La presse, 8 juin 2004, B. Actuel
[" Liquidationde griffes Promo semestrielle en cours! rabais jusqu'à 50 % Sélection de tenues mode et de sacs à main griffés pour elle, complets et vestons sport pour lui et chaussures pour elle et lui.Sur nos prix ordinaires.Tommy Hilfiger, Jones New York, Liz Claiborne, Bianca Nygård, Lauren Ralph Lauren, I.N.C., Nautica, Fumagallis, Nine West, Bostonian, Enzo Angiolini, Franco Sarto et autres.encore plus 3234842A Son nom est inconnu du grand public, et pourtant c'est la grand-mère de tous les couturiers aujourd'hui.Principale rivale de Coco Chanel, Elsa Schiaparelli a été la première directrice artistique de l'histoire de la mode.Alors que son ombre plane encore sur les collections d'aujourd'hui, le Musée de la mode de Paris lui consacre une sublime exposition.L'occasion de redécouvrir un destin hors du commun.Schiap s'inscrit naturellement dans la lignée surréaliste.Ci-dessus, une veste et un manteau signés Jean Cocteau.Elle ose aussi des chapeaux en forme de chaussures ou d'encrier, des chandails en trompe-l'oeil ou encore des bottines recouvertes de poils de singe semblables à de longs cheveux.KATIA CHAPOUTIER COLLABORATION SPÉCIALE orsqu'on déambule à travers l'exposition consacrée à Elsa Schiaparelli, le plus troublant est cette impression de « déjà vu ».Ici, on croirait voir du Christian Lacroix, là du Yves Saint Laurent, ailleurs du Jean Paul Gaultier.Et pourtant cela date des années 30 ! Résolument en avance sur son temps et sa manière de vivre, Schiaparelli a marqué l'univers de la mode d'une manière exceptionnelle.Née en 1890 en Italie, Elsa Schiaparelli grandit dans une famille bourgeoise.Au cours de la Première Guerre mondiale, elle tombe amoureuse d'un théosophe et part avec lui s'installer à New York.C'est là qu'elle rencontrera Man Ray ou encore Francis Picabia.Après qu'elle a eu une petite fille, son mari la quitte pour la danseuse Isadora Duncan.Elle s'installe alors à Paris, seule avec son enfant.Elle côtoie Dali, Cocteau, Picasso et Giacometti.Mais la rencontre qui bouleversera son destin est celle de Paul Poiret.À son contact, elle se découvre une véritable passion pour la mode.Et c'est en 1927 qu'elle crée ses premiers petits pull-overs avec des impressions en trompe-l'oeil.Le succès est immédiat même si pour l'époque ils coûtent déjà une fortune.Des tricots qui pourraient figurer aujourd'hui dans une collection de Sonia Rykiel.Schiap est née Désormais, on la surnomme Schiap et le Tout-Paris s'arrache ses créations.Créations qu'elle dessine\u2026 parfois.En effet, si elle sait ce qui peut ou va marcher, elle n'est pas une manuelle.À l'inverse de Coco Chanel, elle ne sait pas réaliser un modèle et préfère faire dessiner.Très vite, elle repousse les limites de la haute couture, explore les tenues de sport et imagine des vêtements du quotidienqui simplifient lavie desfemmes.\u203a Voir MODERNITÉS en page 6 LA MODERNITÉ A UN NOM LE SOMMELIER GHISLAIN CARON RAFLE LES HONNEURS PAGE 4 LE THÉÂTRE DE LA RUE ONTARIO PAGE 5 PHOTOS: MUSÉE DE LA MODE ET DU TEXTILE (SOULIER ET ROBE INSPIRÉE D'UN DESSIN DE JEAN COCTEAU), HORST/VOGUE CONDÉ NAST PUBLICATIONS INC (PHOTO DE ELSA SCHIAPARELLI), ET PHILADELPHIA MUSEUM OF ART (DESSINS DE CHAPEAUX ET PHOTO DE TRICOT). ACTUEL Le bleu est à la mode cette année Des roses biologiques pour redécouvrir ses origines Créés pour l'enfer des mines ou celui des champs de bataille, ils sont devenus des icônes générationnels avant d'être récupérés par l'industrie de la mode.Les vêtements de travail ont la côte et le confort n'est pas la seule raison de leur succès.Mais qu'est-ce qui nous fascine tant chez la classe ouvrière ?AURORE LEHMANN COLLABORATION SPÉCIALE Workwear.Le mot est revenu sur toutes les bouches lors des défilés 2003-2004 pour qualifier la tendance du moment.Yohji Yamamoto propose une version extra-large de la salopette et s'amuse avec le marcel (camisole).Tyler Longshaw, jeune designer torontois, repense le vêtement de travail avec des matières rigides, très structurées.Jean Charles de Castelbajac délaisse le monde du sport et le journal Libération note : « Ses working class heroes en bleu de travail et autre veste de charbonnier ont des faux airs de Gabin, juchés sur un podium en chantier blocs de béton et planches de bétaillère ».Les matières brutes, autrefois liées au monde de la rue, font un retour en force.Le lin, la toile de coton sont omniprésents et dans le même temps, les créateurs de monde traitent les tissus pour leur donner un look usé, déjà porté.Les marques suivent la tendance : Lee Cooper reconvertit les anciens pantalons des livreurs de lait, Dockers va jusqu'à lancer une ligne Made in History directement inspirée des vêtements de travail du début du 20e siècle.Tabliers, blouses, fichus de ménagère, pantalons cargo envahissent les podiums et les vitrines des magasins branchés.À Paris, on inaugure même des soirées cabaret célébrant le mouvement, où les stripteaseuses apparaissent en uniforme d'infirmières, cowgirls, hôtesses de l'air ou policières ! Aussi spectaculaire soit-il, le phénomène n'a en réalité rien de nouveau.Le plus célèbre des bleus de travail, le jean, dont on sait pourtant bien peu qu'il a été créé pour les mineurs avant de devenir l'emblème des cow-boys américains, ne doit sa sortie des mines qu'à un fort désir de liberté.Maryla Sopek, professeur à l'École supérieure de mode de l'UQAM, lui attribue surtout une portée symbolique.«À la fin de la Seconde Guerre mondiale ce sont les soldats rentrés du front qui l'ont récupéré.C'était pour eux une manière de marquer leur rejet de la société de consommation naissante, explique-t-elle.Même phénomène avec la veste Bronx, une veste en cuir portée par les travailleurs et récupérée par les motards.» C'est l'époque de L'équipée sauvage, Marlon Brando et James Dean endossent le rôle du mauvais garçon.en jeans.Esprit de rébellion encore.Après les beatniks, c'est au tour des punks à la fin des années 70 de faire du jean un emblème, au même titre d'ailleurs que les Doc Martins ou le maillot de corps, des vêtements de chantier.Dans chacun de ces cas, la jeunesse va puiser dans la classe ouvrière un mode de vie et des valeurs en rupture totale avec la société qui l'entoure.Il faudra l'avènement de Vivienne Westwood et sa mode punk pour que la vapeur se renverse.Trente ans plus tard, le style Zola fait fureur sur les podiums et rien n'est plus vendeur (à par peut-être le sport) que l'imagerie ouvrière.Fantasme.Le mot est lâché par Philippe Dubuc : « Dans le milieu de la mode, les gens influents sont des femmes, ou des gais.Le monde ouvrier évoque pour eux la sensualité, on met en scène des hommes forts, virils ».Le couturier évoque aussi l'aspect sociologique du workwear : « Chaque période difficile économiquement a vu renaître une mode minimaliste et utilitaire.C'était le cas au début des années 90, qui se sont démarquées du faste des années 80.Le début de millénaire ne fait pas exception.Nous vivons une période de crise et cela affecte l'industrie du vêtement.» Exit donc la sueur, la crasse, la misère et la souffrance, le rustique est de nouveau glamour.« On exploite la nostalgie pour une époque révolue, celle qui précède la Seconde Guerre mondiale, note le designer.On oublie complètement que la vie des ouvriers a été, et qu'elle est encore, difficile.Que ce mode de vie en soit réduit au à un simple produit de luxe est paradoxal et un peu triste, mais la mode est bourrée de contradictions et il en sera toujours ainsi.» DENISE PROULX AGENCE SCIENCE-PRESSE Au Mexique, des communautés indigènes redécouvrent leurs connaissances ancestrales grâce à la culture des.roses biologiques.L'initiative a été lancée, il y a quelques années, par Mercedes Garcia Lara, travailleuse sociale, dont l'organisation d'agriculture biologique réunit maintenant des paysans de 65 villages de l'État d'Oaxaca, au sud du pays.« Les petits agriculteurs ne cessaient de s'appauvrir.Le rendement de leurs terres, d'une superficie de un demi à un hectare, et les prix du maïs et des haricots qu'ils produisaient, étaient en chute libre.Des dizaines de paysans quittaient les villages.Il fallait absolument diversifier les productions.» Au début, le maïs a fait place à une variété plus étendue de légumes, à la plantation d'arbres fruitiers et de fleurs.La production de miel a été tentée.Mais rapidement, il est apparu que le marché des roses était le plus rentable et le plus facile pour enseigner aux paysans de nouvelles techniques de production et de négociation sur les marchés ».Le plus étonnant est que cette culture biologique des roses ait donné lieu à la redécouverte des techniques ancestrales oubliées des paysans indigènes.Dans le village de San Antonio Castillo Velasco, Ricardo Godines Sanchez, producteur d'oignons et mécanicien de tracteurs, accueille la dizaine d'agriculteurs biologiques du village à chaque mercredi, jour de fabrication du compost.Son épouse enseigne aux jeunes la langue zapotèque, de même que des chants traditionnels et des techniques d'artisanat.Pour éloigner les insectes, Celestino Aquillar Martinez a planté des arbres fruitiers autour de sa roseraie et il alterne dans les rangées un mélange d'herbes médicinales et autres plantes.Son frère, Victor Aquilar Martinez, expérimente « J'ai commencé à la suite d'une lecture sur les minéraux.J'ai vite vu que nos ancêtres savaient sélectionner les plantes et les faire macérer en fonction de leurs propriétés.J'ai écrit un livre de recettes et j'enseigne ce que je sais, en fonction des besoins de chacun.» PHOTO AFP Des « vêtements de travail », version Yohji Yamamoto, de la collection prêt-à-porter printemps-été 2004.VENTE DE TROTTOIR Nous payons les deux taxes Samedi 12 juin 10 h à 17 h Dimanche 13 juin.10 h à 17 h TAILLES 6 à 24 4863, rue Sherbrooke O., Westmount (514) 481-8600 MONTRÉAL: 4475, boul.Métropolitain Est - Galeries d'Anjou CENTRE-VILLE: Complexe Desjardins OUEST: Centre Rockland - Fairview Pointe-Claire RIVE-SUD: Promenades St-Bruno - Mail Champlain, Brossard LAVAL: Carrefour Laval RIVE-NORD: Place Rosemère REPENTIGNY: Galeries Rive-Nord JOLIETTE: Galeries Joliette QUÉBEC: Place Sainte-Foy (Espace Nord) - Galeries de la Capitale DIMANCHE 20 JUIN Chemise sport en soie lavable Unie ou imprimé floral 5 coloris au choix Tailles moyennes Rég.85$ Solde5999 Aussi en tailles fortes et élancées 3234329A Pour connaître nos points de vente 1 877 456-3580 www.sportiveplus.com VÊTEMENTS SPORT 12-24 SPÉCIALISÉ GOLF VÉLO SKI PLEIN AIR TAILLE FORTE L'ENDERMOLOGIE EST UNE TECHNIQUE RÉVOLUTIONNAIRE NON INVASIVE ET NON CHIRURGICALE POUR TRAITER LA CELLULITE ET REMODELER LE CORPS DE FAÇON EFFICACE ET SANS DOULEUR.Les bénéfices et résultats Réduction de l'apparence de la cellulite Affinement de la silhouette Raffermissement de la peau Amélioration de la circulation sanguine et lymphatique (jambes lourdes) Réduction de l'apparence des vergetures Effet relaxant et anti-stress POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS ET RENDEZ-VOUS CAROLINE FIN (diplômée en massothérapie et thérapeute en endermologie) (514) 948-6326 Premier traitement médical reconnu par la USFDA (Food & Drug Adm.) 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ACTUEL AURORE LEHMANN COLLABORATION SPÉCIALE ller à la recherche de son sac Cocotte est presque aussi excitant qu'une course à vélo dans les rues de Montréal.C'est sur rendezvous uniquement que la visite est permise.Pas facile de trouver l'endroit où se niche la petite entreprise.L'adresse indique l'avenue du Mont- Royal, mais c'est dans une petite ruelle dormante que l'équipe a fait son nid, juste derrière une porte anonyme, tout en haut d'un escalier étroit et sombre.Et à moins d'avoir quelques bons contacts, l'achat à la fabrique est encore aujourd'hui réservé aux initiés, les « amis des amis ».D'où le petit frisson de satisfaction qui parcourt l'échine de l'acheteur privilégié.L'aventure commence au début des années 90, autour de l'idée de Jasmine Lachance.C'est l'histoire de coursiers à vélo fatigués de se casser le dos avec des sacs lourds et peu confortables et d'une diplômée en design de mode qui en a assez de jouer au caméléon pour satisfaire aux diktats du milieu de travail.De cette rencontre naît le premier des modèles de la marque Cocotte, Alfredo, en l'honneur du surnom dont Jasmine est affublée.Le grand sac connaît rapidement le succès, à tel point qu'aujourd'hui 80 % des coursiers l'ont adopté\u2026 et modifié à leur image.« On connaît une fille qui dort même avec ! » dit Jasmine.D'essais en essais, de remarques en suggestions, le sac n'a depuis cessé de s'améliorer.Jasmine et son compagnon Patrick Meunier ont poussé jusqu'à la perfection les moindres détails, le tout complètement made in Québec.Mais l'histoire ne s'arrête pas là.Chose moins attendue, depuis un peu plus d'un an le petit frère du grand sac coursier, baptisé Fred, fait fureur dans les milieux branchés du plateau Mont-Royal, à tel point que le produit est aujourd'hui la star de la petite entreprise.Un phénomène qui ne doit rien à la publicité, puisqu'il n'a bénéficié d'aucune campagne de promotion, exception faite de la commandite d'événements reliés au monde des coursiers.C'est grâce au bouche à oreille que Fred fait son chemin dans le milieu des jeunes urbains qui privilégient évidemment le vélo comme moyen de locomotion.Si on préfère évoquer le confort et la robustesse du sac, certains heureux propriétaires avouent que d'autres motifs peuvent expliquer cet attrait.Éric Lecoguiec, architecte, va même jusqu'à parler de « fantasme » pour qualifier le mode vie qu'inspire, selon lui, le sac Cocotte : « Les coursiers sont les rebelles des années 2000.Ils vont à contre-courant, au sens propre et figuré du terme, se moquant des apparences.Posséder ce sac permet d'une certaine manière de se donner un petit frisson\u2026 sans quitter son petit confort.» Pour Maryla Sobek, professeure à l'École supérieure de mode de l'UQAM, c'est une question d'appartenance.« En portant ce sac, on montre son appartenance à un groupe, à l'image des coursiers à vélo qui ont leurs propres codes, leur style de vie et même leur philosophie, dit-elle.Ce que dit l'acheteur c'est : je prends des risques, mais je vis sainement.» Forte du succès du sac et de ses petits frères, Jasmine lorgne aujourd'hui du côté des vêtements.Et encore une fois, la conceptrice puise directement son inspiration dans le monde du travail : « J'ai conçu un pantalon cargo pour les planteurs d'arbres en Colombie- Britannique.Un vêtement résistant, adapté aux conditions de travail en forêt.Tout le monde a voulu le même ! ».Quant à savoir si Jasmine et Patrick gardent les pieds sur terre : « Avant quand on voyait la couleur d'un sac dans la rue, on savait à qui il appartenait.Aujourd'hui, disons que c'est un peu plus difficile ! » www.cocotte-equip.com COURRIER Louise Labrecque est styliste-costumière depuis près de 20 ans.Envoyez-lui vos questions à actuel@lapresse.ca ou Louise Labrecque, Mode Actuel La Presse, 7, rue Saint-Jacques, H2Y 1K9.LOUISE LABRECQUE COLLABORATION SPÉCIALE In ou out le revers du pantalon ?DANIELCOTÉ: J'ai toujours aimé les coffres au bas d'un pantalon sport.Mais dernièrement, j'ai eu une discussion avec ma copine, qui affirme que je suis complètement out avec mes pantalons à coffre.Je fais donc appel à vos bons services pour nous donner l'heure juste.Notre couple en dépend ! LOUISE : Désolé, mais votre copine n'a pas tout à fait tort ! Le coffre (appelé revers) n'est plus aussi populaire qu'avant.La plupart des grands designers de la mode masculine terminent le bas du pantalon par un ourlet intérieur, bien que certains utilisent le revers pour styliser la ligne du pantalon.Chez Prada, Gucci et Jean Paul Gauthier par exemple, les pantalons sont étroits et très longs.Tandis que Marc Jacobs chez Louis Vuitton, Hugo Boss et Karl Lagerfeld présentent dans la même collection certains modèles relevés d'un large revers, d'autres ourlés.Question de look ! L'apparition du revers au bas d'un pantalon est cocasse.Le héros de cette légende serait Édouard VII, prince de Galles et roi de Grande- Bretagne (1841-1910).D'ailleurs, ses goûts et ses manies vestimentaires influencèrent considérablement l'élégance des hommes de l'époque.Autour de 1895, on raconte qu'il aurait retroussé le bas de ses pantalons en pénétrant dans une écurie d'Ascot par crainte de se crotter.Ses suivants, stimulés par ce geste de bon sens, l'auraient imité, lançant ainsi la mode du pantalon retroussé ! Pratique ou esthétique, le revers donne plus de poids au bas d'un pantalon, assurant ainsi une meilleure tombée.Antonio Giannantonio, tailleur depuis 45 ans, explique que la largeur du revers influence aussi la silhouette de la jambe.« Depuis environ deux ans, le revers du pantalon est plus large.Il mesure entre 31/2 à 4 cm de largeur.Aussi, il avantage un homme de grande taille, car il coupe la jambe.Un homme court devrait donc oublier le revers et préférer l'ourlet classique.» Mode ou pas, tout est une question de goût et de silhouette.Et si vous aimez le revers, pourquoi vous en passer ?Donnez du style à vos pantalons et retroussez-les fièrement d'un large revers comme ce cher Édouard VII ! Dons de vêtements À la suite du courrier dans lequel je mentionnais quelques endroits où donner ses vêtements d'époque, j'aimerais vous rappeler que le musée Mc Cord de Montréal accepte également les accessoires et les vêtements d'époque.« Le Mc Cord est toujours à la recherche de vêtements qui répondent à notre politique d'acquisition.Nous sommes donc heureux lorsqu'on nous propose des vêtements et accessoires de tous les jours ou très anciens, car ces objets sont rarement conservés et deviennent très pertinents pour nous », explique Cynthia Cooper, conservatrice du musée Mc Cord qui possède la plus importante collection muséale de vêtements et textiles canadiens.Par exemple, le musée est très intéressé par les vêtements quotidiens des années 60, des maillots de bain de toutes les époques ainsi que des accessoires comme des chaussures, foulards, cravates, etc.Par contre, certains types de vêtements tels que robes, habits de mariage et ensembles de baptême sont moins demandés.Pour plus d'information, (514) 398- 7100, poste 288.Et qui sait, votre robe de jeunesse pourrait se retrouver au musée.La course au sac Cocotte Pensé pour le confort des coursiers à vélo, le sac Cocotte est en passe de devenir un incontournable dans les milieux branchés du Plateau.Un peu pour son style coloré, beaucoup pour son confort et la qualité de sa confection, énormément pour l'image qu'il véhicule.Les deux artisans derrière la griffe Cocotte, Patrick Meunier et Jasmine Lachance.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE© Hugo Boss ACTUEL Le Québécois Ghislain Caron, meilleur sommelier des Amériques FRANÇOIS CHARTIER COLLABORATION SPÉCIALE Lors du premier concours Trophée Ruinart du Meilleur sommelier des Amériques, présenté les 5 et 6 juin à Reims, Ghislain Caron, sommelier de l'Auberge Hatley, membre de la chaîne Relais & Châteaux à North Hatley, s'est vu décerner le titre de meilleur sommelier des Amériques.Ce premier concours panaméricain, organisé par la célèbre maison de Champagne Ruinart, a été tenu lors du neuvième Trophée Ruinart du Meilleur sommelier d'Europe, remporté par un sommelier de Suède.Six candidats des Amériques (Brésil, Canada, Chili, Cuba, États-Unis et Venezuela) se sont affrontés dans la demi-finale panaméricaine, le 5 juin.Elle comportait d'abord un questionnaire écrit portant sur l'oenologie, les connaissances viti-vinicoles, les accords mets et vins (les candidats devaient donner, entre autres, l'origine de plats traditionnels de multiples pays), les techniques de services et le travail du sommelier.Suivait une décantation de vin, une épreuve pratique d'harmonie vins et mets, une épreuve pratique d'informatique et une dégustation à l'aveugle écrite de deux vins (dont l'un dans une langue étrangère) et orale d'un vin (dans une langue étrangère).Le lendemain, pendant la finale, les trois meilleurs candidats de la demifinale, dont le Canadien Ghislain Caron, le Brésilien et l'Américain (arrivés respectivement deuxième et troisième), avaient à démontrer leur savoir-faire dans la pratique de leur métier, non seulement dans leur langue, mais aussi dans une deuxième langue (ce que l'Américain n'a pu faire.).Parmi les épreuves : service de champagne, décantation, service de clients avec propositions d'harmonie des vins et des mets, dégustation à l'aveugle de trois vins (dont un vin d'appellation Petit-Chablis! et un Rosso Piceno de la province italienne des Marches) et identification de sept spiritueux (dont un Drambuie, un aquavit, un scotch.) ainsi qu'une épreuve de conseil et de service de cigares, que Ghislain Caron a maîtrisée avec maestria.Après avoir obtenu son diplôme en sommellerie de l'École hôtellière des Laurentides, le meilleur sommelier panaméricain, membre de l'Association canadienne des sommeliers professionnels, a commencé sa carrière en sommellerie au milieu des années 90 , à l'Auberge Hatley, avant de retourner dans les Laurentides, au restaurant Les Forges, avec un passage remarqué de quatre ans au défunt Club de vins François Chartier ; il est ensuite revenu à l'Auberge Hatley, où il officie comme sommelier depuis quelques années.Il a le privilège d'être entouré par une équipe de sommeliers qui le pousse constamment à se dépasser.Sans compter les nombreux cours d'anglais ainsi qu'une formation intensive sur les cigares, les thés et les cafés , avec des entraîneurs privés depuis plus d'un an, afin d'atteindre les plus hautes marches du prochain concours mondial.Car notre vainqueur est aussi le candidat canadien à la finale du concours du Meilleur sommelier du monde, qui aura lieu du 6 au 13 octobre en Grèce.PHOTO FOURNIE PAR LE CONCOURS RUINART Ghislain Caron, sommelier de l'Auberge Hatley.au choix Réfrigérateur classique, 510 l 3 tablettes en verre 2 bacs à légumes Modèle n° 38451.Ord.749,99 $.Branchée, la promo d'électros GE C'EST LA SAISON DES DÉMÉNAGEMENTS! 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ne payez rien avant juin 2005 MEUBLES, GROS ÉLECTROS, APPAREILS ÉLECTRONIQUES ET DUOS-SOMMEIL 50 % de rabais plus une remise instantanée allant de 25 $ à 100 $ sélection de duos-sommeil Sealy, Simmons et Stearns & Foster 2 199 $ Canapé Bernhardt en cuir Fauteuil et pouf assortis aussi offerts.TÉLÉVISEUR APEX, 51 CM (20 PO), MODÈLE N° GF2015, EN PRIME.UNE VALEUR DE 199,99 $.TANT QU'IL Y EN AURA.LECTEUR DVD CURTIS, MODÈLE N° DVD1055, EN PRIME.UNE VALEUR DE 59,99 $.TANT QU'IL Y EN AURA.solde 87998 le duo Duo lessive supercontenance Beaumark® Modèles nos 56421 et 66421 Ord.979,98 $.Obtenez jusqu'à 700 $ en cartes-cadeaux Hbc à l'achat d'électros choisis GE ou Profile de GE.Durant la promo GE, à l'achat de 4 électos GE de type différent ou plus parmi les modèles désignés, vous pourriez obtenir des cartes-cadeaux Hbc allant de 50 $ à 250 $.Précisions en magasin.encore plus Le choix varie selon le magasin.Les rabais sont sur nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Exceptions : articles « Bon prix la Baie tous les jours », « Nouvellement réduit », « Atout griffé », « Achat-choc », Style&Co., INC, Nine & Co et ceux des rayons concédés.La mention « ACHAT-CHOC » indique que nous avons trouvé une aubaine incroyable dont nous voulons vous faire profiter.Si nous indiquons un PRIX DE COMPARAISON, il s'agit du prix qu'un autre détaillant canadien a établi pour un article de qualité identique ou comparable.Les articles « Achat-choc » sont offerts en quantités limitées; pas de bons d'achat différé.Précisions en magasin.Obtenez jusqu'à 50 % plus de points Primes Hbc.Utilisez conjointement les deux cartes au moment de régler votre achat dans les magasins de la famille Hbc.Cuisinière à table de cuisson lisse Four à nettoyage facile, prise de courant et porte en verre.Modèle n° 12661.Ord.749,99 $.3234844A PHOTO ARCHIVES PHILIPPEWOJAZER, REUTERS Emanuel Ungaro a arrêté la haute couture estimant notamment qu'elle ne « répond plus, comme auparavant, à l'attente des femmes d'aujourd'hui ».On le voit ici à la fin de son dernier défilé haute couture, en juillet 2003.Haute couture de juillet à Paris sans Ungaro, Versace et Givenchy AGENCE FRANCE-PRESSE PARIS \u2014 Huit membres adhérents de la chambre syndicale de la haute couture sont inscrits au calendrier provisoire de présentation des collections pour l'hiver 2004 à Paris, diffusé par cette instance après les défections de grandes maisons comme Ungaro, Versace et Givenchy et en attendant la décision finale de Balmain.Ces huit membres adhérents sont Christian Dior, Chanel, Jean Paul Gaultier, Christian Lacroix, Jean- Louis Scherrer, Dominique Sirop, Torrente et Hanae Mori.S'ajoute un membre correspondant, l'Italien Valentino (Versace aussi est membre correspondant).Mi-mai, Emanuel Ungaro a annoncé qu'il arrêtait la haute couture estimant notamment qu'elle ne « répond plus, comme auparavant, à l'attente des femmes d'aujourd'hui » et qu'il réfléchissait « à d'autres façons de faire ».Ungaro a créé sa maison en 1965.Elle est contrôlée depuis 1996 par le groupe italien Salvatore Ferragamo.En 2001, Emanuel Ungaro, 71 ans cette année, a passé le relais pour le prêt-à-porter à Giambattista Valli.La maison italienne Versace, en pleine réorganisation après des comptes négatifs en 2002, annonçait à la même période qu'elle ne présenterait plus sa collection haute couture, baptisée Atelier Versace à Paris, préférant se concentrer sur les collections prêt-à-porter.Givenchy (groupe LVMH), qui n'a toujours pas trouvé de successeur au créateur britannique Julien Macdonald, a annoncé fin avril que la maison ne présenterait pas de collection à la presse en juillet.Balmain, dont trois filiales ont été placées en redressement judiciaire, ne figure pas non plus sur le calendrier.Un porte- parole de la maison affirme simplement qu'il « n'est pas en mesure de savoir si la maison sera dans les délais ».Les membres adhérents étaient 10 à défiler en juillet 2003.Le calendrier comme chaque saison est complété par des membres invités, sensés symboliser la relève.Ils seront neuf avec des habitués comme Franck Sorbier, l'Américain Ralph Rucci ou le Libanais Elie Saab et une nouvelle venue Stéphanie Coudert.Le «off » viendra aussi étoffer les rangs avec notamment le Japonais Yohji Yamamoto. MÉTROPOLIS LA VIE, LA VILLE JULIE PARENT COLLABORATION SPÉCIALE Il était une fois Tiotiake L'île de Montréal porte aussi un autre nom, Tiotiake, qui signifie « l'île entre les deux rapides ».L'histoire de Tiotiake, donc, c'est l'histoire de Montréal racontée du point de vue des Amérindiens.Cette version, provenant de la tradition orale, est au coeur de « Montréal, ville amérindienne », une visite guidée organisée par le Centre d'histoire de Montréal.La visite de deux heures est conduite par deux guides d'origine amérindienne qui relatent des événements importants du passé des Premiers Peuples, tels que la Grande Paix de Montréal et la disparition des Amérindiens d'Hochelaga (qui signifie « gros rapides »).Le circuit traverse également des lieux comme la Pointe- à-Callière (un point de rassemblement important à l'époque), ainsi que la ruelle Saint-Éloi, sous laquelle dort le plus ancien vestige archéologique de l'île de Montréal, qui date de 4000 ans.Jusqu'au 27 août.Du mercredi au dimanche, 14 h.4,50$ pour les adultes, 3 $ pour les aînés et les étudiants.Sur réservation seulement : 872-3207.Montréal, on en parle Il est toujours agréable d'entendre parler de soi, en bien s'entend.Dans le numéro estival du magazine féminin et féministe Bust (avec Jena Malone en couverture), Montréal est l'objet d'un article plutôt flatteur qui recense les must à visiter : il y a bien sûr les incontournables Plateau, Tam-Tam, Schwartz's Deli et autres, mais sont également mentionnés le Else's, la Fonderie Darling et la boutique Mojo.On y trouve même une photo du Distroboto (une distributrice à clopes recyclée en distributrice d'art) de la Casa del Popolo.Mais ce qu'il y a de mieux à Montréal, selon Bust, ce sont ses habitants beaux et hip.Que voulez-vous.Banc d'essai estival C'est connu, le Vieux-Port regorge d'activités toutes plus touristiques les unes que les autres.L'une des plus surprenantes est probablement le quadricycle, cette petite voiture qui avance grâce à l'énergie de deux, trois ou quatre paires de jambes qui pédalent.Vu de loin, le quadricycle peut faire penser à une trappe à touristes, le genre de truc plus ou moins amusant qu'on essaie parce que ça sort de l'ordinaire.Est-ce le cas ?Dans sa quête pour faire avancer la science du divertissement, Actuel s'est payé une petite promenade.Premier constat : franchement, ce n'est pas si mal.Il y a quelque chose de plutôt satisfaisant à serpenter dans un troupeau de touristes, surtout que notre moyen de transport est plus gros que le leur.Au-delà de ces considérations un peu primitives, le quadricycle passe le test de la conduite : il tient bien la route et est pourvu de freins sécuritaires, avantage non négligeable dans un environnement familial.Attention cependant, deux dangers guettent le conducteur : se retrouver par inadvertance sur le trottoir, ou encore, essuyer un chapelet de blagues vaseuses du genre : « Hé hé, ça doit être difficile de se stationner en parallèle avec ça.» En passant, le quadricycle se loue pour une durée minimale d'une demi-heure (10$ + taxes), ce qui est, disons-le, en masse.PHOTOS ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Jinny, joué par Frederick Gagnon, fait de grossières propositions aux spectateurs de la pièce de théâtre qui se déroule rue Ontario.Un soir, rue Ontario Un soir de semaine, dans la rue Ontario.Au lieu d'y passer en vitesse, les yeux virés au sol, vous choisissez d'y flâner.Vous entrez dans les boutiques, visitez les piaules, rencontrez une junkie et jasez avec les prostituées.Vous vous méprenez même à les imiter.Il suffit d'oser.SILVIA GALIPEAU Tout le monde connaît la rue Ontario.Pour y être déjà passé tard en soirée, en quatrième vitesse, le pied sur l'accélérateur, le pas prompt.Parce que bon, entre Wolfe et Bordeaux, on évite tous de traîner.Et si, pour une fois, vous vous y arrêtiez?Si vous leviez délibérément les yeux?Pour voir non seulement les filles longilignes postées au coin des rues, mais aussi, surtout, découvrir leur histoire, leur quotidien, pourquoi elles sont là, et comment elles s'en tirent.Si, pour une fois, vous suiviez leur chemin dans les parcs, les parkings sombres, et sur le parvis des églises, pour comprendre comment elles vivent d'être ainsi dévisagées au quotidien, mal vues des commerçants et poursuivies par les flics de tout temps.C'est le trajet qu'offre ces jours-ci La Cellule lumière rouge, collectif issu du groupe Mise au jeu (qui, depuis 13 ans, vise à permettre à tous ceux qui vivent des conflits dans notre société d'utiliser le théâtre pour en parler), en proposant une déambulation théâtrale hors du commun.À mi-chemin entre le documentaire et la fiction, entre le spectacle et le jeu de rôles, Je ne sais pas si vous êtes comme moi est un moyen unique et surtout inusité de découvrir un quartier.Que dis-je, unmonde.Mais précisons d'abord le concept.Vous vous rendez à l'intersection Ontario et Champlain, dans le parking derrière l'Eurosnack.Le spectacle que vous allez voir a une foule de particularités : vous n'êtes pas assis, mais marchez, pas dans un théâtre, mais dans la rue.Se mêlent donc inévitablement des vrais personnages et des fictifs.Et c'est bien là ce qui fait tout le charme de la chose.Car le décor vivant et réel ne cesse de vous mettre dans le doute : les passants font-ils partie du spectacle ?Ce travesti est-il un vrai ?Et ce jeune homme qui vous offre ses services, est-il vraiment sérieux ?Incapables de répondre, vous jouez le jeu et devenez comédien à votre tour.Mais revenons au point de départ.Angle Ontario et Champlain, c'est là que les gentils organisateurs vous donnent le matériel nécessaire à votre déambulation: un baladeur.L'audio est d'ailleurs le support principal de l'aventure.Des voix vous guident le long de la rue Ontario, vous indiquant où tourner et quoi chercher, tout en vous racontant une foule d'histoires, des témoignages de filles de rue, de commerçants, des réflexions sur la prostitution, les prostituées et leurs clients.Mais vous n'êtes pas non plus prisonniers de votre baladeur.Au contraire.Libre à vous, quand bon vous semble, au moment d'une rencontre (et vous en ferez) ou devant une boutique intrigante (et il n'en manquera pas), d'arrêter le tout.Pause.C'est alors à votre de tour de jaser, poser des questions et découvrir les personnages du quartier : de la petite dame qui vous raconte l'histoire du monsieur Pouliot d'en face qui vient de perdre sa femme, au travesti qui cherche à vous vendre un string rouge à frous-frous ou un soutiengorge pas cher (notre accompagnatrice n'a d'ailleurs pas su résister), en passant par le prostitué qui viendra vous offrir ses faveurs.Où s'arrête la fiction ?Où commence la réalité ?Jamais vous ne le saurez, assurément.Toujours vous douterez.Jamais, finalement, vous n'auriez cru que la rue Ontario deviendrait ainsi un tel théâtre intrigant d'aventures saugrenues et de découvertes aussi dérangeantes.C'est d'ailleurs précisément ce que les conceptrices du projet (car elles sont trois: Marie-Claude Gamache, Martine Laliberté et Nancy Roberge) ont voulu créer : une réflexion résolument urbaine sur un débat de société irrésolu, la prostitution de rue.« C'est un show sur différents regards qu'on peut avoir sur la prostitution de rue, sur l'intensité du regard, le tout vu du quartier », raconte Nancy Roberge, rencontrée la semaine dernière dans un local de la rue Ontario, dans l'un des arrêts mémorables du parcours, à deux pas de la chambre d'une toxicomane en transe.En offrant un regard intérieur de ce monde méconnu de la rue, à travers des témoignages et mises en scène, le spectacle soulève une foule de questions, sans avoir la prétention d'offrir de réponses.Un exemple ?Assis sur le parvis de l'église à l'intersection Bordeaux, face au dépotoir, vous assistez à un débat sur la prostitution.« C'est quoi la différence entre une princesse couverte de cadeaux par son prince et une prostituée ?» vous demande une voix.«Tout le monde travaille pour de l'argent.Tout le monde est une pute », en ajoute une autre.Et vous, « avez-vous déjà fait la pute ?» On vous invitera ensuite à déambuler dans la rue Ontario, à marcher d'un pas ferme en soutenant les regards.Au rythme de la musique, vous ne pourrez qu'être pris au jeu.La pute, c'est vous, c'est nous.À 10 mètres devant nous, une fille saute dans une camionnette.Fiction ou réalité ?« On est tellement porté à juger le monde dans la rue, à mettre des étiquettes, mais dans le fond, c'est du monde comme nous », souligne en entrevue Marianne Matte, muse du projet.La femme, qui se dit « courtisane à vie », a arpenté la rue Ontario pendant 10 ans.Elle a du coup apporté une « expérience terrain » inestimable au projet.Les photos que vous verrez, c'est souvent elle.L'article de journal collé sur un mur rapportant l'arrestation d'une « émule de Monica la mitraille », c'est aussi elle.Aujourd'hui, après avoir écrit plusieurs textes sur la question, travaillé dans le milieu communautaire en toxico, elle est fière de participer à un projet comme celuici.Son souhait ?« Qu'on nous regarde, qu'on nous écoute et qu'on nous considère comme des personnes humaines et non comme des rejets de société.» .Je ne sais pas si vous êtes comme moi.Jusqu'au 19 juin, du mardi au samedi, départs toutes les 15 minutes entre 19 h 30 et 21 h 30.Sur réservation seulement : 871-1020 MOCHETÉ DE LA SEMAINE Panneau publicitaire géant dans le Vieux-Port NICOLAS BÉRUBÉ Plusieurs lecteurs nous ont écrit pour nous signaler une mocheté récemment érigée à Montréal : l'immense panneau publicitaire installé dans la partie ouest du Vieux-Port.Planté à quelques mètres de l'Inukshuk des Mosaïcultures (l'imposante sculpture en forme de silhouette humaine), ce panneau géant s'élève à au moins 50 pieds dans les airs.Impossible de se promener dans le secteur piétonnier du Vieux-Port sans le voir, ce qui soulève une question troublante : « Quosséssa ?» D'un point de vue publicitaire, le panneau est une réussite totale.Les milliers d'automobilistes qui entrent en ville chaque jour par l'autoroute Bonnaventure ne peuvent faire autrement que de le remarquer.Et comme il est situé près d'une courbe, les conducteurs arrivent face à face avec la publicité placée à la hauteur de leurs yeux.C'est ce qu'on appelle un public cible.Du point de vue de l'environnement urbain, par contre, c'est un désastre.En roulant en voiture, on ne remarque plus le Vieux- Port ni l'usine de farine Five Roses, mais bien l'immense panneau qui nous saute en plein visage, sans oublier son gros poteau d'acier peint en blanc.À côté de cela, l'Inukshuk ressemble à un vulgaire bonhomme-allumettes dessiné par un enfant de quatre ans.Pour quelques milliers de dollars en revenus annuels, la Société du Vieux-Port de Montréal vient de porter un dur coup à l'harmonie d'un des plus vieux quartiers industriels d'Amérique du Nord.Décevant ! .Vous avez une mocheté à nous signaler ?Écriveznous à actuel@lapresse.ca PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Un panneau géant saute au visage des automobilistes qui empruntent l'autoroute Bonaventure. ACTUEL APPEL D'OFFRES PROJET: RÉNOVATION DE L'AUDITORIUM H535 - PAVILLON HALL - UNIVERSITÉ CONCORDIA Donneur d'ouvrage : UNIVERSITÉ CONCORDIA 1455, boulevard de Maisonneuve Ouest GM-1100 Montréal (Québec) H3G 1M8 Architectes : FICHTEN SOIFERMAN ET ASSOCIÉS ARCHITECTES 3431, rue Drummond, bureau 300 Montréal (Québec) H3G 1X6 (514) 849-1277 Ingénieurs en mécanique / électricité : PAGEAU MOREL ET ASSOCIÉS INC.(514) 382-5150 Ingénieurs en structure : LE GROUPE EGP (514) 845-2545 L'Université Concordia, donneur d'ouvrage, demande des soumissions pour la réalisation des travaux de rénovation de l'Auditorium H535 du Pavillon Hall de l'Université Concordia au 1455, boulevard de Maisonneuve Ouest à Montréal.Les plans, devis et documents contractuels pourront être obtenus à partir du 8 juin 2004 à 10 h, aux bureaux de Fichten Soiferman et associés architectes, contre un dépôt de cent dollars non remboursable sous forme de chèque visé libellé à l'ordre de l'Université Concordia.Les soumissions dans des enveloppes cachetées et adressées à Hélène Vallée, ing., coordonnatrice principale de projets, seront reçues au 1550, boulevard de Maisonneuve Ouest, GM-1100, Montréal, jusqu'à 10 h, le 29 juin 2004, où elles seront ouvertes publiquement à la même heure.Une visite obligatoire des lieux aura lieu le 10 juin 2004 à 9 h 30.Les soumissionnaires sont priés de se rendre au poste de sécurité situé au rez-de-chaussée du Pavillon Hall, 1455, boulevard de Maisonneuve Ouest, à l'heure prévue.Le donneur d'ouvrage ne s'engage à accepter aucune des soumissions reçues.Michael Di Grappa Vice-recteur aux Services 3234729A Schiaparelli, la modernité a un nom Mc Gill APPEL D'OFFRES DES SERVICES PROFESSIONNELS NOUVEAU COMPLEXE DES SCIENCES DE LA VIE PROPRIÉTAIRE : UNIVERSITÉ MCGILL 840, avenue Docteur-Penfield Bureau 460 Montréal (Québec) H3A 1A4 L'Université Mc Gill, « le propriétaire », demande des propositions d'offres de services professionnels pour les ingénieurs en mécanique - électricité et les ingénieurs en structure pour la conception et la construction d'un complexe des sciences de la vie pour la Faculté de médecine et la Faculté des sciences.Le nouveau complexe aura une superficie d'environ 16 750 mètres carrés brutes.Les documents et autres renseignements pourront être obtenus au bureau du propriétaire.Pour renseignements, appelez au (514) 398-2901.Les documents seront disponibles à partir de mercredi 9 juin 2004, 9 h 00.Les offres de services dans des enveloppes cachetées et adressées au soussigné, seront reçues à : l'Université Mc Gill, Développement des installations, 840, avenue Docteur-Penfield, bureau 460, Montréal (Québec) H3A 1A4, jusqu'à 15 heures, heure locale, le mercredi 30 juin 2004.Le choix des firmes sera fait par le propriétaire sur la recommandation d'un comité de sélection, selon les critères d'évaluation préétablis, dont copie est incluse dans les documents d'information.L'Université Mc Gill accepte que des firmes présentent leurs offres de services en consortium avec des firmes de l'extérieur de la province du Québec.Cependant, la placed'affaires du consortiumdevra être au Québec et à moins de 50 km du lieu du projet.Le propriétaire ne s'engage à accepter aucune des offres de services reçues.Réal Tessier, ing.Directeur général Service des immeubles 3234876A MODERNITÉ suite de la page 1 Alors que la fermeture éclair est discrètement utilisée, elle ose l'employer sur les tenues de soirée et la mettre en valeur.Avec bonheur, elle bouscule l'ordre établi, imagine des créations plus étonnantes les unes que les autres et met un point d'honneur à imaginer des finitions dignes d'une oeuvre d'art.Elle porte une attention toute particulière aux boutons, qui sont de véritables chefs-d'oeuvre.Elle est la première à utiliser le tweed pour les tenues de soirées, à proposer des bijoux en plexiglas.Coco Chanel dira d'elle que c'est « une artiste qui fait des robes ».Et d'ailleurs, nombreux sont les artistes qui dessinent pour elle.Ici, une veste et un manteau signés Jean (Cocteau), là une robe décorée d'un homard par Dali.Schiap s'inscrit naturellement dans la lignée surréaliste.Elle ose des chapeaux en forme de chaussures ou d'encriers, crée des gants avec des ongles rouges, des sacs en forme de téléphone ou encore des bottines recouvertes de poils de singe semblables à de longs cheveux.Petit bout de femme de cinq pieds, elle surprend par son franc-parler et son aisance.Pour porter ses créations, il faut faire preuve d'un certain caractère.C'est le cas de la duchesse de Windsor, d'Arletty ou de Mae West.On raconte que cette dernière, ne souhaitant pas se déplacer à Paris, lui avait envoyé un buste à ses dimensions.C'est ce buste qui allait inspirer le flacon du parfum Shocking de Schiaparelli.Une idée reprise quelques décennies plus tard par Jean-Paul Gaultier pour sa première fragrance ! Shocking, c'est aussi le nom qu'elle utilise pour qualifier le rose fushia dont elle raffole et qui devint sa marque de fabrique.Dans les années 30, les garde-robes se déclinent sur des tons de marron, d'écru, de gris.Schiap ose le rouge, le bleu, le vert et n'hésite pas les mélanger dans des imprimés pétaradants ! Et, comble de l'effronterie, elle est la première à utiliser du noir pour les collections d'été.Très vite, elle a l'idée de transformer les défilés de mode en véritable spectacle.Elle innove aussi en imaginant les collections thématiques.Ainsi, sa collection sur le thème du cirque est un tel succès que la légende raconte que, lors d'une soirée parisienne, 17 femmes portaient la même veste.Elle crée le petit tailleur noir comme on peut encore le voir aujourd'hui.Des épaules mises en exergue, une taille très marquée, et une longueur à mi-mollet qui affine la silhouette.Puis vînt la guerre.Elsa Schiaparelli s'installe alors aux États-Unis.À son retour, le feu sacré semble s'éteindre.Consciente que les temps changent, elle décroche en 1954 et confie la création de sa propre garde-robe à un jeune couturier du nom d'Yves Saint Laurent.Véritable source d'inspiration pour le jeune créateur, elle lui sera totalement fidèle jusqu'à la fin.Une fin douce puisque c'est dans son sommeil qu'elle s'éteindra en 1973.Elsa Schiaparelli au Musée de la mode et du textile, 107 rue de Rivoli, 75001 Paris, jusqu'au 29 août 2004.SERVICES PROFESSIONNELS Projet : P00820 Corporation d'hébergement du Québec Travaux : Projet de climatisation de l'aile « A » du Centre administratif Berri situé au 3700, rue Berri, Montréal.Spécialité : Architecture Génie mécanique et électrique du bâtiment Date de dépôt des offres : LE 22 JUIN 2004 AVANT 16 H Les fournisseurs intéressés doivent consulter les avis d'appel d'offres par l'intermédiaire du Les appels d'offres de la CHQ peuvent être consultés sur le site Internet de la Corporation d'hébergement du Québec : http://chq.gouv.qc.ca Corporation d'hébergement du Québec Appel d'offres 3235172A L'AUTO Tous les lundis dans CE LUNDI, AUTOMOBILE, SERVICES À DOMICILE.3234639A LA TOUTE NOUVELLE VOLVO S40 2005 FAITES-EN L'ESSAI DÈS AUJOURD'HUI.AVEC SON TOUT NOUVEAU LOOK SANS COMPROMIS À L'INTÉRIEUR COMME À L'EXTÉRIEUR, SON TOUT NOUVEAU MOTEUR TURBO DE 218 CH ET SA TOUTE NOUVELLE ATTITUDE, LA S40 SE DISTINGUE DE TOUS NOS PRÉCÉDENTS MODÈLES.TOUT SIMPLEMENT PARCE QUE NOUS L'AVONS CONÇUE POUR UNE TOUTE NOUVELLE GÉNÉRATION DE CONDUCTEURS DE VOLVO, JUSQU'AU SYSTÈME AUDIO ULTRA-SOPHISTIQUÉ.MAIS NE VOUS LAISSEZ PAS TROMPER PAR LA NOUVELLE ALLURE ET LES NOUVELLES LIGNES, C'EST QUAND MÊME UNE AUTHENTIQUE VOLVO.VISITEZ LE SITE WWW.LANOUVELLEVOLVOS40.COM CARACTÉRISTIQUES DE LA S40 2005 : CHOIX DE MOTEURS HAUTE PERFORMANCE DE 168 CH OU 218 CH À DACT AVEC CVVT BOÎTE MANUELLE À 6 RAPPORTS RAPPROCHÉS À FAIBLE COURSE OFFERTE ROUES EN ALLIAGE DE 18 PO EN OPTION SIÈGES SPORT AVEC TRAITEMENT T-TEC TRACTION INTÉGRALE (LA MEILLEURE DE SA CATÉGORIE) CONTRÔLÉE ÉLECTRONIQUEMENT OFFERTE SYSTÈME AUDIO AMBIOPHONIQUE DOLBYMD PRO LOGIC II DE 445 WATTS AVEC 13 HAUT-PARLEURS CONSOLE CENTRALE ULTRA-MINCE (UNE PREMIÈRE MONDIALE) UN ARSENAL DE CARACTÉRISTIQUES DE SÉCURITÉ DIGNES DE VOLVO À PARTIR DE VOLVO S40 29 995 $ LA TOUTE NOUVELLE 2005 PDSF Le PDSF pour une S40 2005 2.4i commence à 29 995 $.Commande du concessionnaire requise.Frais de transport et de livraison de 1 275 $, taxes, immatriculation, assurance, inscription au RDPRM et frais d'administration en sus.Votre concessionnaire Volvo vous donnera tous les détails.© 2004 Automobiles Volvo du Canada Ltée.« Volvo pour la vie » est une marque déposée utilisée sous licence par Automobiles Volvo du Canada Ltée.Pensez à toujours boucler votre ceinture de sécurité.Visitez volvocanada.com.Dolby et Pro Logic sont la propriété de Dolby Lab.AUTOMOBILES CHICOINE INC.855, rue Johnson, Saint-Hyacinthe (450) 771-2305 VOLVO DE BROSSARD 9405, boul.Taschereau Brossard (450) 659-6688 VOLVO LAVAL 2350, boul.Chomedey Laval (450) 682-3336 FRANKE VOLVO 180, rue Principale Sainte-Agathe (819) 326-4775 VOLVO POINTE-CLAIRE 15, Auto Plaza, Pointe-Claire (514) 630-3666 JOHN SCOTTI AUTO LTÉE 4315, boul.Métropolitain Est Saint-Léonard (514) 725-9394 UPTOWN VOLVO 4900, rue Paré, Montréal (514) 737-6666 3233274A .Le samedi dans POUR TROUVER."]
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