La presse, 3 juillet 2003, B. Actuel - Jazz
[" 4LP0101B0703 b1 3 juillet 4LP0101B0703 ZALLCALL 67 20:39:18 07/02/03 B À lire, samedi dans 3148703A PAR LE BOUT DU NEZ PARIS Voir CIEL en B2 Voir JOUER en B4 Suite du dossier en B3 Ciel, mon fromage! La production de fromages du terroir québécois est en plein essor.De L'Isle-aux-Grues aux Cantons de l'Est, en passant par Baie-Saint-Paul et Victoriaville, on en fait maintenant un peu partout.Pour nous aider à mieux les comprendre, les goûter, les apprécier, la journaliste Françoise Kayler est partie aux quatre coins du Québec à la rencontre du Victor et Berthold, du Tournevent, des fromages de La Petite Cornue et bien d'autres.Elle nous livre ici son premier compte-rendu, sur le Ciel et le Migneron de Charlevoix.AIE-SAINT-PAUL \u2014 Le Migneron et le Ciel de Charlevoix sont deux fromages très différents l'un de l'autre.Mais ils ont en commun une histoire personnelle qui s'inscrit dans l'histoire d'une région.C'est l'histoire de la création de la Maison d'affinage Maurice Dufour, à Baie-Saint-Paul.Et c'est l'histoire du développement agroalimentaire et agrotouristique de la région de Charlevoix.Après avoir été longuement tournée vers le fleuve et vers la villégiature, Charlevoix qui fait encore partie, sans le vouloir, de la grande région de Québec, a pris conscience de la richesse de son arrière-pays.Un arrière-pays riche, mais peu fait pour les grandes exploitations.Sous l'impulsion de cuisiniers entreprenants, des producteurs se sont spécialisés en diversifiant au maximum leurs efforts pour que ce paysage morcelé devienne une mosaïque appétissante.C'est ainsi que la première Route des saveurs du Québec est née là.La Maison d'affinage Maurice Dufour fait partie de cette mosaïque.Maurice Dufour a une formation d'agronome.Sur la terre de sa famille il a rêvé de devenir fromager.Si la fromagerie qu'il a édifiée au fil des années s'appelle «Maison d'affinage» c'est que cet homme, aussi ambitieux que prudent, a commencé par «affiner» uniquement en laissant à d'autres la charge de «produire».Au début des années 90, celui qui a dû mettre sa maison en garantie n'avait pas «les reins assez solides pour supporter la structure d'une fromagerie» et comme les banques n'étaient pas prêtes à soutenir un «nouveau joueur dans une aventure jugée risquée», c'est donc une maison d'affinage qui a vu le jour.En 1994, le premier Migneron de Charlevoix arrivait sur le marché.Comme au tout début de l'aventure, et conformément à la même entente, ce n'est pas Maurice Dufour, mais La Laiterie de Charlevoix qui transforme le lait en «gâteau de caillé».Ce qui représente environ six heures de travail pour la laiterie qui transfère immédiatement ce caillé moulé à la Maison d'affinage.Et là, tout le processus complexe et lent commence.Le fromage sortira des hâloirs au bout de 45 à 50 jours d'affinage.Fromage de type monastique Le Migneron de Charlevoix est un fromage de lait de vache, pasteurisé, à pâte pressée et lavée.C'est un fromage de type monastique, comme le sont, par exemple, l'Oka, le saint-paulin ou le Port-Salut (de l'Abbaye de Port-du- Salut à Entrammes) qui est leur ancêtre à tous.PAR LA fenêtre de l'hôtel, je regardais les gens arriver sur Sainte-Catherine: du monde à perte de vue.Cette masse humaine me donnait à la fois le vertige \u2014 peur de tomber.\u2014 et un buzz de plongée en eaux profondes.C'était au Festival de jazz de 1992 et Uzeb allait faire le Grand Événement.Mardi, pour la première fois, j'ai assisté en spectateur au grand show extérieur du Festival.Magnifique rencontre! Dans la rue, le grand Montréal, multicolore, attentif, vibrant.Sur la scène, l'impressionnant Spanish Harlem Orchestra, tout en cohésion, en puissance et en générosité.Une grande soirée qui nous a rappelé le pouvoir unificateur de la musique et ses puissantes capacités thérapeutiques.Tout le monde est reparti de là transformé.Pour le mieux, j'en suis convaincu.Monter sur une scène comme celle-là, toutefois, exige un long apprentissage.Sur d'autres scènes.Répéter ses gammes dans sa chambre est un must, mais le musicien ne progresse vraiment que sur le stage.Comme le joueur de hockey, plus il joue, plus il est en forme.Pour jouer de la musique, en groupe ou en solo, idéalement, on ne doit penser à rien, vivre le moment présent au max.Le décor défile devant nous à 300 à l'heure, mais on n'en perd aucun détail.Concentration totale.J'ai pu constater plusieurs fois, ces derniers jours au Festival, l'importance de l'expérience et du vécu scénique.Rien de tout ça ne s'apprend à l'école ou dans les livres.C'est sur les planches que l'improvisateur se développe.Pour accéder à l'ultime, le musicien doit rester en alerte constante, prêt à réagir au dixième de seconde, comme le pilote de Formule 1.Le jazz comporte un risque, le chemin à parcourir n'étant jamais exactement le même.Oui, on peut prendre le champ.D'où l'importance de garder le contrôle, malgré la force des sensations et des émotions et le rush d'adrénaline.Joe Zawinul, vendredi passé, m'a littéralement jeté par terre: maîtrise et maturité totales de sa musique.À 71 ans, il parcourt la planète pour jouer et rejouer, partout, le plus souvent possible.Ça se sent, ça saute aux yeux et juste pour ça, il a toute mon admiration.Son band, c'est l'ONU sur scène: Zawinul fait plus pour la paix entre les peuples que la plupart des politiciens.Zawinul jouait au Spectrum, à mon avis la meilleure salle de Montréal.Le paradis pour un jazzman, c'est un club de 400 à 1000 places, rempli à capacité.Et où les gens peuvent prendre un verre; par son pouvoir de désinhibition, l'alcool rapproche les spectateurs du musicien, dans leur quête commune du nirvana.Mais je ne veux pas dire par là qu'il faut se saouler la gueule pour apprécier la musique.Chacun sa dose.Jouer MICHEL CUSSON collaboration spéciale Le guitariste Michel Cusson, ex-Uzeb et compositeur des musiques de Séraphin, un homme et son péché et d'Omertà, se joint à l'équipe de La Presse pendant le Festival international de jazz de Montréal.Que minou repose en paix Page 6 C A H I E R B | L A P R E S S E | M O N T R É A L | J E U D I 3 J U I L L E T 2003 Quand Lee Konitz reçoit Page 4 FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ François Bourassa Le Ciel a été baptisé par le peintre Guy Paquette, spécialiste des ciels qui a créé son étiquette. 4LP0201B0703 b2 jeu 4LP0201B0703 ZALLCALL 67 21:03:17 07/02/03 B B 2 L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 3 J U I L L E T 2 0 0 3 SOCIÉTÉ Des fruits au lieu des frites?Les géants américains de l'alimentation chassent les calories pour échapper à la justice Agence France Presse NEW YORK \u2014 Des fruits frais à la place de frites, des saucisses moins grasses et un retour à des portions à dimension humaine : les géants américains de l'alimentation et de la restauration rapide partent à la chasse aux calories pour tenter d'échapper à de ruineuses plaintes d'obèses.« Je pense qu'il était grand temps », lance Judith Stern, viceprésidente de l'American Obesity Association.Aux États-Unis, l'obésité est devenue un fléau, avec 300 000 morts chaque année, alors que 65 % de la population adulte souffre d'un excès de poids.Kraft Foods, numéro un américain de l'alimentation, qui vend les biscuits Oreo, les saucisses Oscar Mayer, des pizzas et des plats cuisinés, a promis avant-hier de rendre ses produits moins caloriques et de mieux informer les consommateurs.Kraft est même prêt à réduire ses portions pour forcer ses clients à manger moins.malgré eux.Une minirévolution dans un pays où en avoir le plus possible pour son argent est un sport national.En prenant cette initiative, Kraft espère échapper au sort de l'industrie du tabac qui croule sous les plaintes et les dizaines de milliards de dollars d'amendes pour avoir porté atteinte à la santé de ses clients.Il est bien placé pour savoir ce qu'il en coûte, puisqu'il fait partie du groupe Altria, qui fabrique aussi les cigarettes Philip Morris.Mc Donald's, Pepsico ou Kellog multiplient déjà les initiatives pour se donner une image plus saine.Le géant du hamburger-frites a senti le vent du boulet lorsqu'une plainte d'enfants obèses lui est parvenue.Pour l'instant rejetée, celleci pourrait marquer le début d'une longue série de procès.Le risque de poursuites est tellement tangible qu'un projet de loi interdisant ce genre d'actions a même été proposé pour protéger l'industrie alimentaire et la restauration rapide.Mais il est loin de faire l'unanimité.Pour John Banzhaf, professeur de droit à la George Washington University, les chaînes de restauration rapide devraient plutôt mettre fin à la publicité mensongère et diffuser plus d'informations.« Si ces restaurants faisaient cela, il semble qu'ils se mettraient largement à l'abri de poursuites potentielles », a-t-il déclaré lors d'une audience sur le sujet à la Chambre des représentants.La Chambre de commerce des États-Unis, puissant lobby des entreprises, a choisi de contre-attaquer sur un ton mordant, pour prouver que le fast-food n'est pas à l'origine du mal.« Les repas dans les fast-foods ne provoquent pas de dépendance » et on entend rarement parler d'un de leurs clients « tremblant à cause d'un manque quand il renonce à un sandwich à la dinde ou à un filet de poisson surgelé », plaisante l'auteur d'une étude commanditée par la Chambre de commerce.L'exemple de Kraft Les experts espèrent quand même que l'exemple de Kraft va faire tache d'huile.« C'est une première de la part d'un géant de l'alimentation.D'autres groupes alimentaires vont devoir en tenir compte », a affirmé Kelly Brownell, de l'Université Yale, au New York Times.Mc Do, par exemple, proposera cet été aux États-Unis le choix d'un sachet de fruits frais en lieu et place du cornet de frites accompagnant ses repas pour enfants.Pepsico, qui est le roi du cassecroûte avec sa filiale Frito-Lay, a également pris les devants en promettant de supprimer le « mauvais » gras dans sa gamme de croustilles.CIEL Suite de la page B1 C'est un fromage à 29 % de matières grasses et à 47 % d'humidité qui le place dans la catégorie « demi- ferme », selon la classification en usage ici.La qualité du lait est à la base de la qualité du fromage.Si elle ne le transforme pas, la Maison d'affinage Maurice Dufour n'en contrôle pas moins la provenance.Cinq producteurs de Baie-Saint-Paul fournissent ce lait.Comme leur apport ne représente que 40 % de leur production totale, le Migneron ne risque pas de voir tarir sa source ! Fromage difficile Pour le Ciel de Charlevoix, l'entreprise de Maurice Dufour s'est lancée dans une tout autre aventure qui a confirmé son rôle de véritable fromagerie.Le Ciel y est fabriqué et affiné.Le processus complet s'y déroule.Et ce n'est pas le moindre des défis à relever.Le Ciel n'est pas le petit frère du Migneron ! Entre les deux, il n'y a aucun lien de parenté.Le premier est une pâte lavée, tandis que le deuxième est une pâte persillée.Les deux ne peuvent cohabiter.Ce qui a nécessité la création de deux chambres d'affinage complètement séparées et d'une fromagerie où le lait d'un seul troupeau (de vaches) de Baie-Saint-Paul est livré.Pour chaque lot de fromages, le lait de deux traites est transformé.Le Ciel de Charlevoix est un « bleu », une pâte persillée.C'est un fromage de lait cru, affiné durant 70 à 73 jours.C'est un fromage à 33 % de matières grasses et à 44 % d'humidité, ce qui le classe dans la catégorie « demi-ferme », comme le Migneron, même si les deux textures n'ont rien de comparable.Mis sur le marché en juillet 2000, le Ciel est un fromage délicat, presque fragile.Sa production est complexe, voire difficile à maîtriser.C'est un défi que voulait relever Maurice Dufour.Remarquant que la plupart des pâtes persillées dans le monde sont faites de lait pasteurisé, « ce qui montre bien la difficulté qu'il y a à les produire », il vise la production d'un bleu de grande qualité.Le « bleu » des pâtes persillées est produit par un champignon, un pénicillium, qui se répand sous la forme d'une moisissure dans la masse du fromage au cours de l'affinage.Il a besoin d'air pour se développer.C'est en faisant des piqûres dans la pâte que l'on induit cette aération.Contrairement à d'autres méthodes suivies pour la fabrication de pâtes persillées, Maurice Dufour a choisi d'ensemencer le lait, au moment du caillage, de penicillium roqueforti.Les moisissures pourront se développer à partir du moment où les jeunes fromages auront été piqués.Pour que l'aération se fasse plus aisément, c'est en couchant les fromages, non pas à plat, mais sur le côté, que la première partie de l'affinage du Ciel est menée.Elle se poursuivra à l'intérieur d'une feuille d'aluminium.Et c'est dans un emballage de feuille d'aluminium que le Ciel de Charlevoix sera livré au marché.Fragile! Le Ciel est un fromage fragile.Il est vendu à la coupe.Il faut choisir un bon marchand et n'acheter que ce dont on a besoin.La pâte persillée, onctueuse, comporte des veinures peu prononcées.C'est un fromage qui a sa personnalité et qu'il ne faut pas comparer à d'autres bleus.Et il n'est pas trop « agressif » pour les papilles, assure son producteur.Tous les deux bien identifiés à leur région, le Migneron et le Ciel ont été baptisés sans que leur producteur, comme tous les fromagers de cette nouvelle génération, se réfère à des modèles.Le Migneron porte le nom de la première épouse, décédée trop jeune pour avoir des enfants, de l'ancêtre Robert-Gabriel Dufour.Le Ciel a été baptisé par le peintre Guy Paquette, spécialiste des ciels qui en a d'ailleurs créé l'étiquette.Le peintre Louis Tremblay, avec le tableau La Traite du Soir, a donné l'étiquette du Migneron.Le Ciel de Charlevoix n'a pas encore été présenté dans des concours.Le Migneron de Charlevoix en a gagné plusieurs.À Baie-Saint- Paul, au pied d'une colline, au bout d'un chemin de campagne, la maison d'affinage des tout débuts poursuit son évolution.Devenue fromagerie et dotée d'une salle de dégustation en 2000, elle vient de franchir une nouvelle étape en ouvrant une « Table fromagère », salle à manger confiée à un cuisinier.L'association producteur-cuisinier a toujours été le moteur de la Route des saveurs de Charlevoix.Info-collecte : 514 832-0873 1 800 343-7264 www.hema-quebec.qc.ca DONNEZ D U SANG.DONNEZ L A V I E .Collecte de sang Place Vertu AUJOURD'HUI et DEMAIN 3 et 4 juillet de 10 h 30 à 20 h Samedi 5 juillet de 10 h à 16 h 3131, boulevard Côte-Vertu - Saint-Laurent Centre Duvernay AUJOURD'HUI et DEMAIN 3 et 4 juillet de 14 h à 20 h30 3100, boulevard de la Concorde - Duvernay, Laval 3154563A Photo PIERRE McCANN, La Presse © Le fromager Maurice Dufour produit le Ciel de Charlevoix et le Migneron.aircanada.com .com c'est pas cher .com vraiment pas cher Les tarifs sont basés sur un aller simple, en vigueur au moment de la publication et applicables aux nouvelles réservations seulement.Des restrictions quant aux jours peuvent s'appliquer.Les taxes, les assurances, les redevances de navigation de NAV CANADA, le supplément des frais de carburant et d'aéroport et le droit pour la sécurité des passagers du transport aérien, jusqu'à 7 $, ne sont pas inclus.Achat à l'avance peut être requis.Le nombre de places à ces tarifs est limité et fonction de la disponibilité.Les billets sont non remboursables.Les vols peuvent être assurés sur des appareils d'Air Canada, de Jazz Air inc.ou de ZIP.Offre Aéroplan : réservez sur aircanada.com et obtenez un mille Aéroplan pour chaque tranche de trois dollars dépensés pour nos vols intérieurs.Consultez aeroplan.com pour obtenir tous les détails concernant l'accumulation des milles Aéroplan sur nos vols intérieurs ainsi que les renseignements sur l'offre de réservation en ligne.À aircanada.com, nous vous offrons en permanence des tarifs Web aller simple 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recettes et d'autres idées, notamment du chef Jean Soulard.Croque-monsieur Charlevoix Pour ceux qui n'auraient besoin que d'un repas simple, vite préparé, le Migneron, qui fond bien, entrera facilement dans un croque-monsieur.Ingrédients 2 tranches de pain 2 tranches de Migneron 1 tranche de jambon Préparation 1.Déposer les tranches de Migneron entre les deux tranches de pain, non beurré.Intercaler le jambon au milieu de ce sandwich.2.Passer le tout au four (375 ºF) ou à la poêle (plus commode quand il fait chaud) juste le temps de faire griller le pain sans que le fromage ne coule en dehors du sandwich.Variante: le croque-monsieur Curnonsky- Ciel, plus haut en saveurs.On intercale du Ciel de Charlevoix plutôt que du Migneron entre les deux tranches de jambon.\u0001 \u0001 \u0001 au Migneron Ingrédients par personne 1 boulette d'agneau haché et assaisonné au goût (sel, poivre, ciboulette, etc.) 1 bonne tranche de Migneron 1 muffin anglais Condiments, au goût Quelques feuilles de roquette fraîche ou de salade du jardin Préparation 1.Faire cuire la boulette sur le grill et lorsque la cuisson est bien entamée et que la boulette a déjà été retournée pour la cuisson de la deuxième face, ajouter la tranche de Migneron.2.En même temps, faire griller doucement le muffin anglais, séparé en deux morceaux.3.Lorsque la viande est cuite et le Migneron fondu, déposer sur le muffin anglais grillé.Ajouter les condiments qui nous plaisent (moutarde de Dijon, ketchup aux fruits maison, etc.) et la verdure.\u0001 \u0001 \u0001 Soufflé au Migneron recette de Patrick Fregny Pour 6 personnes Ingrédients 5 oeufs 500 ml de lait 100 g de beurre 110 g de farine 150 g de Migneron Sel, poivre, noix de muscade moulue Préparation 1.Commencer par préparer une béchamel.Faire fondre le beurre doucement puis ajouter la farine.Mélanger avec une cuillère de bois et faire cuire pendant deux minutes.Laisser refroidir.Ajouter le lait bouillant et faire cuire pendant cinq minutes, jusqu'à ce que la béchamel soit bien épaisse.Assaisonner avec sel (sans forcer, car le Migneron est déjà salé), poivre et noix de muscade.2.Hors du feu, ajouter le Migneron déjà découpé en petits morceaux.Mélanger jusqu'à ce que le fromage se soit intégré et que la préparation soit homogène.3.Séparer les jaunes des blancs des oeufs.4.En mélangeant bien, incorporer les jaunes à la béchamel.5.Au dernier moment, fouetter les blancs.Les verser sur la béchamel et les incorporer, doucement, avec une cuillère en bois.6.Verser dans des ramequins beurrés.7.Faire cuire pendant 10 minutes dans un four préchauffé à 400 ºF.Servir immédiatement.Un soufflé n'attend pas! \u0001 \u0001 \u0001 Escalopes de Charlevoix Recette de Patrick Fregny Pour 4 personnes Inspiré de la recette classique de l'escalope cordon-bleu, ce plat réunit trois produits de la région de Charlevoix : le Veau-Saveur Charlevoix, le Migneron de Charlevoix et le jambon bio des Viandes biologiques de Charlevoix Ingrédients 4 escalopes de veau de 120 g chacune 200 g de Migneron 100 g de jambon 2 oeufs 1 c.à table de lait sel et poivre Chapelure Préparation 1.Demander au boucher de bien aplatir les escalopes.Sion, le faire soi-même.Enfermer dans chaque escalope, fromage Migneron et jambon.Bien refermer.2.Battre les oeufs avec sel, poivre et une cuillerée de lait.3.Passer les escalopes dans le mélange d'oeufs puis les rouler dans la chapelure 4.Faire colorer les escalopes à la poêle puis terminer la cuisson au four (3 minutes environ).\u0001 \u0001 \u0001 Figues fraîches au Ciel de Charlevoix Recette tirée de Cuisinez avec Jean Soulard à Canal Vie Pour 4 personnes Ingrédients 8 petites figues noires fraîches 150 g de Ciel de Charlevoix 5 ml de crème 35 % Ciboulette hachée Préparation 1.Sectionner le haut des figues, l'enlever et vider délicatement chaque figue à l'aide d'une petite cuillère, c'est-à-dire enlever la pulpe.Réserver.2.Mélanger le Ciel de Charlevoix, la pulpe des figues, la crème et la ciboulette.3.À l'aide d'une poche munie d'une douille cannelée, remplir chaque figue.4.Ajouter le petit chapeau dessus et servir froid.J'AI TESTÉ Poulet bio UN POULET qui court dans les champs, on a déjà vu ça.C'est en cherchant à retrouver les qualités de ce type d'élevage que les propriétaires des Viandes biologiques de Charlevoix, à Baie-Saint-Paul orientent leurs efforts.Ils élèvent poulet et porcs.Si le porc n'est pas encore facilement accessible aux consommateurs, en revanche, le poulet est déjà bien distribué.C'est un poulet certifié biologique par Bio-Ecocert.Il est refroidi à l'air.Chaque poulet porte l'étiquette du contrôle de l'abattoir, avec la date de l'abattage.Les Viandes biologiques de Charlevoix sont en train de finaliser la mise au point d'un jambon qui devrait arriver sur le marché à l'automne.Ce jambon a fait l'objet d'une présentation lors du lancement de la saison estivale de la Vallée Gourmande; un jambon comme on n'en a pas savouré depuis longtemps! Le poulet bio des Viandes biologiques de Charlevoix est vendu, notamment, chez IGA-Louise Ménard www.viandesbiocharlevoix.com \u0001 \u0001 \u0001 Mistelle de pommes, prunes, etc.POUR FAIRE une mistelle, on arrête la fermentation du moût en ajoutant un alcool.La famille Pedneault applique cette technique à des produits qui ne sont pas issus du raisin, mais à des fruits de leur verger.À l'Isleaux- Coudres, depuis deux générations, cette famille cultive des pommes, des poires, des prunes, des cerises, des «petites poires» fruits de l'amélanchier.Ayant obtenu un permis de producteur artisan en 1999, les Pedneault sont devenus producteurs de cidre.Les mistelles de pommes, de pommes et poires, de prunes sont devenues des spécialités.On les sert seules, bien refroidies, mais elles peuvent aromatiser une salade de fruits, une glace à la vanille.Les cuisiniers de Charlevoix les font entrer dans certaines sauces.Cette année, la Cidrerie Verger Pedneault est entrée dans la Société internationale des entreprises Économusée.On y trouve un centre d'interprétation et de documentation.Mistelle de pomme et poires: code SAQ 733717, 15 $ pour 375 ml.Vergers Pedneault et frères: 45, avenue Royale Est, Isle-aux-Coudres.(418) 438-2365.www.charlevoix.net/vergerpedneault \u0001 \u0001 \u0001 Émeu COMME L'AUTRUCHE, l'émeu fait partie des ratites.Cet étrange oiseau qui ne vole pas et qui évoque l'époque lointaine des dinosaures a tenté plusieurs éleveurs.Au Centre de l'émeu de Charlevoix, on a pris les choses très au sérieux.À Saint-Urbain, ce ne sont pas des vaches, mais des émeus de tous âges, du poussin à l'adulte reproducteur qui occupent les bâtiments et les parcs.Dans cette ferme, l'élevage de l'émeu est à deux fins.On commercialise la viande qui a la propriété d'être très maigre et l'huile qui a des vertus cosmétiques.Les deux sont présentés sous plusieurs formes.La viande d'émeu est vendue en rôtis, en brochettes, transformées de diverses façons, en pâtés de campagne saucisses, en tourtières.Ces produits sont disponibles, notamment, au Marché des Saveurs du Québec, 280 Place du Marchédu- Nord, Marché Jean Talon (514)271-3811 www.emeucharlevoix.com \u0001 \u0001 \u0001 Savon d'émeu L'HUILE D'ÉMEU provient d'une épaisse couche de graisse sous-cutanée logée sur le dos de l'oiseau.Chauffé, filtré, ce gras devient soit un liquide clair, soit une crème opaque, inodore et de pénétration rapide.L'huile d'émeu est une huile complexe aux multiples propriétés.Elle pénètre dans la peau sans boucher les pores, elle ne laisse pas de film huileux, elle est hypoallergène, etc.Elle est vendue sous plusieurs formes et elle entre dans la fabrication de savons.Fait de lait de chèvre et d'huile d'émeu, celui-ci est fabriqué de façon artisanale pour le Centre de l'Émeu de Charlevoix.On peut se le procurer notamment au Marché des Saveurs du Québec, 280 Place du Marché-du-Nord, Marché Jean Talon (514)271-3811.LIVRÉS SUR le marché en meules, le Migneron aussi bien que le Ciel de Charlevoix sont vendus à la coupe.S'il est préférable de n'acheter que ce que l'on a besoin de servir pour le Ciel, on peut, sans crainte, conserver le Migneron plus facilement.Affiné de 45 à 50 jours à Baie-Saint- Paul, le Migneron pourrait poursuivre son vieillissement pendant plus longtemps.Mais cela demanderait des installations et des inventaires trop importants pour le producteur.Ceux qui veulent tenter l'expérience peuvent, en achetant une meule entière, la conserver sans problème dans le bac à légumes du réfrigérateur en ayant soin de l'envelopper, pour qu'elle ne perde pas son humidité, dans une feuille d'aluminium.Voici quelques conseils qui vous permettront de bien profiter du fromage: > Il est préférable d'éviter d'acheter des fromages coupés et préemballés.Le film plastique, à moins d'être perforé, étouffe le fromage.> On peut ruiner le service d'un fromage quand on ne sait pas le découper.Le principe de base est le même pour tous les fromages : chaque convive doit recevoir une part égale de croûte.La forme du fromage dicte le reste.Dans le cas d'un fromage circulaire c'est la coupe en pointe de tarte qui prévaut.Lorsqu'il s'agit d'un fromage de petit format, c'est à table que chacun découpe sa part (en ayant soin de couper à partir du centre de la circonférence).Dans le cas des fromages circulaires de grands formats, (comme dans le cas du Migneron) c'est le commerçant qui fait la première coupe.On a alors, sur la table, une pointe de tarte, qu'il faut détailler, en tenant compte de son épaisseur, pour que chacun reçoive sa part de croûte.> Croûte ou pas croûte?La croûte fait partie du fromage.Elle joue un rôle important dans le processus d'affinage.Du coeur vers la périphérie, un fromage n'a pas le même goût.La croûte a des caractéristiques qui jouent leur rôle dans la dégustation.Il ne faut pas l'enlever systématiquement comme on le fait parfois.Quand on hésite, il suffit de la gratter un peu.> Le pain est le meilleur ami du fromage.Les biscuits, les biscottes ne lui vont pas bien.C'est la mie qui épouse le mieux le fromage.Certains fromages aiment mieux certains pains, plus rustiques ou plus délicats.Tout est affaire de goût.> Contrairement à l'habitude que l'on a de servir des fruits frais avec le fromage, ce sont les fruits secs et les noix qui font le meilleur mariage.Le raisin, en particulier, est à déconseiller.Surtout quand on veut apprécier le vin qui accompagne le fromage.Fromage : Achat, conservation, coupe, service Photos PIERRE MCCANN, La Presse © Cheeseburger Le peintre Louis Tremblay, avec le tableau La Traite du Soir, a donné l'étiquette du Migneron. 4LP0401B0703 b4 jeudi 4LP0401B0703 ZALLCALL 67 22:43:13 07/02/03 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 3 JUILLET 2003 FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL SUR LE VIF Lee aux quatre vents 20 ans de Bourassa ALAIN BRUNET AUX QUATRE VENTS, la musique de Lee Konitz n'était en rien dispersée.François Théberge y a vu.Ces arrangements superbes du saxophoniste québécois, que l'on avait d'abord sirotés à l'écoute de l'album Music of Konitz (Effendi), ont parfaitement tenu la route sur scène, question de bien démarrer le second volet de la série Invitation.Rien de spectaculaire au menu.Rien de pétaradant.Rien d'exhibitionniste.Que des lignes mélodiques qui s'entrelacent en toute sérénité.Que des sons qui se joignent et se détachent en toute placidité.Que des sons qui swinguent en toute modernité.Responsable de la pédagogie jazzistique au Conservatoire national de Paris, Théberge ne fait pas dans l'académisme pour autant.Cet homme aime jouer, son jeu de ténor ne ment pas.L'organisation des sons dont témoigne son approche n'a rien d'empesé.Hier soir, nous avions affaire à un jazzman bien en vie qui rendait hommage à un autre jazzman bien en vie.Le musicien québécois a mis son intelligence et sa sensibilité au service de la qualité inhérente à la musique de Lee Konitz.L'originalité du concept tient à la façon dont il a retravaillé le matériel.Non seulement François Théberge a-t-il repris des thèmes importants de son aîné (Lennie's & L.T., It's You 8.41, etc.), mais encore en a-t-il extrapolé des solos.Ainsi, Midnight Mood provient d'une improvisation imaginée par Konitz sur 'Round Midnight.On imagine que Thingin, autre grand cru de l'album, descend d'un solo inspiré du standard All The Things You Are.Les harmonies étaient donc construites à partir de quatre voix : le bugliste et trompettiste français Stéphane Belmondo (nettement plus intéressant hier que dans le cadre du concert décousu qu'il a livré dimanche avec son frère Lionel), le tromboniste américain Jerry Edwards, Théberge au saxo ténor et Konitz à l'alto.Ainsi, les thèmes étaient énoncés à la fois comme une mélodie principale et une progression d'accords qui swinguent.Car il était question d'un swing de haute tenue, actionné par ce très subtil batteur canadien Karl Januska (un autre ex- Montréalais transplanté à Paris) ainsi que le contrebassiste américain Paul Imm.On refaisait hier le constat : rien n'est bousculé dans la musique de Lee Konitz qui, depuis toujours, témoigne d'une délicatesse et d'un raffinement exemplaires.En pleine possession de ses moyens, Konitz a donné la répartie à ses jeunes collègues, il a pris toute la place qui lui revenait et s'est fondu dans l'ensemble lorsque nécessaire.À l'instar de l'artiste en résidence, chaque soliste s'est exprimé sur ce même ton cool.Comme si chacun se joignait à une personnalité collective, se refusant à toute envie d'exploser.Le swing, la douceur, la finesse, le duvet orchestral.J'ai eu le temps de me rendre aux antipodes : au Théâtre Maisonneuve, le quartette de Mike Stern faisait dans le grand sparage.Avec notre Alain Caron, le saxo ténor Bob Franceschini ainsi que le superbatteur Lionel Cordew, Stern a poursuivi son oeuvre de grand artilleur.Thèmes mitraillés, certes, mais aussi thèmes susurrés.Thèmes rarement originaux.Toute cette musique, en fait, se passe à l'intérieur des structures prévisibles de Stern, legs du jazz rock funk à la Miles.Évidemment, ça fait plaisir d'assister à des jams d'un tel niveau.Il ne faut surtout pas s'arrêter à la faiblesse compositionnelle, il faut goûter à la force de ces mégablowers.ALAIN BRUNET VINGT ANS de carrière déjà.Autrefois bon élève, pour ne pas dire foncièrement académique, le pianiste et compositeur François Bourassa s'est finalement dégagé de plusieurs carcans.Bonifié ?Le mot est faible.Ce qui explique l'intérêt que lui porte notre communauté jazzistique : en plus de lancer Indefinite Time, un nouvel album en quartette (étiquette Effendi), le musicien se produit à trois reprises au 24e Festival de Montréal.Q Musicalement, n'étiez-vous pas plus coincé autrefois ?R Pendant longtemps, j'ai été beaucoup plus standard que je ne le suis actuellement.Mais je me suis ouvert à beaucoup de choses et je me sens désormais beaucoup plus audacieux que je ne l'étais.Je prends plus de risques, autant du côté de l'imp que de la composition.Je n'hésite pas à sortir de la ton a l i t é , par exemple, je travaille souvent avec des gammes qui comportent des intervalles que j'ai moi-même choisis.J'essaie aussi d'exploiter le côté rythmique dans mon jeu et mes compositions.J'ai horreur de me répéter, j'essaie autant que possible de trouver des choses rafraîchissantes.Et je veux vraiment que ce soit l'émotion qui l'emporte.Pour y arriver, j'écoute de tout.Je n'ai aucun préjugé.Q Avez-vous déjà envisagé faire un jazz électrique ou électronique R Non.J'aime ces musiques, mais je crois que l'instrumentation acoustique est plus propice à l'improvisation.Et puis il y a la famille (j'ai une femme et deux enfants de 10 et 12 ans), l'enseignement (je suis prof au cégep de Drummondville ainsi qu'à l'UQAM), le piano à répéter (idéalement, six heures par jour).Je n'ai carrément pas le temps d'essayer autre chose ! Q Quelle est votre plus grande force en tant que musicien ?R Des virtuoses, il y en a partout.C'est pourquoi je pense qu'il faut travailler davantage le style et les compositions.La technique pure, en fait, ce n'est pas ma force, ça se passe plutôt du côté des idées.Et j'ai la chance de travailler avec un vrai virtuose : le saxophoniste André Leroux s'inscrit tellement bien dans mes compositions.C'est un naturel.Moi, il faut que je compose.Nous sommes chanceux, car nous nous complétons.Q Greg Ritchie, un nouveau batteur, s'est joint à votre quartette.Pourquoi avoir rompu cette belle stabilité avec Yves Boisvert, avec qui vous avez travaillé depuis vos débuts ?R Il en avait marre de voyager.Il est professeur à temps plein au collège Marie-Victorin, il veut se consacrer à l'enseignement, d'autant plus que les administrations des institutions d'enseignement sont de moins en moins souples avec les professeurs qui mènent aussi une carrière d'artiste.C'est un mal pour un bien, remarquez ; le jeune Ritchie a plein de potentiel, il arrive avec de nouvelles idées.Q Après la reconnaissance nationale, vous êtes prêts pour la planète ?R Absolument ! Nous aimerions beaucoup faire les grands festivals d'Europe et d'Amérique.Nous avons déjà fait des premières parties dans l'Ouest, notamment celle de Wayne Shorter (comme à Montréal jeudi dernier).Très courtois, il m'a dit : « Keep doing what you're doing.There is a lot of shit going on.» Q Vos origines familiales vous ont-t-elles fait souffrir en tant que jazzman ?R Au début de ma carrière, on a fait trop de publicité à mon sujet.Je trouvais ça trop compte tenu du peu que j'avais accompli.Il m'est d'ailleurs arrivé de refuser des interviews aux médias lorsqu'on voulait que le reportage soit axé sur le jazzman-fils-d'unpremier- ministre.Cette situation m'a parfois fait ch.mais en même temps, je savais qu'il n'y a avait rien à faire.Je pouvais comprendre que les journalistes puissent avoir été intrigués par mon cas.LE TRIO de François Bourassa et le saxophonste André Leroux se produisent ce soir, 18h, au Gesù.François Bourassa se produira aussi en solo samedi, 21 h 30, au Monument-National, dans un programme qu'il partagera avec le pianiste John Stetch François Bourassa Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Stéphane Belmondo et Lee Konitz, hier soir, au Monument-National.Le Biddle's passe du jazz à la cour NOS CHOIX Jeudi 3 juillet DANIEL LEMAY NE CHERCHEZ PLUS le Biddle's Jazz.Pour l'heure, il y a toujours un resto-jazz à l'intersection d'Aylmer et de Président-Kennedy, mais la place s'appelle désormais House of jazz.La famille du contrebassiste Charles Biddle, décédé en février dernier, a obtenu de la Cour supérieure une injonction interlocutoire qui interdit au Club de jazz Biddle Inc.et à son propriétaire, Georges Durst, d'utiliser « le nom et l'effigie du défunt » en relation avec l'établissement.« Les membres de la famille Biddle ont le droit d'empêcher que des purs étrangers prétendent se rattacher à leur maison », a écrit la juge Claudette Picard dans son jugement rendu le 23 juin et maintenu par la Cour d'appel deux jours plus tard.« Le restaurant n'a jamais appartenu aux Biddle », a précisé hier en conférence de presse Mme Constance Biddle, la veuve du célèbre contrebassiste à qui est dédié le 24e Festival international de jazz de Montréal, qu'elle a remercié pour cette « délicatesse ».En 1981, M.Biddle avait signé avec M.Durst une entente autorisant ce dernier à utiliser son nom pour une boîte de jazz, entente qui rapportait au musicien la somme annuelle de 5000 $.Selon l'avocat de la famille, Me Éric P.Goyette, le contrat a pris fin il y a quelques années et « Charles Biddle a de son vivant vainement tenté de faire valoir ses droits » quant à l'utilisation de son nom et de son effigie, tant pour le bar-restaurant que pour les produits dérivés (photos, etc.).« On ne fait pas ça pour l'argent », a pour sa part déclaré le chanteur et comédien Charles Biddle fils, ajoutant que la famille était toujours désireuse de « trouver un terrain d'entente respectueux des coutumes et de notre intégrité ».Dans le cas contraire, les Biddle pourraient considérer l'ouverture en un nouveau lieu d'un établissement portant leur nom.Entretemps, selon Me Goyette, les cinq membres de la famille \u2014 Constance, Charles Jr., Stephanie, Sonya et Tracy \u2014 demandent des dommages de l'ordre de 15 000 $ chacun.Le procès aura lieu à l'automne.SOUL D'HABITUDE, le Festival de jazz nous fait cadeau d'un grand de la soul, funk ou r&b : Isaac Hayes il y a quelques années au Métropolis, Kool & The Gang qui a viré la même salle à l'envers l'an dernier.Cette année, niet, pas une goutte de nectar noir pour se désaltérer le gosier blanc et sec.En revanche, on présente Sharon Jones comme « une sorte de James Brown au féminin ».Elle passe en revue des grands titres de la soul, du funk et du r&b en menant, du bout du doigt, sa formation Dap-Kings.Nous y serons.(Philippe Renaud) Scène principale, 21 h et 23 h MUSIQUES DU MONDE RESSUSCITÉ après une retraite d'une quinzaine d'années, l'Orchestra Baobab a été le plus grand groupe sénégalais des années 1970.Sa version de la musique afro-cubaine est rien de moins que réjouissante.Pour le plaisir.(Alexandre Vigneault) Spectrum, 18 h JAZZ, ETC.ORCHESTRE retro-funk new-yorkais mené par le saxophoniste Neal Sugarman, Sugarman 3 fait du bon vieux rythm'n blues à l'ancienne.Son dernier disque s'intitule Pure Can Sugar et c'est, paraîtil, du pur groove fait pour danser.(Alexandre Vigneault) Scène General Motors, 23 h Photo JEAN-CHARLES HUBERT, La Presse © Le nom Biddle n'apparaît plus sur la devanture de l'établissement de la rue Aylmer, devenu au fil des ans une institution du jazz à Montréal.JOUER Suite de la page B1 Précision : interview de Ben Harper UN PEU ÉTOURDI par un tourbillon de concerts, d'entrevues et d'articles à écrire, j'ai omis de signer le texte sur Ben Harper paru dans notre édition d'hier.Étant donné le ton disons.personnel de notre échange, il m'a semblé important de rectifier le tir.(Alexandre Vigneault) Quoi que plus petit, L'Air du temps, l'ancien « temple » du jazz de la petite rue Saint-Paul, avait toutes les qualités des grands clubs en plus des siennes propres.C'était presque ma deuxième maison et j'ai pu y expérimenter « à l'os », sans aucune crainte.Et en complicité totale avec les autres musiciens et le public.De beaux souvenirs.L'idéal, en fait, est d'alterner entre les petites et les grandes salles, entre les salles et les concerts extérieurs, entre les foules de 10 000 et celles de 100 000 personnes.Mais là, mieux vaut connaître sa musique à fond.Avec Uzeb, j'ai donné environ 2000 concerts et 12 ans.Nous avons joué dans une vingtaine de pays et dans toutes sortes de places.Certains diront que nous avons été chanceux ; je dirais plutôt que nous avons provoqué notre chance et nous en avons profité jusqu'à la dernière note.Mais la vie de groupe a ses limites, si bien qu'en 1990, à la fin de notre tournée de cinq mois, le groupe était techniquement K.O.Quand tu t'obstines sur des doubles- croches, le divorce est sur la table.J'avais déjà choisi une autre vie, une autre voie : celle de la composition.Quand André Ménard nous a proposé le Grand Événement de 1992, j'ai dit non plusieurs fois avant d'accepter de jouer ce que nous savions être le dernier concert d'Uzeb.Aujourd'hui, je le remercie de m'avoir tordu le bras. 4LP0502B0703 b5 jeudi r 4LP0502B0703 ZALLCALL 67 00:45:24 07/03/03 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 3 JUILLET 2003 B5 FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL Norah Jones berce ses fans ALEXANDRE VIGNEAULT ELLE A BEAU être l'une des plus grandes vedettes à tenir l'affiche du Festival international de jazz cette année, Norah Jones ne s'est pas donné des airs de diva au moment de faire son entrée sur la scène de la salle Wilfrid-Pelletier, hier soir.Un timide salut de la main, un sourire dans le même ton et elle était déjà installée derrière son piano, prête à bercer ses fans avec une première chanson.Elle a choisi Cold, Cold Heart, un vieux succès de Hank Williams, qu'elle enveloppe d'un bleu tirant sur le gris.L'an dernier, à peu près à la même date, la jeune chanteuse s'était produite à guichets fermés au Club Soda.Son passage à la salle Wilfrid-Pelletier, hier soir, donne une petite idée de sa fulgurante ascension.Et ce n'est rien.André Ménard, directeur artistique du Festival de jazz, nous disait la semaine dernière qu'il aurait pu la présenter au moins cinq soirs de suite au même endroit sans avoir la moindre crainte de rester pris avec des billets invendus.Puisqu'elle est en demande partout, Montréal l'a eue pour un soir.À guichets fermés, évidemment.Elle a beau avoir vendu plus de 10 millions d'albums dans le monde, Norah Jones fait encore les choses simplement sur scène.Son décor se limite à un lustre d'apparence rustique suspendu au-dessus de son piano à queue et à quelques bandes de tissu blanc tendues à l'arrière-scène, que des éclairages soignés colorent de turquoise ou de mauve au fil des chansons.Rien de bien compliqué, rien de spectaculaire, rien pour détourner l'attention de l'essentiel, c'est-à-dire ses chansons.Avec assurance et aussi un je ne sais quoi qu'on pourrait appeler de la retenue, Norah Jones a fait comme si elle nous accueillait dans son salon.Une fois l'apéro servi, elle a entrepris de visiter son répertoire, qui est parfois aussi celui des autres.Qu'elle chante Nightingale, Painter Song ou Come Away With Me, elle ne s'écarte jamais vraiment du ton douillet mis de l'avant sur son album.Du country-folk classique, coloré d'un soupçon de jazz, qui berce plus qu'il ne swingue.Ses nouvelles chansons, dont elle n'a pas annoncé les titres, semblent indiquer que la jeune chanteuse prend une tangente beaucoup plus country que jazz.Elle vient du sud, Norah Jones, il ne faut pas l'oublier.« Ça fait drôle de se retrouver dans un festival de jazz, car on ne joue pas beaucoup de jazz », a d'ailleurs souligné la chanteuse.Elle a quand même taquiné la note bleue en reprenant une pièce de Duke Ellington, seule au piano, devant un auditoire suspendu à ses lèvres et à sa voix superbe, légèrement enfumée et empreinte d'une élégante tristesse.La seule chose qu'on a envie de reprocher à la jeune star, c'est de toujours peindre avec les mêmes couleurs.Du bleu, du mauve, du bleu gris, ici et là une touche de lavande.Elle devra à l'avenir explorer d'autres directions, essayer des rythmes plus rapides, peut-être casser un peu sa jolie voix.Norah Jones est jeune et a beaucoup de talent.Il serait bien dommage de la voir s'enfermer dans le rôle de la chanteuse réconfortante qui, il est vrai, lui va très bien.Sa performance d'hier soir n'en fut pas moins de très haute tenue.Nuancée, équilibrée et livrée par un orchestre de quatre musiciens appliqués.Une belle soirée entre amis, très appréciée par ses fans.Photo MARTIN CHAMBELAND, La Presse © Hier soir, Norah Jones a fait comme si elle nous accueillait dans son salon.Épître de Saint-Ben aux Montréalais P H I L I P P E RENAUD Collaboration spéciale ÉTAIT-CE DIEU lui-même en personne, guitare au cou ?Le Bouddha d'une nouvelle génération ?L'icône des jeunes ?Le Métropolis était prosterné hier soir, pardon, survolté \u2014 avec une grosse barre sur le « té », s'il vous plaît \u2014 pour la première apparition à guichets fermés du chansonnier soul américain Ben Harper.Ça avait toutes les allures d'une messe, ce concert, encens compris.C'est qu'il a un sacré pouvoir d'attraction sur la jeune foule du Métropolis, pouvoir qu'on ne soupçonnait pas du tout.D'accord, Harper a toujours trouvé un écho généreux à ses complaintes funky auprès du public montréalais.Mais cette fois visiblement, me faisait observer une amie, ce n'était pas le même public qui l'avait découvert dans l'ancien Club Soda au début des années 90.Tout nouveau tout beau, et en extase.C'en était même surréel en début de concert.Le triplé de ballades folk qu'il nous a servi à la guitare acoustique (et avec ses musiciens, batteur, percussionniste, bassiste, guitariste, claviériste), après avoir été accueilli comme un démiurge du folk-groove à texte, ne collait pas vraiment à l'énergie radioactive qui régnait dans la salle.De son plus récent album (Diamonds from the Inside), il a d'abord interprété She's Only Happy in the Sun, pour enchaîner avec Forever puis When She Believes.Ç'aurait dû commencer tranquillement, mais le public ne l'entendait pas ainsi.Il ne s'en pouvait plus d'applaudir Harper.Une seule envolée vocale de Saint-Ben, rauque et gorgée de soul, et le parterre explosait.Après ce trio de compositions toutes douces, Harper s'est engagé dans une reprise sèche et un peu statique du fameux Sexual Healing de Marvin Gaye, qu'il a judicieusement enchaînée avec une de ses compositions, Woman in You.Et là, ç'a levé d'un coup.La procession prenait enfin l'allure qu'on attendait d'elle depuis une bonne grosse demie-heure.Steal My Kisses (extrait de Burn to Shine) a explosé dans toute sa gloire guitaristique, pesante, bruyante, exutoire.Steal My Kisses a été servie avec le même aplomb funk, le poing sur la table.Nous avons quitté le concert à michemin, rassurés.Au moins, la foule n'aura pas crié autant pour rien.Ben Harper se réincarne ce soir, même heure, même autel.Jolly pépères Nous avons porté une attention toute spéciale aux papis de cette édition du Festival.L'an dernier, ils venaient d'Afrique ; cette fois, c'est avec un détour par la Jamaïque que nous arrivaient les Jolly Boys, vénérable quatuor qui maintient en vie le mento jamaïcain, genre musical phare de la préhistoire du reggae.Peut-être se sentaient-ils petits sur la grande scène principale, c'est du moins l'impression qu'on a eu en les entendant.Et pourtant, malgré un début de concert très approximatif \u2014 on aurait cru que le joueur de banjo était sur une autre scène \u2014, ils ont réussi à amuser le public massé devant la scène à 21h.Ils étaient à la fois sympathiques et comiques, ces vieux Jamaïcains aux chapeaux blancs qui dépoussiéraient des chansons dont les refrains chantaient la banane et leur si magnifique île verte.Bancal, mais adorable.Soulignons en terminant que le label montréalais Effendi a rayonné hier soir.D'abord au Gesù où se tenait le Effendi Jazz Lab \u2014 la formation y a interprété un tas de compositions de musiciens d'ici.Ensuite sur une scène extérieure, où la fondatrice Carole Therrien a donné un spectacle fort convaincant, en compagnie notamment d'Alain Bédard (contrebasse), cofondateur d'Effendi, et de Michel Côté au saxophone, qui venait juste de quitter le Gesù où il jouait.Enfin, François Théberge était l'invité de Lee Konitz au Monument-National.Grosse soirée.« C'est quoi son nom déjà ?» me demanda-t-on en anglais.Monsieur Douglas et sa famille ont beaucoup aimé Carole Therrien.Lui, sa femme et ses deux enfants, ne manquent pas notre festival.Originaires de Boston, il y assistent depuis neuf ans déjà.« Notre plus jeune a deux ans et demi, se réjouissait sa femme.C'est la deuxième fois qu'elle assiste au festival ! » Si je comprends bien, le SRAS, ça ne vous a pas fait peur ?« Pfff.» a soufflé Douglas, en signifiant non de sa tête.La petite dernière, hissée sur ses épaules, avait les yeux rivés sur la scène.Photo DENIS COURVILLE, La Presse © Ben Harper, hier soir, au Métropolis.ORCHESTRA BAOBAB Légende sénégalaise ALEXANDRE VIGNEAULT DANS LES ANNÉES 1970, l'Orchestra Baobab a été la plus brillante étoile des nuits de Dakar.Inspiré par la musique afro-cubaine alors en vogue en Afrique de l'Ouest, l'ensemble a vite commencé à intégrer des traits culturels proprement sénégalais (chant en wolof, rythmes mandingues, etc.) dans ses chansons.Une attitude parfaitement en accord avec l'idée de mise en valeur de la culture noire développée par le poète Léopold Sédar Senghor, alors à la tête du pays, et qui a contribué à en faire l'ensemble le plus populaire du pays.Jusqu'à tout récemment, Orchestra Baobab était un nom qui appartenait à l'histoire de la musique africaine.Séparé depuis 1987, on retrouve son nom parmi les groupes marquants du l'histoire du Sénégal et il aurait bien pu rester dans les pages des bouquins traitant des musiques du monde si le producteur Nick Gold (instigateur du projet Buena Vista Social Club), n'avait pas eu la bonne idée de les remettre sur les rails et, par extension, rendre possible leur visite à Montréal.L'aventure mérite toutefois d'être racontée.À l'instar de plusieurs autres groupes sénégalais de l'époque, l'Orchestra Baobab a débuté en tant que groupe résident dans une boîte de nuit.Son nom, il le doit d'ailleurs au club apparemment très chic où il se produisait et qui était fréquenté par l'élite intellectuelle et politique du pays.Trois décennies plus tard, cet arbre d'une résistance légendaire apparaît comme un symbole de la pérennité du groupe.Cosmopolite, à l'image du son qu'il met de l'avant, l'Orchestra Baobab était alors composé du trio formé par Balla Sidibé (chant), Rudy Gomis (chant), Barthélemy Attiso (guitare), auquel s'ajoutait le chanteur griot Laye Mboup.La majorité d'entre eux étant originaires de Casamance, une province située au sud du pays et qui possède ses propres langues et styles musicaux, ils ont bien sûr ajouté leur héritage culturel au son afro-cubain, à la base de leur musique.En résulte des chansons chaloupées, à la fois paresseuses et rythmées, latines et africaines.Un impur délice.qui a fini par passer de mode.En 1970, c'est pour faire compétition au Star Band d'un concurrent que le propriétaire du club Baobab avait mis sur pied son propre groupe.Peut-être était-il légitime qu'un talentueux jeune musicien issu du Star Band sonne le glas pour l'Orchestra Baobab.Débarqué avec son mbalax très érotique, le jeune Youssou N'Dour s'est rapidement imposé dans le paysage musical sénégalais, au point d'en devenir le plus célèbre ambassadeur.Ne restait plus qu'à jeter l'éponge, ce que Rudy Gomis, Balla Sidibé et Barthélemy Attiso ont finalement fait en 1987.Le destin ayant parfois de drôles d'idées, c'est sous la houlette de Nick Gold et Youssou N'Dour (coréalisateur) que l'Orchestra Baobab a effectué son retour sur disque.« Youssou nous aimait beaucoup et c'est pour ça qu'il a tenu à participer, a raconté Rudy Gomis au quotidien bruxellois Le Soir, l'automne dernier.Il a deux studios, il est le seul à pouvoir se permettre de faire autant de choses pour la scène de Dakar.» Specialist in All Syles, paru 2002, est une sorte de compilation des grands succès du groupe, revus et réenregistrés dans l'esprit de Pirate's Choice, album paru en 1982.La connexion Buena Vista Social Club y est par ailleurs exploitée sur Hommage à Tonton Ferrer, chanson bénéficiant de la participation du papy cubain Ibrahim Ferrer.L'histoire ne s'arrête vraisemblablement pas là.Le trio au coeur de l'Orchestra Baobab s'est remis à la composition et compte bien graver du nouveau matériel dans un avenir proche.N'importe quand, les gars.L'Orchestra Baobab s'est séparé en 1987, pour se retrouver sur disque en 2002.ZOOM 4LP0601B0703 4LP0601B0703 ZALLCALL 67 21:44:23 07/02/03 B B 6 L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 3 J U I L L E T 2 0 0 3 INSOLITE Le poulet, un animal de compagnie très populaire RIP minou et pitou STÉPHANE CHAMPAGNE collaboration spéciale MÊME S'ILS SONT de plus en plus identifiés comme membres en règle de la famille, les animaux de compagnie au Québec seraient loin de recevoir tout le respect qu'ils méritent à leur décès, croit Marc Roussin, propriétaire de Les designs Mon ami pour toujours, un fabricant de cercueils et d'urnes pour animaux domestiques, près de Coaticook dans les Cantons-del'Est.« Trop de gens voient leur animal comme si c'était un jouet, explique M.Roussin, Quand ça ne fonctionne plus, on le jette.Pourtant, les gens sont bouleversés quand leur animal décède.Il faut changer les mentalités.» Au Québec, du moins, car ailleurs au Canada, sinon en Europe occidentale, les minous et les pitous sont traités avec plus de dignité, dit le fabricant de bières, qui a choisi ce créneau après avoir remarqué que les Nord-Américains achetaient des cercueils pour animaux fabriqués en Indonésie.Avec ses quelque 900 000 chiens et ses 1,2 millions de chats, le Québec est l'endroit en Amérique du Nord où l'on compte le moins d'animaux de compagnie par foyer.C'est également ici que les gens dépensent le moins en produits et en soins pour leur animal préféré.La Québec remporte aussi la palme d'or au chapitre des animaux abandonnés : 250 000 par année.Résultat : il n'existe dans la Belle Province qu'une poignée d'entreprises de crémation et de cimetières pour animaux.En comparaison, l'Ontario compte 44 cimetières animaliers.Les USA, l'Angleterre et la France en possèdent respectivement des centaines.Les Québécois seraient-ils plus cheap qu'ailleurs ?« Ce n'est pas encore dans la mentalité des gens de débourser de l'argent quand leur animal décède.Quand ça arrive, c'est presque anecdotique », dit le Dr Michel Pepin, directeur général de l'Académie des médecins vétérinaires du Québec, et en charge depuis 10 ans du portail Vétérinet, le plus important portail sur les animaux domestiques au Canada (www.veterinet.net).D'ailleurs, dit-il, rien n'empêche un propriétaire de jeter son chien ou son chat, voire un écureuil mort, à la poubelle.« Mais très peu de gens le font », précise Michel Pepin.Un membre de la famille Actuellement, les Québécois disposent en général de leur animal domestique de l'une des façons suivantes : le laisser chez le vétérinaire (qui le fera incinérer) ; le ramener à la maison et l'enterrer dans son jardin (quand le règlement municipal le permet ou jusqu'à ce qu'une plainte soit déposée) ou bien faire affaire avec un cimetière ou un crématorium.Dans ce dernier cas, le chien est incinéré et le propriétaire peut récupérer les cendres du défunt animal dans une urne.Au Crématoire pour animaux de Montréal, on charge entre 145 $ et 220 $ pour une incinération personnalisée.La copropriétaire de l'entreprise et activiste pour les droits des animaux, Deborah Coran, voulait fonder un cimetière pour animaux, mais n'a pu le faire puisqu'il est interdit d'enterrer un animal sur l'île de Montréal, selon elle.Son entreprise incinère quelques centaines d'animaux par année.Des chats, des perroquets, des chinchillas.La clientèle est mixte ; autant de francophones que d'anglophones.« La perception que les gens ont de leur animal domestique est différente au Québec, mais elle tend de plus en plus à ressembler à celle des anglophones ou des Européens.On ne voit plus les chiens et les chats comme des outils (gardiens, chasseurs de vermines, etc.) mais comme des membres de la famille », explique le Dre Christiane Tardif, de l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec.Un changement dans les moeurs québécoises qu'espère Marc Roussin de Les designs Mon ami pour toujours, qui a produit quelque 700 cercueils depuis cinq ans.Environ 20 % de sa production est écoulée en Ontario.Avec l'aide d'Internet (www.petsforeverdesign.com) et d'un représentant, l'autre 80 % prend la route des USA.Aidé d'un ébéniste, d'une couturière et d'un graveur, l'ancien agronome fabrique des « cercueils personnalisés » en érable, merisier ou pin dans ses ateliers de Sherbrooke et de Waterville.Ses bières, dont l'intérieur est fini en tissu et équipé d'un oreiller, se vendent entre 125 $ et 400 $ CAN.Les dimensions vont de 45 cm sur 45 cm à 90 cm sur 120 cm.Amoureux des animaux « depuis toujours », l'homme d'affaires possède sept chats et, parce qu'il souffre de rétinite pigmentaire, un chien-guide du nom de Cadix.Parions que ce dernier aura un très beau cercueil quand il passera de vie à trépas.Associated Press BALA CYNWYD, Pennsylvanie \u2014 Gail Herrrine s'approche d'un grande cage rectangulaire située au fond de sa cour, demande à ses « filles » de sortir de leur cachette et soulève la cage à poules de quelques centimètres.Dottie et Tina, deux des neuf poulets domestiques d'Herrine, pointent leur bec à l'extérieur du poulailler et dandinent leur chemin à travers le jardin.De la Pennsylvanie à la Californie, les poulets quittent la rigueur des batteries industrielles pour une vie idyllique d'animal de compagnie, laissant derrière eux les poulaillers surpeuplés pour le confort douillet d'une cour aménagée en ville.« C'est très esthétique et c'est très plaisant de regarder ces petits poulets errant dans le jardin », explique Mme Herrine, 41 ans.« Mon mari n'était pas très chaud à l'idée.Mais quand il rentre à la maison le soir, il trouve ça très cool de voir les poulets se promener un peu partout.» À Cedar Hill (Montana), la petite famille de Julia Horth a quant à elle élevé 38 poulets au cours des dix dernières années.Pour Julia, « le plus intéressant c'est d'avoir un grand groupe de poulets, de les connaître comme s'il s'agissait d'individus et d'être capable de les voir interagir entre eux ».Selon Deborah Collier, de Bala Cynwyd (Pennsylvanie), « les gens ont une idée préconçue des poulets.Ils les imaginent donnant des coups de bec quand vous essayez de les prendre dans vos bras ».« Pourtant, fait valoir cette femme de 50 ans, si vous les élevez, ils sont des animaux domestiques très doux ».D'autres, par contre, les élèvent pour des motifs plus pragmatiques.Les poules mangent les vers et autres insectes de jardin, leurs excréments constituent un excellent engrais et elles produisent des oeufs en général plus naturels que ceux trouvés au marché.Photo STÉPHANE CHAMPAGNE, collaboration spéciale Les Québécois seraient peu enclins à débourser pour leur animal domestique lorsque celui-ci décède.Sur la photo, deux modèles de cercueils pour animaux fabriqués par l'entreprise Les designs Mon ami pour toujours, près de Coaticook dans les Cantons-de-l'Est.CET ÉTÉ, JE PASSE MES VACANCES ICI, AU CANADA.Qui dit vacances, dit plaisirs culinaires.Et quelle que soit la destination que vous choisirez cet été au Canada, vous allez être servis.Parce qu'ici, la cuisine est aussi variée et aussi authentique que le paysage.Au menu cet été : Bite of Victoria (Victoria, Colombie-Britannique, 20 juillet) Taste of the Danforth (Toronto, Ontario, 8-10 août) Festival des fruits de mer de l'Atlantique (Moncton, Nouveau-Brunswick, 21-24 août) Profitez de votre séjour partout au Canada pour faire mille découvertes gastronomiques.Faites de délicieuses dégustations dans des villes cosmopolites comme Toronto.Vos papilles s'en souviendront longtemps.Des plats uniques, d'Est en Ouest : Langues de morue (Terre-Neuve et Labrador) Caviar de corégone (Manitoba) Tarte aux algues (Île-du-Prince-Édouard) S'il vous reste un peu de temps entre les repas, assistez au Molson Indy à Toronto, découvrez le Festival international des amuseurs de rue et des arts de la rue Nelson, en Colombie-Britannique, ou promenez-vous tranquillement sur les rives de la rivière des Outaouais.Ici, il y a toujours de bons moments à vivre.Au Canada, vous allez passer des vacances comme nulle part ailleurs.Vous en aurez plus pour votre dollar, plus pour votre plaisir.Pour une liste complète d'idées de vacances incroyables, contactez votre agent de voyages ou visitez : www.voyagecanada.ca/ici 3152369A 4LP0701B0703 4LP0701B0703 ZALLCALL 67 19:19:27 07/02/03 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 3 JUILLET 2003 B7 FAMILLE Sortie de la semaine C'EST GRÂCE à ses parents que le petit Gregory Charles vit un jour l'Orchestre Symphonique de Montréal dans un parc de sa ville, en plein été et en plein air.Depuis, Gregory Charles a grandi.et est devenu l'animateur des Concerts Loto-Québec dans les parcs donnés gratuitement par l'OSM.Mardi prochain, soit le 8 juillet, l'OSM, accompagné de l'ensemble Quartango, fera escale au Parc Ahuntsic, à 19h30.On aura compris que le thème de la soirée est le tango et que l'OSM interprétera notamment pour l'occasion des extraits de Carmen de Bizet.Quartango proposera pour sa part des classiques du genre, comme La Cumparsita, alors que Gregory luimême devrait s'installer au piano et chanter.On est prié d'apporter sa chaise de jardin ou ses couvertures pour s'installer confortablement sous les arbres.En cas de pluie, on écoute CKAC ou Cité Rock Détente une heure avant l'heure prévue du spectacle pour savoir si le concert a bel et bien lieu.Puisqu'il est question de pluie et de musique, laissons la parole à Gregory : « Je me souviens de moments magiques.Cette fois, par exemple, où il tombait une pluie battante.Mais tout juste avant le début du concert, la pluie cesse et surgit un arc-en-ciel.Moi, j'ai appris la musique pour le bonheur qu'elle donne.Il me semble qu'amener ton « kid » au parc, où il peut bouger tout en écoutant de la belle musique, c'est lui donner du bonheur.» À l'extérieur de la région de Montréal JE VOUS LE DIS tout de suite, je n'ai pas encore « testé » les « Escapades en train », mais l'idée me semble tellement bonne ! Il s'agit de 10 sorties qu'on peut faire en famille et en train, un peu partout dans la région.Ainsi, tous les jeudis et vendredis, on monte à bord du train en quête de « Vie animale », avec arrêt à l'Exotarium (un zoo de reptiles et d'amphibiens) et à « Perroquets en folie » \u2014 on apporte son lunch (prix : entre 20,60 $ et 28,70 $ par personne, selon l'âge, gratuit pour les cinq ans et moins).On préfère se baigner ?Le samedi, on se rend, toujours en train, au Bois de Belle-Rivière, pour pratiquer baignade, randonnée pédestre, observation d'oiseaux, etc., et on piquenique sur place (prix : entre 16,75 $ et 23,75 $, selon l'âge, gratuit pour les cinq ans et moins).Les autres escapades ont pour nom Découvertes agricoles, Miel et plumes, Route champêtre, Chemin des Patriotes, etc., et sont offertes en général jusqu'en août.Pour ceux qui ont envie de fuir la ville sans auto.Pour informations : (514) 287-7866 ou www.amt.qc.ca Les p'tites vites > Projection en plein air gratuite du film pour adolescents Ce que fille veut.(version française de What A Girl Wants) à 21h dans les parcs suivants : le 6 juillet au parc Talcy, le 7 au parc du Bocage, le 8 juillet au parc Verdelles.> Le numéro de juillet-août du très bon magazine Montreal Families est bourré d'informations (en anglais) sur les activités estivales et les vacances en famille.On peut se le procurer gratuitement si on vit dans l'ouest de l'île de Montréal (elle est distribuée un peu partout) ou s'y abonner, pour une vingtaine de dollars, en composant le (514) 487-8881.Rappelons que Montreal Families a remporté plusieurs prix lors du dernier gala de l'association Parenting Publications of America.Citations de la semaine > Olivier, 3 ans et demi, voit que sa chatte tigrée a accouché de quatre chatons, soit trois tigrés et un tout noir.« Maman, dit Olivier en pointant le chaton noir, pour celui-là, elle s'est trompée ! » (envoyé par maman Lyne) > Tante Guylaine emmène ses deux nièces jouer au mini-putt.« Les filles, demande-telle dans l'auto, avez-vous mis de la crème solaire avant de partir ?» Oui, répond Sandrine, cinq ans, on a mis de la 45, ça dure 45 minutes ».Devant le rire de tante Guylaine, Sandrine se reprend : « 45 secondes, d'abord ?» (envoyé par tante Guylaine Coutu) > En 1936 (il y a donc 67 ans), la famille de Gabriel, qui a alors cinq ans, loue un chalet à Saint-Féréol, non loin de Québec.C'est la première fois que la famille quitte la ville.Gabriel part en randonnée dans les champs et revient soudain en courant pour dire à sa mère : « Maman, Maman, j'ai vu un cheval, pas de roues, rien que des pattes ! » (envoyé par le frère de Gabriel, Serge Rufiange) Vous avez des mots d'enfants, des suggestions de sortie, des expériences, des sites Internet à proposer ?Faitesnous les connaître à l'adresse suivante : actuel@lapresse.ca ou La Presse, a/s section Famille, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1K9.Marie-Christine Blais collaboration spéciale Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse Gregory Charles L'angoisse sociale guette les enfants inhibés d'après Health Day LES ENFANTS identifiés comme « inhibés » alors qu'ils étaient encore bambins présentent des différences marquées dans le fonctionnement du corps amygdalien dans leur cerveau lorsqu'ils deviennent plus vieux, indique une nouvelle recherche.« Inhibés » ou « non inhibés » sont des classements utilisés pour caractériser le tempérament des enfants.Ils font référence au succès plus ou moins grand que ces enfants connaissent devant une situation nouvelle.Les enfants inhibés ont tendance à faire preuve de timidité lorsqu'ils sont en présence de nouvelles personnes, de nouveaux objets ou de nouvelles situations, alors que les enfants non inhibés les accueillent volontiers.Le corps amygdalien est cette partie de la région du cerveau qui gouverne les émotions et le comportement.Des études antérieures avaient déjà montré que les enfants inhibés étaient plus susceptibles de présenter plus tard des symptômes d'angoisse sociale, qui affectent environ 5,3 millions d'Américains adultes, selon le National Institute of Mental Health.Les personnes aux prises avec ce mal ont tendance à souffrir d'anxiété aiguë et de gêne au point qu'elles évitent souvent diverses situations sociales.« À l'adolescence, cela peut ressembler à une forme aiguë, paralysante, de la timidité », explique le Dr Carl Schwartz, principal auteur de la nouvelle étude publiée dans le dernier numéro de Science.« Ce sont des adolescents qui peuvent même être incapables de fréquenter l'école, dit-il.Ils n'aiment pas lever leur main en classe, ils ne se font pas de petite amie ou de petit ami.Il se peut qu'ils n'aient pas d'amis parce qu'ils évitent avec soin les situations qui impliquent des réactions avec des personnes ou des situations peu familières.» Vingt-deux cerveaux Chez les adultes, ce trouble peut être traité par psychothérapie ou médication.Mais on ignore quel meilleur traitement convient aux enfants, avouent les auteurs de l'étude.On ignore également comment les différences de tempérament s'appliquent chez les adultes.Toutefois, certains chercheurs ont déjà avancé que les enfants inhibés sont plus susceptibles d'être affectés plus tard d'angoisse sociale.Une manière de répondre à cette question consisterait à observer le fonctionnement réel du cerveau, étant donné que les chercheurs ont fait l'hypothèse que le corps amygdalien des personnes sans inhibitions doit réagir différemment de celui des sujets inhibés.Cependant, la technologie pour mesurer cette fonction, soit l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, ou IRMF, n'était pas disponible jusqu'à récemment.Dans cette nouvelle étude, M.Schwartz et ses collègues ont eu recours à cette technologie pour étudier le fonctionnement du cerveau de 22 jeunes adultes qui avaient participé à une autre recherche dans leur enfance.Parmi les participants, 13 avaient été caractérisés comme étant inhibés lorsqu'ils étaient enfants.Neuf avaient été caractérisés comme non inhibés.Environ neuf années plus tard, lorsque les participants étaient au début de la vingtaine, les chercheurs ont utilisé la technologie IRMF pour étudier différentes régions de leur cerveau.Des images d'IRMF furent prises pendant que les sujets de l'étude examinaient les photos de six visages, chacune étant présentée plusieurs fois.Plus tard, les participants examinèrent un nombre plus grand de visages, dont certains étaient complètement nouveaux alors que d'autres avaient fait partie du premier test.Durant ce deuxième test, des images furent également prises.Les participants qui avaient été des enfants « inhibés » montraient un degré d'activité relativement élevé dans le corps amygdalien comparativement à leurs semblables qui avaient été catalogués sans inhibitions.En fait, deux des enfants inhibés ont présenté des troubles d'angoisse sociale plus tard tandis qu'aucun du groupe des « sans inhibitions » n'en a été atteint.Nature contre éducation « L'interprétation conservatrice de ce fait semble recouper l'hypothèse voulant que la différence entre les enfants, tôt dans la vie, reflète une différence dans la réactivité du corps amygdalien, soutient le Dr Schwartz.L'article dans Science n'en apporte pas la preuve, mais il existe des indices sérieux que ce pourrait être le cas.» « Grâce aux images d'IRMF, nous avons trouvé des traces des différences précoces de tempérament.Nous avons découvert que les personnes caractérisées comme inhibées lorsqu'elles étaient en âge de marcher présentaient plus tard des différences dans le corps amygdalien », explique le chercheur.« Les circuits du cerveau réagissent encore différemment, dit-il.Il est étonnant de constater que des différences individuelles innées dans la propension des petits enfants à réagir à des situations nouvelles sont associées à des différences persistantes dans la capacité de réaction du corps amygdalien après plus de 20 années de développement.Cette grande réactivité innée dans le corps amygdalien semble être un très grand facteur de risque de présenter une forme particulière d'angoisse sociale.» Ces découvertes pourraient contribuer à éclairer le débat nature contre éducation.Environ un tiers des enfants « inhibés » ont fini par souffrir du trouble d'angoisse sociale contre seulement 9 % chez les sujets « sans inhibitions ».« Ce que cela nous apprend, c'est ce que ce qu'on appelle le tempérament, qui n'est pas une pathologie, mais qui fait partie de la saveur particulière des êtres humains, est un facteur de risque de présenter ce genre de trouble, dit M.Schwartz.Mais ce n'est pas prédéterminé Plus des deux tiers des sujets n'ont pas présenté ce trouble.» Photo PC Environ un tiers des enfants « inhibés » évalués par des chercheurs ont fini par souffrir du trouble d'angoisse sociale contre seulement 9% chez les sujets « sans inhibitions ».SANTÉ Nouvel espoir pour les hommes rendus stériles par un traitement anticancéreux Associated Press MADRID \u2014 Pour la première fois, des chercheurs semblent être parvenus à rétablir la capacité de production de sperme chez des hommes rendus stériles par un traitement anticancéreux.Principal responsable de ces travaux présentés à Madrid à l'occasion de la conférence annuelle de la Société européenne de reproduction humaine et d'embryologie, le Dr Nikolaos Sofikitis, professeur d'urologie à l'Université grecque d'Ionnina, a expliqué qu'il attendait les résultats d'un test de fécondité réalisé sur la partenaire d'un de ses sujets.Pour les hommes confrontés à ce type d'épreuve, la seule solution consistait jusqu'alors à congeler leur semence avant le traitement afin de pouvoir l'utiliser par la suite.L'expérience a été menée sur six hommes atteints d'un cancer des testicules et qui devaient subir l'ablation d'une de ces glandes génitales.Au cours de l'opération, les scientifiques ont prélevé des échantillons de tissu sur le testicule sain et se sont assurés de l'absence de cellules cancéreuses.Les chercheurs ont ensuite placé l'échantillon dans des solutions chimiques afin de disperser les cellules et d'isoler les gamètes (cellules sexuelles), qui constituent le sperme chez l'homme.Ces gamètes, des cellules souches à 80 %, ont été congelées, avant que les six patients ne subissent la même chimiothérapie.Six mois après avoir terminé leur traitement, ces six hommes ont tous été considérés comme exempts de cancer.« Nous avons examiné cinq à sept échantillons de semence pour chacun d'eux », a précisé le Dr Sofikitis.« Aucun ne présentait de trace de sperme ».Les cellules sexuelles ont alors été décongelées et injectées dans le testicule sain de trois des six hommes.Treize mois plus tard, il est apparu que la glande était à nouveau « colonisée » par les gamètes productrices de sperme.Les trois hommes qui avaient reçu cette transplantation avaient retrouvé leur capacité de production de sperme, contrairement aux trois autres, restés stériles, selon le Dr Sofikitis.Les spermatozoïdes des hommes du premier groupe se sont toutefois révélés de quantité et de qualité inférieures à ceux d'avant le traitement.De surcroît, ils ne permettent pas une fécondation naturelle.Ils peuvent tout de même être utilisés dans le cadre d'un traitement contre la stérilité.« J'ai le sentiment qu'après quelques années, on pourra obtenir un sperme de bonne qualité », a conclu le chercheur grec, notant que cette méthode peut être appliquée à tous les hommes devant subir une chimiothérapie, à commencer par ceux atteints d'un cancer des testicules, qui sont des sujets jeunes par définition.Ces travaux ont été jugés encourageants par plusieurs spécialistes, qui ont aussi émis quelques réserves.« C'est prometteur », a commenté Lynn Fraser, professeur de biologie reproductive au King's College de Londres qui n'a pas participé à cette étude.« Le sperme congelé puis décongelé doit être utilisé dans les plus brefs délais car la congélation endommage les membranes.Si l'on parvient à obtenir une population de cellules souches pour produire du sperme, cela nous donnera davantage de flexibilité ».Alan Trounson, directeur de l'institut Monash de reproduction et de développement à Melbourne (Australie), a pour sa part exprimé la crainte que cette méthode ne présente le risque d'une réintroduction du cancer.« Il faut être absolument certain que les tissus utilisés ne sont pas cancéreux.Sinon, mieux vaut continuer à recourir au sperme congelé ». 4LP0801B0703 b08 jeudi 03 juillet 4LP0801B0703 ZALLCALL 67 21:01:26 07/02/03 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 3 JUILLET 2003 AILLEURS Les chants chiites, nouveaux tubes de l'été en Irak Agence France-Presse BAGDAD \u2014 Les chants religieux chiites sont devenus les tubes de l'été en Irak, détrônant crooners égyptiens et rockers internationaux, alors que les vendre, les posséder ou les écouter était passible de prison durant les 24 ans du régime de Saddam Hussein.« C'est une véritable ruée, nous ne vendons presque plus d'autres musiques », a déclaré à l'AFP Abou Mohamed Sabri, marchand de CD et de cassettes en gros.« Je suis dans le métier depuis 1977 et je n'ai constaté ce phénomène qu'une seule fois avec l'apparition du chanteur égyptien Amr Diab au milieu des années 1980 », a-t-il ajouté.« Aujourd'hui, Hussein al-Kerbalaï a détrôné Amr Diab et ses élégies ont éclipsé les chansons d'amour ou des airs plus rythmés », indique Abou Mohamed en actionnant une machine à copier les disques laser.La vitrine de son magasin Sawt al-Fann (La voix de l'art), au centre de Bagdad, porte un poster de l'imam Ali, cousin et gendre du prophète de l'islam Mahomet, et père du martyr Hussein.Près de l'image de l'imam portant un turban vert sur ses cheveux mi-longs et ses yeux de jais, une banderole noire, la couleur des chiites, annonce en caractères jaunes la vente du « Radoud Al-Husseini », chants à la gloire de Hussein, décapité en 680 sur les ordres du califat omeyyade.Le mot radoud désigne le choeur qui répond au chanteur en marquant le rythme en se frappant fortement la poitrine de la paume de la main.Certains fidèles chiites se flagellent le dos avec des fouets à multiples lanières de cuir ou de chaînes de métal, sur le rythme des chants.Le radoud est appelé railleusement lattamiyat par les sunnites en référence au latm, battre ses tempes en signe de désolation.Comme nombreux de ces chanteurs chiites irakiens, notamment son principal concurrent, Abou Bachir Al-Najafi, Hussein Al-Kerbalaï a fui l'Irak en raison de la répression de Saddam Hussein, et élu résidence en Syrie, notamment près de la mosquée de Sett Zeinab, fameux lieu de pèlerinage à Damas.Saddam Hussein avait fondé son pouvoir en partie sur une discrimination au profit de la minorité sunnite à laquelle il appartenait, contrôlant les manifestations chiites, notamment depuis le soulèvement de cette communauté en 1991 après la guerre du Golfe.Les chiites représentent environ 60 % des 25 millions d'Irakiens.« Vendre ou posséder ces enregistrements était passible d'un an et demi de prison sous Saddam », affirme Ahmed, propriétaire de l'échoppe Mouammal al-Sadr, spécialisée dans la vente de ces chants près du tunnel d'Al-Tayaran, au centre de Bagdad.« Nous vendons 1000 CD et 2000 cassettes par jour environ », précise Ahmed, en affirmant que « la majorité des clients sont des jeunes âgés de 17 à 35 ans ».Après la chute du régime le 9 avril, plusieurs centaines de milliers de chiites s'étaient rendus pour la première fois à Kerbala pour commémorer le souvenir du 40e jour suivant le martyre de Hussein.Loin de la frivolité des chansons modernes, les textes de ces chants évoquent ses louanges et déplorent en larmes sa mort.« Est-ce vraiment toi qui gît sur le sol, la face dans la poussière.Est-il vrai mon frère, que ton sang coule et que ton coeur a été perforé », chante Zeinab, la soeur d'Al-Hussein par la voix d'un chanteur.Photo AP Les posters des saints chiites ont réapparu dans les boutiques du centre de Bagdad.BEAUTÉ à la baie encore plus VotreCADEAU 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