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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2003-05-03, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101B0503 B-1 Samedi 6LP0101B0503 ZALLCALL 67 20:31:16 05/02/03 B C A H I E R B | L A P R E S S E | M O N T R É A L | SA M E D I 3 M A I 2003 e sont nos fils, nos neveux, nos filleuls, nos petits voisins.Ils grandissent à une époque où la masculinité est en déroute, réussissent moins bien à l'école, se suicident davantage que les filles et consomment du Ritalin à un taux alarmant.Au Québec, on compte 663 149 garçons âgés de 0 et 14 ans (Institut de la statistique, juillet 2002), contre 633 577 filles du même âge.Germain Dulac, chercheur associé au Centre d'études appliquées sur la famille de l'Université Mc Gill, estime que la majorité de ces garçons, environ 60% d'entre eux, se porte relativement bien, c'est-à-dire qu'ils traversent les épreuves de la vie (séparation des parents, rythme de vie effréné, etc.) sans y laisser leur peau.Les autres (environ 40 %) se répartissent ainsi : ceux qui vont très bien et ceux qui vont plutôt mal.Aux États-Unis, Christina Hoff Sommers a été parmi les premiers à sonner l'alarme.Dans son livre, The War Against Boys : How Misguided Feminism Is Harming Our Young Men, publié en 2001, cette intellectuelle de droite accusait un certain féminisme d'avoir gravement hypothéqué l'avenir des garçons en niant leur nature profonde pour en faire des êtres androgynes et trop encadrés.«Je crois que la situation est moins pire aujourd'hui parce qu'il y a une meilleure conscience de la situation, mais les problèmes demeurent», ditelle, de son bureau de Washington.« Il y a quelque chose qu'on comprend mal par rapport aux garçons et aux filles », affirme pour sa part Guy Corneau, auteur du livre-phare Père manquant, fils manqué, paru en 1989 aux éditions de l'Homme.Il y a des questions à se poser sur la façon dont on socialise les deux sexes.» Selon le psychanalyste aujourd'hui célèbre dans le monde entier, «il manque de masculin dans notre société».Les cadres patriarcaux sont tombés mais rien ne les a remplacés et les garçons vivent aujourd'hui dans un monde sans balises.» «On voudrait que les garçons ressemblent davantage aux filles, qu'ils parlent de leurs sentiments, renchérit Christina Hoff Sommers.Or la plupart des garçons refusent, ce n'est pas leur style, ils ont d'autres façons d'exprimer ce qu'ils ressentent.Si on acceptait simplement le fait qu'ils sont différents?» «On veut changer les garçons au lieu de s'adapter à ce qu'ils sont, aquiesce pour sa part Germain Dulac, qui a publié plusieurs ouvrages sur la question masculine.Il faut remettre en question nos façons de faire, il n'y a pas que les méthodes pédagogiques à revoir, c'est plus profond que cela.» Selon lui, on entretient une certaine confusion lorsqu'on dépeint la situation des gar-çons.«On parle de l'école, de suicide, de conduite à risque, de sports extrêmes.Il faudrait commencer par démêler tout ça.» «Prenons le décrochage scolaire des garçons, poursuit- il.C'est un phénomène important, mais ce n'est pas nouveau.À l'époque de mes parents, dans les milieux ruraux, les femmes étaient déjà plus scolarisées que les hommes.» Même son de cloche de la part de Richard Tremblay, directeur du Groupe de recherche sur l'inadaptation psychosociale chez l'enfant à l'Université de Montréal.«Il y a toujours eu des différences entre garçons et filles et elles s'observent partout dans le monde, dit-il.Oui, la situation des garçons doit nous préoccuper, mais je ne crois pas que ce soit une bonne idée de toujours comparer les deux sexes.» Problèmes de comportement, taux de suicide alarmant, crise d'identité.Les garçons en arrachent ces temps-ci.À quoi vont ressembler les hommes de demain?NATHALIE COLLARD n c o l l a r d @ l a p r e s s e .c a GARÇONS EN DÉROUTE Faut-il plus d'hommes profs?par Marie Allard page B4 Voir GARÇONS en B2 SERGE CHAPLEAU, La Presse © Dominique Côté et Yvon Roux 6LP0201B0503 6LP0201B0503 ZALLCALL 67 21:34:13 05/02/03 B YVES BOISVERT y b o i s v e r @ l a p r e s s e .c a Quelle n'est pas ma surprise d'apprendre, de la bouche de scientifiques, que les garçons et les filles ne sont pas identiques.Je vous jure, ils ont fait des études, ils ont des preuves et tout ça : les garçons sont différents, tandis que les filles, de leur côté, ne sont pas pareilles.J'avais bien noté quelques indices à la maison.Comme l'étonnement de la mère devant les combats de boxe extrême de mes trois garçons (surtout que c'est avec les mitaines de leur mère).Ce n'est pas de ma faute, je ne leur ai jamais montré ça, je suis un non-violent.J'ai vu dans les yeux de ma conjointe un certain effarement devant les trous dans les murs dus à des parties de hockey intérieur ou des courses à obstacles où l'on peut lancer des coussins.Ça, par contre, j'avoue que ça avait l'air vraiment bien.J'avais remarqué que, bébés, avant même de parler, ils faisaient vroum, vroum avec un morceau de bois.J'avais bien noté l'extase du bébé mâle devant un tracteur rouge ou un camion-citerne.Ça ne prouve rien, bien sûr.Mais quand même.Ça interroge.J'ai bien vu aussi une petite voisine venir porter une lettre d'amour, un jour, à un de mes garçons.Elle était toute contente.Il est parti en courant.J'ai vu le lendemain, quand elle est venue manger, les trois garçons, alors âgés de 2 à 6 ans, se tenir à table comme s'ils étaient au monastère.Aucune blague de mauvais goût, légumes mangés, aucun cri.Tiens donc.Où étaient les rots et autres émanations gazeuses de la veille ?Disparus.Cela reste entre nous, bien sûr, la présence d'une fille dans notre maison devant absolument demeurer un secret.Il y a eu quelques déclarations, aussi.Comme « les filles aiment l'amour, moi, ouache, j'haïs l'amour ».Les filles dessinent des coeurs à l'occasion, elles s'habillent parfois en rose, elles s'excitent un peu le jour de la Saint-Valentin.Toutes choses que les garçons professent détester.Sauf dans le creux de l'oreille de leur mère, la nuit, en se couchant, mais je ne vous ai jamais dit ça.Pas plus tard que mercredi, à la prématernelle, avec un groupe d'enfants de 3, 4 ans, dès qu'on a ouvert la boîte des déguisements, cinq filles qui ont des mères qui travaillent et des pères presque roses se sont garrochées sur les bébés en caoutchouc, trois d'entre elles se sont enfermées dans une cabane avec leur bébé pour ne plus en sortir, deux autres étaient des princesses, une faisait du lavage frénétiquement avec la laveuse jouet, deux jouaient à la coiffeuse.Pendant ce temps, les gars enfilaient les casques de construction et se disputaient le galon à mesurer et les marteaux.Je voudrais bien vous raconter autre chose, c'est ce que j'ai vu, j'en suis aussi consterné que vous, moi qui adore bercer les bébés et qui ne sais pas planter un clou.\u0001 \u0001 \u0001 Pendant des années, il ne convenait pas de souligner les différences entre les hommes et les femmes, parce que longtemps, cette « différence » a servi de justification pour confiner les femmes aux tâches domestiques.« Libérer » la femme, cela a voulu dire, en grande partie, affirmer la similitude ; démontrer qu'une femme peut occuper les mêmes fonctions professionnelles qu'un homme.L'affaire est entendue.On peut maintenant raffiner le discours.Il y a des différences, et profondes.On peut même en rire, c'est devenu un grand sujet \u2014Un gars, une fille, Patrick Huard, et le reste.Pendant ce temps-là, on se penche sur ce qui se passe à l'école.Et on compare la réussite des filles à celle des garçons.Et on s'inquiète.Ici comme ailleurs en Occident.On commence à dire que l'école tolère mal la « culture » masculine, qu'elle est trop féminine, etc.L'école des années 70, où j'ai grandi, n'était pas plus masculine, et on n'en a pas été traumatisés pour autant, mais je ne discute même pas de ça ici, vous verrez ce cahier est plein de considérations savantes sur le sujet.Je vais simplement vous dire le fond de mon sentiment de père pas spécialiste pour deux sous.Toute l'attention compatissante que l'on manifeste à l'occasion de ce débat sur les misères des garçons est en train de construire un nouveau stéréotype : garçon égale problèmes.Ça me les casse terriblement.Je le vois dans les yeux des autres.« Trois enfants ! Oh, là là, et des garçons en plus ! Pauvres vous, il doit y avoir de l'action chez vous ! » Oui, il y a de l'action.C'est ça l'idée.L'idéal familial, est-ce que c'est « pas d'action » ?Au fait, y en aurait-il moins si c'étaient des filles ?Pas sûr.Peut-être moins de trous dans les murs.Peut-être plus de cheveux brossés.Mais autant d'inquiétudes, autant de soucis, autant de joies, aussi, autant de beauté.Mais on nous dit qu'il y a un « problème avec les garçons ».Il faut donc une solution ! Ce qu'il faut faire avec les garçons ?Y a-t-il à faire autre chose, fondamentalement, qu'avec les autres êtres humains qui ne sont pas affligés de masculinité ?Du genre : tenter de suivre leur pente naturelle, mais en montant ?Proposer un canal ou huit pour diriger leur énergie ?S'intéresser à eux ?Tracer des lignes ?Plaider pour le règlement pacifique des conflits, sans halluciner parce qu'il y a des cris ?Pour dire le vrai, je n'en sais pas plus long qu'avant d'avoir des enfants.J'essaie de me tenir à une idée : la présence.Être présent le plus possible.Je sais que ça n'a rien d'original, je sais que vous n'êtes pas plus avancés, moi non plus d'ailleurs, mais maintenant, veuillez m'excuser, on a une grosse partie de hockey bottines au programme.Et pour l'amour, s'il vous plaît, ça reste entre nous, hein ?En fait, si on en croit les spécialistes, l'homme ne serait pas le seul mâle qui en arrache sur la planète.« On observe le même phénomène chez les autres espèces animales, observe le professeur Richard Tremblay.Sur le plan biologique, les mâles ont toujours été plus fragiles.Le foetus a moins de chances de se rendre à terme, le bébé garçon court plus de risques de mourir à la naissance et les hommes ont une espérance de vie plus courte que les femmes.» Selon lui, la société actuelle fait fausse route lorsqu'elle considère les problèmes des garçons dans un cadre culturel ou social.« Nous sommes d'une naïveté incroyable en ce qui concerne la biologie mâle et femelle, lance-t-il.La biologie des mâles fait en sorte qu'ils attaquent, défendent, dominent.Pour régler les problèmes des garçons dans cette perspective, il faudrait revenir à une discipline tellement contraignante que personne ne voudrait l'appliquer.Actuellement, notre culture favorise des comportement dit plus féminins : être gentils, pacifistes.On a eu tendance à simplifier en s'imaginant que si on renversait la culture, on réglerait tous les problèmes des garçons.C'est beaucoup plus complexe.» Guy Corneau partage cet avis.« Notre société est très féminine, dit-il.Les garçons ont perdu leurs attributs masculins : on les veut gentils, courtois.Or il ne faut pas nier l'agressivité qu'ils ont en eux, il faut leur apprendre à la gérer.Sans balises, les garçons ne contrôlent pas leurs impulsions et passent à l'acte à la première épreuve (NDLR : Au Québec, le suicide est la première cause de mortalité chez les jeunes hommes âgés de 25 à 29 ans).Apprendre à gérer ses impulsions, c'est apprendre à devenir un homme.» Selon le psychanalyste-conférencier, si on ignore l'influence des hormones sur le comportement des garçons, on ferme les yeux sur un problème important et on prépare une bombe.« Si les garçons n'ont pas d'espace ni à la maison ni à l'école, ça va péter.» Des modèles d'hommes Les spécialistes rencontrés pour ce reportage sont unanimes : la présence du père et, par extension, d'un modèle masculin dans la vie d'un petit garçon est primordiale.« L'absence du père \u2014 dans les familles séparées \u2014 perturbe l'établissement de l'identité, selon Guy Corneau.Le père des hommes de ma génération n'était peut-être pas très présent dans la vie quotidienne mais il humanisait la masculinité auprès de l'enfant.Le père, c'est le contact avec le monde extérieur, une présence plus détachée du monde émotionnel que la mère.Des études montrent bien que la mère s'adapte aux besoins des enfants tandis que le père réclame de ses enfants qu'ils s'adaptent à ses besoins.Les enfants ont besoin des deux.» La présence des hommes dans le milieu scolaire est donc nécessaire, entre autres parce que ces derniers ont moins peur des comportements violents des garçons que leurs collègues féminines.Une conclusion que partage Pierre Hardy, psychoéducateur dans une l'école de l'est de la ville.« Nous sommes quelques hommes à l'école et nous rassurons nos collègues féminins en leur disant : « Nous aussi, on était comme ça quand on était petit \u2014 on lançait de la neige, on se tiraillait \u2014 et regarde, on n'est pas des brutes ou des délinquants pour autant.» Christina Hoff Sommers estime, elle aussi, que les modèles masculins positifs jouent un rôle important dans la vie des garçons.Or, remarque- t-elle, ces modèles sont trop peu nombreux dans notre société.« On a fait des efforts considérables pour neutraliser la masculinité, poursuit-elle.Le sens de l'aventure et l'héroïsme ont disparu.Moi je suis tout à fait d'accord avec le principe d'égalité entre les sexes, mais je m'oppose à l'androgynie, la similitude des sexes.» « Les attentats terroristes du 11 septembre ont mis en lumière le comportement des sauveteurs, des pompiers et des soldats américains en Afghanistan, observe-telle.Cela nous a ramené des modèles positifs de masculinité au sein des familles et dans les églises.Il reste toutefois du travail à faire dans la culture populaire.Il y a encore beaucoup de dénigrement (male bashing) par rapport aux hommes.« Nous avons une mauvaise compréhension de ce qu'est un homme, croit pour sa part Guy Corneau.Être un homme, ce n'est pas réprimer ni exalter la capacité d'agressivité d'un individu.Être un homme, c'est être capable de maîtriser son potentiel d'agressivité et par la même occasion, d'apprendre quelque chose sur soi.La virilité, c'est ça.» « Les outils que les garçons ont à leur disposition pour exprimer leur souffrance et leur malaise ne sont pas socialement acceptés, croit pour sa part Germain Dulac du Centre d'études appliquées sur la famille.Oui, il y a un aspect hormonal qu'il ne faut pas négliger.Mais il y a aussi le fait que les garçons sont mal outillés.Ils verbalisent moins que les filles, ils sont plus agressifs.D'où le dérapage.» Quoi faire ?« Il faut se concentrer sur les garçons à problème, croit Richard Tremblay, qui mène une ambitieuse étude auprès de milliers de garçons et d'adolescents depuis le début des années 80.On a tendance à croire que si on réussit à l'école, on va réussir dans la vie.Or les problèmes naissent avant l'école.Si on veut avoir plus d'impact, il faut investir dans les années préscolaire, chez les enfants issus de milieux défavorisés.Comment se fait-il que la majorité des gens qui travaillent dans les centre de la petite enfance ont à peine une formation collégiale ?Et c'est à eux qu'on confie nos enfants ?» Le chercheur encourage en outre un retour à la discipline.« La discipline ne fait plus partie de nos valeurs, observe-t-il.On laisse libre cours à la nature et en même temps, on aimerait que les garçons soient gentils.On veut qu'ils réussissent à l'école, mais on ne leur inculque pas le sens de l'effort, de la discipline.Ça ne peut pas fonctionner.Germain Dulac estime pour sa part que les efforts ciblés des dernières années à l'endroit des garçons à risque ont échoué « parce qu'on a fait de la répression plus qu'autre chose.Dans d'autres cas, on a prescrit du Ritalin.L'approche médicamenteuse ou disciplinaire, ça ne correspond à ce que sont les garçons.Il faut imaginer autre chose, une approche qui tiendra compte de la nature même des garçons.Les garçons sont différents, les filles sont pas pareilles GARÇONS Suite de la page B1 Photothèque La Presse Mathieu Godette et son fils Saule.Les spécialistes rencontrés pour ce reportage sont unanimes : la présence du père et, par extension, d'un modèle masculin dans la vie d'un petit garçon est primordiale.«Surle plan biologique, les mâles ont toujours été plus fragiles.» 6LP0302B0503 6LP0302B0503 ZALLCALL 67 00:09:26 05/03/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 MA I 2 0 0 3 S .O .S .G A R Ç ONS / P L U S B 3 Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Quatre garçons sur 10 décrochent du secondaire sans avoir obtenu leur diplôme, contre seulement 26 % des filles.Les garçons traînent la patte Quand les garçons sont bons MARIE ALLARD À FORCE DE parler des échecs des garçons, on en oublie qu'ils peuvent aussi.être bons.Et pas seulement en éducation physique ! « Au Québec, le rendement des garçons est supérieur à celui des filles au test de culture mathématique », indique le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), un projet de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).En fait, aux épreuves imposées par le ministère de l'Éducation en 4e et 5e secondaire, « on observe peu d'écart entre les résultats des filles et ceux des garçons », tant en mathématiques, qu'en sciences physiques, en histoire et en anglais langue seconde, selon les Indicateurs de l'éducation 2002.Ces bonnes notes se reflètent à l'université.Pas partout \u2014 les hommes ne comptaient que pour 40 % des inscriptions au premier cycle dans les universités québécoises à l'automne 2002 \u2014 mais dans des domaines spécifiques, comme le commerce ou le génie.Un tuyau pour les jeunes femmes célibataires : allez manger à la cafétéria de l'École de technologie supérieure (ETS), on y trouve 90,2 % de gars ! Si, à la maîtrise, les hommes ont longtemps eu le dessus, ce n'est plus le cas depuis l'année scolaire 1993-1994.Au doctorat, « les hommes conservent un avantage avec un taux d'accès de 2,2 %, contre 1,8 % pour les femmes », d'après les Indicateurs de l'éducation 2002.Mais ces avantages se perdent progressivement, au profit des filles, évidemment.« Indice significatif de cette progression : en 1998-1999, les femmes représentaient 43 % des nouveaux effectifs étudiants admis au Massachussets Institute of Technology (MIT), fief masculin par excellence », note le Conseil supérieur de l'éducation dans son avis Pour une meilleure réussite scolaire des garçons et des filles, paru en octobre 1999.Les filles rattrapent même les garçons en mathématiques, selon un examen que fait passer annuellement le Conseil des ministres de l'éducation du Canada (CMEC) à 41 000 élèves de 13 et 16 ans.« À l'avenir, en quoi les garçons pourront-ils encore être les meilleurs ?» a demandé Paul Cappon, le directeur général du CMEC, dans une entrevue accordée au National Post.Selon le Dr Cappon, les piètres résultats des garçons peuvent assurément être améliorés.« Il suffirait de leur donner l'attention qui, au cours des deux dernières décennies, a été consacrée aux filles pour qu'elles réussissent mieux en sciences et en mathématiques », avance-t-il.Un garçon sur quatre est en retard scolaire à la fin du primaire.Quatre garçons sur 10 décrochent du secondaire sans avoir obtenu leur diplôme, contre seulement 26 % des filles.Et ce n'est pas tout : pour chaque fille ayant un trouble du comportement, on compte 5,5 garçons.Photo ROBERT NADON, La Presse Élèves à l'école Pierre-Brosseau, de Brossard, Christophe Séguin et François Rondeau ont chacun leur propre ordinateur portable.« Nous sommes en quelque sorte des précurseurs », dit Sophie Perron, leur enU seignante.n constat terrible, qui « suscite bien des questions et soulève aisément la controverse, sinon les passions, dit le Conseil supérieur de l'éducation (CSE) dans son avis Pour une meilleure réussite scolaire des garçons et des filles, paru en octobre 1999.« Pour les uns, si les filles réussissent mieux, c'est que l'école est mal adaptée aux garçons.Pour les autres, cet avantage s'étiole dès leur arrivée sur le marché du travail.Pourtant, depuis la réforme Parent, dans les années 60, il n'y a officiellement que des élèves à l'école, et non pas des filles et des garçons.« On a voulu neutraliser la variable sexe, ou plutôt, on a choisi de ne pas la considérer », constate le CSE.L'affaire est simple, selon Bernard Rivière, professeur au département des sciences de l'éducation de l'UQAM.« Compte tenu du succès scolaire des filles, les lieux d'enseignement sont peu contestés », note-t-il.Le problème est pourtant loin d'être nouveau.En 1976, 49 % des garçons quittaient l'école sans diplôme d'études secondaires (DES), contre 37 % des filles, d'après les Indicateurs de l'éducation 2002.Depuis, la situation s'est améliorée pour les deux sexes.En 2000, ils n'étaient plus que 24 % des garçons et 10 % des filles à décrocher avant la fin de la cinquième secondaire Reste que les garçons continuent à traîner la patte derrière les filles.Surtout dans l'apprentissage de la langue d'enseignement, note le CSE, qui s'inquiète aussi de leur retard scolaire et de leurs troubles d'apprentissage et d'adaptation.« Les filles sont beaucoup plus calmes que les garçons », confirme Georges Gagnon, 9 ans.Lui-même avoue ne pas beaucoup aimer la lecture et l'écriture, « parce que ça m'épuise », avoue-t-il.« Je préfère jouer au hockey ou au soccer.» François Babin, l'un des finalistes de Star Académie, déteste lire lui aussi, et il ne s'en cache pas.« J'ai commencé une bande dessinnée quand j'étais enfant, mais je ne l'ai jamais terminée ! », souligne-t-il sur le site Internet de l'émission.Le gouffre se creuse Le gouffre entre filles et garçons continue à se creuser dans les cégeps et dans les universités.Parmi les 150 000 élèves qui fréquentent cette année les 48 collèges de la province on compte 43% de garçons.C'est 1 % de moins qu'en 2001, et 2 % de moins qu'en 2000.Pour obtenir une répartition équilibrée des admissions, il faudrait aller chercher.21 000 jeunes hommes de plus.« Non seulement les filles sont plus présentes dans le réseau collégial, mais elles affichent un taux de succès beaucoup plus grand que les garçons », note Bernard Rivière, dans son livre Les Jeunes et les représentations sociales de la réussite.S'ils ont longtemps été passés sous silence, les malheurs des jeunes hommes en âge de fréquenter les cégeps ont été brutalement mis sur la table, l'automne dernier.« Nos garçons connaissent un sérieux déficit scolaire et notre société très féministe les néglige depuis plus de 20 ans », a dénoncé Pierre de Passillé, ex-secrétaire général du Service régional d'admission du Montréal métropolitain (SRAM), dans un guide remis aux futurs collégiens.Le texte en a fait sursauter plus d'un.« Écrire cela, c'est aussi exagéré qu'épais, dit Louise Mailloux, professeure de philosophie au cégep du Vieux-Montréal.Oui, les femmes se sont toujours occupées d'élever les enfants, mais au lieu de leur jeter la pierre, on devrait leur lever notre chapeau.» Si les jeunes femmes persévèrent à l'école, c'est parce qu'elles savent qu'elles doivent étudier plus longtemps que les gars pour gagner le même salaire, souligne Mme Mailloux.« Mes étudiantes me disent qu'elles n'ont pas le choix : sans diplôme d'études collégiales (DEC), elles seront vendeuses ou coiffeuses, et ne feront jamais autant d'argent que leurs chums soudeurs ou mécaniciens.» Reste que la société a changé depuis les années 60 et que la réussite professionnelle exige une scolarisation de plus en plus poussée.« Un train passe et il échappe aux garçons », affirme Gilles Tremblay, professeur à l'École de service social de l'Université Laval.Or, à l'université, les hommes sont deux fois moins présents que les femmes.« Est-ce l'idéal pour une société qui veut promouvoir l'égalité des chances ?» demande-t-il.Le débat pourra se poursuivre en juin, lors d'un colloque organisé par l'Association québécoise de pédagogie collégiale (AQPC) et le ministère de l'Éducation du Québec (MEQ).William Pollack, professeur et chercheur à la Harvard Medical School, y parlera du rapport que les garçons entretiennent avec l'école.Bernard Rivière s'est intéressé à la même question.« Pour une jeune fille, être étudiante et femme, c'est compatible, indique-til.Par contre, pour un garçon, ce sont deux mondes tout à fait différents, comme si le fait d'étudier allait à l'encontre de la nature de l'homme.» Une question de cerveau ?Pour Jean-Guy Lemery, un retraité de l'enseignement qui donne aujourd'hui des conférences sur les garçons à l'école, il faut regarder du côté du cerveau pour comprendre les difficultés des garçons (voir autre texte, page B4 ).« Selon plusieurs neurologues, l'hémisphère gauche du cerveau se développe plus vite chez les filles, tandis que le droit mûrit plus rapidement chez les garçons, avance-til.Cela fait en sorte qu'à 5 ans, la plupart des petites filles ont un langage très développé et sont prêtes à apprendre à lire et à écrire.Bien des garçons n'atteindront ce niveau qu'à 7 ans.» Roch Chouinard, professeur au département de psychopédagogie de l'Université de Montréal, estime quant à lui que c'est la motivation qui fait défaut aux élèves de sexe masculin.« Il vaudrait mieux faire valoir aux garçons l'utilité et l'intérêt de l'école à moyen et à long terme pour qu'ils embarquent », dit-il.Leur dire que l'école, ce n'est pas que l'affaire des filles.« Et qu'ils peuvent réussir sans avoir l'air efféminé, contrairement à ce qu'ils pensent », fait valoir Pierre Laperrière, professeur d'histoire à l'école secondaire Vaudreuil.Comme l'explique Yves Archambault, l'ex-directeur de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM), « les garçons définissent leur identité en rejetant celle de la femme ».Et, par extension, en se dissociant de l'école, puisqu'elle est vue comme étant une préoccupation essentiellement féminine.Peut-être y a-t-il aussi une différence de maturité entre un garçon et une fille du même âge.« Pourquoi ne pas permettre aux garçons de commencer l'école un an plus tard ?» propose Thérèse Bouffard, professeure de psychologie à l'UQAM, dans L'école rose favorise-telle les filles ?, un dossier paru dans le Magazine de l'Université du Québec.Toutes ces justifications pour expliquer les malheurs scolaires des garçons n'impressionnent pas Guy Pelletier, professeur à la faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal, qui croit qu'« il est presque devenu à la mode de se centrer sur l'échec des garçons ».Or, les filles aussi échouent.D'où vient cette idée déplorable que l'échec des garçons serait plus grave que celui des filles, au point où l'on serait prêt à investir des sommes considérables pour ces derniers ?Et les filles, elles ?» Notre journaliste Marie Allard vous invite à clavarder avec elle sur la série S.O.S Garçons, le lundi, 5 mai, à 12h30.«Pourquoi ne pas permettre aux garçons de commencer l'école un an plus tard?» 6LP0401B0503 6LP0401B0503 ZALLCALL 67 17:50:34 05/02/03 B Photo DENIS COURVILLE, La Presse « S'ils ne voient que des femmes à l'école, les garçons vont se demander pourquoi ils devraient y aller, eux », disent Dominique Côté et Yvon Roux, professeurs à l'école primaire Louis-Hippolyte-La Fontaine.Faut-il plus d'hommes profs?Rebutés par une mauvaise image et des salaires faméliques, les hommes boudent les salles de classe.Et les garçons en souffrent.Àl'école Louis-Hippolyte-La- Fontaine, au coeur du Plateau- Mont-Royal, le directeur est une femme.Comme le prof d'éducation physique, et même le concierge ! Cette école primaire peut néanmoins se targuer d'avoir deux hommes profs, une rareté.« Quand les élèves arrivent dans ma classe, au début de l'année, ils sont étonnés, reconnaît Dominique Côté, 28 ans, un gaillard de six pieds, trois pouces, enseignant en première année.À la garderie comme à la maison, ils ont principalement vu des femmes s'occuper d'eux.» « Les parents sont généralement ravis de nous voir.Ils se disent : ça va bien aller si un homme mène la classe », ajoute Yvon Roux, 42 ans, titulaire d'un groupe de cinquième année.« Évidemment, la compétence d'un prof est plus importante que son sexe, note Serge Larivée, professeur à l'École de psychoéducation de l'Université de Montréal.Davantage d'hommes dans les écoles serait tout de même souhaitable, ne serait-ce que parce qu'ils s'enfargent moins dans les fleurs du tapis ! » À l'Alliance des professeurs de Montréal, 72 % des 8233 membres sont des femmes, soit 2 % de plus qu'il y a cinq ans.Au primaire, seuls 15 % des enseignants sont des hommes.Au secondaire, jadis bastion masculin, ils ne sont plus que 40 %.« La rareté des professeurs masculins au primaire cause un stress chez les garçons, en plus de réduire le défi personnel des filles, dit Yves Archambault, ex-directeur de la Commission des écoles catholiques de Montréal.La présence d'enseignants des deux sexes permet, quant à elle, aux enfants de devenir « biculturés » en choisissant des caractéristiques féminines et masculines.« Les élèves passent 60 % de leur temps en classe à écouter leur professeur, note pour sa part Peter West, directeur d'un groupe de recherche sur les hommes à l'Université Western Sydney, en Australie.Or, tandis que les femmes parlent le langage de l'intimité et de l'affection, les hommes préfèrent parler de pouvoir, de sport, du monde extérieur, avec un sens de l'humour qui désamorce les conflits pouvant apparaître entre les garçons.» Salaire bas, soupçons élevés Qu'attend-on, alors, pour engager des hommes ?« Il faudrait qu'ils veuillent étudier là-dedans ! » fait valoir Claudette Lechasseur, porteparole de la Commission scolaire de Montréal.À l'UQAM, 94 % des étudiants inscrits au baccalauréat d'enseignement préscolaire et primaire étaient de sexe féminin, en 2001-2002.« Conformistes en majorité, elles se fondent dans le moule du système scolaire, si bien que rien ne change dans les écoles », observe Frédéric Lévesque, 30 ans, l'un des rares étudiants masculins du programme.La solution, selon Égide Royer, passe par une campagne de promotion agressive de la profession auprès des cégépiens.Mais cela ne suffira pas, croit Denis Massé, professeur à la faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal.« Les hommes sont écartés des écoles par un tas de facteurs, dont les salaires peu élevés et les soupçons qui pèsent souvent sur ceux qui choisissent de travailler avec des enfants », remarque-t-il.« On ne choisit pas l'enseignement pour devenir riche », concède Dominique Côté, qui gagne environ 35 000 $ par année.En 2000-2001, le salaire moyen du personnel enseignant des commissions scolaires du Québec était estimé à 46 823 $ par le ministère de l'Éducation du Québec.Quant au risque de fausses allégations d'ordre sexuel, il est bien présent.« En stage, mes superviseurs m'avaient recommandé de ne jamais toucher aux enfants, se souvient le jeune prof.Comme mes élèves ont 6 ou 7 ans, je ne les empêche pas de venir à moi, mais je fais attention à tout.C'est triste.» Plus encore, si peu d'hommes aspirent à devenir profs, c'est probablement « parce que l'image de l'enseignant n'est pas très reluisante », avance Gérald Boutin, directeur du bureau de la formation pratique de l'UQAM.« À l'université, les filles rêvaient toutes de devenir des Émilie Bordeleau, se souvient Dominique Côté.Moi, je ne me voyais pas en robe dans une école de rang ! J'avais du mal à m'imaginer en classe.» Georges Lopez, rendu célèbre par le documentaire Être et avoir, se « défend complètement d'être un modèle d'instituteur ».Il reste qu'il rédige ses mémoires, devant paraître chez Stock, et reconnaît que « si la profession était moins féminisée, les garçons auraient peut-être de meilleurs résultats ».Tous ne plaident pas, par ailleurs, pour une présence accrue des hommes à l'école, « une théorie qui relève plus de l'émotion et de l'impression que de la validation scientifique », selon Roch Chouinard, professeur de psychopédagogie à l'Université de Montréal.Dans les pays scandinaves, il y a plus d'enseignants masculins qu'ici, ce qui n'empêche pas les garçons de moins bien réussir en classe, souligne- t-il.« Les garçons ont, de tout temps, été élevés par des femmes, je ne vois pas ce qu'il y a de nouveau là.» «Les hommes sont écartés des écoles par un tas de facteurs, dont les salaires peu élevés et les soupçons qui pèsent souvent sur ceux qui choisissent de travailler avec des enfants.» La moitié gauche du cerveau À NEW YORK NATHALIE COLLARD envoyée spéciale Thérapeute familial et auteur d'une quinzaine d'ouvrages sur l'éducation des enfants, Michael Gurian croit que l'école doit tenir compte des différences biologiques entre garçons et filles.Un point de vue qui fait de plus en plus d'adeptes.Au début des années 90, Michael Gurian a commencé à s'intéresser à la façon dont on enseignait aux garçons et aux filles.Ce thérapeute familial, père de deux fillettes, avait remarqué que les jeunes professeurs sortaient des universités sans avoir reçu de formation spécifique pour enseigner aux enfants selon leur sexe.Une grave erreur, selon lui.En 1993, il fondait donc son propre institut, le Michael Gurian Institute, en collaboration avec l'Université du Missouri, à Kansas City.Objectif : former des enseignants de la région et mettre sur pied un projet-pilote développé à partir des recherches dans des disciplines comme l'anthropologie, la neuro biologie, la sociologie, la biochimie et la psychologie.« C'est très politiquement correct de croire que la salle de classe est un lieu androgyne mais c'est faux », affirme Michael Gurian, interviewé par La Presse dans un hôtel new-yorkais il y a quelques semaines.« Le cerveau des garçons fonctionne différemment de celui des filles, rappelle Gurian qui a luimême traversé une enfance difficile \u2014 dépression, déficit d'attention, hyperactivité.L'hémisphère droit des garçons est plus sensible, ils sont plus susceptibles du développer des troubles de comportement comme l'autisme ou l'hyperactivité.De la même façon, la testostérone influence leur comportement et il faut en tenir compte.» « Il y a davantage de femmes qui enseignent au primaire et elles rejoignent surtout les filles, poursuitil.Les professeurs masculins, plus nombreux au secondaire, touchent davantage les garçons.Il faut rééquilibrer les choses.» Parfois, il peut s'agir de détails.Par exemple, à l'école primaire Edison à St-Joseph, dans le Missouri, les enseignants et le personnel ont changé leur façon de s'adresser aux garçons : « Quand ils veut discuter d'un problème avec un élève, l'enseignant ira faire une promenade avec lui ou lui proposera une activité comme le dessin.Les garçons ont tendance à éviter le contact des yeux, alors on a trouvé une façon d'établir la communication avec eux de la manière la plus efficace possible.» Au fil des ans et de ses recherches, ce spécialiste a noté bien des différences entre les sexes : les garçons sont meilleurs dans les raisonnements abstraits, les filles sont plus concrètes.Les garçons travaillent mieux en silence, les filles apprennent mieux les mathématiques lorsqu'elles manipulent des objets.Les filles bougent moins et sont davantage capables de supporter l'ennui, etc.Bref, le genre d'observations qui a tendance à faire grimper les chercheuses féministes dans les rideaux.Aux États-Unis, quand on parle de l'éducation différenciée, on marche en terrain miné.Michael Gurian le sait.Et même s'il croit que les enseignants d'aujourd'hui sont encore formés dans l'esprit des années 70 \u2014 « une époque où les garçons avaient tous les privilèges et durant laquelle on a écarté l'aspect biologique du développement des enfants » \u2014 il ne souhaite pas faire le procès du fé minisme.« Ce serait trop stérile », estime-t-il.En fait, Michael Gurian consacre ses énergies à propager sa théorie.Outre ses livres, ses cassettes vidéo, ses manuels destinés aux parents et aux enseignants, l'auteur d'ouvrages comme Ce qu'il y a de formidable chez les garçons, ou de manuels pratiques comme Garçons et filles apprennent différemment, continue de diriger son institut et prononce des conférences un peu partout sur la planète.Selon lui, il faut « élaborer des stratégies à partir de ce que l'on sait sur l'un ou l'autre des sexes, affirme-t-il.Les garçons sont plus abstraits ?On peut leur expliquer un problème de mathématique puis reprendre l'explication, de façon plus concrète, pour les filles, dans la même classe.On ne retournera pas aux écoles séparées, ce n'est plus la norme.» Michael Gurian estime en outre que l'école doit faire davantage pour les garçons que de développer leurs compétences scolaires.Il faut également prendre en considération les conditions dans lesquelles les garçons s'épanouissent en société.« L'école devrait miser sur le développement moral de la personnalité des garçons, affirme-t-il.C'est l'école qui doit apprendre aux garçons à devenir des hommes.» Les garçons sont meilleurs dans les raisonnements abstraits, les filles sont plus concrètes.Le thérapeute familial Michael Gurian croit que l'école doit tenir compte des différences biologiques entre garçons et filles. 6LP0501B0503 6LP0501B0503 ZALLCALL 67 17:04:20 05/02/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 MA I 2 0 0 3 S .O .S .G A R Ç ONS / P L U S B 5 Photo PIERRE CÔTÉ, La Presse « Mes notes de mathématiques ont monté de 10 %, comme celles d'à peu près tout le monde dans la classe », dit Thomas Leszkiewicz, 15 ans, ici avec Alexandre Laroche, 14 ans.Tous deux fréquentent l'école secondaire Vaudreuil, qui expérimente la non-mixité.Chacun de son bord De plus en plus d'écoles québécoises séparent les filles des garçons.Solution miracle pour que les garçons réussissent mieux à l'école ?Ou pratique rétrograde qui n'a aucun impact sur le rendement scolaire ?Le débat est ouvert.« Pourquoi avez-vous mis tous les épais ensemble ?» Voilà la première question posée par des garçons lorsqu'ils se sont retrouvés dans des classes non mixtes à l'école secondaire Vaudreuil, en septembre.« Ils avaient une très mauvaise estime d'eux-mêmes », constate Pierre Laperrière, qui y enseigne l'histoire.Pas étonnant que le taux de décrochage y soit élevé.Pourtant, comme le fait remarquer le directeur Réal Beauchamp, la proportion d'élèves qui quittent cette école sans diplôme ressemble à celle de l'ensemble du Québec.Depuis le début de l'année scolaire, les garçons et les filles fréquentant cette école suivent séparément les cours d'histoire, de maths, d'économie familiale et d'éducation physique, une pratique qui a cours dans une dizaine de commissions scolaires du Québec.Après huit mois de ce régime, les résultats sont partagés.« Un des grands avantages des groupes non mixtes, c'est qu'il nous est plus facile de respecter les différents rythmes d'apprentissage selon le sexe, notent des enseignants dans un rapport.Un effet « amplificateur » est cependant remarqué.Les forces comme les faiblesses sont davantage perceptibles étant donnée l'homogénéité du groupe.» Les enseignants et les élèves rencontrés par La Presse sont, eux, généralement satisfaits.« Cette année, je suis meilleur qu'avant, indique Alexandre Laroche, un garçon de 14 ans aux cheveux rasés de près.Je niaise moins en maths, où il n'y a pas de filles, que dans les classes mixtes.» « C'est peu dire ! témoigne Claire Lefebvre, sa professeure de mathématiques.L'an dernier, Alexandre a passé par la peau des dents, alors que maintenant, il a atteint le niveau nécessaire pour aller dans les groupes forts.La grève du cerveau est finie pour les petits gars : on est en train de leur donner de l'ambition.» « Garçons et filles n'échouent pas pour les mêmes raisons, analyse M.Laperrière.Les filles paniquent, tandis que les gars ne travaillent pas, notamment parce qu'ils ont beaucoup de difficulté avec l'image de celui qui réussit à l'école.Cette fois, on les a pris au piège : les gars ont dépassé les meilleures notes qu'ils n'avaient jamais eues dans mon cours ! » Comment en est-on arrivé à sortir les gars de leur torpeur ?« Certains m'ont dit qu'ils parvenaient enfin à se concentrer parce qu'ils n'y avait pas de filles pour accrocher leur regard », avance Mme Lefebvre.Dans ses cours de maths, les jeans à taille basse et les tshirts aguichants ont cédé leur place à un autre objet de désir masculin : la calculatrice à affichage graphique.« Elle passionne les garçons, et traumatise les filles », résume en riant l'enseignante.Ailleurs, c'est la façon de présenter la matière qui a été modifiée.« Quand j'assois un garçon devant une machine à coudre, je précise que ça a un moteur, des courroies et que ça fait vroum-vroumvroum », illustre Renée Glaude, professeure d'économie familiale.« On apprend plus et on a plus de fun », indique Thomas Leszkiewicz, 15 ans.Et chez les filles ?« Au début, on jasait trop, mais le professeur s'est adapté à nous », répondent Joannie Haché et Karolina Buchelc, 15 ans elles aussi.Ce qui fait rigoler Alexandre Laroche : « Ah, ah ! Le girl power a été dompté ! » « L'idéal, ce serait de ne pas séparer les classes selon les sexes, mais d'offrir, au choix, deux types de pédagogie, observe Claire Lefebvre.Moi-même, quand j'étais élève, j'aurais préféré le cours participatif que je donne actuellement aux garçons.Retour vers le passé « Dans les années 1960, les écoles non mixtes n'ont pas été abolies dans un souci de qualité, mais d'accessibilité, dit Yves Archambault, ex-directeur de la Commission des écoles catholiques de Montréal.Ce faisant, je crains que l'on n'ait jeté le bébé avec l'eau du bain.» Depuis, les classes réservées soit aux filles, soit aux garçons sont l'apanage du privé, qui regroupe 40 écoles non mixtes au Québec.Fait nouveau, au public, quelques expériences sont tentées ici et là, dans le but d'aider les garçons à mieux réussir.Qu'en pensent les experts ?« Vouloir séparer les sexes est parfaitement rétrograde, dit Maurice Tardif, directeur du Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE).À mon avis, ce n'est pas un problème scientifique, mais politique et moral.» « Cette ségrégation contredit les principes démocratiques, c'est une aberration, corrobore Claudine Baudoux, professeure au département des fondements et pratiques en éducation de l'Université Laval.Il s'agit d'un retour en arrière porté par le mouvement masculiniste.L'enjeu, ce sont les emplois prestigieux, notamment en médecine.» Roch Chouinard, professeur au département de psychopédagogie de l'Université de Montréal, est plus nuancé.« Il n'y a pas beaucoup d'études qui montrent, hors de tout doute, les effets bénéfiques de ce type de pratique, indique-t-il.Il reste que ces expériences donnent habituellement un regain d'adrénaline aux professeurs et aux élèves.» C'est peut-être pourquoi le Parti libéral du Québec, qui vient d'être porté au pouvoir, a choisi de ménager la chèvre et le chou.Il faut permettre « aux écoles ou aux commissions scolaires d'expérimenter la constitution de classes unisexes susceptibles de bonifier certains apprentissages, sans pour autant abolir les écoles mixtes et en continuant de maintenir la mixité pour les apprentissages et les activités qui s'y prêtent le mieux », dit l'une de ses résolutions.« Quand j'assois un garçon devant une machine à coudre, je précise que ça a un moteur, des courroieset que ça fait vroum-vroumvroum.Aider les garçons, un tabou Le sport et les ordis MARIE ALLARD Depuis septembre, l'école secondaire Pierre-Brosseau, de Brossard, offre un volet particulier.Parmi les élèves qui participent à l'expérience, on compte 12 filles et.46 garçons.Tous sélectionnés à la suite d'un examen ! Le secret de cet engouement masculin ?L'utilisation, en classe, d'ordinateurs portables reliés à Internet.« Au départ, les garçons pensaient qu'ils joueraient toute la journée, mais ils se sont rapidement rendu compte que ça ne se passerait pas comme ça », raconte en riant Sophie Perron, l'une des instigatrices du projet, nommé MédiaTIC.Étonnée de voir que la classe avait peu changé depuis ses propres années d'apprentissage \u2014 « les élèves, munis de papier et de crayon, doivent toujours écouter un prof qui écrit au tableau avec une craie, alors que nous sommes en 2003 », décrit-elle \u2014 la jeune enseignante a eu « envie de voir les élèves bouger » en mettant sur pied MédiaTIC.Ailleurs, c'est le sport qui séduit.À l'école Édouard-Montpetit \u2014 la seule de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) à offrir un programme de sports-études \u2014 90 % des élèves inscrits dans l'une ou l'autre des disciplines offertes (baseball, judo, natation, patinage de vitesse et tennis) sont de sexe masculin.« Aimer le sport, ça fait partie de la personnalité de bien des garçons, note Claudette Lechasseur, porte-parole de la CSDM.Dans les écoles qui ont des volets arts-études, on observe le contraire : les filles y forment la majorité.Il y aura toujours des différences entre les garçons et les filles, il faudrait peut-être finir par l'accepter ! » Nul besoin, cependant, de chambouler toutes les façons de faire d'une école pour plaire aux actifs, qu'ils soient filles ou garçons.Une équipe d'enseignants de l'école primaire Anne-Hébert, dans Notre- Dame-de-Grâces, a eu une idée toute simple, l'hiver dernier : installer une patinoire dans la cour.Plutôt que de supprimer les récréations \u2014 ce que font la moitié des établissements, selon Marcellin Noël, président du comité exécutif de la CSDM \u2014, on les a meublées avec du hockey, du ballon-balai et du patin libre.Question de canaliser l'énergie des garçons.MARIE ALLARD «Quelqu'un de la faculté de médecine nous a déjà demandé, à la blague, quels étaient nos trucs pour attirer les gars », dit Esther Caouette, coordonnatrice au recrutement à l'école Polytechnique de Montréal.« Nous, au contraire, ce qu'on veut, c'est aller chercher des filles ! » Polytechnique ne compte que 20 % de femmes parmi ses étudiants.D'où tout un arsenal pour tenter d'en séduire davantage : bourses réservées aux étudiantes, chaire s'occupant de faire la promotion du génie auprès des jeunes filles, etc.« Est-ce bien normal ?» demandent Jean Provost et Vincent Éthier, deux étudiants qui remettent en question l'équité de ces mesures.« Dans le domaine des sciences de la santé, les hommes sont largement minoritaires et rien n'est fait pour les encourager.» N'existe-t-il pas un seul programme voué à la promotion de la médecine (19 % d'hommes au premier cycle à l'Université de Montréal), ou des sciences de l'éducation (15 % d'hommes) auprès des garçons ?« Bonne question, répond Sophie Langlois, attachée de presse de l'Université de Montréal.Nous avons la bourse Marie-Curie pour aider les filles qui veulent aller en physique.Mais pour les garçons, je ne vois rien, nulle part.» « Il y a des programmes d'action positive pour les filles depuis longtemps, mais il n'y a jamais eu l'équivalent pour les garçons, confirme Gilles Tremblay, professeur à l'École de service social de l'Université Laval.Je sais que j'ouvre un panier de crabes en disant cela, mais pourquoi faut-il toujours que les problèmes des filles et des garçons aient l'air de se passer sur des planètes différentes ?» Photo IVANOH DEMERS, La Presse « Nous croyons que les femmes sont suffisamment indépendantes et qu'elles n'ont plus besoin de se faire tenir la main pour réussir », disent Vincent Éthier et Jean Pronovost, étudiants à Polytechnique. 6LP0601B0503 6LP0601B0503 ZALLCALL 67 19:28:19 05/02/03 B « On a essayé de créer une culture du succès dans toute l'école », explique Rob Jeckells, professeur d'anglais et coordonnateur du programme d'amélioration de la performance à Kings' School, une école publique de 1800 élèves située à Winchester, en Angleterre.Alex s'en va-t-en guerre.mais avant, il doit réussir aux examens du secondaire La sous-performance des garçons inquiète les Anglais depuis longtemps.Des disparités entre garçons et filles étaient déjà relevées en.1868! Mais ce n'est que depuis une quinzaine d'années que des experts en pédagogie se penchent sur le problème et que diverses expériences sont tentées pour renverser la vapeur.Dans quelques semaines, Alex Brown va entrer dans l'armée britannique.« Pour mettre du piquant dans mon existence et faire quelque chose de ma vie », explique en souriant ce grand gaillard, s'imaginant sans doute déjà en tenue kaki.Mais il lui reste d'abord une étape à franchir : les examens nationaux qui sanctionneront la fin de ses études secondaires.Car pour l'heure, le seul uniforme que porte Alex Brown, 15 ans, est le blazer marine et la cravate bordeaux rayée de jaune de Kings' School, une école publique de 1800 élèves située à Winchester, dans les collines verdoyantes du Hampshire, au sudouest de Londres.Pour Alex, 11 examens \u2014 appelés GCSE, pour General Certificate of Secondary Education \u2014 sont au programme de ces semaines décisives, à la fin mai.Dont un qui revêtira une signification particulière : celui d'anglais.Avec les mathématiques, les sciences et le français, l'anglais est l'une des matières au coeur de la stratégie qu'emploie Kings' School depuis six ans pour combler le retard scolaire historique des garçons par rapport aux filles : pendant les deux dernières années du secondaire, les garçons désignés comme les plus à risque de « contre-performer » suivent ces cours dans des groupes non mixtes.C'est le cas d'Alex en anglais.Et s'il n'en tenait qu'à lui, tous les cours seraient donnés ainsi.« Je pense que je travaillerais mieux, dit-il.J'ai hâte à mon cours d'anglais, parce que c'est ma chance d'être avec mes amis.Quand je suis dans un groupe mixte, je m'ennuie.La méthode donne des résultats.En 1996, 77 % des filles de Kings' School avaient obtenu au moins cinq notes égales ou supérieures à C dans les examens nationaux (l'indicateur de réussite scolaire le plus fréquemment utilisé en Angleterre), contre à peine 55 % des garçons.L'an dernier, 82 % des garçons ont atteint ce seuil d'excellence.contre 79 % des filles.« En isolant les garçons, on se rend compte qu'ils transposent en classe la compétitivité dont il font preuve dans les sports, par exemple, dit Rob Jeckells, professeur d'anglais et coordonnateur du programme d'amélioration de la performance.Ils se font concurrence pour avoir les meilleures notes.» Cette ségrégation partielle n'explique cependant pas à elle seule la remontée des garçons.Un programme de mentorat pour les élèves les moins performants et des cercles de révision ont été créés ; des cours optionnels plus susceptibles d'intéresser les garçons ont été instaurés ; les professeurs donnent davantage d'encouragements et s'efforcent de diviser la matière en tranches plus petites et donc plus facilement assimilables ; on tient davantage compte des résultats des examens d'entrée à l'école afin de dépister sans délai les élèves qui ne réussissent pas à la hauteur de leurs capacités.Bref, dit M.Jeckells, on a essayé de créer une « culture du succès » dans toute l'école.Prise de conscience Mais le revirement de situation observé à Kings' School est loin d'être un reflet fidèle de la réalité scolaire anglaise.Année après année, les filles réussissent mieux que les garçons, un phénomène qui ne passe pas inaperçu et auquel le gouvernement, mais aussi les médias, ont consacré beaucoup d'attention.L'an dernier, 62,4 % des examens de fin du secondaire passés par les filles en Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande du Nord se sont soldés par une note entre A+ et C.Pour les garçons, la proportion n'était que de 53,4 % \u2014 un écart de 9 %, immédiatement qualifié « d'inacceptable » par la ministre de l'Éducation supérieure, Margaret Hodge.La différence est particulièrement marquée en anglais, dans les langues étrangères et les cours d'arts.« Mais les filles ont même rattrapé et dépassé les garçons dans des matières dans lesquelles ils avaient traditionnellement été plus forts, comme les sciences, les mathématiques et des sujets techniques comme le design et la technologie ou l'informatique », dit Mike Younger, professeur à la Faculté d'éducation de l'Université de Cambridge et codirecteur du Raising Boys' Achievement Project, un important projet de recherche sur la sousperformance des garçons financé par le ministère de l'Éducation.Les préoccupations à propos de la performance scolaire des garçons ne datent pas d'hier en Angleterre : des disparités entre les deux sexes ont été relevées aussi tôt qu'en 1868.Mais ce n'est qu'à partir de 1988, année où furent introduits les GCSE actuels, que ces différences attirèrent réellement l'attention des experts en pédagogie.Depuis, à la faveur de plusieurs initiatives gouvernementales visant à hausser les normes, la performance des deux sexes s'est constamment bonifiée.« Les garçons s'améliorent aussi, mais à un rythme moins rapide que les filles, note M.Younger.C'est pourquoi on préfère parler d'un « rythme d'amélioration » différent plutôt que d'une sous-performance des garçons.» L'Angleterre est l'un des pays de l'OCDE où les élèves sont soumis au plus grand nombre d'examens externes.Ils doivent s'y plier à la fin de chaque cycle d'études : à 7, 11, 14 et 16 ans, de même qu'à 18 ans pour ceux qui font des études préparatoires à l'université.« Et peu importe l'âge, les filles réussissent mieux que les garçons », dit Mike Younger.C'est à partir de ce constat que le Newsome High School, de Huddersfield, ville ouvrière et multiethnique du nord de l'Angleterre, a jeté il y a 10 ans les bases d'un programme visant à améliorer la performance des garçons, devenu depuis l'une des grandes réussites du pays dans le domaine.« Plutôt que d'attendre qu'il soit trop tard, nous avons décidé de travailler étroitement avec les écoles primaires qui nous alimentent.On a commencé à aider les garçons beaucoup plus tôt dans leur cheminement scolaire \u2014 et ça a eu un effet spectaculaire », dit Gary Wilson, ancien chef du département d'anglais à Newsome (800 élèves) et aujourd'hui responsable de l'amélioration des écoles à la commission scolaire locale.À Newsome, l'écart entre la proportion de filles et de garçons obtenant au moins cinq notes entre A+ et C a été ramené de 17 à 3 % \u2014 soit trois fois moins que la moyenne nationale.Beaucoup d'efforts sont consacrés à l'acquisition des habiletés de lecture et d'écriture, que les filles acquièrent plus rapidement que les garçons.Mais surtout, on tente de d'accroîtrel'estime de soi des jeunes garçons, dit M.Wilson.« Il faut leur permettre de s'exprimer, par exemple au moyen du conseil étudiant, créer un système de tutorat entre pairs, ou encore un réseau de soutien pour les garçons victimes d'intimidation.» Culture macho En fait, les experts britanniques estiment qu'une certaine culture macho (laddish culture) \u2014 dont le hooliganisme est l'une des manifestations à l'âge adulte \u2014 et la pression de l'entourage sont probablement la cause numéro 1 des difficultés avec lesquelles les garçons sont aux prises à l'école.« Il s'est développé un environnement dans lequel il n'est pas cool de faire ses devoirs, dit M.Wilson.Cette culture anti-travail a toujours été présente, mais elle commence à un âge de plus en plus jeune \u2014 aussi tôt qu'à 9 ou 10 ans.» « C'est une lutte perpétuelle », confirme Sean Heslop, directeur adjoint de l'école Ravens Wood, un établissement public pour garçons situé à Bromley, à l'extrême sud de l'agglomération londonienne.« La sous-performance est presque perçue comme quelque chose à accomplir.La transformation de la société et de l'économie britanniques au cours des deux dernières décennies a aussi contribué à la désaffection des garçons, estime Mike Younger.« Pendant que l'on passait d'une économie ouvrière à une économie de services, les emplois auxquels aspiraient traditionnellement les garçons \u2014 et qui leur semblaient acceptables du point de vue de l'image \u2014 ont progressivement disparu, ce qui a nui à leur motivation à l'école.» Heureusement pour Alex Brown, l'armée, elle, est toujours là.«En isolant les garçons, on sere nd compteq u'ils transposent en classela compétitivité dont il font preuve dans les sports, par exemple.» Pas de panacée JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Les experts britanniques qui se sont penchés sur la sous-performance scolaire des garçons s'entendent sur une chose : il n'existe pas de solution miracle, mais plutôt un assortiment de remèdes qui fonctionnent plus ou moins bien d'une école à l'autre.Après avoir examiné les méthodes utilisées par plus d'une soixantaine d'écoles des quatre coins de l'Angleterre, les chercheurs du Raising Boys' Achievement Project (RBA) de l'Université de Cambridge ont dégagé quatre grands groupes de stratégies.L'approche organisationnelle Les écoles dans lesquelles le problème de la sous-performance des garçons a été résolu ou est en voie de l'être affichent immanquablement une philosophie axée sur la réussite.À l'école pour garçons Ravens Wood, par exemple, cela se traduit par une « galerie de la réussite », où sont affichés les portraits des élèves s'étant distingués tant sur le plan scolaire que parascolaire.Cet axe d'intervention inclut la création de groupes non mixtes, dont la justification la plus fréquente est qu'elle réduit les sources de distraction et la peur du ridicule tout en renforçant la confiance des garçons et des filles.Cette méthode génère parfois des résultats positifs \u2014 comme à la Kings' School \u2014, mais elle ne fait pas l'unanimité.Dans certains établissements, la ségrégation n'a produit aucun changement.Par ailleurs, seulement quatre ou cinq des écoles secondaires mixtes du pays ont choisi de séparer les garçons des filles pour l'ensemble des cours.« On ne veut pas l'étendre au-delà des cours de base, parce qu'on pense que les élèves perdraient au change s'ils étaient toujours isolés de l'autre sexe », dit Rob Jeckells, de Kings' School.L'approche socio-culturelle Certains établissements s'attaquent à la culture macho et au rejet des valeurs scolaires dans laquelle se complaisent certains garçons.« Dans la plupart des promotions, on peut identifier une quinzaine de garçons qui donnent le ton et déterminent comment le reste des élèves de leur année vont se comporter », dit Mike Younger, du RBA.« Si on peut les rallier à la cause et les convaincre que le travail scolaire est acceptable, on va changer l'attitude de leurs pairs.» Dans ce modèle, le personnel de l'école consacre énormément de temps à ces « leaders- clés », leur prodiguant et éloges et encouragement.Cette approche comprend aussi des programmes nationaux, comme Reading Champions, dans le cadre duquel les élèves masculins reçoivent la visite de modèles positifs \u2014des pères, des frères, des footballeurs, des pompiers, etc.\u2014 qui leur inculquent l'importance de la lecture.L'approche pédagogique Il s'agit ici d'adapter la manière dont les cours sont donnés afin de les rendre plus alléchants pour les garçons, sans pour autant nuire à l'apprentissage des filles.Les leçons sont morcelées en unités plus succinctes et font systématiquement l'objet d'une récapitulation, les objectifs sont clairement énoncés, l'évaluation formative est favorisée, etc.On encourage aussi l'apprentissage par l'action, préférable pour certains élèves à l'apprentissage visuel ou oral.On favorise aussi la collaboration à l'intérieur de la classe.« La compétition a sa place, mais il faut aussi inciter les garçons à collaborer entre eux, dit M.Younger.Parce que dans un contexte compétitif, certains élèves vont se rendre compte qu'ils ne peuvent pas gagner et vont alors se désengager.L'approche individuelle Celle-ci inclut la fixation d'objectifs taillés sur mesure et la nomination de mentors parmi les membres du personnel enseignant ou de la direction pour suivre étroitement certains élèves « à risque ».« Là où ça marche, on observe que cela permet aux élèves de justifier auprès de leurs pairs le fait qu'ils travaillent.Ça permet de surmonter la pression de l'entourage qui trouve que ce n'est « pas cool » d'étudier », conclut M.Younger. 6LP0701B0503 6LP0701B0503 ZALLCALL 67 19:13:16 05/02/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 MA I 2 0 0 3 S .O .S .G A R Ç ONS / P L U S B 7 Photo MARIE ALLARD, La Presse Au Maitland Grossman High School, l'éducation physique prend des airs de scoutisme, histoire de plaire aux garçons.Steve Gaul, un des profs, montre à ses élèves de 8e année àfaire des noeuds, sous le chaud soleil australien.Crocodile Dundee en arrache « Le vrai de vrai Australien, c'est un Crocodile Dundee musclé qui aime la bière, les camions et le rugby.Croyez-vous qu'il réussisse à l'école ?» demande Timothy Hawkes, le directeur de The King's School, la plus vieille école de garçons d'Australie.Probablement pas plus que le bûcheron québécois qui boit sa bière en regardant le hockey.Avec pareils modèles, il n'est pas étonnant que les garçons australiens aillent aussi mal que les nôtres.En Australie, un adolescent sur trois quitte le secondaire sans diplôme, le suicide est la première cause de décès chez les jeunes hommes de 15 à 24 ans et les beuveries se succèdent.Depuis 1988, la proportion d'élèves du secondaire qui se saoulent régulièrement a doublé.La différence, c'est peut-être que le pays de Skippy voit au sort de ses futurs hommes.Entrez les mots « boys » et « education » dans un moteur de recherche Internet, et vous aboutirez la plupart du temps en Australie.En octobre dernier, Boys, Getting it Right, un rapport faisant le point sur la situation des garçons, a été déposé au Parlement de Canberra.« Le ministre de l'Éducation se sent particulièrement concerné par cette question », assure Kerry Bartlett, député fédéral qui a présidé l'enquête.Après avoir lu 231 mémoires et entendu 235 témoins, M.Bartlett est convaincu que les politiques gouvernementales australiennes en matière d'équité désavantagent les garçons, au profit des filles.« Nos programmes et nos méthodes d'évaluation ont été modifiés pour donner plus d'importance à la litéracie (compétences linguistiques), ce qui handicape les garçons, traditionnellement moins forts là-dedans », explique-t-il.Avant de laisser entendre que le tout se serait fait à la demande des féministes.Odeurs de citron et de menthe Voilà qui n'étonne pas Peter West, directeur du groupe de recherche Men and Families de la University of Western Sydney, et auteur de What IS the Matter with Boys ?, paru en 2002 aux éditions Choice Books.« Quand on demande aux garçons ce qu'est l'école, ils répondent : un endroit où l'on doit s'asseoir, se taire et se tenir droit, dit-il.Qu'y a-t-il de stimulant là-dedans ?» Selon M.West, il est essentiel que les écoles australiennes embauchent davantage d'hommes profs.« De 26 % qu'ils étaient en 1991, les enseignants masculins n'étaient plus que 21 % au primaire en 2001, et rien ne semble pouvoir arrêter ce déclin », regrette- t-il.Appuyé par M.West, l'Office d'éducation catholique de l'archidiocèse de Sydney a d'ailleurs demandé, cet hiver, une exemption à la loi sur l'équité australienne.Le but de l'opération ?Avoir le droit d'octroyer des bourses d'études réservées exclusivement aux hommes qui entreprennent une formation en éducation.La demande a cependant été rejetée, le 27 février.D'autres Australiens, tel Andrew Fuller, de la University of Melbourne, conseillent de diffuser un arôme de citron ou de menthe en classe pour garder les garçons éveillés.Ian Lillico, directeur du City Beach High School, à Perth, suggère pour sa part de remplacer l'asphalte des cours d'école par du gazon et les néons par des lampes plus douces, ce qui améliorerait la concentration des garçons de 40 % ! Le rapport d'enquête de M.Bartlett formulait, quant à lui, 14 recommandations, au nombre desquelles figure une réduction du nombre d'enfants par classe, des examens de la vue et de l'ouïe plus fréquents pour les élèves, ainsi que l'ajout d'échelons à l'échelle salariale des professeurs.« C'est malheureusement un rapport qui a été influencé par différents programmespolitiques », analyse David Plummer, professeur à la University of New England, en Australie.Une maîtrise en éducation des garçons Les enseignants australiens qui veulent en savoir davantage peuvent s'inscrire au certificat ou à la maîtrise en éducation des garçons donnés par la University of Newscastle.« Des diplômes uniques au monde », assure Deborah Hartman, coordonnatrice du « Boys in Schools Program » de cette université.« Avant, en Australie, l'emploi venait de l'élevage, des mines ou des industries, mais ces secteurs sont en déclin, fait-elle valoir.Or, ce n'est pas si facile de passer du charbon au tourisme en une génération ! Les hommes ont perdu leurs repères.Si, comme société, on ne leur indique pas ce que l'on valorise chez eux, ils se tourneront vers les jeux vidéo ou les films populaires, où les hommes sont soit des idiots dont on rit, soit des brutes qui tuent.Donc, rien de bien bon pour nos garçons.» La situation évolue tout de même, selon Timothy Hawkes.« Je vois trois facteurs favorisant l'amélioration du sort des garçons, dit-il.D'une part, avec l'essor de l'informatique, être un nerd est aussi payant que valorisant.Ensuite, l'arrivée de plusieurs immigrants, dont bon nombre d'Asiatiques très studieux, redonne ses lettres de noblesse à l'effort.Enfin, de plus en plus de filles disent préférer l'intelligence aux abdominaux des hommes ! » EN AUSTRALIE MARIE ALLARD envoyée spéciale Décrochage, suicide, beuveries, les garçons australiens éprouvent eux aussi quelques difficultés à s'adapter à une société post-industrielle.Mais on s'en préoccupe.Une université va jusqu'à offrir un certificat et une maîtrise en éducation des garçons.Des diplômes uniques au monde, il va sans dire.Entrez les mots «boys» et «education» dans un moteur de recherche Internet, et vous aboutirez la plupart du temps en Australie.Un peu de respect, un peu de boxe Deux écoles et leur secret: tâches brèves et activité physique MARIE ALLARD The King's School est un endroit déroutant pour un habitué des écoles québécoises.La cafétéria n'offre ni chips ni chocolat.Les élèves \u2014 tous des garçons \u2014 portent un uniforme militaire, et plusieurs d'entre eux s'empressent de vous indiquer votre chemin.Ce qui est fort utile, le campus faisant 300 acres.« King's est le plus vieil établissement indépendant d'Australie, indique avec fierté Timothy Hawkes, le directeur de cette école de 1400 élèves.Étant donné notre position dans la société australienne, nous avons le devoir de partager nos connaissances en éducation.» Particulièrement en éducation des garçons, un sujet que M.Hawkes, auteur de Boy oh boy, How to Raise and Educate Boys, paru en 2001 aux éditions Pearson Education, connaît bien.« J'ai commencé à m'intéresser aux garçons il y a cinq ans, alors que c'était loin d'être politiquement correct », raconte-t-il.À l'époque, M.Hawkes organise un petit séminaire, qui attire 500 curieux.« Nous avons réalisé que les parents et les professeurs avaient soif d'une information que personne ne leur donnait », indique- t-il.Depuis, le directeur a engagé Peter West, professeur à la University of Western Sydney, comme « expert en résidence ».M.Hawkes est aussi devenu conseiller du ministre australien de l'Éducation, en plus d'avoir multiplié les conférences qu'il donne un peu partout dans le monde anglo-saxon.Ce qu'il y dit ?« Que les garçons apprécient les tâches courtes, répond- il.Savez-vous comment on mange un éléphant ?Une bouchée à la fois.Je précise aussi que les garçons fonctionnent mieux quand on évite les questions ouvertes, comme « discutez ».Il est préférable de leur demander les cinq raisons qui pourraient expliquer ceci ou cela, et d'ajouter des éléments visuels.» Recruter des enseignants masculins est primordial, ajoute M.Hawkes.La moitié des profs de King's sont des hommes, sûrement attirés par un salaire supérieur à celui qui est offert ailleurs.Trente-cinq enseignants vont jusqu'à habiter le campus avec leurs familles, et à profiter des installations et des services en place, qui vont du dentiste au boucher.Il faut dire que tous les élèves, qu'ils soient pensionnaires ou non, sont tenus de prendre le repas du midi à la cafétéria, où l'on trouve des fruits et des légumes en abondance, mais pas de dessert ! « Nous nous attaquons à la culture du It's cool to be a fool, explique le directeur.Pour donner aux garçons l'envie d'étudier, nous avons remplacé la veille bibliothèque poussiéreuse par un édifice moderne et lumineux.» Et ça marche ?« J'estime que dans deux ans, les notes des finissants seront supérieures de 20 % à ce qu'elles sont maintenant », répond M.Hawkes.« Les résultats scolaires de nos élèves déçoivent notre directeur, qui s'attendait à beaucoup », nuance Rob Chandler, directeur du personnel de King's.Il est vrai que les parents, qui paient des droits de scolarité de 13 000 $ à 15 000 $ par année, sont exigeants.« Nous ne sommes pas qu'une école élitiste qui ne fait qu'absorber l'argent des gens : nous sommes un endroit où une éducation de qualité est donnée selon une philosophie holistique », corrige M.Chandler.Mais, assure-t-il, pour aider les garçons, nul besoin d'être riche, souligne-t-il.« Une sortie dans la brousse australienne va leur plaire, comme le fait de jouer avec un très, très vieil ordinateur.» La boxe àl'école À l'école publique Maitland Grossman High School, située en banlieue de Newcastle, c'est Steve Gaul qui s'intéresse au sort des garçons.Professeur d'éducation physique baraqué, M.Gaul enseigne selon la méthode « Rocks and Water », initialement conçue par Freerk Ykema, un Néerlandais.Son groupe \u2014 des élèves de 10e année pas particulièrement allumés, avertit-il \u2014 est d'abord invité à faire de la boxe chinoise.Les mains collées à celles de son adversaire, il faut parvenir à déséquilibrer l'autre.Puis, un rectangle tracé au sol est le cadre du prochain exercice.Chacun doit le traverser trois fois, en choisissant soit de contourner les autres, soit de leur foncer dedans.Une discussion suit pour connaître les avantages et les désavantages de chaque méthode.« Rocks and Water est un programme fantastique, qui permet d'enseigner des aptitudes sociales à travers l'activité physique, dit Deborah Hartman, coordonnatrice du Boys in Schools Program de l'Université de Newcastle.On apprend aux garçons à agir tantôt en roche \u2014 c'est-à-dire n'en faire qu'à leur tête \u2014 tantôt en eau \u2014 c'est-à-dire suivre le courant.» « J'essaie de montrer aux garçons l'autodéfense, mais aussi l'autoconfiance et l'autorespect, résume M.Gaul.J'ai moi-même quatre fils, et ça me brise le coeur de voir tant de jeunes garçons gaspiller leurs talents, alors je tiens à les aider.» 6DU0801B0503 SAMEDIÀ 6DU0801B0503 ZALLCALL 67 19:43:13 05/02/03 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 MAI 2003 AVIS LÉGAUX - APPEL D'OFFRES - SOUMISSIONS LOI SUR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de : LOCATION L.S.D.C.INC., ayant sa principale place d'affaires au 2617, Oxford, Longueuil (Québec) J4L 2M5.Débitrice AVIS est par la présente donné que la compagnie ci-haut mentionnée a fait cession de ses biens le 25 avril 2003 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 14 mai 2003, 14 h, au bureau du syndic, au 5, place Ville-Marie, bureau 1000, Montréal (Québec) H3B 2G2.DATÉ DE MONTRÉAL, le 29 avril 2003.SAMSON BÉLAIR/DELOITTE & TOUCHE INC.René C.Leduc, CMA, CIRP Ès qualité de syndic de l'actif de LOCATION L.S.D.C.INC.1, place Ville-Marie Bureau 3000 Montréal (QC) H3B 4T9 Tél.: (514) 393-6585 Fax : (514) 390-4103 3138811A APPEL DE PROPOSITIONS NO 03-508 SERVICES DE FIRMES EN CONCEPTION GRAPHIQUE CLÔTURE : LE 22 MAI 2003 11 H, HEURE LOCALE La Société des casinos du Québec inc.et Resto-Casino inc., filiales de Loto-Québec, désirent recevoir des offres relativement à des services de conception graphique pour le Casino du Lac-Leamy, son théâtre ainsi que pour l'hôtel Hilton Lac-Leamy.Les fournisseurs peuvent obtenir l'information sur l'appel de propositions en visitant le site Internet de l'entreprise : WWW.LOTO-QUEBEC.COM ou en se présentant à : Direction de l'approvisionnement de Loto-Québec 500, rue Sherbrooke Ouest, 18e étage Montréal (Québec) H3A 3G6 Du lundi au vendredi entre 9 h et 12 h et entre 13 h 30 et 16 h Émis le 3 mai 2003 3139815A APPEL D'OFFRES PUBLIC PROJET Gestion, exploitation et contrôle des véhicules commerciaux à l'Aéroport international de Montréal-Dorval.Les soumissionnaires peuvent obtenir plus d'informations sur cet appel d'offres en visitant le site Internet d'ADM : www.admtl.com Johanne Green (514) 633-3049 3139462A PROPRIÉTAIRE: Institut Philippe Pinel de Montréal 10905, Henri Bourassa Est Montréal H1C 1H1 INGÉNIEUR: Représentant Téléphone: GROUPE-CONSEIL EME- BPR Monsieur Zaven Sarkissian 450-687-4440 poste 237 ARCHITECTE: Représentant: Téléphone: Ruccolo & Faubert, architectes Monsieur Michel Bernier 514-527-1391poste 228 Consultant services alimentaires Représentant Téléphone: Bernard & associés Monsieur Jean-Claude Guénette 514-342-2652 L'institut Philippe Pinel de Montréal, propriétaire, demande des soumissions pour les travaux de «Réaménagement de la laverie».Les documents contractuels pourront être obtenus à compter du mercredi 7 mai 2003 de 8 h 30 à 16 h (fermé entre 12 h et 13 h) aux bureaux de EMEBPR situés au 3131, boul.St-Martin Ouest, bureau 300, Montréal (Québec), H7T 2Z5 , tél : 450-687-4440 contre un chèque visé, non remboursable, de 50 $ émis à l'ordre du propriétaire.Les soumissions devront être accompagnées soit d'un cautionnement de soumission établi au montant de trente mille dollars (30 000 $) valide pour une période de quarante-cinq (45) jours de la date d'ouverture des soumissions, soit d'un chèque visé au montant de quinze mille dollars (15 000 $) fait à l'ordre du propriétaire ou soit d'obligations conventionnelles au porteur émises ou garanties par les gouvernements du Québec ou du Canada dont la valeur nominale est de quinze mille dollars (15 000 $).Les soumissions seront reçues par monsieur Paul-Émile Trudeau, ingénieur, directeur des services techniques, à l'adresse de l'Institut au 10905, Henri- Bourassa Est, Montréal (Québec), le mercredi 28 mai 2003 à 14 h, heure en vigueur, pour être ouvertes publiquement au même endroit, le même jour et à la même heure.Seuls sont admis à soumissionner les entrepreneurs ayant leur place d'affaires au Québec, en Ontario ou au Nouveau-Brunswick et détenant la licence requise en vertu de la Loi sur le bâtiment.Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leur soumission, et doivent les informer des conditions qu'ils entendent leur imposer et s'assurer qu'ils détiennent les permis et licences requis.Visite des lieux Une seule visite des lieux est prévue, le mardi 13 mai 2003 à 10 h 30 en présence des professionnels.Rendez-vous à l'Institut Philippe Pinel de Montréal au 10905, Henri-Bourassa Est, Montréal (Québec).À cette visite, le propriétaire et les professionnels répondront aux questions des soumissionnaires.Tous les soumissionnaires entrepreneurs généraux et sous-traitants seront considérés comme ayant visité les lieux et aucune réclamation essentielle pour manque de connaissance des lieux ne sera acceptée.Le propriétaire ne s'engage pas à accepter la plus basse ou quelque autre des soumissions reçues.Dr Paul André Lafleur Directeur général I.AUTORISATION DU RECOURS COLLECTIF L'honorable Juge Nicole Duval-Hesler de la Cour Supérieure, Province de Québec, a rendu jugement autorisant le Recours collectif contre Centerpulse Orthopedics inc.(autrefois connue comme Sulzer Orthopedics inc.) et Centerpulse ltd.(autrefois connue comme Sulzer Medica ltd.) (ci-après collectivement désignées comme \u201c Centerpulse \u201c) et a approuvé l'entente de règlement pour le bénéfice de : Toutes les personnes au Québec qui ont reçu l'implantation d'une prothèse défectueuse de la hanche qui a été conçue, fabriquée, distribuée et/ou vendue par Centerpulse et/ou ses filiales et qui font partie du rappel émis par Centerpulse le ou vers le 5 décembre 2000, ou d'autres rappels subséquents, concernant une prothèse défectueuse de la hanche (ci-après désignées comme \u201c Patients Éligibles \u201c).II.TERMES DU RÈGLEMENT L'entente de règlement approuvé par la Cour stipule que Centerpulse doit payer les montants suivants aux patients éligibles desquels seront déduits les honoraires des procureurs du recours collectif : 1.Patients éligibles sans chirurgie de remplacement (c'est-à-dire patient ayant reçu une prothèse de la hanche Centerpulse mais n'ayant pas eu à subir de chirurgie de remplacement) - 1 000 $US, approximativement 1 500 $CAN; 2.Patients éligibles avec une chirurgie de remplacement (c'est-à-dire patient ayant requis ou requérant une deuxième chirurgie visant à remplacer la prothèse de la hanche Centerpulse originalement implantée) - 75 000 $US, approximativement 115 000 $CAN; 3.Patients éligibles avec deux chirurgies de remplacement (c'est-à-dire patient ayant reçu ou requérant deux chirurgies visant à remplacer la prothèse de la hanche Centerpulse originalement implantée) - 100 000 $US, approximativement 150 000 $CAN; 4.Patients éligibles avec plus de deux chirurgies de remplacement ou cas extraordinaires - 150 000 $US, approximativement 225 000 $CAN 5.Conjoints des patients éligibles ayant eu à subir une ou plusieurs chirurgies de remplacement - 1 000 $US, approximativement 1 500 $CAN Le règlement représente un règlement complet et final de toutes les réclamations visées par les membres du recours collectif et, dans certains cas, leurs conjoints.Centerpulse est responsable de financer le règlement conformément aux termes et conditions stipulés dans l'entente de règlement.La cour a approuvé les honoraires des procureurs du recours collectif au montant de vingt-cinq pour cent (25 %) des montants du règlement et les taxes applicables, et ces honoraires et taxes seront déduits des montants du règlement.III.ADMINISTRATION ET FORMULAIRES DE RÉCLAMATION La cour a approuvé la nomination de Crawford Expertises Canada comme gestionnaire des réclamations pour le règlement.Pour faire une demande, toutes les personnes doivent contacter le gestionnaire des réclamations sans frais au 1 866 334-3361 pour obtenir un formulaire de réclamation.Les formulaires de réclamation et une copie du l'entente de règlement sont disponibles pour téléchargement au http://www.classactionservices.ca/sulzer.htm Pour assistance dans la complétion du formulaire de réclamation, vous pouvez contacter le gestionnaire des réclamations au 1 866 775-4777 ou les procureurs du recours collectif aux numéros inscrits ci-dessous.Une fois complété, le formulaire de réclamation doit être envoyé au gestionnaire qui traitera votre demande et, selon votre éligibilité, effectuera les paiements conformément aux termes du règlement.IV.Exclusion Tous les membres du recours collectif qui veulent s'exclure du recours collectif et qui ne veulent pas être éligibles aux fins de recevoir des bénéfices conformément aux termes et conditions de l'entente de règlement doivent contacter le gestionnaire des réclamations au 1 866 334-3361 et obtenir un \u201c formulaire d'exclusion \u201c.Le \u201c Formulaire d'Exclusion \u201c doit être complété et envoyé au gestionnaire des réclamations avant le 7 juillet 2003, après quelle date tous les patients éligibles feront automatiquement partie du recours collectif et seront automatiquement éligibles aux bénéfices prévus dans la mesure où ils complèteront leur formulaire de réclamation.V.Information complémentaire Toutes questions concernant le contenu de cet avis ne doit pas être dirigées à la cour.Pour toute information complémentaire visant à déterminer si vous êtes membre du recours collectif ou la nature des bénéfices que vous avez droit de recevoir, veuillez communiquer avec L'Association d'aide aux victimes des prothèses de la hanche, Attention:Joseph Beaulieu, courrier électronique: recourscollectifhanche@hotmail.com Ou Gestionnaire des réclamations, Crawford Expertises Canada, Attention : Marcel Lacoste, Vice-président, Québec, boîte postale 5136, Station St-Laurent, St-Laurent, QC H4L 4Z7, Tél : 1 866 775-4777, télécopieur : 1 800 460-2928, courrier électronique : sulzer@crawco.ca, réf.: recours collectif Centerpulse.Ou vous pouvez communiquer avec les procureurs du recours collectif : Jean-Jules Fiset, avocat-attorney, 71, rue Saint-Pierre, bureau 701, boîte postale 245, station B, Québec, QC G1K 7A9, Tél : (418) 692-5539, Télécopieur : (418) 692- 0689, courrier électronique : jjfiset@yahoo.ca.Ou Arthur Wechsler, avocat, Kugler Kandestin, 1, Place Ville-Marie, bureau 2101, Montréal QC H3B 2C6 Tél : (514) 878-2861 (poste 113), Télécopieur : (514) 875-8424, courrier électronique : awechsler@kugler-kandestin.com.Cet avis a été approuvé par l'Honorable juge Nicole Duval Hesler de la Cour Supérieure de la Province de Québec.AVIS CONCERNANT LE RÈGLEMENT DU RECOURS COLLECTIF D'UNE PROTHÈSE DÉFECTUEUSE DE LA HANCHE SULZER (MAINTENANT CONNUE COMME CENTERPULSE).Cet avis peut affecter vos droits.Veuillez lire attentivement.3139070A Woodland PROJET 1 610, av.Desmarchais, Verdun (Québec) H4H 1S6 Tél.(514) 767-5344 Visite du projet le 14 mai à 15 h 30 Saint-Charles PROJET 2 4331, rue Sainte-Anne, Pierrefonds (Québec) H9H 4G7 Tél.(514) 626-0460 Visite du projet le 13 mai à 9 h ARCHITECTE : Anis Nazar 970, Montée de Liesse, 301, Saint-Laurent (Québec) H4T 1W7 Tél.(514) 337-0281 ARCHITECTE : Poirier Fontaine 140, rue Fleury Ouest, Montréal (Québec) H3L 1T4 Tél.(514) 388-4958 REMPLACEMENT DE FENÊTRES ET RÉPARATIONS À L'ENVELOPPE DU BÂTIMENT APPEL D'OFFRES LA COMMISSION SCOLAIRE LESTER-B.-PEARSON EST FIÈRE DE LANCER UN APPEL D'OFFRES POUR DES PROJETS DE RÉNOVATION MAJEURS À EFFECTUER DURANT L'ÉTÉ 2003.Riverside Park Academy PROJET 3 8300, George, La Salle (Québec) H8P 1E5 Tél.(514) 363-7150 Visite du projet le 13 mai à 11 h Bishop Whelan PROJET 4 surface approximative (1 500 mètres carrés) 5000, rue René-Huguet, Lachine (Québec) H8T 1M7 Tél.(514) 634-0550 Visite du projet le 13 mai à 15 h John Rennie PROJET 5 surface approximative (1 000 mètres carrés) 501, boul.Saint-Jean, Pointe Claire (Québec) H9R 3J5 Tél.(514) 697-3210 Visite du projet le 14 mai à 13 h 30 ARCHITECTE : Poirier Fontaine 140, rue Fleury Ouest, Montréal (Québec) H3L 1T4 Tél.(514) 388-4958 ARCHITECTE : DUBE MATTE 3285, boul.Cavendish, bureau 525, Montréal (Québec) H4B 2L9 Tél.(514) 767-7599 ARCHITECTE : Anis Nazar 970, Montée de Liesse, 301, Saint-Laurent (Québec) H4T 1W7 Tél.(514) 337-0281 RÉFECTIONS PARTIELLES DE TOITURE NETTOYAGE DES CONDUITS DE VENTILATION Pierrefonds Comprehensive PROJET 6 13800, boul.Pierrefonds (Québec) H9A 1A7 Tél.(514) 626-9610 Visite du projet le 12 mai à 15 h 30 Beurling Academy PROJET 7 6100, boul.Champlain, Verdun (Québec) H4H 1A5 Tél.(514) 766-2357 Visite du projet le 13 mai à 15 h 30.INGÉNIEUR L.B.C.D.40, rue Sainte-Cécile, Salaberry-de-Valleyfield (Québec) J6T 1L7 Tél.(450) 371-5722 INGÉNIEUR L.B.C.D.40, rue Sainte-Cécile, Salaberry-de-Valleyfield (Québec) J6T 1L7 Tél.(450) 371-5722 TRAVAUX DE RÉFECTION ET DE PEINTURE Riverdale PROJET 8 5060, boul.des Sources, Pierrefonds (Québec) H8Y 3E4 Tél.(514) 684-9920 Visite du projet le 14 mai à 15 h Hudson PROJET 9 69, Côte-St-Charles, Hudson (Québec) J0P 1J0 Tél.(450) 458-5357 Visite du projet le 15 mai à 15 h ARCHITECTE : JEAN-CLAUDE BOISVERT 4417, rue Chambord, Montréal (Québec) H2J 3M5 Tél.(514) 521-9690 DESIGNER : JEAN CARSLEY INTERIORS INC.1384, rue Notre-Dame Ouest, buerau 200, Montréal (Québec) H3C 1K8 Tél.(514) 934-1514 ENLÈVEMENT DE LA PYRITE ET RÉNOVATIONS Cecil Newman PROJET 10 171, av.Orchard, La Salle (Québec) H8R 3G3 Tél.(514) 366-2270 Visite du projet le 12 mai à 15 h ARCHITECTE : LECLERC & ASSOCIES 5610, av.Auteuil, Brossard (Québec) H3L 1T4 Tél.(450) 445-8733 INGÉNIEUR : L.B.C.D.40, rue Sainte-Cécile Salaberry-de-Valleyfield (Québec) J6T 1L7 Tél.(450) 371-5722 SÉCURITÉ ET RÉNOVATIONS Lindsay Place PROJET 11 111, av.Broadview Pointe-Claire (Québec) H9R 3Z3 Tél.(514) 694-2760 Visite du projet le 13 mai à 15 h ARCHITECTE : LECLERC & ASSOCIES 5610, av.Auteuil, Brossard (Québec) H3L 1T4 Tél.(450) 445-8733 INGÉNIEUR : L.B.C.D.40, rue Sainte-Cécile Salaberry-de-Valleyfield (Québec) J6T 1L7 Tél.(450) 371-5722 La Commission scolaire Lester-B.-Pearson, Propriétaire, lance un appel d'offres pour les travaux ci-dessus.Les plans et devis seront disponibles aux bureaux de l'architecte, du designer ou de l'ingénieur, sur rendez-vous seulement, à compter du 5 mai 2003, contre le dépôt d'un montant non remboursable de cent dollars (100 $), toutes taxes incluses, soit comptant soit par chèque à l'ordre du Propriétaire.Les soumissions (l'original et 2 copies) sous enveloppe scellée à l'attention du soussigné, doivent parvenir au bureau du Propriétaire, 1925, av.Brookdale à Dorval, avant 10 h, heure locale, le 23 mai 2003, pour être ouvertes en public au même endroit, le même jour et à la même heure.Chaque enveloppe doit indiquer clairement le nom et le numéro du projet.Les soumissions doivent être accompagnées d'un chèque certifié pour un montant équivalent à 10 % du prix du contrat à l'ordre du Propriétaire, ou par une caution de soumission émise par une compagnie détenant un permis d'assureur canadien, au même montant, valide pour une période de soixante (60) jours à compter de la date d'ouverture des soumissions.Cette caution devra être échangée, à la signature du contrat, pour une garantie de bonne exécution et une garantie des obligations pour gages, matériaux et services.Lorsque ces garanties sont sous forme de caution, chacun correspond à 50 % du prix du contrat et lorsque ce sont des chèques certifiés, chacun correspond à 10 % du prix du contrat.Seules seront considérées pour l'octroi de ces contrats, les soumissions des entrepreneurs ayant un établissement au Québec ou, lorsqu'un accord intergouvernemental est applicable, au Québec ou dans une province ou un territoire visé par cet accord, et détenant, le cas échéant, le permis requis par Loi sur le bâtiment (S.R.Q., c.B.-1.1).Les soumissionnaires seront responsables du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leurs soumissions.Toutes les soumissions doivent se conformer aux dispositions du Règlement sur les contrats de construction des immeubles des commissions scolaires, en vigueur depuis le 16 août 1990.Le Propriétaire ne s'engage à accepter aucune des soumissions reçues.Une visite du site par les soumissionnaires, en présence de l'architecte ou de l'ingénieur du projet, aura lieu tel qu'indiqué.3138488A 6LP0901B0503 b09 herita sam 3 mai 6LP0901B0503 ZALLCALL 67 22:03:30 05/02/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 MA I 2 0 0 3 B 9 Soixante-dix morts dans l'accident d'un sous-marin chinois Agence France-Presse PÉKIN \u2014 Soixante-dix marins chinois, soit tous les membres de l'équipage, ont été tués dans un accident à bord d'un sous-marin conventionnel dans les eaux chinoises, a rapporté hier l'agence officielle Chine Nouvelle.Le sous-marin 361 participait à un exercice près des îles de Neichangshan, dans le golfe de Bo Hai au large de la province orientale du Shandong lorsqu'il a connu des problèmes mécaniques non spécifiés, selon l'agence, qui cite des sources de la marine chinoise.Selon des analystes, c'est l'accident de sous-marin le plus grave survenu depuis la création de la République populaire de Chine en 1949.Le sous-marin est en cours de remorquage vers un port non identifié, très probablement Yantai, selon l'agence qui ne précise ni la nature des problèmes techniques ni les causes de l'accident.L'agence ne précise pas non plus quand il a eu lieu, mais le message de condoléances adressé par l'exprésident et actuel chef de l'armée Jiang Zemin aux familles des officiers et marins décédés est daté du 2 mai.« Je suis choqué d'apprendre que les militaires à bord du sousmarin 361 ont malheureusement tous trouvé la mort au cours de manoeuvres », écrit Jiang Zemin dans son message.La Chine possède une importante flotte de sous-marins, entre 40 et 100, selon différentes sources, mais beaucoup sont relativement anciens.Selon le spécialiste de l'armée chinoise, Arthur Ding, un expert de l'Institut des relations internationales dont le siège est à Taiwan, les sous-marins 361 sont de conception chinoise et il y en avait, avant l'accident, quatre ou cinq en service.Pour cet expert il s'agit de l'accident de ce type le plus grave depuis plus de 50 ans, même si, selon lui, il y en a eu d'autres au sujet desquels aucune information n'a jamais été rendue publique.« En général les sous-marins chinois n'ont jamais été très fiables.J'ai le sentiment pour ma part que leur niveau de conception n'est pas très élevé.Beaucoup d'entre eux sont restés longtemps à quai.Certains sont très anciens et ont été retirés du service progressivement », a-t-il déclaré à l'AFP.La Chine a entamé un vaste programme de construction de sousmarins dans les années 60 qui a permis de construire de nombreux sous-marins conventionnels et quelques-uns à propulsion nucléaire.Nombre des sous-marins conventionnels construits à l'époque sont aujourd'hui désactivés, selon l'analyste américain Frank.W.Moore qui a publié un article sur les équipements et installations de l'armée chinoise en 2000.Après avoir copié les sous-marins soviétiques de type Romeo, la Chine a commencé à en construire de nouveaux de sa propre conception dans les années 70.La première série de sous-marins chinois était de type Ming (type 035), comme le 361, victime de l'accident.Ils ont été produits entre 1971 et 1979, puis à nouveau à partir de 1987.Ont suivi des sous-marins de type Song (type 039), aux meilleures capacités d'immersion notamment.AVIS LÉGAUX - APPELS D'OFFRES - SOUMISSIONS Service des ressources matérielles et informatiques Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, à la Direction du greffe de la Ville de Montréal, à l'attention de la greffière, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-106, Montréal H2Y 1C6, pour: SERVICES PROFESSIONNELS Appel d'offres: 03-7779 Recherche organisationnelle pour l'élaboration d'un modèle organisationnel global pour la Ville de Montréal.Une réunion obligatoire se tiendra le 12 mai 2003 Date d'ouverture: 20 mai 2003 Dépôt de garantie: Aucun Renseignements: M.Normand Chrétien, agent d'approvisionnement - (514) 872-0349 Documents: Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles à compter du 5 mai 2003 au Service des ressources matérielles et informatiques, 9515, rue St-Hubert, Montréal (Québec) H2M 1Z4, Appel d'offres entre 8 h 30 et 12 h et entre 13 h et 16 h 30, contre un paiement de 50 $, non remboursable.Vente du cahier des charges: Téléphone: (514) 872-1000 Télécopieur: (514) 872-9693 Tout paiement doit être fait au comptant ou sous forme de chèque certifié à l'ordre de: Ville de Montréal.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et transmise dans l'enveloppe prévue à cette fin.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la salle du conseil de l'hôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, 3 mai 2003 La greffière de la ville Me Jacqueline Leduc Société de l'assurance automobile du Québec Préavis de vente véhicules saisis non réclamés Conformément aux dispositions de l'article 209.18 du Code de la sécurité routière du Québec, la Société de l'assurance automobile du Québec donne préavis de vente aux enchères, à compter du onzième jour suivant la parution du présent avis, aux propriétaires ci-dessous mentionnés : Les propriétaires des véhicules identifiés au présent avis peuvent en reprendre possession sur paiement des frais de remorquage et de garde ainsi que des frais de gestion du véhicule saisi.Propriétaire Marque/Modèle/Année No.d'immatriculation ALBERT, JACQUES NISSA PATHF 1993 025 CGE AUBÉ, DEAN JEEP CHK 1992 062 GVW BELANGER, PATRICK CHEVR LUMIN 1995 822 KFL BENWELL, ROBERT PONTI SUNFI 1998 708 CED CHELNER, ALLAN HYUND ELANT 1995 874 FYC COMPLETE AUTO SALVAGE DODGE INTRE 1996 2B3HD46F2TH251968 EQUIPEMENTS Y.PERREAULT INC.DODGE DAK 1997 FA 25162 EXTRA CONSTRUCTION INC MAZDA B3000 1995 FM 74674 GHIN, STEFANO GMC YUK 1994 127 HME LANCELLOTTA, GERARDO SUBAR LEGAC 1992 368 FNZ LÉTOURNEAU, DANNY SUZUK SIDEK 1997 226 HBA NANTEL, MARIE-EVE FORD ESCOR 1997 400 ADB ROMO, KENTON JAGUA XJ6 1989 061 HSP ST-PIERRE, LUC HONDA CBR90 1999 486411 TURCOT, DANIEL SUZUK SIDEK 1996 007 AML LA SOCIÉTÉ DE L'ASSURANCE AUTOMOBILE DU QUÉBEC Service Gestion des sanctions des conducteurs 333, boul.Jean-Lesage, N-4-49 Québec (Québec) G1K 8J7 Tél.: Québec (418) 643-5506 Ailleurs au Québec 1-800-561-2858 3139119A 1.Successions non réclamées : Nom Domicile Date du décès ALLARD, Robert 101, rue Laurent, Canton de Magog 2002-04-09 ALLART, Stéphane 1140, rue Proulx, Les Cèdres 2002-09-27 ASHBY, Maurice 39, chemin Saint-Georges Nord, Asbestos 2002-07-05 AUGER, Mario 6107, boulevard Lacordaire, Montréal 2002-08-03 BAILLARGÉ, Pierre 1006, rue Jean-Louis, app.202, Bellefeuille 2002-04-17 BEAUDET, Paul-Émile 3985a, rue Saint-André, app.118, Montréal 2003-01-20 BEAUPRÉ, Paul 1670, rue du Ruisseau, Sainte-Adèle 2002-08-27 BÉDARD, Marcel Lucien 1912, 54e Avenue, Montréal 2002-07-10 BÉDARD, Roland 1775, boulevard Henri-Bourassa Est, app.419, Montréal 2003-02-08 BÉLANGER, Annette 30, rue Ross, Wotton 2002-03-18 BÉLANGER, Bernadette 11570, rue Notre-Dame Est, Montréal 2002-07-30 BERGERON, Diane 914c, boulevard des Bois-Francs Sud, Victoriaville 2003-01-02 BÉRUBÉ, Michel 1151, rue de Nantes, Chicoutimi 2001-12-23 BLANCHARD, Guy 1450, rue Plessis, app.311, Montréal 2002-05-16 BOURDUA, Suzanne 758m 4e Avenue, Fabreville, Laval 1999-10-14 BOUTIN, Joël 12085, rue Berlioz, app.311, Québec 2002-10-19 BROSSEAU, André 5900, rue Saint-Vallier, Montréal 1999-11-21 BROUSSEAU, Maurice 29, rue Saint-Antoine Nord, Granby 2002-11-01 BUTLER, Walter 200, 6e Avenue, app.607, Verdun 2002-07-28 CARON, Roland 2a, 28e Avenue, Melocheville 2002-10-12 CÉDILOT, Robert 2033, rue de Paris, Montréal 2002-09-14 CHAMPAGNE, Sylva 534, rue Saint-Édouard, Saint-Urbain 2001-08-18 CHAPUT, Edmond 4900, buolevard Lapointe, Lasalle 2002-01-31 CHARBONNEAU, Pierrette 2455, rue Boulogne, app.417, Longueuil 2002-12-31 CHAREST, Carole 3840, place Ménard, Montréal-Nord 2001-12-23 CHARTIER, Jean-Noël 4580, avenue de l'Hôtel-de-Ville, Montréal 2002-12-12 CORBEIL, Jean 7013, avenue Giraud, Ville d'Anjou 2002-06-25 DAUPHIN, Georgette 752, 14e Avenue, Montréal 2002-04-09 DENIS RICARD, Rose 410, boulevard l'Ange-Gardien, L'Assomption 2001-12-29 DÉPATIE, Lucien 6250, avenue Newman, Montréal 2002-11-09 DEVIN, Colette 800, avenue du Sanatorium, Mont-Joli 2002-10-10 DRAPER, François 50, rue Western, Sutton 2002-12-07 ÉTHIER, Claude 3011, boulevard Gouin, app.309, Montréal 2002-12-01 FRÉCHETTE, Marie-Paule 1650, 6e Avenue, Grand-Mère 2002-04-30 FRENETTE, Laurent 2110, rue d'Assise, app.113, Québec 2003-01-15 GAURON, Pauline 5365, Montée Saint-Hubert, app.2, Saint-Hubert 2002-08-18 GAUTHIER, Léonce 760, chemin Sydenham, app.3, Chicoutimi 2002-11-27 GERMAIN, Marcel 4505, rue de Lanaudière, app.3, Montréal 2002-12-03 GILBERT, Gervais 109, rue Champlain, Rouyn-Noranda 2002-09-27 GUERTIN (MASSÉ), Simonne 1000, boulevard Sainte-Anne, Joliette 2002-08-23 HARDY (RICHARD), Éva 700, rue Saint-Cyrille, Saint-Raymond 2001-03-27 HERVIEUX, Lucie 516, 29e Avenue, Pointe-Calumet 2001-10-16 JODOIN, Noël 1370, rue F.Paquin, app.2, Terrebonne 2002-12-24 JOLICOEUR, Yvan 8, Place Marsal, Lorraine 2002-07-07 JONCAS (CONWAY), Charlotte 45, rue Père-Divet, Sept-Iles 2002-05-31 KEITH, David Cameron 1150, boulevard Harwood, app.18, Vaudreuil-Dorion 2003-01-26 LABONTÉ, Réal 589, rue Bois-Franc, Saint-Jérôme 2002-10-30 LACASSE, Adrien 71, rue Grande-Ligne, Saint-Alexis de Montcalm 2001-10-30 LACASSE, Robert 4510, rue Girouard, app.4, Montréal 2002-10-17 LAMOUREUX, Denis 875, avenue Sainte-Anne, Saint-Hyacinthe 2002-07-09 LAPRES, Rita 1851, avenue de Lasalle, Montréal 2003-02-16 LAVOIE, Victoria 850, rue de Beaujeu, Limoilou 2003-02-11 LERICHE, Eugénie 91, rue Saint-Thomas, Notre-Dame-du-Bon-Conseil 2001-05-14 LESSARD, Yvan 8, rue Laurier, Magog 2001-02-18 LÉVESQUE, Marie-Anna 800, avenue du Sanatorium, Mont-Joli 2001-10-10 LIBERATY, Charles 1058, rue Saint-Denis, Montréal 2003-01-24 LOIZEAU, Gérard 300, boulevard Hamel, Vanier 2002-04-02 MAJOR (BERGERON), Jeannine 818, avenue de Bois-de-Boulogne, app.5, Laval 2002-07-06 MARTEL, André 886, avenue Guilbert, Trois-Rivières 2002-07-04 MARTINEAU, René 139, rue Legrand, Laval 2001-09-15 MATTEAU, Oberdon Sébastien 296, chemin des Trente, Mont-Saint-Hilaire 2002-09-27 MIECZKOWSKA, Eugenia 1580, rue Poupart, app.4, Montréal 2002-10-28 MÉNARD, Alain 5042, rue Saint-Laurent, Sainte-Catherine 2002-12-03 MOREAU, Jean 41, rue du Club, La Minerve 2002-11-14 MORISSETTE, Alcide 27, rue Lambert, Saint-Étienne-des-Grès 2003-01-09 OUELLET, Marcel 1268, rue Ricard, Acton Vale 2001-10-28 OUELLETTE, Claudette 7629, rue Christophe-Colomb, app.10, Montréal 2002-09-24 PAGE, Charles-Harold 386a, 8e Avenue, Lasalle 2002-10-27 PAPINEAU, Denise 4255, avenue Papineau, Montréal 2002-07-23 PATENAUDE, Monique 620, rue Prince, app.6, Saint-Hyacinthe 2002-05-25 PAYEUR, Daniel 2120, rue Notre-Dame Ouest 2002-09-05 PELLETIER, Yvan 1917, avenue Saint-Louis, Plessisville 2002-10-24 PÉPIN, Serge 1874, rue Chanoine Chamberland, Trois-Rivières 2002-08-14 PILOT, Serge 3806, rue Saint-Laurent, Lévis 2002-08-03 PITRE, Marcel 412, route 132, Grand-Métis 2001-07-02 PLANTE, Gabrielle 6275, 6e Avenue, app.15, Montréal 2002-09-27 PLEYER (RABEAU), Marie-Anne 107, rue Major Beaudet, Sorel-Tracy 2002-08-13 POULIOT, Henri 687, rue Labelle, app.5, Saint-Jérôme 2002-09-30 PRÉVOST, Gilles 2171, boulevard Édouard-Montpetit, app.101, Montréal 2002-10-28 PRIMEAU, Georges 270, rue Chaput, Saint-Pie 2002-08-02 PROULX, Gaston 520, boulevard Arthur-Sauvé, Saint-Eustache 2001-07-31 PROVOST, Robert 178, rue Saint-Louis, app.8 Gatineau 2002-12-26 RIOUX, Mathieu 11905, rue des Enclaves, Montréal 2002-11-22 RIVARD, Paul 4050, rue Saint-Kevin, Montréal 2000-11-06 ROBERT, Pierre 819, rue Gault, Mont-Saint-Hilaire/ 2002-09-20 SANSREGRET, Jean-Jacques 3550, rue Jeanne-Mance, app.302, Montréal 2003-01-06 SAVARD, André 2378, rue Leclaire, Montréal 2002-12-16 SAVARD, Raymond 3420, rue Duval, app.114, Québec 2002-05-20 SCOTT, Yvonne 1560, rue Sherbrooke Est, Montréal 2001-04-01 SÉNÉCAL, Lucie 1711, rue Cliche, app.11, Sainte-Julie 2002-08-27 SILANTIEV, Wladimir 3270 rue Barclay, app.100, Montréal 2002-12-06 ST-PIERRE, Monique 484, rue Saint-Germain Est, app.8, Rimouski 2003-01-21 TAYLOR, Eric 9885, rue Grande-Allée, app.3, Montréal 2001-08-03 THERRIEN, Jonathan 70, rue Pinard, app.7, Granby 2002-10-11 THIBAULT, Laurette 521, rue Saint-Joseph, Saint-Lin-des-Laurentides 2001-10-22 THIBAULT, Paul 4205, rue Frontenac, Tracy 2002-07-09 TOURON, Charles 3860, boulevard Lévesque Ouest, Laval 2002-11-02 TURCOTTE, André 840, rue Moreau, Saint-Hubert 2002-03-20 TURCOTTE, Normand 580, 20e Avenue, Deux-Montagnes 2002-01-01 TURENNE, Claude 11082, rue Gariépy, Montréal-Nord 2002-06-25 VALENCH, Agnes 8686, rue Centrale, Lasalle 2002-02-11 VALLERAND, Maribelle 6300, avenue Lennox, app.805, Montréal 2002-12-14 VANIER, Paul-Émile 9600, rue Saint-Denis, Montréal 2002-07-15 VERREAULT, Marcel 5175, rue Charleroi, app.16, Montréal-Nord 2002-03-19 VIEL, Gervais 1482, rue François 1er, app.1, Québec 2002-05-04 VILLENEUVE, Alain 9, rue de la Bonne Entente, Saint-Étienne-de-Lauzon 2002-08-28 VIVEROS, Oscar 3480, rue de Bullion, app.8, Montréal 2002-09-10 WILCOTT (DUBOIS), Yolande 110, rue Saint-Antoine Sud, app.304, Granby 2002-11-04 2.Biens situés au Québec dont les propriétaires ou leurs héritiers sont inconnus ou introuvables ou auxquels ils ont renoncé : Nom Domicile Date du décès BÉDARD, Paul-Émile Part d'héritage dans la succession Rita (Tremblay) Bédard 2002-05-14 FRIGOT, Jean-Guy Caisse des bénéficiaires provenant du CHSLD Les Havres 2001-09-21 LEMIEUX, Delphine Caisse des bénéficiaires provenant de l'Hôpital Sainte-Monique 1999-11-17 3.Biens délaissés par les personnes morales dissoutes : Adrien Létourneau Inc.Mont Bonplaisir Inc.Security Land Investment Inc.2426-6595 Québec Inc.9005-7597 Québec Inc.9030-8362 QUÉBEC INC.Selon l'article 794 du Code civil du Québec, le Curateur public dresse un inventaire des successions non réclamées au paragraphe 1° du présent avis.Sur demande écrite de la part d'une personne intéressée (héritier, légataire, créancier possédant un document à l'appui), copie de l'inventaire pourra lui être transmise.Le Curateur public remettra les biens et les revenus produits aux héritiers qui se manifestent dans les dix ans de la date du décès ou en tout temps, dans les autres cas, sauf à l'égard des sommes dont le montant est inférieur à 500 $ où le droit de les récupérer se prescrit par dix ans à compter de la remise au ministre des Finances.4.Avis de clôture d'inventaire Conformément à l'article 795 du Code civil du Québec, prenez avis que le Curateur public, agissant aux termes de l'article 698 du Code civil du Québec, a procédé à la clôture d'inventaire pour les successions suivantes : Nom Domicile Date du décès ALBERT, Yvon 621, rue Marquette, Longueuil 2001-05-15 BERGERON, Monique (Monic) 2926, rue Guertin, Rock Forest 2001-03-14 BERNARD, Maurice 400, rue Rigaud, app.918, Montréal 2000-07-11 BERTRAND, Auguste 6326, 26e Avenue, Montréal 2000-11-18 BOIVIN, Jacques 725, 6e Avenue, Val d'Or 1995-05-16 BOUCHARD, Claudette 441, 23e Avenue, Notre-Dame-de-l'Ïle-Perrot 2000-11-16 BOUTHILETTE HOULE, Blanche 1051, rue Saint-Hubert, Montréal 2001-12-06 CATALANI, Ida Mafalda 6429, boulevard Monk, Montréal 2000-07-26 CHARETTE, Emilia 2601, chemin de la Canardière, Beauport 2002-01-13 CORMIER, Valmont 7, rue Desbiens, Chute-aux-Outardes 2001-05-21 DELORME, Denis 2145, rue Wolfe, app.2, Montréal 2002-06-08 DEMERS, Marie 4565, chemin de la Reine-Marie, Montréal 1999-05-19 DESFOSSÉS, Marcel 1068, rue Saint-Roch, Trois-Rivières 2001-01-06 DIONNE, Anne-Marie 530, rue Saint-Gabriel, app.16, Québec 2001-10-24 DROLET , Rosaire 1359, montée Montcalm, Lac des Seize-Iles 2001-03-06 DUFAULT, Élise 7204, 2e Avenue, app.3, Montréal 2002-11-05 DUFOUR, Carole 76, rue Perreault Est, Rouyn-Noranda 2001-10-05 FERLAND, Marcel 3555, rue Dézery, Montréal 2000-12-14 FORTIN, Charles-Edouard 50, chemin du Foyer Nord, Alma 1999-10-22 FRASER, Annie 566, rue Richelieu, Québec 2001-01-31 FRÉCHETTE, Michel 94, 3e Rue, L'Islet 2000-10-12 GAMACHE, André 40, rue Principale, Lac des Aigles 2001-10-17 GAUTHIER, Guylaine 7365, rue Shaughnessy, app.7, Montréal 1999-11-07 GIBEAU, Lucienne 1360, rue Jean-Talon Est, Montréal 1999-01-10 GOULET, René 123, rue Saint-Denis, Black Lake 2001-11-20 GOYETTE, Ginette 1755, boulevard René-Laennec, Laval 1998-08-22 GRUEV, Damjan 2110, rue Wolfe, Montréal 2000-07-30 HÉBERT, Maurice 100, rue Lionel-Groulx, Sainte-Thérèse 2001-05-18 HUOT, Stéphane 330, rue Nobel, app.8, Laval 2002-08-03 LACOURSIÈRE, Jean-Marie 5006, rue Garnier, app.205, Montréal 2002-01-05 LAFOND, Roger 255, chemin Notre-Dame, app.302, Sainte-Adèele 2000-10-22 LAPOINTE, Jean 8210, rue Sherbrooke Est, Montréal 2000-02-19 LAROSE, Jacques 11, rue de Montbrun, Boucherville 1999-06-30 LEBLANC, Louise-Anne 5915, rue Christophe-Colomb, app.3, Montréal 2000-08-18 LEBLANC, Marcel 6875, 25e Avenue, app.23, Montréal 2001-02-10 LEGAULT, Simone 9597, rue Dumouchel, Saint-Benoit (Mirabel) 2001-03-12 LESSARD, Paulette 2605, rue Galt Ouest, app.2, Sherbrooke 2001-05-31 LOBATO, Jean 9, rue Hélène Boulé, La Prairie 1997-01-25 MARCOTTE, Raymond 7905, rue Sherbrooke Est, Montréal 2000-08-18 MCCAFFREY, Louise 214, rue Duluth Est, app.108, Montréal 2000-06-09 MORIN, Réjane 253, route 108, Beauceville 2001-10-27 MURRAY, William 90, rue Elgin, app.208, Beaconsfield 2001-02-28 NORBERT, Lise Élisabeth 3532, rue Ontario Est, Montréal 2002-07-09 ODRAN, Jean-Marc 66, boulevard René-Lévesque Est, Montréal 2001-07-05 PETIT, Jacques 2525c, rue Havre des Iles, app.11, Laval 1996-05-06 PINSONNEAULT, Jacques 4155, 6e Avenue Est, app.116, Charlesbourg 2000-10-03 PROVOST, Madeleine 13607, rue Forsyth, app.1, Montréal 2001-06-05 RANGER, Amédée 2105, rue Tupper, Montréal 2001-09-19 ROY (VEILLEUX), Claire 825, 7e Avenue Ouest, Saint-Georges 2000-12-23 ROY, Jean-Claude 12610, rue Sherbrooke Est, app.18, Montréal 2002-03-11 THÉRIAULT, Dorisse dite Doris 40, rue Taschereau Est, app.1, Rouyn-Noranda 2001-08-19 VÉZINA, Christian 5210, rue de Gaspé, Montréal 2000-05-11 WINNER, Alphée 255, rue Beaudoleil, Terrebonne 2000-11-17 5.Avis de correction Prenez avis que , contrairement à ce qu'il a été communiqué à « l'avis de qualité du curateur public » dans les journaux La Presse, Le Soleil et The Gazette du 6 avril 2002 et dans la Gazette officielle du Québec du 20 avril 2002, le curateur public a décliné juridiction pour agir conformément aux articles 696 et suivants du Code civil du Québec, à titre de liquidateur de la succession Henri Lavigueur, en son vivant domicilié au 959, Sir Adolphe Routhier, à Québec et décédé le 14 février 2000.Prenez avis que, contrairement à ce qu'il a été communiqué à « l'avis de qualité du curateur public » dans les journaux La Presse, Le Soleil et The Gazette du 2 mars 2002 et dans la Gazette officielle du Québec du 16 mars 2002, le curateur public a décliné juridiction pour agir conformément à l'article 24(3) de la Loi sur le curateur public, à titre d'administrateur provisoire de la compagnie Les Huiles Therrien Inc.Prenez avis que, contrairement à ce qu'il a été communiqué à « l'avis de qualité du curateur public » dans les journaux La Presse, Le Soleil et The Gazette du 2 novembre 2002 et dans la Gazette officielle du Québec du 16 novembre 2002, le curateur public a décliné juridiction pour agir conformément à l'article 24(3) de la Loi sur le curateur public, à titre d'administrateur provisoire de la compagnie Tudor Corporation.Le Curateur public du Québec Conformément aux dispositions de l'article 32 de la Loi sur le curateur public et de l'article 699 du Code civil du Québec, le Curateur public donne avis qu'il est administrateur provisoire des biens délaissés et liquidateur des successions non réclamées pour les personnes ci-dessous mentionnées : Le Curateur public du Québec Direction des successions non réclamées 600, boulevard René-Lévesque Ouest, 10e étage Montréal (Québec) H3B 4W9 Tél.: (514) 873-4074 1-800-363-9020 www.curateur.gouv.qc.ca 3140062A AVIS LÉGAUX - APPELS D'OFFRES - SOUMISSIONS 6DU1001B0503 SAMEDIÀ 6DU1001B0503 ZALLCALL 67 16:24:15 05/02/03 B B10 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 MAI 2003 3138714A "]
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