La presse, 8 juillet 2004, X. Arts et Spectacles: Cahier jazz
[" ARTS SPECTACLES MONT R É A L J E U D I 8 J U I L L ET 2 0 0 4 CINQQUESTIONS À JAGA JAZZIST PAGE 4 PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © DOCTEUR JAZZ, MISTER MONTRÉAL\u2026 VICVOGEL NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE l est 4h de l'après-midi par une journée chaude et ensoleillée et Vic Vogel a tout ce qu'il lui faut: une bonne place sur la terrasse du Cherrier, un bock de bière bien froide, un paquet de Camels à portée de main, des amis qui passent et qui le saluent tous d'une grande claque dans le dos, un agent jeune et blond, fils d'un de ses amis, qui boit ses paroles même si cela fait huit ans qu'il les entend, et une journaliste qui lui demande de raconter sa vie.Habituellement en entrevue Vic fume le cigare, ce qui lui permet de réfléchir tout en emboucanant son interlocuteur.Mais aujourd'hui, il a décidé d'être un gentleman\u2026 Dans la plupart des papiers que j'ai lus sur lui, j'ai remarqué que la vie de Vic Vogel commençait habituellement à la fin des années 40 dans le Red Light montréalais où, à peine âgé de 12 ans, il faisait déjà ses classes dans les clubs de jazz grâce à une dérogation signée par nul autre que Maurice Duplessis.npetrows@lapresse.ca > Voir VOGEL en 2 L'année prochaine Vic Vogel aura 70 ans, mais sa vie, qui fera bientôt l'objet d'un livre et d'un film semble parfois couvrir plus d'un siècle tant elle est mouvementée, riche en rebondissements et intimement associée autant à l'histoire du jazz qu'à l'histoire de Montréal.Portrait d'un survivant.Samedi, Vic Vogel remontera sur la scène de la Place des Nations, comme il y a 25 ans au premier Festival.JEAN-JACQUES MILTEAU «LE BLUES EST LE FOLK MONDIAL» PAGE 5 JAZZ En plein coeur La relève du Festival se porte bien PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © La (très) jeune Flavie Bédard a connu un premier 15 minutes de gloire hier alors qu'elle s'est improvisée animatrice de foule devant ses parents, Barbara Boutin et Stéphane Bédard.Quelques pas de danse, un sens du rythme bien senti et un sourire communicateur ont su convaincre la foule présente sur les lieux à lui emboîter le pas.La verra-t-on sur la grande scène pour le 50e Festival ! Docteur Jazz, Mister Montréal VOGEL suite de la page 1 Mais dans les faits, la vie de ce pionnier, qui s'apprête à remonter 24 ans plus tard sur la scène de la Place des Nations comme au premier jour du Festival de jazz, commence rue de Bullion en 1935.C'est là que naît le fils aîné de Mathias Vogel, violoniste tzigane arrivé de Hongrie par bateau avec son violon et ses barriques de vin.Issu de la région de Tokai en Hongrie, Mathias Vogel ne faisait pas que de la musique ; il faisait aussi du vin, une tradition perpétuée par son fils qui, encore aujourd'hui entre deux concerts, produit de sa demeure devant le Marché Jean-Talon, 1800 litres de vin par année quand il ne fume pas un poisson ou un cochon pour ses musiciens.Malgré son manque d'instruction, Mathias était un homme débrouillard comme pas un, qualité qu'il n'a pas manqué de transmettre à son fils aîné.Arrivé dans la basse ville de Québec dans les années 20, il repère tout de suite le curé de l'endroit et propose de l'accompagner au violon pendant que ce dernier passe le chapeau, à condition évidemment que les deux partagent les profits.Marché conclu.Résultat : au bout d'un an, Mathias Vogel a ramassé suffisamment d'argent pour s'acheter un cheval, une carriole et pour prendre la direction de Montréal avec son violon et ses barriques de vin.Il atterrit rue de Bullion entre Prince-Arthur et l'avenue des Pins.Son voisin est un dénommé Steinberg qui tient une petite épicerie avec sa femme Marie.Dans le temps que ça prend pour crier ciseaux, Mathias fait du vin pour Steinberg, mais aussi pour le maire Camillien Houde pendant qu'Emilia, son épouse autrichienne, fait des ménages à Outremont et refile les beaux habits usés des gosses de riches à ses fils Vic et Frank.Un conteur extraordinaire La conversation dure depuis déjà 30 minutes et nous n'avons couvert que les cinq premières années de la vie de Vic Vogel.À ce rythme, j'en ai pour la soirée, sinon la nuit.Heureusement, Vic Vogel est facile à interrompre.Il suffit de brandir un nouveau mot pour qu'il change d'histoire comme de trottoir.Par moments, les histoires sont tellement abracadabrantes qu'on se demande si Vic ne les a pas inventées de toutes pièces.Mon collègue Daniel Lemay, qui écrit un livre sur sa vie, affirme que les histoires sont pour la plupart vraies, mais qu'elles ont été peaufinées par le temps comme une mélodie qui, à force d'être jouée, évoluerait subtilement.« C'est un conteur extraordinaire qui a vécu une vie tout aussi extraordinaire.Il a connu tout le monde », dit Lemay.À ce chapitre-là, Vic Vogel est imbattable.La première fois que Dizzy Gillespie a joué live à TVA, c'était avec lui.Et la dernière fois que Ray Charles a jammé dans les coulisses à Montréal, c'était avec lui aussi.On s'étonne d'ailleurs que personne n'ait songé à porter sa vie à l'écran.Tout comme on s'étonne que le seul film sur l'histoire du jazz tourné à Montréal s'intitule Jack Paradise plutôt que Vic Vogel.Depuis Camillien Houde jusqu'à Jean Drapeau en passant par André Mathieu, Frank Cotroni, Jacques Normand, Ray Charles, Jeanne Sauvé, Lizette Gervais, Charlie Biddle, Oliver Jones, Nelson Symonds, Dizzy Gillespie, ils les a tous connus et fréquentés.Il est une encyclopédie du jazz montréalais à lui tout seul, la mémoire vive de six décennies et il se souvient de chaque maudit détail de sa vie : les sages paroles de sa mère, les conseils de son père le jour où toute la famille catholique et pratiquante des Vogel a été excommuniée.«À l'époque, on habitait Longueuil à cause de mon frère Frank qui avait besoin du bon air pur de la campagne pour soigner son coeur malade.J'allais à l'école Sainte-Rose dirigée par les soeurs de Sainte-Croix qui me faisaient jouer de l'harmonium à la journée longue sans voir qu'à force de pomper l'orgue, je n'apprenais rien.» Un jour, les soeurs organisent une grande-messe pour un monseigneur de passage.Emilia qui n'a jamais entendu son fils jouer parce qu'elle cuisine 400 repas par jour pour les frères d'à côté, se glisse dans l'église pour l'entendre.Tout se gâte au moment de la quête, quand voyant qu'Emilia n'a pas un sou, le monseigneur lui conseille de descendre au sous-sol avec les pauvres.« Maman était si fâchée qu'elle m'a retiré de l'orgue en pleine offrande.Le lendemain, soeur Marie-Rose excommuniait toute notre famille.L'école venait de se terminer pour moi.» Avec Drapeau chez Urgel Bourgie Pendant un an, le petit Vic travaillera comme apprenti chez Henry Birks and Sons tout en prenant des leçons de piano par procuration d'une dame dont l'enseigne au carré Saint-Louis annonçait Rachelle Marineau, professeur de piano, de violoncelle et vendeuse de cigares.Embauché comme pianiste dans les cabarets l'année suivante avec la permission signée de Maurice Duplessis, Victor connaîtra la gloire et le déclin du Red Light montréalais, jouera avec le compositeur et pianiste André Mathieu, se recyclera à la radio puis à la télé avec Les Couche- Tard pendant 14 ans tout en se liant d'amitié avec la plupart des maires de Montréal, y compris Jean Drapeau.« La première fois que j'ai rencontré Jean Drapeau, c'était chez Urgel Bourgie.C'est là qu'on se donnait rendez-vous pour préparer la clôture des Jeux olympiques et éviter les journalistes.Le maire Drapeau fouillait les nécrologies, trouvait un nouveau salon pour chaque occasion et, une fois partis les amis du défunt, on tenait nos meetings secrets à côté du mort, dont on savait qu'il ne nous trahirait jamais.» Quand Vic repense à la cérémonie de clôture des Olympiques sur fond d'extraits du Concerto de Québec en hommage à son défunt ami André Mathieu, une image lui vient à l'esprit: Ce fut « the biggest Jewish wedding in the world» s'écrie-t-il.Puis d'autres images surgissent.Il se souvient de la bouteille de 40 onces de rhum jamaïcain qu'il a calée après la cérémonie dans le Stade vide et du feu qu'il a mis à son « B-Flat suit » (son smoking) dans le stationnement du Script sans savoir qu'une fête l'attendait à l'intérieur du resto.Il se souvient aussi que Lise Payette l'avait traité de néo-Canadien en ondes, un affront qu'il ne lui a jamais pardonné, lui qui se définit avant tout comme un, sinon LE Montréalais par excellence.Depuis 1980, pluie ou beau temps, il n'a jamais manqué un Festival de jazz où il se sent comme chez lui.Et cette année peut-être encore davantage puisqu'il se trouvera sur la scène de la Place des Nations comme au tout début avec ses amis Johanne Blouin, Nelson Symonds et le Cubain Alfredo Morales Chiquitin, icône de la musique cubaine qui a 73 ans, sept femmes et 18 enfants.Cette soirée commémorative du 25e anniversaire du Festival de jazz risque non seulement d'être mémorable, mais de devenir la mélodie d'une nouvelle histoire que Vic racontera aux journalistes.Dans 50 ans.Vic Vogel et son Big Band donneront un concert gratuit à la Place des Nations de l'île Sainte-Hélène, le 10juillet, 19 h.La fanfare dixieland Streetnix sera de la fête à compter de 18 h.JAZZERIES Jean-Sébastien Bach George Thorogood PHOTO FOURNIE PAR LE FIJM «Si quelqu'un doit aller en prison à cause du rock'n'roll, aussi bien que ça soit moi\u2026» \u2014 GEORGE THOROGOOD, mardi soir au Metropolis.Si George Thorogood avait eu à se retrouver en-dedans à cause du rock, ça se serait fait il y une mèche.Un seul délit pourrait encore l'envoyer là : incitation à l'émeute.Une émeute qui ne manquerait pas de se produire s'il décidait de changer son show.Par exemple, en ne jouant pas, un soir donné, One Bourbon, One Scotch, One Beer.Ou Bad to the Bone.Attention aussi à l'excès de vitesse.Ses Destroyers n'en connaissent qu'une: le pied dans la tank ! Les pièces sont réglées au quart de tour et, curieux à dire d'un band de rock, y'a pas un poil qui retrousse.Comme disait l'autre, «ça rentre au poste!» Et pas le moindre petit blues pour reprendre son souffle.Mardi soir, Colin James \u2014 qui sait aussi comment ça marche\u2014avait déjà pas mal chauffé le Metropolis avant que les Destroyers ne se branchent dans le puissant système.Le plancher vibrait sous la basse de Bill Blough et la guitare de Suhler (il est meilleur que son boss) mitraillait les tympans jusqu'au confins du balcon.En bas, le plancher était inondé de bière : «Pas grave, ils vont le laver.» Un grand blond du type BCBG frappait le coude de son compagnon qui essayait de boire son shooter et se trouvait incroyablement drôle.Devant la scène, une fille dansait les seins à l'air en faisant des invites à George.Ba-ba-ba-ba-ba- Baaad! Un cerbère du Metropolis est venu lui dire de se rhabiller.Après deux heures en scène, Thorogood a fini le show la face contre le plancher, feignant l'épuisement total, comme James Brown le fait depuis 40 ans.Ses roadies l'ont entouré \u2014 «Laissez-lé respirer !» \u2014 puis George Thorogood, ressuscité d'entre les morts pour la 10 000e fois, s'est relevé aux cris de la foule qui ne se pouvait plus.Son gérant personnel est venu lui mettre une grande cape sur les épaules et le grand prêtre du rock-défonce s'est retiré dans sa sacristie, heureux d'avoir comblé ses fidèles en leur livrant le même show que la dernière fois et l'autre avant.En coulisses, il dira toutefois à Colin James avoir donné un des meilleurs shows de sa vie.Les fans seront d'accord.« ON BASS, J.S.BACH! » «Bach m'a amené à la basse et aucun bassiste ne m'a influencé par la suite.Il m'a montré la profondeur de la basse et l'étendue de son champ.La basse peut remplir l'espace : elle peut vous soulever comme un avion qui décolle puis vous plonger dans une forêt tropicale.(\u2026) Quand j'écoute sa musique, je ne me dis pas «Oh! c'est du classique!» Bach m'a éloigné des catégories pour me concentrer sur la beauté et la profondeur.» \u2014 LE CONTREBASSISTE CHARLIE HADEN qui reçoit Carla Bley ce soir au Monument-National dans le cadre de la série Invitation.UN ANGE\u2026 « Je ne voulais pas car j'avais abandonné la musique.Mais un ange m'a dit de participer à ce disque.Je l'ai écouté et depuis, je n'ai plus à cirer de souliers.» \u2014 IBRAHIM FERRER sur sa participation au méga-hit Buena Vista Social Club (1997), enregistré avec Compay Segundo et Ruben Gonzales, tous deux morts l'an dernier à 95 et 84 ans respectivement, Eliades Ochoa et Ry Cooder.«Il me rend fou, je pense qu'il va être grand-père!» \u2014 IBRAHIM FERRER au sujet de son chien Principe, hier au cours du point de presse où il a reçu le prix Antonio Carlos-Jobim (voir le texte d'Alexandre Vigneault en page 7).JAZZ ET LETTRES «Jouer du bop, c'est comme jouer au Scrabble sans les voyelles.» \u2014DUKE ELLINGTON - Vous reconnaissez-vous dans le jazz ?- Seulement dans la première et la dernière lettre\u2026 \u2014JOHN ZORN en entrevue au Jazz Magazine (sept.1998) BABABABABA-BAAAD! ALAIN BRUNET CHRONIQUE alain.brunet@lapresse.ca N'en déplaise aux fans de Di Meola et autres Ponty, le jazz électrique ou électronique ne signifie pas forcément boulimie de notes acrobatiques ou démonstration de rythmes hallucinants destinés aux batteurs réunis en congrès.Lorsqu'il use d'électricité et de microprocesseurs, le jazz peut être totalement autre chose que ces pires manifestations d'une forme devenue musique d'ascenseur dans bien des cas \u2014ses plus virulents détracteurs qualifient le mauvais jazz fusion de fuzak, en référence à cette subliminale muzak qui prépare à l'anesthésie locale lorsqu'il faut se faire plomber une molaire.Une formation entièrement française nous l'a rappelé très clairement cette semaine, et c'est à partir de cet exemple que nous allons aujourd'hui poursuivre la réflexion, amis jazz fusionnistes ou défusionnistes.Mardi soir sur la scène du parc Hydro-Québec, le Ilium Quintet du claviériste Pierre De Bethman nous a présenté une formation exploitant une instrumentation typique du jazz rock des années 70, il a puisé dans la tradition.Sa connaissance des fondements du jazz est exemplaire ce qui ne l'empêche pas de proposer un langage neuf, frais.Qui m'a laissé la ferme impression d'avoir les pieds sur terre en ce 6 juillet de l'année 2004.C'est dire.Plusieurs musiciens replongent actuellement au coeur de cette période de grande inspiration, celle du jazz rock initié par feu Miles Davis.Ce n'est pas dans l'Elektric Band de Chick Corea que ça se passe, encore moins dans les réminiscences ad nauseam de tous ces Spirogyra qui riment avec Di Meola.Pour retrouver la substance jazz rock, il faut plutôt réécouter attentivement certains albums de Weather Report (l'éponyme, Sweet Nighter, Mysterious Traveler, Tale Spinnin', Black Market) , ceux du groupe Return To Forever (Light As A Feather, Hymn of the Seventh Galaxy, Where Have I Known You Before), les meilleurs disques des Headhunters (l'éponyme, Manchild, Thrust), les premiers disques du superbatteur Billy Cobham (Spectrum, Crosswinds), ceux du Mahavishnu Orchestra (My Goal's Beyond, Birds Of Fire, Apocalypse, Inner Mounting Flame).Mais, surtout, il faut puiser dans ce qui a mené à tout ça : les grandes sessions de Miles Davis où ces vedettes jazz-rock avaient été réunies, dont l 'aboutissement suprême furent In A Silent Way et Bitches Brew.En ce qui me concerne (et je suis loin d'être le seul à penser ainsi) beaucoup trop de musiciens jazzfusionnistes des générations subséquentes ayant tenté de reproduire cette esthétique se sont plantés en privilégiant la reproduction plus ou moins exacte d'une époque dont ils n'ont retenu que les structures, progressions d'accord et standards techniques.Or, on observe actuellement une nouvelle mouvance dans le jazz : des musiciens proches des formes contemporaines remontent aux sources du jazz rock.Le batteur new-yorkais Bobby Previte l'a fait il y a quelques années, Dan Thouin et Yannick Rieu sont les principaux représentants de cette quête à Montréal, on l'a aussi observé chez Me'Shell Ndegeocello la semaine dernière.Et on l'a vu mardi chez Pierre De Bethman, un compositeur français sur lequel le jazz devra compter pour nombre d'années à venir.Privilégiant le Fender Rhodes pour exposer les harmonies et thèmes mélodiques à son excellent quintette, il plonge à la fois dans ce jazz électrique de la fin des années 60 tout en faisant évoluer la forme, la réconciliant ainsi avec les époques antérieures ou ultérieures.Dans ce cadre, la Gibson de Michael Felberbaum renvoie à toutes les époques du jazz y compris les récentes, le saxophoniste David El Malek maîtrise tant la langue de Michael Brecker que de feu Joe Farrell ou feu Joe Henderson.Composée du batteur Franck Agulhon et du contrebassiste Vincent Artaud, la section rythmique de l'Ilium Quintet ne me semble pas à la hauteur des meilleures du genre, bien qu'elle respecte tout à fait les standards exigés par le leader et compositeur.Pierre De Bethman n'est pas non plus un virtuose mais il s'avère un compositeur exceptionnel.Comme Joe Zawinul (un autre qui me fait encore vraiment tripper, amis jazz fusionnistes), le musicien français sait faire travailler tous ses improvisateurs afin qu'ils transcendent ses brillantes architectures.Une heure de musique en plein air donc, une heure gratuite pour ces festivaliers attentifs, bénéficiant d'une sonorisation de grande qualité, supérieure à moult concerts de la Place des Arts auxquels j'ai assisté depuis une semaine.Le son était aussi valable à la prestation de Kenny Barron, qui revenait mardi à Montréal pour la énième fois.Je sais qu'on le considère parmi les maîtres du piano acoustique, je sais aussi qu'il est un des plus respectés pédagogues, sa musique ne m'a jamais mobilisé pour autant.Encore cette fois au Spectrum, nous n'avions pas affaire à une rencontre exceptionnelle.Nourrissante, certes, néanmoins muséologique.Outre l'impeccable pianiste, on a remarqué l'excellent vibraphoniste Stefon Harris (qui a déjà joué à Montréal avec Joe Henderson), on a aussi reconnu une jeune prodige de la batterie en Kim Thompson, qui a joint le club sélect des Terri Lyne Carrington, Sherry Maricle, Cindy Blackman ou Sheila E.Maîtrise parfaite des rudiments, souplesse à revendre, inventivité, synchronisme exemplaire, rien de superflu.Quant à la flûtiste Anne Drummond, une autre élève de Kenny Barron, elle m'a semblé moins à l'aise dans l'improvisation.Elle pouvait certes lire parfaitement le thème de Footprints (Wayne Shorter), mais ses improvisations m'ont semblé limitées pour ne pas dire empesées.Académiques comme l'ensemble de ce que Kenny Barron avait à nous suggérer mardi.enfin, je parle de mes 40 minutes passées au Spectrum.Au Gesù, les fréquences m'ont semblé beaucoup moins coincées, sans que l'on ait assisté à un miracle italien pour reprendre cette expression qu'aime employer le trompettiste Enrico Rava.Un de ses sidemen préférés, le superbe pianiste Danilo Rea, se joignait ainsi au batteur Aldo Romano et au contrebassiste Remi Vignolo.Le niveau de virtuosité était relativement comparable, l'expression m'a semblé beaucoup plus dégagée.À travers ces standards, relectures pop (The Fool On The Hill, Your Song) et compositions originales (notamment Il Camino en hommage au regretté Claude Nougaro), nous étions certes aux sources du jazz.Et furieusement vivants.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Le Ilium Quintet du claviériste Pierre De Bethman a présenté mardi soir sur la scène du parc Hydro-Québec une formation exploitant une instrumentation typique du jazz rock des années 70 ; il a puisé dans la tradition.Sa connaissance des fondements du jazz est exemplaire, ce qui ne l'empêche pas de proposer un langage neuf, frais.JAZZ Aux sources du jazz rock Classique et gracieuse k.d.lang ALEXANDRE VIGNEAULT k.d.lang songeait depuis longtemps à s'offrir le luxe de chanter avec un orchestre symphonique comme backing band.Elle a finalement succombé à son caprice auprintemps et entrepris une importante tournée nord-américaine qui passait par la Place des Arts, hier soir, dans le cadre du Festival de jazz.Faisant d'une pierre deux coups, elle a aussi profité de l'occasion pour présenter à son public quelques-unes des fort belles chansons qu'elle a sélectionnées pour son prochain album, Hymns of the 49th Parrallel, à paraître plus tard ce mois-ci.Les aventures d'un soir entre les artistes « pop» et les orchestres symphoniques ne donnent pas toujours de bons résultats.Mais k.d.lang a su tirer avantage de la situation.Chanteuse exceptionnellement juste, artiste au goût sûr, elle a résisté à la tentation d'en mettre plein les oreilles même en invitant une imposante section de cordes de l'Orchestre symphonique de Montréal dirigée, sauf erreur, par Charles Floyd.S'accommodant très bien de son rôle de soutien, l'orchestre s'est contenté de mettre en valeur les mélodies et de pincer un peu les cordes sensibles des chansons avec délicatesse et retenue.Chaleureusement accueillie par l'assistance, la chanteuse a eu droit àune ovation dès la quatrième chanson, Crying, empruntée à Roy Orbison.Une marque d'affection qu'elle a prise avec beaucoup d'humour.Brandissant le bouquet de fleurs qu'on venait de lui remettre, elle a remercié ses fans et fait mine de quitter la scène.avant de revenir jouer à la ballerine sur Miss Chatelaine, chanson tirée de son album Ingenue.l'instar des musiciens de l'OSM, les accompagnateurs de k.d.lang jouaient de manière juste et feutrée.Danny Frankel (batterie), David Piltch (contrebasse) et Teddy Borowiecki (piano) tissaient le tapis soyeux sur lequel l'interprète posait son pied nu et faisait voler avec cette voix puissante, gracieuse et onctueuse qu'on connaît si bien depuis qu'elle a abandonné le country alternatif pour se transformer en crooner au féminin.De son album en hommage à la chanson canadienne, qui doit paraître le 27 juillet, elle a joué au moins trois titres.Helpless de Neil Young, The Valley de Jane Siberry (de passage au Festival de jazz la semaine dernière) et Hallelujah de notre Leonard Cohen.Toutes ont été livrées avec tact et nuances, même si la chanteuse ne résiste pas toujours à la tentation de démontrer la toute puissance de sa voix au refrain, alors que ce n'est pas toujours nécessaire.L'essentiel du concert d'hier fut toutefois peint en demi-tons et en jolis dégradés.k.d.lang a bercé un public qui ne demandait que ça.Un concert très classique (sans jeu de mots), juste sans être bouleversant, qui ne visait qu'un seul objectif : mettre en valeur la voix et la sensibilité de cette interprète à part.Souvent, les premières parties ne laissent pas de souvenirs marquants.Xavier Rudd, qui se produisait en début de programme, hier soir, a sans doute fait sa marque dans bien des esprits.Débarqué sur scène avec un air de surfeur néo-hippie californien, l'Australien a captivé l'auditoire de k.d.lang avec son folk métissé qui fait appel à des instruments inusités dont trois types de didjeridoo et une boîte de bois de rose sonnant un peu comme un piano à pouces africain.Son côté homme-orchestre a épaté la galerie.Mais lorsqu'il se contentait de jouer de la guitare et de chanter ses chansons s'apparentant parfois à du reggae acoustique, il se révélait moins intéressant.Xavier Rudd qui, finalement, est chanteur folk néo-hippie, a déjà lancé trois albums indépendants et en lance un quatrième intitulé Solace, le même jour que k.d.lang.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Chanteuse exceptionnellement juste, artiste au goût sûr, k.d.lang a résisté à la tentation d'en mettre plein les oreilles même en invitant une imposante section de cordes de l'Orchestre symphonique de Montréal. JAZZ Cinq questions à Jaga Jazzist ALAIN BRUNET alain .brunet@lapress e .ca Formé il y a 10 ans par des adolescents de Tonsberg, un bled sans histoire situé à une heure et demie de voiture d'Oslo, le groupe norvégien Jaga Jazzist s'impose parmi les forces vives du groove scandinave.Voilà une autre occasion de passer une chaude nuit nordique (!?!) au Festival.Trois membres d'une même famille font partie de cette formation de 10 musiciens, dont Martin Horntveth.Notre interviewé en est le fondateur en plus de tenir le rôle de batteur et programmateur de rythmes.QLorsque vous avez fondé ce groupe, aviez-vous en tête un projet spécifique ?RL'idée était de rassembler des jeunes musiciens qui, comme mon frère et moi, pouvaient jouer de plusieurs instruments et de nous inspirer de tous les styles qu'on aime.Ainsi, nous avons deux batteries, trois guitares, du tuba, de la flûte, du vibraphone, des saxophones, de la clarinette basse, des claviers, un échantillonneur numérique, d'autres machines.Nous ne poussons pas trop fort sur les solos individuels, nous préférons improviser collectivement autour des arrangements.QVous inspirez-vous du son de formations relativement comparables à la vôtre, telle The Herbaliser ?RNon.Nous ne sommes pas un groupe exclusivement porté sur un groove funk aromatisé de jazz.Nous sommes beaucoup plus éclectiques.Nous aimons le hip hop, le rock, l'électro pour le plancher de danse comme pour le salon, nous aimons aussi Björk, Wilco, Radiohead, Gil Evans, Miles Davis, Johnny Cash, Gabriel Fauré ou Astor Piazzolla, si cela peut vous donner une idée.QComment expliquez-vous l'engouement canadien à l'endroit de ces musiques de Norvège ?RVous êtes nordiques, nous le sommes aussi.Pour m'être promené un peu dans votre nature, je peux dire qu'elle ressemble beaucoup à la nôtre.Lacs, rivières, forêts, sapins.tout ressemble à notre pays ! En fait, je ne connais pas les véritables raisons de l'intérêt qu'on nous porte.Je suppose que le label Ninja Tune, très présent sur le marché canadien, a sûrement aidé à nous faire connaître.QLa majorité de vos fans québécois ne connaissent que A Livingroom Hush, votre dernier disque sur Ninja Tune.Représentatif du son ?RCela donne une image très clubby, d'aillleurs.En fait, nous avons lancé plusieurs disques de différents formats, dont Jvla Jazzist Grete Stitz en 1996, Magazine EP en 1998 et The Stix en 2002.Avec l'aide du label Smalltown Supersound, nous avons conclu une entente avec l'étiquette anglaise Ninjatune.La multinationale Warner, par ailleurs nous distribue en Norvège.QEt quelle sera l'orientation du prochain disque, à paraître très bientôt ?RIl est plus rock.Nous y jouons plus fort, les guitares y sont mises en évidence.Non, ce n'est pas la vague néogarage qui nous a poussés à faire un disque aussi musclé, ce sont plutôt des groupes s'étant fait connaître au début de la décennie précédente, de My Bloody Valentine à Sonic Youth.En ce sens, nous ne croyons pas être un groupe de jazz.PHOTO FOURNIE PAR LE FIJM Les 10 membres du groupe norvégien Jaga Jazzist transporteront leur groove scandinave au Spectrumce soir.LE GUIDE DUFESTIVALIER CABARET MUSIC-HALL METROPOLIS TNM CLUB SODA MONUMENTNATIONAL GESÙ - Centre de créativité SPECTRUM SALLE WILFRID-PELLETIER CLUB JAZZ Banque TD Canada Trust SCÈNE Labatt Bleue SCÈNE CARREFOUR Loto-Québec General Motors SCÈNE General Motors SCÈNE Bell LA PETITE ÉCOLE DU JAZZ SCÈNE Bleue légère TERRASSE Grand Marnier HÔTEL Jam sessions Movado THÉÂTRE MAISONNEUVE rue Sainte-Catherine boulevard Saint-Laurent rue Saint-Urbain rue Jeanne-Mance ruede Bleurry boulevard de Maisonneuve avenue Président-Kennedy Scène extérieure Salle de concert Métro La parade du Festival Le village du Festival NOTRE VIRÉE A C ORKESTRE DES PAS PERDUS Plusieurs Montréalais connaissent bien ce sympathique ensemble dominé par les cuivres grâce à ses apparitions dans la rue toujours remarquées.Fougueux, éclectique, enjoué, l'Orkestre des Pas Perdus trouve chaussure à son pied dansant sur la scène principale du Festival de jazz.Même que c'est à se demander si elle ne sera pas trop petite pour l'Orkestre\u2026 > Scène principale, 18h ELENI MANDELL Les amateurs de jazz vocal qui ne la connaissent pas déjà sont avisés de se pointer ce soir rue Sainte-Catherine.L'Américaine Eleni Mandell, qui vient de lancer son disque Afternoon, s'offre la scène Bell mais de vous à moi, elle reluque sérieusement sa place dans la série Voix du monde au Club Soda, là où on a découvert Norah Jones.Profitez-en pendant que c'est encore gratuit! > Scène Bell, 20h, 22h MONICA FREIRE Juste une chose à propos de la chanteuse Monica Freire : attendez d'entendre son prochain album, vous serez aussi surpris que charmés! Cette belle voix de Bahia, qui en est à son troisième festival, accorde désormais sa pop brésilienne aux temps modernes : percussions, voix et guitares confrontent ambiances électroniques.En plus, la dame promet des invités-surprises pour ses deux concerts\u2026 > Scène principale, 21h, 23h.\u2014Philippe Renaud JEUDI 8 JUILLET Kiosque à musique du Festival MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL 12h Steve Adelson Place du complexe - Intérieur Gratuit 12h Gadji-Gadjo Terrasse Grand Marnier Gratuit 13h Aces of Dixieland Terrasse Grand Marnier Gratuit 14h La Petite École du jazz Place du complexe Desjardins- Gratuit Intérieur 15h Stage Band de l'école secondaire Beaulieu Scène General Motors Gratuit 15h30 La Petite École du jazz Place du complexe Desjardins- Gratuit Intérieur 16h Aces of Dixieland Scène Bell Gratuit 17h Bourbon Street Scène du Festival Gratuit 17h30 La parade du Festival avec Swing Tonique Départ scène Bell Gratuit 18h Orkestre des Pas Perdus Scène General Motors Gratuit 18h Jean-Jacques Milteau Band avec invités spéciaux Spectrumde Montréal Payant Guy Bélanger et Claude Fradette 18h Michel Donato et ses amis européens Gesù - Centre de créativité Complet 18h15 Bourbon Street Scène du Festival Gratuit 18h30 Robin Nolan Trio Carrefour General Motors Gratuit 19h Zéphyrologie Starlouz Fanfare Brass Band Terrasse Grand Marnier Gratuit 19h Henry&the Blue Kats Feat.Rick L.Blues Scène Labatt Bleue Gratuit 19h Lapon Balèze Club Jazz Banque TD Canada Trust Gratuit 19h Croisière Jazz avec Pascale Lavoie & Le Dixieband Bateau Cavalier Maxim Payant 19h Stacey Kent Club Soda Payant 19h30 Los Mocosos Scène Bleue Légère Gratuit 19h30 Charlie Haden Liberation Music Orchestra Monument-National Payant avec Carla Bley 20h Jae Chung and Ben Ball Ensemble Scène du Festival Gratuit 20h Les Primitifs du Futur Scène Loto-Québec Gratuit 20h Eleni Mandell Scène Bell Gratuit 20h Zachary Richard avec Sonny Landreth et Bill Dillon Théâtre du Nouveau Monde Payant 20h30 Buena Vista Social Club Présente Ibrahim Ferrer Salle Wilfrid-Pelletier - PDA Complet «Buenos Hermanos Tour 2004» 21h Monica Freire Scène General Motors Gratuit 21h Johnny Jones&The Groove Dudes Scène Labatt Bleue Gratuit 21h Shtreiml Carrefour General Motors Gratuit 21h «Dialogue» Thom Gossage other Voices Salle Beverly Webster Rolph - MAC Payant avec Qi Shen 21h The Roots Métropolis Payant 21h Ligue nationale d'improvisation musicale Cabaret Music-hall Payant de Montréal / équipe des jaunes vs équipe des blancs 21h30 «5» Alain Caron Spectrum Payant 22h Eleni Mandell Scène Bell Gratuit 22h Les Primitifs du Futur Scène Loto-Québec Gratuit 22h Buscemi Scène Bleue Légère Gratuit 22h Lapon Balèze Club Jazz Banque TD Canada Trust Gratuit 22h Jae Chung and Ben Ball Ensemble Scène du Festival Gratuit 22h30 Bud Shank et Bill Mays Gesù - Centre de créativité Payant 23h Monica Freire Scène General Motors Gratuit 23h Henry&The Blue Kats Feat Rick L.Blues Scène Labatt Bleue Gratuit 23h Jam sessions avec Thuryn Von Pranke, Hyatt Regency, salon Jeanne-Mance Gratuit Frédéric Alarie&Wali Muhammad Minuit Trio Pulse Nu Jazz Sessions avec Dan Thouin, Savoy - Métropolis Gratuit Max Sansalone&Adrian Vedady Minuit Jaga Jazzist / Egg Club Soda Payant 0h30 Johnny Jones&The Groove Dudes Spectrumde Montréal Gratuit HEURE ÉVÉNEMENT LIEU HEURE ÉVÉNEMENT LIEU JEUDI 8 JUILLET Jam sessions: accès prioritaire, mais non exclusif, aux détenteurs de la carte des amis du Festival. JAZZ JEAN-JACQUES MILTEAU Bluesman sans la lettre DANIEL LEMAY dlemay@lapresse.ca Sur la scène française du blues, Jean-Jacques Milteau est le premier en avant.Oui, les cheveux gris avec l'harmonica.Victoire de la musique en 2003 pour le Meilleur album de blues, Memphis pour lequel il avait déjà été nommé « Choc jazzman ».Django d'or 2000 pour Bastille Blues, il recevra en 2002 le Grand prix jazz de la SACEM pour l'ensemble de sa carrière.Mister Blues, comme ils doivent l'appeler à Paris (si ce n'est pas 2JM).Le seul hic, c'est que le bluesman qu'on entendra ce soir au Spectrum ne se considère pas comme un bluesman.« Je ne me suis jamais raconté que je faisais du blues.Je suis atypique.», disait Jean-Jacques Milteau en entrevue sur le Net en mai, peu avant la sortie de son dernier CD qui porte le titre \u2014« imprononçable» selon les notes de presse \u2014de Blue 3rd.Alors, quoi ?Fausse représentation ?Erreur sur la personne ?Rien de tout ça : JJM a découvert le blues en fouillant, ado, les influences de Dylan et a commencé a en jouer à l'harmonica, « l'instrument de l'errant ».Jean-Jacques Milteau est justement du genre voyageur.Il a sillonné les États- Unis dans les années 70 et ne s'est jamais trop assis depuis.Les « valoches » sont toujours prêtes.Quand on lui a parlé, au milieu de juin, il arrivait de Lithuanie, convai n cu qu'on pouvai t « construire l'Europe par la musique ».« Le blues est un peu le folk mondial ; il fait partie de la culture générale.» Et dans sa culture à lui, il occupe une place aussi vaste que profonde.Jean-Jacques Milteau n'est peut-être pas un anthologiste mais il n'en a pas moins réuni, sur le CD Inspiration, 22 pièces d'autant d'harmonicistes, de Sonny Terry à Charlie Mc Coy, et d'autres qui nous sont inconnus mais dont le souffle a « bercé » son l'imaginaire.Il n'est pas animateur de radio mais il anime, sur une fréquence spécialisée (TSF), une émission qui s'appelle Bon temps rouler.« Parfois c'est difficile, car je voyage beaucoup : je dois enregistrer d'avance.Je fais jouer du blues, de la soul et de la country ».Jean-Jacques Milteau a joué à Strasbourg samedi ; après demain, il est à Vienne.Il arrive ici comme leader d'un quintette qui comprend Manu Galvin à la guitare, Bobby Rangelle au sax, Benoît Sourisse au Hammond B3 et André Charlier à la batterie.L'harmoniciste montréalais Guy Bélanger, accompagné du guitariste Guy Fradette, viendra jouer quelques pièces de la trame sonore du film Gaz Bar Blues, réalisé par son frère Louis.Une idée de l'impresario Jacques K.Primeau qui les avait réunis à Radio-Jazz (on s'ennuie.) lors de la dernière visite de M.Milteau au FIJM, en 1996.L'année suivante, il était revenu avec son comparse Galvin et le avait viré le Medley à l'envers.Ce soir, ça pourrait être plus smooth.« Sur Blue 3rd, on a joué plus doucement ; c'est agréable dans le souffle.Memphis était plus tonitruant car nous avions enregistré au studio Royal (à Memphis) ; c'était un endroit vétuste et il fallait jouer fort », précise Milteau en rappelant que l'harmonica est « un instrument un peu introverti qui ne va pas révolutionner la culture mondiale ».Sur Blue 3rd, enregistré au New Jersey, il y a aussi les voix de Terry Callier, du poète Gil Scott Heron, le précurseur du rap, et de N'Dambi, une des belles voix de la Nu Soul.« Nous sommes partis d'un son et nous avons rassemblé différents idiomes.J'affectionne les chanteurs car l'harmonica joue toujours en réponse aux chanteurs.» Il n'y aura pas de chanteurs, ce soir au Spectrum.L'harmonica répondra au sax, au B3 ou à la guitare, dans des teintes assorties, n'en doutons pas, à la personnalité de l'interlocuteur.Ou « modeste glaive contre l'injustice », réfléchira tout haut aux grandes questions de l'Homme.Il se peut même que des blues en sortent, pour raconter des voyages ou des peines passés car le blues, croit Jean-Jacques Milteau, « c'est plus d'où on vient qu'où on va ».Jean-Jacques Milteau au Spectrum, ce soir à 18 h.PHOTO FOURNIE PAR LE FIJM Jean-Jacques Milteau : « Je ne me suis jamais raconté que je faisais du blues.Je suis atypique.» Du jazz, coûte que coûte! PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Mouais.En plus, il faudra qu'on s'y fasse, les prochains jours ne s'annonçant pas tellement plus ensoleillés.Samedi seulement, auronsnous l'assurance de passer une soirée gagnante côté météo.Mais envers et contre le baromètre, les festivaliers n'ont pas déserté le centre-ville même si on peut affirmer que la fête du jazz a connu hier sa soirée la moins fréquentée.Saluons donc l'olympienne flamme musicale des festivaliers qui, même sous la menace d'une averse, ne s'éteindra jamais.Les plus tenaces étaient là pour faire des découvertes quitte à prendre le risque de se faire arroser.Car, comme disait cet amateur de jazz croisé au Parc Hydro-Québec à 19 h et qui citait un grand sage oublié dans la nuit des temps humides : « Hey, je suis pas fait en chocolat ! » Il avait donc raison.Sur la grande scène, le pianiste Jean-François Groulx, accompagné de son quintette, a juste eu le temps de terminer sa belle performance à 18 h avant les premières gouttelettes.Les jazzophiles se sont ensuite déplacés un peu à l'est sur Sainte-Catherine pour entendre Villemure Ô Carré, passionnante et volage proposition musicale distillée par le guitariste Marc Villemure, le batteur Pierre Tanguay, le saxophoniste Frank Lozano et le contrebassiste Daniel Lessard.Tanguay balayait discrètement son instrument, créant une rythmique aérée à laquelle s'accrochaient les autres.Leur jazz équil ibr is te raf raîchissait des standards (on a attrapé Summertime) et offrait des compositions, qu'un public attentif avalait goulûment sans se soucier du camaïeu de gris qui servait de ciel.Olé ! Cependant, j'avais l'impression que la soirée allait être marquée par les musiques latines et après une demie-heure de Villemure, j'ai mis le cap sur le parc des Festivals.Plus tôt, j'avais lu par dessus l'épaule d'une femme assise dans le métro.Sur son petit itinéraire de festivalière, il n'y avait que deux concerts d'inscrits : ceux de Pleina Libre et de Yerba Buena.C'est tout.Pas de blues, pas de jazz, que ces deux noms, avec un plan du site.Une connaisseuse, me suis-je dit, qui sait où trouver des bons rythmes.Bien vu, mademoiselle.Pleina Libre a fait un malheur à 19 h 30 au Parc des Festivals.L'orchestre de 12 Portoricains était incendiaire, j'ai même vu un pompier en uniforme dans la foule, c'est vous dire.Ils nous ont promis de nous éduquer sur la musique et les rythmes de leur pays, et ils ont rempli leur promesse avec une époustouflante vigueur.Le public se trémoussait, on ne pouvait dire si c'était la sueur sur leurs vêtements ou bien le crachin qui tombait au même moment.Passé ensuite à la scène de l'avenue de Président-Kennedy, scène avec laquelle j'avais un compte à régler.Car j'aimais bien les groupes reggae-ska-dub qui l'ont occupé ces deux dernières années.Pour le 25e, on a remplacé ce thème par du jazz vocal, pas toujours heureux en ce qui me concerne.Mais la chanteuse québécoise Johanne Desforges a réussi à me réconcilier avec sa scène, en appliquant l'adage de Duke Ellington qu'elle nous a rappelé : « Tout ce qui compte, c'est le swing.» Son orchestre était joli, sa voix ambrée, un peu rauque, avait un jene- sais-quoi de sexy et d'authentique.Retour sur la Sainte-Catherine pour le trio américain Tortured Soul qui, sans l'aide de boîte à rythme, émule le son house en utilisant seulement la batterie, la basse électrique (avec pédale d'effets) et les claviers.Comme le fait The New Deal.mais en moins bon.Seul le batteur était intéressant : il ne se contentait pas seulement de rigoureusement tenir le rythme, mais il chantait en même temps, injectant un peu de soul à ces pistes de house.Enfin, Yerba Buena, que j'avais manqué la veille, ont aussi envoûté les jambes des festivaliers.Sûr, les fans de Manu Chao ont tendu l'oreille.Spectaculaire mélange de toutes choses latines, le groupe repose son tempo sur des séquences qui donnent un relief house à son afro-beat apprêté aux épices cubains, mexicains, brésiliens.Divertissant même sous la pluie qui s'était remise à tomber.Mara à l'opéra Pas fou, j'ai bien choisi ma soirée pour aller faire un saut au Cabaret et assister à la première période du match de la Ligue d'improvisation musicale de Montréal (LIM) opposant les Blancs aux Bleus.Juste vous dire que c'est une expérience excitante, terriblement amusante, et qu'il vous faut l'essayer.Le « spectacle » et très bien rythmé par les interventions des commentateurs (comme au hockey) et par la direction ferme qu'impose l'arbitre.Vous serez aussi surpris du résultat de ces improvisations.Ça ne marche pas à tout coup, surtout lorsque le thème est Westmount interprété dans le style opératique, mais lorsque la sauce prend, elle est goûteuse.C'est voir ces musiciens pris hors de leurs éléments en train d'inventer l'hymne national du Kenya.Hé, j'ai même vu de mes yeux vus Mara Tremblay, l'une des invitées de la soirée, chanter de l'opéra! Les matchs de la LIM se tiennent au Cabaret jusqu'à samedi.Top 5 des calamités festivalières 1- Avec l'averse, évidemment, les parapluies.Donc, plus aucune chance d'apercevoir la scène, lorsque masquée par une mosaïque de toiles multicolores.Militons pour le port de l'imperméable 2- Les piments dans les hot-dogs du festival.« Sont même pas forts, ça goûte rien ! » pestait un ami croisé cette semaine.Un expert en hot-dogs, ayant habité Toronto où son commerce est légalisé dans la rue.À condition que les piments soient forts.3- Les bons danseurs.Vous me voyez venir : ils s'exhibent avec leurs savants pas de danse, nous les regardons amusés.en nous faisant prendre conscience que nous sommes nuls.S'élever en rabaissant les autres, c'est très laid.4- Le son de la Place des Arts.Sujet abondamment couvert depuis 1963.Mais si en plus les micros flanchent, comme durant le spectacle des Temptations (ça sabote une chorégraphie !) ou lorsque André Ménard dû annoncer l'annulation du concert de Wynton Marsalis.Aïe 5- Les chiâleux.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © La pluie n'a pas empêché ces amoureux de venir écouter les rythmes latins de Yerba Buena devant la scène GM. JAZZ DISQUE DU JOUR Stacey Kent The Boy Next Door Candid / Fusion III FFF L'orthodoxie lui sied bien Stacey Kent, qui se produit pour la première fois ce soir à Montréal, aurait frappé dans le mille.Dans le 7000 (exemplaires), en fait.Pour une parfaite inconnue ne jouissant d'aucune promotion multinationale dans le marché québécois, ce n'est pas rien.Cette jeune Britannique a la voix polie, à peine nasillarde.Un vibrato discret en enjolive la tessiture.L'ingénuité vocale de cette artiste au look tout ce qu'il y a de régulier touche les fibres sensibles par son accent britannique charmant, lorsqu'elle entonne en français Que reste-t-il de nos amours ?, grand succès de Claude Blanchard (euh pardon.classique de Charles Trenet, me rapporte-t-on à l'instant) ou encore Que feras-tu de la vie ?de Michel Legrand.L'instrumentation de ce disque n'a rien d'exceptionnel non plus, l'accompagnement y est sobre, typique des soirées agréables dans un hôtel chic.Le swing y est (évidemment) privilégié, le phrasé de la jeune est celui des interprètes de pop classique ayant dominé les années 50, répertoire à l'appui \u2014elle y reprend de grands succès de Tony Bennett, Frank Sinatra, Perry Como, Dean Martin, Nat King Cole, Ray Charles, Sammy Davis Jr, Burt Bacharach, sans compter de plus « récentes » signées Carole King et Paul Simon.L'orthodoxie sied bien à Stacey Kent, c'est le moins qu'on puisse dire.Alain Brunet 3241234A 1996 17e FIJM 1997 18e FIJM Textes et recherche : Daniel Lemay NOS ANNÉES JAZZ «LE MEILLEUR» Les lecteurs de la revue Jazz Times choisissent le FIJM comme «meilleur festival de jazz au monde»\u2026 Au Grand Événement, 136 000 personnes assistent à l'hommage à Louis Armstrong, avec Leroy Jones et Nicholas Payton, deux parfaits inconnus\u2026 Wayne Shorter reçoit le prix Miles-Davis et Nelson Symonds, le prix Oscar-Peterson\u2026 Heureux ajouts : le parc des Festivals et la galerie d'art\u2026 1,4million de visiteurs, 100 000 de moins qu'en 1995 : il pleut pas mal\u2026 DANS LA PRESSE «C'est exactement le genre de musique qu'on trouvait platte à mort au Ed Sullivan Show pendant qu'on attendait les Rolling Stones qui, évidemment, passaient à la toute fin.» \u2014Alain de Repentigny en référence aux ballades jazzées qu'avait jouées, devant la foule chic de Wilfrid-Pelletier, le quintette de Charlie Watts, le batteur des Stones.ON EN PARLAIT AUSSI\u2026 Fermé : le Forumde Montréal, après 72 ans d'histoire.Divorcés : Charles et Diana.Décédés : Ella Fitzgerald (79 ans), Robert Bourassa (63), Timothy Leary (75).Fêté: le saxophone, qui a 150 ans.Dans la tête : Les bateaux sont faits pour naviguer (Daniel Lavoie), I lost my baby (Jean Leloup).JAZZ, LES BALLETS ! En ouverture : Jarrett, Peacock, De Johnette; en clôture : Al Hirt et Pete Fountain.Diana Krall au Spectrumavec Russell Malone, Holly Cole, Wayne Shorter, Kenny Garrett, Charlie Watts, Ben Harper, Maceo Parker, Corky Siegel, Hall/Lovano/Mc Bride.Alain Caron et Michel Donato à la série Invitation.Le saxophoniste montréalais Charles Papasoff et la chorégraphe française Myriam Naisy dépoussièrent Tristan et Iseut avec les Ballets Jazz de Montréal.Michel Cusson joue Omertà.Dans la rue :Medeski, Martin&Wood, Coco Montoya, Jean-Jacques Milteau, Lhasa.EN BEAU CAP-VERT En ouverture : Manhattan Transfer; en clôture :Oliver Jones avec le Rob Mc Connell Boss Brass (prix Oscar-Peterson).Richard Galliano Lee Konitz, Roy Hargrove, le trompettiste Enrico Rava qui avait «relu» l'opéra Carmen, Tony Bennett, «un gentleman au-delà du cliché», dixit A.Ménard.Dehors, une belle série cap-verdienne: Maria Alice, Tito Paris, Teofilo Chantre, Ildo Lobo.Aussi: Afro-Celt Sound System, Long John Hunter, Little Charlie, Big Jack Johnson.DANS LA PRESSE «J'ai joué dans le Boss Brass de Rob (Mc Connell), dans le temps, à Toronto.Un bon band, droit, un son propre.Ici, j'ai joué dans le Big Band de Vic Vogel.La différence entre les deux ?La même différence qu'entre Montréal et Toronto\u2026 » \u2014Michel Donato, contrebassiste et chroniqueur-invité de La Presse, qui joue ce soir au Gesù avec quelques amis français.EN D'AUTRES LIEUX\u2026 Beep-Bip-Bip : le code Morse cesse d'être utilisé.Àl'affiche : Chuck Berry, Little Richard, Jerry Lee Lewis à Halle (Allemagne).Applaudi : Garth Brooks qui joue devant 750000 personnesà Central Park (NY).Décédés : Stéphane Grappelli (89 ans), Gaston Mandeville (40), Pierre Péladeau.On écoute : Candle in the Wind (Elton John, en hommage à Lady Di, morte dans MANIF Grand Événement : 120 00 personnes applaudissent Viva Cubanismo!.Nouvelles salles : le Métropolis qui traîne une réputation d'ancienne disco, le TNM, les Foufounes électriques et le Cabaret du Casino de Montréal ( où le FIJM présente la revue Blackbirds of Broadway )\u2026 Les «ayatollahs de la santé», un groupe antitabac, manifestent pour dénoncer la présence de Du Maurier au FIJM\u2026 Prix Miles-Davis : Herbie Hancock; prix de jazz Du Maurier : Joel Miller Quintet.Charlie Watts PHOTOMARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE© JAZZ 3239252A PHOTO FESTIVAL DE JAZZ DEMONTRÉAL Ibrahim Ferrer honoré ALEXANDRE VIGNEAULT Le chanteur cubain Ibrahim Ferrer, ressuscité musicalement grâce au disque Buena Vista Social Club, a reçu hier le tout premier prix Antonio Carlos-Jobim, créé à l'occasion de ce 25e anniversaire du Festival international de jazz de Montréal.Baptisé d'après le grand compositeur brésilien, ce prix souligne la contribution d'un musicien associé aux musiques du monde au développement du jazz.Coiffé d'une casquette noire et revêtu d'un simple polo jaune, le chanteur âgé de 77 ans a reçu son trophée \u2014un globe terrestre de verre monté sur un socle de pierre noir\u2014 avec émotion et humilité.« Vous ne savez pas ce que ça représente pour notre pays, je suis très heureux d'être le premier de mon pays à le recevoir », a déclaré le sympathique monsieur par la bouche de son interprète.« Ce prix représente autant le Brésil que Cuba.» Daniel Jobim, petit-fils du célèbre Tom Jobim, aussi présent à la conférence de presse, s'est réjoui de la « belle coïncidence » lui permettant d'être présent à la remise du premier prix honorant la mémoire de son grand-père.Chanteur, lui aussi, il se produisait hier en compagnie du guitariste John Pizzarelli.Ibrahim Ferrer, qui a eu 77 ans cette année, chante depuis l'âge de 12 ans.Invité à raconter comment l'aventure Buena Vista Social Club a changé sa vie, il a répondu que ça lui avait permis d'enregistrer des morceaux qu'il avait toujours voulu mettre sur disque.Il s'est aussi réjoui d'avoir contribué à faire connaître son pays à travers sa personne.Mais il a précisé que le succès ne l'avait pas changé : « Je suis un bon grandpère et un bon voisin.» Doté d'un bon sens de l'humour, le papi cubain a aussi prodigué quelques conseils aux jeunes musiciens.« Si vous le pouvez, ne buvez pas trop.Si vous fumez, cessez immédiatement.Si vous vous amusez, continuez, mais jusqu'à une certaine limite, a-t-il précisé.Et si vous suivez mes conseils, vous arriverez à mon âge.» VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 18H30 r SUCRÉ SALÉ Invités : le duo Dominic et Martin et Pierre Flynn.19H00 a UNE ÉMISSION COULEUR DE RADIO-CANADA Le créateur des Triplettes de Belleville, Benoît Charest, offre une performance ! Aussi : Gregory Charles, Paul Ahmarani, Michel Trépanier, Michel Cusson et Isabelle Massé.20H00 RDI GRANDS REPORTAGES : MON NOM EST OSAMA Osama est un prénom lourd à porter depuis le 11 septembre 2001.Six Montréalais en savent quelque chose ! Issus de milieux différents, ils racontent ici leur expérience de vie au Canada en tant qu'Arabes, musulmans et porteurs d'un prénom presque.diabolique ! 21H00 D KINGDOM HOSPITAL Ce soir, Peter Rickman est confronté à une force surnaturelle inquiétante au Kingdom Hospital.Une adaptation réussie de Stephen King.21H00 K FERLAND, LE CHOEUR À LA FÊTE ! Pour ce spectacle de deux heures qui marque le début des célébrations du 37e Festival d'été de Québec, Jean-Pierre Ferland est accompagné de 200 choristes provenant de toutes les régions du Québec et interprète une vingtaine de ses plus grandes chansons.Aujourd'hui (17:30) Catherine Une émission couleur de Radio-Canada Steven Spielberg présente Disparition Le Téléjournal/Le Point Découverte Le TVA 18 heures Sucré-salé Jeff, l'aventurier Les Gags ARRÊTE OU MA MÈRE VA TIRER (5) avec Sylvester Stallone, Estelle Getty Le TVA Juste pour rire en direct Sucré-salé / Loteries CALME BLANC (4) (23:33) Ramdam Points chauds / Cuba Les Grands Documentaires - Société / À chacun son Everest LA FEMME ASSASSIN (5) avec Najwa Nimri, Alfredo Villa LA POMME (3) avec Massoumeh Naderi, Zahra Naderi (22:35) Le Grand Journal (17:00) Fun noir & Cie Roue de fortune chez vous Une fois c't'un gars Ferland, le choeur à la fête Le Grand Journal News Access H.e Talk Daily Canadian Idol Corner Gas CSI: Crime Scene Investigation Nip/Tuck CTV News (23:03) News (23:33) eTalk Daily Jeopardy Canada Now Distinct Docs / Short Infinity HEMINGWAY VS.CALLAGHAN avec V.Walsh, R.Dunne (1/2) The National The National THE HERD (4) The Simpsons ABC News Will & Grace Whose Line is it Anyway?Stephen King's Kingdom Hospital Primetime Thursday Frasier Night.(23:35) News CBS News E.T.Big Brother 5 CSI: Crime Scene Investigation Without a Trace News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Friends Will.(21:25) Las Vegas Tonight (23:35) The Newshour BBC News .Delivery The New this Old House Hour Wide Angle Globe Trekker / Indonesia Bus.Report Charlie Rose BBC News Bus.Report The Newshour Evening at Pops / Martin Short Soundstage BBC News City Confidential / Ingleside American Justice Cold Case Files The First 48 Third Watch Bibliotheca .peintre .peintre Tablo Marguerite Volant (4/11) Portraits / Cinémathèque québécoise Sol: le retour aux souches Grands Écart Bravo! 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