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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2004-10-03, Collections de BAnQ.

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[" AJUSTEZ VOTRE BOULOT À VOS AFFAIRES PAGE 1 SÉRIE ÊTES-VOUS HEUREUX AU TRAVAIL?2.L'heure des changements SPORTS JEAN-FRANÇOIS BÉGIN À TOKYO LE JAPON EN LIESSE PAGE 2 ICHIRO SUZUKI PAGES 1 ET 3 Montréal dimanche 3 octobre 2004 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 75¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 120e année no 340 66 pages 6 cahiers Ciel variable, Max.15 Min.8 En 2004, sur le seul continent africain DEUXMILLIONS DE FILLETTES EXCISÉES OTS Dix ans plus tard, bien des mystères subsistent PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Terrifiée, la petite Awa Konaké, 5 ans, attend son tour.Dans quelques minutes, elle sera confiée à Maïmouna Ly, l'exciseuse du village de Kati, au Mali.À quelques heures d'une conférence sur les mutilations génitales qui se tiendra cette semaine à Montréal, La Presse présente à ce sujet dans le cahier PLUS un saisissant dossier de notre envoyée spéciale.ÉRIC CLÉMENT Rosemarie Jaton aimerait bien tourner la page, mais elle a du mal à oublier.Elle a perdu son frère Daniel dans l'incendie de la ferme de l'Ordre du Temple solaire (OTS), à Cheiry, en Suisse, le 4 octobre 1994.Il a péri avec sa femme, Madeleine, et leurs deux enfants : « Je pense à mon frère, mais je pense surtout à mon neveu et à ma nièce, dit-elle de son lit d'hôpital, en Suisse, où elle récupère d'une opération.Aujourd'hui, ils auraient 25 et 30 ans et seraient peutêtre médecin et avocate.>Voir OTS en page A6 «Laissez-moi, laissez-moi, vous me tuez!» MICHÈLE OUIMET ENVOYÉE SPÉCIALE KATI, Mali \u2014 Ba Traoré ne se doutait de rien lorsque sa tante est venue la chercher dans son village pour l'amener à Kati, une ville située à quelques kilomètres de la capitale, Bamako.Ba a franchi le coeur léger les 200 kilomètres qui séparent Kati de son village, Tioribougou.Sa tante, qu'elle connaît à peine, lui avait expliqué qu'elle l'amenait à la foire où, tous les jeudis, hommes et femmes étalent leurs marchandises dans la rue.Ba rêvait déjà aux cadeaux que sa tante, Chéba, allait sûrement lui donner.Jeudi matin, à l'aube, sa tante la prend par la main.Sous un ciel rempli de nuages, elles traversent la rue pour se rendre chez une voisine.Lorsque Ba entre dans la cour en terre battue, elle voit des petites filles de son âge et des bébés dans les bras de leurs mères.Que des filles.Au milieu de la cour, elle aperçoit une femme, l'exciseuse, qui noue des morceaux de tissu autour de la taille des filles après avoir craché dessus en marmonnant des incantations.Inquiète, elle s'assoit à l'écart sans dire un mot.Elle réalise qu'il se passe quelque chose de grave lorsque les filles, à tour de rôle, disparaissent dans les toilettes à ciel ouvert situées dans le fond de la cour, puis poussent des hurlements au bout de quelques minutes.>Voir EXCISION en page A8 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Selon Bernard Landry, le Québec sera souverain d'ici cinq ans, alors mieux vaut attendre un peu avant d'acheter une maisonà Westmount.La raison contre lafoi RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK Le premier duel télévisé entre George W.Bush et John Kerry a bien servi la démocratie américaine, qui subit un test vital.Plus de 62 millions de téléspectateurs ont suivi les échanges entre les deux candidats à la présidence, égalant un record d'audience pour un débat du même type datant de 1992.Ils ont pu voir et entendre la profonde différence entre les deux hommes.L'un a fait appel à leur raison, l'autre à leur foi.Kerry a gagné la bataille de la raison haut la main.Dans la discussion sur l'Irak, le thème central de l'élection du 2 novembre, le candidat démocrate s'est montré tranchant et systématique, réduisant le président à des grimaces révélatrices.Sa réputation de champion débatteur n'était pas surfaite.Il a démontré son art dans un échange qui marquera peut-être ce premier débat.« Vous savez, le père du président n'est pas allé en Irak, à Bagdad, audelà de Bassora », a déclaré Kerry.Et le candidat démocrate de citer le livre de George Bush père, où celui-ci défend sa décision de ne pas en finir avec Saddam Hussein lors de la guerre du Golfe.L'ancien président n'est pas allé en Irak «parce qu'il ne voyait pas de voie de sortie », a rappelé Kerry.« Et il a dit que nos troupes seraient des occupants dans une terre terriblement hostile.C'est exactement là où nous nous trouvons aujourd'hui », a ajouté le sénateur du Massachusetts.La mention de George Bush père a visiblement irrité le fils, qui a l'habitude de s'adresser à un autre Père lorsqu'il a besoin de conseils.Piqué au vif, Bush a répondu sur un ton impérieux : « Je sais comment le monde marche.» Et il a de nouveau invoqué le 11 septembre pour justifier l'invasion de l'Irak.>Voir HÉTU en page A2 SOMMAIRE Astrologie du jour AFFAIRES 15 Àtire-d'aile ACTUEL 8 Bandes dessinées ACTUEL 7 Bridge AFFAIRES 16 Décès AFFAIRES 16 Feuilleton ACTUEL 7 Forum A 11 à 13 Génies en herbe ARTS 6 Grille thématique ARTS 6 Horaire télévision ARTS 4 La presse d'ailleurs PLUS 7 Loteries A 6 Mots croisés ACTUEL 7 Mot mystère AFFAIRES 15 Observateur AFFAIRES 13 Petites annonces AFFAIRES 13 et 15 Sciences PLUS 8 Météo Ciel variable, maximum 15, minimum 8, plus de détails en page SPORTS 7 IMPRESSION 1HEURE PHOTO NUMÉRIQUE - Appareil photo numérique - Résolution 3.2 millions de pixels - Zoom 3x optique équivalent 35-105mm - Écran 1.8 pouces - Mode vidéo avec son 34999$ - Appareil photo numérique - Résolution 5 millions de pixels - Zoom 3x optique équivalent 38-114mm - Écran pivotant de 1.8 pouces - Mode vidéo avec son 54999$ Incluant : carte mémoire 32 Mo et accessoires Incluant : chargeur, piles, sac et carte mémoire 32Mo RECEVEZ 15$ D'IMPRESSION PHOTO NUMÉRIQUE BEAUBIEN Val i d e jusq u a u 1 7 o c t o b r e 2004 L e s phot o s peuvent d i f f é r e r RECEVEZ 15$ D'IMPRESSION PHOTO NUMÉRIQUE 3246161A BRUCE SPRINGSTEEN EN TOURNÉE CONTRE BUSH PAGE A3 SELON UN SONDAGE DE NEWSWEEK Kerry devance Bush de trois points Le candidat démocrate a un mois pour conserver et accroître son avance D'APRÈS AFP ET AP WASHINGTON \u2014 Deux jours après le débat qui a opposé John Kerry et George W.Bush, le candidat démocrate devancerait de trois points son adversaire républicain dans la course à la Maison-Blanche, selon un sondage publié hier par l'hebdomadaire américain Newsweek.À l'échelle nationale, le tandem Kerry-Edwards récolterait 49 % des intentions de vote, contre 46% à la paire Bush-Cheney.Un même sondage réalisé au début du mois de septembre donnait 50% des intentions de vote au président sortant et 45%à John Kerry.Ce sondage a été réalisé entre le 30 septembre et le 2 octobre auprès de 1013 électeurs.La marge d'erreurs était de plus ou moins quatre points.Même si la plupart des médias s'accordent à dire que John Kerry, 60 ans, a eu le dessus sur George W.Bush, 58 ans, lors du débat télévisé de jeudi en Floride, le candidat démocrate devra maintenir son avance sur son rival dans les sondages.Kerry solide Sans véritablement clarifier sa position sur la guerre en Irak \u2014le camp Bush l'accuse d'en avoir pris pas moins de 11 différentes \u2014, John Kerry s'est montré solide lors du débat qui portait sur la politique étrangère et qu'ont regardé plus de 62 millions de personnes.Il présentait alors la stature d'un homme d'État, ce que tente de lui nier son rival.Depuis leur premier affrontement, les deux candidats ont multiplié les attaques.« Mon adversaire a une mauvaise compréhension fondamentale de la nature de la guerre contre le terrorisme et n'a pas de plan pour gagner en Irak », a dénoncé le président républicain.« Le président continue d'essayer de débattre avec lui-même sur l'Irak », a rétorqué John Kerry, en dénonçant une situation chaotique et la mort de plus d'un millier de soldats américains depuis l'invasion lancée en mars 2003.Hier, à Orlando, il a enfoncé le clou en soulignant que les « erreurs » de M.Bush ne portaient pas seulement sur l'Irak mais aussi sur ses choix économiques qui «ont frappé les classes moyennes ».« On peut continuer à offrir des allègements d'impôts aux plus riches ou on peut se battre pour les familles qui travaillent durement tous les jours », a dit le candidat démocrate, qui propose de limiter les baisses d'impôts aux classes moyennes.Pour sa part, John Edwards, colistier de John Kerry, a déclaré hier que dans les États industriels la situation de l'emploi restait sombre.C'est « le résultat direct des décisions du président George W.Bush et de son vice-président, Dick Cheney, qui reflètent une vision avantageant la richesse et les privilèges plutôt que le travail et la responsabilité sociale », a dit M.Edwards.PHOTO JIM YOUNG, REUTERS « On peut continuer à offrir des allègements d'impôts aux plus riches ou on peut se battre pour les familles qui travaillent durement tous les jours », a dit John Kerry hier, à l'occasion d'un discours électoral dans une école secondaire d'Orlando, en Floride.Le candidat démocrate propose d'ailleurs de limiter les baisses d'impôts aux classes moyennes.Une campagne à l'heure des blogues STEPHANIE GRIFFITH AGENCE FRANCE-PRESSE WASHINGTON \u2014 La campagne présidentielle américaine 2004 a marqué l'avènement aux États-Unis des blogues, ces journaux personnalisés sur Internet qui permettent tout à la fois de recueillir des fonds et d'intensifier les soutiens politiques.Contraction en anglais de « web » et de « log », ce nouveau genre de carnet personnel a fait son apparition au milieu des années 1990 et leurs auteurs \u2014 les blogueurs \u2014 sont aujourd'hui des centaines de milliers à partager le cyberespace sur tous les sujets.Les blogueurs sont devenus des sources d'information et de commentaires très prisés et une solution de rechange aux journaux traditionnels et aux chaînes de télévision.« C'est un mot horrible pour une nouvelle forme de communication passionnante, souligne Howard Finberg, spécialiste des médias interactifs à l'Institut Poynter, en Floride.Ces gens ont des convictions politiques très ancrées et ils les partagent.Vous y adhérez parce que vous êtes intéressés par leurs points de vue et par ce qu'ils lisent.Ce sont en quelque sorte des éditeurs travaillant pour vous.» L'ancien candidat aux primaires démocrates Howard Dean a été le premier homme politique aux États- Unis à faire une utilisation massive de ce nouveau moyen de communication pour avoir un lien avec ses partisans.Internet s'est révélé un médium parfait pour son style de campagne électorale.Grâce aux contributions en ligne, il a récolté des dizaines de millions de dollars.Pour ne pas manquer le train de la communication, plusieurs grands médias comme le Wall Street Journal ou la chaîne de télévision MSNBC ont organisé leurs propres pages.Les blogueurs estiment jouer un rôle primordial pour mettre en lumière les erreurs ou les manquements de la presse bien établie.« Il y a beaucoup de bonnes informations écrites sur ces pages et de liens permettant de découvrir des choses que les gens n'auraient pas connues autrement », souligne Howard Finberg.Dans la campagne présidentielle actuelle, ce sont des blogueurs qui ont, les premiers, souligné le peu de fiabilité de documents diffusés par la chaîne CBS sur un manque d'assiduité présumé du président George W.Bush dans l'accomplissement de son service militaire.RICHEVILLE CHRONOGRAPHE AUTOMATIQUE FABRICATION CALIBREE Visitez GIRARD-PERREGAUX a www.girard-perregaux-usa.com ´ La raison contre lafoi HÉTU suite de la page A1 « L'ennemi nous a attaqués », a-t-il dit.« Le président vient de dire quelque chose d'extrêmement révélateur et de franchement très important dans ce débat », a répliqué Kerry, en s'adressant au modérateur Jim Lehrer.« En réponse à votre question sur l'Irak, il a dit : L'ennemi nous a attaqués.Saddam Hussein ne nous a pas attaqués.Oussama ben Laden nous a attaqués.C'était la voix de la raison.Mais George W.Bush s'accroche à sa foi, qui est inébranlable.Au-delà de ses grimaces, il n'a jamais dévié de ses certitudes lors de ce premier débat télévisé.« Je crois que je vais gagner parce que les Américains savent que je sais diriger », a-t-il dit.Et d'ajouter : « Si jamais l'Amérique montre une incertitude ou une faiblesse au cours de cette décennie, le monde ira à la tragédie.Cela n'arrivera pas tant que je serai votre président.» Après le débat, les sondages instantanés ont donné Kerry vainqueur.Mais l'un d'entre eux \u2014celui de CNN\u2014 a révélé qu'une majorité des répondants continuaient à préférer Bush comme commandant en chef.La raison peut-elle triompher de la foi en 2004 aux États-Unis ?Vendredi soir, Bush et Kerry se retrouveront à Saint-Louis, où aura lieu le deuxième débat de la campagne présidentielle.En 1992, l'audience avait grimpé à 70 millions pour le deuxième duel télévisé entre Bill Clinton et George Bush père.Il pourrait en être de même cette année.Le débat de Saint-Louis devrait en théorie avantager Bush.Cette foisci, les questions ne viendront pas d'un modérateur, mais d'électeurs n'ayant pas encore fixé leur choix.Dans des échanges plus libres, le président pourrait mettre à profit son franc-parler.À l'opposé, John Kerry devra établir un contact affectif avec les gens, ce qu'il est loin de toujours réussir.Le président Bush peut difficilement se permettre une deuxième contre-performance d'affilée.Plusieurs commentateurs conservateurs sont arrivés à la même conclusion: si un électeur n'avait accordé aucune attention à la politique au cours des trois dernières années et demie, il devrait en toute conscience voter pour Kerry à la lumière du premier débat.Une chose est certaine : la performance de Kerry a redonné espoir aux démocrates.Face à Bush, jeudi soir, c'est le candidat démocrate qui avait l'air d'un président.À l'opposé, le chef de la Maison- Blanche semblait petit, irritable, mal à l'aise.L'empereur était quasiment nu.La situation irakienne Les événements des prochains jours en Irak pourraient avoir un impact déterminant sur ce deuxième débat.Kerry ne manquera pas de retourner à sa critique principale envers Bush, à savoir que le président refuse de reconnaître la réalité de la situation irakienne.La semaine politique s'annonce faste aux États-Unis.Mardi soir, les candidats à la vice-présidence occuperont l'avant-scène à l'occasion de leur unique débat télévisé, qui aura lieu à Cleveland.John Edwards aura alors l'occasion de démontrer ses qualités de plaideur.Il a fait fortune comme avocat en défendant les petits contre les puissants.Et il fera face en Dick Cheney à un homme très puissant, qui a joué un rôle crucial dans la décision d'attaquer l'Irak.Edwards reviendra sans doute sur une déclaration récente de Cheney, selon qui les États- Unis s'exposeraient à des « attaques encore plus dévastatrices » que celles du 11 septembre 2001 en votant pour Kerry.Face à Cheney, Edwards pourrait ressusciter une question célèbre adressée au sénateur Joseph Mc Carthy, qui avait joué sur une autre peur dans les années 50, celle du communisme : « N'avez-vous pas de décence, monsieur ?» À Saint-Louis, dans des échanges plus libres, le président pourraitmettre àprofit son franc-parler.Àl'opposé, John Kerry devraétabliruncontact affectif avec les gens, ce qu'il est loin de toujours réussir.PRÉSIDENTIELLES 2004 «Bruce for President» Bien entouré, Springsteen lance sa tournée Vote to Change GILES HEWITT AGENCE FRANCE-PRESSE PHILADELPHIE \u2014 Le «Boss » Bruce Springsteen, icône du rock américain, a amorcé vendredi soir à Philadelphie une tournée destinée à encourager les gens à voter le 2 novembre pour battre George W.Bush.C'est la première fois de sa longue carrière que Springsteen, 55 ans, branche sa guitare dans un amplificateur politique.Aux côtés du groupe REM et de plusieurs autres artistes comme Dave Matthews, The Dixie Chicks ou Pearl Jam, Springsteen a décidé de se produire dans une dizaine de concerts qui auront lieu dans les États les plus chaudement disputés de la présidentielle américaine.La tournée, baptisée Vote to Change, (voter pour le changement) passera dans 33 villes de 11 États.Elle doit s'achever le 11 octobre par un concert géant à Washington.« Nous sommes ici pour un objectif, nous sommes ici pour une raison », a dit la star devant un public partagé entre des motivations politiques et son amour pour le chanteur de Born in the USA.Certains, parmi les milliers de spectateurs, ne cachaient pas leur préférence pour le camp républicain, car même si les rassemblements électoraux du candidat démocrate à la Maison-Blanche, John Kerry, commencent habituellement par un autre tube du chanteur, No Surrender, Bruce Springsteen a jusqu'à présent toujours refusé les étiquettes, et son public compte sans doute autant de sympathisants démocrates que républicains.Les anti-Bush étaient cependant majoritaires vendredi soir.Les Tshirts portés par les fans indiquaient ainsi «Bush must go» (Bush doit partir), « Run for Kerry» (Y aller pour Kerry) voire «Bruce for President ».Tom Rutherford, 35 ans, du New Jersey, un fan de Springsteen, reconnaît que son choix est fait depuis longtemps.« J'aurais voté pour mon chat s'il était candidat contre Bush », a-t-il dit.Quand Springsteen, en jeans et T-shirt noir, est monté sur scène vendredi à 22 h, il a aussitôt enflammé les 18 000 spectateurs qui avaient payé leur place 75 $, en jouant en solo à la guitare l'hymne américain.Puis, quand, avec son orchestre, E Street Band, il a commencé Born in the USA, tout le monde tapait des mains et des pieds reprenant en choeur chaque parole.Le chanteur de REM, Michael Stipe, a quant à lui demandé au public s'il avait suivi le duel télévisé de jeudi soir entre MM.Bush et Kerry.« Qu'en avez-vous pensé ?» a-t-il poursuivi, sûr de la réponse.Puis le groupe a entamé Final Straw, une chanson anti-guerre composée après l'invasion de l'Irak enmars 2003.« Nous sommes ici pour un objectif, nous sommes ici pour une raison.» PHOTO SCOTT GRIES, GETTY IMAGES En compagnie du chanteur du groupe REM, Michael Stipe, de ses musiciens du E-Street Band et de plusieurs autres artistes, le « Boss » Bruce Springsteen a enflammé les 18 000 spectateurs réunis à Philadelphie.Bush continue d'exploiter le sentiment anti-français JEAN-LOUIS DOUBLET AGENCE FRANCE-PRESSE COLOMBUS \u2014 Au cours de la présente campagne, George W.Bush, le président américain sortant, exploite le sentiment antifrançais, très fort chez les électeurs républicains depuis l'opposition de Paris à la guerre en Irak.« Le recours aux troupes pour défendre l'Amérique ne doit jamais être soumis au veto de pays comme la France », a-t-il déclaré vendredi lors d'un rassemblement électoral en Pennsylvanie, provoquant les huées de l'assistance à l'évocation de ce pays.Hier, lors d'un discours à Colombus (Ohio), il n'a toutefois évoqué que les « capitales étrangères », sans nommer Paris.Ce n'est pas la première fois que le président américain exploite ainsi les sentiments anti-français, très présents dans l'opinion publique américaine et particulièrement chez les électeurs de son parti.Son entourage ne rate pas non plus une occasion de souligner que John Kerry, son adversaire démocrate à la présidentielle de novembre, a des liens familiaux en France, notamment l'ancien ministre Brice Lalonde (un cousin), et parle couramment français.« Le sénateur Kerry a dit hier soir que les États-Unis devaient passer une sorte de test international avant d'utiliser leurs troupes pour se défendre.Il veut soumettre les décisions sur notre sécurité nationale à l'approbation d'un gouvernement étranger », a accusé M.Bush vendredi, avant d'évoquer directement la France.« Je pense que les États-Unis ont une relation très déséquilibrée avec la France depuis longtemps, au moins depuis la Seconde Guerre mondiale, et la France ne nous a jamais récompensés quand nous en avions besoin », affirme Steve Brewer, présent pour écouter le discours du président Bush au Congrès annuel des constructeurs d'habitation à Colombus.« La majorité des Américains le pense, la France n'a jamais rempli son rôle d'allié », assène-t-il.Mais il ne juge pas que le sentiment anti-français peut contribuer à faire pencher la balance en faveur du président sortant face à John Kerry.Les sentiments anti-français semblent s'être un peu calmés depuis le paroxysme de la crise, avant le déclenchement de la guerre à l'Irak en mars 2003.Paris avait menacé d'opposer son veto à un vote des Nations unies autorisant explicitement les États-Unis et la Grande-Bretagne à la déclencher.Le mouvement de boycottage des produits français lancé à l'époque ne fait plus parler de lui et les frites (french fries en anglais), rebaptisées freedom fries (frites de la liberté) par certains à la fin de 2002, ont retrouvé leur nom, même aux stands installés lors des rassemblements électoraux républicains.Pratiquement au moment même où George W.Bush s'en prenait nommément à la France vendredi, le ministre français des Finances, Nicolas Sarkozy, présent à Washington pour la réunion du G7, estimait que le climat entre la France et les États-Unis était « extrêmement apaisé » et que leurs relations « évoluent très bien ».Réduction d'impôt Par ailleurs, le président Bush a annoncé hier dans son message radio hebdomadaire qu'il promulguerait le maintien d'une réduction d'impôts bénéficiant à la classe moyenne à l'occasion d'un déplacement électoral dans l'Iowa.« C'est avec fierté que je signerai cette loi d'allègement fiscal, a affirmé M.Bush.Cette loi (votée par les républicains et les démocrates) est une bonne nouvelle pour les familles américaines », a-t-il ajouté tout en précisant que son rival démocrate, le sénateur John Kerry, avait voté contre le projet de loi initial en 2001 et 2003.Lors du vote du 24 septembre dernier, John Kerry, comme la plupart des membres de la minorité démocrate du Congrès, a cependant apporté son soutien au maintien de ces allègements fiscaux qui bénéficient principalement à la classe moyenne, mais aussi aux entreprises.Les mesures fiscales que s'apprête à promulguer M.Bush maintiennent notamment un allègement d'impôts pour les couples mariés et des crédits d'impôt pour les enfants.« Ainsi, 94 millions d'Américains paieront moins d'impôt l'année prochaine, dont 70 millions de femmes et 38 millions de familles avec des enfants », a souligné le président.PHOTO JASON REED, REUTERS Le président sortant, George W.Bush, faisait campagne en Ohio, hier.Karl Rove, le conseiller de Bush, s'attend à des élections serrées AGENCE FRANCE-PRESSE CUYAHOGA FALLS \u2014 Karl Rove, le conseiller politique du président américain sortant George W.Bush, pense que l'élection l'opposant au démocrate John Kerry va être très serrée malgré l'avantage dont dispose pour l'instant le candidat républicain dans les sondages.« Je pense que cette élection va se resserrer en raison simplement de la nature de la course », a-t-il déclaré hier à la presse en marge d'une visite de M.Bush à Cuyahoga Falls (nord de l'Ohio).Interrogé sur le point de savoir s'il pensait que la bonne prestation de John Kerry lors du premier débat télévisé de la campagne jeudi dernier allait se refléter dans les sondages, il a estimé que non.Il a indiqué qu'il s'attendait avant même le débat à une réduction de l'écart dans les sondages entre les candidats.Il a rappelé que la moyenne de cet écart, selon les enquêtes d'opinion publiées avant le premier affrontement télévisé entre les deux hommes, était de l'ordre de cinq à six points au bénéfice de George W.Bush.« Le mieux est d'attendre d'avoir une ou deux semaines de sondages et de voir où nous en sommes, a-t-il dit.Nous avons toujours pensé que ça allait être une élection très serrée.» M.Bush avait été élu de justesse en 2000 face au démocrate Al Gore.Il se représente le 2 novembre pour un second mandat.M.Rove a confié que les démocrates avaient eu raison d'arrêter de faire campagne de manière intensive dans plusieurs États comme le Missouri, l'Arizona, l'Arkansas et la Louisiane en raison de l'avantage qu'y a pris le président sortant.Mais il a donné toute une liste d'États où la course allait être, selon lui, intense, comme l'Iowa, le Minnesota, le Wisconsin, l'Ohio et le Michigan, la Pennsylvanie, la Floride, le Maine et le New Hampshire, l'Oregon, l'État de Washington et le Nevada, ainsi que « peut-être » le New Jersey.« Il y aura certainement une ou deux surprises », a-t-il encore estimé.PRÉSIDENTIELLES 2004 ACTUALITÉS 312, rue Dubois, St-Eustache Voie de service de la 640 Tél.: (450) 623-8977 De Montréal : (514) 990-8977 www.vwsteustache.com 588, Place Trans-Canada Longueuil Tél.: (450) 679-0890 www.duvalauto.com R i v e-S u d i v e-N o r d Voici l'excuse que vous attendiez pour changer de voiture.60 mois 2,8% Ça y est.Enfin! Le Blitz est de retour chez votre concessionnaire Volkswagen.Tous les modèles à essence 2004 sont offerts à un taux de financement à l'achat de 2,8 % sur 60 mois.En plus, ils sont couverts par une garantie limitée pare-chocs à pare-chocs de quatre ans ou 80 000 km\u2020 et une garantie limitée sur le groupe motopropulseur de cinq ans ou 100 000 km\u2020.Alors, dites vite adieu à votre ancienne voiture, car cette offre est d'une durée limitée.ontré a l 5500, boul.Métropolitain sortie Lacordaire Tél.: (514) 253-4888 www.rimarvw.com RIMAR L'offre s'applique à tous les véhicules à essence 2004 , neufs, en stock.Exemple de financement : un montant de 20 000 $ au taux d'intérêt annuel de 2,8 % correspond à un versement mensuel de 357,60 $ pendant 60 mois.Coût d'emprunt de 1 455,94 $, pour une obligation totale de 21 455,94 $.Les mensualités et le coût d'emprunt varieront en fonction de la durée, du montant emprunté et de l'acompte ou de l'échange.Sujet à l'approbation de crédit de Volkswagen Finance, une division de Crédit VW Canada inc.Offre en vigueur à partir du 1er septembre 2004.Cette offre est d'une durée limitée et peut être retirée en tout temps sans préavis.L'offre s'applique aux Touareg 2004, neufs, en stock.Exemple de financement : un montant de 40 000 $ au taux d'intérêt annuel de 0,9 % correspond à un versement mensuel de 682,03 $ pendant 60 mois.Coût d'emprunt de 921,75 $, pour une obligation totale de 40 921,75 $.Les mensualités et le coût d'emprunt varieront en fonction de la durée, du montant emprunté et de l'acompte ou de l'échange.Sujet à l'approbation de crédit de Volkswagen Finance, une division de Crédit VW Canada inc.Offre en vigueur à partir du 1er septembre 2004.Cette offre est d'une durée limitée et peut être retirée en tout temps sans préavis.Quantité limitée.Les stocks peuvent varier d'un concessionnaire à l'autre et certains modèles peuvent ne plus être disponibles chez certains concessionnaires.Ne s'applique qu'aux ventes faites à des particuliers.+Selon la première éventualité.Tous les détails sur ww.ca et chez votre concessionnaire PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Les Mémés déchaînées sont sorties dans la rue hier à Montréal pour dénoncer l'intention du gouvernement Martin de participer au projet américain de bouclier antimissile.Manifs pour la paix et contre le bouclier antimissile RAYMOND GERVAIS Les manifestations organisées hier par l'Alliance canadienne pour la paix dans une vingtaine de villes du pays contre la participation du Canada au bouclier antimissile américain n'auront connu qu'un succès relatif.À Montréal, une vingtaine de personnes seulement, dont une douzaine de membres de l'organisation des Mémés déchaînées (Raging Grannies), ont manifesté devant la cathédrale Christ Church, rue Sainte-Catherine Ouest, tandis que 200 personnes sont descendues dans la rue à Ottawa et une quarantaine à Québec.D'autres manifestations se sont notamment déroulées à Vancouver, Calgary, Winnipeg, Toronto, London, Windsor et Halifax.Les organisateurs avaient demandé aux manifestants de se déguiser et de porter des costumes rappelant le film La Guerre des étoiles.Malgré les propos favorables au projet du gouvernement de Paul Martin, de nombreuses personnes s'opposent à la militarisation de l'espace.Souveraineté canadienne « Le gouvernement et ses porteparole voudraient nous faire croire que cela ne nuira pas à la souveraineté du Canada, que cela ne signifie pas la militarisation, que le Canada n'a pas le choix.Mais nous ne sommes pas dupes.Dans le contexte des activités agressives et des menaces que les États-Unis lancent contre n'importe quel pays ou peuple qui ose les défier, les pressions américaines en faveur du bouclier antimissile sont exercées pour soumettre le Canada à leurs plans bellicistes », soutiennent les opposants au projet.Le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, qui s'oppose à la participation du Canada, exige que le gouvernement tienne un vote sur le sujet et que la décision ne revienne pas uniquement au cabinet.Les chefs des deux autres partis de l'opposition désirent eux aussi un vote sur la question.Une vingtaine de députés libéraux s'opposent également au projet.Judith Berlyn, 69 ans, membre de l'Alliance canadienne pour la paix, ne cache pas sa colère ni sa rage contre les intentions du gouvernement Martin.Elle rappelle au premier ministre que des scientifiques ont démontré que le projet américain sera inefficace : « On ne peut pas frapper une balle avec une balle.De plus, le ministre Bill Graham ment lorsqu'il dit que ces armes ne seront pas dans l'espace, je ne le crois pas.Imaginez des armes dans des satellites qui pourraient frapper la terre n'importe où, c'est horrible à imaginer ! » « On dénonce le fait que le gouvernement canadien soit en train de s'acoquiner avec les États-Unis sur le bouclier antimissile.C'est un projet futile qui ne fait que relancer la course aux armements », ajoute François Carignan, qui participait à la manifestation.Quant à Helen Hanna, elle ne croit pas que le projet de bouclier antimissile américain reçoive l'appui de la majorité des Canadiens : « Placer des missiles dans l'espace est une façon très agressive de réagir et notre pays ne doit pas s'associer aux Américains pour la réalisation du projet.Les militants ont aussi demandé aux passants de signer une pétition, mais ils n'ont recueilli que peu de signatures.À Ottawa, Alexa Mc Donough, ex-leader du NPD, a demandé à Paul Martin de refuser toute participation canadienne au projet américain : « Le Canada a fait le bon choix en refusant de participer à la guerre contre l'Irak.Maintenant, il doit faire à nouveau le bon choix en refusant de s'associer aux Américains.» Avec la Presse Canadienne 3260934A . Quand j'étais Mack Jones STÉPHANE LAPORTE CHRONIQUE COLLABORATION SPÉCIALE stephane@stephanelaporte.com Ça fait beaucoup de choses à apprendre pour un petit cul de 8 ans.Bien sûr, Bertrand et moi, on s'était déjà lancé la balle en l'attrapant avec nos gants de baseball, mais j'ignorais tous les règlements.Qu'il y a neuf manches, qu'il faut trois retraits pour mettre fin à la demi-manche, que ça prend trois prises pour retirer un frappeur.Qu'une prise, c'est quand le frappeur swingue dans le beurre.Ou quand la balle est belle mais que le frappeur ne s'élance pas.Qu'une balle, ce n'est pas une vraie balle, c'est une balle mal lancée que le frappeur laisse passer.Que si le lanceur lance quatre balles, le frappeur peut aller au premier but.Qu'il y a quatre buts, le premier, le deuxième, le troisième et le marbre.C'est lorsqu'on atteint le marbre qu'on marque un point.Mon frère est en train de m'expliquer tout ça, lentement, avant que ne débute le premier match local des Expos à la télé.Je ne me souviens pas qu'il ait eu à m'apprendre les règlements du hockey.Il me semble les avoir toujours sus.Il y a une rondelle, il faut la mettre dans le but.C'est tout.Bien sûr il y a les hors-jeu et les punitions, mais on peut très bien jouer sans connaître ces subtilités.John Ferguson ne les a jamais sues ! Le baseball, c'est pas mal plus compliqué.Au hockey, on passe de la défensive à l'attaque en une fraction de seconde.Au baseball, ça peut prendre des heures avant que la défensive ne se présente à l'attaque.Parlez-en à Charlie Brown ! Mon frère continue mon initiation.Il est rendu aux positions : le premier but, le deuxième but, l'arrêt- court.L'arrêt-court, c'est un drôle de nom, mais je vais le retenir.Comme je vais retenir tout ce mon frère est en train de me dire.Pour toujours.Si j'avais écouté tout ce que mes professeurs m'ont enseigné avec autant d'attention, je serais Prix Nobel aujourd'hui.Le match commence.Les joueurs sautent sur le terrain.Plein de nouveaux noms à connaître.Au hockey, encore là, c'est facile.Les joueurs ont les mêmes noms que les élèves de ma classe : Béliveau, Richard, Tremblay.Mais là, les noms sont un peu bizarres : Coco Laboy, Jim Mudcat Grant, John Boccabella.Ils viennent d'ailleurs.Ils viennent de loin.Mais désormais, ils sont de chez nous.Ils jouent pour mon équipe.Pour ma ville.Pour Montréal.Je regarde le match avec mes crayons de couleur autour de moi.J'essaie de dessiner le logo des Expos.J'ai de la misère.Je n'y arrive pas.Je n'arriverai jamais à en faire un aussi beau que celui du Canadien.Mack Jones est au bâton.Il frappe la balle de l'autre côté de la clôture.Mon frère me l'a dit.C'est un circuit ! Il peut faire le tour des buts sans se faire toucher.C'est le premier à domicile de l'histoire des Expos.Mack Jones est mon héros.Je veux être lui.Le match terminé, tous les petits culs du voisinage se retrouve dans la ruelle.Avant, l'été, on jouait aux cow-boys et aux Indiens.C'est fini.Maintenant on va jouer au baseball.On va jouer aux Expos.Je vais passer mon été en dessous de la corde à linge des Lacombe.C'est le champ gauche.Et je suis Mack Jones.Je ne suis pas le seul à tripper sur Mack Jones.C'est la première idole de notre équipe de baseball.Il a tellement de fans que les gradins du champ gauche, au parc Jarry, ont été rebaptisé Jonesville.Nous sommes en 1969, en plein coeur des luttes raciales aux États-Unis.Un an plus tôt, le pasteur Martin Luther King a été assassiné.Et voilà qu'une ville blanche comme le lait se passionne pour un joueur de couleur.Et voilà qu'un petit cul de 8 ans ajoute à ses héros, tout juste après Béliveau, un grand Noir d'Atlanta : Mack Jones.L'Expo 67 aura ouvert Montréal sur le monde.Les Expos de Montréal auront agrandi cette ouverture.Ils auront permis aux Montréalais d'encourager des Dominicains, des Texans, des Portoricains, des Cubains.Bien sûr, ils auraient pu, en retour, s'impliquer davantage dans notre communauté.Certains l'ont fait.Et on les a aimés.On les a appelés nos Amours.Même s'ils n'étaient pas comme nous.Je n'ai jamais été raciste de ma vie.Jamais compris comment on pouvait l'être.Quelle est la différence entre la couleur de la peau et la couleur des yeux ?Est-ce qu'on refuse de louer sa maison à quelqu'un qui a les yeux bruns?Si c'est con pour les yeux, c'est con pour la peau aussi.On est tous égaux.Et tous différents.Et si je pense ainsi, c'est peut-être parce que, à 8 ans, je me suis pris pour Mack Jones pendant tout un été.Pour plusieurs, cette semaine, Montréal n'a perdu qu'une équipe de baseball.Ce n'est pas important.Pour moi, cette semaine, Montréal a perdu beaucoup plus.Montréal a perdu un peu de sa culture.Et c'est aussi grave que si Montréal avait perdu son orchestre symphonique.Il y a des vies, des enfances qui se sont modelées au rythme de ce sport et de ces joueurs.Il y a des pères et des fils qui se sont rapprochés en regardant jouer les Expos.Il y a des après-midi gris de ma vie qui ont passé plus rapidement en écoutant Jacques Doucet décrire unmatch.La mort d'une passion, c'est toujours tragique.Même si la passion était fatiguée.Car la vie est faite de cycles.Et c'est sûr qu'un jour, elle serait revenue.Avec une série de victoires, avec une course aux championnats, tout Montréal aurait rempli le stade.Et ce serait reparti.Maintenant, il est trop tard.Il faudra trouver autre chose.Merci, Mack Jones ! Merci, les Expos ! Bourque se prépare aux élections ÉMILIE CÔTÉ Bourque is back, a proclamé le chef de l'opposition officielle de Montréal, hier, aux 600 délégués présents au conseil d'orientation de Vision Montréal.« C'est aujourd'hui que nous entamons une bataille que nous allons mener jusqu'aux élections.» Réunis à l'Université de Montréal, les délégués de Vision Montréal ont unanimement réitéré leur confiance au chef de leur parti, Pierre Bourque.« Le combat que nous allons mener est un vaste chantier, a-t-il déclaré.Nous avons une ville à rebâtir.» Dans son allocution, Pierre Bourque a une fois de plus dénoncé la résolution de l'administration Tremblay-Zampino visant à créer un comité de travail pour déterminer le cadre électoral du prochain scrutin municipal.Dès demain, le chef de l'opposition entend faire parvenir au Directeur général des élections une pétition d'au moins 500 signatures (le nombre minimum requis) afin de provoquer des consultations publiques.Il craint que la résolution ne mène à l'abolition des districts électoraux au profit d'une élection des conseillers au suffrage universel.Rappelons que le groupe de travail en question doit consulter les élus et se prononcer, d'ici le 1er décembre, sur le nombre de conseillers d'arrondissement, la division du territoire et le mode électoral.C'est toutefois le ministre des Affaires municipales qui décidera en dernier lieu du mode électoral, d'après les recommandations du comité.Dans son allocution, Pierre Bourque a rappelé « le climat d'illégitimité » qui règne à l'hôtel de ville.« Depuis le 20 juin, 10 conseillers y siègent, alors que leurs propres citoyens ont dit : non, on ne veut pas de Montréal.(.) Il faut accélérer le processus électoral le plus vite possible pour retrouver la légitimité perdue.» Le chef du parti Vision Montréal a également déploré le projet d'un conseil d'agglomération, ainsi que le développement économique de Montréal.« Depuis les dernières élections, cette ville souffre de fouillis et d'inaction économique.Le maire Tremblay n'a coupé les rubans que de nos projets.» Au cours des prochaines semaines, Vision Montréal compte s'assurer que la loi fixant le cadre électoral soit claire.L'étape suivante sera de choisir les candidats aux prochaines élections, puis le parti tiendra un autre congrès pour définir sa plate-forme électorale.Nouveau président Depuis hier, Vision Montréal peut à nouveau compter sur un président.Il s'agit de Michel Tourangeau, avocat qui pratique le droit commercial et immobilier.Il est originaire de l'est de Montréal, où il a été membre de plusieurs organisations.Chèque à l'ordre de : UNICEF - Secours aux sinistrés d'Haïti Visa Master Card American Express No de carte de crédit : Date d'expiration : Signature : Nom : Adresse : Ville : Province : Code postal : ___________ Téléphone : ( ) Courriel : ______________ Composez le 1 877 955-3111 www.unicef.ca Pour chaque enfant Santé, Éducation, Égalité, Protection Voici mon don de: 50 $ 100$ 200$ 1000 $ ou $ No d'enregistrement : 122 680572 RR0001 04EM4-LP1-S UNICEF Québec, 4474, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2J 2L1 Secours aux sinistrés La tempête tropicale Jeanne a semé la désolation en Haïti.Les sans-abri et les blessés ont désespérément besoin de notre aide.L'UNICEF distribue actuellement du matériel de première nécessité dans la région pour aider les enfants à faire face à la crise.OUI, je veux aider les enfants en danger.UNICEF/HQ95-0637/ NICOLE TOUTOUNJI Veuillez envoyer votre don dès aujourd'hui.Haïti 3260625A COMMANDITES Le PC s'indigne à son tour ÉMILIE CÔTÉ Après le Bloc québécois, l'aile québécoise du Parti conservateur du Canada s'indigne à son tour du fait que les libéraux aient obtenu 1,5 million $ des agences de publicité qui ont trempé dans le scandale des commandites.« C'est beaucoup d'argent, mais c'est surtout l'argent des contribuables, a dénoncé Josée Verner, lieutenante politique du Parti conserv a t e u r au Qu é b e c.L e gouvernement avait promis de ne pas faire campagne avec de l'argent sale et il l'a fait quand même.C'est inacceptable.» Hier matin, La Presse faisait état de deux vérifications comptables effectuées par des firmes mandatées par les libéraux.Les vérifications, affichées jeudi sur le site Internet du PLC, indiquent les sommes totales versées au parti par les agences mises en cause dans le rapport de la vérificatrice générale Sheila Fraser.Samson Bélair Deloitte & Touche a déterminé que l'aile québécoise du PLC avait empoché 800 000$ entre 1997 et 2003.Quant à la section nationale, elle encaissé 700 000 $, d'après la firme Pricewaterhouse Coopers.« Jean Lapierre avait dit lui-même que ça sentait le poisson pourri dans le réfrigérateur, souligne Mme Verner.Mais au fur et à mesure que les travaux de la commission Gomery avancent, les libéraux font flotter cette odeur abjecte sur l'ensemble de leur gouvernement.(.) Nos pires soupçons se confirment de semaine en semaine dans ce scandale.» On ne digère pas que les libéraux ne retourneront les dons des entreprises impliquées dans le scandale des commandites que si les dirigeants sont reconnus coupables d'accusations criminelles.«Ils avaient promis de rembourser et ils reculent en trouvant des faux-fuyants pour retarder le moment où les gens auront à rembourser, dit Mme Verner.Le temps presse.Si les libéraux veulent se montrer dignes de gouverner, ils doivent faire preuve à tout prix de transparence.» Il a été impossible de recueillir les réactions du Nouveau parti démocratique, qui n'a pas rappelé La Presse.Quant au Bloc québécois, rappelons que le député Benoît Sauvageau a exigé que le Parti libéral place 1,5 million $ dans une fiducie afin de respecter sa promesse de ne pas utiliser « l'argent souillé » par le scandale des commandites. Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.NNUUMMÉÉRROO NNUUMMÉÉRROO TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): PPaarrttiicciippaattiioonn ggrraattuuiittee CCoommpplléémmeennttaaiirree:: 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 GAGNANTS LOTS CCoommpplléémmeennttaaiirree:: CCoommpplléémmeennttaaiirree:: (3344) 22000044-1100-0022 22000044-1100-0022 TTiirraaggee dduu 22000044-1100-0022 TTiirraaggee dduu 22000044-1100-0011 TTiirraaggee dduu 22000044-1100-0011 (3322) 22000044-1100-0022 22000044-1100-0022 (0066) 14 369 994 $ 77 550000 $$ 55 , ,0000 $$ 6655 229955, ,1100 $$ 22 443311, ,2200 $$ 114444, ,8800 $$ 1100, ,0000 $$ 1100, ,0000 $$ SOYEZ TOUJOURS GENTILS AVEC CEUX QUI JOUENT AU OTS: 10ans plus tard, bien des mystères subsistent OTS suite de la page A1 « Ça me fait de la peine qu'on ait embarqué 11 enfants dans ces drames.Lundi matin, 10 années se seront écoulées depuis la première tragédie de l'Ordre du Temple solaire, qui fit 53 victimes, dont 12 Québécois, à Morin Heights, dans les Laurentides, et à Cheiry et Salvan, en Suisse.Devenue secrétaire de l'Association internationale de défense des victimes de l'OTS, Mme Jaton dit que les familles des victimes ont cherché longtemps un ou des coupables : « Tous ceux qui savaient et n'ont rien dit, tous ceux qui connaissaient les installations de mise à feu et qui n'ont pas averti police ou autorités, ceux qui sans doute ont récolté du bois, préparé le feu, ceux qui ont profité des grandes propriétés et de l'argent des petits frères, ceux-là ne pensent qu'à eux, c'est sans doute cela leur liberté, pas un instant ils n'ont pensé aux 11 enfants qui avaient une vie à vivre et qui ne sont plus que poussière.Ils voient pourtant bien que le monde ne va pas mieux depuis qu'ils ont laissé commettre ces meurtres.Car c'est bien de cela qu'il s'agit, puisque tout était arrangé dans les textes, prévu pour le grand départ sur Sirius.» La secte de Luc Jouret et Jo Di Mambro a connu trois drames, chaque fois un mélange de suicides collectifs et d'assassinats, faisant un total de 74 victimes : d'abord, le drame d'octobre 1994 ; puis, en décembre 1995, 16 personnes trouvées carbonisées à Saint-Pierre-de-Chérennes, dans le Vercors, en France ; et enfin en mars 1997, cinq victimes, dont une Québécoise, dans l'incendie d'une maison, à Saint-Casimir-de- Portneuf.Le matin du 4 octobre 1994, à 5 h 01, un appel téléphonique déclenche un incendie dans une maison de Morin Heights.On découvre en matinée les corps carbonisés de Colette et Jerry Genoud, qui se sont suicidés en avalant des médicaments.Puis la police trouvera les corps d'Antonio Dutoit, de sa femme, Nicky, et de leur bébé, Christopher.Tous les trois avaient été poignardés quelques jours plus tôt par deux membres de la secte, qui ont eux-mêmes péri dans les deux autres incendies de cette journée tragique, en Suisse.En effet, en fin d'après-midi du 4 octobre 1994, des incendies provoqués par trois appels téléphoniques, à 17 h 12, 18 h 11 et 18 h 12 (heures de Montréal) embrasent la ferme du petit village suisse de Cheiry.Puis un incendie enflamme des chalets dans un autre village, Salvan, à 21 h.Au total, 48 personnes meurent (23 à Cheiry et 25 à Salvan), dont neuf Québécois: le maire de Richelieu, Robert Ostiguy, et sa femme, Françoise; la journaliste du Journal de Québec Joce-Lyne Grand'Maison ; Robert Falardeau, chef de la secte au Québec ; Jean-Pierre Vinet, ex-cadre d'Hydro-Québec, sa compagne, Pauline Lemonde, et leur fille, Annie Brunnel ; Martin Germain, un électricien de Québec, qui a réalisé le système de mise à feu, et sa femme, Cécile.On retrouvera une vidéo dans les décombres à Salvan.Jo Di Mambro a filmé les membres de la secte partageant leur dernier repas et buvant le poison mortel qui tuera les 25 personnes.Aujourd'hui, le drame de l'OTS n'est pas terminé sur la scène judiciaire.Le chef d'orchestre franco-suisse Michel Tabachnik, âgé de 60 ans, est poursuivi pour participation à une association de malfaiteurs.Son procès a débuté en 2001 à Grenoble.L'accusation lui reproche d'avoir inspiré, avec ses « enseignements doctrinaux », une « dynamique d'homicides » aux adeptes de la secte.Après une audience en juin dernier, au cours de laquelle un complément d'enquête a été demandé, l'issue du procès a été fixée définitivement à juin 2005.Mme Jaton regrette qu'on n'ait pas « trouvé les vrais responsables» des massacres.« La police a-t-elle trouvé les bons éléments et les vrais coupables?demande-t-elle.J'en doute fort.Pour ma part, il y a encore des assassins qui courent quelque part.» Elle comprend pourquoi les exadeptes ne se mobilisent pas pour découvrir la vérité.« Ils n'ont pas dérogé à la règle de mutisme total vis-àvis de l'extérieur tant l'endoctrinement était fort, lourd, total, absolu, dit-elle.Nous avons fait citer une douzaine de témoins au procès de Michel Tabachnik.Nous avons demandé à plusieurs de fournir un témoignage, mais ils ont déménagé, sont inatteignables, en vacances, malades, loin des préoccupations des familles des victimes.Ils ont perdu 74 amis, mais ils ne veulent pas savoir pourquoi ni dire comment.» De son côté, Hermann Delorme, exmembre québécois de l'OTS, qui a quitté la secte deux ans avant le premier drame, mène une vie calme depuis.Après avoir écrit un livre sur son expérience, Crois et meurs dans l'OTS, il s'est réorienté vers l'importexport de couteaux de luxe français, qu'il vend par Internet aux Américains.Interrogé sur ce qu'il retient de son passage dans l'OTS, il dit ne plus avoir d'émotions liées à cela.« Juste des souvenirs, dit-il.On en parle avec des amis.Ce sont des épisodes de vie tellement intenses que nos proches n'oublient pas ça.Mon expérience a été positive.J'ai mieux compris pourquoi les gens cherchent ce genre de communautés.Tout le monde a besoin d'une base sur laquelle travailler.C'est attirant pour les gens.Ça comble un besoin.Quand des gens sont fragiles, ils ont besoin d'avoir des réponses.» 682-4050 (450) www.acuralaval.com 2500, boul.Chomedey, Laval Location de 48 mois taxes en sus, transport et préparation en sus, 24 000 km par année, comptant ou échange équivalent EL 05 (2 895$).MDX 05 (5 955$).TL 05 (6 995$).RSX 05 (4 195$).Valeur résiduelle garantie.Détails sur place.(1) Détails sur place.Les modèles offerts peuvent différer de la photographie.ACURA RSX 2005 ACURA EL 2005 NOS 2005 SONT ARRIVÉS ! 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C'est un fait remarquable Vos enfants, conjoint(e)s et petits-enfants qui vous aiment DEPUIS 50 ANS LISE DUPUIS ET RAYMOND SIMARD sont dans les bras l'un de l'autre FÉLICITATIONS ET MERCI POUR L'EXEMPLE Tous ceux qui vous aiment.PAUL DUBÉ HEUREUX 95 ANS! Francine, Monique et Jacques, tes 9 petits-enfants et 20 arrière-petits-enfants qui t'aiment très fort.40e ANNIVERSAIRE DE MARIAGE GINETTE RIENDEAU ET ANDRÉ VADEBONCOEUR Félicitations et tous nos voeux de bonheur! Josée, Chantal, Mimi et Harold ANDRÉE (NÉE BOURGEAU) ET JEAN BLEAU Félicitations pour ce 50e ANNIVERSAIRE DE MARIAGE (9 octobre) Vos enfants, leurs conjoints et vos petits-enfants.JULES ET MIREILLE LEBLANC Félicitations pour votre 50e ANNIVERSAIRE DE MARIAGE Vos enfants, Pauline, Robert, Pierre et vos petits-enfants qui vous aiment beaucoup. POLITIQUE Repas complet pour l'Action de Grâces \u2014 2,29$ NOTRE 112e ANNÉE DE SERVICE À MONTRÉAL Nous avons besoin de votre aide pour servir notre repas de l'Action de Grâces et procurer des repas chauds additionnels ainsi que d'autres services essentiels cet automne aux personnes démunies, sans abri et qui souffrent, dans la région de Montréal.Pour seulement 2,29 $, vous pouvez procurer un repas chaud ou un abri sécuritaire et une aide qui pourraient être le point de départ pour une nouvelle vie.S'il vous plaît, aidez-nous à donner de la nourriture et des soins à ceux qui ont faim, aux sans-abri et à ceux qui souffrent, en postant votre don dès maintenant.\" 22,90$ pour aider 10 personnes \" 45,80$ pour aider 20 personnes \" 68,70$ pour aider 30 personnes \" 91,60$ pour aider 40 personnes \" 229$ pour fournir 100 repas ou des services essentiels \" $ pour aider autant de personnes que possible Pour facturer votre don sur votre carte de crédit veuillez composer le (514) 523-5288.VEUILLEZ JOINDRE ET EXPÉDIER AVEC VOTRE DON DÈS MAINTENANT Les montants mentionnés sont des coûts moyens et comprennent les frais de préparation et de service des repas.Un reçu d'impôt sera émis pour tout don de 10$ et plus.Nom Adresse Ville/Prov./Code Postal Téléphone( ) Courriel Veuillez faire votre chèque payable à: LA MISSION BON ACCUEIL C.P.894, Succursale St.-Jacques, Dépt.404309 Montréal QC H3C 2V8 Situé au: 1490 rue Saint-Antoine Ouest www.mbawhm.com Le numéro d'enregistrement de la Mission Bon Accueil, un organisme de charité, est le BN10819 5215 RR0001.App.Conseil de la souveraineté: la liste des obstacles est longue NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 Il reste encore plusieurs obstacles sur la route de la souveraineté du Québec, ont constaté hier les membres du Conseil de la souveraineté du Québec.Lors d'une réunion du Conseil tenue à Québec, une brochette d'experts et de spécialistes ont en effet dressé une liste des difficultés que le mouvement souverainiste devra vaincre avant de faire du Québec un État indépendant.Les souverainistes doivent d'abord faire face à une offensive fédérale qui s'est intensifiée depuis le référendum de 1995, a signalé Micheline Labelle, sociologue à l'université du Québec à Montréal (UQAM).« L'offensive fédérale majeure passe notamment par la promotion de la citoyenneté canadienne.On consolide de plus en plus l'appartenance canadienne », a noté Mme Labelle.Le juriste Pierre Noreau, de l'Université de Montréal, a pour sa part signalé que l'indifférence d'un grand nombre de Québécois face à la chose politique n'aide pas la cause.« Il y a un paquet d'indécis, de gens qui haïssent les politiciens, qui sont peu informés, qui sont loin des partis politiques et qui ont peu d'intérêt pour l'actualité.Dans Vanier, ces gens n'ont pas voté pour l'Action démocratique, ils ont voté pour un poste de radio », a dit M.Noreau.Pour Mme Lorraine Guay, du mouvement Solidaires d'abord, les femmes ont toujours connu beaucoup de difficultés avec les tenants de la souveraineté.Les trois chefs du Comité du Oui en 1995 étaient des hommes, a rappelé Mme Guay.« Le Parti québécois est très traditionnel dans ses rapports avec les femmes et les groupes sociaux en général.Il faut que toute la société participe pour amener le peuple vers la souveraineté », a-t-elle dit.Pierre Paquette, député bloquiste de Joliette à Ottawa, a noté que l'option indépendantiste a été pendant trop longtemps le projet du seul Parti québécois.« La situation a évolué et il y a maintenant plus de souverainistes que de péquistes.Mais il faut éviter de repéquiser le projet souverainiste », a dit le député Paquette.À cet égard, le député péquiste de Borduas à l'Assemblée nationale, Jean-Pierre Charbonneau, a invité le Conseil de la souveraineté à s'ouvrir aux autres formations et groupes politiques de gauche qui sont souverainistes, comme l'Union des forces progressistes ou l'Option citoyenne de Mme Françoise David.Le juriste et constitutionnaliste Maurice Arbour, de l'Université Laval, a noté pour sa part qu'un Québec indépendant aura besoin de la reconnaissance diplomatique des pays étrangers, si le reste du Canada refuse d'accepter la sécession québécoise.Pour obtenir cette reconnaissance internationale, il faudra que le Québec prouve qu'il est viable et qu'il exerce effectivement le plein contrôle de son territoire, a fait valoir Me Arbour.L'auteur-compositeur-interprète Paul Piché a mis en évidence pour sa part le pessimisme et le manque de confiance de plusieurs Québécois face à l'avenir.Il faudra vaincre ce pessimisme pour que le Québec ait enfin accès à sa liberté, selon M.Piché.Pour Robert Laplante, directeur de la revue L'Action nationale, un gouvernement souverainiste élu devrait faire un « geste de rupture » en rédigeant une constitution provisoire.Le référendum qui pourrait alors être tenu ne serait pas consultatif, mais constituerait une ratification du travail du gouvernement.Clôturant le débat, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a insisté sur les gestes qu'un éventuel Québec indépendant pourrait accomplir.Un Québec souverain pourrait par exemple investir massivement dans les énergies comme l'hydro-électricité et l'éolien sans avoir à assumer sa part des 72 milliards de dollars qu'Ottawa a investis dans des énergies polluantes, nucléaires ou pétrolières, a fait valoir M.Duceppe.À cet égard, pourquoi un Québec souverain ne ferait-il pas construire des plate-forme éoliennes dans ses chantiers navals des Méchins ou de Lévis ?a demandé M.Duceppe.M.Duceppe a aussi reproché à Ottawa d'avoir acheté de vieux sous-marins « rouillés » à la Grande-Bretagne.Il n'y aura pas de tels sous-marins dans un Québec souverain, a-t-il conclu.y paraît que ça revient DU 29 SEPTEMBRE AU 3 OCTOBRE PLACE BONAVENTURE Habitat 2005 Une maison de trois étages influencée par l'architecture d'Habitat 67 et meublée entièrement par la Baie.Scènes d'intérieur Une cuisine et une salle de bain de rêve 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humanitaire pour les sinistrés de l'ouragan Ivan, a déclaré la ministre Carroll.Nous donnons suite à notre engagement d'aider les populations des Caraïbes à se relever de cette tragédie en soutenant aussi là-bas les efforts de reconstruction.» Ce soutien sera accordé dans les Caraïbes orientales, notamment à la Grenade (4,5 millions) et à la Jamaïque (2 millions).Ces sommes serviront à la reprise économique et à la relance des activités agricoles.Ces fonds s'ajoutent aux 2 millions $ accordés récemment pour fournir des secours aux populations de la Grenade, de Cuba et de d'autres pays touchés.L'OACI versera également 1 million$ au Programme alimentaire mondial (PAM).Ce financement servira à soutenir les activités du PAM aux Gonaïves et à Port-de-Paix, en Haïti, qui ont été les régions les plus durement touchées par les inondations provoquées par la tempête tropicale Jeanne.Ce soutien s'ajoute à la contribution de plus de 2 millions$ que le Canada a déjà donnée pour secourir la population d'Haïti. Deux millions de fillettes excisées EXCISION suite de la page A1 Ba est terrorisée.La foire et les rêves de cadeaux ont disparu, engloutis par la peur.Personne ne lui a jamais parlé d'excision.Elle n'a que 6 ans et elle ne comprend rien à ces histoires de femmes.Puis vient son tour.Sa tante la traîne jusqu'aux toilettes.Elle voit des femmes qui s'agitent.On lui enlève sa jupe puis elle entre, nue, dans une petite pièce au plancher de ciment et aux murs en terre séchée.Dans le coin, une plaque de métal dissimule à peine le trou où les gens font leurs besoins.Une vague odeur d'excréments flotte dans l'air.Deux femmes couchent Ba sur le sol mouillé et la tiennent fermement, jambes écartées et bras audessus de la tête.Le regard halluciné par la peur, elle voit la lame de rasoir briller dans la main de l'exciseuse.D'un geste vif, l'exciseuse tire sur le clitoris de Ba et le sectionne.Son sang gicle et la douleur la submerge.Elle se met à hurler : « Qu'est-ce que vous faites ?Laissez-moi, laissez-moi, vous me tuez ! » La lame de l'exciseuse s'abat de nouveau et tranche une partie des petites lèvres.C'est fini.L'opération n'a duré que quelques secondes.L'exciseuse jette de l'eau sur les plaies vives, applique une poudre, puis elle noue un morceau de tissu sur les organes mutilés de Ba, qui sort péniblement de la toilette, soutenue par une femme.Pendant que Ba se repose au fond de la cour avec les autres petites filles, la femme continue son travail.Ce matin-là, elle en excisera huit.Maïmouna Ly est fière de son travail.Chaque opération lui rapporte 1250 francs CFA (3 $) et une barre de savon.Sa mère est elle aussi exciseuse, et sa renommée dépasse les frontières du Mali.Elle est connue et respectée en Afrique de l'Ouest.Maïmouna et ses cinq soeurs suivent sa trace.Maïmouna a 34 ans et elle a commencé son métier à l'âge de 20 ans.Comme ses soeurs.Les affaires sont florissantes.« En un mois, dit-elle, je peux exciser 50 filles.» Que pense-t-elle des associations féminines qui combattent l'excision et demandent que cette pratique soit illégale?Maïmouna hausse les épaules.Un sourire dédaigneux flotte sur ses lèvres.«L'organe féminin, ça pousse, ça grandit et ce n'est pas beau, explique-t-elle.J'ai connu un femme qui avait un clitoris tellement gros qu'il s'est fendu en deux.» Ba, assise un peu à l'écart, le regard fiévreux, est sourde aux conversations des adultes.De grosses larmes coulent sur ses joues.Elle essaie courageusement de ravaler sa peine mais elle n'arrive pas à surmonter le choc de l'opération.L'exciseuse se penche sur elle et agite ses mains au-dessus de sa tête en lançant des incantations.Ba ne réagit pas.Sa tante prend la main de Ba, qui se lève doucement et marche les jambes écartées pour ne pas attiser la douleur.Pendant que les femmes dansent et chantent le courage de leurs filles au son d'un tam-tam improvisé, la porte de la cour se referme lourdement sur Ba.Au Mali, 90% des femmes sont excisées.3255023 6570, rue Saint-Hubert, Montréal (514) 276-3701 L'INCONTOURNABLE POUR CET AUTOMNE ET CET HIVER.CHRISTIANO DI THIEME - D'ITALIE SIMON - D'ITALIE PELLE XAVIER - ESPAGNE LUHTA - SCANDINAVIE LABELLE FOURRURE - CANADA 50% d'escompte sur les manteaux de laine de cachemire-Shearling Fourrure - Accessoires - Sur marchandises sélectionnées POUR TOUS LES GOÛTS ET BOURSES Financement disponible Collection unique de foulards en fourrures Nous reprenons vos vieilles fourrures en échange.Ouvert 7 jours COLLÈGE FRANÇAIS Le collège privé québécois d'influence française INSTITUTION PRIVÉE MIXTE Journée PORTES OUVERTES Venez nous voir, on vous attend! 1340, rue Nobert, Longueuil 450 679-0770 DDiimmaanncchhee 33 ooccttoobbrree 22000044, , ddee 1133 hh àà 1166 hh Camp d'évaluation pour le sport-études SOCCER samedi 2 octobre 2004 à 9h00 Un choix de plusieurs profils : - Régulier - Enrichi scientifique - Enrichi linguistique - Enrichi artistique - Enrichis sportifs Sport-études: soccer - escrime Concentrations: hockey, volleyball, soccer Secondaire 1 Rive-Sud EXAMENS D'ADMISSION 2 octobre 2004 à 13h00 / 16 octobre 2004 à 9h00 23 octobre 2004 à 9h00 / 13 novembre 2004 à 9h00 Préscolaire Primaire Secondaire Transport 3260964A ford.ca mère soeur grand-mère tante fille nièce cousine petite-fille épouse Vous connaissez très bien les raisons pour lesquelles on vous demande de courir.Le cancer du sein peut s'abattre à l'improviste sur une personne qui vous est chère.Voilà pourquoi, en tant que commanditaire national, Ford invite tous et chacun à participer, le dimanche 3 octobre, à la Course à la vie CIBC afin d'aider à financer les travaux qui permettront un jour de freiner cette maladie.1 87 7 9 9 0 - 7 1 7 1 3258700A Maint ena n t aLAVAL M ega - C entr o tre Dame Importateurs d'articles menagers de qualite GRAND SOLDE DOUVERTURE! 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Offre valide du 3 au 10 octobre 2004 seulement Affrontements à Port-au-Prince : 14 morts STEVENSON JACOBS ASSOCIATED PRESS PORT-AU-PRINCE, Haïti \u2014 Des Haïtiens demandant le retour du président Jean-Bertrand Aristide, évincé du pouvoir en février dernier, ont lancé des pierres et tiré des coups de feu en l'air hier alors que les violences de ces derniers jours à Port-au-Prince ont fait au moins 14 morts.Trois hommes politiques pro- Aristide ont dû se terrer dans les locaux de la Radio Caraïbes après leur passage à l'antenne, affirmant que des policiers s'apprêtaient à les arrêter à la sortie pour port d'arme illégal.Environ 15 officiers avaient encerclé le bâtiment.« Nous sommes venus pour dire qu'il est nécessaire de faire la paix », a déclaré l'ancien sénateur Gérard Gilles à l'Associated Press à l'intérieur de la radio.« Mais le gouvernement a envoyé la police pour nous encercler.Nous sommes retenus en otages.Si la communauté internationale accepte cette situation, nous ne savons pas ce qu'il va se passer.» Au moins cinq hommes ont été tués vendredi par des bandits armés devant le domicile d'un chef de quartier anti-Aristide dans le bidonville Village-de- Dieu, ont affirmé des habitants hier.La police a également ouvert le feu sur une manifestation pacifique des partisans d'Aristide dans le quartier Bel-Air vendredi, tuant deux jeunes hommes, a indiqué Anne Sosin, qui surveille le respect des droits de l'homme en Haïti pour l'Institut de la justice et de la démocratie.Un civil, deux chefs de gang et quatre policiers, dont trois ont été décapités, ont également trouvé la mort depuis le début des violences jeudi.« Les partisans d'Aristide ont lancé une opération de guérilla urbaine qu'ils appellent Opération Bagdad », a expliqué le militant des droits de l'homme Jean-Claude Bajeux.«Les décapitations imitent celles perpétrées en Irak et visent à mettre en évidence l'échec de la politique américaine en Haïti.» Jean-Bertrand Aristide, en exil en Afrique du Sud, a accusé des agents des États-Unis de l'avoir kidnappé alors qu'il quittait le pays à bord d'un jet américain le 29 février sous la pression de révoltes meurtrières.Le gouvernement américain a toujours soutenu qu'Aristide était parti de son propre chef.Le parti Lavalas du président déchu a entamé trois jours de commémoration du coup d'État de 1991 qui a renversé le premier gouvernement Aristide.Il demande la fin de « l'occupation » et de « l'invasion » par les troupes étrangères, faisant référence à la force militaire menée par les États-Unis.LE TOUR DU GLOBE Pakistan Émeutes après l'attentat de vendredi Attentats en Inde: au moins 44 morts IRAK Une dette de 120 milliards La dette extérieure de l'Irak, qui fait l'objet de négociations au sein du G7 finances cette semaine, est estimée à quelque 120 milliards de dollars, et est concentrée à hauteur de plus du tiers entre les mains des pays du club de Paris, dont la France, l'Allemagne, la Russie et la Grande- Bretagne.La dette \u2014 hors réparations dues après l'invasion du Koweït, qui font l'objet d'un régime particulier\u2014 s'élève à environ 120 milliards de dollars, selon les estimations du Fonds monétaire international (FMI).Vis-à-vis des membres du club de Paris (Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Danemark, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Irlande, Italie, Japon, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Russie, Suède, Suisse), elle atteint une quarantaine de milliards de dollars, dont 21 milliards en principal et le reste en intérêts.AFP AFGHANISTAN Prévention antiterroriste Vingt-cinq terroristes présumés suspectés de liens notamment avec Al-Qaeda ont été interpellés hier par les services de renseignement afghans à Kaboul, une semaine avant l'élection présidentielle du 9 octobre, a annoncé la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF).« Très tôt ce matin, dans le quartier de Pol-e-Charki, une opération des services de renseignement afghans, assistés par les forces de la coalition et de l'ISAF, a abouti à l'arrestation de 25 personnes ayant des liens présumés avec les talibans, Al-Qaeda et le Hezb-i-Islami » de Gulbuddin Hekmatyar, a déclaré un porte-parole de l'ISAF, le capitaine de corvette Ken Mac- Killop, lors d'un point de presse à Kaboul.AFP ESPAGNE Chef de la droite Six mois après sa déroute surprise aux législatives de mars, le Parti populaire espagnol (PP, droite) a élu hier soir par 98,37% des voix Mariano Rajoy comme président, qui s'est dit « prêt à gouverner à tout moment ».« Je suis ici parce que je veux gagner les prochaines élections générales» en 2008, a lancé M.Rajoy, unique candidat, aux quelque 3000 délégués du XVe congrès national du PP réunis à Madrid.AFP PAYS-BAS Manif sociale Entre 150 000 et 250 000 personnes ont défilé hier dans les rues d'Amsterdam pour protester contre les réformes des retraites et de la sécurité sociale préparées par le gouvernement néerlandais de centre-droite.C'est la plus grosse manifestation antigouvernementale depuis 20 ans aux Pays-Bas, selon la police.Dans une ambiance de carnaval, les manifestants ont convergé vers deux places du centre de la capitale à l'appel des principales confédérations syndicales du pays.La porteparole de la police Elly Florax a elle- même déclaré qu'il s'agissait de la plus grosse manifestation à Amsterdam depuis les protestations antinucléaires des années 80.AP ASSOCIATED PRESS GAUHATI, Inde \u2014 Une série d'attentats à la bombe et de fusillades ont fait au moins 44 morts et des dizaines de blessés dans deux États du nord-est de l'Inde hier, a annoncé la police.En tout, neuf attaques ont été perpétrées au Nagaland et en Assam, ont affirmé à l'Associated Press des policiers des deux États.D'abord, deux bombes de forte puissance ont explosé à quelques minutes d'intervalle dans la ville de Dimapur, la première dans la gare, la seconde sur un marché.Vingt-six personnes ont été tuées et 84 autres blessées, a rapporté Neiphiu Rio, ministre-gouverneur de l'État du Nagaland, après s'être rendu sur les lieux.Selon lui, la gare était bondée au moment de l'explosion, en revanche le marché était quasiment vide.« On ne peut pas dire qui est responsable, c'est encore trop tôt », a-t-il déclaré par téléphone en ajoutant que le double attentat n'avait pas été revendiqué.Quelques heures plus tard, dans l'État voisin d'Assam, sept autres attentats ont coûté la vie à 18 personnes.Le plus meurtrier s'est produit dans la petite ville de Makri Jhoda.Des assaillants ont ouvert le feu sur une place de marché bondée, tuant 11 personnes et en blessant des dizaines d'autres, selon le commissaire L.R.Bishnoi.Puis ils ont tué quatre autres personnes en quittant les lieux, a-t-il ajouté.L'Assam et les petits États fédérés voisins du nord-est de l'Union indienne sont le théâtre depuis plusieurs années d'une agitation de nature ethnique et séparatiste.Le gouvernement indien est actuellement en négociation avec une des deux factions séparatistes, et des accords de cessez-le-feu ont été signés en 1997.Avant cette date, le conflit au Nagaland avait fait plus de 15 000 morts.PHOTO AFP Des bâtiments publics ont été attaqués et des motocyclettes incendiées hier à Sialkot (est du Pakistan), où des émeutes ont éclaté au lendemain de l'attentat qui a fait au moins 30 morts dans une mosquée chiite de la ville, ont raconté des témoins.Une foule en colère de quelque 2000 jeunes chiites, armés de fusils, de barres de fer et de bâtons, a violemment manifesté, exigeant l'arrestation des responsables de l'attentat.Des manifestants ont incendié le bureau du maire de Sialkot et des voitures et on a assiégé un commissariat de police.Samarra tombe aux mains des Américains malgré des poches de résistance NED PARKER AGENCE FRANCE-PRESSE SAMARRA, Irak \u2014 La ville rebelle de Samarra était largement aux mains des forces américano-irakiennes hier après une offensive sanglante, alors qu'un autre bastion sunnite d'Irak, Falloujah, a été visé par de nouveaux raids.Lors d'une visite à Samarra, à 125 km au nord de Bagdad, le ministre de l'Intérieur, Falah al-Nakib, accompagné du général John Batiste, commandant de la 1re Division d'infanterie américaine, a déclaré que la ville avait été «nettoyée des mauvais éléments et des terroristes ».« Les Irakiens commencent ainsi à contrôler leur pays », a-t-il dit.Le ministre a affirmé que la rébellion comprenait des « Iraniens, des Syriens, des Yéménites, des fedayine (ex-miliciens de Saddam Hussein), des éléments de Tawhid wal Jihad (groupe de l'islamiste jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui) et de criminels libérés par l'ex-régime en 2002 ».À Bagdad, Ibrahim Marouf, un porte-parole officiel irakien, a déclaré que le gouvernement se penchait déjà sur la reconstruction de la ville après avoir « repris le contrôle de Samarra à l'exception de quelques poches de résistance ».Quelque 3000 soldats américains et 2000 éléments de l'armée et de la Garde nationale irakienne ont envahi la ville vendredi à l'aube après l'échec des négociations pour une entrée pacifique.Selon l'armée américaine, 125 « rebelles » ont été tués alors que les forces américaines et irakiennes ont eu « très peu de pertes ».Des sources hospitalières locales ont fait état de 90 morts et de 180 blessés.M.Nakib a souligné que l'offensive constituait « la première des opérations destinées à reprendre des zones hors-la-loi ».Interrogé sur Falloujah, il a répondu : « Nous avons la capacité de reprendre » cette ville, à 50 km à l'ouest de Bagdad.« Falloujah doit revenir à l'Irak et nous voulons voir tous les Irakiens participer aux élections» prévues en janvier 2005, a-t-il dit.L'armée américaine a annoncé avoir mené en fin d'après-midi un raid aérien sur un repaire présumé à Falloujah de partisans de Zarqaoui, dans la deuxième attaque du genre contre la ville en moins de 24 heures.Vendredi soir, sept personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées dans les raids.Par ailleurs, un général de Saddam Hussein a été arrêté hier lors d'une opération des forces polonaises, américaines et irakiennes dans la province de Hilla, à 100 km au sud de Bagdad, a annoncé un porte- parole des forces polonaises en Irak, sans préciser son identité.Sur la macabre série des exécutions d'otages, le groupe extrémiste Ansar Al-Sunna, lié au réseau Al- Qaeda, a diffusé sur un site internet une vidéo montrant la décapitation d'un Irakien travaillant avec les troupes américaines.En outre, un groupe armé a menacé de tuer un otage jordanien dans les 72 heures si son employeur jordanien ne cessait pas ses activités en Irak, a indiqué Al-Arabiya.MONDE LE PLUSGRAND PRÉSIDENT FORUM Qui est le plus grand président de l'histoire des États-Unis ?Àl'approche de l'élection présidentielle du 2 novembre, La Presse a demandé à quelques observateurs attentifs de la politique américaine de choisir leur président préféré.Leurs textes seront publiés chaque dimanche d'ici au jour du scrutin.PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE© Franklin D.Rosevelt au volant de sa voiture à Warm Springs, en Géorgie, en avril 1939.Le président prenait part à une conférence de presse improvisée.Franklin Roosevelt FDR était ce que l'on peut appeler une vraie bête politique JEAN-LUC TRAHAN L'auteur est directeur ducabinet dumaire de Montréal.Le plus grand président est sans contredit Franklin Delano Roosevelt ( 1 ) (FDR) .Mon analyse et ma grille d'appréciation politique de la performance du 32e président des États-Unis d'Amérique le positionnent en première place.Selon le livre Presidential Leadership.Rating the Best and the Worst in the White House, il se classe au troisième rang.Ronald Reagan est au huitième rang devant Dwight Eisenhower au neuvième, Woodrow Wilson est au 11e, John Kennedy au 18e, Richard Nixon au 33e et Bill Clinton, loin derrière, au 24e rang.Depuis que je m'intéresse à la politique et que j'en fais de façon active, de temps à autre, on me demande ce qui fait un grand politicien.Ou encore comment savoir si telle personne pourra faire un bon politicien.Je réponds invariablement la même chose : la fonction et les événements.En effet, on ne peut le savoir avant d'avoir vu la personne assumer ses fonctions.Quelqu'un peut se préparer toute sa vie à faire de la politique, soit en faisant des études en sciences politiques, de sociologie, de droit, de gestion, soit en s'impliquant dans sa communauté.Mais il n'y a qu'une seule façon de savoir.Cette personne doit avoir un plan, se faire élire, et assumer la fonction d'élu en ayant de l'emprise sur les événements.Ce n'est que lorsque l'individu exerce une fonction politique que l'on sait si nous nous trouvons face à un politicien médiocre, moyen ou illustre.Il n'y a pas de formule magique.Il faut, tout comme FDR, se distinguer et, de tous les présidents, il est celui qui se démarque le plus en ce qui définit un grand politicien : > avoir passé le test du temps ; > avoir su affirmer son leadership dans des situations et des événements exceptionnels et uniques ; > avoir su innover sans répit et sans peur de l'erreur (Il est d'ailleurs l'auteur de la phrase célèbre : « La seule chose que nous ayons à craindre est la crainte elle-même »).Roosevelt est celui qui remporte haut la main le championnat du plus grand président des É.-U.En effet, il a : > guidé le peuple américain à travers la Grande Dépression (à titre de gouverneur de l'État de New-York, en 1928, et par la suite à titre de président de É.-U.) ; > été le commandant en chef des forces armées des É.-U.lors de la Deuxième Guerre mondiale ; > été élu lors de quatre élections consécutives (1932, 1936, 1940 et 1944).D'un point de vue purement statistique, aucun autre président des É.-U.ne peut prétendre rivaliser avec un tel exploit.Certains présidents ont présidé aux destinés de leur pays au cours de périodes troubles et tourmentées.Nous n'avons qu'à penser à George Washington, Abraham Lincoln ou encore Woodrow Wilson.Il n'y a cependant que Roosevelt qui a su faire face à autant d'événements \u2014 pas toujours avec succès, avouons-le \u2014 tout en réussissant à se faire réélire à quatre reprises.Certains diront qu'il est sans doute facile d'étaler de telles statistiques, mais un petit retour en arrière nous permet de relever et d'apprécier les réalisations de cet homme d'exception.Avant de devenir président des États-Unis à l'âge de 50 ans, FDR a été élu pour la première fois au sénat de l'État de New-York, en 1910, à l'âge de 29 ans.Par la suite, il s'est joint à l'administration du président Wilson à titre d'adjoint au secrétaire à la Marine.Il a également été candidat démocrate à la vice-présidence des États-Unis à l'âge de 38 ans.Frappé par la poliomyélite en 1921, FDR p e rd l'usage de ses jambes à l'âge de 39 ans.Ce drame aurait pu mettre fin à sa carrière politique.On peut d'ailleurs se demander si dans des circonstances similaires les Amér icains d'aujourd'hui seraient prêts à élire une personne avec un handicap physique aussi important.Son succès politique est attribuable à son habileté à garder tout au long de sa convalescence (par l'entremise de son ami le journaliste Louis Howe et de sa femme Éleanor, E.R.) un contact permanent avec les forces vives du parti démocratique de l'époque.Il a pu ainsi se bâtir un immense capital et réseau politique qui lui servirent tout au long de sa carrière et permettre au Parti démocrate d'être au pouvoir durant plus de 20 ans.Malgré que FDR ait fait des études de droit, sa passion première fut toujours la politique.Il était ce que l'on peut appeler une vraie bête politique.On parle de lui comme un innovateur : il est en effet le premier à avoir créé une cellule de « War Room » en faisant appel à l'aide de professeurs d'universités et de collèges pour développer ses nombreuses politiques durant sa campagne électorale de 1932.Il s'agit du concept mieux connu maintenant sous le nom de Brain Trust.De plus, il fut un des premiers à comprendre l'importance stratégique de la communication pour des enjeux politiques.À titre d'exemple, il brisa les traditions en se présentant lui-même à Chicago, à la convention démocrate, pour accepter en personne sa nomination comme candidat démocrate, ce qui ne s'était jamais fait auparavant.Le but avoué de cette stratégie était de prouver au peuple américain que malgré son handicap physique il était déterminé, fort et en pleine capacité.FDR transforma radicalement la présidence américaine.Profitant de la force d'un nouveau média d'alors, la radio, ses désormais célèbres fireside chats lors de la Grande Dépression furent une opération névralgique pour rassurer la population, mais encore plus pour créer un lien émotif entre lui-même et les citoyens.Il réussit ainsi à convaincre ses concitoyens à recommencer à déposer leur argent à la banque et, en quelques semaines, plus d'un milliard de dollars retournèrent ainsi dans les coffres des banques.Le président devenait ainsi plus qu'un chef d'État, il devenait le gardien et le protecteur des Américains, celui qui rassurait et montrait la voie à suivre.Sous le leadership de FDR, la présidence élargit son rôle, ajoutant la responsabilité de l'établissement des politiques à celui du pouvoir exécutif, obligeant ainsi le président à s'entourer de collaborateurs permanents avec de larges compétences, autant en gouvernance qu'en politique intérieure et extérieure.Par le bill sur la Réorganisation exécutive introduit en 1939, FDR transforma radicalement à tout jamais la Maison-Blanche.En 1932, FDR promit un «New Deal » aux Américains et ceux-ci lui firent confiance pour combattre la Grande Dépression.Même si ce « New Deal » ne remplit pas toutes ses promesses et que ce fut l'entrée en guerre des États-Unis lors de la Deuxième Guerre mondiale qui sortit enfin le pays de sa torpeur, on reconnaît cependant qu'en mettant en place des politiques novatrices, il sauva probablement les États-Unis d'un désastre économique, social et politique tout en établissant les fondations d'un pays plus juste, plus stable et plus prospère.Roosevelt est le président dont les faits et gestes firent plus pour transformer la société et la politique américaines qu'aucun autre président avant lui.La Grande Dépression et la montée belligérante et expansionniste de l'Allemagne et du Japon jouèrent sans aucun doute un rôle capital pour déterminer l'envergure de sa présidence.Ce sont donc les événements et la façon dont il assuma ses fonctions durant cette période trouble qui en fit un grand président.Il sut bien saisir les enjeux et positionner le rôle de la présidence auprès des citoyens.Il sut s'élever à la hauteur des circonstances.Et s'en servir pour être «un grand président ».1) Il est à noter qu'il portait le nom de sa mère, Delano, et le nom de son père, Roosevelt.On peut dire qu'il était précurseur et qu'il serait tout à fait à sa place aujourd'hui où plusieurs enfants portent le nom de la mère et du père.Profitant de laforced'unnouveaumédiad'alors, la radio, ses désormais célèbres« firesidechats » lors de la Grande Dépression furent une opération névralgiquepour rassurer lapopulation.> Né en 1882.> Élu au Sénat de New York en 1910.> Frappé par la poliomyélite en 1921.> Élu président des États- Unis en 1932.> Annonce une série de mesures visant à sortir le pays de la récession: le New Deal.> Déclare la guerre au Japon, à l'Allemagne et à l'Italie après l'attaque contre Pearl Harbour, en 1941.> Meurt d'une hémorragie cérébrale en 1945.FranklinD.Roosevelt ÉTATS-UNIS ÉLECTIONS FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAL Copier l'Alberta mboisver@lapresse.ca MICHÈLE BOISVERT Imperial Oil, la plus importante pétrolière au Canada en termes de revenus, a annoncé la semaine dernière qu'elle déménagera son siège social de Toronto à Calgary.La pétrolière veut ainsi se rapprocher de la région où se déroule la majeure partie de ses activités et rejoint du coup les autres grandes pétrolières dont le siège social est établi dans la métropole albertaine.Ce déménagement consolide la place de plus en plus importante qu'occupe Calgary dans le monde des entreprises canadiennes.Ce déménagement est une illustration fort éloquente du dynamisme incroyable que connaît actuellement l'économie albertaine.Avec la hausse des prix du pétrole (le baril de brut a dépassé la semaine dernière les 50$ US) l'Alberta affiche une santé financière qui fait l'envie des autres provinces.L'Alberta éliminera en effet la totalité de sa dette dès cette année, 21 ans plus tôt que prévu.Cette excellente performance s'explique en bonne partie par l'augmentation des redevances provenant du pétrole et du gaz naturel, mais aussi parce que cette province connaît un formidable boom économique.À 4,7 %, le taux de chômage albertain est actuellement le plus bas de toutes les provinces canadiennes et l'investissement par habitant y est le plus élevé au pays.Vu du Québec, où la dette par habitant est la plus importante au Canada et où l'on gratte actuellement les fonds de tiroirs pour maintenir l'équilibre budgétaire, il y a de quoi être jaloux.Mais la jalousie ne mène nulle part, d'autant plus que nous sommes loin d'être dénués de ressources.Le Québec jouit en effet d'un potentiel hydroélectrique important.Avec cette grande quantité d'énergie renouvelable, le Québec jouit d'une situation exceptionnelle au coeur même du plus grand marché énergétique de la planète.C'est à nous de faire fructifier ce potentiel.Il faut cesser de percevoir la construction de barrages comme une menace et plutôt chercher la meilleure façon d'en tirer collectivement avantage.Dans son plan stratégique 2004-2008, Hydro-Québec fait part de son intention de relancer les grands travaux.Son objectif est d'investir 3,5 milliards de dollars par année, jusqu'en 2020.Si, comme le promet Hydro-Québec, ces projets sont acceptables du point de vue environnemental et accueillis favorablement par les communautés locales, il n'y aura pas lieu de s'y opposer.Bien au contraire.Tout comme l'Alberta avec le pétrole et le gaz naturel, le Québec dispose d'un actif économique considérable.Un actif que a de surcroît l'avantage d'être une ressource renouvelable et non polluante.Il est évident que ce changement d'attitude envers la mise en valeur de nos ressources hydroélectriques n'améliorera pas du jour au lendemain la santé financière du Québec.Mais à plus long terme, les Québécois pourraient, tout comme les Albertains, bénéficier d'une rente annuelle qui serait utilisée pour financer les services publics, réduire notre dette ou diminuer le fardeau fiscal des contribuables.Le Québec jouit d'une situationexceptionnelle aucoeur mêmeduplus grandmarché énergétiquede laplanète.serge paquette, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS D'UN CANADA À L'AUTRE Politique rétrograde Des droits de scolarité modestes ne représentent pas nécessairement la politique la plus juste sur le plan social LA BOÎTE AUX LETTRES La fin de l'empire américain Dans le premier débat jeudi soir, je n'ai pas entendu un seul mot sur un éventuel changement de cap dans la politique extérieure des États-Unis.De part et d'autre, les deux candidats vont continuer à débusquer et tuer les terroristes où ils se trouvent.Ils vont appliquer la guerre préventive quand bon leur semble.Sur cela, Bush et Kerry semblent être entièrement d'accord.Je n'ai entendu aucun mot faisant allusion à la possibilité qu'il serait peut-être sage de repenser cette politique ; de débusquer les vrais desseins derrière ce qui est devenu l'extension à l'échelle planétaire d'une politique intérieure qui ne connaît plus de frontières.Une politique qui ne satisfait que les intérêts égoïstes d'un groupe restreint, comprenant notamment le lobby pétrolier et celui des armes à feu.Il me semble qu'à défaut d'un changement de cap radical et surtout si Bush sort gagnant, la fin de l'empire américain ne se fera pas trop attendre.Roger Barany Vancouver .Un geste politique C'est un geste politique que fait la CSN en ne se présentant pas au Forum du gouvernement Charest.Les raisons invoquées par Claudette Carbonneau manquent de fondement et dissimulent mal son parti-pris pro-péquiste.En définitive, ce sont les travailleurs québécois qui en feront les frais.Le haut taux de syndicalisation qui prévaut au Québec contribue à appauvrir la province.La recherche de la confrontation qui caractérise tellement de syndicats au Québec constitue un autre important facteur de paupérisation collectif.Yves Campagna Ottawa .Mépris pour la pub Il m'est impossible de dire tout le mépris que j'ai pour le monde de la pub.Gavage, lavage de cerveau, insulte et mépris à l'intelligence.Après le métro avec ses écrans géants, je pensais qu'on avait atteint une certaine limite.J'apprends qu'on veut imposer la publicité dans les taxis, au moyen de petits haut-parleurs à hauteur des oreilles.Jamais je ne monterai dans une de ces voitures-pub, véritable viol de l'esprit.Pour ceux qui en ont.Quand au concepteur de ce machin, qui jouit d'avance de ce que les futurs clients seront captifs de son invention, je ne peux pas dire ce que j'aurais envie de lui faire.Martin Richard Montréal .Exit le Vioxx Dans votre livraison de ce matin, on peut lire que « le Groupe Jean Coutu a instruit ses pharmaciens d'utiliser leur jugement et, « idéalement », de ne pas remplir les prescriptions de Vioxx ».Je tiens à apporter quelques précisions concernant ces « directives ».Sachez que dès 11h06 jeudi matin, le Groupe Jean Coutu avisait tous ses pharmaciens du retrait mondial du Vioxx.Un communiqué nous était acheminé nous informant que « la compagnie Merck-Frosst travaillait à définir les modalités relatives à ce retrait et nous recommandait de ne pas remplir de nouvelles ordonnances ou de renouvellements de Vioxx.» En aucun temps, il ne nous a été proposé de décider nous-mêmes des actions pharmaceutiques à accomplir : le médicament était retiré et on ne le donnait plus.Ce matin, 24 heures après le retrait du médicament, les modalités de remboursement n'ont toujours pas été définies par Merck-Frosst.Je suis touchée par ce qui arrive à Merck-Frosst.Le Vioxx était une découverte montréalaise.une fierté pour les gens d'ici.Cette très bonne compagnie pharmaceutique, présente sur le marché depuis plusieurs décennies, sera terriblement affectée.Tous les médicaments ont des effets secondaires, on le sait.Il faut toutefois garder confiance.Nous vivons dans un pays privilégié ; nous avons accès facilement à plusieurs médicaments et on ne risque plus notre vie en attrapant la grippe.Anne Fournier pharmacienne, Drummonville BRIAN LEE CROWLEY L'auteur est président de Atlantic Institute for Market Studies (aims.ca), un groupe de réflexion sur la politique publiqueà Halifax.Courriel : brianleecrowley@aims.ca Le Québec fait figure de meneur au pays pour ce qui est de garder à un bas niveau les droits de scolarité dans les universités tandis que ma province, la Nouvelle-Écosse, est aux premiers rangs parmi les autres provinces qui ont décidé de les hausser.La différence entre les deux approches peut être significative quant aux répercussions sur le trésor public.Tandis qu'une nouvelle année universitaire commence, on peut se demander quelle approche est la meilleure.Si les frais de scolarité constituaient un véritable obstacle aux études universitaires, l'augmentation de ces frais à un rythme plus rapide que l'inflation dans presque toutes les provinces canadiennes aurait dû s'accompagner d'une baisse des inscriptions.Les étudiants se sont plutôt présentés en masses aux portes des universités.Cette initiative ne s'est pas soldée pour eux par des dettes intolérables.La moitié des étudiants qui ont obtenu un diplôme de premier cycle s'en sortent sans dettes.Et parmi les endettés, la moitié a remboursé leurs dettes en moins de deux ans après avoir obtenu leur diplôme.Quoi qu'il en soit, le coût le plus élevé consécutif à la fréquentation de l'université n'est pas celui des frais de scolarité, mais bien les revenus auxquels les étudiants renoncent en poursuivant leurs études.S'ils pouvaient obtenir leur diplôme en trois ans plutôt qu'en quatre, les étudiants seraient en mesure d'absorber très facilement la hausse des frais de scolarité grâce à une année supplémentaire sur le marché du travail.Mais puisque les universités sont principalement administrées pour la commodité de leurs professeurs et administrateurs, qui devraient peut-être travailler plus fort et selon un horaire moins pratique pour que les étudiants obtiennent leur diplôme plus rapidement, cette solution retient moins la faveur que celle consistant à faire débourser plus d'argent aux contribuables.Enfants de milliardaires Bien sûr, des frais de scolarité peu élevés subventionnent autant les enfants de milliardaires que ceux de mères seules disposant d'un revenu modeste, une politique qu'on peut difficilement qualifier de favorable à l'égalité sociale.Une étude réalisée par l'Université Queen's démontre que si l'on mettait de côté 30 % de toutes les augmentations de frais scolarité pour offrir des bourses, on fournirait ainsi un accès plus équitable aux études universitaires qu'en maintenant des frais de scolarité bas.Et cette formule offre de plus l'avantage d'abaisser le coût de la formation universitaire sur la base du mérite, plutôt que d'encourager des étudiants à simplement faire acte de présence.Mais le meilleur argument contre l'octroi de subventions massives aux frais de scolarité (et nous continuons encore de les subventionner libéralement) veut que ce sont les étudiants eux-mêmes qui sont les plus grands bénéficiaires de leur éducation, et non pas les contribuables.Voilà qui est très différent de la situation touchant les études primaires et secondaires.Les personnes qui n'ont fait que des études primaires et secondaires ne captent pas la valeur économique de cet avantage social par le truchement de meilleurs salaires et, laissés à eux-mêmes, (et leurs parents également) ils n'estimeraient pas qu'il vaille la peine de payer pour cette éducation.C'est pourquoi il est raisonnable de fournir des études primaires et secondaires gratuites.Revenus plus élevés Mais les diplômés d'université touchent des revenus plus élevés que les autres travailleurs.Dans une étude effectuée pour mon institut, nous avons calculé le rendement aux contribuables de l'argent consacré aux études post-secondaires et nous l'avons comparé au rendement que les étudiants obtiennent sur l'argent consacré à leur propre formation universitaire.Dans de nombreux cas, les étudiants eux-mêmes obtiennent un rendement deux fois plus élevé ou même davantage que celui dont bénéficient les contribuables.En Nouvelle-Écosse, il n'y a pas une seule discipline où le rendement public de l'argent dépensé est aussi grand que le rendement, sur le plan des gains futurs, bénéficiant à l'étudiant qui poursuit ses études.La différence la plus considérable touche les étudiants en génie et en sciences appliquées, qui profitent d'un rendement de plus de 9 points de pourcentage sur les coûts de leur formation que ce que touchent les contribuables.Les frais de scolarité modestes représentent ainsi une politique rétrograde sur le plan social.Le contribuable moyen dispose d'un revenu inférieur à celui d'un diplômé universitaire moyen.En obtenant un diplôme universitaire, les étudiants captent pour eux-mêmes un grand avantage particulier, bien plus important que celui généré pour la société.Il est exact de dire que tous les étudiants universitaires ne sont pas de la classe moyenne par origine, mais ils sont virtuellement tous de la classe moyenne par destination.Il y a peu d'indices montrant que des frais de scolarité plus élevés restreignent l'accès aux études et de nombreuses preuves que la valeur de l'éducation fait plus que compenser le coût des études pour les étudiants.Enobtenant undiplômeuniversitaire, les étudiants captent pour eux-mêmes ungrand avantage particulier, bienplus important quecelui généré pour lasociété. À VOTRE TOUR Une violence inodore LETTREDE LA SEMAINE ROBERT CAMPEAU L'auteur est Montréalais.Tout comme moi sans aucun doute, vous avez été choqués, voire horrifiés de cette prise d'otages spectaculaire en Russie et du dénouement tragique qui s'ensuivit.Un événement d'une rare barbarie qui prend fin dans un bain de sang, une démence à peu près incompréhensible de la part de ces tortionnaires dont le geste désespéré d'utiliser des enfants comme boucliers humains n'a plus aucune commune mesure avec notre réalité de nord-américains hautement civilisés.On a beau vivre à l'ère du Nintendo et des desseins hollywoodiens les plus inusités, on reste toujours pantois \u2014 particulièrement depuis le 11 septembre \u2014 devant les moyens sans cesse étonnants avec lesquels rivalisent les terroristes des années 2000.À l'opposé de ces actes d'une cruauté sans nom, il y a, beaucoup plus près de nous, une violence inodore, incolore, qui ne défraie pratiquement jamais les manchettes et qui, pourtant, vaut au Québec d'être l'un des endroits où l'on enterre le plus grand nombre de suicidés au monde.On ne le dit pas très fort, c'est sûr, c'est pas vraiment winner comme statistique et on préfère se gargariser du nombre de disques vendus par notre Céline Dion nationale ou du fait qu'on est une terre d'accueil à nulle autre pareille.Enfance malade ?N'empêche que le Québec produit plus de dépressifs que partout ailleurs sur la planète et qu'on ne questionne pratiquement jamais la violence qui sous-tend une pareille statistique.Et si c'était l'enfance qui était malade ?Ou pire, si c'était le fait que nos enfants sont privés de leur enfance qui rendait parfois la vie insupportable ?Autrefois, on faisait des enfants à la douzaine et on élevait ces enfants tant bien que mal, avec des concepts souvent dictés par l'Église, et cela donnait les bonnes vieilles familles « dysfonctionnelles» dont nous sommes à peu près tous issus, avec des mères hyper envahissantes et des pères souvent absents ou alcooliques (ce qui revient au même).Avec pour résultat que bien des enfants- adultes ont \u2014 ou ont eu un jour ou l'autre \u2014 cette amère impression de ne pas avoir vécu leur enfance ou de l'avoir passé à prendre leurs propres parents en charge plutôt que s'occuper de la seule chose dont un enfant devrait jamais s'occuper, à savoir : vivre son enfance ! Car, que fait un enfant lorsqu'il se rend compte qu'il est dans un milieu sous tension et que ses parents sont inadéquats ?Il s'empresse de grandir pour s'assurer lui-même une sécurité qui lui est vitale et qui pourtant lui fait défaut.En d'autres mots, il se déconnecte de son enfance pour devenir rapidement un adulte responsable pour lequel il n'est absolument pas formé.Pour contrer ce phénomène dont ils ont eux-mêmes été victimes, nombre de parents bien intentionnés ont voulu renverser la vapeur en faisant de leurs enfants de véritables petits princes.Cela a donné naissance au fameux phénomène de l'enfant-roi, l'enfant qui a tous les droits, à qui l'on accorde tous les privilèges et qui croit fermement que tout lui est dû.Mais n'est-ce pas là uniquement la face opposée d'une seule et même pièce toujours aussi fondamentalement défaillante ?D'une enfance carencée, ne sommesnous pas passés à une enfance surprotégée dont les effets n'ont pas fini de nous surprendre et de nous dévaster ?Dans une société de comptoir rapide où l'on prescrit du Ritalin au moindre signe d'hyperactivité ; dans un monde de consommationséduction qui fait la chasse aux sorcières aux pédophiles mais qui sexualise les enfants à outrance dès le plus bas âge ; dans un pays à identité variable qui compte plus d'humoristes par pied carré que nulle part ailleurs dans l'univers mais dont l'humour de plus en plus toxique se fait bien souvent sur le dos des enfants, dans un double langage à la fois gnangnan et pornographique, en serionsnous venus à ne plus savoir quoi faire avec l'enfance ou, carrément, à la mépriser ?Ne serait-il pas urgent de nous pencher sérieusement sur ce qui rend notre coin de pays aussi potentiellement suicidaire alors que, paradoxalement, ce même coin de pays \u2014 de par son niveau de vie exceptionnel \u2014 fait plus souvent qu'autrement l'envie du monde entier ?Ne pourrions-nous pas aborder cette problématique quand on aborde la sempiternelle question de la santé qu'on regarde sans cesse sous la lorgnette de l'argent ?Comment en sommes-nous venus à un tel niveau d'automutilation et d'autodestruction, et pourquoi un tel silence autour d'un sujet aussi préoccupant ?Est-ce que des clôtures hautes de douze mètres pour ceinturer un pont peuvent à elles seules constituer une réponse ?.Àtitre d'auteur de la lettre primée de la semaine, M.Campeau recevra une copie laminée de cette page.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE© D'une enfance carencée, ne sommes-nous pas passés à une enfance surprotégée dont les effets n'ont pas fini de nous surprendre ?s'interroge Robert Campeau.llllll Obsession Dépôt 60 ans de sacerdoce LOUIS-FRANÇOIS CHRIS TIE L'auteur est prêtre catholique.J'ai connu deux mondes, celui d'hier et celui d'aujourd'hui ! La religion d'hier et celle d'aujourd'hui.Qui s'y reconnaîtrait ?Adolescent, j'ai été élevé dans l'eau bénite.J'ai porté le scapulaire.Aucun argent dans mes poches, mais la présence du chapelet.Ordonné prêtre le 3 juin 1944, j'ai alimenté et contribué au comportement religieux de l'époque.En ces temps-là « être catholique était d'assister à la messe le dimanche, manger maigre le vendredi, sublimer ses pulsions sexuelles ».J'ai porté la soutane 40 ans ! Vous vous souvenez des vêpres.Des saluts au Saint Sacrement.Des premiers vendredis du mois.Des fêtes fériées abondantes qui paralysaient nos commerces.Des confessions à Noël et à Pâques.La visite de paroisse.Oui ! Autre temps, autre moeurs ! 1960 arrive : c'est la Révolution tranquille.Le pape Paul VI dit non à la pilule.Les Églises se vident.C'est le début d'un temps nouveau avec les réformes de Vatican II.D'un climat de culpabilité, et de crainte d'un Dieu vengeur, on découvre aujourd'hui un Dieu d'amour.J'aime l'Église d'aujourd'hui qui s'achemine sur le chemin de la liberté.À 86 ans, j'essaie de mieux connaître Jésus- Christ, d'approfondir son Évangile et surtout de le vivre aujourd'hui.Mon texte préféré : « J'ai eu faim et vous m'avez donné à manger.» Si tous les hommes mangeaient et buvaient sur cette terre.Résidants et résidantes du Fil de l'Eau, je vous aime.JACQUES SENÉCAL Home Depot, Réno Dépôt, Café Dépôt, Métal Dépôt, Jeans Dépôt, Sport Dépôt, Fruit Dépôt, Tissu Dépôt.J'ai même vu : Saucisse Dépôt.C'est quoi cette fixation ?Culotte Dépôt, c'est pour bientôt ?Ou Couche Dépôt ?J'admets qu'en anglais le mot se justifie puisqu'il signifie « entrepôt ».Mais en français, c'est d'abord l'action de déposer, tel un versement ou un gage comme dans « Caisse de dépôt » ; et c'est surtout un lieu où l'on dépose, tel un entrepôt, un garage, soit, mais aussi un dépotoir.J'ajoute que le mot « dépôt » en français a aussi la très belle signification de boue, tartre, lie, limon, incrustation, c'est-à-dire ce qui reste au fond d'un récipient ou d'une couche-culotte.Par l'utilisation intensive du mot « dépôt », voudrait-on nous laisser entrevoir que notre mode de consommation dans sa frénésie démentielle risque de créer un jour, sur la surface de la terre, par notre manie d'accumulation, une couche de matières Dépô-sée telle une boue, une sorte de lie humaine ?Ou voudrait-on nous avertir qu'un achat chez Machin Dépôt aboutirait inévitablement au dépotoir ?Que notre monde de consommation ressemblera bientôt à un immense.dépôt ?Serions-nous grégaires ou incompétents au point de nous conformer aux modes sans consulter ni notre langue ni notre esprit ?Cela en dit long sur nos capacités de nous distinguer.Chronique d'une chirurgie ordinaire YVES GINGRAS L'auteur est professeur àl'UQAM.Au moment où le gouvernement du Québec se félicite d'avoir « arraché » à Ottawa des millions pour le système de santé qu'il s'apprête à les redistribuer en baisses d'impôts, j'ai pensé que l'histoire très récente d'une chirurgie mineure (hernie inguinale bilatérale) peut apporter un éclairage digne d'un roman de Kafka sur la gestion des listes d'attente.J'attends depuis environ deux ans d'être appelé pour subir la dite chirurgie d'un jour par laparoscopie.À l'automne 2002, j'ai reçu un appel pour passer quelques tests en prévision de l'opération.Comme ces tests sont valides pour trois mois seulement, j'en avais déduit que la date serait bientôt fixée.Un an plus tard, toujours rien.Jai donc dû repasser les mêmes tests.On m'a ensuite proposé deux dates (en octobre 2003 et en juin 2004), que j'ai dû refuser pour cause d'engagements importants déjà pris.Finalement, le 7 septembre dernier, on a fixé l'opération au 10 septembre.Je me suis alors dit qu'enfin ç'en serait fini de ce petit problème.Quelle ignorance, quelle naïveté que de croire que, une fois le rendezvous fixé, le reste allait de soi ! En effet, le 9 septembre au matin, soit la veille de l'opération prévue, je reçois un appel m'apprenant que l'opération était annulée et remise au vendredi suivant, le 17 septembre.D'abord surpris, je me suis dit qu'au fond ce n'est pas bien grave et j'ai modifié mon agenda en conséquence.N'ayant pas reçu d'appel le jeudi suivant, j'ai conclu que cette fois était vraiment la bonne et je me suis présenté à l'hôpital le vendredi matin à sept heures, à jeun, comme prévu.Au moment de remplir les formalités d'accueil, la préposée semble préoccupée.Y-a-t-il quelque chose qui ne va pas ?lui demandai-je.Elle m'annonce que l'on avait tenté de me joindre la veille au soir pour me dire d'arriver à neuf heures plutôt que sept heures mais que la ligne était engagée.Ouf ! Ce n'était qu'un détail.Je m'installe donc dans la salle d'attente avec un livre.Quelques heures plus tard, on m'assigne une chambre.Je continue à attendre en lisant dans le corridor tout près de ma chambre.Vers midi trente, je commence à m'inquiéter et demande à quelle heure est prévue l'opération.Réponse: 13h.Je retourne à ma chambre et me repose un peu, lassé d'avoir lu de 7h à midi sans arrêt.Vers 13h, l'infirmière vient prendre mes signes vitaux en m'expliquant qu'ils serviront de repère pour suivre mon état après l'opération.Elle me fait également signer quelques documents.Comme le temps passe, je lui dis que je ne serais pas surpris qu'ils annulent encore une fois.Elle semble incrédule et, vers 14h, je lui demande d'aller aux nouvelles car je doute que la chirurgie se fasse à l'heure du souper Comme elle tarde à revenir, je me rends dans le corridor et l'observe de loin discuter avec la responsable de la section.Elle se tourne et, comme elle me voit, lève les bras, impuissante, pour m'indiquer que l'opération est annulée.Elle semble très surprise, mais je lui dis que je ne le suis pas et que je commençais à m'en douter quand j'ai entendu à quelques pas de ma chambre une personne annoncer à un patient en robe de chambre, au milieu du corridor, que son opération était annulée et qu'on le rappellerait pour fixer une autre date.Puisque je n'avais rien ingurgité depuis minuit la veille, l'infirmière a eu la gentillesse de m'apporter un jus d'orange et un yogourt avant de me laisser rentrer chez moi.Mais, ce qui me frappe, c'est l'incapacité de fournir une explication quelconque à cette gestion kafkaïenne.Il serait pourtant facile de dire qu'une urgence est survenue ou autre chose qui rendrait plausible et acceptable l'annulation de dernière minute.Mais encore aujourd'hui, je n'en sais pas plus et j'attends sagement un autre appel qui peut survenir n'importe quand, à 24 heures d'avis.La prochaine fois, cependant, j'apporterai avec moi, pour le relire dans la salle d'attente, un roman de Kafka. .FAIRWEATHER Beechers Brook Cache Coeur 100% coton rég.19.99$ Beechers Brook Vestons Classiques à partir de98$ achetez un veston et obtenez un pantalon ou une jupe GRATUIT! 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