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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles - Lectures
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 2005-01-30, Collections de BAnQ.

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[" présente le en collaboration avec JUMP RHYTHM JAZZ PROJECT DE CHICAGO, NOTRE VILLE INVITÉE En collaboration avec RENSEIGNEMENTS : (514) 871-1881 1 888 515-0515 www.montrealjazzfest.com ACHETEZ VOS BILLETS 15, 17 ET 18 FÉVRIER, 20 H AU THÉÂTRE OUTREMONT En personne au Spectrum 318, rue Sainte-Catherine Ouest FILL23 e soir du Nouvel An, Lucie Laurier a rompu avec celui qui partageait sa vie depuis un certain temps.Elle ne l'a pas fait de gaieté de coeur, consciente qu'elle mettait un terme à une de ses plus longues relations jusqu'à maintenant, mais sa décision était prise.L'arrivée d'une nouvelle année lui est apparue comme l'occasion à la fois belle et cruelle de tourner la page.Elle ne s'en est pas privée.S'il y a une chose que Lucie Laurier sait faire dans la vie, c'est bien tourner la page.Et parfois même à son propre étonnement.C'est ainsi qu'elle a brusquement quitté Los Angeles après y avoir vécu avec son fils pendant quatre ans et demi.Les choses n'allaient pourtant pas si mal pour elle.Elle avait été invitée à participer une centaine d'auditions.Pas des moindres.Trois fois de suite, le rôle pour lequel elle auditionnait a finalement été confié à Penélope Cruz.Àquatre reprises, on l'a appelée pour auditionner pour un film de Roman Polanski.Àtravers tout ce va-et-vient, il y a eu des propositions concrètes pour des rôles payants dans General Hospital et As the World Turns, deux feuilletons américains très populaires.Lucie Laurier a répondu merci mais non merci.Puis coup sur coup en 1999 et en 2000, elle a tourné deux films dont certaines scènes la hantent encore aujourd'hui.Le premier, Second Coming, est une sorte de «Jésus de Los Angeles» et le deuxième, Stiletto Dance, un drame sulfureux où elle partage plusieurs scènes de nuavec l'acteur américain Eric Roberts.Et puis au moment de son retour impromptu au Québec, elle venait d'obtenir un rôle dans un film avec Jacqueline Bisset oùelle aurait interprété les années de jeunesse du personnage.C'était quelques jours avant Noël.Lucie était venue retrouver sa famille à Montréal pour le temps des Fêtes.Toutes ses affaires étaient encore à L.A.Son agent avait promis de renouveler son visa de travail pendant son absence.Une pure formalité.Mais voilà, l'agent frivole, qui parlait plus qu'il n'agissait, avait oublié.Lucie l'aapprisautéléphone de la bouche d'un des directeurs de production du film avec Jacqueline Bisset.Sans visa, elle perdait le rôle.C'est la goutte qui a fait déborder le vase.Sans y réfléchir bien longtemps, Lucie a annoncé que c'était fini.Elle ne retournerait pas à Los Angeles.Elle a aussitôt appelé un copain pour qu'il vide l'appartement de West Hollywood et lui envoie ses affaires.Fin de la discussion.Son université Lunettes Versace, manteau blanc Miss Sixty made in Italie, pull et jeans noirs, Lucie Laurier me raconte l'histoire de son départ précipité, sans faux-fuyants.Lucie Laurier est la dernière de neuf enfants.À10 ans, elle jouait dans son premier film, Anne Trister de Léa Pool.À15 ans, grâce à l'émission Chambres en ville, elle se payait son premier appartement.À17 ans, elle mettait au monde son fils Tim.Et à 21 ans, elle partait tenter sa chance à Hollywood.Àl'aube de ses 30 ans, l'Ève Beauchemin de La Grande Séduction, la Karine Constantin de Virginie rêve maintenant de chanter.Portrait d'une jeune fille précoce.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © DANY LAFERRIÈRE COLLABORATION SPÉCIALE I.Un wagon de fonctionnaires J'arrive, par le train, à Québec.Un wagon bourré de fonctionnaires plongés dans leurs dossiers ou discutant entre eux.C'est vrai qu'ils adoptent ce langage particulier, une sorte de sabir indéchiffrable pour les non-initiés.J'essaie d'écouter un peu ce qui se dit.C'est toujours frustrant d'entendre parler de soi (je parle ici en tant que contribuable) sans parvenir à comprendre tout à fait de quoi il retourne.L'impression, par moments, que notre propre vie nous échappe.L'État ressemble à ce monstre bicéphale.Une tête de fonctionnaire- expert qui s'adresse à nous avec, dans la voix, cette lassitude propre à nous faire sentir notre ignorance des choses de l'État.Peut-on faire le poids face à des experts qui bûchent sur leurs dossiers depuis tant d'années, au point même d'oublier que c'est le contribuable qui a payé pour toutes ces études ?C'est que l'expert n'a de comptes à rendre qu'au politicien.Justement l'autre tête c'est le politicien qui, pour bien se faire comprendre, finit par un peu trop simplifier les problèmes.Le citoyen balance un long moment (souvent trop long) entre la frustration et l'incrédulité avant de piquer une de ces colères dévastatrices.Trois voix flottent alors dans l'air : celle de l'expert (un peu éteinte dès que le dossier tombe dans le public), celle du politicien reniant l'expert derrière lequel il s'était caché jusque-là afin de ne prendre aucune décision, et celle du peuple fou de rage de s'être fait berner encore une fois.Une vraie cacophonie qui fait souvent l'affaire d'une presse avide de scandales.Tout cela est assez dangereux, car un peuple en colère n'est pas toujours raisonnable.Il fallait s'impliquer plus tôt dans le dossier, mais le citoyen n'aime pas trop discuter, il préfère hurler dans les tribunes télé publiques.Mais de quel dossier s'agit-il ?N'importe lequel.II.Taxi À la sortie du train, je prends un taxi.Nuit froide.Conversation fluide.Vous venez de Montréal?Alors comment ça va le taxi là-bas?me demande tout de suite le chauffeur.J'allais spontanément répondre du point de vue du client, me plaindre que c'est devenu un peu cher, que l'autre jour j'ai payé $25 pour une course en ville, mais lui, il m'avait plutôt perçu comme un confrère.J'ai laissé faire, et on a causé boutique.Je sais qu'on fait plus d'argentà Montréal, me lancet- il sans se retourner, mais ici, à Québec, on a plus de sécurité, et on est aussi plus solidaire, car si un chauffeur se fait agresser la nuit, on arrête tous, et plus de chauffeur de nuit.Le taxi de nuit c'est un service, monsieur.Et c'est quoi les mauvaises périodes ici?je finis par lui demander.Le mois de novembre, fin janvier (après le Carnaval), et le mois de mai.Mai ?> Voir LAURIER en 2 > Voir LAFERRIÈRE en 6 NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE CHRONIQUE DANY LAFERRIÈRE Les choses de la vie LA JEUNE FILLE ET LA MÈRE KEN FOLLETT PAGE 7 ARTS ET SPECTACLES PAROLES D'ARTISTES ARTS VISUELS Le nouveau réalisme Emmanuelle Léonard Autoportrait « Je veux qu'un autoportrait ne soit pas unique, pas identifiable, mais éclaté, partant dans diverses directions, formellement, techniquement.Que ce ne soit pas la fixation d'une identité, quelque chose dont je me méfie beaucoup.Le principe de l'autoportrait est d'inclure l'autre et l'espace.Mais une copine m'a dit, attention tu te prends pour Dieu, tu prends l'autre et tu dis c'est moi.C'est ça, je suis partout et tout est moi (rires).» Espace public « Pour moi, travailler sur l'espace public, c'est super important.C'est « l'être-ensemble ».C'est ce lieu où l'on se rencontre, où on tisse des liens.Il y a un mouvement où de plus en plus on montre du privé et, paradoxalement, dans l'espace public, ça devient plus difficile de protéger la vie privée avec toutes ces caméras de surveillance.En fait, l'espace public existe de moins en moins.» L'art engagé « L'engagement, j'ai un eu de misère avec ce terme, il est un peu galvaudé.On ne sait jamais de quoi on parle.Le mot est compris comme pragmatique, il faut être opérant.C'est comme le capitalisme, il faut produire quelque chose.Si on s'engage, il faut produire.L'oeuvre n'a pas à être efficace, à produire des effets immédiats.Je ne fais pas dans le caritatif.L'oeuvre doit poser des questions, faire douter.» JÉRÔME DELGADO COLLABORATION SPÉCIALE Depuis qu'elle a fait circuler, sous forme de journal, des photographies de lieux de travail, Emmanuelle Léonard a récolté l'étiquette d'artiste engagée, préoccupée par la réalité des travailleurs.Mais son engagement est plus large, comme le prouve sa nouvelle expo, fort attendue, au centre Occurrence.C'est d'abord et avant tout un combat contre les dogmes, contre la sacralisation des images, contre la peur des collectivités.Premier véritable solo à Montréal pour cette photographe conceptuelle qui a participé à plus d'une manifestation collective de renom (Mois de la photo 2001 ; La Vie en temps réel, au centre Vox, en 2002 ; Lieux anthropiques, à Guadalajara, dans le cadre de l'événement Québec en Mexico, en 2003), J'appelle l'inquisition (autoportraits) a presque des airs de rétro tellement le matériel est diversifié.Mais entre ces images de synthèse, ces photos presque documentaires et ces autres qui semblent avoir été volées aux médias \u2014toutes des oeuvres inédites \u2014, il y a plus d'un point commun.Un vieil homme qui accueille le visiteur de mille simagrées dans un film d'une trentaine de secondes, un saisissant grand format au fond de la salle où un corps gît discrètement au sol: Emmanuelle Léonard saisit la réalité.Sa réalité, ou ce qu'elle dit être la réalité.Depuis ses débuts, l'artiste dans la jeune trentaine s'attèle à traiter de ce thème éternellement débattu.Une image est-elle vraie, une photo capte-t-elle la vérité ?Plutôt que d'imposer une explication, elle laisse ces questions ouvertes.C'est qu'Emmanuelle Léonard, elle qui aime évoquer Barthes et Foucault pour baser ses pensées sur la question d'auteur, ne croit pas avoir la science infuse.Autant elle fait appel à d'autres pour photographier des endroits précis (la série Statistical Landscape, dévoilée à Toronto l'an dernier), autant sa démarche donne des signes que la fidélité d'une représentation sera toujours un leurre.Une affaire très subjective.La série Kill the Drunk Woman, de loin la plus surprenante si on associe la signature Léonard à une forme documentaire et distante, multiplie les points de vue, les issues narratives, par le biais d'une femme mal en point et légèrement ressemblante à l'artiste.Sous une esthétique propre au jeu vidéo, cette fresque se veut contemporaine, presque réaliste, voire futuriste.Mais non sans humour, malgré la brutalité du récit.Emmanuelle Léonard joue constamment sur plusieurs facettes.Le petit film en noir et blanc qui accueille le visiteur en est d'ailleurs exemplaire.Tourné en Super 8 et avec ce vieillard qui finit par saluer de la main, The End, qui semble tiré des archives d'une quelconque famille, exploite à merveille le jeu des apparences.La suite Faits divers simule, elle, ce qui entoure la médiatisation des images.On y voit une femme qui s'apprête à se suicider en pleine rue, en plein jour.L'image est brouillée, de facture amateur, comme celles qui se retrouvent parfois aux nouvelles, oeuvres de témoins inespérés d'un incident, équipés de caméras.Alors que l'espace public est de plus en plus surveillé, que l'on interdit de moins en moins la liberté d'image, on salive devant ces scènes amateurs pour leur supposée véracité.À l'instar des séries sur le domaine de travail et d'autres sur l'entreprise (Last Cars, GM), puis la rue (Les Marcheurs), absentes de l'expo, que Léonard a créée, Faits divers explore la mince ligne qui sépare vie privé et espace public.Mises en scène, ces images, où l'artiste personnifie aussi le personnage principal, sont de loin les plus troublantes, par leur violence et leur plus grand réalisme.Mais le sont-elles vraiment plus ?.J'APPELLE L'INQUISITION (AUTOPORTRAITS) d'Emmanuelle Léonard, galerie Occurrence, 460, rue Sainte- Catherine Ouest, jusqu'au 26 février.Ouvert du mercredi au samedi.Info : 514 397-0236.PHOTO FOURNIE PAROCCURENCE Un autoportrait « légèrement » ressemblant, de la série Kill the Drunk Woman, par Emmanuelle Léonard.En Allemagne Emmanuelle Léonard était à Berlin en début d'année, en compagnie d'une flopée d'autres artistes québécois et canadiens.C'est que le Neuer Berliner Kunstverein a invité le centre Vox à présenter un panorama de la création au Canada.L'expo, qui ne réunit que des photographes (de Michael Snow à Alain Paiement), circulera en Allemagne pendant un an.Belle promotion.SPECTACLES La jeune fille et la mère CINÉMAS INDÉPENDANTS BAD EDUCATION Cinéma du Parc (1): 14h50, 17h, 19h10, 21h20.CAPACITÉ 11 PERSONNES, suivi de LE GOÛT DES JEUNES FILLES Cinéma Beaubien: 12h, 15h50, 19h50.Ex-Centris - Cinéma Parallèle: 13h30, 17h, 19h05.CE QU'IL RESTE DE NOUS Cinéma Beaubien: 18h.LA GUERRE DES TUQUES Ex-Centris - salle Fellini: 11h.LA MALA EDUCACION (LA MAUVAISE ÉDUCATION) Cinéma Beaubien: 11h15, 13h30, 15h45, 19h30, 21h40.Ex-Centris - salle Cassavetes: 15h, 17h10, 19h15, 21h20.LES NAVIRES DE LA HONTE (TURBULENT WATERS) Ex Centris - Cinéma Parallèle: 15h30, 21h.LONG DIMANCHE DE FIANÇAILLES (UN) (A VERY LONG ENGAGEMENT) Cinéma Beaubien: 13h, 15h40, 18h20, 21h.Ex-Centris - salle Fellini: 14h, 16h30, 19h, 21h30.MA VIE EN CINÉMASCOPE Cinéma Beaubien: 11h, 14h, 18h, 22h.TARNATION Cinéma du Parc (3): 15h15, 17h20, 19h25, 21h30.THE AFRICAN QUEEN Cinémathèque québécoise - salle Claude-Jutra: 18h30.THE WOODSMAN Cinéma du Parc (2): 15h, 17h, 19h, 21h.DANSE TANGENTE (840, Cherrier) Speed, de Suzanne Miller & Allan Paivio: 16h.VARIÉTÉS CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Si Alys m'était chantée: du mar.au dim.: 13h30.Broadway, comédie musicale.Du mer.au dim.: 20h30.SALLE DU COLLÈGE LIONEL-GROULX (100, rue Duquet, Sainte-Thérèse) Mario Jean: 20h.THÉÂTRE ST-DENIS SALLE 1 (1594, rue St-Denis) Francis Cabrel: 20h.LAURIER suite de la page 1 Elle a choisi qu'on se rencontre Chez Lévèque, sur la rue qui porte le même nom qu'elle.« Je ne regrette absolument pas mon aventure américaine, dit-elle.Ni d'y être allée ni d'être revenue.Bon, ça n'a peut-être pas marché, mais j'ai tellement appris là-bas, tellement vécu de choses, tellement rencontré de gens.C'était comme mon université.Une université, peut-être, mais qu'elle a quittée avec un certain soulagement pour rentrer au bercail.Ce soulagement s'est pourtant rapidement transformé en désillusion sur le plateau de tournage de Don't Say a Word, film mettant en vedette Michael Douglas et tourné à Toronto.La production lui avait promis quatre scènes intenses et remplies d'émotions.Mais lorsque Lucie Laurier s'est pointée sur le plateau, elle a découvert que les quatre scènes avaient été fondues en une seule.« Les gens sur le plateau n'étaient vraiment pas sympathiques, raconte- t-elle.Quant à Jennifer Esposito, l'actrice à qui je donnais la réplique, elle a été carrément désagréable.Ç'a été une si mauvaise expérience pour moi que j'ai décidé, ce jour-là, de prendre mes distances du métier et peut-être même de faire carrément autre chose.» En se réinstallant à Montréal en 2000, elle a annoncé à tous ceux qui voulaient l'entendre qu'elle tournait la page et qu'elle ne voulait plus être actrice.Et pour donner plus de poids à ses arguments, elle s'est inscrite à l'école de haute couture La Rose.« Pourquoi la couture ?Parce que j'ai une foule d'intérêts dans la vie autres que de jouer la comédie.Le dessin, le design, la musique et les vêtements en font partie.Je suis folle des vêtements et je me suis dit que même si je n'avais plus d'argent, parce que je ne voulais plus tourner, au moins je pourrais faire mes propres vêtements et être bien habillée quand même.» Mais Lucie avait beau vouloir tourner la page, son passé la rattrapait.Encore aujourd'hui, il suffit par exemple de taper son nom dans Google pour découvrir au sommet de la liste un site de ses scènes de nu avec Eric Roberts dans Stiletto Dance.Les scènes ne sont pas disgracieuses mais elles ne laissent pas grand-chose à l'imagination.« Je ne sais pas quoi penser de tout ça, dit-elle.Je trouve ça bizarre, d'autant plus que je reçois pleins de lettres de types qui vont sur ces sites.Ou alors pis encore : des lettres de femmes qui sont des fans d'Eric Roberts et qui veulent mon autographe.Il va sans dire que je ne réponds jamais.Tout ça, c'est derrière moi, je m'en fous.Ça ne fait plus partie de ma vie même si c'est la raison pour laquelle j'essaie de m'éloigner des scènes de nu.Je ne dis pas que je n'en ferai jamais plus, mais disons que, pour l'instant, j'apprécie jouer habillée.Pour une fois, ce n'est pas le travail ni les rôles consistants qui manquent.Depuis 2003, Lucie Laurier a repris le rôle de Véronique Bannon dans Virginie.Au cinéma, on l'a vue charmer de son regard mystérieux le bon docteur de La Grande Séduction, détourner un fils de sa mère dans Comment ma mère accoucha de moi durant sa ménopause et, plus récemment, tirer du pistolet avec Roy Dupuis dans la comédie policière C'est pas moi, c'est l'autre.La passion de la musique Pourtant, Lucie n'est pas entièrement satisfaite d'elle-même.« Je vais avoir 30 ans le mois prochain, avoue-t-elle.Et, sincèrement, je pensais qu'arrivée à cet âge-là, je serais rendue plus loin, que j'aurais pris plus de risques afin de correspondre davantage à l'artiste que j'ai envie d'être.Malheureusement, ce qui me retient, c'est ma grande insécurité.» Quand elle parle de risques, Lucie Laurier parle en fait de musique.Même si elle est convaincue qu'elle sera toujours actrice, la musique n'en demeure pas moins une grande passion et, pour l'instant, une grande frustration.À 16 ans, alors qu'elle était une régulière de la série Chambres en ville, elle est venue à un cheveu de signer un contrat de disque.Elle a été choriste pour Jean Leloup, puis le groupe Bran Van 3000, et n'a jamais abandonné l'idée de monter sur scène un jour et de chanter ses propres chansons inspirées par Bashung, Leloup, Gainsbourg, Portishead et Goldfrapp : ses musiciens préférés.Et puis, il y a son fils de 12 ans qu'elle adore plus que tout, qu'elle ne regrette pas d'avoir eu aussi jeune même si, sur le coup, elle a hésité.Elle se souvient encore du coup de fil de Charlotte, sa soeur aînée, la première de la famille Laurier à faire du cinéma.« Charlotte m'a dit de ne pas m'en faire et que si je décidais de garder l'enfant, elle s'en occuperait.Sa générosité m'a beaucoup touchée.En même temps, c'est comme si elle avait piqué mon orgueil.Je me suis dit, ce jour-là : non seulement je vais avoir cet enfant, mais c'est moi qui vais m'en occuper et personne d'autre.» Aujourd'hui, Lucie est porte-parole de L'Envol, un organisme qui s'occupe des mères adolescentes.« Il y a toujours eu beaucoup de préjugés à l'égard des filles qui ont des enfants jeune.Pour certains, c'est un état grave qu'ils attribuent au fait que ces mères n'ont pas d'instruction et de culture et qu'elles feraient bien mieux de se faire avorter.Je ne suis pas d'accord.Les enfants leur apportent tellement.En même temps, je suis consciente que ces filles n'ont pas d'argent, pas d'aide et qu'elles sont souvent rejetées par leur famille.Je trouve cela important qu'on les appuie et qu'on les encourage.Et puis l'argument selon lequel elles ne savent pas quoi faire avec leur enfant et qu'elles sont dépassées par la lourdeur de la responsabilité ne tient pas la route, à mon avis.De toute façon, c'est valable pour n'importe quelle femme qui se retrouve avec un premier enfant.Que t'aies 16 ou 35 ans, t'as jamais changé de couche de ta vie, tu ne sais pas comment endormir ou calmer un enfant qui pleure, mais ça s'apprend.Moi, ça m'est venu tout seul, sans doute parce que j'ai été élevée dans l'amour des enfants.Chez nous, les enfants, c'est normal et naturel.D'ailleurs, quand ma mère a épousé mon père (un Français qui a longtemps été bûcheron en Colombie-Britannique, où sept de ses frères et soeurs sont nés), ils étaient d'accord tous les deux pour élever une famille nombreuse.Ils ont tenu promesse.» Lucie ne prévoit pas avoir autant d'enfants que sa mère, mais elle n'a pas fermé la porte à une nouvelle maternité.À 30 ans, elle a encore beaucoup de temps devant elle : pour être actrice, pour écrire des chansons et devenir celle qu'un jour, elle a rêvé d'être.« Je vais avoir 30 ans le mois prochain.Et, sincèrement, je pensais qu'arrivée à cet âge-là, je serais rendue plus loin, que j'aurais pris plus de risques afin de correspondre davantage à l'artiste que j'ai envie d'être.Malheureusement, ce qui me retient, c'est ma grande insécurité.» DERNIER FILM L'Argent de poche, de François Truffaut sur DVD.DERNIER LIVRE La biographie de Jean-Paul Riopelle par Hélène de Billy.Chez Art Global.DERNIER DISQUE Le disque éponyme de Pierre Lapointe.DERNIER SPECTACLE Daniel Boucher au Métropolis.UN ARTISTE INSPIRANT Le compositeur Rachmaninov.SI ELLE ÉTAIT UNE VILLE New York.SI ELLE ÉTAIT UN PERSONNAGE DE L'HISTOIRE Mozart ou Modigliani.SI ELLE N'ÉTAIT PAS ACTRICE Elle serait compositrice. ARTS ET SPECTACLES DANSE Speed Petite douceur, grand bonheur STÉPHANIE BRODY CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Cet après-midi, faites-vous plaisir.Courez voir Speed à l'Espace Tangente.Rien à voir avec un autobus en cavale.Pensez plutôt éclairage tamisé et couple enlacé.La chorégraphe montréalaise Suzanne Miller a en effet imaginé une série de duos construits à partir de mouvements séquentiels très précis.Ces variations sur un thème n'ont cependant rien de mécanique ! Et c'est grâce à l'interprétation allumée de deux magnifiques danseurs, Magali Stoll et de Karsten Kroll, mais aussi à l'étrange environnement sonore concocté par le compositeur Allan Paivio, complice de toujours de Suzanne Miller.Stoll et Kroll apparaissent baignés d'une chaude lueur, leurs corps enchevêtrés comme des branches de lierre.Lentement, Kroll déploie son corps noueux en une arabesque exagérée, encouragé par la main de sa partenaire.Ainsi imbriqués, les deux danseurs modulent, très lentement, la tension de leurs muscles, leur centre de gravité et leurs points d'appui, agissant ainsi sur le corps de l'autre de façon presque imperceptible.Puis ils se dénouent, se plantent ailleurs sur scène, dans un nouveau carré de lumière, et recommencent.Mais cette fois, l'emprise se fait plus sensuelle : une main frôle une nuque, glisse le long d'une hanche ou d'une fesse.Et c'est non seulement la gestuelle que Suzanne Miller arrive alors à nuancer de façon insolite, en ajoutant un petit tremblement ou en allongeant les lignes de corps, mais aussi l'état ou l'attitude des danseurs.C'est littéralement la chimie entre les deux interprètes qui se modifie, bien que très subtilement.Il aura certainement fallu des semaines et des semaines de répétition pour en arriver à un jeu aussi riche.Et quel contraste intéressant avec l'univers sonore éclaté imaginé par Allan Paivio : bruits de klaxons, de pneus qui crissent et même de grondements de moteurs à réaction envahissent l'espace.S'opposent alors intérieur et extérieur, lieu privé et lieu public, douceur et agressivité.Avec Speed, Miller échafaude un univers parfaitement structuré et cohérent, qui nous surprend et nous enchante à chaque tournant.SPEED, de Suzanne Miller et Allan Paivio, à l'Espace Tangente, à 16h.EBERT & ROEPER «DEUX FOIS BRAVO.» GVISA GÉNÉRAL DÉCONSEILLÉ AUX JEUNES ENFANTS UN DES MEILLEURS FILMS DE L'ANNÉE! NATIONAL BOARD OF REVIEW « DEUX FOIS BRAVO! » -EBERT & ROEPER « UN FILM D'UN RARE COURAGE LAISSANT UN SOUVENIR IMPÉRISSABLE DANS LE COEUR.» -PETER TRAVERS, ROLLING STONE NOMINATIONS AUX OSCARSMD 3MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL # KEIR PEARSON & TERRY GEORGE MEILLEURE ACTRICE DE SOUTIEN SOPHIE OKONEDO MEILLEUR ACTEUR DONCHEADLE À L'AFFICHE! GVISA GÉNÉRAL DÉCONSEILLÉ AUX ENFANTS CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14\" AMC THEATRES MD FORUM \" CINEPLEX ODEON QUARTIER LATIN FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL \" VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE 3289420A #$ 2)' '/0 0., - %,1.0' -,1./('++13'.\" -,1.&)2'.0).2,0.' , +&' 3194623A CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE CINÉ-ENTREPRISE ÉLISÉE GRANBY LE CARREFOUR 10 JOLIETTE LES CINÉMAS LANGELIER 6 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO CINÉMA GALAXY VICTORIAVILLE LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 CINÉMA ST-EUSTACHE GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE CAPITOL ST-JEAN CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 VERSION FRANÇAISE VIOLENCE ANS + Consultez les guides-horaires des cinémas ou visitez le www.enprimeur.ca AUSSI À L'AFFICHE EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE / CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP / CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE / CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON / CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION / CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE / CINÉMA 9 GATINEAU / LE CARREFOUR 10 JOLIETTE / LES CINÉMAS GUZZO LANGELIER 6 / CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL / MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 / CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN / CINÉ-ENTREPRISE ÉLISÉE GRANBY / CINÉMA GALAXY SHERBROOKE / MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE / CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE / CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY / CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE / CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO / LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 / CINÉMA ST-EUSTACHE / GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE / CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME / MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 / CINÉMAS GALAXY VICTORIAVILLE / CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN / MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 / FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O./ VERSION FRANÇAISE À L'AFFICHE! Consultez les guides-horaires des cinémas ou visitez le Sony Pictures Releasing.ca / SON DIGITAL GVISA GÉNÉRAL version française de «ARE WE THERE YET?» QUAND EST-CE QU'ON ARRIVE?«Le meilleur film familial depuis \u2039Maman, J'ai raté l'avion\u203a.» Mike Sargent, WBAI-FM AUSSI À L'AFFICHE EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE www.hideandseekthemovie.com version française de «HIDE AND SEEK» «DENIRO ET DAKOTA livrent la marchandise! Si vous croyez deviner la fin\u2026détrompez-vous.» - Guy Farris, WB-TV (LAS VEGAS)- «provocant, à vous« «ronger les ongles!» - Earl Dittman, WIRELESS MAGAZINES- 3289523A r e i r v é f 6 u a r e i v n a j 2 2 u D www.fetedesneiges.com DIMANCHE 30 JANVIER Soccer d'hiver avec Abraham François, Patrick Leduc, Darko Kolic de l'Impact de Montréal et l'équipe Énergie À 14 h Les Petites Tounes en spectacle Ces compères musiciens vous emmènent dans un fabuleux voyage à travers des légendes fantastiques.À 11 h 30 et 14 h Attache ta tuque Événement de collecte de fonds organisé par l'Association pulmonaire du Québec.Information au www.pq.poumon.ca Dès 10 h Tous les mercredis et samedis dans LES VOYAGEURS EN PARTANCE POUR\u2026 VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION ARTS ET SPECTACLES LES UNS ET LES AUTRES La loi de Law QComment vous préparez-vous pour un rôle ?RC'est chaque fois différent, à tel point que je ne me souviens plus comment j'ai fait la fois précédente ! Cela dépend tellement du rôle, des besoins du metteur en scène, s'il y a un accent à travailler ou pas, un look à inventer, a répondu Jude Law au magazine Studio.Par exemple, pour le tueur que je jouais dans Les Sentiers de la perdition, j'avais fait de nombreuses recherches sur des assassins diaboliques.Pour L'Aviateur, même, s'il s'agissait d'un tout petit rôle, je me suis beaucoup documenté sur Errol Flynn j'ai revu ses films, lu sa biographie, regardé des images d'archives, car c'était la première fois que je jouais une personne célèbre.Finalement, j'ai surtout essayé de reproduire son accent lorsqu'il avait bu trop de whisky.(Rires.) QQuel avantage y a-t-il à être britannique à Hollywood ?RLe même que celui à être européen en général : vous vous sentez moins emprisonné par Hollywood.Alors que si vous êtes né, disons, dans le Massachusetts ou au Texas, et que vous voulez être acteur, vous êtes quasiment obligé de passer par Hollywood.J'adore venir faire des films à Los Angeles, mais je n'aimerais pas y vivre.Je ne voudrais pas habiter une ville vampirisée par l'industrie du cinéma.Il est préférable de maintenir une distance avec ce milieu.Car si un plateau est un endroit où règne une certaine vérité, tout ce qu'il y a autour, les réceptions, les poignées de main, est plein d'hypocrisie et d'illusions.D'ailleurs, si j'ai la chance de mener une belle carrière à Hollywood, mon coeur est en Europe.Pas forcément en Angleterre, mais en Europe.Jude Law E X P R E S S Di Caprio, mercenaire et gangster Mel Brooks, qui n'a rien réalisé depuis près 10 ans (Dracula mort et heureux de l'être), prépare la suite de La Folle Histoire de l'espace, parodie de Star Wars filmée en 1987.Cette fois-ci, le réalisateur de 78 ans va s'attaquer à la nouvelle trilogie et reprendre son rôle de Yogurt.Diane Kruger sera la partenaire d'Ed Harris dans Copying Beethoven, d'Agnieszka Holland (Europa Europa).Ce film racontera la passion platonique entre le compositeur et son assistante et muse, alors qu'il était en train d'écrire la Neuvième symphonie.Bruce Willis incarnera un médium dans Solace ; le film mettra en scène un tueur en série désoeuvré, qui erre dans New York, traqué sans succès par le FBI jusqu'à l'intervention d'un médium.Le tournage est prévu pour l'an prochain.L'ancienne scénariste d'Étienne Chatilliez (La Vie est un long fleuve tranquille, Tatie Danielle et Le Bonheur est dans le pré), Florence Quentin, s'attaque à Olé, son deuxième film comme réalisatrice.Finalement, Leonardo Di Caprio ne jouera pas dans The Good Shepherd, que va mettre en scène Robert De Niro.C'est Matt Damon qui le remplacera dans ce film racontant le recrutement de l'un des fondateurs de la CIA, que De Niro rêve de transposer à l'écran depuis près de 10 ans.En revanche, Di Caprio a donné son accord à Steven Soderbergh pour interpréter et produire son prochain thriller \u2014 encore sans titre \u2014 dont les personnages principaux sont des mercenaires.Il a aussi confirmé qu'il ferait un troisième film avec Martin Scorsese, The Departed, adaptation d'un film de gangsters hongkongais, où il devrait avoir pour partenaire.Matt Damon.Robin Williams chez les Krazees Après les sombres Photo Obsession, Insomnia et Final Cut, Robin Williams s'illustrera dans The Krazees, adapté d'un livre pour enfants.Cette comédie fantastique racontera comment, un jour de mauvais temps, une petite fille se retrouve nez à nez avec de drôles de créatures espiègles appelées les Krazees, qui ont la particularité de disparaître aussitôt le soleil revenu.Son père psychologue (Robin Williams) tentera de comprendre ses visions.Nuit satanique pour Vincent Cassel Après le succès d'Ocean's Twelve et le tournage de Derailed aux côtés de Jennifer Aniston et Clive Owen, Vincent Cassel s'éloigne des studios hollywoodiens pour donner un coup de pouce à un jeune cinéaste français, Kim Chapiron; il interprétera et produira son premier long métrage, Le Sheitan.Dans ce thriller, trois gars draguent deux jeunes filles en discothèque.Mais en sortant de boîte, ils font une bien mauvaise rencontre : celle de Joseph, un berger qui prépare une nuit de culte satanique.Jennifer Lopez: danger Huit ans après le drame Selena, Jennifer Lopez et le réalisateur Gregory Nava, collaboreront à nouveau pour le thriller Bordertown ; l'actrice incarnera une journaliste américaine du Chicago Sentinel qui se rend à Juarez, ville frontière du Mexique, pour enquêter sur les maltraitances dont sont victimes plusieurs ouvrières.Sur place, elle gagnera leur confiance mais se mettra elle-même en danger.Sources : Variety, Le Film français, Leonardo Di Caprio L'Écran noir, The Hollywood Reporter TQc CANAUX 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 54 VD VDO Qui dit vin.TOO MUCH FLESH (4) avec Jean-Marc Barr QUE FAISAIENT LES FEMMES PENDANTQUE L'HOMME MARCHAIT SUR LA LUNE?(5) À la di Stasio Écran libre Maux d'amour Il va y avoir du sport! Vous dépassez les bornes?3269654A THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 18H K S.O.S.BEAUTÉ Première de ce documagazine dans lequel six jeunes femmes vivent une métamorphose de santé et de beauté en compagnie de l'animatrice Chantal Lacroix, qui n'a pas peur de se mouiller pour les encourager.19H r COURIR LA POMME On se met en forme?Nouveauté animée par Annie Brocoli qui reçoit Alexandre Tagliani, Michel Mpambara et Guillaume Lemay-Thivierge.19H K LE MAKING OF DE CASTING Tout sur le tournage de la nouvelle série quotidienne Casting.Faites connaissance avec les 13 personnages qui improviseront leurs dialogues tous les soirs dès demain.20H a LA SOIRÉE DES MASQUES Onzième grande fête du théâtre en direct du Monument-National.L'excellent Claude Poissant anime ce gala avec le concours de David Savard, Éveline Gélinas, Benoît Mc Ginnis et Pascale Montreuil.Des numéros d'acteurs étonnants et un hommage au Théâtre de Quat'Sous.Le prégala (Premier Acte) est diffusé à ARTV à 19h.21H ARTV LES FEUX DE LA RAMPE: JACQUES VILLERET La France pleure l'un de ses comédiens les plus attachants : Jacques Villeret est décédé vendredi à 53 ans.ARTV diffuse cette émission où il se confie à Bernard Rapp et enchaîne, à 22h, avec la célèbre comédie La Soupe aux choux, où Villeret joue aux côtés de Louis de Funès et Jean Carmet.Le Téléjournal Découverte / Louis Fortier: scientifique de l'année Et Dieu créa.Laflaque La Soirée des Masques Le Téléjournal Pleins Feux / L'Odyssée Le TVA 18 heures L'École des fans Courir la pomme / Début / Alexandre Tagliani Juste pour rire - Gala / Martin Matte DOUBLE CONDAMNATION (5) avec Ashley Judd, Tommy Lee Jones Evangélisation (23:42) Qui dit vin.Écran libre Il va y avoir du sport! / Jean-Paul L'Allier QUE FAISAIENT LES FEMMES PENDANT QUE L'HOMME MARCHAIT SUR LA LUNE (5) TOOMUCH FLESH (4) avec Jean-Marc Barr, Élodie Bouchez (21:44) S.O.S.Beauté / Début HOMME EN NOIR II (4) avec Will Smith, Tommy Lee Jones LE DON (4) avec Cate Blanchett, Giovanni Ribisi (21:45) Le Grand Journal (23:45) News E.T.Hope & Faith Instant Star (19:32) Cold Case Law& Order: Criminal Intent Desperate Housewives CTV News News News THE GREAT MOUSE.(17:00) Marketplace Venture (19:27) DISTANT DRUMMING:A NORTH OF 60 MYSTERY avec Tina Keeper Sunday Night Mary Walsh Reflections Golf (15:30) ABC News America's Funniest Home Videos Extreme Makeover:Home Edition Desperate Housewives Will & Grace News CBS News 60 Minutes Cold Case THE MAGIC OF ORDINARY DAYS avec Keri Russell, Skeet Ulrich News .Raymond NBC News Dateline NBC American Dreams Law& Order: Criminal Intent Crossing Jordan G.Michaels Ballykissangel Summer .Wine Waiting for God Nature / Cuba:Wild Island of the Caribbean Masterpiece Theatre / Island at War (2/5) THAT'S ENTERTAINMENT III (3) BBC News Wall Street Classic Gospel Masterpiece Theatre / Island at War (1-2/5) CSI:Miami Cold Case Files SEE ARNOLD RUN avec Jurgen Prochnow, Mariel Hemingway SEE ARNOLD RUN avec Jurgen Prochnow, Mariel Hemingway Relais.Les Fous.La Soirée des Masques - Acte 1 Orgueil et Préjugés (1/6) Les Feux de la rampe LA SOUPE AUX CHOUX Dead Famous Arts&Minds Landscape.Provider Pnina.THE MASK OF ZORRO (4) avec Antonio Banderas, Anthony Hopkins LEGENDS OF.Québec en humour Docu-d / Les pages érotiques de la Bible Sans détour /.télé-réalité NYPD Blue 48 heures Pour une agriculture équitable Lachimie.com Home Biz TV Planète Terre Contexte.des psychotropes Cette énergie que nous.Initiation à l'astronomie Frontiers of Construction Daily Planet Myth Busters Discovery Presents / Pompeii:The Last Day Daily Planet Itinéraires de rêve / Australie Asslama .l'Espagne .des restos .le spa Top des stars Gilles Proulx Pilot Guides / Istanbul Documentaires européens Disney (17:39) Mentors (18:33) Radio Free.(19:50) Are you Afraid of the Dark (20:16) CLARA'S HEART (4) avec Whoopi Goldberg, Neil Patrick Harris HOOK (4) (22:48) Jack & Bobby King of the Hill Malcolm in the Middle The Simpsons Arrested Development Family Guy The Simpsons Summerland: Beginnings Charmed PGA Golf (15:30) Crossing Jordan .Sunday Sports Trouvailles et Trésors Made in Québec / Ste-Justine Pare-chocs à pare-chocs JAG PANCHO BARNES (6) avec Valerie Bertinelli, Ted Wass The Sea Hunters Antiques Roadshow Edward and Mary DOG DAY AFTERNOON (2) avec Al Pacino, John Cazale Masterminds Style Star Fashion File Taking it off So Chic Sexy Girl Crash Test Mommy .on Top Skin Deep Taking it off Les Idoles.nos idoles Nostalgia / Léo Ferré Musicographie Week-end de stars Week-end de stars Musicographie Top5M+.Top5M+.Ashlee.Babu à planche Crampe.Viva la Bam Les pourris.Pauvres.Les Jeunes.Le Mike.Pimp mon char Noir de monde American Dreams Extreme Makeover .arménien Acasa Navy NCIS Teleritmo BBC News Inside Media the fifth estate CBC News: Correspondent CBC News: Sunday Night The Passionate Eye Showcase Hemispheres Michaëlle / Laure Waridel Le Journal La Part.Ushuaïa Nature Le Téléjournal Le Point 5 sur 5 Le Téléjournal Sec.Regard H2 Snow Sports 30 Hors-jeu Hockey / Ligue de Finlande:Turku - Espoo Sports 30 Golf PGA / Classique Bob Hope - dernière ronde Les Soeurs Mc Leod Saint-Tropez, sous le soleil Pour la cause L'Oeil du crime L'Heure de vérité Les Experts Prime Suspect UNIVERSAL SOLDIER III (6) avec Matt Battaglia, Chandra West Trailer Park Boys Six Feet under .(23:15) Battlestar Galactica Smallville Star Trek: Enterprise VIRUS (5) avec Jamie Lee Curtis, Donald Sutherland .(23:15) Sportsnetnews World Curling Tour / 2005 CDN Open of Curling Sportsnetnews World of.Degrassi.théâtre Panorama Éclaireurs Musique de chambre LE TESTAMENT DU DOCTEUR CORDELIER (4) avec J.-L.Barrault Rythmes du monde .Ugliest Kitchen (17:00) Trading Spaces: Family Overhaulin' Sports Disaster Trading Spaces: Family NBA Basketball (16:30) Sportscentre I'd do Anything PBA Bowling Sportscentre Boxing.Eteen .le meilleur Zéroman Duck.Les Simpson Futurama Duck.Planète crue Delta State Décalés.Les Simpson Futurama Bibliotheca Journal FR2 Vivement dimanche / Guy Bedos Écrans du monde Culture et Dépendances / Les camps de la mort Journal (22:40) Kiosque (23:05) Workforce Rough.Vox Renegadepress A KILLING KINDNESS (4) avec Warren Clarke, Colin Buchanan Reality.I Spy (22:35) Diplomatic.Film 101 Quand la vie est un combat Décore ta vie Métamorphose .Ménage Dre Nadia.en toute confidence Une chance qu'on s'aime! Le sexe dans tous ses ébats Révélation Planifiez.Boxe Rock Parole et Vie Ma maison Point de vue 100% écolo City Life Gilmore Girls Le Temple de la renommée Drake & Josh 15/Love Gilmore Girls YTV's Hit List Girlz TV Fries with that 15/Love Radio Active Ready or not Monstres mécaniques Cour à \"Scrap\" Métal hurlant Gamerz La Patente E.Sexe Tru Calling Le TVA (23:15) Making of Casting Maux d'amour (23:38) CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC ARTS ET SPECTACLES REEDITIONS PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPECIALE Winston Rodney .alias Burning Spear.a souvent ete percu comme un outsider : trop serieux pour l'epoque (fin des annees 60, debut des annees 70), ce rasta convaincu.Les themes de ses chansons etaient ouvertement militants et afrocentristes, tranchant avec l'ambiance festive des productions du temps alors que U-Roy lancait la vogue des DJ qui enflammaient les pistes de danse avec leurs relectures de classiques.Qu'importe: Coxsone Dodd, patron de Studio One, en avait vu le potentiel et s'etait applique a realiser deux albums legendaires avec le grand chanteur en depit de son attrait bien peu commercial.Spear allait pourtant prefigurer tout le courant roots, que Marley a evidemment rendu accessible au monde entier.Ces objets de collection sont aujourd'hui sur CD pour notre plus grand bonheur.Soul Jazz a d'abord ouvert la ronde avec Sounds from the Burning Spear (18 chansons).Devant le torrent de critiques unanimes, eh bien.Heartbeat a lance quelques mois plus tard la meme collection (20 chansons), a quelques differences pres.Restons poli et appelons ca de l'opportunisme, et forcons-nous plutot a comparer les deux produits.D'abord, la qualite sonore.Les deux labels se distinguent sur ce point par leur approche respective : alors que Soul Jazz s'applique a restaurer le plus possible la qualite sonore, Heartbeat a tendance a rendre le son avec authenticite.Les craquements et cliquetis sont plus nombreux sur la compilation de ce dernier, alors que Soul Jazz propose un mix plus propre, plus agreable a mes oreilles.Ne vous laissez pas berner par les mentions rare stereo mix , previously unreleased ou original single mix du disque de Heartbeat : a quelques exceptions pres (surtout sur les intros), les versions des deux albums ne se differencient que par le souci applique a leur remasterisation.Heartbeat a cependant mis la main sur trois titres qui ne sont pas dans la compilation de Soul Jazz : Pick Up the Pieces (1970), Weeping and Waiting (1971) et He Prayed (1970).Les plus mordus voudront surement les ajouter a leur collection.Soul Jazz a quant a elle la chanson Journey (1971), qui ne se trouve pas sur l'autre.D'autre part, les livrets, assez detailles, sont egalement fort differents.Heartbeat propose une courte biographie truffee de dates et de noms, fournissant une bonne mise en contexte que les neophytes trouveront peut-etre un peu difficile a digerer.Mais on a inclus les paroles de chacune des chansons, un gros avantage sur le concurrent.Verdict ?On choisit Soul Jazz pour la qualite du mix .et des parutions de cette etiquette en general.Mais Heartbeat contient deux chansons de plus ! D'une facon ou de l'autre, les fans de reggae doivent absolument se procurer ces chansons poignantes, d'une brute authenticite, portees par la voix unique de Burning Spear.FFFF1.2 BURNING SPEAR Sounds from the Burning Spear: At Studio One Soul Jazz/Fusion III Creation Rebel Heartbeat/Universal Etude comparative 3283818A Cesoir Tele-Quebec ca change de la tele 17 h 18 h A la di Stasio Des repas du dimanche soir reconvertis en lunchs ou en repas rapides pour la semaine.19 h Il va y avoir du sport! Le multiculturalisme va-t-il trop loin?Doit-on privilegier le tourisme equitable?Marie Michele Desrosiers.Les vins de glace.Qui dit vin.Animation : Chrystine Brouillet Animation : Marie-France Bazzo Invite : Jean-Paul L'Allier 3269745A La nouvelle serie televisee Ma gang de chanceux! Animateur Martin Matte Ce soir, 20 h a TVA Invites : Francois Morency, Real Beland, Stephane Fallu et bien d'autres chanceux ! Ce soir, vous pourrez me voir a TVA dans un Gala Juste pour rire 3289190A ARTS ET SPECTACLES 2 Mon second est l'ancienne monnaie de la Belgique.3 Mon troisième est égal au nombre de continents.4 Mon quatrième est dans la langue anglaise, une abréviation signifiant «compagnie».5 Mon tout est une ville californienne où l'on retrouve le célèbre pont du Golden Gate.GÉNI E S EN HERBE #1129 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., ghpanto@videotron.ca A- TÉLÉVISION: RENTRÉE 2004 1 Quelle émission de télé-réalité se déroulant à Terrebonne nous revient pour une seconde année avec à son bord Éric Salvail ?2 Cette comédie du jeudi soir à saveur masculine a été écrite par Claude Landry et compte parmi sa distribution principale André Robitaille, Pierre Gendron et Sylvain Marcel.3 Cette série dramatique met en scène un détenu, interprété par Robin Aubert, désirant quitter le milieu carcéral et retrouver sa famille; l'idée origine de Michel Charbonneau, détenu et «coidéateur » de celle-ci.4 Cette émission jeunesse des samedis et dimanches matin consiste en une série de chroniques d'une minute insérée entre les diverses émissions; on y retrouve Mélanie Mayrand comme chroniqueuse.5 Benoît Dutrisac, Laurent Saulnier et Richard Martineau sont de retour dans cette émission satirique présentée sur les ondes de Télé-Québec.B- ACTUALITÉ 1 Quel ouragan de force 5 a ravagé 90% de l'île de la Grenade en septembre 2004 ?2 Quel joueur de tennis suisse a remporté en 2004 trois des quatre tournois du Grand Chelem, soit tous sauf celui de Roland Garros ?3 Quel deux pays se sont affrontés en finale de la Coupe du monde de hockey en septembre 2004 ?4 Quelle échelle de 1 à 5 mesure la force des ouragans selon la pression, la vitesse des vents et la hauteur des vagues ?5 Quel propriétaire de la station de radio CHOI FM s'est dérobé devant l'entrevue qu'il devait accorder lors de la première de l'émission Tout le monde en parle animée par Guy A.Lepage C- HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE 1 Cet Irlandais du 18e siècle a écrit Principes de la connaissance humaine en 1709 et a donné son nom à une université et une ville californiennes en raison de son rôle actif dans la promotion de l'éducation sur le continent américain.2 Auteur du Traité de la nature humaine paru en 1740, ce philosophe anglais fut aussi connu pour ses thérories économiques et son scepticisme modéré.Il est l'auteur de cette citation: «La raison est l'esclave des passions.3 Ce penseur français de la Révolution rédigea l'Encyclopédie, 35 volumes d'approche scientifique qui se valurent la censure officielle en raison de leur athéisme et de leur rejet du pouvoir politique comme source d'autorité en matière intellectuelle ou artistique.4 Ce philosophe allemand publie en 1795 son Projet de paix perpétuelle, énonçant des articles à portée juridique et politique visant à accomplir ce projet inspiré de l'abbé de St-Pierre.5 Philosophe allemand du 19e siècle, auteur de Le Monde comme volonté et comme représentation, il aura une influence prépondérante sur les artistes tels Richard Wagner, Tolstoï et Tchekhov, l'art étant pour lui une délivrance des tortures de l'existence.Ville californienne D- ASSOCIATIONS Associez le Parlement à son pays 1 Folketing 2 Storting 3 Riksdag 4 Bundestag 5 Althingi a Islande b Norvège c Allemagne d Danemark e Suède E- IDENTIFICATION PAR INDICES 1 Cette invention a vu le jour en 1876 mais a connu une véritable révolution dans les années 80 sous l'impulsion de la compagnie Ericsson.2 Sa technologie par satellite a été mise au point à l'aide du système Inmarsat par Iridium, constellation de satellites géostationnaires.3 Lorsque qualifié d'«arabe», cela signifie une transmission d'information de bouche à oreille.4 La racine grecque têle, signifiant loin, constitue la première syllabe de cette invention brevetée par Alexander Graham Bell.G- RWANDA 1 Quelles sont les deux ethnies principales du Rwanda.2 Quel chanteur d'origine rwandaise ayant vu le jour en Allemagne a fait paraître en 2003 un album intitulé Parce qu'on vient de loin ?3 Quel Canadien, commandant en chef de la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda, a écrit le livre J'ai serré la main du diable sur le génocide et la guerre civile de ce pays ?4 Comment appelle-t-on ces tribunaux populaires rwandais comfrontant survivants et assassins du génocide dans un espoir de réconciliation ?5 Quel pays, voisin méridional du Rwanda, est en proie à une guerre civile depuis 1993, elle aussi centrée autour de considérations ethniques entre Tutsis et Hutus ?H- GRENOUILLE 1 Quelle est la différence majeure entre une grenouille et un crapaud 2 Quel cri pousse la grenouille, afin notamment d'attirer les femelles 3 De quelle classe de vertébrés à larve aquatique, dont l'ancien nom était la classe des batraciens, font partie les grenouilles 4 Comment nomme-t-on la larve des amphibiens, vivant en milieu aquatique uniquement ?5 Quelle partie du corps de la grenouille est considérée comme un mets gastronomique ?F- CHARADE 1 Mon premier est une préposition française indiquant l'absence.Militaire canadien GEN30JR SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES Les choses de la vie LAFERRIÈRE suite de la page 1 Oui, c'est très santé, et les gens retrouvent tout de suite leurs jambes et leur vélo.Et les touristes, ils doivent bien prendre le taxi ?Oui, mais pas les Japonais qui ne font que marcher en photographiant tout ce qui se trouve sur leur chemin, avant de filer voir les baleines à Tadoussac.Finalement, on arrive à l'hôtel.On dirait un château de glace illuminé.Le chauffeur s'est retourné au moment de me rendre la monnaie.Je vous connais, vous ?Pas vraiment, fais-je.Je vous ai déjà vu quelque part, insiste- t-il.À la télé, je fais, c'est là que je vis.Son regard s'éclaire subitement : non, c'est à la radio, chez Bazzo, c'est votre voix que j'ai reconnue.C'est vrai que les gens qui nous écoutent nous voient autrement que ceux qui nous regardent.L'oeil appréhende le monde différemment de l'oreille.Dans le hall de l'hôtel, une dame assez distinguée s'approche de moi avec un large sourire.Elle me prend énergiquement dans ses bras.Je t'aime tellement Stanley ! Mais je ne suis pas Stanley.Vous n'êtes pas Stanley Péan ?Non.Et vous êtes qui alors ?Dany Laferrière malheureusement.Elle se met à rougir tout à coup.Bon, finit-elle par lâcher dans un élan de générosité, je vous aime tous les deux.Les gens qui détestent Stanley Péan me détestent-ils aussi ?C'est ça le problème des Noirs : nos actions grimpent ou descendent sans que l'on sache pourquoi.Il suffit que l'un d'entre nous fasse une connerie ou un bon coup.J'ai dans ma valise ce bref et amusant bouquin de Stanley Péan (Taximan, Mémoire d'encrier, 2004) où il raconte de tordantes histoires de taxi, dont une où quelqu'un l'a, un jour, pris pour moi.Voilà, tu es maintenant vengé, Stanley.III.L'aide fictive Il semble que l'argent qu'on offre si généreusement aux peuples désespérés vient d'un budget fixe qui est de 13% de 1% du PNB pour les États-Unis, et de 28 % de 1 % pour le Canada.Pas de quoi se pavaner.Bon, l'affaire se présente ainsi : il y a une catastrophe en Algérie, par exemple.Le Canada offre cinq millions de dollars.Et les Canadiens se congratulent encore une fois de la générosité de leur pays.Mais l'argent n'est pas donné tout de suite.Entre-temps, une autre catastrophe arrive aux Gonaïves, et le gouvernement canadien offre 3 millions au peuple haïtien.Ces 3 millions sont pris des 5 millions de l'Algérie (le raisonnement est juste, même si les chiffres sont fictifs).Il reste donc 2 millions de cet argent dont l'Algérie n'a reçu jusqu'à présent qu'une infime partie.Une nouvelle catastrophe arrive en Australie, quelque chose d'assez fort, et on promet alors 20 millions à l'Australie.L'aide à Haïti et à l'Algérie vient d'être avalée d'un coup.Tout va maintenant à l'Australie.Mais au moment où on commençait à mettre en branle la lourde administration afin d'acheminer la première partie de l'aide à l'Australie survient une terrible catastrophe en Asie du Sud-Est.Et sous la pression populaire, l'aide aux pays touchés par le tsunami monte en fièvre jusqu'à 350 millions $.Si vous m'avez suivi, vous savez que cet argent n'ira jamais là-bas dans sa totalité.Et cette aide fictive si bruyamment annoncée au monde entier ne fait en général qu'augmenter l'amertume dans ces pays pauvres où les citoyens finissent par s'en prendre à leurs gouvernants, croyant que ce sont eux qui ont empoché l'argent.L'ONU crie à l'imposture, mais les chefs d'État de ces pays riches ne pipent mot.C'est ainsi que les peuples de ces pays riches ignorent que les promesses faites en leur nom n'ont pas été respectées.Seulement 13% de 1% pour les États-Unis, bon an mal an.Tout le reste n'est qu'une sinistre plaisanterie.IV.Tsunami Je sais que le mot est très poétique et qu'il est aussi tentant qu'un nouveau jouet.Un son assez doux et sifflant pour faire penser à un jeu exotique (exemple : les enfants ont joué au tsunami durant tout l'après-midi).Ou à un de ces desserts très sucrés qui s'apprête à entrer dans nos habitudes, comme le fut le baklava en son temps.Est-ce pour ce côté à la fois étrange et familier que les journalistes l'ont si spontanément adopté ?Je signale quand même que ce mot évoque toujours pour beaucoup de gens la mort et la désolation.Et qu'on n'a pas encore fini le décompte des pertes humaines, sans compter le drame pour les survivants de se retrouver sans toit ni famille.Il me semble que la moindre décence serait d'attendre encore un peu avant de commencer à banaliser (comprenez que personne n'a encore fait de mauvaises plaisanteries à propos du tsunami) le mot en le déviant de son sens premier.Le mot tsunami a remplacé un peu trop vite, dans le vocabulaire des médias, les mots déluge et raz-de-marée, entraînant avec lui une cascade de métaphores plus ou moins réussies.On parle de près de 300 000 morts, vous savez.J'ai l'impression que le temps de deuil a été plus long dans le cas des tours de New York.V.Sur la petite étagère Je viens de placer sur une petite étagère, près de mon lit, des livres qui, d'une manière ou d'une autre, m'ont touché durant toutes ces nuits blanches.Pas forcément des chefsd'oeuvre de la littérature universelle.Plutôt des livres que j'ai envie de lire pour le simple plaisir de me retrouver dans un monde que je sais agréable pour l'avoir déjà visité.C'est cela une relecture.Et c'est toujours un peu angoissant de relire, près de 30 ans plus tard, un livre qui nous avait plu.L'impression de retrouver un vieil ami qu'on a perdu de vue depuis longtemps.Peut-être que c'est un vieux réactionnaire, aujourd'hui.Mais nous aussi, on a changé.On n'est plus si impressionnable, ce qui est dommage en un certain sens.Mais ce qui pourrait avoir vraiment changé c'est notre rapport au temps.La lecture n'est plus le centre de ma vie, comme autrefois.La première fois que j'ai lu L'Écume des jours (Le Livre de poche), c'était dans une baignoire, et je n'avais rien d'autre à faire que de me glisser dans l'univers si lumineux de Colin, de son fantasque ami Chick, du flegmatique cuisinier Nicolas dont la recette de l'andouillon est restée célèbre (« Prenez un andouillon que vous écorcherez malgré ses cris »), d'une drôle de petite souris, et de Chloé porteuse d'un nénuphar qui finira par la dévorer.Et maintenant ?J'ai eu un peu de mal au début avec tous ces jeux verbaux, ces pirouettes, et même ce dialogue qui me semblait si vif autrefois.Puis tout doucement, je me suis retrouvé de l'autre côté du miroir.Dans la tête d'un brillant jeune homme de 26 ans du nom de Boris Vian, qui savait tout faire : jouer de la trompette comme préparer d'étranges cocktails, lire Sartre ou savourer la musique de son cher Duke Ellington, et cela tout juste avant de mourir d'un arrêt cardiaque, dans une salle de cinéma, à 39 ans.On sent donc qu'il y a de grandes affinités entre Boris Vian et Colin, le personnage principal de son roman fétiche qu'aimait tant Queneau.Mais la grande force de Vian c'est d'avoir placé au coeur de cet univers si artificiel (Colin aime bien les gadgets et les contrepèteries), cette poignante histoire d'amour.Et plus gravement la mort.COURRIEL Pour joindre notre collaborateur : dany.laferriere@lapresse.ca C'est ça le problème des Noirs : nos actions grimpent ou descendent sans que l'on sache pourquoi.Il suffit que l'un d'entre nous fasse une connerie ou un bon coup. LECTURES COMMENT AIMER L'ISLAM PAGE 9 ans un renouement qui sera sans dénouement, l'oeuvre circulaire de Victor-Lévy Beaulieu s'entrouvre, s'alimente aux lieux et à l'actualité, donne son spectacle et se referme, à la fois renouvelée et intacte.Je m'ennuie de Michèle Viroly est difficilement qualifiable: essai, pamphlet politique, roman de moeurs, blasphème, suite obscène ou lancinant lamento ?Tout y est et il en reste, dans ce monologue intérieur qui laisse venir les rêves et les souvenirs d'un personnage halluciné, joueur de bowling handicapé par la vie, la maladie et la folie.La lecture de Candide aurait inspiré l'auteur.L'optimisme n'a pourtant pas son compte ici, bien au contraire, et Cunégonde n'a jamais visité Bowling Jack.S'il existe un filet d'espoir dans le cri du narrateur, il n'attrape rien.Son sort est scellé par la démesure même de sa souffrance.Il lui arrive seulement, dans l'exaspération et le désenchantement qui paradoxalement le tiennent en vie, d'imaginer û mesure même de son incurable naïveté \u2014, une souveraineté nationale qui n'a plus guère de hérauts.La même ferveur et la même fureur habitent le romancier qui en 1968 publiait un premier roman d'une p a r f a i t e maladresse.Les Mémoires d'outretonneau annonçaient déjà, mais je n'ai rien vu alors, le romancier qui allait non seulement dominer la scène littéraire québécoise, mais aussi créer pour d'autres écrivains des maisons d'édition.La plus récente ne vit manifestement que grâce à la passion téléromaniaque des petits barons incultes de la Société Radio-Canada.Éditer en province, a-t-on idée ?Voilà un bel exemple de mégalomanie que l'édition des oeuvres complètes de M.Beaulieu ne contredit pas et qui permet la publication d'oeuvres en tout genre, y compris le mauvais, que les éditeurs montréalais regar-dent souvent de haut.Les grands écrivains ont un style, c'est la moindre des politesses faites aux lecteurs.Chez M.Beaulieu, la singularité va bien au-delà des prouesses d'une certaine prose ésotérique ou hermétique, incompréhensible en tout cas, dont sont heureusement revenus plusieurs de nos écrivains, après être revenus de Paris.Un chefd'oeuvre signé V.-L.Beaulieu \u203a Voir CHEF-D'OEUVRE en page 8 \u203a Voir ÉCRIVAIN en page 8 KEN FOLLETT ARIS\u2014Après 90 millions de livres vendus, une quinzaine de bestsellers traduits en 30 langues, plusieurs ouvrages adaptés pour la télévision et le cinéma, un nouveau roman de Ken Follett est un évènement.À l'occasion de la sortie, en français, de Peur blanche, son plus récent thriller, l'auteur britannique qui écrit ces jours-ci une suite à son roman le plus célèbre, Les Piliers de la terre, a rencontré récemment les journalistes, un à un, dans un palace parisien.Ken Follett, qui excelle aussi bien dans la fresque historique que dans le thriller, est un quinquagénaire apparemment serein et fier de sa réussite.Bon vivant et soucieux de sa famille, il vit à Londres avec ses enfants \u2014 il en a cinq en comptant ceux de sa conjointe \u2014 à proximité.Quand on lui demande de se définir, il dit d'ailleurs qu'il est d'abord père «comme beaucoup d'hommes» et ensuite, un écrivain.Mais avant de devenir écrivain, Ken Follett est passé par le journalisme.«Quand j'étais à l'université, je pensais devenir journaliste, dit-il.En fait, c'était lié à la politique.On était à la fin des années 1960, c'était l'époque de la guerre du Vietnam, mais aussi des évènements comme ceux de Paris, en 1968.La politique était très importante pour notre génération.J'allais aux manifestations et je trouvais que l'image du monde dans les médias était fausse.Et que finalement devenir journaliste était peut-être un moyen de changer les choses.Je suis donc devenu journaliste, mais je n'étais pas très bon, pas mauvais non plus, mais pas le meilleur.D'autant plus, ironie du sort, que je n'ai jamais écrit sur la politique, mais plutôt sur la musique pop ou sur les faits divers.On m'envoyait suivre les procès pour la simple et bonne raison que j'étais le meilleur en sténo.Puis j'ai vite compris que je ne deviendrais jamais une star du journalisme, alors que je voulais être le meilleur dans ce que je faisais.Du coup, j'ai commencé à écrire des nouvelles de science-fiction, mais cela ne s'est pas vendu.Puis j'ai écrit un thriller que j'ai réussi à faire publier.Ce ne fut pas un best-seller, mais cela s'est quand même vendu.J'ai donc continué jusqu'à ce que j'écrive un roman suffisamment bon pour qu'il devienne un best-seller.C'était mon onzième livre.» Onzième livre, premier best-seller Le onzième livre c'est un peu long, non ?«Quand j'ai commencé, poursuit-il, j'avais certaines qualités nécessaires pour être un auteur à succès, mais encore beaucoup de choses à apprendre.Honnêtement, mes premiers livres étaient un peu superficiels.Je ne m'intéressais pas aux personnages, mais seulement à l'action et au suspense.Puis j'ai fini par me rendre compte que je devais travailler davantage les personnages, ne négliger aucun détail.En fait, dans un livre, tous les aspects sont importants pour faire vivre l'histoire.Les paysages comme l'atmosphère que l'on crée.J'ai aussi dû apprendre à construire mon récit.Cela m'a pris environ quatre ans entre mon premier livre et mon premier best-seller, L'Arme à l'oeil (Eye of the Needle).J'avais alors 27 ans.» À peu près chaque jour, Ken Follett écrit tôt le matin, c'est alors qu'il est le plus créatif.«Je fais du thé, je ne m'habille pas, je mets juste une robe de chambre et avant toute chose, je travaille une ou deux heures à mon bureau.Puis après, quand je me rase ou quand je promène le chien, je continue de penser à mon livre.Je travaille ensuite environ jusqu'à 16 h puis j'accorde des entrevues, je m'occupe de mon courrier pendant une heure.Et enfin, je m'offre une coupe de champagne.» ÉCRIVAIN POLYMORPHE ET MILLIONNAIRE RÉGINALD MARTEL Jem'ennuie de Michèle Viroly KATIA CHAPOUTIER COLLABORATION SPÉCIALE LECTURES Écrivain polymorphe et millionnaire Janette avec un grand A JEAN FUGÈRE Sortie à la mi-octobre, l'autobiographie de Janette Bertrand, Ma vie en trois actes, fait un malheur.Jusqu'à présent, plus de 185 000 exemplaires ont été tirés, selon l'éditrice comblée de Libre Expression, Johanne Guay.Nous avons reçu une centaine de courriels, ce mois-ci, à propos du livre de Janette ! Janette ou Jeannette ?Non, il n'y a pas de « e », même si une personne sur trois en rajoute un ou double le « n ».Très peu \u2014 ce qui dit bien le degré de proximité dont elle jouit \u2014 la nomment Mme Bertrand.Plusieurs demandent que leur courriel lui soit transmis directement.C'est fait.Et sur la centaine de lettres, cinq au maximum sont signées par des hommes alors que les adresses au-dessus des courriels sont souvent au nom des hommes ! L'histoire de Janette \u2014 cela émerge clairement \u2014, c'est beaucoup notre propre histoire, celle de notre famille, de nos parents.« J'ai compris ma mère, ma grand-mère et mon père à travers votre livre et je dois vous dire que ça me donne le courage de continuer, moi qui ai hérité de toutes les peurs de ma mère », écrit Lorraine Paradis.Plusieurs femmes, de toutes les générations, ont trouvé et trouvent encore, en cette femme, une source d'inspiration, un modèle.« Je l'admire pour le courage qu'elle a eu d'appeler un chat, un chat ! Et grâce à son talent, à son attitude et à sa persistance (pour ne pas dire sa tête de cochon) elle est devenue l'amie que bien des personnes aimeraient avoir ! » écrit Lise Corbeil Charron.Plusieurs femmes insistent pour dire qu'elle leur a donné des ailes, qu'elle leur a permis de vaincre leurs peurs.On célèbre la communicatrice, la pédagogue, la « batailleuse qui écrit dans toute sa fragilité », celle qui a « brisé des tabous, a ouvert des portes et obligé les gens à se repenser ».Comme l'écrit Gaétane Charbonneau : « Je suis fière de vous et de moi aussi.» À plusieurs reprises, on souligne la contribution de Janette à la cause des gais.« Grâce à elle et à ses émissions, j'ai appris que j'étais homosexuel et que je n'étais pas seul, elle m'a donné une raison de vivre, alors que je pensais au suicide », écrit G.A.Quelques réserves Dans le lot, quand même, une douzaine de lettres qui délaissent l'encensoir.Tantôt pour signaler les répétitions et les redondances du livre, surtout en ce qui a trait à ses plaintes sur l'absence d'amour maternel et le sexisme de son éducation.Mais le plus souvent, c'est pour revenir sur ses déclarations à propos de la retraite qui tue ou au sujet des télédiffuseurs qui ne lui offriraient rien à cause de son âge.Danielle Poulin : « La qualité d'un projet n'a rien à voir avec l'âge de l'auteur.Personnellement, après Quelle Famille !, je n'ai regardé aucune de ses séries.Maintenant, si elle est prête à concurrencer, d'égal à égal, tous ces jeunes auteurs qui veulent faire leur place, c'est de bonne guerre.Il ne faudrait pas non plus qu'à cause de sa sortie sur l'âgisme, on l'embauche de peur d'être politiquement incorrect.» Marlène Harvey, sexologue et fervente admiratrice, résume bien ce qu'on avance sur l'incapacité à décrocher, sur ce qu'on appelle la dépendance affective au travail.« Ne pas pouvoir se retirer de ses fonctions professionnelles ou être incapable de perdre son compagnon ou sa compagne relève de la thérapie.» J'ai envie de dire : Mme Bertrand, vous n'avez plus besoin de faire pour être aimée ou reconnue.Nous vous aimons pour l'éternité.Il est rare qu'une personnalité québécoise suscite autant d'émotion et d'intérêt.Rare surtout qu'un choix de notre Club de lecture nous livre autant de vous.Continuez de nous écrire.ÉCRIVAIN suite de la page 7 Après 25 ans de succès, l'écrivain espère garder encore longtemps ses lecteurs, ce qui est quelque chose de très difficile, selon lui.Surtout qu'il a choisi d'écrire dans des genres différents.« C'est important pour moi, cela me permet de continuer à être intéressé.Pour le dernier roman par exemple, pour écrire sur les virus et les laboratoires de haute sécurité, j'ai eu besoin d'être fasciné.Il faut que mon imagination soit stimulée.Pour divertir le lecteur, je dois être moi aussi diverti.Si, comme on me l'avait demandé à la fin des années 70, j'avais continué à écrire des romans d'espionnage sur la Seconde Guerre mondiale, les lecteurs se seraient lassés et moi aussi.Une suite aux Piliers de la terre Les Piliers de la terre, ce roman paru en français en 1989 et qui a connu un succès planétaire qui ne se dément toujours pas, aura donc une suite.Ken Follett y travaille actuellement.Pour le moment, le titre en est Un Monde sans fin.«L'histoire se passe dans le même village que Les Piliers, précise l'auteur, mais 200 ans plus tard.C'est différent, mais on ressent les mêmes tensions entre l'Église et les autorités politiques.J'ai hésité longtemps avant de faire cette suite, car souvent les suites sont décevantes et je voulais que là, ce soit comme pour le film le Parrain dont le deuxième épisode est encore mieux que le premier.(rires) » Rappelons que Les Piliers de la terre raconte les aventures sentimentales et tragiques d'un groupe de constructeurs de la cathédrale de Kingsbridge, en Angleterre, au Moyen Âge, en des temps de famine et de guerres religieuses et civiles.L'auteur considère que c'est le meilleur livre qu'il ait écrit.On est d'accord avec lui.Quant à Peur Blanche, le thriller le plus récent de l'écrivain, c'est un roman plutôt sage.Avec une héroïne qui n'est pas sans rappeler celles de Mary Higgins Clark, Ken Follett a décidé de faire plaisir à son lectorat féminin.L'histoire est celle d'un virus mortel dérobé dans un laboratoire sous haute sécurité le jour de Noël.Les heures sont comptées, la tempête de neige bloque tout.Va-t-on assister à une attaque bioterroriste ?Peur blanche, en librairie le 3 février, est un livre divertissant, sans plus, qui permettra de patienter jusqu'à la parution de la suite des Piliers de la terre.Le livre de février Le prochain livre du mois est Musulmane mais libre, d'Irshad Manji, chez Grasset.Vous avez jusqu'au 22 février pour nous faire connaître votre opinion sur cette lettre ouverte d'une musulmane canadienne qui remet en question l'islam traditionnel avec une force qui a mené son ouvrage en tête de liste des best-sellers.Écriveznous à clubdelecture@lapresse.ca ou encore directement dans l'espace Forum du Club de lecture sur ww.cyberpresse.ca/lectures .LA LETTRE DU MOIS Un chefd'oeuvre signé V.-L.Beaulieu Je songe à sortir du placard La lettre gagnante, qui rapporte à son auteure un certificat d'achat de 200 $ en livres chez Renaud-Bray, est celle d'une femme de 32 ans qui ressemble à ces jeunes femmes pour lesquelles Janette Bertrand dit avoir écrit son autobiographie.Ces jeunes qui ont peur de se dire « féministes ».SOPHIE BOURBEAU J'ai littéralement dévoré le livre de Janette Bertrand.J'ai 32 ans, donc ma connaissance de la vie de cette femme incroyable était passablement limitée.Pour moi, elle débutait avec Parler pour parler ! Mais au-delà du plaisir que j'ai eu à découvrir son histoire, son livre a engendré chez moi une grande réflexion sur le féminisme.Il est de bon ton, pour les femmes de ma génération, de porter un regard un peu méprisant sur le féminisme, ou, pire, sur les femmes qui le sont ENCORE.Après tout, nous avons fait notre place, et nous ne voulons surtout pas passer pour des frustrées et des hystériques ! Mais je vieillis.J'ai eu des postes de direction, j'ai eu des enfants.Et je sais maintenant que l'inégalité perdure et que nous avons encore besoin du féminisme.Un féminisme certes renouvelé, mais tout aussi nécessaire.Grâce aux féministes des années 70, nous avons de beaux acquis, comme la possibilité d'étudier et de travailler dans tous les domaines, d'obtenir des postes de cadres (le plafond de verre est plus présent que jamais, mais ça, c'est une autre histoire !).Le prix à payer est toutefois élevé : nous avons perdu la paix.Les femmes travaillent, élèvent leurs enfants, prennent soin de leur foyer, organisent toute la maisonnée, prennent les rendezvous pour tout le monde.Elles sont rongées par le stress et par le sentiment permanent de sous-performer.Et je ne parle même pas de mères seules, mais de femmes en couple ! Durant mes deux congés de maternité, la paix et l'harmonie régnaient au sein de ma famille.Je m'occupais des enfants, des repas et du ménage de façon à ce que les soirées et les fins de semaine soient libres de toutes tâches, question d'en profiter en famille.Lorsque arriva le retour au travail, les chicanes commencèrent : sur le ménage que monsieur ne fait jamais, sur les soins aux enfants qu'il ne prodigue pas, sur sa propension à être assis devant le téléviseur pendant que je me démène à essayer de conserver un semblant d'ordre dans la maison.Nous avons évidemment eu plusieurs discussions sur le sujet, et parce que j'ai la chance (dit sans ironie) d'avoir un homme somme toute raisonnable, il fait son effort de guerre et travaille davantage dans la maison, mais jamais nous n'arriverons à 50-50, ni même à 60-40.Tout ça me porte à croire que vivre selon les rôles traditionnels est encore et toujours un important facteur de réussite pour le couple et la famille.Nous en sommes encore là, en 2005 ?Ça me rend infiniment triste.Pourquoi désirons-nous encore être parfaites partout?Comme mère, comme ménagère, comme amante ?J'envie souvent aux hommes cette capacité d'accepter leurs limites tout en demeurant fiers de leurs bons coups.C'est une qualité que nous devrions acquérir nous aussi.Mais je ne comprendrai jamais qu'ils ressentent aussi peu de culpabilité en voyant leur femme se tuer à la tâche.Où est leur sens de l'équité, de la justice Le livre de Janette Bertrand m'a fait réaliser que la lutte est loin d'être terminée, et que cracher sur le féminisme comme les femmes de ma génération ont tendance à le faire est tout à fait regrettable.Je ne suis pas encore prête à sortir du placard et à me déclarer féministe, mais j'y pense ! Merci, Mme Bertrand ! CHEF-D'OEUVRE suite de la page 7 Je m'ennuie de Michèle Viroly (l'aimable speakerine n'a pas statut de personnage, mais elle a le dernier mot) est un patchwork lessivé, essoré puis repassé au fer brûlant.Le lexique s'augmente de mille trouvailles diversement heureuses, la plupart du temps efficaces.La grammaire dérape allégrement, puisant aux sources de la langue parlée sans lui faire honte.Avec ces instruments écorchés, le romancier investit absolument la conscience de son lamentable héros pour lui arracher, en le tuant un peu plus, un délirant soliloque.Cette littérature n'est pas de tout repos.Elle invite, à travers les tragédies personnelles de Bowling Jack et de la galerie de cinglés qui l'entourent et l'étranglent, héros ou salauds, à une réflexion sur l'état de la nation québécoise et de ses provinces, sur la culture et ses dérives, sur l'usage de la fiction littéraire dans une société qui fait commerce de réalité bidon pour faire oublier la douleur de vivre et d'en mourir, sous la gouvernance de princes et de clercs aussi aveugles que rebondis.M.Beaulieu n'en a pas fini avec l'incoercible colère qui depuis toujours le mène à ses voyageries dans l'inconfort désespérant de la pauvreté matérielle, morale et intellectuelle.Il n'évite aucune voie.L'imprécation et l'insulte, la transgression des tabous religieux et sexuels (si souvent emmêlés), le dynamitage de la langue de bois, tout passe au creuset d'un humour amer et se transforme en ce diamant pur et dur qu'on appelle un chef-d'oeuvre.JE M'ENNUIE DE MICHÈLE VÉROLY Victor-Lévy Beaulieu Éditions Trois-Pistoles, 248 pages Pour connaître sa mémoire et en prendre soin JOCELYNE LEPAGE On dirait cet ouvrage fait sur mesure pour répondre aux angoisses de nos sociétés vieillissantes.Votre mémoire, bien la connaître, mieux s'en servir, publié aux éditions Larousse, combine ce qu'il faut savoir sur la mémoire (qui n'est pas un muscle, rappellons-le), et des tests et exercices pour évaluer et stimuler cette formidable machinerie qui nous habite et nous définit.Rédigée par une équipe de médecins, neurologues, psychiatres et autres experts, cette encyclopédie populaire est un ouvrage à la fois sérieux et amusant.Il remet même en question certains principes de notre société aujourd'hui « diététiquement correcte ».Il n'existe pas de recettes pour avoir une meilleure mémoire, mais il semble bien que l'on puisse en améliorer les rouages par les sucres lents (surtout les glucides du pain, des pâtes, des légumineuses et des pommes de terre) ; les acides gras oméga3 (surtout dans les poissons gras, l'huile de colza et de noix, les oeufs oméga-3), la vitamine B1, vitamine capitale (dans les lentilles, le jambon et le foie), entre autres ; et les minéraux comme le fer, mais oubliez les épinards, car « seul le fer du boudin noir et des viandes et charcuteries et de certains poissons est bien absorbé lors de la digestion, tandis que celui des végétaux \u2014 les épinards de Popeye \u2014 s'avère presque inefficace car peu bio-disponible.» Eh bien, s'il ne s'agissait pas d'un ouvrage de Larousse, on se demanderait si on est revenu aux années 50 ! Mais quelle belle bonne nouvelle pour les amateurs de boudins.La première partie de l'ouvrage réunit des textes de spécialistes dans différents domaines \u2014 textes écrits dans une langue généralement accessible.On y explique ce qu'est la mémoire au fil de la vie, comment le cerveau fonctionne, quels sont les processus de la mémorisation, quelles sont les différentes mémoires, les différences aussi entre la mémoire des femmes et celle des hommes.On y rassure les plus âgés : normal d'égarer ses clefs ou ses lunettes.La deuxième partie est consacrée aux exercices.Il y a trois degrés de difficulté.Si vous aimez les tests de quotient intellectuel, vous aimerez ces exercices qui permettent de découvrir quelles sont les mémoires que vous avez le mieux développées et celles que vous avez négligées.Le livre compte quelque 170 tests et exercices, les tests se trouvant dans plusieurs chapitres.Après les exercices viennent les informations médicales.Mais ça, c'est l'histoire triste de la mémoire.FFFF VOTRE MÉMOIRE, BIEN LA CONNAÎTRE, MIEUX S'EN SERVIR Sous la direction du Dr Bernard Croisile Larousse, 319 pages LECTURES Comment peut-on aimer l'islam?L'islamologue franco-algerien Malek Chebel tente de repondre ELIAS LEVY COLLABORATION SPECIALE Le Dictionnaire amoureux de l'islam, du repute islamologue franco-algerien Malek Chebel, est un livre majeur, iconoclaste et tres erudit, qui arrive a point nomme a une epoque ou l'islam est sur la sellette et parait plus crispe que jamais.Cette somme de plus de 300 entrees sur la religion musulmane, sa doctrine, ses pratiques et ses fantasmes est un vibrant plaidoyer pour la rehabilitation d'un islam ouvert et tolerant.Un vagabondage amoureux a travers les plis et replis d'une merveilleuse civilisation, plusieurs fois millenaire, que les crimes perpetres par les integristes djihadistes ont tendance a nous faire oublier.Ce livre remarquable n'est pas un manifeste de plus contre l'islam jusqu'au- boutiste.Il est l'affirmation raisonnee d'un pari contre toutes les formes d'obscurantisme et de regression spirituelle.Anthropologue et psychanalyste, Malek Chebel est un l'un des meilleurs connaisseurs du monde arabe et de l'islam.Professeur invite dans plusieurs universites .Paris VISorbonne, Tunis, Berkeley, Stanford, UCLA, en Californie, Rockefeller University, a Chicago ., il est l'auteur d'une trentaine de livres tres remarques, dont plusieurs sont devenus des ouvrages de reference incontournables : L'Encyclopedie de l'amour en islam (Payot) ; Dictionnaire des symboles musulmans (Albin Michel) ; Le Sujet en islam (Seuil) ; Mahomet et l'islam (Casterman).Cet observateur averti des societes arabo-musulmanes a publie aussi recemment, aux Editions Hachette Litteratures, un essai brillant sur l'avenir de l'islam, Manifeste pour un islam des lumieres.27 propositions pour reformer l'islam.Une chose est de denoncer l'islam obscurantiste et guerrier, une autre est de ne pas sombrer dans la haine de l'islam.Si l'on veut connaitre l'islam, se familiariser avec ses rites et sa culture, et combattre ses derives guerrieres, il faudrait commencer par ne pas l'ignorer.Moi, j'ai toujours milite avec entrain pour un islam authentique, donc moderne, parce que, depuis toujours, l'islam porte la modernite en lui.Je voulais rappeler dans ce Dictionnaire que l'islam n'est pas une religion ou une civilisation retrograde et belliqueuse.Depuis les evenements tragiques du 11 septembre 2001, c'est cette image fallacieuse et reductrice de l'islam qui predomine dans le subconscient des peuples occidentaux.Pourtant, pendant plusieurs siecles, l'islam a ete une religion moderne et tres tolerante, qui a grandement contribue a l'essor des sciences, de la medecine, de la philosophie, des arts.L'islam a produit d'illustres penseurs comme le philosophe Averroes, une architecture tres avantgardiste comme celle d'Andalousie.C'est l'islam qui a invente au 10e siecle, bien avant l'Europe, le systeme universitaire, a Bagdad et Cordoue, ainsi que l'hopital (en arabe bamaristan).On a oublie aussi que l'islam s'est longtemps preoccupe de beaute et de sensualite.Le grand poete allemand Rainer-Maria Rilke disait que le but d'un intellectuel, c'est de faire bouger la mer gelee en nous.C'est ce que j'essaie de faire , explique Malek Chebel en entrevue.D'apres ce fin connaisseur des traditions musulmanes, les docteurs de la loi islamique et les predicateurs fondamentalistes ont grandement terni l'image de l'islam en reinterpretant les textes coraniques a des fins de pouvoir temporel, pour controler les masses.S'il y a un seul mot en arabe indispensable pour saisir l'essence de l'islam, c'est celui d'ijtihad, qui veut dire effort de comprehension , et par extension l'interpretation des textes canoniques de l'islam, leur adaptation a la marche du temps.L'ijtihad a ete progressiste durant des periodes ou les societes arabo-musulmanes evoluaient dans un contexte d'ouverture et de progres.En periode de crise, l'ijtihad se replie sur des interpretations plus consensuelles edictees par des docteurs de la loi ultra-conservateurs.Le monde musulman est aux prises aujourd'hui avec un blocage theologique.Ce probleme recurrent date du 9e siecle, quand des califes et des grands theologiens ont considere que le Coran etait totalement explique.Ils interdirent alors tout travail d'exegese.C'est ce qui fait qu'aujourd'hui quand un musulman veut reinterpreter des versets coraniques, il est fustige avec vehemence et accuse d'etre un heretique.Malek Chebel consacre dans ce Dictionnaire des pages passionnantes a la place de la femme, de la sexualite et de l'homosexualite dans la tradition islamique.Des reflexions outrecuidantes qui deboulonnent les doctrines sur ces questions fondamentales erigees en dogmes immuables par des islamistes radicaux et misogynes.Dans le domaine de la sexualite, les islamistes fondamentalistes exercent un terrorisme insidieux et effrayant.Ces fous d'Allah oublient que l'islam est a l'origine une religion sensuelle, qui recommande a l'homme de vivre pleinement sa vie terrestre.Il y a meme des textes coraniques qui expliquent que l'amour divin passe par l'amour charnel.Quand on demandait au prophete Mahomet ce qu'il avait aime de ce monde, il repondait sans ambages : Les femmes, les parfums et la priere.Des imams obtus et intransigeants se sont escrimes a obliterer la moindre trace de sexualite dans l'islam.Il y a un clivage tres fort entre le Coran et ses interpretes.Ces derniers sont generalement des hommes avec des convictions, des blocages et des inhibitions de leur temps.Beaucoup d'entre eux sont des hommes tres frustres sexuellement, misogynes, machistes.Il y a toutes les composantes humaines dans la categorie des theologiens et des juristes musulmans.Au fil du temps, des theologiens obsedes par les questions sexuelles se sont empares du Coran et de la religion islamique, qui a toujours garanti des conditions minimales aux femmes, pour les traiter selon leur humeur.Leurs vues etriquees sur la femme et la sexualite n'ont strictement rien a voir avec le Coran ou la tradition de l'islam.Il y a eu des periodes dans l'islam qui ont ete brillantes et tres favorables aux femmes.Malek Chebel consacre un long article a la tres controversee question du port du voile.Question, selon lui, importante et significative, car elle dit jusqu'ou peut aller l'asservissement d'une personne au nom de l'ideologie religieuse, l'islam paraissant, de ce point de vue, encore plus repressif car il double l'absence de liberte individuelle dans les regimes autocratiques ou il est en vigueur .Sur les 6000 versets coraniques, seulement deux versets et demi, trois en comptant large, abordent la question du voile, rappelle-t-il.A titre de comparaison, il y a 5000 versets sur Allah, 500 sur le Prophete, 200 sur la guerre.Ces trois versets ne parlent pas specifiquement d'un voile, mais d'un djilbab, un mot dont on ne connait pas la signification exacte, precise-t-il.Est-ce un fichu, une mante ?Meme l'iconographie est incapable ne nous eclairer la-dessus, puisque nous n'en avons pas de l'epoque du Coran.Le fichu, qui a toujours existe en Orient, est une conception politique du voile inventee de toutes pieces au 19e siecle.Ce qui me parait invraisemblable, c'est qu'au moment ou la societe civile et des groupes de femmes dans beaucoup de pays arabo-musulmans essaient par tous les moyens de se debarrasser du voile, malgre les menaces de mort proferees par des integristes echaudes, en France et dans d'autres contrees occidentales, on est en train de demander aux musulmanes de l'arborer.C'est aberrant ! Malek Chebel prone l'avenement d'un autre islam tolerant et positif, fonde sur des principes reels, dynamiques et modernes, capable de s'inserer dans le monde d'aujourd'hui et de demain.Je trouve que c'est scandaleux que nous ayons encore aujourd'hui dans le monde arabo-musulman des points de vue tres carres sur les femmes, sur les jeunes, sur les etrangers.Malheureusement, force est de constater que le monde arabo- musulman n'evolue pas tres vite de ce cote-la.Il faut des electrochocs tres forts pour lui faire comprendre que nous vivons tous sur la meme planete, que les musulmans n'ont pas a etre complexes ni a rougir parce qu'il sont arabes ou musulmans.Mais, le monde arabo-musulman n'a pas non plus a etre agressif vis-a-vis des autres, et surtout des Occidentaux.Il faut juste qu'il trouve sa place pour qu'il puisse vivre sa condition de la maniere la plus harmonieuse possible.Mon travail, ainsi que celui d'autres intellectuels musulmans, essaye de liberer la parole pour que les choses inaudibles, qui jusqu'a present sont couvertes par l'omerta, puissent s'exprimer et se dire.La revolution qui devrait etre menee aujourd'hui dans les pays arabomusulmans, c'est la revolution des mots.Il faut que nous arrivions a dire des choses et a liberer la parole pour que le sujet puisse se constituer.Sinon, il n'y aura jamais de sujet ni d'individu politique autonome dans les societes arabo-musulmanes.FFFF1.2 DICTIONNAIRE AMOUREUX DE L'ISLAM Malek Chebel EDITIONS PLON, 2004, 715 pages FFF1.2 MANIFESTE POUR UN ISLAM DES LUMIERES.27 PROPOSITIONS POUR REFORMER L'ISLAM Malek Chebel Editions Hachette Litteratures 2004, 216pages PHOTO FOURNIE PAR LES EDITIONS PLON Anthropologue et psychanalyste, Malek Chebel est un l'un des meilleurs connaisseurs du monde arabe et de l'islam.Une chose est de denoncer l'islam obscurantiste et guerrier, une autre est de ne pas sombrer dans la haine de l'islam.LITTERATURE FRANCAISE JACQUES FOLCH-RIBAS COLLABORATION SPECIALE Voila un livre intelligent, destine sans doute a un voyageur pas forcement lettre, et par consequent sans prejuges, qui se rend a Rome, capitale d'un Empire mysterieux dont il a entendu parler, sur lequel il a peut-etre lu une demi-tonne d'articles de journal .et qui pourtant reste mysterieux.Sait-on pourquoi ?C'est que l'on arrive a Rome avec un tel lot de prejuges et d'images ancrees dans la tete .Les Thermes de Caracalla, ah oui, j'y ai vu Aida, avec des chevaux sur la scene, des vrais ! Le Colisee, ah oui, les batailles entre gladiateurs habilles par Hollywood.La Maison doree, de Neron, ah oui, le salaud, il a mis le feu a Rome, je l'ai vu a la tele ! .et l'on se contentera ici de ces quelques exemples niais, en ajoutant in petto que Rome est un amas de lieux communs appris dans les ecoles du monde entier, et lus dans une myriade de sottises.Ici, dans ce livre, un ecrivain francais, Pierre Grimal, a su se debarrasser de ces poids, de ces prejuges, de ces affirmations jamais verifiees, pour nous faire decouvrir Rome.La vraie Rome, c'est-a-dire le petit village des debuts, avec ses sept collines (a propos, il y en avait neuf, vous pourrez rire doucement lorsqu'on vous parlera de la ville aux sept collines), peuple de paysans et devenu lentement une installation forte, reunissant au cours des siecles tout ce que le monde allait compter d'intelligences.Et aujourd'hui, sorties des gravats et de la terre qui etaient encore la au siecle dernier (devant lesquels Stendhal se pamait d'aise), les monuments de toutes les epoques, superposes parfois en couches orgueilleuses, comme pour prouver aux voyageurs que chaque epoque s'asseyait sur les siecles precedents, sans peur ni mepris.La perennite.Somme toute, Rome fut une revolution permanente, pas une statue figee.Grimal visite la ville.Nous sommes en bonne compagnie, c'est le meilleur guide qui se puisse trouver.Chez Neron, il nous raconte ce que Suetone et Tacite (pas si fiables qu'on le croyait) ont ecrit sur l'Empereur, et ajoute en souriant que nos deux braves intellos n'avaient pas aime Neron parce qu'il defendait le peuple contre les aristos d'epoque.Tiens, tiens.Et qu'il a reconstruit, en mieux, la ville a laquelle il n'avait pas mis le feu.Allons bon.A qui se fier.Grimal procede ainsi, son livre est sans doute un guide de voyage, mais historique et a travers la Rome de maintenant.Ensemble.Dans une eternite immuable, celle de l'Empire, et de la Republique, et de la tyrannie, jusqu'a nos jours.Dans un style impeccable, clair, coulant, facile.Rien ne manque a ce guide : apres la naissance de Rome, voici la Roma antica ou chaque monument est situe dans son contexte, et meme la campagne romaine.C'est le chapitre le plus long.Et puis, voici la vie dans la Rome antique , un bond de deux bons millenaires, la machine a remonter le temps, le reve du voyageur absolu, avec tous les details (on peut toucher, et s'asseoir sur une chaise curule).Ensuite, vous trouverez dans ce livre la religion, la politique, la philosophie, en explications claires que l'auteur avait travaillees durant toute sa vie .et les vertus romaines qui, la encore, ne sont pas ce qu'un vain intellectuel pense.Comme dans tout bon guide, vous trouverez des cartes et des plans.Vous pourrez faire comme nous, la lecture terminee, la visite terminee, plus riche infiniment de connaissances et de plaisirs, aller boire un bon verre de Frascati (c'est a deux pas de Rome) et lecher un gelato en pensant a l'inventeur du sorbet, un certain Neron.Ouf ! Quel livre ! FFFF VOYAGE A ROME Pierre Grimal Bouquins, Robert Laffont Paris, 955 pages Tout sur Rome EN KIOSQUE MAINTENANT Menu pour deux pour la fete des amoureux et plus de cinquante recettes dans le magazine Ricardo 111P LECTURES Le retour des nominés PAUL ROUX MOTS ET ACTUALITÉS QMa question est la suivante : est-ce que le mot nominé, utilisé hélas trop souvent dans les différents galas, est un bon terme ?Selon moi, c'est un anglicisme ! Malheureusement, il est utilisé par de nombreuses personnes lors de différents galas.J'ai toutefois entendu l'expression les nommés sont.à Radio-Canada et je crois que c'est le terme qu'il faudrait utiliser ou bien la locution sont en nomination.Qu'en pensez-vous ?Guy Vézina, Saint-Élie-d'Orford RNominé est effectivement un calque de l'anglais (nominee).Il désigne une « personne sélectionnée pour un prix, une distinction ».Il existe une recommandation officielle pour le remplacer par sélectionné, mais l'usage la boude.On rencontre cependant de plus en plus souvent nommé, qui constitue une excellente solution de remplacement pour l'affreux nominé.En France, on sent une volonté réelle d'éliminer nominé.Ce n'est pas le cas au Québec, où l'on préfère généralement les jeans et les nominés.Le mot nomination, quant à lui, désigne le « fait d'être nommé parmi les lauréats d'un concours ».En ce sens, nomination s'apparente à mention.On peut donc dire correctement qu'une personne ou une oeuvre a décroché, obtenu ou reçu une nomination.Sous l'influence de l'anglais, on a créé les expressions mises en nomination et mettre (ou être) en nomination.On ne les emploie qu'au Québec.À mon avis, elles sont, sinon fautives, du moins inutiles.> Hilary Swank a été nommée pour l'Oscar de la meilleure actrice.Leonardo Di Caprio, de son côté, a reçu une nomination pour l'Oscar du meilleur acteur.Oscars, Césars et autres Jutra Autre problème qui revient chaque année pendant la saison des prix.Faut-il mettre une majuscule aux noms de récompenses et faut-il les accorder en nombre ?Les dictionnaires usuels considèrent les plus courants de ces noms comme des noms communs.Aussi les écriventils avec une minuscule et leur fontils prendre la marque du pluriel, le cas échéant.Mais cet usage ne s'est pas imposé, tant dans la presse québécoise que française.Le Ramat de la typographie, au contraire, conseille la majuscule et l'invariabilité, sauf lorsque le nom de la récompense est à l'origine un nom commun.Ainsi, dans La Soirée des Masques, le pluriel va de soi à Masques.Ramat n'a pas tort lorsqu'il affirme qu'il est contradictoire d'écrire un mot avec une capitale et un s au pluriel.Mais cette belle logique se heurte à un usage très répandu.Ainsi, on écrit presque toujours les Oscars.Pour les Césars, l'usage est hésitant, mais le pluriel est plus fréquent.D'autres appellations sont plus problématiques.Faut-il mettre un s, par exemple, à Emmy, à Juno, à Jutra ou à Olivier ?Comme Ramat, je penche ici en faveur de l'invariabilité.On écrira donc les Molières, les Oscars, les Césars, les Victoires, mais les Anik, les Emmy, les Génie, les Grammy, les Jupiter, les Juno, les Jutra, les Nobel, les Olivier.Ce n'est pas très logique, j'en conviens aisément, mais c'est fidèle à l'usage.Les Félix et les Gémeaux ne posent pas de problème d'accord.Opportunité ou occasion ?QQuand employer le terme opportunité ?Peut-on parler, par exemple, d'opportunités professionnelles ?Le Multidictionnaire voit l'usage de ce terme comme un calque et suggère d'utiliser le mot occasion.Doit-on bannir complètement l'emploi d'opportunité ?Marielle Séguin RLe terme opportunité désigne correctement en français le « caractère de ce qui opportun, propice, de ce qui vient à propos ».> Le ministre Reid aurait dû s'interroger sur l'opportunité de cette mesure.En revanche, son emploi au sens d'occasion favorable vient de l'anglais et reste critiqué par plusieurs ouvrages, même s'il est fort répandu tant au Québec qu'en France.Sans être puriste, il faut bien reconnaître que cet emprunt sémantique n'est pas du tout nécessaire.Opportunité n'ajoute rien, en effet, à occasion, avantage ou possibilité.La locution avoir l'opportunité de peut, de son côté, être remplacée par avoir l'occasion, la possibilité, la chance de.Les locutions opportunités d'emploi, opportunités professionnelles, opportunités de carrière peuvent céder la place à débouchés, perspectives d'avenir ou d'emploi, possibilités d'emploi.Quant aux opportunités d'affaires, ce sont des occasions d'affaires.Borne-fontaine QJe ne suis pas un puriste, mais je désire commenter un terme souvent mal utilisé, même dans La Presse.Une borne-fontaine n'est pas une bouche d'incendie, elle est tout autre.Il y avait encore quelques bornes-fontaines à Montréal dans les années 50, mais elles ont depuis disparu.Elles servaient d'abreuvoir pour les chevaux.Je crois que La Presse ne devrait pas perpétuer le mauvais usage de ce terme alors qu'il y a un terme juste pour décrire cet appareil utilisé pour combattre les incendies.G.L.Roy, Saint-Bruno RLe terme borne-fontaine désigne correctement en français standard une « fontaine publique en forme de borne ».Il n'y en a effectivement plus à Montréal, mais on en trouve encore dans de nombreuses villes d'Europe.Au Québec, on considère généralement borne-fontaine comme un synonyme de borne d'incendie, mais la seconde appellation est évidemment souhaitable.Quand la prise d'eau dont se servent les pompiers est placée sous une chaussée ou un trottoir, on parle plutôt de bouche d'incendie.Demain, début du blogue C'est demain que débute officiellement sur Cyberpresse le blogue Les a m o u r e u x du f r a n ç a i s (www.cyberpresse.ca/amoureux).Je vous y donne rendez-vous chaque jour, ou presque, du lundi au vendredi.J'y reprendrai certains éléments de la chronique (qui continuera à être publiée le dimanche dans le cahier Lectures de La Presse).Mais une plus grande place sera faite à vos réactions, réflexions et commentaires.Ma collègue et amie Fabienne Couturier, du service de révision du journal, prendra la relève les samedis et dimanches.En outre, Lucie Côté, collaboratrice de longue date et excellente correctrice, viendra nous prêter main-forte à l'occasion.La formule permettra d'aborder plus de sujets et de répondre à plus de questions.Soit dit en passant, blogue est la forme francisée de blog.Ce mot a été proposé par l'OLF, mais il ne fait pas l'unanimité.Il est en effet en concurrence avec blog, carnet Web, chronique Web, cybercarnet, journal Web, pour ne nommer que quelques- uns des termes employés pour désigner cette « nouvelle génération de sites Internet interactifs et vivants ».J'ai choisi blogue, malgré tout, parce qu'il a engendré bloguer et blogueur, bien commodes.Le site Ublog définit ce véritable phénomène de société qu'est devenu le blogue comme « un espace de libre expression qui vous permet de publier vos idées et de recevoir presque instantanément l'avis de vos lecteurs ».« Si vous voulez partager votre savoir, vos passions, poursuit-on, le blog est là.» C'est pourquoi nous avons appelé notre blogue Les amoureux du français.Petits pièges Voici les pièges de la dernière chronique : 1.Les lignes ouvertes sont très populaires.2.Il m'a fermé la ligne au nez.\u2014 Une « émission à laquelle le public est invité à participer par téléphone » est une tribune téléphonique, et non une ligne ouverte.\u2014 La locution fermer la ligne est un calque de to close the line.En français, on dira plutôt raccrocher (le récepteur du téléphone).Il aurait donc fallu écrire : 1.Les tribunes téléphoniques sont très populaires.2.Il m'a raccroché au nez.Voici les pièges de cette semaine.Les phrases suivantes comprennent chacune au moins une faute.Quelles sont-elles ?1.À cause des lignes de piquetage, les lignes d'attente sont longues aux succursales de la SAQ.2.Gardez la ligne s'il vous plaît.Les réponses la semaine prochaine.Paul Roux est l'auteur du Lexique des difficultés du français dans les médias, aux éditions La Presse.Faites-lui parvenir vos questions, vos suggestions ou vos commentaires par courriel à amoureux@ cyberpresse.ca, par la poste au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (QC), H2Y1K9, ou encore en écrivant directement sur la page www.cyberpresse.ca/amoureux.LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE POÉSIE Deux belles voix d'ici MARIE CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Quand on y pense, Gilles Archambault a touché à l'autofiction et à ses dérivés bien avant les autres, mettant souvent en scène des personnages écrivains ou mélomanes qui lui ressemblaient comme des frères, les entourant de décors réels et de personnages familiers.Si le héros de son nouveau roman, De l'autre côté du pont, ne s'appelle pas Gilles Archambault, il est, comme lui, écrivain, il a même remporté le prix David, et ses romans décrivent « le monde de la défaite.S'il y a une force à laquelle il a cru, avance l'un des narrateurs, c'est celle des faibles.» Voilà qui ressemble bien aux obsessions de l'auteur d'Un homme plein d'enfance, qui met en scène des personnages effacés, timides, mais pas dupes, posant sur le monde un regard critique sans complaisance.Le roman d'Archambault emprunte son titre à une citation tirée du Spectateur immobile, de Louis Calaferte, placée en exergue : « Depuis des années, je me sens en ce monde de l'autre côté du pont.» Le ton est donné.Le roman s'ouvre le jour des 75 ans de Louis Audry, « un écrivain qui n'a rien publié depuis longtemps », mais de qui l'on disait, jadis, qu'il était « l'une des voix majeures de la littérature québécoise ».Le roman se déroulera le temps d'une journée, une seule journée dans la vie de Louis Audry.En ce jour de ses 75 ans, l'homme fait le bilan de ce qui a été sa vie.Il a été écrivain, mais la source s'est tarie.Et avec la naïveté de la jeunesse, s'est enfuit la passion.« Louis a longtemps cru que les livres lui étaient un rempart contre les malheurs du monde.Il estime parfois qu'ils sont des leurres auxquels on ne doit pas trop s'attacher.Parmi eux, trop de faux amis, trop de liaisons occasionnelles.» Est-ce parce qu'il voit venir la mort, qu'il réalise que tout est éphémère, même les livres, même ses oeuvres complètes de Voltaire, « achetées à prix d'or à Lausanne », et défraîchies par le soleil et l'humidité ?Voilà qu'il entreprend de brader ses livres à des étudiants en littérature, dont il attend la visite.Il regardera, l'oeil sec, partir Montherlant et ses Célibataires, les quatre volumes des Jeunes Filles ; Balzac et toute la Comédie Humaine qu'il ne parvient plus à supporter (« tout ce fatras, ces redondances, ce mauvais goût ! »), et Malraux (« il écrit comme un pied, il est faux » ; « Je me demande si j'aurais accepté le manuscrit des Antimémoires »).Partiront ainsi Maupassant, Zola, Dostoïevski, Gogol, Tolstoï.Seul Perros, et ses Papiers collés, et peut-être Le Journal, de Léautaud, lui arracheront quelques soupirs.De quoi faire chavirer le coeur de tout amateur de livres.Et pourtant, il n'est pas triste, ce vieil homme qui se défait de tout ce qui a fait sa vie.Pas triste, comme le croit l'une des élèves venue prendre des livres, « mais désemparé ».Ce qui n'est pas la même chose.Entre les trois parties du livre qui imitent les divisions du jour \u2014 le matin, le midi, le soir (qui se couche sur une lueur d'espoir) ; entre les visites des quelques étudiants, et celles de ses deux filles (son fils se contentant de lui téléphoner), alternent des pages de ce qui deviendra l'introduction de l'édition critique de ses oeuvres, préparée par ses pairs, ce qui le fait bien rire dans sa barbe, lui qui ne croit plus en ses livres.« Quelle fumisterie ! Les oeuvres de Louis Audry en un volume ! Pourquoi pas La Pléiade ?» L'occasion, pour l'auteur, de décocher quelques fléchettes à ceux qui vivent de littérature sans pour autant en produire : « Mais pourquoi a-t-il accepté de rédiger cette préface ?Il n'était pas obligé, c'est un travail de subalterne, on l'aurait confié à un professeur de lettres ou à un critique.Nostalgie, désillusions, détachement, vieillissement, autodérision, autant de variations sur des thèmes que l'auteur rejoue ici, encore une fois, avec justesse et sobriété.L'enfance de l'art Le héros du dernier roman de Gilles Archambault a 75 ans.Michel Dorais, lui, est né en 1975.Il n'avait donc pas 30 ans, quand son premier livre, un recueil de nouvelles, a paru aux éditions L'Instant même, sous le titre Les Cinq Saisons du moine.Il s'en est fallu de peu pour que cette perle rare nous file entre les doigts, noyée dans l'avalanche des nouveautés du dernier automne.Il y a sans doute un dieu pour les pigistes débordés.Le même, peutêtre, qui est partout, dans ces cinq textes qui nous emportent si loin de notre réalité que l'on se croirait dans un autre monde.Cinq nouvelles qui mettent en scène des moines, fous de Dieu, qui vivent en ermitage, cherchant dans les enseignements de saint Benoît à devenir plus grands que l'homme.L'un reçoit un livre impie, L'Art d'aimer, d'Ovide, qu'il dévore, et devient fou d'amour pour celle qui le lui a donné (La Folle du logis) ; l'autre découvre l'amour, au même moment où il découvre, dans la bibliothèque de son monastère, un vieux livre rempli, dans ses marges, d'annotations dont l'intelligence le renverse (Les Météores) ; un autre moine cherche à attirer Dieu sur Terre en lui jouant sur un orgue gigantesque une musique céleste de son cru (De la véritable nature de l'été) ; cet autre, qui a fait le voeu de ne plus jamais dormir, rencontre son double qui, lui, souffre tous les diables d'une insomnie chronique.Et ce dernier, vieux, malade, illuminé, parcourt la Terre, de Tadoussac à Oka, et jusqu'à Besançon, en quête de reliques saintes qu'il vole impunément, là un pied, là un os du bras, là le nombril, cherchant à rafistoler le corps du Christ tel un Frankeinstein fou de Dieu.Ce qui frappe le plus, dans Les Cinq Saisons du moine, ce n'est pas tant l'imaginaire follement insolite que l'on y découvre, ni l'érudition qui se révèle, sans jamais s'afficher, c'est la beauté et la grande maîtrise du style, sa maturité, que l'on ne trouve habituellement qu'au terme d'une longue pratique d'écriture.David Dorais n'est pas un écrivain prometteur.C'est déjà un écrivain.Dont on attendra avec impatience un prochain titre.FFFF DE L'AUTRE CÔTÉ DU PONT Gilles Archambault Boréal, 2004, 195 pages FFFF LES CINQ SAISONS DU MOINE David Dorais L'Instant même, 2004, 152pages PHOTO FOURNIE PAR L'HEXAGONE Roland Giguère, poète, artiste visuel, éditeur, artisan magnifique d'un foisonnement d'images.Roland Giguère, pour l'amour du son CLAUDE BEAUSOLEIL COLLABORATION SPÉCIALE Si une oeuvre a marqué, grandement et en profondeur, avec une discrète insistance, l'imaginaire québécois, c'est bien celle de Roland Giguère.Poète, artiste visuel, éditeur, artisan magnifique d'un foisonnement d'images, entre toutes reconnaissables, signe d'un talent qui résiste aux modes comme aux effacements, Roland Giguère nous quittait tragiquement en 2003.Sa poésie, depuis Faire naître (1949) jusqu'à Coeur par coeur, recueil posthume dont il avait préparé une partie et que sa compagne Marthe Gonneville a mené à terme, est une synthèse entre l'image et le son, surgie d'un « paysage dépaysé », pour qu'advienne L'Âge de la parole.Roland Giguère, pour qui Le défaut des ruines est d'avoir des habitants, est un homme qui joue, qui aime et souffre.Le coeur tient toute la place dans cette poésie rythmique et physique.Mots simples, ritournelles, poèmes d'amour et d'amitié, quelque chose se tisse entre la chanson et la pensée.Face aux obstacles qui obscurcissent l'horizon, il écrit « Une histoire sans fin/d'amour et de lumière » et c'est de ce côté que « les moments durent les mots vivent ».D'une lucidité sans concession, l'oeuvre poétique de Roland Giguère est paradoxalement désespérée et porteuse d'espoir, transformant « la moindre brindille en lettres capitales ».Les poèmes réunis dans Coeur par coeur prolongent cet univers aux musiques secrètes et familières.Les mots racontent et rêvent.Sans enjoliver la suite, ils interrogent le silence.Dans des strophes régulières, légère et sombre, coulante lampée, cette poésie tient le coup et nous parle.Le beau poème Au fil des jours, avec ses « hortensias », nous reste en tête.Poésie du temps, sa mélodie se déploie dans la grande roue des répétitions.En attendant d'autres inédits, des expositions et des études sur l'ensemble de l'oeuvre de Roland Giguère, Coeur par coeur nous invite en douceur, à relire ce poète essentiel.FFFF COEUR PAR COEUR Roland Giguère L'Hexagone, 2004, 79 pages Les poèmes réunis dans Coeur par coeur prolongent cet univers aux musiques secrètes et familières. LECTURES Sax, drogue et rock'n'roll Une autobiographie brutale d'Art Pepper Freak-out total! ALEKSI K.LEPAGE COLLABORATION SPÉCIALE Chemise à pois et cravate à fleurs.Amour libre, cheveux longs, pot et LSD.La plupart des gens se font une image assez rudimentaire et commode du hippy parfaitement idéal.Or celui-là n'existe pas.Dans le vaste univers des vrais hippies, il se formait fréquemment des groupuscules, des factions, avec leurs divergences de vues, de goûts et d'opinions.Entre le noceur effronté, habitué au faste des orgies psychédéliques et la jeune militante écolo-féministe convaincue, il y avait quand même un monde.Si bien qu'on ne saurait exactement parler d'un mouvement, mais d'un moment hippie.C'est ce que tend à démontrer le gros ouvrage de Barry Miles intitulé simplement Hippies et maintenant offert en français chez Octopus/Hachette.Pour des raisons pratiques, donc discutables, Miles situe « l'ère hippie » entre1965 et 1971.Évidemment, l'ère hippie n'a pas explosé un bel après-midi sous le soleil de San Francisco pour s'éteindre à l'aube des années 70 alors qu'on criait déjà à la récupération commerciale du mouvement.Miles prend soin d'en rappeler les précurseurs (les Beatnicks, Kerouac, Ginsberg) et les prolongements (les premiers balbutiements du Nouvel Âge tel qu'on le connaît aujourd'hui.) L'auteur connaît l'époque et n'omet aucun événement marquant, aucun artiste, aucun penseur, aucun manifestant qui ont fait de ces années ce que les Franchouillards appellent les sixties.Des commentateurs cyniques, sur l'Internet, comparent ce bouquin à une sorte de cadeau de Noël pour boomers vieillissants et mélancoliques.C'est trop peu dire.Certes l'auteur a bien connu l'époque et fréquenté quelques-unes de ses figures emblématiques (Burroughs, Lennon).Il a même longtemps tenu une petite librairie à Londres consacrée aux très influents écrivains de la Beat Generation.Mais Hippies n'a rien d'un larmoyant regard sur un temps magique et malheureusement révolu.C'est un document.L'iconographie est impressionnante et comporte beaucoup d'images inédites, en plus des inévitables photos de Woodstock, de Haight-Ashbury, de pochettes de disques, d'affiches de spectacles et d'autres illustrations datées en tous genres.Une réserve : les traducteurs étaient-ils obligés de transformer des formules aussi connues que celle, disons, de Timothy Leary, Turn-on, Tune-in, Drop-out en Accroche-toi, et laisse tout tomber ?On croirait entendre la post-synchro d'un télé-documentaire à Musimax ! FFF HIPPIES Barry Miles Octopus/Hachette, 383pages JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE De sept à 10 grammes par jour.C'est la quantité d'héroïne que pouvait consommer Art Pepper pendant ses plus grosses années de dépendance.Pour moins que ça, d'autres ne se sont jamais réveillés.Pepper, un des plus grands saxophonistes cool, fut aussi un des plus grands drogués de l'histoire du jazz.Le milieu en comptait pourtant quelques-uns, Charlie Parker étant le plus célèbre.Mais aucun, sauf ceux qui en sont morts, n'est allé plus bas que ce sublime souffleur d'alto, qui passa le plus clair de sa carrière à jouer défoncé, et qui séjourna en prison pendant au moins 10 ans.Ce beau gâchis est raconté à la première personne dans une fulgurante autobiographie écrite en 1979, dont la version française était épuisée depuis 1989.Ce sera une des dernières « oeuvres» du musicien, dont le corps complètement usé s'effondra pour de bon en 1982.Il n'avait pas 55 ans.Le livre s'appelle Straight Life \u2014 titre d'une de ses plus célèbres compositions.La vie en ligne droite ?Pas vraiment.Ou plutôt si, mais en montagnes russes, comme la superbe photo de couverture.On y voit Art Pepper en 1956, saxo sous le bras et cigarette en main, gravir une côte à 9 %.Un cliché à l'image de son existence, lui qui ne fit que glisser jusqu'au fond et tenter de remonter la pente.Né d'une mère alcoolique et d'un père marin \u2014 donc absent \u2014, enfant mal-aimé élevé par une grand-mère insensible, le doux Art Pepper cherchera toute sa vie à s'évader.Ce sera d'abord dans le sexe.Puis dans le sax \u2014 la plus saine de toutes ses dépendances.Et enfin dans les paradis artificiels.Viennent d'abord l'alcool et les pétards, d'inoffensifs petits plaisirs.La vie de tournée, pour un jazzman de cette époque, est pleine de tentations.Mais un soir, Art se fait offrir de l'héroïne.Accro de nature, il plonge en sachant bien qu'il ne refera jamais surface.La descente commence ici.Au début, sa consommation est « raisonnable ».Mais le problème va en s'aggravant.Le musicien est aspiré dans une spirale sans fin.Une spirale que ses séjours en prison ne pourront pas arrêter.Abonné à la brigade des stups, Pepper va et vient entre la taule et la vraie vie.Entre deux séjours derrière les barreaux, il enregistre un album.Chef-d'oeuvre.Mais dès qu'un chèque arrive, c'est la rechute.La quête perpétuelle du prochain fix.Accro jusqu'aux os, ruiné à force de se piquer, il vend des accordéons de porte en porte.Puis tombe dans la délinquance.Braque un bar, cambriole ici et là pour pouvoir se shooter de nouveau.Terribles excès qui feraient passer les acid freaks du Grateful Dead pour des enfants de choeur.Pepper d'ailleurs, tâtera aussi du LSD.À la fin des années 60, avec sa petite copine du moment, il gobe acide sur acide.Au matin, pour redescendre, il se pique.Irrécupérable, il avale pendant cette période 10 litres de vin par jour.Même s'il frôle la mort à plusieurs reprises, il continue.Cette vie rock'n'roll durera plus de 20 ans.Pepper la raconte sans pudeur.Les passes de cul, les maladies vénériennes, les seringues souillées, la vie en cellule.Le plus drôle est qu'il est très peu question de musique.Les rares fois ou le jazzman parle de son sax, c'est pour dire qu'il l'a vendu au pawn-shop.Ou qu'on lui a volé.Ou que le bec, oublié sur l'embouchure un soir de défonce, est devenu inutilisable.Bouffé par la drogue, l'un des plus grands saxophonistes de son époque n'a plus rien à dire sur la musique.Écrit avec l'aide de sa dernière femme, Laurie (rencontrée dans un centre de réadaptation !) Straight Life est d'une brutale honnêteté.Ce récit n'est pas celui d'un artiste, mais celui d'une âme perdue, un autre paumé de l'Amérique beat, à la recherche du paradis perdu.Le résultat, spectaculaire, offre une vue de l'intérieur sur un monde parallèle qui fascine autant qu'il repousse.Un monde glauque et sordide.À l'exact opposé de son oeuvre lumineuse.L.-A.Woman Il est encore question d'Art Pepper, dans cette autre saga californienne.Mais le jazzman cède bien vite la place aux Byrds, Beach Boys, Doors, Love et autres Crosby, Stills, Nash & Young.Waiting for the Sun raconte l'histoire de la musique à Los Angeles.Cela commence dans les bars jazz miteux des années 40 et se termine avec la scène rap clinquante de la côte Ouest.Entre les deux, Los Angeles passera par tous les temps: rhythm'n'blues, folkrock, psychédélisme, country rock, poprock FM, hair métal.Entre deux citations, l'auteur Barney Hoskyns explique comment la scène musicale de L.-A.est passé de la spontanéité au showbiz, des gratteux de guitare cool aux requins de la finance.Le point tournant, prétend-il, sera la fameuse affaire Charles Manson, qui tua pour de bon le rêve californien.Une biographie atypique, qui se lit comme un roman.FFFF STRAIGHT LIFE Art Pepper Ed.Parenthèses FFFF WAITING FOR THE SUN Barney Hoskyns Éd.Allia La descente aux enfers d'Art Pepper est racontée à la première personne dans une fulgurante autobiographie écrite en 1979.Ce récit n'est pas celui d'un artiste, mais celui d'une âme perdue, un autre paumé de l'Amérique « beat », à la recherche du paradis perdu.FLASHES LIVRES Pour commander : \" (514) 342-2815 www.renaud-bray.com Cette semaine Renaud-Bray a vendu 19 182 titres différents.Palmarès des ventes 17 au 23 janvier 2005 Librairie Un réseau de 25 librairies au Québec 1 S.-F.LES CHEVALIERS D'ÉMERAUDE, t.6 - Le journal d'Onyx A.ROBILLARD de Mortagne 2 Polar DA VINCI CODE \" D.BROWN JC Lattès 3 Essai MUSULMANE MAIS LIBRE I.MANJI Grasset 4 Biogr.MA VIE EN TROIS ACTES \" J.BERTRAND Libre Expression 5 Guide Qc GUIDE DES RESTOS VOIR 2005 COLLECTIF Voir 6 Essai Qc TOUT LE MONDE DEHORS ! Y.THÉRIAULT Libre Expression 7 Polar LE CODE DA VINCI DÉCRYPTÉ S.COX Pré-aux-clercs 8 Roman ENSEMBLE, C'EST TOUT \" A.GAVALDA Dilettante 9 Ésotéris.ON NE MEURT PAS! F.GAUTHIER Libre Expression 10 Litt.Qc CHARLES LE TÉMÉRAIRE, t.1 - Un temps de chien \" Y.BEAUCHEMIN Fides 11 Spirit.LE POUVOIR DU MOMENT PRÉSENT \" E.TOLLE Ariane 12 Roman SUITE FRANÇAISE I.NEMIROVSKY Denoël 13 Polar CODE DA VINCI : L'enquête ETCHEGOIN/LENOIR Robert Laffont 14 Psycho.LE COEUR AU BEURRE NOIR J.& A.-M.HILTON les Intouchables 15 Litt.Qc LES AVENTURES D'INDIA JONES I.DESJARDINS les Intouchables 16 Litt.Qc LADY CARTIER \" M.LACHANCE Québec Amérique 17 Psycho.QUI A PIQUÉ MON FROMAGE ?\" J.SPENCER Michel Lafon 18 Litt.Qc UN PARFUM DE CÈDRE \" A.-M.MACDONALD Flammarion Qc 19 Psycho.GUÉRIR \" SERVAN-SCHREIBER les Intouchables 20 Éducat.PALMARÈS DES CARRIÈRES 2005 COLLECTIF Septembre 21 Jeunes.HISTOIRES INÉDITES DU PETIT NICOLAS \" GOSCINNY/SEMPÉ Imav 22 Cuisine MA CUISINE WEEK-END R.LARRIVÉE La Presse 23 Biogr.Qc J'AI SERRÉ LA MAIN DU DIABLE \" R.DALLAIRE Libre Expression 24 Nutrit.POUR EN FINIR AVEC LES RÉGIMES P.MCGRAW du Roseau 25 Polar LA CONSPIRATION DES TÉNÈBRES \" T.ROSZAK le cherche midi 26 Fant.Qc LES CHEVALIERS D'ÉMERAUDE, t.1, t.2, t.3, t.4 et t.5 A.ROBILLARD de Mortagne 27 Litt.TRISTANO MEURT A.TABUCCHI Gallimard 28 Cuisine LE CITRON G.FOURNIER L'Homme 29 Sciences PLANÈTE TERRE \" COLLECTIF Erpi 30 Polar THE DA VINCI CODE \" D.BROWN Doubleday 31 Jeunes.L'OEIL DU GOLEM \" J.STROUD Albin Michel 32 Biogr.AU NOM DE TOUS LES HOMMES M.GRAY du Rocher 33 Psycho.CESSEZ D'ÊTRE GENTIL, SOYEZ VRAI ! \" T.D'ANSEMBOURG L'Homme 34 Polar THE DA VINCI CODE (édition illustrée) \" D.BROWN Doubleday 35 Roman UNE VIE FRANÇAISE - Prix Femina 2004 J.-P.DUBOIS de l'Olivier 36 Éducat.LES CARRIÈRES D'AVENIR 2005 COLLECTIF Jobboom 37 B.D.LUCKY LUKE, t.42 - La belle province ACHDE / GERRA Lucky Comics 38 Méd.Qc LA MIGRAINE : Un cerveau en détresse AUBÉ/BEAULIEU Publistar 39 Litt.Qc LE CAHIER ROUGE M.TREMBLAY Leméac/Actes Sud 40 Litt.Qc L'HISTOIRE DE PI \" - Booker Prize 2002 Y.MARTEL XYZ éd.41 Polar LES SECRETS DU CODE DA VINCI D.BURSTEIN les Intouchables 42 Roman LE BIZARRE INCIDENT DU CHIEN PENDANT LA NUIT \" M.HADDON Robert Laffont 43 Cuis.Qc SAVEURS DE LÉGUMINEUSES M.SAINT-AMAND L'Homme 44 Polar UNE AMITIÉ ABSOLUE \" J.LE CARRÉ Seuil 45 Litt.Qc SCRAPBOOK N.BISMUTH Boréal \" : Coup de Coeur RB : Nouvelle entrée Des livres magnifiques, à petits prix.Toute une sélection à notre nouvelle succursale de la Plaza ! 6255, rue St-Hubert \" (514) 288-0952 Prix Choc 3283030A Pierre Caron publié en France Thérèse, Naissance d'une nation, de Pierre Caron, publié ici chez VLB, sera repris en France par la maison d'édition Anne Carrière, la même qui a fait connaître la trilogie de Marie Laberge en France.Thérèse est une version revue et corrigée de Vadeboncoeur, qui s'était vendu à quelque 140 000 exemplaires en France.Ce premier tome, sorti en 2004 ici, sera suivi par Marie, qui paraîtra au Québec en février, puis par Émilienne, dont la sortie est prévue pour octobre 2005.En France, Thérèse sort en février, le deuxième tome, en mai, et le troisième en même temps qu'au Québec, en octobre 2005.Michel Brûlé publié chez Grasset Le bouillant éditeur des Intouchables, Michel Brûlé, vient de trouver preneur pour son premier roman destiné aux enfants.Cela s'appelle L'Enfant qui voulait dormir, et sera publié bientôt par Grasset- Jeunesse.C'est l'histoire d'un enfant pauvre de Rio qui vit dans la favela et souffre de la faim sur laquelle il s'endort en rêvant qu'il est le meilleur.Le meilleur joueur de foot, une grande star, etc.La fin sera heureuse.« Une leçon de courage », comme on dit.Nouvelle biographie de Howard Hughes François Forestier, journaliste du Nouvel Observateur, vient de faire paraître en France, chez Michel Lafon, une biographie de Howard Hughes intitulée Howard Hughes, l'homme aux secrets, une brique de 450 pages qui devrait arriver au Québec dans trois ou quatre semaines, à temps pour les Oscars qui seront distribués le 27 février.Le Nouvel Obs signale aussi la sortie, chez Calmann-Lévy, du livre qui a inspiré Martin Scorsese : L'Aviateur, la vraie vie de Howard Hughes, de Charles Higham.Il y a toujours un écart de trois à quatre semaines entre les sorties de livres en France et leur arrivée, en bateau, dans notre pays.PHOTO FOURNIE PAR MIRAMAX FILMS Leonardo Di Caprio dans une scène de L'Aviateur, un film inspiré par la vie de Howard Hughes.À LA DI STASIO de Josée di Stasio Photos de Louise Savoie De nouveau disponible partout au Québec.Publié en mai 2005 en Europe : les Français ont craqué.Le cap des exemplaires franchi ! Un grand merci à tous.3289561A Source : NADbank printemps 2004 - rapport supplémentaire.Montréal RMR.3279879A Nom: Âge : Adresse: App.: Ville: Code postal : Tél.(rés.) : Tél.(travail) : Remplissez la Supergrille et le coupon de participation.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Retournez le tout avant 17 h, le mercredi 16 février 2005 à l'adresse indiquée.Un tirage au sort, parmi tout le courrier reçu, déterminera les gagnants.Ces personnes devront avoir rempli correctement la grille.La valeur totale approximative des prix offerts est de 1497,50 $.Les règlements du concours sont disponibles à La Presse.La solution de la Supergrille sera publiée le mardi 22 février 2005 dans la section Sports et la liste des gagnants le vendredi 25 février 2005 dans l'édition régulière de La Presse.Concours «Supergrille 30 01 2005 » La Presse, Ltée C.P.11620, succursale Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 5W7 POUR PARTICIPER EN JANVIER, cinquante gagnants mériteront le livre 1300 PIÈGES DU FRANÇAIS PARLÉ ET ÉCRIT et un t-shirt La Presse.REG_SG0105 HORIZONTALEMENT 1 Avoir froid - N'avoir pas froid aux yeux.2 Tranchante - Araignée - Les Américains y ont des bases aériennes - Contentement - Électronvolt.3 Id est - Cervidé que l'on connaît sous un autre nom - Sorti - Taches sur la cornée - Un général et un chimiste - Donc, généralement cher.4 Déchiffrée - Accessoire utilisé en gymnastique - Touche à l'Atlantique - Bouquin - Promouvoir.5 À jeter pour ralentir la descente du ballon - Se cambrent - Exprime un bruit - Se bidonner - République islamique - Symbole.6 Caïeu - Aimerait bien revenir tout de suite chez lui - Drap fin et uni - Oeuvre de Pierre Corneille - Il se traîne littéralement à nos pieds! 7 Fête - Pronom indéfini - Arbres africains - Profession - Riposte.8 Pianiste - Lettre grecque - Médecin canad i e n d ' o r i g i n e autrichienne - Bouquets - Manque souvent de justesse.9 Flan breton - Ne fait pas la grasse matinée - Après vous - Brunrouge assez foncé - Boisson.10 Prénom - Lac - Provoque la transformation de molécules neutres en ions - Chérir.11 Trouvaille - D'avoir - Intégrales - Se parle dans les Balkans - Détruire à la base.12 Île - Louer - Logé - Qui navigue sur lest - École mixte - Arbre d'Afrique.13 Élimine un peu d'eau - Il a souvent l'air absent - Liane à grandes fleurs bleues - Unité de mesure - Dans le Midi, réunion de gens que l'on invite à boire.14 Désigner - Poil - Horripiler - Banderole.15 Pousse contre un obstacle qui empêche de reculer - Enzyme - Propos insipide - Vent.16 Troisième personne - Qui détourne habilement - Femelle du sanglier - Colorants rouges - Drame.17 Luth à long manche - Ville italienne - Envoya 875 000 Français travailler en Allemagne - Surprise - Courant en janvier - Travaillent dur.18 Il est mort au bout d'une corde - Pointes de corne - Ne pas épargner - Relative à une partie de l'intestin grêle - Écluse.19 Substance vitreuse - Hegel y enseigna - On peut y faire du ski - Pourvu d'éléments protecteurs - Médecin grec.20 S'accroche ou s'enroule - Ancêtre de la bicyclette - Peut se dire d'un hareng - Son duvet est recherché.21 Ami des bêtes - Charlemagne - On y ret r o u ve s o u v e n t quelques photos - Paresseuse - Circule en Espagne.22 Article de Barcelone - Finesse - Comportement affecté - Groupement d'entreprises - Vient de passer - Garçon d'écurie.23 Elles font beaucoup de bruit - Prince - Aromatiser - Survient brutalement - Station balnéaire italienne.24 Possible - Forme instrumentale - Au Japon - Délibérément (A .).25 Venue au monde - Piqué un fard - Bouclier d'Athéna - Se présenter en justice - Repaire.26 Oscillation parasite sonore - Prise illégalement - Exprimées - Celui qui reçoit - Obtenus.27 Il a des propriétés astringentes - Plante à petits fruits très durs et brillants - Divisions - Marque qu'on fait à la peau en l'aspirant fortement - Lapin mariné au vin rouge.28 Possessif - Théoricien militaire chinois - Champignon - Graffiti - Personnage - Pâturage d'été.29 Gros plans - Fripon - Rempli de péripéties invraisemblables.30 Poème - Testament - Échelle d'alpinisme - Désignent - Il fuit le monde.31 Réduire à l'impuissance - Paradis - Possèdent - Punaise vivant sur l'eau - Scabreuses.32 Abandonné - Cassier - Forme - Du Pacifique à l'Atlantique - Certaines y font le plus vieux métier du monde - Équerre.33 Conduit des messages dans le corps - Rayé - Conjonction - Obturer une dent - Se fait gober.34 Canard - Richesse - Style de musique - Port nippon - Raclée.35 Palmier à tige élancée - On y danse - Mesure raccourcie - Prostituée - Allongée - Visible.36 Dieux protecteurs - Fini - Stellaire à petites fleurs - De naissance - Écrivain italien.37 Il n'est pas rapide - Machine pour la récolte mécanique du raisin - Remporté - Voilé - Argon.38 A des euros dans les poches - Docteur musulman - Grand bassin - Semblable - Résine fossile.39 Parties du corps - Sans énergie - Trottinette - Mépris pour les choses religieuses.40 Dans la famille des mouettes - Cadenasser - Négation - Couche sous la tente - Traîner ses guêtres.VERTICALEMENT 1 Avoir froid - Jeter un froid.2 Unité de longueur - Drupes - Concession minière d'or, d'argent - Fruit - Chacun des États de l'Allemagne - Instrument de labour.3 Symbole - Oreille - Rapide et bref - Ancien bâtiment - Reporté au pouvoir - Réprimander - Fleur.4 Pronom interrogatif - Adjectif indéfini - Achevée - Romains - Monnaie - Partie d'un broc - Voyant.5 Coule en Afrique - Précieux - Entoure la graine de l'if - (Se) plaindre - Va jusqu'à la vessie - Point absurde.6 Ils ont la grosse tête - Démonstratif - Qui coûte cher - A cours en Roumanie - Perçoit une impression physique - Sport aquatique - Abréviation religieuse.7 Chemin - Selon - Rayer - Fromage blanc, en Suisse - Souverains - Subitement.20 Substance organique toxique - Hérissés - On le cultive pour ses grappes de fleurs - Détériorés - Pigeon voisin du ramier - Le reste est à l'avenant.21 Titre de Paul Mc Cartney - Goût vif et passager - Diminue la surface d'une voile - Contre - On parlera longtemps de celui de la fin de l'année 2004 - Calme - Pas à moi.22 Cité antique - Période de dix jours, dans le calendrier républicain - .d'oeil - Se comporte - Solution - Elle colporte toutes les nouvelles - Virage à Mont-Orford.23 Sommet du Jura suisse - Allez, en latin - Affaiblie - Qui provoque peu ou pas de symptômes - Instrument de musique rituel d'Océanie - Qu'il faut absolument faire.24 Personne entêtée - De même - Harmonie - Monument monolithe vertical - Luth d'Afrique du Nord - Quelqu'un - Léopard des neiges - Ancienne contrée d'Asie Mineure.25 Concevoir - Écrivain indien influencé par Gandhi (.Cand) - Philosophe et sociologue français - Font tort à - Voix de femme - Appartements des femmes, chez les musulmans.26 Aurait pu donner de beaux morceaux de viande - Soupes qui manquent de goût - Désagrégée - Cent ans - Trajet d'un avion - Passereau.27 Mettre les rênes à (un cheval) - Entailles - Modifié - Acide - Célèbre bataille - Suffixe - Prince musulman.28 Avenue - Mauvais ragoût - Huiles minérales - Nom d'un culte - S'occupe d'un diocèse - On y passe des films - Sous un navire.29 Manzanilla - Remet à une date ultérieure - Atomes - Fait disparaître totalement - Canal - Élément d'un jeu.30 Toit formée d'une charpente de fer vitrée - Parcourus de nouveau des yeux - Poisson- globe - Angoissée - Pratiquer la tauromachie.LA SUPERGRILLE par Michel Hannequart www.hannequart.com 8 Médecin - Père de l'Église - Trois fois - On en fait des flotteurs - Fémur - Grands - Plus à l'est qu'au sud - Robuste.9 Île de la Grèce - Greffe - Écueil - Génie des eaux - Ne s'en vont pas - Compact.10 Situé - Homère y serait mort - A cours en Suède - Personnalité de marque - Elle est souvent photographiée - Mammifère ongulé - Disque - République française.11 Mesurent - Rutilants - Apparaît à l'horizon - Pied de vers - Infinitif - Bande de chiens.12 Éreintant - Il serre fort - Relatif à certaines carrières - Brutale - Laisser échapper un liquide.13 Venu au monde - Oiseau - Autre nom de Jacob dans la Bible - Mis sur une balance - Sert de renfort à une perforation faite sur une ceinture - Halte.14 Recruter - Ficelée - Complètement déconcerté - S'alimente - Faux - Abondamment mouillé.15 Classification pour l'huile - Décollage - Poids lourd - Magistrat, dans l'Empire ottoman - Il est blanc et brillant - Formation musicale - Traverse le lac de Thoune.16 Pièce d'une arme à feu - Tente de régler un conflit - En feu - Couvrir d'un halogène - Acharné - Prénom.17 Marque le début de la formation de la chaîne alpine - Plusieurs ne les respectent pas - Se dit parfois de la bouche - Roches dures et grenues - Formule - Voile - Ciseau d'acier.18 Outre mesure - Cocktail de gin et de vermouth - Qui n'éclate pas - Chagrin causé par une perte - Rivière d'Autriche - Vallée très large - Se dit en Algérie - Pas loin du boeuf.19 Poisson marin - Décomposée - Il fit construire l'hôtel-Dieu de Beaune - Gouvernantes - Gamin de Lyon - Oiseau échassier."]
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