La presse, 12 octobre 2003, Cahier A
[" CAHIER SOUVENIR CÉLÉBREZ AVEC NOUS LA NOUVELLE PRESSE DEMAIN, FÊTE DE L'ACTIONDE GRÂCE, LA PRESSE NE PARAÎT PAS.À MARDI ! LA PRESSE ET VOUS NOS LECTEURS TÉMOIGNENT PAGES A12 ET A13 SPORTS PLUS QUÉBEC RETROUVE SONROY PAGES S6ETS7 ENTREVUE DANS LES GEÔLES SAOUDIENNES PAGE A9 À VOS AFFAIRES DÉCOUVREZ NOTRE NOUVEAU CAHIER PATRICK ROY 119e année no 348 72 Montréal dimanche 12 octobre 2003 Le plus grand quotidien français d'Amérique pages 6 cahiers Brumeux, Max.21 Min.7 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 70¢ Exclue des mondiaux de cyclisme sur route GENEVIÈVE JEANSON ÉCHOUE À UNTEST SANGUIN PHOTO MARTINCHAMBERLAND, LA PRESSE Geneviève Jeanson a dû se retirer de l'épreuve sur route des Championnats du monde de cyclisme hier, après qu'un test d'hématocrite eut révélé que le volume de globules rouges dans son sang était trop élevé.PIERRE FOGLIA HAMILTON \u2014 Ils étaient trois.Il était 7h 30 hier matin quand ils se sont présentés au Best Western de la petite ville de Jordan, où est logée l'équipe cycliste canadienne.Dans le milieu du vélo, on les appelle les « vampires ».Ils sucent le sang des coureurs.Ils débarquent à l'aube, sans prévenir.Ils sont envoyés par l'Union cycliste internationale (UCI).Officiellement ce n'est pas un contrôle antidopage.Officiellement, il ne s'agit que de vérifier si le sang des coureurs n'est pas trop épais.Officiellement, il ne s'agit que de s'assurer que les coureurs sont aptes à courir.Ce matin, les vampires avaient choisi de tester l'équipe allemande, l'équipe hollandaise et l'équipe canadienne.Et dans l'équipe canadienne, ils ont retenu quatre coureuses : Lyne Bessette, Geneviève Jeanson, Manon Jutras et Amy Moore.Le sang que les vampires prélèvent est mis dans une centrifugeuse qui établit à l'instant l'hématocrite.L'hématocrite quantifie le volume de globules rouges dans le sang.La limite est fixée à 50 pour les hommes, et à 47 pour les filles.Au-delà de ces limites, l'athlète est mis au repos immédiatement pour 15 jours dans son propre intérêt.Monsieur, madame, vous ne pouvez pas courir pour raison de santé.C'est tout.Il n'y a pas d'histoire de dope là-dedans.L'hématocrite de Geneviève dépassait 47.Dès que les vampires lui ont annoncé qu'elle était inapte à prendre le départ, elle s'est effondrée en larmes dans les bras d'Yvan Wadell, l'agent d'affaires de l'équipe canadienne.« Elle était complètement détruite », raconte Yvan, lui-même encore bouleversé.« Elle pleurait à gros sanglots, elle disait des choses comme : Je ne sais pas comment je vais pouvoir vivre après ça, je veux mourir.» L'hématocrite exact est remis à l'athlète dans une enveloppe scellée.Libre à lui de le révéler ou non, mais c'est toujours un secret de Polichinelle.« Énorme », nous a révélé une source proche de la Fédération cycliste canadienne.Mais encore ?avons-nous insisté.Énorme, nous a-t-on répété.Dans ce domaine-là, l'énormité commence à 55.Quoi, pour les filles ?53 ?Manifestement pas au courant de cette fuite, Mlle Jeanson ne s'est guère aidée lorsque, en conférence de presse, elle a habilement suggéré, en se gardant bien de confirmer que c'était son cas, que passer la >Voir JEANSON en A2 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE « Bush nous avait dit que les défusionnistes de Longueuil avaient des armes de destruction massive.» \u2014La Sûreté du Québec L'histoire d'Antoine RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE À NEW YORK Le maire de New York, Michael Bloomberg, a dit : « On se demande ce qui se passe.On ne peut pas écrire un livre sur ça.» « Ça », c'est la découverte imposante d'un tigre de 270 kilos (et d'un alligator de 1m50) dans un appartement de Harlem, une histoire qui a fait la une des journaux de New York au cours des derniers jours et soulevé des questions existentielles.Il faut pardonner au maire Bloomberg de ne pas connaître L'histoire de Pi, le remarquable roman de Yann Martel, qui connaît un aussi grand succès à New York qu'à Montréal, Londres, Sydney, Hong Kong.Son emploi du temps ne lui permet sans doute pas de se perdre dans la littérature.Mais Martel a bel et bien écrit un livre sur « ça », et sur plusieurs autres choses encore.Au chapitre 13 de son roman, il mentionne un fait surprenant de la vie humaine : « Si vous preniez la ville de Tokyo, la tourniez à l'envers et la brassiez un peu, vous vous étonneriez des animaux que vous verriez en tomber.Il y aurait bien plus qu'une averse de chiens et de chats, je peux vous en assurer.Des boas constricteurs, des dragons de Komodo, des crocodiles, des piranhas, des autruches, des loups, des lynx, des wallabies, des lamantins, des sangliers sauvages \u2014 c'est le genre de pluie à laquelle votre parapluie pourrait s'attendre.» Et ce qui vaut pour Tokyo vaut pour New York.Samedi dernier, après avoir été alertée par le voisinage, la police a assiégé un HLM de Harlem où un félin appelé Ming, croisement de tigres du Bengale et de Sibérie, vivait dans un appartement de cinq pièces en compagnie d'un homme appelé Antoine Yates et de ses colocataires \u2014 humains et animaux.Ce jour-là, Antoine et ses colocs à deux pattes brillaient par leur absence.Au cours d'une opération commando qui a attiré une foule de curieux, l'équipe des urgences a percé un trou dans la porte de l'appartement pour repérer le tigre pendant qu'un policier descendait en rappel le long de la façade pour tirer à travers la fenêtre avec une arme chargée de tranquillisants.Après l'opération, le policier Martin Duffy a déclaré aux journalistes : « Je l'ai vu dans les yeux.Il a chargé deux fois et j'ai tiré.Il a chargé une dernière fois et il a brisé la vitre.» >Voir ANTOINE en A4 Aujourd'hui Àtire-d'aile L12 Bandes dessinées L8 Décès LPA15 Observateur LPA12 Génies en herbe A+S5 Grille thématique A+S5 Feuilleton L8 Forum A12-A15 Horaire télé A+S7 Horoscope LPA14 La presse d'ailleurs L6 Le monde A11 Loteries A10 Mots croisés L8 Mot mystère LPA15 Petites annonces - immobilier LPA12-13 - marchandises LPA13 - emplois LPA13 - automobile LPA13-15 21924 98765 6 1 Météo Brumeux, Maximum21, minimum7 Plus de détails en page L11 ©2003, HOMER TLC, inc.Tous droits réservés.Les services diffèrent selon le marché.N'attendez pas d'en avoir par-dessus la tête, confiez le travail aux Services à domicile Home Depot.Nous n'engageons que des professionnels qualifiés et leur travail est garanti.Pour une consultation gratuite, composez le 1 877 943-7663.Votre toit coule?Reprenez le dessus.Vous pouvez vous y fier.3166100A ACTUALITÉS JEANSON EN Journée noire pour le cyclisme canadien GENEVIÈVE JEANSON Date de naissance : 29 août 1981 Lieu de résidence : Lachine, (Québec) Taille : 1 m 67 Poids : 52 kg Faits marquants de sa carrière : Championne du monde junior du contre-la-montre et de la course sur route en Italie en 1999.Obtient la 15e position au contre-la-montre et la 11e dans la course sur route lors des Jeux olympiques de Sydney en 2000.Remporte le Tour de Gila au Nouveau-Mexique en 2001 et en mai dernier.Remporte la Classique Redlands en Californie en 2001 et en avril dernier.Membre de l'équipe Rona depuis 2000 et de l'équipe nationale depuis 1997.JEANSON suite de la page une limite par un poil, « 47 point quelque chose », suffisait à être déclarée inapte à courir.Elle ne s'est pas aidée d'avantage en révélant qu'elle dormait dans une tente hypoxique, qui recrée une atmosphère d'altitude, et que c'était sans doute pour cette raison que son hématocrite était très haut.Ces tentes hypoxiques (on dit aussi hypobares), où l'on a raréfié l'oxygène, apportent aux athlètes qui les utilisent les effets d'un entraînement en altitude.La médaillée d'argent en ski de fond à Salt Lake, Beckie Scott, et l'Américaine Demet- Barry, qui participaient à la course d'hier, utilisent aussi des tentes hypoxiques.Ni l'une ni l'autre ne sont allées dans le sens de Geneviève Jeanson.Jointe chez elle, Beckie Scott nous a dit n'avoir observé qu'une infime élévation de son hématocrite.Même remarque de Mme Demet-Barry.Pour le reste, cette conférence ne nous aura rien appris, Mlle Jeanson faisant preuve d'une extrême réserve dans ses réponses.Vous êtes-vous droguée ?Non.Aviez-vous déjà été testée comme ce matin ?L'hématocrite ?C'est la première fois.Avez-vous déjà pensé que cette tente hypoxique pourrait vous causer des problèmes ?Non.Vos commanditaires vous soutiennent- ils ?À 100 %.Lesdits commanditaires, présents dans la salle, ont dû quand même sursauter quand Mlle Jeanson, dans sa courte allocution d'entrée, nous a prévenus : « Je suis en état de choc, ma tête est gelée.» Mettons que l'expression était mal choisie.Quand ça va mal.Rappelons encore, la chose est importante, que Mlle Jeanson n'a pas eu des résultats positifs à un test antidopage.Tout ce qu'on sait pour l'instant, c'est qu'elle avait un énorme excès de globules rouges dans son sang et que, pour sa propre sécurité, on l'a empêchée de courir.Mais en même temps tout le monde sait bien que ces tests inopinés d'hématocrite sont reliés à la prise d'EPO, une hormone qui accroît justement la production de globules rouges.Quand il a été évident après le scandale du Tour de France (1997) que la prise d'EPO était généralisée dans le peloton cycliste, on a institué ces tests inopinés qui permettent de vérifier le volume de globules rouges dans le sang.C'est par exemple à la suite d'un de ces tests que Marco Pantani avait été empêché de prendre le départ de l'avantdernière étape d'un Tour d'Italie qu'il dominait pourtant complètement.On saura dans trois ou quatre jours pourquoi Mlle Jeanson avait un hématocrite aussi élevé.Comme le veut le règlement en pareilles circonstances, un échantillon de ses urines a été envoyé au labo de l'UCI à Lausanne, où l'on déterminera s'il y a eu prise d'EPO ou prise d'autres érythropoïétines de la même famille, comme la NESP ou la Dynepo.On saura ou on ne saura pas.Un opportun communiqué de l'UCI nous rappelait hier que souvent, dans des cas semblables, l'analyse des urines ne confirmé pas le soupçon apporté par la prise de sang.Ce que le communiqué ne dit pas, mais que les chimistes ne manqueront pas de confirmer pour peu qu'on leur pose la question (et on la leur a déjà posée), c'est que le sang garde plus longtemps la trace de l'EPO que l'urine.Le milieu cycliste a même un terme pour désigner ces cas : les faux négatifs.Bref, les athlètes ne sortent jamais tout à fait blanchis de ce genre d'histoire, d'autant moins quand ces histoires sont à rebondissements.C'était déjà le cas hier dans la salle de presse, où Mlle Jeanson était au centre de vieilles rumeurs.Journée noire pour le cyclisme canadien.Dans la course des juniors en matinée, le jeune Kevin Lacombe a chuté lourdement au premier tour.Il a été transporté à l'hôpital dans un semi-coma.Si son état n'inspire plus d'inquiétude, il reste quand même aux soins intensifs du General Hospital de Hamilton, où on le soigne pour une sévère commotion cérébrale.Journée noire qui avait commencée la veille par une nouvelle chicane dans l'entourage de l'équipe féminine, broutilles à côté de l'énorme tuile qui devait tomber sur le cyclisme canadien quelques heures plus tard.En quelque secondes, l'affaire Jeanson a donné à Hamilton des airs de Séoul quand on a appris que Ben Johnson était positif.Même consternation et accablement des uns, et déjà le ressentiment des autres \u2014 Lyne Bessette, mais surtout Manon Jutras, ex-coéquipière de Geneviève, vargeant joyeusement sur la galeuse.On vous félicite, les filles, à défaut d'une belle course, vous avez fait une belle job de bras.En attendant, dans la salle de presse, hier, les journalistes européens spécialistes du vélo regardaient s'agiter les journalistes canadiens avec un petit sourire qui semblait dire : bienvenue dans le club, les boys ! PHOTOS ARCHIVES LA PRESSE Geneviève Jeanson, avec Lyne Bessette en mai 2000, puis avec son entraîneur André Aubut, en 1999.À l'issue du contre-la-montre en Italie en octobre 1999 et enfin après sa victoire, à Montréal en mai dernier.AUTRES CAS DE TAUX D'HÉMATOCRITE TROP ÉLEVÉ Marco Pantani (Italie) Cyclisme Il a été contraint à l'abandon du Tour d'Italie, en 1999, après qu'un test sanguin eut révélé que son taux d'hématocrite était trop élevé.Il a été suspendu durant 15 jours, puis a fait face à une accusation pouvant lui valoir six mois de prison en Italie pour fraude sportive.Il a finalement été acquitté.Kaisa Varis (Finlande) Ski de fond Son taux d'hématocrite a été jugé trop élevé lors des Championnats du monde de ski nordique en 2003.Elle est sous le coup d'une suspension de deux ans.Larissa Lazutina (Russie) Ski de fond Les tests sanguins lui ont fait perdre deux médailles d'argent aux Jeux olympiques de Salt Lake City en 2002, ce qui lui a valu une suspension de deux ans.Elle avait également échoué à des tests en Italie et en Autriche quelques mois plus tôt.Olga Danilova (Russie) Ski de fond Tout comme sa compatriote Lazutina, elle a été suspendue pour deux ans parce qu'un test a révélé que son taux d'hématocrite était trop élevé lors des Jeux de Salt Lake City.Olga Yegorova (Russie) Athlétisme Elle a échoué à un test de dépistage d'EPO en juillet 2001 à Paris et a été suspendue par l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF).Or, en raison de problèmes de procédure, sa suspension a par la suite été levée.Hématocrite, EPO et dopage en sept questions Day-Date en platine.SIMON DROUIN QQu'est-ce que l'hématocrite ?RC'est le volume occupé par les globules rouges par rapport à la quantité de sang total.On peut le déterminer en utilisant une centrifugeuse appelée hématocrite.QGeneviève Jeanson est-elle accusée de dopage ?RNon.À la suite de deux prélèvements sanguins effectués de manière inopinée en matinée, son hématocrite a été jugé plus élevé que le plafond permis par l'Union cycliste internationale depuis 1997 (47% pour les femmes et 50% pour les hommes).Par conséquent, elle a été déclarée inapte à prendre le départ hier.Elle sera retirée de la compétition pour 15 jours.QQuel est l'hématocrite moyen d'un être humain ?REntre 40 et 44 %.QSi Jeanson n'est pas accusée de dopage, pourquoi l'empêche-t-on de courir ?ROfficiellement, c'est pour des raisons de santé.Plus l'hématocrite est élevé, plus le sang est épais (risques de thrombose ou d'accident cardiovasculaire).QPourquoi l'érythropoïétine (EPO) est-elle évoquée dans le cas de Jeanson ?RLa vérification de l'hématocrite découle de rumeurs de prise massive d'EPO par des coureurs cyclistes néerlandais à la fin des années 80.Des décès suspects de cyclistes trentenaires sont survenus sans qu'on ait toutefois pu établir de lien tangible avec l'EPO.Hormone produite naturellement par les reins, l'EPO est aussi une drogue très prisée des athlètes de fond comme les cyclistes et les marathoniens, parce qu'elle favorise le transport de l'oxygène aux muscles en augmentant le nombre de globules rouges dans le sang.QAprès la découverte d'un taux d'hématocrite trop élevé, que s'est-il passé dans le cas de Jeanson ?RComme le prévoit le règlement, elle a dû se soumettre à un prélèvement d'urine.L'échantillon sera envoyé pour analyse dans un laboratoire de Lausanne, en Suisse.Le test cherchera à vérifier s'il y a présence ou non d'EPO dans son organisme.Les résultats ne seront connus que quatre jours après l'arrivée de l'échantillon d'urine en Suisse.QQu'est-ce qui attend Jeanson si on découvre de l'EPO dans son urine ?RElle sera suspendue pour une période de deux ans.Si l'échantillon ne révèle rien, elle devra se soumettre à un autre test d'hématocrite dans 15 jours afin de savoir si elle est apte à reprendre la course. ACTUALITÉS ÉTAT DECHOC DOPAGE Les autorités canadiennes manquent de volonté, soutient le Dr Ayotte «L'athlète a intérêt à trouver une bonne raison pour expliquer cet hématocrite élevé.» SIMON DROUIN HAMILTON \u2014 Si les autorités canadiennes en matière de dopage sportif, en l'occurrence le Centre canadien pour l'éthique dans le sport (CCES) et les fédérations nationales, faisaient preuve d'une plus grande volonté, Geneviève Jeanson ne se retrouverait peutêtre pas dans une telle situation, déplore Christiane Ayotte.Le chef du laboratoire antidopage de l'Institut national de recherche scientifique (INRS) ne comprend pas que les athlètes canadiens ne soient pas soumis à des hématocrites comme celui qui a causé l'exclusion de Jeanson aux Championnats du monde de cyclisme sur route, hier matin.« C'est choquant quand un athlète se retrouve dans une telle situation.Les athlètes s'entraînent très fort pour ces compétitions, qui souvent ont plus d'importance que les Jeux olympiques.Et là, elle (Geneviève Jeanson) doit s'en retourner chez elle.C'est un choc », a commenté Mme Christiane Ayotte, jointe chez elle hier soir.Fédérations Dans le cas du cyclisme et du ski de fond, les fédérations canadiennes savent très bien que leurs athlètes risquent d'être soumis à de tels types de tests.Alors pourquoi ne font-elles pas des demandes de tests auprès des autorités concernées ?se demande Mme Ayotte.Il ne faut pas s'énerver tout de suite, parce ce n'est pas un cas de PHOTO ARCHIVES PC dopage révélé.En 2000, aux Jeux de Sydney, Geneviève Jeanson a dû affronter la pluie lors de la course sur route.Aujourd'hui, elle doit faire face à une autre sorte de tempête.Condamnation sans appel de la cycliste Lyne Bessette «On attendait juste de savoir quand ça allait sortir.» « Au Canada, on est au stade du projet-pilote.À mon laboratoire, on possède l'analyseur sanguin en question.Il n'a servi qu'une quinzaine de fois au cours des deux dernières années.L'Agence mondiale antidopage effectue ce genre de tests.Ça commence à bouger, mais c'est dommage que ça n'ait pas bougé avant.» « Je me fais dire qu'il y a un manque d'argent, a poursuivi la chercheuse.C'est vrai que pour recueillir les échantillons, ça prend un médecin et une infirmière sur place.Il faut aussi transporter les échantillons réfrigérés jusqu'au laboratoire, parce que la machine de notre laboratoire n'est pas portable.» En attente des résultats Cela dit, les commentaires de Mme Ayotte ne signifient pas qu'elle absout Geneviève Jeanson pour autant.Comme tout le monde, elle attend les résultats des analyses d'urine qui seront menées dans un laboratoire de Lausanne, en Suisse \u2014 le meilleur en la matière, selon elle.« Ce n'est pas la première fois qu'un athlète se retrouve dans cette situation, a précisé Mme Ayotte.Il ne faut pas s'énerver tout de suite, parce ce n'est pas un cas de dopage révélé.Mais l'athlète en question a intérêt à trouver une bonne raison (pour expliquer cet hématocrite élevé).AUTRES TEXTES Les résultats des Championnats du monde de cyclisme qui se déroulent à Hamilton en page S4 SIMON DROUIN HAMILTON \u2014 Pour trouver du réconfort, Geneviève Jeanson devra chercher ailleurs que du côté des autres québécoises membres de l'équipe canadienne.Si l'Union cycliste internationale (UCI) ne fait jamais directement référence au dopage lorsque le taux d'hématocrite d'un athlète est jugé trop élevé \u2014 parlant plutôt d'un retrait préventif pour des raisons de santé \u2014, Lyne Bessette n'a pas hésité à condamner sans appel celle qui a été sa grande rivale sur la scène nationale au cours des dernières années.« Quand quelqu'un fait quelque chose de pas correct, il faut qu'il soit puni », a commenté Bessette, hier après-midi, après avoir pris le 17e rang de la course sur route.La cycliste de Knowlton a poursuivi en lâchant une phrase encore plus lourde de sens : « On attendait juste de savoir quand ça allait sortir, et c'est sorti aujourd'hui.» Bessette, 28 ans, a ensuite tenu à prendre ses distances par rapport à Jeanson.« C'est jamais le fun d'entendre des choses comme ça, quel que soit le sport, mais nous, on n'a rien à voir là-dedans.On a bien fait face à la situation aujourd'hui, a-telle déclaré en faisant référence à ses quatre autres coéquipières.Elle (Jeanson) est assez vieille pour penser à ce qu'elle fait et je ne suis pas responsable de ce qu'elle fait.» Pensez-vous qu'une telle situation risque d'éclabousser l'ensemble du cyclisme canadien ?a-t-on demandé à Bessette.« Je ne penserais pas.Ça ne concerne qu'une seule personne et c'est tout.» Manon Jutras, 35 ans, a offert sensiblement la même réponse à cette question.« Je ne pense pas, a répondu celle qui a été coéquipière de Jeanson pendant deux ans dans l'équipe cycliste Rona.Il n'y a aucune relation entre Geneviève et les autres Canadiens.Je trouve ça dommage pour le cyclisme, point.Elle devra faire face à la musique.Ce sont ses actions et elle devra prendre ses responsabilités.» Cinquante-quatrième de la course d'hier après avoir fait du travail pour son équipe, Jutras, originaire de Verdun, estime que la bombe qui est tombée en matinée n'a pas miné le moral des cinq Canadiennes qui s'apprêtaient à prendre le départ : « Ça peut paraître surprenant, mais ça a eu un impact très positif, a-t-elle dit.Ça nous a ressaisies et on s'est dit : On est cinq à faire face à la musique, mais on va toutes être là.» Sue Palmer-Komar, qui a obtenu le meilleur classement canadien avec une 13e place, est la coureuse qui a démontré le plus d'empathie à l'égard de Jeanson.« Oui, je suis inquiète pour la suite de sa carrière », a mentionné la cycliste de 36 ans.La Française Jeannie Longo Ciprelli, celle qui a pratiquement mis au monde le cyclisme féminin, s'est pour sa part dite attristée pour la cycliste québécoise.« C'est une fille courageuse et talentueuse et c'est dommage pour elle, a dit la coureuse de 44 ans, sixième hier.Je connais son volume d'entraînement.Ce sont des juniors qu'on entraîne comme des folles.On ne les économise pas assez.C'est une fille qu'il faut bien encadrer.» En fin d'après-midi, le président de l'Association cycliste canadienne, Bill Kinash, a invité les gens à faire preuve de prudence dans leurs commentaires : « L'Association cycliste canadienne est très déçue puisqu'un de nos meilleurs espoirs de médailles, Geneviève Jeanson, n'a pas pu commencer la course aujourd'hui.Nous savons qu'elle est bouleversée, comme nous tous.Il est très important de souligner que ceci n'est pas dû à un test positif de dopage, mais plus à une situation dans laquelle un coureur a été déclaré ne pas être en condition pour la compétition », a lu M.Kinash avant que Jeanson ne réponde aux questions des journalistes.Lors de ce point de presse, Jeanson a affirmé que la compagnie Rona, principal commanditaire de son équipe professionnelle, l'appuyait sans réserve.« Les gens de Rona sont 100% derrière moi et ils ont 100% confiance en moi », a-t-elle assuré. SUITEDE LA UNE Yates a perdu son tigre, son appartement, 7000 $ et des «manuscrits » ANTOINE suite de la page A1 Une fois le tigre endormi, d'autres policiers se sont introduits dans l'appartement, qui servait également de zoo.Une vidéo de l'opération les montre assis sur un alligator, en train de le ligoter.Le tigre et l'alligator ont été envoyés dans le Midwest, où ils reçoivent les soins appropriés.Et leur propriétaire a été appréhendé et traduit en justice.Lors de sa comparution, mercredi dernier, Antoine Yates, chauffeur de taxi au chômage, avait un bras en écharpe et une jambe enserrée dans un pansement.Une semaine plus tôt, Ming l'avait mordu jusqu'à l'os.« Il ne m'a pas attaqué », a néanmoins déclaré Antoine aux journalistes après sa comparution, où le New-Yorkais de 37 ans a été inculpé pour mise en danger de la vie d'autrui.« Je me suis retrouvé entre deux feux.» Selon Antoine, la cible de Ming était un chaton qui vivait dans l'appartement depuis une semaine seulement.Antoine l'avait trouvé dans la rue et lui avait donné refuge.Il a l'habitude de ramasser des animaux esseulés depuis sa plus tendre enfance.En ce sens, il ressemble à sa mère, qui a accueilli une douzaine d'enfants chez elle.Mais son amour des animaux est devenu avec le temps de plus en plus exotique.Selon le Daily News, il a déjà adopté un lionceau, qui serait mort sous les crocs de Ming.Et le tigre semblait vouloir réserver le même sort au petit chaton d'Antoine quand celui-ci a tenté de faire la paix entre les deux.« J'ai mis mon corps entre Ming et le petit chaton », a expliqué Antoine aux journalistes.Et Ming a failli lui arracher la jambe.À l'hôpital, Antoine a prétendu avoir été mordu par un bull-terrier, mais personne ne l'a cru.Sentant la soupe chaude, il n'a pas attendu son congé pour aller se réfugier chez sa mère, à Philadelphie, où il a finalement été arrêté.Ming n'était bien sûr lui-même qu'un adorable chaton quand il a été adopté.Antoine pouvait le tenir dans le creux de ses bras pour le nourrir à la bouteille.Quatre ans plus tard, cependant, le tigre se nourrissait de poulet cru que son propriétaire achetait au marché du coin.Il occupait une des cinq pièces de l'appartement, les autres quartiers étant répartis entre Antoine, sa blonde, sa fille de 4 ans, un couple d'immigrants dominicains et, bien sûr, l'alligator.Dans le roman de Yann Martel, le personnage principal, Piscine Molitor Patel, doit partager l'espace exigu de son canot de sauvetage avec un tigre de Bengale appelé Richard Parker.Dérivant sur le Pacifique, l'adolescent et le fauve apprennent à coexister, une histoire invraisemblable à laquelle l'auteur réussit à nous faire croire, la foi étant le sujet de son livre.Pour Antoine Yates, cette coexistence a mal tourné.Il a perdu son tigre, son appartement et, s'il faut l'en croire, 7000 $ et des « manuscrits importants », qui auraient été subtilisés pendant l'opération commando.Il a besoin d'argent et il veut écrire un livre sur son histoire.« Je suis loin d'être fou », a-t-il dit.189$ /par mois ou 16 000$ MILLIONS INVENTAIRES JAPONAIS, CORÉENS &AMÉRICAINS EN ÇA VA UT LE DÉTOUR ! 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Ça n'a surpris personne.Tout le monde savait qu'il gagnerait.Arnold gagne tout le temps dans ses films.Arnold Schwarzenegger est gouverneur de la Californie.Et on fait comme si c'était normal.On l'avait prédit, c'est ça qui est ça.Wô, minute ! Réveillez-vous ! C'est pas un film ! Arnold Schoiszebigger est vraiment gouverneur de la Californie.Le big boss de l'un des plus importants États des États- Unis.C'est pas normal ! Le gars est un ancien culturiste qui a passé la première partie de sa vie à essayer d'avoir un six-pack sur le ventre.Il n'a pas étudié la constitution ni oeuvré dans des projets sociaux.Non : il s'est piqué au Ben Johnson pour que son mollet devienne plus gros que son cerveau.Quand il a réussi, il est parti à Hollywood faire des films de gros bras.Il n'a pas joué dans Z ou Sacco et Vanzetti.Non.Hercule, Terminator, des films où l'on tue du monde.Aucun film politique ou engagé.Il a amassé plein d'argent.Puis, un jour, les gens se sont tannés.Terminator, faut que ça se termine à un moment donné, le nom le dit.Quand ça fait 20 films que tu tues du monde, il finit par n'y avoir plus personne à tuer.Mais Arnold Sorslesaltandpepper ne voulait pas que les gens arrêtent de le regarder.Quand t'as travaillé pendant 30 ans pour te bâtir un corps, tu ne veux pas que ce soit juste ton chien qui le voie.Alors il s'est demandé dans quel autre domaine, à part le culturisme et le cinéma, on pouvait gagner sa vie seulement en se montrant.Et il a trouvé.La politique.Pendant quelques secondes, il a hésité.Il a réfléchi.Oui, ça lui arrive parfois, quand le mollet laisse passer un peu de sang au cerveau.Il s'est dit : « Suis-je assez intelligent pour devenir politicien ?» Puis il a vu Bush à la télé et il s'est mis à rire.Bush est une belle inspiration pour tous les morons.Arnold Saskatchewanner s'est donc présenté au poste de gouverneur.Le monde a ri.Pas longtemps.On a eu beau trouver tous les scandales les plus scabreux, Arnold se dirigeait indubitablement vers la victoire.Arnold s'est drogué.Arnold a participé à des orgies.Arnold a admiré Hitler.Arnold a harcelé sexuellement des dizaines de femmes.Aucun de ces scandales ne l'a atteint.Aucun de ces scandales n'a arrêté sa course.Comme les balles dans Terminator, les scandales ont rebondi sur lui.Imaginez, Denis Coderre a failli perdre son ministère parce qu'il a passé un week-end dans le chalet d'un ami.Arnold commet toutes les écoeuranteries de la Terre et il gagne quand même.Pensez-y deux minutes.Si Denis Coderre s'était drogué pour sculpter son corps, s'il avait participé à de nombreuses partouzes, s'il avait été membre du parti nazi et s'il avait harcelé Sheila Copps et Lucienne Robillard à plusieurs reprises, pensez-vous qu'il serait encore là ?Non.Parce que Denis Coderre existe.Arnold n'existe pas.Les Californiens n'ont pas voté pour le programme d'Arnold.Arnold n'a pas de programme.Et même s'il en avait un, on ne le saurait pas.Après deux mots, on ne comprend plus rien de ce qu'il dit.Ça fait 15 ans que, dans tous ses films, il ne dit que des phrases de deux mots.Rendu au troisième, sa mâchoire se bloque.Les Californiens n'ont donc pas voté pour Arnold le politicien.Les Californiens ont voté pour Arnold le héros.Arnold le Terminator.Mesdames et messieurs, il se passe en ce moment quelque chose d'étrange.La réalité est en train d'envahir la télé, et la fiction est en train d'envahir la vraie vie.Il se passe comme un échange d'énergie.Avant, la fiction était dans la télé et la réalité était dans la vraie vie.Maintenant, c'est le contraire.Les Américains ont eu peur le 11 septembre, alors ils élisent Arnold Shupasschumaccher pour les défendre.Si Sylvester Stallone se présentait dans l'État de New-York, Jean- Claude Van Damme dans l'État de la Floride et Jackie Chan dans l'État du Rhode Island, ils seraient élus aussi.À force de voir la réalité à la télé et des mensonges dans la vraie vie, les gens ne savent plus la différence entre la réalité et la fiction.Tout est rendu vrai.Ou faux.C'est selon.Ont-ils des armes de destruction massive ou pas ?On ne le sait plus.Au moins, on a Arnold.Aux débuts de la télé, les gens allaient porter des boîtes de conserve devant la maison d'Andrée Champagne parce qu'ils voulaient qu'elle mange.Ils avaient vu au petit écran Séraphin interdire à Donalda de souper, alors le lendemain, ils allaient arranger ça.Après quelques années, les gens ont compris que ce qui se passait dans le téléviseur n'était pas vrai.Qu'il y avait deux mondes.Les gens l'ont compris mais ils n'en ont jamais été convaincus.C'était plus fort qu'eux.Quand ils voyaient Jean-Paul Belleau au dépanneur, ils le traitaient de courailleux.En riant, bien sûr.Mais pas tant que ça.Aujourd'hui, on leur dit que ce qu'ils voient à la télé est vrai.Ils le croient, car ils ont toujours voulu le croire.Ils le croient tellement qu'ils élisent Terminator.Dans la vraie vie, c'est un triple moron, mais au grand écran, c'est le seul homme capable de sauver le monde, alors c'est évident que c'est lui que ça prend.Ben Laden et Saddam ne resteront pas libres longtemps ! Arnold Shashpeuxtucomysonsuckers va s'en occuper.La réalité et la fiction ont changé de place.Désormais, la vie est une fiction.Si le médecin de La Grande Séduction se présentait aux élections, il deviendrait ministre de la Santé avec une grande majorité.Virginie obtiendrait facilement le ministère de l'Éducation.Et Jack Carter prendrait en main celui de la Justice.Même s'il est sorti avec toutes les danseuses nues du Québec.Bernard Landry l'a compris : pour avoir la sympathie des gens, il faut être vedette de cinéma.Il paraît que Pauline Marois et François Legault se font actuellement filmer par une équipe nuit et jour.Que Paul Martin se dépêche de prendre le pouvoir, car le prochain premier ministre du Canada risque d'être Ben Mulroney, la Canadian Idol ! « Tout est dans tout », a dit le grand Raoul Duguay.Il a tellement raison ! On vient de traverser le miroir.La victoire d'Arnold Squeezelastagiaire, c'est la victoire de la fiction.Les gens croient n'importe quoi, car ils ne croient plus en rien.Le pire, c'est qu'on ne verra même pas la différence.Le vrai Bush ou le faux Arnold Shaschpeuxtukechoiswinner ?C'est la même différence.La vérité est partie il y a bien longtemps.stephane@stephanelaporte.com Les problèmes auxquels font face les femmes enceintes aujourd'hui, remontent souvent aux mauvaises habitudes de posture et à une capacité respiratoire bien limitée.Votre expérience d'être mère peut être transformée par la Technique Alexander, sans compter les nombreux bénéfices sur la santé et le développement de votre enfant.Utilisez les principes démontrés dès les 4 premières séances et vous réduirez stress et angoisses ! 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ACTUALITÉS Le smog obscurcit le ciel de Montréal RAYMOND GERVAIS Un épais manteau de smog a recouvert la région de Montréal, hier, à cause d'une nappe polluante qui s'est formée dans la nuit de vendredi à samedi au-dessus de la vallée du Saint-Laurent.De nombreux Montréalais et banlieusards ont d'abord cru qu'il s'agissait de brume, mais une forte odeur de fumée et la couleur jaunâtre du ciel les ont vite détrompés.Les personnes souffrant d'asthme ou de problèmes respiratoires et les jeunes enfants étant particulièrement vulnérables en de telles circonstances, la direction de la santé publique de Montréal a conseillé à ces personnes d'éviter le centre-ville et de demeurer à l'intérieur de leur domicile.Elle a aussi recommandé aux automobilistes d'éviter de conduire leur véhicule et demandé aux Montréalais de ne pas utiliser leur foyer ou leur poêle à bois.Luc Lefebvre, surintendant et ingénieur au Service de l'inspection et de l'échantillonnage du Service de l'environnement à la Ville de Montréal, a expliqué que les polluants provenant des véhicules, des systèmes de chauffage au bois et des industries sont directement responsables de la création des particules polluantes qui demeurent en suspension audessus de la ville.Le smog est un phénomène rare à Montréal en automne.Il est causé par un phénomène météorologique que l'on appelle inversion thermique.Il se forme lorsqu'une couche d'air froid en basse altitude se trouve emprisonnée entre le sol et une autre masse d'air chaud en haute altitude.En l'absence de vent ou de pluie, l'air demeure stationnaire au-dessus de la vallée du Saint- Laurent.Le smog n'a pas empêché les Montréalais de profiter d'une magnifique journée pour se balader sur le mont Royal, dans la rue Saint-Denis ou le Vieux-Port.L'été des Indiens se poursuivra aujourd'hui, mais de la pluie accompagnant une masse d'air froid ramènera l'automne dès cette nuit.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE© Un nuage de pollution a obstrué le ciel de Montréal, hier, donnant des airs de spectres aux tours à bureaux du centre-ville.CÉLÉBRITÉS.tous les dimanches dans La Presse Composez le (514) 285-7274 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 VOUS AVEZ UN ÉVÉNEMENT À CÉLÉBRER?CELEB 12/10/03 50e ANNIVERSAIRE DE MARIAGE (le 10 octobre 1953) Madeleine Legault et Philippe Filion Merci pour ce bonheur partagé! Avec tout notre amour, Isabelle, Danielle, Chantal, François, conjoint(e)s et petits-enfants GRADUATION Félicitations à Mme Francine Lapierre Pour avoir obtenu avec distinction son baccalauréat en administration des affaires, à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) le 4 octobre 2003.FÉLICITATIONS À Mme Elizabeth (Betty) et M.Maurice Leduc qui ont célébré leur 50e anniversaire de mariage le 12 juillet dernier, entourés de leurs enfants, petits-enfants, famille et amis.Paul Beauchesne La meilleure des retraites! Nous sommes heureux après quarante ans de te garder à la maison.Claudia, les grands et les petits-enfants 30%de rabais mode automnale griffée pour femme To Gomc, To Gomc Sport et Mantlesmc.Tailles courantes, petites et grandes.SOLDE D'UN JOUR À L'ACTION DE GRÂCE 30%de rabais mode pour enfant Tenues d'extérieur et de nuit, sous-vêtements et chaussettes dans le lot.Exception : sousvêtements Jockey pour enfant.40%de rabais pantalons et chemises tout-aller Haggar et mode sportive Adidas pour homme 25%de rabais bijoux Roots en argent fin 30%de rabais mode d'extérieur Pour homme.To Gomc, London Fog et Pacific Trail 10%de rabais petits électros de cuisine et de soins personnels, rasoirs électriques, fers à repasser, purificateurs d'air, range-placards, molletons et housses de repassage 40 % de rabais jeans Levi's pour homme Ord.69,99 $ à 79,99 $ Solde 41,99 $ à 47,99 $ 25%de rabais canapés-lits 25%de rabais vaisselle, verrerie, articles de cuisine en bois et en inox, ensembles French White, ustensiles de cuisson Beaumark®, moules et plats à cuisson 15%de rabais ustensiles de cuisine et gadgets Henckels, Good Grips et To Gomc Ustensiles de cuisson Henckels dans le lot.25 % de rabais tenues automnales d'extérieur pour femme 50%de rabais bagages Exceptions : bagages Eddie Bauer, Swiss Army, « Aubaine la Baie », Outline® et ceux à parois rigides.50%de rabais batteries de cuisine et articles suivis assortis Lagostina, Cuisinart, Kitchen Aid, Anolon, Circulon et T-Fal.Exception : articles « Aubaine la Baie».Le choix varie selon le magasin.Les rabais sont sur nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Exceptions : articles « Notre meilleur prix chaque jour », « Nouvellement réduit », « Atout griffé », « Achat-choc » et ceux des rayons concédés.encore plus 50%de rabais additionnel mode griffée et lingerie à prix de liquidation pour femme.Sur nos derniers prix étiquetés.30%de rabais additionnel mode à prix de liquidation pour femme, homme et enfant Sur nos derniers prix étiquetés.30%de rabais additionnel ces articles à prix de liquidation : bijoux et montres ainsi que les accessoires mode et sacsàmain pour femme Sur nos derniers prix étiquetés.NOSMAGASINS SONT OUVERTS LE LUNDI 13 OCTOBRE 25 % de rabais sélection mode griffée pour elle Melrose, mac & jac, Nygård Collection, Alia, Alia Sport et Evan Picone.sélection mode griffée pour elle Tailles petites et grandes offertes dans certaines marques.Dernière journée! 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reconnue par le comité Nobel pour sa lutte acharnée pour les droits des femmes et des enfants devant les tribunaux iraniens, était déjà parvenue à une entente avec sa grand-mère, Ekmat Kazemi, à Téhéran, pour représenter les intérêts de la famille pendant le procès du présumé meurtrier de Zahra Kazemi.Ce procès, qui a commencé mardi dernier avec la lecture de l'acte d'accusation et la réponse de l'accusé, Mohammed Reza Aghdan Ahmadi (qui a plaidé non coupable), a été ajourné.L'employé du ministère des Renseignements devra répondre à des accusations de meurtre quasi intentionnel.S'il est condamné, il sera passible d'une peine variant de un à trois ans d'emprisonnement.Interrogé par La Presse hier, Stephan Hachemi est revenu sur ses premières déclarations.« On espère que Chirine Ebadi acceptera de s'engager dans le procès », a précisé le jeune homme de 26 ans qui habite à Montréal.Reconnaissant le travail exceptionnel de Mme Ebadi dans plusieurs causes semblables à celle de Zahra Kazemi, M.Hachemi a réitéré hier sa grande admiration pour l'avocate.« L'annonce du prix Nobel qui lui a été décerné est la meilleure nouvelle que j'aie reçue depuis le décès de ma mère », a dit le jeune homme.Mme Ebadi, qui pratique le droit à Téhéran, a déclaré hier qu'elle ne ferait pas connaître sa décision avant son retour en Iran, mardi.Situation délicate Des sources iraniennes ont dit à La Presse hier qu'il serait fort risqué, voire dangereux, pour Mme Ebadi de prendre position sur le cas Kazemi alors qu'elle est en voyage à l'étranger.La triste histoire de la photographe qui détenait les nationalités canadienne et iranienne, est à la base d'une véritable joute politique entre l'aile conservatrice et l'aile réformatrice de l'appareil étatique iranien.La mort de la femme de 54 ans aux mains des autorités iraniennes et son enterrement en Iran ont aussi poussé le Canada à rappeler son ambassadeur pendant plus de deux mois.Questionnée sur l'impact de l'obtention du prestigieux prix Nobel sur son travail en Iran, Mme Ebadi se disait optimiste : « Je ne suis pas certaine des réactions en Iran, mais pour tous les défenseurs des droits de la personne, ce prix est une excellente nouvelle.Ça va nous donner plus de force dans ce que nous faisons.» Selon elle, le vent de changement qui souffle sur l'Iran ne peut être freiné par quelque force politique que ce soit.Même le départ annoncé de Mohammad Khatami, président réformateur élu en 1997 par une populat i o n qui s ouha i t a it un assouplissement du régime islamique, ne lui fait pas peur.« Le mouvement réformiste dépend des Iraniens, pas de M.Khatami.Les Iraniens vont continuer dans le même sens, même après son départ », soutient la femme de 56 ans, qui a été la première Iranienne à devenir juge en 1975 avant d'être destituée en 1979, après la révolution islamique.La grande championne des droits de la personne n'entend pas cependant briguer un poste aux prochaines élections.«Les défenseurs des droits de l'homme sont un contre-pouvoir et ne devraient jamais faire partie d'un parti politique.Je n'ai aucune ambition en ce sens », a-t-elle précisé.Féministe musulmane Mme Ebadi peut toutefois être considérée comme une des figures de proue du mouvement réformiste qui cherche la transformation de la république islamique plutôt que sa chute.« C'est une féministe musulmane.Elle travaille à l'intérieur du système iranien dans le but de transformer l'application de la charia (loi islamique).Elle est responsable de grands changements dans la charia, mais elle les a obtenus en parlant le langage des islamistes », a expliqué hier Roksana Bahramitash, spécialiste de l'Iran à l'Institut d'études féministes Simone-de- Beauvoir de l'université Concordia.se poursuit durant le week-end de l'Action de grâce Des aubaines partout en magasin 699 $ Grand lit duos-sommeil de Sealy, les préférés au pays encore plus NOS MAGASINS SONT OUVERTS LE LUNDI 13 OCTOBRE EN VIGUEUR OBTENEZ JUSQU'À 50 % PLUS DE POINTS EN UTILISANT 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Je n'ai plus le goût de rire du tout.Je panique, j'ai les nerfs à fleur de peau.Tout m'énerve et m'ennuie à la fois.Je ne m'émerveille plus de quoi que ce soit.Je m'isole, j'ai perdu le désir d'apprendre.Je fuis, je me cache de tout et de moi-même.Je suis une catastrophe ambulante.Comment peut-on descendre si bas?Je me sens flotter dans un vide sans fin.On ne peut pas vivre comme ça! Je ne me reconnais plus.Qu'est-ce que j'ai fait de mes rêves?J'ai l'impression que quelque chose en moi est brisé.Je suis au bout du rouleau, j'ai des idées noires à longueur de journée.Holà, mon lapin! Vous avez besoin d'un coup de pouce pour remonter la pente?Décontrak-Tin décontracte et vous aide à reprendre le chemin.Tension, nervosité, insomnie?Décontrak-Tin! Aux p'tits soins, mon lapin! 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MONDE BAGDAD REVISITÉ Après avoir vécu un mois sous les bombes, au printemps dernier, notre reporter est retourné cette semaine à Bagdad.Il poursuit sa série de reportages.Bush prône une «stratégie claire» Murs de sécurité, embouteillages et Internet JEAN-LOUIS DOUBLET AGENCE FRANCE-PRESSE WASHINGTON \u2014 En dépit des difficultés rencontrées pour stabiliser et reconstruire l'Irak, le président américain George W.Bush a affirmé hier avoir une « stratégie claire » pour ce pays.« L'objectif de notre coalition est d'aider les Irakiens à construire un pays stable juste et prospère qui ne pose pas de menace pour l'Amérique et le monde.Pour atteindre ce but, nous poursuivons une stratégie claire », a déclaré M.Bush lors de son allocution hebdomadaire radiodiffusée.L'Irak vient pourtant de traverser une semaine noire avec la mort d'une vingtaine de personnes, dont un diplomate espagnol, et de plusieurs soldats américains ces trois derniers jours.Six mois après la chute de Bagdad, George W.Bush se veut optimiste.La Maison-Blanche a lancé cette semaine une offensive médiatique pour persuader l'opinion publique américaine que la situation en Irak est noircie par les médias.L'administration républicaine veut répondre aux sondages montrant que les Américains, à un peu plus d'un an de l'élection présidentielle, sont de plus en plus nombreux à douter d'une issue rapide à la crise en Irak et à remettre en cause la décision de partir en guerre contre Saddam Hussein.Washington peine aussi à obtenir l'accord des Nations unies à une résolution qui permettrait à l'ONU d'envoyer troupes, argent et fonctionnaires en Irak.M.Bush, qui va partir mercredi pour une tournée d'une semaine en Asie, a assuré hier que les États-Unis voulaient « élargir la coopération internationale pour la reconstruction et la stabilisation de l'Irak ».Il n'a toutefois fixé aucun calendrier pour le transfert du pouvoir aux Irakiens.Cette absence de date constitue l'un des points de friction avec plusieurs pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU, dont la France et l'Allemagne.Le chef de la diplomatie américaine, Colin Powell, a démenti vendredi que Washington s'apprêtait à retirer son projet de résolution faute de soutien suffisant et travaillait pour l'instant à des aménagements.« Nous avons quelques idées sur la manière de prendre en compte les préoccupations exprimées par les membres du Conseil de sécurité sur le dernier projet, tout en préservant nos principes et nos positions », a déclaré le chef de la diplomatie américaine.Sur le plan économique, le président américain a mis en avant hier l'introduction la semaine prochaine d'une nouvelle monnaie en Irak.Selon lui, des progrès sont également effectués dans la reconstruction des infrastructures irakiennes et notamment de la production de pétrole, la principale richesse du pays.« Nous avons contribué à restaurer la capacité de production de pétrole à près de deux millions de barils par jour, les revenus bénéficiant directement au peuple irakien », a-t-il dit.Mais des attentats continuent de viser ces installations pétrolières comme ceux qui ont touché vendredi soir deux oléoducs.JOONEED KHAN ENVOYÉ SPÉCIAL À BAGDAD Ce qui frappe, quand on pénètre dans Bagdad par la route en provenance de la Jordanie, ce sont les détours imposés par les multiples murs de sécurité qu'y érige fébrilement l'armée américaine, ainsi que les embouteillages monstres et la quasi-paralysie qui en résultent, d'autant plus que les feux de circulation ne fonctionnent pas.On est en octobre.Au poste frontière jordanien de Karameh, vers 5 h du matin, le vent du désert était glacial.Mais il est maintenant midi passé dans Bagdad, et la température frise les 40°.Par ce temps torride et sec, trois, parfois quatre rangées de voitures sont bloquées, pare-chocs contre pare-chocs, sur une moitié de la chaussée ceinturant l'hôtel Rashid et le complexe de bâtiments où loge le quartier général du régime d'occupation américain.L'autre moitié est barrée par un mur de sécurité fait de pièces de béton armé posées les unes à côté des autres sur des kilomètres, chaque pièce faisant huit pieds de haut sur quatre de large, d'une épaisseur de trois pieds à la base et s'amincissant vers le sommet.Derrière d'immenses rouleaux de fils barbelés, des policiers irakiens en pantalon bleu et chemise blanche détournent la circulation vers les rues secondaires des quartiers résidentiels.En retrait, à l'ombre des arbres jaunis par la poussière, des soldats américains montent la garde, perchés sur des chars et des véhicules blindés, mitraillettes au poing.« Une roquette a frappé l'hôtel Rashid il n'y a pas longtemps.Et il y a eu les attentats aux véhicules piégés contre l'ambassade de Jordanie et les bureaux de l'ONU à l'hôtel Canal », rappelle Hussein, le chauffeur.« C'est comme le mur de Sharon en Cisjordanie », ajoutet- il.Ne sachant plus comment prendre le pont sur le Tigre pour gagner le quartier des hôtels, il tente de faire demi-tour, ce qui nous attire aussitôt l'attention nerveuse des policiers.Hussein se hâte de baisser la vitre avec des assalâmoualaikoum et de les rassurer en arabe.Il faut suivre le trafic, répond un agent, qui s'est approché en serrant sa kalachnikov.Hussein le remercie et lui donne une poignée d'amandes rôties.On l'a échappé belle.Au bout d'une rue secondaire, des véhicules pointant dans quatre directions différentes ont de nouveau immobilisé le trafic.À ma droite, un minibus chauffé par un barbu, avec une dizaine d'hommes en uniforme bleu, et une vieille guimbarde toute cabossée, les portes mal verrouillées, conduite par un père de famille, ses trois enfants jouant avec la maman sur la banquette arrière.Devant nous, un camion à ordures de la Ville de Bagdad, avec juste un chauffeur, dont on ne sait s'il est employé municipal ou receleur d'un véhicule volé.Des hommes descendent pour aider à dégager le trafic.Les gens coopèrent, mais si la colère n'explose pas, personne ne se fait de cadeau non plus.On débouche enfin sur l'immense intersection donnant accès au pont.Un policier solitaire dirige la circulation, et mal.Des individus tentent de bloquer l'accès dans une direction.« Une manifestation de chômeurs s'en vient de ce côté-là », disent-ils.Un attentat, une fusillade peut survenir à tout moment.Du pont, on voit les centrales téléphoniques bombardées il y a six mois, exhibant leurs murs béants et calcinés, les débris encore amoncelés sur la chaussée.D'autres édifices ont brûlé depuis.Après six mois d'occupation, Bagdad présente toujours un spectacle de destruction et de chaos.« Laa nizaam fi Iraaq » (l'Irak n'a pas de gouvernement), déplore Hussein, secouant la tête.Au départ d'Amman, il s'était félicité de la chute du régime de Saddam Hussein.« On peut parler sans peur maintenant », dit-il.Du côté irakien, un responsable en civil a même donné un petit spectacle.« Dites aux Canadiens que les Irakiens n'ont plus de travail, qu'il n'ont plus d'eau, ni d'électricité ni de téléphone », a-t-il lancé en anglais.Un jeune GI de Caroline du Sud s'est interposé : « De quoi se plaint-il?C'est nous qui payons son salaire », a-t-il dit.À la frontière, une fois passé le contrôle jordanien, Hussein s'était réjoui : « La route est meilleure et on va rouler à 140 à l'heure ».Mais le chaos de Bagdad l'a ramené aux dures réalités.La rue Abu Nuwas en particulier, dans le quartier des hôtels surtout, est devenue un cauchemar.Là où, avant l'occupation, on pouvait déambuler agréablement sous les arbres entre la rive du Tigre et les galeries d'art ou les restaurants servant de la carpe grillée, la moitié de la chaussée est bloquée par les rouleaux de barbelés et les murs de sécurité qui ceinturent les bureaux du PNUD et les édifices de la police, bouchant l'accès au fleuve.Les hôtels Sheraton, Palestine et Al Fanar sont tout aussi isolés.Il faut faire tout un détour, et obtenir la levée d'une barrière, pour arriver à l'Al Fanar.L'administration est la même et nous a accueillis avec chaleur.« Vous venez voir comment on vit après six mois d'occupation ?On n'a toujours pas de téléphone, mais on a l'Internet 24 heures sur 24 grâce à la ligne d'un voisin.On a du courant 24 heures, avec deux générateurs.Et on a la télévision mondiale dans le foyer.Mais la vie à Bagdad n'a jamais été aussi dure », dit le gérant, qui a pris un coup de vieux.Au moment de conclure, vers 2h du matin mercredi, une explosion suivie de tirs a retenti dans le quartier, faisant résonner l'hôtel Palestine.PHOTO AP Cette scène a été croquée dans les rues de Bagdad, en mai dernier, 11 jours après que fut décrétée la fin officielle des hostilités, doublée de la destitution du président Saddam Hussein.Le reporter de La Presse, de retour dans la capitale irakienne, et constate que l'encombrement urbain, renforcé par la présence des chars de l'occupant, reste aussi intense qu'il l'était.50%des Américains pour le départ de Bush AGENCE FRANCE-PRESSE NEW YORK \u2014 La moitié des Américains (50 %) souhaitent que le président George W.Bush ne se représente pas aux é l e c t i o n s présidentielles de 2004, selon un sondage à paraître demain dans Newsweek.D'après cette enquête, le nombre d'Américains favorables au départ de Bush a progressé de trois points par rapport au dernier sondage qui date des 25 et 26 septembre.À la question « si les élections avaient lieu aujourd'hui, pour qui voteriez-vous entre Bush et Clark ?», 47% choisissent le président en place et 43 % optent pour le général à la retraite, soit un score très serré.Face à Howard Dean, dans le peloton de tête des candidats à l'investiture démocrate, la marge pour Bush est plus grande : 49%choisiraient l'actuel président contre 40% qui opteraient pour l'ancien gouverneur du Vermont.Parmi les neuf candidats démocrates en lice pour l'investiture de leur parti lors des primaires en janvier, Wesley Clark est le préféré avec 15% des voix suivi par Joseph Lieberman (13 %), John Kerry (11 %), Howard Dean avec (10 %) et Dick Gephardt (8 %).Les Palestiniens ont de nouveau un gouvernement SAKHER ABOU EL-OUN AGENCE FRANCE-PRESSE JÉRUSALEM \u2014 Les Palestiniens avaient de nouveau un gouvernement hier soir, après un accord conclu entre Yasser Arafat et son premier ministre, peu avant qu'Israël retire une partie de ses troupes de Rafah (bande de Gaza) où un Palestinien à été tué par l'armée dans la journée.Le président de l'Autorité palestinienne et son nouveau premier ministre, Ahmad Qoreï (alias Abou Alaa), ont réglé leur différend, au moins temporairement, M.Qoreï ayant accepté de diriger un cabinet d'urgence jusqu'à fin octobre, a indiqué Nabil Abou Roudeina, conseiller de M.Arafat.M.Qoreï (66 ans) avait été nommé dimanche dernier par M.Arafat (74 ans) à la tête d'un cabinet d'urgence doté de huit portefeuilles seulement, mais il avait présenté sa démission jeudi au chef palestinien.La crise avait éclaté après que le général Nasr Youssef, nommé à l'Intérieur, eut refusé de prêter serment devant M.Arafat mercredi avec les autres membres du cabinet, exigeant que celui-ci obtienne la confiance du Parlement, ce que souhaite également M.Qoreï, désireux d'assurer la légitimité de son action et opposé à un gouvernement d'exception.« À la suite d'un accord entre M.Arafat et Abou Alaa (.), le premier ministre et son cabinet, qui ont prêté serment devant M.Arafat, vont continuer leur mission jusqu'à la fin du mois », a dit M.Abou Roudeina.Le général Youssef, dont M.Qoreï souhaitait le maintien à l'Intérieur, (contrairement à M.Arafat, qui entend conserver la haute main sur les services de sécurité), ne semblait pas avoir été réintégré.Selon un haut responsable palestinien, « le ministère de l'Intérieur sera confié au premier ministre jusqu'à ce que celui-ci forme un gouvernement plus nombreux ou trouve quelqu'un à placer à sa tête ».La crise entre MM.Qoreï et Arafat n'était pas sans rappeler celle ayant opposé le dirigeant palestinien au prédécesseur de M.Qoreï, Mahmoud Abbas, avant que ce dernier ne soit nommé en avril, pour finalement démissionner début septembre à la suite d'une guerre d'usure avec M.Arafat, décidé à ne pas céder une miette de son pouvoir, après avoir dû accepter la création d'un poste de premier ministre sous la pression des États-Unis et d'Israël.Dans le sud de la bande de Gaza, Israël a retiré hier avant minuit une partie de ses troupes qui étaient entrées dans la ville et le camp de réfugiés de Rafah près de 48 heures plus tôt.Un journaliste de l'AFP a vu une quarantaine de blindés se replier et l'armée israélienne a confirmé qu'il s'agissait d'un retrait partiel.Israël affirme avoir lancé cette incursion pour mettre fin à la contrebande d'armes à travers des tunnels reliant l'Égypte à Rafah, où un Palestinien a été tué hie par l'armée, ce qui porte à huit le nombre de Palestiniens tués dans cette opération, la plus importante menée dans cette ville depuis le début de l'Intifada en septembre 2000.Depuis cette date, les violences ont fait 3535 morts, dont 2630 Palestiniens et 842 Israéliens.À New York, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a condamné l'opération de Rafah, la qualifiant d'usage excessif de la force dans des zones peuplées, en violation du droit international.D'autre part, sur le plan diplomatique, le ton est monté entre Israël et Damas, six jours après le raid aérien israélien contre des objectifs palestiniens en Syrie.« La Syrie se réservera le droit de riposter par tous les moyens en sa possession en cas de nouvelle agression (israélienne) », a assuré le ministère des Affaires étrangères syrien.Un haut responsable israélien a répliqué en déclarant que Damas assumerait ses responsabilités si elle abrite et soutient des groupes antiisraéliens. DOSSIER DU DIMANCHE «Quand ils me frappaient, je leur crachais dessus» William Sampson décrit l'horreur des geôles saoudiennes ISABELLE HACHEY ihachey@lapresse.ca William Sampson s'accroupit sur la moquette du salon pour me montrer le « dernier raffinement en matière de torture » dans les geôles saoudiennes.Il bascule sur le dos, en position foetale, une barre de métal imaginaire glissée sous les genoux et à l'intérieur des coudes.C'est comme ça, la tête en bas, qu'il était roué de coups par ses bourreaux, dit-il en se redressant avec une peine surprenante pour un homme de 44 ans.Sa figure est rouge, son souffle est court après l'effort demandé par sa démonstration dans un appartement du nord de Londres.Mardi, il subira une opération pour rafistoler son coeur, qui l'a lâché durant sa longue détention.Deux mois après la fin de son calvaire, il raconte son histoire pour la première fois à un journal francophone.Consultant en marketing pour une banque saoudienne, il habitait Riyad depuis deux ans quand un attentat à la voiture piégée a tué un ingénieur britannique, en novembre 2000.Pour M.Sampson, c'était le début d'un long cauchemar.En franchissant la grille de sa villa, un mois plus tard, M.Sampson a constaté que son auto avait une crevaison.Presque aussitôt, une voiture grise a foncé vers lui à toute vitesse.Trois Saoudiens l'ont battu et jeté sur la banquette arrière.Ligoté et les yeux bandés, M.Sampson ne savait pas où on l'amenait.Mais il avait déjà compris qu'il serait accusé du meurtre de l'ingénieur Christopher Rodway.Descentes policières Jusque-là, les autorités saoudiennes avaient été plutôt tolérantes envers le style de vie des ressortissants occidentaux, qui bravaient régulièrement l'interdiction islamique à l'égard de l'alcool.Mais, début 2000, l'atmosphère commençait à se tendre.Les descentes policières devenaient plus fréquentes.Les incidents impliquant des étrangers se multipliaient.Oussama ben Laden avait exigé que tous les noncroyants quittent la terre sacrée d'Arabie Saoudite.Une semaine avant l'arrestation de M.Sampson, un Belge avait « disparu de la surface de la Terre » après avoir été accusé d'être impliqué dans une guerre de gangs pour le contrôle du trafic de l'alcool et d'avoir participé à l'attentat.« Ce matin-là, je savais ce qui allait se passer.C'était un cover-up typique.Ils allaient blâmer des Occidentaux pour ce crime.Ils se moquaient de savoir si nous étions innocents.Tout ce qu'ils voulaient, c'était nous faire avouer.» Et ils ont pris les grands moyens.M.Sampson a été fouetté, battu et torturé, toujours plus sévèrement.Frappé à répétition aux testicules, au point où ses « yeux voulaient sortir de leurs orbites ».Frappé sur la plante des pieds, rendus si brûlants qu'il ne sentait pas le ciment glacial du plancher de sa cellule lorsque, attaché à une grille, il était forcé de passer ses nuits debout, sans dormir.Après six jours de ce traitement, « je leur aurais dit tout ce qu'ils voulaient, juste pour faire cesser la douleur ».Et il a signé une confession.Après trois mois de détention, M.Sampson a fait une crise cardiaque.Craignant le scandale, les Saoudiens l'ont soigné et ont cessé de le battre.« En faisant cela, ils m'ont donné l'arme dont j'avais besoin pour ne pas devenir fou.» Du fond de sa cellule, M.Sampson avait décidé de partir « en guerre contre l'Arabie Saoudite, contre tout le monde ».Il a d'abord refusé de se vêtir, puis de se laver.Pendant deux longues années, il ne s'est pas douché, il n'a pas brossé ses dents ni lavé ses cheveux.Sa barbe était dure comme de la roche.« Ma nudité les offensait, et l'odeur les rendait malades.J'urinais et je déféquais sur le sol, je répandais mes excréments sur les murs.Je refusais de coopérer et je m'assurais de couvrir mon corps de ma propre merde quand je savais qu'ils seraient forcés de me toucher.J'ai uriné sur mon matelas et je dormais sur le ciment.J'insultais leur culture et leur religion.Quand ils me frappaient, je leur crachais dessus.» Nu et sale On l'a cru fou.Pour M.Sampson, c'était justement un moyen de ne pas le devenir.« Je me suis habitué à vivre nu et sale, ça les ennuyait plus que moi.Chaque fois que je les provoquais, qu'ils perdaient le contrôle, je savais que j'avais gagné et que j'étais plus fort qu'eux.Bien sûr, ils pouvaient me briser en quelques jours, mais pour moi, ma vie était déjà terminée.(.) Une fois que je n'ai plus eu peur de la mort, les affronter était une expérience très libératrice.Ils ne savaient pas quoi faire de moi et je riais d'eux.C'était une victoire.Ils me possédaient physiquement, mais ils ne me possédaient d'aucune autre façon.C'est comme ça que j'ai survécu.» Le 7 août 2003, son ami Sandy Mitchell, lui aussi détenu depuis 32 mois pour le meurtre de l'ingénieur, est apparu dans sa cellule.Il ne l'avait pas vu depuis deux ans.« Il m'a dit : habille-toi, on rentre à la maison.Je ne l'ai pas cru.» Ce n'est qu'à ce moment-là qu'il a su que six autres Occidentaux avaient été accusés du meurtre.Et qu'il avait été condamné, dans un procès fantoche, à la plus haute sanction applicable sous la charia : décapitation partielle et crucifixion.« Ils vous coupent environ 80% de la tête, ils vous attachent sur un X et vous laissent mourir là.» Aujourd'hui, M.Sampson n'a pas un sou, pas de travail, pas de logement \u2014 il habite chez un cousin.« Techniquement, je suis un meurtrier.Je suis innocent, mais j'ai été déclaré coupable d'avoir tué un citoyen britannique, alors je ne peux trouver d'emploi professionnel en Grande-Bretagne.Je dois faire des démarches pour blanchir mon nom, sinon cela va pendre au-dessus de ma tête pour le reste de mes jours.» D'ici là, il devra subir une batterie de traitements médicaux à Londres.Et consulter un psychologue.« Je n'en ressens pas le besoin, je m'en tire mieux que certains de mes amis, mais c'est comme une assurance.» Et peut-être plus.« Le premier soir, à Londres, je ne pouvais pas quitter ma chambre d'hôtel.Je ne pouvais pas.J'étais comme un animal qui a été trop longtemps en cage, et qui refuse d'en sortir parce qu'il ne sait pas ce qu'il trouvera dehors.» Lentement, M.Sampson surmonte ses peurs.Ce qu'il aime pardessus tout, c'est s'attarder dans un petit café londonien, devant un espresso, une eau minérale et un bon bouquin.« Et puis, il y a cette si jolie serveuse.» PHOTO PRESSE CANADIENNE William Sampson (portant les cheveux longs et la barbe), lors de son arrivée à l'aéroport Heathrow, de Londres, le 8 août dernier.Il venait d'être libéré d'une prison saoudienne après 32 mois de captivité et de torture.Un homme en colère ISABELLE HACHEY LONDRES \u2014William Sampson est un homme en colère.Il en a contre la timidité d'Ottawa face aux régimes despotiques et l'opportunisme de l'Alliance canadienne, qui n'a pas levé le petit doigt pendant ses deux ans et demi d'enfer saoudien, et qui accuse maintenant le gouvernement de s'être écrasé devant la monarchie.Étrangement, l'un des seuls politiciens à trouver grâce à ses yeux est un député.bloquiste.« Stéphane Bergeron a offert un grand soutien moral à mon père.C'est ironique de constater qu'un député du Bloc québécois a fait plus pour ma famille que tout autre politicien », souligne l'ancien résident de Vancouver.« Parmi toute la population canadienne, le plus large soutien que j'ai reçu pendant ma détention provenait de la province de Québec, de mes amisà Montréal.» M.Sampson n'éprouve que du mépris pour l'Alliance canadienne, qui a présenté une motion aux Communes exigeant l'expulsion du Canada de l'ambassadeur saoudien Mohammed Al-Husseini.« Je ne voterais jamais pour l'Alliance.Leur compréhension du concept de politique étrangère n'est pas digne d'un manuel de troisième année.Ils n'ont fait que sauter dans le train en marche pour gagner des points politiques.» En deux ans, la députée allianciste Val Meredith n'a accordé que deux minutes au téléphone au père de William, James Sampson, qu'elle représente en Colombie-Britannique.Elle a expliqué qu'elle ne voulait pas adopter une attitude trop insistante pour éviter de mettre la vie de William en péril.Or, c'est précisément cette stratégie, préconisée par Ottawa, qui est aujourd'hui attaquée par l'opposition officielle.Diplomatie douce « La diplomatie douce fonctionne quand vous traitez avec des pays qui sont prêts à négocier de bonne foi, dit M.Sampson.Mais, dans un cas comme le mien, où un pays tentait de camoufler (un crime) en condamnant des étrangers, une approche beaucoup plus vigoureuse aurait dû être adoptée dès le début.La diplomatie douce a fait le jeu de l'Arabie Saoudite.Et je peux vous assurez que cela a été perçu comme un signe de faiblesse.» L'affaire Sampson, la mort suspecte de Zahra Kazemi en Iran et les déboires de Maher Arar, qui vient de retrouver sa famille à Montréal après avoir croupi un an dans une prison syrienne, sont autant de cas qui semblent démontrer l'incapacité du Canada à protéger ses propres citoyens lorsqu'ils se trouvent pris dans les filets de dictatures.Ottawa affirme que sa discrétion est cruciale pour éviter de braquer les États.« M.Sampson était condamné à la décapitation ! Je ne ferai jamais de gestes qui pourraient plaire à l'opinion publique et aux partis d'opposition mais mettraient en péril la personne emprisonnée », a expliqué le ministre des Affaires étrangères, Bill Graham, lors d'un entretien à La Presse.Le principal intéressé n'est pas d'accord.« On peut dire qu'une (approche plus vigoureuse) aurait pu me mettre en danger, mais honnêtement, je crois que je l'étais de toute façon.Il faut faire pression sur les régimes qui se comportent de manière illégitime pour les mettre dans l'embarras, même aux risques de leurs prisonniers.Dans mon cas, il n'y aurait eu aucun mal à exiger la tenue d'un procès international.M.Sampson croit que c'est surtout l'attentat suicide contre des expatriés à Riyad, en mai 2003, qui a poussé les autorités saoudiennes à admettre qu'elles « avaient un problème de sécurité interne ».Les pressions du Royaume-Uni, aussi, ont sans doute aidé à obtenir la libération de celui qui possède la double citoyenneté, canadienne et britannique.« Le Canada n'avait pas la même influence, mais n'en était pas conscient ! » PHOTO AP Il faudra de 18 à 24 heures pour séparer Mohamed et Ahmed Ibrahim.Séparation de deux siamois égyptiens Offre d'une durée limitée.Demandez tous les renseignements en magasin dès maintenant.Offre valable uniquement au Québec et en Ontario et faite exclusivement aux clients Fido actuels en échange de leur téléphone Fido en service, carte SIM, pile et relevé Fido portant une date dans les 60 derniers jours.Les relevés Fido sont seulement exigés des clients du service postpayé.Nouvelles mises en service seulement.\u2020TELUSMobilité égalera les caractéristiques de certains forfaits postpayés Fido comme le tarif mensuel, les minutes incluses et les fonctions vocales incluses.Une offre est également faite aux clients du service prépayé Fido; consultez nos représentants pour obtenir les détails.Selon les comparaisons de Map Info Professional des cartes de couverture numérique à la disposition du public en date du 6 octobre 2003.Fido est une marque de commerce de Microcell Solutions Inc.©2003 SOCIETE TELE-MOBILE.BOUTIQUES TELUS MOBILITÉ ET DÉTAILLANTS AUTORISÉS MONTRÉAL Carrefour Angrignon Centre commercial Le Boulevard Centre Eaton Centre Rockland Complexe Desjardins Fairview Pointe-Claire Galeries d'Anjou Place Alexis Nihon Place Versailles Place Vertu Centre-ville 950, rue Sainte-Catherine Ouest 4202, rue Saint-Denis Communications Mobilenet 5165, ch.Queen-Mary La Zone SCP 6321, route Transcanadienne, bureau 1470 Dollard-des-Ormeaux La Zone SCP 3349B, boul.des Sources Saint-Laurent D2 Technologie inc.2119, boul.Marcel-Laurin PC Page Communications inc.3832, boul.Côte-Vertu Westmount La Zone SCP 1308, av.Greene LAVAL ET RIVE-NORD Blainville Digital Radiocommunication inc.9, boul.de la Seigneurie, bureau 7 Joliette Multicom Communications 2000 159, boul.Antonio-Barrette Laval Carrefour Laval Centre Laval Contact Com.D.L.Communications 1521, autoroute 440 Ouest Proxi Télécom inc.1662, boul.Saint-Martin Ouest SRAD Communications inc.2995, boul.Dagenais, local D Repentigny Galeries Rive-Nord Technicomm 346, rue Notre-Dame, bureau C Rosemère Place Rosemère Contact Com.D.L.Communications 259, boul.Labelle, bureau 102 Saint-Jérôme Carrefour du Nord Terrebonne Galeries de Terrebonne SRAD Communications inc.2292, ch.Gascon RÉGIONS Saint-Hyacinthe Cellulaire + Galeries Saint-Hyacinthe 3200, boul.Laframboise RIVE-SUD Mail Champlain Promenades Saint-Bruno Beloeil Cellulaire + 559, boul.Laurier Boucherville Communications Métropolitaine 550, boul.de Mortagne Candiac D2 Technologie inc.89, ch.Saint-François-Xavier Greenfield Park Proxi Télécom inc.3814, boul.Taschereau Sainte-Julie Alto Communication 1950, ch.du Fer-à-Cheval Clients Fido, venez flairer nos offres.MC le futur est simpleMD Pour en savoir plus sur cette super offre, visitez telusmobilite.com dès aujourd'hui.Passer à TELUS, c'est tout simple.Si vous êtes un abonné FidoMC, c'est le moment de passer nous voir.Apportez-nous votre téléphone Fido et obtenez: un téléphone haut de gamme GRATUIT une couverture numérique 6 fois plus étendue la possibilité de garder votre forfait Fido\u2020 Et tout cela sans signer de contrat ! Visitez la boutique TELUS Mobilité ou le détaillant autorisé les plus près de chez vous dès aujourd'hui pour une mise en service immédiate et pour en savoir davantage sur nos offres additionnelles de remplacement.3176731A ASSOCIATED PRESS DALLAS \u2014 Des chirurgiens de Dallas ont commencé samedi à séparer deux siamois égyptiens âgés de deux ans, joints par le sommet de la tête.L'opération, qui pourrait durer jusqu'à quatre jours, est risquée : l'un des bébés ou les deux pourraient mourir, et s'ils survivent, des dommages cérébraux sont possibles.Le Dr Jim Thomas du Centre médical pour enfants de Dallas a précisé que les conseils d'éthique de deux hôpitaux avaient pesé le pour et le contre avant de donner le feu vert.« Personne n'y va avec légèreté, a assuré de son côté le Dr Dale Swift, l'un des cinq neurochirurgiens pédiatres qui opéreront les enfants.À l'heure actuelle, nous pensons que c'est ce qu'il faut faire.» Les deux enfants sont arrivés à Dallas il y a un an pour y subir toute une série d'examens.C'est une ONG texane qui a récolté les fonds pour faire venir Ahmed et Mohamed Ibrahim aux États- Unis, après l'appel à l'aide internationale lancé par un médecin égyptien.Bien que vifs, souriants et bavards, les petits garçons prennent du retard dans leur développement, incapables qu'ils sont d'explorer normalement le monde.Leur père, qui a passé la quasi-totalité de l'année écoulée avec eux à Dallas, a décidé de faire effectuer l'opération afin de leur donner une chance d'avoir une vie normale.Ces trois dernières années, cinq opérations de séparation de siamois attachés par la tête ont eu lieu dans le monde.Trois ont été un succès, l'une a débouché sur la mort d'un des siamois, et la dernière a vu mourir les deux, des jumelles iraniennes âgées de 29 ans.EN BREF ACTUALITÉS Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.NNUUMMÉÉRROO NNUUMMÉÉRROO TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): PPaarrttiicciippaattiioonn ggrraattuuiittee CCoommpplléémmeennttaaiirree:: 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 GAGNANTS LOTS 0077 1111 1122 1133 4455 4466 CCoommppll.(0088) 0066 0099 2211 2255 2277 3322 CCoommppll.(1133) 22000033-1100-1111 22000033-1100-1111 TTiirraaggee dduu 22000033-1100-1111 TTiirraaggee dduu 22000033-1100-1100 TTiirraaggee dduu 22000033-1100-1100 22000033-1100-1111 22000033-1100-1111 (4455) 74 742 004 $ 22 550000 $$ 1100 , ,0000 $$ 113377 440077, ,8800 $$ 22 447799, ,0000 $$ 114466, ,0000 $$ 1100, ,0000 $$ 1100, ,0000 $$ AAuu cchhooiixx :: CChheevvrroolleett AAvvaallaanncchhee, , GGMMCC EEnnvvooyy XXLL, , BBuuiicckk RRaaiinniieerr, , CCaaddiillllaacc CCTTSS SSaaaabb 99-55 AAeerroo bbeerrlliinnee Chaque voiture est échangeable contre un chèque de 45 000 $ Si une sélection crée plus de 5 gagnants, ceux-ci se partageront une cagnotte de 250 000 $.LLOOTTSS BBOONNIISS - VVééhhiiccuulleess GGMM (Seule catégorie gagnante : 6/6) Résultats non disponibles Saguenay: la FPJQ dénonce la saisie de cassettes La Fédération professionnelle des journalistes du Québec a vivement dénoncé hier la saisie par la Sûreté du Québec de cassettes vidéo dans les locaux de stations de télévision du Saguenay, cassettes tournées lors d'une manifestation tenue par des producteurs de bovins jeudi à Saint-Bruno, au Lac-Saint-Jean.Les images montrent un agriculteur qui abat une vache d'une balle dans la tête.Raymond Gervais Super-7: 30 M$ divisés en 3 Le gros lot de 30 millions $ de la Super-7, le 2e plus important de l'histoire des loteries au Canada, a été remporté.Trois billets portent la combinaison gagnante.Ils ont été achetés en Ontario, en Colombie- Britannique et dans une autre province de l'ouest du pays.Presse Canadienne ACTUALITÉS Paul Martin réclame une loi plus sévère sur la mari EN BREF Passagers ramenés au point de départ Un bateau de la compagnie Les Dauphins du Saint-Laurent, qui faisait la liaison Montréal-Québec à partir du Vieux-Port de Montréal, a dû rebrousser chemin hier après-midi après avoir été forcé de s'immobiliser en face de l'île Sainte-Thérèse, à la hauteur de Boucherville.Le bateau, qui transportait 69 passagers, a dû stopper sa route et jeter l'ancre lorsqu'il a été encerclé par un épais banc de brouillard.Lorsque le brouillard s'est finalement dissipé, le capitaine a tenté de lever l'ancre, mais celle-ci est restée coincée entre des rochers.Le bateau a été immobilisé durant six heures avant que les passagers soient secourus et ramenés à leur point de départ.Personne n'a été blessé, mais de nombreux passagers étaient frustrés d'avoir gâché leur week-end à Québec, se demandant pourquoi le bateau est parti malgré la mauvaise visibilité et pourquoi ils ont dû attendre six heures avant d'être secourus.Panne d'électricité à Repentigny La ville de Repentigny a été plongée dans le noir hier soir lorsqu'un petit appareil qui survolait la ville a accroché des fils à haute tension puis s'est écrasé sous le pont Benjamin- Moreau, sous l'autoroute 40.Le pilote et son passager ont été blessés.Au moment de mettre sous presse, Hydro-Québec n'avait toujours pas réussi à réalimenter la municipalité en électricité.PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Paul Martin appuie de tout son poids politique des amendements qui donneraient davantage de force au projet de loi du gouvernement sur la marijuana, a rapporté hier le quotidien Ottawa Citizen.Celui qui devrait être le prochain premier ministre serait « plus à l'aise » avec la législation si le gouvernement se montrait plus sévère contre les cultivateurs de marijuana, les trafiquants et les récidivistes, a déclaré un porte-parole de M.Martin, vendredi.« Il y a des rumeurs indiquant que le gouvernement voudrait renforcer les amendes, et si c'est bien la tendance, M.Martin en serait heureux.Ce serait en accord avec son point de vue », a expliqué Scott Reid.La position de Paul Martin à ce sujet fait une différence car il sera celui qui, finalement, décidera quel projet de loi sera ravivé lorsque le premier ministre Jean Chrétien tirera sa révérence, en février.Martin aux commandes Même si M.Chrétien tente d'accélérer l'adoption de la législation sur la marijuana pour cet automne, il semble plus que probable que cela reviendra à Paul Martin.En vertu du projet de loi du gouvernement, la possession d'une petite quantité de marijuana ne serait plus criminelle.Ceux qui seraient pris avec 15 grammes ou moins de marijuana s'exposeraient à des amendes variant entre 100 et 400 $.Le ministre de la Justice, Martin Cauchon, songe actuellement à l'ajout d'amendements au projet de loi afin de le renforcer.Une peine de prison obligatoire serait notamment imposée aux cultivateurs de marijuana.Le gouvernement pourrait aussi abaisser la quantité minimum de possession menant à une amende, la faisant passer de 15 à 10 gr.Pour l'instant, Paul Martin s'est montré évasif à ce sujet.« Il ne se sent pas à l'aise pour déterminer la quantité de marijuana nécessaire pour imposer une amende.Il ne se considère pas un expert dans ce domaine », a rapporté Scott Reid.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Nombre d'agriculteurs, comme ce fut le cas ici en Montérégie en août 2000, ont fait appel aux policiers pour déloger des plants de cannabis installés par des producteurs clandestins.Le projet de loi fédéral traite de ce type de crime répandu en milieu rural.Des partisans de la 30 interrogés LA SQ ET LES DÉFUSIONNISTES L'enquête a aussi visé des Montréalais TRISTAN PÉLOQUIN Il n'y a pas que les défusionnistes qui ont été visés au cours des dernières semaines par le service des renseignements de sécurité de la SQ.Un groupe de citoyens en faveur du tracé nord de l'autoroute 30 affirme avoir également reçu l'appel d'un enquêteur du même service.Selon Viviane Corriveau, présidente du Comité de citoyens pour le tracé nord de l'autoroute 30, le policier voulait savoir si l'organisme préparait une manifestation.« J'ai été très choquée de cet appel.Il m'a demandé si j'étais bien la présidente de l'organisme et a voulu connaître un paquet de détails sur nos activités », a expliqué hier la militante.« Il a ajouté que lui et son équipe étaient chargés de surveiller plusieurs dossiers chauds, comme celui de l'autoroute 30, afin de s'assurer qu'il n'y ait pas d'actes de violence.C'est très frustrant, surtout que la dernière fois que nous avons organisé une manifestation, nous avons nous-mêmes contacté les policiers », a commenté Mme Corriveau.TRISTAN PÉLOQUIN Les défusionnistes de Longueuil ne seraient pas les seuls à avoir été visés par l'enquête controversée de la SQ.Plusieurs personnalités politiques montréalaises bien connues, dont Peter Trent et Anne Myles, auraient également fait l'objet d'une vérification policière, affirme un ex-conseiller de Dollard-des- Ormeaux.L'ancien conseiller Bill Spears, lui-même militant défusionniste, affirme avoir été questionné en début de semaine par le sergentdétective François Panneton, de la division Ouest du Service des renseignements de sécurité de la SQ.« M.Panneton m'a lu une liste d'une vingtaine de noms et m'a demandé si je croyais que certains d'entre eux pourraient éventuellement représenter un danger pour la sécurité si la défusion de Montréal avorte », affirme-t-il.Les noms de Peter Trent (ancien maire de Westmount), Bill Mc Murchie (Pointe-Claire), Anne Myles (présidente de l'arrondissement de Baie-d'Urfé) et Keith Henderson (ancien chef du parti Égalité) auraient notamment été évoqués par l'agent de la SQ.Pour l'heure, M.Spears, retraité de la police depuis plusieurs années, semble être le seul militant défusionniste montréalais à avoir été questionné par les agents de la SQ.« Les policiers ont probablement décidé de me parler parce que je suis un ancien policier et parce que j'avais collaboré de près avec la SQ pour assurer la sécurité lors du référendum de 1995.Mon nom devait figurer dans leur base de données », a affirmé M.Spears.Certains militants défusionnistes ont indiqué vendredi qu'ils soupçonnaient le maire Jacques Olivier d'être à l'origine de l'enquête, ce qu'a vigoureusement démenti ce dernier.Ni la Sûreté du Québec ni le porte- parole du ministre de la Sécurité publique n'ont été en mesure de confirmer ou d'infirmer, hier, les affirmations de M.Spears.« Il se peut que le service des renseignement (de sécurité) ait fait le même genre de vérification à Québec ou à Saguenay, mais je n'ai aucune confirmation pour le moment », a indiqué Sébastien Lachaîne, le porte-parole du ministre de la Sécurité publique, Jacques Chagnon.Rappelons que vendredi, après que La Presse eut révélé que des enquêteurs avaient été mandatés pour rencontrer un groupe de militants défusionnistes de la Rive- Sud, la SQ a été rudement critiquée par le premier ministre, Jean Charest, ainsi que par le ministre Chagnon.Hier, l'attaché de presse de M.Chagnon n'a pas été en mesure de confirmer qui avait ordonné ou réclamé la tenue d'une telle enquête.« Notre intention n'est pas de mener une chasse aux sorcières.La SQ a fermé son enquête et nous considérons le dossier comme clos.» Loin de considérer que le dossier est clos, quelques-uns des militants défusionnistes visés par la SQ ont réclamé hier une enquête publique sur cette affaire.« Je tiens pour acquis que le ministre de la Sécurité publique est assez responsable pour comprendre que nous avons été victimes d'une attaque sérieuse contre la démocratie.La SQ n'avait aucune raison valable de mener cette enquête, alors nous avons le droit de savoir qui l'a commandée », a plaidé l'ex-maire de Pointe-Claire, Bill Mc Murchie.L'ancien maire de Westmount, Peter Trent, réclame que cette enquête se penche plus largement sur le mandat de la SQ.« Ce n'est pas la première fois qu'on accuse la SQ d'agir comme si elle était un État dans l'État.Je crois qu'il est grand temps qu'on se questionne sérieusement sur son fonctionnement et sur la mentalité de certains de ses dirigeants.» Victoria Vancouver Abbotsford Kelowna Prince George Comox Calgary Edmonton Grande Prairie Fort Mc Murray Saskatoon Regina Winnipeg Thunder Bay Windsor London Hamilton Toronto Ottawa Montréal Moncton Halifax Gander St.John's LA DESSERTE DE L'AÉROPORT DE DORVAL md/mc Marque déposée/de commerce d'AIR MILES International Trading B.V.employée en vertu d'une licence par Loyalty Management Group Inc.et par West Jet.Profitez du nouveau service sans escale West Jet vers Halifax, Hamilton et Vancouver.HAMILTON 3 vols sans escale chaque jour ouvrable.Vols en fin de semaine également disponibles HALIFAX Vols quotidiens sans escale.VANCOUVER Vols quotidiens sans escale.Ça nous laisse moins de temps pour blaguer avec vous, mais nous croyons que vous apprécierez vous rendre à destination et revenir chez vous en moins de temps.West Jet, la société aérienne nationale à bas tarifs, a le plaisir de proposer à ses amis de Montréal 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Chacune de ces lettres nous a fait chaud au coeur.Soyez assurés que toute l'équipe de La Presse redoublera d'effort pour continuer d'informer et d'agrémenter votre quotidien.L'éditorialiste en chef, André Pratte Un grand débat quotidien D'une famille où l'écriture, le journalisme, l'engagement social et politique sont des éléments majeurs de la vie, j'aime participer à ce grand débat quotidien où la parole prise et partagée est signe d'interrogations et d'espoir.Toute société risque de s'éteindre dans l'anonymat si ses membres se désintéressent des débats, des réflexions et des choix qui en tracent le contour et la définissent.C'est alors une porte largement ouverte sur l'affaiblissement de la démocratie.La Presse est pour moi, quotidiennement, un élément majeur de participation à la vie en société.JACQUES LÉGER Morin-Heights .Du bonbon ! Ma Presse c'est un moment, une partie d'une journée, que je m'offre, à moi.Un exercice cérébral que je consomme comme du bonbon, le plus souvent possible.Je suis analyste des médias et, par conséquent, j'ai la chance de lire les journaux comme boulot.Je ne m'en plaindrai jamais.J'ai toujours hâte de traverser ma pile de lecture quotidienne pour revenir à La Presse et y lire tous les articles qui ont piqué ma curiosité lors de mon survol des grands titres.Merci de m'ouvrir les yeux, de m'offrir un regard sur le monde et surtout de toujours chercher à devenir un journal de meilleure qualité.YANNICK BEAUVALET .Au temps de la Noirceur La Presse est le premier contact que j'ai eu avec les mots.La Presse, avec l'aide des grands, m'a permis d'apprendre à lire avant l'école.Au début des années cinquante, avant l'arrivée de la télévision, nous étions un peu dans la grande noirceur.Il y avait bien ce poste radiophonique, plus haut que moi et qui répétait souvent, « Ici CKAC, La Presse », mais à part cela tout était silence.La Presse, à l'époque, prenait pour tous une importance vitale.Elle prenait aussi beaucoup de place sur la table.Son format, je me rappelle, était plus grand qu'aujourd'hui.Chez nous, La Presse, nous la regardions le soir.Les gens avaient du temps le soir pour lire et pour commenter la nouvelle.La Presse est aujourd'hui entrée dans le troisième millénaire et devient aussi de plus en plus interactive.L'Internet nous permet de commenter les nouvelles et les opinions sans délai.Ceci représente un grand pas pour la démocratie.PIERRE FICHAUD .Un beau cadeau Je suis un nouvel abonné de La Presse depuis deux semaines.À chaque jour j'ai hâte de découvrir le monde au bas de ma porte.Je suis un jeune retraité et La Presse vient de prendre une grande place dans mon quotidien, autant pour les informations que pour les divertissements.J'ai toujours été un adepte des bulletins de nouvelles à la télé et je me croyais bien informé.Surprise ! En lisant La Presse je me rends compte que j'étais un illettré de l'information.Les journalistes de La Presse ont à coeur de faire comprendre aux lecteurs la source des différentes problématiques à travers le monde et les conséquences sur le monde d'aujourd'hui.En m'abonnant à La Presse, je ne savais pas que je me faisais un beau cadeau.Au plaisir de continuer à vous lire.GILLES DYOTTE .Lire La Presse avec mon père Aujourd'hui j'ai 45 ans et depuis 40 ans, chaque jour, je lis La Presse.Toute petite, alors que je n'avais que 4 ou 5 ans, j'attendais impatiemment que mon père arrive du travail (La Presse étant livrée en fin de journée) et lise son grand journal.Tous les jours, j'avais droit à un moment privilégié où celui-ci me lisait les bandes dessinées.Quand j'ai finalement appris à lire, ma plus grande joie était de pouvoir lire et relire moimême mes bonshommes aux côtés de mon père.Au fil des ans, j'ai gardé précieusement ce moment où chaque jour je prends plaisir à ouvrir mon journal.P.S.Je soupçonne mon père de lire encore les bandes dessinées.LORRAINE DÉPELTEAU TRISTAN DEMERS L'auteur habiteà Montréal.Depuis quelques années, je passe une partie de mes étés en Belgique et La Presse est le lien que j'entretiens quotidiennement avec le Québec, bien avant les rediffusions du téléjournal de Radio-Canada sur TV5.Pour tout vous dire, je me débrouillais déjà, il y a quelques années, pour vous lire de là-bas bien avant l'arrivée de l'Internet.Je me réjouis encore de mon astuce : j'avais contacté les bureaux de la délégation du Québec à Bruxelles pour leur demander de ne pas jeter les exemplaires de La Presse reçues chaque semaine et de me les mettre de côté, afin que je puisse les prendre le lundi suivant ! Savourer une glace sur une terrasse ensoleillée avec sept Presse à lire d'un seul coup, ça doit être ça qu'on appelle un petit bonheur de la vie ! Merci à la nouvelle Presse et j'ose me souhaiter d'autres longues lectures sur les terrasses du monde en votre compagnie ! STÉPHANE PIERRE L'auteur habiteà Sainte-Julie.Tous les matins avant que je parte pour l'école secondaire, ma mère enveloppait ma « canette » de 7up dans le cahier des sports de La Presse.À l'heure du midi, j'avais donc : un sandwich au jambon, une boisson encore bien froide et 15 minutes de lecture avant d'aller jouer avec mes chums.La Presse, c'est aussi un concours auquel j'avais participé il doit bien y avoir 20 ans de cela.Il fallait trouver le nom de certains personnages en se fiant aux indices donnés par Foglia.Anyway, je lui avais envoyé un long texte EN PROSE, j'avais trouvé toutes les réponses (Girerd, Lionel Duval, le pape, etc.) et ce bougre n'avait même pas eu la bonté de mentionner mon nom dans ses pages.Je lui en ai voulu pendant des mois.Lapin à la moutarde Des souvenirs.Un article de Robert Duguay traitant du Super Bowl au milieu duquel il insère une recette de lapin à la moutarde.Michel Blanchard qui scandalise les bonzes du CH avec les prévisions de Monsieur Bit.Une photo de René Lévesque le lendemain du premier référendum.La Presse, c'est aussi l'édition du 14 février 1997 presque encore intacte, que je conserve précieusement dans une boîte.Le 14 février 2015, le jour de ses 18 ans, j'en ferai cadeau à mon fils.ce même petit garçon de 6 ans et demi qui commence à lire cette année et avec qui je partage maintenant mon cahier des sports.J'y pense.Je sais maintenant ce que je vais faire pour garder sa boîte de jus au frais dans son lunch.FRANCINE PHARAND L'auteure habiteà Montréal.Aussi loin que je me souvienne, La Presse a toujours été là, sur le comptoir ou la table de la cuisine, sept jours sur sept.Bien repliée ou toute éparse, voisinant souvent un dictionnaire.Enfant, c'est à la campagne que j'ai grandie, dans un milieu aisé.ELLE était là, tôt, mais c'est surtout le soir que ma mère la lisait et c'est en rentrant de l'école que nous la feuilletions.Mon père la regardait au déjeuner et entre les visites de ses clients.J'y lisais surtout l'actualité et le sport.J'y ai appris, toute jeune, « que la fin du monde était pour 1960 ! » Mère de famille, La Presse a continué de trôner sur le comptoir de la cuisine, toujours disponible.Surtout ne pas la ranger trop vite.Développer les réflexes de la lire.Nous étions quatre qui n'aimions pas parler le matin.La Presse réglait le problème.Mes filles, fanatiques du baseball à douze et quinze ans, discutaient parfois âprement avec leur père les échanges de joueurs.Quel drame que le départ de Dawson de Montréal ! J'approche la soixantaine et La Presse m'accompagne encore quotidiennement.L'atlas et le dictionnaire ne sont jamais loin car j'ai maintenant le temps de voyager et suis devenue cruciverbiste.Mais ce sont les sports que je consulte habituellement en premier lieu car je suis fasciné par le « monde du sport », tel que véhiculé par vos journalistes.YVES LAURIN L'auteur habite Sainte-Therèse.Tout commence à la fin des années 70.Avec une bande de copains, on décide de louer un chalet pour passer l'été entre chums, loin de la ville et des parents, entouré de bière et de filles, une vraie commune ! Après quelques semaines de cohabitation avec mes potes, nous décidons de démolir un mur pour agrandir une des chambres et en faire une salle de beuverie à grande échelle.Party et jeunesse obligent ! Durant la démolition du fatidique mur, nous découvrons que l'entremur est tapissé de vieilles Presse (sûrement pour isoler, mais de quoi ?), pas trop jaunies par le temps.Nous décidons de les décrocher et de les reconstituer.Il ne manque aucune page des deux Presse.Elles datent de juillet 1969, et que s'est-il passé en juillet 1969 ?La conquête de la lune par Appollo, le premier pas de Neil Armstrong sur la Lune, les premières images, WOW ! ! ! Nous avons passé des lunes à feuilleter toutes les pages, à lire à haute voix les textes des journalistes sous l'effet de produits psychotropes, quel trip ! Beaucoup de souvenirs.DENIS GAUTHIER L'auteur habiteà Asbestos.Pour moi, La Presse, c'est mon grand-père Léon qui lisait sa Presse en fumant sa pipe et en écoutant le hockey des Canadiens avec René Lecavalier, sur sa vielle radio à lampes.La Presse, c'est aussi lorsque je sortais illégalement du pensionnat au Séminaire de Saint-Hyacinthe pour acheter, à 13 ans, mon indispensable journal chez « Ti Crisse », le dépanneur d'en face.La Presse, c'est cette photo, en 1984 avec mon fils, Maxime, âgé de quelques mois, couché sur moi pendant que nous lisions les bandes dessinées.La Presse, c'est beaucoup Pierre Foglia avec son époque « Drummondville » et la ravissante Mimi Rivest, Miss Drummondville.Enfin, La Presse, c'est le petit chien de Girerd dont j'ai dû en faire le deuil à la retraite de son créateur.Maintenant La Presse, c'est Chapleau que j'irai voir en priorité et qui me fera rire toute la journée.La Presse, une amie PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE© Tristan Demers s'adonne quotidiennement à la lecture de La Presse.Quel trip! La fin du monde.FORUM Sur une terrasse.en Belgique La Presse dansma boîte à lunch Vous avez été nombreux à nous écrire.Toutes les lettres reçues seront publiées dès mardi sur : www.cyberpresse.ca/opinions Un héritage presque spirituel! FORUM depuis toujours « T'as fais du bon travail, papa.» Mon père aimait La Presse.Mon père en parlait avec passion et avec le feu dans les yeux.Surtout depuis les deux dernières années, lorsqu'il a commencé à travailler sur le projet de la nouvelle présentation du journal.Mon père c'était Marcel Desjardins, l'ancien vice-président et éditeur adjoint qui est décédé en février dernier.Bien avant qu'il y travaille, La Presse a été le seul journal que nous lisions chez nous, une vraie référence, que ce soit pour l'actualité, la politique et les sports.Nous connaissions déjà la grande qualité de ce journal.Depuis mardi dernier, nous la lisons dans une toute nouvelle présentation et une nouvelle impression.Lorsque j'ai reçu le journal mardi matin, j'étais aussi excité que mon père l'aurait été en la regardant.Le seul regret que mon père doit avoir, est de ne pas être auprès de nous pour nous présenter « sa » nouvelle Presse.Félicitations et bon succès à La Presse ! T'as fais du bon travail, papa.DOMINIQUE DESJARDINS .Comme une boîte de Smarties Le plus vif souvenir que m'inspire La Presse est lié à ma mère.Je la revois assise à la table de la salle à manger après le repas du soir avec « sa » Presse.Cette Presse étalée devant elle, placée à l'envers, car elle commençait toujours sa lecture par la fin.Allez savoir pourquoi ! Question peut-être de garder les plus grosses manchettes pour la fin comme pour les bonbons rouges dans une boîte de « Smarties » ! J'ai quitté la maison familiale depuis longtemps mais je sais que ce petit rituel fait encore partie de sa vie.ISABELLE SAINT-LOUIS Montréal .La Presse comme référence Je lis La Presse depuis 1970.Mon professeur d'histoire de secondaire 5 était un passionné.Quelle ferveur il mettait dans la transmission de la connaissance ! Comme La Presse était souvent sa référence, je me suis abonné par curiosité.Coup de foudre.Depuis elle m'a suivie dans mes déménagements, je l'ai imposée (avec beaucoup de succès d'ailleurs) au conjoint, à mes enfants et à mes amis.Je ne peux supporter le café du matin sans « ma » Presse.Je l'aime pour sa clarté, sa belle diversité, ses chroniqueurs intelligents et quelquefois impertinents.J'aime les discussions qu'elle provoque.J'aime la contredire.J'aime surtout qu'elle s'accroche à l'excellence même après tant d'années.YOLANDE TÉTREAULT .Le plus jeune lecteur J'ai lu La Presse pour la première fois à l'âge de 2 ans.À cette époque, la section des sports était celle qui m'intéressait le plus.Maintenant que j'ai 6 ans (!), j'aime bien « lire » la météo car je suis bon avec les chiffres et ma mère veut savoir comment m'habiller le matin.Ma mère me lit les bandes dessinées.Quelques fois, j'aide ma grand-mère, qui a 87 ans, à faire ses mots croisés quotidiens.Elle demande mon aide quand les définitions sont sur les insectes, les animaux, la nature ou les dinosaures car je suis un expert dans ces domaines.L'année dernière, je me suis servi de La Presse pour un projet dans ma classe de maternelle du Pensionnat des Sacrés- Coeurs.Je devais trouver des mots dans un journal que j'étais capable de lire.Je devais les découper et les apporter à l'école afin de les lire en classe.Je suis le plus jeune lecteur de la famille mais je ne suis pas le seul qui aime La Presse ! LOUIS ARSENAULT-MAHJOUBI (et sa mère LORRAINE ARSENAULT) Saint-Bruno-de-Montarville .Notre fille perpétue la tradition Depuis toujours, La Presse fait partie de mon quotidien.Avec le café et le bol de céréales, son information me nourrit.De la une, jusqu'à la dernière page, tous les titres je lirai.Je ferai un arrêt sur les articles qui m'intéressent et inconditionnellement, j'entrerai dans l'univers de Foglia, les jours où il y sera.Et pour continuer la tradition, c'est notre fille qui a pris exemple et a commencé à lire La Presse dès ses premiers apprentissages en lecture.Aujourd'hui, comme nous, elle se préoccupe de la langue française, de son monde et du monde.Graphiste de profession, aujourd'hui, je m'attarde à cette nouvelle Presse et apprécie son souci de clarté et son taux de registre grandissant pour la couleur avec son nouveau procédé d'impression qui sont des ajouts de taille.Mais que La Presse devienne bleue, rouge ou verte avec tel ou tel autre style de caractère, La Presse demeurera toujours « mon » quotidien.C'est une question d'émotions ! MARIE BRIÈRE C'était en 1950, habitant les Cantonsde- l'Est, ce journal était notre phare YVES DESLAURIERS L'auteur habiteà Prévos La Presse, chez nous, est une affaire de tradition, d'héritage presque spirituel, je dirais.Ma mère, une Manitobaine d'expression française, arrivée au Québec à 20 ans, lisait La Presse dans ses moindres encadrés, sous toutes ses virgules.C'est elle, la responsable de ce détournement et de cet engouement chez nous.Que je la trouvais cultivée, ma mère ! Pourtant, nous appartenions à une famille modeste et notre bibliothèque s'exprimait à travers l'essentiel : quelques volumes, un dictionnaire Larousse et une encyclopédie Grolier.Nous pratiquions nos lectures avec La Presse.Nous formions notre jugement en lisant La Presse.Nos acquisitions de connaissances en arts, en littérature, en musique, en politique, en sports étaient toutes marquées du sceau de La Presse.C'était en 1950 C'était en 1950.Habitants d'un petit village caché quelque part dans les Cantons de l'Est, entourés d'Anglais, ce journal demeurait notre phare.Il se pointait en après-midi.Il nous arrivait par la « malle », comme on disait dans notre parler rural.Chez nous, il vient de franchir le cap de la quatrième génération.Les gars ont tous fait leurs premiers pas dans ce quotidien au contact des sports.Quand La Presse était en grève, c'était comme si le courant avec le monde extérieur était coupé.Il fallait s'en remettre à La Patrie ou au Petit Journal.Plus jeune, moi aussi, j'ouvrais le journal à la section des sports.Maintenant, je préfère suivre l'ordre des cahiers.Aussitôt levé, hiver comme été, mon premier vrai geste réfléchi est d'aller vers ma boîte rouge dans laquelle je retrouve celui qui dirige momentanément et parfois plus longuement ma gamme d'émotions où les crescendos, les mollos ou les decrescendos s'enchevêtrent.Je lis La Presse deux fois par jour.Le matin, je goûte et le soir, je savoure.À bien y penser, je suis un peu La Presse ! Qui d'autre, avec le dictionnaire, et peut-être bien plus assidûment que lui, peut se vanter de « semer à tout vent » ?Est-ELLE arrivée?MARTIN TURCOTTE Combien de fois dans mon enfance suis-je accouru dehors, en pyjama et en plein hiver, pour vérifier si ELLE était arrivée ?ELLE, c'était La Presse.Cette Presse qui se résumait alors essentiellement pour moi à un cahier des sports, avec images, statistiques et classements.Le fameux cahier des sports pour lequel on se chicanait parfois en famille.Avec l'âge, je n'ai pas tellement changé et lorsque je retourne chez mes parents, en demandant le samedi matin si ELLE est arrivée, tout le monde comprend de qui je parle.Si le cahier des sports et son équipe de journalistes colorés demeure celui sans lequel La Presse ne serait pas La Presse, la section politique et éditoriale a aujourd'hui pris pour moi plus beaucoup plus d'importance.Si bien que je garde maintenant les sports pour le dessert.Un journal ouvert La Presse, c'est aujourd'hui le journal que j'aime mais c'est aussi le journal que j'aime détester.Détester entre autres pour sa position éditoriale, que je peux difficilement blairer.Mais aussi aimer parce que La Presse est un journal ouvert, qui laisse beaucoup d'espace à ceux qui pensent différemment.Au risque de me faire traiter de naïf par certaines âmes éclairées, je refuse d'être cynique au point de croire que les lettres et textes de souverainistes ou des militants « de gauche » sont publiées dans La Presse uniquement dans le but de ne pas s'aliéner un marché de lecteur important.Je crois fermement en l'importance du débat démocratique qui a cours dans ce journal.Même si je suis conscient du fait que La Presse ne prendra jamais officiellement la position de la souveraineté du Québec, je sais très bien que les positions fédéralistes et centristes y seront toujours défendues avec intelligence et sens critique.Et je sais surtout que La Presse me laissera que très rarement indifférent ou mal informé.Ce qui est bien suffisant pour continuer de faire de moi un lecteur assidu du journal envers lequel j'entretiens depuis tant d'années une relation d'amour/haine passionnée ! «Mon pèrem'a fait découvrir La Presse, Pierre Foglia me l'a fait lire!» DANI ELLE BÉLANGER L'auteure habiteà Boisbriand.D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours vu mon père lire « sa » Presse au retour de son travail.C'était comme religion, « sacré ».Il ne fallait surtout pas le déranger pendant qu'il la lisait d'un couvert à l'autre.Pas question, pour le reste de la famille, de la feuilleter avant lui, il détestait quand « ses » sections étaient sens dessus dessous.Nous attentions donc patiemment qu'il ait terminé pour nous « garocher sur les petits comics ».! Quand je suis arrivée au cégep, mes amis parlaient beaucoup d'un certain Pierre Foglia qui écrivait dans la section des sports.« Es-tu fou?Les sports.yeurk !» Mes amis me disaient : Tu vas voir, Pierre Foglia est exceptionnel, il ne parle pas vraiment de sport, il est très drôle.Un chroniqueur de sport, dans la section des sports, qui ne parle pas de sport, tiens, tiens ! Curiosité piquée, je me prends à lire les chroniques de M.Foglia de plus en plus souvent et avec grand plaisir en plus ! Je suis toujours une fidèle lectrice des chroniques de M.Foglia mais depuis ce temps, j'ai aussi appris à découvrir « ma » Presse.À six heures du matin, avec mon café, je la lis religieusement d'un couvert à l'autre, en commençant bien sûr par les chroniques de mon journaliste préféré lorsqu'il daigne bien vouloir travailler.Mes enfants, devenus ados, prennent la relève.Chez nous, chacun a sa section préférée, et tout le monde est content ! M.Foglia, au risque que vous me traitiez de tous les noms (parce que je vous flatte dans le bon sens du poil !), vous faites l'unanimité dans notre maison.Merci ! PHOTO PIERRE McCANN, LA PRESSE© Un matin comme les autres et à chacun sa section de La Presse.Danielle Bélanger et Michel Henrichon (à droite) et leurs deux enfants, Marie-Ève et Hugo. FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Cesser l'affrontement Nous terminons aujourd'hui notre série de deux éditoriaux sur les enfants dudivorce.kgagnon@lapresse.ca KATIA GAGNON Quel est le premier réflexe des conjoints qui se séparent ?Prendre un avocat.Dans leurs bureaux ou devant les tribunaux, les avocats sont impliqués dans la majorité des séparations.Or, la culture d'opposition propre au monde juridique n'est pas très indiquée pour négocier une rupture : pour que les séparations se passent mieux, c'est cette culture qu'il faudra casser.Entendons-nous: le recours à des avocats n'est pas nécessairement une mauvaise chose.Plusieurs praticiens du droit familial ont à coeur les intérêts de la famille, qui devra continuer à fonctionner dans un nouveau contexte.Mais il n'en reste pas moins que les avocats, c'est la base de leur formation, cherchent d'abord à obtenir la meilleure entente possible pour leur client.Et certains se soucient moins que d'autres des pertes collatérales de leur bataille.La plupart des pays occidentaux ont cherché des solutions de rechange à la judiciarisation des séparations.Au Québec, on a mis sur pied en 1997 le programme de médiation familiale.Un médiateur, neutre, tente d'amener les couples qui se séparent à conclure eux-mêmes une entente.Sans être une thérapie de couple, la médiation amène les deux conjoints, murés dans leurs rancunes respectives, à renouer le dialogue.Or, cet échange est capital non seulement pour en arriver à une entente satisfaisante, mais surtout pour éviter les continuelles chicanes qui affectent énormément les enfants, au point que certains éprouvent des symptômes cliniques de dépression.Plusieurs études américaines ont démontré que la médiation a des conséquences extrêmement positives pour les enfants du divorce.Lorsque les couples s'astreignent à ce processus, beaucoup plus douloureux au départ, les deux parents continuent de participer à presque tous les aspects de l'éducation des enfants, et ce, plusieurs années après la séparation.Les contacts avec le père sont plus fréquents et plus constants.Malheureusement, au Québec, le succès de ce programme est relatif.L'an dernier il s'est effectué 17 000 médiations.Il est difficile de dire quel pourcentage des conjoints qui se séparent ont recours à ces services, car on a peu de statistiques sur les couples qui vivent en union libre.Mais une enquête canadienne nous a donné un ordre de grandeur : le tiers des couples se retrouverait devant les tribunaux, un autre tiers conclurait une entente à la suite d'une médiation ou d'une négociation avec des avocats et un autre tiers n'aurait aucune entente formelle.Il y a plusieurs raisons à cela : d'abord, la médiation est peu connue.Un effort majeur de publicité s'impose, car ce sont de vieux réflexes qu'il s'agit de changer.Sans rendre la médiation obligatoire, car le caractère volontaire de l'exercice est fondamental, les avocats devraient aussi avoir le devoir, avant de prendre le dossier d'un client, de leur présenter les avantages de la médiation.Cette mesure est importante pour vraiment modifier les mentalités.Mais le programme devrait aussi être changé.Trop souvent, a constaté le comité de suivi chargé d'examiner son application, la séance d'information obligatoire que doivent suivre, les couples avant de se rendre devant les tribunaux est vue comme une formalité, parfois expédiée la veille d'un passage en cour.Cela ne rend pas justice au processus.De plus, un cinquième des couples s'excluent automatiquement du processus en invoquant des « motifs sérieux ».Cette disposition, qui visait au départ à protéger les femmes victimes de conjoints violents, est devenue un échappatoire de routine.C'est anormal.Il y aurait également un effort à faire pour sensibiliser les avocats et les notaires qui agissent à titre de médiateurs aux aspects psychologiques d'une rupture.Bien sûr, la médiation n'est pas une panacée.Mais elle a au moins le mérite d'amener les conjoints à s'exprimer, en face à face, pour tenter de passer de l'affrontement à la coopération.C'est fondamental pour l'équilibre psychologique des enfants du divorce.\u2014FIN \u2014 La médiationn'est pas une panacée.Mais elle permet aux conjoints de s'exprimer, en faceàface.patrick dea pdea@lapresse.ca, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS VU DE DALLAS Lemariage gai hante les politiciens américains ROD DREHER L'auteur est éditorialiste au Dallas Morning News.Sa chronique sera publiée une fois par mois.Le mariage gai, pour paraphraser Oscar Wilde, est l'enjeu politique américain qui n'ose pas dire son nom.Pour être plus précis, c'est l'enjeu politique qu'aucun politicien éminent, démocrate ou républicain, ne veut aborder.Mais grâce aux tribunaux, aux activistes des deux côtés du débat et à l'approche des élections de 2004, c'est une question que les politiciens pourront difficilement esquiver.L'été dernier, moins de deux semaines après que la cour d'appel de l'Ontario eut cassé l'interdiction des mariages entre personnes de même sexe au Canada, la Cour suprême des États-Unis a renversé les lois contre la sodomie dans les 13 États qui en avaient toujours une.Le langage de la décision était plus expansif que prévu, et ouvrait la porte à la possibilité que le mariage gai obtienne l'assentiment judiciaire.L'éventualité surprenante que l'institution du mariage \u2014 le mariage ! \u2014 puisse être modifiée sans le consentement des citoyens, par un panel de juristes non élus, a capté l'attention du peuple américain.Du jour au lendemain l'opinion publique, qui évoluait depuis des années vers une reconnaissance accrue des droits homosexuels, a renversé la vapeur.Une forte majorité s'oppose désormais au mariage entre personnes de même sexe, et une mince majorité s'oppose même à la légalisation des rapports sexuels entre personnes de même sexe.On comprend facilement pourquoi les politiciens démocrates demeurent silencieux face à un enjeu impor tant pour une par tie appréciable de leur base : le mariage gai devient pour leur parti un enjeu perdant.En l'appuyant, ils risquent de se mettre à dos d'importants électorats démocrates comme les Noirs et les milieux syndicaux.Voilà pourquoi les principaux candidats présidentiels se sont doucement (et inconfortablement) prononcés contre le mariage gai.Dans le tordeur médiatique Avec des sondages nettement en faveur de l'opinion conservatrice, pourquoi le Parti républicain n'a-t-il pas saisi l'occasion d'utiliser le mariage gai pour s'assurer des votes supplémentaires ?Parce qu'une institution massivement libérale, les médias, pourrait transformer cet enjeu en cauchemar pour les républicains.Les chefs du parti savent que s'ils touchent à cette question, les journalistes les présenteront comme des troglodytes prédicateurs.Ils ont eu un avant-goût du traitement à l'été, avant le jugement de la Cour suprême, quand un sénateur républicain de la Pennsylvanie a tenu en interview des propos controversés.Le législateur en question a déclaré que si la Cour suprême renversait les lois sur la sodomie en invoquant le droit à la vie privée (c'est exactement ce qu'elle fit), aucun principe juridique n'interdirait une série d'actes sexuels répugnants entre adultes consentants.Les solides fondements juridiques de l'argument du sénateur se sont noyés dans une couverture hystérique où les médias l'ont dépeint comme un sectaire fanatique.Aucun républicain ne veut se retrouver ainsi dans le tordeur médiatique, surtout durant une année électorale.Les deux partis ont donc intérêt à marginaliser la question, mais leurs chances de succès sont minces.La plus haute cour du Massachusetts doit bientôt rendre sa décision dans une cause d'allégation de discrimination par un couple homosexuel qui voulait se marier.Si le jugement du tribunal favorise les gais, comme prévu, l'affaire aboutira presque certainement devant la Cour suprême des États-Unis, qui pourrait alors légaliser le mariage gai dans tous les États.Un moyen sûr de prévenir ou d'annuler une telle décision serait d'amender la Constitution américaine pour y interdire le mariage entre personnes de même sexe.Ce serait difficile, mais pas impossible, et cette stratégie a de plus en plus d'appuis au Congrès.Une décision favorable aux gais dans une ou plusieurs cours d'État accélérerait ce mouvement, et aucun politicien national ne pourrait alors éviter de prendre position.Cet affrontement imminent sur le mariage gai démontrera avec une clarté brutale une réalité de plus en plus évidente de la vie américaine : la faille principale de notre politique nationale passe par la chambre à coucher.Le chroniqueur politique Thomas B.Edsall fait l'observation suivante : « Jadis, les élections opposaient la classe ouvrière au parti de Wall Street.Aujourd'hui, elles opposent les électeurs qui croient en une moralité fixe et universelle à ceux et celles qui voient dans les questions morales, surtout en matière de sexualité, des choix personnels élastiques.» Les Canadiens et les Européens auront tendance à rire de telles préoccupations, qu'ils attribueront à la pudibonderie américaine.Grosse erreur.Ainsi que l'indique M.Edsall, il y a là quelque chose de beaucoup plus profond que la sensibilité américaine face à l'homosexualité.La question interpelle la nature de la moralité publique, la concurrence entre les droits individuels et collectifs, et l'usurpation du politique par le judiciaire.Peu importe la réponse qu'on leur donne, ces questions sont fondamentales pour le gouvernement des sociétés démocratiques.Voilà pourquoi les États-Unis doivent vider ce débat, même s'il faut y traîner les politiciens pieds et poings liés.Le réalisme d'Alstom PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE© Le Vermont a été le premier État américain à permettre l'union officielle entre conjoints du même sexe.Joseph Haller et Eric Berta (notre photo) se sont prévalus de ces nouvelles dispositions législatives.mboisver@lapresse.ca MICHÈLE BOISVERT On en avait prédit la mort, voilà qu'il ne s'agira que d'un déménagement.Alstom Transport a annoncé mardi dernier qu'elle fermera ses ateliers de Pointe-Saint-Charles, à Montréal, mais qu'elle mutera à Sorel-Tracy la vingtaine d'employés qui y travaillaient.La décision de l'Agence métropolitaine de transport, l'AMT, d'accorder à Bombardier le contrat des trains de banlieue au détriment d'Alstom n'aura donc pas eu les répercussions catastrophiquesque l'on avait laissé entrevoir.Au début du mois, un groupe de députés, syndiqués et élus municipaux avait réclamé un moratoire sur l'attribution du contrat de l'AMT à Bombardier, disant craindre l'abandon par Alstom de ses activités ferroviaires au Québec.Il n'y a finalement pas eu de moratoire.Malgré tout, la situation est moins sombre qu'on ne craignait.Alstom Transport va poursuivre ses activités, mais ailleurs au Québec.Il est évident qu'on ne peut pas se réjouir de voir le complexe industriel de Pointe-Saint-Charles abandonné.Avec sa fermeture, c'est un pan important de l'histoire industrielle de Montréal qui prend fin.Fondés en 1857 par le Grand Tronc, un important chemin de fer reliant Montréal à l'ouest du pays et au Maine, ces ateliers ont employé jusqu'à 1600 personnes dans leurs belles années.S'il est triste de devoir tirer un trait sur ces vastes installations, personne cependant ne peut prétendre qu'on n'avait pas vu venir leur fin.En 1996, au moment où Alstom Transport s'installe dans les ateliers de Pointe-Saint-Charles, 800 personnes y travaillent.Mais les difficultés du secteur ferroviaire et surtout, sa forte consolidation au cours des dernières années ont fait mal à la multinationale, qui a vu le nombre de ses clients potentiels rétrécir comme peau de chagrin.L'obtention du contrat de l'AMT aurait permis de prolonger les activités d'Alstom à Montréal, mais il y a fort à parier qu'une fois ce contrat terminé, le spectre d'une fermeture se serait pointé à nouveau.Il aurait fallu, une fois de plus, faire appel aux pouvoirs publics pour empêcher l'inévitable.Alston Canada a finalement fait preuve de réalisme en prenant la décision de déménager ses activités de transport à Sorel-Tracy, là où elle exploite déjà sa division énergie.En concentrant ses activités en un seul endroit, Alstom réalisera des économies considérables, ce qui lui permettra de mieux se positionner en vue d'une reprise éventuelle du marché ferroviaire.« La faille principale de notre politique nationale passe par la chambre à coucher.» À VOTRE TOUR Le présumé journalisme GILLES SYLVAIN Psychosociologue, l'auteur demeureà Sainte-Catherine-de-la-Jacques- Cartier.L'utilisation abusive du qualificatif « présumé » à propos des victimes associées à la prostitution juvénile montre ou démontre les valeurs « présumées » des médias québécois.En effet, la plupart des médias utilisent à mauvais escient et au mépris même de la justice élémentaire \u2014 pour ne point dire le mépris du droit tout court \u2014 les termes « victimes présumées» pour celles qui ont été abusées dans leur naïveté par des proxénètes et des clients sans valeur aucune ; des parasites et des vautours de la chair fraîche.Le droit exige, en effet, que le poursuivi soit affublé de l'étiquette « présumé » tant et aussi longtemps que l'on aura pas fait la preuve de sa culpabilité ; de là des termes présumé proxénète, présumé client dans le cas qui nous intéresse.Le fait que les médias, influencés par l'auguste société, la SRC, affublent la victime du qualificatif « présumé » suggère fortement que celle-ci peut fabriquer la preuve \u2014 mentir ou calomnier, etc.Ce qualificatif abusif met en doute, qu'on le veuille ou non, la qualité et même la pertinence des enquêtes policières.L'utilisation, sans fondement aucun, du qualification présumé que l'on attribue innocemment aux victimes est un symptôme du cadre malsain dans lequel végète les responsables des médias québécois.C'est une autre façon de minimiser des actes crapuleux et malsains ou de faire comme si le phénomène n'existait pas.Est-ce là le reflet d'une société pauvre ou d'une pauvre société ?PHOTO IVANH DEMERS, LA PRESSE© Marie-Hélène Giroux, Simon et Michel à la chasse à l'écureuil.dans leur salon.Enfin une police proche des citoyens! LA LETTRE DE LA SEMAINE MARIE-HÉLÈNE GIROUX Imaginez un écureuil qui, à 23h par une nuit pluvieuse de début d'automne, décide vous faire une petite visite.Il entre dans votre maison, mais là, agressé par le chien, le chat et vos deux enfants, il panique et se terre sous votre divan.Carottes, noix, pistaches.rien à faire, bien décidé à rester, il ne bouge pas.Que faitesvous ?Il est tard, vos voisins dorment ou vous ne voulez pas les déranger.Vous avez entendu dire que ces bêtes sont porteuses de la rage, surtout si proche du mont Royal, ou du VNO ou de je ne sais quoi encore.Premier réflexe : appeler la SPCA.Non ! Non ! Pas d'aide de ce côté-là ; il ne s'agit pas d'un animal domestique, donc débrouillez- vous comme vous pouvez ! On vous réfère à Berger Blanc.Manque de bol, ils ne desservent pas votre secteur mais peuvent vous transférer au service des plaintes.Vraiment pas le moment ! Les pompiers ! Mais oui, ne sont-ils pas ces gentils messieurs, depuis votre tendre enfance, vous voyez à la télévision secourir de pauvres petits chats pris dans les arbres ?Nenni ! Les écureuils, ça mord ! Pas équipés pour ça.« Il ne faut pas que mes hommes se fassent mordre ».Mais pas grave si deux jeunes enfants risquent d'être mordus, c'est pas leur problème ! Madame, essayez les carottes ou les exterminateurs.Au point où j'en suis, pourquoi pas ! Heureusement les pages jaunes regorgent d'annonces de vaillants exterminateurs prêts à intervenir 24/24, 7 jours sur 7.Hélas ! ou bien ça ne répond pas (24 heures a-t-on écrit), ou bien, ils sont « bookés » toute la nuit.Yeah sure ! Enfin en voilà un.Pour 500 $ il vous garantit le résultat : tué ou malade mais pas responsable des dégâts causés à votre condo ou des dommages causés aux meubles ! Je l'attends toujours.Désespérée, il ne reste que le 911.Rendu là, le ridicule ne tue plus.On espère être transférés à des ressources plus appropriées pouvant vous sauver de ce cauchemar.Bingo ! La police ! Fallait y penser.À 1h du matin, ces braves officiers arrivent et avec de l'astuce, un balai et une bonne dose de bonne volonté, ils ont réussi à escorter cet indésirable dehors, sans le tuer, sans se faire mordre et sans tout casser dans la maison, avec en prime un bon moment de rire.Que cela serve de leçon à toutes ces ressources soi-disant spécialisées.Voilà une vraie police citoyenne.Merci PDQ 36 ! Suis-je féministe?ROBERT AYOTTE L'auteur est un Trifluvien.Dernièrement on me demandait si je me considérais comme féministe.Question embêtante à laquelle je ne trouvais pas de réponses.Un homme peut-il être féministe ?Avec le recul, une réponse a surgi.Issu d'une famille nombreuse où la mère avait un rôle très établi, j'ai été élevé avec un regard interrogateur face à sa condition de vie, face à un rôle préétabli.Depuis 26 ans, je travaille dans des domaines où l'agressivité est reine.Tout d'abord, comme intervenant dans un centre d'accueil juvénile en milieu fermé ; puis, comme intervenant pour des thérapies en milieu carcéral, autant au niveau provincial que fédéral ; et, finalement, depuis les treize dernières années, dans un travail avec des hommes à comportements violents et agressants.De ces expériences de travail, il ressort que les manifestations d'agressivité, voire de violence, font surtout comme victimes les femmes et les enfants.Bien sûr, vous me direz ; « oui mais dans de tels milieux ».N'empêche que le lot de victimes étaient bien ces femmes et ces enfants.Ce que ces femmes et ces enfants ont subi ne peut être décrit, mais ce qui peut être dénoncé est bien le silence des hommes face à ces tragédies.Comme homme, je ne peux accepter que de tels événements se produisent, je ne peux accepter de me taire et, surtout, je me dois de prendre position contre toutes formes d'agression envers les femmes et les enfants.Je me dois de dénoncer toutes formes d'inégalités.Comme homme, je me dois de me lever et d'interpeller les hommes.Suis-je féministe ?Si, le simple fait de dire non à cette violence gratuite et de me positionner en faveur des droits des femmes entraîne l'appellation de féministe et bien.La famille, notre vraie richesse.S.TREMBLAY L'auteur habiteà Mirabel.Il y a quelques semaines, on lisait que le taux de natalité dépassait à peine le 1 %.Et les gens de se questionner sur les conséquences d'un si faible résultat.Pourtant, la vraie question devrait plutôt porter sur les raisons qui découragent les adultes d'aujourd'hui de faire des enfants.Nous sommes parents de quatre magnifiques enfants.Si notre famille est notre plus grande richesse et notre fierté, nous ne pouvons occulter le fait que la vie n'est réellement pas organisée pour les grandes familles.Prenons les programmes gouvernementaux, tels les « bébés bonus » ou l'allocation familiale.Quand ils ne sont pas disparus du paysage, nous ne sommes tout simplement pas admissibles.Rien.Trop riches, semble-t-il.Vraiment ?Montrez-nous où est tout cet argent que nous en profitions ! Cet été, j'ai voulu multiplier les occasions de vivre des activités familiales.Oh ! Bien sûr que nous avons vécu de merveilleux moments et nous nous sentions privilégiés de vivre ces bonheurs simples.Mais le portefeuille, lui, en a plutôt souffert ! Les grands projets ont été coupés de moitié.Aller passer une journée dans les zoos, parcs aquatiques ou zoologiques est hors de portée de bien des bourses.Fréquenter les parcs provinciaux régis par la Sepaq coûte une petite fortune, même si ce n'est que pour aller passer un après-midi à la plage, ou tout simplement faire un pique- nique en nature.Passer une heure au parc d'Oka pour faire une petite randonnée, c'est 3 $ par adulte, 1,50 $ par enfant et 5 $ pour la voiture ! On ne parle pas d'escalader une haute montagne québécoise, mais bien de marcher dans les sentiers du calvaire d'Oka ! Les forfaits vacances, sorties, activités diverses sont élaborés selon un modèle familial standard, soit de quatre personnes : deux adultes et deux enfants.Hors de ce standard, tant pis pour vous ! Et voilà les extras.Nous ne sommes pas dans le besoin et ne nous considérons pas comme tel.Cependant, nos pensées vont vers les familles qui éprouvent des difficultés à boucler les fins de mois.Celles qui se font pointer du doigt parce que leurs enfants ne sont pas en pleine forme, qu'ils ne font pas assez d'activité physique, qu'ils ne se nourrissent pas convenablement, qui ne réussissent pas assez bien à l'école, etc.Comment espérer qu'elles changent leurs habitudes et qu'elles s'ouvrent à d'autres univers quand tout est si onéreux ! Quelqu'un se souvient-il, dans les hautes sphères gouvernementales, que les enfants d'aujourd'hui sont les dirigeants de demain ?Que prendre en considération la réalité économique de la famille contemporaine, c'est lui assurer la santé physique et psychologique, donc permettre au plus grand nombre de se doter des conditions gagnantes pour un développement personnel et social harmonieux, pour réussir leur scolarité, leur carrière, leur vie, quoi ! Les forfaits sont élaborés selon unmodèle familial standard, deux adultes et deux enfants.Hors de ce standard, tant pis pour vous ! Réflexe spontané GEORGES LESUEUR L'auteur résideà Saint-Ambroise.Vouloir mourir à la maison est plus un réflexe spontané qu'une idée réfléchie.Les soins palliatifs demandent des connaissances, des pratiques expérimentées et un certain recul que des proches, paralysés par l'émotion et la prise en charge affective n'ont pas.Un mourant a besoin d'un suivi constant, d'analgésiques puissants et adaptés journellement à son état.De plus, la mort à la maison laisse en souvenir des traces indélébiles sur les lieux de la maladie, de la souffrance et de la disparition d'un être aimé, qui font de la maison un endroit devenu lugubre.Et souvent insupportable.Cette option qui était naturelle au siècle dernier, n'est pas souhaitable de nos jours, ni pour le mourant, ni pour la famille.Surtout pour ceux qui continueront à vivre dans cette maison marquée par le souvenir.Et les hôpitaux ne sont pas conçus pour accompagner les mourants, même si le personnel soignant souvent s'y résigne.Les centres spécialisés en soins palliatifs offrent aux familles l'opportunité d'accompagner le mourant dans un décor adapté accueillant avec le support d'un personnel compétent et dévoué.Ces centres méritent l'aide des gouvernements et généreux donateurs pour devenir accessibles à tous.C'est bien le moins pour une société riche et civilisée.Nouvelle tendance GILLES GAUTHIER L'auteur est unrésidant de Sainte-Adèle.L'essor accéléré des sciences et des technologies dans la deuxième moitié du XXe siècle a entraîné une multiplication et une spécialisation des tâches et des rôles dans les sociétés développées.Il faut voir la présence massive des femmes dans certains secteurs comme le droit et les sciences de la santé et de l'éducation, non pas comme une lutte entre les sexes mais comme une nouvelle étape dans l'hyperspécialisation des rôles des hommes et des femmes dans les sociétés développées.À partir du moment où il n'y a plus de barrières entre les sexes, les hommes comme les femmes peuvent acquérir des compétences dans les domaines de leur choix.Les meilleurs éléments de chaque sexe vont performer dans les secteurs où ils ont un avantage comparatif et où ils excellent.Au fond, avec ou sans instruction, la tendance générale veut que les femmes et les hommes vont continuer à faire ce qu'ils ont toujours bien fait et ce qu'ils font de mieux.Les femmes continuent à soigner les malades et élever les enfants, et les hommes continuent à concevoir, fabriquer et jouer avec des machines.Au niveau des pays, c'est la même tendance ; les pays vont se spécialiser dans ce qu'ils peuvent faire de mieux : les travaux nécessitant beaucoup de main-d'oeuvre dans les pays en développement et les travaux exigeant une technologie avancée dans les pays développés.Après l'automatisation, l'exode rural, l'émancipation de la femme et la technologie omniprésente, nous devrons nous adapter à cette nouvelle tendance. 10 succursales BROSSARD 9500, boul.Taschereau (coin boul.Rivard) Tél.: (450) 619-6777 LASALLE 7272, boul.Newman (près du Carrefour Angrignon) Tél.: (514) 364-6110 KIRKLAND 16 975, route Transcanadienne (sortie 50, route Transcanadienne) Tél.: (514) 697-9228 SAINT-HUBERT 1351, boul.des Promenades (près des Promenades Saint-Bruno) Tél.: (450) 676-1911 SAINT-LÉONARD 6700, rue Jean-Talon Est (près des Galeries d'Anjou) Tél.: (514) 254-9455 REPENTIGNY 145, rue de Lafayette (près du boul.Brien) Tél.: (450) 470-0815 LAVAL 500, boul.Le Corbusier (coin boul.de la Concorde) Tél.: (450) 682-2516 SAINTE-THÉRÈSE 125, boul.Desjardins Est (coin boul.Curé-Labelle) Tél.: (450) 430-0555 ROCK FOREST 4275, boul.Bourque (coin rue Grégoire) Tél.: (819) 562-4242 1 800 267-4240 GATINEAU 500, boul.de la Gappe (face aux Promenades de l'Outaouais) Tél.: (819) 561-5007 1 877 755-2555 Prix en vigueur jusqu'au mercredi 15 octobre 2003.Quantité limitée sur certains articles.Ne payez que les taxes de vente.Sujet à l'approbation du crédit.Le montant de votre achat sera réparti en 36 versements égaux, sans frais, ni intérêt débutant le mois suivant votre achat.Détails en magasin.Valable pour les produits en inventaire seulement.Non valable aux Centres de liquidation (C.D.L.).Ne payez que les taxes de vente.Sujet à l'approbation du crédit.Aucun dépôt, paiement ni intérêt si payé en entier en octobre 2004.Détails en magasin.Valable pour les produits en inventaire seulement.Non valable aux C.D.L.1100 succursales HEURES D'OUVERTURE Lun.-mar.-mer.9 h 30 à 18 h Jeudi-vendredi 9 h 30 à 21 h Samedi 9 h à 17 h Dimanche 11 h à 17 h NOUVELLLE ADRESSE LIVRAISON GRATUITE DANS UN RAYON DE 200 KM Chiro Concept II Perfect Sleeper Matelas ferme recouvert d'un tissu 100% polyester piqué sur de la mousse.Sommier offert.10 ans de garantie ferme.Livraison et ramassage gratuits.Matelas 1 place/240 ressorts 9,69$ par mois ou 349$ Matelas grand lit/416 ressorts 13,86$ par mois ou 499$ 1247$ par mois 449$ ou Matelas 2 places 336 ressorts Lobelia Perfect Sleeper Matelas moelleux avec dessus à coussinet, recouvert d'un tissu damassé piqué sur de la mousse et sur 2 couches de fibre.Sommier offert.10 ans de garantie ferme.Livraison et ramassage gratuits.Matelas 1 place/480 ressorts 24,14$ par mois ou 869$ Matelas grand lit/800 ressorts 30,53$ par mois ou 1099$ Matelas très grand lit/992 ressorts 38,86$ par mois ou 1399$ 2775$ par mois 999$ ou Matelas 2 places 504 ressorts Gardenia Perfect Sleeper Matelas moelleux recouvert d'un tissu damassé, traité anti-acariens, piqué sur de la mousse et sur 2 couches de fibre.Sommier offert.10 ans de garantie ferme.Livraison et ramassage gratuits.Matelas 1 place/528 ressorts 37,47$ par mois ou 1349$ Matelas grand lit/848 ressorts 48,58$ par mois ou 1749$ Matelas très grand lit/1040 ressorts 61,08$ par mois ou 2199$ Orchidée Perfect Sleeper Matelas ferme avec support latéral, recouvert d'un tissu traité anti-acariens multipiqué sur de la mousse et sur 2 couches de fibre.Sommier offert.10 ans de garantie ferme.Livraison et ramassage gratuits.Matelas 1 place/560 ressorts 33,31$ par mois ou 1199$ Matelas grand lit/924 ressorts 44,42$ par mois ou 1599$ Matelas très grand lit/1176 ressorts 55,53$ par mois ou 1999$ 3886$ par mois 1399$ ou Matelas 2 places 800 ressorts 4303$ par mois 1549$ ou Matelas 2 places 752 ressorts Dahlia Perfect Sleeper Matelas ferme recouvert d'un tissu damassé piqué sur de la mousse et sur une couche de fibre.Sommier offert.10 ans de garantie ferme.Livraison et ramassage gratuits.Matelas 1 place/312 ressorts 13,86$ par mois ou 499$ Matelas grand lit/532 ressorts 19,42$ par mois ou 699$ Matelas très grand lit/672 ressorts 24,97$ par mois ou 899$ 1664$ par mois 599$ ou Matelas 2 places 442 ressorts Posture Medic Matelas ferme recouvert de polyester piqué sur de la mousse.Sommier offert.10 ans de garantie.Livraison et ramassage gratuits.Matelas 1 place/390 ressorts 11,08$ par mois ou 399$ Matelas grand lit/640 ressorts.16,64$ par mois ou 599$ 1386$ par mois 499$ ou Matelas 2 places 540 ressorts OBTENEZ UNE PÉRIODE D'ESSAI DE 20 JOURS Voir conditions en magasin.OUVERTAUJOURD'HUI DE 9H30 À18H 3168049A "]
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