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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2005-03-20, Collections de BAnQ.

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[" À VOS AFFAIRES DES VÉLOS POUR TOUS LES BUDGETS PAGES 1 À 3 PLUS RISQUER SA VIE POUR LA GAGNER PAGES 1 ET 2 SPORTS MOREAU DÉCROCHE L'ARGENT EN BOSSES PAGE 7 MARY-KATE OLSEN MARC-ANDRÉ MOREAU EMBELLIR MONTRÉAL LE RÊVE ACCESSIBLE TROISIÈME VOLET DE NOTRE SÉRIE PLUS PAGES 4 ET 5 >MARY-KATE, IDOLE DE LAMODE > JEUX VIDÉO: LA RÉVOLUTIONPSP À LIRE DANS LE CAHIER LECTURES Montréal dimanche 20mars 2005 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 75¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 121e année no 148 68 pages 6 cahiers Ensoleillé, Max.3 Min.-5 Fort d'un vote de confiance sans équivoque des militants conservateurs HARPER PASSE EN MODE ÉLECTORAL JOËL-DENIS BELLAVANCE Convaincu d'avoir tourné la page sur des questions déchirantes telles que l'avortement et le bilinguisme et d'avoir en poche un programme modéré, Stephen Harper a mis ses troupes en mode électoral hier, au terme d'un congrès qui a parfois mis l'unité du parti à rude épreuve.Fort du vote de confiance de 84% des militants, le chef conservateur a prévenu que des élections pouvaient survenir à tout moment, affirmant que le Bloc québécois, qui détient la balance du pouvoir à Ottawa, brûle d'envie de provoquer la chute du gouvernement Martin dans l'espoir de consolider son emprise au Québec.M.Harper a donc ordonné aux dirigeants du parti d'accélérer les assemblées d'investiture dans l'ensemble des circonscriptions même s'il persiste à croire qu'il n'est pas dans l'intérêt du pays de tenir des élections en ce moment.>Voir HARPER en page A2 Contre l'occupation américaine en Irak PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Entre 2000 et 3000 personnes ont défilé au centre-ville de Montréal, hier, pour dénoncer l'occupation de l'Irak deux ans après l'invasion de ce pays par les troupes américaines, mais aussi pour protester contre la guerre au terrorisme.Des manifestations du même genre étaient organisées un peu partout dans le monde, notamment aux États-Unis et en Angleterre, où a eu lieu le rassemblement le plus important.Nos informations en page A6.Affaire Terri Schiavo: Bush et le Congrès mobilisés Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE « Monsieur Charest, il paraît que vous allez annoncer mercredi que le CHUM sera bâti rue Saint-Denis.Êtes-vous vraiment sûr de votre affaire ?Vous ne voulez pas y penser encore un peu ?Michou aime ça, aller à Outremont.Faut pas agir sur un coup de tête.» \u2014un ami du Parti libéral qui aimerait bien faire un rapport lui aussi ALEXANDRE SIROIS WASHINGTON \u2014 Le drame familial au sujet du destin de Terri Schiavo, une Floridienne dans le coma dont l'alimentation par gavage a été arrêtée vendredi, est en train de prendre une envergure nationale aux États- Unis.Hier, les membres du Congrès américain ont fait savoir qu'ils s'étaient mis d'accord pour adopter d'urgence un projet de loi visant à empêcher la mort de Mme Schiavo.Ce projet de loi, qui devrait être voté d'ici demain, permettrait à la famille de cette femme dans un état végétatif d'en appeler à la justice fédérale.>Voir SCHIAVO en page A4 Une femme est une femme SOMMAIRE Astrologie du jour AFFAIRES 14 Bandes dessinées AFFAIRES 16 Bridge AFFAIRES 13 Décès AFFAIRES 15 Feuilleton AFFAIRES 16 Forum A 11 à 13 Génies en herbe LECTURES 6 Grille thématique LECTURES 6 Horaire télévision ARTS 14 La presse d'ailleurs A 10 Loteries A 5 Mots croisés AFFAIRES 16 Mot mystère AFFAIRES 14 Observateur AFFAIRES 12 Petites annonces AFFAIRES 12 et AFFAIRES 14 Météo Généralement ensoleillé, maximum 3, minimum -5, plus de détails en page SPORTS 9 RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK Mardi soir dernier, dans un geste sans précédent, les membres de la faculté des arts et des sciences de Harvard ont adopté, par 218 votes contre 185, une résolution exprimant leur manque de confiance en la gestion du président de l'Université, Lawrence Summers.Cela ne s'était jamais vu en trois siècles et demi d'histoire.Il faut, d'entrée, préciser que seul le conseil d'administration de l'Université a le pouvoir de congédier le président.Mais le vote de mardi a un poids symbolique dans un débat sur les femmes dont l'écho est national, voire international.Summers est sur la sellette pour avoir suggéré en janvier lors d'une conférence que les femmes avaient peut-être moins d'aptitudes naturelles pour les mathématiques et les sciences que les hommes.Les accusations de sexisme ont aussitôt fusé.Et le poste de Summers, ancien secrétaire au Trésor sous Bill Clinton, est en péril depuis.Réponse hystérique inspirée par la rectitude politique ?C'est bien l'avis des conservateurs, qui voient dans le débat de Harvard une autre preuve de la dérive de la gauche.Pour eux, nier les différences entre les femmes et les hommes est un non-sens.Pourquoi y a-t-il moins de femmes aux postes de haut niveau dans la recherche ?>Voir HÉTU en page A4 1 29999$ - Appareil photo numérique - Résolution de 5 millions de pixels - Zoom 3x optique - 14 modes de prise de vue - Écran ACL de 1,8\" 45999$ BEAUBIEN Val i d e j u s q u' a u 10 avr i l 2005 Les photos peuvent d i f f é r e r - Appareil photo reflex numérique - Résolution8 millions de pixels - Avec objectif 18-55 mm - Capteur CMOS - ISO de 100 à 1600 22999$ - Résolution 9 600 x 2 400 ppp - Goutelettes de 1 picolitre - Encre ContrastPLUS - Photo sans marge 4'' x 6'' en 36 sec.3281505A U2 À GUICHETS FERMÉS AU CENTRE BELL PAGE A8 CONGRÈS CONSERVATEUR Harper passe en mode électoral HARPER suite de la page A1 « À partir de maintenant, les jours de ce gouvernement corrompu, incompétent et sans vision sont comptés.Ils sont en perte de vitesse et nous allons bientôt les remplacer », a lancé M.Harper à quelque 2900 délégués enthousiastes qui avaient passé la journée à épurer le programme politique du parti.Les militants ont effectivement tout fait durant le congrès \u2014 le premier du parti depuis la fusion de l'Alliance canadienne et du Parti progressiste-conservateur, il y a à peine 15 mois \u2014 pour éliminer du programme les éléments controversés qui ont permis aux libéraux de marquer des points aux dernières élections.À titre d'exemple, ils ont donné leur appui au bilinguisme officiel et se sont engagés à ce qu'un éventuel gouvernement conservateur n'adopte pas de loi sur l'avortement.Mais dans le cas du mariage gai, ils ont confié à Stephen Harper le mandat de maintenir la définition traditionnelle du mariage.En outre, les délégués ont voté contre un amendement à la constitution du parti qui aurait accordé aux circonscriptions un poids proportionnel à leur effectif.Cette mesure, défendue par les anciens alliancistes, aurait donné un pouvoir politique beaucoup plus important aux provinces de l'Ouest au détriment du centre et de l'est du pays.Cette proposition avait semé la zizanie entre les deux factions du parti vendredi.« Nous avons réussi.Ce congrès a été le plus fructueux rassemblement des conservateurs canadiens en 20 ans », a lancé un Stephen Harper manifestement ravi de la tournure des événements.« La force, l'ouverture, la diversité et l'unité de ce parti devraient faire rougir de honte le Parti libéral.(.) Cela fait longtemps que je suis en politique, mais je n'ai jamais été aussi fier d'être conservateur.(.) Nous pouvons maintenant consacrer toutes nos énergies à une cause, celle de donner aux Canadiens le gouvernement qu'ils méritent, et ils méritent un gouvernement conservateur honnête », a-t-il lancé sous les applaudissements nourris des militants.Pas de deuxième budget En point de presse, hier, M.Harper a laissé entendre que les prochaines élections pourraient avoir lieu plus tôt que prévu et que les libéraux minoritaires de Paul Martin n'auront pas l'occasion de déposer un deuxième budget.« Je ne crois pas qu'il soit dans l ' intérêt national d'avoir des élections maintenant.Mais j'ai remarqué que le Bloc québécois en veut à tout prix.On peut se retrouver dans une situation où ce serait inévitable.En toute franchise, quand le Bloc québécois détient la balance du pouvoir, il est tout simplement impossible de prévoir ce qui peut arriver », a déclaré M.Harper.Même s'il soutient que son parti a tendu la main au Québec en organisant le congrès à Montréal et en adoptant des positions qui répondent à certaines de ses aspirations, dont le respect des champs de compétences des provinces, l'élimination du déséquilibre fiscal et la promotion du bilinguisme, le chef conservateur a reconnu que ses troupes ont encore une longue pente à remonter dans la province.« Il nous reste encore beaucoup de travail à accomplir, en particulier ici au Québec.Mais nous avons maintenant entre les mains tous les instruments nécessaires pour permettre aux Québécois de participer pleinement à la vie de la fédération canadienne au sein de notre parti.Je dis aux Québécois : notre parti va respecter l'autonomie de leur gouvernement, la fierté de leur société et les besoins de leur avenir au sein du Canada, notre grand pays », a-t-il dit.Il a aussi noté que près de 500 délégués venaient du Québec, un signe incontestable selon lui que son parti y fait des progrès.L'erreur de Paul Martin Devant les journalistes, M.Harper a nié que sa promesse de rouvrir le dossier du bouclier antimissile puisse lui nuire au Québec, où l'opposition à ce projet militaire est farouche.« Le premier ministre Martin a fait une grande erreur en quittant la table des négociations.À mon avis, c'est impossible de gérer nos relations avec les Américains seulement dans des dossiers économiques.Il faut reconnaître la réalité qu'il faut régler ensemble des dossiers économiques et militaires.Si les Américains sont prêts à proposer des choses comme (le bouclier antimissile) à l'avenir, je suis prêt à écouter », a-t-il déclaré.Au sujet du vote de confiance des militants, M.Harper s'est dit satisfait du résultat, d'autant plus qu'il a obtenu l'appui de gens qui, il n'y a pas si longtemps, ont été ses adversaires dans la course à la direction ou encore des ennemis d'un autre parti politique, le Parti progressiste-conservateur.PHOTO FRANÇOIS ROY, PC Estimant que le Parti conservateur devait se montrer inclusif, la députée Belinda Stronach s'est prononcée en faveur du mariage gai.Cela n'a pas empêché la majorité des délégués de rejeter la proposition.« Je ne crois pas qu'il soit dans l'intérêt national d'avoir des élections maintenant.Mais j'ai remarqué que le Bloc québécois en veut à tout prix.On peut se retrouver dans une situation où ce serait inévitable.» PHOTO SHAUN BEST, REUTERS Le député Peter Mac Kay s'est opposé farouchement à toute modification à la constitution du parti.La proposition soumise aux délégués aurait eu comme conséquence de donner plus de poids politique aux conservateurs de l'Ouest canadien.INSOLITE CHIFFRE DU JOUR Textes : Marie-Andrée Amiot et François Berger Pour joindre notre coordonnatrice : marie-andree.amiot@lapresse.ca Sources : AFP, AP, Russia Herald.com Vous avez le vertige?Mieux vaut éviter ce nouveau manège de Las Vegas, qui vous fera virevolter à 350m au-dessus de la célèbre Strip! Le manège Insanity, rattaché à la Stratosphere Tower, est en activité depuis quelques jours.SANTÉ 3667 $ La somme moyenne dépensée l'an dernier pour chaque habitant dans les services de santé au Québec.C'est le montant le plus faible au Canada, où la moyenne est de 4077 $, pour une dépense totale en santé de 130 milliards en 2004, dont 91 milliards viennent de l'État et 39 milliards des assureurs privés ou des goussets des patients.Ce sont les Manitobains qui dépensent le plus (4406$ par personne).Les hôpitaux gobent 30%des dépenses en santé, les médicaments 17% et les médecins 13%.Mauvais perdants Apparemment frustré de ne pas faire fortune grâce à la loterie lituanienne, un correspondant anonyme menace de faire exploser le studio de télévision où se déroule le tirage si le gros lot n'est pas divisé en gains de moindre importance.Selon la police, l'homme a appelé la société Olifeja, propriétaire de la loterie, qui diffuse le tirage sur le petit écran depuis plus de 10 ans.Il exige que le gros lot d'unmillion de litas (473 000 $) soit divisé en 100 prix de 10000 litas.La société a refusé et a renforcé la sécurité du studio.La police a ouvert une enquête.Emmanuel a un an Emmanuel, le petit Américain né prématurément alors que sa jeune mère de 18 ans était dans le coma, a fêté mercredi son premier anniversaire et se trouve en très bonne santé, selon ses médecins.Sa mère, Tara Hawkins-Bottoms, est morte deux jours après sa naissance, et le bébé est désormais élevé par sa grand-mère Nonnie.Tara était tombée dans le coma quatre mois avant le terme de sa grossesse: les médecins, convaincus que le bébé ne pourrait pas se développer, avaient tenté de persuader Nonnie qu'il fallait mettre fin à la grossesse, tant les risques de malformation du bébé étaient grands.Mais la grand-mère a refusé.Agressée par un jeune sansabri recueilli par les deux femmes, la jeune maman avait sombré dans le coma pendant 114 jours, au cours desquels Emmanuel a continué à grandir.Àsa naissance, le bébé était presque mourant.Aujourd'hui, il est sur le point de marcher, raconte la grand-maman.PHOTO AP PHOTO REUTERS COUP D'OEIL CONGRÈS CONSERVATEUR Les questions morales divisent les militants L'avortement, les mariages gais et l'euthanasie provoquent des débats houleux NATHAËLLE MORISSETTE Profondément déchirés au sujet de l'avortement, les militants conservateurs, au terme d'un débat houleux, ont abandonné l'idée de légiférer sur la question si leur parti prend le pouvoir.Les délégués ont également balayé du revers de la main toute reconnaissance du mariage entre conjoints de même sexe.Les questions morales ont donc occupé le haut du pavé lors d'une assemblée plénière tenue à l'occasion du congrès conservateur qui a pris fin hier à Montréal.Ainsi, des résolutions portant sur l'avortement, les mariages gais et l'euthanasie ont donné lieu à plusieurs affrontements entre les militants.Après avoir clairement entendu le message de Stephen Harper, qui s'est engagé vendredi soir à ne pas adopter de loi visant à régir l'avortement, les délégués se sont rangés derrière leur chef en appuyant une résolution selon laquelle « un gouvernement conservateur n'adoptera pas de loi visant à régir l'avortement ».La question est toutefois loin de faire l'unanimité dans les rangs conservateurs puisque 54,6% des militants ont voté en faveur de la résolution contre 45,4 %.Au Québec, 74,6% des délégués l'ont appuyée.À l'opposé, les militants du Manitoba, de la Saskatchewan et de l'Alberta l'ont rejetée dans une forte proportion.Au Nouveau-Brunswick et en Ontario, les conservateurs sont plutôt divisés.Ainsi, au cours des débats précédant le vote, militants pro-vie et pro-choix se sont affrontés.«Je m'exprime au nom de toutes les femmes du Québec et de notre pays, et au nom de nos grand-mères et de nos mères qui se sont battues pour les droits des femmes, a déclaré la porte-parole conservatrice au Québec, Josée Verner.La question de l'avortement doit rester intouchée.» Pour sa part, l'ex-députée Elsie Wayne n'a pas mâché ses mots : « Je ne crois pas que la majorité des gens présents à ce congrès soient en faveur de tuer des bébés », a-t-elle lancé sous les huées de délégués.L'épineuse question pourrait toutefois refaire surface puisque M.Harper n'a pas l'intention d'interdire à ses députés de présenter des projets de loi privés sur l'avortement.La question du mariage entre conjoints de même sexe est également revenue sur le tapis.Les militants ont voté massivement en faveur d'une résolution disant : « Un gouvernement conservateur soutiendra une loi définissant le mariage comme étant l'union d'un homme et d'une femme.» Malgré les interventions de quelques partisans du mariage gai, dont la députée Belinda Stronach, qui a déclaré que le Parti conservateur devait être inclusif s'il voulait former le prochain gouvernement, les militants ont appuyé la résolution dans une proportion de 75%.Présent au congrès, le coordonnateur du groupe Canadiens pour le droit égal au mariage, Alex Munter, s'est dit peu surpris par ces résultats : « Le problème pour le Parti conservateur, c'est qu'il risque de perdre l'appui d'un assez grand nombre de gens qui veulent appuyer les conservateurs mais qui ne sont pas d'accord avec les positions du parti sur les mariages gais.Ça marginalise le parti.» La délicate question de l'euthanasie a également été abordée.Les militants ont rejeté une résolution présentée par les délégués du Québec proposant qu'un gouvernement conservateur crée « une commission royale d'enquête sur l'euthanasie, le suicide assisté et les soins palliatifs ».Puis, à l'assemblée plénière portant sur les résolutions constitutionnelles, les conservateurs ont rejeté un amendement modifiant la constitution relativement au poids électoral de chaque circonscription.Au moment de la fusion entre le Parti progressiste conservateur et l'Alliance canadienne, il y a 15 mois, il avait été convenu que chaque circonscription aurait un nombre égal de délégués au congrès national.Cette mesure avait pour but d'empêcher les dirigeants de l'Alliance canadienne, dont les membres étaient plus nombreux dans l'Ouest canadien, de dominer le nouveau parti.Or, les délégués ont tenté de revenir sur ce principe, mais leur tentative a échoué.À l'issue du vote, le leader adjoint, Peter Mc Kay, également ancien chef du Parti progressiste conservateur, s'est dit soulagé.La création d'un fonds autonome d'assurance emploi, la réforme du fédéralisme canadien pour limiter le pouvoir fédéral de dépenser dans les champs de compétence des provinces et l'examen de toutes les initiatives environnementales, dont le protocole de Kyoto, font également partie des résolutions adoptées.PHOTO FRANÇOIS ROY, PC Face à des militants divisés, le chef conservateur, Stephen Harper, a quand même réussi à rallier ses troupes derrière la majorité des propositions adoptées au congrès.« Le problème pour le Parti conservateur, c'est qu'il risque de perdre l'appui d'un assez grand nombre de gens qui veulent appuyer les conservateurs mais qui ne sont pas d'accord avec les positions du parti sur les mariages gais.Ça marginalise le parti.» Raté! C'était plutôt mal parti pour Stephen Harper, mais il aura toutefois réussi à sauver les meubles au terme du premier congrès d'orientation politique du nouveau Parti conservateur.Les divisions restent toutefois profondes entre les ailes droite et modérée, et le PC n'a probablement pas gagné un seul vote au Québec cette fin de semaine, ce qui était pourtant le but de la rencontre.L'idée de tenir ce premier grand rassemblement à Montréal était de montrer un visage ouvert, accueillant, moderne du PC au Québec, là où le parti de Stephen Harper traîne encore lamentablement sous les 10%dans les intentions de vote.C'est raté, si on en croit la couverture médiatique au Québec, qui a surtout été consacrée aux débats sur les enjeux moraux et sur la promesse de Stephen Harper de ramener le Canada à la table du bouclier antimissile américain.Stephen Harper aurait voulu renforcer l'image largement répandue au Québec que son parti, malgré un nouvel emballage, a perdu ce qu'il avait de progressiste pour virer résolument à droite qu'il ne s'y serait pas pris autrement.C'est encore plus raté à en juger par la déception de certains militants québécois, qui ont quitté le Palais des congrès pas du tout convaincus d'avoir en main ce qu'il faut pour gagner des sièges aux prochaines élections.Bon nombre d'entre eux ne comprenaient pas pourquoi leur chef avait ramené sur le tapis le dossier du bouclier antimissile, surtout à Montréal.« La fusion est difficile, on a encore des problèmes à s'entendre et nous avons du mal à trouver notre place là-dedans, résume un militant québécois.Il y a encore au parti un fort mouvement réformiste, et pour les réformistes, il est plus important d'avoir raison que de faire de la stratégie pour gagner des sièges.Ça n'a pas été un bon congrès pour nous.» Certains conservateurs québécois reprochent par ailleurs à Stephen Harper de bouder un groupe de libéraux provinciaux qui militent au Parti conservateur et qui n'attendent qu'un signe pour donner un coup de main sur le terrain.« Stephen Harper voit encore l'ADQ dans sa soupe, c'est tout ce qu'il connaît du Québec », dit une déléguée du Québec.Selon les militants québécois rencontrés cette fin de semaine, leur parti ne remporterait pas un seul siège au Québec s'il y avait des élections à brève échéance.Pis encore, disent-ils, le PC ne ferait pas mieux en Ontario qu'aux dernières élections.Sentiment partagé, d'ailleurs, par leurs collègues ontariens.Le double défi de Stephen Harper, qui a pris la tête de ce nouveau parti il y a précisément un an aujourd'hui, était d'unir la droite tout en muselant les éléments les plus extrémistes de son parti, ceux qui lui ont fait perdre les dernières élections.Il a assez bien réussi à garder le couvercle sur la marmite des grands débats moraux, mais la fusion est encore fragile.Outre le bouclier antimissile, le Parti conservateur s'est tiré dans le pied au Québec, mais aussi dans les milieux urbains, notamment en Ontario, en adoptant une résolution maintenant la définition traditionnelle du mariage, soit l'union entre un homme et une femme.Cela n'a surpris personne, mais le chef en a rajouté en répétant qu'il déposerait un projet de loi pour consacrer cette définition s'il est élu premier ministre.Rien pour se rendre populaire au Québec, d'autant moins que cette position ne tient pas la route puisque le mariage gai restera légal dans la quasi-totalité des provinces puisque leurs tribunaux en ont décidé ainsi.De toute évidence, M.Harper pense pouvoir marquer des points politiques avec sa position mais, pour la logique, il faudra repasser.Cet entêtement absurde est d'ailleurs surprenant venant de la part d'un intellectuel cartésien comme Stephen Harper.D'autant plus que les gens qui le connaissent bien disent que, dans le fond, il n'a rien contre le mariage gai.Le débat le plus risqué pour les conservateurs était sans aucun doute celui touchant l'avortement, mais les dégâts ont été limités de ce côté.D'abord, les militants ont décidé qu'un gouvernement conservateur ne devrait pas légiférer sur la question, et puis la brièveté des échanges a permis d'éviter les dérapages qui ont fait si mal aux conservateurs en campagne électorale.Si, au Québec, on a surtout retenu de ce congrès la position du chef sur le bouclier antimissile, ailleurs au pays, c'est la division dans les rangs qui a pris toute la place dans la couverture médiatique.Tout ça à cause d'une incompréhensible proposition d'un député de l'Ontario de limiter le nombre de délégués des circonscriptions qui n'ont pas le minimum de membres requis.Pour un parti en pleine reconstruction au Québec et dont les bases sont encore fragiles dans plusieurs coins de l'Ontario et des Maritimes, c'était suicidaire.La résolution en question a été battue par le congrès, mais le mal était fait.L'entourage de Stephen Harper et le chef lui-même, frustrés par la couverture médiatique, ont d'ailleurs manifesté une irritation bien palpable.Quand un parti commence à tirer sur le messager, c'est généralement signe qu'il y a un problème avec le message.Malgré des problèmes évidents, le Parti conservateur d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec le défunt Reform Party ou avec les conservateurs moribonds de l'époque de Joe Clark.Le nouveau PC a de l'argent, il est organisé, il a des membres (de vrais membres, pas des attachés politiques déguisés en militants pour une fin de semaine) et il est discipliné.Tellement discipliné que l'horaire a été scrupuleusement respecté toute la fin de semaine.Le congrès a même fini une demi-heure plus tôt que prévu.On voit tout de suite que ce ne sont pas des Québécois qui dirigent.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca Quand unparti commenceàtirer sur lemessager, c'est généralement signe qu'il yaunproblèmeavec le message.VINCENT MARISSAL SUITESDE LA UNE POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 Affaire Terri Schiavo: Bush et le Congrès mobilisés SCHIAVO suite de la page A1 Les parlementaires, qui ont décidé d'interrompre leurs vacances de Pâques pour l'occasion, estiment que ce recours permettra de recommencer à alimenter la patiente.« Nous devons examiner toutes les options avant de prendre la vie d'un être humain.C'est la moindre des choses que nous pouvons faire pour elle », a déclaré à Washington le leader républicain de la Chambre des représentants (l'équivalent de notre Chambre des communes), le Texan Tom De Lay.Ce parlementaire contesté a estimé que si un tribunal fédéral s'en mêle, la vie de Mme Schiavo sera préservée « aussi longtemps que durera la procédure d'appel ».La veille, ce conservateur pur et dur avait comparé l'arrêt de l'alimentation par gavage à « un acte de terrorisme médical ».Même George W.Bush s'est mêlé de cette affaire.Hier, alors qu'il était à son ranch texan, il a fait savoir par la voix d'un porte-parole qu'il « soutient les efforts des leaders du Congrès ».Il compte d'ailleurs rentrer aujourd'hui à Washington afin de signer le texte de loi.C'est un juge de l'État de la Floride qui avait ordonné vendredi que Mme Schiavo soit débranchée de son tube d'alimentation, comme le réclame depuis longtemps son mari et tuteur, Michael.C'est la troisième fois qu'une telle initiative est prise.La plus récente remonte à 2003.À l'époque, le Parlement et le gouverneur de la Floride, Jeb Bush, ont pu renverser la décision six jours plus tard grâce à un projet de loi spécial.La Cour suprême de l'État a toutefois jugé que le projet de loi contrevenait à la Constitution.Vendredi, c'est la Cour suprême du pays qui a refusé d'intervenir pour maintenir Mme Schiavo en vie.Les spécialistes estiment que, sans alimentation, elle peut subsister pendant environ deux semaines.Les parents de cette femme âgée de 41 ans, Bob et Mary Schindler, souhaitent sauver sa vie à tout prix.Ils sont convaincus que son état s'améliorera si elle est traitée adéquatement.Ils ont dit disposer d'une série d'enregistrements vidéo où l'on perçoit le sourire de leur fille, dans le coma depuis un accident vasculaire cérébral, il y a 15 ans.La plupart des neurologues estiment toutefois qu'il s'agit de simples réflexes.Hier matin, Mme Schindler est allée jusqu'à interpeller le gouverneur floridien et le président américain pour qu'ils interviennent.« (Terri) est toute ma vie.Je supplie le gouverneur Bush et les politiciens à Tallahassee, le président Bush et les politiciens à Washington : s'il vous plaît, s'il vous plaît, sauvez ma petite fille », a-t-elle dit.Au contraire, exaspéré, M.Schiavo a protesté contre l'acharnement des politiciens, qu'il juge scandaleux.«J'ai l'impression que le gouvernement piétine toute ma vie personnelle.Il est incompréhensible qu'un gouvernement puisse s'immiscer dans les affaires juridiques privées d'un individu en raison des sentiments personnels de responsables », a-t-il déclaré vendredi soir sur les ondes du réseau CNN.Hier matin, au réseau NBC, il a dit être « certain à 100 % » que jamais sa femme n'aurait voulu vivre dans les conditions actuelles.Il a raconté qu'il était à ses côtés lorsque sa machine d'alimentation a été débranchée.« J'ai senti, a-t-il expliqué, qu'elle allait enfin obtenir ce qu'elle veut et être en paix avec Dieu.» Avec AFP et AP Une femme est une femme HÉTU suite de la page A1 Pourquoi y a-t-il moins de femmes dans les pages d'opinions des grands journaux ?Ce sont d'autres questions qui se greffent au débat.De son perchoir prestigieux du New York Times, la chroniqueuse la plus en vue des États-Unis, Maureen Dowd, a attaqué la question de front dimanche dernier.Elle est l'unique femme à signer un éditorial dans les pages d'opinions du grand journal.Féroce et tenace dans sa critique de l'administration Bush, elle manie une plume acérée et un humour mordant qui lui ont déjà valu le prix Pulitzer.Dowd se tire donc bien d'affaire, mais elle s'est plainte dimanche dernier de ne pas être traitée comme Thomas Friedman, l'autre chroniqueur vedette du New York Times.Quand Friedman écrit des éditoriaux controversés sur le Moyen-Orient, il est critiqué pour ses idées alors que, quand elle écrit des éditoriaux controversés sur la Maison-Blanche, elle est accusée d'être « castrante », a-t-elle fait valoir.Bill Clinton lui-même lui a accolé cette épithète lors d'un dîner annuel avec la presse de Washington.Dans un monde encore sexiste, les femmes ne seraient donc pas encouragées à prendre la place qui leur revient dans les pages d'opinions des journaux des États-Unis.Et sur les grandes questions du jour, les hommes continuent à dominer massivement les débats qui forment l'opinion publique.À preuve, cette donnée tirée du Los Angeles Times : pendant les neuf premières semaines de l'année, les femmes ont signé 20,5% des articles d'opinion du journal, comparativement à 17% dans le New York Times et à 10%dans le Washington Post.Les responsables de ces quotidiens tentent de réduire l'écart depuis longtemps, mais les femmes continuent à soumettre beaucoup moins de textes d'opinion que les hommes.Et si les femmes ne s'intéressaient pas aux mêmes choses que les hommes ?C'est certainement le cas dans la « blogosphère », le terme utilisé pour parler de l'univers des blogueurs sur Internet.Dans ce nouveau microcosme, les blogueurs qui attirent le plus grand nombre d'internautes sont des hommes.Sur leurs sites, ils se passionnent pour la politique, les affaires internationales, les médias.Ils ramassent de l'argent pour Howard Dean, ils déboulonnent des statues du journalisme, ils se croient révolutionnaires.Les femmes ne sont pas tout à fait absentes de ce monde, mais leurs blogues explorent plus souvent l'univers intime que la guerre en Irak, le Congrès des États-Unis ou le dernier outrage de Rush Limbaugh.Tout cela est plutôt déprimant pour les féministes de la première heure.Et la suite ne le sera pas moins.Aux États-Unis, Ashley Smith est la femme de l'heure.Il y a une semaine, cette serveuse de 26 ans, veuve et mère d'une fille de 5 ans, a amadoué un meurtrier en cavale en lui servant des crêpes et en lui parlant de Dieu.Brian Nichols, 33 ans, un athlète de 95 kilos pour 1,86 mètres, avait volé l'arme d'une policière et tué quatre personnes dans un tribunal d'Atlanta.Au cours de son évasion, il s'était introduit dans l'appartement d'Ashley Smith, la prenant en otage.Or, au bout d'un tête-à-tête de sept heures, Nichols s'est rendu à la police et Ashley Smith a acquis le statut d'héroïne nationale.Les conservateurs l'ont encensée avec une ferveur particulière.Ils ont vu dans l'épisode l'oeuvre miraculeuse de Dieu.« Je pense que Dieu était dans cet appartement avec eux », a déclaré Limbaugh lors de son émission de lundi dernier.D'autres conservateurs ont souligné qu'Ashley Smith avait fait preuve d'intuition, d'affection et de compassion ; des qualités toutes féminines.À leurs yeux, elle a été plus efficace dans sa cuisine avec ses crêpes que la policière du tribunal avec son arme.Il n'en fallait pas plus pour qu'Ann Coulter, commentatrice outrancière de la droite, propose de n'employer que des hommes pour escorter les criminels violents.« Bien sûr, a-t-elle écrit, cette approche provoquerait une autre vague de nausée et de vomissements chez les femmes professeures de Harvard.» Déprimant, et pas seulement pour les féministes de la première heure.Photo à titre indicatif seulement.PDSF de la Sonata GL 4 cylindres 2005 à partir de 18 395 $ à l'achat comptant (calculé après déduction du rabais de 4 000 $ pour l'achat comptant).Exemple : PDSF de la Sonata GL 4 cylindres 22 395 $ moins le rabais de 4 000 $ = 18 395 $).Transport, préparation, taxes et immatriculation en sus.Cette offre est exclusive et ne peut être jumelée à aucune autre offre, ni à aucun autre programme incitatif d'achat ou de location de Hyundai Auto Canada.Détails complets chez le concessionnaire.Les frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers sont en sus.Ne peut être jumelée à aucune autre 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On vieillit tous les jours.Chaque seconde.Mais on s'en rend compte seulement la journée de son anniversaire.Huit ans, ce n'est pas rien.Ça commence à être respectable.Ça commence à faire un petit bout qu'on est là.Le temps de deux mandats de gouvernement.C'est long.On a déjà fait beaucoup d'erreurs.Et quelques bons coups.Ce n'est pas l'angoisse de vieillir qui m'empêche de dormir.C'est l'excitation.J'ai hâte à demain.J'ai hâte de savoir ce qui va se passer.Le jour de sa fête, c'est comme un petit Noël juste pour soi.Comme si on devenait magique.Et que tout, autour de nous, se mettait à nous sourire.À nous aimer.J'ai hâte.J'ai trop hâte.Je me lève.Il est 5 h du matin.Je me promène dans la maison.Et j'attends.J'attends que quelqu'un me crie : « Surprise ! » J'attends que le monde m'inonde d'amour.Mais le monde dort.Je ne vais quand même pas les réveiller, secouer mon frère pour qu'il me dise bonne fête.Je risquerais de recevoir une bonne claque.Un « bonne fête », ça ne se commande pas.Ça se donne.Je m'inquiète.Et si ma famille ne se rappelle pas qu'on est le 20 mars ?C'est vrai, il y a plein de jours dont on ne sait jamais la date.On les vit sans se poser de question, sans signer de chèque.Et le pire, c'est que chez nous le calendrier est dans le garde-manger.Donc, si on ne va pas dans le gardemanger, on ne sait pas quel jour on est.Et même si on y va, il fait tellement noir que le calendrier des scouts, on peut ne jamais le voir.Si jamais ma famille pense qu'on est le 19, je suis fait.Demain, ça va être trop tard.Demain, ce ne sera plus ma fête.Il va falloir que j'attende un an.C'est long, un an.Ça fait seulement une heure que j'attends et je suis en train de virer fou.Je retourne me coucher.Les yeux me piquent.J'ai passé la nuit à anticiper.Je m'endors.Que sera sera.Dring ! Dring ! C'est le réveil de ma soeur qui sonne.Comme tous les matins.Il est 7 h.Tout le monde se lève.Je me lève aussi et je ne prends pas de chance.D'habitude, je vais déjeuner en pyjama mais, aujourd'hui, je vais mettre mon plus beau pantalon, ma plus belle chemise.Je vais même mettre mon veston.Tout de suite.Ils ne pourront pas l'oublier.Ils vont bien le voir, que c'est une journée spéciale.Que c'est ma fête.J'arrive dans la cuisine comme si j'allais à l'église.Maman est en train de préparer le déjeuner.Ça passe ou ça casse.Je lui dis bonjour.Mais un beau bonjour.Un très beau bonjour.Un peu plus, j'aurais dit : « Bonjour, c'est ma fête ! » Mais je me suis retenu.Il faut que ça vienne d'elle.Pourvu qu'elle y pense.Ma mère me regarde : « T'es bien beau, ce matin.Bonne fête, Stéphane ! » Elle me prend dans ses bras et m'embrasse.Yes ! Je suis aimé ! Mon père arrive dans la cuisine.Il me tend la main : « Bonne fête, mon fils ! » Puis il vient pour m'embrasser.Je ne suis pas sûr.C'est que je suis rendu à 8 ans.Des becs de gars à 8 ans, je ne sais plus si on est supposé.Ah ! pis oui ! Mon père m'embrasse si peu souvent, je serais fou de me priver ! Mon frère arrive au même moment.Il me donne un coup de poing dans le ventre : « Bonne fête, le frère ! » Yes ! On est des boys ! C'est mon moment préféré.Quand le monde me dit bonne fête.Le gâteau, les cadeaux, ce sera ce soir.C'est le fun aussi, mais pas autant que le visage réjoui des personnes qui te souhaitent bonne fête dès qu'ils te voient, te prouvant que tu es dans leurs pensées.Que tu es spécial pour eux.Qu'ils sont heureux que tu sois là.Que tu sois né ! Bon, c'est pas tout, j'ai envie.Je me dirige vers la salle de bain.La porte est fermée.Ah non, ça va être long.Ma soeur est là.J'en ai pour au moins 15 minutes à me tortiller.Je cogne quand même.Dodo grogne : \u2014C'est qui ?\u2014C'est moi.Miracle ! La porte s'ouvre par magie.Normalement elle m'aurait dit : « Attends, t'avais juste à venir avant.» Mais là, elle me sourit.Elle me souhaite bonne fête et m'embrasse : « Tu peux faire ta toilette avant moi, aujourd'hui.» I am the king of the world ! Ma soeur m'a laissé son royaume : la salle de bain.Mes yeux pétillent.Quel beau lever ! Des « bonne fête » venus de partout.Personne ne m'a oublié.Et un pipi que je peux faire au moment où je veux le faire ! Ça promet pour le reste de la journée.Pour le reste de l'année.Je me regarde dans le miroir.J'ai changé.Je n'ai plus l'air de 7 ans.Il me semble que j'ai plus de poils.Et que j'ai grandi.C'est bien vrai, je suis rendu à 8 ans.Mais la vie est toujours aussi belle.COURRIEL Pour joindre notre collaborateur : stephane@stephanelaporte.com «Les souverainistes doivent reprendre l'initiative», dit Gilles Duceppe PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 Il est temps que les souverainistes reprennent l'initiative, estime le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, qui s'est adressé hier aux militants réunis en congrès régional à Québec.Le leader a expliqué que, depuis 1995, bien des choses ont changé, dessinant un contexte favorable au message des souverainistes.D'abord, les finances publiques ont été assainies.Ensuite, les relations avec les peuples autochtones se sont améliorées.Puis, la mondialisation joue en faveur du Québec qui a les ressources pour faire bonne figure, selon M.Duceppe.M.Duceppe a insisté sur l'importance de mettre la souveraineté au coeur du débat public, car « 2005 sera une année charnière pour le mouvement souverainiste.« Dans les sondages, la souveraineté se maintient à des niveaux jamais vus sauf lors des référendums ou à l'époque du Lac Meech », a-t-il dit.À Québec, les libéraux ont réussi à faire l'unanimité contre eux; à Ottawa, il y a un sérieux manque de transparence avec le scandale des commandites, a-t-il ajouté.Autant de facteurs qui font croire à Gilles Duceppe que la table est mise pour faire avancer l'idée de l'indépendance.D'ailleurs, les militants sont à apporter des idées à la proposition principale intitulée Imaginer le Québec souverain, qui sera adoptée au congrès national du parti enmai.D'autre part, les délégués du Bloc travaillent depuis quelques semaines à préparer la machine au cas où une élection surviendrait.« On est prêts à affronter l'électorat », a confirmé le président régional, Jean Roy.M.Duceppe a aussi réitéré son appui à Bernard Landry pour mener le Québec à la souveraineté.« Mais d'abord, le PQ devra reprendre le pouvoir au Québec.» Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.NUMÉRO NUMÉRO Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du Ventes totales : Prochain gros lot (appr.) : Participation gratuite Complémentaire : 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 GAGNANTS LOTS Complémentaire : Complémentaire : (03) 2005-03-19 2005-03-19 Tirage du 2005-03-19 Tirage du 2005-03-18 Tirage du 2005-03-18 (37) 2005-03-19 2005-03-19 (13) 13 590 296 $ 7 500 000 $ 5 000 000,00 $ 83 291,90 $ 2 351,00 $ 150,50 $ 10,00 $ 10,00 $ SOYEZ TOUJOURS GENTILS AVECDECSEUGXROQSUILOJOTSUEPNLTUSAUGROS, PLUS SOUVENT 3301897A 3301725A . ACTUALITÉS Bush se félicite pendant que le monde décrie l'intervention en Irak ALEXANDRE SIROIS WASHINGTON Alors que, deux ans après l'ouverture des hostilités, George W.Bush se félicitait publiquement hier des résultats de la guerre en Irak, des milliers de manifestants décriaient ce conflit de par le monde.Le président américain a affirmé hier que son pays est plus sûr en raison de cette guerre et que non seulement les Irakiens, mais tout le Moyen-Orient profite des retombées de cette « mission historique ».« Parce que nous avons agi, le gouvernement irakien a cessé d'être une menace pour le monde ou pour son propre peuple.Aujourd'hui, le peuple irakien prend en charge sa propre destinée », a déclaré Bush dans son allocution radiophonique hebdomadaire.« Nous voyons des signes d'espoir dans tout le Moyen-Orient.La victoire de la liberté en Irak donne plus de force à un nouvel allié dans la guerre contre le terrorisme et inspire les partisans de réformes démocratiques de Beyrouth à Téhéran », a ajouté le président.Comme il l'a fait à quelques reprises depuis le début de son second mandat, Bush a soutenu que l'espoir offert par la liberté permet de lutter efficacement contre le terrorisme.Il a ensuite souligné les avancées de la liberté dans le monde sous sa gouverne.« Aujourd'hui, les femmes peuvent voter en Afghanistan, les Palestiniens brisent les vieux modèles de violence et des centaines de milliers de Libanais se soulèvent pour réclamer leur souveraineté et leurs droits démocratiques », a-t-il dit.Les Américains se mobilisent La guerre en Irak n'a néanmoins pas fini de diviser les États-Unis.La preuve : des milliers de manifestants ont pris d'assaut les rues de nombreuses villes américaines hier, parallèlement à des manifestations similaires ailleurs dans le monde, y compris àMontréal.Les Américains opposés au conflit irakien avaient décidé cette année de mettre l'accent sur leurs communautés.L'organisme United for Peace and Justice a indiqué qu'il y avait deux fois plus d'événements antiguerre cette année que l'an dernier à pareille date.Selon ses calculs, 765 villes et localités y participent, y compris New York et San Francisco.À Arlington, en Virginie, plusieurs dizaines de personnes s'étaient regroupées autour d'une fontaine, dans un petit parc coincé entre deux grandes artères.Des choristes y chantaient des chansons antiguerre pendant que d'autres brandissaient des pancartes pour réclamer la fin du conflit et dénoncer ses horreurs.« Je ne suis pas contre la guerre, mais nous nous sommes précipités.Bush n'a pas exploré les autres options de façon responsable avant d'engager la nation, son argent, sa réputation et les vies de tant d'Américains », a déploré l'organisatrice de la manifestation, Kristine Montamat.Cette coquette dame aux cheveux poivre et sel a raconté qu'un de ses neveux est de retour après avoir combattu en Irak pendant plus d'un an.Elle tient à ce que la participation à la guerre soit honorée mais ne croit pas au discours de Bush sur l'effet positif de l'invasion de l'Irak.Londres se soulève « Il s'accorde le crédit de choses pour lesquelles il n'a pas de mérite, a-t-elle dit.Si nous voulions la démocratie au Liban, nous aurions peut-être pu faire des choses différemment au cours des dernières années.Tous les manifestants interrogés au sujet des récentes conclusions tirées par leur président ont offert une réponse similaire.« On peut démontrer qu'il se passe des choses positives en Irak mais, à mon avis, le prix payé est trop élevé », a déclaré Steven Najarian, un avocat de Washington qui s'était déplacé pour l'occasion.C'est cependant en Europe que la guerre en Irak a été dénoncée le plus fermement hier, tout particulièrement à Londres, où plusieurs dizaines de milliers de personnes (100 000 selon les organisateurs ; 45 000 selon la police) s'étaient rassemblées.Elles ont à la fois réclamé le retrait des troupes britanniques et déploré le nombre de civils morts en Irak depuis le début du conflit, évalué à 100 000 par une étude scientifique publiée l'automne dernier.PHOTO GREGORY BULL, ASSOCIATED PRESS La guerre en Irak n'a pas fini de diviser les Américains.Des milliers de manifestants ont pris d'assaut les rues de nombreuses villes hier.Des manifestations qui se sont soldées parfois par des arrestations comme ici sur Times Square à New York.« Non à la guerre contre le terrorisme » Les revendications évoluent, la mobilisation faiblità Montréal CAROLINE TOUZIN Comme la situation en Irak, le slogan des militants antiguerre montréalais a évolué deux ans après l'invasion de ce pays par les troupes américaines.Du « Non à la guerre » de 2003 au « Non à l'occupation» de l'année dernière, ils scandent aujourd'hui : « Non à la guerre contre le terrorisme ».Leur nombre a aussi changé, radicalement à la baisse.Hier, ils étaient entre 2000 et 3000 à manifester pacifiquement dans le centre-ville de Montréal.L'année dernière, ils étaient plutôt entre 5000 et 7000, alors qu'en 2003, 150 000 personnes avaient pris part à la manifestation.« Pourquoi les gens sont moins au rendez-vous?On est moins sous le coup de la terreur.Mais ce que je sais, c'est que si je n'étais pas ici aujourd'hui, ce serait l'équivalent de cautionner ce qui se passe en Irak depuis deux ans.Il y a encore des innocents qui se font tuer, les pétrolières n'ont encore remboursé personne et les troupes américaines sont encore là-bas », a dit à La Presse le chanteur Dan Bigras, rencontré au square Dorchester quelques minutes avant que la marche commence, vers 13h.Des artistes déguisés en femmes irakiennes portant des (faux) cadavres dans leurs bras et des bourreaux en complet-cravate, les mains maculées de sang, ont ouvert le cortège, qui partait du square Dorchester pour se rendre au complexe Guy-Favreau par le boulevard René-Lévesque et la rue Sainte-Catherine.Plusieurs manifestants arboraient un carré de tissu rouge, symbole de l'endettement étudiant en ces temps de grève.« On est très impliqués dans la grève, mais notre cause dépasse le retour des 103 millions en bourses d'études.Si on veut bâtir une société équitable et solidaire, il faut appuyer les autres luttes comme celle contre la guerre en Irak », a affirmé à La Presse Anaïs Bertrand-Dansereau, étudiante en sociologie à l'UQAM.Dans leurs discours, les représentants du collectif Échec à la guerre, organisateur de la manifestation, n'ont pas uniquement demandé le retrait des troupes américaines en Irak.Leurs revendications, plus larges, visaient l'occupation et l'ingérence des pays occidentaux dans les pays en développement ainsi que les « fondements » de la lutte contre le terrorisme.Tatiana Gomez, de la coalition Solidarité sans frontières, a assimilé la « guerre au terrorisme » à un « projet raciste et islamophobe qui fait des victimes au Canada ».Elle a exigé l'abolition des certificats de sécurité.En vertu de ces certificats, quatre hommes musulmans sont actuellement détenus au pays sans avoir eu de procès.Le porte-parole du collectif Échec à la guerre, Raymond Legault, croit pour sa part que les milliards de dollars que les États-Unis consacrent à la guerre en Irak et à la lutte contre le terrorisme en général sont disproportionnés en regard de la menace réelle pour la sécurité.Il souhaite que le Canada se dissocie de ce genre de lutte pour se consacrer davantage aux besoins vitaux de la population, tels l'éducation et la santé.Si vous habitez la région de Montréal (514), vous pouvez rejoindre Madame Denyse Guay au (514) 385-2318.Frédéric est un garçon de 5 ans qui vit depuis un an et demi dans une ressource de traitement spécialisé.Il a fait de grands progrès et désire beaucoup apprendre.Il est très attachant et aime se faire prendre par l'adulte.Son histoire de vie a miné la confiance qu'il devrait avoir en lui-même et il éprouve encore un certain problème de langage.Frédéric peut maintenant intégrer une famille d'accueil et poursuivre, grâce à cette famille, la démarche de progrès.Nous cherchons un milieu sécurisant, chaleureux pour cet enfant afin qu'il puisse vivre son enfance dans la normalité et qu'il puisse s'inscrire dans une appartenance.FFrrééddéérriicc, , 55 aannss 3296305A FILL285 Prix en vigueur jusqu'au dimanche 20 mars 2005.Quantité limitée sur certains articles.Achat minimum requis de 299$ avant taxes pour les appareils électroniques et de 499$ avant taxes pour les meubles, matelas, accessoires de décoration et électroménagers.Ne payez que les taxes de vente au moment de l'achat.Sujet à l'approbation du crédit.Le montant de votre achat sera réparti en 36 versements égaux, sans frais, ni intérêt débutant le mois suivant votre achat.Conditions en magasin.Valable pour les produits en inventaire seulement.Non valable aux Centres de liquidation (C.D.L.).Une entreprise de chez nous, pour vous ! HEURES D'OUVERTURE : Lundi au vendredi 9h à 21h Samedi 9h à 17h Dimanche 10h à 17h 10 GRANDS MAGASINS BROSSARD Tél.: (450) 619-6777 9500, boul.Taschereau (coin boul.Rivard) GATINEAU Tél.: (819) 561-5007 1 877 755-2555 500, boul.de la Gappe (face aux Promenades de l'Outaouais) KIRKLAND Tél.: (514) 697-9228 16 975, route Transcanadienne (sortie 50 de la Transcanadienne) LASALLE Tél.: (514) 364-6110 7272, boul.Newman (près du Carrefour Angrignon) LAVAL Tél.: (450) 682-2516 500, boul.Le Corbusier (coin boul.de la Concorde) REPENTIGNY Tél.: (450) 470-0815 145, rue de Lafayette (près du boul.Brien) ROCK FOREST Tél.: (819) 562-4242 1 800 267-4240 4275, boul.Bourque (coin rue Grégoire) SAINT-HUBERT Tél.: (450) 676-1911 1351, boul.des Promenades (près des Promenades Saint-Bruno) SAINT-LÉONARD Tél.: (514) 254-9455 6700, rue Jean-Talon Est (près des Galeries d'Anjou) SAINTE-THÉRÈSE Tél.: (450) 430-0555 125, boul.Desjardins Est (coin boul.Curé-Labelle) LIVRAISON GRATUITE DANS UN RAYON DE 200 KM Conditions en magasin.AUCUN INTÉRÊT À PAYER JUSQU'EN MARS 2008 36 AVEC VERSEMENTS ÉGAUX SANS FRAIS NI INTÉRÊT SUR LES MEUBLES, MATELAS, ÉLECTROMÉNAGERS ET APPAREILS ÉLECTRONIQUES En collaboration avec \u2020 Pour participer au concours, un achat minimum de 100$ avant taxes est requis.Pour être déclaré finaliste, chaque participant devra avoir répondu correctement à une question d'habileté mathématique.Règlements et détails en magasin.Un coupon de participation par tranche d'achat de 100 $ 2442$ / mois ou879$ 5 pièces Mobilier de salle à manger de style contemporain en érable et placage d'érable Livraison gratuite Chaise capitaine aussi offerte 129$ ch.Buffet 15,25$/mois ou 549$ Vaisselier 429$ Tapis 160 x 231 cm (5 pi 3 po x 7 pi 7 po) 419$ 1942$ /mois ou699$ Sofa 6664$ / mois ou2399$ 7 pièces Mobilier de chambre de style moderne en bois laminé de couleur marron Livraison gratuite Armoire 24,97$/mois ou 899$ Lingerie 16,64$/mois ou 599$ Lampe de chevet 149$ ch.Ensemble comprenant une couette grand lit, une housse, quatre couvre-oreillers et deux coussins.19,69$/mois ou 709$ Mobilier de salon de style moderne Livraison gratuite Demandez notre traitement antitache Causeuse 13,86$/mois ou 499$ Fauteuil et pouf 329$ Étagère 15,81$/mois ou 569$ Table de bout 139$ Table de centre 159$ Lampe de table et de plancher 219$ L'ens.Tapis 163 x 234 cm (5 pi 4 po x 7 pi 8 po) 469$ 3299326A . ACTUALITÉS Frénésie aux billetteries U2 présentera à Montréal deux concerts à guichets fermés RAYMOND GERVAIS Il n'aura fallu que 29 minutes hier matin pour vendre les 20 000 billets du spectacle Vertigo que le groupe U2 présentera au Centre Bell le 26 novembre prochain.Comme prévu, le Groupe Spectacles Gillett, promoteur du show rock le plus attendu de l'année, a immédiatement annoncé une représentation supplémentaire le lundi 28 novembre.À midi, on affichait complet pour le second spectacle.Il y a fort à parier que les billets du deuxième spectacle se seraient envolés plus rapidement encore si le système de vente Internet d'Admission n'était pas tombé en panne.Cela aura au moins permis à tous les fans qui faisaient la queue devant le Centre Bell de se procurer des billets.Robert Ducharme et son ami Michel Lanteigne se félicitaient hier d'avoir eu le courage de passer la nuit dehors devant l'amphithéâtre afin de mettre la main sur les précieux billets.« J'ai eu froid, mais je savais qu'il fallait que je le fasse et je suis content d'avoir les billets que je voulais.U2, c'est spectaculaire, c'est indescriptible.Il faut le vivre », a dit M.Lanteigne, ses deux précieux billets à la main.La majorité de ceux qui ont passé la nuit sur place avaient des sacs de couchage, des vêtements chauds et des chaises, tandis que d'autres avaient carrément décidé d'y installer leur tente.À 10h, lors de l'ouverture des guichets, quelque 500 personnes faisaient la file, dont plus d'une cinquantaine avaient passé la nuit devant.Certains étaient même là depuis jeudi afin de s'assurer une bonne place au spectacle du groupe irlandais.« Le 26 novembre, je vais tripper à mon goût avec mes amies, a lancé Jessica Pichette, âgée de 29 ans.J'ai acheté huit billets à 95 $, j'aurais payé 200 $ s'il avait fallu ! » U2, considéré comme le groupe rock no1 de la planète, a toujours eu droit à un accueil extraordinaire à Montréal.Le guitariste The Edge a déclaré au magazine Rolling Stone que c'est au Stade olympique, le 1er octobre 1987, qu'il a compris qu'un spectacle de U2 pouvait fonctionner dans un stade.Voilà qui en dit long sur l'accueil délirant du public montréalais quand on connaît les conditions médiocres qu'offre notre stade pour la présentation d'un spectacle.La dernière fois qu'ils ont joué à Montréal, The Edge, le chanteur Bono, le bassiste Adam Clayton et le batteur Larry Mullen Jr.ont d'abord donné deux spectacles au Centre Molson (ancien nom du Centre Bell), les 27 et 28 mai 2001.Le 12 octobre suivant, les fans avaient eu droit à une autre représentation.Ce soir-là, Bono a dit entre deux chansons que le groupe avait trouvé à Montréal le public le plus bruyant de la tournée Elevation.Selon Myriam Vallée, porte-parole du Groupe Spectacles Gillett, il faut remonter à 1998, lors des spectacles de Céline Dion, pour qu'un promoteur ajoute et mette en vente une deuxième représentation le jour même de la vente du premier spectacle.Tout comme pour U2, les billets pour les prolongations du spectacle de Céline Dion s'étaient envolés en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire.Mme Vallée a expliqué qu'une file d'attente de 500 personnes aux guichets était énorme compte tenu du fait que les billets étaient aussi en vente sur Internet, par téléphone et par le réseau Admission.Au total, il y avait 91 points de vente au Québec.Par ailleurs, il est impossible de savoir combien de billets ont été achetés les 15, 16 et 17 mars, lors de la prévente réservée au club des fans de U2 : le club refuse de divulguer ces chiffres.33 concerts supplémentaires La tournée U2 Vertigo 2005 promet.Elle débutera le 28 mars à San Diego, en Californie, et déjà on a annoncé 33 représentations supplémentaires en Amérique du Nord.Après une tournée européenne estivale, le premier spectacle du deuxième volet nordaméricain de cette tournée sera donné à Toronto le 12 septembre et le dernier à Portland le 19 décembre.On sait que U2 fera aussi un détour par le Centre Correl d'Ottawa le 25 novembre à la demande expresse du premier ministre Paul Martin.Rappelons que Bono, qui milite pour plusieurs causes, dont l'élimination de la dette des pays du tiers-monde, avait prononcé un discours lors du dernier congrès à la direction du Parti libéral du Canada, à l'invitation de son ami Paul.À New York, les billets mis en vente la semaine dernière pour les spectacles des 7, 8 et 10 octobre au Madison Square Garden se sont écoulés si rapidement que deux concerts ont été ajoutés, les 11 et 12 octobre.Tous les billets ont été vendus.Par conséquent, deux autres spectacles ont été annoncés pour les 21 et 22 novembre.Ces billets seront en vente à compter de demain.À Montréal, le prix des billets était de 49,50$ au parterre (limite de deux billets par personne) et de 95 $ et 165 $ pour les sièges réservés (limite de huit billets par personne).Vingt milles billets étaient offerts pour chacune des représentations.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Richard Girard exhibe fièrement ses huit billets du concert de U2 du 26 novembre, achetés au coût total de 1360 $.Il est l'un de ces inconditionnels qui attendaient depuis trois jours l'ouverture de la billetterie du Centre Bell.(514) 845-3194 60, rue Notre-Dame Ouest Mtl Croix, chapelets, statues, icônes, cartes, livres et chandeliers chez Pour Pâques Dénichez tout ce que vous désirez.Bono lance une nouvelle griffe de vêtements Le spécialiste au Québec! 6229, rue St-Hubert Montréal, QC Beaubien 514.274.6577 Incluant : étui, courroie et capuchons Valide jusqu'au 3 avril 2005 22999$ Monarch II 10x42 DCF WP - Idéales pour les sports et le plein air - Grossissement de 10x - Étanches et gainées de caoutchouc Incluant : étui, courroie et capuchons 39999$ Action EX 10x50CF - Jumelles performantes - Grossissement de 10x - Idéales pour l'observation des oiseaux - Champ de vision large - Lentilles asphériques 3286675A ASSOCIETD PRESS NEW YORK \u2014 Le chanteur de U2 vient de lancer la nouvelle griffe de vêtements Edun, qui se veut plus soucieuse des réalités économiques des pays en voie de développement.L'objectif est de créer une marque de vêtements attrayants et de bonne coupe qui donneront en même temps des emplois et une économie stables dans des pays qui en ont grand besoin.Ainsi, chaque paire de jeans Edun comporte la mention : « Nous montrons partout dans le monde qui sont ceux qui ont fabriqué nos vêtements.» La collection Edun, qui veut dire nu (nude) en anglais épelé à l'envers, a été dessinée par la femme de Bono, Ali Hewson, et Rogan, un styliste établi qui a déjà créé sa propre griffe de vêtements « organiques et éthiques ».Les vêtements Edun proviendront dans un premier temps d'usines situées à Lima ( Pérou) et à Monastir, en Tunisie.Pour la collection d'automne, des travailleurs du Lesotho et de Tanzanie, en Afrique, seront mis à contribution.Mme Hewson et son mari, qui militent pour la réduction de la dette des pays en voie de développement et dans la lutte contre le sida, ont décidé de s'impliquer dans l'industrie des vêtements à la suite de nombreux voyages en Afrique.« Bono affirme depuis toujours que les Africains ne veulent pas de charité mais veulent commercer, raconte Mme Hewson.Ils sont fiers.La dignité leur importe énormément.Ils veulent travailler.Cette nouvelle compagnie se veut un modèle que d'autres pourront imiter.» De plus, croit-elle, les consommateurs s'intéressent à la provenance de leurs vêtements et aux conditions de vie de ceux qui les fabriquent.« Et je me suis dit un jour : les vêtements que portent mes enfants ont-ils été fabriqués par d'autres enfants ?» Dans cette affaire, Bono donne son avis sur le choix des endroits où sont fabriqués les vêtements, de façon à maximiser les ressources et les talents locaux et en tenant compte des lois locales sur le travail.« La seule exigence d'Ali est que je ne me mêle pas de mode, affirme le chanteur en riant.Mon rôle, c'est de porter le message à la radio, si vous voyez ce que je veux dire.» Les vêtements Edun pour hommes et femmes se vendront entre 45 et 300 $US dans les magasins Sacks Fifth Avenue à travers les États-Unis.Participez au concours «Les plaisirs de découvrir le Québec» La Presse, Caféine, le Salon vacances et loisirs d'été et le Salon fleurs, plantes et jardins vous invitent à découvrir les plaisirs de l'été en participant à leur grand concours « Les plaisirs de découvrir le Québec ».Du 4 au 8 avril, écoutez sur les ondes de TQS.À chaque jour, le nom d'un finaliste sera mentionné.Le 10 avril, ces 5 finalistes se joindront à 10 autres concurrents sélectionnés au Salon et l'un deux deviendra le grand gagnant ! 8910 avril 2005 Place Bonaventure Nom : Prénom : Âge : Adresse : Ville : Code postal : Tél.rés.: Tél.bur.: Courriel : «Les plaisirs de découvrir le Québec» Pour être valide, ce coupon doit être dûment rempli.Ce concours s'adresse aux résidants du Québec âgés de 18 et plus.Les règlements sont disponibles à La Presse, TQS et dmg média mondial.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Testez vos connaissances sur le Québec ! Pour participez, vous devez répondre à ces 3 questions d'intérêt général : 1.Où se situe l'Île de la Grande Entrée ?R : 2.Quel est le nom du film québécois qui a été tourné à Harrington Harbor dans Duplessis ?R : 3.Au refuge Pageau, on recueille des spécimens de la faune régionale.Dans quelle région touristique se situe ce refuge ?R : À gagner : un fabuleux week-end avec 11 personnes de votre choix incluant pour votre groupe un tour de montgolfière tous ensemble, offert par les Montgolfiers de St-Jean, 2 nuitées au Nouvel Hotel & Spa situé en plein coeur de Montréal et un souper à l'hôtel au retour de votre journée.Le dimanche 10 avril, tous les finalistes seront au Salon vacances et loisirs d'été, fleurs, plantes et jardins.Le tirage se fera sur place, devant public, à 17 h.Pour participer, il suffit de remplir le coupon de participation et de le faire parvenir à : La Presse Concours « Les plaisirs de découvrir le Québec ».C.P.11052, Succ.Centre-ville, Montréal, Qc, H3C 4Y8 Règlements disponibles à La Presse, TQS et dmg média mondial.Ce concours s'adresse aux résidants du Québec âgés de 18 ans et plus.Les fac-similés ne sont pas acceptés.En testant vos connaissances sur le Québec, vous pourriez gagner un fabuleux weekend avec 11 personnes de votre choix incluant pour votre groupe : un tour de montgolfière pour 12 personnes, offert par les Montgolfiers de St-Jean 2 nuitées au Nouvel Hôtel & Spa situé en plein coeur de Montréal un souper à l'hôtel au retour de votre journée le tout d'une valeur de Testez vos connaissances sur le Québec ! Pour participer, vous devez répondre à ces 3 questions d'intérêt général.À chaque jour, du 19 au 26 mars, vous trouverez 3 questions différentes dans le coupon de participation.Participez autant de fois que vous le désirez.Bonne chance ! Coupon de participation CONCOURS 6 900 $ 3302986A ( 450) 656-0188 LA VIERGE ET L' ENFANT ACTUALITÉS Un autre séisme menace dans la faille de Sumatra Alerte au tsunami au Japon ASSOCIATED PRESS TOKYO \u2014 Un séisme de magnitude 7 a secoué la côte sud du Japon ce matin, selon l'Agence météorologique nippone, qui a lancé une alerte au tsunami.Aucun blessé n'était signalé dans l'immédiat.Le séisme a secoué la côte de l'île de Kyushu, à 10 h 53 locales, et il était centré à une profondeur « extrêmement faible» sous le niveau de la mer, selon l'agence météorologique.Celle-ci a averti de la possibilité de vagues d'une cinquantaine de centimètres créées par le tremblement de terre et a conseillé aux résidents habitant près de la mer de gagner les hauteurs.Les autorités de la préfecture de Fukuoka ont signalé des ruptures de canalisation d'eau, et les opérateurs électriques des coupures de courant.La secousse a duré plusieurs secondes.Elle a été ressentie jusque dans la ville côtière sud-coréenne de Busan, où elle conservait encore une magnitude de 4 à 6.Aucun dégât n'a été signalé dans cette ville.MATHIEU PERREAULT Le tremblement de terre qui a causé le tsunami dévastateur du 26 décembre dernier en Asie du Sud-Est pourrait se reproduire d'ici quelques années, affirment cette semaine dans la revue Nature des sismologues de l'Irlande du Nord.« Le tremblement de terre a augmenté la pression à deux endroits sur la faille de Sumatra », explique John Mc Closkey, de l'Université de l'Ulster, en entrevue téléphonique.« L'une de ces zones de pression, située juste sous la ville indonésienne de Banda Aceh, pourrait connaître un séisme de 8,5 à l'échelle de Richter dans les prochaines années, certainement d'ici 20 à 30 ans.Ce serait terrible étant donné que la région se relève à peine du tsunami.» Un tel séisme aurait de 20 à 30 fois moins de puissance que celui du 26 décembre mais provoquerait un nouveau tsunami, selon M.Mc Closkey.«Il est impératif de mieux préparer la population au risque de tsunami, notamment en enseignant aux enfants à en reconnaître les signes, comme un reflux subit de la mer.Il faut aussi mieux protéger les rives, par exemple avec des forêts de mangroves.Et le système de détection des tsunamis dans l'océan Indien est absolument nécessaire.» D'autres études ont montré que des failles similaires au Japon, en Turquie et en Californie connaissent aussi des séquences de séismes importants.« Par exemple, au Japon, cinq des sept séismes importants des 1500 dernières années ont été accompagnés de séismes similaires sur une faille voisine, dont trois la même année, dit M.Mc Closkey.En Turquie, le séisme d'Izmit en 1999, d'une magnitude de 7,4, a été suivi trois mois plus tard par le séisme de Düzce, d'une magnitude de 7,1.Dans la fosse de Sunda, qui est voisine de la faille de Sumatra, deux tsunamis importants ont eu lieu à 30 ans d'intervalle en 1833 et 1861.» À titre de comparaison, le séisme d'Izmit a fait 20 000 morts et celui de Düzce, 700 morts.En faisant une règle de trois, on conclut qu'un nouveau séisme suivi d'un tsunami dans l'océan Indien ferait des dizaines de milliers de morts.Le tsunami de décembre dernier, qui a fait 300 000 victimes, a été causé par un séisme de magnitude 9, le plus fort au monde dans les 40 dernières années.La région est l'une des plus actives du monde aux plans volcanique et sismique, parce que c'est là que les plaques tectoniques indo-australienne et eurasienne se rencontrent ; les tensions de cette rencontre façonnent notamment la chaîne de l'Himalaya, plus au nord.Des plaques tectoniques plus petites, la plaque birmane et la plaque de la Sonde, se trouvent entre les deux plaques géantes.Le numéro de février de la revue française Science et Vie explique ce qui s'est produit le matin du 26 décembre.Le séisme s'est produit à 200 km au large de l'île indonésienne de Sumatra, à 28 km de profondeur.Il a libéré l'équivalent de 27 000 bombes comme celle qui a été lâchée sur Hiroshima.La plaque indo-australienne a plongé soudainement de 20 à 30 mètres sous la plaque birmane, qui s'est brusquement relevée d'un mètre sur une distance de 400 km et une largeur de 100 m.Ce relèvement de la plaque birmane a projeté une colonne d'eau de 40 km3 vers la surface, où un dôme de 40 000 km2 s'est formé.Les vagues voyageant à 500 km/h avaient une énergie équivalant à trois fois la bombe d'Hiroshima.Le séisme ayant la forme d'un rectangle allongé nord-sud, les régions directement à l'ouest et à l'est ont été les plus touchées ; c'est ce qui explique que la Birmanie, au nord, a été moins touchée.Heures d'ouverture lundi au vendredi 11 h à 21 h samedi 9 h à 21 h dimanche 20 mars 9 h à 17 h dimanche 27 mars 9 h à 16 h La billetterie fermera 1 h 30 avant la clôture du Salon Prix d'entrée (taxes incluses) Adultes 10 $ lundi au vendredi 12 $ samedi et dimanche Ainés et étudiants 8 $ Enfants de 6 à 12 ans 4 $ 5 ans et moins: GRATUIT DES IDÉES MUR À MUR DU CHOIX.DES TENDANCES.ET PLUS DE 500 EXPERTS.DU 18 AU 27 MARS PLACE BONAVENTURE en collaboration avec endossé par un événement L'ALLÉE DES GRANDS SPAS Qui n'a pas rêvé de relaxer dans un spa luxueux ?Voyez ce que vous présente Spa Direct : des spas ronds de 6 pieds réalisés à l'aide d'une nouvelle technologie.SYMBIOSE TOTALE DANS LA NATURE Osez la maison Symbiose\u2026 Une maison conçue en parfaite harmonie avec la nature et en symbiose avec l'environnement.IL Y A DES PISCINES, IL Y A TREVI Pour nous donner un avant goût du printemps ; un aménagement paysager à vous couper le souffle, des plaisirs aquatiques et des installations extérieures vivifiantes.LA VILLA DE KASHMIR présentée par Remax Une villa de rêve multimédia sur 2 étages où le style contemporain est rehaussé par l'exotisme des meubles de la boutique Kashmir.Ultrassage 3299007A CÉLÉBRITÉS.tous les dimanches dans La Presse Composez le (514) 285-7274 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 VOUS AVEZ UN ÉVÉNEMENT À CÉLÉBRER?celebrite19/03/05 YVES 75 ANS 24 MARS JOYEUX ANNIVERSAIRE TA P'TITE CHOUETTE ET SES ENFANTS Forfait incluant l'hébergement pour 2 nuits, 2 petits-déjeuners, 2 soupers gastronomiques au restaurant de votre choix : La Closerie, les Anciens Canadiens, le Paris-Brest, le Louis-Hébert ou le Café Sirocco Pourboire inclus et taxes en sus à partir de 149$ pour les Hôtels Château Bellevue et Manoir Lafayette Par pers.en occ.double à partir de 179$ pour l'Hôtel Château Laurier Certaines conditions s'appliquent.Jusqu'au 30 avril 2005 Par pers.en occ.double Bien placés.pour vous charmer! 16, rue de la Porte, Vieux-Québec 661, Grande Allée Est, Québec 1220, place George-V Ouest, Québec 1-877-999-9620 Autres forfaits Grandes Tables disponibles sur notre site internet www.vieuxquebec.com 3300812A . Un attentat à Beyrouth accentue la tension Le président pro-syrien Émile Lahoud annule sa participation au sommet arabe d'Alger SALIM YASSINE AGENCE FRANCE-PRESSE BEYROUTH \u2014 Onze personnes ont été blessées dans une explosion près de Beyrouth hier, faisant craindre une reprise des violences au moment où le pays s'enfonce dans une crise politique qui a poussé le président pro-syrien Émile Lahoud à renoncer à participer au sommet arabe d'Alger.Quelques heures après l'attentat, M.Lahoud a eu un entretien téléphonique avec le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, pour l'informer qu'il ne pourra pas assister au sommet prévu les 22 et 23 mars.M.Lahoud a appelé l'opposition et les pro-syriens au dialogue « pour sauvegarder le Liban », mais un dirigeant de l'opposition, le député druze Walid Joumblatt, a réitéré son appel à sa démission et a prédit la poursuite de la série des « attentats et des assassinats ».« Nous ne pouvons pas accepter l'invitation de Lahoud.Il veut se placer au-dessus de la mêlée, or il est partie prenante et chef des services de sécurité accusés du meurtre de Hariri jusqu'à preuve du contraire », a dit M.Joumblatt en soirée à une chaîne de télévision privée.L'opposition refuse de composer avec M.Lahoud et de participer à un gouvernement d'union nationale, proposé par les pro-syriens, car elle exige d'abord une enquête internationale sur l'assassinat de l'expremier ministre Rafic Hariri et le limogeage des six chefs des services de sécurité ainsi que du procureur général.Onze personnes, toutes chrétiennes, ont été légèrement blessées par l'explosion d'une charge placée sous une voiture qui a provoqué d'importants dégâts dans le quartier résidentiel et commerçant de New Jdeidé, un bastion de l'opposition au nord de Beyrouth.La députée sunnite Bahia Hariri, soeur de l'ancien premier ministre assassiné le 14 février à Beyrouth, s'est rendue sur les lieux de l'attentat.« N'ayez pas peur, ils (les auteurs) n'arriveront pas à nous terroriser.Ils font tout ça pour cacher la vérité, mais nous les dévoilerons, le monde entier va les dévoiler, et tout ce sang ne sera pas versé en vain », a-t-elle déclaré.Pour le chef du Hezbollah chiite, Hassan Nasrallah, « Israël est le bénéficiaire ».« Il s'agit d'un incident très dangereux.Quelqu'un cherche à faire monter les tensions et à déstabiliser » le pays, a-t-il ajouté.Mais le commandement de l'armée, respecté par toutes les parties, a mis en garde hier contre « toute tentative de déstabilisation » et affirmé avoir pris « des mesures sévères » pour poursuivre les fauteurs de troubles.Cheikh Nasrallah a de nouveau refusé un désarmement de son mouvement prôné par le chef de l'Église maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, en visite aux États- Unis, comme le stipule la résolution 1559 du Conseil de sécurité de l'ONU qui demande également le retrait complet et immédiat des troupes syriennes du Liban.« Deux émissaires du patriarche m'ont visité avant son départ pour Washington, je leur ai dit qu'il n'était pas opportun d'avoir des positions décisives sur cette question », a déclaré cheikh Nasrallah aux journalistes.« L'affaire de la résistance (le Hezbollah) est une affaire intérieure libanaise.Ni l'Amérique, ni le Conseil de sécurité (de l'ONU), ni quiconque d'autre, n'a le droit d'aborder cette question », a-t-il souligné.Après un entretien avec le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, à New York, Mgr Sfeir a expliqué que le Hezbollah était « une formation libanaise qui a lutté pour la libération du sud du Liban de l'occupation israélienne.Mais maintenant que cela est chose faite, il n'y a plus de raison pour que le Hezbollah ait toujours les armes à la main ».Cette polémique a éclaté après que l'armée syrienne eut achevé vendredi son repli vers la plaine de la Békaa (est) limitrophe de la Syrie où stationnent désormais quelque 10 000 soldats syriens.Par ailleurs, le chef du Hezbollah a tenu à souligner, à l'issue d'une rencontre avec le Mufti de la République (sunnite), cheikh Mohammad Kabbani, qu'« il n'existe pas de terrain fertile à une discorde entre chiites et sunnites ».Lahoud appelle l'opposition à « sauvegarder le Liban » mais Joumblatt demande au président de démissionner.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Près de 10000 Israéliens dans la rue pour soutenir le plan de retrait de Gaza AGENCE FRANCE-PRESSE TEL-AVIV \u2014 Près de 10 000 Israéliens étaient rassemblés hier soir dans le centre de Tel-Aviv pour prendre part à un rassemblement de soutien au plan de retrait israélien de la bande de Gaza, qui doit être mis en oeuvre à l'été, a constaté un journaliste de l'AFP.Défilant sous le slogan « Israël se retire de Gaza », les participants ont marché en silence de la place Rabin jusqu'à la place Dizengoff, dans le centre de la ville, pour cette première manifestation du genre, les opposants au retrait ayant jusqu'ici occupé presque tout le terrain par une série d'importants rassemblements.« Aujourd'hui le Goush Katif (bloc de colonies du sud de la bande de Gaza, NDLR), demain la Cisjordanie », pouvait-on lire sur une bannière alors que d'autres affirmaient : « Évacuer Gaza c'est choisir la vie.» Les participants ont répondu à l'appel de la « Coalition de la majorité », qui regroupe des formations de gauche et des groupes pacifistes soutenant le plan de retrait de la bande de Gaza décidé par le premier ministre de droite, Ariel Sharon.« Il est important de participer à cette marche pour montrer que toute la rue en Israël soutient le retrait de Gaza, et ne pas laisser la scène aux colons », a déclaré un participant.« Je suis venu parce qu'Israël est à la croisée des chemins », a dit un autre.« De quoi cela aurait-il l'air si l'État venait à étouffer sous les menaces de guerre civile », ajoutet- il, faisant référence aux appels haineux de certains ultras.Les opérations d'évacuation des colons juifs de la bande de Gaza doivent commencer fin juillet et s'achever quelques semaines plus tard.Quelque 8000 Israéliens juifs vivent actuellement dans les 21 colonies établies depuis la conquête de ce territoire par Israël en juin 1967.Le retrait concernera également quatre colonies isolées du nord de la Cisjordanie.La droite dure, les colons ainsi que les mouvements ultranationalistes dénoncent ce retrait, auquel plus de 60% des Israéliens, selon les sondages, sont favorables.PHOTO AHN YOUNG-JOON, AP La secrétaire d'État des États-Unis, Condoleezza Rice, accueillie par des étudiantes à l'aéroport militaire de Séoul, hier.Rice somme Pyongyang de négocier ASSOCIATED PRESS TOKYO \u2014 La secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, n'a pas mâché ses mots hier, exigeant de la Corée du Nord qu'elle reprenne « immédiatement » les pourparlers à six pour résoudre le blocage actuel sur son programme nucléaire.Mais elle a dit également douter de la volonté de Pyongyang de renoncer à ses ambitions en la matière.« La Corée du Nord doit retourner immédiatement à la table des négociations si elle veut sérieusement avancer sur le chemin que nous et d'autres parties avons proposé », at- elle déclaré au cours de sa visite officielle de deux jours au Japon.« Notre sécurité est mise en danger » par les ambitions nucléaires militaires de la Corée du Nord, a-telle ajouté au cours d'un discours devant une université japonaise, jugeant que ces discussions à six (Chine, deux Corée, États-Unis, Japon, Russie) étaient le forum adéquat pour traiter le dossier.Mais « je ne sais pas si la Corée du Nord est vraiment prête à faire ce qu'il faut pour trouver une place plus adéquate au sein de la communauté internationale », a-t-elle estimé.Mme Rice, qui s'est ensuite envolée pour Séoul, étape suivante de sa tournée asiatique, a également exhorté le Japon à mettre fin à son embargo sur le boeuf américain.GeorgeW.Bush, porté par la croissance Porté par le vent de démocratisation qui paraît souffler sur le monde arabe, le président des États-Unis, George W.Bush, peut aussi s'enorgueillir, auprès de ses électeurs, d'un tableau flatteur de la performance courante de l'économie américaine.Une performance qui tient davantage aux profits déclarés par les entreprises qu'à la hausse réelle des revenus des salariés, mais qui présage néanmoins de résultats intéressants pour l'année 2005.Et ce, en dépit de deux boulets attachés à la patte : la hausse des prix du pétrole et la faiblesse du dollar américain.Pour les entreprises de par le monde, proclame The Economist, les affaires, en moyenne, n'ont jamais été aussi prospères.La confiance exprimée dans les conseils d'administration n'a jamais été aussi élevée alors que les profits atteignent des records.En 2004, les profits des entreprises inscrites au Standard & Poor 500 ont augmenté de 20 %, et ce après une augmentation de 19 % en 2003.Même chose outre-Atlantique où les profits des pétrolières BP et Dutch / Shell atteignent des records, pendant que Renault accuse une augmentation de profits nets de 43 %.Dans l'intervalle, les conglomérats de produits de luxe comme Moët Hennessy Louis Vuitton et Pinault-Printemps-Redoute ont vu leurs profits combinés croître de 78 % l'an dernier et anticipent un autre 30% de croissance cette année.L'enthousiasme des conseils d'administration est encore plus élevé en Europe qu'aux États-Unis, indique un sondage mené par la maison Golden Sachs.Globalement toutefois, l'économie des États-Unis affiche un meilleur taux de croissance que celles de l'Europe et du Japon.Les entreprises américaines haussent leurs investissements; l'inflation est plus modérée que ce qu'on entrevoyait il y a quelques mois et l'emploi est en hausse (262 000 en février, malgré une hausse du chômage de 0,2%), notent des analystes du New York Times.Investissements d'entreprises Le signal le plus encourageant : les investissements des entreprises, qui ont crû de 13% l'an dernier \u2014 dont 18% au quatrième trimestre.Et encore, les investissements de l'an dernier consistaient surtout à remplacer ou réparer de vieux équipements.On commence maintenant à faire de vrais nouveaux investissements.Et ça se vérifie dans tous les secteurs : équipements miniers et pétroliers, matériels de télécommunications et d'ordinateurs, équipements de construction.Le Wall Street Journal cite plusieurs spécialistes de grandes banques d'affaires qui ont déjà, en mars, triplé ou quadruplé leurs prévisions d'investissements en équipements des entreprises pour 2005.Dans l'intervalle, le revenu réel des salariés aux États-Unis n'augmente guère, soumis qu'il est à la pression de la concurrence asiatique notamment.Et rien ne s'annonce bon à ce chapitre.Stephen S.Roach, chef économiste chez Morgan Stanley, confirme que la croissance en Chine et dans d'autres sociétés à faibles salaires exerce une pression à la baisse tant chez les cols blancs que chez les cols bleus aux États-Unis.CFO Asia, filiale de The Economist, s'appuie sur 248 experts financiers asiatiques qui ont découvert que 51% des industriels de la région ont avoué avoir baissé les prix de leurs produits l'an dernier, contre 23% qui les ont accrus.L'Asie va demeurer très concurrentielle.Les experts s'entendent : la fabrication de biens et la distribution de services depuis l'étranger plutôt que depuis les États-Unis vont se poursuivre dans les années à venir.Whirpool augmente sa capacité de production de lessiveuses en Ohio (l'usine du genre la plus importante au monde), mais prend de l'expansion aussi en Pologne et au Mexique.Il en résulte que, malgré un affaiblissement du dollar, les importations aux États-Unis ont atteint un record en janvier, soit 159,1 milliards de dollars.Ce qui signifie un déficit mensuel de 58,3 milliards.Ces chiffres incluent une augmentation de 75 % des importations de textiles et vêtements venant de Chine, consécutive à l'extinction des quotas.Le déficit américain par rapport à la Chine, en janvier, a atteint 15,3 milliards, soit le plus haut chiffre mensuel de déficit américain du commerce enregistré de tout temps par rapport à un pays.Ce même mois, le déficit a marqué 6,2 milliards par rapport au Japon et 6,1 milliards par rapport au Canada.Ce qui place le Canada dans le champ de tir de tout congressman ou congresswoman en mal de militantisme commercial.Les profits des entreprises, de par le monde, atteignent des records, titillant les conseils d'administration LA PRESSE D'AILLEURS RÉAL PELLETIER MONDE FORUM Le sexe enmal d'amour Il n'y a pas si longtemps, on jouait au papa et à la maman; aujourd'hui, on joue aux femmes fatales à 8 ans JOCELYNE ROBERT L'auteure est sexologue.Nous publions ici deux extraits de son nouveau livre« Le sexe enmal d'amour\u2014De larévolution sexuelleàlarégression érotique », publié aux Éditions de l'Homme, qui sort en librairie cette semaine.Pour se développer, les enfants intègrent à leur personnalité les caractéristiques de leur sexe, telles qu'elles sont définies par leur milieu.À l'adolescence, pour consolider leur identité sexuelle, ils adoptent les conduites et comportements qui leur sont proposés.Il y a une vingtaine d'années, les enfants de 11 ou 12 ans que je rencontrais se demandaient comment se rapprocher de l'autre, comment bien embrasser et se questionnaient sur leur puberté.Aujourd'hui, les filles demandent comment devenir des pros de la pipe et elles croient que le point G, qu'elles cherchent désespérément, s'appelle ainsi parce qu'il est grandiose et qu'il fait gémir.J'exagère à peine.Quant aux garçons, ils veulent amener leur blonde à adorer sucer et s'inquiètent pathétiquement de leur puissance érectile.Filles et garçons veulent s'instrumenter, convaincus de leur nullité s'ils ne sont pas des masters du sexe.Ils réclament un Kama Sutra ado.Il n'y a pas si longtemps, on jouait au papa et à la maman.Aujourd'hui, on joue aux femmes fatales à huit ans.Les fillettes ne se projettent plus dans des fantasmes de mère, pas plus que dans des rêves de femme active et autonome.Maintenant, elles se projettent dans un fantasme de femelle bandante.À l'adolescence, on dissimulait, pudique et fière, nos seins naissants ; aujourd'hui, on les force à pigeonner et à rebondir.Les filles perçoivent le pouvoir dans l'ultra-féminité, les garçons, dans l'ultramasculinité : strings, jupettes à ras le clito, jeans accrochés au pubis, nichons offerts.Britney Spears Britney Spears, le modèle par excellence des fillettes de la récente décennie, reçut de ses parents pour son 16e anniversaire des seins tout neufs.Elle chante One more time devant des gamines pâmées et aiguillonne une sexualité dont elles ne sont pas même encore conscientes.À une journaliste qui lui demandait il y a quelques années si elle saisissait la portée de son influence sur les enfants, elle répondit, candide : « Il y a une différence entre la scène et la vie ! » Les enfants, j'en ai la ferme conviction, ne font cette différence qu'à la condition d'être aidés à la faire.Avec des modèles comme Britney qui prône la chasteté tout en susurrant de faux orgasmes en arpège, avec Aguilera qui se tortille, sa meute de virilomaniaques collés aux fesses, avec les sex academia, les reality sex shows et autres junk sex télévisuels ou intersidéraux, il faut vouloir très fort pour entrevoir une avenue qui puisse rivaliser avec cette platitude et pour élargir le kaléidoscope érotico- amoureux ! La préoccupation des fillettes prépubères pour leur corps frôle l'obsession : trop grosses, trop ventrues, trop de cuisses, pas assez de seins, trop de poils, trop de poids.Elles sont nombreuses à se sentir exister strictement dans et par le regard de l'autre, l'autre étant la prunelle masculine.Complexe d'Électre non résolu ?Absence d'un vrai père, présent, aimant et significatif ?Elles se sentent reluquées par les hommes et voient bien, sans trop comprendre, qu'ils aiment les regarder.Il y a peu de temps, un réalisateur de télé me montra, en dissimulant la page couverture de la publication, un catalogue de vêtements et lingerie mode destinés aux tweens.J'aurais juré une revue soft pour pédophiles : fillettes impubères, main dans la culotte, nounours entre les jambes, léchant sensuellement leur pouce ou un énorme suçon phallique, regard lubrique, lèvres mouillées, petites jambes bien entrouvertes.Que des hommes qui ne sont pas des pédophiles notoires, des hommes donc à peu près normaux, soient allumés par des fillettes impubères qui se dandinent le nombril à l'air me tracasse.L'omniprésence de cet infantilisme sexuel (sorte de pédophilie déguisée ?) partout dans notre environnement a un impact sur tout le monde.Quant aux conséquences de tout ce tapage sexuel sur les ados qui sont à un âge de grande malléabilité, qui sont en quête d'identification à des idéaux masculins et féminins, qui ont besoin de s'affirmer, de se conformer et de « performer» pour être reconnus, elles sont absolument fulgurantes ! Dans cette optique, écoutons un papa déconcerté nous raconter.« Je vis avec mon fils de 15 ans.Récemment, il a amené non pas une, mais deux filles coucher à la maison.Deux filles en même temps dans son lit.Je suis un homme ouvert, je ne suis ni moraliste ni moralisateur, mais ce genre de comportement me dépasse complètement.Le lendemain, les filles m'ont salué, rapidement mais banalement, sans gêne.Elles étaient chez moi quand même! J'ai voulu aborder la question avec mon fils ; il m'a dit que c'était ses affaires pas les miennes, que ces filles-là étaient des fuck friends consentantes, « qu'il n'y avait rien là ! » et de ne pas m'en mêler.C'est comme s'il m'avait dit qu'elles étaient des putes bénévoles et qu'elles s'assumaient ainsi ! On s'est engueulés ; il a claqué la porte quand je lui ai dit que nous vivions dans un 4 et demie et qu'il devait me consulter avant d'amener quelqu'un coucher.Bref, je ne sais plus comment me comporter.J'ai peur que mon attitude l'amène à couper les ponts avec moi.mais bon, je ne peux pas tolérer cela, c'est trop.Par contre, cet événement m'a fait prendre conscience que je n'ai jamais vraiment parlé de sexualité avec lui.C'est épouvantable mais c'est ainsi.Il savait tout et j'avais l'impression de n'avoir rien à ajouter.Alors maintenant je me demande de quel droit je lui en parlerais.»\u2014Marc, 39 ans Ce monde dans lequel les enfants sont envahis jusque dans leur chambre à coucher par la porno sans avoir jamais parlé de sexualité avec leurs parents me paraît bien biscornu.Évidemment, une fois qu'ils ont assimilé le message XXX, au point d'en adopter les conduites, c'est un peu tard pour tenter de leur proposer autre chose.Mais il n'est jamais trop tard pour faire marche arrière, pour se positionner comme parent, pour dire qu'on a péché par omission, pour reconnaître qu'on s'est trompé, pour négocier des limites et des ententes chez soi ainsi que pour affirmer ses valeurs et les faire respecter.À 14 ans, à force de baigner dans cet univers génitaliste, les ados croient que tout est possible, que tout est souhaitable, que tout est acceptable.Même la violence amoureuse, même le contrôle affectif, même le viol collectif et les tournantes sont banalisés.La sexualité de groupe ?La bestialité ?L'échangisme ?Pfft ! Y a rien là ! À quoi sert-il que les adolescentes connaissent toute la panoplie de moyens contraceptifs si elles baisent sans désir et sans plaisir ?À quoi a servi la révolution sexuelle si les filles se font enfiler à sec, si les jeunes se sucent sans s'embrasser ou se désirer, si les fillettes inconscientes se conduisent en vamps à neuf ans, si les gars de 16 ans se gonflent la verge à la pompe pénienne et achètent du Viagra sur le marché noir, pour « performer » au max après une nuit sous ecstasy ?À quoi ont servi les luttes féministes et humanistes si nos filles s'écroulent et se désagrègent dès qu'elles se mirent dans l'oeil d'un macho ?Si nos fils homosexuels ou juste pas dans le moule se font injurier et violenter ?Où sont passés le sens de la fête, l'émerveillement, la fantaisie, le mystère, le goût et le respect de soi et de l'autre, la dignité ?(.) PHOTO DOROTHEA MUELLER, AP© Britney Spears, le modèle par excellence des fillettes de la récente décennie, reçut de ses parents pour son 16 e anniversaire des seins tout neufs.À14 ans, àforcede baigner dans cet univers génitaliste, les ados croient que tout est possible, quetout est souhaitable, quetout est acceptable.Cul! Corps! Cash! (.) Le dispositif de la sexualité s'imbrique à l'économie par de multiples relais dont le principal est le corps.Un corps qui bouffe et qui sue, qui souffre et qui jouit, qui produit et qui consomme.L'industrie du corps guette le corps, elle le traque et se déploie autour de lui, tentaculaire, comme jamais auparavant.Elle atteint désormais les hommes et les enfants, continue d'exercer une emprise totalitaire sur les femmes et de plus en plus sur les fillettes et les vieux perve, comme disent les ados, c'est-à-dire les hommes de plus de 40 ans ! Les Cendrillon obéissantes, soumises au ménage et au récurage, se sont converties en petits chaperons de chair ferme et lustrée à exhiber, à remodeler, à botoxer, à plastifier, à dégraisser.Les jeunes filles modernes crient au scandale à propos de l'excision tout en examinant le plus sérieusement du monde la possibilité de se faire découper pour se faire rapiécer.Voilà que la laideur, qui n'est rien d'autre que la non-conformité aux stéréotypes culturels de beauté, est impudique.Là est la disgrâce, la hideur suprême, la nouvelle obscénité.Quand on n'est pas parfaitement beau, belle, jeune et ferme, le regard d'autrui ne se pose sur soi que pour se profaner sur notre mocheté.Chasse aux pattes-d'oie, aux rides du bonheur, aux petits bourrelets, aux seins et aux lèvres qui se dégonflent, aux teints trop foncés ou trop clairs, aux fesses plates, aux ventres rebondis.Les traces de vie ne sont plus admises ! On ne s'offre plus avec son corps fragile, patiné et vibrant.On ne s'abandonne pas à l'émotion.Ce ne sont pas les personnes qui se donnent, ce sont les corps qui s'exhibent et se répandent, inhabités, soumis au juge Regard, narcissiques, égocentriques, seuls.Se faire charcuter Je comprends mal qu'on combatte si peu cette névrose de recours à la chirurgie esthétique.(.) Ce que je comprends cependant, c'est la véhémence de la pression, voire de l'oppression sociale agissante et efficace.Je m'explique mal que les femmes occidentales, prétendument autonomes, consentent à se faire charcuter, à supporter le martyre, à risquer leur santé pour se conformer à d'impossibles standards et pour plaire à un homme, parfois de passage.Et cela, tout en s'indignant des mutilations génitales imposées aux femmes dans d'autres cultures.Lorsque je demandai à une jeune professionnelle qui pâtissait atrocement d'une récente augmentation mammaire quelle différence elle faisait entre cette mutilation qu'elle venait de subir et une autre comme la clitoridectomie, elle me répondit du tac au tac : « La différence est flagrante ! Là-bas, c'est imposé par leur culture ; ici, c'est un libre choix.» Hum.Pas certaine que le choix soit si libre quand le poids du stéréotype est si violemment exercé.(.) . FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Et Mc Gill?apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal vient de porter sur la place publique un débat qui se faisait jusqu'ici en privé, entre personnes chuchotantes.« Pourquoi le Mc Gill University Health Center devrait-il être financé au même niveau que le CHUM ?Le mégahôpital anglophone dev rai t - i l même êt re construit ?» s'interroge le président de la SSJBM, Jean Dorion.M.Dorion n'est pas seul.Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, a confié que beaucoup de gens lui posaient des questions en ce sens.Le président du Collège des médecins, Yves Lamontagne, a osé réfléchir tout haut à ce sujet : « Avons-nous besoin d'un seul ou de plus d'un CHU à Montréal ?Cette question n'a jamais reçu véritablement de réponse.Est-ce que la seule justification de deux CHU est l'existence de deux universités ayant deux facultés de médecine ?» Ces interrogations expriment une préoccupation financière légitime : le Québec peut-il se permettre un investissement aussi considérable?Mais il ne faut pas gratter longtemps pour découvrir, alimentant ce questionnement, de vieux réflexes d'hostilité et de jalousie à l'égard des institutions, prospères et prestigieuses, que la communauté anglophone a bâties au fil des décennies.Ainsi M.Dorion ne manque-t-il pas de rappeler que l'Université Mc Gill est « déjà surfavorisée par ses dotations privées ».Comme si c'était une tare pour une université d'être soutenue par sa communauté ! Il y a là un relent de la campagne « Mc Gill français ! » d'il y a 35 ans.Mais c'était, justement, il y a 35 ans.Depuis, le Québec et l'Université Mc Gill ont beaucoup changé.La faculté de médecine de l'Université Mc Gill et ses hôpitaux affiliés comptent parmi leurs dirigeants, leurs médecins et leurs patients de très nombreux francophones.Ces gens-là contribuent et profitent de l'excellence des soins et de la recherche, de même que de la réputation internationale de Mc Gill.Calibrer les subventions versées au réseau de santé de Mc Gill en fonction du poids démographique des anglophones dans la région de Montréal n'a donc aucun sens.Faudrait- il laisser l'Hôpital général de Montréal et l'Hôpital Royal-Victoria dépérir, sous prétexte qu'il faut investir en priorité dans les hôpitaux « francophones » ?La qualité des soins offerts au Québec seraitelle désormais tributaire du lieu de résidence : dans l'ouest de l'île, hôpitaux délabrés; dans l'est, un grand CHUM tout neuf ?La faculté de médecine de l'Université Mc Gill est un atout extraordinaire pour Montréal et pour le Québec.Si elle bénéficiait autrefois essentiellement aux anglophones, elle profite aujourd'hui au Québec entier.Et on voudrait l'asphyxier, de peur d'« angliciser» (dixit la SSJB) les allophones qui se feront soigner dans son nouvel hôpital ?Dans le milieu médical, certains déplorent que seulement 40% des jeunes médecins formés à Mc Gill pratiquent au Québec.À première vue, il peut en effet paraître troublant qu'on trouve presque autant de diplômés de Mc Gill pratiquant en Ontario qu'au Québec.Mais en cela, c'est moins l'Université Mc Gill qui est atypique que les facultés de médecine de langue française.La moitié des diplômés en médecine des universités de l'Alberta et de la Colombie-Britannique font leur résidence dans une autre province ; dans le cas des universités francophones du Québec, cette proportion frôle le zéro ! Il faut souligner aussi que des jeunes médecins des autres provinces venus faire leur résidence dans les hôpitaux de Mc Gill, le tiers reste au Québec pour y pratiquer.Enfin, plutôt que de blâmer l'Université Mc Gill, il vaudrait mieux se demander pourquoi le Québec est incapable de retenir davantage de jeunes diplômés sortant de ses rangs ?De toute façon, on ne juge pas seulement une faculté de médecine par le nombre de médecins qu'elle forme pour le voisinage (la Harvard Medical School n'a pas pour mission de former les médecins du Massachusetts !).Mc Gill attire à Montréal des chercheurs de haut niveau venant du monde entier.Les facultés de médecine des autres universités aussi, bien sûr, mais Mc Gill est en lien avec un réseau distinct, très ancien, dont elle seule peut faire profiter le Québec.Un seul nouveau CHU à Montréal ?Le gouvernement du Québec, que ce soit sous le Parti québécois ou sous le Parti libéral, n'a jamais considéré sérieusement un tel scénario.Ne pas construire le nouvel hôpital de Mc Gill serait d'autant plus inique que l'idée même de « mégahôpital » est née chez les anglophones il y a douze ans.Les gens du CHUMn'ont suivi que plusieurs années plus tard.dans le désordre que l'on sait.Serge Paquette, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS La facultédemédecinede l'Université Mc Gill est un atout extraordinairepour Montréal et pour le Québec.D'UN CANADA À L'AUTRE Go West, youngman.Dans les années à venir, les investissements de l'Alberta dans l'économie du savoir rapporteront des revenus dont toute la fédération profitera SATYA DAS ET KEN CHAPMAN Les auteurs dirigent Cambridge Strategies Inc., groupe-conseil albertain en politique publique.Tous les experts présentent « l'économie du savoir » et la « société de l'information » comme les clés du succès au 21e siècle.Les gouvernements qui misent sur la matière grise et qui font preuve de souplesse et de capacité d'adaptation suffisantes pour tirer le maximum de leurs ressources feront figure de meneurs.En fait, Singapour est l'exemple parfait des succès que peut connaître un petit État-nation ayant peu de ressources sinon les capacités de son propre peuple.Mais qu'arrivet- il lorsqu'un territoire possède non seulement la matière grise, mais également des ressources naturelles en abondance ?Grâce à ses surplus budgétaires et à sa dette amortie, l'Alberta le découvrira bientôt.Dans ce qui pourrait s'avérer un projet pilote pour le Canada de demain, l'Alberta utilise sa richesse pour se lancer dans un formidable essor de ses ressources intellectuelles.Ainsi, lors du discours du Trône prononcé plus tôt ce mois-ci, le gouvernement a fait l'annonce de la création d'un fonds de dotation de 3,5 milliards pour soutenir les études postsecondaires, en plus d'augmentations de financement qui ont beaucoup plu aux présidents des universités rendus amers par une décennie de compressions fiscales.Il s'agit d'une initiative époustouflante si l'on considère que l'Université de l'Alberta compte déjà environ 30 000 étudiants.Toutefois, les répercussions du projet sur l'avenir de l'Alberta, et du Canada, sont profondes.Voilà une mesure destinée à susciter un « recrutement de cerveaux» qui enrichira considérablement l'Alberta.Songez combien de professeurs il faudra embaucher au cours des trois prochaines années pour dispenser de l'enseignement à 15 000 étudiants supplémentaires.Imaginez le flux d'intellect qui se déversera sur la province au cours des 15 prochaines années.Embauche constante Une bonne partie de l'excellence de la recherche que nous connaissons aujourd'hui a été alimentée par un essor semblable dans les années 1960, ce qui a entraîné une pénurie de talents professoraux au Canada et provoqué de un intense recrutement à l'étranger.Aujourd'hui, l'Alberta souhaite imiter cet exemple.Tous les Ph.D.qui pensaient leur avenir incertain au Canada savent désormais que l'Alberta embauchera d'une manière constante au cours des 15 années qui viennent.Et cette initiative se traduira certainement par une immigration internationale de haut niveau, du genre de celle qui a fait de cette province un leader mondial dans le domaine de la recherche médicale.Cette excellence dans la recherche permettra à son tour d'attirer en Alberta les meilleurs étudiants de toutes les régions du Canada et il y aura des places pour eux parce qu'il est hautement improbable que les Albertains à eux seuls pourront occuper les 60 000 nouvelles places.En fait, on observe en Alberta un taux de participation aux études postsecondaires plus bas que dans la plupart des provinces.Il en est ainsi parce que l'essor économique s'est accompagné d'une foule d'emplois bien rémunérés.Dans la ville champignon de Fort Mc Murray, où l'on exploite les sables bitumineux, la population permanente est passée de quelque 40 000 citoyens à environ 60 000 en moins de cinq ans.Il n'est pas rare d'y croiser des jeunes gens dans la vingtaine qui touchent 100 000$ par année ou plus dans des emplois qui ne requièrent pas une formation universitaire.Il existe une énorme pénurie de personnel qualifié dans différents métiers et les programmes d'apprentissage ne fournissent pas à la demande.Tout cela signifie que les investissements de l'Alberta dans les études postsecondaires profiteront à tout le pays.C'est comme explorer un nouveau territoire sur le plan de la redéfinition du fédéralisme, en démontrant un leadership national.Il est arrivé rarement que la position fiscale d'une province ait été tellement plus forte que celle des autres.En utilisant ses surplus budgétaires pour financer l'essor rapide de l'économie du savoir, l'Alberta se lance de facto sur une voie de décisions provinciales qui influenceront les priorités nationales et la direction des politiques.C'est également l'assurance que dans les années à venir, les investissements de l'Alberta dans l'économie du savoir rapporteront des revenus dont toute la fédération profitera et ils formeront une solution de rechange à la vision de gouvernance nationale centrée sur Ottawa.PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE© Dans la ville champignon de Fort Mc Murray, où l'on exploite les sables bitumineux (notre photo), la population permanente est passée de quelque 40 000 citoyens à environ 60 000 en moins de cinq ans.Pendant ce temps, à8000md'altitude.francois.cardinal@lapresse.ca FRANÇOIS CARDINAL Hormis l'explorateur superstar Bernard Voyer, les Québécois connaissent très peu \u2014 sinon pas du tout \u2014 les alpinistes de haute montagne, ces gens qui transforment les plus hauts sommets en terrain de jeu, en lieu d'exploits et de prouesses prodigieuses.Or en cette époque où la croissance personnelle fait figure de religion, ce sport mériterait que l'on s'y attarde davantage tellement il regorge d'histoires inspirantes, d'individus plus grands que nature et de leçons de vie extraordinaires.Prenez seulement Urszula Tokarska.Inconnue du grand public et de la plupart des médias, cette Canadienne de 42 ans est pourtant à la veille d'accomplir un exploit sans précédent au pays.dans des conditions bien difficiles à imaginer.Dans une dizaine de jours, elle s'installera au pied du mont Everest en vue de son ascension.Impressionnante en soi, cette prouesse prend tout son sens lorsque l'on sait qu'Urszula Tokarska a déjà planté le drapeau canadien sur six des mythiques seven summits, les plus hauts sommets de chacun des sept continents.Si elle gravit l'Everest ce printemps, elle deviendra la première Canadienne à réussir cet exploit réservé encore aujourd'hui aux plus grands.Et son mérite ne s'arrête pas là.Urszula Tokarska entretient une relation amour-haine avec la montagne depuis qu'elle a perdu, en haute altitude, non pas un, mais bien deux de ses amoureux.Et malgré tout, elle poursuit ce rêve, si ce n'est le rêve qui la poursuit.Les gens ne sont pas insensibles à ce genre d'exploits, la preuve en est qu'il est bien difficile de compter le nombre de livres de pop-psychologie ou d'économie qui arborent en couverture la photo d'un alpiniste célébrant son ascension, piolet vers le ciel.Pourquoi, dans ce cas, le Québec n'en a-t-il que pour les Voyer, Petitclerc et Jeanson ?Pourquoi sait-on tout de la vie d'Alexandre Despatie, mais ne connaît-on aucun nom d'alpiniste québécois ?Pourquoi si peu de considération et d'attention pour ces athlètes exceptionnels ?À quand un alpiniste à Tout le monde en parle ?Il n'est pas raredecroiser en Albertades jeunes gens dans lavingtaine qui touchent 100 000 $par année ouplus dans des emplois qui ne requièrent mêmepas de formation universitaire. MADELEINE BOUSQUET L'auteuredemeureà Québec.Il y a plus de 35 ans, un vent de liberté soufflait sur le monde occidental : la libération sexuelle, l'égalité de la femme, l'amour libre.Quels nobles idéaux : donner à la femme son droit au plaisir et à l'amour sans l'enchaîner par la maternité.Depuis tout a progressé dans ce sens : moyens de contraception, psychologues pour faire tomber les barrières morales, avortements sur demande (30 000 par année au Québec), trucs et astuces des sexologues, abandon de la religion et de tout jugement de valeur.La liberté totale : il n'y a plus rien de mal, il suffit de se laisser aller au plaisir et atteindre le nirvana.Comment se fait-il que nous ne soyons pas maintenant en pleine euphorie collective ?Pourquoi de jeunes femmes sont-elles détenues à Toronto et à Vancouver pour permettre à des hommes souvent mariés de vivre leurs fantasmes érotiques ?Comment expliquer tant d'inceste, de pédophilie, de prostitution juvénile ?Qu'estce qui ne marche pas, même avec le lavage de cerveau imposé à la jeunesse depuis 35 ans ?Il faut bien admettre que plus on essaie de libérer le sexe, plus on en devient esclave.Un orgasme n'a jamais rendu personne heureux.Au contraire un orgasme sans amour ne mène qu'à la recherche d'un autre orgasme et nous entraîne dans un cercle vicieux.Lorsqu'on ne recherche que l'excitation et le plaisir, on ne voit plus la beauté intérieure de son partenaire.Films pornos Dans le bordel dans lequel nous vivons aujourd'hui, ce n'est pas évident pour un jeune homme de fonder une famille.Le périple commence à 13 ou 14 ans avec pour seuls outils quelques condoms en poche et quelques films pornos en tête.L'idée de base est que si le gars performe bien sexuellement, il obtiendra l'amour de la fille qu'il convoite.Méchant leurre ! Quoi qu'en disent nos gourous, c'est impossible de rester en amour quand les deux partenaires s'agressent l'un l'autre pour essayer de performer sexuellement.C'est incroyable tout ce qu'il faut faire pour qu'une femme soit satisfaite sexuellement aujourd'hui et il faut que ça fonctionne du premier coup.Sinon le verdict est sans appel : impuissance, éjaculation précoce.« On essaie sa clé dans différentes serrures en espérant que la bonne s'ouvrira », ironisait un collègue.Il n'y a que l'amour vrai qui peut nous combler.L'amour qu'on vit dans son coeur ; l'amour fait de confiance, de franchise, de respect, d'émerveillement, d'avenir.Les couples heureux n'ont pas d'histoire et sont presque gênés d'avouer qu'ils se respectent pendant de longues périodes.Dans une société où l'on n'est pas normal si ça ne se passe pas comme dans un film porno, on ne se vante pas d'être bien ensemble seulement à être près de l'autre.Bon sens Il serait temps de revenir au gros bon sens.Quand nos grands-mères rêvaient de liberté sexuelle, elles ne pensaient pas à jouir avec tout un chacun.Elles aspiraient seulement à se faire respecter sans avoir à prétexter un mal de tête.La maternité en elle-même est source de beaucoup de joies et de satisfactions, pour autant qu'elle ne mette pas à la merci d'un conjoint qui exige son dû sexuel.Est-ce que nos jeunes sont heureux dans notre bordel ou ne préféreraient-ils pas une société où on croit encore en l'amour, en la vie, en la famille ?Honte sur nous de les traiter en débauchés, de ne pas leur donner de vraies valeurs et de ne pas mieux les équiper pour la vie.La vraie liberté, ce n'est pas s'affranchir de toutes règles, mais c'est pouvoir être fidèle à ses convictions.Adieu vidéo poker! CHANTALE FARLEY L'auteure est une résidantede Gatineau.C'est le moment de vérité pour toi, chère amie ! Tu as été mon amie pendant plusieurs mois.Que je t'ai aimée et appréciée pour l'état de bien-être que tu me donnais! Tu m'as fait oublier mon vide intérieur, ma soif d'amour, que j'ai toujours eue depuis que je suis très petite.Mais tu vois, là, tu ne me combles plus autant qu'avant.Est-ce ma passion qui a changé ?Est-ce moi qui ai changé ?Sûrement car tu es toujours la même quand je te regarde.Tu as les mêmes couleurs, les mêmes sons, la même façon de communiquer avec moi.Je t'avoue que je t'ai utilisée pour combler ce manque en moi.À ce que j'ai pu constater, tu m'as aussi utilisée en me demandant plus de sous à chacune de nos rencontres.Il est vrai que tu m'as remboursée à quelques reprises, sauf que la réalité, c'est que tu m'en dois encore beaucoup.Tu n'as plus à me rembourser maintenant, je t'en fais charité.Nous sommes égales.Je dois t'avouer que plus je te vois, plus je suis triste avec moi-même et plus je m'éloigne de la personne que je suis profondément.Alors, cet état me fait voir clairement que notre relation est malsaine.Je suis née si pure et si vraie et j'ai le profond désir de me retrouver.Je me suis perdue en acceptant ton influence dans ma vie.Je me pardonne pour ce mal que je me suis causé pendant tout ce temps.Que de nuits blanches on a passées ensemble ! Que de joies j'ai passé à tes côtés sans oublier les frustrations qui ont suivi.J'ai cru que tu m'apporterais cet amour que j'ai si longtemps cherché à l'extérieur de moi.Je me suis trompée.Je réalise que je suis la seule qui peut combler ce manque d'amour.Mon rêve se termine ce soir.celui d'avoir toujours cru que mon entourage pouvait combler ce vide si fort en moi ; mais là, ma réalité est que je suis la seule à pouvoir le remplir.Et toi, chère machine, tu as aussi fait partie de mon entourage.Ce n'est pas sans larmes et sans amertume que je te quitte.Il est certain que nos soirées vont me manquer.Il est temps pour moi de partir maintenant.Je te souhaite de faire la connaissance de bonnes personnes qui prendront conscience de leur valeur profonde.À bien y penser, je te souhaite de ne pas rembourser trop souvent tous ces gens qui te côtoient.C'est le meilleur service que tu peux leur rendre.Adieu ! .Àtitre d'auteure de la lettre primée de la semaine, Mme Farley recevra une copie laminée de cette page.La libération sexuelle: méchant leurre! Chantale Farley vient de mettre fin à une relation, disons, malsaine.LETTREDE LA SEMAINE À VOTRE TOUR P IERRE BÉLANGER L'auteur résideà Saint-Jeansur- Richelieu.Si vous êtes né au Québec plutôt que dans un pays pauvre comme le Burundi, c'est plutôt un bon départ dans la vie.Si jusqu'à présent vous n'avez pas connu de maladies importantes, vous avez de la veine.Et si vous avez évité les accidents graves et que vous n'avez pas eu à subir d'actes de violence physique ou psychologique, et qu'en plus vous n'avez pas subi trop de mauvaises influences dans votre vie, je crois qu'on peut dire que vous avez eu de la chance : car tout cela, vous ne l'avez pas choisi.La plupart des gens vivent dans un certain confort en achetant tout ce dont ils ont envie, soumis à un bombardement publicitaire qui nous programme à acheter le dernier gadget technologique, l'auto la plus chère possible, la maison de rêve ; vivant bien souvent au-dessus de leurs moyens, 40% des gens ne payent pas chaque mois le solde de leurs cartes de crédit.J'imagine que dans leur for intérieur, les gens dépensent parce qu'ils se disent : « Je le mérite bien.» : Je crois que nous devrions cesser de surestimer notre part de mérite et plutôt réfléchir sur l'importante part de chance que nous avons d'être ainsi en mesure de dépenser, plutôt que d'espérer recevoir.Au lieu d'être si généreux avec nous-mêmes et nos proches \u2014 quoiqu'il est vrai que nos bons gouvernements ne donnent pas toujours le meilleur exemple \u2014 nous devrions peut-être aider davantage ceux qui ont eu moins de chance que nous, par l'entremise des organismes tels que Centraide, Oxfam, Amnistie Internationale et l'Unicef.Il y a un besoin réel de solidarité à bien des endroits du monde : l'Asie du Sud-Est ne devrait pas mobiliser toute l'aide internationale parce que des imageschocs ont touché les gens.Le moins cher Pour acquérir des biens matériels, on préfère souvent payer le moins cher possible, un réflexe acquis depuis longtemps.Mais trop de gens ne réalisent pas que pour offrir des prix si bas, le commerçant exploite ses travailleurs et ses fournisseurs, qui doivent eux-mêmes exploiter leurs travailleurs.D'autres produits sont à bas prix parce qu'on les fabrique dans des pays où la maind'oeuvre vit dans des conditions proches de l'esclavage et où les normes liées au respect de l'environnement sont bien souvent nettement moins sévères.C'est un cercle vicieux, mal payés, les gens utilisent souvent au maximum les ressources de l'environnement, notamment en coupant les arbres, qui sont les poumons de la terre, avec les conséquences graves sur le climat et avec les problèmes locaux d'érosion des sols que cela apporte.Et lors de fortes pluies c'est la catastrophe, comme à Haïti l'été dernier.Pour aider la planète, qui elle, n'a vraiment pas de chance d'être habitée par un animal nuisible comme l'être humain, on peut faire des dons à Équiterre et à la Fondation québécoise en environnement, deux autres organismes facilement repérables sur le Net.Et si vous ne le saviez pas, les dons à tous ces organismes mentionnés sont déductibles d'impôts, en plus.À l'heure du village global, où les problèmes de communautés situées à l'autre bout de la planète ont des conséquences sur notre environnement commun, la terre, il est urgent que tous et toutes, autant que nous sommes, nous devenions moins individualistes et que nous redécouvrions le sens de la solidarité et celui de la responsabilité.Vous en avez, de la chance.Expérience traumatisante DENIS TRUDEAU L'auteur est Montréalais.Monsieur Philippe Couillard, Je suis en colère et en voici les raisons.Le 26 janvier dernier, je me suis présenté aux urgences de l'hôpital Notre-Dame à Montréal après avoir fait une chute dans un barrestaurant.J'y suis arrivé aux alentours de 23h.J'avais des douleurs atroces dans les deux bras et je pouvais à peine bouger ceux-ci.C'est même l'infirmière en fonction à la salle de tri qui m'a enlevé le manteau que je portais.Après le triage je me suis retrouvé sur la liste des urgences mineures et, conscient qu'il devait y avoir une période d'attente normale, j'ai pris mon mal en patience.Une heure, puis deux, puis trois : à ce moment là j'ai dû « accrocher» une infirmière au vol afin qu'elle m'enlève les verres de contact que je portais depuis bientôt 18 heures.La salle d'urgence était bondée et les ambulances faisaient la file.Et combien de médecins?Un seul, s'est empressée de me dire une autre infirmière dans une autre envolée.Huit heures du matin: j'allais enfin recevoir les soins auxquels j'avais droit.Il est environ 9 h lorsque je passe enfin à la salle de radiologie.Dès la première radiographie, la radiologiste me dit : « Vous aviez toutes les raisons de vous plaindre.» Nos regards se sont croisés et c'est à ce moment même que j'ai compris que j'avais les deux bras fracturés.Je ne mets nullement en doute la compétence du personnel : tous ont été formidables avec moi.Ce que je ne peux comprendre, c'est la gestion de l'établissement.Pourquoi un seul médecin aux urgences d'un centre hospitalier en plein coeur de Montréal.N'avons-nous pas le droit d'être malades en soirée ou dans la nuit ?Pourquoi ne pas prendre une radiographie au moment du tri, ce qui aurait permis qu'au moins on me donne un médicament contre la douleur.Et pour la même raison, pourquoi ne pas permettre aux infirmières de prescrire certains médicaments ?Nous sommes en 2005 et je pense qu'il est temps que vous les médecins gestionnaires révisent leurs façons de faire.Toute cette expérience m'a profondément humilié.Je me suis vraiment senti comme un moins que rien dans toute cette histoire.Un numéro de carte ! Le plus choquant c'est que partout dans l'hôpital il y a des pancartes faites par les employés et sur lesquelles on peut lire: Nous sommes aussi des êtres humains, respectez-nous ! Où est la logique ?. ACTUALITÉS Le pape rate la messe du dimanche des Rameaux Nouveau recteur à l'UdeM Le Conseil de l'Université de Montréal a choisi à l'unanimité Luc Vinet pour succéder à Robert Lacroix à titre de recteur de l'Université de Montréal, a annoncé l'institution hier.Le mandat de M.Lacroix, qui s'est beaucoup démené dans le dossier du futur emplacement du CHUM, se terminera le 1er juin.M.Vinet est actuellement vice-principal exécutif de l'Université Mc Gill.Il est professeur titulaire au département de mathématiques et de statistiques de cette université depuis 1999.Il a aussi été professeur au département de physique de l'Université de Montréal, directeur du Centre de recherches mathématiques et président du Réseau de calcul et modélisation mathématique.Presse Canadienne FRANCES D'EMILIO ASSOCIATED PRESS CITÉ DU VATICAN \u2014 Jean-Paul II n'avait jamais manqué la messe des Rameaux.Ce matin, pour la première fois en 26 ans de pontificat, le pape, encore convalescent, n'aura pas célébré pas cette cérémonie qui donne le coup d'envoi de la semaine sainte, précédant Pâques, la fête la plus importante du calendrier liturgique catholique.Une semaine après sa sortie de l'hôpital et plus de trois semaines après sa trachéotomie, la présence du pape aujourd'hui devait se limiter à une brève apparition à la fenêtre de ses appartements, donnant sur la place Saint-Pierre à Rome.On ignorait s'il prononcerait quelques mots.Selon le voeu de Jean Paul II, c'est au cardinal Camillo Ruini, son vicaire pour la ville de Rome, qu'il a confié la tâche de célébrer à sa place la messe des Rameaux, l'une des cérémonies qu'affectionne pourtant particulièrement le pape et qu'il a décidé de dédier, depuis 22 ans, aux jeunes, qui représentent pour lui l'avenir de l'Église.Le dimanche des Rameaux commémore l'accueil triomphal \u2014avec des rameaux de palmier\u2014 réservé à Jésus par ses disciples lors de son entrée dans Jérusalem.Hier, les préparatifs allaient bon train en vue de cette messe, qui a lieu en milieu de matinée et qui attire chaque année des milliers de fidèles et pèlerins venus du monde entier.L'obélisque érigé au centre de la place Saint-Pierre a été entouré d'oliviers tandis que des rangs serrés de chaises grises en plastique couvraient toute la vaste place.Une semaine exactement avant la fête de Pâques (cette année le 27 mars), le dimanche des Rameaux marque le début de la semaine sainte.« Ce sera un début inhabituel que celui de cette semaine sainte » sans le pape \u2014ou presque\u2014 pour la messe des Rameaux, commentait Radio Vatican.Sur le conseil de ses médecins, Jean-Paul II, qui est âgé de 84 ans et souffre de la maladie de Parkinson, a accepté de se fixer un seul engagement pour cette semaine : celui d'une bénédiction le dimanche de Pâques, fête qui commémore la résurrection du Christ.Ce qui lui donnera une semaine supplémentaire pour reprendre des forces.Les frais cachés nous puent au nez Seule Bell vous offre des forfaits Mobilité Tout-en-un sans aucuns frais cachés.En plus de vous offrir un réseau fiable, nous ne cachons pas les frais mensuels d'accès au réseau de 6,95$, ni ceux du service 9-1-1 de 25¢ et il n'y a pas de frais d'activation de 35$.Alors, quand vous allez flairer les offres de nos concurrents, rappelez-vous que sous leurs alléchantes apparences, ça ne sent pas toujours bon.3294997A "]
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