La presse, 18 janvier 2005, Cahier A
[" MODE CHAPEAU! ACTUEL PAGE 1 HOCKEY ULTIME TENTATIVE POURSAUVER LA SAISON SPORTS, PAGE 6 TREVOR LINDEN ENVOYÉS SPÉCIAUX NATHALIECOLLARDAUJAPON> ILYA10ANS, KOBES'EFFONDRAIT PAGESA2ETA3 MARCTHIBODEAU EN INDONÉSIE> PÊCHER APRÈS LE TSUNAMI PAGE A15 SOPHIECOUSINEAUAU SRILANKA > «OH! GOSH\u2026» PAGE A15 Montréal mardi 18 janvier 2005 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 75¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées «RÉFORMETTE» DANS LES CÉGEPS DUQUÉBEC Le ministre Reid renonce à chambarder le réseau collégial MARIE ALLARD QUÉBEC \u2014 Après avoir longtemps laissé planer des rumeurs de vaste réforme, voire de fermeture des cégeps, le ministre de l'Éducation, Pierre Reid, a dévoilé hier un modeste Plan sur l'avenir de l'enseignement collégial.Les programmes préuniversitaires et techniques restent tels quels, les diplômes sont toujours nationaux (donc signés de la main du ministre) et la philosophie demeure un cours obligatoire pour tous.Seuls quelques changements, dont la possibilité pour les cégeps d'établir leurs propres critères d'admission, ont été annoncés.>Voir RÉFORMETTE en page A6 Elle accouche d'une petite fille à 66 ans! 121e année no 87 56 pages 5 cahiers Nuageux, Max.-19 Min.-19 L'Iran prochaine cible de Bush?ALEXANDRE SIROIS WASHINGTON Peu importe si la violence est à son comble en Irak et si les Américains en ont plein les bras dans ce pays, George W.Bush aurait la ferme intention d'attaquer l'Iran au cours de son second mandat.C'est ce que vient de rapporter le célèbre journaliste Seymour Hersh dans un article du magazine The New Yorker qui a fait beaucoup de bruit hier dans la capitale américaine.Le texte a entre autres été férocement critiqué par le Pentagone.Hersh, vétéran du journalisme américain dont la plus récente prouesse a été de mettre au jour le scandale des prisons d'Abou Ghraib, affirme que Washington prépare le terrain pour une opération iranienne depuis plusieurs mois.Selon le journaliste, l'administration Bush expédie des commandos en Iran « au moins depuis l'été dernier ».Ils y effectuent des missions de reconnaissance secrètes afin d'identifier des dizaines de cibles nucléaires et chimiques qui pourraient être attaquées.>Voir IRAN en page A6 PHOTO VADIM GHIRDA Une Roumaine vient d'établir un record en mettant au monde une petite fille à l'âge respectable de 66 ans! Adriana Iliescu avait reçu un embryon conçu à partir de l'ovule et du sperme de donneurs.L'enfant, qui pesait 1,5 kg, est née dimanche à la 34 e semaine de grossesse de Mme Iliescu.Au Canada, les cliniques de procréation pratiquent la limite de 50 ans, qui correspond à la ménopause.Voir nos informations en page A13.APRÈS UNE GÉNÉREUSE CONTRIBUTION FINANCIÈRE DE LA COMMUNAUTÉ AU PLQ La décision sur les écoles juives a été prise en catimini à Québec DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 La décision du gouvernement Charest de financer à 100% cinq écoles privées de confession juive à Montréal, en décembre dernier, a été annoncée sans même avoir été discutée au Conseil des ministres, quelques jours seulement après que cette communauté ait consenti un effort sans précédent au financement du Parti libéral du Québec.La décision de Québec n'a pas été davantage débattue au caucus des députés.Plusieurs des collègues de M.Reid ont, en privé, souligné avoir appris par le journal la décision de leur gouvernement.En revanche, en décembre, lors d'une réunion à huis clos du caucus de ses députés, le premier ministre Charest a loué les efforts remarquables du ministre du Revenu, Lawrence Bergman, pour amasser du financement auprès de sa communauté, et a même souligné qu'un événement-bénéfice, le mois précédent, avait permis d'engranger pas moins de 750 000 $ dans les coffres du parti, un record pour un tel événement depuis son arrivée à la tête du PLQ en 1998.« Cette décision sur les écoles suivait une énorme activité de financement, l'une des plus grosses de l'histoire du parti », ont confié des députés, confirmant tous ce que M.Charest avait évoqué en privé à la réunion.Faisant comme d'habitude la nomenclature de ses activités de la semaine, devant ses députés, Jean Charest a parlé d'une récolte de 750 000$ pour cette seule activité, soulignant ne pas se souvenir d'un événement partisan qui ait amassé autant d'argent.>Voir ÉCOLES en page A6 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Une Roumaine de 66 ans a donné naissance à une petite fille.Àquand les garderies dans les hospices ?SCANDALE DES COMMANDITES Ouellet a aboli de sa propre autorité le comité de sélection aux Postes Météo Nuageux, ensoleillé en après-midi, maximum -19, minimum -19, plus de détails en page SPORTS 12 SOMMAIRE Astrologie du jour AFFAIRES 12 Bandes dessinées ARTS 6 Bridge AFFAIRES 13 Décès AFFAIRES 13 et 14 Feuilleton ARTS 6 Forum A 16 et 17 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 7 Mots croisés ARTS 6 et SPORTS 8 Mot mystère ARTS 6 Observateur AFFAIRES 11 Petites annonces AFFAIRES 11 et AFFAIRES 2 GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 André Ouellet en menait large à la présidence de Postes Canada lorsque venait le temps de décider des commandites, ont témoigné en substance hier devant le commissaire John Gomery deux de ses subordonnés, l'ancien président au marketing de la société, Daniel Sawaya, et l'actuel vice-président aux communications, Alain Guilbert.M.Guilbert a notamment révélé que l'ancien président a décidé de son propre chef, vers le mois de mars 1999, d'abolir le comité de sélection des commandites à la Société des postes.«J'avais eu une rencontre avec lui et je lui avais expliqué qu'il y avait beaucoup de demandes de dossiers qui traînaient, a raconté Alain Guilbert ; qu'il y avait eu quatre réunions du comité en 17 mois et qu'il était extrêmement difficile de réunir les vice-présidents pour faire cela.» M.Guilbert, ancien vice-président de Groupe Everest, a ensuite expliqué que cette situation faisait qu'il n'était pas en mesure de fournir à temps des réponses aux organisateurs d'événements qui sollicitaient des commandites.« Il m'a dit, a rapporté le témoin en parlant d'André Ouellet: On va simplifier cela ; à partir d'aujourd'hui, le comité, ça va être toi et moi.» >Voir OUELLET en page A6 3282546A 3282547 MARIO DUMONT APPUIE LE CHUMOUTREMONT PAGE A5 PHOTO AFP© Le 17 janvier 1995, l'autoroute surélevée qui traverse Kobe s'est complètement effondrée.Vingt-six heures sous les décombres NATHALIE COLLARD À l'est de Kobe, la municipalité de Nishinomiya a elle aussi été durement touchée par le grand séisme de 1995 (autre texte en page A3).Au total, 1246 personnes ont perdu la vie et 40 000 personnes ont été jetées à la rue.« J'ai bien failli y passer », raconte Toyoji Wada, directeur du bureau du maire et miraculé du tremblement de terre.En effet, une section de l'autoroute surélevée s'est effondrée sur sa maison.« J'ai passé 26 heures sous les décombres avant qu'on vienne me chercher », raconte-t-il.Hospitalisé durant plus d'un mois, M.Wada a constaté à quel point l'hôpital qui l'accueillait était désorganisé.« J'avais tous les os du bassin cassés, mais les premiers jours, j'ai quand même dû dormir sur le sol parce qu'il n'y avait pas suffisamment de lits.La première journée, je n'ai rien mangé, car il n'y avait pas de nourriture.Impossible de passer une radiographie ; alors les médecins ne savaient pas trop comment me soigner.Finalement, il fallait m'opérer, mais comme on mettait 19 heures pour se rendre à l'hôpital d'Osaka (un trajet qui prend normalement une demi-heure), on a décidé de ne pas me transporter et on ne m'a donc jamais opéré.Heureusement, mes os se sont ressoudés tout seuls.» Sa collègue, Shôko Satoh, se souvient quant à elle des cadavres qui encombraient certains lieux publics.« Un soir, je suis allée dans une des écoles qui servait de refuge pour chercher quelqu'un que je connaissais, raconte-t-elle.J'ai poussé un rideau et derrière j'ai découvert des centaines de corps qui avaient été rangés là en attendant qu'on puisse les incinérer.À l'hôpital municipal, on avait transformé un étage complet en dépôt mortuaire.Et je me rappelle très bien les dizaines et des dizaines de cercueils vides empilés sur la petite place devant l'hôtel de ville, faute de place pour les entreposer.C'était sinistre.» Aujourd'hui, tous les résidants de Kobe à qui on pose la question répondent que lorsque la terre tremble sous leurs pieds, ils ne peuvent s'empêcher de penser au tremblement de terre de 1995.« Avant, on ne s'en faisait pas, mais aujourd'hui, on y pense, c'est certain.» Ils ne sont pas les seuls.De toutes les catastrophes naturelles, ce sont les tremblements de terre que craignent le plus les Japonais, si on se fie au sondage effectué auprès de 3000 personnes par le quotidien The Asahi Shimbun.La très grande majorité des Japonais (84 %) disent redouter les secousses sismiques, et 69 % des répondants craignent qu'un violent tremblement de terre détruise leur municipalité.Aujourd'hui, il ne reste pratiquement plus aucune trace physique de la catastrophe naturelle qui a ravagé certains secteurs de la préfecture de Hyogo.Les séquelles sont ailleurs.« Même si on n'en parle plus autant, chacun de nous, dans nos coeurs, nous nous souvenons », affirme Toyoji Wada.« Avant, on ne s'en faisait pas, mais aujourd'hui, lorsque la terre tremble, on y pense, c'est certain.» Une haie d'honneur.pour l'empereur NATHALIE COLLARD 17 janvier.C'est mon premier jour au Japon, je suis arrivée la veille à Kobe.Je suis assise à la salle à manger de l'hôtel, buvant mon café et parcourant les pages de l'International Herald, lorsqu'un employé de l'Okura Kobe s'approche de moi, chronomètre en main.« À quelle heure comptiezvous partir ce matin, madame ?» me demande-t-il, non sans s'être incliné plusieurs fois devant moi comme le veut la politesse nippone.Au début, je n'étais pas certaine d'avoir bien compris.Je veux bien croire que les Japonais sont super organisés, mais tout de même.Surveillent-ils ainsi les allées et venues de tous les clients de l'hôtel ?L'employé m'explique alors que l'hôtel a l'insigne honneur d'accueillir l'empereur et l'impératrice du Japon, qui sont à Kobe pour la cérémonie commémorant le 10e anniversaire du tremblement de terre qui a détruit une partie de la ville.La sécurité est à son maximum, il y a des agents vêtus de noir partout, et si je ne sors pas de la salle à manger au cours des 10 prochaines minutes, j'y resterai prisonnière pour au moins la prochaine demi-heure.On ne circule pas lorsque l'empereur Akihito est là.C'était donc ça, cette haie d'honneur à la sortie de l'ascenseur ! Je trouvais le service à la clientèle particulièrement raffiné dans cet hôtel.ACTUALITÉS ILYADIX ANS, AUJOURD'HUI LE CHIFFRE DU JOUR Trente-trois espèces animales et végétales ont disparu du Canada depuis deux siècles.Douze d'entre elles n'existent plus ailleurs sur la planète, dont le grand pingouin de l'Atlantique Nord, aperçu pour la dernière fois en 1844.Les espèces animales en voie de disparition, comme le blaireau d'Amérique et plusieurs types de baleines, sont au nombre de 81, et 60espèces végétales risquent l'extinction imminente.Une centaine d'autres espèces sont menacées, dont plusieurs variétés de couleuvres.Inversement, une vingtaine d'espèces sont qualifiées d'envahissantes, dont le moineau domestique et l'écrevisse.LA CITATION DU JOUR «Oh ! gosh\u2026» \u2014Paul Martin devant l'ampleur des dégâts dans les rues de Kalmunai, dans la région d'Ampara à l'est du Sri Lanka.Sophie Cousineau accompagne le premier ministre et son entourage en Asie.Elle nous parle aujourd'hui du Sri Lanka.Àlire en page A15 JCELAANU-DFERAPNICÇHOEIRS BÉGIN COUP D'OEIL Ce villageois, costumé en esclave, exécute une danse païenne dans le village de Vevcani.Situé à 170 km de la capitale de la Macédoine, Skopje, le village célèbre chaque année la fête orthodoxe de saint Vasilij avec un carnaval dont les origines remontent au 8e siècle.Parmi les grandsmoments de la célébration, des villageoismasqués imitent des politiciens.PHOTO REUTERS PHOTO BMG CANADA Tenues indécentes Les autorités de Melbourne en Floride ont pris les grands moyens pour venir à bout des petites tenues.Le 11 janvier, elles ont décidé d'imposer des amendes aux baigneuses qui arborent les mini maillots de type string.Les récalcitrantes pourraient même se voir montrer le chemin de la prison.Le règlement exclut les piscines privées.L'Association américaine pour la nudité récréative de Kissimee avait tenté de dissuader le conseil municipal, alléguant que les maillots ne représentent pas de danger pour la population.Le comté de Brevard interdit les strings depuis 1995 mais le règlement est rarement appliqué.Avec la collaboration de Marie-Andrée Amiot, François Berger, Reuters, Associated Press, Statistique Canada, The Globe and Mail Ralph Klein et les cinq piliers fédéraux Dans l'esprit de beaucoup de gens, le système canadien de santé est public et gratuit, tandis que le système américain est public et payant.À vrai dire, aucune de ces deux affirmations n'est exacte.Par le biais de leurs impôts, les Canadiens paient très cher leur régime public de santé.Mais peu d'entre eux savent que leurs voisins américains font encore mieux ; à la fois en pourcentage du PIB et sur une base par habitant, les dépenses publiques de santé, aux États-Unis, sont supérieures à celles du Canada.La suite dans la chronique de Claude Picher dans LA PRESSE AFFAIRES en page 5 INSOLITE Actions en chute libre Les actions d'Alcan et de son rejeton, Novelis, ont chuté d'au moins 6%hier, alors que le géant de l'aluminium a ébranlé en plus d'irriter certains analystes.Àlire dans LA PRESSE AFFAIRES en page 1 Andrée Watters en audition dans Dracula La rockeuse Andrée Watters est pressentie pour camper un rôle important dans la comédie musicale Dracula, une production pilotée par Bruno Pelletier qui doit être créée à Montréal au printemps 2006.Voir le texte d'Alexandre Vigneault dans le cahier ARTS ET SPECTACLES en page 1 ISSEI KATO, REUTERS © Hier, à 5 h 46, des centaines de personnes se sont rassemblées au centre-ville, sur la place Higashi Yuenchi, pour allumer 6433 bougies à la mémoire des victimes.Experts en séisme Personne n'a oublié Ce n'est pas un hasard si la Conférence internationale des Nations unies sur la prévention des catastrophes naturelles a lieu au Japon.L'île où vivent les Japonais est secouée par un millier de séismes par année, la plupart tellement faibles qu'ils passent inaperçus.Depuis le grand tremblement de terre de 1995, les Japonais ont développé une grande expertise dans la prévention des catastrophes naturelles et ils ont bien l'intention de la partager avec les 4000 participants qui assisteront aux travaux de la conférence au cours des prochains jours.Tokyo proposera, entre autres, le lancement du premier système d'alerte aux tsunamis dans l'océan Indien.Au Japon, les tsunamis (un mot japonais, faut-il le rappeler) font pratiquement partie de la culture.« Les personnes âgées enseignent aux plus jeunes à s'éloigner de la mer et à remonter vers les montagnes après un tremblement de terre, car elles savent que l'eau peut monter très vite », explique Shirô Veda, commerçant du quartier de Nigata, le secteur de Kobe le plus touché par le tremblement de terre de 1995.« J'ai un sac prêt, au cas où », confie l'homme de 70 ans dont la boutique de vêtements a été complètement détruite il y a 10 ans.Selon un sondage effectué par le quotidien national The Asahi Shimbun auprès de 3000 personnes, 31% des Japonais ont préparé un sac contenant des effets personnels indispensables en cas de catastrophe.Depuis qu'un tsunami a frappé certains pays de l'Asie du Sud-Est, le nombre de participants à la conférence des Nations unies a presque doublé.Le Japon souhaite profiter de la lancée pour suggérer la création d'une base de données mondiale qui aurait pour objectif de rassembler toutes les informations concernant les opérations de secours et les travaux de reconstruction à la suite d'une catastrophe naturelle.La conférence, qui accueille des représentants provenant de 150 pays, débute aujourd'hui et se poursuivra jusqu'à samedi.NATHALIE COLLARD ENVOYÉE SPÉCIALE KOBE Dix ans après le terrible tremblement de terre qui a secoué la ville de Kobe, personne n'a oublié.En l'espace de 20 secondes, le séisme d'une puissance de 7,3 à l'échelle de Richter avait tué 6433 personnes dans la préfecture de Hyogo.À Kobe seulement, la violente secousse avait fait 4564 morts, 40 000 blessés et détruit un demi-million d'habitations.Hier, à 5 h 46, des centaines de personnes se sont rassemblées au centre-ville, sur la place Higashi Yuenchi, pour allumer 6433 bougies à la mémoire des victimes.L'empereur du Japon et son épouse sont aussi venus à Kobe pour souligner ce triste anniversaire.Toute la journée, des petites cérémonies ont eu lieu partout dans la ville.Dans le modeste quartier de Nagata, des photos étaient affichées sur les murs pour l'occasion : images de pompiers combattant les flammes, photos de ruines fumantes, de maisons délabrées.Le tremblement de terre a durement touché ce quartier populaire de Kobe, laissant une immense cicatrice en forme de T.Les fragiles constructions de bois n'ont pas résisté longtemps aux flammes qui se sont propagées à la suite du séisme.Pendant plusieurs jours, les habitants de Kobe ont été privés d'eau.Dans les secteurs les plus touchés, comme celui de Nagata, les résidants devaient circuler à vélo.« On n'avait pas le choix, raconte Kitano Toshiki, propriétaire d'un salon de coiffure.Les chemins de fer ainsi que des portions d'autoroute s'étaient effondrés.» Au total, 300 000 personnes se sont retrouvées sans abri.Les écoles de la ville, transformées en refuge, ont accueilli les victimes.Certains résidants, sans un sou et ne connaissant personne pouvant les accueillir, y ont vécu plusieurs mois.Dans l'arcade commerciale qui se trouve au coeur du quartier (et qui rappelle la Plaza Saint-Hubert à Montréal), les commerçants ont tous une histoire à raconter.M.Yushimara, propriétaire d'une boutique de chaussures, se trouvait dans le logement au-dessus de son commerce lorsque la terre a tremblé.Il est resté coincé trois heures sous un pilier.« Quand j'ai finalement pu sortir de mon trou, toutes les boutiques de mes voisins avaient été détruites.» Shirô Veda, qui tenait une boutique de vêtements pour hommes à quelques mètres de là, est resté coincé quatre heures sous les décombres, son petit-fils de 18 mois dans les bras.Les premiers secours sont arrivés au bout de 30 minutes.« J'ai crié pour attirer l'attention, raconte cet homme de 70 ans qui est né et qui a grandi dans le quartier.On m'a répondu : Bien, si vous pouvez crier avec autant de force, c'est que vous allez bien.Nous allons continuer notre ronde et nous reviendrons.» « Ils sont revenus quatre heures plus tard », ajoute le vieil homme dans un grand éclat de rire.Alors que les femmes et les enfants se sont réfugiés chez des membres de leur famille, les hommes du quartier sont restés pour reconstruire leur commerce le plus rapidement possible.« J'ai vécu quatre mois dans le gymnase d'une école, raconte M.Veda.J'ai attendu un mois avant de prendre un vrai bain.Avant cela, j'allais au bain public, mais on devait faire la file tellement il y avait du monde.» Au bout de quelques mois, des petites constructions de tôle \u2014 des habitations temporaires \u2014 avaient poussé comme des champignons dans les rues de Nagata afin d'accueillir les résidants qui avaient tout perdu.Six mois plus tard, des commerces installés sous des tentes ou dans des constructions de fortune accueillaient à nouveau les clients.« Il fallait rouvrir nos boutiques rapidement, car c'était notre seul revenu, explique M.Yushimara.Mais il a fallu emprunter pour reconstruire, car le gouvernement ne nous a pas donné un sou.» Malheureusement, les affaires n'ont jamais retrouvé leur vigueur d'avant le séisme.« Les gens se sont lassés, se désole M.Veda, qui est également directeur de l'association des commerçants.Les travaux de reconstruction ont pris trop de temps, les gens se sont installés ailleurs.On estime qu'environ 40% des résidants de Nagata ne sont pas revenus.« Quand j'ai finalement pu sortir de mon trou, toutes les boutiques de mes voisins avaient été détruites.» QUOI ?La Conférence internationale des Nations unies sur la prévention des catastrophes naturelles OÙ ?Kobe (Japon) QUAND ?Du 18 au 22 janvier POURQUOI ?La conférence réunit 4000 participants provenant de 150 pays.On y discutera notamment de la protection des pays à risque, de systèmes d'alerte aux tsunamis, de reconstruction ainsi que de protection du patrimoine culturel.5 km Trains : Les voies utilisées par le trains à grande vitesse sont endommagées en 36 endroits.BÂTIMENTS : Détruits ou gravement endommagés : Foyers sans électricité : Foyers sans gaz : Foyers sans eau : PORTS : Le port de Kobe, par où transitaient 12% des exportations japonaises, Certains quais et la plupart des grues se sont effondrés.ROUTES : L'autoroute Hanshin, principale voie de communication entre Osaka et Kobe, s'est effondrée en cinq endroits.Île Rokko Île portuaire NAGATA-KU HYOGO-KU Voie Sanyo NADA-KU Shinkansen Pertes : Morts : 4087 Disparus : 715 Blessés : 21 672 (Selon les données de la police, à midi, le 20 janvier 1995) KOBE Pacifique du Nord-Ouest Fond de l'océan Plaque pacifique Manteau supérieur Fosse océanique Plaque eurasienne Zone de poussée Japon Tokyo Osaka Ashiya Kobe 0 milles 40 Peu avant l'aube, le 17 janvier 1995, un puissant séisme ébranlait le Japon, faisant plus de 4000 morts et 21 000 blessés, sans compter 715 personnes portées manquantes et emprisonnées dans les bâtiments effondrés.Kobe, ville portuaire de 1,4million d'habitants, a été la plus touchée.On rapporte des dommages aux édifices et aux routes 5h46, heure locale : un séisme, dont l'épicentre se trouve sous l'île Awaji, atteint 7,2 sur l'échelle de Richter Île d'Awaji Zone agrandie Kyoto Lorsque deux plaques tectoniques entrent en collision, l'une d'elles glisse sous la croûte terrestre en poussant le bord de l'autre plaque vers le bas et en créant de la friction au point de contact ou zone de poussée.La friction finit par se dissiper et la deuxième plaque se libère comme un ressort, ce qui provoque des tremblements de terre et des tsunamis.COMMENTSURVIENNENT LES SÉISMES LE SÉISMEAFAIT PLUSDE4000MORTS ACTUALITÉS KOBE S'EFFONDRAIT ACTUALITÉS «L'alcool au volant, parlez-en davantage» Douze chefs d'accusation contre un conducteur impliqué dans une collision mortelle CAROLINE TOUZIN SOREL-TRACY \u2014 « L'alcool au volant, parlez-en davantage, il faut que ça cesse », répétait péniblement Annie Chartrand entre deux sanglots, en entrevue à La Presse hier soir.Son conjoint, Réjean Bélisle, 33 ans, est mort la veille.Il était passager d'Alain Dupuis, en état d'ébriété au volant.La voiture a percuté de plein fouet une fourgonnette sur la route 223 à Saint- Marc-sur-Richelieu.Le fils de 7 ans d'Annie Chartrand, aussi dans le véhicule, a eu plus de chance.Il s'est en tiré avec une fracture à une jambe.C'est tout l'univers de cette femme qui a basculé dimanche soir.Le conducteur ivre était le meilleur ami de son conjoint.Ils habitaient même l'un à côté de l'autre dans la petite ville de Saint-Amable, en Montérégie.Alain Dupuis, 29 ans, ne pourra plus aller cogner à la porte de ses amis.Au palais de justice de Sorel- Tracy, un juge de la Chambre criminelle de la Cour du Québec lui a interdit hier d'entrer en contact avec Mme Chartrand.Cela représentait l'une des nombreuses conditions à sa mise en liberté.M.Dupuis fait face à 12 chefs d'accusation, dont conduite avec facultés affaiblies, délit de fuite et conduite dangereuse ayant causé la mort.L'accident est survenu vers 18 h 20 dimanche.Selon des témoins, la Mazda Protegé 2001 de l'accusé roulait en zigzags vers le sud sur la route 223 à la hauteur de Saint-Marc-sur-Richelieu lorsqu'elle est entrée en collision avec une fourgonnette Ford Windstar 2002 circulant dans la voie inverse.« L'impact a été si violent que la Mazda a été sectionnée en deux », a indiqué Ronald Mc Innis, porte-parole de la Sûreté du Québec.Réjean Bélisle a été éjecté du véhicule.Il est mort sur le coup.L'enfant de 7 ans a survécu.Il est resté assis dans la partie arrière de la Mazda, alors que celle-ci a été projetée sur l'accotement de la voie opposée.« C'est un miracle que Julien soit encore en vie », a confié sa mère, Annie Chartrand.Le petit garçon subira aujourd'hui une opération à la jambe à l'hôpital Sainte- Justine, à Montréal.Les deux passagers de la fourgonnette, Lucille Larose-Lyonnais, 57 ans, et Guy Larose, 55 ans, tous deux de Contrecoeur, ont subi des blessures graves, mais on ne craint pas pour leur vie.Alain Dupuis s'est enfui non loin du lieu de l'accident.Des policiers de la Sûreté du Québec l'ont retrouvé une heure plus tard près d'un bâtiment de ferme d'où il pouvait voir les secours s'activer.« Ma fille l'a vu rôder autour de la ferme.Elle lui a parlé sans savoir que c'était le conducteur.Il se demandait s'il y avait des morts et si le petit gars était ben blessé », a raconté à La Presse Patrice Fontaine, éleveur de bovins.Sa ferme est située à quelques mètres du lieu de l'accident.En soirée, une fois au poste de police de la MRC Vallée-du-Richelieu, le suspect a échoué à l'alcootest.Il a ensuite demandé d'être conduit à l'hôpital en raison d'un malaise, explique l'agent Mc Innis.Il a passé la nuit à l'hôpital Charles-Le Moyne avant d'obtenir son congé pour comparaître hier en fin de journée.Cinq membres de sa famille, dont sa conjointe, se sont présentés au palais de justice de Sorel-Tracy dès le matin.« Beaucoup d'émotions, c'est beaucoup d'émotions », a dit la conjointe de M.Dupuis, en attendant de le voir comparaître.Visiblement sous le choc, elle a appris la tragédie en regardant les nouvelles à la télévision dimanche soir.Alain Dupuis n'avait pas d'antécédent judiciaire, selon son avocat, Éric Nadeau.Il devra être de retour en cour le 28 février pour la communication de la preuve.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © L'impact a été si violent que la voiture du conducteur a été sectionnée en deux.L'enfant de 7 ans assis à l'arrière s'en est tiré avec une fracture à la jambe.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Alain Dupuis, lors de son arrivée au palais de justice de Sorel-Tracy, hier.Boîte automatique 5 vitesses à commande électronique Donnez libre cours à votre imagination avec un moteur V6 2,8 L de 210 HP et une transmission équipée d'une fonction manuelle qui 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PIERRE FOGLIA Quand j'étais critiquemusical Ma petite-fille, sept ans et demi, a demandé deux CD au père Noël : Stefie Shock-parce-qu'il-est-assez- beau et Les Cowboys fringants.Pas contrariant, le père Noël les lui a apportés, mais quand même un peu découragé, il a ajouté Martin Léon en se disant que si elle accrochait sur C'est ça qu'est ça, elle ne perdrait pas tout.Si elle a aimé ?Je sais pas.J'ai pas de nouvelles.Je sais qu'en partant de chez nous, dans l'auto, elle a voulu écouter les Cowboys et les parents ont trouvé ça plate, mais plate, au point où ils m'ont appelé en arrivant : Ça s'peut pas ! À ce point là ?Je l'ai écouté aussi, par curiosité.Eh misère ! D'un côté, le gauche, je suis pas fâché que ça pogne.De l'autre, je me désespère d'aussi gros sabots.Ce ne sont pourtant pas les bons exemples de chansons militantes qui manquent.Je pense à Clémence, La Vie de factrie ; à Plume, Les Pauvres ; à Guthrie, Going Down the Road.On est loin de tout ça.Les chansons de La Grande-Messe \u2014sauf deux\u2014 ont l'air de ces textes d'opinion qu'on demande aux élèves de secondaire cinq \u2014 certains font de l'argent comme de l'eau avec nos rivières/sans se soucier des écosystèmes/ c'est ça l'noeud du problème\u2014 la chanson s'appelle 8 Secondes, elle dure deux heures et quart et c'est le plus grand désastre écologique, musical et littéraire depuis Agadou de Patrick Zabé.J'exagère ?Eux surtout.Je vais sûrement me faire tuer, parce qu'une fois, j'ai consacré quatre petites lignes aux Cowboys et j'ai reçu deux milliards et demi de courriels pour me dire : qu'est-ce que tu connais toé dans la musique Vous saurez, petits baveux, que j'ai déjà été critique musical à La Presse.Pas officiellement.C'était il y a très longtemps.Personne ne parlait jamais de musique dans mon journal, sauf la matante affectée « aux variétés », et j'avais honte, mais honte ! Alors, de temps en temps, pour montrer qu'on n'était pas si colons, je faisais une chronique rock plus ou moins alternatif.À l'époque, j'écoutais beaucoup les filles, la folle à Lené Lovitch, Marianne Faithfull, Patti Smith et ses rêves de Rimbaud, je parlais de Lewis Furey, Tom Waits dont c'était les débuts, de John Cage, de Zappa.Un musicien de Michel Rivard, j'oublie lequel, m'avait écrit : parle donc de sport, qu'est-ce que tu connais dans la musique ?Je connais trois accords, pas plus.Comme le groupe du même nom \u2014Les Trois Accords\u2014 qui se nomment ainsi par dérision, ce qui les rend sympathiques d'emblée.S'ils n'ont pas inventé la musique progressive, Les Trois Accords sont en train de réinventer le dadaïsme, l'amour des machines en moins, l'enchantement en plus.Ils sont en train de ressusciter Bobby Lapointe, Paul et Paul et peut-être même un peu Zappa.À moins qu'ils soient tout simplement en train de créer un genre juste à eux, le genre « Fais-moi pas chier avec les écosystèmes ».C'est ma découverte du temps des Fêtes.J'ai six mois de retard sur tous les ados de la province qui fredonnent Hawaïenne depuis cet été \u2014 j'aurais voulu que tu sois Hawaïenne/Pour que tu grimpes en haut des cocotiers/Nous n'aurions plus besoin du laitier.Avouez que ça repose.Encore hier, je joggais comme un fou et je riais comme un con, j'écoutais Manon.donne-moi tes intestins/que j'en fasse des mocassins (pour jogger ?).Dans Lucille : La chaleur de ton coeur/me fait sécher les dents.Et dans L'eusses-tu cru, Quand je suis seul dans ma tête/Je cueille des oeufs et des franboises/Que je dispose sur une Chinoise.si bien qu'à la fin, j'avais inversé, je joggais comme un con et je riais comme un fou.Au point où j'ai dû changer de cassette.Ces temps-ci, je jogge beaucoup avec Faulkner, Mon grand cheval noir, Cajun de l'an 2000, Troubadour : fragile est la flamme/et si facile de vendre son âme.Dieu sait qu'il n'a pas vendu la sienne même s'il a tenté de la noyer quelques fois.Si vous m'aviez dit que je m'en viendrais country en vieillissant.Vous savez qui me tire presque des larmes ces jours-ci ?Mark Knopfler (ex-Dire Straits), aussi country que peut l'être un Anglais de bonne famille.Knopfler est un raconteur d'histoire de la lignée des Dylan et Springsteen, mais bien plus doué qu'eux à la guitare.Essayez Prairie Wedding, c'est mon idée d'une chanson parfaite : un fermier a mis une petite annonce pour se trouver une épouse, elle arrive au train, il ne l'a jamais vue.Le refrain : do you think that you could love me Mary/Now you are to be my wife.Ou de son dernier album, cette ballade irlandaise qui touche aussi à la perfection All that Matters.Quand j'étais critique musical à La Presse \u2014 jamais officiellement, j'insiste \u2014, je n'aurais jamais parlé de Faulkner.J'étais bien trop snob pour ça.D'autant plus qu'à l'époque, Faulkner couraillait une de mes amies, ou était-ce une de mes blondes, le salaud ?En té cas, je ne parlais pas des western, je parlais de Steely Dan, Joy Division, Laurie Anderson.L'autre jour, j'ai acheté le Rolling Stone, la revue, ma première en cinq ans.Comme avant, les meilleurs papiers ne sont pas sur la musique.Michael Moore, Barack Obama, et un petit truc sur Michael Phels, devenu le plus grand nageur de l'histoire olympique cet été à Athènes : vous vous rappelez, on le voyait toujours avec des écouteurs sur les oreilles, qu'écoutait-il en attendant la finale du 100 papillon?Eminem, till I collapse.Mettons qu'il est pas superstitieux.C'est pour les 50 meilleurs CD de l'année 2004 que j'ai acheté le Rolling Stone.Le premier en haut de leur liste (par ordre alphabétique, mais quand même) Aerosmith ! Mes premiers trips de hard rock, milieu des années 70, c'était Aerosmith.Puis les Beastie Boys, milieu des années 80.Puis Clapton.Puis The Cure, fin des années 70.Green Day fin des années 80.Elton John.Prince.Patti Smith.pour vous dire, elle enregistrait son album d'adieu (Wave) en 1979 ! Et U2, le groupe des années 80 par excellence.Tous dans les 50 meilleurs CD de 2004 ! Ça veut dire que je pourrais encore faire la critique musicale à La Presse, ne parler que des vieilles affaires dont je parlais déjà il y a 20 ans, 30 dans certains cas, et être toujours pertinent.Troublant, non ?Et je ne vous parle pas des millions de ti-culs qui tripent toujours sur les Doors.Y'en a qui disent que les vieux ne veulent pas vieillir.C'est pas qu'ils veulent pas.C'est qu'ils peuvent pas.Si Aerosmith, qui ne faisait déjà rien de très neuf en 1975, est encore au top en 2004, alors c'est que la vieillesse n'existe pas.Alors, c'est que tout le monde il est jeune, tout le monde il est éternel.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Un homme se présente pour une grippe et meurt aux urgences MATHIEU BÉLANGER LE DROIT GATINEAU \u2014 Une enquête interne a été ouverte, hier, à l'hôpital de Gatineau, afin de faire la lumière sur le décès d'un homme d'environ 70 ans, survenu aux urgences de Gatineau, dans la nuit de samedi à dimanche.L'homme serait mort d'une crise cardiaque dans une salle d'attente bondée.Il se serait présenté à l'hôpital pour une grippe et non pour des douleurs à la poitrine.Il ne représentait donc pas un cas urgent au moment du triage.Ces informations n'ont pas été confirmées par la direction du Centre de santé et des services sociaux de Gatineau (CSSSG).« Notre enquête tentera de déterminer ce qui est survenu cette nuit-là et nous en ferons ensuite rapport à la famille », a expliqué Denis Saint-Jean, directeur des communications du CSSSG.L'enquête interne devrait prendre quelques jours avant d'être conclue.La direction de l'établissement a aussi informé le coroner de ce décès, mais celui-ci a déterminé qu'il n'y avait pas matière à ouvrir une enquête.M.Saint-Jean précise que la victime a été vu au triage en arrivant aux urgences et que lorsque l'état du patient change, il lui est demandé d'en avertir l'infirmière responsable.« Cependant, lorsqu'une crise cardiaque survient en salle d'urgence, le personnel médical va tenter de le sauver immédiatement.» QUÉBEC PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE, VIEUX-QUÉBEC MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO LAVAL CARREFOUR LAVAL SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE SERVIETTES BRODÉES 6.Bain 25x50 pouces LES FAVORIS QUI APPORTENT LA COULEUR À VOTRE INTÉRIEUR, LA MODE MAISON MAINTENANT À PRIX EXCEPTIONNELS ! 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SUITESDE LA UNE POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 «Réformette» dans les cégeps du Québec RÉFORMETTE suite de la page A1 Tout en soulignant qu'il s'agissait « d'annonces extrêmement importantes », M.Reid a reconnu que « le but de l'opération n'était pas de chambarder le réseau ».L'objectif est plutôt de hausser le taux de réussite des cégépiens, qui ne sont que 61 % à décrocher un diplôme, même deux ans après la durée prévue de leur programme.Aucun budget supplémentaire, mis à part une subvention de cinq millions déjà comprise dans le budget de mars dernier, n'a toutefois été octroyé.« Il est clair qu'il ne s'agit pas d'une réforme, ni de renouveau, mais de simples ajustements à la réforme de 1993 », a commenté Gaëtan Boucher, président de la Fédération des cégeps.Après avoir espéré que les collèges deviennent de mini-universités \u2014 et obtenu l'appui du ministre Reid lors du Forum sur l'avenir du collégial en juin \u2014, M.Boucher était visiblement déçu du maigre résultat obtenu.« On comprend qu'un certain nombre de lobbys, comme les centrales syndicales et les étudiants, ont exercé leur influence », a-t-il dit.Au cégep sans diplôme d'études secondaires Quelques changements sont tout de même au programme.Les cégeps pourront désormais établir leurs propres règles d'admission, ce qui leur permettra d'accepter des adultes ou des immigrants n'ayant pas de diplôme d'études secondaires, mais une expérience équivalente.Au lieu d'être envoyé à l'éducation des adultes, un jeune ayant échoué dans un seul cours au secondaire pourra aussi être admis au cégep, à condition qu'il fasse un cours de rattrapage sur place.« Si on laisse aux collèges le soin d'admettre les élèves, est-ce qu'une région qui veut garder son monde va baisser ses critères ?a demandé Ronald Cameron, président de la Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN).Est-ce que les élèves performants iront à Montréal tandis que les autres iront à Baie- Comeau ?C'est ce que nous craignons après ce changement majeur.Sous réserve de garder intacte la formation générale (qui comprend des cours de langue, d'éducation physique et de philosophie), les cégeps pourront par ailleurs concocter de nouveaux programmes avec l'aval de Québec.Des cours de spécialisation \u2014 donnés à des élèves qui ont déjà obtenu un DEC \u2014 pourront aussi être créés.Nouveaux diplômes intermédiaires Les collèges seront également invités à décerner des « sanctions intermédiaires », soit des semi-diplômes, aux élèves qui auront fait une partie du programme.« Si on donne une reconnaissance intermédiaire, ça veut dire que si quelqu'un décroche, ce sera d'autant plus facile pour lui de revenir aux études », a fait valoir le ministre Reid.Cette dernière mesure a inquiété la députée péquiste Noella Champagne, porte-parole de l'opposition en matière de formation professionnelle.« Dans un contexte de pénurie de maind'oeuvre, plusieurs entreprises pourraient être tentées d'embaucher des étudiants qui n'ont pas complété tous les cours menant à l'obtention du DEC, par exemple ceux en lien avec la formation générale, mais qui disposent de compétences et de connaissances jugées suffisantes », a-t-elle averti.Soulagée par la tournure des événements \u2014 la décentralisation des cégeps tant crainte n'a pas eu lieu \u2014 la présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Julie Bouchard, a aussi des réserves par rapport aux diplômes intermédiaires.« Avec ces diplômes, y aura-t-il deux paliers de DEC, a-t-elle demandé.Le DEC sera-t-il dévalué ?Bien que nous soyons soulagés, nous restons inquiets, parce que le diable est souvent dans les détails.» Le ministre Reid a d'ailleurs encore une carte dans son jeu, puisque c'est en février qu'il dévoilera son plan d'action sur la formation professionnelle, donnée au secondaire, et la formation technique, donnée au cégep.« C'est un pas dans la bonne direction, mais on avance comme une tortue, a dit Gaëtan Boucher, président de la Fédération des cégeps.On comprend qu'un certain nombre de lobbys, comme les centrales syndicales et les étudiants, ont exercé leur influence.« Le ministre semble vouloir circonscrire l'incendie qu'il avait allumé, mais les braises sont encore chaudes », a indiqué Julie Bouchard, présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).Le maintien du diplôme d'études collégiales national, signé par le ministre de l'Éducation, a notamment rassuré les cégépiens.« Le ministre aura finalement mis deux ans à réaliser l'utilité des cégeps et à comprendre qu'une réforme en profondeur serait contre-productive, a expliqué Pauline Marois, porte-parole de l'opposition en matière d'éducation.Il s'est néanmoins comporté comme un éléphant dans un magasin de porcelaine.Ce faisant, il a réussi à ameuter les intervenants et à les braquer les uns contre les autres.Au bout du compte, les gains escomptés semblent minimes en comparaison des effets négatifs engendrés par ses volte-face.» « Va-t-on diplômer un tiers de technicien ?» a demandé Ronald Cameron, président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN), qui regroupe 35 syndicats de cégeps.M.Cameron venait d'apprendre que les collèges auraient désormais le droit de décerner des « sanctions intermédiaires» aux élèves qui n'ont complété qu'une partie de leur programme.Les 4000 professeurs de la Fédération autonome du collégial (FAC) ont estimé avoir été entendus par le ministre de l'Éducation.Il a acquiescé à leurs deux grandes demandes, soit le « statu quo en ce qui concerne la formation générale et le maintien du réseau collégial », a commenté Alain Dion, président de la FAC.« Il y a une éclaircie au-dessus de nos têtes », a indiqué Réjean Parent, président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), visiblement soulagé par les annonces.M.Parent a cependant jugé très inquiétante la création de sanctions intermédiaires.« Ça risque d'inciter les élèves à laisser le cégep », a-t-il prédit.Réactions au Plan L'Iran prochaine cible de Bush?IRAN suite de la page A1 « Il y a une guerre contre le terrorisme et l'Irak est uniquement une opération.(.) Ensuite, nous allons avoir l'opération iranienne.(.) C'est le dernier hourra! Nous avons quatre ans et nous voulons en sortir en disant que nous avons gagné la guerre contre le terrorisme », a confié à Hersh un ancien haut responsable du renseignement américain.Ces allégations ont notamment été corroborées par un consultant du gouvernement américain proche du département de la Défense.« Les civils du Pentagone veulent aller en Iran et détruire autant d'infrastructures militaires que possible », a dit cette seconde source.Hersh, qui a déjà gagné le prestigieux prix Pulitzer pour ses reportages sur le massacre de My Lai au Vietnam dans les années 60, a été écorché hier par le porte-parole principal du Pentagone, Lawrence Di Rita.«L'article est tellement truffé d'erreurs de faits fondamentaux que la crédibilité de l'oeuvre en entier est démolie », a déclaré Di Rita dans un communiqué, au sujet du plus récent texte du journaliste- vedette.« Les ambitions nucléaires apparentes de l'Iran et son soutien prouvé à des organisations terroristes constituent un défi mondial qui mérite un traitement bien plus sérieux », a ajouté Di Rita.La Maison-Blanche est également montée au créneau.Dans une entrevue accordée au réseau d'information CNN \u2014 qui a abondamment diffusé les révélations du New Yorker depuis dimanche \u2014 un porte- parole du président a démenti la teneur de l'article.« Nous travaillons avec nos alliés européens pour aider à convaincre le gouvernement iranien de ne pas continuer son programme de développement d'armes de destruction massive, notamment nucléaires », a déclaré Dan Bartlett.Il a affirmé que l'administration Bush souhaite en arriver à une solution diplomatique.Hersh soutient pour sa part que des entrevues menées au cours des deux derniers mois lui ont permis d'établir le contraire.« Les faucons de l'administration croient qu'il sera bientôt clair que l'approche négociée des Européens ne peut pas réussir et qu'à ce moment, l'administration agira », écrit le reporter.Les néo-conservateurs dans l'entourage du président (dont le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, et son bras droit, Paul Wolfowitz) favoriseraient toutefois une « attaque limitée », estimant que cela pourrait provoquer l'effondrement du régime iranien actuel.S'il faut en croire Hersh, Bush étend aussi les tentacules américains à l'extérieur de l'Irak et de l'Iran.Il aurait donné le feu vert à des opérations secrètes contre des cibles terroristes au sein d'une dizaine de pays du Moyen-Orient et de l'Asie du Sud.Par ailleurs, un commando à l'oeuvre en Iran aurait bénéficié de l'aide du gouvernement pakistanais pour arriver à ses fins.Cela expliquerait l'indulgence des États- Unis envers le Pakistan, dont l'efficacité est critiquée par plusieurs dans la lutte contre le terrorisme.Chose certaine, Bush, dont l'investiture donnera lieu cette semaine à d'importantes cérémonies à Washington, n'a jamais caché qu'il souhaite forcer la démocratisation du Moyen-Orient.Et il a déjà affirmé que l'Iran, au même titre que l'Irak et la Corée du Nord, fait partie de « l'axe du mal ».Quant aux ratés américains en Irak, le président est loin de vouloir faire son mea-culpa ou de renier la stratégie de son administration dans ce pays.Dans une entrevue publiée dimanche par le Washington Post, Bush a dit croire que sa réélection montre que les Américains ont ratifié sa politique irakienne.Avec l'AFP La décision sur les écoles juives a été prise en catimini ÉCOLES suite de la page A1 L'an dernier, le PLQ avait un objectif de financement de près de cinq millions qui sera largement dépassé lorsque les chiffres seront publics au printemps prochain.À la permanence du PLQ, on indique que la circonscription de D'Arcy- Mc Gee, représentée par M.Bergman, avait recueilli 100 000$ en 2004.Mais cela, convient-on, ne tient pas compte du « financement sectoriel », qui va directement à la permanence du PLQ.Officiellement, ces contributions ne peuvent être identifiées à une circonscription, ni à un ministre en particulier, expliquet- on.M.Bergman n'a pas rappelé à La Presse à ce sujet.Même mutisme au cabinet de M.Charest.L'événement de novembre était si important, confie-t-on, qu'un permanent a tenu à vérifier, avant sa tenue, si les gens pouvaient faire des dons « par téléphone », à même leur carte de crédit, idée refusée à cause des règles du Directeur général des élections.Les dons sur cartes de crédit sont permis, mais doivent être faits en personne et non par téléphone.Ces informations obtenues auprès de plusieurs députés libéraux illustrent le profond embarras suscité dans les troupes libérales par la décision annoncée en décembre dernier par le ministre de l'Éducation, Pierre Reid.Après cette importante activité de financement en novembre, Québec a décidé, en décembre, de reconnaître comme « écoles associées » cinq établissements privés de confession juive.Faire passer de 60 à 100% le financement public de ces institutions coûtera 10 millions par année à Québec.Le ministre Reid a essuyé le pire du ressac à la suite de cette décision prise, en réalité, au cabinet du premier ministre.De plus, dans la grande région de Montréal, les députés reçoivent des commentaires très largement défavorables à cette décision.Il s'agissait d'un second coup dur pour M.Reid, également malmené par les siens pour ses coupes de 103 millions au programme des prêts et bourses.À ce sujet, même M.Charest avait durement critiqué son ministre, soulignant devant l'ensemble des députés que « la vente de cette décision n'avait pas été réussie ».Décision de Charest Relancé par La Presse hier, le ministre Reid a reconnu que la décision de financer à 100% les écoles juives n'avait jamais été discutée au Conseil des ministres.Cette décision fut prise après en avoir discuté avec le cabinet de M.Charest, explique-t-il.Il souligne ne pas se souvenir d'information touchant le financement provenant de la communauté juive.Selon les informations de La Presse, les fonctionnaires de l'Éducation s'opposent depuis longtemps à la reconnaissance d'un tel statut pour les écoles juives.Pour M.Reid toutefois, il y a belle lurette que deux écoles grecques orthodoxes sont financées à 100%, comme « écoles associées ».Sous Daniel Johnson, en 1994, le titulaire de l'Éducation à l'époque, Jacques Chagnon, avait annoncé aussi son intention de financer à 100% les écoles privées juives.L'annonce avait suscité tellement d'émoi que rien n'avait été fait avant les élections.Les libéraux avaient été battus en septembre 1994.Un acteur important de la communauté juive, Steven Cummings, ancien président de la Fédération CJA (Canadian Jewish Alliance) «a un accès sans restriction» au premier ministre Charest, expliquent des Montréalais en vue dans cette communauté.Issu d'une famille aussi connue que les Bronfman et les Reichman, M.Cummings, tôt dans le mandat du gouvernement Charest, avait bénéficié d'une nomination comme membre du conseil de la Caisse de dépôt et placement du Québec.Ouellet a aboli de sa propre autorité le comité de sélection aux Postes OUELLET suite de la page A1 Bombardé de questions par le procureur Bernard Roy, Daniel Sawaya venait d'admettre un peu plus tôt, avec une certaine réticence, que c'est André Ouellet qui a décidé de la commandite de 1625 000$ à la série télévisée consacrée à Maurice Richard, commandite critiquée par la vérificatrice générale, Sheila Fraser, dans son rapport de novembre 2003, en raison de l'absence « de documents qui justifieraient les paiements effectués par Postes Canada ».C'est encore André Ouellet, selon Daniel Sawaya, qui a décidé de la participation de Postes Canada à une commandite liée aux Jeux olympiques de Salt Lake City.Le procureur Bernard Roy a d'ailleurs mis en preuve hier un procèsverbal d'une réunion du 4 juin 1998 du fameux comité de sélection dans lequel on retrouve un nombre important de commandites qui semblent avoir été décidées par M.Ouellet.C'est le cas non seulement de la série Maurice Richard, mais aussi d'une autre série télévisée intitulée Tout Écran (75 000 $), d'une commandite de 50 000$ pour un livre intitulé Le Chant de l'eau ou encore d'une commandite de 15 000 $ pour une exposition consacrée à Paul-Émile Borduas en 1998.À côté de ces propositions, une colonne du document indique qu'elles ont été «approuvées ».Sous ce vocable, le mot « président» est inscrit entre parenthèses.À ce sujet, une joute verbale a eu lieu hier entre le procureur et les témoins qui ont tenté de le convaincre que le terme « approbation » dans le document voulait dire que M.Ouellet avait simplement parrainé ces projets et que c'est le comité qui avait pris la décision finale.Quoi qu'il en soit, l'aveu de l'abolition du comité a semé un doute dans l'esprit du commissaire John Gomery à propos de cette explication.Daniel Sawaya venait de témoigner que le président de Postes Canada était un «micro-gestionnaire », c'est-à-dire qu'il fourrait son nez dans tous les dossiers, et que lui-même n'avait pas toute l'autonomie souhaitée pour diriger son service de marketing.« C'était difficile de ne pas le laisser intervenir », a-t-il affirmé, tout en soulignant que les interventions de M.Ouellet étaient bien avisées.« Je dois vous dire, après avoir écouté M.Sawaya, a commenté par la suite M.Gomery, que l'impression que j'ai maintenant (je devrais être prudent en parlant de mes impressions, mais c'est une impression, pas une décision, vous comprenez ?) l'impression que j'ai, c'est que si M.Ouellet avait un intérêt particulier dans un projet, il était un intervenant actif dans les affaires de la société et son approbation décidait de l'affaire parce que, pour citer M.Sawaya, il était le patron.C'est ce que les patrons font.Si M.Ouellet disait qu'il approuvait un projet, c'était très dur pour un de ses subordonnés de dire qu'il ne l'approuvait pas.» Le commissaire a cependant tenu à ajouter qu'il «avait hâte d'entendre la version de M.Ouellet » à ce sujet.L'ancien président de Postes Canada, suspendu de ses fonctions par Paul Martin en février 2004 avant qu'il ne démissionne de la société d'État, doit en effet comparaître aujourd'hui ou demain devant la commission.Il devra notamment expliquer, comme l'a reconnu hier Alain Guilbert, pourquoi les décisions de commandite ont été prises sous son règne en dehors « des lignes directrices» établies dans un document de Postes Canada.Il sera également interrogé sur diverses commandites dénoncées par Sheila Fraser dans son fameux rapport, notamment sur un concours de timbres qui a permis à l'agence de communication Lafleur de toucher une commission de 62 090$ pour transférer un chèque de 521 739 $ à Postes Canada.Par la suite, Postes Canada a remis cette somme à Lafleur pour gérer le projet. ACTUALITÉS La CSNplonge dans le dossier de la SAQ « Notre priorité est de travailler à rendre cette grève plus efficace » TRISTAN PÉLOQUIN Rendre plus étanches les piquets de grève et mettre en branle une importante campagne de sensibilisation à la solidarité.Voilà ce qu'entend faire la CSN au cours des prochains jours afin de « rééquilibrer le rapport de force » entre la SAQ et ses 3800 employés en grève, qui ont accepté d'adhérer au syndicat dans une proportion de 76 % en fin de soirée dimanche.« Notre priorité est de travailler à rendre cette grève plus efficace.Quand une société d'État comme la SAQ, confrontée à une grève depuis maintenant huit semaines, parvient à réaliser 92% de ses objectifs financiers, c'est qu'il y a un grave problème », a affirmé hier la présidente de la centrale, Claudette Carbonneau.« Notre première tâche sera donc de relancer un appel à la solidarité de l'ensemble des Québécois.Les gens doivent comprendre le caractère sacré des piquets de grève.Il me semble que, dans une société comme la nôtre, la solidarité doit se manifester bien autrement que l'allégresse avec laquelle les gens traversent ces piquets de grève », a poursuivi Mme Carbonneau, dont la centrale représente au total quelque 280 000 membres.Infime lueur d'espoir Déjà, plusieurs conseillers de la centrale sont entrés en contact hier avec les leaders syndicaux dans 13 régions du Québec afin de discuter des premières mesures à prendre sur le terrain.Mais, mis à part la nomination d'un nouveau conseiller par la CSN au sein de l'équipe de négociation syndicale, aucun changement n'est survenu aux tables de négociations.Par la voix de son négociateur en chef, Lucien Bouchard, la SAQ a néanmoins laissé entendre que l'arrivée de la CSN dans le dossier pourrait favoriser la relance des pourparlers, au point mort depuis la mi-décembre.« La CSN est une centrale qui a beaucoup d'expérience et de savoir- faire en matière de négociations », a déclaré M.Bouchard par voie de communiqué.La bisbille avec la FTQ Par ailleurs, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP, affilié à la FTQ), qui a tenté de damer le pion à la CSN au cours du vote d'allégeance qui s'est déroulé dimanche soir, a continué d'affirmer hier que les dirigeants syndicaux du SEMB-SAQ ont manqué de transparence au cours du processus d'affiliation.« Les membres ont littéralement été pris en otages, a affirmé la directrice adjointe du SCFP, Lucie Richard.Nous avons fait une offre de service encore plus intéressante que celle faite par la CSN, mais l'exécutif syndical a tout fait pour l'occulter et pour piper les dés.Les gens n'ont pas eu à faire le choix entre la CSN et la FTQ ; ils ont choisi entre obtenir un chèque d'aide de la CSN ou rester sans un sou sur les piquets de grève.» Des propos que la présidente de la CSN s'est empressée à tourner en dérision.« Le moins qu'on puisse dire, c'est que la dissension dont parle le SCFP n'a pas paru dans le vote d'allégeance, at- elle rétorqué.Maintenant, la récréation est terminée.La véritable preuve de solidarité (de la part du SCFP-FTQ) serait de foutre la paix aux membres du SEMBSAQ.Après huit semaines de grève, il n'y a plus de place pour cultiver la zizanie et la division.» PHOTO BOB SKINNER, LA PRESSE © Dimanche, un recruteur de la FTQ distribuait une lettre aux employés de la SAQ qui se présentaient à la réunion de leur syndicat.SOFTEC ST1500 femme rég.89,99 SOFTEC ST2500 femme rég.109,99 St-Hubert Laval Magasin de Dollard-des-Ormeaux 3597, Boul St-Jean (514) 626-7235 Magasin de Greenfield-Park 3261, Boul.Taschereau (450) 926-0660 Méga magasin de Laval 4440, aut.Laval (440) (450) 681-8440 Méga magasin de St-hubert 1701, Boul.des Promenades (450) 656-1701 Magasin de Montréal 5916, rue Papineau (514) 274-4429 HEURES D'OUVERTURE : MÉGAS MAGASINS de Laval et Rive-Sud : lundi au mercredi de 9h00 à 18h00, jeudi et vendredi de 9h00 à 21h00, samedi de 9h00 à 17h00 et dimanche de 11h00 à 17h00.Les autres magasins : lundi au mercredi de 9h30 à 18h00, jeudi et vendredi de 9h30 à 21h00, samedi de 9h00 à 17h00 et dimanche de 11h00 à 17h00.Le SOLDE ATTACHEZ VOS PATINS prend fin le dimanche 30 JANVIER 2005.Certains modèles, couleurs ou grandeurs peuvent manquer dans certains magasins.Les produits illustrés servent de référence et peuvent être différents des produits annoncés Nike Ndorfin Ice homme ou femme rég.139,99 sur la plus grande sélection de bâtons «ONE PIECE» au Québec jusqu'à de rabais Tous ces produits sont aussi disponibles sur le site internet www.sportsrousseau.com Sports Gilbert Rousseau hockey sur toute la ligne ! CCM SKR300 femme rég.139,99 femme rég.89,99 fille rég.79,99 CCM SP100 SOFTEC ST3500 femme rég.159,99 BAUER 8000 SR rég.579,99 SR rég.179,99 JR rég.139,99 NIKE QUEST V9 MISSION S200 MISSION S300 SR rég.:199,99 JR rég.:149,99 SR rég.:299,99 CCM SK852 SR rég.359,99 JR rég.:259,99 CCM VECTOR 4.0 JR rég.159,99 CCM SK652 EASTON ULTRALITE PRO SR 2004 rég.299,99 EASTON ULTRALITE JR 2004 rég.189,99 SR rég.:299,99 JR rég.:199,99 CCM SK252 SR rég.199,99 BAUER VAPOR VII SR rég.:199,99 JR rég.:149,99 3285199A Les congés parentaux, priorité de Lucienne Robillard PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Régler le problème des travailleurs saisonniers ainsi que la question des congés parentaux sont les deux grandes priorités de Lucienne Robillard, qui a prêté serment hier à Ottawa, en temps que ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences.Mme Robillard se trouvait en vacances à Saint-Martin dans les Caraïbes au moment du mini-remaniement ministériel effectué par Paul Martin.Ce remaniement faisait suite à la démission de la ministre de l'Immigration Judy Sgro, vendredi dernier.Au sujet des améliorations à l'assurance emploi, la ministre a ciblé le problème du « trou noir », qui affecte bon nombre de travailleurs saisonniers.« La réalité du travail saisonnier force malheureusement certains travailleurs à ne pas avoir de revenus pendant une partie de l'année, alors on va travailler fort pour essayer de régler ce problème, a dit Lucienne Robillard.Ce sera une de mes priorités, de même que le congé parental.» Pas question toutefois de procéder à une réforme en profondeur du régime d'assurance emploi.« Quand on a fait la réforme, j'étais au cabinet à ce moment-là, on savait qu'il pouvait y avoir certaines anomalies, et c'est ce qu'on s'apprête à corriger d'année en année.Il n'est nullement question de rebâtir un nouveau système d'assurance emploi », de trancher Mme Robillard.Dans le dossier des congés parentaux, elle espère également pouvoir conclure la négociation avec le gouvernement du Québec en respectant la date cible du 1er février.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du 2005-01-17 Tirage du 2005-01-17 Tirage du 2005-01-17 NUMÉRO 330821 ACTUALITÉS SCANDALE DE CINAR Une commission scolaire profite des largesses du Groupe financier Norshield SARA CHAMPAGNE À l'instar de la police de Montréal, la commission scolaire English- Montréal (CSEM) forme un partenariat avec le groupe financier qui est derrière le transfert de fonds de Cinar aux Bahamas.Depuis sept ans, la CSEM a reçu une somme frisant les 300 000 $ de la part de la Fondation de développement Norshield, a appris La Presse.Cet argent a servi, au fil des années, à améliorer la capacité informatique et réseautique des écoles primaires Coronation, Honoré-Mercier, John F.Kennedy, Our Lady of Pompei et Saint Monica.Or, il se trouve que la Fondation Norshield a été mise sur pied par le Groupe financier Norshield, dont le PDG, John Xanthoudakis, est l'homme poursuivi par Cinar pour avoir agi à titre d'intermédiaire dans le transfert des fonds aux Bahamas par le couple Charest-Weinberg.Dans un communiqué de presse datant de mai 2004, la Fondation affirmait avoir versé, jusqu'à maintenant, une somme de 500 000$ devant financer le programme Écoles de demain dès aujourd'hui, complément au plan quinquennal instauré par le gouvernement du Québec en 1996-1997.Ce plan devait servir à assurer un financement spécial à toutes les commissions scolaires de la province avec pour objectif de faire grimper le nombre d'élèves par ordinateur à 10 pour 1.« La Fondation Norshield est de loin la plus généreuse qu'il nous a été donné de connaître.Elle ne demande rien en retour », a déclaré le spécialiste des communications et du marketing de la CSEM, Michael J.Cohen.« Nous ne connaissons pas la nature de l'association de Norshield avec Cinar.Mais ça ne change rien.Norshield vient d'ailleurs de nous verser une somme de 5000$ qui servira à financer l'un de nos tournois de golf bénéfice au printemps », a ajouté M.Cohen.Entre 1998 et 2000, quelque 121,4 millions de dollars américains, administrés notamment par Norshield International et les entreprises Globe-X, des Bahamas, ont été transférés vers les Caraïbes.Depuis la découverte de l'affaire par des administrateurs indépendants de Cinar, environ 80 millions ont été rendus ; il manquerait toujours 41,6 millions, selon Cinar.De son côté, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) forme un partenariat avec la Fondation de développement Norshield depuis le 7 décembre 2004.Le tandem offre le programme d'arts martiaux Jeunesse envol à 40 jeunes délinquants du quartier Saint-Michel qui reçoivent ainsi des cours de kickboxing à l'école montréalaise Angelo Di Bella.« Nous ne savons pas de quelle façon la Fondation Norshield finance le programme », a convenu hier le directeur adjoint au service à la communauté de la police de Montréal, région Nord, Yvan Delorme.Le SPVM envisage, à la lumière des informations publiées par La Presse, de revoir son partenariat renouvelable au printemps 2005.La Fondation Norshield espère pour sa part étendre le projet Jeunesse envol à plusieurs autres quartiers de Montréal.Nous ne connaissons pas la nature de l'association de Norshield avec Cinar.Mais ça ne change rien.Norshield vient de nous verser une somme de 5000 $ qui servira à financer l'un de nos tournois de golf bénéfice au printemps », a déclaré Michael J.Cohen de la commission scolaire English-Montréal.Balayage d'appareils électroniques, de duos-sommeil, de meubles et de gros électros Articles sans suite, en stock excédentaire, modèles de rayon, fins de série, marchandise saisonnière et davantage! femme solde 999 à 2999 tenues mode pour elle To GoMC et To GoMC Sport Ord.15 $ à 49 $.solde 1999 chemisiers Alia pour elle Ord.38 $ et 45 $.45 % de rabais soutiens-gorge et slips sous boîte pour elle Wonder Bra et Warner's 3 articles ou plus : 40 % de rabais 2 articles : 30 % de rabais un article : 25 % de rabais jeans à prix ordinaire pour elle et lui Tommy Jeans, CK Jeans, Nautica Jeans, Chaps Denim, Point Zero, Buffalo et Ikeda 25 % à 40 % de rabais tenues griffées automne-hiver pour elle Tailles courantes et petites.30 % de rabais soutiens-gorge et slips mode sur cintre Triumph et Lily of France bijoux, accessoires et chaussures 50 % de rabais bijoux Principles® en or à 10 ct, 14 ct et 18 ct 40 % de rabais chaussures de sport pour toute la famille Reebok et Adidas bijoux fins en or à 10 ct et 14 ct sertis de zircons cubiques 30 % de rabais chaussures de ville et tout-aller pour lui.Florsheim, Hush Puppies, To GoMC et autres 25 % de rabais chaussures pour elle MantlesMC et To GoMC Ord.50 $ à 60 $.Solde 37,49 $ à 44,99 $.homme 40 % de rabais sous-vêtements et chaussettes Tommy Hilfiger pour lui 30 % de rabais tenues automne-hiver pour lui.Tommy Hilfiger, Polo, Wayne Gretzky, Claiborne, etc.gants en cuir et écharpes Perry Ellis pour lui enfant 30 % de rabais sous-vêtements, collants opaques et chaussettes pour enfant foyer 50 % de rabais batteries de cuisine et stock suivi assorti Lagostina, T-Fal Kitchen Aid, Anolon et Circulon 25 % de rabais collections de literie choisies MantlesMC et Market Square® achetez-en un, le 2e est à 25 % de rabais oreillers MantlesMC.Le 2e article doit être de valeur égale ou inférieure.20 % de rabais Henckels et Good Grips Ustensiles de cuisson Henckels dans le lot.100 $ de rabais duo-lessive Whirlpool Nos 9005204 et 9005206.Ord.999,98 $.Solde 899,98 $.7 % de rabais appareils électroniques à prix ordinaire En vigueur les mercredi 19 et jeudi 20 janvier 2 solde de jours 50 % de rabais bagages Skyway, Samsonite, Ricardo of Beverly Hills, Eddie Bauer, Delsey, Travel Pro, Atlantic, Air Canada et Swiss de Wenger Exception : articles dont le prix se termine par 97 ¢ et 99 ¢.points bonis Primes Hbc Obtenez 10 000 lorsque vous utilisez votre carte-cadeau Hbc pour régler un achat de 50 $ (avant taxes) à la Baie, chez Zellers ou Déco Découverte entre le 18 et le 23 janvier 2005.encore plus Le choix varie selon le magasin.Les rabais sont sur nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Exceptions : Liz Claiborne Home, Home Studio, offres spéciales de la direction, articles « Bon prix la Baie tous les jours », « Nouvellement réduit », « Achat-choc » et ceux des rayons concédés.La mention « ACHAT-CHOC » indique que nous avons trouvé une aubaine incroyable dont nous voulons vous faire profiter.Si nous indiquons un PRIX DE COMPARAISON, il s'agit du prix qu'un autre détaillant canadien a établi pour un article de qualité identique ou comparable.Les articles « Achat-choc » sont offerts en quantités limitées; pas de bons d'achat différé.Prenez note que la mention « PRIX CISEAUX » signifie que le bas prix au quotidien existant est temporairement réduit.Précisions en magasin.30 % de rabais additionnel tenues griffées à prix de liquidation pour elle Exceptions : I.N.C et Alfani.Sur nos derniers prix étiquetés.40 % de rabais tenues d'extérieur automne-hiver pour elle Liquidation de lingerie! jusqu'à 50 % de rabais tenues de nuit et peignoirs pour elle 50 % de rabais coordonnés de salle de bains sans suite Tant qu'il y en aura.70 % de rabais articles de Noël : serviettes, arbres, lumières, décorations, cartes sous boîte, étiquettes, ruban, papier-cadeau, diablotins, serviettes en papier, articles de table, chandelles, bougeoirs, linge de cuisine et de table jusqu'à 75%de rabais meubles de séjour, salle à manger et chambre à coucher sans suite à partir de 34,99 $ pulls pour lui MantlesMC, To GoMC, Dockers, Natural Issue et Perry Ellis Avant 49,99 $ à 85 $.maintenant 4,99 $ à 9,99 $ hauts pour enfant Ord.7,99 $ à 19,99 $.serviettes de bain Ralph Lauren Prix de comparaison 19,99 $.grille-pain chromé Hamilton Beach à 2 fentes Prix de comparaison 49,99 $.pantalon ou jean Jones New York Sport en sergé pour elle Prix de comparaison 89 $.jeans Seven pour elle Prix de comparaison 95 $.chaussures Rockport pour lui Prix de comparaison 160 $.ensembles édredon Quattro en suédine Grand ou très grand lit.jusqu'à 50 % de rabais bottes d'hiver et chaussures pour tous Liquidation multirayon EN COURS! jusqu'à 70 % de rabais Des points seront accordés pour chaque tranche d'achat de 50 $ réglée avec la carte-cadeau.L'offre se termine le 23 janvier 2005.Présentez ce bon à la caisse au moment de l'achat.3286729A Quatre écoles de la Commission scolaire English-Montréal ferment leurs portes SARA CHAMPAGNE La Commission scolaire English-Montréal (CSEM) a finalement décidé, hier soir, de fermer quatre écoles.Au primaire, les écoles qui ferment sont St.Ignatius of Loyola (Notre-Dame-de-Grâce); Saint-Patrick (Plateau Mont- Royal) et, au secondaire, l'école St.Pius X (Ahuntsic) et l'école Wagar (Côte-Saint-Luc).Les écoles primaires Saint-Gabriel (Pointe-Saint-Charles) et Mc Learon (Pointe- aux-Trembles) bénéficient d'un sursis.Depuis 2001-2002, la commission scolaire a perdu, au primaire seulement, plus de 1000 élèves.Par exemple, l'école primaire St.Ignatius of Loyola \u2014qui devrait compter au moins 225 élèves\u2014 compte présentement 149 élèves dans un bâtiment pouvant accueillir 320 enfants.Les élèves seront donc transférés, dès la prochaine rentrée scolaire, à l'école St.Monica, aussi située dans l'arrondissement de Notre-Dame-de-Grâce.« C'est triste mais c'était prévisible, presque inévitable », a déclaré hier soir la présidente du Conseil d'établissement, Ginette Leduc, au sujet de la fermeture de l'école St.Ignatius of Loyola, ajoutant que la CSEM a agi selon les règles en tenant des consultations auprès des différents intervenants du milieu.Les 82 élèves de l'école Saint-Patrick, pouvant accueillir 570 élèves, seront transférés à l'école primaire Bancroft, aussi située dans le Plateau Mont-Royal.Ceux de l'école secondaire St.Pius X, de l'arrondissement Ahuntsic, iront à l'école secondaire John F.Kennedy, et ceux de l'école Wagar seront transférés à l'école secondaire Westmount.Le chef de la police de Deux-Montagnes suspendu MARCEL LAROCHE Devant la complexité de l'enquête sur les allégations de fraude et de détournement de fonds qui pèsent sur Normand Mastromattéo, directeur de la police régionale de Deux-Montagnes (PRDM), deux membres de l'étatmajor de la police de Laval demandent l'assistance d'un procureur de la Couronne pour les aider dans leur travail.En attendant la conclusion de l'enquête policière, le directeur de police a été suspendu avec solde.La décision de relever le directeur de police de ses tâches administratives, pressentie depuis plusieurs semaines, a été prise par les membres du conseil municipal de Deux- Montagnes réunis en assemblée extraordinaire.Cette suspension est en vigueur depuis le mardi 4 janvier, date à laquelle Mastromattéo devait normalement être de retour au travail après sa période de vacances annuelles.Par voie de résolution, le conseil municipal a aussitôt nommé un directeur par intérim, soit Martin Demers, qui occupait auparavant le poste de directeur adjoint du corps policier desservant également les municipalités de Sainte- Marthe-sur-le-Lac, Saint-Joseph-du-Lac et Pointe-Calumet.Les déboires de Normand Mastromattéo, qui a fait carrière durant 28 ans au sein du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) avant d'être nommé directeur de la PRDM en décembre 2001, ont commencé à l'automne 2004 lorsque trois officiers de la PRDM ont alerté le sousministre de la Sécurité publique sur des anomalies dans la gestion de leur directeur.Comme il y avait un volet criminel à cette enquête administrative \u2014 on y fait mention d'allégations de fraude et de détournement de fonds concernant des comptes de dépenses et l'utilisation d'ordinateurs \u2014, le ministère de la Sécurité publique a demandé au directeur du Service de police de Laval, Jean-Pierre Gariépy, de faire toute la lumière sur les agissements de Normand Mastromattéo.Cette délicate enquête a finalement été confiée au début de décembre aux inspecteurs Benoît Paquette et Monique Lemieux, deux membres de l'état-major de la police de Laval. Avec Bell comme nouveau partenaire, accumuler des milles Aéroplan n'aura jamais été aussi simple.AéroplanMD vous offre désormais plus de milles et plus de possibilités pour vous récompenser.Abonnez-vous en ligne au Forfait de Bell avant le 31 mars et vous obtiendrez 5000 milles-bonis Aéroplan.Et il y a plus encore : vous accumulerez 1 mille Aéroplan pour chaque 1 $ dépensé avec Le Forfait.Pour plus de détails, visitez aeroplan.comdès aujourd'hui.Avec Bell et Aéroplan, c'est le temps ou jamais de vous connecter.NOTRE PETIT DERNIER FAIT JASER.BELL FAIT MAINTENANT PARTIE DE LA GRANDE FAMILLE AÉROPLAN.MDAéroplan est une marque déposée d'Air Canada.Offert avec les services et forfaits de Mobilité, Sympatico et Express Vu sélectionnés aux clients résidentiels, là où l'accès et la technologie le permettent.Sujet à un engagement de 2 ans pour chaque service.Des frais de résiliation anticipée s'appliquent.Vous devez avoir Bell Canada comme fournisseur de service interurbain, mais il n'est pas nécessaire d'être abonné au service local ou à d'autres services tarifés de Bell Canada.Prix/offres sujets à changements sans préavis.Taxes en sus.Des frais pour l'équipement et l'installation professionnelle peuvent s'appliquer.Pour savoir si vous êtes admissible et pour connaître les détails : 1 866 281-2303, www.bell.ca/forfait ou dans un magasin Espace Bell.Offert aux membres Aéroplan, qui au moment de l'abonnement avaient une adresse de résidence au Québec ou en Ontario.Les abonnés du Forfait recevront un mille Aéroplan pour chaque 1 $ dépensé pour les frais mensuels récurrents et les frais d'utilisation des services Express Vu, Sympatico et Interurbain Bell portés à la Facture unique.Sympatico est une marque de commerce de Bell Canada.Express Vu est une marque de commerce de Bell Express Vu, s.e.c.3284944A ACTUALITÉS PRESSE CANADIENNE TROIS-RIVIÈRES \u2014 Des résidants du secteur Pointe-du-Lac, à Trois-Rivières, ont eu l'impression de revivre un cauchemar hier midi lorsque des pompiers ont fait irruption dans leur demeure pour leur demander d'évacuer.De plus, pendant quelques minutes, des enfants du primaire se sont retrouvés à l'extérieur sans manteau, à -15 degrés Celsius, parce qu'une odeur de gaz avait été détectée dans une maison voisine de leur école.Des scènes qui ont donné la chair de poule à bien des résidants de Pointe-du-Lac qui ont encoreen tête les images d'enfer de la nuit de vendredi alors qu'ils ont vu disparaître une partie de leur village à la suite d'une série d'incendies et d'explosions.Une nouvelle alerte au gaz à Pointe-du-Lac Saisie de matériel porno juvénile à Ottawa www.fidelity.ca Veuillez lire le prospectus d'un fonds avant d'investir.Les fonds communs de placement ne sont pas garantis; leur valeur est appelée à fluctuer fréquemment et le rendement passé pourrait ou non être reproduit.Les investisseurs verseront des frais de gestion et des charges et pourraient devoir payer des commissions ou des frais de maintient; de plus ils pourraient réaliser un profit ou subir une perte.Fidelity Investments est une marque déposée de FMR Corp.Pour plus d'informations, communiquez avec votre conseiller en placements.Une réduction des frais se traduit par des rendements supérieurs.À Fidelity Investments, nous avons réduit les frais sur toute notre gamme de fonds.Dorénavant, vous pouvez tirer parti des placements de grande qualité de la plus grande société de fonds communs de placement au monde, et ce à frais réduits.Cela veut dire que vous faites travailler une plus grande partie de votre argent pour vous.Parlez à votre conseiller en placements pour savoir comment Fidelity investit dans votre meilleur intérêt.Bonnes nouvelles pour les investisseurs.Dorénavant, plus de Canadiens bénéficient des frais réduits.3283615A PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 La Police d'Ottawa aurait procédé à la plus imposante saisie de matériel pornographique juvénile de son histoire.Le service policier a dévoilé hier après-midi une liste de huit individus qui ont été arrêtés à Ottawa dans le cadre de cette enquête.Les arrestations ont été effectuées au cours du mois de décembre.Au total, 14 ordinateurs, des milliers de cassettes VHS, DVD et disques compacts contenant des millions d'images et de vidéos ont été saisis par l'équipe de détectives qui travaillent à cette enquête depuis le mois d'août.C'est une information provenant du Centre national de coordination contre l'exploitation des enfants de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) qui a mis le service de police sur la piste des suspects.Après avoir pu démontrer que ces individus se procuraient de la pornographie infantile par l'entremise d'Internet, les enquêteurs ont pu obtenir des mandats d'arrêt pour investir les demeures des accusés.« Il ne s'agit pas d'un réseau organisé, puisque les individus ne se connaissent pas, a expliqué l'enquêteur Melchiorre.Ces hommes collectionnaient les images et vidéos pour les garder, les consulter, et non les distribuer.En fait, un seul d'entre eux est accusé d'avoir distribué le matériel par Internet.» Plainte pour inconduite sexuelle contre unmédecin de Laval SARA CHAMPAGNE Les audiences d'un omnipraticien de Laval, Réjean Vanier, qui doit répondre à une plainte pour inconduite sexuelle envers une patiente avec relations sexuelles complètes, ont commencé hier devant le Comité de discipline du Collège des médecins du Québec.La nature de la plainte adressée au Comité de discipline est ainsi formulée: le Dr Réjean Vanier aurait transgressé les limites de la relation thérapeutique en permettant que s'établisse avec sa patiente une relation intime comprenant des échanges de cadeaux, don d'argent, caresses et baisers, ainsi que des relations sexuelles complètes et régulières.La patiente, dont l'identité ne peut être dévoilée, était connue pour son état dépressif.Elle a été suivie par le Dr Vanier du mois de novembre 2001 au mois de décembre 2002, à la Polyclinique médicale Concorde, située au 300, de la Concorde Est, dans le secteur Pont-Viau, à Laval.Les événements reprochés se seraient déroulés à l'hôtel Le Rivage, boulevard Curé-Labelle, à Laval, le ou vers les 3, 10 et 31 juillet, et le 14 août 2002.D'autres épisodes de même nature auraient également eu lieu à la suite du départ du conjoint de la patiente, au domicile de cette dernière, ce qui contrevient au Code de déontologie des médecins et à un article du Code des professions.3284817A ACTUALITÉS Kyoto: le Canada toujours plus loin de l'objectif CHARLES CÔTÉ Le Canada ne réussira pas à réduire la pollution suffisamment pour respecter le protocole de Kyoto.La solution de rechange, qui est d'aider les pays pauvres à réduire la leur, coûtera plus d'un milliard par année, une dépense qui risque d'être contestée.À un mois de son entrée en vigueur, il paraît donc de plus en plus clair que le Canada ne respectera pas ses engagements internationaux pour la lutte contre les changements climatiques.À Ottawa, les adversaires du protocole de Kyoto, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du gouvernement, ont mis le cap sur des exigences qui entraîneront des réductions insuffisantes au sein du pays.À Calgary, le ministre des Ressources naturelles, John Efford, a confirmé qu'un document officiel proposait de réduire les exigences à l'industrie, mais qu'aucune décision n'avait encore été prise.Selon des chiffres cités par la Presse Canadienne confirmés en partie à La Presse de source gouvernementale hier, le boom dans le secteur des hydrocarbures \u2014pétrole et charbon\u2014 fait que les prévisions d'augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES) seront revues à la hausse, par rapport à 2002.Le scénario serait revu au cours de l'année, mais selon les plus récentes estimations, la grande industrie émettra non pas 359 millions de tonnes de gaz à effet de serre en 2010, mais 388 millions de tonnes, une augmentation de 29 millions de tonnes.Par ailleurs, il serait impossible pour les centrales thermiques au charbon de respecter l'objectif qui leur a été proposé en 2002 dans le Plan canadien de mise en oeuvre du protocole de Kyoto, soit une réduction de 15%des émissions pour chaque watt d'électricité produite.Pour cela, il aurait fallu agir très tôt, dès la signature du protocole de Kyoto, en 1997.Aujourd'hui, les investissements nécessaires sont trop élevés, et le ministère des Ressources naturelles propose de réduire l'exigence à 10 %.Les autres secteurs industriels n'accepteront pas d'être traités plus durement.Eux aussi pourront profiter d'une relaxation des objectifs.Mais les écologistes continuent de réfuter les arguments de l'industrie.« Au sein des secteurs pétroliers et de l'électricité, il y a des occasions à saisir, dit Matthew Bramley, de l'Institut Pembina.Par exemple, la société pétrolière BP a réduit ses émissions tout en améliorant sa rentabilité.Dans le secteur électrique, si le gouvernement imposait des coûts supplémentaires, ils pourraient être part agés avec l es c i toyens consommateurs.L'industrie électrique est entièrement réglementée et locale.Elle n'est pas confrontée à une concurrence mondiale, contrairement à l'acier, par exemple.» Tout cela fait qu'il manquera environ 100 millions de réductions d'émissions de gaz à effet de serre.Le protocole de Kyoto permettrait au Canada de trouver des façons de réduire la pollution dans d'autres pays, mais le coût pourrait atteindre 1,4 milliard par année.Selon Antoine Turmel, avocat spécialiste des transactions internationales en matière de gaz à effet de serre, actuellement, il en coûte de 10 à 14 $ pour chaque tonne de pollution évitée par un projet dans un pays tiers.« Le prix est à la hausse, dit-il.C'est très coûteux et très bureaucratique.Les fonds vont à l'ONU, aux consultants canadiens, aux consultants làbas, aux courtiers, aux ingénieurs et comptables qui font la vérification, aux permis à payer au gouvernement local là-bas.» Il est clair que pour bien des décideurs à Ottawa, cet argent serait mieux dépensé au Canada.Mais cela voudrait dire que le Canada manquerait à ses obligations internationales.Le protocole de Kyoto prévoit que tout dépassement pour la période de 2008 à 2012 devra être «remboursé », plus 30%, par la suite.À c't'heure, amassez des milles Aéroplan avec Le Forfait de Bell.1$ porté au Forfait\" = 1mille AéroplanMD 2 500 milles-bonis pour un temps limité Vous pourriez gagner Pour participer automatiquement , abonnez-vous au Forfait de Bell en combinant Mobilité , Sympatico¥ ou Express Vu¥.Économisez ainsi 10 $/mois pour 2ser vices ou 15 $/mois pour 3ser vices\u2020 .bell.ca/for fait4 Magasin Espace Bell 1866 281-2338 Offert avec les services et forfaits sélectionnés de Bell aux clients résidentiels, là où l'accès et la technologie le permettent.Sujet à un engagement de 2 ans pour chaque service.Des frais de résiliation anticipée s'appliquent.Vous devez avoir Bell Canada comme fournisseur de service interurbain, mais il n'est pas nécessaire d'être abonné au service local ou à d'autres services tarifés de Bell Canada.Prix/offres sujets à changements sans préavis.Taxes en sus.Des frais pour l'équipement et l'installation professionnelle peuvent s'appliquer.Pour savoir si vous êtes admissible et pour les détails, appelez au 1 866 281-2338, visitez bell.ca/forfait4 ou un magasin Espace Bell.\"Les abonnés du Forfait recevront un mille Aéroplan pour chaque 1$ dépensé pour les frais mensuels récurrents et les frais d'utilisation des services Express Vu, Sympatico et Interurbain Bell portés à la Facture unique.Offert aux membres Aéroplan qui, au moment de l'abonnement, avaient une adresse de résidence au Québec ou en Ontario.L'offre se termine le 31 mars 2005.\u2020Économies comparées au plein tarif courant de ces mêmes services lorsque souscrits individuellement.Aucun achat requis.Concours ouvert aux résidents du Québec et de l'Ontario ayant atteint l'âge de majorité.Au total, 2 grands prix de 600 000 milles Aéroplan et 5 prix secondaires de 100 000 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ACTUALITÉS Des failles dans les libérations conditionnelles Un auteur soutient que le meurtre du jeune Alexandre Livernoche aurait pu être évité NATHAËLLE MORISSETTE Victime des failles du processus de libération conditionnelle, le jeune Alexandre Livernoche, tué en août 2000 par Mario Bastien, a payé le prix de l'amateurisme du système correctionnel québécois.En fait, son meurtre aurait pu être évité.C'est du moins ce qu'affirme Yves Thériault dans Tout le monde dehors !, un livre paru hier dans lequel il critique sévèrement le fonct i o n n e m e nt du sy s tème correctionnel.Pour illustrer les lacunes, il analyse notamment le cas d'Alexandre Livernoche, assassiné par un individu dangereux qui n'aurait jamais dû être en liberté au moment où il a commis son meurtre.En effet, bien avant de s'attaquer au jeune Livernoche, âgé de 13 ans, Mario Bastien présentait une feuille de route qui en disait long sur son profil criminel et sa déviance sexuelle.Plusieurs années avant le meurtre, il avait même avoué entretenir des fantasmes sexuels envers les enfants.« Le sort réservé à Alexandre Livernoche y est annoncé en toutes lettres », écrit l'auteur en faisant référence à son dossier.Mario Bastien est incarcéré pour la première fois en 1991 pour méfait.Pendant les huit années suivantes, il passe près des deux tiers de son temps derrière les barreaux en raison de différents délits : vols, incendies criminels, agressions armées.Mais c'est en 1995, alors qu'il purge une peine dans une prison fédérale, que l'homme, soumis à plusieurs tests psychiatriques, lève le voile sur sa vraie nature.« Bastien a confié qu'il entretenait des fantasmes sexuels de longue date, qui consistaient à enlever des enfants pour en faire des esclaves sexuels, relate M.Thériault.Il rêvait ensuite de les libérer pour qu'ils deviennent de bons jouets sexuels pour d'autres personnes.» En janvier 2000, il fait face à de nouvelles accusations, puis est condamné à 12 mois de prison (dans un établissement provincial).Pourtant, il est libéré deux mois plus tard en absence temporaire, une demande que peuvent faire les détenus après avoir purgé le sixième de leur peine.Ses révélations concernant ses tendances sexuelles n'ont donc pas pesé lourd dans la balance, note l'auteur.La raison ?« On n'a pas consulté son dossier.» Si le système fédéral fait appel à de nombreux spécialistes pour évaluer les détenus, il en est tout autrement dans les prisons provinciales.La gardienne de prison qui aurait analysé le «dossier Bastien » a fait des recherches très sommaires et elle n'était pas au courant du passé de Mario Bastien.« Elle n'a vu ni son dossier disciplinaire, ni ses ordonnances de probation, ni ses rapports pré-sentenciels, ni ses évaluations psychiatriques.Et cette pratique serait monnaie courante dans le monde carcéral québécois.Cette situation s'explique en partie par l'obsession du gouvernement péquiste, au pouvoir à l'époque du meurtre d'Alexandre Livernoche, d'atteindre le déficit zéro, notamment en sabrant les budgets du ministère de la Sécurité publique, estime Yves Thériault.« Ils ont fermé des prisons et il s'est créé un problème de surpopulation dans les prisons qui sont restées ouvertes », mentionnait-il hier en entrevue à La Presse.Résultat : plusieurs détenus ont obtenu leur libération, dit-il.Bien que le gouvernement se soit engagé à investir dans les programmes de réinsertion, peu de gestes ont été fait en ce sens, dénonce M.Thériault.Une lacune également soulevée par Jacques Tremblay, ancien commissaire québécois aux libérations conditionnelles.« Le système carcéral a été détourné de sa vocation, croit-il.On fait de la gestion, on ne fait pas de réinsertion.Le système est tellement biaisé par des questions pécuniaires.Politiquement, ce n'est pas rentable, on ne veut pas s'en occuper.» Pierre-Hugues Boisvenu, père de Julie Boisvenu, assassinée en 2002, abonde dans son sens.À la tête de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues, il dénonce le système de « gestion de cellules » qui se fait au profit des programmes de réhabilitation.« On trouve que les peines qui sont données, notamment aux agresseurs sexuels, sont dérisoires, et ça lance comme message que ce crime est presque aussi banal qu'un vol de dépanneur.À la Commission québécoise des libérations conditionnelles, le vice-président Me David Sultan a refusé de commenter les vives critiques faites à l'endroit du système correctionnel en affirmant qu'il n'avait pas encore pris connaissance du livre de M.Thériault.Appelez et vous recevrez : Les taux annoncés peuvent varier en fonction des conditions du marché.1% BONI DE la première année pour les nouveaux fonds REER.Termes Taux 1 an 2,00 2 ans 2,35 3 ans 2,75 4 ans 3,20 5 ans 3,45 6 ans 3,75 7 ans 3,95 8 ans 4,20 9 ans 4,35 10 ans 4,50 1 800 463-5229 Téléphonez-nous du lundi au vendredi, de 8h à 20h, et les samedis de janvier et de février, de 10 h à 16 h.www.epq.gouv.qc.ca Cemontant tient compte du boni de 1% la première année pour les nouveaux fonds REER et des intérêts composés.1 000$ placés maintenant vous rapporteront 1568$ dans dix ans.Garanti.REERObligations à taux fixe Si vous désirez rencontrer un agent d'investissement, passez au 2000, av.Mc Gill College, du lundi au vendredi, de 8h à 17 h, et les samedis de janvier et de février, de 10 h à 16 h.3281422A 3280270A ACTUALITÉS Une Roumaine accouche à 66 ans Des véhicules entrent illégalement au pays Des automobilistes passeraient au poste-frontière de Lacolle, au sud de Montréal, sans s'arrêter et sans que la GRC ne les prenne en chasse, a révélé hier soir Radio-Canada.En moins d'un mois, les douaniers ont recensé 18 cas d'infraction à cet endroit, souligne la société d'État.Les véhicules entreraient illégalement au pays en roulant à l'extérieur de la voie réservée aux poids lourds, selon les douaniers.Ces derniers disent avertir la GRC lorsque des cas se présentent afin que les agents interceptent les fautifs, mais en vain.PC MATHIEU PERREAULT Une Roumaine de 66 ans vient d'accoucher d'une petite fille.Elle bat ainsi le record de la parturiente la plus âgée, qui était de 63 ans.La nouvelle a fait le tour des journaux du monde, mais elle ne surprend pas les spécialistes.« Porter un enfant à 66 ans plutôt qu'à 63 ans, ce n'est pas un défi particulier », explique le Dr Marc Villeneuve, de la clinique de médecine reproductive Procréa, de Québec.« Mais c'est certain que c'est rare.À Procréa, nous avons décidé de ne pas permettre le don d'ovule à des femmes de plus de 50 ans.» La nouvelle mère, Adriana Iliescu, professeur d'université, a reçu un embryon conçu à partir de l'ovule et du sperme de donneurs.Ses médecins ont travaillé à sa grossesse pendant huit ans.Il était moins une : le Parlement roumain étudie en ce moment une loi qui limiterait le don d'ovule aux femmes de moins de 50 ans.Sa fille, Eliza-Maria, est née à 34 semaines dimanche, et pèse 1,5 kg, moitié moins que le poids moyen à la naissance en Roumanie.Mme Iliescu portait aussi une autre fille, dont le coeur a cessé de battre samedi, forçant les médecins à procéder à l'accouchement du bébé survivant.Il n'existe pas de loi canadienne qui impose une limite d'âge à l'insémination artificielle, mais la plupart des cliniques pratiquent la limite de 50 ans, qui correspond à la ménopause.« On se fie à la limite naturelle de la fertilité », dit le Dr Villeneuve.Une agence canadienne de surveillance de la procréation médicalement assistée sera créée d'ici 2007, dans la foulée de la nouvelle loi sur la question, mais le projet d'agence ne prévoit pas actuellement de limite d'âge, selon Élodie Petit, chercheuse au Centre de recherches en droit public de l'Université de Montréal.Une femme de 63 ans a eu un enfant en Californie en 1996, mais elle avait menti à ses médecins, affirmant avoir 54 ans, parce que leur clinique fixait la limite d'âge pour le don d'ovule à 55 ans.Le don d'ovule à des femmes ménopausées a été popularisé au début des années 90 par un médecin italien, Severino Antinori, qui compte parmi ses patientes la première parturiente sexagénaire, une femme de 62 ans en 1994.Une controverse entoure cette pratique, plusieurs experts jugeant qu'il est irresponsable de devenir parent à un âge aussi avancé.Prix d'entrée (taxes incluses) Adultes 12 $ Étudiants et 65 ans et plus (avec carte) 10 $ Groupes (20 personnes et plus) 10 $ Carte «Accès Montréal» 10 $ Enfants 6 à 12 ans (accompagnés d'un adulte) 4 $ Enfants moins de 6 ans Gratuit Heures d'ouverture Du vendredi 14 janvier au samedi 22 janvier 10h00 à 22h00 Le dimanche 23 janvier 10h00 à 20h00 Tous les jours, la billetterie fermera deux heures avant la clôture du Salon.Une réalisation de la Corporation des Concessionnaires d'Automobiles de Montréal Inc.Place-d'Armes www.salonautomontreal.com Bertrand Godin porte-parole des luxueuses, sportives, compactes, berlines, utilitaires et familiales.Plus de 650 nouveaux modèles et 27 primeurs! Préparez-vous à en voir de toutes les couleurs\u2026 Attrapez la fièvre du Tuning.Des voitures de série remodelées et branchées.Attractions spéciales ! Humour au volant présenté par 7 minutes de scènes hilarantes qui mettent en vedette l'automobile.En collaboration avec Illustration : Patrick Charpentier Service offert gratuitement aux enfants de 2 à 10 ans DU 14 AU 23 JANVIER 2005 Palais des congrès de Montréal Présenté par MAINTENANT OUVERT 3281047A PROCÈS DE MICHEL USEREAU Les témoins oculaires du meurtre défilent CHRISTIANE DESJARDINS Un homme agresse un autre homme plaqué sur le capot de sa voiture.Une femme saute sur le dos de l'agresseur pour lui faire lâcher prise.L'agresseur se défait de l'emprise de la femme, la projette sur le trottoir et lui assène des coups de pied avant de s'enfuir.À travers ces événements, des coups de feu et des cris de femme.Voilà la ligne médiane qui se dégage des récits des 14 témoins entendus jusqu'ici au procès de Michel Usereau au palais de justice de Montréal.L'homme de 37 ans, qui travaillait dans une agence de sécurité, est accusé d'avoir tué avec préméditation Jean-Jacques Melkonian, ex-collègue devenu concurrent.Usereau est également accusé de tentative de meurtre sur Stéphanie Fragman, conjointe de Melkonian.Les crimes sont survenus peu avant minuit, le 20 mars 2001, rue Drolet, tout près du carré Saint-Louis.Melkonian, 29 ans, est mort d'une balle à la tête, tandis que sa conjointe, alors âgée de 26 ans, atteinte d'une balle à l'épaule, a survécu.Avant que ne soient tirés les coups de feu, des témoins, notamment le député Maka Kotto, ont aperçu un individu louche qui semblait se cacher rue Drolet et surveiller quelque chose.Un jeune couple qui marchait dans la rue a pour sa part vu le crime se dérouler pratiquement sous ses yeux.Tous les témoins donnent une description de l'agresseur assez semblable: un homme de bonne stature, qui portait un anorak de ski de couleur terne, et dont le visage était en partie masqué par un col ou un foulard.Aucun des témoins n'a cependant vu le visage de l'agresseur suffisamment pour pouvoir l'identifier.Toutefois, hier, lorsqu'on a présenté aux témoins le capuchon d'un anorak retrouvé sur les lieux du crime, ceux-ci s'entendaient pour dire qu'il s'agissait du même tissu que celui de l'anorak de l'agresseur.Rappelons que l'ADN d'Usereau a été retrouvé sur ce capuchon.Le procès devant jury se poursuit aujourd'hui.44, côte du Palais, Vieux-Québec (Québec) G1R 4H8 Tél.: 418.692.1030 Fax : 418.692.3822 Forfait évasion 299$ À partir de pour 2 personnes, pour 2 nuits, taxes en sus Évasion au coeur du Vieux-Québec Valide jusqu'au 30 avril 2005 www.manoir-victoria.com 1 800 463.6283 2 nuits à l'hôtel pour 2 personnes Petits déjeuners américains pour 2 personnes les 2 jours 1 souper / table d'hôte à « La Table du Manoir » Frais de service Découvrez le nouveau Spa du Manoir! 3281994A 49$ chambre (1 nuit) petit déjeuner buffet par pers., Sainte-Adèle Autoroute 15 nord Sortie 67 Taxes en sus.Valide jusqu'au 31 mai 2005, à l'exception des jours fériés.Sur réservation et selon la disponibilité.Aucune autre promotion ne peut être jumelée à cette offre.Prix sujet à changement sans préavis.Hébergement gratuit pour les enfants de moins de 18 ans partageant la chambre des parents.25 pistes de ski alpin, ski de fond, patinoire sur le lac, spa, salle à manger À partir de occ.double (du dimanche au vendredi) 3286275A OPÉRATION 1mars ER Découvre des valeurs sûres de la formation et de l'emploi Ne manquez pas notre cahier spécial Le mercredi 19 janvier 2005 dans Reportage publicitaire ton As-tu fait choix ?3278385A . MONDE 1300, RUE SHERBROOKE OUEST (514) 842-5111 HOLTRENFREW.COM La Vente maintenant ou jamais.Des réductions de 60%à 70 %.Ne ratez pas ce solde qui débute dès aujourd'hui.Voici l'occasion inespérée d'épargner de 60 % à 70 % sur le prix courant d'une sélection de modes et d'accessoires pour hommes et pour femmes ainsi que d'articles pour la maison.Cette offre exclut les produits de beauté, les fragrances, la boutique Tiffany ainsi que d'autres rayons sélectionnés.Aucun rajustement de prix sur les achats antérieurs.Pour de plus amples renseignements, veuillez vous adresser à un conseiller à la vente.3282592A Abbas appelle à cesser les attaques contre Israël AGENCE FRANCE-PRESSE RAMALLAH, Cisjordanie \u2014 Deux jours après sa prestation de serment comme président de l'Autorité palestinienne, le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas a ordonné hier à ses services de sécurité d'empêcher les attaques contre Israël.Cet appel a été immédiatement rejeté par le mouvement islamiste radical Hamas, qui a annoncé son intention de poursuivre ses attaques contre des cibles israéliennes, tandis qu'Israël menaçait les Palestiniens d'une opération militaire d'envergure en cas de nouveaux attentats.« Mr Abbas a donné des instructions claires pour empêcher toute violence, y compris des attaques contre Israël », a dit un ministre du cabinet palestinien, Qadoura Fares.M.Abbas a donné cette consigne lors d'une rencontre à Ramallah, en Cisjordanie, avec le premier ministre Ahmed Qoreï et le ministre de l'Intérieur Hakam Balaawi en présence des responsables de tous les services de sécurité.Il a demandé le déploiement massif de forces de sécurité dans la bande de Gaza, notamment aux points de passage avec Israël, précise une source de l'AFP.De même source, M.Abbas a ordonné l'intégration « le plus vite possible » des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa au sein de ses services de sécurité.Les Brigades ont revendiqué, avec deux autres groupes armés, une attaque meurtrière contre un point de passage entre Israël et la bande de Gaza, jeudi soir, qui a fait six morts israéliens.La décision de faire cesser les violences « a été prise pour réorganiser la maison palestinienne et assurer la sécurité des citoyens », a expliqué le premier ministre palestinien dans des déclarations aux journalistes hier soir.Il a estimé qu'Israël cherchait des prétextes pour poursuivre ses opérations dans les territoires palestiniens.« C'est pourquoi nous devons faire cesser les opérations », a-t-il dit.Quant au rejet du Hamas de cesser les attaques, M.Abbas a affirmé : « Leur position est connue ; nous voulons dialoguer avec eux pour arriver à un accord.» Il a ainsi indiqué qu'il se rendrait à Gaza dans les prochains jours pour tenter de convaincre les groupes radicaux d'observer une trêve dans leurs attaques ou un cessez-le-feu provisoire.En dépit de ces développements, Israël maintenait la pression sur M.Abbas.Selon la radio militaire, le chef d'état-major israélien, le général Moshé Yaalon, a donné ordre de planifier une opération terrestre de grande envergure dans la bande de Gaza au cas où l'Autorité palestinienne ne mettrait pas rapidement fin aux attaques contre Israël.C'est dans ce climat tendu que le nouveau président palestinien a rencontré hier des politiciens israéliens engagés dans ce que l'on appelle l'initiative de Genève, soit un plan de paix mis au point en privé par des Palestiniens et des Israéliens.Sur le terrain, deux activistes du Jihad islamique ont été tués dans la bande de Gaza lors d'échanges de tirs avec l'armée israélienne.Quatre roquettes Qassam se sont abattues sans faire de victime à Sdérot (sud d'Israël) où une journée « ville morte » a été organisée pour manifester l'exaspération de la population de cette localité sur laquelle sont tombées 112 roquettes depuis le début de l'Intifada en septembre 2000.Et deux Libanaises ont été blessées lors d'un raid aérien israélien mené contre un village du Liban du Sud, à la frontière israélienne, après une attaque du Hezbollah dans le secteur controversé des Fermes de Chebaa occupé par Israël.Avec Haaretz et BBC.LE TOUR DU GLOBE UKRAINE Et de cinq La Cour suprême ukrainienne a entamé hier l'examen de l'ultime plainte déposée par le perdant de l'élection présidentielle, Viktor Ianoukovitch, dont dépend l'investiture du pro-occidental Viktor Iouchtchenko.La plainte de M.Ianoukovitch, qui réclame une nouvelle élection présidentielle en raison de fraudes présumées, n'a guère de chances d'aboutir, de l'aveu même des proches de l'ancien premier ministre pro-russe qui a démissionné après l'élection.C'est la cinquième déposée par lui en 15 jours.Toutes les autres ont été rejetées.d'après AFP LA HAYE Serbes condamnés Deux anciens commandants de l'armée serbe de Bosnie ont été condamnés hier à neuf et 18 ans de prison pour leur rôle dans le massacre de Srebrenica, en 1995, au cours duquel plus de 7000 musulmans avaient été tués pendant la guerre de Bosnie.Il s'agit du colonel Vidoje Blagojevic, 54 ans, et du lieutenant- colonel de Dragan Jokic, 47 ans, reconnus coupables de complicité de génocide pour l'un, de meurtre, d'extermination et de persécution pour l'autre.Les deux hommes ont en revanche été acquittés pour leur responsabilité présumée dans le massacre.d'après AP IRAN Erreur C'est par erreur que le Prix Nobel de la paix 2003, Shirin Ebadi, a été convoqué devant un tribunal révolutionnaire iranien et menacé d'être arrêté, a déclaré hier un haut responsable de la justice cité par l'agence officielle Irna.« Une erreur a été commise » à la suite de laquelle le tribunal révolutionnaire, qui juge les affaires politiques, a été saisi de la plainte d'un particulier contre Mme Ebadi, a reconnu le chef de la justice de la province de Téhéran, Abbas Ali Alizadeh.Malgré cette erreur, un juge révolutionnaire a accepté d'examiner l'affaire par « courtoisie, étant donné la personnalité distinguée » de Mme Ebadi, a expliqué Ali Alizadeh.Cependant, le magistrat du tribunal révolutionnaire a conclu que la plainte manquait de fondement.d'après AFP Tread lightly!® Conduisez de façon responsable hors route.©2004 Land Rover Canada.PDSF du Range Rover 2005 : 99 400 $.3 visites gratuites d'entretien prescrit.Ni l'un ni l'autre.Le seul et l'unique.RANGE ROVER 2005 Moteur V8 de 4,4 L 282 ch, 325 lb-pi de couple Boîte automatique cinq vitesses avec passage de rapports Command ShiftMC Contrôle dynamique de la stabilité tout-terrain Répartiteur électronique de force de freinage Suspension pneumatique électronique Système de retenue supplémentaire à huit sacs gonflables Phares bi-xénon, avec lave-phares et essuie-phares électriques Système de navigation GPS avec fonction hors route Commande de climatisation automatique à trois zones Sièges avant et arrière, volant et pare-brise chauffants Chaîne ambiophonique numérique Harman/Kardon de 570 watts ENTRETIEN PRESCRIT GRATUIT DECARIE MOTORS 8255 Bougainville Montréal (angle Decarie et de la Savane) Tél: (514) 334-9910 www.decarie.com LAND ROVER ST-LÉONARD Division de John Scotti Auto 4305 boul.Métropolitain Est St-Léonard Tél: (514) 722-3344 www.landrover@johnscotti.com LAND ROVER LAVAL 3475 boul.Le Carrefour Laval Tél: (450) 688-1880 Fax: (450) 688-7080 www.landroverlaval.com 3286617A TSUNAMI ACTUALITÉS Les pêcheurs de la montagne MARC THIBODEAU INDONÉSIE KRUENG RAYA, ACEH \u2014 Ramli Yahya semblait un peu dépité hier en constatant que ses modestes prises de la veille ne trouvaient pas preneur.« Je ne vends pas grand-chose.Les gens n'ont pas d'argent », déplorait le pêcheur, rencontré à Krueng Raya, à une vingtaine de kilomètres à l'est de Banda Aceh.Ses difficultés de vente cachaient cependant une victoire.Comme quelques-uns de ses collègues, M.Ramli a eu le courage de reprendre la mer, quelques semaines après avoir vu l'ensemble de son village pulvérisé \u2014 le mot est à peine exagéré \u2014 par le tsunami.« C'est certain que j'ai peur de la mer maintenant.Mais je n'ai pas le choix.Si je n'y vais pas, ma famille n'aura rien à manger », souligne l'homme de 35 ans, qui s'est construit un nouveau refuge en bois dans la montagne dominant le village, loin de l'eau.Plusieurs survivants ont aussi construit des maisons typiques au même endroit, créant du coup un singulier village de pêcheurs en altitude.Ses occupants, qui survivent grâce à la nourriture acheminée par la Croix-Rouge internationale, affirment n'avoir aucune intention de se réinstaller près de l'océan.« Je préférerais de loin rester ici, mais la terre ne nous appartient pas.Je ne sais pas si nous pourrons le faire », souligne un autre pêcheur, Harmaini Arbi, qui travaillait hier à la construction d'une résidence de fortune.Comme lui, la plupart des survivants ont perdu plusieurs membres de leur famille.Le bateau qui assurait leur subsistance, à quelques exceptions près, a aussi été emporté.Plusieurs coques éventrées reposent ici et là sur les immenses tas de débris qui ont remplacé le village d'antan.Syaifullah, qui fouillait hier les décombres pour trouver des poutres de bois destinées à sa nouvelle maison, a indiqué qu'il n'avait aucune idée de ce qui avait bien pu arriver à son bateau.La précieuse embarcation n'est plus qu'un souvenir pour l'homme de 27 ans, qui relate avoir perdu sa femme ainsi qu'un bébé âgé de 22 jours.« Elle était trop faible pour courir.Elle n'a pas pu se sauver des vagues », explique ce survivant, qui doit maintenant veiller seul sur des enfants de 2 et 8 ans.Bien qu'il dise ne pas craindre la mer, le jeune pêcheur affirme avoir l'intention de délaisser ce métier pour pratiquer l'agriculture.Il n'a cependant aucune idée de la façon dont il pourra mener à terme cette reconversion.Pour lui comme pour nombre de survivants, il est encore beaucoup trop tôt pour parler d'avenir.Le traumatisme vécu reflète l'importance de la destruction du village, qui demeure irrécupérable.Seules quelques bâtisses demeurent debout.Tout autour, des centaines de résidences sont réduites à leur plus simple expression, témoignant de la puissance de ce que Syaifullah décrit comme une « bombe ».Tous les villages sur le tronçon de 20 kilomètres parcouru hier à l'est de Banda Aceh présentent une apparence similaire.La présence sur la route d'une multitude de jeunes enfants qui tentent de faire arrêter les voitures pour obtenir quelques sous illustre les difficultés vécues par la population.Zulkifli Ali, qui vient d'un autre village de pêcheurs dévasté, Lambadalu, part en courant pour montrer où se trouvait autrefois sa maison.Évitant les quelques fondations toujours visibles, il s'arrête soudainement et montre le sol à un endroit où l'on ne trouve plus qu'une couche de boue uniforme.Il n'y a plus rien, pas une planche, pas un bout de tôle, rien.Le pêcheur était en haute mer lorsque les vagues destructrices sont passées en direction de la côte.Il a immédiatement compris, en voyant leur taille, que quelque chose d'anormal se passait.Lorsqu'il est revenu au village, plusieurs heures plus tard, ce fut le choc.« Je me suis mis à crier et à pleurer en cherchant ma femme, mais il était trop tard.Elle était morte », relate l'homme de 52 ans.Plusieurs cadavres déposés le long de la route dans des sacs témoignaient hier du carnage.Ces mêmes cadavres constituent une préoccupation additionnelle pour le pêcheur, puisqu'ils freinent la vente de poissons.Un mythe populaire veut en effet que ces derniers mangent les corps flottant dans l'eau et deviennent toxiques alors pour l'être humain, relate le pêcheur, qui se dit bien incapable de préciser d'où peut provenir cette croyance.Le phénomène ne devrait être, selon lui, que transitoire.« Il y a quelques années, un important naufrage ayant fait plusieurs morts est survenu non loin d'ici.Les gens ont cessé de manger du poisson, mais ils ont recommencé au bout de quelques semaines », relate M.Zulkifli, qui espère reprendre la mer le plus tôt possible.Le tsunami, aussi terrifiant soitil, ne l'en empêchera pas.« La vie et la mort, c'est l'affaire d'Allah », conclut le pêcheur.PHOTOAP © Partout, des enfants tendent la main pour demander aide, argent, nourriture.Un mythe populaire veut que les poissons mangent les corps flottant dans l'eau et deviennent toxiques alors pour l'être humain.Le désastre bouleverse Paul Martin « Il faut être de pierre pour rester insensible devant cela », dit le premier ministe SOPHIE COUSINEAU SRI LANKA COLOMBO \u2014 « Oh ! gosh.» L'expression est sortie toute seule.Paul Martin marchait dans les rues de Kalmunai, dans la région d'Ampara, à l'est du Sri Lanka.Pour une maison qui tient encore debout, trois ont été réduites en gravats.Leurs anciens habitants sont désoeuvrés devant leurs ruines, hébétés par l'ampleur du désastre.Autant le premier ministre avait paru imperturbable en Thaïlande, presque faussement contrit, autant il semblait bouleversé en sillonnant cette petite ville côtière qui aurait perdu 10 736 habitants, « un chiffre à jamais gravé dans ma mémoire », précise le père Jim Hardwick, des forces armées canadiennes.Avec ses champs inondés et ses ruisselets qui s'étirent sur deux kilomètres à l'intérieur des terres, Kalmunai porte les cicatrices de son combat perdu contre la mer.Le bilan du tsunami du 26 décembre n'en finit pas de s'alourdir, mais les morts qui se chiffrent en dizaines de milliers ont depuis longtemps dépassé les limites du concevable.Mais il suffit d'une seule histoire pour embrasser le drame de l'océan Indien dans toute son immensité.En allant voir à pied d'oeuvre les membres de l'Équipe d'intervention en cas de catastrophe, Paul Martin a trouvé son histoire, un homme et un garçon devant des ruines.« Tu vas aider ton père à reconstruire ta maison », a dit le premier ministre.« Ce n'est pas mon papa, lui a-t-il répondu.Mon père a été emporté par les flots.» « Il faut être de pierre pour rester insensible devant cela », a dit Paul Martin.Le premier ministre s'est recueilli devant une fosse commune à 100 mètres de la mer où un millier de corps ont été enterrés.Les plages du Sri Lanka ne sont pas que des cimetières, ce sont aussi des champs de mines.Et le premier ministre a eu toutes les misères du monde à les esquiver.Rencontre controversée Le Sri Lanka est profondément déchiré par un conflit ethnique et religieux.Il oppose la majorité cinghalaise (74 % de la population), au pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1948, et la minorité tamoule (18% de la population), qui était privilégiée sous le régime colonialiste britannique.Fondé en 1976, le mouvement des Tigres de libération de l'Eelam Tamoul (LTTE) revendique l'indépendance du nord et de l'est du pays, où les Tamouls sont majoritaires.Ses nombreux actes terroristes lui ont toutefois valu d'être condamné par la communauté internationale, dont l'Organisation des Nations unies.Après 20 années de guerre civile qui ont fait entre 65 000 et 80 000 morts, un cessez-le-feu est intervenu en 2002.Les Tamouls se sont dits prêts à renoncer à la souveraineté en échange d'un statut de région autonome.Ces pourparlers, dans l'impasse, sont toutefois interrompus, et la paix demeure très fragile.Le Canada compte la plus grande communauté tamoule à l'extérieur du Sri Lanka.Si leur histoire est méconnue au Québec, c'est que la grande majorité des quelque 250 000 Tamouls du pays se sont établis dans la région de Toronto.Ce sont de bons libéraux fédéraux qui amassent des fonds pour les caisses du parti, appui inestimable pour un gouvernement minoritaire.Voilà pourquoi la rencontre, lundi après-midi, entre Paul Martin et des élus de l'Alliance des partis tamouls (TNA), parti politique proche du LTTE, bien qu'il ne soit pas son bras politique, suscite la controverse.Surtout que le Canada a refusé d'octroyer un visa à deux des trois politiciens en question, Joseph Pararagasingham et Gajendrakumar Ponnambalam, pas plus tard que l'été dernier, craignant qu'ils ne cherchent à ramasser des fonds pour les Tigres tamouls.« Je trouve cela très troublant, a dit le député conservateur Jason Kenny, qui accompagne le premier ministre en Asie.Paul Martin ne rencontre même pas les dirigeants de Taiwan pour ne pas déplaire à la République populaire de Chine.Il ne pourrait même pas rencontrer ces gens-là au Canada, alors pourquoi le ferait-il ici ?» Les lieutenants de Paul Martin défendent cette décision en affirmant que le premier ministre s'était engagé auprès des Canadiens d'origine tamoule à vérifier si l'aide se rend bien aux régions dévastées du Nord et de l'Est.La meilleure façon de savoir si elle est acheminée jusque là, font-il valoir, c'est de parler aux gens sur le terrain.Autre sujet explosif : les informations d'officiers de l'UNICEF selon lesquelles les Tigres tamouls ont embrigadé trois jeunes survivantes du tsunami pour en faire des soldates.Éclaboussé par cette révélation à la veille de son départ en Asie, Paul Martin a soulevé le sujet lors de sa réunion avec les trois députés tamouls.« Ils m'ont dit qu'ils en avaient discuté très longuement avec le LTTE et qu'ils étaient parfaitement d'accord que les enfants doivent être à l'école et non à l'armée », a dit le premier ministre à l'issue de la rencontre.Le chef de l'Alliance des partis tamouls, R.Sampanthan (qui ne s'est jamais fait refuser un visa canadien, soit dit en passant), était toutefois plus indulgent en fin de réunion, tout en condamnant la conscription d'enfants pour la guerre.« Dans ces régions, les gens sont très pauvres et les parents n'ont pas toujours de quoi nourrir leurs enfants.Le LTTE peut les aider, et il se pourrait que cette aide soit perçue comme du recrutement d'enfants », a-t-il dit.Si ce député tamoul reconnaît que l'aide s'est bien rendue dans les régions tamoules jusqu'à maintenant, il reste très méfiant, compte tenu de « 50 ans de détournement ».« C'est comme si un désastre naturel ravageait le Québec, mais que la reconstruction de la province se décidait dans un bureau à Ottawa.Nous sommes les élus de cette région, nous devrions être consultés », a expliqué R.Sampanthan.Reprise du dialogue Les représentants tamouls ont peutêtre décroché un rendez-vous avec Paul Martin, mais ils n'ont pas gagné sur toute la ligne.Pour ne pas froisser le gouvernement du Sri Lanka, le premier ministre a évité le nord-est du pays.« Nous aurions vraiment aimé qu'il voie de ses yeux toute la dévastation », a déploré R.Sampanthan.Pas plus que Paul Martin n'a légitimé une organisation caritative tamoule, GRO, afin qu'elle puisse recueillir des dons au Canada.C'est ce qu'on appelle ménager la chèvre et le chou.À la demande des députés tamouls, Paul Martin compte toutefois favoriser une reprise du dialogue entre les deux parties.Le rôle que le Canada pourrait jouer dans ce rapprochement, déjà tenté par la Norvège, reste confus.Mais lorsque la présidente du Sri Lanka, Chandrika Kumaratunga, a rencontré Paul Martin à son tour, elle a évoqué son intérêt envers le « modèle » de fédéralisme canadien, indiquent des hauts fonctionnaires.La suggestion fera sans doute sourciller certains Québécois.Enfin, si cette avenue intéresse les Srilankais, il y a toute une bande de constitutionnalistes canadiens qui se tournent les pouces et qui ne demandent pas mieux que de reprendre du service.Le Canada compte la plus grande communauté tamoule à l'extérieur du Sri Lanka. La responsabilité de laCSN apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE L'arrivée de la CSN dans le conflit de travail à la SAQ suscite bien des inquiétudes.Mais pour autant que les dirigeants de la centrale soient conscients de la lourde responsabilité dont ils héritent, il pourrait s'agir d'une bonne nouvelle.Il est difficile d'imaginer pires circonstances pour un vote d'allégeance syndicale.Il y a deux ans, les membres du Syndicat des employés de magasins et de bureaux de la SAQ avaient repoussé la campagne de séduction menée par la FTQ.Un militant expliquait alors, dans le journal du syndicat : « Aucune centrale ne viendra nous dire ce dont nous avons besoin comme services et combien nous devrons donner à la centrale qui est derrière toute cela.» Dimanche soir, désespérés, sans le sou, les membres du syndicat ont sacrifié cette précieuse indépendance et adhéré à la CSN.Les premières déclarations de la présidente de la centrale, Claudette Carbonneau, n'avaient rien de rassurant.En plus de promettre de « renforcer les lignes de piquetage », Mme Carbonneau a lancé : « Il est temps de travailler ensemble pour contrer les pratiques de privatisation du gouvernement Charest.» Si ces propos révèlent la volonté de la CSN d'utiliser la grève à la SAQ comme arme dans son combat tous azimuts contre le gouvernement libéral, les employés de la société risquent de regretter amèrement leur vote de dimanche.Après avoir été victimes de la témérité de leur exécutif syndical, se retrouveront- ils victimes des obsessions idéologiques de la centrale, trop contente d'avoir pris le contrôle d'une des vaches à lait de l'État québécois ?Il n'est pas question de privatisation à la Société des alcools, ni directement ni indirectement.Le syndicat des employés parle beaucoup des « agences », ces dépanneurs et épiceries qui vendent des produits de la SAQ dans des régions où le marché ne justifie pas l'implantation d'une succursale.Il est vrai que le nombre d'agences a beaucoup augmenté, passant de 153, en 2000, à 403 aujourd'hui.Cependant, les ventes réalisées par ces agences restent marginales (2 %) par rapport au chiffre d'affaires de la SAQ.D'ailleurs, cette évolution n'a pas empêché la Société d'accroître l'embauche durant la même période, le nombre d'employés (sur la base d'équivalence temps complet) passant de 3400 à 4800.La privatisation fait peut-être un épouvantail efficace, mais les enjeux réels sont beaucoup plus terre à terre.Si la CSN a à coeur le bien-être des employés de magasin et de bureau de la SAQ, elle n'entraînera pas les grévistes dans ses grandes manoeuvres anti-libérales et investira plutôt ses ressources dans le règlement rapide d'un conflit qui n'aurait pas dû dégénérer ainsi.Il faut espérer aussi qu'en « renforçant » les piquets de grève, la CSN ne provoque pas d'affrontements avec les gens qui continuent d'acheter à la SAQ.Les syndiqués peuvent certainement tenter de convaincre les Québécois de se procurer leur vin ailleurs ; mais leur campagne ne doit pas tourner à l'intimidation.La partie patronale, quant à elle, n'est pas dans une situation financière précaire qui rendrait urgente la réorganisation des horaires qu'elle souhaite implanter.Elle aussi, par conséquent, devrait mettre.de l'eau dans son vin afin de permettre à ses employés de rentrer au travail la tête haute.La SAQ, elle aussi, devrait mettre.de l'eaudans son vin afin de permettreàses employés de rentrer au travail latêtehaute.Le vin est bouchonné Quelle tristesse de voir la tournure des événements à la SAQ ! Par respect pour les syndiqués et par principe de solidarité, je me suis tenu loin des magasins de la SAQ, mais voilà que je découvre un vin bouchonné.Une grève est lancée et rapidement le fonds de subsistance des syndiqués est vide.Or, comme par miracle, la CSN arrive dans le portrait.Il n'est pas surprenant de voir la CSN dans ce décor puisque cette centrale mène une guerre acharnée contre le gouvernement.Quel en sera le résultat ?Attachez-vous employés de la SAQ, je crois que vous serez les outils des idéaux politiques de la CSN et qu'une longue grève vous attend.Vous aviez confiance dans votre président, mais je crois que vous avez été sérieusement trompés par des désirs politiques et une magouille bien préparée.Je crois que les Québécois comme moi devraient maintenant franchir vos piquets de grève.James Hatch Laval .Une décision perverse Reposant sur des motifs manifestement impertinents, la décision du ministre de l'Éducation de subventionner les écoles privées juives à 100 % est perçue comme un privilège abusif et contraire aux objectifs d'intégration de l'école publique et laïque.Malheureusement, l'application de cette décision desservira la communauté juive.Dans ces conditions, ne faut-il pas souhaiter que les instances scolaires juives aient la sagesse et le courage de renoncer à se prévaloir de l'offre irréfléchie et perverse du gouvernement de M.Charest ?Clément Richard Sutton .Abus de pouvoir ?Je ne sais s'il faut en rire ou en pleurer, mais quand des élus municipaux ont comme préoccupation de faire adopter un règlement visant à interdire la musique à cuillère d'un troubadour local qui égaie la grisaille du centre-ville, je crois que le ridicule porte ici un nom : intolérance.Puis-je, comme simple citoyenne, proposer un projet de règlement qui rendrait inapte à siéger comme conseiller municipal, toute personne qui abuse de son pouvoir ?Andrée Pilon-Dozois Un tournant?Les médias écrits ont souligné comme jamais auparavant l'existence de catastrophes pires que le tsunami.Si nous retenons cela et agissons avec autant de coeur, le tsunami aura marqué un point tournant dans l'histoire et les gens ne seront pas morts pour rien.Il faut en finir avec la mort hebdomadaire de 150 000 enfants de moins de cinq ans due à des maladies évitables ; en finir avec le sida, la tuberculose et le paludisme ; cesser de considérer normal que 950 millions de personnes ne sont jamais allées à l'école ; cesser de réclamer le remboursement d'une dette qui n'a jamais profité à ceux qui la paient.Bref, respecter tous les objectifs de développement du millénaire à la fois car la synergie nous fera vaincre la pauvreté.Or, on ne peut pas faire des téléthons en continu, M.Martin ! Le budget d'aide n'est que d'environ 3 milliards, soit 100 $ par Canadien par année.Doubler immédiatement ce budget est faisable grâce aux surplus budgétaires ou à l'émission d'obligations comme le suggère l'homologue britannique du ministre Goodale.Serons-nous fiers ou honteux en regardant la ligne « Aide internationale » du prochain budget fédéral ?Pamela Walden-Landry Drôle d'époque mboisver@lapresse.ca MICHÈLE BOISVERT En l'espace de quelques jours, les progrès de la science nous ont permis de passer de l'ébahissement, à la suite de la réception des premières images de Titan, le plus gros satellite de Saturne, à la stupéfaction, avec l'accouchement d'un enfant par une femme de 66 ans.Adriana Iliescu, une Roumaine, est ainsi devenue la femme la plus âgée à avoir jamais enfanté.Dans ce dernier cas, on se serait facilement passé de cet événement historique.Que des femmes décident froidement d'avoir un enfant à l'âge de 66 ans est déjà une aberration, mais que des spécialistes des techniques de reproduction acceptent d'inséminer une femme de cet âge est un véritable non-sens.Jusqu'où la science va-t-elle repousser les limites de l'enfantement ?À quand l'accouchement d'une femme de 70 ans ?Le désir d'avoir un enfant est extrêmement puissant, nous en convenons, mais il devrait y avoir des balises.La procréation médicalement assistée devrait être mieux encadrée.Cette naissance soulève une fois de plus la question de l'éthique entourant ces méthodes.À la question de savoir pourquoi il avait laissé Mme Iliescu se lancer dans une grossesse à cet âge, le médecin a répondu qu'elle était dans une condition physique lui permettant d'avoir un enfant.Est-ce que c'est la seule question dont on doit tenir compte ?Qu'en est-il des intérêts et des besoins de l'enfant à naître ?Est-ce que l'on s'est arrêté à ces questions ?Ou si, au contraire, de façon très égoïste, cet ancien professeur d'université et auteur de livres pour enfants, a été obnubilé par sa soif d'enfanter.Difficile en effet de comprendre les motifs qui ont poussé cette femme à prendre cette décision.Comment peut-elle en toute conscience faire abstraction de son âge et de la suite des choses pour son enfant ?On a beau être dans un ère de consommation, il y a tout de même des limites à laisser un individu satisfaire ses désirs.Mettre au monde un enfant ne relève pas de la logique marchande.Il semble malheureusement que c'est à cette logique que répondent les médecins qui procèdent à de telles interventions.Les clientes payent et de surcroît, un tel exploit peut en attirer de nouvelles.Adriana Illescu n'est d'ailleurs pas la première femme de plus de 60 ans à donner naissance à un enfant grâce aux technologies de reproduction modernes.Le Dr Severino Antinori, un Italien, est devenu célèbre en inséminant artificiellement des femmes autour de la soixantaine.Une telle situation ne pourrait heureusement pas se produire au Canada.C'est du moins ce que soutient la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada.Même si aucune loi n'existe limitant l'âge de procréer, les cliniques de fertilité se sont imposé une ligne de conduite où, en général, on refuse d'inséminer artificiellement une femme de plus de 50 ans.Pourquoi cet âge ?Parce que c'est en moyenne autour de 50 ans qu'une femme est ménopausée.Après, l'infertilité n'est plus une maladie que l'on peut traiter, mais un phénomène naturel.Drôle d'époque quand même où des femmes deviennent mères à 66 ans parce qu'elles peuvent se l'offrir, alors que nombre de femmes en âge de procréer reportent la venue de leur premier enfant, parce qu'elles n'en ont pas encore les moyens.FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS LA BOÎTE AUX LETTRES > Pour nous écrire : forum@lapresse.ca Pour le pont de la 25 Les propos tenus par les écologistes me font réagir.Apparemment, tout projet de développement est contre la « vertu » écologique.J'y vois très peu d'analyse critique.Le prolongement de la 25 m'apparaît un projet qui entre dans le cadre du souci de l'environnement où les avantages sont supérieurs aux inconvénients.Les gens qui demeurent à Laval et sur la rive-nord sont aussi sensibles à l'environnement, n'en déplaise aux gens de Montréal qui pensent qu'il s'agit d'une volonté personnelle de prendre l'automobile pour aller travailler.On connaît la pénurie de logements sur l'île de Montréal.On connaît aussi le coût important des loyers.Pour ma part, puisque j'habite sur la rive-nord, cela me permet de posséder une maison dans la moyenne pour le prix d'un loyer à Montréal.C'est ce type de qualité de vie que j'ai choisi pour mes enfants, au détriment d'avoir des déplacements plus faciles.Or, notre réseau d'autobus est loin d'être efficace comme à Montréal.Ça prendrait au minimum 1h30 pour aller au travail en autobus alors qu'en auto, c'est entre 30 et 45 minutes.Je préfère passer la différence de temps en famille plutôt qu'en autobus.Par ailleurs, les écologistes désirent combattre le projet.Or, avec le prolongement de la 25, je considère que la pollution de mon auto serait diminuée de près de la moitié s'il y avait une circulation fluide, puisque je n'aurais plus à composer avec les embouteillages sur les ponts de la rive-nord, principalement Pie-IX et Papineau.Multipliez cela par le nombre de véhicules.Paul D'Anjou .Le bien commun ou la caisse électorale ?Il faudra suivre de très près les suites données par les députés libéraux de ville de Laval aux attentes des promoteurs du prolongement de l'autoroute 25 vers le sud, y compris la construction d'un pont enjambant la rivière des Prairies.Parmi ceuxci, il y a un certain Thomas Mulcair, député de Chomedey, ministre de l'Environnement et grand converti au développement durable.Or, ce projet est la négation même du développement durable en invitant à l'étalement urbain, à l'usage démesuré des moyens de transports solitaires et polluants, en niant l'importance d'investir en transport en commun.De plus, vient s'y greffer un réel danger de transformation de la rue Notre- Dame, à Montréal, en nouvel autoroute pour absorber cette nouvelle invasion.Certains évaluent qu'une telle décision risque d'amener 140 000 autos de plus tous les jours dans la métropole.Jacques Léger Mettreaumondeun enfant ne relèvepas de la logiquemarchande.PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE© Les partisans d'un nouveau pont sur l'autoroute 25 s'affichent. Attention au rafistolage! Retaper un vieux bâtiment hospitalier pour en faire un neuf n'est pas nécessairement gage d'économie LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca «Je voudrais un aller-retour Montréal- Fort Lauderdale », dit le client.Silence à l'autre bout de la ligne.Le client répète.« Fort Lauderdale?C'est où, ça ?» dit l'agent.« Fort Lau-der-dale.En Floride.» Le client a finalement obtenu son billet.Non sans avoir demandé à l'agent où il se trouvait.« In the UK » (en Grande-Bretagne), répond ce dernier, mais son accent le trahit.C'est en Inde que travaille cet agent d'Air Canada qui n'a jamais entendu parler de l'une des destinations les plus fréquentées par les Québécois.Détail agaçant : l'appel se faisait à Paris, mais la conversation se tenait en anglais, langue dans laquelle l'agent était manifestement plus à l'aise.Le reportage de Sophie Cousineau, sur la sous-traitance en Inde (La Presse de samedi et dimanche derniers) m'a rappelé cette anecdote survenue l'an dernier à Paris.Il y a en effet plus d'un an qu'Air Canada, à l'instar de British Airways, a délocalisé ses centres d'appels de France et de Grande-Bretagne.Si vous appelez Air Canada à Paris, vous devrez composer un numéro en Angleterre (l'appel est tarifé, par-dessus le marché) mais vous aboutirez à WSN Global Services, une compagnie située à Bombay.Cette année, Air Canada a transféré en Inde son centre d'appels pour la récupération des bagages, jusqu'ici situé à Montréal.Cinquante emplois perdus d'un seul coup, pour un service qui sera probablement moins compétent.Et ce n'est qu'un début : « Nous pourrions transférer d'autres activités », déclare le PDG Robert Milton.Heureusement, les conventions collectives des TCA protègent la plupart des centres d'appels d'Air Canada.Si l'on appelle du Canada, on peut encore parler à un agent « local » pour réserver son billet ou joindre Aéroplan.Mais la tendance est là : British Airways, le transporteur le plus rentable au monde, a transféré toutes ses activités à WSN.« Nous faisons tout pour BA à part piloter les avions ! », dit à la blague un porteparole de WSN.C'est probablement sur cela que le transporteur tentera, la prochaine fois, d'arracher des concessions à ses syndiqués.Pour nombre de compagnies occidentales, la combinaison des bas salaires et d'un bon niveau d'instruction (ce sont les deux atouts de l'Inde, à quoi s'ajoute la connaissance de l'anglais, langue commune du pays) est irrésistible.Après le Nouveau-Brunswick et l'Irlande, où les salaires sont maintenant trop élevés, voici le tour de l'Inde.Plusieurs entreprises canadiennes y ont transféré une partie de leurs activités.Je ne suis pas contre le « offshoring », la sous-traitance à l'étranger.C'est peut-être un sacrifice que doivent faire les pays industrialisés pour aider les puissances émergentes à se développer.La Chine a déjà dépassé ce stade, elle exporte maintenant des produits raffinés (par exemple les soies naguère italiennes et la confection pour les grands couturiers).C'est maintenant du Bangladesh que vient la vaisselle à bon marché, et au Vietnam qu'on fabrique les articles de sport Puma.Je dis bravo : un salaire inférieur est tout de même mieux, pour les travailleurs du tiers-monde, que pas de salaire du tout.Pour le consommateur, l'exportation de certains emplois très techniques, dans l'informatique, le génie ou la comptabilité, ne pose pas de problème.Mais lorsqu'il s'agit de contacts directs avec la clientèle, c'est une autre affaire.La parole voyage moins bien que les tricots, les espadrilles ou les simulations sur ordinateur.Pour revenir à l'exemple d'Air Canada, un agent qui connaît sa clientèle facilite les choses.Il pourra vous suggérer Miami si le vol pour Fort Lauderdale est complet, vous rappeler que Toronto a un aéroport au centre- ville, ou encore vous suggérer le meilleur parcours pour vous rendre aux Îles-dela- Madeleine.Il y a longtemps qu'on s'était habitué à entendre un accent acadien lorsqu'on téléphone à une messagerie ou un réparateur d'appareils électroménagers.C'est parfois embêtant car l'employé, à Moncton, ne peut pas vous renseigner sur l'emplacement des succursales locales \u2014 tout fonctionne par codes postaux.Mais bon, les questions en jeu sont moins complexes que des parcours aériens compliqués, et l'on a au moins l'assurance d'être servi en français.On fait grand état du fait que le français a des racines en Inde, à cause des anciens comptoirs commerciaux français de Pondichéry et Chandernagor.Laissez-moi rire ! Ces comptoirs n'existent plus depuis l'indépendance du pays.Chez les gens de moins de 80 ans, le français en Inde est aussi vivant qu'au Vietnam ! Ce n'est que dans une vieille chanson de Guy Béart que les jolis noms de ces villes sont prononcés à la française.Les employés des centres d'appels qui parlent français l'ont appris non pas dans leur milieu mais en suivant des cours de français langue seconde.Fort bien.Il reste que dans des centres d'appels indiens, c'est l'anglais qui aura toujours la part du lion.LUC MARTIN L'auteur est ingénieur et directeur général de la Corporation des entrepreneurs généraux du Québec (CEGQ).Aménager le CHUM dans un bâtiment existant risque non seulement d'être plus coûteux qu'un bâtiment neuf, mais également forcer l'acceptation d'un amalgame de compromis.Plusieurs inquiétudes sont présentement soulevées quant aux dépassements de coûts des projets publics de construction.La construction du futur CHUM ne fait pas exception et la population a tout à fait raison de s'inquiéter.Dans le processus décisionnel de ces projets, les décisions sont déjà prises quant à la localisation, aux concepts, au choix des matériaux ainsi qu'aux échéanciers lorsque l'on demande finalement aux entrepreneurs généraux en bâtiments l'ultime question : combien ça va coûter?Les expériences passées démontrent que les autorités publiques auraient eu avantage à consulter les constructeurs quant à l'impact de leurs décisions sur les coûts de construction.Les entrepreneurs généraux mettent en garde les autorités sur les conséquences de rafistoler un vieux bâtiment hospitalier, pour tenter d'en faire un établissement ultramoderne pour les soins de pointe et la formation universitaire.Risques et imprévus Contrairement à une construction neuve, rénover en profondeur un bâtiment « normal » apporte déjà son lot important de risques et d'imprévus.Vu la multitude et la particularité des systèmes existants dans un centre hospitalier, ce risque est encore plus important.En outre, si cet hôpital doit maintenir ses activités durant les travaux, le risque est encore plus grand ; par conséquent il sera encore plus difficile d'établir de façon juste le coût final.Un centre hospitalier n'est pas un bâtiment comme les autres.Il s'agit d'un ouvrage très complexe où les exigences en matière de codes et de normes sont parmi les plus rigoureuses.Chaque service d'un hôpital y est construit sur mesure, possède sa propre configuration, ses propres particularités en matière d'accès, d'accueil, de salubrité, de qualité d'air, de sécurité, de communication ainsi que d'alimentation mécanique et électrique.En plus des unités de soins nécessitant les équipements les plus modernes, un tel bâtiment doit répondre aux besoins de fonctions hôtelières (chambres, repas avec service aux chambres, salles de réunions, buanderie), d'un bloc opératoire, d'installations pour les soins intensifs et l'urgence, d'une pharmacie, d'un centre de recherche, de salles de formation, de bureaux administratifs ainsi que d'une morgue.Au départ, rénover un bâtiment occasionne des coûts supplémentaires importants par rapport à la construction d'un bâtiment neuf notamment en relevés de toutes sortes ainsi qu'en travaux de démolition avec le risque de présence d'amiante et de silice sans parler de leurs lots de coûts imprévus.La structure existante d'un tel bâtiment devra nécessairement être renforcée à plusieurs endroits pour satisfaire la nouvelle configuration des lieux et pallier les faiblesses structurales et répondre aux nouvelles normes en matière sismique.La relocalisation de cages d'ascenseurs et d'escaliers ainsi que les impératifs architecturaux nécessiteront eux aussi des interventions structurales fort coûteuses.Qui plus est, la mécanique (alimentation en eau chaude, eau froide, eau refroidie, gaz naturel, gaz médicaux, vapeur, etc.) la ventilation (immenses conduites d'alimentation et de retour d'air), l'électricité et les services connexes tels que les systèmes de communication et d'informatique devront également être revus en profondeur pour répondre aux nouveaux besoins, à la nouvelle configuration ainsi qu'aux plus récentes exigences en matière d'efficacité énergétique.On imagine facilement les milliers de percements à effectuer dans les dalles et les poutres de béton existantes et autant à boucher.Tout ça en essayant de maintenir un hôpital en activité 24 heures par jour, 7 jours par semaine Peut-on imaginer les coûts énormes qui seront occasionnés uniquement par la logistique nécessaire pour relocaliser un après l'autre tous ces services et les patients durant les travaux et pour ensuite les redéménager dans leur nouvel environnement ?Ceci en maintenant fonctionnels tous les systèmes ci-haut mentionnés ! À ceci il faudra ajouter les coûts des travaux supplémentaires que devront assumer les entrepreneurs pour essayer, tant bien que mal, de contrôler le bruit et la poussière.Sans compter le coût du temps supplémentaire qui devra être versé aux salariés de la construction pour travailler le soir, la nuit et les fins de semaine au travers les unités de soin.Il est connu que les travaux de rénovation sont l'objet d'un grand nombre de travaux supplémentaires imprévisibles lors de la conception d'un projet.Or, ces derniers ont un impact financier de l'ordre de 2,6 fois plus cher en termes de conception, de négociation, d'ordonnancement de travaux, de planification et de délai que si ces mêmes travaux avaient été prévus originalement dans les plans et devis.Dans l'intention de réaliser des économies en utilisant au maximum les installations existantes, ne risque-t-on pas en bout de ligne de se doter d'un centre hospitalier universitaire qui ne sera qu'un amalgame de compromis et qui aura coûté plus cher qu'un bâtiment neuf ?Dans ce contexte, le secteur public aurait tout intérêt à s'inspirer du secteur privé où, à titre d'exemple, le coût de construction au pied carré d'unités de condominiums est souvent plus cher dans un bâtiment rénové que dans un immeuble neuf.D'ailleurs, pour deux projets d'importance exécutés récemment (centre Marc-Aurèle-Fortin à Rivières-des-Prairies et le Loblaw sur le boul.Saint-Jean à Pierrefonds) les entreprises privées ont considéré plus économique de démolir les immeubles existants, pourtant récents, et de reconstruire en neuf plutôt que de tenter de les rénover.En terminant, si le gouvernement est vraiment soucieux de contrôler ses coûts de construction des bâtiments qu'il construit ou rénove, il devrait recentrer cette fonction au sein d'un seul organisme où il y regrouperait toute l'expertise et la compétence pour mener à bien la planification de ses projets ainsi que l'exécution des travaux.PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE© L'hôpital Saint-Luc, au centre-ville de Montréal, l'un des sites présumés du futur CHUM.Dans l'intentionderéaliser des économies, nerisque-t-onpas en bout de ligne de sedoter d'un centrehospitalierqui nesera qu'unamalgamede compromis et qui auracoûtéplus cher qu'unbâtiment neuf ?FORUM Un billet pour Bombay Guy Breton: un travail colossal Il a démontré à maintes reprises une conscience sociale exemplaire et il continue à servir vaillamment notre communauté JEAN ROULEAU L'aueur est doyen de lafacultédemédecine de l'Universitéde Montréal.Ila participéàl'élaboration des projets du CHUM au6000 Saint-Denis, au1000 Saint-Denis, etàl'Acadie-Beaumont (Outremont).Nous avons lu l'article de monsieur André Noël (La Presse, 14 janvier) concernant l'apparent conflit d'intérêt du Dr Guy Breton, vice-doyen exécutif à notre Faculté de médecine, en ce qui concerne l'établissement éventuel du CHUM à Outremont d'ici 2010.Nous souhaitons apporter quelques précisions qui compléteront ces informations.Premièrement, dès le début des travaux concernant le projet CHUM 2010, le Dr Guy Breton a informé officiellement la direction de la faculté de médecine, du potentiel de conflit d'intérêt auquel il s'exposerait en tant que membre d'un groupe de radiologues qui détient deux cliniques à Montréal, une clinique au complexe Desjardins et une clinique sur la rue Beaumont, au Centre René- Laennec.Les deux cliniques étant à proximité de l'une ou l'autre des options actuellement envisagées, nous voyons mal quel avantage Dr Breton et ses associés auraient à voir un site choisi par rapport à l'autre.Deuxièmement, nous réitérons la position des différentes instances facultaires auxquelles le Dr Breton participe et avec lesquelles il est solidaire : le comité de direction est unanime, le conseil de notre faculté s'est prononcé à 55 contre 1, et la grande majorité des professeurs sont en faveur d'un hôpital de 700 lits, un centre hospitalier universitaire adulte complet, entouré des facultés du secteur de la santé, sur un site unique, situé à l'angle des rues l'Acadie et Beaumont.Il est donc évident que la position défendue par le Dr Guy Breton illustre une grande cohérence de sa vision académique avec celle du reste de notre faculté.Finalement, il nous apparaît important de faire connaître l'implication et l'engagement du Dr Breton dans le développement du dossier CHUM 2010 depuis le tout début du processus amorcé il y a cinq années.À titre de vice-président à la planification des soins, services enseignement et recherche de la Société d'implantation du CHUM (SICHUM), il a été celui qui a rédigé les plans fonctionnels pour toutes les options de sites, du 6000 et du 1000 St-Denis et, par la suite, celle d'Outremont.Ce travail colossal, il l'a effectué soirs et week-ends, en plus de ses engagements cliniques et universitaires, parce qu'il croit à la cause de la médecine académique et à la nécessité de doter le Québec d'un centre hospitalier universitaire francophone, digne des plus grands hôpitaux nord-américains, indépendamment du site retenu.Le Dr Breton a démontré à maintes reprises une conscience sociale exemplaire et il continue à servir vaillamment notre communauté.Quand notre CHUM verra finalement le jour, nous lui devrons une fière chandelle ; il pourra finalement passer à un autre défi avec le sentiment d'un grand devoir accompli.PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE© Guy Breton MONDE Rapt de l'archevêque syriaque de Mossoul La violence redouble à l'approche des élections en Irak ; les exilés s'inscrivent pour pouvoir voter D'APRÈS AFP ET AP BAGDAD \u2014 Pendant que des centaines de milliers d'Irakiens exilés ont commencé à s'inscrire pour pouvoir voter aux élections du 30 janvier dans leur pays d'accueil, la violence a connu un nouveau crescendo en Irak.En 24 heures, plus de 80 personnes ont été tuées, tandis que l'archevêque catholique syriaque de Mossoul a été enlevé dans cette ville devenue un foyer de l'insurrection contre l'occupation américaine.Basile Georges Casmoussa, 66 ans, archevêque de la communauté catholique syriaque dans cette ville du nord du pays, a été enlevé par des hommes armés, selon deux ecclésiastiques de la cité.« Un groupe d'hommes armés circulant à bord de deux voitures a attaqué Mgr Casmoussa qui s'apprêtait à monter dans sa voiture en compagnie de son chauffeur dans le quartier Al-Chourta à Mossoul.Les assaillants ont maîtrisé Mgr Casmoussa et l'ont jeté dans le coffre de leur voiture avant de prendre la fuite », a déclaré le père Faraj, de l'église chaldéenne de Mossoul.À Bagdad, William Warda, porteparole du Mouvement démocratique assyrien, a indiqué que ce rapt constituait « une attaque contre les chrétiens, qui sont prêts à participer aux élections » générales du 30 janvier dans le pays.La communauté chrétienne est très minoritaire en Irak où sur une population de 22 millions d'Irakiens, les chrétiens sont environ 750 000 dont 60% appartiennent à l'église chaldéenne.Selon le patriarche catholique chaldéen de Bagdad, Emmanuel Delly, joint au téléphone par l'agence de presse missionnaire catholique Misna, Mgr Casmoussa avait été « enlevé alors qu'il sortait d'une maison où il s'était rendu en visite pastorale, dans son diocèse de Mossoul ».« Il a été embarqué à bord d'une voiture.Nous ne savons pas qui l'a enlevé, ni les raisons de ce geste », selon lui.« Nous avons donné l'information au Vatican et maintenant nous faisons notre possible pour retrouver ses traces et nous espérons réussir à le sauver », a-t-il ajouté.Aucun groupe n'avait revendiqué ce rapt hier en fin de soirée.Début décembre, des églises chrétiennes à Mossoul avaient été la cible d'attentats, provoquant la condamnation générale.La communauté syriaque est composée de 35 000 fidèles concentrés dans la région de Mossoul.Vote à l'étranger Sur ce fond de violence, les quelque 1,2 million d'Irakiens de la diaspora jouissant du droit de vote ont commencé à s'inscrire en vue du scrutin du 30 janvier, mais beaucoup resteront privés de ce droit de vote en raison de l'éloignement des bureaux de scrutin ou de difficultés administratives.C'est l'organisation internationale des migrations qui coordonne la tenue de ce scrutin dans 14 pays, dont le Canada.Dans la plupart des pays, le vote aura lieu les 28, 29 et 30 janvier et les irakiens exilés pourront élire leurs représentants à l'Assemblée nationale, qui devra rédiger une nouvelle constitution.Aux États-Unis, le nombre d'électeurs pourrait atteindre 240 000.Ils sont 25 000 au Canada.En Grande- Bretagne, qui abrite la plus importante diaspora irakienne, on a ouvert 70 bureaux électoraux.Il n'y en a que cinq au Canada, dont trois à Toronto et pas un seul à Montréal.Les Montréalais d'origine irakienne ont organisé des voyages en autobus pour aider leurs compatriotes à voter.Les Irakiens exilés se sont plaints dans de nombreux pays de ne pas pouvoir se rendre à leur bureau électoral pour des raisons de distance.Ainsi, la Belgique ne compte pas un seul bureau électoral et les Irakiens établis dans ce pays devront aller s'inscrire et voter à Paris ou Amsterdam.Parmi les pires attentats d'hier, une voiture piégée conduite par un kamikaze a explosé à Ramadi, la capitale de la province d'Al-Anbar à l'ouest de Bagdad, faisant des victimes américaines, a indiqué l'armée sans fournir d'autres précisions.Le corps de deux soldats irakiens décapités ont été retrouvés dans cette ville rebelle, selon la police.Plus au nord, près de Baaqouba, huit Irakiens, dont sept soldats, ont été tués dans une attaque contre un barrage militaire, selon la police.L'un des soldats a été décapité pendant qu'il faisait la prière de l'aube.Toujours au nord de Bagdad, à Baïji, sept policiers ont été tués et 15 blessés dans un attentat suicide à la voiture piégée devant le commissariat de la ville.Ce rapt constitue « une attaque contre les chrétiens, qui sont prêts à participer aux élections » générales du 30 janvier dans le pays, a indiqué William Warda, porte-parole du Mouvement démocratique assyrien.Russie Réforme des avantages sociaux Poutine bat en retraite D'APRÈS AFP MOSCOU \u2014 Le président russe Vladimir Poutine a été contraint hier de céder aux protestations s'étendant dans le pays contre la réforme des avantages sociaux, qui menaçaient de gagner le terrain politique.Le gouvernement n'a « pas rempli jusqu'au bout l'objectif (qui prévoyait) qu'on n'aggrave pas la situation de ceux qui ont besoin de l'aide de l'État », a reconnu M.Poutine, dans une rare intervention critique à l'égard des dirigeants russes.Il a promis une hausse supplémentaire des retraites, proposant de doubler et d'avancer au 1er mars une hausse de 100 roubles (3,7 $ US) prévue pour le 1er avril.Cette hausse devrait finalement atteindre 240 roubles (9 $ US).Enfin, il a proposé une importante concession sur la principale revendication des retraités, à savoir la gratuité des transports en commun.Les retraités russes ont été privés de ce privilège et n'ont reçu en échange qu'une compensation financière jugée insuffisante.M.Poutine a proposé d'offrir à ceux qui le voudraient la possibilité d'acheter un forfait mensuel de transports pour un montant équivalent à cette compensation, ce qui équivaut à rétablir la gratuité.La crise engendrée par la réforme, qui supprime pour les retraités, comme pour les militaires, le système d'avantages sociaux hérités de l'époque soviétique, en les remplaçant par des compensations financières partielles, a suscité hier des dissensions au sein même du pouvoir.Ainsi, le général Vladimir Chamanov, un ancien commandant de l'opération en Tchétchénie devenu conseiller du premier ministre russe Mikhaïl Fradkov, a prévenu qu'elle suscitait un fort mécontentement dans l'armée.« Veut-on que les militaires sortent dans la rue ?» a-t-il lancé.PHOTO DMITRY LOVETSKY, AP La ville de Saint-Pétersbourg, en Russie, a aussi été le théâtre de protestations contre la réforme des avantages sociaux.Une manifestante s'est même armée de casseroles pour se faire entendre.Suivre, jamais.audicanada.ca Audi A4 1.8 T quattro 2005 Plus grande que quelques arpents de neige.Depuis 25 ans, la traction intégrale quattroMD s'est montrée plus grande que certaines forces de notre nature hivernale.Et elle grandit toujours.Supérieure à la concurrence, elle distribue la puissance au bon endroit et au bon moment.Elle offre traction, contrôle et vigilance de haut niveau.Les plus grands ne suivent jamais.Avantage Audi : Services d'entretien périodique sans frais pendant 4 ans ou 80 000 km\u2020 Taux de location fermé offert aux clients admissibles par Audi Finance chez les concessionnaires participants.Montant total dû au début du bail : 4 830 $.Montant calculé en fonction du PDSF de la Audi A4 1.8T berline avec quattro 2005 de 39 495$ Taxes, immatriculation, droits, inspection de prélivraison, frais administratifs (y inclus les frais d'inscription, jusqu'à 46 $, au Registredes droits personnels et réels mobiliers), assurances, frais de transportde600 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