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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2004-05-29, Collections de BAnQ.

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[" SYLVI E ST-JACQUES e féminisme, idéologie appartenant au siècle dernier selon plusieurs, ne serait pas mort.Chez Option Citoyenne, nouveau mouvement fondé par la militante Françoise David, il s'associe avec l'altermondialisme, le progressisme et l'écologisme, pour établir les bases d'un projet politique qui entend rallier la gauche.Certains l'auraient vu à Washington, le 25 avril dernier, dans la voix des centaines de milliers d'Américains (plusieurshommesyétaient) qui manifestaient contre les politiques antiavortement du gouvernement Bush.Comme autrefois, il a plus d'un visage et ne fait consensus ni chez les hommes ni chez les femmes.Nous avons voulu le mettre en boîte mais, élusif, il persiste à nous filer entre les doigts.«Êtes-vous féministe?» avons-nous demandé à Michelle Hudon David, travailleuse sociale de 25 ans.«Oui, certainement», a répondusanshésitation cette jeune mère d'un bébé de 4 mois.Rencontrée lors du lancement public d'Option Citoyenne, Michelle, qui de toute évidence voue un culte à Françoise David, affirme être motivée par un sens de la justice sociale à rejoindre lemouvement.«Les femmes gagnent toujours moins que les hommes, elles sont plus nombreuses dans des emplois précaires ou à temps partiel.» «Êtes-vous féministe?» avons-nous plus tard demandé à Claudia Fancello, danseuse de 28 ans, membre du collectif féminin de break dance Solid State.«Non.Nous ne voulons pas diffuser un tel message politique, parce que nous préférons que les gens nous apprécient pour nos qualités d'artistes, de danseuses», a expliqué la jeune artiste originaire de Vancouver.Elle reconnaît toutefois que la question suscite souvent des discussions chez les membres du collectif, des femmes de 22 à 28 ans qui dansent le break dance avec une attitude hip-hop.«Lorsque nous donnons des spectacles dans les écoles, par exemple, nous démontrons que les filles, comme les garçons, peuvent être fortes physiquement et prendre des risques.Mais encore là, nous ne voulons pas que les gens nous trouvent bonnes parce que nous sommes des filles», poursuit-elle.Fantômes et soutien-gorge En 2004, alors que la réflexion sur la condition masculine est de toutes les tribunes, le féminisme se fait discret, surtout chez les jeunes.Ce qui ne signifie pas que le militantisme en faveur de meilleures conditions de vie pour les femmes ait disparu.Bien au contraire.\u203a Voir FÉMINISME en page 2 AUTRE TEXTE EN PAGE 3 PHOTO GERALD HERBERT, AP Le féminisme d'aujourd'hui a plusieurs visages.Jumelant des préoccupations altermondialistes et écologiques, la troisième vague du mouvement né dans les années 70 ratisse large en s'emparant d'à peu près toutes les causes qui touchent de près ou de loin la condition féminine.Quitte à y perdre un peu de son identité.LIVRE ÉTERNELLE CUISINE ITALIENNE PAGE 6 LES FLEURS ET LE POT PAGE 2 FÉMINISME LA TROISIÈME VAGUE EST ARRIVÉE Voici à quoi ressemble une féministe: à Ashley Judd! En compagnie d'autres célébrités, l'actrice américaine a participé le 25 avril àWashington à une imposantemanifestation pour le droit à l'avortement qui a réuni plusieurs centaines demilliers de personnes.VIVEZ UNE EXPÉRIENCE UNIQUE SUR UN TERRAIN DE JEU GRANDEUR NATURE ! 1 nuitée dans une chambre d'hôtel Les Suites Tremblant, catégorie Argent Accès illimité à la télécabine panoramique pour la durée du séjour 2 dîners casse-croûte au Sommet À PARTIR DE 49$ FORFAIT DÉCOUVERTE 360° d epl a i s i r L'EXPÉRIENCE TREMBLANT\u2026 À TOUT PRIX Cet été, découvrez l'ambiance unique de Tremblant.Avec 9 types d'hôtels, Les Suites Tremblant vous proposent un choix d'hébergement qui vous réserve bien des plaisirs.Profitez de nos forfaits, offrez-vous le meilleur de l'été à prix avantageux ! 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Parce que ce ne sont pas de vrais milliardaires, bien sûr : Billionaires for Bush appartient à cette nouvelle forme de militantisme qui utilise le sarcasme et la parodie pour faire valoir ses idées.Le groupe organise des événements comme des manifestations en faveur du réchauffement de la planète et des journées nationales d'action pour accroître l'iniquité en matière de soins de santé.Comme quoi, non, l'ironie n'est heureusement pas disparue, le 11 septembre 2001.Nicolas Langelier collaboration spéciale http : billionairesforbush.com/ La troisième vague FÉMINISME suite de la page 1 Au Québec, Françoise David incarne un féminisme militant et globalisant, qui agit sur le terrain pour contrer les inégalités sociales qui, très souvent, touchent les femmes.Sa définition du féminisme en 2004 est demeurée identique à celle d'autrefois et s'inspire d'un immuable leitmotiv : la recherche du bien commun.« C'est de travailler vers l'atteinte de l'égalité entre les hommes et les femmes dans une perspective mondiale, internationale.Il s'agit non seulement d'analyser la situation du Québec, où l'on a fait du chemin, mais de regarder ce que vivent les femmes de plusieurs pays dans le monde où les droits humains ne sont pas respectés.» Le mouvement altermondialiste, songe-t-elle, est quasi indissociable d'un féminisme humanitaire.« La mondialisation néo-libérale a des impacts sur les femmes qui sont majoritaires dans les sweat shops libres de toutes taxes.L'agriculture traditionnelle qui permettait à des femmes de nourrir leur famille se fait massacrer.» énonce-t-elle, en guise d'exemples.« Plusieurs des femmes interrogées dans nos recherches ont des pratiques féministes.Or, elles sont plusieurs à rejeter le terme » explique la sociologue Anne Quéniart qui, dans son ouvrage Apolitiques les jeunes femmes, s'intéresse à l'engagement politique au féminin.Un peu comme Françoise David, plusieurs des 30 femmes, entre 18 et 30 ans, interrogées pour ce livre se réclament d'un féminisme pluriel.Malgré ces nuances, le terme « féministe » continue à en rebuter plusieurs.« Plusieurs femmes ne se reconnaissent pas dans une image galvaudée du féminisme.Certaines de 20 ans ont intégré la notion qu'être féministe, c'est dehors les hommes et de faire brûler son soutien- gorge.C'est hallucinant de voir que des mythes se propagent encore », estime Françoise David.La journaliste Pascale Navarro, auteure de l'essai Pour en finir avec la modestie féminine, regrette que de tels clichés demeurent aussi persistants.« C'est un grand déchirement de vivre comme féministe et de se sentir un peu coupable de le dire.Toujours revenir à ces vieux démons est un peu ridicule et nous éloigne d'un féminisme constructif, égalitaire, antisexiste, moderne et ouvert.» La troisième vague Aux États-Unis, les politiques républicaines en matière de contraception, d'accès à l'avortement, d'aide aux mères seules et de mariage entre conjoints de même sexe, réveillent la fibre revendicatrice de la gauche.Par conséquent, la relève féministe s'organise et se fait entendre.Le 25 avril 2004, lors de la marche pro-choix à Washington, des représentantes de cette troisième vague du féminisme, dont Elaine Lafferty (éditrice du Ms Magazine), ainsi qu'Amy Richards et Jennifer Baumgardner (coauteures de Manifesta : Young Women, Feminism, and the Future) ont fraternisé avec des figures emblématiques du féminisme des années 60 et 70, comme Gloria Steinem (auteure, fondatrice du Ms Magazine) et Betty Friedan (auteure de la Femme Mystifiée).« Je pense que Gloria (Steinem) est heureuse de voir des jeunes femmes continuer le travail des féministes de la génération précédente », dit en entretien téléphonique Jennifer Baumgardner, journaliste de 34 ans.Cette dernière qui, avec Amy Richards, est à la tête de Soap Box Inc (www.soapboxinc), organisme qui représente les nouvelles voix du féminisme, estime qu'au pays de George W.Bush, le féminisme se porte bien.« Je pense qu'il n'a jamais décliné.Mais le conservatisme ambiant motive les gens à défendre plus ardemment leurs opinions.» En tête de cette troisième vague du féminisme, des femmes comme Debbie Stoller (éditrice du magazine Bust), Rebecca Walker (fondatrice de la Third Wave Foundation), Naomi Wolf, Susan Faludi, Eve Ensler (auteure des Monologues du Vagin) et bien sûr Amy Richards et Jennifer Baumgardner repensent la lutte pour l'égalité.Leurs actions, par ailleurs, ne se limitent pas aux seules préoccupations des femmes.Elles s'intéressent tout autant aux répercussions de la guerre en Irak qu'à l'équité salariale.Selon Jennifer Baumgardner, les gestes « politiques» des jeunes féministes de la troisième vague sont plus personnelles.«Nous vivons dans une société plus individualiste.Notre façon d'être féministe s'exprime par exemple, par le choix du restaurant que l'on fréquente, par la marque que nous achetons.» Chez les jeunes, qui associent souvent le féminisme avec des connotations péjoratives telles que «enragé », « revanchard », « antihomme », « radical », quelques clarifications s'imposent parfois.Amy Richards et Jennifer Baumgardner donnent d'ailleurs des conférences dans les universités, où elles expliquent qu'on peut être à la fois féministe et croyante, féministe et sexy, féministe et amoureuse de son petit ami.« Bref, les filles ont besoin de se faire dire qu'elles peuvent rester ellesmêmes, porter des talons hauts et un string tout en étant féministe.Or, cette attention portée à l'image en dérange certaines.Pascale Navarro explique : « Cela représente bien, à mon avis, le trouble et la confusion des jeunes femmes, qui se sentent obligées de correspondre à une image conforme.C'est assez anecdotique de leur dire que c'est correct de porter des talons hauts tout en étant féministe.Une fois qu'on les a rassurées à cet égard, que resteil ?» Pop féministes Alors que les départements de Cultural Studies et de Women's Studies américains s'intéressent par exemple à des phénomènes comme Sex and the City, les groupes rock féminins, Madonna, Annie Sprinkle, les chercheuses féministes d'ici tournent souvent le dos à la culture populaire.Pourquoi « Le féminisme, au Québec, a toujours été plus militant.Ce n'est pas un féminisme de réflexion », note Pascale Navarro.Contrairement aux États-Unis où les médias, les livres et la théorie universitaire permettent à l'idéologie d'évoluer, le féminisme québécois prend sa place chez des groupes militants aux membres souvent anonymes, qui obtiennent des résultats pour différentes causes.La pensée féministe, chez nos voisins du Sud, tend depuis plusieurs années à sortir des universités et s'infiltrer dans la culture populaire.Parallèlement à une géante presse féminine en papier glacé qui vend des idéaux féminins retouchés à l'ordinateur, des publications féministes comme Bust, Bitch et Ms Magazine font compétition sur le territoire du mainstream et s'attirent ainsi l'intérêt des jeunes.« Plutôt que de montrer du doigt les choses qui nous dérangent dans les magazines féminins, nous avons décidé d'investir la culture pop pour offrir une solution de rechange aux lectrices », explique Debbie Stoller, éditrice en chef du Bust.Le magazine s'intéresse à la mode, à la sexualité, à la culture grand public et underground, aux relations amoureuses.Il fait aussi l'éloge des vêtements bon marché, de l'originalité et d'une sexualité affirmative \u2014on n'y trouve pas 101 façons de rendre son mari fou au lit.« Nous voulons célébrer la féminité, sans tomber dans les stéréotypes, explique Debbie Stoller.J'ai l'impression que pendant longtemps, les féministes ont rejeté le maquillage, la beauté, le travail ménager, pour assimiler le féminin dans la culture mâle », explique celle qui milite pour la réappropriation du féminin, sans le conformisme d'une beauté consumériste.« Décorer son corps est une forme d'expression qui existe depuis la nuit des temps.En ce moment, seuls les hommes gais sont autorisés à s'intéresser à la mode et au style, sans passer pour superficiels.» « Nous vivons dans une société plus individualiste.Notre façon d'être féministe s'exprime par exemple, par le choix du restaurant que l'on fréquente, par la marque que nous achetons.» 41,79 $ pour 3 lignes 1,99 $ par ligne additionnelle par jour taxes en sus ÉQUIPEMENTS RÉCRÉATIFS 7 jours consécutifs pour s e ulement Pour cette offre spéciale, aucun changement ne peut être apporté au texte original en cours de publication.On peut annuler après la première parution, cependant la facturation s'établira obligatoirement pour le nombre de jours de parution demandé lors de la réservation.Payables avant publication.Cette offre s'adresse uniquement aux particuliers.987-VENDU sans frais 1 866 987-VENDU (8363) LES PETITES ANNONCES 3207318A 7jours consécutifs LES PETITES ANNONCES AUTOBAINES Pour cette offre spéciale, aucun changement ne peut être apporté au texte original en cours de publication.On peut annuler après la première parution, cependant la facturation s'établira obligatoirement pour le nombre de jours de parution demandé lors de la réservation.Payables avant publication.987-VENDU sans frais 1 866 987-VENDU (8363) 5 ,97 $ par jour pour 3 lignes 1,99 $ par ligne additionnelle par jour taxes en sus pour s e ulement Renseignements 849-8393, poste 709 École internationale de langues 1440, rue Stanley Peel www.ymcamontreal.qc.ca/langues 3219417-1 Du 28 juin au 23 juillet Durée : 4 semaines (60 heures) Coût : Cours d'anglais 489 $ Cours d'anglais + Sports et loisirs 869 $ Du 26 juillet au 13 août Durée : 3 semaines (45 heures) Coût : Cours d'anglais 389 $ Cours d'anglais + Sports et loisirs 674 $ ÉTÉ 2004 C o urs d'a ngla i s pour les jeu nes de 9 à 1 2 a n s e t 1 3 à 1 7 a n s Cours d'anglais - Conversation et grammaire ou Cours d'anglais + Sports et loisirs Plusieurs activités au parc Lafontaine le mercredi 2 juin, de 7 h à 18h : Ateliers portant sur l'environnement et sur les transports alternatifs ; Remise du bidon officiel de l'Opération vélo-boulot aux 400 premiers cyclistes ; Contenants de lait Natrel offerts entre 7 h et 9 h par Les Producteurs laitiers du Canada ; Remise d'échantillons de gels-douche Dial ; Récupération de vieux vélos par S.O.S.VÉLO, entreprise d'insertion sociale pour les jeunes ; Fromages de chez nous et pommes lors du retour à la maison.présente l'Opération vélo-boulot www.velo.qc.ca Information 514 521-TOUR 1 800 567-8356 Du 31 mai au 4 juin, on va au boulot à vélo pour découvrir ou retrouver le plaisir du transport actif, économique, sain et écologique.3232760A . ACTUEL Neuf questions à Peaches La chanteuse torontoise pose un regard lucide sur le star system et le monde qui l'entoure SYLVIE ST-JACQUES Peaches, chanteuse torontoise électroclash exilée à Berlin, aime provoquer.Elle compte parmi ses fans Madonna, Marylin Manson, Joan Jett, Boy George et Iggy Pop, joue avec les genres en portant une fausse barbe et, dans ses chansons, hurle des propos crus sur la sexualité.À l'étude dans les départements de Queer Studies de certaines universités, elle a reçu le prix de Erotic Performer of the Year en Grande-Bretagne, Artiste visuelle de l'année à Toronto, Meilleur Show punk de l'année à Buenos Aires.Elle a également été mise en nomination cette année pour les GLAAD Awards, qui récompensent les représentations positives des gais et lesbiennes dans les médias.Lors de son passage au Club Soda, le mois dernier, nous avons causé avec elle de féminisme, de pornographie et d'affirmation individuelle.QÊtes-vous féministe ?RJe n'aime pas le mot féminisme, qui est trop ghettoïsant.Je préfère me dire humaniste, parce que c'est plus inclusif pour les hommes et rallie les gens ensemble.QQue pensez-vous de la jeune génération de sex symbols, comme Britney Spears, Christina Aguilera et compagnie ?RJe pense qu'elles sont motivées par l'ambition d'être célèbres et constamment sous l'oeil des médias, et qu'elles sont prêtes à tout pour arriver à leurs fins.Le dernier album de Christina Aguilera comporte peutêtre un message affirmatif pour les filles.Mais Britney, à mon avis, n'est qu'absorbée par sa célébrité.QPourquoi avez-vous ressenti le besoin de vous exiler à Berlin pour vous accomplir ?RSi j'étais restée au Canada, on m'aurait brimée dans ma créativité.J'ai dû partir pour être appréciée.Après avoir été reconnue à Londres, à Paris, à New York, les gens d'ici ont commencé à s'intéresser à moi.QÀ un moment donné, vous avez décidé de transformer votre vie ?ROui, absolument.Lorsque j'ai eu 30 ans, j'ai cessé de m'en faire avec l'opinion des gens.J'ai appris à ne plus me conformer à ce qui est supposément « bon » et « mauvais ».QQui admirez-vous artistiquement ?RDes gens comme Joan Jett, Iggy Pop, Annie Sprinkle.En fait, je me considère comme une version « musicienne » d'Annie Sprinkle.QEn avez-vous assez de la pression de la beauté exercée sur les femmes ?RJe trouve qu'en Amérique du Nord, on nous dérobe de la beauté pour ensuite nous la revendre.On nous dit : « tes seins ne sont pas assez bien », « ta taille n'est pas assez bien », « tu n'es pas de la bonne taille », en essayant ensuite de nous vendre des produits et des chirurgies pour se changer.Pourquoi ne sommes-nous pas fières de notre beauté naturelle ?QComment expliquez-vous votre popularité auprès des gais et lesbiennes ?RPlusieurs gens dans les communautés gaies ont eu à comprendre qui ils étaient, après avoir réalisé qu'ils n'allaient pas se marier avec quelqu'un du sexe opposé ou fonder une famille, de façon conventionnelle.Ils ont eu à sortir du moule.Je n'ai rien contre les gens qui ont des enfants, mais je ne crois pas dans une moralité universelle.QOn vous a déjà donné le prix de « performeuse érotique de l'année ».Pensez-vous un jour faire de la pornographie ?RNon, ça ne m'intéresse pas.Je suis plutôt intéressée par l'aspect suggestif du sexe.QQu'est-ce qui vous a amené à enseigner la créativité aux enfants ?RQuand j'étais petite, on m'a appris à penser de façon linéaire et rigide.Je veux aider les enfants à cultiver leur propre individualité dans l'art.Parce que sans créativité dans la vie, que nous reste-t-il ?PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE © La chanteuse Peaches.« Je préfère me dire humaniste plutôt que féministe.C'est plus inclusif et ça rallie les gens ensemble.» Les dangers de l'infidélité AGENCE FRANCE-PRESSE BERLIN \u2014 La moitié des Allemands décédés d'une crise cardiaque en faisant l'amour ces 30 dernières années n'étaient pas en compagnie de leur femme dans leurs derniers instants, révèle un magazine allemand s'appuyant sur une étude du Centre de médecine légale de l'université de Francfort.L'étude, qui a analysé 56 cas d'hommes morts au cours d'un acte sexuel sur une période de 30 ans, « montre que la moitié des victimes sont mortes dans les bras de leur maîtresse ou dans une maison close, alors que seuls un quart d'entre eux sont morts dans le lit conjugal », explique le magazine Image de la connaissance dans son numéro de juin.L'étude se base sur 30 000 autopsies effectuées ces 30 dernières années.3227918A Anne Leahy honorée au Gala Femmes de mérite Félicitations à Anne Leahy, directeure de l'Institut d'études internationales de Montréal (IEIM), qui vient de remporter le grand prix Avancement de la femme au Gala Femmes de mérite du YWCA.Diplomate de carrière, ambassadeure du Canada dans plusieurs pays, dont le Cameroun, la Pologne et la Russie, Anne Leahy s'est constamment préoccupée de la promotion du rôle des femmes dans la société.Rattaché à la Faculté de science politique et de droit de l'UQAM, l'IEIM réunit des spécialistes de différents milieux, notamment des juristes, des politologues, des sociologues et des économistes, au sein d'une même organisation vouée à la recherche et à la formation dans le domaine de l'international.Anne Leahy 3232561A Tous les jours dans POUR SE FAIRE UNE IDÉE ACTUEL Sensation design déménage Le festival mode et design de Montréal abandonne la Main LAURA-JULIE PERREAULT Fini les Jaguar rutilantes et les mannequins aux sourires de star sur l'impertinente Main en pleine fièvre de la Formule 1.Le festival mode et design de Montréal, Sensation design, s'assagit un peu et déménage ses pénates avenue Mc Gill College, flirtant du coup avec la rue Sainte-Catherine et ses commerçants.Vous avez bien lu « un peu ».Sensation design compte toujours sur le soutien de Jaguar et est loin de changer de créneau.Alors que Montréal accueille des touristes nantis pour le week-end du Grand Prix du Canada (du 11 au 13 juin), le centre-ville de Montréal se transformera en catwalk.Dès le 9 juin au soir, sur une scène aménagée pour la durée de l'événement, les griffes québécoises donneront le ton du Sensation design repensé.C'est pas grave, Cluc, Envers, Jean Airoldi, Kamkyl, Mackage, Marie Saint Pierre, Morales et M Siamo présenteront leur collection printemps-été pour le grand coup d'envoi du festival.Et parce que défilé rime avec rythmé, l'auteur-compositeur- interprète Stefie Shock sera aussi sur scène pour donner une âme musicale aux tableaux de mode.« Il va y avoir 20 belles filles sur scène, autour de moi, pour me séduire et pour vous séduire », a lancé l'interprète de Un homme à la mer en conférence de presse.Pour l'occasion, Stefie Shock et ses musiciens auront droit à un nouveau look, signé designer.Le lendemain, ce sera au tour d'Ariane Moffat de faire planer son Aquanaute au-dessus des créations des jeunes designers Ève Gravel, Falbala, On & On ecolo chic et Bodybag by Jude.La formation Projet Orange, pour sa part, fera un retour sur scène pendant le défilé de Triple Five Soul, le samedi 12 juin.Mais les défilés accompagnés de musique live ne sont qu'un des volets de Sensation design.Sur une deuxième scène, prenant la forme d'un carrousel, un lot de défilés seront présentés et des terrasses en bois accueilleront les affamés et les assoiffés.Au coin du boulevard Maisonneuve, Jaguar, principal commanditaire du festival, exposera ses nouveaux modèles, question de mélanger mode et moteur à nouveau.De plus, pour la première fois cette année, le festival sera présent à la Place Montréal Trust, le complexe des Ailes de la mode et le Centre Eaton pour une série d'événements à l'abri des caprices du ciel.Musique Plus s'installera notamment au centre Eaton pour un casting sauvage de nouveaux mannequins.L'an dernier, le gros méchant temps a donné du fil à retordre aux organisateurs qui ont été obligés de remettre plusieurs activités.« Cette année, si la même chose se reproduit, nous allons d'abord tenter de remettre les événements au lendemain.Mais il est aussi possible que nous mettions le Montréal souterrain à contribution, a expliqué à La Presse Chantal Durivage, coprésidente de Sensation design.Nos stylistes devront faire preuve d'imagination si c'est le cas.» L'accès au Montréal souterrain n'est pas étranger au déménagement de l'événement mode, ajoute Jean-François Daviau, compagnon d'armes de Mme Durivage.L'avenue Mc Gill College, en plus d'être mieux desservie par le métro, est à proximité de la plupart des points de vente des designers qui participeront à l'événement et a l'avantage d'être entourée d'hôtels de luxe.L'emplacement choisi cette année peut accueillir plus de curieux.L'an dernier, l'événement, qui a attiré 250 000 personnes boulevard Saint-Laurent, a causé des bouchons monstres, rappelle M.Daviau.Les coprésidents de l'événement croient que Sensation design est là pour rester quoi qu'il advienne du Grand Prix.« Nos événements sont simultanés, mais même quand il y avait des doutes sur la tenue de la course, le festival n'était pas en péril », a expliqué Mme Durivage.PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE © Le festival Sensation design aura encore lieu durant la semaine folle du Grand Prix de Formule 1, mais le festival aura une nouvelle adresse.ASTRONOMIE Comment naissent les étoiles 3232776A AGENCE FRANCE-PRESSE WASHINGTON \u2014 Le nouveau télescope spatial américain Spitzer a pour la première fois permis d'observer le processus de naissance des étoiles, entourées de poussières, gaz et particules d'eau glacée, ont rapporté jeudi des chercheurs réunis au siège de la NASA à Washington.Plus de 300 étoiles nouvellement formées ont pu être observées dans la zone scrutée par le télescope à infrarouge, appelée RCW 49, et située à environ 13 700 années- lumière de la Terre, dans la constellation du Centaure.« Des donnés préliminaires suggèrent que les 300 étoiles sont entourées de disques » de poussière, qui accompagnent généralement l'enveloppe dense de gaz présente pendant la formation des étoiles, a expliqué Ed Churchwell, de l'Université du Wisconsin, à Madison.Deux étoiles ont été observées en détails et elles comportent chacune un disque, a-t-il précisé.« En regardant ce qui se passe derrière la poussière, (le télescope) Spitzer nous a montré que la formation des étoiles et des planètes est un processus très actif dans notre galaxie », a ajouté M.Churchwell.« Auparavant, les scientifiques ne pouvaient étudier que de petites parties des disques.Spitzer va permettre d'analyser des milliers de disques », a estimé Michael Werner, responsable du télescope Spitzer au Jet Propulsion Laboratory de la NASA à Pasadena (Californie).Une autre étude menée grâce au télescope Spitzer a permis de repérer des particules de glace au sein de disques entourant cinq étoiles très jeunes au sein de la constellation du Taureau à 420 années-lumière de la Terre.Ces matériaux, des particules de poussière glacée recouverte d'eau, de méthanol et de dioxyde de carbone, pourraient permettre d'expliquer l'origine de la formation des comètes, considérées par de nombreux chercheurs comme la source de l'eau et de la vie sur Terre.Le télescope a aussi permis d'observer un groupe de jeunes étoiles, dont l'une (appelée Co Ku Tau 4) pourrait avoir dans son orbite la plus jeune planète jamais observée.L'étoile est âgée d'environ un million d'année et la planète pourrait être plus jeune encore.Par comparaison, on estime l'âge de la Terre à environ 4,5 milliards d'années.« Ces premiers résultats montrent comment (le télescope) Spitzer va considérablement augmenter notre compréhension de la formation des étoiles et planètes, ce qui aidera à comprendre nos origines », a résumé M.Werner.Les Amis de la montagne Maison Smith, parc du Mont-Royal 1260, chemin Remembrance Montréal (Québec) H3H 1A2 info@lemontroyal.qc.ca Numéro d'enregistrement : 887615284 RR0001 Pendant tout le mois de mai, le public est invité à découvrir le mont Royal dans le cadre d'une série d'événements : randonnées à la carte, excursions d'observation des oiseaux et activités éducatives.Pour plus d'information ou pour faire un don, veuillez communiquer avec Les Amis de la montagne : (514) 843-8240 poste 243.Votre soutien est essentiel.Les Amis de la montagne inaugurent leur campagne de financement annuelle de 750000$ avec le Mois de la montagne.Le mont Royal Plus qu'un parc\u2026 3228738A ACTUEL Manuel du gars compliqué 101 RAFAELE GERMAIN JE T'AIME MOI NON PLUS COLLABORATION SPÉCIALE rgermai1@lapresse.ca Marianne avait une demande bien précise à me faire, mais elle tournait autour du pot.Elle m'avait pourtant dit, au téléphone : « J'ai une demande bien précise à te faire.» Mais là, devant moi et nos deux pintes de blonde, elle se contentait de me raconter de nombreuses anecdotes assez semblables, mais qui avaient toutes pour objet de démontrer la complexité tantôt amusante, tantôt insupportable de son nouveau chum.Au bout d'une heure, je lui ai demandé : « Mais t'avais pas une demande bien précise à me faire ?\u2014Ouais, a dit Marianne.Je me demandais si tu pouvais pas me prêter ton Manuel du gars compliqué 101.» Je suis restée interdite : on aurait vraiment pu trouver plus précis comme demande, le Manuel du gars compliqué 101 n'existant évidemment pas.Enfin, pas tangiblement.Il était une sorte d'entité virtuelle, inventée par notre petit groupe de filles, un soir de grandes libations alors qu'une telle idée pouvait nous paraître drôle.Ah ! ah ! ah ! riions, nous, fières de notre esprit.Ah ! ah ! ah ! s'ils savaient, ces gredins, comment nous ne nous gênons pas pour faire des généralisations à leur sujet, comment nous sommes assez libres et fortes pour dénigrer ces traits de leurs caractères qui nous rendent parfois la vie dure.Nous avions par la suite décidé que nous avions chacune notre copie du Manuel.Certaines, par la suite, ont dit l'avoir perdu.D'autres ont déclaré ne plus en avoir besoin.Je suis restée attachée au mien puisque, dans mon cas, les gars sont restés compliqués, ou alors c'est moi qui suis demeurée incapable de toujours les comprendre, ce qui revient un peu au même.J'aimais bien dire que j'occupais encore le territoire du gars compliqué \u2014on peut toujours se vanter de les aimer, un peu comme ceux qui préfèrent les voyages qui sortent des sentiers battus, mais ne peuvent s'empêcher de se péter les bretelles à ce sujet, comme dans « ouais, on est allés faire du trekking au Népal, même pas de guide, ouais, parce que les tout-compris à Cayo Coco, man, ça nous fout le cafard ».On pourrait dire à ces audacieux voyageurs que c'est super qu'ils aillent à Katmandou, mais que ce n'est pas une raison pour nous faire chier avec ça et mépriser par la bande les amateurs de cocktails avec des petits parasols en papier.C'est un peu la même chose avec les gars compliqués : on pourrait me dire que c'est tant mieux pour moi si j'ai choisi de m'embêter avec eux, mais est-ce vraiment une raison pour sous-entendre que les gars pas compliqués sont un choix facile ?On pourrait aussi opposer à tout cela une objection fort valable en soulignant qu'au fond, tous les hommes, en tant que membres de la fascinante race humaine, sont complexes.Ça ne serait pas faux.Mais même là, il y en a des plus complexes que d'autres, et Marianne, j'en était presque jalouse, semblait être tombée sur un assez joli spécimen de gars compliqué, ou GC pour les intimes.Mais qui est cet élusif et pourtant omniprésent personnage?Le GC est offert dans tous les formats et toutes les couleurs, et on en trouve dans tous les milieux et toutes les tranches d'âge.Il est parfois sérieux, parfois drôle, tantôt timide, tantôt extroverti, poète, homme d'affaires, plombier, chauffeur d'autobus, artiste, étudiant.Il y en a des cons et des brillants.La seule vraie constante, en fait, est que le GC a peur de l'engagement.Mais déjà cette peur peut se manifester de différentes manières : soit par un refus catégorique de l'engagement, soit par une sorte de comportement compulsif envers lui, genre oui oui je t'aime, allez, on se raconte des belles choses, femme de ma vie, voyage à Katmandou, immédiatement suivi de whoa, non vraiment ça va trop vite, scuse, pour moi la liberté c'est tellement important.On a aussi recensé certains cas qui, désireux de se ménager une porte de sortie, y vont d'emblée d'un On prend ça relax, hein ?Moi je suis pas encore prêt à m'engager.(Mignon qui, à une époque lointaine, mais encore gravée dans ma mémoire a appartenu à la dernière de ces catégories, a refusé d'être cité sur le cas des GC, se réclamant du 5e amendement de la Constitution américaine, qui prévoit qu'une personne peut refuser de témoigner si elle risque par le fait de s'incriminer ellemême.) Le GC est aussi un être d'émotion.Il en a, bien sûr, les exprime peu ou trop, avec plus ou moins de difficulté et il considère que nous nous devons de les respecter, même si elles sont parfois un tantinet contradictoires : le GC, on l'aura deviné, est souvent un grand incompris (ou un adolescent attardé, selon votre degré d'amertume).Il serait tentant, très souvent, de le qualifier d'égocentrique.Fait intéressant, la plupart des GC accepteront avec humilité cette dernière remarque (je les soupçonne de trouver ça un peu cute).« Ben oui, je suis égocentrique, mais qu'est-ce que tu veux, en 2004, l'individu, société pas facile, mais au bo t du compte, euh.j'ai des émotions, moi, je me protège, et puis on m'a jamais appris à m'ouvrir aux autres.» Il est sensible, il a souffert, il est seul face à un monde cruel, bref, il est farouche, et il voudrait sans doute que, quand on pense à lui, on ait à l'esprit l'image d'un cheval libre et puissant, galopant seul dans une plaine du Dakota du Sud.Le Manuel du gars compliqué 101, donc, a été créé par et pour celles qui ont parfois besoin d'aide pour naviguer dans les eaux troubles où fraient les GC.Seulement, et c'est là un problème majeur, il n'y a pas grand-chose dans le Manuel, puisqu'il est toujours à recommencer: les GC changent, nous aussi, et puis tout le monde est différent, c'est pas simple mais c'est donc plus l'fun.«Même pas un petit paragraphe ?a demandé Marianne, un peu piteuse.Une note de bas de page ?Quelque chose ?» J'ai révisé mentalement mon Manuel : qu'y avait-il?Certaines idées, peut-être encore à moitié valables, qui nous avaient déjà semblé universelles.\u2014Prendre ça cool.\u2014 Essayer de déterminer le degré exact de complexité.\u2014 Tout de suite après, essayer de déterminer si, vraiment, il en vaut la peine (Gael Garcia Bernal, par exemple, aurait droit, selon moi, à un degré de complexité beaucoup plus élevé que les autres.Vraiment, je me sentirais une tolérance angélique, mais angélique, vous avez pas idée.) \u2014 Si on décide que oui, prendre sur soi, et ne pas trop emmerder les copines avec nos litanies.\u2014 Ne pas encourager le GC dans sa complexité en lui faisant sentir qu'on trouve ça charmant.\u2014Garder une saine lucidité quant au ratio plaisir/non-plaisir, pour surtout ne pas se transformer en martyre consentante.\u2014Se rappeler qu'on n'a que nous à blâmer et qu'au bout d'un certain temps, de toute façon, même les plus complexes des GC se lassent d'être compliqués.\u2014 Sinon, ne pas oublier qu'on peut toujours l'envoyer valser (il y a des myriades d'autres GC dehors).\u2014Vraiment, prendre ça cool.Marianne m'a regardée, l'air infiniment fatiguée.« C'est vraiment n'importe quoi, hein ?» Force m'était d'avouer que oui.« Hum, a fait Marianne.Tu penses qu'il y a un Manuel de la fille compliquée 101 ?\u2014 Pas sûre.Rappelle-toi ce que Maxime disait.» Notre ami Maxime, qui avait eu vent de l'existence du Manuel, avait fait remarquer assez justement qu'il y avait autant de filles compliquées que de gars compliqués.Nous lui avions alors proposé de rédiger le Manuel de la fille compliquée 101, ce à quoi il avait répondu : « Na.il n'y a pas un gars qui va prendre la peine de le lire.» Mais qui est cet élusif et pourtant omniprésent personnage?Le gars compliqué est offert dans tous les formats et toutes les couleurs.Il y en a des cons et des brillants.La seule vraie constante, en fait, est que le GC a peur de l'engagement.Cachez ce sein qu'un Irlandais ne saurait voir auditeurs de plus ! LA RADIO NUMÉRO 1 des femmes 25-54 ans à Montréal ! Merci à nos 617100 fidèles auditeurs! Source : Sondages BBM, Printemps 2004, 12+ vs printemps 2003 3231799A AGENCE FRANCE-PRESSE DUBLIN \u2014 Les Irlandais seront privés d'un film les incitant à voter pour les prochaines élections européennes, jugé « inapproprié» parce que mettant en scène une femme nourrissant son bébé au sein, a-t-on appris mercredi auprès de la délégation du Parlement européen à Dublin.Une femme allaitant son bébé n'est pas une « image appropriée pour faire la promotion d'élections », a indiqué à l'AFP un porte-parole du bureau de représentation du Parlement à Dublin.Le directeur de ce bureau, James O'Brien, qui a pris la décision de bloquer la diffusion de ce spot télévisé, a expliqué de son côté qu'une telle mise en scène n'avait pas sa place dans une publicité à moins que celle-ci ne fasse référence au « bien-être » du bébé ou de sa maman.Ce petit film met en scène un bébé dans les bras de sa jeune mère, hésitant entre les deux seins qui s'offrent à lui, une « allégorie » censée représenter le choix des électeurs avant le scrutin de juin.M.O'Brien a souligné que l'Irlande ne serait pas le seul pays européen où cette pub ne sera pas diffusée.La Belgique, le Luxembourg et le Danemark ont pris la même décision, a-t-il affirmé.MTV lance une télévision pour les homosexuels AGENCE FRANCE-PRESSE NEW YORK \u2014 Le réseau télévisé MTV a annoncé son intention de lancer en février 2005 aux États-Unis une chaîne de télévision sur le câble spécifiquement destinée aux homosexuels.Baptisée LOGO, la chaîne visera d'abord les gais, lesbiennes, bisexuels et transsexuels âgés de 25 à 49 ans.« Créer une chaîne spécialement pour cette communauté est quelque chose que nous voulions faire depuis longtemps, » explique Tom Freston, PDG de MTV Networks, dans un communiqué paru mardi.« En dépit des progrès de notre pays en matière de droits civiques et de la visibilité accrue des gais dans les affaires, la société et même les programmes télévisés, ce qui manque est un lieu permanent à la télévision pour ce public important et influent, » ajoute-t-il. ACTUEL Sérieuse, belle et bonne cuisine Enseigner la gastronomie FRANÇOISE KAYLER RESTAURANTS Brunoise.Terme classique de cuisine pour désigner une coupe particulière et particulièrement précise.Le restaurant qui a choisi ce nom suit son inspiration, jusqu'à détacher chacune des lettres qui le compose en autant de « petits dés réguliers » et ne la trahit pas dans l'assiette.Est-ce pour aller jusqu'au bout de l'idée qu'il a choisi un camaïeu de brun pour colorer ses murs?C'est un tout petit moins heureux de ce côté-là.Mais la blancheur éclatante des tables remet les choses en place.Brunoise a fait de l'assiette et du service son beau souci.Contrairement à la tendance, le restaurant ne propose qu'une table d'hôte, dont le prix est celui du plat principal choisi, comprenant un choix d'entrée et un choix de dessert.Sans oublier l'amuse-bouche en avant-programme.Ce soir-là, c'était deux bouchées délicates d'une rémoulade pour laquelle le céleri-rave n'a jamais été aussi élégamment traité.La formule du service du vin au verre est particulièrement intéressante.Trois vins blancs et trois vins rouges de la carte sont identifiés pour être servis « en tiers de bouteille » dans un beau carafon et facturés au tiers du prix de la bouteille.Cela permet de partager, sur l'entrée par exemple, ce que le service au verre ne permet pas.Du côté « liquide », au chapitre des eaux embouteillées, Brunoise a mis à l'ordre du jour deux eaux du Québec, ce qui est rare dans la restauration.Intelligente, l'entrée de petits légumes est aussi belle que bonne.Elle ouvre l'appétit, comble un petit creux et ne compromet pas le reste du menu.Ce n'était pas une salade, mais un méli-mélo de toutes les couleurs et pas forcément en crudités, de légumes (petits évidemment).Des lamelles de ce canard séché, de haut goût et des copeaux de ce fromage puissant complétaient une dégustation heureuse.La bourride servie dans le fond d'un grand bol avait de la charpente, du goût et une puissance qui n'exclut pas les nuances.Les moules, chair douce et moelleuse, sont plongées dans un ensemble qui évoque la soupe de poisson provençale inspiratrice du plat, mais avec beaucoup plus de finesse.Le safran y joue un beau rôle.C'est une entrée réjouissante.et nourrissante.Côté poisson, l'aile de raie flottait sur ce qui évoquait, là encore, une brunoise, assemblage de petits haricots blancs et de poivrons doux, mélange harmonieux de couleurs, de texture, de saveurs pour accompagner cette chair blanche qui se détache en long filaments.En garniture, aussi décorative que complémentaire, une ponctuation de moules et de palourdes sous le ruban d'une sauce vive.C'était un plat de ris de veau, mais c'était aussi une « variation » sur le veau.Et c'était un très bon plat, beau malgré le ton foncé de l'ensemble.Le moelleux léger d'un ris parfait avait pour écho la douceur d'une polenta discrète.Les champignons savoureux répondaient au capiteux de la joue braisée.En fond d'assiette, le jus de veau liait le tout, alors qu'en surface un nuage blanc s'évanouissait : un plat cuisiné fait de contrastes heureux.Au moment du dessert, la ligne directrice du menu ne dévie pas.Pamplemousse et orange, sirop léger au thé, petite gelée douce, personne ne penserait que c'est une salade de fruits.C'est sous la forme d'une longue larme que la meringue était allongée à côté de la tarte au citron, fine en pâte, finement citronnée, rafraîchie par un sorbet parfumé.BRUNOISE 3807, rue Saint-André 523-3885 www.brunoise.ca Ouverture : du lundi au samedi, à partir de 18h.Fumée : non.Réservation : obligatoire (ou presque !).Eaux embouteillées : québécoises (Esker et Saint-Justin).Bourride de moules, pommes de terre, céleri, ailloli safrané.Assiette de petits légumes, jambon de canard, copeaux de parmesan, vinaigrette à la truffe.Ris de veau rôti, joue de veau braisée, champignons, polenta, jus de veau.Aile de raie poêlée, poivron rôti et petits haricots blancs, moules et palourdes.Pamplemousse et orange, sirop au thé, gelée d'amandes, tuiles aux amandes.Tarte au citron et meringue italienne, sorbet framboises.Café Infusion Menu pour deux, avant vin, taxes et service : 72 $ FRANÇOISE KAYLER GASTRO-NOTES Aujourd'hui, se termine à Parme le premier congrès international organisé sous le thème « Enseigner la gastronomie ».C'est l'occasion pour la nouvelle Université des sciences gastronomiques qui doit ouvrir le 4 octobre prochain, de réunir ses professeurs.« Ce congrès est né du besoin croissant de répondre à une demande de formation académique de haut niveau, provenant de tous les coins du monde, précisait Alberto Capatti, coordinateur didactique et scientifique de l'Associazione Amici de l'Università di Scienze Gastronomiche, qui a ouvert le congrès en compagnie de Carlo Petrini, président et fondateur du Mouvement Slow Food étroitement lié, évidemment, à la création de cette université.On ne définit plus la gastronomie comme l'avait fait ceux qui ont « inventé » le nom.Les congressistes étaient des représentants de la culture alimentaire internationale.Barbara Stantich, responsable du programme de gastronomie de l'Université d'Adélaide, en Australie soutient « que la condition requise dans l'enseignement de la gastronomie et sa compréhension, dans ses différentes interprétations, est de donner aux étudiants une connaissance approfondie de l'histoire, de la culture, de la nourriture, de la cuisine, de la littérature gastronomique ».Mais à l'heure où l'on parle de sécurité alimentaire, de salubrité des aliments, de traçabilité, on ne peut laisser la gastronomie en dehors de ces débats.Professeur de technologies alimentaires et microbiologiques à l'Université de Milan, Claudio Peri affirmait que «le besoin d'une approche scientifique aux problèmes de la qualité, de la sécurité alimentaire et de la production concerne désormais aussi la gastronomie.D'où la nécessité d'une nouvelle qualification professionnelle du personnel du secteur de la restauration ».M.Peri participait aux débats autour du thème : « Sciences, technologies et systèmes de contrôle dans la formation d'une culture gastronomique et rôle de l'information scientifique dans l'acquisition d'une connaissance des aliments et de leurs transformations culinaires ».Le journalisme gastronomique était également au programme de ce congrès avec comme interlocuteur, notamment, Hugh Johnson.Le thème retenu pour le débat : « Rôle de la presse, de la télévision et de la publicité dans l'acquisition d'une culture gastronomique et les instruments d'une critique de l'alimentation mondialisée et la formation d'un consommateur libre, conscient et cultivé ».Pour tout renseignement sur l'Université des Sciences gastronomiques : www.unisg.it.Fermetures Ce ne sont sans doute pas pour les mêmes raisons, mais il y a des fermetures qui marquent et qui ont, sans doute, une signification plus importante que la seule disparition d'une enseigne de restaurant.Le Lutetia, restaurant de l'Hôtel de la Montagne, l'une de nos meilleures tables n'est plus.C'était un restaurant d'hôtel et les restaurants d'hôtels ferment leurs portes les uns après les autres.La table du Lutetia était non seulement une bonne table, c'était une table de professionnels autant du côté de la cuisine que du côté du service en salle (et le service en salle se perd, chacun le déplore).À New York, La Caravelle, « restaurant français» établi depuis 1960, un «Paris-in-Manhattan » vient de fermer ses portes.Le Lutèce, autre bastion a baissé le rideau en février dernier après 43 ans.Et La Côte Basque, ouvert en 1959, qui a fermé en mars dernier, rouvrira, mais sous une forme plus « légère ».Éternelle cuisine italienne 3226383A FRANCOISE KAYLER LIVRES « La cuisine italienne est renommée pour la fraîcheur et la saveur de ses produits.Son attrait est dû, en grande partie, à la simplicité de ses ingrédients, pour la plupart faciles à trouver, les grandes surfaces proposant un grand choix de produits italiens frais ou en conserve.L'auteur de La Vraie Cuisine italienne toute simple conclut sa présentation en disant « ce livre montre à quel point la cuisine italienne est facile et accessible à tous ».Le livre fait partie d'une collection où l'on présente, effectivement, de façon simple mais sans la dénaturer, la cuisine d'un pays.La cuisine asiatique a déjà fait l'objet de trois titres sous la direction de Ken Hom.La rédaction de cette «vraie cuisine italienne » a été confiée à Aldo Zilli, né en Italie et restaurateur de Soho à Londres.Une quarantaine de recettes sont présentées, comprenant les grands classiques de la cuisine italienne, mais aussi un certain nombre de recettes familiales qui sont chères à l'auteur.Plusieurs photos en couleurs accompagnent la présentation de chacune des recettes et chacune correspond à une étape de la recette.Cette présentation permet d'alléger les énoncés.Chacune mentionne le temps de préparation et de cuisson, ce qui a un côté pratique considérable à une époque où l'on croit qu'il faut avoir beaucoup de temps devant soi pour faire la cuisine.L'auteur ajoute un commentaire personnel qui donne une saveur particulière à chaque recette.En lisant celui qui accompagne le « poulet rôti mamma mia », rares seront ceux qui ne succomberont pas à la tentation.Les premiers chapitres présentent, en expliquant bien, les ingrédients essentiels à la préparation de la cuisine italienne et le matériel de base qu'il faut posséder.Le dernier chapitre propose quelques menus à partir des recettes du livre.« N'oubliez pas que la cuisine est une occupation joyeuse : entrez dans votre cuisine et amusez-vous.Faites participer vos enfants qui prendront eux aussi plaisir à l'aventure et apprendront à aimer les bon aliments, comme je l'ai fait jadis moi-même.» On peut difficilement parler d'UNE cuisine italienne.Toutes les régions ont des traditions culinaires fortes et particulières.Dans Ma Toscane gourmande, Lorenza de Medici, qui a ouvert une école de cuisine célèbre dans la région du Chianti, illustre bien cette caractéristique.Un beau livre qui propose un voyage ponctué de magnifiques photos.Pour chaque étape, une petite carte géographique joliment dessinée situe les lieux et des recettes illustrent les propos de l'auteure.C'est un livre à consulter si l'on prépare un voyage et à savourer si l'on reste ici.LA VRAIE CUISINE ITALIENNE TOUTE SIMPLE Aldo Zilli- Flammarion.MATOSCANEGOURMANDE Lorenza de Medici- Flammarion.Resto BISTROBARRESTOTAPAS 436, Place Jacques-Cartier, Vieux-Montréal Rens.: (514) 861-1386 www.lefripon.com Restaurant Tous les soirs table d'hôte FESTIVAL DU HOMARD Profitez de notre terrasse Cuisine française et fruits de mer Les Jardins du Saint Sulpice Hôtel vous invitent à venir découvrir le Brunch Champêtre du Vieux Montréal Panier de viennoiseries, Potage, Salades variées, Crêpes, OEufs bénédictine, Poisson du jour, Effilochée de canard, Fromages du Québec, Desserts, Café, Thé\u2026 28.00 $ par personne, plus taxes et service Réservations (514) 350-1155 125 rue St-Paul O., Vieux-Montréal Brunch chaque samedi et dimanche de 11h00 à15h00 3232861A Agissez.(514) 934-4846 fondationpourenfants.com ACTUEL Été rime avec rosé.JACQUES BENOIT DU VIN jbenoit@lapresse.ca Rosé.rime avec été.Cependant, même si la saison chaude n'est pas encore arrivée, les rosés ont commencé à apparaître sur les tablettes.Le rosé (qui s'en souvient ?) eut son heure de gloire au Québec dans les années 50, à l'époque où le vin chic entre tous était le rosé d'Anjou.« Dans les grandes occasions, mon père servait un rosé d'Anjou, et il passait pour un connaisseur », me racontait récemment une amie alors que nous discutions des habitudes de consommation de ce temps-là.(C'était aussi l'époque, soit dit en passant, où on servait à l'apéritif une imitation canadienne de xérès légèrement sucrée \u2014 le Saint-Georges, qui existe toujours et qui est devenu l'une des boissons favorites des amateurs de sensations fortes ! \u2014 et un gros rouge d'Algérie, le Ben Afnam.) Négligés par la suite, les rosés refont aujourd'hui surface depuis quelques années, la SAQ ayant pris l'habitude d'en commander en quantité pour la belle saison.Véritables vins passe-partout, on peut les boire soit en apéritif, soit avec de nombreux plats (poissons et fruits de mer, viandes blanches, pâtes, et même des sandwichs, etc.).Ou encore sans rien du tout, pour eux-mêmes, d'où sans doute l'expression « rosé de piscine » pour décrire ces vins que l'on boit sans façon, à grandes lampées, par exemple au soleil.Au bord, justement, de la piscine.Que demande-t-on à un rosé ?Du fruit, encore du fruit, mais également des arômes nets, c'està- dire des odeurs et des saveurs franches.Car il arrive que certains rosés, comme des rouges d'ailleurs, soient déparés par des nuances végétales, qu'on perçoit alors au nez comme en bouche.Parfois aussi, on trouve dans certains des notes de solvant ou de vernis à ongles, produites au cours de la fermentation.Chose certaine, il ne faut pas demander au rosé \u2014 et même aux meilleurs \u2014 la complexité qu'on est en droit d'attendre des rouges et des blancs de grande qualité.Rappelons enfin qu'il y a deux façons de faire du rosé.Soit comme un vin blanc, par pressurage, en pressant lentement des raisins rouges et en ne mettant ensuite à fermenter que le jus ; soit par saignée, en prélevant \u2014 comme le dit le mot saignée \u2014une certaine quantité de moût, encore peu coloré, d'une cuve dans laquelle des raisins rouges ont été mis à fermenter peu auparavant.Le Coteaux du Languedoc Pic Saint-Loup 2003 Château de Lancyre, peu coloré, légèrement orangé, au bouquet net, bien propre comme on dit parfois dans le milieu du vin, plutôt léger et aux saveurs franches, avec un reste de gaz carbonique qui lui donne de la vivacité, combine les deux façons de faire, selon son producteur.Car une partie du vin a été obtenue par pressurage, une autre par saignée, après quoi on les a assemblées.S, 10263841, 15,10 $, FF $($), à boire.Aussi du Languedoc, le Cabardès 2003 Château de Pennautier, rose orangé lui aussi, est de son côté un rosé de saignée uniquement.Son bouquet est simple, franc, et il a des saveurs marquées, et plus de corps qu'on ne s'y attend et que ne l'annonce le bouquet.Fort bon également.S, 10263681, 14 $, FF $($), à boire (10245677, 8,55 $ en demie).Vin de saignée également que le Costières de Nîmes 2003 Domaine du Grand Saint-André, rouge clair et bien coloré comme rosé, aux bouquet de bon volume, de fruits rouges, avec aussi une petite note rappelant le vernis à ongles.Corsé pour un rosé, c'est un vin plus costaud que fin, et aux saveurs marquées.C, 10263752, 12,40 $, F(F) $($), à boire.Un Rioja blanc La mode est aux vins blancs qu'on fait fermenter en fûts de chêne de quelque 225 litres, comme c'est la coutume pour beaucoup de bourgognes blancs.Certains vins blancs, toutefois, ne supportent pas ce traitement et en ressortent hyper-boisés, avec souvent des arômes lourds de caramel.Vin blanc moyennement corsé, équilibré, le Rioja 2002 Muga s'en tire pour sa part fort honorablement.De couleur or fin à reflets verdâtres, son bouquet, de bonne ampleur, aux notes citronnées, a de la finesse, le bois ne masquant pas le fruit.Beaucoup de bois aussi en bouche, qui domine, mais le fruit est bien présent, avec la juste mesure d'acidité et, encore là, des arômes citronnés.S, 860189, 17,70 $, FF(F) $$, à boire, 1-2 ans.Du Sud de la France À sa façon, le Côtes du Rhône Villages Vinsobres 2000 Jérôme Quiot \u2014 et même si c'est un vin rouge\u2014 a quelque chose des rosés.D'un pourpre assez soutenu, c'est en effet un vin tout en fruit, au bouquet direct, si l'on peut dire, aux arômes de fruits rouges, bien Grenache, avec la bouche qui suit très bien.Vin de corps moyen, ses saveurs sont franches, et il est peu tannique, facile, d'un charme immédiat.S, 730473, 19,05 $, FF(F) $$, à boire, 1 an.Aussi de la vallée du Rhône, le Côtes du Ventoux 2001 Cuvée de l'Archange Domaine des Anges, plus cher, est un vin cependant plus sérieux, comme on dit.Richement coloré, son bouquet est généreux, bien mûr, avec des notes de petits fruits noirs à l'eau-de-vie (sans doute à cause de ses 14,5 % d'alcool).Charnu, ample, c'est un vin qui a du corps, tannique, mais aux tannins enrobés, sans dureté.Très bon, mais à boire sans se presser, en raison de sa richesse en alcool.S, 894956, 25,70 $, FFF $$$, à boire, 2-3 ans.Randall Grahm, de la maison Bonny Doon, fut parmi les premiers viticulteurs de Californie à planter et à utiliser des variétés de la vallée du Rhône (Grenache, Syrah, Mourvèdre, Cinsault, etc.), ce qui lui valut le surnom de.Rhône ranger.Il milite aujourd'hui pour l'abandon du bouchon de liège, et son remplacement par le bouchon de métal, ou capsule à vis.C'est donc ainsi qu'est bouché, malgré son prix élevé, son California 2001 Old Telegram Bonny Doon, élaboré avec 100 % de Mourvèdre, bien coloré sans qu'il soit opaque, au beau bouquet pour l'instant retenu, mais prometteur, aux nuances de fruits rouges.Relativement corsé, il s'agit d'un vin aux saveurs franches et qui ont de l'éclat, aux tannins de qualité et bien serrés.Superbe vin de Californie, mais bien cher.S, 10218661, 52 $, FFF(F) $$$$($), à boire, 3-4 ans.Son prix, toutefois, reste raisonnable si on le compare au Napa Valley 2000 Cabernet Sauvignon Special Selection Caymus Vineyards, quasi opaque, et dont le bouquet de fruits noirs, très large, plutôt unidimensionnel pour l'instant, est marqué par un boisé aux nuances de vanille.La bouche est onctueuse, très riche, ses tannins bien gras, avec des arômes marqués de pâtisserie (le bois) dans l'après-goût.Très bon, et très\u2014 très \u2014cher.S, 456186, 174 $ ( !), FFF(F) , à boire, 5-6 ans.Un vin allemand Chers, les vins allemands ?Ils ne le sont pas vraiment si on les compare par exemple aux bourgognes.Vin de Riesling, le Hochheimer Kirchenstück 2001 Rheingau Spätlese Domdechant Werner, au bouquet fin et d'une pureté exemplaire, bien typé Riesling, aux saveurs tout aussi séduisantes, moelleux et très légèrement sucré, vaut ainsi son prix.Quel beau vin de Riesling ! Quelle élégance S, 10227743, 32 $, FFF(F) $$$($), à boire, 5-6 ans.Renseignements : www.laronde.com - (514) 397-2000 Pour s'y rendre, prenez le métro.Jean-Drapeau (autobus 167) Papineau (autobus 169) Faut s'éclater dans la vie.Animation Défilé des mascottes Spectacles Orienteering des toutous Une expérience inoubliable pour les tout-petits.Coca-Cola présente la journée familiale Samedi, le 29 mai Soyez parmi les premiers à défier le plus imposant des raz-de-marée dans notre tout nouveau manège qui plaira aux plus audacieux.3232563A À SURVEILLER DIMANCHE 04548 EN MAI, cinquante gagnants mériteront le livre LES MORDUS N0 5 et un t-shirt La Presse.Une collection au format pratique, entièrement consacrée au délicieux plaisir de jouer avec les mots.3231299A J.D.Power and Associates 2004 U.S.Étude sur la qualité initialeMS basée sur un total de 51 208 répondants aux États-Unis ayant rapporté un problème durant les 90 premiers jours depuis la prise de possession de leur véhicule.www.jdpower.com VOILÀ POURQUOI NOUS POUVONS VOUS OFFRIR LAMEILLEURE GARANTIE AU PAYS SONATA 2004 « La berline intermédiaire d'entrée de gamme s'étant classée au plus haut rang aux États-Unis pour la qualité initiale.» www.hyundaicanada.com J.D.Power and Associates a décerné le prix de la « La berline intermédiaire d'entrée de gamme s'étant classée au plus haut rang aux États-Unis pour la qualité initiale » à la Sonata 2004 de Hyundai.Sans compter que la Sonata est l'une des voitures offrant un équipement de série parmi les plus généreux dans sa catégorie, des lignes extérieures élégantes, une foule de caractéristiques de sécurité et la meilleure garantie au pays.Lorsqu'un véhicule est conçu pour durer longtemps, sa garantie devrait l'être tout autant.Pour en savoir davantage sur les critères qui ont permis à la Sonata de se classer au plus haut rang, visitez le site www.jdpower.com 3232333A "]
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