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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2004-08-20, Collections de BAnQ.

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[" Montréal vendredi 20 août 2004 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 70¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 120e année no 297 50 pages 4 cahiers Ciel variable, Max.23 Min.15 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE À Athènes, quand tu remportes une médaille, tu gagnes aussi une salade grecque gratuite, mais on te la sert sur la tête.SOMMAIRE Astrologie du jour AFFAIRES 11 Bandes dessinées AFFAIRES 8 Bridge AFFAIRES 11 Décès AFFAIRES 11 Feuilleton AFFAIRES 12 Forum A 12, 13 Horaire cinémas ARTS 7 Horaire télévision ARTS 8 Loteries A 9 Lucky Luke ARTS 2 Mots croisés AFFAIRES 12 et SPORTS 15 Mot mystère AFFAIRES 12 Observateur AFFAIRES 9 Petites annonces AFFAIRES 7 et AFFAIRES 2 Météo Ciel variable, maximum 23, minimum 15, plus de détails en page SPORTS 14 Cliquez, imprimez, décollez ! Le nouveau service d'enregistrement aircanada.com Maintenant vous pouvez vous enregistrer, imprimer votre carte d'embarquement et choisir votre siège en ligne sur le site aircanada.com! Offert pour tous les vols Rapidair MD Montréal-Toronto ou Ottawa -Toronto et pour les vols Montréal-Ottawa.Pourquoi attendre?Dès aujourd'hui, visitez le site aircanada.com 3214201A Judo: un entraîneur national suspendu JEAN-FRANÇOIS BÉGIN ET SOPHIE ALLARD L'entraîneur de judo québécois Sylvain Hébert a été suspendu de ses fonctions d'entraîneur de l'équipe nationale à l'approche des Jeux olympiques, à la suite d'une plainte de cinq judokas, dont Marie-Hélène Chisholm et deux autres olympiennes ayant combattu plus tôt cette semaine à Athènes.La nature exacte des doléances des athlètes n'a pas été dévoilée, mais celles-ci ont été jugées suffisamment importantes pour que M.Hébert, qui aurait normalement dûserendre à Athènes, soit remplacé peu avant les Jeux par Ewan Beaton, coordonnateur des entraîneurs nationaux à Judo Canada.La Presse aappris qu'uncomité formé par Judo Canada doit entendre les parties et leurs avocats après les Jeux, en septembre.Mais la fédération nationale refuse de faire le moindre commentaire d'ici là.«L'affaire est sous examen et nous ne pouvons pas en parler.Mais il est certain qu'il y a un désaccord profond entre ces athlètes et l'entraîneur», a dit le chef d'équipe de Judo Canada à Athènes, Louis Jani.Les dirigeants de l'organisme Judo Québec, responsable de la promotion et du développement du judo dans la province, ont été un peu plus loquaces.>Voir JUDO en A2 JUDO GILL ACCROCHERA-T-IL SON KIMONO?PAGE 3 MICHELE MONTI ET NICOLAS GILL AUTRE TEXTE PORTRAIT DE SYLVAIN HÉBERT EN A2 LA JUGE EN CHEF DÉMISSIONNE Lyse Lemieux sera accusée de conduite en état d'ivresse YVES BOISVERT La juge en chef de la Cour supérieure, Lyse Lemieux, arrêtée il y a deux semaines pour ivresse au volant, a annoncé hier qu'elle démissionne de toutes ses fonctions.L'arrestation de la juge Lemieux n'avait pas été rendue publique avant que la Cour elle-même diffuse un communiqué, hier matin.L'événement, que la Sûreté du Québec refuse de confirmer, est survenu le 5 août, vers 22 h, alors qu'elle était en vacances.Elle roulait alors sur l'autoroute 13, à Montréal, et a heurté un parapet de béton.Aucun autre véhicule n'aurait été impliqué et personne n'a été blessé.Les policiers dépêchés sur les lieux ont décidé de lui faire passer un alcootest, qui s'est révélé positif.Les deux tests d'alcoolémie effectués au poste de la Sûreté du Québec ont indiqué des résultats de 170 et, 20 minutes plus tard, 159 mg d'alcool par 100 ml de sang.C'est deux fois la limite de 80 permise par le Code criminel.>Voir JUGE en A2 Al-Sadr souffle le chaud et le froid 4e médaille d'or pour Michael Phelps MARC THIBODEAU Après avoir fait savoir mercredi qu'il était prêt à déposer les armes, le chef rebelle Moqtada Al-Sadr a de nouveau haussé le ton hier, rendant plus qu'incertain un dénouement pacifique de l'affrontement en cours depuis deux semaines dans la ville sainte de Najaf, en Irak.Le ministre d'État Kassem Daoud a ouvert le bal durant la journée en soulignant que les membres de la milice d'Al-Sadr, l'Armée du Mehdi, devaient quitter la mosquée de l'imam Ali où ils se sont retranchés et remettre leurs armes pour éviter un assaut ultime des troupes de sécurité irakiennes, appuyées en force par l'armée américaine.Il a aussi sommé le chef rebelle de déclarer lui-même publiquement son intention de renoncer à la lutte armée et d'intégrer la vie politique.La réponse est venue peu de temps après par un porteparole de Moqtada Al-Sadr qui disait avoir reçu un message indiquant que le leader religieux entendait vaincre ou mourir « en martyr ».Le premier ministre Iyad Allaoui, lors d'une conférence de presse à Bagdad, a aussi demandé par la suite que le chef rebelle signale par lui-même ses intentions au public, plutôt que de se manifester par des porte-parole.Il a prévenu à cette occasion qu'il s'agissait de « l'appel final » du gouvernement aux membres de l'Armée du Mehdi avant le lancement d'un assaut définitif contre la mosquée.>Voir AL-SADR en A9 PHOTODAVIDGRAY, REUTERS © Michael Phelps a décroché son 4e titre olympique, hier, à Athènes.L'Américain a remporté le 200 m quatre nages en améliorant le record olympique.Phelps totalise également deux médailles de bronze, ce qui en fait l'athlète le plus médaillé à Athènes.S'il ne pourra pas égaler le record de sept médailles d'or conquises lors de mêmes Jeux détenu par son compatriote Mark Spitz depuis 1972, Phelps peut encore espérer gagner huit médailles, tous métaux confondus, et rejoindre dans le livre des records le gymnaste soviétique Aleksandr Dityatin, auteur d'une telle moisson en 1980.Voir les reportages sur la natation en page S7.Piètres résultats scolaires L'écart entre Montréal et le reste du Québec s'élargit NORTEL FAIT UN NOUVEAU MÉNAGE AFFAIRES PAGE 1 PAULE VERMOT-DESROCHES Les élèves de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) obtiennent de piètres résultats scolaires par rapport aux élèves de l'ensemble du Québec.Selon une récente étude réalisée par la CSDM, cette faible performance serait reliée au grand nombre d'élèves vivant en milieu défavorisé.En 2003-2004, 42% des élèves fréquentant les établissements primaires et secondaires de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) vivaient dans la pauvreté.Ainsi, parmi les 78 000 élèves de la CSDM, plus de 28 000 provenaient d'un milieu à faible revenu.Parallèlement, en 2002-2003, le taux d'élèves inscrits en 5e secondaire ayant reçu leur diplôme à la fin de l'année scolaire était de 65% à la CSDM, comparativement à 74% pour l'ensemble du Québec.De plus, les élèves montréalais mettent plus de temps à terminer leurs études secondaires que les élèves du reste du Québec.Seulement 42,5% des élèves de la CSDM ayant commencé leurs études secondaires en 1998-1999 ont obtenu leur diplôme en cinq ans, comparativement à 57%ailleurs au Québec.Il existe un lien direct entre les résultats scolaires des élèves et la pauvreté, affirme Diane De Courcy, présidente de la CSDM.Un jeune qui ne mange pas à sa faim, qui ne peut s'habiller convenablement durant l'hiver ou qui ne peut simplement pas se payer des crayons et des cahiers aura plus de mal à étudier.Et il ne faut pas chercher bien loin pour voir les effets de la pauvreté au quotidien, à en croire Pierre Saint- Germain, président de l'Alliance des professeurs de Montréal.Cet enseignant de formation connaît bien la dure réalité du quotidien dans les écoles où certains élèves ne déjeunent même pas le matin.>Voir PIÈTRES en A9 SUITESDE LA UNE AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE Suivez les performances des athlètes québécois aux Jeux d'Athènes cyberpresse.ca/athenes Le match entre les Expos et les Rockies du Colorado en direct, à 21 h cyberpresse.ca/baseball Tout le dossier sur le métro de Laval cyberpresse.ca/metro DEMAIN DANS LA PRESSE Festival des films du monde C'est la crainte de toutes les victimes de viol : que leur agresseur ne croupisse pas jusqu'à sa mort en prison.Comment vivent les gens qui doivent composer avec un terrible souvenir ?Ces quatre dernières années, la réalisatrice Ghyslaine Côté et la scénariste Chantal Cadieux ont exploré les conséquences de la mise en liberté de gens qui se disent repentis sur ceux qu'ils ont agressés.Le résultat : une fiction baptisée Elles étaient cinq, qui ouvrira jeudi le 28e Festival des films du monde de Montréal.À lire demain dans le cahier Cinéma POUR JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ABONNEMENT (514) 285-6911 cyberpresse.ca/abonnement 1 800 361-7453 PETITES ANNONCES (514) 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca 1 866 987-8363 DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.La juge en chef démissionne JUGE suite de la page A1 Une sommation à comparaître au palais de justice de Montréal a été délivrée le jour même.La femme de 68 ans doit se présenter devant la Cour le 10 novembre.Elle sera accusée de conduite avec des facultés affaiblies et conduite avec plus de 80 mg d'alcool par 100 ml de sang \u2014 les deux accusations usuelles en pareil cas.Ce sont les deux seules infractions retenues contre elle, a déclaré hier son avocat, François Daviault.Si elle est reconnue coupable, elle perdra le droit de conduire pour un an et se fera imposer une amende d'au moins 800 $.Rentrée au travail la semaine dernière, elle n'a informé que mardi ses plus proches collaborateurs de l'affaire.Mercredi, elle a avisé les ministres de la Justice et la juge en chef de la Cour suprême, Beverly Mc Lachlin, qui préside aussi le Conseil de la magistrature.« Ça m'apparaît courageux, elle était soucieuse de protéger l'institution », a dit hier le juge en chef adjoint André Deslongchamps, estomaqué et attristé, comme tous ses collègues.Mme Lemieux reste en poste jusqu'au 30 septembre, mais elle n'occupera aucune fonction judiciaire et ne prendra aucune décision administrative, dit le juge Deslongchamps.La juge Lemieux ne fera non plus aucune apparition publique, notamment à la rentrée des tribunaux, où elle devait prendre la parole à quelques occasions.Carrière Avant de devenir, en 1978, une des premières femmes nommées à la Cour supérieure, elle avait occupé des postes d'importance dans la fonction publique, notamment de directrice, puis de sous-ministre associée à la Justice, dans les années 70.Elle a été responsable de la mise sur pied du premier « contentieux » du ministère de la Justice du Québec, c'est-à-dire l'équipe des avocats plaideurs permanents du Ministère.Comme juge, elle avait la réputation d'être studieuse et se faisait remarquer par des jugements très fouillés dans diverses causes civiles et constitutionnelles.Elle avait déclaré inconstitutionnelle la loi interdisant aux avocats de la Couronne d'être candidats aux élections.Elle a confirmé la constitutionnalité de la Loi sur le partage du patrimoine familial.Elle a été nommée juge en chef adjointe en 1994, puis, deux ans plus tard, au départ de Lawrence Poitras, juge en chef de la Cour.C'était la première fois qu'une femme occupait cette fonction.« Tous les citoyens sont égaux devant la loi et j'assume mes responsabilités », a-t-elle déclaré par voie de communiqué, se disant « choyée et privilégiée » d'avoir été membre de la Cour, et fière d'en avoir été la première juge en chef.« J'affirme n'avoir vécu qu'un autre incident malheureux, ajoute-telle, lorsqu'en 2001 mon permis de conduire avait été suspendu pour trois mois, ayant atteint quinze points d'inaptitude, lorsque par mégarde j'avais doublé un autobus scolaire en me rendant au bureau un matin.» Par le passé, deux autres juges du Québec, Céline Pelletier, de la Cour du Québec, et Gérard Duguay, de la cour municipale de Montréal, ont été condamnés pour une infraction semblable, mais ils ont pu garder leur poste, après avoir reçu un blâme du Conseil de la magistrature du Québec.Vu le poste qu'elle occupe et la quantité d'alcool mesurée, il était toutefois hautement improbable que la juge Lemieux tente de demeurer en poste, même si son dossier est sans tache.Sa démission et sa retraite font qu'elle n'aura pas à être jugée par ses pairs du Conseil canadien de la magistrature.Parmi les candidats pour lui succéder, deux noms reviennent le plus souvent : ceux de son adjoint, André Deslongchamps, et du juge en chef associé, Robert Pidgeon.Les juges Jean Guibault et François Rolland sont également mentionnés, de même que le juge André Rochon, qui siège à la Cour d'appel.La Cour supérieure entend, en première instance, toutes les causes impliquant une réclamation de plus de 70 000 $, toutes les causes de divorce, de séparation, de garde d'enfants, les procès criminels devant jury, ainsi que les affaires d'injonction, les recours collectifs et les demandes pour faire déclarer des lois inconstitutionnelles.Le juge en chef n'est pas un «supérieur » des autres juges, mais il a un grand rôle à jouer dans l'organisation de la Cour.Responsable ultime des assignations, il se voit soumettre plusieurs questions délicates (audition d'urgence, affection d'un juge à un dossier exceptionnellement long ou compliqué, récusation et discipline des juges, etc.).Il est également consulté pour la nomination d'un juge.Judo : un entraîneur national suspendu JUDO suite de la page A1 « Pour l'instant, M.Hébert n'est plus le coach de ces filles.Il a été suspendu de ses fonctions privilège, c'est-à-dire de ses fonctions d'entraîneur national et d'entraîneur provincial.Par contre, il est toujours entraîneur du Club de judo de Varennes », a déclaré le directeur de l'organisation, Patrick Esparbès.Malgré l'extrême prudence manifestée par toutes les parties, il est clair que l'affaire est plus qu'une simple querelle.« Nous avons pris le dossier très sérieusement, a ajouté le président de Judo Québec, Daniel De Angelis.S'il y a une discorde au point que trois des meilleures athlètes féminines du pays décident de demander que leur entraîneur national et entraîneur privé ne les accompagne pas, c'est que c'est du sérieux.» Rencontré hier à son domicile de Varennes, M.Hébert a refusé de répondre aux questions de La Presse, se bornant à reconnaître l'existence d'un différend.« Je ne peux pas parler tant que ce n'est pas réglé », a-t-il déclaré.Mercredi, après avoir terminé au cinquième rang chez les moins de 63 kg, Marie-Hélène Chisholm, 25 ans, a reconnu avoir pris la décision il y a deux mois de se séparer de son entraîneur, qui la supervisait depuis neuf ans.Carolyne Lepage, 29 ans, éliminée au premier tour du repêchage chez les 48 kg, et la Néo Écossaise Amy Cotton, 24 ans, battue au deuxième tour chez les 78 kg, l'ont imitée, de même que deux autres judokas qui n'ont pas été identifiées.« Je ne peux pas le cacher, c'était une situation nouvelle et difficile pour moi, a déclaré Mme Chisholm à propos de cette rupture, au terme de son dernier combat.En même temps, ça a allégé beaucoup de choses.» Le résultat de l'audition de septembre « pourrait avoir un impact » sur le poste d'entraîneur national de M.Hébert, selon M.De Angelis.Il affirme toutefois que plusieurs autres membres de l'équipe nationale ont demandé à ce qu'il reste en poste.Membre de l'équipe du Québec pendant 10 ans et de l'équipe nationale pendant trois ans, Sylvain Hébert est un entraîneur de niveau IV, 3e dan.Âgé de 40 ans, il dirige le Club de judo de Varennes depuis sa fondation, en 1989, et a été nommé entraîneur national en 1996, quatre ans avant que son club ne devienne l'un des deux centres de haute performance reconnus par Judo Canada (l'autre est le club Shidokan de Montréal, où s'entraîne notamment Nicolas Gill).Entraîneur aux méthodes parfois contestées, Hébert est reconnu pour sa connaissance encyclopédique du monde du judo.Il a la réputation d'être un coach dur et extrêmement minutieux, qui fournit un encadrement très serré aux athlètes dont il a la responsabilité, tant sur le plan de la technique que sur le plan de la musculation ou de la nutrition.« C'est un excellent coach et un excellent technicien, qui s'est donné corps et âme à ses athlètes », dit Steeve Trudel, ancien coéquipier d'Hébert au sein des équipes provinciale et nationale et entraîneur de Marie-Hélène Chisholm jusqu'à ce qu'elle quitte sa ville natale de Port-Cartier pour poursuivre son développement à Varennes.« Avec lui, Marie-Hélène s'est améliorée énormément dans le judo au sol.Du point de vue coaching, il est l'un des meilleurs.Mais elle m'a appelé pour me demander si elle pourrait passer à travers sans Sylvain.Je lui ai dit : si tu n'es pas à l'aise, tu es mieux de couper les cordes.» PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE © L'entraîneur de judo québécois Sylvain Hébert photographié au Club de judo de Varennes.Sylvain Hébert, un entraîneur réputé, mais contesté SOPHIE ALLARD ET JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Certains l'admirent.D'autres le détestent.Chose certaine, l'entraîneur Sylvain Hébert, bien connu sur la scène internationale, ne laisse personne indifférent dans le petit univers du judo québécois.Si sa suspension à titre d'entraîneur national, à quelques semaines des Jeux d'Athènes, fait beaucoup jaser dans les dojos, personne parmi la dizaine d'intervenants interrogés par La Presse ne semble être surpris de la plainte déposée par cinq judokas, dont trois olympiennes.« Dans le milieu, les opinions sont très partagées à son sujet », indique la judoka Isabelle Pearson, du club de Boucherville.Sylvain Hébert l'a suivie de près durant les deux dernières années, lors de compétitions internationales.« Certains aiment ses méthodes d'entraînement, d'autres non.C'est qu'il se donne beaucoup à ses filles et il en attend autant d'elles.Avec lui, les athlètes doivent sans cesse donner leur 100 %, elles doivent respecter de nombreuses règles en gymnase comme en dehors.Il est très rigide.» Des judokas interviewées avancent d'ailleurs que les athlètes sous son autorité ont, par exemple, l'obligation de se nourrir selon ses recommandations et d'éviter toute sortie les fins de semaine avant les compétitions.« M'entraîner avec lui ?Jamais ! lance Isabel Latulippe, double championne senior canadienne, qui s'entraîne au club Shidokan à Montréal.C'est un entraîneur respecté et efficace, mais il faut aimer son style.J'aime être ma propre patronne et j'ai une tête de cochon ; ça n'aurait jamais pu fonctionner avec lui.» Mais alliés comme adversaires reconnaissent que ses méthodes, contestées ou non, donnent des résultats.Le succès de Marie- Hélène Chisholm, une des cinq plaignantes, qui est passée tout près de la médaille de bronze à Athènes mardi, le prouve.Après avoir eu Sylvain Hébert comme entraîneur pendant neuf ans, la judoka a livré la meilleure performance de l'histoire du judo féminin au pays.Au cours des deux derniers mois, elle s'est toutefois entraînée au club Shidokan.« Je n'ai que des commentaires positifs à faire sur sa réputation d'entraîneur, indique Patrick Esparbès, directeur de Judo Québec.Si on regarde strictement les résultats, on ne peut affirmer que ses méthodes d'entraînement sont mauvaises.Plusieurs de ses athlètes sont d'ailleurs à Athènes.» Mais est-il apprécié ?« Dans le milieu, personne ne fait l'unanimité, mais c'est quelqu'un qui est respecté, répond M.Esparbès.C'est une personne-ressource importante et un fin spécialiste des stratégies de combat et de la préparation physique.Ses athlètes sont vraiment à la fine pointe.Actuellement, c'est une grosse perte pour nous.» Là-dessus, Claudine Léveillée, employée du club Shidokan et depuis longtemps active dans le milieu, est d'accord.« Il a fait de grandes choses pour le judo au Québec, tant sur le plan du développement que de la préparation physique des athlètes.Il a écrit plusieurs documents sur le sujet, ditelle.C'est quelqu'un qui aime être partout et mettre son nez dans toutes les platebandes parce qu'il a à coeur ce qu'il fait.On voit cependant qu'il peut être très émotif.» En particulier, pendant les compétitions.« Quand une de ses athlètes se bat et que ça tourne mal pour elle, il lui arrive de se lever et de disparaître avant la fin du combat, affirme Isabel Latulipe.Ça ne se fait pas ! » En plus de se voir démis de ses fonctions d'entraîneur national et provincial, celui qu'on surnomme « l'encyclopédie du judo » a dû cesser de siéger au comité d'excellence de Judo Québec.À tout le moins, jusqu'à ce que Judo Canada ait rendu son verdict en septembre dans l'affaire qui l'oppose à cinq judokas de l'équipe nationale.« Le judo en a besoin et j'espère que tout ça va bien se terminer, confirme un entraîneur qui préfère garder l'anonymat.C'est un homme très efficace et travaillant, qui a apporté beaucoup au judo féminin en ouvrant son propre club.Ses méthodes sont marginales, mais il a révolutionné la façon de s'entraîner.On lui reproche peut-être d'être contrôlant, mais c'est parfois la façon de remettre des athlètes dans le droit chemin et d'obtenir les résultats escomptés.Est-il excessif ?Il faut faire attention avant de spéculer.» ACTUALITÉS PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © C'est dans un mélange de soulagement et de tristesse que les parents et amis de la victime, Frédérik Grenier, 18 ans, ont accueilli le verdict du juge.42 mois au cachot JEAN-PAUL CHARBONNEAU Line Sasseville a écopé, hier, d'une peine d'emprisonnement de 42 mois.Cette peine, considérée comme sévère, a été prononcée au palais de justice de Longueuil par le juge Claude Provost, de la Cour du Québec.Peu après minuit le 8 août 2003, alors qu'elle conduisait avec les facultés affaiblies, la femme de 39 ans a happé six jeunes gens, causant la mort de l'un d'eux, à Delson.Elle n'en était pas à sa première conduite en état d'ivresse.Peu après le drame, l'alcootest a démontré un taux d'alcool d'au moins deux fois supérieur à celui permis par la loi pour conduire un véhicule.Une interdiction de conduire pour cinq ans lui a été imposée.Sasseville, qui avait reconnu sa culpabilité en février, était en liberté depuis le tragique accident dans lequel Frédérik Grenier, 18 ans, a perdu la vie.Simon Goudreault et Julie Lalonde, avaient pour leur part subi des blessures.À sa sortie de la salle d'audience, le père de la victime a lancé : « Mon fils peut monter au ciel.Justice a été rendue, si l'on veut.Mais il n'y aura jamais une peine assez sévère qui va le ramener.Il faut faire attention aux enfants qui se promènent dans les rues.L'alcool au volant, c'est criminel.» Rappelons que les six adolescents marchaient sur la piste cyclable dans une zone commerciale bien éclairée lorsque la voiture conduite par Sasseville a dévié pour se diriger vers eux.Après l'impact, l'accusée a arrêté son auto et s'est dite persuadée que les jeunes traversaient la rue, tout en se demandant ce qu'ils faisaient là.Elle sentait l'alcool et avait les yeux rouges.Lors de son transport au poste de police, elle a dû s'accrocher à deux reprises au bras d'un policier pour garder son équilibre.Au moment de la tragédie, elle vivait de sérieux problèmes avec son ex-conjoint.Celui-ci ne voulait pas que le nouvel ami de Line Sasseville voie leur fille de 20 ans.Elle soutient que c'est ce qui a provoqué sa consommation abusive d'alcool.Le juge Provost a indiqué que «le tribunal estime qu'il s'agit pourtant d'une difficulté qui constitue ce qu'on appelle un stress ordinaire de la vie et qu'il ne contribue en rien à diminuer sa responsabilité dans la décision qu'elle a prise de conduire sa voiture dans l'état où elle s'était mise ».Le soir du 7 août, Sasseville avait convenu de faire état de ses problèmes à une amie, mais plutôt que de recevoir sa copine chez elle, comme celle-ci le demandait, elle a suggéré d'aller dans un bar.Lorsqu'elle est arrivée au bar, Sasseville était déjà ivre.Elle a continué à boire de la bière et des shooters.Au moment de quitter l'établissement, l'amie lui a demandé ses clés parce qu'elle n'était pas en état de conduire.Un inconnu a aussi tenté de convaincre l'accusée de ne pas conduire.« Grossière irresponsabilité » « Mme Sasseville, mentionne le juge Provost (.) était une femme jusquelà sans histoire.Hélas ! à l'instar de plusieurs honnêtes citoyens de ce pays, elle avait pris l'habitude de parier avec l'alcool.C'est ce comportement de grossière irresponsabilité à l'égard de la vie et de la sécurité d'autrui qu'il faut dénoncer vigoureusement.Monsieur et madame Tout-le-Monde doivent savoir que les peines d'emprisonnement substantielles ne sont pas uniquement réservées aux assassins, aux voleurs de banque ou aux trafiquants de stupéfiants.» Dans sa décision, le magistrat mentionne cependant que l'accusée n'est pas une criminelle au sens usuel du terme.Depuis la tragédie, Line Sasseville éprouve de la honte.L'agente de probation qui l'a rencontrée estime que sa dangerosité et les risques qu'elle récidive sont faibles.Si les événements du 8 août 2003 ont marqué cette femme et ses proches, que dire des parents de Frédérik Grenier et de ses amis, dont deux en ont encore des séquelles ?La sentence était attendue avec impatience et l'émotion était palpable.C'est dans un mélange de satisfaction et de tristesse qu'elle fut accueillie.Une femme écope une peine exemplaire pour avoir happé mortellement un jeune homme alors qu'elle conduisait en état d'ivresse L'Hippodrome de Montréal hésite entre un déménagement ou des rénovations GILLES NORMAND ET SÉBASTIEN RODRIGUE Les appareils de loterie vidéo délaisseront peu à peu les bars pour être hébergés dans l'un des quatre hippodromes de la province dont celui de Montréal que la Société nationale du cheval de course (SONACC) songe à rénover ou à déménager à l'extérieur de la métropole.Le ministre des Finances, Yves Séguin, a annoncé hier qu'il souhaitait diminuer le nombre de ces appareils de 30 %, comme le suggère la société Loto-Québec dans un rapport commandé en janvier dernier.Mais s'il n'en tenait qu'au ministre Séguin, les vidéopokers disparaîtraient du Québec.« Idéalement, les appareils vidéopokers, si je pouvais les éliminer totalement, je serais très heureux.Mais je dois tenir compte de certaines réalités », a-t-il déclaré à l'issue de la réunion de deux jours de l'aile parlementaire du Parti libéral du Québec, hier, au Mont- Sainte-Anne.Un certain nombre de ces appareils, on parle de 1500, seront donc transférés aux hippodromes, un cadeau de 25 à 30 millions qui devrait consolider leur santé financière, espère-t-on.Mais 30 %, c'est peu pour Yves Séguin.« Le premier objectif, quand j'ai lancé la consultation en janvier, c'était de diminuer le nombre d'appareils, diminuer l'offre de jeu.C'est très dévastateur dans la société (.) J'explore actuellement, avec Loto-Québec, la possibilité d'aller à un niveau plus élevé que 30 %.» Une industrie à protéger Le ministre des Finances a expliqué qu'il avait consulté beaucoup de personnes et d'organismes et qu'il a retenu l'idée de placer un certain nombre de vidéopokers dans les hippodromes parce qu'il s'agit d'une « industrie à protéger » qui emploie entre 7000 et 10 000 personnes au Québec.« Tout cela va se faire à certaines conditions qui ne sont pas arrêtées en ce moment, mais que je vais rendre publiques d'ici deux à trois semaines », a-t-il souligné.M.Séguin a indiqué que ces vidéopokers ne seront pas déplacés uniquement vers les hippodromes, mais dans d'autres lieux mieux contrôlés que ne le sont actuellement les débits d'alcool où ils sont concentrés.Le ministre estime que les hippodromes méritent d'obtenir du soutien, mais il a assuré qu'il n'était pas question de leur verser la moindre subvention.L'annonce réjouit les dirigeants de l'industrie des courses de chevaux dont l'avenir paraissait incertain ces dernières années.Selon Stéphane Gibeau, chef de l'exploitation de la SONACC, les 1500 vidéopokers permettront de doubler les revenus provenant de ces appareils.Les hippodromes en hébergent seulement 430 à l'heure actuelle.M.Gibeau précise qu'il reste encore à déterminer avec Québec la répartition des appareils de loterie vidéo entre les hippodromes de Montréal, de Québec, de Trois-Rivières et d'Aylmer.Selon le chef d'exploitation de la SONACC, les appareils de loterie vidéo ne feront pas leur apparition avant 2006 dans les hippodromes.Quel avenir pour l'Hippodrome ?D'ici là, la SONACC doit notamment déterminer si elle rénove le vétuste Hippodrome de Montréal ou si elle le déménage.M.Gibeau précise que le choix s'arrêtera sur l'endroit le plus profitable.Les conseillers municipaux des quartiers avoisinant l'Hippodrome souhaitent toutefois son déménagement afin de faire la place à des résidences et à des industries.Le responsable du développement économique au comité exécutif de la Ville de Montréal, Alan De Sousa, croit que le gouvernement suivra les plans de Loto-Québec qui prévoient le déménagement de l'Hippodrome.La direction de Loto-Québec convoiterait d'ailleurs le terrain de l'ancienne usine de GM à Boisbriand pour y installer l'hippodrome de Montréal.La SONACC estime de son côté qu'elle devra investir plus ou moins 50 millions pour accueillir les appareils de loterie vidéo à Montréal, peu importe le scénario choisi.M.Gibeau y voit une excellente nouvelle pour maintenir les emplois liés à l'industrie des courses de chevaux.C'est toutefois la consternation parmi les propriétaires de bars qui accusent le gouvernement de favoriser une industrie «moribonde ».L'avocat de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec, Yves Pépin, estime que le gouvernement va acculer à la faillite environ 700 propriétaires de bars qui dépendent des revenus des appareils de loterie vidéo.« Ces établissements ont de six à huit employés, alors pour aider les gens des courses de chevaux, ils vont mettre 5000 personnes à la rue », déplore-til.Québec veut éliminer le tiers des vidéopokers ACTUALITÉS MÉTRO DE LAVAL Trois ministres, la même erreur BRUNO BISSON ANALYSE Combien faut-il de ministres des transports pour passer aux contribuables un sapin de 800 millions de dollars ?Dans le cas du métro de Laval, il en a fallu trois : les péquistes Guy Chevrette et Serge Ménard, et le libéral Yvon Marcoux.Ils ont tous négligé de soumettre ce projet à une réévaluation sérieuse, malgré des signes irréfutables de dépassements de coûts et des failles évidentes.Selon le rapport publié en juin par le vérificateur général du Québec (VGQ) sur la gestion du projet de prolongement du métro vers Laval, le projet aurait pu être stoppé à trois occasions précises, entre le printemps 2000 et l'été de 2003, et ce, à des moments clés de son développement, où il aurait été possible, et prudent, de tout arrêter.«À chacune de ces occasions, précise-t-elle, les coûts étaient substantiellement plus élevés que ceux qui étaient utilisés dans l'analyse initiale.Tout en actualisant alors les bénéfices découlant du projet, la continuation de ce dernier aurait pu être réévaluée.» Mais le projet n'a jamais été réévalué.Et c'est un peu grâce à ça, découvre- t-on à la lecture du rapport du VGQ, qu'un projet de 179 millions est devenu un éléphant de 809 millions.Printemps 2000 Guy Chevrette est ministre des Transports du gouvernement de Lucien Bouchard, au printemps 2000, au moment où est déposé un document d'une importance capitale qui évalue le coût probable du projet de métro à 530 millions.Le budget de 179 millions, prévu au décret gouvernemental d'octobre 1998, ne tient pas la route.C'est trois fois plus cher que prévu.Le projet aurait pu s'arrêter là.Mais l'AMT « refuse » cette estimation et entreprend un exercice de « compression » des coûts qui permet, en seulement quelques semaines, de ramener son budget à 345 millions.L'exercice est cousu de fil blanc.L'AMT réunit un «comité d'orientation » formé de représentants de ses « partenaires» publics et privés, dont un sous-ministre adjoint du MTQ.Ce comité va supprimer du budget de 530 millions des dépenses de 92 millions sans se donner la peine de vérifier si c'est faisable.De plus, l'AMT va soumettre le projet à une étude « d'analyse de la valeur » qui va aussi permettre de proposer des hypothèses d'économies additionnelles de 93 millions, dont 40% s'avéreront pratiquables.Le reste ne repose sur rien.Sans validation, l'« étude» ne vaut pas mieux que du vent.« C'est sur cette base, commente la vérificatrice Doris Paradis, que le 14 juin 2000, le gouvernement approuve les modifications apportées et révise le budget en le portant à 379 millions dont 33,5 millions de taxes, et ce, avant même d'avoir obtenu les résultats des études complémentaires », qu'il a lui-même demandées, dans le décret.Mai 2002 Le ministre Serge Ménard vient de s'asseoir dans son nouveau fauteuil depuis 24 heures à peine, le 31 janvier 2002, quand il reçoit une lettre de la présidente de l'AMT qui l'informe que le conseil d'administration de l'Agence a approuvé le concept du projet du métro de Laval, de même que son budget toujours fixé à 379 millions, taxes comprises.L'étude détaillée sur les coûts du projet que le conseil de l'AMT a approuvée, n'est pourtant produite que deux mois plus tard, et elle en évalue les coûts à.553 millions.Avant taxes.Entre-temps, l'AMT lance les premiers appels d'offres dès le 1er mars.Les travaux commencent sur le site de la station Montmorency.Avant que les études d'avant-projet aient été revues et analysées.Avant que le consortium privé qui construit le métro n'ait déposé ses études de coûts.Et, même, deux mois avant que le ministre des Transports n'ait eu le temps de les autoriser.Le ministre Ménard est moins pressé que l'AMT.Il réfléchit.Et visiblement, il n'est pas à l'aise avec les contradictions majeures qui apparaissent entre les budgets de l'AMT et les prévisions des consultants.Dans une lettre du 23 mai 2002, le ministre écrit à la présidente de l'AMT, Florence Junca-Adenot, pour signifier qu'il s'inquiète de l'augmentation substantielle des coûts, dont l'ampleur est difficile à prévoir, comme il le note dans sa lettre.Pourtant, le ministre n'arrête pas le projet.À l'époque, « il était encore temps de revoir en profondeur le projet pour s'assurer du respect du budget, par exemple, en réduisant le nombre des stations et la longueur du tracé), écrit la vérificatrice.Cahin-caha, le métro suit son chemin.Juillet 2003 Pendant un an, les travaux progressent à un train d'enfer.Le 14 avril 2003, les libéraux de Jean Charest sont portés au pouvoir, et Yvon Marcoux devient responsable du métro de Laval.Il hérite d'immenses trous creusés des deux côtés de la rivière des Prairies et dans le territoire de Laval, dans lesquels sont déjà engloutis plus de 300 millions au bout de 16 mois de travaux.Il hérite aussi d'un projet complètement fauché.En juin 2003, plus de 90%du budget consenti par Québec, en 2000, a été dépensé.Même avec l'échéancier trop optimiste de l'AMT, les travaux vont durer encore au moins trois ans.Et il n'y a plus un rond dans la caisse.Mais le 3 juillet 2003, Québec donne sa « bénédiction» au projet, en augmentant son budget de presque 45%, pour l'établir à 547,7 millions.Il est difficile de savoir avec précision sur quoi le gouvernement du Québec a fondé sa décision d'avancer 170 millions de plus pour un projet aussi manifestement mal géré, au moment même où tout l'État est appelé à geler ses dépenses pour négocier le virage de la restructuration de l'État.On ignore comment cette somme a été fixée.Une étude sérieuse estimait les coûts du projet à 553 millions un an plus tôt.On n'en tient apparemment pas compte.Toujours est-il que le budget fixé par un décret gouvernemental est défoncé de 36 millions, unmois après son adoption.Cinq mois après le décret, le dossier s'abat comme une brique sur le bureau de la ministre intérimaire, Julie Boulet.Le coût du projet a encore augmenté de 145 millions et s'établit désormais à 682 millions, presque quatre fois son prix de 1998.Il finira par dépasser le cap des 800 millions.Comment trois ministres, aussi différents que MM.Guy Chevrette, Serge Ménard et Yvon Marcoux ont-ils pu tour à tour, avec un enthousiasme variable mais sans jamais changer de cap, laisser évoluer un projet de plusieurs centaines de millions sur des bases aussi molles, sans jamais prendre avis d'une source crédible et sans attaches avec le projet ?Le premier a tout laissé passer, sans rien voir.Le deuxième a tout vu, s'est assuré que l'AMT prenne la pleine responsabilité du désastre dans laquelle elle allait s'enfoncer, et a laissé passer, ensuite.Le troisième s'est fait refiler des colonnes de chiffres, presque sans valeur, mais qui avaient l'air d'en avoir.Et il n'a pas posé assez de questions.Tout le dossier sur le métro de Laval à : cyberpresse.ca/metro PHOTO FOURNIE PAR L'AMT © Comment trois ministres ont-ils pu tour à tour laisser évoluer un projet de plusieurs centaines de millions sur des bases aussi molles, sans jamais prendre avis d'une source crédible ?Les consultants ne paieront pas pour les dépassements de coûts BRUNO BISSON Les consultants privés qui construisent le métro de Laval ne paieront pas pour les dépassements de coûts d'au moins 400 millions qui affligent ce projet, parce que le lancement précipité des chantiers de construction et la mauvaise gestion générale du dossier ont rendu « inapplicables » les clauses de pénalité prévues à leur contrat.Dans son analyse de la gestion du projet de prolongement du métro vers Laval, le vérificateur général du Québec (VGQ) estime qu'en commençant les travaux de construction avant de s'entendre avec ses partenaires privés sur les coûts du projet et sur le montant de leurs honoraires, l'Agence métropolitaine de transport (AMT) a commis une gaffe majeure, dont l'impact risque de se répercuter jusqu'à la fin des travaux.En plus de « contraindre » l'agence à modifier les modalités de paiement des honoraires à ses partenaires privés et de verser le double des sommes prévues à leur contrat durant les 20 premiers mois de travaux, comme La Presse l'expliquait hier, les décisions mal fondées de la direction de l'AMT ont aussi eu pour conséquence d'annuler les bénéfices attendus de son partenariat avec le secteur privé.Ainsi, alors que le gouvernement du Québec exigeait que la réalisation du projet soit confiée à un consultant privé unique afin de partager les risques avec lui, la gestion de l'AMT, qui a « manqué de transparence » tout au long du projet, selon le VGQ, a aussi fait en sorte d'annuler toute chance de recouvrer auprès du partenaire privé une petite partie des dépenses imprévues.Annoncé en 1998, le projet de prolongement du métro vers Laval a été d'abord doté d'un budget de 179 millions de dollars.Le budget final du projet est maintenant évalué à 809 millions.Les fonds proviennent à 100% du ministère des Transports, qui en a confié la gestion à l'AMT, par décret.C'est aussi par décret, en 2001, que le gouvernement du Québec décidait de la méthode de gestion du projet.Quelques mois plus tard, SGTM, un groupement de six firmes de consultants bien connus, soit les sociétés d'ingénierie SNC-Lavalin, GMAT et Tecsult, les urbanistes Municonsult et les bureaux d'architectes Giasson- Ferragut et Bisson & Associés, se voyait attribuer la responsabilité de l'ensemble des travaux pour un montant d'honoraires fixe de 37,9 millions, selon la formule de gestion décrétée par Québec, connue sous l'acronyme IAGC.Elle consiste à donner à une seule entreprise la responsabilité de l'ingénierie, de l'approvisionnement et de la gestion de la construction pour l'ensemble du projet.Même si la méthode est reconnue au Québec, elle n'avait jamais été appliquée dans le domaine des transports.Selon le rapport du vérificateur général, le mémoire remis au Conseil des ministres à l'appui du décret qui a imposé la formule IAGC « présentait les principaux avantages recherchés par ce choix), dont la rapidité présumée de réalisation et un meilleur contrôle des coûts.Mais ce mémoire ne précisait pas les conditions permettant d'assurer le succès du projet, note le VGQ, en précisant que pour que la méthode fonctionne, (le contenu du projet doit être suffisamment détaillé pour permettre de préciser les responsabilités de la firme mandataire, les coûts de construction et les honoraires professionnels afférents.» Or, conclut le vérificateur, le projet du métro de Laval ne répondait à aucun de ces critères, en mars 2002, quand les premiers travaux de construction ont été lancés par l'AMT.Ce soir, gros lot c'est de l'argent ! www.loto-quebec.com 21millions $ 3249564A ACTUALITÉS MORT DE FRANK COTRONI Écoles juives sous surveillance «Pour une fois dans sa vie, laissez-le en paix» SÉBASTIEN RODRIGUE Les élèves fréquentant les écoles juives de la métropole feront une rentrée scolaire sous haute surveillance, conséquence directe de l'attentat d'avril dernier à l'école Talmud Torah Unis située dans l'arrondissement de Saint-Laurent.La fédération CJA, un organisme qui chapeaute 22 groupes communautaires juifs, investira environ trois millions de dollars cette année pour améliorer la sécurité aux abords des 22 écoles et des 40 campus juifs de la métropole.Le président de la Fédération CJA, Sylvain Abitbol, refuse de dévoiler les mesures mises de l'avant, mais l'argent servira à acheter du matériel et à embaucher du personnel.À la suite des attentats, des agents de sécurité avaient été engagés pour patrouiller aux abords des écoles juives.M.Abitbol espère maintenant que ces mesures serviront à prévenir d'autres actes antisémites.Le président de la Fédération CJA aj oute que la communauté juive demeure inquiète mais que le niveau d'inscription dans les écoles s'est maintenu cette année.La bibliothèque de la petite école de quartier Talmud Torah Unis avait été la cible d'un incendie criminel dans la nuit du 4 au 5 avril dernier, à la veille des vacances de la pâque juive.Cet incendie avait suscité la consternation et l'indignation parmi la communauté juive montréalaise.Tout ce que le Québec compte de leaders politiques avaient vivement dénoncé l'acte antisémite.Un groupe inconnu avait alors revendiqué l'attentat.La note, rédigée en français, faisait référence au conflit israélo-palestinien et contenait des menaces à l'endroit de la communauté juive.Cet incident est survenu alors que l'on remarquait une augmentation des incidents antisémites au Canada et une vague d'actes haineux à Toronto.En mai, les policiers ont finalement arrêté quatre hommes et une femme d'origine arabe en lien avec cet attentat.Ceux-ci doivent répondre à des accusations d'incendie criminel, de complot et de méfait public.Mais si les élèves de l'école primaire Talmud Torah Unis sont désormais en sécurité, ils n'auront pour l'instant qu'une bibliothèque temporaire à la rentrée.ANDRÉ CÉDILOT « Pour une fois dans sa vie, laissez- le en paix », a gentiment demandé Rosina Cotroni aux journalistes qui faisaient le pied de grue devant le salon funéraire où est exposée depuis hier la dépouille du célèbre chef mafieux montréalais, Frank Cotroni, emporté par un cancer du cerveau.Dès l'ouverture, des dizaines de personnes ont envahi l'immense édifice blanc du boulevard des Grandes-Prairies, à Saint-Léonard.Il est difficile de savoir s'ils allaient tous rendre hommage à Cotroni, puisque les corps de deux autres défunts étaient exposés au même endroit.Chose certaine, il y avait un va-etvient incessant.À l'entrée, des gens de tous les âges sympathisaient en se tapant sur l'épaule ou en échangeant des poignées de main.Les conversations ont souvent été interrompues par les livreurs qui n'en finissaient plus d'apporter des gerbes de fleurs.La première heure d'exposition a été réservée à la famille et aux proches du disparu.Entre autres, on a pu apercevoir deux de ses quatre fils, Nicodemo et Francesco, ainsi que sa fille Rosina et son conjoint, Denis Racine.À son chevet le matin de son décès, son ex-femme Pauline Desormiers, 69 ans, était également présente.Pour le reste, il s'agissait de membres du milieu interlope, d'amis, de voisins et même de curieux.« Il n'a pas fait que du mal, M.Cotroni.Il était gentil et généreux, il est venu en aide à bien du monde », a souligné un couple en sortant du salon funéraire.Accompagné de son fils, une vieille femme a pour sa part affirmé qu'elle ne connaissait pas les Cotroni, mais qu'elle tenait à venir faire son tour, tellement elle en avait « entendu parler depuis 50 ans » ! En instance de départ pour Paris, le père Jean, aumônier bien connu de la prison de Bordeaux, était aussi parmi les premiers à rendre un dernier hommage à Cotroni.Il lui avait administré les derniers sacrements, lundi matin.« Il a eu une belle mort », a-t-il simplement commenté.C'est lui qui avait célébré les obsèques de Paul Cotroni, à la suite de son assassinat, en 1998.Parmi les mafiosi, on a reconnu son fidèle comparse et ami Jos Di- Maulo, 62 ans, dont l'influence dans le milieu n'a d'égale que sa grande discrétion.Il y avait aussi le frêle Tony Mucci, cet homme de main du clan calabrais qui avait attenté à la vie du journaliste Jean-Pierre Charbonneau, en 1973.Respect oblige, le « parrain » de la mafia canadienne, Nick Rizzuto, et trois autres membres en vue du clan sicilien, Paolo Renda, Rocco Sollicito et Francesco Arcadi, ont fait une brève visite au leader disparu de l'autre « famille ».Arrivés à bord d'une fourgonnette noire, les quatre hommes vêtus de sombres complets sont entrés à la dérobée par une porte latérale normalement fermée au public.Ils sont ressortis tout aussi furtivement à peine cinq minutes plus tard.Il faut dire que Nick Rizzuto, âgé de 80 ans, connaît sans doute très bien les lieux puisqu'une société à numéros dont il était jusqu'à tout récemment le vice-président portait l'adresse du salon funéraire.Au fichier des entreprise, son principal associé dans cette société à numéros, Freddy Ruscitti, est décrit comme le président du complexe funéraire.Les noms de sa fille et de sa bru (la femme de son fils Vito, en attente d'extradition vers les États-Unis), apparaissent également dans les registres gouvernementaux.«Il n'a pas fait que du mal, M.Cotroni.Il était gentil et généreux, il est venu en aide à bien du monde.» PHOTO PIERRE McCANN, LA PRESSE © Un grand nombre de proches, d'amis et de simples curieux sont allés saluer le mafioso pour la dernière fois.QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE Un vrai, robuste, de forme asymétrique, avec zips et détails cloutés en laiton dépoli, patchs surpiqués aux coudes, poignets à gousset-zip, col à languette pression, doublure-gilet matelassée amovible.Noir.Sweat-shirt 55.00, jeans 49.95 le blouson cuir motard 295.00 3248120A AIDE SOCIALE Les Québécois restent accrochés plus longtemps PAULE VERMOT-DESROCHES Les Québécois bénéficiant de l'aide sociale restent accrochés plus longtemps à leurs prestations que la moyenne canadienne, révèle une nouvelle étude de Statistique Canada rendue publique hier.Entre 1990 et 1995, le nombre de Canadiens vivant seuls et bénéficiant de l'aide sociale a augmenté de 15 % à 20 % pour ensuite diminuer graduellement jusqu'en 2000, où il s'est établi à 16 %.Au Québec, le taux de recours à l'aide sociale pour une personne seule a aussi fait un bond jusqu'en 1995, passant de 16% à 24 %, mais est demeuré élevé pour arriver, en 2000, à un niveau supérieur par rapport aux autres provinces, soit 21 %.C'est également au Québec que le taux d'abandon de l'aide sociale a été le plus faible durant ces années chez les personnes seules.En 1999, 10% des bénéficiaires québécois abandonnaient l'aide sociale, contre 21 % en Nouvelle Écosse et 12,4 % pour la moyenne canadienne.Ce sont les mères seules qui bénéficient le plus de l'aide sociale.En 1995, 50,1 % des mères seules canadiennes recevaient de l'aide sociale.En 2000, seulement 33,6% d'entre elles étaient toujours bénéficiaires.Au Québec, les mères chefs de familles monoparentales ont moins recours à l'aide sociale que dans les autres provinces.En 2000, seulement 32 % des Québécoises monoparentales bénéficiaient de l'aide sociale, contre 49,7% à Terre-Neuve et au Labrador, et 44 % en Saskatchewan.Par contre, les mères seules québécoises sur l'aide sociale n'abandonnent pas leurs prestations autant que dans les autres provinces.Entre 1992 et 1999, le Québec enregistrait l'un des taux les plus faibles d'abandon au Canada, avec 18,1 % en 1999 contre 21,4 % au Canada.De 1995 à 2000, les prestations d'aide sociale versées au Canada sont passées de 14,3 milliards à 10,4 milliards de dollars.EN BREF Incendies suspects La vague d'incendies suspects à Montréal a repris de plus belle ce matin, vers 5 h 30.Trois incendies possiblement d'origine criminelle ont éclaté presqu'au même moment.La police croit qu'un pyromane serait responsable de plus d'une quinzaine d'entre eux.À Saguenay, la population est sur le qui-vive, puisque huit incendies criminels ont été récemment allumés sur le territoire.Le dernier s'est produit il y a quelques heures dans une maison unifamiliale de l'arrondissement de Chicoutimi.La personne qui y dormait a pu être alertée à temps pour en sortir indemne.Les pompiers de Saguenay recommandent à la population de maintenir l'éclairage de la cour arrière durant la nuit, de fermer à clef les portes des remises et cabanons, et de ne pas y garder de matière combustible.Presse Canadienne Meurtre élucidé Un Lavallois de 43 ans a été arrêté hier, relativement à un meurtre commis l'année dernière.L'individu a été épinglé à la suite de la découverte d'un cadavre dans la région de Rawdon, dans Lanaudière.La victime, Rodrigue Armstrong, 53 ans, originaire de Repentigny, avait été portée disparue il y a 13 mois.Son cadavre a été enfoui dans le sol d'une forêt par son assassin.Pour le trouver, la Sûreté du Québec avait fait appel à une escouade canine spécialisée de la Police provinciale de l'Ontario, la même qui fut requise pour aider aux fouilles dans les débris du World Trade Center, de New York.PC . ACTUALITÉS Des mises en garde insuffisantes GRÈVE À L'ALUMINERIE DE BÉCANCOUR PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Le gouvernement fédéral reconnaît que les mises en garde imprimées sur les emballages de produits du tabac ne réussissent pas à toucher de nombreux fumeurs et propose de les modifier.Il multiplierait les messages imprimés sur les paquets, les rendrait plus simples et y ajouterait des éléments encourageant l'abandon du tabac.Ottawa avance l'idée de concevoir pas moins de 48 nouvelles mises en garde, qui seraient diffusées à raison de six ou 12 par cycle de deux ans.Ainsi les messages se renouvelleraient régulièrement.Les métallos changent de stratégie Il fait toujours plaisir de recevoir un compliment, mais une convention collective équitable ferait aussi notre bonheur.Voilà pourquoi nous sommes en grève.Bon nombre de travailleuses et de travailleurs de Parcs Canada touchent en moyenne moins de 20 % que leurs homologues occupant des emplois comparables dans les secteurs privé et public.Cette donnée provient d'une étude indépendante portant sur les taux de rémunération dans le secteur public fédéral.Nous ne nous attendons pas à combler cet écart du jour au lendemain.Malheureusement, l'offre qu'a déposée Parcs Canada ne changera pas grand-chose.En décembre dernier, le gouvernement Martin n'a pas hésité à consentir des augmentations de 32 000 $ aux adjoints des ministres.Pourquoi refuse-t-il de prendre nos intérêts au sérieux?Notre demande est fort simple : M.Martin, traitez les travailleuses et travailleurs de Parcs Canada équitablement.Préservez cette ressource précieuse, ces personnes qui oeuvrent quotidiennement à préserver nos trésors nationaux : les parcs nationaux, les voies navigables historiques et les lieux patrimoniaux.LES GENS AU COEUR DES SERVICES VEULENT QU'ON LEUR RENDE JUSTICE UN MESSAGE DE L'ALLIANCE DE LA FONCTION PUBLIQUE DU CANADA www.psac-afpc.com VOICI CE QUE LE PREMIER MINISTRE PAUL MARTIN A DIT RÉCEMMENT AU SUJET DES TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS DE L'AGENCE PARCS CANADA EN GRÈVE : « La façon dont ils ont agi au cours de cette journée, qui revêt une grande importance pour la population canadienne et acadienne, témoigne de leur sens du dévouement.Il aurait pu en être tout autrement.Cette journée a été une réussite et je leur en suis fort reconnaissant.» (Propos de Paul Martin cité dans l'édition du 16 août 2004 du Globe and Mail.) 3249964A TRISTAN PÉLOQUIN BÉCANCOUR \u2014 Six semaines après le début du débrayage et malgré trois jours de négociations en présence d'un conciliateur, l'impasse demeure entre la partie patronale et les représentants des 810 travailleurs syndiqués de l'Aluminerie de Bécancour.Si bien que le Syndicat des métallos a décidé de changer de stratégie et s'adressera directement à la haute direction d'Alcoa, à Pittsburgh, pour tenter de trouver un terrain d'entente.«À la lumière de ce blitz de négociations, il nous apparaît clair que la direction d'ABI (Aluminerie de Bécancour) n'a absolument pas le mandat de négocier les points qui sont au coeur du litige », a soutenu hier Clément Masse, président du syndicat affilié aux métallos (FTQ), en marge d'un méchoui organisé par les grévistes devant l'usine de Bécancour.« Nous n'avons donc pas vraiment le choix.Si c'est Alcoa (le principal actionnaire d'ABI) qui tire les ficelles, c'est auprès d'elle qu'il faudra agir », a-t-il poursuivi.Au cours des prochains jours, les métallos tenteront d'obtenir l'appui financier d'autres syndicats pour maintenir son fonds de grève à flot, a indiquéM.Masse.Invité à prononcer un discours devant les travailleurs, le président de la FTQ, Henri Massé, a réitéré son appui indéfectible aux grévistes.« Certains ont dit que c'est une grève d'enfants gâtés.Moi je dis que c'est le contraire : je vois des travailleurs qui se battent pour le futur de la région ; pour que les jeunes puissent avoir un emploi demain », a-t-il déclaré à La Presse.Selon lui, le déclenchement de la grève « était inscrit dans les gènes des négociations ».« On l'a vue venir de loin.C'était clair qu'Alcoa voulait abolir le plancher d'emploi et ne rien accorder aux travailleurs, même si elle a augmenté son bénéfice de 87%au dernier trimestre.» « Je pense que la population doit comprendre qu'on fait face à un enjeu majeur.ABI cherche à défendre son point en parlant de la forte concurrence en provenance de la Chine, a poursuivi M.Massé, mais nous, on pense qu'il ne faut pas niveler par le bas.Cette grève est un enjeu local qui va se régler en fonction des réalités d'ici.» Sur les piquets de grève, le discours du président de la FTQ semble avoir galvanisé les troupes qui en avaient probablement bien besoin.« C'est bien de voir qu'on a de nombreux appuis.Mais malgré cela, le moral demeure tout de même excellent, a assuré Mario, un employé de l'électrolyse interrogé peu après le discours.Personne n'a encore été forcé de vendre sa maison ou son bateau.» De son côté, la direction de l'Aluminerie n'a pas fait de commentaires hier.« Nous en sommes toujours à faire le bilan des trois jours de négociations », s'est contenté d'indiquer Michèle Poulin, responsable des communications pour l'entreprise.Raymond Chrétien représentera Ottawa auprès des Cris SYLVAIN LAROCQUE PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 L'ex-ambassadeur Raymond Chrétien s'est vu confier hier un mandat casse-cou : le gouvernement de Paul Martin l'a nommé négociateur fédéral en chef avec les Cris du Nord du Québec.Le neveu de l'ex-premier ministre Jean Chrétien tentera de régler les nombreux litiges qui découlent de la mise en oeuvre de la Convention de la Baie-James et du Nord Québécois, signée en 1975.D'emblée, M.Chrétien admet que le gouvernement fédéral n'a pas respecté plusieurs des engagements qu'il avait pris dans cet accord.L'ancien diplomate reconnaît que sa tâche ne sera pas facile : « Il y a eu six ou sept autres négociateurs fédéraux avant moi qui n'ont pas réussi, alors il faudra voir si j'aurai plus de chance.» Il se dit néanmoins confiant que la signature de la « paix des Braves» entre les Cris et le gouvernement du Québec, en octobre 2001, ouvrira la voie à une entente avec Ottawa.« La paix des Braves est une série de recommandations dont plusieurs dépendent de la bonne volonté fédérale, rappelle-t-il.Cet accord prévoit aussi que les Cris vont régler leurs problèmes avec le gouvernement fédéral.Alors il n'y a pas de doute que la paix des Braves accélère le besoin de finalement respecter nos obligations à l'égard des Cris.» 313, boul.Cartier, Laval 450-663-5543 2 km à l'est de la sortie 7, aut.Ouvert jusqu'à 21 h tous les mercredis soir TOUT GRANDE VENTE ANNIVERSAIRE / TOUTEESSTTEENNSSOOLLDDEE 149$ 399$ 99$ SSnnoowwbbooaarrddss EEnnsseemmbblleess ccoommpplleettss JJuunniioorr à partir de FFrreeee RRiiddee - FFrreeeeSSttyyllee à partir de FFrreeeeCCaarrvvee RRaaccee à partir de 199$ 299$ 499$ EEnnsseemmbblleess dd''hhiivveerr Nikita VVêêtteemmeennttss dd''ééttéé SSoouulliieerrss Globe - Vans BONFIRE WWaakkeebbooaarrddss Hurley SSkkii ssllaalloomm ord.699 $ ssoollddee TTuubbeess à partir de JUSQU'AU 31 AOÛT SEULEMENT À ne pas manquer! 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vert du Québec (PV), se lancent dans la lutte électorale à l'occasion des élections complémentaires du 20 septembre prochain.« Notre présence est incontournable », a déclaré hier le porte-parole de l'UFP, Éric Martin, en confirmant la présence de candidats de sa formation dans chacune des quatre circonscriptions où se fera la lutte, soit celles de Laurier-Dorion, de Nelligan et de Gouin, à Montréal, ainsi que celle de Vanier, à Québec.L'UFP tiendra une rencontre des membres de son conseil exécutif demain, où seront désignés les quatre porte-étendard du parti pour chacune des circonscriptions.Il en est de même du Parti vert du Québec.« Nous sommes en train de finaliser des candidatures dans chacun des quatre comtés », a soutenu le porte-parole du PV, Daniel Breton.Ces deux formations politiques chercheront vraisemblablement à obtenir l'appui de divers groupes de gauche comme Option citoyenne, qu'anime Mme Françoise David, et D'abord Solidaires.Mme David était en tournée sur la Côte-Nord hier pour y rencontrer des sympathisants.Le groupe qu'elle coordonne, Option citoyenne, approuve la promotion des idées progressistes de gauche, a signalé une de ses adjointes.D'autre part, Lorraine Guay, porte- parole du regroupement D'abord Solidaires, a signalé que son groupe n'est pas un mouvement partisan mais met tout en oeuvre « pour contrer les idées de droite au Québec ».Ces idées sont notamment véhiculées par le tandem Jean Charest- Mario Dumont, fait-elle valoir.PHOTO JACQUES BOISSINOT, PC© Outre la santé, la « grande priorité » de Jean Charest, d'importants dossiers touchant la gestion de l'État seront sur la table à l'automne à l'Assemblée nationale.Rentrée parlementaire chargée à Québec GILLES NORMAND BEAUPRÉ \u2014 Le premier ministre Jean Charest prévoit une rentrée parlementaire plutôt chargée avec, en toile de fond, les négociations avec le gouvernement fédéral pour obtenir un financement plus adéquat du régime de santé publique.« Beaucoup d'événements vont se succéder à l'automne, la conférence fédérale provinciale, les forums de consultation et les colloques régionaux organisés par le Parti libéral du Québec pour préparer le congrès des membres en novembre vont nous tenir fort occupés », a expliqué le premier ministre à l'issue d'une réunion de deux jours de son aile parlementaire, au Mont-Saint-Anne, près de Québec.« Au gouvernement, la santé demeure une très grande priorité.Cela sera beaucoup débattu lors de la conférence fédérale-provinciale des premiers ministres sur la santé (du 13 au 15 septembre) », a-t-il enchaîné ajoutant que de nombreux dossiers touchant directement la gestion de l'État allaient venir sur la table.Il a parlé de projets de loi sur Services Québec, sur les partenariats publicprivé, sur la gouvernance des sociétés d'État.« Ça fait partie des changements que nous voulons pour le Québec.Ce sera une période fébrile.On va continuer dans la foulée des changements qu'on a commencé à mettre en place », a-t-il dit.Message à Paul Martin Après avoir expliqué que la situation financière du Québec était très serrée \u2014 « on est toujours dans une situation où le moindre imprévu peut nous mettre en déséquilibre » \u2014, Jean Charest a loué les gestes accomplis par son gouvernement pour ramener la moyenne d'augmentation des dépenses de l'État de 4 à 2,9 %.Puis il a envoyé un message au gouvernement de Paul Martin : « Le gouvernement fédéral doit aussi faire sa part pour qu'on ait les ressources nécessaires.Jean Charest se dit déterminé à poursuivre la « stratégie de la bonne entente avec Ottawa », même si elle n'a guère semblé donner de résultats jusqu'à maintenant.«On va continuer à dire les choses comme elles sont, comme on a fait depuis le début.» Québec veut amener le gouvernement fédéral à reconnaître qu'il doit faire sa part dans le domaine de la santé.« Quand le gouvernement fédéral dit qu'il va réinjecter de l'argent dans la santé, rappelons-nous qu'il le fait dans un contexte où il contribuait pour 50 % quand les programmes ont été mis en place.Je veux une discussion complète sur le financement de la santé, mais pas sans qu'on discute des transferts de paiement de péréquation », a-t-il insisté en précisant que les provinces voulaient dans un premier temps amener Ottawa à financer les programmes de santé dans une proportion de 25 %.M.Charest est également revenu sur son engagement de baisser les impôts dont il a tant parlé durant la campagne électorale de 2003.Ce n'est pas une question de dogme, a-t-il expliqué, mais un moyen d'accélérer la croissance économique.L'exposition bénéficie de l'appui du ministère du Patrimoine canadien dans le cadre de son Programme d'indemnisation pour les expositions itinérantes.Tarifs par personne (occupation double), 1 nuitée, taxes en sus.Tarifs sujets à changement.Forfaits en vigueur du 12 juin au 12 septembre 2004, selon la disponibilité.Les forfaits ne peuvent être jumelés à aucune autre promotion.Image du haut: Claude Monet, Soleil couchant sur la Seine, effet d'hiver (détail), 1880, huile sur toile.Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris.© PMVP/Pierrain.De gauche à droite: J.M.W.Turner, L'Incendie des Chambres des Lords et des Communes, 16 octobre 1834 [détail (exp.1835)], huile sur toile.Philadelphia Museum of Art, collection John Howard Mc Fadden, 1928.© Philadelphia Museum of Art 2004; J.M.W.Turner, Venise: San Giorgio Maggiore, vue peut-être de l'hôtel Europa (détail), 1840, aquarelle sur papier.Collection particulière, É.-U.; Claude Monet, Soleil couchant sur la Seine, effet d'hiver (détail), 1880, huile sur toile.Petit Palais, musée des Beaux Arts de la Ville de Paris.© PMVP/Pierrain.Claude Monet, Coucher de soleil sur la Seine (détail), 1874, huile sur toile.Philadelphia Museum of Art, acquisition du fonds W.P.Wilstach, 1921.© Philadelphia Museum of Art 2004; James Mc Neill Whistler, Nocturne en bleu et argent: la lagune, Venise (détail),1879-1880, huile sur toile.Museum of Fine Arts, Boston, fonds Emily L.Ainsley, 1942.© Museum of Fine Arts, Boston 2004 Turner Whistler Monet Exposition organisée par le Musée des beaux-arts de l'Ontario, la Réunion des musées nationaux et le musée d'Orsay, Paris, et la Tate Britain, Londres.317 rue Dundas ouest, Toronto Soyez au rendez-vous ! Redécouvrez l'impressionnisme ! Forfaits-Hôtels à partir de 108$par personne, dans les plus grands hôtels de Toronto, petit déjeuner et billets pour l'exposition.J USQ U 'AU 12 S E P T E M B R E 2 0 0 4 RÉSERVEZ VOS BILLETS DÈS AUJOURD'HUI : TICKETKING 1-800-461-3333 ou Ticket King.com EN EXCLUSIVITÉ NORD-AMÉRICAINE AU MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE L'ONTARIO.Toronto - Paris - Londres 3231274A GOUIN Trois candidats à l'investiture péquiste GILLES NORMAND QUÉBEC \u2014 C'est confirmé, il y aura au moins trois candidats à l'investiture du Parti québécois dans la circonscription de Gouin, qui est sans député depuis la démission d'André Boisclair qui la représentait depuis 1989.Après l'environnementaliste Alain Saladzius, qui a annoncé son intention de se porter candidat en vue de l'élection complémentaire du 20 septembre, deux ex-collaborateurs de M.Boisclair ont fait connaître leurs intentions, hier.Il s'agit de Nicolas Girard, 32 ans, qui a été attaché politique et attaché de presse d'André Boisclair et qui soutient avoir l'appui de plusieurs membres du conseil exécutif du PQ de Gouin.Il travaille au service des communications de la CSN et complète une maîtrise en relations industrielles à l'Université de Montréal.En annonçant ses intentions, M.Girard a indiqué qu'il voulait « rassembler les souverainistes de tous âges et de toutes origines afin de faire avancer la cause de la souveraineté le plus rapidement possible ».La troisième candidate, Dominique Ollivier, fera officiellement connaître ses projets aujourd'hui, en matinée, à l'occasion d'une conférence de presse où elle sera accompagnée de la députée de Hochelaga-Maisonneuve et porte- parole du PQ en matière de santé et de condition de vie des aînés, Louise Harel, a-t-on annoncé.Mme Ollivier a été attachée politique au cabinet d'André Boisclair durant quelques années avant de devenir conseillère spéciale auprès du chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.Quant à M.Saladzius, qui s'est entre autres illustré comme concepteur de la campagne « Adoptez une rivière » visant à combattre la construction de barrages privés, il compte sur le soutien du chanteur Paul Piché, lui aussi engagé au plan écologique.Âgé de 46 ans, M.Saladzius est ingénieur en traitement des eaux au gouvernement du Québec.Tous les vendredis dans ACTUALITÉS ENCANS EMPIRE 5500, rue Paré tél.: (514) 737-6586 www.empireauctions.com ENCAN Le dimanche 22 août à 13 h, et du lundi 23 au jeudi 26 août à 19 h (chaque soir) Plusieurs lots seront vendus SANS MINIMUM - SANS RÉSERVE! 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ENCAN EN DIRECT Entrée libre Stationnement gratuit Meubles neufs et anciens: Mobiliers de salle à manger et de chambre à coucher, vitrines, buffets, bureaux, sofas et causeuses en cuir, tables chaises, sofas, etc.Art canadien et international: B.Buffet, R.Richard, J.Little, A.B.Botello, H.Masson, F.Iacurto, S.Brunoni, P.Picasso, A.Rousseau, L.Icart, etc.Bijoux et montres: Bagues, colliers, bracelets, boucles d'oreilles et broches.Diamants, émeraudes, saphirs, rubis, etc.Rolex, Cartier, Omega, Concord, etc.Objets de collection: Royal Doulton, Satsuma, Lladro, Georg Jensen, Lalique, monnaies, timbres, services de table en porcelaine, services de couverts, pendules, etc.Tapis persans: Mashad, Naïn, Tabriz, Mahal, etc.Or 14 ct, à 3,44 cts de diamants Concord Commode LouisXV Kieff Bronze A.B.Botello 32\u201d × 21\u201d J.Little 16\u201d × 12\u201d Lalique Sofas en cuir italien, faits à la main Royal Crown Derby Royal Albert GEORGJENSEN 107 pièces en argent Vitrine LouisXV Royal Doulton ROLEX 1,71 carat PRESIDENT 4,60 carats DIAMANTS 3248279A Un produit naturel préviendrait la bactérie C.difficile ÉMILIE CÔTÉ Un aliment probiotique disponible depuis 1996 dans les rayons de produits naturels pourrait prévenir les diarrhées associées à la prise d'antibiotiques, et même favoriser la neutralisation de la bactérie Clostridium difficile.C'est du moins ce que révèlent les résultats du projet de recherche de quatre résidentes en pharmacie.Initialement, les résultats ne devaient être présentés qu'au mois d'octobre, au cours de la Conférence de l'American College of Gastroenterology.Bio-K+ International, l'entreprise de biotechnologie mettant en marché le Bio-K+, a toutefois cru bon de convoquer les médias à son siège social de Laval, hier.« Étant donné la situation de la santé publique et les cas récents de C.difficile, nous considérons que faire une annonce publique est de notre devoir, a soutenu Claude Chevalier, président de la compagnie.Le Bio- K+ peut améliorer la situation des patients prenant des antibiotiques.» Le lait fermenté Bio-K+ doit ses vertus à la bactérie CL1285, protégée par un brevet américain et homologuée à l'Institut Pasteur en France.« Le liquide du Bio-K+ permet aux bactéries de rester vivantes dans leur environnement naturel, explique M.Cavalier.Lorsque consommées, elles agissent avec force.» Mélanie Beausoleil, une des quatre résidentes en pharmacie qui ont mené l'étude, a dit à La Presse ne pas avoir apprécié le « côté marketing» de la rencontre d'hier, bien qu'elle reconnaisse les qualités du produit.Pour leur projet de recherche, elle et ses collègues ont élu le Bio-K+ un peu par hasard.« Cet aliment probiotique était déjà administré en dernier recours à certains patients souffrant de diarrhées, explique l'étudiante de 24 ans.Comme son action sur la flore intestinale est puissante, nous avons décidé d'observer ses effets à titre préventif.» L'étude a été réalisée à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, avec la collaboration du Dr Karl Weiss, microbiologiste- infectiologue.Les participants traités aux antibiotiques ont été répartis en deux groupes.Seize patients prenant un placebo sur 43 ont souffert de diarrhées, contre sept patients avalant du Bio-K+ sur 41.« Une différence de 56 % », a soutenu en conférence de presse le Dr Serge Carrière, consultant scientifique chez Bio-K+ International.Des toxines de la bactérie C.difficile ont ensuite été détectées chez sept des 16 patients du premier groupe, contre un des sept patients du second.« Les gens prenant du Bio-K+ qui ont souffert de diarrhées ont été sept fois moins infectés par le C.difficile, a conclut M.Carrière.Et ils ont été hospitalisés deux jours de moins en moyenne.» « Ces résultats prouvent une efficacité certaine du produit, a soutenu le Dr Weiss, présent à la conférence de presse.Mais il faudra entreprendre d'autres recherches.Des conclusions trop hâtives Jean Pépin, infectiologue au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), abonde dans son sens.« Les résultats d'une étude observant deux groupes composés seulement d'une quarantaine de patients ne peuvent être tout à fait concluants.Il faut un échantillonnage plus grand », dit l'auteur de l'étude qui a révélé que la bactérie C.difficile a fait 100 morts au cours des 18 derniers mois au CHUS.Le Dr Pépin souligne que les probiotiques sont utilisés depuis longtemps pour aider la flore intestinale des gens traités aux antibiotiques, particulièrement en France.« Mais ce qui va convaincre la communauté médicale d'utiliser un produit en particulier sera une étude rigoureuse effectuée sur un grand nombre de patients, signale-t-il.Les patients devront être répartis dans plusieurs hôpitaux.L'étude devra également être menée par des gens qui n'ont aucun intérêt financier dans le produit.» Rappelons que la bactérie C.difficile se contracte généralement à l'hôpital, souvent après un traitement aux antibiotiques, et produit des toxines causant des diarrhées.Une relation «père-fille» particulière MARCEL LAROCHE Même s'il lui a déjà acheté des vêtements et lui a payé des sorties dans des restaurants, en plus de tenter à deux reprises de l'embrasser, une jeune femme a toujours pensé que Daniel Cormier, « pasteur à l'Église du centre-ville », entretenait avec elle une simple relation père-fille.Une fois libérée de l'emprise de cet homme qui puisait ses valeurs morales dans la Bible, la victime s'est d'abord confiée à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) avant d'aller à la Section des agressions sexuelles de la police de Montréal.L'enquête allait finalement aboutir à l'arrestation de Daniel Cormier, informaticien de profession et ancien candidat à la mairie de Montréal en 2001.Accusé de plusieurs agressions sexuelles perpétrées entre 1993 et 2002 sur deux fillettes âgées à l'époque de 7 et 17 ans, Cormier a présentement son enquête préliminaire présidée par le juge André Perreault, de la Cour du Québec.C'est justement l'une des victimes présumées, une jeune femme aujourd'hui âgée de 27 ans, qui a raconté hier la relation « père-fille» qu'elle a entretenue avec Cormier pendant plusieurs mois, entre 1994 et 1995, à l'aube de ses 18 ans.Le témoin, dont l'identité est frappé d'une ordonnance de non-publication, a dit n'avoir jamais été menacée ou violentée par l'accusé qui, à quelques reprises est allé la chercher à l'école.Interrogée par la procureure, Me Anne-Andrée Charrette, la jeune femme a répété qu'elle n'avait jamais craint Cormier qui lui donnait des « serrettes et des petits becs ».Cormier, qui se défend seul, a longuement contre-interrogé la jeune femme à partir de certains écrits puisés dans son journal intime, des passages démontrant clairement que l'adolescente d'alors lui accordait toute sa confiance.Cette relation « amicale» a pris fin abruptement après que le père de la jeune fille eut reçu la visite de Cormier.« J'étais couchée quand mon père est entré dans ma chambre avec une hache et a frappé sur la table de chevet et sur le mur.J'ai appelé Daniel qui est venu me chercher et m'a amenée au poste de police », a dit la jeune femme.L'enquête reprend aujourd'hui. SUITESDE LA UNE Piètres résultats scolaires PIÈTRES suite de la page A1 « Presque tous les professeurs gardent des crayons, des bouts d'efface ou des règles dans leurs tiroirs pour les donner aux élèves qui n'en ont pas.Il y a des élèves qui n'ont aucune fourniture scolaire à portée de la main.» Pierre Saint-Germain se rappelle même avoir souvent partagé son lunch avec des élèves qui n'avaient rien à manger.Dans une école de « raccrochage scolaire » où il a déjà enseigné, des jeunes de 14 ou 15 ans devaient travailler la nuit pour faire vivre leur famille et se présentaient à l'école le jour, les yeux rougis par le manque de sommeil.La CSDM alerte donc la communauté montréalaise et tiendra une grande rencontre le 1er novembre pour discuter de ce problème et trouver des solutions.Selon la présidente, Montréal a des particularités dont il faut tenir compte, comme l'immigration et le coût de la vie plus élevé qu'en région.« Nous avons besoin de la collaboration de tous les intervenants sociaux et économiques.Une situation comme celle-là ne peut pas se régler à l'intérieur de l'école », lance Mme De Courcy.Car si la CSDM s'inquiète de ces statistiques, elle ne s'en lave pas les mains pour autant.« Nous sommes les premiers à devoir regarder notre gestion.On a le devoir de mettre l'argent à la bonne place.Une chose sur laquelle nous devons tous nous entendre : la réussite des élèves doit augmenter.Les garçons en arrachent de plus en plus Les garçons continuent de faire parler d'eux, puisque l'écart entre eux et les filles continue de s'agrandir sur le plan de la réussi te scolaire, spécialement lorsqu'ils entrent au secondaire, fait remarquer Diane De Courcy.En mars dernier, la CSDM révélait que moins d'un garçon sur deux réussissait son secondaire en cinq ans.En 2000-2001, l'écart entre les garçons et les filles sortant avec un diplôme était de 6,6 % en faveur des filles.Il était de 6,9 % en 2002-2003.« Beaucoup de nos élèves abandonnent le secondaire pour choisir le secteur professionnel, fait remarquer la présidente de la CSDM.Est-ce parce que notre école secondaire ne leur convient pas ?Est-ce que la formation professionnelle est un nouveau modèle à développer ?Nous avons énormément de questions à nous poser.» Al-Sadr souffle le chaud et le froid 310-7NET www.bell.ca/athenes Magasin Espace Bell Service offert exclusivement aux clients résidentiels, là où la technologie le permet et sujet aux conventions de services publiées sur www.conventions.sympatico.ca.Certaines conditions s'appliquent.Tarif/offre sujets à changements sans préavis et ne peuvent être combinés avec aucune autre offre Sympatico.Taxes en sus.Le tarif mensuel courant (actuellement de 29,95 $) prendra effet le sixième mois et comprend un total de 2 Go de téléchargement par mois.Des frais s'appliquent pour tout téléchargement excédentaire.L'offre prend fin le 31août 2004 et est réservée aux nouveaux abonnés du service Internet Sympatico.Sympatico est une marque de commerce de Bell Canada.Marque officielle du Comité olympique canadien.les 5 premiers mois Avec Sympatico Intermédiaire, inondez nos athlètes d'encouragements.Envoyez des courriels à Athènes grâce au service Internet SympaticoMC Intermédiaire.Et tout ça sans bloquer votre ligne téléphonique.Avouez\u2026 Ya de quoi nager dans le bonheur.Offre d'une durée limitée.1995$/mois 3247215A AL-SADR suite de la page 1 Les journalistes à Najaf signalaient en soirée que l'aviation américaine ciblait des bâtiments voisins de la mosquée, dans le but, selon un officiel de l'armée, d'intimider les miliciens.Un tir de mortier de ces derniers contre un poste de police avait tué au moins quatre Irakiens plus tôt dans la journée.Un autre porte-parole de Moqtada Al-Sadr a signalé en fin de journée que le chef rebelle avait demandé, dans une lettre, à ses combattants de se retirer de la mosquée et d'en confier la charge aux autorités religieuses chiites pour « empêcher les infidèles de rentrer dans ce lieu saint ».Il aurait cependant exclu dans cette missive de démanteler sa milice, l'une des conditions avec lesquelles il se disait d'accord mercredi pour bénéficier d'une amnistie.Le chef rebelle, qui ne reconnaît pas le gouvernement d'Iyad Allaoui, vu comme une marionnette des États- Unis, a par ailleurs précisé qu'il ne s'intégrerait pas à la vie politique tant que les forces d'occupation demeureront présentes dans le pays.Ces exigences ont relancé les spéculations sur l'imminence d'une offensive contre la mosquée, une initiative qui risquerait d'enflammer les chiites du pays, d'autant plus si elle se traduit par des dommages matériels importants.Déjà, des journalistes ayant pu brièvement pénétrer hier dans la mosquée en présence du gouverneur de Najaf ont signalé que deux minarets avaient été endommagés par les combats, qui se poursuivent depuis deux semaines.Ces mêmes journalistes ont signalé que les miliciens semblaient très fiers d'être présents dans la mosquée et n'affichaient aucune intention de s'en retirer.Le regain de tensions dans la ville sainte, accompagné d'autres affrontements entre soldats américains et miliciens à Bagdad dans le quartier de Sadr City, autre bastion de Moqtada Al-Sadr, a suscité des réactions d'inquiétude dans les pays voisins de l'Irak.La Ligue arabe a fait valoir de son côté qu'il était urgent de faire cesser les combats, notamment pour éviter que ce lieu saint du chiisme soit endommagé et que d'autres civils soient tués.Les derniers développements ont aussi été mal reçus par les marchés pétroliers, le prix du baril de pétrole excédant 48 dollars américains, un nouveau record.L'Armée du Mehdi, qui a attaqué les bureaux d'une société pétrolière dans le sud de l'Irak, a d'ailleurs menacé de faire brûler les puits pétroliers du pays.En ce qui a trait aux otages, une compagnie turque a fait savoir qu'elle entendait cesser ses activités dans le pays afin de sauver la vie d'un traducteur porté disparu le mois dernier.Un journaliste américain enlevé samedi dernier demeurait introuvable hier à moins de 24 heures de l'expiration de l'ultimatum lancé par ses ravisseurs pour obtenir le retrait des troupes américaines de Najaf.L'armée américaine a par ailleurs confirmé des informations du New York Times selon lesquelles le rapport d'enquête sur la prison militaire d'Abou Gharib, où plusieurs détenus irakiens ont été victimes de sévices, recommandera des actions disciplinaires contre une vingtaine de militaires rattachés aux services de renseignements.Le rapport, qui pourrait être dévoilé aujourd'hui, contreviendrait ainsi à la thèse de l'administration américaine qui attribue le scandale au dérapage d'une demi-douzaine de soldats agissant de leur propre initiative.Le rapport ne mettrait cependant pas en cause les officiers supérieurs ou les responsables du Pentagone, même si ceux-ci ont produit plusieurs notes de service suggérant que le recours à des pratiques d'interrogatoire musclées pouvait être considéré comme légitime dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.Avec AP, AFP, Reuters, The New York Times, CNN et BBC . MONDE L'ONUen Irak: mission impossible?Un an après l'attentat visant leurs bureaux de Bagdad, les Nations unies demeurent une cible de choix RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE Les Nations unies demeurent « une cible de choix » pour les terroristes en Irak, a répété le secrétaire général de l'organisation, Kofi Annan, hier, à l'occasion du premier anniversaire de l'attentat contre le siège de l'ONU à Bagdad.Le 19 août 2003, le représentant de l'ONU en Irak, le Brésilien Sergio Vieira de Mello, 55 ans, a été tué, ainsi que 21 autres personnes pour la plupart membres de l'ONU, dans un attentat au camion piégé qui avait partiellement détruit le siège de l'ONU à Bagdad.Un an plus tard, des cérémonies ont eu lieu à Genève, New York et Amman pour rendre hommage aux victimes « interrompues dans leur mission et emportées par un acte d'une violence absolument odieuse » (dixit Kofi Annan, qui était alors en Suisse).Au siège de New York, la vice-secrétaire générale de l'ONU, Louise Fréchette, a dévoilé une plaque portant les noms des 22 victimes.Cette plaque, ainsi que le drapeau de l'ONU troué et déchiré par l'explosion du 19 août 2003, seront exposés en permanence dans l'un des halls du bâtiment de l'Organisation.L'émotion était palpable dans les trois villes.Kofi Annan a exprimé la sienne de manière poignante.« Nous venions de connaître une guerre (en Irak), dont je pensais sincèrement qu'elle aurait pu être évitée quand j'ai perdu 22 amis et collègues exceptionnels que j'avais envoyés en Irak pour qu'ils aident.à rétablir la stabilité et la paix.J'ai constamment leurs visages à l'esprit.» Devant environ 80 membres des familles des victimes et rescapés de l'attentat, Kofi Annan a promis de renforcer la sécurité de son personnel.Or, pour l'ONU, l'Irak reste aussi dangereux aujourd'hui qu'il y a un an.« Dans l'avenir prévisible, l'ONU restera une cible de choix pour ceux qui veulent mener une action terroriste retentissante en Irak », avait affirmé Kofi Annan dans un rapport présenté au Conseil de sécurité au début du mois d'août.Aussi l'ONU n'a-t-elle fait qu'un retour limité en Irak.Le nouvel envoyé spécial de Kofi Annan, le diplomate pakistanais Ashraf Jehangir Quazi, est arrivé à Bagdad vendredi dernier.Il est à la tête d'une équipe restreinte, dont l'effectif exact a été tenu secret pour des raisons de sécurité.En vertu d'un mandat renouvelé pour un an le 12 août par le Conseil de sécurité, l'ONU doit jouer « un rôle majeur en aidant le peuple et le gouvernement irakiens dans la mise sur pied d'institutions nécessaires à un gouvernement représentatif ».Retard pour 2005 « L'ONU peut jouer un rôle important dans la préparation des élections de janvier 2005, mais elle est très en retard sur ce plan.Les problèmes de sécurité l'empêchent de se déplacer librement dans le pays », déclare Sheba Crocker, du Center for Strategic and International Studies (CSIS), un organisme de recherche de Washington.Crocker est codirectrice d'un projet intitulé Capturing Iraqi Voices, qui cherche à mesurer les « progrès » de la reconstruction en Irak, tel que perçu par les Irakiens.De façon générale, les Irakiens affichent un « optimisme sceptique », concluent les directeurs du projet dans un rapport préliminaire publié en juillet.Ils constatent un regain de l'activité économique.Et malgré la violence continue, ils voient la « lumière au bout du tunnel », selon les conclusions du CSIS.« Mais ils ont une opinion très négative de la gouvernance actuelle », dit Sheba Cocker au cours d'un entretien téléphonique.« Ils ont l'impression que les Américains contrôlent tout.C'est pourquoi l'ONU doit s'impliquer.Elle peut conférer au processus politique la crédibilité et la légitimité qui lui font défaut en ce moment.» Pour l'heure, l'ONU reste vague sur le rôle exact qu'elle entend jouer en Irak d'ici la tenue des élections générales en janvier prochain.« Que faire, par exemple en Irak.quand beaucoup \u2014y compris le Conseil de sécurité \u2014 veulent et attendent de nous que nous apportions notre aide, mais que quelques- uns sont déterminés à nous en empêcher à tout prix ?» a demandé Kofi Annan au cours de son discours d'hier.Cette semaine, la Conférence nationale, censée lancer le processus politique démocratique en Irak, s'est ouverte au son du mortier à Bagdad et du canon à Najaf.Mercredi, elle a mené à la désignation d'un Conseil national intérimaire, instance de 100 personnes ayant des pouvoirs législatifs limités et qui doit voter le budget 2005 et surveiller l'application des lois.Des mesures de sécurité draconiennes avaient été prises à Bagdad pour assurer la sécurité des délégués.Rien de rassurant pour la suite.« Il se peut que les élections soient reportées, dit Sheba Crocker.Chose certaine, l'ONU fait face à une pente très abrupte, avec de nombreux obstacles.Quoi qu'il arrive, ce sera le désordre et le chaos.» PHOTO SUHAIB SALEM, ARCHIVES REUTERS © L'attentat aux bureaux de l'ONU à Bagdad le 19 août 2003 a tué 22 personnes, dont le représentant, Sergio Vieira de Mello.Depuis ce jour, l'ONU n'a fait qu'un retour limité en Irak.AGENCE FRANCE-PRESSE BOGOTA \u2014 Le président colombien Alvaro Uribe a fait une proposition sans précédent à la guérilla des FARC, acceptant pour la première fois un échange entre des rebelles emprisonnés et une partie seulement des otages aux mains des guérilleros dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.Le gouvernement a transmis le 23 juillet aux FARC une proposition de libération « immédiate » de 50 guérilleros en contrepartie de la remise en liberté de 59 otages aux mains de la guérilla, avec la médiation de la Suisse et de la France, a annoncé le Haut-Commissaire à la paix Luis Carlos Restrepo.L'initiative prévoit deux uniques conditions pour que ces rebelles soient relâchés: qu'ils abandonnent la lutte armée et acceptent une réinsertion dans la vie civile en Colombie ou à l'étranger et qu'ils ne soient pas poursuivis ou condamnés pour des crimes contre l'humanité.« Il suffit que les FARC disent qu'elles acceptent la proposition et nous ferons le premier pas.L'offre du gouvernement est cohérente et bien mûrie », a précisé hier M.Restrepo.La France et la Suisse ont indiqué être prêtes à favoriser un tel échange « humanitaire » entre rebelles et otages des FARC.L'offre de M.Uribe a surpris son pays alors que les positions s'étaient radicalisées dernièrement et qu'il s'était toujours montré inflexible avec la première guérilla du pays, exigeant que les FARC libèrent l'ensemble des 1600 personnes dont elles ont revendiqué l'enlèvement.« C'est l'avancée la plus importante que nous ayons eue, que le gouvernement reconnaisse qu'il puisse y avoir un accord sans mettre d'obstacles.C'est un changement radical, car au début le président ne voulait pas céder », s'est réjoui Juan Carlos Lecompte, mari de l'ancienne candidate écologiste à la présidence, Ingrid Bétancourt.Pour certains experts, M.Uribe a décidé ce changement de cap sous la pression de la communauté internationale et de la société civile.Auparavant, il conditionnait un éventuel accord humanitaire à un cessez-le-feu des FARC, au démarrage de négociations de paix, à une médiation des Nations unies, à la libération de tous les otages et à l'exil des guérilleros libérés.La nouveauté c'est qu'il a accepté la liste des « échangeables » établie par les FARC et mis sur la table un nombre précis de guérilleros « libérables ».Des doutes persistent cependant, selon les spécialistes, sur les intentions de la guérilla notamment concernant l'abandon de la lutte armée par les rebelles relâchés.Les FARC ont exigé jusqu'à présent que tous les guérilleros emprisonnés (environ 300) soient lib é r és d a ns un e z o n e démilitarisée, à l'issue d'une négociation directe avec le gouvernement et refusent que leurs camarades soient envoyés en France ou ailleurs.Ils ont en outre leur propre liste de guérilleros « échangeables » sur laquelle figure le chef Simon Trinidad, accusé d'enlèvements et terrorisme, crimes qui l'excluent théoriquement des conditions prévues par M.Uribe.Ces divergences ont conduit les familles des otages, les leaders politiques et l'Église catholique à réagir avec prudence à l'annonce de M.Uribe.Le président de la Colombie prêt à traiter avec la guérilla des FARC Bogota prêt à échanger 50prisonniers rebelles contre 59 otages, dont Ingrid Betancourt Le Venezuela attend les investisseurs canadiens JOONEED KHAN ENVOYÉ SPÉCIAL jkhan@lapresse.ca CARACAS \u2014 « Il est temps pour le Canada, maintenant que le monde a admis la victoire démocratique du président Hugo Chavez au référendum de dimanche, de renforcer ses liens bilatéraux avec le Venezuela, et d'établir un partenariat qui profite à la fois aux intérêts canadiens et vénézuéliens, et au développement de l'Amérique latine », estime Sharmini Peries, une Canadienne qui travaille au bureau présidentiel à Caracas.« C'est incroyable que les échanges bilatéraux entre le Canada et le Venezuela, deux grands États pétroliers des Amériques, n'atteignent même pas un milliard de dollars canadiens », a indiqué Mme Peries, qui rencontrait La Presse dans un café du centre-ville.Selon les chiffres officiels sur le site Web du ministère canadien des Affaires étrangères, les exportations vers le Venezuela sont passées de 705 millions de dollars en 1998, année où Chavez a été élu président, à 552 millions en 2002.Les investissements directs canadiens au Venezuela étaient de 93 millions en 2002, et 23 000 Canadiens seulement avaient visité le pays entre janvier et juin 2002.Pour Mme Peries, l'attitude du Canada envers le Venezuela est trop tributaire de la politique anti-Chavez des États-Unis, de l'administration Bush notamment.« L'ironie, c'est que les États-Unis, malgré leur hostilité envers Chavez, sont le premier partenaire commercial du Venezuela.Mais Chavez veut changer cela et diversifier les sources d'approvisionnement du pays.Le Canada ne doit pas rater l'occasion d'exploiter cet énorme potentiel », dit-elle.« En mars dernier, alors que l'opposition réunissait les signatures requises pour obtenir le référendum révocatoire contre Chavez, le ministre des Affaires étrangères du Canada, Bill Graham, a transmis un message au bureau du président, ce qui est en soi peu protocolaire.Il disait espérer que le Venezuela respecterait les normes démocratiques de l'Organisation des États américains (OEA), cela alors que le Canada participait à l'occupation d'Haïti en violation de ces normes, car Aristide était un président élu », a-t-elle poursuivi.« Le premier ministre Paul Martin, qui a été élu avec une minorité de voix et de sièges, a téléphoné il y a deux semaines au président Chavez pour lui dire que les pays membres de l'OEA attendaient du Venezuela un référendum selon les normes démocratiques de l'organisation », a ajouté Mme Peries.Le ministre des Affaires étrangères Pierre Pettigrew avait appelé la semaine dernière les Vénézuéliens à tenir un référendumtransparent.Invité à commenter le résultat du référendum, l'ambassade du Canada à Caracas a renvoyé hier La Presse à Ottawa, qui a adressé une réaction par courriel au journal.« L'audit entrepris (hier) par des responsables électoraux vénézuéliens sous l'oeil des observateurs internationaux devrait permettre de dissiper les doutes concernant la fiabilité des résultats », a indiqué Andrew Hannan, du ministère des Affaires étrangères.« Cela devrait répondre aux préoccupations formulées par l'opposition à propos de l'intégrité du processus », a-t-il dit, ajoutant qu'Ottawa « exhorte tous les secteurs de la société vénézuélienne, une fois l'audit terminé, à en accepter l'issue et à entamer un véritable processus de réconciliation ».En avril dernier, le NPD avait déposé aux Communes une motion, restée sans effet, demandant au Canada de renforcer ses relations bilatérales avec le Venezuela.La motion d'Alexa Mc Donough, critique du NPD en matière de politique étrangère, demandait aussi que le gouvernement canadien engage un dialogue avec celui du Venezuela et invite le président Chavez en visite officielle.Dans une lettre adressée mardi aux députés Christiane Gagnon et Michel Guimond, du Bloc Québécois, l'Association québécoise des Ami Es de Cuba leur demande d'intervenir auprès du premier ministre Paul Martin pour lui demander « ce qu'il attend pour féliciter publiquement Hugo Chavez pour sa victoire et pour son respect de la démocratie qu'il a su inculquer à son peuple et à son pays, où traditionnellement l'oligarchie financière a gouverné pendant des décennies sans aucun partage des richesses ».Selon Mme Peries, le président Chavez va entreprendre bientôt une tournée économique et commerciale dans une dizaine de pays à la tête d'une sorte d'Équipe-Venezuela.« Il ira notamment en Chine, en Inde, en Russie, en Iran, en Espagne, mais pas au Canada, ce qui est dommage », dit-elle.«Le Canada ne doit pas rater l'occasion d'exploiter cet énorme potentiel», exhorte une Canadienne travaillant au bureau présidentiel. MONDE Kerry défend son passé de combattant L'avance du candidat démocrate sur Bush commence à fondre AGENCE FRANCE-PRESSE BOSTON \u2014 Dénigré par d'anciens combattants à propos de son attitude pendant la guerre du Vietnam, le candidat démocrate à la Maison- Blanche, John Kerry, a choisi de lancer une contre-offensive pour défendre son passé militaire.Une publicité, diffusée ces derniers jours sur plusieurs chaînes de télévision dans le cadre de la campagne électorale, montre un groupe d'anciens combattants du Vietnam accusant John Kerry d'avoir menti sur ses blessures de guerre et exagéré son « héroïsme » face à l'ennemi.Cette publicité électorale est en bonne partie financée par un homme d'affaires texan proche des républicains.M.Kerry a demandé au président républicain de désavouer cette campagne.John Kerry fait quotidiennement référence à son expérience au Vietnam dans ses discours de campagne, cherchant ainsi à marquer sa différence avec son adversaire, le président républicain George W.Bush, qui n'a pas accompli la totalité de son service militaire et a échappé au Vietnam.L'association qui finance ces publicités ne dépend pas du Parti républicain et n'est pas liée officiellement à la campagne de M.Bush.Ce dernier avait déclaré la semaine dernière que son adversaire pouvait être «fier» de son action durant la guerre au Vietnam.Il avait précisé ne pas avoir vu la publicité télévisée dénigrant M.Kerry.Et hier, le porteparole de la Maison-Blanche, Scott Mc Clellan, a réagi en affirmant que « le sénateur Kerry sait que ses dernières attaques sont fausses et infondées ».Aux commandes d'un patrouilleur dans le delta du Mékong entre 1968 et 1969, John Kerry a reçu de nombreuses médailles pour son action au combat, dont la Silver Star (pour action risquée), la Bronze Star (pour avoir sauvé un camarade sous le feu de l'ennemi) et trois Purple Hearts (pour blessures).Le groupe d'anciens combattants qui s'expriment dans la publicité critique aussi M.Kerry pour avoir dénoncé la guerre à son retour du Vietnam.En avril 1971, dans un discours-choc devant l'édifice du Congrès à Washington, John Kerry avait qualifié la guerre au Vietnam de cause perdue et dénoncé des crimes de guerre.L'équipe de campagne de M.Kerry a décidé à son tour de diffuser de nouvelles capsules publicitaires où d'anciens compagnons d'armes du sénateur du Massachusetts relatent le courage du candidat démocrate.Dans sa livraison d'hier, le Washington Post a apporté un nouvel argument en faveur de John Kerry.Le quotidien a obtenu le dossier militaire d'un des anciens combattants qui critiquent le plus violemment M.Kerry dans la publicité financée par des proches du parti républicain.L'ancien lieutenant de marine Larry Thurlow y affirme notamment qu'il n'y avait pas de tirs ennemis dans le secteur où il se trouvait avec John Kerry le 13 mars 1969.Or, selon son dossier militaire, des Vietcongs tiraient bien ce jour-là sur les patrouilleurs américains et M.Thurlow fut même récompensé d'une Bronze Star pour avoir aidé un de ses camarades « sous le feu ennemi ».L'avance de Kerry fond L'avance prise par John Kerry après la convention démocrate s'est réduite face au président républicain George W.Bush en raison notamment d'un recul parmi les anciens combattants et les catholiques, selon un sondage publié hier.John Kerry est crédité de 46% des intentions de vote contre 45% à M.Bush et 1% au candidat indépendant Ralph Nader.Son avance était de 5 points, à 48% contre 43%, à l'issue de la convention démocrate fin juillet.Ce faible écart est dans la fourchette de la marge d'erreur (+/- 3 %) du sondage de la chaîne CBS mené auprès de 1009 Américains entre les 15 et 18 août.Sans la présence de M.Nader, Kerry gagnerait face à Bush 47% à 43 %.John Kerry voit notamment son soutien fondre parmi les anciens combattants, très nombreux aux États-Unis, après la diffusion à la télévision de cette publicité mettant en doute ses actes de bravoure durant la guerre du Vietnam.Bush le devance parmi cette couche de la population avec 55% contre 37%, alors que les deux candidats étaient à égalité à 46 % juste après la convention démocrate.Le démocrate, de confession catholique, perd aussi de l'avance parmi les électeurs catholiques puisque son avance sur M.Bush se réduit à 4 points (48%contre 44%) contre 11 (51% contre 40 %) à la fin juillet.Quarante-huit pour cent des personnes interrogées par les sondeurs affirment accorder « beaucoup » d'attention à la campagne pour le scrutin du 2 novembre, 41% un intérêt mesuré et 11% «pas beaucoup ».LE TOUR DU GLOBE encore plus Les offres du dimanche ne peuvent être jumelées avec aucune autre.solde 299 chaussettes Happy Foot pour lui.Ord.4,99 $.solde 1999 shorts Point Zero pour lui.Ord.35 $ à 42 $.solde 8999 appareil photo numérique Polaroid Ord.99,99 $.60 % de rabais maillots de bain pour elle batterie de cuisine Circulon Steel, 8 pièces, et articles suivis assoritis 7 % de rabais additionnel montres et bijoux à prix déjà 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Le blocus continue Katmandou est entrée hier dans son deuxième jour de blocus par la guérilla maoïste, entraînant une hausse des prix sur les marchés de la capitale népalaise et un important déploiement de forces de l'ordre aux alentours.Le ministre de l'Intérieur Purna Bahadur Khadka a déclaré que la sécurité avait été renforcée autour de cette ville de 1,5 million d'habitants mais qu'aucun incident grave n'avait marqué le premier jour du blocus imposé par l'intimidation psychologique plus que par la force physique.Les maoïstes, qui poursuivent une guérilla depuis 1996 pour renverser la monarchie constitutionnelle, ont dit vouloir poursuivre leur blocus jusqu'à la satisfaction d'une série de revendications.Ils réclament la libération de militants détenus, des informations sur des disparus et une enquête sur les meurtres qui auraient été commis sur des maoïstes emprisonnés.d'après AFP GÉORGIE Retrait des troupes Les forces géorgiennes ont laissé hier soir aux forces de paix russes les « collines stratégiques» qu'elles avaient prises dans la journée en Ossétie du Sud, alors que Moscou a critiqué Tbilissi pour son comportement « inacceptable », susceptible de « déstabiliser » toute la région.Le président géorgien Mikhaïl Saakachvili avait affirmé plus tôt dans la journée que les forces armées du pays avaient pris « le contrôle de plusieurs collines stratégiques » dans la zone de conflit qui leur permettraient « de prendre rapidement contrôle de tout le territoire » d'Ossétie du Sud.Il avait néanmoins assuré être « prêt à céder » ces hauteurs à la force d'interposition russe et à retirer toutes ses troupes à l'exception de 500 hommes, comme le prévoit l'accord de cessez-le-feu.Tbilissi tente de reprendre le contrôle du territoire séparatiste, qui fait partie de la Géorgie mais jouit d'une indépendance de facto depuis 1992 à la suite d'un conflit armé avec Tbilissi.d'après AFP IRAN Tentative d'apaisement Les États-Unis ont assuré hier que Téhéran ne devait pas redouter leur politique en Irak et affirmé se concentrer sur une issue diplomatique à la crise sur le programme nucléaire iranien, cherchant visiblement à éviter d'alimenter les vives craintes et menaces exprimées par des responsables de la république islamique.Le porte-parole adjoint du département d'État, Adam Ereli, a estimé que les inquiétudes iraniennes sur la présence militaire en Irak étaient « injustifiées» et « qu'il n'y avait aucune raison de la percevoir comme menaçante ».Le ministre iranien de la Défense, l'amiral Ali Chamkhani, avait menacé mercredi les États- Unis et leur allié israélien en cas d'opérations hostiles contre Téhéran, affirmant notamment que « les frappes préventives ne sont pas un monopole américain ».d'après AFP Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.2004-08-18 Tirage du 3 798 696,00 $ 54 267,00 $ 1 072,40 $ 40,20 $ 10,00 $ 5,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2/6+ Complémentaire: (19) GAGNANTS LOTS 14 852 162 $ 4 000 000 $ Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): 2004-08-18 Tirage du 2004-08-19 Tirage du 1 000 000,00 $ 50 000,00 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 Complémentaire: (29) 42 50 55 66 Compl.(61) GAGNANTS LOTS Ventes totales: 455 240,00 $ 2004-08-19 Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du 2004-08-19 2004-08-18 2004-08-19 3 104 4 3374 NUMÉRO: 691126 NUMÉRO: 431673 PROCHAIN GROS LOT CE SOIR 21 000 000 $ FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAL Lemythe du vol apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Les députés et militants du Parti québécois ont réagi de manières diverses au changement de stratégie proposé par l'ancien premier ministre, Jacques Parizeau.Cependant, l'un des fondements de sa thèse n'est contesté d'aucune façon dans les rangs souverainistes : le camp du NON, en particulier le gouvernement fédéral, a « volé » le résultat du référendum de 1995.C'est cette conviction, et la profonde frustration qu'elle engendre, qui pousse des souverainistes à conclure que la démocratie référendaire n'est plus « jouable », et que par conséquent il serait justifié de la contourner.Or, nous sommes ici en présence d'un mythe : le camp du OUI ne s'est pas fait voler le référendum de 1995 ; il l'a perdu.Reprenons les faits et perceptions sur lesquelles le mythe s'est construit.> LES DÉPENSES DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL Il ne fait pas de doute qu'Ottawa a dépensé beaucoup d'argent avant et pendant la campagne référendaire.Dans le texte publié par La Presse lundi, M.Parizeau rappelle le témoignage du fonctionnaire responsable du programme des commandites, Charles Guité, qui a révélé avoir loué tous les panneaux publicitaires disponibles, au coût de 8 millions.Ces panneaux n'ont pas servi à faire la promotion du NON comme tel.Le fédéral y a plutôt affiché des publicités vantant les services de différents ministères.L'idée n'était pas tellement de mousser le fédéralisme que d'empêcher le camp du OUI de se servir lui-même de ces panneaux.Ce coup respectait-il l'esprit de la loi référendaire ?Non.La manoeuvre était déplorable.Mais pour ce qui nous concerne ici, ce n'est pas la moralité du geste qu'il faut juger mais son efficacité.A-t-il fait indûment pencher la balance du côté fédéraliste ?Il nous semble évident que peu de Québécois ont pu être convaincus de voter NON en voyant des publicités anti-tabac ou celles de Tourisme Canada.Découle de la critique des dépenses fédérales la perception que le gouvernement Parizeau était démuni devant le char d'assaut venant d'Ottawa.Rien n'est plus faux.Le gouvernement du Québec a dépensé, lui aussi, d'importantes sommes pour convaincre les Québécois du bienfondé de son option.Pensons aux 9 millions qu'ont coûtés les études du ministre Richard Le Hir, aux 4 millions versés au Conseil de la souveraineté, aux 5 millions qui ont payé les commissions régionales sur l'avenir du Québec.Les ressources de l'État québécois étaient massivement investies dans la préparation du référendum et de ses suites.> LA MARCHE POUR L'UNITÉ Après enquête, le Directeur général des élections a conclu que des « sommes considérables » avaient permis l'organisation du « love-in » tenu au centre-ville de Montréal, le vendredi précédant le vote.M.Parizeau parle de 23 millions, d'autres de 4 millions.Chose certaine, des entreprises et des personnes, du Québec et de l'extérieur du Québec, ont investi illégalement dans l'organisation de cette manifestation.Sauf que là n'est pas la question.On pourrait avancer que le référendum a été « volé » si l'on disposait d'indications selon lesquelles cette manifestation a eu un impact sensible sur le résultat du vote.Or, les sondages réalisés à l'époque ont montré que l'événement n'avait eu aucun effet sur l'opinion publique.Beaucoup de bruit pour rien.> LA MANIPULATION DE LA LISTE ÉLECTORALE Ici, la thèse du vol est en deux temps.Un : les fédéralistes ont gonflé la liste électorale de voteurs NON en naturalisant des immigrants plus rapidement qu'à l'habitude et en inscrivant sur ladite liste des personnes qui ne résidaient pas (ou plus) au Québec.Deux : pour détourner l'attention du véritable scandale, les « forces canadian » (dixit Robert Laplante) ont accusé le camp du OUI d'avoir écarté des milliers de votes NON, pour ainsi « souiller la légitimité du projet souverainiste.Sur le premier point, M.Parizeau se demande « comment le nombre de noms sur la liste électorale de Westmount a pu augmenter de 16 % entre septembre 1994 (élection générale) et octobre 1995 (référendum) ?» Nous n'avons pas de réponse à cette question, mais avant de conclure à la fraude, il faudrait écarter d'autres hypothèses plus banales.Au sujet des fameux bulletins de vote rejetés, M.Parizeau rappelle le constat du DGE selon lequel à l'échelle du Québec, le pourcentage de votes rejetés était inférieur à celui des trois élections précédentes.Cependant, l'ancien premier ministre ne mentionne pas que dans les deux circonscriptions où des anomalies ont été constatées, plus de 7000 bulletins ont été rejetés.C'est autant que d'électeurs supplémentaires inscrits à Westmount ! Pourquoi s'émouvoir d'un cas et minimiser l'autre ?L'observateur expérimenté de la vie politique ne peut tirer qu'une conclusion de tout cela.Comme dans tout affrontement politique, les deux camps ont commis quelques manoeuvres malheureuses.Perdus dans la masse de la campagne, ces grenouillages n'ont pas eu d'impact significatif sur les résultats d'ensemble.En continuant d'analyser au microscope partisan les événements de 1995, les souverainistes se privent d'un recul salutaire.Si une forte majorité de Québécois voulait que le Québec devienne un pays indépendant, Jacques Parizeau et ses fidèles n'auraient aucun besoin de gratter ces vieux bobos, de se demander ce qui aurait bien pu leur permette d'arracher une victoire avec 50 % plus un.Le 30 octobre 1995, ce ne sont pas 50 000 votes qui manquaient au camp du OUI, mais 500 000.Dans la vraie vie, la règle de 50 % plus un est une recette pour le désastre.Construire un pays souverain est une tâche énorme ; tenter de le faire alors que 50 % de la population moins un s'y oppose, c'est de la folie.Et voilà qu'aujourd'hui, on rêve d'y arriver avec 40 % des votes obtenus lors d'élections générales ! Notre collègue Yves Boisvert rappelait hier les pourcentages obtenus en faveur de la souveraineté dans les pays devenus indépendants depuis une quinzaine d'années : 79 %, 90 %, 77 %, 99 %, 94 %, 90 %, 88 %, 63 %.Et les souverainistes voudraient impressionner le monde avec 50 % plus un ?Cela fait des décennies que les souverainistes tentent de rallier les Québécois à leur projet.S'ils n'y sont pas encore parvenus, ce n'est pas à cause du fédéral.Les millions de dollars dépensés par Chuck Guité après le référendum n'ont pas empêché les Québécois de réélire le gouvernement du Parti québécois en 1998.Malgré toutes les tactiques « canadian », le PQ a été porté quatre fois au pouvoir en un quart de siècle.La leçon est claire : comme tous les peuples vivant en démocratie, les Québécois sont en mesure d'exprimer leur volonté, et ce ne sont pas les campagnes de pub ou de peur qui les en empêchent.La thèse contraire est commode, car elle évite aux souverainistes de se poser des questions de fond sur la pertinence même de leur option.C'est sans doute ce qui explique qu'ils préfèrent le mythe du référendum volé à la réalité du référendum perdu.serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS OPINION > Pour nous écrire: forum@lapresse.ca Nous sommes ici en présenced'unmythe : le campduOUI ne s'est pas fait voler le référendumde 1995 ; il l'aperdu.L'héritage débilitant de Claude Morin L'étapisme ne mène le PQ et le Québec nulle part, sinon à une impuissance collective de plus en plus débilitante CHR I STIAN DUFOUR L'auteur est politologue et chercheur à l'ENAP.Le tollé presque unanime provoqué par la publication de la lettre de Jacques Parizeau sur la souveraineté apparaît non seulement excessif mais nuit à la réflexion sur un sujet important pour le Québec.Rappelons qu'on n'a pas affaire ici à un projet de loi ou une politique du gouvernement, ni même à une proposition d'amendement au programme de l'opposition : c'est l'opinion d'un vieux pro sur le cul-de-sac où est enfermé le PQ quant à son option, en vue d'un congrès qui ne se tiendra pas avant plusieurs mois.On aura amplement le temps de déchirer sa chemise si on le désire.Le texte de M.Parizeau, que l'on ne saurait réduire sans le travestir au concept d'élection référendaire, attire l'attention sur un certain nombre de points importants.Le premier \u2014 crucial \u2014 est difficilement contestable.La preuve a été faite que l'élection d'un gouvernement péquiste qui administre efficacement le Québec ne fait pas avancer la cause de la souveraineté, mais renforce au contraire un système dont cela illustre la souplesse.Pire, cela conforte l'ambivalence des Québécois dans ce qu'elle a d'exagérée, faisant oublier le coût pourtant bien réel dans les faits d'un vote souverainiste.Car, toute non réalisée qu'elle soit, la souveraineté continue à braquer contre nous un Canada dont les forces vives du Québec se désintéressent.Le problème de la stratégie étapiste est qu'elle a collé tellement bien à l'ambivalence des Québécois qu'elle n'a fait que la conforter et nous débiliter.Cela n'a rien d'étonnant si l'on se souvient que le père de l'étapisme, Claude Morin, trouvait normal à l'époque de servir d'informateur à la GRC et qu'il continua à le faire après être devenu ministre péquiste.L'autre faille de l'étapisme est qu'elle dissocie de façon trop étanche pour être saine la souveraineté et l'exercice du pouvoir par les souverainistes : dès qu'ils sont au pouvoir, ceux-ci se retrouvent castrés comme souverainistes sur le plan politique, réduits à s'excuser de faire la promotion de leur option fondamentale étant donné qu'« ils n'ont pas de mandat ».Le moins que l'on puisse dire est qu'Ottawa, comme Parizeau le rappelle, n'a pas cette naïveté, s'étant révélé au surplus capable de neutraliser l'étapisme par la loi sur la clarté de Stéphane Dion.Marge de manoeuvre Le texte de Parizeau a le mérite de rappeler qu'il n'est pas interdit aux péquistes d'essayer de se redonner la marge de manoeuvre politique qu'ils ont perdue en se présentant devant les électeurs comme des souverainistes qui, une fois élus, se comporteront comme des souverainistes.Au lieu de conforter l'ambivalence des Québécois dans ce qu'elle a de malsain, cela mettrait les électeurs qui voteront pour eux devant leurs responsabilités.Cela assurerait peut-être aussi pour un bon moment le pouvoir aux libéraux, surtout si on réforme le mode de scrutin en leur faveur comme il en est question.Mais si les souverainistes reprenaient le pouvoir, leur marge de manoeuvre politique serait plus grande.Cela dit, on peut douter qu'un gouvernement souverainiste élu en tant que tel puisse aller bien loin dans les gestes politiques d'affirmation ou de rébellion dans une société qui a manifesté à maintes reprises son horreur de la confrontation et son obsession de l'approbation des autres.Et il est surréaliste de penser que le Québec pourrait devenir souverain sans l'appui de la majorité de ses citoyens.Cela n'enlève rien à l'importance de la constatation que l'étapisme à la Claude Morin ne mène le PQ et le Québec nulle part, sinon à une impuissance collective de plus en plus débilitante comme prix du maintien en vie d'un rêve souverainiste sans perspective de réalisation.Encontinuant d'analyser aumicroscope les événements de 1995, les souverainistes seprivent d'unrecul salutaire.PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE© Jacques Parizeau FORUM Sauver des vies ou sauver le système?Croyez-vous en l'olympisme?Voici quelques-uns des courriels que nous avons reçus en réponse à notre Appel à tous du week-end dernier sur l'olympisme.ALAIN DUBUC COLLABORATION SPÉCIALE La pire menace à notre réseau de santé, ce n'est pas le manque d'argent, c'est l'idéologie.En principe, un réseau de santé est là pour soigner, pour sauver des vies, pour améliorer l'état de santé de la population, pour contribuer au bien-être des citoyens.Une réflexion collective sur la santé devrait en toute logique porter sur les meilleures façons d'atteindre ces objectifs.Mais pas au Canada.La priorité, ce n'est pas de sauver des vies, mais de sauver le système.L'exemple vient de haut.Roy Romanow, dans une sortie passionnée, vient d'affirmer que l'heure était grave.Il ne parlait pas des listes d'attente, mais de la capacité du Canada de protéger le caractère public de son régime de santé.Il parlait même de l'avenir du Canada.Roy Romanow n'est pas trop connu au Québec.Cet ancien premier ministre néo-démocrate de la Saskatchewan, qui a présidé en 2002 la Commission royale sur l'avenir du système de santé, a pourtant une énorme influence dans tout débat sur la santé.Nommé par Jean Chrétien, sans doute parce que ses origines \u2014 sa province est le berceau de l'assurance- maladie \u2014 ainsi que ses convictions néo-démocrates assuraient son rigorisme en la matière, est en quelque sorte à la santé ce que Jacques Parizeau est au courant souverainiste, un gardien de l'orthodoxie et une référence incontournable.M.Romanow, plus préoccupé du système que de la santé, a prononcé cette semaine un discours aux accents apocalyptiques devant les membres de l'Association médicale canadienne, qui s'adressait en fait aux premiers ministres qui se réuniront sur la question en septembre.« Nous sommes à un moment charnière de l'histoire canadienne.Parce que l'assurancemaladie est aussi essentielle à l'unité et à l'identité de notre nation qu'elle l'est à la santé de nos citoyens », a-t-il déclaré.« Les enjeux sont très élevés.Si ce pays n'est pas capable de se ressaisir sur le système de santé, une de nos valeurs canadiennes fondamentales, je me demande si nous pourrons nous entendre sur d'autres défis.» Bref, il faut sauver le système de santé pour sauver le pays.Cette façon de voir les choses est essentiellement « canadian ».Même si les Québécois ont les mêmes valeurs que les Canadiens des autres provinces en santé, ils n'en font pas une question identitaire.Nous n'avons même pas de terme précis, comme le mot anglais Medicare, pour décrire le régime canadien.Cette sacralisation n'a rien d'admirable.Elle comporte de nombreux effets pervers.D'abord politiques.Puisque toucher au système de santé, c'est menacer le Canada dans son intégrité, cette croisade devient une forme de terrorisme intellectuel.On en a vu les conséquences lors de la dernière campagne électorale fédérale, où les chefs de partis, paralysés par le poids de cette orthodoxie, ont été incapables d'innover.Cela limite aussi la recherche de solutions.À force de parler des valeurs sacrées, il devient difficile de placer, comme cela devrait être le cas, le patient au centre des réflexions.On peut même craindre que les choix canadiens, quand il faut trancher entre la qualité des soins et les intérêts supérieurs de la nation, se fassent au détriment des citoyens.Tout cela, bien sûr, se fait au nom d'une noble cause.Protéger les Canadiens contre la menace américaine.C'est l'obsession de M.Romanow et de ses semblables.« Si nous ne réussissons pas à arriver avec des solutions, disait-il cette semaine, les gens vont simplement dire : « Ils ne peuvent pas résoudre ce problème, cherchons donc d'autres solutions ».Et la seule autre solution est la solution à l'américaine, qui serait désastreuse pour le Canada.» Cela est parfaitement faux.D'une part, parce que cette tentation américaine n'existe pas au Canada, où les gens sont attachés à leur régime, du moins quand il marchait, et peuvent constater que tous les pays occidentaux, sauf les É.- U., ont choisi la voie du public.Mais aussi parce que ce n'est pas vrai qu'il y a une « seule autre solution ».Il y en a plusieurs.Les régimes les plus performants sont publics, et ceux qui résistent le mieux à la crise actuelle sont publics.Par contre, tous ces régimes publics expérimentent, ouvrent des portes, cherchent des solutions nouvelles, y compris des formules mixtes avec le privé, qui ne sont pas des panacées, mais qui peuvent amener souplesse et dynamisme.Ce sont des voies que le Canada s'interdit au nom de son orthodoxie.En quoi le Canada serait-il menacé en testant des approches françaises, allemandes, suédoises ou néerlandaises ?Si l'ont veut résoudre les problèmes de santé qui nous confrontent, il va falloir s'affranchir de ce carcan qui étouffe la réflexion et l'initiative.Le système de santé a besoin de moins de dogmatisme et de plus de pragmatisme.adubuc@lapresse.ca Le début de la décadence ROBERT LANGLOIS L'auteur est un Montréalais.Pour qui passe tous les jours devant le Stade olympique de Montréal, les JO ne pourront plus jamais représenter la pureté.Vingt-huit ans plus tard, ce monstre architectural vient encore hanter les finances publiques en nécessitant toujours des investissements importants pour atteindre une quelconque rentabilité, avant de devoir être démoli pour vétusté.Drapeau est mort sans accoucher, mais contrairement à ce qu'il avait prétendu, ses jeux ne se sont jamais autofinancés et il a fallu que les Québécois fument comme des cheminées, durant des années, juste pour assumer les intérêts de la dette olympique.Les Grecs de l'Antiquité ne payaient pas d'impôts en argent.Ils servaient l'État.À cette époque, la folie olympique était une affaire de mécènes privés, ce qu'elle aurait dû demeurer.Si Bill Gates veut se payer un discobole, ça le regarde.Qu'il fasse ce qu'il veut avec, mais qu'il ne pousse pas l'odieux jusqu'à demander au gouvernement de le lui former à ses frais pour ensuite le commercialiser et réaliser des profits en le revendant, comme icône, à ceux qui ont payé son entraînement.Un pays qui dépense plus pour former ses athlètes que pour former son élite scientifique et médicale, c'est de début de la décadence.Nous en sommes malheureusement là.S'il fallait que les médecins et chercheurs soient éduqués entièrement aux frais de l'État pour ensuite se faire vivre par des commanditaires qui ne paient pratiquement pas d'impôts, le bon peuple se révolterait.Ce qui m'étonne, c'est que, dès qu'il s'agit du merveilleux monde du sport, le peuple avale n'importe quoi comme une oie gavée.Détrompez-vous, j'aime bien le petit Alexandre Despatie ; il est mignon comme tout.Cependant, entre le trouver « cute » et accepter de payer pour que Mc Do puisse me le revendre en croquettes, il y a un monde.C'est le merveilleux monde des Jeux olympiques : une affaire de gros sous.Des gros sous qui sont pris dans les poches des gagne-petit et transférés dans celles des gens qui ont déjà tout, et plus encore.Cet arrière-goût de lucre m'empêche de goûter la fraîcheur olympique.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE© Pour Robert Langlois, les Jeux sont malheureusement devenus une affaire de gros sous.Un spectaclemagique Regardons les bons côtés SOPHIE-A.DESAUTELS Depuis que les Jeux d'Athènes ont débuté, les journaux ne parlent que de Pierre de Coubertin et de son idéal, de dopage et de corruption.Il me semble que l'idéal olympique a beaucoup plus d'affinités avec la paix et le rapprochement des peuples qu'avec la tricherie et la malhonnêteté.Je ne dis pas que les cas de dopage et de pots de vin ne sont pas immondes, je dis plutôt que l'on devrait arrêter d'en parler continuellement et regarder les bons côtés des compétitions olympiques.Rapprocher les peuples Quand je vois des athlètes en natation finir une course et se féliciter mutuellement par une accolade alors qu'ils sont des adversaires professionnels, je trouve que Pierre de Coubertin a eu une belle vision qui se réalise encore après plus de 100 ans.Quand j'entends Alexandre Despatie parler de ses liens d'amitié avec un athlète chinois qui habite de l'autre côté de la planète, je me dis que le sport rapproche réellement les peuples et qu'il y a toujours un espoir pour la paix.Un idéal à atteindre Alors, S.V.P.arrêtez de faire de la publicité excessive sur les mauvais athlètes et mettez plutôt nos bons et vaillants athlètes sous les projecteurs.Nous voulons entendre parler des gens de qui nous pouvons être fiers et qui serviront de modèles à notre jeune génération.N'est-ce pas cela du renforcement positif ?Je crois que l'idéal olympique reste un idéal, c'est-à-dire difficile à atteindre.Il y aura toujours des gens pour gâcher la fête.Mais ne pensons pas que nous sommes si loin de la perfection parce que les Jeux olympiques sont très positifs pour le moral de bien des petites gens comme moi.SANDY VIGNOLA Personnellement, tous les deux ans, je me fais un point d'honneur de regarder les Jeux olympiques, c'est maintenant une tradition.Mes souvenirs les plus lointains remontent aux Jeux d'Alberville, en 1992.J'avais alors 10 ans et j'étais déjà une passionnée ! J'étais bien jeune à l'époque et je n'avais pas conscience des problèmes de dopage ou de la polémique relative à la commercialisation des Jeux.Je les regardais afin de voir des athlètes se dépasser et tenter d'atteindre un but fixé depuis plusieurs années.Je voyais simplement la beauté des sports à travers mes yeux d'enfant.Aujourd'hui, certaines choses ont bien changé.Je vois le dopage et la commercialisation alors qu'avant ce n'était pas le cas.À mon humble avis, je crois que le dopage est une conséquence de la commercialisation des Jeux.Au départ, je pense que, selon Pierre de Courbertin, les Jeux devaient être une compétition où tous sortaient gagnants si on avait le moindrement donné le meilleur de soi-même.Les choses sont bien différentes maintenant.La compétition est de plus en plus féroce et, pour certains, ne pas atteindre le podium équivaut à des Jeux ratés.Alors, pour bien performer et atteindre leur but, certains athlètes choisissent de se doper.Le rêve olympique Toutefois, je demeure convaincue que beaucoup d'athlètes qui participent au Jeux d'Athènes continuent de croire au rêve olympique et ce, indépendamment de la commercialisation de plus en plus oppressante et de la possibilité de se doper.C'est donc pour ces diverses raisons que mon admiration envers les athlètes est la même que lorsque j'avais 10 ans et que je vais continuer de regarder les Jeux olympiques.Simplement parce que c'est magique, voilà ! Lesystèmedesantéabesoin demoins de dogmatismeet de plus de pragmatisme.Cessons lamascarade! J'ai publié un livre sur les JO, en 1975.Je les suis depuis Helsinki, en 1952.Ces olympiades ont été les Jeux les plus conformes à l'idéal olympique qui, depuis, a pris un sacré coup dans l'aile.Entre les athlètes gonflés aux stéroïdes et aux dollars et les dirigeants véreux corrompus et tous les scandales reliés à la construction des sites, on se demande s'il ne faudrait pas accorder à Athènes l'organisation des Jeux pour les siècles à venir.Les Jeux sont nés en Grèce, pourquoi donc continuer cette mascarade qui consiste à réunir de vieux ventripotents malhonnêtes qui choisiront le site des prochains Jeux en fonction des prébendes versées dans leurs comptes bancaires en Suisse Djamel Benyekhlef Dollard-des-Ormeaux .Olympisme moderne On en est rendu à offrir des médailles aux athlètes dont le surplus d'énergie chimique dû à l'ingestion de substances stéroïdes s'est le mieux transformé en énergies cinétique et potentielle pendant leur performance.Dommage.Francine Valentine Montréal .C'est ça être humain ! Athlètes dopés, travailleurs exploités, sort incertain pour les chats et chiens errants d'Athènes.Est-ce que je regarde les Jeux ?Oui, certainement.Les athlètes ne sont pas mes héros, ni mes idoles.Ils n'ont pas plus de valeur à mes yeux que des écrivains, des professeurs ou des chirurgiens arrivés au somment de leur art.À force de travail, de sacrifices et parfois, oui, en quittant le droit chemin.Ce ne sont pas les Jeux que je regarde, mais l'extraordinaire rassemblement humain qui a lieu en ce moment.À travers cette beauté et cette excellence, il y aura toujours des éléments pervers qui s'y glisseront.Il y en a eu hier et il y en aura demain ; c'est ça être humain ! Sara Couillard Lorraine .L'olympisme de la vie Je ne suit pas les Olympiques pour deux raisons.Premièrement, je ne crois plus que cette activité soit vraiment nécessaire : les efforts et les fonds qu'elle demande sont de plus en plus exagérés.La preuve : le dopage et le temps que met un pays hôte pour se relever des dépenses encourues.Deuxièmement, les médailles, moi je les décerne mentalement tous les jours quand je vois la lutte que mènent les gens pour vivre décemment, les efforts qu'ils doivent déployer pour affronter une circulation de plus en plus effrénée sur les routes le matin et le soir, les sprints qu'ils doivent exécuter, chaque jour, entre le lieu de travail, la garderie, la maison, avec tout ce que cela comporte d'essoufflement autant mental que physique.Cette énorme dépense d'argent, pourquoi ne pas la réserver à nos jeunes couples, nos étudiants et nos personnes âgées dans le besoin ?Les gagnants de l'olympisme de la vie, ce sont eux.Blandine Delisle Sainte-Thérèse .Les Jeux « pharmaceutiques » Je me demande pourquoi on ne change tout simplement pas le nom des Jeux « olympiques » pour celui de Jeux « pharmaceutiques ».Ce serait clair pour tout le monde.Plus besoin de chercher à dépister les tricheurs.Les commanditaires seraient les compagnies pharmaceutiques qui proposeraient leurs recettes pour développer le meilleur athlète possible dans les diverses disciplines.Ça aurait au moins l'avantage d'être plus honnête.D'ici là, on peut toujours s'amuser à regarder peiner tous les athlètes qui se disent propres jusqu'à ce que le contraire soit prouvé.Pier Dutil Saint-Georges-de-Beauce . FINANCEMENT OFFERT EXCLUSIVEMENT PAR \" Le prix comprend les allocations du fabricant consenties aux concessionnaires et est établi pour le Jeep Grand Cherokee Laredo avec l'ensemble 26E + CLE + MWF.\u2020 Tarifs mensuels établis pour 36 mois pour le Jeep TJ Sport 2004 avec l'ensemble 25S + ACN + AEM + DSA + GCD + CLC + LNJ + RCU + XEW, pour 48 mois pour le Jeep Liberty Rocky Mountain 2004 avec l'ensemble 28R + GEG + AJB + DSA et pour le Jeep Grand Cherokee Laredo 2004 avec l'ensemble 26E + CLE + MWF.Le dépôt de sécurité est de 0 $ pour une période de temps limitée seulement et peut changer sans préavis.Premier versement exigé à la livraison.Location pour usage personnel seulement.Aucun rachat requis.Le locataire est responsable de l'excédent de kilométrage après 61200 km (81600 km / 48 mois) au taux de 15¢ le kilomètre.$ 0 % de financement à l'achat jusqu'à 60 mois sur les Jeep Liberty 2004.\u2020, $ Sous réserve de l'approbation de Services financiers Chrysler Canada.Services financiers Chrysler Canada est un membre du groupe de Services Daimler Chrysler Canada.\", \u2020, $ Ces offres d'une durée limitée sont exclusives et ne peuvent être jumelées à aucune autre offre, à l'exception de la remise aux diplômés et du programme d'aide aux handicapés physiques, et s'appliquent à la livraison au détail des modèles neufs 2004 sélectionnés en stock.Les offres peuvent changer sans préavis.Le concessionnaire peut vendre ou louer à prix moindre.Le concessionnaire peut devoir commander ou échanger un véhicule.Transport et taxe sur le climatiseur (lorsque applicables), immatriculation, assurance, droits sur les pneus neufs, frais d'inscription au Registre, taxes et frais d'administration des concessionnaires en sus.Photos à titre indicatif seulement.Voyez votre concessionnaire participant pour les détails et les conditions.Marque officielle du Comité olympique canadien.MD Jeep est une marque déposée de Daimler Chrysler Corporation, utilisée sous licence par Daimler Chrysler Canada inc., une filiale à propriété entière de Daimler Chrysler Corporation.Association publicitaire des concessionnaires Chrysler JeepMD Dodge du Québec Jeep Liberty Rocky Mountain Moteur V6 Power Tech de 3,7 L Transmission automatique à 4 vitesses Système 4 roues motrices en prise temporaire Command-TracMD Radio AM/FM avec lecteur de CD Lève-glaces, rétroviseurs et verrouillage à commande électrique Glaces à écran solaire, teinte foncée Différentiel Trac-Lok Ensemble sécurité (comprenant alarme antivol et couvre-bagages) Moteur I6 Power Tech de 4 L Transmission manuelle à 5 vitesses Système 4 roues motrices en prise temporaire Command-TracMD Phares antibrouillards Radio AM/FM, lecteur de CD et 7 haut-parleurs Toits rigide et souple Ensemble pneus et roues Ecco Glaces à écran solaire, teinte foncée Crochets de remorquage à l'avant et à l'arrière Différentiel Trac-Lok Dispositif de prévention du vol Sentry KeyMD Jeep Grand Cherokee Laredo LE GRAND SOLDE OLYMPIQUE SE TERMINE LE 31 AOÛT.VISITEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE CHRYSLER JEEPMD DODGE OU JEEP.CA.Nous sommes un fier commanditaire de l'équipe olympique canadienne.C'est pourquoi nous célébrons l'excellence avec des offres exceptionnelles.LE GRAND SOLDE OLYMPIQUE 2004 CÉLÉBRONS L'EXCELLENCE 298$\u2020 OU LOUEZ À par mois.Location de 48 mois.Comptant initial de 4347 $ ou échange équivalent.0$ DÉPÔT DE SÉCURITÉ.0%$ de financement à l'achat jusqu'à 60 MOIS 258$\u2020 LOUEZ À par mois.Location de 36 mois.Comptant initial de 2799 $ ou échange équivalent.Jeep TJ Sport Moteur I-6 Power Tech de 4,0 L Système 4 roues motrices Selec-TracMD Transmission automatique à 4 vitesses Climatiseur Télédéverrouillage Lève-glaces, rétroviseurs et verrouillage à commande électrique Radio AM/FM avec lecteur de CD Roues de 16 po en aluminium de luxe Système de prévention du vol Sentry KeyMD 0$ DÉPÔT DE SÉCURITÉ.31 988$\" ACHETEZ À 398$\u2020 OU LOUEZ À par mois.Location de 48 mois.Comptant initial de 4330 $ ou échange équivalent.0$ DÉPÔT DE SÉCURITÉ.3247898A "]
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