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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2004-06-19, Collections de BAnQ.

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[" PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © LE QUÉBEC QU'ON AIME Encore quelques heures et ce sera l'été.Avec lui, immanquablement, arrive l'envie de faire une pause, de partir loin ou de se prélasser tout près, d'explorer les Îles-de-la-Madeleine ou de prendre le frais à la piscine Laurier.Pour une deuxième année, nous profitons de ces instants où on rêve encore aux promesses de l'été pour vous présentez le Québec qu'on aime.Une tâche immense et nécessairement inachevée (oui Saguenay-Lac-Saint-Jean, on t'aime ! Et oui, les Laurentides, on vous adore !) Parce que le Québec qu'on aime est fait avant tout de gens allumés, nous avons pris le parti d'aller à leur rencontre.Àleur tour, ils nous ont présenté ceux qu'ils côtoient, fait visiter leur coin de pays.Et de là, leurs bonnes adresses, leurs coups de coeur.Et aussi parfois leurs irritations, parce que l'amour n'est pas aveugle.De la Côte-du- Sud à la Gaspésie culturelle, de Lévis la gourmande au Montréal vert, en passant par le Sherbrooke d'une réfugiée congolaise et les bois d'Urbain.Alors bonne lecture, bon été et bonne Saint-Jean ! Partie de pétanque au domaine de Maizerets, à Québec.Promeneuse solitaire sur la Plage de l'ouest, aux îles de la Madeleine.Deux jeunes filles dans le «cadre naturel», une sculpture de Yves Gonthier sur les berges de Maria, dans la baie des Chaleurs. e long du fleuve, dans cette région mal nommée, vivent des personnages dignes d'un roman.Une aubergiste française qui importe des thés russes.Une infirmière retraitée qui fait pousser de la valériane dans son jardin médicinal pour soigner les maux des résidants.Un Belge qui a transformé sa maison en microbrasserie.Un chiropraticien devenu vigneron qui fait un petit blanc fruité pas piqué des vers.Unberger qui fait dufromage de lait debrebisetqui connaît l'histoire de chacune de ses meules.Un apiculteur qui craint pour la santé de ses abeilles.Une historienne qui fait pousser des carottes blanches comme dans le temps de la Nouvelle- France.Un cultivateur qui prétend faire pousser des tomates holistiques.Un boulanger français qui est venu ici faire la tarte à la crème comme son père la faisait il y a un demi-siècle.Au coeur de ces gens colorés se trouve Pierre Watters.Viking d'origineslointaines, descendant d'une famille irlandaise, Français d'adoption et ardent défenseur de cette région, la Côte-du-Sud, qu'il a choisie pour vivre.Pierre est le mari de l'importatrice de thés russes et le beaufrère du boulanger de Saint-Jean-Port- Joli.Vous suivez toujours?Pierre est né et a grandi à Québec.Il a marié Micheline Sibuet alors qu'il apprenait son métier de cuisinier en France.«Moi je dis toujours: je suis parti du Québec à 20 ans, seul avec un sac à dos pour passer trois mois en France.Je suis revenu 17 ans plus tard, à cinq, avec un conteneur!» Quand Mimi et lui ont décidé de s'acheteruneauberge, c'était au Québec qu'ils voulaient le faire.«On a visité cette auberge un soir de novembre, raconte-t-il.Il faisait froid, il pleuvait.Quand on est arrivé au bout de l'allée, on s'est dit: c'est extraordinaire.C'est ça qu'il nous faut.» Quelques années après, Mimi a demandé à son frère boulanger s'il ne viendrait pas les retrouver au Québec.«J'étais tannée de faire venir mon pain par autobus de Québec», dit-elle, de sa toute petite voix.Jean- Louis et son fils Thibaud se sont installés au coeur du village de Saint- Jean-Port-Joli où ils font le pain sans compromis.«On m'a déjà demandé defairedupaindefesse.Pasquestion!» lance Jean-Louis Sibuet, Le pain français de la boulangerie Sibuet serait bien croûté ou ne le serait pas.Pierre Watters est un épicurien.Et depuis qu'il habite la région, il a créé unpuissant réseaude gens qui, comme lui, aime et respecte la terre.Il utilise leurs produits dans sa cuisine et conseille à ses clients de profiter de leurs vacances pour faire la meilleure épicerie de leur vie.«Il faut absolument que tu rencontres Don du ciel, dit-il.Il fait des tomates holistiques! » Don du ciel est le surnom dont a hérité Lucien Dubé.Mais Pierre n'utilise jamais le nom de l'agriculteur.«La première fois qu'il est venu pour me vendre ses tomates, je lui ai dit que je les trouvais un peu chères.Il m'a répondu qu'elles étaient un don du ciel.» Dubé ne se cache pas de vendre ses tomates à prix élevé.En fait, il en est plutôt fier.« Personne d'autre est capable de vendre des tomates à ce prix-là: mes tomates sont les plus chères du Québec!» prétend-il.Et les meilleures.«Nous produisons avec l'aide de Mère Nature, dit l'ingénieurphysicien devenu agriculteur.Il n'y a aucunpesticide chez nous.Pas même de pesticide bio.» La Côte-du-Sud est coincée entre Québec et le Bas-Saint-Laurent, face à Charlevoix.Les gens du coin pestent contre le découpage administratif de la province qui les a liés à la Beauce dans la région Chaudière-Appalaches.Eux affirment n'avoir rien à voir ni avec la Chaudière ni avec les Appalaches.Et tout avec le fleuve Saint-Laurent, qui est au coeur de leur vie.LE QUÉBEC QU'ON AIME TEXTE STÉPHANIE BÉRUBÉ PHOTOS ARMAND TROTTIER Le long du fleuve, dans cette région mal nommée, vivent des personnages dignes d'un roman.Le chef et aubergiste Pierre Watters.Le forgeron Clermont Guay.Sébastien Vaillancourt et Richard Turmel, du Vignoble du faubourg.LE ROMAN-FLEUVE Les vendredis soirs, sur la route principale à Saint-Jean-Port-Joli, se tient le sénat.«On veut voir si on pourrait pas faire unpays», lance le sénateur en chef, Clermont Guay, forgeron du village qui ouvre les portes de son atelier aux badauds.Le groupe parle un peu de tout et beaucoup de politique.«Moi, je fournis les peanuts en écales, pis chacun amène sa bière.Des fois, ça vire en chorale, avouet- il.Autrement, ça vire en politique.Onparle des problèmes dumilieu.» Ces temps-ci, en pleine campagne électorale, ça jase fort.Les gens du coin connaissent les habitudes de Clermont: à 10h pile, c'est la pausecafé.Alors, c'est souvent aussi l'heure des visites.Les gens se pointent à laporte, Clermont sort sagrosseboîte en métal pleine de biscuits et place quelques tabourets autour de latable, près de son enclume.La discussion s'enflamme en peu de temps.Le vendredi soir, c'est autre chose.La visite est attendue.Les réunions duforgeron ont peuà voir avec celles du Sénat d'Ottawa.Sinon qu'on y cause politique, bien sûr.Mais les discussions sont autrement plus animées.Les coupes à blanc sont unanimement condamnées.Les politiciens tournés en ridicule.Ah! et puis pourquoi pas écorcher un inspecteur du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec Les portes de Clermont Guay sont ouvertes à tout le monde, en tout temps, peu importe de quel bord on vote.Pas très loin des serres de tomates de Don du ciel, qui s'appellent officiellement Les Jardins du Cap, se trouve le Jardin d'Aline.Là, on trouve des remèdes pour tous les bobos.«Ici j'ai de la chélidoine, là de l'ortie », dit Aline en montrant du doigt dans son jardin.Elle fait macérer des herbes dans le vinaigre pour faire une potion qui donne de la force au système immunitaire, transforme d'autres en comprimés.Elle fait même une crème de beauté qu'elle met dans des petits pots recyclés.Agriculture historique Dans la cuisine de Pierre, on trouve aussi les légumes originaux de Louise Saint-Pierre, une historienne convertie à l'agriculture.Mais pas n'importe laquelle: l'agriculture historique.Lorsqu'elle a hérité du manoir familial, un ancien moulin datant d'avant 1713, Louise a décidé qu'elle verdirait un peu sa main, trop souvent occupée à tourner les pages des livres.Elle a laissé son 5 1/2 de Montréal, convaincu son chum de la suivre.Elle a fait des recherches pour retracer des espèces disparues, qui étaient populaires du temps de la Nouvelle- France.Dans son potager poussent maintenant des carottes blanches, rouges et jaunes, des choux de Saint- Sébastien, du chervis et du maceron.Par la route 132 qui passe devant le Potager de la Nouvelle-France et qui longe le fleuve, on se rend à Kamouraska.Officiellement, on n'est plus dans Chaudière-Appalaches depuis quelques kilomètres, mais dans le Bas-du-Fleuve.Un peu passé le village de Kamouraska, au fond d'un grand terrain qui fait face au fleuve, se trouve une belle demeure au toit jaune moutarde à hot-dog.C'est la Brasserie Breughel, du nom du propriétaire, un drôle de personnage.M.Breughel a d'abord ouvert une brasserie.à Dakar! Pourquoi Dakar?«Parce que c'est la capitale du monde où il y a le plus d'heures d'ensoleillement.» Évidemment, il fallait y penser.Breughel, marié à une fille du coin, a décidé d'ouvrir une deuxième brasserie, à Kamouraska.Il fait quelques bières de type belge, dont la Kamour, une bière blanche sur lie, non pasteurisée et aromatisée à la coriandre.Depuis trois ans, Breughel a ouvert une petite terrasse à côté de sa brasserie.Parfois, les cyclistes qui s'y arrêtent sont servis par des Sénégalais.Car les deux enfants du brasseuront convainculeurs amoureux africains de les suivre au Québec.Si on continue vers l'EST, toujours sur la 132, on se rend à La Pocatière.C'est dans cette ville, à quelques pas de la ferme de brebis de son épouse Rachel, que Pascal André Bisson fait des magnifiques fromages.La tomme de Kamouraska, un fromage à pâte ferme, croûte lavée ou l'oie des neiges, un fromage de petit lait qu'il fera l'été seulement.Le jour, Rachel s'occupe de ses brebis, seule, parce que Pascal travaille aussi à l'extérieur.Le soir, après avoirmangé en famille, le couple retourne à la bergerie.Rachel voit au bien-être de ses bêtes; Pascal voit au bien-être de ses fromages.Dès cet été, il vendra ses fromages aux passants.Les heures d'ouverture?On est toujours ici ! lance le couple.Le carnet de Pierre compte plusieurs autres bonnes adresses.Michaël qui ahéritéde lapisciculturedeson grandpère lui fourni des truites.Il trouve son miel chez Jean Pelletier, apiculteur bien soucieux de ses abeilles.Bientôt, le vignoble du faubourg fera partie du circuit de Watters.La première cuvée du vignoble est prête et le premier vin s'appelle L'envol.Le nom a un double sens: il représente en fait l'envol du jeune vignoble situé où il y avait jadis une piste d'atterrissage.Pour les deux propriétaires, un retraité d'une compagnie de téléphone et un jeune chiropraticien, cette première cuvée est aussi la réalisation d'un rêve.LAURA-JULIE PERREAULT Imaginez: vous êtes dans un camp de réfugiés au Kenya.Voyant votre détresse, on vous offre un visa pour le Canada.Parce que vous parlez français, on vous dit que vous vivrez au Québec.Le jour où vous arrivez à l'aéroport Trudeau, un autobus vous attend pour vous mener dans votre nouvelle ville: Sherbrooke.Frida Mulibinge sait exactement comment on se sent quand on vit un tel chambardement.Àgée de 37 ans, elle a vécu cette étrange aventure en 1999.«Les gens me parlaient, je disais oui à tout.Je n'avais pas le choix de leur faire confiance, je ne comprenais rien.Ceux qui m'aidaient avec les formalités étaient très gentils, mais je me sentais horriblement seule», relate-t-elle aujourd'hui.Dans la rue, personne ne lui adressait la parole.Même situation pour sa fille Véronique, âgée de 8 ans.«Les autres enfants la fuyaient», se rappelle-t-elle.Tout un contraste avec la promiscuité des camps de réfugiésdanslesquels Frida Mulibinge venait en aide aux femmes victimes de violence ou handicapées.Mais tranquillement, elle a réussi à se faire un nid.Elle a étudié, fait des stages et décidé de donner un coup de main aux hommes et aux femmes qui, comme elle, doivent vivre le traumatisme de l'exil.Depuis plus de deux ans, elle est bénévole au Service d'aide aux néo- Canadiens.Elle est le visage amical qui accueille les nouveaux réfugiés congolais, rwandais et burundais.«Je fais de la formation, je sers d'interprète et les gens m'appellent pour parler de toutes sortes de choses, pour en savoir plus sur Sherbrooke», expliquet- elle.Personne-ressource dans la communauté africaine qui compte tout juste260 âmes, elleaappris à connaître Sherbrooke, ses quartiers et ses groupes culturels, comme le fond de sa poche.«J'aime beaucoup la ville.C'est calme, c'est parfait pour l'éducation de ma fille.C'est aussi plus facile de trouver un logement adéquat et abordable à Sherbrooke qu'à Montréal», note-t-elle.Mais tout n'est pas rose pour Frida Mulibinge dans cette ville où elle a conscience d'appartenir à une minorité très, très visible.«C'est difficile de setrouverunemploi.J'ai fait beaucoup d'efforts, j'ai travaillé dans une manufacture, mais depuis janvier, je suis sans travail.Ma vie sociale va bien, mais quand la vie économique ne suit pas, ça ne va pas.» Ses commentaires font écho aux dernières statistiques rendues publiques par Statistique Canada.Au Québec, le taux de chômage est presque deux fois plus élevé parmi les immigrants que parmi les Québécois de souche.Pour les Noirs, l'écart est encore plus grand.Plus de 20%se retrouvent sans emploi alors que le taux de chômage général est de 8,4%.Aumoment où vous lisez ces lignes, Frida Mulibinge prépare ses valises.Lundi, elle quittera Sherbrooke, qu'elle habite depuis cinq ans, et prendra l'autobus pour Calgary.Elle s'arrêtera aussi en Ontario pour chercher un travail.Elle désire plus que tout préparer le terrain pour l'arrivée de son mari, en attente de ses papiers d'immigration depuis qu'elle est ici.«Je sais que ça ne sera pas aussi facile de communiquer à l'extérieur du Québec, mais je vais aller là où il y aura du travail pour moi, dit la Congolaise.Je pars au moment où Sherbrooke, comme ville multiculturelle, commence à s'épanouir.» Auberge des Glacis 46, route Tortue , Saint-Eugène Le Potager de la Nouvelle-France 515, chemin du Moulin, Saint-Jean-Port-Joli Boulangerie Sibuet 306, route de l'Église, Saint-Jean-Port-Joli Domaine Pellemond 246, chemin des Pionniers Le Jardin d'Aline 751, chemin Bellevue Est , Cap-Saint-Ignace Vignoble du faubourg 479, rue des Bourgault Le Mouton blanc 176, route 230 Ouest , La Pocatière Brasserie Breughel 68, route 132, Saint-Germain de Kamouraska Les Jardins du Cap 1108, chemin Bellevue Est , Cap-Saint-Ignace CARNET D'ADRESSES Épiceries Pour préparer des plats aux saveurs et aux couleurs de son pays d'origine, Frida Mulibinge fréquente les trois épiceries africaines de Sherbrooke, dont les Saveurs exotiques et Le pays africain.« Je vais aussi dans les épiceries chinoises.C'est surprenant, mais nos cuisines ont beaucoup de choses en commun.» Baignade L'été, elle et sa fille plongent dans l'eau rafraîchissante de la piscine du Mont- Bellevue.L'hiver, elles font saucette aux hôtels Delta et Le Président.Festivals «J'adore le Festival des traditions du monde et le Festival de blues.On peut sortir et voir du monde sans vider son portefeuille.» Parc Le parc Jacques-Cartier où elle aime faire des promenades, des pique-niques.Elle aime aussi se promener sur les rives du lac Magog.Restaurants «Ma fille aime la pizza du Carrefour de l'Estrie et moi, les brochetteries grecques de la rue Gald.» CARNET D'ADRESSES LE SHERBROOKE DE FRIDA PHOTO LA TRIBUNE Frida Mulibinge a vécu le traumatisme de l'exil en 1999.Durant deux ans, elle a accompagné les nouveaux réfugiés africains venus s'établir à Sherbrooke.LE SÉNAT DU VENDREDI Le boulanger Jean-Louis Sibuet Les maraîchers-historiens Louise Saint-Pierre et Gaétan Nadeau.DE LA CÔTE-DU-SUD PHOTO PIERRE McCANN, LA PRESSE © LEQUÉBECQU'ONAIME L e Québec que j'aime est celui de mes sens.C'est un lieu de beauté, un lieu de saveurs et de musique.C'est, surtout, un lieu changeant.Il y a bien sûr des endroits précis qui composent le tableau de cette province que j'aime.Certains sont toujours là\u2014constants: la rue Saint-Viateur, le Mile-End, le ghetto Mc Gill.mais la plupart vont et viennent, ils ne se révèlent qu'à une certaine heure du jour, que durant telle saison.C'est le lac aux Castors, gelé et désert, à la tombée du jour en février ; la rivière du Nord, à la hauteur de Lachute, dans la lumière dorée du soleil de 20h30, au mois de juin; les chemins du mont Royal, un avant-midi brumeux de printemps et les érables d'automne, un peu partout, furtivement.J'aime ces lieux à la lueur du temps qui passe, de la lumière qui change avecle jour et lessaisons.J'aime l'aube, que je vois si rarement, mais qui est surprise, parfois, au détour d'une mauvaise nuit \u2014 une estompe rose derrière le mont Royal, une clarté diffuse, alors que les ruelles, toujours plongées dans la nuit, sont encore pour quelques minutes la chasse gardée des chats.En hiver, alors, juste avant que les premiers rayons du soleil ne nous parviennent, tout se couvre brièvement de bleu, un bleu pur et froid, un bleu de porcelaine qui teinte la neige et le ciel.C'est en hiver aussi que la lumière du midi est la plus belle, aveuglante et omniprésente, scintillante dans les bancs de neige encore propres des campagnes et des banlieues, pure et cristalline dans l'air froid, autour des choses qui semblent alors plus solides, plus découpées.Je n'aime pas l'hiver.Mais j'aime le nôtre, d'un amour chauvin et attendri : les rues du centreville enneigées avec leurs guirlandes et leurs lumignons, les pas pressés des passants qui crissent, les souffles blancs qui les précèdent, notre touchante mentalité d'assiégés quand il fait -30 \u2014les avertissements d'Hydro-Québec à la radio, les «pas chaud, hein?» complices et prévisibles des chauffeurs de taxi et des propriétaires de dépanneurs, les mains frottées, les tuques enlevées joyeusement dans le refuge chaleureux des bars du Plateau.Mais de toutes les lumières du Québec, celle que je préfère est la plus facile à aimer: c'est celle de la fin du jour, en été, quand les derniers rayons lourds et jaunes viennent s'alanguir dans les arbres.Celle qui fait dire à mon amie Julie: «Si Montréal était comme ça à longueur d'année, vous ne pensez pas qu'on serait envahi, surpeuplé en moins d'un an?» Et nous avons décidé qu'il fallait remercier l'hiver, sa froidure et son crépuscule prématuré, qui gardent, comme le dragon son trésor, les beautés dorées de nos étés si brefs.Cette lumière de fin du jour, c'est un répit, une trêve après les chaleurs caniculaires du midi et leur lumière liquide et vibrante.C'est l'heure du jour que ma mère appelle l'heure exquise: l'heure des confidences et du relâchement, l'heure du grand soupir de satisfaction collectif et des bières qui se débouchent dans les cours, autour du barbecue, sur les quais le long des lacs, sur les balcons de Montréal, sur les terrasses de la rue Saint-Denis que ses habitants font mine de dédaigner, parce qu'elles attirent «trop de 450».Et puis il y a les grands flamboiements de nos couchers de soleil, qui sont plus longs que ceux des pays du Sud, ce qui me rendait toute fière quand j'étais petite \u2014 «on a peutêtre pas de palmier, on se gèle peutêtre le derrière six mois par année, mais, oh madame, qu'on a de longs couchers de soleil!» Consolation un peu chenue en apparence, mais qui s'est révélée dans toute sa glorieuse efficacité, lorsque plusieurs années plus tard, des amis et moi avons regardé le soleil se coucher sur le fleuve, à la hauteur de Rivièredu- Loup, pendant ce qui m'a semblé des heures: nous sommes restés jusqu'au bout, jusqu'à ce que la dernière bande bleu pervenche se soit entièrement fondue dans le fleuve, à presque 22h.Mon Québecde lumièreest fait aussi d'orages «électriques», fièrement présentés à un ami venu d'Irlande et qui n'en avait jamais vus: planté sur la terrasse d'un bar de la rue Crescent, il avait regardé le ciel se déchirer et se strier d'éclairs et j'avais eu l'impression de retrouver, à travers lui, leur beauté sauvage.Trois ans plus tard, c'était moi qui avait le nez en l'air et le souffle coupé, en voyant mes premières aurores boréales, miracles mouvants et roses aperçus dans le ciel de Charlevoix une nuit d'octobre, et qui faisaient s'arrêter les voitures et meugler les vaches.Le Québec que j'aime est aussi un Québec de sons et de musiques.Certains sont harmonieux, d'autres moins, mais ils sont d'ici, ils font ici \u2014 le pep tonitruant des animateurs des radios les plus music les du grand Montré l; la joie bruyante de la communauté grecque défilant sur l'avenue du Parc, après une victoire de leur équipe nationale de soccer ; les tam-tam du dimanche; les chants liturgiques d'enfants hassidims derrière chez moi ; le joueur de cuillers en face de chez Ogilvy; le vrombissement des Formule1qu'on entend à des kilomètres de distance; le poum poum des bars du centreville; les mille musiques combinées de tous les festivals de la province; les anecdotes interminables des vieux Italiens au club social; le bzz des moustiques ; le clapotis tranquille de l'eau des lacs ; le bruit étouffé des pneus d'une voiture sur la neige.C'est un Québec de saveurs, de tomates sucrées servies dans des plateaux aux étals des producteurs dumarché Jean-Talon et d'eaud'érable que mon père garde dans un pot Masson, près de l'évier, à la campagne.C'est le terroir fier, les fromages de chez nous et les charcuteries de nos fermes.Un Québec de tartes aux pommes et de cipailles, de bleuets et de fraises fraîches, un Québec de blé d'Inde sucré \u2014 mais aussi de bagels, de sushis et de cafés italiens, de «sauce à spagatte» et de chop suey.Mais le Québec que j'aime est, d'abord et avant toute chose, un pays de mots vivants.La poésie brute et belle de Richard Desjardins, la prose touffue de Dany Laferrière, les romans d'Anne Hébert dans lesquels on entend le vent fou et les eaux sauvages du Bas-du-Fleuve.C'est une langue, un français mâtiné d'anglicismes, d'archaïsmes et de sacres, des «a» fermés et des «d» mouillés, des têtes à Papineau et des ostie de toastés des deux bords, une langue riche et fragile qui est celle que j'entends dans les rues de Montréal, le long des routes de campagne, dans la cour des banlieues, chez moi.RAFAËLE GERMAIN LE BONHEUR DES SENS COLLABORATION SPÉCIALE «On a peut-être pas de palmier, on se gèle peut-être le derrière six mois par année, mais, oh madame, qu'on a de longs couchers de soleil ! » LES 12NOMSDE VILLAGES, LACS ET MONTAGNES LES PLUS.PITTORESQUES Rapide-Danseur Cettemunicipalité est implantée entre Duparquet et Roquemaure, à environ 35 kmau sud de La Sarre, en Abitibi.Elle doit son nom à une modeste cascade que l'on retrouve au confluent de la rivière Cachée et Duparquet.On pense que ce sont les eaux sautillant sur les roches, comme si le rapide dansait, qui lui ont valu cette appellation imagée.(Catégorie Riverdance) Le Gros Nez Situé près du village de Marsoui, en Gaspésie, la forme et l'importance de ce cap ont incité la population de la péninsule gaspésienne à lui donner le nom de Gros Nez, déjà en usage à la fin des années 20.(Catégorie protubérance) Chapeau Cettemunicipalité est établie à flanc de coteau sur la rive nord de l'île aux Allumettes, dans la rivière des Outaouais, à 120 km au nord-ouest de Hull.On suppose que l'élévation du village et des trois versants qui y conduisent rappellent vaguement la forme d'un chapeau à trois bords.(Catégorie La Tuque) Lac Carabosse Située dans la réserve faunique des Laurentides, il s'agit d'une petite nappe d'eau qui nourrit le lac.Féérique.On l'a baptisée ainsi en 1971, en hommage au personnage de la fée Carabosse.(Catégorie Memphré, Ponik et autres bêtes fabuleuses).Saint-Pierre-de-Véronne-à-Pike-River Municipalité de la Montérégie, à 10 km au nord-est de Venise-en-Québec.Son appellation célèbre un dominicain italien, Pierre de Vérone.L'élément Pike River, ajouté plus tard, est une transposition anglaise de la rivière aux Brochets.(Catégorie «fusion », comme dans cuisine fusion) Les Écureuils Ce village est compris dans les limites de Donnacona.Son appellation kilométrique tire son origine d'une pointe de terre avançant dans le fleuve, couverte de chênes et de noyers et peuplée d'écureuils.(Catégorie rongeurs numéro 2) Sheen-Esher-Aberdeen-et-Malakoff Municipalité de l'Outaouais située à une quarantaine de kilomètres de celle de Waltham-et-Bryson.C'est un amalgame territorial, fondé en 1869 des cantons de Sheen, Esher, Aberdeen et Malakoff.Ses habitants s'appelent les Sheeners! (Catégorie cherchez l'intrus) Mont des fleurs de gel Situé dans la réserve faunique de Sept-Îles-Port-Cartier, sur la Côte-Nord, cemont tient sa dénomination du poème Fleurs de Gel composé par le géographe et poète Camille Laverdière.Dans cette oeuvre, le poète qualifie le Québec de «terre des fleurs de gel».(Catégorie poétique) Lac à Cent Dix Piastres Au cours d'une expédition de pêche, vers la fin du XIXe siècle, un touriste américain aurait perdu dans la région de ce lac son porte-monnaie contenant précisément la somme de 110$.Cette anecdote, rapportée par un Montagnais de la réserve indienne de Betsiamites, a servi à dénommer une petite nappe d'eau au nord-ouest de lamunicipalité des Escoumins.(Catégorie les dures réalités de la vie numéro 2) Les Boules Municipalité de la région du Bas-Saint-Laurent, à 25 kmà l'est de Sainte-Flavie.On pense qu'elle a été nommée ainsi à cause de la présence de plusieurs rochers de forme arrondie et de bonne taille, à la hauteur de lamunicipalité.(Catégorie pétanque et autres sphères) Rivièredu Castor-Qui-Cale Elle prend sa source à une vingtaine de kilomètres au nord du réservoir Pipmuacan, dans le territoire de Mont-Valin.Son nom s'explique par la présence de cemammifère rongeur vivant en milieu aquatique.(Catégorie rongeurs, numéro 1) Lac J'en-Peux-Plus Situé dans les Laurentides, ce petit plan d'eau occupe le sommet d'une colline.Sa position élevée, son éloignement et la difficulté de l'atteindre lui auraient valu son nom.(Catégorie les dures réalités de la vie, numéro 1) \u2014SYLVIE ST-JACQUES Source : Noms et lieux du Québec, Publications du Québec.Lilas en fleurs à Cap-à-l'Aigle, dans Charlevoix.Luce Dufault Forfait «Casino et divertissement» Situé à Gatineau, à cinq minutes du centre-ville d'Ottawa 1 800 665-2274 www.casino-du-lac-leamy.com 2 nuits 212 $ 3 nuits 271 $ 2 nuits 247 $ 3 nuits 322 $ 2 nuits 323 $ 3 nuits 434 $ 2 nuits 217 $ 3 nuits 279 $ www.hiltonlacleamy.com Demandez votre brochure forfaits été ! Tous les tarifs sont par personne (en occupation double).Taxes en sus.1 800 265-7822 www.tourismeoutaouais.com Côté jardin : Visite du domaine Mackenzie-King dans le parc de la Gatineau incluant un dîner au Salon de thé Moorside Souper « table d'hôte gastronomique » dans l'ambiance champêtre du restaurant L'Orée du Bois Entrée dans l'un de nos musées nationaux Randonnée pédestre historique dans la capitale du Canada ou Journée au parc aquatique Mont Cascades 20 $ par personne de chèque-cadeau pour le Casino du Lac-Leamy 2 ou 3 nuits d'hébergement avec petits déjeuners Participez ànotre concours estival : 5000 $ en prix àgagner ! Détails sur notre site Internet Photo: Gracieuseté du Temple de la renommée du hockey Domaine Mackenzie-King www.chateaucartier.com Auberge de la Gare www.aubergedelagare.ca www.rosdevhotels.com Château Cartier Holiday Inn Hilton Lac-Leamy 3231407A PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © J' SYLVIE ST-JACQUES LEQUÉBECQU'ONAIME L'histoire en miettes avais bien remarqué la fissure dans la voix, sa façon de tout brûler en écrivant.Je pensais qu'il avait un poignard entre les dents.Il avait un couteau planté dans la gorge.L'enfance est uncouteauplanté dans la gorge, écrit Wajdi Mouawad dans Incendies1, une pièce de feu et de torrents, un truc foudroyant et magistral dont je ne me suis pas tout à fait remis, un mois plus tard.Quand la Société des auteurs et compositeurs dramatiques lui a remis le Prix de la Francophonie, cette semaine à Paris, Mouawad s'est dit «libanais dans son enfance, français dans sa façon de penser et québécois dans son théâtre».Il est aussi shakespearien dans les encoignures.Je veux dire par là deux choses.D'abord qu'il pousse le tragique dans ses derniers retranchements.Ensuite qu'il est à la fois puissamment contemporain et géographique, mais de tous temps et de tous continents.Quel était lethème, déjà?Le Québec que j'aime?Le Québec que j'aime, il n'yen pas qu'un.Le Québec que j'aime fait du skate devant chez nous, à ce moment précis, dans un soleil jaune comme un chien jaune, mais il s'éloigne, il court au loin, est-ce bien un chien ou est-ce un loup?Il est l'heure d'aller coucher le Québec que j'aime.Le Québec que j'aime a peur du loup quand il se couche, mais il court au loin, ce loup, c'est peut-être juste un chien, est-il jaune ou est-il gris?Le Québec que j'aime, j'ai souvent eu l'impression qu'il exaspère Wajdi Mouawad.J'ai souvent eu l'impression qu'il trouvait qu'il n'y a pas que les enfants, ici, qui prennent les chiens pour des loups.Que ce peuple manque terriblement de gravité.En ce double sens qu'il s'occupe de «choses pas graves» et qu'il marche d'un pas trop léger sur la surface de ce globe qui brûle et qui saigne.Ce n'est pas entièrement faux.Et ce n'est pas entièrement un défaut.Mais quand, comme lui, on a vu dans les yeux de son père et sa mère les blessures de la guerre, quand on a l'enfance plantée comme un couteau au fond de sa gorge, et qu'on aboutit dans un pays où l'on débat, au nom des droits fondamentaux, de la couleur de la margarine, cela doit en effet paraître un lieu d'incroyable légèreté.Un endroit où on ne connaît ni le sens ni le poids des mots, ni ceux de l'histoire ou de l'urgence.Un endroit où l'on crie au loup qui ne mord personne.En même temps, Incendies est une oeuvre authentiquement québécoise, par son aboutissement et par sa manière -son invention, son métissage.Dans Incendies, le personnage du «Québécois de souche» est un notaire un peu niais, plein de bonne volonté, qui tord les mots pour produire de l'humour involontaire («C'est pas la mer à voir», etc.).C'est un homme sans histoires et sans Histoire, apparemment occupé uniquement à aménager son bureau dans un centre commercial et faire boire son gazon de banlieue.Il reçoit deux jeunes adultes pour leur lire le testament de leur mère.La femme a quitté un pays en guerre \u2014 le Liban, même s'il n'est pas nommé \u2014 et a élevé ses enfants ici.Ils remonteront le fil de leur histoire, de celle de leur mère, de celle de leur père.Ce notaire sympathique est désespérément anti-tragique, presque burlesque à côté d'une famille martyrisée par la guerre.À côté des attentats suicide, des viols et des meurtres, des massacres, d'un procès pour crimes de guerre, il est «comme un cheval sur la soupe», pour utiliser son langage.Mais peut-être, sans lui, la pièce serait-elle insupportable.Même si l'histoire de ces enfants le dépasse, même si elle lui est étrangère et étrange, ou peut-être précisément pour cette raison, il les aide à la recoller.Il serait incapable de dire, comme dit un personnage : «L'enfance est un couteau planté dans la gorge et tu as su le retirer.À présent, il faut réapprendre à avaler sa salive.C'est ungesteparfois très courageux.Avaler sasalive.Àprésent, il faut reconstruire l'histoire.L'histoire est en miettes.Doucement consoler chaque morceau.Doucement guérir chaque souvenir.Doucement bercer chaque image.» Pourquoi le dirait-il, au fait, ce n'est pas sa gorge, ce n'est pas son histoire.Ça ne l'empêche pas d'accompagner ces enfants, de les abriter, de «faire son possible».Deux jeunes adultes à qui on a dit d'oublier, mais qui finiront par tout savoir : «Au jeu des questions et des réponses, on arrive facilement à la naissance des choses.» Onest, dit unpersonnage, «audébut de la dernière guerre du monde (.).Si cette guerre se termine, alors le temps se terminera aussi.Le monde ne sait pas, mais si on ne trouve pas une solution tout de suite à ces massacres, on ne trouvera jamais.» Quelle solution, comment dompter ce loup rouge qui dévore la terre?Après la guerre civile, lors d'unprocès, une victime dit à son bourreau: «Nous venons tous deux de la même terre, de la même langue, de la même histoire, et chaqueterre, chaquelangue, chaque histoire est responsable de ses traîtres et de ses héros.Responsable de ses bourreaux et de ses victimes, responsable de ses victoires et de ses défaites.(.) Nous n'aimions pas la guerre ni la violence et nous avons fait la guerre et nous avons été violents.Àprésent, il nous reste notre possible dignité.Nous avons échoué en tout, nous pourrions peut-être sauver encore cela : la dignité.» Le Québec que j'aime a parfois une histoire en miettes à consoler.Et une autre à construire.Le Québec que j'aime a plusieurs noms.Aujourd'hui il s'appelle Wajdi.1.Incendies, de Wajdi Mouawad, Leméac, Actes Sud-Papiers, Montréal 2003.ichée en pleine campagne, à Saint-Élie, villageà45minutes au nord de Trois-Rivières, le café-spectacle La Pierre Angulaire est un fief de la vie culturelle mauricienne.Un endroit où touristes de passage et résidants du coin trinquent ensemble en écoutant des chansons, de la musique du monde, des contes.En jasant avec Sébastien Langevin, coadministrateur depuis deux ans, nous avons eu droit à un avant-goût des paysages, des saveurs et des parfums de cette région.Nous avons aussi appris que les nuits mauriciennes étaient souvent chaudes, à l'intérieur des murs de La Pierre Angulaire.«Depuis nos débuts, il y a huit ans, nous présentons des spectacles de musique du monde ou traditionnelle.Des artistes de partout dans la francophonie, d'Afrique, d'Europe et d'Amérique du Sud, nous ont visités.Mais surtout, La Pierre Angulaire est la mecque du conte en Mauricie.Un endroit pour se retrouver entre amis et rencontrer des artistes, connus ou non.Un lieu intimiste où il y a un mélange spécial entre le public et la scène», explique Sébastien Langevin, précisant au passage que le conteur Fred Pellerin y a donné ses premières prestations.À ses débuts en 1996, La Pierre Angulaire faisait partie d'une coopérative qui gérait aussi d'autres commerces de la région.Puis, la coop a laissé tomber le café-spectacle pour se concentrer sur d'autres projets.Mais depuis deux ans, La Pierre a ressuscité grâceà Sébastien Langevin et Sébastien Pednaultqui luiontdonnéune seconde vie.«En juillet, on aura un week-end de musique du monde avec Gadji- Gadjo.Il y aura des activités en aprèsmidi, des ateliers et un feu de camp après le spectacle.On prévoit aussi des chansonniers québécois et européens et possiblement un weekend africain avec des percussionnistes.On comprend que le meilleur party en Mauricie a lieu souvent à La Pierre, où tout le monde est invité à jouer de la musique.«Il y a parfois des gens qui débarquent ici et se mettent au piano ou à la guitare pour donner un show gratuit et improvisé», résume Sébastien Langevin.Mauricien d'adoption (puisque originairedu Lac-Saint-Jean), il connaît bien deux ou trois coins enchanteurs où s'arrêter lors d'une promenade en Mauricie.«Le parc national est un plaisir à parcourir parce qu'on peut y louer des canots ou simplement faire de la randonnée pédestre.J'aime bien l'amphithéâtre en milieu naturel à Saint-Mathieu-du-Parc qui depuis quatreoucinqans, présentedesactivités et des spectacles.» En faisant ledétour ducôtéde Saint- Mathieu-du-Parc, il propose aussi une visite à Bicolline, qui pendant une dizaine de jours estivaux, se métamorphose en village médiéval.«On y recrée l'esprit des combats et la vie de villages médiévaux.Les visiteurs sontobligésdes'habillerconformément àl'époquepourpénétrerdansceslieux.» Pendant qu'on y est, Sébastien Langevin recommande une visite des chutes de Sainte-Ursule où se trouve le moulin Saint-Louis.«Il ne faut pasmanquerlepersonnagedumeunier, qui est très intéressant du point de vue historique.» Pour bien dormir et bien manger, la Mauricie a plusieurs bonnes adresses.«Il y a bien sûr le restaurant Candélabredel'hostelleriedu Sapin Vert, à Louiseville.L'auberge Saint- Mathieu-du-Lac, dans l'une des plus belles municipalités de la région, offre une table d'hôte pas piquée des vers et un hébergement de qualité.» Une journée idéale en Mauricie, pour Sébastien Langevin, c'est une promenade à cheval au centre équestre de l'auberge le Baluchon à Saint-Paulin, suivie d'un piquenique sur le bord des chutes à Magnan, un parc hydrotouristique où est nichée une petite centrale ainsi qu'un pavillon d'interprétation naturelle.«Après ça, on monte vers le parc national de la Mauricie, on va faire un tour à l'amphithéâtre et on loue un canot pour se promener autour de Saint-Mathieu.Et puis, on termine la soirée à La Pierre Angulaire, pour un bon repas traditionnel.» CHRONIQUE YVES BOISVERT UNE PIERRE D'ASSISE EN MAURICIE Le conteur Fred Pellerin.Wajdi Mouawad.Tél.: 450.581.0319 COURRIEL : info@veloviree.com w w w.v e l o v i r e e .c o m INSCRIVEZ-VOUS DÈS MAINTENANT ! 1er août 2004 Le dimanche dans CE QU'ON A LU, CE QU'ON EN PENSE.Forfait B&B Une nuit 1 petit déjeuner Frais de service 57$ à partir de : par personne, occ.double Taxes en sus Orford, Cantons-de-l'Est www.cheribourg.com 1 800 567-6132 Orford, Cantons-de-l'Est www.manoirdessables.com 1 800 567-3514 Lac Beauport, Québec www.stcastin.com 1 800 561-4764 3236172A 3229023A Envrac et dans le désordre, parcequ'il yaautant de définitions du romantisme qu'il yade romantiques, de couples et de solitaires.Et c'est tant mieux, sinon laville entièreseretrouverait tous les samedis soirs aubelvédère Summit Circle.Mais ça, on le laisseaux touristes et jeunes boutonneux le soir de leur remisedediplôme, si vous le voulez bien.L'arboretumdu Jardin botanique.Pour les romantiques-poétiques, cette vaste section du parc où si peu de gens vont s'aventurer, possède pourtant quelques merveilles:plus de 7000 spécimens d'arbres, notamment des lilas, pommiers etmarronniers en fleurs au printemps, et puis surtout lesmagnifiques saules pleureurs en bordure des étangs.Dommage que vous ne sachiez pas peindre, parce que vraiment, ce serait de toute beauté.2 Le tango au parc Saint-Viateur.Pour les romantiques-sensuels, le parc prend des airs latins le dimanche soir.Si vous avez le pas langoureux, vous pouvez vous hasarder sur la piste de danse ou suivre un cours gratuit.Si vous optez pour le voyeurisme, vous pouvez aussi vous asseoir sur un banc, face à l'étang aux canards.Fermez les yeux, et c'est comme si vous y étiez.Là, en Argentine.3 L'île Perry à Ahuntsic, alias l'île aux Fesses pour les intimes.Pour les romantiques-folichons, cette jolie petite île de la rivière des Prairies, à mi-chemin entre Montréal et Laval, à quelques pas de la pas du tout romantique prison de Bordeaux, offre une belle ballade, un endroit idéal pour faire un pique-nique en famille, sous les arbres au bord de l'eau.Le soir, ses nombreux bosquets offrent à leur tour un endroit idéal et intime pour faire toutes sortes d'autres choses.D'où le nom.4 La serre, annexe de la bibliothèque Westmount.Pour les romantiques-intellos.Quoi de plus romantique que d'aller bouquiner dans une serre chaude et humide, blotti sous un bananier?On vous le demande.La chambre21de l'Auberge de La Fontaine.Pour les romantiques tout court, à cause de son grand lit, de sa terrasse privée qui donne sur le parc, et bien sûr, de son bain à remous.Et puis parce que vous êtes à deux pas du parc La Fontaine, l'undes plus beauxà Montréal, il faut bien le reconnaître, fort romantique, assis là sous unarbre, à regarder les canards barboter.Nemanque plus que lesmusiciens.Avec unpeu de chance, un jeune guitariste n'est pas trop loin.PHOTO BERNARD BRAULT LA PRESSE© TOP 5 LE MONTRÉAL QU'ON AIME PALMARÈS DES TERRASSES-JARDINS Une terrassecen'est pas seulement unpoint de vuesur labeautéde l'humanitéestivante.Ou sur lanature.C'est untout, puisque les meilleures offrent labeautéde l'environnement et la qualitéde lanourriture.Voici nos choix de l'été.Avec le bon apéro.1Le Saint-Sulpice,125, rue Saint-Paul Ouest.Belle et élégante, on s'y sent totalement en vacances.Un Mimosa.$$$ 2La Terrassedu Château,280, rue Notre-Dame Est.Excentrique à souhait, sous la tente, en deçà d'un beau jardin à la française.Un verre de rosé.$ 3 Il Cortile,1442, rue Sherbrooke Ouest.La plus discrète, l'une des plus belles, à l'italienne.Une bouteille de Lambrusco, sans aucun doute.$$ 4 Da Emma,777, rue de la Commune Ouest.Encerclée d'arbrisseaux, de fleurs et d'odeurs fluviales.Très branchée.Une flûte demoscato d'Asti.$$$ 5Khyber Pass,506 rue Duluth Est.Bric-à-brac étonnant et exotique, un endroit hors normes et envoûtant dans le sens exotique du terme.Votre bouteille demadiran.$ 6 La Skala,295, rue Saint-Paul Est.Jolie terrasse urbaine qui réfléchit l'histoire du Vieux comme aucune.Désinvolte et gracieuse.Un verre de pinot noir de l'Oregon, bien frais.$$ 7 Bice,1504, rue Sherbrooke Ouest.C'est l'extension naturelle d'un très bon resto, un jardin de pierre et de tissus.Moderne.Un grand toscan, tant qu'à dépenser.$$$ 8 Dupont&Dupont,1297, chemin Canora, Mont-Royal.Chic aussi, comme le quartier qui vient y prendre ses aises dans une ambiance de petite ville.Unmousseux, n'importe lequel.$$$ 9Petite Terrassede Provence,1215 rue Mansfield.$$ \u2014ROBERT BEAUCHEMIN, COLLABORATION SPÉCIALE \u2014SILVIA GALIPEAU LES CINQS ENDROITS LES PLUSROMANTIQUESÀ MONTRÉAL La destination idéale pour vos vacances estivales Vélo, équitation, canot, baignade, randonnée pédestre, gastronomie et encore plus.Un monde de villégiature 1 800 322-2932 www.tourismemonttremblant.com Lac privé avec plage Golf à proximité Piscines intérieure et extérieure Tennis Massothérapie HÔTEL FAR HILLS INN VAL-MORIN (Québec) Tél.: (514) 990-4409 USA-Ontario-Québec :1 800 567-6636 Hôtel de 70 chambres Cuisine gastronomique et cave à vin recherchée - 2 nuits d'hébergement - 2 petits déjeuners buffet - Télécabine illimitée - 1 accès à la plage - 1 partie de mini-golf ou 1 descente de luge À partir de 82$ par personne, par nuit.Basé sur une occupation double dans un studio.Minimum 2 nuits.Redevance de villégiature & taxes en sus.Cet été, vivez le meilleur de Tremblant.Au coeur du village piétonnier.REWARDS 1-888-272-4000 www.marriott-tremblant.com 1-888-288-2988 Golf à Tremblant ! 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mélange au monde, de gens, de cultures», laisse-t-il tomber en finissant son espresso.La première partie de sa phrase est en français; la seconde, en anglais.Né d'une mère montréalaise d'origine libanaise et d'un père libanais montréalais d'adoption, élevé en anglais mais instruit en français, Mark Batchounest l'incarnation même de l'heureux mélange montréalais.Tombé dans la marmite de l'industrie du vêtement quand il était petit (son père, Nicolas Batchoun, habite dans le quartier de la rue Chabanel depuis plus de 25 ans), lui et son frère George, de moins de deux ans son aîné, ont ouvert leur premier magasin boulevard l'Acadie alors que Mark n'avait que 19 ans.Le filon que les frères Batchoun ont pressenti?Montréal avait une demande inassouvie pour le jean haut de gamme et les vêtements griffés destinés aux 16-25 ans.Un marché très exigeant mais très payant.«Nous ne nous sommes pas trompés.L'an dernier, mon jean le plus vendu était un Diesel de 325$.J'en ai vendu400», dit-il en souriant.Pendant la visite du magasin, il montre avec amour un exemplaire en denim.«Les trous sont faits à la main et le lavage avec des procédés très particuliers.Le denim, c'est un marché très spécialisé dans lequel on n'improvise pas», conclut-il.Grâce à ce créneau, Mark et son frère ont réussi à ouvrir quatre magasinsà Montréal en moins de cinq ans et à lancer Strut, un magazine unisexe très classe, made in Montreal mais se comparant facilement aux grandsmagazinesanglais.Récemment, Style Xchange a aussi ouvert ses portes à Toronto, juste à côté de ce qui sera la première succursale au Canada du magasinH&M.«Toronton'aura jamais le même attrait que Montréal.Je compare souvent Toronto à un immense centre d'affaires», souligne-t-il.Pourtant, ce qui l'émerveille le plus àMontréal, cesont les nombreux success stories vivants qu'il côtoie tous les jours.Son père et son oncle, qui possède les magasins Dollorama, Aldo Bensadoum, de l'empire de chaussures Aldo, et Joey Basmaji, le nom derrière les magasins Jacob, sont ses inspirations de tous les moments.«Jesuisjeuneet j'essaie d'apprendre des bons coups et des erreurs de ceux qui ont fait des affaires avant moi.Je ne suis pas dans ce milieu pour du court terme; je veux établir des bases solides», dit-il.D'ailleurs, l'horaire de Mark Batchoun a de quoi donner le tournis.Seul à la tête de Style Xchange et de Strut depuis que son frère George a décidé de relancer la collection de vêtements No Xcess, il travaille de 6 h à minuit tous les jours.Sa compagnie, qui emploie plus d'une cinquantaine de personnes, a élu domicile boulevard Saint-Laurent.«L'édifice dans lequel nous logeons a été pensé pour le milieu de la mode.Je ne pouvais trouver mieux», affirme le jeune entrepreneur.Le soir, il rentre à Mont-Royal, où il habite avec ses parents.Il ne s'autorise qu'une soirée libre par semaine.Aumoment où vous lisez ces lignes, Mark Batchoun est sur une plage en Crète grâce à une invitation de Diesel.«Ce sont mes premières vacances en cinq ans.Et j'ignore encore si je ne les passerai pas à discuter affaires».L'HOMME DE DENIM Détente : «J'aime le concept de suppeclub.Ce n'est pas juste une boîte où on peut danser.On peutmanger, relaxer dans le lounge .Comme toutes les villes les plus branchées du monde, Montréal en a plusieurs.» Son préféré :le Med (3500, boul.Saint-Laurent), voisin du Buona Notte, vétéran dans le style.Il craque aussi pour le Time Supper Club (997, rue Saint-Jacques) et Le Globe (3455, boul.Saint-Laurent).Cuisine libanaise: Mark Batchoun ne parle pas arabe et n'a jamaismis les pieds à Beyrouth, mais quand il est temps de se replonger dans le Liban de ses origines, il fait un saut au restaurant Daou (519, rue Faillon Est).Pour les courses:lemarché Adonis (2001, rue Sauvé) est l'adresse ultime.Bouffe rapide: Fan incontesté de poutine, il a découvert une nouvelle religion quand il amis les pieds à La Banquise (994, rue Rachel Est) la première fois.«La poutine hot-dog et la poutine pizza sont mes préférées », avoue-t-il tout de go.Il raffole aussi de Patati Patata friterie de luxe (4177, boul.Saint- Laurent), situé juste devant son bureau.Restos: Mark Batchoun aime les histoires de réussite, alors il aime L'Académie (4051, rue Saint-Denis).«C'est toujours plein.Ça me fascine.J'aime y aller avecmes employés.C'est immense et abordable;on peut apporter notre vin.Il y en a pour tout le monde.» Où débarque Hollywood quand les grandes productions américaines sont en ville?«Chez Da Emma, dans le Vieux-Montréal.J'y ai vu Leonardo Di Caprio avec Gisele, les joueurs des Canadiens.J'y vais pour la nourriture italienne exquise.» (Restaurant Da Emma,777 rue de la Commune Ouest) Une rue: Pour lui, Montréal se résume par ces mots :boulevard Saint-Laurent.« Partout dans le monde, quand les gens connaissent Montréal, ils connaissent le boulevard Saint-Laurent.Et c'est une rue qui n'est qu'au début de son potentiel.» LESCINQPLUS BELLES PISCINESÀ MONTRÉAL La piscine duvillagede Pointe-Claire.Au coeur du grand parc Bourgeau, cette piscine extérieure chauffée offre non seulement unemagnifique vue sur le lac Saint-Louis et ses petits bateaux, mais surtout sur la pointemême de Pointe-Claire, là où se trouve son bucolique moulin.2 La piscine John F.Kennedy à Outremont, au coeur du parc du même nom.L'une des rares piscines extérieures chauffées à Montréal, ce beau bassin a le grand avantage d'être l'un des premiers à ouvrir (dès les premiersweek-ends de juin) et l'un des derniers à fermer (passé la fête du Travail).Dans un bel environnement boisé, à deux pas d'une pataugeoire, d'un module pour enfants et d'un carré de sable, il y en a ici pour tous les goûts, et tous les âges.3 La piscine Laurier (Sir Wilfrid pour les puristes).C'est un coup de coeur bien personnel.La piscine en soi n'a rien d'extraordinaire, si ce n'est son emplacement.En plein coeur du Plateau Mont-Royal, à deux pas des trop nombreux tuyaux d'échappement de la rue Saint- Denis, on se croirait ici en pleine campagne.Avec ses beaux arbres, ses terrains de soccer, le parc pour enfants, ce qu'on peu aimer Montréal l'été, quand même.4 L'aquadôme de La Salle et le centreaquatique de Rivière-des-Prairies.Parceque si fiston voulait absolument aller à la pataugeuse alors qu'il tombedes cordes dehors, vous y trouverez lemêmepland'eau, lesmêmes fontaines, bref, lesmêmes fous rires, avec des glissades et surtout untoit en prime.Enprime, vous pourrez en profiter pour faire quelques longueurs et travailler vos abdos.La piscine Taillon dans Hochelaga-Maisonneuve.Jamais cru trouver une piscine aussi chouette dans ce coin de la ville.À nouveau, le bassin en soi est assez banal, mais que dire de la vue?Au beaumilieu d'un immense parc, donnant directement sur la voiemaritime, quoi demieux que de patauger en regardant au loin passer les petits bateaux?\u2014SILVIA GALIPEAU LEMONTRÉALQU'ONAIME François M.Pouliot & Stéphanie Beaudoin, propriétaires-exploitants Visites et dégustations : Ouvert tous les jours de 10h à 17h, du mois de mai à Noël.Hors-saison : sur rendez-vous.Situé à 45 minutes de Montréal (Aut.15 sud, sortie 6).617, route 202, Hemmingford (Québec) Canada, J0L 1H0 Tél.: 450.247.2899 Téléc.: 450.247.2690 Courriel : info@cidredeglace.com www.cidredeglace.com PHOTO : PHIL NORTON Neige, le CIDRE DE GLACE authentique MONDIALEMENT CONNU! CROISIÈRE ET GASTRONOMIE CE FORFAIT INCLUT : 2 soupers table d'hôte 5 services 2 nuitées 2 petits déjeuners 1 croisière et visite à la Grosse-Île ou à l'Isle-aux-Grues À partir de 124$ /pers./nuit Occupation double, service inclus, taxes en sus.DÉTENTE ET FINE CUISINE CE FORFAIT INCLUT : 1 souper table d'hôte 5 services 1 nuitée 1 petit déjeuner À partir de 105$ /pers.Occupation double, service inclus, taxes en sus.FORFAIT GOLF CE FORFAIT INCLUT : 2 soupers table d'hôte 5 services 2 nuitées 2 petits déjeuners 1 journée de golf 18 trous À partir de 120$ /pers./nuit Occupation double, service inclus, taxes en sus.Fine cuisine, quiétude et ravissement CROISIÈRE ET THÉÂTRE CE FORFAIT INCLUT : 2 soupers table d'hôte 2 nuitées 2 petits déjeuners 1 croisière et visite à la Grosse-Île ou à l'Isle-aux-Grues 1 billet pour la pièce de théâtre « Pour hommes seulement » présentée à la Roche à Veillon À partir de 127$ /pers./nuit Occupation double, service inclus, taxes en sus.SPA PARFUM DE MER (LA MER RACONTE) CE FORFAIT INCLUT : 2 soupers table d'hôte 2 nuitées 2 petits déjeuners 1 exfoliation aux sels de mer 1 enveloppement 1 massage extérieur en bordure du fleuve À partir de 179$ /pers./nuit Occupation double, service inclus, taxes en sus.ESCAPADE GOLF CE FORFAIT INCLUT : 2 soupers table d'hôte 2 nuitées 2 petits déjeuners 1 journée de golf 18 trous 1 massage complet au Spa Parfum de Mer À partir de 130$ /pers./nuit Occupation double, service inclus, taxes en sus.Croisière à Grosse-Île À partir de 37,95$ /pers.Croisière Nature/Culture à l'Isle-aux-Grues À partir de 37,95$ /pers.Photo : Parcs Canada / Luc Delisle 220, boulevard Taché Est, Montmagny 1 800 563-0200 www.manoirdeserables.com 280, rue de Gaspé Ouest, Saint-Jean-Port-Joli 1 800 463-7045 www.aubergedufaubourg.com TRAVERSÉES QUOTIDIENNES 1 888 476-7734 www.croisiereslachance.ca À moins de 30 minutes à l'est des ponts de Québec, sur la rive sud du fleuve.Autoroute 20, sortie 364.Départs de Berthier-sur-Mer.3230699A PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © SYLVIE ST-JACQUES SILVIA GALIPEAU LE MONTRÉAL ITALIEN DE NICK DESANTIS L'entraîner chef de l'Impact de Montréal nous avait donné rendezvous au Caffè Italia pour discuter de Montréal.Le ton était donné.Le Montréal qu'il aime, son Montréal, serait italien ou ne serait pas.MONTRÉAL, VILLE VERTE LE MONTRÉAL QU'ON AIME ean-François Pronovost, directeur général de Vélo Québec, sillonne souvent les sentiers verdoyants de Montréal.«J'aime Montréal parce que c'est à la fois une grande et une petite ville.Peu importe où l'on se trouve, on rencontre toujours quelqu'un qu'on connaît», dit-il, alors que nous sommes attablés au café de la Maison des Cyclistes, avenue Rachel.Misàpart lesvisagesfamiliers, poursuitil, il existe à Montréal des points de vue spectaculaires qui nous rappellent que la ville est aussi une île.«Sur la piste de la Voiemaritime entre le parc des Îles et l'île Notre- Dame, jusqu'au Pont Champlain, on a un profil époustouflant de la ville», fait-il remarquer.Entouré de verdure, le Montréalais sur deux roues peut s'y sentir loin, loin de la frénésie urbaine du centre-ville qui pourtant bat son plein juste à côté.De retour dans l'île, en longeant le fleuve vers l'ouest, un arrêt à l'île aux Hérons à la hauteur de La Salle, s'impose.Dans cette île protégée, où pousse une variété de jolies fleurs cultivées, on a accès à une vue spectaculaire des rapides de Lachine.Avec un bon livre, une chaise pliante et un pique-nique, on peut s'y installer pour l'après-midi et, avec un peu de chance, apercevoir un ou deux hérons prenant le frais.La piste cyclable qui longe le canal Lachine vers l'ouest, que les cyclistes sont nombreux à aimer, nous promet aussi de belles promenades au grand air et quelques haltes qui valent le détour.«Rendu à Lachine, on a l'impression que Montréal est au bord de la mer», souligne Jean-François Pronost.Pendant ce temps, au nord de l'île, les promeneurs peuvent explorer les alentours dépaysants du boulevard Gouin.«Le parc-nature de l'Îlede- la-Visitation est unendroitmagnifique.À l'extrême est, le parc de la Pointe-aux-Prairies nous plonge en pleine nature.C'est la campagne en pleine ville.» Pour les cyclistes qui ne craignent pas les longues randonnées (ou les propriétaires de voiture qui aiment aussi pédaler), L'île-Bizard, à l'extrême ouest de Montréal, peut faire l'objet d'une belle sortie nature.«Il y a un sentier à travers les marécages qui nous amènent à la pointe.Ce sont les Everglades de Montréal», dit Jean- François Pronovost.Plus près du centre, il y a des endroits qui sont tellement évidents, que l'on finit par les oublier.Or, le Jardin botanique, le parc Maisonneuve et le mont Royal sont des territoires bénis par les promeneurs en quête de verdure.Des lieux qui gagnent à être revisités, selon Jean- François Pronovost.«Le Jardin botanique, au fil des saisons, est un endroit où la nature change continuellement.Chaque visite est un dépaysement.» Son voisin, le parc Maisonneuve possède une flore qui n'a plus rien à voir avec ses chicots plantés il y a une quinzaine d'années.Du côté du mont Royal, la classique balade sur le chemin Omsted qui mène vers le chalet de la montagne est un itinéraire incontournable pour de nombreux Montréalais.Jean- François Pronovost, qui louange la beauté de Montréal l'été, remarque que les communautés culturelles d'ici savent souvent mieux profiter de ces coins de verdureque les citadins natifs d'ici.«Les moyens financiers y sont peutêtre pour quelque chose, mais dans la culture de plusieurs d'entre eux, il est plus habituel de passer du temps dans les parcs urbains.» En juillet et août, ajoute-t-il, plusieurs espaces verts publics sont d'un calme méditatif.Pendant ce temps, à Saint- Sauveur, les citadins en vacances recréent l'atmosphère de la ville, le gazon étant toujours plus vert chez les voisins.n bon Italien, Nick De Santis est arrivé avec quelques minutes de retard, le téléphone cellulaire en main.Un téléphone qui ne sonnera heureusement qu'une seule fois pendant l'entretien.Enbon Italien, aussi, il nous a galamment offert un espresso pour briser la glace et lancer la discussion.Il est de toute évidence un grand habitué du coin, serrant quelques mains en entrant, lançant un ciao parci, un autre ciao par-là.Impossible donc, de passer à côté de la question: le meilleur café en ville?Ici, évidemment.Nick De Santis vient d'ailleurs religieusement au Caffè Italia dès 7h30, prendre un caffè latte, voire deux.«Je viens tous les matins avant d'aller travailler, même si je dois me lever une heure plus tôt, affirme-t-il dans un français impeccable.Je viens pour me détendre et rencontrer des amis.Cela fait cinq ousixansque jeviens tous lesmatins.» Nick De Santis, qui a tout du look de la «péninsule» (bermuda propret, t-shirt noir ajusté, sandales de cuir, et l'incontournable cellulaire) est pourtant néà Montréal dans le quartier Saint-Michel.Ses parents, originaires du Molise, dans le centre-sud de l'Italie, sont arrivés au pays dans les années 60, quelques années avant sa naissance.Ils n'ont jamais quitté le quartier.Quand il s'est marié, Nick De Santis a d'abord acheté un condo à un coin de rue du café, «à cause du marché et de l'ambiance».Trois ans plus tard, il a déménagé à Mont-Royal.Ce qui n'a pas changé son habitude pour autant: Le café incarne d'ailleurs un peu son Montréal à lui, le Montréal qu'il aime.En voyageant, et, métier oblige, il voyage beaucoup, c'est l'une des premières choses qui lui manque: son latte matinal.Ne comptez toutefois pas sur Nick De Santis pour vous nommer les meilleurs restaurants italiens en ville.Ses copains possèdent les plus grands restos du quartier, il connaît presque tous les propriétaires italiens en ville, alors une telle réponse, le mettrait évidemment dans l'embarras.Dommage.Mais saluons sa délicatesse.Son boui-boui préféré, par contre, il le nomme sans hésiter : le Caffè Epoca, à cause de la pizza Roberto, aux tomates fraîches, prosciutto, aragula et parmigiano reggiano.C'est d'ailleurs ici qu'il préfère venir regarder des matchs de soccer, l'hiver, pendant le championnat italien.«Je viens regarder les différents fans des clubs qui se chicanent.Son équipe préférée?Juventus.Son joueur?Roberto Baggio, tout récemment retraité.Les meilleurs desserts en ville?Les canolli de la pâtisserie Roma, au marché Jean-Talon, ou encore ceux de lapâtisserie Alati, à Saint-Léonard.Mais le séduisant sportif se défend de n'aimer que les coins italiens de la ville.Son bistropréféré est d'ailleurs Chez Roger, où il rencontre ses amis tous les jeudis pour le 5 à 7.Il aime bien aussi se promener le soir à Outremont, déguster des moules au vin blanc à La Moulerie, rue Bernard, ou prendre quelques croissants chez Première Moisson, à quelques pas de là, pour le petit-déjeuner.Son parc préféré, c'est le parc Beaubien, à Outremont toujours, là oùil s'estmarié il y a quelques années.S'il aime bien les pâtes au pesto de sa mère, il s'est récemment converti aux sushis avec sa femme, et va pas moins de trois fois par semaine chez Yakata, boulevard Saint-Laurent, notamment pour les rouleaux californiens ou le thon épicé.Il aime aussi bien s'offrir un bon poulet grillé portugais Chez Doval, ou prendre un pita libanais à la boulangerie Andalos, des tapas à la Casa Tapas, ou encore des souvlaki grecs chez Marven's.C'est d'ailleurs ce qu'il raffole de Montréal: «On peut trouver n'importe quoi, manger de tout.» Partout ailleurs, qu'il s'agisse de Toronto, Edmonton, Kansas City ou Chicago, où il a également vécu, il faut faire des kilomètres et des kilomètres pour se rendre à l'endroit voulu.À Montréal, à l'inverse, tout est à portée de la main.«Montréal est une petite grande ville», se plaîtil à dire, là même oùil se sent le mieux au monde.Mieux qu'en Italie?Mieux qu'en Italie.«Ici, la mentalité est différente, les gens sont plus honnêtes.En Italie, tout dépend toujours de qui tu connais.Le docteur passe devant tout le monde à la banque.Ici, il fait la ligne.Ici, on n'a pas besoin d'être toujours sur nos gardes, alors qu'en Italie, je me demande toujours si on n'est pas en train de me voler.» Bien sûr, l'Italie a la mer et ne connaît pas l'interminable hiver montréalais.«Si on avait la mer, Montréal serait la plus belle ville au monde», glisse-t-il.Mais même avec tous ses défauts, l'humidité écrasante l'été, le froid sans fin l'hiver, et cette douloureuse absence de la mer, il ne se voit pas vivre ailleurs.«Vivre ailleurs qu'à Montréal?Impensable.» Ce qui ne l'empêche pas de s'envoler tous les automnes se dorer la couenne au bord de la Méditerranée.Pour les pédaleurs de fort calibre comme pour les promeneurs du dimanche, Montréal recèle des trésors naturels qui nous changent du béton et de la frénésie des festivals.Un pilier du Caffè Italia, l'entraîneur Nick De Santis. PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © SYLVIE ST-JACQUES CINQ ENDROITSPOUR SE DÉPAYSERSANS SORTIR DEMONTRÉAL À Lachine, à l'extrémité du canal.L'impression d'être au bord de la mer, en plissant légèrement les yeux.2 Leclub Balattou, boulevard Saint-Laurent.Pour danser jusqu'aux petites heures dumatin et se sentir en vacances en contrée lointaine.3 Les dimanches latino, au Cabaretà Mado.Salsa, merengue, tequila et travestis.Que dire de plus?4 Leparc Athena, à Parc-Extension.Pour l'ambiance cosmopolite, au milieu des Sikhs, des Pakistanais, des Grecs et de quelques Haïtiens.Summit Crescentà Westmount.De somptueuses demeures hors de prix, de la verdure chatoyante, pas l'ombre d'une corde à linge ou l'écho d'un «SÉBASSSS, VIENS SOUPER!!!!» Le dépaysement le plus total, quoi.\u2014SYLVIE ST-JACQUES LES CINQ PLUS BELLES PLAGESÀ PROXIMITÉ DEMONTRÉAL Plage duparc-nature du Cap-Saint-Jacques Située en bordure du lac des Deux- Montagnes, c'est est l'une des trois plages naturelles sur l'île de Montréal .2 Plage de Saint-Timothée Dépassez de quelques poussières Beauharnois, et vous aboutirez sur cette jolie plage en bordure du lac Saint-Louis.3 Plage duparc-nature du Bois-de-L'Île-Bizard Une autre rive du lac des Deux-Montagnes, pour la baignade, la pêche, la location d'embarcations nautiques (avec quai et rampe de mise à l'eau), les pique-niques.4 Plage duparc Jean-Drapeau Pour se tremper les orteils à proximité du centreville, et peut-êtremême faire un peu de pédalo.Plage dulac des Sables, à Sainte- Agathe-des-Monts L'occasion de faire une saucette dans les Laurentides et peut-être un peu de canot, de kayak ou de pédalo.\u2014SYLVIE ST-JACQUES MELISSA DE LA MAIN epuis sa tendre enfance, Melissa Auf der Maur, fille du coloré Nick et de Linda Gaboriau, traductrice au théâtre, a tout naturellement pris racine dans la périphérie Plateau/Saint- Laurent/Mile End.Dix ans après son ascension au rang de déesse de la musique alternative, l'ex-bassiste de Hole, qui lançait le mois dernier son premier albumsolo, est rentrée chez elle, à sa façon bien cosmopolite.Elle vient d'acheter un appartement sur le Plateau Mont-Royal, s'est entourée de musiciens d'ici pour sa tournée et, depuis quelques années, est devenue porte-parole des Journées de la culture.Montréal l'a vue grandir et l'a admirée à distance, alors qu'elle faisait sa place auprès des monstres sacrés du rock alternatif.Àsa ville natale, Melissa Auf der Maur voue un amour inconditionnel, qui résiste à toutes comparaisons avec des plus grandes, des plus glamours, des plus exotiques.«Montréal est une ville parfaite.C'est ce que je dis à tout le monde que je rencontre à l'étranger», dit-elle de sa voix grave au léger accent anglo.La perfection montréalaise telle que décrite par Melissa, c'est un petit goût d'Europe avec une dose de New York.«Du pain et du fromage comme on n'entrouverait jamais aux États-Unis.» Pour cette initiée aux nuits newyorkaises et parisiennes, Montréal est aussi devenu un endroit où retrouver ses esprits.«Quand je suis en ville, j'en profite surtout pour relaxer, même si c'est une excellente villepour sortir tardle soir», expliquet- elle, précisant que cette nouvelle sagesse ne l'empêche jamais de vanter le sang chaud de la métropole.«Si je veux convaincre mes amis américains de visiter Montréal, je leur dis toujours que c'est la ville la plus sexy qui soit.Je leur parle des soirées incroyables, de tous les bars et restaurants.» Un tour de ville guidé par Melissa passe toujours par une virée des bars et restos du boulevard Saint- Laurent, un coup d'oeil sur le bouillonnement culturel du Plateau et du Mile End, et se termine par un pèlerinage sur le mont Royal, au cimetière Côte-des-Neiges et à l'Oratoire St-Joseph.Mais spontanément, c'est de bouffe dont aime parler la filiforme musicienne, en décrivant ses restos préférés.«Je mange des sandwichs du Santropol depuis que j'ai 6 ans.J'adore aussi le 14 Prince-Arthur, unpetit restovietnamien.Quandj'étais à l'université\u2014elle a étudié la photo à Concordia \u2014, je vivais de cette bouffe!» Les poulets barbecue des restos portugais («j'ai grandi en mangeant cela»), les petits plats du'Euro Deli rue Saint-Laurent, la Casa Tapas rue Rachel et même le poulet de chez Saint-Hubert («livré à la maison») sont quelques-uns des trésors montréalais, selon Melissa.Pour notre entretien, la rockeuse rouquine nous a donné rendez-vous aux Foufounes Électriques.Normal, puisque c'est le lieu de sa rencontre déterminante avec Billy Corgan, le leader des Smashing Pumkins.Melissa qui a connu les belles heures des années grunge dans les bars de Montréal (elle a été DJ au Biftèque et a vendu des billets aux Foufs) conserve deux ou trois endroits de prédilection oùelle adore aller prendre un verre.«J'aime bien la Casa Del Popolo et la Sala Rossa sur Saint- Laurent.Parfois, je sors aux Foufs parce qu'on y trouve les punks de Montréal.Je vais souvent voir des concerts au Club Soda et au Cabaret.» Son Montréal, celui des amis d'enfanceetde laviesociale, est surtout anglo.Enfant, elle percevait nettement la séparation entre les deux communautés, même si sa propre famille était teintée d'une culture plurielle.«Ma mère est traductrice de théâtre français et québécois.Mon beau-père est prof de français à Mc Gill et mes demifrères sont des Québécois francophones », explique Melissa, qui aimerait que la rencontre entre les deux solitudes soit plus facile.Étonnée par le boom économique qui a changé le visage de son Plateau Mont-Royal natal, dans les dernières années, elle craint la mort des petits commerces écrasés par le triomphe de l'argent.«Ça m'énerverait que les choses deviennent trop commerciales et big business.La croissance économique a certainement du bon, puisque Montréal a connu des périodes très difficiles.C'est important de garder la richesse culturelle grecque, portugaise, juive dans les quartiers.Les nettoyeurs à sec, les réparateurs de chaussures qui existent depuis des décennies.Mais quand je vois legros Pharmaprix qui a remplacé le Warshaw, et la boulangerie Saint-Laurent qui a fermé, ça me désole.» Ce regard social sur Montréal, elle le tient évidemment de son défunt père Nick Auf der Maur, l'ancien journaliste et conseiller municipal que l'on surnommait le «maire du centre-ville».«Il était marié à cette ville.C'était l'amour de sa vie», dit Melissa qui a grandi en suivant son célèbre paternel dans les entrevues qu'il donnait à la radio et à la télé, pendant ses campagnes politiques et ses promenades dans les rues du centre-ville.«La vie de mon père était en dehors de la maison, au bar, sur la rue.La ville était son salon.Mais la vie intérieure, c'était à la maison avec ma mère.» PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © PHOTO PIERRE McCANN, LA PRESSE © LEMONTRÉAL QU'ON AIME Melissa Auf Der Maur dans son milieu naturel: les Foufounes électriques.Pause détente au parc Athéna, dans Parc-Extension.C'est aussi ça.Verdun.Le boulevard La Salle est à deux pas de la piste cyclable.Un peu plus à l'ouest, une jeune cycliste se balade à La Salle. PA111223 DÉPÔT DU PLEIN AIR , boul.Saint-Laurent Jarry (514) 381-4399 RABAIS DE 10 $ SUR ACHAT DE 80 $ ET PLUS SUR PRÉSENTATION DE CETTE ANNONCE.1 coupon par client 2 places, double toit plein, coutures scellées, plancher nylon, 7 lbs.74 99$ 5 places, double toit plein, coutures scellées 99 99$ 6 places, double toit plein, 2 chambres, 2 portes, 2 vestibules 179 99$ 8 places, double toit plein, 2 chambres, 2 portes, 2 vestibules 299 99$ KAYAK 8 modèles de kayak en exposition RÉCHAUD SAC DE COUCHAGE PLUS DE 30 MODÈLES EN EXPOSITION 0o C rectangulaire 19 99$ 0o C ultra compact 2 lb 39 99$ - 5o C flanelle 4 lb 29 99$ - 15o C momie 4 lb 59 99$ MATELAS AUTOGONFLANTS 8 modèles en exposition à partir de 29 99$ SAC À DOS PLUS DE 50 MODÈLES Asolo 30L 29 99$ Summit 55L 49 99$ Infinity 65L 109 99$ Asolo 75L 119 99$ Monterra 95L 149 99$ TENTES PLUS DE 30 MODÈLES EN EXPOSITION 2 brûleurs 16 000 BTU 29 99$ 13' à partir de 549 99$ SUPER LIQUIDATION CAMPING 3236047A Visites guidées, 11h, 13h et 15h Chaque jour, plusieurs nouveautés Scrutez notre forêt à bord du Biotrain.Vivez une expérience avec les reptiles, abeilles et autres.CENTRE DE LA BIODIVERSITÉ DU QUÉBEC Entrée : adulte : 8 $, enfant : 6 $, 5 ans et moins : gratuit, famille : 20 $ 1 866 522-5665 1800, av.Des Jasmins, Sainte-Angèle-de-laval, ville de Bécancour Le Domaine Miramont-Sur-Le-Lac est juché en montagne sur les berges du paisible \u201c Lac de la Montagne \u201c.Un paysage harmonieux s'offre à vous avec nos unités à flanc de montagnes ou en bordure du lac.Un endroit idéal pour vos mariages, banquets ou toutes cérémonies.Nos nouveautés : Soins corporels Soupers dansant avec musiciens les vendredis et samedis Tél.: (819) 327-3330 Sans frais : 1 800 567-6707 3199, Chemin du Village Saint-Adolphe d'Howard www.mira-mont.com 3235947 Rés.:1-866-522-5665 rivièregentilly.com Magnifiques sites de camping sauvage, pêche libre et randonnée pédestre.Halte de repos branchée sur une nature accueillante.Site 15 $ à 25 $.Entrée 2 $ Des espaces pour le camping équestre sont disponibles.25 $/nuit 1000 Route Des Flamant Ste-Marie De Bland Ford La terrasse sous la tonnelle ou dans le jardin BRUNCH TOUS LES DIMANCHES Le restaurant où l'on apporte ses bonnes bouteilles.HÔTEL-RESTAURANT CHEZ NOESER www.n o e s e r .c o m 236, rue Champlain, Saint-Jean-sur-Richelieu - 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Mais quelque chose clochait avec le traditionnel enrobage chocolaté, offert dans tous les bars laitiers de la province.«On a su que quelque chose n'allait pas quand tous nos actionnaires ont enlevé l'enrobage sur leur crème glacée et l'ont mis à la poubelle.» Trop sucré, trop chimique, pas à la hauteur d'une chocolaterie, ont commenté ces derniers.«Mais le maître glacier nous a dit que c'était la meilleure qualité sur le marché.Que c'était impossible de faire mieux», raconte aujourd'hui, un sourire en coin, Mario Vézina.Âgé de 37 ans, le frère du mari de Mme Beaulieu est aujourd'hui le maître chocolatier de l'entreprise lévisienne et un des principaux dirigeants de la compagnie.Même si à l'impossible, nul n'est tenu, Mario Vézinaasorti sesmélanges de chocolat, ajouté du beurre de cacao, un peu de ceci, de cela.Et puis, à trois jours de l'ouverture de la crémerie, il a crié: «Eurêka!» Le mélange de chocolat noir encore chaud acceptait de se marier à la crème glacée.Le visage du Vieux-Lévis a été métamorphosé après l'arrivée des Chocolats favoris.Dans ce quartier où les commerçants travaillaient d'arrache-pied pour joindre les deux bouts, des restaurants ont ouvert leurs portes, des artisans ont suivi, des jeunes ont emménagé, des gîtes du passant ont vu le jour et la salle de spectacle l'Anglicane a été rénovée.La chapelle du collège de Lévis, un trésor d'architecture, a aussi été transformée en bibliothèque municipale.Les mordus des Chocolats favoris sont heureux de constater tous ces changements, mais ils ne manquent pas de décrier la barrière psychologique qui existe entre Lévis et Québec.divisés par un petit 10 minutes de traversier.«C'est un peu le même complexe que celui de Hull et Ottawa.C'est difficile de faire des affaires à Lévis.On vit dans l'ombre de Québec.Ça crée un problème de passivité parfois chez les Lévisiens.Mais de plus en plus, ils comprennent qu'ils vivent du bon côté du fleuve.En fait, c'est un secret que nous gardons pour nous », dit Christine Beaulieu en remarquant que les gens de la rive nord échouent rarement sur la rive sud du fleuve.Et les gestionnaires des Chocolats favoris ont bien l'intention de garder pour eux le secret de leur enrobage chocolaté.«Nous avons eu bien des offres de gens qui aimeraient acheter notre recette.Mais c'est une concoction artisanale et nous préférons ne l'offrir qu'ici, à Lévis», précise Mario Vézina, qui aura 32 personnes à son emploi cet été.Et tant mieux si les gens de Québec et les touristes doivent se déplacer pour croquer dans le parfait mélange de chocolat noir et de crème glacée à la vanille.«Découvrir Lévis, c'est découvrir une destination avant son temps», conclut Christine Beaulieu.Le plus beau point de vue sur Québec «C'est Lévis, en général », répondent en choeur Mario Vézina et Christine Beaulieu.Plus précisément?La terrasse de Lévis, la croix de la rue Fraser, le traversier Québec- Lévis.Piste cyclable «La nouvelle piste en bordure du fleuve sur la rive sud est fantastique.Avant, personne ne profitait de la berge.Maintenant, quand il fait beau, la piste est remplie de cyclistes et de marcheurs », explique Mario Vézina.Meilleur brunch Pour l'atmosphère, lamarina de Lévis 4685, rue Saint-Laurent, Lévis.Meilleure boulangerie La Levée du jour, à Saint-Vallier.Ils ont une petite terrasse sur le bord de l'eau.Adorable! 344, rue Principale, Saint-Vallier.Meilleures librairies La Librairie Fournier, à Lévis, vieille de plus de 100 ans (71, côte du Passage).Librairie Pantoute, une des plus grandes librairies indépendantes de la province.1100, rue Saint-Jean, Québec.Coups de coeur du bedon L'Intimiste, 35, avenue Bégin, Lévis.L'Escalier, 6120, rue Saint-Laurent, Lévis.Café de la Paix, 44, rue des Jardins, Québec.Brynesmokedmeat,1360, ave.Maguire, Sillery.La Salsa, 1063, 3e Avenue, Québec.Pique-nique Domaine de Maizerets à Québec.(accessible par une piste cyclable) et le parc.de la chute Chaudière à Charny.Petites trouvailles Les souliers peints et les chapeaux revampés de Carmen Maréchal, nichée dans le sous-sol de la Maison Labadie (68, côte du Passage, Lévis).Cet édifice abrite aussi un studio de coiffure, une massothérapeute et un loft, loué à la nuit.Irritants Le déboisement des vieilles rues et le manque de stationnement public.L'état lamentable du transport en commun et l'horaire rétréci des traversiers.CARNET D'ADRESSES Un phénomène.Un pôle d'attraction.LA destination touristique.Le centre du renouveau de la vie publique.Dans la bouche des Lévisiens, tous les superlatifs sont bons pour parler des Chocolats favoris.TEXTES DE LAURA-JULIE PERREAULT PHOTOS DE ROBERT SKINNER LE POUVOIR EST DANS LE CHOCOLAT Àla vôtre! Mario Vézina, Christine Beaulieu et Mark Russell de Chocolats favoris.Grâce à cette nouvelle piste cyclable panoramique, plus de cyclistes de Québec font maintenant le voyage jusqu'à Lévis.Le visage du Vieux-Lévis a été métamorphosé après l'arrivée des Chocolats favoris.LEQUÉBECQU'ONAIME SYLVIE ST-JACQUES Grâce à Julie Lebel, la danse contemporaine n'est plus du «chinois conceptuel» pour plusieurs résidants de la Côte-Nord.La jeune chorégraphe originaire de Sept-îles, rentrée chez elle en 1998 après des études en danse à l'UQAM, est investie de la très noble mission d'y promouvoir une vie culturelle plus vibrante.En y créant et présentant ses pièces, bien sûr, mais aussi en invitant des artistes des centres urbains à s'y produire et à découvrir son coin de pays.«À la fin de mes études, Sept-Îles nous attendait, mon chum d'alors et moi, avec des contrats d'enseignement.Il fallait rembourser les prêts étudiants et c'était une solution qui avait de l'allure.J'ai laissé l'enseignement au bout de quatre ans, parce que ce n'était pas le genre de danse quim'intéressait.J'avais le goût de faire d'autres projets dans le domaine de la recherche et de la création.» Des plus ambitieux auraient acheté un aller simple pour Montréal, pour avoir les deux pieds dans le circuit de la danse contemporaine, bouillonnant en talents mais souvent peu rémunérateur.Pourtant, Julie ne pouvait se résigner à quitter la Côte- Nord, la mer et les siens pour tenter sachanceen ville.«Enplus de travailler sur mes créations, j'y ai constitué un groupe de recherche sur le vocabulaire et la gestuelle avec des enfants, des adolescents et desadultes.Celaapermis des échanges extraordinaires avec des gens qui, maintenant, connaissent bien ladansecontemporaine.Ils sont ouverts mais aussi très critiques.» Des danseurs de la ville s'y sont rendus en résidence de création avec Julie Lebel, qui a présenté ses pièces sur la Côte-Nord et ensuiteà Montréal.Surtout, Julie a compris que son art pouvait vivre et évoluer près de la nature sauvage de sa lointaine Côte- Nord.Mais dernièrement, sa ville natale est devenue un port d'attache alors que Julie, une seconde fois, s'est exilée à la ville, cette fois-ci à Toronto, pour trouver l'inspiration et mieux gagner sa vie.«En ce moment, je me sens en voyage à Toronto.Comme n'importe quel artiste, j'ai eu besoin de me ressourcer dans les grands centres, pour sentir le pouls de la communauté et m'imprégner du travail des autres.Mais je reviens souvent chez moi pour partagermesacquis.Enavril, j'aidonné une conférence pour introduire Joe de Jean-Pierre Perreault aux gens.Cette pièce a d'ailleurs fait salle comble à Sept-Îles.» La revitalisation du Vieux-Poste, ancien poste de traite devenu site patrimonial, est parmi les projets auxquels collabore Julie Lebel.«C'est un site historique situé au coeur de la réserve indienne Uashat, au bord de la baie de Sept-Îles.On essaie de changer sa vocation pour y présenter de l'art plus contemporain et des spectacles de chansonniers.» Cet été, Julie Lebel présentera sa dernière création dans la petite chapelle avoisinant le Vieux-Poste.«Ce sera l'inauguration de la nouvelle vocation des lieux.» Les amis ou collègues danseurs de passage, qui ont la chance de découvrir Sept-Îles avec Julie Lebel, n'y échappent pas: c'est la mer et ses trésors qu'elle leur présente en premier.«Sept-Îles est une drôle de ville qui a été construite vraiment vite, avec des maisons confortables qui résistent à l'hiver et d'énormes centres commerciaux.Pour vraiment découvrir la région, il faut sortir de ses limites et des quartiers de bungalows pour visiter la plage et prendre le bateau qui nous amène sur les Grandes- Basques, où j'ai travaillé pendant cinq étés et que je connais comme le fond de ma poche.» Pour le périple à l'île Grandes- Basques, Julie recommande de louer un kayak pour 24 h.«Le mieux, c'est de partir vers 18hquand le vent tombe et que la mer est calme comme un miroir.La traversée prend 45 minutes et on campe sur une des plages de l'île au milieu de la mer.La nuit, en ouvrant bien les oreilles, on peut entendre des baleines qui soufflent, des canards et toutes sortes d'oiseaux.Évidemment, on fait un feu de camp et on mange des guimauves.» Le lendemain, Julie et ses campeurs partent en randonnée pédestre, ou en kayak pour faire le tour de l'archipel avoisinant la baie de Sept-Îles.Un autre must, selon la chorégraphe, est de faire un pèlerinage pour assister au spectacle des rivières Sainte- Marguerite et Manicouagan.«Leurs barragessont fascinants.Ensedirigeant vers l'est, vers Mingan, on peut aussi se rendre aux chutes Manitou qui sont vraiment majestueuses.En descendant jusqu'en bas des chutes, il y a des torrents fantastiques.Plus à l'ouest, dans la zec de la baie Trinité, on peut aller à la pêche à la truite.» L'Auberge de jeunesse Le Tangon («une ancienne école remodelée en auberge»), le pub Saint-Marc, le Café du Port, sont parmi les adresses préférées de Julie Lebel.Les poissonneries Soucis et Fortier s'équivalent en qualité, selon elle, même si elle a un faible pour cette dernière, «parce que je connais bien M.Fortier».Évidemment, il y a les crevettes «sucrées-salées, croustillantes, pas de grosses crevettes grises», que Julie recommande chaudement.Un ou deux litres de crabes que l'on décortique tout en buvant une petite bière, voilà un autre plaisir de la Côte- Nord auquel elle ne renoncera jamais.«Quand j'étais petite, le monde ne mangeait pas ça.On pouvait acheter un sac de crabes vivants tout juste sortis du bateau, pour 5$, que l'on vidait sur la pelouse avant de le faire cuire dans une marmite.Il a fallu que les Japonais nous disent qu'ils voulaient notre crabe pour que l'on commence à l'apprécier.» Pour sa région, Julie Lebel souhaite un développement qui respecte les particularités historiques et s'harmonise davantage avec le coin \u2014 «pas de boulevard Taschereau et moins de bungalows».Selon elle, «il faut cesser d'entretenir ce réflexe de tout faire en neuf en bâtissant des Wal- Mart.Ilafallusebattrepour convaincre les élus que Sept-Îles pouvait être une destination touristique et pas juste une ville industrielle.On est rendu austade oùil fautpromouvoir laculture et les arts chez nous.Et ça commence à bouger.» STÉPHANIE BÉRUBÉ Ses personnages l'ont amené l'autre bord du fleuve.Il a été l'inoubliable Junior dans L'Héritage de Victor-Lévy Beaulieu; il est maintenant Bertin dans Le Bleu du ciel, un téléroman du même auteur.Dans la fiction, Yves Desgagnés habite le Bas-du-Fleuve.Dans la vraie vie, il vient d'en face, de Charlevoix.Et il y retourne régulièrement.«Il faut que j'y aille une fois par année.Au moins, confie le comédien et metteur en scène.J'aimerais y aller plus souvent.» Desgagnés est né aux Éboulements, mais lorsqu'on lui demande de nous donner quelques bonnes adresses, c'est à Saint-Josephde- la-Rive qu'il pense.Au Musée maritime, notamment, un petit musée sympathique qui raconte l'histoire des goélettes qui ont navigué sur le Saint- Laurent.Le musée se trouve rue de L'Église, dans l'ancien chantier naval du village.On peut y voir des vieux bateaux, air salin en prime.Une petite pause au casse-croûte Barbara s'impose.«Juste au coin du quai.C'est vraiment un must», insiste Yves Desgagnés.Une autre source indique qu'on y trouve les meilleures patates du monde entier.Un goût sucré?Pas de problème.À Saint-Joseph-de-la-Rive se trouvent aussi les meilleures buns du Québec! «Sur larueprincipale, àla boulangerie Laurentides.Des buns et du bon pain frais.» Le trésor d'Yves Desgagnés se trouve dans sa ville natale, aux Éboulements.Il s'agit d'un jardin, tenu par la famille Pilote.Le potager, face au fleuve, dos à la montagne, bénéficie d'un microclimat.On y trouve des patates violettes, presque fluorescentes et de toutes petites carottes jaunes, mauves, rouges, du céleri-rave.Les Jardins du Centre sont situés un peu en retrait de la route principale, dans la côte des Éboulements.Devant les terres, le fleuve à perte de vue, avec l'île aux Coudres juste en face.L'endroit parfait pour faire un pique-nique.Les Pilote, une soeur, deux frères et leurs conjointes esthéticiennes de formation, ont transformé un jardin ordinaire en potagerinnovateur.«Nousavonsdécidé que nous ne ferions pas la guerre aux Loblaws», raconte Jocelyne, l'une des esthéticiennes devenues agricultrices.La famille voulait offrir des produits beaux, frais et différents de ce qui se trouve sur les tablettes des supermarchés.Charlevoix compte plusieurs bonnes tables.Les chefs du coin commandaientdes États-Unisleurs légumes spécialisés.La famille leur a proposé de produire des légumes spéciaux, faits exprès pour leurs belles assiettes.Aujourd'hui, le potager de la famille Pilote compte 70 variétés de fruits et légumes colorés.Et la boutique n'est pas réservée aux grands cuisiniers: tout le monde peut faireunsaut aux Jardinsdu Centre.Selon Yves Desgagnés, c'est un des trésors cachés de Charlevoix.Pas pour longtemps.SILVIA GALIPEAU «En fin de compte, je suis bien contente de vivre ici !» Et on le serait à moins.Après avoir entendu Édith Cloutier nous décrire son petit coin de pays, avec ses sorties de pêche, ses balades en bateau, les couchers de soleil sur le perron, les aurores boréales et le coupledehuards qui revient chaque été au bord du lac, il s'en est fallu de peu pour qu'on plie bagage, aussi sec.Direction: l'Abitibi.Ce qu'elle aime le plus?La tranquillité, le bois, la nature à deux pas de la ville, raconte la directrice générale du Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or au bout du fil.Et puis cette particularité: les autochtones et les non-autochtones qui se côtoient sur unmême territoire, souligne la jeune femme, elle-même mi-Algonquine, mi-Québécoise.La région fête justement ces joursci les Journées nationales des autochtones (18, 19 et 20 juin).Au menu: diverses manifestations culturelles autochtones, dont les très appréciées danses des cerceaux, et surtout diverses dégustations.À ne pas manquer: le bannick, pain autochtone servi à tous les repas, les diverses viandes sauvages (orignal et lièvre) et bien sûr la grande variété de poissons.Édith Cloutier adore d'ailleurs la pêche.Où préfère-t-elle aller?«Je ne donne pas mes secrets de pêche!», lance-t-elle avant de nous confier, du bout des lèvres, qu'elle se rend à 30 kilomètres de Val-d'Or, sur la rivière des Outaouais, au bout du chemin Twin.En direction de La Vérendrye, vous ne pouvez pas le rater, c'est par la route de l'arrièrepays.Le petit chemin de gravier, là, et vous y êtes.Là-bas, donc, elle pêche surtout le doré, «le meilleur poisson ici», qu'elle cuit tout simplement à la poêle, avec un peu de beurre et du citron.Et quiconquerevient de lapêche invite toujours famille et amis à déguster les bonnes prises.«C'est un beau prétexte au rassemblement, dit-elle.Et c'est un peu ça, l'Abitibi: les gens partagent.» Ils peuvent se retrouver à 20 autour de la table.«On a des grosses familles!» Ce qu'elle aime aussi de l'Abitibi?Les incontournables: la rivière Harricana, qui permet d'aller de Vald'Or à Amos en traversant quatre lacs, le pont suspendu du parc d'Aiguebelle, les loups du zoo Pageau, et les mines d'or de la Cité de l'or.Mais ce qu'elle aime par-dessus tout, c'est son «chez-nous» dans le bois, au bord du lac Simard, à 10 kilomètres de Val-d'Or.Son chezelle, c'est le couple de huards qui revient chaque été; le castor, qui se promène d'un bout à l'autre du lac tous les soirs et le grand héron, qui n'est pas encore arrivé, celui-là.Son chez-elle, ce sont aussi les orignaux, qu'elle a déjà croisés dans le bois à l'arrière, les couchers de soleil rose pétant, les journées qui s'étirent jusqu'à 10 h les soirs d'été, les aurores boréales admirées, «écrasée» sur la galerie.Bien sûr, tout n'est pas parfait non plus en Abitibi.Moins drôle, il y a déjà eu cet ours, croisé un jour dans le bois.Depuis ce temps, elle traîne une bonbonne de gaz poivre.Et beaucoup moins drôle encore, cette réalité «préoccupante et triste»: la forêt boréale qui rétrécit à vued'oeil.Sa voix devient grave.«Un matin, il y avait de la machinerie en arrière dans notre cour.» Il n'en fallait pas davantage pour qu'Édith Cloutier appuie illico les revendications de Richard Desjardins.«On est en train de faire un constat apeurant: est-ce qu'on est la dernière génération à voir la forêt boréale?À voir ce qui fait de l'Abitibi, l'Abitibi?» Coucher de soleil vue du bateau de croisière L'Écho des Mers, au large de l'île d'Anticosti.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Gaétane Raymond s'occupe de la cueillette des asperges aux Jardins du Centre.LE QUÉBEC QU'ONAIME ELLE DANSE AVECLAMER LE CHARLEVOIX D'YVES DESGAGNÉS L'ABITIBI D'ÉDITHCLOUTIER Julie ne pouvait se résigner à quitter la Côte-Nord, la mer et les siens pour tenter sa chance en ville.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © LAURA-JULIE PERREAULT Celui qui parle, Jacques Cloutier, illustre le mieux la débrouillardise et l'esprit d'entreprise propre à ce coin souvent oublié des touristes québécois.Agent de développement pour l'organisme Rues principales, il est au centre de nombreux projets qui changent graduellement le visage de cette municipalité de 6000 âmes ainsi que ses environs.En quatre ans de boulot, il a mis un festival sur pied.Chaqueété, depuis trois ans, Lac-Mégantic a son Lac en fête.Il est aussi derrière la création d'une maison familiale rurale qui, en suivant le modèle français, formera les jeunes en commerce grâce à la formule d'apprentissage par les stages, sans les obliger à quitter la région pour la grande ville.Depuis quelque temps, Jacques Cloutier travaille d'arrache-pied pour restaurer la vieille gare de Lac- Mégantic.«L'histoire de la région est passée par cette gare.Il ne faudrait pas qu'elle disparaisse», plaide ce passionné d'histoire.Avec en tête un projet de développement récréotouristique, il aréussiàs'allier plusieurs gensd'action de la région.Ils ont déjà amassé le quart du 1,2 million nécessaire pour restaurer le vieil édifice.Lac-Mégantic pourra éventuellement être relié à Sherbrooke et Magog par le chemin de fer.«Mon rôle dans tout ça est de développer et de rallier les gens à une idée.Mais il y a untel bassin de talents et d'initiatives ici, que les gens s'approprient vite les projets et leur permettent de survivre», souligne-til, assis à quelques mètres du lac Mégantic, coeur aquatique de la communauté.«Les gens n'essaient pas de faire les choses comme dans les grandes villes.Ils les font à leur manière, en utilisant les aptitudes de tous, avec de l'audace.C'est ce qui me plaît le plus dans la région», poursuit-il.L'entrepreneurship dans les racines Jacques Cloutier croit qu'il ne faut pas chercher trop loin pour comprendre la spécificité de cette municipalité.«Ici, historiquement, on retrouve un mélange de racines irlandaises, écossaises, mélangées à la culture canadienne-française.L'entrepreneurship légendaire des Beaucerons, juste au sud, va main dans la main avec l'ouverture d'esprit des anglo-saxons.Ce coin de pays est une véritable microsociété», s'enthousiasme-t-il.Passionné d'histoire L'importance de l'histoire revient souvent dans ses propos.Il a d'ailleurs consacré plusieurs années de sa vie à étudier l'histoire des immigrants qui se sont installés dans les Cantons-de-l'Est.Fasciné par les pierres tombales de Gould, Jacques Cloutier et son ancien partenaire de vieont déterrél'histoiredesimmigrants écossais de ce village d'à peine quelques maisons, mais possédant plusieurs cimetières.Leurs découvertes historiques ont vite suscité une passion et ont donné naissance à l'auberge La Ruée vers Gould, où des mets traditionnels écossais sont servis.Depuis son arrivée à Lac-Mégantic, Jacques Cloutier ne fait plus partie de cette aventure, mais il garde des souvenirs impérissables et un amour profond pour la région.«Ce que j'ai compris à La Ruée, c'est que je suis un gars de développement.Et un gars de développement, ça se promène d'un projet à l'autre.» LAURA-JULIE PERREAULT Un jour dans les années 80, poussé par la tornade de la vie urbaine, Luc Bonin s'est retrouvé, toujours vivant mais un peu amoché, sur la route 10.loin, loin du centre-ville de Montréal.À la recherche d'un petit coin tranquille, ses amis et lui ont roulé, roulé.Endirectiondumont Mégantic, à Island Brook, une cabane abandonnée leur a fait de l'oeil.Elle était parfaite pour un groupe d'étudiants, de chômeurs et d'artistes à «tendance anarchiste libertaire».Parfaite pour Luc Bonin et les mots qu'il avait en tête.«C'est là qu'Urbain Desbois est né, que ses premières chansons ont pris forme», raconte l'auteurcompositeur- interprète que la plupart des Québécois connaissent d'abord par son pseudonyme de scène.Le squat d'Island Brook a disparu avant le début des années 90, mais Luc Bonin, lui, a laissé une partie de ses racines pousser dans «ces territoires inoccupés du Moyen- Orient du Québec», comme il appelle affectueusement ce coin méconnu des Cantons-de-l'Est où il a élu domicile.«Ici, je suis capable de regarder passer le temps.En ville, je ne me permettais pas de temps morts.Ici, j'ai appris à m'ennuyer.C'est un réflexe, quand tu t'ennuies, tu te mets à créer», explique l'artiste de 38 ans, assis dans l'herbe fraîche, près de sa petite maison jaune du rang North Hill, à quelques minutes du village de Gould.La création a été le thème fort des années que Luc Bonin a passé à l'ombre des arbres de sa propriété.Il y a regardé ses deux filles, la grande Nicoet latoutepetite Louki, ypousser.Il a fait partie de l'aventure du Cochon souriant, une troupe de théâtre ambulante qui s'est donné comme mandat de créer du théâtre à la campagne, pour les gens de la campagne.Les trois albums d'Urbain Desbois, États d'âne, Ma maison travaille plus que moi et Entomologie portent tous la marque de ce cocon boisé.Cet été, Luc Bonin, qui partage sa vie entre Montréal et Gould, a décidé de planter de nouvelles semences.«Je retourne aux chanson home made.J'ai un petit studio portatif que j'ai installé ici.Je vais faire des minialbums à tous les trois mois», promet-il.Quand il n'aura pas la tête dans ses chansons, le poète et multiinstrumentiste prendra le chemin de la Rivière-aux-Saumons avec Louki, à peine âgée de 3 ans.«Sur la plage municipale, tout le village serencontre en maillots de bain.C'est l'endroit le plus démocratique du monde», dit-il en souriant.Des bonnes adresses, Luc Bonin n'en donne pas des tonnes et admet que ses coups de coeur sont surtout en chair et en os.Il aime aller chez Suzanne acheter ses oeufs, boire un verre dans la maison du Cochon souriant, à Saint-Marguerite-de- Lingwick, après une représentation de la troupe ou faire un arrêt pour saluer la famille Bouffard, des mécaniciens au rire facile.«Mais quand il est temps de se faire oublier, il n'y a rien de plus facile », conclut-il.Le Desbois d'Urbain va définitivement prendre le dessus cet été.Dans sa retraite de Gould, Urbain Desbois peut enfin regarder passer le temps avec sa petite Louki.Promenade dans un parc à Lac-Mégantic.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © DE GOULD À LAC-MÉGANTIC Théâtre Le Cochon souriant, Sainte-Marguerite-de- Lingwick.Village Piopolis, qui a tout juste 344 habitants.Il faut notamment aller faire un tour à la Cachette à Flora, dans le rang des Grenier.On peut y faire ses propres arrangements floraux.Dans le village, pour manger, il faut arrêter à La bouffée d'air, un café qui vend des cerfs-volants et loue des kayaks.Il faut aussi faire un saut aumagasin général.Plage Celle du lac aux Araignées.«Il y a une belle plage municipale en sable blanc.» Endroit romantique La chapelle du mont-Saint-Joseph.« Il y a une unité d'hébergement avec un foyer.La vue y est géniale.C'est rustique, mais très romantique.» Bonnes tables Le Rénato Restaurant italien à deux pas du lac, au centre-ville de Lac-Mégantic.L'Auberge des toits rouges Au pied du mont Mégantic.Le restaurant de l'auberge La Guinguette À Milan et la table champêtre des Victorines du Lac, pour les spécialités régionales.Chez Zina « À Stratford, il faut arrêter chez Zina.C'est une femme colorée qui offre une table champêtre et vend des antiquités.» Voyage en Écosse À Gould, il faut faire escale à l'auberge La Ruée vers Gould et au pub écossais situé juste devant.Boulangerie «Du jeudi au dimanche, il faut arrêter au Croissant d'or, à la sortie du village de Lac- Mégantic.C'est un retraité de la Sûreté du Québec qui a ouvert sa boulangerie pour le plaisir, mais ça marche très, très bien.» CARNET D'ADRESSES Lac-Mégantic, petite municipalité nichée dans l'extrême est des Cantons-de-l'Est, possède un nombre impressionnant de commerces de détail et frôle le plein emploi.«Quand on est loin de tout, on apprend à se débrouiller.On se prend en main.» LE QUÉBEC QU'ONAIME LES BOIS D'URBAIN «Les gens n'essaient pas de faire les choses comme dans les grandes villes.» Mario Cyr se balade près du quai Old Harry et de la plage de la Grande-Échouerie.La Bluff À Grande-Entrée, prenez le chemin du Bassin Ouest jusqu'au bout et descendez jusqu'à la plage à pied ou en vélo par le petit sentier privé.Les Madelinots tolèrent qu'on traverse leurs terrains, rarement clôturés, mais n'aiment pas être importunés par les véhicules motorisés.Délices de la mer Dans le port de la Grande-Entrée.Port de Old-Harry et plage de la Grande-Échouerie De la route 199, prendre le chemin Head.Restaurant chez B&J 126, route Principale, à Grosse-Île.Île d'Entrée Par bateau de Cap-aux-Meules.Pour comprendre l'exode des jeunes qui menace la survie de cette communauté demoins de 130 habitants, regardez 7km2 d'infini, coproduit par l'Office national du film et Productions Glacialis.Échouerie De la 199 à l'Île du Havre-aux-Maisons, prendre le chemin de la Pointe Basse jusqu'au Cap Alright.Le Central 225, chemin Principal à Cap-aux-Meules.Café de la Grave 969, chemin de la Grave, à Havre-Aubert.CARNET D'ADRESSES LE QUÉBEC QU'ON AIME écrivain canadienanglais Farley Mowat, qui était notre voisin, faisait de la plongée et Pierre Elliott Trudeau venait ici en hélicoptère pour plonger avec lui.J'avais 10 ans», raconte Mario Cyr en nous montrant La Bluff, belle bande de sable située du côté sud de l'île de la Grande-Entrée.C'est au large de cette plage qu'il a effectué ses premières plongées, dans trois ou quatre pieds d'eau, vers l'âge de 15 ans, avant d'obtenir sa certification deux ans plus tard.Grande-Entrée n'aaucunsecret pour Mario Cyr.Il y est né, y a construit sa maison et en a même été maire durant quatre ans.C'est là que se trouve son restaurant préféré, Délices de la mer, une salle à manger toute simple où l'on peut goûter la cuisine typique des Îles en regardant les pêcheurs rentrer au port.Le plongeur raffole des galettes demorue, préparées sur place avec du poisson que les propriétaires du resto salent et font sécher elles-mêmes.Nous nous dirigeons ensuite vers Old-Harry, «Ol'Arry» comme on dit par ici.«L'autre jour, j'ai trouvé une tête de vache marine au fond de l'eau, elle doit avoir 200 à 300 ans.Pour moi, c'est le plus beau des trophées!», s'exclame Mario.Lesmorses, ouvaches de mer, ont fait l'objet d'une chasse si intensive qu'ils ont complètement disparu des Îles à la fin du XVIIIe siècle, mais ils ont laissé leur nom à la baie de Seacow.«Le terrain est tout tapé, onytrouveencoreplein de petites dents», dit Mario en montrant le champqui longe le chemin Sand Cove.La pointe Old-Harry abrite le port le plus typique des Îles.Pêches et Océans Canada, quiabeaucoupinvesti à Grande-Entrée, n'entretient plus ce quai déformé par les intempéries.Mais une poignée de pêcheurs anglophones y amarrent encore leurs petits bateaux de 35 pieds.«Ils sont habitués de venir ici et leurs fonds de homard sont proches», explique Mario.Les pêcheurs poussent les embarcations à l'eau avec leurs camionnettes et les halent sur la terre ferme à la fin de la journée à l'aide d'un câble mu par un treuil électrique.Il reste environ 550 anglophones de descendance écossaise à Grosse Île et à Old-Harry.«C'est pas mal le seul endroit où le 1er juillet se fête aux Îles», note le plongeur.Autrefois, Anglos et Francos s'ignoraient de leur mieux.Aujourd'hui, Mario aime bien le petit resto B&J, à Grosse-Île.«C'est la meilleure place pour manger des pétoncles et des guedilles auhomard», précise-t-il.Les autres anglophones de l'archipel, de descendance irlandaise ceux-là, habitent l'Île d'Entrée, qui n'est pas reliée par la route.«C'est l'isolement dans l'isolement », souligne Mario Cyr, coproducteur du touchant documentaire 7 km2 d'infini, qui a reçu une mention au dernier festival torontois Hot Docs.Old-Harry est aussi le point de départ de la Grande-Échouerie, spectaculaire plage de sept kilomètres où Mario aime se promener l'hiver avec sa conjointe, Lyne.«On marche jusqu'au bout du hameçon, dit-il en désignant la pointe, on mange un sandwich et on revient.» Le terme échouerie, autrefois employé pour désigner les zones rocheuses oùles morses seprélassaient au soleil, est omniprésent dans la toponymie des Îles et de la Gaspésie.L'Échouerie de l'île du Havre-aux- Maisons, d'où l'on aperçoit l'île d'Entrée, la baie de Plaisance et le joli petit phare de Cap Alright, offre l'un des plus beaux points de vue de l'archipel.«C'est une belle place pour venir manger un sandwich au crabe», dit Mario Cyr avec un sourire en coin.Le vent des Îles, quand on n'a pas l'habitude, ça donne soif.Le barterrasse Le Central, situé à Cap-aux- Meules, offre un bon choix de bières et une ambiance animée.«D'habitude, je reste près du bar, parce qu'à l'heure où j'arrive, il n'y a plus de place», dit Mario.Le Café de la Grave, qui a ouvert ses portes en 1980 à Havre-Aubert, est un autre repaire de Madelinots de souche.«J'y vais assez souvent l'été», note le plongeur.Installé dans un ancien magasin général dont il a conservé les étagères et les enseignes, ce sympathique resto sert des spécialités locales, de la verdure bio et des croissants livrés par avion du café Chez Temporel, à Québec.La mer fait son cinéma La feuille de plongée de Mario Cyr est impressionnante.En 27 ans, il a effectué plus de 7000 descentes.«Il m'est arrivé de plonger 250 jours dans une année, parfois trois ou quatre fois dansune journée», dit-il.Pour pouvoir vivre de sa passion, il a travaillé à la construction du quai de la mine de sel, à Grosse-Île, puis guidé des équipes de tournage japonaises et américaines qui venaient filmer les phoques du Groenland au large des Îles.«Les Californiens remontaient au bout de 30 secondes parce qu'ils étaient gelés, alors je leur ai demandé de me montrer comment çamarchait», raconte-t-il.Depuis 1991, ce caméraman autodidacte, l'un des rares à travailler en eaux froides, gagne sa vie en filmant la faune sous-marine, souvent pour des productions étrangères.Mario Cyr ne craint pas les requins, mais il a été la cible de morses à trois reprises.«Ils n'attaquent pas avec leurs défenses, mais avec le dessus de leur tête.Et ils pèsent une tonne», dit-il.Le plongeur n'a heureusement pas été blessé.Mieux: ses images de mères avec leurs petits, les premières jamais filmées sous l'eau, ont permis au film Toothed Titans, produit par la National Geographic Television, de remporter la Palme d'or au Festival mondial de l'image sous-marine, à Antibes, en 2001.La même année, Mario Cyr rachète avec d'autres investisseurs un troismats allemand de 165 pieds qu'il rebaptise Sedna IV, du nom d'une déesse inuit de la mer et des glaces.«C'est une plateforme cinématographique: au lieu d'acheter un gros studio de cinéma, nous avons acquis ce bateau», explique-t-il.Les tournages du Sedna IV s'accompagnent souvent d'objectifs scientifiques.En 2002, Mission Arctique a non seulement permis de coproduire La Grande Traversée avec l'ONF, mais aussi de faire des prélèvements et de confirmer que les animaux se déplacent de plus en plus au Nord.Du 21 juin au 31 juillet, le Sedna IV descendra le Saint-Laurent de Montréal aux Îles pour une série documentaire intitulée Vu du large, qui sera diffusée à RDI et à Télé- Québec en 2005.En août, Mario Cyr ira filmer les morses dans les eaux de l'Arctique pour la BBC.Et à la fin de l'année, il participera au tournage du prochain film du Français Jacques Perrin, qui a réalisé Le Peuple migrateur.Il s'agit d'un ambitieux projet de long métrage sous-marin qui nécessitera trois ans et trois équipes de tournage.Mario Cyr devrait tourner en Arctique, en Antarctique, en Patagonie et en Afrique du Sud.Mario Cyr est l'un des rares caméramen sous-marins spécialisés dans le tournage en eaux froides, un métier qui l'amène à voyager de six à sept mois par an.Mais il revient toujours à son port d'attache, les Îles-de-la-Madeleine.Il vous en présente les plus beaux détours.TEXTES D'ARIANE KROL PHOTOS DE BERNARD BRAULT LE PLONGEUR ET SES ÎLES L'Échouerie de l'île du Havre-aux- Maisons, offre l'un des plus beaux points de vue de l'archipel.Les brasseurs sur leurs tonneaux.Jean-Sébastien Bernier et Anne-Marie Lachance, de la nouvelle brasserie artisanale À l'abri de la tempête, installée dans une ancienne usine de poissons, à Boisville, comptent lancer leur première bière madelinote juste à temps pour la Saint-Jean-Baptiste. Frédéric Vincent entre ciel et mer, près de Carleton.Fin de la sieste près de la plage bordant le fameux rocher Percé.New Richmond Les Têtes Heureuses 104, chemin Cyr.Plage Henderson à l'est de New Richmond, quitter la route 132 pour prendre le chemin de la Plage- Henderson.Rivière Cascapédia de la 132, prendre la 299 en direction nord.Fumoir Cascapédia 70, rue Gallagher à Cascapédia-Saint-Jules.Certains produits sont disponibles dans les supermarchés de la région.Carleton Le Serpent à plumes 756, boulevard Perron.Quai des arts 774, boulevard Perron.Mont Saint-Joseph de la 132, prendre la route de la Montagne.Le Saint Honoré 548, boulevard Perron.Lemarin d'eau douce 215, route du Quai.La Mie véritable 578, boulevard Perron.Vous trouverez aussi leurs pains dans plusieurs épiceries de la baie des Chaleurs.L'Anse-à-Beaufils La Vieille Usine 55, rue Bonfils.Magasin général historique authentique 1928 32, rue Bonfils.CARNET D'ADRESSES rédéric Vincent nous a donné rendez-vous au café-bistro Les Têtes Heureuses, à New Richmond.«Il y a des 5 à 7 tous les jeudis, pas besoin de donner rendez-vous à personne, tout le monde est là», explique-t-il.Frédéric, 30 ans, et sa conjointe, Geneviève Plouffe, 32 ans, habitent à New Richmond depuis juillet 2002.Hiver comme été, ils aiment se promener le long des falaises de la plage Henderson.Pour découvrir d'autres rivages, Frédéric conseille vivement Les plages et les grèves de la Gaspésie, un petit guide joliment illustré.Mais la région a bien plus à offrirt- il.«L'idée c'est de décoller du bord de mer», lance-t-il en nous entraînant jusqu'à la Cascapédia, une rivière à saumon qui passe tout près de New Richmond.«En Gaspésie, il y a plein de chemins qui longent les rivières, on peut marcher et se baigner l'été.» La pêche a été bonne?Confiez votre saumon au pittoresque fumoir Cascapédia, qui offre aussi un large éventail de produits de la mer et des rivières.Jerry Legouffe et Anne Trépanier y fument le poisson selon une vieille recette inspirée des traditions écossaises, irlandaises et bretonnes.La chair est saumurée à sec dans un mélange de gros sel et de cassonade dorée, fumée puis surgelée pour être tranchée.Un mélange de brandy et de sirop d'érable est appliqué sur le poisson durant le processus.Le sirop provient de l'érablière du frère de Jerry, juste en face, et son père, qui possède une petite scierie privée, fournit le bran de scie d'érable utilisé pour fumer.Jerry a ressuscité la technique de fumage familiale il y a environ 25 ans à la demande de la famille Englehard, qui possède un luxueux chalet de pêche près d'ici.Pour lapetite histoire, les Englehard ont fait fortune dans les mines et une des filles, Anne, est mariée au couturier Oscar de la Renta.Jerry, guide de pêche pour eux depuis 25 ans, et Anne, qui enseigne aux Micmacs de la réserve voisine, ont ouvert leur fumoir au public il y a trois ans.Àl'entrée de Carleton, nous arrêtons saluer Dominique Mill, à l'enseigne du Serpent à plumes.Originaire de Maria, Dominique, 26 ans, est revenue à Carleton après un bac en administration à l'Université Laval.Sa boutique, ouverte il y a un an, propose d'étonnants objets colorés fabriqués en Gaspésie et dans le reste du monde.Dominique préfère payer les artisans d'avance plutôt que de retenir leurs objets en consigne, comme le font plusieurs magasins.«La consigne ne favorise pas le développement de l'artiste», juge-telle.Son fils Loïc, 6 mois, n'est jamais bien loin, car Dominique est convaincue qu'on peut très bien conjuguer entreprise et vie de famille.Le Quai des arts, situé juste à côté, vaut le détour, signale Frédéric.Cet imposant bâtiment abrite un centre d'art contemporain et une salle qui présente aussi bien des spectacles de musique que des pièces de théâtre ou des courts métrages de la cellule Kino locale.La vitalité culturelle de la Gaspésie mériterait autant de faire la manchette que les problèmes de la Gaspésia et de Murdochville, considère le rédacteur en chef de Graffici.«Des festivals, il y en a plein!» Théâtre à Pasbébiac, chanson à Petite-Vallée, blues et musique traditionnelle à Carleton, art indiscipliné à Mont- Louis, fêtes du Québec maritime dans toute la région, spectacles en pleinair à Bonaventure et à Carleton.Deux nouveaux événements verront le jour cet été seulement: la Fiesta de Maria, consacré à la musique latinoaméricaine, et le Festival desmusiques du bout du monde de Gaspé.L'hiver n'est pas triste non plus.«J'ai connuplus de monde ici endeux ans qu'à Québec en quatre ans.Quand on va au cinéma, on connaît tout le monde dans la salle et souvent, on finit par tous aller prendre une bière ensemble.Il y a aussi beaucoup de spectacles et c'est quasiment toujours possible d'avoir une place», dit Frédéric.Le sommet du mont Saint-Joseph, à 555 mètres d'altitude, est un incontournable.«C'est le seul endroit d'où l'on voit toute la région, de New Richmond à la Pointe-Miguasha.On aperçoit aussi le Nouveau-Brunswick et l'île aux Hérons», explique Frédéric.C'est l'heure d'aller casser la croûte au Saint-Honoré, unsympathiquecafétraiteur tenu par deux Françaises arrivées du Massif Central il y a six ans.Le menu et les murs ornés d'anciens calendriers des PTT et de carafes d'eau Ricard multiplient les clins d'oeil à l'Hexagone, et les tartines gratinées sont délicieuses.Frédéric aime aussi Le Marin d'eau douce, ouvert il y a cinq ans.Le resto proposeunebelle sélection de poissons et de fruits de mer à déguster en salle ou sur la terrasse au bord de l'eau.Notre guide ne veut pas que nous quittions Carleton sans faire un saut à la boulangerie artisanale La Mie véritable.Allez-y tôt, l'appétissante fournée de baguettes et de pains truffés de noix, de noisettes, d'abricots, de pommes, de raisins, d'olives noires ou de tomates séchées s'envole en un clin d'oeil.«Carleton et Gaspé sont deux pôles touristiques.Entre les deux, les gens roulent », prévient-il.Arrêtez-vous au moins à l'Anse-à-Beaufils, près de Percé, pour visiter La Vieille Usine (spectacles, expositions, café-bar, interprétation des agates) et lemagasin général datant de 1928.La Gaspésie rajeunit Français originaire de l'Ardèche, Frédéric Vincent, s'est établi à New Richmond.C'était il y a deux ans, après avoir obtenu son doctorat en géomatique, un secteur qu'il a rapidement délaissé au profit du journalisme culturel.«Je suis venu ici durant deux ans avant de m'installer.Je faisais mon doctorat sur les catastrophes naturelles \u2014 les glissements de terrain, l'érosion des berges, le mouvement des glaces sur les rivières \u2014 et la baie des Chaleurs était l'un de mes terrains de recherche », raconte-t-il.Àl'été2002, saconjointe, Geneviève, originaire de Hull, obtient un emploi en environnement à New Richmond.Le couple décide de s'offrir un tour de la Gaspésie pas banal: ils achètent un voilier à Deschaillons, dans Lotbinière, et prennent trois semaines pour l'amener jusqu'à la marina de New Richmond.Tout en donnant des cours de voile, Frédéric commence à écrire à la pige pour Graffici, puis contribue bénévolement à un gala culturel organisé par le mensuel.«Il y a une belle dynamique ici.Beaucoup de jeunes reviennent et se font un devoir de développer leur région», confirme un de ses amis, Antoine Audet, 29 ans, qui dirige la Corporation de développement économique Carleton-Saint-Omer.Il avait quitté Carleton à l'âge de 17 ans en pensant ne plus y revenir, mais après avoir étudié sept ans à Québec, il a eu le mal du pays.«La Gaspésie a un très gros capital de sympathie auprès des jeunes migrants: 70%de ceux qui ont quitté la région aimeraient y revenir », souligne Antoine en citant une étude de l'Université du Québec à Rimouski.Autre donnée encourageante: en 2002-2003, pour la première fois depuis très longtemps, le solde migratoire des 25-29 ans a été positif en Gaspésie.Autrement dit, les jeunes adultes qui viennent s'établir dans la péninsule sont plus nombreux que ceux qui quittent la région.«Ici, tu as plus un sentiment d'être efficace.Enville, tu n'es qu'unélément dans un ensemble», souligne Frédéric Vincent.Gaspésien d'adoption, le rédacteur en chef du mensuel culturel Graffici, distribué dans toute la péninsule, fait partie de ces jeunes qui, depuis quelques années, viennent ou reviennent s'installer dans la région.Il nous emmène visiter la baie des Chaleurs, où il a élu domicile.VENT DE FRAÎCHEUR DANS LA BAIE DES CHALEURS LE QUÉBEC QU'ON AIME TEXTES D'ARIANE KROL PHOTOS DE BERNARD BRAULT MONTRÉAL 1.Quelle a été la vocation principale du fort de l'île Sainte-Hélène ?A.Construit durant le régime français, il servait de résidence au gouverneur.B.La garnison britannique l'a construit pour se protéger contre une éventuelle attaque américaine.C.Le conseil municipal de 1870 l'a érigé pour en faire un musée.D.C'était la «cabane au Canada» du roi d'Angleterre.2.Le métro de Montréal a été inauguré le 14 octobre 1966.Il y avait à l'époque 26 stations.Combien y en a-t-il aujourd'hui ?A.35 B.45 C.55 D.66 3.Montréal a eu des tramways jusqu'en.A.1949 B.1959 C.1969 D.1979 4.Montréal abrite le siège social d'une section importante de l'ONU.Laquelle ?A.Le YMCA B.L'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) C.Le groupe de Parent Finders Montréal (PFMTL) D.Greenpeace 5.Qui a érigé la croix sur le Mont-Royal ?A.Jacques Cartier en 1535; elle a survécu jusqu'à nos jours.B.Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve en 1643, pour remercier Dieu d'avoir épargné la colonie d'une inondation.C.Frederick Law Olmsted en 1874, lorsque la Ville de Montréal l'a engagé pour redessiner les plans du Mont-Royal.D.La société Saint-Jean-Baptiste, pour rappeler l'esprit des fondateurs de Montréal.QUÉBEC 1.Combien de ponts enjambent le fleuve dans la région immédiate de Québec ?A.Deux B.Quatre C.Trois D.Cinq.2.Quel est le surnom évocateur de la chute Montmorency, l'un des attraits touristiques de la région ?A.La Bagatelle.B.La Muse de Félix C.Le Cap Diamant D.La Dame Blanche 3.Au cours des années 1920, l'architecte Le Corbusier visite Québec.Quelle rue de Québec compare-t-il pour sa beauté aux Champs-Élysées de Paris ?A.La rue Saint-Jean B.La Grande Allée C.Le boulevard René-Lévesque D.Le boulevard Laurier 4.Quel est le monument ou l'édifice le plus photographié à Québec ?A.Édifice Price B.L'Assemblée nationale C.Le musée de la Civilisation D.Le Château Frontenac 5.Seule ville fortifiée en Amérique du Nord, Québec offre à ses résidants et à ses visiteurs une promenade sur les remparts qui lui font comme une couronne patrimoniale.La promenade des remparts fait combien de kilomètres ?A.2 B.4 C.10 D.1 TROIS-RIVIÈRES ET LE CENTRE DU QUÉBEC 1.Quelles bottes de cow-boy, fabriquées à Saint-Tite, ont une réputation internationale ?A.Boulet B.Wrangler C.Botillon D.Lézard 2.On connaît tous les petits poissons des chenaux, mais quel est leur nom scientifique ?A.Piscium B.Poulamons C.Touladis D.Truites de rivière 3.Le 31 janvier 1951, le pont Duplessis, qui enjambe la rivière Saint-Maurice, s'effondre et fait quatre victimes.Quelles villes ce pont reliait-il ?A.Trois-Rivières et Cap-de-la-Madeleine B.Shawinigan et Grand-Mère C.Shawinigan et Shawinigan-Sud D.Grandes Piles et St-Jean-des-Piles 4.Comment s'appelle le lac situé en Mauricie qui fait partie de la Réserve de la biosphère de l'UNESCO ?A.Saint-Maurice B.Nicolet C.Batiscan D.Saint-Pierre OTTAWA-GATINEAU 1.Le «Canon de midi», à Ottawa, est une pièce d'artillerie du 19e siècle.Au cours de quel conflit a-t-il servi ?A.La guerre de 1812 B.Les guerres napoléoniennes, Waterloo 1815 C.La guerre de Crimée, 1852-1855 D.La guerre des Boers, 1899-1902 2.Qui a été le premier maire francophone d'Ottawa ?A.Olivier Durocher B.Eugène Martineau C.Dr Pierre Saint-Jean D.Joseph Balsora Turgeon 3.En quelle année Ottawa est-elle devenue la capitale canadienne ?A.1826 B.1857 C.1867 D.1873 4.Nommez le premier Blanc à explorer la région de l'Outaouais A.Samuel de Champlain B.Étienne Brûlé C.Le colonel By D.Nicolas Gatineau 5.Quelle est l'origine des tulipes qui fleurissent à Ottawa-Gatineau chaque printemps ?A.Le sol particulièrement propice a incité à la culture de ces bulbes.B.La famille royale hollandaise a offert des tulipes pour remercier le Canada d'avoir offert l'asile à sa famille durant la deuxième Guerre mondiale.C.Des immigrés néerlandais en ont planté pour se rappeler leur pays.D.La capitale souhaitait en faire l'exportation.SHERBROOKE 1.L'année de la célèbre grève de l'amiante à Asbestos : A.1930 B.1945 C.1949 D.1960 2.Comment s'appelle l'entreprise fondée par les frères Lemaire?A.Cascades B.Bombardier C.La fromagerie Lemaire D.Domtar 5.Nommez un des deux magnifiques villages qui bordent le lac Massawippi A.Magog B.Sainte-Catherine d'Hatley C.North Hatley D.Eastman 4.Qui est le seul Estrien à faire partie du Canadien de Montréal ?A.Stéphane Robidas B.Francis Bouillon C.Joé Juneau D.Yanic Perreault 5.Dans quelle ville estrienne Bombardier a-t-il pris racine ?A.Granby B.Sherbrooke C.Drummondville D.Valcourt SAGUENAY \u2014 LAC-SAINT-JEAN 1.Le Saguenay\u2014Lac-Saint-Jean possède un attrait naturel unique au Québec qui a été façonné par le passage des glaciers il y a des millions d'années.Quel est-il ?A.Le lac Saint-Jean B.Le fjord du Saguenay C.La baie de James D.La baie de Tadoussac 2.Sur combien de kilomètres s'étend la Véloroute des Bleuets, le circuit cyclable ceinturant le lac Saint-Jean ?A.116 km B.216 km C.256 km D.306 km 3.Un peintre originaire du Saguenay\u2014 Lac-Saint-Jean a transformé les murs de sa maison en véritables fresques.Cette oeuvre peut être admirée à la Pulperie de Chicoutimi.De quel artiste s'agit ?A.Jean-Paul Tremblay B.Arthur Villeneuve C.Ange-Émile Ouellet D.Ange-Marie Villeneuve 6.La municipalité de Péribonka, au Lac- Saint-Jean, a été le théâtre de la création d'une oeuvre littéraire magistrale, qui compte depuis sa première publication, en 1914, près de 150éditions dans plus de 20 langues.De quel roman s'agit-il ?A.Maria Chapdelaine B.Alexis le Trotteur C.Les Filles de Caleb D.Le Bleuet bionique GRANBY 1.En quelle année a été présentée la première édition du Festival de la chanson de Granby ?A.1980 B.1970 C.1969 D.1975 2.Quel est le nom du plus vieux gorille du zoo de Granby ?A.Sara B.Mumba C.Simba D.Toutoune 3.Dans quelle municipalité est située la résidence secondaire du premier ministre Paul Martin ?A.Tremblant B.North Hatley C.Lac-Brome D.Dunham 4.Deux frères sont députés fédéral et provincial de Brome-Missisquoi, nommez-les.A.Pierre et André Paradis B.Denis et Pierre Paradis C.Richard et André Paradis D.Bernard et Richard Brodeur 5.Quel est le plus ancien vignoble au Québec ?A.L'Orpailleur B.Le Cep d'argent C.La Mission D.Les Blanc côteaux LE QUÉBEC QU'ON AIME Vue sur le lac Mégantic, à l'Auberge des Victorines.LE QUIZ DU QUÉBEC Le quiz du Québec a été réalisé grâce à la collaboration des quotidiens du réseau Gesca : Le Soleil, Le Quotidien, Le Droit, La Tribune, La Voix de l'Est, Le Nouvelliste et La Presse.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © RÉPONSES : MONTRÉAL > 1.B, 2.D, 3.B, 4.B, 5.D.QUÉBEC > 1.C, 2.D, 3.B, 4.D, 5.B.TROIS-RIVIÈRES ET CENTRE DU QUÉBEC > 1.A, 2.B, 3.A, 4.D.OTTAWA-GATINEAU > 1.C, 2.B, 3.B, 4.B, 5.B.SHERBROOKE > 1.C, 2.A, 3.C, 4.D, 5.D.SAGUENAY\u2014LAC-SAINT-JEAN > 1.B, 2.C, 3.B, 4.A, 5.D.GRANBY > 1.C, 2.B, 3.C, 4.B, 5.A."]
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