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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2004-02-26, Collections de BAnQ.

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[" SPORTS LES JEUXDU COMMONWEALTH 2014À MONTRÉAL?PAGE 2 CANADIEN GAINEY PRÊT POUR UN ÉCHANGE PAGES 3 ET4 NUIT BLANCHE LP2 MONTRÉAL EN LUMIIÈRE Montréal jeudi 26 février 2004 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 70¢ ARISTIDE ABANDONNÉ Pont Jacques-Cartier Une barrière anti-saut pour contrer les suicides SÉBASTIEN RODRIGUE La Société des ponts fédéraux doublera la hauteur de la rampe de sécurité sur toute la longueur de la voie piétonnière du pont Jacques-Cartier où environ 10 personnes s'enlèvent la vie chaque année.Au cours des dernières années, la Société des ponts fédéraux avait fait l'objet de nombreuses critiques en raison de l'absence d'une barrière efficace pour contrer les suicides.Le coroner Paul Dionne avait notamment critiqué le comportement de la société fédérale.Le pont reliant la Rive-Sud à Montréal détient la triste deuxième position parmi les ponts les plus meurtriers au monde derrière le Golden Gate à San Francisco.Chaque année, environ 10 personnes mettent fin à leurs jours en enjambant le parapet du pont Jacques- Cartier.On estime qu'environ 700 personnes se sont suicidées à partir du pont depuis sa construction en 1930.L'année dernière, la société fédérale avait demandé à une firme privée d'élaborer différents modèles de barrières anti-saut, mais elle avait finalement refusé d'en installer une en octobre dernier.La décision de construire un garde- fou deux fois plus haut a donc agréablement surpris les spécialistes en matière de prévention du suicide.>Voir BARRIÈRE en A2 PHOTO GETTY IMAGES Les étrangers tentant de quitter Haïti au bord de la guerre civile se pressaient hier aux guichets d'American Airlines, à l'aéroport international Toussaint- Louverture, de Port-au-Prince.Ottawa déploie une équipe d'évacuation MARIE-CLAUDE MALBOEUF ENVOYÉE SPÉCIALE PORT-AU-PRINCE \u2014 Le sauve-quipeut a commencé à Port-au-Prince, avec le départ des deux filles du président Jean-Bertrand Aristide, de certains de ses proches collaborateurs et de dizaines d'étrangers, paniqués à l'idée d'être coincés dans une ville bientôt en proie aux pillages.Inquiète, l'ambassade du Canada a fait venir mardi une équipe militaire spécialisée dans les évacuations et attendait hier neuf autres soldats canadiens pour veiller sur ses activités.« L'équipe d'évacuation est venue à cause de la nature de la crise qui sort vraiment de l'ordinaire.Ça n'a rien à voir avec le coup d'État de 1991.À l'époque, l'armée en place avait garanti que les gens pouvaient prendre la route vers l'aéroport.Cette fois, rien n'est certain, tout est plus compliqué », a déclaré à La Presse l'ambassadeur à Port-au-Prince, Kenneth Cook.Depuis trois jours, les rues et les entrées de la capitale sont encombrées de pneus, de dalles de béton et de carcasses métalliques.Au milieu, des jeunes armés, parfois encagoulés, contrôlent les passages et fouillent les véhicules à la recherche d'armes, tout en volant parfois les sacs à main et les téléphones cellulaires.Télé-Haïti, une chaîne associée à l'opposition, a été encerclée de gens qui jetaient des pierres.On rapportait aussi des pillages isolés.>Voir ARISTIDE en A2 120e année no 126 94 pages 5 cahiers Ensoleillé, Max.-4 Min.-14 Le projet de l'usine Gaspésia se meurt HÉLÈNE BARIL Le décision de Tembec de ne pas mettre un cent de plus dans la relance de l'usine Gaspésia de Chandler a conduit la Société générale de financement et le Fonds de solidarité de la FTQ, les deux autres partenaires du projet, à abandonner la partie.L'usine partiellement rénovée sera mise en liquidation par la Cour en engloutissant les 312 millions déjà dépensés et les emplois de 230 personnes.Toutes les avenues possibles ont été explorées, a expliqué hier le président-directeur général du Fonds de solidarité, Pierre Genest.Pour tenter de résoudre le problème, les dirigeants du Fonds ont mis sur la table deux scénarios différents depuis samedi dernier, en vain, a-t-il dit.Même si le premier ministre Jean Charest estime qu'il est encore possible de trouver un repreneur pour l'usine de Chandler, Pierre Genest est d'avis qu'il ne faut pas donner de faux espoirs aux gens de la région.« Les experts que nous avons consultés nous disent qu'il n'y a pas grand monde qui pourrait être intéressé, a confié le président du Fonds.Et c'est clair que tout nouveau projet nécessitera des subventions et des appuis du gouvernement ».Même si elle était attendue, la nouvelle a secoué la région gaspésienne, qui a espéré jusqu'à la fin que les partenaires acceptent d'investir davantage dans le projet.>Voir GASPÉSIA en A2 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE «Il n'y a rien qui coûte plus cher que de ne rien faire.» \u2014Adrienne Clarkson AUJOURD'HUI Pas avant l'automne En raison des sondages défavorables depuis la publication du rapport Fraser, des députés libéraux demandent de reporter les élections à l'automne.PAGE A6 Au fond des choses En choisissant si rapidement les deux avocats de sa commission, le juge Gomery indique qu'il veut aller au fond des choses.La chronique d'Yves Boisvert.PAGE A7 À plus tard Absent du pays jusqu'au 13 mars, l'avocat d'Alfonso Gagliano, Me Pierre Fournier, demande au Comité des comptes publics de repousser la comparution de l'ex-ambassadeur au Danemark.PAGE A7 Un ministre savait.et encourageait «ces dépenses légitimes» aux agences Météo Ensoleillé, maximum -4, minimum -14, plus de détails en page SPORTS 16 SOMMAIRE Bandes dessinées AFFAIRES 16 Bridge AFFAIRES 19 Décès AFFAIRES 20, 21 Feuilleton AFFAIRES 16 Forum A 22, 23 Horaire télévision ARTS 6 Horoscope AFFAIRES 18 Loteries A 15 Mots croisés AFFAIRES 16 et SPORTS 12 Mot mystère AFFAIRES 16 Observateur AFFAIRES 17 Petites annonces AFFAIRES 17 et AFFAIRES 10 Trait d'union LP2 22, 23 GILLES TOUPIN ET JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Un mois après l'éclatement du scandale de Groupaction, un ministre du cabinet de Jean Chrétien s'est porté à la défense des agences de communication de Montréal proches des libéraux, plaidant pour que le gouvernement continue à leur verser de généreuses commissions dans le cadre du programme de commandites.Dans les documents secrets du Cabinet qui seront rendus publics ce matin à la réunion du comité des comptes publics, 30 ans avant la date prévue et à la demande du premier ministre Martin , il est en effet rapporté que lors de la réunion du comité des communications du Conseil des ministres, le 10 juin 2002, un ministre non identifié a déclaré « que les frais payés aux agences de publicité sont des dépenses légitimes pour des services et que le gouvernement doit être prudent afin de ne pas ruiner la réputation de l'industrie de la publicité ».Un mois plus tôt, la vérificatrice générale avait pourtant publié un rapport qui affirmait que toutes les règles en place dans la gestion de contrats octroyés par le programme des commandites à Groupaction avaient été violées.Elle avait même remis le dossier à la GRC, qui fait toujours enquête.La Presse a tenté en vain hier de savoir quel ministre avait tenu de tels propos, le bureau du premier ministre observant le plus grand mutisme.>Voir MINISTRE en A2 Examen de la vue Vaste choix de montures signées ( 5 1 4 ) 3 3 6 - 4 4 4 4 San s f ra i s 1 877 667-2020 Achetez maintenant et payez en 12 versements sans intérêt Sur approbation de crédit.OFFRE SPÉCIIALE Lunettes invisibles (sans contour) Verres et monture Verres simple vision.Voir détails et sélection en succursale.189$$ AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Faites le point sur la saison du Canadien: cyberpresse.ca/hockey > Suivez tous les derniers événements en Haïti: cyberpresse.ca/monde > Relisez le clavardage de Joseph Facal: cyberpresse.ca/clavardage SUITES DE LA UNE DEMAIN DANS LA PRESSE Trésors vivants au Japon Au Japon, les artisans qui possèdent un savoir-faire menacé de disparaître sont considérés comme des trésors.De vrais trésors, protégés par le gouvernement nippon.Notre journaliste Stéphanie Bérubé a rencontré là-bas trois de ces trésors nationaux vivants.Aussi dans Actuel Magazine, les chroniques vins et gastronomie de François Chartier, Robert Beauchemin et Daniel Vézina.À lire demain dans le cahier Actuel Magazine POUR JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ABONNEMENT (514) 285-6911 cyberpresse.ca/abonnement 1 800 361-7453 PETITES ANNONCES (514) 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca 1 866 987-8363 DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 ARISTIDE ABANDONNÉ ARISTIDE suite de la page A! « Mais ce n'est pas le désordre généralisé, sinon, on évacuerait déjà », nuance M.Cook.D'après l'ambassadeur, environ 2000 Canadiens se trouvent toujours en Haïti, dont 1000 à 1200 sont enregistrés.Laissés en plan par Air Transat, hier, une quinzaine d'entre eux ont manifesté le désir de passer en République dominicaine dans l'avion des forces armées canadiennes, qui n'était toujours pas arrivé à 22 h 30.En après-midi, 15 autres Canadiens s'étaient déjà rabattus sur un vol mexicain.« Les gens qui restent devraient écouter les radios et sortir seulement s'ils le doivent absolument.Ils doivent avoir des vivres pour pouvoir garder la tête basse durant un certain temps, en cas d'incertitude.Même le président a admis qu'il était dépassé », prévient M.Cook.La France demande son départ À l'étranger, la France a donc demandé le départ d'Aristide.Le président haïtien «porte une lourde responsabilité dans la situation actuelle ».« Il s'agit d'ouvrir une nouvelle page dans l'histoire d'Haïti », a précisé le ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, convaincu que la situation nécessite la « mise en place immédiate d'une force civile de paix ».De leur côté, le Canada et les États-Unis refusent toujours d'envoyer des soldats avant un règlement politique à la crise.En attendant, le pouvoir se désagrège, assure un proche de l'opposition.« Les consulats de France et des États-Unis reçoivent déjà des demandes de visa et d'asile.On parle de sénateurs zélés, de membres du cabinet, de hauts dignitaires du parti », ditil.Les policiers se sauvent Étonnamment relax, sur les divans de sa jolie maison colorée, le ministre des Haïtiens vivant à l'étranger, Leslie Voltaire, avoue songer lui-même à prendre la fuite, mais pas avant son président.« Si jamais Aristide part, je devrais me mettre à couvert.Je peux me contenter de mon passeport et de ma carte de crédit.Je suis habitué à éviter les excès de bagages », ironise l'ancien architecte, qui a déjà connu la clandestinité avant la naissance de ses deux enfants, pendant la dictature de 1991-1994.Démoralisés, les policiers se taisent ou se sauvent.Plusieurs agents auraient même franchi la frontière de la République dominicaine, où le consulat haïtien débordait.Les États-Unis ont aussi arrêté un bateau où se trouvaient 20 réfugiés.Les insurgés avancent En attendant, les insurgés avancent.Hier, ils se sont emparé de l'île de la Tortue, très importante pour le commerce avec les États- Unis et les Bahamas.En entrevue avec les agences de presse, le chef des rebelles, Guy Philippe, a juré de prendre Port-au-Prince d'ici trois jours.« La ville est déjà presque entièrement encerclée.Nous voulons capturer le président pour le juger pour crime de haute trahison, assassinats, vols », a précisé l'ancien commissaire.« Si Aristide s'en va, nous déposons les armes », promet-il.Mais si une force internationale vient soutenir le président, « on la combattra.Ce n'est pas la France, ni les États-Unis, ni le Canada qui m'intéressent.Je m'en moque éperdument, c'est le peuple haïtien qui doit décider.» Le président partira-t-il?« Si cela arrive, c'est qu'on l'aura forcé, répond son ministre Leslie Voltaire.Mais sachez qu'il restera toujours présent, que ce soit à Taiwan, à Montréal, etc.Partout dans le monde, il continuera de donner des ordres, de lutter pour défendre le pouvoir qu'on lui a volé.Et si les rebelles l'abattent, ce sera la révolte, dit le ministre: « On ne peut lui faire ça.Sinon, ce sera un martyr.Il finira comme Che Guevara sur les t-shirts.» Le projet de l'usine Gaspésia se meurt GASPÉSIA suite de la page A1 La transformation de l'ancienne usine de papier journal abandonnée par Abitibi-Consolidated, estimée au départ à 493 millions, nécessitait 200 millions de plus lorsque les travaux ont été suspendus il y a un mois.Hier, le dépassement de coûts était rendu à 265 millions et, avec le retrait du prêt de 70 millions consenti par la compagnie d'assurances John Hancock, c'est 335 millions qu'il aurait fallu trouver pour mener le projet à terme.Pour Tembec, qui s'était déjà fait tirer l'oreille pour se joindre au Fonds de solidarité et à la SGF, c'était beaucoup trop.Ce n'est ni l'appréciation du dollar, ni les prix incertains du papier qui ont fait reculer la compagnie, a expliqué son porte-parole Pierre Brien: « On est habitués à ça, mais des risques de ce genre dans un investissement de 490 millions, c'est une chose et à 700 millions, c'en est une autre.» La mise en liquidation de l'usine signifie une perte sèche de 36,8 millions pour Tembec, qui a indiqué hier que la radiation de son investissement dans Gaspésia apparaîtra dans ses prochains résultats trimestriels et représentera 0,42 cents par action.L'action de Tembec a perdu 7 cents hier, pour clôturer à 9,77 $.Le Fonds de solidarité, pour sa part, perd 40 millions, ce qui représente une diminution de 1,5 % de son rendement sur l'année 2003, a précisé Pierre Genest.La SGF devra elle aussi effacer 40 millions de ses résultats annuels, ce qui représente une ponction de 2,2% sur son rendement annuel.Les pertes des gouvernements du Québec et d'Ottawa s'élèvent à 172 millions.À qui la faute?Le président de la SGF, Henri Roy, estime que l'échec du projet est dû à une combinaison de facteurs, dont les principaux sont la faible productivité des travailleurs et une mauvaise organisation du travail.« C'est aussi évident que rénover coûte plus cher que de construire à neuf », a-t-il dit.Pierre Genest, pour sa part, croit que l'investissement nécessaire à la relance de la Gaspésia a été sousestimé de 100 millions au départ.Quoi qu'il en soit, le sort de l'usine est maintenant entre les mains du syndic Ernst & Young.Les actionnaires de Papiers Gaspésia ont convenu de débourser l'argent nécessaire à une liquidation ordonnée de l'actif, ce qui veut dire permettre au syndic de prendre le temps de chercher un repreneur plutôt que de se dépêcher de vendre le tout en pièces détachées.Un tel délai nécessitera des débours supplémentaires de 5 à 10 millions pour les actionnaires, qui se réunissent aujourd'hui afin de régler les derniers détails de leur séparation.Même si la fin semble définitive pour la Gaspésia, le premier ministre Jean Charest pense encore que le projet peut ressusciter.« Ne sautons pas aux conclusions, a-t-il dit.Évidemment, les nouvelles ne sont pas très bonnes, personne ne peut nier la réalité, mais nous ne sommes pas à l'étape où nous pouvons déclarer forfait, il y a d'autres étapes et nous allons les faire avec beaucoup d'efforts parce que nous aurions souhaité que ce projet réussise.Le président de la SGF pense lui aussi que la Gaspésia peut encore être sauvée.« Plusieurs partenaires potentiels se tiennent au courant du dossier et personne ne bougera avant que le processus ( de liquidation ) commence.On ne sait jamais », a-t-il dit.Interrogé par La Presse, un des partenaires potentiels, Kruger, s'est montré très prudent.« La société Kruger ne ferme jamais la porte à des occasions d'affaires intéressantes pour elle », a dit son porte-parole Jean Majeau.Avec la SGF, Kruger a rénové avec succès une usine de papier journal à Trois-Rivières pour y fabriquer du papier magazine semblable à ce qu'on voulait faire à la Gaspésia.Avec la participation de Pascale Breton à Québec Pont Jacques-Cartier: une barrière anti-saut pour contrer les suicides BARRIÈRE suite de la page A1 « C'est un précédent de la part de la Société des ponts qui refuse carrément de construire une barrière depuis longtemps en donnant de nouvelles excuses chaque fois », se réjouit Brian Mishara, directeur général du Centre de recherche et d'intervention sur le suicide et l'euthanasie de l'UQAM.Le porte-parole de la Société des ponts fédéraux, André Girard, explique que l'installation d'un parapet plus élevé a été envisagée à la suite d'une demande de la Sûreté du Québec.Les policiers souhaitaient toutefois conserver un accès immédiat de la route au trottoir.L'installation d'une « cage » recouvrant tout le trottoir a donc été rejetée au profit d'une barrière au moins deux fois plus haute qu'actuellement.Les policiers arrivent à rattraper environ une trentaine de personne chaque année, mais plusieurs réussissent tout de même à se donner la mort en sautant dans le vide.« On va s'assurer que ce soit infranchissable ( .) La SQ va pouvoir intervenir rapidement, aller chercher la personne et l'amener aux urgences, dans l'espoir que la santé publique soit en mesure de s'en occuper », explique M.Girard.Le docteur Richard Lessard, directeur de la santé publique de Montréal, précise pour sa part que de nouvelles pratiques entreront d'ici trois mois en vigueur dans le réseau de la santé pour faire davantage de suivi auprès des personnes suicidaires.« Le réseau de la santé doit s'occuper mieux des patients qui font des tentatives de suicide.Il faut que la prise en charge soit systématique, elle ne l'était pas, c'était à améliorer et on est en train d'y voir », dit-il.Autant M.Lessard que M.Mishara s'entendent pour dire que l'initiative de la Société des ponts fédéraux réduira le nombre de suicides sur le pont Jacques-Cartier.Le directeur de la santé publique de Montréal explique pour sa part qu'une barrière basse ( 1m38 ) permet de commettre facilement des gestes impulsifs, ce qu'une clôture plus haute freinera.Selon M.Mishara, si les personnes désespérées ne peuvent pas se suicider de la façon dont elles le planifient, elles ont plus de chance d'être prises en charge avant d'utiliser une autre méthode pour mettre fin à leurs jours.Le porte-parole de la Société des ponts fédéraux précise que des tests seront fait au mois de mars avec des prototypes de barrière.En principe, le nouveau parapet sera installé dès le mois de juillet et coûtera un peu moins d'un million de dollars.Des caméras de surveillance seront aussi ajoutées pour les policiers qui observent les abords du pont.Pour l'instant il n'est pas question d'étendre cette mesure aux autres ponts fédéraux de la métropole.Unministre savait.et encourageait «ces dépenses légitimes» aux agences MINISTRE suite de la page A1 Certains ministres présents ont affirmé pour leur part ne pas se souvenir de ces événements.Les ministres présents à la réunion du 10 juin étaient Ralph Goodale, Stéphane Dion, Herb Dhaliwal, Claudette Bradshaw, Denis Coderre, Robert Thibault et David Collenette.L'actuel directeur des communications du premier ministre, Mario Laguë, était également là à titre de secrétaire du comité.M.Goodale, qui était ministre des Travaux publics à l'époque, a annulé les commissions versées aux agences de communication trois semaines après cette rencontre.L'ancien ministre des Affaires intergouvernementales, Stéphane Dion, était contre ce programme qui, à ses yeux, n'a jamais permis de convaincre des Québécois souverainistes de changer d'allégeance.L'actuel président du Conseil privé, M.Coderre, qui était à l'époque ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, a soutenu hier ne plus se rappeler les propos tenus lors de la réunion.« Je ne suis pas au courant, a d'abord dit M.Coderre.Moi, je ne le sais pas.Je ne me rappelle pas avoir dit ça.Non, non, je ne le sais pas, non! Vous vous rappelez ce qui s'est passé voilà deux ans?On fera un test de mémoire ensemble.D'autre part, lors d'une autre réunion tenue le 15 juillet 2002, M.Coderre, selon les documents du Cabinet, avait « fait une mise en garde contre l'embauche d'autres fonctionnaires pour gérer le programme de commandites », comme voulait le faire M.Goodale.Les documents qui seront scrutés en détail par les membres du comité des comptes publics et qui serviront à l'interrogation des ministres responsables du programme, révèlent également que déjà entre 1996 et 1999, l'ancien premier ministre, Jean Chrétien, a signé plusieurs réquisitions de dépenses qui totalisent 61,8 millions et qui étaient destinées au programme de commandites.Les documents rappellent que la quasi-défaite du camp fédéraliste au référendum de 1995 et « les menaces permanentes à l'unité nationale » étaient à l'origine de la mise sur pied du programme de commandites.On se rend compte par ailleurs en examinant ces documents secrets des années 1996 à 1999 que les ministres n'ont pas été informés que les millions destinés aux commandites seraient acheminés par l'entremise d'agences de communication montréalaises proches des libéraux et qu'au passage ces maisons empocheraient au minimum une commission de 12 %.La vérificatrice générale a révélé que, pour un programme qui a coûté 250 millions, 100 millions avaient été distribués en commissions.Les seuls détails que les ministres semblent avoir reçus lors de ces réunions sont des listes \u2014 pour cette période du moins\u2014 de projets et leur coût respectif.Dans une réquisition de 18, 8 millions, par exemple, datée du 20 novembre 1997 et signée par Jean Chrétien et Alfonso Gagliano, on peut lire dans une annexe une liste de 15 projets qui se sont partagé une partie de cette somme, dont le Canadien de Montréal ( 800 000 $ ) et les Sénateurs d'Ottawa ( 300 000 $ ).Rien n'indique dans les documents du Cabinet que ces commandites servaient à faire la promotion du gouvernement du Canada.Ces documents semblent confirmer les affirmations du premier ministre Martin, qui déclare avoir été tenu à l'écart du programme de commandites contrôlé par Jean Chrétien et Alfonso Gagliano.La première requête de M.Chrétien « en vue de soutenir les priorités du gouvernement du Canada en matière de communication », comme le souligne un document, remonte à novembre 1996 et elle est de 34 millions.La troisième requête de M.Chrétien est datée de décembre 1999 et elle est s'élève à 9 millions.Elle est également signée par Alfonso Gagliano.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur. HAÏTI ARISTIDE ABANDONNÉ Carnaval sur fond de rébellion LA CRISE > novembre : Jean-Bertrand Aristide est élu président pour un mandat de cinq ans lors d'un scrutin boycotté par l'opposition.Déjà élu président en décembre 1990, il avait été renversé par un coup d'État militaire en 1991 puis rétabli au pouvoir en octobre 1994 après une intervention militaire américaine.> 7 février : Investiture d'Aristide.En raison de troubles, l'ONU, qui devait soutenir l'instauration de la démocratie, met fin à sa mission en Haïti.> 17 décembre : Une mystérieuse attaque armée du palais présidentiel présentée par le pouvoir comme une tentative de coup d'État fait 13 morts à Port-au- Prince.Représailles contre l'opposition.> 4 septembre: L'Organisation des États Américains (OEA) vote une résolution prévoyant des élections au cours du deuxième trimestre 2003.> 24 janvier: Grève générale lancée par le « groupe des 184 », large coalition de la société civile, incluant le patronat, à Port- au- Prince.> 22 septembre: Assassinat d'Amiot Métayer, chef d'une bande armée (« l'Armée cannibale ») aux Gonaïves (nord- ouest) qui soutenait jusqu'alors Aristide.Son groupe l'impute au pouvoir et passe dans l'opposition sous le nom de Front de résistance révolutionnaire de l'Artibonite.> 5 décembre : De violentes agressions perpétrées par des partisans armés du pouvoir sur deux campus de la capitale font une trentaine de blessés.S'ensuit une série de démissions en protestation contre le pouvoir, dont celles des ministres de l'Éducation, de l'Environnement, et du Tourisme.> 1er janvier : Célébration officielle à Port-au-Prince du bicentenaire de l'indépendance d'Haïti, boycottée par l'opposition.Thabo Mbeki, président sud- africain, est le seul chef d'État étranger à y participer.> 2 janvier : L'opposition présente une « alternative de transition » sur deux ans prévoyant le départ d'Aristide.> 13 janvier: Haïti n'a plus de Parlement, le mandat de ses 83 députés et des deux-tiers de ses 27 sénateurs ayant pris fin.> 5 février : Les Gonaïves, quatrième ville d'Haïti, tombe aux mains du Front de résistance révolutionnaire de l'Artibonite.> 10 février : La « Plate-forme démocratique » (regroupant l'opposition politique et la société civile), prend ses distances avec le mouvement insurrectionnel armé, tout en apportant son soutien au mouvement populaire.> 16 février : L'insurrection armée atteint le centre-est du pays, où la ville de Hinche tombe aux mains des rebelles, rejoints par d'anciens paramilitaires de l'ex- dictateur Raoul Cedras (1991-1994).> 17 février : Le chef de la diplomatie française, Dominique de Villepin, appelle la communauté internationale à se mobiliser et à envisager l'envoi d'une « force de paix» internationale, idée exclue par les États-Unis.> 21 février : Un plan international de règlement de la crise est présenté à Aristide, qui l'accepte.L'opposition maintient son exigence d'une démission d'Aristide.> 22 février : Les insurgés s'emparent de Cap-Haïtien (nord), deuxième ville du pays et contrôlent près de la moitié du pays.> 23 février: La médiation internationale, dans une version amendée de son plan initial, évoque pour la première fois un départ d'Aristide.L'opposition présente un «contre-plan » prévoyant un départ du président le 18 mars.Une cinquantaine de Marines américains arrivent à Port-au-Prince pour sécuriser l'ambassade des États-Unis.> 24 février : Le président Aristide demande l'aide de la communauté international, tandis que ses adversaires refusent de nouveau de signer le plan des diplomates étrangers.> 25 février : La France demande à Jean-Bertrand Aristide de quitter le pouvoir « pour sortir Haïti de l'impasse ».> 26 février : Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se rencontrer pour une réunion urgente et abor der l'éventuel déploiement d'une force internationale sur l'île.PHOTO RICARDOMAZALAN, AP Même si les rebelles sont aux portes de Port-au-Prince, la vie suit un cours presque normal dans la capitale haïtienne, où le carnaval annuel bat son plein.Ici, un homme porte un boa sur la tête pendant un défilé organisé hier dans les rues du centre-ville.«C'est décourageant!» La diaspora haïtienne de Montréal craint d'assister à un bain de sang NICOLAS BÉRUBÉ Aristide doit-il partir ?Les chefs rebelles vont-ils changer les choses ?Les Québécois d'origine haïtienne sont divisés sur la solution au drame qui se joue sur leur île.Mais ils sont unis dans l'attente et la peur : un bain de sang peut éclater et ils n'y peuvent rien.« Haïti vit au présent car les lendemains sont incertains, explique Jean-Robert Seide, épicier au Marché des Antilles, à Montréal.Les gens ont peur.Ils ne savent pas ce qui les attend.D'après moi, Aristide doit partir.Il n'a jamais rien fait de bon pour aider les gens.» Selon lui, une confrontation entre les partisans et les détracteurs de Jean-Bertrand Aristide est devenue inévitable.« Les chefs rebelles qui veulent la peau d'Aristide ne peuvent plus reculer.Ou ils meurent l'arme au poing, ou ils se feront tuer dans quelques mois pour avoir oser défier le pouvoir.Il n'est plus possible de faire marche arrière.Il faut qu'Aristide parte.» Béthel Robergeau, un client de M.Seide, n'est pas d'accord.Selon lui, le départ d'Aristide ne changera rien : les problèmes que vit Haïti sont beaucoup plus complexes, beaucoup plus profonds.« C'est comme ça depuis l'indépendance, depuis 1804.Celui qui remplacera Aristide sera aussi pire que lui.Ce qu'il faut, c'est respecter la démocratie et laisser Aristide finir son mandat », dit-il, en ajoutant avoir peur pour les membres de sa famille qui vivent là-bas et à qui il téléphone régulièrement.Pour Viviane Barbeau, présidente de la Fédération des femmes du Québec et Haïtienne d'origine, l'Histoire est en train de se répéter sur l'île.« J'ai peur du bain de sang.Il y a eu 33 coups d'État à Haïti, et ça n'a rien changé, on en est toujours au même point.» Selon elle, des troupes internationales devraient débarquer le plus vite possible en Haïti afin de calmer le jeu.« Il faut que l'ONU intervienne.Sinon, on va assister à un autre Rwanda : les massacres vont se produire et l'armée va débarquer après.» Le problème haïtien, dit-elle, n'est pas tant la présidence d'Aristide que l'absence de projets à long terme.« Et ce ne sont pas les rebelles ou l'opposition qui apporteront la solution, croitelle.Aristide non plus, d'ailleurs.La population vit dans une pauvreté extrême.Tout le monde est découragé.J'y suis allée l'été dernier et la tension était palpable.Il faut un projet de société, il faut miser sur l'éducation pour espérer changer les choses.» Pour Raymond Laurent, animateur d'une émission sur Haïti à la radio Mc Gill-CKUT et consultant sur la condition haïtienne, la communauté internationale se doit d'intervenir.« La communauté internationale a sa part de responsabilité dans tout ça.Elle a vu agir Jean-Bertrand Aristide, elle sait qu'il ne tient pas ses engagements.Devant cet échec, elle devrait lui demander de se retirer.» « En 1991, quand je critiquais Aristide, les gens me traitaient d'anti-Aristide.Mais je voyais la réalité en face.C'est Aristide qui nous a mené là où on est actuellement.» Selon lui, la communauté internationale devrait réclamer le départ de Jean-Bertrand Aristide et ensuite envoyer une force armée pour contrôler les « chimères », les soldats pro-Aristide.« Car si on envoie une force quand Aristide est encore là, je me demande si cela ne va pas consolider son pouvoir et continuer la crise », dit-il.«Celui qui remplacera Aristide sera aussi pire que lui.Ce qu'il faut, c'est respecter la démocratie et laisser Aristide finir son mandat.» Les quatre tombeurs d'Aristide NICOLAS BÉRUBÉ ET MARIE-CLAUDE MALBOEUF Le président Jean-Bertrand Aristide a de nombreux ennemis, mais ce sont essentiellement quatre chefs rebelles qui menacent aujourd'hui de le renverser.Des hommes au passé trouble dont La Presse dresse le portrait.Guy Philippe Ancien chef de la police, Guy Philippe s'était exilé en République dominicaine après avoir été accusé d'avoir fomenté le coup d'État raté du 17 décembre 2001.Aujourd'hui, il serait à la tête d'une force de 700 combattants.Âgé de 35 ans, Guy Philippe affirme qu'il déposera les armes une fois qu'Aristide aura quitté la présidence.Son but, soutient-il, est de « se battre pour le peuple » et non de contrôler le pays.« Nous n'avons pas de plateforme politique.Notre combat est pour un meilleur pays.Nous luttons pour la présidence, pour le peuple, pour nos convictions », a-t-il déjà déclaré.Louis-Jodel Chamblain Ex-soldat et milicien, Louis-Jodel Chamblain, a dirigé les escadrons militaires de la mort en 1987 ainsi que le Front pour l'avancement et le progrès haïtien (FRAPH), un groupe paramilitaire responsable de la mort des centaines de personnes entre 1991 et 1994.Il a aussi été accusé d'avoir tué un militant pro-démocratie.Exilé en République dominicaine au milieu des années 90, Louis-Jodel Chamblain, âgé de 50 ans, est rentré depuis peu en Haïti.Il est aujourd'hui à la tête d'un groupe de plusieurs centaines de mercenaires.Amnistie internationale s'inquiète de sa présence et estime que le retour de ce « criminel notoire » constitue une « menace aux respect des droits de l'homme en Haïti ».Butteur Metayer Jusqu'à l'an dernier, Butteur Metayer, 33 ans, était enrôlé dans l'« Armée cannibale », groupe paramilitaire qui était jusqu'à récemment fidèle au président Aristide.C'est après l'assassinat en septembre de son frère, Amiot, chef du groupe, qu'il décide de s'en prendre « aux assassins de son frère », le gouvernement Aristide, selon lui.Depuis, l'« Armée cannibale» s'est retournée et tente de reverser le gouvernement.Butteur Metayer s'est donné le titre de « président des Gonaïves » après avoir « libéré » cette partie du pays la semaine dernière.André Apaid André Apaid est le leader du Groupe des 184, qui regroupe « plusieurs organismes de l'opposition ».Homme d'affaires d'origine libanaise, il est né aux États-Unis et parle couramment le français, l'anglais et le créole.Il se rend aux manifestations avec sa veste pare-balles, se dissocie des rebelles, mais le pouvoir l'accuse de les financer.André Apaid est l'un des chefs les plus détestés par les « chimères » : les murs de Port-au-Prince sont tapissés de slogans anti-Apaid.RÉPUBLIQUE DOMINICAINE Jérémie CAP-HAÏTIEN HINCHE GONAÏVES PORT-AU-PRINCE Les Cayes ÎLE À VACHE ÎLE DE LA TORTUE ÎLE DE LA GONÂVE Gd-Goâve PORT-DE-PAIX Ennery Dondon Fort Liberté Saint-Marc Jacmel Canal du Sud Canal de la Gonâve 0 50 km Mer des Antilles ZONE SOUS CONTRÔLE DE FORCES REBELLES VÉNÉZ.COL.CUBA HAÏTI MEXIQUE INSURRECTIONÀ HAÏTI ÉTATS-UNIS POLITIQUE SONDAGE CROP-LA PRESSE Des économies d'énergie La cote de Charest bien avant le Suroît continue de chuter CHARLES CÔTÉ Les Québécois ne veulent pas qu'Hydro-Québec construise sa centrale du Suroît à Beauharnois et préfèrent que les plus énergivores d'entre nous baissent leur consommation, quitte à ce que cela leur coûte plus cher.C'est ce qui ressort d'un sondage réalisé par CROP pour La Presse entre le 12 et le 22 février auprès de 1001 personnes.À la question « êtes-vous d'accord ou en désaccord avec la construction de la centrale thermique du Suroît ?» 58% des répondants ont répondu « en désaccord », 18% «en accord » et 24 % ne se sont pas prononcés.L'appui faible au projet de centrale au gaz recule encore quand on suggère d'autres solutions.Dans une deuxième question, on a demandé aux répondants « quelle solution » ils préféraient pour « pourvoir aux besoins des Québécois en électricité », 48% ont dit préférer « inciter les Québécois à consommer moins d'électricité en faisant payer davantage les surutilisateurs », 35% préfèrent « construire des nouveaux barrages hydroélectriques dans le Grand Nord » et seulement 6% privilégient la construction de « centrales thermiques comme le Suroît ».En janvier, l'opinion était encore plus défavorable au Suroît.Dans un sondage réalisé pour Greenpeace par Léger Marketing en janvier : 67% des répondants s'y opposaient.Depuis, le gouvernement a suspendu son autorisation du projet et a confié un mandat spécial à la Régie de l'énergie pour en évaluer la « contribution» à la « sécurité énergétique des Québécois ».« Ce qui est frappant, c'est que le Suroît n'est pas très populaire, dit Claude Gauthier, de CROP.Mais il y a quand même 24 % des gens qui restent encore à convaincre, dans un sens ou dans l'autre.Mais si on demande aux gens de choisir entre trois possibilités, le Suroît devient la moins privilégiée.Les gens sont relativement en faveur de nouveaux barrages parce que c'est une réalité qu'ils connaissent bien.» « Il est évident qu'on a du travail à faire, dit Élyse Proulx, porte-parole d'Hydro-Québec.On va concentrer nos énergies à convaincre la population ainsi qu'à faire le débat devant la Régie.» Selon André Bélisle, de l'Association québécoise de lutte à la pollution atmosphérique (AQLPA), un des nombreux groupes écologistes opposés au projet, « ce sondage me dit que les Québécois comprennent la même chose que les écolos : le virage thermique n'est pas souhaitable.MM.Caillé et Vandal devraient plier bagage et abandonner leur projet ».André Caillé est le président-directeur général d'Hydro-Québec.Thierry Vandal est le président d'Hydro- Québec Production, la division qui a proposé le projet.DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 En dépit des efforts récents de Jean Charest pour redresser la barre du gouvernement libéral se poursuit dans l'opinion publique.Désormais, les deux tiers des Québécois, et sept francophones sur 10, sont mécontents de la performance du PLQ au pouvoir.Surtout, c'est la classe moyenne qui est la plus déçue ; 74 % des gens dont le revenu familial oscille entre 40 000 $ et 60 000 $ sont insatisfaits du gouvernement Charest.C'est ce que révèle le plus récent sondage CROP-Express réalisé pour La Presse auprès de 1001 personnes, du 12 au 22 février.De telles enquêtes comportent une marge d'erreur de 3 points de pourcentage, 19 fois sur 20.Il faut remonter à juin 2002 pour retrouver les Québécois aussi insatisfaits de leur gouvernement provincial.« C'était presque au terme d'un second mandat péquiste, le gouvernement Landry sortait de la controverse sur le lobbying et l'ADQ remportait victoire sur victoire dans les élections partielles », rappelait hier Claude Gauthier, le spécialiste de CROP.Or le gouvernement Charest n'a pas terminé sa première année.En février, 66% des gens se disaient plutôt ou très insatisfaits du gouvernement Charest, une hausse de trois points par rapport à l'enquête de janvier.Ces insatisfaits ont augmenté rapidement depuis l'automne, passant de 45 % en septembre, à 49% en novembre, puis à 60% à la fin de la session parlementaire en décembre.Selon Claude Gauthier, le sondage montre que le virage entrepris par le premier ministre «n'a pas encore donné de résultats tangibles ».Québec annonçait durant la période de l'enquête un délai sur la mise en chantier du projet Suroît et des forums thématiques, en région, pour être davantage à l'écoute de la population.Aussi, quand on scrute les tableaux, on constate que 40% des gens se disent « très insatisfaits », une illustration du niveau important de désapprobation de la population, explique M.Gauthier.Inversement, les satisfaits se font plus rares.Seulement 30% se disent « très ou plutôt satisfaits » de la performance de Québec.Les problèmes survenus à Kanesatake, « des problèmes de gestion de crise qui perdurent pendant un mois nuisent beaucoup à l'image du gouvernement », observe M.Gauthier.La valse-hésitation du ministre Yves Séguin sur les baisses d'impôts ou sur le retour au déficit n'aident pas la cause de Québec.Finalement, le scandale des commandites, identifié aux « libéraux », éclabousse immanquablement le gouvernement Charest, estime- t-il.« D'autant plus qu'il y a des gens de l'entourage de M.Charest qui proviennent des firmes citées par la vérificatrice générale », observe M.Gauthier.Si deux Québécois sur trois sont insatisfaits, le niveau de mécontentement est encore plus net en région \u2014 70% de mécontents \u2014 chez les 35-54 ans, et chez ceux qui ont plus de 13 ans de scolarité.La population active est mécontente, 69 % des salariés sont insatisfaits.Chez les allophones, une personne sur deux se dit satisfaite.Intentions de vote Quant aux intentions de vote, le Parti québécois aurait obtenu 39 % des suffrages si des élections avaient eu lieu cette semaine, observe CROP.« On ne parle pas de balayage, mais de victoire très nette », observe M.Gauthier.Les libéraux auraient obtenu 36% des voix, le même score qu'en janvier, mais 10 points de moins qu'aux élections d'avril 2003.CROP a réparti les 15% d'indécis en fonction de leur choix sur la question nationale.Le score de 39 % du PQ, s'il représente 6 points de plus qu'en avril, marque toutefois un recul sur les 43% d'intentions de vote récoltées par le PQ lors du sondage CROP de janvier.C'est l'ADQ qui profite du tassement dans les appuis de ses adversaires.Le parti de Mario Dumont avait 20 % des voix dans les sondages de décembre et janvier, il passe à 23 %, cinq points de mieux qu'aux élections d'avril 2003.Chez les francophones, la défaveur du PLQ est évidente.Seulement 21 % appuieraient le parti de Jean Charest, contre 40 % le PQ et 22 % l'ADQ.Habituel château fort du PLQ, la région de Montréal est partagée entre libéraux et péquistes qui récoltent respectivement 33% et 36% des intentions de vote.En régions, le PQ domine avec 35 % des voix contre 24 % au PLQ et 23% à l'ADQ.Dans la région de Québec, c'est une course PQ-ADQ.Les partis de Bernard Landry et de Mario Dumont récoltent respectivement 33% et 30% des intentions de vote.Les libéraux ferment la marche avec 21 %.Finalement, les intentions de vote à un éventuel référendum ne fluctuent guère.Ainsi 43% des Québécois auraient voté OUI si la question d'octobre 1995 sur la souveraineté-partenariat avait été soumise de nouveau à la population.C'est une baisse de 2 points par rapport à janvier et de 4 par rapport à décembre 2003, mais on revient ainsi aux niveaux moyens de 2003.PHOTO PC Jean Charest à son arrivée à Vancouver, lundi dernier.Même si le gouvernement libéral a reculé dans le dossier de la centrale thermique du Suroît et annoncé des forums thématiques, sa popularité baisse toujours.Rachetable sans pénalité aux dates d'anniversaire dès la première année.En cas de rachat avant terme, les intérêts sont calculés en fonction du taux en vigueur chaque année.Taux moyen sur 5 ans de 3,355 %.Terme de 5 ans.Taux en vigueur au 12 février 2004.Les taux peuvent changer sans préavis.OSEZ www.banquelaurentienne.com/REER Et choisir de racheter dès la première année Pour déterminer l'option REER qui vous convient, rencontrez un conseiller de la Banque Laurentienne ou composez le 1 877 BLC-REER.CPG OPTION GARANTIE ON NE CHOISIT PAS SON PASSÉ MAIS ON PEUT CHOISIR SON REER 8LA 5e ANNÉE 00% RACHETABLE AUX DATES D'ANNIVERSAIRE 1re année: 2,00 % 2e année: 2,10 % 3e année: 2,30 % 4e année: 2,50 % 5e année: 8,00 % 3200260A Les Maîtres d'oeuvre (100 000 $ et plus) Pfizer Canada Les Piliers (50 000 $ à 99 999 $) Banque Nationale Caisse populaire St-Joseph-de-Bordeaux Consortium Sotramont St-Jacques Desmarais Cousineau Yaghjian St-Jean Marchand Fondation Berthiaume-Du Tremblay Fondation J.Armand Bombardier Gérald Paquette, Entrepreneur électricien Florence et Charles-Albert Poissant Les Pierres angulaires (10 000 $ à 49 999 $) Aménagement Côté Jardin Animal Experts, Yogi Anixter Canada Arbour Berthiaume & Beauregard Banque Royale Briques Hanson Coffrages Paul Thibault Construction Garnier Dismed Emco, Matériaux de construction Fédération des Caisses Desjardins du Québec Fenêtres Vimat Fondation Mira Fonds Achbée Garantie des maisons neuves de l'APCHQ Gestion Jean-Louis Fontaine Groupe Master Groupe Mathers Groupe Petra Home Depot Imperial Tobacco Canada Lafarge Canada Matériaux Kott Mc Kesson Canada Qualité Habitation Saputo Jean Turmel Verti Store Les Artisans (moins de 10 000 $) ABB Abitibi-Consolidated Acier AGF Adex Mat Agrégats Despatis Arriscraft International Ascenseurs Nova Assurances Martin Bell Products BMO Fontaine d'espoir BPB Canada Yvon Brunet Calfeutrage Rive-Nord Can-Aqua International Carrière & Lefebvre Centre de Jardin Brossard CGC Christian L'Écuyer Excavation Ciment Lavallée Ciment Québec Climasol Clossey & Lebrun Compagnie Vitaulic du Canada Construction Ronam Germaine Côté Demilec Distribution Mueller Dubo Électrique Dupras Ledoux & Associés Échafaud Plus (Laval) Éclairage Dimension Plus Edwards Enseignes Fecteau Entreprises Lanthier Papineau Entreprises Prébois Entreprises Verrecchia Extérieur Plus Carlos Ferreira Fonds de bienfaisance des employés de Bombardier Aéronautique Gazonnière Bastien & Fils Georgia Pacific Géroquip Gicleur Idéal Goudrons du Québec GPR Arpenteur Groupe Maurice Héloïse Thibodeau, Architecte Interpôles Design Isolation Multi-Énergie J.C.Robert Transport sable Lafarge N.A.Gypse Leviton du Canada Loblaws Location Hewitt Maçonnerie ASP Maçonnerie Demers Maçonnerie SDL Maheu Arbour Design Manulift EMI Marc Filiatrault & Fils Mircom Québec Montréal Brique & Pierre Multi Design Ouellet Canada Owens Corning Pépinière Abbotsford Pépinière Cramer Permacon Plomberie Daniel Côté Plomberie F.Paquette & Fils R.Benoît Construction Roxboro S.T.Maçonnerie Francis Sabourin Saïa Deslauriers Kadanoff Leconte Brisebois Blais SCA, Produits d'hygiène Service d'arbres Martin Service de santé Malo Sico Siemens Canada Société Alzheimer Montréal Terrassements Multi-paysages Toiture Mauricienne - Chevrons Lavallois Tomassini & Frères Vertech Distribution Vistaqua Wolseley Canada Les Fils conducteurs Madeleine Arbour A.N.(Fred) Corriveau Guy Dufour Jacques Dupuis Greg Galardo Luc Lachapelle Réal Mireault Les Oblates franciscaines de Saint-Joseph Jacques Ruest Service correctionnel du Canada Russell Williams ommage à nos Bâtisseurs La Fondation Notre-Dame de la Merci vient de réaliser son plus grand projet : l'ouverture d'une résidence adaptée aux besoins très particuliers des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.Le Pavillon des Bâtisseurs, inauguré le mercredi 25 février, hébergera 20 personnes en permanence.Cette magnifique maison est avant tout l'oeuvre de plus de 130 partenaires-grandes entreprises, PME, cabinets d'experts-conseils et professionnels de nombreux domaines- qui ont répondu avec empressement à l'appel de la Fondation et ont épousé cette cause avec enthousiasme.Ces entreprises ont collectivement fait don du 1,6 million $ nécessaire à la construction et à l'aménagement du Pavillon, sous forme d'argent, de produits, de services ou d'expertise.Sans tous ces gens de coeur, ce noble et ambitieux projet de société n'aurait pu voir le jour.Au nom des futurs résidants du Pavillon des Bâtisseurs, la Fondation Notre-Dame de la Merci exprime sa plus profonde gratitude à ses partenaires pour leur apport inestimable et leur soutien indéfectible.Serge Ménard H fait le saut au Bloc GILLES NORMAND QUÉBEC \u2014 L'ex-ministre péquiste Serge Ménard a décidé de faire le saut en politique fédérale sous les couleurs du Bloc québécois.M.Ménard, qui a longtemps fait carrière comme criminaliste, a déjà confirmé la nouvelle hier.Il en dira davantage aujourd'hui, à l'occasion d'une conférence de presse qu'il doit tenir au centre culturel Bois-des-Filion, dans la nouvelle circonscription de Marc-Aurèle-Fortin.Celle-ci s'étend surtout sur la couronne nord et pour 25% à Laval.L'ex-ministre se présentera donc à l'investiture du Bloc québécois dans cette circonscription, contre l'actuelle députée bloquiste Madeleine Dalphine- Guiral.Cette candidature est manifestement bienvenue au Bloc québécois dont le personnel des communications s'est montré très avenant.Deux minutes ont suffi pour recevoir un appel de Jean Polloni, qui agit actuellement comme attaché de presse de M.Ménard.Âgé de 62 ans, Serge Ménard a été élu député du Parti québécois dans Laval-des-Rapides, à l'occasion d'une élection complémentaire en 1993.Il a été réélu l'année suivante, puis en 1998.Il a été titulaire des ministères de la Sécurité publique, de la Justice et des Transports, pour Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Bernard Landry.Aux dernières élections, il a subi la défaite aux mains du libéral Alain Paquet. PIERRE FOGLIA Le chaos, mon vieux Tout ce que je sais de la Grèce moderne et des Grecs tient (presque) dans une réplique de Zorba.Quel beau désastre, s'exclame-t-il à fin d'une nuit passée à jouer aux cartes et à perdre, quel beau désastre ! Et ici, beau n'est pas un contre-sens.Zorba trouve son désastre véritablement beau.Kazantzakis \u2014 l'auteur de Zorba \u2014 parle bien sûr ici de la Grèce à travers son personnage, en plus de suggérer que les désastres sympathiques sont plus beaux que les réussites tyraniques des sociétés bien organisées.Bref, puissent les Jeux olympiques de cet été à Athènes être un beau désastre à la Zorba.Et à ce que me dit un ami \u2014 Laurent Godbout de Radio-Canada\u2014tout juste de retour d'Athènes, c'est très bien parti pour ça ! Laurent parle d'un chaos sympathique et justement il n'est pas de mot plus grec que khaos.C'est la réponse que donnent les Grecs à la question : qu'est-ce qu'il y avait quand il n'y avait pas encore quelque chose ?Il y avait le khaos.Après il y a eu Gaïa, les Dieux, les hommes, et le chaos a disparu.Voilà les Jeux olympiques et tant mieux si le chaos revient, ça en prend un petit peu pour passer à travers les épreuves de nage synchronisée.Laurent me dit qu'il se pourrait que le stade olympique n'ait pas de toit, la piscine olympique, et le vélodrome non plus.C'est un début.Mais cela va prendre beaucoup plus que cela pour qu'on ait du fun.Je compte énormément sur les Grecs eux-mêmes pour faire de ces Jeux un beau désastre qui nous changera des réussites merdiques de Séoul et d'Atlanta par exemple.Pour revenir à Radio-Canada, c'est officiel, la technique restera à Montréal, ainsi que les chefs d'antenne Marie-José Turcotte, et deux autres qui sont à confirmer, on parle de François Faucher et de Jean Pagé qu'on irait rechercher à TQS.ben non c'est pas vrai, vous avez eu peur, hein?N'empêche que ce ne serait pas un si mauvais casting, Pagé s'en sort honnêtement quand on le pourvoit d'un contenu.Pour revenir « aux coupures olympiques radiocanadiennes », ce n'en sont pas vraiment.Que le studio soit à Montréal ou à Athènes, cela ne change rien dans la mesure où les liens avec le terrain sont les mêmes, et c'est ce que permet une nouvelle technologie: exactement les mêmes liens.Sur le terrain il y aura autant de journalistes qu'avant affectés à la couverture proprement dite des différentes disciplines.Des jeux moins chers, sans être au rabais.C'est bien non ?J'y serai oui, si je survis jusque là.Je le dis par superstition.Si je devais mourir avant, je vous entends ricaner d'ici : il pensait aller à Athènes, il ira pas, lalalèreu.C'est sûrement le plus dérangeant quand on vieillit de ne pouvoir rien planifier au-delà de quelques semaines.Tenez le genre de situation embêtante.Je suis allé acheter un livre sur la Grèce, je l'ouvre et je tombe sur un petit encadré dans lequel il est dit que la Grèce produit 11500 tonnes de manganèse par année.C'est le genre d'informations qu'on dévore quand on a 20 ans, pas à mon âge.Mais mettons que je fasse comme si j'avais 20 ans.Je prends note dans un coin de ma tête : 11500 tonnes de manganèse.Mettons.Et là je meurs.Ma fiancée se penche sur moi pour recueillir mes dernières paroles, hein?qu'est-ce que tu dis ?Magané, t'es maganané ?Pas magané.Manganèse.Ce serait mon dernier mot.Tu parles d'une fin plate et industrielle.La télé, les journaux appelleront ma fiancée pour savoir qu'elles ont été mes dernières paroles, et elle va inventer, c'est sûr.Elle n'est pas pour leur dire manganèse.Il a dit qu'il m'aimait.C'est vrai aussi que je l'aime.Mais c'est pas ce que j'ai dit.EST-CE QU'IL Y A UN MÉDECIN DANS LA SALLE?\u2014 Quand je pense que je voulais vous faire une chronique sportive.J'ai bien fait de me retenir, j'allais me pomper.Ce n'est pas bon pour ma santé.J'allais vous parler de Geneviève Jeanson et de ceux qui s'ingénient en ce moment à l'écoeurer, le but non officiel de l'opération étant de ne pas l'emmener à Athènes même si, athlétiquement, sa sélection n'est en principe qu'une formalité.Je voudrais juste rappeler que cette jeune femme n'a jusqu'ici été accusée de rien, absolument rien, par les autorités sportives dont elle relève.Et même si elle finissait par être accusée de quelque chose, je voudrais rappeler qu'elle a 22 ans.Qu'elle vient de passer à travers une série d'épreuves assez difficiles pour une jeune femme de son âge et que ce n'est pas fini.Bref, on est en train de la démolir.Qu'on foute en l'air sa carrière c'est un moindre mal.Il y a une vie après le vélo, encore que Pantani ne serait pas de mon avis.Je n'évoque pas Pantani par hasard.Je voudrais rappeler aux autorités concernées, certaines pourtant beaucoup plus averties médicalement que je ne peux l'être, que la santé de cette jeune fille dont ces autorités prétendent se soucier tant, c'est aussi sa santé psychologique.AVEC MES EXCUSES \u2014 Quelques lecteurs me reprochent d'avoir appelé à la censure dans le cas de Jeff Fillion.Leurs arguments ressemblent étrangement à ceux que j'ai moi-même toujours avancés pour défendre la liberté d'expression, quelle que soit la forme que prenne cette expression, y compris la vulgarité et la diffamation.Sur le fond, ces lecteurs ont raison.La censure est une connerie dans tous les cas.J'ai réagi viscéralement.On sait bien, me dit un lecteur, un Don Cherry qui crache sur le Québec, c'est correct, mais un gars qui pète.C'est exactement ça ducon.T'as tout compris.Le racisme, je peux, je discute, je démolis, je méprise, je rentre dedans.Mais le con qui pète exprès devant un mort, il n'y a pas le plus petit espace de discussion, on est en deçà de tout.On est dans l'abjection.Seulement en parler, c'est se salir.Mais vous avez raison, la censure c'est con même pour ça.Allonger la semaine de travail, une solution selon Charest Failles majeures dans la sécurité aérienne PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Un comité sénatorial a sonné l'alarme hier sur ce qu'il qualifie de trous béants dans la sécurité des aéroports du pays, indiquant que des attentats terroristes aussi graves que ceux du 11 septembre 2001 pourraient encore survenir.Le comité du Sénat sur la sécurité nationale et la défense fait état d'une sécurité défaillante dans les ports et les aéroports, en ajoutant que des mesures qui devaient être adoptées à la suite des attentats terroristes aux États-Unis prenaient trop de temps à entrer en vigueur.Certaines mesures entreraient en vigueur dès que les règlements les autorisant auront été adoptés par le gouvernement.PASCALE BRETON QUÉBEC \u2014 La trame de fond qui a guidé les travaux du Comité stratégique sur le développement économique du Québec sourit au premier ministre Jean Charest, qui se dit persuadé qu'un nombre grandissant de Québécois est prêt à faire les choses différemment.À l'initiative de La Presse, un comité d'experts indépendants s'est penché sur l'écart économique qui se creuse entre le Québec et l'Ontario.Dans son rapport publié samedi, le comité constate qu'un rattrapage économique a tout de même été réalisé au cours des dernières années, mais qu'une intervention énergique est encore nécessaire.Parmi les solutions à envisager, le comité propose notamment d'allonger la semaine de travail, d'organiser rapidement un «sommet de la réussite », mais surtout, de créer un fond consacré au développement économique financé grâce à une hausse des tarifs d'électricité.Une augmentation progressive de 65% des tarifs d'Hydro-Québec permettrait ainsi d'injecter jusqu'à 4 milliards annuellement dans ce fonds.« J'ai trouvé la trame de fond intéressante parce que c'est beaucoup de constats que nous avons faits nous-mêmes », a commenté hier le premier ministre en rappelant les grands défis auxquels devra faire face le Québec au cours des prochaines années.Par contre, il sera difficile de créer un fonds de réserve en le finançant uniquement avec des hausses de tarifs d'électricité, croit-il.Il faut rappeler que la récente demande faite par Hydro-Québe à la Régie de l'énergie afin d'augmenter ses tarifs de 6% a suscité un vif mouvement de protestation au sein de la population.« Nous venons de vivre un débat sur les tarifs qui a quand même été assez intense et ça présuppose un débat beaucoup plus intense encore », a indiqué M.Charest en se montrant septique face à une augmentation possible de 65%.« Sans rien exclure, ça nous amène certainement à des constats qui sont les mêmes, a cependant déclaré le premier ministre au sujet de ce rapport.Ce qu'on voit, c'est qu'on ne peut pas taxer davantage et on ne peut pas s'endetter davantage.L'obligation de faire les choses différemment, ça devient de plus en plus une conclusion partagée par un plus grand nombre de Québécois.» Esprit moderne, confort stretch, c'est le complet banquier revisité dans une forme deux boutons, à fentes latérales et pantalon sans plis.Rayures pointillées en blanc sur noir.38 à 46.Une exclusivité du 31.Rég.250.00 Chemise 59.95 QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE le complet rayures gravées 199.95 3209103A EN BREF La commission Johnson-Mulroney s'étire Brian Mulroney et Daniel Johnson, qui devaient remettre leur rapport d'analyse sur les projets des deux futurs hôpitaux universitaires de Montréal demain, auront jusqu'au 16 avril pour le faire, a annoncé hier le ministre de la Santé, Philippe Couillard.« Les co-présidents de la Commission, MM.Daniel Johnson et Brian Mulroney, m'ont fait valoir qu'ils avaient encore besoin de quelques semaines pour terminer leur analyse », a expliqué le ministre dans un communiqué.Les anciens premiers ministres doivent évaluer le cadre financier, le site, le concept immobilier, les impacts sur le transport et la trame urbaine des futurs Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) et Centre de santé Mc Gill (CUSM).Chacun de ces hôpitaux ultramodernes nécessitera des investissements d'environ un milliard de dollars et devrait ouvrir ses portes vers 2010.Ariane Krol Nouvelles grèves dans les CPE Tout indique que les parents devront user d'astuce en mars pour faire garder leurs bambins puisque la CSN s'apprête à organiser trois nouvelles journées de grève dans les centres de la petite enfance (CPE).En janvier dernier, les éducatrices syndiquées avaient voté dans une forte proportion de 87% en faveur de l'adoption d'un plan d'action comprenant cinq nouvelles journées de grève \u2014 portant donc leur banque à sept jours \u2014 pour protester dans le dossier de l'équité salariale.Estimant que les travaux n'ont pas avancé suffisamment depuis, la centrale syndicale envisage donc un débrayage massif dans les CPE le vendredi 26 mars ainsi que le lundi et le mardi suivants, soit les 29 et 30 mars.Pascale Breton La CSN prend Québec en grippe Comme l'avait annoncé La Presse vendredi dernier, les employés du secteur de la santé syndiqués à la CSN protesteront symboliquement contre le processus de négociation locale imposé par Québec aujourd'hui.Ils remettront à la direction de quelque 500 établissements où ils travaillent le projet de convention collective nationale qui avait été déposé par leur centrale l'automne dernier.La CSN a aussi demandé à rencontrer le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, pour le convaincre de ne pas regrouper les infirmières auxiliaires dans la même catégorie d'accréditation que les infirmières.La centrale a aussi demandé à ses membres de continuer à s'opposer à la loi sur la fusion des établissements, notamment par des manifestations et des pétitions.Des syndiqués de la CSN et du SCFP ont envahi le hall de la régie régionale de Montréal hier, pour manifester bruyamment contre la première réunion du conseil d'administration de la nouvelle agence qui pilote cette fusion d'établissements.Ariane Krol . LE SCANDALE DES COMMANDITES Martin penche toujours pour un scrutin en mai Deloitte & Touche scrute les livres de Postes Canada depuis 1995 NATHAËLLE MORISSETTE OTTAWA \u2014 Deloitte & Touche, la firme d'experts-comptables embauchée par le gouvernement Martin pour effectuer la vérification complète des activités de commandite et de publicité de Postes Canada, passe déjà au peigne fin les livres de cette même société d'État depuis 1995, a appris La Presse.Or, durant ce temps, elle ne semble pas y avoir relevé les irrégularités dénoncées par la vérificatrice générale dans son rapport déposé au Communes il y a deux semaines.Mis au fait de ce nouveau rebondissement dans le scandale des commandites, les partis de l'opposition ont soutenu que cette manoeuvre vise à balayer sous le tapis des malversations qui auraient eu lieu à la Société canadienne des postes pendant que le programme de commandites était en vigueur.La firme d'experts Deloitte & Touche a versé quelque 200 000$ à la caisse du Parti libéral au cours des cinq dernières années.« Je peux m'interroger que Postes Canada fasse appel à la même firme qui suit ses états financiers depuis 1995, s'est étonné hier Odina Desrochers, député bloquiste de Lotbinière-L'Érable.C'est assez particulier, souligne-t-il.Qu'on donne le mandat à la vérificatrice générale Sheila Fraser d'aller vérifier.S'ils (les libéraux) veulent faire preuve de transparence, ce n'est pas en engageant une firme de comptables privée (qu'ils vont réussir), mais en donnant le mandat à la vérificatrice générale d'aller fouiller dans les livres de Postes Canada et là, on va avoir l'heure juste.» Stephen Harper, l'un des candidats à la direction du Parti conservateur du Canada, semblait également surpris d'apprendre cette nouvelle.« On demande à Deloitte & Touche d'examiner sa propre incompétence », dit-il.Selon lui, tant que les libéraux seront au pouvoir, les Canadiens ne connaîtront jamais le fond de l'histoire.« Si la population veut savoir la vérité, elle doit changer de gouvernement.Si la population donne quatre autres années à ce gouvernement, ce sera la fin de l'enquête.» De son côté, le ministre du Revenu, Stan Keyes, également responsable de la Société canadienne des postes, fait parfaitement confiance à Deloitte & Touche.Selon lui, la firme peut à la fois effectuer la vérification générale ainsi que la vérification complète des activités de commandites.Il n'y voit aucun conflit d'intérêts.François Legault, porte-parole de Postes Canada, estime pour sa part que le mandat confié à Deloitte & Touche par le ministre Keyes n'a rien à voir avec les tâches qu'accomplit habituellement la firme pour la société d'État.« C'est une révision des activités de commandite.Ce n'est pas la même chose que d'habitude, on ne parle pas de données comptables.Normalement, Deloitte & Touche effectue les vérifications des opérations et la vérificatrice générale n'a jamais mis en doute quoi que ce soit à ce chapitre- là.» Personne chez Deloitte & Touche n'a rappelé La Presse hier.Rappelons que la Société canadienne des postes a été éclaboussée lors du dépôt du rapport de la vérificatrice générale.En effet, Postes Canada est soupçonnée d'avoir participé à des transferts de fonds en remettant de l'argent à des firmes de communication montréalaises proches du PLC, sans qu'aucun contrat n'ait été signé.C'est pourquoi la semaine dernière, Stan Keyes a demandé à la f irme d'experts-comptables d'examiner à la loupe les activités de commandite, de publicité et de marketing de Postes Canada.JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Inquiets de la chute vertigineuse du Parti libéral dans les sondages depuis la publication du rapport de la vérificatrice générale sur le scandale des commandites, des députés libéraux pressent le premier ministre Paul Martin de reporter les élections à l'automne.Les députés, majoritairement de l'Ontario où le Parti libéral pourrait perdre jusqu'à 30 sièges aux prochaines élections, ont plaidé leur cause à deux reprises au cours des dernières heures à l'occasion d'un premier caucus libéral tenu mardi soir afin de faire le point sur les préparatifs électoraux, et d'un deuxième hier matin.Malgré leurs plaidoiries, le premier ministre Martin compte toujours déclencher des élections le 4 avril \u2014deux semaines après le dépôt d'un budget à forte saveur électorale\u2014 et convoquer les électeurs aux urnes le 10 mai, selon des informations obtenues hier par La Presse.De fait, les associations de circonscription multiplient ces joursci les assemblées d'investiture afin de choisir les candidats qui porteront la bannière du Parti libéral aux prochaines élections.Elles ont d'ailleurs été avisées qu'elles ont jusqu'à la fin de mars pour choisir leur candidat.En principe, le mandat du gouvernement libéral se termine en novembre 2005, mais M.Martin n'a jamais caché son intention de déclencher rapidement des élections afin d'obtenir son propre mandat des électeurs.« Nous sommes probablement très divisés pour savoir s'il est préférable de tenir des élections au printemps ou à l'automne », a déclaré hier le député de la région de Montréal, Nick Discepola, qui souhaite des élections au printemps.« Je crois que nous devons regagner la confiance des gens encore un peu plus avant de tenir des élections », a dit de son côté le député torontois Dennis Mills.Le député de Winnipeg John Harvard a aussi émis des doutes quant à l'avantage pour les libéraux de déclencher les élections anticipées, compte tenu que des sondages indiquent qu'ils pourraient former un gouvernement minoritaire.Mais le président du Conseil du Trésor, Reg Alcock, homme de confiance de Paul Martin dans le dossier du scandale des commandites, a affirmé que le gouvernement libéral doit obtenir un nouveau mandat des électeurs.Depuis la publication du rapport dévastateur de la vérificatrice générale, Sheila Fraser, les libéraux ont perdu beaucoup de plumes dans les intentions de vote des Canadiens, passant de 48% en janvier à 36% la semaine dernière.Le Parti conservateur, qui n'a pas encore de chef, est quant à lui passé de 19% à 27%des voix tandis que le NPD récolte aujourd'hui 17 %.Au Québec, le Parti libéral semble avoir stoppé l'hémorragie après avoir vu ses appuis chuter de 51%à 34% au cours des dernières semaines.En effet, libéraux et bloquistes sont désormais à égalité dans les intentions de vote dans la province, selon un sondage CROP réalisée du 12 au 22 février.Si des élections fédérales avaient eu lieu cette semaine, le PLC et le Bloc auraient obtenu chacun 38 % des voix au Québec, le NPD 13% et le Parti conservateur 11 %.Voilà qui explique pourquoi les députés libéraux du Québec souhaitent davantage que des élections aient lieu rapidement que leurs collègues du reste du pays.« Je suis très encouragée par les sondages en ce moment », a dit la ministre du Développement social, Liza Frulla.www.fidelity.ca Veuillez lire le prospectus d'un fonds avant d'investir.Les fonds communs de placement ne sont pas garantis; leur valeur est appelée à fluctuer fréquemment et le rendement passé pourrait ou non être reproduit.Les investisseurs verseront des frais de gestion et des charges et pourraient devoir payer des commissions ou des frais de maintien; de plus, ils pourraient réaliser un profit ou subir une perte.Un risque à votremesure APPELEZ VOTRE CONSEILLER EN PLACEMENTS Sage sur la route, mais téméraire dans ses placements.Or, faire preuve d'audace ne veut pas dire foncer tête baissée.Le FONDS FIDELITY DISCIPLINE ACTIONSMC CANADA tient la route en maintenant sa participation à tous les marchés.La sélection active des titres accélère le potentiel de rendement.Prenez le risque qui vous convient.Renseignez-vous auprès de votre conseiller.APPRIVOISEZ LE RISQUE Sage sur la route Investisseur audacieux 3192965A Bourdeau à la tête de la BDC Les membres du conseil d'administration de la Banque de développement du Canada (BDC) ont choisi hier leur nouveau président et chef de la direction.Il s'agit d'André Bourdeau, qui prendra les rênes de l'organisme jusqu'à la fin de la suspension de l'ex-PDG Michel Vennat, relevé de ses fonctions mardi par le gouvernement.À la BDC depuis plus de 30 ans, M.Bourdeau assurera ainsi l'intérim pendant une période maximale de 90 jours, a décidé le conseil à l'issue d'une réunion.Maxime Bergeron . LE SCANDALE DES COMMANDITES L'avocat de Gagliano part pour l'Asie Le Bloc québécois crie à la tactique, le comité des comptes publics reste flegmatique GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a qualifié hier de « tactique » la demande-surprise de report par Alfonso Gagliano de la comparution qu'il devait faire ce matin devant le comité permanent des comptes publics de la Chambre des communes.Dans une lettre datée de mardi au greffier du comité, l'avocat de M.Gagliano, Pierre Fournier, affirme en effet qu'il lui est « absolument impossible» d'accompagner son client devant le comité puisqu'il quitte ce soir le pays pour une mission d'enseignement de l'Association du Barreau canadien au Cambodge.Me Fournier informe le comité que l'ancien ministre des Travaux publics, soupçonné d'avoir joué un rôle important dans le scandale des commandites, « a le droit fondamental » d'être accompagné au comité par l'avocat de son choix.Pierre Fournier a informé de plus le comité qu'il sera de retour au pays le 13 mars seulement, ce qui repousse la comparution de M.Gagliano d'autan.Me Fournier a délégué aujourd'hui son associée, Magali Fournier, pour expliquer au comité les raisons de l'absence de M.Gagliano et pour discuter d'une date de témoignage de celui qui fut ministre des Travaux publics de juin 1997 à janvier 2002, au plus fort du programme.« Je trouve cela inquiétant », a commenté Gilles Duceppe, qui n'apprécie guère de voir Alfonso Gagliano témoigner seulement vers le 15 mars alors que des élections pourraient être déclenchées deux semaines plus tard.« Moi j'ai bien peur qu'il y ait une tactique pour faire en sorte qu'il y ait un autre problème le 15 mars, a ajouté le chef bloquiste.On va partir en élection sans qu'Alfonso Gagliano ait témoigné.C'est ça qui se prépare, je pense.» Le président du comité des comptes publics, le conservateur John Williams, a pour sa part accueilli avec flegme le report du témoignage de M.Gagliano, affirmant qu'il s'agissait là d'une requête légitime.« Le comité a le sentiment que le processus normal a toujours été respecté et que M.Gagliano a le droit d'être accompagné par l'avocat de son choix.Nous avons accédé à cette demande », a dit M.Williams.Contrairement au Bloc, M.Williams ne craint pas que l'échéance électorale soit véritablement un obstacle à la bonne marche de l'enquête de son comité sur le scandale des commandites.Il se dit conscient cependant que le déclenchement des élections occasionnera la dissolution du comité et la fin de l'enquête.« Ce n'est pas moi qui ai la responsabilité de déclencher des élections, a-t-il dit, et il n'est nullement besoin à l'heure actuelle de déclencher des élections.C'est de toute façon de l'entière responsabilité du premier ministre.Je l'ai dit souvent, nous ne devrions pas avoir des élections avant d'avoir eu l'occasion de présenter tous les faits aux Canadiens, avant que nous ayons compris comment toutes les règles établies ont été violées dans cette affaire.» M.Williams estime qu'il ne sera pas possible de conclure l'enquête du comité en quelques semaines.Il faudra des mois, a-t-il estimé, en raison des nombreux témoins qui devront comparaître.Par ailleurs, le président du comité a confié que le report de la comparution de M.Gagliano n'était pas une mauvaise chose en soi puisqu'elle permettra aux membres du comité de mieux comprendre le fonctionnement à la base du programme de commandites avant de remonter à l'ancien ministre.« Je pense qu'il vaut mieux construire d'abord la base de la pyramide avant de tenter de savoir ce qu'ont fait les autorités politiques dans cette affaire », a-t-il dit.PHOTO IVANOHDEMERS, LA PRESSE Alfonso Gagliano au moment de quitter sa demeure, hier matin.La demande de report de comparution formulée par son avocat devait être acceptée par le comité permanent des comptes publics de la Chambre des communes.Le Canadien a reçu deux millions d'Ottawa JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Le Canadien de Montréal a reçu près de deux millions de dollars en commandites du gouvernement fédéral au cours des années où la gestion du programme aujourd'hui discrédité était déficiente, selon des documents officiels du ministère des Travaux publics.Cette somme a été versée entre 1997 et 1999, soit bien avant que la gestion du programme de commandites soit confiée à Communication Canada, en septembre 2001.Ce n'est qu'à partir de ce moment, écrivait la vérificatrice générale Sheila Fraser dans son récent rapport sur le scandale des commandites, que « la gestion du programme s'est améliorée considérablement ».Selon la liste des 731 commandites attribuées entre 1997-1998 et 1999-2000, le Canadien a reçu des commandites de 500 000$ et de 460 000$ en 1997-1998 et 1998-99, par l'intermédiaire de Lafleur Communication Marketing, et une autre de 1,03 million en 1998-1999, par le truchement d'Everest, pour un total de 1 990 000 $.Le club n'a officiellement rien reçu en 1999-2000, mais une commandite de 1,2 million est allée à la Ligue nationale de hockey avec l'aide d'Everest, vraisemblablement pour être partagée entre les six équipes canadiennes.Jusquelà, seuls le Canadien et les Sénateurs d'Ottawa profitaient de commandites fédérales.« Il y a eu des variations relativement mineures d'une année à l'autre, mais les montants ont servi à acheter des publicités sur les bandes, dans le magazine de l'équipe, sur le tableau électronique et à la radio, de même que pour acquérir les droits promotionnels sur des activités comme les séances d'entraînement publiques », explique le responsable de la publicité et des ventes de commandites du Canadien, François-Xavier Seigneur.« Les tarifs payés par le gouvernement du Canada sont identiques à ceux imposés à tous les annonceurs et publiés dans notre carte de tarifs à chaque année », ajoute-t-il.D'après M.Seigneur, toutefois, les sommes réellement versées au Canadien ne correspondent pas à celles contenues dans la liste des Travaux publics, qui présente les montants bruts, avant que les agences n'aient prélevé leurs commissions.Pendant la période visée, le Canadien aurait en fait reçu 1,3 million, soit 500 000$ en 1997-1998 et 800 000$ en 1998-1999.« Il doit y avoir un chevauchement dans la manière dont on rapporte les années », dit M.Seigneur.Entre 1999-2000 et 2002-2003, le club a reçu un total de 915 000 $, at- il précisé.Les sommes versées par le gouvernement fédéral, qui n'annonce plus cette année, représentaient « un tout petit chiffre » par rapport aux revenus publicitaires globaux du Canadien, affirme M.Seigneur.« Entre 0 et 5 %, et c'est plus près de zéro.» Le Canadien, qui réclame aujourd'hui une aide financière indirecte sous forme d'allégement fiscal, se targue de n'avoir jamais profité d'un soutien financier gouvernemental.Ces commandites ne représentent- elles pas la preuve du contraire ?« Ça n'a rien à voir avec une aide, rétorque M.Seigneur.C'est un achat publicitaire qui donne une visibilité.L'argent fédéral vient ici en retour d'un service.Ce n'est pas pour nous aider financièrement, au même titre que les entreprises privées qui annoncent au Centre Bell ne le font pas dans le but de nous aider.» Le Canadien est loin d'être la seule organisation sportive québécoise à avoir bénéficié des commandites fédérales.Les Expos, les Alouettes, l'Impact, le Grand Prix de Montréal et plusieurs autres en ont aussi tiré profit.COMMISSION SUR LE PROGRAMME DE COMMANDITES YVES BOISVERT CHRONIQUE Bernard Roy, un des avocats les plus respectés à Montréal mais aussi un grand ami de Brian Mulroney, a été choisi comme procureur-chef de la commission Gomery sur le programme de commandites.Un autre avocat de grande réputation, Neil Finkelstein, de Toronto, le secondera.En choisissant les deux principaux avocats de sa commission d'enquête moins d'une semaine après la publication de son mandat, le juge Gomery a montré deux choses : il n'entend pas faire traîner les choses et, plus important, il a décidé de s'équiper pour aller au fond des choses.Soulignons d'abord, question délai, que le juge Gomery n'a pas seulement choisi les personnes clés de la commission rapidement (il avait fallu deux mois pour que la commission Poitras sur la SQ choisisse ses avocats).Il a aussi embauché comme chef d'orchestre Sheila-Marie Cook, au poste de «directrice exécutive » de la commission.Mme Cook avait occupé la même fonction névralgique lors de la commission Arbour sur la prison des femmes de Kingston, en 1996.Une commission sur un sujet plus limité, il est vrai, mais qui figure dans la courte liste de celles qui ont complété leur mandat avant le délai prescrit, soit en 11 mois.Quant à Bernard Roy, 63 ans, il en sera à sa quatrième commission d'enquête.Il a assisté le juge Estey dans la commission sur Air Canada en 1976, le juge Ducros dans la commission sur la sécurité du système carcéral au début des années 80, puis a été procureur chef de la commission Poitras, sur la Sûreté du Québec, qui a rendu son rapport en janvier 1999.Mais ce qui fera sourciller plusieurs libéraux est que Me Roy a été chef de cabinet du premier ministre conservateur Brian Mulroney dans son premier mandat (1984-1988) \u2014un poste où, de son propre aveu, il a été malheureux, étant étranger à l'univers politique.Il est toujours associé de M.Mulroney au cabinet Ogilvy Renault \u2014où l'on retrouve également, il est vrai, un avocat libéral influent, Yves Fortier.Leur amitié remonte à leurs études à la faculté de droit de l'Université Laval, époque où il a également connu Lucien Bouchard.Bernard Roy a déjà été décrit comme le «meilleur ami» de M.Mulroney, suffisamment son ami, du moins, pour être le garçon d'honneur lors son mariage.Il est de notoriété publique que M.Mulroney n'a pas une grande amitié pour son successeur, Jean Chrétien.Notamment pour le rôle joué par M.Chrétien dans l'échec de l'accord constitutionnel du lac Meech.Puis pour la légèreté avec laquelle le ministère de la Justice, lors du premier mandat libéral, avait demandé aux autorités suisses d'enquêter sur des comptes en banque en allégant de possibles magouilles impliquant M.Mulroney dans l'affaire Airbus.M.Mulroney avait poursuivi le gouvernement et la GRC, et avait finalement obtenu des excuses.Toute l'enquête a été fermée depuis, et M.Mulroney blanchi officiellement.Mais les cicatrices ne sont pas fermées.Il faut donc s'attendre à quelques cris de la part de partisans libéraux.Mais une chose est certaine: quiconque a vu agir le procureur-chef Roy dans la commission Poitras sait qu'il n'est pas du genre complaisant.On l'a vu secouer plusieurs officiers de la Sûreté du Québec.Et même après le dépôt du rapport Poitras, il a continué à faire des commentaires cinglants sur les réformes du corps de police, qu'il jugeait superficielles.On peut s'attendre à beaucoup de nerf et de muscle.Au-delà des apparences politiques, Bernard Roy est connu comme un homme rigoureux, à cheval sur les principes « au point d'en être ennuyeux », dit-on.Son expérience à Ottawa ne fera pas que l'embêter : elle sera très pertinente dans la compréhension du fonctionnement de la haute fonction publique, qu'il a connue de près.Celui qui l'épaulera est un des grands noms du barreau ontarien.Neil Finkelstein, associé chez Blakes, est non seulement un avocat formé à Mc Gill et Harvard (maîtrise), mais également un comptable agréé, ce qui ne nuira pas dans une affaire pleine de magouilles financières.Il a été clerc du juge en chef de la Cour suprême, Bora Laskin (1980-1981), et a repris sous sa signature son fameux traité de droit constitutionnel.Il a plaidé 19 fois à la Cour suprême.Il est un des rares membres canadiens du sélect American College of Trial Lawyers, ce qui dans le milieu est une consécration.Il est également expert en droit des affaires.Fait à noter, l'avocat torontois a été conseiller de Terre-Neuve au moment de l'accord du lac Meech.On serait tenté de croire que lui et le procureur-chef de la commission, grand partisan de Meech, ne sont pas de la même école en matière de fédéralisme.Équipée pour aller au fond des choses ACTUALITÉS L'obésité serait détectable dès l'âge de 3 ans, indique une étude De 30 à 40%des enfants et 70%des adolescents obèses le seront à l'âge adulte L'obésité au Canada semble se stabiliser MATHIEU PERREAULT Le risque d'obésité pourrait être détectable dès 2 ou 3 ans, affirme une étude publiée aujourd'hui dans le prestigieux New England Journal of Medicine.Les enfants qui prennent du poids plus rapidement qu'ils ne grandissent à cet âge sont beaucoup plus susceptibles d'être trop gros à la fin de l'adolescence.L'étude, faite par une équipe de pédiatres et d'épidémiologistes indiens qui ont suivi 1500 patients pendant 30 ans, portait sur l'indice de masse corporelle (IMC), qui intègre à la fois la taille et le poids.Cet indice est assez élevé à la naissance, ce qui explique que les bébés ont l'air joufflu.Ensuite, il diminue jusque vers l'âge de 7 ans, pour recommencer à augmenter jusqu'à l'âge adulte.Le niveau de la naissance est habituellement atteint vers 10 ans.Mais, chez certains enfants, l'IMC « rebondit » précocément, dès l'âge de 3 ou 4 ans.Ces enfants sont en général plus gros, et sont plus susceptibles d'être obèses à l'âge adulte.L'équipe indienne étudiait le diabète, qui est lié à l'obésité.La Presse a demandé son avis sur l'étude au biologiste physiologiste Paul Boisvert, de la chaire de recherche sur l'obésité de l'Université Laval.« C'est intéressant d'avoir un outil de plus pour la prévention, dit M.Boisvert.C'est la première fois que j'entends parler de ce rebondissement précoce de l'IMC.Souvent, on considère que le rebondissement normal peut arranger l'obésité d'un enfant.En général, plus l'âge avance, plus l'obésité risque de se maintenir jusqu'à l'âge adulte : de 30 à 40 % des enfants et 70 % des adolescents obèses le seront à l'âge adulte.Le rebondissement précoce, s'il se confirme dans des populations nord-américaines, serait un outil intéressant de dépistage.Mais le chercheur de Québec a souligné que la prévention en bas âge est délicate.« Il faut éviter de stigmatiser l'enfant trop tôt.Aussi, il y a présentement un sous-financement du suivi de l'IMC.Il faut que les gens réclament ce suivi au médecin de leur enfant, ce qu'ils ne font pas toujours.» La semaine a été fertile en nouvelles sur l'obésité.Hier, un rapport de la fondation américaine Henry J.Kaiser affirmait que la publicité sur la nourriture contribue à l'obésité des enfants.Et en Angleterre, au début de la semaine, une étude de la revue Archives of Disease in Childhood rapportait que la taille des vêtements pour enfants a augmenté de quatre centimètres au Royaume-Uni depuis 20 ans.Les fabricants de vêtements ont répondu en augmentant les tailles disponibles.ARIANE KROL Le nombre de Canadiens souffrant de surpoids et d'obésité a beaucoup augmenté depuis les années 80, mais le phénomène peut être en train de se stabiliser, indique un nouveau rapport de l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS).En 15 ans, de 1985 à 2000, la proportion d'adultes canadiens souffrant d'obésité a presque triplé, de 5,6% à 14,9 % de la population.Mais entre 1998 et 2000, l'augmentation n'a été que de 0,1 %.Chez les garçons de 9 à 13 ans, le taux d'obésité a bondi de 2 à 10% de 1981 à 1995, mais en 2000, il était redescendu de 1 %.Pendant ce temps, la proportion de filles obèses est passée de 2 à 9 %, et a augmenté d'un autre point de pourcentage en 2000.« Le taux de surpoids et d'obésité était semblable entre 1994-1995 et 2000-2001 pour les enfants âgés de 7 à 13 ans et pour ceux de 2 à 11 ans », note le rapport de l'agence gouvernementale fédérale.Mais pour l'instant, les experts n'ont pas d'explication pour ce plafonnement ni s'il est seulement temporaire.« On ne sait pas du tout pourquoi.Il est possible que la sensibilisation joue un rôle », dit un porte-parole de l'ICIS pour ce dossier, le docteur Richard Lessard, de la Direction de santé publique de Montréal.« La bonne nouvelle serait que ça redescende, pas que ça s'arrête là », s'empresse-t-il d'ajouter.Car en plus des 9 à 10 % d'enfants obèses, il faut ajouter ceux qui souffrent d'un surplus de poids moins important mais bien réel, soit de 17%à 20% des jeunes Canadiens de 7 à 13 ans.L'étude mesure l'embonpoint avec l'indice de masse corporelle (IMC), qui se calcule en divisant le poids en kilos d'une personne par sa taille en mètres au cube.Un IMC de 25 à 29,95 kg/m3 dénote un surpoids alors qu'un IMC de 30 ou plus est un signe d'obésité.Pour aider les enfants à perdre du poids ou éviter qu'ils n'en prennent davantage, la direction de la santé publique suit de près ce que les écoles servent à manger aux enfants et la quantité d'activité physique qu'elles leur font faire.Mais selon Richard Lessard, il faut s'attaquer au problème de façon plus large, en encourageant l'activité physique en famille, le transport en commun et à vélo, et en envoyant des messages clairs contre la mauvaise alimentation, comme cela a été fait avec le tabac.« C'est un phénomène qu'on s'est créé dans les 20 dernières années ; on peut le régler dans les 20 prochaines.Le problème est plus gérable quand il s'agit d'éviter de prendre une livre par année que d'en perdre 40 d'un coup », fait valoir Richard Lessard.Un Québec plus léger Selon les données les plus récentes, compilées en 2000-2001, le Québec est l'une des deux provinces qui compte le moins d'obèses, soit 12,6% de la population adulte, juste derrière la Colombie-Britannique, où on en trouve 12,1 %.Ces données de Statistique Canada couvrent la population de 20 à 64 ans et excluent les femmes enceintes.Au Québec, c'est la région de la capitale qui affiche le plus bas taux d'obésité, soit 10,4 % de la population adulte.Montréal est l'une des trois pires régions, avec 11,8 % de la population, derrière les Laurentides (12 %) et l'Abitibi-Témiscamingue (12,8 %).Les provinces ou territoires aux prises avec les pires problèmes d'obésité sont le Nunavut (23 %), les Territoires du Nord-Ouest (22,5 %) ainsi que Terre-Neuve et le Labrador (21,5 %).Jamais trop riche ni trop mince Ironiquement, la prospérité semble avoir des effets plus bénéfiques sur le tour de taille des femmes que sur celui des hommes.C'est dans le groupe des Canadiens qui affichent les revenus les plus élevés (plus de 80 000 $ par an) qu'on retrouve la plus faible proportion de femmes (34 %) et la plus grande proportion d'hommes (61 %) souffrant d'un surplus de poids ou d'obésité.En fait, plus les hommes gagnent cher, plus ils risquent d'être affligés d'un surplus de poids, indiquent les chiffres compilés par Statistique Canada.La progression n'est pas aussi linéaire chez les femmes, puisque l'incidence de surpoids et d'obésité oscille entre 41 % et 45% chez toutes celles dont le revenu est inférieur à 80 000 $.Un chercheur de Québec souligne que la prévention en bas âge est délicate : « Il faut éviter de stigmatiser l'enfant trop tôt.» NE032F103 NE032G103 NE024C104 ©©22000043.SSeeaa©rr2ss00C3C.a Saennarasad CdaanaadIIann Icncc.4 Une offre par client.À l'exclusion des ensembles-cadeaux.Pas disponible dans nos magasins Sears de Deux Montagnes et de Sorel Clarins chez Sears! 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Citant l'exemple de Dublin \u2014 dont le taux de chômage est passé de 16% à 0% en 20 ans, à la suite d'investissements massifs en éducation \u2014, le maire Tremblay a « tiré une sonnette d'alarme ».Il faut « cesser d'avoir peur d'investir », faute de quoi les Montréalais deviendront « des naufragés de la nouvelle économie mondiale », a-t-il averti.Robert Lacroix, recteur de l'Université de Montréal, a proposé à titre personnel \u2014 c'est-à-dire sans l'aval des instances de son établissement\u2014 un plan de refinancement sur quatre ans.Dès septembre prochain, il suggère de hausser les droits de scolarité de 1668 $ à 2000$ par année, ce qui engendrerait des revenus de 60 millions pour les universités.Une somme équivalente serait donnée par Québec, pour un refinancement total de 120 millions.En 2005-2006, M.Lacroix conseille de moduler les droits de scolarité selon les secteurs professionnels \u2014 plus cher en médecine, moins en philosophie \u2014 ce qui rapporterait jusqu'à 50 millions.Une deuxième subvention de 60 millions récurrente devrait être ajoutée.Au cours des deux années qui suivent, le recteur de l'Université de Montréal souhaite l'implantation d'un système à la britannique, où les étudiants ne paient les droits de scolarité qu'une fois leur diplôme en poche, selon leurs revenus.Ces droits seraient alors équivalents à la moyenne canadienne.« Nous avons deux ans pour revoir complètement le système de financement, a dit M.Lacroix à La Presse.Il faut permettre aux universités de s'en sortir définitivement, pour ne pas revenir avec les mêmes problèmes tous les deux ou trois ans.» Son collègue Roch Denis, recteur de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), a présenté un mémoire opposé au dégel des droits de scolarité.Plus d'un étudiant sur deux fréquente l'UQAM à temps partiel, ce qui ne donne pas droit aux prêts ou aux bourses.Payer une facture plus salée est, par conséquent, difficile pour eux.La solution réside dans une réduction des baisses d'impôts promises par Québec ou dans un plus grand apport financier d'Ottawa, a plaidé M.Denis.«Je suis frappé par le scepticisme qui semble régner quant à la capacité de faire bouger le fédéral, a-t-il dit aux députés siégeant à la Commission de l'éducation.Pourquoi ne nous mettons-nous pas au travail maintenant, avec vous ?» Anjou Les Galeries d'Anjou (514) 353-0257 Beloeil Mail Montenach (450) 446-7176 Brossard Mail Champlain (450) 465-8759 Châteauguay Centre régional Châteauguay (450) 691-7665 Coaticook 18, rue du Manège Place J.R.Lefebvre (819) 849-9997 Cowansville Domaine du Parc (450) 263-4444 Delson 5, route 132 (450) 635-9999 Dollard-des-Ormeaux 3352, boul.des Sources (514) 684-6846 3699, boul.St-Jean (514) 626-8888 Dorion-Vaudreuil 84, boul.Harwood (450) 424-1416 Dorval Les Jardins Dorval (514) 631-1222 Drummondville 2265, boul.St-Joseph (819) 478-5178 Promenades Drummondville (819) 474-4433 Gatineau Promenades de l'Outaouais (819) 246-2355 Granby Galeries de Granby (450) 777-4058 Hull Galeries de Hull (819) 771-2716 Joliette Les Galeries Joliette (450) 755-5533 La Salle Carrefour Angrignon (514) 364-3071 Laval 1655, boul.St-Martin Ouest (450) 680-1010 Carrefour Laval (450) 681-3344 Carrefour Laval (kiosque) (450) 978-7133 Centre Laval (450) 680-2355 Longueuil Place Longueuil (450) 679-4558 Montréal Boul.Décarie (angle Jean-Talon) (514) 739-7777 9280, boul.de l'Acadie (514) 385-0770 5187, avenue Papineau (angle Laurier) (514) 526-2020 892, rue Ste-Catherine Ouest (514) 866-6686 Centre Rockland (514) 340-1269 Place Alexis-Nihon (514) 939-2439 Place Dupuis (514) 844-1313 Place Versailles (514) 353-8847 Plaza Côte-des-Neiges (514) 342-5444 Tour Jean-Talon (Rez-de-chaussée) (514) 270-1155 Montréal-Nord Place Bourassa (514) 322-3202 Mont-Tremblant 517, rue de St-Jovite (819) 681-0404 Pointe-aux-Trembles 12530, rue Sherbrooke Est (514) 645-4455 Pointe-Claire Fairview Pointe-Claire (514) 630-4992 Repentigny 309, rue Notre-Dame (450) 585-4455 Les Galeries Rive-Nord (450) 657-4455 Rosemère 232, boul.Curé-Labelle (450) 979-3838 Place Rosemère (450) 435-0024 Salaberry-de-Valleyfield Centre commercial Valleyfield (450) 377-1256 Sherbrooke 2700, rue King Ouest (819) 823-9994 Carrefour de l'Estrie (819) 565-1605 Sorel Les Promenades de Sorel (450) 742-6789 St-Bruno-de-Montarville Les Promenades St-Bruno (450) 441-1535 Ste-Agathe-des-Monts 80A, boul.Morin (819) 321-0265 St-Eustache Place St-Eustache (450) 623-8500 St-Hubert 5190, boul.Cousineau (450) 676-9919 3879, boul.Taschereau (450) 926-2020 St-Hyacinthe Galeries St-Hyacinthe (450) 778-1749 St-Jean-sur-Richelieu 391, boul.Séminaire Nord (450) 348-5210 Carrefour Richelieu (450) 349-4400 St-Jérôme Le Carrefour du Nord (450) 431-3926 St-Laurent La Place Vertu (514) 335-2355 St-Léonard 6050, boul.Métropolitain Est (514) 257-9292 Centre Le Boulevard (514) 376-2288 Terrebonne Les Galeries Terrebonne (450) 964-7985 Tracy 604, route Marie-Victorin (450) 746-7777 Trois-Rivières 5691, boul.Jean-XXIII (819) 376-6849 Centre Les Rivières (819) 691-0482 Victoriaville 567, boul.des Bois-Francs Sud (819) 357-7777 La Grande Place des Bois-Francs (819) 357-5776 Aussi offert chez les agents autorisés et dépositaires Bell Mobilité.Faites-vous aller le mâche-patate.4mois d'appels locaux illimités en prime.Obtenez 20% de réduction sur le Forfait Tout-en-un soirs et week-ends Exclusif aux Forfaits Tout-en-un: Aucuns frais d'activation (valeur de 35$) Aucuns frais cachés Une réception de qualité supérieure Une couverture imbattable La mobilité sur laquelle on peut compter Économies basées en fonction d'un rabais de 10 $ par mois pendant 24 mois.L'offre prend fin le 31 mars 2004.Offert avec les nouvelles activations, sujet à un engagement de 24 mois.Les taxes, frais d'interurbains et d'itinérance sont en sus.Les forfaits s'appliquent aux appels vocaux seulement.Certaines conditions s'appliquent.Prix/offre sujets à changement/annulation sans préavis.Photo à titre indicatif.M Marque officielle du Comité olympique canadien 1 888 4MOBILE www.bell.ca/mobilite Magasins Espace Bell et Bell Mobilité 3204567A ACTUALITÉS Les restes de table de Toronto compostés à Tracy CHARLES CÔTÉ La Ville de Toronto a commencé à envoyer à l'entreprise Conporec, de Tracy, les restes de table recueillis dans le cadre d'un programme de réduction du volume de déchets.C'est une mesure temporaire qui doit permettre à cette entreprise de faire ses preuves, selon son président, Gilles Dupuis.« J'ai fait une proposition pour leurs déchets organiques séparés à la source, dit M.Dupuis.Ils sont transformés à 98% en compost.J'ai eu la permission du maire de Tracy et du ministère de l'Environnement.Je le fais sur une base de test.» Ce test devrait durer au moins jusqu'à l'été prochain, quand un des trois centres de compostage de Toronto sera rénové.D'ici là, cinq camions feront chaque jour l'aller-retour de 1200 kilomètres entre la Ville reine et Tracy.Une situation que M.Dupuis déplore.«Mon plan, c'est de construire des usines à Toronto, ditil.Ce serait idiot de continuer avec le transport.Le but, c'est d'éprouver notre processus.» Le processus de Conporec implique un grand cylindre rotatif horizontal dans lequel les déchets organiques sont brassés pour accélérer le phénomène naturel de compostage.La chaleur générée détruit les bactéries pathogènes.Ensuite, la matière est tamisée et le compostage se poursuit dans un bâtiment adjacent.Le résultat est un terreau utilisé comme engrais.La Ville de Toronto a lancé dans deux arrondissements \u2014Etobicoke et Scarborough\u2014 un programme de collecte séparée pour les déchets organiques.Le programme a été si populaire que le volume recueilli dépasse les capacités de traitement locales.Selon un reportage du Toronto Star, les Torontois sont très motivés parce qu'ils ont honte de la situation actuelle : leurs déchets sont enfouis au Michigan, ce qui cause une controverse politique avec les États-Unis.Ce type de collecte devra être lancé au cours des prochaines années à Montréal si les objectifs québécois de réduction du volume de déchets doivent être atteints.Le but est de réduire la quantité de déchets de 65% d'ici à 2008, une échéance que la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) juge trop rapprochée.M.Dupuis espère d'ailleurs que la CMM prendra note des résultats de son expérience avec les déchets organiques torontois.«Si c'est rentable pour moi, même avec le transport, de traiter les déchets organiques de Toronto, c'est évident que ce le sera encore plus pour Montréal, dit-il.Je veux prouver à Montréal, par l'absurde, que c'est plus efficace et moins cher, et qu'on peut atteindre les objectifs de réduction avant 2008.Ça va coûter 50 millions pour quatre usines.Et je ne demande pas un sou d'investissement public.Donnez-moi seulement la matière.» Jacques Trottier, de la CMM, reconnaît que le compostage devra faire partie de la solution.« Je suis au courant de ce que fait Conporec, ditil.Leur machine fait du bon compost quand la matière première est bonne.« Tout le monde est d'accord pour dire qu'on va en faire du compostage, dit-il.M.Alors j'imagine que M.Dupuis va soumissionner, mais ça va arriver dans un an ou deux.» ne payez rien avant un an ou payez en 12 mensualités égales, sans intérêt Meubles Gros électros Appareils électroniques Duos-sommeil Le programme « ne payez rien avant un an » ou « payez en 12 versements égaux » est offert sur approbation du crédit aux titulaires de la carte de crédit Hbc, la Baie ou Zellers à l'achat de certains articles et services.Achat minimal de 200 $ avant les taxes.Les frais de livraison, les taxes applicables, tous les frais additionnels liés à l'article acheté et les frais de sursis de paiement (sauf au Québec et en Nouvelle-Écosse) sont exigibles au moment de l'achat.Pour le programme « ne payez rien avant un an », les frais de sursis de paiement sont de 55 $; le solde sera porté au compte de crédit Hbc, la Baie ou Zellers et ce montant ne sera payable qu'à l'émission du relevé de compte de février 2005.Pour le programme « payez en 12 versements égaux », les frais de sursis de paiement sont de 35 $; le solde sera réparti en 12 versements égaux au compte de crédit.Veuillez consulter un conseiller à la vente de la Baie pour obtenir une copie des conditions et modalités.encore plus Du jeudi 26 au dimanche 29 février 699 $ Salle à manger Bleeker, 7 pièces, avec table à dessus en verre dépoli 999 $ Canapé Moxie en microfibre, le tissu le plus en demande.300 $ de rabais Choix de 22 couleurs.Ord.1 299,99 $.[ ] solde 499,99 $ Téléviseur Sony à écran plat de 61 cm (24 po) Modèle n° KV24FS100 Ord.549,99 $ solde 329,99 $ Téléviseur Electrohome à écran superplat de 69 cm (27 po) Modèle n° EH8091X Ord.349,99 $ 1 299 $ Canapé en cuir italien Prix de comparaison 1999 $ Aussi offerte.Causeuse.1 249 $ 248,99 $ Téléviseur Citizen, 61 cm (24 po) Modèle n° JCTV2404 99,99 $ Téléviseur Electrohome, 33 cm (13 po) Modèle n° EH8022 Meublez tout 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l'entente entre Québec et leur communauté pour pouvoir exercer leur autorité à Kanesatake.L'opération se poursuit aujourd'hui.C'est ce qu'a confirmé hier le porteparole du conseil de bande de Kahnawake, Éric Cardinal.Un commissaire mohawk de Kahnawake a procédé à la prestation de serment du chef de police de Kahnawake John K.Diabo, avant que tous les autres peacekeepers travaillant à Kanesatake ne prêtent serment sous son autorité.L'opération saura-t-elle satisfaire les exigences du ministre de la Sécurité publique, Jacques Chagnon?Hier, son attaché de presse, Daniel Thibault, a refusé de commenter les événements avant que les documents relatifs à cette prestation de serment ne soient acheminés aux bureaux du ministère.Le premier ministre Jean Charest a pour sa part seulement indiqué qu'il avait été «informé qu'il y avait un compromis sur la table» et que la prestation de serment des agents mohawks était imminente.« Ça devait être conforme à nos lois, mais c'est un environnement qui est différent et c'est un dossier complexe.» Le conseil de bande de Kahnawake et ses peacekeepers avaient ironiquement appris dans La Presse, vendredi dernier, qu'ils n'avaient pas la légitimité de travailler sur le territoire de Kanesatake, alors qu'ils y patrouillaient depuis la mi-janvier en vertu d'une entente conclue entre les commissions de police des deux communautés mohawks avec la collaboration du ministre Jacques Chagnon.Selon l'accord de police conclu entre le gouvernement québécois et les Mohawks, les peacekeepers ne sont reconnus comme agents de la paix que sur la réserve de Kahnawake.Sans autorité reconnue en bonne et due forme à Kanesatake, il devenait théoriquement possible de contester devant un tribunal la preuve qu'ils ont amassée jusqu'ici dans l'enquête sur l'incendie criminel de la maison du grand chef James Gabriel.Pour régler ce problème «technique », rappelle Éric Cardinal, les Mohawks ont proposé de modifier l'accord signé entre Québec et Kahnawake pour permettre aux peacekeepers d'exercer leurs compétences sur d'autres territoires mohawks, comme Kanesatake.Ce qui aurait finalement été accepté par Québec.Les peacekeepers ne refusaient pas de prêter serment, précise M.Cardinal.Ils voulaient le faire en vertu de l'entente qui existe déjà.« Ça a pris un peu de temps au gouvernement avant d'accepter cette procédure, dit M.Cardinal.Ils auraient souhaité qu'on procède de façon plus normale avec la Loi de la police, mais les peacekeepers ont un statut particulier au Québec comme corps policier, c'était important pour nous qu'on le respecte.» Avec la collaboration de Pascale Breton et Denis Lessard 436, rue Victoria, St-Lambert (450) 465-8647 1269, rue Van Horne, Outremont (514) 277-5772 Ouvert 7 jours Reproductiondemeubles d'époque (sur mesure) Armoire audio-vidéo Mobiliers de salle à manger et de chambre Lampes et accessoires Unités murales et bibliothèques Inventaire disponible en magasin CONSULTEZ LEWWW.ROGERS.COM, COMPOSEZ LE 1 800 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sous l'égide d'Amnistie internationale, Muayyed Nureddin, un vendeur de voitures usagées, a expliqué avoir été détenu en Syrie du 11 décembre 2003 au 13 janvier 2004.C'est donc près de deux mois après le retour au pays de Maher Arar, ce Canadien d'origine syrienne qui croit, lui aussi, avoir été livré par les autorités policières canadiennes à la Syrie et dont l'histoire donne lieu à une enquête sur les façons de faire du gouvernement canadien, de la Gendarmerie royale du Canada et du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).M.Nureddin aurait été approché pour la première fois par des policiers à l'aéroport Pearson, à Toronto, alors qu'il partait en voyage vers son pays natal en septembre 2003.Après avoir répondu à leurs questions, M.Nureddin a pris l'avion vers Amsterdam, où habite son frère.De là, M.Nureddin et son frère devaient gagner l'Italie, prendre un traversier vers la Grèce, pour gagner ensuite en voiture la Turquie, la Syrie et enfin, l'Irak.Les choses se sont compliquées à la frontière entre la Syrie et le Turquie.« Le 27 septembre 2003, (.), M.Nureddin a été intercepté et interrogé par les autorités turques pendant trois ou quatre heures, et sa voiture, fouillée de fond en comble », écrit son avocate, Barbara Jackman, à Anne Mc Lellan, ministre de la Sécurité publique.M.Nureddin arrive finalement en Irak, puis en repart pour se rendre en Jordanie « afin d'obtenir les papiers de trois voitures qu'il avait fait envoyer là-bas pour pouvoir les revendre ensuite en Irak », poursuit Me Jackman.Là, en Jordanie, son passeport est saisi, il est de nouveau interrogé, puis relâché.Il rentre en Irak, y reste jusqu'au 11 décembre 2003.C'est ce jour-là, à Damas où il devait prendre un vol vers le Canada, qu'il a été arrêté par la Syrie.«À la frontière, j'ai été fouillé et menotté à un lit.Un officier syrien m'a dit que je ne reverrais plus jamais le soleil », a raconté M.Nureddin, hier.« J'ai été transféré à un centre de détention militaire à Kamashly et gardé dans une cellule de un mètre sur deux mètres », a poursuivi M.Nureddin.Transféré à Damas où il est resté du 12 décembre 2003 au 13 janvier 2004, M.Nureddin explique avoir partagé une cellule de cinq mètres sur six avec une trentaine de prisonniers.En Syrie, comme à l'aéroport Pearson de Toronto, M.Nureddin aurait été interrogé sur ses liens avec trois hommes arabes, sur son ancien travail comme directeur de l'école privée islamique Salaheddin, à Toronto, et sur la somme d'argent qu'il transportait avec lui.À la différence de Toronto, cependant, l'interrogatoire à Damas se serait déroulé dans la plus grande brutalité.« Depuis mon retour au Canada, j'ai rencontré le SCRS qui m'a assuré qu'il n'avait rien à me reprocher », indique M.Nureddin.Amnistie internationale réclame que l'enquête sur l'affaire Maher Arar soit élargie pour faire la lumière sur l'arrestation de M.Nureddin.Reynald Doiron, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a expliqué hier en entrevue téléphonique qu'Ottawa avait été mis au courant de la détention de M.Nureddin en Syrie une semaine après son arrestation et que des notes consulaires canadiennes ont dès lors été échangés sur son cas avec Damas.« Nous avons su qu'il allait être relâché rapidement », a dit M.Doiron.Ottawa prend au sérieux les déclarations de M.Nureddin, a assuré M.Doiron qui l'invite à entrer en contact avec les gens de son ministère pour faire la lumière sur cette histoire.PHOTO TOBIN GRIMSHAW, PC Muayyed Nureddin, un Canadien d'origine irakienne, a été détenu pendant plus d'un mois en Syrie.L'équité salariale à Radio-Canada d'ici 2007 1 800 463-5229 1% BONI DE Capital garanti à 100 %.Taux avantageux garantis pour 10 ans.Remboursables sans pénalité, chaque année, à leur date anniversaire.Achat à partir de 100 $.la première année pour les nouveaux Les taux annoncés peuvent varier en fonction des conditions du marché.fonds REER.2,25 2,50 3,00 3,50 4,00 4,75 5,25 6,00 6,50 7,00 1re 2e 3e 4e 5e 6e 7e 8e 9e 10e année REER Obligations à taux progressif La retraite en bout de ligne : Téléphonez-nous du lundi au vendredi, de 8h à 20 h, et les samedis de février, de 10 h à 16 h.Passez nous voir au 2000, av.Mc Gill College à Montréal, du lundi au vendredi, de 8h à 17 h, et les samedis de février, de 10 h à 16 h.Visitez le www.epq.gouv.qc.ca N o us s e r ons o uve rts le dima n c he 2 9fé vrier de 1 0 h à 1 6 h.3198604A HUGO DUMAS La direction de Radio-Canada se donne jusqu'au 28 février 2007 pour aplanir complètement les inégalités salariales entre les hommes et les femmes à son emploi.C'est qui ressort d'un plan d'action déposé la semaine dernière par les patrons de la société d'État en réaction à un rapport qui révélait récemment qu'au secteur de l'information, les hommes, pour un travail égal, encaissaient un plus gros chèque de paie que leurs collègues féminines.Fin novembre, ce rapport indépendant, rédigé par Jeannine David-Mc Neil et France Dufresne, notait qu'en moyenne, les présentateurs de nouvelles de Radio- Canada engrangent annuellement 20 755 $ de plus que les présentatrices.Dans le cas de certains postes d'animateur, le fossé salarial entre les hommes et les femmes s'élargit à 27 105 $.Cette étude, intitulée La rémunération des femmes et des hommes occupant les mêmes postes au sein du Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC), a été commandée conjointement par le SCRC et la direction de la société d'État.Malgré la promesse de Radio-Canada d'abolir les inégalités salariales, des inquiétudes planent toujours au syndicat.« Nous, on ne peut dire que bravo à ça.Mais qu'est-ce qui va arriver dans trois ans si Radio- Canada ne respecte pas sa promesse ?Radio-Canada ne veut aucun mécanisme d'appel.Nous demandons à ce que le plan d'action de Radio-Canada soit inclus dans notre convention collective », explique le président du SCRC, Daniel Raunet, un syndicat qui regroupe 1700 membres, dont 1200 à temps plein.Leur convention collective expire le 28 mars.À Radio-Canada, le salaire de base des employés est régi par une convention collective, mais plusieurs employés reçoivent des primes qui bonifient sensiblement leur salaire.Ces rémunérations additionnelles se négocient au cas par cas avec les patrons, donc sans l'intervention du syndicat, et permettent à des employés de doubler, tripler et même quadrupler leur chèque paie.Selon le syndicat, ces primes atteignent 8,1 millions sur une masse salariale totale de 68,4 millions, soit 11,8 %.Et de ces 8,1 millions, 3,9 millions ont été partagés entre une poignée de 31 employés.Dans son plan d'action, Radio-Canada accepte de rendre plus transparents la description et le mécanisme d'attribution de ces primes, indique la porte-parole de la télévision française, Marie-José Le Blanc.Présentement, certaines vedettes du secteur de l'information touchent des primes de « notoriété », « de popularité » ou de « capacité d'attraction ».Il faudra que la Radio- Canada éclaircisse tout ça.De son côté, le syndicat propose de rendre les salaires plus réalistes et plus adaptés à la réalité du marché.Par exemple, la fourchette de salaire d'un recherchiste de Radio-Canada va de 37 000 $ à 44 800 $.« Mais le tiers des recherchistes ont une rémunération supplémentaire », remarque Daniel Raunet.8 gagnants mériteront un des prix suivants : - La trilogie Le Livre des Étoiles - La série Le clan des Otori - Harry Potter et l'Ordre du Phénix LA GRILLE DE Harry Potter Spécial pour les mordus.À ne pas manquer samedi .3207485A ACTUALITÉS Paul Berval 1924-2004 Le «maître du burlesque» s'éteint à 80ans STÉPHANIE BÉRUBÉ « C'était un maître », disait hier soir Denise Filiatrault, quelques heures après avoir appris la mort de son grand ami Paul Berval.Dimanche soir, le gala des Olivier rendra hommage au comique disparu.Après une suite de témoignages, on verra Denise Filiatrault qui remet le prix, en mains propres, à son ami.Ce sera pour le public un dernier adieu à ce maître du burlesque.« C'est triste, il ne verra pas ce dernier hommage », déclarait pour sa part Dominique Michel, qui a beaucoup travaillé avec Paul Berval.Au Beu qui rit, notamment, ce cabaret de la rue Sherbrooke Est qui était très populaire dans les années 50.Dominique Michel et Denise Filiatrault ont toutes les deux travaillé avec Berval à cette époque.« C'était dans les années 57, 58, raconte Dominique Michel.J'ai beaucoup appris de mon métier en regardant travailler Paul.» Le cabaret était une petite boîte de 80 places.La clientèle comptait quelques notables, des avocats.Denise Filiatrault se souvient d'avoir joué devant Jean Drapeau, Jean Marchand, Pierre Elliott Trudeau.La belle époque.« C'est là qu'on a appris à jouer des sketches », raconte Denise Filiatrault qui se souvient d'un parterre croulant de rire devant un Paul Berval qui récitait des vers classiques à la québécoise.Paul Berval, Paul Bédard de son vrai nom, fait partie du paysage culturel du Québec depuis près de 60 ans.Il était des films Le Gros Bill et Les Lumières de ma ville produits en 1949 et 1950.Au grand écran, on se rappelle son rôle de nettoyeur de tapis dans Deux femmes en or en 1970.Une année plus tôt, il était de la distribution de Jusqu'au coeur, en compagnie de Robert Charlebois, Denis Drouin et Gaétan Labrèche.On l'a vu dans Les Colombes de Jean-Claude Lord, Les Chiens chauds de Claude Fournier, Les Plouffe de Gille Carles dans lequel il interprétait Onésime Ménard et Le Matou de Jean Beaudin.Au petit écran, il faisait partie de la distribution des célèbres séries Les Beaulieu et Chez Denise où il a retrouvé son amie Denise Filiatrault.Il côtoyait aussi un tout jeune acteur du nom de Normand Brathwaite.« J'ai eu l'honneur de jouer avec lui, disait hier Normand Brathwaite.Pour moi, Paul Berval est un des comédiens les plus drôles du monde.Sans blague.» Pour toute une génération, Paul Berval aura aussi été la voix d'Alacazoo dans Passe-Partout et celle de Fred Caillou dans la version française des Flintstone, Les Pierrafeu.« Nous avons fait 174 émissions ensemble, se rappelle Claude Michaud, qui faisait la voix d'Arthur Laroche, le grand copain de Fred.Paul et moi nous n'avions jamais fait de doublage.Nous avons appris ensemble.Il avait le don d'alléger l'atmosphère.C'était un feu roulant de blagues, l'une n'attendait pas l'autre.» Dominique Michel se souvient aussi d'un homme qui aimait faire rire au théâtre.Et pas seulement les spectateurs.« Paul nous faisait toujours rire quand nous nous trouvions sur scène, dit-elle.Il changeait un mot au texte.» La technique, apparemment, faisait mouche car les comédiens se bidonnaient sur les planches autant que le public dans la salle.En plus de sa carrière de comique, sur scène, au petit et au grand écran, Paul Berval était un chanteur.Il a chanté dans une vingtaine d'opérettes, ce qu'il adorait faire.« Il voulait chanter de l'opéra, dit Denise Filiatrault.Il ne voulait pas faire rire, il voulait faire pleurer ! » Au gala des Olivier, on a décidé de conserver l'hommage au comédien tel quel.« On savait qu'il était très malade.Il n'était pas question qu'il soit sur place », explique la directrice artistique de l'événement, Chantal Lamarre.Le filmhommage sera donc présenté comme prévu et on y verra son amie Denise lui remettre son prix dans le centre de soins où il habitait, devant l'un de ses deux fils.Un moment très émouvant, dit Chantal Lamarre, qui a été tourné un vendredi matin, le mois dernier.Paul Berval est entré à l'hôpital la semaine dernière.Il est décédé hier matin.« Paul nous faisait toujours rire quand nous nous trouvions sur scène.» PHOTO ARCHIVES LA PRESSE© Paul Berval en 1996.Echo Hatchback 2004 Plans de location et de financement de Toyota Services Financiers.Approbation du crédit requise.La location est basée sur une location-bail de 60 mois et d'un taux de location de 4,9 % pour une Echo Hatchback 2004 (modèle JT123M-A avec boîte manuelle), avec acompte de 649 $.Premier paiement de 169 $ et dépôt de garantie de 200 $ exigés au moment de la livraison.Le paiement mensuel peut varier en fonction du montant de l'acompte.Coût total de la location de 10 789 $ et prix de l'option d'achat de 5 457,90 $ basés sur un maximum de 120 000 km.Des frais de 0,07 $ s'appliquent pour chaque kilomètre supplémentaire.En fonction du prix Accès de 12 977 $.Le Prix Accès indiqué dans cette annonce est en vigueur en février 2004 et a été établi par les concessionnaires Accès Toyota pour les concessionnaires participants du marché de Montréal.La location comprend un maximum de 960 $ pour frais de transport et de préparation.Immatriculation, enregistrement (y compris RDPRM), assurance et taxes applicables en sus.Exemple de financement : 10 000 $ à 3,9 % par an équivaut à 294,80 $ par mois pendant 36 mois.Frais d'emprunt de 612,80 $ pour un total de 10 612,80 $.Immatriculation, frais de transport et de préparation, enregistrement (y compris RDPRM), assurance et taxes en sus.Offres valables sur toutes les Echo Hatchback 2004 louées ou achetées avant le 1er mars 2004.Certaines conditions s'appliquent.\u2020 Basé sur le Guide de consommation de carburant Éner Guide publié par le gouvernement du Canada.Un concessionnaire Toyota est libre d'établir ses propres prix de détail et ne subira aucune récrimination s'il choisit de vendre à un prix inférieur à ceux indiqués dans cette annonce.Voyez votre concessionnaire Accès Toyota participant pour plus de détails ou composez le 1 888 TOYOTA-8 ou visitez acces.toyota.ca.L'Echo Hatchback 2004.Elle en a dedans.Visitez votre concessionnaire Accès aujourd'hui.Ou visiter notre site www.acces.toyota.ca ou composez le 1 888 TOYOTA-8.À partir de12 977$ Location pour 169 $/mois pendant 60 mois ou financement à 3,9 % jusqu'à 36 mois Prix d'achat 0 $ comptant 1 000 $ comptant 2 500 $ comptant 12 977 $ 181,17 $ 162,42 $ 134,30 $ Echo Hatchback CE 3 ptes Renseignez-vous au sujet de notre Programme pour diplômés Toyota Paiements de location sur 60 mois 3207353A Montréal en lumière célèbre l'hiver jusqu'à dimanche Le péage pour éviter la déchéance du transport collectif BRUNO BISSON Le péage routier reste la moins impopulaire des mesures proposées afin d'augmenter le financement du transport en commun, selon un sondage publié hier par une coalition de groupes sociaux qui recommande d'épargner les usagers et de taxer les automobilistes.Dans le cadre des consultations prébudgétaires que mène actuellement le ministre des Finances Yves Séguin en préparation du premier budget du gouvernement Charest, cette coalition recommandera demain « d'augmenter la contribution des automobilistes au financement du transport en commun à l'aide d'une ou plusieurs mesures telles que le péage, une taxe sur le stationnement ou une augmentation de la taxe sur l'essence ».La Coalition pour les transports en commun, formée de 35 groupes, réunis autour du Conseil régional de l'environnement de Montréal (CRE-M), a affirmé hier que lors de ces consultations, c'est un message à saveur essentiellement économique que la coalition compte adresser au ministre des Finances.Selon son porte-parole, Michel Labrecque, représentant de Vélo- Québec au CRE-M, la coalition insistera sur le fait que la société québécoise n'a pas grand-chose à gagner en persistant à favoriser l'utilisation de l'automobile en solo au lieu du transport collectif, puisque le Québec n'a plus qu'une industrie automobile marginale.En revanche, le Québec possède une industrie manufacturière importante dans la fabrication d'autobus (Prévost), des voitures de métro (Bombardier) ou dans les wagons de trains à un moment où les budgets de développement des services de transport urbain n'ont jamais été plus anémiques.Même le prolongement du métro vers Laval, seul gros projet d'expansion du réseau de transport collectif, se fera sans ajout de matériel roulant.Par ailleurs, souligne M.Labrecque, le transport en commun est constamment en perte de vitesse face à l'automobile.Pas moins d'une personne sur trois, soit plus de 30 %, utilisait l'autobus ou le métro pour ses déplacements quotidiens, il y a 30 ans, à Montréal.Aujourd'hui, la par t des transports collectifs représente un peu moins qu'un déplacement sur cinq (moins de 20 %) dans la région de Montréal, ce qui fait craindre que les services publics de transport soient déjà aspirés dans une spirale de décroissance.« Il faut absolument éviter que le transport en commun se réduise à une mesure de mitigation pour réduire les impacts de la circulation automobile dans la ville, a affirmé Michel Labrecque, ou une forme de subvention à la pauvreté, pour permettre aux personnes qui n'ont pas les moyens d'avoir une auto de pouvoir se déplacer en ville.S'il fallait qu'on en vienne à cela, le transport en commun est condamné à péricliter.» Pour éviter cette déchéance, la coalition pour le transport en commun présentera à M.Séguin différentes pistes de solution retenues sans en recommander une en particulier.Selon le document de la coalition, un péage de 1 $ sur les ponts de la métropole, même si celui-ci se limitait aux heures de pointe, pourrait rapporter jusqu'à 250 millions, chaque année, pour le budget de transports dans la métropole.Quant aux taxes de stationnement, elles pourraient générer des revenus de 113 millions par année à Montréal, et 16 millions par année à Québec, si une taxe de 1 $ par jour pour chaque espace de stationnement hors rue devait s'appliquer.Selon un sondage Léger Marketing, mené la semaine dernière à la demande de la Coalition, une nette majorité des Québécois (51 %) estime qu'il faut augmenter le niveau de financement des services de transport en commun dans la province alors que 35 % des répondants sont favorables à leur maintien, et 8 % à leur diminution.Dans la région métropolitaine, les appuis à une augmentation des investissements gouvernementaux dans le transport en commun sont encore plus importants puisque 58 % des résidents de la métropole y seraient favorables.Là encore, 8 % des personnes sondées par Léger Marketing seraient favorables à une réduction des investissements publics aux transports collectifs.Chez les partisans d'un financement accru des transports en commun, 44% seraient favorables à un rétablissement du péage routier au Québec, une proportion qui chute à 36 % dans la région de Montréal.Les taxes sur le stationnement recueillent pour leur part la faveur de 20% à 23 % des personnes sondées, selon l'échantillon concerné.Moins de 10% des personnes interrogées seraient favorables à une hausse du coût de l'essence ou à une augmentation des frais d'immatriculation.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Le festival Montréal en lumière s'est poursuivi hier soir devant le complexe Desjardins et sur l'esplanade de la Place des arts.La grande célébration festive de l'hiver montréalais connaîtra son apothéose de samedi à dimanche au cours de la Nuit blanche, une nuit au cours de laquelle les Montréalais sont invités à ne pas dormir.CAPTEZ L'ÉMOTION avec - Camera 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BOÎTE DE QUATRESVERRES À VIN 3209497A Sept manifestants acquittés d'attroupement illégal CHRISTIANE DESJARDINS Sept personnes qui avaient participé à une manifestation contre la brutalité policière, au cours de laquelle il y avait eu un peu de grabuge, le 15 mars 2002, ont été acquittées en cour municipale d'une accusation d'attroupement illégal.Après examen de la preuve, le juge Denis Laliberté a décidé d'accorder les deux motions de non-lieu réclamées par la défense.Le juge conclut d'abord que la manifestation a été pacifique la majeure partie du temps, et qu'en conséquence on ne peut pas dire que l'attroupement était illégal.Par ailleurs, rien ne prouve que les sept personnes ont été témoins des méfaits causés par certains individus, et qu'elles savaient donc que l'attroupement était ainsi devenu illégal.« La preuve ne démontre qu'une chose, ils étaient sur les lieux de l'arrestation », dit le juge, dans sa décision.Au cours de cette manifestation, à laquelle participaient environ 350 personnes, une poignée d'individus avait réalisé des graffitis sur des murs, brisé des fenêtres du quartier général du service de police, et endommagé une colonne publicitaire, ce qui avait incité la police à ordonner la dispersion des manifestants.Ces derniers se sont plutôt dirigé vers le palais de justice de Montréal, et c'est là qu'environ 300 d'entre eux, des jeunes pour la plupart, avaient été arrêtés.Seuls sept manifestants avaient été accusés, et ils viennent d'être acquittés.Il s'agit de Éric Côté, Stéphane Daniel, Stéphane Granger, Philippe Guilbault, David Hamel, Jean-Mathieu Lamothe et Luka Pouliot.Les Week-ends Visites libres à Montréal 28-29 février et 6-7 mars 2004 Trouvez une habitation neuve à votre goût et selon votre budget ! 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Renseignements : (514) 526-7133 3207006A MONTRÉALPLUS MONTRÉAL PLUS SUPERPROCÈS DES HELLS QUELQUES CHIFFRES Sixième jour de délibérations > Accusés : 9 > Jury : 8 hommes, 4 femmes > Accusations : complot de meurtres, trafic de drogue et gangstérisme > Journées d'isolement des jurés : 6,5 > Nombre de verdicts à rendre : 27 > Durée du procès avec jury : 124 jours Le jury continue d'étudier la preuve ANDRÉ CÉDILOT Après un an de procès, et sept jours de délibérations du jury, les neuf Hells Angels Nomads et Rockers de Montréal jugés pour gangstérisme sont toujours en attente d'une décision sur le sort qui les attend.Dans les faits, les jurés n'ont pas remis les pieds dans la salle de cour depuis qu'ils ont été isolés.Depuis leur retrait il y a une semaine, ils se sont manifestés à une seule et unique occasion alors qu'ils ont demandé, avanthier, qu'on leur fournisse de nouveaux appareils audiovisuels afin d'examiner les bandes d'écoute téléphonique et les vidéos de filatures déposées durant le procès.Les 12 citoyens jurés ont à déterminer à l'unanimité si les neufs accusés sont coupables pour chacun des trois chefs d'accusations de complots de meurtres, trafic de drogue et gangstérisme portés contre eux.Ils ont par le fait même à rendre pas moins de 27 verdicts différents.Comme l'a souvent répété le juge Pierre Béliveau, appelé en renfort à la suite de l'échec du premier procès devant son collègue Jean-Guy Boilard, en juillet 2002, « c'est un procès à la fois exceptionnel et complexe ».Pour aider les jurés dans leur cogitation, le juge leur a remis un résumé de la preuve \u2014 deux gros cahiers à anneaux totalisant 786 pages \u2014 et un cahier de directives de 75 pages.Durant le procès, on a fait état maintes fois du vol d'un ordinateur de la police de l'Ontario contenant des renseignements et une série de photos de membres des Rock Machine et de leurs associés.Survenu lors du 15e anniversaire des Hells Angels de Lennoxville, en décembre 1999, l'incident avait causé tout un émoi puisque le policier ontarien et un officier de la Sûreté du Québec avaient séjourné au même hôtel que les motards, à Sherbrooke L'agent Rick Perrault avait constaté la disparition de son portable au retour de son petitdéjeuner avec le sergent Guy Ouellette, de la SQ.En allant à leurs chambres, les deux policiers avaient croisé plusieurs motards, dont Maurice Boucher.À l'un des policiers qui s'était avancé vers lui pour se plaindre du vol, le chef Nomads avait répondu sèchement, et avec beaucoup d'ironie, en le regardant droit dans les yeux : « C'est pas moi la police.» Au cours des perquisitions qui ont marqué l'opération Printemps 2001, les enquêteurs ont trouvé dans une douzaine de domiciles de Hells Angels et de Rockers des albums de photos fabriqués à partir des renseignements contenus dans l'ordinateur de la police.Un disque compact faussement intitulé « fêtes de Noël » trouvé chez Richard Mayrand, à Longueuil, a vraisemblablement servi à faire toutes ces copies distribuées aux principaux guerriers de l'organisation.La découverte de ces malheureuses copies portant le sigle de la Sûreté du Québec s'est finalement avérée un atout au cours du procès, la poursuite ayant utilisé ces précieuses pièces à conviction pour étayer ses accusations de gangstérisme et complot de meurtres à l'encontre des accusés.Épargnez jusqu'à 130$ sur le prix d'achat de thermostats électroniques et sur les frais d'installation par un maître électricien membre de la CMEQ.Les bons de réduction sont offerts sur notre site Internet, chez les détaillants participants et auprès des maîtres électriciens.Communiquez avec votre maître électricien pour connaître les remboursements applicables aux duplex, aux triplex et aux immeubles à logements multiples.MIEUX CONSOMMER, c'est aussi un programme de remplacement des thermostats bimétalliques par des thermostats électroniques.Beaucoup plus précis, ceux-ci vous aideront à réduire vos coûts de chauffage sans nuire à votre confort.Pour maximiser vos économies, choisissez un modèle programmable, qui vous permettra d'abaisser automatiquement la température à 17 °C la nuit ou lorsque vous vous absentez.Quand vous visiterez nos partenaires détaillants, recherchez le logo MIEUX CONSOMMER, qui identifie clairement les produits économiseurs d'énergie.www.hydroquebec.com/residentiel 3203854A Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette listeet la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.3 4 NUMÉRO Tirage du 2004-02-25 Tirage du Tirage du Tirage du 2004-02-25 Complémentaire: 2004-02-25 ( 40) Tirage du 2004-02-25 Complémentaire: ( 45) décomposables 2004-02-25 Tirage du 1er numéro 2e numéro Numéros \u201cTélé\u201d 25 000 $ 100 000 $ 50 000 $ non décomposables 3e numéro NUMÉRO BONI 18 2004-02-25 LOTS BONIS! 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TIRAGES DES LOTS BONIS DU 5 AU 26 FÉVRIER.Beaucoup de chances d'être chanceux! 3201498A MONTRÉAL PLUS EN BREF Septième meurtre de 2004 dans un café discret Bambin brûlé vif Un bambin de 4 ans est mort tragiquement hier à Québec (arrondissement de Beauport), dans l'incendie de la maison familiale.L'incendie s'est déclaré en fin d'après-midi dans l'habitation, où se trouvaient une mère et quatre de ses six enfants.La femme a réussi à en sortir trois des flammes, mais le garçon est resté coincé à l'intérieur.Les pompiers ont dû attendre l'affaissement d'un mur pour tenter de sauver la vie de l'enfant, mais il était déjà trop tard.La mère a été hospitalisée, souffrant d'un violent choc nerveux.Pizzeria rasée La pizzeria Adamo, située chemin Saint-Louis, dans l'arrondissement de Saint-Lambert\u2014Le Moyne, a été totalement rasée par les flammes la nuit dernière.Une trentaine de pompiers ont mis deux heures pour maîtriser le feu.On ne déplore aucun blessé, mais sept personnes demeurant dans les logements adjacents ont dû être évacuées.Les dégats sont évalués à 350 000 $.JUDITH LACHAPELLE Personne n'a rien vu, ni rien entendu.Ni le cordonnier à gauche, ni le libraire à droite, ni la coiffeuse au nord, ni la conceptrice de salles de bains au sud.Pire, personne ne semblait fréquenter ce café européen orné d'un immense drapeau italien, planté au milieu de commerces russes.Mardi soir, pourtant, un homme y a été tué de plusieurs coups de feu.Hier matin, une poignée de journalistes et de passants discutaient devant les deux trous laissés par des balles dans le bas d'une des vitrines du café Dupuis, situé au 5487, boulevard Décarie, en face de l'autoroute 15, à l'angle de la rue Dupuis, juste au sud du chemin de la Côte- Sainte-Catherine.Mardi soir, vers 21h30, selon les informations livrées par les policiers, cinq ou six clients se trouvaient à l'intérieur de l'établissement.Sans qu'on sache trop encore comment et pourquoi, un homme vêtu d'un manteau beige a tiré plusieurs coups de feu sur Armand Mekies, 66 ans, avant de s'enfuir.Les ambulanciers appelés sur les lieux n'ont pu que constater le décès de l'homme, inconnu des policiers.Perplexes, ceux-ci sollicitent l'aide de la population pour trouver des indices sur l'agression, les autres clients n'ayant fourni que peu d'éléments pour les aider dans leur enquête.Rien à dire Il s'agit du septième homicide depuis le début de l'année à Montréal, alors que les policiers en dénombraient quatre à la même date l'an dernier.L'établissement ne serait pas particulièrement connu des services policiers pour des activités criminelles.Les voisins du café, dont plusieurs commerces russes, refusent de se mêler de l'histoire.« Ils ont leurs clients, on a les nôtres », s'est contenté de dire André, le libraire russe.Tandis que les journalistes étaient agglutinés autour du porte-parole de la police en quête de détails, un homme, probablement le gérant ou le propriétaire, en a subtilement profité pour entrer dans le café.Le temps que les reporters se retournent, il avait déjà verrouillé la porte et fait signe aux journalistes dépités qu'il n'avait rien à leur dire.L'homme s'est empressé de nettoyer la flaque de sang séchée sur les tuiles du plancher.Quelques bouteilles de bière et une tasse de cappuccino à moitié vide traînaient toujours sur une table.Un écran géant permet de regarder les matchs de foot \u2014 d'ailleurs l'horaire de la Coupe d'Europe 2004 est affiché dans l'entrée.Au-dessus des trous laissés par les balles dans la fenêtre, une affiche promet une soirée karaoke tous les jeudis soir.Il n'a pas été possible de savoir si elle aura lieu ce soir, le café Dupuis n'étant pas inscrit dans l'annuaire.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE Un policier examine le trou laissé par une balle dans la vitrine du café Dupuis, boulevard Décarie.Tarif mensuel pour 36 mois établi pour la Chrysler Pacifica 2004 avec l'ensemble 26M + AWF.Le dépôt de sécurité est de 0 $ pour une période de temps limitée seulement et peut changer sans préavis.Premier versement exigé à la livraison.Location pour usage personnel seulement.Aucun rachat requis.Le concessionnaire peut louer à prix moindre.Le locataire est responsable de l'excédent de kilométrage après 61 200 km au taux de 15 ¢ le kilomètre.Sous réserve de l'approbation de Services financiers Chrysler Canada.Services financiers Chrysler Canada est un membre du groupe de Services Daimler Chrysler Canada.Cette offre d'une durée limitée est exclusive et ne peut être jumelée à aucune autre offre, à l'exception de la remise aux diplômés et du programme d'aide aux handicapés physiques, et s'applique à la livraison au détail de la Chrysler Pacifica 2004.L'offre peut changer sans préavis.Le concessionnaire peut devoir commander ou échanger un véhicule.Immatriculation, assurance, droits sur les pneus neufs, frais d'inscription au Registre, taxes et frais d'administration des concessionnaires en sus.Photos à titre indicatif seulement.Voyez votre concessionnaire participant pour les détails et les conditions.La transmission intégrale est offerte en option.\u2020 Tests effectués par l'organisme américain National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) lors de tests de collision frontale et latérale pour la Chrysler Pacifica 2004 4x4 à transmission intégrale.Voyez votre concessionnaire pour les détails et les conditions.Chrysler est une marque déposée de Daimler Chrysler Corporation, utilisée sous licence par Daimler Chrysler Canada Inc.LUN MAR MER JEU 499$ par mois.Louez Aussi offerte avec la transmission intégrale Location de 36 mois.0 $ comptant Transport et taxe sur le climatiseur inclus.0 $ dépôt de sécurité IL N'Y A JAMAIS EU DE MEILLEURE RAISON POUR ACHETER UNE CHRYSLER PACIFICA.La plus haute cote de sécurité décernée par le NHTSA lors de tests de collision \u2020 Moteur V6 de 250 chevaux Système antipatinage Suspension indépendante aux quatre roues d'inspiration allemande, multibras Trois rangées de sièges pouvant accueillir 6 personnes Système de mémoire à deux réglages pour le siège du conducteur Système InfinityMD numérique à 6 canaux avec radio AM/FM, lecteur de CD, 7 haut-parleurs et amplificateur de 200 watts Volant gainé de cuir avec commandes audio intégrées Rideaux gonflables latéraux Fabriquée au Canada chrysler.ca 3209029A Un homme vêtu d'un manteau beige a tiré plusieurs coups de feu sur Armand Mekies.À SURVEILLER DIMANCHE EN FÉVRIER, cinquante gagnants mériteront le livre MIEUX DIRE MIEUX ÉCRIRE et un t-shirt La Presse.3207514A MONTRÉAL PLUS Un ex-dirigeant des Hells de Sherbrooke accusé de prêt usuraire CHRISTIANE DESJARDINS L'ancien président des Hells Angels de Lennoxville (Sherbrooke), Jacques Émond, aurait investi une partie des énormes profits du trafic de drogue dans le prêt usuraire.C'est ce que laisse croire l'enquête d'un an des spécialiste antimotards de l'Estrie qui a conduit Émond, 48 ans, et quatre autres personnes en Cour du Québec, hier, à Montréal, sous des accusations de complot, gangstérisme et pratique de l'usure.La Couronne, qui l'a décrit comme le chef du réseau, s'est opposée à son élargissement.Tout comme pour Mario Boulé, qui serait un complice, il reviendra devant le tribunal aujourd'hui pour son enquête de remise en liberté.Les autres accusés, Jacques Côté, 44 ans, Ejub Kapo, 63 ans, Roger Saint- Laurent, 61 ans, et Yvette Saint-Marseille, 53 ans, ont pu recouvrer leur liberté sous conditions.Un sixième, Patrick Gauthier, 27 ans, est recherché.Selon un porte-parole de la Sûreté du Québec, le réseau faisait des affaires à partir d'un commerce de Montréal, Placements Automobiles Québec, situé au 4929, rue Jarry Est.Il s'agit d'une entreprise de prêts sur gages, où les clients laissaient leur voiture en garantie pour obtenir un prêt allant de quelques centaines à des milliers de dollars.Les usuriers comptaient environ 300 « clients », auxquels ils avaient prêté quelque 3 millions.Ils demandaient un taux d'intérêt pouvant s'élever à 300 % par année, alors que le taux légal maximum est de 60 %.Selon la police, Émond et ses acolytes montréalais ne sont pas reliés au clan Théodore, dont l'enquête préliminaire a été fixé à janvier 2005.Émond, qui est l'un des artisans de la venue des Hells Angels à Sherbrooke en 1984, a écopé neuf ans de pénitencier en 1987 pour trafic de drogue.Il a profité de son séjour en prison pour terminer ses études secondaires et obtenir un bac en administration.Après sa libération en 1991, il s'est exilé dans l'Ouest canadien.Il disait « travailler» pour le Hells John Bryce, de la section East End, propriétaire d'un atelier de mécanique, à Vancouver.Émond habitait une maison de 350 000 $.En 1992, les autorités américaines ont vainement tenté d'obtenir son extradition en rapport avec le trafic de quantités industrielles de haschisch et de cocaïne.De 1984 à 1987, il achetait la poudre blanche aux 100 kg.Considérés comme les membres des Hells Angels parmi les plus riches au Québec \u2014 ils ont plusieurs entreprises légitimes \u2014, Émond et les Hells de Sherbrooke approvisionnaient même les Nomads, a démontré le procès en cours au palais de justice Gouin.Avec la collaboration d'André Cédilot PHOTO LA TRIBUNE © Jacques Émond est un ancien président des Hells Angels de Lennoxville (Sherbrooke).Les placements en parts de fonds communs et le recours au service de répartition de l'actif peuvent entraîner des honoraires de gestion, des frais et des commissions d'entrée, de sortie ou de suivi.Avant d'investir, il est recommandé de lire le prospectus des fonds.Les rendements indiqués sont les rendements composés annuels totaux historiques calculés au 31 janvier 2004 ; ils tiennent compte de l'évolution de la valeur des parts et du réinvestissement des distributions, mais pas des frais de vente, de rachat ou de distribution, ni des frais facultatifs, ni des impôts sur le revenu, auxquels un porteur de ces titres peut être assujetti et qui auraient réduit les rendements.Les fonds communs de placement ne sont pas garantis ; leur valeur change fréquemment et il se peut que leurs rendements antérieurs ne soient pas reproduits.\u2020La remise sur les frais de transfert des REER est plafonnée à 150 $ ; elle s'applique exclusivement aux frais d'administration, et exclut les frais ou commissions liés au rachat de titres de fonds communs de placement.La remise sur les frais de transfert des REER est déposée directement à votre compte REER Altamira.Les comptes REER immobilisés ne sont pas admissibles.Cette offre est valable du 6 janvier 2004 au 31 mars 2004.Chacun voit sa retraite à sa façon.Pour certains, c'est faire le voyage dont ils rêvent depuis toujours.Pour d'autres, c'est entreprendre un travail qui leur tient à coeur.Altamira offre un vaste choix de produits REER pour répondre à vos besoins les plus divers : depuis le Fonds de revenu, un placement prudent, jusqu'au Fonds de capital pour les plus audacieux.L'un de nos représentants vous aidera à concevoir et exécuter un 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Route Montagne Hybride Spécialités : Hybride confort Hybride haute-performance Cyclotourisme / Cyclo-camping Vêtements et accessoires MONTRÉAL PLUS SEMAINE DE RELÂCHE Pour aider à planifier vos sorties MARIUS MARIN Plusieurs spectacles et expositions sont organisés dans l'agglomération de Montréal pendant la relâche scolaire, du 28 février au 7 mars.Pour aider les parents à planifier cette semaine que les enfants souhaitent animée, La Presse suggère quelques sorties.À Montréal, le Planétarium présente quatre activités durant le congé scolaire : Le Grand Voyage de Petite Ourse, qui s'adresse aux tout-petits (à partir de 4 ans), est un conte qui relate l'histoire de Petite Ourse, tombée du ciel.Ce spectacle de chansons est à l'affiche les samedis et dimanches 28 et 29 février, 6 et 7 mars.Les trois autres activités du Planétarium s'adressent aux astronomes de 9 ans et plus.Tout d'abord, Portrait de l'infini : l'Univers vu par Hubble présente des dizaines de photos prises par le télescope spatial, en orbite à 600 kilomètres au-dessus de nos têtes depuis 1990.Ouvert tous les jours (sauf le lundi), du 28 février au 7 mars.Ensuite, sous le ciel dégagé du Théâtre des étoiles, Ciel de nuit propose une rencontre avec un astronome émérite, qui commente en direct le ciel étoilé de Montréal.Présenté les vendredis, samedis et dimanches soirs du 28 février au 7 mars.Enfin, Perdus dans l'espace ! invite les enfants à une tournée des planètes à la recherche du professeur Bidule disparu, comme on le sait, dans le système solaire.Du 2 au 5 mars inclusivement.L'Insectarium de Montréal, en collaboration avec le Jardin botanique, présente Papillons en liberté à partir du 26 février, de 9 h à 17 h.Dans la grande serre du Jardin botanique, des milliers de papillons du monde entier attendent les visiteurs, dont le magnifique morpho aux larges ailes bleues.Le spectacle est impressionnant et éducatif.On trouvera, sur place, des animateurs pour répondre aux questions des enfants.Le Biodôme de Montréal promet, dans une ambiance bleutée, de faire découvrir aux jeunes la vie nocturne des lynx, castors, loutres, paresseux, chauves-souris, crapauds géants, porcs-épics et autres animaux de sa collection.Du 28 février au 7 mars, des animateurs postés dans les sentiers des écosystèmes offriront des informations sur le comportement de nuit de certains animaux.Les portes seront exceptionnellement ouvertes jusqu'à 20 h 30.Le Centre des sciences de Montréal souligne le congé scolaire avec les quatrièmes Robofolies, présentée du 28 février au 7 mars, de 10 h à 18 h.Ateliers, expositions, jeux éducatifs et spectacles sont au programme pour mieux faire connaître aux enfants, mais aussi aux parents, le monde de la robotique.Par ailleurs, le Centre ouvre gratuitement ses portes le 28 février, de 18h à 22 h, pour l'exposition Le Sommeil de A à Zzz.Les jeunes ne risquent pas pour autant de s'endormir alors que sont proposés des jeux, des quiz, des présentations audio et vidéo, en plus d'informations franchement surprenantes.Saviez-vous, par exemple, que le dauphin ne dormait que d'un seul oeil à la fois ?Le musée Juste pour rire présente l'exposition Abracadabra, consacrée à l'univers de la magie et des magiciens.Les heures d'ouverture sont du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h ; et les samedi et dimanche, de 10 h à 17 h.Enfin, le Cosmodôme de Laval invite les enfants à son musée des sciences afin de mieux comprendre le fonctionnement des fusées, les principes physiques et les lois qui régissent l'exploration spatiale, les phénomènes météorologiques et la complexité de notre système solaire.Le Cosmôdome est ouvert du mardi au dimanche inclusivement, de 10 h à 18 h.Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, plus haut même, le Camp spatial du Cosmodôme tient un camp du 1er au 3 mars pour les jeunes de 9 à 15 ans.Au menu : ateliers scientifiques, simulations et mission spatiale.Camps thématiques D'autres organismes ont mis sur pied des camps spécialisés durant la relâche scolaire.C'est le cas notamment de l'association Échecs et Maths de Montréal, qui invite les jeunes de 6 à 13 ans à participer à un camp d'échecs du 1er au 5 mars.Mouvements des pièces, tactiques de base, stratégies, compétitions, différentes formules sont offertes en fonction du niveau de jeu de chacun.De la même façon, l'école Nos voix, nos visages a mis sur pied un camp de jour du 1er au 5 mars.Deux formules : un camp des arts de la scène pour les enfants de 6 à 12 ans et un camp en théâtre pour ceux de 13 à 17 ans.Sports Montréal propose pour sa part trois camps (regroupés par âge) d'une semaine axés sur les sports.Les activités auront lieu essentiellement au complexe sportif Claude-Robillard.Par ailleurs, de plus en plus de municipalités offrent de prendre soin de votre marmaille pour la semaine de relâche avec, au menu, sorties extérieures, visites de musées, jeux de société, activités sportives.Informez-vous ! PHOTO FOURNIE PAR L'ARCHE DES PAPILLONS L'Insectariumde Montréal, en collaboration avec le Jardin botanique, présente Papillons en liberté.Informez-vous ! Planétarium 514-872-4530 www.planetarium.montreal.qc.ca Insectarium 514-872-1400 www.ville.montreal.qc.ca/insectarium Biodôme 514-868-3000 www.biodome.qc.ca Centre des sciences de Montréal 514-496-4724 ou 1-877-496-4724 www.centredessciencesdemontreal.com Cosmodôme de Laval 450-978-3600 www.cosmodome.org Musée Juste pour rire 514-845-5105 www.hahaha.com Association Échecs et Maths de Montréal 514-845-8352 www.echecs.org Nos voix, nos visages 450-442-0740 www.nosvoixnosvisages.org Sports Montréal 514-872-7177 www.sportsmontreal.com SIGNIFICATIVES LES ÉNERGIES NOUVELLES?À QUÉBEC LE 16 MARS PROCHAIN, VENEZ VOUS RENSEIGNER SUR LA RÉPONSE DE L'INDUSTRIE À L'APPEL D'OFFRE DE HYDRO-QUÉBEC POUR 1 000 MW D'ÉNERGIE ÉOLIENNE EN GASPÉSIE : UN PROJET DE $ UN MILLIARD ET DEMI UN ÉVÉNEMENT DE L'AQPER (L'ASSOCIATION QUÉBÉCOISE DE LA PRODUCTION D'ÉNERGIE RENOUVELABLE) AUQUEL SOUSCRIVENT : LE GOUVERNEMENT DU QUÉBEC LES INTERVENANTS DU MILIEU LES PME ET GRANDES ENTREPRISES DANS L'ÉOLIEN PROGRAMME ET INSCRIPTION www.aqper.com/colloque2004 Courriel : hlanglais@ cen.ca Tél.: (514) 355-7774 Découvrez le nouveau 44, côte du Palais, Vieux-Québec (Qc) G1R 4H8 Spa du Manoir! 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MONDE Le cas des mariages gais divise la Californie Kerry mène le bal Le décompte avant le supermardi est commencé ALEXANDRE SIROIS ENVOYÉ SPÉCIAL À LOS ANGELES La communauté latino de Los Angeles n'a pas déroulé le tapis rouge, hier, pour la femme de John Kerry.Elle a fait mieux.Teresa Heinz Kerry a été accueillie par un orchestre de mariachis aux cheveux enduits de gel et aux foulards rouges noués autour du cou, s'époumonant pour lui souhaiter la bienvenue.Les mariachis ont fouetté l'ardeur de quelques centaines de partisans survoltés, réunis dans un édifice historique de la rue Olvera, là où des colons espagnols ont fondé Los Angeles en 1781.Les latinos ont acclamé celle qu'on a plusieurs fois présentée comme « la future première dame des États-Unis ».L'enthousiasme de la foule, comblée lorsque Mme Heinz Kerry a promis que son mari prendra soin des enfants de l'Amérique, donne certes un avant-goût de l'accueil qui sera réservé à John Kerry en Californie.Il est le candidat démocrate préféré des latinos californiens, ont affirmé plusieurs des partisans rassemblés hier.«John Edwards est jeune et plein d'énergie.Mais la communauté latino estime que Kerry, à cause de son expérience, est plus à même de résoudre nos problèmes.Entre autres à cause de ses votes, comme parlementaire, en matière d'immigration », a expliqué Robert Ballantyne.Ce professeur de Los Angeles dont les traits ne laissent aucun doute sur les origines mexicaines de sa mère, estime en outre que le glorieux passé militaire de Kerry est perçu comme un atout par les latinos.Le gros lot du supermardi Les latinos sont dorénavant des électeurs incontournables en Californie.Et il est crucial, pour le démocrate qui veut s'emparer de la Maison- Blanche, de triompher en Californie mardi prochain.Les démocrates de l'État choisiront ce jour-là leur candidat favori dans le cadre de ce qu'on qualifie de supermardi.Il s'agit de l'étape jugée la plus importante de la course au leadership qui, avec des votes dans 10 États, met en jeu 1151 délégués.Avec 370 délégués à offrir, la Californie représente le gros lot.Une étape d'autant plus importante que cet État de 34 millions d'habitants jouera un rôle clé à l'élection présidentielle de novembre.Le nouveau gouverneur, Arnold Schwarzenegger, a promis d'offrir son État à George W.Bush sur un plateau d'argent.Si la tendance se maintient, donc, les latinos devraient voter en majorité pour Kerry en Californie.Ce qui ne s'annonce pas différent du vote de l'ensemble des électeurs démocrates de l'État.L'une des maisons de sondages les plus réputées de l'État, Field Poll, a révélé hier que le sénateur du Massachusetts récolte actuellement 60% des intentions de vote, contre 19%pour Edwards.Théoriquement, Edwards peut encore remporter la course à l'investiture.Il a récolté jusqu'ici 212 délégués, alors que Kerry en a obtenu 727 (il faut compter sur l'appui de 2162 délégués pour triompher).Mais dans la pratique, c'est une autre paire de manches.Edwards veut survivre Kerry a maintenant remporté 18 des 20 premières étapes de la course.Mardi, il a discrètement ajouté trois nouveaux États à son tableau de chasse : Idaho, Utah et Hawaï.Et si son avance n'est pas insurmontable sur papier, la réalité est que sur le terrain, il dispose de bases plus solides et de beaucoup plus d'argent que son rival.En fait, le défi d'Edwards n'est pas de sortir du supermardi victorieux, mais bien d'y survivre.Le pari du sénateur est qu'il pourra tirer son épingle du jeu dans quelques États mardi prochain, dont la Géorgie.Si Edwards peut éviter le balayage, il pourrait donner du fil à retordre à son adversaire une semaine plus tard, lorsque quatre États du Sud iront aux urnes.Pour ne pas perdre la face mardi prochain, Edwards compte entre autres sur ses talents d'orateur.Demain soir, il affrontera Kerry au cours d'un débat à Los Angeles, sachant qu'il excelle dans les joutes verbales.Mais là encore, la marge de manoeuvre du sénateur de la Caroline du Nord est mince.C'est qu'il doit tout de même ménager son rival si, une fois battu, il veut devenir le candidat à la vice-présidence de Kerry.LE SUPERMARDI Date du scrutin Le mardi le 2 mars.Candidats John Kerry, sénateur du Massachusetts.John Edwards, sénateur de la Caroline du Nord.Dennis Kucinich, représentant de l'Ohio au Congrès.Al Sharpton, pasteur et militant renommé.États en jeu La Californie, New York, le Connecticut, l'Ohio, la Géorgie, le Massachusetts, le Maryland, le Minnesota, le Rhode Island et le Vermont.Nombre de délégués Délégués requis pour gagner Délégués pour John Kerry Délégués pour John Edwards Prochaine étape Le 9 mars au Texas, au Mississippi, en Louisiane et en Floride.ALEXANDRE SIROIS LOS ANGELES \u2014 Au coeur de la tempête qui fait rage aux États- Unis sur la question des mariages gais, la Californie est déchirée quant à l'idée de modifier la Constitution pour interdire de telles unions.Un sondage publié hier par le Los Angeles Times, le quotidien le plus prestigieux de la côte Ouest, révèle que 47 % des Californiens sont en faveur d'un amendement à la Constitution tel que recommandé mardi par le président américain, alors que 46% s'y opposent.En revanche, une large majorité de Californiens croit que les conjoints de même sexe doivent avoir la possibilité de célébrer leur union d'une quelconque façon.Uniquement une personne interrogée sur quatre (25 %) s'y oppose catégoriquement, alors que 38 % sont en faveur des unions civiles et 32% pensent que le mariage est l'option appropriée.À ce sujet, les Californiens sont plus progressistes que l'ensemble du pays.Récemment, un sondage effectué pour le magazine Newsweek indiquait que 45 % des Américains s'opposent à toute forme d'union pour les couples gais.La Californie est l'un des deux États (avec le Massachusetts) qui ont poussé le président américain à prendre les grands moyens pour interdire les mariages entre conjoints de même sexe.San Francisco Il y a deux semaines, le maire de San Francisco, Gavin Newsom, a décidé unilatéralement de donner le feu vert à ce type d'unions.Un tribunal du Massachusetts avait, un peu plus tôt, sommé les parlementaires de cet État de légaliser les mariages gais dès la mi-mai.M.Newsom a été l'un des plus féroces détracteurs de la prise de position du président américain, qu'il juge « honteuse ».«La Constitution protège les citoyens, pas les politiciens en année électorale », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à San Francisco.Le maire Newsom ne bénéficie toutefois pas de l'appui de la majorité des citoyens de son État.Au contraire, 57 % des personnes interrogées pensent qu'il a fait « la mauvaise chose ».Il n'y a en fait que dans la région de San Francisco que les Californiens sont plus favorables à la décision du maire.Cela dit, si le droit au mariage des conjoints de même sexe s'annonce comme l'un des thèmes majeurs de la course à la Maison- Blanche, le sujet ne sera pas en haut de la liste des préoccupations en Californie, a estimé Sherry Bebitch Jeffe, professeure de politiques publiques à l'Université de la Californie du Sud.« Parce que les électeurs de la Californie sont assurément opposés aux mariages gais, mais ils sont à l'aise avec les unions civiles, a confirmé hier la professeure.Nous ne sommes pas des hommes de Neandertal.» Maroc Le bilan du tremblement de terre s'assombrit PHOTO ASSOCIATED PRESS © Un homme passe d'un air abattu devant les ruines d'un groupe de maisons de la localité de Im Zourem, dans la région d'Al-Hoceïma, sur la côte marocaine où un fort séisme a fait mardi 571 morts et 405 blessés, selon le dernier bilan connu hier soir et qui continuait de s'assombrir d'heure en heure.Depuis le séisme initial, dont l'amplitude a atteint 6 degrés Richter, il y a eu quelque 200 répliques allant de 3 à 5 degrés.La Cour délibère sur le «mur» israélien AGENCE FRANCE-PRESSE LA HAYE \u2014 Les audiences de la Cour internationale de justice (CIJ) sur la légalité de la ligne de séparation que construit Israël en Cisjordanie se sont achevées hier à La Haye sur des critiques virulentes du « mur ».Israël, qui a décidé de ne pas participer aux audiences, a émis l'espoir que la CIJ ne « tombe pas dans un piège » et refuse de donner un avis consultatif sur cette question.Principal organe judiciaire des Nations unies, la CIJ a été saisie par l'Assemblée générale de l'ONU pour donner un avis consultatif et non contraignant sur les « conséquences juridiques de l'édification par Israël d'un mur sur le territoire occupé » palestinien.À la fin des audiences, le président de la Cour, le juge chinois Shi Jiuyong, n'a donné aucune date pour le prononcé de la décision.Des sources à la CIJ ont cependant affirmé que les juges avaient conscience de l'urgence de la question.Israël a annoncé hier que la longueur de la clôture sera raccourcie de 80 kilomètres.La barrière sera ainsi ramenée à 640 kilomètres.Ce nouveau tracé permettra d'éviter que des localités palestiniennes où vivent plusieurs dizaines de milliers de personnes se retrouvent coupées du reste de la Cisjordanie.Entretemps, Israël a lancé cette semaine la construction d'un nouveau tronçon de barrière de 42 kilomètres qui passe par Beit Sourik au nord-ouest de Jérusalem.Plusieurs centaines de Palestiniens de cette localité ont manifesté hier comme ils l'avaient fait la veille.L'armée les a dispersés à l'aide de gaz lacrymogène.Au dernier jour des audiences de la CIJ, la Ligue arabe et l'Organisation de la conférence islamique ont rejeté les arguments d'Israël qui soutient que la ligne est nécessaire à sa sécurité, estimant au contraire qu'elle ne sert qu'à annexer des parties du territoire palestinien.« Le mur ne s'interpose pas entre les terroristes et leur victimes potentielles, mais entre le paysan et sa terre, l'enfant et son école, le patient et son médecin, les familles et les croyants qui veulent accéder aux Lieux saints », a affirmé le conseiller juridique de la Ligue, Michael Bothe.« Le mur conduit à la discrimination et détruit les espoirs d'une paix juste et durable » au Proche-Orient, a-t-il ajouté.L'Organisation de la Conférence islamique a pour sa part estimé que le mur violait massivement les droits de l'homme.Israël soutient de son côté que la barrière de séparation est une mesure de sécurité destinée à empêcher l'infiltration de kamikazes palestiniens.À Washington, le secrétaire d'État américain Colin Powell a estimé hier que la ligne de séparation érigée par Israël ne constituait pas un obstacle « insurmontable » pour progresser sur le plan de paix international baptisé la feuille de route.Le chef de la diplomatie américaine a toutefois affirmé que les États-Unis sont préoccupés par le tracé de cet ouvrage, qui s'enfonce dans des parties de la Cisjordanie, mais pas par son principe.Au total 15 États ou organisations, en majorité des pays arabes, d'Afrique ou d'Amérique centrale, se sont exprimés lors des audiences publiques à La Haye.Quarante-quatre autre États, incluant notamment Israël, les États-Unis, la Russie et tous les pays de l'Union européenne, ont déposé des mémoires écrits devant la CIJ développant leurs arguments sur cette question.Les États-Unis, le Canada et l'Europe n'ont pas pris la parole, car ils jugent la saisine de la Cour « inappropriée» et estiment qu'un avis pourrait compliquer la reprise d'un dialogue politique entre Israéliens et Palestiniens. 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NATIONS UNIES Louise Arbour confirmée L'Assemblée générale de l'ONU a approuvé hier la nomination de la Canadienne Louise Arbour, 57 ans, au poste de haut-commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme.Mme Arbour, dont la nomination avait été annoncée vendredi, remplacera en juin prochain à ce poste le Brésilien Sergio Vieira De Mello, tué dans un attentat au camion piégé contre le quartier général de l'ONU à Bagdad le 19 août 2003, qui a coûté la vie à 21 autres personnes.\u2014Agence France-Presse ARABIE SAOUDITE Riyad s'est comporté «avec affection» L'Arabie Saoudite a rejeté hier une accusation de torture portée contre elle par deux Britanniques et un Canadien accusés d'avoir participé à des attentats à la bombe dans le royaume et libérés le 8 août dernier.Sandy Mitchell et Les Walker, ainsi que le Canadien William Sampson, avaient été détenus pendant 30 mois après avoir été accusés d'être impliqués dans une vague d'attentats à l'explosif perpétrés contre des Occidentaux entre novembre 2000 et mars 2001.Leur plainte pour torture « n'est pas sérieuse », a déclaré le ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud Al-Fayçal, en affirmant que son pays s'est comporté avec eux « avec affection ».\u2014Agence France-Presse LA HAYE Milosevic: fin prématurée du dossier d'accusation La mauvaise santé de Slobodan Milosevic a forcé le procureur à mettre fin de manière inattendue à la présentation de l'accusation contre l'ancien président serbe devant le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie, après 293 jours d'audience à La Haye.C'est par un communiqué indiquant sobrement que «le dossier de l'accusation est terminé» que le TPI a annoncé la fin d'une phase cruciale du plus important procès pour crimes de guerre depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.Milosevic commencera le 8 juin la présentation de sa défense.Son procès devrait se terminer en 2005.\u2014Agence France-Presse COLOMBIE Attaque de la guérilla Onze soldats ont été tués par la guérilla et quatre rebelles abattus par l'armée hier, lors d'une attaque des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) contre la localité de Santa Maria, à 350 km au sud de Bogota.Les combats ont eu lieu alors qu'un détachement de la IXe brigade de l'armée de terre tentait d'encercler un groupe de guérilleros à l'entrée de Santa Maria.\u2014Agence France-Presse ÉTATS-UNIS Rapport sur les droits de l'homme La situation des droits de l'homme s'est aggravée l'an dernier dans de nombreux pays comme la Chine, Cuba, la Birmanie ou l'Iran, selon un rapport du département d'État américain publié hier.Le rapport épingle également des alliés des États-Unis comme l'Arabie Saoudite ou Israël, s'interroge sur l'évolution de la Russie de Vladimir Poutine, et critique le président haïtien Jean-Bertrand Aristide.Ce rapport annuel sur la situation des droits de l'homme met également en exergue le fait que le renversement de Saddam Hussein en Irak a permis de révéler l'ampleur « inimaginable » des atrocités commises sous son règne.\u2014Agence France-Presse UKRAINE 400 grammes d'uranium Un Ukrainien qui tentait de sortir de son pays 400 grammes d'uranium enrichi a été interpellé lundi à la frontière avec la Hongrie, ont annoncé hier les gardes-frontières ukrainiens.La matière radioactive était contenue dans une boîte de plomb dissimulée dans le véhicule du trafiquant.L'homme a indiqué avoir reçu le récipient d'inconnus, contre paiement, pour le livrer en Hongrie.\u2014Agence France-Presse VENEZUELA 1,3 million de signatures «suspectes» Plus d'un million de signatures, soit 1,3 sur les 3,4 millions rassemblées par l'opposition pour convoquer un référendum susceptible de chasser du pouvoir le président du Venezuela, Hugo Chavez, sont sujettes à caution, a indiqué hier le Conseil national électoral.Cet organisme est chargé de vérifier la validité et le nombre de signatures nécessaires (2,4 millions) pour pouvoir convoquer une consultation populaire destinée à mettre fin au mandat de M.Chavez, réélu en 2000 pour six ans.Le Conseil devait normalement annoncer dimanche les résultats sur la tenue du référendum, mais la décision de vérifier 1,3 million de signatures devrait retarder l'annonce.\u2014Agence France-Presse AGENCE FRANCE-PRESSE ET ASSOCIATED PRESS PÉKIN \u2014 Les États-Unis et la Corée du Nord ont brisé la glace, hier à Pékin, à la reprise des pourparlers sur le programme nucléaire nord-coréen, et la Corée du Sud a offert un plan pour résoudre une crise dont l'issue reste encore incertaine.La Chine, les deux Corées, les États-Unis, la Russie et le Japon se sont retrouvés dans la capitale chinoise pour au moins trois jours, six mois après de premières discussions qui n'avaient pas permis d'obtenir de la Corée du Nord qu'elle renonce à ses ambitions nucléaires.Lors d'une session plénière de quatre heures, hier matin à la « Résidence des hôtes distingués », les six pays ont indiqué vouloir une « péninsule coréenne non nucléarisée », selon un porte-parole chinois.Mais, au-delà de cet engagement, États- Unis et Corée du Nord ont campé sur leurs positions.« Notre gouvernement va se montrer coopératif et faire preuve de souplesse, tout en maintenant sa position habituelle », a déclaré le vice-ministre nord-coréen des Affaires étrangères, Kim Kye-Gwan, qui, selon des sources russes, aurait maintenu que son pays ne retraitait pas d'uranium enrichi.« Les États-Unis veulent un démantèlement complet, irréversible et vérifiable de tous les programmes nucléaires de la Corée du Nord, y compris des armes à base de plutonium et d'uranium », lui a indirectement répondu le secrétaire d'État américain adjoint, James Kelly, réaffirmant que son pays n'avait « pas l'intention d'envahir ou d'attaquer la Corée du Nord ».La crise a éclaté en octobre 2002 lorsque Washington a accusé Pyongyang d'avoir redémarré son programme nucléaire en violation d'un accord bilatéral signé en 1994.La Corée du Nord a admis posséder un programme de retraitement de plutonium mais rejette les accusations américaines sur l'enrichissement d'uranium.Elle exige, en contrepartie de tout gel, la reprise de l'aide économique des États-Unis et de ses alliés ainsi que des garanties de sécurité.En marge de ces pourparlers, les négociateurs nord-coréens et américains ont décidé d'avoir des discussions directes dans l'après-midi.Washington et Pyongyang n'ont pas de relations diplomatiques et sont techniquement toujours en état de guerre.L'armistice est vieux de 51 ans.Quel que soit votre profil d'investisseur, vous trouverez un Portefeuille Stratégique ajusté à vos besoins.Nos Portefeuilles Stratégiques sont composés de fonds performants qui vous assurent une diversification optimale de vos investissements.De plus, comme ces portefeuilles sont rééquilibrés deux fois l'an, ils vous permettent aussi de profiter des occasions qui se présentent sur le marché.Potentiel de rendement et tranquillité d'esprit, ça devrait vous aller.Les Fonds Banque Nationale (ci-après les « Fonds ») et les Portefeuilles Stratégiques Banque Nationale sont offerts par Placements Banque Nationale inc., filiale en propriété exclusive de la Banque Nationale du Canada.Un placement dans les Fonds et l'utilisation d'un Portefeuille Stratégique peuvent donner lieu à des commissions de suivi, à des frais de gestion et à d'autres frais.Veuillez lire le prospectus des Fonds dans lesquels le Portefeuille Stratégique peut investir avant de faire un placement.Les Fonds ne sont pas garantis, leur valeur fluctue souvent et leur rendement passé n'est pas indicatif de leur rendement dans l'avenir.1Portefeuille Stratégique non enregistré.Por tefeuilles Stratégiques REER ILVOUS VA COMMEUNGANT Répartition d'actif 1 an Rendement Revenu Actions Actions depuis fixe canadiennes mondiales la création Portefeuille Stratégique/Prudent NE1 BNC 6,38% 5,25% 100% 0 % 0 % Portefeuille Stratégique/Conservateur NE1 BNC 10,95% 5,12% 80% 10% 10 % Portefeuille Stratégique/Pondéré NE1 BNC 16,47 % 6,52 % 65% 20% 15% Portefeuille Stratégique/Equilibré NE1 BNC 19,62% 4,75% 45% 25% 30% Portefeuille Stratégique/Croissance NE1 BNC 22,84% 4,07% 25% 30% 45% Portefeuille Stratégique/Actions NE1 BNC 25,90 % 2,58% 10 % 35% 55% Rendement des Portefeuilles Stratégiques Banque Nationale au 30 janvier 2004 Prenez rendez-vous avec votre conseiller de la Banque Nationale.Pour plus d'information : 1 888 TELNAT-1 www.bnc.ca 3208802A Un tandem redoutable Deux forces parallèles, un tandem puissant, l'ail et l'oignon, produisent, dans l'ail sulfo-génik, 30 composés soufrés incluant 4 000 mcg d'allicine par comprimé.Chaque comprimé entéro-soluble libère une dose standardisée de 4 000 mcg d'allicine, produit soufré par excellence, dans votre tube digestif, là où vous en avez besoin.et non pas dans l'estomac.Ce sont tous les bienfaits de l'allicine, sans odeur, bien meilleur et plus agréable que l'ail frais.L'ail sulfo-génik, l'ail sur-actif.Promotion 3207370-1 Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE© Jean-Bertrand Aristide FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Le silence des bûcherons Nous publions aujourd'hui le premier de deux éditoriaux sur la conditionmasculine.Le second serapublié demain.mroy@lapresse.ca MARIO ROY Les hommes ne parlent pas, même lorsqu'ils sont en plein désarroi.C'est ce qu'on leur reproche souvent.Ils se taisent et, éventuellement arrivés au bout de leur désespérance, se suicident, tout simplement : près de 80% des gens qui se donnent la mort sont des hommes.Des clichés, peut-être.Mais comment expliquer, si ce n'est par le fait qu'ils contiennent au moins une part de vérité, que la radio de Radio-Canada leur consacre une série de cinq émissions extraordinairement franches et consistantes ?Il s'agit de La Planète des hommes, qui a débuté, lundi, et se poursuit aujourd'hui et demain.Là, des hommes parlent bel et bien.Des spécialistes : psychologues, auteurs, activistes et autres.Mais aussi l'homme de la rue.Et ce qu'ils décrivent est bel et bien un désarroi, vécu dans la sphère privée, intime.Celle qui compte le plus pour n'importe quel être humain.Il s'agit d'un déballage souvent très peu politiquement correct, parfois déchirant, à l'occasion aussi fort drôle.Et on voit que ce n'est pas nécessairement bien reçu : > La radio publique devient « une tribune pour le discours masculiniste : c'est une gifle en plein visage de toutes les femmes qui ont lutté ! » a immédiatement protesté, dès la première heure de la première émission, une auditrice de Trois- Rivières dans un courriel adressé à l'animatrice Denise Bombardier.> Le malaise des hommes n'est qu'un «phénomène médiatique », a ajouté, le lendemain, Chantal Maillé, directrice de l'Institut Simone de Beauvoir de l'Université Concordia.> « Le man bashing est un fait largement accepté », disait, hier, Yves Pageau, créateur du site Web masculiniste Content d'être un gars, qui se plaint (est-on sûr que ce soit à tort ?) d'être calomnié et ostracisé par les médias.Cela rappelle l'accueil qui avait été fait en 1990 au pamphlet du journaliste Roch Côté, Manifeste d'un salaud, dont le but était, après Polytechnique, de dire : non, nous les hommes ne sommes pas tous des agresseurs, ce dont on ne cesse de nous accuser.Côté avait été crucifié sur la place publique.Bref, tout cela veut-il dire : messieurs, taisez-vous ?Ce serait pour le moins paradoxal En réalité, le silence des hommes ne peut être imputé qu'à la sommation qui leur serait faite de se taire.Car il y a chez eux, à cause de ce qu'ils sont profondément, une conviction qu'ils peuvent eux-mêmes, dans le silence, tout réparer ce qui ne va pas dans leur vie.Peut-être existe-t-il aussi, chez l'homme québécois, un facteur historique.Dans notre mythologie, l'homme partait au chantier pour exercer son métier de bûcheron dans un espace silencieux et asocial ; la femme demeurait en société, dans un espace de parole, et « administrait le patrimoine familial.Il en est resté quelque chose et c'est la femme forte », dit l'anthropologue Serge Bouchard.Justement, ce matriarcat serait-il de retour sous une autre forme?Dans l'espace privé, dans le couple, les femmes ont-elles retrouvé le «bon bout du bâton.Elles portent les culottes.Je ne voudrais pas être un homme en ce moment.», comme l'affirme la poétesse Frédérique Marleau (dans l'émission qui sera diffusée aujourd'hui) ?.DEMAIN : Ah ! Le pouvoir ! Lematriarcat est-il de retour sous une autre forme ?Dans l'espace privé, les femmes ont-elles toujours le gros bout du bâton ?patrick dea pdea@lapresse.ca, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS LA BOÎTE AUX LETTRES > Pour nous écrire : forum@lapresse.ca Aristide doit partir La meilleure façon pour Aristide de prévenir un massacre en Haïti consisterait tout simplement à quitter le pays sans plus.Ce qui serait pourtant très simple pour lui en vérité, de façon à permettre à l'aide internationale de venir gérer son départ par la suite.Les factions de l'opposition qui le réclament depuis un mois maintenant ne semblent d'ailleurs pas beaucoup mieux placées pour gouverner à sa place et seule une force de l'ONU avec mandat spécifique à cet effet pourra sans doute aider à résoudre la crise par la suite, en attendant la formation d'un nouveau gouvernement de salut public.Le State Department ne va sans doute pas y voler les bras ouverts, on s'en doute un peu, étant donné que le pétrole s'y fait assez rare, merci !, et comme il serait assez malséant de demander à la France de venir au secours de Titide, justement en cette année de l'anniversaire de l'Indépendance du pays, il devient facile de deviner qui aura encore la charge de la commandite pour ce faire.Le problème réel étant de toutes façons Titide lui-même en personne malgré tout, il faudra donc lui faire un dessin diplomatique bien coloré en ce sens pour le mettre au fait de toutes ces petites choses accessoires qui viendront par après, pour la gouvernance de son bordel maintenant devenu privé de toutes ses belles perles.Comme des élections non truquées, une toute petite armée internationale pour chasser les intrus de la coca, ainsi que tous ces soi-disant médecins vaudous qui prétendent toujours faussement pouvoir guérir le sida en Haïti après avoir rendu tout le pays malade de leur lèpre aussi fallacieuse que malicieuse.Alors voilà ! Place à la Passion selon Aristide s.-v.-p.Yvon Roy .Le rôle du Canada Il semble qu'on devra reconnaître au cours des prochaines heures que la médiation diplomatique à laquelle le Canada a participé activement concernant Haïti a échoué.Cela étant, il reste à déterminer maintenant quelle voie devrait privilégier le Canada et pourquoi.On a dit être prêt à intervenir, physiquement compris, à la condition qu'il y ait une entente politique préalable entre les parties impliquées reconnues ou considérées comme légitimes.Par ailleurs, comme on a aussi entendu que ne serait pas reconnu un gouvernement issu d'un coup d'État, quel type de relations pourrait-on logiquement conserver avec Haïti à la suite du coup d'État qui va advenir inévitablement, si on n'y fait obstacle ?Oui, Haïti est « un cauchemar », « un cas désespéré » ou désespérant.Cependant, ce qui y échoue, y échoue aussi en raison de notre échec à tous.Car aujourd'hui les frontières (nationales) du « eux/nous » cèdent face à la responsabilité universelle (du « on »), notamment lorsqu'il s'agit de droit fondamental, a fortiori là où sévit la pire misère humaine sous forme d'appel à l'aide.Voilà pourquoi il semble que la communauté internationale ne puisse rester sourde ou passive face à l'interpellante détresse constatée et ce pourquoi, à la suite de Myriam Merlet dans Alternatives, de mars 2004, il paraît s'imposer à elle d'appréhender comme suit l'éprouvante problématique haïtienne : « Si, comme elle le déclare, elle souhaite réellement soutenir le peuple haïtien, il lui incombe de l'aider à mettre en place les mécanismes nécessaires en vue d'appréhender et de juger les hors-la-loi et les oppresseurs, quels qu'ils soient », plutôt que d'en laisser certains dominer indéfiniment, en laisser de nouveaux s'installer ou en laisser d'anciens revenir., pourrait-on ajouter.Denis Beaulé Montréal Bar ouvert mouimet@lapresse.ca MICHÈLE OUIMET Les élus de l'arrondissement de Saint-Léonard planchent sur un projet de règlement qui fera grimper leur salaire de 26 000 $ à 45 000 $ par année, un bond prodigieux de 75 %.Rien de moins.Les conseillers d'arrondissement se sont souvent plaints des visées centralisatrices de Montréal et du manque chronique d'argent.Depuis le 1er janvier, Québec leur a accordé davantage de pouvoir, espérant, du même coup, désamorcer la fièvre défusionniste.Et quel a été le premier geste des arrondissements pour fêter leur toute nouvelle autonomie?Concocter un projet de règlement qui fera exploser leur salaire.Du moins à Saint-Léonard où siège Frank Zampino, le puissant président du comité exécutif de Montréal et bras droit du maire Gérald Tremblay.Et M.Zampino est prêt à monter aux barricades pour défendre les pauvres conseillers qui travaillent tellement fort et qui sont si mal rémunérés.Pourtant, Montréal croule sous le nombre d'élus.Elle en a 105 pour une population de 1,8 million d'habitants ; Toronto, elle, en a 45 pour 2,4 millions d'habitants ; Ottawa, 22 pour 774 000 habitants; Vancouver 11 pour 545 000 habitants.Débordés, les conseillers de Montréal ?Les élus de l'arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de- Grâce ont eu la main plus légère.Ils se sont voté deux nouvelles enveloppes budgétaires: une de 4000$ pour payer leurs frais de stationnement et une autre de 10 000$ pour des activités politiques.Pourtant, ils reçoivent déjà une allocation de dépenses non imposable de 12 868 $.Quant à l'arrondissement de Verdun, les élus ont créé trois commissions locales où ils pourront siéger, ce qui justifiera, of course, une hausse de salaire.Verdun est le fief de Georges Bossé, membre du comité exécutif de Montréal.Les citoyens qui se plaignent du déneigement n'ont qu'à prendre leur mal en patience, les élus ont visiblement d'autres chats à fouetter.La priorité est au je-me-moi.Ces initiatives douteuses ont alerté le maire Tremblay qui est coincé avec cette histoire.Son caucus est divisé et deux poids lourds de son cabinet, Georges Bossé et Frank Zampino, participent allègrement à la boursouflure des salaires.Le caucus a décidé de créer un comité sur la rémunération mais il pourra bien pondre toutes les recommandations qu'il voudra, il n'aura qu'un pouvoir moral.Les arrondissements sont désormais autonomes et la Ville ne peut pas leur taper sur les doigts.Seul Québec peut les ramener à l'ordre en amendant la loi.Car la loi est beaucoup trop généreuse.Le salaire d'un conseiller d'arrondissement, précise-t-elle, peut atteindre 85 000 $ par année.C'est énorme.L'exemple de Saint- Léonard risque de faire tâche d'huile.C'est la politique du bar ouvert.Rien ne peut empêcher les arrondissements de doubler, voire tripler la rémunération des élus, sauf la tolérance des Montréalais.Pendant que le maire marche sur des oeufs, le chef de l'opposition, Pierre Bourque, déchire sa chemise sur la place publique.Pendant qu'il s'étouffe d'indignation, un de ses conseillers, Saulie Zajdel, a voté en faveur des deux enveloppes de 14 000 $ dans Côtedes- Neiges-Notre-Dame-de-Grâce.Pierre Bourque s'est bien gardé de s'en vanter.Finalement, il ne reste plus grand monde pour défendre le citoyen de Montréal qui, en bout de ligne, va se ramasser avec la facture.Protégeons nos archives Monsieur Paul Martin, Dans un reportage diffusé sur les ondes de Radio-Canada, le 22 février, il est désolant de découvrir que les archives nationales du Canada sont dans un état lamentable et que près de 30 000 pièces de la collection sont perdues.Elles sont rongées par l'eau, les moisissures et la lumière des néons.Parmi ces documents figurent les originaux des Mémoires de Champlain, fondateur de Québec, et les Relations des Jésuites.Ce sont des documents historiques d'une valeur inestimable.Qu'est-ce que compte faire votre gouvernement pour remédier à la situation et sauver la richesse de notre histoire ?Il est urgent que le gouvernement augmente le budget des Archives nationales du Canada et qu'il donne à l'organisme des locaux adéquats.Est-ce que le gouvernement du Canada pourrait envisager la construction d'une grande bibliothèque canadienne, comme c'est le cas sur le plan provincial avec le projet en chantier de la Grande Bibliothèque du Québec, qui regrouperait les collections des Archives nationales du Canada et de la Bibliothèque nationale de Canada ?Benoît Voyer Montréal .C'est « l'fun ! ».à pleurer Quand le « joual » s'emballe, il efface des pans de mots de notre langue, tels : agréable, aimable, amusant, attirant, attrayant, astucieux, badin, beau, bien, bon, captivant, comique, curieux, charmant, divertissant, drôle, enchanteur, engageant, excitant, facétieux, folâtre, folichon, falot, gai, gentil, goguenard, gracieux, humoristique, intéressant, joli, jouissif, joyeux, marrant, orgasmique, piquant, plaisant, récréatif, rigolo, risible, séduisant, spirituel, sympathique.Autres possibilités : extraordinaire, fantastique, formidable, incroyable, merveilleux, moqueur, railleur, ridicule.Alors, pourquoi cet incontournable « c'est l'fun ! » qu'on n'en finit plus d'entendre partout et en toutes circonstances ?L'imagination mariée à un brin de fierté, nous convient au dépassement.Ghislain Bernier Sainte-Foy . FORUM L'effet Nader LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca Pour les républicains, ce fut la meilleure nouvelle depuis la capture de Saddam Hussein : Ralph Nader, l'éternel empêcheur de danser en rond, se représentera aux élections présidentielles.La gogauche est bien partout pareille.Elle préfère la politique du pire à la simple amélioration des choses et ne voit aucune différence entre la droite radicale et la gauche modérée.Bonnet blanc, blanc bonnet, comme le dit le slogan éculé.Si Nader réussit à grappiller un certain pourcentage du vote, même minime, il pourrait rééditer le scénario des dernières élections, alors qu'avec 2,7% des suffrages, il avait réussi à faire passer George W.Bush.Si Nader n'avait pas été dans la course, c'est le démocrate Al Gore qui serait aujourd'hui aux commandes de la superpuissance américaine.Cette fois, c'est John F.Kerry qui sera la victime du manque de jugement de Nader \u2014 un homme qui a acquis sa notoriété en défendant intelligemment les consommateurs et l'environnement.mais qui, depuis quelques années, est devenu un canon sans amarre \u2014 a loose cannon.À 70 ans, il veut encore faire son petit tour de piste, peu importe les conséquences.L'extrême gauche française a joué le même petit jeu il y a deux ans, et les votes recueillis par les Larguillier, Besancenot et cie, ont fait battre le socialiste Lionel Jospin, donnant la deuxième place au premier tour à Jean-Marie Le Pen.Les électeurs socialistes, horrifiés, ont donc dû chanter en choeur les louanges de Jacques Chirac avant d'aller piteusement lui donner leur vote.Ils ont même, humiliation suprême, tenu des manifestations monstres en sa faveur ! Ils avaient voulu « donner une leçon » au PS, « envoyer un message à Lionel ».et ils ont été pris à leur propre jeu.La conclusion que l'on devrait tirer de ce lamentable épisode est que le vote n'est pas un jeu.Remarquez, la politique du pire \u2014 soit l'intérêt, pour l'extrême gauche, de faire élire le plus réac des candidats \u2014 s'inscrit dans une certaine logique.La poursuite de la politique du pire fut longtemps le credo des marxistes, l'idée étant qu'un régime de type fasciste a plus de chances qu'un gouvernement réformateur de pousser le peuple dans les bras des révolutionnaires.En ce sens, Arlette Larguillier et ses copains trotskistes auraient probablement été assez ravis de voir le Front national au pouvoir.Dans le monde réel, pourtant, quand une dictature de gauche ou de droite s'installe, c'est une chape de plomb qui s'abat sur le pays.et pour longtemps.C'est l'écrasement, la résignation et la terreur : tout le contraire d'un aiguillon.Mais revenons aux États-Unis.Pour l'instant (mais évidemment, en politique, tout peut changer en deux jours) tout laisse croire que le candidat démocrate a des chances de l'emporter, à supposer que la cote de Bush continue à se maintenir sous la barre des 50 %.La partie risque donc d'être chaude.D'où l'importance de l'« effet Nader ».Forts de l'expérience de l'élection d'il y a quatre ans, ses anciens supporteurs ont tenté de le dissuader de s'engager dans ce baroud d'honneur.Les verts, dont il avait été le candidat en 2000 et en 1996, l'ont laissé tomber.The Nation, la publication de gauche qui l'a toujours soutenu, l'implore de renoncer à se présenter.Même son propre mouvement, « Public Citizen » s'est dissocié de son fondateur.Quant au mouvement syndical, il sera comme d'habitude derrière le démocrate.Sans l'appui d'une bonne organisation, il sera difficile à Nader de recueillir les 700 000 signatures requises pour être inscrit sur les bulletins des 50 États de l'Union.Mais il suffit de peu pour brouiller les cartes.Prenons la Floride, que Bush n'avait remportée, en 2000, que par 537 voix.Dans ce même État, Nader avait reçu 97 488 votes, dont la plupart seraient vraisemblablement allés à Gore s'il ne s'était pas présenté.Avec l'effet Nader, il ne manque plus à George W.Bush que la capture de ben Laden pour couronner le plat.Ce serait une capture autrement plus sérieuse, et symboliquement beaucoup plus importante, que celle du minable dictateur irakien.D'ailleurs, les recherches s'intensifient actuellement dans la région montagneuse, aux confins du Pakistan et de l'Afghanistan, où l'on croit que le chef d'Al-Qaeda se terre avec ses principaux lieutenants.Cependant, les Américains, comme n'importe quel autre peuple, ont tendance à voter en fonction de préoccupations domestiques plutôt que de politique étrangère.Aussi l'idéal, pour Bush, serait que ben Laden ne soit capturé que l'automne prochain, à la toute veille des présidentielles, ce qui lui permettrait de bénéficier de l'impact émotionnel immédiat de ce coup d'éclat.D'où la blague qui veut que ben Laden soit déjà capturé.mais enfermé dans un placard de la Maison-Blanche dont on ne le sortira qu'en novembre ! PHOTO RODRIGO ABD, REUTER© Des policiers ont arrêté 12 personnes soupçonnées de vol à une barricade érigée sur la route menant à l'aéroport, hier, à Port-au-Prince.Descente aux enfers Quelle que soit la solution retenue, le départ de Jean-Bertrand Aristide est incontournable DANI EL HOLLY L'auteur est professeur de science politique etmembredu Centre Études internationales et mondialisation de l'UQAM.Comment en est-on arrivé là ?Telle est la question qu'on se pose face aux événements qui secouent Haïti ces jours-ci.Par delà le mouvement de l'actualité, ce qui frappe, c'est l'aspect récurrent du drame haïtien et l'impression de déjà vu qui s'en dégagent.Ce pays semble condamné à poursuivre une descente aux enfers dont personne ne peut prévoir la fin.La situation d'Haïti aujourd'hui, pourtant, n'est qu'un moment d'une longue crise politique qui commence approximativement au début des années 1980.Crise politique qui n'est en définitive que la manifestation d'une crise de société beaucoup plus profonde.Vers 1980, la longue dictature des Duvalier touche à sa fin.Personne ne s'en doute véritablement.Les signes avant-coureurs sont pourtant là : montée et répression d'une certaine presse indépendante, mobilisation de la base de l'Église catholique, remise en cause de la présidence à vie et du gouvernement de Jean-Claude Duvalier, etc.Malgré un appareil répressif considérable, épuisée, la dictature s'effondre en 1986.L'instabilité politique s'installe durablement alors.De chute de gouvernement en chute de gouvernement, en passant par des élections, le pays s'enfonce dans la crise.Entre 1986 et aujourd'hui, pas moins de dix gouvernements se succèdent au pouvoir.Qu'en 17 ans, un pays ait fait une telle consommation de chefs d'État est étonnant.Voilà qui traduit un malaise profond.L'exercice du pouvoir montre bien l'incapacité des dirigeants à maîtriser la conjoncture politique.En effet, malgré les pressants problèmes du pays au cours de cette période, rien de systématique n'est entrepris pour sortir de cette difficile situation.Aucun plan de relance de l'agriculture, par exemple, n'est mis en forme ; le tarissement des cours d'eau comme la déforestation et l'érosion consécutive n'ont fait l'objet d'aucune mesure particulière.L'économie nationale s'effondre, le chômage, déjà élevé en temps normal, s'étend, les investissements ralentissent, des industries se relocalisent ailleurs, l'analphabétisme généralisé ne diminue guère.D'où l'approfondissement de la crise et la fuite en avant à laquelle nous assistons depuis 1994.Fuite en avant marquée par la volonté du président de garder coûte que coûte le pouvoir et de l'exercer sans partage, aggravant du coup les tensions politiques.Le président, on ne le répétera pas assez, est responsable en grande partie de l'intensification et de l'exacerbation des tensions, illustrant ainsi l'impuissance des responsables et leur incompétence.L'arbitraire, l'autoritarisme et la répression, faute de consensus, sont alors la réponse d'un gouvernement aux abois fermé aux compromis.On connaît aujourd'hui les conséquences de cette méthode de gouvernement, et le pays en paie tragiquement le prix.Une longue crise Un géographe français bien au fait des choses haïtiennes parlait déjà en 1960 de la longue crise de la république d'Haïti dont il faisait remonter les origines à 1950.Cette crise est multiforme.Elle est économique, sociale et politique.Au plan économique, quelques données suffiront à en faire prendre la mesure.Dans son ouvrage sur l'économie d'Haïti, Fred Doura écrit à propos du manque de dynamisme du secteur agricole que « le taux annuel moyen de croissance de la production a été négatif, soit - 0,5 % de 1979 à 1989, et très fortement négatif de -3,2% pour la période de 1989 à 1999.Seulement 50% des besoins alimentaires sont couverts par la production nationale à la fin des années 1990.» (Fred Doura, Économie d'Haïti, Montréal, Les éditions DAMI, 2001.) Dans le domaine industriel, les taux de croissance ne sont pas là non plus extraordinaires : 2,8 %, de 1950 à 1960, 0,1 %, de 1960 à 1970, 8,3 %, de 1970 à 1980, -1,6 %, de 1980 a 1989, -1,1 % de 1989 à 1999.Un bilan plutôt faible et qu'on retrouve également dans les autres secteurs économiques.On pourrait multiplier les exemples et passer en revue tous les indicateurs sociaux pour établir la permanence de la crise haïtienne et sa profondeur.Retenons pour les fins de cette analyse un autre aspect tout aussi fondamental de cette crise sociétale : la faiblesse sinon l'inexistence de l'État.Les fonctions minimales de l'État ne sont tout simplement pas exécutées en Haïti.Il s'ensuit, selon l'avis d'un ami économiste, que les greffes ne prennent pas en Haïti.D'où il ressort que les projets de développement, une fois terminés, ne laissent pratiquement plus de traces quelques années sinon quelques mois après.L'absence d'État se fait cruellement sentir ici.L'accumulation des problèmes est telle que du point de vue du développement économique et de l'organisation du pays, tout est urgence aujourd'hui.Situation conditionnante au plus haut point, cet état général du pays ces derniers 50 ans explique le désarroi actuel de dirigeants incompétents, incapables d'y faire face, sans prise réelle sur les forces qui traversent la situation haïtienne et obligés de se livrer à des jeux politiques stériles.Pourtant, il faut bien sortir de l'impasse politique actuelle.C'est toutefois sur cet arrière-plan global que devront prendre corps les décisions fondamentales.Les perspectives de sortie de crise À moins de développements foudroyants, imprévisibles et irrésistibles, la sortie de crise impliquera la participation des principaux acteurs concernés.Plusieurs scénarios sont possibles.Nous pouvons en retenir deux.Le premier passe par une action décisive de la communauté internationale pour d'une part réunir toutes les parties concernées à savoir le gouvernement, les partis et mouvements politiques regroupés dans la Plateforme démocratique et les insurgés ; et d'autre part de geler le rapport de force en son état et procéder à partir de là pour obtenir la démission et le départ de Jean-Bertrand Aristide et l'organisation de la transition.Un second scénario verrait la victoire des insurgés, le renversement du gouvernement et la réduction de la marge de manoeuvre des forces politiques regroupées au sein de la Plateforme démocratique.Essentiellement, ce scénario ne laisserait face à face que les représentants de la communauté internationale et les insurgés victorieux.On verrait alors de dessiner une solution dictée par ces derniers, qui comprendrait entre autres la reconstitution des forces armées haïtiennes et d'autres institutions possiblement selon les lignes indiquées dans une déclaration récente de l'ex-chef d'État major Hérard Abraham en dehors d'une réelle négociation.Certains points de vue de la Plateforme démocratique seront certes pris en compte vu les sensibilités qui s'y expriment et les groupes et classes sociales concernés.La communauté internationale, il va sans dire, dans ce scénario comme dans n'importe quel autre, aura un grand rôle à jouer, un rôle qui ne peut être de courte durée.Si l'on en croit les rapports de presse, le désintérêt pour Haïti qui a suivi le retour en 1994 d'exil d'Aristide a été une erreur.Et si tel est le cas, ne devrait-on pas éviter de la répéter ?Le dénuement presque total du pays et sa dépendance énorme à l'aide étrangère mettent ainsi l'« étranger » en position d'exercer une influence considérable dans les affaires haïtiennes pour longtemps.Toutefois quelle que soit la solution retenue, le départ de Jean-Bertrand Aristide est incontournable et une formule de transition doit être trouvée pour gérer l'après- Aristide.Au-delà de cela, les perspectives sont loin d'être claires.Des questions se posent.Le groupe des 184 survivra-t-il à cette tourmente ?La classe politique saurat- elle s'élever à la hauteur des défis posés à la nation ?Quel sera l'engagement à long terme de la communauté internationale ?À moins d'une lucidité totale, d'une détermination à toute épreuve et d'une volonté de concertation et d'abnégation, la chute dans l'abîme d'Haïti ne peut que continuer.À nouveau, le pays a un rendezvous avec le destin qu'il ne saurait rater encore une fois, car cela risque bien d'être le dernier.Ungéographe français bien aufait des choses haïtiennes parlait déjàen 1960 de la longuecrisede la républiqued'Haïti dont il faisait remonter les origines à1950.Àmoins d'une luciditétotale, d'une déterminationàtoute épreuveet d'une volontéde concertationet d'abnégation, la chutedans l'abîmed'Haïti ne peut que continuer. 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