La presse, 8 mai 2004, Cahier A
[" LES PIRES CHANSONS QUÉBÉCOISES LES COMMENTAIRES DE NOS LECTEURS ARTS + SPECTACLES 1 ET 2 BRAD PITT La génération X a grandi.Ses membres ont entre 30 et 40ans.On a parlé d'une génération sacrifiée.Au Québec, ils sont 1,07million, soit 14,3%de la population.S'ils se sont longtemps définis par opposition à leurs parents, les babyboomers, c'est à leur tour d'élever des enfants.Regardsur une génération pas si Xque cela.>UNDOSSIERÀ LIRE EN PAGES A4 -A5ET DANS LE CAHIER ACTUEL CINÉMA LES HORAIRES ET NOS CRITIQUES LA PRISE DE TROIE PAGE 1 RICHARD DESJARDINS SORTIR DU BOIS ARTS + SPECTACLES 1 LA FAMILLE RÉINVENTÉE Montréal samedi 8 mai 2004 Le plus grand quotidien français d'Amérique 2 $ taxes en sus Le chef de la guerre s'excuse Rumsfeld refuse de démissionner RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 Tantôt contrit, tantôt combatif, le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, a présenté hier ses excuses et assumé sa « pleine responsabilité » pour les sévices exercés par des soldats américains contre des détenus irakiens, tout en rejetant les appels à sa démission qui se multiplient dans l'opposition démocrate et dans la presse.« Ces événements sont survenus sous ma garde.En tant que secrétaire à la Défense, j'ai à en répondre.J'en prends la pleine responsabilité », a déclaré le chef du Pentagone devant la commission des Forces armées du Sénat, qui tenait une audience sur le scandale des prisonniers irakiens humiliés.« Je m'en veux beaucoup pour ce qui est arrivé à ces détenus irakiens, a-t-il ajouté.Ce sont des êtres humains.Ils étaient sous la garde des Américains.» >Voir GUERRE en A6 PHOTO AFP Devant la commission des Forces armées du Sénat, Donald Rumsfeld s'est excusé hier auprès des prisonniers irakiens qui ont été brutalisés par des soldats américains.120e année no 196 210 pages 10 cahiers Percées de soleil, Max.11 Min.5 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Kanesatake est un mot indien qui signifie dossier avec lequel les ministres ont l'air fou.La fête des Mères, un week-end en or pour l'horticulture Météo Percées de soleil, maximum 11, minimum 5, plus de détails en page PETITES ANNONCES 14 SOMMAIRE Astrologie du jour VACANCES 20 Avis et encans AFFAIRES 10 Animaux VACANCES 21 Bridge VACANCES 21 Décès PETITES ANNONCES 12, 13 Échecs VACANCES 21 Emploi CAHIER CARRIÈRES Feuilleton VACANCES 20 Forum A 29 à 31 Grilles des mordusVACANCES 10 Horaires télévision ARTS 22 Jardiner MONTOIT 21 Loteries A 7 Mots croisés VACANCES 20 Mot mystère VACANCES 20 Observateur VACANCES 20 Petites annonces CAHIERPETITESANNONCESet AFFAIRES 2 Trait d'union VACANCES 19 PIERRE GINGRAS À la pépinière Lapointe, de Mascouche, Mario Bernier magasine avec fiston Kevin, 10 ans, Audrey, 8 ans et l'ami Francis, 6 ans, pour trouver une jolie plante à offrir pour la fête des Mères.Grande fête aussi pour l'industrie horticole, qui a même prévu de petits arrangements moins coûteux pour les enfants.La pépinière Lapointe est le plus grand centre de jardin couvert au Québec.Ici, tout prédispose à la détente: l'espace, les couleurs, les odeurs.Même la propreté! Une atmosphère propice à la vente.Pour la fête des Mères, on a redoublé d'efforts, plus encore que par le passé.« Nous avons triplé l'espace consacré expressément à cette grande fête.Plus de couleurs et de variétés.Depuis trois ou quatre ans, on note une nette augmentation des petits arrangements à moins de 10 $, des fleurs ou un regroupement de cactus par exemple, que les enfants peuvent offrir à leur mère ou à leur grand-mère, souvent avec leur propre argent de poche.Il ne faut pas les oublier, c'est notre clientèle de l'avenir », explique le propriétaire, François Lapointe, pendant que sa femme, Sylvie Picard, voit aux derniers préparatifs.Pour les jardineries, les pépinières et les nombreux vendeurs de fleurs qui font soudainement leur apparition au coin des rues au cours de ce deuxième dimanche de mai, la fête des Mères est une mine d'or.Souvent le week-end le plus rentable de l'année avec celui de la journée nationale des Patriotes ( ou fête de la Reine ).« Ça commence habituellement le vendredi après-midi, et ça se termine dimanche vers 14 h, explique Mme Picard.>Voir MÈRES en A10 PHOTO PIERRE McCANN, La Presse Audrey Bernier, 8 ans, cherche un cadeau pour maman aux Serres Lapointe, à Mascouche.Vancouver Départs depuis Montréal.Prix web par trajet.Taxes et supplément en sus.Selon la disponibilité.Détails sur jetsgo.net.278SANS ESCALE $ Winnipeg 187$ Edmonton 255$ Calgary 255$ Victoria 312$ Premier vol le 5 juin Abbotsford 305$ Premier vol le 24 juin 3145534A LAPRESSE : MEILLEURE PERFORMANCE AUCANADA -2 -4 -6 -8 -10 -12 -14 -16 -2 -4 -6 LA PRESSE LE JOURNAL THE GAZETTE DEMONTRÉAL SEMAINE 13 522 4875 2542 SAMEDI 6867 898 6257 DIMANCHE 10341 2257 2150 SOURCE: FAS-FAX\u2014AUDIT BUREAUOF CIRCULATION (ABC) \u2014 1ER OCTOBRE 2003 AU 31 MARS 2004 LA CROISSANCE DE LA PRESSE DEPUIS SIX MOIS La Presse connaît aujourd'hui un grand moment de fierté en réalisant la plus importante hausse de tirage au Canada au cours des six derniers mois(1).Cette excellente nouvelle fait suite au dévoilement cette semaine des plus récents résultats de l'Audit Bureau of Circulations (ABC), la référence de certification du tirage des quotidiens.Plusieursmilliers de nouveaux lecteurs Au cours des six derniers mois, le tirage de La Presse a augmenté de 7,2 % (+13 522 exemplaires) du lundi au vendredi et de 2,5% (+6867 exemplaires) le samedi.Il a fait un bond de 5,0 % (+10 341 exemplaires) le dimanche pour atteindre aujourd'hui un sommet historique.Ces résultats suggèrent que des milliers de lecteurs additionnels ont pris le virage de la nouvelle Presse et qu'ils sont de plus en plus nombreux à vouloir s'informer dans un média qui offre une qualité et une diversité de contenu incomparable.La Presse présente dans les faits de meilleurs résultats de croissance que la majorité des 20 plus grands quotidiens d'Amérique du Nord(1).Les plus récents résultats de l'ABC démontrent que le tirage de La Presse atteint 202 603 exemplaires du lundi au vendredi, 285 151 exemplaires le samedi et 215 676 exemplaires le dimanche.Croissancemarquée depuis cinq ans La Presse connaît une progression significative depuis cinq ans(2).Durant cette période, notre tirage en semaine a connu une augmentation de 8,1 % tandis que celle du Journal de Montréal est de seulement 1,9 % et celle de The Gazette, de 0,3 %.Nous avons stabilisé notre tirage le samedi alors que celui du Journal de Montréal connaît une baisse (-2,5 %) et celui de The Gazette affiche également une baisse (-13,8 %).L'écart le plus remarquable reste cependant le dimanche: notre croissance est de 10,1 % alors que le Journal de Montréal affiche une baisse (-3,8 %) et que The Gazette enregistre une très légère hausse de 1,0 %.Succès confirmé : plus de gens achètent La Presse Depuis le lancement de la nouvelle Presse il y a un peu plus de six mois, tous les indicateurs et sondages nous démontrent que vous appréciez les innovations que nous vous proposons: des contenus originaux et approfondis, accompagnés d'une qualité d'impression parmi les meilleures en Amérique du Nord.Le succès que nous connaissons n'est plus attribuable à l'effet de la nouveauté.En fait, notre bulletin de santé dit ceci : La Presse se distingue aux yeux de ses lecteurs par sa crédibilité et sa qualité.Un véhicule publicitaire exceptionnel L'environnement des médias ne cesse de se fragmenter mais La Presse continue de se démarquer.Ainsi, le plus récent sondage NADBank, organisme de mesure du lectorat des quotidiens, démontre que, du lundi au vendredi, 82 % des lecteurs achètent leur exemplaire de La Presse alors que ceux qui achètent le Journal de Montréal le font dans seulement 60% des cas.C'est donc dire que 40% du lectorat du Journal de Montréal est constitué de lecteurs qui ne paient pas leurs exemplaires.La différence est considérable entre des lecteurs touristes qui feuillettent quelques pages à la hâte et les lecteurs de La Presse, des personnes impliquées qui s'identifient à leur quotidien.Pour les annonceurs soucieux de s'adresser à un lectorat de qualité, ces données sont cruciales.Les annonceurs reconnaissent la force de notre média.À titre d'exemple, les annonces couleur ont connu une progression de 35 % au cours des derniers mois.Nous publions dans notre numéro d'aujourd'hui 67 annonces publicitaires en couleurs, comparativement à 37 au même samedi en 2003.Cela en dit long sur le haut niveau de confiance de nos partenaires annonceurs.Reconnaissance et crédibilité La reconnaissance professionnelle s'ajoute également à celle du public et des annonceurs.La Presse a reçu quatre nominations au Concours canadien de journalisme, ce qui nous place, avec le Globe and Mail et le Toronto Star, en tête de liste de cette prestigieuse remise de prix qui se déroulera en juin.Récemment, La Presse remportait le prix Michener 2003 \u2014 Action méritoire en journalisme d'intérêt public, la plus haute distinction canadienne dans le domaine des quotidiens.Merci à tous Le lancement de la nouvelle Presse a été une aventure exigeante et stimulante.Elle a nécessité l'engagement de la grande équipe de La Presse, qui a fait preuve de beaucoup de détermination en consacrant les efforts nécessaires à la réussite de cet ambitieux projet.La créativité et l'innovation sont aujourd'hui notre marque de commerce et c'est grâce à un effort collectif que nous y sommes parvenus et je tiens à remercier tous les employés de La Presse de leur contribution.Merci également à nos lecteurs et à nos annonceurs de nous accompagner dans notre évolution et d'être encore plus nombreux à nous lire et à contribuer à ce succès.Des résultats comme ceux-ci nous incitent à en faire toujours davantage en vous proposant d'autres initiatives.Bonne lecture de La Presse.Guy Crevier Président et éditeur (1) Source : Fas-Fax - Audit Bureau of Circulation (ABC) - 1er octobre 2003 au 31 mars 2004 (exemplaires vendus).(2) Sources : Publisher's Statement (2000) et Fas- Fax (2004) de l'ABC pour la période de 6 mois se terminant le 31 mars (exemplaires vendus).Le plus récent sondage NADBank, organisme de mesure du lectorat des quotidiens, démontre que, du lundi au vendredi, 82%des lecteurs achètent leur exemplaire de La Presse alors que ceux qui achètent le Journal de Montréal le font dans seulement 60%des cas.C'est donc dire que 40%du lectorat du Journal de Montréal est constitué de lecteurs qui ne paient pas leurs exemplaires.La différence est considérable entre des lecteurs touristes qui feuillettent quelques pages à la hâte et les lecteurs de La Presse, des personnes impliquées qui s'identifient à leur quotidien.LECTEURS QUI NE PAIENT PAS LEUR EXEMPLAIRE LECTEURS QUI PAIENT LEUR EXEMPLAIRE LECTEURS QUI NE PAIENT PAS LEUR EXEMPLAIRE LECTEURS QUI PAIENT LEUR EXEMPLAIRE 60% 40% SOURCE : NADBANK 2003, MONTRÉAL RMR, ADULTES 18+, LECTORAT MOYEN DU LUNDI AU VENDREDI 82% 18% LA PRESSE LE JOURNAL DE MONTRÉAL POURCENTAGE DES LECTEURS QUI ONT PAYÉ LEUR EXEMPLAIRE ÉVOLUTION DU TIRAGE DES QUOTIDIENS MONTRÉALAIS 2000À2004 PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE© Guy Crevier, président et éditeur de La Presse.Notre bulletin de santé dit ceci : La Presse se distingue aux yeux de ses lecteurs par sa crédibilité et sa qualité.SEMAINE SAMEDI DIMANCHE 8,1% -0,4% 10,1% 1,9% -2,5% -3,8% 0,3% -13,8% 1% LA PRESSE LA PRESSE LA PRESSE THE GAZETTE THE GAZETTE THE GAZETTE LE JOURNAL DE MONTRÉAL LE JOURNAL DE MONTRÉAL LE JOURNAL DE MONTRÉAL ACTUALITÉS www.loto-quebec.com 3216592A ACTUALITÉS «J'ai utilisé ma carte de santé» Paul Martin se défend d'avoir eu recours à une clinique privée JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le premier ministre Paul Martin, qui veut faire de l'avenir des soins de santé un des principaux enjeux de la prochaine campagne électorale, a dû se défendre hier d'avoir recours à une clinique privée afin d'obtenir de meilleurs soins ou d'éviter les longues listes d'attente.De passage à Saguenay, où il a confirmé une seconde fois la participation du fédéral à l'élargissement de l'autoroute 175, M.Martin a soutenu qu'il a toujours utilisé sa carte d'assurance maladie lorsqu'il s'est présenté à la clinique privé Medisys, au centre-ville de Montréal.Il a affirmé que le fondateur de cette clinique, le Dr Sheldon Elman, est son médecin de famille depuis plus de 20 ans et qu'il n'a jamais payé de sa poche pour obtenir des services tels qu'un test d'imagerie par résonance magnétique (IRM).« C'est un bureau de médecins tout à fait accessible au public.J'ai utilisé ma carte de santé (d'assurance maladie) et, si c'étaient des tests sanguins, ils ont été payés par le gouvernement du Canada (le régime d'assurance santé des députés de la Chambre des communes) », a déclaré le premier ministre.Il a précisé qu'il bénéficie aussi d'une assurance de son ancienne entreprise, la Canadian Steamship Lines, mais il nie qu'il s'agit d'un régime généreux offert aux cadres qui leur permet d'obtenir à prix fort les meilleurs soins de santé au pays.« Je ne crois pas à l'idée de dépasser la liste d'attente.Je ne bénéficie pas d'un régime de soins de santé pour les cadres », a-t-il déclaré aux journalistes au cours d'une conférence de presse en compagnie de son homologue du Québec, Jean Charest.Le mauvais moment Le quotidien Ottawa Citizen révélait dans son numéro d'hier que le médecin de M.Martin est aussi président et chef de la direction de Medisys, qui exploite quatre cliniques privées à Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver.L'an dernier, cette entreprise a enregistré des revenus consolidés de 52,6 millions.Ces révélations embarrassantes ne pouvaient survenir à un pire moment pour M.Martin, lui qui tente de présenter le Parti libéral comme le sauveur du régime de soins de santé au pays, un régime financé par les deniers publics et qui offre des services à tous les Canadiens, quels que soient leurs revenus.Il dit donc s'opposer à un régime de santé à deux vitesses.En prévision des élections, le premier ministre tente aussi depuis quelques jours de dépeindre le chef du Parti conservateur, Stephen Harper, comme le promoteur d'un régime où le secteur privé jouerait un rôle accru et où les malades devraient sortir leur chéquier plutôt que leur carte d'assurance maladie pour obtenir de bons services.Les libéraux ont d'ailleurs préparé une série d'annonces publicitaires négatives qui n'ont pas encore été diffusées, dans lesquelles ils préviennent les électeurs qu'ils auront un choix en matière de soins de santé si Stephen Harper devient premier ministre : « Être riches ou ne pas tomber malades.» Aux Communes, hier, M.Harper est sorti de ses gonds à la suite de ces révélations, accusant le premier ministre Martin de faire preuve d'hypocrisie lorsqu'il s'agit de l'avenir du régime de soins de santé.« Nous savons maintenant pourquoi la stratégie électorale de Paul Martin repose sur le négativisme, les attaques vicieuses et la diabolisation de ses adversaires.Parce que, sur le plan de la santé, la principale préoccupation des Canadiens, le premier ministre s'est fait pincer au summum de l'hypocrisie », a déclaré M.Harper.Pour illustrer davantage sa colère, le chef conservateur a ensuite sorti son chéquier aux Communes pour démontrer que cela constitue la véritable politique du gouvernement libéral en matière de soins de santé.« Le premier ministre a dénoncé la pratique d'une médecine payée par les individus, alors qu'on apprend que c'est ce qu'il fait lui-même en se permettant de faire fi des listes d'attente et en fréquentant des cliniques privées », a tonné M.Harper.Confusion Depuis quelques jours, la confusion règne au sujet de la politique des libéraux en matière de soins de santé après que le ministre de la Santé, Pierre Pettigrew, eut déclaré la semaine dernière que la Loi canadienne sur la santé offrait toute la flexibilité aux provinces pour recourir au secteur privé dans le cas de certains soins payés par le gouvernement.Moins de 24 heures plus tard, M.Pettigrew a été contraint par le bureau du premier ministre de corriger le tir en affirmant que cela ne faisait pas partie de la politique du gouvernement libéral.Hier, le député néo-démocrate Bill Blaikie a tenté de savoir aux Communes si les cliniques privées qui offrent des tests IRM font partie de la vision qu'a le gouvernement libéral du régime de soins de santé, mais M.Pettigrewa esquivé la question.Le Bloc québécois a aussi joint sa voix au concert de critiques à l'endroit des libéraux, estimant que le fait que M.Martin utilise une clinique privée illustre les nombreuses contradictions du discours libéral.« J'ai toujours pensé que les hommes et les femmes politiques, le premier ministre en particulier, doivent donner l'exemple.J'envoie mes enfants à l'école publique, j'utilise les services publics comme tous les citoyens.Je n'accepterais pas d'avoir des passedroits parce que j'ai des moyens suffisants ou que j'ai des connexions, comme l'a fait le premier ministre », a déclaré le député bloquiste Pierre Paquette.«Maintenant comme jamais, il y a un traître chez nous» Loco Locass jette une chanson dans la mare libérale FRANÇOIS CARDINAL Libérez-nous des libéraux.À la veille des élections fédérales et au moment où la grogne contre le gouvernement provincial prend de l'ampleur, le groupe rap Loco Locass jette une chanson dans la mare.qui pourrait lui attirer des ennuis dès le déclenchement de la prochaine campagne électorale.Après les syndicats, les artistes se lancent donc dans la mêlée.Aidés par le groupe d'humoristes Les Zapartistes, les trois membres de Loco Locass ont pondu une chanson engagée et acérée contre les libéraux provinciaux, qui ne manque évidemment pas d'écorcher les libéraux fédéraux au passage.« Face à la menace de la braderie, on brandit le poing de la patrie à la face des bandits », chantent-ils.« On est loin de maître chez nous, maintenant comme jamais, il y a un traître chez nous.Ça s'entend quand il (Jean Charest) parle comme un derrière de boîte de céréales.» Fait inusité : la pièce musicale, qui doit paraître sur le prochain album du groupe à l'automne, est en accès libre et gratuit sur Internet depuis le 1er mai.« Excédé par une année de réingéniaiserie, Loco Locass lance Libérez-nous des libéraux, peut-on lire sur le site Internet locolocass.net.Puisque cette chanson doit être gravée dans la mémoire collective, nous la mettons gracieusement à votre disposition.» En seulement six jours et sans aucune publicité, elle a été téléchargée plus de 1200 fois, se réjouissait Chafik, hier après-midi, en entrevue dans un café du centre-ville.« C'est un message politique, dit-il.Notre objectif n'est pas de faire de l'argent avec la chanson, mais bien de la faire écouter au plus grand nombre.» L'attaque contre les libéraux concerne d'abord le gouvernement Charest, mais il est aussi question, plus subtilement, des gouvernements fédéral et ontarien.« Il y a un étrange alignement des planètes à Québec, à Ottawa et à Toronto, dit Biz.C'est pourquoi nous voulons être l'amplificateur du citoyen qui sacre dans la rue contre les libéraux.» En alliant différents rythmes tels que la turlute, la podorythmie traditionnelle et les mélodies latines, Loco Locass souhaite canaliser le rasle- bol québécois contre « la politique scie à chaîne du gouvernement Charest et appelle en ce sens les Québécois à opposer un raffut global à la droite déguisée ».« Prêts pas prêts la charrue Charest, acharnée, charcute en charpie la charpente de la maison qu'on a mis 40 ans à bâtir, chante le groupe.Maintenant la table est mise pour quatre ans à pâtir, à pâlir à vue d'oeil, ahuris à la vue d'la bande d'abrutis qui bradent à bride abattue, qui vendent à rabais, par la bande, c'qui a pas de prix.Une fois l'mandat fini, le pays ressemble à un abattis.» Des comptes à rendre Parce que la chanson s'intitule Libérez- nous des libéraux, les Loco Locass pourraient avoir à rendre des comptes aux prochaines élections fédérales.« Avant les élections, ils peuvent faire ce qu'ils veulent, précise Gilles Paquin, porte-parole pour la région de Montréal du directeur général des élections fédérales.Mais après le déclenchement, ça pourrait poser problème.Il faut voir si ça peut être assimilé à une contribution électorale.» Mais au-delà de la prise de position, les Loco Locass souhaitent notamment sensibiliser les jeunes à la chose publique en reprenant à leur compte le thème oublié de la chanson engagée.C'est d'ailleurs ce qui les a incités à ajouter un « forum citoyen » sur leur nouveau site Web.« C'est le retour des tribuns, soutient Batlam.Il n'y a plus beaucoup d'orateurs au Québec.Il faut donc travailler sur le retour du verbe, sur quelque chose d'enthousiasmant.» Leur engagement politique, d'ailleurs, les mènera à produire un spectacle d'envergure le soir de la Saint-Jean-Baptiste aux côtés de différents groupes et artistes souverainistes: Les Zapartistes, Martin Léon et Les Charbonniers de l'enfer.D'ici là, ils aimeraient bien que leur chanson tourne sur les ondes de la radio, une idée que ne rejettent ni CKOI ni CKMF.Joints hier, tous deux ont soutenu que, s'il y avait une demande des auditeurs, ils ne se gêneraient probablement pas pour la faire jouer.PHOTO MICHEL GRAVEL, LA PRESSE Les trois membres du groupe Loco Locass ont répondu à l'appel du Club 2/3, hier.Ils attendaient les 12 000 jeunes qui ont fait la marche de 6 kilomètres en faveur de la mondialisation de la solidarité.Percutant et percussif Trio rap percutant et percussif, Loco Locass n'en est pas à ses premières armes en matière de chanson politique.Intitulé Manifestif, le premier disque des rappeurs Biz, Chafiik et Batlam inclut des titres comme Sheila, chus là, Langage-toi et L'Empire du pire en pire, qui abordent les relations Québec-Canada, l'apathie politique des citoyens, la société de consommation ou dénoncent les effets pervers de la mondialisation.Très respecté dans le milieu québécois de la musique, Loco Locass a reçu le prix Félix-Leclerc aux Franco Folies en 2001 et, quelques mois plus tard, le Félix du meilleur album hip-hop au gala de l'ADISQ.Reconnus comme des partisans de l'indépendance du Québec (leur symbole est d'ailleurs une tuque en forme de fleur de lys), les trois membres de Loco Locass ont aussi pris part aux manifestations du Sommet des Amériques et condamné récemment l'incendie antisémite qui a ravagé la une partie d'une école juive de Montréal au début du mois d'avril.L'an dernier, Loco Locass s'était moqué des politiques de l'Action démocratique du Québec avec une chanson intitulée Super Mario. On a parlé d'une génération sacrifiée.Tampon.À contrat.Aujourd'hui, les gens de la génération X, les Nexus, ont trouvé leur place au soleil, mais leur difficile passé socioéconomique continue de les hanter.Renée Dubé, elle-même de la génération X, résume bien la situation.«Les trentenaires sont bien installés aujourd'hui, mais demeurent préoccupés.Ils sont moins idéalistes que les baby-boomers et plus low profile (modeste) que la génération qui les suit.Ils ont une attitude de repli face à l'emploi», affirme cette associée de la firme Zins Beauchesne et associés, l'unité marketing du Groupe Secor.Aujourd'hui, le taux de chômage des Québécois dans la trentaine n'est que de 9%, une situation qui s'est grandement améliorée grâce à la croissance économique.Ce taux cache toutefois un profil financier bien moins reluisant que celui des babyboomers qui ont précédés.D'abord, les Nexus sont marqués par l'endettement.Après le paiement pour la maison et la voiture, il faut budgéter le versement pour les meubles et, dans certains cas, finir de rembourser les dettes d'études.Les spécialistes s'entendent : la génération X est beaucoup plus endettée que la précédente.«Les baby-boomers avaient l'occasion et les finances pour être idéalistes, pas la génération X», dit Alain Giguère, président de la maison de sondage CROP.Cette propension à l'endettement n'est pas étonnante, quand on sait que la carte de crédit a commencé à s'étendre au Québec en 1981, alors que le futur Nexus n'avait que 12 ans, en moyenne.Et l'exemple vient d'en haut : les gouvernements fédéral et provincial ont accumulé déficit après déficit durant presque toute la vie de la génération X, soit entre 1959 et la fin des années 90.C'est un peu l'héritage des boomers.Nombre d'entre eux finissent par bien boucler leur budget, d'autant plus qu'ils sont souvent en couple pour partager les dépenses.Il reste que le revenu moyen d'un travailleur de la génération X est bien moindre que celui du même groupe d'âge il y a 10 ou 20 ans.En moyenne, un Nexus gagnait 33 000$ en l'an 2000, contre 41 000$ pour le même groupe d'âge en 1990 et 35 500$ en 1980.Ces données sont exprimées en dollars de 2004 et tiennent donc compte de l'inflation.Cette situation financière relativement précaire a ses conséquences.«Ils sont extrêmement sensibles aux prix, ce sont des consommateurs stratégiques», dit M.Giguère, un baby-boomer de 49 ans.Les coupons dans les circulaires sont donc les bienvenus, comme les Costco, Wal-Mart et autres magasins à bas prix, surtout pour ceux, nombreux, qui ont des enfants.«Comme les revenus sont relativement limités avec la famille, il faut faire des compromis», explique Mme Dubé.Famille oblige, les parents Nexus louent plus de films dans les clubs vidéo et magasinent plus souvent chez Canadian Tire, IKEA et Toys R US.Côté restauration, on mise familial aussi (St-Hubert, Cora, etc.), bien qu'on s'offre à l'occasion une sortie en couple dans un resto gastronomique.Même chose pour les vacances, où le traditionnel camping peut être remplacé, le temps d'une fin de semaine, par une escapade en couple dans une auberge de campagne.Ils sont également des adeptes du prêt-à-manger.Les X, des authentiques «Ce sont des consommateurs beaucoup plus exigeants, plus informés, qui veulent vivre lemoment présent», fait valoir Anne-Marie Marois, directrice de la recherche chez Léger Marketing.FRANCIS VAILLES GÉNÉRATION X LA FAMILLE RÉINVENTÉE Pour plusieurs des X, la vie est une course contre la montre.Et cette vie bien remplie exige constamment de faire des choix : avoir des enfants ou non, changer de carrière ou garder le même job, épargner ou dépenser, s'occuper de ses enfants et ou de ses parents vieillissants, etc.Portrait d'une génération.PHOTOS PATRICK SANFAÇON LA PRESSE © PORTRAIT-ROBOT DE LA GÉNÉRATION X Appellation typiquement nord-américaine, le terme «génération X» désigne à l'origine la queue du baby-boom, soit un très petit segment d'individus nés entre 1961 et 1966.Utilisé la première fois par le romancier canadien Douglas Coupland, le terme «génération X» est inspiré du nom du groupe punk du chanteur Billy Idol.Avec les années, le terme «génération X» en est venu à désigner la cohorte de jeunes qui a fait son entrée sur le marché du travail au moment de la crise économique du début des années 90.Arrivée tout de suite après les baby-boomers, généralement bien en place avec des emplois permanents et des conventions collectives bétonnées, la génération X a dû se contenter de petits boulots et de contrats sans lendemain.Le terme «génération X» a ensuite été utilisé pour décrire un état d'esprit, celui d'une génération qui s'est souvent perçue négativement et qu'on s'est empressé d'étiqueter «génération sacrifiée».Pour les besoins de ce dossier, la génération X comprend grosso modo les individus nés entre 1961 et 1970, des gens âgés aujourd'hui entre 34 et 43 ans.Qui fait partie de la génération X ?TRENTENAIRE Grosso modo, ils ont entre 30 et 40 ans aujourd'hui.On l'a aussi appelée génération tampon, sacrifiée ou Nexus.Au Québec, ils sont 1,07 million, soit 14,3% de la population.Les trentenaires représentaient 18,1% de la population en 1993, contre seulement 16,3% en 1983.CHÔMEUR DIPLÔMÉ La longue récession des années 90 les a durement frappés.Plusieurs finissaient alors leurs études.C'est une période où le taux de chômage global au Québec s'est maintenu au dessus de 11% durant sept ans (octobre 1990 et octobre 1997), un sommet.C'est l'ère du travail autonome et des assistés sociaux diplômés.MOINS PAYÉ Leurs revenus sont bien moindres que ceux de la génération précédente.En moyenne, un Nexus gagne 24% de moins qu'un individu du même âge gagnait il y a 10 ans, et 7,6% de moins que son semblable d'il y a 20 ans (en dollars constants, et en tenant compte de l'inflation).ENDETTÉ L'endettement les caractérise.En 1981, le Mouvement Desjardins émet ses premières cartes de crédit, alors que le Nexus moyen est adolescent.Depuis, le taux d'endettement à la consommation (sans la maison) pour l'ensemble des ménages est passé de 16% à 27% des revenus annuels.LOCATAIRE Ils restent plus longtemps locataires.En 2000, 40% étaient propriétaires de leur maison, contre 43,5% des trentenaires en 1990 et 46% en 1980.PARENT SUR LE TARD Ils ont leurs enfants beaucoup plus tard.En 2002, 4 enfants sur 10 (40%) sont nés de parents ayant entre 30 et 39 ans, comparativement à 34% en 1991 et 24% en 1981.COINCÉ Les Nexus sont moins carriéristes que les boomers et ont une attitude de repli face au travail.Ils accordent moins d'importance à l'argent, plus à l'équilibre travail-famille.C'est une génération coincée financièrement et confrontée à une difficile gestion du temps.TERREÀ TERRE Ils valorisent l'authenticité et sont moins idéalistes que les boomers, plus terre à terre.Comme consommateurs, ils sont exigeants et sensibles aux prix, adeptes des mégacentres (les grandes surfaces et les clubs\u2026).BRANCHÉ Ils lisent moins les quotidiens que les gens de plus de 40 ans et ils sont davantage abonnés aux magazines spécialisés.Ils sont très branchés à Internet.Textes et recherche: Francis Vailles, à partir de données et d'informations de Statistique Canada, Zins Beauchesne et ass., CROP et Léger Marketing.Jean-Marc Létourneau, 39 ans, réalisateur de télévision, séparé, 2 enfants Oui, on se sépare.Je crois qu'on vit mieux avec la famille décomposée que la génération précédente.Et on passe énormément de temps avec nos enfants.On veut qu'ils soient bien.\u2014Line Boucher, 38 ans, comédienne et enseignante, séparée, 2 enfants. Malgré tout, le homo-X-us n'accorde pas une grande valeur à l'argent.«Ce ne sont pas des carriéristes, des arrivistes.Ils accordent une grande importance à l'authenticité de leur relation», ditM.Giguère.Même son de cloche d'Anne-Marie Marois, âgée de 38 ans.«Pour la génération X, le bonheur, c'est avant tout l'équilibre travail-famille, tandis que pour bien des baby-boomers, le bonheur, c'est de faire un bon montant d'argent», dit-elle.Selon Renée Dubé, cette attitude de repli face au travail peut leur nuire, car ils risquent de se faire dépasser par les jeunes loups dans la vingtaine.Du point de vue social, la génération X est moins idéaliste que les boomers, plus terre à terre, ne serait-ce qu'à l'égard du nationalisme québécois, dit le sondeur Alain Giguère.«Ils ont une certaine conscience écologique et une ouverture aux autres cultures.» Une course contre la montre Anne-Marie Marois fait valoir que les Nexus sont plus à droite que les boomers et peu engagés socialement, en tout cas moins que la génération Y qui suit, des individus hyperconsommateurs avec une forte conscience sociale.Pour plusieurs des Nexus, la vie est une course contre la montre.Et cette vie bien remplie exige constamment de faire des choix : avoir des enfants ou non, changer de carrière ou garder le même job, épargner ou dépenser, s'occuper de ses enfants ou de ses parents vieillissants, etc.«C'est une génération préoccupée, prise entre l'arbre et l'écorce », dit Mme Dubé.Évidemment, avec un tel train de vie et l'âge qui avance, les Nexus commencent à se soucier de leur santé.Certains connaissent leur premier burn-out (épuisement professionnel), plusieurs font traiter leur stress chez le chiro, le massothérapeute ou l'ostéopathe.Malgré tout, la génération X est aujourd'hui relativement optimiste face à l'avenir, nous dit Anne-Marie Marois, de Léger Marketing.Comme si les épreuves du temps et l'incertitude les avaient rendus plus forts.LOUISE LEDUC GÉNÉRATION X LA FAMILLE RÉINVENTÉE Jean-Marc Létourneau et ses deux filles, Daphné 11 ans et Chloé 13 ans.ini le temps où les couples en crise s'enduraient quelques années, le temps, au moins, que le petit dernier rentre à la maternelle ou fête son dixième anniversaire.Aujourd'hui, foi d'avocats, il n'est pas rare de voir des parents de la génération X se disputer la garde de bébés encore aux couches ou allaités.«Des pères de bébés de 8 mois qui réclament la garde partagée, j'en ai de plus en plus», indique Sylvie Schirm, avocate en droit de la famille.Je vois sans cesse diminuer l'âge des enfants que l'on se dispute, et ça m'inquiète.Même avec des bébés naissants, les jeunes parents ne parviennent pas à trouver un modus vivendi.» C'est peut-être là l'une des conséquences du partage grandissant des tâches.Car d'un point de vue strictement organisationnel, «les hommes de cette génération ne sont plus démunis face aux enfants, relève Suzanne Moisan, elle aussi avocate en droit de la famille.Bien sûr, en général, de nos jours, c'est encore la femme qui demande la garde le plus souvent, et l'homme qui accepte à peu près la chose, mais quand l'homme la réclame aussi, il a de bonnes chances de l'obtenir.» Les deux avocates s'entendent : la génération X se marie ou forme une union de fait plus tard qu'avant, et se sépare plus rapidement qu'avant.C'est aussi ce que constate François St Père, un psychologue spécialisé en thérapie conjugale à la clinique Poitras-Wright, Côté, qui ajoute que dans sa clientèle, «c'est la femme dans 75 % des cas qui initie la séparation.Les femmes de cette génération, poursuit-il, sont plus exigeantes et acceptent peu que leurs besoins soient mal comblés, d'autant que les solutions de rechange sont parfois tout près.«Les dernières études nordaméricaines signalent qu'environ un homme sur deux est infidèle et qu'environ 40 % des femmes le seraient à un moment ou à un autre.Il s'agit le plus souvent de femmes sur le marché du travail, qui rencontrent beaucoup de gens et qui sont très sollicitées», observe M.St Père.Justement, puisqu'il est question de marché du travail, M.St Père observe que chez les 30 à 40 ans, la réussite professionnelle des femmes ne va pas sans quelques heurts.«Chez les plus jeunes, je pense que ça ne causera pas problème, mais chez la génération X, les hommes dont la conjointe gagne davantage qu'eux ne sont pas tout à fait à l'aise avec le concept.» Des valeurs semblables, mais.Johanne Charbonneau, sociologue à l'Institut national de recherche scientifique (culture et société) avance de son coté que les valeurs des 30 à 40 ans ne sont finalement pas si différentes de celles de la génération précédente.Théoriquement, dit-elle, ils ont aussi à coeur le respect de l'autre et la fidélité.«Par contre, leurs modes de vie sont très différents, dit-elle.Ils ont eu une vingtaine très différente de celle de leurs parents, qui ne partaient de la maison que pour aller former un couple.Les 30 à 40 ans ont souvent, eux, vécu une longue période de vie en solo en appartement.» «Dans le Plateau, poursuit Mme Charbonneau, plus de 50%des gens vivent seuls, et ça augmente de 10 à 15 % tous les cinq ans.Dans l'arrondissement Rosemont\u2014Petite- Patrie, on parle de 47 % de gens vivant seuls.C'est le lot de bon nombre de grandes villes, et Montréal n'y échappe pas.» Ainsi a été la vie des 30 à 40 ans d'aujourd'hui : un petit bout de liaisons sans grand lendemain, en rafale, un petit bout de vie en solo en appartement, un petit bout de monoparentalité, un petit bout de famille reconstituée.«Pour les sociologues, ça se complique, dit encore Mme Charbonneau.Avant, quand les gens se mariaient, il y avait de beaux tableaux très clairs, avec la colonne des célibataires, celle des gensmariés, celle des divorcés, celle des veufs.Aujourd'hui, ce n'est plus aussi clair : il y a les unions de fait, mais aussi les gens qui vivent en couple, dans deux maisons différentes.» Le psychologue François St Père observe aussi le phénomène.«La famille reconstituée, ça ne marche pas très fort, note-t-il.Souvent, les gens finissent par décider de vivre chacun de son côté tout en maintenant leur relation amoureuse et en se voyant quand ils n'ont pas les enfants avec eux.» Cette génération qui a connu les papas de fin de semaine ne parvient manifestement pas à plus de stabilité.«Certains, traumatisés, ne veulent rien savoir de la vie de couple, observe la sociologue Johanne Charbonneau.Les autres se lancent en jurant de faire mieux que leurs parents, mais manifestement, ils ne sont pas mieux armés.» La guerre des roses, la suite Pire, au moment de la séparation, les batailles d'ex de la génération X «sont encore plus féroces», relève l'avocate Sylvie Schirm.«Les pères se sont davantage impliqués dans l'éducation de l'enfant, et ils acceptent de moins en moins d'être tenus à l'écart.La mère tiendra pour acquis que son ex-conjoint ne veut l'enfant que pour des questions financières.Et pendant ce temps, l'enfant, lui, rêvera le plus souvent à deux choses : que ses parents reviennent ensemble, ou qu'au moins ils en arrivent à un arrangement juste pour les deux.L'enfant se préoccupera très peu de ses désirs, il s'emploiera beaucoup plus à rassurer ses parents et à s'inquiéter pour eux en se demandant : «Mon père, est-ce qu'il manque d'argent?Est-ce qu'il aura une maison où habiter ?» Ultimement, il reviendra au juge de décider ce qui sera mieux pour l'enfant.Et la pratique voulant qu'il existe des «juges roses», qui accordent systématiquement la garde à la mère est révolue, croit Me Schirm.«Les jeunes qui divorcent aujourd'hui sont issus de la génération «une fin de semaine sur deux».Leurs enfants, eux, sont les premiers à expérimenter le régime «une semaine chez l'un, une semaine chez l'autre», relève-telle.Et l'on ne saura pas avant une génération ce que tout cela donnera.» «En tout cas, moi, je suis très catégorique, dit pour sa part l'avocate Suzanne Moisan.Quand c'est une semaine de chaque côté, il faut que ce soit du vendredi au vendredi.Comme cela, l'enfant, qui oublie toujours quelque chose dans la maison de l'un ou de l'autre, pourra aller le chercher pendant la fin de semaine.» En présence de tout petits bébés, les deux avocates sont fermes : pas question de les envoyer pendant de longues périodes chez l'autre conjoint.«Les pères de bébés de 8 mois qui demandent la garde partagée ne pensent pas à leur enfant, mais à eux, et à eux seuls, tranche Sylvie Schirm.S'ils lisaient un peu sur la théorie de l'attachement, ils verraient bien que leur bébé souffrirait beaucoup d'être éloigné pendant toute une semaine de leur mère.» Le mot d'ordre de plus en plus répandu chez les avocates dans les cas de bébés : des visites plus souvent, moins longtemps.LES MIENS, LES TIENS, LES NÔTRES.Les deux avocates s'entendent : la génération Xse marie ou forme une union de fait plus tard qu'avant, et se sépare plus rapidement qu'avant.Malgré tout, la génération X est aujourd'hui relativement optimiste face à l'avenir.Comme si les épreuves du temps et l'incertitude l'avait rendue plus forte.NE MANQUEZ PAS LA SUITE DE NOTRE DOSSIER Aujourd'hui dans le cahier Actuel et demain dans le cahier Plus.PHOTO PATRICK SANFAÇON LA PRESSE © SUITES DE LA UNE Le chef de la guerre s'excuse GUERRE suite de la page A1 « Notre pays avait pour devoir de bien les traiter.À ceux qui ont été maltraités par les Forces armées américaines, j'offre mes excuses les plus profondes.» Rumsfeld a également exprimé le regret de ne pas avoir informé plus tôt le président et le Congrès des États-Unis de l'ampleur du scandale.Malgré son mea-culpa, Rumsfeld a affirmé qu'il n'entendait pas remettre sa démission comme l'ont réclamé le candidat démocrate à la présidence, John Kerry, et le New York Times, entre autres.« La question est de savoir si je peux ou non être efficace », a déclaré le secrétaire à la Défense en réponse à une question du sénateur républicain de la Caroline du Sud, Lindsay Graham.« Il va sans dire que si j'avais l'impression de ne pas pouvoir l'être, je démissionnerais dans la minute.Je ne vais pas démissionner simplement parce que certaines personnes essaient d'exploiter cette affaire politiquement.Interrogé par le sénateur démocrate de l'Indiana, Evan Bayh, à savoir si son éventuelle démission « servirait à montrer combien nous prenons cette situation au sérieux », Rumsfeld a répondu: « C'est possible.» L'audience, diffusée en direct à la télévision, survenait après une semaine de controverse autour des actes commis par des soldats américains à la prison d'Abou Gharib, près de Bagdad.Au cours de cette période, les médias du monde entier ont diffusé des photos montrant des Irakiens nus attachés ensemble ou dans des postures dégradantes, sous le regard souvent souriant de militaires américains, hommes et femmes.Répondant à une question, Rumsfeld a révélé qu'il existait de nombreuses photos et vidéos encore non publiées prouvant des sévices.Selon le secrétaire à la Défense, ces documents témoignent d'une « cruauté à caractère incontestablement sadique ».« S'ils étaient montrés au public, cela aggraverait évidemment la situation », a-t-il ajouté.Rumsfeld a annoncé la création d'une commission ad hoc pour enquêter sur les cas de sévices dans la prison d'Abou Gharib.Il a également indiqué que des compensations seront offertes aux victimes des mauvais traitements.Il a qualifié le scandale de « catastrophe ».Intervenant aux côtés du chef du Pentagone, le général Richard Myers, chef d'état-major interarmes, a démenti que l'armée ait cherché à dissimuler des faits.Il a en outre soutenu que le scandale se limitait à la prison d'Abou Gharib.Le Comité international de la Croix- Rouge ( CICR ) a cependant contredit le général hier, affirmant que les mauvais traitements dans les prisons américaines en Irak étaient non seulement «1assimilables à des tortures », mais également érigés en un « vaste système ».« Nous ne considérons pas cela comme des cas isolés », a déclaré le directeur des opérations du CICR, Pierre Kraehenbuehl, au cours d'une conférence de presse à Genève.À Londres, l'organisation Amnistie internationale a pour sa part demandé au président George W.Bush de faire toute la lumière sur d'éventuels « crimes de guerre » en Irak, en Afghanistan et à Guantanamo ( Cuba ), et à juger les responsables jusqu'« au plus haut niveau ».L'ampleur du scandale avait conduit jeudi le président Bush à présenter, pour la première fois, des excuses publiques.La veille, il avait reproché à son secrétaire à la Défense de ne pas l'avoir tenu au courant de cette affaire, qui fait l'objet d'une enquête militaire depuis janvier.Hier, dans discours électoral à Dubuque (Iowa ), il a répété que les images de sévices infligés à des prisonniers irakiens par des soldats américains étaient « répugnantes ».Il a néanmoins soutenu que la cause de la liberté en Irak était « entre bonnes mains ».Kerry, hier, est également revenu sur le scandale, qui engage à son avis la responsabilité du président républicain.« L'Amérique n'a pas seulement besoin d'un nouveau secrétaire à la Défense.Nous avons besoin d'un nouveau président », a déclaré le candidat démocrate au cours d'une réunion électorale en Arizona.Des cris de protestation ont brièvement interrompu le début du témoignage de Rumsfeld devant le Sénat.Le secrétaire à la Défense a également été malmené par quelques membres de la commission des Forces armées, dont le sénateur républicain John Mc Cain.Tentant de « savoir qui était responsable » des interrogatoires à la prison d'Abou Gharib, le sénateur s'est montré très persévérant.« Ma question est: qui était en charge des interrogatoires?» a demandé Mc Cain pour la énième fois.Rumsfeld: « Le commandant de la brigade du renseignement militaire.» Mc Cain: « Avait-il autorité sur les gardiens?M.Rumsfeld, vous ne pouvez pas répondre à ces questions?» Rumsfeld: « Je peux.Les gardiens sont entraînés pour surveiller, pas pour interroger.Leurs instructions, dans le cas de l'Irak, sont d'adhérer à la convention de Genève.La convention de Genève s'applique à toutes les personnes là-bas, d'une manière ou d'une autre.» Mc Cain: «Merci, M.Rumsfeld.» L'AVEO OFFRE PLUS D'ESPACE.L'AVEO OFFRE PLUS D'ESPACE.L'AVEO OFFRE PLUS D'ESPACE.(ON DIRAIT QU'IL Y A DE L'ÉCHO ICI.) L'AVEO PEUT ACCOMMODER 5 PASSAGERS ET OFFRE 10 PO DE PLUS POUR LES JAMBES QUE LA TOYOTA ECHO 5 PORTES.L'Association des concessionnaires Chevrolet du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant aux modèles neufs 2004 en stock suivants: Aveo 5 (1TD48/R7A), Aveo 4 portes (1TD69/1SA), Epica (1VB69/R7A) et Malibu (1ZS69/R7B).Les modèles illustrés comprennent certaines caractéristiques offertes en option à un coût additionnel.Sujet à l'approbation du crédit de GMAC.Les frais reliés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits payables à la livraison.À l'achat, préparation incluse.Transport (Aveo et Epica : 930 $, et Malibu: 900 $), immatriculation, assurance et taxes en sus.À la location, paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois avec versement initial ou échange équivalent: Aveo 5 portes (2 028 $), Aveo 4 portes (1 819 $), Epica (2 778$) et Malibu (2 340 $).À la location, transport et préparation inclus.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12 ¢ du km après 80 000 km.Dépôt de sécurité payé par General Motors.Le dépôt ne sera pas remis au consommateur à la fin de la période de location.Première mensualité exigible à la livraison.\u2020Taux de financement à l'achat de 0% pour des termes allant jusqu'à 48 mois (Malibu: 36 mois).#Sécurité 5 étoiles pour le conducteur et le passager avant lors des tests d'impacts frontaux.Essais effectués par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) des É.-U.sur les modèles Aveo 2004.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être jumelées à aucune autre offre ni à aucun autre programme incitatif d'achat ou de location à l'exception des programmes de La Carte GM, des Diplômés et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Un échange entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, à gmcanada.com ou au 1 800 463-7483.Moteur 1,6L DACT 4 cyl.de 103HP Banquette arrière repliable divisée 60/40 Phares antibrouillard Chauffe-moteur Garantie limitée 5 ans/1 km sur le groupe motopropulseur sans franchise Sécurité 5 étoiles# « .DES LIGNES RÉUSSIES, UNE CONSTRUCTION SOLIDE.» « .MALIBU AVAIT UN COMPORTEMENT SEMBLABLE À CELUI DE L'ACCORD, IL DÉPASSAIT LARGEMENT CELUI DE LA CAMRY » L'Annuel de l'automobile 2004 13478$ avec 0% financement\u2020 à l'achat 22698$ avec 0% financement\u2020 à l'achat ou Moteur 2,2 L ECOTEC DACT 4 cyl.de 145 HP Architecture Epsilon de conception allemande Transmission automatique à 4 vitesses avec surmultipliée Climatiseur Miroirs, portes, vitres, et siège du conducteur réglable en hauteur à commandes électriques Banquette arrière divisée 60/40 à dossier rabattable et siège passager avant inclinable à plat Pédales à réglage électrique 239$/mois Terme de 48 mois à la location Transport et préparation inclus ou /mois Terme de 48 mois à la location Transport et préparation inclus 149$ OU 13798$ avec 0% financement\u2020 à l'achat Moteur DACT 4 cyl.1,6L de 103HP Banquette arrière repliable divisée 60/40 Radio AM/FM et 4 haut-parleurs Roues de 14 po avec enjoliveurs Garantie limitée 5 ans/1 km sur le groupe motopropulseur sans franchise Sécurité 5 étoiles# Modèle LS illustré Modèle LT illustré Laurence Yap, The Toronto Star dépôt de sécurité 0$ dépôt de sécurité 0$ 149$/mois Terme de 48 mois à la location Transport et préparation inclus dépôt de sécurité 0$ « ELLE SE DISTINGUE PAR SES TOUCHES D'ÉLÉGANCE HABITUELLEMENT RÉSERVÉES À DES VOITURES BEAUCOUP PLUS ONÉREUSES.» Moteur 2,5L 6 cyl.en ligne de 155HP Transmission automatique à 4 vitesses Climatiseur Vitres, portes et miroirs chauffants à commandes électriques Roues de 15po en alliage Télédéverrouillage Lecteur CD à 4 haut-parleurs Garantie limitée de 5 ans/1 km sur le groupe motopropulseur sans aucune franchise Autonet.qc.ca SÉCURITÉ 5 ÉTOILES 19998$ 239$ à l'achat /mois Terme de 48 mois à la location Transport et préparation inclus dépôt ou de sécurité 0$ 3222144A POUR JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ABONNEMENT (514) 285-6911 cyberpresse.ca/abonnement 1 800 361-7453 PETITES ANNONCES (514) 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca 1 866 987-8363 DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur. VINCENT MARISSAL Deux minutes pour idée stupide Peter Mc Kay est un jeune homme charmant, un grand sportif et parfois un élève doué pour la politique, mais son jugement fait souvent défaut.Quand il s'est mis à rêver de recruter Don Cherry comme candidat- vedette des conservateurs pour les prochaines élections, disons que son amour du hockey a quelque peu empiété sur son jugement politique.Déjà que les conservateurs ont du mal à se rebâtir un début de crédibilité au Québec.Pourtant, le chef adjoint du nouveau Parti conservateur (et ex-chef de l'ancien PC) avait fait preuve d'une retenue et d'un instinct politique indéniables, plus tôt cette semaine, en incitant fortement son parti à adopter des politiques modérées dans son programme électoral.Mettons cette histoire de Don Cherry sur le compte d'un égarement passager.Allez, hop ! M.Mc Kay, deux minutes de punition pour idée stupide.Heureusement pour les conservateurs, le contesté commentateur aux cols de chemise loufoques a décliné l'invitation de se lancer en politique.Pour les libéraux, qui font beaucoup d'efforts ces tempsci pour dépeindre le chef conservateur Stephen Harper comme une créature monstrueuse de la droite, l'arrivée de Don Cherry aurait été un excellente nouvelle.Avec ses yeux bleu acier, son sourire timide, sa voix calme et ses propos mesurés, Stephen Harper n'a pourtant pas le profil d'un monstre.On est loin ici de Stockwell Day, de ses positions ultrareligieuses et de ses théories créationnistes.Comme M.Harper n'est pas un orthodoxe religieux ni un croisé de la droite fiscale, les libéraux l'attaquent sur deux autres fronts : son inclinaison à entraîner le Canada derrière les États-Unis en Irak et son ouverture au privé dans le réseau public de santé.À première vue, la stratégie libérale paraît grossière et un brin désespérée.Elle démontre en tout cas à quel point Stephen Harper et les conservateurs les inquiètent.Cela dit, il n'est pas impossible que la campagne de dénigrement fonctionne.En période d'agitation électorale hypermédiatisée, avec un minimum de démagogie, il suffit parfois d'une citation ou d'un clip télé pour coller à un chef une image terrible qui le suivra comme son ombre.Le plus bel exemple se déroule en ce moment même aux États-Unis, où les républicains noircissent l'image du candidat démocrate John Kerry en jouant avec d'anciennes citations ou avec ses prises de position durant ses 20 ans de carrière au Sénat.À en juger par les sondages et par la réaction hésitante des démocrates, il semble que l'opération fonctionne plutôt bien.Personne n'aime les campagnes négatives, mais tout le monde les regarde tout de même.Parfois, les insinuations font leur chemin jusque dans la tête des électeurs.Quand on traîne longtemps sur la place publique, nécessairement, on laisse quelques souvenirs dans la mémoire de ses adversaires.C'est ce qui arrive à John Kerry.Et c'est ce que les libéraux veulent faire subir à Stephen Harper, ancien député réformiste, puis président de la très à droite National Citizen Coalition, avant de revenir aux Communes, d'abord comme chef de l'Alliance canadienne, puis comme chef du Parti conservateur.Les libéraux auront l'embarras du choix, parce que Stephen Harper a semé ici et là quelques graines de discorde le long de sa route politique.Voici ce qu'il disait, en mars 2003, à propos de la décision du Canada de ne pas participer à l'invasion de l'Irak : « Nous ne sommes pas avec Chrétien, nous ne sommes pas avec Paul Martin, nous ne sommes pas avec Jacques Chirac et nous ne sommes pas avec Bernard Landry.Nous sommes pour les traditions de liberté, de démocratie et de souveraineté de ce pays.» Un autre classique de M.Harper, sur les provinces atlantiques cette fois, en mai 2002 : « Il existe un sentiment de dépendance dans la région qui engendre une culture défaitiste.» Une perle sur le bilinguisme au Canada (mai 2002) : « En tant que religion, le bilinguisme est le dieu qui a échoué.Cela n'a pas entraîné une plus grande justice, n'a pas aidé l'unité du pays et a coûté des millions de dollars aux contribuables.» Et une autre sur le français au Québec (en 2002) : « Il serait faux de prétendre que je suis d'accord avec tous les aspects de la loi 101.C'est une chose de reconnaître la prédominance du français et de promouvoir le français comme langue d'usage.C'en est une autre de limiter l'utilisation de l'anglais ou de compliquer la tâche aux francophones qui veulent maîtriser cette langue.(.) Les dirigeants fédéraux ne devraient pas approuver les restrictions linguistiques au Québec plus que dans les autres régions du pays.» Bien sûr, M.Harper pourra toujours dire qu'il s'est amendé depuis, que ses positions ont évolué, qu'il n'est pas le red-neck de Calgary que les libéraux prétendent qu'il est, mais il devra néanmoins revenir sur ses déclarations controversées durant la campagne électorale.La stratégie libérale contre M.Harper, qu'elle fonctionne ou non, trahit toutefois un malaise dans le gouvernement sortant et un manque évident d'organisation électorale.Faire de Stephen Harper un monstre ?Ça manque de substance.Après 11 ans au pouvoir, c'est tout ce que vous avez trouvé ?.Pour joindre Vincent Marissal : vincent.marissal@lapresse.ca Les libéraux auront l'embarras duchoix pour attaquer Stephen Harper quiasemé ici et là quelques graines de discorde.Électronique Informatique Photo Communications Magasinez en ligne! dumoulin.com MONTRÉAL 8390, rue St-Hubert (Sud de la métropolitaine) MONTRÉAL 2050, boul.St-Laurent (Stationnement facile) MONTRÉAL 368, rue Ste-Catherine O.MONTRÉAL 8990, boul.de l'Acadie MONTRÉAL 5485, rue des Jockeys (près de l'Hippodrome Blue Bonnets) LASALLE 7197, boul.Newman (Près du Carrefour Angrignon) WEST ISLAND 2315, route Transcanadienne (boul.des Sources) LAVAL 1599, autoroute 440 O.(Sortie boul.Industriel) CARREFOUR LAVAL 3035, boul.Le Carrefour LAVAL 1769, avenue Pierre-Péladeau (voisin du Colossus) PLACE ROSEMÈRE (Face à rue Le Bouthillier) BROSSARD 5705, boul.Taschereau (Est du Mail Champlain) PROMENADES ST-BRUNO (Entrée #1) LONGUEUIL 2203, ch.Chambly (Près de Curé-Poirier) GATINEAU 195, Bellehumeur ST-LÉONARD 6852, rue Jean-Talon Est (Langelier & Galeries d'Anjou) FFIINNAANNCCEEMEENNTT disponible!ƒ Ajusté à vos besoins! 0% 1-877-DUMOULIN VENTE DE LIQUIDATION PENDANT TOUT LE MOIS DE MAI! 0% FINANCEMENT DISPONIBLE!ƒ CaméscopeDVD Handycam® Format d'enregistrement DVD-vidéo/RW (MPEG2) Zoom numérique 120x (optique 10x) Écran ACL hybride de 2.5\u201d Mode photo numérique Mode large 16:9 Résolution jusqu'à 520 lignes Connexion USB 2.0 haute vitesse DCRDVD201 ƒFinancement 0% disponible sur produits sélectionnés.Sur approbation de crédit.Détails en magasin.Ces promotions se terminent le 14 mai 2004 ou jusqu'à épuisement des stocks sauf indication contraire.Les illustrations peuvent différer.Certains modèles ne sont pas disponibles dans toutes les succursales.1198$ 3211235A François Doyon nommé à la Cour d'appel Le ministre de la Justice du Canada, Irwin Cotler, a annoncé hier la nomination du juge François Doyon à la Cour d'appel du Québec.Reconnu pour sa grande compétence en droit criminel, le juge Doyon serait le premier juge de la Cour du Québec à accéder au plus haut tribunal au Québec.Il est en effet d'usage d'y nommer des juges de la Cour supérieure, voire des avocats de renom, mais jamais un juge de la Cour du Québec.Devenu avocat en 1975, il a fait carrière comme procureur de la Couronne à Montréal, où il a fait sa marque.François Doyon a été nommé juge à la chambre criminelle de la Cour du Québec en 1991.Il est unanimement considéré comme une des autorités de la Cour.Il a entre autres présidé la commission d'enquête commandée par le gouvernement du Québec sur les petites centrales électriques privées.Il a été nommé juge en chef adjoint de la Cour du Québec, responsable de la chambre criminelle, en 2002.Il remplace Jean-Louis Baudouin, devenu juge surnuméraire la semaine dernière.Libération refusée à un Canadien accusé de terrorisme AGENCE FRANCE-PRESSE OTTAWA \u2014 Un tribunal canadien a refusé hier une demande de remise en liberté sous caution d'un Canadien inculpé de terrorisme lié à un groupe qui aurait planifié un attentat en Grande-Bretagne.Mohammed Momin Khawaja, 25 ans, un Canadien de descendance pakistanaise, est accusé d'avoir aidé un groupe terroriste et d'avoir « facilité une activité terroriste » à Londres et Ottawa, entre le 10 novembre 2003 et le 29 mars 2004.À l'issue de deux jours d'audience, le juge a refusé la mise en liberté de M.Khawaja, mais les motifs qu'il a invoqués ne peuvent être rapportés en vertu d'une ordonnance du tribunal.L'accusé comparaîtra à nouveau le 14 mai prochain.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du Tirage du 2004-05-07 Tirage du 2004-05-07 Tirage du 2004-05-07 Tirage du 2004-05-07 2004-05-07 Complémentaire: (23) 100 000 $ 1 000 $ 250 $ 50 $ 10 $ 2 $ NUMÉROS LOTS NUMÉROS LOTS 50 000 $ 5 000 $ 250 $ 25 $ 5 $ 1 000 $ 100 $ 10 $ Roue de Fortune, Chez vous! Diffusée à TQS, du lundi au mercredi à 18 h 25 et le jeudi à 19 h 30. GRAND SOLDE DE LIQUIDATION SUR MODÈLES DE PLANCHER 50% TPS TVQ de rabais De plus, sur les modèles en liquidation, nous payons : Jusqu'à ACTUALITÉS L'UPA réclame une vraie appellation pour le terroir Les produits qui ne seront pas conformes aux définitions pourront quand même porter la mention terroir, artisanal ou fermier, mais pas le logo du MAPAQ ARIANE KROL Le programme d'enregistrement volontaire des termes terroir, fermier et artisanal proposé par la ministre de l'Agriculture Françoise Gauthier risque d'induire les consommateurs en erreur, dénonce l'Union des producteurs agricoles (UPA).Celle-ci refuse d'appuyer le projet et recommande plutôt d'inclure les termes dans la Loi sur les appellations réservées pour empêcher leur emploi abusif.« S'il n'y a pas d'organisme de contrôle, s'il n'y a pas l'intention politique ni les budgets pour contrôler, arrêtons d'induire le consommateur en erreur », a déclaré le président de l'UPA, Laurent Pellerin, en entrevue téléphonique.C'est pourquoi le conseil exécutif de l'UPA a décidé de ne pas appuyer le programme présenté au début d'avril par la ministre de l'Agriculture.Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) a créé des définitions pour les termes terroir, artisanal et fermier.Les produits répondant à ces définitions pourront être enregistrés auprès du ministère, qui leur permettra d'arborer un logo exclusif.Les produits qui ne seront pas conformes aux définitions pourront quand même porter la mention terroir, artisanal ou fermier, mais pas le logo du MAPAQ.« Ça n'a pas de bon sens ! C'est un éléphant qui accouche d'une fourmi ! On n'est pas des culs terreux du terroir à tout prix, à toutes les sauces et à tous les jours, mais on pense qu'il y a quelque chose là qu'il faut clarifier.Ne serait- ce que pour éviter cette utilisation abusive qu'on a vue dans les dernières semaines dans certaines grandes multinationales qui veulent se redonner un air de terroir », affirme Laurent Pellerin.L'UPA recommande plutôt d'inclure les trois termes dans la Loi sur les appellations réservées et d'en faire respecter l'utilisation par le Conseil des appellations agroalimentaires du Québec (CAAQ), qui ne s'occupe pour l'instant que du biologique.« On voudrait étudier la possibilité de réserver l'utilisation du terme terroir comme terme générique pour désigner exclusivement les produits qui bénéficient d'une reconnaissance officielle.Le conseil d'accréditation pourrait vérifier toutes sortes d'appellations, la structure est déjà là », souligne Laurent Pellerin.Les critiques de l'UPA s'ajoutent à celles de la coalition Solidarité rurale et du groupe Option Consommateurs, qui craignent aussi que les définitions formulées par le ministère ne permettent à des fabricants industriels de se réclamer des termes terroir ou artisanal.Le MAPAQ prévoit consulter des représentants des producteurs et des consommateurs jusqu'au début du mois de juin, le temps d'ajuster son programme au cours de l'été et de le mettre en application à partir de l'automne prochain.«S'il n'y a pas d'organisme de contrôle, s'il n'y a pas l'intention politique ni les budgets pour contrôler, arrêtons d'induire le consommateur en erreur.» IMPORTATION - AUCUN INTERMÉDIAIRE Plusieurs modèles de chaises à partir de 109 $ - table ronde ou octogonale pour 4 personnes seulement 399 $ - table ronde, octogonale ou carrée pour 6, 8, 10 et 12 personnes à partir de 799 $ - banc demi-lune 749 $ - chaise longue à compter de 319 $ - banc pliant 2 places 229 $ SOUS LE CHAPITEAU NE MANQUEZ PAS CETTE CHANCE UNIQUE! 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crédibilité et la responsabilité des témoins.« J'aurai le droit, a dit le juge, de tirer des conclusions au sujet des fautes éventuellement commises par leurs auteurs.» Ce caractère extrajudiciaire de l'enquête habilite par contre la Commission d'enquête sur le programme de commandites et les activités publicitaires « à recueillir de la preuve qui pourrait être jugée inadmissible par un tribunal ».Le juge Gomery a ainsi repris hier certaines conclusions du rapport produit en novembre dernier par la vérificatrice générale, Sheila Fraser, qui soulignait le caractère douteux des commissions de 100 millions de dollars versées à des agences de communication proches des libéraux, dans le cadre d'un programme de commandites de 250 millions.Des question sérieuses John Gomery a déclaré qu'il se pencherait sur les « questions sérieuses » soulevées par le rapport, tels les « accrocs dans les systèmes de contrôle interne », le « manque de documentation appropriée justifiant les dépenses de fonds publics », « le paiement de sommes d'argent importantes à des intérêts privés sans contrepartie équivalente », la « violation systématique des règles applicables incluant celles de la Loi sur la gestion des finances publiques », « l'absence d'un processus de sélection dans le choix des agences de publicité » et le « contournement du processus parlementaire ».« La population a le droit de savoir ce qui s'est passé, a-t-il dit, et la Commission cherchera des réponses.» Le juge a insisté sur l'indépendance « presque totale» de la Commission à l'endroit du gouvernement.« En tant que commissaire, a-t-il dit, je n'ai aucune idée préconçue quant aux conclusions auxquelles j'arriverai.Je ne tiendrai compte que de la preuve, des documents et des représentations qui me seront présentés au cours des audiences.Je ne serai aucunement influencé par des considérations d'ordre politique et je ne tolérerai aucune tentative d'ingérence dans les travaux de la Commission, pour des raisons politiques ou autres.» Deux enquêtes Il a aussi tenu à faire la différence entre son enquête et celle que mène actuellement le comité des comptes publics.La Commission examinera « plus au fond les faits », mais tout en tenant compte de la preuve testimoniale recueillie au comité, et cela sans qu'il y ait de limite de temps, contrairement à ce qui se passe aux comptes publics.Le juge a rappelé que son enquête n'est pas reliée non plus aux enquêtes policières de la GRC, mais qu'il souhaite pouvoir consulter les documents pertinents découlant de ces enquêtes.Deux grandes phases Il y aura deux grandes phases aux travaux de la Commission.La phase I portera sur l'examen de « la création, du but et des objectifs du programme de commandites, sur les ressources utilisées pour l'administrer et sur la question de savoir s'il a été géré conformément à des normes de bonne gestion ».Un premier rapport sur cette phase sera déposé le 1er novembre 2005.La phase II « portera sur l'utilisation des fonds affectés aux commandites et à la publicité, sur les services et biens obtenus en contrepartie et sur les pressions et les interventions politiques qui auraient pu être exercées.Le juge croit que son rapport final pourra être rendu public le 15 décembre 2005.Enfin, la Commission est composée d'un bataillon d'avocats d'expérience du Québec et de l'Ontario.Le juge Gomery s'est en effet entouré de Me Bernard Roy, un avocat qu'il a nommé procureur en chef de la Commission et qui a une grande expérience des commissions d'enquête.Le coprocureur de la Commission est Me Neil Finkelstein, un avocat de Toronto.« M.Finkelstein est plaideur chevronné », a dit le juge.Me Guy Cournoyer, un criminaliste de Montréal qui a déjà participé aux commissions d'enquête Poitras et Arbour, a été nommé procureur associé.Me Serge Roy agira, lui, à titre de registraire et de greffier aux audiences, alors que cinq autres avocats seront chargés d'aider les procureurs principaux dans leurs travaux.La firme Kroll, Lindquist, Avey a pour sa part reçu le mandat d'agir à titre d'enquêteur et juriscomptable.La Commission a commencé ses travaux voici déjà plusieurs semaines, passant au peigne fin une centaine de caisses de documents reliés au rapport de la vérificatrice générale.Mais ce n'est que le 7 septembre que les audiences publiques débuteront à Ottawa pour se transporter à Montréal en février 2005.Hausse du nombre de fonctionnaires L'enquête n'aura aucune répercussion juridique Le juge Gomery précise toutefois qu'elle établira la crédibilité et la responsabilité des témoins Des emplois du PQ, clame Jérôme-Forget STÉPHANE PAQUET L'augmentation du nombre de fonctionnaires depuis un an est due en grande partie à des décisions prises par l'ancien gouvernement, se défend la présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget.Hier, La Presse a signalé que le nombre de fonctionnaires à Québec avait augmenté de 1800 depuis l'élection des libéraux en avril dernier.« C'est vrai que nous n'avons pas mis un gel d'embauches en arrivant », a dit Mme Jérôme-Forget.Toutefois, ajoute-t-elle, l'intégration de plus de 1000 policiers au ministère de la Sécurité publique découlait de décisions prises par l'ancien gouvernement.« J'ai eu beaucoup d'appels au bureau aujourd'hui.L'article donnait l'impression qu'on avait laissé aller les choses.» En fait, dit-elle, le véritable nombre de nouveaux emplois créés sous les libéraux est « d'environ 200 ».« Je ne veux pas avoir l'air partisane, a-telle soutenu, mais le PQ n'avait pas mis les effectifs à jour pour ne pas donner l'impression d'avoir fait gonfler la fonction publique ».Ces 1800 postes « régularisés» par le gouvernement libéral font en sorte que, dans trois ans, quand les Québécois retourneront vraisemblablement aux urnes, la taille de la fonction publique aura été réduite de moins de 2% en vertu du plan de réduction de la taille de l'État.Celui-ci a été rendu public cette semaine par Mme Jérôme-Forget et prévoit le nonremplacement d'un retraité sur deux au cours des 10 prochaines années.Pour la fête des Mères, la collection Liberty, avec ses magnifiques imprimés fleuris créés pour Tilley par Liberty of London, offre un bouquet d'idées de cadeaux.Nos chemisiers et nos jupes légères et pratiques ne manqueront pas de ravir votre mère.Collection exclusive à Tilley, fabricant des meilleurs vêtements de voyage et d'aventure au monde.Cette année, offrezlui des fleurs Montréal : 1050, av.Laurier Ouest (deux rues à l'ouest de Park Avenue) (514) 272-7791 Pour obtenir un catalogue ou l'adresse d'un détaillant : 1 800 465-4249 Tilley.Les meilleurs chapeaux et vêtements de voyage au monde 3224413A >3;3
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