30 au: Complexe funéraire Repentigny Charles E.Rajotte inc.765, rue Notre-Dame, Repentigny Les funérailles auront lieu ce même jour à 11 h, en l'église de la Purification, 445, Notre-Dame, Repentigny.Prière de ne pas envoyer de fleurs, des dons à la Fondation du Centre hospitalier Le Gardeur seraient appréciés.FORTIER (Dubois), Lucille 1919 - 2003 À Longueuil, le 4 avril 2003, à l'âge de 84 ans, est décédée Lucille Dubois, épouse de Théo Fortier.Elle laisse dans le deuil ses enfants, Madeleine, Michel et Pierre, leurs conjoints, ses petits-enfants Miriam, Elize, Edith, Marie-Ève et de nombreux amis.La famille recevra parents et amis au Complexe funéraire Jacques Cartier Urgel Bourgie 1025 St-Laurent ouest, Longueuil www.urgelbourgie.com Une liturgie de la parole aura lieu mardi 8 avril 2003 à 11 h en la chapelle du complexe.Au lieu de fleurs, des dons à la Société canadienne du cancer ou au Centre hospitalier de soins de longue durée de Longueuil seraient appréciés.Heures de visite: lundi de 14 à 17 h et de 19 à 22 h et mardi dès 10 h.GAGNON, Jacques 1943 - 2003 De Longueuil, le 4 avril 2003, à l'âge de 59 ans, est décédé Jacques Gagnon, époux de Gertrude Bolduc.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants Jacques jr.(Gisèle Pitzini), Denis (Marie-Josée Lemay) et Stéphanie (Pascal Ménard), ses petits-enfants Simon, Mathieu, Lorie-Anne et William-Denis, sa mère Noella Lupien (feu Maurice Gagnon), ses frères et soeurs, beaux-frères, belles-soeurs, neveux et nièces, parents et amis.Des dons à la Fondation des maladies du coeur seraient appréciés.La famille se recueillera dès 16 h.Exposé à La Maison Darche Réseau Dignité 505, boul.Curé Poirier ouest, Longueuil maisondarche@bellnet.ca Une liturgie de la parole aura lieu le dimanche 6 avril 2003 à 16 h 30 en la chapelle du complexe funéraire et de là au crématorium Darche.GASCON (née Leroux), Eva 1914 - 2003 À Verdun, le 29 mars 2003, à l'âge de 88 ans, est décédée Mme Eva Leroux, épouse de feu J.L.François Gascon.Elle laisse dans le deuil ses enfants Gisèle, Louisette et Claude, ses petits-enfants chéris, Luc- André, Myriam, Elisabeth, Stéphanie et Véronique, un arrière-petit-fils Félix-Albert, ses neveux et nièces, parents et amis.Selon les volontés de la défunte, la dépouille n'a pas été exposée.Une célébration liturgique a eu lieu dans l'intimité le mercredi 2 avril 2003.Direction: Alfred Dallaire inc.514-270-3114 GÉNÉREUX, Henri, agronome 1911 - 2003 Au Centre d'Anjou de Saint-Pacôme, le 3 avril 2003, à l'âge de 91ans et 4 mois, est décédé paisiblement monsieur Henri Généreux, époux de madame Suzanne Boulanger.Il demeurait à La Pocatière, Kamouraska.Les membres de la famille accueilleront parents et amis à la Résidence funéraire Marius Pelletier inc.409, 9e rue, La Pocatière dimanche de 14 à 17 h et de 19 à 21 h.Lundi, jour des funérailles de 12 h à 13 h 50.Le service religieux sera célébré le lundi 7 avril 2003 à 14 h en la cathédrale Sainte-Anne-de-la-Pocatière suivi de l'inhumation au cimetière de la Montagne.Il laisse dans le deuil son épouse bien-aimée Suzanne Boulanger; ses huit enfants, Andrée (Michel Pellerin) leurs enfants: Geneviève (Steve Partridge), Philippe (Isabelle André); Monique (Khaled Khali) leurs enfants: Safia et Lawrence; Marie (W.C.Seryers) leurs enfants: Michelle et Marc-Andrew; Luc (Francine Darveau); Pierre (Lyse Maheu) sa fille Audrey (sa mère Isabelle Chaussé); Nicole (Jacques Durocher) leurs enfants: Malie, Claude-Andrée, Elisabeth, Hélène, Charlotte; Bernard (Tracey Haw) leurs enfants: Tristan et Kaïla; Hélène (Pierre Laliberté) leurs enfants: Louis, Jean et Fabienne.Il laisse également dans le deuil son frère Cyrille Généreux, ses beaux-frères et belles-soeurs de la famille Boulanger: Robert Boulanger (Margery Rice-Jones), Margot Boulanger Thibeault, Raymond Barry, Gilles Boulanger, Monique Boulanger Chassé, Marcel Boulanger (Louise Rousseau), Denis Boulanger (Jacqueline Castonguay) ainsi que ses nombreux neveux, nièces, cousins et cousines qu'il aimait tant.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de l'hôpital Notre- Dame-de-Fatima, 1201, 6e avenue, La Pocatière G0R 1Z0 ou à la Fondation Héritage Côte-du-Sud, 100, 4e avenue, La Pocatière G0R 1Z0.Direction funéraire: Résidence funéraire Marius Pelletier inc.Pocatière, St-Jean-Port-Joli, L'Islet Pour remerciements et message de sympathie: 1-418-856-3371 Fax 1-418-856-4674 Courriel: rfmpel@globetrotter.net GODBOUT PELLETIER, Thérèse 1907 - 2003 À Montréal, le 27 mars 2003, à l'âge de 95 ans, est décédée Mme Thérèse Pelletier Godbout, épouse de feu Eugène Godbout.Elle laisse dans le deuil ses enfants Monique (Maurice Bibeau), André (Thérèse Germain), Claude (Paulette Toupin), Colette (Clément Grégoire), Francine (Pierre Guérin), ses petits-enfants, ses arrièrepetits- enfants ainsi que plusieurs parents et amis.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 4505, Notre-Dame Ouest www.urgelbourgie.com Les funérailles auront lieu le lundi 7 avril 2003 à 10 h 30, en l'église St-Zotique, et de là au cimetière Repos St-François d'Assise.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Heures des visites: dimanche de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, lundi matin à compter de 9 h.GRENIER, Marguerite C.N.D.S.S.Marguerite-de-Montmartre Décédée à l'Infirmerie Notre-Dame-de-Bon- Secours, Montréal, le vendredi 4 avril 2003, à l'âge de 93 ans et 5 mois, dont 73 ans de vie religieuse à la Congrégation de Notre- Dame.Elle était la fille de feu Samuel-Théodore Grenier et de feu Marie-Louise Da Silva.Outre sa famille religieuse, elle laisse dans le deuil, sa soeur Yvonne s.s.a.ainsi que de nombreux neveux et nièces, parents et amis.Exposée le lundi 7 avril 2003 de 16 à 21 h.Célébration de prières le même jour à 19 h 30 et funérailles le mardi 8 avril 2003 à 10 h à la Maison mère 4873, avenue Westmount, Montréal L'inhumation suivra au cimetière Notre-Dame- des-Neiges.Direction : Alfred Dallaire Inc.514-270-3114 HÉBERT (Roy), Hélène 1903 - 2003 Au centre d'accueil Denis Benjamin Viger, le 2 avril 2003, à l'âge de 100 ans, est décédée Mme Hélène Roy, épouse de feu Dr Amherst Hébert, fille de feu Leda Bureau et feu Georges Roy.Elle laisse dans le deuil son fils Pierre A.Hébert, adm.A., F.PI fin.(Gisèle Desrochers), son petit-fils Pierre- Louys Hébert (Christiane), ses arrière-petits- enfants Melia et Doriane ainsi que ses frères Gérard (Simone) et Paul (Diane).Conformément à ses dernières volontés, elle ne sera pas exposée.Direction funéraire Alfred Dallaire inc.(514) 270-3114 LAFRAMBOISE, André 1933 - 2003 À Longueuil, le 1er avril 2003, à l'âge de 69 ans, André a mis les voiles vers l'au-delà.Il laisse sur la rive ses fils Michel et Jean, sa fille Élise, leur mère Suzanne, sa belle-fille Gina, son petits-fils Jarrod, sa soeur Louise, ses nièces Josée et Manon, son filleul Daniel et plusieurs ami(e)s de longue date et plus particulièrement, son meilleur ami Bernard.André était résident de Saint-Lambert depuis 1970.Il a été policier à la Ville de Longueuil, commodore au Club Nautique de Longueuil ainsi que publiciste au \"Courrier du Sud\" pendant près de 40 ans.Il laisse le souvenir d'un homme authentique, attachant et d'une grande originalité.Selon ses volontés, il a été incinéré au Cimetière Près du Fleuve et la dispersion de ses cendres aura lieu dans la plus stricte intimité.Bon vent, cher André.Direction funéraire Alfred Dallaire inc.(514) 270-3114 LEVESQUE (Fontaine), Marie-Paule 1923 - 2003 Paisiblement à l'Ambassade du 3ième Âge, le 3 avril 2003, à l'âge de 80 ans, est décédée Mme Marie-Paule Fontaine, épouse de feu Charles-Emile Levesque.Elle laisse dans le deuil sa fille Lucette, son frère Normand (Gisèle Loiselle), ses deux neveux Jacques et Robert (Lise Couture), ses cousins, cousines, autres parents et amis.Tous les évènements entourant les funérailles se feront en privé, dans le respect des volontés de la défunte.Direction funéraire: Yvon Desnoyers & fils St-Césaire, Québec LUSSIER (Bousquet), Yvette 1911 - 2003 Mme Yvette Bousquet est décédée paisiblement, à l'âge de 91 ans, à Montréal, le 28 mars 2003, épouse de feu Réal Lussier et mère de feu Huguette Lussier.Elle laisse dans le deuil son frère Jérome Dupuis, ses soeurs Madeleine, Cécile et France Dupuis, ses petits-enfants Yvan, Chantal, Mario et Sonya Côté ainsi que quatre arrière-petitsenfants et un arrière-arrière-petit-fils.Un merci spécial au personnel de l'unité 1B du centre Le Cardinal pour les bons soins et l'attention prodigués.La famille accueillera parents et ami(e)s au Complexe funéraire Magnus Poirier inc.6825, Sherbrooke Est, Montréal Une réunion de prière aura lieu à la chapelle le lundi 7 avril à 20 h 30.Heures de visite: lundi de 19 à 22 h.MELNYCZOK, Bohdan (Bob) 1924 - 2003 À Montréal, le 3 avril 2003, à l'âge de 78 ans, est décédé monsieur Bohdan Melnyczok, né en Ukraine.Il laisse dans le deuil son épouse, Denise André, ses trois fils Michel (Chantal Sicotte), Nicolas (Josée Talbot) et André (Valérie Pelletier) ainsi que deux petits-fils Kevyn et Steven et une petite- fille Catherine.Il laisse aussi deux soeurs et un frère Tetla, Helena et Yvan en Ukraine.Également, ses beaux-frères et bellesoeur Robert André (Lison Langlois) et Marcel André et plusieurs neveux et nièces et autres parents et amis au Canada et en Ukraine.La famille accueillera parents et amis au salon Alfred Dallaire inc.3254, Bellechasse Montréal, Qc 514-270-3112 les lundi et mardi 7 et 8 avril de 14 à 17 heures et de 19 à 22 heures et mercredi dès 9 heures.Panachyda (Prières) à 19 h 30 les deux jours.Les funérailles auront lieu le mercredi 9 avril, à 11 heures, en l'église Assumption of the Blessed Virgin Mary, 1085, Bellechasse et de là au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.Des dons à la Société canadienne du cancer seraient appréciés.MÉNARD, Marcel à l'hôpital Sacré-Coeur, le 3 avril 2003, à l'âge de 80 ans est décédé M.Marcel Ménard.Funérailles auront lieu cet été. 6CL0701B0405 CLASSEES SAM 5 AVRIL 6CL0701B0405 ZALLCALL 67 21:38:53 04/04/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 AVRIL 2003 B7 MORAND (Chauvin), Louise 1924 - 2003 À l'hôpital Charles-Lemoyne de Longueuil, dans la nuit du 3 avril, est décédée Mme Louise Morand, épouse de feu Jean-Paul Chauvin.Parents et amis sont invités à lui rendre un dernier salut, le lundi 7 avril à 13 h 30 en la chapelle de La Maison Darche Réseau Dignité 505, boul.Curé Poirier O., Longueuil PHANEUF (Lajoie), Gisèle 1921 - 2003 Au C.H.Honoré-Mercier de St-Hyacinthe, le 1er avril 2003, à l'âge de 81 ans, est décédée Gisèle Lajoie, épouse de Émilien Phaneuf, directeur de funérailles.Elle demeurait à St-Denis-sur-Richelieu.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses enfants, Alain (Yannick Laurence), de St-Denis, Catherine (Daniel Ménard), de Fabreville, Robert (Maryse Leblanc), de St- Denis, ses petits-enfants, Pierre, Julie, Pierre-Olivier et Guillaume Phaneuf, Josée, Nancy et Éric Ménard, Francis Laurence, ses arrière-petits-enfants, Marianne et Kim, ses soeurs, Rose-Hélène (feu Armand Benoit), de St-Denis, Denise (Léandre Chaput), de Sorel-Tracy, ses belles-soeurs, Cécile (feu Armand Brisson), de Lachute, Marielle (Denis Paré), de Granby, ainsi que plusieurs neveux et nièces, parents et amis.La famille recevra les condoléances le samedi 5 avril 2003 de 19 heures à 22 heures, le dimanche 6 avril 2003 de 14 à 17 heures et de 19 à 22 heures.Les funérailles sous la direction de la: Maison E.Phaneuf & Fils ltée 616, ch.des Patriotes St-Denis-sur-Richelieu auront lieu le lundi 7 avril 2003, à 14 heures, en l'église de St-Denis-sur-Richelieu, suivies de l'inhumation au cimetière du même endroit.Le salon ouvrira à 12 heures, la journée des funérailles.PILON, Père Maurice 1915 - 2003 Au C.H.U.S.Hôtel-Dieu, le 2 avril 2003, à l'âge de 87 ans, est décédé M.Maurice Pilon, Père Blanc d'Afrique, demeurant à LENNOXVILLE.Le Père Pilon sera exposé à la Chapelle des Pères-Blancs, au 100 rue Lavigerie, Lennoxville, sous la direction de la résidence Steve L.Elkas inc.601, Conseil, Sherbrooke 819-565-1155 vendredi de 15 h à 16 h et de 19 h à 21 h et samedi de 9 h à 10 h 55.Le service religieux sera célébré le samedi 5 avril 2003 à 11 h, en la Chapelle des Pères-Blancs, et de là au cimetière St-Antoine-de-Padoue de Lennoxville.Outre ses confrères Pères-Blancs, il laisse dans le deuil ses soeurs: Rosa (Léopold Guenette), Simone Pilon-Lajeunesse.Il laisse plusieurs neveux et nièces, autres parents et amis.PRÉVOST, Jean-Guy 1925 - 2003 À Repentigny, le 3 avril 2003, à l'âge de 77 ans, est décédé Jean-Guy Prévost, époux de Rita Bissonnette.Il quitte ses fonctions d'époux, de père et d'ami pour accéder au poste d'ange-gardien de tout ceux qu'il aime; son épouse Rita, ses enfants, Michel (Johanne Carlos), Denis (Gabrielle Alder), Emile (Marc O'Dowd), Mariette (Pierre St- Amant), Normand (Andrée Bergeron), Mireille et François (Chantal Riopel), ses petits- enfants, Marius, Mélanie, Danika, Anne- Patricia, Amélie, Mathieu, Michaël, Mirella, Martin, Maxime, Alexandre et Marie-Hélène, ses frères et soeurs, neveux et nièces ainsi que tous les parents et amis.La famille vous accueillera les dimanche 6 avril de 13 à 17 h et de 19 à 22 h et lundi dès 9 h 30 au salon funéraire Alfred Dallaire inc.438, rue Notre-Dame Repentigny, 514-270-3112 Les funérailles auront lieu le lundi 7 avril, à 11 h, en l'église de la Purification, 445, rue Notre-Dame à Repentigny.Au lieu de fleurs, des dons à la Fondation des maladies du coeur seraient appréciés.SAURIOL (Delorme), Fernande 1913 - 2003 À Montréal, le 30 mars 2003, à l'âge de 89 ans, est décédée Fernande Delorme, épouse de feu Albert Sauriol.Elle laisse dans le deuil ses soeurs Simone et Yvette, son frère Gilles (Pierrette St-Laurent), sa belle-famille, ses belles-soeurs, neveux et nièces, parents et amis.La famille recevra les condoléances à l'église de St-Léonard, 5525 Jarry Est, le samedi 12 avril dès 10 h 15 où le service sera célébré à 11 h et de là, à la chapelle du Complexe funéraire Magnus Poirier inc.7388 Viau, St-Léonard SHANO BORDELEAU, Cécile À Montréal, le 2 avril 2003, est décédée Cécile Bordeleau, elle laisse dans le deuil son époux Antoine Shano, ses enfants, Geneviève, Alexandra et Christiane, sa mère Aurore Roberge, ses frères et soeurs, beaux-frères, belles-soeurs, neveux et nièces, ainsi que de nombreux amis.Les funérailles auront lieu le mercredi 9 avril à 11 h, en la chapelle St-Laurent, 807 av.Ste- Croix, Ville St-Laurent.La famille recevra les marques de sympathie à l'église à compter de 10 h.L'inhumation aura lieu au cimetière St-Laurent.Au lieu de fleurs, des dons à la Société canadienne du cancer ou des messes seraient appréciés.Direction salon funéraire Komitas 514-331-0400.SMARTH, Lucien 1927 - 2003 Nous annonçons avec infiniment de peine le décès de monsieur Lucien Smarth, survenu le lundi 31 mars 2003, à l'hôpital Maisonneuve- Rosemont.Nous présentons nos condoléances; à son épouse madame Josette Mondésir, à ses frères et soeurs: M.Gérard Smarth et son épouse Claude Duperval et famille, au Révérend père William Smarth, M.Oswald Smarth et son épouse Carmelle Cator et famille, à Soeur Céline Smarth (congrégation des Filles de Marie), M.Rony Smarth et Mme Kathy Mangonez, M.Luc Smarth, Mme Marie Alexis et son époux Léonce Molin et famille, Mme Claudette Alexis et son époux Gérard Descollines, M.Paul et Anne-Marie Brunache et famille, M.Weller et Jocelyne Beaubrun et famille, Mme Rose-Marie Novembre et famille, à ses oncles et tantes: M.Thélus Roche et famille, Mme Thérèse Roche Torchon et famille, Mme Edith Roche et famille, à ses beaux-frères et belles-soeurs: Herman, Pierre, Lisiane, Alix Mondésir et familles, à ses neveux et nièce, à ses cousins et cousines, aux familles Smarth, Mondésir, Alexis, Ambroise, Bertrand, Candio, Cator, Chéry, Descollines, Durand, Duperval, Lamarre, Molin, Roche, Sout, Simon, St-Eloi, Torchon, Victor, ainsi qu'à tous les alliés et amis.La dépouille sera exposée le vendredi 11 avril de 19 à 22 h au Salon Magnus Poirier 6825 Sherbrooke est, Montréal Les funérailles seront chantées le samedi 12 avril à 11 h à la mission Notre-Dame d'Haïti (angle Beaubien et St-Denis).La mise en crypte se fera au mausolée St- Antoine situé au cimetière de l'est (Repos St-François d'Assise).Après la cérémonie la famille recevra les amis au premier étage du complexe Magnus Poirier au 6825 Sherbrooke est.En lieu et place de fleurs, les parents vous demandent d'envoyer un don à la Fondation des Amis des Filles de Marie Paridens (FAFMAP) au 1111 Arthur-Lismer # 102, Montréal, Québec, H4N 3J3.Des enveloppes seront mises à votre disposition au salon funéraire et à l'église.ST-DENIS, André Dr 1937 - 2003 À Saint-Jérôme, le 2 avril 2003, à l'âge de 66 ans est décédé, entouré des siens, le Dr André Saint-Denis.Il laisse dans une profonde affliction son épouse Claire Pagé, ses enfants: Luc, Hélène, Éric, Pierre, Philippe et leurs conjointes, Gisèle Thériault, la mère de ses enfants; ses petits-enfants: Andréanne, Frédérick, Gabrielle, Mathieu, Juliette; des parents et de nombreux amis.Diplomé en médecine de l'Université Laval, il avait complété sa spécialité en pédiatrie à l'Hôpital de Montréal pour enfants.Il a exercé comme pédiatre pendant de nombreuses années à Saint-Jérôme et a été impliqué dans son milieu professionnel.Puis il a orienté sa carrière vers la gestion comme directeur des services professionnels et hospitaliers.A ce titre, il a oeuvré à l'Hôtel- Dieu de Saint-Jérôme pendant plus de 10 ans, au centre hospitalier régional de Baie Comeau et au centre hospitalier d'Argenteuil.Il a agit pendant très peu de temps comme médecin-conseil à la Régie Régionale de la Santé et des Services Sociaux des Laurentides.Selon ses volontés, il ne sera pas exposé.Les funérailles en son honneur auront lieu, le samedi 12 avril 2003 à 11 heures en l'église de la paroisse Cathédrale de Saint- Jérôme, 355, rue St-Georges, Saint- Jérôme.Son épouse et la famille recevront les condoléances à compter de 9 heures, au salon de la Maison Funéraire Trudel Inc.400, rue Labelle Saint-Jérôme Connaissances et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Pour perpétuer sa mémoire des dons à la Fondation de l'Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme, ou à la Maison de Soins Palliatifs de la Rivière Du Nord seraient appréciés, des cartes à cet effet seront disponibles au salon, prière de ne pas envoyer de fleurs.THIBAULT, Alice Leclerc À l'hôpital Saint-Sacrement du CHA, le 4 avril 2003, à l'âge de 81 ans, est décédée, entourée de l'amour des siens, dame Alice Leclerc, épouse de monsieur Gaston Thibault.Elle demeurait à Québec.Selon ses volontés, elle a été confiée à la Maison funéraire Lépine Cloutier ltée Une cérémonie sera célébrée à une date ultérieure.Elle laisse dans le deuil, outre son époux, ses enfants: André (Lise Lasnier) et Serge (Sylvie Poulin); ses petitsenfants: François Thibault (Julie Beauregard); Sonia Joannie et Genséric Thibault; ses arrière-petits-enfants: Gabrielle et Rose Thibault; sa soeur Jeannette (feu Maurice Renaud); ses beaux-frères et belles-soeurs: Cécile Charron (feu Ernest Leclerc); Fernande Lachapelle (feu Jean-Paul Leclerc) ainsi que ses beaux-frères et bellessoeurs de la famille Thibault, ses neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société canadienne du cancer, 1040 av.Belvédère, bur.214, Québec (Québec), G1S 2G3, tél.: (418) 683-8666.Pour renseignements: (418) 529-3371 Télécopieur: (418) 529-9506 Courriel: lc@lepinecloutier.com Site Web: www.lepinecloutier.com Membre de la Corporation des Thanatologues du Québec VAN MARCKE, Liliane 1935 - 2003 Liliane est décédée à son domicile le 2 avril 2003.Elle laisse, pour pleurer son départ, sa mère, ses cousines et ses amis(es) en Belgique.Au Québec, elle laisse Ghislaine, ses amis(es) et les membres des familles Bérubé et Beaulé.Sincères remerciements au C.L.S.C.des Patriotes pour leur grande disponibilité.Direction Alfred Dallaire inc.(514) 270-3114 1er ANNIVERSAIRE BERTHE POIRIER-DAOUST En souvenir du décès de Berthe survenu le 5 avril 2002.Notre pensée te rejoint.Ta famille, parents et amis (es) 3e ANNIVERSAIRE CLAUDE FONTAINE 1946 - 2000 Beloeil À mon grand frère Claude, que j'aime toujours.3 ans déjà demain, que de souvenirs, de joie et d'amitié.À toi, à qui je pense à tous les jours, reçois ces mots, dont toi et moi connaissons le sens profond.Ne nous détournons point car nous ne trouverons le repos ni dans l'oubli le plus profond, ni dans le dépouillement le plus absolu.Mais dans le sillon d'une nuit glorieuse à la recherche de Dieu qui est notre port.Bien que rien ne puisse faire renaître la splendeur de l'herbe, ni l'éclat de la fleur, ne nous lamentons point.Cherchons plutôt la force dans ce qu'il nous faut abandonner.Dans la douceur d'une pensée qui surgit de la souffrance humaine.Dans la foi qui nous fait traverser la mort.Grâce à ce coeur humain qui bat et nous donne la vie, grâce à sa tendresse, à ses joies, à ses craintes et pourtant la fleur la plus humble éveille en moi certaines pensées si intenses qu'elles ne m'arrachent ni larme, ni plainte.Ton grand petit frère, Pierre.7e ANNIVERSAIRE ÉRIC BEAULIEU 5 avril 1996 Une pieuse pensée à ceux qui l'ont connu, aimé et estimé.Ta famille et tes amis.NOUS NOUS SOUVENONS 1958 - 2003 LAPLANTE, Christine MEILLEUR, Joseph Vos petits-enfants Serge et Claire UN AN REMERCIEMENTS FRÉGAULT, Marie-Eve 1981-2002 \" Là, les larmes que nos coeurs sèment, En bonheur sans fin germeront; Oui, je crois que tous ceux qui s'aiment Se reverront.\" UN AN depuis que tu nous as quittés subitement; TU es toujours aussi présente dans nos coeurs; TOUT DE TOI nous manque.OUI, on se reverra.petite MARIE! A tous ceux et celles qui ont été avec nous dans cette épreuve PARENTS ET AMIS, nous vous remercions.La famille : Estelle, (mère), Jacques, (frère) et Eve (amie), François, (père) et Sylvie (conjointe) Emilie et Marylee, (soeurs).REMERCIEMENTS FLORENCE LAFONTAINE PERIZ \"Père saint, vous m'avez pris par la main; votre volonté m'a conduit, et votre gloire m'a fait monter jusqu'à vous\" Merci du fond du coeur à tous les parents et amis qui nous ont témoigné des marques de sympathie lors du décès de Madame Florence Lafontaine Periz survenu le 15 février 2003.Veuillez considérer ces remerciements comme personnels.Eddy, Lise, Rudy, Lyne, Christina, Sarah, Johan, Louis et Gabriel GAUTHIER, Pierre 1946 - 2003 Terrebonne C'est avec gratitude que nous souhaitons remercier les parents, amis et collègues de travail qui nous ont témoigné, par leur présence ou par un geste, leur sympathie lors du décès de Pierre, survenu le 21 mars 2003.Que vous l'ayez appelé Pierre, \"Tophile\" ou \"Patate\", nous espérons que vous garderez de lui le souvenir d'un être chaleureux qui aimait la vie et qui vous aimait.Veuillez considérer ces remerciements comme personnels.Les familles Dan et Gauthier.REMERCIEMENTS GAGNÉ, Mario Il était le soleil de notre vie, le ciel bleu des jours de pluie.Nous regretterons toujours ses trente-six printemps de joie et d'amour qu'il nous a procurés et qui resteront à jamais gravés dans nos coeurs.La sympathie que vous nous avez témoignée dans notre épreuve nous a été d'un grand réconfort.Nous en garderons un souvenir ému.Nadine, Thiery et Marilie REMERCIEMENTS DUMAS, Raymonde 1931 - 2003 Nos plus sincères remerciements à tous ceux et celles qui sont venus témoigner de leur affection et attachement à notre mère, Raymonde Dumas.Que le souvenir de la femme qu'elle était continue d'éclairer nos vies.Catherine et Geneviève REMERCIEMENTS MONFETTE, Charles-Edouard 1920 - 2003 Montréal C'est avec gratitude que nous souhaitons remercier les parents et amis(es) qui nous ont témoigné, par leur présence ou par un geste, leur sympathie lors du décès de Charles-Edouard Monfette survenu le 6 mars 2003.Veuillez considérer ces remerciements comme personnels.La famille Monfette.REMERCIEMENTS MARIO VILLENEUVE Mario nous a quittés soudainement A vous tous, parents et amis, Recevez nos sincères mercis.Il a élu domicile au paradis, Où il veille sur nous assurément.Son épouse Louise, ses filles Maryse et Guylaine, sa petite-fille Alexanne ainsi que la famille Gilles Villeneuve.80 INC.80e anniversaire PRIÈRES MERCI MON DIEU Dites 9 fois Je vous salue Marie par jour durant 9 jours.Faites trois souhaits, le premier concernant les affaires, les deux autres pour l'impossible.Publiez cet article le 9e jour, vos souhaits se réaliseront même si vous n'y croyez pas.Merci mon Dieu.C'est incroyable mais vrai.M.M.PRIÈRE INFAILLIBLE À LA VIERGE Fleur toute belle du Mont-Carmel, vigne fructueuse, splendeur du ciel, Mère bénie du Fils de Dieu assistez-moi dans mes besoins.Ô étoile de mer, aidez-moi et montrez-moi ici même, que vous êtes ma mère.Ô Sainte Marie Mère de Dieu, Reine du ciel et de la terre, je vous supplie du fond du coeur de m'appuyer dans cette demande (formuler ici votre demande).Personne ne peut résister à votre puissance.Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous (3 fois).Sainte-Marie, je remets cette cause entre vos mains (3 fois).Faire cette prière 3 jours de suite et vous devez ensuite la publier, la faveur sera accordée.R.A.REMERCIEMENTS MERCI à sainte Marguerite d'Youville pour faveur obtenue.E.H.MERCI Marie-Reine-des-Coeurs pour faveur obtenue.J.F.REMERCIEMENTS au St-Esprit pour faveur obtenue.Linda. 6DU0801B0405 SAMEDI¸ 6DU0801B0405 ZALLCALL 67 23:30:01 04/04/03 B ENCANS AVIS LÉGAUX - APPELS D'OFFRES SOUMISSIONS ENCAN PUBLIC Surplus d'inventaire directement du fabricant.Meubles artisanaux en pin et chêne massif, tels que mobiliers de chambre, de salle à manger, armoire, penderie, bahut, meuble audio-vidéo, tablettes décoratives et autres.LE DIMANCHE 6 AVRIL 2003 À 11 H ENCAN DES ARTISANS Dépôt : 20 % comptant à l'adjudication Balance : Visa, Master Card, comptant Aucun frais d'encan ENCAN DES ARTISANS 96 F, rue Blanchard, Sainte-Thérèse (aut.15, sortie 20 E, boul.Desjardins, 1re rue à gauche Blanchard) (514) 220-8977 AVIS PUBLIC SUITE À LA FERMETURE D'UN DISTRIBUTEUR / GROSSISTE DE CHAUSSURES SERONT VENDUS PAR : ENCAN LE: MERCREDI 9 AVRIL 2003 À 10 H 30 AU: 111, CHABANEL, SUITE 505, À MONTRÉAL (QUÉBEC) INSPECTION: LE MARDI 8 AVRIL 2003 DE 9 H 30 À 16 H 30 PLUS DE 80 000 PAIRES Sandales cuirs et autres pour garçons et jeunes - 10 styles différents de chaussures pour jeunes et enfants - Pantoufles en velours pour femme / homme - Sandales pour hommes en cuir - Jogging pour femme / garçon / jeune fille - 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ORDINATEURS BUREAUX : Bureau exécutif en granite avec table d'appoint en granite - Table en granite 33'' X 16'' - Table de conférence ronde en granite - Fauteuils exécutifs cuir - Table de conférence 12' avec 14 fauteuils cuir - Télévision et magnétoscope - Plusieurs postes de travail en «U» avec huche - Armoire laquee - Filières latérales et verticales 2 / 3 /4 tiroirs - Plusieurs bureaux 30 x 60 - Étagères - Bibliothèques - Télécopieur Canon, mod.Fax-L770 - Bureau de réception - Rétroprojecteur 3M - Coffrefort «Ficobec» - Armoire en métal avec néon a intensité variable pour lecture de plan - Relieuse - Photocopieur «Konica», mod.DF305 - Etc.PHOTOCOPIEUR COULEUR MINOLTA - 3 PLATEAUX (CF 900) ORDINATEURS: Plusieurs Pentium IV, Pentium III et Pentium II - IMAC 500 Mhz - Apple Le 575 - Batterie APC - Lecteur externes - Scanner - Graveur - Moniteur 19'' et 20'' - Imprimante laser H.P.- Carte SCSI - Cpu serveur Prosigna - 24 port switch H.P.- Etc.SYSTÈME TÉLÉPHONIQUE PANASONIC AVEC 21 TÉLÉPHONES, BOÎTES ET MONITEUR TRENTE QUATRE UNITÉS DE RÉFRIGÉRATION À AIR FROID SUR ROUES.CONDITIONS : 25 % COMPTANT À L'ADJUDICATION SOLDE PAYABLE COMPTANT OU PAR CHÈQUE VISÉ - 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