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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts + Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 2003-10-18, Collections de BAnQ.

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[" MAINTENANT À MONTRÉAL.LES AILES DE LA MODE, 3e ÉTAGE.LES AILES DE LA MODE- CENTRE-VILLE 3171739A FLORENT VOLLANT NOMADE DANS L'ÂME PAGE 8 L'attente aura été longue.Les attentes sont élevées.Six ans après le superbe La Llorona, Lhasa de Sela revient d'exil et présente son carnet de route, The Living Road.Douze chansons en trois langues \u2014 espagnol, français et anglais \u2014, comme autant d'histoires et de décors traversés.La charmeuse raconte, avec pudeur et timidité, le long chemin qui l'a ramenée à la chanson.Attention, coup de coeur! ALEXANDRE VIGNEAULT a dernière fois que j'ai vu Lhasa sur scène, c'était en décembre 1998 au D'Auteuil, une charmante salle de spectacles de Québec aujourd'hui en ruine.Un concert envoûtant, assez chaud pour faire oublier la neige et le froid mordant.Elle irradiait.Sa voix magnifique distillait une mélancolie sans âge, et de son chant, très physique, coulait une discrète sensualité.Elle est intense, Lhasa, mais elle est pudique.Réservée, même.Cinq ans plus tard, la chanteuse n'a rien perdu de son charme.ni de sa timidité.Elle se livre simplement, sans empressement, mais sans réticence non plus.Derrière son ton posé, on devine une certaine nervosité.Ses mains ne cessent de courir sur ses jambes, lissant des plis imaginaires sur son pantalon noir.Durant l'entrevue, elle échappe plusieurs sourires fugitifs, quelques éclats de rire aussi, qui passent dans son visage commedes éclairs radieux.Lhasa a fait beaucoup de chemin entre ses derniers concerts québécois, il y a quatre ans, et son retour au pays, l'automne dernier.On la savait transplantée en France, où elle a rejoint ses soeurs acrobates en 1999.On a compris, en l'entendant chanter sur Madame X, qu'elle s'était liée d'amitié avec Arthur H.On a même lu ou entendu quelque part \u2014 on ne sait jamais d'où partent les rumeurs \u2014 que les deux artistes avaient le projet d'ouvrir un café spectacles dans la région de Marseille.«Ah oui?Je n'en ai jamais entendu parler, moi!» rigole la principale intéressée.Chemin faisant Retraçons tout de même ses dernières années en pointillé.La Llorona est sorti en 1997 et, le succès n'ayant pas tardé, Lhasa a passé les trois années suivantes à tourner assidûment, d'abord au Québec, puis en France.Elle n'a pas bourlingué en vain puisque son premier album s'est écoulé à plus de 400 000 exemplaires (110 000 au Canada et 300 000 en France).Trois ans sur la route, ça épuise.Lassée de refaire sans cesse des chansons qu'elle portait depuis huit ans dans certains cas, elle a décidé de prendre une pause.«Chaque fois que je fais un spectacle, je veux que ce soit comme si c'était la première fois, indiquet- elle.Il faut énormément d'énergie pour mettre de l'intensité et de la spontanéité dans des chansons que tu as faites des centaines de fois.À un moment donné, ça devient démesuré.J'avais besoin de nouvelles histoires, il fallait que je laisse La Llorona derrière moi.» Lhasa avait aussi besoin d'arrêter parce qu'elle n'arrivait pas à écrire sur la route.«Apprendre à vivre au rythme de la tournée, c'est très spécial, j'étais complètement engagée là-dedans», dit-elle.Quoi?Lhasa, qui a toujours eu la bougeotte et qui a passé une partie de sa jeunesse en caravane avec sa famille a eu de la difficulté à s'adapter à la vie de tournée?«C'est très différent, assuret- elle.Vers la fin, on bougeait presque tous les jours, on dormait chaque soir dans un endroit différent, on mangeait toujours dans des restaurants.J'avais de la difficulté à recharger mes batteries.» > Voir LHASAen page 3 PHOTO ROBERTMAILLOUX, LA PRESSE © The Living Road, l'album tant attendu de Lhasa de Sela, constitue une sorte de carnet de route impressionniste de ses voyages, réels et intérieurs.LHASA SUR LA ROUTE DE THÉÂTRE DES PRÉCIEUSES RÉVOLUTIONNAIRES PAGE 7 VALÉRIE BLAIS, PAUL BUISSONNEAU ETMARIE-FRANCE LAMBERT ARTS ET SPECTACLES La série Phénomia, montrant le parcours créatif de neuf jeunes dans l'élaboration d'un opéra rock, a pris fin hier à VRAK.TV par la diffusion du spectacle qu'ils ont donné mercredi au Monument-National.Cet jour-là, La Presse était en coulisses pour recueillir les témoignages des profs et des participants de cette belle aventure collective De fans à Phénomias CHANTAL GUY COLLABORATION SPÉCIALE Ils ont tous suivi avec passion la bande de Mix Mania sur VRAK.TV, qui sont un peu responsables de la belle galère dans laquelle ils se sont embarqués avec insouciance.Comme eux, ils étaient âgés de 13 à 17 ans et rêvaient de showbiz.Ils se nomment Philippe Tourzel, Julie Lefebvre, Marie-Michèle Rivard, Mathieu Robichaud, Mélodie Sylvestre-Lesieur, Jean-François Soucy, Émilie Janvier, Anthony Bouffard et Valérie Boulianne- Lefrançois.Ils sont aujourd'hui les Phénomias, du nom de l'opéra rock dans lequel ils incarnent neuf personnages futuristes qui doivent sauver l'Humanité.Les adolescents ont vécu ensemble pendant 10 semaines dans un loft de Montréal, loin de leurs familles, tout en partageant les hauts et les bas de la création du spectacle, qui leur a demandé beaucoup plus d'efforts qu'ils ne le pensaient.« C'est fou, je n'ai jamais autant travaillé de ma vie, confirme Valérie, la gagnante du prix Phénomia voté par le public, qui récompensait le participant réunissant les valeurs les plus positives de l'émission.Ce que ça m'a appris, c'est que dans la vie, il faut voir le bon coté des choses, d'aller jusqu'au bout et de ne pas abandonner.» « On se sent meilleur quand on apprend, estime Mathieu Robichaud.J'ai plus confiance en moi, maintenant.» « L'aventure de groupe est une expérience inestimable, affirme Phillipe Tourzel.On n'a jamais pensé qu'on allait réaliser une si grosse affaire.Le loft va me manquer, mais je suis certain qu'on va rester liés pour la vie.» Même sentiment pour Julie Lefebvre : « Je vais être triste en revoyant les meilleurs moments de l'émission.Cette étape-là est terminée.» Le stress et la fatigue ont peutêtre causé des insomnies à Marie- Michèle Rivard (et elle n'est pas la seule : tous ont dit avoir hâte de dormir après la fin de l'émission !), elle n'en demeure pas moins enthousiaste au terme de ces 10 semaines intensives.Ce qu'elle retient le plus de l'aventure ?« Tout ! Tout ! Tout ! Il y avait tout le temps des surprises ! ».Car il n'y a pas eu que le travail, quand même : les jeunes ont pu, entre autres cadeaux, assister aux spectacles de Mix Mania et Pied de Poule en plus de rencontrer leurs artisans en coulisses, recevoir des massages professionnels, passer une nuit au Château Frontenac et vivre quelques bains de foule grisants.Mais le vrai cadeau, ils l'ont eu mercredi soir, en présentant le fruit de leurs efforts devant une salle comble du Monument-National.En point de presse tout de suite après le show, ils étaient très fiers de leur performance.« On s'est beaucoup amusés à faire ce spectacle », a lancé Émilie.« C'est passé comme ça, a dit Jean-François en claquant des doigts.En résumé, tous étaient contents de voir enfin le résultat concret d'un si dur labeur ! Julie St-Pierre, l'une des participantes de Mix Mania qui coanime aujourd'hui Phénomia avec Emmanuel Juteau-Mc Ewan, comprenait bien leur satisfaction.« Ils ont travaillé très fort, c'est sûr.Je regarde le résultat, et ce doit être trippant pour eux ! » Après cette soirée, les jeunes retournaient à leurs familles et amis pour deux jours, avant de revenir à Montréal pour l'enregistrement de l'album, qui sortira à la mi-novembre.Si l'émission est maintenant terminée, leur travail ne l'est pas encore ; ils doivent préparer la tournée Phénomia, qui devrait être lancée au mois de mars 2004, dont les dates ne sont pas encore confirmées.PHOTOS IVANOH DEMERS, LA PRESSE © « L'aventure de groupe est une expérience inestimable, affirme Phillipe Tourzel.On n'a jamais pensé qu'on allait réaliser une si grosse affaire.Le loft va me manquer, mais je suis certain qu'on va rester liés pour la vie.» Un petit coup de maquillage pour Anthony Bouffard.Valérie Bouliane-Lefrançois, la gagnante du prix Phénomia voté par le public.L'union fait la force CHANTAL GUY COLLABORATION SPÉCIALE En décidant de monter un opéra rock, VRAK.TV a confirmé qu'elle prenait ses distances d'avec la téléréalité axée sur la compétition.Forte du succès de Mix Mania l'an passé, la chaîne spécialisée a créé Phénomia qui suivait le même concept télé \u2014 c'est-à-dire filmer l'évolution des participants \u2014 avec ceci de différent qu'on n'a pas séparé les filles et les garçons en deux groupes, mais plutôt formé un seul, afin de mettre encore plus en valeur l'esprit d'équipe auprès de son jeune public.Mix Mania montrait quatre filles et quatre garçons se transformer en groupes pop, du style girls band ou boys band, où l'un des deux devait remporter la finale du concours, tandis que Phénomia a demandé à ses neuf participants (cinq filles, quatre gars) de se glisser dans la peau de personnages d'une comédie musicale.« Nous voulions innover et offrir quelque chose de différent, explique Denis Dubois, de VRAK.TV.Avec ce concept, on a vu une gang évoluer où aucun n'était plus vedette qu'un autre.C'est le groupe qui comptait.» Plusieurs des artisans de Phénomia avouent avoir hésité avant d'accepter de participer à cette aventure, principalement parce qu'ils désapprouvent la télé-réalité.C'était le cas de Michoue Sylvain, Mylène Roy et Francis Collard, respectivement metteur en scène, chorégraphe et auteur de la musique de l'opéra rock.« J'ai hésité parce que j'ai trois enfants, se souvient Francis Collard.On m'a expliqué le projet et j'approuve les valeurs de cette émission.» « Au départ, j'ai refusé, parce que je ne pensais pas être la bonne personne pour faire cette commande, dit Mylène Roy.J'étais pleine de préjugés face à ça, parce que je pensais qu'on voulait créer des vedettes « gomme baloune », ce genre d'émission étant rarement au service de l'art, mais du vedettariat.C'est bien beau de réaliser ses rêves, mais un moment donné, il faut être capable de livrer un produit de qualité.Je vois Phénomia plus comme un documentaire sur un processus créatif, comme Fame, une émission que j'adorais, d'ailleurs ! » Michoue Sylvain est du même avis : « Ce qui m'a intéressée, c'est que les valeurs sont très différentes d'autres émissions de télé-réalité.L'expérience, ici, c'est de travailler tous ensemble à un projet commun, et de comprendre qu'on ne peut monter un tel spectacle si chaque personne n'est pas également impliquée, peu importe qu'elle ait un premier ou un deuxième rôle.» Ce qui n'a pas été facile au départ selon les deux professeurs.« On a sonné l'alarme à la mi-parcours, raconte Michoue Sylvain.Car ils étaient encore dans le souvenir de Mix Mania et ils ne voyaient pas l'ensemble du projet.La commande était plus élevée, ils devaient comprendre ce que c'est que de travailler une chorégraphie, une interprétation.Ce n'est pas 10 fois, mais 100 fois qu'il faut la faire pour être dedans.C'est ça, la vraie réalité.» Mylène Roy avoue avoir eu peur du passage des ses jeunes à Québec, devant une foule de fans en liesse.« Ce que je craignais, c'était le phénomène de fans, justement.À cause de l'émission, c'est un public gagné d'avance.J'avais peur qu'ils reviennent de là comme des petits kings ! Mais ils ont gagné une telle générosité au travail que c'en est émouvant.C'est un superbe cadeau pour moi que Phénomia.Il y a là-dedans des satisfactions qu'on ne peut avoir avec des professionnels.Ils sont comme des fleurs qui s'ouvrent.J'ai braillé souvent en les voyant aller ! » Plusieurs des artisans de Phénomia avouent avoir hésité avant d'accepter de participer à cette aventure, principalement parce qu'ils désapprouvent la télé-réalité.C'était notamment le cas de Mylène Roy, la chorégraphe, qu'on voit ici. ARTS ET SPECTACLES Le départ de Paul Arcand tuera-t-il CKAC?STÉPHANIE BÉRUBÉ « Moi, si je venais d'acheter CKAC, j'aurais très peur en ce moment », affirme Jacques Proulx, qui a quitté CKAC en 2000, après 40 ans de bons et loyaux services.Mardi matin, Paul Arcand, l'animateur vedette de CKAC, annonçait à son patron qu'il quittait la station.Fini les petits matins radiophoniques avec Arcand, dont l'émission Bonjour Montréal était numéro un depuis plus de sept ans, devançant les René Homier- Roy et Normand Brathwaite de ce monde.Le départ de Paul Arcand tuera-t-il CKAC ?« Quand Jean-Luc Mongrain a quitté TVA, je m'en souviens très bien, j'étais à TVA.On a dit que ça allait se traduire en millions de dollars en pertes de revenus, rappelle Sylvain Chamberland.On connaît le reste de l'histoire.» Sylvain Chamberland dirige CKAC depuis deux ans.En septembre dernier, on apprenait qu'il devenait aussi le propriétaire de CKAC, et des sept autres stations de radio du groupe Radiomédia, avec l'éditeur Gaëtan Morin.La vente doit être approuvée par le CRTC avant d'être conclue.Le départ d'Arcand change la donne et risque de modifier l'entente négociée entre Astral et le groupe Morin-Chamberland.Mais c'est un dur coup pour la station, peu importe son propriétaire.CKAC misait beaucoup sur Paul Arcand, la star de la station dont l'émission rapportait la moitié de ses revenus.Toutefois, selon l'animateur Gilles Proulx, les gens sont beaucoup plus attachés à une station de radio, qu'à ses animateurs.« C'est très difficile de changer les habitudes des auditeurs, dit-il.(.) Cet été, Mario Langlois a remplacé Arcand et il a fait pratiquement les mêmes cotes d'écoute.» Selon lui, le départ d'Arcand, ce n'est ni la fin du monde ni celle de CKAC.Le patron de la station, Sylvain Chamberland mise gros sur le ou les successeurs de Paul Arcand.Il faudra faire un exercice de réflexion pour savoir si CKAC conserve la même formule pour le matin ou si il faut développer un nouveau concept pour le 730 AM.Qui remplacera Arcand ?La question que tout le monde se pose pour le moment est : qui remplacera Paul Arcand ?« Je traîne un petit bout de papier dans mes poches depuis mercredi après-midi pour faire une liste de remplaçants potentiels, avoue Pierre Trudel, qui travaille à CKAC depuis juillet 1979.Eh bien ! je n'ai pas encore trouvé un nom à mettre sur cette liste ! » Selon le journaliste, il manque cruellement de relève pour un tel poste qui demande à la fois des aptitudes à l'animation et un excellent sens journalistique.Pour remplacer l'animateur numéro un, il faudra une autre star.Les spécialistes interrogés estiment tous qu'il faudra une grosse pointure pour remplacer Arcand.Mais qui ?« En ce moment, la mode est au voyeurisme.Regardez ce qui est populaire à la télévision.Alors en radio, ce qui marche, c'est l'entendeurisme ! lance Jacques Proulx.Ça prend quelqu'un qui donne dans ce style-là.» « Faire une émission de radio le matin, c'est extrêmement exigeant, poursuit Jacques Proulx.Surtout de la façon dont Paul Arcand le faisait, avec de grandes entrevues où il allait en profondeur avec ses invités.Si je devais lui trouver un remplaçant, je chercherais quelqu'un de percutant.Je ne veux pas vendre la salade de mon frère, mais je pense qu'il serait la meilleure personne pour faire le travail.« C'est certain que je ferais du bon travail le matin, indique Gilles Proulx, le frère en question.Mais je ne referais jamais ça.À cause de mon âge.Ce qu'il faut, c'est quelqu'un de bien renseigné et de drôle.» Pour Pierre Trudel, l'avenir de CKAC est lié à l'émission du matin.« Tout va se jouer dans l'identité du remplaçant.» Sylvain Chamberland a déjà dressé une liste, qu'il garde pour lui, cela va sans dire.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Ce n'est qu'après bien des pérégrinations que Lhasa de Sela a pris un domicile fixe, à Marseille, parce que c'est « une ville qui appartient au peuple, une ville qui vit, une histoire vivante ».Deux années durant, elle a vécu sa vie, écrit et laissé monter en elle le désir de renouer avec la chanson.Un carnet de route impressionniste LHASA suite de la page 1 Curieusement, au lieu de s'installer, elle a joint les rangs d'un petit cirque notamment formé de ses trois soeurs.La petite troupe de sept personnes a monté un spectacle collectif.qui a pris la route.Lhasa chantait dans ce spectacle, bien sûr, mais elle jouait aussi, en plus de participer au montage et au démontage du chapiteau.« Tout le monde s'occupait de tout, c'était un vrai collectif.» Et une vraie école.La chanteuse a appris à partager la scène et à canaliser son énergie.« Au début, je trouvais difficile de ne pas me trouver toujours sur les planches et de ne pas pouvoir vivre mon histoire du début à la fin, explique- t-elle.Le fait de rentrer et de sortir, de m'occuper d'autre chose en coulisses, ça m'a déstabilisée.Ce n'est qu'après toutes ses pérégrinations que Lhasa a pris un domicile fixe, à Marseille, parce que c'est « une ville qui appartient au peuple, une ville qui vit, une histoire vivante ».Deux années durant, elle a vécu sa vie, écrit et laissé monter en elle le désir de renouer avec la chanson.The Living Road, à paraître mardi, constitue une sorte de carnet de route impressionniste de ses voyages, réels et intérieurs.Pas à pas La Llorona (la pleureuse) soufflait, dès la première chanson, une chaude mélancolie.The Living Road renoue avec ce sentiment étrange, à la fois troublant et réconfortant.Les retrouvailles passent surtout par la voix de la chanteuse, puisque l'environnement sonore a passablement changé.Lhasa conserve ici et là son âme tzigane, mais les musiques, tantôt modernes, tantôt classiques, puisant aux sources du blues (Small Song) ou de la musique mexicaine (La Frontera) s'habillent surtout de mystère.L'image n'est pas très originale en raison du titre du disque, mais elle s'impose : on traverse ces chansons en s'imaginant rouler sur une route secondaire qui n'en finit plus de finir, au beau milieu de la nuit.Peut-être peut-on aussi imaginer une pièce plongée dans la pénombre, peuplée d'amours perdues, de rêves, de désirs, d'aveux.La seule certitude qu'on a après avoir écouté l'album, c'est que Lhasa et ses deux co-réalisateurs, François Lalonde et Jean Massicotte, ont résisté à la tentation de trop en dire et de braquer une lumière crue dans tous les coins et recoins de ces airs aux contours foncés.Lhasa perçoit ses chansons comme de petits films.Des vignettes et, parfois, des arrêts sur image, comme Abro La Ventana, où une amoureuse se plante devant la fenêtre et, savourant le vent qui l'effleure, s'interroge sur la fin possible de son amour.Que largo es el mundo, es infinito (le monde est si vaste, il est infini), chante-t-elle, l'air de dire que tout est toujours possible.« Rien n'est écrit, tout est vivant, mouvant, à vivre, croit-elle.Avec cet album, je voulais dire que la vie est vraiment incroyable ! Qu'elle est mystérieuse, qu'elle est hantée par des trucs énormes \u2014 des douleurs énormes, des joies énormes, des mystères énormes ! » L'instrumentation privilégiée par ses complices et elle participent de cette étrangeté.Les percussions poétiques et variées de François Lalonde (aussi présent sur La Llorona) installent une atmosphère légèrement tendue.L'utilisation du vibraphone, du glockenspiel, de la trompette, du lap steel et de violons pincés donnent aussi au disque une couleur très particulière, composée avec soin.Lhasa tenait à une chose lorsqu'elle a commencé à travailler sur The Living Road : elle voulait qu'il transmette le sentiment d'une imminence.« Je voulais qu'on sente que quelque chose venait, expose-t-elle.Une sorte de tension, d'attente, de suspense.Il y a plusieurs chansons qui sont construites en forme de spirale, elles comptent des éléments qui se répètent et, chaque fois, un instrument s'ajoute.C'était une façon d'évoquer le vertige de la vie.» Yves Desrosiers, qui avait réalisé La Llorona, n'est pas très présent sur ce deuxième de Lhasa.Sa participation se résume à deux musiques.La chanteuse demeure toutefois très bien entourée.En plus de Lalonde et de Massicotte pour la réalisation et les arrangements, un imposant cortège de musiciens a défilé dans le studio.Du lot, retenons Jean-Denis Levasseur (clarinettes), Ibrahim Maalouf (trompette), Mario Légaré (basse, contrebasse), ainsi que Claude Fradette, Bernard Falaise, Olivier Langevin et Rick Haworth (collectivement : guitares, lap steel, pedal steel et autres cordes métalliques).Moderne et classique à la fois, The Living Road donne l'impression que Lhasa n'a pas du tout l'intention de jouer la Mexicaine de service.Elle s'y affirme comme une créatrice sans frontières, capable de sortir du cadre (Soon This Space Will Be Too Small évoque le versant doux de Björk) et de se vautrer dans les plaisirs démodés (La Marée est une chanson française au charme suranné).Surtout, ce disque révèle une chanteuse entière qui habite chaque mot, chaque soupir qui sort de sa bouche.« La tête est pleine, mais le coeur n'a pas assez », déplore-t-elle dans La Marée.Une phrase qui la décrit parfaitement, selon elle.« Je vis beaucoup dans ma tête.L'intelligence du coeur est très différente de l'intelligence de la tête.Une chance que je peux chanter ! » lance- t-elle avec un grand sourire.Lhasa n'en dira pas plus, mais on comprend que c'est le chant qui lui permet de garder l'équilibre, de ne pas s'écarter de sa route.même si elle n'est jamais tracée d'avance.MAUVAISE SORTIE «Je ne voulais pas sortir, car j'avais peur de l'extérieur.J'ai été accueillie par des tomates sur la tête.On se dit alors que la France entière nous déteste.(.) J'ai pensé au suicide et à l'exil.» \u2014 Kenza, candidate de la première mouture de Loft Story, en France, éliminée après trois semaines, à l'émission Enjeux, à Radio-Canada.La rubrique à lire avant de tacher son journal avec des miettes graisseuses de croissant \u2014 L'équipe des Arts + Spectacles SANS BUT LUCRATIF.«Nous, depuis le début, on ne pense pas au côté pécuniaire.On pense à s'occuper des fans et les fans ont hâte d'avoir des nouvelles d'Audrey», affirme l'altruiste Jean de Montigny, père de la célèbre participante de Canadian Idol qui a rapidement signé un contrat de trois ans avec la multinationale du disque BMG.Avis aux organismes de charité! HÉROS ET ZÉRO > LES HÉROS: LES JUSTICIERS MASQUÉS Berner Paul Mc Cartney peut être très payant.Le coup de téléphone du duo d'humoristes de CKOI métamorphosé, pour la cause, en Jean Chrétien, et ciblant le Beatle, a fait la manchette de quelques bulletins de la chaîne de nouvelles continues anglaise Sky News.Et dire que leur imitation du premier ministre canadien est loin d'être parfaite.> LE ZÉRO: ARNOLD SCHWARZENEGGER (BIS) Eh! oui, encore! Le Governator souhaite réduire, voire éliminer, le nombre de tournages américains à l'étranger, en offrant à Hollywood des mesures incitatives fiscales du genre crédit d'impôt.En d'autres mots, avantager une industrie milliardaire en puisant dans des fonds qui pourraient être plutôt consentis au renflouement de la dette de l'État, à la sécurité, à la santé et à l'éducation.La suite, la semaine prochaine, sûrement! ENTRACTE DANS LA PEAUDE.Michèle Lauzon (Véronique Le Flaguais), directrice du magazine Rumeurs du téléroman Rumeurs, s'adressant à une lesbienne bâtie et vêtue comme un homme: «Je l'ai toujours dit, c'est à ça que ça mène le féminisme.Un jour, tu brûles ton soutien-gorge dans la rue au nom de l'égalité, pis avant que tu aies le temps de t'en rendre compte, tu portes une chemise de chasse, tu bois de la grosse MOL tablette, pis ton chum s'appelle Francine.» ILS, ELLES ONT DIT.PIERRE GIRARD, dirigeant de la division télé de l'empire Rozon dont les gags télévisés Juste pour rire sont diffusés dans 75 pays, à La Presse : «Chaque fois que j'ai montré nos gags à des Américains, ils étaient pliés en deux.Et après, ils me disaient: ça ne marchera pas chez nous!» LA LOFTEUSE NADIA, lors des auditions québécoises de Loft Story, filmées par l'émission Enjeux, à Radio-Canada: «J'aimerais que mes parents voient qui je suis vraiment.» Petite cachottière, va! DERRIÈRE LA SCÈNE Le week-end dernier à l'OSM, pendant une répétition du Concerto de Québec d'André Mathieu, la maestra invitée Keri-Lynn Wilson a lancé: «Reprenons trois mesures avant la lettre C (inscrites sur les partitions).C comme Charlie.» À quoi une vingtaine de musiciens ont répondu en choeur par un «O ».Précisons que le Charlie en question est Charles Dutoit, l'ex-chef de l'OSMqualifié de tyran par ses musiciens.Jean et Audrey de Montigny PHOTO PC ARTS ET SPECTACLES Céline, la Coréenne de René et les superstitions de René-Charles LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION Le seul problème, c'est la chevelure blonde encore trop courte, savamment décoiffée.Céline Dion, qui dit ne jamais regretter ses décisions passées, finira par avouer qu'elle laisse repousser ses cheveux.Dieu merci ! Cette tête la vieillit prématurément.Et puis, René aime mieux les cheveux longs.Le réalisateur Jean Lamoureux a inséré des images de Céline avec ses beaux cheveux d'antan.Convaincantes.Voilà pour la remarque désobligeante.Pour le reste, je reste une inconditionnelle de Céline.Ne gaspillez pas vos énergies, chers lecteurs qui haïssez Céline, à m'inonder de courriels.J'ai aimé cette enfant avant toutes les modes.L'émission produite et animée par Julie Snyder demain soir à 18h30 à TVA \u2014 les fans de Loft Story ne rateront rien puisque TQS fait démarrer son show à 20 h, juste après la dernière image de Céline \u2014nous raconte un autre chapitre de la vie de notre enfant prodige.Nous sommes à Las Vegas, dans une suite tout en haut du Caesars Palace, suite qui contient même un salon de coiffure ! N'insistez pas, elle n'est jamais louée à des inconnus dans notre genre.L'hôtel la réserve aux grands de ce monde, artistes ou gamblers.Derrière, la ville brille de tous ses feux.Sur le divan, Céline jase avec Julie.À leur première entrevue ensemble, Céline avait 18 ans.Il y sera question de l'histoire de la Coréenne qui a accusé René Angélil de l'avoir violée et qui croupit maintenant en prison.La deuxième plus grosse épreuve de sa vie, avouera Céline, la première étant le cancer de son mari.Si M.Angélil a beaucoup souffert durant cette période \u2014 il a dû se cacher à Paris car les paparazzi le guettaient\u2014 Céline en aura tiré une force inconnue.Elle raconte que pour la première fois de leur vie, René lui a demandé sa protection.« C'est la première fois que je le voyais fragile, dit-elle.La vie le grugeait, il s'est accroché à moi et j'ai dit embarque ! » Pour elle, leur union, c'est à la vie, à la mort.Les passages les plus révélateurs toutefois concernent le petit René- Charles que l'on verra à de très brèves reprises.La maman raconte comment cet enfant est superstitieux, comment il lui faut des rituels dans sa vie.Il attend ses parents après le spectacle, car comme Céline enfant, il ne se couche pas tant qu'il y a de l'action dans la maison.Sur le chemin du retour, les parents lui téléphonent.Il se met à la fenêtre et attend.Si les parents oublient de téléphoner et entrent sans prévenir, il leur fait recommencer leur entrée.On entend Céline imiter la petite voix, le ton de l'enfant.Oui elle le gâte trop, elle en convient.Mais c'est l'amour de notre vie, justifie-t-elle.À cause de l'heure de tombée, je n'ai pas pu voir toute l'émission au visionnement d'hier.Lorsque j'ai quitté, Marie-Élaine Thibert de Star Académie montait en tremblant sur la scène à Las Vegas faire un duo avec Céline.Le vrai conte de fées, avec une marraine super rassurante.Je regarderai le reste demain soir.J'ai hâte.Parce que c'est une émission bien faite \u2014 Jean Lamoureux est un réalisateur de grand talent\u2014 qui mélange la vie et les chansons avec beaucoup d'à-propos.Burnout : pas pour les paresseux Pas facile d'admettre qu'on a des problèmes mentaux.Prenez l'épuisement professionnel.Tous les êtres qui en sont atteints disent qu'ils font un burnout.Pourtant, le mot n'est même pas admis dans le répertoire des psychiatres et des psychologues.Le travailleur qui a besoin d'un congé de maladie payé verra sur son rapport médical qu'il fait une dépression.Déjà, ce mot est moins acceptable.Et je trouve que les six personnes qui ont accepté de raconter à la caméra le désespoir profond dans lequel ils ont sombré sont admirables.Ils sont à visage et à coeur découverts.Et selon les experts, l'épuisement professionnel et la dépression sont deux choses différentes.L'épuisement professionnel serait responsable de 30% de l'absentéisme en Amérique du Nord.Le documentaire de la série Oppression qui sera présenté mercredi prochain à 20 h à Télé-Québec fait bien le tour du sujet.Et les victimes \u2014qui s'en sont sorties, heureusement\u2014 racontent très intelligemment cette maladie psychologique qui a transformé leur travail, qu'elles aimaient passionnément, en cauchemar.Cette maladie ne s'attaque jamais aux paresseux.Elle fauche plus souvent des gens aux occupations tournées vers les autres : les professeurs, les médecins, le personnel médical et le monde du service social.Mais les bons enfants qui se dévouent à soigner leurs parents alzheimer peuvent aussi flancher.Les gens créatifs aussi.Il y a quatre étapes au burnout.Le candidat est un idéaliste qui veut refaire le monde et peut travailler de nombreuses heures.Un perfectionniste qui fignole.Arrive un plafonnement.La victime n'a pas assez de temps pour tout faire au bureau.Elle apporte du travail à la maison.Elle n'arrive pas à tout faire et bien.Arrive l'étape de la désillusion.Le malade n'arrive pas à tout faire.Perd sa concentration.Tourne en rond.Prend des pilules énergisantes ou des drogues, sans parvenir à retrouver le rythme d'antan.Suivra enfin la démoralisation.On perd le sommeil, l'appétit, le goût de vivre.On se sent dévalorisé par les autres au travail.Plus rien ne fonctionne.C'est le temps d'aller consulter.Les victimes qui ont eu le courage de témoigner n'éclateront pas en sanglots devant vous.Parfois quelques larmes ou, dans le cas d'un professeur que tous ses élèves admiraient, un étranglement dans la voix.Ce monsieur racontera sa détresse d'avoir été obligé de rester chez lui pour reprendre son souffle.« Le matin, la seule voiture du voisinage qui restait dans l'entrée, c'était la mienne.La honte.Les collègues qui se moquent : « Hé, tu as réussi à te faire payer des vacances ! ».Un concepteur de publicité qui adorait son travail a découvert qu'il ne pouvait pas être Superman tout le temps.Et tous ont découvert que le travail tant aimé, qui les passionne et les valorise, ne peut pas à lui seul leur faire une vie.La thérapie, à part les extraordinaires anti-dépresseurs qui peuvent toutefois avoir des effets secondaires \u2014il faut parfois en essayer plusieurs sortes avant de trouver la bonne\u2014consiste à se trouver des intérêts en dehors du travail.Ou appartenir à un groupe de soutien qui a vaincu les mêmes problèmes que soi.Pour découvrir qu'on n'est pas tout seul.Les passionnés de leur job devraient afficher cette phrase sur leur table de travail : aucune job ne mérite qu'on y laisse sa santé.Le paradoxe, c'est que la passion d'un métier finit par vous dévorer.Céline Dion en duo avec Garou dans l'émission spéciale de 90 minutes animée par Julie Snyder et diffusée demain soir à TVA.DU 29 OCTOBRE AU 6 DÉCEMBRE www.duceppe.com traduction de Benoit Girard de Ronald Harwood mise en scène de Serge Denoncourt Denis Bernard Michel Dumont Micheline Bernard Luc Bourgeois Benoit Girard Monique Miller Louise Cardinal Jean-Pierre Chartrand Jean-Marie Moncelet Claude Préfontaine décor Louise Campeau costumes François Barbeau éclairages Martin Labrecque musique Stéfane Richard l'habilleur Présenté en collaboration avec 3177547A DÈS MARDI ! 514.866.8668 www.tnm.qc.ca UNE COLLABORATION LES PRÉCIEUSES RIDICULES MISE EN SCÈNE DE AVEC FRANCE ARBOUR + VALÉRIE BLAIS + STÉPHANE BRETON + PIERRE COLLIN + RENÉ GAGNON + CLAUDE GAI + MARIE-FRANCE LAMBERT + JEAN MARCHAND + DENYS PARIS ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE Manon Bouchard DÉCOR ET ACCESSOIRES Mario Bouchard COSTUMES Ginette Noiseux ÉCLAIRAGES Luc Prairie MUSIQUE Silvy Grenier CHORÉGRAPHIES Danielle Hotte CONCEPTION DES MAQUILLAGES Jacques-Lee Pelletier 3177406A le théâtre au bout du doigt.en collaboration avec Alstom-Télécité, Châtelaine, Loto-Québec, Pattison, Radio Rock Détente, Télé-Québec et Zoom Média.Photo : Ève Cadieux Graphisme : Alegria design 3177523A ARTS ET SPECTACLES La violence a ses limites MARC CASSIVI BILLET mcassivi@lapresse.ca Cette semaine, je me suis fait violence et j'ai écouté les candidats de Loft Story chanter Karma Police autour d'une guitare bien sèche.J'ai tenu 10 secondes tout au plus, juste assez pour me demander si c'était plus douloureux que d'entendre Michèle Richard se limer les ongles sur un tableau noir en chantant Ne me quitte pas.À l'échelle Richard du masochisme, ce sont deux catastrophes naturelles qui oscillent entre 7 et 8.La violence, comme la beauté et le bon goût, est question d'interprétation, de relativité, d'ordre personnel.Pour tout dire, la violence ne se discute pas.Pour moi, c'est cinq ou six zouaves qui chantent du Radiohead deux octaves à côté de la track.Pour d'autres, une bande de punks frustrés qui renversent des voitures devant l'ancien Vieux Munich, un lanceur latino qui bouscule un instructeur obèse de 72 ans, ou Kill Bill, le dernier opus de Quentin Tarantino.« Le film le plus violent de l'histoire du cinéma américain », titrait le Village Voice il y a deux semaines.J'y suis allé voir de plus près.Peut-être n'a-t-on jamais vu autant de sang au grand écran \u2014quoique le dernier Scorsese, Gangs of New York, n'ait pas donné sa place en matière de globules rouges\u2014 et qu'il ne s'est jamais sectionné autant de pieds, de bras et de têtes dans un seul long métrage.Je suis sûr, en tout cas, que la première « tranche » de Kill Bill \u2014même si le mot « kill » compte pour 50% de son titre\u2014 n'est pas le film le plus violent du cinéma américain.Reservoir Dogs, le premier long métrage du même Tarantino, était d'une violence plus sordide, même si beaucoup moins de personnages se faisaient trucider.La raison en est bien simple : la violence de Reservoir Dogs, et de bien d'autres films, est 100 fois plus réaliste que celle de Kill Bill \u2014 Vol.1.Voir des dizaines de personnes se faire décapiter au cinéma est moins violent que d'en voir une seule se couper le doigt avec une feuille de papier, faisait remarquer le réalisateur de Pulp Fiction au magazine Newsweek, la semaine dernière.Et voir le sang jaillir d'un corps étêté comme l'eau d'une fontaine des jardins de Versailles pousse bien davantage au fou rire qu'au cauchemar.La violence de Kill Bill relève de la plus pure caricature.C'est un effet de style qui sied à merveille à ce brillant fourre-tout de films de kung-fu, de westerns spaghetti et d'anime japonais.Une violence esthétique qui n'a rien à voir avec un gars à qui l'on ampute l'oreille (Reservoir Dogs) ou une fille qui se fait violer pendant 15 minutes d'un réalisme troublant (Irréversible, de Gaspard Noé).Le réalisme, c'est d'ailleurs ce qui a fait dire à un autre Quentin, Sir Quentin Thomas, le président du British Board of Film Classification (l'équivalent britannique de notre Régie du cinéma), que ce qui est le plus inquiétant dans Kill Bill \u2014 qu'il a décidé d'exempter de toute censure \u2014, ce ne sont pas les 150 gallons de sang qui giclent de corps mutilés pendant une heure cinquante.mais les orteils d'Uma Thurman ! « Il y a un plan prolongé sur ses pieds et ils n'ont vraiment pas l'air très jolis », s'est désolé Sir Thomas en entrevue au Sunday Telegraph de Londres.Les dirigeants de Disney ne sont cependant pas du même avis que ces messieurs Quentin T., si l'on en croit le commentateur Internet Matt Drudge.Le géant du divertissement familial, selon le Drudge Report, serait de plus en plus irrité par les choix artistiques de sa filiale Miramax, qui produit et distribue Kill Bill (et en avait fait de même pour le sanglant Gangs of New York, l'an dernier).Tout cela n'a évidemment rien à voir avec les pieds d'Uma Thurman.La violence, selon certains dirigeants de Disney, n'a pas sa place dans la filmographie de l'Oncle Walt.Et si The Lion King est plus violent à bien des égards que plusieurs longs métrages de Disney destinés à un public averti, il est plus qu'ironique pour certains décideurs que Kill Bill ait pris l'affiche au moment même où l'entreprise lançait un coffret DVD spécial du Roi lion.Pour Disney, il s'agit sans doute d'une question d'image.Vrai qu'avec Kill Bill, on est à mille lieues de Bambi.Mais la violence n'est pas seulement une question d'image.C'en est aussi une de feeling.Mardi, au cinéma Paramount, j'ai senti plus de violence dans mon siège qu'à l'écran.Grâce au nouveau mécanisme de réverbération intégré dans les fauteuils \u2014qui rend l'expérience du cinéma encore plus « physique »\u2014 j'ai eu l'impression de subir, sans mon consentement, un examen de résonance magnétique conçu pour une horde de rhinocéros.Vous me traiterez de vieux pépé grincheux si vous voulez, mais je trouve pour le moins irritant de voir mes sorties au cinéma transformées en sport extrême.Déjà que le niveau de décibels était digne d'un concert de The Exploited (ces méchants anarchistes), voilà qu'en plus les sièges vibrent comme le lit à 25 cents d'un motel cheap de Laval.S'il faut qu'en plus de subir pendant 25 minutes les publicités subversives des Forces armées canadiennes et les bandes-annonces débiles de films d'horreur pour adolescents, on en sente les vibrations désagréables jusque dans le bas du dos, moi, je démissionne.Je préfère renoncer aux nachos nappés de simili Cheez Whiz du Paramount et me traîner jusqu'à Ex-Centris voir un film somnifère de Jacques Doillon.Ou, pis encore, écouter les zouaves de Loft Story chanter Sex and Violence.Non, tout de même.La violence a ses limites.AVEC LA PARTICIPATION DE LA PLACE DES ARTS.CRÉÉE EN COPRODUCTION AVEC LE THÉÂTRE FRANÇAIS DU CENTRE NATIONAL DES ARTS.+ ANDRÉ BARNARD + PIERRE BENOIT + LUDOVIC BONNIER + JEAN-GUY BOUCHARD + MICHEL-ANDRÉ CARDIN + JULIE CASTONGUAY + GUILLAUME CHOUINARD + CLAUDE DESPINS + ÉRIC FORGET + NORMAN HELMS + JACINTHE LAGUË + SYLVIE MOREAU + DOMINIQUE QUESNEL AVEC PIERRE LEBEAU + FRANÇOIS PAPINEAU LE THÉÂTRE IL VA SANS DIRE ET LE THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE PRÉSENTENT L'ODYSSÉE D'APRÈS ADAPTATION MISE EN SCÈNE MUSIQUE ORIGINALE DÈS LE 31 OCTOBRE «QUI N'A PAS VU L'ODYSSÉE?VOUS?ALORS, COUREZ-Y VITE\u2026» \u2014LA PRESSE «UN VOYAGE INOUBLIABLE\u2026» \u2014LE JOURNAL DE MONTRÉAL «UN PUR BONHEUR\u2026» \u2014LE TVA, GROUPE TVA «MUSIQUE DE PIERRE BENOIT ENSORCELANTE\u2026SPECTACLE MAJESTUEUX\u2026 UN TEXTE MAGISTRAL\u2026LE HIT DE LA SAISON THÉÂTRALE\u2026» \u2014VOIR EXTRAITS DE CRITIQUES\u2014FÉVRIER 2000 AU THÉÂTRE MAISONNEUVE DE LA PLACE DES ARTS 3179174A Conception : thomas / Illustration : Nina Berkson / Photographie : Marie-Reine Mattera LE BAL DES OISEAUX Respighi : Les Fontaines de Rome Tchaïkovski : Le Lac des cygnes Stravinski : L'Oiseau de feu Palmer : première mondiale Yannick Nézet-Séguin, chef Zab Maboungou, danseuse Le lundi 20 octobre 2003 3177079A ARTS ET SPECTACLES CONTE Faubert et Minière tirent le diable par la queue! PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Hmmm.On se demande bien ce que peuvent mijoter ensemble Michel Faubert et Jérôme Minière.Sur la scène du Cabaret, où se sont déroulées les avant-premières du nouveau spectacle Histoires sorcières : deux chaises, une espèce de sapin de Noël noir \u2014un sapin d'Halloween, peut-être ?\u2014, des éclairages savamment disposés.Peu avant l'entrevue, Faubert discutait justement d'éclairages avec l'homme qui les contrôle : « Je les baisse comme ça, juste après l'histoire du Rat, disait l'homme.Et pour le Diable.».Un diable, un rat, des sorcières ?Ah ! oui.on se demande bien ce qu'ils peuvent mijoter, ces deuxlà « J'aimerais bien faire un petit voyage dans le cerveau de Raël, pour voir s'il croit vraiment ce qu'il raconte.Ou s'il sait qu'il ment à ses disciples.La réponse n'est peut-être pas si claire que ça », lâche Faubert.Raël est-il un conteur ?Parce que Faubert, lui, croit à ses Histoires sorcières.Et qu'autant qu'il y croit, il essaie un peu de nous convaincre.Comme Raël, tiens, « mais sans vouloir être un mystificateur.Raël, lui, il est dangereux », ajoute Michel Faubert.« Ah ! oui, il faut toujours que je croie à quelque chose dans ce que je raconte, avoue-t-il.Je ne suis pas comédien, je suis conteur.J'ai besoin de m'identifier à mon conte.Tu vois, la Chasse-galerie, le canot qui vole, je ne pourrais pas raconter ça.» Par contre, il a trouvé une adaptation du fameux conte québécois dans le récit d'un fait vécu : l'histoire de la fois qu'il a pris la Chevrolet de son père sans lui donner la raison \u2014aller aux danseuses à Blainville \u2014 « pis que la danseuse, pendant qu'elle dansait sur le tabouret devant moi, m'entretenait sur Félix Leclerc pis de.» Les fans de Michel Faubert connaissent la suite de l'histoire, elle faisait partie d'un de ses spectacles.Dans la loge du Cabaret, sa voix résonne, les idées se bousculent, son regard concentré se porte parfois ailleurs, fixant le fil de sa pensée que sa bouche tente de suivre.On n'est pas conteur que sur une scène.On est conteur tout le temps.C'est comme de rien, il doit parler même dans son sommeil.« Pendant le spectacle de L'âme qui sortait par la bouche du dormeur, j'ouvrais avec une histoire que j'avais rêvée.Elle m'apparaissait complètement plausible.» On est conteur tout le temps, et c'est un peu pourquoi on s'étonne de la participation de Jérôme Minière dans ce spectacle atypique.Il a certes fait la musique, mais son rôle ne se limite pas qu'à ça\u2014 comme ce fut le cas lors de leur première « non-rencontre », comme la qualifie Faubert, à Lyon l'an dernier.Fallait remettre ça, et différemment.« C'est quand j'ai entendu Herri Kopter, et toute l'histoire qui vient avec, que je me suis intéressé à Jérôme », de dire Faubert.Minière, tout timide, introspectif, poète du détail minutieux de la vie, devient ainsi conteur.Ce spectacle est l'histoire de deux rencontres : celle de Jérôme et Michel, et celle de Michel et Claude Seignolle, écrivain français, auteur de contes fantastiques.Un bonhomme passionnant, si l'on se fie au récit qu'en fait Faubert.« Il a écrit Les Évangiles du Diable, une sorte de Bible des croyances populaires sur le démon en France, qu'il a colligées au cours des années.C'est presque ethnographique ! » À l'origine, le spectacle devait être un hommage à son oeuvre méconnue, mais le concept a évolué.« Je voulais faire un hommage à Seignolle, ç'aurait pu être très gothique, mais l'arrivée de Jérôme a changé ça.Tu sais, il n'est pas tellement gothique, Jérôme.Il m'a dit dès le début : Michel, ces histoires-là, ça me fait peur ! » Selon le conteur, l'univers de Minière, qui est loin du premier degré du quotidien, est plus poétique, plus insolite que fantastique.« Le spectacle parle de diable, d'histoires de l'autre côté de la lumière, en quelque sorte.On reste dans un univers plus sombre.C'est un peu de Seignolle, un peu de Faubert, un peu de Minière.Une espèce de laboratoire qui va certainement évoluer avec les représentations.Oui, vraiment, on a bien hâte de voir ce qui se mijote au Cabaret.HISTOIRES SORCIÈRES, spectacle de contes de Michel Faubert, du 28 octobre au 1er novembre au Cabaret (2111, boulevard Saint-Laurent).« Le spectacle parle de diable, d'histoires de l'autre côté de la lumière.» Jérôme Minière et Michel Faubert mijotent le spectacle Histoires sorcières au Cabaret depuis le début du mois d'octobre.LE JEUDI 23 OCTOBRE 2003, 20 H Yuli Turovsky VIOLONCELLISTE POUR NOS 20 ANS! LA SÉRIE CONCERTS CENTRE-VILLE RÉGULIER 27$ ÉTUDIANT 10$ AÎNÉ 23$ Renseignements : 514.982.6038 imusici.com OEuvres de Chostakovitch Commanditaire de la saison 2003-2004 Commanditaire de la Série Concerts Centre-Ville Présenté par 555, rue Sherbrooke Ouest 3166727A 3178879A \" Gilles Maheu est un créateur essentiel, La bibliothèque ou .s'ajoute dans le palmarès de ses plus beaux spectacles.\" André Ducharme RADIO-CANADA avril 03 \" Mots graves, pesés, recueillis, qui sont présentés comme autant de portes ouvertes sur la compréhension du monde.\" Hervé Guay LE DEVOIR avril 03 \" La bibliothèque ou.est un bel objet, rempli de poésie, de douceur, de perles et de petits bonheurs fugitifs.\" Ève Dumas LA PRESSE mars 03 521.4493 790.1245 www.usine-c.com présente DE GILLES MAHEU DU 21 OCTOBRE AU 7 NOVEMBRE DE RETOUR 14 SOIRS SEULEMENT À NEPAS MANQUER 3173370A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE Des Précieuses révolutionnaires ÈVE DUMAS Ne comptez pas sur Paul Buissonneau pour véhiculer un discours complaisant sur le théâtre en général et sur son travail en particulier.De Molière, il dit : « Ce n'est pas ma tasse de thé.» Des Précieuses ridicules : « Le texte ne me disait rien du tout.» Croyez-vous que ça l'ait empêché de monter la pièce au Théâtre du Nouveau Monde ?Rencontré il y a deux ans à l'occasion du prix Denise-Pelletier qu'on lui remettait le jour même, il se décrivait comme l'éternel dépanneur du théâtre québécois : «Moi, je n'ai jamais choisi les pièces que je montais.Je n'ai jamais dit : j'aimerais monter un Shakespeare.Je montais souvent des pièces pour lesquelles on ne trouvait pas de metteur en scène.J'étais là pour pallier la chose et hop ! je partais sur le travail.Même au Quat'Sous, j'avais choisi une pièce que je voulais monter et, finalement, Olivier Reichenbach était venu me voir en me disant qu'il voulait le faire.Je la lui ai donnée ! Il ne m'a jamais renvoyé l'ascenseur, l'enfant de chienne ! » Mais la «mère Pintal », qui avait fait appel à ses services pour L'Oiseau Vert de Gozzi, en 1998, l'a à nouveau invité dans son théâtre.Vous n'entendrez pas plus le fort en bouche affirmer qu'il a toujours rêvé de monter un Molière et qu'il est fort reconnaissant envers le TNM d'enfin lui offrir sa chance.Vous ne l'attraperez pas à faire le panégyrique de cet immense auteur dramatique français auquel il faut absolument se frotter au moins une fois dans une carrière d'acteur ou de metteur en scène.Lorsqu'il a lu la pièce qu'on lui proposait de monter, Paul Buissonneau n'y a d'abord vu que répétitions, redondance et dédoublements de personnages (deux précieuses, deux prétendants, deux laquais.).«Molière avait une troupe et il devait écrire des rôles pour tous ses comédiens », explique- t-il.Troisième pièce de Molière, après L'Étourdi et Le Dépit amoureux, Les Précieuses ridicules était présentée pour la première fois dans la salle du Petit- Bourbon le 18 novembre 1659, par la Troupe de Monsieur, grâce au mécénat du frère du roi.Elle raconte comment Cathos et Magdelon (les précieuses), après avoir refusé les avances de La Grange et Du Croisy (les nobles), se font berner par deux faux galants, Jodelet et Mascarille.Gorgibus, père d'une des deux filles et oncle de l'autre, est au désespoir de voir qu'il n'a pas réussi à caser ses protégées.La farce est courte (elle peut être jouée en 45 minutes) et l'intrigue plutôt mince.Paul Buissonneau devait mettre un peu de chair autour de l'os.Il a écrit un prologue et un épilogue.Le premier nous transporte dans un dépôt de décors qui reproduit celui du TNM.Une troupe de comédiens s'apprête à y jouer Molière.Puis le rideau se lève sur Les Précieuses ridicules.En guise de conclusion, le metteur en scène a déniché dans l'oeuvre du dramaturge (Les Fourberies de Scapin, Les Femmes savantes, L'Avare, Tartuffe, Le Misanthrope, etc.) des répliques assassines qu'il fait dire à un Gorgibus (Pierre Collin) outragé.« Je finis sur le thème de la Révolution (française).Il y a plein de choses dans le texte qui raffermissent cette idée : les valets désenchantés, Gorgibus humilié après avoir quitté son bled et tout vendu pour venir marier les deux filles à Paris.Je ne pouvais pas le faire autrement.» Afin de trouver les indices qui lui renverraient le sens de la pièce, le metteur en scène s'est fait détective.« Je l'ai travaillée comme une enquête policière.J'ai lu le texte comme un rapport et j'ai recherché un pedigree aux personnages.Ce sont des provinciaux.Et puis, il y a les deux bonshommes parisiens, imbus de leur supériorité.Ça fait déjà une confrontation intéressante.Je n'ai pas trouvé que les deux filles étaient très méchantes.Elles ont été sevrées avec toute cette littérature précieuse.Elles ont snobé les deux mecs et ils ne l'ont pas pris.C'est une pièce qui parle d'humiliation, de violence.Tout le monde y passe.» Le bûcheur sort de son sac un épais cahier barbouillé de notes.Il a passé l'Action de grâces à approfondir sa compréhension de la pièce, sur laquelle il faisait un premier travail au printemps.Ce calendrier de répétitions en deux temps avait été pensé en fonction de Sylvie Drapeau, qui a donné naissance à son deuxième enfant cet été.Mais la comédienne n'a jamais pu reprendre le collier à l'automne.Pour des raisons familiales, elle a dû se retirer de la production.Elle est remplacée par Marie-France Lambert, qui forme avec Valérie Blais un duo de précieuses volontairement dépareillées.« Son jeu est d'une finesse incroyable.Elle est extra la môme.Elle m'a vraiment épaté, et je ne suis pas facilement épaté ! » déclare le metteur en scène qui, en matière d'étonnement, ne donne pas sa place.LES PRÉCIEUSES RIDICULES de Molière, au Théâtre du Nouveau Monde, du 21 octobre au 15 novembre.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Paul Buissonneau, entouré des deux « ridicules » : Valérie Blais et Marie-France Lambert.3174692A Productions Daniel Larose Les oeufs limpide La plainte aquatique Le fier monde 20 -21-22 NOVEMBRE, 20 H Billets en vente au théâtre (514) 286-7884 Admission - achats téléphoniques (514) 790-1245 ou au www.admission.com Groupes (514) 527-3644 à l'Olympia 1004, rue Ste-Catherine Est, Montréal avec Michel Côté Marcel Gauthier Marc Messier une comédie de Claude Meunier Jean-Pierre Plante Francine Ruel Louis Saia Michel Côté Marcel Gauthier Marc Messier 3 février 4 février 5 février 6 février 7 février 21 oct.22 oct.23 oct.24 oct.25 oct.28 oct.29 oct.30 oct.31 oct.1ernov.25 nov.26 nov.27 nov.28 nov.29 nov.2 déc.3 déc.4 déc.5 déc.6 déc.COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET s s s s s COMPLET (514) 790-1245 3178522A JUSQU' AU 25 OCTOBRE 2003 Quatuor de Ronald Harwood traduction Pierre-Yves Lemieux mise en scène Philippe Soldevila avec Patricia Nolin, Gilles Pelletier, Lénie Scoffié et Raymond Cloutier DÉCORS JEAN BARD COSTUMES FRANÇOIS BARBEAU LUMIÈRES ÉTIENNE BOUCHER MUSIQUE STÉPHANE CARON (514) 844-1793 www.rideauvert.qc.ca Abonnements disponibles pour 5, 4, 3 et 2 spectacles «Vieillireten rire»La Presse «Lespersonnagessontcrédiblesetattachants » Le Devoir «Unjoliplaidoyerpour lavie » Journalde Montréal «L'art devieilliravecbrio! » Journal Métro «Charming comedymakesiteasy tosing along » The Gazette «Vieillireten rire»La Presse «Lespersonnagessontcrédiblesetattachants » Le Devoir «Unjoliplaidoyerpour lavie » Journalde Montréal «L'art devieilliravecbrio! » Métro «Charming comedymakesiteasy tosing along » The Gazette 3171559A ARTS ET SPECTACLES FLORENT VOLLANT Venir de katak ALAIN BRUNET À pas de loup, il s'est dirigé vers le bistrot prévu pour l'interview, pas très loin de son pied-à-terre du Plateau.L'automobile dans la grande ville, très peu pour le plus célèbre Innu de notre ère.Le vélo ?Trop cowboy pour lui, mal à l'aise dans le trafic.Florent Vollant a essayé, il n'a pas fait deux coins de rue.La bagnole reste donc à Maliotenam, au service de la famille.Le vélo dort sur la galerie.Sur la pochette de Katak, on voit Florent Vollant assis avec sa guitare au centre d'une maison longue, bâtiment traditionnel construit quelque part dans les Laurentides par un ami algonquin, dont la langue est à l'origine de celle des Cris et des Innus, selon les explications de notre interviewé.Florent Vollant aime fréquenter les maisons longues, il aime se représenter dans la tradition.« Il y règne un esprit d'immensité et de sérénité.C'est aussi un endroit ouvert, invitant.» Le nouvel album de Florent Vollant évoque aussi cet espace serein et invitant.L'espace sonore désormais investi par l'Innu, en fait, prolonge celui de son magnifique album de Noël paru en décembre 1999.La Nativité mise en relief dans Nipaiamianan résumait la rencontre entre deux cultures, entre deux spiritualités.Katak pousse plus loin cette expérience et distingue la démarche de l'auteur- compositeur-interprète et ex-Kashtin, défunt tandem dont il fut le membre le plus influent.« J'ai travaillé sensiblement avec la même équipe que j'avais dans le projet des chants de Noël.Le public avait beaucoup apprécié, enfin ceux qui avaient eu accès au disque.qui ne s'était pas beaucoup vendu parce que l'étiquette qui avait endossé le projet avait fait faillite (Avanti musique).On a mis du temps avant de récupérer les droits, comme dans toutes les faillites en général.« Vu que j'ai beaucoup aimé l'esprit de Nipaiamianan, j'ai voulu poursuivre l'expérience sensiblement avec la même équipe : Toby Gendron à la réalisation, Richard Séguin, Zachary Richard, Ray Bonneville, Luce Dufault, Marc Déry, Réjean Bouchard, auxquels se sont ajoutés entre autres Éric Lapointe et Sylvain Michel.Katak est un album en langue innue, un disque folk rock mâtiné de technologies chaudes qu'on dirait sorties des entrailles de ce continent.« Il ne faut pas être envahi par ces technologies mais elles peuvent être efficaces.J'ai finalement découvert qu'elles pouvaient être musicales.Ce qui est très nouveau pour moi ; vous savez, même la guitare électrique peut m'agresser.Or, dans ce disque, j'ai décidé ne pas me fermer à ces univers.On a ouvert l'ordinateur portable, on a cherché des sons, on a trouvé.Les musiciens extraordinaires avec qui j'ai travaillé m'ont aidé à fabriquer des sons qui me vont bien.» Katak évoque les grands espaces, surtout la distance.« Katak, explique Florent Vollant, veut dire loin.J'ai choisi ce terme parce que je viens de loin, parce que les autochtones reviennent de loin.Quand je dis katak, c'est aussi le mouvement, on arrive de loin, on va loin.Pour faire faire l'album, d'ailleurs, j'ai parcouru beaucoup de distance.J'ai pris le temps de retourner au fond du Labrador, là où je suis né.« Je parle fréquemment de mouvement dans ce disque.Je m'inquiète du nomadisme actuellement menacé dans le Nord, par les nouveaux arrivants, par tous ces projets qui s'installent ; pourvoiries, barrages hydro-électriques, mines de nickel et de diamant.Je raconte la déportation, comme cette histoire vécue dans les années 50 : avec les siens, un chef de clan avait alors décidé de retourner à pied là où ils avaient été chassés.Une marche de deux mois ! « Ma famille a aussi connu la déportation.Depuis des générations, ma famille passait une bonne partie de l'année au bord d'un lac qui fut pollué par l'exploitation minière.Rendus malades à cause de cette pollution, nous avions été forcés de quitter cette région.Pour mes parents qui avaient grandi là-bas, ce fut très dur, Everybody knows that's how it goes, comme je le rappelle dans la chanson Tshissenitenanu.» Toute sa vie, Florent Vollant est resté nomade.« Contrairement aux Iroquois, qui ont un sens plus aigu de la propriété, explique-t-il, les Innus sont nomades dans l 'âme.Lorsqu'il y a un conflit avec quelqu'un, on lui fait savoir qu'on s'en va ailleurs.parce qu'il y a de la place dans la forêt.Je demeure un nomade, parce que je suis Innu et que je fais de la musique, parce que j'ai la faculté d'adaptation des nomades.» Katak est chanté en innu, en anglais et en français.Laissons au principal intéressé le soin de résumer.« Katak, c'est l'éloignement, la rencontre des gens qui feront de moi quelqu'un de meilleur.« Grains de nacre, une chanson de Zachary (Richard), représentait pour moi un grand défi.J'étais un peu intimidé, même si j'ai déjà chanté en français lors de mes spectacles.Sur disque, assumer un texte comme Grain de nacre, je dois dire que ça m'a déstabilisé.Surpris au point que Zachary vienne me demander ce qui me préoccupait.En français, je ne me suis jamais autant investi dans une chanson.« Call of the Moose est une chanson de Willie Mitchell, un Algonquin qui m'avait allumé quand j'avais 16 ans.Près de 30 ans plus tard, ce que raconte cette chanson est toujours actuel.« Nitshiuenan, c'est le retour à la maison.« Nete Metsheteu désigne un endroit à l'embouchure de la rivière Moisie, un lieu de rassemblement des nomades innus, là où s'effectuaient autrefois les échanges avec les marchands, où l'on célébrait des mariages l'été, où l'on pêchait le saumon en juin.Encore maintenant, nous y vivons de beaux moments de partage.« Uashtenemunan, c'est la lumière inspirée par le tableau d'un artiste innu qui dessinait un shaman invoquant la lumière, en pleine extase.J'ai été fasciné par ce tableau, qui m'a conduit à la création de cette chanson.« Nikana est un chant traditionnel qui vient du Labrador, un chant que j'ai repris de mon grand-père.« Dans Uemut Win, je me dis qu'il existe sûrement un dieu, un esprit protecteur pour les peuples autochtones qui ont survécu au chaos.« Nipa Minuaten s'adresse à l'autre : j'y retourne, j'aimerais ça que tu reviennes avec moi.« Loup blanc, c'est un jam sympathique que j'ai fait avec Éric Lapointe à la fin du projet.« Miam Maikan dresse un parallèle entre le loup et l'être humain : comme un loup je marche, je cherche et j'ai peur aussi.» L'interview se termine, de chaleureuses poignées de mains s'échangent.À pas de loup, l'Innu rentre chez lui.D'autres migrations seront bientôt entreprises.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Katak, de Florent Vollant, est un album en langue innue, un disque folk rock mâtiné de technologies chaudes qu'on dirait sorties des entrailles de ce continent.Billets en vente au Club Soda ou au (514) 790-1111 19 NOVEMBRE AU CLUB SODA NOUVEAU SPECTACLE ! 1SOIR SEULEMENT ! «Quand la musique fait du bien.» -La Presse 3179182A 3178917A Gilles Vigneault accompagné par: Norman Lachapelle contrebasse Jocelyn Guilmette violon, saxophone, flûtes Bruno Fecteau piano et direction musicale Au bout du coeur mise en scène de Jean Bissonnette Au Th é â t re Corona à 20h Vigneault: Admirable et indémodable.Voilà un artiste immense.N'hésitez pas à vous rendre au Corona.- La Presse Vigneault : un miracle d'interprétation et d'orfèvrerie\u2026 Charmé, captivé, ému.je m'émerveille de cette voix.- Le Devoir C'est l'émerveillement\u2026 il faut voir ce spectacle.- TVA Salut Bonjour ! Vigneault un formidable allumeur de conscience.il est magistral.Un triomphe.- SRC, Aujourd'hui Vigneault un redoutable conteur.Un spectacle rare ! - SRC Montréal Express 1 4 - 1 5 - 16 N O V E M B R E www.gsimusique.com L es R e f r a i n s .avec Monique Giroux 3174734A Peuples d'Indochine Cambodge · Laos · Viêt Nam Un film de Patrick Bernard Réservez : (514) 521-1002 ou 1 800 558-1002 commanditaire officiel en collaboration avec ST-HYACINTHE AUDITORIUM DE L'I.T.A.3 et 13 OCTOBRE ST-JEAN THÉÂTRE DES DEUX RIVES 4 OCTOBRE LONGUEUIL SALLE PRATT & WHITNEY CANADA 6 au 12 OCTOBRE MONTRÉAL THÉÂTRE L'OLYMPIA 16 au 19 OCTOBRE MONTRÉAL-NORD CÉGEP MARIE-VICTORIN 20 au 23 OCTOBRE LA PRAIRIE ÉCOLE DE LA MAGDELEINE 4 et 17 NOVEMBRE PIERREFONDS POLYVALENTE 5 NOVEMBRE STE-THÉRÈSE COLLÈGE LIONEL-GROULX 7 NOVEMBRE MONTRÉAL SALLE PIERRE-MERCURE 11 au 14 NOVEMBRE LAVAL SALLE ANDRÉ-MATHIEU 18 au 27 NOVEMBRE L'ASSOMPTION THÉÂTRE HECTOR -CHARLAND 30 NOVEMBRE et 1er DÉC.ST-JÉRÔME POLYVALENTE 2 et 3 DÉCEMBRE 3170860A DIANE DUFRESNE en liberté conditionnelle Monument-National 1182 boul.St-Laurent, Mtl Billetterie : (514) 871-2224 St-Laurent ou Place d'Armes 16-17-18 OCT.(514) 790-1245 1 800 361-4595 O C T O B R E Tournée 2003-2004 25 - La Salle (514) 790-1245 31 - Terrebonne (450) 492-4777 1er - Drummondville (819) 477-5412 7 et 8 - Ste-Geneviève (514) 626-1616 5 - Val d'Or (819) 824-2666 6 - Rouyn (819) 797-7133 7 - Amos (819) 732-9233 13 - Québec (418) 643-8131 / 1 (877) 643-8131 21 - Terrebonne (450) 492-4777 27 - Hull (819) 772-2530 COMPLET NOUVELLE REPRÉSENTAT ION 14 NOVEMBRE EN NOMINATION POUR 6 FELIX À L' A D I S Q N O V E M B R E MARS 2004 F É V R I E R 2004 Enregistrementtélé COMPLET Octobre 4 octobre : Gatineau 8 octobre : Victoriaville 10 octobre : Bécancour 11 octobre : East Angus 15 octobre : Longueuil 17 octobre : Québec 18 octobre : Saint-Jean-sur-Richelieu 450-358-3949 23 octobre : St-Eustache 450-974-2787 1 800-361-4595 24-25 octobre : St-Eustache 31 octobre : Vanier Novembre 1er novembre : St-Irénée 6-7 novembre : St-Camille 819-828-2664 8 novembre : Richmond 14-15 novembre : Baie du Fèvre 450-783-6467 20 novembre : Longueuil 450-651-7768 poste 3 22 novembre : supplémentaire Victoriaville 819-752-5912 28 novembre : Châteauguay Décembre 4 décembre : Waterloo 450-539-4764 5 décembre : Waterloo 6 décembre : Terrebonne 7 décembre : Terrebonne 450-492-4777 12 décembre : Lachine 514-634-3471 poste 302 richard séguin 3179079A FLASH THÉÂTRE Micheline Lanctôt au Conservatoire La comédienne, cinéaste et récente lauréate d'un Prix du Gouverneur général, Micheline Lanctôt, travaille avec des élèves de troisième année du Conservatoire d'art dramatique de Montréal.Le fruit de leur labeur, une production de la pièce Nous, les héros, de Jean-Luc Lagarce, sera présenté à la Cinquième Salle de la Place des Arts du vendredi 24 octobre au samedi 1er novembre.Le dramaturge français (Le Pays lointain, Juste la fin du monde) décédé en 1995, décrit dans sa pièce une Europe saisie par la montée du fascisme.L'entrée est gratuite, mais on doit se procurer des laissezpasser obligatoires à la billetterie de la Place des Arts ou au Conservatoire (514 873-4283, poste 236).1er novembre à 20 h Théâtre Outremont ALBUM EN VENTE PARTOUT Automne 2003 LES GRANDES MUSIQUES DE MICHEL CUSSON UN HOMME ET SON PÉCHÉ ET PLUS .L'Assomption : 24 octobre, Théâtre Hector-Charland Réservations : (450) 589-9198 Saint-Jérôme : 22 novembre, Salle Germaine-Guèvremont Réservations : (450) 432-0660 Terrebonne : 26 novembre, Théâtre du Vieux-Terrebonne Réservations : (450) 492-5514 en spectacle avec 10 musiciens sur scène ! Patrimoine canadien Canadian Heritage RENSEIGNEMENTS : (514) 871-1881 1 888 515-0515 WWW.MONTREALJAZZFEST.COM ACHETEZ VOS BILLETS Par téléphone (514) 790-1245 En personne au Spectrum 318, rue Sainte-Catherine Ouest Sur Internet www.admission.com 3178650A 1_6_8_12 ET 15 NOVEMBRE 2003 À 20 H AVEC LYNE FORTIN_THAÏS :: GAETAN LAPERRIÈRE_ATHANAËL :: PAUL CHARLES CLARKE_NICIAS :: GREGORY ATKINSON_PALÉMON ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL SOUS LA DIRECTION DE BERNARD LABADIE DÉCORS ET COSTUMES : ANDRÉ BARBE :: MISE EN SCÈNE : RENAUD DOUCET BILLETS À PARTIR DE 39,75 $ ODM 514.985.2258 :: PDA 514.842.2112 :: EXTRAITS 514.282.OPERA www.operademontreal.com Abonnements à 3 ou 4 opéras à partir de 109 $ :: Prix spéciaux 17-30 ans ! { { NOUVELLE PRODUCTION - PREMIÈRE À LA COMPAGNIE 3175544A Exceptionnel / Trés bon FFFF / Bon FFF / Passable FF / Sans intérêt F DISQUES Entre sobriété et grandiloquence POP Céline Dion 1 Fille&4 Types FFF Columbia / Sony Souvent \u2014 trop souvent ?\u2014 la carrière de Céline n'est racontée qu'à travers une série de chiffres mirobolants.Le nombre de disques qu'elle a enregistrés, les dizaines millions d'albums vendus, le nombre de fans qui font le chemin jusqu'à Las Vegas, la liste exhaustive des très nombreux trophées qu'elle a engrangés depuis qu'elle a mis la main sur le Félix de la révélation de l'année il y a 20 ans.Puisque c'est dans les habitudes de la maison, commençons par ajouter une ou deux statistiques sur le tas : 1 Fille & 4 Types est, sauf erreur, le 30e album de Céline et son troisième depuis mars 2002.Quand le temps sera venu de dresser les palmarès de fin d'année, la diva québécoise en exil (doré) sera sans doute l'une des rares artistes à avoir fait paraître deux nouveaux disques de chansons originales (dans le sens d'inédites, s'entend) en moins de 12 mois : le pauvre One Heart en mars dernier et l'ordinaire 1 Fille & 4 Types, en magasin depuis le début de la semaine.Céline pourra-t-elle un jour surpasser D'eux ?Aujourd'hui encore, ce disque demeure une référence dans l'imposante discographie de l'interprète.Après des années à pousser sa voix au maximum, à beurrer épais pour séduire les Américains, elle apprenait à faire preuve de retenue.Grâce à Jean- Jacques Goldman, on découvrait que Céline était capable d'authenticité et de fragilité.Une réussite pas banale pour l'un et l'autre.Sur 1 Fille & 4 Types, Goldman n'a pas réussi à débarrasser la chanteuse de ce qu'il appelle ses « tics américains ».L'enflure demeure, en particulier dans Je t'aime encore, une chanson qui commence tout doucement, tout bellement, et se termine par une puissante poussée vocale typiquement célinienne.La chanson est tellement collée à la manière américaine qu'on ne s'étonne absolument pas d'apprendre qu'elle deviendra bientôt le seul titre français intégrée au spectacle A New Day.Les quatre types \u2014 Jean-Jacques Goldman, Erick Benzi, Jacques Veneruso et Gildas Arzel \u2014 ont privilégié la guitare acoustique.Les mélodies grattées avec délicatesse confèrent d'ailleurs à l'album une aura de sérénité.Ne bouge pas, avec son côté folk-rock poussiéreux, rappelle une fois de plus qu'il serait bon d'entendre Céline rocker.On avait eu la même impression en entendant Ten Days, sur A New Day.Sur Mon homme, on retrouve un peu de la fragilité touchante de Vole et L'amour existe encore.Moins éparpillé et moins mielleux que les disques américains de Céline, 1 Fille & 4 Types hésite constamment entre la sobriété et la grandiloquence, entre l'authentique et le kétaine (les choeurs masculins sont généralement affectés).Ça ne fait pas de cet album un ratage complet, loin s'en faut, mais certainement pas une réussite marquante.Parlons plutôt d'un disque soigné, poli comme un sou neuf, sans surprise où Céline frappe quelques coups sûrs, sans faire augmenter sa moyenne.Alexandre Vigneault CHANSON Claude Dubois Dur et tendre FFF Disques Pingouin / Sélect Soigné et un peu baveux « Je ne crois pas que ce sont de grandes chansons », avouait Claude Dubois dans une récente entrevue.Curieux.Comment un artiste peut-il convaincre de la valeur de son travail s'il ne semble pas y croire lui-même?Après avoir écouté Dur et tendre, on comprend que sa remarque est un mélange de réalisme et d'humilité.Dix chansons écrites et enregistrées avec soin, un peu moins de 40 minutes de chansons flirtant tour à tour avec la pop, une manière de rock, le swing manouche ou la bossa nova, un peu moins d'une heure à écouter une voix unique et exceptionnelle.Dubois n'a pas pondu un album inoubliable, c'est vrai.Ça ne l'empêche pas de frapper quelques grands coups.Entre le dur et le tendre, c'est le dur qu'on préfère.Le baveux, le critique, qui resurgit dans Même moi et surtout Zappe ta face, où il s'en prend à la « rétrovision », aux « dépolitisés» et aux politiques.Ses fans devraient tendre l'oreille, d'autant plus que le chanteur s'essaye à une modernisation, voire une rénovation de son univers sonore en jouant notamment de l'électronique.Alexandre Vigneault CHANSON Nicola Ciccone J't'aime tout court FF1/2 Matita / Gillett / DEP Aimer tout court.le très prévisible Faut-il aimer ça tout court, question d'évoquer le titre de l'album ?Je suppose qu'il faut aimer cette voix qui sait écrire, cette plume qui sait chanter.Pour aimer le travail de Nicola Ciccone, en fait, il faut aimer la chanson faite dans les règles de l'art.et qui ne transgresse rien.Produit singulier de deux cultures linguistiques apparente dans cet album, la française dominant l'italienne (dans sa vie publique, du moins), le chanteur montréalais se fait rassurant.Ses rimes sont adroitement fagotées, ses idées sont transmises en toute limpidité, ses sentiments sont exprimés sans retenue, ses métaphores sont comprises de n'importe qui, ses harmonies ont été digérées par tout amateur de musique, sa facture folk pop ne bouscule personne.Il n'y a, en fait, aucun mystère dans le travail (récent, en tout cas) de Nicola Ciccone.Rien de déstabilisant.Rien qui fasse la différence entre un artiste et un artisan.Voilà, pourtant, qui explique sa popularité.Alain Brunet POP Artistes variés Loft Story FFF Delphinemusik / Sélect Du disco pour Cupidon Loft Story n'est pas un concours musical.Impossible donc pour Guy Cloutier de cacher que ce CD farci de pièces qui causent séduction et amour est un outil promotionnel pour drainer des téléspectateurs à TQS.Surprise toutefois sur cette énième tentative pour nous convaincre que la raison d'être de l'émission Loft Story est de faire battre des coeurs : les 11 titres de l'album (dont des reprises de chansons signées Eddy Marnay, Jean Leloup, François Cousineau et Luc Plamondon) ne sont pas chantés uniquement par des poulains de l'écurie Cloutier.Outre Gabrielle Destroismaisons (Sensualité) et Annie Major-Matte (L'amour est sans pitié), Stefie Shock, Dubmatique et Éric Lapointe ont eu comme mandat de nous faire courir chez Moments intimes ! À la barre du proj e t, l es Couch Pot a t o e s (arrangements et réalisation) ont réussi à créer une unité musicale sur cet album, même si le groupe d'artistes impliqués est hétérogène.On a privilégié ici le disco ou la pop ultra ambiante (notamment sur Souvent, longtemps, énormément de Diane Tell, joliment bien reprise par les Couch).Un genre qui sied tant à Shock qu'à Richard Petit et Caroline Néron, qui a repris (avec de faibles cordes vocales) J'ai rencontré l'homme de ma vie, chanson popularisée par Diane Dufresne.Mais qu'importe ! On achète d'abord pour danser, avant d'aller cruiser sous une grosse boule métallique.Isabelle Massé POP Stone County Players Extra Lovin' FFF1/2 Audiogram/ Sélect Dans l'oreille du réalisateur Intéressant : nous avons ici la chance de voir (d'entendre, plutôt) ce qu'un réalisateur québécois de renom a entre les deux oreilles.Carl Bastien (Dumas, Bélanger, Moffatt.), lui, semble tripper folk et country de belle et moderne façon.Accompagné de ses amis musiciens \u2014 excellents, soit dit en passant \u2014, le réalisateur devenu auteur-compositeur et interprète présente 10 chansons sous l'égide du projet Stone County Players.On ne savait pas à quoi s'attendre.mais on ne s'attendait pas à ça : d'abord, une première moitié baignant dans un folk génétiquement modifié.On y reconnaît la signature sonore de Bastien, subtile, chaleureuse, riche en sons d'ambiance qui ornent des mélodies simples et par moments beatlesques.Puis, deux chansons rock avant de plonger dans une finale plus électronique.Et un morceau de pop-rock-électro-progressif d'une vingtaine de minutes dont l'intro rappelle les envolées vocales de Yes ! Extra Lovin' demande plusieurs écoutes avant de se faire apprivoiser.Un album qui ressemble à un rêve, d'abord berçant, puis mouvementé, puis hallucinatoire, déroutant et agréable.Philippe Renaud collaboration spéciale POP Karkwa Le Pensionnat des établis FFF1/2 C4 Production / Dep Pop groovy et jubilatoire Le défi de Karkwa était de transposer sur son premier album un peu de l'incroyable énergie qui caractérise ses concerts.Sur ce point, c'est réussi.Le Pensionnat des établis, dont la qualité sonore est admirable, rend bien la cohésion des cinq musiciens et ses grooves particuliers, lesquels font le pont entre rock fusion, chanson, jazz-funk et influences africaines.Musiciens expérimentés, les membres de Karkwa ont, chacun de leur côté, travaillé au sein des Ludger, Redcore, Kalembourg et autres groupes éphémères de la scène locale, qu'on peut considérer aujourd'hui comme les incubateurs du « son » Karkwa.À l'époque des Francouvertes, nous les avions comparés au Ville Émard Blues Band, et nous maintenons l'affiliation : une pop groovy, jubilatoire, riche en influences.Cependant, ne tentons pas de comprendre la signification du titre de cet album.C'est d'ailleurs le principal défaut de Karkwa : trop compliqué pour rien.Bête à dire, mais les textes sont souvent sibyllins et la musique parfois trop cérébrale.Ce qui nous mène à l'autre surprise du Pensionnat des établis : on comprend davantage où vont ces chansons qui, tout de même, ne manquent pas de refrains accrocheurs.Généralement impressionnant.Philippe Renaud collaboration spéciale POP Jeanne Mas Les Amants de Castille F1/2 Tox Peu de tact et beaucoup de toc Ça faisait des siècles que son filet de voix était venu chatouiller nos tympans et on ne s'en portait pas plus mal.En 1986, on s'en rappelle, elle avait « cité » Stendhal sur son plus grand succès En rouge et noir.Cette fois, c'est le pauvre Corneille et ses amants Rodrigue et Chimène qui font les frais de cette tentative désespérée de remonter à la surface.Mais les apparences sont peu encourageantes.En France, l'album est passé presque inaperçu à sa sortie en mai.Et ce n'est pas parce que l'ancienne midinette n'a pas essayé de jouer de ses charmes (il faut voir les photos d'elle en pamoison dans le livret du CD).Côté son, c'est l'avarie.Une avalanche de rythmes électronico-moches où instruments à cordes et accordéons sont a f f reusement synthét i s é s , transformentla musique de Les Amants de Castille en une « sousmuzak » qui ne pourrait même pas jouer dans les ascenseurs.Navrant.Christian Côté collaboration spéciale ROCK Jet Get Born FFFF1/2 Elektra / Warner Des Australiens qui déménagent Quand on pense à l'Australie, quelques clichés nous viennent à l'esprit : les kangourous qui gambadent, Kylie à moitié nue, ce type un peu fêlé qui chasse les crocodiles à la télé.Avec tout ça, on oublie que les Australiens s'y connaissent en rock qui torche, suivant les pistes encore fumantes des papis d'AC / DC.Parmi les jeunes loups qui montent par là-bas, il y a Jet.Belles gueules, riffs de choix, mélodies de plomb ; franchement, ces quatre types ne ratent par leur entrée avec Get Born, leur tout premier.Dans le genre nouveau rock and roll, Jet arrive en haut de peloton, avec des pièces courtes et énergiques qui vont droit au but.Bien sûr que les influences se sentent à des kilomètres, surtout les ballades à la Faces et les références à AC / DC (on leur pardonne pour les deux dernières du disque, qui font plutôt penser à, euh, Oasis).Mais ce n'est certes pas un problème ; Get Born est l'une des très bonnes galettes rock de 2003.Et on vous défie de ne pas déboucher une bière en entendant Get Me Outta Here.Richard Labbé ROCK Leaves Breathe FFF1/2 Dreamworks / Universal Spleen d'Islande L'histoire des Leaves mérite d'être racontée.D'abord parce que trois des membres de ce groupe islandais sont en fait des joueurs de soccer, qui jouent du ballon de troisième division dans leur pays.Ensuite parce que ces messieurs font aussi du rock atmosphérique de qualité.Breathe, leur premier, évoque bien sûr quelques sonorités déjà entendues chez Coldplay, Travis et autres chevaliers du spleen britannique.Bien sûr.Alors forcément, on ne remettra jamais aux Leaves un trophée pour leur originalité.Certains diront que ça sent un peu la formule, que ça sent aussi le plagiat par grands bouts \u2014 vrai que l'intro de Catch rappelle fortement Race for the Prize des Flaming Lips \u2014 mais on préfère voir le verre à moitié plein, et affirmer que les Leaves savent composer des mélodies de grande qualité, souvent appuyées de cordes symphoniques somptueuses.Pour un premier jet, c'est bien réussi.Reste à voir où ils iront après ça.Richard Labbé MUSIQUES DU MONDE Florent Vollant Katak FFFF D7 / Montana / DEP La distance, la profondeur, l'espace, bien au-delà de l'exotisme Très peu d'artistes devenus très populaires pour leur exotisme et leur naïveté arrivent à dépasser ce stade.Généralement, ils persistent, perdent leur saveur originelle pour ainsi disparaître du paysage.et être remplacés par d'autres artistes « naïfs ».Ce n'est pas le cas de l'Innu Florent Vollant, qui n'a cessé d'évoluer depuis qu'il a fait la conquête de l'homme blanc à coups de nah-nah-nah-nah-n h \u2014 une arme redoutable ! Depuis la mort de Kashtin, il nous a jetés par terre (en 1999) avec sa relecture chamanique des chants de Noël (Nipaiamianan, un disque malheureusement disparu des magasins depuis longtemps), Vollant a poursuivi discrètement sa route, il a précisé le son d'une pop amérindienne, singulière et moderne.Les mélodies y sont universelles, les références folk, reggae, rock ou country le sont également, l'héritage innu en est le ciment.Ajoutez à cette mixtion de belles incursions dans le monde numérique, une interprétation exceptionnelle de Grains de nacre (de Zachary Richard), une conclusion un peu moins convaincante (Loup Blanc est chantée avec Éric Lapointe, un duo vendeur) et vous avez un disque à la hauteur des meilleures productions de type americana.Alain Brunet MUSIQUES DU MONDE Richard Galliano Piazzolla Forever FFFF Dreyfus / Fusion III Le plus grand accordéoniste / bandonéoniste interprète Piazzolla Vous y étiez peut-être en juillet 2002, ce concert de Richard Galliano en hommage au regretté Astor Piazzolla fut mémorable.Répertoire trié sur le volet, septuor de très haut niveau, cordes voluptueuses, soutien rythmique parfait, le meilleur soliste disponible tant au bandonéon qu'à l'accordéon.On ne peut franchement demander mieux.si ce n'est que la bande montréalaise du concert qui ne semble pas avoir été retenue pour le disque \u2014 on a plutôt choisi l'enregistrement en public du festival de jazz de Willisau, Suisse.Richard Galliano a mené à bien ce projet qui semblait redondant et prévisible de prime abord \u2014 au chapitre du répertoire piazzollien, il faut dire que les mélomanes québécois avaient déjà été gâtés par l'ensemble de Romulo Larrea.Quelle est la valeur ajoutée, dans le cas qui nous occupe ?Certes la virtuosité et la musicalité phénoménales de Richard Galliano, qui fut un ami proche de la famille Piazzolla à l'instar de notre Romulo.De tous les spécialistes de l'accordéon ou du bandonéon proche de l'esthétique tango / jazz contemporain, je n'ai jamais entendu plus grand musicien que Richard Galliano.En voici une preuve supplémentaire.Alain Brunet CLASSIQUE Angela Hewitt Bach \u2014 Suites anglaise FFFF Hyperion Un travail d'orfèvre, quoiqu'un peu sage La pianiste canadienne Angela Hewitt ajoute, avec l'intégrale des Suites anglaises, une pierre de plus à son édifice de l'oeuvre pour clavier de Jean-Sébastien Bach, qu'elle fréquente assidûment depuis 15 ans.Elle livre ici un travail sérieux, d'orfèvre même, suivant à la lettre des préceptes musicologiques qu'elle justifie abondamment dans le livret dont elle signe les notes d'ailleurs.Les intégrales des Suites anglaises sont plutôt rares et les coups de génie aussi.Impossible de dire qu'elle ne connaît pas à fond la structure de ces suites de danses, mais, sans aller jusqu'à qualifier son interprétation d'académique, la retenue, les tempi trop réguliers, tout cela est sage et manque un peu d'étincelles (sauf ses Gigue enfiévrées).Le touché charme toutefois par un legato « romantique » et l'ornementation est assez fluide (sauf à la main gauche ici et là).Mais la poésie et l'élégance de son jeu dans les Prélude, Allemande et Sarabande contrastent notamment avec les Courante que jamais elle ne précipite, hélas ! L'ensemble, quoique très satisfaisant, plaira aux tenants d'un Bach traditionnel, mais les plus délinquants préféreront, même à la pièce, les versions plus libres et mordantes d'un Pogorelich, par exemple, ou même d'un Gould.Guy Marceau collaboration spéciale MUSIQUE DE FILM Artistes variés Kill Bill FFFF Maverick / WMG Soundtracks Attention, ça chauffe ! À la lumière de ce qu'il nous propose avec la trame sonore de Kill Bill, il n'y a plus de doute possible : Quentin Tarantino est aussi maniaque de musique que de cinoche.De la même manière qu'avec son nouveau film, le réalisateur de Pulp Fiction offre ici un cocktail aussi éclectique qu'explosif, un véritable feu d'artifice au cours duquel explosent toutes les influences qui ont nourri son esprit de créateur décidément pas comme les autres.De la très belle version de Bang Bang (pas celle de Cher \u2014 ou de Claire Lepage \u2014 mais celle, bien meilleure, de Nancy Sinatra) qui déclenche les hostilités, jusqu'aux motifs originaux qu'a composés RZA (producteur de Wu-Tang Clan et aussi signataire de la trame de Ghost Dog pour Jarmusch), il n'y a pratiquement rien à jeter de cet enregistrement généreux et ludique.Parmi les temps forts, on note la très évocatrice Battle Without Honor or Humanity, une pièce bien martelée par Tomoyasu Hotei, de même que la version intégrale (plus de dix minutes !) de Don't Let Me Be Misunderstood, un vieux tube de Santa Esmeralda qui nous fait encore taper du pied.Seul regret : aucune trace du surf band nippon 5.6.7.8's, ce groupe de filles qui assure au House of Blue Leaves de Tokyo.On ne fera toutefois pas le rabat-joie parce que ça chauffe ici vraiment à plein régime.Marc-André Lussier Album disponible Suite au triomphe à Joliette, enfin à Montréal ! LA COMÉDIE MUSICALE DE MARC DROUIN ET ROBERT LÉGER MISE EN SCÈNE DE SERGE DENONCOURT CHORÉGRAPHIES VINCENT PATERSON COSTUMES FRANÇOIS BARBEAU SCÉNOGRAPHIE MARC SENÉCAL ÉCLAIRAGES MARTIN LABRECQUE «Une longue histoire d'amour qui recommence pour Pied de Poule.» LA PRESSE «C'est le show de l'année.à mourir de rire! » CKAC «Un spectacle extraordinaire, vraiment magnifique.» CITÉ ROCK DÉTENTE «En plein dans le mille, un pur divertissement.» SRC, Montréal Ce Soir «Un feu roulant, beaucoup de suspense et d'humour ! Un spectacle pour toute la famille.» SRC, Montréal Express «Pied de Poule version 2003, électrisante!» TVA Salut Bonjour « .le goût de danser sur le tube Pied de Poule est contagieux.» SRC, Montréal ce soir «Il est impératif de saluer le brio des concepteurs qui ont offert une vision rafraîchissante de ce qu'il convient de nommer une oeuvre.» Journal de Montréal «Extraordinaire la mise en scène de Serge Denoncourt!» SRC, C'est bien meilleur le matin «Les costumes de François Barbeau, inventifs et révélateurs.» LE DEVOIR «Saluons la performance des danseurs dirigés par Vincent Paterson.» JOURNAL DE MONTRÉAL «La nouvelle mouture de Pied de Poule fera beaucoup parler, chanter et danser.» LE DEVOIR «.les interprètes sont fabuleux! » SRC, Montréal ce soir NORMAND LÉVESQUE CARL POLIQUIN GENEVIÈVE ALARIE ANNIE GIRARD PASCALE MONTREUIL UGO BOMBARDIER ADRIEN LACROIX Du 13 au 16 novembre Au Théâtre Outremont Billets : (514) 790-1245 1248 rue Bernard Ouest, Outremont 3178394A ARTS ET SPECTACLES présente Concours MA PREMIÈRE PLACE desARTS 10e ÉDITION QUI ?Vous êtes auteurcompositeur et/ou interprète et chantez en français OÙ ?Au Studio-théâtre de la Place des Arts QUAND ?Les lundis soirs de janvier à juin PRIX À GAGNER ! F PRIX DISTINCTION FONDATION RENÉ MALO F PRIX HYDRO-QUÉBEC F PRIX PREMIÈRE CHAÎNE RADIO-CANADA F PRIX ÉTOILES GALAXIE DE RADIO-CANADA F PRIX OFQJ/MUSICACTION/ SODEC LE GRAND 8 RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTION Jusqu'au 15 novembre (514) 285-4343 sacef.com 3172340A CLASSIQUE NOUVELLES DU DISQUE Mahler en février Réalisé chez ATMA après des exécutions en concert, l'enregistrement de la quatrième Symphonie de Mahler de Yannick Nézet-Séguin et l'Orchestre Métropolitain du Grand Montréal ne sortira qu'en février.Deux opéras rares La marque britannique Opera Rara publie deux réalisations tout à fait dans l'esprit de son nom: Margherita d'Anjou, de Meyerbeer, et Emma d'Antiocha, de Mercadante.Du pays de Grieg Un disque de Grieg groupe son célèbre Concerto pour piano et sa Symphonie en do mineur.Ole Kristian Ruud dirige l'Orchestre Philharmonique de Bergen et Noriko Ogawa est au piano dans le concerto.Orff en arrangement Signée Juan Vicente Mas Quiles, une version pour orchestre à vent de Carmina Burana de Carl Orff paraît chez Klavier.L'arrangement est joué par le North Texas Wind Symphony, dir.Eugene Migliaro Corporon, et les solistes sont Lynn Eustis, Brian Nedvin et Jefrey Snider.Intégrale Rachmaninov Chandos sort une nouvelle intégrale des Préludes de Rachmaninov.Le pianiste est inconnu et s'appelle Rusten Hayroudinoff.Alain Lefèvre, parfait pour André Mathieu Québec, ma capitale culture ! L'Orchestre symphonique de Québec et le pianiste Rick Friend vous invite à replonger dans le monde du cinéma muet, en assistant au concert Comme au cinéma! Le film Le Mécano de la «General » de Buster Keaton sera projeté sur écran, et l'image sera soutenue par une musique enlevante.Deux concerts à ne pas manquer, le vendredi 21 et le samedi 22 novembre, au Grand Théâtre de Québec à 20 h.Comme au cinéma! Réservations et billets : (418) 643-8486 Réseau Billetech : (418) 643-8131 osq.org JUSQU'AU 28 MARS 2004 Vivez une épopée mémorable ! Une aventure médiévale au coeur de la vie moderne.Le Musée de la civilisation est subventionné par le ministère de la Culture et des Communications.Escapade aux Musées Chambre deluxe avec vue sur le fleuve, petit-déjeuner buffet à la Galerie avec vue sur les plaines d'Abraham et laissez-passer pour le Musée de la civilisation et le Musée national des beaux-arts du Québec et tous les extras sans extra de notre programme La vie en Loews.À partir de 159$ par nuit par couple 1 800 463-5256 www.loewshotels.com loewsleconcordeinfo@loewshotels.com Admirez Québec de l'Observatoire de la Capitale Dès votre arrivée, le premier endroit à visiter ! Découvrez Québec à 221 mètres d'altitude ! Cette tour d'observation unique offre un point de vue saisissant.De là-haut, au coeur de la colline Parlementaire, plongez dans près de 400 ans d'histoire.Informez-vous sur nos nombreuses visites commentées offertes aux groupes, en français, anglais et espagnol.En famille, entre amis ou en groupe, une visite s'impose et surtout, n'oubliez pas votre appareil photo! Le Festival des musiques sacrées de Québec Du 24 octobre au 2 novembre 2003 Pour sa 7e édition, le Festival souhaite vous inviter à l'aventure musicale spirituelle.Des artistes d'Arménie, de France, d'Italie, des États-Unis et du Canada se donnent rendez-vous pour exprimer, à travers leur art, tout le pouvoir d'apaisement et d'exaltation inhérent à la musique sacrée.Réseau Billetech : 1 800 900-SHOW (7469) Forfaits, prix de groupe et informations : (418) 525-9777 www.festivalmusiquesacree.ca Édifice Marie-Guyart 1037, De La Chevrotière, 31e étage 1 888 497-4322 info@observatoirecapitale.org www.observatoirecapitale.org Les Grandes Tables Manoir & Châteaux Vieux-Québec Incluant : 2 petits déjeuners, 2 soupers 5 services dans l'un de nos restaurants partenaires (La Closerie, Le Louis-Hébert, Les Anciens Canadiens ou Le Paris Brest), service (repas) et stationnement.Taxes en sus.Du 19 octobre 2003 au 30 avril 2004.Certaines conditions s'appliquent.À partir de 179$ pour 2 nuits par personne occupation double 1 800 636-6488 www.vieuxquebec.com/laurier laurier@vieuxquebec.com La beauté du visage - Guerlain Soin personnalisé Issima de Guerlain d'une durée de 1h30 à la Parfumerie Germain-des-Prés.Une nuitée avec petit déjeuner complet pour deux personnes.Certaines conditions s'appliquent.Valide selon disponibilités.À partir de Soin sur rendez-vous.99$ par personne occupation double 1 800 463-5253 www.germaindespres.com reservations@germaindespres.com Dolce vita gastronomique Vivez l'expérience gastronomique du Laurie Raphaël : inoubliable dès l'apéritif, elle se poursuit tout au long du dîner sept services et se conclut avec un Porto vintage accompagné de mignardises servis au foyer de l'hôtel.Une nuitée avec petit déjeuner continental pour deux personnes.Certaines conditions s'appliquent.Valide selon disponibilités.À partir de 193$ (vins au restaurant non compris) par personne occupation double 1 888 833-5253 www.hoteldominion.com reservations@hoteldominion.com Forfait culturel au coeur du Vieux-Québec incluant : hébergement, petits déjeuners américains, 2 billets d'admission au Musée national des beaux-arts du Québec ou au Musée de la Civilisation et l'accès à la piscine intérieure.Stationnement intérieur, taxes et soins au «SPA du Manoir» non inclus.Nombreux autres forfaits disponibles.À partir de 135$ par nuit par couple 1 800 463-6283 www.manoir-victoria.com reservation@manoir-victoria.com À l'île d'Orléans, les arts picturaux et sculpturaux s'expriment à travers toutes les matières et tous les styles.Les métiers d'art aussi sont à l'honneur et le moindre bout de tissu, de métal, de bois, de cuir ou de roseau sert à l'expression d'un savoir faire et d'un savoir être qui caractérisent l'Île.1 866 941-9411 Entente de développement culturel de l'Île d'Orléans.Billet : 20,00$ (plus taxes et frais de service) Forfait 3 concerts : 53,00$ (tout inclus) 1 866 710-8031 www.gratiadei.com Concours Week-end culturel à Québec ! et participez au Visitez Circuit des artistes et artisans de l'île d'Orléans présente LE MEILLEUR AMI DE L'HOMME DES CAVERNES Paul Jamin, La Fuite devant le mammouth (détail), esquisse, 1885.Huile sur toile, 52 x 42 cm.Paris, collection particulière.VÉNUS ET CAÏN Figures de la préhistoire, 1830-1930 Du 9 octobre 2003 au 4 janvier 2004 La préhistoire vue par les artistes du 19e siècle.Aussi dans l'exposition : une sculpture vieille de 25 000 ans.Une exposition organisée et mise en circulation par le Musée d'Aquitaine, à Bordeaux.Parc des Champs-de-Bataille, Québec (418) 643-2150 1 866 220-2150 Le Musée national des beaux-arts du Québec est subventionné www.mnba.qc.ca par le ministère de la Culture et des Communications du Québec.www.viarail.ca Certaines conditions s'appliquent.Taxes non-incluses.Montréal - Québec à partir de Montez à bord ! 74$ MC Marque de commerce propriété deVIA Rail Canada inc.1 888 VIA-RAIL (1 888 842-7245) ATS 1 800 268-9503 (malentendants) tarif aller-retour 3172578A CLAUDE GINGRAS D'une certaine façon, il est heureux que l'enregistrement d'Alain Lefèvre du Concerto de Québec, d'André Mathieu, ait été lancé trop tard pour être commenté dans notre chronique de samedi dernier, soit la veille du concert où Lefèvre jouait l'oeuvre avec l'OSM.Ce laps de temps m'a permis une réécoute plus attentive de celle-ci, dans une perspective différente (celle de l'audition chez soi), permis également une comparaison suivie avec le seul autre enregistrement existant du concerto, celui de 1978 réalisé \u2014suite à un étrange concours de circonstances\u2014 par des musiciens français de passage ici pour des concerts, soit le pianiste Philippe Entremont et l'Orchestre du Capitole de Toulouse dirigé par Michel Plasson.Paru inexpliquablement 15 ans après sa réalisation, cet enregistrement fut produit par Analekta, soit la même marque qui vient de lancer la nouvelle version de Lefèvre avec l'Orchestre Symphonique de Québec dirigé par Yoav Talmi.Il existe, semble-t-il, plusieurs moutures du fameux Concerto de Québec.L'écoute simultanée des deux enregistrements révèle cependant l'utilisation, dans les deux cas, d'un même texte musical, au piano et à l'orchestre.On note une différence de durée : 22 minutes chez Entremont, 26 chez Lefèvre.L'écart de quatre minutes tient au rubato plus libre et au tempo un peu plus lent de Lefèvre, en somme à son discours plus senti, plus naturel.André Mathieu aurait composé son Concerto de Québec à un âge étonnant : 13 ou 14 ans.Plusieurs ont cru \u2014et croient encore\u2014 à quelque mystification.Lefèvre, qui a scruté tous les manuscrits, est convaincu que l'enfant en est bel et bien l'auteur ; il croit cependant que l'orchestration est d'un autre.Qualifié de génie par ses contemporains, fils de compositeur et élevé dans un milieu musical, le petit André peut fort bien avoir conçu lui-même cette musique dérivée de Rachmaninov où pointent des échos de Tchaïkovsky, Grieg, Liszt, Chopin et Saint-Saëns.Il est très probable qu'il ait entendu \u2014et retenu\u2014 toute cette musique, nonobstant l'obscurantisme qui régnait sur le Québec de 1943, comme il est très possible qu'à cet âge il n'ait pas maîtrisé l'orchestration et que ce travail ait été fait par un autre \u2014 son père Rodolphe, peut-être.Quoi qu'il en soit, l'oeuvre se tient, malgré ses faiblesses, et vaut bien des concertos de prodiges européens dont on ne se demande pas s'il en sont les véritables auteurs.Ainsi, cet irrésistible thème du mouvement lent, utilisé dans le film La Forteresse, tourné à Québec en 1947, est une trouvaille mélodique et vaut tout le concerto.Le disque contient deux autres oeuvres appartenant à ce répertoire virtuose et sentimental où Alain Lefèvre excelle : le Concerto in F de Gershwin (composé un an après la célèbre Rhapsody in Blue) et le Warsaw Concerto (ou Concerto de Varsovie) du Britannique Richard Addinsell, également utilisé au cinéma.Concernant le Concerto de Québec, j'ai déjà dit la nette supériorité de la version Lefèvre sur la version Entremont.Les deux autres interprétations sont du même très haut niveau : un Gershwin tour à tour rêveur et trépidant, un Addinsell possédant toute la grandiloquence requise.Mes seules réserves, encore que minimes, vont à l'orchestre : l'OSQ paraît parfois un peu mince en violons et l'entrée du cor au tout début du mouvement lent du Gershwin est hésitante.Pour le reste, un somptueux commentaire orchestral.FFFF1/2 MATHIEU : Concerto de Québec ; ADDINSELL : Warsaw Concerto ; GERSHWIN : Concerto in F Alain Lefèvre, pianiste, Orchestre Symphonique de Québec.Dir.Yoav Talmi Analekta, AN 2 9814 . SPECTACLES VENDREDI 28 NOVEMBRE MÉTROPOLIS 3 NOMINATIONS AU GALA DE L'ADISQ 2003 Interprète masculin de l'année Chanson populaire de l'année Vidéoclip de l'année BILLETS EN VENTE AUJOURD'HUI DÈS MIDI ! BILLETS EN VENTE au guichet du Spectrum et sur Admission (514) 790-1245 www.admission.com DANIEL BÉLANGER 3179183A Pour enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Auj., 15h ; dim., 13h et 15h, Le Chien vert, de Sylvain Coron.Mise en scène de Martin Faucher.Création du Théâtre Les coups montés.(3 à 6 ans) Danse PLACE DES ARTS (salle Maisonneuve) Celle qui, dit-on, aurait perdu sa chaussure (Cendrillon).Musique de Sergeï Prokofiev.Présentation des Grands Ballets Canadiens : 20h.Musique MAISON DES JMC (305, Mont- Royal E.Francine Chabot et Richard Boulanger, pianistes-duettistes.Schubert, Fauré, Debussy : 16h.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Innovations en concert : le nouveau piano.Marc Couroux et Andrew Czink, pianistes : 20h.Variétés FESTIVAL INTERCULTUREL DU CONTE DU QUÉBEC Renseignements : (514) 272-4494 ou (514) 279-3611 ; www.festivalconte.qc.ca.THÉÂTRE SAINT-DENIS Les 3 ténors de l'humour (Steeve Diamond, Michaël Rancourt et Louis-Philippe Beaulieu : 20h.THÉÂTRE SAINT-DENIS Patrick Huard : 20h.CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Alain Choquette.Mise en scène de Bertrand Petit : 21h.Jusqu'au 9 novembre.ESPACE GO (4890, Saint-Laurent) Ricardo Dal Farra : 20h.GESÛ (1200, de Bleury) Julien Tremblay : 20h.MÉTROPOLIS (59, Sainte- Catherine .O) Éric Lapointe : 20h30.CLUB SODA (1225, Saint-Laurent) Les Denis Drolet : 20h.SALLE PAULINE-JULIEN (15615, boul.Gouin O.) Patrick Groulx : 20h.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, l'Ange-Gardien, L'Assomption) Lévesque & Turcotte : 20h.THÉÂTRE DU VIEUXTERREBONNE (867, Saint-Pierre, Terrebonne) Louis-José Houde : 20h30.3178099A www.riezencore.com P R É S E N T E 13 AU 15 NOVEMBRE 2003 THÉÂTRE ST-DENIS réservations : 514.790.1111 par internet: www.tel-spec.com NOUVELLES SUPPLÉMENTAIRES! Mario Jean en tournée 2003 OCTOBRE 2003 16 octobre Joliette (450) 759.6202 17 octobre Joliette (450) 759.6202 19 octobre Mont-Laurier (819) 623.1833 22 octobre Laval (450) 667.2040 23 octobre Laval (450) 667.2040 24 octobre Laval (450) 667.2040 25 octobre Laval (450) 667.2040 NOVEMBRE 2003 29 oct.au 1er nov.Salle Albert-Rousseau Québec 1.877.659.6710 7 et 8 novembre Salle Albert-Rousseau Québec 1.877.659.6710 13 au 15 novembre Théâtre St-Denis Montréal (514) 790.1111 DÉCEMBRE 2003 5 décembre Maniwaki (819) 449.1651 ext.10 6 décembre Saint-Jérôme (450) 432.0660 7 décembre Saint-Jérôme (450) 432.0660 13 décembre Granby 1 (800) 387.2262 19 décembre Valleyfield 1 (800) 842.5794 3 NOMINATIONS À L'ADISQ SPECTACLE DE L'ANNÉE - HUMOUR Scripteur de spectacles de l'année Metteur en scène de l'année MARIO JEAN 3175787A Les horaires complets des arts et spectacles sont désormais publiés le jeudi dans notre nouveau cahier LP[ ] Tous les jours dans BIEN BELLE SOIRÉE ARTS ET SPECTACLES ANGELA HEWITT De la lumière du Cantor aux Nocturnes de Chopin GUY MARCEAU COLLABORATION SPÉCIALE La pianiste canadienne Angela Hewitt ne fait pas les choses à moitié.Frayant avec la musique de Jean- Sébastien Bach depuis plus de 15 ans, elle aura complété l'enregistrement de l'intégrale pour clavier du Cantor en 2004, commencé 10 ans plus tôt.Lundi soir, elle sera au Centre Pierre-Péladeau et présentera plutôt au public montréalais une autre intégrale, celle de Frédéric Chopin : les 21 Nocturnes.On l'attendait avec Bach, elle nous arrive avec Chopin.Et pas question pour elle de présenter seulement quelques pièces isolées : le tout pour le tout.Considérées parmi les pages les plus romantiques et mélancoliques du frêle Chopin, les 21 Nocturnes ne sont pourtant jamais présentées dans leur intégralité, dans un même concert.« Je les ai déjà joués en récital en 1988 en Allemagne et en 1989 à Londres, et je viens de les refaire à Santa Fe, nous dit Angela Hewitt.C'est en jouant tous le corpus que la grande profondeur de Chopin est révélée puisque leur composition s'échelonne sur toute sa courte vie.Et Chopin n'a jamais voulu qu'on qualifie sa musique de « romantique ».C'est par ce que les interprètes d'aujourd'hui en ont fait qu'on la qualifie ainsi.Évidemment, il y a toute cette sérénité inhérente à sa musique, mais il ne faut jamais appuyer jusqu'à la mièvrerie quand même.Je les interprète parce que j'ai des choses à dire.» Pas de doute, la pianiste en sait beaucoup sur la musique de Chopin et « la note bleue », autant que sur celle de Bach qui l'a épousée comme une seconde peau depuis 1994.La consécration était venue avec son premier prix au Concours international Bach de piano à Toronto en 1985.Mais depuis, elle a aussi abordé assidûment les musiques de Messiaen, Ravel, Couperin, Granados et Beethoven, pour ne nommer que ceux-là.Et il y a plus d'un lien à faire de l'un à l'autre.« Chopin a toujours admiré le grand génie de Bach, commente la pianiste.Il avait l'habitude de jouer ses 48 préludes et fugues en guise de réchauffement avant ses concerts ! » Angela Hewitt avoue tout de même que les difficultés sont plus relevées chez Bach, que la structure et le contrepoint sont toujours un défi pour les doigts.« Chez Chopin, ce sont les lignes mélodiques et le chant qui doivent s'élever, en plus de faire chanter le piano.Et puis comme je respecte les indications métronomiques de la main de Chopin, il ne faut pas se surprendre de les entendre jouer moins lentes qu'on en a l'habitude.» Mais cela représente tout de même plus de deux heures de musique.« Oui, à condition qu'on n'applaudisse pas entre les pièces.» Se reposer ?Angela Hewitt adore enregistrer en studio puisqu'elle peut remettre 20 fois sur le métier son ouvrage.Parmi sa pléiade de projets, figure l'enregistrement en novembre des Nocturnes de Chopin ainsi que les quatre Impromptus.Elle complétera en février prochain son intégrale Bach, avec les pièces isolées, les concertos pour clavier et la partie soliste dans le cinquième Concerto Brandebourgeois.Il faut aussi ajouter deux disques de pièces de Couperin pour faire suite au premier paru récemment, un disque tout Chabrier en avril 2004.« J'ai fait une centaine de concerts l'an dernier, c'est beaucoup trop.De juin à septembre 2004, je prendrai pour la première fois de ma vie quatre mois de congé.pour apprendre du nouveau répertoire ! J'ai un pied-à-terre à Londres, mais je me reposerai plutôt dans ma nouvelle maison en Italie, et je jouerai sur mon nouveau Fazioli de concert! C'est d'ailleurs sur cet instrument que j'enregistrerai les oeuvres de Chopin.! » Et si elle écoutait les gens de chez Hyperion, sa maison de disque, elle entamerait déjà ce projet fou qu'on lui a suggéré : les 555 sonates de Scarlatti.Seul l'avenir le dira, mais il me semble que Italie et Fazioli riment bien avec Scarlatti.Angela Hewitt interprète l'intégrale des nocturnes de Chopin, lundi soir à 20h, dans la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau.Info : 514-987-6919.L'insatiable pianiste Angela Hewitt présente au public montréalais l'intégrale de Frédéric Chopin : les 21 Nocturnes.ACHETEZ VOS BILLETS En personne au Spectrum 318, rue Sainte-Catherine Ouest Sur Internet www.admission.com ou www.spectrumdemontreal.ca Par téléphone (514) 790-1245 RENSEIGNEMENTS : (514) 871-1881 1 888 515-0515 WWW.MONTREALJAZZFEST.COM billetsenvente maintenant ! (514) 790-1245 Le trio jazz de l'heure ! émotion, virtuosité et audace ! De retour après leur triomphe au Festival de Jazz ! EN PREMIÈRE PARTIE : FEDERICO AUBELE (D.J.SET) Dimanche 26 et lundi 27 octobre 20 h, Spectrum PREMIÈRE PARTIE : MARCIA SEEBARAN DUO Un croonerdanslalignée des Sinatra, Bennett et Martin ! De retour après un passageà guichetsfermés au Festival ! Patrimoine canadien Canadian Heritage Automne 2003 SAMEDIPROCHAIN ! 20 h, Spectrum Le successeur d'Astor Piazzolla Jeudi 30 octobre 20 h, Théâtre Outremont Grand cabaret (places assises) Lundi 17 et mardi 18 novembre 20 h, Métropolis 3178642A LA RONDE ENSORCELÉE 50% de rabais sur les entrées-manèges le vendredi soir.Pour s'y rendre, prenez le métro.Jean-Drapeau (autobus 167) Papineau (autobus 169) Renseignements : (514) 397-2000 www.laronde.com Venez découvrir La Ronde ensorcelée : Maison hantée, Promenade des Vampires, Les Percutrash, et pour les tout-petits, le Sentier des bonbons et la Maison des Zoufs.Activités et surprises à chaque tournant en plus des nouveaux manèges et du Vampire, évidemment.La Ronde ensorcelée, plus difficile d'en sortir que d'y entrer.Horaire \u2014 Du 3 au 26 octobre 2003 Vendredis 17h à 21h Samedis Midi à 21h Dimanches Midi à 20h Lundi (Action de Grâce) .Midi à 20h Samedis et dimanches d'octobre et le lundi de l'Action de grâce Présentez ce coupon à l'entrée de La Ronde et épargnez sur une entrée-manèges 12 ans et plus.Taxes incluses.Limite de un coupon par client.Non monnayable.Ne peut être combiné à aucune autre promotion.Valide les journées d'opération comprises entre le 3 et le 26 octobre 2003.de rabais sur une entrée-manèges 8$ (12 ans et +) Samedis et dimanches d'octobre et le lundi de l'Action de grâce Présentez ce coupon à l'entrée de La Ronde et épargnez sur une entrée-manèges 11 ans et moins.Taxes incluses.Limite de un coupon par client.Non monnayable.Ne peut être combiné à aucune autre promotion.Valide les journées d'opération comprises entre le 3 et le 26 octobre 2003.de rabais sur une entrée-manèges 5$ (11 ans et -) Code : 690 Code : 691 3174084A Saisir le présent HAUTE DÉFINITION Saisissez le présent à votreporte.Profitez des offres de lancement : cyberpresse.ca/abonnement 514 285-6911 3176396A MUSIQUE BIG BAND ©laurentg/agence STOCK BILLETS EN VENTE au guichet du Spectrum et sur Admission (514) 790-1245 www.admission.com au Métropolis 6/7/8/9 novembre COMPLET LELOUP 15/16 novembre SUPPLÉMENTAIRESENVENTE AUJOURD'HUI DÈS MIDI ! DERNIERS SPECTACLES À MONTRÉAL ! « Pour finir ça en beauté, j'ai monté un super show, c'est mon best-of ! » -Jean Leloup, cité dans le Voir Québec du 16 octobre 2003 3179177A La petitemusique de Marilyn Marilyn Crispell possède une technique forte et un jeu subtil et, bien sûr, une endurance herculéenne.Mais ses improvisations de jeudi n'offraient à peu près aucun intérêt musical.CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Le directeur de la Chapelle historique du Bon-Pasteur, qui ne m'aime pas, va m'aimer encore moins s'il lit ces lignes.Je l'ai surpris à dormir pendant le concert qui était présenté chez lui jeudi soir.Mais qu'il se rassure : je ne l'ai pas vu somnoler pendant les quelques secondes où j'ai moi-même « perdu connaissance », à l'autre bout de la première rangée du balcon où le maître des lieux a son fauteuil en permanence.C'était le deuxième concert de la série de piano contemporain présentée depuis mercredi et jusqu'à demain dans la petite salle de l'ancien couvent de la rue Sherbrooke.Venue de New York, Marilyn Crispell, l'une des plus fameuses pianistes-improvisatrices du moment, était à l'affiche.Une centaine d'amateurs, guère plus, l'ont écoutée dans le silence le plus absolu pendant une prestation qui, petit rappel compris, a duré exactement une heure.Une heure pendant laquelle j'ai regardé ma montre à toutes les cinq minutes, ou à peu près.Habillée de noir, la pianiste à l'abondante chevelure blonde dit d'abord quelques mots en français, puis s'asseoit au Fazioli en y plaçant un petit cahier qui renferme manifestement les thèmes sur lesquels elle va improviser.Or, voilà le problème : l'improvisation.Une heure pendant laquelle les deux mains courent d'un bout à l'autre du clavier sans jamais s'arrêter, sauf pour sortir en vitesse une nouvelle feuille du petit cahier, et sans même ralentir un peu pour laisser passer une mélodie, une émotion ; bref, une heure de bavardage non-stop où, telles deux commères, les deux mains caquètent brillamment mais ne disent rien qui vaille la peine d'être retenu.Marilyn Crispell possède une technique forte et un jeu subtil, le sens de la couleur pianistique, de la musicalité aussi et, bien sûr, une endurance herculéenne.Hélas ! ses improvisations de jeudi soir n'offraient à peu près aucun intérêt musical.À travers un peu de jazz, d'impressionnisme, de folklore, de Bach, de Satie et de piano-bar, on cherchait en vain une forme, un équilibre ou une direction.Bref, l'imagination débridée ne menait nulle part.Ce genre d'exercice ne peut intéresser les mélomanes sérieux et appartient à l'univers illimité de ce que j'appelle la petite musique.En fait, nous étions certainement plus de deux à avoir le sommeil ! En début de soirée, 17 jeunes réunis en petit orchestre se livraient à une improvisation sous forme de concerto en trois mouvements qui, toutes proportions gardés, était plus intéressante que celle de Mme Crispell.Curieusement, tous sont partis après leur petit concert au lieu de rester pour écouter la vedette.MARILYN CRISPELL, pianiste-improvisatrice.Jeudi soir, Chapelle historique du Bon-Pasteur.Dans le cadre de Évolutions 2003 - le nouveau piano.(Cendrillon) CELLE QUI, DIT-ON, AURAITPERDUSACHAUSSURE Chorégraphie :Stijn Celis, Musique: Sergeï Prokofiev Orchestredes Grands Ba llets Canadiensde Montréal Ermanno Florio, chefinvité Présentépar Billets :514 842-2112·Groupe :514 849-8681 www.grandsballets.qc.ca ON N'A PLUS LES CONTES QU'ON AVAIT COMPLET 16,17,18, 22,23 ET 25OCTOBRE 20 03 au Vieux-Presbytère de Saint-Bruno L'arrondissement de Saint-Bruno-de-Montarville vous invite à l'exposition des oeuvres du peintre MILOS REINDL.Le vernissage aura lieu le dimanche 19 octobre à 14 h au Vieux Presbytère de Saint-Bruno (15, rue des Peupliers).L'exposition se poursuivra jusqu'au 9 novembre.Les heures d'ouverture sont du mercredi au dimanche de 13 h à 16 h 30.Renseignements : (450) 441-8330 Une première au Québec Collectif de 12 artistes peintres et sculpteurs Exposition jusqu'au 9 janvier 2004 Venez vous procurer des oeuvres des artistes de chez-nous.Heures d'ouverture : Mardi de 18 h 30 à 21 h 30 Mercredi de 13 h 30 à 17 h 00 Jeudi et vendredi de 18 h 30 à 21 h 30 Samedi de 9 h 30 à 16 h 30 INF.: (450) 658-8594 ou en d'autres temps sur rendez-vous en composant le (514) 894-7298 3179045 C'est un rendez-vous.Tous les jours dans EN PRIMEUR CE SOIR. ARTS ET SPECTACLES PETER PRINGLE Musique magnétique JEAN BEAUNOYER Peter Pringle ne cessera jamais de nous étonner.Cet artiste anglophone, né à Halifax, élevé à Toronto et reconnu au Québec avant de parcourir le monde, refait surface à 60 ans en nous proposant un album consacré au thérémin, Les Voix du Thérémin.Il faut voir Pringle jouer de cet instrument inventé en 1918 par l'ingénieur russe Léon Thérémin pour le croire.En aucun moment, il ne touche à l'instrument.La tonalité et le volume du thérémin sont contrôlés strictement par les gestes libres autour de l'instrument.« Je cherche la note dans l'air et je la trouve dans le champ magnétique de cet appareil », raconte Pringle en faisant chanter le thérémin devant le photographe.C'est sidérant.On croirait entendre une soprano, puis une basse.L'instrument peut jouer sur 10 octaves, rien de moins.Pringle est l'un des trois seuls propriétaires au monde d'authentiques thérémins fabriqués dans les années 20.On a beaucoup utilisé cet instrument à la grande époque d'Hollywood.Alfred Hitchcock l'a employé dans plusieurs de ses films à suspense, de même que Cecil B.De Mille dans Les Dix Commandements.Dans le monde de la musique, Brian Wilson des Beach Boys a utilisé le thérémin dans la chanson Good Vibrations.Il y a cinq ans, Pringle a réussi à se procurer le célèbre thérémin RCA 1929 utilisé à Hollywood et est parvenu, par la suite, à maîtriser l'instrument après plusieurs années de pratique.Et voici qu'il nous propose un premier albumregroupant des musiques de Puccini, Handel, Bach, Rachmaninoff, Offenbach ainsi que quelques-unes de ses compositions et le traditionnel Amazing Grace.L'enregistrement a été réalisé dans un studio que Pringle a aménagé dans sa maison à Magog et distribué uniquement par le biais de son site Internet (www.Peter Pringle.com) « Au début, j'ai tenté de m'associer à une compagnie de disques pour la distribution de l'album, mais personne ne savait ce qu'était un thérémin, raconte Pringle.On me disait qu'il fallait suivre le courant populaire pour obtenir de bonnes ventes.Je savais bien que même s'ils acceptaient de sortir mon disque, il n'y aurait eu aucune promotion et tout ça allait finir dans l'entrepôt.Alors, j'ai choisi de le distribuer moi-même par Internet.À ma grande surprise, j'ai reçu des commandes d'aussi loin que l'Afrique du Sud, le Japon et je vends en moyenne pour une valeur de 400 $ ou 500 $ par jour.Tous les gens intéressés par le thérémin finissent par trouver mon site.» Si j'étais magicien.Curieux parcours d'un artiste consacré vedette de la chanson au début des années 80 avec son album Si j'étais magicien et puis vedette de la télévision à Télé-Métropole, en animant une série de télé-spectacles d'une heure.Et puis, pendant des années, plus rien.Dans l'appartement qu'il a conservé dans l'ouest de Montréal, non seulement il m'apprend qu'il est un passionné du thérémin, mais qu'il est retraité et qu'il est devenu fermier, mettons gentleman farmer, à Magog dans les Cantons de l'Est.Il possède des chevaux, des vaches, des poules et se lève à 5 h tous les matins.Il a déménagé sa mère de Toronto à Magog dans une maison voisine de la sienne et va lui porter ses oeufs frais tous les matins.Vivre de ses rentes Mais, sans indiscrétion évidemment, j'ai demandé à Peter Pringle, comment on pouvait vivre de ses rentes à 60 ans, dans ce métier, après avoir connu une si courte carrière.« On semble ignorer ici, que j'ai vécu une carrière à l'extérieur du pays.J'ai présenté des spectacles au Caesars Palace à Las Vegas en 1976.J'ai chanté dans d'autres villes américaines, en Europe, au Canada.J'avais même, mon propre show à la télévision japonaise.Et pendant tout ce temps, je n'ai pas dépensé comme la plupart des artistes le font.» Il faut savoir aussi que Peter Pringle a beaucoup voyagé, qu'il s'est particulièrement intéressé au bouddhisme et à l'hindouisme, qu'il a constamment cherché à découvrir de nouvelles cultures.Chanteur, musicien, acteur, compositeur, auteur, Pringle est l'artiste rêvé pour un intervieweur.Il peut aussi bien vous raconter son séjour en Inde alors qu'il étudiait le sitar avec Ravi Schankar (avant que celui-ci ne rencontre les Beatles) ou le personnage de Liberace, un homme qu'il a connu à Las Vegas et apprécié pour sa culture et sa gentillesse.On peut tout aussi bien parler de la situation au Moyen-Orient et des Québécois qu'il considère comme « un des peuples les plus musicaux au monde ».Et n'oublions pas qu'un certain René Angélil a déjà été son agent, du moins officiellement puisque c'est Anne Renée qui s'occupait de sa carrière dans les années 80.Nostalgique du vedettariat, Peter Pringle ?Pas du tout.« À vrai dire, être vedette, c'est plate ! lance-t-il.Chanter toujours les mêmes chansons, soir après soir.Je n'en pouvais plus.» Peter Pringle a préféré être un être humain « global » comme il dit, sans frontières, sans appartenance, même si « je crois bien que je vais mourir au Québec ».Homme de passions, curieux de tout, il a appris à vivre et à laisser vivre tout en jouant du thérémin.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © La tonalité et le volume du thérémin, qui passionne Peter Pringle, sont contrôlés strictement par les gestes libres autour de l'instrument.«Je cherche la note dans l'air et je la trouve dans le champ magnétique de cet appareil .» 3156734A 3177989A ARTS ET SPECTACLES FLASH CARL BASTIEN L'homme aux deux casquettes Hommage à Johnny Cash Du beau linge pour le grand concert en hommage à Johnny Cash, disparu le 12 septembre dernier à l'âge de 71 ans.Pour la grande fête dédiée à l'Homme en noir, le Ryman Auditorium de Nashville accueillera le 10 novembre prochain des artistes tels que John Mellencamp, Dwight Yoakam, Willie Nelson, Kris Kristofferson, Sheryl Crow, Hank Williams Jr, Steve Earle, Larry Gatlin et Rosanne Cash, fils du défunt.Lou Robin, attaché de presse de Cash, a précisé que des discussions étaient également en cours avec Dylan, Bruce Springsteen et Bono.Par ailleurs, un certain nombre de places gratuites seront attribuées par loterie aux fans, a-t-il précisé en ajoutant que la famille Cash « tenait à permettre au public de tourner la page après la mort de John ».ARTS VISUELS DESIGN PUBLICITÉ PHOTOGRAPHIE MODE ARCHITECTURE UNE PRÉSENTATION DE Marilyn, De Gaulle, les Beatles, la minijupe, le premier homme sur la Lune, Bob Dylan, Andy Warhol, Molinari, Janis Joplin, Woodstock, Brigitte Bardot, le pop art, le Vietnam, Jimmy Hendrix, mai 68, l'Expo 67, Roy Lichtenstein, la libération sexuelle, JFK\u2026Venez vivre une décennie qui a fait époque.Martin Sharp, Bob Dylan, Couverture de la revue OZ (no 7, oct.-nov.1967), 1967 Musée des beaux-arts de Montréal (acquisition spéciale, exposition Les années 60) Photo Musée des beaux-arts de Montréal: Christine Guest RENSEIGNEMENTS: (514) 285-2000 WWW.MBAM.QC.CA DÉGUSTATION GRATUITE DE VINS FRANÇAIS LES SAMEDIS ET DIMANCHES, DE 12H À 16H EN COLLABORATION AVEC 3174041A PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © Carl Bastien porte deux casquettes.Homme de l'ombre en tant que réalisateur, il est coiffé ces temps-ci de celle d'auteurinterprète avec son premier album Extra Lovin'.PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Carl Bastien porte deux casquettes, celle de réalisateur puis celle d'auteur-compositeur.Parfois les deux en même temps, comme c'est le cas pour son nouveau « projet» Stone County Players, un genre party « stoner country » de salon \u2014saloon ?\u2014 entre chums musiciens, comme il le décrit.Et comme dans tout bon party, Extra Lovin', son premier album, commence tranquillement pour se terminer dans le délirium.Une entrevue la tête entre deux casquettes.Bastien ne voit pas de mal à causer de ses deux fonctions bien qu'il soit dans ce resto de l'avenue du Mont- Royal pour nous entretenir d'Extra Lovin', son premier album.On serait fou d'éviter le passionnant sujet de son travail d'homme de l'ombre : l'estimé musicien est d'abord connu comme un futé réalisateur, à qui quelques vedettes de notre monde musical doivent plusieurs chandelles.À son c.v., en plus de ses fonctions de claviériste au sein des groupes de Jean Leloup, Daniel Bélanger, Ariane Moffatt et Dumas, le bonhomme de 34 ans a coréalisé Rêver Mieux et Déflaboxe de Bélanger, le premier disque de Dumas, a travaillé sur les albums de France d'Amour, Kid Koala, Ariane Moffatt et Freeworm (le nouveau disque Solar Power, qui paraît la semaine prochaine).Enfin, il a assuré l'entière réalisation du Cours des jours, le superbe deuxième album de Dumas.« D'habitude, la première affaire que les musiciens veulent faire, c'est écrire des tounes et faire un album, dit Carl Bastien.Moi, j'ai découvert assez tôt le job de réalisateur.J'ai tout de suite su que c'est ça que je voulais faire dans la vie.Mais j'avais quand même hâte de lancer mon propre disque ! » Originaire de la région de l'Outaouais \u2014là où on grandit dans le bilinguisme puisque les amis sont anglos ou francos, ce qui explique les chansons anglophones de son premier album\u2014, Bastien révèle avoir été «éduqué » par un cousin 15 ans plus âgé.« Il possédait du matériel pour faire du montage audio et vidéo.On faisait des petits films ; il m'a en quelque sorte ouvert les portes de la création.J'avais sept ans, à peu près.» C'est ainsi qu'il a découvert les Beatles \u2014on en entend d'ailleurs partout sur Extra Lovin', l'album qu'il fait paraître ces jours-ci chez Audiogram.« Je voyais le nom de George Martin sur les disques et je me demandais : C'est qui ça ?C'est comme ça que j'ai découvert le job.» La vocation, pourrait-on préciser.Plus que sur une scène, c'est dans un studio que Carl Bastien est à son aise.« J'ai beaucoup de respect pour les musiciens qui donnent des concerts, qui sont front.C'est beaucoup de travail.Je vais goûter à ça bientôt : on est en train de monter le spectacle.Le cinquième Beatle Il y a quelque chose d'ingrat dans le job de réalisateur.Pour la majorité des mélomanes, le réalisateur est un personnage dans l'ombre d'une vedette, un acteur primordial de la réussite d'un album dont on mésestime souvent le travail.Ainsi, peu d'entre eux justement ont le statut d'un George Martin.Le (tristement) célèbre Phil Spector ?Bob Rock, que les fans de Metallica connaissent peut-être ?Rick Rubin, dont l'étendue du travail passe des Beastie Boys à Johnny Cash ?Mais encore ?Pour Carl Bastien, son panthéon des réalisateurs accueille « Daniel Lanois, Burt Bacharach, Brian Wilson.J'aime ce genre d'approche très spatiale, qui laisse beaucoup d'espace entre les sons et qui s'appuie sur la performance live en studio davantage que sur le montage et le découpage.Lorsque j'enregistre la batterie par exemple, il faut absolument que la basse joue en même temps.J'aime pas reprendre plusieurs fois la même prise puis choisir la meilleure dans le lot.Je le sais lorsque c'est bon.» Et Lee Hazlewood (réalisateur des succès de Nancy Sinatra et magicien de studio des années soixante et soixante-dix) ?« Tiens, c'est drôle que t'en parles.C'est Daniel (Bélanger) qui me l'a fait découvrir.Lorsqu'est venu le temps d'enregistrer Rêver Mieux, Daniel m'a dit : Tiens, écoute ça.Très bon.C'est sûr que ça donne des idées, mais je trouve important de ne pas copier tel ou tel réalisateur.« Faut vraiment que le résultat final sonne comme l'artiste.» Selon Carl Bastien, le travail d'un réalisateur est essentiellement d'aider l'artiste à accomplir son projet, non de s'imposer dans l'oeuvre bien que chaque réalisateur ait sa signature sonore correspondant à sa vision musicale et sa méthode de travail.« J'aime croire que les gens m'engagent moi, Carl, plus qu'un réalisateur.Lorsqu'ils m'appellent, c'est qu'ils recherchent cette dimension que j'apporte à un album.Moi, je suis porté à utiliser des synths, des sonorités plus électro.O.K., tout le monde parle de ça, mais mon côté électronique est daté : je n'utilise pas vraiment d'instruments plus vieux que la fin des années soixante-dix.» Cela n'est qu'un des nombreux trucs de réalisateur qui ont forgé le « son » Bastien.Mais engager Carl ne semble pas se limiter à sa technique : c'est aussi une méthode de travail, une façon de mettre l'artiste à son aise dans un studio.« J'essaie d'être proche de l'artiste.Des fois, il faut même être un peu psychologue, dit-il en riant.Heureusement, je n'ai jamais eu de problèmes, jamais de chicanes, jamais eu à régler de cas avec les artistes.Je ne suis pas Spector », un génie que l'histoire retiendra malheureusement comme un psychopathe : toujours armé, il aurait déjà pointé son arme sur les Ramones et Leonard Cohen pour mettre un terme à une prise de tête en studio.Stoner country québécois Il aimerait bien travailler avec Wilco ou Calexico, le réalisateur : « Je suis sûr qu'on ferait des bons disques ! », dit-il.On pourrait trouver une filiation entre l'acclamé Yankee Hotel Foxtrot de Wilco et l'Extra Lovin' de Bastien (ce dernier précise qu'il a découvert l'album de Wilco après l'enregistrement de son propre disque).Dans la simplicité apparente, dans le style des chansons.«C'était mon principal souci : avoir des chansons.Ne pas les noyer dans la production.Pouvoir les réduire à une voix et une guitare seulement.» Pouvoir les jouer autour d'un feu de camp, de la même façon qu'il a appris à jouer de la guitare, en regardant faire son oncle, guitariste dans un band country de l'Outaouais.Le titre, Extra Lovin', fait référence à l'amour que Carl Bastien a eu en surplus lorsque sa mère est décédée.« Ça a déclenché quelque chose à ce moment-là, confie-t-il.Je me suis mis à écrire des tounes.» Peutêtre aussi pour illustrer sa fraternité de musiciens qui ont collaboré à cet album.« Cet album, ça fait un moment que j'y pense.Je suis confiant quant à la suite des choses.J'ai enregistré ça avec une bonne gang, tous des chums, et ce sont pas mal les mêmes avec qui je vais monter le concert.Ça va tellement bien, j'ai déjà de nouvelles chansons pour le prochain album.» « Ce disque va sûrement étonner les gens qui pensent que je suis un gars d'ordinateur, dit-il.Tiens, du folk ?C'est peut-être un peu ça que je voulais faire avec ce disque.Me faire connaître un peu mieux.» « Ce disque va sûrement étonner les gens qui pensent que je suis un gars d'ordinateur.» ARTS ET SPECTACLES CANTABILE De Bach aux Beatles JEAN BEAUNOYER Après avoir charmé et, dans bien des cas, enchanté l'auditoire québécois lors d'une tournée effectuée dans une trentaine de villes au début de l'année, l'ensemble vocal britannique Cantabile est de retour à Montréal.Et c'est au Centre Pierre-Péladeau que le quatuor interprétera, a capella dans la plupart des cas, tous les genres de musique, depuis Bach jusqu'aux Beatles.Cantabile présentera à peu près le même spectacle que nous avons vu en novembre 2002 au même endroit, sauf que pour cette occasion, et cette occasion seulement, le célèbre quatuor sera accompagné par le pianiste anglais Paul Plummer.Un luxe, une gâterie pour le groupe qui s'offre un pianiste pour quelques chansons seulement.« Il nous arrive, de temps à autre, de travailler avec un pianiste, ou même tout un orchestre, raconte Michael Steffan, le baryton du groupe.Chanter a capella est extrêmement exigeant au niveau physique et c'est avec soulagement que nous accueillons un pianiste ou un batteur qui nous donnent le rythme et les notes graves, dans le cas du pianiste.Évidemment que c'est plus facile de chanter avec une formation musicale, mais c'est en chantant a capella que nous avons bâti notre réputation.» Une réputation qui se propage dans tous les pays, puisque les quatre artistes voyagent constamment depuis 10 ans maintenant.Aucune difficulté à communiquer : ils parlent couramment le français, l'allemand, l'espagnol, le catalan et le russe.Ils reconnaissent même l'accent de la Gaspésie, une région où ils se sont produits l'hiver dernier, dans le cadre de leur tournée.« On fonctionne toujours de la même manière, explique Richard Bryan, un autre membre du groupe.On arrive sans publicité, inconnus du public et puis on crée des liens, on se fait connaître peu à peu et on revient.Pour nous, en Amérique, notre maison, c'est à Montréal.C'est ici qu'on s'installe pendant notre tournée.» Les quatre membres de Cantabile s'expriment en français sur scène lorsqu'ils se retrouvent au Québec et toujours en français lors des entrevues avec les représentants des médias.Ils ont appris notre langue lorsqu'ils étaient étudiants à l'Université de Cambridge en Angleterre.« Tout a commencé à Cambridge, alors que nous avions formé un groupe vocal pour un spectacle d'étudiants, se souvient Michael Steffan, le plus bavard du groupe.On ne se prenait pas trop au sérieux et on s'amusait à chanter.Par la suite, on nous a demandé de donner des spectacles pour des banquets et des fêtes, puis on nous a proposé des engagements en Allemagne, un pays qui manifeste beaucoup d'intérêt pour le chant a capella.La demande était si forte qu'on a décidé de devenir professionnels et de travailler à temps plein dans le monde de la chanson, pendant un an, pour un essai.Finalement, nous n'avons jamais arrêté, même si deux membres de notre groupe l'ont quitté et ont été remplacés.L'un d'eux est devenu médecin et l'autre est directeur artistique.» La réputation de Cantabile a grandi et on le croyait unique au monde dans son genre, jusqu'au jour où on leur a appris qu'une formation des années trente, The Comedian Harmonists, proposait à l'époque un répertoire qui ressemblait au leur.Depuis, les membres de Cantabile s'intéressent à l'histoire de ce vieux groupe allemand aujourd'hui disparu et ont même enregistré un album pour leur rendre hommage, On the Tracks of the Comedian Harmonists.Cet album s'ajoute à une dizaine d'autres qu'ils ont gravés durant leur carrière.Des albums qui touchent à toutes les cultures, à toutes les époques.CANTABILE, en concert le 21 octobre à la salle Pierre-Mercure.Infos : 514-987-6919.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Le quatuor Cantabile : Richard Bryan, Mark Fleming, Robin Green et Michael Steffan.Le guide de vos sorties le jeudi dans LA CHRONIQUE DU LOFT Animateur Phillipe Fehmiu La semaine qui s'achève a été fertile en émotions.La tension est tombée suite au talk-show de dimanche dernier alors que Steve a été évincé.Julie a repris du mieux, elle qui avait dû avaler une gravol dimanche avant d'aller au lit.Pendant le talkshow, les lofteurs tuaient le temps de différentes façons.Marie-Laurence boxait, Hugues se demandait si le Canadien avait gagné, on délirait en se rappelant l'animateur Luc Senay et la guerre des clans, le tout en frappant des mains sur l'air de «we will rock you».Yanick a exprimé quelques frustrations déplorant que certains lofteurs ne s'ouvraient pas assez.Samuel désespère de ne pas avoir son équipement d'escrimeur avec lui.Il fallait le voir mimant à Mélanie les techniques de base de ce sport.Il est convaincu qu'un équipement sera bientôt distribué à tous ses colocataires.Peut-être un prochain défi?Aurons-nous le bonheur de lire les mémoires et les réflexions des lofteurs après l'aventure?En tout cas, plusieurs écrivent régulièrement leur journal intime: Mathieu, Marie- Laurence et Brigitte.Mercredi après-midi, les oreilles chastes ont tout entendu! Hugues a étalé des propos qui ne se publient pas dans un journal qui se respecte.Assis par terre, confortablement appuyé sur la fine jambe de Mélanie, il a décrit en détails sa façon bien à lui de propulser une femme en orbite.David, qui semble bien prude, a mentionné qu'l était mal à l'aise avec ce genre de conversation plutôt explicite.Steve a entrepris lundi sa tournée des médias.Fidèle à lui-même, il n'a pas hésité à se promener en sous-vêtements dans les studios de CKOI.Il a aussi déclaré à Caroline Proulx, de RYTHME FM, qu'il avait déjà dansé nu à Niagara Falls.1-900-273-TQS(1) 1,00$ par appel (18 ans et +) ( 8 7 7 1 ) 1-900-273-TQS(2) 1,00$ par appel (18 ans et +) ( 8 7 7 2 ) 3178624A ARTS ET SPECTACLES DANSE Une Cendrillon à la limite de la parodie STÉPHANIE BRODY CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Avec Celle qui, dit-on, aurait perdu sa chaussure, le chorégraphe belge Stijn Celis offre aux Grands Ballets canadiens de Montréal une lecture saugrenue à souhait de Cendrillon, à la limite de la parodie.Oubliez vite les versions rose bonbon à la Disney.Ici, la petite héroïne du conte de Perrault, éprise de jours meilleurs, se noit dans un monde où tout fout littéralement le camp.Décors, costumes et gestuelle jouent la note grotesque et biscornue, avec laquelle Celis a d'ailleurs eu la main très lourde.La nouvelle création a été accueillie assez froidement le soir de la première.Cela dit, passé l'effet de surprise ou même d'agacement que provoque l'esthétique très chargée de l'oeuvre, qui emprunte pêle-mêle au cinéma muet, à l'expressionnisme allemand et au cubisme, et certaines lourdeurs techniques (à nouveau, les GBC présentent une création encore mal rodée), Celle qui, dit-on, aurait perdu sa chaussure offre certains moments humoristiques et d'autres touchants de vérité.Celis a conservé l'essence du conte, mais a placé l'émancipation de Cendrillon au centre de l'action.Dans le premier acte, la jeune fille dérive, dans un monde où même les meubles se noient.Elle est littéralement écartelée entre la complicité évidente qu'elle entretient avec son pauvre père défait (Marcin Kaczorovski), le tendre souvenir de sa mère (évoqué ici de manière touchante, mais parfois confuse, par l'odeur et le goût d'une orange) et l'emprise grandissante de sa belle- mère et de ses demi-soeurs.Ces dernières, interprétées pour plus d'effet par trois hommes (Steve Coutereel, Anthony Bougiouris et David Thole), sont d'ailleurs esquissées à très gros traits, à mi-chemin entre Igor, l'assistant du Dr Frankenstein, et le Bossu de Notre- Dame.Quel moment poignant et ridicule à la fois lorsque belle-maman arrache Cendrillon à la tendre étreinte de son père pour les entraîner tous deux dans une grotesque photo de famille.Cela dit, une autre séquence, où l'amour de papa et maman est recrée dans un encombrant théâtre de marionnettes, tombe complètement à plat.C'est tout de même dans cette confusion que Cendrillon recevra sa robe rouge, encore imprégnée de l'odeur de sa mère-fée.La scène du bal du deuxième acte est un délire total qui, semble-t-il a rendu plus d'un spectateur perplexe.Complètement guindés et déformés dans des habits qui évoquent la Chine communiste, les fêtards se tapent des airs gauches et cadavériques qui ne sont pas sans rappeler les personnages perdus du film Le Bal d'Ettore Scola.Au milieu de cette foule étrange, un jeune homme gauche (on n'a plus les princes qu'on avait !) s'accroche désespérément à une paire d'escarpins en satin blanc.Et voilà qu'il aperçoit Cendrillon qui détale en fond de scène, éclair rouge qui illumine son univers fade.Dès cet instant, le spectateur peut pardonner toutes les maladresses de celle qui, dit-on, aurait perdu sa chaussure tant la cour que se feront ces deux âmes à la dérive est touchante et vivifiante.C'est d'ailleurs Cendrillon, femme maintenant entière et affirmée, qui entraînera le jeune maladroit dans son sillage.Bravo à Geneviève Guérard et Mariusz Ostrowski pour leur transformation empreinte de volupté et de sincérité.Peutêtre le ridicule très affirmé du reste de l'oeuvre n'a-t-il pour objectif que de mettre en valeur la subtilité de cette relation ?.CELLE QUI, DIT-ON, AURAIT PERDU SA CHAUSSURE (CENDRILLON) de Stijn Celis, interprété par les Grands Ballets canadiens de Montréal, jusqu'au 25 octobre à la salle Maisonneuve de la Place des Arts.Le chorégraphe belge Stijn Celis offre aux Grands Ballets canadiens de Montréal une lecture saugrenue à souhait de Cendrillon, à la limite de la parodie.Conférenciers Philippe Dagenais Jean-Daniel Pilon Dominique Michel Nos partenaires Une invitation du Réseau immobilier À gagner : 28 certificats-cadeaux de 500 $ applicables à l'achat ou à la vente d'une propriété avec Réseau immobilier La Capitale www.salondomicilia.com On vous ouvre toutes les portes.Plus de 100 kiosques ! Horaire 24 octobre, de 12 h à 21 h 25 octobre, de 10 h à 21 h 26 octobre, de 10 h à 18 h Admission (taxes incluses) Adultes : 10 $ Étudiants : 6 $ Enfants de 6 à 13 ans : 5 $ Moins de 6 ans : gratuit l ' é v é n e m e n t déco-design réno immobilier finance constructeurs Nos porte-parole Charles et Sophie vous invitent à passer Charles Lafortune Sophie Prégent au salon.Rabais de 2 $ à présenter à la billetterie pour une entrée au Salon pour une personne Valide du 24 au 26 octobre 2003 Rencontrez Annie Villeneuve de Star Académie à l'espace du Groupe Cholette ! En collaboration avec présente Palais des Congrès de Montréal 201, rue Viger Ouest Place-d'Armes 3177148A La beauté de l'exercice, c'est qu'il atteint son but.Ainsi porté par plusieurs voix, le propos du célèbre monologue de Cocteau s'universalise.THÉÂTRE Cocteau rajeuni ANNE-MARIE CLOUTIER CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Souvenir d'enfance.J'ai 10 ans et, à la télévision, une dame pleure sans arrêt en implorant quelqu'un de ne pas raccrocher.Je n'y comprends rien, mais je suis chavirée.C'est la première fois que je vois une caméra s'attarder sur de vraies larmes.Devant La Voix humaine de Cocteau revisitée par le Théâtre de la Névrose !, je me dis qu'au moins un siècle est passé sur le chagrin de Madeleine (Robinson).Une aire ouverte, trois murs blancs, un pan de néons disposés en colonnes, une main géante en guise de fauteuil, tout est très blanc ou très rouge.Une invasion de blanc laser et de rouge sang, jusqu'aux costumes et aux maquillages, d'une invention \u2014 et d'une beauté \u2014 saisissantes.Comment décrire ces ombres bicolores qui, dans ce splendide non-lieu, appellent au secours à l'unisson, chuchotent tour à tour ou basculent dans la cacophonie la plus totale ?Elles se séparent et, de leur invisible île déserte, lancent des bouteilles à la mer à l'homme qui ne les aime plus.Au début, à les voir entassées les unes sur les autres, ces ombres rouges et blanches, on pense à un champ de bataille.Puis à ces milliers d'appartements anonymes où il est si facile de crier sans se faire entendre.Elles appellent, se font écho, choeur de tragédie, huit voix féminines, une masculine.Elles remuent faiblement, s'immobilisent, sont prostrées ou agitées ; variations stylisées sur un même thème.Aime-moi encore, ne me quitte pas.(Vers la fin de ce spectacle d'une heure à peine, l'effet « ambiophonique » s'émousse.Mais pas au point d'en atténuer la portée.) La beauté de l'exercice, c'est qu'il atteint son but.Ainsi porté par plusieurs voix, le propos du célèbre monologue s'universalise.Il ne s'agit plus de la peine d'amour d'une femme abandonnée \u2014 laquelle, en 2003, aurait de toute façon été reçue comme un « cas de dépendance affective »\u2014 mais d'un cri de détresse multiple, de solitudes qui se répercutent à l'infini.Plutôt que de rapprocher, le téléphone, ce damné téléphone auquel ils s'accrochent tous comme à une bouée, accentue l'éloignement, allonge les distances.Un paradoxe on ne peut plus actuel.Plus besoin de Vendredi pour Robinson Crusoë : il possède un cellulaire ! Ce sont des rêveries comme celles- là qui nous habitent, qui nous envahissent, en sortant d'un tel spectacle.Qu'une relecture d'une pièce aussi célèbre crée une telle brèche, en renouvelle à ce point les pistes de réflexion \u2014comme les sensations\u2014 , constitue en soi une réussite.Qu'elle soit le fait d'une compagnie aussi jeune impressionne d'autant.Pas de doute, les enfants terribles ont du talent.LA VOIX HUMAINE, de Jean Cocteau.Mise en scène : Stéphane Saint- Jean.Interprétation : Solange Alary, Stéphanie Blais, Ludger Côté, Julie Daoust, Christine Harvey, Marika Lhoumeau, Anne Paquet, Karine St-Arnaud, Julie Tremblay Sauvé.Scénographie : Maxime Gagné.Costumes : Valérie Gagnon- Hamel.Bande sonore : Mathieu Campagna.Àl'affiche du Théâtre de La Chapelle jusqu'au 1er novembre (du mercredi au samedi).Saisir le présent HAUTE DÉFINITION Saisissez votre guide télé VOILÀ samedi, dans Actuelmagazine.3176626A ARTS ET SPECTACLES MAJOLY Pas une midinette CHRISTIAN CÔTÉ COLLABORATION SPÉCIALE La chanteuse Majoly n'est pas la petite fleur fragile du showbiz qui éclôt sous les projecteurs pour mieux faner au premier coup de froid.La femme touche-àtout, dont c'est le premier album en carrière, possède ce caractère et cette maturité qui lui permettent d'espérer durer au-delà des modes et des considérations financières.Majoly n'a plus 20 ans et n'est pas faite du même bois que la prochaine midinette qui chante des textes formatés pour repassage constant à la radio.Pourtant, elle fait de la musique pop, une pop très organique aux mélodies diaphanes qu'elle embaume de sa fine voix douce.En l'écoutant, on penserait entendre la soeur aînée d'Ariane Moffatt, en un peu moins électronique toutefois.En personne, on voit bien que Majoly porte la trentaine rayonnante.Elle est de ces artistes qui préfèrent attendre et évaluer plutôt que de tout renverser et réparer les pots cassés.C'est cette relative quiétude qui devient la force de Les Deux Pieds sur terre, tout juste sorti des fours.« Devant les embûches, il faut savoir prendre du recul, atteste la femme à la longue chevelure de feu.Je l'ai appris au fil des ans.Si cet album n'est pas sorti plus tôt, c'est que le moment ne m'était pas propice.J'aurais pu le faire il y a deux ans pour une autre étiquette de disques, mais les conditions de travail ne me plaisaient pas.J'ai tout arrêté et j'ai résilié mon contrat pour mieux recommencer.Quand le temps a été bon, Majoly est entrée en studio et n'en est ressortie que 10 mois plus tard, un album complet sous le bras.Pour y arriver, elle s'est donné la lourde tâche de tout faire elle-même.Et quand on dit tout faire, on entend absolument tout, du début à la fin.De la composition à la réalisation, Majoly a voulu avoir le contrôle total.Les onze chansons viennent d'elle, les guitares électrique et acoustique que l'on entend aussi.La flûte traversière, l'harmonica, les percussions, les programmations et la voix au micro sont issues de sa seule et unique personne.Il y a bien eu l'apport de quelques collaborateurs, dont la bassiste Maryse Allard, sa fidèle accompagnatrice en scène, et Serge Fiori, son compagnon de parcours depuis longtemps.Mais en dehors de cela, son album en est un qui transpire l'intimité.« Je voulais faire mon album toute seule, pour qu'il porte mes couleurs.J'ai fait des essais avec des musiciens, mais ça ne fonctionnait pas.C'est sûr que je redoutais d'aller m'enfermer pendant 10 mois pour le pondre cet album-là, mais il fallait que je cesse de tout remettre à plus tard.» Les Deux Pieds sur terre paraît d'ailleurs comme un moyen pour l'artiste de cesser de se justifier, de dire sans cesse après les concerts dans de petites salles, que oui l'albums'en vient et que non, on ne sait pas encore quand il sortira.Maintenant que c'est réalisé, Majoly peut passer à autre chose.Et quand il est question de passer à autre chose, la femme sait de quoi il en retourne.Oeuvrant en danse pendant de nombreuses années, elle s'est aussi essayée à la chorégraphie en patinage artistique en dirigeant le couple Patrice Lauzon et Marie-France Dubreuil, vice-champions canadiens en danse en 2001 et 2002.La musique est venue la combler un peu plus tard.De la comédie musicale jusqu'à la musique du film Madame Brouette, honorée d'un Ours d'argent à la 53e Berlinale, Majoly en a parcouru du chemin pour nous arriver enfin aujourd'hui avec son petit amas d'émotions gravées sur laser.Celle qui considère ne pas faire les choses comme les autres vient justement de prendre un virage emprunté par plusieurs en se lançant dans l'arène du showbiz, un album entre les dents.Il lui reste maintenant à attendre le verdict du public pour savoir si elle sera graciée ou, mieux encore, adulée par le peuple.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © De la composition à la réalisation, Majoly a voulu avoir le contrôle total de son album.FLASHES Les Des Montréalais pure laine Pour nos heures d'ouverture et autres renseignements : (514) 398-7100 www.musee-mccord.qc.ca 690, rue Sherbrooke Ouest Métro Mc Gill ou autobus 24 Bien plus qu'une histoire de kilt et de cornemuse, voyez comment les Montréalais d'origine écossaise ont joué un rôle déterminant de bâtisseur.Venez découvrir l'influence qu'ils ont eue sur la ville de Montréal.Jusqu'au 6 septembre 2004 3174703A Sarah Brightman : des concerts dans huit villes canadiennes La chanteuse britannique Sarah Brightman a profité d'une visite à Toronto, hier, pour annoncer une série de concerts au Canada.Cette tournée, qui viendra appuyer la sortie de son album Harem, débutera à Montréal le 2 février.La chanteuse visitera ensuite Ottawa, Toronto, Hamilton, Winnipeg, Calgary, Edmonton et Vancouver.Pour ce spectacle, la chanteuse de 42 ans sera accompagnée par 24 musiciens et 10 danseurs.Un album de Lara Fabian en spectacle est sorti en France Un album de Lara Fabian, En toute intimité, vient de paraître en France.Les 13 titres de cet album ont été enregistrés lors du passage de l'artiste à Paris à l'Olympia, en novembre dernier, dans une version acoustique qui a présenté la chanteuse sous un nouveau jour.On y retrouve ses plus grands succès, mais aussi quelques reprises dont Comme ils disent de Charles Aznavour et Mistral gagnant de Renaud.Cette compilation rassemble des versions étonnantes des standards de Claude François.Donnez à des gens qui aident des gens qui aident des gens Merci aux amis de Centraide qui ont assumé les coûts de cette annonce.www.centraide-mtl.org (514) 288-1261 3179165A La magie des lanternes au Jardin de Chine Un spectacle inoubliable ! Jusqu'au 2 novembre, de 9 h à 21 h 4101, rue Sherbrooke Est 514 872-1400 www.vi l l e.mont real.qc.ca/ jardin Piècedethéâtre «Pépo-citrouille » supplémentaires disponibles dèsaujourd'hui! Le Grand bal des citrouilles La plus belle fête d'Halloween à Montréal ! Exposition de citrouilles décorées animée par Esméralda notre sympatique sorcière Pièce de théâtre pour les 4 à 8 ans Concours de citrouilles décorées et vote virtuel sur notre site Internet\u2026 3173909A Tous les dimanches dans AUX P'TITS SOINS\u2026 ARTS ET SPECTACLES Quelques suggestions Sur un air de Piaf, de David Lelait David Lelait est aujourd'hui un biographe reconnu en France.Après les vie d'Eva Peron, de Maria Callas et de Romy Schneider, c'est à l'histoire d'Édith Piaf qu'il s'attelle.Intéressant, riche en anecdotes Sur un air de Piaf se lit comme un roman.Véritable compilation des livres ayant déjà existés sur le sujet, il est le seul à relater entièrement la vie de l'artiste.(Payot, 336 pages.) Piaf secrète, de Jean Noli (réédition) Ce livre s'attache aux dernières années de la chanteuse.On découvre une femme rongée par la maladie qui continue inlassablement de se battre et de croire aux miracles.Jean Noli est un journaliste qui à l'époque rendait compte chaque semaine de la vie de Piaf.Il était un des proches qui avait tendance à sacrifier son rôle d'ami pour un bon scoop ! (L'Archipel, 214 pages, avec un CD de deux récitals de Piaf.) Passion, La Môme de Paris, de François Lévy Préfacé par Charles Aznavour, cet ouvrage publié par Textuel est une sorte de scrap-book où l'on revoit la vie de Piaf en illustrations tirées des affiches, des journaux et revues, des pochettes de disques.Un superbe document.Couleur dominante : le rose.Comme dans La Vie en rose.(Textuel, 191 pages) Édith Piaf, Sans amour on n'est rien du tout, de Jean-Dominique Brière Cet ouvrage est parfait pour survoler la carrière de la chanteuse.Riche en illustrations, il est en revanche léger dans le contenu.On a du plaisir à lire quelques extraits de sa correspondance.(Hors collection, 167 pages.) L'histoire de la môme Piaf, vous la connaissez ?Non pas les légendes fabriquées de toutes pièces, mais la véritable histoire ?À l'occasion du quarantième anniversaire de sa mort, le 11 octobre, le même jour que Jean Cocteau, plusieurs livres ont décidé de vous la raconter.À leur manière.KATIA CHAPOUTIER COLLABORATION SPÉCIALE PARIS \u2014 Le 11 octobre 1963, Edith Piaf mourait à 47 ans.Épuisée par les excès, les douleurs et les passions qui avaient jalonné sa vie.Une vie à nulle autre pareille.Commencée dans la rue.Certains raconteront qu'elle est née sur les marches d'un immeuble.Une plaque au 72 rue de Belleville à Paris entérine le mythe.« Sur les marches de cette maison naquit le 19 décembre 1915 dans le plus grand dénuement Édith Piaf dont la voix plus tard devait bouleverser le monde.» Toutes les biographies s'accordent à la dire, Piaf est bien née dans un hôpital mais connaîtra vite une drôle de vie avec ses parents saltimbanques.Dès l'âge de deux ans, elle est installée chez sa grand-mère, tenancière d'une maison close.Entourée de filles de joies, elle y connaîtra le bonheur et la tendresse.Puis quelques années plus tard, son contorsionniste de père séparé de sa mère vient la récupérer.Une petite fille peut rapporter quelques pièces supplémentaires lors des spectacles de rue.Le père n'est pas dénué de tendresse, mais il a un véritable penchant pour la bouteille.Chaque jour, il embobine les badauds, promettant des numéros extraordinaires qui n'auront pas lieu.Puis un jour, où le public se rebelle, il demande à sa fille de chanter.La petite improvise l'interprétation de La Marseillaise, seule chanson qu'elle connaisse.La légende veut que la magie opère.Les spectateurs tombent sous le charme, la petite s'en amuse.Alors elle chante de plus en plus.Ses premiers hommes Puis à 15 ans, elle quitte ce père trop présent.Elle bat le pavé parisien, vit chichement de ses interprétations, rencontre ses premiers hommes.La petite silhouette frêle parcourt Pigalle.Elle a une fille Marcelle qui mourra à 2 ans.Édith n'a pas le sou, elle doit même se prostituer pour 10 francs pour pouvoir enterrer la petite.À l'aube de la vingtaine, un jour, elle s'installe dans une rue d' un quartier riche à deux pas de l'Arc de Triomphe pour pousser la chansonnette.Ce jour-là, le destin est au rendez vous.Louis Leplée, patron d'un cabaret la remarque.Il sera son premier Pygmalion.Pour sa première, la femme de Maurice Chevalier lui offre un foulard qui lui permet de cacher sa manche dénudée d'un pull-over qu'elle n'a pas fini de tricoter.Avec Leplée, elle apprend les ficelles du métier.Il la rebaptise la Môme Piaf, parce qu'elle ressemble à un petit oiseau et que l'appellation Môme Moineau est déjà attribuée.À 20 ans elle enregistre son premier disque.Le succès ne tarde pas à arriver.Mais de son enfance en dents de scie, Édith a gardé un goût prononcé pour l'alcool, les virées avec des gens de petites vertus et les amours tumultueuses.Elle n'est pas encore une star mais se comporte déjà comme telle.Capricieuse, tyrannique, jalouse, elle fait vivre l'enfer aux hommes de passage.Terrorisée par l'abandon, elle les remplace en un tournemain.Elle n'est heureuse que lorsqu'elle chante.Peu à peu, elle enchaîne les représentations, jusqu'à plusieurs fois par jour.Elle participe aux émissions de radio.Sa notoriété dépasse rapidement les frontières.Elle ne chante pas, elle vit ses chansons.Pygmalion, à son tour À son tour, elle se transforme en Pygmalion, elle découvre Yves Montand.Elle l'attire dans son lit et le forme sur scène.Une fois connu et reconnu, il la quitte.Puis à la fin des années 40, elle rencontre le seul véritable grand amour de sa vie, Marcel Cerdan, le boxeur internationalement connu.Pour lui, elle se transforme en amoureuse attentionnée.Plus de crises, plus de caprices, plus d'excès.Elle vit pour lui, chante pour lui et lui écrit même le sublime Hymne à l'amour.Mais le destin a décidé que la Môme Piaf n'avait pas droit au bonheur.Le 28 octobre 1949, alors qu'elle lui intime de venir la rejoindre en avion plutôt qu'en bateau, l'appareil s'écrase.« Il est mort dans le ciel, donc il y est », dira t elle.Le soir même elle chante pour lui sur scène, jusqu'à l'évanouissement.Suit une période de perdition, dans l'alcool et les drogues.Tout pour diluer cette souffrance insupportable.Mais comme le phénix, Édith finit toujours par renaître de ses cendres.Les hommes continuent à jalonner sa vie.Charles Aznavour, le seul à n'avoir jamais cédé à ses avances.Eddie Constantine, Jacques Pills, qu'elle épousera, Georges Moustaki et bien d'autres.Elle s'abîme dans la morphine pour oublier la douleur de ses rhumatismes, malmène son foie déjà très abîmé.Mais elle continue à chanter.Au début des années 60, elle tombe amoureuse de Théo Sarapo.Il est beau, dévoué et 20 ans plus jeune qu'elle.Elle le transforme tant bien que mal en chanteur.Elle épuise ses dernières forces sur scène.En 1963, elle a 47 ans, on lui en donne 20 de plus.Le visage bouffi par la cortisone, le corps déformé par les rhumatismes, elle n'est plus que l'ombre d'elle-même et pourtant elle n'a qu'un souhait, continuer à chanter.Elle s'éteint au mois d'octobre, dans le sud de la France, épuisée par une vie de légende.Piaf, oiseau de paradis! Le party réinventé.Cesoir.Télé-Québec, ça change de la télé Souviens-toi.21h30 Mémento Drame policier.Unhomme souffrant d'étranges pertes de mémoire cherche l'assassin de safemme.Diffusion simultanée sur les ondes de 20 h Belle et Bum Avec Sophie Durocher et Normand Brathwaite.Invités : Stephen Faulkner Macha Limonchik Gildor Roy.3178967A 3160902A VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 12h30 a JUSTICE Un autre bon reportage de Julie Vaillancourt : celui-là porte sur les victimes d'erreurs judiciaires.On parle aussi de ces traces de freinage laissées sur les lieux d'accidents qui en révèlent pas mal plus long que vous ne le pensez.18h30 r CINÉ-EXTRA Un film troublant : La Ligne verte raconte l'histoire d'un gardien de prison qui se lie d'amitié avec un condamné à mort doté de pouvoirs de guérison.Une distribution irréprochable\u2014Tom Hanks et Michael Clarke Duncan sont remarquables \u2014 et la promesse d'émotions en rafale.20h A BELLE ET BUM Gildor Roy, Stephen Faulkner, Martin Léon, Antoine Gratton, Macha Limonchick, Lazaro René et Alain Labrosse sont les invités de Normand Brathwaite et Sophie Durocher.23h58 r PRÉSENTATION SPÉCIALE Pas de pop-corn ce soir pour les cinéphiles, à moins d'avoir le coeur solide.On diffuse la version 2000, non censurée et allongée de 11 minutes d'horreur, du film L'Exorciste sorti en 1973.Un film terrifiant qui risque de perturber le sommeil des plus sensibles.Une chronique aussi vraie que les questions posées par Paul Arcand HUGO DUMAS hdumas@lapresse.ca L'ENVERS DU DÉCOR VINGT, C'EST BIEN Renée Zellweger continue d'engraisser à une vitesse folle pour son rôle de Bridget Jones, qu'elle reprendra sous peu au grand écran.Et les journaux à potins s'en donnent à coeur joie avec des titres comme Le snack-o-thon de Renée et Renée: large et en charge (pardonneznous l'anglicisme, mais c'est moins drôle en français).Renée prend le tout avec un grain de sel, car elle gagnera près de 20 millions pour ce film, et s'empiffre allègrement : hamburgers, laits fouettés, pâtes et sauces à la crème, pizzas et patates.De l'exercice?«Je n'ai plus le droit d'en faire», répond-elle.Et des beignets?«Il faut que j'en mange au moins 20 par jour pour que ça donne des résultats», dit-elle.Dire que les stars de Hollywood se plaignent de leur mode de vie, comme, tellement exigeant.Tsss! LA LISTE DE COLIN C'est fou tout ce qu'on peut apprendre en feuilletant des magazines comme Us Weekly.En voulez-vous une bonne sur Colin Farrell?Voici ce que l'acteur irlandais avait à dire sur sa psychothérapie, qu'il a entreprise récemment: «Mon psychologue m'a demandé de faire une liste de toutes les drogues que j'ai consommées en une semaine.J'ai écrit : 20 pilules d'ecstasy, quatre grammes de cocaïne, six de speed, une demi-once de haschisch, trois bouteilles de Jack Daniels, 12 de vin rouge, 60 pintes de bière et 40 cigarettes par jour.Il m'a répondu: «Et tu te demandes encore pourquoi tu es déprimé?» UNE CAUSE DE DIVORCE Toujours dans le but de servir l'intérêt public, évidemment, le magazine In Touch vient de publier la liste des divorces les plus coûteux du showbusiness et il note, nous citons, que «les stars ne se battent pas uniquement pour la machine à jus et le magnétoscope».Voyons ça.En tête, on retrouve la séparation de Kevin Costner et Cindy Silva, qui a coûté, en 1994, la modique somme de 80 millions US à M.Waterworld.Le divorce de Tom Cruise et Nicole Kidman a été chiffré à 68 millions, ce qui lui confère le deuxième rang de ce palmarès peu enviable.Nicole a gardé la maison en Australie, Tom a conservé les appartement du couple à New York, Telluride et Londres.Les trois avions sont aussi revenus à Tom, mais Nicole peut les utiliser avec les enfants quand elle le désire.Au huitième rang, on note que J.Lo a dû verser 15 millions à Cris Judd afin que l'envie d'écrire un livre sur leur relation ne lui prenne pas trop.Qu'est-ce qu'on aurait bien pu y apprendre qu'on ne sait pas déjà ?RAËL TAKES HOLLYWOOD Les enfants et les coeurs sensibles, sautez cette nouvelle, elle est beaucoup trop troublante.Êtes-vous prêts?Après Maricourt et le Journal de Montréal, les raéliens s'attaquent à Hollywood, plus précisément à la maison du comédien et humoriste américain Rodney Dangerfield, célèbre notamment pour son film Back to School.Il paraît que, selon le New York Post, Rodney, âgé de 82 ans, est obsédé par l'idée du clonage.Et comme sa santé vacille \u2014 il vient de subir une délicate intervention au cerveau\u2014il cherche un moyen de prolonger sa vie.Solution, si on peut appeler ça une solution : prendre contact avec Brigitte Boisselier, la prêtresse de Clonaid et l'inviter à prendre un café.La femme de Rodney, Joan, a confié au tabloïd newyorkais que son mari voulait «avoir un clone pour l'aider à écrire des blagues» (euh?!?) et qu'il a demandé à voir Eve, le supposé premier bébé cloné par les raéliens.Pas de problème, a répondu Boisselier, mais il faudra sortir du pays et signer une entente de confidentialité avant de rencontrer Eve.Et vous serez d'ailleurs heureux d'apprendre que les raéliens ne demanderont pas un sou pour le clonage de Rodney, zéro, nada, tout est gratis.Espérons maintenant, Dieu nous en garde, qu'ils ne fassent pas la même offre à Steven Seagal.Par contre, on prendrait bien une autre Cameron Diaz.S'il vous plaît?Raël, es-tu là?STUPEUR ET TREMBLEMENTS POUROZZY Nouvelle de dernière heure : Ozzy Osbourne tremble tellement qu'il a dû annuler sa tournée en Europe.Le Prince des %&$ de ténèbres a déclaré avoir subi une batterie de tests à Boston, mais qu'aucun spécialiste n'a encore pu mettre le doigt sur son bobo.Hmm, qu'est-ce qui a bien pu causer de tels troubles neurologiques chez Ozzy?Le thé vert?Le tofu?La drogue?Ah non, pas ça, c'est impossible.Sa fille Kelly a par ailleurs voulu faire taire les rumeurs voulant que son célèbre papa souffre de Parkinson.«Les gens sont dit cette semaine, rapporte le Daily News.Quelqu'un voudra-t-il contrarier la jeune Kelly?Pas nous.On l'a vue dans son émission de télé-réalité et on ne veut surtout pas recevoir une brique par la tête.Le Téléjournal La Petite Vie Hockey / Maple Leafs - Canadiens Le Téléjournal LA MAIN QUI BERCE L'ENFANT (5) avec Annabella Sciorra, Rebecca De Mornay Le TVA 18 heures LA LIGNE VERTE (4) avec Tom Hanks, Michael Clarke Duncan Le TVA L'EXORCISTE 2000 (3) avec Jason Miller (22:58) Malcolm Le Septième Les Francs-tireurs / Chloé Ste-Marie Belle et Bum/ Gildor Roy, Stephen Faulkner, Martin Léon, Antoine Gratton, Lazaro René MÉMENTO (3) avec Guy Pearce, Carrie-Anne Moss CRIS ET CHUCHOTEMENTS Loft Story ESPIONS EN HERBE (4) avec Alexa Vega, Daryl Sabara LA FIN DES TEMPS (6) avec Arnold Schwarzenegger, Gabriel Byrne News The Habs.W-Five / Insurance Sue Thomas: F.B.Eye Comedy Now The Osbournes Comedy Inc.CTV News News Reg.Contact Sat.Report Hockey.Hockey / Maple Leafs - Canadiens Hockey / Avalanche - Oilers College Football (15:30) Raceline Automotive TOY STORY 2 (3) Dessins animés L.A.Dragnet Am.Athlete VT Musicians NCAA College Football (15:30) News King of.48 Hours Investigates Hack The District News E.T.(14:30) NBC News Stargate SG-1 ERIN BROCKOVICH (4) avec Julia Roberts, Albert Finney Sat.Night The Lawrence Welk Show As Time.Waiting.My Hero .Served?Ballykissangel Austin City Limits Masterpiece Theatre BBC News The Editors .Age Thing Mc Laughlin Monarch of the Glen .Company Chef! Soundstage / Peter Cetera BBCWorld PLAN 9 FROM.Parole Board City Confidential American Justice Cold Case Files MI-5 LES ORDRES (2) (17:00) Moi et l'Autre Prise de vues Viens voir / Denis Bouchard LE BÉBÉ (3) avec Colm Meaney, Tina Kellegher Thema:Dublin (22:35) .(23:35) Arts&Minds StarTV Strings.The Life.Maureen Forrester Love me Tender: A Tribute to Elvis Presley Strip Search Sex &./ Queer.(23:45) Toujours drôle Québec en humour Les Grands de l'humour Biographies / Raquel Welch Secrets intimes d'Hollywood Sexe Réalité Kindergarten Langagier Le Monde des affaires Prévention des toxicomanies Mondialisation Histoire des formes urbaines Clin d'oeil.NASA Educational File Howit's Made Aerospace Monster House / Hacienda.Monster Garage / Switchblade American Chopper Guinness World Records.Une journée Soleil.les fous .plongée .Jardins .de France Zone limite Les Routes oubliées Pilot Guides Jeux, pistes .(17:55) Hoze (18:20) .(19:10) King I Shrunk the Kids BATMAN RETURNS (3) avec Michael Keaton Dark (22:31) PRIVATE BENJAMIN (22:46) Seinfeld That '70s Seinfeld Baseball / Série mondiale:Marlins - Yankees Mad TV Mystery Ink Inside Ent.Body & Health Special Tarzan Hack L.A.Dragnet JR Digs Sat.Night Histoire maritime du Canada Made in Québec / Univ.Laval Face cachée./ Royal Air.JAG LE NOM DE LA ROSE (3) avec Sean Connery, Christian Slater Timelines: Century of Conflict Warriors of the Night The Sea Hunters DARBY'S RANGERS (5) avec James Garner, Jack Warden Streets of.Trading.Homes Faking it .Lives Obsessions Matchmaker Out in.City America's Next Top Model Sexual Secrets Star.Benezra Génération 80 / 1985 Musicographie / Def Leppard CÉLIBATAIRES (4) avec Bridget Fonda, Campbell Scott Musicographie / Def Leppard Box Office Les Pouces .la peau de Exposé / Metallica à M+ Karaoclip Osbourne Dollaraclip Concert Plus / Iron Maiden Rock in Rio La Caravane From Egypt to Montreal Noir, monde Paysage.Indo-Mtl.Parsvision Montreali.The District Becker E.T.(23:35) BBC News Culture.>play World View Foreign.Sat.Report Mansbridge Rough Cuts / My Student Loan >play La Semaine verte Le Journal La Facture .Teresa de Calcutta Le Téléjournal .l'aventure Enjeux / La Télé-réalité.Justice et Châtiment Sports 30 L'Avant.Hockey / Maple Leafs - Canadiens Baseball / Marlins - Yankees Sports 30 Challenge des coups de circuit Aventures et Associés Doc La Loi & l'Ordre Sexe à New York En quête de preuves Témoins silencieux Clocking off BLOOD AND GUTS (4) avec William Smith, Micheline Lanctôt Da Vinci's Inquest SCREAM 3 (4) avec Neve Campbell, Courteney Cox Arquette Tekwar Starhunter The Chronicle VELOCITY TRAP (5) avec Olivier Gruner, Alicia Coppola Robocop: Prime Directives Hockeycentral Sportsnetnews Spruce Meadows Ironman Triathlon WWE Afterburn Sportsnetnews WWE Afterburn Tékitoi Volt Panorama Villages.Affaire sociales CLARA ET LES CHICS TYPES (4) avec D.Auteuil, J.Balasko Cent ans de mémoire de jazz Trading Spaces: Family While you were out Trading Spaces Date Patrol Trading Spaces Sportscentre Famous Fights Boxing / Michael Clark - Antonio Ramirez Sportscentre Boxing SCOOBY DOO.(6) (17:00) Silverwing Dilbert Scooby Doo Les Simpson Henri, gang Ciné-maniac Quads! Les Simpson Déchiqueteurs Face à l'image Journal FR2 Hommage à Brel Ombre.Écrans.Le Journal d.MAIGRET A PEUR Ancient Clues National Geographic / Gorilla GORILLAS IN THE MIST (3) avec Sigourney Weaver, Bryan Brown PLANET OF THE APES (3) avec Charlton Heston Jeux de société Décore ta vie Métamorphose Oui, je le veux! .la cigogne Éros et Cie Une chance qu'on s'aime Le monde est sexe / Voyage Vivre.(17:30) City Mag Doc Lapointe .entrepreneurs Rendez-vous avec.Vos droits Louise à votre service Réal-TV Degrassi.Charmed Roswell Buffy contre les vampires Moville.Freaky Stories Martin.Spider-Man BEETLEJUICE (4) avec Alec Baldwin, Geena Davis TREMORS (5) avec Kevin Bacon, Fred Ward Robot Wars Métal hurlant Poltergeist Twilight Zone Les Médiums Alias Le Grand Journal Loft Story CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC Le guide de vos sorties Tous les jeudis Saisir le présent 3176390A "]
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