La presse, 3 avril 2004, Cahier A
[" CINÉMA DANS UNE GALAXIE.> SÉRIE-CULTE, FILM-CULTE ?> LES FICHES DES PERSONNAGES > LA CRITIQUE DE VINCENT, 15 ANS CINÉMA 1 À 3 SYLVIE MOREAU CANADIEN PORTRAIT-ROBOT DU JOUEUR IDÉAL SPORTS 1 N'OUBLIEZ PAS.ON AVANCE L'HEURE DEMAIN ! Montréal samedi 3 avril 2004 Le plus grand quotidien français d'Amérique 120e année no 163 190 pages 11 cahiers Nuageux, Max.8 Min.2 2 $ taxes en sus LI LARGUE AIR CANADA MARTIN VALLIÈRES TORONTO \u2014 Les efforts d'Air Canada pour déjouer la faillite et éviter la liquidation ont été anéantis, hier, avec la décision de son investisseur de relance, Victor Li, de mettre un terme à son offre de 650 millions.Cette décision de Trinity Time Investment, une société de M.Li, a forcé le président d'Air Canada, Robert Milton, à rassurer rapidement employés et voyageurs.La compagnie a suffisamment de liquidités et de crédit pour poursuivre ses activités comme à l'accoutumée, a-t-il déclaré.>Voir AIR CANADA en A2 AUJOURD'HUI Rencontre avec des Montréalais d'origine rwandaise.ACTUEL PAGE 1 Notre envoyé spécial, Marc Thibodeau, visite une prison au Rwanda.PAGE A19 DEMAIN C'est comme ça que ça c'est passé à Kigali.Témoignage-choc d'une survivante du massacre.PLUS PAGES 4 ET 5 Notre envoyé spécial, Marc Thibodeau, aborde le sujet du Tribunal pénal international et des Gacacas.Rwanda 10 ans plus tard PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE© Le 6 avril 1994, l'avion transportant le président rwandais s'est écrasé à la suite d'un attentat.La Presse souligne ce weekend le 10e anniversaire de cet événement, déclencheur du génocide qui a fait entre 500 000 et 1 million de victimes.Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Paul Martin est sorti de son trou et il a vu l'ombre de Jean Chrétien.Pas d'élections avant six semaines.Les «associés» du Wal-Mart SOMMAIRE de Jonquière disent non au syndicat Astrologie du jour VACANCES 18 Avis et encans AFFAIRES 9 Animaux VACANCES 19 Bridge VACANCES 19 Décès PETITES ANNONCES 13, 14 Feuilleton VACANCES 18 Forum A 18, 19 Grille des mordus CARRIÈRES 13 Horaire télévision ARTS 12 Jardiner MONTOIT 19 Loteries A 19 Mots croisés VACANCES 18 Mot mystère VACANCES 18 Observateur VACANCES 18 Petites annonces CAHIER PETITES ANNONCES, CARRIÈRES 14 à 16 et AFFAIRES 2 Trait d'union VACANCES 17 Météo Plutôt nuageux.Vents légers, maximum 8, minimum 2, plus de détails en page ACTUEL 7 TRISTAN PÉLOQUIN SAGUENAY \u2014 Après plus d'un an d'une vigoureuse campagne menée par la FTQ et par le Syndicat des travailleurs unis de l'alimentation et du commerce (TUAC), les « associés » du magasin Wal-Mart de Jonquière ont rejeté la syndicalisation.S'ils avaient voté oui, ils auraient été les premiers employés syndiqués de la chaîne au Canada.En tout, 139 travailleurs ont exercé leur droit de vote, sur 145 personnes inscrites sur la liste de salariés autorisés à voter.Il n'a cependant pas été possible de connaître les détails du scrutin, sinon que « le camp du oui a perdu par une faible minorité », a soutenu Marie-Josée Lemieux, présidente de la section locale 502 des TUAC (affilié à la FTQ).« La raison majeure de ce rejet relève principalement du fait que les travailleurs n'ont cessé d'entendre des menaces de fermeture de la part de l'employeur », a déclaré Mme Lemieux lors d'un point de presse tenu peu après le dépouillement des votes.De son côté, Wal-Mart Canada a affirmé voir dans ce scrutin « l'affirmation claire que les associés de Wal- Mart sont heureux de leurs conditions de travail et préfèrent négocier directement avec leur employeur plutôt qu'avec un syndicat », a déclaré Andrew Pelletier, porte-parole de l'entreprise.Le résultat était malgré tout un peu prévisible.En matinée, bon nombre de travailleurs interrogés à l'extérieur de l'immense commerce sont sortis de leur mutisme pour critiquer vertement la tentative de syndicalisation.« On a déjà d'excellentes conditions de travail, je ne vois pas à quoi ça servirait de faire entrer un syndicat dans la place, on risque juste de tout perdre », a fait valoir Serge, employé de nuit, père de quatre enfants, qui discutait à l'extérieur avec ses collègues dans un abri Tempo gris faisant office de fumoir pour les employés.>Voir WAL-MART en A2 Calgary Edmonton158$ Vancouver188$ Départs depuis Montréal.Prix web par trajet.Taxes et supplément en sus.Selon la disponibilité.Détails sur jetsgo.net.158$ 3145529A SUITESDE LA UNE AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE Suivez le match entre le Canadien et les Sabres de Buffalo à 19 h cyberpresse.ca/hockey Retrouvez toutes les photos de la tournée de Yann Perreau cyberpresse.ca/yann Planifiez vos prochaines vacances cyberpresse.ca/voyage DEMAIN DANS LA PRESSE Littérature : des voix nouvelles La vague provoquée par les propos de Victor-Lévy Beaulieu sur les auteurs de moins de 30 ans a fait sortir de l'eau les jeunes éditeurs Mélanie Vincelette et François Couture (notre photo) de même que les auteurs Philippe Jean Poirier et Karoline Georges, que vous découvrirez demain dans le cahier Lectures.Leur enthousiasme, contagieux, atteindra sûrement l'écrivain de Trois-Pistoles.À lire demain dans le cahier Lectures.POUR JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ABONNEMENT (514) 285-6911 cyberpresse.ca/abonnement 1 800 361-7453 PETITES ANNONCES (514) 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca 1 866 987-8363 DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Les «associés» du Wal-Mart de Jonquière disent non au syndicat Abattre Orville Wright SOPHIE COUSINEAU CHRONIQUE On aimerait dire bon débarras.Que Victor Li reste dans son île.Non, mais pourquoi souffrir de si mauvaises manières ?Agiter le drapeau canadien pour avoir une meilleure chance de prendre le contrôle d'Air Canada, ce à quoi l'autorise sa double citoyenneté hong-kongaise et canadienne.Puis, lorsque la concurrence new-yorkaise est écartée, rappliquer avec de nouvelles demandes.Exiger des 35 000 salariés d'Air Canada qu'ils acceptent un régime de retraite moins généreux.De ces mêmes employés qui ont déjà consenti des baisses de salaires et d'avantages d'une valeur de 1,1 milliard de dollars par année.À la seule condition que personne ne touche à leurs vieux jours.Odieux, tout le monde l'a dit.Mais alors que l'échafaudage financier d'Air Canada est en train de s'écrouler comme un château de cartes, l'indignation est un luxe que le transporteur n'a plus les moyens de se payer.Le fils de 39 ans du milliardaire Li Ka-shing n'entend pas poursuivre ses discussions avec la direction d'Air Canada lorsque arrivera à échéance, le 30 avril, l'accord en vertu duquel sa société, Trinity Time Investments, promettait d'investir 650 millions dans le transporteur montréalais.Qui plus est, Victor Li dégage Air Canada de son obligation de négocier exclusivement avec lui.Le problème, c'est qu'il est pour ainsi dire trop tard.Les autres accords de financement qui appuyaient ce plan de restructuration complexe expirent aussi d'ici la fin du mois.Ainsi, le loueur d'avions GE Capital Services, qui est prêt à fournir 1,5 milliard en liquidités et en financement à Air Canada pour l'achat de jets, a déjà laissé entendre qu'il ne reconduirait pas son offre en des termes aussi généreux puisque l'industrie aérienne a repris du mieux.Trouver un autre sauveur dans un délai aussi serré tient presque du miracle.Trinity ne ferme pas complètement la porte.Ainsi, la société «n'écarte pas l'idée de participer à la relance d'Air Canada si les circonstances changent suffisamment ».Certains y verront une tactique de négociation pour casser les syndicats, qui se sont braqués à la suite des concessions faites cette semaine par la section locale de l'Association internationale des machinistes et des travailleurs de l'aérospatiale, laquelle représente le tiers des employés d'Air Canada.Certains y verront du bluff.Mais pour avoir l'heure juste, il suffit d'un coup d'oeil aux derniers résultats financiers d'Air Canada.La perte nette pour 2003 s'élève à 1,87 milliard ! Même en excluant les charges exceptionnelles liées à la restructuration, Air Canada a perdu 684 millions l'an dernier, plus de trois fois ce qu'elle avait perdu en 2002.Victor Li a eu la trouille.Comment Air Canada pourra-t-elle devenir rentable si elle perd toujours plus d'argent même après avoir licencié des milliers d'employés?Même après avoir cessé de distribuer gratuitement des sandwichs aux passagers ?Il y a le prix du carburant qui vole toujours aussi haut.Il y a les concurrents comme Westjet et Jetsgo qui multiplient sans pitié les liaisons.Et il y a le monde qui s'en va chez le diable au gré des guerres et des attentats.Dans un livre tout récent sur Air Canada, le journaliste torontois Keith Mc Arthur cite le gourou de l'investissement Warren Buffett, qui aime dire que l'industrie aérienne a perdu plus d'argent qu'elle n'en a fait depuis le premier vol d'Orville Wright en 1903.«Si un capitalise s'était trouvé à Kitty Hawk, il aurait dû abattre Orville, ce qui nous aurait fait épargner beaucoup d'argent.» Victor Li aurait pu sauver Air Canada.En respectant ses engagements.Ou en se branchant avant.Mais à l'heure qu'il est, le transporteur est plus menacé que jamais.Pour un homme d'affaires qui, comme son père, aime entretenir des relations dans les hautes sphères de la politique, c'est un rare et grave incident diplomatique.Parce que si Air Canada s'écrase à la veille du déclenchement des élections, Paul Martin lui en voudra éternellement.WAL-MART suite de la page A1 Refusant de divulguer son salaire, Serge a assuré que des « primes au rendement» sont régulièrement offertes par Wal-Mart aux employés méritants.Pour bénéficier de ces primes, les « associés» n'ont qu'à obtenir quatre macarons (qu'ils épinglent sur leur veste bleue), en échange de quoi Wal-Mart leur offre gratuitement une action cotée en bourse (d'une valeur de 58 $).« Si tu portes ta veste, que tu participes aux warmup cheers le matin (cri de ralliement) et que tu travailles fort, t'es à peu près sûr de recevoir un macaron », at- il affirmé en exhibant fièrement les trois macarons jaunes accrochés à sa veste.Marc, un autre employé du quart de nuit questionné par La Presse en matinée, a pour sa part assuré que les salaires offerts par Wal-Mart sont loin d'être aussi bas que ce que prétendent les TUAC.«Si j'ajoute à mon salaire l'assurance dentaire, le régime de retraite, les 10% de rabais que Wal-Mart nous donne sur tous les produits en magasins et tous les autres avantages auxquels j'ai droit, je calcule que je fais au moins 12 ou 13 $ l'heure, a-t-il expliqué.On est loin des 8 $ l'heure dont parle le syndicat.C'est de la pure propagande », a-t-il poursuivi.Une dame questionnée en fin d'après-midi a même affirmé bénéficier de conditions de travail aussi avantageuses que celles des employés d'Alcan.Une brèche dans l'armure antisyndicale du géant Quoi qu'il en soit, et en dépit de cette amère première défaite contre la multinationale, les TUAC et la FTQ n'entendent surtout pas baisser les bras.En plus de discussions entamées récemment par le syndicat auprès des employés d'au moins une douzaine d'autres succursales de Wal- Mart au Québec, une deuxième requête en accréditation, déposée à la fin du mois de mars par les employés du Wal-Mart de North Battleford, devra faire l'objet d'un vote sous peu.Et à en croire le syndicat, la lutte ne fait que commencer, surtout au Québec.Car, bien qu'ils ne puissent pas encore parler de percée, les syndicats peuvent au moins se vanter d'avoir ouvert une sérieuse brèche, le 16 mars dernier, dans l'armure antisyndicale du colosse américain.À cette date, dans une décision relative à la demande d'accréditation de la succursale de Jonquière, le président de la Commission des relations du travail, Louis Morin, a clairement défini qui, parmi le complexe échafaudage de salariés, de superviseurs et de cadres qu'on trouve systématiquement dans chaque magasin Wal-Mart, peut être considéré comme salarié au sens du Code du travail et, par le fait même, peut voter sur l'accréditation syndicale.Devant la Commission, Wal-Mart Canada avait tenté par tous les moyens de faire en sorte que les gérants de magasins, les assistants-gérants, les gérants de rayon, les employés de bureau et les mécaniciens, qui bénéficient pour la plupart de meilleurs avantages sociaux (assurance dentaire, horaires stables, etc.) et de salaires plus élevés que les autres « associés », soient inclus dans la liste des salariés habiles à voter.Parallèlement, Wal-Mart s'opposait à ce que tous les employés dits « temporaires », qui sont généralement soumis à des horaires très instables et à des conditions de travail beaucoup moins intéressantes, soient exclus de la liste.En rejetant, à la faveur du syndicat, presque toutes les demandes de Wal-Mart, le président de la CRT a donc ouvert grand la porte à de nouvelles demandes d'accréditation, qui risquent tôt ou tard de se solder par une tentative fructueuse, estime le syndicat.« Cette décision (de la CRT) est une très grande victoire pour nous parce qu'elle rend les règles du jeu on ne peut plus claires, estime Mme Lemieux.Contrairement aux États- Unis ou au reste du Canada, ici, les règles du jeu sont claires et ne favorisent pas systématiquement l'employeur », a-t-elle ajouté.« Dans de telles conditions, Wal- Mart ne pourra pas éternellement éluder le désir grandissant de ses travailleurs de s'organiser pour mieux gagner leur vie », estime Mme Lemieux.Comment Air Canada pourra-t-elledevenir rentable si elleperd toujours plus d'argent même après avoir licencié des milliers d'employés ?Li largue Air Canada AIR CANADA suite de la page A1 « Nous sommes bien positionnés pour continuer à fonctionner efficacement », a ajouté le président d'Air Canada, qui reprend immédiatement la recherche d'investisseurs pour suppléer au désistement de Trinity.Le temps presse toutefois.Le juge qui supervise la restructuration d'Air Canada, James Farley, de la Cour supérieure de l'Ontario, avait en effet décidé lundi dernier de prolonger jusqu'au 15 avril seulement la période de protection des créanciers.C'était la date prévue aussi pour que Trinity Time fasse connaître sa décision quant à son offre d'investissement, ce qu'elle a fait en fin de journée hier.« Nous sommes évidemment déçus de ce dénouement », a soutenu un administrateur de Trinity Time, le financier torontois Harold Gordon, dans une déclaration écrite.Parmi les raisons invoquées, M.Gordon a indiqué qu'une révision des livres d'Air Canada, effectuée avec la firme Goldman Sachs, avait montré que « la situation financière est plus faible que ce que nous avions constaté lors du processus de sollicitation d'offre ».Air Canada a d'ailleurs publié en soirée hier un sommaire de ses résultats financiers pour l'exercice 2003.Sa perte nette a atteint 1,87 milliard de dollars, plus de deux fois celle de l'année précédente.Cet énorme déficit comprend toutefois 1,1 milliard en frais de restructuration.Selon le président Milton, ces résultats annuels et l'état plus récent des revenus bruts d'Air Canada seraient toutefois conformes aux prévisions faites l'automne dernier, au moment de la recherche d'investisseurs de relance.Il a souligné aussi les 900 millions en liquidités et les 500 millions en financement dont dispose encore Air Canada pour son exploitation immédiate.M.Milton a admis en revanche que la conjoncture économique récente \u2014hausse du prix du carburant, concurrence accrue des transporteurs à tarifs réduits \u2014 avait rendu la restructuration « plus difficile ».Et dans ce contexte, l'annonce de la fin de l'offre de Trinity Time fragilise gravement la situation d'Air Canada.Car en allant de nouveau frapper à la porte d'investisseurs qu'il avait écartés l'automne dernier, le transporteur risque de se heurter à des conditions nettement plus exigeantes.Ces autres investisseurs potentiels sont notamment Cerberus Capital, de New York, qui a été un concurrent de dernière heure de Trinity Time, ainsi que Texas Pacific, une société déjà engagée dans l'aviation commerciale aux États-Unis.Texas Pacific pourrait aussi ramener dans le giron d'Air Canada un partenaire torontois du premier tour de l'automne dernier: le conglomérat Onex, dirigé par Gerald Schwartz.Onex avait déjà tenté une mainmise sur Air Canada il y a quelques années.Il s'était pointé l'an dernier comme acquéreur potentiel de son importante filiale de points de fidélisation Aéroplan.Mais dans l'immédiat, Air Canada devra aussi se rasseoir d'urgence avec les sociétés financières GE Capital, des États-Unis, et Deutsche Bank, d'Allemagne, qui avaient ajouté à la proposition de Trinity des offres de prêts et de capitaux valant près de 2 milliards.L'entente avec GE Capital en particulier comprend 950 millions de dollars américains qui doivent servir à l'acquisition prévue par Air Canada de 30 à 45 jets régionaux chez Bombardier Aéronautique, à Montréal.Air Canada affirmait hier soir en termes très généraux avoir « l'appui continu» de GE Capital, de Deutsche Bank ainsi que des représentants de ses principaux créanciers.Par ailleurs, parmi les raisons retenues par Trinity pour décider de mettre fin à son offre à Air Canada, son administrateur Harold Gordon a mentionné la « situation difficile » des relations de travail.Trinity avait posé comme conditions à son offre la conclusion d'une entente sur le renflouement du déficit de 1,3 milliard des caisses de retraite d'Air Canada, ainsi qu'une entente avec les syndicats afin de modifier les régimes de retraite pour en réduire le risque financier futur.Mais encore hier, selon Trinity, une solution à ces deux litiges semblait hors d'atteinte avant l'échéance de son offre au 30 avril.Harold Gordon a déploré «l'approche d'affrontement adoptée par les dirigeants syndicaux d'Air Canada jusqu'à maintenant ».Selon l'administrateur de Trinity, « sans changement significatif, Air Canada ne pourrait sans doute pas réaliser le nouveau départ nécessaire pour prospérer et croître dans le contexte concurrentiel après sa sortie de restructuration ».Du côté d'Ottawa, avant l'annonce du retrait de Trinity, le ministre fédéral des Transports, Tony Valeri, avait refusé de dire si le gouvernement avait une solution de rechange dans l'éventualité du retrait de Victor Li.Le ministre s'était contenté de dire qu'il incombe au secteur privé de trouver une solution aux problèmes de liquidité du transporteur aérien et qu'il avait bon espoir que les syndicats et les investisseurs potentiels trouvent un terrain d'entente prochainement.« Il est évident que toute démarche visant à restructurer une entreprise peut être difficile.Il y a des domaines où les parties doivent trouver des compromis.Elles doivent mettre de l'eau dans leur vin et je m'attends à ce qu'elles fassent justement cela », a commenté le ministre à l'issue de la période de questions.Avec Joël-Denis Bellavance Précision Pertes de la SGF Une grande partie des pertes de la SGF en 2003 (177 millions sur 511) a été imputée à l'exercice précédent du gouvernement, terminé le 31 mars 2003.Dans La Presse Affaires du 2 avril dernier, on pouvait laisser entendre que le gouvernement n'avait pas respecté les règles comptables.Or, le ministère des Finances tient à préciser que la comptabilisation de ces pertes dans les livres du gouvernement respecte les normes et a reçu l'assentiment du vérificateur général.3218411A « Sans changement significatif, Air Canada ne pourrait sans doute pas réaliser le nouveau départ nécessaire pour prospérer et croître dans le contexte concurrentiel après sa sortie de restructuration.» 2003 PERTE 1,87 milliard$ 2002 PERTE 828 millions$ 2001 PERTE 1,25 milliard$ 2000 PERTE 82 millions$ 1999 PROFIT 213 millions$ AIR CANADA : LES RÉSULTATS ANNUELS ACTUALITÉS KANESATAKE Le nouveau chef de police fait l'unanimité James Gabriel songe à rentrer LAURA-JULIE PERREAULT La tension a baissé de plusieurs crans hier à Kanesatake alors que, pour une rare fois en trois mois, le grand chef James Gabriel et ses opposants au conseil de bande trouvaient un terrain d'entente.Donnant leur aval à l'unanimité au nouveau chef de police par intérim, David Eddy Thompson, les leaders mohawks ont ouvert la voie au retour prochain du grand chef sur le territoire mohawk.Gabriel, qui a quitté le territoire mohawk en janvier dernier après que sa maison eut été incendiée, a affirmé hier qu'il serait prêt à rentrer à Kanesatake dès qu'il aura la preuve que le calme y a été rétabli.« Nous sommes sur la bonne voie avec M.Thompson », a dit hier le grand chef, en conférence de presse au centre-ville de Montréal.Il rappelait du même coup qu'il songe à déclencher des élections plus tôt que prévu \u2014 le scrutin doit avoir lieu en juillet\u2014 s'il rentre à Kanesatake.Hier, le nouveau chef de police a promis de ne pas se mêler de politique et de concentrer toutes ses énergies pour rétablir l'ordre à Kanesatake.« Je n'appuie aucun des deux côtés du conseil de bande.Je ne suis pas là pour faire de la politique, mais pour assumer une transition », a affirmé le chef de police, qui est entré en fonction sur le coup de minuit le 1er avril.Tracy Cross « cochef » Mais le nouveau climat d'entente qui règne à Kanesatake, aussi précaire soit-il, n'est pas venu sans une certaine dose de compromis.Après avoir rencontré les chefs de l'opposition jeudi dans les bureaux du conseil de bande de Kanesatake, David Eddy Thompson a décidé d'aller à l'encontre des opinions du grand chef qui l'a nommé en choisissant comme bras droit l'ancien chef de police, Tracy Cross.Le licenciement de ce dernier par James Gabriel le 12 janvier dernier avait été l'un des éléments déclencheurs de la crise qui sévit depuis dans la petite communauté mohawk.Depuis jeudi, les trois chefs qui tiennent tête à M.Gabriel, Pearl Bonspille, John Harding et Steven L.Bonspille, demandaient dans une liste de points à négocier qu'ils ont fait parvenir hier à James Gabriel que M.Cross soit réhabilité.Trois autres policiers ont aussi été remis en poste hier par M.Thompson.« Les gens de la communauté font confiance à M.Cross.Maintenant, M.Thompson devra aussi gagner leur estime », a dit hier à La Presse Steven Bonspille.Cochef ou assistant-chef ?Cependant, le rôle qui sera réservé à M.Cross au sein du service de police intérimaire n'était pas tout à fait clair hier.Devant les médias, M.Thompson a expliqué que M.Cross accédait au poste de cochef, mais expliquait dans la même phrase que ce cochef aurait pour but de « l'assister pendant la transition » qui doit mener à l'établissement d'un corps de police de 2004 à 2008, selon les termes de l'entente tripartite signée entre Ottawa, Québec et le conseil de bande de Kanesatake.James Gabriel notait hier que ce titre ne signifie pas que M.Cross devient l'égal de M.Thompson.« Mon opposition veut le voir comme cochef, mais on ne peut pas avoir deux chefs dans un même bureau », a tranché James Gabriel.Steven Bonspille trouvait plutôt drôle cette discordance entre le nouveau titre accordé à M.Cross et la définition de ses tâches.« M.Thompson vit dans deux mondes.D'un côté, il a les gouvernements du Québec et du Canada qui lui poussent dans le dos, de l'autre, il y a une communauté mohawk qui pense que l'entente tripartite est illégale », a exposé M.Bonspille.« Mais au moins, Thompson a eu le courage de passer à travers un groupe de manifestants pour nous parler.James Gabriel n'a pas ce courage ».Selon lui, la paix des braves des derniers jours pourrait être de courte durée si les représentants des deux paliers de gouvernement n'acceptent pas de rencontrer le conseil de bande à Kanesatake pour renégocier l'entente de police.« Les gens de Kanesatake sont restés calmes à l'arrivée du chef, espérant qu'il fera du bon travail.Mais si les deux gouvernements n'acceptent pas notre invitation dans les prochains jours, tout ça peut changer très, très vite », a lancé en guise d'avertissement Steven Bonspille.Dans un communiqué de presse transmis à 18h hier, le cabinet du ministre de la Sécurité publique du Québec, Jacques Chagnon, laisse entendre qu'une telle rencontre est peu probable.« La nouvelle entente de police a été négociée en toute transparence avec le Conseil de bande de Kanesatake.Les chefs dissidents ont été invités à de multiples reprises à renouer le dialogue et à participer à ces négociations et ils ont refusé d'y participer », peut-on lire.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Le nouveau chef de police par intérim, David Eddy Thompson, a reçu l'aval unanime des leaders mohawks de Kanesatake.CHEZ LES LUMMIS, DANS L'ÉTAT DE WASHINGTON La manière forte contre les trafiquants MATHIEU PERREAULT BELLINGHAM, Washington \u2014 Un jour de fin de 2001, la réunion annuelle du conseil de bande lummi, dans le nord de l'État de Washington, a été interrompue par un groupe de femmes.Elles voulaient que le conseil délaisse pour un moment le grave problème de chômage qui touchait la réserve, pour s'occuper d'une crise plus fondamentale : le trafic de drogue.« Il venait d'y avoir deux overdoses dans la réserve », explique à La Presse un membre du conseil, Aaron Thomas.« La vente de drogue avait lieu impunément dans la réserve.Les gens ne se sentaient pas en sécurité, il y avait de la violence, les jeunes devenaient dépendants très tôt.» Le chef lummi, Darrell Hillaire, a pris le taureau par les cornes.Le budget de la police a été doublé, 14 trafiquants ont été arrêtés, et le conseil de bande veut les bannir de la réserve.L'approche musclée des Lummis est intéressante compte tenu de la crise qui secoue depuis des mois la réserve de Kanesatake.Là aussi, le trafic de drogue cause des problèmes énormes.La maison du grand chef de Kanesatake, James Gabriel, a été incendiée à la mi-janvier et ses plans de renforcer la police ont été contrés.Cette semaine encore, la nomination d'un nouveau chef de police a soulevé les passions.Par comparaison, le chef Hillaire gagne les élections annuelles depuis trois ans.Les dernières ont eu lieu l'automne dernier.La lutte contre le trafic de drogue a-t-elle été discutée pendant la campagne ?« Non, et c'est dommage », dit le chef Hillaire, en entrevue après une réunion du conseil de bande, dans un édifice en rondins sur le campus du Northwest Community College.« Je ne suis pas sûr que les gens sont totalement en faveur de cette politique.Il y a des gens qui trouvent que c'est trop sévère, d'autres qui voudraient qu'on agisse plus rapidement contres les trafiquants.Nous n'avons pas encore arrêté le processus de bannissement, et ça aurait été une bonne idée de pouvoir en débattre.» FBI Le processus de bannissement aura plusieurs étapes.Tout d'abord, le conseil de bande enlèvera aux trafiquants leur statut de membre.Ensuite, le tribunal lummi \u2014 une juge nommée à vie \u2014 leur interdira de résider en territoire lummi ou d'y entrer.« La seule exception sera pour assister à des funérailles, dit M.Thomas.Le bannissement durera cinq ans et commencera après la sortie de prison.Ensuite, les bannis pourront demander à être réadmis dans la bande.La décision sera prise à l'assemblée générale annuelle de tous les membres.Mais ils devront prouver qu'ils ont changé : le code lummi permet d'exclure des membres qui sont un danger pour la communauté.Douze des 14 trafiquants arrêtés sont des Lummis.Pour arriver à leur mettre la main au collet, le conseil de bande a augmenté de 180 000 $ à 380 000 $ le budget annuel de la police.Une escouade de deux détectives a été formée, des caméras installées dans les zones où opéraient les trafiquants.Le FBI a été appelé à la rescousse.La proximité de la Colombie-Britannique, grande productrice de marijuana, fait de la région une plaque tournante pour le trafic de drogue, un peu comme la frontière sud du Québec.À titre de comparaison, une importante opération de la GRC à Kanesatake, à la mi-janvier, a été éventée par une faction politique allergique à toute intervention des Blancs dans la réserve.« Maintenant qu'on a fini la phase policière, on entre dans la phase de la prévention et du traitement, indique M.Thomas.À l'automne, on va commencer à organiser des activités pour les jeunes, pour les tenir actifs durant la journée.On va ouvrir un centre de désintoxication pour les adolescents.L'âge moyen est de 24 ans dans la bande, et beaucoup de jeunes sont dépendants de drogues ou de l'alcool.» Saumon Traditionnellement, les Lummis sont des pêcheurs.Voilà 30 ans, un jugement célèbre leur a accordé l'essentiel des quotas de pêche au saumon.Mais depuis une dizaine d'années, le saumon périclite dans la région.« Voilà 20 ans, un pêcheur pouvait facilement faire de 40 000 à 200 000$ par année, en travaillant six mois, dit M.Thomas.Maintenant, c'est difficile de gagner plus de 10 000 $.» Sur les routes de la réserve, des publicités maison \u2014 des lettres mal peintes sur des planches de bois \u2014 guident le visiteur vers des revendeurs de feux d'artifice, des brocanteurs et des pistes de quatre-roues en terre.L'an dernier, la bande a ouvert un casino près de l'autoroute.« C'est la troisième fois qu'on essaie, dit M.Thomas.Cette fois-ci, on a décidé de donner la gestion en soustraitance, à la condition qu'une partie des emplois soit réservée à des Lummis.Mais nous avons de la difficulté avec le service à la clientèle, et nos membres ont de la difficulté à garder leur emploi au casino.» Une brève visite au casino montre que les seuls Indiens qui y travaillent sont affectés à la sécurité.PHOTOASSOCIATED PRESS L'agent Kelly Chenoweth, de la nation lummie, rédige un constat dans une rue de Bellingham. POLITIQUE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Une revendication de longue date des groupes sociaux a trouvé hier une réponse.Québec va mettre en place un « barème plancher », une limite en deçà de laquelle une prestation d'aide sociale ne pourra être réduite.Dans le cadre de la politique de lutte contre la pauvreté rendue publique hier, le ministre de l'Emploi, Claude Béchard, a annoncé que la prestation de base de l'aide sociale serait, à compter de janvier 2005, considérée comme un seuil intouchable, à moins que le bénéficiaire ait à payer une dette à l'aide sociale ou ait fraudé le régime.Cette décision, réclamée depuis des années par les porte-parole des moins nantis, coûtera environ 38 millions par année au gouvernement.Actuellement, un bénéficiaire de l'aide sociale qui refuse un emploi s'expose à une pénalité de 150 $ par mois.Celui qui repousse un parcours de formation est, lui, privé de 75 $ par mois.Approche « non punitive » Avec cette approche « non punitive », le Québec fait bande à part au Canada.« Chaque fois que quelqu'un voudra monter une marche, on sera là pour l'aider », lance M.Béchard.Car la prime pour ceux qui participent à des programmes visant une meilleure employabilité sera aussi augmentée, passant de 130 à 150 $ par mois.Ces mesures d'incitation devraient permettre à 8000 des 350 000 ménages qui en vivent de sortir de l'assistance publique, une économie de 20 millions environ pour Québec.Avec ce geste, le gouvernement Charest veut aussi rétablir les ponts avec plusieurs de ses députés qui avaient le sentiment d'avoir été utilisés dans l'opposition.En décembre 2002, les élus libéraux avaient voté en Chambre un engagement pour la mise en place d'un tel barème, une promesse dont ils n'avaient plus entendu parler depuis un an.Les mesures du budget Pour le reste, la politique du ministre Béchard reprend essentiellement les mesures annoncées dans le budget de mardi.D'ici cinq ans, Québec aura injecté 2,5 milliards supplémentaires en mesures pour les moins nantis, insiste M.Béchard.Près de la moitié, 1 milliard d'ici 2008-2009, ira aux allocations familiales bonifiées.La mesure «fiscale» de mardi était devenue « sociale » hier.Aussi, 510 millions en cinq ans iront à la nouvelle prime au travail, qui remplacera le programme APPORT ; 240 millions seront accordés pour l'indexation des prestations des bénéficiaires qui ne peuvent trouver du travail ; et 146 millions serviront à indexer les prestations des bénéficiaires aptes au travail, qui n'ont droit qu'à la moitié de la hausse du coût de la vie.À l'année prochaine.Pour l'année 2004-2005, le tableau change du tout au tout.Bien peu de mesures entrent en vigueur maintenant.« On a besoin de modifications à la loi.Même si on voulait le faire tout de suite, ce serait impossible », soutient M.Béchard.En fait, la politique de 2,5 milliards ne coûtera cette année que 236 millions au gouvernement.À compter de 2005, le cumul de la prime au travail et des nouvelles allocations familiales fera augmenter de 23 % le revenu disponible (après impôts) d'une famille avec deux enfants vivant du salaire minimum.Elle aura 5000 $ de plus, pour des revenus de 26 700 $.En revanche, les prestataires de l'aide sociale sans enfants ne seront guère plus riches : 36 $ pour un an pour une personne seule, 60 $ pour un couple.Vivian Labrie, du Collectif contre la pauvreté, avait une réaction mitigée devant les annonces du ministre Béchard.Elle juge « intéressant » l'abandon des mesures coercitives : « On le réclame depuis des années.» Elle relève toutefois que l'incitation à l'emploi était déjà de 150 $ par mois avant d'être ramenée à 130 $ par le gouvernement Bouchard, qui voulait en 1996 atteindre le déficit zéro.Autre lacune, le plan Béchard sabre dans l'indexation des prestations d'aide sociale pour les bénéficiaires jugés aptes au travail.Mais surtout, M.Béchard ne propose rien pour les frais de médicaments des assistés sociaux et des personnes âgées démunies, qui n'ont pas toujours à la fin du mois les 17 $ nécessaires au paiement de la franchise de l'assurance médicaments.Hier, le ministre a expliqué que le gouvernement avait repoussé ce débat à l'an prochain dans le cadre d'une « politique du médicament » pilotée par le ministre Philippe Couillard.Aucune assurance : M.Béchard promet de « se battre » pour le respect de la promesse électorale de gratuité, qui coûterait une trentaine de millions.Critique du Parti québécois en matière sociale, le député de Vachon, Camil Bouchard, avait vu, comme spécialiste, sa proposition de retirer les pénalités écartée par Louise Harel en 1995.Sous le PQ, des pénalités ont toujours été imposées aux bénéficiaires, avait souligné M.Béchard.« Moi, je me suis toujours opposé aux pénalités », a insisté M.Bouchard, qui rappelle que le Conseil national du PQ était favorable à leur abolition avant les élections.Le PQ avait aussi dans son plan d'action d'avril 2003, juste avant les élections, un projet de prime au travail.Pour les familles à faible revenu avec enfant, « si tout se passe comme prévu, leur sort sera amélioré.C'est une bonne nouvelle, mais qui va arriver en 2005 », commente M.Bouchard.Mais avec les hausses de tarifs saupoudrées par Québec, les familles pauvres devront payer 1 milliard de plus en six ans, soutient-il.Ainsi, c'est la cohérence des gestes du gouvernement qu'on remet en question avec ce plan de lutte, estime M.Bouchard.« On devrait considérer ensemble toute la question du développement économique.Il s'occupe des programmes sociaux, du supplément de revenu, tout en coupant 37% des budgets de développement régional ; on crée de la pauvreté », dit le député.Aussi, Québec a coupé 694 postes à la Sécurité du revenu, autant de fonctionnaires de moins pour accompagner des gens qui, en plus grand nombre, soutient-on, voudront retourner au travail.Québec instaure un revenu minimal PHOTO ARCHIVES PC © Claude Béchard Électronique Informatique Photo Communications Magasinez en ligne! dumoulin.com MONTRÉAL 8390, rue St-Hubert (Sud de la métropolitaine) MONTRÉAL 2050, boul.St-Laurent (Stationnement facile) MONTRÉAL 368, rue Ste-Catherine O.MONTRÉAL 8990, boul.de l'Acadie MONTRÉAL 5485, rue des Jockeys (près de l'Hippodrome Blue Bonnets) LASALLE 7197, boul.Newman (Près du Carrefour Angrignon) WEST ISLAND 2315, route Transcanadienne (boul.des Sources) LAVAL 1599, autoroute 440 O.(Sortie boul.Industriel) CARREFOUR LAVAL 3035, boul.Le Carrefour LAVAL 1769, avenue Pierre-Péladeau (voisin du Colossus) PLACE ROSEMÈRE (Face à rue Le Bouthillier) BROSSARD 5705, boul.Taschereau (Est du Mail Champlain) PROMENADES ST-BRUNO (Entrée #1) LONGUEUIL 2203, ch.Chambly (Près de Curé-Poirier) GATINEAU 195, Bellehumeur ST-LÉONARD 6852, rue Jean-Talon Est (Langelier & Galeries d'Anjou) FFIINNAANNCCEEMEENNTT disponible!ƒ Ajusté à vos besoins! 0% 1-877-DUMOULIN LIQUIDATION PENDANTTOUT LE MOIS d'AVRIL! 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PIERRE FOGLIA Falloujah, l'image J'ai toujours trouvé idiote l'expression qui prétend qu'une image vaut mille mots.Je dis, au contraire, qu'une image ne vaut pas grandchose quand il n'y a pas de mots pour raconter ce qu'il y a derrière, devant, et sur les côtés.En fait, ce qui arrive le plus souvent, c'est que les images viennent avec des mots, sauf que ces mots renvoient tout bonnement à ce que montre l'image.Mettons une image qui montre l'horreur.Les mots, en décrivant l'horreur que montre l'image, redoublent l'horreur.C'est jouer du tambour où il y a de l'écho.Fallait-il montrer ce corps calciné pendu par une jambe à la structure d'un pont ?Fallait-il montrer, à la télévision, ces manifestants qui frappent à coups de pelle un corps qu'ils viennent de retirer du brasier?Montrer d'autres manifestants, ou étaient-ce les mêmes, qui dansent autour d'un autre corps, celui-là sans tête ?Oui, il fallait.Mais en racontant ce qu'il y a derrière, devant et sur les côtés de ces images d'horreur.Pas pour excuser.Pas pour expliquer.Pour dire que c'est arrivé à Falloujah, mais que Falloujah, c'est pas ça.Les Irakiens non plus.Quand on parle de Falloujah dans les bulletins de nouvelles américains, on ajoute bastion sunnite pro-Saddam.C'est con.À Falloujah, comme ailleurs en Irak, Saddam était plus craint que respecté.Les Américains étaient espérés à Falloujah comme partout en Irak.Comme me l'a dit le propriétaire du restaurant où j'ai dîné, dans la grande rue qui traverse Falloujah de bout en bout : « Nous étions très contents de voir arriver les Américains, toute la ville s'est réjouie quand la 82e division aéroportée a débarqué chez nous.Sauf qu'on ne s'attendait pas à ce que ces idiots se mettent en short et torse nu dans une des villes les plus conservatrices d'Irak.On ne s'attendait pas non plus à ce qu'ils s'installent dans l'école des filles.Quand on est allés leur dire que ce n'était pas une bonne idée, on s'attendait encore moins, à ce qu'ils nous tirent dessus.Treize morts, dont un enfant de 12 ans.On ne s'attendait pas à ce qu'ils défoncent les portes de nos maisons \u2014 qui ne sont jamais fermées à clef\u2014 à coups de crosse de fusil.On ne s'attendait pas à ce qu'ils renversent les étalages des marchands du souk pour chercher des armes sous les oranges.Et tout le monde à Falloujah vous racontera l'histoire du monsieur qui avait garé son auto dans la rue : un blindé a accroché la voiture en passant, le monsieur a couru pour engueuler le chauffeur du blindé, qui a reculé et.écrapouti complètement la voiture.» J'étais à Falloujah il y a deux mois et demi.Une petite ville bien sympathique.Cela a l'air d'une provocation après ces images de corps calcinés ; il serait plus ad hoc de vous rapporter que j'y été mal reçu, qu'on m'a fait des menaces.C'est le contraire.J'ai du nez pour le danger.Je sens quand la rue est hostile.Falloujah, pas le moins de monde.Je me suis promené, j'ai parlé aux gens, je suis entré dans plus de 20 commerces, pour finir dans une pharmacie où j'ai plus appris sur l'Irak en une heure qu'à travers toutes mes lectures.Soixante-dix kilomètres à l'est de Bagdad, Falloujah, je l'ai écrit, est un peu ce que Québec est à Montréal, un gros village de fonctionnaires.Trois cents mille habitants.Très animée.Des maisons en construction partout.Des boutiquiers affairés.De petits entrepreneurs prospères.J'y allais un peu par défi, pour le bastion sunnite, j'en avais rapporté un reportage sur une usine familiale où l'on fabrique des portes et des fenêtres ! On montre ces cadavres calcinés à la télévision et forcément les gens, horrifiés, se disent mais qui sont les barbares qui vivent ici ?Où sommes-nous donc ?Dans un bastion sunnite pro-Saddam, explique le gars de la télé américaine, comme si cela expliquait la barbarie.Les mots nous renvoient aux images d'horreur en la redoublant.D'autant plus qu'un de ces mots est le mot « foule », très variable en nombre.La foule riait.La foule applaudissait.On a l'impression que tout Falloujah dansait autour des cadavres mutilés.Or, sur les images que nous montre la télé, on voit qu'il y a entre 50 et 100 manifestants.Dont beaucoup d'enfants.On montre des cadavres calcinés qui disent la sauvagerie des anciens des services secrets de Saddam et l'inconscience de quelques gamins : ceux qu'on voit sur les images ont à peu près 12 ans.Et l'on induit que le sentiment antiaméricain est responsable de cela.Que Falloujah, Tikrit, sont des villes sanguinaires.L'atmosphère y est pourtant infiniment moins délétère que chez les fondamentalistes des quartiers religieux de Bagdad, ces chiites qui devaient être les alliés des Américains, qui sont aujourd'hui leurs pires ennemis.J'avais la grippe à Falloujah, je suis entré dans cette pharmacie dont je vous parlais il y a un instant.Le pharmacien m'a offert le thé, et la conversation a recreusé l'inévitable sillon : les Américains.Parlant un peu l'anglais, notre pharmacien salue civilement les patrouilles, échange parfois quelques propos avec ceux qui gardent le palais de justice, à deux pas.« J'en suis déprimé chaque fois, soupirait-il.Leur attitude est catastrophique depuis le début.Des occupants, pas des libérateurs.Ils ont une façon de ne pas nous voir en nous regardant.Ils ont des idées toutes faites sur ce qu'était notre vie avant qu'ils arrivent.Ils ne sont pas loin de penser que nous étions torturés tous les jours.Que le système était pourri.Ils ne comprennent que nous étions dans un régime totalitaire, répressif, pas nécessairement corrompu.Il ramènent toujours sur le tapis les palais de Saddam.On s'en fout, des palais de Saddam.À chacun je raconte l'histoire du médicament X, vous la connaissez?C'est une histoire vraie qui dit exactement ce qu'était l'Irak du temps de Saddam.C'est un médicament que nous n'avions pas en quantité suffisante.Dans une souci d'égalité, le ministère de la Santé a rendu une ordonnance limitant les doses que nous pouvions prescrire à un patient.Or, à petites doses, le médicament X n'a aucun effet.Si bien qu'au lieu de guérir la moitié des patients avec les réserves disponibles, on l'a gaspillé en petites doses inutiles.C'était ça, l'Irak : des fonctionnaires tout-puissants qui prenaient des décisions ineptes et les faisaient appliquer par la terreur.» J'ai toujours trouvé idiote l'expression qui prétend qu'une image vaut mille mots.Je dis, au contraire, qu'une image ne vaut pas grand-chose quand on n'entend pas, derrière, les mots de tous les jours des gens ordinaires.La Mecque du laser à Varennes QUÉBEC PLACE S T E - FOY GALERIES DE LA CAP I TALE VIEUX-QUÉBEC , MONTRÉAL CENTRE- V I L L E , PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL , SHERBROOKE CARREFOUR DE L' E S T R I E RENÉ LEZARD C'est le juste équilibre entre rigueur et féminité avec des lignes tout en souplesse, un tissu laine stretch fluide d'excellente tenue.Une exclusivité Simons.34 à 44.795 $ Pantalon coordonné 350 $ LE VESTON RAYÉ NOUÉ Disponible à Place Ste-Foy, Montréal Centre-ville et Carrefour Laval 3217048A QUÉBEC PLACE S T E -FOY GALERIES DE LA CAP I TALE VIEUX-QUÉBEC , MONTRÉAL CENTRE- V I L L E , PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL , SHERBROOKE CARREFOUR DE L' E S T R I E Disponible à Place Ste-Foy, Montréal Centre-ville et Carrefour Laval COSTUME NATIONAL L'esprit couture, le goût du raffinement extrême, le chic du blanc intégral, c'est l'Italie au 31, avec le smoking en soie artificielle.Notre exclusivité au Québec.1200 $, pull 500 $, cravate 120 $ LE SMOKING BLANC 3217046A MATHIEU PERREAULT Varennes deviendra l'un des hauts lieux du laser.Un groupe de physiciens d'une demi-douzaine d'universités canadiennes y installera un laser unique au monde, au coût de près de 22 millions de dollars.Le laser, qui sera à l'Institut national de la recherche scientifique, pourra scruter des matériaux sur cinq longueurs d'onde différentes, alors que la plupart des lasers fonctionnent habituellement sur une ou deux longueurs d'onde.« Ça va attirer beaucoup de chercheurs du Canada, des États-Unis et d'Europe à Montréal », estime Mark Sutton, professeur de physique à l'Université Mc Gill, qui est l'un des organisateurs de ce projet financé par la Fondation canadienne pour l'innovation.« En plus, nous avons le mandat d'élargir le bassin d'utilisateurs de notre appareil, pour que des chercheurs qui n'ont habituellement pas accès à des lasers aussi perfectionnés en bénéficient.» M.Sutton est un expert de l'analyse des matériaux avec les rayons X.Il se trouvait hier à Chicago, à l'Advanced Photon Source du laboratoire national Argon, en train de faire des mesures.Dans la physique théorique, les chercheurs doivent souvent utiliser plusieurs appareils installés aux quatre coins du monde.Le laser de Varennes est un modèle « pompe et échantillonnage » : il envoie tout d'abord une décharge d'énergie sur la cible et, peu après, un autre rayon qui mesure les changements dans la cible.« Par exemple, on peut envoyer un faisceau de lumière visible, qui va faire changer l'état des atomes, puis ensuite voir avec un laser infrarouge l'effet sur la vibration de ces atomes, ou avec des rayons X l'effet sur la disposition de ces atomes.En envoyant des faisceaux d'échantillonnage à différents moments après la perturbation, on peut voir l'évolution du système.» C'est la polyvalence du laser qui est intéressante, selon M.Sutton.« Nous pourrons utiliser cinq différents faisceaux.Il existe des lasers plus puissants, ou avec une rapidité plus grande entre les émissions, mais habituellement, ils n'ont qu'un ou deux faisceaux.» Concrètement, ce laser permettra d'étudier les effets des lasers et le comportement des matériaux, deux domaines très importants dans l'industrie de pointe.DES TAUX SANS GRAS ET SANS CHOLESTÉROL.\u2020Taux sujets à changement sans préavis.Certaines conditions s'appliquent.MULTI-PRÊTS HYPOTHÈQUES COURTIER IMMOBILIER AGRÉÉ 0,49% Le meilleur taux, dans votre intérêt.TAUX POUR LES 3 PREMIERS MOIS.TERME 5 ANS.(514) 287-1211 1 800 798-7738 www.multiprets.ca 3206244A Surveillez la circulaire En vigueur du 26 mars au 29 avril 2004, région métropolitaine seulement.Des rabais à ne pas manquer! à l'intérieur 3197248A . POLITIQUE SCANDALE DES COMMANDITES Alain Richard témoignera à huis clos Guité contredit Gagliano GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 Le témoignage à huis clos de Charles Guité en 2002 au comité des comptes publics, rendu public hier, contredit l'ancien ministre des Travaux publics, Alfonso Gagliano, qui a affirmé le mois dernier devant ce même comité qu'il ne voyait M.Guité que deux ou trois fois par année au sujet du programme des commandites.M.Guité, qui était directeur de ce programme, a en effet affirmé le 9 juillet 2002 aux membres du comité qu'il rencontrait le ministre « régulièrement », soit une, deux ou trois fois par semaine.Si cette révélation jette le discrédit sur la version de l'ancien ministre des Travaux publics, ce témoignage de M.Guité ne fait cependant pas la lumière sur le rôle joué par les politiciens libéraux dans ce programme de 250 millions de dollars, dont 100 millions ont été versés de manière douteuse à des agences de communication proches des libéraux, selon la vérificatrice générale, Sheila Fraser.En effet, M.Guité a refusé de répondre aux questions concernant ses rapports avec ses supérieurs, dont le ministre Gagliano et le cabinet du premier ministre, invoquant le principe de confidentialité auquel il se disait contraint en tant qu'ancien fonctionnaire.« Je refuserai aujourd'hui de répondre à toute question ayant trait aux discussions que j'aurais pu avoir avec des ministres », a-t-il dit.Par ailleurs, M.Guité a reconnu à maintes reprises, au grand étonnement des députés, qu'il avait sciemment à l'époque contourné les règles d'attribution des contrats en raison de la menace séparatiste au Québec.« Nous étions ni plus ni moins en guerre pour tenter de sauver le pays », a-t-il dit.Il a notamment expliqué qu'il n'était pas question, en ce qui concerne des contrats donnés à Groupaction pour rédiger trois rapports, de divulguer le plan et la stratégie du gouvernement fédéral «en ayant recours à un processus public d'appel d'offres et, partant, avoir en dossier certaines informations dont l'opposition aurait pu se servir ».C'est pour cette raison que Charles Guité affirme avoir coordonné seul le projet et avoir choisi seul la firme Groupaction.C'est en raison de cette partie de son témoignage, soutient l'opposition, que les membres libéraux du comité des comptes publics ont forcé par un vote de neuf contre sept jeudi la divulgation du témoignage de M.Guité, qui devait être gardé secret pendant trois ans.«La stratégie des libéraux de Paul Martin, a déclaré à La Presse hier le député bloquiste Odina Desrochers, c'est de désigner des coupables avant d'aller en élections, soit les Chuck Guité, Alfonso Gagliano et probablement Jean Chrétien.Ils n'ont qu'un seul objectif, innocenter Paul Martin, même avec des informations incomplètes.» Le chef de l'opposition officielle, Stephen Harper, a pour sa part prédit hier que «la publication de la transcription du témoignage de Chuck Guité va certainement inciter les libéraux à faire de cette souris une montagne de mea culpa ».Le premier ministre Martin a d'ailleurs déclaré avant-hier à Vancouver qu'il souhaitait que le comité rédige un rapport intérimaire le plus rapidement possible avant le déclenchement des élections, ce à quoi s'oppose justement l'opposition.«Nous n'accepterons pas que le nom de Guité soit dans un rapport intérimaire, a rétorqué Odina Desrochers, tant que ce dernier n'aura pas témoigné devant le comité sur l'ensemble du scandale des commandites, pas seulement sur les trois rapports de Groupaction, comme ce fut le cas à l'été 2002.» M.Guité doit comparaître devant le comité les 22 et 23 avril.Pour l'opposition, même si les révélations de M.Guité soulèvent d'intéressantes questions, elles sont incomplètes puisqu'elles n'ont pas été faites dans le contexte de l'ensemble du scandale des commandites mis à jour le 10 février dernier par Sheila Fraser.«N'oublions pas, a précisé M.Harper, que ce témoignage ne nous dit pas où sont passés les 100 millions, alors que c'est ce que les Canadiens veulent savoir.» La transcription du témoignage à huis clos a aussi révélé les faits suivants > Lors du référendum de 1995, M.Guité a acheté pour le gouvernement fédéral tout l'espace publicitaire extérieur disponible au Québec pour environ 8 millions de dollars, sans compter l'espace publicitaire dans le transport en commun, ce qui a fait dire au Bloc québécois qu'Ottawa avait violé ou contourné la loi électorale et la loi sur les référendums ; > Il n'y a pas eu d'appels d'offres pour embaucher les agences de communication impliquées dans le scandale > Il a refusé de dire s'il avait rencontré Jean Brault, de Groupaction, et Claude Boulay, du groupe Everest, dans un chalet des Cantons-de-l'Est ; > Il a vendu sa Mustang rouge à Jean Brault pour la somme de 35 000 $ ; > Il a autorisé des paiements de factures présentées par Groupaction au nom de Johanne Archambault, la femme de Jean Brault, au tarif de 202 $ l'heure.En trois mois, ces factures ont totalisé environ 110 000 $ ; > Il évitait de verser trop de documents dans les dossiers afin d'en limiter l'accès en vertu de la loi sur l'accès à l'information ; > Il a accordé un contrat de 615 000 $ à Groupaction pour 20 pages de texte et des conseils donnés, selon lui, par téléphone ; > Il était « très content» de ce qu'il avait fait et croyait que le gouvernement du Canada « en a eu pour son argent et qu'il a obtenu des résultats ».FRANÇOIS CARDINAL L'ancien vice-président de Groupaction, Alain Richard, aura finalement voix au chapitre à Ottawa.Hier, il a reçu une invitation pour témoigner à huis clos la semaine prochaine devant un sous-comité du comité des comptes publics.Joint par téléphone dans la région française de Tours, M.Richard attendait toujours la confirmation écrite de l'invitation.Il se réjouissait néanmoins de cette subite volte- face des élus fédéraux, qui, la veille, avaient laissé entendre qu'ils ne souhaitaient pas vraiment l'entendre.À mots à peine couverts, jeudi, le président du comité des comptes publics, John Williams, avait en effet remis en question la crédibilité de M.Richard.Précisant que ce dernier souhaitait témoigner avec ses deux chiens, il affirmait qu'il doutait que M.Richard soit invité à témoigner.Dans la journée d'hier, toutefois, après avoir reçu de multiples lettres de M.Richard, qui s'impatientait de la lenteur de la procédure, le représentant de la firme KPMG, Paul Loiselle, a pris contact avec l'ancien vice-président de Groupaction pour lui faire savoir que le comité des témoins du comité des comptes publics était finalement prêt à l'écouter derrière des portes closes le 7 avril à 13h30.M.Loiselle a confirmé cette information.Au bureau de John Williams, qui est également membre du sous-comité en question, on s'est montré mal à l'aise, hier.Non pas en raison de la volte-face, mais plutôt parce que les rencontres à huis clos ne sont normalement pas publicisées.L'adjoint de M.Williams, Gary Keller, a déploré que M.Richard ne respecte pas cette tradition.Il a aussi refusé de confirmer qu'il allait bel et bien y avoir une rencontre.Alain Richard, actuellement président de la firme Rebelles.com, a indiqué à de nombreux médias au cours des derniers jours qu'il était impatient de faire certaines « révélations- chocs » sur le monde de la publicité et ses liens avec le gouvernement libéral.Samedi dernier, Alain Richard a soutenu qu'il avait reçu des menaces de mort concernant les fameuses révélations qu'il s'apprêtait à faire.Une enquête de la Sûreté du Québec est actuellement en cours.Le lendemain, il affirmait sur toutes les tribunes que ces menaces l'avaient obligé à s'envoler pour une destination inconnue à l'étranger, une affirmation contredite mercredi par La Presse.M.Richard avait en effet quitté le Canada pour affaires, ses billets d'avion ayant été achetés bien avant les menaces.Les multiples déclarations publiques de M.Richard ont mis bon nombre de membres de cette industrie mal à l'aise au cours des dernières semaines.Sous le couvert de l'anonymat, ils remettent en question la crédibilité de cet homme, qui a travaillé notamment au Publicité Club de Montréal, chez BCP et chez Groupaction.Lors d'une longue entrevue accordée à La Presse au début du mois de mars, M.Richard avait fait toutes sortes d'accusations touchant autant des élus que des hauts fonctionnaires.N'ayant pas réussi à corroborer bon nombre des allégations de M.Richard, La Presse avait choisi de ne rien publier.Le directeur du programme a affirmé aux membres du comité des comptes publics qu'il rencontrait le ministre « régulièrement ».Cet été, ça va chauffer! par mois 135$ Nos adresses Blainville 11, boul.de la Seigneurie (450) 435-6550 Boucherville 1235, rue Ampère (450) 449-2411 Laval 515, boul.Curé-Labelle, Fabreville (450) 963-4673 Pointe-aux-Trembles 11800, rue Sherbrooke Est (514) 640-4500 Châteauguay 115, boul.St-Jean-Baptiste (450) 698-2210 Joliette 303, boul.Antonio-Barette (450) 759-8110 Trois-Rivières 2405, rue Bellefeuille (819) 376-7711 Vanier 909, boul.Pierre-Bertrand Sud (418) 687-1988 Lévis 50, route Président-Kennedy (418) 838-3173 Piscine creusée 220 pi2 équipée, chauffée, éclairée, livrée et installée, trottoirs inclus PLUS garantie de 5 ans ISO TRÉVI! 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Inclus! info@trevi.net www.trevi.net 1 888 777-0447 PREMIER paiement en 2005 3217701A Terrorisme: un Canadien arrêté OTTAWA \u2014 L'arrestation d'un Canadien accusé d'avoir participé aux activités d'un groupe terroriste à Ottawa et à Londres est liée aux arrestations survenues cette semaine en Grande-Bretagne, a annoncé hier la Gendarmerie royale du Canada.Mohammad Momin Khawaja, 24 ans, arrêté lundi au terme d'une perquisition à Ottawa, est accusé par la police «d'avoir sciemment participé à une activité d'un groupe terroriste, ou d'y avoir contribué, directement ou non » et d'« avoir sciemment facilité une activité terroriste » entre le 10 novembre 2003 et le 29 mars 2004, à Londres et Ottawa.AFP . ACTUALITÉS Hydro pourrait refuser les nouvelles alumineries CHARLES CÔTÉ Hydro-Québec songe à invoquer pour la première fois sa faculté de refuser d'alimenter à bas prix les grands projets industriels, faculté qu'elle possède depuis 1976 mais qu'elle n'a jamais utilisée.Dans un des nombreux documents qu'elle a déposés hier à la Régie de l'énergie, Hydro-Québec mentionne la possibilité d'utiliser l'article 306 de son règlement tarifaire, qui « limite l'accès au tarif régulier aux charges de moins de 175 MW ».Le projet d'agrandissement de l'aluminerie d'Alcoa, à Deschambault, représente justement une charge de 175 mégawatts (MW).L'autre projet d'Alcoa, à Baie-Comeau, exige 500 MW.Ces deux projets ont du plomb dans l'aile depuis que le gouvernement libéral est revenu sur les promesses d'approvisionnement faites par les péquistes.Les alumineries sont toutes alimentées au tarif industriel, appelé « L ».Hier, Hydro-Québec a confirmé que ce tarif est de 4 cents le kilowattheure (k Wh), alors que les coûts des nouveaux projets sont de 7 cents.Ce qui veut dire un manque à gagner de 3 cents.Par comparaison, le tarif résidentiel est d'environ de 6 cents le k Wh.Si Hydro-Québec exerçait pour la première fois son droit de refuser le tarif L, « le prix de l'énergie serait modifié afin d'établir un prix fondé sur le coût marginal de production ».En d'autres mots, les nouvelles alumineries pourraient payer le plein tarif.Selon le porte-parole d'Hydro, Marc-Brian Chamberland, en évoquant cette possibilité, « Hydro ne dit pas qu'elle va le faire, elle ne fait que répondre aux questions de la Régie ».« La Régie nous demande de commenter des options qui existent ailleurs, en Colombie-Britannique par exemple, où BC Hydro peut exiger un tel tarif, dit-il.On dit qu'on pourrait invoquer cet article et appliquer à un nouveau client un tarif au coût marginal.» En réponse aux questions d'un intervenant, Hydro précise par ailleurs qu'elle n'a jamais agi ainsi depuis l'adoption du règlement en question, en 1976.Toutefois, avertit Hydro, la loi permet aussi «au gouvernement d'accorder des contrats spéciaux à un client ou une catégorie de clients ».Par ailleurs, les documents déposés hier montrent qu'Hydro-Québec inclut des alumineries non encore approuvées \u2014 dont deux projets non précisés \u2014 dans ses scénarios de croissance de la demande.Ces alumineries représenteraient à elles seules 3,1 térawattheures de consommation annuelle d'électricité, assez pour alimenter une ville de 180 000 habitants.Hydro donne par ailleurs des renseignements qui montrent qu'une telle augmentation de la demande à cause des alumineries entraînerait une hausse de 1,5 % des tarifs pour tous les autres clients.La société d'État a déposé environ 1000 pages de documents à la Régie de l'énergie hier, en réponse aux nombreuses questions des intervenants et aussi à celles de la Régie.Le débat sur la sécurité de l'approvisionnement énergétique des Québécois, ordonné par le gouvernement après les protestations du public au sujet du projet de centrale thermique du Suroît, s'intensifie à l'approche des audiences qui auront lieu pendant trois semaines en mai.« Si ces projets étaient approuvés, dit-il, non seulement il y aurait des effets dommageables sur l'environnement, mais aussi sur l'ensemble des consommateurs par l'augmentation des tarifs.» Au sujet du Suroît, Hydro-Québec ajuste à la hausse ses coûts, dans une réponse au Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement (RNCREQ).Le coût de production de chaque mégawattheure passe de 66$ à 69 $.Jean Lacroix, du RNCREQ, souligne par ailleurs le « malaise évident » de la société d'État au sujet de l'acceptabilité du projet du Suroît, depuis que la municipalité de Beauharnois, où il doit être construit, a refusé de l'appuyer.« C'est clair qu'avec l'opposition de la Ville de Beauharnois, ils ne savent plus quoi répondre », dit M.Lacroix.Canada Mortgage and Housing Corporation Société canadienne d'hypothèques et de logement Nouvelle maison en vue ?La Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) vous offre les conseils les plus utiles et objectifs qui soient lorsque vous planifiez votre achat : le budget, l'emplacement, l'offre d'achat\u2026 La SCHL vous fera gagner du temps et économiser de l'argent.Consulteznous avant d'acheter! Informez-vous! Demandez votre trousse d'information sur l'achat d'une maison.1 800 668-2642 (demandez le poste 200) 7 jours par semaine, de 7 h à 21 h (HNE) www.schl.ca La SCHL, l'organisme fédéral responsable de l'habitation.3219065A AUJOURD'HUI MISE 3 EN BONI 3217951A 514-327-1363 En collaboration avec Emploi-Québec, Montréal Clientèle admissible: être, préalablement, autorisé par une agente ou un agent d'aide à l'emploi d'Emploi-Québec avant de commencer la formation; être prestataire de l'assurance-emploi ou l'avoir été au cours des trois dernières années ou des cinq dernières années pour des prestations de maternité ou parentales; ou être prestataire de l'assistance-emploi; ou être sans soutien public du revenu.Formation conjointement offerte par Formation collégiale Vente et service à la clientèle Pour être admissible : Être sans emploi Être âgé(e) de 50 ans et plus Avoir la passion du service à la clientèle Désirer changer d'orientation Posséder une connaissance suffisante du français et de l'anglais Formation gratuite de niveau collégial de 15 semaines incluant stage en milieu de travail 3219289A . Le budget 2004 2005 passe à l'action Tout le monde veut protéger la vie de famille.C'est votre budget.Consultez-le.www.gouv.qc.ca Famille La famille est le berceau et l'avenir de la société.Il faut lui donner les moyens de s'épanouir.Le budget lui accorde un traitement privilégié : Soutien aux enfants de 550 millions de dollars dont bénéficieront principalement les familles à faible et à moyen revenu.Abolition de la taxe de vente du Québec sur les couches, les biberons et les autres articles d'allaitement.Versement par anticipation du crédit d'impôt pour frais de garde d'enfant.Construction de 16000 logements à loyer modique ou abordable.Versement d'une aide additionnelle pour des suppléments au loyer à plus de 5 000 ménages à faible revenu touchés par la pénurie du logement.Ajout de 39 millions de dollars pour le Programme d'adaptation de domicile au bénéfice des personnes handicapées.3219020A Un milliard de dollars c'est pas mal d'argent pour beaucoup de monde Le budget 2004 2005 passe à l'action Si vous êtes un couple avec deux enfants et que votre revenu est de: 15 000 $ En 2005, vous recevrez un montant de 5 780$ en quatre versements.Un premier chèque de 1098 $ vous parviendra en janvier.Au total, vous recevrez 4530$ de plus qu'actuellement.25000 $ En 2005, vous recevrez un montant de 4 780$ en quatre versements.Un premier chèque de 973 $ vous parviendra en janvier.Au total, vous recevrez 4 004$ de plus qu'actuellement.40000$ En 2005, vous recevrez un montant de 3280$ en quatre versements.Un premier chèque de 750 $ vous parviendra en janvier.Au total, vous recevrez 928$ de plus qu'actuellement.60 000 $ En 2005, vous recevrez un montant de 2312$ en quatre versements.Un premier chèque de 578$ vous parviendra en janvier.Au total, vous recevrez 720$ de plus qu'actuellement.Si vous êtes une famille monoparentale avec un enfant et que votre revenu est de: 15 000 $ En 2005, vous recevrez un montant de 4 360$ en quatre versements.Un premier chèque de 883 $ vous parviendra en janvier.Au total, vous recevrez 2098$ de plus qu'actuellement.25000 $ En 2005, vous recevrez un montant de 3360$ en quatre versements.Un premier chèque de 758$ vous parviendra en janvier.Au total, vous recevrez 1 343$ de plus qu'actuellement.40000 $ En 2005, vous recevrez un montant de 2364$ en quatre versements.Un premier chèque de 591$ vous parviendra en janvier.Au total, vous recevrez 631$ de plus qu'actuellement.60 000 $ En 2005, vous recevrez un montant de 1564$ en quatre versements.Un premier chèque de 391$ vous parviendra en janvier.Au total, vous recevrez 511$ de plus qu'actuellement.Versements par chèques à partir de janvier prochain (en dollars) Famille monoparentale avec un enfant Revenu Par trimestre Total annuel Gain annuel Versements par chèques à partir de janvier prochain (en dollars) Couple avec deux enfants 1 Revenu Par trimestre Total annuel 2 Gain annuel 1 Un revenu de travail 2 Si vous recevez la Prime au travail, un ajustement sera effectué une fois par année.Soutien aux enfants et Prime au travail à unmillion de familles C'est votre budget.Consultez-le.www.gouv.qc.ca 3217497A POLITIQUE Les libéraux misent sur une rencontre Martin-Bush pour renverser la vapeur 3217531A JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Déçus de voir que les sondages demeurent défavorables en dépit d'une panoplie de mesures sévères pour éviter une répétition du scandale des commandites, les libéraux s'accrochent maintenant à une rencontre au sommet entre le premier ministre Paul Martin et le président des États-Unis, George W.Bush, pour renverser la vapeur avant de déclencher des élections.Le bureau du premier ministre a confirmé hier que M.Martin se rendra à Washington d'ici la fin du mois afin de rencontrer le président américain.Cette rencontre aura vraisemblablement lieu avant que le chef du gouvernement libéral ne dissolve le Parlement, le 25 avril, en prévision d'un scrutin le 31 mai.Bien que l'ordre du jour ne soit pas encore arrêté, au moins trois sujets seront abordés durant cette deuxième rencontre des deux leaders depuis que M.Martin a pris les commandes du gouvernement : le différend du bois d'oeuvre, la maladie de la vache folle et le renforcement des mesures de sécurité en Amérique du Nord.À quelques semaines du déclenchement probable des élections, les proches collaborateurs de Paul Martin ont longuement hésité avant de donner leur aval à une rencontre au printemps sans avoir l'assurance que des progrès importants seront réalisés dans les différends qui opposent le Canada et les États-Unis.« Cela ne donne pas grand-chose de se rendre à Washington s'il est impossible de démontrer que nous faisons des progrès dans les dossiers chauds.On a déjà eu l'occasion de se faire prendre en photo avec lui à Monterrey, au Mexique, en janvier.Nous n'avons pas besoin d'une autre séance de photo s'il n'y pas de résultats », a déclaré récemment à La Presse un proche collaborateur de M.Martin sous le couvert de l'anonymat.Or, il se trouve que le président Bush a peu de pouvoir pour résoudre à lui seul le différend du bois d'oeuvre qui empoisonne les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis.En effet, il est tributaire des desiderata du Congrès américain à ce chapitre.Le lobby de l'industrie du bois d'oeuvre aux États-Unis est l'un des plus puissants à faire pression sur les élus américains pour maintenir les tarifs dépassant les 25 % imposés aux exportateurs canadiens depuis plus de 30 mois.Quant à l'embargo partiel qui frappe toujours les éleveurs de bovins à la suite de la découverte, l'an dernier, d'un cas de maladie de la vache folle dans une ferme de l'Alberta, M.Martin avait tenté de convaincre M.Bush, au cours de leur première rencontre, à Monterrey, de traiter l'industrie du boeuf comme une industrie nord-américaine.Le président Bush s'était engagé à examiner cette question plus à fond, mais sans plus.Si la visite de M.Martin à Washington permettait de mettre fin à l'embargo partiel, cela pourrait aider la cause des libéraux dans les provinces de l'Ouest, où ils espéraient faire des gains aux prochaines élections.Ces espoirs se sont évanouis depuis la publication du rapport de la vérificatrice générale sur le programme des commandites.Durant leur première rencontre, M.Martin avait obtenu deux concessions importantes de M.Bush.Le président avait en effet renversé une décision antérieure et autorisé les Canadiens à soumissionner les contrats de reconstruction en Irak.Il avait aussi promis de ne pas expulser de Canadiens détenant la double citoyenneté vers des pays tiers sans d'abord avertir les autorités canadiennes.Après des mois de tension entre les deux capitales sous le règne de Jean Chrétien, notamment à la suite du refus du Canada de participer à la guerre en Irak, Paul Martin s'était engagé à améliorer les relations entre les deux pays dans les premiers mois de son arrivée au pouvoir.Hier, le secrétaire parlementaire du premier ministre pour les relations canado-américaines, Scott Brison, a soutenu que les Canadiens verront d'un bon oeil que M.Martin multiplie les efforts pour améliorer les relations entre les deux pays en rencontrant le président américain à Washington avant les élections.« Nous voulons que la prochaine rencontre soit un aussi grand succès que la première.À l'extérieur de la bulle d'Ottawa, la plupart des Canadiens comprennent l'importance des relations entre le Canada et les États-Unis et ils s'attendent donc à ce que notre premier ministre rencontre périodiquement le président américain pour continuer à bâtir de meilleures relations », a soutenu M.Brison.Toutefois, le NPD a soutenu qu'il avait la ferme intention de retenir tout effort de rapprochement entre M.Martin et M.Bush durant la prochaine campagne électorale si la rencontre de Washington ne donne aucun résultat concret.« Si c'est juste une occasion pour se faire prendre en photo avec M.Bush, pour dire qu'ils sont deux bons amis, ce sera une perte de temps et les gens ne seront pas très amusés.Et s'il se rend à Washington pour discuter de la création d'un bouclier antimissile américain, nous serons très inquiets.Il ne faut pas faire de compromis pour obtenir des concessions sur le bois d'oeuvre et l'embargo sur l'industrie bovine », a déclaré un député néo-démocrate de la Nouvelle- Écosse, Peter Stoffer.PHOTO PC © Le président Bush a peu de pouvoir pour résoudre à lui seul le différend du bois d'oeuvre qui empoisonne les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis.Les producteurs de la Colombie-Britannique (notre photo) peuvent toujours espérer.L'offre est applicable seulement aux clients qui se qualifient en vertu du programme mise de fonds Multisource de la SCHL.Une mise de fonds de 5% est toujours requise mais peut provenir en partie de la remise en argent offerte par la Banque Laurentienne et/ou être complétée par toute autre source de financement.1Le pourcentage de remise de 5% s'applique aux hypothèques à taux fixe ayant un terme fermé de cinq ans.La remise en argent de 5% est calculée en fonction du montant du capital emprunté et utilisé.Par exemple, pour un emprunt de 120 000 $, la Banque Laurentienne vous remettra 6000$ en argent.La remise maximale allouée est de 15000 $.Cette offre est en vigueur du 23 mars 2004 au 30 avril 2004.Elle est applicable seulement aux nouvelles demandes d'emprunt hypothécaire et peut changer sans préavis.Le décaissement doit se faire au plus tard le 31 juillet 2004.Certaines conditions s'appliquent.Cette offre ne peut être jumelée à aucune autre offre ou promotion de réduction de taux et est soumise à l'approbation du crédit par la Banque.OSEZ ON NE CHOISIT PAS SES CADEAUX MAIS ON PEUT CHOISIR SON HYPOTHÈQUE www.banquelaurentienne.com/hypotheque Et choisir de devenir propriétaire dès maintenant avec 0$ comptant.1 866 BLC-2088 HYPOTHÈQUE AVEC REMISE EN ARGENT DE %1 5applicable à votre mise de fonds.3219103A >3;3
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