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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2003-04-19, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101A0419 A1 SAMEDI 6LP0101A0419 ZALLCALL 67 23:16:50 04/18/03 B Le budget Marois devra être récrit à l'encre rouge DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Pressé de déposer un budget à la veille de la campagne électorale, le gouvernement de Bernard Landry a maquillé les états financiers et camouflé un trou d'au moins 2 milliards dans les finances publiques, a conclu l'équipe de transition chargée de préparer l'arrivée de Jean Charest aux commandes du Québec.Selon les informations obtenues par La Presse, un des premiers gestes du nouveau gouvernement libéral sera de dénoncer certains éléments du dernier budget de Pauline Marois, déposé la veille du déclenchement des élections.Déjà, dans la dernière partie de la campagne électorale, le war room du PLQ avait reçu des informations de la machine administrative quant à l'existence d'un « déficit caché » de 2,1 milliards dans les états financiers présentés le 11 mars.Il n'est pas question d'abandonner le déficit zéro, mais conseillé par ses stratèges, le premier ministre Jean Charest affirmera que son équipe économique devra faire des contorsions pour rectifier la situation.Voir CHAREST en A4 MONTRÉAL SAMEDI 19 AVRIL 2003 LE PLUS GRAND QUOT IDIEN FRANÇ AIS D'AMÉRI QUE 1 1 9e A N N É E > N O 1 7 7 > 2 0 8 P A G E S > 1 4 C A H I E R S 2 $ TAXES EN SUS ÎLES-DE-LA -MADELEINE 2,50 $ FLO RIDE 2,60 $ U.S.Charest découvre un « déficit caché » PHOTO AP Le fameux virus continue de tuer; Montréal tente de le prévenir Une catholique baisse son masque pour communier à la cérémonie du Vendredi saint, à la cathédrale de l'Immaculée-Conception de Hong Kong.Pour contrer la propagation de la pneumonie atypique, les prêtres ont reçu l'ordre de porter des masques et de cesser de donner eux-mêmes aux fidèles l'Eucharistie sous les deux espèces.Six nouveaux décès ont été signalés hier, dont quatre à Hong Kong, un à Singapour et un en Chine.Jusqu'à présent, le syndrome respiratoire aigu sévère ( SRAS ) a tué 172 personnes, dont 13 à Toronto.À Montréal, plus de 360 représentants de services financiers ont été placés en isolement préventif.Ils avaient tous participé, samedi dernier, à un colloque dans un hôtel de la métropole, où se trouvait un Torontois qui, à son retour chez lui, a été identifié comme un « cas probable » de SRAS.À lire en pages A2 et A3.Le clan de Ben Johnson se prépare à riposter ARMES PROHIBÉES Washington envoie des experts en Irak Arts et spectacles cahiers C et D -h oraires-spectacles D14 -Té lé-horaire D2 Actuel A17 Avis B8, G9 Bridge H17 Carrières cahier I -f ormation I8 Décès G10, G11 Échecs H17 Éditorial A14 Encans G9 Êtes-vous observateur?F3 Feuilleton H16 Forum A15 Horoscope H16 Jardiner J14 La grille des mordus H10 La Presse Affaires E1-E11 Loteries A4, A10, F2 Monde cahier A Mon toit cahier J Mots croisés H16 Mot mystère H16 Ni bête ni méchant! H17 Petites annonces F3 -im mobilier F3-F6 -ma rchandises F6, F7 -em plois F7, F8 -au tomobile F10 -aff aires E2 Philatélie H17 Plus B1-B7 Restaurants A25 Vacances-voyage cahier H Vin A26, A27 Sports cahier G M É T É O Voir F2 Percées de soleil Maximum 15 > minimum 8 GILLES GAUTHIER IRAK > JOUR 31 ALEXANDRE PRATT L'ANCIEN SPRINTER canadien Ben Johnson entend poursuivre en justice les dirigeants du Comité olympique des États-Unis ( USOC ), qui ont caché volontairement 114 cas de dopage d'athlètes entre 1988 et 2000.C'est ce qu'a confié l'agent de Johnson, Morris Chrobotek, au Sydney Morning Herald.« Les dirigeants américains devraient être emprisonnés et démis de leurs fonctions pour leurs gestes.Nous les poursuivrons pour ce qu'ils ont fait, pour savoir où sont les résultats des tests et qui a pris les décisions.Le système doit traiter tout le monde équitablement », a dit M.Chrobotek au quotidien australien.Le clan de Ben Johnson s'est dit insulté de constater que le sprinter Carl Lewis avait été en mesure de participer aux Jeux de Séoul, en septembre 1988, en dépit de tests antidopage jugés positifs.Voir BEN JOHNSON en A4 LES ÉTATS-UNIS vont envoyer une équipe de 1000 experts en Irak pour chercher des armes de destruction massive dès que les conditions sur le terrain leur permettront de travailler en toute sécurité.Cette équipe serait dirigée par un général et constituée de militaires, de scientifiques civils et de contractuels du secteur privé.« Creuser, déterrer, ces opérations vont prendre du temps », a déclaré hier un responsable du Pentagone sous le couvert de l'anonymat, ajoutant: « Ça va être difficile.Ce ne sera pas une promenade de santé.» \u0001 D'autre part, la chaîne Abu Dhabi TV a montré hier des images de Saddam Hussein au milieu de partisans enthousiastes.Elles auraient, selon ses informateurs, été tournées le 9 avril, jour où la statue du dirigeant irakien a été arrachée de son socle au coeur de Bagdad et deux jours après le bombardement qui le visait, qui a tué une quinzaine de civils.\u0001 Après la prière du vendredi, quelque 10 000 musulmans ont manifesté à Bagdad contre l'occupation américaine.Voir EXPERTS en A4 PHOTO AP Hier, la chaîne de télévision Abu Dhabi a passé un film vidéo montrant Saddam Hussein \u2014 ou son sosie \u2014, le 9 avril dernier, saluant un groupe de fidèles.Le mercredi 9 avril est le jour même où les marines sont entrés à Bagdad et ont aidé un groupe de Bagdadis à renverser la statue du président de l'Irak, érigée dans un square de la capitale.Prix Web de base par trajet Calgary 134$ Visitez 69$ Ft.Lauderdale 131$ Winnipeg 184$ Vancouver 3098541A MON CLIN D'OEIL STÉPHANE LAPORTE «Carl Lewis était dopé en 1988.Pis ?Moi aussi j'étais dopé, en 1988, mais je ne courais pas aussi vite que lui.» \u2014 Ozzy Osbourne Y a-t-il du sexe après le mariage?page A17 Les gars et les cadeaux Rafaële Germain, page A21 Pierre Foglia > La prière démocratique page A5 CHICAGO Bagdad > Partir, revenir Nos envoyés spéciaux Jooneed Khan et Judith Lachapelle, page A8 Un zeste de Broadway à Montréal Cahier Arts+Spectacles, page D1 Véronic Di Caire et Anthony Kavanagh ACTUEL 6LP0201A0419 A2 samedi 6LP0201A0419 ZALLCALL 67 21:27:26 04/18/03 B A 2 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 9 A V R I L 2 0 0 3 LE VIRUS SE Quinze questions pour mieux comprendre FRANÇOIS CARDINAL f c a r d i n a @ l a p r e s s e .c a Avec 350 personnes placées en quarantaine au cours des dernières heures au Québec, le virus de la pneumonie atypique entraîne son lot de désagréments.et d'interrogations.Petit tour du sujet en 15 questions et réponses.Q Qu'est-ce que le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) ?R Le SRAS est une maladie respiratoire dont la cause est toujours inconnue.Le récent séquençage du génome du virus par une équipe canadienne de scientifiques a permis de mettre un nom sur l'agent infectieux en cause : il s'agit d'un nouveau type de coronavirus.Q Qu'est-ce qu'un coronavirus ?R Il s'agit d'une famille de virus appelée coronaviridae en raison de la couronne qui apparaît autour du virus lorsqu'il est examiné au microscope.Normalement, les coronavirus causent une infection bénigne à modérée des voies respiratoires supérieures, par exemple un rhume, ou des gastro-entérites.Les coronavirus peuvent aussi se trouver chez les animaux.Q Le virus a-t-il été transmis de l'animal à l'homme ?R « Nous ne sommes pas encore certains, mais il s'agit d'une hypothèse sérieuse », précise John Carsley, responsable de l'unité des maladies infectieuses à la direction de la santé publique de Montréal.Des experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sont actuellement dans la province de Guangdong, en Chine, berceau présumé de la maladie, afin de confirmer ou d'infirmer cette hypothèse.Q Pourquoi cette maladie a-telle aussi été baptisée pneumonie atypique ?R Le SRAS est une maladie qui attaque les poumons à l'instar de la pneumonie.Les personnes atteintes font de la fièvre et présentent des symptômes respiratoires mineurs tels que toux, essoufflement ou difficulté à respirer.Dans certains cas, les symptômes s'aggravent et les personnes atteintes ont besoin d'oxygène et de ventilation artificielle.À l'aide d'une radiographie pulmonaire, il est possible de différencier une pneumonie (virus consolidé à un endroit précis) d'une pneumonie atypique (virus étendu).Q Qui est à risque de développer le SRAS ?R Actuellement, il existe deux facteurs de risque : un séjour dans un pays d'Asie lourdement affecté par le SRAS, tel que la Chine, ou des contacts étroits avec une personne atteinte de la pneumonie atypique.Le fait de vivre dans une maison, de donner des soins à quelqu'un ou d'avoir un contact direct avec des sécrétions des voies respiratoires constituent des contacts étroits.Environ 95 % des personnes malades du syndrome respiratoire aigu sévère en guérissent.Q Y a-t-il eu des cas de SRAS au Québec ?R Aucun pour l'instant.Certes, 350 Québécois ont été placés en quarantaine cette semaine après avoir été en contact avec un Ontarien ayant développé les symptômes de la maladie, mais rien ne porte à croire que la pneumonie atypique s'est installée pour de bon au Québec.Il ne s'agit que d'une mesure préventive, insistent les autorités.Q Pourquoi le Québec est-il exempté du SRAS ?R « La chance », tout simplement, répond John Carsley.Q Quel est le bilan de la propagation de la pneumonie atypique R Selon les chiffres diffusés par l'OMS, on dénombrait hier 3461 cas probables (décompte cumulatif mondial).De ce nombre, 171 ont trouvé la mort et 1671 ont recouvré la santé.La Chine est l'endroit le plus touché sur la planète avec 2809 cas (dont 1327 à Hong Kong) et 134 décès.À Toronto, ville de loin la plus touchée du pays, on a recensé 128 cas probables (et 123 cas suspects).On y déplore 13 décès.Q Quelle est la différence entre cas probable et cas suspect ?R Pour être jugé suspecte, une personne doit possiblement avoir été exposée avec la maladie (voyage en Asie ou contact étroit avec une personne malade), souffrir d'une fièvre de plus de 38 °Celsius et présenter n'importe quel symptôme respiratoire.Pour qu'un cas suspect devienne un cas probable, les radiographies pulmonaires doivent montrer un agent infectieux répandu dans les poumons.Q La pneumonie atypique estelle circonscrite ?R « À Hong Kong, il y a toujours une possibilité que la maladie soit contrôlée, indique M.Carsley.En Chine, toutefois, il est difficile de le dire puisque personne ne connaît réellement les chiffres.À Toronto, les prochains jours et les prochaines semaines seront critiques : ça peut aller d'un côté comme de l'autre.» Q Les Québécois peuvent-ils prévenir le SRAS ?R « Pas vraiment », reconnaît M.Carsley.Tout au plus, ils peuvent éviter d'éternuer dans la figure d'une autre personne et se laver fréquemment les mains (en utilisant de l'eau chaude savonneuse et en se savonnant pendant au moins 20 secondes).Q Que font les autorités au Québec R Depuis le 15 mars, un plan de surveillance est en vigueur, lequel relie la plupart des autorités de la santé au Québec.Ce plan permettra notamment d'assurer la détection précoce de tout cas de syndrome respiratoire aigu sévère.C'est d'ailleurs grâce à ce plan si des centaines de personnes ont été placées en quarantaine de façon préventive au cours des dernières heures.Q Que recommandent les autorités pour les voyageurs ?R Santé Canada conseille aux personnes qui planifient un voyage dans les régions touchées par le SRAS de retarder tout voyage jusqu'à nouvel avis.Nommément, Santé Canada fait référence à Hanoï, au Vietnam, à la Chine, y compris Hong Kong, à Singapour et à Taiwan.Aussi, le gouvernement recommande d'envisager lorsque possible un autre itinéraire de vol pour qui doit faire escale dans une de ces régions.Q Que faire si on pense être atteint du SRAS ?R Une personne qui développe les symptômes de la pneumonie atypique (toux, essoufflement et difficulté à respirer) doit immédiatement consulter un médecin.Q Quelles sont les étapes suivantes R Un peu partout dans le monde, on tente de mettre sur pied un test de dépistage du SRAS.Cela devrait prendre encore quelques semaines, selon M.Carsley.Par la suite, les chercheurs vont essayer de trouver un remède pour cette nouvelle maladie.Cela pourrait prendre encore quelques mois.Enfin, d'ici quelques années, on devrait avoir mis sur pied un vaccin pour immuniser la population contre la pneumonie atypique.Photo AFP Les techniques pour se prémunir contre le coronavirus de la pneumonie atypique sont passées dans les moeurs, à Hong Kong, comme en témoigne cet homme masqué qui pratique le taï chi sur une place publique.Solde d'entrepôt Le grand fins de série articles interrompus achats spéciaux articles de marque réputée draps douillettes édredons de duvet serviettes accessoires de salle de bain accessoires pour bébé cristal étincelant porcelaines exquises articles-cadeaux ravissants articles ménagers batteries de cuisine matelas lits de laiton et de 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BOULEVARD MÉTROPOLITAIN CH.CÔTE DE LIESSE RUE GINCE RUE GAGNON BOULEVARD LEBEAU AUTO.DES LAURENTIDES BOULEVARD DE L'ACADIE ROND-POINT DE L'ACADIE ENTREPÔT LINEN CHEST Entrepôt Linen Chest 25, rue Gince, Saint-Laurent O U V E R T le samedi 19 avril 9 h - 17 h le lundi 21 avril 10 h - 18 h (lundi de Pâques) F E R M É le dimanche 20 avril 3104799A 6LP0302A0419 A3 samedi RECAST 6LP0302A0419 ZALLCALL 67 00:21:32 04/19/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 9 AVRIL 2003 A3 PROPAGE Week-end pascall ourd d'inquiétude à Toronto MALGRÉ LA CRAINTE qu'inspire la pneumonie atypique, qui a fait 13 morts dans la région de Toronto depuis un mois et forcé des milliers de personnes à se mettre en isolement, de nombreux chrétiens ont tenu à participer aux cérémonies du Vendredi saint dans les églises de la ville.Toutefois, même dans les temples les plus symboliques, comme l'église Metropolitan United, rue Queen, au centre-ville, et la cathédrale St.Michael's, rue Church, plusieurs cérémonies ont eu lieu dans une atmosphère très particulière, inquiète même.Dès l'entrée, c'est pour les faire asperger de désinfectant plutôt que d'eau bénite que les fidèles tendaient leurs mains vers les servants de messe.Les confessionnaux, d'habitude très fréquentés avant Pâques, étaient fermés et portaient un avis de précaution sanitaire.Bref, à Toronto, le week-end de Pâques se passe dans l'ombre d'appels à la vigilance et à la prudence sans précédent de la part des autorités médicales.D'autre part, l'économie locale de Toronto, en particulier l'important secteur de l'hôtellerie et de la restauration, subit de plein fouet les effets de la crise du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).Cet impact était d'abord concentré dans les commerces des diverses communautés asiatiques de la région métropolitaine, en particulier dans le quartier chinois, au centreville.Mais il se répand rapidement dans tout le milieu touristique, compromettant le gagne-pain de milliers de salariés et leur famille.Le président de la plus grosse organisation syndicale au Canada, Ken Georgetti, du Congrès du travail, a d'ailleurs demandé hier à la ministre du Développement des ressources humaines, Jane Stewart, que les conditions d'admissibilité aux prestations d'assurance-emploi soient assouplies pour les employés du secteur touristique torontois qui sont mis à pied.Jeudi, le président de la section torontoise de l'Union internationale des employés de restaurants et d'hôtels, Paul Clifford, avait sonné l'alarme au nom de ses 8000 membres et de leurs employeurs : « L'épidémie de syndrome respiratoire aigu n'est plus qu'une seule crise de santé publique.C'est devenu une crise de l'emploi pour des milliers de Torontois », a dit M.Clifford.Depuis deux semaines, Toronto a perdu deux gros congrès internationaux de recherche médicale en raison de la crainte de contagion.Par ailleurs, plusieurs intervenants touristiques craignent que les reportages sur l'épidémie dans les médias étrangers, aux États-Unis surtout, ne compromettent gravement la prochaine saison estivale.Les autorités de l'industrie touristique de l'Ontario et de Toronto ont préparé une campagne publicitaire de plusieurs millions de dollars qui sera mise en branle au cours des prochains jours.Pendant ce temps, de nombreux employeurs hors du secteur touristique à Toronto multiplient les mesures de précaution.Toute contagion de leurs lieux de travail pourrait perturber gravement leurs activités et avoir des répercussions dans toute l'économie canadienne.Au cours des derniers jours, quelques entreprises de la région ont dû renvoyer chez eux des dizaines d'employés qui avaient été en contact avec des gens présumés contagieux.Même des entreprises de médias du centre-ville, dont certains reporters couvrent de près la crise ainsi que les lieux de contagion, prennent des mesures particulières.Entre autres, le quotidien The Globe & Mail a envoyé une vingtaine d'employés en isolement à domicile après le décès de l'un de leurs collègues des suites d'une maladie respiratoire, avant même que l'on détermine s'il s'agissait de la pneumonie atypique.Photo ROBERT SKINNER, La Presse Ce petit voyageur, arrivé à l'aéroport de Dorval hier soir en provenance d'Asie, avait pris toutes les précautions pour ne pas contracter le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), qui a atteint plus de 2809 Chinois, de Hong Kong à Pékin.À bord du même avion se trouvaient plus de 40 familles québécoises qui étaient allées chercher un enfant en Chine.Tant pis pour la pneumonie! Des familles arrivent de Chine avec leurs enfants adoptifs alors que 360 Montréalais sont en quarantaine LAURA-JULIE PERREAULT Pneumonie atypique ?Oui, oui, on connaît et on assume les risques, ont dit plus de 40 familles québécoises quand elles sont parties il y a deux semaines cueillir un nouveau membre de leur famille en Chine, pays oùest née l'épidémie.Hier, c'est l'air triomphant qu'elles sont revenues à Montréal, un petit bout de paradis sur deux pattes dans les bras, un masque de protection dans leur sac.Les familles qui ont fait le voyage jusqu'en Asie pour ramener leur enfant adoptif ne cachent pas qu'elles ont pris les précautions nécessaires pour revenir en santé avec les petits.« J'ai passé deux bouteilles de désinfectant pour les mains juste dans le vol de retour », disait hier en riant Stella Riggi, une heureuse maman qui tenait sa petite Clara contre son coeur et qui a suivi à la lettre toutes les recommandations de Santé Canada.Comme les autres parents, elle n'a pas manqué un mot de ce que les médias ont raconté sur l'épidémie du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) qui frappe l'Asie, mais aussi le Canada.Elle savait même que 450 personnes, dont 360 Montréalais, ont été mises en quarantaine mercredi après avoir participé à une conférence de la compagnie financière Primerica à l'hôtel Holiday Inn de Pointe-Claire.« En fait, on ne sait plus de quoi s'inquiéter au juste.De la situation en Chine et en Asie ou de la situation ici », disait en aparté Isabelle, la nouvelle maman de Mély-Anne, une autre petite Chinoise reçue comme une reine par sa soeur, Coralie, à l'aéroport de Dorval hier.Tous les parents rencontrés ont pris en toute connaissance de cause la décision de monter dans l'avion au début du mois.L'épidémie de SRAS, qui a maintenant été diagnostiqué chez plus de 2809 Chinois, avait déjà fait l'objet d'alertes de l'Organisation mondiale de la santé, et Santé Canada déconseillait le voyage vers la Chine et Hong Kong, les deux endroits les plus touchés.« Notre agence d'adoption nous a demandé de signer une décharge », raconte Stella Riggi, qui n'a pas hésité une seconde avant de signer les papiers d'Enfants du monde mais qui a demandé à son père, Enrico Riggi, de ne pas l'accompagner, par mesure de précaution.Hier, c'est les yeux dans l'eau et un masque sur le nez, qui lui donnait un peu des airs de Donald Duck, que le grand-papa ému a souhaité la bienvenue à sa petitefille.« Ça a été un énorme sacrifice de ne pas y aller », a-t-il confié en regardant de loin la petite Clara.Les familles qui ont fait le voyage de retour hier se disaient chanceuses.Selon plusieurs parents, l'ambassade canadienne songe à arrêter de délivrer des visas dans les prochaines semaines, ce qui rendrait impossible l'arrivée des enfants adoptifs au pays.Dans les prochaines semaines, plusieurs parents comptent s'imposer une mini-quarantaine, question de surveiller de près leur état de santé, mais aussi de permettre aux enfants de s'adapter à leur nouveau milieu.Mais aucune restriction ne pèse sur eux et c'est en famille.élargie qu'ils pourront fêter Pâques demain.La quarantaine jusqu'à mercredi Ce ne sera malheureusement pas le cas des 360 Montréalais qui doivent observer la quarantaine qui leur a été imposée jusqu'à mercredi prochain, à qui on demande de d'abstenir de toute réunion familiale ou religieuse à l'occasion de Pâques.« Ils devront tous se conformer aux instructions qu'ils ont reçues même s'ils sont en bonne santé.Cependant, nous savons que la période d'incubation est habituellement de trois à sept jours.Alors, dès dimanche matin, si personne n'est malade, nous pourrons respirer un peu mieux », a affirmé le Dr John Carsley, responsable de l'unité des maladies infectieuses à la direction de la santé publique de Montréal-Centre.Il a lui-même été en contact dans les derniers jours avec le Torontois faisant partie des « cas probables » de la maladie et qui est à l'origine de la mesure préventive.Il rapporte que son état de santé s'est stabilisé depuis deux jours.« Il ne fait pas de fièvre, il va bien », souligne le médecin.Mais selon M.Carsley, il n'est pas encore temps de crier victoire pour ce premier grand groupe soumis à une quarantaine au Québec et il est impératif que les individus qui ont reçu l'ordre de s'isoler respectent les directives.« Pas question d'assister à un service religieux pour Pâques », a-t-il répété hier.Ces mesures sont directement liées à une des dernières éclosions de la maladie en Ontario, plus tôt cette semaine.Plus de 500 membres d'une communauté philippine catholique ont été mis en quarantaine après que 29 d'entre eux eurent contracté le SRAS.Selon un quotidien de Toronto, l'homme qui a présenté les symptômes pendant la conférence de Montréal appartient à cette communauté.Le Dr Paul Gully, de Santé Canada, reconnaît que les services religieux et les fêtes familiales sont des moments propices à la propagation de la pneumonie atypique.« Si une personne fait de la fièvre ou a des symptômes attribués au SRAS, elle devrait tout simplement rester à l'écart », disait-il hier.Des cadres en quarantaine La mesure préventive imposée par la direction générale de la santé publique aux participants de la conférence touche autant les grands patrons de la compagnie Primerica que les représentants qui assistaient à la réunion.Hier, La Presse a joint à son domicile le premier vice-président au marketing de la compagnie, Guy Sauvé.Il a dit respecter la quarantaine : « On va suivre les directives et vivre en isolement jusqu'à mercredi matin.» Il n'a pas été surpris outre mesure lorsqu'il a appris qu'un Torontois invité à la conférence avait été touché par la maladie.« C'est quelque chose à quoi on pense tout le temps en organisant des conférences ces temps-ci.C'est quelque chose qui peut arriver », a-t-il dit.Il affirme que sa compagnie a fait tout ce qu'elle a pu pour avertir les participants de la conférence dès qu'elle a appris la nouvelle et a demandé à tous de suivre les directives à la lettre.Des médecins, des infirmières et même des dentistes de la direction de la santé publique, mobilisés pour l'occasion, prennent contact chaque jour avec les personnes isolées pour vérifier leur état de santé, mais aussi pour leur rappeler leurs obligations.Aucun des employés de l'hôtel où a eu lieu la conférence n'a reçu l'ordre de s'isoler, mais 11 d'entre eux doivent surveiller de près leur état de santé et aviser des spécialistes s'ils décèlent des symptômes de la maladie.En Ontario, où plus de 247 personnes ont été touchées par la maladie et où 13 en sont mortes, il est arrivé à quelques reprises que des personnes qui n'avaient pas respecté un ordre de quarantaine souffrent des symptômes de la maladie et contaminent des collègues, un scénario qu'on veut éviter à tout prix.Partout où le SARS a fait des victimes, les mesures de prévention deviennent plus draconiennes de jour en jour.À Toronto, par exemple, l'Église catholique a modifié les rituels de la messe.Il n'est plus question que les prêtres déposent des hosties sur la langue des croyants ou encore qu'ils partagent le même calice.De plus, les confessionnaux de la Ville reine resteront inoccupés pour quelque temps.Hier, les responsables de la santé publique de Toronto ont annoncé pour la première fois une diminution du nombre de cas depuis le premier diagnostic de SRAS au Canada, il y a un peu plus d'un mois. 6LP0401A0419 A4 SAMEDI 6LP0401A0419 ZALLCALL 67 23:26:52 04/18/03 B A4 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 9 AVRIL 2003 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 1-0-9 > À quatre chiffres : 7-4-6-5 SUITES DE LA UNE CHAREST Suite de la page A1 Tout se joue dans la façon dont Mme Marois a présenté les états financiers.Ils ne donnaient pas d'une manière transparente l'état des finances publiques tant du côté des dépenses que des recettes, a fait savoir une source sûre.La première correction est évidente: le gouvernement Charest recentrera les prévisions de croissance économique qu'il avait déjà dénoncées comme trop optimistes le jour du budget.Mme Marois avait prévu une croissance de 3,5 % pour l'année 2003-2004, un pourcentage que les libéraux ramèneront à 2,9 % en accord avec les prévisionnistes privés.Mais l'impact de cette erreur reste à la marge sur l'ensemble du « trou » observé.Une telle différence de 0,6 % quant à la croissance, qui a une influence directe sur les recettes du gouvernement, représente un manque à gagner prévisible d'un peu plus de 200 millions, ont expliqué des sources fiables.Autre élément, le comité de transition va pelleter par-dessus ces « cachettes » les 400 millions de coupes dans les programmes qu'avait comptabilisées Mme Marois pour atteindre son équilibre budgétaire en 2003-2004, des compressions qui, du premier jusqu'au dernier dollar, restaient à déterminer.À ces déficits cachés, on pourrait même ajouter la décision de Québec d'exclure du périmètre comptable la caisse de la Commission de la santé et de la sécurité du travail ( CSST ), geste qui a permis d'éviter pour 2002-2003 un déficit de 670 millions.Mais les stratèges libéraux n'auront même pas besoin d'ajouter cette somme pour « atteindre » le trou de 2 milliards.« Ils vont soutenir que c'était un faux budget, une manoeuvre électoraliste », ont confié les mêmes sources.Les libéraux diront d'entrée de jeu qu'il n'est toutefois pas question de sombrer dans les déficits.On récupérera la marge de manoeuvre de 809 millions, « réserve » qu'avait créée Mme Marois dans le dernier budget pour l'année financière 2004-2005.En campagne électorale, M.Charest avait soutenu que cette réserve serait rapidement recouvrée pour l'année financière en cours, mais il avait promis du même souffle que ces fonds seraient aiguillés vers la santé.Du point de vue politique, la manoeuvre n'est pas nouvelle.Le Parti québécois avait fait exactement la même chose quand Jacques Parizeau a pris le pouvoir en septembre 1994.Dès la formation de son gouvernement, à peine nommé, le ministre des Finances, Jean Campeau, avait soutenu dans un entretien avec La Presse que les finances publiques étaient dans un état « acceptable » et qu'aucune mauvaise surprise n'avait été constatée après le départ du gouvernement libéral de Daniel Johnson.Le ministre s'était fait tomber dessus par le cabinet de Jacques Parizeau.Un mois plus tard, le premier ministre Parizeau, au cours d'une conférence de presse convoquée sans M.Campeau, avait déclaré que le gouvernement précédent avait sousestimé de près de 1 milliard le déficit de l'année en cours.EXPERTS Suite de la page A1 BEN JOHNSON Suite de la page A1 \u0001 Ahmed Chalabi, chef du Congrès national irakien, ancien mouvement d'opposition au régime Hussein, soutenu par Washington, a estimé que l'Irak serait doté d'un gouvernement démocratique dans deux ans.Auparavant, le pays sera dirigé par le général à la retraite Jay Garner pendant quelques mois.Puis un gouvernement irakien intérimaire aura pour tâche d'élaborer une constitution et d'organiser des élections.\u0001 Washington a accordé hier à la compagnie Dyn Corp, de Virginie, un contrat initial de 50 millions US pour le recrutement et le déploiement en Irak de 1100 conseillers pour la police, la justice et l'administration pénitentiaire.Partout dans le pays, des milliers de chiites ont afflué hier dans les mosquées pour y entendre des prêches parfois ouvertement hostiles aux forces américaines.À l'occasion de la grande prière du vendredi, les chiites se sont rassemblés en nombre dans les mosquées et dans leurs environs immédiats, plus particulièrement dans celle du quartier nord de Bagdad, ex-Saddam City rebaptisé Sadr City, fermée depuis 1999 après l'assassinat de l'imam Mohammed Sadeq Sadr.Dans cette mosquée, le cheikh Mohammed Fartousi, délégué des religieux chiites de Najaf, a énoncé un code de conduite en quatre points pour les chiites, interdisant « la musique et la danse, l'imitation des comportements des mécréants occidentaux, la renonciation au voile pour les femmes et l'adoption des lois tribales en lieu et place des lois islamiques ».Après la prière dans une mosquée sunnite de Bagdad, quelque 10 000 personnes, dont des chiites, ont manifesté dans le centre de la capitale.Certains ont brandi des corans et des banderoles sur lesquelles on pouvait notamment lire: « Non à l'occupation » ou « Ils sont venus dérober notre argent et notre religion ».À Kerbela, l'une des villes saintes du chiisme, l'un des imams a réclamé la « fin de l'occupation américaine en Irak ».« Nous refusons cette occupation étrangère ( .) Nous n'avons pas besoin des Américains.Ils sont ici pour notre pétrole », a déclaré cheikh Kazem Al-Abahadi Al-Nassari, qui conduisait la prière, suivie par des milliers de fidèles, du mausolée d'Hussein, petit-fils du prophète.Le commandement en chef du tandem américano-britannique a par ailleurs annoncé la capture par les Kurdes, près de Mossoul, de Samir Al-Aziz Al-Najm, chef du commandement régional du parti Baas pour la région Est de Bagdad.Il figurait sur la liste des 55 personnes les plus recherchées.Le dollar américain remplace le dinar à l'effigie de Saddam Hussein.Selon la BBC, les quelque 2,5 millions de fonctionnaires irakiens seront dans l'immédiat payés 20 $ par mois.Les conseillers recrutés par Dyn Corp recevront quant à eux entre 46 000 $ et 96 000 $ par année, plus des primes pour les dangers et les conditions de travail difficiles.D'autre part, les forces australiennes ont découvert 51 avions de combat irakiens camouflés et abandonnés dans un aéroport de l'ouest du pays, selon le Commandement central.Sur le plan diplomatique, la conférence de Riyad des pays voisins de l'Irak a dénoncé les menaces américaines contre la Syrie et appelé Washington au dialogue avec Damas.Trois tests avaient en effet révélé qu'il avait consommé des stimulants lors des essais de juillet 1988 aux États-Unis, qui servaient d'épreuves de qualification en vue des Jeux.Selon les règlements de l'USOC et du Comité international olympique, Lewis aurait dû être suspendu.Or, l'USOC lui a remis un simple avertissement en prenant bien soin de ne pas divulguer publiquement le résultat des tests.Lewis a finalement remporté la médaille d'or au 100 mètres après la disqualification de Ben Johnson pour consommation de stéroïdes anabolisants.« Ben n'était pas le seul sur la ligne de départ à consommer des drogues.Ils consommaient tous des drogues, croit M.Chrobotek.Carl Lewis doit maintenant être dépouillé de sa médaille, comme Ben l'a été, et il doit expliquer ce qui s'est vraiment produit.Ben savait depuis le début que Carl était dopé.Maintenant, tout le monde sait que l'histoire a été camouflée.Si ça sort aujourd'hui, c'est parce que ( les dirigeants américains ) savent qu'ils n'ont plus rien à faire avec ce dossier-là.» En raison du congé pascal, La Presse n'a pu joindre Morris Chrobotek hier.Avec les révélations de cette semaine, ce sont désormais les trois meilleurs sprinters du 100 mètres à Séoul qui ont été reconnus coupables de dopage \u2014 Johnson ( stéroïdes ), Lewis ( éphédrine ) et Linford Christie ( éphédrine ).Du trio, seul Johnson a vu sa carrière écourtée et a dû renoncer à ses titres.À l'instar des journaux canadiens, les principaux quotidiens britanniques ont fait état du scandale du dopage aux États-Unis en lui consacrant plusieurs pages.Le Herald de Glasgow, en Écosse, a qualifié l'histoire de « honteuse, mais pas surprenante ».En Australie, le Sydney Morning Herald titrait « Partagez la honte » et demandait aux Américains dans un éditorial de se joindre à la lutte contre le dopage.Aux États-Unis, en revanche, les grands médias ont relégué l'histoire aux brèves des sections sportives, se contentant presque tous d'un texte de l'agence Associated Press, qui insiste davantage sur le règlement de comptes entamé par l'ancien chef de la commission médicale, Wade Exum, que sur le fait que 114 athlètes, dont Carl Lewis, étaient dopés et ont été en mesure de participer aux Jeux olympiques malgré les règlements pourtant très clairs de l'USOC et du CIO.Chez nous, le spécialiste du 400 mètres Alexandre Marchand a déclaré que le scandale de cette semaine n'était que la pointe de l'iceberg du mal qui ronge l'olympisme.« Dans le milieu, c'est une donnée connue, a-t-il dit au Nouvelliste de Trois-Rivières.Il était prévisible que, à un moment donné, les documents finissent par sortir.Moi, ce que je déplore, c'est qu'on va maintenant faire un débat sur la moralité du dopage, comme on l'a déjà fait en 1990, en 1995, et comme on va le refaire dans cinq et même 10 ans.On ne s'en sortira pas.Il y aura toujours des cas de dopage, surtout que notre société adule le dépassement et les changements technologiques.» L'ancien cycliste et fondeur Pierre Harvey dénonce pour sa part le silence des instances sportives et des gouvernements dans ce scandale.« Le fait qu'un athlète triche, c'est une chose.Mais lorsque les gouvernements endossent le geste, qu'ils aident à le cacher même, c'est très frustrant, a-t-il dit au Soleil de Québec.D'un côté, ils soutiennent la guerre au dopage, mais de l'autre, ils savent très bien que certains de leurs athlètes qui remportent des médailles sont dopés.» Électronique Informatique Photo Communications Magasinez en ligne! 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» Curieuse démocratie, qui subordonne le droit de penser, de critiquer, de parler, au devoir civique de voter.Allezvous prendre les présences ?Quelqu'un m'a écrit : « Vous ne voterez pas ?Les Noirs des ghettos américains non plus ne votent pas et voyez qui a pris le pouvoir.» Que veut-on me dire ?Que c'est la faute des Noirs si Bush a été élu ?J'ai déjà entendu cela quelque part.Ce n'était pas des Noirs, c'était des Grecs, des Italiens.Ce n'était pas une élection, c'était un référendum.De la même façon que le vote massif des ethnies interpelle la capacité des péquistes de les rallier, l'abstention des Noirs interpelle la capacité (et la volonté) de la démocratie américaine de les rejoindre.C'est la démocratie qu'il faut remettre en question, par l'acculturation des Noirs des ghettos.Vous dites droit de vote et le reste se dévide tout seul.Que la démocratie soit sanctifiée, que son règne arrive, lalala.C'est une prière.Du parcoeur.Un empêche-pensée.On n'est pas dans le sens, on est dans le récitatif, dans la mélodie de la démocratie.Et pendant ce temps-là, on prépare les défusions.Le précédent gouvernement a réalisé les fusions des grandes villes du Québec, persuadé qu'il agissait dans l'intérêt général des Québécois.C'est pour ça que vous élisez des gouvernements : pour prendre soin de l'intérêt général, pas pour demander par référendum aux gens de Saint-Lambert si ça les défrise de se retrouver dans la même ville que les peigne-cul de Saint-Hubert.Les mêmes qui me font la leçon démocratique aujourd'hui, les mêmes s'apprêtent à défaire ce qui a été fait dans l'intérêt général par un gouvernement élu démocratiquement.Ils s'apprêtent à rompre avec le principe même de la représentation en démocratie, au nom d'intérêts particuliers, locaux.Ils parlent de démocratie, mais sont pas foutus de la différencier de la dictature du nombre.24 VERSEMENTS ÉGAUX OU NE PAYEZ RIEN (1) AVANT UN AN! 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(2) valeur de 299 $ Certaines conditions s'appliquent, voir détails en magasin.Photos à titre d'illustration seulement.Les produits et promotions peuvent varier d'un magasin à l'autre.Applicable sur les meubles de jardin seulement.Achat minimum requis de 500 $.Sujet à l'approbation du crédit.Les taxes de vente sont payables à l'achat.Le montant de votre achat sera réparti en 24 versements égaux débutant le mois suivant votre achat.Applicable sur les meubles de jardin et spas seulement.Achat minimum requis de 500 $.Sujet à l'approbation du crédit.Les taxes de vente sont payables à l'achat.Aucun paiement avant 12 mois.(1) Taxes payables à l'achat, aucun frais d'administration.POUR LES ADRESSES DES MAGASINS VISITEZ NOTRE SITE INTERNET À WWW.CLUBPISCINE.CA GRANDE VENTE (2) À l'achat d'une piscine hors-terre et d'un ensemble d'équipement spécial Club Pro.Bordeaux 4 chaises et 1 table 38 x 60 po.(96 x152 cm) photo à titre d'illustration seulement Vaste choix et nombreux rabais en magasin ! 26 21$ /mois DÉBUT DE SAISON ! 629 $ NE PAYEZ RIEN (1) AVANT 12 MOIS ! 3135825A Loto-Québec en cour des petites créances Presse Canadienne SHERBROOKE \u2014 Un homme de Sherbrooke, prestataire de la sécurité du revenu, a intenté une poursuite pour le moins singulière à la cour des petites créances : il réclame à Loto-Québec une somme de 879,58 $.En mars dernier, il avait acheté divers billets de loterie pour un montant total de 840 $, mais n'a rien gagné.Il reproche donc à Loto- Québec de l'avoir dupé et de ne mettre sur le marché que des billets non gagnants.L'homme réclame donc le remboursement complet des billets achetés et non gagnants de même que divers frais : 5,75 $ pour une lettre recommandée expédiée à Loto- Québec, 26,85 $ d'essence et 7 $ de stationnement pour une visite sans résultat aux bureaux de Loto- Québec, à Montréal.Il a évalué le tout à 879,58 $ au taux d'intérêt de 5 % à compter du 31 mars 2003, plus l'indemnité additionnelle, enfin le remboursement des frais judiciaires, soit la somme de 62 $ pour l'enregistrement de la poursuite. 6LP0602A0419 A6SAMEDI 6LP0602A0419 ZALLCALL 67 23:46:28 04/18/03 B A 6 Q U É B E C L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 9 A V R I L 2 0 0 3 Legault démarre sur les chapeaux de roues Les adversaires de Pauline Marois incitent Landry à rester DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Quelle que soit la décision de Bernard Landry quant à son avenir, la course pour sa succession est déjà entamée.François Legault, le ministre de la Santé, a fait savoir hier à ses supporters qu'il serait en lice pour la présidence du Parti québécois, que M.Landry parte dès maintenant ou plus tard.« Il souhaite que M.Landry reste le plus longtemps possible », révèle un de ses principaux lieutenants, précisant que tout le monde au PQ, hormis les supporters de Pauline Marois, souhaite attendre l'an prochain pour la tenue d'un congrès au leadership.« On a besoin de temps pour faire des débats, vaudrait mieux attendre le printemps 2004 », a confié à La Presse un des candidats potentiels à la succession de Bernard Landry.Ce dernier serait ébranlé par les arguments des élus péquistes qui lui demandent de rester au moins jusqu'à la fin de la session parlementaire.M.Legault, de son côté, peut déjà compter sur des députés de sa région comme Jean-Claude Saint- André, dans L'Assomption, et probablement Richard Legendre, dans Blainville.Il a aussi l'appui de Cécile Vermette, de Marie-Victorin.Côté organisation, les présidents d'association François Rebello, dans Mercier, et Sylvain Gendron, dans Sainte-Marie \u2014 Saint-Jacques, travaillent déjà à la campagne de M.Legault, qui a subi un dur coup lundi avec la défaite de Pascal Bérubé, l'ancien président des jeunes du PQ, dans Matane.Comme le chef du PQ est élu au suffrage universel des membres, « ce sera une course à la vente de cartes de membres », prévient-on.Or, sur ce terrain, les jeunes qui entourent François Legault n'ont rien à craindre des troupes moins combatives de Pauline Marois, soutient-on.L'appui de M.Saint-André, l'ancien lieutenant de Jacques Parizeau, devrait dédouaner M.Legault aux yeux des souverainistes orthodoxes, pense-t-on.Dans un document sur le plan de campagne de François Legault, préparé par François Rebello, on prévient qu'il « ne faut pas se gêner pour lancer un plan d'action visant à bien préparer l'accession à la souveraineté.Le plan d'action devrait inclure la préparation d'un projet de budget d'un Québec souverain démontrant clairement les avantages concrets pour les Québécoises et Québécois de rapatrier tous les pouvoirs et les impôts à Québec ».Le plan Legault propose aussi que « le renforcement du secteur public passe par une plus grande décentralisation donnée en échange de plus d'imputabilité des institutions publiques.Il faut être capable d'évaluer et d'obtenir des comptes de nos grands réseaux publics », un thème cher au ministre Legault, qui avait instauré des contrats de performance pour les universités, puis pour les hôpitaux.L'ex-ministre, qui s'était dit opposé à de nouvelles baisses d'impôt au dernier congrès du PQ, promet de continuer à le faire durant sa campagne.« Bien sûr qu'il est plus facile de promettre des baisses d'impôt que d'en expliquer l'impossibilité.Mais nous croyons qu'il s'agit de notre devoir d'en faire la démonstration.Les citoyens sont d'ailleurs de plus en plus conscients que les avantages de la social-démocratie comme les faibles frais d'électricité, de garderie et de scolarité compensent amplement pour des impôts aux particuliers mieux nantis un peu plus élevés.Il faudra dénoncer et combattre efficacement le plan libéral irresponsable de baisser massivement les impôts », poursuit le plan Legault que fait circuler M.Rebello.S'il décide de rester en poste plus longtemps qu'il ne l'avait prévu à l'origine, Bernard Landry risque de se retrouver vite au milieu des tirs croisés de ceux qui désirent lui succéder.Déjà hier, chez les proches collaborateurs de Pauline Marois, on précisait qu'on accepterait que M.Landry demeure chef de l'opposition jusqu'à la fin de la session parlementaire, prévue pour la fin juin.Mais au-delà, à l'automne, Mme Marois pourrait bien donner des signes d'impatience.L'ex-ministre des Finances tient à ce que la course à la direction du PQ ait lieu dès l'automne, indiquent sans hésiter ses lieutenants.La moitié des députés péquistes élus lundi sont déjà dans le camp Marois, dont Sylvain Simard, l'ancien disciple de Bernard Landry.Du côté d'André Boisclair, le seul autre candidat prévisible, on ne pouvait hier nommer d'élus, mais on promet « des gens de toutes les régions ».Un ancien ministre déjà clairement engagé derrière Mme Marois souligne que la campagne de financement dont M.Legault avait la responsabilité durant la campagne électorale était loin d'avoir eu le succès escompté.M.Landry, de son côté, « semble changer d'idée toutes les 15 minutes », ironisait-on dans l'entourage de M.Legault.Après avoir laissé ses principaux collaborateurs partir pour d'autres fonctions à compter du 22 avril et annoncé son départ à son cabinet, M.Landry a dit-on été ébranlé par le groupe des députés qui, mercredi, lui ont demandé de rester.Sans Bernard Landry à la barre, les premières semaines du gouvernement Charest risquent de ressembler à une lune de miel pour le PLQ craint-on.« Ce n'est pas la course au PQ qui doit être le centre du débat dans les prochaines semaines, mais bien les défusions promises par le gouvernement libéral », soutient un ex-ministre péquiste.Le premier ministre sortant a demandé récemment à son nouveau chef de cabinet, Jacques Wilkins, de vérifier s'il pourrait constituer une petite équipe d'employés pour quelques mois.Depuis deux jours, M.Landry a écouté plusieurs proches, dont Guy Chevrette, qui lui ont demandé de rester pendant quelques mois encore.Photothèque La Presse © Le ministre François Legault 3136457A Les nouveaux jeunes leaders du gouvernement PASCALE BRETON LES QUÉBÉCOIS ont élu un bon nombre de jeunes députés lundi dernier dans les différentes formations politiques à l'Assemblée nationale, des jeunes qui pourraient être les leaders de demain.Que ce soit au sein du Parti québécois ou du Parti libéral du Québec, ces nouveaux députés ont pour la plupart commencé à s'engager très jeunes en politique, que ce soit au sein des commissions jeunesse, dans les associations étudiantes ou au sein des cabinets comme attachés politiques.Nathalie Normandeau Députée libérale de Bonaventure, Nathalie Normandeau avait ainsi 20 ans lorsqu'elle a commencé à travailler au cabinet de l'ancien premier ministre Robert Bourassa.Député de Kamouraska-Témiscouata, Claude Béchard est pour sa part devenu vice-président du Parti libéral du Québec à l'âge de 27 ans.Karl Blackburn, dans Roberval, Daniel Bouchard, dans Mégantic-Compton et Dominique Vien, dans Bellechasse, ont tous la mi-trentaine également.Stéphan Tremblay Dans l'équipe péquiste, le député du Lac-Saint-Jean, Stéphan Tremblay, a entrepris sa carrière politique à l'âge de 23 ans, en se faisant élire au fédéral sous la bannière du Bloc québécois.Nouveau député de Joliette à 32 ans, Jonathan Valois a pour sa part été président de son association étudiante au collégial avant de devenir quelques années plus tard président du comité national des jeunes du Parti québécois.S'ajoutent aussi à cette liste « jeunesse » le député de Chicoutimi, Stéphane Bédard et celui de Berthier, Alexandre Bourdeau, entre autres.« Lors de mes premiers conseils généraux, alors que j'étais dans la commission jeunesse, j'étais toujours impressionné.Il y a plusieurs autres mouvements où c'est louable d'être impliqué, mais en politique, c'est encore là que tu peux directement changer des choses », se rappelle Claude Béchard.Élu lors d'une élection complémentaire en 1997, il avait succédé à France Dionne, laquelle avait choisi de tenter sa chance au fédéral.M.Béchard a ensuite été réélu lors des élections générales de 1998 avec une mince majorité d'une centaine de voix.Lundi dernier, il a été réélu avec cette fois une confortable avance de quelque 5000 voix sur son plus proche rival.M.Béchard a commencé à militer au sein de la commission jeunesse du Parti libéral au début des années 90, alors qu'il était encore étudiant.Il a ensuite travaillé au cabinet de l'ancien premier ministre Robert Bourassa, puis de son successeur, Daniel Johnson, jusqu'en 1996 avant de se diriger vers le secteur privé.Il est revenu en politique l'année suivante.Aujourd'hui, son nom figure parmi ceux des ministres potentiels.Alexandre Bourdeau Sa collègue de Bonaventure, Nathalie Normandeau, a elle aussi une feuille de route impressionnante malgré ses 34 ans.Ce qui devait d'abord être un contrat estival au cabinet du premier ministre alors qu'elle avait 20 ans s'est poursuivi pendant quatre ans.Par la suite, à 27 ans, elle est devenue mairesse de son village natal, Maria, en Gaspésie, avant d'accepter de se présenter aux élections générales de 1998, à la demande du chef libéral Jean Charest.Hésitante au départ, elle ne regrette pas son choix.« Je fais l'un des plus beaux métiers du monde.C'est un immense privilège.Nous sommes 125 députés à représenter 7,5 millions de citoyens », lance- t-elle, affirmant travailler en politique « parce qu'elle aime le monde » et, un peu, pour essayer de changer le monde.L'une des jeunes femmes élues à l'Assemblée nationale, Mme Normandeau estime que son parti laisse beaucoup de place à la jeunesse.« En 1998, quand je suis arrivée, j'avais 30 ans.Nous sommes plusieurs jeunes députés, hommes et femmes, qui se sont vu confier des responsabilités importantes au sein de l'équipe.Le chef (Jean Charest) a un type de leadership très valorisant pour un jeune député », affirme-t-elle.Comme son collègue Claude Béchard, elle est pressentie pour devenir ministre au sein du nouveau gouvernement, mais refuse de spéculer à ce sujet.Stéphane Bédard Nouvellement élu à l'Assemblée nationale, Jonathan Valois a pour sa part ramené la circonscription de Joliette \u2014 représentée pendant 25 ans par Guy Chevrette \u2014 dans le giron péquiste.À 32 ans, M.Valois voit un beau défi dans ce qui se présente, même si son parti est dans l'opposition.« Il existe actuellement un nouveau discours de la gauche, de gens qui sont progressistes, mais progressistes pragmatiques, dit- il.C'est ce que nous avons à faire au Parti québécois, redéfinir nos trois piliers qui sont le progrès social, l'identité nationale et la souveraineté.C'est l'un des mandats que je me donne.Notre responsabilité sera très grande pour les quatre prochaines années.Père de deux enfants âgés de 2 et 4 ans, il reconnaît qu'il est souvent ardu de concilier la vie politique et la vie familiale, mais promet de se faire le porte-parole des jeunes familles.« Il faut discuter de leur réalité, mettre ça de l'avant et en ce sens, il y a pire que l'Assemblée nationale.Le marché du travail est difficile pour les jeunes familles », rappelle M.Valois, affirmant qu'en tant que professeur, il avait à ce jour toujours obtenu des contrats de six mois en six mois, sans savoir ce qui attendait sa famille.PRIME SUBLIME! w w w .l e s a i l e s .c o m CARTE-CADEAU ÉLECTRONIQUE LA PUCE-À-PORTER LA PORTER PARTOUT, ÇA VOUS RAPPORTE! 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» Le frère dominicain Rami Simon avait oublié que c'était la semaine sainte, il n'y a pensé que jeudi.Toutes les nuits, ce religieux bâti comme un joueur de football est de garde à l'hôpital Al Hayat pour le protéger des pilleurs.Il s'est même résigné à porter une arme.« Je ne le fais pas pour tuer, je le fais pour garder la vie.Je n'ai pas l'intention de tirer sur quelqu'un, je vais tirer en l'air jusqu'au bout de ma kalachnikov en espérant que quelqu'un vienne.» Sa grande crainte en ce moment est de voir des islamistes chiites prendre de plus en plus en place au pays.« Ils n'ont pas la capacité, l'intelligence pour arriver à de bons résultats.» Le parti Baas avait de bon qu'il se mêlait peu de religion, et les chrétiens disent n'avoir jamais été particulièrement ennuyés par les autorités.Une patrouille de militaires américains arrive devant l'hôpital, Rami Simon va leur parler.« Nous ne tenons pas à ce qu'ils viennent trop souvent nous voir, confie le religieux.Nous pourrions devenir une cible des opposants.Nous avons organisé notre propre système de défense entre voisins et nous nous arrangeons bien.» Le major Ellison confirme qu'il préfère laisser les gens du quartier prendre soin de leur rue.« Mais nous disons de le faire sans arme, car s'il se passe quelque chose, nous ne pouvons faire la différence entre les bons et les méchants puisque les deux auront des armes.Lorsque nous voyons quelqu'un avec une arme, nous la confisquons.» Dans le couvent des carmes, le père Michel regarde avec désolation sa chapelle.Le plafond s'est effondré en partie à cause des vibrations durant les bombardements.Des bancs ont été cassés, le sol est couvert d'une épaisse couche de poussière.Devant l'autel, les bouquets de fleurs ont résisté au choc.« Il fallait que cette guerre se fasse pour nous débarrasser de la tyrannie.Et ça se passe mieux que je pensais, confie le religieux belge.Je craignais qu'il y ait plus de bagarres à Bagdad.» « Il y a des guerres justes, poursuit- il.On peut discuter de la manière des Américains, mais peut-on maintenir un peuple indéfiniment sous la torture d'un dictateur, avec des espions dans les familles ?« D'ailleurs, j'ai une bonne blague irakienne pour vous, dit-il en nous reconduisant à la porte du couvent.Saddam Hussein meurt.Les chiites disent : nous voulons qu'il soit enterré dans notre cimetière.Les sunnites disent : non, nous voulons qu'il soit enterré dans notre cimetière.Les chrétiens s'en mêlent : non, il sera enterré dans notre cimetière! À ce moment, les chiites et les sunnites protestent avec véhémence.« Ah non, disent-ils, on ne va pas l'enterrer dans un cimetière chrétien, il risque de ressusciter ! » MARIA BABBAGE Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le Canada va participer aux efforts visant à ramener l'ordre en Irak à la demande des États-Unis, a indiqué hier un porteparole du ministère des Affaires étrangères.Mais la nature exacte de la contribution du Canada n'a pas encore été déterminée.« Nous allons participer avec la communauté internationale, mais nous devons mener d'autres consultations avec les États-Unis et d'autres partenaires internationaux, incluant les Nations unies », a déclaré Reynald Doiron, porte-parole du Ministère.La demande pour participer « aux secours, à la reconstruction et à la stabilisation de l'Irak » a été reçue jeudi après-midi par le Ministère en provenance de l'ambassade des États-Unis.M.Doiron a refusé de donner des détails au sujet de la demande, affirmant seulement que l'invitation avait aussi été envoyée à plusieurs autres pays.« Avant de déterminer quel sera le meilleur rôle pour le Canada, nous devons mener d'autres consultations.Nous ne sommes pas encore prêts à prendre des décisions », a-t-il indiqué.M.Doiron a affirmé qu'il était « improbable » que le Canada fournisse des forces terrestres à une force internationale de stabilisation, étant donné l'engagement actuel de forces canadiennes de maintien de la paix et de lutte contre le terrorisme en Afghanistan, dans les Balkans et au Moyen-Orient.M.Doiron a mentionné les propos tenus la semaine dernière par le premier ministre Jean Chrétien selon qui le Canada serait disposé à envoyer des policiers de la Gendarmerie royale du Canada pour aider à rétablir l'ordre en Irak, si la demande en est faite.« Le premier ministre a déjà souligné la grande tradition du Canada pour aider les États qui se remettent d'un conflit, notamment dans les secteurs du maintien de l'ordre et de la sécurité », a déclaré M.Doiron.Un porte-parole du premier ministre, Steven Hogue, a affirmé que la demande des États-Unis consistait en une « liste de besoins » pour la période de transition d'aprèsguerre en Irak, mais il a refusé d'en dire plus.« Il est trop tôt présentement pour dire exactement ce que nous pouvons faire et ce que nous ne pouvons pas faire.Les consultations sont toujours en cours », a-t-il indiqué.Le Canada s'est déjà engagé à fournir 100 millions de dollars en aide humanitaire à l'Irak.Un porte-parole du département d'État, Richard Boucher, a déclaré qu'un télégramme avait été envoyé à « plusieurs dizaines de pays ».LE CARDIGAN PIVOINE | 49.95 Fin tricot extensible de rayonne et coton pour un cardigan tout en souplesse et féminité avec son imprimé floral en tons de bleu et blanc.Une exclusivité Contemporaine coupe petite.P.m.g.tg.Pantalon lin 49.95 LA CHEMISE LACETS PIRATE | 39.95 De notre collection pur lin, une exclusivité aux proportions parfaites pour la femme de 5 pieds 4 pouces et moins.Forme polo, encolure et poignets lacés.Blanc, naturel, sangria.P.m.g.tg.Rég.50.00 LE CARDIGAN LISÉRÉ ACCENT | 39.95 C'est l'indispensable cardigan encolure ronde, en tricot de coton côtelé, renouvelé par sa jolie bande contrastante en blanc sur bleu, marine, rose, sésame.P.m.g.tg.LE PULL V BORDÉ CROCHET | 29.95 Une exclusivité coupe petite en tricot pur coton, encolure bordée d'un large ruban au crochet.Crème, anis, bleu, marine, rose.P.m.g.tg.Rég.39.95 QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE PÂQUES 2 0 A V R I L Le certificat-cadeau Simons C'est le bon-cadeau qui laisse entièrement carte blanche.D'une valeur de votre choix, disponible à toutes nos caisses.3134421A TT 2003 ROADSTER À qui la chance.5441, rue Saint-Hubert, Montréal (514) 274-5471 Voyez le spécialiste 199 $ Prix régulier : 399,99 $ 50%de rabais Manteau Adamello La Cordée 100 % nylon Ripstop / membrane Gore- Tex 3 couches / Disponible pour hommes et femmes / Couleurs au choix GÉNÉREUX DE NATURE Promotion en vigueur jusqu'au 27 avril 2003 ou jusqu'à épuisement de la marchandise.Les produits peuvent différer des modèles illustrés.2159, rue Ste-Catherine E.- 2777, boul.St-Martin O.- 514 .524 .1106 - www.lacordee.com IL COUPE LE VENT.IL COUPE LA PLUIE.ON COUPE LE PRIX.LA CORDÉE A 50 ANS.VOUS ÉCONOMISEZ 50 %.50 ANS DE PLEIN AIR ! 3128705A 6LP0801A0419 6LP0801A0419 ZALLCALL 67 21:02:25 04/18/03 B A8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 9 AVRIL 2003 IRAK > L'APRÈS-SADDAM Photos AFP et AP Après un séjour de six semaines à Bagdad, après avoir vu les bombes pleuvoir sur la ville et assisté à l'arrivée des troupes de la coalition, notre envoyé spécial Jooneed Khan a quitté l'Irak.Il raconte ici ses dernières heures dans la poudrière.Pendant ce temps, une autre journaliste de La Presse, Judith Lachapelle, arrivait dans la capitale irakienne.Elle raconte son voyage.Une autoroute, mille détours Sur la route de Bagdad À BAGDAD JOONEED KHAN envoyé spécial J'AI QUITTÉ BAGDAD à 8 h dimanche et je suis arrivé à Amman passé 21 h.Lundi, pendant que le Québec s'apprêtait à voter (moins 9 h de décalage), j'ai changé ma réservation sur Air France, trouvant un siège à bord du vol de mercredi pour Paris, ensuite Montréal, où je devrais atterrir ce soir.Ma réservation en poche, j'ai déambulé comme un zombie dans le chic quartier de Shmeisani à Amman, inondé d'un soleil printanier, encombré de voitures de luxe flambant neuves et bondé de jeunes filles en fleur et en hijab, jeans sous de longues robes aux manches longues, et sacs à dos d'étudiantes.D'un cybercafé j'ai expédié quelques courriels.Sur une terrasse balayée d'une brise fraîche, j'ai siroté quelques thés et cafés, fumé un narguilé et lu des journaux.« Tikrit, le dernier bastion de Saddam, tombe aux mains des Américains », « la Syrie, prochaine cible de Bush », « Manifs antiaméricaines à Bagdad », « Les chiites réclament eau, courant et ordre » : tels étaient les titres du Jordan Times.Rentré à l'hôtel à pied vers 15 h sous un soleil brûlant, j'ai décidé de faire une sieste.Quand je me suis levé, il était 6 h mardi : j'avais dormi 15 heures d'affilée ! Par réflexe, j'ai commencé à planifier ma journée quand j'ai soudain réalisé que je n'étais plus à Bagdad.Le départ de la capitale irakienne, dans l'air depuis plusieurs jours et sans cesse remis à cause de rapports d'insécurité sur les routes, fut décidé précipitamment à la lueur de chandelles à l'hôtel Al Fanar dans la nuit de samedi : on serait sept ou neuf, on prendrait deux camionnettes GMC à 1500 $ US chacun.Plus on est nombreux, plus c'est sûr.Mes affaires emballées, toujours à la lueur des chandelles, je me suis couché passé 3 h.À 6 h, j'étais debout.Un mince filet d'eau glaciale coulait du robinet : le gérant, averti par moi que nous partions tôt le matin, avait activé la petite génératrice pour pomper l'eau du puits de l'hôtel ; une chance que c'était de l'eau et non pas du pétrole On était seulement cinq au départ et on a donc pris une seule GMC.Le chauffeur était jeune, ne parlait que l'arabe et semblait peu expérimenté pour le trajet jusqu'à Amman.Mais il s'est révélé fort débrouillard, détectant de loin sur les routes les barrages de chars américains, optant rapidement pour les déviations spontanées à prendre, suivant le trafic dans le gué des caniveaux, roulant à travers champs et zigzaguant entre les habitations de la banlieue semi-rurale de Bagdad pour ensuite revenir, après maints demitours, sur les routes menant vers la frontière jordanienne.Les chars et les blindés américains occupaient les hauteurs de tous les viaducs et rampes d'accès des autoroutes.Si bien que le trafic irakien était contraint de contourner ces barrages en quittant l'autoroute pour s'engager dans les champs sablonneux et traverser des villages où, souvent, des enfants postés au coin des maisons poussiéreuses lançaient gaiement des indications aux chauffeurs.« J'espère qu'ils ne sont pas complices des bandits et qu'ils ne nous dirigent pas vers un guet-apens », a commenté Ed Kinane, un Américain de l'Iraq Peace Team dont la photo sur son passeport est la caricature de Doonesbury, personnage de la bande dessinée américaine.On a mis ainsi plus de deux heures à accéder enfin pour de à l'autoroute vers la Jordanie et la Syrie.Le trajet fut sans histoire, sauf pour les amas de terre posés à intervalles réguliers pour obliger les véhicules à ralentir et à faire trois ou quatre zigzags avant d'accélérer à nouveau.Et sauf pour des tronçons bombardés çà et là.Salman, le chauffeur, a été d'une vigilance efficace, si bien qu'à chaque fois qu'il négociait un tronçon dangereux, je lui chantais : « Afia, wa Afia, wa Afia Ridjaal » (Bravo, bravo, bravo les gars), parodiant une chanson de la télé irakienne à la gloire de Saddam Hussein.Il s'étouffait de rire.Une halte pour l'essence fut empreinte d'une certaine nervosité.C'était à un restaurant désaffecté en plein désert, non loin de la frontière.Salman a ralenti.Un homme lui a fait signe de la main.On a quitté la route et on a stationné près de lui.Il n'était pas armé, mais on s'attendait à voir des hommes armées surgir à tout moment.Il n'en fut rien.Ahmad est revenu avec un ami, Soudanais comme lui, et deux jerrycans d'essence.Ahmad a ouvert le restaurant pour April Hurley, militante de l'IPT et médecin.Derrière un réduit en béton armé, il y avait un amas d'uniformes et de bottes abandonnés par des soldats irakiens.Le poste frontière irakien de Qaadisiyah était vide et abandonné.On a passé deux contrôles de l'armée américaine, avec vérification d'identité, avant d'atteindre le poste jordanien de Karameh.L'attente fut longue, très longue.Devant nous, trois voitures transportaient, avec familles et effets personnels, des étudiants yéménites que j'avais rencontrés en janvier à Bagdad.Militants du parti Baas yéménite, ils étaient boursiers en Irak ; le Baas renversé, ils regagnaient le Yémen.On a bavardé et on a échangé adresses et numéros de téléphone avant de se quitter trois heures plus tard.Un journaliste britannique de l'agence Associated Press, arrivé près de deux heures après nous au poste frontière jordanien, raconte qu'il a été pillé par des hommes armés à la périphérie de Bagdad.« Ils avaient des kalachnikovs pointées vers moi et mon chauffeur.Ils m'ont tout pris, mes valises, mon ordinateur, mes caméras, tout mon équipement et tout mon argent, sauf heureusement la voiture et mon passeport, qui était dans la poche de ma chemise.Mon chauffeur aussi a été volé », raconte-t-il, encore sous le choc.Côté jordanien, l'oléoduc vide qui suit l'autoroute attend toujours de s'étendre en Irak pour sortir le pétrole irakien vers le port d'Aqaba.Halte au restaurant Abu Saif à Ruwaished où, en allant vers l'Irak début mars, j'avais croisé des centaines d'employés de l'ONU, toutes nationalités confondues, évacués (relocalisés, disaient-il) à l'approche de l'attaque américaine.Il est bondé de journalistes qui retournent maintenant à Bagdad.À l'hôtel Monzer à Amman, Al Jazeera transmettait sur le téléviseur dans le hall les images d'une fusillade devant l'hôtel Palestine à Bagdad.Un message m'attendait : ma collègue Judith Lachapelle était à Amman.Je l'ai appelée et on a soupé ensemble pour parler des conditions de vie et de travail à Bagdad, ainsi que des précautions à prendre pour le trajet depuis Amman.Elle s'apprêtait à partir en direction de la capitale irakienne.La meute de journalistes repliée sur Amman repart vers Bagdad ; munis d'autorisations jordaniennes, ils campent en général une nuit à la frontière et forment un convoi naturel le matin pour le départ vers Bagdad.Après ma longue nuit de 15 heures, je suis descendu hier matin dans le hall de l'Al Monzer.J'ai allumé la télé et syntonisé TV5.Radio-Canada diffusait les résultats des élections au Québec.« René Lévesque a été battu ?», a demandé un pacifiste américain.« Les libéraux ont gagné ?Ce sont des séparatistes a commenté un autre.Les pacifistes américains en sont encore à apprendre les complexités de la politique irakienne ; ils apprendront un jour peut-être celles du Québec.À BAGDAD JUDITH LACHAPELLE envoyée spéciale « T'AS VU CE PAYSAGE ?Eh bien, ça va être comme ça pendant sept heures ! » Samantha connaît bien ces collines de la Jordanie qui laissent doucement la place au plat désert irakien.Elle a arrêté de compter les fois ou elle s'est rendue à Bagdad avec son mari Eric, médecin comme elle avec l'organisme torontois War Child.Mais c'est la première fois qu'ils y retournent depuis janvier.En pleine nuit moyen-orientale, notre car se joint à cinq autres cars transportant des travailleurs humanitaires partis en mission pour Bagdad.Tous les cars affichent le désormais célèbre TV inscrit en grosses lettres sur les vitres du véhicule, mais les seules caméras sont celles des volontaires qui s'amusent à sortir la tête des voitures pour filmer les voitures.À côté du sigle TV, les organismes annoncent leur présence.Enfants du monde, Handicap international, Vision mondiale et APN, un sigle qui titille la curiosité d'Eric qui ne peut s'empêcher d'aller les voir.Il revient avec un sourire coquin.\u2014 Savez-vous ce que ça veut dire, APN ?Architechs for People in Needs (Architectes pour les gens dans le besoin) ! \u2014 C'est pas vrai ! s'exclame Samantha.Qu'estce qu'ils vont faire ?Faire des plans sur des ruines ?Le convoi file dans la nuit, la pleine lune baignant la route où nous croisons de nombreux camions- citernes revenant d'Irak.Nous arrivons à la frontière jordanienne vers 7 h du matin.Nous descendons de la voiture pour aller chercher nos visas de sortie.Une formalité toujours un peu bordélique, mais Eric assure qu'un jour, les passeports que nous avons donnés au fonctionnaire jordanien nous reviennent assortis des timbres pour autoriser notre sortie de Jordanie.La salle est pleine de volontaires étrangers, de Jordaniens et d'Irakiens attendant leur visa de sortie.Au bout d'une heure, nos passeports nous reviennent sans le fameux timbre.Raison : les travailleurs humanitaires, contrairement aux journalistes, doivent avoir un visa irakien s'ils veulent quitter la Jordanie pour l'Irak, une nouvelle mesure dont personne n'a entendu parler ! Mes deux compagnons, pas plus que les autres volontaires qui ne sont pas accrédités comme journalistes (le ministère de l'Information jordanien semble délivrerdes cartes de presse à toute personne qui peut tenir un crayon, et plusieurs volontaires en profitent), ne peuvent donc sortir de Jordanie.« C'est le comble ! s'exclame Sam.Les journalistes peuvent avoir des visas, mais pas les médecins ! » Commence alors un ballet compliqué entre les officiers de police et les douaniers pour les convaincre de délivrer les visas pour les quatre médecins canadiens et allemands du convoi.Supplication au douanier en chef, séduction avec l'adjoint du chef de police, diplomatie avec le chef de police.Même un appel de l'ambassade canadienne à Amman n'a aucun effet.Les Allemands réussissent finalement à se faire faxer une lettre plus ou moins officielle enjoignant aux douaniers de laisser sortir leurs ressortissants.Leur interprète retourne au guichet pour rencontrer celui qui vient de prendre la relève.Ce dernier, peut-être pas au courant des nouvelles mesures, estampille les passeports sans dire un mot.Nous nous ruons à leur suite.Je tends mon passeport accompagné de ma carte bleue de presse jordanienne.Sam et Eric font la même chose en utilisant leur permis de conduire ontarien.« C'est une carte de presse canadienne », dit Eric, dans son arabe hésitant.Le douanier examine la carte, n'y comprend manifestement rien, puis estampille les passeports ! Trois heures après notre arrivée à la frontière, nous traversons le no man's land jusqu'aux marines américains qui gardent une frontière irakienne encore ornée du portrait et d'une statue de Saddam Hussein.Avant de sortir de Jordanie, nous avons dû signer une déclaration comme quoi la Jordanie nous avertit que nous allons emprunter une route « extrêmement dangereuse ».Pendant les trois premières heures de notre trajet, nous ne voyons rien d'autre que du désert, une route ponctuée de haltes routières incongrues, de voitures abandonnées qui finissent de rouiller dans le sable, et parfois même trouée par d'énormes cratères laissés par des bombes.Aucun check-point américain en vue jusqu'à Bagdad, c'est à se demander s'ils sont toujours au pays.Par contre, nous contournons deux ou trois tentatives de blocage de route par des gens du coin.À l'une d'elles, le convoi ralentit pour passer lentement entre les barrières.Ali, notre chauffeur, secoue la tête, verrouille les portières et remonte les vitres.Ceuxlà ont l'air mieux organisés et nous pouvons voir leurs fusils dans leur dos.Ali sourit néanmoins, envoie la main aux hommes qui ne font pas un geste pour arrêter le convoi.Nous poussons un soupir de soulagement.Bagdad, sans aucun problème.L'arrivée à Bagdad se fait sans aucun problème, si ce n'est le chaos de la circulation en cette fin d'aprèsmidi.Eric et Sam ont des yeux tout le tour de la tête, ils tentent de reconnaître cette ville qu'ils connaissaient assez bien avant la guerre.Nous nous dirigeons vers notre hôtel.Nous sommes soufflés par ce que nous voyons, même si nous avons tous vu les images des pillages à la télévision.Des rues jonchés de gravats, des immeubles incendiés ou aux vitres éclatées, des pilleurs entassant ce qui reste sur des charrettes.Et entre tout ça, des enfants souriants qui envoient la main, un vendeur d'oranges et de melons sur le bord de la rue, des arbres en fleurs.Nous dénichons enfin une chambre au Sheraton Ishtar, juste à côté du fameux hôtel Palestine, après avoir payé un généreux pourboire au gérant, au réceptionniste, au frère d'Ali qui a négocié notre chambre, puis aux 10 porteurs de bagages qui se sont rués sur notre voiture pour nous aider.« Les employés de l'hôtel ne reçoivent aucun salaire, confie un photographe jordanien.Ils vivent grâce aux pourboires.» L'hôtel n'a de Sheraton que le nom et la structure de base, et il a dû être un jour un bel hôtel.Mais aujourd'hui, les employés passent un linge à la hâte sur les bureaux pour enlever la poussière, les fauteuils sont défoncés, le matelas aurait dû prendre sa retraite depuis longtemps.Nous n'avons pas encore l'eau (elle arrivera enfin au petit matin à raison de quelques heures par jour), mais nous avons l'électricité, grâce à l'énorme génératrice de l'hôtel dont le ronronnement assourdissant nous force à fermer la porte- fenêtre pendant la nuit malgré l'absence de ventilation dans la chambre.Le soleil se couche sur Bagdad en ce jeudi soir, alors que le couvre-feu entre en vigueur.Du 17e étage, nous avons une vue fabuleuse sur la ville et le Tigre.La lumière est extraordinaire.Nous sommes en train de contempler le paysage quand des tirs retentissent au loin.Eric nous fait signe de rentrer.« Inutile de fournir une cible à des snipers », dit-il.Après tout, Bagdad est encore un peu en guerre.Le départ, dans l'air depuis plusieurs jours etsans cesse remis à cause de rapports d'insécurité sur les routes, a été décidé précipitamment à la lueur de chandelles à l'hôtel Al Fanar.« C'estle comble ! s'exclame Sam.Les journalistes peuvent avoir des visas, mais pas les médecins ! » Commence alors un balletcomp liqué entre les officiers de police etles douaniers. 6LP0901A0419 A-9 Samedi 6LP0901A0419 ZALLCALL 67 21:00:30 04/18/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 9 AVRIL 2003 A9 IRAK > L'APRÈS-SADDAM Saddam réapparaît à la télé Les autorités américaines refusent de se prononcer sur l'authenticité de l'extrait vidéo TRISTAN PÉLOQUIN Saddam Hussein a réapparu hier sur les ondes de la chaîne satellitaire Abu Dhabi TV, qui a diffusé des images le montrant, affirmet- elle, en train de prendre un bain de foule dans les rues de Bagdad le 9 avril, jour où les forces américaines ont pris d'assaut la capitale.Les images, tournées en plein jour, montrent le président irakien vêtu d'une tenue vert olive, juché sur le capot d'une voiture et acclamé par une foule de quelques centaines de personnes, dont certains portent à bout de bras leur fusil d'assaut AK-47.Il a le visage visiblement fatigué et amaigri, aux côtés de quelqu'un qui semble être son fils cadet Qoussaï, qui dirigeait la Garde républicaine, ainsi que de son secrétaire personnel Abed Hamoud.« Par notre âme, notre sang, nous nous sacrifierons pour toi, ô Saddam », scande la foule, dont certains membres tentent même d'embrasser le leader irakien malgré la protection de gardes armés rapprochés.On n'aperçoit cependant sur ces images ni signe apparent de dégâts qui auraient pu être provoqués par des bombardements ni fumée à l'horizon.Selon ce qu'a affirmé le correspondant d'Abu Dhabi TV à Bagdad, Jaber Obeid, qui dit avoir obtenu la vidéocassette « de sources sûres », ces images ont été tournées dans le quartier d'Al-Azamiya par la télévision d'État irakienne, peu de temps avant que les forces américaines prennent d'assaut la capitale.La chaîne Abu Dhabi, établie aux Émirats arabes unis, a également diffusé hier un enregistrement audio de ce qu'elle a présenté comme « le dernier discours » du président irakien déchu, qui aurait également été enregistré le 9 avril et dans lequel une voix affaiblie affirme : « Les peuples conquis finissent toujours par triompher de leurs envahisseurs.Votre leadership demeure intact.» En début d'après-midi, la Maison- Blanche a réagi en affirmant que les deux extraits étaient analysés par des spécialistes afin d'en déterminer l'authenticité.Si ces extraits se révélaient authentiques, cela signifierait que Saddam Hussein a survécu à deux bombardements dirigés expressément contre lui le 7 avril, dans le quartier d'Al- Mansour.« Pour l'instant, nous ne savons pas quel est le sort de Saddam Hussein », a affirmé Claire Buchan, porte-parole de la Maison-Blanche, après la diffusion de ces images par les télévisions américaines.« Par contre, ce que nous savons de façon certaine, c'est que Saddam Hussein n'a plus de pouvoir en Irak.Il ne représente plus une menace pour le peuple irakien, le peuple américain ou le peuple du monde », a ajouté Mme Buchan.Questionné par un journaliste d'Associated Press, un responsable des services secrets américains a cependant affirmé que certains éléments laissaient croire que les images avaient été tournées avant le début de la guerre.L'ambassadeur de l'Irak à Belgrade, Sami Sadoun, qui a dirigé les bureaux du premier ministre irakien Tarek Aziz pendant 25 ans, a pour sa part affirmé être persuadé que Saddam Hussein et son entourage avaient été tués lors des bombardements du 7 avril.« Je n'ai reçu aucune instruction de mes supérieurs depuis cette date, pas même un seul petit fax, a-t-il affirmé à l'Associated Press.C'est curieux, a-t-il ajouté, depuis ces bombardements, la Garde républicaine a disparu et il n'y a plus aucune défense dans Bagdad.» Jusqu'à présent, quatre personnages- clés de l'entourage de Saddam Hussein, figurant tous sur le jeu de 55 cartes distribué aux soldats américains, ont été faits prisonniers par la coalition.On compte parmi ceux-ci deux demifrères de Saddam Hussein, Watban Ibrahim Hassan, ancien ministre de l'Intérieur, et Barzan Ibrahim Hassan Al-Tikriti, ancien dirigeant des services de renseignement, qui ont été capturés la semaine dernière.Le chef du commandement régional du parti Baas de la région de Bagdad, Samir Al-Aziz Al-Najm, a également été capturé jeudi près de Mossoul.Le principal conseiller scientifique de Saddam, Amer Hammoudi Hassan Al-Saadi, s'est quant à lui livré volontairement aux forces américaines le 13 avril.Aucune carte maîtresse n'est officiellement entre les mains des Américains, mais le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, a estimé le 7 avril que le roi de pique « Ali Chimique » était sans doute mort dans le bombardement de sa résidence de Bassora.Photo AP / Abu Dhabi TV © Des images de la chaîne Abu Dhabi TV montrent Saddam Hussein prenant un bain de foule, selon la chaîne, le 9 avril dernier.Si vous cherchez une hypothèque, vous devriez vous poser les questions qui suivent.RBC Banque Royale® répond « oui » à chacune d'elles, de sorte que vous avez le loisir de vous créer une hypothèque qui répond à vos besoins.Parce qu'une bonne hypothèque doit offrir plus qu'un bon taux.Est-ce que mon taux réduit s'applique à toute la durée de mon terme hypothécaire ou seulement à la période de lancement ?Puis-je combiner les offres de remise en argent et de réduction de taux ?Puis-je obtenir un taux avantageux sans négocier, quel que soit le terme ?Les modalités de paiement sont-elles souples et puis-je reporter un paiement ?Puis-je utiliser la valeur nette de ma propriété pour réduire les intérêts sur d'autres emprunts ?Mon hypothèque me suivra-t-elle si je déménage ?Est-ce qu'un conseiller en prêts hypothécaires peut venir me rencontrer même les soirs et les week-ends ?® Marque déposée de la Banque Royale du Canada.mc Marque de commerce de la Banque Royale du Canada.RBC et Banque Royale sont des marques déposées de la Banque Royale du Canada.Les allégations ci-haut s'appliquent aux hypothèques résidentielles seulement et sont assujetties aux critères de prêts de la Banque Royale du Canada.Sous réserve de certaines conditions.1.Les taux illustrés pour le terme applicable constituent le meilleur taux de la Banque Royale du Canada, établi selon les promotions présentement offertes au grand public.Ces taux représentent des taux spéciaux réduits, susceptibles d'être modifiés et différents des taux affichés de la Banque Royale du Canada.Cette offre peut être modifiée, retirée ou prolongée en tout temps sans préavis.Ne peut être jumelée à d'autres réductions de taux, offres ou promotions.Le taux annuel en pourcentage (TAP) est établi d'après une hypothèque de 100 000 $ sur le terme indiqué, en supposant certains coûts d'emprunt (tels que les frais d'évaluation).S'il n'y a aucun coût d'emprunt, le TAP et le taux d'intérêt annuel seront identiques.6 mois : TAP de 4,83 %, 4 ans : TAP de 5,23 %, 5 ans : TAP de 5,57 %, 7 ans : TAP de 6,01 %.Une société membre de RBC Groupe Financier SAVOIR DONNER UNE VUE D'ENSEMBLE Un bon taux hypothécaire, c'est bien.Mais il y a plus\u2026 Pour vous renseigner au sujet de l'hypothèque qui vous convient, appelez au 1-877-ROYAL® 7-0 (1 877 769-2570) ou consultez www.rbcbanqueroyale.com/hypotheque.6 mois : 4,50 % 4 ans : 5,19 % 5 ans : 5,54 % 7 ans : 5,99 % Les meilleurs taux offerts1 par RBC Banque Royale 3134870A Des pilleurs rendent des objets au Musée de Bagdad Associated Press BAGDAD, Irak \u2014 Sermonnés par les imams et rongés par le remords, des pilleurs ont rendu hier au Musée de Bagdad une vingtaine de pièces qu'ils avaient dérobées.Parmi les pièces rendues se trouvaient des poteries et des pièces métalliques, a précisé M.Hilil, chef du département des antiquités du Musée.Il a avancé que les pertes n'étaient peut-être pas aussi graves qu'on le redoutait.Sans électricité, les conservateurs n'ont pas encore pu faire l'inventaire complet des coffres situés au sous-sol du Musée, où ils avaient caché de nombreuses pièces avant le début du conflit.Ayez l'air plus jeune en 15 minutes\u2026 pour toute la vie Artecoll est une intervention sûre et permanente, pour corriger les rides, augmenter les lèvres, combler les sillons nasolabiaux, la dépression des commissures, les cicatrices d'acné et autres imperfections cutanées.Artecoll s'est avéré efficace chez plus de 150 000 patients, ce traitement n'est pas à répéter comme c'est le cas avec d'autres types d'interventions.Pour de plus amples renseignements au sujet d'Artecoll contactez le 1 877 278-3265 (à Montréal le (514) 334-3830).L'art de paraître et de vous sentir mieux. 6LP1001A0419 a10 monde sam 19 avril 6LP1001A0419 ZALLCALL 67 23:18:16 04/18/03 B EXPRESS INTERNATIONAL Irlande du Nord Collusion LE CHEF du principal parti protestant d'Irlande du Nord, David Trimble, a demandé hier l'ouverture d'une enquête parlementaire après la publication jeudi d'un rapport explosif révélant une « collusion » entre forces de l'ordre britanniques et tueurs protestants.Fruit de 14 ans d'enquête, ce rapport, rédigé par le chef de la police métropolitaine de Londres, John Stevens, a révélé que des officiers de la police antiterroriste et des services de renseignement militaires britanniques ont aidé leurs « agents » au sein des groupes armés protestants à abattre des catholiques.\u2014 d'après AFP Turquie Sang-froid LES AUTORITÉS turques, gênées par de récentes images télévisées de policiers matraquant des manifestants, viennent d'appeler la police antiémeute à faire preuve de plus de sang-froid.Le chef de la police, Gokhan Aydiner, a diffusé une circulaire demandant à ses hommes de ne pas recourir à la force avant d'en recevoir l'ordre et de ne plus poursuivre les manifestants qui s'enfuient.« La police ne poursuivra plus ceux qui fuient et ne frappera pas ceux qui sont tombés à terre.Au contraire, elle les aidera à se relever », selon le porte- parole de la police, Feyzullah Arslan.\u2014 d'après AFP Colombie Semaine sainte sanglante PAYS DE LONGUE tradition catholique, la Colombie a vécu une sanglante semaine sainte marquée par des attentats attribués aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (marxistes).En pleine procession du Vendredi saint hier, un commando des FARC a fait feu contre les forces de l'ordre chargées de la sécurité pendant le chemin de Croix à Dolores, à 200 km au sud de Bogota.Un policier et un civil ont été tués.Pendant le Jeudi saint, un enfant de 8 ans avait trouvé la mort dans l'explosion de sa bicyclette piégée lors d'un attentat par télécommande à Fortul, à 300 km au nordest de la capitale.\u2014 d'après AFP Russie Député abattu LES DÉPUTÉS RUSSES ont condamné hier un climat d'impunité au lendemain de l'assassinat du député Sergueï Iouchenkov, un crime dénoncé comme « politique » par ses collègues, et qui éclabousse le pouvoir.Le député âgé de 52 ans du parti Russie libérale a été abattu jeudi soir avec un pistolet muni d'un silencieux à l'entrée de son immeuble à Touchino, dans le nordouest de Moscou.Il est le neuvième député russe assassiné depuis la fin de l'URSS en 1991.\u2014 d'après AFP Nigeria Présidentielle DES MILLIERS de policiers et soldats se déployaient hier à Lagos dans l'espoir d'éviter de nouvelles violences pour la présidentielle et les régionales d'aujourd'hui, véritable test pour la démocratie au Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique.Le président sortant Olusegun Obasanjo, élu en 1999 après 15 ans d'une dictature brutale, est en concurrence avec 19 autres candidats, dont trois autres anciens militaires.Le Nigeria n'a jamais réussi de transition démocratique d'une administration civile à une autre.\u2014 d'après AP ÉTATS-UNIS\u2014CORÉE DU NORD Reprise incertaine du dialogue Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Les États-Unis ont fait savoir hier que la tenue d'entretiens trilatéraux États-Unis\u2014Chine-Corée du Nord prévus la semaine prochaine à Pékin était incertaine, après l'annonce par le régime nord-coréen qu'il avait commencé de retraiter du combustible nucléaire irradié.Ce retraitement pourrait permettre la production de plutonium à usage militaire.Les États-Unis décideront s'oils se rendent ou non à Pékin après avoir consulté leurs alliés sur la question, a indiqué une porte-parole de la Maison-Blanche, Claire Buchan.« Une fois que nous aurons une impression claire de ce qui se passe et obtenu l'opinion de nos amis et alliés, nous prendrons une décision sur la suite des événements », a-t-elle dit.Le département d'État américain a affirmé de son côté que la déclaration de Pyongyang n'était « pas claire » et que Washington cherchait toujours à la décrypter.« Il y a des ambiguïtés dans le langage employé sur le stade du retraitement », a déclaré le porte-parole Richard Boucher, sans toutefois préciser quand les États-Unis, manifestement pris de court, comptaient parvenir à une évaluation définitive de ces propos.Boucher s'est également montré vague sur le sort des discussions prévues la semaines prochaine à Pékin, affirmant ne « rien avoir de nouveau à ce stade » à dire sur ces entretiens, laissant toutes les options ouvertes, de leur confirmation à leur report ou leur annulation.Un haut responsable américain, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, a ajouté que Washington « a fait savoir à Pyongyang de la manière la plus claire que le retraitement est quelque chose de très grave, qui pourrait changer la situation ».Ces déclarations attentistes ont fait suite à une cascade de commentaires contradictoires de responsables américains parlant sous le couvert de l'anonymat, se déclarant tour à tour confiants dans la tenue de la rencontre, avant de dire qu'elle était menacée.« Les choses évoluent rapidement au fur et à mesure que nous analysons ce que disent les Nord-Coréens », a affirmé un officiel américain pour tenter d'expliquer la confusion qui règne visiblement à Washington sur ce dossier sensible.La décision de tenir cette réunion à trois constituait un compromis entre la Corée du Nord, qui exigeait des discussion bilatérales avec les États-Unis, et ces derniers, qui veulent un cadre plus large afin que cette crise n'apparaisse pas comme une confrontation entre Washington et Pyongyang.Washington a également souhaité que deux pays directement concernés par cette crise, la Corée du Sud et le Japon, puissent être associés rapidement aux discussions.Des entretiens ont par ailleurs eu lieu hier au département d'État entre le principal diplomate responsable de ce dossier, James Kelly, et des représentants japonais et sud-coréens, pour chercher à faire le point sur la politique à l'égard de Pyongyang.La Corée du Nord avait annoncé plus tôt hier qu'elle « retraitait avec succès » des milliers de barres de combustible irradié de son usine nucléaire de Yongbyon.Les États-Unis en ont été informés au début de mars, a précisé un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères cité par l'agence officielle KCNA.La crise nucléaire nord-coréenne avait débuté en octobre lorsque Washington avait accusé Pyongyang d'avoir lancé un programme nucléaire militaire clandestin en violation d'accords datant de 1994.Au cours des mois suivants, le ton est monté, Washington a suspendu son aide, notamment énergétique, à Pyongyang, et la Corée du Nord a redémarré la centrale nucléaire de Yongbyon, expulsé les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique et s'est retirée du Traité de non-prolifération.SAHARA Touristes localisés d'après AFP VIENNE \u2014 L'envoyé spécial de la télévision autrichienne en Algérie, Franz Norman, a affirmé hier que les autorités de ce pays avaient localisé les 31 touristes disparus dans le Sahara.Les autorités algériennes « savent où ils se trouvent » mais « n'interviennent pas et ne font que les observer » pour assurer leur sécurité, a-t-il ajouté.Les touristes ont selon lui « été séparés en deux groupes ».« Il n'y a pas d'indication pour une solution rapide » du problème des étrangers disparus en Algérie, a déclaré Norman.Quinze Allemands, 10 Autrichiens, quatre Suisses, un Néerlandais et un Suédois qui circulaient sans guide sont portés disparus dans le triangle formé par Ouargla (800 km au sud d'Alger), Djanet (1700 km au sud-est) et Tamanrasset (1900 km au sud).Certains n'ont plus donné signe de vie depuis le 19 février.C'est la première fois qu'autant de disparitions se produisent dans un laps de temps aussi court.Photo HOCINE ZAOURAR, AFP Commémoration Des femmes de Kabylie se sont rassemblées hier devant la maison de la famille Guermah à Agouni Arous, à l'occasion du deuxième anniversaire du décès de Massinissa Guermah, tué à l'âge de 20 ans par les gendarmes.Cette mort avait déclenché des émeutes qui avaient fait plus de 100 morts et des milliers de blessés lors du « printemps noir » de 2001 dans cette région d'Algérie.Jusqu'au 31 juillet 2003, choisissez le prêt hypothécaire Desjardins et vous pourriez obtenir un rabais de taux pouvant atteindre 4,5% la première année.De plus, en optant pour l'assurance invalidité sur votre prêt, vous pourriez gagner un montant équivalant à la valeur de votre maison, jusqu'à 3 $, offert par Desjardins Sécurité financière, compagnie d'assurance vie ! 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cette situation.Ils demandent notamment au gouvernement fédéral de débloquer d'urgence de l'argent pour sauver certaines séries qui risquent selon eux d'être remplacées, faute d'un financement adéquat, par des séries américaines.De passage à Montréal jeudi soir pour promouvoir sa candidature à la tête du Parti libéral, le ministre Manley s'est dit un peu surpris par cette montée aux barricades des artistes.« En réalité, nous n'avons pas coupé dans le Fonds, puisque lors de sa création, en 1996, il a été décidé que la contribution gouvernementale se terminerait en 2003 », a indiqué le ministre.« Quand j'ai commencé le budget de cette année, il n'y avait donc aucune somme de prévue pour le fonds.Après consultations avec les gens de l'industrie, nous avons toutefois décidé d'y verser 75 millions par année sur deux ans afin d'assurer une certaine stabilité, a-til déclaré lors d'un point de presse.75 millions c'est mieux que zéro », a ajouté le ministre, visiblement irrité par l'insistance des journalistes.En principe, le gouvernement devait réduire d'une année à l'autre sa participation au fonds et laisser aux câblodistributeurs et aux distributeurs par satellite le soin d'en assurer la continuité.Au bureau de M.Manley, hier, on se disait un peu déçu que les artistes et artisans mécontents n'aient pas jugé bon de nuancer leurs propos en dénonçant également l'attitude de l'industrie dans ce dossier.« Tandis que M.Manley joue le rôle du méchant, personne ne se demande quel rôle ont joué les distributeurs pendant toutes ces années et quelle est la responsabilité de la ministre de Patrimoine Canada (Sheila Copps) dans ce dossier », a déploré un proche de M.Manley, qui a requis l'anonymat.Mme Copps, qui affronte M.Manley dans la course à la direction du parti libéral, s'est récemment affichée ouvertement en faveur des revendications des artistes.Parmi les 41 productions qui ont fait cette année une demande d'aide au Fonds, seulement 14 ont reçu une réponse positive, dont six sont des émissions de Radio-Canada.Selon les producteurs de télévision, cette décision pourrait notamment sonner le glas des émissions KM/H, Histoires de filles, Les Poupées russes, Emma, Lance et compte, Cauchemar d'amour et Tribu.com.G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Depuis le temps qu'on en parle, soit depuis le rapport en 1993 de la Commission d'enquête sur les nouvelles techniques de la reproduction, le gouvernement fédéral s'apprête à faire adopter en troisième lecture, dans les jours qui vont suivre la rentrée parlementaire du 28 avril, sa nouvelle loi sur la reproduction assistée.Mais de toute évidence cela ne se fera pas sans mal.Au bureau du leader en Chambre du gouvernement, le ministre Don Boudria, on nous assure que l'adoption du projet de loi C-13 est la grande priorité législative du gouvernement en ce moment.Plus que jamais, les récentes prétentions de clonage humain par les raéliens et par Clonaid en Californie ont fait prendre conscience à Ottawa de la nécessité d'encadrer d'urgence ce vaste domaine de la recherche scientifique.Aucune disposition dans le Code criminel actuellement ne permet d'intenter des poursuites contre ceux qui se rendraient coupables de clonage humain.Sauf que les choses ne vont pas aussi allègrement que l'aurait souhaité le gouvernement, un nombre important de députés libéraux ayant décidé de s'opposer à la loi, quelles que soient les conséquences pour eux.Une douzaine de récalcitrants, dont principalement les Paul Szabo, Dan Mc Teague, Clifford Lincoln et Joe Volpe, ont de grandes réserves face à ce projet de loi déposé le printemps dernier par la ministre de la Santé, Anne Mc Lellan.Non seulement malmènent-ils le projet de loi en Chambre, prolongeant le débat et retardant le vote final, mais certains d'entre eux ont annoncé qu'ils allaient voter contre la nouvelle loi, donc contre leur propre parti.La controverse, alimentée également par l'Alliance canadienne, tourne autour de certaines dispositions autorisant la recherche scientifique à partir de cellules souches embryonnaires.Dans une intervention aux Communes, le député Paul Szabo a manifesté son inquiétude face à l'utilisation d'embryons avortés.Le député de Mississauga- Sud estime que le Parlement devrait davantage se préoccuper d'empêcher les cliniques de fertilité de produire des surplus d'embryons que de leur permettre de s'en servir pour la recherche.Joe Volpe, le député ontarien de Eglinton-Lawrence, a également soulevé les problèmes d'éthique liés à la commercialisation des embryons.Dan Mc Teague (Pickering- Ajax) s'inquiète de ce que la loi permette le remboursement des dépenses d'une mère porteuse, même si celle-ci ne pourra être rétribuée pour son action.Évidemment, l'interdiction des pratiques inacceptables, telles que le clonage, la présélection du sexe d'un embryon créé, la création d'hybrides humains-animaux, la rétribution d'un donneur pour son sperme ou la vente et l'achat d'embryons, recueillent l'unanimité aux Communes.Le gouvernement a pour sa part pris sa décision et accepté le point de vue des scientifiques qui affirment que les embryons contiennent les cellules souches les plus prometteuses au chapitre de la recherche.En déposant son projet de loi le 9 mai 2002, Anne Mc Lellan avait d'ailleurs souligné que la recherche réglementée dans ce domaine pourrait résoudre de nombreuses questions concernant les causes de l'infertilité, en plus de favoriser l'élaboration de traitements pour des maladies telles que l'Alzheimer, le Parkinson, le cancer et les lésions de la moelle épinière.Même si le Bloc québécois est favorable au principe du projet de loi, il n'est pas question que ses députés votent en faveur d'une législation qui intervient dans des domaines de juridiction qui sont fondamentalement la responsabilité des provinces.Au cours d'un débat aux Communes le 7 avril, le député d'Hochelaga-Maisonneuve, Réal Ménard, avait d'ailleurs souligné qu'une bonne douzaine de lois adoptées à l'Assemblée nationale étaient incompatibles avec C-13.La création d'une Agence canadienne de contrôle de la procréation assistée est également pour le Bloc une intrusion dans les champs de compétence du Québec.Au cours d'une récente entrevue à La Presse, Gilles Duceppe, le chef bloquiste, avait cependant nuancé la position de son parti et reconnu que toute cette question n'était pas facile à trancher, que certains de ses députés avaient des parents atteints de maladies graves et qu'ils voyaient d'un oeil favorable les possibilités de percées médicales liées à la recherche sur les cellules souches embryonnaires.M.Duceppe a confié qu'il comprendrait si certains de ses députés votaient, pour des raisons personnelles, en faveur du projet de loi C-13.La bataille se poursuivra donc aux Communes dès le 28 avril.Paul Szabo a déclaré que même si une bonne douzaine de ses collègues libéraux avaient l'intention de rejeter le projet de loi, ils ne seraient pas assez nombreux pour l'expédier aux oubliettes.Son dernier espoir repose sur le Sénat, a-til affirmé.La Chambre haute, qui doit ratifier la loi si elle est adoptée par les Communes, pourrait éventuellement l'amender.FERMETURE 2 endroits seulement Montréal - 1610, rue St-Denis Laval - 3912, autoroute 440 Ouest Prix en vigueur jusqu'à épuisement de la marchandise ou jusqu'au 27 avril 2003 dans les magasins participants.Nous nous réservons le droit de limiter les quantités.Tout, tout, tout doit être LIQUIDÉ ! 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Remise en argent de 4%1 sur hypothèque à taux fixe de 5 ans.4,50% Payez plus vite ! Hypothèque à taux variable : taux préférentiel - 1/2%2.5,79% Payez moins.sans négocier ! Hypothèque à taux fixe : 5,79% pour 5 ans.C'est simple, vous avez le choix.1 866 BLC-2088 banquelaurentienne.com 3132704A Un séropositif accusé d'agression sexuelle grave Presse Canadienne LONDON \u2014 Un séropositif ontarien qui n'aurait pas prévenu sa partenaire de son état de santé a été accusé d'agression sexuelle grave.La police de London a aussi lancé, jeudi, un appel dans la région pour retrouver toute femme qui aurait eu des relations sexuelles avec Edward Kelly, âgé de 28 ans, au cours des six dernières années.« Nous avons des raisons de croire qu'il pourrait avoir eu d'autres partenaires » qui ne savaient pas que Kelly était séropositif, a indiqué l'agent Rick Gillespie, chef de la section des enquêtes criminelles à la police de London.« Elles ont peut-être eu des rapports non protégés et peuvent être à risque.Nous leur demandons de nous joindre.» La femme qui a porté plainte à la police n'est pas séropositive pour l'instant, a indiqué l'agent Gillespie.Kelly a appris qu'il était séropositif en 1997 et la police croit qu'il a pu avoir des rapports sexuels non protégés avec plusieurs femmes depuis.L'agent Gillespie reconnaît que l'accusation d'agression sexuelle grave est habituellement réservée à un crime avec violence.Mais le fait de propager sciemment le virus du sida constitue un crime qui peut causer la maladie et la mort, a-t-il expliqué.London a vécu un cas similaire en 1991 : Charles Ssenyonga, séropositif, a été accusé d'avoir contaminé trois ex-petites amies.Il est mort en juillet 1993, deux semaines avant qu'un juge ne se prononce sur trois accusations de négligence criminelle ayant causé des blessures.D'abord accusé d'agression sexuelle grave, il avait été acquitté grâce à un point technique \u2014 le fait que les victimes étaient consentantes à avoir des relations sexuelles avec lui.Vente de rénovation 5441, rue St-Hubert Tél.: (514)274-5471 Laurier 3094040 popular@popular.qc.ca CHOIX DE JETTA 6LP1301A0419 A-13 Samedi 6LP1301A0419 ZALLCALL 67 21:05:26 04/18/03 B CE PRIX INCLUT: LA POSE, LES VALVES, L'ÉQUILIBRAGE ET LE SPÉCIALISTE.4995$ VARIÉTÉ DE PNEUS À PARTIR DE goodwrench.gmcanada.com 1 800 463-7483 Cette offre s'applique à la plupart des voitures et camionnettes GM.Toutes taxes et droits en sus.Prix en vigueur jusqu'au 27 juin 2003.Pour tous les détails voyez votre concessionnaire Goodwrench participant du Québec.Préparez l'été! 3134217A Le pape réclame plus de paix et de justice dans le monde Jean-Paul II a prié hier pour les victimes de la haine, de la guerre et du terrorisme VICTOR SIMPSON Associated Press CITÉ DU VATICAN \u2014 Jean-Paul II a prié hier soir lors du chemin de la Croix du Colisée à Rome pour les « victimes de la haine, de la guerre et du terrorisme », demandant plus de paix et de justice dans le monde.Devant le plus célèbre monument de Rome, le pape, dont la santé est fragile, a remercié Dieu de lui avoir permis de respecter ce rendez-vous annuel, l'une des plus importantes traditions de la semaine sainte.Assis dans un fauteuil, le chef de l'Église catholique a ouvert la cérémonie par une allocution, lue lentement.II a demandé à Dieu de regarder « le sang versé de tant de victimes de la haine, de la guerre et du terrorisme » et de permettre que le cours des événements dans le monde se déroule selon sa volonté « de justice et de paix ».À la fin de la procession, le pape, toujours assis, a aggripé la croix que lui ont tendu un couple d'Irakiens exilés en Italie depuis plusieurs années.Cette famille irakienne faisait partie des fidèles choisis pour porter la croix pour Jean- Paul II, lors de cette procession du Vendredi saint avec des moines franciscains de Terre sainte, des fidèles de Colombie, du Liberia et de Sierra Leone.Selon le Vatican, la veuve et le fils du Dr Carlo Urbani, médecin italien de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui avait été le premier à alerter le monde sur l'épidémie de pneumopathie atypique à Hanoï (Vietnam) et qui a succombé à la maladie le 29 mars dernier, ont également été choisis pour porter la croix à la place du pape.Autrefois, Jean-Paul II portait une croix de bois tout au long de la procession d'un kilomètre jusqu'au Colisée, retraçant symboliquement le chemin de Jésus jusqu'à la crucifixion.Mais le chef de l'Église catholique, qui souffre de symptômes évoquant la maladie de Parkinson, a été contraint d'arrêter il y a deux ans en raison de ses difficultés pour marcher.Depuis le début de la semaine sainte, Jean-Paul II, qui avait multiplié les initiatives diplomatiques pour tenter d'éviter une guerre en Irak, a déjà exprimé plusieurs fois sa solidarité avec les victimes du conflit.Lors de l'une messe célébrée pour le Jeudi saint en la basilique Saint-Pierre de Rome, il a annoncé que les dons recueillis lors de la quête seraient utilisés pour répondre aux besoins urgents de « ceux qui souffrent en Irak des conséquences de la guerre ».Avant de conduire le chemin de la Croix jusqu'au Colisée, le pape avait reçu en ce Vendredi saint les confessions de 10 catholiques dans la basilique Saint-Pierre de Rome.Jean-Paul II, qui est âgé de 82 ans, a été amené dans la basilique dans une voiturette et ses assistants l'ont aidé à prendre place dans le confessional d'acajou près de l'autel, où il est resté une heure pour donner le sacrement de réconciliation à 10 fidèles, quatre hommes et six femmes de six nationalités différentes.En partant, il s'est tourné vers les centaines de personnes qui s'étaient massées dans la basilique, leur souhaitant en italien de « joyeuses Pâques ».La semaine sainte, qui a commencé avec la messe des Rameaux dimanche dernier, est physiquement éprouvante pour Jean-Paul II.Ce soir, le souverain pontife conduira la veillée dans la basilique Saint-Pierre avant de célébrer demain la messe de Pâques et d'accorder sa bénédiction « urbi et orbi » et son message pascal qui devrait à nouveau être largement consacré à l'Irak.Photo AP © Assis dans un fauteuil, le chef de l'Église catholique a ouvert la cérémonie du chemin de la Croix par une allocution, lue lentement.RBQ : 24401697-51 Face au Parc Jarry Piscine Cour intérieure paysagée Grande terrasse Ascenseurs Bureau des ventes 184, rue Faillon Ouest (514) 490-0008 De Castelneau Phase 3 en prévente partir de taxes incluses 176 900$ 9 6 Dernières unités / Visitez NOTRE SITE www.samcon.ca 41/2 51/2 MEUBLES & VÊTEMENTS DE CUIR VENTEDE SAISON JUSQU'À 40% DE RABAIS SUR LES MEUBLES À L'ACHAT D'UN SOFA OBTENEZ 150$ ÉCHANGEABLE SUR DES ACCESSOIRES Centropolis, coin st-martin et autoroute 15 à laval (derrière le cinéma colossus) tél.: (450) 978-3030 3119747A LA FONDATION DES ARCHES DU QUÉBEC L'Arche d'Amos AMOS L'Arche Beloeil BELOEIL L'Arche Agapé GATINEAU L'Arche Montréal MONTRÉAL L'Arche L'Étoile QUÉBEC L'Arche Le Printemps ST-MALACHIE L'Arche Mauricie TROIS-RIVIÈRES L'Arche Joliette JOLIETTE JEAN VANIER A APPORTÉ SA CONTRIBUTION AU BIEN-ÊTRE DE L'HUMANITÉ.VOUS POUVEZ À VOTRE TOUR CONTRIBUER.OUI, je contribue à offrir un projet de vie communautaire à des personnes ayant une déficience intellectuelle Nom : Adresse : Ville : Code Postal : Ci-joint mon chèque à l'ordre de la Fondation des Arches du Québec Je préfère contribuer par : VISA No carte de crédit Date d'expiration Signature LA FONDATION DES ARCHES DU QUÉBEC 381 rue Rachel Est Montréal (Québec) H2W 1E8 Tél : 514- 843-0510 www.arche-quebec.org Fax : 514-849-8058 Fondée par Jean Vanier, l'Arche est une organisation internationale qui oeuvre depuis plus de 35 ans auprès de personnes ayant une déficience intellectuelle.Son objectif est d'offrir un milieu de vie familial et communautaire qui permet à chacun de s'épanouir pleinement.La Fondation des Arches du Québec a été constituée pour soutenir le développement des communautés de l'Arche au Québec.Votre contribution nous aidera à : créer de nouveaux foyers et de nouvelles communautés afin de répondre aux demandes sans cesse croissantes; adapter les équipements et les services des foyers de l'Arche; développer et maintenir des ateliers de travail dans les communautés; recruter et former les éducateurs.Votre contribution est déductible d'impôt et fera l'objet d'un reçu officiel.No enregistrement : 89421 3743 RR0001 Jean Vanier 3135134A 6LP1401A0419 a14 samedi 6LP1401A0419 ZALLCALL 67 20:18:22 04/18/03 B A14 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 9 AVRIL 2003 Des régies et des écueils k g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Les régies régionales sont devenues la bête noire du réseau de la santé.On leur reproche de coûter cher, d'être trop bureaucratiques et inféodées aux décisions de Québec.Si leur bilan est bien loin de rencontrer les objectifs fixés lors de leur création, faut-il pour autant les abolir ?Peut-être, mais le nouveau gouvernement court ainsi le risque de s'embarquer dans une interminable réforme de structures.La création des régies régionales répondait au départ à de nobles objectifs.Primo, décentraliser le processus de décision.Le ministère de la Santé ne pouvait plus gérer à distance un réseau aussi complexe.Ensuite, on voulait pousser les établissements à fonctionner davantage en réseau.Une décennie plus tard, force est de constater que rien de tout cela n'a été fait.Graduellement, le ministère a repris le contrôle de ces nouveaux organismes.Le constat est brutal, mais réel : les régies sont devenues de simples antennes régionales du ministère.Conséquence : plutôt que d'assumer un rôle de leadership dans chaque région, les régies ont suscité la méfiance de ceux qu'elles représentent, qui les perçoivent comme une sorte de bras armé du ministère.Maintenant, une fois ce déprimant constat posé, faut-il pour autant abolir les régies ?Les libéraux pensent que oui.Leur projet : transformer les actuelles régies régionales en antennes locales du ministère de la Santé, qui constitueront les répondants naturels pour la nouvelle entité régionale du réseau.Quelle sera cette nouvelle entité ?Elle variera selon les régions, mais sera formée d'acteurs du réseau et sera constituée par bassin de desserte de soins.Un exemple.À Rivière-du-Loup, l'hôpital local, le centre d'hébergement, le CLSC et des représentants de cliniques médicales privées pourraient être chapeautés par un conseil d'administration unifié.Ce nouveau conseil, qui sera imputable de l'organisation des soins au niveau local, aura tout intérêt à casser les silos inter-établissements, donc à faire fonctionner ses diverses composantes en un véritable réseau.Le plan est assez simple en théorie.C'est en pratique qu'il risque de se compliquer.Trois écueils guettent le gouvernement.> Sera-t-il aussi facile que prévu de transformer les actuelles régies en antennes ministérielles locales ?Chaque nouveau ministre de la Santé nommé depuis dix ans a commencé son règne par une réforme de structures.Ces réformes, en apparence simples, deviennent souvent de vrais casse-têtes.Le nouveau gouvernement doit à tout prix éviter de s'embarquer dans un interminable trip de structures.> La nouvelle entité qui remplacera les régies est pleine de sens pour la réalité régionale.Un conseil d'administration unifié conviendra très bien au Bas-du-Fleuve, à l'Estrie, à l'Abitibi.Mais à Montréal ?Comment définira-t-on un bassin de desserte dans la métropole ?L'hôpital Sacré-Coeur, dans le nord de la ville, où des milliers de Lavallois se rendent chaque année, fera-t-il partie de la desserte de Laval ou de Montréal ?Comment s'intégreront les centres hospitaliers universitaires dans ce nouveau plan ?Qui aura une vision globale ?Remplacer la régie régionale de Montréal risque d'être une tâche assez ardue.> En voulant rassembler divers établissements sous un même chapeau, la tentation sera grande de les pousser carrément à la fusion.Or on a vu, dans le cas des hôpitaux universitaires, la complexité d'une telle entreprise.Et la perte de temps incroyable qu'elle occasionne.Il ne faudrait surtout pas tomber dans le même piège pour d'autres établissements à l'échelle du Québec.Et surtout, les libéraux ne devront pas s'illusionner : quelle que soit la nature de la nouvelle entité régionale, elle ne dépolitisera jamais totalement la gestion de la santé.Le ministre de la Santé sera toujours, ultimement, pris à partie en Chambre pour des décisions qu'il n'a pas prises et le titulaire de ce portefeuille sera toujours porté, c'est là un comportement des plus humains, à mettre son nez dans les décisions prises dans chaque région.Patrick Dea pdea@lapresse.ca, collaboration spéciale Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Mon chat et le pauvre MUSIQUE DE circonstance, le déjeuner est prêt : brioche en croix, fromage cheddar 5 ans \u2014 extra fort \u2014 et un café filtre.Je m'approche de la table à l'extrémité nord.Je m'apprête à manger : mon chat s'amène du côté ouest, il s'assied, lève la tête et me regarde suppliant.Je me suis rappelé la situation biblique du pauvre qui demande à recevoir seulement l'équivalent de ce que les animaux domestiques reçoivent des restes de la table du maître.J'ai aussi pensé au petit Irakien, Ali, qui a perdu ses deux bras et ses deux jambes sous les bombes à fragmentation américaines.Il demande les soins et les secours nécessaires pour refaire sa vie.Il veut devenir médecin.Mes observations me conduisent à une question existentielle : Si l'humain est à l'image de son créateur qui est à l'origine de tout, quand prendra-t-il les décisions opportunes pour qu'aucune personne ne soit jamais plus un pauvre ?Miracle de résurrection ! JEAN-PAUL JACQUES Saint-Antoine-sur-Richelieu Une bonne décision DE SAVOIR que des séries comme KM/H ou Histoires de filles risquent de disparaître des ondes, cela parce que le gouvernement réduit ses subventions, est, à mon avis, une bonne nouvelle.Je crois que les montants du fonds de subventions de la télévision devraient chercher à subventionner des producteurs qui ont comme objectif de produire des émissions dans des créneaux moins payants que la comédie de situations facile et populiste.Si quelqu'un croit, sincèrement, que KM/H véhicule la culture québécoise et qu'elle permet de grands moments de télévision alors vivement une série américaine traduite.ALAIN DUMAS Montréal Souriez M.Dumont ! PEU DE nouvelles de M.Dumont au lendemain des élections.Et voilà que mercredi soir, lors du bulletin de nouvelles, je constate qu'il porte un visage déconfit.Voilà que le chef pour qui j'ai fièrement voté m'offre une figure de perdant.M.Dumont, je tiens à vous rappeler que j'ai voté pour vous parce que je crois en vos idées de changement et « d'avenir autrement ».J'ai voté pour vous pour cette assurance que vous dégagez face à votre programme des plus « rafraîchissants ».M.Dumont, nous sommes 18 % de l'électorat à croire en vos idées innovatrices.Nous sommes d'ailleurs sûrement plus que 18 %, mais un certain pourcentage a peut-être trouvé qu'il vous faut faire vos classes encore un peu et qu'il vous faut également fortifier ce programme.Ce n'est que partie remise.Alors, s.v.p.M.Dumont, remettez un sourire sur ce visage parce que le chef pour qui j'ai voté a plus de persévérance que celui que j'ai vu à la télévision mercredi soir.ANNIE FREDETTE Des pancartes inutiles IL SERAIT intéressant de faire un sondage après les élections pour savoir si l'affichage en grand nombre a une influence certaine sur le choix que pose l'électeur sur un candidat.En ce qui me concerne, ces centaines d'affiches, en plus de polluer l'environnement, représentent une pollution visuelle, voire un harcèlement dont nous n'avons pas besoin pour faire un choix éclairé le jour venu.Est-il besoin de poser tant d'affiches quelques semaines avant les élections.Si on ne sait pas où on s'en va avec les partis politiques deux mois avant les élections, je ne crois pas que ce soit la face d'un politicien multipliée par 500 qui nous aidera à choisir.LOUISE PAQUETTE Aylmer Fier d'être Québécois JE SUIS stupéfié de lire dans « La Boîte aux lettres » de La Presse, mercredi dernier, les réactions de certaines personnes face aux résultats des élections.Une chose m'a sauté aux yeux : c'est le grand mépris des péquistes déçus envers le peuple québécois qui a choisi démocratiquement d'élire le PLQ.Il me semble que l'une des règles de la démocratie c'est que la minorité respecte le choix de la majorité.Que l'on soit en désaccord, qu'on exprime sa déception, soit, mais le profond mépris envers le peuple, ça dépasse les limites du respect démocratique.C'est comme s'il était interdit, comme si c'était un grand mal, que de penser autrement de l'obédience péquiste.J'ose espérer que c'est la vision d'une très mince minorité et que cela ne reflète pas la mentalité générale des péquistes.Je suis Québécois et fier de l'être même si mon vote était perdant.Je souhaite bonne chance à M.Charest.ALAIN DUPUIS Le bon peuple LE BON peuple s'est prononcé ; ce bon peuple qu'on a manipulé pendant plusieurs années, ce bon peuple à qui on a dit, si souvent, que c'était la faute des autres, ce bon peuple qu'on a laissé souffrir dans les urgences et bien ce bon peuple s'est prononcé.Si le nouveau gouvernement n'est pas meilleur, j'espère que, dans quatre ans, le bon peuple dira « au suivant ».PIERRE RAYMOND Laval Un virage santé?a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a Si on le compare aux stratégies de marketing de Loto-Québec, le « virage commercial » de la Société des alcools du Québec n'a pas beaucoup suscité la controverse.Pourtant, ses conséquences néfastes sur la santé des Québécois pourraient être beaucoup plus importantes que celles du jeu compulsif.« Pourraient » : le conditionnel est important.C'est d'ailleurs avec prudence qu'un rapport publié cette semaine par l'Institut national de santé publique du Québec aborde la question.Les chercheurs de l'Institut constatent que la consommation d'alcool est en hausse au Québec depuis 1997, après une baisse continue dans les années 1980 et 1990.La consommation de spiritueux a beaucoup baissé, mais depuis quelques années cette baisse est compensée, en volume d'alcool absolu, par la consommation accrue de vin.Le rapport note que cette augmentation est survenue en même temps que le marketing de la SAQ se faisait plus agressif : importantes campagnes de rabais, rénovation des succursales, multiplication du nombre de points de vente.« D'aucune façon, la présente étude ne permet d'établir un lien direct entre le virage commercial de la SAQ et l'augmentation de la consommation d'alcool, prennent soin d'écrire les chercheurs.Néanmoins, il est certainement possible que ce virage commercial ait pu jouer un rôle, notamment au regard de la popularité croissante du vin.» C'est possible, en effet.Cependant, la consommation d'alcool a suivi en gros la même tendance à la hausse ailleurs au Canada.Cette tendance pourrait s'expliquer, notamment, par la croissance économique exceptionnelle qu'a connue notre économie.Quoi qu'il en soit, il faut certainement suivre la situation de près.L'étude de l'Institut national de santé publique recense les nombreuses recherches démontrant les effets délétères de la consommation d'alcool : accidents, cancers, hypertension artérielle, cirrhose du foie, violence conjugale, suicides, etc.On pourrait croire que comme les Québécois se sont tournés vers le vin, les problèmes ne risquent pas d'être aussi graves.Mais plusieurs travaux indiquent qu'à mesure qu'augmente la consommation moyenne per capita, le nombre de consommateurs excessifs augmente aussi.Peu importe qu'on ait bu de la vodka ou du vin, quand on est ivre mort, on est ivre mort.Il est donc temps de s'interroger sur le virage commercial de la Société des alcools, et pas seulement sous l'angle de la rentabilité, qui préoccupe à juste titre l'actuel président, Louis Roquet.Comme agence gouvernementale, la SAQ devrait s'assurer de la cohérence de ses actions avec les priorités de l'État québécois.Or, la santé n'estelle pas LA priorité du gouvernement du Québec ?Dans un tel contexte, les promotions du genre « Achetez trois bouteilles, la quatrième est gratuite » ne sont sans doute pas les plus indiquées.HOTO AP Un Irakien lit un document près d'une des chambres fortes du Musée national de Bagdad.Adorateurs modernes du veau d'or LES FAITS sont criants d'absurdité, pour ne pas dire d'horreur ! Pendant qu'on met tout en oeuvre pour sauver les puits de pétrole irakiens, on ne fait rien pour empêcher la destruction de trésors artistiques et humanistes vieux de plusieurs siècles.Les « faucons américains », ces adorateurs modernes du veau d'or, ont déjà démontré, dans le dossier universel de la pollution et des blessures à l'environnement, qu'ils n'avaient aucune vision à long terme.Il démontrent présentement, en regard des signes tangibles de l'évolution de l'homme à travers les âges, qu'ils n'ont pas davantage de vision historique.Les Américains que je connais ne peuvent se reconnaître dans ce visage barbare de leurs dirigeants, et je ne doute pas que la majorité de la population américaine s'en trouve complètement scandalisée.Et j'ai envie de crier, de crier, de crier, et j'entends avec la mienne des millions de voix qui crient : « Bande d'abrutis, cherchez donc à vous élever quelque peu au-dessus de votre médiocrité naturelle ! » MICHEL BOURQUE Varennes 6LP1501A0419 a15 samedi 6LP1501A0419 ZALLCALL 67 20:28:24 04/18/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 9 AVRIL 2003 A15 LYSIANE GAGNON l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Le sac de l'Irak La bavure est dramatique \u2014 d'autant plus qu'il aurait été facile de l'éviter.En quelques heures, des milliers d'objets constituant le patrimoine historique le plus précieux de l'humanité ont été subtilisés au nez des troupes américaines, occupées ailleurs.Elles gardaient les puits de pétrole, les ports et les ministères, mais le Musée archéologique de Bagdad, de même que les Archives nationales, étaient laissés aux pilleurs et aux réseaux de trafiquants d'antiquités.\u0001 \u0001 \u0001 En 2001, la destruction sauvage, par les talibans, des grands bouddhas de Bamyan \u2014 les plus importants vestiges de l'ère pré-islamique au Proche-Orient \u2014 avait ému le monde entier.Le pillage de l'Irak est une tragédie d'une autre ampleur.Car cette fois, c'est le berceau de la civilisation humaine qui a été touché.Cette sublime histoire a commencé il y a 7000 ans, dans le « croissant fertile » situé entre le Tigre et l'Euphrate.C'est là que naquirent l'agriculture et l'élevage, activités qui allaient mener à la sédentarisation des populations locales, à l'établissement d'agglomérations « urbaines », à la spécialisation des activités, et enfin, à l'invention de l'écriture.Les artefacts de ces civilisations constituaient bien plus qu'un patrimoine irakien (ce n'est qu'au VIIe siècle après Jésus-Christ que les Arabes, ancêtres des Irakiens actuels, ont envahi le Proche-Orient).Cette collection, c'était le trésor unique de l'humanité tout entière.Dans la liste incomplète compilée par l'UNESCO, on trouve des tablettes d'argile babyloniennes et sumériennes aux motifs cunéiformes (le premier alphabet) ; une harpe datant de 4000 ans déterrée à Ur (l'endroit qui vit naître la première « ville » de l'histoire) ; des vases, des bas-reliefs, des sculptures, des documents.Il est impardonnable que le Pentagone n'ait pas prévu le coup.Déjà, dans la foulée de la guerre du Golfe de 1991, des musées régionaux avaient été pillés.Et durant les mois précédant les hostilités, les archéologues américains avaient multiplié les mises en garde, insistant sur la nécessité de protéger les antiquités du pays.Les principaux sites archéologiques et les musées ont effectivement été protégés des bombardements.D'après Mc Guire Gibson, de l'Université de Chicago, qui avait été l'un des premiers à lancer l'alerte, les militaires avaient prévu de protéger le Musée de Bagdad, mais ils sont arrivés trop tard.Trop tard, c'est peu dire, car quatre jours après le sac du Musée, c'était au tour des Archives nationales, elles aussi laissées sans protection militaire.La responsabilité de ce crime culturel contre l'humanité est principalement américaine \u2014 c'est à l'armée d'occupation qu'il revient d'assurer la sécurité \u2014, mais elle n'est pas qu'américaine.Les dirigeants du Musée pouvaient prévoir le désastre.Ils auraient pu renforcer la sécurité de leur institution.Un certain nombre de gardiens armés auraient facilement pu écarter les pilleurs amateurs.Quant aux pilleurs professionnels, c'est une autre histoire.Leurs opérations ont été préparées de main de maître, probablement à l'extérieur de l'Irak.Ils avaient des complices à l'interne, puisque les portes blindées des chambres fortes où étaient entreposés les originaux ont été ouvertes avec des clés.Il est douteux que les employés ordinaires du Musée aient eu accès aux clés.Ce qui veut dire que parmi les conservateurs \u2014 ceux qui étaient chargés de protéger, de conserver, justement, ces objets \u2014 il s'est trouvé des gens capables de vendre leur âme.Les voleurs professionnels savaient également ce qu'ils faisaient, ou alors ils ont été bien guidés : les copies ont été laissées sur place, et l'on est allé directement vers les objets les plus précieux.La seule consolation, c'est que ces derniers sont intacts, quelque part, probablement en route vers le marché noir international.L'UNESCO a demandé un embargo sur l'achat de toute oeuvre d'art irakien.mais cela en soi ne permettra pas la récupération du trésor de Bagdad, sans compter que l'inventaire de l'ensemble des dommages au patrimoine historique du pays reste à faire.\u0001 \u0001 \u0001 Pendant ce temps, où donc étaient nos fameux « peacekeepers » ?Le Canada se targue d'avoir une vocation de « maintien de la paix », et une armée spécialisée en ce sens.N'eût été l'obstination du gouvernement Chrétien à se cacher sous l'ombrelle des Nations unies, les forces armées canadiennes auraient pu jouer en Irak le même rôle qu'elles ont joué en Afghanistan.L'armée américaine est entraînée pour le combat.Elle est mal préparée, et certainement suréquipée pour effectuer des opérations de type policier.Imaginons un instant que le Canada ait offert ses services non pas pour l'offensive (à laquelle nos forces armées ne pouvaient aucunement contribuer, de toute façon), mais pour les opérations subséquentes de maintien de la paix.Je rêve, bien sûr, mais qui dit que les soldats canadiens n'auraient pas pu ramener un peu d'ordre dans les villes et empêcher le sac des musées ?Hélas ! ils sont actuellement parqués en Afghanistan, à mille lieues de l'endroit où ils auraient été le plus utiles.PHOTOTHÈQUE, La Presse Montréal, une île, une ville ?Depuis l'élection du Parti libéral, lundi dernier, le débat est relancé, dans certains arrondissements du moins.Retour en arrière?Les défusions pourraient engendrer un nouveau patchwork municipal moins efficient et, surtout, moins équitable GÉRARD BEAUDET e t PAUL LEWIS Les auteurs sont respectivement directeur et professeur à l'Institut d'urbanisme de l'Université de Montréal.AVANT LE 14 avril dernier, les défusions n'étaient tout au plus qu'un épouvantail.Avec l'élection du Parti libéral, elles deviennent un projet de gouvernement.Les défusionnistes, encore nombreux et aigris, auront-ils le privilège de contrer a posteriori le coup de force du Parti québécois ?Même si les fusions ont été imposées, la solution est-elle dans les défusions ?Doiton remplacer l'arrogance par la précipitation ou, pire, la complaisance ?L'opération n'est pourtant pas sans conséquences ; elle pourrait en effet engendrer un nouveau patchwork municipal moins efficient et, surtout, moins équitable que le précédent.Les fusions restent attaquables, non pas tant parce qu'elles ont été forcées, que parce qu'elles ont été faites pour les mauvaises raisons (1).On a évacué la question de l'identité \u2014 étrange pour un parti qui a fait de sa défense et de sa promotion un leitmotiv \u2014 et, ce faisant, on a éloigné les populations des lieux de décision.On a de plus laissé en plan le défi de la gestion de l'agglomération métropolitaine, en faisant l'économie d'une réflexion sérieuse sur l'échelle d'exercice des responsabilités municipales.La réorganisation n'a fait qu'étendre à la région de Montréal l'ancienne communauté urbaine, qu'elle a émasculée, tout en maintenant des structures régionales périphériques qui contredisent la cohésion recherchée.Sur l'île de Montréal, elle a institué une structure à deux niveaux \u2014 la villecentre et les arrondissements \u2014 qui diminue le poids politique de Montréal et ouvre la porte à la constitution de petites baronnies.Ailleurs, elle a simplement créé de plus grosses villes sans que n'aient été repensées les finalités et les modalités de la gouvernance.La réforme a par ailleurs engendré des disparités politiques difficilement justifiables en transformant en arrondissements certaines villes et en en fusionnant d'autres sans préserver les découpages antérieurs.Comme si les identités territoriales et les espaces d'appartenance étaient malléables au gré des humeurs du législateur.Quant à l'argument des économies d'échelle, il aura davantage servi à occulter l'improvisation de la démarche qu'à démontrer la pertinence de la solution.Si des économies d'échelle sont possibles, elles apparaissent peu significatives pour l'essentiel.Pire, les fusions entraîneront immanquablement une augmentation des dépenses, conséquence d'une aspiration vers le haut des salaires et des coûts.Revenir en arrière ?Faut-il pour autant revenir en arrière ?Nous ne le croyons pas.À tout le moins, il faut faire preuve d'une extrême prudence.Le temps d'arrêt qu'imposeraient les défusions ne sera pas particulièrement favorable aux villes, notamment à Montréal, qui n'a rien à gagner d'un nouveau séjour dans les limbes constitutionnels.Le Parti libéral s'est engagé à relancer le débat sur les fusions.Soit.Mais il faut éviter d'en faire une guerre de tranchées entre tenants et adversaires des fusions.Il faut plutôt profiter de l'occasion pour explorer les modalités d'une optimisation de la réorganisation municipale.Trois dimensions doivent retenir l'attention.La première concerne le respect du sentiment d'appartenance et la sauvegarde des héritages identitaires.De ce point de vue, rien ne permet de conclure que seule la petite municipalité autonome est susceptible de donner satisfaction ; l'exemple du Plateau le montre clairement.En contexte d'agglomération, des arrondissements de taille raisonnable, dotés de responsabilités claires en matière d'équipements et de services de proximité, pourraient répondre aux exigences des citoyens.Ces responsabilités devraient être supportées par une fiscalité d'arrondissement, garante d'une réelle autonomie.La deuxième dimension concerne la gouvernance métropolitaine.La fragmentation municipale et les modalités de gouvernance régionale, MRC et communautés urbaines confondues, ont contraint de manière durable toutes les tentatives pour donner plus de cohésion aux pratiques aménagistes et à la fourniture de services de niveau supralocal.Si le Québec souhaite miser sur des municipalités fortes pour se positionner sur l'échiquier de la nouvelle économie, il doit d'abord se donner les moyens politiques d'une réelle cohérence régionale et métropolitaine.Or, en la matière, les communautés métropolitaines de Montréal et de Québec pourront difficilement faire mieux que les MRC et les communautés urbaines qui les ont précédées.Il faut cesser d'endosser les marchandages et les bricolages politiques dans les domaines du transport, de l'environnement, de la protection des milieux sensibles ou de la localisation des équipements régionaux ou nationaux.Les enjeux métropolitains doivent être abordés, débattus et pris en charge autrement que par une délégation de responsabilité politique qui a montré ses limites.Mais dans un Québec qui s'est construit traditionnellement en opposition avec sa métropole, et dont on craint le poids politique potentiel, pourra-ton envisager sereinement l'élection d'un conseil métropolitain, voire d'un préfet d'agglomération ?La troisième dimension a trait à la fiscalité d'agglomération.Les défenseurs de l'autonomie locale évoquent souvent la dérive des dépenses dans les villes-centres pour justifier leurs positions.Ils opposent la petite municipalité, par essence conviviale, efficiente et démocratique, à la grande ville, qui serait par définition impersonnelle, inefficace et prodigue.Mais les difficultés budgétaires des villes-centres ne s'expliquent pas par la mauvaise gestion, pas plus que par la consommation par les banlieusards des services offerts par les villes- centres.Si ces dernières assument des dépenses pour accueillir les banlieusards, elles en reçoivent également des revenus importants, fonciers notamment.Le succès d'une ville-centre ne dépend-il pas justement de ce que des gens viennent d'ailleurs et utilisent les services qui y sont offerts ?Une autre explication L'explication est donc ailleurs.Qu'il suffise de rappeler que les villes-centres se sont souvent construites par absorption de cités industrielles endettées et, aujourd'hui, menacées par la désindustrialisation ; qu'on ne déneige pas au même coût les rues d'une banlieue pavillonnaire que celles d'un quartier ouvrier du début du XXe siècle ; et que les infrastructures construites il y a 80 ans requièrent des investissements qui sont épargnés aux banlieues récentes.En ce domaine, l'autonomie locale masque parfois une évasion fiscale qui perdure souvent depuis des décennies.Le reconnaître constitue le premier pas dans la recherche d'une solution.La réduction des iniquités s'impose ; force est de reconnaître qu'elle ne passe pas que par les fusions, surtout si celles-ci n'englobent qu'une partie de l'agglomération.Le problème est particulièrement évident à Montréal où, depuis longtemps, l'agglomération n'est plus réductible à l'île.Le Québec doit se doter d'une véritable fiscalité d'agglomération, qui permette de reconnaître que certaines responsabilités ne peuvent être assumées localement ou par simple conciliation des intérêts locaux.Si ces responsabilités sont assumées à l'échelle de l'agglomération, leur financement et l'imputabilité politique afférente doivent aussi se situer à ce niveau.Il s'agit en quelque sorte d'achever la réforme engagée, au demeurant indispensable, en corrigeant toutefois les irritants.Certes, le programme proposé ci-dessus est plus audacieux et exigeant que l'adoption d'une simple loi autorisant les défusions.C'est toutefois la seule manière de s'assurer que la réorganisation municipale puisse servir les intérêts du Québec et des communautés qui le composent.Depuis la Révolution tranquille, le Québec a développé une névrose obsessionnelle de la réforme des structures, dans tous les secteurs, à tous les niveaux.L'expérience montre que ces débats, stériles et improductifs, occultent trop souvent l'essentiel.Le Québec doit s'en affranchir.Les découpages municipaux et les administrations locales ne sont pas une fin en soi.Ils constituent le moyen par lesquels les collectivités façonnent leurs cadres de vie, se donnent des services et contribuent au développement économique collectif.Il s'agit d'une réalité que les tenants et les adversaires des fusions oublient trop souvent.Le débat sur les défusions devrait nous donner l'occasion de remettre à l'ordre du jour les véritables enjeux, ceux du développement de l'agglomération dans sa totalité.1) Nous avons d'ailleurs eu l'occasion de le dire notamment dans un livre paru en 2000, « Le pays réel sacrifié », publié chez Nota bene (voir en particulier le chapitre 5).PHOTOTHÈQUE, La Presse Bien avant le début de la campagne électorale, Jean Charest avait clairement pris position sur la possibilité de donner aux citoyens l'occasion de se prononcer sur les fusions municipales. 6DU1601A0419 SAMEDIÀ 6DU1601A0419 ZALLCALL 67 19:15:29 04/18/03 B A16 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 9 AVRIL 2003 OBTENEZ JUSQU'À 50 % PLUS DE POINTS EN UTILISANT CONJOINTEMENT VOTRE CARTE DE CRÉDIT HBC ET VOTRE CARTE PRIMES HBC.Certaines exceptions s'appliquent.Précisions en magasin.PRIME Choisissez vos couleurs! 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Combien d'enfants, comme la petite Juliette, du haut de ses quatre ans et demi, célèbrent dans la joie et l'allégresse ce moment rare de l'année où toutes les gourmandises sont permises?Même si on se dit laïc et fier de l'être, impossible d'ignorer cette fête chrétienne.Il faudrait s'enfermer 10 m sous terre (et encore!) pour l'éviter.Aussi suffit- il de mettre un pied dans une pharmacie pour sentir l'odeur de chocolat qui flotte dans l'air.Doit-on en profiter pour s'empiffrer?Saisir l'occasion pour fêter en famille?Ou carrément parler de religion, voire de résurrection?Tous les experts interrogés sont unanimes.«Parents, Pâques est une fête, et il vous faut la célébrer.» Sur le site Internet français pacquesenfamille.com (!), la pédiatre Edwige Antier souligne l'importance des fêtes dans la vie d'un enfant, car celles-ci « permettent de nous souvenir, de nous réunir et de mieux nous connaître».Certes, Pâques est avant tout une fête chrétienne, mais qui s'étend à toutes les cultures aujourd'hui.À la garderie comme à la petite école, tous les petits, qu'ils soient d'ici ou d'ailleurs, partent en choeur en quête des oeufs chocolatés.«Nos enfants ont besoin de fêtes, autant comme repères dans la vie que comme joies et distractions», poursuit la pédiatre.S'il faut donc marquer le coup, c'est pour deux raisons : «S'initier aux récits bibliques, mais aussi (.) fêter le printemps », dit-elle.Diane Pacom, sociologue et spécialiste de la culture populaire à l'Université d'Ottawa, abonde dans le sens de la Dre Antier.«Dans notre société, on a besoin de rites, explique-t-elle.Laïcs ou pas, il y a certaines fêtes qui continuent à mobiliser l'imaginaire de notre société.Pâques est un de ces rituels qui perdurent.» Elle souligne d'ailleurs que les origines de Pâques précèdent le christianisme.Depuis le début des temps, on célèbre l'arrivée du printemps, la renaissance de la nature, renaissance reprise par la symbolique chrétienne.«Il y a quelque chose de très fondé dans la fête de Pâques, dans la mesure où nous, citoyens postmodernes, ça nous touche dans notre propre corps», poursuit celle qui avoue attraper une grippe à chaque changement de saison.Impossible pour autant d'évacuer la symbolique chrétienne de la fête.Et pourquoi le faire?«Pour être un citoyen dans une société influencée par le christianisme, ce serait faire preuve d'une ignorance crasse», affirme pour sa part Robert Hurley, professeur de théologie à l'Université Laval, spécialisé dans l'enseignement au primaire.Y A-T- I L DU SEXE APRÈS L E MARIAG E ?Vous voulez réagir ?Écrivez à actuel@lapresse.ca Nous publierons une sélection des meilleures lettres reçues. 6LP1802A0419 A18 SAMEDI 6LP1802A0419 ZALLCALL 67 19:59:34 04/18/03 B A18 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 9 AVRIL 2003 QUESTION-RÉPONSE Vous avez une question à poser à nos journalistes?Écrivez à actuel@lapresse.ca ROBERT JÉRÔME, LAVAL: «La majorité des pylônes éléctriques et des tours de communications sont gris.Il y a cependant des pylônes et des tours de communications qui sont rouge et blanc.En quoi diffèrent-ils des gris?» Les pylones et tours de communications rouge et blanc diffèrent des gris parce qu'ils sont plus élevés, notamment au-dessus des cours d'eau, nous apprend Jacques Pharand, ingénieur.De ce fait, ils deviennent des obstacles potentiels à la circulation aérienne.«On les peint donc de ces couleurs indicatrices de danger et reconnues par toutes les compagnies d'aviation et on les surmonte de clignotants rouges pour les vols de nuit, à l'instar des clochers situés près de pistes d'atterrissage et autres structures plus élevées que leur Horloges et chiffres romains Pascal Lapierre et Michaël Grégoire demandent: «Sur les vieilles horloges, la numérotation des heures était souvent écrite en chiffres romains.Plutôt que de lire IV (pour 4), on peut souvent y lire IIII.Pourquoi ?Existe-t-il une raison particulière?Messieurs les horlogers, nous attendons une réponse.» Vous voulez nous suggérer une explication ?Écrivez à actuel@lapresse.ca «Lorsque je suis seule trop longtemps, je me mets à réfléchir, et ça ne m'intéresse pas.Ça ne donnerait rien de bon.» \u2014 Lisa Marie Presley LES FLEURS E T L E P O T LES FLEURS À Masanori Murakawa, pour sa brillante victoire lors d'élections locales au Japon, en fin de semaine dernière.Malheureusement, Murokawa \u2014 un lutteur professionnel mieux connu sous son nom d'arène, le grand Sasuke \u2014 est plongé au coeur d'un virulent débat : doit-on lui permettre de siéger à l'assemblée préfecturale vêtu de son célèbre masque bleu blanc rouge?«Si je l'enlève, cela ira à l'encontre de mon programme électoral», a déclaré le grand Sasuke, dont les électeurs ne connaissent que les yeux et le menton.Un porte-parole de l'assemblée d'Iwate a pour sa part confirmé que, bien que des règlements interdisent les chapeaux, les cannes et les parapluies, rien n'empêche en théorie le port d'un masque.Une idée pour Pauline Marois?LE POT À la rage de la cigarette, le phénomène social né du règlement interdisant de fumer dans les bars et restaurants de New York, mis en application il y a deux semaines.Le sevrage collectif a atteint son asburde paroxysme cette semaine, alors qu'un portier a été assassiné après avoir demandé à un client d'éteindre sa cigarette.Le propriétaire de l'établissement, en fin observateur, n'a pas manqué de souligner l'ironie de ce meurtre résultant d'une mesure qui vise à sauver des vies.ALI COMIQUE Le grand gagnant du conflit en Irak \u2014 outre bien sûr les fabricants d'armes, les pétrolières américaines, la surchage informationnelle des écrans de télévision et, euh, la coalition américano-britannique \u2014 aura été le ministre irakien de l'Information, Mohammed Saïd Al-Sahhaf.Le dynamique homme au béret (surnommé Ali Comique en référence à Ali Chimique, le surnom de son acolyte Ali Hasan-Al-Majid) est devenu une véritable icône culturelle en Occident en raison de sa verve incomparable et de son habileté à nier même les choses les plus évidentes.On ne compte plus les sites humoristiques qui lui sont consacrés.Celui-ci vous permettra entre autres choses de retrouver des citations aussi inoubliables que «Notre estimation initiale est qu'ils vont tous mourir» et «Ils ne sont même pas près de l'aéroport.Ils sont perdus dans le désert.Ils ne savent pas lire une boussole.Ce sont des attardés mentaux.» > Pour en savoir plus www.welovetheiraqiinformationminister.com/ Nicolas Langelier collaboration spéciale Pâques ici et ailleurs PÂQUES Suite de la page A17 Commencer par parler chocolat Qu'il s'agisse d'expliquer la foi à son enfant ou de parfaire sa culture générale, un parent se doit donc d'aborder la question.Mais comment ?« Partir de l'expérience qu'ont les enfants de Pâques », répond le professeur.Si pour le petit, Pâques rime avec coco, alors abordez la question sous cet angle.Bien sûr, les explications varient selon les âges, poursuit-il.Pour les plus petits (moins de 7 ans), il faut partir du connu.En commençant par l'oeuf, par exemple, le parent peut aborder la question du poussin à venir, bref de la vie qui émerge.Pareil pour le lapin, symbole de fertilité.Après avoir causé nature, le parent peut aborder la symbolique religieuse, expliquer que Pâques correspond à la journée où Jésus est ressuscité.À cet âge, les petits ont un imaginaire fertile, ils croient au père Noël et ne poseront donc pas de question quant au réalisme ou non de la résurrection, assure le professeur.Après 7 ans, les enfants entrent à l'âge de la pensée dite concrète.Ils aiment les détails des histoires.Un parent peut donc raconter la crucifixion et la mise au tombeau.Pourquoi ne pas, en plus, aborder la question de la Pâque juive, de la fuite d'Égypte de Moïse et de son peuple, du passage de la mer Rouge et de la fin de l'esclavage ?Pourquoi ne pas illustrer le détail des rituels des copains juifs à Pâque, qui commémorent cet événement depuis plus de 2000 ans ?Raconter comment les juifs, pour le repas de la « Pessoah », disposent au centre de la table trois galettes de pain azyme (sans levain), un os grillé symbolisant l'agneau immolé et les herbes amères (laitue) pour rappeler les souffrances subies en Égypte ?Souligner que toujours, une porte de la maison est laissée ouverte, pour laisser entrer celui qui a faim ?À 11 ans environ, l'enfant entre dans la phase de la pensée abstraite et peut alors comprendre la symbolique de la fête.Le parent peut expliquer le sens de la résurrection et raconter, par exemple, que Dieu, en aidant son fils Jésus condamné à mort, s'est rangé du côté des faibles.Quant aux parents qui veulent parler de Pâques avec le moins de références bibliques possibles, la présentation la plus simple est toujours la meilleure.« C'est une grande fête chrétienne.Les chrétiens prétendent que leur sauveur Jésus Christ, mis à mort, est ressuscité grâce à son père Dieu.Les chrétiens prétendent que c'est là un signe de l'amour de Dieu », propose Robert Hurley.« Quant à moi, j'ai toujours dit à mon fils que les hommes, ça ne ressuscite pas », ajoute Daniel Baril, vice- président du Mouvement laïque québécois, diplômé de maîtrise en anthropologie des religions.Tout laïc qu'il est, il ne pense pas pour autant qu'il ne faille pas aborder la question de Pâques.Bien au contraire, « il est essentiel de le faire pour que l'enfant forme sa pensée critique », dit-il.Sur ce, Sretun Uskrs (croate), Eid-Foss'h Mubarak (arabe), Kalo Paska (grec) ! LES HABITUDES pascales varient de pays en pays.Certaines sont plus originales que d'autres.Ainsi, au Québec, avant le lever du soleil, le matin de Pâques, certains vont puiser l'eau des rivières ou des petits ruisseaux.Cette eau aurait des propriétés particulières, guérissant les malades, rendant la vue aux aveugles, etc.En la buvant sur place, on s'assurerait même la santé pour l'année.À Mexico, la veille de Pâques, des milliers de gens envahissent les rues, battant, brûlant et pendant des images de Judas pour le punir symboliquement de sa trahison.En Arménie et en Syrie, les prêtres invitent les plus démunis, leur lavent les pieds et leur remettent des présents.En Bulgarie, les familles chrétiennes envoient une miche de pain et des oeufs teints en rouge à leurs amis turcs.En Europe, les cloches cessent de sonner la fin de semaine de Pâques.On raconte qu'elles s'envolent vers Rome, se chargeant d'oeufs qu'elles répandent ensuite dans les jardins.Ce sont les enfants qui sont contents.Les jardins sont à eux, la chasse est lancée.\u2014Silvia Galipeau Photothèque La Presse © Échanger des oeufs à Pâques est l'une des traditions que l'on connaît le plus en Occident.Après le Mexique, l'Allemagne, l'Espagne, les États-Unis et le Canada, La Dame est de retour ! Chorégraphie : Kim Brandstrup Musique : Gabriel Thibaudeau d'après l'opéra de Tchaïkovski Orchestre des Grands Ballets Canadiens de Montréal Jacques Lacombe, chef d'orchestre Billets : 25 à 69 $ Groupes : (514) 849-8681 27, 28 mai 2003 2 SOIRS SEULEMENT! GRADIMIR PANKOV, DIRECTEUR ARTISTIQUE (514) 842-2112 www.grandsballets.qc.ca 3135002A Photo ROBERT SKINNER, archives La Presse © La meilleure façon d'aborder les aspects spirituels de Pâques auprès des enfants demeure encore de le faire sous l'angle qu'ils connaissent le mieux.les oeufs et les lapins ! Traitement de varices (centre-ville) (514)932-2122 6LP1901A0419 A19 SAMEDI 6LP1901A0419 ZALLCALL 67 20:30:21 04/18/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 9 AVRIL 2003 A19 LE SEXE APRÈS LE MARIAGE Sommes-nous normaux?SYLVIE ST-JACQUES collaboration spéciale DANS LES BUREAUX de sexologues et de thérapeutes de couples, la question de la fréquence des rapports sexuels est un sujet très à la mode.« C'est probablement un des motifs de consultation les plus fréquents, surtout s'il s'agit d'un déséquilibre entre les deux partenaires.Les gens sont très inquiets de constater que leur vie sexuelle n'est pas aussi pétillante qu'elle « devrait » l'être », observe la sexologue Josée Leboeuf.Dans le film Annie Hall, Woody Allen dit à son psychiatre qu'Annie et lui « ne font presque jamais l'amour, à peine trois fois par semaine ».Elle, pour sa part, dit à son psychiatre qu'ils « font l'amour constamment.à peu près trois fois par semaine ».En 2003, trois fois par semaine est une moyenne assez ambitieuse, considérant que selon un sondage récent, les femmes américaines avouaient le faire moins souvent qu'il y a 10 ans.La raison : les trois quarts d'entre elles ont répondu qu'elles n'avaient pas de temps pour le sexe.Selon Juliet B.Shor, auteure de The Overworked American : The Unexpected Decline of Leisure, nos voisins du Sud travaillent environ un mois de plus par année qu'en 1969.Par ailleurs, le temps accordé aux loisirs a diminué de 40 % depuis 1972.En admettant que la réalité d'ici ne doit pas être très éloignée de celle des États-Unis, doit-on s'étonner d'avoir moins de temps pour les après-midi de farniente au lit avec son ou sa bien-aimé(e) ?« Beaucoup de mes clients pensent que tout le monde fait l'amour trois ou quatre fois par semaine et sont inquiets du fait qu'ils font l'amour une seule fois par semaine », ajoute la sexologue Élise Bourque.Sa consoeur, Josée Leboeuf, estime quant à elle que la fiction renvoie aux couples des idéaux inatteignables, ce qui amène une source de tension supplémentaire dans les couples.« Toutes les images populaires nous renvoient des modèles de sexe-performance.Des gens qui sont toujours en forme (sexuellement) peuvent amener certaines personnes à se sentir différentes, ce qui peut créer un fossé entre l'image proposée et leur réalité.Un peu comme le modèle de la minceur a une influence sur l'image corporelle des femmes.Woody Allen et Diane Keaton dans Annie Hall.Lui : « Docteur, on ne le fait pas assez souvent.» Elle : « Docteur, on le fait constamment.» SEXE Suite de la page A17 « Mais, il était également ambitieux et complètement obsédé par les fluctuations de Wall Street et du NASDAQ.Sa libido était en synchronisme avec les marchés boursiers, ce qui en dit long si on se fie aux soubresauts des dernières années « À la fin de ses journées, il rentrait à la maison complètement claqué.Il refusait d'admettre qu'il était important de prendre du temps pour soi, c'était quelque chose qu'il n'avait jamais appris à faire.Inversement, quand lui en avait envie, j'étais déjà ailleurs, parce que j'avais fini par m'éloigner.Le verdict de Marie-Lou : pas question d'entamer sa trentaine dans une relation aussi platonique.« J'étais devenue dure comme la pierre.Je me regardais et la personne que je voyais ne ressemblait pas à ce que je voulais devenir dans la vie.J'étais frustrée et cela se reflétait dans mes réflexions, qui manquaient de sensibilité.Je me sentais comme une matrone sans sentiments.» Une vie sexuelle au ralenti estelle le signal d'alarme d'une relation qui bat de l'aile ?Pas forcément, considère Alice, une artiste de 29 ans.« Lorsque j'entre dans des périodes intenses de création, j'ai moins d'énergie pour faire l'amour.C'est la même chose pour mon chum, qui est musicien.Il y a des périodes où c'est une fois par mois et même moins.» Pour Alice, cette situation est loin d'être la fin du monde.Au contraire.« Ça revient quand on est moins préoccupés et qu'on a plus de temps.Parfois, on se dit en riant qu'il faudrait bien qu'on baise plus souvent ! Mais on n'en fait pas toute une histoire.Littérature en mal d'érotisme « Pourquoi les femmes célibataires sont-elles plus minces que celles qui sont mariées ?Parce que lorsqu'elles rentrent à la maison, les célibataires jettent un coup d'oeil à ce qu'il y a dans le frigo et décident finalement d'aller au lit.Les femmes mariées, elles, jettent un coup d'oeil à ce qu'il y a dans leur lit et décident d'aller plutôt voir ce qu'il y a dans le frigo.» Cette boutade au cynisme grinçant symbolise bien l'état d'esprit de Kate Reddy, icône fictive d'une génération de femmes débordées, héroïne du best-seller Je ne sais pas comment elle fait.Depuis plus d'un an, plusieurs ouvrages abordent l'innommable : une épidémie de libidos à plat, écrasées sous une tonne de tâches et de responsabilités.The Bitch in The House, recueil d'essais signés par des femmes, transmet la même désillusion de celles qui semblent, pourtant, avoir une existence brillante vue de l'extérieur.Fiction et réalité La fiction reflète-t-elle la réalité ?« Les gens ont tendance à ne pas se vanter du fait qu'ils ne sont pas très actifs sexuellement, ce qui nous amène à penser qu'on est tout seul avec notre panne de désir.Sauf que lorsque les gens osent se dévoiler, ils réalisent à quel point les voisins ne baisent pas plus souvent qu'eux, finalement », indique la sexologue Josée Leboeuf.La psychologie populaire s'est évidemment emparée de ce sujet, ce qui a donné lieu à la parution d'ouvrages aux titres aussi évocateurs que Okay, So I Don't Have a Headache (D'accord, je n'ai pas mal à la tête), de Cristina Ferrare, I'm Not in The Mood (Je n'ai pas envie), de Judith Reichman, ou alors The Sex- Starved Marriage (Le mariage privé de sexe), de Michele Weinder David.Journaux, magazines et talkshows ont suivi, ouvrant eux aussi la boîte de Pandore pour obtenir les détails de la vie sexuelle des couples de professionnels avec enfants.Le mois dernier, le New York Magazine a consacré un dossier à la question.Dans un article intitulé Generation Sexless (la génération sans sexe), l'hebdomadaire new-yorkais racontait comment l'absence d'activité sexuelle est un mal répandu chez les jeunes couples citadins.Une situation assez déconcertante, dans une ville qui s'était autoproclamée « la plus sexy du monde ».Pas ce soir, chéri, je rénove.Symbole des déboires intimes de cette génération trop occupée, un jeune couple new-yorkais, Wendy et Peter, révélait ainsi au New York Magazine comment sa libido avait coulé à pic.Les enfants, l'économie, la précarité de l'emploi de Peter étaient toutes des raisons évoquées pour éviter de passer à l'acte.« Nous sommes stressés émotionnellement, admettait Wendy.C'est presque plus facile de ne pas prendre part à une relation intime.» À Montréal, Marie-Lou dit qu'elle peut s'identifier à plusieurs égards à cette histoire, mais elle affirme avoir refusé de laisser la Bourse l'emporter sur sa vie sexuelle et amoureuse.Autre pièce à conviction trouvée en librairie : un essai populaire, For Women Only (Pour femmes seulement), de Jennifer Berman, qui dresse une liste des différentes techniques que les femmes mariées utilisent pour éviter les rapports sexuels \u2014 de l'ancestrale stratégie consistant à feindre le sommeil jusqu'à la mise en chantier d'un projet d'amélioration du foyer qui occupera toutes les fins de soirée.Pression et performance « Je rencontre beaucoup de femmes qui vont éviter la sexualité quand elles sont épuisées, qui ne s'accordent pas suffisamment de plaisir dans leur vie.À force de penser qu'elles doivent répondre aux besoins de leur partenaire, elles finissent par laisser les guides de la sexualité entre les mains des hommes, surtout si la libido de ces derniers est plus forte.Par le fait même, elles finissent par s'éloigner et se désintéresser complètement du sexe », ajoute la sexologue Élise Bourque.Le problème, c'est qu'une telle léthargie ne se règle pas en criant « lapin ».Il n'y a que 24 heures dans une journée, et prendre du temps pour améliorer la qualité de sa vie sexuelle demande de faire des sacrifices ailleurs.Sans compter la nécessité de conserver une certaine dose de spontanéité.« Souvent, les femmes ne savent pas ce qu'elles aiment vraiment.Au début, quand la relation est passionnée, le corps répond très bien.Mais avec le temps, la passion diminue, il arrive qu'on ne s'engage dans une relation sexuelle que pour faire plaisir à l'autre, on en retire moins de plaisir.Je pense que les femmes doivent effectivement apprendre à avoir plus de plaisir dans la vie », ajoute la sexologue.Tout le monde est fatigué, tout le monde trime, c'est un changement substantiel, en contraste avec l'idéal glorifié par les années 50, époque où on recommandait aux femmes de se pomponner afin de mieux accueillir leur mari vanné par une grosse journée au bureau.Le climat de pression et de performance a-t-il fini par gagner la sphère privée ?« Lorsque chacun gagne la croûte familiale, les deux ont envie de sauter dans leur pyjama au retour du boulot », remarque Josée Leboeuf, qui note cependant que l'imagerie fantasmatique reproduit encore des clichés datant des années 50.« La femme doit toujours être fraîche, belle, rasée, soignée, etc., et doit s'offrir à un homme qui peut avoir l'air d'un mécanicien qui sort du garage.On véhicule encore l'image « sois belle et taistoi », et cette image nourrit les fantasmes masculins.» Mais la pression ne repose pas sur les seules épaules des femmes, en cette ère d'hyperperformance où l'arrivée du Viagra laisse entendre qu'aucune excuse n'est désormais valable pour être moins actif sexuellement que la moyenne des stars pornos.Dans le roman I Don't Know How She Does It, l'héroïne retrouve ses esprits et une meilleure relation avec son mari en quittant son superboulot et en déménageant à la campagne.Faut-il forcément renoncer à tout avoir pour récupérer une vie sexuelle digne de ce nom ?« Retrouver le désir sexuel est une affaire très imprécise.Il n'existe pas d'approche scientifique.C'est une question d'essais-erreurs, estime l'auteure Michele Weiner Davis.La seule façon de vraiment gâcher la sauce est de ne rien faire.» SAMEDI,19 AVRIL DIMANCHE, 20 AVRIL SOLDESOLDESOLDE La plus grande sélection de tapis faits à la main à des prix incroyables.De 50 $ à 1 500 $ TAPIS PERSANS, AFGHANS, TURKMÈNES, INDIENS, PAKISTANAIS ET CHINOIS.TAPIS PERSANS ET ORIENTAUX GRANDE LIQUIDATION DE TAPIS DE TOUS GENRES Pour plus de renseignements : (514) 585-1612 Sam.10 h à 19 h Dim.10 h à 18 h SALON MADRID FOUR POINTS SHERATON DORVAL 6600, CÔTE DE LIESSE (514)344-1999 poste 3002 (514)3135887 55% OFF LES INTÉRIEURS À votre service depuis 1947 Solde de déménagement d'entrepôt Horaire : lundi-mercredi, 10 h à 18 h; jeudi-vendredi, 10 h à 21 h; samedi, 10 h à 17 h; FERMÉ LE DIMANCHE DE PÂQUES.1850, boul.Hymus, Dorval (2 rues à l'est (514) 683-8311 du boul.des Sources) MODÈLES EN MONTRE ET STOCK EN ENTREPÔT SEULEMENT! 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FIN DE SEMAINE DE PÂQUES SEULEMENT! Solde en cours aujourd'hui samedi Fermé demain DIMANCHE Le solde prend fin LUNDI Le Centre de recherche Fernand-Seguin de l'Hôpital Louis-H.-Lafontaine mène une étude sur la potentialisation d'antidépresseurs avec des médicaments se trouvant déjà sur le marché.En participant au projet de recherche, vous bénéficierez d'une évaluation et d'un suivi par un psychiatre.Pour tout renseignement, veuillez contacter (514) 251-4015, poste 3364 7331, rue Hochelaga Montréal Québec H1N 3V2 Mylène Marchand Infirmière de recherche Malgré une dose maximale d'antidépresseur, votre dépression n'est pas résolue.Vous souffrez de dépression, mais les antidépresseurs ne fonctionnent pas?3134594A 6LP2001A0419 A20 SAMEDI actuel 6LP2001A0419 ZALLCALL 67 18:12:26 04/18/03 B A20 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 9 AVRIL 2003 MODE Jacob fait fabriquer des vêtements en Birmanie L'entreprise montréalaise va à l'encontre d'une recommandation gouvernementale NICOLAS BÉRUBÉ BOUTIQUE JACOB, une compagnie de vêtements de Montréal, a confié une partie de sa production à des sous-traitants établis en Birmanie, un pays dirigé par une junte militaire coupable de violations des droits de la personne, notamment de travail forcé et de travail des enfants.Le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada demande d'ailleurs aux entreprises canadiennes de « s'abstenir de commercer avec la Birmanie ou d'y investir tant que des améliorations n'auront pas été constatées ».Au plan international, plusieurs voix se sont élevées pour demander le boycottage de la Birmanie, notamment celle de la militante récipiendaire du prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi.Aux États-Unis, plus de 40 entreprises \u2014 dont Wal-Mart, Costco, Tommy Hilfiger et Fila \u2014 ont choisi de boycotter les sous-traitants établis en Birmanie.Chez Boutique Jacob, on ne voit pas de problème à faire affaire avec la Birmanie.« Nous savons que certains groupes s'opposent au régime politique birman, mais nous n'avons rien entendu au sujet des conditions de travail », explique Alain Lessard, vice-président au développement des marchés mondiaux chez Boutique Jacob.« Seuls quelques-uns de nos produits sont manufacturés en Birmanie, sur un total de plus de 300, poursuit-il.Pour notre collection de septembre, nous avons également des produits faits en Birmanie.C'est Colby International, notre agent situé à Hong Kong, qui nous conseille et il respecte un code d'éthique », dit-il.Colby International est une multinationale d'import-export qui emploie 600 personnes, possède 35 bureaux dans le monde et qui a déclaré des revenus de plus de 1 milliard de dollars américains l'an dernier.Pour Shareef Korah, directeur de Canadian friends of Burma (CFOB), les entreprises qui brassent des affaires en Birmanie contribuent directement à financer le gouvernement militaire illégal qui gouverne le pays depuis 1988.« Tout échange commercial avec la Birmanie soutient le régime, qui utilise son argent pour acheter des armes et consolider ses positions, dit-il.Ce que nous voulons, c'est que des entreprises comme Jacob fassent un geste en faveur des droits de l'homme et qu'elles cessent de faire affaire avec la Birmanie.Position floue Bien qu'aucune loi n'empêche les entreprises canadiennes d'aller en Birmanie, la position du gouvernement canadien est de décourager les entreprises de faire affaire dans ce pays.« Tant et aussi longtemps que le gouvernement militaire birman sera au pouvoir, nous tenterons de décourager les entreprises canadiennes d'aller là-bas, explique André Lemay, chargé des communications au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international.Mais aucune loi n'empêche qui que ce soit d'y aller.La Birmanie est gouvernée par l'un des régimes totalitaires les plus durs du monde.Dans son rapport de 2002, la Commission des droits de la personne de l'ONU fait état de « violations systématiques des droits humains par le gouvernement, d'exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées, de viol, de torture, de traitements inhumains, d'arrestations massives, de travail forcé et de refus des libertés d'expression et de mouvement ».Entre 1200 et 1300 prisonniers politiques sont aujourd'hui détenus en Birmanie.La militante birmane et prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi a elle aussi appelé les entreprises étrangères à ne pas faire affaire en Birmanie, une position qui, croitelle, « envoie un message politique et économique » au régime dictatorial qui règne sur le pays.Le boycottage adopté depuis trois ans par les entreprises américaines a commencé à avoir des effets directs sur la santé financière du pays : en 2002, les importations de la Birmanie ont chuté de près de 30 %.Selon le dernier rapport du ministère des Affaires étrangères américain, le travail forcé \u2014 y compris le travail forcé des enfants \u2014, a permis la construction de parcs industriels utilisés pour fabriquer des produits d'exportation, notamment dans l'industrie du vêtement.» Photo AYA AYE WIN, Associated Press © Selon la militante et Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi (notre photo), et des associations comme Canadian friends of Burma, les entreprises qui brassent des affaires en Birmanie contribuent directement à financer la dictature dirigée par la junte militaire dans ce pays.Mais cela n'a pas empêché la compagnie Jacob d'y faire fabriquer une partie de ses vêtements.QUÉBEC : PLACE SAINTE-FOY (418) 656-6783 MONTRÉAL : RUE SHERBROOKE, ANGLE DE LA MONTAGNE (514) 842-5111 WWW.HOLTRENFREW.COM VOICI UNE INNOVATION EN MATIÈRE DE SOIN DE LA PEAU.Issue des laboratoires de recherche Estée Lauder, voici une option de douceur suprême aux traitements au laser, aux injections et à la dermabrasion.Le sérum correcteur rides Perfectionnist procure un soulagement rapide et efficace tout en améliorant l'épiderme de façon remarquable et continue.Sans rétinol, mais fort de son complexe Bio SyncMC, le sérum correcteur rides Perfectionnist révèle instantanément le teint 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Veux-tu bien me dire qu'est-ce qui leur prend tous quand il fait beau ?On dirait qu'une force invisible les pousse tous vers Saint-Denis ! » « Je te dis, le reste de la ville doit être déserté », ajoute-t-elle avant de se faire donner un coup de coude par un gros monsieur à l'air content.Je ne peux m'empêcher de rire.« Viens-ten.On va marcher sur Drolet.» Une rue à l'ouest de Saint-Denis, c'est, effectivement, le désert.Marianne lance un « Ah ! » de soulagement et s'allume une cigarette.« Donc, comme je te disais, c'était la fête de ma soeur hier soir : 40 ans.Et son chum lui a donné.un téléphone ! Ça fait 16 ans qu'elle est avec ce gars-là et il n'est toujours pas capable de lui trouver un cadeau qui a de l'allure.Des fois, je me dis que vraiment, là, les gars, ils sont dans le champ.Tu n'as pas cette impression, des fois ?Que pour des affaires comme trouver quelque chose qui va nous faire plaisir, ils sont complètement à côté de la plaque ?Qu'il faut littéralement qu'on leur dise quoi faire ?» Nous continuons à marcher un moment.Évidemment, je n'ai pas de réponse à la question de Marianne.Je me la suis pourtant posée moi-même à quelques reprises, et la plupart des filles que je connais aussi.Clairement, il y a quelque chose là.Mais plutôt que de m'embourber dans une explication trop facile, je choisis de raconter à Marianne l'histoire de mon amie Delphine.La perle rare Lorsque Delphine a commencé à sortir avec Sébastien, il y a trois ans, elle était persuadée d'avoir trouvé la perle rare.En fait, elle ne lui reprochait qu'une chose : il ne savait pas lire dans ses pensées et ainsi aller au-devant de ses désirs.Elle rêvait de rentrer du travail un soir et de trouver la table mise, les chandelles allumées, et, pourquoi pas, un joli bouquet de fleurs.Sébastien, il faut le dire, était rempli de bonne volonté et se serait sans doute exécuté avec bonheur s'il avait su ce que souhaitait sa blonde.Mais Delphine refusait obstinément d'aller voir Sébastien et de lui dire ce dont elle rêvait.Elle considérait que cela aurait enlevé au rêve en question tout son charme, celui-ci résidant, bien plus que dans l'odeur des fleurs ou dans les plis d'une nappe blanche, dans le fait que son chum aurait su trouver, instinctivement, ce qui lui aurait fait plaisir.Elle se contentait donc de lui donner des indices, que Sébastien, malheureusement, ne savait pas déchiffrer.« Ça ne marche jamais, les indices, lui avait dit Hélène.La plupart des gars, au fond, veulent juste qu'on leur dise ce qu'on veut.Ça leur épargne l'angoisse d'essayer de deviner nos désirs.» Delphine avait fini par se résigner.Un soir, alors qu'ils soupaient devant un film, elle avait dit, tout simplement : « Sébastien, j'aimerais ça des fois si tu m'achetais des fleurs.» Sébastien a eu l'air surpris : il ne comprenait pas pourquoi elle avait attendu si longtemps pour le lui dire.Et aussi il s'en voulait un peu \u2014 il aurait bien aimé, lui aussi, comprendre les indices que lui envoyait Delphine et ne pas avoir à attendre qu'elle lui dise carrément ce qu'elle attendait de lui.Mais au moins, il en avait le coeur net.Il s'est donc mis à lui acheter des fleurs chaque semaine et à les placer dans un grand vase sur la table de chevet de Delphine.Quand nous lui avons demandé si elle était contente, elle a dit oui, mais elle n'a pu s'empêcher d'ajouter un petit mais.« Mais.il achète toujours, toujours, exactement le même bouquet.Et.il ne comprend pas mes indices quand j'essaie de lui signifier que j'aimerais un peu de variété ! » Deviner Marianne a éclaté de rire.« Ben là, franchement ! Elle est compliquée pas à peu près, ton amie Delphine.Quoique.Tu sais quoi, au fond ?Je suis sûre qu'il était soulagé, son chum.Au moins, il n'avait plus à essayer de lire dans ses pensées.C'est juste qu'il faudrait qu'elle arrête d'espérer qu'il va un jour se mettre à deviner ce qu'elle veut.Qu'elle le dise, c'est tout, et tout le monde serait content.» Pas si sûre.Alors plutôt que d'acquiescer bêtement, je décide de parler à Marianne de ce qui est arrivé à notre ami Maxime, il y a quelques années.Donne-moi ce cadeau, honey Fin 2000, Maxime était avec la même fille depuis déjà huit mois \u2014 ce qui, pour lui, était un exploit.Plus étonnant encore, il avait l'air amoureux.Ça aussi, c'était assez surprenant, considérant que la seule fois où nous avions vu Maxime exprimer ses sentiments pour une fille, il avait dit : « Jamais une fille ne m'a fait bander de même.» Nous étions bien contents pour lui.Après tout, à 32 ans, il commençait à être dû pour sa première relation amoureuse.L'objet de son affection, Kathleen, était un peu straight, mais nous l'aimions quand même : elle rendait notre ami heureux et, ma foi, un peu touchant.Il était exagérément attentionné avec elle, la couvrant de petits cadeaux et allant au-devant de ses moindres désirs.C'est Nathalie qui, la première, m'a fait remarquer qu'il y avait une cause à ce zèle amoureux.En effet, quand nous ne l'écoutions pas, Kathleen dictait littéralement à Maxime ce qu'il devait faire.« Get me a glass of water, please honey.», « J'aime bien cette robe, honey », « Ce soir, j'aimerais tellement ça si j'arrivais à la maison et que tu avais acheté des sushis et du saké, honey.» C'était.un peu irritant.J'ai décidé d'en parler à Maxime.Il m'a regardé d'un petit air piteux et a dit : « Puis tu ne sais pas le pire.Pour Noël, elle est allée acheter ses cadeaux, elle m'a donné le bill, et elle m'a dit, « Well, comme ça au moins honey, tu n'auras pas besoin de dépenser pour rien.Là, tu peux être sûr que c'est exactement ce que je veux.» C'est ma faute : c'est moi qui lui ai dit de me dire quoi faire, parce qu'au début elle me rendait fou en essayant de me donner des indices que je comprenais pas.Mais là, je pense que j'ai créé un monstre.» Trois semaines plus tard, Maxime avait laissé Kathleen.« C'est trop castrant de me faire dire quoi faire », avait-il dit.Allait-il donc s'appliquer à essayer de déchiffrer les indices que lui enverrait la prochaine ?Nous ne l'avons jamais su \u2014 depuis Kathleen, Maxime est retourné à ses vieilles habitudes, et les filles restent rarement plus d'un mois.\u0001 \u0001 \u0001 Marianne hoche la tête d'un air déçu : « Tu as raison, dit-elle.Il n'y a vraiment pas de formule magique dans ce domaine-là.N'empêche, le prochain chum, je ne l'emmerderai pas trop avec 1000 indices tous moins clairs les uns que les autres.Mais je ne lui dirais pas non plus toujours quoi faire.Un juste milieu.» \u2014 Marianne, tout le monde rêve au juste milieu.Si c'était simple de même, on serait tous dans le juste milieu.C'est comme l'Eldorado des relations.\u2014 Oui, bien moi, j'y crois à l'Eldorado.Folle de même.Et là-dessus, elle a tourné un coin de rue et s'est engouffrée dans la foule contente de la rue Saint-Denis.«Ça ne marche jamais, les indices, explique Hélène.La plupart des gars, au fond, veulent juste qu'on leur dise ce qu'on veut.Ça leur épargne l'angoisse d'essayer de deviner nos désirs.» PIERRE FOGLIA CHAQUE MARDI, JEUDI ET SAMEDI Vous pouvez également vous inscrire à la facture Internet d'Hydro-Québec par le Service gratuit postel.caMC qui vous permet de recevoir, de payer et de gérer vos factures en ligne.Prenez votre portrait\u2026 Avec la facture Internet, vous obtenez le portrait complet de votre consommation.Tableaux et graphiques illustrent pour vous : votre consommation moyenne par jour en $ l'impact de la température extérieure sur votre consommation la comparaison de votre consommation d'une année à l'autre La facture Internet, pratique et sécuritaire Pour payer, vous avez le choix : votre site bancaire le paiement autorisé le site d'Hydro-Québec Adoptez la facture Internet à : www.hydroquebec.com/residentiel Assurez-vous d'avoir en main votre dernière facture ainsi que son coupon détachable.Règlement du concours disponible sur le site.Plus de en prix 25000$ La chance vous attend sur Internet Adhérez à la facture Internet avant le 16 mai 2003 au www.hydroquebec.com/residentiel et devenez, vous aussi, automatiquement admissible au concours « Prenez votre portrait ! » 10 appareils photo numériques Nikon COOLPIX 885 5 forfaits-voyage pour 2 à la Baie-James 5 écrans plats Sony de 18 pouces Àvos souris! 3130351A 6LP2201A0419 A22 SAMEDI 6LP2201A0419 ZALLCALL 67 22:15:34 04/18/03 B A22 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 9 AVRIL 2003 MODE Muse propose sa vision modernisée de la Callas SOPHIE ST-LAURENT collaboration spéciale LA FONDERIE Darling, un bâtiment industriel historique du Vieux- Montréal récemment rénové en centre d'arts visuels, semble devenu le lieu de prédilection pour les défilés de mode montréalais.Tout récemment, c'était au tour de la griffe Muse de présenter sa collection automne-hiver 2003, clôturant ainsi les présentations automnales de nos designers locaux.Sur des airs d'opéra, la collection baptisée Callas Casta Diva s'est déployée dans une théâtralité soignée.Christian Chenail, designer de la griffe québécoise Muse, s'inspire depuis toujours de puissants archétypes féminins pour créer ses collections.Il a tour à tour puisé dans l'univers de Jane Birkin, d'Ursula Andress, de Brigitte Bardot, de la femme Hitchcock et de l'héroïne de Docteur Jivago ; des femmes fascinantes dont le style distinctif aura fait d'elles des icônes de mode et de beauté.Cette fois, l'instant d'une saison automnale, le designer fait revivre la diva d'entre les divas, la mythique Maria Callas.« Si j'utilise souvent l'image d'une femme typée, c'est en guise de stimulation pour rendre mon propos cohérent et pour renouveler mes propositions », explique le créateur.« Le flash de Maria Callas m'est venu avec le 25e anniversaire de sa mort.J'aime l'idée que certaines femmes deviennent plus grandes que nature après leur mort.Comme j'avais alors envie d'une collection luxueuse, plus chic et plus couture, le thème de la Callas était tout indiqué ».Extravagance retenue Sans puiser systématiquement dans le vestiaire de la Divina, Christian Chenail s'inspire néanmoins de l'extravagance retenue des tenues de la cantatrice.« J'ai voulu traduire le baroque moderne du début des années 1960 par des formes hyper-simples taillées dans des matières luxueuses », commente le créateur.Teintées d'un zeste de nostalgie, les pièces de la collection n'en demeurent pas moins actuelles.« J'ai plutôt imaginé ce que porterait une Callas d'aujourd'hui, à la fois secrète et mondaine.» Sa Callas moderne était donc incarnée par Colette Chicoine, conjointe de Jean-Claude Poitras et exmannequin, devenue depuis designer de la griffe Lola en Solo.« Colette est naturellement la Callas dans la vie quotidienne, je ne pouvais donc faire autrement que de lui demander de jouer le jeu pour mon défilé », explique-t-il.Coiffée d'un chignon haut et le regard maquillé en oeil de biche, l'ex-mannequin, pourtant angoissée de remonter sur la passerelle, se mêlait parfaitement bien aux autres jeunes mannequins.Si, dans sa nouvelle collection, Christian Chenail risque quelques jeux fort adroits avec la proportion, il mise aussi avant tout sur des formes classiques et rigoureuses.Deux types de silhouettes se dégagent de l'ensemble de la collection et font écho à la thèse de la contradiction qui oppose la structure et le flou.L'une de ses silhouettes typiques s'appuie sur une veste courte acérée à épaules nettes, taille marquée et col unique qui se marie à une jupe fine et droite bien en dessous du genoux.L'autre, c'est la jolie robe taille empire au décolleté carré généreux parfois ornée de manches maxi-longues et taillée dans une étoffe souple.Méticuleusement coupé Grand architecte du vêtement, le designer séduit encore avec des modèles méticuleusement coupés.Ainsi, même si plus souvent qu'autrement les lignes sont épurées, la construction s'affiche toutefois sur chaque pièce.On aime particulièrement ses jupes et robes à quilles asymétriques qui assurent une démarche mouvante.Histoire de peaufiner l'esthétique Callas, Chenail fait quelques menus emprunts à des couturiers célèbres, à ses maîtres à penser, comme en fait foi une manche boule récurrente, tirée du répertoire de Cristobal Balenciaga.Chez Muse, les matières précieuse telles que le velours imprimé, les voiles fins et les brocarts complexes côtoient pour l'automne les étoffes plus communes comme la fausse fourrure et les lainages stricts.La maille gaufrée à côtes, quant à elle, se taille une place importante dans la collection.«Quoique la maille soit une matière souple, je la travaille quand même avec beaucoup de structure.Le tricot, c'est vraiment intéressant parce que c'est non contraignant et abordable.Je lui consacre environ le tiers de ma collection cette saison», commente-t-il.Fidèle à son idéologie, Chenail parle encore et toujours le langage de l'élégance.«Ce que j'aime profondément, c'est de voir une robe raffinée et des vêtements qui se basent sur l'idée d'une femme belle.La cliente que j'habille veut avant tout se sentir magnifiée par le vêtement sans que ça devienne caricatural ».C'est peut-être pourquoi son attrait pour le soir glamour est si évident.L'un des rares créateurs québécois à faire dans la robe de soirée, Chenail utilise cette saison un taffetas moiré qui chatoie du vert eau au brun ambré pour sculpter des robes bustier qui seraient toutes simples si elles n'étaient pas garnies de fronces de haut en bas.Pour couronner son ode à Maria Callas, Chenail a invité la soprano Louise Marcotte à livrer une interprétation a cappella d'une oeuvre de Puccini.Vêtue d'une somptueuse robe fourreau noire garnie de strass provenant de la collection Hitchcock de l'automne 2001, la chanteuse a établi que certains des designs de Chenail sont aussi intemporels que les belles voix.Photo DENIS COURVILLE, La Presse © Pour sa nouvelle collection inspirée de Maria Callas, Christian Chenail n'est pas aller puiser directement dans le vestiaire de la Divina : la nouvelle collection de Muse reprend plutôt l'extravagance retenue des tenues de la cantatrice.Le seul salon de la franchise et des opportunités d'affaires à Montréal! 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En collaboration avec: Ville de Montréal Renseignements : 514-383-0034 www.quebec-franchise.qc.ca Trouvez l'information sur des concepts telles que: 3136304A PUBLICITÉ Qui a peur de Bob Garfield?SYLVIE ST-JACQUES collaboration spéciale CHAQUE SEMAINE, Bob Garfied, fait la pluie et le beau temps dans le milieu de la publicité et du marketing américain, avec sa chronique « Ad Review » publiée dans le magazine Advertising Age.Reconnu pour son fiel et son irrévérence, Garfield \u2014 qui est également analyste publicitaire pour ABC News \u2014 consacre sa carrière à encenser ou, le plus souvent, à ridiculiser des publicités.Aux États-Unis, il est reconnu comme étant le critique publicitaire le plus redouté de l'industrie.Dans son dernier essai And Now a Few Words From Me, il examine pourquoi, selon lui, un grand nombre de publicités sont très mauvaises.Lors de son passage à Montréal, en début de semaine, La Presse s'est entretenue avec Bob Garfield pour causer de la pub, de ses effets pervers et de ses responsabilités.Q La créativité en pub est-elle en crise ?R Je dirais que la situation n'est pas aiguë, mais plutôt chronique.En publicité comme ailleurs, nous assistons à une lente et stable détérioration des valeurs.Les concepteurs sont toujours aussi brillants mais cela ne contribue par forcément à améliorer la situation.Les professionnels maîtrisent l'art d'être distrayants et drôles, ce qui ne veut pas dire qu'ils représentent toujours l'intérêt de leurs clients ou respectent le public.Q Pourquoi les professionnels de la publicité, des gens pourtant très brillants, présentent-ils souvent des campagnes de mauvaise qualité ?R La première raison est qu'ils perdent la perspective quand il s'agit d'évaluer leur public cible et l'effet qu'ils produiront sur celui-ci.Deuxièmement, les publicitaires ont tendance à ne considérer que leur propre sensibilité plutôt que de se mettre dans la peau du public.Troisièmement, nous assistons à un acroissement de la culture de la vulgarité qui s'infiltre partout dans la société.La montée de la vulgarité s'observe partout, dans le divertissement, les conversations, les films, la télévision.Tout est devenu plus outrageant, offensant, cru.L'usage abusif de l'expression « it sucks », interdit à la télé auparavant, est un exemple qui démontre que les standards ont changé.Pour toutes ces raisons, les professionnels de la pub se donnent comme objectif de toujours aller plus loin.Mais le fait de briser ainsi des tabous n'est pas courageux.C'est plutôt lâche et stupide.La pub a une responsabilité sur les comportement sociaux, elle participe au décorum.Q Pensez-vous que le public américain qui regarde American Idol ou Temptation Island demande à la pub d'être intelligente et éclairante ?R Il ne faut jamais oublier que la moitié de la population est plus stupide que la moyenne ! (rire).Sérieusement, l'une des règles de base en publicité est de ne jamais insulter l'intelligence du public.Cependant, être brillant, subtil et créatif ne sert pas toujours l'intérêt du client.Je pense qu'il est possible de tout réunir dans une bonne pub : les critères de séduction et une bonne information.Trop souvent, les publicitaires sont trop vulgaires, trop égocentriques, essaient trop d'être brillants, plutôt que de faire leur boulot qui est, après tout, de vendre un produit.Q Qu'est-ce qui « marche » en pub ?R Le paradoxe, c'est qu'à peu près tout et n'importe quoi fonctionne, autant les bonnes que les mauvaises pubs ! Le seul fait d'être présent, de véhiculer un message, de rendre le public conscient de votre existence en vous établissant comme un acteur sérieux exerce une influence considérable.Or, une bonne publicité peut aider grandement une compagnie, alors qu'une mauvaise peut être désastreuse pour une marque.Aux États-Unis, des décennies de pubs stupides, irritantes, offensantes, bruyantes et parfois malhonnêtes ont malheureusement créé une attitude de doute et de suspicion envers la pub.Par conséquent, les entreprises sont aux prises avec un état d'esprit du public qui se situe entre l'indifférence et le dégoût.Si vous réussissez à surmonter l'indifférence, vous devez composer avec la méfiance.Cela n'est possible qu'en concevant des pubs informatives.Parce qu'en fin de compte, les gens sont vraiment à l'affût d'informations véridiques et veulent savoir si un nouveau et meilleur produit est arrivé sur le marché.Q À votre avis, quelle compagnie américaine a mis au point la meilleure stratégie publicitaire ?R Aux États-Unis, je dirais que c'est la Brasserie Miller qui, avec sa campagne Miller High Life, a ciblé la catégorie des hommes cols bleus, qui sont les plus grands consommateurs de bière.De plus, ces campagnes ont réussi à incarner les valeurs de cette tranche de la population tout en s'en moquant.Q Quelle compagnie a la pire stratégie publicitaire ?R Probablement la Brasserie Miller, qui, dans une série de mauvaises décisions et de fausses évaluations, a détruit l'une de ses franchises commerciales, la marque Miller Lite.Q Dans votre livre, votre position à l'égard de la sexualité dans les pubs apparaît conflictuelle.Vous dites que vous aimez regarder des belles femmes et que le sexe est souvent vendeur dans les pubs.Mais, à la fois, vous déplorez cette état de fait.R Je suis un homme.J'ai des organes génitaux.Je suis un idiot incapable d'éradiquer mes instincts de base.Les civilisations ont toujours été soumises à de puissants instincts.Les femmes comptent pour la moitié de la population et il est impossible de passer outre à ces pulsions identiques à celle d'un adolescent.Le sexe, dans la pub, fait référence à des pulsions d'adolescents qui, à mon avis, font du tort aux femmes.La pub créée une fausse perception de l'image et du comportement qu'elles devraient avoir.Je suis père de trois filles et je ne veux certainement pas qu'elles grandissent avec l'idée qu'elles ne sont qu'une paire de knockers (seins).Une telle objectivation est mauvaise pour leur estime d'ellesmêmes.Q Au Québec, certaines personnes s'offusquent du « sexisme inversé » dans la pub.C'est-à-dire de constater que les hommes sont ridiculisés par des femmes.Qu'en est-il aux États-Unis ?R Quelques idiots ont déploré ce phénomène qui, à mon avis, fait partie de la politique du pouvoir.La couche dominante de la société \u2014 l'homme blanc, par exemple \u2014 est une cible de choix pour faire des blagues.Il n'y a pas de raison d'être insulté par ce qui est seulement un réflexe humain.Q À votre avis, quels pays développent les concepts publicitaires les plus intéressants ?R Je dirais les États-Unis, le Royaume-Uni et les Pays-Bas produisent des choses très brillantes.La plupart des pays anglophones, l'Australie, le Canada, l'Afrique du Sud, dominent les festivals et présentent de bonnes idées.Q À l'issue de ces quelques journées passées à Montréal, que pensez-vous des publicités québécoises R Je les trouve difficiles à comprendre, à cause de la langue.Mais j'ai aussi vu des pubs anglocanadiennes et je les trouve très similaires à ce qui se fait aux États- Unis.INSPECTION DES LOTS : Les lots pourront être inspectés dès le 17 avril à 7 h 30.La vente des lots aura lieu de 9 h à 21 h les jeudi 17 avril et lundi 21 avril.Le vendredi, la vente se tiendra de 9 h à 18 h.Les lots pourront aussi être inspectés les 19 et 20 avril au 6300, boul.Henri-Bourassa Est - Le Circuit Ford Lincoln AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLICAVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLICAVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC AVIS AVIS PUBLIC 148 VOITURES ET CAMIONS NON RÉCLAMÉS DOIVENT ÊTRE LIQUIDÉS.Montréal (Québec) : la pression pour vendre des véhicules est grande par les temps qui courent et les stocks ont tellement stagné que 148 véhicules neufs et presque neufs qui auraient dû trouver preneur ces derniers mois sont demeurés sur le terrain.M.Yvon Dumoulin et M.Marc Trudeau, propriétaires de Le Circuit Ford Lincoln, ont décidé de passer à l'action et d'en faire bénéficier les consommateurs.Nous liquidons 148 autos et camions dans les 3 prochains jours pour équilibrer nos stocks.Des véhicules vendus en bas du prix coûtant.La directrice des ventes, Mme Linda Monaco, a reçu des instructions très claires.« Je dois liquider ce surplus de stock en 3 jours seulement.Vous savez que les évènements dans le monde nous ont occasionné une diminution de l'achalandage et aussi un surplus des stocks 2003, nous disait-elle avec amertume.Nous faisons donc cette liquidation pour laisser de la place pour les nouveaux arrivages qui arrivent à plein camion à tous les jours.» Tous les véhicules clairement identifiés par numéro de lot Les spéciaux seront clairement indiqués dans la cour et porteront un numéro de lot spécifique.Par exemple, le lot 205-24235 Focus 2002 Break à prix régulier de 20 955 $ sera liquidé à seulement 15 957 $.C'est en bas du prix coûtant du concessionnaire.Aussi des rabais sensationnels pour un grand lot de 2003.Le taux de financement de 0 % sera applicable sur la plupart de nos véhicules en liquidation.Véhicules vendus avec un comptant de 99 $ Sylvie Lafleur et Manon Leroux, les directrices de services financiers ont, quant à elles, informé tous les financiers que les contrats signés avec un comptant d'au moins 99 $ devraient être approuvés dans un délai de trois heures.La Compagnie Crédit Ford du Canada offrira des taux d'intérêts à 0 %.Pour nous aider à nous départir de nos stocks, la Compagnie Crédit Ford du Canada offrira des taux subventionnés pouvant aller jusqu'à 0 % sur 60 mois.Les modèles et les détails de ces offres seront clairement indiqués sur les lots.Une experte en crédit défavorable sera sur place.Une experte en crédit défavorable sera sur les lieux pour conseiller les consommateurs ayant eu des problèmes de crédit par le passé.Questionnée à savoir si elle pouvait faire accepter des clients avec des antécédents de crédits défavorables, elle a répondu : « Avec une liquidation pareille, je suis certaine de faire approuver presque tous les acheteurs pendant ces trois jours ».Demandez Mme Rousseau et je m'occuperai de vous sur-le-champ.Lot 05 - 3P039.Taurus SE 00 10 985 $ 8 900 $ Lot 05 - 24349A Focus LX 00 10 985 $ 9 600 $ Lot 05 - 3P054 Ranger X-CAB 11 985 $ 9 700 $ Lot 05 - 2P063 Windstar GL 98 11 985 $ 9 800 $ Lot 05 - 3P045 Saturn SLI 00 11 985 $ 9 900 $ Lot 05 - 24013A Sable LS 99 .12 985 $ 10 400 $ Lot 05 - 34169A Contour SE 98 11 985 $ 10 700 $ Lot 05 - 3P019 Focus Wagon SE 00 .19 985 $ 11 900 $ Lot 05 - 3P039 Cougar V6 00 15 985 $ 13 900 $ Lot 05 - 2P146 Explorer EB V8 98 18 985 $ 15 900 $ Bob Garfield 6LP2301A0419 A23 SAMEDI 6LP2301A0419 ZALLCALL 67 19:56:33 04/18/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 9 AVRIL 2003 A23 AILLEURS Boycottage des vins français: de la menace à l'exécution Le métro de New York dit adieu à ses jetons et à leurs «suceurs» Agence France-Presse BORDEAUX \u2014 Un boycottage des vins français, en particulier des vins de Bordeaux, a commencé cette semaine de la part de distributeurs américains en raison de la position française sur la crise irakienne, ont indiqué à Bordeaux des négociants et des représentants de syndicats professionnels.« Ce que nous craignons, et cela a déjà un effet direct, c'est un boycottage non des consommateurs, mais des distributeurs, dans un contexte de concurrence extrêmement vive », a déclaré Louis-Régis Affre, délégué général de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France, à l'occasion de l'Assemblée générale de l'Union des maisons de Bordeaux, l'un des deux syndicats de négociants dans le Bordelais.Nicolas Gailly, directeur général de « Barton et Guestier », a affirmé que ses ventes avaient diminué, sans pour autant donner de précisions.Premier exportateur de vins français aux États-Unis, selon lui, avec quelque huit millions de bouteilles de vins français vendues dans ce pays, M.Gailly a indiqué que les distributeurs américains avaient notamment « levé le pied sur la promotion » des produits français.Aux États-Unis en ce moment, « ce n'est pas politiquement correct de mettre en valeur les produits français en général, les vins en particulier », a estimé M.Gailly.Ce constat de « situation délicate » est partagé par la société de négoce Baron Philippe de Rothschild et par la société Ginestet.« Nos informations font état d'une baisse très claire de la mise en place des vins français en rayons, a assuré Christian Delpeuch, directeur général de Ginestet, qui réalise environ 10 millions d'euros (environ 15 millions de dollars CA) de chiffre d'affaires avec les États- Unis.Quant à « la restauration, elle boude aussi les vins français », a souligné M.Delpeuch, par ailleurs président de la Fédération des syndicats de négociants.Agence France-Presse NEW YORK \u2014 Après 50 ans de bons et loyaux services, le métro de New York a mis à la retraite cette semaine ses antiques jetons métalliques, en même temps qu'il a signé l'arrêt de mort d'une forme de délinquance aussi insolite que peu ragoûtante, celle des « suceurs de jetons ».Sûrement un peu mesquine mais dénuée de toute violence, cette fraude contraire aux exigences les plus élémentaires de l'hygiène publique, a remporté un franc succès, au point de coûter à la direction du métro jusqu'à plusieurs millions de dollars par an.La technique du « suceur de jetons » est simple, rapide et efficace.D'abord, il bouche la fente dans laquelle le voyageur doit glisser sa petite pièce métallique pour franchir le tourniquet qui lui ouvre l'accès au quai.Bloqué dans son élan, le voyageur énervé se détourne alors du tourniquet.Il ne suffit plus au fraudeur que d'embrasser littéralement la fente et d'inspirer à fond pour aspirer le jeton.Le système des jetons a été introduit dans le métro en 1953, alors que le prix du trajet ne dépassait pas 15 cents.Ce n'est que lorqu'il a dépassé un dollar, dans les années 1980, que la pratique des « suceurs de jetons » est devenue rentable.Au point d'embarrasser sérieusement les responsables du métro qui, en plus de la fraude ellemême, ont dû dépenser des fortunes pour remettre en état les tourniquets endommagés.Les méthodes traditionnelles de répression n'ayant pas eu les effets dissuasifs escomptés, la direction du métro s'est rabattue sur des méthodes moins académiques de lutte contre la délinquance, notamment en aspergeant les fentes de ses tourniquets de gaz lacrymogène ou de piment.Sans grand succès.Dans ses mémoires, un ancien procureur du district de Manhattan, David Heilbroner, a raconté qu'un guichetier excédé par la fraude avait même enduit de colle le pourtour de la fente d'un tourniquet.L'opération a réussi au-delà de ses espérances puisqu'un contrevenant a fini par rester collé au tourniquet, comme un vulgaire insecte sur un ruban tue-mouches.Sa position inconfortable ne l'a pas empêché, raconte l'ancien magistrat, de jurer la main sur le coeur une fois libéré qu'il n'était « pas en train d'aspirer des jetons ».Faute d'avoir été réellement contrariée, la pratique a donc prospéré pour atteindre son apogée dans les années 1980.Finalement, c'est le progrès technique qui a sonné le glas de ce commerce illégal mais prospère, avec l'entrée en service en 1994 des premières cartes magnétiques de paiement.En dépit de la réticence initiale d'usagers peu enclins à vider leurs poches de leurs jetons de métro, la « Metrocard » s'est rapidement imposée par sa facilité d'utilisation.« En fin de compte, la technologie, bien plus que la répression ou la dissuasion, a eu raison des suceurs », résume le porte-parole de la compagnie des transports en commun new-yorkais, Paul Fleuranges.Malgré cela, les jetons, comme ceux qui se sont fait une spécialité de les aspirer, ont réussi à résister et à franchir tant bien que mal le cap du XXIe siècle.Mais depuis dimanche, leurs jours sont définitivement comptés.Si elle fonctionne à l'essence, comment se fait-il qu'elle génère une telle électricité ?Lorsque vous prendrez le volant de la nouvelle Saab 9-3 berline sport, avec sa tenue de route précise, ses performances suralimentées et ses nombreuses caractéristiques de sécurité, le coup de foudre est assuré.Les amateurs de sensations fortes apprécieront.1 888 888-SAAB ou saabcanada.com.Découvrez la toute nouvelle Saab berline sport.À partir de 34 900$\u2020 Louez pour 458$ /mois pour 48 mois 0$ comptant 3,9% taux de location Modèle Vector présenté.\u2020Le PDSF d'une Saab 9-3 Linear 2003 est de 34 900$.Modèle Vector présenté (disponible au printemps 2003 à partir de 43 500$).Le transport (990$) et la taxe d'accise (100$) sont en sus.La mensualité est pour 48 mois et le kilométrage qui vous est alloué est de 80 000 km et chaque kilomètre supplémentaire ne vous coûtera que 12 cents.L'incitatif sur la location (750$comptant) est disponible seulement sur le modèle Saab 9-3 Linear 2003 et est déjà appliqué sur le montant de la mensualité annoncée dans cette publicité.Les taxes, l 'immatriculation, la préparation à la route, les frais d'administration, les frais reliés à l 'inscription/enregistrement au Registre des droits personnels et réels mobiliers/PPSA, les droits, l'assurance, le transport (990$), la taxe d'accise (100$) et l'équipement optionnel en sus.L'offre de location est sujette à l'approbation de crédit par GMAC, peut changer sans préavis et ne peut être jumelée.Les détaillants peuvent vendre à moindre prix.Voyez votre détaillant Saab, visitez saabcanada.com ou téléphonez au 1 888 888-SAAB pour plus de détails.3132052A Service aux personnes malentendantes (ATS) : 1 800 361-8071.Les billets doivent être achetés au plus tard le 24 avril 2003, pour des voyages effectués les mardis, mercredis ou samedis seulement.Tous les voyages doivent prendre fin au plus tard le 18 juin 2003.Tarifs de chaque trajet basés sur un aller simple incluant une réduction en ligne de 2,50 $.Applicables aux nouvelles réservations et les billets sont totalement non remboursables.Les taxes, les redevances de navigation NAV CANADA, les frais d'assurance, de carburant et d'aéroport ne sont pas inclus.Le droit pour la sécurité des passagers du transport aérien (jusqu' à 7 $) n'est pas inclus.Le nombre de place est limité et fonction de la disponibilité.Les modalités et conditions peuvent différer des règlements et conditions tarifaires habituels d'Air Canada.Les billets émis pour les services TangoMC par Air Canada ne peuvent être utilisés sur les services réguliers d'Air Canada.Les vols sont assurés sur des appareils d'Air Canada (faisant affaire sous le nom de TangoMC par Air Canada).L'accumulation de milles AéroplanMD représente 50 % des milles parcourus avec un minimum de 250 milles et ne constituent pas des milles admissibles à l'atteinte d'un statut supérieur.AéroplanMD est une marque déposée.TangoMC par Air Canada est une marque de commerce d'Air Canada.les tarifs prêts-à-tango tarifs irrésistibles de montréal réservez d'ici le 24 avril, voyagez d'ici le 18 juin.tarifs spéciaux en ligne, aller simple pour les mardis, mercredis et samedis 9450$ Winnipeg 14450$ Saskatoon/Regina 14450$ Calgary/Edmonton 19450$ Vancouver 8950$ Toronto Aucun achat requis à l'avance.Aucune obligation de séjour le samedi soir.Appelez-nous au 1 800 315-1390 ou Réservez au voltango.com .communiquez avec votre agent de voyages.! 3135081A 6LP2401A0419 A24 SAMEDI 6LP2401A0419 ZALLCALL 67 17:14:18 04/18/03 B A24 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 9 AVRIL 2003 SAVEURS Roquefort: un fromage dans la tourmente politique d'après le New York Times JACQUES CARLES garde son trésor dans un caveau froid et humide creusé à même le rocher sous la maison de pierre de l'avenue de Lauras, où il a ses bureaux.Là, sur des étagères de bois, il conserve des centaines de ces fromages qui ont fait la réputation de ce hameau de 800 habitants, avant de les expédier dans le monde entier, de Bangkok à Brooklyn.Mais aujourd'hui, l'homme de 72 ans se sent menacé, comme si des souris avaient découvert son roquefort.Cela a commencé par la concurrence d'autres fromages français.Il y a 30 ans, les consommateurs américains ne connaissaient que deux ou trois fromages : camembert, roquefort et brie, se souvient- il.À sa dernière visite à San Francisco, l'un de ses importateurs avait en stock plus de 300 fromages en provenance de l'Hexagone.Puis le roquefort s'est retrouvé pris entre deux feux dans une guerre commerciale opposant les États-Unis à l'Europe.En 1999, à la suite du refus de l'Union européenne d'autoriser les importations de boeuf aux hormones, Washington s'est vu accorder par l'Organisation mondiale du commerce à Genève le droit de recouvrer 170 millions de dollars (CAN) en manque à gagner en taxant ses importations européennes.Une taxe de 100 % a eu pour effet de doubler le prix de revente du roquefort et d'autres denrées de luxe comme le foie gras, les truffes ou les échalotes bretonnes.Le roquefort semble une fois de plus en péril.Le refus du gouvernement français d'appuyer la guerre en Irak a provoqué la multiplication des appels au boycottage des produits français par les consommateurs américains.Le roquefort est du nombre.De fait, les rumeurs se multiplient sur la désaffection des amateurs américains pour les fromages français.Et tout cela a causé des problèmes à Roquefort.Il y a 30 ans, explique Carles, on exportait plus de 1300 tonnes de roquefort aux États-Unis tous les ans.L'année dernière, ce chiffre avait chuté à 440 tonnes.L'année suivant l'imposition des droits de douane par les Américains, les producteurs de roquefort ont dû réduire le prix de leurs exportations aux États-Unis de 6 $ le kilogramme, sur un prix moyen de 15 $.Une mesure qui a coûté à l'industrie près de 3 millions de dollars par an.La situation tracasse Jacques Bernat, un agriculteur dont le troupeau de 420 brebis Lacaune, une race locale, fournit du lait aux fromagers de Roquefort.Bernat, un quadragénaire débordant de vitalité, passe la basse saison à voyager.Il a exploré tous les cimetières de guerre en Normandie, il connaît Israël, a visité l'Irlande.Son rêve, c'est d'aller aux États- Unis, nous dit-il autour d'un dîner de côtelettes d'agneau suivies d'un pavé de Roquefort frais, mais il ne le fera pas avant que les « ennuis » ne cessent avec les Américains.« Cela fait quatre ans qu'on nous taxe pour de simples raisons commerciales », affirme Bernat.Il espère que la tempête politique s'apaisera bientôt.Il s'inquiète davantage de la chute du dollar, qui rend les produits européens, y compris le roquefort, de plus en plus chers pour les consommateurs américains.« Ça, c'est beaucoup plus grave pour nous », dit-il.Le fromage demeure la seule source de revenus pour les agriculteurs locaux.C'est un produit qui fait la richesse de la région : il génère 480 millions de dollars en revenus annuels, emploie quelque 7000 personnes et attire chaque année 200 000 touristes qui visitent les fermes locales et savourent le fromage.Les Américains ne consomment que 2 % de la production, mais la désaffection outre Atlantique est déroutante.« La grande question, explique Carles, est de savoir si les États-Unis vont chercher à punir les Français ».Certains croient qu'un boycottage ne ferait que punir les Américains.Serge Condamines passe ses journées avec une équipe de quatre fromagers à Martrin, une petite ferme blottie dans les pâturages à une demi-heure de route de Roquefort et qui produit quelque 420 roues de roquefort par jour.Contrairement à certains producteurs industriels à Roquefort, ils mesurent le lait caillé à la main et y déversent le penicillium roqueforti, cette moisissure bleue qui donne au fromage son goût relevé.Lorsqu'on lui demande ce qui se produirait si les Américains osaient boycotter le Roquefort, Condamines, 44 ans, réfléchit un instant en se caressant la moustache, puis répond : « On les en gaverait de force ! » Aujourd'hui seulement à l'occasion de Pâques RABAIS MYSTÈRE DE10%,15%OU20% avec tout achat de 100$ et plus 18 ans et plus.Les cartes gagnantes seront disponibles le samedi 19 avril 2003, pour tout achat de 100$ et plus, jusqu'à épuisement des cartes.Règlement disponible en succursale.Aucun achat requis pour recevoir une carte gagnante.Titulaires de permis, agences de la SAQ et SAQ.com exclus.Achats non cumulatifs.Limite d'une carte par client, par jour.Non applicable à l'achat de chèques-cadeaux.3127562A 6LP2501A0419 A25 SAMEDI 6LP2501A0419 ZALLCALL 67 17:56:25 04/18/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 9 A V R I L 2 0 0 3 A 2 5 SAVEURS Les noms des pommes de terre Une cuisine réconfortante FRANÇOISE KAYLER RESTAURANTS Quel lien y a-t-il entre une chaise et une assiette ?Le bien-être ! Il y a un dicton qui l'affirme par la négative : « ne pas être dans son assiette, c'est ne pas se sentir bien, au physique comme au moral.» Au Café Via Dante, on est dans son assiette.Au physique et au moral.à cause des chaises, à cause des assiettes.Ce petit établissement de la Petite Italie a conservé ces chaises paillées si fréquentes autrefois et qui ont disparu du paysage de nos restaurants.Elles ont, pour le physique des qualités irremplaçables.Sans parler du rôle apaisant qu'elles jouent dans le décor.Ce n'est pas la seule chose du passé que ce restaurant a conservée.C'est encore la cuisine de la mamma que l'on y prépare.Et l'on sait à quel point la cuisine italienne est redevable aux talents des femmes.Le Café Via Dante n'en est pas pour autant un café du passé.C'est un authentique restaurant familial, dans le plein sens du terme.Un restaurant d'aujourd'hui, car si le père et la mère veillent, ce sont les enfants qui ont pris la relève en transformant l'ancien café, mais du mardi au samedi seulement, car le dimanche et le lundi, on enlève les nappes et l'on retourne à l' ancienne tradition du quartier.Rares sont les restaurants qui, pour chaque jour de la semaine, mettent un plat en vedette.Fidèlement, le mercredi est réservé à la soupe de poisson, le jeudi aux gnocchis, le vendredi au lapin, le samedi à l'osso bucco.C'était un mardi.Et le plat de ce jour-là est un ragoût d'agneau aux châtaignes.C'est, non seulement, un plat de cuisine familiale, fait par une mère de famille, c'est aussi un plat de tradition régionale.Une cuisine réconfortante.On parle beaucoup en ce moment de « comfort food ».On revient à ces braisés longuement mijotés.On les retrouve après une longue absence.La cuisine du Via Dante n'a pas subi de coupures, elle a toujours été ce qu'elle est.La tradition n'a pas été rompue et c'est peut-être pour cela qu'elle a ce goût si vrai.Car ce ragoût était exemplaire, fait de viande et d'os cuits longuement ensemble, jusqu'à ce que l'os se détache tout seul d'une viande devenue fondante dans une sauce qui s'est imprégnée de tous les sucs.Les châtaignes ont cuit avec la viande et, comme elle, elles se fondent dans l'ensemble, apportant le petit côté farineux nécessaire à l'équilibre du plat.C'est un plat simple et succulent qui laisse sur les lèvres une trace douce.Le risotto servi avec générosité était fait avec simplicité, plus mouillé que crémeux, parfumé sérieusement.En entrée, l'aubergine associée au fromage de chèvre étonnait par la douceur et le moelleux, autant dans les textures que dans les saveurs, le légume ne retenant aucune de ses caractéristiques d'amertume ou de fumé qu'on lui connaît.Joliment présentée la pieuvre coupée en menus morceaux de toutes les formes, tendres, était bien assaisonnée.Un fruit au dessert, c'est une tradition.L'orange bien découpée est servie dans une coupe, arrosée d'un trait de liqueur pour la parfumer.La panna cotta de ce soir-là n'a pas son égale.Vu de l'extérieur, cet établissement n'a rien de particulier.Il fait partie du paysage du quartier.À l'intérieur tout est différent.C'était un café et la salle a conservé l'ambiance chaleureuse qui caractérise ces lieux.Un grand bar bien meublé, un poste de télévision haut perché (dont on peu faire baisser le son), disparaissent dans le décor quand les tables sont nappées de blanc.Sur les murs sont accrochés de grands tableaux où les plats de chaque jour sont inscrits.Le service est alerte et enjoué comme dans une famille où l'on aime recevoir.CAFÉ VIA DANTE 251, rue Dante 270-8446 Ouverture : du mardi au vendredi de 12 h à 14 h et de 18 h à 22 h.Samedi de 18 h à 22 h.Fumée : Oui pour le moment.Non à partir de l'été Eaux embouteillées, importées et québécoise (Naya), 5 $ Poulpe grillé, oignon et poivron Aubergine et fromage de chèvre Ragoût d'agneau aux châtaignes Risotto, « pesto » de truffe et olives Orange et liqueur de pêche Panna cotta Café Menu pour deux, avant vin, taxes et service : 71 $ FRANÇOISE KAYLER GASTRONOTES Les jardiniers amateurs plantaient rarement des pommes de terre dans leur petit potager.Certains restaurants remettent ce légume à l'honneur.Cela a commencé avec la pomme de terre bleue qui a fait un retour remarqué dû plus à sa couleur qu'à sa son goût.Cela continue tranquillement avec la mise en valeur de la Yukon Gold et de la Rate, cette petite pomme de terre de forme allongée.Comme le commerce est avare et se borne généralement à n'offrir que des tubercules identifiés par leur couleur et par leur forme, tous ceux qui disposent d'un petit carré de terre légère sont tentés de.planter Les catalogues des maisons spécialisées en vente de semences proposent quelques variétés intéressantes de pommes de terre en les identifiant avec précision.Certaines sont certifiées biologiques.Par exemple : la Bintje, pelure et chair jaune pâle, pomme de terre de « standard international », tout usage ; la Yukon Gold, pelure fine, chair jaune, excellente en primeur autant que pour bouillir ou cuire au four ; la Rode Eersteling, variété hollandaise, pelure rouge et chair jaune, excellente saveur ; la Banane, forme très allongée, pelure et chair jaune pâle, excellente pour bouillir, cuire au four et pour mettre en salade, au goût.la meilleure de toutes.Certains producteurs-emballeurs de pommes de terre font de grands efforts pour renseigner les consommateurs sur la variété et sur les qualités des tubercules qu'ils peuvent acheter.En Gaspésie, Patasol ne se contente pas d'indiquer le nom de la variété.Tout ce qu'il est utile de savoir est indiqué sur le sac en papier muni d'une fenêtre : la forme et la couleur, les mois où la pomme de terre est disponible, les destinations culinaires et l'étiquetage nutritionnel.Par exemple : la variété Ermosa est une pomme de terre primeur, ronde et blanche, disponible en juillet, août et septembre ; elle est surtout bonne pour bouillir ; elle fait partie d'un groupe de variétés rondes et blanches, l'ABC Belmont, primeur elle aussi, disponible jusqu'en octobre, la Superior disponible jusqu'en décembre et la Kennebec, qui tient le marché d'octobre à juillet et qui se prête à toutes les préparations culinaires.Chez Patasol les pommes de terre rouges s'appellent Norland et Chieftain, la première est sur le marché du mois d'août au mois de décembre et la deuxième, du mois de novembre à l'été.Épargnez jusqu'à Solde d'entrepôt Collection printemps/été 2003 Filles et garçons 3 mois à 12 ans 333, rue Chabanel Ouest, bureau 800, Montréal, Québec Aucun retour ni échange Vente finale Taxes incluses Les 21, 22, 23, 24 et 25 avril 8 h à 18 h Samedi 26 avril, 8 h à 16 h 70% Des largeurs de chaussures pour tous vos besoins: course, marche, multisports ou tout aller.Tous les modèles ne sont pas offerts dans toutes les largeurs.POUR QUE VOTRE VIE MARCHE BIEN Chez LONGUEUIL : 1085, ch.Chambly (à deux pas du cégep) (450) 674-4436 MONTRÉAL : 4452, rue Saint-Denis (près de Mont-Royal) (514) 499-9600 MONT-ROYAL Modèle MW745BR Chaussure de marche légère et bien ventilée.Équipée du système d'amortissement ABZORBMD.Montage sur forme Strobel.D i m a n c h e 2 0 a v r i l Joyeuses Pâques Pâques 31e FESTIVAL AU AVRIL AU PORTUGAL Premier restaurant portugais de Montréal La beauté du Vieux-Montréal Grande cuisine - Prix moyen \u2039\u2039 Helen Rochester \u203a\u203a Ambiance très portugaise, fado, guitare, piano 111, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal Tél.: (514) 861-4562 / Téléc.: (514) 878-4764 / Stationnement à la Découverte Table d'hôte Autruche, canard.Ouvert du mercredi au samedi à compter de 17 h 30 4350, rue De La Roche (coin Marie-Anne) Tél.: (514) 529-8377 Les Sarcelles restaurant RÉVEILLON DU 31 DÉCEMBRE 2002 FESTIN GASTRONOMIQUE Champagne et musique Brunch gastronomique 1031, rue Victoria, Saint-Lambert Réservations : (450) 671-0946 www.montrealplus.ca 1er janvier 2003 Soirée du jour de l'An Joyeuses Pâques En Soirée Pasta - Mia Fine cuisine italienne 301, chemin du Golf, Île des Soeurs Stationement Rés.: (514) 765-9626 DINER DANSANT les jeudi , vendredi et samedi avec George Tremblay au piano et Guy Roger BRUNCH PASCAL 23,95 $ 5 services Enfants 1/2 prix Restaurant À partir de 11 h 00 SUPER 436, Place Jacques-Cartier, Vieux-Montréal Rens.: (514) 861-1386 3133521 www.lefripon.com Brunch de Pâques Chaud et froid À volonté 3133522 Jardin ASEAN Garden Venez vous régaler! Dimanche au jeudi 24,95 $ Vendredi et samedi 27,95 $ Festival à volonté Venez vous gâter avec plus de 50 choix de sushi et 50 choix de mets szechuanais, thaïlandais et asiatiques à volonté.Plus de 20 choix de combinaisons le midi à partir de 7,25 $.5828, rue Sherbrooke Ouest Notre-Dame-de-Grâce Tél.: (514) 487-8868 116, route 132, St-Constant Tél.: (450) 632-1400 www.j a rd i n a s e a n .c a Pour Pâques, table d'hôte spéciale Menu table d'hôte, souper dansant avec Aldo - Vendredi, samedi et dimanche Restaurant CASA LANNI 3872, boul.St-Charles - Kirkland Réservation : (514) 620-4444 Menu table d'hôte, souper dansant avec Vinny, chanteur-pianiste vendredi et samedi Fondée en 1960 3132, rue Sherbrooke Est, Montréal Réservation : 527-8313 521-0194 Pour Pâques, table d'hôte spéciale Terrasse Service de valet Gastronomie italienne Gastronomie italienne Fine cuisine italienne et fruits de mer Tables d'hôte midi et soir 802, boul.des Laurentides, Laval Tél.: (450) 668-0780 Menu pour Pâques 6LP2601A0419 A26 SAMEDI 6LP2601A0419 ZALLCALL 67 16:41:34 04/18/03 B A26 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 9 AVRIL 2003 SAVEURS NOTES DU SOMMELIER Vins de dessert 101 Extase pascale TOUTES les raisons sont bonnes pour faire bombance en ce week-end pascal.Donc, après un long repas bien arrosé, si vous pensiez servir, en guise de mignardises, des écorces d'orange confites enrobées de chocolat noir, n'hésitez surtout pas à les accompagner de la superbe liqueur Extase (99 $ ; S-638528), de la célèbre maison dijonnaise Lejay-Lagoute, composée d'un judicieux assemblage de très vieux cognac X.O.et de liqueur d'orange.Sa sucrosité discrète et ses effluves d'épices douces, provenant de l'âge vénérable des cognacs (ce qui explique son prix), lui procurent une très grande complexité.La bouche est à la fois puissante et vaporeuse, ample et épurée, tout en étant marquée par de vivifiantes saveurs d'écorces d'orange amère.Vous pourriez aisément la servir au dessert, après un séjour d'une heure au réfrigérateur, avec des pêches rôties au caramel à l'orange.Au moment du digestif, les aficionados de cigares se délecteront d'un belicosos (obus) de Sancho Panza, dont les notes torréfiées, boisées et épicées rejoindront celles des parfums épicés de l'Extase.L'onctuosité des liqueurs revitalise les papilles, légèrement anesthésiées par la puissance des volutes de fumée, beaucoup mieux qu'une eau-de-vie sans sucre.Un goût amer d'uranium.MALGRÉ SON passé vinicole glorieux, l'Irak d'aujourd'hui ne peut se targuer d'avoir perpétué cette culture séculaire étant donné que le vin est qualifié « d'abominable boisson » dans les proscriptions du Coran.À l'époque où l'Irak était en plein coeur de la Mésopotamie, les rois de Babylone, dont le célèbre Nabuchodonosor, considéraient le vin comme un bien rare.Ils faisaient alors venir leur vin d'Arménie car la vigne n'était pas encore cultivée sur leur territoire.Le soma (vin) était servi à la veille des grandes croisades.À la fin des années 1980, le vignoble d'Irak comptait environ 45 000 hectares de vignes, qui ne servaient pratiquement qu'à la production de raisins de table, le vin n'étant qu'une anecdotique production « au noir ».Pendant la guerre du Golfe, en 1991, 320 tonnes d'uranium appauvri ont été larguées sous forme de bombes en Irak.L'uranium, qui s'est depuis dispersé dans le sous-sol irakien, a contaminé les eaux souterraines, une partie de l'eau potable et, indirectement, certains produits de l'agriculture, ce qui a eu pour effet de tuer toute vie microbienne dans les sols.Comme les États- Unis et leurs alliés ont remis ça en 2003, avec de l'uranium soi-disant appauvri, mais atteignant un niveau de radiation qui serait 100 fois supérieur à celui des bombes de 1991, il faudra plusieurs générations avant que les sols retrouvent une certaine forme de vie microbienne pouvant décomposer les débris végétaux et animaux en humus pour donner ce que les Français nomment si bien le terroir.Vins & fromage: cheddar AMATEURS de très vieux fromages cheddars, pourquoi ne pas profiter du week-end de Pâques pour vous régaler d'un trio des plus gourmands : sélectionnez un cheddar le plus vieux possible \u2014 qui aura ainsi acquis un savant équilibre entre le moelleux dense et lacté hérité de sa jeunesse et le grain légèrement asséchant de sa pâte vieillissante \u2014, confectionnez-vous quelques pacanes et noix de Grenoble à l'érable (enfournez sur une plaque une poignée de pacanes et de noix arrosées de sirop d'érable) et dénichez pour accompagner le tout une bouteille de porto tawny : le charmeur et ragoûtant Tawny Quinta de Santa Eufêmia (13,55 $ ; S-733378), aux saveurs doucereuses de fruits confits, de noix et de sucre brun, ou le Tawny 10 ans Quinta de Santa Eufêmia (30,50 $ ; S- 733121), aux parfums subtils de pacanes grillées, d'abricots séchés, de zeste d'orange et de havane, à la bouche moelleuse et sphérique, marquée par une belle patine laissée par un long élevage en fûts.L'osmose quasi parfaite entre les portos tawnies et les très vieux cheddars québécois, tels le Britannia 3 ans d'Agropur, le Perron ou l'Extra-Fort de l'Île-aux-Grues, n'est plus à prouver.Une chose importante, s'il vous prenait l'envie de compléter votre plateau de fromages, sachez que les fromages de chèvre et les fromages à croûte fleurie ne font pas d'heureux mariages avec le porto.Optez plutôt pour un bleu et pour une très vieille pâte ferme, comme le gouda.VINS ET METS collaboration spéciale «Pour ne pas se faire oublier, il faut savoir réussir sa sortie.» Cette phrase de mon cru exprime assez bien l'importance que l'on doit accorder au choix du dessert dans un repas.Même ceux qui disent ne pas avoir la dent sucrée ont peine à résister à la simple vue d'un dessert affriolant.Ne serait-ce que pour en prendre une petite bouchée, juste pour vérifier.Pour intensifier l'excitation de la mémoire gustative de vos invités, les vins de dessert deviennent de précieux atouts.Dans ma chronique de samedi dernier, je vous ai proposé des vins pouvant créer de beaux accords avec les desserts à base de chocolat noir.Cette semaine, il est question de l'union entre les vins et tous les autres types de desserts.Liquoreux-liquoreux À tout seigneur tout honneur.Débutons par les plus liquoreux des liquoreux, les sauternes.L'onctuosité et la richesse de liqueur de ces vins inhibent plus souvent qu'autrement la sensation de l'acidité.Ce profil gras demande des desserts tout aussi enveloppants tels un sabayon au sauternes, des cannelés bordelais, un pithiviers, une galette des rois à la frangipane, une tarte aux poires, une crème brûlée ou une tartelette aux abricots et à la crème pâtissière.D'autres liquoreux de Bordeaux ont une structure semblable aux sauternes, entre autres ceux de Barsac, de Sainte- Croix-du-Mont ou de Loupiac.De même pour les vins de paille provenant du Jura et du Rhône, les vins italiens d'appellation Recioto di Soave et le superbe Torcolato 2000 Breganze, Maculan, Italie (61 $ ; S-710384), marqué par des saveurs onctueuses de vanille, de noix de coco, de raisins secs et d'épices.Avec tous ces vins au moelleux imposant, il faut proscrire les fruits acidulés et le chocolat noir.Icewine, hydromel, etc.Dans la catégorie des « poids lourds », on peut aussi inclure les gewürztraminer et tokay-pinot gris alsaciens, lorsqu'ils proviennent de vendanges tardives (VT) ou de sélections de grains nobles (SGN).L'épicé et exotique gewürztraminer (VT et SGN) est un cépage qui mérite des desserts hautement parfumés comme la glace au pain d'épices, le sabayon aux fruits exotiques, la soupe de litchis, le tartare de litchis aux épices, les poires pochées au safran et à la vanille ou au gingembre confit.N'oublions surtout pas les vins de glace (icewine) canadiens à base de cépage vidal, comme le juteux et puissant Vidal Icewine Lakeview Cellar 2000 Niagara Peninsula VQA (22,80 $ ; 200 ml ; S-522672), qui exploseront de saveurs devant un gâteau au fromage et coulis de mangue, une tarte à la citrouille et au gingembre ou une tatin de mangues et de figues au caramel d'épices.Difficile de passer sous silence le remarquable hydromel liquoreux québécois, de la ferme apicole Desrochers, La Cuvée du Diable (13,70 $ ; 375 ml ; 883876) qui, après avoir séjourné un an en fûts de chêne, ne fera qu'un avec une île flottante au caramel, des baklavas ou un gâteau à l'érable.Ananas, citron, orange.Certains cépages conservent une acidité tranchante, même lorsqu'ils se sont gorgés de sucre grâce à une récolte tardive, ce qui procure aux vins un profil moins sirupeux, plus aérien, plus vif.Cette structure à la fois moelleuse et vivifiante permet la présence de fruits acidulés dans les desserts, comme dans la tarte au citron vert, la tarte à la rhubarbe et aux fraises, la tarte à l'ananas, la tarte à l'orange, la mousse au citron et au fromage mascarpone, le clafoutis aux kiwis ou le quatrequarts à la chantilly au citron.Les vins pour les accompagner sont à base de riesling, qu'ils soient du Canada (icewine et select late harvest) ou d'Alsace (VT et SGN), de chenin blanc, comme ceux de Vouvray et des coteaux du Layon, ou encore de petit manseng tel le complet et confit à souhait Uroulat 2001 Jurançon, Charles Hours (19,90 $ ; 375 ml ; S- 709261), aux saveurs de miel et de nougat aux fruits confits.Ce dernier sera aussi heureux en présence d'un nougat glacé.La tarte aux pommes caramélisées comme la renversante tatin flirte avec brio avec le chenin blanc moelleux de la Loire, mais trouve son écho aussi dans les deux remarquables cidres de glace québécois de La Face Cachée de la Pomme : le juteux, onctueux et presque mordant Neige (15 $ ; 200 ml ; S-733188) ainsi que le complexe et enivrant Frimas 2001 (45 $ ; 375 ml ; Signature-742627).Xérès et vin santo Au moment du dessert peuvent aussi entrer en scène le xérès et le montilla-moriles (Oloroso, Cream et Pedro Ximénez).Leurs saveurs de noix et une certaine amertume permettent de belles envolées avec des desserts à base de café, de noix, de dattes, de figues et d'épices tels la crème glacée à la vanille et aux raisins de Corinthe (macérés quelques heures dans le même vin), le gâteau au café, le carré aux dattes ou les raviolis frits aux dattes et aux noix.L'historique vin santo d'Italie a aussi sa place au dessert ; un long élevage en petits fûts développe en effet des parfums où s'entremêlent des notes de rancio (noix, épices, etc.), de fruits confits et de café.Le riche et enivrant Vin Santo Brolio 1997 Barone Ricasoli (23,15 $ ; 375 ml ; S-908335), dont la texture et les saveurs de cafés rendent tangible l'osmose avec le tiramisu, en est un parfait exemple.VDNet portos Il ne faudrait pas oublier les vins doux naturels (VDN) tels les français provenant de Maury, de Banyuls et de Rivesaltes, dont la puissance, la fraîcheur et le fruité des plus jeunes millésimes s'harmonisent à perfection avec les desserts à base de fruits rouges (tarte aux cerises, tarte aux bleuets, clafoutis aux fruits rouges), tout comme les portos late bottled vintage (LBV) d'ailleurs.Quant aux VDN âgés, en raison de leurs parfums plus évolués (caramel, épices, fruits secs et confits) et de leur bouche plus suave, ils s'uniront aux mêmes types de desserts que les portos tawnies : mariez-les avec la crème catalane, le millefeuille à la crème pâtissière pralinée, le parfait à l'érable et aux noix, le cheese-cake au sirop d'érable, les figues au porto tawny (ou au VDN) ou la tarte chaude aux pommes et aux figues, surmontée de quelques tranches de gorgonzola et baignée d'une larme de réduction de porto tawny (ou de VDN).Parfums de muscat Si vous êtes des aficionados de l'extravagance aromatique des vins doux de cépage muscat, vous vous devez de les accompagner de desserts tout aussi odoriférants.Les jeunes muscats de l'année, aux saveurs de fruits exotiques, de fleurs, de melon ou de menthe, provenant des appellations Muscat-de-Rivesaltes, Muscat-de-St-Jean-de-Minervois ou Muscat-de-Beaumes-de-Venise, sans oublier le plus que parfumé et festif Moscato St-Supéry 2001 California (12,75 $ ; S-423814), requièrent des desserts parfumés et rafraîchissants.Mettez-les à l'épreuve avec la soupe de melon de miel et cantaloup, la salade de fruits exotiques à la menthe fraîche, la tarte au citron, la fameuse key lime pie (tarte au citron vert), le gâteau au fromage et aux framboises (le muscat, même s'il est blanc, adore les framboises !), la panna cotta aux agrumes, la nage de pêches et framboises à l'estragon et la jardinière de fruits à la crème pâtissière.Pourquoi ne pas opter pour le moustillant et aérien Moscato d'Asti La Serra 2001 Marchesi di Gresy (20,15 $ ; S- 433615), un italien à la bulle légère et au faible taux d'alcool (5,5 %) ?Tous ces vins de muscat sont parmi les seuls vins capables de tenir tête aux sorbets, spécialement les sorbets aux fruits exotiques (ananas, litchi, banane, mandarine ou mangue).Si le muscat se fait plus riche, et plus confits \u2014 ce qui est le cas avec le Passito di Pantelleria italien, l'Essencia Orange Muscat californien, le muscat de Samos grec ou le vin de Constance sud-africain \u2014 les desserts devront être plus soutenus.On choisira alors des pêches au muscat et au miel de lavande, des pêches tièdes sur une biscuit craquant aux noix de pacane baigné d'un caramel de jus de pêche aux épices, du soufflé au Grand Marnier ou des zestes d'orange confits enrobés de chocolat et autres desserts où intervient le pain d'épices.Ces vins sont aussi très agréables avec les cantucci et les biscotti italiens.Photo PIERRE McCANN, La Presse © La texture onctueuse et les saveurs de café, de noix, d'épices et de fruits confits du riche et exaltant Vin Santo Brolio 1997 Barone Ricasoli (23,15 $ ; 375 ml ; S- 908335) permettent l'osmose avec le tiramisu (préparé ici par le Latini).COURRIER Vous pouvez poser vos questions à François Chartier à actuel@lapresse.ca à 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 2K9 Q SYLVAIN BÉLANGER, SAINTBASILE- LE-GRAND : J'irai bientôt manger à la cabane à sucre.Quel type de vin me suggérezvous d'apporter ?R FRANÇOIS : Le salé persistant décelé dans le lard et le jambon ainsi que le sucré du sirop d'érable ont mis K.-O.tous les types de rouges que j'ai soumis au test.Certains hésitent à choisir des vins blancs sucrés afin de ne pas ajouter à l'omniprésence du sucre d'érable, mais pourtant c'est la seule issue possible, mis à part le saké servi froid, afin d'arriver à une certaine harmonie des saveurs.Il faut opter pour des vins blancs demi- secs jeunes et fringants, marqués par une bonne dose d'acidité qui permettra de rafraîchir les papilles.Optez pour l'éclatant et vivifiant Riesling Kabinett Wehlener Sonnenuhr 2000 Mosel-Saar-Ruwer, Prüm, Allemagne (23,35 $ ; S-898841).Les amateurs de porto pourraient être comblés, à condition d'y aller modérément et de le servir très frais, par un porto blanc demi-sec comme le plus que fruité Porto Fine White Quinta de Santa Eufêmia (14,45 $ ; S- 885020).Q MARC MALOUIN: Dans un restaurant de Montréal, j'ai dégusté un Château Fourcaud, 1999 Saint-Émilion Grand Cru.Le bouchon avait l'inscription suivante : Château de la Nauve, 1999 Saint-Émilion Grand Cru.Par Internet, j'ai réussi à communiquer avec le propriétaire du Château de la Nauve qui m'informe que le Château Fourcaud et le Château de la Nauve sont les mêmes vins, le premier est destiné à l'exportation et le deuxième à la vente en France, il ajoute que c'est un manque de bouchons du Château Fourcaud qui l'a forcé à utiliser des bouchons du Château de la Nauve.Est-ce une pratique courante d'utiliser deux différents noms pour commercialiser le même vin ?R FRANÇOIS : Cette pratique est assez courante dans le monde du vin.C'est que nombreuses sont les propriétés (châteaux, domaines, mas, etc.) qui sont morcelées en plusieurs parcelles, identifiées par un nom de cadastre différent, mais dont l'entité entière porte généralement un seul nom commercial.Afin de plaire à la clientèle des différents marchés, il n'est pas rare que les propriétaires de ces propriétés décident de mettre en bouteilles une partie de la récolte, sous un nom différent, celui d'une parcelle bel et bien existante dans certains cas.Ce qui explique aussi la présence du bouchon erroné, phénomène rare mais qui, lorsqu'il se présente, laisse pantois plus d'un consommateur Identifiez le cépage LE MELON de Bourgogne, mieux connu sous le synonyme de muscadet, était la réponse à l'énigme de samedi dernier.Il engendre les cristallins vins blancs secs des appellations Muscadet, Muscadet-Sèvre-et-Maine et Muscadet-Côtes de Grand Lieu.Lorsqu'il porte la mention « sur lie », c'est que le vin est resté sur ses lies de fermentation jusqu'au printemps suivant la récolte.Ce qui lui procure plus de saveurs.Malheureusement, trop de vins de négoce, au style commercial, ont nui à la réputation des muscadets.Quand il est « travaillé » par un vigneron de talent et qu'il provient des meilleurs terroirs, ce cépage peut donner des vins d'une grande expression aromatique (épices, fleurs blanches, fruits blancs, gingembre, etc.) et d'une étonnante amplitude, sans parler de leur long potentiel de garde variant de six à 10 ans chez les meilleurs crus.Ne manquez pas de déguster, et de mettre en cave, le Château de Chasseloir 1999 Muscadet- Sèvre-et-Maine « sur lie » (16,75 $ ; S- 854489), issu de vignes centenaires. 6LP2701A0419 A-27 Samedi 6LP2701A0419 ZALLCALL 67 16:38:34 04/18/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 9 AVRIL 2003 A27 SAVEURS L'Australie a tant changé! DU VIN L'Australie viticole n'est plus du tout ce qu'elle était.Elle s'est en effet profondément transformée, et pour le mieux, au cours des dernières années, comme j'ai pu le constater à l'occasion d'un voyage récent dans ce lointain pays de l'hémisphère sud.Oenologue très connu et respecté dans son pays (elle fut la première Australienne à pratiquer ce métier, qu'elle exerce depuis 1974), Pam Dunsford, de Chapel Hill, dans l'appellation Mc Laren Vale, résume ainsi les changements qui se sont produits : « Il y a plus de complexité dans les vins, il y a plus de styles, et on utilise davantage de fûts de chêne français », dit-elle.L'Australie fut pendant longtemps un important producteur de vins mutés (auxquels on ajoute de l'alcool).Puis, elle entreprit de produire également des vins de table, blancs et rouges.Règle générale, toutefois, les blancs, surtout ceux de Chardonnay, étaient unidimensionnels et beaucoup trop boisés.Et de même pour les rouges, très colorés, très denses, mais qui avaient tendance à être bâtis tout d'un bloc.« Big gutsy wines », disent de tels vins les Australiens, ce qu'on pourrait traduire par « gros vins corpulents ».Tels étaient les vins quand, pour une première fois, il y a 17 ans de cela \u2014 en 1986 \u2014, j'eus l'occasion de visiter les vignobles d'Australie.Il y avait alors une exception notoire, et remarquable, à savoir les vins blancs de Sémillon (c'est une variété également très cultivée à Bordeaux), particulièrement ceux de la vallée de la Hunter, dans l'État de la Nouvelle-Galles du Sud, au nord de Sydney : des vins, soit dit en passant, trop peu connus à l'étranger, à l'acidité assez marquée dans leur jeunesse et aux odeurs (parfois) comme de chanvre ou de jute, et puis qui vieillissent admirablement bien.Avec l'âge, ils acquièrent ainsi une complexité remarquable, avec des notes de cire, de miel, de fruits confits (genre abricot), alors que la bouche s'est faite moelleuse, quasi onctueuse, et laisse un après-goût qui persiste un très long moment.Tel était le merveilleux Hunter Valley Semillon 1986 Tyrrell's goûté lors de ce second voyage, chez Tyrrell's même, maison qui compte parmi les meilleurs producteurs de ces vins blancs.En verra-t-on davantage au Québec ?Toujours est-il que le même producteur a soumis à la SAQ, mais pour les deux boutiques Signature seulement, son Hunter Valley Semillon 1997 Vat 1, dans le style du précédent et lui aussi magnifique, mais avec moins d'ampleur vu son jeune âge.De tels vins sont chers (le 1997 coûterait dans les 43 $), mais l'Australie en produit également à prix nettement plus doux, le plus vendu là-bas étant celui d'un producteur aux vins de qualité exemplaire, à savoir Peter Lehmann Wines, de la vallée de la Barossa, dans l'État d'Australie méridionale.Vendu sur place 12 dollars australiens au détail (soit dans les 11,25 $ CAN), son Barossa Valley 2002 Semillon, de bon volume et aux saveurs nettes, mérite ainsi aisément ses deux étoiles et demie.Or, signe des temps, alors que les vins de Sémillon étaient vendus précédemment sous des noms fantaisistes (par exemple White Burgundy, ou même.Chablis et Riesling), les producteurs ont remis les pendules à l'heure et les vins sont désormais présentés pour ce qu'ils sont, c'est-à-dire comme des blancs de Sémillon.Quant aux vins de Chardonnay, et même si beaucoup sont encore exagérément boisés, il existe des maisons qui en produisent aujourd'hui de non boisés, tel le Mc Laren Vale Chardonnay Unwooded 2002 Chapel Hill, \u0001\u0001, mais non disponible au Québec.Pour ce qui est des vins de Chardonnay boisés, on en trouve.de tous les styles : notamment de très boisés et à petit prix parce qu'on utilise, pour obtenir les arômes boisés, des copeaux de chêne (oak chips, en anglais) qui sont ajoutés au moût en cours de fermentation.Toutefois, et même pour les vins de Chardonnay à petit prix, les oenologues australiens ont raffiné leurs techniques, de sorte qu'on en trouve désormais qui sont savamment boisés, grâce entre autres à la méthode suivante : une partie du vin est élevée en fûts de chêne, et, pour une autre partie, on utilise des planches de fûts (ou douelles), qu'on plonge dans le moût qui fermente.« Avec les copeaux de bois, l'effet est moins bon, on ne sait pas ce qu'on a acheté, mais on le sait avec les planches », expliquait à ce propos Chris Hatcher, oenologue en chef de Wolf Blass.Résultat, le South Australia Chardonnay 2002 Wolf Blass (\u0001\u00011/2), bien fait, n'est que légèrement boisé, et même chose pour le Mc Laren Vale Almong Grove Chardonnay 2002 Hamilton (\u0001\u00011/2), tout aussi réussi et qui est du même style.Les vins rouges Comme tous les pays viticoles, l'Australie produit d'énormes quantités de vins rouges de bas de gamme.Et les vins très colorés, denses, concentrés (« Il y a là à boire et à manger », dit-on de tels vins) y restent à l'honneur.Néanmoins, on trouve parmi ceux-ci de grands vins, tels que le Mc Laren Vale 1998 Shiraz Greg Norman Estates Wolf Blass (\u0001\u0001\u0001\u0001) ou encore le célébrissime Grange 1998 Penfold's (\u0001\u0001\u0001\u00011/2).Moins concentré, mais tout aussi superbe, le Mc Laren Vale 100 Years Old Vines Centurion 2000 Shiraz Hamilton, d'une maison de haut niveau, est lui aussi un grand vin (\u0001\u0001\u0001\u0001).Mais, chose à signaler, tous les vins qui précèdent sont absents du marché du Québec.Ceux qui suivent le sont ou le seront sous peu.Il y avait donc l'an passé, en 2002, 1465 producteurs australiens, selon les données de l'Australian Wine and Brandy Corporation, société- mère de l'Australian Wine Export Council, dont j'étais l'invité.Or, sur les quelque 500 vins goûtés pendant ce voyage, ceux de certaines maisons se détachaient nettement.Entre autres ceux de Yalumba, dans la vallée de la Barossa (Australie méridionale), dont on trouvera sous peu au Québec son Barossa Valley Shiraz 2000 Yalumba, d'un rouge assez soutenu sans qu'il soit opaque, au beau bouquet exubérant et épicé de fruits rouges, un peu plus que moyennement corsé, aux tannins de qualité, sans dureté, et à l'aprèsgoût marqué par des notes de pâtisserie (c'est le bois).Très bon vin.À venir sous peu, donc, 524926, 18,20 $, \u0001\u0001\u0001 $ $, 2-3 ans.D'une autre maison tout aussi fiable, mais aux vins généralement plus denses et plus concentrés, il faut goûter le Coonawarra Shiraz 2001 Wynns, déjà arrivé, mais qui n'a pas encore été distribué.Très coloré, presque opaque, il a un beau bouquet généreux, dominé par des arômes de petits fruits noirs, quoique plutôt unidimensionnel, avec une bouche charnue, dense, corsée, mais sans lourdeur, et des tannins gras, bien enrobés, comme on dit.Savoureux.S, 857581, 19,95 $, \u0001\u0001\u0001 $ $, 3-4 ans.De même, le Mc Laren Vale Cabernet Sauvignon 1996 Château Reynella ne risque guère de décevoir.Richement coloré, il possède en effet un très riche et superbe bouquet à dominante de petits fruits noirs, nuancé et aux délicates notes de réglisse.La bouche, elle, est ample et volumineuse, bâtie sur des tannins de qualité, sans rugosité.Très beau vin.S, 510636, 28,40 $, \u0001\u0001\u00011/2 $ $ $, 3-4 ans.La suite samedi prochain.Suzanne Hodder, oenologue principal, de Wynns, dans l'appellation Coonawarra.Le déchargement (artisanal, et très rare) à la fourche de la vendange, chez Rockford, dans la vallée de la Barossa.AU VOLANT D'UNE SENTRA, ILS NE LE FONT PAS SOUVENT! SENTRA XE 2003 Climatiseur Radio AM/FM stéréo 100 watts avec lecteur CD Siège du conducteur à 8 réglages Moteur 1,8L de 126 chevaux Pneus toutes saisons de 15 po Barres stabilisatrices avant et arrière Coussins gonflables Essuie-glaces à balayage intermittent Dossier arrière rabattable 60/40 Et beaucoup plus! \u2020L'offre d'aucun paiement pendant 90 jours s'applique sur les modèles Sentra 2002-2003 pour les financements à l'achat et par les services NCFI uniquement.Aucun intérêt pour les premiers 60 jours à partir de la date de prise de possession du véhicule par l'acheteur.Après 60 jours, il doit payer mensuellement le capital et les intérêts selon les termes prévus au contrat.Location de 48 mois pour la Sentra XE 2003 « Option Plus » (C4LG53 BK00).Acompte ou échange équivalent de 995 $.Limite de 24 000 km par année avec 0,10 $/km extra.Premier versement (toutes taxes incluses) requis à la livraison.Assistance routière 24 h.Taxes, immatriculation, assurance et obligations sur pneu neuf en sus.Sur approbation du crédit.Taux de financement de 1,8 % à l'achat pour les termes jusqu'à 48 mois.Frais d'enregistrement RDPRM et frais du concessionnaire en sus sur toutes les offres de location et d'achat.Offre d'une durée limitée.Les concessionnaires peuvent vendre/louer à prix moindre.PDSF de la Sentra Sedan XE à boîte manuelle (C4LG53 AA00).Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Le modèle illustré est à titre indicatif seulement.Nissan, le logo Nissan, la signature « DÉCOUVRIR_ » et le nom du modèle Nissan sont des marques de commerce de Nissan.www.nissanmontreal.com www.nissan.ca 1 800 387-0122 Comptant initial de 995$ Transport et préparation inclus! 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