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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2004-06-26, Collections de BAnQ.

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[" ARTS ET SPECTACLES DIANA KRALL : CÉLÉBRITÉ POP, ATTITUDE JAZZ PAGE 1 PAGES A2 ET A3 ACTUEL LE SOLSTICE D'ÉTÉ EN IMAGES PAGE 1 RENDEZ-VOUS AVEC SATURNE SPIDER-MAN 2 CINÉMA MISE À NU D'UN SUPERHÉROS PAGE 1 LA PRESSE ET LE 28 JUIN: POURUNGOUVERNEMENTMINORITAIRE PAGE A25 Montréal samedi 26 juin 2004 Le plus grand quotidien français d'Amérique 2 $ taxes en sus Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 120e année no 243 200 pages 12 cahiers Ciel variable, Max.20 Min.11 LIBÉRAL ET MINORITAIRE Selon Ekos, le Bloc détiendrait la balance du pouvoir MARIO CLOUTIER QUÉBEC \u2014 Paul Martin et le Parti libéral ont réussi à stopper la vague conservatrice de Stephen Harper au cours des deux dernières semaines et pourraient former un gouvernement minoritaire lundi soir prochain.Les données du dernier sondage Ekos-La Presse-Toronto Star accordent moins d'un point d'avance aux libéraux dans les intentions de vote pancanadiennes : 32,6% au Parti libéral, 31,8 % au Parti conservateur, 19% au Nouveau Parti démocratique et 11,2% au Bloc québécois.Avec une marge d'erreur de 1,4 points, cela signifie un match nul.Mais en termes de sièges, Ekos évalue que ce vote des plus serrés devrait toutefois conduire à la victoire d'un gouvernement libéral à Ottawa : 117 circonscriptions pour les libéraux, 109 pour les conservateurs, 27 pour les néo-démocrates et 55 pour les bloquistes, avec un >Voir MINORITAIRE en A6 Déconfiture de la France à l'Euro 2004 EN ENTREVUE À LA PRESSE Harper reconnaît que le Québec forme une nation GILLES TOUPIN BELLEVILLE, Ontario \u2014 Stephen Harper n'a aucun problème à reconnaître publiquement l'existence de la nation québécoise, a-t-il confié à La Presse au cours d'une entrevue exclusive.« Si l'Assemblée nationale du Québec affirme que pour elle les Québécois forment un peuple, une nation, je peux reconnaître cette réalité.» Mais n'allez pas lui demander cependant de rouvrir la Constitution et de reprendre de grandes discussions d'un océan à l'autre sur cette question.« Honnêtement, lance-t-il en riant, je suis tanné de ce débat existentiel.On m'a demandé : est-ce qu'il y a un peuple canadien, est-ce qu'il y a un peuple francophone ?J'ai dit que c'était une question de sociologie et que je ne voulais pas avoir de débat constitutionnel.» Le chef conservateur aurait bien aimé séduire les Québécois au cours de cette campagne électorale.Seulement, il n'a pas encore trouvé la façon.Mais il croit sincèrement que les Québécois auraient beaucoup à gagner en votant pour lui et le Parti conservateur.>Voir HARPER en A29 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE « C'est plus facile de faire dire OUI à une personne qu'à un peuple.» \u2014Bernard Landry PHOTO FRAN LIFE, AFP Le capitaine de l'équipe française, Zinedine Zidane (à droite), et Louis Saha avaient la mine basse, hier, après leur défaite en quart de finale de l'Euro 2004 contre la Grèce.Les Bleus, tenants du titre, se sont inclinés 1-0 alors que seul Angelos Charisteas est parvenu à marquer.Les Grecs affronteront maintenant les vainqueurs du match entre le Danemark et la République tchèque.Nos informations dans le cahier Sports, pages 1 à 3.Météo Averses en après-midi, maximum 20, minimum 11, plus de détails en page P.ANNONCES 14 SOMMAIRE Astrologie du jour VACANCES 18 Avis P.ANNONCES 12 et14 Animaux P.ANNONCES 13 Bridge P.ANNONCES 13 Décès P.ANNONCES 10et 11 Échecs P.ANNONCES 13 Feuilleton VACANCES 18 Forum A 23 à 25 Grille des mordus VACANCES 15 Horaire cinés CINÉMA 10 et 11 Horaire télévision ARTS 18 Jardiner MONTOIT 14 Loteries A 20 Mots croisés VACANCES 18 Petites annonces CAHIERPETITESANNONCES et AFFAIRES 2 Timbres P.ANNONCES 13 Trait d'union VACANCES 19 La mort d'un vigneron ARIANE KROL Le Vignoble Dietrich-Jooss, l'un des mieux cotés au Québec, ne produira plus de vin.Après avoir cherché un acheteur pendant plus d'un an, la propriétaire, Christiane Dietrich, s'est résignée à vendre le domaine à un cultivateur qui a arraché la vigne pour planter du maïs.La très jeune industrie viticole québécoise est-elle condamnée à un éternel recommencement?«Tous les gens qui sont dans le monde du vin ont eu un petit coup au coeur quand ils ont appris la nouvelle », témoigne Jean-Luc Jault, responsable du groupe de sommellerie et d'oenologie à l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec (ITHQ).Ce vignoble situé à Iberville, près de Saint-Jean-sur-Richelieu, était « le troisième en importance au Québec et probablement le meilleur qualitativement », considère- t-il.Victor et Christiane Dietrich connaissaient bien la vigne lorsqu'ils sont arrivés ici en 1986.>Voir VIGNERON en A6 Départs depuis Montréal.Prix web par trajet.Taxes et supplément en sus.Selon la disponibilité.Détails sur jetsgo.net.Vancouver89SANS ESCALE $ Trouvez encore plus de bas prix sur une foule de destinations sur jetsgo.net 3145547A ÉLECTIONS 2004 Tout sur les dernières heures de la campagne électorale.PAGES A27 À A33 Les résultats complets PAGE A27 SONDAGE EKOS - LA PRESSETORONTO STAR PLC 32,6% PCC 31,8% NPD 19% AU QUÉBEC BQ 51% PLC 28% Au terme d'un voyage de presque sept ans, le tandem Cassini/Huygens se place ces jours-ci en orbite de la planète Saturne, sans doute l'objet le plus spectaculaire du système solaire.PHOTO NASA / JPL / SPACE SCIENCE INSTITUTE Maintenant installée en orbite autour de Saturne, la sonde Cassini commence sa mission de quatre ans pour étudier la planète aux multiples anneaux RENDEZ-VOUSAVEC Cassini a survolé la petite lune Phoebé le 11 juin dernier, expédiant vers la Terre des images qui ont emballé les astronomes.VUE D'ARTISTE, NASA / JPL / SPACE SCIENCE INSTITUTE SCIENCES LES MERVEILLES DE SATURNE OLIVIER-LOUIS ROBERT COLLABORATION SPÉCIALE yant atteint en mai dernier la «banlieue» éloignée de Saturne, la sonde américaine Cassini, transportant sur son flanc l'atterrisseur européen Huygens, arrive enfin à destination, au terme d'un long périple de 3,5 milliards de kilomètres, qui aura duré presque sept ans.Après avoir survolé la mystérieuse petite lune Phoebé le 11 juin dernier, l'engin le plus complexe de l'histoire de l'exploration de l'espace entre cette semaine en orbite autour de la planète majestueuse aux multiples anneaux.L'opération critique d'insertion orbitale, appelée SOI (Saturn Orbit Insertion) dans le jargon de la NASA, débutera mercredi soir (30 juin) à 22h36, alors que la sonde Cassini, s'étant retournée dans la direction opposée à son vol, actionnera son moteur principal pendant 96 minutes.«Cette manoeuvre a pour but de réduire la vitesse élevée de l'engin spatial \u2014 30 kilomètres à la seconde, imagi-nez, c'est comme voler de Los Angeles à New York en un peu plus de deux minutes\u2014afin que Saturne puisse le capturer et le satelliser » , explique David Seal, responsable de la plani-fication de la mission Cassini au célèbre JPL (Jet Propulsion Lab) de la NASA à Pasadena, en Californie.« La sonde Cassini plongera ensuite à travers la division qui sépare les anneaux de Saturne F et G \u2014 une zone que nous avons choisie parce que nous pensons qu'elle est relativement peu peuplée de particules pouvant causer des dommages \u2014 pour aller frôler la planète à quelque 20 000 kilomètres au-dessus de son couvert nuageux, la seule fois où Cassini s'approchera d'aussi près de la planète.» La sonde spatiale se placera enfin sur une orbite hautement elliptique, dont le point le plus élevé se situera à 75 fois le diamètre de Saturne (120 660 km, soit 9,46 fois le diamètre de la Terre) et le point le plus près de l'immense planète, à trois fois son diamètre.Inclinée à 12,9 degrés par rapport à l'équateur de Saturne, ce sera la première des 76 orbites que le vaisseau spatial décrira autour du système saturnien pendant sa mission d'une durée prévue de quatre ans, au cours de laquelle il aura 52 rencontres de proximité avec sept des 31 lunes connues de Saturne.Le jeune ingénieur en aérospatiale, qui se considère à la blague comme le «gardien» du plan d'insertion orbital, unplanquiaétésimulé et testéàrépétition au cours des deux dernières années, affirme que son équipe s'est préparée aux risques calculés que comporte la séquence d'insertion orbitale.« Le chemin à travers les anneaux a été choisi avec l'aide des meilleurs télescopes au sol et dans l'espace.Des particules trop minuscules pour être observées pourraient se révéler fatales pour la sonde spatiale, aussi Cassini utilisera-t-elle son antenne parabolique à haut gain comme bouclier protecteur contre les petits objets qui pouraient croiser son chemin.» Lancé le 15 octobre 1997 dans la controverse au sujet de l'utilisation de plutonium 238 qui alimente ses trois générateurs thermoélectriques, Cassini est l'engin spatial le plus instrumenté et le plus prometteur au plan scientifique jamais envoyé dans l'espace.Selon Leticia Montanez, responsable de l'intégration, des essais et des simulations de Cassini, les 12 instruments de l'orbiteur et les six installés sur l'atterrisseur Huygens vont étudier les anneaux de Saturne, sa magnétosphère, ses vents violents (soufflant à plus de 1000 km/h), ses petits satellites de glace et, bien sûr, Titan, la plus grosse de ses lunes.De plus, ce programme a donné lieu à des innovations technologiques applicables à l'extérieur.Par exemple, Cassini est la première sonde spatiale qui utilise un enregistreur de données numérique sans aucune pièce mobile.Les caméras CCD qui équipent les robots Spirit et Opportunity sont les mêmes que celles mises au point pour Cassini.La mission Cassini/Huygens réunit les efforts de 260 scientifiques provenant des États- Unis et de 17 pays européens, pour laquelle la NASA et l'ESA (l'Agence spatiale européenne qui a fourni l'atterrisseur Huygens) investissent plus de 3 milliards de dollars.Saturne, la seconde plus grosse planète du système solaire après Jupiter, est la sixième planète à partir du Soleil, dont elle est distante de 1 429 millions de De possibles variations dans la composition chimique des différentes parties des anneaux de Saturne sont visibles sur cette photo prise au début des années 80 par la sonde spatiale Voyager 2 et dont les subtiles variations de couleurs ont été obtenues par un traitement informatique spécial.PHOTO NASA / JPL PHOTO PC Mystère et beauté du cosmos JUDITH LACHAPELLE La Lune?Classique.Vénus?Brillante, mais bon.Jupiter?Bof, une grosse boule avec une tache rouge.Mars?Assurément rouge, mais sans bonshommes verts.Mais Saturne, ah, Saturne.Voir Saturne dansuntélescope rudimentaire, distinguer ses anneaux, réaliser qu'elle existe vraiment, là-bas, quelque part.Tout ça suffit à procurer un frisson au plus néophyte des astronomes.«On devrait être blasé de Saturne, dit Alain- Pierre Hovasse, directeur photo à La Presse et passionné d'astronomie.Mais voir dans un télescope les détails des anneaux ajoute un élément de profondeur que l'on n'a pas sur les photos.C'est toujours impressionnant.» Saturne incarne tout le mystère et labeautéducosmos, soncharmeimpose le respect auxminusculesêtreshumains, surtout depuis 1610, année où Galilée a découvert que quelque chose clochait avec cette planète.Saturne avait-elle des anses?Des bras?Il est mort sans savoir qu'il avait été le premier à observer les anneaux de Saturne.En 1655, Christiaan Huygens révéla la présence d'un anneau autour de la planète, et 20 ans plus tard, Cassini baptisa ces anneaux de lettres de l'alphabet.Cette semaine, les Terriens pourront observer Saturne comme jamais ils ne l'ont fait.Cassini est aujourd'hui le nom d'une grosse sonde partie de la Terre il y a sept ans à la rencontre de Saturne.Jeudi, son orbite sera à son point le plus rapproché de la planète.Robert Lamontagne, de la Société canadienne d'astronomie, commençait ses études universitaires quand les sondes Voyager 1 et 2 ont été les premiers engins à saluer la planète au début des années 1980.Vingt-quatre ans plus tard, le professeur à l'Université de Montréal surveille tous les jours les photos inédites que Cassini fait parvenir à la NASA.«Cassini a été conçue à une époque où on voyait loin.C'est la plus grosse sonde, elle fait la taille d'un autobus.Depuis son lancement, les budgets de la NASA ont été réduits!» Et les instruments de bord, qui datent de sept ans, sont aujourd'hui dépassés.«Mais c'est quand même mieux que Voyager 1 et 2.» Qu'est-ce que les astronomes espèrent découvrir avec la mission Cassini?D'abord, des indices sur la composition de cette planète qui peuvent aider à comprendre ce qui se passe sur notre propre planète.Par exemple, les bandes de gaz colorées surlesplanètesgazeusescomme Saturne et Jupiter se comporteraient comme les courants océaniques de la Terre.«On étudiera aussi les champsmagnétiques autour de Saturne, dit Patrick Gravel, de l'Observatoire du mont Mégantic.On ne comprend pas encore tout à fait comment se crée notre champ magnétique sur Terre.» Sans parler des anneaux, formés de blocs de roche et de glace d'une taille variant entre celle d'un grain de sable et celle d'une maison.Jupiter, Uranus et Neptune ont aussi des anneaux, sombres et moins spectaculaires.Pourquoi ceux de Saturne sont-ils aussi nombreux et brillants?Mais il n'y a pas que Saturne.Cassini a déjà frôlé la lune Phoebé pour y découvrir qu'elle était probablement un résidu de la formation du système solaire et qu'elle provenait peut-être d'une ceinture d'astéroïdes au loin.«C'est un très bon début!» s'enthousiasme Patrick Gravel.Puis, les astronomes s'attarderont en janvier prochain à une autre lune de Saturne, Titan, en y larguant le module d'exploration Huygens.«Titan a réussi à conserver une atmosphère opaque qui contient de l'azote et du méthane, ditM.Lamontagne.C'est le seul satellite entouré d'une atmosphère qui s'apparente à celle qui a dû exister au début de la Terre.Et pour que la vie apparaisse sur Terre, il a dû se passer quelque chose.» Non, on ne trouvera fort probablement pasde«Titaniens»sur Titan, mais il en faut beaucoup moins pour épater la galerie astronomique.L'an dernier, rappelle Robert Lamontagne, Galileo a révélé la présence de glace sur Europe, un satellite de Jupiter.«Je serais donc étonné qu'on ne découvre pas quelque chose de surprenant cette fois-ci également.» L'une des caractéristiques propre à la planète Saturne est le vaste système d'anneaux qui l'entoure.Découvert par l'astronome hollandais Christiaan Huygens en 1655 (il découvrait la même année la lune Titan), il s'étend dans le plan équatorial de la planète géante jusqu'à plus de 300 000 km du centre de Saturne.Les anneaux forment un immense disque dont l'épaisseur est inférieure à 1 km.Sur ce disque, il y a une multitude d'anneaux, entre 500 et 1000.Comme les sillons sur un ancien 33 tours, plusieurs anneaux sont regroupés en plages, séparées entre elles par des divisions.Les scientifiques ont assigné des lettres pour désigner ces plages, lettres qui n'indiquent pas nécessairement l'ordre de leur position à partir du centre de Saturne mais bien l'ordre de leur découverte.Àpartir du centre et en s'éloignant de Saturne, on a donc les plages d'anneaux D, C, B, A, F, Get E.Ces anneaux sont constitués de blocs de glace, mêlés à des poussières et à des fragments minéraux.Il se pourrait que les anneaux soient issus du morcellement de gros astéroïdes qui, gravitant trop près de Saturne, se sont brisés sous l'effet de forces de marées gigantesques auxquelles ils étaient soumis.Une autre hypothèse propose qu'il s'agit de résidus de formation de la planète Saturne elle-même.Les anneaux de Saturne SCIENCES LES MERVEILLES DE SATURNE Pour certains astronomes amateurs, l'observation de Saturne est une véritable révélation.LA PRESSE / GRAPHIC NEWS Sources: European Space Agency, NASA / JPL LA PRESSE / GRAPHIC NEWS CASSINI Moteurs À 270 km de la surface, vitesse de 18 000 km/h Le bouclier thermique atteindra 12 000 °C À 180 km de la surface, le parachute extracteur s'ouvre À 165 km, le parachute principal se déploie À 125 km, vitesse de 360 km/h Atmosphère d'hydrocarbures À 40 km, vitesse de 40 km/h Nuages de méthane-azote La mission internationale Cassini-Huygens entreprend une exploration intensive de Saturne, ses anneaux spectaculaires et ses 31 lunes glacées.Le vaisseau mère américain Cassini va libérer l'atterrisseur européen Huygens dans l'atmosphère de Titan, la plus grosse lune de Saturne que certains croient être une « Terre primitive ».Passage risqué à travers les anneaux Antenne à gain élevé Transmet les données vers la Terre Magnétomètre : sert à mesurer les forces des champs magnétiques et l'interaction avec le vent solaire Radar : pour cartographier la surface de Titan Capteurs de particules : observent le plasma, la poussière, les ondes électromagnétiques Module de descente : la paroi intérieure en aluminium protège les expériences contre la foudre dans la basse atmosphère nuageuse HUYGENS \u2014 SONDE DE TITAN Générateurs thermo-électriques : 32,6 kilos de plutonium fournissent l'électricité aux instruments de Cassini Après 20 jours de chute libre balistique, la sonde Huygens pénétrera dans l'atmosphère de Titan Dispositif d'entrée : largué après l'entrée atmosphérique Atterrissage sur Titan Pour atteindre Saturne, Cassini a obtenu une vitesse supplémentaire de 77 250 km/h grâce à la gravité de planètes au cours de survols.Ainsi, la sonde a visité Vénus deux fois, puis a survolé la Terre et a reçu un dernier coup de main de Jupiter, la plus grande planète du système solaire.L'EFFET DE FRONDE GRAVITATIONNEL JUPITER SATURNE Le site de laNASA consacré à la mission Cassini saturn.jpl.nasa.gov Le Festival d'astronomie populaire du mont Mégantic, du 9 au 11 juillet www.astrolab.qc.ca/festival Heavens Above, pour savoir à la minute près ce qui se passe au-dessus de nos têtes www.heavens-above.com kilomètres.Saturne et son système d'anneaux sont un modèle miniature du disque de gaz et de poussière qui entourait le Soleil à l'origine et à partir duquel se sont formées les planètes.Évidemment, un des objectifs majeurs de la mission est l'étude de Titan, la plus grosse des lunes de Saturne, dont la taille est intermédiaire entre celle des planètes Mercure et Mars.Titan pourrait préserver dans le froid absolu plusieurs des composés chimiques qui ont précédé la vie sur Terre.Au cours de sa mission, Cassini effectuera 45 survols (à 950 kilomètres de sa surface) de la lune mystérieuse, la seule de toutes les lunes du système solaire à posséder une atmosphère substantielle constituée principalement, comme celle de la Terre, d'azote moléculaire.Ces survols permettront de dresser une cartographie à haute résolution de la lune, à l'aide du puissant imageur radar de Cassini.Le radar peut voir à travers le voile épais de la haute atmosphère de Titan.Selon Dennis Matson, le responsable scientifique de la mission Cassini auJPL, Titan est une sorte demachine à remonter le temps.« La lune brumeuse pourrait receler les indices qui nous permettront de comprendre comment la Terre primitive a évolué jusqu'à devenir une planète où la vie s'est développée.» Le 24 décembre prochain, lors de son troisième survol de Titan, Cassini éjectera de son flanc l'atterrisseur Huygens, un petit véhicule en forme dewok.Huygensest lapremièresonde robotique conçue pour descendre à la surface de la lune d'une autre planète.Le 14 janvier 2005, après trois semaines de chute libre, Huygens entrera dans l'atmosphère de Titan, ydéployant ses parachutes de descente et commençant immédiatement une intense séance d'observation.SITES INTERNET SUITEDE LA UNE Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.La mort d'un vigneron VIGNERON suite de la page A1 Victor Dietrich exploitait déjà le vignoble paternel avec son frère en Alsace et Christiane, Jooss de son nom de jeune fille, donnait un coup de main durant les périodes de pointe.En adaptant les méthodes alsaciennes au goût québécois, Victor Dietrich a élaboré des vins qui ont remporté des dizaines de récompenses.« Il faisait à mon sens le meilleur vin de tous les vignobles québécois », témoigne Étienne Héroux, qui a exploité jusqu'à l'an dernier le Vignoble Morou, à Napierville.« C'était un grand bonhomme », dit Aristide Pigeon, propriétaire du Clos de la Montagne, à Mont- Saint-Grégoire, en saluant le travail accompli par Victor Dietrich à la tête de l'Association des vignerons du Québec.Le décès du viticulteur, en juin 2003, a tout bouleversé.Sa femme travaillait à temps plein dans l'entreprise, mais elle ne pouvait pas continuer sans son expertise.Victor Dietrich, qui luttait depuis trois ans contre un cancer incurable, avait mis la propriété en vente peu de temps avant de mourir.En avril 2004, Christiane était toujours là.« J'ai eu des offres.Le problème, c'est que c'étaient des investisseurs qui n'avaient aucune idée de ce que ça pouvait être de faire du vin, qui avaient peur de ne pas trouver le personnel nécessaire et de ne pas pouvoir maintenir la qualité », a-t-elle expliqué à La Presse cette semaine.Le couple avait beaucoup investi et le prix des terres agricoles a pas mal augmenté depuis quelques années.La propriété, une véritable PME qui produisait de 20 000 à 30 000 bouteilles par an, valait donc beaucoup plus cher qu'en 1986.Mais ce n'est pas le financement qui a manqué, pense Christiane Dietrich.« Le vrai problème, c'était vraiment la crainte du travail.Je pense que dans la tête des gens, c'est plutôt une job de retraite qu'un travail à temps plein qui peut être rentable », dit-elle.Elle s'est donc résignée à vendre à un fermier qui louait déjà une partie de sa terre.L'agriculteur a arraché les pieds de vigne, dont certains avaient 17 ans, pour agrandir son champ de maïs.Christiane Dietrich garde la boutique ouverte tout l'été pour écouler les quelque 10 000 bouteilles qui lui restent.C'est sa fille Stéphanie, oenologue et propriétaire d'un vignoble en France, qui a élaboré la cuvée 2003, la dernière.« Le domaine de Victor faisait partie du patrimoine viticole du Québec et ça, on n'a pas été capable de le protéger.Tous ceux à qui j'ai dit ça en France étaient estomaqués », dit Jean-Luc Jault.Tous lui ont posé la même question.« L'État n'a rien fait ?Mais non, l'État n'a rien fait.Pour cause, il n'y a pas de programme pour ça », déplore le professeur à l'ITHQ .Au Québec, la Commission de protection du territoire agricole veille à ce que les terres conservent leur vocation verte, mais elle n'a rien à dire sur ce qui y pousse.« Nos gouvernements au Québec n'ont pas encore compris que les vignobles sont des entreprises structurantes pour les régions, qui créent non seulement des emplois, mais un énorme attrait touristique et des retombées fiscales très intéressantes pour le trésor public », fulmine Jean-Pierre Bélisle, président de l'association des vignerons, qui regroupe une trentaine d'entreprises.Le bureau de la ministre de l'Agriculture, Françoise Gauthier, n'a reçu aucune demande d'aide pour racheter le Vignoble Dietrich- Jooss.« Est-ce que la Financière agricole aurait pu soutenir un ou deux promoteurs ?Peut-être », indique sa porte-parole, Paule Dallaire.Le président de l'association des vignerons ne veut pas seulement préserver les vignobles, il veut les développer comme en Ontario.« Le gouvernement ontarien a donné, avec le gouvernement fédéral, environ 200 millions de dollars en subventions à l'industrie viticole et vinicole en Ontario.Ça rapporte 250 millions de dollars par an en recettes fiscales », affirme Jean- Pierre Bélisle en citant l'importante progression des ventes de vin, de l'affluence touristique et de la valeur des vignobles dans cette province.Le propriétaire de la Roche des Brises réclame donc 6 millions de dollars en subventions pour les vignerons québécois.Il voudrait que, d'ici 2014, 5 % des bouteilles de vin vendues à la SAQ proviennent du terroir québécois.Les ventes des vignobles locaux, de 150 000 à 200 000 bouteilles par an actuellement, pourraient ainsi atteindre de 5 à 6 millions de bouteilles par an à la SAQ, calcule-t-il.Le gouvernement québécois, qui considère le vin local comme un alcool artisanal, au même titre que le cidre et l'hydromel, n'est pas prêt à se prononcer.« On parle vraiment d'un secteur en émergence.Il a été convenu de dresser un portrait pour déterminer les meilleures façons d'intervenir dans l'avenir », note Paule Dallaire.Le projet, démarré il y a trois ou quatre mois, n'a pas encore d'échéancier.D'autres petits vignobles, comme Angile, à Saint-Michel-de-Bellechasse, et L'Aurore boréale, à Saint-Eugène-de-Grantham, ont fermé leurs portes au cours des dernières années, mais c'est la première fois qu'une entreprise de l'envergue de Dietrich-Jooss disparaît.Y en aura-t-il d'autres ?Difficile à dire, car chaque cas est différent.Le Clos de la Montagne est à vendre, mais comme il est situé en zone blanche, il ne pourrait pas être converti en terre agricole.« Je ne suis pas pressé, j'attends mon acheteur », dit Aristide Pigeon.Il faut être patient : Étienne Héroux a mis près de trois ans à vendre son petit vignoble.Malgré tout, Christiane Dietrich ne regrette rien de son expérience.« On est bien content d'avoir participé à l'histoire viticole du Québec et j'espère que Dietrich restera dans les mémoires », dit-elle.À l'aube de la cinquantaine, elle ne quitte le Québec que pour mieux retrouver la vigne.Sitôt ses dernières bouteilles vendues, elle ira travailler chez sa fille à Béziers, dans le Languedoc.Le Domaine des Grandes Courses n'en est qu'à sa première récolte, mais Christiane Dietrich se promet bien de faire entrer ce vin à la SAQ un jour.« C'est vraiment le début, mais c'est sûr qu'à un moment donné vous allez réentendre parler de nous », lance-telle avec un grand sourire.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © Christiane Dietrich garde le Vignoble Dietrich-Jooss ouvert tout l'été.On peut y acheter du vin, mais impossible de voir les vignes : le fermier qui a racheté les terres les a remplacées par des plants de maïs.La disparition de ce domaine réputé laisse un grand vide sur la jeune route des vins québécoise.Électronique Informatique Photo Communications Magasinez en ligne! dumoulin.com MONTRÉAL 8390, rue St-Hubert (Sud de la métropolitaine) MONTRÉAL 2050, boul.St-Laurent MONTRÉAL 368, rue Ste-Catherine O.MONTRÉAL 8990, boul.de l'Acadie MONTRÉAL 5485, rue des Jockeys (près de l'Hippodrome Blue Bonnets) LASALLE 7197, boul.Newman (Près du Carrefour Angrignon) WEST ISLAND 6815, Transcanadienne (Fairview Pointe-Claire) WEST ISLAND 2315, route Transcanadienne (boul.des Sources) LAVAL 1599, autoroute 440 O.(Sortie boul.Industriel) CARREFOUR LAVAL 3035, boul.Le Carrefour LAVAL 1769, avenue Pierre-Péladeau (voisin du Colossus) PLACE ROSEMÈRE (Face à rue Le Bouthillier) BROSSARD 5705, boul.Taschereau (Est du Mail Champlain) PROMENADES ST-BRUNO (Entrée #1) LONGUEUIL 2203, ch.Chambly (Près de Curé-Poirier) GATINEAU 195, Bellehumeur ST-LÉONARD 6852, rue Jean-Talon Est (Langelier & Galeries d'Anjou) FFIINNAANNCCEEMEENNTT disponible!ƒ Ajusté à vos besoins! 0% 1-877-DUMOULIN ƒFinancement 0% disponible sur produits sélectionnés.Sur approbation de crédit.Détails en magasin.Offre d'une durée limitée à l'achat d'un caméra numérique.Détails en magasin.Ces promotions se terminent le 2 juillet 2004 ou jusqu'à épuisement des stocks sauf indication contraire.Les illustrations peuvent différer.Certains modèles ne sont pas disponibles dans toutes les succursales.GRATUIT! 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électoral.Le directeur des élections nous rappelle qu'un tel geste contrevient à la Loi électorale du Canada ; il est punissable d'une amende pouvant aller jusqu'à 5000$ et de cinq ans d'emprisonnement.La Loi électorale du Canada prévoit que l'électeur qui a voté à une élection ne peut demander un autre bulletin de vote pour la même élection.Yves Laganière Contrairement à ce que nous écrivions en page A4 de notre numéro du dimanche 20 juin, le maire de Saint-Denis-sur-Richelieu, Yves Laganière, n'a pas acheté une nouvelle maison, mais a plutôt choisi de louer un logement à Saint-Denis afin de pouvoir continuer à siéger au conseil municipal.FIJM et Gildan Un article publié dans notre numéro de vendredi indiquait que les tshirts promotionnels du Festival international de jazz de Montréal sont confectionnés par l'entreprise montréalaise Gildan.Selon le Festival, moins de 5 % de tous les tshirts qui seront vendus dans les stands proviennent de ce fournisseur.POUR JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ABONNEMENT (514) 285-6911 cyberpresse.ca/abonnement 1 800 361-7453 PETITES ANNONCES (514) 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca 1 866 987-8363 DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 ACTUALITÉS 39 femmes évincées de leur chambre L'immeuble appartient à un groupe laïque affilié à la congrégation des Franciscains JULIE PARENT En pleine crise du logement, 39 retraitées et femmes à faible revenu sont sur le point d'être évincées d'une maison de chambres appartenant à un groupe laïque affilié à la congrégation des Franciscains.Le 22 mai dernier, un huissier a réuni les locataires au sous-sol de la Maison Saint-Antoine, un immeuble de briques située rue de Lanaudière, dans le quartier de la Petite-Patrie.Les dames présentes ont alors appris que le Tiers Ordre de saint François d'Assise, Fraternité de saint Antoine de Padoue exigeait leur départ d'ici le 31 août.Les autres femmes ont trouvé une lettre sous leur porte.La lettre d'éviction était accompagnée d'une liste de refuges, dont certains pour hommes seulement : Old Brewery, Maison du père, Accueil Bonneau.Une insulte pour Jeannine, une femme dans la soixantaine qui désire taire son nom par crainte des représailles.« J'habitais là depuis neuf ans.On ne s'est pas senties respectées.Ça s'est fait dans l'urgence.« Certains des numéros de la liste n'étaient pas bons, renchérit une autre locataire.Ils commencent à mettre de la pression.Certaines ont reçu un appel : on leur demande quand est-ce qu'elles vont quitter leur chambre.» Du côté des Franciscains, le frère Fernand Langlais n'avait pas entendu parler de l'éviction.Au Tiers Ordre, c'est le silence total.Jeanne Laprade, une bénévole qui vient à la Maison une fois par semaine, n'a pas voulu répondre aux questions de La Presse.Quant au signataire de la lettre d'éviction, Denis Hogue, il n'a pas répondu à nos appels.À la Maison Saint-Antoine, la rumeur règne.On dit que le propriétaire veut vendre et que l'immeuble se vendra plus facilement s'il est vide.Ou que le bâtiment n'est pas sûr.Recours possible Quoi qu'il en soit, la Régie du logement estime qu'un avis d'éviction aussi avare de détails peut être contesté dans le mois suivant sa réception.Cependant, même après cinq semaines, les locataires peuvent encore demander une prolongation de délai.D'après certaines locataires, parce que leur éviction aura lieu après le 1er juillet, la Ville de Montréal refuse de leur verser le supplément au revenu accordé aux personnes pauvres se retrouvant sans logis.Quant au refuge de la Ville, il sera déjà fermé depuis deux semaines quand certaines locataires de la Maison Saint-Antoine se retrouveront à la rue.Jusqu'à présent, la Ville a déjà accueilli 22 ménages au YMCA Centre- Ville, dont 17 en transit et cinq qui n'ont toujours pas trouvé de toit.La Ville attend le plus fort de la vague pour la semaine prochaine.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Des résidantes de la Maison Saint-Antoine posent devant une statue du saint patron des lieux.NISSAN Une carte d'essence prépayée Pétro-Canada d'une valeur de 500 $ sera remise en bonus (moyennant le don d'un cent) à l'achat ou à la location de tout modèle neuf 2004 de Sentra, Quest, Pahtfinder, Xterra, Titan, Armada, Frontier et Altima 2005 livré entre le 1er juin et le 30 juin 2004.Dans le cas de l'Altima 2005, la promotion s'applique uniquement chez les concessionnaires participants de la province de Québec.La carte expire 2 ans après la date de l'achat ou la location desdits véhicules.De plus, la carte d'essence ne peut être utilisée pour l'achat de tabac ou échangée contre de l'argent.\u2020Location de 60 mois pour la Sentra 1.8 2004 avec boîte de vitesses manuelle à 179 $ par mois (C4LG54 AA00) sans acompte ou échange ou à 299$ par mois pour la Sentra SE-R Spec V 2004 (C4RG54 AA00) telle qu'illustrée.Location de 48 mois pour l'Altima 2.5 2005 avec boîte de vitesses automatique (T4RG75 AE00) avec acompte ou échange équivalent de 3 495 $ ou à 349$ par mois pour l'Altima 3.5 SE 2005 (T4SG75 AE00) telle qu'illustrée.Pour un temps limité offres avec 0 $ disponibles d'acompte sur la Sentra 2004.Limite de 24 000 km par année avec 0,10 $/km extra.Premier versement et dépôt de sécurité, équivalent à un versement mensuel, toutes taxes comprises, requis à la livraison.Pour un temps limité, 0 $ de dépôt de sécurité sur la Sentra 2004.\u2020\u2020Le premier versement mensuel après livraison est acquitté par Nissan Canada pour tous modèles neufs et de démonstration de la Sentra 2004.Le premier versement client après livraison est payable 60 jours après la date de signature du contrat de location.Cette offre ne peut s'appliquer aux locations pré-acquittées.Prix d'achat de l'Altima avec boîte de vitesses automatique (T4RG75 AE00).Taux de financement de 1,8% à l'achat sur la Sentra pour les termes jusqu'à 36 mois.\u2020, \u2020\u2020, , , Taxes, immatriculation, assurances, obligations sur pneus neufs, frais d'enregistrement RDPRM et frais du concessionnaire en sus sur toutes les offres de location ou d'achat, transport et préparation (908 $pour la Sentra et 975 $ pour l'Altima) en sus sur les offres d'achat.Sur approbation du crédit.Les offres sont d'une durée limitée et peuvent faire l'objet de changement sans préavis.Les concessionnaires peuvent vendre ou louer à prix moindre.Le concessionnaire peut devoir commander ou échanger.Offres disponibles seulement chez les concessionnaires participants.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Les modèles illustrés sont à titre indicatif seulement.Chez les concessionnaires participants.Seuls les modèles Sentra, Altima et Xterra 2004 et Altima et X-Trail 2005 sont admissibles au Programme pour diplômés Nissan.Nissan, le logo Nissan, la signature «Découvrir_» et les noms des modèles Nissan sont des marques de commerce de Nissan.nissan.ca 1 800 387-0122 OUVERT JUSQU'À 21 H LES SOIRS DE SEMAINE Xterra Frontier Armada Quest Pathfinder RECEVEZ 500 $ D'ESSENCE GRATUITE SUR TOUS LES MODÈLES ILLUSTRÉS Titan CERTAINES CARBURENT OFFRES PLUS QUE D'AUTRES 24 495$ PRIX À L'ACHAT 289$ /MOIS\u2020 LOCATION À PARTIR DE Moteur 2,5 litres de 175 chevaux Boîte de vitesses automatique à 4 rapports Lève-glaces et verrouillage des portières électriques Freins à disque aux quatre roues Climatiseur Et beaucoup plus ! 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luttes serrées en Colombie- Britannique et en Ontario, notamment.D'ailleurs, cette province devrait encore faire la différence en départageant le PLC du PC cette année.Le 10 juin, les intentions de vote relevées par Ekos donnaient quatre points d'avance aux conservateurs de Stephen Harper en Ontario, mais le Parti libéral de Paul Martin a clairement inversé la vapeur dans les dernières semaines et mène maintenant par trois points (38 à 35%) devant le Parti conservateur.Frank Graves constate deux tendances dans l'évolution des appuis durant la campagne électorale : « D'abord, l'érosion constante du vote libéral jusqu'après le débat », puis un rebondissement « aidé par la prudence des conservateurs de Stephen Harper et le retour au bercail des électeurs libéraux de l'an 2000 ».À deux jours du vote, le sondage Ekos affiche un taux relativement élevé d'indécis : 19 %.Il a été mené auprès d'un nombre record de 5254 répondants canadiens de toutes les régions du pays, entre le 21 et le 24 juin derniers.La marge d'erreur est de 1,4 points 19 fois sur 20.Elle est toutefois plus élevée quand le nombre de répondants est plus faible, par exemple dans les résultats par province.Avec un tel échantillon, le sondage a pu s'attarder aux résultats par province.Ainsi, les libéraux gagneraient en Ontario et dans les Maritimes mais perdraient au Québec, devant le Bloc, et dans l'Ouest, face aux conservateurs.Les données indiquent également que le lieutenant québécois de Paul Martin, Jean Lapierre, serait en difficulté dans Outremont.Le ministre des Finances, Ralph Goodale, serait toutefois largement en avance dans Wascana, en Saskatchewan, mais la vice-première ministre, Anne Mc Lellan, perdrait Edmonton-Centre.De son côté, le chef du NPD, Jack Layton, serait élu dans Toronto-Danforth mais perdrait son député vétéran Lorne Nystrom dans Regina- Qu'Appelle, en Saskatchewan.Ekos estime que le Bloc québécois et le Parti conservateur jouissent des appuis les plus solides en vue du scrutin de lundi.Parmi ceux qui favorisent le Bloc, 80% disent qu'ils ne changeront pas d'avis avant le vote.Ce chiffre atteint 79% chez les conservateurs mais chute à 71% pour les libéraux.Toutefois, à la question «mettant de côté vos intentions de vote à l'élection fédérale, quel parti pensez-vous l'emportera ?», 44% répondent que c'est le Parti libéral et 29% le Parti conservateur, tandis que 21% des personnes interrogées refusent de répondre ou ne savent pas.Parmi les électeurs les plus déterminés à aller voter à quelques jours de la Fête du Canada, les personnes âgées seront à surveiller lundi.Les libéraux semblent favorisés par ce groupe démographique, mais les conservateurs ne sont pas loin derrière.En fait, prévoit la firme Ekos, ces élections fédérales figureront parmi les plus serrées dans l'histoire de la politique canadienne.« Les leaders sont à égalité, affirme le président de la maison de sondage, Frank Graves.Dans cette campagne, la politique canadienne est soudainement passée d'endormante à captivante.Deux autres coups de sonde prédisaient hier des gouvernements minoritaires avec des résultats similaires dans les intentions de vote.Compas prévoit que le PLC récoltera 34% d'appuis, contre 33% pour le PCC, tandis qu'Ipsos-Reid accorde 32% des intentions de vote aux libéraux et 31%aux conservateurs.La répartition du vote ferait toutefois en sorte, selon cette maison de sondage, que Stephen Harper verrait 117 de ses députés l'emporter, alors que 101 candidats de Paul Martin seraient victorieux.Les prédictions sur le nombre de sièges représentent une « tâche ingrate », avertit Ekos.La firme de sondages d'Ottawa avait obtenu un score impressionnant aux élections fédérales de novembre 2000, prédisant 170 sièges au PLC alors que le chiffre réel fut de.172.ABITIBI-CONSOL Denis Coderre refuse de s'engager PRESSE CANADIENNE SAGUENAY \u2014 Le ministre responsable de l'Agence de gestion des ressources humaines de la fonction publique du Canada, Denis Coderre, a refusé hier de signer une lettre l'engageant à égaler la contribution du Québec dans le projet de modernisation de l'usine d'Abitibi-Consolidated, à La Baie (Saguenay).Le projet de lettre lui a été présenté au cours de la rencontre à laquelle participaient le candidat libéral André Harvey et plusieurs membres du comité exécutif du Syndicat national des travailleurs des pâtes et papiers de Port-Alfred.Ni le ministre ni le député ont accepté de signer, mais ils ont renouvelé l'engagement d'être partenaire avec la compagnie et le gouvernement.Lundi matin, le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe avait invité les travailleurs de Port-Alfred à ne pas se contenter d'une vague promesse du candidat libéral et avait exigé que le premier ministre Paul Martin ou la ministre fédérale de l'Industrie, Lucienne Robillard, s'engage par écrit à égaler l'offre de financement du gouvernement provincial.solde sur les collections printemps/été des rayons femme, accessoires femme, homme, lingerie et articles de déco saisonniers.Faites vite pour profiter du maximum de choix ! Exceptions : cosmétiques, maillots de bain pour femme et homme, marchandise sélectionnée.Tous les détails en magasin.DÉFINITIVEMENT OUVERT : Complexe Les Ailes, centre-ville Montréal (514) 282-4537 Mail Champlain (450) 672-4537 Carrefour Laval (450) 682-4537 Place Ste-Foy (418) 652-4537 3238112A 3231150A Obtenez jusqu'à 50 % de rabais sur certains articles printemps-été incluant complets, vestons sport, pantalons, chemises habillées, cravates, vêtements décontractés de même que des chaussures.La marchandise n'est pas toute soldée.Service de retouche en sus pour les articles dont le prix est réduit de 50 % ou plus.Les chaussures sont offertes à certains magasins seulement. ACTUALITÉS Québec viole la Loi canadienne sur la santé, dénonce l'Association médicale de la province ÉMILIE CÔTÉ En pleine campagne électorale, le président de l'Association médicale du Québec, André Senikas, dénonce la façon dont Québec viole la Loi canadienne sur la santé, en dirigeant par exemple les accidentés de la route et du travail vers les cliniques privées.« Disons qu'un accidenté nécessite un CT scan.Au lieu de placer l'individu sur une longue liste d'attente, l'État préfère avoir les résultats du test rapidement par l'entremise d'une clinique privée, explique-t-il.La Société d'assurance automobile du Québec et la CSST évitent ainsi une compensation financière inutile de six mois », expose le médecin.« Pour épargner de l'argent, le gouvernement contourne la loi », dit-il.Cette semaine, Paul Martin a vivement dénoncé la réforme des soins de santé du gouvernement albertain de Ralph Klein, soutenant qu'elle contrevient à la Loi canadienne sur la santé.D'après le Dr Senikas, il semble oublier que le gouvernement québécois \u2014 qui n'a pas réagi hier\u2014bafoue également certains principes de cette loi.En plus de collaborer avec les cliniques privées, Québec est la seule province qui contrevient au principe prônant un accès aux mêmes soins gratuits partout au Canada.En effet, si un Québécois voit un médecin à Ottawa, il devra le payer selon un certain tarif et sera remboursé plus tard.Le hic, c'est qu'il sera remboursé selon le tarif de la Régie d'assurance-maladie du Québec \u2014 le plus bas au Canada \u2014, et devra assumer la différence.En avril dernier, même Philippe Couillard, ministre de la Santé, a admis l'existence du problème.Le Dr Senikas souligne aussi que Québec constitue la province canadienne où les dépenses en santé par habitant sont les plus faibles, d'après les données de l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS).Pour l'omnipraticien, davantage d'examens doivent être couverts par la RAMQ en cliniques et pas seulement dans les hôpitaux.« Je ne propose pas que les gens paient pour être soignés dans les cliniques privées, soutient- il, mais qu'un plus grand nombre de nos services soient couverts par la RAMQ, comme les échographies.» Une clinique de Longueuil devient privée Certains médecins trouvent trop essoufflant le rythme de travail requis pour rentabiliser une clinique où les visites sont couvertes par la RAMQ.C'est ce que soulignent deux des six médecins de la Clinique médicale Bellerive, qui ont décidé de se désengager et d'ouvrir un centre privé de soins à Saint-Lambert.« Les cas de nos patients ne se règlent pas en cinq ou 10 minutes, explique la Dre Francine Blouin.Ce rythme est trop effarant et les patients sont obligés de patienter à cause de retards importants », dit-elle.La RAMQ fournit aux cliniques 16,10 $ par consultation.« Ça favorise la rapidité d'un rendez-vous à l'autre, mais il n'y a pas de mode de rémunération idéal, considère la Dre Blouin, cela dépend des types de clientèles.» En payant un tarif horaire de 200 $, seule la moitié des patients du Dr Blouin pourra se permettre des consultations dans son nouveau centre privé.« Il y a une déception et c'est compréhensible, dit-elle, mais c'est un choix personnel et professionnel.» PHOTO PIERRE MCCANN, ARCHIVES LA PRESSE © Cette semaine, Paul Martin a vivement dénoncé la réforme des soins de santé du gouvernement albertain de Ralph Klein, soutenant qu'elle contrevient à la Loi canadienne sur la santé.D'après le Dr André Senikas, président de l'Association médicale du Québec, il semble oublier que le gouvernement québécois bafoue également certains principes de cette loi.jusqu'à 50% sur une sélection de vêtements d'été et de chaussures.MONTRÉAL: 4475, boul.Métropolitain Est CENTRE-VILLE: Complexe Desjardins OUEST: Centre Rockland - Fairview Pointe-Claire RIVE-SUD: Promenades St-Bruno - Mail Champlain, Brossard LAVAL: Carrefour Laval RIVE-NORD: Place Rosemère REPENTIGNY: Galeries Rive-Nord JOLIETTE: Galeries Joliette QUÉBEC: Place Sainte-Foy (Espace Nord) - Galeries de la Capitale de RABAIS SOLDE D'ÉTÉ 3234337A Des CLSCprivés de médecins RAPHAËLLE DEROME Depuis une semaine, il est impossible de consulter un médecin au CLSC Rosemont, que ce soit avec ou sans rendez-vous.Un bouleversement causé par Québec qui laisse 700 patients en plan.À Rosemont comme ailleurs, les médecins comptant moins de 20 ans de pratique partent là où les besoins sont plus criants.Une nouvelle entente intervenue entre le gouvernement et les omnipraticiens oblige les médecins généralistes à travailler 12 heures par semaine dans des secteurs prioritaires : urgences, hospitalisations de courte durée, soins aux personnes âgées et obstétrique.Les services offerts dans les CLSC arrivent en fin de liste.Plusieurs CLSC montréalais offrent donc moins de services.À Rosemont, il ne reste plus que des psychologues, des travailleurs sociaux et des infirmières.Au CLSC du Plateau Mont- Royal, le temps de consultation a été réduit de cinq à deux après-midi par semaine.Résultat : les gens attendent un an et demi pour consulter leur médecin.« Nous essayons de les rediriger vers les cliniques du quartier », dit la directrice générale, Nicole Corbin.Certains médecins s'inquiètent néanmoins car les cliniques risquent de ne pas pouvoir absorber le surplus.Les patients « orphelins» pourraient donc se retrouver.aux urgences.« C'est comme si on déshabillait Paul pour habiller Jean », dit le Dr Sylvain Dion, président de l'Association des médecins de CLSC du Québec.Pour le Dr Vania Jimenez, chef de médecine générale au CLSC Côte-des-Neiges, « cette décision est peut-être sage à très court terme, mais il s'agit d'une grave erreur à moyen et long terme ».« Avec leurs médecins de famille et leurs équipes multidisciplinaires, seuls les CLSC offrent une prise en charge complète du patient, contrairement aux polycliniques », explique- t-elle.L'Association des CLSC et des CHSLD du Québec estime que 6% des médecins de CLSC seront forcés d'aller travailler dans d'autres secteurs à cause de la nouvelle entente.Mais son impact varie énormément d'un endroit à l'autre.À Côte-des-Neiges, le CLSC a déjà perdu le quart de ses médecins.Au CLSC des Faubourgs, personne ne part.Les plus touchés sont ceux dont le personnel médical travaille seulement à temps partiel, comme à Rosemont.« Avec un poste à temps plein, on peut faire ses 12 heures ailleurs sans quitter le CLSC», insiste Sylvain Dion.Plusieurs CLSC négocient avec l'Agence de développement de Montréal (l'ancienne régie régionale) pour garder leurs médecins.« On espère bien faire reconnaître certaines de nos activités comme étant prioritaires, par exemple en santé mentale », dit Daniel Fecteau, directeur général du CLSC Parc-Extension.La réorganisation a aussi ses avantages.« Nous avons réussi à combler deux postes vacants au maintien à domicile, alors que nous avions de la difficulté à y recruter des médecins depuis plusieurs années », note Nicole Corbin.Quant aux autres patients, on espère que les cliniques de quartier pourront se regrouper pour les accueillir, comme le prévoit le projet de loi 25.« Au lieu d'avoir deux ou trois petites cliniques ouvertes deux ou trois jours chacune, elles seraient obligées de se coordonner pour offrir des services sept jours sur sept », explique Daniel Corbeil, directeur général du CLSC Ahuntsic.En raison du gel des admissions en médecine et des départs à la retraite massifs des années 1990, il manque 800 médecins omnipraticiens au Québec.Selon Statistique Canada, seulement 74% des Québécois sont suivis par un médecin de famille, contre 86% des Canadiens.5690, rue Sherbrooke Est :::: Près du stade Olympique :::: (514) 254-6041 :::: www.fillion.qc.ca CETTE FOIS, NE VOUS TROMPEZ PAS.Vous pouvez nous faire confiance, nous tenons toutes nos promesses et nous ne vendons pas de salades.r FILLION r FILLION r FILLION r FILLION r FILLION ACTUALITÉS La famille Akhtar toujours menacée d'expulsion PAULE VERMOT-DESROCHES Le collectif No one is illegal (personne n'est illégal) a manifesté avec la famille de Shamim Akhtar devant les bureaux d'Immigration Canada, hier matin.Le cri du coeur lancé il y a deux semaines par cette famille pakistanaise menacée d'expulsion n'a toujours pas été entendu.Shamim Akthar, son mari et ses quatre enfants n'ont pas obtenu de sursis.Ils devraient donc être expulsés vers les États-Unis dès mardi.Stefan Christoff, membre du collectif, affirme que la famille a déjà fait ses valises.De son côté, l'avocat de Shamim Akthar, David Chalk, aura une ultime rencontre avec Immigration Canada lundi matin.Joint au téléphone hier, il soutient que le dossier n'a pas eu l'attention qu'il méritait.« Ils n'ont pas pris en compte le climat dangereux qui règne pour les musulmans chiites au Pakistan.Cette famille est en danger dans ce pays.» PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Shamim Akthar en compagnie de son fils d'un an et demi.Elle, son mari et ses quatre enfants pourraient être expulsés mardi.Halte à la réutilisation des outils médicaux PAUL JOURNET Chaque jour, les médecins soignent leurs patients avec des instruments stérilisés pourtant destinés à être jetés après le premier usage.Rien ne permet toutefois de conclure que la santé des patients est mise en danger, affirme l'Association des hôpitaux du Québec (AHQ), pour qui il faut néanmoins les utiliser moins souvent ou mieux contrôler leur nettoyage.Contraires budgétaires oblige, les hôpitaux du Québec \u2014 et d'ailleurs\u2014 recyclent en effet une multitude d'instruments supposément conçus pour usage unique.D'après le Dr André Poirier, président de l'Association des médecins microbiologistes infectiologues du Québec, cette pratique n'est pas nécessairement mauvaise.« Aucune étude ne démontre un lien de cause à effet entre le fait de soigner un patient avec des instruments à usage unique qui sont réutilisés et la transmission d'infections.» Le problème, soulève le Dr Laurent Boisvert, directeur des affaires clinico-administratives de l'AHQ, c'est qu'aucune norme n'encadre le nettoyage, la désinfection et la stérilisation de ces instruments.Chaque hôpital fonctionne selon ses propres règles.Pour éviter les dérapages, l'AHQ propose les solutions suivantes : ne pas réutiliser les instruments à usage unique qui pénètrent dans les tissus du corps ou qui touchent aux muqueuses, remplacer ce matériel par des instruments réutilisables quand c'est possible ou confier à des entreprises indépendantes et certifiées le nettoyage du matériel à usage unique qu'on réutilise, comme c'est le cas aux États-Unis.Usage simple ou double ?Une question demeure : si on peut les réutiliser, pourquoi dit-on de ces instruments qu'ils sont à usage unique ?« Ce sont les manufacturiers qui décident de nommer leurs produits ainsi, rappelle le Dr Boisvert.On est parfois en droit de se poser des questions sur la pertinence de ces choix.» Paul G.Brunet, directeur général du Conseil pour la protection des malades, n'y voit pas une astuce des manufacturiers pour augmenter leurs ventes.« Les économies réalisées avec ces réutilisations n'en valent pas la peine.La population a besoin d'être rassurée.Il faut cesser cette pratique tant et aussi longtemps qu'on n'aura pas prouvé que leur réutilisation est sans danger.» 3232463A Lundi, faites-vous plaisir.votez ! Autorisé par l'agente principale du Bloc Québécois.Un parti propre au Québec 3239011A ACTUALITÉS Charest prépare un remue-ménage dans la haute fonction publique DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Une purge se prépare dans la haute fonction publique québécoise.Un premier coup de balai sera donné mercredi par le gouvernement Charest, qui profitera du long congé de la Confédération pour procéder à plusieurs nominations partisanes.Ce sera, mercredi, la dernière réunion du Conseil des ministres à Québec d'ici le début août, le moment idéal pour brasser les cartes sans causer trop de controverses dans les médias.Jean Charest ne prévoit pas de controverse, toutefois.« Il y a de l'équilibre dans les choix que fait le gouvernement.Il y a des gens de toutes les tendances, on est très rigoureux dans les choix, c'est toujours la compétence qui prime », a-t-il soutenu, relancé hier par La Presse en marge de la cérémonie de la Fête nationale.Selon l'information obtenue, le premier ministre Charest fera cette semaine nommer un de ses plus proches collaborateurs, Me Denis Roy, à la tête de la Commission des services juridiques, responsable de l'aide juridique.Me Roy, qui était jusqu'à tout récemment conseiller parlementaire du premier ministre, était devenu il y a deux mois chef de cabinet de Jacques Dupuis quand ce dernier avait accédé à la Justice \u2014 il a annoncé à des proches qu'il changerait d'emploi cette semaine.Cette nomination lui avait été promise depuis longtemps, indique-t-on par ailleurs.Il remplacera Me Pierre Bélanger, l'ancien député péquiste d'Anjou, qui avait été nommé après sa défaite aux mains du libéral Jean-Sébastien Lamoureux, en 1998.La Presse a aussi appris que les jours de Louis Roquet à la tête de la Société des alcools sont comptés.M.Roquet y avait atterri à contrecoeur quand le gouvernement Landry l'avait délogé d'Investissement Québec pour y nommer Maurice Prud'homme, un ami de Pauline Marois et de Claude Blanchet.M.Roquet, qui a un profil économique, serait un candidat normal pour la Société générale de financement, un poste qui sera aussi bientôt vacant, mais on lui aurait plutôt offert la direction d'un autre organisme situé à Québec, a-t-on appris.Pour le poste fort convoité de la SAQ, on entend maintenant le nom de Sylvain Toutant, un proche de Raymond Boucher, l'organisateur de la campagne de Jean Charest l'an dernier, a confié un apparatchik du PLQ.M.Boucher avait été récompensé par une nomination à la présidence du conseil de la SAQ.M.Toutant est le gendre de Pierre Michaud, le président de RONA, un très bon ami de M.Boucher.Guy Morneau est un autre mandarin dont le mandat ne serait pas renouvelé à la Régie des rentes.On devrait aussi connaître cette semaine le remplaçant de Diane Wilhelmy au ministère des Relations internationales\u2014 Gaston Harvey y assumait l'intérim depuis trois mois.Plus tard D'autres dirigeants de société d'État sont aussi en eaux troubles, mais le gouvernement n'est pas prêt semblet- il à choisir leurs remplaçants.Jacques Brind'amour, ancien sous-ministre à la Sécurité publique devenu il y a deux ans président de la Société d'assurance automobile du Québec, est dans la mire du cabinet du ministre des Transports, Yvon Marcoux.Des démarches ont été entamées pour le déloger, mais le gouvernement n'a pu lui trouver de remplaçant à temps pour mercredi.À La Presse, il y a trois semaines, le ministre Marcoux avait soutenu pourtant « avoir pleine confiance en M.Brind'amour ».Autre dirigeant de société d'État qui aura quelques semaines de grâce : Henri Roy, nommé par intérim il y a un an à la tête de la Société générale de financement.Son remplacement sera chose faite au cours du mois d'août, confie-t-on au gouvernement.Le ministre responsable, Michel Audet, comptait bien pourtant nommer avant l'été le successeur de M.Roy.Le prochain Conseil des ministres devrait aussi confirmer la nomination de Christos Sirros, le député libéral de Laurier, qui a démissionné la semaine dernière.Il devait être nommé délégué général du Québec à Bruxelles.Un avant-goût Déjà, avant-hier, le gouvernement Charest avait donné un avant-goût de ses intentions en procédant aux nominations de quelques hommes de confiance dans des postes stratégiques et bien rémunérés.La surprise a été le départ de Gérard Bibeau, le fonctionnaire responsable des nominations.Il s'est approuvé lui-même à la présidence de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST), un poste où Jacques Lamonde, plus associé au gouvernement péquiste, était loin d'avoir terminé son mandat.Ancien chef de cabinet au Travail sous Robert Bourassa, M.Bibeau avait longtemps été vice-président à la CSST.Il sera remplacé par Marc Lacroix, depuis plusieurs années au Conseil exécutif, et qui a été dans le passé chef de cabinet aux Communautés culturelles.Le gouvernement a aussi choisi Serge Rémillard, un ancien directeur du PLQ, pour diriger un comité sur l'accord sur le commerce intérieur.M.Rémillard avait pendant plusieurs années été vice-président à la Caisse de dépôt, nommé par le gouvernement Bourassa.PHOTO ARCHIVES, LAPRESSE © Les jours de Louis Roquet à la tête de la Société des alcools seraient comptés.QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE Le licou triangle fleurs fiesta 15.99 Des marguerites pop ultra-blanches, de la tangerine, de l'orange, c'est la recette parfaite pour un été plein de soleil.Brassière à coussinets amovibles à coordonner avec sa culotte unie, ceinturée en contraste 15.99 6 à 14.Chaque pièce rég.27.00 De notre collection de bikinis séparables 3238521A Baisse des inscriptions dans les services de garde scolaires MARIE ALLARD L'été commence mal pour plusieurs éducatrices en service de garde scolaire, qui ont appris qu'elle perdront leur boulot en septembre, faute de clientèle.À la Commission scolaire de Montréal (CSDM), les postes de 130 personnes \u2014sur un total de 1100\u2014sont en jeu.« Tout le Québec est touché par cette baisse de clientèle, a indiqué hier Céline Hardy, directrice générale de l'Association des services de garde en milieu scolaire.Nous craignons particulièrement pour les services de garde en milieu défavorisé ou rural, qui sont particulièrement touchés par la situation.» La hausse du tarif quotidien des garderies scolaires \u2014 qui passera de 5 $ à 7 $ à la rentrée\u2014 décourage vraisemblablement les parents d'y inscrire leurs enfants.C'est cette mesure, ajoutée à la diminution du nombre d'enfants d'âge scolaire au Québec, qui fait craindre le pire.À la CSDM, les préinscriptions faites ces derniers jours laissent présager une baisse de plus de 10% de la clientèle.« Selon nos prévisions, de 3000 à 4000 enfants ne fréquenteront plus les services de garde à l'automne, a indiqué Diane De Courcy, présidente de la CSDM, lors d'un point de presse tenu le 17 juin.Ils rentreront chez eux la clé dans le cou.» En conséquence, 60 éducatrices perdent leur emploi et 72 autres voient leur horaire de travail amputé d'au moins 10 heures par semaine.« Par rapport à l'an passé, il s'agit d'une baisse substantielle », a dit hier Ginette Allie, présidente de l'Association professionnelle du personnel administratif (APPA), le syndicat des éducatrices de la CSDM.Les employées seront fixées sur leur sort lundi, au cours de la réunion d'affectation qui se déroulera à l'école secondaire Georges-Vanier.« J'ai très peur, a dit à La Presse une éducatrice non permanente, qui compte deux ans d'expérience.Je vais perdre mon poste, qu'une éducatrice avec plus d'ancienneté prendra, sans savoir s'il restera quelque chose pour moi.» Les services de garde en milieu scolaire ont connu une croissance importante depuis 1997, année où la loi a obligé les commissions scolaires à offrir ces garderies aux parents qui le demandent.Alors que 93 000 enfants fréquentaient ces services de garde en 1997-1998, ils étaient 222 000 à le faire, cinq ans plus tard.Le ministre de l'Éducation, Pierre Reid, a invoqué cette nombreuse clientèle pour justifier la hausse de tarif.Or, selon l'Association des services de garde en milieu scolaire, la hausse du tarif exigée des parents est accompagnée d'une baisse équivalente de la subvention du ministère de l'Éducation.« Les parents vont payer plus cher sans qu'il y ait d'améliorations dans les services de garde, a dénoncé Mme Hardy.Nous n'aurons pas plus d'argent au bout du compte.» . ACTUALITÉS Des membres des comités de transition voulaient des référendums SÉBASTIEN RODRIGUE Plusieurs membres des comités de transition de Montréal et de Longueuil, dont les présidents Pierre Lortie et Yves Ryan, ont signé les registres pour exiger la tenue d'un référendum sur la défusion dans d'anciennes villes fusionnées.M.Lortie a signé le registre à Saint-Lambert, où les citoyens ont ensuite voté en nombre suffisant pour obtenir la défusion.M.Ryan a quant à lui signé le registre à Montréal-Nord, où il n'y a pas eu de référendumsur la défusion faute de signatures suffisantes.Afin d'obtenir un référendum sur la défusion, au moins 10% des électeurs devaient d'abord signer un registre, lequel est aujourd'hui public.Il a été impossible hier de s'entretenir avec le président du comité de transition de Montréal, Pierre Lortie, afin de savoir s'il avait voté lors du référendum à Saint-Lambert.Quant à l'ancien maire de Montréal- Nord et président du comité de transition de Longueuil, il considère qu'il ne s'agit pas d'une prise de position envers une des deux options.«Je ne m'en excuse pas, mais ce n'était pas une prise de position, il fallait signer pour être consulté », dit M.Ryan.Le porte-parole du ministre des Affaires municipales, Jean-Marc Fournier, fait valoir que les options politiques n'ont rien eu à voir dans le choix des membres des comités de transition.« On ne demande pas aux gens de quel bord ils sont politiquement pour juger de leur compétence.C'est la même chose dans ce cas-ci », précise Stéphane Gosselin.D'autres membres des comités de transition de Montréal et de Longueuil ont également signé les registres, soit Sidney Kaushansky, à Côte-Saint-Luc, et Marcel Danis, à Boucherville.M.Kaushansky a refusé de faire des commentaires, prétextant qu'il avait trop de travail.Il a par ailleurs été impossible de communiquer avec l'ancien ministre conservateur et membre du comité de transition de Longueuil.Les comités de transition où siègent les deux hommes auront à participer à des décisions importantes concernant les deux villes où ils ont signé les registres.Au terme des travaux des comités de transition, il y aura quatre villes reconstituées à Longueuil et 15 à Montréal.L'administration Tremblay-Zampino ne conteste pas la présence dans les comités de transition de deux membres en faveur des référendums sur les démembrements.« On va tout faire pour s'assurer que les intérêts des 1,6 million des citoyens qui ont choisi de rester à Montréal sont protégés et que le travail du comité est fait en pleine impartialité », ajoute Darren Becker, attaché de presse du comité exécutif de la Ville de Montréal.De son côté, le porte-parole du maire de Longueuil, Jacques Olivier, ne voit pas un signe possible de partialité.« On n'a pas à se prononcer sur un geste démocratique ; c'était aussi démocratique de signer un registre que de ne pas le signer », dit Maxime Chagnon.Les comités de transition auront notamment la responsabilité de départager les actifs et les ressources humaines entre les villes-centres (Montréal et Longueuil) et les villes défusionnées.Les comités organiseront également les prochaines élections municipales.Les présidents des six comités de transition toucheront un salaire de 1000$ par jour, tandis que les membres des comités gagneront une somme allant de 600 à 800 $ par jour.Le salaire pourrait toutefois être moins élevé pour ceux qui reçoivent un salaire de l'État, comme une pension.« Je ne m'en vais pas là pour faire de l'argent.J'ai accepté pour servir et ce n'était pas sollicité.Je l'ai accepté parce que je pense être utile », lance Yves Ryan.Les comités resteront en place jusqu'à la reconstitution officielle des villes, prévue le 1er janvier 2006.Le ministre Fournier a toutefois laissé entrevoir la possibilité qu'il y ait des élections anticipées et une reconstitution plus rapide.Si les comités restent en place pendant un an et demi, la paye pourrait s'élever à 390 000 $ pour les présidents des comités.Un membre d'un comité de transition payé 800$ par jour toucherait quant à lui 312 000 $.Lors des fusions municipales, la présidente du comité de transition de Montréal, Monique Lefebvre, a reçu 1000 $ par jour, soit 261 000 $ pour l'ensemble de son mandat.Alors dans l'opposition, les libéraux avaient trouvé « scandaleux » de lui payer un salaire équivalent à deux fois celui du premier ministre.PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE Pierre Lortie Pas de périodes d'interdiction ni de suppléments en argent.Plus de primes et de destinations.LE NOUVEL AÉROPLAN: MILLES ET MILLE POSSIBILITÉS Aéroplan change pour devenir plus que jamais votre Aéroplan.Vous pouvez maintenant accumuler des milles Aéroplan plus facilement et plus rapidement - et vous offrir de nouvelles primes qui vous ressemblent.Profitez ainsi de l'instant présent avec plus de 150 primes Votre Style : changez de parcours avec un nouvel ensemble de clubs Callaway Golf, assistez à une première sur Broadway, faites une promenade en Porsche sur l'autobahn.Voyagez partout: Air Canada et les transporteurs Star AllianceMC vous ouvrent toutes les portes du monde.Partez au moment qui vous convient : les primes Avenue vous offrent un plus grand choix de sièges sur tous les vols d'Air Canada.Allez-y, vous avez mille possibilités.Visitez aeroplan.com pour tous les détails.Aéroplan est une marque déposée d'Air Canada.MCStar Alliance est une marque de commerce d'Air Canada, Deutsche Lufthansa AG, Scandinavian Airlines System, Denmark-Norway-Sweden, Thaï Airways International Public Company Limited et United Air Lines Inc.Applicable aux vols exploités par Air Canada.Tout voyage effectué grâce à une prime-voyage est sous réserve de la disponibilité.3229509A . ACTUALITÉS Cordon Bleu abandonne le mot «terroir» ARIANE KROL Après avoir reçu des commentaires de consommateurs inquiets de la confusion engendrée par la présence du mot terroir sur les étiquettes de ses produits alimentaires, le fabricant montréalais Cordon Bleu a décidé de ne plus utiliser ce terme.« Au début de juillet, les produits portant les nouvelles étiquettes vont commencer à se retrouver en magasin », a annoncé cette semaine à La Presse le président et chef de la direction des Aliments Ouimet-Cordon Bleu, Robert Ouimet.Plusieurs consommateurs ont communiqué avec l'entreprise après la publication dans La Presse du dossier Le terroir à toutes les sauces, le 1er mai.Cordon Bleu avait lancé quelques mois plus tôt de nouveaux produits portant la mention « Les recettes du terroir québécois », des recettes qui avaient été approuvées par l'Institut culinaire du terroir.Ces mentions seront remplacées par le logo « Cordon Bleu, les recettes authentiques du Québec », indique Robert Ouimet.« J'ai toujours mis l'accent sur les recettes.Je n'ai jamais dit que j'avais des produits du terroir », rappelle le président de l'entreprise.Cordon Bleu a investi près de 2,5 millions de dollars pour créer de nouveaux produits, améliorer ceux qui existaient déjà et relancer sa gamme de ragoûts, de sauces et de plats mijotés en conserve.Le fabricant a fait appel à des chefs québécois de renom pour l'aider à mettre au point des recettes fidèles à la tradition québécoise, comme celle du mijoté de porc aux « patates jaunes ».Les aliments Cordon Bleu qui ne répondaient pas à ces nouveaux critères d'authenticité ont été commercialisés sous une autre marque, comme les pâtés, ou tout simplement éliminés, comme les flocons de viande.« S'il y a une compagnie qui, de par les efforts qu'elle a déployés et sa crédibilité, méritait de s'associer directement avec les recettes et de les appeler fièrement du terroir québécois, c'est bien Cordon Bleu », déplore Robert Ouimet.Beaucoup de produits vendus dans les supermarchés ou les restaurants emploient le terme terroir sans pouvoir en justifier l'utilisation, ce qui n'était pas le cas de Cordon Bleu, dit-il.« Mais je vois tout le tollé qu'il y a en ce moment en dehors de nos produits (autour du mot terroir) et je pense que ce n'est pas demain que la nuance entre recette du terroir et produit du terroir sera faite.Et je ne veux pas être pris là-dedans.» Rajuster le tir n'a pas été trop coûteux, car l'entreprise a épuisé ses anciennes étiquettes avant de lancer les nouvelles, qui ont nécessité de légères modifications graphiques, dit Robert Ouimet.Le site Internet sera également retouché, promet-il.Un groupe de travail mandaté par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) a recommandé l'an dernier de faire du terroir une appellation réservée, dont l'usage serait limité à des produits répondant à des critères bien précis.La ministre Françoise Gauthier envisage plutôt de laisser le mot terroir accessible à tous et de créer un logo que seuls les producteurs agréés par le MAPAQ pourront utiliser.L'Union des producteurs agricoles (UPA), Option Consommateurs et Solidarité rurale jugent cet encadrement insuffisant.PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE © Les étiquettes portant la mention « Les recettes du terroir québécois », seront remplacées par le logo « Cordon Bleu, les recettes authentiques du Québec ».FINANCEMENT OFFERT EXCLUSIVEMENT PAR OU LOUEZ À 229$\u2020 de financement à l'achat sur tous les modèles Chrysler PT Cruiser 2004 0% 29 995$\" Bien équipée à partir de CHRYSLER 300 2005 par mois.Location de 48 mois.Comptant initial de 3855 $ ou échange équivalent.Option 0$ comptant également disponible.0$ dépôt de sécurité VISITEZ VOS CONCESSIONNAIRES CHRYSLER JEEPMD DODGE OU CHRYSLER.CA.% 0 % de financement à l'achat jusqu'à 60 mois sur tous les modèles Chrysler PT Cruiser 2004.\" Les prix comprennent les allocations du fabricant consenties aux concessionnaires et 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détail des modèles neufs 2004 ou 2005 sélectionnés en stock.Les offres peuvent changer sans préavis.Le concessionnaire peut vendre ou louer à prix moindre.Le concessionnaire peut devoir commander ou échanger un véhicule.Transport et taxe sur le climatiseur (lorsque applicables), immatriculation, assurance, droits sur les pneus neufs, frais d'inscription au Registre, taxes et frais d'administration des concessionnaires en sus.Photos à titre indicatif seulement.Voyez votre concessionnaire participant pour les détails et les conditions.# Gratuit à l'achat ou à la location d'un véhicule neuf 2004 ou 2005.TM Le Vehicle Experience StudyTM 2003 de Strategic Vision est une enquête faite auprès de 31806 acheteurs d'un nouveau véhicule, parmi plus de 200 modèles, pendant les mois d'octobre et de novembre, aux États-Unis, à la suite des 90 premiers jours suivant l'achat.MD Jeep est une marque déposée de Daimler Chrysler Corporation, utilisée sous licence par Daimler Chrysler Canada inc., une filiale à propriété entière de Daimler Chrysler Corporation.Association publicitaire des concessionnaires Chrysler JeepMD Dodge du Québec Plein d'essence gratuit# à l'achat ou à la location d'un véhicule neuf 2004 ou 2005.Basé sur les cotes du guide de consommation de carburant 2004 publié par Ressources naturelles Canada.Le véhicule à usages spéciaux le plus éconergétique de 2004.Moteur 2,4 L à DACT, 16 soupapes Transmission automatique à 4 vitesses Climatiseur Vitres électriques Portes électriques Rétroviseurs électriques Télédéverrouillage Radio AM/FM avec lecteur de CD Régulateur de vitesse Système de prévention du vol Sentry KeyMD Console au plancher pleine longueur Glaces à écran solaire, teinte foncée, à filtre UV «Le véhicule à usages spéciaux le plus éconergétique de sa catégorie selon Energuide.» Chrysler PT Cruiser 2004 Moteur 2,4 L à DACT, 16 soupapes Transmission automatique à 4 vitesses Climatiseur Vitres électriques Portes électriques Rétroviseurs électriques Télédéverrouillage Radio AM/FM avec lecteur de CD Régulateur de vitesse Système de prévention du vol Sentry KeyMD « Une fois de plus, Chrysler prouve hors de tout doute qu'il est le manufacturier nord-américain numéro un lorsqu'il est le temps d'innover.» Benjamin Cyr, Essai-Auto.com Berline Chrysler Sebring 2004 OU LOUEZ À 254$\u2020 19 995$\" ACHETEZ À par mois.Location de 48 mois.Comptant initial de 4395 $ ou échange équivalent.Option 0$ comptant également disponible.0$ dépôt de sécurité 3232236A Services résidentiels seulement.L'équipement illustré peut être différent de celui qui est utilisé.Services non offerts dans toutes les régions.1800 818-7779 Pour les services de nettoyage résidentiel Hbc, faites le «1».© Copyright 2003 Compagníe de la Baie d'Hudson Offre valide jusqu'au 3 juillet 2004.Rabais de 75$ Désinfection entièrement naturelle, nettoyage de la soufflerie et des serpentins Notre prix ord.: 233$ Nettoyage de conduits Aucun frais cachés! 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gouverne dupays pour les cinq prochaines années.Il faut souhaiter que, malgré cettegrogne compréhensible, les Canadiens prendront le temps de soupeser les conséquences de leur choix.DROITS RÉSERVÉS LA BOÎTE AUX LETTRES Le pouvoir ou le chialage ?Il y a deux types de tendances dans l'environnement politique du Québec : il y a les partis qui se plaignent et ceux qui font quelque chose.Malheureusement, ceux qui font quelque chose au Québec semblent plus blâmés par le peuple pour leurs erreurs que leurs bons coups sont reconnus.Il ne faut pas se le cacher, nous, les Québécois, adorons être scandalisés.Nous en sommes tellement friands que nous sommes prêts à nous déresponsabiliser du prochain gouvernement fédéral en votant pour le « représentant syndical » plutôt que pour celui que nous aimerions voir prendre les décisions.Les promesses du Bloc sont faciles à faire.Puisque leur objectif est de démontrer que le Canada ne fonctionne pas, ils promettent, non pas d'améliorer notre vie en tant que Canadiens, mais plutôt de présenter les côtés négatifs de toute décision prise par le gouvernement qui aura été élu « par les autres ».La prochaine élection n'est pas un référendum sur la souveraineté, c'est un référendum sur ce que nous sommes et sur nos valeurs.Dans cette élection, les questions sont simples, êtesvous pour Kyoto ou contre, êtesvous pour les mariages gais ou contre, êtes-vous pour le choix des femmes à l'avortement ou contre ?Maintenant demandezvous si vous préférez contrôler votre vie ou vous plaindre parce que ça ne va pas comme vous voulez ?Quant à moi, je fais confiance aux Québécois que j'aurai élus au pouvoir.G.Primeau Montréal .Le Québec a toujours été isolé Il ne reste plus qu'un seul argument aux fédéralistes dans cette campagne électorale : en votant Bloc québécois, le Québec va s'isoler, prétendent-ils.Comme si c'était un phénomène nouveau.Le Québec a toujours été isolé depuis la Conquête de 1760.Facile à comprendre : nos députés et ministres fédéralistes, une fois élus, gouvernent le Canada et non le Québec, ce qui est normal.Mais cette normalité isole toujours le Québec qui ne représente qu'une minorité au Canada.J'appuie mon argument sur des faits concrets.Nos députés et ministres fédéralistes québécois nous ont donné de beaux cadeaux : la loi des mesures de guerre en l970, le rapatriement de la Constitution en l982, le rejet de l'Accord du lac Meech, le plan B, la loi sur la supposée clarté, le refus de reconnaître la nation québécoise, le scandale des commandites, et j'en passe, la liste de cadeaux est très longue.On pourrait remonter jusqu'au début de la fédération.Le Québec a toujours été isolé dans la fédération canadienne.Alors ce n'est pas l'élection du 28 qui va changer quelque chose.Mais en votant massivement pour le Bloc, le Canada va peut-être finir par se réveiller.Alors là, les choses vont changer.Normand Rousseau Gatineau .Des qualités essentielles Je pense qu'il sera bénéfique pour notre société que les libéraux ne soient pas majoritaires.Ainsi l'arrogance, le despotisme et la corruption ne seront pas au menu.Pour régner il faut des qualités que bien des libéraux influents n'avaient pas.Ces qualités sont l'honnêteté, le souci du bien public et le désir de servir avant de se servir.Ronald Boivin Seulement @ la Baie À la Baie : rue Sainte-Catherine O., Fairview Pointe-Claire et Carrefour Laval.encore plus Obtenez jusqu'à 50 % plus de points Primes Hbc.Utilisez conjointement les deux cartes au moment de régler votre achat dans les magasins de la famille Hbc.3237850A ÉLECTIONS 2004 PARTICIPATION COMBIEN D'ÉLECTEURS VOTERONT ?PAGE A29 RALPH NADER DONNE SON APPUI AUX NÉO-DÉMOCRATES PAGE A33 Tout se jouera en Ontario MARIO CLOUTIER QUÉBEC \u2014 L'Ontario sera une fois de plus au centre de la lutte très serrée que se livreront jusqu'à la dernière minute les libéraux et les conservateurs afin de former le prochain gouvernement fédéral.Le dernier sondage Ekos -La Presse- Toronto Star indique en effet que le Parti libéral de Paul Martin y recueille 38% des intentions de vote, ce qui lui donnerait 58 sièges.Le Parti conservateur de Stephen Harper obtient 35% d'appuis, pour 41 sièges.Avec 21% d'intentions de vote, le NPD de Jack Layton terminerait la course avec sept députés.La maison de sondages estime que les conservateurs semblent avoir fait le plein d'appuis potentiels en Ontario, tandis que les libéraux ont repris du poil de la bête et quelques voix aux néo-démocrates.« L'Ontario semble mettre l'accent sur la sécurité plutôt que sur l'aventure et le châtiment.Il se peut que le souhait quelque peu irrationnel de punir M.Martin pour les péchés de M.Mc Guinty (le premier ministre libéral provincial) se soit dissipé », pense le président de la firme Ekos, Frank Graves.Jusqu'à la mi-juin, le Parti conservateur avait nettement pris la tête des intentions de vote dans cette province, mais le PLC aurait repris les devants.Le changement est survenu quelques jours après les déclarations du chef conservateur Stephen Harper qui liaient son opposant libéral, Paul Martin, à la pornographie juvénile.Une portion non négligeable de l'électorat appuie toujours le NPD, mais la province compte aussi de nombreux supporters écologistes.Le Parti vert de Jim Harris y obtient effectivement 5% des intentions de vote.Réalisé du 21 au 24 juin, le coup de sonde Ekos démontre que c'est en grignotant quelques points chez ces deux formations politiques de gauche que le Parti libéral a réussi à devancer les conservateurs.« La clé du succès pour le PLC, note M.Graves, repose sur un groupe assez important d'électeurs néo-démocrates qui pourraient se tourner vers les libéraux.C'est déjà le cas auprès de l'électorat féminin.» Toujours en Ontario, selon 254 personnes interviewées par Ekos dans la circonscription de Toronto-Danforth, le chef du NPD, Jack Layton (46 %) devancerait le député libéral sortant, Dennis Mills (37 %).Dans le reste du pays Ailleurs au Canada, les libéraux ne seraient majoritaires qu'à un seul autre endroit, soit dans les provinces maritimes.L'enquête Ekos indique que 39% des électeurs y favoriseraient le PLC, contre 33% les conservateurs et 28% le NPD.En termes de sièges, cela en donnerait 18 aux libéraux, 8 aux conservateurs et 6 aux néo-démocrates.Dans l'Ouest, rien de nouveau : le Parti conservateur serait toujours roi et maître, même si le NPD pourrait faire bonne figure dans les Prairies et en Colombie-Britannique.C'est d'ailleurs dans la province la plus à l'ouest que la lutte serait la plus serrée entre les trois principaux partis politiques au pays.Le PC y recueillerait 34% d'appuis et 17 députés ; le Parti libéral, 30% et 11 élus; le NPD, 27% et huit représentants à Ottawa.Toutefois, le vétéran néo-démocrate Lorne Nystrom serait sur le point de perdre au Parti conservateur son siège de Regina-Qu'Appelle en Saskatchewan, si l'on en croit le sondage Ekos.Dans la même province, l'actuel ministre des Finances, Ralph Goodale, aurait une bonne avance dans Wascana.Mais en Alberta, la vice-première ministre, Anne Mc Lellan, serait en danger dans Edmonton-Centre.Ekos lui prédit même une « défaite décisive » face au conservateur Laurie Hawn, unmilitaire à la retraite.L'Alberta resterait le château fort des conservateurs avec 58% des intentions de vote, ce qui représente 27 sièges sur 28 selon Ekos.Au Manitoba et en Saskatchewan, le PC serait également favorisé avec 37% d'appuis, contre 30% pour le NPD et 29%pour les libéraux.Le Bloc confirme son emprise au Québec MARIO CLOUTIER QUÉBEC \u2014 Avec 23 points d'avance sur le Parti libéral, le Bloc québécois se dirige vers une victoire facile au Québec lundi soir, selon le dernier sondage Ekos-La Presse-Toronto Star.Cette enquête confirme à peu de choses près les intentions de vote exprimées dans le sondage Crop- La Presse de mercredi dernier, où le Bloc obtenait 50%des appuis.Selon l'enquête menée par Ekos du 21 au 23 juin dans la province, le parti de Gilles Duceppe recueillerait 51% des intentions de vote des électeurs québécois.Le Parti libéral obtiendrait 28 %, le Parti conservateur 11 %, le NPD7 %, et le Parti vert 3 %.Selon la firme Ekos, ce vote se traduirait par la victoire de 55 bloquistes au Québec, contre 20 libéraux.«Le Bloc québécois jouit toujours d'une avance confortable, mais l'instabilité de dernière minute et le fait que plusieurs supporters pourraient ne pas voter est de nature à aider les libéraux à faire mieux que prévu », estime toutefois le président d'Ekos, Frank Graves.PHOTO GETTY IMAGES MÉTHODOLOGIE : Ce sondage a été réalisé à partir de 5254 entrevues téléphoniques effectuées du 21 au 24 juin, choisies de façon aléatoire auprès de Canadiens âgés de 18 ans et plus.La marge d'erreur au niveau national et de 1,4%, 19 fois sur 20.Le nombre de répondants dans certaines circonscriptions sélectionnées a été augmenté afin de réduire la marge d'erreur.Les résultats comparatifs des élections de 2000 sont extraits d'un sondage effectué du 23 au 25 octobre 2000 auprès de 2265 Canadiens.Toutes les données ont été équilibrées afin de refléter la démographie canadienne au chapitre de la répartition régionale, du sexe et de l'âge.44% 29% 3% 2% PLC PCC NPD BLOC 21% NSP / Refus n=5254 LES LIBÉRAUXPERÇUS COMME LES VAINQUEURS PROBABLES Sans tenir compte de vos propres intentions de vote, quel parti selon vous va remporter les prochaines élections?30% 34% 27% - 23% 58% 12% - 29% 37% 30% - 38% 35% 21% - PLC PCC BLOC NPD INTENTIONS DE VOTE SELONLES RÉGIONS Si des élections avaient lieu demain, pour quel parti voteriez-vous?Alberta Prairies Ontario 39% 33% 28% VERTS 7% 7% 5% 5% 0% - Colombie- Maritimes Britannique 28% 7% 3% 11% 51% Québec n=4159 PLC PCC BLOC NPD PROJECTION DU NOMBRE DE SIÈGES SELONLES RÉGIONS Ontario TOTAL 106 CANADA Québec Intentions de vote combinées de l'Alliance canadienne et du Parti progressiste-conservateur jusqu'en décembre 2003.EKOS février ÉLECTION EKOS août EKOS février EKOS août EKOS janvier EKOS juillet EKOS déc.EKOS février EKOS avril EKOS mai PCC 31,8% NPD 19,0% 40,9% 37,7% 10,7% 8,5% PLC 32,6% BQ 11,2% EKOS 7-9 juin EKOS 16-17 juin EKOS 21-24 juin Si des élections avaient lieu demain, pour quel parti voteriez-vous?INTENTIONS DE VOTE AUXÉLECTIONS FÉDÉRALES DESCIEUX INCERTAINS SONDAGE EKOS - LA PRESSE - TORONTO STAR Une campagne électorale demande de l'organisation.Derrière le candidat que l'on voit dans les médias se cache une vaste équipe.De la personne responsable des bénévoles à celle chargée des avocats le jour du vote en passant par la préposée au buffet, la liste s'allonge.La Presse a rencontré l'équipe du candidat bloquiste dans Rosemont-La Petite-Patrie, Bernard Bigras, et celle de Marlène Jennings, candidate libérale dans Notre-Dame-de-Grâce\u2014Lachine.(Pour des raisons logistiques, l'équipe du Bloc n'a réuni que ses membres principaux).DEUXÉQUIPES ENCAMPAGNE L'ÉQUIPE LIBÉRALEDEMARLENE JENNINGS DANSNOTRE-DAME-DE-GRÂCE\u2014LACHINE L'ÉQUIPE BLOQUISTEDE BERNARD BIGRAS DANS ROSEMONT\u2014PETITE-PATRIE 1.Robert Loiselle, directeur de l'organisation de la campagne.2.Bernard Bigras, député-candidat.3.Pierrette Huot, responsable du financement.4.Éric Daoust, responsable de la structure.5.Normand D'Ambrosio, responsable du jour J.6.Marie Bégin, responsable du pointage.7.Robert Laporte, responsable du soutien.8 Jacques Archambault, responsable de la mobilisation.9.Martin Doiron, représentant jeunes.10.Richard Roussin, agent officiel du candidat.11.Me Marc Michaud, responsable des services juridiques.12.Robert Dion, responsable des communications.1.Rachel Lafortune, responsable des ainés.2.Michèle Ciampini, chargée des buffets et capitaine de NDG.3.Violet Coulson, assistante au pointage.4.Magda Tadros, agenda, publicités et communications.5.Maria Hernandez Quintanilla, adjointe à la personne responsable des bénévoles.6.Désirée Mc Graw, pointage.7.Violeta Stoican, responsable du pointage.8.Maria Mazzuca, pointage.9.Me Daniel Lavery, responsable des avocats (jour J) 10.Elizabeth Mc Sween, agent officiel.11.Daria Kapnik, responsable des jeunes.12.Stanley Baker, responsable du porte à porte.13.Pauline Bergeron, responsable des bénévoles.14.Joyce Isaacs, pointage.15.Michèle Charbonneau, adjointe pour bénévoles.16.Marie-Armelle Placide, pointage.17.Cyriaque Sumu, pointage.18.Christopher Marilley, pointage.19.Mario Duran-te, capitaine de région.20.John Relton, organisa-teur en chef.21.David S., pointage.22.Peter John Kennedy, codirecteur du comité.23.Rodri-gue Saint-Pierre, codirecteur du comité.24.Russell Copeman, député provincial de Notre- Dame-de-Grâce.25.Claude Dauphin, maire de l'arrondissement de Lachine.26.Gabriel Retta, affiches et accompagnateur de Marlene Jennings.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE KARIM BENESSAIEH Les élections 2004 pourraient passer à l'histoire et faire les délices des experts en parlementarisme britannique.Si les Canadiens votent lundi pour un gouvernement minoritaire, ils redécouvriront du même coup que leur chef d'État est la gouverneure générale Adrienne Clarkson.C'est elle qui, en s'appuyant sur la tradition parlementaire et les recommandations du premier ministre sortant, devra trancher quant à la composition du prochain gouvernement.Sa marge de manoeuvre serait cependant très limitée, jugent les experts, puisque les conventions politiques canadiennes tranchent presque toujours en faveur du gouvernement en place.En fait, la dernière fois qu'un gouverneur général a refusé d'obéir aux ordres d'un premier ministre canadien remonte à 1926.Une répétition de ce scénario est aujourd'hui qualifiée de très improbable, voire d'« absurde » par les constitutionnalistes.Une équipe de conseillers constitutionnels et juridiques, sous l'égide du Conseil privé, a cependant été constituée pour tenter de démêler les diverses possibilités qui se présenteraient àMme Clarkson dès mardi matin.Évidemment, dans le cas d'un gouvernement majoritaire, qu'il soit conservateur ou libéral, la situation est claire.Le chef du parti qui dispose d'une majorité de siège est invité à former le gouvernement.Dans l'éventualité où aucun parti n'obtient une majorité de sièges, il reviendra à Paul Martin de décider s'il souhaite rester premier ministre.Il aura ce privilège même si les libéraux obtiennent moins de sièges que les conservateurs.Dans ce cas, M.Martin devra former une coalition en obtenant l'appui de tiers partis de façon à remporter au moins un premier vote de confiance.C'est ce qui est arrivé en 1925, quand le premier ministre libéral Mackenzie King avait décidé de garder le pouvoir même si son parti avait obtenu moins de sièges que les conservateurs.Il a réussi à gouverner pendant un an avec l'appui du Parti progressiste.Paul Martin, lui, devra s'assurer que le NPD et le Bloc québécois accepteraient de laisser le Parti libéral au pouvoir.Pas besoin d'un appui formel ou d'une coalition en bonne et due forme: il suffit que les partis n'aient pas l'intention avouée de renverser le gouvernement à la première occasion.Évidemment, ce scénario n'est mathématiquement possible que si les libéraux n'ont qu'un léger retard sur leurs rivaux conservateurs.S'ils devaient être battus par plus d'une dizaine de sièges, la tradition imposerait à Paul Martin de remettre sa démission à la gouverneure générale.C'est là que les scénarios deviennent nettement plus imprévisibles.Car la situation politique canadienne en 2004 est exceptionnelle, de l'avis de nombreux analystes.Les conservateurs, s'ils n'obtenaient qu'une minorité de sièges, pourraient difficilement former une coalition avec leurs rivaux socio-démocrates.Il est donc probable que la gouverneure générale demande à Paul Martin de tenter de créer une coalition.Les libéraux se trouveraient alors dans la même situation que les huit autres gouvernements minoritaires qu'a connus le Canada, qui ont tenu en moyenne un an et cinq mois.Le plus éphémère a duré 177 jours, d'août 1957 à février 1958.Clarkson pourrait jouer un rôle central LAURA-JULIE PERREAULT REVUE DE PRESSE Égalité entre libéraux et conservateurs : voilà ce que tous les journaux canadiens prédisent à quelques jours des élections.Dans ce dernier round de la bataille électorale, les partis politiques s'arrachent chaque vote.Et tous les moyens sont bons pour séduire avant le 28 juin ! Il faut regarder du côté de l'Ontario, province qui détient à elle seule 33% des sièges de la Chambre des communes, pour voir se déployer toute la panoplie des armes de persuasion.À Hamilton, ancien château fort libéral où la lutte est très serrée, les trois principaux partis ont décidé de donner un peu d'aide à leurs bénévoles qui font du porte-à-porte en utilisant des centres d'appel pour atteindre le plus d'électeurs possible, écrit le Hamilton Spectator.Un des candidats libéraux a déclaré qu'il avait reçu 8 appels, dont trois de son propre parti, en une semaine ! À Toronto, ce sont les journaux des groupes ethniques qui ont remarqué le soudain intérêt que les partis leur portent à moins d'une semaine des élections, note le Toronto Star.Le quotidien torontois donne en exemple le Desi News, destiné à la communauté sud-asiatique de Toronto.Dans son dernier numéro de 52 pages, le journal a imprimé 10 pages de publicité réservées uniquement aux partis politiques.Dans un éditorial publié cette semaine, le Toronto Star remarquait que peu d'attention a été portée aux questions de l'immigration et de la diversité ethnique pendant la campagne.Ces dossiers ont pourtant pris le haut du pavé dans la très convoitée circonscription de Toronto-Danforth cette semaine.Le chef du NPD, Jack Layton, qui y affronte la vedette libérale Dennis Mills, a marqué plusieurs points lors d'un débat en promettant d'éliminer les frais de 975 $ que doivent débourser tous les nouveaux immigrants.Quel Grewal ?Quel Cheema ?Quittons l'Ontario pour aller faire un tour à Surrey, en banlieue de Vancouver, où le dédoublement des noms inquiète certains candidats.Le candidat libéral, Gulzar Cheema, un ancien ministre libéral au provincial, se fait apostropher par les électeurs qui le confondent avec Jasbir Cheema, un conservateur qui a gagné une investiture controversée contre un ancien député, souligne le Vancouver Sun, dans un article qui avait aussi pour but de différencier le député conservateur Gurmant Grewal, de sa femme, la néophyte Nina Grewal.Les deux époux se présentent dans des circonscriptions différentes de Surrey.Pour ajouter à la confusion, la ville de Surrey a été redécoupée pour cette élection.Au Nouveau-Brunswick, un débat entre les quatre candidats dans la circonscription de Moncton-Riverview- Dieppe, s'est transformée en bataille des sexes.L'Acadie-Nouvelle rapporte que le candidat conservateur, Jean Leblanc, a été isolé par ses trois concurrentes, la ministre libérale sortante Claudette Bradshaw, la néo-démocrate Hélène Lapointe et la candidate du Parti vert, Judith Hamel.Les trois politiciennes ont fait la vie dure au candidat conservateur sur la question de l'avortement, de la peine de mort et du bilinguisme, question centrale dans cette province qui abrite une large minorité francophone.Dernier round serré La b e a u té in t é r i e u r e Enfin, la liberté de choisir ! À l'achat d'unmatelas chez Linen Chest, vous ne recevez pas de cadeau dont vous ne voulez pas de toute façon.Vous recevez plutôt un certificat cadeau d'une valeur pouvant atteindre 800$.Vous aurez ainsi le loisir de choisir ce qui vous plaît dans un de nos magasins.Centre Rockland (Montréal) Promenades de La Cathédrale (centre-ville) Galeries Laval (Laval) Place Portobello (Brossard) S E RV I C E À DO M I C I L E G R AT U I T 5 1 4 .3 4 1 .7 8 1 0 La valeur du certificat cadeau peut varier entre 100 $ et 800 $ selon la valeur à l'achat d'un matelas ou d'un ensemble de matelas et sommier de marque Simmons Beautyrest ou Sealy Posturepedic.Le certificat cadeau ne peut être appliqué au registre demariage ni à tout achat de matelas ou ensemble de matelas et sommier de marque Simmons ou Sealy et il ne peut être échangé pour de l'argent comptant.Linen Chest paiera l'équivalent de la TPS et de la TVQ, excluant les produits Tempur.Cette offre est en vigueur jusqu'au 4 juillet 2004 et elle ne peut être combinée à aucune autre offre.Ne s'applique pas aux produits vendus ou achetés antérieurement.en N ous p a y onsle sta x e s SUR TOUS LES MATELAS ET SOMMIERS Bas edeli t g r a tui t e L i vra i s on g r a tui t e I n sta lla t ion g r a tui t e N o us r epr enonsvo tre v ieux m a t ela s , Gar a ntiede 3 0 jours P l us 3229048A .ÉLECTIONS 2004 ÉLECTIONS 2004 Martin paraît renoncer à la majorité JOËL-DENIS BELLAVANCE TORONTO \u2014 Le chef du Parti libéral, Paul Martin, semble se résigner à ce que les Canadiens élisent un gouvernement minoritaire pour la première fois en 25 ans lors des élections de lundi.En faisant campagne hier en Ontario, M.Martin a admis pour la première fois que les probabilités que ses troupes conservent leur majorité à la Chambre des communes sont très minces.Le chef libéral entend donc profiter des heures qui lui restent d'ici à ce que les électeurs se prononcent pour continuer d'exhorter les sociaux-démocrates et les fédéralistes du Québec à se ranger derrière le Parti libéral s'ils veulent empêcher le chef du Parti conservateur, Stephen Harper, de prendre le pouvoir.Cette stratégie vise manifestement à permettre aux libéraux de former au moins un gouvernement minoritaire.« Il ne reste plus que trois jours à la campagne.Les sondages nous indiquent que ce sont les élections les plus serrées depuis les années 70.C'est tellement serré que, pour la première fois en 25 ans, certains disent que nous pourrions nous retrouver avec un gouvernement minoritaire.Cela veut dire que les derniers jours seront cruciaux.Cela veut dire que chaque vote peut faire une différence », a déclaré M.Martin à quelque 200 militants dans un discours en matinée à Belleville.Il a ensuite évoqué les différences profondes qui existent entre le Parti libéral et le Parti conservateur pour souligner l'importance du vote.Selon lui, Stephen Harper ne défendra pas l'intégrité de la Loi canadienne sur la santé, investira massivement dans les forces armées, négligera l'éducation postsecondaire, renoncera aux objectifs environnementaux prévus par le protocole de Kyoto et minera la Charte des droits et libertés.M.Martin a d'ailleurs fait ses choux gras hier des propos controversés tenus par un député conservateur de la Colombie-Britannique, Randy White, qui, dans une entrevue accordée à un réseau de télévision peu avant le déclenchement des élections, a vertement critiqué les tribunaux parce qu'ils utilisent la Charte des droits et libertés pour accorder des droits à des groupes marginaux.Dans cette entrevue, M.White a soutenu qu'un gouvernement conservateur n'hésiterait pas à recourir à la clause dérogatoire pour mettre fin à cette tendance.« Dans une course aussi serrée, et compte tenu de l'importance des enjeux, un vote pour le NPD lundi pourrait très bien permettre à Stephen Harper de devenir premier ministre mardi.Mais vous auriez peu de choses en commun avec ce premier ministre.Vous ne partageriez pas les mêmes valeurs, les mêmes priorités ou la même vision de ce grand pays.Pour un militant néo-démocrate, la manière la plus certaine d'empêcher Stephen Harper de devenir premier ministre, de protéger les politiques et le Canada auxquels vous croyez, c'est d'appuyer le seul parti qui peut former le gouvernement et ce parti est le Parti libéral », a soutenu M.Martin.Il a aussi fait valoir que le pays a fait trop de réalisations importantes, notamment au chapitre de l'équilibre budgétaire et de la croissance économique, pour « tenter une expérience avec un gouvernement qui ne croit pas que les gens peuvent être maîtres de leur propre destinée ».En point de presse plus tard à Toronto, M.Martin a indiqué qu'il n'avait pas l'intention de discuter avec le chef du NPD, Jack Layton, avant la fin des élections, d'une possible alliance entre les deux partis dans le but de stopper le Parti conservateur.Il a aussi précisé qu'aucun de ses proches collaborateurs n'a reçu le mandat de sa part d'entreprendre des négociations avec les mandarins du NPD.Comme il l'avait fait la veille à Brossard, M.Martin a invité les fédéralistes du Québec à réfléchir aux conséquences de leur vote s'ils décident d'appuyer le Bloc québécois.«À mes compatriotes du Québec, je dis pensez-y bien.Vous devez savoir qu'un vote pour le Bloc entraînera une suite d'événements indésirables.Stephen Harper au pouvoir.Pensez-y.Et Gilles Duceppe, dans l'opposition, travaillera de concert pour marginaliser le Québec par rapport au reste du Canada.Gilles Duceppe, Bernard Landry, Jacques Parizeau en profiteront pour mener à terme le projet auquel ils ont consacré leur vie entière, c'est-à-dire sortir le Québec du Canada.Le Québec perdra sa place, la place qui lui revient dans le pays qu'il a construit », a-t-il affirmé.PHOTO CARLO ALLEGRI, GETTY IMAGES Paul Martin invite les Canadiens à la prudence en vue du scrutin de lundi, et veut les convaincre de ne pas « tenter une expérience avec un gouvernement qui ne croit pas que les gens peuvent être maîtres de leur propre destinée.» Taux de participation: un autre mystère ANDRÉ DUCHESNE À l'image des incertitudes entourant le vainqueur du scrutin de lundi, le taux de participation des électeurs constitue un autre mystère de cette campagne électorale.C'est du moins l'impression qui reste après avoir consulté l'opinion de quelques experts sur la question.Le groupe ne rame pas dans la même direction, loin de là.Même l'augmentation spectaculaire (1,2 million, soit une hausse de 60 % sur les résultats de 2000) du nombre d'électeurs lors des journées de vote par anticipation n'arrive pas à dégager une tendance.La donnée est pourtant des plus intéressantes.Depuis les élections générales du 4 septembre 1984, le taux de participation n'a cessé de baisser, passant de 75,3 % (1984 et 1988) à 71,8 % (référendum sur l'accord de Charlottetown en 1992), 69,6 % (1993), 67 % (1997) et 61,2 % (2000).Le scrutin de demain confirmera-t-il, freinera-t-il ou inversera-t-il cette tendance ?Professeur de science politique à l'université d'Ottawa, François- Pierre Gingras est l'un de ceux qui croient que le vote par anticipation est un bon indicateur d'une hausse du taux de participation.« Trois éléments peuvent déterminer une telle hausse : la période de l'année, un bon travail de marketing d'Élections Canada ou une forte stimulation chez les électeurs.On ne peut compter sur les deux premières réponses pour décoder ce qui s'en vient.Par contre, si les gens sont allés voter parce qu'ils étaient déjà fortement stimulés, ça laisse croire à un bon taux pour lundi.Et dans un tel cas, ce n'est pas bon signe pour le parti sortant », explique-t-il à La Presse.Son collègue Larry Le Duc, de l'Université de Toronto, croit au contraire que seulement 58% de la population ira voter.Dans une entrevue à la Presse Canadienne, ce dernier impute ce nouveau recul au désintéressement des jeunes.L'observation n'a pas de quoi réjouir, d'autant plus que M.Le Duc a une certaine notoriété dans le milieu.Il est coauteur d'un document sur le déclin de la participation aux élections fédérales pour le compte d'Élections Canada.À mi-chemin entre ces deux positions, le professeur Nelson Wiseman, également de l'Université de Toronto, estime qu'il est difficile de faire des prédictions quand les données d'Élections Canada sont aussi imprécises.« Les données ne sont pas fiables.Il y avait un million de doublons sur la liste électorale de 2000 », lance-t-il.Ce chiffre avait été donné la veille par le directeur général d'Élections Canada, Jean-Pierre Kingsley, qui a assuré que le travail effectué au cours des derniers mois avait permis d'éliminer les erreurs.Une assurance qui ne semble pas convaincre M.Wiseman.Ce dernier croit aussi que l'élimination du travail des scrutateurs de porte en porte a l'effet pernicieux d'éloigner l'électeur du processus électoral.À Élections Canada enfin, on se montre optimiste face au taux de participation de lundi.Le porte-parole de l'organisme fédéral pour le Québec, Gilles Paquin, rappelle les initiatives qui ont été prises cette année, telles une campagne auprès des jeunes et l'ouverture à tous du vote par bulletin spécial et par la poste.EN BREF Harper reconnaît que le Québec forme une nation Le Québec «veut le pouvoir» Prenant note des récents sondages qui annoncent une lutte serrée, des responsables libéraux sont montés au créneau hier pour appeler les Québécois à « faire la différence ».Le lieutenant québécois de Paul Martin, Jean Lapierre, estime que les Québécois ont les « cartes dans leurs manches » pour décider de la composition du prochain gouvernement et, partant, de l'identité de leur premier ministre.« On a l'opportunité d'avoir un Québécois comme premier ministre, a-t-il fait valoir lors d'une conférence de presse organisée dans un parc d'Outremont.Là, c'est clair que nous, on peut faire la différence si on veut Paul Martin comme premier ministre.» La candidate libérale dans Jeanne- Le Ber, Liza Frulla, a quant à elle invité les Québécois à ne pas se contenter de la balance du pouvoir que pourrait obtenir le Bloc québécois à l'issue du scrutin de lundi.« C'est serré dans le reste du Canada, nous pouvons faire la différence.Nous pouvons dire haut et fort : nous, au Québec, avons fait la différence au niveau du vote.Nous ne voulons pas nous contenter de la balance du pouvoir, nous voulons nous contenter du pouvoir.» Karim Benessaieh Le CPAC donne 34 % au PLC Le sondage publié hier par la chaîne de télévision vouée à la politique canadienne, CPAC, donnait quatre points d'avance aux libéraux.Selon l'enquête menée auprès de 1200 électeurs, les libéraux obtiennent 34 % des intentions de vote contre 30% aux conservateurs, 20% au NPD et 12% au Bloc.Les libéraux mèneraient en Atlantique, au Manitoba, en Saskatchewan et en Ontario.Pas de A dans le logement social Un E aux conservateurs, un D aux libéraux et des B au NPD et au Bloc québécois.Ce sont les notes attribuées hier par le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) aux partis politiques en regard de « leur performance dans le domaine du logement social ».L'organisme note que le chef conservateur, Stephen Harper, n'a pas dit un mot sur le sujet durant la campagne ; il reçoit donc un E, synonyme d'échec.Quant à la somme oscillant entre 1 et 1,5 milliard promise par les libéraux, elle est insuffisante dit le FRAPRU qui accorde un D à Paul Martin.Les engagements financiers du NPD et du Bloc rejoignent grosso modo ce que le FRAPRU réclame, mais on croit que les deux partis auraient pu en parler davantage.Les chefs aujourd'hui En cette avant-dernière journée de campagne électorale, les chefs des principaux partis feront campagne aux quatre coins du pays.Le premier ministre Paul Martin est de passage en Acadie où il participe aux festivités du 400e anniversaire de l'arrivée des Français à l'île Sainte-Croix.Il passe la soirée à Fredericton.La caravane de Gilles Duceppe s'arrêtera à Rigaud, dans plusieurs quartiers de Montréal et à Bromont.Stephen Harper sera à Kelowna, Vancouver et dans la vallée du Bas Fraser.Enfin, le chef néo-démocrate Jack Layton fera campagne à Hamilton avant de se rendre à Victoria et Vancouver.HARPER suite de la page A1 Ils éliraient d'abord au poste de premier ministre, affirme-t-il, l'homme politique le plus décentralisateur de tout le Canada anglais, l'homme qui réglerait le problème du système de santé au pays dans le respect des provinces et, enfin, l'homme qui comprend, reconnaît et propose des solutions pour régler la question du fameux déséquilibre fiscal que refusent de voir les libéraux de Paul Martin.Un parcours plein d'embûches Stephen Harper, 45 ans, vient de tenir sa dernière assemblée publique au coeur de ce qui est devenu le véritable champ de bataille de la campagne, l'Ontario.Ce soir là, jeudi à Belleville, il est épuisé.Mais il accepte quand même d'accorder cette entrevue.« Je ne sais pas pourquoi, dit-il, mais la presse francophone me traite beaucoup plus justement que la presse anglophone.» Il a passé la journée à donner des entrevues radiophoniques, à voyager de Hamilton à Belleville en passant par Sarnia, à l'autre bout de l'Ontario, puis à prononcer sous une grande tente un long discours devant quelque 700 partisans on ne peut plus enthousiastes, ici, dans ce qui était, il n'y a pas si longtemps, un fief libéral.Dans le corridor près de sa chambre, à l'hôtel, un groupe de policiers montent la garde.À l'intérieur, Stephen Harper a laissé tomber la veste.Sa cravate est détachée, il est assis au bout d'un long canapé vert, la chemise toute froissée.« Je suis fatigué, avoue-t-il.Il faudra me pousser un peu avec vos questions pour que je trouve les bons mots en français.» Il était malgré tout détendu, courtois, tout à fait le contraire de l'homme un peu raide, méfiant et timide qui semble avoir du mal à communier avec les gens quand il est dans une foule ou en présence de journalistes Le parcours a été long, plein d'embûches, mais le chef conservateur, qu'il perde ou qu'il gagne le 28 juin, s'apprête à sortir la tête haute de cette campagne électorale.Il se dit content, lui qui, il n'y a pas trois ans, prenait la tête d'une opposition officielle réduite à 6% dans les sondages.Or, depuis mardi dernier, Stephen Harper fait campagne comme un vainqueur.Il a changé de stratégie et se concentre sur son message, parlant moins aux journalistes, de peur sans doute de se laisser entraîner là où il ne veut pas aller.La main tendue Et le Québec dans tout cela?Que fera Stephen Harper s'il est appelé à diriger un gouvernement minoritaire sans un seul siège de ce côté-ci de l'Outaouais pour sa formation ?Serat- il aussi le premier ministre des Québécois ?« C'est mon objectif, répond-il.Ça n'existe pas, dans notre système, un premier ministre avec un astérisque à côté de son nom qui précise qu'il est premier ministre du pays sauf une province.Je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour bien représenter les Québécois, mais je préférerais que cela se fasse avec des élus.» « Je tends la main aux Québécois, dira-t-il à plusieurs reprises, afin qu'ils se joignent à nous dans un nouveau gouvernement qui respecte les compétences des provinces et la situation particulière du Québec, qui reconnaît le déséquilibre fiscal et qui est prêt à faire les choses de manière honnête.» Alors que le scénario d'un gouvernement minoritaire semble inévitable, le chef conservateur évoque certaines similitudes avec le NPD à propos d'une éventuelle réforme du système électoral.Et le Bloc québécois ?M.Harper soutient qu'il n'y a pas mieux que lui pour défendre les intérêts du Québec dans des domaines comme ceux de la santé ou de la fiscalité.Non seulement, estime-t-il, Paul Martin a perdu toute crédibilité dans tout le Canada avec le scandale des commandites, mais il n'en a aucune dans le dossier de la santé.« Je pense que M.Martin a une mentalité beaucoup plus centralisatrice que moi face à ce problème.Il me critique en disant que mon programme en santé n'est pas assez détaillé.La réalité, c'est que mon programme est moins détaillé que le sien parce que je me suis engagé à négocier avec les provinces en respectant leurs compétences.À la fin, nous devons avoir un système qui permette de rendre des comptes.Mais il ne s'agit pas de rendre des comptes au gouvernement fédéral.Il s'agit de rendre des comptes aux contribuables.» Quant au scandale des commandites, Stephen Harper ne croit pas aux excuses tardives de Paul Martin.« Le scandale des commandites, affirme-t-il, c'est seulement un symbole.Il n'y a pas que ce scandale.Il y a le fiasco aux Ressources humaines, l'Auberge Grand-Mère, 36 enquêtes policières, la Défense nationale, le fiasco du registre des armes à feu.C'est un gouvernement marqué par l'incompétence, le gaspillage et les scandales.Je pense que le scandale des commandites, ce n'est pas un incident isolé.C'est une mentalité, un symbole, une façon de faire récurrente chez les libéraux.» . ÉLECTIONS 2004 PHOTO SIMON WILSON, COLLABORATION SPÉCIALE, LA PRESSE© Le ministre des Transports et candidat libéral dans Hamilton-Est-Stoney-Creek, Tony Valeri, observe une carte de sa circonscription dans son local électoral.Les néo-démocrates pensent pouvoir ravir son siège à M.Valeri, de même que deux des trois autres de Hamilton.HAMILTON, C'EST.> 490 270habitants, ce qui en fait la neuvième ville en importance au Canada.> La ville a connu une explosion démographie notable entre 1986 et 1991, alors que la population augmentait de 6,7%.Après un ralentissement au début des années 90, l'augmentation a repris entre 1996 et 2001, avec un taux de 4,8%.> Une ville multiethnique, où 25% des habitants ont déclaré en 2001 une langue maternelle autre que le français ou l'anglais.Après les deux langues officielles, l'italien (27 785 personnes), le polonais (11 180) et l'allemand (9485) sont les plus parlées.> Une ville fusionnée : en janvier 2001, les villes d'Ancaster, Dundas, Flamborough, le canton de Glanbrook, Stoney Creek et Hamilton ont été amalgamées au sein de la nouvelle ville de Hamilton.HAMILTON Une grogne en acier KARIM BENESSAIEH Si les panneaux électoraux pouvaient voter, Hamilton serait de toute évidence emportée par une vague néodémocrate lundi.Ici, dans cette ville industrielle d'un demi-million d'habitants située à moins de 45 minutes de Toronto, l'affichage électoral n'est pas permis sur la voie publique, comme dans tout l'Ontario.Les partis doivent donc miser sur leurs supporters et utiliser leurs pelouses et leurs fenêtres pour afficher leurs couleurs.Résultat : les affiches orange et vert du NPD sont omniprésentes, surclassant dans une proportion de trois pour un dans certains quartiers celles des libéraux et des conservateurs.La domination est à ce point outrageuse que les libéraux, piqués à vif par une caricature du quotidien local, ont décidé la semaine dernière de lancer un blitz d'installation de pancartes.« Je leur souhaite bonne chance, c'est un peu tard pour ça, lance David Christopherson, candidat NPD dans Hamilton-Centre, où il tente de déloger le ministre du Revenu, Stan Keyes.La visibilité de nos pancartes nous a donné un bon élan, ça démontre qu'en plus de voter pour nous, les gens sont fiers de le montrer et de nous appuyer dans la campagne.Le ministre Keyes admet que la lutte est farouche, « plus que les autres années », a-t-il précisé.Le dernier budget du gouvernement Mc Guinty, avec ses mesures impopulaires, dont l'instauration d'une surtaxe en santé alors qu'il avait promis de ne pas hausser les impôts, a fait mal.« Je me bats contre ça tous les jours.Le message qu'on m'envoie, c'est que les libéraux sont des menteurs.» Les attentes sont élevées chez les néo-démocrates : les troupes de Jack Layton pensent que trois circonscriptions de Hamilton, « peut-être quatre », basculeront dans leur camp le 28 juin, précise le porte-parole du parti, Karl Bélanger.« Il y a plusieurs phénomènes qui nous aident: le budget Mc Guinty, l'affaire Sheila Copps, le scandale des commandites.C'est une ville ouvrière où la présence syndicale est très forte, et où on présente d'excellents candidats.» Vétéran de deux décennies en politique \u2014il a été conseiller municipal, puis ministre dans le gouvernement néo-démocrate de Bob Rae\u2014, David Christopherson affirme avoir senti la grogne de l'électorat envers les libéraux « dès la première porte ».Il compte sur l'appui actif de plusieurs dizaines de libéraux déçus, dont la propre mère de Sheila Copps, Geraldine, qu'il a côtoyée au conseil municipal de Hamilton.« Les libéraux ont été quelque peu victimes de leur succès, analyse-t-il.Ils ont remporté tous les sièges ici dans les dernières années, tant au fédéral qu'au provincial.Montés si haut, ils ne pouvaient que se déchirer.» Un signal inespéré C'est justement à quelques kilomètres de là, à Hamilton-Est-Stoney- Creek, que les libéraux ont été considérablement affaiblis par une lutte fratricide.À l'issue d'une investiture controversée, le ministre des Transports, Tony Valeri, l'a emporté sur un ancien pilier de l'équipe Chrétien, Sheila Copps, qui représentait Hamilton- Est depuis 1984.Dire que la guerre a laissé des traces est un euphémisme.C'est par centaines, affirme l'organisation néo-démocrate, que les libéraux frustrés ont quitté leur ancien parti.L'ancien directeur de Mme Copps déclare ouvertement qu'il n'appuie pas M.Valeri, même s'il assure donner un coup de main à d'autres candidats libéraux.Le jour du passage de La Presse, des employés s'affairaient à vider les bureaux de celle qui est toujours députée jusqu'au scrutin.« C'est vrai, beaucoup d'anciens libéraux s'affichent maintenant chez les néo-démocrates, la vague est très forte ici, convient Mme Copps.Moi, je suis toujours libérale, mais je ne peux pas appuyer M.Valeri, pas avec la façon malhonnête dont il a remporté l'investiture.Le candidat néo-démocrate de Hamilton-Est-Stoney-Creek, Tony De Paulo, voit comme un «signal » l'arrivée inespérée de tant de bénévoles libéraux.« Les gens sont fatigués des libéraux et ils aiment ce qu'ils entendent de moi.J'ai une réponse extraordinairement positive quand je fais du porte-à-porte.» M.De Paulo dispose d'un atout de taille : dans cette ville où l'industrie sidérurgique est dominante et emploie quelque 15 000 personnes, il est le président de la section locale du puissant Syndicat des métallos.Un des enjeux majeurs de l'élection est le sort de l'aciérie Stelco, le deuxième employeur privé de la ville avec 5000 ouvriers, qui s'est placée sous la Loi sur les arrangements avec les créanciers le 29 janvier.Sa caisse de retraite affiche en outre un déficit de 1,3 milliard.« Tony Valeri est là depuis 1993 et les gens ont le sentiment qu'il n'a rien fait, il n'a pas tenu ses promesses, que ce soit pour l'industrie de l'acier, les soins de santé ou les caisses de retraite », accuse M.De Paulo.Le ministre Valeri, lui, estime que l'affaire Copps a eu peu d'impact sur la campagne.«Mes adversaires s'affairent à monter ça en épingle, mais la réalité, c'est que beaucoup de bénévoles de Mme Copps ont joint mon organisation.» Il admet se buter à la grogne des électeurs, que ce soit sur le scandale des commandites ou les déboires de la Stelco, mais assure que ses explications sont bien reçues.« Nous avons aboli le programme des commandites dès le premier jour où M.Martin est devenu premier ministre, et j'ai pris toutes les mesures nécessaires à titre de ministre des Transports (le PDG et le président du conseil d'administration de Via Rail ont été congédiés).Quant à Stelco, c'est d'abord une question d'emplois : or, il s'en est créé 60 000 depuis 1993 à Hamilton.» Négligé par ses adversaires, le candidat conservateur dans Hamilton- Est-Stoney-Creek, Fred Eisenberger, assure qu'il est loin d'être hors de la course.Il a d'abord l'atout d'avoir représenté de 1991 à 2000 un des secteurs de la circonscription au conseil municipal.« Je ne sais pas d'où vient ce spin des néo-démocrates de dire qu'ils vont tout balayer : ils n'ont pas gagné un seul bureau de scrutin ici lors des dernières élections, note M.Eisenberger.C'est faux de dire que c'est une course entre les deux Tony : en fait, ils nous aident en divisant le vote.Comme dans le reste de Hamilton, les conservateurs sont loin d'être battus.» Le Parti conservateur semble également en être convaincu puisque Stephen Harper a profité des derniers moments de la campagne, mercredi soir, pour fouetter ses troupes à Hamilton.Devant quelque 500 sympathisants bruyants réunis au Convention Centre, il a assuré qu'« aucun siège libéral n'était assuré à Hamilton ».Selon un organisateur proche du chef conservateur, la circonscription d'Ancaster-Dundas-Flamborough- Westdale serait à la portée du candidat du parti, David Sweet.Responsable de la couverture électorale au quotidien The Hamilton Spectator, Joan Walters convient que le PCC peut effectivement « c a u s er qu e l q u e s surprises ».Le NPD, cependant, semble mieux placé pour espérer l'emporter dans trois des quatre circonscriptions, celles qu'on désigne familièrement comme les « Hamiltons ».« Mais aucun sondage local n'a été effectué, déplore-t-elle.Ça dépend surtout de la façon dont le vote va sortir.Dans Hamilton- Centre, les chances de M.Christopherson sont très bonnes.Dans Hamilton-Est-Stoney-Creek, ça peut aller n'importe où.» Des libéraux déchirés, au point où deux ministres en vue pourraient perdre leur siège.Des néo-démocrates gonflés à bloc et qui comptent sur l'appui visible de transfuges libéraux et des syndicats.Entre les deux, des conservateurs qui espèrent profiter de la division des votes.Tous veulent farouchement remporter la bataille de Hamilton, une ville industrielle en plein coeur de l'Ontario, où se décidera le sort du prochain gouvernement.«Les libéraux ont été quelque peu victimes de leur succès.» Lutte en quatre temps KARIM BENESSAIEH Hamilton-Est-Stoney-Creek Issue de la fusion de deux circonscriptions représentée par deux députés libéraux, Tony Valeri et Sheila Copps, Hamilton-Est-Stoney- Creek est devenue le symbole des déchirements internes du Parti libéral.Avec une population de 115 700 habitants, elle englobe une bonne partie des vieux quartiers industriels jusqu'aux nouveaux lotissements de Stoney Creek.En 2000, Mme Copps avait conservé son fief de Hamilton-Est avec une avance de 10 413 voix, tandis que M.Valeri faisait de même dans Stoney Creek avec 10 796 voix de majorité.M.Valeri, 46 ans et ministre des Transports dans le cabinet Martin, affronte cette année un nouveau venu en politique, Tony De Paulo, le président de la section locale des Métallos, qui se présente sous la bannière néo-démocrate.Le candidat conservateur, Fred Eisenberg, 52 ans, est l'ancien directeur général de l'autorité portuaire de Hamilton et a été conseiller municipal d'un secteur de la circonscription de 1991 à 2000.Le 13 mai dernier, lors d'une élection partielle au provincial dans Hamilton-Est et avant le dépôt de l'impopulaire budget du gouvernement Mc Guinty, la candidate néo-démocrate Andrea Horvath avait remporté une victoire écrasante en récoltant 63% des suffrages.Hamilton-Centre Avec ses 118 130 habitants en plein coeur de la ville, cette circonscription est l'une des plus multiethniques de Hamilton.La nouvelle configuration regroupe une partie de Hamilton-Ouest qui a porté au pouvoir le libéral Stan Keyes depuis 1988.Cette année, celui qui a été promu ministre du Revenu dans le gouvernement Martin fait face à l'opposition d'un vétéran de la politique, David Christopherson, qui a représenté la partie provinciale de la circonscription au sein du gouvernement Rae.M.Christopherson s'est en outre présenté à la mairie de Hamilton en novembre dernier et il a obtenu un fort appui dans ce secteur.Le Parti conservateur est représenté par un responsable à l'éducation de la Hamilton Catholic School Board, Leon Patrick O'Connor, 58 ans.Hamilton Mountain Considérée comme une circonscription baromètre, Hamilton Mountain a élu des représentants des trois grands partis fédéraux depuis 1966.Ses 119 775 habitants, répartis dans les quartiers résidentiels de la ville, proviennent surtout de la classe moyenne, avec une proportion élevée d'étudiants et de personnes âgées.Une véritable course à trois est engagée entre la députée libérale Beth Phinney, élue en 2000 avec 12 915 voix d'avance, et ses adversaires bien connus dans la communauté, le néo-démocrate Chris Charlton et le conservateur Tom Jackson.Le premier est un militant progressiste de longue date qui s'est présenté à plusieurs reprises dans la circonscription et qui mène une campagne fort énergique.M.Jackson, conseiller municipal depuis 1988, peut miser sur la réunification des votes de la droite qui l'aurait pratiquement placé à égalité avec Mme Phinney en 2000.Ancaster-Dundas- Flamborough-Westdale Cette circonscription comprend de petites municipalités rurales ainsi que le secteur Westdale de Hamilton, regroupant 106 295 habitants.Son député, le libéral et ex-journaliste John Bryden, est passé avec fracas chez les conservateurs en dénonçant le « cynisme » et l'incapacité de diriger du gouvernement Paul Martin.Le Parti conservateur a bon espoir de récupérer cette circonscription et mise sur un consultant en formation de 47 ans, David Sweet, un nouveau venu en politique.Le candidat libéral, Russ Powers, est au contraire un vétéran de la politique municipale, ayant siégé comme conseiller depuis 19 ans et agi à titre de vice-président de la Fédération canadienne des municipalités.Le NPD est représenté par un médecin, Gordon Guyatt, 50 ans, battu aux élections générales de 2000. VINCENT MARISSAL Encore faut-il qu'ils aillent voter.Jeudi soir, la candidate du Bloc québécois dans Saint-Bruno\u2014 Saint-Hubert, Carole Lavallée, a nolisé un petit avion tirant, au-dessus de la foule réunie pour les festivités de la Saint-Jean-Baptiste, une longue banderole sur laquelle on pouvait lire : « Fêtez le 24, votez le 28.» Le message aérien de Mme Lavallée traduit bien la plus grande inquiétude des bloquistes à 48 heures du vote : dans les sondages, les intentions de vote pour le Bloc atteignent des sommets, mais encore faut-il que les électeurs bloquistes aillent voter.Pas facile, en effet, de les convaincre de se rendre aux urnes quand tous les sondages prédisent un raz-de-marée bloquiste.Déjà que les électeurs souverainistes sont moins empressés de voter aux élections fédérales, si, en plus, ils sont convaincus que le Bloc n'a pas besoin de leur vote, il y a de forts risques qu'ils restent à la maison.Le pire ennemi des bloquistes en cette fin de campagne, ce sont les prédictions loufoques qui leur accordent jusqu'à 66 sièges (sur 75).L'autre ennemi, c'est la météo.Une magnifique et chaude journée d'été, lundi, aurait un effet dévastateur sur l'enthousiasme déjà chancelant des supporters du Bloc, surtout les plus jeunes (ou ceux qui sont déjà pris dans leurs boîtes de déménagement).Selon notre sondeur national, EKOS, le Bloc pourrait rafler 55 circonscriptions, soit 18 de plus qu'à la dissolution de la Chambre des communes.Tous les bloquistes interrogés ces derniers jours s'entendent toutefois pour dire que « 50 sièges, ce serait déjà beau ».Selon toute vraisemblance, le Bloc fera des gains, notamment, dans Louis-Hébert, Beauharnois-Salaberry, Châteauguay (gagné par le Bloc en 2000, mais le transfuge Robert Lanctôt est passé aux libéraux l'hiver dernier), Laval et Saint- Maurice\u2014Champlain (l'ancienne circonscription de Jean Chrétien, quel velours pour le Bloc).Quant à Outremont, les bloquistes eux-mêmes n'y croient pas, même si des sondages menés dans cette circonscription indiquent qu'ils sont en avance sur Jean Lapierre.Dans une bataille aussi serrée que celle à laquelle on est en droit de s'attendre lundi soir, chaque siège compte.Le décompte final au Québec est donc crucial pour les libéraux.Cela dit, même les plus optimistes dans les rangs libéraux admettent qu'il serait extrêmement surprenant que leur parti rafle plus de 25 sièges au Québec.Comme tous les sondages précédents l'ont démontré, c'est donc en Ontario que ces élections se joueront.Tout dépend de l'humeur des électeurs ontariens, lundi : choisiront- ils de garder les libéraux, même s'ils jugent qu'ils méritent une bonne correction, ou plongeront-ils avec les conservateurs de Stephen Harper ?La clé de l'énigme est là.Mais, chose certaine, la grogne contre les libéraux est encore palpable, notamment à cause de la promesse brisée de ne pas augmenter les impôts du premier ministre libéral ontarien, Dalton Mc Guinty.Autre élément à ne pas négliger : la greffe Parti conservateur-Alliance canadienne a parfaitement pris, ce qui rend les conservateurs tout à faits présentables chez nos voisins.D'ailleurs, pas moins de neuf anciens députés ou ministres des gouvernements de Mike Harris et d'Ernie Eves tentent leur chance au fédéral, et la plupart d'entre eux gagneront leur mise.Ils sont fous ces Ontariens ! Moins de neuf mois après avoir flanqué les conservateurs à la porte de Queen's Park, ils songent sérieusement à les réélire à Ottawa ! De plus, les conservateurs ont de l'argent pour faire campagne et une solide machine pour inciter leurs partisans à voter.À la fin de la journée mouvementée de lundi, c'est là que tout se jouera.Le seul problème des conservateurs, c'est que Stephen Harper n'a pas réussi à convaincre les électeurs de façon décisive qu'il est le meilleur homme pour diriger le pays.Paul Martin, quant à lui, a réussi, après les débats, à stopper la chute de son parti en Ontario, mais il n'a pas été en mesure de reprendre tous les points perdus.En raison de la surreprésentation du vote libéral dans la région de Toronto (le même phénomène qu'avec la surreprésentation libérale à Montréal), l'avance de trois points des libéraux n'est pas suffisante pour permettre à Paul Martin d'espérer gagner la majorité des 106 circonscriptions.Loin de là.D'autant que le NPD, s'il recueille autour de 20% comme les sondages l'indiquent, grugera directement dans l'assiette libérale.On s'attend à ce que le NPD fasse des gains en Ontario, notamment à Toronto, où Jack Layton et sa femme, Olivia Chow, sont tous les deux en avance.Dans Ottawa-Centre, les libéraux concèdent déjà la victoire à l'ancien chef du NPD, Ed Broadbent.Les troupes de Jack Layton devraient aussi faire des gains dans la région d'Hamilton, notamment dans l'ancien fief de Sheila Copps et chez le ministre du Revenu, Stan Keyes.Dans l'Ouest, le Parti conservateur domine toujours, mais de bonnes luttes à trois sont à prévoir dans la région de Vancouver et de Victoria.Encore là, le NPD est bien placé pour faire mal aux libéraux.Dans les provinces de l'Atlantique, les libéraux maintiennent leur avance, mais il n'y a, dans les quatre provinces, que 32 sièges au total.Faites le calcul : les libéraux gardent leurs sièges dans l'Est, ils en perdent au moins une douzaine au Québec, ils en perdent encore une demidouzaine dans l'Ouest (dont ceux de la vice-première ministre, Anne Mc Lellan, dans Edmonton et du ministre de l'Environnement, David Anderson, à Victoria).Reste l'Ontario, où les libéraux vont nécessairement perdre des plumes.Mathématiquement, tous les sondages de fin de campagne l'indiquent, ça sent le gouvernement conservateur minoritaire.Mais la politique, contrairement aux mathématiques, n'est pas une science exacte.C'est mince, mais c'est le dernier espoir des libéraux.COURRIEL Pour joindre Vincent Marissal vincent.marissal@lapresse.ca Lepireennemi des bloquistes en cette fin de campagne, ce sont les prédictions loufoques qui leur accordent jusqu'à66 sièges.Duceppe poursuit les libéraux dans leurs derniers retranchements NATHAËLLE MORISSETTE Les sondages permettent tous les espoirs au chef du Bloc, Gilles Duceppe qui, visiblement confiant de faire élire une majorité de députés, a entrepris hier une tournée éclair dans des circonscriptions que son parti souhaite ravir aux libéraux, telles Bourassa, Louis- Saint-Laurent, Chicoutimi-Le Fjord et Hull-Aylmer.Selon le chef bloquiste, l'élection d'un gouvernement minoritaire est de plus en plus probable et son parti a des chances d'obtenir la balance du pouvoir.À deux jours des élections, Gilles Duceppe a donc décidé de survoler le Québec et d'aller faire un saut dans une douzaine de circonscriptions cibles.Pour ce faire, les différentes instances du parti ont été mobilisées.Ainsi, le forum jeunesse, la Commission de la citoyenneté et plusieurs députés bloquistes déploieront tous les efforts nécessaires, d'ici lundi, pour convaincre les électeurs encore indécis de donner leur appui à la formation souverainiste.Porte-àporte, chaînes téléphoniques, tournée des bars : rien n'a été laissé au hasard.« Il y a de l'indignation dans les yeux des gens, a lancé Gilles Duceppe lors d'un discours prononcé hier devant les militants de Bourassa, la circonscription du président du Conseil privé, Denis Coderre.Ils en ont assez de l'arrogance des Paul Martin, des Jean Lapierre, des Pierre Pettigrewet des Denis Coderre.Dans certaines circonscriptions, la lutte est plus chaude et ce sont ces circonscriptions qui vont faire la différence puis c'est là que vous allez faire la différence.» Ainsi, M.Duceppe a rendu visite à sa candidate Doris Provencher dans Bourassa, à Bernard Cleary dans Louis-Saint-Laurent, à Robert Bouchard dans Chicoutimi-Le Fjord et à Alain Charette dans Hull-Aylmer.Le chef bloquiste semble confiant de voir ses candidats déloger les députés libéraux autant dans la circonscription de Bourassa que dans Hull-Aylmer.Pourtant, lors des élections de 2000, Denis Coderre l'avait emporté avec 25 403 votes contre 11 462 pour le candidat bloquiste.« On va battre Denis Coderre à Montréal ! » lance Gilles Duceppe, d'un ton convaincu.Il est également déterminé à faire élire son candidat dans Hull-Aylmer, même si cette circonscription de l'Outaouais est considérée comme un château fort libéral.« Si je vais là, c'est parce que je veux gagner, a dit M.Duceppe.On va gagner tous ces comtés si vous travaillez fort », a-t-il dit aux différents militants rencontrés tout au long de la journée.Même s'il semble avoir le vent dans les voiles, M.Duceppe n'ose toujours pas s'avancer sur le rôle que pourrait jouer son parti dans un éventuel gouvernement minoritaire.Il refuse également de s'associer à quelque parti que ce soit.Le Bloc est-il plus proche des libéraux ou des conservateurs ?« Ça dépend des enjeux, répond-il.Sur le déséquilibre fiscal, on est plus près des conservateurs et du NPD.Sur Kyoto, on est plus près des libéraux.Il a encouragé ses troupes à faire sortir les électeurs le jour du scrutin car, rappelle M.Duceppe, « chaque vote compte ».« On a fêté hier c'était le 24, le 28, on vote et le 29, on fête encore ! » PHOTO JACQUES BOISSINOT, PC Le chef bloquiste, Gilles Duceppe, a fait un arrêt à Gatineau, hier, dans l'espoir d'arracher la circonscription de Hull-Aylmer au libéral Marcel Proulx.Les gains possibles du Bloc SONDAGE EKOS Lapierre en difficulté dans Outremont CHRISTIAN GEISER COLLABORATION SPÉCIALE Huit circonscriptions de Montréal et ses alentours, gagnées par les libéraux en 2000, pourraient être prises par le Bloc québécois lundi.À la différence des circonscriptions « forteresses» comme Mont-Royal ou Pierrefonds-Dollard, où les libéraux peuvent compter sur un appui indéfectible, plusieurs conscriptions avaient été emportées à l'arraché.En novembre 2000, huit circonscriptions ont été remportées par les libéraux par une majorité inférieure à 10 000 voix.Profitant de l'engouement pour le parti de Gilles Duceppe et des voix que les conservateurs pourraient prendre aux libéraux, le Bloc québécois pourrait ainsi se faufiler cette année et y faire des gains.Dans plusieurs de ces circonscriptions le parti de Paul Martin est en perte de vitesse.Dans d'autres, la victoire avait été acquise difficilement.Lors des élections fédérales de 2000, les libéraux l'avaient emporté par 6355 voix dans Ahuntsic.Malgré la victoire, ce résultat représentait une diminution de 3927 voix par rapport à 1997.L'appui aux libéraux était également en décroissance dans Papineau\u2014 Saint-Denis.Pierre Pettigrew avait remporté la circonscription par une majorité de 8025 voix.Cela représentait une diminution de 4152 suffrages par rapport à 1997.Jean Lapierre se retrouve aussi dans une circonscription dans laquelle les libéraux sont en déclin.En 1997, son parti y avait obtenu une majorité de 9663 voix.Celle-ci est cependant descendue à 6116 en 2000.Luttes serrées Une chaude lutte est à prévoir dans Alfred-Pellan.Carole-Marie Allard avait arraché cette circonscription (qui s'appelait à l'époque Laval-Est) par une mince majorité de 1351 voix il y a quatre ans, enlevant ainsi la circonscription au Bloc québécois qui l'avait emporté par 3814 voix en 1997.La situation est la même dans Beauharnois- Salaberry, alors que le candidat libéral l'avait emportée par 2775 voix dans une circonscription qui était auparavant bloquiste.Saint-Lambert est « prenable » pour le Bloc, puisque les libéraux n'avaient obtenu qu'une majorité de 2578 voix en 2000.C'était toutefois une progression pour le PLC, puisque leur majorité était de 978 voix en 1997.Bien que leur majorité ait été inférieure à 10 000 voix dans Vaudreuil- Soulanges (8626), Verdun-Saint- Henri-Saint-Paul (8967) et Bourassa (9767), les libéraux ont vu leurs appuis augmenter dans ces trois circonscriptions depuis 1997.MARIO CLOUTIER QUÉBEC \u2014 Le lieutenant de Paul Martin au Québec, l'ex-animateur vedette Jean Lapierre, est loin d'être assuré de la victoire dans la circonscription fédérale d'Outremont.Un sondage mené par la firme Ekos auprès de 292 personnes du 21 au 23 juin démontre que le candidat du Bloc québécois, François Rebello, obtient 38 % des intentions de vote, contre 30% pour M.Lapierre, 19 % pour le néo-démocrate Omar Aktouf et 8 % pour le conservateur Marc Rousseau.Il est à noter que le nombre restreint de répondants fait croître la marge d'erreur, qui se situe à 5,7 points de pourcentage.De plus, le taux d'indécis s'élève à 17 %.L'avance de huit points du Bloc fait dire au président de la maison de sondage Ekos, Frank Graves, qu'il est bien possible de « voir le bref retour de Lapierre en politique fédérale prendre fin avec une défaite surprise » dans Outremont.Cette circonscription a été légèrement modifiée l'an dernier lors du redécoupage de la carte électorale.Une partie du quartier Rosemont a disparu d'Outremont au profit d'une partie de Côte-des- Neiges.En 1988, Outremont avait fait faux bond aux libéraux en élisant le député conservateur Jean-Pierre Hogue.PHOTO ARMAND TROTTIER, ARCHIVES LA PRESSE© En 2000, Serge Marcil avait enlevé Beauharnois-Salaberry au bloquiste Daniel Turp.Cette fois, c'est lui qui pourrait perdre son siège.37,9% 29,6% 18,7% BLOC PLC NPD 47,7% 28,3% 5,6% PLC BLOC NPD INTENTIONS DE VOTE DANS OUTREMONT Si des élections avaient lieu demain, pour quel parti voteriez-vous?Élections 2002 ÉLECTIONS 2004 Une campagne propre au Québec MARIO CLOUTIER QUÉBEC \u2014 Pendant que les Ontariens semblent déchirés entre Paul Martin et Stephen Harper pour occuper le siège de premier ministre et que des luttes à trois se dessinent en Colombie-Britannique, les Québécois feront bande à part.La campagne n'était pas lancée que cette décision était déjà prise, selon les observateurs.Le scandale des commandites a fixé le choix des électeurs en faveur du Bloc québécois ainsi que le message que cela envoie au reste du pays.« Certains ont prétendu que le scandale des commandites résultait de la façon de faire de la politique au Québec.Les Québécois répondent clairement que non », explique Jean-Claude Rivest, sénateur et ancien conseiller de Robert Bourassa.Au déclenchement des élections, les libéraux détenaient 37 des 75 sièges du Québec.Le Bloc avait 33 députés, tandis qu'un siège était vacant et quatre autres étaient occupés par des indépendants.Les sondages prévoient maintenant un renversement total de la situation.Le politologue de l'Université de Montréal, Louis Massicotte, estime que « les électeurs sont dans une humeur à lyncher un gouvernement.Il y a six mois c'était beau pour les libéraux.Le changement a été brusque.Il est relié au scandale des commandites.Cette histoire d'éthique a touché un nerf très profond.» Sans grands enjeux ou débats, la pièce était jouée avant le lever du rideau.La côte à remonter par Paul Martin et le Parti libéral s'est avérée un Everest quotidien, alors que Gilles Duceppe et son groupe limitaient leur action à une paisible randonnée destinée à éviter les gaffes.« Il n'y a pas eu de campagne, pense M.Rivest.Ça fait penser à 1976 et 1994 pour le PLQ.Quand les gens perçoivent qu'une équipe ministérielle a donné ce qu'elle avait à donner, le jugement est impitoyable.Peu importe les stratégies.» Le scandale des commandites aura également nui à la composition d'une véritable nouvelle équipe libérale.En dehors de sa garde rapprochée, Jean Lapierre et Dennis Dawson, Paul Martin a fait face à plusieurs désistements, selon le sénateur Rivest.Mais ce n'était pas le seul problème de la campagne du PLC au Québec, ajoute le politologue de l'Université Laval, Réjean Pelletier.« Paul Martin ne passe pas la rampe, dit-il.On était habitués à Jean Chrétien, le p'tit gars de Shawinigan, le populiste.Paul Martin fait beaucoup plus technocrate.Il n'y a pas d'empathie.» La campagne libérale a aussi négligé les qualités de ministre des Finances du chef.« Chaque homme politique a une signification, c'était celle de Paul Martin.Ils auraient pu bâtir là-dessus.Leur programme a paru échevelé », pense M.Rivest.Enfin, la montée de Stephen Harper et des conservateurs dans le reste du pays aura fini de cristalliser les appuis au Bloc québécois.« Cela a nui aux libéraux au Québec, pense Louis Massicotte.Une partie des gens était tentée d'appuyer les libéraux croyant qu'ils seront au pouvoir.Dans un scénario plausible où ce n'est plus le cas, les voteurs stratégiques, qui se parquent toujours du côté gagnant, perdent un argument.Cet élément a servi le Bloc.» Un pour le Bloc, un Bloc pour tous Dans sa bulle, Gilles Duceppe ne demandait pas mieux.Malgré son candidat Bernard Cleary à Québec, qui a évoqué le recours à l'armée pour Kanesatake, et le chef du Parti québécois, Bernard Landry, dont l'enthousiasme souverainiste reste débordant, le chef du Bloc a été imperturbable.Réveillant l'électorat des lendemains de veille des défusions municipales, l'alarme séparatiste sonnée en fin de campagne par les partis fédéralistes pourrait causer moins de tort au Bloc que la toujours difficile sortie du vote dans deux jours.« Il y a une tradition bien ancrée au Québec suivant laquelle les souverainistes ont de moins bons résultats le jour du scrutin, explique Louis Massicotte.On peut enlever trois points au Bloc et les donner aux partis fédéralistes.» Sur le score final, Réjean Pelletier ajoute que « l'après-Meech était plus favorable au Bloc que le scandale des commandites.Si le Bloc gagnait 65 circonscriptions, ce serait étonnant.L'exploit de 1993, avec 54 sièges, ce serait déjà beau.» Un an plus tard en Ontario Face à l'immuabilité du Bloc, la montée et la descente des conservateurs n'est pas sans rappeler le phénomène vécu par le parti de Mario Dumont il y a plus d'un an au Québec.« Leur vote semble volatil, dit Réjean Pelletier.Ça ressemble à l'ADQ aux élections provinciales.On cherchait une solution de rechange, mais en regardant le programme, on est retourné au PQ.C'est ce qui se passe en Ontario.Selon Jean-Claude Rivest, la population ontarienne, instruite et aisée, a survécu à Mike Harris et n'est guère tentée par l'élection de candidats conservateurs, qui sont souvent d'anciens ministres provinciaux.« Si Harper avait percé au Québec, l'Ontario aurait embarqué, dit-il.Comme c'est le Bloc qui gagne au Québec, ça leur prend un National Party pour sauver le Canada et c'est toujours le PLC.» Et si jamais Stephen Harper devient premier ministre ?« Ça renforcerait le gouvernement québécois, prédit le sénateur.Il y aurait une ligne rouge entre Québec et Ottawa.Des appels se feraient tous les jours à Québec pour savoir ce que le gouvernement Charest en pense.» PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Selon de nombreux observateurs, la pièce était jouée avant même le lever du rideau.La côte à remonter par Paul Martin s'est avérée un Everest quotidien, alors que Gilles Duceppe n'avait qu'à éviter les gaffes.Un candidat conservateur a touché aux commandites ! DENIS LESSARD PORTRAIT QUEBEC \u2014 « Je les avais tous, je pense.Les clubs de ringuette, les ligues de balle-molle et le hockey junior.Je les ai tous commandités, à coup de 100 ou 200 piastres ! » dit Bertrand Proulx, un ancien restaurateur, le plus âgé de tous les candidats qui tenteront de se faire élire au Québec lundi.À 71 ans, le candidat conservateur dans Charlesbourg, a encore bon pied bon oeil.Coquet en plus : « J'aimerais que vous n'insistiez pas là-dessus.Je ne parais pas cela ! » explique-t-il.Propriétaire pendant plusieurs années de deux restaurants dans cette ville de la banlieue nord de Québec, il n'a reçu que deux semaines avant les élections un coup de fil de Michel Rivard, l'organisateur des « bleus » dans la région.Pas d'assemblée d'investiture ; l'affaire fut réglée en une rencontre.Pourquoi lui ?« Parce que j'étais un peu connu, à cause de ces commandites.Des commandites sans scandale ! » lance-t-il, ironique, au cours d'une entrevue au local loué par le PC pour l'ensemble des candidats de la région de Québec \u2014 une mesure d'économie.Son adversaire bloquiste, le député Richard Marceau, dit partout que les conservateurs ont présenté «un poteau » dans Charlesbourg.« Il va rencontrer un poteau de fer », réplique avec ferveur le doyen des candidats québécois.Ses heures de gloire, M.Proulx les a connues quand il arborait les couleurs des Feuilles d'érable, le club de hockey « intermédiaire A» de Rimouski, sa ville d'origine.On était en 1956 ! Toujours sportif, il n'a cessé de jouer au hockey jusqu'à 61 ans.Il a alors arrêté, car il avait mal au dos.Il souligne « ne jamais avoir brûlé la chandelle par les deux bouts ».Pendant une dizaine d'années, il a travaillé chez IBM, « au secteur commercial ».Ses incursions précédentes en politique furent plutôt timides pour ce rejeton d'une famille bleue du Bas-du-Fleuve : deux campagnes ratées comme conseiller de Charlesbourg, il y a 10 ans.« Je suis du signe du Verseau, j'ai horreur de la solitude, cela me prend toujours quelque chose pour m'occuper », laisse-t-il tomber.Il dit être surpris du nombre de sympathisants libéraux qui se déclarent prêts à lui donner un coup de main, tant ils sont déçus du gouvernement libéral.« Il y a des gens qui disent avoir voté libéral toute leur vie, et qui viennent m'aider parce qu'ils veulent du changement », soutient-il.Il évite de se déclarer ouvertement contre le mariage des gens de même sexe.« Mais j'enlèverais le mot mariage.Ils peuvent s'unir civilement, mais faut-il appeler cela un mariage ?» s'interroge-t-il ouvertement.Le mariage est selon lui affaire de religion.Pour lui, les homosexuels veulent essentiellement être reconnus comme conjoints pour des questions fiscales ou des assurances.« Ils veulent avoir certains droits.Qu'on reconnaisse leur union civile », résume- t-il.Quant à l'avortement, « on ne peut pas revenir là-dessus, c'est adopté depuis 1988, et c'est même un gouvernement conservateur qui l'a fait », souligne-t-il.Les investissements massifs en défense ?« Si M.Harper a mis cela au programme, cela doit être que cela devait être fait », dit-il.Stephen Harper « n'est pas un gars flamboyant, c'est sa personnalité qui est comme ça.On dirait qu'il est un peu gêné », observe M.Proulx.Pour lui, il serait « très déplorable» que les conservateurs n'aient aucun siège au Québec.« Ce serait une catastrophe, c'est impensable qu'aucun conservateur ne soit élu au Québec », lance-t-il.« On fait notre possible, mais même si je montais dans des poteaux, que je faisais des discours à l'emportepièce, ce sont les gens qui décident où ils inscrivent leur vote », conclutil, résigné.PHOTO STEVENS LEBLANC, LA PRESSE © « J'étais un peu connu, à cause de ces commandites.Des commandites sans scandale ! » lance Bertrand Proulx, le plus âgé de tous les candidats qui tenteront de se faire élire au Québec lundi. Layton appuyé par Nader et des libéraux PRESSE CANADIENNE SAULT STE.MARIE, Ontario \u2014 En plein milieu d'une tournée ontarienne destinée à déclencher la ferveur des électeurs, le chef néodémocrate Jack Layton a reçu des appuis inhabituels, soit d'un candidat présidentiel américain et d'organisateurs libéraux déçus.Hier matin, au moment où M.Layton s'est envolé de Timmins, en Ontario, le candidat indépendant aux élections présidentielles des États- Unis, Ralph Nader, a publié une lettre ouverte dans laquelle il invite les Canadiens à voter pour le Nouveau Parti démocratique afin d'empêcher les conservateurs de former le gouvernement.De plus, à son arrivée à Sault Ste.Marie, M.Layton est descendu de son avion en annonçant que son parti avait reçu l'appui de deux influents libéraux d'une circonscription de Hamilton, détenue par l'ancienne ministre Sheila Copps.« Un dirigeant libéral a rejeté la proposition de M.Martin pour qu'ils votent libéral afin de contrer Harper », a dit M.Layton au cours de la tournée qui devait le mener dans neuf villes de l'Ontario.« C'est incroyable, a-t-il poursuivi.Quand il s'attendait à être couronné, il expulsait les progressistes à l'extérieur du Parti libéral pour avoir un ordre du jour plus conservateur.Les gens qui sont les mieux placés pour savoir ce qui se passe ont maintenant décidé de se tourner vers le NPD pour lui offrir leur appui.» Hier, M.Layton est parti du nord de l'Ontario pour se diriger vers le sudouest de la province en autocar.Aujourd'hui, le chef néo-démocrate fera un saut sur la côte Ouest et dans les Prairies avant de retourner à Toronto, demain, pour un sprint final dans sa circonscription.Farouchement contre Harper La lettre de Ralph Nader a fouetté la campagne de M.Layton.L'ancien défenseur des droits des consommateurs et homme de gauche a diffusé une lettre ouverte dans laquelle il exhorte les Canadiens à tout faire pour éviter l'élection d'un gouvernement conservateur.« Électeurs, soyez prudents, a-t-il écrit.Vous réagissez en partie, et de façon compréhensible, à un récent scandale qui touche le parti au pouvoir.Ne réagissez pas trop brutalement.Vous disposez d'une troisième option importante, le NPD, ainsi que celle des autres partis.» Cet appui plutôt tiède de Ralph Nader établit cependant un parallèle que Jack Layton veut à tout prix éviter.Plusieurs démocrates américains accusent M.Nader d'avoir divisé le vote de gauche, ce qui a favorisé l'élection de George W.Bush, en 2000.Les démocrates tentent d'ailleurs de faire pression sur M.Nader pour qu'il se retire de l'élection présidentielle de cette année afin d'éviter que la même chose se produise.M.Nader a refusé.Le chef libéral, Paul Martin, a lui aussi indiqué que M.Layton vole des votes aux libéraux ce qui favorisera l'élection des conservateurs.« Il a de sérieuses difficultés à convaincre les Canadiens que, maintenant, il est le défenseur des idées progressistes », a répliqué M.Layton.M.Layton a écarté toute comparaison avec M.Nader, qui a récolté 3% des suffrages à l'élection présidentielle de 2000.« Nous avons 20% des appuis, nous avons des sièges, nous formons le gouvernement dans différentes provinces, a-t-il dit.Quiconque a fait une comparaison pareille avait probablement fumé quelque chose qui n'était pas très légal.» PHOTO ANDREWVAUGHAN, PC De passage à Sault Ste.Marie, Jack Layton a été accueilli par Joanie Mc Guffin, une partisane enthousiaste.Un vert aux portes des Communes LILIANNE LACROIX PORTRAIT VICTORIA \u2014 Il cultive ses propres légumes ainsi que de succulentes fleurs comestibles, ses neuf poules lui fournissent plus d'oeufs que sa petite famille n'en peut consommer et les abeilles qu'il élève, parce qu'il apprécie leur intelligence et le plaisir qu'elles lui procurent, lui assurent de bons rapports avec ses voisins, dont elles assurent la pollinisation des vergers.Andrew Lewis est vert, l'une des vedettes du parti écologiste mais, dans Saanich-Gulf Islands, sur l'île de Vancouver, il n'a rien d'un candidat marginal.À la surprise générale, il a obtenu 25,4% des voix aux dernières élections provinciales et certains considèrent maintenant qu'il pourrait devenir le premier député vert à la Chambre des communes.« Je fais autant de porte-à-porte que lors de l'élection provinciale.Mais la différence, cette fois, c'est l'attention des médias et le fait que les gens sont encore plus ouverts.Ils me connaissent, et enfin les électeurs n'ont plus l'impression de voter dans le vide s'ils votent vert.On a véritablement une chance de gagner et chose certaine, on va livrer toute une bataille.» Il admet toutefois que le vote est encore très « fluide » dans sa circonscription, que les gens ne sont pas encore tout à fait décidés.« Si le vote est divisé, la circonscription pourrait se gagner avec aussi peu que 26% des voix, mais il faudrait aux environs de 35% pour être quasi certain de l'emporter.» Né en Angleterre, mais intéressé à explorer le monde, Andrew Lewis a rencontré sa femme, Susan, Manitobaine d'origine, à l'autre bout du monde, en Australie.Après avoir travaillé pendant quelques années en architecture de paysage et obtenu un baccalauréat en sciences en Angleterre, il a déménagé avec elle en Colombie-Britannique, où il a fondé une petite entreprise.Parce qu'il recevait de plus en plus de demandes de clients et d'entreprises intéressés à « restaurer leur environnement naturel » (que ce soit un cours d'eau ou une forêt), il a décidé de suivre un cours d'écologie: « Je le faisais avant tout pour augmenter mon chiffre d'affaires, admet-il.Mais ça m'a véritablement ouvert les yeux, ça m'a politisé.J'ai réalisé que les partis traditionnels font seulement de la micro-administration, à la petite semaine.Il n'y a pas de vision, pas de débat réel.» En 1999, il se joignait aux deux sections du Parti vert, la fédérale et la provinciale.Les 100 000 électeurs de sa circonscription de l'île de Vancouver viennent de milieux très variés, des plus riches aux pauvres, mais ils détiennent un des meilleurs taux de scolarisation au pays et sont peutêtre prêts, estime M.Lewis, à suivre l'exemple de l'Europe qui élit régulièrement des députés verts: « Le vote libéral est vraiment disponible.Les libéraux (représentés localement par l'avocat David Mulroney, qui en est à sa première tentative électorale) ont fait une campagne pitoyable et je ne comprends absolument pas qu'ils n'aient pas insisté plus sur le fait que Stephen Harper s'apprête à rejeter le protocole de Kyoto.Ils auraient dû le répéter encore et encore.Mais ils ont fait l'erreur de se croire imbattables et leur chef n'a absolument pas l'air d'un premier ministre.Où le vote libéral va-t-il aller?Je travaille fort pour qu'il me revienne.On pourrait aussi arracher des voix au NPD, si les électeurs considèrent qu'on a de vraies chances de gagner.Le NPD est représenté localement par Jennifer Burgis, Écossaise d'origine, militante sociale qui a travaillé pour plusieurs ministres provinciaux.M.Lewis sait que son véritable rival, c'est le député conservateur actuel, Gary Lunn, ex-réformiste : « Il se présente sous la bannière conservatrice, mais c'est véritablement un réformiste, très à droite.Il répète à qui veut l'entendre qu'on aurait dû suivre les Américains en Irak et que le protocole de Kyoto n'est bon à rien.Ce ne sont pas là des opinions très populaires ici, dans ma circonscription.Et puis, les gens ne croient plus vraiment à la vieille façon de faire de la politique.Ils estiment qu'on a besoin d'idées fraîches et notre chef, Jim Harris, est extrêmement articulé.Mais est-ce que tout ça va suffire s'il y a une vague conservatrice ?Je ne sais pas.» Depuis un certain temps, M.Lewis s'est fait à l'idée, et sa femme avec lui, qu'il n'était peut-être pas là seulement le temps d'une campagne électorale : « On a envisagé sérieusement la possibilité que je sois élu.» Même si les verts présentent des candidats dans toutes les circonscriptions et qu'on accorde aussi des chances en Colombie-Britannique à Andrea Goldsmith, ex-conseillère de la municipalité de Gibsons, titulaire d'une maîtrise en environnement et qui se présente dans la circonscription de Vancouver West-Sunshine Coast, M.Lewis sait qu'il pourrait, advenant une victoire, se retrouver seul à Ottawa : « Ce serait un peu inconfortable.J'espère seulement qu'on sera quelques-uns.Même avec une poignée de députés, on peut faire une grosse différence, surtout dans un gouvernement minoritaire.Mais il faut alors être très responsables et faire très attention à ne pas renverser le gouvernement.» Seul ou avec d'autres verts, M.Lewis estime qu'il est maintenant prêt à représenter ses concitoyens et à présenter ses idées à Ottawa : « Les gens sont désenchantés.Mais le pouvoir du peuple est encore là, il n'a qu'à apprendre à nouveau à l'exercer.Moi, je suis prêt.Maintenant, c'est à eux de décider.» PHOTO FOURNIE PAR LE PARTI VERT Andrew Lewis ANDREW LEWIS > 41 ans > Né près de Portsmouth, en Angleterre > Marié à Susan, deux enfants de 7 et 9 ans > Titulaire d'un baccalauréat en biologie et d'un diplôme en écologie > Possède sa propre entreprise d'architecture et de restauration de paysage > Candidat vert aux élections provinciales de 2001 > Candidat du Parti vert dans Saanich-Gulf Islands ford.ca La nouvelle Ford Focus 2005 Cramponnez-vous bien.Avec la Ford Focus, les virages sont puissants.Pour ne pas dire méchants.Pas surprenant qu'après avoir figuré cinq fois parmi les 10 meilleures voitures selon Car and Driver, elle s'apprête à rafler de nouveau cet honneur.De 2000 à 2004.PUISSANT VIRAGE 3237232A ÉLECTIONS 2004 POLITIQUE Dépouillement judiciaire dans un secteur de Gatineau PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Un juge a ordonné un recomptage judiciaire du référendum sur le démembrement de Masson- Angers, en Outaouais, où une maigre marge de trois voix a fait pencher la balance, dimanche dernier, en faveur du démembrement de ce secteur de la Ville de Gatineau.Le nouveau dépouillement des bulletins de vote débutera lundi matin, au palais de justice de Gatineau, sous la surveillance du juge Jean-François Gosselin.Seuls les médias et les personnes appelées à travailler à ce recomptage pourront pénétrer dans la salle d'audience.Vendredi matin, le juge a refusé une demande d'irrecevabilité du camp du oui, représenté par Luc Montreuil et Me Ronald Bélec.Ce dernier a soutenu que la Loi 9 ne prévoyait qu'une situation où le directeur des élections avait le pouvoir d'exiger un recomptage judiciaire pour ce référendum, soit en cas d'égalité entre les trois options.Le juge Gosselin s'est rangé du côté des arguments de Me Pierre Dallaire, du camp du non.Dans la Loi 9 sur les défusions municipales, l'article 4 de cette même loi renvoie à la Loi québécoise sur les élections et référendums.Cette dernière loi stipule dans un de ses articles que tout citoyen peut demander un recomptage judiciaire, s'il croit que des erreurs ou des irrégularités se sont glissées dans le processus de consultation publique.La requête présentée au juge Gosselin soulevait quelques irrégularités.De plus, la très maigre marge de trois voix est un argument soulevé pour exiger le recomptage, afin de s'assurer « que les votes affirmatifs ont été correctement identifiés et comptés ».Le oui a remporté la bagarre dans Masson-Angers avec 2580 voix contre 1292.Trente-cinq pour cent des électeurs de Masson-Angers inscrits sur la liste électorale devaient voter en faveur de la défusion pour que le référendum soit gagnant.Ces 35% équivalaient à 2578 électeurs dans ce secteur de Gatineau.Le processus de recomptage devrait être complété mardi au plus tard.Un quartier veut réintégrer Québec PRESSE CANADIENNE À Québec, un groupe de citoyens du futur ex-arrondissement de Saint-Augustin-de-Desmaures est en train de s'organiser pour que les résidants du secteur des Bocages soient consultés sur une éventuelle fusion à l'arrondissement Sainte- Foy/Sillery.Ils envisagent pour cela d'avoir recours à la signature d'une pétition ou de registres ou à la tenue d'un nouveau référendum.Au lendemain du référendum sur les défusions, plusieurs citoyens digèrent mal d'être isolés de Québec.À la chambre de commerce régionale des entrepreneurs de Québec (CCEQ), le vice-président directeur, Yvan Lachance, dit avoir reçu des appels de gens d'affaires résidants des Bocages voulant « tout faire pour rejoindre la grande ville ».Suzanne Delisle, présidente de la CCEQ et résidante de Saint-Augustin, est l'une des instigatrices du mouvement, elle qui avait fait campagne contre le démembrement.« Dans un contexte où ni Cap-Rouge ni Sainte-Foy n'ont choisi de se défusionner, on est mal pris », a illustré Mme Delisle.Les résultats des bureaux de scrutin situés dans les Bocages et le long de la rive ouest du lac Saint-Augustin démontrent que les citoyens y ont voté en majorité pour le non.À L'Ancienne-Lorette, des « refusionnistes » se sont aussi manifestés.L'ex-conseiller Michel Lacroix s'est fait le porte-parole des gens qui veulent réintégrer la ville de Québec.Il a indiqué qu'il était fort probable qu'une équipe pro-ville se présente aux prochaines élections municipales.Services offerts exclusivement aux clients résidentiels, là où la technologie le permet et sujets aux conventions de services publiées surwww.conventions.sympatico.ca.Certaines conditions s'appliquent.Tarif/offre sujets à changements sans préavis et ne peuvent être combinés avec aucune autre offre Sympatico.Le tarif mensuel courant (actuellement de 29,95$) prendra effet le sixième mois et comprend l'accès, l'utilisation du modem et un total de 2 Go de téléchargement par mois.Des frais s'appliquent pour tout téléchargement excédentaire.L'offre prend fin le 30 juin 2004 et est réservée aux nouveaux abonnés du service Internet Sympatico.\u2020Le service Antivirus est fourni en collaboration avec Zero-Knowledge Systems Inc.et est réservé aux abonnés Sympatico.Le tarif courant (5,95$/mois) entrera en vigueur par la 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